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1月29日 Les aveux tardifs du président : responsable, mais pas coupable, il reste !Alors : pourquoi avoir attendu si longtemps en parlant la langue de bois ?...Voilà : je serai absent une petite semaine, donc, pas de blog cette semaine ! à lundi prochain… (R.L.) : Carlo Molinari : « On ne jouait pas au football » Carlo Molinari sort de son silence. Le caractère affiché par son équipe, samedi face à Rennes, incite le président à croire en des lendemains meilleurs. Président, votre décision de ne plus parler aux joueurs, prise au lendemain de la défaite concédée à Paris, a surpris beaucoup de monde. Pourquoi cette "grève" de la parole ? « J'avais le sentiment qu'il fallait trouver un signal fort, qui rompe avec les interventions traditionnelles. J'en ai discuté jeudi avec le coach, ce n'était pas un coup de tête... Et l'idée de ne plus communiquer avec eux s'est imposée. Dans mon esprit, elle signifiait que les mots n'avaient plus leur place, qu'il fallait des actes. Je n'attendais pas un 4-0 face à Rennes, mais une réaction d'orgueil. »• Ces actes, les avez-vous perçus ? « Oui, je crois que les joueurs ont répondu comme nous étions en droit de l'attendre. J'espère maintenant que ce match servira de déclencheur, que l'état d'esprit manifesté contre Rennes sera le même vendredi à Strasbourg et au cours des semaines à venir. » • Cela ne vous amène-t-il pas à regretter d'avoir attendu la trêve pour remercier Francis De Taddeo ? « Non, je ne peux pas parler de regrets. Francis restait sur une saison exceptionnelle, nous lui avons fait confiance. Nous avons été au bout de notre raisonnement. » FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : deux séance (9h30, 15h30). Demain : une séance (9h30). Grosse frayeur pour l'équipe de France des -16 ans Huit membres de l'équipe de France de football des moins de 16 ans ont été blessés, hier, lors d'un accident de la route en Turquie. Le bus qui transportait la sélection nationale française de son hôtel dans la station balnéaire de Marmaris vers la ville proche de Mugla, où elle devait affronter l'équipe d'Azerbaïdjan dans le cadre d'un tournoi international, l'Aegean Cup, s'est renversé en cours de route. Trois membres de l'équipe ont été hospitalisés : le directeur technique Michel Cavillier (fracture du thorax), le soigneur Pascal Maille (hanche), et le milieu de terrain de l'OL Harry Novillo (talon). Les cinq autres blessés, dont l'entraîneur Philippe Bergeroo ont pu regagner leur hôtel après quelques soins. Les arbitres dans la tourmente Pas une semaine sans que les hommes en noir ne soient montrés du doigt : samedi, le but refusé au Caennais Julien Toudic à Marseille a mis en lumière le malaise persistant autour de l'arbitrage français. On ne réfute pas l'erreur, mais il faut l'expliquer, ce qui ne la gomme pas, confie Marc Batta, le directeur technique national de l'arbitrage. Sur le but refusé à Caen, vu la place de l'assistant et la position du gardien, il était difficile de voir que le ballon avait franchi la ligne ».Ce fait de jeu sera étudié le week-end prochain lors de la réunion traditionnelle des arbitres français portant sur « les points positifs et négatifs », et programmée « tous les 45 jours, soit toutes les cinq journées » de championnat, selon Marc Batta. Les échos du Centre Exceptée l’équipe B, en difficulté samedi à Mulhouse, les jeunes du FC Metz ont réalisé un carton plein. Les victoires importantes des 16 ans à Illzach et des 14 ans dans le derby lorrain sont à louer, de même que la performance des 18 ans. CFA : Mulhouse 3-0 Metz (0-0) 1月28日 Vendredi, la saison s'arrête ou continuera, c'est selon...(R.L.) : Metz prendrait bien une Coupe Un peu rassuré par son partage des points avec Rennes, le FC Metz ouvre cette semaine la parenthèse de la Coupe de France : l'occasion de ressouder un groupe qui a bien besoin de se changer les idées. Metz, combien de divisions ? Après un an et six mois de communication polie, voire policée, avec interdiction de laver le linge sale en dehors du cercle familial, les langues qui se délient aujourd'hui font état d'un vestiaire désuni, de « tensions » pour les plus mesurés, de « clans » pour les plus réalistes. C'est entendu : ce qui, hier, faisait la force d'un groupe au sein duquel on ne devait voir qu'une tête et n'entendre qu'une voix a volé en éclats au gré des défaites qui ont jalonné le parcours initial du promu, et au rythme des questionnements qu'elles ont suscités, autour du pourquoi et autour du comment. C'est aussi la loi du genre : avec l'échec, viennent les disputes puis, avec les disputes, persiste l'échec. Mais personne n'a jamais été obligé de passer ses vacances avec ses collègues de travail, et les lois de la collectivité que le petit monde messin semble redécouvrir aujourd'hui n'empêchent pas la performance : l'histoire est riche d'exemples d'épopées accomplies par des joueurs qui ne passaient pas leur temps libre ensemble, comme le Bordeaux du début des années 80 ou l'OM de la décennie suivante. Un peu mieux fixé sur l'étendue des difficultés messines, Yvon Pouliquen ne cherchait d'ailleurs pas à exploiter le filon du conflit interne pour le transformer en excuse, dans la foulée de la terrifiante défaite ramenée de Paris mercredi : « A la limite, affirmait-il ici-même, peu importe que les gars aient des soucis entre eux, qu'il y ait des clans. Moi, je veux voir onze joueurs qui ne lâchent rien une fois que c'est sifflé. » Ils ne sont pas obligés d'aller dîner ensemble, après le match. Ce qu'il a vu samedi soir pendant Metz - Rennes est de nature à rassurer le nouvel entraîneur messin, en tout cas partiellement : « Il m'importe aujourd'hui de savoir si les joueurs peuvent faire preuve dans la durée de l'état d'esprit manifesté samedi. Ils doivent gagner en constance et montrer que leur vrai visage se rapproche plus de celui de samedi que de celui du mercredi précédent au Parc. » Pour remobiliser durablement un effectif profondément atteint par six mois de traversée du désert et déjà fixé sur son sort la descente en Ligue 2 avec quatre mois d'avance sur le calendrier, la Coupe de France pourrait devenir le meilleur allié de Metz. Les vertus dérivatives d'une aventure parallèle sont connues, archi-connues, et l'occasion de se changer les idées en même temps que de rassembler tout le monde autour d'un objectif exaltant se présente précisément vendredi, à Strasbourg, à l'occasion d'un seizième de finale qui dira si le dernier de Ligue 1 peut battre autre chose que des records à l'envers, d'ici au mois de mai. « Ça ne m'aurait pas dérangé d'enchaîner par un match de championnat, pour voir si nous sommes capables de reproduire une prestation de la même nature, parce que ce sera nécessaire jusqu'à la fin de la saison, et pas seulement en Coupe », précise Yvon Pouliquen, double vainqueur de l'épreuve à la tête du RC Strasbourg puis du FC Lorient, au début du siècle. Les attaquants au banc d'essai De Vesoul à Lille, Yvon Pouliquen a testé un panel de cinq attaquants. Le retour imminent de Rudy Gestede lui permettra de compléter le tableau. Revue d'effectif. Passé. 16 matches joués en championnat, 8 titularisations, 3 buts. Premier buteur messin de la saison, face à Lille, lors de la deuxième journée de championnat, le Sénégalais a contribué à la première, et unique, victoire du FC Metz. A Caen (9e journée), il avait, en effet, signé l'égalisation. La suite fut moins productive. Ballotté du banc au terrain, Momar N'Diaye a connu un gros passage à vide. Sébastien Renouard Passé. 13 matches joués en championnat, 10 titularisations, 0 but. Sa première partie de saison a été laborieuse. Le résultat, peut-être, d'un positionnement sur le terrain en décalage avec ses aspirations. Placé sur la liste des milieux de terrains par l'ancien entraîneur, il a, de plus, été amené à gérer le parcours sinueux que lui ont imposé les blessures. Wilmer Aguirre Passé. 12 matches joués en championnat, 10 titularisations, 2 buts. Ses neuf titularisations seulement, sous l'ère De Taddeo, ont laissé une empreinte transparente. Il a achevé la phase aller du championnat avec un seul but à son actif (Lens, 14e journée) et sans jamais sembler convaincre son ancien entraîneur. Babacar Gueye Passé. 12 matches joués en championnat, 5 titularisations, 2 buts. Buteur messin le plus prolifique la saison passée, il n'a pas supporté le retour à l'élite. Utilisé avec trop de parcimonie à son goût, l'international sénégalais a vu son statut de titulaire partir en fumée... Au point d'envisager de quitter le club avant le 31 janvier et son retour de la CAN. Rudy Gestede : Passé. 4 matches joués en championnat, deux titularisations, 0 but. Lancé dans le grand bain au soir d'une énième déconvenue messine, contre Auxerre, son gabarit a fait sensation. Il a apporté un peu de son culot, mais son inexpérience au plus haut niveau a pris le dessus sur sa générosité. Cyril Chapuis Passé. 3 matches joués, deux titularisations, 0 but. Son passé messin n'a pas encore de rides. Arrivé par la porte du mercato, l'attaquant est loin d'avoir retrouvé le rythme. Un deuxième semestre 2007 chômé est passé par là. FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : entraînement à 15 h 30 sur le terrain du bord de l'autoroute. Demain : entraînement à 9 h 30. (18 ans) : Une bonne opération Arbitre : M. Godinho. Mi-temps : 1-1. Buts pour Metz : Fallou (43e), Sakho (51e), Biaudet (90e+2) ; pour Sedan : Edouard (14e), Obaton (90e+4). (14 ans) : Le derby aux Messins Buts pour Metz : Vion (22e), Abdelli, Moukam (48e) ; pour Nancy : Rodriguez (60e). Metz dans la douleur Les Messins débutaient mal la rencontre et dès la quinzième minute étaient menés au score. Les Alsaciens ouvraient, en effet, la marque sur un coup franc excentré plongeant qui se logeait en pleine lucarne (15e). Juste avant la pause, Mohammed passait le ballon au dessus de la défense alsacienne pour Bussmann qui lobait le gardien (45e). Il fallait attendre un quart d'heure après la reprise pour voir les jeunes Mosellans prendre l'avantage. Sur un centre de Bekhadda, Faucher inscrivait le deuxième but (60e). (Quotidien l’Equipe) : Rennes patine toujours C’EST UN « EXPLOIT » dont les Rennais se seraient bien passés. À part Nancy (0-0), dans un derby lorrain propice au nivellement des forces, et un PSG (0-0) alors en perdition, tous les visiteurs du stade Saint-Symphorien étaient jusqu’ici rentrés chez eux avec trois points dans la besace. À Metz, l’équipe de Guy Lacombe, qu’on pensait en rémission, a perdu deux points bêtement (1-1). Comme face à Nice (1-1) mercredi dernier, elle avait fait le plus dur en ouvrant la marque. Comme face à Nice, elle n’a pas su se mettre à l’abri. Sauf qu’en face ce n’était plus le quatrième mais la plus faible formation que la L 1 ait connue depuis longtemps. « On s’est fait bousculer dans tous les domaines, a admis Olivier Sorlin. Les Messins ont été plus forts que nous dans les duels, ils nous ont bougés et on a couru après le ballon. Ils méritaient même mieux. » L’incidence au classement est neutre puisque le troisième et Nice, le quatrième, pointent toujours respectivement à huit et sept longueurs. Dans l’absolu, tout reste possible : la saison dernière, Rennes, alors dixième, comptait sept points de retard sur le troisième après 23 journées. Dans un Championnat où le wagon de tête avait longtemps avancé comme un escargot, les 25 points que les Rennais avaient engrangés lors des quinze derniers matches leur avaient permis de terminer au pied du podium. Lacombe se trouve dans une situation similaire à celle de Dréossi il y a un an. À deux détails près : Rennes nourrit d’autres ambitions et il n’est pas dit que ses concurrents à l’Europe lambinent en chemin. En convalescence ou pas, son équipe est quasiment dans l’obligation de remporter ses deux prochains matches, à Lorient, samedi, en Coupe de France, et contre Auxerre, la semaine suivante, en Championnat. Sinon, l’entraîneur rennais s’exposera à une fin de saison sans saveur. Avec, en prime, des états d’âme à gérer. Didot, sans doute le meilleur Rennais depuis un an et demi, ronge son frein sur le banc depuis la reprise. Il sera également intéressant de savoir ce que va devenir Bruno Cheyrou quand Mensah et Mbia seront rentrés de la CAN. 1月27日 Du mieux, mais...Mi figue, mi raisin : peuvent mieux faire !(R.L.) : CFA Les réservistes à l'unisson Après une première période bien menée, les réservistes messins sont passés totalement à côté des 45 dernières minutes hier soir à Mulhouse. Mi-temps : 0-0. 250 spectateurs. Arbitrage de M. Bousson. Buts : Taulemesse (55e s.p., 87e), Khezami (66e) pour Mulhouse. Avertissements : Belson (30e), Anastassowa (55e), Baldé (57e) pour Metz. Les Messins bougent encore Metz respire un peu mieux : le point arraché hier contre Rennes offre une conclusion plus légère à une semaine riche de turbulences. Cela ne changera assurément rien au verdict qui sera rendu le 17 mai prochain, au coup de sifflet final de la saison. Mais en attendant de boucler leurs valises et de prendre place dans le convoi qui les ramènera d'où ils sont venus, en Ligue 2, les Messins ont eu la bonne idée de s'épargner une nouvelle déconvenue. Le fait est assez rare pour être souligné. Traumatisés par Monaco (1-4), la semaine dernière, avant d'être ridiculisés à Paris (3-0), mercredi soir, les joueurs d'Yvon Pouliquen ont bouclé leur mois de janvier sur une note un peu moins terne. Hier, face à Rennes, la sempiternelle association de la candeur et de la maladresse a, pourtant, longtemps semblé les conduire sur le chemin d'une dix-septième défaite. Mais le vent de révolte grenat a eu le dernier mot. Le film du match : 12e. Chapuis, au pressing, contre un dégagement de Dembele. Le ballon passe juste à côté de la cage de Pouplin. N'Diaye respecte la parité Faute de mieux, Metz s'en est remis à l'entrée en jeu pertinente de Momar N'Diaye pour ne pas perdre face à des Rennais pourtant peu virulents. Les matches passent, les scories restent. Si les intentions messines paraissent plus franches qu'en première partie de saison, elles n'en demeurent pas moins gâchées par des limites techniques rédhibitoires et plombées par un laxisme persistant en défense. N'Diaye : « On aurait pu se laisser aller » Son entrée en jeu a changé le cours de la rencontre. D'une tête rageuse, l'attaquant a concrétisé les bonnes intentions messines. • Metz retrouve des couleurs ce soir. Et de l'orgueil, non, après deux lourdes défaites ? « Oui, c'est vraiment l'état d'esprit qui a fait la différence. A 1-0, on aurait pu se laisser aller, surtout après avoir encaissé sept buts lors des deux dernières rencontres. Mais le traumatisme est passé. On n'a rien lâché jusqu'au bout, on a même produit du beau jeu par moments. » Pjanic : « Poursuivre sur cette voie » Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz): « Ce soir je suis satisfait de l'état d'esprit affiché par mes joueurs. Ils ont la réaction d'orgueil que j'attendais. Mais j'en attends une autre dès vendredi à Strasbourg en coupe de France. Et plutôt que de réagir, j'aimerais qu'ils agissent. Le positif de la soirée, c'est cette volonté d'aller de l'avant. Le négatif, notre manque d'efficacité tant offensive que défensive. Mais en venant ici je savais que remonter l'équipe, surtout mentalement, allait prendre du temps ». (Site officiel FC Metz) : Le verre à moitié plein Messins et Rennais ont partagé les points ce soir. Au nombre