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    January 31

    Un retraité jeune et actif

    Site OFF. de L'A.S.Brestoise

    Question à Yoann Poulard

    Vendredi prochain, vous aurez un déplacement délicat chez le leader messin mais vous n'aurez finalement rien à perdre car Metz sera ultra favori : n'est-ce pas un avantage finalement ?

    Effectivement, on pourrait se dire que c'est le bon moment pour aller là-bas. Nous sortons de deux matches solides, avec quatre points à la clé et de leur côté, les messins ne sont pas forcément dans leur meilleure période. C'est vrai que nous n'aurons rien à perdre mais ce sera très difficile. A l'aller, Metz ne nous avait pas trop bousculés, ils avaient marqué sur coup-franc suite à une erreur évitable de notre part. C'était à une époque où nous n'étions pas si mal que ça dans le jeu mais nous manquions beaucoup de réalisme. Je pense que nous aurions pu faire au moins match nul contre cette équipe même si, elle a un potentiel supérieur au notre.  Nous verrons bien vendredi comment cela va se passer : Metz est premier, joue à domicile et nous, comme je l'ai dit, nous sommes encore convalescents, ils sont donc évidemment favoris mais c'est souvent dans ces contextes que se créent les surprises... Et puis, nous sommes solides à l'extérieur, nous l'avons montré, peut-être parce que nous n'avons pas la pression de gagner absolument comme c'est le cas à la maison. Nous avons été capables de ramener des points de certains déplacements, même dans la difficulté alors pourquoi pas de Metz... De toute façon, jusqu'à la fin de la saison, nous aurons comme objectif d'aller faire des "coups" à l'extérieur, en espérant bien sûr nous imposer à domicile. Nous sortons de deux matches sans défaite avec quatre points, c'est une série que nous voulons maintenant poursuivre. En tout cas, il faut que nous montrions un autre visage du Stade Brestois. Comme tous les  nouveaux, quand je suis arrivé à Brest l'été dernier, je savais que la saison ne serait pas facile mais je ne m'attendais pas à ce que nous ayons autant de difficultés, collectivement mais aussi personnellement... Car, comme je l'ai dit, je suis conscient qu'actuellement, je n'apporte pas ce qui est attendu de moi. Je me suis mis à un niveau médiocre et il va me falloir réagir. Je suis tout à fait conscient que mes prestations actuelles sont décevantes et que, depuis quelques temps,  je ne dégage pas la sérénité nécessaire en défense. Je ne joue pas à mon niveau et j'espère que tout ça va s'arranger très vite. Peut-être que l'arrivée de Casartelli, qui est " tout neuf " et qui n'a pas connu les problèmes de la première partie de saison peut être un atout pour me relancer, même si je n'ai aucun problème avec Johann Charpenet qui fait tout pour me mettre en confiance. Fernando aura une grosse motivation et une grosse envie et je suis sûr qu'il va apporter globalement à toute  l'équipe. J'espère donc que tout va s'arranger sur un plan personnel. Je suis vraiment navré de ne pas apporter ce qu'on attend de moi mais croyez-moi, je m'accroche et je vais tout faire pour m'en sortir. J'espère que, comme pour l'ensemble de l'équipe, je vais retrouver petit à petit confiance et sérénité. Nous venons de bien redémarrer l'année, c'est un peu une nouvelle saison qui démarre,  tout semble bien reparti, à moi de me remettre dans le bon tempo au plus vite.

     

    E.R.

    Un retraité jeune et actif
    Agé de seulement 31 ans mais retiré des terrains depuis 2005 déjà, Sébastien Schemmel a réussi sa reconversion dans les affaires.

    NANCY. Les spécialistes du ballon rond assurent souvent qu'un footballeur pro atteint sa maturité à 30 ans. Mais c'est à cet âge que, Sébastien Schemmel, lui, a quitté les terrains ! Sa dernière pige, l'ancien défenseur de l'ASNL et du FC Metz notamment l'a effectuée au Havre, en 2005, alors qu'il a reçu plusieurs propositions dont certaines dites ''exotiques'' qui lui auraient permis d'engranger un max d'argent. Mais ses quatre saisons passées en Premier League anglaise, au royaume des gros salaires en livres sterling net d'impôts, lui ont permis « de choisir librement son avenir, sans être dicté par une logique financière ».

    Et ce qui n'a pas de prix pour l'ex-joueur professionnel de 31 ans, c'est la famille. La réussite du bar nancéien tenu par Michaël, l'un de ses frères, le ravit. D'autant que l'établissement s'appelle « Le Thirty », en hommage au numéro 31 porté par Sébastien lors de son super séjour à West Ham où il a carrément été élu meilleur joueur du club en 2004.

    Sur le rectangle vert, Schemmel était un latéral droit spécifique. Mais sur le plan extra-sportif, il affiche une sacrée polyvalence puisque sa reconversion se conjugue au pluriel : « Je travaille dans l'immobilier, j'ai racheté un restaurant de 300 couverts au centre-ville de Luxembourg et j'envisage de revenir dans le milieu du foot maintenant que mes affaires sont lancées ».

    L'ancien chouchou d'Upton Park, le stade de West Ham, a décliné l'offre du président de Neuves-Maisons, Albert Bensadoun, qui souhaitait lui faire signer une licence amateur de joueur après avoir récupéré un autre frère Schemmel, en l'occurrence Anthony en provenance de Thaon. En revanche, « Seb » apprécierait de devenir l'un des recruteurs de West Ham : « Là-bas, les gens m'adorent. Ils ne m'ont pas oublié. J'ai un abonnement à vie et je reste en contacts avec le directeur sportif ». L'autre piste chaude pourrait le conduire sur le banc de touche : « Je suis en discussion avec un club de D1 luxembourgeoise pour le poste d'entraîneur. Je réfléchis, j'ai le temps devant moi ». Sébastien Schemmel a neuf ans de moins que Teddy Sheringham qui, à 40 printemps, marque encore des buts en Premier League...

    R.L.

    Dossiers en attente...
    S'il ne fait désormais plus aucun doute que Daniel Gygax constituera la seule arrivée du marché hivernal côté messin, les choses sont beaucoup plus incertaines au registre des départs. A l'essai à Lierse, depuis la semaine dernière, Wilmer Aguirre et Manuel Corrales devront en effet attendre la fin de la journée ­ et celle, officielle à minuit, du mercato ­ pour en savoir plus sur leur avenir. Hier, aucun accord n'avait encore été trouvé entre les dirigeants messins et leurs homologues belges concernant les deux joueurs péruviens. Situation quasi identique pour le milieu de terrain Daniel Gomez, lui aussi très peu utilisé par Francis De Taddeo. Les discussions engagées à son sujet avec le club néerlandais de Maastricht (2e div.) n'avaient pas encore abouti hier soir.
    Alerte pour Cissé. Hier matin, l'attaquant messin a rejoint le vestiaire prématurément après avoir ressenti une douleur aux adducteurs. Sa participation au match de vendredi n'est cependant pas remise en cause, à l'inverse de Laurent Lanteri. Victime d'une entorse de la cheville, celui-ci devrait déclarer forfait pour la venue de Brest.

    Marichez, pleins phares sur Brest

    Conscient du bilan mitigé du mois de janvier, Christophe Marichez repousse néanmoins l'idée que le doute ait pu s'installer chez le leader. « Vendredi, tout va rentrer dans l'ordre », assure le capitaine du FC Metz.
    Sans les caprices du ciel, sans cette neige venue empêcher le déroulement de son rendez-vous à Libourne-Saint-Seurin, la semaine passée, Metz tiendrait sûrement quelques-unes des réponses aux questions que certains se posent aujourd'hui pour lui. Et en particulier à celle-là : le doute a-t-il fait son apparition dans le vestiaire du leader ? « Beaucoup de gens doivent se la poser, reconnaît Christophe Marichez. C''est normal, ils n'avaient pas l'habitude de nous voir faire des matches nuls et encore moins de nous voir perdre. Mais nous, nous avions conscience de ne pas être invincibles. » Le mois de janvier en a apporté la preuve. Lille, venu cueillir son billet pour les 16es de finale de la Coupe de France (0-2), puis Reims, premier adversaire à avoir quitté le stade Saint-Symphorien avec le point du nul (2-2), ont bouleversé les (bonnes) habitudes prises par l'équipe de Francis De Taddeo tout au long de la première partie de saison. Là-dessus, s'est ajoutée "l'affaire" Ludovic Obraniak, conclue sans surprise par le départ de l'une des pièces maîtresses du dispositif grenat et par l'arrivée en sens inverse de l'international suisse Daniel Gygax. Et c'est dans ce contexte ­ où s'entremêlent accrocs sportifs et bouleversements au sein de l'effectif ­ que les Messins renoueront, vendredi, avec la compétition.
    Trois semaines se seront alors écoulées depuis la réception des Rémois. « C'est vrai que ça commence à faire long. » L'impatience est palpable. L'inquiétude ? Non, à en croire le capitaine. La défaite venue sanctionner le troisième et dernier test amical de ce début d'année, lundi, contre Sarrebruck (1-2), relèverait presque de l'anecdote : « On n'a pas été terrible, moi le premier, concède Marichez. Mais l'essentiel, à nos yeux, c'est de remporter le match contre Brest, histoire de se remettre dans une bonne dynamique. Nous avons bossé pour ça. »
    Sans aller jusqu'à parler de tournant, il n'apparaîtra pas exagéré d'affirmer que la prochaine échéance inscrite au calendrier messin représente autre chose qu'une simple confrontation entre le leader et le seizième du championnat. Sinon, pourquoi cette causerie voulue hier matin par Francis De Taddeo ? Pour rassurer, sans doute. Pour rappeler aussi, « que nous ne devons pas nous créer des obligations, que l'important, aujourd'hui, est de redevenir une équipe difficile à manoeuvrer, indique l'entraîneur. Et nous en avons les moyens. »
    « Au point de vue comptable, nous sommes un peu moins bien qu'il y a quelques semaines, reprend Christophe Marichez. Mais il ne faut rien exagérer. Contre Lille, malgré la défaite, nous avions montré des choses intéressantes. Contre Reims, nous avions montré des qualités morales en revenant deux fois au score. Notre équipe est jeune, il ne faut pas l'oublier... Vendredi, tout va rentrer dans l'ordre. »

    Leoni, l’assurance du métier

    Privé de compétition depuis de nombreuses semaines, Stéphane Leoni a fait son retour au sein du onze messin lors des dernières rencontres amicales. L’occasion de se pencher avec lui sur le match de Sarrebrück et la fin de saison des Grenats.

    Le parallèle est trop voyant pour qu’on puisse se permettre de ne pas le mentionner. Depuis le 8 décembre, date de son succès face à Strasbourg et de la blessure de Stéphane Leoni, Metz n’a plus gagné que face à Louhans (Nat) et Trêves (All) en match amical. A son bilan, deux nuls (Istres, Reims) auxquels on pourrait ajouter le match de Coupe contre Villemomble (1-1, victoire aux tirs aux buts) et une défaite face à Lille. Alors, lien de cause à effet ou coïncidence ? « Coïncidence, plaide le principal intéressé. On avait de bons automatismes côté gauche avec ‘Ludo’ et ‘Babs’ mais tout de même, je ne pense pas que mon absence pénalise à ce point l’équipe. Celle-ci a juste besoin de s’adapter. » Son entraîneur voit en tout cas ce retour d’un bon œil. Il apprécie le métier de ce joueur polyvalent qu’il a jusqu’à maintenant positionné le plus souvent sur un côté, à gauche ou à droite : « Il défend de manière non spectaculaire, ce qui rend ses qualités plus difficiles à déceler car elles sautent moins aux yeux. C’est un défenseur qui fait très peu de fautes et qui prend rarement de carton. Pourtant, il est efficace. Il n’a pas besoin de tacler ni de se jeter, il sait se placer et emmener son vis-à-vis où il veut. Bref, il n’est pas très véloce mais a le métier que nos autres jeunes latéraux, comme Bong ou C. Gueye, n’ont pas. » Entretien avec ce joueur de devoir.

    Stéphane, revenons sur le match contre Sarrebrück, que faut-il en retenir ?

    Stéphane Leoni : « Je trouve, malgré le résultat, que c’était tout de même un bon match sous certains aspects. Nous avons pris deux buts que nous aurions pu éviter. Ce genre de mésaventure ne nous arrive pas d’habitude. Mais à côté de cela, il y avait une envie de bien faire et nous avons produit du jeu. Le côté négatif se situe défensivement, où certains placements ont été imparfaits. Nous avons aussi fait quelques erreurs inhabituelles. Mais il ne faut pas non plus tout remettre en question à cause de ce match. »

    L’équipe vit une période un peu plus délicate ces derniers temps. Inquiétant ?

    S.L. : « Je ne pense pas qu’il faille être alarmiste. Notre jeu est en train de changer suite au départ de Ludovic Obraniak, c’est évident. Il possédait des qualités qui lui étaient propres. Il percutait, il était partout. Mais je ne pense pas que son absence va nous pénaliser. Le profil de Daniel Gygax n’est pas tout à fait le même. Il faut s’habituer à jouer ensemble et à jouer de façon différente. »

    Justement, vous étiez associé à Gygax dans le couloir gauche face à Sarrebrück…

    S.L. : « Il est international, il a du talent et c’est aussi un mec simple et adorable. Cela se voit tout de suite que c’est un super joueur, qui n’a rien à faire en Ligue 2. On sent qu’il est motivé et il s’est bien adapté au groupe. Cela ne peut que bien se passer avec lui. »

    Vos poursuivants sont en train de rattraper leur retard, cela vous met une pression supplémentaire ?

    S.L. : « Oui, mais une pression positive. Tout le monde nous voit monter mais il ne faut pas croire que c’est joué. Avec un tel écart, nous nous sommes peut-être mis dans une situation de confort. Nous devons repartir avec l’état d’esprit qui nous animait au cours de la phase aller, jouer chaque partie comme un match de Coupe. Dans ce sens, la défaite contre Sarrebrück sera peut-être un mal pour un bien. Nous nous en servirons pour nous remettre en question. »

    Vous avez hâte de retrouver la compétition, vendredi contre Brest ?

    S.L. : « Cela fera deux mois que je n’ai plus goûté à un match de championnat. Alors, oui, je suis pressé et je serai heureux de jouer si je suis titulaire. Maintenant, je suis sûr et certain que ce sera un match difficile. Encore une fois, les pronostics nous donnent gagnants. Mais je connais Brest. A l’aller, nous l’avions emporté 1-0 dans la douleur. Depuis, ils se sont renforcés et Pascal Janin, qui dirige l’équipe désormais, sait à qui il a affaire également. A domicile, il est souvent difficile pour nous de faire sauter les verrous adverses. Pour cela, nous avons besoin de jouer sans nous poser de questions. Nous comptons sur nos supporters pour qu’ils nous libèrent afin que nous puissions évoluer sans complexe. »

    Douloureux adducteurs

    En cette période où le sol se durcit, les adducteurs souffrent du côté de Saint-Symphorien. Si Franck Béria, touché la semaine dernière, est remis, c’est au tour de Roy Contout et de Papiss Cissé de souffrir des mêmes maux aujourd’hui.

    Les observateurs invétérés des séances d’entraînement messines ont dû attendre un peu plus longtemps avant de voir sortir des vestiaires leurs joueurs préférés ce matin. Et pour cause, ceux-ci avaient spontanément débuté entre eux le débriefing du match disputé la veille face à Sarrebrück. « Ils se sont parlés afin de revenir sur ce qui n’a pas fonctionné hier, a simplement indiqué Francis De Taddeo. C’était une analyse de la partie, une autocritique et ils l’ont très bien fait. Ils n’aiment pas perdre, même en match amical. » Une caractéristique que partage leur entraîneur, qui avait visiblement peu dormi, tracassé par les imperfections entrevues la veille.
    Les Grenats ont ensuite effectué un décrassage auquel se sont ajoutés des exercices de travail devant le but. Roy Contout est resté aux soins en raison de douleurs aux adducteurs. Même problème pour Papiss Cissé, qui a écourté sa séance. Flavien Belson a ressenti une douleur au genou et s’est abstenu. Laurent Lanteri souffre quant à lui d’une entorse à la cheville.
    La participation de Lanteri et Cissé à la rencontre de Brest est compromise.

     

    Le Standard Liège a prêté à Newcastle jusqu'à la fin de la saison son défenseur américain Oguchi Onyewu. Agé de 24 ans, Onyewu a évolué à Metz, lors de la saison 2002-2003, en Ligue 2, sans jamais réellement réussir à s'imposer (trois matches disputés). Puis il a rejoint la Belgique, d'abord à la Louvière puis au Standard. L'Olympique de Marseille s'était renseigné à son sujet. Newcastle, de son côté, s'intéresserait également à l'attaquant stéphanois Frédéric Piquionne, qui a animé le marché hivernal avec son vrai-faux départ pour Lyon. En fin de compte, le club rhodanien a renoncé à sa venue.

    Le milieu de terrain de Brest, Nicolas Sahnoun, a résilié son contrat avec le club breton et va s'engager pour un an et demi en faveur de Dijon qui a également récupéré le défenseur central de Lille, Alexis Zywiecki, prêté jusqu'à la fin de la saison.

     

     

     

    January 30

    Metz, une piqûre de rappel

    R.L.

    En amical contre Sarrebrück  Metz, une piqûre de rappel

    En manque d'inspiration, les Messins ont cédé face à une équipe allemande accrocheuse et opportuniste (1-2). Un petit rappel à l'ordre à quatre jours de la réception de Brest.

    Inquiétudes ? « Nous sommes loin, très loin de notre meilleur niveau. » Francis De Taddeo n'a que très modérément apprécié la prestation de son équipe, hier, face à Sarrebruck. Une rencontre amicale qui a renvoyé le leader de Ligue 2 face à ses limites. « Le scénario est identique à celui de Reims, exception faite que, cette fois, nous ne sommes pas parvenus à revenir au score. » Des centres approximatifs, une attaque peu tranchante et quelques signes de fébrilités en défense. A l'image des deux buts allemands. « Sur le premier, nous ne sommes pas bien placés et commettons une faute stupide. Quant au deuxième... » Une relance de Marichez dans les pieds de... Jonathan Jager. « Sarrebruck aurait eu tort de se priver de tels cadeaux... » Autant de signes extérieurs d'inquiétude... « Tous ceux qui pensaient qu'il n'était plus nécessaire de travailler en sont pour leurs frais. Les résultats ne viennent pas tous seuls, surtout lorsque vous êtes en tête. L'étendard de leader n'est pas toujours facile à porter. »
    En passant par la Lorraine. Les bourreaux des Messins ne sont pas des inconnus. Visiblement motivé à l'idée de jouer face à son ancienne équipe, Johnatan Jager ne s'est pas ménagé, multipliant les appels de balles. Une débauche d'énergie récompensée juste après la pause. Avec la complicité, il est vrai, d'un Christophe Marichez en mal d'inspiration. Quant à l'ancien Nancéien, Mustapha Hadji, à trente-cinq ans, il a démontré qu'il n'avait rien perdu de son adresse. Son coup franc, logé dans la lucarne droite du gardien messin, est un modèle du genre.
    Gygax, première. Le Suisse Daniel Gygax a fait ses premiers pas, hier, sous ses nouvelles couleurs. Placé côté gauche par Francis De Taddeo, la recrue messine a cherché ses marques pendant un bon quart d'heure, avant de prendre de l'assurance dans son couloir. « Son entente avec Léoni est intéressante, a apprécié le technicien grenat. Daniel a démontré une belle envie. Malheureusement, ses nombreux centres n'ont jamais trouvé preneur. » Après une première heure de jeu sous le maillot messin, le remplaçant désigné de Ludovic Obraniak a donc marqué des points. « Ne sachant pas où il se situe actuellement physiquement, j'ai préféré le remplacer. Par précaution. Mais sa première apparition est encourageante. » A confirmer, dès vendredi, face à Brest.
    Retours. Une demi-heure à Trèves. Une mi-temps à Louhans. Trente-neuf minutes hier. Entré à la 51e minute, en remplacement de Daniel Gygax, Sébastien Renouard peaufine ses statistiques... et son temps de jeu. Longtemps handicapé par des ennuis physiques, l'attaquant messin frappe à nouveau à la porte du groupe professionnel. Autre postulant potentiel : Dino Djiba. Le Sénégalais, qui a relayé Agouazi pour la dernière demi-heure, a, en effet, effectué sa première apparition de la saison dans l'effectif de Ligue 2.

    FC METZ - FC SARREBRUCK: 1-2

    Stade Delaitre (Marly). 300 spectateurs environ. Arbitre : M. Fabrice Schmitt. Mi-temps : 2-0. Les buts pour Metz : Cardy (49e) ; pour Saarbrücken : Hadji (28e), Jager (46e).
    FC METZ : Marichez - Léoni (puis Cheikh Gueye, 55e), Bassong, Diop, Delhommeau, Béria - Gygax (Renouard, 51e), Agouazi (puis Djiba, 55e), François, Cardy (Momar N'Diaye, 51e) - Cissé.

    Est Républicain

    Metz dominé

    SARREBRUCK. Les Grenats ont livré une prestation mitigée face à Sarrebruck hier en match amical. Plus que le score, c'est le manque de percussion offensive que l'on retiendra de cette partie. Preuve que l'équipe de Francis De Taddeo a besoin de se reconstruire.

    Metz a commencé timidement sa semaine de préparation à la réception de Brest. Si les précédentes rencontres amicales avaient permis à la troupe mosellane de renouer avec la victoire, celle d'hier a surtout mis en valeur ses difficultés actuelles. Desservis par un scénario peu à leur avantage, les Grenats ont pourtant assez largement dominé la seconde période et le match en général. Mais leur possession de balle n'a que trop rarement débouché sur des actions de buts franches.

    Site officiel

    Amical : Metz 1-2 Sarrebrück

    Les Grenats ont livré une prestation mitigée face à Sarrebrück ce lundi en match amical. Plus que le score, c’est le manque de percussion offensive que l’on retiendra de cette partie. Preuve que l’équipe de Francis De Taddeo a besoin de se reconstruire.

    Metz a commencé timidement sa semaine de préparation à la réception de Brest. Si les précédentes rencontres amicales avaient permis à la troupe mosellane de renouer avec la victoire, celle de ce lundi a surtout mis en valeur ses difficultés actuelles. Desservis par un scénario peu à leur avantage, les Grenats ont pourtant assez largement dominé la seconde période et le match en général. Mais leur possession de balle n’a que trop rarement débouché sur des actions de buts franches. « Nous avons été loin de notre meilleur niveau, regrette Francis De Taddeo. C’est une preuve de plus que rien ne sera facile pour nous. Il faut encore travailler afin de retrouver nos repères. Ce que j’ai vu, ce n’est pas le FC Metz habituel. Comme face à Reims, nous avons concédé l’ouverture du score en raison d’erreurs que nous ne commettons pas d’habitude. » Le coach pointe ici du doigt le replacement déficient de ses hommes et la faute évitable ayant permis à Moustapha Hadji de faire parler son talent en trompant Marichez sur coup franc (0-1, 27°). Ce n’était pas le jour du gardien de la meilleure défense de Ligue 2 puisque dès le retour des vestiaires, celui-ci offrit malencontreusement à Jonathan Jager le but du 2-0.
    Dès lors, les Messins se montrèrent plus pressants. Et dans la foulée, un bon débordement de Stéphane Leoni permit à Julien Cardy d’égaliser sur une intelligente remise de Daniel Gygax (2-1, 50°). Un joli mouvement qui fit malheureusement assez peu de petits. Par la suite, seul Papiss Cissé trouva le cadre de la tête (52°). Pour le reste, la domination locale resta stérile. « Notre utilisation du ballon était plutôt habile mais nous ne sommes pas parvenus à faire sauter les verrous allemands, commente De Taddeo. Gygax, pour sa première, a réalisé quelques belles combinaisons avec Leoni. Nous avons engagé beaucoup de joueurs vers l’avant pour essayer de revenir dans la partie. Cela a laissé de l’espace à nos adversaires. » Et le vent du boulet de passer sur une frappe des 20 mètres d’Hadji (86°) et un ultime rush de Jager ponctué d’une offrande gaspillée par l’un de ses coéquipiers (91°). Sarrebrück ne réussit décidément pas au FC Metz, dont on attend désormais le retour à la compétition après trois longues semaines de repos forcé.

    Amical, Metz 1-2 Sarrebruck
    Stade Delaitre, lundi 29 janvier
    Buts de Hadji (27°) et Jager (46°) pour Sarrebruck, Cardy (50°) pour Metz

    L’équipe messine :
    Marichez – Béria, Delhommeau, Diop, Bassong, Leoni (C. Gueye 63°) – Cardy (Renouard 60°), François, Agouazi (Djiba 63°), Gygax (N’Diaye 60°) – Cissé

     

     

    January 29

    Perrette et le pot à lait (d’après un conte tiré de cent nouvelles nouvelles de Philippe de Vigneulles)

     

    Où l’on apprend que Jean de La Fontaine était un faussaire qui plagiait un philosophe grec et « le chaussetier de Metz »….

     Toutes les choses que l’on apprend se transforment avec le temps, avec l’âge !

    J’ai ainsi souvent pu constater que la vérité d’un jour pouvait se transformer le lendemain en contre-vérité : ainsi, dès mon entrée en 6 ème, suivant des cours de latin, moi qui avais une grande admiration pour monsieur de la Fontaine, j’ai pu constater, au gré de mes versions latines, que les thèmes abordés par le poète animalier avaient pour sources principales les textes d’Esope, un philosophe fabuliste grec ce que tous les touristes passant par la région de Bayeux, en Normandie peuvent constater de visu en allant admirer la belle et grande « tapisserie de Bayeux », dont la fabrication, bien antérieure au siècle de Louis le quatorzième, souligne l’influence des lettres anciennes sur les écrits du siècle des lumières…

    Tout le monde connaît, pour l’avoir souvent apprise, l’histoire de Perrette et de son pot au lait, mais peu de gens savent que Perrette était lorraine, du pays messin même, ainsi que nous l’a raconté, à sa façon, le marchand de draps de Metz Philippe de Vigneulles, en 1505 ;

    Son vocabulaire, sa grammaire et son orthographe étaient alors, ce que l’on appelle aujourd’hui du vieux français, aussi je vais-je vous le raconter à ma façon :

    En ce temps-là, le pays messin était en guerre, les terres étaient ravagées par les armées du comte de Bassompierre et les bandes de routiers des petits seigneurs lorrains qui contestaient aux habitants de la cité la légitimité de la possession de terres qu’ils avaient pourtant achetées « rubis sur ongle »;

    Mais il existait dans le hameau de Vigneulles, près de Metz, dont Jehan Gérard (le père de Philippe de Vigneulles) était le maire, un havre de paix qui bénéficiait aux habitants de ce « lieu-dit » et à ceux, qui, malins, s’étaient rendu compte des bénéfices qu’ils pouvaient retirer à vivre dans un tel lieu, épargné par les vicissitudes de la guerre !

    Donc, dans ce village « de Vigneulles », comme dans tous les bons villages de la région du pays messin, il était coutume de donner, pour tous ceux qui ont vaches et chèvres, à tous ceux qui viennent le demander, les produits laitiers du dimanche, car « le dimanche, il était interdit par les gens d’église de vendre son lait ! »

    Or, il advint que dans ce village vivait « un pauvre malheureux » et sa femme : un vagabond nommé lui aussi « Jehan de toutes villes », car, comme l’on disait alors, « il faisait plus de maisons que tous les maçons du pays ».

    Le malheureux dont nous parlons était, certes, pauvre, mais surtout orgueilleux, un peu truand, glouton et surtout grand fainéant !

    Il avait donc pris l’habitude d’envoyer sa femme, le dimanche, après l’office, faire le tour de toutes les maisons qui pouvaient lui rapporter quelques choses, tandis que lui restait à paresser dans le lit lit conjugal, en attendant que celle-ci, qui était le reste de la semaine femme de ménage, donc connue d’un tas de gens, rapportasse au domicile le fruit de ses quêtes dominicales!

