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日志


1月29日

Les aveux tardifs du président : responsable, mais pas coupable, il reste !

Alors : pourquoi avoir attendu si longtemps en parlant la langue de bois ?...Voilà : je serai absent une petite semaine, donc, pas de blog cette semaine ! à lundi prochain…

(R.L.) : Carlo Molinari : « On ne jouait pas au football »

Carlo Molinari sort de son silence. Le caractère affiché par son équipe, samedi face à Rennes, incite le président à croire en des lendemains meilleurs.

Président, votre décision de ne plus parler aux joueurs, prise au lendemain de la défaite concédée à Paris, a surpris beaucoup de monde. Pourquoi cette "grève" de la parole ? « J'avais le sentiment qu'il fallait trouver un signal fort, qui rompe avec les interventions traditionnelles. J'en ai discuté jeudi avec le coach, ce n'était pas un coup de tête... Et l'idée de ne plus communiquer avec eux s'est imposée. Dans mon esprit, elle signifiait que les mots n'avaient plus leur place, qu'il fallait des actes. Je n'attendais pas un 4-0 face à Rennes, mais une réaction d'orgueil. »• Ces actes, les avez-vous perçus ? « Oui, je crois que les joueurs ont répondu comme nous étions en droit de l'attendre. J'espère maintenant que ce match servira de déclencheur, que l'état d'esprit manifesté contre Rennes sera le même vendredi à Strasbourg et au cours des semaines à venir. »
• Vous rencontrez les joueurs demain (aujourd'hui). Le point décroché contre Rennes influera-t-il sur la teneur de votre discours ? « Oui, j'ai organisé un déjeuner commun avec tout le monde, l'ensemble des joueurs, le staff... C'est en quelque sorte la réponse à leur comportement. Mon discours sera d'ailleurs axé sur ce point. A travers sa prestation contre Rennes, l'équipe a prouvé qu'elle était capable de se battre et de réaliser des choses correctes. Ce qui ne peut pas être le cas lorsque tu joues à sept ou huit. »
• Voilà un peu plus d'un mois qu'Yvon Pouliquen a pris ses fonctions. Quel regard portez-vous sur sa façon de procéder ? « Il est arrivé dans un contexte très délicat, avec un vestiaire divisé, les résultats que tout le monde connaît... Il est donc un peu tôt pour porter un jugement sur son travail. On remarque simplement un changement dans le fonctionnement quotidien. Yvon est jeune, mais il a l'expérience nécessaire pour gérer des pros. Sur le terrain, je constate aussi que l'on commence à voir des choses qui tendent vers une prise en main du jeu. C'est déjà un progrès. Parce qu'on peut le dire aujourd'hui, même en Ligue 2, on ne jouait pas au football. »

• Cela ne vous amène-t-il pas à regretter d'avoir attendu la trêve pour remercier Francis De Taddeo ? « Non, je ne peux pas parler de regrets. Francis restait sur une saison exceptionnelle, nous lui avons fait confiance. Nous avons été au bout de notre raisonnement. »
• Question effectif. Le mercato touche à son terme. Doit-on encore attendre des mouvements du côté de Metz ? « Ça m'étonnerait franchement. A quarante-huit heures de la clôture du marché, je ne vois pas quelqu'un se lever pour nous dire qu'il est intéressé par un de nos joueurs. »
• Le club avait pourtant insisté sur la nécessité de dégraisser. Financièrement, avez-vous des inquiétudes ? « Non. Ce qui est sûr, en revanche, c'est qu'il faudra transférer des joueurs à l'issue de la saison pour boucler le budget. Parallèlement, il faudra faire venir des gens qui auront envie de repartir avec nous en Ligue 2. »
• La Ligue 2 fait donc d'ores et déjà partie de votre raisonnement ? « Affirmer le contraire, ça ne serait pas crédible. On peut toujours se dire que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir... Mais bon, soyons lucides. »
• Le déroulement des dernières années et cette relégation à laquelle votre parcours vous prédestine ne vous incitent-ils pas à réfléchir sur votre présence à la tête du club ? « Non ! Il y a des moments difficiles dans la vie, il faut les assumer. Un jour, il y aura forcément quelqu'un à ma place, mais ce n'est pas le moment de partir. La situation est décourageante, il faut être solide pour encaisser les critiques, mais c'est comme ça. Les choses changeront. Le club est solide. Les problèmes, ils étaient dans l'équipe. »

 FC METZ EXPRESS

Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : deux séance (9h30, 15h30). Demain : une séance (9h30).
D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Rennes (23e journée de Ligue 1), samedi 26 janvier : 1-1. Prochain match : Strasbourg - Metz (16es de finale de la Coupe de France), vendredi 1er février à 20h30. A suivre : Bordeaux - Metz (24e journée de L1), samedi 9 février à 20h ; Metz - Valenciennes (25e journée), samedi 16 février à 20h.
A l'infirmerie. Matheus Vivian (cheville), Julien Cardy (pied) sont toujours à l'arrêt. Cédric Barbosa (genou) et Rudy Gestede (cuisse) poursuivent leur travail de remise à niveau avec le préparateur physique.
Suspendu. Aucun.
En sélection. Luis Delgado avec l'Angola, Babacar Gueye avec le Sénégal et Oumar Sissoko avec le Mali participent actuellement à la Coupe d'Afrique des Nations, au Ghana.
L'info du jour. Les délais ont été respectés : absent des terrains depuis le 11 décembre dernier, en raison d'une fracture du troisième métatarse du pied droit survenue à l'entraînement, Jeff Strasser en a fini avec l'infirmerie. Le défenseur reprendra la course ce matin, en compagnie du kiné Luc Labeeu.

Grosse frayeur pour l'équipe de France des -16 ans

Huit membres de l'équipe de France de football des moins de 16 ans ont été blessés, hier, lors d'un accident de la route en Turquie. Le bus qui transportait la sélection nationale française de son hôtel dans la station balnéaire de Marmaris vers la ville proche de Mugla, où elle devait affronter l'équipe d'Azerbaïdjan dans le cadre d'un tournoi international, l'Aegean Cup, s'est renversé en cours de route. Trois membres de l'équipe ont été hospitalisés : le directeur technique Michel Cavillier (fracture du thorax), le soigneur Pascal Maille (hanche), et le milieu de terrain de l'OL Harry Novillo (talon). Les cinq autres blessés, dont l'entraîneur Philippe Bergeroo ont pu regagner leur hôtel après quelques soins.

Les arbitres dans la tourmente

Pas une semaine sans que les hommes en noir ne soient montrés du doigt : samedi, le but refusé au Caennais Julien Toudic à Marseille a mis en lumière le malaise persistant autour de l'arbitrage français.

On ne réfute pas l'erreur, mais il faut l'expliquer, ce qui ne la gomme pas, confie Marc Batta, le directeur technique national de l'arbitrage. Sur le but refusé à Caen, vu la place de l'assistant et la position du gardien, il était difficile de voir que le ballon avait franchi la ligne ».Ce fait de jeu sera étudié le week-end prochain lors de la réunion traditionnelle des arbitres français portant sur « les points positifs et négatifs », et programmée « tous les 45 jours, soit toutes les cinq journées » de championnat, selon Marc Batta.
Une petite révolution technologique semble s'amorcer sur ce point précis : le principe du ballon à puce électronique « devrait être acté par l'International board (IFAB, gardien des lois du jeu) en mars prochain », avance l'ancien arbitre international Joël Quiniou dans L'Equipe d'hier. L'expérimentation en a été faite lors du dernier Mondial des clubs en décembre après feu vert de l'IFAB. « Les résultats ne sont pas encore connus, mais si c'est acté, ce sera un plus, j'y ai toujours été favorable », assure le DTNA. En dehors de cette question du franchissement de la ligne de but, les thuriféraires de l'arbitrage assisté de la vidéo se sont déjà heurtés à une fin de non-recevoir de la part de l'IFAB, à l'image du président de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez. D'autant que Michel Platini, le président de l'UEFA, y est également hostile.
Autre polémique, celle des relations épineuses entre le but et le hors-jeu, dont la liste s'allonge : égalisation litigieuse du Rennais Pagis contre Marseille, position illicite du Stéphanois Gomis avant sa passe décisive à Dernis face à Rennes, les buts refusés au Lyonnais Fred à Saint-Étienne et au Lensois Maoulida contre Strasbourg... Sans compter les innombrables querelles de penalties. Une longue liste (non exhaustive) qui a suggéré à Henri Legarda, président du Mans, la demande d'un « Grenelle de l'arbitrage » au milieu d'un concert de critiques sur les ex-directeurs de jeu, qui font incidemment remarquer qu'aucun d'entre eux n'a été sélectionné pour l'Euro 2008. « La polémique est un vieux serpent de mer qu'on ressort à chaque compétition, comme au premier tour de la dernière Coupe du monde alors qu'il y avait les meilleurs arbitres », se défend Marc Batta, qui préfère insister sur les trois Français qui officieront lors du prochain tour de Coupe d'Europe.
La multiplication des rencontres télévisées et des innovations technologiques (révélateur du hors-jeu, ralentis sous plusieurs angles de vue) a pour conséquence que « les erreurs sont décortiquées » et offertes en pâture à « 55 millions d'excellents arbitres de salon », ironise le DTNA. « Le foot rend un peu fou à l'heure actuelle, estime Marc Batta, ce serait bien qu'une corporation qui doit prendre des jugements en instantané soit un peu plus aidée ».
La pression médiatique amène parfois les directeurs de jeu à faire leur mea culpa, comme Stéphane Lannoy, avouant s'être trompé en accordant un coup franc à l'origine du but nancéien contre Marseille. « Quand je vois les images aujourd'hui, évidemment je me serais volontiers abstenu de siffler ce genre de coup franc », avait-il déclaré jeudi dernier.

 Les échos du Centre

Exceptée l’équipe B, en difficulté samedi à Mulhouse, les jeunes du FC Metz ont réalisé un carton plein. Les victoires importantes des 16 ans à Illzach et des 14 ans dans le derby lorrain sont à louer, de même que la performance des 18 ans.

CFA : Mulhouse 3-0 Metz (0-0)
Buts de Taulemesse (55°, 87°) et Khezami (67°) pour Mulhouse
Stade de L’Ill
Mulhouse : Milliet, Holbein, Bantiti, Demuth, Milazzo, Burgart, Garny, Perianayagom, Khezami, N’Sangu (Eglin 85°), Matter
Metz : Ruffier – Leoni, Nativel, Fernandes, Anastassowa – Belson (Bourgeois 80°), Betsch, Pouye, Djiba – Ou (Andrès 76°), Baldé
Mauvaise sortie de l’équipe réserve ce week-end. En déplacement à Mulhouse, les hommes de José Pinot ont subi la loi des Alsaciens au cours de la seconde période. Cette sévère défaite succédant au revers concédé, dans d’autres circonstances, à Vesoul ; il va falloir réagir sous peine de voir le bas du tableau se rapprocher.
Metz est 13ème avec 37 points : 5 victoires, 5 nuls et 7 défaites ; 18 buts marqués, 26 encaissés.
18 ans : Metz 3-2 Sedan (1-1)
Buts de Fallou (43°), Sakho (51°), Biaudet (90°+2) ; Edouard (14°) et Obaton (90°+4) pour Sedan
Les 18 ans ont bien réagi à l’ouverture du score de leurs adversaires pour l’emporter finalement sur le score de trois buts à deux. Grâce à deux jolis buts de Fallou, d’une frappe en pleine lucarne ; et Sakho, de la tête, les Messins passèrent devant Sedan au tableau d’affichage. Dans les arrêts de jeu, Biaudet fut bien inspiré de marquer une troisième fois, car Sedan marqua également dans les toutes dernières secondes de la partie.
Metz est 5ème avec 39 points : 6 victoires, 6 nuls et 3 défaites ; 21 buts marqués, 15 encaissés.
16 ans : Illzach 1-2 Metz (1-1)
Buts de Bussman (45°) et Faucher (60°) pour Metz
Menés au score, les Grenats sont parvenus à s’extirper du piège alsacien. Grâce à cette nouvelle victoire en déplacement, ils conservent leur bonne position au classement, dans un groupe très disputé puisque Strasbourg et Nancy comptent le même nombre de points. Leurs chances de participer à la phase finale en fin de saison sont intactes.
Metz est 1er (ex-æquo) avec 42 points : 9 victoires, 2 nuls et 2 défaites ; 28 buts marqués, 7 encaissés.
14 ans : Metz 3-1 Nancy (3-0)
Buts de Vion (22°), Adbelli (27°) et Moukam (48°) pour Metz ; Rodriguez (60°) pour Nancy
C'est dans un match engagé de ce championnat fédéral des 14 ans que les deux structures professionnelles de préformation messines et nancéiennes se sont retrouvées ce dimanche à la Plaine Saint-Symphorien.
Les jeunes pousses mosellanes ont conforté leur place de leader en dominant leurs voisins Meurthe et mosellans. Grâce à une entame dynamique, les protégés de Sébastien Muet, évoluant par des enchaînements à touches de balle limitées, atteignirent la pause avec deux longueurs d'avance. Des buts marqués Vion (22° ) et Adbelli (27°) sur un superbe exploit individuel.
Après la pause , Moukam permit aux Messins de prendre leurs distances (48°). Les essais des Nancéens furent bien repoussés par Cappa et sa défense. Ce n'est pas le but de Rodriguez (60°) qui empêcha les jeunes Grenats de poursuivre leur invincibilité et de conforter leur place de leader avec 13 points d'avance.
Metz est 1er avec 50 points : 12 victoires, 1 nul et 0 défaite ; 39 buts marqués, 2 encaissés.
Ils manient le ballon… la plume et le crayon
Adrien Férino, Clément Sannier et Wang Chu sont sur tous les terrains. Jeunes joueurs du Centre de Formation, ils sont également élèves en classe de seconde générale au Lycée Cormontaigne.
C’est à ce titre qu’Adrien et Clément ont pris la plume pour participer au concours de nouvelles organisé cet automne par le Lycée. L’originalité et la qualité de leurs récits ont séduit le jury qui les a récompensés. Quant à Wang Chu, le 3ème larron, il a réalisé les illustrations du recueil regroupant les nouvelles des lauréats, un sacré coup de crayon !
Le week-end prochain
18 ans : Metz – Lyon, dimanche 15h, Stade Delaitre
16 ans : Metz – Nancy, dimanche 15h, Synthétique Plaine
14 ans : Reims – Metz, dimanche 15h
15 ans honneur niveau A : Thionville – Metz, samedi 15h30
13 ans honneur : Metz – Homécourt, samedi 15h30, synthétique Plaine
13 ans honneur niveau B : Metz B – Thionville, samedi 14h, synthétique Plaine

ARBITRE MARC BATTAdanslatourmentecentrede formation

1月28日

Vendredi, la saison s'arrête ou continuera, c'est selon...

(R.L.) : Metz prendrait bien une Coupe

Un peu rassuré par son partage des points avec Rennes, le FC Metz ouvre cette semaine la parenthèse de la Coupe de France : l'occasion de ressouder un groupe qui a bien besoin de se changer les idées.

Metz, combien de divisions ? Après un an et six mois de communication polie, voire policée, avec interdiction de laver le linge sale en dehors du cercle familial, les langues qui se délient aujourd'hui font état d'un vestiaire désuni, de « tensions » pour les plus mesurés, de « clans » pour les plus réalistes. C'est entendu : ce qui, hier, faisait la force d'un groupe au sein duquel on ne devait voir qu'une tête et n'entendre qu'une voix a volé en éclats au gré des défaites qui ont jalonné le parcours initial du promu, et au rythme des questionnements qu'elles ont suscités, autour du pourquoi et autour du comment. C'est aussi la loi du genre : avec l'échec, viennent les disputes puis, avec les disputes, persiste l'échec. Mais personne n'a jamais été obligé de passer ses vacances avec ses collègues de travail, et les lois de la collectivité que le petit monde messin semble redécouvrir aujourd'hui n'empêchent pas la performance : l'histoire est riche d'exemples d'épopées accomplies par des joueurs qui ne passaient pas leur temps libre ensemble, comme le Bordeaux du début des années 80 ou l'OM de la décennie suivante. Un peu mieux fixé sur l'étendue des difficultés messines, Yvon Pouliquen ne cherchait d'ailleurs pas à exploiter le filon du conflit interne pour le transformer en excuse, dans la foulée de la terrifiante défaite ramenée de Paris mercredi : « A la limite, affirmait-il ici-même, peu importe que les gars aient des soucis entre eux, qu'il y ait des clans. Moi, je veux voir onze joueurs qui ne lâchent rien une fois que c'est sifflé. » Ils ne sont pas obligés d'aller dîner ensemble, après le match. Ce qu'il a vu samedi soir pendant Metz - Rennes est de nature à rassurer le nouvel entraîneur messin, en tout cas partiellement : « Il m'importe aujourd'hui de savoir si les joueurs peuvent faire preuve dans la durée de l'état d'esprit manifesté samedi. Ils doivent gagner en constance et montrer que leur vrai visage se rapproche plus de celui de samedi que de celui du mercredi précédent au Parc. » Pour remobiliser durablement un effectif profondément atteint par six mois de traversée du désert et déjà fixé sur son sort ­ la descente en Ligue 2 ­ avec quatre mois d'avance sur le calendrier, la Coupe de France pourrait devenir le meilleur allié de Metz. Les vertus dérivatives d'une aventure parallèle sont connues, archi-connues, et l'occasion de se changer les idées en même temps que de rassembler tout le monde autour d'un objectif exaltant se présente précisément vendredi, à Strasbourg, à l'occasion d'un seizième de finale qui dira si le dernier de Ligue 1 peut battre autre chose que des records à l'envers, d'ici au mois de mai. « Ça ne m'aurait pas dérangé d'enchaîner par un match de championnat, pour voir si nous sommes capables de reproduire une prestation de la même nature, parce que ce sera nécessaire jusqu'à la fin de la saison, et pas seulement en Coupe », précise Yvon Pouliquen, double vainqueur de l'épreuve à la tête du RC Strasbourg puis du FC Lorient, au début du siècle.
Huit fois, en cette saison de tous les cauchemars à Saint-Symphorien, Metz avait déjà été mené au score ; huit fois, il avait perdu. L'égalisation réussie par Momar N'Diaye contre Rennes, à dix minutes de la fin du match et près d'une heure après l'ouverture du score d'Olivier Thomert témoigne que les Lorrains n'ont cette fois pas cédé à la résignation. C'est une mince satisfaction, mais une satisfaction quand même, de la part d'une équipe qui en offre peu. S'en contenter rappelle combien Metz est tombé très bas, comme s'enthousiasmer pour le bon quart d'heure de la deuxième mi-temps contre Monaco, un match pourtant lourdement perdu (4-1) montre combien Saint-Symphorien a été sevré de spectacle, depuis de très longs mois, de trop longs mois. Au point de reléguer les lacunes encore apparues samedi au deuxième plan : face à Rennes, Metz a encaissé un but sur un enchaînement d'erreurs coupables, individuelles et collectives ; une trop grande retenue a aussi annihilé les effets d'un jeu davantage ambitieux. « Nous ne sommes pas assez tueurs devant le but », déplore Yvon Pouliquen. Un axe de travail parmi d'autres, à l'heure d'ouvrir la parenthèse de la Coupe de France.

Les attaquants au banc d'essai

De Vesoul à Lille, Yvon Pouliquen a testé un panel de cinq attaquants. Le retour imminent de Rudy Gestede lui permettra de compléter le tableau. Revue d'effectif.

Passé. 16 matches joués en championnat, 8 titularisations, 3 buts. Premier buteur messin de la saison, face à Lille, lors de la deuxième journée de championnat, le Sénégalais a contribué à la première, et unique, victoire du FC Metz. A Caen (9e journée), il avait, en effet, signé l'égalisation. La suite fut moins productive. Ballotté du banc au terrain, Momar N'Diaye a connu un gros passage à vide.
Avenir. La nomination d'Yvon Pouliquen semble l'avoir requinqué. Passeur décisif contre Monaco, buteur avant-hier contre Lille, il a incontestablement marqué des points. Et dans le contexte actuel, la fraîcheur de ses vingt ans pourrait jouer à son avantage. Il lui reste maintenant à confirmer, sur la durée.

Sébastien Renouard

Passé. 13 matches joués en championnat, 10 titularisations, 0 but. Sa première partie de saison a été laborieuse. Le résultat, peut-être, d'un positionnement sur le terrain en décalage avec ses aspirations. Placé sur la liste des milieux de terrains par l'ancien entraîneur, il a, de plus, été amené à gérer le parcours sinueux que lui ont imposé les blessures.
Avenir. Décrié par le public de Saint-Symphorien, il est revenu dans de meilleures dispositions depuis le début de l'année. Son triplé en Coupe de France, à Vesoul, a coïncidé avec son replacement aux avant-postes. Ce choix, signé Yvon Pouliquen, lui offre de nouvelles perspectives : à lui de trouver la voie de l'efficacité en Ligue 1.

Wilmer Aguirre

Passé. 12 matches joués en championnat, 10 titularisations, 2 buts. Ses neuf titularisations seulement, sous l'ère De Taddeo, ont laissé une empreinte transparente. Il a achevé la phase aller du championnat avec un seul but à son actif (Lens, 14e journée) et sans jamais sembler convaincre son ancien entraîneur.
Avenir. Il a brillé par son absence à la reprise de l'entraînement, début janvier. Le message qui lui a alors été adressé par Yvon Pouliquen semble avoir porté ses fruits : auteur de son deuxième but contre Monaco, "El Zorrito" a vitaminé un secteur jusque-là trop souvent amorphe

Babacar Gueye

Passé. 12 matches joués en championnat, 5 titularisations, 2 buts. Buteur messin le plus prolifique la saison passée, il n'a pas supporté le retour à l'élite. Utilisé avec trop de parcimonie à son goût, l'international sénégalais a vu son statut de titulaire partir en fumée... Au point d'envisager de quitter le club avant le 31 janvier et son retour de la CAN.
Avenir. Il a répondu à l'appel de la sélection nationale non sans avoir laissé un message à son entraîneur, signant lui aussi un triplé en Coupe de France. Un simple feu de paille, attisé par la modestie de l'adversaire ce soir-là ? Il lui faudra attendre la fin de la Coupe d'Afrique des Nations pour prouver le contraire, s'il reste.

Rudy Gestede :

Passé. 4 matches joués en championnat, deux titularisations, 0 but. Lancé dans le grand bain au soir d'une énième déconvenue messine, contre Auxerre, son gabarit a fait sensation. Il a apporté un peu de son culot, mais son inexpérience au plus haut niveau a pris le dessus sur sa générosité.
Avenir. Blessé juste avant la trêve, rien ne dit qu'il réintègre le groupe "A" d'Yvon Pouliquen, à son retour, programmé pour les premiers jours de février. Ce qu'il a démontré sur la fin de l'année, dans le contexte tendu que l'on sait, laisse néanmoins la porte entrouverte à d'autres apparitions.

Cyril Chapuis Passé.

3 matches joués, deux titularisations, 0 but. Son passé messin n'a pas encore de rides. Arrivé par la porte du mercato, l'attaquant est loin d'avoir retrouvé le rythme. Un deuxième semestre 2007 chômé est passé par là.
Avenir. Son manque de compétition ne l'a pas empêché d'être titularisé à deux reprises, déjà, depuis la reprise. Yvon Pouliquen, qui l'entraînait la saison passée à Grenoble, semble lui accorder sa confiance. Ce qui serait susceptible de changer si la concurrence venait à se réveiller.

 FC METZ EXPRESS

Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : entraînement à 15 h 30 sur le terrain du bord de l'autoroute. Demain : entraînement à 9 h 30.
D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Rennes (23e journée de Ligue 1) samedi 26 janvier : 1-1. Prochain match : Strasbourg - Metz (16es de finale de la Coupe de France) vendredi 1er février à 20 h 30. A suivre : Bordeaux - Metz (24e journée de Ligue 1) samedi 9 février (20 h) ; Metz - Valenciennes (25e journée) samedi 16 février (20 h).
A l'infirmerie. Jeff Strasser (pied) et Matheus Vivian (cheville) sont à l'arrêt, comme Julien cardy (pied). Cédric Barbosa (genou) et Rudy Gestede (cuisse) poursuivent leur travail de reprise.
Suspendu. Aucun.
En sélection. Luis Delgado avec l'Angola, Babacar Gueye avec le Sénégal et Oumar Sissoko avec le Mali participent actuellement à la Coupe d'Afrique des Nations, au Ghana.
Le chiffre du jour. 0 : aucun joueur messin n'a été averti, samedi, face à Rennes ­ aucun Rennais non plus, d'ailleurs. C'est la deuxième fois seulement cette saison que Metz traverse un match entier sans voir jaune : le précédent remontait au 1er décembre lors de la venue d'Auxerre (0-1). Avec neuf des cinquante-et-un avertissements comptabilisés, Cheikh Gueye est le Messin le plus averti.

(18 ans) : Une bonne opération

Arbitre : M. Godinho. Mi-temps : 1-1. Buts pour Metz : Fallou (43e), Sakho (51e), Biaudet (90e+2) ; pour Sedan : Edouard (14e), Obaton (90e+4).
Les jeunes joueurs messins se montraient les premiers dangereux par Sakho (8e) mais ce sont les Sedanais qui ouvraient la marque grâce à une tête signée Edouard, à la réception d'un franc de Borgniet (14e). Les Messins parvenaient à égaliser de superbe manière juste avant la pause. Sakho centrait en retrait pour Fallou qui, de loin, catapultait le ballon en pleine lucarne (43e).
A la reprise, les joueurs d'Olivier Perrin prenaient même l'avantage sur un corner de Sommer repris de la tête par Sakho (51e). Delle sauvait alors son camp sur un corner sedanais (55e). Metz continuait à pousser mais Sakho ratait le cadre (68e) et les grenats ne profitaient pas non plus d'un cafouillage devant le but ardennais (70e). Le temps additionnel permettait à Biaudet de tripler la mise pour son équipe en partant seul dans le dos de la défense avant de se jouer de Gomis (90e+2). Les Mosellans s'étaient mis à l'abri et heureusement puisque quelques secondes avant le coup de sifflet final, Sedan profitait d'un relâchement mosellan et d'une sortie hasardeuse de Delle pour réduire la marque par Obaton (90e+4).

(14 ans) : Le derby aux Messins

Buts pour Metz : Vion (22e), Abdelli, Moukam (48e) ; pour Nancy : Rodriguez (60e).
Le sommet du groupe a confirmé la supériorité des Messins. Dès l'entame, ceux-ci prenaient l'ascendant sur leurs adversaires et imposaient leur vitesse de jeu. Cette domination se concrétisait à la vingt-deuxième minute par Thiebaut Vion qui était à la conclusion d'un bel enchaînement collectif. Quelques minutes plus tard, c'est Abdelli qui creusait l'écart, à la conclusion d'une superbe action individuelle.
Après la pause, les Messins confirmaient leur domination et augmentaient rapidement l'écart par Moukam (48e). Le rythme de la partie baissait alors, ce qui permit aux Nancéiens d'inquiéter à plusieurs reprises la défense grenat. Ils étaient récompensés par un but de Rodriguez (60e). Le score n'évoluait plus, confirmant ainsi l'invincibilité des joueurs de Sébastien Muet.

Metz dans la douleur

Les Messins débutaient mal la rencontre et dès la quinzième minute étaient menés au score. Les Alsaciens ouvraient, en effet, la marque sur un coup franc excentré plongeant qui se logeait en pleine lucarne (15e). Juste avant la pause, Mohammed passait le ballon au dessus de la défense alsacienne pour Bussmann qui lobait le gardien (45e). Il fallait attendre un quart d'heure après la reprise pour voir les jeunes Mosellans prendre l'avantage. Sur un centre de Bekhadda, Faucher inscrivait le deuxième but (60e).

(Quotidien l’Equipe) : Rennes patine toujours

C’EST UN « EXPLOIT » dont les Rennais se seraient bien passés. À part Nancy (0-0), dans un derby lorrain propice au nivellement des forces, et un PSG (0-0) alors en perdition, tous les visiteurs du stade Saint-Symphorien étaient jusqu’ici rentrés chez eux avec trois points dans la besace. À Metz, l’équipe de Guy Lacombe, qu’on pensait en rémission, a perdu deux points bêtement (1-1).

Comme face à Nice (1-1) mercredi dernier, elle avait fait le plus dur en ouvrant la marque.

Comme face à Nice, elle n’a pas su se mettre à l’abri. Sauf qu’en face ce n’était plus le quatrième mais la plus faible formation que la L 1 ait connue depuis longtemps. « On s’est fait bousculer dans tous les domaines, a admis Olivier Sorlin. Les Messins ont été plus forts que nous dans les duels, ils nous ont bougés et on a couru après le ballon. Ils méritaient même mieux. »

L’incidence au classement est neutre puisque le troisième et Nice, le quatrième, pointent toujours respectivement à huit et sept longueurs.

Dans l’absolu, tout reste possible : la saison dernière, Rennes, alors dixième, comptait sept points de retard sur le troisième après 23 journées.

Dans un Championnat où le wagon de tête avait longtemps avancé comme un escargot, les 25 points que les Rennais avaient engrangés lors des quinze derniers matches leur avaient permis de terminer au pied du podium.

Lacombe se trouve dans une situation similaire à celle de Dréossi il y a un an. À deux détails près : Rennes nourrit d’autres ambitions et il n’est pas dit que ses concurrents à l’Europe lambinent en chemin. En convalescence ou pas, son équipe est quasiment dans l’obligation de remporter ses deux prochains matches, à Lorient, samedi, en Coupe de France, et contre Auxerre, la semaine suivante, en Championnat.

Sinon, l’entraîneur rennais s’exposera à une fin de saison sans saveur. Avec, en prime, des états d’âme à gérer. Didot, sans doute le meilleur Rennais depuis un an et demi, ronge son frein sur le banc depuis la reprise. Il sera également intéressant de savoir ce que va devenir Bruno Cheyrou quand Mensah et Mbia seront rentrés de la CAN.

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1月27日

Du mieux, mais...Mi figue, mi raisin : peuvent mieux faire !

(R.L.) : CFA Les réservistes à l'unisson

Après une première période bien menée, les réservistes messins sont passés totalement à côté des 45 dernières minutes hier soir à Mulhouse.
Même si Mulhouse était toujours mal classé en ce début d'année, la réserve messine savait en se présentant hier soir au stade de l'Ill qu'elle allait affronter une formation en pleine forme, qui venait d'engranger dix points lors des trois dernières rencontres. Pourtant, les Alsaciens ont commencé par livrer une première période insipide. Pas une occasion à se mettre sous la dent ! Et un bonheur, tout relatif, de voir que les athlétiques Lorrains avaient eu le bon goût de ne pas ajuster la mire, comme Baldé à la 16e (parti à la limite du hors jeu, son tir frôla le poteau) ou encore Pouye à la 31e, qui dévissa complètement un parfait centre en retrait de Djiba. Sous l'impulsion de Djiba, les Messins avaient pris largement le dessus, imposant leur présence physique à des joueurs locaux fort timorés. Mais les visiteurs allaient regretter leur manque de réalisme du début de rencontre.
Avec l'apport de Kalathung, plus incisif que Perianayagom, le FC Mulhouse allait au retour des vestiaires enfin se mettre dans le bon sens de la marche. Les 45 premières minutes étaient oubliées et les Messins devaient se replier dans leur camp. La réussite venait très vite sous la forme d'un penalty qui pouvait sembler très généreux, tout le stade étant surpris du coup de sifflet de M. Bousson sur un centre de Nsangu qui semblait hors de portée de Florian Taulemesse, lequel ne se fit pas prier (1-0, 55e).
Les Messins s'énervaient quelque peu et tentaient de se rebiffer, mais ils étaient pris sur un contre rondement mené. Sorti pour capter un centre lorrain, Christophe Milliet dégageait au loin en direction de Khezami. Ruffier hésitait à sortir, se décidait trop tard et se faisait dribbler par le talentueux jeune Mulhousien (2-0, 66e).
Et ce n'était pas fini puisque Mulhouse inscrivait pour la première fois depuis belle lurette un troisième but par Khezami. Disparu en seconde mi-temps, le FC Metz ne pouvait que constater les dégâts.

 Mi-temps : 0-0. 250 spectateurs. Arbitrage de M. Bousson. Buts : Taulemesse (55e s.p., 87e), Khezami (66e) pour Mulhouse. Avertissements : Belson (30e), Anastassowa (55e), Baldé (57e) pour Metz.
MULHOUSE : Milliet ­ Bantiti, Milazzo (cap), Demuth, Holbein ­ Burgart, Perianayagom (puis Kalathung 46e), Matter, Garny (puis Taulemesse 25e) ­ Nsangu (Eglin 84e), Khezami.
METZ : Ruffier ­ Leoni, Fernandes, Anastassowa, Nativel (Calton 87e) ­ Belson (puis Bourgeois 81e), Ou (Andres 77e), Betsch (cap), Pouye ­ Djiba, Baldé.

Les Messins bougent encore

Metz respire un peu mieux : le point arraché hier contre Rennes offre une conclusion plus légère à une semaine riche de turbulences.

Cela ne changera assurément rien au verdict qui sera rendu le 17 mai prochain, au coup de sifflet final de la saison. Mais en attendant de boucler leurs valises et de prendre place dans le convoi qui les ramènera d'où ils sont venus, en Ligue 2, les Messins ont eu la bonne idée de s'épargner une nouvelle déconvenue. Le fait est assez rare pour être souligné. Traumatisés par Monaco (1-4), la semaine dernière, avant d'être ridiculisés à Paris (3-0), mercredi soir, les joueurs d'Yvon Pouliquen ont bouclé leur mois de janvier sur une note un peu moins terne. Hier, face à Rennes, la sempiternelle association de la candeur et de la maladresse a, pourtant, longtemps semblé les conduire sur le chemin d'une dix-septième défaite. Mais le vent de révolte grenat a eu le dernier mot.
Douze minutes après avoir été invité à entrer sur l'aire de jeu – où Cyril Chapuis n'avait jusque-là cessé de s'égarer – Momar N'Diaye prenait la défense rennaise de haut. Le centre de Daniel Gygax trouvait sa tête, laquelle trompait la vigilance de Simon Pouplin (80e). Le gardien rennais avait jusque-là passé une soirée somme toute tranquille. Trop tranquille sans doute : en ouvrant la marque par l'intermédiaire d'Olivier Thomert, sur un nouveau moment d'égarement de la défense messine (28e), les Rennais croyaient peut-être avoir fait le plus dur. Mais l'idée, il est vrai éprouvée par beaucoup d'autres avant eux, et confortée par l'aspect brouillon de la réaction messine, s'est révélée trompeuse. Wilmer Aguirre et Daniel Gygax avaient été les premiers à avertir le camp rennais de la friabilité de sa situation : le ballon contré par le Péruvien, à la lutte avec Dembelé, avait filé à quelques centimètres de la cage gardée par Pouplin (12e), lequel pouvait pousser un ouf de soulagement, quelques minutes plus tard, en voyant la reprise de volée de l'international suisse passer au-dessus du cadre (15e). Sans effet sur le tableau d'affichage, les alertes offraient du répit à l'espoir messin.
Trop malmené, celui-ci s'est écroulé dans les circonstances que l'on sait : Olivier Thomert crucifiait Christophe Marichez et les siens d'une frappe astucieuse des vingt mètres, aux portes de la demi-heure de jeu. Une fois de plus, Metz payait le prix de sa fébrilité défensive. Fatale contre Monaco et le Paris Saint-Germain, l'erreur ne vint, cette fois-ci, pas à bout de la volonté messine. Décousue, celle-ci avait néanmoins le mérite d'exister. Et les efforts allaient finir par être récompensés à travers le coup de tête de Momar N'Diaye.
Titulaire au Parc des Princes, l'attaquant sénégalais a débuté hier soir sur le banc. Il sait maintenant pourquoi il est rentré. A défaut de régler leurs affaires, le point décroché face aux Rennais permettra aux Messins de se rendre à Strasbourg, la semaine prochaine, en Coupe de France, le cœur plus léger et l'esprit peut-être moins paralysé. Et dans l'immédiat, la manière avec laquelle ils l'ont décroché contredit ce que pouvait laisser penser le déroulement des derniers jours : même à terre, Metz bouge encore. C'est déjà ça gagné.

Le film du match :

12e. Chapuis, au pressing, contre un dégagement de Dembele. Le ballon passe juste à côté de la cage de Pouplin.
15e. Un centre d'Agouazi est magnifiquement repris de volée par Gygax. La balle frôle les montants rennais.
25e. Une-deux Pagis-Wiltord : l'ancien Lyonnais pique son ballon qui est sorti, sur la ligne, par Diop.
28e. Julien François assure mal son dégagement à l'entrée de la surface messine. Thomert profite de la passivité de la défense pour loger sa frappe dans la lucarne de Marichez. METZ-RENNES : 0-1
33e. Aguirre lance Agouazi à droite. Le milieu de terrain centre pour Gygax qui assure mal sa reprise.
38e. La frappe d'Aguirre oblige Pouplin à se détendre.
56e. Bessat s'infiltre dans la défense rennaise avant de s'écrouler. L'arbitre ne bronche pas.
77e. La frappe de Thomert, bien captée par Marichez, réveille cette seconde mi-temps apathique.
80e. Gygax centre pour N'Diaye qui, d'un superbe coup de tête croisé, trompe Pouplin. METZ-RENNES : 1-1
83e. Marichez sort en corner un missile de Briand.
90e. N'Diaye manque la balle de match suite à un cafouillage dans la défense rennaise.

N'Diaye respecte la parité

Faute de mieux, Metz s'en est remis à l'entrée en jeu pertinente de Momar N'Diaye pour ne pas perdre face à des Rennais pourtant peu virulents.

Les matches passent, les scories restent. Si les intentions messines paraissent plus franches qu'en première partie de saison, elles n'en demeurent pas moins gâchées par des limites techniques rédhibitoires et plombées par un laxisme persistant en défense.
Opposé à des Rennais pourtant peu fringants, plutôt chiches de leurs efforts et devenus carrément friables en deuxième mi-temps, ce dont il n'a que partiellement profité, Metz a donc trouvé le moyen de ne pas gagner à Saint-Symphorien. Mais, ses arguments étant ce qu'ils sont, pouvait-il vraiment espérer mieux ?Marichez. Peu sollicité, en dehors d'un arrêt réflexe sur une frappe instantanée de Pagis (14e) et d'un autre face à Briand (84e), et de nouveau abandonné par sa défense sur le but rennais. Le mauvais rôle.
C. Gueye. Désemparé, maladroit, il a manqué sa soirée côté droit et fait preuve de docilité face à Thomert sur le but rennais.
Diop. Une sûreté plus coutumière, trois jours après être passé totalement à côté de son match à Paris. De l'autorité dans les airs, notamment, et un sauvetage bienvenu face à Wiltord (26e).
Bassong. Comme son compère de la charnière centrale, une prestation plus avantageuse qu'au Parc, en dépit de quelques ratés dans la relance, dont l'une de la tête (26e) aurait pu profiter à Wiltord.
Cubilier. Une intervention décisive dans les pieds de Fanni, en pleine surface (41e), et un apport offensif plus franc en deuxième mi-temps.Agouazi. Deux bons centres vers Gygax (15e et 34e) pour une somme de ballons perdus autant par des choix hasardeux qu'en raison de maladresses édifiantes. Remplacé par Renouard (68e), qui est parvenu à accélérer le jeu messin.
François. Tellement emprunté qu'il a permis à Thomert de se placer en position de marquer au lieu de dégager un ballon d'apparence anodin. Pour le reste, des efforts louables, comme d'habitude.
Gygax. Eteint à Paris, il a opportunément rehaussé son niveau, tenté (une volée à la 15e, une frappe pleine de culot à la 34e) avant de réussir un centre précis sur la tête de Momar N'Diaye, côté gauche, sur l'égalisation messine.
Bessat. Quelques duels gagnés mais peu d'emprise sur le jeu messin, pour sa première titularisation sous l'ère Pouliquen. Remplacé avant l'heure de jeu par Pjanic, qui a apporté un peu de dynamisme et s'est montré dangereux sur coup franc en fin de partie.Aguirre. Inefficace malgré plusieurs possibilités, le Péruvien a manifesté de l'envie. Une prestation inaboutie.
Chapuis. Sa deuxième titularisation sous le maillot messin n'a pas été plus productive que la première, face à Monaco. Inexistant, perdu dans la médiocrité ambiante, il a été remplacé à la 68e par N'Diaye, auteur du coup de tête de l'égalisation et d'une frappe sur Pouplin dans le temps additionnel. Amorphes, les Rennais s'en sortent bien. Fanni a montré un engagement qui n'a pas été copié par ses partenaires, à l'image d'un Wiltord trop attentiste et d'un Pagis peu incisif. L'ouverture du score de Thomert n'a pas libéré une équipe peu généreuse qui n'a plus gagné à l'extérieur depuis fin octobre.

N'Diaye : « On aurait pu se laisser aller »

Son entrée en jeu a changé le cours de la rencontre. D'une tête rageuse, l'attaquant a concrétisé les bonnes intentions messines.

• Metz retrouve des couleurs ce soir. Et de l'orgueil, non, après deux lourdes défaites ? « Oui, c'est vraiment l'état d'esprit qui a fait la différence. A 1-0, on aurait pu se laisser aller, surtout après avoir encaissé sept buts lors des deux dernières rencontres. Mais le traumatisme est passé. On n'a rien lâché jusqu'au bout, on a même produit du beau jeu par moments. »
• Finalement, la causerie musclée qui a secoué l'équipe après la déroute parisienne a porté ses fruits ? « Elle était nécessaire. Peut-être qu'on l'avait dans un coin de la tête pendant la rencontre. Psychologiquement, dans l'envie, les intentions, on a été forts ce soir. Des valeurs qui nous faisaient défaut jusqu'à présent. »
• Votre entrée en jeu en seconde période a reboosté l'équipe, comme face à Monaco. Le coaching s'est révélé gagnant ? « C'est clair qu'avec Miralem, on a apporté un peu de fraîcheur et de tonus en attaque. Cet élan s'est concrétisé par un but et un point. »
• Un point " seulement ", serait-on presque tenté de dire tant la production rennaise était insipide ce soir ? « Je pense sincèrement qu'on pouvait décrocher la victoire. On a largement tenu tête à notre adversaire. Rennes n'a pas eu la main mise sur la rencontre, loin de là même. Mais il nous a manqué un peu de réussite en attaque pour faire la différence. »
• Notamment à la 90e minute, non ? « J'avais vraiment la possibilité d'inscrire ce deuxième but. Malheureusement, le cafouillage dans la défense rennaise ne m'a pas souri. Je prends mal le ballon, en tout cas pas comme je le souhaitais. Vraiment rageant ! »
• A vous entendre, on a l'impression que Metz retrouve des ambitions ? « Il faut se servir de ce match pour aller de l'avant. J'espère que cette victoire, qui nous fuit depuis si longtemps, se produira dès le prochain match contre Strasbourg. Ça va bien finir par passer ! »

Pjanic : « Poursuivre sur cette voie »

Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz): « Ce soir je suis satisfait de l'état d'esprit affiché par mes joueurs. Ils ont la réaction d'orgueil que j'attendais. Mais j'en attends une autre dès vendredi à Strasbourg en coupe de France. Et plutôt que de réagir, j'aimerais qu'ils agissent. Le positif de la soirée, c'est cette volonté d'aller de l'avant. Le négatif, notre manque d'efficacité tant offensive que défensive. Mais en venant ici je savais que remonter l'équipe, surtout mentalement, allait prendre du temps ».
Guy Lacombe (entraîneur de Rennes): « Je confirme que Rennes est convalescent. Je l'avais dit après la victoire sur Marseille (20e journée), il faut que tout le monde en soit conscient. Quand on mène au score, il faut soit fermer le jeu, ou tuer le match par la suite. Nous en avions la possibilité mais nous ne l'avons pas fait, et en deuxième période nous manquions de jambe. J'avais averti que ce match serait une rencontre de coupe pour Metz, cela a été le cas. Peut-être que mes joueurs ont eu trop confiance en eux ».
Cyril Chapuis (attaquant du FC Metz) : « Ce soir, on avait à cœur de ne rien lâcher. A la mi-temps, nous étions déçus d'être menés au score après avoir fourni du bon jeu. L'équipe rennaise n'était pas exceptionnelle et nous, on a su s'accrocher avec nos armes ».
Miralem Pjanic (milieu de terrain du FC Metz) : « Avec ce match nul, on a démontré qu'on ne voulait pas passer pas pour des cons dans ce championnat. Après deux lourdes défaites, on se devait de réagir à domicile. Je pense que l'on a largement fait jeu égal avec des Rennais qui n'ont pas justifié leur statut. Maintenant, il faut poursuivre sur cette voie ».