d’occasions, le résultat est équitable. Yvon Pouliquen peut se satisfaire de la réaction de ses hommes, qui sont allés chercher l’égalisation de belle manière. Tout n’est pas encore parfait, loin de là. Le mal dont souffre le FC Metz ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Mais, bien que la victoire ne soit toujours pas au rendez-vous en cette fin de mois de janvier, il est permis d’espérer que les Grenats ont emprunté le chantier de la guérison. Grâce à un joli but de Momar N’Diaye en fin de match, ils sont en effet parvenus à rejoindre leur adversaire au tableau d’affichage et se sont procurés suffisamment de situations pour mériter un peu plus. (Quotidien l’Equipe) : METZ - RENNES (1-1) Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « On est revenus au score, c’est déjà positif, mais il y a encore la déception d’avoir pris un but largement évitable. On a tendance à défendre en reculant, c’est ce qui nous a coûté ce but avec une succession d’erreurs techniques. Il y a eu du déchet mais aussi la volonté d’aller de l’avant et des enchaînements intéressants. Ma plus grosse déception après le match de Paris (0-3) c’était sur l’état d’esprit, même si je peux aussi comprendre les joueurs qui vivent une saison exécrable. Là, je suis satisfait, il y a eu une réaction d’orgueil mais il faut qu’on soit capables de reproduire ce type de match sur les quinze qu’il reste. C’est fragile. » Olivier SORLIN (capitaine de Rennes) : « On est frustrés. On amené mais on n’a pas su tuer le match même si c’était un peu un miracle qu’on mène. On s’est fait bousculer dans tous les domaines, ils ont été plus forts que nous dans les duels, ils nous ont bougés et on a couru après le ballon. Ils pouvaient même mériter mieux. » Lacombe irrité L’entraîneur rennais a regretté le comportement de son équipe, qui a trop facilement laissé Metz revenir au score à son goût. 0-1: Thomert (28e) 1-1: Momar N’Diaye (80e) METZ VISITER SAINT-SYMPHORIEN, c’est un peu se rassurer sur sa santé. Les visiteurs y gagnent avec une régularité qui n’étonne même plus (huit fois en onze matches), pour se relancer ou confirmer une bonne passe. Ne pas vaincre à Metz est donc un signe de santé précaire. Hier, les Lorrains ont interrompu une série de quatre défaites consécutives à domicile et donné du relief à la trajectoire récente des Rennais : une victoire en dix matches de Championnat. Après avoir mené au score sans trop d’effort et contre le cours du jeu (28e), ils auraient dû tenir ce résultat facile. Mieux, ils auraient même pu l’assurer si Pagis avait joué avec plus de conviction son face-à face avec Marichez (38e). Secoué par la lanterne rouge dans des proportions qu’aucune autre équipe n’avait expérimentées jusqu’ici, Rennes a fini par laisser Metz revenir, sur un coup de tête autoritaire de Momar N’Diaye (80e). Depuis son banc, Guy Lacombe sentait son équipe perdre pied depuis un bon moment. « J’étais un peu irrité, a-t-il avoué. Ce n’est pas que je sentais l’égalisation mais je voyais un ensemble qui n’était pas cohérent. On a trop donné la possibilité à l’adversaire de revenir. » Comme depuis les tribunes, l’entraîneur rennais a pu avoir la sensation que ses joueurs déroulaient leur jeu avec une certaine nonchalance, sans se rendre compte que Metz élevait son niveau de jeu. « Ce n’est pas faute de leur avoir dit avant la rencontre que Metz allait jouer un match de Coupe, regrettait Lacombe. Ils (ses joueurs) ont été un peu trop confiants. Il faut avoir la lucidité de serrer le jeu ou de tuer le match, mais pas moitié-moitié comme on l’a fait. Dans ma causerie, j’ai parlé de match piège. Le problème, c’est qu’on l’a rendu un peu plus facile en marquant. Et là, il fallait tuer le match. En plus, on a les joueurs d’expérience pour le faire. » Au classement, ce deuxième nul consécutif laisse les Bretons onzièmes et encore convalescents après leur série noire de la fin 2007 (six défaites). « Je l’ai dit après Marseille (3-1). Il faut que tout le monde en soit conscient. » À la question d’un confrère qui lui demandait si c’était le cas, Lacombe a répondu en esquivant : « D’après ce que vous venez de me dire, peut-être pas. » Dans quinze jours, Rennes affrontera un autre relégable (Auxerre) pour se remettre à l’endroit. Gygax s’est démené L’HOMME CLÉ : GYGAX (Metz), 6,5 Irrégulier quand il n’a pas été blessé, l’international suisse vit une saison difficile. Mais hier il n’a pas ménagé ses efforts pour tenter de déstabiliser la défense rennaise. S’il ne réussit pas à trouver le cadre sur deux centres d’Agouazi (15e, 34e), puis rata d’un rien un ballon repoussé par Pouplin (38e), il trouva la tête de N’Diaye pour l’égalisation (80e). METZ MARICHEZ (6) : une jolie claquette sur un tir de Briand (82e). C. GUEYE (4,5) : brouillon. M. DIOP (5) : il a réussi plusieurs bonnes interventions mais il est en difficulté sur le but rennais (28e). S. BASSONG (5,5) : un peu court sur le but. Un match propre par ailleurs. CUBILIER (5,5) : appliqué. FRANÇOIS(4,5) : il a fait ce qu’il a pu, mais sa prestation est entachée par son dégagement dévissé sur le but de Thomert. AGOUAZI(5) : il a manqué de spontanéité mais a aussi délivré de bons ballons devant le but rennais. BESSAT (4) : un peu juste pour faire la différence, il a compensé par son agressivité. GYGAX (6,5) : voir ci-dessus. AGUIRRE (5,5) : le Péruvien a inquiété Pouplin, d’abord involontairement (12e), puis sur une frappe (38e). C. CHAPUIS (4) : il n’a pas pesé, malgré quelques appels intéressants. Remplacé par Momar N’DIAYE (68e), qui a inscrit son troisième but de la saison d’une tête puissante (80e). RENNES POUPLIN (4,5) : n’a pas toujours bien négocié les sorties et son jeu au pied a été inégal. FANNI (6,5) : des retours importants sur Gygax (6e), Bessat (19e) ou Aguirre (69e). Il a débordé plusieurs fois et bien combiné avec Wiltord. HANSSON (5,5) : le Suédois a bien compensé son déficit de vitesse par rapport à Aguirre, même s’il a parfois semblé à la limite de la rupture. DEMBELE (5,5) : pour sa première titularisation en L 1, il commença par une erreur grossière (12e) avant de trouver plus de sérénité. D. TRAORÉ (5) : très discret. Remplacé à la mi-temps par DANZÉ (4,5), battu sur le but de N’Diaye. WILTORD (5,5) : de bonnes initiatives gâchées par des erreurs techniques surprenantes. Remplacé par S. MARVEAUX( 72e), qui manqua le cadre enfin de match (90e + 2). SORLIN (5) : une partie sans grand relief. LEMOINE (5,5) : il a bien ratissé et essayé de ressortir le ballon proprement. THOMERT(5,5) : une belle frappe du gauche pour marquer (28e) avant de s’éteindre. Il s’est un peu réveillé vers la fin. PAGIS(5,5) : son aisance technique a posé des problèmes à la défense messine. Il aurait pu marquer avec un peu plus d’application (38e). BRIAND(5,5) : beaucoup d’appels et une bonne passe. 1月26日 Leur reste-t-il une once d'amour-propre ?La phrase du jour : "pour être sûr de manger du rennes, mieux vaut aller à Ikéa qu'à Saint-Symphorien" (R.L.) : Metz en plein brouillard A Paris, les Messins ont marqué des points dans la course au pire. Où s'arrêteront-ils ? La question est posée. Et elle n'est pas la seule à entourer la venue de Rennes. • Le président Carlo Molinari a-t-il eu raison de se mettre « en grève », en d'autres termes de ne pas parler aux joueurs jusqu'après le match de Rennes ? Julien François : « On passe pour les rois des cons » La langue de bois, Julien François ne connaît pas. Clairvoyant, le milieu de terrain estime que le FC Metz a la situation qu'il mérite. • Julien, mettre de côté ce qui s'est passé mercredi à Paris, c'est possible ? L’essentiel en quelques mots…
« Je ne veux plus revoir ce que j'ai pu observer à Paris, mercredi. Les joueurs sont prévenus. Je veux qu'ils fassent preuve de caractère et d'envie. » L'essentiel en quelques mots : Yvon Pouliquen ne s'est pas étendu, hier, lors du traditionnel point presse d'avant-match, prenant simplement soin de placer ses troupes devant leurs responsabilités, à la veille de recevoir Rennes. Pour rectifier ce qui peut encore l'être, l'entraîneur procédera à quelques changements dans son onze de base : en défense, Cheikh Gueye cédera sa place à Gaëtan Bong. Momar N'Diaye devrait lui aussi rejoindre le banc des remplaçants. Laurent Agouazi, forfait mercredi, en profitera pour reprendre sa place au milieu de terrain, où la présence de Miralem Pjanic n'était pas acquise hier. Devant, enfin, Cyril Chapuis pourrait débuter à côté de Wilmer Aguirre. Sébastien Renouard, titulaire depuis le match de Coupe de France à Vesoul, serait alors invité à souffler. Bruno Cheyrou (entorse de la cheville) et Jérôme Leroy (douleurs au genou) sur le flanc, Mensah et M'Bia appelés en sélection nationale, l'entraîneur rennais a dû se creuser les méninges à l'heure de désigner son groupe. La principale incertitude concerne le couloir gauche de la défense bretonne : habituellement occupé par Traoré, amené à prendre la place de Cheyrou dans l'axe, le poste pourrait être confié au jeune Dembelé, lequel ferait sa première apparition en Ligue 1. Pas de changement aux avant-postes, en revanche : buteur mercredi face à Nice, Jimmy Briand sera entouré par le trio Wiltord, Pagis, Thomert.
Dréossi : « Il a reboosté l'équipe »
Revenu à une fonction exclusive de manager général, Pierre Dréossi se félicite du travail de son successeur sur le banc rennais, Guy Lacombe.
Voilà un peu plus d'un mois que Guy Lacombe vous a succédé sur le banc rennais. Quel bilan peut-on tirer de ce passage de témoin, dont vous avez été l'instigateur ? « Je crois qu'il est encore un peu tôt pour se pencher sur cette question. Et puis je ne suis pas là pour juger. Je constate simplement que la série négative que nous avons connue a pris fin. Guy Lacombe a reboosté l'équipe, l'a remise sur la bonne voie. »• Avec le peu de recul dont vous disposez, comment expliquer les accrocs répétés de votre première partie de saison ? « Nous avons eu du mal à assumer nos matches et notre statut européen. Le calendrier était chargé, les blessures se sont multipliées... Et nous avons évidemment dû commettre des erreurs. Ç'a été une période difficile : nous étions deuxièmes du championnat avant de débuter en UEFA, à la sortie, nous étions quatorzièmes. Un vrai trou d'air, oui. Mais les joueurs ont su relever la tête, nous sommes repartis sur de nouvelles bases et l'on s'aperçoit finalement que nous ne sommes pas plus mal lotis, niveau points, que la saison passée à la même époque. On peut donc encore avoir de l'ambition. » C.F.A. : Metz : un nouveau départ
FC Metz. 12e avec 36 pts (5v, 5n, 6d). Les trois dernières rencontres : victoire face à Épernay (3-2), victoire face à Belfort (1-0), défaite à Vesoul (2-1). Kastendeuch mène la bataille
Les syndicats de joueurs (UNFP) et d'entraîneurs professionnels (Unecatef) ont décidé de boycotter une réunion sur la formation prévue le 5 février avec le syndicat des clubs (UCPF), afin de protester contre le projet de réforme de la « gouvernance de la LFP », a annoncé hier l'UNFP. Metz Les cinq derniers matches : P. P. N. P. P. Remplaçants : Mayebi (g.) (50), Delhommeau (4), C. Gueye (32), Corrales (3), Pjanic (15) ou Bessat (8), Momar N’Diaye (25), Renouard (26). Entraîneur : Y. Pouliquen. Absents : Barbosa (reprise), Gestede (cuisse), Vivian (genou), Cardy, Strasser (pied), Delgado, B. Gueye, Sissoko (g.) (CAN), Anastassowa, Anton, Ab. Baldé, Belson, M. Diakité, Djiba, Ebede (g.), Effa-Owona, Françoise, Léoni, Ou, Pouye (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Pjanic incertain Le jeune milieu messin ne s’est pas entraîné hier en raison de douleurs dorsales. Il pourrait être remplacé par Bessat dans un onze de départ où Agouazi, malade pour le déplacement à Paris Rennes Les cinq derniers matches : P. N. G. P. N. Remplaçants : Luzi (g.) (16), Oniangue (34), E. Didot (22), Moreira (10), Marveaux (26), Danzé (29), Badiane (33). Entraîneur : G. Lacombe. Absents : Br. Cheyrou (cheville), J. Leroy, Kembo-Ekoko, Borne (genou), Mensah, Mbia (CAN), Echiejile (hanche), Catherine (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Cheyrou forfait Bruno Cheyrou s’est donné une entorse à une cheville contre Nice mercredi (1-1). Plutôt que de chambouler une nouvelle fois la défense, Lacombe devrait faire confiance au jeune Dembélé dans l’axe. Au milieu, Lemoine devrait encore être préféré à Didot. Le reste de l’équipe est inchangé par rapport à Nice. Bonjour l’ambiance ! RENNES SOUS PRESSION. – Les Rennais, qui ne comptent plus que quatre points d’avance sur Auxerre, le premier relégable, jouent gros. Face à des Messins qui n’ont pas remporté le moindre match sur leur pelouse, les Bretons doivent s’imposer. Pour ne pas s’enliser davantage et pour entretenir leurs ambitions. Si Nancy, le troisième, pointe à huit longueurs, Rennes bénéficie d’un calendrier favorable (Metz, Auxerre, Lille, Lorient, Sochaux, Paris-SG). Une sorte de boulevard de la dernière chance. TENSIONS. – À Rennes, l’ambiance s’est tendue ces derniers jours. Jeudi, les journalistes ont décidé de boycotter le point presse. Ils ne supportent plus le fonctionnement de la cellule communication du club. Guy Lacombe, lui, a estimé qu’une « campagne de presse » était menée contre Jimmy Briand. Le remuant attaquant peine à se montrer efficace. En interne, le médecin du club, Yves Debruyne, est visé par une procédure de licenciement. Juste après son but face à Nice (1-1), Briand s’était dirigé vers le banc pour lui donner l’accolade. À Metz, la défaite à Paris (0-3) mercredi, a donné lieu à un nouveau psychodrame. Après la rencontre, Marichez a parlé de « tricheurs» et de « comptes » à régler. Une réunion entre joueurs, jeudi, a ramené le calme, mais Carlo Molinari s’est déclaré en « grève » dans l’attente d’une réaction d’orgueil. POULIQUEN NE COUPE PAS DE TÊTES. – Très déçu par le comportement de certains de ses joueurs mercredi, l’entraîneur messin avait aussi eu des mots durs dans les couloirs du Parc. « Je pensais qu’il faudrait du temps pour mettre en place certaines phases de jeu, pas pour avoir une équipe de guerriers, a-t-il regretté. À Paris, certains ont lâché et ma confiance a des limites. » Mais il n’a pas encore coupé de têtes, comme s’il voulait accorder une dernière chance. Un seul changement notable dans son groupe, avec le retour d’Agouazi. Cheikh Gueye et Renouard pourraient commencer sur le banc. 1月25日 Après les nez-rouges du parc,Le cirque RMC/Fernandez bientôt aux Arênes...