    Au bout de quelques semaines de cette façon de faire, la Perrette commençait  à en avoir assez de n’être considérée, toute la semaine durant, et maintenant même le dimanche, comme la bonniche et de ne pouvoir, elle aussi, profiter un peu du repos qui échoit aux serviteurs « le jour du seigneur ! »

    Elle se jura de dire son fait à son grand flemmard de mari et fut très vite confortée dans ses résolutions quand elle constata, à son retour, qu’une fois de plus, ce gros paillard était encore vautré dans son lit et dormait d’un paisible sommeil, alors qu’elle était levée depuis si longtemps !

    Elle se campa donc devant le pied du lit avec la jarre qui contenait le fruit de ses démarches, lourde bien assez :  on lui avait donné tant de lait ce jour là qu’elle en avait assez pour fabriquer un gros fromage ; elle écrasa de l’objet les pieds du dormeur, tout en accompagnant son geste de paroles dont seules sont capables les femmes mariées et courroucées : le verbe haut et fort !

    Les insultes de la belle réveillèrent en sursaut ce « malheureux homme », qui du subir les reproches et les injures sans pouvoir, dans un premier temps, placer un seul mot pour sa défense et les abréger ! Il dut se résoudre à la laisser parler et se plaindre, en espérant que cette scène conjugale ne durerait pas très longtemps !

    Au bout de quelque temps, cependant, après qu’elle ait bien crié, braillé et épanché ses rancœurs, tout le voisinage était au courant de ce qui se passait dans cette maison-là et, voulant l’amadouer, il réussit à placer quelques mots et la remercia de l’avoir tancé et fait prendre conscience de ses vices : il reconnaissait ses torts et son « bon droit », il allait tout faire, désormais, pour s’amender et promit qu’avant peu, il penserait à améliorer leur position sociale et s’établir en tant que commerçant en se mêlant à « quelques pratiques », ce qui lui permettrait de devenir riche en peu de temps et à eux deux, d’être enfin considérés comme un bon ménage!

    -« Bon ménage, doux Jésus, dit la bonne femme, ha, que tu commences bien ! C’est, dit-elle, pour toi de devenir riche, de prendre l’habitude de dormir jusqu’à cette heure au lit, sans, comme tous les bons chrétiens de ce village, aller à la messe du matin ? »

    -« Et bien, dit le Jehan, ceci, c’était le passé : je m’amenderai et je ferai mieux que ce que j’ai fait jusqu’ici ! Et je veux que ma conduite future soit d’une telle rectitude qu’on la citera en exemple de tous les côtés, même chez les meilleurs bourgeois ! »

    -« vraiment, dit-elle : voilà qui est bien dit, mais comme j’aimerais que l’on puisse passer de si belles paroles aux actes ! Aussi, premièrement, lèves-toi, vas te laver les mains et allons dîner, car, moi, je l’ai bien mérité ! »

    -« Par ma foi, reprit-il, je ne veux pas me hâter, car, avant que tu aies bouilli le lait et apprêté le tout, mis la table, je serai levé bien assez tôt, n’ayant pas grand chose à enfiler pour me vêtir ! »

    -« Saint Antoine garde le gros maraud ! Dit-elle, voudrais-tu boire tout le lait en une seule fois : est-ce là le résultat de tes bonnes résolutions ? Et encore qu’avec tout cela, nous n’avons point de pain ! »

    -« Va donc chez le voisin, lui en emprunter une pièce, que nous rendrons demain »

    -« j’aimerais voir ça : « tu  lui rendras »…mais avec quoi, « tu » lui rendras- ? Il vaudrait mieux, par Dieu, que tu penses à envisager autre chose que de toujours emprunter à tout le monde! »

    -« Et à faire quoi ? dit-il »

    -« A faire quoi ?...Tu ne sais pas quoi faire ?... Si tu veux tenir bon ménage, comme tu le dis si bien, et devenir un bon marchand, il faudra bien commencer à faire autrement un jour ! Et, premièrement, le lait, que tu voudrais boire aujourd’hui, nous allons en faire un fromage, lequel nous vendrons et avec l’argent obtenu, nous achèterons de jeunes poussins que nous élèverons pour avoir des gelines (poules).Il faut, dit-elle, commencer par le commencement, car c’est ainsi que les gens deviennent riches : « petit à petit » et avoir leur chance ! »

    -« Par ma foi, ma femme, tu es d’un grand entendement ! Il serait bon, il me semble, de vendre ensuite les gelines et d’acheter une truie ou un porcelet, lequel nous nourrirons avec le petit lait et les restes de fromage : nous pourrions ainsi avoir des porcelets…

    -« « Et plus tard, quand ils seront grands et bien gros, nous pourrions en vendre quelques-uns, avoir de l’argent, acheter une génisse qui pourrait nous faire des veaux, avec lesquels nous pourrions faire grand bénéfice ! »

    -« Et par Dieu, il nous faudrait aussi quelques brebis qui porteraient des agneaux »

    -« …La laine de nos brebis, nous pourrions en faire des draps et des habits pour nous vêtir ! »

    -« Par saint Jean, tu auras une belle robe de la toute meilleure laine qu’il puisse être ! Ha, ma femme, je sens que nous ferons un bon ménage car vous êtes de bons conseils et je suis bien heureux que le bon Dieu m’ait donné pareille femme dans ma pauvreté ! Et je n’échangerais pas cette femme-là contre tout l’or du monde ! »

    -« Ha, dit-elle, il faudra que vous deveniez plus sage que vous ne l’êtes, car les gens seront envieux de nous et raconteront vite des histoires! »

    -« Sur nous ? »

    -« sûrement, car le monde est aujourd’hui mauvais et envieux ! »

    -« Ils le seront d’autant plus que j’achèterai aussi des chevaux et des charrettes !

    -« Il nous faudra aussi penser à acheter une plus grande maison, pour pouvoir y mettre toutes les bêtes que nous aurons…Il faudra aussi penser à engager des serviteurs pour s’en occuper ! »

    -« Par saint Jean, quel beau ménage nous aurons ! Hé, ne penses-tu point que monsieur le maire aura grand dépit et portera ombrage, quand il me verra ainsi, en grand équipage ? Et, par Dieu, je pourrais devenir Echevin* (*le maire de l’époque), qui sait ? »

    -« Echevin, dit-elle : tu voudrais être d’office ? »

    -« Pourquoi non ? Après tout, je ne suis pas plus mal qu’un autre ! Bien habillé, je serai le premier à aller à l’office du dimanche et je m’assoierai au chœur ou au chancel de l’hôtel, comme ils le font ! Ils ne tiennent pas compte des pauvres gens, lesquels les ont pourtant en si grandes considérations ! Moi, je n’oublierai pas les pauvres gens, si je suis élu pour un an ! »

    -« Avant que de penser aux pauvres, il faudra que tu penses à faire le bien à nos parents ! »

    -« Bran, bran de nos parents : fasse qu’ils en aient, des biens ! Et ils auront des miches au lieu de miettes ! »

    -« Ha, dit-elle, si tu es, une fois d’office, tu en verras beaucoup d ébahis et d’étonnés ! »

    -« Par ma foi, il ne se passera pas l’an d’après que je ne doive être maire ! Et je leur ferai de tel pains et de telles soupes ! …Je leur montrerai qui je suis et comment doit se comporter… un maître ! »

    -« Bien sûr, mais il te faudra être plus débonnaire avec les pauvres ignorants »

    -« Par Dieu, je ne leur ferai ce que l’on m’a fait, ni plus, ni moins ! Et je n’aurai par le diable, ni pitié, ni faiblesse ! »

    Et, en disant ceci, l’orgueil qui est en lui lui fait lever le pied et la jambe :

    -il donne un grand coup de pied, comme s’il les tenait déjà en sa subjection ;

    Il soulève ainsi le pot de terre que sa femme tenait (celui-là où était le lait !) et le fait tomber au milieu de la chambre où il se rompt, répandant son contenu sur le sol !...

    Ainsi, celui qui se voyait déjà maire, tenant le monde au dessous sa botte, dut se résoudre à voir ses rêves brisés à cause de son pied !

    Sa femme, constatant les dégâts, se remit crier et à geindre, tordant ses bras et ses mains, s’arrachant les cheveux devant ses rêves ainsi répandus ! Son visage prit une telle expression que notre homme crut sa dernière heure arrivée et qu’il s’enfuit de devant elle, craignant d’être battu !

    Il s’enfuit dans un bois trois jours durant, mangeant nèfles et prunelles, n’osant retourner à l’hôtel, tel un chien mal battu, queue basse, que lorsque la troisième nuit fut venue!

    Dieu sait qu’il ne fut pas excommunié, car sa femme s’était calmée, reconnaissant une partie de ses torts : elle s’était laisser aller à rêver un peu trop et avait ainsi entretenu la folie qui était advenue de ses paroles ;

    -« tu es, dit-il, semblable à cette femme du temps jadis, à qui Dieu donna  trois souhaits, mais à qui rien ne lui vint à profit,… comme il est advenu à notre lait ! »

    Lorsque la femme voulu savoir quelle chose c’était et ce que cette femme du passé avait fait, il lui, répondit que c’était une autre histoire, qu’il lui conterait une autre fois, quand son estomac serait rempli (!!!)…Qu’elle ferait bien d’aller voir chez le voisin, s’il ne lui restait pas « un fond de quelque cruche qui pourrait apaiser cette petite faim qui le tenaillait si fortement! » (à suivre...)

     

     

     

     

     

    Tout recommence pour Metz

    Metz - Sarrebruck : 1-2
    Buts : Cardy (50eme) pour Metz - Hadji (27eme) et Jager (46eme) pour Sarrebruck

    18 ans nationaux à Auxerre : AJA 1 - FC Metz 1

    Le groupe pour Trêves – Metz

    Après leur victoire 3-1 à Louhans Cuiseaux vendredi dernier, les Messins se déplacent ce soir à Trêves pour un second match de préparation. Francis De Taddeo a de nouveau sélectionné 20 joueurs.

    Aucun pépin à signaler ce matin à l’issue de la séance d’entraînement qui eut lieu exceptionnellement à la Plaine de Jeux. Les seuls absents étaient Walasiak et Makengo. Gomez est quant à lui resté aux soins, toujours gêné aux côtes. La bonne santé d’ensemble du groupe messin est d’ailleurs de bon augure à l’heure où l’hiver semble enfin décidé à venir geler les pelouses. « Le risque de blessure augmente lorsqu’il fait froid, acquiesce Jeremy Moureaux. Un joueur professionnel a l’habitude de s’entraîner très régulièrement sur des terrains en herbe. Ses prises d’appuis sont systématiquement les mêmes et il les reproduit automatiquement même si la surface change. Cela peut entraîner des petits ‘tiraillements’ au tendon d’Achille ou au genou. Il faut être très vigilant. » Comme mieux vaut prévenir que guérir, le staff technique adapte très légèrement ses séances. « Nous faisons un échauffement plus long, ciblé sur les muscles spécifiques du football. Et nous sommes attentifs aux étirements, aux postures. Les joueurs doivent redoubler de sérieux dans ce domaine et bien hydrater le corps, les tendons. »
    Ce soir, Francis De Taddeo, qui avait utilisé la précédente opposition contre Louhans pour travailler l’aspect défensif, espère voir ses joueurs développer des relations offensives. Le groupe qu’il a sélectionné est sensiblement le même que le dernier. Stéphane Leoni, qui n’avait pas participé à la sortie bourguignonne, sera cette fois appelé à jouer. L’équipe de départ sera modifiée au bout d’une heure.

    Trêves – Metz, ce soir 19h
    Le groupe : Marichez, Hall* – Anton, Bassong, Béria, Bong, Delhommeau, Diop, C. Gueye, Leoni – Cardy, François, Agouazi, Ou, Renouard – Lanteri, N’Diaye, B. Gueye, Cissé, Contout

    * Hall est un gardien de but américain âgé de 21 ans. Il est actuellement à l’essai et pourrait entrer en cours de jeu.

    La réception de Brest, vendredi, mettra un terme à une longue période de disette. Et surtout marquera le début d'un nouveau chapitre avec les débuts de Gygax... D'ici là, les Messins pourront se faire les dents face à Sarrebrück, cet après-midi.
    Trois semaines. Trois semaines sans disputer la moindre rencontre de compétition. Trois longues semaines... Depuis le match nul face à Reims, à Saint-Symphorien, le 12 janvier dernier, le temps s'est pratiquement arrêté pour les Messins. Deux matches amicaux à Louhans et Trêves et le match de Libourne remis aux calendes grecques. Et pour couronner le tout, le départ de Ludovic Obraniak. Voilà quelle fût l'actualité des Grenats ! Une actualité qui ne manque pas de soulever quelques inquiétudes. Y compris et surtout chez Francis De Taddeo. Vendredi, face à Brest, c'est un peu un nouveau championnat qui va commencer. Du moins un nouveau chapitre de l'histoire du club en Ligue 2 cette saison. "Bien sûr que nous nous posons des questions. C'est normal. Même si je pense qu'il va falloir cesser de le faire... L'équipe a perdu un joueur important, en a accueilli un autre. A la fois offensivement et défensivement, nous avons besoin de trouver des nouveaux repères. Il va falloir quelques semaines pour savoir...>, reconnaît Francis De Taddeo. La qualité du petit nouveau n'est évidemment pas en cause. Le coach messin insiste... "J'ai passé ma journée à regarder des cassettes de ses matches avec le LOSC, pour voir comment il était utilisé par Claude Puel. S'il est capable d'être à ce niveau-là, franchement, il n'y aura aucun problème>. Gygax (prononcez "Guygax") ? Le problème de la qualification étant réglé, les supporters pourront le découvrir officiellement vendredi soir. Et pour les plus impatients d'entre eux, dès cet après-midi, lors du match amical programmé face au FC Saarbrücken, qui évolue en troisième division allemande. "Il devrait au moins jouer une heure", annonce De Taddeo. De quoi se faire une première petite idée.
    Pendant que Metz était contraint forcé de se reposer, que Ludovic Obraniak disputait ses premières minutes lilloises, que Francis De Taddeo mettait lui à profit son temps libre pour aller voir Reims-Dijon, vendredi soir, puis Genk-Lierse samedi soir, la Ligue 2, elle, se donnait un nouveau profil.
    Caen et Strasbourg victorieux, les écarts se sont resserrés avec le leader. Psychologiquement difficile ? "Sincèrement, si Caen nous passe devant au classement, ce ne serait pas anormal. Vu leur expérience de la L2 et la maturité de leurs joueurs. Ce que nous visons, nous, c'est l'une des trois premières places. Je regarde donc plus volontiers vers une équipe comme Le Havre. Qui est pour moi le véritable outsider", précise le coach. Un coach un peu inquiet, on l'a dit, mais qui n'oublie surtout pas tout ce qui a été fait jusqu'ici. "Il nous faudra 24 à 26 points, soit 8 points, en gros, par tranche de six matches." Pas la mer à boire.

    Sans Babacar Gueye...
    La remise de la rencontre de vendredi dernier à Libourne a eu également pour effet de décaler la suspension de Babacar Gueye à ce vendredi-ci. Pas de Gueye donc face à Brest. En revanche, Cardy (genou) et Bassong (cheville), légèrement blessés, seront d'attaque dès aujourd'hui.
    Ce matin, entraînement pour tout le monde (à l'exception d’Aguirre et Corrales, toujours à l'essai au Lierse). Un groupe de 17 joueurs affrontera ensuite, à 14h30, au stade Delaitre, à Marly, le FC Saarbrücken. Le reste de la troupe rejoindra l'équipe de CFA2 d'Algrange, sur la Plaine de Jeux, à 18h30.

    January 28

    Le week-end au chaud, l'avance fond...

    Site Officiel

    Un week-end perturbé

    Alors qu’ils devaient se rendre dans le sud, à Libourne, ce vendredi 26 janvier, les Messins sont restés au chaud… en Lorraine. La partie remise, ils se sont réaménagés un week-end, le deuxième d'affilée sans compétition.

    Si la neige n’était pas tombée si abondamment en Gironde, Francis De Taddeo aurait été contraint de se priver, pour s’opposer à Libourne, de Daniel Gygax et Babacar Gueye. Le premier n’était pas qualifié, le second suspendu. Pourtant, le report de ce déplacement chez le promu qui monte n’est pas de nature à réjouir le coach messin. « C’est un contretemps, commente-t-il. Les joueurs en ont marre de ne pas jouer, ils ont envie de retrouver la compétition le plus vite possible. » Les Messins n'ont plus connu la victoire en compétition depuis le 8 décembre dernier. Une éternité pour cette équipe habituée à engranger les succès depuis le début de la saison.
    Il n’y a qu’une personne, au final, qui peut éventuellement se réjouir de ce report : le défenseur Franck Béria. En délicatesse avec ses adducteurs, il va pouvoir les laisser se reposer un peu. Ce matin, il a certes pu s’entraîner mais devait encore faire preuve de retenue.

    Deux matches amicaux lundi
    Pris de cours, le staff mosellan a cherché une rencontre amicale en dernière minute. Il en a fixé deux, finalement. Lundi à 14h30, les Grenats seront opposés à Sarrebruck au Stade Delaitre de Marly. Le même jour à 18h30, l’équipe B recevra Algrange à la Plaine de Jeux. Samedi, une séance d’entraînement est prévue à 10 heures. Celle-ci donnera lieu à plusieurs courtes oppositions internes. Les joueurs seront au repos dimanche.
    Au niveau des équipes de jeunes, les 16 ans et les 14 ans ont vu leurs rencontres également reportées. Les 18 ans, par contre, se déplaceront à Auxerre. Un voyage des plus périlleux puisque L’AJA, en plus de faire partie des tous meilleurs clubs français, talonne le FC Metz au classement. Il n’y a que 4 points d’écart entre les deux formations. Olivier Perrin, qui a quelques soucis d’effectif, s’apprête à devoir jouer serré.

    RL

    Obraniak rentre et fait marquer...

    Le Néo-Lillois a disputé un quart d'heure avec le LOSC, hier soir, à Bordeaux. C'est lui qui a contraint le malheureux Chamakh à marquer contre son camp....

    "Physiquement je me sens bien. J'ai bon espoir et je pense être dans le groupe. Je suis relax. Vivement samedi !". Des propos tenus dans la semaine par l'ancien Messin, qui ne croyait pas si bien dire! A peine rentré à Bordeaux, hier soir, à la 77e minute, en lieu et place de Keita, le néo-Lillois frappait (78e minute) un coup franc sur la droite et se montrait décisif sur son premier coup de patte, grâce... au coup de tête de l'attaquant bordelais Marouane Chamakh. "Je ne pouvais pas rêver meilleur début avec le LOSC. Je décide de frapper ce coup-franc un peu à l'instinct alors que la combinaison était pour Bodmer. J'ai été tellement bien accueilli ici que je suis vraiment content d'avoir pu apporter ma pierre à l'édifice. C'est beaucoup de bonheur pour moi", déclara-t-il, à chaud. Les félicitations de Peter Odemwingie lui sont allées droit au cœur...

    La voix du Nord

    Lille et la semaine à six points

    LE MATCH Après le Paris SG, les Lillois ont dominé Bordeaux chez lui (0-1) et s’emparent provisoirement de la deuxième place du classement

    Solides mais longtemps inoffensifs devant, les Lillois ont défendu vaillamment et attendu un coup de pied arrêté de Ludovic Obraniak pour ramener Bordeaux sur terre (0-1). Une victoire précieuse qui ponctue une semaine à six points.

    Après Paris (1-0) mercredi dernier, les Lillois ont confirmé que de courts succès pouvaient accoucher de points précieux. Hier soir, ils ont défendu bec et ongles pendant une plus d’une heure sur la pelouse de Chaban-Delmas avant de planter un coup de couteau dans la défense girondine, et c’est encore un coup de pied arrêté qui a fait la différence. Le tireur s’appelle cette fois-ci Ludovic Obraniak, signant du coup une entrée fracassante pour ses débuts. Ce succès de prestige offre, qui plus est, la deuxième place de L1 aux Lillois, ce matin, en attendant le match de Lens, ce soir contre Saint-Etienne.

    Tout cela est du bonus, d’autant que la première période, hier soir, ne restera pas dans les annales lilloises. Rapidement congelés par une tête de Cid sur la barre transversale (3e), les Lillois ont longtemps fait preuve d’une prudence extrême.
    Marqués par la performance des Bordelais à Gerland en milieu de semaine, les joueurs de Claude Puel se sont d’abord évertués à ne pas perdre de ballons bêtement, mais ils ne semblèrent jamais capables de trouver Mirallas, préféré à Odemwingie devant. Il fallut d’ailleurs attendre dix minutes pour voir Keita effectuer une reprise cadrée (9e) et Bodmer frapper de loin (10e).
    Bordeaux, de son côté, s’appuyait sur l’activité d’Alonso et Micoud pour déstabiliser le milieu lillois, où Makoun semblait souvent à la limite. L’ancien meneur du Werder profita d’ailleurs d’un appel intelligent de l’Argentin pour le lancer en profondeur, mais celui-ci choisit maladroitement le « une-deux  » plutôt que de chercher le cadre de Sylva (24e). Plus tard, c’est Rafael qui évita l’ouverture du score par un sauvetage spectaculaire et décisif, de la tête, sur sa ligne : heureusement, car Sylva s’était envolé côté gauche et Alonso en avait profité pour trouver Chamatch au point de penalty (30e). Le tempérament joueur du Sénégalais, sur ce coup-là, a bien failli coûter très cher à son équipe.
    Hier soir, les Lillois ont en réalité éprouvé les pires difficultés à conserver le ballon, notamment devant, où Kevin Mirallas s’est principalement illustré dans le jeu sans ballon. Hormis un raid de Keita, qui contraignit Ramé à un dégagement sous la pression (38e), le LOSC était bien trop tendre pour bousculer le bloc girondin. Ce sont d’ailleurs les hommes de Ricardo qui s’illustrèrent encore après la pause, Micoud trouvant le moyen de tirer sur Plestan alors que le cadre lui était ouvert (60e). Les occasions les plus nettes étaient toutes à mettre à l’avantage des Girondins.
    Chamakh, omniprésent dans les airs, obligea d’ailleurs Sylva à une claquette décisive sur un centre de Fernando (70e).
    Obraniak déjà décisif
    Les Girondins ne le savaient pas encore mais toutes ces occasions manquées seraient autant de regrets par la suite. Car Ludovic Obraniak, à peine lancé par Claude Puel pour son premier match sous le maillot lillois, offrit un bol d’air à son équipe en expédiant un coup-franc tendu sur la tête de Chamakh : l’attaquant des Girondins, sous la pression de Rafael, trompa Ramé (78e). Dans ces conditions, et malgré les derniers assauts des joueurs de Ricardo, les Lillois se donnèrent corps et âme pour conserver cet avantage plutôt inespéré. Et, contrairement à fin décembre ou début janvier, ils ne laissèrent jamais Bordeaux revenir dans la partie.

    Site off.de Lille

    L’offrande d’Obraniak
    A un quart d’heure du terme, le LOSC n’a pas dit son dernier mot, à l’image de Kader Keita qui décoche une belle frappe puissante au sortir d’une longue course, directement dans les bras de Ramé (76’). L’Ivoirien réalise sa dernière action du match et cède sa place au "petit nouveau", Ludovic Obraniak. Pour son entrée, le jeune mosellan doit aller tirer un coup franc le long de la ligne de touche droite dans le camp bordelais. Il délivre alors un bijou de centre pour Rafael qui oblige Chamakh à marquer contre son camp (0-1, 77’). Inimaginable ! L’entrée fracassante de l’ex-Messin vient de tétaniser le public bordelais. Et le miracle a bien lieu...
    Le LOSC s’impose avec cœur à Bordeaux. Ludovic Obraniak se souviendra longtemps de sa première entrée en jeu avec ses nouveaux équipiers. Prochain rendez-vous pour les Nordistes, mercredi 31 janvier à la Beaujoire pour Nantes-LOSC en huitième de finale de la coupe de France.

     

     

     

    January 27

    En attendant des jours meilleurs...

    R.L.

    Sarrebruck pour garder le rythme

    Pour compenser l'absence de rencontre officielle ce week-end, les Messins affronteront les Allemands de Sarrebruck, lundi après-midi à Marly.

    La direction messine n'a pas tardé à dénicher un match amical pour compenser le rendez-vous manqué à Libourne-Saint-Seurin, hier soir. Les hommes de Francis De Taddeo retrouveront lundi, à Marly, les Allemands de Sarrebruck (division 3), une équipe déjà rencontrée lors de la préparation estivale. "Ça va permettre de travailler sur la mise en place de l'équipe. Après plusieurs semaines sans rencontre officielle, ça ne sera pas du luxe>, explique l'entraîneur lorrain. Le rendez-vous est fixé à 14 h 30 au stade Delaitre. Le soir même, l'équipe réserve affrontera Algrange, pensionnaire de CFA 2. "Une bonne façon de donner du temps à tout le monde."
    Daniel Gygax passé en revue. Pas qualifiée pour le déplacement à Libourne, la nouvelle recrue suisse, Daniel Gygax, devrait découvrir Saint-Symphorien à l'occasion de la réception de Brest, vendredi prochain. "Je n'imagine pas qu'il ne soit pas qualifié>, avoue Francis De Taddeo, qui souhaite l'incorporer au plus vite dans le groupe. "Si on l'a fait venir, c'est pour qu'il joue. La rencontre face à Sarrebruck va lui permettre de prendre ses marques dans le groupe. C'est déjà ça."
    Des joueurs intéressants. L'essai du gardien américain, Tally Hall (21 ans), se poursuit. "Il donne satisfaction. Il a une belle amplitude, c'est quelqu'un de très professionnel. Il mérite de rester avec nous encore quelques jours>, dit de lui l'entraîneur grenat. Parmi les quatre autres jeunes joueurs conviés ces derniers jours aux entraînements pour être testés, seul un milieu de terrain serbe est encore présent à Metz. Il plaît beaucoup aux techniciens. "C'est un garçon prometteur, un talent. On est en train de se renseigner pour connaître exactement sa situation."
    Prolongations en discussion. La fin de l'aventure de Ludovic Obraniak à Metz a laissé des traces. Pour ne pas se retrouver à la fin de la saison le bec dans l'eau avec de nombreux joueurs libres, les dirigeants lorrains se penchent activement sur la prolongation de plusieurs contrats. "Pour le moment, on discute. Ce qui est certain, c'est qu'on ne veut plus être coincé." Renouard, Béria, Ou, Léoni ou encore Lantéri sont particulièrement visés.
    Béria a repris. Pas de match mais un entraînement copieux hier matin pour le groupe messin, au cours duquel le défenseur a fait son retour parmi ses coéquipiers. "Tous les garçons étaient à fond dedans. C'était vraiment agréable malgré la température", avoue Francis De Taddeo.

     

    Est Républicain

    Metz en amical

    ·  SARREBRUCK. Pour compenser l'absence de rencontre ce week-end après le report du match à Libourne, le FC Metz disputera une rencontre amicale lundi. Au stade Delaitre de Marly, Francis de Taddéo effectuera une revue d'effectif contre Sarrebruck (D3 Allemande) en début d'après-midi. L'équipe réserve disputera aussi un match amical contre Algrange ce week-end.

    ·  ENTRAINEMENT. Après l'entraînement d'hier matin, une seule séance est au programme des Messins ce week-end. Elle aura lieu ce matin.

    ·  GYGAX. Pas qualifié pour le déplacement à Libourne, Daniel Gygax pourra intégrer le groupe qui accueillera vendredi Brest. Les papiers, bloqués en raison des intempéries, sont arrivés au bord de la Moselle et le contrat du joueur a été retourné vendredi à la LFP.

    January 26

    Les méfaits du temps

    Le Républicain Lorrain :

    Le monde à l'envers

    Libourne-Metz, victime du climat. La neige tombée ces derniers jours en Gironde impose à Francis De Taddeo et à ses hommes de revoir leur plan pour ce week-end. Pas idéal.