(Site officiel FC Metz) : Le verre à moitié plein

Messins et Rennais ont partagé les points ce soir. Au nombre d’occasions, le résultat est équitable. Yvon Pouliquen peut se satisfaire de la réaction de ses hommes, qui sont allés chercher l’égalisation de belle manière.

Tout n’est pas encore parfait, loin de là. Le mal dont souffre le FC Metz ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Mais, bien que la victoire ne soit toujours pas au rendez-vous en cette fin de mois de janvier, il est permis d’espérer que les Grenats ont emprunté le chantier de la guérison. Grâce à un joli but de Momar N’Diaye en fin de match, ils sont en effet parvenus à rejoindre leur adversaire au tableau d’affichage et se sont procurés suffisamment de situations pour mériter un peu plus.
Coupables d’avoir manqué plusieurs fois le but du KO, et soupçonnés de suffisance, les Bretons s’étaient pourtant mis en position idéale, prenant exemple sur Monaco, large vainqueur à Saint-Symphorien la semaine dernière. Peu avant la demi-heure de jeu, Olivier Thomert profitait en effet de nouveaux balbutiements de l’arrière garde mosellane pour loger du pied gauche le cuir en pleine lucarne (0-1, 28°). Un joli but pour couper les jambes mosellanes, le scénario n’avait malheureusement rien inédit.
C’est la suite des débats qui le fut un peu plus. Devant un public qui avait pour partie pris l’option d’en rire (gentiment), Metz s’est peu à peu relevé de ce coup du sort. A la faveur, notamment, des échecs offensifs rennais. Pagis manqua en effet son ballon piqué face à Marichez, alors que Gygax (volée du pied au dessus) et Aguirre (frappe des 20 mètres stoppée par Pouplin) commençaient à sonner la révolte messine. La vitesse du Péruvien aurait pu représenter une arme fatale, si celui-ci avait terminé ses actions plus efficacement (40° et 47°).
Malgré tout, au fil des minutes, c’est bien la lanterne rouge qui prenait le jeu à son compte. Rennes répliquait occasionnellement par des contres. Vincent Bessat, titularisé sur le côté gauche, faillit être récompensé de son activité par un penalty (57°), un une-deux Pjanic- Gygax sema le trouble devant le but de Pouplin (60°). Puis, le Suisse finit par délivrer un ballon décisif à destination de Momar N’Diaye, dont la tête croisée fit mouche (1-1, 80°). Les hommes de Guy Lacombe tentèrent bien de repartir à l’assaut, mais Christophe Marichez s’envola sur une frappe de Briand (83°). Les Messins manquèrent de peu les trois points sur un ultime coup de pied arrêté dans les arrêts de jeu. Ils iront vendredi à la Meinau conquérants. Le challenge est excitant : il s’agit de décrocher à Strasbourg la qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de France. En faisant preuve du même état d’esprit que ce soir, ils ont des chances de réussir.

(Quotidien l’Equipe) : METZ - RENNES (1-1)

 Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « On est revenus au score, c’est déjà positif, mais il y a encore la déception d’avoir pris un but largement évitable. On a tendance à défendre en reculant, c’est ce qui nous a coûté ce but avec une succession d’erreurs techniques. Il y a eu du déchet mais aussi la volonté d’aller de l’avant et des enchaînements intéressants. Ma plus grosse déception après le match de Paris (0-3) c’était sur l’état d’esprit, même si je peux aussi comprendre les joueurs qui vivent une saison exécrable. Là, je suis satisfait, il y a eu une réaction d’orgueil mais il faut qu’on soit capables de reproduire ce type de match sur les quinze qu’il reste. C’est fragile. »

 Olivier SORLIN (capitaine de Rennes) : « On est frustrés. On amené mais on n’a pas su tuer le match même si c’était un peu un miracle qu’on mène. On s’est fait bousculer dans tous les domaines, ils ont été plus forts que nous dans les duels, ils nous ont bougés et on a couru après le ballon. Ils pouvaient même mériter mieux. »

Lacombe irrité

L’entraîneur rennais a regretté le comportement de son équipe, qui a trop facilement laissé Metz revenir au score à son goût.

0-1: Thomert (28e)

1-1: Momar N’Diaye (80e)

METZ

VISITER SAINT-SYMPHORIEN, c’est un peu se rassurer sur sa santé. Les visiteurs y gagnent avec une régularité qui n’étonne même plus (huit fois en onze matches), pour se relancer ou confirmer une bonne passe. Ne pas vaincre à Metz est donc un signe de santé précaire.

Hier, les Lorrains ont interrompu une série de quatre défaites consécutives à domicile et donné du relief à la trajectoire récente des Rennais : une victoire en dix matches de Championnat.

Après avoir mené au score sans trop d’effort et contre le cours du jeu (28e), ils auraient dû tenir ce  résultat facile. Mieux, ils auraient même pu l’assurer si Pagis avait joué avec plus de conviction son face-à face avec Marichez (38e).

Secoué par la lanterne rouge dans des proportions qu’aucune autre équipe n’avait expérimentées jusqu’ici, Rennes a fini par laisser Metz revenir, sur un coup de tête autoritaire de Momar N’Diaye (80e).

Depuis son banc, Guy Lacombe sentait son équipe perdre pied depuis un bon moment. « J’étais un peu irrité, a-t-il avoué. Ce n’est pas que je sentais l’égalisation mais je voyais un ensemble qui n’était pas cohérent. On a trop donné la possibilité à l’adversaire de revenir. »

Comme depuis les tribunes, l’entraîneur rennais a pu avoir la sensation que ses joueurs déroulaient leur jeu avec une certaine nonchalance, sans se rendre compte que Metz élevait son niveau de jeu. « Ce n’est pas faute de leur avoir dit avant la rencontre que Metz allait jouer un match de Coupe, regrettait Lacombe. Ils (ses joueurs) ont été un peu trop confiants. Il faut avoir la lucidité de serrer le jeu ou de tuer le match, mais pas moitié-moitié comme on l’a fait. Dans ma causerie, j’ai parlé de match piège. Le problème, c’est qu’on l’a rendu un peu plus facile en marquant. Et là, il fallait tuer le match. En plus, on a les joueurs d’expérience pour le faire. »

Au classement, ce deuxième nul consécutif laisse les Bretons onzièmes et encore convalescents après leur série noire de la fin 2007 (six défaites). « Je l’ai dit après Marseille (3-1). Il faut que tout le monde en soit conscient. » À la question d’un confrère qui lui demandait si c’était le cas, Lacombe a répondu en esquivant : « D’après ce que vous venez de me dire, peut-être pas. »

Dans quinze jours, Rennes affrontera un autre relégable (Auxerre) pour se remettre à l’endroit.

Gygax s’est démené

L’HOMME CLÉ : GYGAX (Metz), 6,5

Irrégulier quand il n’a pas été blessé, l’international suisse vit une saison difficile. Mais hier il n’a pas ménagé ses efforts pour tenter de déstabiliser la défense rennaise. S’il ne réussit pas à trouver le cadre sur deux centres d’Agouazi (15e, 34e), puis rata d’un rien un ballon repoussé par Pouplin (38e), il trouva la tête de N’Diaye pour l’égalisation (80e).

METZ

MARICHEZ (6) : une jolie claquette sur un tir de Briand

(82e).

C. GUEYE (4,5) : brouillon.

M. DIOP (5) : il a réussi plusieurs bonnes interventions mais il est en difficulté sur le but rennais (28e).

S. BASSONG (5,5) : un peu court sur le but. Un match propre par ailleurs.

CUBILIER (5,5) : appliqué.

FRANÇOIS(4,5) : il a fait ce qu’il a pu, mais sa prestation est entachée par son dégagement dévissé sur le but de Thomert.

AGOUAZI(5) : il a manqué de spontanéité mais a aussi délivré de bons ballons devant le but rennais.

BESSAT (4) : un peu juste pour faire la différence, il a compensé par son agressivité.

GYGAX (6,5) : voir ci-dessus.

AGUIRRE (5,5) : le Péruvien a inquiété Pouplin, d’abord involontairement (12e), puis sur une frappe (38e).

C. CHAPUIS (4) : il n’a pas pesé, malgré quelques appels intéressants. Remplacé par Momar N’DIAYE (68e), qui a inscrit son troisième but de la saison d’une tête puissante (80e).

RENNES

POUPLIN (4,5) : n’a pas toujours bien négocié les sorties et son jeu au pied a été inégal.

FANNI (6,5) : des retours importants sur Gygax (6e), Bessat (19e) ou Aguirre (69e). Il a débordé plusieurs fois et bien combiné avec Wiltord.

HANSSON (5,5) : le Suédois a bien compensé son déficit de vitesse par rapport à Aguirre, même s’il a parfois semblé à la limite de la rupture.

DEMBELE (5,5) : pour sa première titularisation en L 1, il commença par une erreur grossière (12e) avant de trouver plus de sérénité.

D. TRAORÉ (5) : très discret. Remplacé à la mi-temps par

DANZÉ (4,5), battu sur le but de N’Diaye.

WILTORD (5,5) : de bonnes initiatives gâchées par des erreurs techniques surprenantes. Remplacé par S. MARVEAUX( 72e), qui manqua le cadre enfin de match (90e + 2).

SORLIN (5) : une partie sans grand relief.

LEMOINE (5,5) : il a bien ratissé et essayé de ressortir le ballon proprement.

THOMERT(5,5) : une belle frappe du gauche pour marquer (28e) avant de s’éteindre. Il s’est un peu réveillé vers la fin.

PAGIS(5,5) : son aisance technique a posé des problèmes à la défense messine. Il aurait pu marquer avec un peu plus d’application (38e).

BRIAND(5,5) : beaucoup d’appels et une bonne passe.

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1月26日

Leur reste-t-il une once d'amour-propre ?

La phrase du jour : "pour être sûr de manger du rennes, mieux vaut aller à Ikéa qu'à Saint-Symphorien"

(R.L.) : Metz en plein brouillard

A Paris, les Messins ont marqué des points dans la course au pire. Où s'arrêteront-ils ? La question est posée. Et elle n'est pas la seule à entourer la venue de Rennes.
• Metz est-il en mesure de remporter son premier match à domicile de la saison ?
Oui. Si les Rennais n'ouvrent pas le score, les Messins ont leur chance. Ils l'ont démontré à Lille, en prenant les devants grâce à un but de Daniel Gygax avant la pause. L'œuvre de résistance qui avait suivi s'était révélée plutôt efficace, jusqu'à ce coup franc imaginaire, transformé par Cabaye dans le temps additionnel. Exprimée avec moins de conviction la semaine suivante, face à Monaco, la volonté messine a plié face au réalisme adverse. Attention, donc, la lanterne rouge est fragile.
• La discussion improvisée par les joueurs, jeudi, à leur retour de Paris, peut-elle avoir réveillé certaines consciences ?
On demande à voir. Le principe avait déjà été éprouvé, il y a quelques mois, sous Francis De Taddeo. Le résultat ne fut pas flagrant. Il est donc permis de douter. Positive, parce qu'impulsée par certains des joueurs cadres, la démarche n'en traduit pas moins la profonde difficulté à communiquer, au quotidien, au sein du vestiaire.

• Le président Carlo Molinari a-t-il eu raison de se mettre « en grève », en d'autres termes de ne pas parler aux joueurs jusqu'après le match de Rennes ?
Non. A l'heure où les Messins n'ont jamais semblé aussi dépourvus de repères, à l'heure où les supporters ont marqué leur soutien à l'équipe confiée à Yvon Pouliquen et Michel Ettorre, un mot présidentiel aurait peut-être été plus judicieux. Sans aller jusqu'à penser que son contenu aurait changé la face du vestiaire, une prise de position de Carlo Molinari aurait sans doute eu plus d'impact que le choix du silence. Silence dont le sens échappe aujourd'hui encore à beaucoup de ceux qui l'ont entendu.
• L'arrivée d'Yvon Pouliquen a-t-elle changé des choses ?
Pas énormément à considérer que le FC Metz n'a augmenté son capital d'une seule unité depuis la prise de fonction de son entraîneur. Beaucoup à écouter le discours maison. Yvon Pouliquen ne ménage pas ses troupes et ne se voile pas la face sur l'état du vestiaire dont il a hérité. « On ne va pas dissiper tous les problèmes du jour au lendemain. Et à la limite, peu importe que les gars aient des soucis entre eux, qu'il y ait des clans : moi, je veux voir onze joueurs qui ne lâchent rien une fois que c'est sifflé. »

 Julien François : « On passe pour les rois des cons »

La langue de bois, Julien François ne connaît pas. Clairvoyant, le milieu de terrain estime que le FC Metz a la situation qu'il mérite.

• Julien, mettre de côté ce qui s'est passé mercredi à Paris, c'est possible ?
« Non. En deux jours, tu ne peux pas effacer les traces d'un match comme celui-là. Nous nous sommes encore placés devant un scénario défavorable. Il aurait fallu mettre plus de cœur à l'ouvrage. On l'a peut-être fait à certains moments, mais après le deuxième but, on a ressenti une forme d'abattement. »
• Qu'est-ce qui se passe dans votre tête lorsque Luyindula ouvre le score ?
« Tu prends un grand coup au moral. On se sait fragile, on sait qu'on manque de caractère. Le déroulement du match a mis le doigt où ça fait mal. Mais bon, on le mérite, sans doute. »
• Avant-hier, la séance de décrassage a été précédée d'un long débriefing entre joueurs. Dans votre situation, les mots ont-ils encore un intérêt ?
« Parler, ce n'est jamais inutile. Sauf que nous avions déjà eu ce genre de discussion il y a trois mois. Ce qui prouve que nous n'avons pas compris l'essentiel, à savoir que pour une équipe de notre niveau, le plus important était de donner de la consistance à l'esprit collectif. C'est la grosse différence avec ce qui nous animait la saison passée : à ce moment, l'intérêt commun prenait toujours le dessus sur le reste. Ça n'a pas été le cas depuis le retour en Ligue 1. Nous avons passé notre temps à nous affaiblir. »
• Votre situation vous expose inexorablement aux feux de la critique. Comment le vivez-vous ?
« Il faut savoir l'accepter. Les plus talentueux sont montrés du doigt pour leur manque de caractère, les plus généreux le sont pour leur manque de talent, etc. On passe à la caisse. Il reste quatre mois pour éviter de sombrer dans le ridicule. A nous de réagir avec intelligence. Il y a un mot qui doit nous animer : le respect. Respect de l'autre, des supporters... »
• Il apparaît difficile, au vu du tableau, de nier l'existence de tensions au sein du groupe ?
« Bien sûr qu'elles existent. Et heureusement, je dirais : on serait des morts vivants si ce n'était pas le cas. Les tensions, elles sont partout, même à Lyon. Seulement, nous, nous n'avons pas su les combattre en créant une vraie complicité. Et je ne vois pas comment et pourquoi les choses changeraient à quatre mois de la fin du championnat. J'espère simplement que chacun a conscience qu'on passe pour les rois des cons. »
• Que ressent-on lorsqu'on entre sur un terrain en ayant gagné un seul match sur vingt-deux ?
« Une forme d'impuissance. De l'extérieur, les gens ont peut-être l'impression d'un manque de révolte ? Metz a toujours été un club de valeurs. Le travail, l'abnégation, l'amour du maillot... Autant de choses que l'on ne retrouve pas forcément aujourd'hui. Ca fait tache. Derrière nous, il y a quarante ans de première division, des joueurs, des générations de supporters. Peu d'entre eux doivent se reconnaître en nous... »
• Les quatre mois qui s'annoncent promettent d'être longs...
« Oui. A nous de nous servir de tout ce temps pour débarrasser le club de cette étiquette de loser. L'an dernier, on parlait de Metz en se demandant quel record on allait battre avant de monter. Là, aussi, mais ce sera pour descendre. Cette saison laissera forcément des traces, pour le club et pour les joueurs. A défaut d'avoir une âme collective, trouvons les bonnes raisons d'être égoïstes. Il va falloir lutter contre la déchéance. »

L’essentiel en quelques mots…

« Je ne veux plus revoir ce que j'ai pu observer à Paris, mercredi. Les joueurs sont prévenus. Je veux qu'ils fassent preuve de caractère et d'envie. » L'essentiel en quelques mots : Yvon Pouliquen ne s'est pas étendu, hier, lors du traditionnel point presse d'avant-match, prenant simplement soin de placer ses troupes devant leurs responsabilités, à la veille de recevoir Rennes. Pour rectifier ce qui peut encore l'être, l'entraîneur procédera à quelques changements dans son onze de base : en défense, Cheikh Gueye cédera sa place à Gaëtan Bong. Momar N'Diaye devrait lui aussi rejoindre le banc des remplaçants. Laurent Agouazi, forfait mercredi, en profitera pour reprendre sa place au milieu de terrain, où la présence de Miralem Pjanic n'était pas acquise hier. Devant, enfin, Cyril Chapuis pourrait débuter à côté de Wilmer Aguirre. Sébastien Renouard, titulaire depuis le match de Coupe de France à Vesoul, serait alors invité à souffler. Bruno Cheyrou (entorse de la cheville) et Jérôme Leroy (douleurs au genou) sur le flanc, Mensah et M'Bia appelés en sélection nationale, l'entraîneur rennais a dû se creuser les méninges à l'heure de désigner son groupe. La principale incertitude concerne le couloir gauche de la défense bretonne : habituellement occupé par Traoré, amené à prendre la place de Cheyrou dans l'axe, le poste pourrait être confié au jeune Dembelé, lequel ferait sa première apparition en Ligue 1. Pas de changement aux avant-postes, en revanche : buteur mercredi face à Nice, Jimmy Briand sera entouré par le trio Wiltord, Pagis, Thomert.

Dréossi : « Il a reboosté l'équipe »

Revenu à une fonction exclusive de manager général, Pierre Dréossi se félicite du travail de son successeur sur le banc rennais, Guy Lacombe.

Voilà un peu plus d'un mois que Guy Lacombe vous a succédé sur le banc rennais. Quel bilan peut-on tirer de ce passage de témoin, dont vous avez été l'instigateur ? « Je crois qu'il est encore un peu tôt pour se pencher sur cette question. Et puis je ne suis pas là pour juger. Je constate simplement que la série négative que nous avons connue a pris fin. Guy Lacombe a reboosté l'équipe, l'a remise sur la bonne voie. »• Avec le peu de recul dont vous disposez, comment expliquer les accrocs répétés de votre première partie de saison ? « Nous avons eu du mal à assumer nos matches et notre statut européen. Le calendrier était chargé, les blessures se sont multipliées... Et nous avons évidemment dû commettre des erreurs. Ç'a été une période difficile : nous étions deuxièmes du championnat avant de débuter en UEFA, à la sortie, nous étions quatorzièmes. Un vrai trou d'air, oui. Mais les joueurs ont su relever la tête, nous sommes repartis sur de nouvelles bases et l'on s'aperçoit finalement que nous ne sommes pas plus mal lotis, niveau points, que la saison passée à la même époque. On peut donc encore avoir de l'ambition. »
Vous avez cédé votre casquette d'entraîneur pour ne garder "que" celle de manager général. Quelles sont, au juste, vos fonctions ? « C'est très simple, je dirige l'ensemble des composantes du club. Ce que je faisais déjà avant de prendre l'équipe en mains. » • Un mot sur votre collaboration avec Guy Lacombe ? « Elle se passe très bien. »
Quatrième à l'issue de la saison 2006-2007, Rennes peut-il se satisfaire du milieu du tableau ? « Non. Notre ambition est la même depuis plusieurs années : nous voulons nous stabiliser et être capables de nous rapprocher des équipes de tête. Ce à quoi nous parvenons depuis 2004. »
Les tout premiers rôles, vous y songez ? « Pourquoi pas, il faut toujours penser plus haut, avoir de l'ambition. Tout en tenant compte des moyens qui sont les nôtres, évidemment. L'essentiel, à nos yeux, est de continuer à grandir. »
La presse locale a boycotté la conférence au lendemain de votre match nul contre Nice (1-1). Tension dans l'air ? « Non. Il n'y a aucune tension avec la presse locale. Nous n'étions simplement pas sur la même longueur d'onde avec les journalistes qui souhaitaient interviewer Jimmy Briand. Nous avons estimé que ce n'était pas le bon moment. Le joueur a besoin d'un peu de tranquillité. Il n'y a rien de plus que ça. Non, il n'y a pas du tout de tension au club. Je le répète, nous sommes sur le bon chemin. »

C.F.A. :  Metz : un nouveau départ

FC Metz. 12e avec 36 pts (5v, 5n, 6d). Les trois dernières rencontres : victoire face à Épernay (3-2), victoire face à Belfort (1-0), défaite à Vesoul (2-1).
FC Mulhouse. 13e avec 33 pts (5v, 3n, 8d). Les trois dernières rencontres : nul à Épernay (0-0), victoire face à Raon (1-0), victoire à Belfort (0-1).
Match aller. Metz-Mulhouse : 1-1. Buts pour Metz : Djiba (71e) ; pour Mulhouse : Taulenesse (21e).
L'enjeu. À l'heure d'entamer le cycle des matches retours à Mulhouse, le FC Metz doit, selon l'aveu même de José Pinot, « faire preuve de vigilance. Après une première partie de championnat en demi-teinte, notre marge de progression s'est considérablement réduite. Il s'agit désormais de prendre des points lors de chacune de nos sorties. » Histoire de s'éloigner de la zone rouge. Et le plus tôt sera le mieux.
L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « Mulhouse nous avait posé beaucoup de problèmes à l'aller. Nous nous attendons donc à un match difficile, d'autant que les Alsaciens possèdent de fortes individualités en attaque. Mais, comme depuis l'entame du championnat, nous jouerons le coup à fond. » Le bilan comptable des Messins l'exige...
Le groupe. Cédric Anton, expulsé dimanche dernier à Vesoul, manquera à l'appel, cet après-midi en Alsace. Pour le reste, José Pinot avouait, hier, s'accorder « le temps de la réflexion » pour déterminer les contours de son groupe.
Mulhouse - Metz, stade de l'Ill (18 h)

Kastendeuch mène la bataille

Les syndicats de joueurs (UNFP) et d'entraîneurs professionnels (Unecatef) ont décidé de boycotter une réunion sur la formation prévue le 5 février avec le syndicat des clubs (UCPF), afin de protester contre le projet de réforme de la « gouvernance de la LFP », a annoncé hier l'UNFP.
« Ce plan de bataille tend, au sein du conseil d'administration de la Ligue, à réduire l'influence des différentes familles du football au-delà du raisonnable », estime l'UNFP, dont les coprésident Sylvain Kastendeuch, l'ancien joueur grenat, et Philippe Piat ont été reçus à ce sujet au ministère des Sports.
« L'annulation de la réunion du 5 février n'est qu'une première étape, une mise en garde, assure le syndicat des joueurs. L'UNFP et les autres familles se réservent, en effet, le droit de mener d'autres actions pour que le bon sens finisse par l'emporter ».
« En majeure partie dévoilé par les présidents eux-mêmes, ces dernières semaines », l'UNFP a ainsi détaillé le projet : « Au sein d'un Conseil d'administration réduit à quinze unités, les présidents voudraient s'octroyer dix places, trois revenant aux indépendants (contre cinq actuellement), une aux joueurs (contre deux) et une aux entraîneurs (contre deux également). Arbitres, médecins et administratifs, qui occupaient un siège chacun, étant priés d'aller voir ailleurs. Le président de la LFP resterait un membre indépendant. On évoque, toutefois, la possibilité de le salarier ».

(Quotidien l’Equipe) : Metz-Rennes

Metz

Les cinq derniers matches : P. P. N. P. P.

Remplaçants : Mayebi (g.) (50), Delhommeau (4), C. Gueye (32), Corrales (3), Pjanic (15) ou Bessat (8), Momar N’Diaye (25), Renouard (26).

Entraîneur : Y. Pouliquen.

Absents : Barbosa (reprise), Gestede (cuisse), Vivian (genou), Cardy, Strasser (pied), Delgado, B. Gueye, Sissoko (g.) (CAN), Anastassowa, Anton, Ab. Baldé, Belson, M. Diakité, Djiba, Ebede (g.), Effa-Owona, Françoise, Léoni, Ou, Pouye (choix de l’entraîneur).

Suspendus : aucun.

Pjanic incertain

Le jeune milieu messin ne s’est pas entraîné hier en raison de douleurs dorsales. Il pourrait être remplacé par Bessat dans un onze de départ où Agouazi, malade pour le déplacement à Paris

Rennes

Les cinq derniers matches : P. N. G. P. N.

Remplaçants : Luzi (g.) (16), Oniangue (34), E. Didot (22), Moreira (10), Marveaux (26), Danzé (29), Badiane (33).

Entraîneur : G. Lacombe.

Absents : Br. Cheyrou (cheville), J. Leroy, Kembo-Ekoko, Borne (genou), Mensah, Mbia (CAN), Echiejile (hanche), Catherine (choix de l’entraîneur).

Suspendus : aucun.

Cheyrou forfait

Bruno Cheyrou s’est donné une entorse à une cheville contre Nice mercredi (1-1). Plutôt que de chambouler une nouvelle fois la défense, Lacombe devrait faire confiance au jeune Dembélé dans l’axe. Au milieu, Lemoine devrait encore être préféré à Didot. Le reste de l’équipe est inchangé par rapport à Nice.

Bonjour l’ambiance !

RENNES SOUS PRESSION. – Les Rennais, qui ne comptent plus que quatre points d’avance sur Auxerre, le premier relégable, jouent gros. Face à des Messins qui n’ont pas remporté le moindre match sur leur pelouse, les Bretons doivent s’imposer. Pour ne pas s’enliser davantage et pour entretenir leurs ambitions. Si Nancy, le troisième, pointe à huit longueurs, Rennes bénéficie d’un calendrier favorable (Metz, Auxerre, Lille, Lorient, Sochaux, Paris-SG). Une sorte de boulevard de la dernière chance.

TENSIONS. – À Rennes, l’ambiance s’est tendue ces derniers jours. Jeudi, les journalistes ont décidé de boycotter le point presse. Ils ne supportent plus le fonctionnement de la cellule communication du club. Guy Lacombe, lui, a estimé qu’une « campagne de presse » était menée contre Jimmy Briand. Le remuant attaquant peine à se montrer efficace. En interne, le médecin du club, Yves Debruyne, est visé par une procédure de licenciement. Juste après son but face à Nice (1-1), Briand s’était dirigé vers le banc pour lui donner l’accolade. À Metz, la défaite à Paris (0-3) mercredi, a donné lieu à un nouveau psychodrame. Après la rencontre, Marichez a parlé de « tricheurs» et de « comptes » à régler. Une réunion entre joueurs, jeudi, a ramené le calme, mais Carlo Molinari s’est déclaré en « grève » dans l’attente d’une réaction d’orgueil.

POULIQUEN NE COUPE PAS DE TÊTES. – Très déçu par le comportement de certains de ses joueurs mercredi, l’entraîneur messin avait aussi eu des mots durs dans les couloirs du Parc. « Je pensais qu’il faudrait du temps pour mettre en place certaines phases de jeu, pas pour avoir une équipe de guerriers, a-t-il regretté. À Paris, certains ont lâché et ma confiance a des limites. » Mais il n’a pas encore coupé de têtes, comme s’il voulait accorder une dernière chance. Un seul changement notable dans son groupe, avec le retour d’Agouazi. Cheikh Gueye et Renouard pourraient commencer sur le banc.

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1月25日

Après les nez-rouges du parc,Le cirque RMC/Fernandez bientôt aux Arênes...

(Quotidien l’Equipe) : Molinari en « grève »

À L’ISSUE D’UNE ÉNIÈME défaite à Paris (0-3), mercredi soir, Christophe Marichez avait fustigé l’attitude de certains de ses coéquipiers avec des mots durs : « Il y a des mecs qui ont triché. Ils n’ont pas le droit. On va régler nos comptes. »

Hier après-midi, avant le décrassage, les Messins se sont donc réunis, avec leur entraîneur Yvon Pouliquen, puis tout seuls, pour régler ces comptes. Sur ce qu’ils ont laissé filtrer de cette réunion, son ambiance n’était pas vraiment électrique. Plutôt une nouvelle tentative de mobilisation collective au cours de laquelle les cadres (Marichez, Cardy notamment) se sont exprimés. « On commence à être ridicules, maintenant on se fait chambrer sur le terrain, a commenté le capitaine messin. Ou on continue et on va se mettre sur la gueule ou bien on se met dans la peau d’une équipe qui joue des matches de Coupe de France avec l’état d’esprit des amateurs. » Passé un peu plus tôt, Carlo Molinari ne s’est même pas adressé à l’effectif professionnel : « Je rentre dans une période de grève, a-t-il expliqué. Je prends du recul, je n’aurai pas de contact avec eux jusqu’après Rennes. Je veux qu’ils comprennent qu’ils doivent avoir une réaction. »

Nouveaux discours de circonstance ou léger sursaut ?

(Site officiel FC Metz) : Avoir du respect

Le président messin n’a que très modérément apprécié la performance de son équipe au Parc des Princes et il l’a fait savoir.
« Lorsqu’on porte le maillot du FC Metz, a t-il indiqué au micro de D!rect FM, on se doit d’avoir du respect vis à vis de plusieurs choses : les couleurs que l’on représente, le public. A partir de là, même s’il y a des moments difficiles au cours d’un match, on a pas le droit de lâcher. Même s’il peut arriver d’être mal inspiré un soir. Je ne crois pas qu’il faille parler de triche, mais tout simplement de joueurs qui baissent les bras devant l’adversité. Alors que notre club a toujours mis en avant les valeurs du travail. » D’habitude si proche de ses joueurs, le président du Club à la Croix de Lorraine a décidé de s’en détacher, déçu de leur attitude. Il ne franchira plus la porte du vestiaire avant le terme de la rencontre Metz – Rennes de ce samedi. « J’irai après, pour voir s’il y a eu une prise de conscience et faire un état des lieux. »
Peu après la défaite face à Paris, Yvon Pouliquen n’avait pas été tendre au moment de dresser devant les journalistes un nouveau constat d’échec, indiquant notamment que ses joueurs auraient du mal à attirer la convoitise d’autres clubs en renouvelant ce type de prestation. Il est rejoint sur ce point par son président : « Le coach a raison. A ma connaissance, il n’y a pas beaucoup de clubs qui s’intéressent à nos joueurs. Il ne faut pas qu’ils se fassent d’illusion. A ce jour, à part Auxerre, qui a manifesté son intérêt pour Cheikh Gueye ; aucun club ne nous a contactés. Il serait préférable pour eux qu’ils fassent leur métier du mieux possible afin, au moins, de pouvoir se regarder dans la glace et se dire qu’ils ont tout donné pour tenter d’améliorer une situation certes largement compromise. » Jeudi, le groupe avait rendez-vous à 15h30 pour une séance de décrassage. Celle-ci fut précédée d’une réunion entre joueurs. Espérons que cela aura permis de crever l’abcès.

(R.L.) : Metz: président en grève

Carlo Molinari a décidé de se retrancher dans le silence, laissant aux joueurs le soin de mettre sur table les tares surlignées, mercredi, par la lourde défaite concédée au Parc des Princes.

Se décrasser. Les Messins en avaient visiblement grand besoin. D'où ce décalage observé, hier, dans le programme fixé par Yvon Pouliquen : prévu à 15h30, l'entraînement n'a débuté que sur les coups de 17h. Avant de débarrasser leurs organismes des toxines ramenées de leurs gesticulations au Parc des Princes, Christophe Marichez et ses coéquipiers se sont surtout attachés à délier les tensions exacerbées par l'issue de leur excursion dans la capitale. La seizième défaite de la saison a laissé des traces, ravivé des plaies... Au soir même de ce cinglant 3-0, certains n'avaient pas hésité à commencer le travail de catharsis. « Il y en a qui trichent dans ce groupe et il va falloir régler les comptes », avait balancé le capitaine messin, quelques minutes après y être allé de son coup de gueule dans le vestiaire.
En guise de règlement de comptes ? Une séance vide sac que les joueurs ont demandé à diriger eux-mêmes. Et dont le contenu ne franchira pas la porte de l'intimité. Yvon Pouliquen venait d'ailleurs de la refermer, hier, lorsqu'il s'est présenté aux quelques journalistes venus s'enquérir des maux du chétif patient messin. Le successeur de Francis De Taddeo avait ouvert le bal des récriminations : « Je leur ai dit ce que j'avais sur le cœur. Que je ne m'attendais pas à voir autant de joueurs baisser les bras et se cacher... Après, ils ont souhaité rester entre eux. Je comprends, j'imagine qu'ils ont des choses à se dire. » Et des choses à montrer, encore et malgré tout. La proximité du rendez-vous contre Rennes, demain à Saint-Symphorien, n'a, en effet, échappé à personne. Entamée par la débandade observée la semaine dernière contre Monaco (1-4), l'opération de réconciliation avec le public engagée avec l'arrivée d'un nouvel entraîneur et le retour aux affaires de Michel Ettorre a encore pris du plomb dans l'aile mercredi soir. Au point où la question de prochain résultat passe presque, désormais, au second plan. Condamné pour condamné, Metz devra surtout éviter de replonger dans la tristesse qui l'a mené au fil des mois écoulés sur des sentiers où l'horizon n'existe plus.
Rennes, match de la dernière chance ? Oui si la question se rapporte à la possibilité pour les Messins de se rabibocher avec des fidèles de plus en plus dépités et de moins en moins nombreux. Carlo Molinari ne voit pas les choses autrement. Présent au stade, hier, le président ne s'est pas adressé à ses troupes. Acte volontaire, signe de protestation face au renoncement messin observé au Parc des Princes : « Je suis en grève. J'ai décidé de ne pas avoir de contact avec les joueurs jusqu'après la réception de Rennes. J'attends de voir le comportement des uns et des autres. » Prélude à des sanctions sportives ? « Je ne sais pas, poursuit le président. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y aura un dialogue profond après le prochain match. » Après tout, rien ne presse...

FC METZ EXPRESS

Tableau de bord. Hier : soins et décrassage pour les joueurs de Paris SG - Metz. Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 15h30.
D'un match à l'autre. Dernier match : Paris SG - Metz (21e journée de Ligue 1), mercredi 23 janvier, 3-0. Prochain match : Metz - Rennes (22e journée de L1), samedi 26 janvier à 20h. A suivre : Strasbourg - Metz (16es de finale de Coupe de France), vendredi 1er février à 20h30.
A l'infirmerie. Jeff Strasser (pied) et Matheus Vivian (cheville) sont toujours à l'arrêt. C'est aussi le cas de Julien Cardy : toujours en délicatesse avec son pied, le milieu de terrain a entamé un programme de travail spécifique. Son indisponibilité sera d'environ un mois. Cédric Barbosa et Rudy Gestede sont en phase de reprise.
Suspendu. Aucun.
En sélection. Babacar Gueye (Sénégal), Oumar Sissoko (Mali) et Luis Delgado (Angola).
La phrase du jour. « La décision appartient aux dirigeants auxerrois. Quoi qu'il en soit, pour l'instant, leur offre ne répond pas à nos attentes. » Du président Carlo Molinari, au sujet de l'éventuel départ du défenseur messin Cheikh Gueye pour l'AJ Auxerre. Le dernier contact entre les deux clubs remonte maintenant à une huitaine de jours.
L'info du jour. Après un passage en Italie, à Trieste (Série B), Emmanuel Françoise a mis le cap sur la Belgique. L'attaquant messin effectue un nouvel essai sous les couleurs de Mouscron (1ère Div.). Mamadou Diakite, milieu de terrain, est quant à lui à l'essai en Angleterre.

Luis Attaque les Arènes de Metz

Fernandez, aboyeur sur les terrains, crie aujourd'hui sa passion au micro de l'émission Luis Attaque sur RMC. Le dimanche 3 février, le public messin aura le privilège de revoir cette grande gueule du football français lors des Arènes du foot, un tournoi riche en célébrités.

Luis, heureux de retrouver le terrain aux Arènes de Metz ? « Très heureux. Jouer au football, c'est toujours un plaisir. D'autant que ce dimanche, je vais retrouver de nombreux amis dans cette sélection française des plus de trente-trois ans. Je pense notamment à Didier Six, à l'origine de ce rassemblement. Mais encore à tous les anciens, les "vieux" comme moi qui viennent pour se faire plaisir. » • A votre âge, le corps tiendra-t-il le choc ? « Je l'espère ! Maintenant, je ne pense pas être en mesure d'enchaîner toutes les rencontres du soir. Mais une chose est sûre : sur le terrain, j'aurai la même envie de gagner que lorsque j'étais encore en activité. Seulement, je vais un peu tirer la langue. »
La langue, justement, constitue votre fond de commerce aujourd'hui. Vous animez l'émission Luis Attaque sur RMC. Une belle aventure ? « Oui, cela fait maintenant cinq années que l'émission existe. Ça fonctionne plutôt bien. Joueurs comme entraîneurs et présidents y interviennent régulièrement. C'est une tribune qui s'offre à eux. »
Joueur, on vous connaissait bouillonnant et intransigeant. Comment se comporte l'animateur Luis ? « Pareil, je n'ai pas changé. Le ton de l'émission est direct. On aborde le football sans langue de bois, en essayant de se montrer le plus sincère possible. »
On va vérifier cette sincérité sur pièces : quel regard portez-vous sur la saison du PSG, votre club de cœur, englué dans les profondeurs du classement ? « Forcément, je suis déçu par les résultats. Un club comme Paris n'est pas à sa place. C'est également vrai pour l'Olympique de Marseille. Le football français, ne serait-ce que pour son attractivité, a besoin que ses ténors occupent les premières places de Ligue 1. Maintenant, je ne me fais pas trop de souci pour le PSG : il a les ressources pour s'en sortir. »
Retourner sur le banc d'un club, ça ne vous intéresse pas ? « Non, pour le moment, je n'ai aucun projet à l'horizon. Si ce n'est celui de tourner un sujet sur le football espagnol pour Téléfoot ».
La question était peut-être mal formulée : un club ou une sélection ? « Une sélection nationale ? Oui, pourquoi pas. Peut-être même africaine, je ne sais pas encore... »

C.Gueye reste à Metz

Vendredi ou samedi au plus tard, l'effectif de l'AJ Auxerre, relégable depuis mercredi malgré son bon match nul à Caen (0-0), devrait enfin s'étoffer. Gérard Bourgoin, joint au téléphone, l'a confirmé. «Ca va bouger très rapidement, on bosse dessus avec la cellule de recrutement. Et puisque vous voulez tout savoir, c'est le Macédonien Robert Popov (15 sélections) qui va sans doute signer chez nous. Pour le Messin Cheikh Gueye, ça ne se fera sans doute pas», a expliqué le vice-président auxerrois, qui aimerait bien réussir un dernier coup avant son départ à la fin du mois. Samedi, à l'occasion de la venue de Nancy, Gérard Bourgoin n'ira sans doute pas s'asseoir sur le banc aux côtés de Jean Fernandez. «Je ferai une sortie discrète. Je ne suis pas un artiste...»

luisFerandezet DDESCHAMPS2008

1月24日

Metz : pari perdu !

Metz se perd dans Paris

Plus joueur mais confondant de légèreté, Metz offre à Paris l'occasion d'enflammer le Parc des Princes, et à la Ligue 1 le spectacle de son humiliation. Les valises sont pleines.

Il ne restait plus de place, la nuit dernière, dans les soutes du bus grand tourisme ramenant la délégation messine de Paris. Le voyage retour a dû paraître bien long. 4-1 le samedi à Saint-Symphorien, 3-0 le mercredi suivant au Parc des Princes : les Messins se passeraient bien de démentir l'avarice en buts de la Ligue 1 et de remplir leurs valises de cartons. Yvon Pouliquen espérait rendre le sourire et redonner du plaisir au peuple messin ; le nouvel entraîneur de l'incontestable dernier de la classe n'imaginait pas que son équipe s'évertuerait surtout à rendre le sourire et à redonner du plaisir aux adversaires qui passent et qui redorent leur prestige.Il faudra cependant penser à récompenser le sens du sacrifice de l'équipe messine. Perdu pour perdu, elle a décidé de se dévouer à la cause du championnat qu'elle quittera bientôt, histoire de rehausser le produit. Ainsi en 2008, Metz continue de perdre avec la même constance, mais avec panache ; il marque toujours aussi peu de buts, mais il essaie. Il en encaisse encore, et même un peu plus qu'en 2007 au train où vont les choses, mais de très beaux, parfois. C'est un peu le problème du FC Metz nouvelle version : sa générosité est sans limite, et sans exclusive. Sa naïveté a quelque chose de touchant, quand son indolence était pathétique, le mois dernier. On plaisante, on plaisante, mais on s'accroche à ce que l'on peut, après six mois de galère.
Après Monaco samedi, Paris hier. Au Parc, Metz a tenté sa chance, permettant un match ouvert et spectaculaire. Au passage, la France qui se résume à ce que voit la capitale a découvert en Wilmer Aguirre un joueur habile balle au pied, attiré par le but, qui n'hésite pas à porter le danger dans la défense adverse. Epaulé par Sébastien Renouard, l'attaquant péruvien a ouvert des brèches dans la défense parisienne. La première situation chaude, hier soir, a même été messine : un ballon glissé par Daniel Gygax vers Sébastien Renouard, instantanément repris par l'attaquant messin, a alors contraint Mickaël Landreau à détourner en corner. Problème : dans la minute suivante, la cinquième seulement de la soirée, Jérôme Rothen a débuté son festival du mercredi en adressant un très bon centre devant le but où Malick Diop s'est emmêlé les pinceaux au contact d'Amara Diané ; seul au deuxième poteau, Peggy Luyindula n'avait alors plus qu'à pousser le ballon au fond des filets. Résumons : ce que propose Metz désormais est agréable à regarder, quasiment un autre sport que celui pratiqué jusqu'en décembre, mais terriblement inefficace, et désespérément contre-productif. Inefficace : des actions inabouties faute de culot, ou de précision. Contre-productif : à l'abri de rien, et surtout pas du pire, Metz après avoir trouvé le moyen d'encaisser un premier but qu'il pouvait éviter a encore fait preuve de passivité, une demi-heure plus tard, juste après un coup de semonce sous la forme d'une reprise de la tête de Mario Yepes frappant le poteau, sur un corner de Jérôme Rothen. Dans la foulée (37e), l'international du Paris SG a enrhumé Cheikh Gueye, puis fait se lever le Parc des Princes sur un missile directement envoyé dans la lucarne de Christophe Marichez, encore plus imparable que le but de Gakpe, quatre jours plus tôt, à la conclusion du carton monégasque à Saint-Symphorien.
La seizième défaite de la saison a pris les allures d'une humiliation de plus, en seconde partie de programme. Baladés à tout bout de champ, les Messins ont très vite encaissé un troisième but, inscrit par un troisième Parisien, Amara Diané en l'occurrence qui s'est successivement joué de Cubilier, Diop puis Bassong (56e), et seuls les pieds de Marichez ont barré la route à une reprise à ras de terre de Luyindula, à l'heure de jeu. Metz n'est plus qu'un bateau ivre. Déjà trente-neuf buts encaissés, une vraie fièvre de cheval et, ce matin, à trois jours de recevoir Rennes, une belle gueule de bois.