(Quotidien l’Equipe) : Molinari en « grève » À L’ISSUE D’UNE ÉNIÈME défaite à Paris (0-3), mercredi soir, Christophe Marichez avait fustigé l’attitude de certains de ses coéquipiers avec des mots durs : « Il y a des mecs qui ont triché. Ils n’ont pas le droit. On va régler nos comptes. » Hier après-midi, avant le décrassage, les Messins se sont donc réunis, avec leur entraîneur Yvon Pouliquen, puis tout seuls, pour régler ces comptes. Sur ce qu’ils ont laissé filtrer de cette réunion, son ambiance n’était pas vraiment électrique. Plutôt une nouvelle tentative de mobilisation collective au cours de laquelle les cadres (Marichez, Cardy notamment) se sont exprimés. « On commence à être ridicules, maintenant on se fait chambrer sur le terrain, a commenté le capitaine messin. Ou on continue et on va se mettre sur la gueule ou bien on se met dans la peau d’une équipe qui joue des matches de Coupe de France avec l’état d’esprit des amateurs. » Passé un peu plus tôt, Carlo Molinari ne s’est même pas adressé à l’effectif professionnel : « Je rentre dans une période de grève, a-t-il expliqué. Je prends du recul, je n’aurai pas de contact avec eux jusqu’après Rennes. Je veux qu’ils comprennent qu’ils doivent avoir une réaction. » Nouveaux discours de circonstance ou léger sursaut ? (Site officiel FC Metz) : Avoir du respectLe président messin n’a que très modérément apprécié la performance de son équipe au Parc des Princes et il l’a fait savoir. (R.L.) : Metz: président en grève Carlo Molinari a décidé de se retrancher dans le silence, laissant aux joueurs le soin de mettre sur table les tares surlignées, mercredi, par la lourde défaite concédée au Parc des Princes. Se décrasser. Les Messins en avaient visiblement grand besoin. D'où ce décalage observé, hier, dans le programme fixé par Yvon Pouliquen : prévu à 15h30, l'entraînement n'a débuté que sur les coups de 17h. Avant de débarrasser leurs organismes des toxines ramenées de leurs gesticulations au Parc des Princes, Christophe Marichez et ses coéquipiers se sont surtout attachés à délier les tensions exacerbées par l'issue de leur excursion dans la capitale. La seizième défaite de la saison a laissé des traces, ravivé des plaies... Au soir même de ce cinglant 3-0, certains n'avaient pas hésité à commencer le travail de catharsis. « Il y en a qui trichent dans ce groupe et il va falloir régler les comptes », avait balancé le capitaine messin, quelques minutes après y être allé de son coup de gueule dans le vestiaire. FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : soins et décrassage pour les joueurs de Paris SG - Metz. Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 15h30. Luis Attaque les Arènes de Metz Fernandez, aboyeur sur les terrains, crie aujourd'hui sa passion au micro de l'émission Luis Attaque sur RMC. Le dimanche 3 février, le public messin aura le privilège de revoir cette grande gueule du football français lors des Arènes du foot, un tournoi riche en célébrités. Luis, heureux de retrouver le terrain aux Arènes de Metz ? « Très heureux. Jouer au football, c'est toujours un plaisir. D'autant que ce dimanche, je vais retrouver de nombreux amis dans cette sélection française des plus de trente-trois ans. Je pense notamment à Didier Six, à l'origine de ce rassemblement. Mais encore à tous les anciens, les "vieux" comme moi qui viennent pour se faire plaisir. » • A votre âge, le corps tiendra-t-il le choc ? « Je l'espère ! Maintenant, je ne pense pas être en mesure d'enchaîner toutes les rencontres du soir. Mais une chose est sûre : sur le terrain, j'aurai la même envie de gagner que lorsque j'étais encore en activité. Seulement, je vais un peu tirer la langue. » C.Gueye reste à Metz Vendredi ou samedi au plus tard, l'effectif de l'AJ Auxerre, relégable depuis mercredi malgré son bon match nul à Caen (0-0), devrait enfin s'étoffer. Gérard Bourgoin, joint au téléphone, l'a confirmé. «Ca va bouger très rapidement, on bosse dessus avec la cellule de recrutement. Et puisque vous voulez tout savoir, c'est le Macédonien Robert Popov (15 sélections) qui va sans doute signer chez nous. Pour le Messin Cheikh Gueye, ça ne se fera sans doute pas», a expliqué le vice-président auxerrois, qui aimerait bien réussir un dernier coup avant son départ à la fin du mois. Samedi, à l'occasion de la venue de Nancy, Gérard Bourgoin n'ira sans doute pas s'asseoir sur le banc aux côtés de Jean Fernandez. «Je ferai une sortie discrète. Je ne suis pas un artiste...» 1月24日 Metz : pari perdu !Metz se perd dans Paris Plus joueur mais confondant de légèreté, Metz offre à Paris l'occasion d'enflammer le Parc des Princes, et à la Ligue 1 le spectacle de son humiliation. Les valises sont pleines. Il ne restait plus de place, la nuit dernière, dans les soutes du bus grand tourisme ramenant la délégation messine de Paris. Le voyage retour a dû paraître bien long. 4-1 le samedi à Saint-Symphorien, 3-0 le mercredi suivant au Parc des Princes : les Messins se passeraient bien de démentir l'avarice en buts de la Ligue 1 et de remplir leurs valises de cartons. Yvon Pouliquen espérait rendre le sourire et redonner du plaisir au peuple messin ; le nouvel entraîneur de l'incontestable dernier de la classe n'imaginait pas que son équipe s'évertuerait surtout à rendre le sourire et à redonner du plaisir aux adversaires qui passent et qui redorent leur prestige.Il faudra cependant penser à récompenser le sens du sacrifice de l'équipe messine. Perdu pour perdu, elle a décidé de se dévouer à la cause du championnat qu'elle quittera bientôt, histoire de rehausser le produit. Ainsi en 2008, Metz continue de perdre avec la même constance, mais avec panache ; il marque toujours aussi peu de buts, mais il essaie. Il en encaisse encore, et même un peu plus qu'en 2007 au train où vont les choses, mais de très beaux, parfois. C'est un peu le problème du FC Metz nouvelle version : sa générosité est sans limite, et sans exclusive. Sa naïveté a quelque chose de touchant, quand son indolence était pathétique, le mois dernier. On plaisante, on plaisante, mais on s'accroche à ce que l'on peut, après six mois de galère. Le film du match 3e : Renouard, plein axe, cadre sa frappe. Landreau repousse. 5e : un centre de Rothen venu de la gauche surprend Malik Diop et Luyindula, au second poteau, n'a plus qu'à conclure. PSG - METZ : 1-0. (Site officiel FC Metz) : Metz manque le réveil A nouveau coupables de moments d’absences, les Grenats ont gâché leur soirée de gala dans la capitale. En encaissant un but d’entrée de jeu, ils se sont mis en situation si inconfortable que leurs bonnes dispositions dans le jeu n’y ont pas survécu. Il n’est aucunement question de complexe. En déplacement au Parc des Princes, l’équipe d’Yvon Pouliquen a joué crânement sa chance, ne laissant jamais apparaître un quelconque malaise que pouvait aisément générer sa situation au classement. D’un point de vue psychologique, au moins, le nouvel entraîneur a peut-être remporté une première bataille. Il faut espérer que sa seconde défaite n’atteigne pas plus le moral de ses troupes que la première. Car visiblement, le 4-1 de Monaco était bel et bien effacé dans les têtes messines à l’heure de débuter la rencontre. Les premières minutes, au cours desquelles Sébastien Renouard se créa notamment deux belles occasions de but, sont là pour le prouver. La tour est frêle Trop de largesses défensives ont condamné les Messins à subir la loi parisienne. L'opération porte ouverte continue. L'ouvrage n'aura tenu que cinq minutes. Cinq minutes ou le temps qui a suffi aux Messins pour offrir les clés du scénario à leurs homologues parisiens. Encore palpable après le premier but signé Luyindula, mais exprimée avec tantôt trop de maladresse, tantôt trop de naïveté, la réaction des joueurs d'Yvon Pouliquen s'est perdue au fil du temps. Le Paris SG est allé cueillir trois points précieux sans trouver personne en face de lui pour l'en empêcher. Marichez. Pas plus heureux que la semaine dernière à Saint-Symphorien... Surpris par l'absence de Diop sur le premier but, impuissant sur la frappe somptueuse de Rothen, abandonné par les siens sur la troisième réalisation. Lourd pour un capitaine qui n'aura finalement réussi qu'à éviter une addition plus lourde encore : son pied a dévié la tentative de Luyindula en corner (60e). N'Diaye. Des intentions louables, mais sans effet concret sur la production de son équipe. Idéalement placé au second poteau, il s'est emmêlé les pinceaux sur le centre que lui avait adressé Gaëtan Bong (52e). Renouard. Une activité indéniable sur le front de l'attaque messine. Ses tentatives de frappe n'ont hélas jamais atteint leur objectif (4e, 6e). Remplacé par Cyril Chapuis, quelques minutes après le troisième but parisien (63e). L'entrée en jeu du joker messin n'a rien changé au cours des choses. Marichez : « Il va falloir régler les comptes » Paul Le Guen (entraîneur du Paris SG) : « Nous avons manifesté le sérieux et fait preuve de l'investissement nécessaire, malgré deux ou trois alertes en début de match. En profitant de notre première situation de marquer, nous avons trouvé l'aisance nécessaire pour mieux nous exprimer au Parc. Nous n'avons pas battu la meilleure équipe du championnat, c'est clair, mais Metz prendra des points : c'est nous qui avons fait ce qu'il fallait pour bousculer notre adversaire. Cette victoire nous donne un peu de marge mais la bagarre s'annonce terrible pour le maintien. » (Quotidien l’Equipe) : Paris renfloue son compte Faciles vainqueurs de pathétiques messins, les Parisiens ont désormais un goal-average positif. Une première. 1-0 : Luyindula (5e) 2-0 : Rothen (36e) 3-0 : Diané (55e) LE PARIS-SG AGAGNÉ hier soir et pour une fois, ce n’est pas une surprise (3-0) car tout le monde gagne contre Metz, pire équipe du Championnat, partie pour entrer et s’installer durablement dans le livre des records. C’est ce que croit d’ailleurs Christophe Marichez, le gardien et capitaine messin. Après le coup de sifflet final, il a accepté de parler, et pas pour ne rien dire. « Ce soir, il y a des mecs qui ont triché. Ils n’ont pas le droit. On va régler nos comptes. J’ai honte. » Le retour en Lorraine a dû être joyeux... Et le décrassage promet d’être tendu. Au Camp des Loges, en revanche, il sera plus gai. Plus serein. Le Paris-SG va mieux. Il l’a montré hier soir. Le voilà douzième. La soirée aurait pu être plus belle mais d’autres grands candidats au maintien ont gagné, ou n’ont pas perdu. On pense à Lens, Toulouse, Rennes et Lille, évidemment, le prochain adversaire des joueurs de la capitale. Ce sera samedi après-midi, à Villeneuve d’Ascq. Après ce match, on saura vraiment de quoi est capable cette équipe parisienne. De jouer définitivement le maintien ? Ou de légitimement espérer une confortable place dans la première partie du classement ? Paul Le Guen a présenté ce duel comme un véritable tournant. Il avait fait de même avec Lorient (0-1)... Un très mauvais souvenir pour le coach breton qui n’a guère apprécié le relâchement de son groupe. Il l’a fait savoir. Sa froide colère a été utile. Ses joueurs ont bien réagi malgré dix premières minutes assez floues. « On a encore besoin de confiance », répète Paul Le Guen. Dix minutes durant lesquelles Renouard, le Messin, aurait pu inscrire deux buts. Il ne le fit pas. Luyindula a eu davantage de réussite. Bénéficiant d’un bon centre de Rothen et d’une erreur de Diop, il ouvrit la marque (5e) et libéra complètement les têtes et les jambes de ses partenaires. Diané récidive Le Parc vit encore deux buts : le premier inscrit par Rothen (36e). En fin de saison, il fera certainement partie des dix plus beaux buts marqués durant ce Championnat. En France, ces frappes lointaines sont rares. Le second fut l’œuvre de Diané, déjà buteur contre Lens (3-0) et Valenciennes en Coupe de la Ligue (4-0). Trois buts qui permettent au PSG d’avoir, pour la première fois de la saison, un goal-average positif (+1). Ce n’est pas grand-chose mais en fin de saison, ça pourrait être utile. COUÉ PRÉSERVÉ. – Prévu pour arbitrer PSG-Metz, Bruno Coué n’était pas au Parc des Princes hier soir. Il a été remplacé par Alain Hamer. Ce remplacement n’est pas dû aux réactions des joueurs dijonnais qui ont fustigé l’attitude « arrogante » de Bruno Coué lors de la rencontre les opposant à Amiens le week-end dernier (2-2). Il a été proposé et accepté après le match Rennes- Marseille (3-1), le 13 janvier dernier. Ce soir-là, Bruno Coué avait multiplié les erreurs et provoqué la colère de Pape Diouf, Le bijou de Rothen L’HOMME CLÉ : ROTHEN (PSG), 7,5 Remplacé à la 83e par Sankharé, Jérôme Rothen a vécu un moment rare. Il a entendu le Parc des Princes scander son nom. Un hommage mérité pour le meilleur pied gauche de la L 1, qui a remercié la foule en effectuant un tour d’honneur après le match. Hier soir, Rothen a offert, du gauche, sa huitième passe de la saison, et d’autres ballons en or, et a inscrit un but exceptionnel. Une frappe soudaine et lointaine du gauche qui a achevé sa route dans la lucarne gauche de Marichez. PARIS-SG LANDREAU (6) : un seul arrêt délicat dans le match, réalisé à la 4e minute sur une frappe tordue de Renouard. CEARA(5) : de la fébrilité défensive, comme souvent, de l’aisance technique, comme toujours. Z.CAMARA(5) : à peine perturbé par les jambes d’Aguirre, il a passé une soirée paisible. YEPES (5,5) : il a mis dix minutes à comprendre Renouard. Ensuite, il contrôla. Il s’offrit aussi une tête sur le poteau (34e). ARMAND(6) : il n’a fait qu’une bouchée du très timide Gueye. ARNAUD (3) : percuter est une chose, donner proprement un ballon en est une autre. CHANTÔME (5,5) : moins en jambes que ces derniers temps, il a ménagé ses efforts. CLÉMENT (5,5) : on l’a vu meilleur mais hier, contre une équipe très faible, son niveau a largement suffi. ROTHEN (7,5) : voir ci-dessus. DIANÉ (5,5) : en première période, on a vu le mauvais Diané, celui qui passe à côté des choses simples et de ses partenaires. La pause l’a remis à l’endroit, et il s’est offert un nouveau but. LUYINDULA (6,5) : un but facile, une présence utile et une passe décisive pour Diané. Une partie pleine. METZ MARICHEZ (5) : trahi par sa défense sur les premier et troisième buts, il a privé Luyindula du quatrième (59e). Ch. GUEYE (2,5) : les deux premiers buts sont venus de son côté, qu’il n’a jamais su bloquer. Sorti dès la pause pour BONG (5), qui a tenu le flanc gauche. M. DIOP (2) : sa boulette sur le premier but a plombé d’entrée les siens. Également impliqué sur le troisième, il a été d’une faiblesse infinie. BASSONG (3,5) : il a laissé Luyindula ouvrir la marque. Faible aussi. CUBILIER (5) : auteur d’une bonne première période sur le flanc gauche, il s’est montré moins performant à droite après la pause. Mo. N’DIAYE (2,5) : maladroit. PJANIC (5) : il est redescendu construire le jeu. Mais le benjamin de ce bateau à la dérive ne peut pas le maintenir seul à flot. Touché à la cuisse gauche et remplacé par DELHOMMEAU (72e). FRANCOIS (4,5) : il a essayé. GYGAX (3,5) : décevant. AGUIRRE (4,5) : on se demande encore pourquoi De Taddeo ne l’a pas fait jouer davantage. RENOUARD (4) : après un début tonitruant, il a disparu. PARIS-SG - METZ (3-0) Paul LEGUEN (entraîneur du Paris-SG) :«On a fait preuve de sérieux et de concentration. On a eu l’investissement nécessaire. On a fait ce qu’il fallait. Le premier but nous a fait du bien. On a encore besoin de confiance. Ça nous permet de nous rapprocher de la première partie du classement, mais il va y avoir une bagarre terrible jusqu’à la fin de la saison. Tous les entraîneurs de la 5e à la 18e place vont regarder vers le bas. Pas question donc de se laisser aller. » Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Comme d’habitude, on a fait illusion pendant vingt minutes. On a eu des opportunités mais après on a lâché. Les feux se sont éteints. On a fait une deuxième mi-temps indigne d’une équipe de L 1. Les joueurs ont un objectif, prouver qu’ils ont leur place en L 1et qu’ils méritent mieux que ce total de points. À la fin du match, je leur ai dit finalement que ce total, on le méritait. Dès mon arrivée, j’ai fait une croix sur le maintien. Beaucoup de joueurs sont sous contrat mais je ne sais pas si la majorité d’entre eux sera encore là la saison prochaine.» 1月23日 Une victoire de Metz : on parie ?(Quotidien l'Equipe) : Metz et ses records
Pour l’instant, le FC Metz 2007-2008 est la plus mauvaise équipe de l’histoire du Championnat. S’il ne se ressaisit pas, il peut battre plusieurs records.