    Un match remis en janvier, chose étonnante? Tombée en abondance un peu partout depuis le début de la semaine, la neige va perturber le calendrier des rencontres de football ce week-end. En France, en 2007. Une vieille routine en Lorraine où le froid est habitué à remporter la victoire, beaucoup moins en Gironde. Au lieu de prendre l'avion, direction Libourne-Saint-Seurin, les Messins se retrouveront ce matin à l'entraînement. La faute à l'état du terrain du stade Jean-Antoine-Moueix, recouvert depuis mardi par dix centimètres de poudreuse. Une catastrophe de ce côté-ci du territoire, qu'on peine apparemment à gérer. Et un contretemps que Francis De Taddeo apprécie modérément. "Ça ne nous arrange pas du tout. On avait prévu un cycle de travail. Et là, tout est à refaire avant notre prochain match..."
    Cap sur Brest donc. La fenêtre girondine déjà refermée, l'entraîneur grenat se voit contraint d'élaborer un nouveau plan de marche. "C'est une période ingrate. On s'entraîne sur des terrains pas faciles. Les joueurs préfèrent jouer car s'entraîner demande plus de dépenses énergétiques. Et puis, c'est vraiment gênant de recevoir la semaine prochaine les Brestois sans match officiel dans les jambes. Eux vont jouer ce week-end, ils vont acquérir le rythme. C'est désagréable.> Eliminés des deux Coupes, les Messins se prennent en pleine face les effets collatéraux d'un calendrier plutôt léger. La nouvelle a aussi lancé un froid chez les joueurs, chez Christophe Marichez en particulier: "On se trouve tributaire des événements, c'est ch..." Vite, un match amical Dès l'officialisation du report, les techniciens lorrains ont décroché leurs portables pour se dégoter un match amical: petit coup de fil notamment à JPP, à Strasbourg. Mais à la Meinau, on a pris ses précautions et bâché. Les troisièmes de Ligue 2 devraient pouvoir rencontrer Niort ce soir. Le monde à l'envers...
    "Même si rien ne remplace une rencontre officielle, heureusement qu'on a rencontré Louhans et Trèves. Maintenant, il faut qu'on s'y remette, qu'on retrouve les sensations, nos repères physiques et dans l'espace", explique Francis de Taddeo, pas gourmand pour ce week-end. "On prendra l'équipe qui se présentera, même une CFA. On a besoin que d'une chose aujourd'hui: de jeu."

    Un report évident

    Pourquoi? Libourne-Metz remis, quelles sont les raisons qui ont provoqué cette décision plutôt rarissime en Gironde? Il est tombé en fait près de 15 cm de neige dans la nuit de mercredi à jeudi. Des conditions que n'avait plus connues la région depuis une quinzaine d'années. Et pour des raisons liées à la qualité du sol, il valait mieux ne pas ôter cette neige trop vite, au risque de faire remonter une humidité qui aurait transformé la pelouse en patinoire. Après le passage d'un délégué de la Ligue, hier en fin d'après-midi, il a fallu se rendre à l'évidence.
    Quand? Libourne-Metz remis, la question de la date du report de la rencontre va très vite se poser. Et, à vue de nez, ce ne sera pas évident. Pour la simple et bonne raison que Libourne est toujours qualifié en Coupe de France. La règle? Bernard Docquiert, qui gère les compétitions et les calendriers à la Ligue de football professionnel, la rappelle: "Jouer le plus vite possible!" Dès mercredi prochain, la commission d'organisation des compétitions, présidée par André Préhaud, va se réunir. Pour tenir compte des propositions éventuelles des clubs, individuelles ou conjointes. Et des contraintes existantes. Mardi 30? Libourne joue en Coupe de France. Mardi 6 février? Matches internationaux. Mardi 13? Metz joue la veille à Bastia (match décalé, prévu initialement le 9). Mardi 20? Huitièmes de finale de Ligue des Champions... Pas simple, on vous disait!

     

    Est-Républicain :

    Le FC Metz reste en Lorraine

    Les Messins devaient prendre l'avion ce matin pour rejoindre Libourne. Finalement, ils sont convoqués ce matin à 9 h 30 à Saint-Symphorien pour un entraînement. En raison de chutes de neige relativement importantes et de la baisse des températures sur l'Aquitaine, la ville de Libourne a décidé de fermer le stade Jean-Antoine-Moueix par arrêté municipal.

    Le déplacement du leader à Libourne-Saint-Seurin est donc reporté à une date ultérieure. Immédiatement après avoir été informé du report de la rencontre, Francis de Taddéo s'est mis en quête d'un match amical : « On va essayer de trouver quelque chose mais ce n'est pas évident de se retourner en si peu de temps. On va déjà s'entraîner vendredi (aujourd'hui) et on avisera ensuite ». Le premier match officiel du FC Metz sans Obraniak aura donc lieu vendredi prochain à domicile contre Brest. Suspendu pour le match de ce soir, Babacar Gueye purgera par conséquent sa sanction la semaine prochaine. En revanche, le FC Metz pourra compter sur sa recrue suisse, Daniel Gygax qui n'était pas qualifié.

    January 21

    Gygax, du sang neuf pour Metz

    Obraniak à Lille et Gygax à Metz, c'est comme si c'était fait. Ne reste plus que quelques détails à régler dans les deux contrats. L'international suisse sera de nouveau à Metz demain et devrait participer à son premier entraînement.

    Au FC Metz, les joueurs ne seront pas les seuls à se reposer aujourd'hui. Tous les acteurs du feuilleton Obraniak le feront également... Pour mieux travailler demain, sans doute. Où en sommes-nous précisément ? L'épisode d'hier a fait avancer encore un peu plus le scénario vers un dénouement imminent. Il est acquis, on l'a déjà dit et répété, que Ludovic Obraniak endossera son nouveau maillot dans les jours qui viennent. Si tout va bien pour lui, il découvrira donc très prochainement la Ligue des champions, Manchester et tous les fastes qui vont avec.
    Reste à apposer des signatures au bas d'un contrat. Quelques menus détails sont encore à régler entre les deux clubs, et si l'épilogue n'est peut-être pas pour demain, c'est tout comme. En matière de transferts, les différents protagonistes s'évertuent parfois à négocier tout ce qu'il est possible de négocier jusqu'au dernier moment. D'où parfois des atermoiements. La question de la prime à verser au joueur messin est également en voie de règlement. Le seul point d'interrogation qui subsiste aujourd'hui concerne donc les termes du prêt de Daniel Gygax.
    Le joueur était, comme annoncé, à Metz hier matin. Il y a rencontré le président Molinari, Joël Muller, le directeur sportif, et également Francis De Taddéo. L'entraîneur des Grenats tenait à s'entretenir avec le futur ex-Lillois. Pour jauger sa motivation, évoquer son positionnement dans l'équipe, exprimer ce qu'il attendait de lui.

    A Metz demain

    L'international, originaire de Suisse alémanique, joint au téléphone dans l'après-midi, semblait enchanté... " J'ai vraiment hâte de prendre de nouveau du plaisir à jouer. Jouer, c'est ce qui a de plus important pour moi ", nous a-t-il confié dans un Français qui reste encore très hésitant.
    En gros, le coach messin lui a fait comprendre qu'un joueur de son expérience, qui a participé à des compétitions internationales, pouvait lui apporter beaucoup. Et bien davantage encore.
    Quelle part de salaire le LOSC acceptera-t-il donc de prendre en charge ? Le contrat de prêt inclura-t-il une clause permettant au FC Metz de le recruter pour la saison prochaine (il lui reste un an avec le LOSC) ? A quelle date cette option serait-elle alors à lever ? Voilà en gros les questions qui restent à aborder et à mettre noir sur blanc.
    Ce qui est sûr, c'est que Daniel Gygax sera de nouveau à Metz demain. Qu'il signera vraisemblablement un contrat et qu'il prendra part à son premier entraînement. Et si Francis De Taddéo le juge suffisamment dans le coup, physiquement, il n'est pas interdit de penser qu'il sera à Libourne dès vendredi soir.

    A Libourne sans Babacar Gueye

    Francis De Taddeo devra se passer des services de son meilleur buteur, vendredi prochain à Libourne (23e journée). Averti face à Reims, Babacar Gueye a en effet écopé d'un match de suspension ferme, à l'issue de la réunion de la commission de discipline. Autre sanction: le club messin devra s'acquitter de 1000 euros d'amende en raison des fumigènes utilisés par les supporters grenat lors de la dernière journée de championnat.
    Hier, après être rentrés dans la nuit, vers 1h30 du matin, après leur victoire en match amical à Louhans (3-1), les Messins ont participé à un décrassage ou à une opposition selon qu'ils avaient plus ou moins joué la veille. Aujourd'hui, repos.

    En très bonne voie

     - Chaque jour, chaque heure qui passent rapprochent un peu plus Ludovic Obraniak de Lille et Daniel Gygax de Metz. Alors que le milieu de terrain messin a dit et répété son désir de tenter l'aventure lilloise, Francis De Taddéo a pu vérifier hier lors de l'entrevue qu'il a eue avec Daniel Gygax que l'attaquant suisse avait pour sa part une véritable envie de relever le challenge ''grenat'' afin de retrouver du temps de jeu.

    Et comme le LOSC a revu sa proposition financière à la hausse pour s'attacher les services de Ludovic Obraniak et que celle-ci est désormais jugée « décente » par le club mosellan, la transaction est semble-t-il en très bonne voie. Sa finalisation ne devrait donc plus être qu'une question d'heures.

    Le ''dossier Obraniak'' avance

    La situation de Ludovic Obraniak s’éclaircit peu à peu. Rien n’est encore fait, mais son transfert au Lille Olympique Sporting Club semble aujourd’hui en très bonne voie.

    Alors que la première offre faite par le club nordiste au FC Metz avait été jugée très insuffisante, les dirigeants du LOSC ont formulé une nouvelle proposition qui a quelque peu changé la donne : « Par rapport à ses propositions initiales et suite à la résistance du FC Metz, il faut souligner que Lille a réalisé un effort important, qui correspond à nos attentes », indique Joël Muller, directeur technique du club grenat.
    Par ailleurs, rappelons que Ludovic Obraniak a renouvelé à plusieurs reprises son envie déterminée de rejoindre le LOSC, afin notamment d’y disputer la Ligue des Champions. Enfin, le FC Metz trouverait en Daniel Gygax, qui serait prêté jusqu’en fin de saison, un renfort de qualité. Francis De Taddeo a rencontré l’international suisse aujourd’hui, samedi, et ce dernier lui a confirmé son envie de retrouver du temps de jeu sous les couleurs du FC Metz. Le joueur âgé de 25 ans, qui a notamment joué près d’une trentaine de matches avec Lille lors de la saison 2005-2006 et a disputé la dernière Coupe du Monde, a un profil, un CV et une envie qui ne peuvent qu’intéresser le FC Metz.

     

    January 20

    Succession ??...

     "Ma succession? D'abord, c'est moi qui déciderai du moment. Et, croyez-moi, ce n'est pas demain! Vous avez vraiment l'impression que je porte le projet de quelqu'un décidé à passer la main?" De Carlo Molinari, en réponse à une question évoquant un éventuel passage de relais entre lui et Bernard Serin, au prétexte que son vice-président a dirigé et présenté le projet de développement du FC Metz.

     

    Les dirigeants messins ont présenté aujourd’hui le « Projet Grenat 2010 ». Un ensemble d’évolutions structurelles qui doivent permettre au FC Metz de retrouver le haut de l’affiche. Au programme : stade, supporters et partenaires.

    Cap vers l’avenir…

    Un stade de 32 000 places couvert, incluant un hôtel, des espaces VIP supplémentaires, un centre de remise en forme et un parking supplémentaire de 600 places. Voilà, physiquement, ce que le FC Metz espère parvenir à construire d’ici l’année 2010. Non pas pour satisfaire le simple goût du luxe et de l’apparence, mais pour répondre aux exigences actuelles et futures du football de haut niveau. Et permettre au club de se stabiliser au sein de l’élite hexagonale voir de rivaliser avec les meilleurs. Voilà le fruit d’une réflexion commune partant d’un constat économique simple.

    En 1999, les lois sur les associations sportives ont accentué les différences budgétaires entre les clubs. Jusqu’à 1999, le FC Metz figurait dans le deuxième tiers du classement de Ligue 1 en termes de moyens financiers. Depuis, il est redescendu dans le dernier tiers. Si la remontée se confirme en fin de saison, le budget du Club à la Croix de Lorraine sera l’un des plus petits du championnat. « Si nous sommes parmi les six plus petits de L1, analyse pragmatiquement Bernard Serin, sachant qu’il y a trois clubs qui descendent, nous avons une chance sur deux d’en faire partie. Sur deux saisons, deux chances sur trois (neuf clubs, six relégués). Sur trois saisons, trois chances sur quatre. Et ainsi de suite… » Pour ceux que les statistiques révulsent, comprenez qu’en conservant une telle position de faiblesse sur le plan financier, un club ne peut rester en première division sur le long terme à moins de faire une succession d’exploits.
    Pour parvenir à augmenter son budget, le FC Metz s’est fixé trois axes de développement principaux qui sont étroitement liés.

    1. Remplir et animer le Stade Saint-Symphorien
    2. Attirer de nouveaux partenaires
    3. Transformer le Stade Saint-Symphorien

    1. REMPLIR et ANIMER le Stade Saint-Symphorien
    La ville de Metz est située au cœur d’un bassin de population important. On estime à 1,5 million de personnes la zone d’influence du Club à la Croix de Lorraine (Moselle, Pays Haut, Sud du Luxembourg).
    Il est donc possible d’augmenter l’affluence au stade. Quelles sont solutions ?

    - Nommer, pour chaque canton, deux « ambassadeurs » du FC Metz (l’un provenant du monde du football, l’autre du monde économique), qui seront chargés d’élargir le cercle des partenaires du club et d’encourager les abonnements.
    - Favoriser l’émergence de nouveaux groupes de supporters, notamment à l’extérieur de Metz. Ceux-ci viendraient renforcer la « Horda Frénétik » et « Génération Grenat », qui sont les principaux animateurs du stade actuellement.
    - Faciliter l'acheminement des supporters en trouvant des accords avec les bus, la SNCF, la régie municipale des transports, les parkings urbains.

    2. Attirer de NOUVEAUX PARTENAIRES
    Au début des années 80, le FC Metz a été l’un des premiers clubs à installer des loges au Stade Saint-Symphorien. Désormais, il est largement en retard par rapport à d’autres clubs de Ligue 1 en termes d’espaces VIP. En comparaison, là où Metz peut accueillir 600 personnes, Lens peut en faire venir 2400.
    Il est donc nécessaire de rendre le stade Saint-Symphorien non seulement plus accueillant mais aussi plus vaste en ajoutant de nouveaux espaces à la disposition des partenaires.

    3. TRANSFORMER le Stade Saint-Symphorien
    Afin d’attirer partenaires et supporters, le FC Metz envisage de transformer le visage actuel du Stade Saint-Symphorien afin de pouvoir en accueillir d'avantage. La capacité serait ainsi portée à 32 000 places.

    Les aménagements prévus sont les suivants :
    - Boucher les angles Nord-Est et Nord-Ouest.
    - Ajouter un étage à la tribune Sud afin d'augmenter sa capacité d'accueil en spectateurs et VIP.
    - Construire dans l’angle Sud-Est un hôtel qui serait exploité par une société immobilière.
    - Construire dans l’angle Sud-Ouest un cercle d’affaires permanent qui abriterait tout au long de l'année séminaires ou autres congrès.
    - Poser un nouveau toit prenant appuis sur les quatre angles.
    - Ajouter un toit coulissant.
    - Construire un parking de 600 places derrière la tribune Sud (en rouge sur les images).
    - Moderniser le stade (écrans géants, panneaux LCD, contrôles d’accès).
    - Par ailleurs, une réflexion visant à imaginer de nouveaux accès à Saint-Symphorien serait menée (via Montigny ou une passerelle au dessus du canal).

    Objectifs
    - Être dans le 2ème tiers des budgets de L1 avant 2010, dans le 2ème quart après 2010 en espérant atteindre un potentiel de 40 à 50 millions d’euros.
    - Remplir et animer le stade sur les saisons 2007/2008 et 2008/2009.
    - Achever les travaux du stade en 2010.

     

    Metz au stade du projet

     Projet grenat 2010, une vision pour l'avenir. Tout un programme, dévoilé hier par Carlo Molinari et son bras droit, Bernard Serin. Les nouvelles ambitions du FC Metz passent notamment par la transformation de Saint-Symphorien. Spectaculaire!

     Incroyable: pendant plus d'une heure, hier matin, des dirigeants du FC Metz ont devisé avec des journalistes sans même évoquer le départ imminent de Ludovic Obraniak. Hors-sujet? A l'heure où le leader de Ligue 2 s'apprête à voir partir l'un de ses meilleurs éléments du moment, son aréopage a présenté un ambitieux projet de développement, intitulé Projet grenat 2010, une vision pour l'avenir. Vice-président du club depuis son entrée dans le capital, en juin dernier, Bernard Serin s'est chargé d'en détailler le contenu, Carlo Molinari à ses côtés. "Bernard est l'architecte du projet>, a expliqué le président du club messin. "Carlo en est le maître d'œuvre", a renchéri son bras droit. Bref, des hommes du bâtiment.
    Un retour en arrière pour mieux se projeter dans le futur: 1999. Jusque-là, le FC Metz se situe dans le deuxième tiers de la Première division en terme de budget. Depuis, du moins lorsqu'il n'évolue pas à l'étage sportif du dessous, il se situe dans le dernier tiers. Son classement moyen, en L1, depuis 1999? Quinzième. Auparavant? Une décennie passée dans le haut du tableau jusqu'à la deuxième place du championnat derrière Lens. Il faut croire qu'il s'agit là d'un tournant, mieux négocié au Nord qu'à l'Est, puisque le RC Lens est précisément l'outil de comparaison choisi dans le projet messin. "Aujourd'hui, en Ligue 1, Lens enregistre 6 MEur de recettes au guichet contre 3 MEur pour Metz, et 15 MEur de recettes marketing, cinq fois plus que Metz>, constate Bernard Serin. La relation de cause à effet est-elle si évidente entre ressources financières et résultats sportifs? Lens, à ce jour, est deuxième en Ligue 1 derrière Lyon. Et Metz, à son tour, annonce vouloir se donner les moyens d'ambitions nouvelles pour atteindre un budget d'environ 40 MEur en 2010, contre 10 MEur aujourd'hui. A terme? "Installer le FC Metz dans les dix meilleurs clubs français, comme son potentiel et son histoire nous y autorisent", dixit Bernard Serin.
    Rien que ça? Le projet messin s'appuie sur un potentiel démographique et économique dépassant largement les contours de l'île Saint-Symphorien. "Un million et demi de personnes vivent dans la zone de chalandise du club, qui comprend la Moselle, le Pays-Haut et le sud du Luxembourg, un foyer économique très important à l'échelle européenne, à seulement quarante-cinq kilomètres de Metz>, développe Bernard Serin. Le vice-président du club a même pensé à "capter> l'intérêt de la "communauté portugaise du Luxembourg", qui représente plus de 80.000 personnes. En attirant, par exemple, le futur Cristiano Ronaldo sous le maillot messin?
    Socle du projet, le stade Saint-Symphorien. "C'est un patrimoine immobilier de centre-ville sous-utilisé puisqu'il ne sert que deux fois par mois, relève Bernard Serin. Nous voulons le transformer en centre de vie permanent." Il s'agit là du volet le plus visible, le plus spectaculaire des changements à venir: les angles de la tribune nord seront fermés, la tribune sud rénovée et rehaussée, la capacité totale portée à 32.000 places et un toit amovible pourrait même remplacer les quatre couvertures, toutes différentes, qui existent actuellement. L'acheminement au stade sera repensé, l'animation pendant les matches également, et la capacité en places VIP passera de 600 actuellement à 2500. Un parking sur trois niveaux, un hôtel et un centre d'affaires seront adossés à la nouvelle tribune. Actuellement, en Ligue 2, le taux de remplissage du stade Saint-Symphorien (26.700 places) dépasse péniblement les 40 %. C'est dire l'ampleur des ambitions messines.

     Saint-Symphorien transfiguré

    A douze ans près, Saint-Symphorien aurait pu postuler à accueillir la Coupe du monde de football. Si le projet du futur stade, ou "stade du futur" selon l'intitulé officiel, aboutit comme prévu en 2012, Metz bénéficiera en tout cas d'un équipement comparable à ceux de Nantes, Saint-Etienne, Lens ou, parmi les plus récents, Rennes et Nancy. On est loin, aujourd'hui, du plan initial qui prévoyait simplement de rehausser la tribune Sud, qui comptera environ 5000 places supplémentaires. La rénovation de la plus vieille partie de Saint-Symphorien prévoit, d'un côté, la construction d'un hôtel et, de l'autre, celle d'un centre d'affaires. Entre les deux, un parking aérien de trois niveaux verra le jour: d'une capacité de 600 places, il sera dédié aux occupants des loges. En face, il est envisagé de boucher les angles de la tribune Nord avec les tribunes Ouest et Est. Enfin, il est prévu d'harmoniser la hauteur de chaque tribune afin d'installer un toit amovible, à l'exemple de ce qui existe à Gelsenkirchen, en Allemagne.
    "Nous espérons pouvoir attaquer les travaux avant la fin de l'année 2007, et les achever pour 2010", affirme Bernard Serin en indiquant que cette transformation du stade Saint-Symphorien impliquera la création d'une centaine d'emplois. Coût estimé des travaux: 50 MEur. Mais tribune, hôtel, parking et centre d'affaires dépendront chacun de budgets différents.

    Mittal Stadium ?

    Ce n'est pour le moment qu'un projet de plus, mais le FC Metz y réfléchit sérieusement. Fort d'un partenariat qui dure depuis plus de 20 ans avec Sollac puis Arcelor, l'idée de rebaptiser le stade Saint-Symphorien a fait son petit bonhomme de chemin. A la manière d'Arsenal, qui a vendu le nom de sa nouvelle enceinte pour 15 ans à Fly Emirates ou du Bayern de Munich dont le stade porte désormais les couleurs du groupe d'assurances Allianz, Carlo Molinari et Bernad Serin ont imaginé "vendre" leur projet au groupe Arcelor-Mittal, dont la puissance permettrait évidemment ce genre de fantaisie... "Il nous faut un projet architectural d'envergure", précise Bernard Serin. En jeu ? Un investissement sur une longue période de plusieurs millions d'euros, qui permettrait au FC Metz de voir encore plus grand...

    L'exemple nancéien

    André Rossinot chez Jean-Marie Rausch, le jeudi, pour partager les stratégies nancéiennes et messines en vue de l'arrivée du TGV Est ; Carlo Molinari citant l'ASNL en exemple le vendredi : les querelles de clocher ne sont plus ce qu'elles étaient, en Lorraine, en 2007. Question posée au président du FC Metz : la remontée en Ligue 1 conditionne-t-elle le lancement de votre projet ? Réponse : " Il y a quatre ans, avant-dernier en Ligue 2, Nancy a quand même construit le nouveau Picot. Cela a créé des synergies et l'équipe a progressé avec le club. Si les Nancéiens n'avaient pas lancé les travaux, peut-être n'en seraient-ils pas là aujourd'hui. L'exemple de l'ASNL nous prouve donc qu'il faut savoir investir lorsque le moment se présente. " Ne manque plus que le retour du derby, en Ligue 1 de préférence.

     

    Hier, en amical. Parc sportif de Bram à Louhans. Mi-temps : 0-1. Arbitre : M. Boulay. Pelouse humide mais accueillante. Temps frais et pluvieux. Environ 400 spectateurs. Buts pour Metz : N'Diaye (20e), Mangane (75e), Lanteri (90e+2) ; pour Louhans : Niang (78e sur penalty).
    * L'équipe messine: Marichez (cap.) (Sissoko, 46e) - Bong (C. Gueye, 68e), Bassong (Belson, 57e), Diop (Mangane, 46e), Béria (Anton, 68e) - François, Delhommeau - B. Gueye (Contout, 51e), Agouazi (Cissé, 57e), Cardy (Renouard, 51e) - N'Diaye (Lanteri, 57e).

    Les Grenats renouent avec l'essentiel

    Trois buts signés N'Diaye, Mangane et Lanteri ont permis aux Messins de renouer avec la victoire, hier en amical, à Louhans-Cuiseaux. Prochain rendez-vous dès lundi à Trèves.

    Un vendredi soir à Louhans... Faute d'avoir créé l'exploit face à Lille, il y a deux semaines, les joueurs de Francis De Taddeo ont profité de l'ouverture de ce nouveau week-end de Coupe de France pour s'offrir un petit détour par la Saône-et-Loire. D'amical, le rendez-vous proposé au leader de Ligue 2 n'avait que la plus stricte apparence. Malmenés depuis un mois - au point d'avoir concédé leur premier nul à domicile de la saison face à Reims, samedi dernier - les Messins se devaient en effet, dans un premier temps, de regoûter à la victoire face à une équipe naviguant dans le ventre mou du National. Objectif atteint.
    Dans l'intimité humide du stade de Bram, les Messins ont eu le bon goût de ne pas trop attendre pour prendre les choses en main. Après avoir vu sa frappe de trente mètres repoussée par la barre (12e), Babacar Gueye se transformait en passeur. Décalé par Laurent Agouazi, l'attaquant centrait instantanément pour Momar N'Diaye, qui n'avait plus qu'à pousser le ballon au fond des filets (0-1, 18e). Ce but sonnait comme une récompense logique au vu d'un scénario rythmé par l'équipe de titulaires alignée par Francis De Taddeo. " Nous n'étions pas venus ici pour participer à une garden-party ", expliquait l'entraîneur messin, quelques instants après le coup de sifflet final. Les Louhannais non plus...
    En seconde période, les joueurs de Stéphane Creucet ont profité d'un penalty pour revenir dans la partie, grâce à Niang (1-2, 78e). Ce but ne faisait que réduire l'avantage grenat : trois minutes auparavant, Moktar Mangane avait enfoncé ses anciens partenaires louhannais - le défenseur messin avait été prêté au club bourguignon la saison passée - en reprenant de la tête un corner signé Sébastien Renouard (0-2, 75e). Moins dominateur, Metz 2 allait faire mieux que sa devancière. Laurent Lanteri, entré en jeu après la pause, comme bon nombre d'autres joueurs, scellait l'issue de la rencontre dans les arrêts de jeu, en concrétisant un centre de Papiss Cissé (1-3, 90+2).
    " C'est un résultat qui est bon à prendre. Il nous évite de tirer des conclusions hâtives trop négatives. " Francis De Taddeo n'ira pas jusqu'à tomber dans l'effet inverse. La victoire obtenue hier ne pourra être savourée que d'ici une semaine, à l'issue du prochain rendez-vous des Messins, en championnat à Libourne. D'ici là, le leader sera passé par un autre test amical, lundi à Trèves. Et il en saura alors un peu plus sur son état de santé, et sur sa capacité, sans Ludovic Obraniak, à atteindre son objectif final. Hier, le milieu de terrain n'était pas du voyage. " Il nous a manqué, confiait hier l'entraîneur messin. Et il nous manquera encore longtemps. " A lire entre les lignes...

     

    Rendez-vous avec Gygax

    Tandis que le transfert de Ludovic Obraniak de Metz vers Lille n'est toujours pas finalisé, Francis De Taddeo et Joël Muller recevront Daniel Gygax, aujourd'hui, à Saint-Symphorien. L'entraîneur et le directeur sportif du FC Metz tiennent en effet à connaître les réelles motivations de l'attaquant du Losc, susceptible d'être prêté à Metz dans le cadre du transfert de Ludovic Obraniak. Une prévention oubliée lors du recrutement messin dans l'urgence de l'été 2005, cause essentielle de la relégation en Ligue 2.
    Peu utilisé à Lille, l'international suisse pourrait rejoindre Metz en cas de départ de Ludovic Obraniak, toujours pas officialisé hier alors que les deux clubs semblent être tombés d'accord sur le montant de la transaction! Un comble alors que, jusqu'ici, le principal obstacle à la concrétisation du dossier venait du FC Metz, le club formateur de Ludovic Obraniak tenant à toucher une indemnité décente pour son départ. Où se situe la pierre d'achoppement, aujourd'hui? Dans le versement d'une indemnité promise par contrat, au joueur, en cas de transfert! L'insistance de Ludovic Obraniak de rejoindre son futur club sans plus attendre et son envie de découvrir la Ligue des champions devraient rapidement ranger ce point de détail au registre des nombreuses péripéties d'un interminable feuilleton d'hiver.

     

    C'est déjà demain
    Le club mosellan a présenté hier son projet pour 2010. Idées fortes ? Un stade new-look et un déploiement économique. Ambitieux.

    Alors que le FC Metz file tout schuss vers la Ligue 1, le club mosellan s'active aussi en coulisses pour dessiner les contours de son avenir. Le président Carlo Molinari et son vice-président Bernard Serin ont ainsi dévoilé hier au siège du FC Metz le projet ''Grenat 2010''. Un projet où il est évidemment question de Ligue 1. Mais le président messin s'est fait fort de rappeler hier que montée ou pas, il était en route...