Le film du match

3e : Renouard, plein axe, cadre sa frappe. Landreau repousse. 5e : un centre de Rothen venu de la gauche surprend Malik Diop et Luyindula, au second poteau, n'a plus qu'à conclure. PSG - METZ : 1-0.
33e : Yepes, à la réception d'un corner messin, place un coup de tête qui heurte le poteau lorrain. 36e : Rothen, intenable, s'enfonce dans le camp messin avant de placer une superbe frappe en pleine lucarne. PSG - METZ : 2-0.
55e : Diané jongle l'arrière-garde messine, s'ouvre le chemin du but et trompe Marichez. PSG -METZ : 3-0.

 (Site officiel FC Metz) : Metz manque le réveil

A nouveau coupables de moments d’absences, les Grenats ont gâché leur soirée de gala dans la capitale. En encaissant un but d’entrée de jeu, ils se sont mis en situation si inconfortable que leurs bonnes dispositions dans le jeu n’y ont pas survécu.

Il n’est aucunement question de complexe. En déplacement au Parc des Princes, l’équipe d’Yvon Pouliquen a joué crânement sa chance, ne laissant jamais apparaître un quelconque malaise que pouvait aisément générer sa situation au classement. D’un point de vue psychologique, au moins, le nouvel entraîneur a peut-être remporté une première bataille. Il faut espérer que sa seconde défaite n’atteigne pas plus le moral de ses troupes que la première. Car visiblement, le 4-1 de Monaco était bel et bien effacé dans les têtes messines à l’heure de débuter la rencontre. Les premières minutes, au cours desquelles Sébastien Renouard se créa notamment deux belles occasions de but, sont là pour le prouver.
En revanche, la fébrilité confirmée de l’arrière-garde mosellane, pourtant renforcée par le retour de suspension de Sébastien Bassong, a représenté un véritable handicap. Dès la 4ème minute de jeu, les visiteurs se sont à nouveau tiré une balle dans le pied, en laissant Luyindula inscrire l’un des buts les plus faciles de sa carrière (1-0, 4°). Et comme Jérôme Rothen s’est fendu d’une superbe frappe lointaine par la suite (2-0, 35°), les espoirs des Grenats, en Blanc cette fois, se sont éteints à peu près aussi vite que samedi dernier à Saint-Symphorien. Pourtant, ceux-ci s’étaient montrés capables d’enchaînements dignes d’intérêt, sous l’impulsion régulière de Miralem Pjanic, positionné dans l’axe du milieu de terrain en lieu et place d’Agouazi.
Mais cette fameuse ‘efficacité dans les deux surfaces’, point fort du Champion de Ligue 2 la saison dernière, ne fut pas au rendez-vous. Au cours du second acte, deux actions illustrèrent particulièrement cet état de fait. Le troisième but inscrit par Amara Diané, au cœur de la défense messine (3-0, 55°), et un raté de Momar N’Diaye, en position de frappe au second poteau. Le message est désormais passé. Qu’on se le dise, c’est à Paris que tout sourit en 2008 au Parc des Princes. Un stade dont on pouvait se demander, au cours de la rencontre, comment il avait pu inhiber la formation de Paul le Guen. La preuve que rien n’est jamais figé en football. Les Messins peuvent donc poursuivre leur objectif de gagner à Saint-Symphorien. On dit qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. En l’occurrence, il est sans doute déjà trop tard. Mais cela ne change rien au proverbe.

 La tour est frêle

Trop de largesses défensives ont condamné les Messins à subir la loi parisienne. L'opération porte ouverte continue.

L'ouvrage n'aura tenu que cinq minutes. Cinq minutes ou le temps qui a suffi aux Messins pour offrir les clés du scénario à leurs homologues parisiens. Encore palpable après le premier but signé Luyindula, mais exprimée avec tantôt trop de maladresse, tantôt trop de naïveté, la réaction des joueurs d'Yvon Pouliquen s'est perdue au fil du temps. Le Paris SG est allé cueillir trois points précieux sans trouver personne en face de lui pour l'en empêcher.

Marichez. Pas plus heureux que la semaine dernière à Saint-Symphorien... Surpris par l'absence de Diop sur le premier but, impuissant sur la frappe somptueuse de Rothen, abandonné par les siens sur la troisième réalisation. Lourd pour un capitaine qui n'aura finalement réussi qu'à éviter une addition plus lourde encore : son pied a dévié la tentative de Luyindula en corner (60e).
Cubilier. Son retour au Parc des Princes ne laissera pas un souvenir impérissable. Sur le flanc gauche au coup d'envoi, puis à droite au retour des vestiaires, l'ancien Parisien a cruellement manqué de mordant.
Diop. Il s'est troué sur le centre de Rothen à l'origine de l'ouverture du score. Et ne s'en est jamais vraiment remis. Une soirée difficile pour la tour de contrôle messine.
Bassong. Revenu de suspension, il a livré un match d'ensemble correct. Cela n'a pas été suffisant.
C. Gueye. Rothen lui a fait tourner la tête... Le Parisien s'est joué de lui sur le centre amenant le premier but (5e). Et n'a compté que sur lui-même pour loger le ballon dans la lucarne de Marichez (36e). Le cauchemar de Cheikh Gueye a pris fin à la pause. Gaëtan Bong a pris le relais. Plus incisif, il a sécurisé le côté gauche de sa défense.

N'Diaye. Des intentions louables, mais sans effet concret sur la production de son équipe. Idéalement placé au second poteau, il s'est emmêlé les pinceaux sur le centre que lui avait adressé Gaëtan Bong (52e).
Pjanic. Il a bien démarré la rencontre. Epicentre de l'activité messine quand celle-ci avait encore des raisons d'être, il lui a peut-être manqué un brin de culot à l'approche de la zone de vérité, où son application s'est, la plupart du temps, traduit par un manque de spontanéité. Remplacé par Pascal Delhommeau à la 72e.
François. Il a été l'un des rares Messins à oser frapper au but (23e) en première période. Et il a beaucoup couru, en vain.
Gygax. Il s'est efforcé de porter le jeu messin vers l'avant, mais n'a que trop rarement trouvé les relais nécessaires. Il a disparu après l'heure de jeu.

Renouard. Une activité indéniable sur le front de l'attaque messine. Ses tentatives de frappe n'ont hélas jamais atteint leur objectif (4e, 6e). Remplacé par Cyril Chapuis, quelques minutes après le troisième but parisien (63e). L'entrée en jeu du joker messin n'a rien changé au cours des choses.
Aguirre. L'une des principales satisfactions de la soirée côté messin. Sa vivacité et sa capacité à conserver le ballon ont perturbé une défense parisienne parfois fébrile. Mais le Péruvien était bien trop seul hier soir...
L'adversaire. Paris reste maître chez lui depuis le début de l'année. Après Valenciennes, c'est Metz qui s'est cassé les dents au Parc des Princes. Emmenée par un Jérôme Rothen flamboyant, auteur, hier, d'un but appelé à prendre place dans les annales de la saison, l'équipe parisienne a montré l'autorité nécessaire pour se défaire de la lanterne rouge messine sans difficulté. Paris n'est pas encore magique, mais Paris n'est plus tragique...

 Marichez : « Il va falloir régler les comptes »

Paul Le Guen (entraîneur du Paris SG) : « Nous avons manifesté le sérieux et fait preuve de l'investissement nécessaire, malgré deux ou trois alertes en début de match. En profitant de notre première situation de marquer, nous avons trouvé l'aisance nécessaire pour mieux nous exprimer au Parc. Nous n'avons pas battu la meilleure équipe du championnat, c'est clair, mais Metz prendra des points : c'est nous qui avons fait ce qu'il fallait pour bousculer notre adversaire. Cette victoire nous donne un peu de marge mais la bagarre s'annonce terrible pour le maintien. »
Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Nous avons fait un peu mieux qu'illusion pendant vingt minutes avant de lâcher prise. Notre seconde mi-temps a été indigne d'une équipe de Ligue 1. Les feux se sont éteints après le deuxième but. J'ai presque été bluffé par les deux premiers matches, à Vesoul et Lille, mais le comportement face à Monaco puis contre Paris nous rappelle que le mal est très profond. Devant 38.000 personnes, en Première division, il n'est pas permis de se comporter de la sorte. »
Sébastien Renouard (attaquant de Metz) : « La déception est énorme. Nous avons le droit de ne pas être bons, pas celui de ne pas fournir les efforts nécessaires. Nous avons été transparents en deuxième période, il va falloir en parler très vite. »
Christophe Marichez (gardien de Metz) : « Un peu de fierté ne ferait de mal à personne. A partir du moment où les onze joueurs ne font pas les efforts ensemble, on ne peut pas s'en sortir. Je le dis, il y en a qui trichent dans ce groupe et il va falloir régler les comptes. J'ai honte. »

(Quotidien l’Equipe) : Paris renfloue son compte

Faciles vainqueurs de pathétiques messins, les Parisiens ont désormais un goal-average positif. Une première.

1-0 : Luyindula (5e)

2-0 : Rothen (36e)

3-0 : Diané (55e)

LE PARIS-SG AGAGNÉ hier soir et pour une fois, ce n’est pas une surprise (3-0) car tout le monde gagne contre Metz, pire équipe du Championnat, partie pour entrer et s’installer durablement dans le livre des records. C’est ce que croit d’ailleurs Christophe Marichez, le gardien et capitaine messin. Après le coup de sifflet final, il a accepté de parler, et pas pour ne rien dire. « Ce soir, il y a des mecs qui ont triché. Ils n’ont pas le droit. On va régler nos comptes. J’ai honte. » Le retour en Lorraine a dû être joyeux... Et le décrassage promet d’être tendu.

Au Camp des Loges, en revanche, il sera plus gai. Plus serein. Le Paris-SG va mieux. Il l’a montré hier soir. Le voilà douzième. La soirée aurait pu être plus belle mais d’autres grands candidats au maintien ont gagné, ou n’ont pas perdu. On pense à Lens, Toulouse, Rennes et Lille, évidemment, le prochain adversaire des joueurs de la capitale. Ce sera samedi après-midi, à Villeneuve d’Ascq. Après ce match, on saura vraiment de quoi est capable cette équipe parisienne. De jouer définitivement le maintien ? Ou de légitimement espérer une confortable place dans la première partie du classement ?

Paul Le Guen a présenté ce duel comme un véritable tournant. Il avait fait de même avec Lorient (0-1)... Un très mauvais souvenir pour le coach breton qui n’a guère apprécié le relâchement de son groupe. Il l’a fait savoir. Sa froide colère a été utile. Ses joueurs ont bien réagi malgré dix premières minutes assez floues.

« On a encore besoin de confiance », répète Paul Le Guen. Dix minutes durant lesquelles Renouard, le Messin, aurait pu inscrire deux buts. Il ne le fit pas. Luyindula a eu davantage de réussite. Bénéficiant d’un bon centre de Rothen et d’une erreur de Diop, il ouvrit la marque (5e) et libéra complètement les têtes et les jambes de ses partenaires.

Diané récidive

Le Parc vit encore deux buts : le premier inscrit par Rothen (36e). En fin de saison, il fera certainement partie des dix plus beaux buts marqués durant ce Championnat. En France, ces frappes lointaines sont rares. Le second fut l’œuvre de Diané, déjà buteur contre Lens (3-0) et Valenciennes en Coupe de la Ligue (4-0).

Trois buts qui permettent au PSG d’avoir, pour la première fois de la saison, un goal-average positif (+1).

Ce n’est pas grand-chose mais en fin de saison, ça pourrait être utile.

 COUÉ PRÉSERVÉ. – Prévu pour arbitrer PSG-Metz, Bruno Coué n’était pas au Parc des Princes hier soir. Il a été remplacé par Alain Hamer. Ce remplacement n’est pas dû aux réactions des joueurs dijonnais qui ont fustigé l’attitude « arrogante » de Bruno Coué lors de la rencontre les opposant à Amiens le week-end dernier (2-2). Il a été proposé et accepté après le match Rennes- Marseille (3-1), le 13 janvier dernier. Ce soir-là, Bruno Coué avait multiplié les erreurs et provoqué la colère de Pape Diouf,

Le bijou de Rothen

L’HOMME CLÉ : ROTHEN (PSG), 7,5

Remplacé à la 83e par Sankharé, Jérôme Rothen a vécu un moment rare. Il a entendu le Parc des Princes scander son nom. Un hommage mérité pour le meilleur pied gauche de la L 1, qui a remercié la foule en effectuant un tour d’honneur après le match. Hier soir, Rothen a offert, du gauche, sa huitième passe de la saison, et d’autres ballons en or, et a inscrit un but exceptionnel. Une frappe soudaine et lointaine du gauche qui a achevé sa route dans la lucarne gauche de Marichez.

PARIS-SG

LANDREAU (6) : un seul arrêt délicat dans le match, réalisé à la 4e minute sur une frappe tordue de Renouard.

CEARA(5) : de la fébrilité défensive, comme souvent, de l’aisance technique, comme toujours.

Z.CAMARA(5) : à peine perturbé par les jambes d’Aguirre, il a passé une soirée paisible.

YEPES (5,5) : il a mis dix minutes à comprendre Renouard. Ensuite, il contrôla. Il s’offrit aussi une tête sur le poteau (34e).

ARMAND(6) : il n’a fait qu’une bouchée du très timide Gueye.

ARNAUD (3) : percuter est une chose, donner proprement un ballon en est une autre.

CHANTÔME (5,5) : moins en jambes que ces derniers temps, il a ménagé ses efforts.

CLÉMENT (5,5) : on l’a vu meilleur mais hier, contre une équipe très faible, son niveau a largement suffi.

ROTHEN (7,5) : voir ci-dessus.

DIANÉ (5,5) : en première période, on a vu le mauvais Diané, celui qui passe à côté des choses simples et de ses partenaires. La pause l’a remis à l’endroit, et il s’est offert un nouveau but.

LUYINDULA (6,5) : un but facile, une présence utile et une passe décisive pour Diané. Une partie pleine.

METZ

MARICHEZ (5) : trahi par sa défense sur les premier et troisième buts, il a privé Luyindula du quatrième (59e).

Ch. GUEYE (2,5) : les deux premiers buts sont venus de son côté, qu’il n’a jamais su bloquer. Sorti dès la pause pour BONG (5), qui a tenu le flanc gauche.

M. DIOP (2) : sa boulette sur le premier but a plombé d’entrée les siens. Également impliqué sur le troisième, il a été d’une faiblesse infinie.

BASSONG (3,5) : il a laissé Luyindula ouvrir la marque. Faible aussi.

CUBILIER (5) : auteur d’une bonne première période sur le flanc gauche, il s’est montré moins performant à droite après la pause.

Mo. N’DIAYE (2,5) : maladroit.

PJANIC (5) : il est redescendu construire le jeu. Mais le benjamin de ce bateau à la dérive ne peut pas le maintenir seul à flot. Touché à la cuisse gauche et remplacé par DELHOMMEAU (72e).

FRANCOIS (4,5) : il a essayé.

GYGAX (3,5) : décevant.

AGUIRRE (4,5) : on se demande encore pourquoi De Taddeo ne l’a pas fait jouer davantage.

RENOUARD (4) : après un début tonitruant, il a disparu.

PARIS-SG - METZ (3-0)

Paul LEGUEN (entraîneur du Paris-SG) :«On a fait preuve de sérieux et de concentration. On a eu l’investissement nécessaire. On a fait ce qu’il fallait. Le premier but nous a fait du bien. On a encore besoin de confiance. Ça nous permet de nous rapprocher de la première partie du classement, mais il va y avoir une bagarre terrible jusqu’à la fin de la saison. Tous les entraîneurs de la 5e à la 18e place vont regarder vers le bas. Pas question donc de se laisser aller. »

Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Comme d’habitude, on a fait illusion pendant vingt minutes. On a eu des opportunités mais après on a lâché. Les feux se sont éteints. On a fait une deuxième mi-temps indigne d’une équipe de L 1. Les joueurs ont un objectif, prouver qu’ils ont leur place en L 1et qu’ils méritent mieux que ce total de points.

À la fin du match, je leur ai dit finalement que ce total, on le méritait. Dès mon arrivée, j’ai fait une croix sur le maintien. Beaucoup de joueurs sont sous contrat mais je ne sais pas si la majorité d’entre eux sera encore là la saison prochaine.»

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1月23日

Une victoire de Metz : on parie ?

(Quotidien l'Equipe) : Metz et ses records

Pour l’instant, le FC Metz 2007-2008 est la plus mauvaise équipe de l’histoire du Championnat. S’il ne se ressaisit pas, il peut battre plusieurs records.

LE PLUS PETIT NOMBRE DE POINTS. – Metz n’a pris que huit points après vingt et une journées, ce qui est inédit à ce stade de la saison dans toute l’histoire du Championnat de France. Sur une saison, le record absolu (*) dans une Première Division à vingt clubs appartient au RC Lens, saison 1988-1989, avec dix-sept points répartis ainsi : trois victoires, huit nuls et vingt-sept défaites ! S’il faisait aussi mal sur la phase aller que sur la phase retour, Metz, lui, finirait avec quatorze points.

LE PLUS PETIT NOMBRE DE VICTOIRES.

– Une victoire en vingt et un matches : Strasbourg présentait le même chiffre il y a deux ans. Brest aussi en 1979-1980. Avec Metz, ce sont les deux seules équipes à avoir fait aussi mal jusqu’à présent. Sur tout un Championnat, le plus petit nombre de victoires est pour l’instant de trois, total atteint à la fois par Reims (1978-1979), Lens (1988-1989) et Nîmes (1992-1993).

LE PLUS PETIT NOMBRE DE BUTS MARQUÉS. – Onze buts marqués en vingt et un matches, ce n’est pas une première. Il y a deux ans, les trois relégables naviguaient dans les mêmes eaux : onze buts pour Strasbourg et Metz (déjà), dix pour l’AC Ajaccio. Sur une saison, le record a été établi par le Stade Français 1966-1967 avec dix-huit buts inscrits. Pour y parvenir, les attaquants messins devront encore faire sensiblement baisser leur moyenne et passer de 0,52 but par match à 0,47.

LA PLUS FAIBLE ÉQUIPE À DOMICILE.

– Contre Rennes, samedi, Metz aura l’occasion d’égaler le Strasbourg 2005-2006, qui n’avait gagné aucun de ses 11 premiers matches à domicile. Puis il sera temps de penser au record incroyable de Nîmes, qui avait aligné 14 matches sans victoire chez lui du 7 novembre 1992 au 2 juin 1993. Ce Nîmes-là est aussi resté comme la plus faible équipe de l’histoire à domicile : 1 victoire, 9 nuls, 9 défaites, soit 12 points. C’est dans les cordes de Metz, qui en est pour l’instant à 2.

LE PLUS GRAND NOMBRE DE JOUEURS UTILISÉS. – Francis De Taddeo avait montré la voie, Yvon Pouliquen poursuit. Le premier avait utilisé, en dix-neuf matches, pas moins de trente-quatre joueurs. Son successeur en a déjà lancé trois autres en L 1 : Corrales, placardisé par De Taddeo, Cardy, de retour de blessure, à Lille (1-1), puis Cyril Chapuis, la recrue du mercato, contre Monaco (1-4). Avec trente-sept joueurs, le FC Metz 2007-2008 a déjà égalé… le FC Metz 2005-2006 et l’OM 2001-2002. Il ne reste plus qu’un petit effort pour rejoindre le Marseille version 2005-2006, détenteur du record avec trente-huit joueurs utilisés. Ce ne serait pas un mince exploit, car il faut rappeler que, cette année-là, Marseille avait envoyé jouer sa CFA à Paris (0-0).

 (*) Toutes les statistiques présentées ici ont été calculées en ramenant la victoire à trois points dans le cadre d’une Première Division à vingt clubs.

(R.L.) : Metz en quête de vérité

Dix jours après son embellie lilloise mais quatre jours après son humiliation monégasque, Metz s'en va vérifier quel est son vrai visage. Au Parc des Princes, il y a de nouveau tout à craindre du PSG.

Disparition de Metz : l'enquête continue. Avant de rejoindre la Ligue 2, dans maintenant moins de quatre mois, l'équipe messine essaie toujours de se retrouver, c'est-à-dire qu'elle se cherche : petit a, une identité (de jeu) ; petit b, une raison d'être (ne pas sombrer du mauvais côté de l'histoire en battant les records du plus petit nombre de points, du plus petit nombre de victoires, du plus petit nombre de buts marqués, etc.) ; petit c, une popularité (auprès d'un public à reconquérir en vue des réjouissances de la prochaine saison). En une semaine, de Villeneuve d'Ascq à Saint-Symphorien, du samedi 11 janvier au samedi 19 janvier, Metz est passé du vert au rouge : vainqueur de Lille jusqu'à la 94e minute du premier match d'Yvon Pouliquen à sa tête, il lui a fallu digérer la maudite égalisation offerte au pied droit de Yohan Cabaye par un arbitre trop digne de la Ligue 1, puis une humiliation infligée par Monaco et, surtout, par sa propre générosité. Le jour où l'organisateur de notre si télégénique championnat instaurera un classement des passes décisives contre son camp, les Messins postuleront au podium. Le Parc des Princes représente-t-il l'endroit rêvé pour reprendre des couleurs, gagner des points et enchanter ses fidèles ? Lorient, Bordeaux, Rennes, Lyon, Caen et Toulouse, tous venus se servir Porte de Saint-Cloud, répondront par l'affirmative. Mais voilà que le PSG semble avoir enfoui le syndrome du Parc sous l'amas de sarcasmes qui l'ont accompagné depuis six mois, passant coup sur coup trois buts à Lens (en championnat) puis quatre à Valenciennes (en Coupe de la Ligue). Combien ce soir ? Cinq ? Après tout, la défense messine a déjà encaissé trente-six buts en vingt-et-une sorties ; elle n'est plus à ça près, sur le chemin de sa gloire à l'envers. Entre le mieux parisien certes altéré par la défaite essuyée samedi à Lorient et le moins bien messin constaté dans le même temps face à Monaco, il y aurait donc tout à redouter de ce deuxième match d'une semaine qui en comptera un troisième, samedi, en l'occurrence face à Rennes. Yvon Pouliquen, lui, trouve « le challenge intéressant ». Fraîchement appelé au chevet du FC Metz, il veut sans doute en savoir un peu plus sur l'étendue réelle du mal, ses possibilités de guérison, la nature du traitement à prescrire, pour les jours qui viennent ou les mois qui suivent. « Je considère qu'il faut se rendre au Parc avec des ambitions, expose l'entraîneur messin. Mais jouer revient aussi à ne pas trahir les fondamentaux, que nous sommes en train de reprendre. Ne pas rééditer les erreurs commises face à Monaco est un préalable. Il y a des efforts à fournir, individuellement et collectivement ; or, il y a eu des défaillances contre Monaco. »
En quête de vérité, sa vérité sur ce qu'il peut encore attendre, éventuellement redouter, si possible espérer des dix-sept dernières étapes de son tour de la France d'en haut, le FC Metz passe donc un test d'envergure : voilà où il en est, cinq mois et dix-huit jours après le début de la compétition ! « Le Parc, dit encore le très compétiteur Yvon Pouliquen, c'est l'endroit idéal pour se montrer, à condition de le faire à travers un collectif. » Sous les lumières de Paris, les fiascos prennent aussi, tout de suite, une autre ampleur. Choisissez-bien...

 Cubilier : « Quand ça marche Paris, c'est magnifique ! »Eric Cubilier a porté le maillot du PSG en 2003-2004, la dernière belle saison parisienne. Le défenseur messin évoque ce club à nul autre pareil.

Vous n'avez passé qu'une saison au Paris SG, en 2003-2004, qu'en gardez-vous ? « Essentiellement le souvenir d'une belle saison, au sein d'un groupe dans lequel évoluaient de grands joueurs comme Heinze, Pauleta déjà, Sorin, Déhu... Et même si Vahid Halilhodzic est un entraîneur exigeant, c'est humainement quelqu'un que l'on n'oublie pas. Voilà, les souvenirs que je garde sont de cet ordre-là car, pour le reste, j'ai eu le malheur de perdre ma maman pendant cette période, et j'ai connu de gros problèmes avec un journal parisien. »• Cette saison-là, vous étiez en concurrence avec Bernard Mendy, qui avait plus joué que vous. Normal ? « J'avais commencé la saison avec Monaco, j'étais arrivé à Paris courant août, mais nous avions eu l'un et l'autre notre chance. Après un mauvais départ (le PSG occupait la 17e place après cinq journées), c'est Bernard qui jouait lorsque le déclic est survenu et il n'y avait rien à redire à ce qu'il occupe le côté droit, d'autant que j'ai également eu ma chance à gauche. Vahid a toujours été très clair dans ses choix, et j'ai tout de même joué une quinzaine de matches, à Lyon notamment où nous avions réussi le nul (1-1). »
• En finale de la Coupe de France, contre Châteauroux, vous étiez resté sur le banc. En conservez-vous une certaine amertume ? « Non. J'aurais préféré jouer bien sûr, mais j'avais participé à l'aventure, notamment à la demi-finale à Nantes, où nous étions passés aux tirs au but. De la victoire au Stade de France, je retiens donc la fête qui avait suivi, et la réplique de la Coupe, qui est chez moi. J'en aurai peut-être une deuxième, à la fin de la saison... » • Cette saison 2003-2004 est la dernière belle saison du PSG, deuxième de Ligue 1 à trois points de Lyon, et vainqueur de la Coupe de France. Comprenez-vous ce qui ne fonctionne plus, depuis, à Paris ? « Je suis tout cela de loin. De cette époque, il reste Bernard Mendy, Pauleta, et Jérôme Alonzo que je vois pendant les vacances car nous sommes voisins à Saint-Laurent-du-Var. Nous n'avons pas d'autres contacts, sauf quand nous jouons les uns contre les autres. J'ai surtout l'impression, comme tout le monde, que le club est parti dans tous les sens depuis le limogeage de Laurent Fournier... »
• Metz est votre sixième club, Paris est-il vraiment différent des autres ? « Très différent. En plus, j'arrivais de Monaco, vous imaginez le contraste... Partout en Europe, le club de la capitale est toujours bien classé, sauf ici. D'où une immense pression, une sorte d'état de crise permanent même si, cette fois, Alain Cayzac n'a pas cédé à la tentation de changer d'entraîneur, ce qui est tout à son honneur. Mais à l'inverse, quand ça marche, Paris, c'est magnifique ! »
• Du coup, étiez-vous déçu de partir au bout d'une saison, malgré les problèmes personnels que vous aviez rencontrés ? « J'étais prêté, Monaco n'avait pas levé l'option d'achat et, de toute façon, je n'avais pas réussi une saison extraordinaire. Après, je suis allé à Lens où, là, j'ai réussi ma saison la plus pleine : j'aurais vraiment aimé rester. D'ailleurs, mon retour au Parc s'était bien passé : nous avions gagné, et je me souviens que Vahid avait été limogé après ce match. Mieux que l'année dernières, avec Nantes, où nous en avions pris quatre... D'une manière générale, j'aime jouer au Parc, mon stade préféré avec Bollaert, comme j'aime revenir à Nice, pas pour le stade mais parce que c'est ma ville natale. »

 Dr Le Guen et Mister Paul

PSG - Metz ne rajeunira ni l'un, ni l'autre : le match des entraîneurs, entre Paul Le Guen et Yvon Pouliquen, prendra même des allures de derby breton entre les deux anciens joueurs du Stade Brestois. Le nouvel entraîneur messin évoque son ex-partenaire, actuel confrère, et ami de plus de vingt ans...
« J'ai vu arriver Paul, de deux ans mon cadet, en provenance de l'AS Brest, le club concurrent du Stade Brestois. Nous avons passé trois saisons ensemble et, très vite, le courant est bien passé. En déplacement, nous avons rapidement fait chambre ensemble et, depuis, nous gardons contact. Nous n'avons plus jamais joué dans le même club, mais souvent l'un contre l'autre, et même très près l'un de l'autre. Paul est un ami et, lorsque nous avons la chance de nous trouver en même temps en Bretagne, nous essayons de nous voir, ce qui est rare. Il reste le téléphone, mais nous ne nous appellerons pas avant le match au Parc. Paul donne l'image de quelqu'un de réservé, d'introverti, et il l'est effectivement, d'où un certain paradoxe entre l'homme d'un côté, le joueur puis l'entraîneur de l'autre : il dit les choses en face. C'est sûr, il n'a pas la même attitude devant les journalistes : je le trouve très fort avec la presse, avec laquelle il communique mais ne dit rien ! Il a commencé à entraîner une équipe professionnelle en 1998, à Rennes, deux ans avant moi. Nous n'avons jamais vraiment discuté dans le détail de nos méthodes. Je ne vais pas lui donner tous mes tuyaux ! Plus sérieusement, il n'a pas besoin de moi... Certains trouvent des similitudes entre les deux équipes que nous entraînons aujourd'hui, mais je vois une différence de taille : le nombre de points. Je l'aurais préféré plus partageur... »

 Sans Agouazi, ni Pauleta

Agouazi malade. Deux sorties, un retour et une apparition dans le groupe messin, trois jours après la défaite contre Monaco. Malade, Laurent Agouazi ne sera pas du déplacement au Parc des Princes, à la différence de Sébastien Bassong, suspension purgée. Le deuxième gardien change encore : après Richard Trivino, transféré à Boulogne, après Pierre Ebede et Joslain Mayebi, jugés hors de forme, après Oumar Sissoko, retenu en sélection du Mali, c'est au tour du jeune Joris Delle, international français en dix-huit ans, de jouer les doublures de Christophe Marichez. Yvon Pouliquen pourrait être tenté de reconduire Wilmer Aguirre et Momar N'Diaye, auteurs d'une deuxième mi-temps convaincante samedi face à Monaco. Derrière, suspension purgée, Sébastien Bassong, pourrait reprendre place aux côtés de Malick Diop, de préférence à Pascal Delhommeau, passé à côté de son dernier match.
Rentrée de Yepes. Suspendu à Lorient, Mario Yepes pourrait effectuer sa rentrée en lieu et place de Grégory Bourillon, buteur contre son camp en Bretagne. Pauleta blessé, il est possible que Paul Le Guen ne procède à aucun autre changement, alignant la paire Diané - Luyindula en attaque. Habituel arrière latéral, Bernard Mendy disputerait alors son quatrième match de rang à un poste nouveau pour lui de milieu de terrain, côté droit.

 Le site officiel piraté

Très à l'aise en informatique mais peu doué pour la grammaire et à peine plus pour le droit, un plaisantin est parvenu, hier, à pirater le site Internet officiel du FC Metz, visiblement aussi sûr que la plus mauvaise défense du championnat de Ligue 1. Pendant un peu plus d'une heure, fcmetz. com a abrité un communiqué annonçant, de façon laconique mais dans un français approximatif, l'ouverture d'une enquête suite à la tentative de corruption de joueurs messins avant leur match à Paris. Après tout, le pirate en question n'a rien inventé : l'exemple venant d'en haut, en octobre 2005 déjà, un quotidien sportif avait révélé une affaire de corruption autour du match Metz - Lyon (0-4), sans la moindre preuve. Et pour cause : après enquête, l'affaire avait été classée sans suite. Cette fois, et puisqu'il est facile et peu risqué d'attaquer un individu ou un petit groupe d'individus, le FC Metz portera peut-être l'affaire devant la justice.

 Ben Yahia n'est plus là

Comme pour André Nogueira, défenseur portugais de vingt ans jugé « trop tendre » par l'encadrement messin, il ne sera pas donné suite à l'essai effectué la semaine dernière par Ahmed Ben Yahia. Le milieu de terrain tunisien, vingt-deux ans, est reparti dans son club, l'Espérance de Tunis et ne figurera donc pas dans l'effectif messin, la saison prochaine, en Ligue 2.

 Le Brüssels limoge Cartier

C'était la défaite de trop. Albert Cartier a été limogé par le FC Brüssels, deux jours après le cuisant revers (7-2) de l'équipe du bouillant président Vermeersch à Westerloo. Le Brüssels est actuellement avant-dernier du championnat belge avec un point d'avance sur Mons. Cartier sera remplacé provisoirement par son adjoint Eddy de Bolle. L'ancien entraîneur du FC Metz, qui était depuis deux ans et demi à la tête du club bruxellois après avoir dirigé La Louvière pendant un an, est le sixième entraîneur limogé cette saison en D1 belge.

 Canal + face à une sévère concurrence

Canal Plus, diffuseur historique de la Ligue 1, se retrouve confronté à huit autres candidats ayant répondu hier à l'appel d'offres lancé par la Ligue de Football (LFP) pour 2008-2012, dont TF1, M6, Orange et Vivendi, donnant le coup d'envoi d'une bataille très indécise. Canal Plus, qui avait acquis les droits télé de la L1 pour 600 millions d'euros par an sur la période 2005-2008, avait multiplié les actions en justice pour tenter de faire suspendre l'appel d'offres. Et une sérieuse interrogation planait sur la candidature de la chaîne cryptée dont le dernier recours avait été rejeté lundi soir par la Cour d'appel de Paris. Les dirigeants de Canal+ ont attendu le dernier moment pour déposer leur dossier. Contrairement au précédent appel d'offres (en 2004), où la LFP avait mis aux enchères quatre lots, le redécoupage en douze lots opéré cette fois pour éviter la baisse des prix et contrer la fusion Canal+-TPS, a aiguisé l'appétit de la concurrence, conformément à la volonté affichée de la LFP. Outre Canal Plus, huit autres opérateurs se sont portés candidats: Orange, Vivendi, TF1, M6, France Télévisions, Eurosport, Direct8 (Groupe Bolloré), et Daily Motion, le site français de partage de vidéos, candidat le plus inattendu.

 (Site officiel FC Metz) : Le pari du progrès

Calé entre deux rencontres à domicile, le déplacement au Parc des Princes, mercredi soir à 20h30, s’annonce dangereux. Une bonne occasion de remettre à l’épreuve cette nouvelle équipe messine, et notamment sa défense. Quatre buts à un. Le score a de quoi laisser perplexe. Il renvoie à la phase aller et au passage dévastateur de l’OL et de ses jeunes terreurs. Menez deux fois, Piquionne et Gakpé ont scellé le sort des ambitions mosellanes. Balayées, les promesses ramenées de Vesoul et Lille, par les courants d’air de Saint-Symphorien. « Nous avons régressé sur le plan défensif », admet Yvon Pouliquen, qui ne peut guère faire autrement. « Les consignes n’ont pas été respectées. Et les erreurs individuelles qui nous ont couté cher sont également le fruit d’erreurs collectives. » Les deux premiers buts ayant bouleversé la physionomie de la partie en moins d’une minute sont pointés du doigt. « Tout d’abord, explique le coach messin, sur l’ouverture du score, nous n’aurions pas dû jouer la ligne. Nous avions décidé avant la rencontre de ne pas jouer le hors-jeu. Ensuite, Pascal Delhommeau a certes commis une bévue, mais je note qu’il n’avait pas énormément de solutions pour jouer ce ballon. » Vidéo à l’appui, les Messins se sont concentrés, entre autres, sur ces deux faits importants du match avant de prendre la direction de Paris.
L’ampleur de la sanction administrée par l’ASM pourrait conduire à adopter un schéma et une attitude de jeu plus défensifs. Yvon Pouliquen n’en fera rien. Le coach breton n’est pas disposé à abandonner sa philosophie d’attaque. « Nous nous devons d’avoir des intentions de jeu, explique-t-il, tout en gardant une sécurité derrière. Il faut trouver un équilibre. Je ne crois pas que ce soit un risque considérable de projeter beaucoup de joueurs en phase offensive, à partir du moment où l’on respecte certains fondamentaux de jeu. » Puisqu’il est à l’extérieur, et pas n’importe où, Metz devrait tout de même adopter un visage plus prudent que face à Monaco. Le Parc des Princes, longtemps considéré comme une terre des plus conciliantes cette saison, est en effet redevenu hostile à ses visiteurs. Les Grenats seraient d’ailleurs heureux de pouvoir copier la façon dont leurs adversaires du soir ont brisé le signe indien à domicile. Trois à zéro contre Lens, quatre à zéro contre Valenciennes. Et maintenant, Metz, doit-on penser dans la capitale. « Pour les joueurs, indique de son côté Pouliquen, jouer dans ce stade est forcément une étape particulière. Ils se retrouvent ainsi davantage sous les feux de l’actualité. Il y a un peu plus de journalistes qu’ailleurs, jouer au Parc peut donc être est un moyen de se montrer. J’espère qu’ils le feront à travers le collectif et pas individuellement. » Car c’est bien en équipe que les Messins devront se comporter s’ils veulent ramener quelque chose de Paris, avant de se voir accorder une nouvelle chance de l’emporter sur leur pelouse, samedi contre Rennes.
Paris - Metz, 22ème journée de Ligue 1
Stade Saint-Symphorien, mercredi 23 janvier à 20h30
Arbitre : Bruno Coué

Metz - Gygax: "Nous n'avons rien à perdre"

Très longtemps blessé, l'international suisse Daniel Gygax estime que Metz, bon dernier de la Ligue 1 n'aura "rien à perdre" mercredi en déplacement face au Paris SG pour le compte de la 22e journée de Championnat et veut personnellement être prêt pour l'Euro-2008.
Pourquoi étiez-vous aussi énervé après la défaite contre Monaco (1-4) ?
"Je crois que nous avons réalisé trente bonnes premières minutes. Mais nous n'avons pas eu beaucoup d'occasions et, après, nous avons encaissé deux buts en trois minutes. Ca nous a coupé les pattes. Ensuite, nous sommes très vite revenus avec le but d'Aguirre. Mais le troisième but, c'était dommage parce que après le bon match à Lille (1-1), nous avons réalisé une prestation qui n'était pas très, très bien ici, à la maison, contre Monaco. Défensivement, nous avions bien joué dans le Nord mais pas devant Monaco. C'est dommage parce que tu travailles tous les jours, toute la semaine et tu le fais bien à l'entraînement. Après, tu prends deux buts très vite, comme ça. J'étais un peu frustré. Mais c'était oublié après quelques minutes".
Qu'attendez-vous de la rencontre à Paris ?
"Le Parc des Princes est un superbe stade avec une super ambiance. Je crois que chaque joueur rêve d'évoluer une fois là-bas. C'est un rêve aussi pour les jeunes joueurs. J'ai déjà joué quatre fois au Parc. Nous devons nous battre pendant 95 minutes. Après, je crois qu'on peut prendre les points là-bas. Nous n'avons rien à perdre. Les Parisiens ont peut-être gagné leur dernier match au Parc mais pour nous, chaque rencontre est un match de coupe. Cela commence à zéro et j'espère que quand l'arbitre siffle la fin, nous aurons trois points".
Vu la situation du FC Metz, avez vous des motivations personnelles pour avancer ?
"Dans notre métier, on prend toujours du plaisir. De plus, moi, je dis que le match n'est fini qu'au coup de sifflet de l'arbitre. Le maintien est encore possible et nous essayerons jusqu'au bout. On joue et on s'entraîne pour gagner les matches, tous les matches. C'était un bon début contre Lille (1-1) mais pas contre Monaco. Je crois donc qu'il faut continuer comme à Lille. Personnellement, je ne regarde pas encore le futur. Pour moi, il est très important maintenant de ne pas être blessé. Je veux jouer sans break, sans pause jusqu'à la fin de la saison pour être prêt pour le Championnat d'Europe. Après l'Euro, ce seront les vacances et ensuite, on verra".

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1月22日

Le parc, au plus mauvais moment....

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Le groupe des Messins pour le match du parc

Le gardien de but Joris Delle (photos au dessus) sera la doublure de Christophe Marichez, mercredi (20h30) à Paris, en lieu et place de Pierre Ebede. Hormis ce changement, Yvon Pouliquen a reconduit le groupe, qui s'était incliné ce samedi face à Monaco (1-4). L'entraîneur messin étant toujours privé de Barbosa (genou), Cardy (pied), Gestede (cuisse), Strasser (pied), Vivian (genou), Delgado (CAN), B. Gueye (CAN), O. Sissoko (CAN).
Le groupe messin :
Marichez, Delle - C. Gueye, Diop, Cubilier, Delhommeau, Corrales, Bong, Bassong - Belson, Bessat, François, Pjanic, Gygax - Renouard, Chapuis, Aguirre, N'Diaye

(R.L.) : FC METZ - EXPRESS

Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement, en milieu d'après-midi ; aujourd'hui : entraînement à 9 h 30 sur le terrain du bord de l'autoroute, départ pour Paris dans l'après-midi.
D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Monaco (21e journée de Ligue 1) samedi 19 janvier, 1-4. Prochain match : Paris SG - Metz (22e journée) mercredi 23 janvier à 20 h 30. A suivre : Metz - Rennes (23e journée) samedi 26 janvier à 20 h ; Strasbourg - Metz (16es de finale de la Coupe de France) vendredi 1er février à 20 h 30.
A l'infirmerie. Julien Cardy, Jeff Strasser et Matheus Vivian sont toujours à l'arrêt tandis que Cédric Barbosa et Rudy Gestede sont en phase de reprise. Victime d'un arrachement d'un ongle, Cyril Chapuis est resté au repos ; une protection lui a été posée, avec laquelle il tentera un essai ce matin à l'entraînement.
Suspendu. Aucun : Sébastien Bassong a purgé son match de suspension à l'occasion de Metz - Monaco.
En sélection. Luis Delgado (Angola), Babacar Gueye (Sénégal) et Oumar Sissoko (Mali) disputent la Coupe d'Afrique des Nations, qui s'est ouverte dimanche au Ghana.
Le chiffre du jour. 7, comme les points engrangés par le Paris SG au Parc des Princes, sur trente-trois possibles ! Avec une moyenne de 0,6 point par match, une victoire, quatre nuls et six défaites, le PSG fait presque aussi mal que Metz et ses six points (1 victoire, 3 nuls et 7 défaites) à Saint-Symphorien.

 « Des décisions ont été prises »

Patrice L'Huillier est le médecin attitré du FC Metz. A des accidents de ce type, tous les clubs de haut niveau y sont dorénavant préparés.

• Un commentaire sur l'accident qui s'est produit à Sedan vendredi soir ? « Un grand soulagement tout d'abord. Les soins ont été prodigués dans les meilleurs délais. Tout le monde a fait à ce qu'il avait à faire. Du corps arbitral aux soigneurs présents autour de la pelouse. On a pu se rendre compte de l'importance du défibrillateur. Samedi, c'était la journée de la Société française de cardiologie, un hasard sympathique puisque ça s'est bien terminé. »
• Le football français de haut niveau est désormais à l'abri du drame ? « Le risque zéro n'existe pas. Mais depuis la mort de Marc-Vivien Foé à Lyon, un certain nombre de décisions ont été prises. Tous les joueurs effectuent des bilans cardiaques chaque année et depuis deux ans, la Ligue professionnelle a équipé tous les clubs de L1 et L2 d'un défibrillateur. A Metz, nous en avions déjà un, qui nous avait été offert par les services du Dr Khalifé de l'hôpital Bon-Secours. »
• A Metz, vous êtes donc parés ? « A chaque match, à chaque entraînement, le kiné prend avec lui ce défibrillateur. Le kiné, les médecins et le préparateur physique sont tous capables de s'en servir. Ils ont été formés et chaque année nous allons pratiquer une piqûre de rappel. Pour le moment, nous n'avons heureusement pas eu à nous en servir. »

 A la recherche du temps perdu

 Après avoir enfin apprivoisé le Parc des Princes, le Paris SG a rechuté à Lorient. Remonter la pente passe nécessairement par une victoire contre Metz.