LE PLUS PETIT NOMBRE DE POINTS. – Metz n’a pris que huit points après vingt et une journées, ce qui est inédit à ce stade de la saison dans toute l’histoire du Championnat de France. Sur une saison, le record absolu (*) dans une Première Division à vingt clubs appartient au RC Lens, saison 1988-1989, avec dix-sept points répartis ainsi : trois victoires, huit nuls et vingt-sept défaites ! S’il faisait aussi mal sur la phase aller que sur la phase retour, Metz, lui, finirait avec quatorze points.
LE PLUS PETIT NOMBRE DE VICTOIRES.
– Une victoire en vingt et un matches : Strasbourg présentait le même chiffre il y a deux ans. Brest aussi en 1979-1980. Avec Metz, ce sont les deux seules équipes à avoir fait aussi mal jusqu’à présent. Sur tout un Championnat, le plus petit nombre de victoires est pour l’instant de trois, total atteint à la fois par Reims (1978-1979), Lens (1988-1989) et Nîmes (1992-1993).
LE PLUS PETIT NOMBRE DE BUTS MARQUÉS. – Onze buts marqués en vingt et un matches, ce n’est pas une première. Il y a deux ans, les trois relégables naviguaient dans les mêmes eaux : onze buts pour Strasbourg et Metz (déjà), dix pour l’AC Ajaccio. Sur une saison, le record a été établi par le Stade Français 1966-1967 avec dix-huit buts inscrits. Pour y parvenir, les attaquants messins devront encore faire sensiblement baisser leur moyenne et passer de 0,52 but par match à 0,47.
LA PLUS FAIBLE ÉQUIPE À DOMICILE.
– Contre Rennes, samedi, Metz aura l’occasion d’égaler le Strasbourg 2005-2006, qui n’avait gagné aucun de ses 11 premiers matches à domicile. Puis il sera temps de penser au record incroyable de Nîmes, qui avait aligné 14 matches sans victoire chez lui du 7 novembre 1992 au 2 juin 1993. Ce Nîmes-là est aussi resté comme la plus faible équipe de l’histoire à domicile : 1 victoire, 9 nuls, 9 défaites, soit 12 points. C’est dans les cordes de Metz, qui en est pour l’instant à 2.
LE PLUS GRAND NOMBRE DE JOUEURS UTILISÉS. – Francis De Taddeo avait montré la voie, Yvon Pouliquen poursuit. Le premier avait utilisé, en dix-neuf matches, pas moins de trente-quatre joueurs. Son successeur en a déjà lancé trois autres en L 1 : Corrales, placardisé par De Taddeo, Cardy, de retour de blessure, à Lille (1-1), puis Cyril Chapuis, la recrue du mercato, contre Monaco (1-4). Avec trente-sept joueurs, le FC Metz 2007-2008 a déjà égalé… le FC Metz 2005-2006 et l’OM 2001-2002. Il ne reste plus qu’un petit effort pour rejoindre le Marseille version 2005-2006, détenteur du record avec trente-huit joueurs utilisés. Ce ne serait pas un mince exploit, car il faut rappeler que, cette année-là, Marseille avait envoyé jouer sa CFA à Paris (0-0).
(*) Toutes les statistiques présentées ici ont été calculées en ramenant la victoire à trois points dans le cadre d’une Première Division à vingt clubs.
Dix jours après son embellie lilloise mais quatre jours après son humiliation monégasque, Metz s'en va vérifier quel est son vrai visage. Au Parc des Princes, il y a de nouveau tout à craindre du PSG. Disparition de Metz : l'enquête continue. Avant de rejoindre la Ligue 2, dans maintenant moins de quatre mois, l'équipe messine essaie toujours de se retrouver, c'est-à-dire qu'elle se cherche : petit a, une identité (de jeu) ; petit b, une raison d'être (ne pas sombrer du mauvais côté de l'histoire en battant les records du plus petit nombre de points, du plus petit nombre de victoires, du plus petit nombre de buts marqués, etc.) ; petit c, une popularité (auprès d'un public à reconquérir en vue des réjouissances de la prochaine saison). En une semaine, de Villeneuve d'Ascq à Saint-Symphorien, du samedi 11 janvier au samedi 19 janvier, Metz est passé du vert au rouge : vainqueur de Lille jusqu'à la 94e minute du premier match d'Yvon Pouliquen à sa tête, il lui a fallu digérer la maudite égalisation offerte au pied droit de Yohan Cabaye par un arbitre trop digne de la Ligue 1, puis une humiliation infligée par Monaco et, surtout, par sa propre générosité. Le jour où l'organisateur de notre si télégénique championnat instaurera un classement des passes décisives contre son camp, les Messins postuleront au podium. Le Parc des Princes représente-t-il l'endroit rêvé pour reprendre des couleurs, gagner des points et enchanter ses fidèles ? Lorient, Bordeaux, Rennes, Lyon, Caen et Toulouse, tous venus se servir Porte de Saint-Cloud, répondront par l'affirmative. Mais voilà que le PSG semble avoir enfoui le syndrome du Parc sous l'amas de sarcasmes qui l'ont accompagné depuis six mois, passant coup sur coup trois buts à Lens (en championnat) puis quatre à Valenciennes (en Coupe de la Ligue). Combien ce soir ? Cinq ? Après tout, la défense messine a déjà encaissé trente-six buts en vingt-et-une sorties ; elle n'est plus à ça près, sur le chemin de sa gloire à l'envers. Entre le mieux parisien certes altéré par la défaite essuyée samedi à Lorient et le moins bien messin constaté dans le même temps face à Monaco, il y aurait donc tout à redouter de ce deuxième match d'une semaine qui en comptera un troisième, samedi, en l'occurrence face à Rennes. Yvon Pouliquen, lui, trouve « le challenge intéressant ». Fraîchement appelé au chevet du FC Metz, il veut sans doute en savoir un peu plus sur l'étendue réelle du mal, ses possibilités de guérison, la nature du traitement à prescrire, pour les jours qui viennent ou les mois qui suivent. « Je considère qu'il faut se rendre au Parc avec des ambitions, expose l'entraîneur messin. Mais jouer revient aussi à ne pas trahir les fondamentaux, que nous sommes en train de reprendre. Ne pas rééditer les erreurs commises face à Monaco est un préalable. Il y a des efforts à fournir, individuellement et collectivement ; or, il y a eu des défaillances contre Monaco. » Cubilier : « Quand ça marche Paris, c'est magnifique ! »Eric Cubilier a porté le maillot du PSG en 2003-2004, la dernière belle saison parisienne. Le défenseur messin évoque ce club à nul autre pareil. Vous n'avez passé qu'une saison au Paris SG, en 2003-2004, qu'en gardez-vous ? « Essentiellement le souvenir d'une belle saison, au sein d'un groupe dans lequel évoluaient de grands joueurs comme Heinze, Pauleta déjà, Sorin, Déhu... Et même si Vahid Halilhodzic est un entraîneur exigeant, c'est humainement quelqu'un que l'on n'oublie pas. Voilà, les souvenirs que je garde sont de cet ordre-là car, pour le reste, j'ai eu le malheur de perdre ma maman pendant cette période, et j'ai connu de gros problèmes avec un journal parisien. »• Cette saison-là, vous étiez en concurrence avec Bernard Mendy, qui avait plus joué que vous. Normal ? « J'avais commencé la saison avec Monaco, j'étais arrivé à Paris courant août, mais nous avions eu l'un et l'autre notre chance. Après un mauvais départ (le PSG occupait la 17e place après cinq journées), c'est Bernard qui jouait lorsque le déclic est survenu et il n'y avait rien à redire à ce qu'il occupe le côté droit, d'autant que j'ai également eu ma chance à gauche. Vahid a toujours été très clair dans ses choix, et j'ai tout de même joué une quinzaine de matches, à Lyon notamment où nous avions réussi le nul (1-1). » Dr Le Guen et Mister Paul PSG - Metz ne rajeunira ni l'un, ni l'autre : le match des entraîneurs, entre Paul Le Guen et Yvon Pouliquen, prendra même des allures de derby breton entre les deux anciens joueurs du Stade Brestois. Le nouvel entraîneur messin évoque son ex-partenaire, actuel confrère, et ami de plus de vingt ans... Sans Agouazi, ni Pauleta Agouazi malade. Deux sorties, un retour et une apparition dans le groupe messin, trois jours après la défaite contre Monaco. Malade, Laurent Agouazi ne sera pas du déplacement au Parc des Princes, à la différence de Sébastien Bassong, suspension purgée. Le deuxième gardien change encore : après Richard Trivino, transféré à Boulogne, après Pierre Ebede et Joslain Mayebi, jugés hors de forme, après Oumar Sissoko, retenu en sélection du Mali, c'est au tour du jeune Joris Delle, international français en dix-huit ans, de jouer les doublures de Christophe Marichez. Yvon Pouliquen pourrait être tenté de reconduire Wilmer Aguirre et Momar N'Diaye, auteurs d'une deuxième mi-temps convaincante samedi face à Monaco. Derrière, suspension purgée, Sébastien Bassong, pourrait reprendre place aux côtés de Malick Diop, de préférence à Pascal Delhommeau, passé à côté de son dernier match. Le site officiel piraté Très à l'aise en informatique mais peu doué pour la grammaire et à peine plus pour le droit, un plaisantin est parvenu, hier, à pirater le site Internet officiel du FC Metz, visiblement aussi sûr que la plus mauvaise défense du championnat de Ligue 1. Pendant un peu plus d'une heure, fcmetz. com a abrité un communiqué annonçant, de façon laconique mais dans un français approximatif, l'ouverture d'une enquête suite à la tentative de corruption de joueurs messins avant leur match à Paris. Après tout, le pirate en question n'a rien inventé : l'exemple venant d'en haut, en octobre 2005 déjà, un quotidien sportif avait révélé une affaire de corruption autour du match Metz - Lyon (0-4), sans la moindre preuve. Et pour cause : après enquête, l'affaire avait été classée sans suite. Cette fois, et puisqu'il est facile et peu risqué d'attaquer un individu ou un petit groupe d'individus, le FC Metz portera peut-être l'affaire devant la justice. Ben Yahia n'est plus là Comme pour André Nogueira, défenseur portugais de vingt ans jugé « trop tendre » par l'encadrement messin, il ne sera pas donné suite à l'essai effectué la semaine dernière par Ahmed Ben Yahia. Le milieu de terrain tunisien, vingt-deux ans, est reparti dans son club, l'Espérance de Tunis et ne figurera donc pas dans l'effectif messin, la saison prochaine, en Ligue 2. Le Brüssels limoge Cartier C'était la défaite de trop. Albert Cartier a été limogé par le FC Brüssels, deux jours après le cuisant revers (7-2) de l'équipe du bouillant président Vermeersch à Westerloo. Le Brüssels est actuellement avant-dernier du championnat belge avec un point d'avance sur Mons. Cartier sera remplacé provisoirement par son adjoint Eddy de Bolle. L'ancien entraîneur du FC Metz, qui était depuis deux ans et demi à la tête du club bruxellois après avoir dirigé La Louvière pendant un an, est le sixième entraîneur limogé cette saison en D1 belge. Canal + face à une sévère concurrence Canal Plus, diffuseur historique de la Ligue 1, se retrouve confronté à huit autres candidats ayant répondu hier à l'appel d'offres lancé par la Ligue de Football (LFP) pour 2008-2012, dont TF1, M6, Orange et Vivendi, donnant le coup d'envoi d'une bataille très indécise. Canal Plus, qui avait acquis les droits télé de la L1 pour 600 millions d'euros par an sur la période 2005-2008, avait multiplié les actions en justice pour tenter de faire suspendre l'appel d'offres. Et une sérieuse interrogation planait sur la candidature de la chaîne cryptée dont le dernier recours avait été rejeté lundi soir par la Cour d'appel de Paris. Les dirigeants de Canal+ ont attendu le dernier moment pour déposer leur dossier. Contrairement au précédent appel d'offres (en 2004), où la LFP avait mis aux enchères quatre lots, le redécoupage en douze lots opéré cette fois pour éviter la baisse des prix et contrer la fusion Canal+-TPS, a aiguisé