    Ce projet part d'un constat simple : Le FC Metz ne tire pas pleinement profit de l'important potentiel économique qu'il y a dans la zone. « Depuis 1999 » explique l'industriel Bernard Serin, « Metz se situe budgétairement dans le dernier tiers des clubs de Ligue 1 alors qu'il était dans le second auparavant. Mais on dispose d'un bassin important avec 1,5 millions de personnes sur la Moselle, la Meurthe-et-Moselle Nord et le sud du Luxembourg. En terme de potentiel, on se situe dans le premier quart hexagonal. La question, c'est comment rapprocher ces deux éléments ? ».

    Pour y arriver, les dirigeants mosellans ont quelques pistes en tête. Et de gros espoirs placés dans un stade Saint-Symphorien new-look qui offrirait des possibilités très élargies. On sait que l'agrandissement de la tribune Sud est acquis depuis un bout de temps déjà. « Mais on est arrivés à la conclusion qu'il fallait aller plus loin dans la démarche » note Carlo Molinari.

    Bien plus loin même. Si la capacité de Saint-Symphorien passerait de 27.000 à 32.000 places environ, c'est toute l'architecture de l'enceinte qui serait repensée, avec notamment la création d'un parking de 600 places, l'adossement au stade d'un hôtel partenaire et d'un centre d'affaires permanent, et le développement spectaculaire des loges, lesquelles verraient leur nombre passer de 600 à 2500.

    Avec ce nouvel outil, plus grand, plus accueillant, plus moderne, le FC Metz espère ''booster'' le poste marketing du club. « A Lens » poursuit Bernard Serin, « les recettes marketing représentent 15 millions d'euros. A Metz, 3 millions d'euros. Il n'y a pas de mystère, ces 15 millions lensois correspondent à leur capacité d'accueil ».

    Toujours dans le top 10 en L1

    En développant ce poste, le FC Metz espère atteindre un potentiel budgétaire d'environ 40 millions d'euros en 2010. Précision, il aurait un budget d'environ 23 millions d'euros la saison prochaine en cas de remontée en Ligue 1. Sentez la différence... Mais si le projet est ambitieux, il a forcément un coût. Alors que la ville de Metz avait budgété 3 millions d'euros pour les travaux de la seule tribune Sud, la note finale devrait flirter avec les 50 millions d'euros selon Bernard Serin. « Mais la partie la plus importante serait assumée par le privé » précise le vice-président grenat.

    Malgré l'importance de l'investissement, les collectivités accueilleraient en tout cas plutôt positivement le projet. « On a bon espoir que les travaux commencent cette année » glisse Carlo Molinari. Reste à savoir si les résultats seront à la hauteur de ces ambitions. C'est souvent l'élément déterminant en pareilles circonstances. Le FC Metz avance pour objectif de figurer constamment parmi les dix premiers de Ligue 1. Une raison supplémentaire de ne pas faire de vieux os en Ligue 2.

    « Tout est possible »

    METZ. Le face-à-face date un peu, mais Joël Muller en garde encore des souvenirs assez frais. Et pour cause, le directeur technique messin n'a pas oublié qu'en août dernier, Libourne-Saint-Seurin n'avait perdu qu'un but à zéro à Saint-Symphorien et que cette équipe girondine est une de celles qui ont posé le plus de difficultés aux Mosellans à domicile. Le technicien porte un regard avisé sur cette équipe girondine que Metz retrouvera... dès la semaine prochaine en championnat !

    - Joël, que pensez-vous de cette équipe de Libourne-Saint-Seurin ?

    - C'est une formation qui s'est vite adaptée au rythme de la Ligue 2. Ils ont eu un apprentissage difficile, mais ils ne sont plus dans les trois derniers depuis un petit moment déjà. Ils vont de l'avant et même s'ils encaissent des buts, ils en marquent aussi. Regardez leurs derniers résultats. Libourne vient de marquer deux fois à Bastia, a inscrit trois buts le match d'avant devant Brest, a marqué deux fois contre Istres et Reims... C'est une équipe bien en place, bien organisée avec un milieu dense.

    « Ne pas prendre de but trop vite »

    - Jarville a quand même sa chance ?

    - Tout est possible ! C'est vrai que les conditions météorologiques seront plutôt favorables au club hiérarchiquement supérieur. S'il y a de la neige ou du verglas, cela nivelle un peu les valeurs mais là, il n'y aura ni l'un, ni l'autre. Ceci dit, Blénod avait bien posé des problèmes à l'OM aux Fonderies il y a une vingtaine d'années... En tout cas, je salue le travail accompli par Alain Rigole pour hisser le club jarvillois à ce niveau.

    - A votre avis, par quoi passe un éventuel exploit jarvillois ?

    - Par le fait de ne pas prendre de but trop vite. Si l'équipe hiérarchiquement supérieure n'arrive pas à marquer, elle peut se mettre à douter au fil des minutes.

    Vers un échange Obraniak-Gygax

    Ludovic Obraniak n'est pas encore au LOSC, le Suisse Daniel Gygax n'est pas encore à Metz, mais Joël Muller a avoué hier que les différentes parties avançaient l'une vers l'autre. « On s'est rapprochés de Lille » a admis le directeur technique messin hier. Après avoir pris acte du désir de Ludovic Obraniak de rejoindre le club nordiste, le FC Metz doit désormais rencontrer l'attaquant suisse ce week-end. « On a envie de connaître sa position et savoir s'il a réellement envie de venir à Metz » a précisé Joël Muller.

    Si c'est effectivement le cas, on devrait donc se diriger vers le prêt de Gygax à Metz et le départ d’ Obraniak à Lille assorti vraisemblablement d'une indemnité versée au club grenat. « Les propositions financières du LOSC commencent à être décentes » commentait encore le directeur technique mosellan. De quoi envisager un épilogue imminent. Et peut-être même dès ce week-end...

    Des Grenats au petit trot

    ·  FC METZ (L2) BAT LOUHANS-CUISEAUX (NATIONAL) : 3-1.

    LOUHANS-CUISEAUX. Mi-temps : 0-1. Arbitrage de M. Boulay (Ligue de Bourgogne).

    Les buts : pour Metz : N'Diaye (18'), Mangane (75'), Lanteri (90'+3). Pour Louhans-Cuiseaux : Nuang (78' sur pen).

    LOUHANS. Eliminés tous deux des 32e de finale de la Coupe de France, les Bourguignons sortis à Gueugnon 3-1, les Messins battus par le LOSC 0-2, les deux équipes se sont donc retrouvées hier soir à Louhans, pour un match amical. C'est le FC Metz, bien plus à l'aise techniquement, qui allait le premier se mettre en évidence. A la 18', Moktar N'Diaye se trouvait à la réception d'un centre de Babacar Gueye (0-1). Les jeunes Bressans mettaient tout en œuvre pour revenir, mais la finition laissait à désirer. Les Messins allaient même prendre le large grâce à Mangane de la tête (75'). La messe était dite même si Niang parvenait à réduire le score sur penalty pour Louhans trois minutes plus tard. Metz scellait même sa victoire dans le temps additionnel lorsqu'à la suite d'un nouveau centre délivré de la droite par Cissé, Lanteri encore de la tête, s'en vint crucifier le jeune gardien Perez.

     

     

     

     

    January 19

    « Ne pas prendre pourceaux pour connils »

     (Tiré du manuscrit « cent nouvelles nouvelles » de Philippe de Vigneulles…)

    http://dl-3.free.fr/52616e646f6d4956140352dbff0e8390d330b89c177f5ccec19fb91dbdb6cd32/Nepasprendrepourceauxpourconnils.mp3

    Sur le chemin qui conduit de Gorze à l’Abbaye de St Symphorien, « le » Jérôme marchait à pas lents, traînant derrière lui deux pourceaux.

    Il les avait engraissés à grand peine de petit lait et de bouillie de racines, et s’en était allé le matin même à la première heure pour les vendre sur le champ de foire de la bonne ville de Metz, près de la Seille.

    Comme il quittait sa chaumière, sa femme, « la » Guillemette  lui avait formellement interdit de s’en défaire pour moins de trois sous l’un.

    Comme par un fait exprès, les pourceaux abondaient sur le marché et personne n’avaient voulu les acheter à  plus de cinq sous la paire et encore eut-il fallu en plus, payer à boire !!!

    Aussi le Jérôme s’en revenait-il, ce soir là, remorquant avec mélancolie ses bêtes en songeant, non sans amertume aux arguments frappants  dont son épouse allait user et abuser pour le convaincre « qu’il n’avait pas su comment s’y prendre ».

    Sur la même route, en sens contraire, cheminaient non moins tristement, frère Simonnat et frère Abriat, moines de Saint-Pierre aux églises. La détresse régnait alors en ce couvent situé près du beffroi. Les pauvres religieux en étaient réduits à vivre des aumônes que les passants qui frappaient à leur porte  pour demander asile voulaient bien leur laisser.

    Ainsi, le père abbé décida d’envoyer à l’aventure deux de ses fils pour qu’ils s’efforçassent de rapporter quelques dons permettant d’attendre le retour de la guerre du bon seigneur-évêque, qui ne manquerait pas de fêter sa joyeuse entrée en son palais par des largesses au  monastère voisin.

    L’hiver ayant été  rude et les récoltes mauvaises, la misère régnait dans les campagnes et les deux moines quêteurs s’en revenaient, après huit jours de randonnées, besaces vides et têtes basses.

    Ils continuèrent leur chemin en récitant des patenôtres. Arrivés sur les hauteurs du Mont sacré, à un endroit où la route reste droite un moment, le découragement les prit et ils se laissèrent choir, vaincus par la fatigue, la soif et la faim, sur un talus.

     Ils étaient là depuis un moment, à essayer de récupérer quelques forces, quand le Jérôme leur apparut au loin, courbant de plus en plus l’échine et traînant la jambe à mesure qu’il se rapprochait de sa masure, se préparant d’avance à la volée qui n’allait guère tarder à s’abattre sur ses épaules.

    « Par la mère de Dieu, que voilà donc là-bas quelque chose qui ferait bien sur notre table !!! s’écria, avec un soupir d’envie, frère Abriat en apercevant les deux acolytes du marra ut.

    « Qu’est-ce donc ? dit Simonnat, qui avait la vue basse.

    -Deux pourceaux que conduit un homme.

    -Repoussons les tentations, mon frère répondit Simonnat et pour chasser le Malin, récitons un psaume.

    Mon frère, il me vient une idée, dit Simonnat après le troisième verset.

    Ceci-dit, il se dépouilla de son froc, s’en fit une sorte de bonnet, pour cacher sa tonsure, et partit au devant du manant en chantonnant.

    Ainsi affublé, il dit à frère Abriat : « laissez-moi partir devant et ne vous mettez en route que lorsque vous m’aurez vu engager la conversation avec ce bonhomme-là. Et souvenez-vous d’avoir le maintien grave et recueilli, comme il convient aux serviteurs de Dieu.

    A quelques pas de Jérôme, frère Simonnat s’arrête sur place et se prit à l’examiner curieusement, puis soudain l’interrogeant :

    « Ah ! Ça mon ami, est-tu fou de traîner ainsi deux lapins.

    Deux lapins ? Jérôme s’arrête net contemplant l’étrange personnage et son visage exprima s’il se peut, un ahurissement encore plus grand.

    Deux lapins ? reprit-il  - Hé oui, deux lapins n’y vois-tu donc pas clair ?

    Un instant Jérôme croit avoir affaire à un fou, mais l’air de profonde commisération de Simonnat le troublait.

    Enfin Jérôme parla : Ce sont pourtant là deux gros verrats bien gros, même que je les ramène de la foire où j’aurais bien voulu les vendre, ajouta-t-il avec tristesse.

    -Et tu t’en étonnes ! A qui aurais-tu voulu vendre des lapins pour des porcs ! À moins qu’un mauvais plaisant mal intentionné n’ai fait la substitution pendant que tu avais le dos tourné.

    Jérôme ne savait plus que penser : s’il devait rire ou se fâcher.

    -Après tout mon brave, dit le moine, ce n’est pas mon affaire, tu es bien libre de promener ainsi, en laisse, ces connils ! Et il éclata de rire.

    Le Jérôme commençait à douter et se demanda s’il n’avait pas des hallucinations mais un grognement de pourceau lui  remit  les idées en place.

    -Veux-tu rattraper ce que tu as perdu au marché proposa le moine roublard ?

    Je te parie 10 sous d’or que tes bêtes ne sont que des lapins et il agita dans sa main quelques médailles de cuivre que le naïf Jérôme prit pour  de la monnaie courante.

    -« Tope là » dit-il : Si ce sont comme je le crois deux pourceaux, vous me donnerez vos sous d’or. Si ce sont deux lapins comme vous le prétendez, je vous les abandonne.

    Jérôme en lui-même se réjouissait déjà d’un retour triomphant auprès de Guillemette.

    …Mais qui va nous départager ?

    Sur ces mots approchait sur le chemin, frère Abriat marmottant des prières tête baissée, humblement.

    -« Voilà un vénérable ermite dit Simonnat à Jérôme, demandons-lui de juger notre différend.

    Mon père !, mon père !

    Abriat absorbé par ses prières, fit mine de ne pas entendre, puis semblant sortir d’un autre monde, il se fit expliquer ce qu’on voulait de lui et jetant un regard sur les deux pourceaux : « Tout de même, mon pauvre homme dit-il au vilain, tu n’aurais pas eu l’imprudence de jouer pour de l’argent ? »

    -« Mais, saint homme, c’est lui qui en a parlé ! » répondit Jérôme pensant avoir déjà gagné.

    -« Tant mieux pour toi, tu n’auras qu’à lui laisser ces deux méchants lapins. Ton pari ne t’aura pas coûté cher ».

    -« Mais mon bon ermite, ce sont des pourceaux ! »

    -« Des pourceaux ? Tu as bu plus que de raison, mon ami ! Se contenta de répondre Abriat. Et, sur un : « Dieu vous garde mes fils » il reprit sa route en marmonnant.

    Jérôme atterré, restait planté là, au milieu de la route et Simonnat, narquois lui enleva des mains la corde et sur ce, il se mit en marche, entraînant les verrats.

    …On devine l’accueil que fit la Guillemette à son mari.

    Jérôme eut beau raconter son aventure, elle n’y voulut pas croire et les coups de pleuvoir sur le dos du pauvre Jérôme !

    Jérôme raconta son histoire à ses voisins qui reconnurent dans les deux chenapans, les deux frères quêteurs qui le matin même avaient traversé le village.

    Mais, s’attaquer à des gens d’église était chose délicate. Ils ne savaient que trop, par cruelle expérience, que la « justice du seigneur-évêque » n’hésitait guère entre serfs et gens d’église et il fut décidé, d’un commun accord, qu’on ferait silence sur l’incident….

    L’hiver s’acheva, la campagne refleurit. Quand vint la Saint Jean, le monastère dépêcha vers ses tenanciers le père Procureur accompagné de frère Abriat pour toucher dîmes et fermages.

    Le village de Saint-Martin, où habitait Jérôme, étant  le plus important de la région, village de ban, il avait le privilège de posséder  une grange dîmière (où le seigneur percevait la dîme) et la balance abbatiale. Le père Procureur y arriva le matin même de la Saint Jean.

    Sur la place les serfs attendaient depuis tôt le matin et devisaient en se plaignant de la dureté de ces temps de guerre et de celles que leur réservait la vie :

    - « Braves gens dit le père Procureur, je ne vois point là les redevances, ni les chariots dans lesquels vous devez  les conduire ce soir au couvent.

    « C’est que vous avez la vue basse, mon père » dit  le gros Pierre, le plus rusé de la bande, car voici la file des attelages. Et, il montra du doigt, dans un coin de la place, un chariot d’enfant.

    Le père Procureur était un brave homme. Il savait ses serfs  malicieux et, croyant à quelque plaisanterie, il n’insista  pas. Puis, il ouvrit la grange dîmière fit accrocher la balance, s’assit et feuilleta son livre de comptes.

    « Voyons, voyons…Commençons, dit-il. Toi, gros Pierre, tu nous dois deux sacs de blé » 

    -Les voilà ! répondit l’interpellé qui jeta, puisant dans sa poche, quelques grains dans le plateau.

    L’économe, sans sourciller continuait à lire :

    « Jérôme, tu nous dois cinq oies grosses, Boniface, trois porcs de lait » !

    Il s’arrêta et leva les yeux. Il vit les grains dans le plateau et, à terre,  une brochette de cinq  moineaux et trois lapins attachés par les pattes.

    Le frère économe était patient mais sa patience avait des limites et il laissa sa fureur éclater !

    Alors, « Gros Pierre » interpella frère Abriat qui cherchait à fuir le débat, sentant que celui-ci suivait « un mauvais chemin pour l’intégrité de sa carcasse » !

    « N’est ce point vous, mon frère, qui naguère jugeâtes pourceaux être  connils ? Connils à ce compte sans pourceaux ; oisillons, oies ; et grains épars, sacs pesants.

    Le père Procureur, qui ne comprenait rien à ce discours, continuait de tempêter, menaçant de sévir et d’aller quérir, sur le champ, les soldats du Seigneur-évêque.

    Les serfs, eux, commençaient à sérieusement s’inquiéter et pensaient en eux-mêmes que l’aventure allait-sans doute- mal finir.

    Mais, le frère Abriat avait un air si… « Embarrassé » que le père Procureur lui demanda « quelques explications »….

    C’est ici que s’arrête cette histoire, à la page déchirée du manuscrit d’où est tirée cette fable. Comment s’est terminée cette histoire ? Nul ne le sait. Qu’il me soit ici, cependant, permis d’hasarder cette hypothèse :

    Le litige dut aller jusqu’au Tribunal du Seigneur-évêque de la bonne ville de Mets et, c’est de la sentence rendue que doit dater ce curieux usage, relaté dans une charte des archives départementales, selon laquelle, le jour de la St Jean, le Seigneur-évêque de Metz, fait remettre à l’abbé de St Pierre aux églises, par un de ces hommes d’armes ,un lapin sur un plat d’argent, pour le faire-sans doute-se souvenir de ne point trop exploiter ses serfs. Reste aujourd’hui cette expression, toute messine, qui a donné une expression bien française que l’on pourrait croire destinée à nos prétendants politiques d’aujourd’hui : ne pas prendre, en restant poli, les gens pour ce qu’ils ne sont pas ! Ils ne sont pas tous …connils ?

     

     

     

     

    L'après Obraniak dès ce soir ?

    EN AMICAL. Pour combler cette mini-trêve, le FC Metz affrontera aujourd'hui Louhans-Cuiseaux (13e de National) en amical, à 19 h. Francis de Taddéo pense déjà à l'après Obraniak, même si le départ du milieu défensif grenat vers Lille n'était toujours pas été officialisé hier. En effet, l'équipe pourrait débuter la rencontre sans son métronome. Histoire de préparer le prochain match, le vendredi 26 janvier à Libourne Saint-Seurin. Par contre, le club du président Carlo Molinari n'a pas attendu pour effectuer d'autres opérations concernant la case départ. Ainsi, le petit attaquant péruvien Wilmer Aguirre est parti mercredi après-midi effectuer un essai de quelques jours au sein du club belge de Mouscron. Le transfuge de Lima s'était blessé juste avant la première journée de championnat et n'était pas parvenu à trouver une place au sein de l'attaque messine ensuite. Pour finir, le Sénégalais Daniel Bocandé est de son côté à l'essai à Reading (Angleterre).

    ·  ESSAIS. Quatre jeunes joueurs sont à l'essai depuis depuis mardi. Il s'agit de deux Brésiliens (un gardien, un milieu) et de deux milieux Serbes, âgés de 18 ans.

    ·  32e DE FINALE DE LA COUPE GAMBARDELLA. L'équipe des 18 ans du FC Metz - la seule à représenter la Lorraine - ira affronter l'équipe d'Annecy (Haute-Savoie) le 10 ou 11 février prochain. Les Messins avaient obtenu leur qualification en écrasant Chaumont (5-0).

     

    Un élan à retrouver

    Test amical, ce soir à Louhans, pour l'équipe de Francis De Taddeo. Sans Ludovic Obraniak, Metz doit en profiter pour se remettre dans le sens de la marche.

    En amical, ce soir à Louhans-Cuiseaux et lundi à Trèves. En championnat, à Libourne, le vendredi 26 janvier. En apparence, trois rendez-vous à l'intérêt bien distinct. En apparence seulement, car dans l'esprit de Francis De Taddeo, ceux-là sont intimement liés. Leur issue ne changera rien à la face du monde grenat, mais les deux tests proposés à la faveur de la coupure imposée par la Coupe de France devront en effet permettre à son équipe de se ressaisir avant de repasser aux choses sérieuses, dans une semaine en Gironde. Un mois "décevant" est passé par là. De Villemomble - équipe de CFA face à laquelle le leader s'était péniblement qualifié pour les 32e de finale de la Coupe de France, avant d'être éliminé par Lille - à Reims, la semaine dernière, Metz a marqué le pas. Sans conséquence fâcheuse au classement, les balbutiements qui ont accompagné le passage à la nouvelle année restent malgré tout en travers de la gorge de l'entraîneur.

    "S'il joue..." Otage d'une affaire Obraniak qui n'en finit pas de s'éterniser, Francis De Taddeo sait l'importance des prochaines heures. Aujourd'hui, et dans trois jours, de l'autre côté de la frontière allemande, le technicien mosellan devra revoir un certain nombre de choses. Et en mettre d'autres en place, en prévision du départ de Ludovic Obraniak: la perspective n'a fait que se rapprocher, hier, avec l'annonce des joueurs retenus pour Louhans. Pas trace du numéro 13, empêché par des douleurs aux adducteurs. Derrière l'explication officielle, il ne fait aucun doute que ce forfait de dernière minute confirme l'idée selon laquelle la fin de l'aventure a bel et bien sonné entre le milieu de terrain et le club du président Carlo Molinari. A moins qu'on ne revoie la silhouette d'Obraniak, lundi à Trèves. "Mais s'il joue, coupe son entraîneur, cela signifiera à mes yeux qu'il reste à Metz..."

    Derrière ce propos, la conviction que le temps est compté. Et que Metz ne peut pas s'offrir le luxe de flâner en attendant que l'un des siens boucle définitivement ses bagages. "Nous sommes leaders, ne l'oublions pas. Nous ne pouvons donc pas nous satisfaire de nos dernières statistiques." En championnat, celles-là se résument au résultat nul ramené d'Istres (0-0), le 22 décembre, et à celui concédé vendredi dernier face à Reims (2-2). Alors certes, Metz est toujours confortablement installé aux commandes de la Ligue 2. "Mais le confort est le pire ennemi des compétiteurs, insiste De Taddeo. Aujourd'hui, il faut reprendre notre destin en mains. Depuis un mois, ce sont surtout les résultats de nos adversaires qui l'entretiennent."

     

    A 21, sans Obraniak

    Pour ce premier match test, Francis De Taddeo a retenu un groupe de vingt-et-un joueurs. Face à Louhans, actuellement 10e en National, l'entraîneur messin en profitera pour faire tourner son effectif. De fait, deux équipes messines devraient se succéder sur la pelouse du Parc des Sports du Bram. Ludovic Obraniak ne fera partie d'aucune d'entre-elles: gêné aux adducteurs, dixit la voix officielle, le milieu de terrain a été dispensé du voyage en Saône-et-Loire. Il en est de même pour Landry Bonnefoi. Touché au pied, la doublure de Christophe Marichez a cédé sa place à Oumar Sissoko.

    Le groupe messin. Gardiens: Marichez, Sissoko. Défenseurs: Anton, Bassong, Belson, Béria, Bong, C. Gueye, Delhommeau, Diop, Léoni, Mangane. Milieux: Cardy, Agouazi, François. Attaquants: B. Gueye, Contout, Cissé, Lanteri, N'Diaye, Renouard.

     

    En direct, à 20h30

    Initialement programmé à 20h, vendredi 2 février, le match Metz - Brest comptant pour la 23e journée de championnat débutera finalement à 20h30.

     

    En phase d’anticipation

    Les Grenats ont un match amical vendredi soir à Louhans Cuiseaux (National). Francis De Taddeo emmènera vingt et un joueurs. Chacun jouera un bout de match. Le but ? Trouver un système défensif. En l’absence d’Obraniak.

    Ludovic Obraniak ne sera pas là. Il va peut-être falloir s’y habituer. Le milieu de terrain, qui est en partance pour Lille, ressent une douleur aux adducteurs. Le staff messin a préféré éviter tout risque de blessure plus grave, quelque soit son ‘futur’ club, Metz ou Lille. Ceci s’ajoute aux absences de Mayebi, en sélection et Bonnefoi, qui a un pied douloureux.
    Mais peu importe, finalement, car ce voyage en Bourgogne sera essentiellement utilisé à des fins d’anticipation. Tous les joueurs convoqués seront utilisés au moins une partie de la rencontre. « Dans notre métier, philosophe le coach messin, il faut trouver des solutions avant d’avoir des problèmes. Nous allons profiter de ce match pour nous préparer à devoir faire autrement. Même si ce n’est pas fait, on doit anticiper le départ de ‘Ludo’. Chacun participera et aura un objectif défensif à remplir dans un premier temps. » Le lendemain matin, une séance d’entraînement est prévue. Décrassage pour les uns, opposition interne pour les autres. Histoire de réfléchir activement sur ce qui a été aperçu la veille.

    Le groupe messin : Marichez, Sissoko – Anton, Bassong, Béria, Bong, Belson, Diop, C. Gueye, Leoni, Mangane, Delhommeau – François, Agouazi, Cardy, Contout, Renouard – Cissé, B. Gueye, N’Diaye, Lanteri
    Coup d’envoi à 19h au Stade du Bram

    Formation
    CFA : La rencontre Calais – Metz a été reportée, les Nordistes jouant en Coupe de France face à Sedan.
    18 ans : Metz – Gueugnon, samedi 14h30 à la Plaine de Jeux
    16 ans : Strasbourg – Metz, dimanche 14h30
    14 ans : Metz – Nancy, dimanche 14h30 à la Plaine de Jeux

     

    De Taddeo à visage découvert

    Record d’affluence au Forum des Lecteurs du Feu Sacré hier soir. Francis De Taddeo en était l’invité. L’entraîneur des Grenats a régalé la nombreuse assistance en lui dévoilant une partie de son riche vécu de formateur… et d’entraîneur.

    Francis, quel est votre avis sur...

    … le prêt éventuel de Wilmer Aguirre à Mouscron

    Francis De Taddeo : « Nous n’avons pas une équipe aussi dominatrice que ce que les statistiques peuvent laisser penser. Lorsqu’un duo d’attaque fonctionne, on a tendance à continuer de lui accorder sa confiance. Compte tenu de ces deux paramètres, je ne peux pas faire de promesses à Wilmer sur la seconde partie de saison, lui dire qu’il va jouer davantage. La solution du prêt est intéressante. Le championnat belge est moins exigeant que la Ligue 2. Nous allons pouvoir l’observer de façon concrète dans une compétition européenne. S’il marque des buts, et je sais qu’il en est capable, il reprendra confiance et pourra alors peut-être s’intégrer au sein de l’équipe la saison prochaine. »

    … le renforcement éventuel de l’effectif si l’équipe accède à la Ligue 1

    F.D.T. : « La première erreur serait de faire évoluer le groupe trop tôt et trop vite. Il faut se référer au passé du club. Lorsque nous avons chamboulé l’effectif en profondeur, cela ne s’est pas bien passé la plupart du temps. Nous pouvons prendre exemple sur les clubs qui sont remontés et qui n’ont pas pu ou pas voulu se renforcer. Certes, l’équipe est assez jeune dans l’ensemble. Mais on peut aussi se dire qu’elle va mûrir. Lorsque étais en charge de la réserve, je commençais toujours la saison avec un effectif jeune. Les premiers mois, on souffrait, c’était difficile. Puis, début janvier, nous prenions des points car nous ne rééditions plus les erreurs de début de saison. Les joueurs avaient grandi. »

    … la mauvaise passe que traverse l’équipe

    F.D.T : « Nous sommes beaucoup moins présents dans les secteurs de jeu qui faisaient notre force au cours de la phase aller du championnat : la capacité à marquer dès la 1ère ou la 2ème occasion et les coups de pieds arrêtés défensifs. Il y a un coup de ‘moins bien’ à ce niveau-là depuis le mois de décembre. Nous y avions battu Strasbourg sur un score large mais si on décortique le match, on s’aperçoit que nous ne l’avions pas véritablement maîtrisé. Les autres matches (Villemomble, Istres, Lille, Reims) ont démontré que nous étions en retrait dans ces domaines. Cela ne peut pas être un hasard. Pour moi, une bonne équipe est une équipe qui marque des buts sans en encaisser. Regardez les scores, vous verrez que nous sommes devenus une équipe ordinaire. On peut devenir moyen voir même mauvais. Il faut casser cette spirale en travaillant nos points faibles. »

    … le fait que certains aient dit de vous, alors qu’on parlait également de Patrick Rémy pour succéder à Joël Muller, que vous étiez un ‘entraîneur au rabais’, une solution économique pour le club

    F.D.T. : « Je n’ai eu aucun mal à le digérer car, dans un sens, c’était vrai (sic) ! Je n’avais aucune expérience au niveau professionnel. Je ne pouvais donc pas prétendre à gagner ce que des entraîneurs confirmés peuvent gagner. Le FC Metz, en me choisissant, pouvait me jauger dans un nouveau contexte. C’était aussi pour moi une façon de voir ce que j’avais dans le ventre. Au début, j’étais angoissé par rapport aux deux ou trois premiers matches. Car il ne fallait pas que je me rate d’entrée de jeu. Puis je me suis décomplexé. Après tout, d’autres avaient vécu cela avant moi… »

     

     

     

    January 18

    Il y a des mois comme ça...