La tendance. Quatre victoires d'affilée, dont deux pour le compte de la Ligue 1 : au virage des années, le Paris SG a cru enfin tenir le bon bout. Une victoire à Saint-Etienne pour en finir avec 2007, deux qualifications sur le front des Coupes (tranquillement, à Epinal, en Coupe de France ; largement, contre Valenciennes, en Coupe de la Ligue) et la première victoire de la saison au Parc des Princes, face à Lens, pour ouvrir 2008 : Paris commençait enfin à mettre ses résultats en adéquation avec ses prétentions, son standing et ses moyens. Comment interpréter la défaite ramenée de Lorient samedi, une équipe contre laquelle le PSG n'aura donc pas pris le moindre point cette saison ? Comme un coup d'arrêt, à tout le moins, pour une équipe qui venait enfin de quitter les eaux troubles (relégable avant la 19e journée, onzième au matin de son déplacement à Lorient) : « Cet accroc nous place de nouveau en danger, alors que nous avions la possibilité de quitter la zone rouge », déplore ainsi le gardien international du PSG, Mickaël Landreau. L'avertissement. Puisque Paris ressemble au moins à Marseille sur le terrain des analyses que leur comportement suscite, les quatre victoires de rang ­ toutes compétitions confondues ­ remportées par le PSG avaient laissé la place à une euphorie nouvelle, malgré l'avertissement du très lisse Paul Le Guen : « Il suffit de regarder le classement et de se rappeler notre situation deux journées plus tôt pour se dire que les choses restent fragiles », affirmait l'entraîneur parisien avant Lorient. Après, Le Guen a stigmatisé le comportement de ses joueurs sur le terrain du Moustoir où un but de Grégory Bourillon contre son camp a suffi aux Bretons : « Nous n'avons pas su bousculer les Lorientais, nous avons été trop passifs puis manqué de réalisme. Or, dans notre situation, il faut savoir fournir les efforts. Après tout, nous ne comptions que deux victoires d'affilée en championnat, il n'y avait pas de quoi s'enflammer. » Réveil attendu contre Metz, dans un Parc des Princes enfin réapprivoisé.
Le syndrome. Avec trois buts contre Lens en championnat et quatre contre Valenciennes en Coupe de la Ligue, le public du Parc a enfin eu de quoi s'enthousiasmer. Et les joueurs y ont même retrouvé le sourire, tel Jérôme Rothen pourtant pris pour cible au mois de décembre : « C'est en gagnant des matches que nous reviendrons crédibles », a poliment et conventuellement résumé le milieu de terrain parisien, pas fâché de se débarrasser du fameux syndrome de Paris. Metz fera-t-il resurgir les vieux démons ? Avant lui, Toulouse est le dernier vainqueur au Parc, Caen l'avant-dernier...
Les transferts. Calme plat inhabituel au PSG en plein marché hivernal des transferts : seul Pierre-Alain Frau a fait ses valises, direction Lille. Le Caennais Gouffran n'est finalement pas venu, pas plus que Fred, l'attaquant lyonnais, un temps annoncé dans la capitale. « Je rabâche qu'il faut recruter à condition qu'il s'agisse de joueurs capables de nous apporter quelque chose tout de suite. Si ce n'est pas le cas, il ne faut pas le faire : il n'est pas judicieux d'empiler les joueurs », commente l'entraîneur parisien.
Le joueur-clé. Paris peut remercier Uli Stilieke, sélectionneur allemand de la sélection ivoirienne, de ne pas avoir retenu Amara Diané pour la Coupe d'Afrique des Nations : depuis, l'ancien attaquant de Reims passé par Strasbourg a réussi un doublé face à Lens, un autre face à Valenciennes. « Il faut qu'il parvienne à rester concentré sur son métier, qu'il ait la volonté de confirmer et non de se contenter d'un coup d'éclat », dit de lui Paul Le Guen. A Lorient, Diané a manqué un coup de tête qui aurait dû être synonyme d'égalisation. En l'absence de Pauleta, l'un des attaquants les plus rapides de Ligue 1 s'annonce comme l'une des clés du match de demain.

(Site officiel FC Metz) : Notre potentiel est important

Après avoir attaqué l'année 2008 pied au plancher, le Paris SG a connu un coup d'arrêt en s'inclinant à Lorient. Son latéral gauche Sylvain Armand revient pour nous sur les circonstances de cette défaite et la situation de son club, à l'heure d'affronter les Grenats.

Sylvain, après deux gros matches contre Lens (3-0) et Valenciennes (4-0), Paris a été accroché à Lorient (défaite 1-0), quelle analyse faites-vous de cette rencontre ?
Sylvain Armand : « Dans un premier temps, nous avons eu énormément de mal à rentrer dans le match. Nous nous étions pourtant dit qu’il fallait nous efforcer d’y parvenir rapidement, sachant qu’en jouant tous les trois jours, ce n’est pas évident de débuter fort les matches. Ce que nous voulions éviter est finalement arrivé. En plus, nous encaissons un but un peu bête (ndlr : sur un centre de Saïfi, le défenseur parisien Bourillon trompe Landreau en déviant le ballon dans son propre but). Ensuite, nous avons réussi une seconde période plus conforme à ce que nous avons l’habitude de produire à l’extérieur. Nous nous sommes créés des occasions mais n’avons pas eu la même réussite qu’auparavant, ce qui nous aurait permis de ramener un point. Ce début de match nous reste en travers de la gorge, car il y avait véritablement possibilité de faire mieux. »
A quoi attribuez-vous cette mauvaise entame ?
S.A. : « Lorsque les rencontres se succèdent, le troisième match est souvent celui où l’on peine le plus en début de partie. De plus, nous avons encore joué à dix sept heures. Ces paramètres sont sans doute entrés en compte même s’ils ne doivent pas nous servir d’excuse. Face à Lens, nous avions bien débuté, devant Valenciennes également. Nous voulions répéter cela, mais malheureusement, ils nous a fallu plus de temps pour nous y mettre. Nous l’avons payé cash, d’autant que ce but nous a mis dans la difficulté tout de suite. »
Le potentiel du Paris SG est difficile à situer cette saison. Vous êtes capables de passer au travers comme de bonnes performances. A votre avis, à quelle place votre équipe mérite-t-elle de figurer ?
S.A. : « Je peux vous dire que le potentiel de cette équipe est très important. Après, lorsque vous êtes à Paris ou Marseille, vous faites partie des clubs les plus médiatisés. Notre problème a été de ne pas réussir à gagner d’emblée au Parc des Princes. Nous avons perdu au fur et à mesure toute la confiance que nous avions emmagasinée la saison passée à domicile. Les évènements se sont enchaînés, hors du terrain notamment avec les supporters, et nous arrivions sur la pelouse du Parc dans un environnement délicat. A l’extérieur, complètement libérés, nous avons montré que nous étions capables de grandes choses. Ce blocage avec le Parc nous a coûté une bonne partie de la saison, mais nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous même. »
Dans les années à venir, Paris peut-il retrouver l’Europe en misant sur l’effectif actuel ?
S.A. : « J’en suis persuadé. Si j’ai resigné au Paris SG, c’est pour cette raison. Nous aurons des renforts également parce qu’il y a toujours des recrues. Nous avons toutes les cartes en main ici pour réaliser quelque chose de grand, faire une belle saison aux côtés de nos supporters qui n’attendent que cela et qui le méritent. Pour y parvenir, il nous faut réussir à enchaîner les grosses performances et éviter de nous mettre dès le début dans la difficulté comme à Lorient. »
Quelles sont vos objectifs pour cette fin de cette saison ?
S.A. : « Notre objectif est simplement dans un premier temps de réussir une série de résultats positifs afin d’améliorer notre situation. Malgré tout, nous ne sommes pas très éloignés de la première moitié de tableau. Ensuite, nous sommes encore qualifiés dans les deux coupes. Nous allons les disputer à fond car elles peuvent nous permettre de jouer l’an prochain la Coupe d’Europe et alimenter le palmarès de chacun d’entre nous. Ce n’est pas inintéressant. »
Depuis quelques temps, Paris n’arrive plus à jouer la tête de la Ligue 1 mais réussit dans les coupes nationales. Comment l’expliquez-vous ?
S.A. : « Je crois que cela ne s’explique pas. Cela signifie juste que Paris est capable de réussir des choses intéressantes. Lorsqu’on peine au championnat, la Coupe représente souvent une bouffée d’oxygène. Jouer ses compétitions à fond permet de remporter des titres. Toutefois, pour Paris, ce n’est pas suffisant. On ne peut pas se contenter de cela, il faut aussi jouer les premiers rôles en championnat. Le Paris SG a tout de même les moyens de prendre une place européenne par le biais du championnat. »
Vous accueillez Metz mercredi. Le piège n’est-il pas de prendre cette équipe à la légère ?
S.A. : « Nous savons très bien que Metz a de bons joueurs. Nous ne les sous estimerons pas. C’est vrai qu’ils sont dans une saison difficile mais nous avons pu voir leur dernier match à l’extérieur où ils ont failli l’emporter. Cela s’est joué à rien d’ailleurs. De notre côté, nous nous méfions de toutes les équipes. Nous allons essayer d’être les plus sérieux possible pour prendre ces trois points car nous en avons besoin afin de réaliser un bon mois de janvier. »
 Autour de Metz-Monaco

Les réactions de Diop et N'Diaye au match de Monaco, accompagnées de quelques brèves relatives à la rencontre.

Réactions
Au micro de D!rect FM, les Sénégalais Malick Diop et Momar N’Diaye sont revenus aujourd’hui sur la défaite concédée devant Monaco.
Malick Diop : « C’est dur à avaler. Il va falloir identifier la source de nos erreurs afin de ne plus les reproduire à l’avenir. Je ne pense pas qu’il y avait trop de pression. De toute façon, dans la situation où nous sommes, nous n’avons pas à avoir peur de quoi que ce soit, il n’y a plus rien à perdre. D’ailleurs, au cours des trente premières minutes, nous étions bien partis. Ce n’est donc pas un problème mental. Sur le premier but, nous aurions dû nous placer devant le ballon afin d’empêcher Monaco de jouer vite. Derrière, également, nous aurions dû prendre un peu recul. Cela a été trop vite. Sur le début de match, Christophe Marichez n’a pas eu d’arrêts à faire. Prendre un but de cette façon, cela fait tout de même mal. Ensuite, nous prenons le deuxième dans la foulée… A 1-0, la physionomie de la rencontre aurait été différente. »
Momar N’Diaye : « C’est une lourde défaite même si le contenu n’a pas été mauvais. Je devais gérer le couloir et me mettre à disposition de toute l’équipe, proposer des solutions. Je crois que j’ai fait ce qu’on m’a demandé, cela s’est plutôt pas mal passé. Nous avons bien joué au ballon par moments mais nos erreurs nous ont couté cher. Il faut travailler là dessus en se disant qu’il reste de belles choses à faire cette saison. Nous allons à Paris dans la foulée. Chaque match a son histoire. A nous de prendre celui-ci de la meilleure façon, de bien nous préparer dans la tête. Le match de Monaco nous servira de leçon, il faut le laisser derrière nous. »
Pompière de passage
Il est courant de croiser des ex-Grenats dans les gradins de Saint-Symphorien. Pour la première fois cette saison, le défenseur central Bruno Pompière a assisté à une rencontre de ses anciens coéquipiers. De retour de Brest, où il a effectué un essai infructueux, il est actuellement à la recherche d’un club. Au regard du professionnalisme dont il fit preuve sous le maillot du FC Metz lorsque celui-ci était dirigé par Jean Fernandez, il mérite sans conteste de trouver preneur.
Pouliquen présenté aux partenaires
Près d’une centaine de personnes représentant les différents sponsors du FC Metz se sont retrouvées au ‘Carré Grenat’ à la veille de la rencontre Metz - Monaco. Après avoir été présenté aux supporters, et juste avant sa première à domicile, l’entraîneur Yvon Pouliquen, accompagné bien sûr des dirigeants messins, a été présenté aux partenaires du club.
La soirée a également été l'occasion d'une discussion avec les décideurs du Club à la Croix de Lorraine, qui ont répondu aux questions des partenaires posés au micro par un animateur.

L’image du match

Daniel Gygax met toute sa puissance pour frapper au but. Mais l’étau monégasque se referme une fois de plus. Comme sur la majorité des offensives menées par les Grenats en première période.
Les chiffres du match
En donnant d’un centre parfait le but de l’espoir à Wilmer Aguirre, Momar N’Diaye a réalisé sa première passe décisive de la saison. Cyril Chapuis, grâce à sa première titularisation à Saint-Symphorien, est quant à lui le 38ème joueur aligné par le FC Metz en compétition cette saison.

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1月21日

Meilleurs voeux ?...

Les vœux des dirigeants et du staff aux partenaires

Hier soir a eu lieu une petite cérémonie pour les partenaires du FC Metz. L'objectif était d'adresser les meilleurs vœux Pensifpour 2008 et de présenter le nouveau staff.
Des choses intéressantes ont été dites :
- Carlo Molinari a ouvert et clôturé les débats. Il ne s'est pas étalé mais, en substance, il espère une deuxième partie de saison avec du spectacle et de un redressement sportif(nous aussi!). Il avait l'air heureux Pensifet on n'avait pas l'impression qu'il était président d'un club bon dernier du championnat de L1.
- Patrick Razurel a abordé l'aspect financier. Il avait la mine des mauvais jours et le regard fuyant, pas très à l'aise.Motus et bouche cousue Visiblement le club a du souci à se faire pour la descente en L2. Les recettes vont diminuer de 12 M€ en 2008-2009 (L2) rien qu'à cause des droits TV. Et les transferts de dernière minute du mois d'août n'ont rien arrangé à la masse salariale. Il a confirmé la sanction de la DNCG. Pour le mercato c'est une arrivée conditionnée par un départ de même valeur.
- Bernard Serin a validé le projet grenat 2010. Il a rappelé que le club est le premier a avoir mis à disposition de ses partenaires des places VIP, en 1986, mais qu'il est très à la traîne aujourd'hui. pour lui, Metz est au centre de la 4ème ou 5ème zone de chalandise française et que le club se doit d'être à la hauteur. Le projet de nouveau stade doit permettre d'attirer de nouveaux partenaires par l'augmentation des espaces prévus à cet effet. Ce dernier projet est entre les mains d'un cabinet allemand. Il est volontairement tû pout le moment, afin de ne pas être utilisé à des fins électorales. On devrait en réentendre parler en mai. Enfin, il a rappelé que depuis deux saisons les actionnaires ont mis la main à la poche en fin d'exercice.
- Joël Muller a abordé le mercato. Auxerre a fait une proposition pour C.Gueye, jugée trop faible pas plus tard qu'hier. Le dossier est en cours. Si arrivée il doit y avoir, il s'agira de joueurs ayant un projet à moyen terme avec le FC Metz. Hors de question, je cite, "de faire signer un gars qui marquera 2 buts et qui s'en ira en juin avec le sentiment du devoir accompli". Ca tombe bien puisque de toute façon on n'a pas un kopek pour recruter! Et on peut en déduire que Chapuis est venu à Metz pour anticiper la saison prochaine. Il a également confirmé qu'un décalage existait entre FDT et lui pour la gestion de l'effectif cet été. Il avait envie de se lâcher le Joël,Rire de mettre en place un débat avec question-réponse mais il a vite été canalisé Fâchéet répondait aux questions préparées à l'avance.
- Pouliquen n'y est pas allé de main morte pour juger les joueurs. Certains n'ont pas le niveau L1Yeux roulants, et peut-être même pas le niveau L2Embarrassé! Avec 40 mecs à l'entraînement le groupe a été tiré vers le bas par les plus mauvais éléments ce qui explique en partie les résultats désastreux. Il ne compte pas faire de cadeaux et va s'appuyer sur un noyau dur. A noter qu'il ne se cache pas derrière les blessures : "je créerai mon 11 type avec les joueurs dont je dispose, de toute façon on n'a pas le choix". Ca change de son prédécesseur. D'ailleurs, volontaire ou pas, son nom n'a pas été cité une seule fois pendant l'heure de temps de parole...
- Ettore a rappelé son amour porté au FC Metz. Et le tiraillement qu'il avait en voyant le parcours pitoyable de l'équipe fanion.
J'ai eu l'occasion de discuter en privé avec Joël Muller et son discours est très cohérent. Sa vision m'a semblée très réaliste.
Sinon Marcel Husson, Bernard Zénier, Philippe Gaillot et consorts avaient fait le déplacement.

2008 : Metz va battre des records dont on se passerait bien !

(R.L.) : FC METZ EXPRESS

Tableau de bord. Hier : décrassage pour les joueurs de Metz - Monaco, sauf Cyril Chapuis (soins) ; aujourd'hui : entraînement à 15 h 30 ; demain : entraînement à 9 h 30.
D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Monaco (21e journée de Ligue 1) samedi 19 janvier, 1-4. Prochain match : Paris SG - Metz (22e journée) mercredi 23 janvier à 20 h 30. A suivre : Metz - Rennes (23e journée) samedi 26 janvier à 20 h 30 ; Strasbourg - Metz (16es de finale de la Coupe de France) vendredi 1er février à 20 h 30.
A l'infirmerie. Jeff Strasser (pied) et Matheus Vivian (cheville) sont à l'arrêt, tout comme Julien Cardy (pied) ; Cédric Barbosa (genou) et Rudy Gestede (cuisse) se trouvent en phase de reprise. Hier, Cyril Chapuis n'a pas participé à la séance d'entraînement en raison d'une douleur au pied.
Suspendu. Aucun : Sébastien Bassong a purgé son match de suspension à l'occasion de Metz - Monaco.
En sélection. Luis Delgado avec l'Angola, Babacar Gueye avec le Sénégal et le gardien Oumar Sissoko avec le Mali disputent la Coupe d'Afrique des Nations, qui a débuté hier soir au Ghana.
La phrase du jour. « Normalement, un joueur n'a qu'une envie : être sur le terrain. De surcroît un joueur professionnel, qui doit être capable de disputer trois matches dans la même semaine. » D'Yvon Pouliquen, à propos du resserrement du calendrier : après Monaco avant-hier, Metz se rend à Paris mercredi avant de recevoir Rennes samedi.

 Ce qui change

Les intentions, des actes. Pour avoir gagné le pari de la remontée en Ligue 1 en adoptant une identité essentiellement hyper-défensive complétée par un réalisme exemplaire, Metz a d'abord cru qu'il suffisait de reproduire les mêmes caractéristiques d'une année sur l'autre, oubliant qu'il avait aussi survolé la Ligue 2 en partie grâce à la faiblesse de la concurrence. Face à des équipes d'un autre calibre, la présumée solidité du promu a volé en éclats et sa persistance à ne pas explorer une autre voie, plus joueuse, a fini par le conduire à sa perte. A son arrivée, perdu pour perdu, Yvon Pouliquen a annoncé sa volonté d'imprimer une autre marque au FC Metz. Et, en effet, s'il convient de relativiser la large victoire signée à Vesoul en Coupe de France, la plus large cependant d'un club de Ligue 1 opposé à des amateurs, ce que les Lorrains ont parfois montré à Lille puis surtout en début de deuxième mi-temps samedi contre Monaco prouve que le message est en passe d'être assimilé. « Les vingt-cinq premières minutes du match ont été correctes, mais insuffisantes car nous avons manqué de percussion, constate le nouvel entraîneur messin. Nous sommes plus franchement allés de l'avant en début de deuxième période mais, en laissant trop d'espace aux Monégasques, nous avons perdu notre équilibre. » Avec seize tirs dont six cadrés, Metz a quand même nettement amélioré ses habituelles statistiques dans ce domaine. Un signe. L'esprit. Mené au score pour la huitième fois de la saison à Saint-Symphorien, Metz y a essuyé sa huitième défaite. Mais là où la résignation s'emparait des Lorrains depuis l'été, la réaction manifestée avant-hier contre Monaco confirme ce que le match à Lille avait laissé entrevoir, de la part d'une équipe réduite à dix : un esprit nouveau. « Après le match, j'ai croisé des tas de gens me disant qu'ils venaient de voir le meilleur match de Metz cette saison, raconte Yvon Pouliquen. Je suis surpris, et inquiet : j'ai aussitôt prévenu les joueurs qu'il n'était pas question de s'en satisfaire. Sinon, ils ne risquent pas d'avancer. » Hier matin, comme nous lui faisions remarquer que le moment n'était plus idéal de partir en découdre au Parc des Princes, réapprivoisé par les Parisiens, l'entraîneur messin a donné sa façon de voir la chose : « ll s'agira d'un bon test. » Un goût de la conquête qu'il va s'efforcer de transmettre à ses troupes.
Le discours. Pendant trois quarts d'heure ­ sa troisième mi-temps du week-end ­ Yvon Pouliquen a réuni ses joueurs, hier matin, avant de les envoyer sur le terrain d'entraînement. L'entraîneur messin a beaucoup parlé, mais il a aussi tenté de leur donner la parole. Les derniers de Ligue 1 découvrent une autre méthode, et un autre discours : Yvon Pouliquen en réfère souvent à son passé de joueur, à son expérience du haut niveau, y compris des situations difficiles. Un exemple : « J'ai toujours détesté venir à Metz car je savais que j'allais souffrir ; je voudrais que nos adversaires ressentent de nouveau cette crainte. » Un autre : « Joueur, je n'avais qu'une hâte : jouer. Je suppose que tous ont envie de disputer les trois matches de la semaine, même si c'est physiquement exigeant. » Dans ses interventions d'après-match, le successeur de Francis De Taddeo a aussi soigneusement évité de se retrancher derrière les absences de joueurs importants, un leitmotiv souvent employé par son prédécesseur, au point de susciter l'agacement. « Nous étions onze sur le terrain, onze contre onze, pas un de moins, a ainsi réagi Pouliquen à une question sur la défection, entre autres, de Julien Cardy. Même si Julien est un leader et qu'il nous fait défaut, son absence n'est pas une excuse. »
Les choix. Après avoir singulièrement resserré un effectif jusqu'alors pléthorique mais très hétérogène, Yvon Pouliquen a accordé leur chance aux Péruviens Corrales, apparu à Lille, et Aguirre, buteur contre Monaco après être entré en jeu pour la deuxième mi-temps. De même, il n'a pas hésité à remplacer Julien François et Cyril Chapuis à la pause : impensable jusqu'ici s'agissant du premier, et une décision sans état d'âme à propos du deuxième, qu'Yvon Pouliquen a lui-même recruté, dans « une sorte de pari ».

 Ce qui ne change pas

Les résultats, le classement. Rejoint dans les dernières secondes à Lille, Metz avait néanmoins mis fin à une série de six défaites d'affilée, sa pire série contemporaine en Première division. Comme toujours, il n'a pas su enchaîner par une victoire : comme après ses précédents matches nuls en déplacement (à Valenciennes et à Toulouse), une défaite est venue annuler les effets d'un résultat positif. Dernier depuis la troisième journée et son revers à... Monaco (2-0), le promu lorrain est appelé à le rester jusqu'à la dernière journée, comme l'indique son retard actuel sur le dix-neuvième. Le maintien n'étant officiellement plus d'actualité, Metz lutte désormais pour ne pas entrer dans l'histoire « dans le mauvais sens », comme le dit Yvon Pouliquen : en 1989, le RC Lens avait bouclé la pire saison de son histoire avec seulement trois victoires, huit nuls et vingt-sept défaites, le record de ces trente dernières années. C'est notamment pour éviter de sombrer dans le ridicule que Metz a changé d'entraîneur à mi-saison : l'humiliation infligée samedi par Monaco repousse à plus tard la validation de l'opération.
Les habitudes de jeu. Le syndrome de Saint-Symphorien n'explique pas tout : si les Messins, pourtant dominateurs dans la possession du ballon, ont affiché une certaine retenue dans la volonté annoncée d'aller de l'avant, c'est parce que de vieux réflexes subsistent, qui ne se gomment pas en trois matches et quinze jours d'entraînement. L'abus de passes latérales improductives l'exposant au contraire au danger, cette tendance à reculer et à laisser trop de distance entre les lignes, une certaine aversion pour un jeu direct encore trop parcimonieusement employé témoignent de l'identité de jeu défensive qui est celle de l'équipe messine depuis la saison dernière. Un entraîneur dont le nom avait abusivement été cité par le diffuseur de la Ligue 1 pour succéder à Francis De Taddeo, à l'automne dernier, nous avait d'ailleurs confié qu'il ne risquait pas de s'engager à la tête d'un effectif dont « les joueurs ont à ce point été bridés ».
Des lacunes et des défaillances. Mêmes causes, mêmes effets : les trois premiers buts monégasques ont surtout été offerts par des erreurs individuelles des joueurs messins : mauvais choix, erreurs de concentration, de la tentative inopportune de tenter de mettre Menez hors jeu à quatre contre un aux pertes de balle coupables de Pascal Delhommeau ou Laurent Agouazi, Metz a offert un concentré des défaillances et des lacunes qui expliquent pourquoi la dernière place a quelque chose d'inévitable. « Si nous avons perdu 4 à 1, ce n'est pas un hasard », assène Yvon Pouliquen, soucieux de s'en tenir à la période depuis laquelle il dirige l'équipe. Une équipe limitée, assurément plus proche du niveau de la Ligue 2.

Football 18 ans 16 ans 

Des attaques muettes

Metz n'a pu se défaire de son adversaire auvergnat. Face à une formation de Clermont bien organisée, les Messins ont fait preuve d'un bon état d'esprit et ont livré ... une première mi-temps intéressante. Bourgeois pensait même avoir ouvert la marque, mais son but était refusé pour une position de hors-jeu. La fin de seconde période s'avérait plus difficile pour les Mosellans. Clermont se créait une très bonne occasion en un contre un, mais Delle remportait son face-à-face et sauvait son camp. Les dernières minutes étaient très animées mais les jeunes Messins tenaient bon et conservaient ce score nul et vierge jusqu'au coup de sifflet final.

 Le FC Metz une classe au-dessus

Buts pour Metz : Ngbakoto (4e), Faucher (33e, 53e sur penalty), Melinger (77e) ; pour Sedan : Dourdainne (13e).
Les joueurs messins étaient les premiers à se montrer dangereux et ouvraient la marque dès la 4e minute de jeu : Ngbakoto éliminait son adversaire direct et lobait intelligemment le gardien sedanais, avancé. Les Sedanais égalisaient dix minutes plus tard sur un coup franc. Dourdainne, passé derrière la défense messine, n'avait plus qu'à ajuster.
Le portier messin sortait vainqueur d'un face-à-face avec Hassani (25e) et la demi-heure de jeu s'avérait difficile pour les Sedanais. La tête de Kayombo était sortie in extremis des cages de Geslinsky (32e), mais le gardien sedanais devait s'incliner sur celle de Faucher. Après la pause, les Mosellans bénéficiaient d'un penalty pour une faute sur Ngbakoto. Faucher le transformait et Metz pouvait alors gérer son match face à un adversaire qui n'abdiquait toutefois pas et continuait à se battre. Les jeunes Messins parvenaient tout de même à tromper Geslinsky pour la quatrième et dernière fois par l'intermédiaire de Melinger (77e).

 

 

1月20日

Quand la bonne volonté ne compense pas le manque de talents...

(R.L.) : La réserve messine coiffée sur le poteau

Mi-temps : 0-1. Buts pour Vesoul : José (75e), Abda (82e) ; pour Metz (2) : Baldé (45e).
Tout semblait bien commencer pour les Vésuliens puisqu'ils bénéficiaient d'un penalty dès la 10e minute à la suite d'une faute de main d'Anton sur sa ligne de but. Le Messin était d'ailleurs expulsé sur cette action. Fort heureusement pour les Lorrains, Mayebi, excellent hier soir, se détendait pour éviter l'ouverture du score.
On allait ensuite avoir droit à une très nette domination locale qui ne se concrétisait pas au tableau d'affichage. Au contraire, les Messins allaient créer un grand silence au stade René-Hologne en ouvrant la marque pendant les arrêts de jeu de la première période grâce à Baldé.
Sans s'énerver, Vesoul appuyait encore sur l'accélérateur après le repos. Mais Mayebi tenait la baraque dans ses buts et annihilait les très nombreuses occasions de but haut-saônoises. Finalement, Metz allait craquer dans le dernier quart d'heure. Tout d'abord à la 75e minute quand sur une grappe de Hacquard, Mayebi ne pouvait que repousser le ballon que José, bien excentré, propulsait cette fois dans les filets visiteurs.
Quelques minutes plus tard, un long centre de Lux trouvait José qui de la tête remettait la balle pour Abda, lequel ne se faisait pas prier pour offrir la victoire à ses couleurs (82e). Metz ne reviendra jamais plus...

 Metz : arrêt sur mirage

Le réalisme monégasque rappelle Metz à sa triste réalité : la première du tandem Pouliquen - Ettorre à Saint-Symphorien se solde par une défaite aux allures d'humiliation.

Finalement, Metz bouge encore. Il ne gagne toujours pas, sans doute pour ne pas brusquer ses derniers fidèles avec une métamorphose trop brutale, mais il revit, et avec lui l'espoir de voir un peu de spectacle en attendant le retour à la case Ligue 2. La huitième défaite infligée cette saison au public de Saint-Symphorien, cette fois par Monaco, est un peu moins affligeante que la plupart des sept précédentes et, si elle douche les espoirs placés par les deux premières sorties de la nouvelle année, elle a au moins été concédée par une équipe capable de réagir. Un mois plus tôt, cette vertu-là n'était même plus soupçonnable. Les résultats demeurent, les lacunes persistent, l'esprit change. Naguère résignés, les Messins en version Pouliquen - Ettorre ont trouvé la force de chercher à contrarier le cours d'une soirée franchement mal embarquée et terminée sur une grosse gifle. Deux pertes de balles dans le rond central ont occasionné autant de buts, dans la même minute, au cœur d'une première mi-temps qui a rappelé combien le dernier de Ligue 1 restait fragile et limité, au point de serrer le frein à main malgré les promesses de le lâcher.
Au bout d'une demi-heure, avec un débours de deux buts, il aurait fallu beaucoup, beaucoup d'imagination pour envisager autre chose que la quinzième défaite du FC Metz. L'impossible a pourtant été entrevu, dans le premier quart d'heure de la deuxième mi-temps où les Messins ont montré plus d'esprit d'entreprise, plus d'envie et d'enthousiasme qu'en six mois de traversée du désert à Saint-Symphorien. Des changements de joueurs d'une pertinence également inhabituelle en ces lieux sont passés par là : à la pause, Yvon Pouliquen a choisi de remplacer Julien François par Momar N'Diaye, et Cyril Chapuis par Wilmer Aguirre. Dix minutes plus tard, un centre de Momar N'Diaye sur la tête de Wilmer Aguirre a permis à Metz de revenir dans la course et même, carrément, de susciter le réveil de son public. Sur le banc, et du banc, il y a des changements qui produisent leur effet.
Le soufflé, cependant, est très vite retombé, en même temps que Metz sombrait dans ses travers connus au point d'encaisser « des buts de gamins », comme l'a déploré Yvon Pouliquen, bien obligé de constater que son équipe avait effectivement « régressé sur le plan défensif », après les améliorations entrevues à Vesoul en Coupe de France, puis de façon plus significative à Lille, le samedi précédent, en championnat. Aux erreurs grossières de Miralem Pjanic et de Pascal Delhommeau à l'origine des deux premiers buts monégasques inscrits par Jérémy Menez et par Frédéric Piquionne, est venue s'ajouter celle de Laurent Agouazi, après l'heure de jeu, une aubaine pour permettre à Menez le doublé. Un ballon envoyé par Serge Gakpé en pleine lucarne a scellé le score, qui montre un décalage avec la prestation messine gâchée par la persistance de vilains défauts. « Il y avait des choses que je pensais acquises après les deux premiers matches, je constate qu'elles ne le sont pas, il va falloir rabâcher. » Yvon Pouliquen ne risque pas d'oublier qu'il entraîne le FC Metz, saison 2007-2008.

Limite hors jeu

 Au-delà d'un sursaut d'orgueil en début de seconde période, Metz n'a jamais été en mesure de se hisser au niveau des Monégasques.

Les Messins ont fait bonne figure une demi-heure durant. Une demi-heure durant laquelle le schéma mis en place par Yvon Pouliquen a affiché assez de consistance pour contenir une équipe monégasque somme toute prudente dans ses choix et pour entretenir l'espoir d'une première victoire à Saint-Symphorien. La faute messine a peut-être été de ne pas profiter de l'attentisme de l'adversaire pour oser plus. Ce qui n'était plus dans les cordes messines une fois passé le cap de la trentième minute. Une première perte de balle, un premier but, suivi soixante secondes plus tard d'un moment d'égarement de Pascal Delhommeau, lequel permettait aux joueurs de la Principauté de prendre le large. Le regain de combativité observé au retour des vestiaires, concrétisé par le but de Wilmer Aguirre, n'allait pas connaître de suite.

Marichez. Un match cauchemar pour le gardien messin, victime des errances répétées de sa défense. Pas sûr que son arrêt réflexe devant Ménez (72e) suffise à le consoler.
Cubilier. Il a montré deux visages. L'un entreprenant, à l'image de ce centre pour Chapuis capté par le gardien monégasque, l'autre moins fringant, caractérisé par une fâcheuse tendance à l'imprécision dans le dernier geste. Averti à la 29e minute.
Delhommeau. Son démarrage a été poussif. Il a ensuite commis une faute, grossière, à l'origine du deuxième but signé Piquionne (31e).
Diop. Un retour saignant dans les pieds de Menez à l'entrée de la surface de réparation messine (25e). Il a fait ce qu'il a pu pour limiter la casse.
C. Gueye. De l'abnégation. Il a œuvré pour créer le surnombre dans la partie de terrain adverse. Avec une réussite trop vague.Gygax. Une entame prometteuse. Disponible et accrocheur, il s'est efforcé de jouer vers l'avant. Il s'est en revanche, progressivement, éteint en seconde période.
François. Une frappe éclair passée de peu à côté du cadre monégasque (23e). Besogneux, mais encore trop fébrile techniquement. Remplacé par Momar N'Diaye au retour des vestiaires. L'attaquant sénégalais a transformé son premier ballon en centre parfait pour la tête gagnante de Wilmer Aguirre (54e). Volontaire, mais la dérive messine a eu raison de lui.
Agouazi. Il a joué très bas, quasiment en position de premier défenseur, et trop lentement pour dynamiser la production messine. Sa passe de la tête mal ajustée a profité à Leko, passeur décisif pour Menez (62e). Remplacé par Flavien Belson (68e), averti à la 86e.
Pjanic. Il a erré comme une âme en peine sur le flanc gauche et abandonné un nombre inhabituel de ballons. Son repositionnement dans l'axe, après la pause, n'a rien changé à l'affaire. Sale soirée pour l'espoir bosniaque...

Chapuis. En manque de rythme, en quête de repères, il a traversé la première période sans trouver son chemin. Son retour à la compétition, après six mois d'absence, a pris fin à l'heure du repos.

Wilmer Aguirre a filé dans la brèche pour aller inscrire son deuxième but de la saison : son petit gabarit ne l'a pas empêché de s'élever plus haut que les autres pour placer une tête hors de portée de Flavio Roma (54e). Percutant et à l'aise ballon au pied, il a perturbé la tranquillité des défenseurs monégasques.
Renouard. Dans le coup, il s'est remué sur le front de l'attaque. Pertinent dans son jeu en remises : il a d'ailleurs été à l'origine de l'unique but messin, en décalant N'Diaye sur sa droite. Monaco a profité de son passage pour se rassurer. Vainqueurs de dernière minute à Brest, en Coupe de France, et contre Lorient, la semaine dernière, les joueurs de Ricardo n'ont cette fois pas eu besoin d'attendre la fin du match pour l'emporter. Emmenés par Menez et Piquionne, les Monégasques, trop peu contestés hier soir, ont remporté un succès logique.

 Le film du match

22e : Renouard, de la poitrine, remet en retrait pour François. Des 20 m, le milieu défensif voit sa reprise instantanée frôler la lucarne droite de Roma.
30e : Perte de balle de Pjanic dans l'entrejeu. Néné récupère et lance en profondeur Menez. Ce dernier crochète Marichez et finit du plat du pied. METZ-MONACO : 0-1.
31e : Sur la remise en jeu, Pascal Delhommeau se fait prendre le ballon par Néné. Le Brésilien fixe la défense messine avant de servir, en retrait, Piquionne qui n'a plus qu'à placer le ballon dans le but vide. METZ-MONACO : 0-2
49e : Néné, encore lui, se bat bien sur le côté droit de la défense messine. Son centre en retrait trouve Bernardi dont la frappe à mi-hauteur est bien captée par Marichez.
54e : Renouard décale sur la droite N'Diaye. Son centre est repris victorieusement de la tête par Aguirre. METZ-MONACO : 1-2
60e : Check Gueye traverse la défense monégasque. Roma repousse la frappe du défenseur messin sur Gygax qui ne cadre pas.
62e : Menez profite d'une énième perte de balle du milieu messin. Le Monégasque efface Diop avant d'ajuster Marichez d'une frappe sèche à ras de terre. METZ-MONACO : 1-3
71e : Gakpé profite de l'inattention de l'arrière-garde messine pour servir Menez. Seul face au but, l'attaquant tente sans conviction un lob capté par le portier messin.
84e. Gakpé, à l'entrée de la surface, enroule son ballon dans la lucarne de Marichez. METZ-MONACO : 1-4

 Réactions

Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Nous donnons le bâton pour nous faire battre en commettant des erreurs grossières qui ne pardonnent pas à ce niveau. Après vingt-cinq bonnes premières minutes, nous offrons quasiment deux buts à Monaco. Nous revenons bien en deuxième période mais une nouvelle grosse erreur nous coûte un but. En venant à Metz, je savais déjà qu'il y avait du travail. Il faudra rabâcher les choses maintenant. Les erreurs qu nous avons commises ce soir, je les avais déjà vues à Lille, je les avais montrées aux joueurs. »
Ricardo (entraîneur de Monaco) : « Il fallait prendre trois points et en plus nous y avons mis la manière avec de beaux buts, c'est bien. Mes joueurs ont fait un match sérieux au départ. Ils ont ensuite montré leur talent. »
Momar N'Diaye (attaquant de Metz) : « Vu le contenu du match, le score est lourd. Nous n'avons pas démérité et, dans le jeu, Monaco ne nous a pas été supérieur. Malheureusement, nous avons commis trop d'erreurs individuelles. Revenir à 2-1 au bout de dix minutes en deuxième mi-temps nous a incités à pousser, mais nous nous sommes découverts. Le troisième but nous a été fatal. »
Malick Diop (défenseur de Metz) : « Nous avons perdu sur des erreurs individuelles, qui ont plombé nos bonnes intentions. Comme l'entraîneur nous l'a dit, ces erreurs-là, il va falloir les identifier, les admettre et ne pas les reproduire. C'est insuffisant, mais il y a eu une réaction. »

  Aguirre : « Du beau jeu par intermittence »

La rentrée de Wilmer Aguirre a presque changé le cours du match. Presque...

L'international péruvien a retrouvé le chemin du but, hier, face à Monaco. Sevré de jeu depuis la reprise, Wilmer Aguirre a apporté de la fraîcheur et une touche de technique sur le front de l'attaque messine.
• Le bloc défensif, votre point fort à Lille, a volé en éclats. Difficile retour à Saint-Symphorien... « C'est triste car on avait vraiment à cœur de confirmer après notre bonne sortie dans le Nord. Le problème, c'est qu'on donne trois buts aux Monégasques. Trois erreurs de relances qui nous coûtent cher. »
• Votre entrée, conjuguée à celle de N'Diaye, a dynamité l'attaque en seconde période. L'équipe ne s'est-elle pas laissée un peu griser par l'euphorie ? « Il est vrai que l'on a sans doute précipité les choses. A la reprise, on était dans une excellente dynamique. L'équipe poussait vers l'avant. On a joué le tout pour le tout et dans ces cas-là, soit on est récompensé, soit on encaisse des contres. Malheureusement ce soir, c'est le deuxième cas de figure qui s'est produit. »
• Les individualités monégasques vous ont fait mal ce soir. Vous aviez un plan pour contenir Menez ? « Non, rien de particulier. L'entraîneur nous a demandé de nous concentrer sur notre jeu. D'ailleurs, on en a produit du beau par intermittence. C'est d'ailleurs ce qu'il y a de plus rageant dans cette défaite. » • A titre personnel, vous retrouvez le chemin des filets après plusieurs mois d'abstinence. Cela apaise-t-il un peu cette lourde défaite ? « Bien sûr que ça fait plaisir de marquer. Sur le moment du moins ! Lorsqu'on encaisse quatre buts à domicile, on ne peut pas penser qu'à sa situation personnelle. Aujourd'hui, l'équipe est, comme hier, dans le bas du classement. »

Pascal Janin prolongé

L'entraîneur de Brest Pascal Janin a prolongé d'un an son contrat, qui le lie désormais au club breton de Ligue 2 jusqu'à la fin de la saison 2008-2009. Artisan du doublé Coupe Gambardella - championnat de France avec les 18 ans messins en 2001, l'ancien adjoint de Joël Muller et de Gilbert Gress en Lorraine est entraîneur principal du club breton depuis janvier 2007, après en avoir été l'entraîneur des gardiens.

(Site officiel FC Metz) : Un coup dans l’eau

Les Messins voulaient réussir leurs retrouvailles avec Saint-Symphorien. Malgré une débauche d’énergie importante et un bon nombre d’occasions, ils n’y sont pas parvenus. Car Monaco a été plus habile, profitant de la moindre erreur.

Pour sa première à domicile, Yvon Pouliquen voulait du jeu, des occasions, des buts. Le nouvel entraîneur des Grenats a eu tout cela, mais pas toujours dans le sens où il l’espérait. Auteurs d’un bon début de match, ses hommes se sont effondrés en deux petites minutes, à la demi-heure de jeu. Pris à revers par Menez (0-1, 29°) puis Piquionne (0-2, 31°), l’arrière-garde mosellane affichait une fébrilité qu’on espérait envolée avec la nouvelle année. Mais c’était oublier les dires du technicien breton. Celui-ci n’avait pas oublié de préciser que le chemin de la guérison serait long. Et la claque infligée par l’AS Monaco pourrait bien augmenter la distance…
Heureusement, la bonne volonté et l’ardeur manifestées par le onze messin pour porter le danger sur le but de Roma sont de nature à valider la démarche du staff technique. Ce malgré l’ampleur du score et de la mauvaise série en cours. Au retour des vestiaires, les Grenats, dynamisés par les entrées de Momar N’Diaye et Wilmer Aguirre, ont réussi à déséquilibrer leur adversaire. Cela a permis au second d’inscrire, de la tête, sur un centre du premier, le but de l’espoir (1-2, 53°). Un espoir vite éteint par une contre-attaque meurtrière conclue par Jeremy Menez (1-3, 62°).La flamme, rallumée par le Péruvien, résistait faiblement à ce nouveau coup du sort. Les offensives mosellanes se poursuivaient mais le cœur n’y était plus vraiment. Le FC Metz ne pouvait plus se relever, même s’il plaisait parfois à son public, indifférent au tableau d’affichage, lorsqu’il allait de l’avant. Les risques pris, ce soir, n’ont pas reçu de récompense. Serge Gakpé, au contraire, profita une dernière fois des espaces à disposition de sa formation pour enfoncer le clou d’une jolie frappe lointaine (1-4, 85°). Le calendrier laisse peu de temps aux Messins pour se remettre de cette défaite. Ce n’est peut être pas un mal, il faut se mobiliser afin de faire bonne figure au Parc des Princes, dès mercredi prochain.