l'appétit de la concurrence, conformément à la volonté affichée de la LFP. Outre Canal Plus, huit autres opérateurs se sont portés candidats: Orange, Vivendi, TF1, M6, France Télévisions, Eurosport, Direct8 (Groupe Bolloré), et Daily Motion, le site français de partage de vidéos, candidat le plus inattendu. (Site officiel FC Metz) : Le pari du progrès Calé entre deux rencontres à domicile, le déplacement au Parc des Princes, mercredi soir à 20h30, s’annonce dangereux. Une bonne occasion de remettre à l’épreuve cette nouvelle équipe messine, et notamment sa défense. Quatre buts à un. Le score a de quoi laisser perplexe. Il renvoie à la phase aller et au passage dévastateur de l’OL et de ses jeunes terreurs. Menez deux fois, Piquionne et Gakpé ont scellé le sort des ambitions mosellanes. Balayées, les promesses ramenées de Vesoul et Lille, par les courants d’air de Saint-Symphorien. « Nous avons régressé sur le plan défensif », admet Yvon Pouliquen, qui ne peut guère faire autrement. « Les consignes n’ont pas été respectées. Et les erreurs individuelles qui nous ont couté cher sont également le fruit d’erreurs collectives. » Les deux premiers buts ayant bouleversé la physionomie de la partie en moins d’une minute sont pointés du doigt. « Tout d’abord, explique le coach messin, sur l’ouverture du score, nous n’aurions pas dû jouer la ligne. Nous avions décidé avant la rencontre de ne pas jouer le hors-jeu. Ensuite, Pascal Delhommeau a certes commis une bévue, mais je note qu’il n’avait pas énormément de solutions pour jouer ce ballon. » Vidéo à l’appui, les Messins se sont concentrés, entre autres, sur ces deux faits importants du match avant de prendre la direction de Paris. Metz - Gygax: "Nous n'avons rien à perdre" Très longtemps blessé, l'international suisse Daniel Gygax estime que Metz, bon dernier de la Ligue 1 n'aura "rien à perdre" mercredi en déplacement face au Paris SG pour le compte de la 22e journée de Championnat et veut personnellement être prêt pour l'Euro-2008. 1月22日 Le parc, au plus mauvais moment....Le groupe des Messins pour le match du parc Le gardien de but Joris Delle (photos au dessus) sera la doublure de Christophe Marichez, mercredi (20h30) à Paris, en lieu et place de Pierre Ebede. Hormis ce changement, Yvon Pouliquen a reconduit le groupe, qui s'était incliné ce samedi face à Monaco (1-4). L'entraîneur messin étant toujours privé de Barbosa (genou), Cardy (pied), Gestede (cuisse), Strasser (pied), Vivian (genou), Delgado (CAN), B. Gueye (CAN), O. Sissoko (CAN). (R.L.) : FC METZ - EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement, en milieu d'après-midi ; aujourd'hui : entraînement à 9 h 30 sur le terrain du bord de l'autoroute, départ pour Paris dans l'après-midi. « Des décisions ont été prises » Patrice L'Huillier est le médecin attitré du FC Metz. A des accidents de ce type, tous les clubs de haut niveau y sont dorénavant préparés. • Un commentaire sur l'accident qui s'est produit à Sedan vendredi soir ? « Un grand soulagement tout d'abord. Les soins ont été prodigués dans les meilleurs délais. Tout le monde a fait à ce qu'il avait à faire. Du corps arbitral aux soigneurs présents autour de la pelouse. On a pu se rendre compte de l'importance du défibrillateur. Samedi, c'était la journée de la Société française de cardiologie, un hasard sympathique puisque ça s'est bien terminé. » A la recherche du temps perdu Après avoir enfin apprivoisé le Parc des Princes, le Paris SG a rechuté à Lorient. Remonter la pente passe nécessairement par une victoire contre Metz. La tendance. Quatre victoires d'affilée, dont deux pour le compte de la Ligue 1 : au virage des années, le Paris SG a cru enfin tenir le bon bout. Une victoire à Saint-Etienne pour en finir avec 2007, deux qualifications sur le front des Coupes (tranquillement, à Epinal, en Coupe de France ; largement, contre Valenciennes, en Coupe de la Ligue) et la première victoire de la saison au Parc des Princes, face à Lens, pour ouvrir 2008 : Paris commençait enfin à mettre ses résultats en adéquation avec ses prétentions, son standing et ses moyens. Comment interpréter la défaite ramenée de Lorient samedi, une équipe contre laquelle le PSG n'aura donc pas pris le moindre point cette saison ? Comme un coup d'arrêt, à tout le moins, pour une équipe qui venait enfin de quitter les eaux troubles (relégable avant la 19e journée, onzième au matin de son déplacement à Lorient) : « Cet accroc nous place de nouveau en danger, alors que nous avions la possibilité de quitter la zone rouge », déplore ainsi le gardien international du PSG, Mickaël Landreau. L'avertissement. Puisque Paris ressemble au moins à Marseille sur le terrain des analyses que leur comportement suscite, les quatre victoires de rang toutes compétitions confondues remportées par le PSG avaient laissé la place à une euphorie nouvelle, malgré l'avertissement du très lisse Paul Le Guen : « Il suffit de regarder le classement et de se rappeler notre situation deux journées plus tôt pour se dire que les choses restent fragiles », affirmait l'entraîneur parisien avant Lorient. Après, Le Guen a stigmatisé le comportement de ses joueurs sur le terrain du Moustoir où un but de Grégory Bourillon contre son camp a suffi aux Bretons : « Nous n'avons pas su bousculer les Lorientais, nous avons été trop passifs puis manqué de réalisme. Or, dans notre situation, il faut savoir fournir les efforts. Après tout, nous ne comptions que deux victoires d'affilée en championnat, il n'y avait pas de quoi s'enflammer. » Réveil attendu contre Metz, dans un Parc des Princes enfin réapprivoisé. (Site officiel FC Metz) : Notre potentiel est important Après avoir attaqué l'année 2008 pied au plancher, le Paris SG a connu un coup d'arrêt en s'inclinant à Lorient. Son latéral gauche Sylvain Armand revient pour nous sur les circonstances de cette défaite et la situation de son club, à l'heure d'affronter les Grenats. Sylvain, après deux gros matches contre Lens (3-0) et Valenciennes (4-0), Paris a été accroché à Lorient (défaite 1-0), quelle analyse faites-vous de cette rencontre ? Les réactions de Diop et N'Diaye au match de Monaco, accompagnées de quelques brèves relatives à la rencontre. Réactions L’image du match Daniel Gygax met toute sa puissance pour frapper au but. Mais l’étau monégasque se referme une fois de plus. Comme sur la majorité des offensives menées par les Grenats en première période. 1月21日 Meilleurs voeux ?...Les vœux des dirigeants et du staff aux partenaires Hier soir a eu lieu une petite cérémonie pour les partenaires du FC Metz. L'objectif était d'adresser les meilleurs vœux 2008 : Metz va battre des records dont on se passerait bien !(R.L.) : FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : décrassage pour les joueurs de Metz - Monaco, sauf Cyril Chapuis (soins) ; aujourd'hui : entraînement à 15 h 30 ; demain : entraînement à 9 h 30. Ce qui change Les intentions, des actes. Pour avoir gagné le pari de la remontée en Ligue 1 en adoptant une identité essentiellement hyper-défensive complétée par un réalisme exemplaire, Metz a d'abord cru qu'il suffisait de reproduire les mêmes caractéristiques d'une année sur l'autre, oubliant qu'il avait aussi survolé la Ligue 2 en partie grâce à la faiblesse de la concurrence. Face à des équipes d'un autre calibre, la présumée solidité du promu a volé en éclats et sa persistance à ne pas explorer une autre voie, plus joueuse, a fini par le conduire à sa perte. A son arrivée, perdu pour perdu, Yvon Pouliquen a annoncé sa volonté d'imprimer une autre marque au FC Metz. Et, en effet, s'il convient de relativiser la large victoire signée à Vesoul en Coupe de France, la plus large cependant d'un club de Ligue 1 opposé à des amateurs, ce que les Lorrains ont parfois montré à Lille puis surtout en début de deuxième mi-temps samedi contre Monaco prouve que le message est en passe d'être assimilé. « Les vingt-cinq premières minutes du match ont été correctes, mais insuffisantes car nous avons manqué de percussion, constate le nouvel entraîneur messin. Nous sommes plus franchement allés de l'avant en début de deuxième période mais, en laissant trop d'espace aux Monégasques, nous avons perdu notre équilibre. » Avec seize tirs dont six cadrés, Metz a quand même nettement amélioré ses habituelles statistiques dans ce domaine. Un signe. L'esprit. Mené au score pour la huitième fois de la saison à Saint-Symphorien, Metz y a essuyé sa huitième défaite. Mais là où la résignation s'emparait des Lorrains depuis l'été, la réaction manifestée avant-hier contre Monaco confirme ce que le match à Lille avait laissé entrevoir, de la part d'une équipe réduite à dix : un esprit nouveau. « Après le match, j'ai croisé des tas de gens me disant qu'ils venaient de voir le meilleur match de Metz cette saison, raconte Yvon Pouliquen. Je suis surpris, et inquiet : j'ai aussitôt prévenu les joueurs qu'il n'était pas question de s'en satisfaire. Sinon, ils ne risquent pas d'avancer. » Hier matin, comme nous lui faisions remarquer que le moment n'était plus idéal de partir en découdre au Parc des Princes, réapprivoisé par les Parisiens, l'entraîneur messin a donné sa façon de voir la chose : « ll s'agira d'un bon test. » Un goût de la conquête qu'il va s'efforcer de transmettre à ses troupes. Ce qui ne change pas Les résultats, le classement. Rejoint dans les dernières secondes à Lille, Metz avait néanmoins mis fin à une série de six défaites d'affilée, sa pire série contemporaine en Première division. Comme toujours, il n'a pas su enchaîner par une victoire : comme après ses précédents matches nuls en déplacement (à Valenciennes et à Toulouse), une défaite est venue annuler les effets d'un résultat positif. Dernier depuis la troisième journée et son revers à... Monaco (2-0), le promu lorrain est appelé à le rester jusqu'à la dernière journée, comme l'indique son retard actuel sur le dix-neuvième. Le maintien n'étant officiellement plus d'actualité, Metz lutte désormais pour ne pas entrer dans l'histoire « dans le mauvais sens », comme le dit Yvon Pouliquen : en 1989, le RC Lens avait bouclé la pire saison de son histoire avec seulement trois victoires, huit nuls et vingt-sept défaites, le record de ces trente dernières années. C'est notamment pour éviter de sombrer dans le ridicule que Metz a changé d'entraîneur à mi-saison : l'humiliation infligée samedi par Monaco repousse à plus tard la validation de l'opération. Des attaques muettes Metz n'a pu se défaire de son adversaire auvergnat. Face à une formation de Clermont bien organisée, les Messins ont fait preuve d'un bon état d'esprit et ont livré ... une première mi-temps intéressante. Bourgeois pensait même avoir ouvert la marque, mais son but était refusé pour une position de hors-jeu. La fin de seconde période s'avérait plus difficile pour les Mosellans. Clermont se créait une très bonne occasion en un contre un, mais Delle remportait son face-à-face et sauvait son camp. Les dernières minutes étaient très animées mais les jeunes Messins tenaient bon et conservaient ce score nul et vierge jusqu'au coup de sifflet final. Le FC Metz une classe au-dessus Buts pour Metz : Ngbakoto (4e), Faucher (33e, 53e sur penalty), Melinger (77e) ; pour Sedan : Dourdainne (13e).