    De sa victoire étriquée face à Villemomble à son accroc rémois, vendredi à Saint-Symphorien, le leader messin a traversé un mois délicat.

    Les temps changent. Après cinq mois de compétition avalés avec un appétit frénétique, le leader a perdu de sa superbe. Sans pour autant se mettre en position de danger, mais assez pour conduire Francis De Taddeo à ce constat : " Le vent nous est moins favorable. " C'était il y a quelques jours. Reims venait d'égratigner le tableau affiché par les Messins à l'heure de la vingt-et-unième journée de championnat, les contraignant à leur premier match nul à domicile (2-2). Reims, bête noire... A l'aller, le 3 août dernier, l'équipe de Thierry Froger avait dominé son adversaire grenat (2-0). Ce qu'aucune autre formation n'a réussi à faire depuis.
    A la frontière du doute et de l'inquiétude, les Messins ont posé une solide rambarde de quarante-huit points, scellée par la meilleure défense du championnat et l'une des toutes premières attaques. Leader depuis la mi-septembre, Metz le sera encore la semaine prochaine à Libourne. A ceci près qu'il se présentera sans avoir remporté un seul de ses quatre derniers matches. L'oubli - surligné par une élimination en Coupe de France - fait désordre. La dernière victoire messine ? Le 8 décembre, face à Strasbourg (4-1). Eclatante, mais un tantinet ternie par la suite des événements : Villemomble a fini par céder, aux tirs au buts, Istres a résisté, Lille a dominé et Reims s'est accroché. Le dernier mois messin à la loupe.

    Des soucis d'effectif

    A Istres, le 22 décembre, trois joueurs manquaient à l'appel. Malick Diop, suspendu, Stéphane Léoni et Julien François, blessés, ont obligé Francis De Taddeo à composer sans trois de ses titulaires habituels. La meilleure défense de Ligue 2 avait une fois de plus tenu le choc, mais le contraste d'ensemble avec la prestation livrée deux semaines plus tôt face au voisin alsacien n'en avait pas moins été saisissant. Incapables de s'imposer dans le temps réglementaire quelques jours plus tôt face à Villemomble (CFA), les Messins sont revenus d'Istres avec un nul peu glorieux mais suffisant pour boucler l'année 2006 avec treize longueurs d'avance sur le quatrième.

    Un coup de fatigue

    Le confort du leader est resté insensible à l'arrivée de la nouvelle année. Mais son entretien nécessitera un indispensable regain d'énergie. La fatigue s'est immiscée dans les rangs. A l'image de Julien Cardy. Artisan majeur de la première partie de saison réussie de son nouveau club, auteur d'un doublé contre Strasbourg, le milieu de terrain n'a pas eu le même rendement lors de ses dernières sorties. Et n'a pas été le seul dans ce cas. Derrière lui, Malick Diop, notamment, a montré quelques signes de fébrilité face à Reims. Exemple parmi d'autres de l'état de santé général. Accueillie avec soulagement, la trêve hivernale n'a peut-être pas été suffisante pour permettre aux organismes de se requinquer.

    L'efficacité en question

    Trois buts, dont un sur penalty, sur l'ensemble de ses quatre derniers matches... L'attaque messine a connu des heures plus fastes. L'un de ses représentants, Papiss Cissé, en particulier : le Sénégalais n'a plus trouvé le chemin des filets depuis le 20 novembre face à Ajaccio (2-0). Inquiétant ? Pas encore. D'autres, comme Julien François, buteur face à Reims, ont apporté leur contribution au chantier. Mais pour Francis De Taddeo, cette fuite de la réussite se pose comme une nouvelle question. Une de plus, ajoutée à celles qu'imposera un jour ou l'autre le départ annoncé de Ludovic Obraniak.

    Aguirre vers Mouscron

    La journée de mercredi n'a pas fait avancer le dossier Obraniak. "Il n'y à rien de nouveau, indiquait hier le directeur sportif, Joël Muller. Nous continuons à discuter avec les dirigeants lillois (...). Il faut aussi que nous rencontrions Daniel Gygax. Or, nous n'avons toujours pas fixé de rendez-vous." Le milieu de terrain messin devra donc encore patienter avant de mettre le cap sur le Nord. Le verra-t-on une dernière fois sous le maillot messin, demain, en amical à Louhans? Rien n'est moins sûr à en croire Francis De Taddeo: "J'en discuterai avec Ludo, mais nous n'avons pas de temps à perdre." Autrement dit, l'entraîneur messin compte bien sur ce rendez-vous pour préparer son équipe à l'après-Obraniak. Dans ses plans, Francis De Taddeo ne compte plus sur Wilmer Aguirre. Arrivé cet été à Metz, très peu sollicité jusqu'ici (une apparition), l'attaquant péruvien a rejoint la Belgique hier après-midi: direction Mouscron, douzième de son championnat, pour un essai de quelques jours susceptible de déboucher sur un prêt.

    Pour finir, le Sénégalais Daniel Bocandé est de son côté à l’essai à Reading

    January 17

    Chronique d'un départ annoncé (suite)

    L'heure des discussions

    Carlo Molinari et Francis De Taddeo ont déjeuné hier avec Ludovic Obraniak. Le milieu de terrain messin a réaffirmé à ses dirigeants actuels son désir de quitter le FC Metz dès ce mois de janvier. La bras de fer est donc engagé mais il devrait trouver un épilogue rapide.

    Le président messin n'est pas inactif pour autant. Au lendemain de son refus de la nouvelle proposition lilloise, Carlo Molinari aurait adressé une contre proposition à son homologue lillois dans laquelle il explique l'indemnité qu'il attend pour permettre le départ de Ludovic Obraniak. La navette entre les deux clubs continue donc et les contacts ne sont absolument pas rompus. En attendant, les Messins annonceront vendredi le « Projet Grenat 2010 ». Initialement, Ludovic Obraniak devait en être la pierre angulaire. Ce ne sera certainement pas le cas.

    Retours dans les rangs
    Souffrants, lundi, Laurent Agouazi et Babacar Gueye ont retrouvé leurs coéquipiers hier. Les deux joueurs ont débuté la journée à l'écart du groupe, avec le préparateur physique, mais ont participé au rendez-vous commun de l'après-midi. "Une grosse séance axée sur le travail physique" est prévue aujourd'hui (10h) pour les joueurs de Francis De Taddeo.
    Absences. Séance écourtée, hier matin, pour Momar N'Diaye: l'attaquant messin a reçu un mauvais coup au tibia. Il a rejoint Daniel Gomez, blessé samedi en CFA, à l'infirmerie. Joslain Mayebi, lui, était retenu avec la sélection nationale du Cameroun.
    Essais. Quatre joueurs sont à l'essai depuis hier. Il s'agit de deux Brésiliens (un gardien et un milieu) et de deux Serbes (milieux de terrain). Tous sont âgés de 18 ans.

    Carlo Molinari : "Notre position est claire..."
    Carlo Molinari, vous en êtes où ?
    C'est franchement de plus en plus compliqué. Ces situations-là, j'en suis fatigué. C'est comme ça, mais j'ai du mal à m'y habituer...
    Vous avez eu Michel Seydoux longuement au téléphone, lundi après-midi...
    Le président du LOSC m'a fait ce qu'il dit être une dernière proposition. Mais j'ai le sentiment que la porte est encore entr'ouverte.
    Vous avez rencontré Ludovic Obraniak aujourd'hui (hier) ?
    Oui, ce midi, en compagnie de Francis De Taddeo. Je suis surpris, sa détermination est très grande.
    C'est à dire...
    Que quoi qu'il arrive, il ira jouer à Lille.
    Rien ne peut l'empêcher ?
    Non, il me dit même avoir signé une espèce de précontrat.
    Quel est votre objectif désormais ?
    Défendre les intérêts du club avant tout. Financièrement, au moins, le FC Metz doit y trouver son compte.
    Obraniak peut-il encore rester ?
    Franchement, non, c'est difficile de le garder. Sa tête est à Lille, plus à Metz. Mais pour le moment, nous n'avons pas trouvé d'accord.
    Que lui avez-vous dit ?
    Notre position est claire, désormais. On a bien compris qu'il veut s'en aller, qu'il veut disputer la Ligue des champions; mais c'est à lui de se débrouiller pour obtenir du LOSC qu'il fasse les efforts nécessaires.

    Béria: "Le plus dur c'est pour lui"

    Le défenseur messin ne s'inquiète pas outre mesure du possible départ de son coéquipier.
    Pas d'émotion particulière dans la voix. Pas de trace d'agacement non plus lorsqu'on aborde la question "Ludovic Obraniak" avec lui. Comme beaucoup de ses coéquipiers, ces jours-ci, Franck Béria n'a pas échappé à la curiosité et à l'impatience ambiante. Partira, partira pas? Le défenseur se contente de faire la part des choses. L'avenir de son pote Ludo d'un côté, celui du FC Metz, et donc le sien, de l'autre. Entre les deux? Une décision dont l'officialisation n'était toujours pas effective hier après-midi... Pesant? "Pour nous, non, enfin je ne crois pas. En tout cas pas en ce qui me concerne. C'est pour Ludo que ça doit être difficile. Ce n'est pas évident de rester concentré dans ces conditions. Et je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de se préparer, d'être performant."
    Ses bagages pour le Nord posés dans un coin de sa tête, Ludovic Obraniak s'est pourtant efforcé, jusqu'ici, de mettre ses envies d'ailleurs de côté. Vendredi, contre Reims, le milieu de terrain messin a encore avalé les kilomètres. Hier, il s'est encore entraîné avec ses coéquipiers... Présent, oui, mais sans avenir ici à en croire le contenu des derniers bulletins d'informations distillés par le FC Metz. "Mais quelle que soit l'issue de l'affaire, ça ne changera rien pour nous.> Franck Béria coupe court à la crainte de voir la machine grenat s'enrailler: "Ludo fait partie du groupe, il y occupe une place importante, mais il n'a pas pris les quarante-huit points tout seul. Nous les avons gagnés tous ensemble."
    "Dommage"
    "Nous, nous sommes assez contents de ce qui lui arrive. Ludo récolte les fruits de son travail>, poursuit le défenseur. Lui aussi sera en fin de contrat d'ici à quelques mois. Un point commun qui facilite peut-être sa lecture des événements... "Ce n'est pas donné à tout le monde d'être contacté par un club comme Lille... C'est une forme de reconnaissance." L'intéressé l'a bien compris.
    "Je n'irai pas jusqu'à dire que ce qui se passe est regrettable, c'est sa décision et nous devons la respecter. C'est simplement dommage, finit par admettre Franck Béria. Parce que nous vivons une belle aventure." Dont la suite devra s'écrire la 26 janvier prochain à Libourne. Avec ou sans Obraniak.

    Un nouveau départ"
    Francis De Taddeo s'est fait une raison. Dans l'esprit de l'entraîneur messin, le départ de Ludovic Obraniak n'est en effet plus qu'une question de jours... "Je ne pense pas que les choses dureront jusqu'au 31 janvier.> N'y cherchez pas un signe quelconque d'approbation: "Le gros perdant dans cette affaire, c'est moi. Même si l'on nous propose le prêt de Daniel Gygax. C'est un bon joueur, international suisse, mais Ludo, c'est un très bon joueur, voire un grand joueur." Derrière la déception et le questionnement, Francis De Taddeo ne cache pas une certaine forme d'impatience à voir la situation se régler. "Ce sera en quelque sorte un nouveau départ. Nous y avons déjà réfléchi." En coulisses, l'après-Obraniak est déjà en marche.

    Qui est Daniel Gygax ?

    L'international suisse et milieu de terrain lillois pourrait emprunter le chemin inverse. Toutes les conditions paraissent réunies.
    Si, comme c'est quasiment inéluctable, Ludovic Obraniak migre vers le Nord, il pourra croiser sur le chemin le Suisse Daniel Gygax (notre photo). Pour le moment, toutes les conditions sont réunies. Francis De Taddeo est prêt à l'accueillir, le LOSC est prêt à le laisser partir et même à prendre en charge une partie de son salaire, enfin, le joueur est lui aussi ouvert à cette solution.
    Daniel Gygax, il est vrai, s'il souhaite se relancer, s'il souhaite retrouver sa sélection nationale, s'il souhaite enfin négocier un bon transfert en fin de saison, a tout intérêt à se montrer d'ici le mois de juin.
    Au LOSC, la saison dernière, Claude Puel lui a donné sa chance : 22 matches de championnat (4 buts) et deux de Ligue des champions. Mais depuis le mois d'août, il lui a réservé une portion congrue : deux matches seulement en championnat et un en Coupe d'Europe. En fait, il cire assidument le banc ou évolue en CFA. Pour quelle raison ? Milieu droit ou gauche, voire en soutien de l'attaquant dans un 4-2-2-1-1 (dans le rôle occupé souvent par Bodmer aujourd'hui), l'entraîneur lillois attend néanmoins de lui qu'il défende beaucoup, aussi. Ce que l'intéressé rechigne plutôt à faire. La rupture est désormais consommée. CQFD.

    Chronique d'un départ annoncé (suite)

    Le départ de Ludovic Obraniak est désormais acquis et n'est sans doute plus qu'une question d'heures. A condition que le LOSC fasse un dernier petit effort...  Depuis quarante huit heures, le téléphone chauffe entre le Nord et la Lorraine, entre Metz et Paris aussi. On est entré véritablement dans la dernière ligne droite, chacun avance ses derniers pions, tout le monde guette la moindre faille...Toute la difficulté de ce feuilleton de l'hiver est pointée par le président Molinari. "Le problème, c'est que les relations dans cette affaire sont multiples. Joël Muller discute avec Jean-Luc Buisine, le responsable de la cellule recrutement du LOSC, Ludovic Obraniak est en contacts réguliers avec Claude Puel, l'entraîneur, et je négocie avec Michel Seydoux, le président. Et ce qui est curieux, c'est que les positions ne sont pas toujours les mêmes, d'un interlocuteur à l'autre. J'ai un peu de mal à m'y retrouver."
    Ce qui est clair, en revanche, c'est que la décision finale interviendra bien évidemment au plus haut niveau des deux clubs. Et que les deux présidents ont hâte d'en finir!
    Michel Seydoux, qui apparaît plutôt serein, rappelle qu'au delà des vicissitudes de ce transfert, il y a bel et bien un joueur au milieu. "Ce serait mieux pour tout le monde, et en particulier pour le joueur, qui mérite un minimum de respect, que cela se termine.>, souligne le Lillois. "J'ai le sentiment que tout devrait être réglé dans les quarante-huit heures", confiait le dirigeant messin hier midi. Quelques minutes avant de rencontrer, une fois de plus, son joueur.
    Les données du problème sont désormais simples. Le LOSC propose un peu plus d'un million d'euros pour les mois de contrat restant et aussi le prêt d'un joueur jusque la fin de la saison. Metz en attend un peu plus. Les deux clubs se sont rapprochés, il leur reste à s'entendre définitivement.
    L'un, Michel Seydoux, dit, "La balle est dans leur camp", l'autre répond en gros l'inverse. Au milieu, effectivement, un joueur et son agent. Le scénario est classique, joué maintes fois en d'autres lieux. Sauf peut-être à Lille qui a réussi ces dernières saisons à garder des joueurs comme Tavlaridis ou Makoun relativement contre leur gré. Mais les arguments messins, c'est clair, ne sont pas encore du même ordre que ceux des Lillois! Le FC Metz le sait et va bien devoir composer.
    Contre mauvaise fortune, celle qui a conduit à se séparer déjà d'un garçon comme Ribéry lors du mercato d'il y a deux ans, il va s'agir de faire bon cœur. Comment ? D'abord en récupérant un pactole qui permettra d'alimenter la cagnotte transferts de l'intersaison, ensuite en accueillant un joueur soucieux de relancer sa carrière. L'objectif, le seul, à court terme, est maintenant d'assurer l'accession en Ligue 1. Et de se persuader qu'il y a aussi une vie sans Ludovic Obraniak.

     

    January 16

    Il part « danser »avec les dogues…

    Aujourd’hui, c’est un peu le blues…. En regardant le fond de la tasse, on ne voit que du noir, hein : pas trop envie de faire des choses, parce que, dès que l’on construit : paf, le coup de vent qui détruit ce que l’on vient de tenter d’élever..

    Donc, le « petit » va s’en aller et tout le monde est un peu triste…

    Moi, je suis mitigé : enragé et triste de le voir partir défendre d’autres couleurs, mais content aussi de voir un petit quitter le nid vers d’autres destinées, bien plus passionnantes que celles que l’on a pu lui proposer ici : j’ai essayé de me mettre à sa place : il n’y a pas photo, et il faudrait être bien possessif pour oser lui interdire de vivre ce qui l’attend : imaginez un peu : « la ligue des champions », de grosses confrontations : il a du en rêver toutes les nuits, le « petit » !

    Est-ce qu’on a le droit de le priver, par égoïsme de tout ça, alors que notre cher président a claironné partout que la coupe d’Europe ne l’intéressait pas ?

    Et bien, cette coupe là, président, elle intéresse les footballeurs, et comme ils savent qu’ici « on » n’est pas intéressé…

    Départ inévitable, « préparé » même dans les têtes avec le manque de clairvoyance présidentiel à l’orée de la nouvelle saison : quel contrat lui a-t-il été proposé, à ce jeune joueur, sous prétexte que « les contrats ne servent pas à grand-chose », en ces temps dits « modernes »…

    Zut, j’ai beau me dire que tout cela était écrit depuis belle lurette, je n’arrive pas à m’y faire à cette reconstruction permanente sur des fondations qui s’écoulent entre nos doigts comme les grains de sable d’une plage !

    Je suis triste à pleurer ; j’ai envie d’une seule chose : aller me coucher pour pouvoir rêver à tout ce que cela aurait donné, si…

    Si les Pires, Ribéry, Niang, Saha avaient pu rester….Où on serait, aujourd’hui ?

    Mais, avec des si….à part Paris à mettre en bouteille, il ne me reste que mes rêves à jeter à la mer, essayer de copier Prévert avec ma cuillère à faire tourner dans la tasse d’un café où on a oublié de mettre un peu de sucre, pour éviter que le mauvais poids s’installe, que les rêves deviennent réalité !

    Des rêves doivent rester des rêves, passer... Pour que d’autres rêves arrivent , sans chercher à s’installer…

    Bonne année qu’ils disaient…Une année de plus où, à défaut de rêver, il nous restera à espérer encore, comme toujours, que nos rêves ne deviennent pas cauchemars…

    Bonne année, président ! Mais pas trop de champagne, s’il vous plait : j’ai trop mal à ma tête…Que voulez-vous, c’est toujours un peu comme cela, les lendemains de fêtes : on est rattrapé par la triste réalité !

    Salut, Ludo : écoute l' indien qui chante la perte de l’un des siens sur la colline, regarde encore une fois autour ne toi, pour ne pas les oublier, et va, va danser avec les loups : laisse nous simplement la vieille chaussette : elle peut encore servir !

    Obraniak, le feuilleton continu

    FF : Obraniak, 1a tête à Lille

    DENOUEMENT. Le milieu offensif messin a fait son choix. il veut rejoindre le LOSC et la Ligue des champions des cet hiver. Face CL un joueur en fin de contrat en juin, le FC Metz, pourtant large leader de L2, n'a guère le choix.

    Dénouement. Le milieu offensif messin a fait son choix .Il veut rejoindre le Losc et la Ligue des Champions dès cet hiver. Face à un joueur en fin de contrat en Juin, le FC Metz, pourtant large leader de L21, n’a guère le choix. Vendredi dernier, face a Reims (2-2), le Messin Ludovic Obraniak a probablement dispute son dernier match sous ses couleurs de toujours. Forme chez les Grenat, le natif de Longeville-lès-Metz, la commune qui abrite le stade Saint-Symphorien, a effectue un tour d'honneur riche de symbole a l'issue de cette rencontre accrochée contre le voisin champenois. Cette manifestation avait de lourds relents d'adieux. Malgré quelques manifestations hostiles des tribunes de supporters lorrains qui ne comprennent pas encore sa décision de quitter le leader de la 12 pourtant en passe de retrouver l'élite, Obraniak a déjà tourne la page. « C'était probablement mon dernier match avec Metz, a-t-il avoue dans la foulée. Rien n'est encore signe avec Lille, mais cela devrait bouger dans les prochains jours. J'aimerais maintenant que· les choses se règlent le plus rapidement possible. Tant sportivement, en ce qui me concerne, que financièrement, pour le FC Metz, il est préférable que je parte maintenant plutôt que d'attendre la fin de cette saison. Je souhaite que les deux clubs trouvent un accord au plus vite. Moi, j'ai décidé de rejoindre le LOSC. » Ce feuilleton ne va pas s'éterniser. Les dirigeants messins vont prendre une décision qui devrait officiellement tomber ce mardi.ils sont pourtant face a un dilemme. Soit ils gardent Obraniak, en fin de contrat en juin, et s'assoient sur une belle indemnité, soit ils le vendent des ce mercato au risque de perdre un élément essentiel dans leur opération remontée.

    LE LOSC PROPOSE 1 M€ PLUS UN JOUEUR

    « Le garçon veut y aller et sa position nous pousse à la réflexion, concédait dimanche Carlo Molinari. Je présume même qu'il a déjà signe un précontrat. Si on le laisse partir, ce sera presque contre notre gré. C'est un choix cornélien entre l'attrait d'une bonne opération économique et la volonté de renforcer nos chances d'accession en le conservant. On va de nouveau examiner de tres près la proposition lilloise. »Tres dur en affaires, le président messin semble ainsi laisser planer un léger doute pour obtenir une petite rallonge de la part de Michel Seydoux, son confrère nordiste. Cette tactique a du bon. Initialement, le LOSC offrait 600 000 € pour Obraniak plus un bonus de 200 000 € suivant ses futurs résultats. La dernière proposition en date se monte a près de 1 M€ (dont des bonus) plus le prêt d'un joueur lillois jusqu'en fin de saison. Metz aurait à choisir entre Johan Audel et l'international suisse Daniel Gygax, qui aurait les faveurs du staff lorrain mais qui est aussi convoite par d'autres équipes dont Sedan, Troyes et les Young Boys de Berne. .

    Apres avoir manque le Sedanais Nadir Belhadj, qui s'est engage avec Lyon jusqu'en 2011 mais a été laisse a disposition du club ardennais jusqu'en juin, Lille veut ficeler le dossier du milieu gauche messin, qui s'y voit déjà. « n y a six mois, j'étais dans le flou et je sortais d'un vrai naufrage tant collectif qu'individuel, analyse Ludovic Obraniak. Aujourd'hui, j'ai la possibilité de vite profiter a la Ligue des champions! .le reste sur six mois merveilleux avec Metz. Si j'en suis la, je sais aussi a qui je le dois. C'est un peu un choix égoïste de ma part, mais c'est également une occasion unique. Lille est désormais un grand club. Le groupe a un vécu. J'y vais pour travailler et continuer de progresser. » En parlant au présent de son futur club, Obraniak a déjà plus que la tête clans la Nord. Un contrat de quatre ans et demi l'y attend, qui devrait être paraphe en  milieu de semaine.

     

    Obraniak, le feuilleton continu

    Metz a refusé la dernière proposition de Lille mais les négociations continuent entre les deux clubs: Ludovic Obraniak, lui, espère toujours rapidement rejoindre le Losc. Puisque Ludovic Obraniak a déjà fermement indiqué quelle serait sa prochaine destination, la question n'est plus de savoir si, oui ou non, le milieu de terrain ira à Lille: elle consiste aujourd'hui à savoir quand. "Dès que possible>, a-t-il affirmé la semaine dernière (nos éditions du 11 janvier), un empressement semble-t-il partagé par l'entraîneur lillois: Claude Puel, en effet, aimerait déjà travailler avec un joueur qui, au plus tard, intégrera son effectif en juin prochain. Pour Ludovic Obraniak, la perspective de découvrir la Ligue des champions, à vingt-deux ans, dès le mois de février, ajoute naturellement à la motivation. "S'il ne s'agissait pas de Lille, j'aurais prolongé à Metz>, assure-t-il pour justifier un choix qu'il qualifie lui-même de "déchirant>. Obraniak a redit sa volonté de rejoindre le Losc au plus vite, hier, au président Molinari, qui l'a trouvé "très déterminé".

    Bras de fer

    Officiellement, les dirigeants messins parlent de "statu quo>. Sans fermer la porte à un départ pendant le marché hivernal des transferts, c'est-à-dire avant le 31 janvier, ils n'entendent visiblement pas "brader" l'un des artisans d'une première partie de championnat passée en tête, largement en tête de la Ligue 2. A la hausse par rapport à la première proposition lilloise (600 000 Eur), la nouvelle offre émise par les dirigeants nordistes (de 900 000 à 1 MEur selon les sources) ne semble donc toujours pas satisfaire leurs homologues lorrains qui attendent visiblement davantage, pour un joueur formé à Metz, et de la part d'un club qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Lequel, pour autant, ne compte pas aller au-delà de ce qu'il considère comme une dépense raisonnable pour un joueur à qui il ne reste que cinq mois de contrat.

    Comme souvent en pareil cas, les négociations qui se poursuivent entre Lille et Metz prennent donc l'allure d'un bras de fer. Et le club lorrain avance d'autant plus prudemment qu'il a pris l'habitude, ces dernières années, de se séparer de ses meilleurs éléments pour raisons économiques (Adebayor, Ribéry...). Et puis, même très bien parti, le FC Metz n'est pas encore en Ligue 1. "Ce n'est pas le moment de s'affaiblir, estime ainsi l'entraîneur du leader de L2, Francis De Taddeo. Autant économiquement que sportivement, brader Ludovic Obraniak me paraîtrait être une mauvaise stratégie." Sportivement, le prêt éventuel du Lillois Gygax à Metz pour finir la saison en lieu et place de Ludovic Obraniak peut en tout cas changer la donne.

    En attendant, alors que les événements ne prenaient pas la tournure à laquelle il rêvait, Obraniak a participé, hier, aux deux séances d'entraînement, avec ses partenaires. "Il y a manifesté tout le sérieux nécessaire", témoigne De Taddeo. La suite au prochain épisode, et "dès que possible" comme le dirait Ludovic Obraniak.