 (Quotidien l’Equipe) : Metz vers des records

Metz 1-4 Monaco (2-0)

Temps doux. Pelouse en bon état. 12 202 spectateurs. Arbitre : M. Fautrel.

Remplacements. – 46e : François par Momar N’DIAYE (note : 5,5) et C. Chapuis par AGUIRRE (note : 6) ; 68e : Agouazi par BELSON.

Non utilisés : Ebede (g.), Corrales, Bong, Bessat.

Entraîneur : Y. Pouliquen.

Remplacements. – 46e : Adriano par CUFRÉ (6) ; 51e : Piquionne par GAKPÉ ; 87e : Ménez par MARTIN.

Non utilisés : Ruffier (g.), Modesto, Bakar, Pino. Entraîneur : Ricardo.

LES BUTS

0-1 : MÉNEZ (30e, passe de Nenê). – Parfaitement lancé par Nenê dans le dos de la défense messine qui cherchait à le mettre hors jeu, Ménez se présente seul dans la surface face à Marichez, crochète du droit le gardien messin et marque du gauche dans le but vide.

0-2 : PIQUIONNE (31e, passe de Nenê). – Nenê intercepte une relance de Delhommeau à quarante mètres du but messin. Il file vers Marichez et, dans la surface, décale sur sa droite Piquionne, qui n’a plus qu’à pousser le ballon du gauche dans le but.

1-2 : AGUIRRE (54e, passe de Momar N’Diaye). – Sur le côté droit, N’Diaye centre et trouve au milieu de la défense monégasque Aguirre, qui trompe Roma d’une tête puissante dans le petit filet droit.

1-3 : MÉNEZ (62e). – Sur un contre, Ménez remonte le ballon dans la moitié de terrain messine, élimine Diop et ajuste, à l’entrée de la surface, Marichez d’un tir du droit au ras du poteau droit.

1-4 : GAKPÉ (84e, passe de Nenê). – À 25 mètres du but messin, Nenê glisse le ballon à Gakpé, qui, sans élan, enroule sa frappe du pied droit et trompe Marichez dans le petit filet gauche.

LES CARTONS

4 AVERTISSEMENTS. – Metz : Cubilier (28e, obstruction sur Ménez), Belson (87e, charge irrégulière sur Nenê) ; Monaco : Piquionne (23e, charge sur François), Berthod (60e, charge à retardement sur N’Diaye).

METZ - MONACO (1-4)

_ Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « On a donné le bâton pour se faire battre après vingt-cinq premières minutes équilibrées. C’est mon plus grand regret, cela me met un peu en colère. On se tue tout seuls. Par rapport à Lille (1-1), on a régressé sur le plan défensif, je trouve. Pourtant, ce sont des erreurs qu’on a cherché à corriger à l’entraînement ou à la vidéo cette semaine. Malheureusement, on les a répétées. Il va falloir rabâcher. On a joué, on a essayé, avec du déchet mais il y a eu des choses intéressantes. Je savais qu’il y avait du travail et que cela prendrait du temps »

_ RICARDO (entraîneur de Monaco) : « Il fallait gagner et en plus on a ajouté la manière avec de beaux buts. Nos joueurs ont été très inspirés. En début de match, on a été gênés par leur pressing et en début de deuxième période on a eu chaud pendant une dizaine de minutes. Ils n’avaient pas trop le choix mais ils nous ont laissé beaucoup d’espaces et c’était dur pour eux face à des joueurs comme Ménez ou Gakpé. »

Monaco a pris du plaisir

L’ASM a remporté son troisième succès de l’année et reste à portée de l’Europe après avoir profité des largesses messines.

0-1 : Ménez (30e)

0-2 : Piquionne (31e)

1-2 : Aguirre (54e)

1-3 : Ménez (62e)

1-4 : Gakpé (84e)

DANS LA FOULÉE de son changement d’entraîneur et de deux résultats positifs – une qualification en Coupe de France et un nul à Lille (1-1) –, Metz avait affiché son ambition : gagner, enfin, un match à domicile. C’est encore raté et Monaco, qui a su exploiter les bourdes grossières de son adversaire, a pu enchaîner, lui, une troisième victoire de suite en 2008, beaucoup moins stressante qu’à Brest (3-1 après prolongation) en Coupe de France ou contre Lorient (1-0).

Auteur d’un doublé, Jérémy Ménez balayait les réserves sur la facilité du défi. « C’était quand même un match de Championnat, un match important et il fallait le gagner, protestait-il. On en est à trois victoires depuis la reprise, il faut rester sur cette base. » Mercredi, les Monégasques recevront un autre relégable, Sochaux, avec la possibilité de s’installer sérieusement dans le haut du classement. « C’est serré partout dans ce Championnat, notait Ricardo. On gagne et on regarde en haut, on perd et on regarde en bas. » « On a réussi quelque chose de sympa, appréciait aussi Frédéric Piquionne. Même si l’adversaire était un peu en dessous, on a vu une autre équipe de Monaco. À domicile, jusqu’à présent, on n’arrive pas à prendre le jeu à notre compte. Il faut y arriver mercredi. »

Hier, Monaco était en verve, certes, mais Metz l’a quand même bien aidé à s’exprimer. D’abord en jouant mal le hors-jeu sur un bon appel de Ménez (30e), puis avec une erreur terrible de Delhommeau devant Nenê (31e). Jusque-là, le dernier de la classe avait pourtant contenu l’ASM et même inquiété Roma avec une demi-volée de François (23e). En lançant deux attaquants après la pause, Yvon Pouliquen jouait à quitte ou double. Dans un premier temps, son équipe bousculait Monaco et les deux remplaçants, Momar N’Diaye et Aguirre, permettaient à Metz de réduire l’écart (54e).

Mais les Lorrains laissaient aussi beaucoup d’espaces au talent de Ménez (62e) puis de Gakpé (84e). « Au départ, on a fait un match sérieux, on était bien organisés, appréciait Ricardo. Ensuite, on a su ajouter le talent et on a été gâtés. C’est le plus dur, d’arriver à mettre en place une organisation tout en laissant de la liberté. » À l’avenir, cela devrait même être encore plus dur qu’hier soir.

Ménez fait la différence

L’HOMME CLÉ : MÉNEZ (Monaco), 7,5

Avec ce doublé, il est désormais le meilleur buteur monégasque avec sept réalisations. Hier, sur le premier but, alors que Metz dominait, il déclencha la passe de Nenê (30e). Sur le second, il récupéra le ballon au milieu et partit dans une longue course conclue par un crochet sur Diop et un tir précis (62e). Il aurait aussi pu réussir un triplé en s’appliquant (72e).

METZ

MARICHEZ (5) : abandonné, il ne put être d’aucun secours sur les buts. Il gagna quand même un face-à-face avec Ménez (72e).

CUBILIER(5) : agressif, il a aussi tenté d’apporter offensivement.

DELHOMMEAU (3,5) : il commit une perte de balle impardonnable sur le deuxième but monégasque et fut passif sur le dernier.

M. DIOP (4,5) : un bon tacle devant Ménez (25e), mais parfois hésitant.

C. GUEYE (4) : entreprenant, mais il a affiché de grosses carences défensives.

AGOUAZI (3,5) : lent, il a perdu un ballon qui permit à Ménez d’aller marquer (62e).

FRANÇOIS (4,5) : emprunté, malgré une belle demi-volée (23e). Remplacé par Momar N’DIAYE (46e, note : 5,5), centreur décisif pour Aguirre (54e).

GYGAX (4) : de bonnes intentions, mais il a souvent mal terminé.

PJANIC (4) : discret.

RENOUARD (5,5) : principal animateur du jeu en première période. Moins en réussite après.

C. CHAPUIS (4) : effacé pour sa première titularisation, remplacé par AGUIRRE (46e, note : 6), qui a tenté et marqué (54e).

MONACO

ROMA (6) : tranquille en première période, il a été plus sollicité ensuite. Un bel arrêt sur une frappe de Renouard (60e).

ADRIANO (4,5) : a laissé des espaces et n’a pas apporté dans son couloir. Remplacé par CUFRÉ (46e, note : 6), vigilant et qui a joué vers l’avant.

BOLIVAR (6) : appliqué.

SAMBOU (5,5) : il a repoussé beaucoup de ballons, pas toujours en finesse. Un peu court sur le but d’Aguirre (54e).

BERTHOD (5,5) : il a plutôt bien bloqué son couloir, mais ne fut pas d’un grand secours offensif.

MERIEM (5,5) : il a donné de bons ballons, mais il a parfois disparu.

D. PEREZ (6) : combatif, il a beaucoup pressé et perdu peu de ballons.

LEKO (4) : on ne l’a pas vu sauf sur un bon centre (19e) et un tir trop croisé (76e).

NENÊ (6,5) : il a donné trois passes décisives, mais il a aussi affiché un certain dilettantisme.

PIQUIONNE(5,5) : un but facile (31e). Il a eu du mal à se retourner vers le but. Remplacé par GAKPÉ (51e), dernier buteur.

MÉNEZ (7,5) : voir ci-dessus.

Metzasm2008cMetzasmd2008MetzMonaco gardien 2008

1月19日

Le p'tit prince, privé de carré vert, a dit : "Dessine moi...

(R.L.) : Dessine-moi une victoire !

Metz retrouve Saint-Symphorien, où il n'a plus gagné depuis neuf mois, avec un nouveau banc et les bonnes impressions laissées par son début d'année. Pour reprendre un peu de crédit, une victoire contre Monaco s'impose.

Il faut savoir terminer une grève. Remontés comme des coucous contre l'entraîneur de l'époque, ses joueurs et leurs dirigeants, les deux principaux groupes de supporters du FC Metz ont décidé de reprendre le chemin du stade, ainsi que leurs encouragements, à l'occasion de la première sortie domestique de l'année 2008. D'Est en Ouest, du canal à l'autoroute, il flottera un air de sortie de crise, ce soir, sur l'île Saint-Symphorien, permis tout à la fois par le départ de Francis De Taddeo, l'arrivée d'Yvon Pouliquen, le retour de Michel Ettorre, une qualification autoritaire en Coupe de France et un match nul en suivant, à Lille, qui a valeur de demi-victoire pour une équipe surtout habituée à perdre. Tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, le Lorrain n'est pas candide, et l'opération reconquête s'annonce longue et difficile, pas seulement parce que le prix de certaines places en vente à 52 euros reste aussi prohibitif que le spectacle a été repoussant, ici bas, depuis six mois, sauf lors du passage dévastateur de Lyon. Pendant l'hiver, Metz a juste posé les conditions d'un sursaut. Reste le plus difficile : gagner un match, un jour, à Saint-Symphorien.Après la tournée des présentations (aux supporters en milieu de semaine, aux partenaires hier soir), Yvon Pouliquen n'est certainement pas fâché de retrouver le terrain, son terrain d'expression préféré ; à l'issue d'une séance bouclée dans le noir et sous un crachin d'automne, hier soir, le nouvel entraîneur messin a répondu « du plaisir » à la sempiternelle question sur ce qu'il était en droit d'attendre du match du lendemain, qui opposera Metz à Monaco. « J'ai hâte d'y être », a-t-il répété, tout en sachant pertinemment qu'il n'en est pas forcément de même pour ses joueurs : « Ils pourraient ressentir une certaine appréhension à mesure que les heures vont passer, il existe un syndrome assez compréhensible, à la manière de ce que Paris a connu au Parc. Voilà du coup un bel exemple à suivre. En tout cas, je vais tout faire pour leur ôter cette appréhension. Nous n'y parviendrons que par le jeu, et en conservant la volonté de défendre et d'attaquer ensemble manifestée à Lille. » Une recommandation : mener de deux buts au moment d'entrer dans le temps additionnel reste le plus sûr moyen de s'épargner un scénario à la lilloise, qui a vu un (très généreux) coup franc de Yohan Cabaye priver les Messins de la victoire après laquelle ils courent depuis le 22 septembre. Ici, c'est encore pire : Saint-Symphorien n'a plus assisté au moindre succès de son équipe depuis le 27 avril 2007 (Metz - Le Havre, 1-0), un soir de titre précoce de champion de Ligue 2. Dans la foulée, Grenoble alors entraîné par un certain Pouliquen Yvon avait mis fin à neuf mois d'invincibilité à domicile : si, en effet, Metz fonctionne par cycles, alors le moment semble opportun d'en entamer un nouveau, après neuf défaites (dont sept cette saison) et deux nuls. En attendant que le dernier de la classe dessine une victoire, le changement se niche jusqu'aux murs du vestiaire, d'où le nouvel entraîneur a décroché le classement de Ligue 1 qui, chaque matin, assénait sa sinistre vérité à la face des joueurs. « Je me suis dit que ce n'était pas terrible pour eux de voir ça, explique Yvon Pouliquen. Cette semaine, je l'ai remplacé par le classement des matches retour. Metz est neuvième ! Je ne sais pas si cela changera grand-chose mais c'est une manière de rappeler que l'objectif consiste à ne pas se trouver dans les trois derniers sur la deuxième moitié de championnat. »
Au vrai classement de Ligue 1, le vingtième accueille le huitième. Monaco non plus n'occupe pas la place espérée dans ses résolutions de l'été mais son potentiel reste celui d'une très grosse cylindrée. Parti à la reconquête de son public, Metz part aussi en quête d'un exploit. Mais, dans sa situation, chaque victoire est un exploit.

Chapuis, première

Diop titulaire, Chapuis aussi. Deux changements dictés par les événements dans le onze de départ messin, par rapport au dernier match à Lille (1-1). Suspendu, Sébastien Bassong cède sa place à Malick Diop, auteur d'une très bonne entrée en jeu dans le Nord, et associé ce soir à Pascal Delhommeau. Quant au forfait de Julien Cardy (lire par ailleurs), il implique une redistribution des rôles en milieu de terrain : attaquant contre Lille, Daniel Gygax pourrait reculer d'un cran, et Cyril Chapuis effectuer sa première apparition sous le maillot messin aux côtés de Sébastien Renouard. L'ancien attaquant de Rennes, Marseille et Strasbourg notamment deviendrait alors le 37e joueur aligné cette saison par le FC Metz ! Dans ce cas de figure, Laurent Agouazi et Daniel Gygax évolueraient sur les côtés, Julien François prenant place devant la défense et Miralem Pjanic en soutien des deux attaquants, dans l'axe.
Sans Monsoreau. Victime d'une élongation à un mollet le 6 janvier en Coupe de France à Brest, Sylvain Monsoreau a finalement été jugé inapte par l'encadrement médical de l'AS Monaco. En son absence, Jérémy Berthod à gauche, Adriano à droite, Bolivar et Sambou dans l'axe composeront la défense monégasque à Saint-Symphorien. Par rapport aux vainqueurs de Lorient, le week-end dernier, Ricardo a décidé de laisser le milieu de terrain Lucas Bernardi et le défenseur Vincent Muratori au repos, en perspective des deux matches de la semaine prochaine (contre Sochaux mercredi, au Mans samedi). « 90 % de l'effectif jouera les trois prochaines rencontres », a ainsi annoncé l'entraîneur brésilien de Monaco susceptible de proposer une organisation en 4-3-3 ou en 4-2-3-1 ce soir à Metz.

De nouveau sans Cardy

Le feuilleton de la blessure au pied de Julien Cardy continue, au grand désarroi du milieu de terrain messin. Après avoir disputé les quarante-cinq premières minutes de Lille - Metz, samedi dernier ­ sa seule apparition de la saison en Ligue 1 ­ Cardy a ressenti de nouvelles douleurs qui l'ont d'ailleurs empêché de s'entraîner depuis. Après avoir passé de nouveaux examens complets en milieu de semaine, le joueur a rencontré deux chirurgiens spécialistes de la question, qui semblent constater une consolidation insuffisante de la fracture de contrainte pour laquelle il a été opéré à deux reprises depuis juillet dernier. L'encadrement médical s'accorde un mois pour voir si l'état de l'os touché s'améliore, un délai à l'issue duquel une décision sera prise quant à une éventuelle nouvelle intervention. En attendant, « Julien va s'entraîner à la carte au cours des prochaines semaines », a indiqué Yvon Pouliquen. Une situation douloureuse pour l'intéressé, et délicate pour l'entraîneur messin.

Ménez, la vie devant lui

L'attaquant monégasque attend beaucoup de la deuxième partie de saison.

 « A nous d'être à la hauteur de nos ambitions », explique Jérémy Ménez.

Il a passé le cap du centième match en Première division le 22 décembre dernier. C'était à Auxerre. Un souvenir en demi-teinte, son équipe s'était inclinée pour la huitième fois de la saison (1-0), un souvenir grisonnant, aussi, dans l'esprit de Jérémy Menez. A vingt ans, l'attaquant monégasque sait déjà n'avoir plus le temps de regarder derrière lui. Les yeux braqués sur le présent, l'esprit tourné vers des lendemains où il espère puiser matière à nourrir ses rêves de gosse, Ménez entend simplement continuer à grandir. Quitter le Doubs et le quotidien douillet de son club formateur, fin mai 2005, n'était qu'une étape. Sochaux derrière lui, Monaco s'offrait au destin de l'enfant de Longjumeau. Un enfant doué, capricieux jugeront certains. La vie en Principauté « n'a rien changé pour moi », assure-t-il. « J'ai rejoint un grand club dans le but de disputer une Coupe d'Europe. » Sur ce point, Jérémy Ménez reste sur sa faim. Neuvième à l'issue de l'exercice écoulé, Monaco s'est engagé sur un nouveau sentier tout juste éclairé, aujourd'hui, par les perspectives de son seizième de finale de Coupe de France programmé face à Marseille, début février. « Nous avions perdu au Vélodrome en championnat, il y a aura un parfum de revanche... » L'impatience taraude l'esprit du Monégasque. Frustré par le départ boiteux de son équipe, Ménez garde l'once de lucidité nécessaire pour plaider coupable, au nom des siens : « Notre bilan, à l'heure actuelle, est mitigé. Nous sommes déçus de ne pas être dans le groupe de tête du classement, mais nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes. » Après une éclaircie matérialisée par une série de quatre victoires consécutives (de la 3e à la 6e journée), « nous sommes retombés dans nos travers. »
En s'imposant à Brest (1-3) en Coupe de France et en arrachant trois points la semaine dernière face à Lorient (1-0) dans les derniers instants de la partie, Monaco s'est, certes, remis sur les rails de la confiance. Mais l'assurance locale n'est pas encore suffisante, pour appréhender le déplacement à Metz comme une simple formalité. Le promu mosellan ne s'est plus imposé sur ses terres depuis la fin du mois d'avril. Et alors ? « J'espère juste que ça continuera. » Pas bavard, non, vous l'aurez compris.
Ménez est plus éloquent ballon au pied. Sept buts inscrits au fil de sa première année sous le maillot rouge et blanc, cinq à l'aube de la vingt-et-unième journée. « Si j'arrivais en marquer autant d'ici à la fin, je serais content. » Les dirigeants monégasques n'auraient rien contre. L'ambition du minot non plus. A quelques mois de l'Euro, Jérémy Ménez cultive plus que jamais l'espoir de revêtir le maillot tricolore. « L'équipe de France reste dans mon esprit, je travaille pour ça tous les jours. » Le bleu, prochain cap ?

Travailler plus pour glaner plus

Courtisé par l'AJ Auxerre, Cheikh Gueye sera malgré tout présent, ce soir, à Saint-Symphorien. « Pour aider l'équipe à relever la tête », explique le défenseur messin.

Autant évacuer le sujet tout de suite. L'intéressé nous y invite d'ailleurs. Le mercato, les sollicitations auxerroises dont il a fait l'objet, pas plus tard que la semaine dernière, Cheikh Gueye a pris le parti de ne pas en parler. « Ça ne sert à rien. » Point barre, donc... Quelques minutes plus tôt, le défenseur sénégalais nous avait ouvert la porte de son quotidien de footballeur. Rien à cacher de ce côté. Pas même une pointe de déception à l'idée de voir la Coupe d'Afrique des nations s'ouvrir sans lui, dimanche, au Ghana. « C'est le choix du sélectionneur, tout ce que je peux faire, c'est travailler en espérant participer à la prochaine. »Etonnant, peut-être, après un semestre passé en compagnie de la désillusion, mais Cheikh Gueye respire la sérénité. Comme si ses longues enjambées avaient permis à ses semelles d'éviter le gris sale du quotidien. Une preuve de caractère. Une preuve, aussi, de la faculté d'adaptation de ce joueur de vingt et un ans. Trimballé de gauche à droite sur la ligne défensive du FC Metz, sollicité au milieu de terrain au plus fort de la pénurie, Cheikh n'a jamais rechigné à jouer les pompiers de service. « Je préfère évoluer sur le côté droit, là où je me sens le mieux, mais cela ne m'a pas dérangé d'être placé ailleurs. » Sa polyvalence lui vaut de figurer parmi les éléments les plus utilisés de l'effectif messin. Ce soir, face à Monaco, le défenseur devrait ainsi honorer sa dix-septième titularisation de la saison. Ce premier rendez-vous de l'année aura une saveur particulière. Autorisé à prolonger l'aventure en Coupe de France grâce à son succès à Vesoul (1-6), encouragé par le point ramené de Lille, Metz poursuivra aujourd'hui sa convalescence à la maison, théâtre de maints traumatismes au cours des mois passés. Le retour des Messins est attendu : « J'ai hâte d'y être. Nous allons tout faire pour remporter ce match. » Et après ? Le défenseur balaye la question au prix d'un sévère tacle sur le pessimisme ambiant : « Bien sûr, j'espère que Metz se maintiendra. Tout est possible. Il faut y croire, s'investir. De toute façon, ce qui doit arriver arrivera. Passer notre temps à nous interroger, ça ne servirait à rien du tout. Contentons-nous de travailler et de tout donner, c'est la seule voie à emprunter pour espérer des jours meilleurs. »
Cheikh Gueye a abandonné le masque de la timidité. Derrière celui de la nonchalance, l'homme révèle un peu de sa profondeur. Accroché à son cou, le portrait de son guide spirituel flotte près de son cœur. « Oui, je suis croyant. Et cela m'aide beaucoup au quotidien. Ça me permet, entre autres, de rester sur la voie de la tranquillité. Et tout ce que l'on nous enseigne a pour but de nous mener vers la perfection. » Metz en aura bien besoin.

L'entraîneur de Brest, Pascal Janin, ancien du staff Messin a prolongé d'un an son contrat qui le lie désormais au club breton jusqu'à la fin de la saison 2008-2009. Pascal Janin est entraîneur principal du club breton depuis janvier 2007 après en avoir été l'entraîneur des gardiens de but. 

(Site officiel FC Metz) : Les compteurs à zéro

Pour entrer de plain-pied dans le demi-championnat qui débute, Metz a besoin de remporter sa première victoire à domicile. L’histoire dira si Monaco, formation talentueuse branchée sur courant alternatif, était l’adversaire idoine.

C’est bien connu, « les chiffres, on en fait ce qu’on en veut ». L’entraîneur des Grenats Yvon Pouliquen a choisi de les manipuler d’une façon somme toute originale. Désigné juste avant la nouvelle année pour succéder à Francis De Taddeo, le Breton a fait souffler sur le vestiaire messin le vent du changement. Jusqu’à constituer sur le tableau situé à son entrée un nouveau classement, calculé avec les points pris par chaque équipe à partir du 1er janvier 2008. « Nous demanderons à la Ligue de retenir celui-ci à la fin de saison », ironise-t-il. Pas sûr que la demande soit acceptée. Quoiqu’il en soit, ça sent bon pour les Messins pour le moment. Ils sont en effet classés dixièmes à égalité avec Lille et Nancy.
Sur la base de ce calendrier révolutionnaire, on peut même affirmer qu’ils sont invaincus, amicaux et compétions confondus, depuis trois matches : 0-0 contre Amnéville, 6-1 à Vesoul en Coupe de France et 1-1 à Lille la semaine dernière. « Un bon point », aux dires d’Yvon Pouliquen, dont les regrets, notamment celui de ne pas avoir pu finir à onze, n’atteignent pas l’optimisme. Depuis trois semaines, le technicien s’ingénie à construire une formation capable de retrouver la confiance. « Notre travail est essentiellement axé sur le jeu, explique-t-il. Il nous faut trouver une ossature, instaurer des automatismes entre les joueurs qui pourront fonctionner en compétition. Nous faisons donc beaucoup de petites oppositions, d’exercices offensifs. » Comme l’idée est d’insister avec les mêmes, le onze de départ pourra paraître rigide à certains de ses hommes. « Il peut y avoir des changements au cours de la semaine, précise ce dernier. Cette façon de faire n’est peut-être pas facile à accepter pour tout le monde mais les garçons doivent travailler ensemble pour améliorer le jeu collectif. Il faut qu’ils parviennent à se trouver facilement, que chacun joue en fonction des qualités de l’autre. » Ces derniers jours, on a ainsi vu Cyril Chapuis revêtir le dossard des titulaires aux côtés de Sébastien Renouard. L’association pourrait être inaugurée samedi contre l’AS Monaco.
On ne sait pas ce qu’il faut penser de l’équipe dirigée par Ricardo. Coincée entre l’envie de regarder vers le haut du tableau et la relative proximité de la zone rouge, elle est capable d’éclairs de génie comme de passages à vide. « Cette formation n’est pas toujours très performante sur le plan collectif, juge le coach messin, mais elle est capable de faire la différence à tout moment par ses individualités. » Metz s’en était aperçu lors du match aller. Même s’il s’agissait, ne l’oublions pas, d’un autre championnat. « J’ai hâte d’y être, conclut Pouliquen. Ce ne sera pas facile pour les joueurs car la première moitié de saison a été décevante pour eux comme pour tout le monde. A mes yeux, les compteurs sont remis à zéro. » Une nouvelle saison débute, on sait combien il est important de prendre un bon départ…
Metz - Monaco, 21ème journée de Ligue 1 Stade Saint-Symphorien, samedi 19 janvier à 20h Arbitre : Fredy Fautrel

Cardy doit patienter

Opéré l’été dernier d’une fracture de contrainte au cinquième métatarse, Julien Cardy avait retrouvé la compétition face à Vesoul début janvier. Ressentant de nouveau des douleurs au cours du match Lille – Metz, il avait dû céder sa place.
Les derniers examens médicaux passés par le joueur ont révélé une fragilité osseuse. Le milieu messin s’est donné quatre à six semaines afin que l’os se consolide complètement. Durant ce laps de temps, il effectuera un programme spécifique d’entretien physique accompagné de soins.
Il n'est pas possible pour le moment de déterminer la date de son retour sur les pelouses de Ligue 1.

(Quotidien l’Equipe) : Metz-Monaco

Metz : Les cinq derniers matches : P.P.P.P.N.

Remplaçants : Ebede (g.) (60), Belson (2), Corrales (3), Bong (33), Bessat (8), Aguirre (9), Mom. N’Diaye (25).

Entraîneur : Y. Pouliquen.

Absents : Gestede (cuisse), Cardy, Strasser (pied), Barbosa, Vivian (genou), Delgado, B. Gueye, O. Sissoko (g.) (CAN), Anastassowa, Anton, Ab. Baldé, M. Diakité, Djiba, Françoise, Léoni, Mayebi (g.), Ou, Pouye (choix de l’entraîneur).

Suspendu : Bassong.

Cardy forfait, Chapuis première

Cardy sera bien absent. Il devrait ensuite suivre un programme d’entraînement à la carte, pendant un mois, pour que le staff médical puisse mesurer l’évolution de sa douleur à un pied. En attaque, Chapuis devrait faire ce soir ses débuts avec Metz.

Monaco : Les cinq derniers matches : N.P.G.P.G.

Remplaçants : Ruffier (g.) (16), Modesto (4) ou Bolivar (22), Cufré (25), M. Martin (14), Leko (23), Pino (20), Gakpé (17).

Entraîneur : Ricardo.

Absents : Lescure (genou), Monsoreau

(reprise), Bernardi, Muratori, Veigneau, Mongongu, Vallaurio (g.) (Choix de l’entraîneur).

Suspendus : aucun.

Bernardi et Muratori au repos

Ricardo gère son effectif, préserve Monsoreau (mollet) et laisse Bernardi et Muratori au repos. Berthod devrait revenir sur le côté gauche de la défense et Pérez en milieu défensif associé à Meriem. Le trio Bakar-Ménez-Nenê sera associé derrière Piquionne, en pointe. 

Est Républicain : Audience « public »
Le maintien ne faisant officiellement plus partie des objectifs, le FC Metz « version Pouliquen » s'est fixé comme but de reconquérir ses supporters. Première chance ce soir.
Plus de cinq ans après sa dernière apparition sur un banc de Ligue 1, Yvon Pouliquen a regoûté aux plaisirs de l'élite, samedi dernier à Lille (1-1). Pour sa première, l'entraîneur messin avait prévu un examen de circonstance à ses joueurs. Il s'était dit « hâte d'y être » pour observer leur comportement après une dizaine de jours de travail en sa compagnie. Le but : évaluer leur capacité à s'adapter à ses méthodes de travail et à les mettre en pratique sur le terrain.
« On n'est pas guéri »
Mais le technicien a vite dû revoir l'énoncé de son interro. Dès la reprise, les Messins se sont retrouvés en infériorité numérique avec l'expulsion de Bassong. Avant, Gygax avait eu le temps d'ouvrir le score pour les Grenats. La physionomie du match en a été fondamentalement modifiée. « Mon plus gros regret est d'avoir été obligé de défendre pendant quarante cinq minutes », déplore Pouliquen. « On n'a pas pu attaquer. »
La semaine précédente, il avait insisté sur la notion de plaisir. Il avait exprimé le souhait de voir son équipe produire du jeu. Il lui faudra donc attendre. Mais le match à Lille n'a pas servi à rien, loin de là. L'entraîneur messin a revu son barème de notation : « Je suis satisfait du comportement défensif de mon équipe. Le plaisir ne se résume pas à attaquer. Mes joueurs en ont pris à bien défendre et en voyant les difficultés que l'adversaire éprouvait à nous mettre en danger ».
L'abattement d'Agouazi et ses coéquipiers constaté dans le vestiaire lui inspire cette remarque : « Ils ont pris une claque avec cette égalisation à la dernière minute alors qu'ils venaient pourtant de prendre un bon point. C'est positif de voir le groupe ainsi marqué ». Le signe qu'il n'a pas lâché. « Mais attention, on n'est pas guéri. »
L'esquisse de redressement constatée à Lille est à confirmer dès ce soir face à Monaco. Avec, comme challenge numéro un : « Reconquérir le public ». Les spectateurs de Saint-Symphorien sont sevrés de victoires depuis le coup d'envoi de la saison. Une situation qui n'a que trop duré. Elle a même failli sérieusement s'envenimer, c'était en 2007, lors de la réception de Strasbourg où le président Carlo Molinari avait essuyé insultes et menaces de la part de pseudo-supporters.
Récupérer, attaquer
Refaire de Saint-Symphorien un théâtre de spectacle n'est cependant pas une mince affaire. « On y a vu des buts », pourraient toujours jurer les mauvaises langues. Pas sûrs que tous goûteront ce genre de remarque. Yvon Pouliquen et Michel Etorre travaillent à ce que ce ne soit pas toujours Christophe Marichez qui aille ramasser les ballons au fond de ses filets. Les entraînements sont essentiellement axés sur le jeu. « Tous les jours », jurent-ils. « On prend le temps que des automatismes se créent entre les attaquants », ajoute Pouliquen.
L'examen initial n'a finalement été repoussé que d'une petite semaine. « Voir attaquer son équipe », c'est pour ce soir, espère l'entraîneur messin. Un leitmotiv qui passera par une extrême rigueur face à une AS Monaco, certes inconstante, mais tellement riche en individualités (Piquionne, Ménez, Meriem...) et qui, ces derniers temps, peut compter sur le facteur réussite. « Le plaisir de jouer passe par de l'engagement. La récupération du ballon est à mes yeux très importante. » Aux Pjanic, Agouazi et François d'entendre leur entraîneur. En tendant l'oreille, peut-être même percevront-ils les chants de leurs supporters.
Yvon Pouliquen compte beaucoup sur l'impact de Pjanic (à droite), François et des milieux messins pour récupérer le ballon le plus rapidement possible.

Pjanicestrépublicain2008 

 

Julien Cardy 2007cMetzasm2008Metzasm2008bMetzMonacoc2008

C.F.A. : Vesoul – FC Metz

FC Metz. 9e avec 35 points (5 victoires, 5 nuls, 5 défaites). Les trois dernières rencontres : victoire contre Belfort (1-0), victoire contre Epernay (3-2), nul à Saint-Priest (2-2).
Vesoul. 5e avec 41 points (7 victoires, 5 nuls, 3 défaites). Les trois dernières rencontres : défaite à Besançon (2-0), victoire contre Raon (1-0), défaite à Epernay (1-0).
L'enjeu. Dernier rendez-vous du cycle aller du championnat, le déplacement à Vesoul intervient une semaine après un premier test 2008 remporté face à Belfort. Au-delà de la perspective de faire fructifier les points de cette cinquième victoire, l'idée messine sera aussi « d'être plus pertinent physiquement et d'apporter un peu plus de consistance dans notre jeu », indique José Pinot.
L'avis de l'entraîneur, José Pinot. Eliminé de la Coupe de France par l'équipe fanion du FC Metz, le 5 janvier, Vesoul a enchaîné avec une défaite sur le terrain du leader, Besançon. « Je ne sais pas dans quelle disposition sera notre adversaire, même si nous pouvons imaginer qu'il aura à cœur de se reprendre, note l'entraîneur mosellan. C'est une formation qui s'appuie sur un potentiel offensif puissant. Nous devrons donc être vigilants et répondre présent tant au niveau de l'engagement qu'au niveau de l'état d'esprit. »
Le groupe. Mayebi, Anton, Léoni, Anastasowa, Fernandes, Anton, Diakité, Djiba, Betsch, Effa, Baldé, Ou (reste trois joueurs à désigner).
Vesoul - FC Metz, aujourd'hui 18h

 

1月18日

Un but : redevenir les princes de Saint-Symphorien...

(Quotidien l’Equipe) :

CMpresident2008

Carlo MOLINARI au rang de 15ème président de L1

74 ans, né à Villerupt (Meurthe-et- Moselle).

Président et actionnaire principal, en poste de 1967 à 1978 et depuis 1983. Ancien chef d’entreprise.

Palmarès sous sa présidence :

• Coupes de France 1984 et 1988.

• Coupe de la Ligue 1996.

Politique sportive jusqu’en 1998 (résultats, formation). Poids et image dans le football français.

Dévouement à son club, menacé de dépôt de bilan lorsqu’il est revenu aux affaires en 1983. Déclin sportif et choix hasardeux (entraîneurs, joueurs) depuis l’été 1998 après un titre de champion manqué de justesse. Deux relégations rapprochées (2002 et 2005). Une troisième s’annonce pour 2008.

Rivalités de pouvoir, organisation floue, Six entraîneurs en sept ans : les dernières années pèsent sur son bilan.

POURQUOI MOLINARI N’A-T-IL OBTENU QUE 10/20 ?

En trente-six ans de présidence, il a assaini les finances, gagné trois trophées – deux Coupes de France (1984, 1988) et une Coupe de la Ligue (1996) – et son équipe a triomphé 4-1 à Barcelone, en Coupe d’Europe, en 1984. Mais Metz a raté d’un rien le titre de champion en 1998 puis l’accès à la Ligue des champions. Depuis, le club décline sur tous les plans.

COMMISSION DE DISCIPLINE. –

Ligue 1 : deux matches ferme : Dalmat (Sochaux).

 Un match ferme et un avec sursis : Krupoviesa (Marseille).

Un match ferme : Bassong (Metz), Hengbart (Caen), Bamogo (Nice), Ouaddou (Valenciennes), Dernis (Saint-Étienne), Tavlaridis (Saint-Étienne).

 Ligue 2 : un match ferme et un avec sursis : Nganga (Grenoble), Correia (Gueugnon).

Un match ferme : Lécluse (Angers), Mulumbu (Amiens), Angan, Dié (Ajaccio), Bockorni, Coué (Clermont).

(Site officiel FC Metz) : Nous devons les respecter

A l’approche du déplacement des siens en Moselle, François Modesto, défenseur central de l’AS Monaco, est formel : son équipe doit se méfier du FC Metz si elle veut espérer le battre. Et ne pas tenir compte des chiffres qui accablent le Club à la Croix de Lorraine.

François, que pensez-vous du parcours de l’AS Monaco pour l’instant ?
François Modesto : « On va dire que notre bilan jusqu’à aujourd’hui est moyen. Nous avions fait un bon début de championnat avant de subir une baisse de régime. Nous nous sommes bien repris sur la fin, ce qui nous permet de figurer dans le premier tiers du classement. Ce serait bien d’y rester jusqu’en mars afin d’être sur la ligne de départ au moment du sprint final. Si nous sommes huitièmes au bout de vingt journées, c’est que nous méritons cette place. Sur trente huit matches, c’est autre chose. Il va falloir être plus performant sur la phase retour pour décrocher l’Europe. Nous voulons terminer dans les cinq premiers. »
Quel est le discours du staff technique actuellement auprès des joueurs ?
F.M. : « C’est le même que depuis le début de la saison : Monaco doit retrouver le haut du tableau, le club est privé de Coupe d’Europe depuis deux saisons. Nous avons un bon effectif, mais le Championnat de France est très difficile. Il y a une équipe au dessus du lot, et en dessous, une bonne quinzaine de formations sont au même niveau. Celle qui est prête, en bonne forme, au mois de mars, peut être européenne. »
Vous avez évolué dans le Calcio, quelles différences existe-t-il entre ce championnat et la Ligue 1 ?
F.M. : « Le Calcio est très tactique. En France, on court beaucoup plus car les espaces sont plus importants. En Italie, les équipes évoluent de manière beaucoup plus resserrée, sur trente mètres de distance. Lorsqu’on fait une erreur sur le plan défensif, on la paie cher car il y a de très grands attaquants. C’est la discipline tactique qui est différente surtout par rapport à la France. »
Ces derniers temps, vous avez plusieurs fois fait la différence dans les dernières minutes, le signe que l’ASM ne lâche rien ?
F.M. : « On peut dire cela car même si nous n’avons pas fait de très bons matches dans le jeu, nous sommes allés chercher la victoire en toute fin de partie. Cela montre que l’équipe est solide mentalement, qu’elle lutte jusqu’au bout. C’est bien de produire du beau jeu mais il est plus important d’avoir des résultats. Si nous sommes qualifiés pour l’UEFA en fin d’année, personne ne se souviendra du jeu pratiqué. »
Vous affrontez Metz samedi, la seule équipe à n’avoir jamais gagné à domicile cette saison…
F.M. : « C’est vrai, mais les Grenats sont en train de se relancer. A Lille, ils ont fait match nul en étant rejoints à la dernière minute et méritaient de l’emporter. On s’attend à une partie disputée car il ne leur reste pas beaucoup de matches pour redresser la barre. Chaque rencontre est en quelque sorte leur dernière carte à jouer. Ils vont être agressifs et n’ont rien à perdre. C’est pour cela qu’il va falloir prendre Metz comme si on prenait le Champion de France. Dans ce championnat, même lorsqu’on est dernier, on peut battre n’importe qui car il n’y a pas beaucoup d’écart entre les équipes. »
Votre adversaire ne compte que huit points, ce n’est pas de nature à vous rassurer ?
F.M. : « Non, nous allons nous en méfier énormément. Les Messins ne sont pas encore ‘morts’, même si leur situation est extrêmement compromise. Nous devons les respecter quoiqu’il en soit car ce sont des joueurs de Ligue 1 et qu’ils vont tout donner. Si nous arrivons là bas en pensant qu’ils sont derniers, qu’ils n’ont jamais gagné, on risque d’en prendre trois et de repartir. Je le répète, il n’y a pas une grosse différence. Les matches se jouent surtout au mental, nous devrons être prêts dans la tête à affronter Metz. »

Gestede reprend la course

L'attaquant messin Rudy Gestede, à l'arrêt depuis quelques semaines en raison d'une blessure d'ordre  musculaire, a repris la course ce matin aux côtés du kiné Luc Labeeu.
Jeff Strasser s'est quant à lui cantonné à un travail de rééducation en salle de musculation. Le Luxembourgeois devra encore patienter avant de retrouver le chemin des pelouses comme son jeune coéquipier.
A l'issue de la séance de jeudi matin, aucune blessure n'a été déplorée. Les Grenats se retrouveront vendredi à 15h30. L'entraînement sera précédé d'une séance vidéo et les joueurs seront par conséquent sur la pelouse aux alentours de 16h30.

(R.L.) : Zénier : « La C.A.N., Un événement à ne pas manquer »

Membre de la cellule de recrutement du FC Metz, Bernard Zénier s'apprête à assister à la première semaine de la Coupe d'Afrique des Nations. Un rendez-vous incontournable qui attire tout ce que le football compte d'observateurs. Difficile, pour un club comme Metz, de tirer son épingle du jeu.
• Pourquoi la CAN attire-t-elle autant de représentants des clubs européens ?

« Il y a des événements à ne pas manquer, celui-là en fait partie. Même si beaucoup de joueurs qui participent à la CAN évoluent déjà en Europe, cela reste ce qui se fait de mieux en Afrique et c'est donc une occasion d'élargir ses connaissances. »
• Puisque les meilleurs joueurs ont déjà un club, souvent plus huppé que le vôtre, où réside l'intérêt du FC Metz ?

 « Ce n'est pas un secret, des dizaines d'agents passent leur temps à nous proposer des centaines de joueurs en nous les présentant comme des phénomènes. La CAN nous permet de vérifier leur valeur. Si un joueur susceptible de nous intéresser ne se trouve pas à son avantage pendant le tournoi, vous savez un peu mieux à quoi vous en tenir... »
• Le niveau d'une Coupe d'Afrique des Nations, par rapport à un Euro ?

« Il n'y a rien au-dessus d'un Euro, la compétition la plus relevée et la plus dense qui existe. Même s'il y a de très bons joueurs à la CAN, beaucoup sont issus de championnats dont le niveau est comparable à celui de la Ligue 2, voire inférieur. Pour nous, l'intérêt se situe justement du côté des sélections qui sont moins sous le feu des projecteurs que les grandes nations comme la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Sénégal ou le Maroc, sachant que les très grands joueurs se trouvent hors de portée pour des raisons économiques. »
• Pouvez-vous réellement convoiter les autres, ceux qui se font remarquer pendant la compétition, puisque tous les plus grands clubs sont présents donc susceptibles de vous devancer ? « Mais c'est toujours le cas, ce n'est pas propre à la Coupe d'Afrique. Lorsque je vais voir un match du bas de tableau du championnat de Belgique, je rencontre quinze, vingt représentants d'autres clubs. On connaît la règle. »

 Delgado : « Passer la première phase »

Incapable de donner son nombre de sélections, le défenseur angolais du FC Metz Luis Delgado assure que son équipe a la pression : « Nous devons aller en deuxième phase ».
• Que représente la CAN pour l'Angola ?

« Cette CAN est notre troisième, notre deuxième consécutive. Et nous organiserons la prochaine en 2010. Lors des précédentes éditions, nous n'avons jamais passé le premier tour. Mais maintenant que la guerre (guerre civile de 1975 à 2002, ndlr) est terminée au pays, nous abordons cette compétition avec d'autres ambitions. »
• Quels sont les objectifs de l'Angola ?