1月20日 Quand la bonne volonté ne compense pas le manque de talents...(R.L.) : La réserve messine coiffée sur le poteau Mi-temps : 0-1. Buts pour Vesoul : José (75e), Abda (82e) ; pour Metz (2) : Baldé (45e). Metz : arrêt sur mirage Le réalisme monégasque rappelle Metz à sa triste réalité : la première du tandem Pouliquen - Ettorre à Saint-Symphorien se solde par une défaite aux allures d'humiliation. Finalement, Metz bouge encore. Il ne gagne toujours pas, sans doute pour ne pas brusquer ses derniers fidèles avec une métamorphose trop brutale, mais il revit, et avec lui l'espoir de voir un peu de spectacle en attendant le retour à la case Ligue 2. La huitième défaite infligée cette saison au public de Saint-Symphorien, cette fois par Monaco, est un peu moins affligeante que la plupart des sept précédentes et, si elle douche les espoirs placés par les deux premières sorties de la nouvelle année, elle a au moins été concédée par une équipe capable de réagir. Un mois plus tôt, cette vertu-là n'était même plus soupçonnable. Les résultats demeurent, les lacunes persistent, l'esprit change. Naguère résignés, les Messins en version Pouliquen - Ettorre ont trouvé la force de chercher à contrarier le cours d'une soirée franchement mal embarquée et terminée sur une grosse gifle. Deux pertes de balles dans le rond central ont occasionné autant de buts, dans la même minute, au cœur d'une première mi-temps qui a rappelé combien le dernier de Ligue 1 restait fragile et limité, au point de serrer le frein à main malgré les promesses de le lâcher. Limite hors jeu Au-delà d'un sursaut d'orgueil en début de seconde période, Metz n'a jamais été en mesure de se hisser au niveau des Monégasques. Les Messins ont fait bonne figure une demi-heure durant. Une demi-heure durant laquelle le schéma mis en place par Yvon Pouliquen a affiché assez de consistance pour contenir une équipe monégasque somme toute prudente dans ses choix et pour entretenir l'espoir d'une première victoire à Saint-Symphorien. La faute messine a peut-être été de ne pas profiter de l'attentisme de l'adversaire pour oser plus. Ce qui n'était plus dans les cordes messines une fois passé le cap de la trentième minute. Une première perte de balle, un premier but, suivi soixante secondes plus tard d'un moment d'égarement de Pascal Delhommeau, lequel permettait aux joueurs de la Principauté de prendre le large. Le regain de combativité observé au retour des vestiaires, concrétisé par le but de Wilmer Aguirre, n'allait pas connaître de suite. Marichez. Un match cauchemar pour le gardien messin, victime des errances répétées de sa défense. Pas sûr que son arrêt réflexe devant Ménez (72e) suffise à le consoler. Chapuis. En manque de rythme, en quête de repères, il a traversé la première période sans trouver son chemin. Son retour à la compétition, après six mois d'absence, a pris fin à l'heure du repos. Wilmer Aguirre a filé dans la brèche pour aller inscrire son deuxième but de la saison : son petit gabarit ne l'a pas empêché de s'élever plus haut que les autres pour placer une tête hors de portée de Flavio Roma (54e). Percutant et à l'aise ballon au pied, il a perturbé la tranquillité des défenseurs monégasques. Le film du match 22e : Renouard, de la poitrine, remet en retrait pour François. Des 20 m, le milieu défensif voit sa reprise instantanée frôler la lucarne droite de Roma. Réactions Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Nous donnons le bâton pour nous faire battre en commettant des erreurs grossières qui ne pardonnent pas à ce niveau. Après vingt-cinq bonnes premières minutes, nous offrons quasiment deux buts à Monaco. Nous revenons bien en deuxième période mais une nouvelle grosse erreur nous coûte un but. En venant à Metz, je savais déjà qu'il y avait du travail. Il faudra rabâcher les choses maintenant. Les erreurs qu nous avons commises ce soir, je les avais déjà vues à Lille, je les avais montrées aux joueurs. » Aguirre : « Du beau jeu par intermittence » La rentrée de Wilmer Aguirre a presque changé le cours du match. Presque... L'international péruvien a retrouvé le chemin du but, hier, face à Monaco. Sevré de jeu depuis la reprise, Wilmer Aguirre a apporté de la fraîcheur et une touche de technique sur le front de l'attaque messine. Pascal Janin prolongé L'entraîneur de Brest Pascal Janin a prolongé d'un an son contrat, qui le lie désormais au club breton de Ligue 2 jusqu'à la fin de la saison 2008-2009. Artisan du doublé Coupe Gambardella - championnat de France avec les 18 ans messins en 2001, l'ancien adjoint de Joël Muller et de Gilbert Gress en Lorraine est entraîneur principal du club breton depuis janvier 2007, après en avoir été l'entraîneur des gardiens. (Site officiel FC Metz) : Un coup dans l’eau Les Messins voulaient réussir leurs retrouvailles avec Saint-Symphorien. Malgré une débauche d’énergie importante et un bon nombre d’occasions, ils n’y sont pas parvenus. Car Monaco a été plus habile, profitant de la moindre erreur. Pour sa première à domicile, Yvon Pouliquen voulait du jeu, des occasions, des buts. Le nouvel entraîneur des Grenats a eu tout cela, mais pas toujours dans le sens où il l’espérait. Auteurs d’un bon début de match, ses hommes se sont effondrés en deux petites minutes, à la demi-heure de jeu. Pris à revers par Menez (0-1, 29°) puis Piquionne (0-2, 31°), l’arrière-garde mosellane affichait une fébrilité qu’on espérait envolée avec la nouvelle année. Mais c’était oublier les dires du technicien breton. Celui-ci n’avait pas oublié de préciser que le chemin de la guérison serait long. Et la claque infligée par l’AS Monaco pourrait bien augmenter la distance… (Quotidien l’Equipe) : Metz vers des records Metz 1-4 Monaco (2-0) Temps doux. Pelouse en bon état. 12 202 spectateurs. Arbitre : M. Fautrel. Remplacements. – 46e : François par Momar N’DIAYE (note : 5,5) et C. Chapuis par AGUIRRE (note : 6) ; 68e : Agouazi par BELSON. Non utilisés : Ebede (g.), Corrales, Bong, Bessat. Entraîneur : Y. Pouliquen. Remplacements. – 46e : Adriano par CUFRÉ (6) ; 51e : Piquionne par GAKPÉ ; 87e : Ménez par MARTIN. Non utilisés : Ruffier (g.), Modesto, Bakar, Pino. Entraîneur : Ricardo. LES BUTS 0-1 : MÉNEZ (30e, passe de Nenê). – Parfaitement lancé par Nenê dans le dos de la défense messine qui cherchait à le mettre hors jeu, Ménez se présente seul dans la surface face à Marichez, crochète du droit le gardien messin et marque du gauche dans le but vide. 0-2 : PIQUIONNE (31e, passe de Nenê). – Nenê intercepte une relance de Delhommeau à quarante mètres du but messin. Il file vers Marichez et, dans la surface, décale sur sa droite Piquionne, qui n’a plus qu’à pousser le ballon du gauche dans le but. 1-2 : AGUIRRE (54e, passe de Momar N’Diaye). – Sur le côté droit, N’Diaye centre et trouve au milieu de la défense monégasque Aguirre, qui trompe Roma d’une tête puissante dans le petit filet droit. 1-3 : MÉNEZ (62e). – Sur un contre, Ménez remonte le ballon dans la moitié de terrain messine, élimine Diop et ajuste, à l’entrée de la surface, Marichez d’un tir du droit au ras du poteau droit. 1-4 : GAKPÉ (84e, passe de Nenê). – À 25 mètres du but messin, Nenê glisse le ballon à Gakpé, qui, sans élan, enroule sa frappe du pied droit et trompe Marichez dans le petit filet gauche. LES CARTONS 4 AVERTISSEMENTS. – Metz : Cubilier (28e, obstruction sur Ménez), Belson (87e, charge irrégulière sur Nenê) ; Monaco : Piquionne (23e, charge sur François), Berthod (60e, charge à retardement sur N’Diaye). METZ - MONACO (1-4) _ Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « On a donné le bâton pour se faire battre après vingt-cinq premières minutes équilibrées. C’est mon plus grand regret, cela me met un peu en colère. On se tue tout seuls. Par rapport à Lille (1-1), on a régressé sur le plan défensif, je trouve. Pourtant, ce sont des erreurs qu’on a cherché à corriger à l’entraînement ou à la vidéo cette semaine. Malheureusement, on les a répétées. Il va falloir rabâcher. On a joué, on a essayé, avec du déchet mais il y a eu des choses intéressantes. Je savais qu’il y avait du travail et que cela prendrait du temps » _ RICARDO (entraîneur de Monaco) : « Il fallait gagner et en plus on a ajouté la manière avec de beaux buts. Nos joueurs ont été très inspirés. En début de match, on a été gênés par leur pressing et en début de deuxième période on a eu chaud pendant une dizaine de minutes. Ils n’avaient pas trop le choix mais ils nous ont laissé beaucoup d’espaces et c’était dur pour eux face à des joueurs comme Ménez ou Gakpé. » Monaco a pris du plaisir L’ASM a remporté son troisième succès de l’année et reste à portée de l’Europe après avoir profité des largesses messines. 0-1 : Ménez (30e) 0-2 : Piquionne (31e) 1-2 : Aguirre (54e) 1-3 : Ménez (62e) 1-4 : Gakpé (84e) DANS LA FOULÉE de son changement d’entraîneur et de deux résultats positifs – une qualification en Coupe de France et un nul à Lille (1-1) –, Metz avait affiché son ambition : gagner, enfin, un match à domicile. C’est encore raté et Monaco, qui a su exploiter les bourdes grossières de son adversaire, a pu enchaîner, lui, une troisième victoire de suite en 2008, beaucoup moins stressante qu’à Brest (3-1 après prolongation) en Coupe de France ou contre Lorient (1-0). Auteur d’un doublé, Jérémy Ménez balayait les réserves sur la facilité du défi. « C’était quand même un match de Championnat, un match important et il fallait le gagner, protestait-il. On en est à trois victoires depuis la reprise, il faut rester sur cette base. » Mercredi, les Monégasques recevront un autre relégable, Sochaux, avec la possibilité de s’installer sérieusement dans le haut du classement. « C’est serré partout dans ce Championnat, notait Ricardo. On gagne et on regarde en haut, on perd et on regarde en bas. » « On a réussi quelque chose de sympa, appréciait aussi Frédéric Piquionne. Même si l’adversaire était un peu en dessous, on a vu une autre équipe de Monaco. À domicile, jusqu’à présent, on n’arrive pas à prendre le jeu à notre compte. Il faut y arriver mercredi. » Hier, Monaco était en verve, certes, mais Metz l’a quand même bien aidé à s’exprimer. D’abord en jouant mal le hors-jeu sur un bon appel de Ménez (30e), puis avec une erreur terrible de Delhommeau devant Nenê (31e). Jusque-là, le dernier de la classe avait pourtant contenu l’ASM et même inquiété Roma avec une demi-volée de François (23e). En lançant deux attaquants après la pause, Yvon Pouliquen jouait à quitte ou double. Dans un premier temps, son équipe bousculait Monaco et les deux remplaçants, Momar N’Diaye et Aguirre, permettaient à Metz de réduire l’écart (54e). Mais les Lorrains laissaient aussi beaucoup d’espaces au talent de Ménez (62e) puis de Gakpé (84e). « Au départ, on a fait un match sérieux, on était bien organisés, appréciait Ricardo. Ensuite, on a su ajouter le talent et on a été gâtés. C’est le plus dur, d’arriver à mettre en place une organisation tout en laissant de la liberté. » À l’avenir, cela devrait même être encore plus dur qu’hier soir. Ménez fait la différence L’HOMME CLÉ : MÉNEZ (Monaco), 7,5 Avec ce doublé, il est désormais le meilleur buteur monégasque avec sept réalisations. Hier, sur le premier but, alors que Metz dominait, il déclencha la passe de Nenê (30e). Sur le second, il récupéra le ballon au milieu et partit dans une longue course conclue par un crochet sur Diop et un tir précis (62e). Il aurait aussi pu réussir un triplé en s’appliquant (72e). METZ MARICHEZ (5) : abandonné, il ne put être d’aucun secours sur les buts. Il gagna quand même un face-à-face avec Ménez (72e). CUBILIER(5) : agressif, il a aussi tenté d’apporter offensivement. DELHOMMEAU (3,5) : il commit une perte de balle impardonnable sur le deuxième but monégasque et fut passif sur le dernier. M. DIOP (4,5) : un bon tacle devant Ménez (25e), mais parfois hésitant. C. GUEYE (4) : entreprenant, mais il a affiché de grosses carences défensives. AGOUAZI (3,5) : lent, il a perdu un ballon qui permit à Ménez d’aller marquer (62e). FRANÇOIS (4,5) : emprunté, malgré une belle demi-volée (23e). Remplacé par Momar N’DIAYE (46e, note : 5,5), centreur décisif pour Aguirre (54e). GYGAX (4) : de bonnes intentions, mais il a souvent mal terminé. PJANIC (4) : discret. RENOUARD (5,5) : principal animateur du jeu en première période. Moins en réussite après. C. CHAPUIS (4) : effacé pour sa première titularisation, remplacé par AGUIRRE (46e, note : 6), qui a tenté et marqué (54e). MONACO ROMA (6) : tranquille en première période, il a été plus sollicité ensuite. Un bel arrêt sur une frappe de Renouard (60e). ADRIANO (4,5) : a laissé des espaces et n’a pas apporté dans son couloir. Remplacé par CUFRÉ (46e, note : 6), vigilant et qui a joué vers l’avant. BOLIVAR (6) : appliqué. SAMBOU (5,5) : il a repoussé beaucoup de ballons, pas toujours en finesse. Un peu court sur le but d’Aguirre (54e). BERTHOD (5,5) : il a plutôt bien bloqué son couloir, mais ne fut pas d’un grand secours offensif. MERIEM (5,5) : il a donné de bons ballons, mais il a parfois disparu. D. PEREZ (6) : combatif, il a beaucoup pressé et perdu peu de ballons. LEKO (4) : on ne l’a pas vu sauf sur un bon centre (19e) et un tir trop croisé (76e). NENÊ (6,5) : il a donné trois passes décisives, mais il a aussi affiché un certain dilettantisme. PIQUIONNE(5,5) : un but facile (31e). Il a eu du mal à se retourner vers le but. Remplacé par GAKPÉ (51e), dernier buteur. MÉNEZ (7,5) : voir ci-dessus. 1月19日 Le p'tit prince, privé de carré vert, a dit : "Dessine moi...