     Statu quo

    La journée de lundi n’a pas permis au FC Metz d’éclaircir la situation de son milieu de terrain Ludovic Obraniak. Convoité par Lille, ce dernier a fait part de son envie de retrouver le club de Claude Puel, attiré notamment par la Ligue des Champions.
    Prenant en considération la volonté du joueur, les dirigeants messins ont étudié les propositions formulées par le LOSC. Pour l’instant, celles-ci ne suffisent pas à compenser la perte sportive que représenterait un départ du joueur. « La nouvelle offre faite par le LOSC ne nous convient pas, affirme Carlo Molinari. Nous avons décidé, avec Lille, de nous laisser quelques jours de réflexion afin de trouver un éventuel terrain d’entente. » Dans les négociations, le club nordiste avait proposé deux de ses joueurs pour faire pencher la balance : Audel et Gygax. Le premier est un attaquant, Metz en compte déjà beaucoup. Le profil du second plait davantage au club mosellan. L’international suisse ne serait d’ailleurs pas contre l’idée de rejoindre la Lorraine. Affaire à suivre, donc.

    Petit rappel messin

     Deux séances, comme aujourd'hui, ont figuré hier au programme d'entraînement des Messins. La première a été précédée d'un "petit rappel" effectué par Francis De Taddeo à usage collectif: "Il était nécessaire après notre match nul contre Reims", explique l'entraîneur messin qui lutte contre l'idée selon laquelle l'avance de son équipe en tête de la Ligue 2 autoriserait un quelconque relâchement. Seuls ont manqué à l'appel, sur le terrain, Babacar Gueye et Laurent Agouazi, souffrants. Pas de compétition ce week-end au programme, mais deux matches amicaux: le premier vendredi à Louhans (National), le deuxième lundi à Trêves (3e division allemande).

     Obraniak sur le départ

    Lille a formulé hier une nouvelle offre au FC Metz pour s'attacher les services de Ludovic Obraniak, encore sous contrat pendant six mois avec le club de Carlo Molinari. Le FC Metz a estimé qu'elle n'était pas encore en adéquation avec ce qu'il attendait pour laisser partir son joueur.

    Cependant, la porte n'est pas encore fermée. Loin de là. Le club messin indiquait d'ailleurs, hier, tenir compte de la motivation du joueur à rejoindre le LOSC le plus rapidement possible et dès ce mercato : « La nouvelle offre faite par le LOSC ne convient pas, à l'heure actuelle, au FC Metz. Les deux clubs se donnent quelques jours de réflexion afin de trouver un éventuel terrain d'entente ». Même si du côté de Metz, on répète que Ludovic Obraniak n'est pas encore parti, il ne fait plus guère de doute qu'une solution va être trouvée pour qu'il puisse rejoindre la capitale du Nord. « Le joueur tient absolument à partir afin notamment de participer à la Ligue des champions », ajoute le communiqué du FC Metz.

    Preuve cependant que la donne évolue. Un autre élément est entré dans la discussion : Daniel Gygax. Ce joueur pourrait faire l'objet d'un prêt de Lille au FC Metz. Francis de Taddeo serait intéressé par le profil du Lillois. Et le joueur pas hostile à rejoindre la Lorraine pour rebondir. Entre Lille et le FC Metz, les discussions sont donc loin d'être terminées.

     

    LOSC : les négociations butent sur le « juste prix » d’Obraniak
    D’une situation simple, le dossier Obraniak est en train de se compliquer. Le joueur a fait ses adieux, Lille une nouvelle offre ce week-end, mais les dirigeants messins l’ont poliment refusée. Les discussions continuent, pourtant Ludovic Obraniak n’est toujours pas Lillois. Le meneur de jeu messin a beau avoir versé quelques larmes et fait ses adieux au public lorrain après Metz - Reims vendredi dernier, les dirigeants des deux parties n’ont pas encore trouvé d’accord. Pourtant, ceux de Lille ont fait parvenir une nouvelle offre, ce week-end, d’un montant d’environ 1 million d’euros selon nos informations. Une enveloppe que les Messins ont choisi de refuser. Carlo Molinari est semble-t-il partagé entre le désir de retenir un joueur qui peut valider la remontée du FC Metz en L1, et celui de récupérer le plus d’argent possible après avoir laissé filer récemment des éléments comme Adebayor ou Ribéry… « On aimerait une attitude claire, soulignait un peu tendu Xavier Thuilot, le directeur général lillois, hier soir. Soit ils sont vendeurs, soit ils ne le sont pas. Nous, on n’est pas Chelsea : il y a un marché pour des joueurs à qui il reste cinq mois de contrat et on ne va pas le dépasser. On nous dit que le LOSC est riche mais ce n’est pas pour ça que l’on doit payer trois fois le prix… » En clair, les Lillois se sont fixé un prix qu’ils n’ont pas envie de dépasser, d’abord parce que le joueur s’est prononcé en faveur du LOSC et qu’au pire, il revêtira le maillot lillois en juin.
    Gygax dans la balance ?
    Seulement, les intérêts communs dans ce dossier sont assez nombreux pour que le FC Metz, hier soir par le biais d’un communiqué, n’ait pas totalement fermé la porte. Un homme, d’ailleurs, pourrait faciliter la transaction : Daniel Gygax. Le Suisse du LOSC intéresse le staff messin, qui récupérerait un élément d’expérience en vue de l’accession en L1. Le joueur, enclin à se relancer, ne serait pas contre l’expérience dans une équipe dont l’avenir ne devrait plus s’inscrire en L2.
    Cette semaine et peut-être dès aujourd’hui, les dirigeants devraient être amenés à rediscuter. Dans ce dossier, le temps est un atout lillois, malgré la volonté de Claude Puel de s’attacher les services du meneur de jeu messin. « On n’est pas à la rue, notre effectif est solide, notamment à gauche avec Bastos ou le jeune Robail », rappelle Thuilot. En clair, chacun ses atouts dans une négociation serrée.

    (Gambardella) CHAUMONT - FC METZ: 0-5

    Metz qualifié en Gambardella

    Le week-end a été marqué par la qualification des 18 ans d'Olivier Perrin en Coupe Gambardella. Sur le terrain de Chaumont, ils ont bataillé avant de pouvoir dérouler (5-0). L'équipe de CFA peut quant à elle nourrir quelques regrets.
    Stade Georges-Dodin. 250 spectateurs environ. Arbitre: M. Rigollot. Mi-temps: 0-2. Buts: Gestede (40e), Pjanic (44e s.p.), Bourgeois (57e), Pouye (78e), Bong (90e+4). Avertissements à Chaumont: Chaput (29e, puis expulsion 63e), Bouko (39e), Ménétrier (90e+4'); à Metz: Portier (58e), Bong (61e).

    CHAUMONT: Legouet - Bouko, Lemoine, Mzouri, Chaput (cap.) - Ménétrier, Carteret, Mariet (Bulher, 11e) - Nancey (Lahlen, 71e), Protin, Valverde (A. Girault, 61e).

    FC METZ: Degré - Hoareau, Bong, Portier, Anastassowa (cap.)- Patin, Bourgeois, Pjanic (Andres, 80e) - Anton (Geisbusch, 66e), Calton, Gestede (Pouye, 71e).

     18 ans : Chaumont 0-5 Metz
    Coupe Gambardella, 1/64ème
    Le premier obstacle est passé. Dans des conditions de jeu peu évidentes, la jeune troupe d’Olivier Perrin s’est qualifié pour les 32èmes de finale de la Coupe Gambardella ce week-end. Si l’ampleur de son succès (5-0) laisse entendre que la partie a été aisée, ce ne fut pas vraiment le cas.
    Chaumont, club receveur, a tout fait pour enrayer la mécanique lorraine. Le Club à la Croix de Lorraine trouva heureusement l’ouverture à deux reprises juste avant la pause, ce qui lui permit d’aborder le second acte plus sereinement et d’enfoncer le clou.
    Metz connaîtra son prochain adversaire jeudi. Le tirage au sort aura lieu au siège de la FFF à partir de 11 heures.

    CFA : Le lensois Mounir Diane a été suspendu pour sept match, après avoir agressé un joueur messin lors du dernier match en retard de Cfa  face à Metz.Il avait asséné un coup de pied puis un coup de tête à son adversaire.

    Metz 2-2 Epernay
    Un nul au goût amer. Les Messins menaient 2-0 à la mi-temps à la faveur d’un premier quart d’heure très bien négocié au cours duquel Djiba (8°) puis Lanteri (14°) avaient trouvé le chemin des filets. Est-ce un excès d’assurance qui a coûté la victoire aux hommes de José Pinot, ou tout simplement la détermination d’Epernay ? Toujours est-il que les visiteurs parvinrent à revenir au score dans les tous derniers instants de la partie (90° et 92°), après que le Messin Betsch eut été exclu pour avoir reçu deux avertissements. Un bien douloureux épisode que les jeunes mosellans ne manqueront sans doute pas de méditer.
    L’équipe messine : Bonnefoi – Betsch, Mangane, Belson (Kavdanski 53°), Turnau – Diakité, Djiba (Françoise 80°), Thomas, Walasiak (Farina 67°) – Gomez, Lanteri

    16 ans : Metz 2-0 Amnéville

    Les 14 ans reprennent ce week-end, ils recevront Nancy.

    Tournoi FC Metz – Walygator
    La première étape du tournoi FC Metz – Walygator est passée. La journée s’est déroulée à la Salle Agora de Saint-Avold. Les deux vainqueurs sont l’EN Saint-Avold et l’US Forbach.

     Avis de grand froid

    Depuis quelques matches, le FC Metz n’est plus aussi tranchant. Une impression confirmée par le nul concédé face à Reims au Stade Saint-Symphorien. Francis De Taddeo est revenu sur la partie peu après la reprise de l’entraînement ce lundi.

    Il régnait ce matin sur la pelouse d’entraînement des Grenats un épais brouillard de circonstance. Après avoir donné des signes de faiblesse en Coupe de France, devant Villemomble et Lille, Metz ne s’est pas montré souverain pour sa rentrée en Championnat. Ce léger accroc ne compromet aucunement les chances de montée des Lorrains, ceux-ci devront d’ailleurs attendre ce soir pour savoir s’ils ont perdu du terrain sur Caen. Mais voilà un avertissement de plus adressé au leader qui tourne à une allure plus mesurée depuis sa plantureuse victoire dans le derby (4-1). S’ils pouvaient être tentés de se reposer sur leurs lauriers, les joueurs messins devront en tous cas se plier aux exigences fixées par leur entraîneur. « Nous avons manqué de détermination dans la récupération, juge-t-il. Il faut redevenir plus féroces lorsque notre adversaire a le ballon. Notre fébrilité sur le premier but est également gênante, le second est plus difficilement évitable. Ensuite, il y a pas mal de situations que nous ne sommes pas parvenus à exploiter. Cela se travaille. » En deux séances quotidiennes lundi et mardi, puis sur le terrain. Vendredi, Metz ira affronter Louhans – Cuiseaux sur sa pelouse en match amical. Lundi, ce sera au tour du club allemand de Trêves d’accueillir le Club à la Croix de Lorraine. Face à Reims, la meilleure équipe de L2 à domicile* a donc partagé les points. Pourtant, les Champenois n’étaient pas connus pour être de très grands voyageurs. Et la physionomie de la partie pouvait laisser penser que les Locaux allaient finalement en venir à bout, forts d’une possession de balle et d’une maîtrise du jeu supérieures. Là où beaucoup s’attendaient à voir entrer un attaquant supplémentaire, Francis De Taddeo a choisi de remplacer Babacar Gueye par Pascal Delhommeau. Il s’en explique : « A ce moment du match, j’ai senti que Julien Cardy et Ludovic Obraniak commençaient à plonger physiquement. L’un avait été malade, l’autre blessé, en début de semaine. Pour autant, je ne voulais pas les retirer de l’équipe. Reims commençait à gagner plus de ballons dans ce secteur de jeu. Pour le stabiliser, j’ai donc fait rentrer Pascal Delhommeau au milieu de terrain afin de leur permettre d’évoluer plus haut et de faire moins d’efforts pour revenir. » Parallèlement à cela, il aurait aussi pu donner un peu de sang neuf à son attaque. « J’ai préféré miser sur un garçon chaud, indique-t-il. Momar est capable d’aller marquer à la 85ème minute, il ne me paraissait pas ‘cuit’. Il existe une relation instinctive entre lui et Laurent Agouazi. Je ne voulais pas couper cette liaison pour faire entrer Papiss, par exemple, qui met parfois du temps à se mettre en jambes, alors qu’il restait une dizaine de minutes. » Cela n’a malheureusement pas suffi pour arracher la décision. Et le groupe messin va devoir utiliser les deux semaines sans compétition qui se présentent à bon escient. Car c’est un déplacement corsé qui les attend au terme de cette phase d’introspection. Pour Libourne, promu qui joue le maintien, les points sont chers.
    A cette occasion, De Taddeo pourrait ajouter un peu de bouteille à son équipe. Stéphane Leoni a repris l’entraînement aujourd’hui et pourrait donc être apte à jouer. Seul pépin de la séance matinale : la blessure de Nicolas Farina. Le diagnostic n’a pas encore été établi. Sébastien Bassong et Flavien Belson, tous deux gênés à un genou, se sont quant à eux contentés de courir et doivent reprendre demain. Cédric Anton et Gaétan Bong, vainqueurs de Chaumont en Gambardella hier, bénéficiaient d’un jour de repos.

    * Au classement, Caen devance Metz d’un point. Mais les Normands comptent un match de plus. La moyenne des Lorrains est supérieure (2,8 contre 2,6 points par match).

     

     

     

    January 15

    Obraniak à Lille: dénouement imminent

     

    Convoité par Lille, qu'il rejoindra au plus tard en juin, Ludovic Obraniak a-t-il livré sa dernière partie sous le maillot messin, vendredi soir, face à Reims? Le suspense ne devrait plus s'éterniser: au cours du week-end, les dirigeants lillois ont soumis une nouvelle proposition à leurs homologues messins afin de s'attacher les services du joueur au cours de l'actuel marché hivernal des transferts. Le règlement du dossier pourrait donc intervenir en milieu de semaine.

    Tandis qu'une offre de 600.000 euros jugée "indécente" par le club formateur de Ludovic Obraniak a d'abord été proposée par les Lillois, la rectification du week-end correspond sans doute davantage aux aspirations messines. Outre un dédommagement financier, la proposition lilloise pourrait être assortie du prêt d'un joueur, Johan Audel ou le Suisse Daniel Gygax.

    Par ailleurs, le club belge de Mouscron est susceptible de mettre à l'essai l'attaquant péruvien Wilmer Aguirre, inutilisé à Metz.

     

    Metz, vendeur... et acheteur

    Le départ d'Obraniak à Lille étant quasiment acquis, un renfort est à prévoir du côté de Saint-Symphorien.

     Sous les feux de l'actualité des transferts avec Ludovic Obraniak, le FC Metz ne restera certainement pas inactif. Vendeur, le club messin pourrait aussi être acheteur.

    Le milieu de terrain souhaite quitter les Grenats et il ne semble plus faire de doute qu'il va avoir gain de cause. Il va rejoindre Lille. « Je ne sais pas si c'était le dernier match de Ludovic Obraniak. Pour l'instant, il n'y a rien de fait ». Si les mots ne le confirmaient pas, le ton de Francis de Taddeo après le match contre Reims montrait toutefois que l'entraîneur messin commence à se faire à l'idée de devoir travailler sans son meilleur joueur. Sans montrer la moindre faille de motivation sur le terrain, Ludovic Obraniak a d'ailleurs enfoncé le clou : « Je ne suis pas encore parti mais les choses avancent. Sur ce que l'on a vu, je n'ai pas d'inquiétude sur l'après Obraniak. Metz ira au bout ». Sans son joueur fétiche.

    Les tractations avancent rapidement et un accord pourrait intervenir demain, à défaut d'aujourd'hui comme pressenti initialement. Les 600.000 € proposés par Lille ayant été jugés insuffisants, le LOSC a formulé deux nouvelles offres : une de 800.000 € agrémentés de bonus et une autre de 600.000 avec le prêt d'un joueur.

    Un milieu ou un attaquant

    Cette manne permettra ainsi à Carlo Molinari de faire mentir les supporters de son club qui ont déployé une vaste banderole en évoquant « les soldes » du FC Metz. Le club mosellan se renforçera certainement après le départ d'Obraniak. Francis de Taddeo l'a confirmé à demi-mot : « C'est mon premier mercato alors je regarde comment cela se passe. Le cas Obraniak est un bon cas d'école. Il y a aussi sur le marché des joueurs qui ont des problèmes avec leurs clubs ou qui cherchent une promotion financière. Nous n'avons pas les moyens de nous placer sur ces cas. En revanche, il n'est pas interdit de penser que l'on peut faire une opération avec un joueur dont le profil est milieu ou attaquant ».

    January 14

    Un simple contretemps

    Ludovic Obraniak vers Lille.

    Ludovic Obraniak, 22 ans, souhaite quitter son club, Metz, pour rejoindre Lille, d'après L'Equipe de dimanche. Le LOSC a formulé deux offres au club lorrain, une de 800 000 euros pour un transfert sec, avec des bonus à la clé, et une autre de 600 000 euros plus le prêt d'un joueur. Les dirigeants messins se réuniront lundi soir avant de donner leur réponse.

    Le nul concédé devant Reims est le premier accroc du FC Metz à domicile. Il n'a rien d'alarmant pour autant car l'équipe a montré une belle réactivité.

    Un terrain dans un piètre état, un léger manque de fraîcheur et une équipe aux atouts indéniables ont mis le FC Metz en difficulté vendredi soir. Les hommes de Francis de Taddeo n'ont toutefois pas craqué ce qui leur a permis de ne pas commencer l'année par une profonde désillusion. Or lorsque l'on est mené deux fois à domicile en moins d'une demi-heure, ce n'est pas la moindre des qualités. Si, c'est aussi ce que l'on attend d'une formation désireuse de renouer dès la fin de saison avec la Ligue 1, c'est bon pour le moral. « Tous les points sont bons à prendre et ce terrain, impropre au jeu rapide, ne nous a pas aidé », indiquait d'ailleurs Francis de Taddeo.

    « On peut avoir des regrets », estimait, pour sa part, Sébastien Bassong. « Après l'aller, on voulait gagner ce match mais on est tombé sur une bonne équipe, fidèle à ses valeurs combattantes et pleine d'abnégation. Elle est bien structurée et difficile à manœuvrer ». Et voilà comment Reims est la seule formation à avoir pour l'instant battu le FC Metz et justifié ce succès en venant prendre le point du nul à Saint-Symphorien. « Il faut tirer un coup de chapeau à cette équipe rémoise », ajoute d'ailleurs Sébastien Bassong.

    « Quinze jours pour monter en pression »

    Le défenseur messin rend d'autant plus hommage à Reims que Metz n'a pas déjoué. Avec François, Gueye, Obraniak qui n'a pas laissé transparaître la moindre faiblesse malgré son envie de rejoindre très vite Lille, le FC Metz a pris le jeu à son compte, laissant peu d'occasion à Reims de le menacer. ^à l'exception des coups de pied arrêtés. Simplement, à l'inverse de ce que l'on voyait avant la trêve, il a manqué le petit plus qui, contre Bastia, avait permis au FC Metz d'égaliser et de s'imposer (2-1). « Ce n'était pas facile de revenir mais on l'a fait et c'est intéressant pour la vie du groupe. En plus, Reims n'a pas eu beaucoup d'occasions. On a montré beaucoup de ressources et le match aurait pu basculer sur un rien », analysait Francis de Taddeo.

    L'équipe messine a aussi manqué de jus en fin de match pour forcer l'organisation de Reims dans les dernières minutes. « Compte tenu des circonstances, cela peut être considéré comme un bon résultat. Il ne faut pas oublier que Reims en a fait souffrir d'autres et notamment les meilleures équipes de notre championnat. En fin de match, on était un peu juste physiquement. On a repris vite pour préparer Lille alors que Reims n'avait pas la préoccupation de la coupe de France. J'ai donc préféré lancer Delhommeau plutôt qu'un autre attaquant à la place de Gueye pour soulager un peu Obraniak et Cardy en milieu de terrain. Maintenant, on a quinze jours pour monter en pression », confirmait Francis de Taddeo.

    Samedi soir, le leader de L2 a repris le championnat comme il l'avait commencé. Par un résultat nul. Est-ce alarmant ? Certainement pas. La marge de manœuvre du FC Metz est grande. Même s'il a offert une opportunité à Caen de revenir, il n'a perdu que deux points sur le quatrième qui pointe encore à... 12 longueurs. La L1 est toujours dans le viseur. Et c'est bien l'essentiel.

     

    De Taddeo : "Se remettre en cause"

    Alors que le nul concédé face à Reims (2-2) souligne que son équipe marque le pas, Francis De Taddeo monte au créneau. "Nous sommes redevenus ordinaires", affirme l'entraîneur messin.

    Pour la première fois cette saison, vous venez d'enchaîner quatre matches sans en gagner un seul. Francis De Taddeo, votre équipe marquerait-elle le pas? "C'est en effet ce que cela signifie. Disons aussi que le vent nous est moins favorable. Mais il ne faut pas s'affoler, même si notre avance diminue. Je constate aussi que nous avons manifesté de réelles qualités morales vendredi contre Reims et qu'il nous faudra encore en démontrer lors des dix-sept prochains matches."
    * Faut-il nécessairement associer votre premier accroc à domicile, en championnat, à l'état de plus en plus pitoyable de votre terrain? "Il n'y a pas de lien direct de cause à effet. Mais il est clair que l'état du terrain a joué en notre défaveur puisque c'est nous qui avions la possession du ballon. Dans l'avant-dernière et la dernière passe, ce n'était pas évident. Mais il faut s'adapter."
    * Votre large avance en tête de ce championnat peut-elle devenir un faux allié? "Complètement! C'est vous, journalistes, qui parliez d'un leader incontestable et incontesté. Le match de Reims a rappelé qu'il s'agissait d'une vue de l'esprit: il va falloir être vigilants et bosseurs. Une bonne équipe, c'est une équipe qui marque sans encaisser de but. Lors des matches aller, nous étions donc excellents. Depuis notre déplacement à Grenoble (1-1, 18e journée) nous sommes redevenus ordinaires. Dans la foulée, nous avons battu Strasbourg, peut-être, mais pas au prix d'un match aussi abouti que le score (4-1) ne l'indiquait. Mais Grenoble, Villemomble, Istres, Reims, tous ces matches nuls sont la preuve qu'il est important et indispensable de se remettre en cause. Notre avance était flatteuse, elle a eu tendance à trop nous tranquilliser..."
    * Vendredi, le remplacement d'un attaquant par un défenseur, à deux partout, est l'illustration de vos doutes? "En raisonnant de façon simpliste, on imagine qu'avec un attaquant de plus, on marque un but de plus. En remplaçant Babacar Gueye par Pascal Delhommeau, j'ai surtout tenu à sécuriser notre milieu de terrain car Julien Cardy et Ludovic Obraniak montraient des signes de fatigue. Ce changement a permis de nous rééquilibrer et de continuer à gagner le ballon dans une zone capitale. En faisant entrer Papiss Cissé, par exemple, je ne réglais pas le problème au milieu. Or, mon rôle est précisément de régler les problèmes. C'est du pragmatisme!"
    * Le feuilleton du possible ou probable départ de Ludovic Obraniak a-t-il parasité l'approche de la rencontre? "L'énergie employée à parler de cette affaire, elle n'a pas pu être utilisée à autre chose. C'est vrai pour moi, également pour Ludo qui, en plus, était diminué par une bronchite, ce qui explique d'ailleurs ses difficultés en fin de match. Inconsciemment, ses coéquipiers aussi ont pu être perturbés. En tout cas, ce match a clairement remis les choses à leur place: nous ne sommes pas encore en Ligue 1 et, pour y parvenir, nous aurons besoin de l'investissement maximum de tout le monde. Du coup, je remercie Reims!"
    * Comment allez-vous occuper les douze jours à venir sans compétition? "Cette période-là est très importante. Nous allons travailler dur, reformater le physique, bosser tactiquement et profiter des deux matches amicaux, à Louhans vendredi et à Trêves lundi, pour revoir quelques joueurs et, éventuellement, tester des options sans Ludovic Obraniak. Au cas où..."

     

    D'un match à l'autre. Hier: décrassage pour les joueurs de Metz - Reims; match de CFA contre Epernay pour Bonnefoi, Diakite, Djiba, Lanteri, Walaziak et Gomez. Aujourd'hui: repos; match de Coupe Gambardella pour Bong. Lundi: reprise de l'entraînement à 9 h 30. Vendredi: match amical à Louhans (National. Lundi: match amical à Trêves (3e division allemande).
    Les trois prochains matches. Vendredi 26 janvier (20 h): Libourne - Metz (22e journée); vendredi 2 février (20 h): Metz - Brest (23e journée); vendredi 9 février (20 h): Bastia - Metz (24e journée).
    A l'infirmerie. Corrales, Léoni, Walter.
    Suspendus. Aucun.

     

    CFA : Une question de gestion

    En deux minutes, les Messins ont laissé échapper un succès qui leur tendait pourtant les bras.

     

    Appliqué pendant un petit quart d'heure - le temps d'inscrire deux buts - Metz a ensuite progressivement plié avant de rompre dans le temps additionnel. La faute à l'équipe d'Epernay qui n'a jamais renoncé. La faute surtout à des Messins qui n'ont pas su gérer un capital acquis rapidement grâce à une déviation de la tête signée Djiba, à la suite d'un coup franc de Thomas (8e), et à la vitesse de Gomez, auteur d'une passe inspirée pour Lantéri (14e). La suite ? " Trop de déchets dans le jeu, coupe José Pinot, l'entraîneur messin. On s'est compliqué la tâche, alors qu'il aurait simplement suffi d'un peu plus de rigueur dans la gestion du match. "

    Hier, l'occasion leur était pourtant offerte de fructifier les trois points acquis à Lens le week-end dernier. Au final, Metz s'est pris les pieds dans le tapis. Une chute d'autant plus inquiétante que Mangane et ses partenaires ont, non seulement paru fébriles, mais ont également marqué le coup physiquement. " On a eu du mal à finir le match reconnaît le coach, et le fait d'être réduit à dix ne nous a pas facilité la tâche. > En effet, coupable de deux fautes grossières - qui ne s'imposaient pas forcément - Betsch a quitté la pelouse de Delaitre dix minutes avant tout le monde. Une infériorité numérique que les Champenois ont exploitée à merveille, poussant les Messins dans leurs derniers retranchements. " On a quelques occasions de tuer le match - Walaziak (55e) et Farina (79e) ont trouvé les montants de Maubeuche - mais en commettant des erreurs aussi grossières en fin de rencontre, on ne peut pas espérer l'emporter. " Il ne restait alors plus à Epernay qu'à écrire les dernières lignes du scénario catastrophe. Bonnefoi maintenait d'abord le suspense en repoussant les frappes de Cissakho (87e) et Luissint (88e), mais cédait finalement face à l'opportunisme de Grasset, à la réception de la tentative de Robert repoussée par la barre (90e). Deux minutes plus tard, les Champenois étaient justement récompensés de leurs efforts d'une tête puissante signée Robert (90e+2).

    Vendredi, Francis De Taddeo affirmait que le match nul face à Reims n'était finalement " pas une si mauvaise opération. " Pas sûr que José Pinot partage ce point de vue.

     

    FC METZ (B) - EPERNAY: 2-2

     

    Stade Delaitre. Pelouse en bonne état. Une centaine de spectateurs. Arbitre: M. Bousson. Mi-temps: 2-0. Les buts pour Metz: Djiba (8e), Lanteri (14e); pour Epernay: Grasset (90e), Robert (90e+2). Avertissements à Metz: Turnau (38e), Betsch (45e, puis expulsion 82e), Gomez (64e); à Epernay: Osselaer (58e), Monier (71e).

    FC METZ: Bonnefoi - Betsch, Mangane (cap), Belson (Kavdanski, 53e), Turnau - Diakité, Djiba (Françoise, 80e), Thomas, Walaziak (Farina, 67e) - Gomez, Lantéri.

    EPERNAY: Maubeche - Coltel, Poulain (Cissakho, 81e), Charlier, Lautoa - Osselaer (cap), Luissint, Monier, Grasset - Tchami (Lakbachi, 67e), Robert.

     

     

    January 13

    FC METZ 2 STADE DE REIMS 2

    Stade Saint-Symphorien. Mi-temps: 0-0. Arbitre: M. Auroux. Temps froid et venteux. Pelouse sans avenir. 8517 spectateurs. Avertissements à Metz: François (15e), B. Gueye (52e), Agouazi (78e); à Reims: Tourenne (14e), Nzigou (43e). Buts pour Metz: B. Gueye (18e, s.p.), François (28e); pour Reims: Féret (2e), Tiéné (27e).
    * FC METZ : Marichez (cap.) - Béria, Diop, Bassong, C. Gueye - Cardy, François, Agouazi, Obraniak - B. Gueye (puis Delhommeau, 77e), N'Diaye.
    * REIMS: Tingry - Henrique (puis Fontenette, 79e), Jeannel, Barbier (cap.), Balde - Nzigou (puis Ielsch, 67e), Burle, Tourenne, Tiéné - Féret, Fauré.