« Notre poule est déjà très forte avec l'Afrique du Sud, le Sénégal et la Tunisie. Tout le pays, le coach, le président disent qu'il est obligatoire que nous passions la première phase. Pour la première fois, nous devons aller en deuxième phase. Pour gagner peut-être celle de 2010 car ce sera un avantage de jouer chez nous, pour les supporteurs. Nous ne serons peut-être pas plus forts mais la motivation sera là. Normalement en Afrique, l'équipe qui organise la compétition la gagne. Et le Ghana chez lui a de grandes possibilités. Mais il y a d'autres sélections qui sont bien : Côte d'Ivoire, Cameroun, Sénégal, Egypte et puis nous. »
• Régulièrement en réserve à Metz et titulaire en sélection : votre situation n'est-elle pas paradoxale ?

 « J'en suis un peu triste. Tous les joueurs de foot veulent disputer tous les matches. Mais cela ne se passe pas comme je le veux ici. C'est le foot. C'est comme cela. Je dois continuer à travailler pour que le coach ait confiance en moi. Pour peut-être commencer à jouer ensuite. En sélection, j'ai le soutien du coach (Oliveira Gonçalves). J'ai commencé petit en sélection. Maintenant je continue. Un jour, je demanderai combien de sélections j'ai effectuées. A Metz, j'ai encore un an de contrat. J'irai peut-être au bout. Je ne sais pas ce que le club va décider : rester ou me prêter. Pour l'instant, on va voir comment va se passer la CAN. »

 La Ligue 1 mobilisée

Quarante-quatre joueurs évoluant en Ligue 1 disputeront la CAN.
Auxerre : Traoré (Mali).
Bordeaux : Diawara (Sénégal), Chamakh (Maroc)
Caen : Jemaâ (Tunisie).
Le Mans : Yao Kouassi «  Gervinho " (Côte d'Ivoire), I. Camara (Guinée), Romaric (Côte d'Ivoire), Stéphane Sessègnon (Bénin).
Lens : Aruna Dindane (Côte d'Ivoire), Adama Coulibaly (Mali).
Lille : Sylva (Sénégal), Makoun (Cameroun), Youla (Guinée).
Lyon : Keita (Côte d'Ivoire).
Marseille : Niang (Sénégal), Ayew (Ghana), Taiwo (Nigéria), Mbami (Cameroun).
Metz : Delgado (Angola), B. Gueye (Sénégal).
Nancy : Chrétien, Y. Hadji, Zerka (Maroc), Nguémo (Cameroun).
Nice : Koné (Côte d'Ivoire), Diakhité, Kanté (Mali), Apam (Nigéria), Job (Cameroun).
Rennes : Mbia (Cameroun), Mensah (Ghana), Rouga (Bénin).
Saint-Etienne : Sall (Sénégal), Tiéné (Côte d'Ivoire), Feindouno (Guinée).
Sochaux : Ndaw (Sénégal), Afolabi (Nigéria).
Strasbourg : Mulenga (Zambie), Bah (Guinée).
Toulouse : Dos Santos (Tunisie), Mansaré (Guinée), Emana (Cameroun).
Valenciennes : Chelle (Mali), Ouaddou (Maroc).

 Monaco, à l'abri de rien

Eaux troubles, eaux calmes ? Difficile de préciser la situation du bateau monégasque. Huitième, l'équipe de Ricardo n'en reste pas moins à proximité de la zone rouge.

La tendance. Elle est à la hausse. Grâce à une qualification pour les seizièmes de finale de Coupe de France décrochée dans la douleur, durant les prolongations, face au pensionnaire brestois de Ligue 2 (1-3), et grâce à une victoire en championnat contre Lorient, acquise dans le temps additionnel (1-0), les Monégasques ont pris l'année 2008 par le bon bout. Ricardo n'en attendait pas moins. Arrivé sur le Rocher à l'issue de la saison écoulée, l'ancien technicien bordelais a, en effet, connu une première moitié de championnat éprouvante. Deuxième au soir de la sixième journée, son équipe avait ainsi reculé à la douzième place après une série de cinq défaites consécutives conclue au bénéfice de Lyon (3-1, 11e journée). Le souvenir est lointain. Il pèse encore, néanmoins, sur le dos d'une formation qui s'est évertuée à afficher un certain penchant pour l'irrégularité. Le poids du passé. Fidèle représentant de l'Hexagone sur l'échiquier européen, l'AS Monaco assiste, depuis deux saisons, à la réduction de son champ d'action. Dixième en 2006, neuvième en 2007, l'équipe de la Principauté a perdu de sa verve, se muant en anonyme parmi les anonymes d'un championnat où elle jouait autrefois les fortes têtes. C'est un fait, Monaco, sextuple champion de France, n'est plus là où on l'attend. La présence de Ricardo n'y change rien. Confronté au départ de plusieurs pièces majeures à l'intersaison (Givet, Dos Santos ou encore Gigliotti), l'entraîneur monégasque a dû composer avec un effectif où Jérémy Menez, l'ancien Sochalien, et Frédéric Piquionne, l'ex-enfant chéri de Geoffroy-Guichard, constituent les seules véritables attractions. Jan Koller en était une autre, mais le géant allemand a récemment tourné le dos à la Principauté pour revenir sur son terrain natal.
Un mois pour voir. Huitième à l'heure de retrouver Metz, six mois après avoir remporté la première manche (2-0), Monaco dit ne pas avoir renoncé à un billet pour l'UEFA. Mais sa situation ne lui autorise aucun excès d'optimisme. A cinq points du Mans, quatrième, les Monégasques ne disposent, en effet, que de six longueurs d'avance sur Lille, premier non relégable. Le mois de janvier sera ici décisif : ouvert sur une bonne note, contre Lorient, celui-ci se poursuivra demain à Metz et mercredi contre Sochaux. L'issue de ces confrontations face aux deux plus mauvais élèves de Ligue 1 devrait préciser la marge de manœuvre de Ricardo et des siens. Lesquels se déplaceront ensuite à Marseille avec l'idée de poursuivre l'aventure en Coupe de France. « C'est une belle porte d'entrée pour la Coupe d'Europe », indique Ricardo.
Le chiffre. 3231. Ou le nombre d'abonnés répertoriés par l'AS Monaco pour la saison 2007-2008, record historique pour le club qui affiche par rapport à la saison écoulée une augmentation de 13 % (2855 abonnés l'année dernière). Selon les statistiques de la Ligue de Football Professionnel, Monaco est le club professionnel qui a enregistré la plus forte augmentation du nombre de ses abonnés sur les quatre dernières saisons. Encore une fois, Monaco là où on ne l'attend pas...

 FC METZ EXPRESS

Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 15h30.
D'un match à l'autre. Dernier match : Lille - Metz (20e journée de Ligue 1), samedi 12 janvier, 1-1. Prochain match : Metz - Monaco (21e journée de L1), samedi 19 janvier à 20 h. A suivre : Paris SG - Metz (22e journée), mercredi 23 janvier à 20h30 ; Metz - Rennes (23e journée), samedi 26 janvier à 20 h ; Strasbourg - Metz (16es de finale de Coupe de France), vendredi 1er février à 20h30.
A l'infirmerie. Jeff Strasser (pied) et Matheus Vivian (cheville) sont toujours à l'arrêt. Autres blessés de longue date, Cédric Barbosa (genou) et Rudy Gestede (cuisse) ont repris la course sous la houlette du kiné Luc Labeeu.
Suspendu. Exclu à Lille (2 avertissements), Sébastien Bassong purgera son match de suspension automatique demain, à l'occasion de la réception de Monaco.
En sélection. Luis Delgado (Angola), Babacar Gueye (Sénégal), Oumar Sissoko (Mali).
L'info du jour. Remplacé à la mi-temps du match contre Lille, Julien Cardy pourrait faire partie du groupe qui sera désigné demain après-midi par Yvon Pouliquen. « Dans mon esprit, il n'est pas encore forfait », a indiqué, hier, l'entraîneur messin. Le milieu de terrain passera un nouvel examen médical, ce matin, afin de déterminer l'origine des douleurs ressenties samedi dernier.

 Ricardo cherche milieu de terrain

Ricardo, le manager de Monaco, a annoncé, hier, au centre d'entraînement de La Turbie, que le club de la Principauté allait « recruter un joueur » durant le mercato d'hiver. « C'est au milieu de terrain que l'on cherche. Mais il reste encore quinze jours, on n'est pas pressé », a indiqué le Brésilien, intéressé notamment par son compatriote évoluant à Middlesbrough, Fabio Rochembcak.

(Est-Républicain) : Le maillon fort
La relation qui unit Yvon Pouliquen et Michel Ettorre pourrait être un atout pour la reconstruction du club. L'ancien gardien grenat en témoigne.

 Mais où sont donc passés les entraîneurs ? Hier matin, certains supporters venus à l'entraînement ont dû se poser la question. Après quelques secondes d'observation, ils les ont retrouvés. Ancien professionnel, Yvon Pouliquen avait rechaussé les crampons. « C'est un joueur dans l'âme », dit de lui Malick Diop. L'ancien gardien Michel Ettorre, lui, avait enfilé les gants. « Les joueurs n'arrivaient pas à marquer. C'était pourtant une séance destinée à les mettre en confiance. Je me suis donc mis dans les buts », plaisante-t-il. Le technicien a la blague facile. Il se plaît à soumettre son sens de l'humour au jugement des supporters. A chaque entraînement, sa devinette. Contrairement à ce que peut laisser penser la situation sportive du club, la bonne humeur règne dans les rangs messins. Le premier effet Pouliquen-Ettorre ? Le raccourci serait trop facile mais c'est un indice.
L'un et l'autre sont sur la même longueur d'onde. Quand les avis divergent, ils règlent ça entre eux. « On prend les décisions à deux même si c'est lui qui a le dernier mot. L'important, c'est que les joueurs voient que nous sommes d'accord. »
« Ensemble 20 heures sur vingt-quatre »
Une relation de confiance qui date de leurs années strasbourgeoises où les deux hommes ont passé quatre années et demi ensemble. « C'est d'ailleurs Yvon, lorsqu'il était joueur, qui est à l'origine de ma venue là-bas », raconte Michel Ettorre. « C'est toujours plus simple de travailler avec un pote. Nos femmes font la tête car on passe vingt heures sur vingt-quatre ensembles. »
Amer, l'entraîneur adjoint ne souhaite pas revenir sur les conditions de son départ, il y a six mois. La différence entre De Taddeo et son successeur ? « Je dis joker. » Il est bien plus disert lorsqu'il s'agit d'évoquer Pouliquen. Les méthodes du nouvel homme de banc messin tranchent avec celles de son prédécesseur : « D'habitude, le charisme vient avec la taille, comme De Gaulle. Yvon est très dynamique. Ce serait plutôt Napoléon car il fait un mètre dix-huit. Le problème, c'est qu'il fume comme un pompier. Ce serait plus dur de le faire arrêter que de rester en Ligue 1. C'est un Breton, une vraie tête de cochon ». A l'entraînement, il est méticuleux. Comme Gerets à Marseille, il aime interrompre la séance pour distiller ses conseils.
Sa première grande décision a été de scinder l'imposant effectif grenat en deux. La partie visible d'une réorganisation plus en profondeur. « Ces derniers temps, il n'y avait pas assez d'unité au club. Il y a eu une volonté de tous les techniciens d'agir ensemble. » José Pinot et Cyril Serredszum ont ainsi pris en charge ce que Michel Ettorre et Yvon Pouliquen appellent le « groupe 2 », éclaircissant les contours d'une tâche jusqu'alors trop floue. « On a retrouvé un système à l'ancienne qui nous paraît plus cohérent avec l'objectif du club, réduire la masse salariale. »
Il n'a manqué que quelques secondes, samedi dernier à Lille (1-1, égalisation de Cabaye à la 94'), pour que le tandem décroche la timbale. Demain, les projecteurs seront à nouveau braqués sur les deux hommes. Ce seront pourtant les joueurs qui seront chargés de valider leur méthode.

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1月17日

Le Curé de Saint Symphorien (Contes de la Mutte)

 Tous les ans, à la Chandeleur, les poètes locaux publient aux éditions Serpenoise un joyeux petit livret rempli jusqu’aux bords de beaux vers et de jolis contes. Celui de cette année m’arrive à l’instant, et j’y trouve un adorable fabliau que je vais essayer de vous traduire en l’abrégeant un peu... Parisiens et autres lyonnais, mais aussi Messins et Lensois : tendez vos mannes. C’est de la fine liqueur d’un grand cru de mirabelles qu’on va vous servir cette fois...

L’abbé Molinari était curé... de Saint Symphorien.

Bon comme le pain sorti frais du four, franc comme l’or de sa bourse qu’il avait bien plate, il n’en aimait pas moins paternellement ses généreux compatriotes messins ; pour lui, son commerce dans ce quartier construit sur cette île aurait été le paradis sur terre, si les Messins et autres Longevillois, Luxembourgeois et Mosellans, mais aussi et surtout son équipe paroissiale lui avaient donné un peu plus de satisfaction ! …Mais, hélas ! « Les araignées tissaient leurs toiles » dans ce qu’il appelait (dans la France du soir) : « son confessionnal », comme il disait, tant les journalistes parisiens et ceux qui se prétendaient de cette secte-là, l’ignoraient et considéraient les grenat comme une petite équipe de simples faire-valoir, plus appelée à faire briller ces visiteurs du samedi soir, qu’ils soient des OM ou en provenance de la Capitale des Gaules, comme de Paris ou du nord du pays : bien plus alléchés par le produit de la quête que par le contenu du saint sacrement !

 Le beau jour de Noël de cette année 2007, avait été loin d’être ce qu’il aurait du être : avoir été celui de la naissance d’une équipe bien née !...Le temps passa sans apporter aucune amélioration de comportement ; le discours était "Noêl aux frisons, Pâques au bal des cons" : demain ne peut être que meilleur !Mais les lendemains , on le sait bien, ne peuvent qu’être de nouveaux jours, et les jours se ressemblaient : pas le plus petit but ni le moindre point à se mettre sous la dent !Les lendemains, fussent-ils ceux d’ici ou d’ailleurs ne changeaient rien ! Les paroissiens s’exaspéraient : certains parlaient de mettre le feu avec les cierges de la cathédrale, de bouder les sermons du curé de la paroisse, voire de faire la grève de la messe, préférant se rendre aux troquets situés à l’autre bout de la place afin de disserter sur la façon de refaire une équipe bien nourrie de défaites et en manque de repères et de points ! Ne comptant sur rien d’autre, d’ici ni d’ailleurs, pour, à Pâques, espérer une résurrection des couleurs grenats ; les sandwiches et les canettes restaient désespérément, faute de "paroissiens", au fond des "saint-ciboires" de buvettes de sacristies désertées par la population…Dom Carlo, qui se considérait comme le  prêtre fondateur de l’abbaye messine en avait le cœur meurtri, et tous les jours de matches, il demandait à Dieu la grâce de ne pas mourir avant d’avoir ramené au bercail son troupeau dispersé.

Or, vous allez voir que Dieu l’entendit.

Un dimanche, juste après un matche, Dom Carlo monta en chaire, sabre au clair et tint à peu près ce langage :

— Mes frères, dit-il, vous me croirez si vous voulez : l’autre nuit, je me suis trouvé, moi misérable pécheur, à la porte du paradis.

« Je frappai : saint Pierre m’ouvrit !

« — Tiens ! C’est vous, mon brave Molinari, me fit-il ; quel bon vent... ? Et qu’y a-t-il pour votre service ?

« — Beau saint Pierre, vous qui tenez le grand livre et la clef, pourriez-vous me dire, si je ne suis pas trop curieux, combien vous avez de Messins en paradis ?

« — Je n’ai rien à vous refuser, mon bon Molinari ; asseyez-vous, nous allons voir la chose ensemble.

« Et saint Pierre prit son gros livre, l’ouvrit, mit ses besicles :

« — Voyons un peu : Mes Saints, Messe, mes seins, disons-nous. Mes…Mes…Messins. Nous y sommes. Messins !...

Mon brave monsieur Molinari, la page est toute blanche. Pas une âme... Pas plus de Messins que d’arêtes dans une dinde.

« — Comment ! Personne du centre de formation, du quartier, de la ville ici ? Personne ? Ce n’est pas possible ! Regardez mieux...

« — Personne, saint homme. Regardez vous-même, si vous croyez que je plaisante.

« Moi, Dieu et tous ses sains me pardonnent ! Je frappais des pieds, et, les mains jointes, je criais miséricorde. Alors, saint Pierre me dit :

« — Croyez-moi, monsieur Molinari, il ne faut pas ainsi vous mettre le cœur à l’envers, car vous pourriez en avoir quelque mauvais coup de sang. Ce n’est pas votre faute, après tout. Vos Messins, voyez-vous, doivent faire à coup sûr leur petite quarantaine en purgatoire, en L2 ou bien ailleurs : en National, peut-être... .en CFA…qui sait ?.

« — Ah ! Par charité, grand saint Pierre ! Faites que je puisse au moins les voir et les consoler.

« — Volontiers, mon ami... Tenez, chaussez vite ces Pumas, car les chemins tortueux ne sont pas beaux de reste... Voilà qui est bien. Maintenant, cheminez droit devant vous. Voyez-vous là-bas, au fond, en tournant ? Vous trouverez une porte d’argent toute constellée de croix noires... à main droite... Vous frapperez, on vous ouvrira : Mittal qu’ils s’appellent !... Adieu va ! Tenez-vous sain et restez gaillard !

« Et je cheminai... je cheminai ! Quelle battue ! J’ai la chair de poule, rien que d’y songer. Un petit sentier, comme on peut en voir sur le Mont Saint Quentin : plein de ronces, d’escarboucles qui luisaient et de serpents qui sifflaient, m’amena jusqu’à la porte d’argent.

« — Pan ! pan !

« — Qui frappe ! me répond une voix rauque et dolente.

« — Le curé de Saint Symphorien.

« — De... ?

« — De Saint…Sym…pho …Rien.

« — Aah ! ... Entrez !

« J’entrai. Un grand bel ange, avec des ailes sombres comme la nuit, avec une robe resplendissante comme le jour, avec une clef de diamant pendue à sa ceinture, écrivait, cra-cra, dans un grand livre plus gros que celui de saint Pierre...

« — Finalement, que voulez-vous et que demandez-vous ? dit l’ange.

« — Bel ange de Dieu, je veux savoir, — je suis bien curieux peut-être, — si vous avez ici les…Mes…poussins.

« — Les ? ...

« — Les Messins, les gens de Longeville-Les-Metz... que c’est moi qui suis leur prieur.

« — Ah ! L’abbé Molinari, n’est-ce pas ?

« — Pour vous servir, monsieur l’ange.

« — Vous dites donc Messins...

« Et l’ange ouvre et feuillette son grand livre, mouillant son doigt de salive pour que le feuillet glisse mieux...

« — Mes, Mess, messin, dit-il en poussant un long soupir... Non, non, Monsieur Molinari, nous n’avons ici, en purgatoire personne de Metz ou de Longeville-Lès-Metz.

« — Jésus ! Marie ! Joseph ! Personne de Metz en purgatoire ! Ô, mais grand Dieu ! Où sont-ils donc passés ?

« — Holà..ss..s ! saint homme, ils sont en paradis, pardi : à Lyon, Manchester ou Arsenal. Où diantre voulez-vous qu’ils soient ? A Lille peut-être ?

« — Mais j’en reviens, du paradis...et Lille, et ben, c’est encore loin…

« — Vous en venez !  ! ... Eh bien ?

« — Eh bien ! Ceux qui sont partis, ils n’y sont pas ! ... Ah ! Par Notre-Dame de Metz, où peuvent-ils bien être ?  ...

« — Que voulez-vous, monsieur le curé ? S’ils ne sont ni en paradis ni en purgatoire, il n’y a pas de milieu, ils sont...soit à Marseille, soit à Paris !...ou peut-être à Lens, qui sait ? En enfer du nord…

« — Par la croix de Lorraine ! Jésus, fils de David ! Aïe ! aïe ! aïe ! est-il possible ? ... Serait-ce un mensonge du grand saint Pierre ? ... Pourtant je n’ai pas entendu chanter le coq chanter ! ... Aïe ! Pauvres nous ! Comment irai-je en paradis si mes Messins n’y sont pas ?

« — Écoutez, mon pauvre monsieur Molinari, puisque vous voulez, coûte que coûte, être sûr de tout ceci, et voir de vos yeux de quoi il retourne, prenez ce sentier, filez en courant, si vous savez courir comme le chasseur poursuivi par le Lion... Vous trouverez, à gauche, un grand portail sur lequel est un écriteau P.S.G….Non, ce n’est pas ce que vous croyez(passe sans grogner). Là, vous vous renseignerez sur tout. Dieu vous le donne (mais n’oubliez pas de payer !)

« Et l’ange Lol referma la porte.

« C’était un long sentier tout pavé de braises rouges-grenat. Je chancelais comme si j’avais bu ; à chaque pas, je trébuchais ; j’étais tout en eau, chaque poil de mon corps avait sa goutte de sueur, et je haletais de soif... Mais, ma foi, grâce aux chaussures que le bon saint Pierre m’avait prêtées, je retrouvai les vraies valeurs et je ne me brûlai pas les pieds.

« Quand j’eus fait assez de faux pas, clopin-clopant, je vis à ma main gauche une porte... non, un portail !  Un énorme portail, tout bâillant, comme la porte d’un grand four. ..

Oh ! Mes enfants, quel spectacle ! Là on ne demande même pas mon nom ; là, point de registre !...

Par fournées et à pleine porte, on entre là, mes frères, comme le dimanche vous entrez au cabaret.

« Je suais à grosses gouttes, et pourtant j’étais transi, j’avais le frisson. Mes cheveux se dressaient. Je sentais le brûlé, la chair rôtie, quelque chose comme l’odeur qui se répand dans notre Saint-Symphorien quand on prépare les saucisses les jours de matches comme quand il y a longtemps, Eloyes, le saint évêque, battait monnaie dans le Palais épiscopal pour le compte de Dagobert ou  pour ferrer la botte d’un vieil âne. Je perdais haleine dans cet air puant et embrasé ; j’entendais une clameur horrible, des gémissements, des hurlements et des jurements.

« — Eh bien ! Entres-tu ou n’entres-tu pas, toi ? — me fait, en me piquant de sa fourche, un démon cornu, nommé Razu.

« — Moi ? Je n’entre pas. Je suis un ami de Dieu.

« — Tu es un ami de Dieu... Eh ! b... de teigneux ! Que viens-tu faire ici ? ...

« — Je viens... Ah ! ne m’en parlez pas, que je ne puis plus me tenir sur mes jambes... Je viens... je viens de loin... humblement vous demander... si... si, par coup de hasard... vous n’auriez pas ici... quelqu’un... quelqu’un de Metz ou de Longeville...Mais je me contenterai aussi de ceux de Magny, de Moselle, voire de Longwy, vous savez !

« — Ah ! feu de Dieu ! tu fais la bête, toi, comme si tu ne savais pas que tout ton centre de formation est ici, avec ceux de Montigny, Amnéville, Moyeuvre et même Petite-Rosselle. Tiens, laid corbeau, regarde, et tu verras comme nous les arrangeons ici, tes fameux Grenats...

« Et je vis, au milieu d’un épouvantable tourbillon de flamme :

« Le long Coq-Adebayor, — vous l’avez tous connu, mes frères, — Coq-Adebayor, celui qui se grisait si souvent de vitesse au volant de son quatre-quatre, et qui de faisait si souvent secouer les puces par frère Jean.

« Je vis Victor, le frère de Georges, du Ban de Saint-Martin, celui qui fut le premier vendu, pour une canette de bière à un O.M. qui le désirait si fort... cette petite gueuse... avec son nez en l’air... qui couchait toute seule à la grange... Il vous en souvient, mes drôles ! ... Mais passons, j’en ai trop dit.

« Je vis Pascal, que n’était plus chez nous, qu’un vieux cierge de cire usé, doigt-de-Poix…Celui qui faisait son huile rance avec les vieilles olives de M. Julien d’Escalettes.

« Je vis Babette la glaneuse de Robby, qui, en glanant, pour avoir plus vite noué sa gerbe, puisait à poignées aux gerbiers des joncs.

« Je vis maître Muller, qui huilait si bien la roue de sa brouette, en emmenant notre blé vers Moulins, pour y moudre le sien et nous rouler dans la farine.

« Et Dauphine Cisowski , qui vendait si peu cher l’eau de son puits.

« Et le Tortillard Francis, qui, lorsqu’il me rencontrait portant le bon Dieu, filait son chemin, la barrette sur la tête et la pipe au bec... et fier comme Artaban... comme s’il avait rencontré un chien.

« Et Colombo avec sa Zette, et Patrick, le battiston, et Pierre le noir, dit Black, et Toni, Didier, Jean-Philippe, Asssa-le novice et tant d’autres...Tous les autres !...Je vis même Verlaine se faire enfourner et rôtir ! Sonor et Six, attachés sur un rocher, se faisaient bouffer le foie par un aigle noir nommé Nancy…

Ému, blême de peur, l’auditoire gémit, en voyant, dans l’enfer tout ouvert, qui son père et qui sa mère, qui sa grand’mère et qui sa sœur...

-« Alors : voilà : j’ai décidé de remettre la paroisse sur de bons rails en vous confiant à frère Pouliquen, qui nous vient de Grenoble, comme vous savez, et qui va nous faire une petite conduite, sans trop vous casser les noix sur ce qu’il convient de faire et nous exposer son plan de sauvetage de nos âmes perdues.

Sur ce, il fit un signe, descendit de sa chaire, laissant la place au prêcheur venu des marches de Bretagne

—«  Vous sentez bien, mes frères, reprit le bon abbé Hervé, vous sentez bien que ceci ne peut pas durer. J’ai charge d’âmes, et je veux…je peux essayer de vous sauver de l’abîme où vous êtes tous en train de rouler tête première. Dès demain je me mets à l’ouvrage, pas plus tard que demain. Et l’ouvrage ne manquera pas ! Voici comment je m’y prendrai. Pour que tout se fasse bien, il faut tout faire avec ordre. Nous irons rang par rang, comme à Bousse, Amnéville ou Hagondange, quand on y danse.

« Demain lundi, je confesserai les vieux de la vieille. Ce n’est rien.

« Mardi, les enfants du centre de formation. J’aurai bientôt fait.

« Mercredi, les garçons qui s’intéressent aux billes. Cela pourra être long.

« Jeudi, je m’occuperai des hommes qui ont des prétentions. Nous couperons court.

« Vendredi, ce sera au tour des tôliers du conseil d’administration, enfin…ceux qui devraient l’être. Je dirai : Pas, plus d’histoires !

« Samedi, le président! ... Ce n’est pas trop d’un jour pour lui tout seul.

« Et, si dimanche nous avons fini, nous serons bien heureux.

« Voyez-vous, mes enfants, quand le blé est mûr, il faut le couper ; quand le vin est tiré, il faut le boire. Il faut séparer l’ivraie du bon blé…Voilà assez de linge sale, il s’agit de le laver, et de le bien laver.

« C’est la grâce que je vous souhaite. Amen ! »

Ce qui fut dit fut fait. On coula la lessive après avoir lessivé les supporters.

Depuis ce dimanche mémorable, le parfum des vertus des grenats se respire, dit-on, à dix lieues à l’entour, pas trop, mais pas plus.

Et le bon pasteur Molinari, heureux et plein d’allégresse, a rêvé l’autre nuit que, suivi de tout son troupeau, il gravissait, en resplendissante procession, au milieu des cierges allumés, d’un nuage d’encens qui embaumait et des enfants de chœur de la chorale des supporters qui chantaient Te Deum, le chemin éclairé de la cité de Dieu : celui d’une L2 retrouvée, celle qui mènerait au paradis par le plus droit chemin qu’il puisse être : celui des vertus retrouvées !.

Et voilà l’histoire du curé de Saint-Symphorien, telle que m’a ordonné de vous le dire ce grand gueusard buveur de bière, ce Roro qui la tenait lui-même d’un autre bon compagnon.

 

Cardy dans le doute...

(Site officiel FC Metz) : Diagnostic repoussé pour Cardy

Les examens passés aujourd’hui par le milieu de terrain messin n’ont pas permis de déceler quoi que ce soit.
Julien Cardy, à l’arrêt depuis le match de Lille, au cours duquel il a ressenti des douleurs au pied, a passé des examens médicaux mercredi matin. Ceux-ci ne permettent pas de détecter l’origine du mal.
L’ancien Toulousain va donc consulter un spécialiste vendredi afin d’essayer d’en savoir plus. Par conséquent, il est d’ores et déjà forfait pour la réception de Monaco samedi, en espérant que son indisponibilité ne soit pas trop longue.
Par ailleurs, Laurent Agouazi, absent hier, était de retour ce matin. Cédric Barbosa est de son côté en phase de reprise sous la direction du kiné Luc Labeeu.

Le FC Metz a mis à l’essai un jeune Tunisien répondant au nom d’Ahmed Ben Yahia.
Âgé de vingt-deux ans, Ben Yahia évolue au poste de milieu offensif, à droite ou à gauche, et vient de l’Espérance de Tunis.
Il a été sélectionné successivement en équipe de Tunisie junior, cadet et olympique.

Le programme du Week-end

Fini la trêve pour les effectifs des 14 ans et des 16 ans du FC Metz. La phase retour du championnat approche à grand pas après quelques semaines de repos. Les 16 ans de Jean-Robert Faucher vont retrouver la compétition à domicile, face à un sérieux client puisqu’ils reçoivent Sedan, l’une des deux seules équipes à les avoir battus lors de la phase aller. Le coup d’envoi sera donné dimanche à 14h30, sur le terrain synthétique de la Plaine Saint-Symphorien. Avec 34 points, les Grenats sont classés troisièmes de leur groupe à mi-parcours et pointent à deux unités du leader, Strasbourg. Un bon signe : ils possèdent la meilleure défense avec seulement cinq buts encaissés en onze rencontres. De quoi espérer une nouvelle participation à la phase finale.
16 ans : Metz – Sedan, dimanche 14h30, synthétique Plaine
> Les autres équipes de jeunes seront toutes en déplacement.
L’équipe B, qui a renoué avec le succès sur ses terres devant Belfort le week-end dernier, ira à Vesoul. Une équipe que connaissent bien les Messins pour l’avoir rencontré il y a peu en Coupe de France. José Pinot se contentera sans doute d’un succès, même sur la plus petite des marges. Les Vésuliens sont effet mieux classés que les Grenats, qui peuvent voir en ce match une belle occasion de combler une partie de leur retard.
CFA : Vesoul – Metz B, samedi 18h
Les 18 ans, éliminés la semaine passée de la Coupe Gambardella, tenteront de se refaire une santé en s’imposant sur la pelouse du Clermont Foot. Ils n’ont malheureusement plus grand chose à espérer de cette fin de saison. Ils sont trop distancés pour jouer la tête du groupe (11 points les séparent de Lyon, premier), d’où les regrets exprimés par Olivier Perrin à l’issue de la défaite aux tirs-aux-buts à Auxerre. Faire bonne figure face aux meilleures écuries reste toutefois un défi intéressant à relever.
18 ans : Clermont – Metz, samedi 15h
Leaders intouchables de leur groupe (sept points d’avance sur le second, Nancy), les 14 ans commencent l’année par un voyage à Jarville, en difficulté au classement. Avec dix victoires et un nul, trente et un buts marqués pour un seul encaissé, les Grenats semblent être largement en mesure de conserver leur titre.
14 ans : Jarville – Metz, samedi 14h30

Par ailleurs, le Tournoi FC Metz - Walygator fera étape a Metz samedi après-midi et toute la journée de dimanche.

 (R.L.) : Diop : « Pouliquen a la gagne en lui »

Après avoir disputé les trois dernières éditions, Malick Diop suivra la Coupe d'Afrique des Nations de loin. Le Sénégalais se consacre donc au FC Metz, où il a retrouvé Yvon Pouliquen, qui a déjà été son entraîneur à Strasbourg et Lorient.

Pape Malick Diop s'est résolu à ne plus porter le maillot de la sélection du Sénégal, dont il a aussi été le capitaine. Il ne participera donc pas à sa quatrième Coupe d'Afrique des Nations, à partir de dimanche mais, devant son poste de télévision, le défenseur messin endossera la casquette de premier supporter des Lions de la Teranga. Son tour d'horizon, du Sénégal à Metz, du passé au présent...

• Dimanche, la Coupe d'Afrique démarre sans vous. Un gros manque ? « Je n'ai plus fréquenté la sélection depuis 2004, j'ai donc eu le temps de me faire à cette idée. Henri Kasperczak m'avait convoqué en mai 2007, pour les matches éliminatoires contre la Tanzanie et le Mozambique, mais j'étais blessé au genou et je n'y suis pas allé. On m'a alors suspecté d'avoir préféré les vacances à la sélection. Le FC Metz a fait parvenir les preuves de ma blessure à la Fédération, j'ai multiplié les interviews pour m'expliquer et dire que je restais à la disposition de la sélection, mais rien n'y a fait. Je n'ai d'ailleurs jamais eu Henri Kasperczak au téléphone... »
• Vous avez atteint la finale de cette épreuve, en 2002, l'année où le Sénégal s'est hissé en quarts de finale de la Coupe du monde. Qu'évoque la sélection, pour vous ? « Des souvenirs, justement. On n'habite pas en sélection. Dans ma tête, c'est un chapitre clos. Je vais sur mes trente-quatre ans (en décembre) et je ne pense pas disputer la Coupe d'Afrique suivante à trente-six ans. Mais je suis de tout cœur avec l'équipe de mon pays. »
• Quelles sont ses chances ? « J'ai envoyé de nombreux messages à mes potes, comme Tony Sylva, Lamine Diatta, Habib Beye, Babacar Gueye. Je leur ai dit que le Sénégal avait les individualités pour réussir. Si le boulot est fait collectivement, la victoire est possible. De mon temps nous avons fait de notre mieux, mais jamais nous n'avons réussi à ramener le trophée au pays. Ce serait un si grand moment pour le peuple sénégalais... »
• Mais vous avez réussi un parcours historique, au Japon, en Coupe du monde... « Peut-être, mais cela reste un quart de finale. Quand on me demande ce qui m'a le plus marqué, je réponds la victoire en Coupe de France, avec Lorient, en 2002. Là, j'ai pu soulever le trophée. »

 • Votre entraîneur, à l'époque, s'appelait Yvon Pouliquen. Avez-vous été surpris de le trouver la tête du FC Metz à votre retour de vacances ? « Je n'avais eu aucun écho en ce sens. Mais, quand j'ai appris sa nomination, je me suis dit qu'il s'agissait d'un bon choix. Nos destins se croisent depuis presque dix ans : Strasbourg, Lorient, et maintenant Metz, je le connais bien. Je sais que c'est un mec qui a la gagne en lui, et qu'il sait faire travailler tout le monde. A nous de l'aider un peu ! »
• Pourquoi êtes-vous rentré en retard à Metz, début janvier ? « Je suis resté au Sénégal auprès de mon père, qui était malade. »
• Vous attendiez-vous au limogeage de Francis De Taddeo ? « Je ne vais pas prétendre le contraire, même si j'imaginais que la menace qui pesait sur lui était une manière de lui mettre la pression. Une carrière est faite de hauts et de bas : en cas de bas, la sanction est plus dure pour l'entraîneur que pour ses joueurs. Mais je tiens à remercier Francis De Taddeo pour tout ce qu'il a fait. »
• Après deux matches, peut-on parler d'une embellie ? « Personnellement, non. Il faut attendre sept ou huit matches pour se prononcer. Croire que tout va mieux, ce serait se mettre le doigt dans l'œil. Il faut des améliorations durables, notamment en se remettant à gagner à domicile. Tout donner, se faire plaisir, pratiquer un jeu payant, ce sera le meilleur moyen de satisfaire notre public. »

 FC METZ EXPRESS

Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement, en matinée. Aujourd'hui : entraînement à 9 h 30. Demain : entraînement à 15 h 30.
D'un match à l'autre. Dernier match : Lille - Metz (20e journée de Ligue 1) samedi 12 janvier, 1-1. Prochain match : Metz - Monaco (21e journée) samedi 19 janvier (20 h). A suivre : Paris SG - Metz (22e journée) mercredi 23 janvier (20 h 30) ; Metz - Rennes (23e journée) samedi 26 janvier (20 h) ; Strasbourg - Metz (16es de finale de la Coupe de France) vendredi 1er février (20 h 30).
A l'infirmerie. Cédric Barbosa, Rudy Gestede, Jeff Strasser et Matheus Vivian poursuivent leur programme de reprise. Julien Cardy est à l'arrêt, et d'ores et déjà forfait pour la venue de Monaco samedi.
Suspendu. Exclu à Lille où il a reçu deux avertissements, Sébastien Bassong est automatiquement suspendu pour Metz - Monaco.
En sélection. Luis Delgado (Angola), Babacar Gueye (Sénégal) et le gardien de but Oumar Sissoko (Mali) préparent la Coupe d'Afrique des Nations, qui s'ouvre dimanche au Ghana.
Le retour du jour. L'effectif messin n'échappe pas à l'actuelle vague de grippe. Le plus sérieusement touché, Laurent Agouazi, a effectué son retour à l'entraînement, hier matin, après s'être abstenu la veille.
L'essai du jour. Milieu offensif tunisien de vingt-deux ans, Ahmed Ben Yahia s'entraînera aujourd'hui avec le groupe dirigé par Yvon Pouliquen, après une première séance effectuée hier avec les joueurs du centre de formation. En provenance de l'Espérance de Tunis, la durée de son essai n'a pas été été précisée.

 Cardy doit encore patienter

Se plaignant toujours de douleurs au pied, quelques jours après son retour à la compétition et plus de six mois après une première intervention chirurgicale pour une fracture de contrainte, Julien Cardy n'est pas encore fixé sur son sort. De nouveaux examens passés hier n'ont toujours rien révélé, et le milieu de terrain messin réapparu en Ligue 1 samedi dernier lors de la seule première mi-temps de Lille-Metz doit rencontrer des chirurgiens, demain. En attendant, il est d'ores et déjà forfait pour la venue de Monaco samedi à Saint-Symphorien.

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1月16日

Renouard d'attaque...

(Site officiel FC Metz) : Renouard, le plein d’envie

Seul en pointe face à Lille, Sébastien Renouard n’est pas parvenu à marquer comme à Vesoul. Mais, gonflé à bloc par son repositionnement à son poste de formation, il aborde la seconde partie de saison avec une grande motivation.

Sébastien, trois jours après, les dernières secondes fatidiques du récent Lille – Metz sont-elles toujours dans les têtes ?
Sébastien Renouard : « Nous avons un peu ruminé cet épilogue au cours du week-end. Bien sûr, nous sommes déçus du résultat final compte tenu des efforts fournis, des situations que nous nous sommes créées. Sur le coup, nous étions remontés. Mais désormais, c’est passé. Cette partie contient beaucoup d’enseignements positifs. On a retrouvé une formation de Metz combative, avec un bon bloc qui a su développer de bons mouvements. Je pense que c’était un match de qualité. »
Vous avez évolué seul en pointe, vos impressions ?
S.R. : « Cela s’est bien passé. J’ai tenté de participer autant que possible aux phases offensives. Nous nous sommes bien trouvés avec les milieux de terrain, il y a eu des échanges intéressants. Peut être que nous aurions pu mieux exploiter certains coups en faisant preuve d’un peu plus de lucidité. En seconde période, j’ai essayé de soulager l’équipe en conservant le ballon devant. C’était difficile car j’étais esseulé. De plus, j’ai rarement du m’affranchir de cette tâche par le passé, cela constituait en quelque sorte une nouveauté. Mais dans l’ensemble, mes repères reviennent assez vite. J’en suis heureux. »
Ce repositionnement représente-t-il pour vous un nouveau départ ?
S.R. : « En équipes de jeunes, j’ai toujours joué attaquant. Aujourd’hui, j’ai envie de rendre la confiance que m’accorde le coach, de marquer des buts, de créer des décalages. Je suis animé d’un esprit de revanche. Vis-à-vis de moi-même, dans un premier temps. Je veux me prouver que je suis capable d’être performant aux avants-postes en Ligue 1. Dans le même temps, je veux également montrer à tout le monde que je vaux mieux que ce que j’ai produit au cours de l’année 2007.»

 Vous faites presque figure d’ancien au sein de ce groupe, allez-vous prendre davantage de responsabilités ?
S.R. : « C’est vrai… je suis au club depuis onze saisons, et dans le groupe professionnel depuis six ans ! J’ai par conséquent un rôle à tenir sur et en dehors du terrain. Ma situation actuelle me le permet un peu plus que six mois en arrière. On m’accorde plus d’importance, je suis en première ligne. C’est à moi de répondre aux attentes de l’entraîneur et du club. Je sais que je peux donner beaucoup plus dans le jeu, marquer des buts, faire des passes décisives. »
Le rendez-vous qui arrive, contre Monaco à domicile, revêt un double enjeu, puisque vous n’avez encore jamais gagné à Saint-Symphorien cette saison…
S.R. : « Il est temps de tourner le dos à cette statistique, de passer à autre chose. Il faut avancer, faire comme si nous débutions une nouvelle saison. Déjà, on sent que l’équipe ne répond plus de la même façon. Pour ma part, j’aborde cette rencontre avec une grande confiance, j’ai hâte d’y être. Je suis persuadé que nous allons l’emporter, que nous allons réussir à inverser le cours des choses. »
La façon dont Lille est revenu au score samedi dernier ne vous a-t-elle pas conduit à penser que le sort s’acharnait sur vous ?
S.R. : « Non, car il y a tellement de choses positives autour de cette partie. Le vent est en train de tourner. Nous avons pris un but à la dernière seconde, certes, mais il faut remettre les choses à leur place. Nous avons beaucoup souffert sur la fin de partie et cette égalisation aurait pu intervenir avant. Le fait d’être rejoint à la dernière seconde nous a mis un coup au moral. Mais il faut se servir de ce match pour construire, nous rappeler que nous avons mis cette équipe de Lille en difficulté afin d’aborder la réception de Monaco avec humilité et envie. »

Monaco en tête

Les Grenats avaient une séance d’entraînement au programme mardi. Seuls Julien Cardy, qui passera des examens demain ; et Laurent Agouazi, malade, n’y ont pas participé.
La déception du match nul concédé à Lille est désormais passée. Tous les esprits sont tournés vers les retrouvailles avec Saint-Symphorien samedi prochain. Yvon Pouliquen n’aura sans doute aucun mal à aiguiser l’appétit de victoire de ces joueurs, faisant lui-même preuve d’une certaine impatience à l’approche de ce rendez-vous : « J’ai beaucoup d’excitation à préparer cette partie, c’est un beau challenge que de chercher à briser le signer indien à domicile. Nous jouerons afin de marquer des buts, c’est une certitude. Allons nous y parvenir ? Je ne sais pas. Mais nous travaillons en ce sens depuis la reprise. » Sébastien Bassong, exclu pour avoir reçu deux avertissements face à Lille, ne sera évidemment pas du rendez-vous. C’est la première fois que le défenseur grenat est sanctionné d’un carton rouge au cours de sa carrière. La charnière centrale Diop-Delhommeau qu’Yvon Pouliquen conduisait à Lorient en 2002 risque donc fortement d’être reconduite.

(R.L.) : Metz revient aux taches domestiques

Supporters frondeurs, tribunes désertées : un mois après le dernier match à Saint-Symphorien, le FC Metz a préparé le terrain afin d'apaiser le climat et de reconquérir son public. Vérification samedi à l'occasion de la venue de Monaco.