(R.L.) : Dessine-moi une victoire ! Metz retrouve Saint-Symphorien, où il n'a plus gagné depuis neuf mois, avec un nouveau banc et les bonnes impressions laissées par son début d'année. Pour reprendre un peu de crédit, une victoire contre Monaco s'impose. Il faut savoir terminer une grève. Remontés comme des coucous contre l'entraîneur de l'époque, ses joueurs et leurs dirigeants, les deux principaux groupes de supporters du FC Metz ont décidé de reprendre le chemin du stade, ainsi que leurs encouragements, à l'occasion de la première sortie domestique de l'année 2008. D'Est en Ouest, du canal à l'autoroute, il flottera un air de sortie de crise, ce soir, sur l'île Saint-Symphorien, permis tout à la fois par le départ de Francis De Taddeo, l'arrivée d'Yvon Pouliquen, le retour de Michel Ettorre, une qualification autoritaire en Coupe de France et un match nul en suivant, à Lille, qui a valeur de demi-victoire pour une équipe surtout habituée à perdre. Tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, le Lorrain n'est pas candide, et l'opération reconquête s'annonce longue et difficile, pas seulement parce que le prix de certaines places en vente à 52 euros reste aussi prohibitif que le spectacle a été repoussant, ici bas, depuis six mois, sauf lors du passage dévastateur de Lyon. Pendant l'hiver, Metz a juste posé les conditions d'un sursaut. Reste le plus difficile : gagner un match, un jour, à Saint-Symphorien.Après la tournée des présentations (aux supporters en milieu de semaine, aux partenaires hier soir), Yvon Pouliquen n'est certainement pas fâché de retrouver le terrain, son terrain d'expression préféré ; à l'issue d'une séance bouclée dans le noir et sous un crachin d'automne, hier soir, le nouvel entraîneur messin a répondu « du plaisir » à la sempiternelle question sur ce qu'il était en droit d'attendre du match du lendemain, qui opposera Metz à Monaco. « J'ai hâte d'y être », a-t-il répété, tout en sachant pertinemment qu'il n'en est pas forcément de même pour ses joueurs : « Ils pourraient ressentir une certaine appréhension à mesure que les heures vont passer, il existe un syndrome assez compréhensible, à la manière de ce que Paris a connu au Parc. Voilà du coup un bel exemple à suivre. En tout cas, je vais tout faire pour leur ôter cette appréhension. Nous n'y parviendrons que par le jeu, et en conservant la volonté de défendre et d'attaquer ensemble manifestée à Lille. » Une recommandation : mener de deux buts au moment d'entrer dans le temps additionnel reste le plus sûr moyen de s'épargner un scénario à la lilloise, qui a vu un (très généreux) coup franc de Yohan Cabaye priver les Messins de la victoire après laquelle ils courent depuis le 22 septembre. Ici, c'est encore pire : Saint-Symphorien n'a plus assisté au moindre succès de son équipe depuis le 27 avril 2007 (Metz - Le Havre, 1-0), un soir de titre précoce de champion de Ligue 2. Dans la foulée, Grenoble alors entraîné par un certain Pouliquen Yvon avait mis fin à neuf mois d'invincibilité à domicile : si, en effet, Metz fonctionne par cycles, alors le moment semble opportun d'en entamer un nouveau, après neuf défaites (dont sept cette saison) et deux nuls. En attendant que le dernier de la classe dessine une victoire, le changement se niche jusqu'aux murs du vestiaire, d'où le nouvel entraîneur a décroché le classement de Ligue 1 qui, chaque matin, assénait sa sinistre vérité à la face des joueurs. « Je me suis dit que ce n'était pas terrible pour eux de voir ça, explique Yvon Pouliquen. Cette semaine, je l'ai remplacé par le classement des matches retour. Metz est neuvième ! Je ne sais pas si cela changera grand-chose mais c'est une manière de rappeler que l'objectif consiste à ne pas se trouver dans les trois derniers sur la deuxième moitié de championnat. » Chapuis, première Diop titulaire, Chapuis aussi. Deux changements dictés par les événements dans le onze de départ messin, par rapport au dernier match à Lille (1-1). Suspendu, Sébastien Bassong cède sa place à Malick Diop, auteur d'une très bonne entrée en jeu dans le Nord, et associé ce soir à Pascal Delhommeau. Quant au forfait de Julien Cardy (lire par ailleurs), il implique une redistribution des rôles en milieu de terrain : attaquant contre Lille, Daniel Gygax pourrait reculer d'un cran, et Cyril Chapuis effectuer sa première apparition sous le maillot messin aux côtés de Sébastien Renouard. L'ancien attaquant de Rennes, Marseille et Strasbourg notamment deviendrait alors le 37e joueur aligné cette saison par le FC Metz ! Dans ce cas de figure, Laurent Agouazi et Daniel Gygax évolueraient sur les côtés, Julien François prenant place devant la défense et Miralem Pjanic en soutien des deux attaquants, dans l'axe. De nouveau sans Cardy Le feuilleton de la blessure au pied de Julien Cardy continue, au grand désarroi du milieu de terrain messin. Après avoir disputé les quarante-cinq premières minutes de Lille - Metz, samedi dernier sa seule apparition de la saison en Ligue 1 Cardy a ressenti de nouvelles douleurs qui l'ont d'ailleurs empêché de s'entraîner depuis. Après avoir passé de nouveaux examens complets en milieu de semaine, le joueur a rencontré deux chirurgiens spécialistes de la question, qui semblent constater une consolidation insuffisante de la fracture de contrainte pour laquelle il a été opéré à deux reprises depuis juillet dernier. L'encadrement médical s'accorde un mois pour voir si l'état de l'os touché s'améliore, un délai à l'issue duquel une décision sera prise quant à une éventuelle nouvelle intervention. En attendant, « Julien va s'entraîner à la carte au cours des prochaines semaines », a indiqué Yvon Pouliquen. Une situation douloureuse pour l'intéressé, et délicate pour l'entraîneur messin. Ménez, la vie devant lui L'attaquant monégasque attend beaucoup de la deuxième partie de saison. « A nous d'être à la hauteur de nos ambitions », explique Jérémy Ménez. Il a passé le cap du centième match en Première division le 22 décembre dernier. C'était à Auxerre. Un souvenir en demi-teinte, son équipe s'était inclinée pour la huitième fois de la saison (1-0), un souvenir grisonnant, aussi, dans l'esprit de Jérémy Menez. A vingt ans, l'attaquant monégasque sait déjà n'avoir plus le temps de regarder derrière lui. Les yeux braqués sur le présent, l'esprit tourné vers des lendemains où il espère puiser matière à nourrir ses rêves de gosse, Ménez entend simplement continuer à grandir. Quitter le Doubs et le quotidien douillet de son club formateur, fin mai 2005, n'était qu'une étape. Sochaux derrière lui, Monaco s'offrait au destin de l'enfant de Longjumeau. Un enfant doué, capricieux jugeront certains. La vie en Principauté « n'a rien changé pour moi », assure-t-il. « J'ai rejoint un grand club dans le but de disputer une Coupe d'Europe. » Sur ce point, Jérémy Ménez reste sur sa faim. Neuvième à l'issue de l'exercice écoulé, Monaco s'est engagé sur un nouveau sentier tout juste éclairé, aujourd'hui, par les perspectives de son seizième de finale de Coupe de France programmé face à Marseille, début février. « Nous avions perdu au Vélodrome en championnat, il y a aura un parfum de revanche... » L'impatience taraude l'esprit du Monégasque. Frustré par le départ boiteux de son équipe, Ménez garde l'once de lucidité nécessaire pour plaider coupable, au nom des siens : « Notre bilan, à l'heure actuelle, est mitigé. Nous sommes déçus de ne pas être dans le groupe de tête du classement, mais nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes. » Après une éclaircie matérialisée par une série de quatre victoires consécutives (de la 3e à la 6e journée), « nous sommes retombés dans nos travers. » Travailler plus pour glaner plus Courtisé par l'AJ Auxerre, Cheikh Gueye sera malgré tout présent, ce soir, à Saint-Symphorien. « Pour aider l'équipe à relever la tête », explique le défenseur messin. Autant évacuer le sujet tout de suite. L'intéressé nous y invite d'ailleurs. Le mercato, les sollicitations auxerroises dont il a fait l'objet, pas plus tard que la semaine dernière, Cheikh Gueye a pris le parti de ne pas en parler. « Ça ne sert à rien. » Point barre, donc... Quelques minutes plus tôt, le défenseur sénégalais nous avait ouvert la porte de son quotidien de footballeur. Rien à cacher de ce côté. Pas même une pointe de déception à l'idée de voir la Coupe d'Afrique des nations s'ouvrir sans lui, dimanche, au Ghana. « C'est le choix du sélectionneur, tout ce que je peux faire, c'est travailler en espérant participer à la prochaine. »Etonnant, peut-être, après un semestre passé en compagnie de la désillusion, mais Cheikh Gueye respire la sérénité. Comme si ses longues enjambées avaient permis à ses semelles d'éviter le gris sale du quotidien. Une preuve de caractère. Une preuve, aussi, de la faculté d'adaptation de ce joueur de vingt et un ans. Trimballé de gauche à droite sur la ligne défensive du FC Metz, sollicité au milieu de terrain au plus fort de la pénurie, Cheikh n'a jamais rechigné à jouer les pompiers de service. « Je préfère évoluer sur le côté droit, là où je me sens le mieux, mais cela ne m'a pas dérangé d'être placé ailleurs. » Sa polyvalence lui vaut de figurer parmi les éléments les plus utilisés de l'effectif messin. Ce soir, face à Monaco, le défenseur devrait ainsi honorer sa dix-septième titularisation de la saison. Ce premier rendez-vous de l'année aura une saveur particulière. Autorisé à prolonger l'aventure en Coupe de France grâce à son succès à Vesoul (1-6), encouragé par le point ramené de Lille, Metz poursuivra aujourd'hui sa convalescence à la maison, théâtre de maints traumatismes au cours des mois passés. Le retour des Messins est attendu : « J'ai hâte d'y être. Nous allons tout faire pour remporter ce match. » Et après ? Le défenseur balaye la question au prix d'un sévère tacle sur le pessimisme ambiant : « Bien sûr, j'espère que Metz se maintiendra. Tout est possible. Il faut y croire, s'investir. De toute façon, ce qui doit arriver arrivera. Passer notre temps à nous interroger, ça ne servirait à rien du tout. Contentons-nous de travailler et de tout donner, c'est la seule voie à emprunter pour espérer des jours meilleurs. » L'entraîneur de Brest, Pascal Janin, ancien du staff Messin a prolongé d'un an son contrat qui le lie désormais au club breton jusqu'à la fin de la saison 2008-2009. Pascal Janin est entraîneur principal du club breton depuis janvier 2007 après en avoir été l'entraîneur des gardiens de but. (Site officiel FC Metz) : Les compteurs à zéro Pour entrer de plain-pied dans le demi-championnat qui débute, Metz a besoin de remporter sa première victoire à domicile. L’histoire dira si Monaco, formation talentueuse branchée sur courant alternatif, était l’adversaire idoine. C’est bien connu, « les chiffres, on en fait ce qu’on en veut ». L’entraîneur des Grenats Yvon Pouliquen a choisi de les manipuler d’une façon somme toute originale. Désigné juste avant la nouvelle année pour succéder à Francis De Taddeo, le Breton a fait souffler sur le vestiaire messin le vent du changement. Jusqu’à constituer sur le tableau situé à son entrée un nouveau classement, calculé avec les points pris par chaque équipe à partir du 1er janvier 2008. « Nous demanderons à la Ligue de retenir celui-ci à la fin de saison », ironise-t-il. Pas sûr que la demande soit acceptée. Quoiqu’il en soit, ça sent bon pour les Messins pour le moment. Ils sont en effet classés dixièmes à égalité avec Lille et Nancy. Cardy doit patienter Opéré l’été dernier d’une fracture de contrainte au cinquième métatarse, Julien Cardy avait retrouvé la compétition face à Vesoul début janvier. Ressentant de nouveau des douleurs au cours du match Lille – Metz, il avait dû céder sa place. (Quotidien l’Equipe) : Metz-Monaco
Metz : Les cinq derniers matches : P.P.P.P.N.
Remplaçants : Ebede (g.) (60), Belson (2), Corrales (3), Bong (33), Bessat (8), Aguirre (9), Mom. N’Diaye (25).
Entraîneur : Y. Pouliquen.
Absents : Gestede (cuisse), Cardy, Strasser (pied), Barbosa, Vivian (genou), Delgado, B. Gueye, O. Sissoko (g.) (CAN), Anastassowa, Anton, Ab. Baldé, M. Diakité, Djiba, Françoise, Léoni, Mayebi (g.), Ou, Pouye (choix de l’entraîneur).
Suspendu : Bassong.
Cardy forfait, Chapuis première
Cardy sera bien absent. Il devrait ensuite suivre un programme d’entraînement à la carte, pendant un mois, pour que le staff médical puisse mesurer l’évolution de sa douleur à un pied. En attaque, Chapuis devrait faire ce soir ses débuts avec Metz.
Monaco : Les cinq derniers matches : N.P.G.P.G.
Remplaçants : Ruffier (g.) (16), Modesto (4) ou Bolivar (22), Cufré (25), M. Martin (14), Leko (23), Pino (20), Gakpé (17).
Entraîneur : Ricardo.
Absents : Lescure (genou), Monsoreau
(reprise), Bernardi, Muratori, Veigneau, Mongongu, Vallaurio (g.) (Choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Bernardi et Muratori au repos
Ricardo gère son effectif, préserve Monsoreau (mollet) et laisse Bernardi et Muratori au repos. Berthod devrait revenir sur le côté gauche de la défense et Pérez en milieu défensif associé à Meriem. Le trio Bakar-Ménez-Nenê sera associé derrière Piquionne, en pointe.
Est Républicain : Audience « public » C.F.A. : Vesoul – FC Metz
FC Metz. 9e avec 35 points (5 victoires, 5 nuls, 5 défaites). Les trois dernières rencontres : victoire contre Belfort (1-0), victoire contre Epernay (3-2), nul à Saint-Priest (2-2). 1月18日 Un but : redevenir les princes de Saint-Symphorien...(Quotidien l’Equipe) : Carlo MOLINARI au rang de 15ème président de L1 74 ans, né à Villerupt (Meurthe-et- Moselle). Président et actionnaire principal, en poste de 1967 à 1978 et depuis 1983. Ancien chef d’entreprise. Palmarès sous sa présidence : • Coupes de France 1984 et 1988. • Coupe de la Ligue 1996. Politique sportive jusqu’en 1998 (résultats, formation). Poids et image dans le football français. Dévouement à son club, menacé de dépôt de bilan lorsqu’il est revenu aux affaires en 1983. Déclin sportif et choix hasardeux (entraîneurs, joueurs) depuis l’été 1998 après un titre de champion manqué de justesse. Deux relégations rapprochées (2002 et 2005). Une troisième s’annonce pour 2008. Rivalités de pouvoir, organisation floue, Six entraîneurs en sept ans : les dernières années pèsent sur son bilan. POURQUOI MOLINARI N’A-T-IL OBTENU QUE 10/20 ? En trente-six ans de présidence, il a assaini les finances, gagné trois trophées – deux Coupes de France (1984, 1988) et une Coupe de la Ligue (1996) – et son équipe a triomphé 4-1 à Barcelone, en Coupe d’Europe, en 1984. Mais Metz a raté d’un rien le titre de champion en 1998 puis l’accès à la Ligue des champions. Depuis, le club décline sur tous les plans. COMMISSION DE DISCIPLINE. – Ligue 1 : deux matches ferme : Dalmat (Sochaux). Un match ferme et un avec sursis : Krupoviesa (Marseille). Un match ferme : Bassong (Metz), Hengbart (Caen), Bamogo (Nice), Ouaddou (Valenciennes), Dernis (Saint-Étienne), Tavlaridis (Saint-Étienne). Ligue 2 : un match ferme et un avec sursis : Nganga (Grenoble), Correia (Gueugnon). Un match ferme : Lécluse (Angers), Mulumbu (Amiens), Angan, Dié (Ajaccio), Bockorni, Coué (Clermont). (Site officiel FC Metz) : Nous devons les respecterA l’approche du déplacement des siens en Moselle, François Modesto, défenseur central de l’AS Monaco, est formel : son équipe doit se méfier du FC Metz si elle veut espérer le battre. Et ne pas tenir compte des chiffres qui accablent le Club à la Croix de Lorraine. François, que pensez-vous du parcours de l’AS Monaco pour l’instant ? Gestede reprend la course L'attaquant messin Rudy Gestede, à l'arrêt depuis quelques semaines en raison d'une blessure d'ordre musculaire, a repris la course ce matin aux côtés du kiné Luc Labeeu. (R.L.) : Zénier : « La C.A.N., Un événement à ne pas manquer » Membre de la cellule de recrutement du FC Metz, Bernard Zénier s'apprête à assister à la première semaine de la Coupe d'Afrique des Nations. Un rendez-vous incontournable qui attire tout ce que le football compte d'observateurs. Difficile, pour un club comme Metz, de tirer son épingle du jeu. « Il y a des événements à ne pas manquer, celui-là en fait partie. Même si beaucoup de joueurs qui participent à la CAN évoluent déjà en Europe, cela reste ce qui se fait de mieux en Afrique et c'est donc une occasion d'élargir ses connaissances. » « Ce n'est pas un secret, des dizaines d'agents passent leur temps à nous proposer des centaines de joueurs en nous les présentant comme des phénomènes. La CAN nous permet de vérifier leur valeur. Si un joueur susceptible de nous intéresser ne se trouve pas à son avantage pendant le tournoi, vous savez un peu mieux à quoi vous en tenir... » « Il n'y a rien au-dessus d'un Euro, la compétition la plus relevée et la plus dense qui existe. Même s'il y a de très bons joueurs à la CAN, beaucoup sont issus de championnats dont le niveau est comparable à celui de la Ligue 2, voire inférieur. Pour nous, l'intérêt se situe justement du côté des sélections qui sont moins sous le feu des projecteurs que les grandes nations comme la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Sénégal ou le Maroc, sachant que les très grands joueurs se trouvent hors de portée pour des raisons économiques. » Delgado : « Passer la première phase » Incapable de donner son nombre de sélections, le défenseur angolais du FC Metz Luis Delgado assure que son équipe a la pression : « Nous devons aller en deuxième phase ». « Cette CAN