    S'il faut élire une bête noire au Club à la Croix de Lorraine à l'issue de cette saison, Reims est pour le moment en bonne position pour l'emporter. Vainqueurs au match aller, les hommes de Thierry Froger ont à nouveau donné du fil à retordre au leader. Notamment au cours d'un premier acte riche en rebondissements et en coups de pieds arrêtés en tous genres. Voyez plutôt. Dès la deuxième minute, le score était ouvert de la tête par Barbier sur le premier corner du match (0-1, 2°). Babacar Gueye, ensuite, rétablissait la partie en convertissant un penalty obtenu par Momar N'Diaye (1-1, 19°). Siaka Tiéné enveloppait un coup-franc par-dessus le mur dans la lucarne de Marichez (1-2, 26°). Ce à quoi Julien François répondait en reprenant en deux temps un coup-franc de Ludovic Obraniak ayant ricoché sur la barre (2-2, 27°).
    Quatre buts en moins d'une demi-heure, le public de Saint-Symphorien était gâté. Et il méritait bien cela. Car dans le même temps, il assista également à une avalanche de fautes, de cartons et d'erreurs techniques. Ceci étant largement favorisé par l'état de la pelouse, pour qui les trois semaines sans match avant la réception de Brest ne seront pas de trop. Dans l'ensemble, les Grenats ne manquaient pas d'intentions positives à l'image de Momar N'Diaye, titularisé en lieu et place de Papiss Cissé en pointe. Le jeune Sénégalais faillit une première fois trouver son compatriote après un joli numéro de soliste (38°). Puis il tenta sa chance mais fut contré (41°). Enfin, Tingry dut s'interposer suite à un nouveau centre dangereux (44°). En face, Tiené mit la défense lorraine en péril. Sans concrétiser.
    Tout le mal des Mosellans lors du second acte réside dans cette inefficacité. Au fur et à mesure que les jambes s'alourdirent, leurs offensives perdirent de leur précision et le jeu en fluidité. Bien que les débats fussent à leur avantage, comme le prouvent quelques bons mouvements et une énième percée infructueuse de Momar N'Diaye (77°), ils ne parvinrent pas à se montrer suffisamment tranchants. Du coup, la partie s'acheva sur un score de parité qui peut leur laisser quelques regrets. Au classement, Caen peut revenir à deux points de Metz en cas de victoire à Brest; Strasbourg à huit unités s'il triomphe de Montpellier à la Mosson. Dijon et le Havre ont quant à eux d'ores et déjà profité de ce demi faux pas. Voilà qui confirme que l'année 2007 ne sera pas une promenade de santé...

    21ème journée de Ligue 2, Metz 2-2 Reims (2-2)
    Stade Saint-Symphorien, vendredi 12 janvier
    8 517 spectateurs
    Arbitre : Monsieur Auroux

    Buts :
    Metz : B. Gueye (19° sp), François (27°)
    Reims : Barbier (2°), Tiene (26°)

    Avertissements :
    Metz : François (15°), B. Gueye (52°), Agouazi (78°)
    Reims : Tourenne (14°), Henrique (29°), N'Zigou (43°), Tiene (77°)

    Les équipes :
    Metz : Marichez – Béria, Diop, Bassong, C. Gueye – Cardy, François, Agouazi, Obraniak – N'Diaye, B. Gueye (Delhommeau 77°)
    Reims : Tingry – Henrique (Fontenette 78°), Barbier, Jeannel, Baldé – N'Zigou (Ielsch 66°), Burle, Tourenne, Tiene – Feret (Beleguhe 41°), Fauré

     

    Un premier accroc

    Une première mi-temps intense, une seconde plus poussive. Le FC Metz a livré une partie contrastée face au Stade de Reims, qu'il ne battra donc pas cette saison. On louera toutefois sa capacité de réaction. Menés à deux reprises, les Grenats sont à chaque fois revenus au score.

    Coup d'arrêt pour Metz

    Dans une rencontre dominée par les coups de pied arrêtés, les Messins ont encore buté sur Reims. Ils laissent l'opportunité à Caen de se rapprocher de la première place, ce soir.

     Le FC Metz a soufflé le chaud et le froid hier soir à Saint-Symphorien. Avec au final, une contre-performance face à Reims, seule équipe à avoir battu Metz en championnat cette saison. Une semaine après la défaite en Coupe de France face à Lille, le FC Metz a subi un nouveau coup d'arrêt dans son jardin. Après neuf victoires en neuf matches de championnat, le FC Metz a concédé le point du nul aux Rémois. Les cris de joies de Thierry Froger au coup de sifflet final témoignaient de la satisfaction des Champenois.

    Méfiants mais revanchards face à la seule équipe qui les avait battus cette saison, les joueurs de Francis de Taddeo ont été cueillis à froid. Venus sans complexe, les Rémois ont fait preuve d'opportunisme et de réalisme. Ainsi, sur corner, Ferret rafraîchissait immédiatement la maigre affluence de Saint-Symphorien en trouvant au premier poteau Barbier. Celui-ci devançait le marquage de la défense messine et sa tête croisée trompait Marichez. Moins de 2' après le coup d'envoi, le FC Metz était contraint de courir après le score.

    Obraniak, Gueye, N'Diaye préféré à Cissé pour débuter la rencontre et François, excellent hier soir, n'accusaient pourtant pas le coup. Les Messins prenaient leurs responsabilités et le match à leur compte. Sans fermer le jeu pour autant, les joueurs de Thierry Froger préféraient miser sur les contres en s'appuyant sur Tiéné, Feret, et Fauré.

    Une histoire de coups de pied arrêtés

    Très actif et vif, Momar N'Diaye pesait cependant sur le dernier rideau rémois. Et cela finissait par payer. A la réception d'une longue ouverture, il était écarté du bras par Barbier et l'arbitre sifflait un penalty logique que Gueye transformait (19'). Le FC Metz ne relâchait pas pour autant la pression. Cependant, il n'était pas à l'abri d'une mauvaise surprise tant les Rémois se sont montrés opportunistes et ambitieux, à l'affût des espaces de la défense locale. Ainsi, fort de son statut de seule équipe à avoir battu le leader lorrain cette saison, Reims était décidé à saisir la moindre occasion.

    On le voyait en seconde période. Même si Tiéné manquait de rééditer le coup de la première période en butant sur un défenseur (47'), les visiteurs s'offraient le luxe de mettre très vite la pression sur Metz. On l'avait surtout vu à la 26' avec un coup franc à 20 m légèrement excentré sur la droite de Tiéné. Après une feinte de Fauré, Tiéné logeait le ballon dans la lucarne de Marichez. Volontaires, les Messins avaient alors répondu du tac au tac grâce à François. Le défenseur géant de Metz était à la réception d'une Après une parade sur un coup franc d'Obraniak, Tingry repoussait une tête de François, le défenseur géant de Metz, mais pas la reprise de ce dernier (28').

    Les deux équipes, à nouveau dos à dos, la rencontre baissait d'intensité. Metz cherchait cependant à honorer son statut. En fin de première période, Gueye était trop court sur un centre de N'Diaye. Reims ne renonçait pas avec Tiéné, Barbier, Feret ou Fauré. Ce dernier à la 67' obligeait Marichez à sortir devant lui. Cardy et Obraniak trouvaient difficilement leurs attaquants. Les défenseurs rémois faisaient bonne figure pour priver Gueye (58'), et N'Diaye de ballons. Ainsi, ce dernier n'arrivait pas à exploiter un dégagement raté de Tingry dans ses pieds (73'). Servi par Agouazi, il déboulait ensuite sur la droite mais son tir était légèrement trop croisé (78'). Avec François parfois en position d'avant-centre, Obraniak et Agouazi essayaient encore de forcer le verrou rémois. Mais il est dit que cette saison, Reims est le poil à gratter du FC Metz.

    Metz - Reims : les réactions

    Les Messins ont concédé leur premier match nul de la saison à domicile face à Reims (2-2). Francis De Taddeo estime qu'il s'agit d'un bon résultat compte-tenu de la qualité de son adversaire.

    Thierry Froger : « Les conditions de jeu étaient difficiles ce soir. C'était un match engagé, nous avons fait le maximum. Nous avons montré une grosse motivation. Le deuxième but que nous encaissons est malgré tout rageant car nous l'encaissons trop rapidement après le nôtre. Nous sommes heureux d'avoir été à la hauteur du leader ce soir. »

    Ludovic Obraniak : « Cette équipe de Reims nous porte malheur. Nous avons pris des buts assez rapidement. Nous sommes revenus à chaque fois mais cela n'a pas suffi. Ils méritent leur match nul, ils ont su nous attendre. Il faudra travailler à remettre les choses en ordre dans notre surface de réparation et ceci dès lundi. Le public a été super avec moi, je le remercie. »

    Julien François : « Il nous a manqué de la réussite ce soir. Nous avons produit pas mal de jeu. Nous avons laissé beaucoup de forces afin de revenir dans la bataille. Cette soirée nous prouve qu'il reste beaucoup de travail à accomplir, que la route est encore longue. Il faut revenir aux bases et retravailler les détails. »

    Francis De Taddeo : « C'est un bon résultat ce soir. Face à Reims, ce n'est jamais facile. Nous avons su pousser, revenir au score mais cela n'a pas suffi. Notre jeunesse, mêlée à un brin de malchance, nous a été défavorable. Reims a très bien joué le coup, nous avons montré que nous avions des ressources. Ce match nous prouve qu'en Ligue 2 beaucoup d'équipes sont difficiles à manœuvrer. »

     

    Un leader à réaction

     Une fois n'est pas coutume, les Messins ont couru après le score à Saint-Symphorien. Faute de mieux, ils sont à chaque fois parvenus à égaliser. Mais le leader a joué avec le feu.

     

    Six jours après avoir baissé pavillon, en Coupe de France, face à Lille, les Messins n'ont toujours pas retrouvé leur superbe, confirmant l'impression laissée en toute fin d'année 2006, celle d'une équipe moins à l'aise. Menés au score à deux reprises par des Rémois opportunistes puis accrocheurs, ils ont cependant préservé l'essentiel en égalisant à chaque fois au cours d'une première mi-temps ouverte et très vivante. La deuxième période s'est avérée nettement plus poussive, sur un terrain où il devient impossible de développer un jeu digne de ce nom. Ce qui n'ôte rien à ce constat: Metz, depuis sa victoire face à Strasbourg (4-1) tourne au ralenti.

    LA DÉFENSE

    Marichez. Une soirée comme les détestent les gardiens de but: alors qu'il n'a quasiment pas eu à s'employer en première mi-temps, il a encaissé deux buts sur lesquels sa responsabilité n'est pas en cause. A peine plus sollicité en deuxième période, il n'a jamais relâché son attention.

    Béria. Défense à quatre ou défense à cinq, ses velléités offensives sont restées les mêmes. De nombreux débordements, donc une débauche d'énergie ayant à peine entamé son rendement défensif, même si Tiéné ne lui a laissé aucun répit.

    Diop. D'inhabituelles erreurs d'inattention ont pollué son début de match mais il a fini par rectifier le tir et par contenir Fauré.

    Bassong. Pompier de service à plusieurs reprises, notamment en duel avec Fauré dans la surface (16e) ou face à Tiéné (48e). Propre dans la plupart de ses interventions et précieux dans les airs.

    Cheikh Gueye. Un retour dans le onze de départ effectué côté gauche, d'où il a adressé une longue ouverture dans les pieds de N'Diaye amenant le penalty de la première égalisation messine (18e). A son débit, une faute sur Fauré provoquant le coup franc du deuxième but rémois, ce qui ne l'a cependant pas empêché de gagner en assurance au fil du temps.

    LE MILIEU

    Cardy. Revenu à une place plus latérale d'un milieu à quatre, il a accompli les tâches défensives avec une application constante. Ses choix vers l'avant ont connu moins de succès.

    Agouazi. De très bonnes ouvertures, du droit vers Béria (31e) ou de la tête pour N'Diaye (77e) qui témoignent d'une vision du jeu appréciable. Jamais avare en efforts, il a malheureusement été injustement averti pour simulation dans la surface alors que Tourenne l'avait bel et bien retenu par le maillot (79e).

    François. Battu par Barbier à la retombée du corner ayant encore cueilli Metz à froid (2e), averti pour une faute flagrante sur Tourenne (15e), il s'est magnifiquement repris en marquant, en deux temps (tête repoussée par Tingry, frappe du droit) le deuxième but messin, son premier de la saison. Pas mal d'abattage devant sa défense.

    Obraniak. Un match particulier? Non, un match très ordinaire ponctué par un coup franc excentré conclu par sa dixième passe décisive de la saison. Percutant, constant dans l'effort et soucieux du geste juste, il a quitté Saint-Symphorien sur une bonne note, s'il doit rejoindre Lille avant la fin du mois de janvier.

    L'ATTAQUE

    Babacar Gueye. Du sang froid pour prendre Tingry à contre-pied et transformer son troisième penalty de la saison, portant son compteur personnel à douze buts. Vivacité en berne, il n'a en revanche que rarement pu se défaire de la nasse rémoise. Remplacé par Delhommeau (77e), venu renforcer le compartiment défensif de Metz qui sait donc, aussi, préserver le point du match nul à domicile.

    N'Diaye. Titularisé pour la deuxième fois seulement, il a cette fois su saisir sa chance avec un brio certain. Mobile et disponible, il a multiplié les centres, gagné des duels, tenté sa chance dans des positions parfois peu évidentes et provoqué un penalty.

     

    Premier accroc à domicile

    Pour la première fois depuis le coup d'envoi du championnat, les Messins ont concédé le nul sur leur pelouse hier face à Reims. Un nul rendu moins amer par un scénario qui les a vu menés au score à deux reprises par les Rémois.

     

    Il a fallu un peu moins de deux minutes. Et un joli coup de tête, habilement placé dans la lucarne gauche de Christophe Marichez, pour faire resurgir de lointains souvenirs. Ceux que le temps associait toujours, hier à l'heure du coup d'envoi, à la seule et unique défaite concédée par le leader messin. En surprenant la vigilance de la défense messine, à l'issue du premier corner accordé à son camp, Julien Féret renvoyait en effet la conscience collective de Saint-Symphorien au mardi 8 août 2006. Un soir sans. Presque oublié, mais brutalement ramené à la mémoire de Francis De Taddeo et des siens.

    Revenus avec le strict minimum d'Istres, leur dernier déplacement de l'année écoulée (0-0), avant d'être renvoyé à leurs études par Lille, la semaine passée en Coupe de France (2-0), les Messins s'étaient déjà retrouvés dans ce scénario. Face à Bastia, ils avaient trouvé les ressources nécessaires pour renverser la vapeur et s'adjuger trois points supplémentaires (2-1). Hier, l'occasion leur été offerte de redonner une preuve supplémentaire de leur capacité de réaction. Momar N'Diaye le comprenait bien, s'infiltrait dans la surface de réparation rémoise et, bousculé par Barbier, obtenait un penalty que se chargeait de transformer Babacar Gueye (18e). Cela n'allait pas suffire. Demi-finaliste surprise de la Coupe de la Ligue, Reims reprenait l'avantage avant la demi-heure de jeu, par l'intermédiaire de Tiéné. Son coup franc, une fois encore dans la lucarne gauche, ne laissait aucune chance au capitaine messin (27e).

    La sérénité affichée jusqu'ici à domicile par l'équipe de Francis De Taddeo - neuf matches, neuf victoires - était sérieusement ébranlée par le tableau d'affichage. Et par lui seulement. Sur une pelouse impropre à la pratique du jeu, les Messins témoignaient en effet d'une évidente envie de bien faire.

    A l'aise dans le déploiement de leurs intentions, ils allaient être récompensés dans la foulée de ce deuxième but rémois. Renvoyé par la barre transversale d'Olivier Tingry, le coup franc du futur ex-meneur de jeu messin, Ludovic Obraniak, revenait dans les pieds de Julie François. Ou sur sa tête plus exactement. Sa première tentative repoussée, c'est finalement de l'intérieur du pied que l'ancien grenoblois remettait les siens sur la voie (28e).

    La suite des réjouissances n'allait rien changer à la donne. Pour la première fois de la saison, Metz a abandonné une partie du bénéfice. Seule équipe à l'avoir contraint à la défaite en championnat, Reims s'inscrit désormais comme la seule à avoir ramené quelque chose de Saint-Symphorien. Ou l'avenir conserve une bonne part de ses promesses. Tenu en échec, les Messins ont effet démontré l'étendue de leur caractère en revenant au score à deux reprises. L'épreuve a attendu jusqu'ici pour se présenter. Les Messins s'en sont sortis sans trop d'encombres. Ludovic Obraniak y a probablement contribué pour la dernière fois... L'épreuve, la vraie, ne fait peut-être que commencer.

     

    François: "Encore du travail"

     

    Francis De Taddeo (entraîneur de Metz): "Perdre deux points à domicile peut constituer un mauvais résultat mais, vu les conditions de jeu et l'opposition fournie par un adversaire difficile à manœuvrer, le match nul n'est pas une si mauvaise opération. Ces qualités morales manifestées pour revenir au score sont un point positif: il en faudra encore pour parvenir à nos fins."

    Sébastien Bassong (défenseur de Metz): "Ne pas gagner nous donne forcément des regrets, mais nous sommes tombés sur une équipe de Reims qui ne lâche rien."

    Ludovic Obraniak (milieu de terrain de Metz): "Ce résultat n'est pas inquiétant, dans la mesure où c'est un nouveau championnat qui commence. Il faut repartir avec un état d'esprit de combattant dès la prochaine journée. La qualité du groupe est énorme et avec ou sans Ludovic Obraniak, il ira au bout."

    Julien François (milieu de terrain de Metz): "Nous avons eu le malheur d'être menés au score à deux reprises, mais nous avons trouvé les ressources pour revenir en laissant toutefois beaucoup de forces dans la bataille. Ce résultat démontre que nous avons encore du travail et qu'il nous reste encore des choses à peaufiner."

    Thierry Froger (entraîneur de Reims): "Nous avons livré un gros match sur un terrain très difficile qui ne permettait pas de poser le jeu. Il était donc nécessaire de se livrer dans les duels. Mes joueurs ont su le faire, tout en maîtrisant le tempo messin. Au final, nous décrochons un bon point."

     

    Obraniak, vingtième...

     

    "Ludovic Obraniak? Rien ne me laisse penser que c'était son dernier match avec nous." Francis De Taddeo dans le texte. Une façon comme une autre d'apaiser le feu des commentaires entourant le probable départ de son numéro 13 pour le Nord. Dans les mots de l'entraîneur, Lille n'est donc pas encore une réalité. Reste ce tour de piste et les salutations aux supporters messins offertes, hier soir, par Ludovic Obraniak... Faut-il y voir le signe d'un adieu acquis? Un avenir proche devrait répondre à cette question, sur laquelle l'intéressé lui-même n'a pas encore apporté d'éclairage (vraiment) définitif.

     

    CFA : Metz: négocier le virage

     

    * FC METZ: 3e avec 44 points (8v, 5n, 3d). Les trois dernières rencontres: victoire à Lens (2-3), nul à Lesquin (0-0), victoire contre Vesoul (1-0).

    * EPERNAY: 15e avec 30 points (3v, 5n, 8d). Les trois dernières rencontres: défaite contre Lens (2-3), défaite contre Lille (0-2), nul à Levallois (0-0).

    * L'enjeu. Troisièmes grâce à leur victoire à Lens la semaine passée, les joueurs de José Pinot bouclent aujourd'hui la phase aller du championnat. Invaincus depuis huit journées, les Grenats ont l'occasion de peaufiner leur bilan en recevant le quinzième, Epernay.

    * L'effectif. Une seule certitude exprimée par le camp grenat: Baptiste Schmisser ne sera pas de la partie. Le défenseur a déclaré forfait en raison de douleurs aux ischios.

    * L'avis de l'entraîneur. Attention, match piège: "Il faut se méfier de ce genre de rendez-vous. Même si nous sortons d'une belle victoire à Lens, où le groupe a montré une grosse envie collective..." Derrière le minimum de prudence requis, l'ambition est là, de terminer la première partie de la compétition sur une bonne note: "J'estime que nous sommes à notre place, nous y sommes bien et nous avons donc envie d'y rester."

     

     

    January 12

    Liebus en première ligne

    Liebus en première ligne

    Sur le banc du FC Metz lors de la remontée du club au cours de la saison 2002/2003, Johan Liebus défend aujourd’hui les cages du Stade de Reims. Il revient sur son évolution et sa nouvelle formation avant d’affronter ses anciens coéquipiers vendredi soir.

    Johan, vous êtes parti de Metz en 2003, quel a été votre parcours depuis ?

    Johan Liebus : « J’ai quitté Metz pour Gueugnon où j’ai trouvé une place de titulaire. Pendant deux ans, je me suis éclaté. Puis je suis arrivé en fin de contrat. Reims m’a alors proposé de signer en tant que premier gardien. J’y suis allé sans trop me poser de questions. Cela se passe plutôt bien depuis le début de saison. Je pense donc que c’était un bon choix. »

    Quel bilan faites-vous de la première moitié de saison du Stade de Reims ?

    J.L. : « C’est assez satisfaisant car nous sommes dans les temps pour atteindre l’objectif du club en championnat, qui était de finir dans la première partie de tableau. Pour l’instant, nous y sommes, on peut en être heureux. Néanmoins, il y a un bémol à ce bilan. Sur certains matches, notamment à l’extérieur, nous aurions sans doute pu ramener plus de points. Quelques matches nuls et une ou deux victoires de plus nous auraient propulsé tout en haut du classement. »

    Parallèlement, il y a ce bonus que représente la Coupe de la Ligue. On imagine que la demi-finale contre Bordeaux suscite beaucoup d’attente à Reims…

    J.L. : « Les supporters ne parlent que de cela depuis que nous nous sommes qualifiés à Rennes. De notre côté, j’espère que nous parviendrons à faire la part des choses. Nous devons d’abord nous concentrer sur le championnat et ce déplacement à Metz. Nous savons que venir à Saint-Symphorien ne sera pas facile. Ce n’est qu’à partir de samedi que nous tournerons nos esprits vers cette demi-finale. »

    Votre victoire face à Rennes en quart de finale figure-t-elle parmi les meilleurs moments de votre carrière ?

    J.L. : « A Metz, j’ai connu la remontée en Ligue 1 mais je n’y avais pas vraiment participé puisque je n’avais jamais été titularisé. C’était donc bien moins intense que cette rencontre, qui est sans doute mon plus beau souvenir en effet. J’espère qu’il y en aura d’autres. »

    Quels souvenirs gardez-vous du Club à la Croix de Lorraine ?

    J.L. : « Sur le plan sportif, j’y ai connu quelques déceptions mais pas sur le plan humain. Durant mon passage, les blessures m’avaient empêché de montrer ce que je valais au FC Metz. C’est le regret que j’ai par rapport à cette période. Autrement, je ne conserve en mémoire que de bons moments. Que ce soit avec les joueurs ou les dirigeants, tout s’est bien passé. J’ai gardé le contact avec Franck Béria et Sébastien Renouard. Avec eux et Ludovic Butelle, nous étions inséparables à l’époque. »

    Justement, Franck Béria nous a confié au cours de la semaine qu’il fallait « se méfier de Johan Liebus, un gardien capable d’écœurer un attaquant en sortant une parade décisive ». Info ou intox ?

    J.L. : « (rires) Nous sommes très proches. Alors, quand l’occasion de s’envoyer des fleurs se présente c’est toujours fait avec plaisir. Je ne préfère pas parler avant les matches, ça porte souvent la guigne. J’espère juste que ce sera une belle partie, que ‘Franck’ et ‘Seb’ feront une bonne prestation… Mais qu’ils ne me marquent pas de but, autrement j’en entendrais parler pendant dix ans ! »

    Serez-vous animé de l’envie de montrer ce dont vous êtes capable, ce que vous n’aviez pas pu faire lors de vos années Grenat ?

    J.L. : « Je rentre toujours sur un terrain pour gagner quels que soient l’adversaire et le lieu, c’est ce qui me caractérise. Mais je n’ai pas d’esprit de revanche par rapport au FC Metz. Si je ne jouais pas à l’époque, c’est peut-être car j’avais des lacunes ou que je ne faisais pas ce qu’il fallait. J’ai tout de même profité de ces années pour travailler des secteurs de jeu où j’avais plus de difficulté, ce qui m’a servi par la suite. J’aurais aimé en faire profiter Metz mais cela ne s’est pas fait, ce sont les aléas d’une carrière. Il y a des hauts et des bas. »

    Reims est la seule équipe à avoir battu Metz en championnat. Quelle est la recette pour inquiéter le leader ?

    J.L. : « Déjà, nous avions eu la chance de les rencontrer tôt dans la saison. Ils n’avaient sans doute pas autant d’automatismes que maintenant. Ensuite, nous leur avions imposé un gros défi physique d’entrée de jeu. Dans les duels, on les avait bougés car on sait que sur le plan technique, ils sont au-dessus du lot par rapport à la Ligue 2. Nous n’avions que cette option pour les bousculer, cela a payé au match aller. Nous allons essayer de rééditer le même type de prestation en espérant que ça passe. »

     

    Ou en est Renouard ?

    Blessé à deux reprises depuis le début de l’exercice en cours, Sébastien Renouard est réapparu face à Lille le week-end dernier. Si la question de son état de forme reste entière pour l’instant, son implication au sein du groupe ne fait pas débat.

    « 2007, c’est mon année. » Sébastien Renouard, le "gosse" du CS Blénod redécouvre un environnement oublié, celui du bungalow réservé aux journalistes, et attaque sa première interview de la saison déterminé. D’une part, à offrir son concours sportif au renouveau messin ; d’autre part, à laisser derrière lui les moments de galère liés aux blessures qui ont émaillé une année 2006 en demie teinte.
    Francis De Taddeo sait à qui il a affaire. Lorsqu’il portait la casquette de directeur du centre de formation, il a largement contribué à l’ascension du joueur jusqu’au groupe pro. « Il a été malheureux jusqu’à maintenant, commente-t-il. J’espère qu’il va nous faire une bonne deuxième moitié de saison. C’est un garçon possédant une bonne base technique, redoutable devant le but et bien doté physiquement. Avec les jeunes, il tournait constamment à dix, douze buts en vingt matches. » Dans l’immédiat, ce retour permet au coach messin de mettre en place un roulement entre ses jokers offensifs. Stratégie qui a d’ores et déjà porté ses fruits, Momar N’Diaye ayant fait bon usage de sa récente titularisation au sein de l’équipe B en marquant par deux fois à Lens. Renouard présente également l’intérêt de ne pas avoir encore 23 ans, ce qui l’autorise à jouer jusqu’à 45 minutes en pro et un match complet en CFA le même week-end.
    Désormais libéré de tout problème physique, le milieu / attaquant revient sur cette période noire avant d’évoquer son avenir et ses aspirations.

    Sébastien, comment avez-vous vécu cette première partie de saison ?

    Sébastien Renouard : « Bien plus facilement que l’épilogue de la saison dernière. Même si j’étais blessé, je n’étais pas à l’écart. Ceux qui ne jouent pas font partie intégrante du groupe. J’ai la sensation d’avoir contribué à créer quelque chose. En début de saison, avec plusieurs autres joueurs, nous nous étions donné pour objectif de lancer une dynamique. C’est passé par l’intégration des recrues et je pense avoir tenu un rôle par rapport à cela. Aujourd’hui, la machine est lancée et le plus gros danger, c’est nous-mêmes. Il faut être conscient de nos forces et de nos faiblesses, voir plus loin que cette saison. Nous devons avoir pour ambition de développer quelque chose, à l’image de ce qu’a réussi le LOSC. »

    Malgré tout, vous avez vécu la plupart des matches sur le banc ou en tribune. Déçu ?