Activité essentielle des technocrates, devenue ici où là maladie professionnelle ou passe-temps, voilà que la réunionnite a gagné les groupes officiels de supporters du FC Metz ! Ceux de Génération Grenat avaient rencontré Francis De Taddeo, dont ils réclamaient le départ, à la veille du déplacement à Saint-Etienne, le 7 décembre ; le 13, ceux de la Horda Frenetik ont longuement échangé avec les dirigeants du club, auxquels ils avaient réservé leur acrimonie. Défoule sentimentale. En 2008, on prend d'autres interlocuteurs et on recommence : le 7 janvier, la cérémonie des vœux du club à ses supporters a été l'occasion de présenter un nouvel entraîneur qui, avant-hier, a dialogué avec les représentants de Génération Grenat puis, hier soir, avec ceux de la Horda Frenetik. Aux côtés d'Yvon Pouliquen, qui a donc succédé à Francis De Taddeo pendant la trêve, Michel Ettorre est de toutes les sorties publiques. L'adjoint de Pouliquen, de retour au bercail, est un peu là pour ça : « Michel est proche du public, apprécié de nos supporters, insistait Carlo Molinari, à la veille de Noël, en présentant son nouvel attelage. Nous manifestons l'envie de rétablir le contact avec ceux qui nous aiment mais qui ont perdu confiance en nous. » Visiblement, les dirigeants messins ont visé juste : « Nous considérions le départ de Michel Ettorre comme une injustice, son retour nous satisfait, explique Xavier Schmitt, porte-parole de Génération Grenat. Nous réclamions le départ de Francis De Taddeo, il est parti, nous avons donc le sentiment d'avoir été entendus. »
Du coup, samedi, pour le retour du FC Metz à Saint-Symphorien, les habituels locataires du bas de la tribune Ouest reprendront leur place, après l'opération sièges vides du 1er décembre (Metz - Auxerre) ou la grève des encouragements (Metz - Sochaux).
« Mais pas question de s'enflammer, ajoute Xavier Schmitt. D'accord, les choses ont enfin bougé, l'équipe est qualifiée en Coupe de France, et elle vient de démontrer à Lille qu'elle était capable de réussir une action de jeu digne de la Ligue 1. Mais nous n'oublions pas les six derniers mois, et nous ferons preuve de retenue. »
Difficile de savoir ce que les occupants de la tribune opposée pensent des événements hivernaux : un représentant de la Horda Frenetik nous a indiqué, hier, attendre l'entrevue avec le nouvel encadrement technique et d'adopter une position commune avant, « éventuellement », de communiquer. Leur moyen d'expression privilégiée reste donc la tribune Est, d'où les membres de la Horda ont copieusement conspué Carlo Molinari et la direction du club, ces derniers temps. Pas sûr, par conséquent, que les dernières mesures leur donnent entière satisfaction. Remède le plus efficace pour ressouder la famille, la fameuse famille messine : gagner. A Saint-Symphorien, la dernière victoire date du 27 avril 2007. Jacques Chirac était encore président de la République, c'est dire si l'événement remonte à loin.
« J'ai bien sûr rencontré des gens tristes, relève Yvon Pouliquen à propos de ses dialogues avec les supporters messins. Je leur ai dit que nous allions tout mettre en œuvre pour leur rendre le sourire, et le plus vite possible, même si tout ne se fera pas du jour au lendemain. L'équipe ne lâchera pas, j'en suis le garant, car celui qui lâchera ne jouera pas. Je veux des joueurs qui ressemblent le plus possible au FC Metz. »
Officiellement, un peu plus de dix mille personnes, abonnés et invités compris, ont assisté à la défaite contre Sochaux, le 15 décembre. L'opération reconquête démarre samedi, 20 h, avec Metz - Monaco.

 FC METZ-EXPRESS

Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement, en matinée. Aujourd'hui et demain : entraînement à 9 h 30 sur le terrain du bord de l'autoroute.
D'un match à l'autre. Dernier match : Lille - Metz (20e journée de Ligue 1) samedi 12 janvier, 1-1. Prochain match : Metz - Monaco (21e journée) samedi 19 janvier (20 h). A suivre : Paris SG - Metz (22e journée) mercredi 23 janvier (20 h 30) ; Rennes - Metz (23e journée) samedi 26 janvier (20 h) ; Strasbourg - Metz (16es de finale de la Coupe de France) vendredi 1er février (20 h 30).
A l'infirmerie. Malade, Laurent Agouazi ne s'est pas entraîné, hier matin, comme Julien Cardy qui passera de nouveaux examens aujourd'hui dans l'espoir d'en savoir davantage sur la nature des douleurs qu'il ressent au pied, six mois après une première opération pour une fracture de contrainte. Cédric Barbosa (genou), Jeff Strasser (pied), Rudy Gestede (cuisse) et Matheus Vivian (cheville) poursuivent leur programme de rééducation.
Suspendu. Exclu à Lille, Sébastien Bassong purgera son match automatique de suspension dès samedi face à Monaco.
En sélection. Luis Delgado (Angola), Babacar Gueye (Sénégal) et le gardien de but de Oumar Sissoko (Mali) préparent la Coupe d'Afrique des Nations, qui débute dimanche au Ghana. Finalement pas retenu par le Cameroun, Pierre Ebede, autre doublure de Christophe Marichez, a effectué son retour à l'entraînement hier matin.
La phrase du jour. Malgré 43 cartons jaunes et 2 cartons rouges, le FC Metz est mieux placé au classement du fair-play (18e) qu'au classement de Ligue 1 (dernier). Ce qui a inspiré cette réflexion à Yvon Pouliquen, hier : « L'agressivité, il faut la canaliser, mais il en faut. Même si j'avais pris l'équipe en début de saison, elle ne serait pas en lice aujourd'hui pour remporter le classement du fair-play. »

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1月15日

Manuel Corrales "revit"...

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(R.L.) : Manuel Corrales : « J'ai eu l'impression de n'être plus rien »

Un an et demi après son arrivée en France, Manuel Corrales a fait ses premiers pas sous le maillot messin, samedi à Lille. Une vraie délivrance pour le défenseur péruvien.

Manuel Corrales, qu'avez-vous ressenti, vendredi, en apprenant que vous faisiez partie du groupe retenu par Yvon Pouliquen ? « C’a été une bonne nouvelle... Mais j'étais encore plus content le lendemain, au moment d'entrer sur le terrain. J'ai joué une petite demi-heure. C'était ce qu'il me fallait. J'attendais ce moment depuis très longtemps... »• Cette première apparition en Ligue 1 intervient un an et demi, grosso modo, après votre arrivée à Metz. Francis De Taddeo, l'ancien entraîneur, n'a jamais fait appel à vos services. Comment l'expliquez-vous ? « Je ne sais pas, c'est peut-être à lui de répondre à cette question. C'était son choix. Je l'ai toujours respecté, même si ça n'a pas été facile à vivre, je l'avoue. Avant de venir en France, j'étais titulaire dans mon club, j'étais en sélection nationale... A Metz, j'ai eu l'impression de n'être plus rien. »
• En aviez-vous parlé avec Francis De Taddeo ? « Oui, dans les premières semaines qui ont suivi mon arrivée. J'ai rapidement été blessé, assez longtemps en plus. Je lui avais dit qu'il me fallait du temps pour retrouver mon niveau et pour m'adapter à un nouveau football. Cela n'a rien changé, je n'ai pas eu l'occasion de jouer. »
• Vous êtes-vous senti trahi ? « Oui, c'est exactement ça. » • Vos vingt-neuf minutes de jeu contre Lille ont-elles un parfum de revanche ? « Un peu, oui. A mes yeux, c'est d'abord une récompense, mais c'est aussi une revanche par rapport aux personnes qui ont choisi de ne pas me donner ma chance. »
• Vous étiez jusqu'ici à l'écart du groupe professionnel, loin de votre famille et de votre pays natal... Comment avez-vous traversé cette période ? Qu'est-ce qui vous a aidé à tenir le coup ? « Disons que les choses devenaient plus difficiles lorsque le week-end et le match approchaient. Mais j'ai toujours donné le meilleur de moi, en gardant l'espoir de devenir un joueur de Ligue 1. Ce qui m'a aidé ? Moi, d'abord. J'ai encore quelques années devant moi, je ne suis pas vieux (il sourit)... Mes proches m'ont également toujours soutenu, Wilmer (Aguirre) aussi. »
• Aujourd'hui, c'est lui qui a peut-être besoin de vous ? « Non, je ne crois pas. Il n'a pas joué ces derniers temps, mais s'il est sérieux, il ne tardera pas à revenir. C'est un très bon attaquant. »
• Un mot sur la vie en France lorsqu'on est péruvien et que l'on a vingt-cinq ans ? « Lorsque tu vis à l'étranger, que tu es footballeur et que tu ne joues, c'est (il cherche ses mots)... C'est comme si tu vivais dans le plus "moche" des pays, vous comprenez ? Mais j'ai appris à voir les choses différemment et le fait que le coach me fasse confiance m'y aide. Aujourd'hui, je suis avec ma femme, j'ai la perspective de pouvoir faire mon métier, je n'ai besoin de rien d'autre. »
• L'avenir, vous le voyez où ? « A Metz, j'ai encore un an de contrat à l'issue de la saison. Et j'ai encore envie de jouer pour le club. »
Le sain d'esprit

Sa maîtrise du français n'était déjà plus un secret. « J'ai suivi des cours, mais j'ai surtout appris au quotidien, dans les vestiaires », précise Manuel Corrales. Accent parfait, sourire contagieux. Corrales ? Un modèle de sympathie. Philippe Gaillot ­ à qui l'on doit le recrutement du défenseur de l'Alianza Lima, au début de l'été 2006 ­ avait d'ailleurs été marqué par « son état d'esprit. Je crois que personne n'a eu à se plaindre de lui. » Loué, le caractère du Péruvien ne lui a pas suffi pour s'attirer les faveurs de son ancien entraîneur. D'où le premier effet surprise, vendredi, à l'annonce du successeur de Francis De Taddeo. Corrales ? Dans le groupe des dix-huit. Yvon Pouliquen a ensuite poussé la révolution en lançant son défenseur en lieu et place de Daniel Gygax, sur le flanc gauche du milieu de terrain. « Il avait joué à ce poste à plusieurs reprises, lorsque nous étions allés l'observer, poursuit Philippe Gaillot. Il défend bien dans sa zone, il est agressif dans les duels mais il est également capable de se projeter rapidement vers l'avant. Avec l'équipe réserve ou en amical, il n'a pas été au niveau qui était le sien avant de signer à Metz. C'est tout le problème des joueurs arrivant d'un championnat étranger. Il leur faut du temps et être en pleine possession de leurs moyens pour s'adapter et s'imposer. Or, Manuel a très vite été blessé... » Depuis samedi, ce souvenir a pris des rides.

FC METZ EXPRESS

Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance (9h30). Demain : une séance (9h30).
D'un match à l'autre. Dernier match : Lille - Metz (20e journée de Ligue 1), samedi 12 janvier, 1-1. Prochain match : Metz - Monaco (21e journée de L1), samedi 19 janvier à 20 h. A suivre : Paris SG - Metz (22e journée de L1), mercredi 23 janvier à 20h30 ; Metz - Rennes (23e journée de L1), samedi 26 janvier à 20 h.
A l'infirmerie. Cédric Barbosa (genou), Jeff Strasser (pied) et Rudy Gestede (cuisse) poursuivent leur programme de rééducation. Julien Cardy passera un examen médical, demain, afin de préciser la nature des douleurs au pied l'ayant contraint à quitter le terrain prématurément, samedi à Lille.
Suspendu. Sébastien Bassong (expulsé à Lille) purgera son match de suspension à l'occasion de la venue de Monaco, ce samedi 19 janvier à Saint-Symphorien.
En sélection. Babacar Gueye (Sénégal), Luis Delgado (Angola) et Oumar Sissoko (Mali) ont rejoint leurs sélections nationales respectives la semaine dernière, en vue de la Coupe d'Afrique des Nations. Le coup d'envoi de la compétition sera donné ce dimanche, au Ghana. Pierre Ebede n'aura pas l'occasion d'y participer : le gardien messin n'a pas été retenu par Otto Pfister, sélectionneur national du Cameroun.
L'info du jour. Sa première apparition sous le maillot messin, le 22 décembre à Lorient, pourrait être la dernière : Emmanuel Françoise est actuellement à l'essai à Trieste, club de série B italienne. Formé à Metz, l'attaquant est âgé de vingt ans.

(Quotidien l’Equipe) : Huit stades pour 2016

Si elle veut organiser le Championnat d’Europe dans huit ans, la France doit combler son retard en matière de stades. Philippe Séguin va présider une commission ad hoc.

LA FRANCE est déjà engagée dans la course à l’organisation du Championnat d’Europe des nations prévu dans huit ans ( L ’Équipe , 11 décembre). En attendant que la FFF pose officiellement sa candidature – « vraisemblablement fin 2008 ou début 2009 » –, Bernard Laporte a convié hier à une réunion préparatoire Philippe Séguin qui a accepté de présider une commission baptisée « Grands stades Euro 2016 » (voir ci-dessous). Passionné de football, l’actuel premier président de la Cour des comptes figure parmi les plus qualifiés pour piloter cette structure chargée d’évaluer les stades existants et les manques.

L’entretien a duré une quarantaine de minutes.

Encore confidentielle, une liste de personnes à auditionner a déjà été esquissée, don t certaines « confrontées au quotidien à ces problèmes d’équipements », a indiqué le secrétaire d’État. La « commission Séguin » visitera aussi plusieurs stades « en France, comme à l’étranger », notamment ceux d’Arsenal, Wembley et Berne. Coorganisatrice de l’Euro 2008, la Suisse apparaît comme une référence dans cette réflexion, avec un investissement de 267 millions d’euros pour quatre stades, dont plus de la moitié sur fonds privés. Celui de Berne (32 000 places) « accueille un centre commercial et même une école publique », a souligné un Bernard Laporte admiratif. Le secrétaire d’État a fixé deux priorités : « L’hospitalité et la sécurité. » « Notre objectif est de disposer de huit stades compétitifs, a-t-il poursuivi. Car, même si nous ne connaissons pas encore les normes de l’UEFA pour 2016, celles de l’Euro 2012 imposent huit stades d’une capacité minimale de 30 000 spectateurs et deux autres, de 50 000 places pour l’ouverture et la finale. »

À l’occasion de la Coupe du monde 1998, la France n’avait pas su saisir l’opportunité offerte pour moderniser son parc. Quand l’Angleterre consacre 200 millions d’euros par an à la rénovation de ses infrastructures, le pays organisateur du Mondial avait budgété un total de 600 millions dont l’essentiel est allé à la construction du Stade de France. Résultat : aucun stade de Ligue 1 n’est en mesure aujourd’hui d’accueillir une finale de Ligue des champions !

Fleuron des équipements français, le SDF apparaît déjà daté dans sa conception. Désormais, « un stade se doit d’être un lieu de vie », selon Bernard Laporte. Terrain, tribunes et club-house bien sûr, mais également galeries marchandes, restauration, hôtels, cinémas… On y dépense de l’argent, même quand personne n’y joue ! Ce sont ces retards et ces conceptions dépassées – soulignés par les choix radicalement différents opérés lors du Mondial allemand de 2006 – que la France entend bien corriger. Une démarche souhaitée de longue date par le monde du « foot business », en particulier le président de la LFP Frédéric Thiriez.

Cap sur les fonds privés

Pour des raisons notamment d’endettement général du pays, il est hors de question que la construction ou la réfection de nouvelles enceintes soient payées exclusivement sur fonds publics.

Financements entièrement privés et PPP (partenariats public-privé) seront donc la norme. Ces nouveaux outils devraient permettre aux clubs de trouver de nouvelles ressources et d’être moins « télé dépendants » (57 % de leurs  recettes proviennent des droits TV). Des projets innovants sont déjà sur les rails : Lyon et ses 60 000 places pour un coût de 250 millions ou bien encore Lille et son enceinte de 55 000 places pour un investissement de 300 millions. Mais, en réalité, seuls quatre stades français offrent actuellement une capacité supérieure à 40 000 places (SDF, Vélodrome à Marseille, Parc des Princes à Paris et Gerland à Lyon) et sept autres à 30 000 sièges (Bordeaux, Lens, Montpellier, Nantes, Rennes, Saint-Étienne et Toulouse). Le premier président de la Cour des comptes a déjà arrêté le rythme de travail qu’il entend imposer à sa commission dont la première réunion se tiendra avant la fin du mois. Il ne devrait pas s’exprimer avant ce rendez-vous. « Je suis heureux qu’il ait accepté cette présidence, s’est enthousiasmé l’ancien entraîneur du quinze de France. Lors de cet entretien, j’ai déjà pu mesurer ses connaissances et son savoir-faire en matière d’organisation. Je suis certain que sa commission va nous remettre un rapport stimulant. »

Annoncé initialement fin avril, ce document pourrait être remis un peu plus tard. « Sans doute au cours du premier semestre 2008. Nous ne sommes pas à deux mois près. »

Les dix-neuf membres de la commission

PRÉSIDENT Philippe SÉGUIN : 64 ans. Ancien ministre des Affaires sociales et de l’Emploi, ancien président de l’Assemblée nationale et du RPR. Premier président de la Cour des comptes.

MEMBRES

Jean-Michel AULAS: 58 ans. Homme d’affaires, président de l’Olympique Lyonnais et du G 14.

Serge BLANCO : 49 ans. Ancien capitaine de l’équipe de France de rugby. Homme d’affaires et président de la Ligue nationale de rugby.

Christophe BOUCHET : 45 ans. Ancien journaliste, puis président de l’Olympique de Marseille.

Directeur général de Sportfive, société du groupe Lagardère qui intervient dans le processus de valorisation des droits (TV, marketing, etc.) des clubs et des instances sportives.

Patrick BRAOUEZEC : 58 ans. Ancien maire de Saint-Denis (93). Président de la communauté d’agglomération Plaine commune et député PCF de Seine-Saint-Denis.

Philippe COCHET : 47 ans. Gérant de société et député UMP du Rhône.

Guy COTRET : 59 ans. Membre du directoire de la Caisse nationale des Caisses d’épargne et président du Paris FC, club de National.

Denys DE BÉCHILLON : 47 ans. Professeur de droit à l’université de Pau.

Francis DECOURRIÈRE : 71 ans. Ancien député européen, ancien président de l’équipe de basket féminin US Valenciennes Olympic. Président du Valenciennes FC.

Michel DESBORDES : 38 ans. Professeur d’université, expert en marketing et management du sport.

Lionel DREKSLER : 51 ans. Directeur général du Palais omnisports de Paris-Bercy.

Max GUAZZINI : 60 ans. Avocat et homme d’affaires. Président du Stade Français rugby.

Jacques LAMBERT: 59ans. Ancien préfet, directeur général de la Coupe du monde de football 1998. Directeur général de la FFF.

Dominique LAURENT : 56 ans. Conseiller d’État. Directrice des sports au ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.

Gervais MARTEL : 54 ans. Président du RC Lens. Président de l’Union des clubs professionnels de football (UCPF).

Emmanuel ROSENFELD: 53 ans. Avocat et membre de la direction du cabinet Veil Jourde.

René SÈVE : 54 ans. Philosophe et juriste. Directeur général du Centre d’analyse stratégique.

Pascal SIMONIN: 50ans. Ancien directeur général du consortium Stade de France. Gérant de société.

Frédéric THIRIEZ : 55 ans. Avocat près le Conseil d’État et la Cour de cassation. Président de la Ligue de football professionnel (LFP).

1月14日

Déjà finie,la Gambardella, pour les Messins...

loscMetz2008redresser la barrec

(R.L.) :

Metz reprend goût à l'envie

 Un peu plus d'aisance et une combativité retrouvée : Metz a pris l'année 2008 par le bon bout mais doit encore éprouver ses progrès devant son public. Rendez-vous samedi, face à Monaco.

Un point, trois points : au fond, la mésaventure survenue au FC Metz samedi soir à Lille, tout au bout du temps additionnel, ne change rien : il manquera bien plus que la différence entre un nul et une victoire, le 17 mai, à l'heure où la Ligue 1 délivrera son verdict.
L'abattement ne doit donc être que passager. Il exprime un progrès dans l'attitude : aux sourires aperçus à la sortie du terrain et d'une défaite supplémentaire le 22 décembre 2007 à Lorient ont succédé des visages fermés et des yeux rougis, le 12 janvier 2008, à Villeneuve-d'Ascq, après un partage des points, pourtant le sixième résultat positif de la saison seulement.
Dans le Nord, Metz a redécouvert le dépit, la frustration, l'injustice suscités par une récompense jugée insuffisante à des efforts incontestables. Des efforts, mais pas seulement : Metz a aussi su marquer un but plein de spontanéité et d'inspiration, ouvrant la marque pour la première fois depuis le début de la compétition. Metz se préoccupe de nouveau de son sort. Un préalable pour ne plus soi-même susciter l'indifférence.
Les Lorrains ne gagneront pas douze matches au cours de la deuxième moitié de championnat, autant que Lyon au cours de la première : un changement d'entraîneur ne suffira jamais à hisser le moins bon effectif de Ligue 1 au niveau du meilleur. Occulter le classement, oublier le gouffre qui sépare toujours le vingtième du dix-septième reste donc le meilleur moyen de se consacrer à l'essentiel : reprendre goût à la vie.
Samedi, les Messins ont montré qu'ils reprenaient goût à l'envie, loin, très loin des joueurs amorphes et résignés du mois de décembre, et du mois de novembre aussi, déjà, un peu : mine de rien, le dernier résultat positif obtenu sur le front de la Ligue 1 remontait au lointain déplacement à Toulouse, lors de treizième journée. Une éternité. Ce FC Metz-là n'a pas découvert les vertus de l'abnégation, de l'unité et du don de soi en changeant d'année : il s'agissait même des ingrédients principaux de sa réussite, la saison dernière, pour sortir de la Ligue 2 par le haut, saupoudrés de réussite, de réalisme et liés par la dynamique de la victoire. A l'étage supérieur, le tout s'est dispersé lentement, mais sûrement, notamment par manque de réussite, de réalisme, et sous l'effet de la spirale de l'échec. Du tout au rien...
Il se trouve, méthode connue, qu'un changement d'entraîneur aura été nécessaire pour relancer la mécanique : c'est un recours tellement apprécié des joueurs de football qu'il est possible de se demander jusqu'à quel point ils n'en deviennent pas les premiers demandeurs, parfois. Quand le FC Metz qu'il venait de confier au tandem Pouliquen - Ettorre a débuté l'année par une large victoire en Coupe de France, à Vesoul, CFA (6-1), le président Molinari a eu ce commentaire : « Je ne suis pas sûr que nous aurions gagné ce match, face à ce même adversaire, il y a quelques semaines. »
Buteur une semaine plus tard face à son ancien club, Daniel Gygax a parlé d'une « équipe de Metz différente ». C'est pourtant la même, ou à peu près. C'est aussi ce qui rend son embellie fragile : plus que jamais, réapprivoiser Saint-Symphorien ressemble à un impératif. L'occasion se présentera samedi soir, 20 h. Monaco ou un autre, qu'importe : seule la victoire validera le changement.

Pouliquen : « Hâte d'y être »

Conforté par ce qu'il a vu à Lille, Yvon Pouliquen dirigera l'équipe messine à Saint-Symphorien pour la première fois samedi. Reconquérir le public constitue pour lui « un défi sympa ».

• Yvon Pouliquen, tout bien pesé, n'aurait-il pas été préférable d'encaisser le but égalisateur contre Lille bien avant les toutes dernières secondes de jeu ? Vos joueurs s'en trouveraient moins abattus...
« Non, parce que nous aurions encore plus souffert en fin de match. Bien sûr qu'il y avait de l'abattement au retour dans les vestiaires. Mais les images que nous montrerons aux joueurs et le discours que je leur tiendrai leur démontreront qu'ils sont en progrès et qu'il faut s'appuyer sur ce qu'il ont accompli à Lille pour avancer. »
• Leur réaction prouve aussi qu'ils refusent de se contenter d'un match nul à l'extérieur...
« C'est en effet la preuve qu'ils ne lâchent rien, qu'ils sont concernés, et c'est rassurant. »
• Il y a longtemps que Metz n'avait plus inscrit un but sur un enchaînement aussi limpide. Voilà un vrai motif de satisfaction ?
« Ce but me plaît mais j'espère voir davantage d'actions de ce genre. En réussir une dès le premier match de championnat, c'est en tout cas la preuve que nous avons les capacités d'avoir de la fluidité dans le jeu. Nous devons le reproduire en permanence dans un match : cela demande de la complicité, donc du travail. Et de la confiance en soi. »
• La détermination, la combativité manifestées dans les duels, à dix contre onze, répond-elle à l'attente d'un entraîneur qui réclame « une équipe de guerriers » ?
« Sauf que le fait de se retrouver à dix me fâche un peu. Je l'ai dit à Sébastien (Bassong, exclu en début de deuxième mi-temps) : il laisse ses coéquipiers à dix parce qu'il ne fait pas assez attention. Il doit se montrer plus exigeant. Mais c'est vrai qu'il y aura forcément des jours meilleurs pour une équipe capable d'autant de volonté dans les duels, d'une telle envie de se battre. »
• La même équipe, les mêmes joueurs ont déjà montré cette force de caractère, par le passé. Ce n'était plus le cas au cours des derniers mois : comment expliquer une telle métamorphose ?
« Il faudrait poser la question aux joueurs mais j'imagine que le changement d'entraîneur y est pour quelque chose. Chaque joueur repart de zéro et doit montrer ce qu'il vaut. De toute façon, je serai intransigeant là-dessus : cela a peut-être été la marque de fabrique de cette équipe, c'est surtout celle du club. »
• Vous allez vivre votre premier match à Saint-Symphorien sur le banc messin, samedi, contre Monaco. Votre nouvelle équipe n'y a plus gagné depuis le 27 avril. Quel est votre état d'esprit ?
« J'ai hâte d'y être. Il y a beaucoup de points d'interrogation : comment l'équipe va-t-elle se comporter devant son public, comment le public va-t-il accueillir son équipe ? Les réponses, elles nous appartiennent. La pression du résultat, c'est l'affaire de l'entraîneur. Les joueurs, eux, doivent se préoccuper du respect des consignes, et du souci de jouer. S'ils y parviennent, automatiquement, le public sera derrière eux. Son soutien, il se mérite. »
• Vaste chantier ?
« Non, c'est plutôt quelque chose d'excitant, de positif. Reconquérir un public, c'est un défi sympa. A condition de tout bien mettre en œuvre pour réussir. » Fc Metz - Express

Tableau de bord. Hier : repos pour les joueurs de Lille-Metz ; match de CFA contre Belfort pour Baldé, Mayebi et N'Diaye ; aujourd'hui : reprise de l'entraînement à 15 h 30 ; demain, mercredi et jeudi : une séance à 9 h 30 ; vendredi : une séance à 15 h 30.
D'un match à l'autre. Dernier match : Lille - Metz (20e journée de Ligue 1), samedi 12 janvier : 1-1. Prochain match : Metz - Monaco (21e journée), samedi 19 janvier (20 h). A suivre : Paris SG - Metz (22e journée) mercredi 23 janvier (20 h 30) ; Metz - Rennes (23e journée) samedi 26 janvier (20 h) ; Strasbourg - Metz (16es de finale de la Coupe de France) vendredi 1er février (20 h 30).
A l'infirmerie. Ressentant de nouvelles douleurs au pied, Julien Cardy a cédé sa place à mi-parcours, samedi, face à Lille : des examens sont prévus en cours de semaine pour savoir si le milieu de terrain messin souffre d'une nouvelle fracture de contrainte, six mois après son opération. Cédric Barbosa (genou), Rudy Gestede (cuisse), Jeff Strasser (pied) et Matheus Vivian (cheville) sont toujours soit en période de reprise, soit à l'arrêt.
Suspendu. Exclu à Lille après avoir reçu deux avertissements, Sébastien Bassong est d'ores et déjà suspendu pour la venue de Monaco. Déjà averti à Lorient, Cheikh Gueye l'a de nouveau été samedi : il jouera les prochains matches sous la menace du couperet, tout comme Malick Diop, averti quant à lui à Marseille (15e journée) et à Lille.
En sélection. Babacar Gueye avec le Sénégal et Luis Delgado avec l'Angola, mais aussi les gardiens remplaçants Pierre Ebede avec le Cameroun et Oumar Sissoko avec le Mali préparent la Coupe d'Afrique des Nations, qui débute dimanche au Ghana.
Le chiffre du jour. 36 joueurs ont déjà été utilisés cette saison en championnat : entré à l'heure de jeu, samedi soir, le Péruvien Manuel Corrales est le dernier par ordre d'apparition à l'écran messin, en attendant les débuts de Cyril Chapuis, l'attaquant qui s'est engagé en Lorraine le 4 janvier.

C.F.A. Une victoire qui relance tout : Stade André-Delaitre. Mi-temps : 1-0. Arbitre : M. Simon. Une centaine de spectateurs. But pour Metz : Mo. N'Diaye (11e). Avertissement à Metz : Bong (64e).
FC METZ : Mayebi, Léoni, Bong, Anastassowa, Fernandes, Anton, N'Diaye, Djiba, Diakité (Betsch, 67e), Bessat, Effaz-Owona (Françoise, 55e), Baldé (Ou, 83e).
BELFORT : Pacati, Barros, Tahiri, Arisi, Glele, Somphouchanh, Balon, V. Faivre (Kuznick, 85e), Atasoy, Cuskic (Sabal, 69e), C. Faivre.

« Ne me parlez plus de syndrome du stade André-Delaitre. Il est mort. Nous avons entamé 2008 par une victoire. » Le cri de José Pinot à la sortie des vestiaires était certes clair et net. Les Messins ont bel et bien battu Belfort 1 à 0 alors qu'ils se sont souvent inclinés à Marly lors de la première partie de saison. Mais, si l'on y regarde de plus près, il n'est qu'en partie justifié seulement. « Comment peut-on perdre ce match ? », s'emportait de l'autre côté Maurice Goldman, le coach franc-comtois.
Les Messins ont une nouvelle fois montré deux visages hier après-midi sur l'ancienne pelouse postière. De belle facture avant la pause, plutôt laborieux après le repos. Le syndrome, on vous disait... Toutefois comme ils se sont imposés sur la plus petite des marges, ils ont tué ledit signe indien. Empochant par la même occasion 4 points qui sont de bon augure pour la suite.
« Face à Belfort, nous n'avons jamais été à l'abri », reconnaissait José Pinot. « Nous devrons concéder moins d'occasions sur les prochains matchs. »
Car ce n'était pas vraiment le cas hier après-midi. Pas du tout même en deuxième période. Si les Lorrains, pros pour la plupart, semblaient quelque peu empruntés dans les minutes initiales, ils ouvraient pourtant rapidement la marque. Bessat déposait le coup-franc sur le crâne de N'Diaye et la tête était imparable pour Pacati (1-0, 11e).
Les Mosellans partaient alors résolument à l'attaque et le portier belfortain détournait la frappe de Diakité en corner du bout des doigts (15e). Sur un centre de Bessat, la reprise de Effa-Owona aboutissait sur la transversale (28e).
« Si nous avions marqué sur une de nos deux occasions, nous aurions moins souffert ensuite », regrettait le coach mosellan.
Dès la reprise, pourtant, N'Diaye doublait la mise. Mais le but était logiquement refusé pour un hors-jeu d'Effa-Owona qui avait voulu pousser le cuir au fond (46e). Et là, le monologue franc-comtois débutait. Cuskic, à de multiples reprises, C. Faivre, Atasoy ou Kuznick après qu'il eut remplacé le petit n°9 vif et rapide, fusillaient Mayebi à tour de rôle.
Le portier messin se montrait alors intraitable. Il repoussait tout ce qui traînait, sortait à bon escient ou était aidé par sa défense. Dans laquelle Bong et Anastassowa se signalaient positivement en charnière centrale. Les quatre minutes de temps additionnel étaient encore autant, sinon plus, d'occasions pour les Belfortains de revenir à la hauteur de leurs hôtes. Sans qu'ils y parviennent. Le syndrome aurait-il définitivement disparu ?

Gambardella : Terminus pour Metz

Arbitre : M. Coppens. Avertissements : à Auxerre, Acapandié (17e), Camps (90e+5) ; à Metz, Laine (62e), Fostier (90e+5).
« Ça aurait pu être une finale. » L'entraîneur de Metz, Olivier Perrin, a apprécié la qualité de cette rencontre. Par l'intensité, le rythme et la qualité du jeu produit, l'opposition entre l'AJA et le FC Metz a tenu, hier, toutes ses promesses. Les Auxerrois ont décroché leur billet pour le tour suivant d'extrême justesse, aux tirs au but, après une partie accrochée.
Le technicien messin a sans doute moins goûté l'élimination d'une génération sur laquelle le club lorrain fonde beaucoup d'espoirs. « Sur la production, je n'ai pas grand-chose à dire, remarque cependant l'entraîneur. Je suis content de ce qu'on a fait. On perd des matchs d'un but, on a eu un tirage au sort à deux balles... Ce n'est pas une mauvaise équipe, mais c'est une mauvaise année. » Willy Maeyens, le gardien auxerrois, déjà auteur d'une claquette décisive (79e) a offert la victoire à son équipe. Il a repoussé les deux premiers tirs au but messins.
L'une comme l'autre des deux équipes aurait pu s'offrir la victoire pendant le temps réglementaire. Chacune a frappé la barre transversale.
Chacune s'est procuré un face à face. Et chaque entraîneur estimait mériter la victoire. « Collectivement, je pense que nous avons été meilleurs », avance Olivier Perrin.
« Le match aurait pu basculer des deux côtés mais je pense que nous avons eu davantage de bonnes situations », souligne Gérald Baticle. Assez loin de la tête en championnat, les Messins n'ont plus grand-chose à espérer cette saison. « Quand on est éliminé en 64es de finales de Gambardella, la fin de saison est longue », soupire Olivier Perrin.

1月13日

Dernière seconde fatale....

Metz-Lille CUBILIER2008

(La voix du Nord) : LILLE - METZ
Le LOSC n’a franchement sauvé que les apparences

Un coup franc direct de Cabaye à l’ultime seconde des arrêts de jeu a permis au LOSC de ne pas s’incliner face à Metz (1-1), hier soir. Mais il sera difficile d’oublier ses difficultés à mettre de l’ordre dans son organisation et des idées dans son jeu. La victoire de Sochaux, hier au Mans, complique de plus la donne mathématique à une semaine de se rendre dans le Doubs. Toutes les équipes ont pris de bonnes résolutions en ce début 2008, mais le LOSC a déjà du mal à tenir les siennes. Hier, les protégés de Claude Puel ont fait pâle figure face à Metz (1-1), pourtant lanterne rouge du championnat et dont les espoirs en cette fin de saison se résument à se battre contre le vent. Pour le LOSC, ce sont deux nouveaux points qui s’envolent à domicile, et cela figure surtout un coup d’arrêt embêtant après la première victoire de l’année en Coupe de France, face à Avion (3-0). Triste tandem
La faute à une prestation décousue, en première période comme en seconde, et cela malgré une supériorité numérique après l’expulsion du défenseur messin Bassong (49e). Le tandem Frau - Kluivert, titularisé pour la première fois, fut longtemps victime de la transparence du second, et du manque de repères du premier. Avant la pause, les Lillois n’avaient pas encore réussi à cadrer le moindre tir, et le départ précipité sur une civière du capitaine Tafforeau pour une béquille (19e), n’avait pas arrangé leurs affaires.

Le Suisse Lichtsteiner était une nouvelle fois l’un des rares joueurs à émerger, avec une belle frappe plein axe (11e). Pour accentuer leur mal de tête, les Lillois furent contraints d’assister à la chevauchée gagnante de leur ancien pote Daniel Gygax, transféré à Metz en janvier 2007, bien lancé par Agouazi au terme d’un mouvement d’école (0-1, 24e). Rien ne tournait alors dans le bon sens, et surtout pas le jeu collectif du LOSC, qui continuait à connaître un déchet trop important à ce niveau, notamment dans les transmissions.

Ce fut plus embêtant après la pause. Au lieu de profiter de leur supériorité numérique en usant d’un jeu de passes rapides, les Lillois s’entêtèrent avec de longs ballons improductifs, et des mauvais choix qui illustrent le manque de confiance qui grignote l’équipe. Témoin, cette occasion d’Obraniak, parti à la limite du hors-jeu et qui n’a pas osé tenter sa chance seul face à Marichez, préférant glisser le ballon à Mirallas… mais sans voir venir le retour de Diop (70e).

L’entrée dynamique de Mirallas fit un bien fou (frappe enroulée 72e, centre en retrait pour Hazard 81e), Lichtsteiner et Bastos trouvèrent la base des poteaux de Marichez (82e, 86e), mais il fallut attendre les dernières secondes et un coup franc direct impeccable de Cabaye pour sauver la face (1-1, 94e). C’est le minimum que l’on pouvait attendre hier soir, mais le souci, c’est qu’après un tel début de saison, on espère davantage le maximum. 

(R.L.) : Coupe Gambardella

Aujourd'hui ont lieu les 1/64es de finale de la coupe Gambardella. Les vainqueurs obtiendront leur billet pour les 32es de finale (10 février). Le Fc Metz se déplace au stade Abbé Deschamps pour y défier l'AJ Auxerre et l’AS Montigny reçoit au stade Kintzig 1 les joueurs alsaciens de Schiltigheim. Au programme également, les rencontres Illkirch -Sarreguemines, Vandœuvre - Fontaine Les Dijon, le choc Meurthe et mosellan entre Jarville et Nancy ainsi que Forbach face à Strasbourg. Toutes les rencontres ont lieu à 14h30.

Metz repris de justesse

Rejoint par Lille à la toute dernière seconde, Metz est passé tout près de la première victoire de l'ère Pouliquen-Ettorre en Ligue 1. Il a seulement stoppé une série de six défaites. C'est déjà ça.

Fichu destin. Celui qui mènera le FC Metz dans l'ascenseur pour la Ligue 2, au printemps, s'est alourdi d'une désillusion, très différente des précédentes, mais bien plus injuste, hier soir, dans l'antre froid et triste de Lille, à Villeneuve-d’Ascq. En tête au tableau d'affichage pendant soixante-dix minutes, à dix pendant la quasi totalité de la deuxième mi-temps, Metz a finalement été rejoint dans les dernières secondes de la dernière minute du temps additionnel, sur un coup franc exécuté par Yohan Cabaye, le seul tir ayant laissé sans réaction un Christophe Marichez jusque-là impeccable. Le pire, c'est que le coup franc en question a surtout émané de la grande générosité de l'arbitre : quand Mathieu Debuchy est venu s'empaler sur le malheureux Flavien Belson, Philippe Malige a estimé que la faute en revenait au joueur messin. La Ligue 1 possède décidément l'arbitrage qu'elle mérite.
Les Messins semblent avoir mis moins d'une semaine à commencer à se remettre de « six mois d'enfer », ainsi qu'Yvon Pouliquen qualifie le début de saison de sa nouvelle équipe, avant son arrivée. Il en faudra une de plus pour digérer la cruelle conclusion d'hier soir, au terme d'une partie ponctuée par un but admirablement construit puis par une résistance remarquable, une fois Sébastien Bassong exclu. Injustement accusé d'avoir déséquilibré Ludovic Obraniak, en première mi-temps, et averti alors qu'il se trouvait en position de dernier défenseur (bonjour la cohérence !), le Messin l'a été une seconde fois en deuxième période, pour une faute nettement plus évidente et plutôt grossière sur Pierre-Alain Frau : à dix, les Messins ont alors déployé une énergie de tous les instants, de l'appétit dans les duels, à l'image de Pascal Delhommeau, ou de Malick Diop revenant s'imposer dans les pieds de Ludovic Obraniak, filant seul au but (70e) : plus que l'échec du Lillois, la réussite du Messin !
En voyant le ballon toucher deux fois les poteaux de Christophe Marichez, par ailleurs souverain, il était même permis de penser que la chance se portait de nouveau au chevet messin. Elle n'avait en revanche été pour rien, sur le but inscrit par Daniel Gygax. Au cœur d'une première mi-temps peu spectaculaire, l'action ressemblait à un trait de génie : celui de Sébastien Renouard, dos au but, donnant en retrait pour Laurent Agouazi ; celui de Laurent Agouazi, lançant instantanément Daniel Gygax dans la profondeur ; celui de Daniel Gygax, s'arrachant pour dominer Plestan et Rami puis pour tromper Malicki. De la belle ouvrage, enfin ! Il aura donc fallu attendre la vingtième journée pour voir le FC Metz ouvrir le score en Ligue 1, plus de six mois après y être réapparu, quatre mois avant d'en disparaître, et rien que cette rareté accrédite la thèse que quelque chose est bien en train de changer sous le ciel messin.
L'ère Pouliquen - Ettorre aurait donc pu débuter sur une victoire, il ne s'en est fallu que de quelques secondes, mais elle s'ouvre au moins sur l'interruption d'une série de six défaites d'affilée sur le front de la Ligue 1, une semaine après une nette mais logique qualification en Coupe de France, à Vesoul. Bien sûr, ce matin, quatorze points séparent toujours Metz de son adversaire du soir, placé du bon côté de la ligne de flottaison. Mais plus personne ne s'attend à voir les Messins revenir dans la course au maintien. Hier, dans leur belle tenue immaculée, ils ont repris des couleurs. C'est déjà ça.

Le film du match

12e. Première frappe du match en faveur de Lille. Lichtsteiner s'avance au centre du terrain et place une frappe... largement au-dessus des cages de Marichez.
25e. Gygax lancé parfaitement en profondeur par Agouazi au milieu du terrain se retrouve seul face à Malicki pour l'ouverture du score. Le portier nordiste ne pouvait rien faire. LILLE 0 - METZ 1.
43e. Gygax prend sa chance seul en dehors de la surface de réparation lilloise mais sa frappe, légèrement enroulée, passe à droite de la cage de Malicki.
67e. Mirallas, fraîchement rentré en jeu, se retrouve bien placé dans la surface et tente une frappe, Marichez sort et dégage le ballon. S'en suit la reprise lointaine d'Obraniak qui passe à côté.
81e. Lichtsteiner déborde sur le côté droit. Son centre, apparemment anodin, passe derrière Marichez et trouve le poteau messin.
92e. Bastos, sur coup franc, ne parvient pas à tromper la vigilance de Marichez, sûr dans sa prise de balle.
94e. Dernier coup franc lillois à l'entrée de la surface lorraine. Cabaye enveloppe et prend à contre-pied le portier messin. Cruelle déception. LILLE 1 - METZ 1.

Plus dure est la chute

Réduits à dix après l'expulsion de Bassong en début de seconde période, les Messins ont laissé filer leur deuxième victoire de la saison dans le temps additionnel.

Marichez. A l'exception d'une frayeur provoquée par le centre fuyant de Liechtsteiner (28e), il a vécu une première période relativement tranquille. La seconde le fut moins : le gardien messin montra assez de vigilance pour renvoyer la frappe de Miralas (72e) et fit appel à ses poteaux sur les tentatives de Liechtsteiner et Bastos (83e, 86e)... Le bilan aurait été parfait sans ce coup franc de Cabaye, à l'ultime seconde de la partie (90e+4).

Cubilier. Il a fait preuve d'engagement. Cela a suffi pour traverser la soirée sans encombre.
Delhommeau. Suffisamment convaincant dans l'axe de la défense, à Vesoul, en Coupe de France, pour être préféré à Malick Diop, il a œuvré avec application. Réussie, sa première intervention face à Frau (3e) à l'entrée de la surface de réparation messine, l'a placé sur la bonne voie. Largement éprouvé, son sérieux dans les duels a compensé la tendance imprécise de ses relances.
Bassong. Son avertissement, litigieux, pour une faute sur Obraniak (33e) a fini par se révéler lourd de conséquences : à nouveau sanctionné par un carton jaune pour une faute cette fois-ci évidente sur Frau (49e), le défenseur a abandonné ses coéquipiers à la 49e minute.
C. Gueye. Les Lillois ne lui ont guère laissé le temps de prendre ses marques. Il a néanmoins répondu avec une assurance croissante, écopant au passage d'un avertissement à la 73e.

Cardy. Son premier match de Ligue 1 cette saison n'aura duré que quarante-cinq minutes. Ressentant de nouvelles douleurs au pied, il a en effet été contraint de rester au vestiaire après la pause. Plutôt dans le coup jusque-là, le milieu de terrain a cédé sa place à Flavien Belson. Hésitant, mais généreux.
Agouazi. Son mauvais renvoi, plein axe, a failli profiter à Liechtsteiner (11e). Mais hier, le milieu de terrain s'est surtout distingué par une abnégation retrouvée et par une passe décisive qui a profité à Daniel Gygax (24e).
François. A la réception d'un coup franc de Cardy (40e), il aurait pu doubler le score sans l'intervention d'un défenseur lillois. Un retour efficace sur le centre de Bastos (59e), alors qu'Obraniak avait déjà armé sa frappe.
Gygax. Il a frappé au bon moment, sur la première véritable occasion messine. Lancé par Agouazi, l'international suisse n'a pas tremblé devant Malicki, signant son deuxième but de la saison face à son ancien club (24e). A court de compétition, il a été remplacé par Manuel Corrales (62e). A l'ombre tout au long du mandat de Francis De Taddeo, le défenseur péruvien a fait ses premiers pas en Ligue 1 sur le côté gauche du milieu de terrain.

Pjanic. Dans le dos de Sébastien Renouard, il a éprouvé quelques difficultés à conserver le ballon. Son influence sur la production messine s'en est ressentie. Remplacé au profit d'un défenseur, Malick Diop, après l'expulsion de Sébastien Bassong (53e). Le Sénégalais a veillé au grain, à l'exemple de ce retour déterminant dans les pieds de Ludovic Obraniak, parti seul à la rencontre de Marichez (70e). Averti à la 86e.
Renouard. Seul, à la pointe de l'attaque messine, il a beaucoup joué en remise. Avec propreté.

De largesses en approximations, Lille a eu bien du mal à prendre les commandes de la rencontre. Dos au mur après l'ouverture du score signée Gygax, les joueurs de Claude Puel ont livré une copie inégale, mais ont finalement été récompensés de leurs efforts par le but sur coup franc de Cabaye, juste avant que l'arbitre ne renvoie les deux formations au vestiaire.

Daniel Gygax : « Une équipe différente »

Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Mon grand regret, c'est de voir la tête de mes joueurs dans les vestiaires : ils étaient abattus. C'est dommage car on a marqué un joli but. Il y a eu 25 secondes de trop. Je suis satisfait : quand on montre une telle agressivité, une telle volonté de ne pas perdre, de se battre, c'est que ça va mieux. Il y a un point de pris quand même. On est invaincus en 2008... »
Daniel Gygax (milieu de terrain du FC Metz) : « Nous avons vu une équipe de Metz différente. Nous étions bien dans nos têtes et nous avons prouvé que nous avions du cœur... Malheureusement, il y a ce but encaissé dans les derniers instants. Lorsque tu n'es pas dernier, tu peux te satisfaire d'un point à Lille, mais là... Il faudra réagir contre Monaco. Pour nous et pour nos supporters. J'espère d'ailleurs qu'ils seront derrière nous, samedi prochain. »
Sébastien Bassong (défenseur du FC Metz) : « Nous sommes très frustrés. La victoire, nous la tenions, et elle n'aurait pas été volée. Prendre un but à la dernière seconde... A croire que le sort s'acharne contre nous. Il y a malgré tout matière à positiver. »
Laurent Agouazi (milieu de terrain du FC Metz) : « Nous étions venus pour gagner. Certaines séquences de jeu ont prouvé notre volonté de bien faire. C'est sûr, ce résultat est donc décevant, mais il faut se servir du contenu de notre match pour aborder le prochain match à domicile. »

Auxerre convoite Cheikh Gueye

A mi-parcours du marché hivernal des transferts, le FC Metz souhaite toujours réduire son effectif, par nécessité financière autant que par souci de cohérence sportive. Pour l'heure, cependant, seuls Papiss Cissé à Châteauroux et Milan Thomas à Cannes ont trouvé preneurs. Pour tous les autres joueurs susceptibles d'être cédés avant le 31 janvier, peu voire pas de sollicitations à ce jour. Comme souvent en pareil cas, c'est donc l'une des principales satisfactions - elles existent - de la première partie de saison qui retient l'attention extérieure à ce jour : Cheikh Gueye est en effet sollicité par l'AJ Auxerre.
De sources bourguignonnes, l'AJA aurait émis une proposition pour s'attacher les services du défenseur latéral sénégalais, qui ne figure pas sur la liste des joueurs transférables. Mais les réalités financières pourraient conduire les dirigeants messins à laisser la porte ouverte si aucune autre cession ne devient possible dans les quinze jours à venir.

(Quotidien l’Equipe) : Lille, peur sur la ville

D’une extrême médiocrité face à dix Messins, le LOSC, qui a égalisé dans le temps additionnel, peut s’inquiéter.

0-1 : Gygax

1-1 : Cabaye (90e + 4)

LE LOSC savait sa marge réduite. Hier soir, il a découvert qu’il n’y a plus de marge du tout. Face à un FC Metz déjà résigné à la Ligue 2, l’équipe de Claude Puel a entretenu, une heure et demie durant, une longue conversation avec le néant. Elle n’a pris qu’un point, en toute fin de temps additionnel, face au vingtième du Championnat, grâce à un coup franc généreux transformé par Cabaye. Cela lui ménage seulement deux unités d’avance sur le dix-neuvième, Sochaux, qu’elle ira visiter samedi prochain. Ce retour tardif est la seule bonne nouvelle du week-end pour Lille. Sur tous les autres plans, la soirée a été très mauvaise. Car au-delà du résultat, quasi miraculeux, il y a les faits : les Nordistes ont été incapables de dominer techniquement la formation la plus faible de l’élite. La pauvreté de leur jeu a atteint un niveau plus qu’inquiétant, et Claude Puel lui-même en convient à moitié : « Nous avons du mal à trouver du jeu en triangle, des relations, des affinités entre les joueurs. Nous sommes dans une position qui les “insécurise” un peu. »

Pour ne rien arranger, Lille a perdu rapidement Tafforeau, victime d’une béquille (12e). Sans son capitaine, son couloir gauche a perdu tout impact. Et après avoir encaissé un « but cadeau » (Puel) au bout du premier enchaînement messin de la rencontre (24e), il s’en est remis à son dynamiteur du moment, Lichtsteiner, auteur d’un centre trop profond pour Frau (27e) puis d’un autre sur le poteau de Marichez (83e). Entre-temps, les Dogues ont beaucoup poussé, mais avec un discernement étiolé. Pourtant, Bassong y avait mis du sien en se faisant exclure dès la 49e minute pour une faute inutile sur Frau (deuxième carton jaune). Mais, même à onze contre dix, les Lillois n’ont pas su s’y prendre. Ils ont oublié de passer par les côtés, de construire un jeu vaguement cohérent. Malgré un nouveau tir sur le poteau (Bastos, 86e), ils ont surtout confirmé leur condition de passeurs les moins pertinents de L 1, rappelée hier dans nos colonnes (avant cette vingtième journée, les Lillois ne réussissaient que 65 % de leurs passes). Ils peuvent au passage remercier l’arbitre, M. Malige, qui leur a accordé un coup franc généreux à la porte de la surface alors que la quatrième minute de temps additionnel s’achevait.

Le but inscrit par Cabaye a évité aux Dogues, in extremis, une énorme claque. Mais il ne sauve même pas les apparences. « On ne peut pas se contenter de ça, dans la course au maintien, c’est embêtant », dira le buteur nordiste.

Hier, ce sont les joueurs du FC Metz, ceux qui avaient gagné un seul match de Ligue 1 cette saison (le 22 septembre, à Caen, 2-1), qui sont sortis abattus du Stadium Nord après ce résultat nul. Ils restent à quatorze points du premier non-relégable, Lille. Un écart complètement disproportionné par rapport à ce qu’on a vu, hier, à Villeneuve-d’Ascq.

À quoi sert Kluivert ?

L’HOMME CLÉ : KLUIVERT (Lille), 2,5

Avant d’être remplacé par MIRALLAS (64e), le Néerlandais a été d’une remarquable inutilité. Dans une équipe incapable de remonter correctement le ballon, son aisance technique ne sert à rien. En regagnant le banc sous de timides sifflets, il a jeté ses protège-tibias pour évacuer sa frustration. On le comprend.

LILLE

MALICKI (5) : peu sollicité, il ne peut pas grand-chose sur le but de Gygax (24e).

BÉRIA (3,5) : contraint de jouer à gauche après la blessure de TAFFOREAU, il n’a pas paru à l’aise.

RAMI (3,5) : pris de court sur l’ouverture du score.

PLESTAN (3,5) : n’a pas eu sa présence habituelle et n’est pas non plus exempt de reproche sur le but messin. Remplacé par HAZARD (76e).

TAFFOREAU (non noté) : blessé (béquille), il fut remplacé par BASTOS (19e, note : 4), qui est bien entré en jeu. Ses centres du pied gauche n’ont pas toujours trouvé preneur.

LICHTSTEINER (5) : comme d’habitude, il a été le meilleur Lillois et a beaucoup influé sur le jeu offensif.

DEBUCHY (3) : généreux, mais peu efficace.

CABAYE(4,5) : actif, mais peu clairvoyant. A eu le mérite d’égaliser à la dernière seconde.

OBRANIAK (2,5) : son pied gauche n’est jamais arrivé à bonne destination.

KLUIVERT (2,5) : voir ci-dessus.

FRAU (4) : a tenté, en début de rencontre, de provoquer la défense messine. Sans réussite.

METZ

MARICHEZ (6) : le capitaine lorrain n’a eu que des ballons faciles à négocier, hormis un tir de Mirallas repoussé (72e) et un coup franc de Bastos (90e + 1). Belle présence aérienne, piégé sur l’égalisation (90e + 4).

CUBILIER (5,5) : vigilant dans un couloir peu usité par Lille.

DELHOMMEAU (6) : tranquille jusqu’à l’entrée de Mirallas, qui l’a gêné par sa vivacité en fin de rencontre.

BASSONG (4) : expulsé à la 49e pour une faute inutile alors qu’il avait déjà échappé de peu à cette sentence en première mi-temps.

Ch. GUEYE (5,5) : n’a pas si mal résisté à la tornade Lichtsteiner.

CARDY (6) : grosse présence avant de sortir par précaution à la mi-temps. Remplacé par BELSON (note : 5), qui a surtout défendu.

AGOUAZI (6) : auteur de la passe décisive, il a toujours tenté de jouer juste.

FRANÇOIS (6) : sobre et tenace.

GYGAX (6) : il a brillamment surgi pour marquer mais a plongé en début de seconde période avant d’être relayé par CORRALES (62e).

RENOUARD (6,5) : excellent dans la conservation du ballon en seconde période, malgré une totale solitude.

PJANIC (5,5) : un ton au-dessous de son compère d’attaque et logiquement remplacé par M. DIOP (52e) après l’exclusion de Bassong.

(Site officiel FC Metz) : C’est dur à avaler !

Longtemps devant au tableau d’affichage, les Messins, réduits à dix, ont été rejoints à la toute dernière minute du temps additionnel. Un épilogue cruel très difficile à encaisser tant la débauche d’énergie des hommes de Pouliquen aura été importante.

Il y a de quoi s’arracher les cheveux. Au cours de cette partie, Metz a tout fait pour l’emporter. Du jeu, des efforts, accompagnés par le brin de chance que méritait leur solidarité. Les éléments semblaient réunis pour que l’année 2008 débute par une victoire. Et un succès pas n’importe où : à Lille, terre indomptable pour le Club à la Croix de Lorraine, les Grenats n’y ayant plus gagné depuis la saison 1993/1994. Ce soir-là, Jean-Philippe Séchet avait inscrit un triplé et ses coéquipiers corrigé les Locaux quatre buts à zéro.
En cette 20ème journée de Ligue 1 Orange, saison 2007-2008, il ne fut pas question cette fois de festival de buts. Mais, comme c’est plus coutumier face à ces damnés « Dogues », de cruelle déception. Déjà, au match aller, ceux-ci avaient annulé l’égalisation de Momar N’Diaye en marquant sur corner dans les ultimes instants de la rencontre. De nouveau, c’est grâce à un coup de pied arrêté que les hommes de Puel parvinrent à se soustraire à leur destin. Au bout du suspense, au bout de la souffrance, du pied droit assassin de Cabaye (94°).
Jusque là, on avait assisté à un match rugueux entre deux formations visiblement peu disposées à se regarder jouer. Et Metz, hésitant au début, s’était suffisamment bien débrouillé pour laisser passer l’orage et trouver la faille dans l’arrière-garde lilloise. Peu avant la demi-heure, une ouverture de Laurent Agouazi profitait à Daniel Gygax, qui trompait son ancien coéquipier Malicki (0-1, 22°). Un petit évènement, puisque c’est la première fois que les Grenats ouvraient le score dans une rencontre de Ligue 1 cette saison.
Malheureusement, dès la mi-temps, les signes que les jours de guigne n’étaient pas tout à fait terminés se multiplièrent. Tout d’abord, Julien Cardy dut céder sa place, victime de nouvelles douleurs au pied, à Flavien Belson. Puis, au retour des vestiaires, Sébastien Bassong fut expulsé pour avoir reçu un second avertissement. L’équipe mosellane se résolut alors à entrer dans une longue période de résistance. Ce qu’elle fit plutôt bien, le poteau venant même sauver à deux reprises Christophe Marichez, par ailleurs impeccable. Le capitaine messin se montra infranchissable jusqu’à cette satanée 94ème minute fatale aux espoirs de succès lorrains. S’ils parviennent à évacuer, la semaine prochaine face à Monaco, toute la frustration accumulée ce soir au Stadium Nord, le spectacle promet d’être relevé à Saint-Symphorien… LilleMetz 2008

1月12日

Bien commencer l'année 2008...

(Quotidien Le Parisien) : Faut-il changer d’entraîneur à la trêve ?

C’EST la rentrée aujourd’hui avec deux nouveaux élèves repérés au fond de la classe.

Metz et Sochaux, les deux derniers, ont choisi la mini-trêve hivernale pour faire le ménage sur leur banc.

Au revoir Francis De Taddeo et Frédéric Hantz (et l’intérimaire Jean- Luc Ruty), bonjour Yvon Pouliquen et Francis Gillot. Ces deux techniciens ont débarqué respectivement en Moselle et dans le Doubs avec le même espoir, mais avec des méthodes différentes. Si Gillot a décidé de relancer des joueurs blessés (Bréchet, Grax) ou écartés (Pancrate,Dagano, Maurice-Belay), Pouliquen a préféré resserrer son groupe (exit Léoni, Djiba et Diakité). Mais quelle est la véritable efficacité de ce qu’on a coutume d’appeler un électrochoc ? Pas toujours avérée si l’on se fie à des exemples récents (voir infographie). Changer d’entraîneur A mi-parcours reste aventureux.  

YVON POULIQUEN

 « C’est difficile, parce qu’on n’a pas choisi les joueurs »

Spécialiste des reprises d’équipes relégables (Strasbourg, Lorient), le technicien breton (45 ans) a « replongé » en signant pour deux ans et demi avec la lanterne rouge messine.

La mission du successeur de Francis De Taddeo s’annonce impossible.

Pourquoi êtes-vous venu alors que le combat semble déjà perdu ?

_ Yvon Pouliquen. J’avais l’occasion de pouvoir travailler avec des personnes de confiance comme Carlo Molinari, Joël Muller et Michel Ettore. Mon objectif est d’effectuer un parcours de non-relégable (NDLR : 22 points environ) lors de la phase retour.

Qu’est-ce qui est le plus compliqué à gérer dans ce genre de situation?

Le mal est profond. Et c’est vraiment difficile, parce qu’on n’a pas choisi les joueurs. Il faut donc leur redonner le sourire et l’envie de se faire mal, mais cela passera par des résultats et du plaisir.

Cette étiquette de pompier de service ne vous agace-t-elle pas ?

Je ne me pose pas la question, même si j’avais décidé de ne plus prendre d’équipe relégable. J’ai envie de faire vivre ce groupe. Ces changements d’entraîneur ne sont pas toujours efficaces. Pourquoi ? Parce que des erreurs ont été commises avant. Le nouvel entraîneur rencontre les mêmes difficultés que son prédécesseur.

Où jouera Metz la saison prochaine ? En L 2 à 90%. Je ne vais pas vendre un éventuel maintien aux supporters qui souffrent. D’accord pour préparer le futur, mais à condition d’avoir des résultats maintenant.

(Quotidien l’Equipe) : Pouliquen, le choix de Molinari

MAUVAISE NOUVELLE pour Strasbourg : son adversaire en seizièmes de finale, Metz, est bien parti pour gagner la Coupe de France. À chaque fois qu’il a entraîné en Ligue 1, Yvon Pouliquen, le nouvel entraîneur messin, a remporté l’épreuve. Avec Strasbourg (2001) comme avec Lorient (2002), la situation était similaire : le technicien breton avait repris en cours de route une équipe en grande difficulté en Championnat. Sans éviter la relégation ni la dernière place, il avait quand même fini la saison sur un trophée. Pour son premier match avec sa nouvelle équipe, samedi, Pouliquen a aisément écarté Vesoul (CFA, 6-1). Le vendredi 1er février, Metz se déplacera donc en Alsace pour vérifier si le charme de son entraîneur agit toujours sur la Coupe.

« À vrai dire, on n’y a pas pensé », corrige Carlo Molinari. Il faut aller chercher ailleurs, alors, les raisons de son recrutement. Le président messin, qui était proche de Francis De Taddeo, assume entièrement le choix de son successeur. « C’est quelqu’un dont je connais la force de caractère. Je l’ai vu évoluer comme joueur, à Saint-Étienne, à Strasbourg, c’est un gagneur, juge-t-il. Dans mon choix, c’était important. Yvon est aussi très expérimenté, il a un gros vécu de joueur à ce niveau avec plus de 400 matches. » Molinari assure aussi ne pas avoir effectué un choix par défaut. « À partir du moment où on a commencé à y penser (au changement d’entraîneur), c’était mon seul choix. Je n’ai contacté personne d’autre, même si certains se sont proposés (Serge Romano, notamment). Je le lui ai dit, d’ailleurs. » Le choix de Pouliquen était aussi étroitement lié au rappel de Michel Ettorre. Les deux hommes avaient déjà travaillé ensemble à Strasbourg et s’apprécient. L’ancien adjoint de Joël Muller, encore entraîneur des gardiens la saison dernière avec De Taddeo, avait quitté le club cet été. « C’est moi qui l’ai proposé à Yvon Pouliquen, avance Molinari. C’était une réflexion interne au club. Il fallait un fil conducteur. Michel a une grosse cote auprès du public, c’est un symbole, un porte-drapeau du club, il l’a été comme joueur puis comme cadre. » À ses côtés, Pouliquen dispose donc d’un personnage qui connaît parfaitement le FC Metz et dont la nomination était, pour les dirigeants, le meilleur moyen de pacifier des tribunes de plus en plus contestataires. Molinari l’a reconnu implicitement le jour de la présentation de Pouliquen, le 24 décembre : « Les venues de Michel et d’Yvon sont dictées par la volonté de retrouver rapidement des résultats et de nous rapprocher du public, de faire que la fracture qui s’est installée depuis un certain temps puisse être réduite. »

Mention passable

PATRICK KLUIVERT s’était engagé pour un an à Lille, le 31 août dernier. Depuis, le bilan en Ligue 1 du meilleur buteur de l’histoire de la sélection des Pays- Bas (40 inscrits en 79 capes) plafonne à deux unités. C’est maigre, mais pas ridicule, si on ramène ce total à son temps de jeu (voir infographie). Statistiquement parlant, le Néerlandais est beaucoup plus performant que ses camarades d’attaque. « Il a été longtemps blessé, et on ne doit pas le juger simplement en termes de buts, plaide l’entraîneur Claude Puel. Il y a tout ce qu’il peut amener au groupe, quand il joue et à l’entraînement. » Depuis son entrée en jeu contre Bordeaux (1-1, le 15 septembre), pour ses débuts lillois, le Néerlandais n’a plus été utilisé comme « joker » en L 1 mais comme titulaire (cinq fois). Un temps freiné par des pépins physiques, Kluivert n’a pas encore disputé de match complet avec le LOSC, quittant par exemple les siens sur blessure dès la 32e minute contre Strasbourg (0-3, le 27 octobre). Son entraîneur l’utilise comme attaquant de soutien, un poste qui convient mieux à ses capacités physiques actuelles et aux besoins lillois. Ainsi contre Avion (DH), en Coupe de France, son entrée a nettement élevé le niveau technique : « Ça nous a permis d’avoir plus de liant, une meilleure relation avec l’attaque, détaille son entraîneur. Il est intéressant pour trouver cette verticalité. Mais il faut aussi relativiser, c’était la fin de match, l’adversaire était fatigué. » Pour l’instant, sa moyenne de notes dans L’Équipe s’établit à 4,625. Dans les prochaines semaines, la montée en puissance de Kluivert dépendra de son entente avec Frau, recruté au mercato. Le départ de Makoun à la CAN pourrait le défavoriser : Puel pourrait parfois être tenté de renforcer son milieu d’un cinquième élément très travailleur. Ce n’est pas vraiment le profil du Néerlandais.

Proment, pari Normandie

Parti de Metz il y a un an et demi après une saison pénible, le milieu a su rebondir à Caen.

GRÉGORY PROMENT est un footballeur heureux. Interrogez-le sur son aventure caennaise, il embrayera sur « l’ambiance exceptionnelle dans le groupe », « l’énorme solidarité entre les joueurs » ou « le plaisir de venir à l’entraînement ». Peu enclin à s’étendre sur ses performances, il reconnaîtra qu’il réussit « l’une des meilleures saisons de (sa) carrière », mais sans forfanterie, insistant sur « le mérite de l’équipe ».

Si le milieu de vingt-neuf ans veut savourer, c’est qu’il le sait mieux que beaucoup d’autres : dans une carrière, il y a des hauts et des bas. Tout avait pourtant bien commencé pour le jeune Proment, arrivé à seize ans au centre de formation du FC Metz. « C’était un super gosse, se souvient Michel Ettore, entraîneur adjoint à Metz, qui l’a côtoyé dès les moins de 17 ans. Vu ses capacités, ça ne m’a pas étonné de le voir percer tôt chez les pros. »

Suivront neuf saisons, où il devient rapidement capitaine et cadre d’une équipe alternant le bon (une 2e place de L 1 en 1998) et le mauvais (relégation en 2002, suivie d’une remontée immédiate).

Mais le séjour en Lorraine va mal finir. En 2005-06, alors que tout semblait s’acharner contre son club, le joueur a pris beaucoup de coups, dont certains qu’il ne méritait sans doute pas. « C’était un vestiaire très difficile, et Greg a eu la malchance d’en être le capitaine, il n’avait peut-être pas le poids, reprend Ettore. Il a porté la responsabilité de pas mal de choses, et ce n’est pas normal. C’est peut-être ma faute. J’ai été dur avec lui, alors qu’il était plus victime que coupable. »

« Ma priorité, c’était d’éviter la L 1, j’avais trop souffert »

Victime des mauvais résultats d’une équipe finalement reléguée en L 2, victime de l’ambiance délétère d’un vestiaire divisé, victime, aussi, de cette vilaine affaire de paris truqués où son nom revenait dans les conversations. « C’est le rôle du capitaine de prendre les critiques, explique-t-il aujourd’hui. Mais ces histoires m’ont fait énormément de mal. Quand j’ai vu mes proches souffrir, ç’a été très dur. Mon fils n’avait que trois ans à l’époque. Quand il me répétait ce qu’il entendait sur moi, ça me faisait presque pleurer. »

Après des mois douloureux, il lui fallait quitter Metz. Proment choisit Caen, alors en L 2. « L’été arrivé, j’avais le choix entre Caen, Lorient et Guingamp, raconte-t-il. Ma priorité, c’était d’éviter la L 1, parce que j’avais trop souffert, et parce que je me voyais mal aller en L 1 alors que je venais de faire descendre Metz. »

Le voyage en Normandie s’avère payant. Grand artisan de la montée la saison dernière, Proment s’impose comme une pièce maîtresse, par sa régularité et son excellente vision du jeu. Il a retrouvé, surtout, une ambiance de travail agréable. « J’avais un peu d’appréhension, parce que je n’avais jamais quitté Metz, se souvient-il. Mais les joueurs sont venus vers moi et, au bout d’une semaine, j’avais l’impression d’être là depuis deux ans. »

Apaisé et épanoui, Proment, 4e de L 1 avec son club, ne pense plus qu’à la fin de saison. « On veut profiter au maximum, on sait qu’on est dans le meilleur. Aujourd’hui, je me dis qu’il y a une justice. »

(R.L.) : Metz, soigner l'entrée

FC Metz. 12e avec 31 points (4 victoires, 5 nuls, 5 défaites). Les trois dernières rencontres : victoire contre Epernay (3-2), nul à Saint-Priest (2-2), défaite contre Auxerre (1-2).
Belfort. 13e avec 28 points (3 victoires, 5 nuls 6 défaites). Les trois dernières rencontres : défaite à Besançon (3-0), victoire à Raon (0-1), nul contre Epernay (0-0).
L'enjeu. Chez lui, face à un adversaire qui « navigue » dans les mêmes eaux que lui, Metz aura à cœur de débuter l'année 2008 sur une bonne note. « Il sera d'autant plus important de prendre des points contre Belfort que la suite de notre programme nous amènera à nous déplacer chez une forte tête, Vesoul (5e), avant d'affronter d'autres concurrents directs, comme Mulhouse ou Raon. »
L'avis de l'entraîneur, José Pinot. Les réservistes messins ne se sont plus frottés à la compétition officielle depuis le 9 décembre (victoire contre Epernay). Ces longues semaines d'abstinence peuvent-elles avoir des conséquences directes sur le rendement grenat ? « On peut toujours le redouter, mais nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. A nous de trouver les solutions pour compenser ce qui pourrait manquer par la volonté. » Quant au changement provoqué à la tête de l'équipe première, José Pinot n'y voit rien susceptible d'avoir effrité la confiance des siens : « Nous fonctionnions déjà avec deux groupes bien distincts, depuis le début du mois de novembre. Quant à ma collaboration avec Cyril Serredszum (ancien adjoint de Francis De Taddeo), elle se déroule très bien. »
Le groupe. José Pinot désignera ce matin, à l'issue d'un dernier round d'observation, les joueurs appelés à débuter l'année sur la pelouse du stade Delaitre. Pas de blessé notoire, pas de suspendu.
FC Metz - Belfort, demain, 14h30

 Le plus dur recommence

Après avoir inévitablement changé d'entraîneur puis après avoir logiquement battu Vesoul en Coupe de France, le FC Metz renoue avec la Ligue 1, pour quatre mois. Première étape : Lille. Meilleurs vœux...

Le premier changement visible, en ce début d'année, à Saint-Symphorien, est d'ordre climatique : le thermomètre affichait vingt bons degrés de plus hier à la veille de Lille - Metz qu'à la veille glaciale de Lorient - Metz, le 21 décembre, et le soleil figurait aussi au rendez-vous. « C'est moi qui l'ai apporté dans mes bagages », a lancé Yvon Pouliquen en quittant le terrain du bord de l'autoroute. Prévenu d'un possible retour du vrai hiver lorrain, dans une semaine ou dans un mois, le nouvel entraîneur du FC Metz a démenti : « Non, non, désormais, vous aurez le même temps qu'en Bretagne. » C'est bon pour les jardins. Mais si les dirigeants messins doivent de nouveau se résoudre, un jour, et le plus tard possible bien sûr, à changer d'entraîneur, qu'ils n'hésitent pas à opter pour un ressortissant des Iles Maldives. Ou pour un Toscan. En attendant, va pour un Breton pur jus, de Pleyber-Christ, Finistère. Yvon Pouliquen dirigera ce soir à Villeneuve d'Ascq son premier match de Ligue 1 pour le compte du FC Metz. Le cas d'un entraîneur sans club revenant aux affaires par la porte de derrière se confondra alors avec la situation d'une équipe à la recherche d'un nouveau souffle, d'une âme, d'un but et d'une victoire, la première dans cette compétition depuis le 22 septembre, tout au bout de l'été 2007. Ce ne serait jamais que la deuxième en cinq mois de championnat, puisque cent douze interminables jours ont passé depuis le succès alors ramené de Caen (1-2). Horizontalement, Metz ressemble à une aubaine pour les archéologues et, verticalement, à une idée d'expédition pour les spéléologues. Pour ceux qui n'aiment pas que le football, finalement, Metz conserve encore quelque chose d'attractif. Juste avant Noël, Carlo Molinari et ses associés ont donc fini par passer à l'acte, après des semaines d'hésitation (« de réflexion », plus officiellement) en mettant prématurément un terme aux fonctions de Francis De Taddeo, réponse à une situation unanimement jugée intenable. Quelques propos (« Le discours de Francis ne passait plus », dixit Julien Cardy, dans nos colonnes, par exemple), quelques attitudes et la première sortie officielle de l'année confortent certainement les décideurs messins dans leur choix. Mais la victoire obtenue samedi dernier à Vesoul en Coupe de France a beau être large (6-1, balles neuves), elle s'avère surtout très logique, et c'est une toute autre histoire qui attend les soldats de l'an neuf, ce soir, dans le Nord.
« Ce n'est évidemment plus la même chose, et les cinq premiers mois de championnat nous rappellent quelles difficultés nous attendent, reconnaît ainsi Yvon Pouliquen. Mais nous pouvons évidemment nous appuyer sur le travail fourni depuis deux semaines et ce que nous avons réussi à Vesoul, notamment notre organisation de jeu, qui constitue une base, afin d'accrocher au plus vite un résultat positif. » Son leitmotiv n'a pas changé, depuis son entrée en fonction : « Nous n'avons plus rien à perdre, juste du plaisir à prendre et à donner. » Ses premières impressions cadrent avec ses espoirs : « Je suis satisfait de l'état d'esprit manifesté par les joueurs depuis la reprise, entretenu par la victoire à Vesoul, mais je sais combien cela reste fragile. Nous n'effacerons pas d'un trait les déceptions du début de saison. » Ni la situation au classement, unique en son genre, qui promet Metz à la relégation, dans quatre mois. Ni les moyens humains, sur le terrain, quasi identiques à ce qu'ils étaient fin 2007, à quelques exceptions près (Chapuis est arrivé, Cissé est parti, Cardy et Gygax sont revenus). Lille, également amoindri, a beau être redevenu un modeste candidat au maintien, le plus dur ne fait que recommencer, dès ce soir, pour le FC Metz. Bon courage, et bonne année.

 Gygax : « Je sais que c'est possible »

Sept titularisations, un but. Les chiffres en disent long sur la première partie de saison de Daniel Gygax. De retour de blessure, l'international suisse entend corriger le tir, dès aujourd'hui, face à son ancien club.

Metz et son nouvel entraîneur retrouvent Lille et Daniel Gygax son ancien club. Un rendez-vous forcément particulier... « Oui, en plus, le match aura lieu à Villeneuve-D’ascq. J'ai hâte d'y être, d'autant plus que je n'avais pas pu être présent lors de la première manche, à Saint-Symphorien (1-2, 2e journée). Au delà de ce détail, je crois que c'est toujours spécial de rejouer contre ton ancien club. Personnellement, j'ai quand même passé dix-huit mois de ma carrière à Lille... »

• Ce premier match de l'année marquera aussi votre retour dans le onze messin, après une première partie de saison en dents de scie (sa dernière titularisation remonte au 24 novembre à Marseille, ndrl). Pensez-vous en avoir fini avec vos problèmes physiques ? « C'était surtout des soucis d'ordre musculaire. Ça n'a pas été une période facile à vivre. Être obligé de suivre le parcours de ton équipe depuis les tribunes, c'est frustrant. Mais c'est du passé, et aujourd'hui, j'ai faim de jeu. Je ne suis pas encore à mon zénith, mais je vais tout faire pour gagner en régularité. »
• Un mot sur l'arrivée d'Yvon Pouliquen à la tête de l'équipe ? « Pour Francis, ça a dû être dur, mais voilà... Quand les résultats ne sont pas là, tu ne peux pas changer tous les joueurs. Maintenant, nous travaillons avec Yvon Pouliquen. Il a, comment dire... Une façon bien à lui de gérer les choses. Il peut avoir le sourire et une minute après, se montrer très dur. Ou l'inverse. En fait, il ne nous cherche pas d'excuse. Sa porte est toujours ouverte, mais il exige le maximum de chacun d'entre nous. »
• Lui-même dit avoir la même approche globale que Claude Puel, votre ancien entraîneur. Vous confirmez ? « C'est difficile à dire, peut-être, oui. Avec Claude, ça ne s'est pas toujours bien passé. Peut-être que ne l'ai pas compris, c'est ce que je me dis avec le recul. Avec Yvon Pouliquen, je sens une forme de respect mutuel. »

• Selon vous, quelle influence sur le rendement de l'équipe peut avoir ce changement d'entraîneur ? « Déjà, il amène une bouffée d'oxygène. Comme si nous étions face à un nouveau challenge. Le coach est là pour trouver la meilleure équipe possible, les joueurs, eux, ont à nouveau tous quelque chose à prouver. J'espère que cela portera ses fruits. Quoi qu'il en soit, je suis persuadé que cette trêve nous a fait du bien, à tous. Je ressens une envie nouvelle dans le groupe. Vous avez dû le remarquer à l'entraînement, non ? Il y a à nouveau des sourires. C'est aussi ce que le coach attend de nous. Que nous retrouvions le plaisir. Nous exerçons le plus beau métier du monde, où l'un des plus beaux, à nous de ne pas l'oublier... »

*Derrière cet enthousiasme retrouvé et largement exprimé depuis le départ de Francis De Taddeo, il y a la situation comptable du FC Metz. Que pouvez-vous espérer de la seconde partie de saison ? « Nous ne sommes pas derniers, nous sommes "vraiment" derniers. Mais nous n'allons pas y penser tout le temps. Un match se termine au coup de sifflet final. La saison, elle, ne s'achèvera qu'au mois de mai. Nous avons dix-neuf matches de coupe devant nous, à commencer par celui de Lille. Nous y allons pour gagner, je sais que c'est possible. »

 Passage par la case transition

Le club lillois ne manque pas d'ambitions et brûle les étapes en matière d'infrastructures. Mais il marque aussi le pas sur le plan sportif et s'attend à souffrir face aux Messins.

Le Grand LOSC". Dans le Nord, l'expression était souvent utilisée autrefois quand il s'agissait d'évoquer le club de la capitale des Flandres. Sur un ton qui se voulait volontiers ironique. Et en comparaison, on l'imagine, avec le voisin lensois. Longtemps, les Sang et or ont monopolisé l'attention. Les résultats d'une manière générale et les titres en particulier (championnat, coupe de la Ligue), les affluences, la popularité et la crédibilité, tout a longtemps plaidé en faveur du RC Lens. Quand Lille ne faisait qu'alimenter la chronique avec ses changements de présidents et d'entraîneurs, ses "affaires" et ses déboires en tous genres. Mais le vent a désormais tourné. Et l'expression, pour tout dire, est en train de prendre tout son sens. Le LOSC affiche désormais ostensiblement ses ambitions. Les actes sont joints à la parole. Installés depuis le début de la saison dans leur nouveau centre d'entraînement, les Lillois disposent aujourd'hui d'un outil de travail impressionnant. Le Domaine de Luchin, un bijou architectural dans un écrin de verdure, à deux pas de la frontière belge, sur la route de Bruxelles, n'a sans doute pas d'équivalent en France. Michel Seydoux, le président, qui avait ramassé le LOSC au début des années 2000 à la petite cuillère, n'en est pas peu fier. Au risque parfois de friser la forfanterie. « Nous avons déjà le Domaine de Luchin, le plus beau centre sportif de France, demain nous aurons le Grand Stade où évoluera une grande équipe, et nous continuerons notre route vers les plus hauts sommets », a ainsi assuré le président lillois, jeudi, sur le site du club. Rien que ça.
Qualifié à trois reprises pour la Ligue des champions en six ans, le LOSC a gravi très vite les échelons dans son histoire récente. Sportivement, il est même devenu une référence en L1. Sans être à l'abri des trous d'air. La fin d'un cycle s'est produite durant l'intersaison et le club que Franck Béria et Ludovic Obraniak ont rejoint a opté clairement pour un passage par la case transition. Plus difficile encore que prévu... Ce soir, face aux Messins, c'est en effet un peu glorieux dix-septième qui recevra la lanterne rouge. L'enjeu sera donc d'importance pour une jeune formation qui s'est renforcée en attaque avec l'ancien Parisien Pierre-Alain Frau et qui s'est plutôt rassurée avant la trêve en balayant Saint-Etienne (3-0) au Stadium Lille métropole. Un enjeu qui n'a pas échappé à Claude Puel, son entraîneur, dans un contexte assez difficile à appréhender. Et pour cause. « On me dit que nous avons un calendrier "facile". Je pense tout le contraire. Nous allons jouer coup sur coup deux équipes qui viennent de changer d'entraîneur. Un autre entraîneur, c'est une autre tactique, d'autres joueurs, donc beaucoup d'inconnues. Je ne me fais pas d'illusion. L'adversaire sera très valeureux. Un mal classé, il vaudrait mieux le prendre dans un mois, quand le mental sera peut-être de nouveau entamé. Là, tout le monde a forcément pris de bonnes résolutions... »

Cardy bon pour le service

Avec Gygax, et Cardy. De retour de blessure, Daniel Gygax pourrait débuter face à son ancien club, et sur le front de l'attaque où le Suisse serait associé à Sébastien Renouard. Par rapport au match de Coupe de France, Metz est désormais privé de Babacar Gueye, parti rejoindre la sélection sénégalaise en vue de la Coupe d'Afrique des Nations. Incertain en raison de douleurs apparues après son retour à la compétition le week-end dernier, Julien Cardy est également opérationnel. « L'un et l'autre peuvent jouer », a confirmé Yvon Pouliquen qui devrait reconduire le milieu de terrain et la charnière centrale alignés à Vesoul : sur les côtés de la défense, Cubilier à droite à Cheikh Gueye à gauche effectuent leur retour.
Débuts de Frau. Aligné en Coupe de France à Avion, Pierre-Alain Frau effectuera ses débuts en Ligue 1 avec Lille, qu'il vient de rejoindre pendant la trêve ; l'ancien attaquant parisien sera aligné et préféré au Belge Kevin Mirallas. Dans les buts, Grégory Malicki succède à Tony Sylva, parti à la CAN, comme Jean II Makoun.

 Pas de suite pour Nogueira

A l'essai depuis lundi, André Nogueira ne rejoindra pas l'effectif messin : le défenseur portugais, vingt ans, a été jugé « techniquement intéressant mais physiquement trop tendre » par l'encadrement technique du FC Metz. Un autre joueur sera testé la semaine prochaine, sous réserve de l'accord de son club, l'Espérance de Tunis : il s'agit d'un milieu de terrain tunisien de vingt-et-un ans. En coulisses, Metz s'active toujours pour réduire son groupe et cherche notamment preneur pour Emmanuel Effa-Owana, attaquant arrivé en début de saison en provenance de Créteil.

A Strasbourg le 1er février

La date du derby de l'Est dans sa version Coupe de France vient d'être fixée : Metz se rendra à Strasbourg le vendredi 1er février, avec un coup d'envoi fixé à 20 h 30 (en direct sur Eurosport). En jeu : une place en huitièmes de finale de l'épreuve qu'Yvon Pouliquen a remportée à deux reprises en tant qu'entraîneur, avec Lorient et avec... Strasbourg.

(Site officiel FC Metz) : Redresser la barre

La Ligue 1 reprend ses droits ce week-end. Après une entrée en Coupe de France réussie, les Grenats espèrent franchir une étape dans leur projet de redressement. Face à une équipe lilloise réputée pour sa rigueur, le challenge est de taille.

Petit à petit, Yvon Pouliquen commence à y voir plus clair. Alors qu’il boucle sa seconde semaine à la tête de l’effectif messin, le Breton connaît mieux son équipage et tient plus que jamais le cap. Première destination au travers des eaux tumultueuses de l’élite : le Stadium Nord, où l’attendent les ‘Dogues’ de Franck Béria et Ludovic Obraniak. « J’ai hâte d’y être, avoue-t-il, afin de voir comment l’équipe va se comporter. Bien sûr, notre adversaire est d’un autre calibre que le précédent. Nous allons tout de même nous appuyer sur ce que nous avons réussi à Vesoul. » L’ossature de sa formation sera donc la même. Seuls changements à prévoir : les latéraux, puisque les jeunes Anastassowa et Anton, titulaires sur les côtés, n’ont pas été retenus ; et le second attaquant qui ne sera pas Babacar Gueye, parti disputer la Coupe d’Afrique.
Le milieu de terrain Julien Cardy, un temps inquiété par des douleurs au pied, a finalement été déclaré bon pour le service. Il a pu s’entraîner normalement vendredi matin et jouera vraisemblablement son premier match de Ligue 1 depuis son départ de Toulouse. Un retour qui s’ajoute à celui de Daniel Gygax, de quoi donner du poids aux ambitions offensives manifestées par Yvon Pouliquen. « Je suis satisfait de l’état d’esprit démontré cette semaine, commente ce dernier, mais tout ceci reste fragile. Nous allons voir comment les joueurs réagiront devant les difficultés que nous allons rencontrer. Car il y en aura et il faudra faire face. » Certainement dès samedi, face la rugueuse équipe lilloise.
Celle-ci est, certes, en phase de reconstruction et ne dispose pas de la totalité de ses forces. Claude Puel doit en effet composer sans Tony Sylva et Jean Makoun, les deux internationaux africains ayant rejoint le Ghana. Mais la réputation des « Dogues » n’est plus à faire. Ceux-ci figurent parmi les adversaires que le FC Metz a le plus de mal à battre ces dernières saisons. « Quelles que soient les individualités qui la composent, confirme Pouliquen, Lille reste une formation difficile à jouer, à l’état d’esprit irréprochable. » Il faudra une très bonne équipe messine pour décrocher un résultat dans le Nord. Cela redonnerait sans doute un peu de baume au cœur des supporters messins, avant de retrouver un Stade Saint-Symphorien au sein duquel la victoire n’a résonné que cinq fois en 2007. On ne peut que souhaiter aux Grenats une meilleure année 2008… et surtout, la santé ! Voici les dix-huit joueurs sélectionnés pour le match Lille - Metz. Les Messins rejoindront Lille dans l'après-midi.
Marichez, Mayebi - Cubilier, Diop, Delhommeau, Bassong, C. Gueye, Corrales - Cardy, Gygax, François, Agouazi, Pjanic, Belson - Renouard, N'Diaye, Chapuis, Baldé
Lille – Metz, 20ème journée de Ligue 1
Stadium Nord Lille Métropole, samedi 12 janvier à 20h. Arbitre : Philippe Malige

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