    S.R. : « J’avais l’ambition de jouer et je l’ai toujours. Je dois simplement attendre mon heure. Il y a un temps pour tout. Au cours d’une saison, il y a des blessures, des suspensions, des changements tactiques. Le football est fait de beaucoup d’aléas. Lorsque la chance tourne, il faut être prêt à s’engouffrer dans la brèche. Je vais continuer à préparer patiemment mon retour afin de répondre présent si on décide de faire appel à moi. »

    On vous sent beaucoup plus philosophe qu’après l’annonce de votre blessure…

    S.R. : « Quand la blessure intervient, c’est très difficile à vivre. De plus, j’avais déjà eu pas mal de problèmes. Avant de rechuter, cela faisait deux/trois matches que je me sentais bien, que ce soit avec la CFA ou avec les pros. Pour moi, cela représentait un nouveau coup d’arrêt. Je m’aperçois aujourd’hui que j’ai appris beaucoup de cet épisode sur le plan personnel : comment se gérer, savoir prendre du recul, ne pas répéter les mêmes erreurs. Chaque coup dur apporte son lot d’enseignements à retenir. »

    En voyant vos coéquipiers en pleine réussite, étiez-vous inquiet pour votre place au sein de l’équipe ?

    S.R. : « Non, c’est au contraire agréable de voir l’équipe tourner. Intégrer une formation en confiance est plus facile. Les joueurs vous mettent tout de suite dans les meilleures conditions. Et on peut aussi profiter du fait qu’il n’y ait pas urgence pour se remettre d’aplomb complètement. L’an dernier, ce n’était pas le cas. A peine remis, on était tout de suite sollicité car il y avait urgence et que l’équipe ne gagnait pas. La bonne ambiance actuelle fait que personne n’a le sentiment d’être exclu. Cet état d’esprit nous permet d’être là où nous sommes actuellement. Jusqu’à maintenant, le onze de départ a peu bougé mais croyez-vous que ceux qui en font partie seraient aussi performants si leurs concurrents ne poussaient pas derrière ? »

    Vous faites partie d’une génération de jeunes joueurs présents dans le groupe pro depuis plusieurs saisons. Est-ce le moment pour vous d’en devenir les leaders ?

    S.R. : « Le club nous avait déjà fait ressentir à l’intersaison qu’il comptait beaucoup sur nous pour tenir ce rôle de locomotives et cela continue. Nous avons actuellement l’exemple de ‘Ludo’, qui attise les convoitises. Il est train de prendre de l’ampleur. Cela prouve que c’était une bonne décision de lui donner plus d’importance. Personnellement, on m’a proposé une prolongation de contrat. Le projet me plaît et on m’a montré une véritable envie de me garder. C’est le signe d’une confiance que j’ai envie de rendre au FC Metz. Je me sens capable d’assumer plus de responsabilités. »

    Au cours de votre formation, vous n’aviez pas eu de gros problèmes physiques. Comment expliquer la succession de blessures que vous avez subies ces derniers temps ?

    S.R. : « Je suis arrivé assez tôt dans le groupe professionnel. J’ai d’abord commencé par faire beaucoup de banc. Ensuite, j’ai vécu une période où j’étais toujours titulaire à des postes et dans des contextes où je ne pouvais pas me permettre de m’économiser. Je n’étais peut-être pas prêt sur le plan physique à répondre à ces exigences. Je n’ai pas su me gérer, j’étais jeune et plein de fougue. Depuis fin Novembre, j’ai fait une préparation énorme. Avec Jeremy Moureaux, on n'arrête pas. Maintenant, j’arrive à encaisser les séances sans avoir de courbatures. Je me sens vraiment bien physiquement. Après, c’est le jeu et le terrain qui me permettront de retrouver mon meilleur niveau. »

    Plus jeune, vous évoluiez en pointe. Depuis, vous avez goûté à différentes positions. Laquelle vous convient le mieux ?

    S.R. : « Ma préférence est d’évoluer en attaque mais tous les postes me plaisent à partir du moment où ils sont portés vers l’offensive. Chacun a ses avantages et ses inconvénients. J’aimais jouer devant car j’étais amené à marquer beaucoup de buts. Ensuite, sur le côté, j’ai apprécié le fait d’avoir de l’espace et d’être face au jeu même s’il a fallu que j’apprenne à défendre. Puis j’ai aussi évolué juste derrière les deux attaquants. Là, ce qui est bien, c’est d’être entre deux lignes. Cela permet de faire ce qu’on veut. On a une plus grande liberté. »

    Cette polyvalence peut-elle jouer en votre faveur alors que les places dans le onze de départ sont chères ?

    S.R. : « Les places sont chères mais ne sont pas pour autant acquises à l’année. Je remarque que depuis quelques matches, nous avons moins de situations de but. L’équipe vit peut-être une petite baisse de régime. Il en survient toujours au cours d’une saison. C’est à nous, remplaçants, d’apporter de la fraîcheur et du sang neuf à ce moment-là. Jusqu’à maintenant, les titulaires ont toujours été en bonne forme, ils ne se sont pas blessés et ils parviennent à répéter les efforts. Mais on ne doit pas s’arrêter à cela, il y a encore beaucoup à travailler. Contre Lille, la décision s’est faite sur des détails, mais on a tout de même senti qu’il nous manque quelque chose pour évoluer en Ligue 1. Il y a un fossé entre les deux niveaux. Je fais partie de ceux qui ont connu la division supérieure, je suis bien placé pour savoir que le jeu y est complètement différent. C’est d’ailleurs notre devoir de mettre en garde nos coéquipiers à ce sujet… »

    Le groupe pour Metz – Reims

    Marichez, Bonnefoi – Bong, Béria, Bassong, Delhommeau, Diop, C. Gueye – Cardy, Agouazi, Obraniak, François - Renouard, Contout, M. N’Diaye, B. Gueye, Cissé

     

     

    Metz veut sa revanche

    Reims est la seule équipe a avoir battu les Grenats cette saison. La motivation est toute trouvée.

     Lorsqu'on compte 14 points d'avance sur le quatrième (Le Havre) après avoir basculé dans la deuxième partie de saison, il n'est pas forcément évident de maintenir la pression au quotidien. D'ailleurs, Francis De Taddéo clame de plus en plus fort son intention de ne pas laisser le moindre relâchement s'installer dans les rangs. Surtout en ce début d'année 2007. Tout sauf un hasard.

    « On sort d'une période un peu perturbée. Il y a eu Villemomble en Coupe de France, un nul insuffisant à Istres, la trêve et puis l'affaire Obraniak (Ndlr : voir par ailleurs)... Il faut qu'on se remette dans le coup, que l'on affiche plus de conviction. Si on ne réagit pas, on risque de s'enliser ». On vous rassure, il n'y a pas encore le feu à Saint-Symphorien, mais derrière le discours mobilisateur de l'entraîneur messin, on perçoit clairement la volonté de rafler tout ce qui passe à portée.

    L'avantage avec le rendez-vous de ce soir, c'est qu'il n'y a pas besoin d'aller chercher très loin la source de motivation. Si tant est qu'il fallait en dénicher une à tout prix. Reims, auteur d'une première partie de saison plus que présentable (7e, 30 points) et surtout héros de la coupe de la Ligue (tombeur de Monaco et Rennes), est accessoirement le seul club a avoir battu les Grenats cette saison (2-0). C'était le 8 août dernier. Depuis, Metz reste sur une énorme série de 17 matches sans défaite.

    « Pas des sparring-partners »

    Mais la défaite, elle, est encore dans un petit coin des mémoires. « Je compte bien que ce soit une source de motivation supplémentaire », reconnaît Francis De Taddéo, « Reims fait un parcours impressionnant. Ils ont montré qu'ils étaient capables de battre des équipes de ligue 1. Pas nous. J'espère qu'on ne va pas les laisser faire ce qu'ils nous ont fait lors du match aller. Et nous ne sommes pas là pour leur servir de sparring-partner avant leur demi-finale de coupe de la Ligue (Ndlr : contre Bordeaux, mardi prochain). J'attends un gros match, avec de l'impact. Même si l'on entend partout : c'est bon, vous êtes en Ligue 1 ! Je répète que, pour moi, ce championnat n'a pas livré son verdict ».

    Alors ce soir, Metz aura l'occasion de faire d'une pierre deux coups : faire oublier définitivement son seul faux-pas de la saison et faire un nouveau bond dans la bonne direction. Voilà qui pourrait ressembler à une bonne soirée...

     

    Obraniak veut rejoindre Lille

    Resté relativement discret sur le sujet en début de semaine, le milieu de terrain messin Ludovic Obraniak ne fait désormais plus aucun mystère de ses intentions. Courtisé par Lille, le joueur affiche clairement sa volonté de rejoindre l'équipe de Claude Puel, si possible avant le 31 janvier, date qui marquera la fin du mercato. « J'ai pris ma décision : une proposition du LOSC, cela ne se refuse pas. Dans le pire des cas, je serai à Lille au mois de juin. Mais j'avoue que je serais déçu si je ne partais pas avant le 31 janvier. C'est un dilemme pour moi, mais dans une carrière il faut savoir faire des choix. J'aimerais jouer la Ligue des Champions. Les deux clubs sont en contact, j'espère qu'ils vont trouver rapidement un terrain d'entente ».

    Et c'est justement là que le bât blesse. Outre la perspective inquiétante de perdre l'un de ses joueurs cadres en cours de saison, le FC Metz semble peu enclin à répondre favorablement à la proposition du LOSC (600.000 euros). « Je trouve même que c'est presque un manque de respect », estimait hier Francis De Taddéo. Reste désormais à savoir si une nouvelle proposition est susceptible de faire pencher la balance dans les heures qui viennent. Possible.

    De son côté, tout en restant attentif à l'évolution du dossier, Ludovic Obraniak sera bien dans le groupe qui affrontera Reims ce soir. Sans arrière-pensées : « Je suis zen et investi à 200 % dans ce match. Quoi qu'il arrive, je n'irai pas au clash avec Metz. Il est hors de question que je me fâche avec qui que ce soit dans ce club ». A suivre...

     

    La nouvelle donne

    Carlo Molinari ouvre la porte à un départ de Ludovic Obraniak dès cet hiver: "Tout dépend de l'offre lilloise".

    "Ma décision est prise: au mois de juin au plus tard, je signerai à Lille." Depuis sa déclaration d'intention, Ludovic Obraniak a donné une nouvelle tournure au dossier de son éventuel départ de Metz avant le 31 janvier. Réputé impossible jusqu'ici, un transfert est désormais envisageable dans les prochains jours. Le tour de la question en quatre points.
    * Le FC Metz ferme-t-il toujours la porte à un départ de Ludovic Obraniak dès le mois de janvier? NON. Le joueur ayant clairement fait savoir qu'il ne donnait pas suite à la proposition de prolongation du FC Metz, la position du club lorrain a changé. "Jusqu'à mercredi, explique le président Molinari, Ludovic Obraniak s'inscrivait dans un projet à long terme puisque nous lui proposions un contrat de trois années supplémentaires. Désormais, nous savons que, dans quatre mois au plus tard, il n'est plus avec nous. La situation n'est plus la même. Tout dépend de l'offre lilloise. En fonction de ce que Lille nous proposera pour recruter Ludovic Obraniak, nous verrons s'il vaut le coup ou non de le céder."
    * Metz-Reims peut-il être le dernier match de Ludovic Obraniak à Saint-Symphorien? OUI. Puisque les Lillois sont décidés à s'attacher immédiatement les services du milieu de terrain messin, il faut s'attendre à ce qu'ils fournissent une offre plus décente que la première (600.000 euros) dans les tout prochains jours. Toutes les parties auraient alors intérêt à rapidement conclure l'affaire. De toute façon, Metz - Reims est le dernier match à domicile des Lorrains en janvier, donc avant la fin du marché des transferts!
    * Le FC Metz est-il intéressé par la venue d'un joueur lillois? OUI et NON. "Les joueurs remplaçants à Lille n'ayant pas la valeur de Ludovic Obraniak, nous serions perdants>, estime Francis De Taddeo. L'entraîneur messin expose donc sa logique: "Voyons l'aspect financier, qui ne doit guère poser de problèmes à un club disputant la Ligue des champions. A nous de voir ensuite ce que l'on ferait de cet argent." De surcroît, Metz ne cherche pas à se renforcer pour quatre mois de compétition, mais à construire sur la durée. Vu le profil d'un garçon comme Johan Audel, vingt-deux ans, sous-utilisé à Lille, tout concilier ne semble cependant pas impossible.
    * Un départ de Ludovic Obraniak compromettrait-il l'accession du FC Metz en Ligue 1? NON. Au sein d'un vestiaire où chaque discours met en avant la notion de groupe et où l'on ne voit qu'une seule tête, affirmer que l'absence d'un joueur peut enrayer la machine aurait quelque chose d'incohérent. Certes, l'apport de Ludovic Obraniak est indéniable et, à plusieurs reprises, il a démontré ses capacités à changer le cours d'un match. Laurent Agouazi, Julien Cardy voire Laurent Lanteri peuvent évoluer dans son registre. "Je ne dis pas que Ludovic Obraniak est indispensable, affirme Francis De Taddeo, j'estime qu'il est important, au même titre que les autres. Je rappelle qu'il a réussi neuf passes décisives et inscrit deux buts. Nous avons trouvé un équilibre, et il y contribue." Un règlement rapide du dossier, en plus d'évacuer le débat, permettrait d'ailleurs aux joueurs en place d'être mis en confiance. Enfin, nanti d'une aussi confortable avance au classement, le FC Metz doit se convaincre qu'il n'aurait rien à faire en Ligue 1 s'il n'est pas capable d'y accéder à cause du départ d'un seul joueur. Même le plus brillant.

    Metz contre vents et marées

    Face à Reims, leur meilleur ennemi jusqu'ici, les Messins doivent se remettre à vaincre et à convaincre, les possibles adieux de Ludovic Obraniak en toile de fond. Avis de gros temps...

    Le Stade de Reims, décidément, ne fait rien comme tout le monde. Ce club couleur sépia représentera la Ligue 2, la semaine prochaine, dans le dernier carré de la Coupe de la Ligue. Il figure une autre exception: cinq mois et treize jours après le coup d'envoi de la saison, il se pose en tombeur unique du leader messin. Sans le Stade de Reims, la chronique parlerait d'un leader intouchable. Sans le Stade de Reims, chercher la trace d'une défaite de FC Metz reviendrait non plus à un archiviste, mais à un historien. C'est aussi la vocation du vieux club champenois: évoquer le passé. Sans une deuxième moitié d'année 2006 pleine de promesses, son voisin lorrain risquait de le rejoindre au rang de simple souvenir. Et puis, Metz s'est redécouvert un avenir. Cap sur la Ligue 1, l'ascenseur pour mode de transport préféré.
    En tête depuis la sixième journée, nantis d'une avance de quatorze points sur le quatrième, les Lorrains survolent la compétition. C'est clair, net, presque sans bavure. Presque: à défaut de perdre, Metz a marqué le pas depuis son plantureux succès face à Strasbourg (4-1). Un nul pénible a sanctionné son déplacement à Istres (0-0), deux semaines après avoir laissé filer la victoire à Grenoble (1-1), et la Coupe de France n'a pas renvoyé l'image d'une équipe hors d'atteinte: Villemomble (CFA) l'a poussée aux tirs au but, à Saint-Symphorien, puis Lille est venu démontrer quel fossé séparait le leader de Ligue 2 d'une valeur sûre de Ligue 1. Là dessus, l'hiver déroule le feuilleton du départ de Ludovic Obraniak: le vent se lève. Il faut juste souhaiter que le public messin ne se trompe pas sur la nature de l'accueil à réserver à son joueur préféré, qui aurait bien tort, franchement, de passer à côté d'une opportunité comme celle que lui offre Lille...
    "Face à Reims, prévient Francis De Taddeo, un match très important nous attend. Nous avons besoin de le réussir, et de bien le réussir, pour retrouver des certitudes, ne pas laisser le doute s'installer et retrouver une certaine sérénité.> Le classement, du coup, n'est pas l'allié de l'entraîneur messin, qui a décidé de lutter contre l'idée largement répandue selon laquelle son équipe se trouverait déjà en Ligue 1: "Je pratique le parler vrai, assure-t-il. Cela consiste aujourd'hui à dire que le championnat n'a pas livré son verdict, qu'il nous manque vingt-cinq ou trente points et qu'il nous faut vite réagir et gagner afin de ne pas s'enliser."
    Son adversaire du jour, en revanche, lui rend service. Un, pour son tout jeune statut de finaliste en puissance de la Coupe de la Ligue: "Reims, contrairement à nous, est capable de battre une équipe de Ligue 1. Il s'agit d'un adversaire coriace qui va nous contraindre à nous faire violence." Deux, étant l'unique tombeur de son équipe en championnat, son meilleur ennemi en somme, Francis De Taddeo convoquera les souvenirs aoûtiens à sa causerie d'avant-match: "Je compte bien sur une volonté de revanche chez mes joueurs et je ne vais pas me priver pour le leur faire savoir!" Souviens-toi, l'été dernier.

     

    L'adversaire. Stade de Reims. Club fondé en 1931. Stade Auguste-Delaune (actuellement en réfection), 9500 places assises. Président (depuis 2005): Jean-Pierre Caillot (45 ans, chef d'entreprise). Entraîneur (depuis 2005): Thierry Froger (43 ans).
    L'arbitre. Jérôme Auroux (38 ans, Ligue de Midi-Pyrénées).
    Les trois dernières journées. Metz: nul à Istres (0-0), victoire contre Strasbourg (4-1), nul à Grenoble (1-1). Reims: nul contre Bastia (1-1), victoire à Libourne (2-3), nul contre Caen (2-2).
    En Coupe. Metz: éliminé en 32es de finale de la Coupe de France par Lille (0-2), au 1er tour de la Coupe de la Ligue par Créteil (0-1). Reims: éliminé au 8e tour de la Coupe de France par Cambrai (0-1), qualifié pour les demi-finale de la Coupe de la Ligue contre Bordeaux (victoire à Rennes, 0-1, en quarts de finale).
    Les trois prochaines journées. Metz: va à Libourne, reçoit Brest, va à Bastia. Reims: reçoit Dijon, va à Montpellier, reçoit Niort.
    Attaques. Metz: 30 buts marqués, dont 19 à domicile. Reims: 24 buts marqués, dont 6 à l'extérieur.
    Défenses. Metz: 9 buts encaissés, dont 4 à domicile. Reims: 20 buts encaissés, dont 13 à l'extérieur.
    Meilleurs buteurs. A Metz: Babacar Gueye (11 buts). A Reims: Fauré (9 buts).
    Le passé en Ligue 2. 1 confrontation (le 10 août 2002, 0-0).
    Les absents. A Metz: Corrales, Léoni, Walter (blessés), Aguirre, Anton, Delgado, Djiba, Diakite, Lanteri, Gomez, Walasiak (choix de l'entraîneur). A Reims: Bonnal, Comminges (choix de l'entraîneur), Lundblad (blessé), Henrique (non qualifié).

    Thierry Froger: "Un bon test"

    Entraîneur du Stade de Reims, Thierry Froger a dû jongler entre l'effervescence qui entoure son équipe, demi-finaliste de la Coupe de la Ligue mardi contre Bordeaux, et la préparation du déplacement à Metz, sur le front du championnat...
    De Metz-Reims à Reims-Bordeaux. "La proximité de notre demi-finale de la Coupe de la Ligue n'a pas trop interféré dans la préparation du match qui nous attend à Metz. Nous avons simplement dû trouver le bon compromis entre les sollicitations médiatiques et le devoir de travailler. Je pense d'ailleurs que nous avons su être disponibles sans nous égarer."
    Du vendredi au mardi. "Je considère comme un avantage le fait de jouer à Metz quatre jours avant de recevoir Bordeaux. Après un bon stage, une bonne préparation, il s'agit d'une étape de plus dans l'approche du match de mardi. Et, même si c'est différent pour notre environnement, en tout pour nous c'est le match de Metz qui capte notre attention. Et c'est un bon test pour une équipe de Ligue 2 qui s'apprête à affronter une équipe de Ligue 1."
    D'août à janvier. "Que nous soyons les seuls à avoir battu Metz en championnat constitue, pour notre adversaire, un challenge de plus à relever. Mais, lorsque vous êtes leaders, il n'y a jamais de démotivation."
    De la Coupe de la Ligue à la Ligue 2. "Ce match contre Bordeaux, nous allons évidemment le jouer mais il est difficile de prétendre davantage. Notre objectif initial est de terminer aux huit premières places en championnat et il demeure réaliste. Il s'agit d'installer le club. Réussir à concilier championnat et Coupe de la Ligue prouve que Reims progresse."

     

     

     

     

     

     

    January 11

    Obraniak a choisi Lille

     

     Ludovic Obraniak se rapproche de Lille, qu'il rejoindra au plus tard en juin mais, "si possible", dès les prochains jours. Auquel cas un joueur du LOSC pourrait effectuer le chemin inverse.

    Tandis qu'il se remet d'une bronchite ayant perturbé son début de semaine, Ludovic Obraniak a rencontré Carlo Molinari, hier, en fin de matinée. Le milieu de terrain du FC Metz a confirmé à son président ce qu'il lui avait déjà clairement laissé entendre le mois dernier et ce que Le Républicain Lorrain révélait dès le 19 décembre: son désir de rejoindre Lille, actuellement cinquième du championnat de France, et qualifié comme Lyon pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. "Ma décision est prise, nous confirme le joueur. Au mois de juin au plus tard, je signerai à Lille.> En fin de saison, Ludovic Obraniak se trouvera effectivement libre de tout engagement, son contrat à Metz arrivant alors à échéance. Et il a d'ores et déjà choisi de ne pas donner suite à la proposition de prolongation présentée par le FC Metz - pour une durée de trois ans - qu'il juge lui-même "hyper intéressante> : "C'est sûr, affirme-t-il, s'il ne s'agissait pas de Lille, je prolongerais ici."
    Du coup, de véritables négociations vont désormais s'ouvrir entre les deux clubs puisque Lille souhaite toujours accueillir Ludovic Obraniak à l'occasion du marché hivernal des transferts ouvert, pour un mois, depuis le 1er janvier. Et Ludovic Obraniak espère lui aussi, fermement, rejoindre son nouveau club, "si possible> dès la semaine prochaine. Le LOSC, en effet, propose au gaucher messin un engagement de trois ans et demi. Ici intervient toute la complexité du dossier, véritable modèle de dichotomie, pour le FC Metz: d'un côté, existe le risque d'affaiblir le leader de Ligue 2 en laissant partir l'un des plus sûrs artisans de sa reconstruction; de l'autre, se présente aujourd'hui, et aujourd'hui seulement, l'unique opportunité de réaliser une opération financière qui ne sera plus possible, dans cinq mois, alors que le départ du joueur est de toute façon acquis. "Je suis persuadé que Metz rejoindra la Ligue 1, assure Ludovic Obraniak. Ce groupe a largement les qualités pour y parvenir, et une avance qui laisse de quoi voir venir. Je pense que Metz n'a plus besoin de moi pour monter."

    Audel à Metz?

    L'avance actuelle du leader de la Ligue 2 sur le quatrième (Le Havre) s'élève à quatorze points, à dix-huit journées du verdict: l'exploit, désormais, consisterait en effet à ne pas remonter! Et s'il perd Obraniak, l'effectif messin devrait accueillir un joueur de compensation : selon des sources lilloises, les dirigeants nordistes s'apprêtent à assortir leur proposition financière du prêt d'un joueur. Milieu de terrain gaucher également susceptible d'évoluer en attaque, artisan de la montée de Lorient en L1 la saison dernière (8 buts en 30 matches), le jeune Johan Audel (22 ans) devrait faire partie de la transaction. Il présente d'ailleurs un profil susceptible de correspondre aux besoins messins, de préférence au Suisse Daniel Gygax (57 minutes de jeu, cette saison, en championnat) dont le LOSC cherche à se séparer.

    Si le sort n'avait réservé une confrontation Metz - Lille en trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France, les négociations entre dirigeants lorrains et nordistes auraient sans doute déjà abouti. Le match remporté par les Lillois (2-0) samedi dernier a repoussé l'échéance mais, cette fois, Ludovic Obraniak pourrait bien porter une dernière fois le maillot grenat, demain soir, face à Reims. "Qu'on me comprenne bien, exhorte-t-il. Je ne réalise pas une opération financière, j'ai juste envie de relever un challenge sportif extraordinaire à côté duquel je ne peux pas passer. Pour une fois, je ne fais pas le choix du cœur, mais celui de la raison."

    Liebus: "Bouger cette équipe"

    Trois ans après avoir quitté les rives de la Moselle, Johan Liebus retrouve Saint-Symphorien demain soir au sein d'une équipe rémoise restant sur deux bonnes prestations à l'extérieur. Jouer un tour à ses potes messins lui plairait bien...

    Metz en championnat, une demi-finale de coupe de la Ligue face à Bordeaux, mardi: voilà un programme copieux. Johan, avez-vous une priorité? "Il ne faut pas tomber dans ce piège. Bordeaux est présent dans un coin de la tête depuis un petit moment mais ce qui compte pour l'instant, c'est le championnat. Nous essayons de ne penser qu'à vendredi et à ce déplacement en Lorraine. Pour faire quelque chose à Metz, nous devrons être au top."
    * Aucun risque de voir votre équipe jouer avec le frein à main? "L'entraîneur, Thierry Froger, a été bien clair: pas question d'occulter le championnat. C'est notre objectif numéro un. Les dirigeants veulent une place dans la première partie de tableau: à nous
    d'aller chercher des points."
    * C'est donc simple de se mobiliser pour le championnat quand on se trouve à une victoire du Stade de France? "Il faut évacuer tout ça et se concentrer uniquement sur la prochaine échéance. Lors de ces deux rencontres, nous n'aurons rien à perdre. En coupe de la Ligue, c'est déjà formidable d'être présent à ce niveau. J'espère vraiment qu'on ne se mett
    ra pas une pression inutile."
    * Vous occupez la septième place du classement. Satisfait de cette première partie de championnat? "C'est mitigé. Beaucoup de points ont été perdus bêtement. A Bastia ou Dijon, nous avions le match en main avant de lâcher sans explication. Et puis la fin des matches aller a été délicate. Après un 7/7 à domicile, nous sommes tombés contre Istres. Un revers me restant en travers de la gorge. Ont suivi des nuls contre Créteil et Caen. Ce sont des points qui nous manqu
    ent. Des points à rattraper."
    * Vous n'êtes quand même qu'à sept points de Strasbourg, le troisième. La montée est-elle jouable? "Ce n'est pas à l'ordre du jour. Devant, les équipes ont beaucoup d'avance. Sans doute trop. Une place d
    ans les six me conviendrait."
    * Comment expliquez-vous que Reims peine autant loin de ses bases? "C'est sûr, nous devons gagner en régularité à l'extérieur où l'on se montre moins costauds. C'est un phénomène difficile à analyser. On se crée des occasions avant qu'une erreur vienne gâcher le travail. Nous manquons sans doute de concentration. Mais en décembre, on a enchaîné deux succès à Libourne et Rennes, en coupe de la Ligue. Peut-être av
    ons nous trouvé la solution?"
    * Vous allez passer un bon test à Metz, leader invaincu sur sa pelouse... "Nous sommes les seuls à les avoir battus cette saison. Il faudra rééditer le même genre de prestation. Nous venons à Metz pour bouger cette équipe. Techniquement, elle nous est supérieure. A nous de compenser par l'envie, d'être présents dans les duels. Pour envisager un résultat, il faudra surtout éviter d
    e prendre un but rapidement."
    * Impatient de retrouver le stade Saint-Symphorien? "J'ai coché cette date dès la sortie du calendrier. Je suis parti en bons termes avec les joueurs et les dirigeants. J'ai souvent Franck Béria ou Sébastien Renouard au téléphone. En coulisses, ça devrait être un bon moment. Après sur le terrain..."

     

    Ludovic Obraniak bon pour le service

    Sa bronchite vaincue, Ludovic Obraniak a retrouvé le terrain hier matin. Il prétend à une place dans le groupe qui affrontera le Stade de Reims demain soir. Le milieu de terrain grenat retrouve de l'ampleur puisque Julien Cardy, Laurent Agouazi, Mamadou Diakité et Roy Contout sont également bons pour le service. Luis Delgado a quant à lui rejoint Stéphane Léoni pour un travail de remise en forme en compagnie de Jérémy Moureaux.