est notre troisième, notre deuxième consécutive. Et nous organiserons la prochaine en 2010. Lors des précédentes éditions, nous n'avons jamais passé le premier tour. Mais maintenant que la guerre (guerre civile de 1975 à 2002, ndlr) est terminée au pays, nous abordons cette compétition avec d'autres ambitions. » « Notre poule est déjà très forte avec l'Afrique du Sud, le Sénégal et la Tunisie. Tout le pays, le coach, le président disent qu'il est obligatoire que nous passions la première phase. Pour la première fois, nous devons aller en deuxième phase. Pour gagner peut-être celle de 2010 car ce sera un avantage de jouer chez nous, pour les supporteurs. Nous ne serons peut-être pas plus forts mais la motivation sera là. Normalement en Afrique, l'équipe qui organise la compétition la gagne. Et le Ghana chez lui a de grandes possibilités. Mais il y a d'autres sélections qui sont bien : Côte d'Ivoire, Cameroun, Sénégal, Egypte et puis nous. » « J'en suis un peu triste. Tous les joueurs de foot veulent disputer tous les matches. Mais cela ne se passe pas comme je le veux ici. C'est le foot. C'est comme cela. Je dois continuer à travailler pour que le coach ait confiance en moi. Pour peut-être commencer à jouer ensuite. En sélection, j'ai le soutien du coach (Oliveira Gonçalves). J'ai commencé petit en sélection. Maintenant je continue. Un jour, je demanderai combien de sélections j'ai effectuées. A Metz, j'ai encore un an de contrat. J'irai peut-être au bout. Je ne sais pas ce que le club va décider : rester ou me prêter. Pour l'instant, on va voir comment va se passer la CAN. » La Ligue 1 mobilisée Quarante-quatre joueurs évoluant en Ligue 1 disputeront la CAN. Monaco, à l'abri de rien Eaux troubles, eaux calmes ? Difficile de préciser la situation du bateau monégasque. Huitième, l'équipe de Ricardo n'en reste pas moins à proximité de la zone rouge. La tendance. Elle est à la hausse. Grâce à une qualification pour les seizièmes de finale de Coupe de France décrochée dans la douleur, durant les prolongations, face au pensionnaire brestois de Ligue 2 (1-3), et grâce à une victoire en championnat contre Lorient, acquise dans le temps additionnel (1-0), les Monégasques ont pris l'année 2008 par le bon bout. Ricardo n'en attendait pas moins. Arrivé sur le Rocher à l'issue de la saison écoulée, l'ancien technicien bordelais a, en effet, connu une première moitié de championnat éprouvante. Deuxième au soir de la sixième journée, son équipe avait ainsi reculé à la douzième place après une série de cinq défaites consécutives conclue au bénéfice de Lyon (3-1, 11e journée). Le souvenir est lointain. Il pèse encore, néanmoins, sur le dos d'une formation qui s'est évertuée à afficher un certain penchant pour l'irrégularité. Le poids du passé. Fidèle représentant de l'Hexagone sur l'échiquier européen, l'AS Monaco assiste, depuis deux saisons, à la réduction de son champ d'action. Dixième en 2006, neuvième en 2007, l'équipe de la Principauté a perdu de sa verve, se muant en anonyme parmi les anonymes d'un championnat où elle jouait autrefois les fortes têtes. C'est un fait, Monaco, sextuple champion de France, n'est plus là où on l'attend. La présence de Ricardo n'y change rien. Confronté au départ de plusieurs pièces majeures à l'intersaison (Givet, Dos Santos ou encore Gigliotti), l'entraîneur monégasque a dû composer avec un effectif où Jérémy Menez, l'ancien Sochalien, et Frédéric Piquionne, l'ex-enfant chéri de Geoffroy-Guichard, constituent les seules véritables attractions. Jan Koller en était une autre, mais le géant allemand a récemment tourné le dos à la Principauté pour revenir sur son terrain natal. FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 15h30. Ricardo cherche milieu de terrain Ricardo, le manager de Monaco, a annoncé, hier, au centre d'entraînement de La Turbie, que le club de la Principauté allait « recruter un joueur » durant le mercato d'hiver. « C'est au milieu de terrain que l'on cherche. Mais il reste encore quinze jours, on n'est pas pressé », a indiqué le Brésilien, intéressé notamment par son compatriote évoluant à Middlesbrough, Fabio Rochembcak. (Est-Républicain) : Le maillon fort Mais où sont donc passés les entraîneurs ? Hier matin, certains supporters venus à l'entraînement ont dû se poser la question. Après quelques secondes d'observation, ils les ont retrouvés. Ancien professionnel, Yvon Pouliquen avait rechaussé les crampons. « C'est un joueur dans l'âme », dit de lui Malick Diop. L'ancien gardien Michel Ettorre, lui, avait enfilé les gants. « Les joueurs n'arrivaient pas à marquer. C'était pourtant une séance destinée à les mettre en confiance. Je me suis donc mis dans les buts », plaisante-t-il. Le technicien a la blague facile. Il se plaît à soumettre son sens de l'humour au jugement des supporters. A chaque entraînement, sa devinette. Contrairement à ce que peut laisser penser la situation sportive du club, la bonne humeur règne dans les rangs messins. Le premier effet Pouliquen-Ettorre ? Le raccourci serait trop facile mais c'est un indice. 1月17日 Le Curé de Saint Symphorien (Contes de la Mutte)
Tous les ans, à la Chandeleur, les poètes locaux publient aux éditions Serpenoise un joyeux petit livret rempli jusqu’aux bords de beaux vers et de jolis contes. Celui de cette année m’arrive à l’instant, et j’y trouve un adorable fabliau que je vais essayer de vous traduire en l’abrégeant un peu... Parisiens et autres lyonnais, mais aussi Messins et Lensois : tendez vos mannes. C’est de la fine liqueur d’un grand cru de mirabelles qu’on va vous servir cette fois... L’abbé Molinari était curé... de Saint Symphorien. Bon comme le pain sorti frais du four, franc comme l’or de sa bourse qu’il avait bien plate, il n’en aimait pas moins paternellement ses généreux compatriotes messins ; pour lui, son commerce dans ce quartier construit sur cette île aurait été le paradis sur terre, si les Messins et autres Longevillois, Luxembourgeois et Mosellans, mais aussi et surtout son équipe paroissiale lui avaient donné un peu plus de satisfaction ! …Mais, hélas ! « Les araignées tissaient leurs toiles » dans ce qu’il appelait (dans la France du soir) : « son confessionnal », comme il disait, tant les journalistes parisiens et ceux qui se prétendaient de cette secte-là, l’ignoraient et considéraient les grenat comme une petite équipe de simples faire-valoir, plus appelée à faire briller ces visiteurs du samedi soir, qu’ils soient des OM ou en provenance de la Capitale des Gaules, comme de Paris ou du nord du pays : bien plus alléchés par le produit de la quête que par le contenu du saint sacrement ! Le beau jour de Noël de cette année 2007, avait été loin d’être ce qu’il aurait du être : avoir été celui de la naissance d’une équipe bien née !...Le temps passa sans apporter aucune amélioration de comportement ; le discours était "Noêl aux frisons, Pâques au bal des cons" : demain ne peut être que meilleur !Mais les lendemains , on le sait bien, ne peuvent qu’être de nouveaux jours, et les jours se ressemblaient : pas le plus petit but ni le moindre point à se mettre sous la dent !Les lendemains, fussent-ils ceux d’ici ou d’ailleurs ne changeaient rien ! Les paroissiens s’exaspéraient : certains parlaient de mettre le feu avec les cierges de la cathédrale, de bouder les sermons du curé de la paroisse, voire de faire la grève de la messe, préférant se rendre aux troquets situés à l’autre bout de la place afin de disserter sur la façon de refaire une équipe bien nourrie de défaites et en manque de repères et de points ! Ne comptant sur rien d’autre, d’ici ni d’ailleurs, pour, à Pâques, espérer une résurrection des couleurs grenats ; les sandwiches et les canettes restaient désespérément, faute de "paroissiens", au fond des "saint-ciboires" de buvettes de sacristies désertées par la population…Dom Carlo, qui se considérait comme le prêtre fondateur de l’abbaye messine en avait le cœur meurtri, et tous les jours de matches, il demandait à Dieu la grâce de ne pas mourir avant d’avoir ramené au bercail son troupeau dispersé. Or, vous allez voir que Dieu l’entendit. Un dimanche, juste après un matche, Dom Carlo monta en chaire, sabre au clair et tint à peu près ce langage : — Mes frères, dit-il, vous me croirez si vous voulez : l’autre nuit, je me suis trouvé, moi misérable pécheur, à la porte du paradis. « Je frappai : saint Pierre m’ouvrit ! « — Tiens ! C’est vous, mon brave Molinari, me fit-il ; quel bon vent... ? Et qu’y a-t-il pour votre service ? « — Beau saint Pierre, vous qui tenez le grand livre et la clef, pourriez-vous me dire, si je ne suis pas trop curieux, combien vous avez de Messins en paradis ? « — Je n’ai rien à vous refuser, mon bon Molinari ; asseyez-vous, nous allons voir la chose ensemble. « Et saint Pierre prit son gros livre, l’ouvrit, mit ses besicles : « — Voyons un peu : Mes Saints, Messe, mes seins, disons-nous. Mes…Mes…Messins. Nous y sommes. Messins !... Mon brave monsieur Molinari, la page est toute blanche. Pas une âme... Pas plus de Messins que d’arêtes dans une dinde. « — Comment ! Personne du centre de formation, du quartier, de la ville ici ? Personne ? Ce n’est pas possible ! Regardez mieux... « — Personne, saint homme. Regardez vous-même, si vous croyez que je plaisante. « Moi, Dieu et tous ses sains me pardonnent ! Je frappais des pieds, et, les mains jointes, je criais miséricorde. Alors, saint Pierre me dit : « — Croyez-moi, monsieur Molinari, il ne faut pas ainsi vous mettre le cœur à l’envers, car vous pourriez en avoir quelque mauvais coup de sang. Ce n’est pas votre faute, après tout. Vos Messins, voyez-vous, doivent faire à coup sûr leur petite quarantaine en purgatoire, en L2 ou bien ailleurs : en National, peut-être... .en CFA…qui sait ?. « — Ah ! Par charité, grand saint Pierre ! Faites que je puisse au moins les voir et les consoler. « — Volontiers, mon ami... Tenez, chaussez vite ces Pumas, car les chemins tortueux ne sont pas beaux de reste... Voilà qui est bien. Maintenant, cheminez droit devant vous. Voyez-vous là-bas, au fond, en tournant ? Vous trouverez une porte d’argent toute constellée de croix noires... à main droite... Vous frapperez, on vous ouvrira : Mittal qu’ils s’appellent !... Adieu va ! Tenez-vous sain et restez gaillard ! « Et je cheminai... je cheminai ! Quelle battue ! J’ai la chair de poule, rien que d’y songer. Un petit sentier, comme on peut en voir sur le Mont Saint Quentin : plein de ronces, d’escarboucles qui luisaient et de serpents qui sifflaient, m’amena jusqu’à la porte d’argent. « — Pan ! pan ! « — Qui frappe ! me répond une voix rauque et dolente. « — Le curé de Saint Symphorien. « — De... ? « — De Saint…Sym…pho …Rien. « — Aah ! ... Entrez ! « J’entrai. Un grand bel ange, avec des ailes sombres comme la nuit, avec une robe resplendissante comme le jour, avec une clef de diamant pendue à sa ceinture, écrivait, cra-cra, dans un grand livre plus gros que celui de saint Pierre... « — Finalement, que voulez-vous et que demandez-vous ? dit l’ange. « — Bel ange de Dieu, je veux savoir, — je suis bien curieux peut-être, — si vous avez ici les…Mes…poussins. « — Les ? ... « — Les Messins, les gens de Longeville-Les-Metz... que c’est moi qui suis leur prieur. « — Ah ! L’abbé Molinari, n’est-ce pas ? « — Pour vous servir, monsieur l’ange. « — Vous dites donc Messins... « Et l’ange ouvre et feuillette son grand livre, mouillant son doigt de salive pour que le feuillet glisse mieux... « — Mes, Mess, messin, dit-il en poussant un long soupir... Non, non, Monsieur Molinari, nous n’avons ici, en purgatoire personne de Metz ou de Longeville-Lès-Metz. « — Jésus ! Marie ! Joseph ! Personne de Metz en purgatoire ! Ô, mais grand Dieu ! Où sont-ils donc passés ? « — Holà..ss..s ! saint homme, ils sont en paradis, pardi : à Lyon, Manchester ou Arsenal. Où diantre voulez-vous qu’ils soient ? A Lille peut-être ? « — Mais j’en reviens, du paradis...et Lille, et ben, c’est encore loin… « — Vous en venez ! ! ... Eh bien ? « — Eh bien ! Ceux qui sont partis, ils n’y sont pas ! ... Ah ! Par Notre-Dame de Metz, où peuvent-ils bien être ? ... « — Que voulez-vous, monsieur le curé ? S’ils ne sont ni en paradis ni en purgatoire, il n’y a pas de milieu, ils sont...soit à Marseille, soit à Paris !...ou peut-être à Lens, qui sait ? En enfer du nord… « — Par la croix de Lorraine ! Jésus, fils de David ! Aïe ! aïe ! aïe ! est-il possible ? ... Serait-ce un mensonge du grand saint Pierre ? ... Pourtant je n’ai pas entendu chanter le coq chanter ! ... Aïe ! Pauvres nous ! Comment irai-je en paradis si mes Messins n’y sont pas ? « — Écoutez, mon pauvre monsieur Molinari, puisque vous voulez, coûte que coûte, être sûr de tout ceci, et voir de vos yeux de quoi il retourne, prenez ce sentier, filez en courant, si vous savez courir comme le chasseur poursuivi par le Lion... Vous trouverez, à gauche, un grand portail sur lequel est un écriteau P.S.G….Non, ce n’est pas ce que vous croyez(passe sans grogner). Là, vous vous renseignerez sur tout. Dieu vous le donne (mais n’oubliez pas de payer !) « Et l’ange Lol referma la porte. « C’était un long sentier tout pavé de braises rouges-grenat. Je chancelais comme si j’avais bu ; à chaque pas, je trébuchais ; j’étais tout en eau, chaque poil de mon corps avait sa goutte de sueur, et je haletais de soif... Mais, ma foi, grâce aux chaussures que le bon saint Pierre m’avait prêtées, je retrouvai les vraies valeurs et je ne me brûlai pas les pieds. « Quand j’eus fait assez de faux pas, clopin-clopant, je vis à ma main gauche une porte... non, un portail ! Un énorme portail, tout bâillant, comme la porte d’un grand four. .. Oh ! Mes enfants, quel spectacle ! Là on ne demande même pas mon nom ; là, point de registre !... Par fournées et à pleine porte, on entre là, mes frères, comme le dimanche vous entrez au cabaret. « Je suais à grosses gouttes, et pourtant j’étais transi, j’avais le frisson. Mes cheveux se dressaient. Je sentais le brûlé, la chair rôtie, quelque chose comme l’odeur qui se répand dans notre Saint-Symphorien quand on prépare les saucisses les jours de matches comme quand il y a longtemps, Eloyes, le saint évêque, battait monnaie dans le Palais épiscopal pour le compte de Dagobert ou pour ferrer la botte d’un vieil âne. Je perdais haleine dans cet air puant et embrasé ; j’entendais une clameur horrible, des gémissements, des hurlements et des jurements. « — Eh bien ! Entres-tu ou n’entres-tu pas, toi ? — me fait, en me piquant de sa fourche, un démon cornu, nommé Razu. « — Moi ? Je n’entre pas. Je suis un ami de Dieu. « — Tu es un ami de Dieu... Eh ! b... de teigneux ! Que viens-tu faire ici ? ... « — Je viens... Ah ! ne m’en parlez pas, que je ne puis plus me tenir sur mes jambes... Je viens... je viens de loin... humblement vous demander... si... si, par coup de hasard... vous n’auriez pas ici... quelqu’un... quelqu’un de Metz ou de Longeville...Mais je me contenterai aussi de ceux de Magny, de Moselle, voire de Longwy, vous savez ! « — Ah ! feu de Dieu ! tu fais la bête, toi, comme si tu ne savais pas que tout ton centre de formation est ici, avec ceux de Montigny, Amnéville, Moyeuvre et même Petite-Rosselle. Tiens, laid corbeau, regarde, et tu verras comme nous les arrangeons ici, tes fameux Grenats... « Et je vis, au milieu d’un épouvantable tourbillon de flamme : « Le long Coq-Adebayor, — vous l’avez tous connu, mes frères, — Coq-Adebayor, celui qui se grisait si souvent de vitesse au volant de son quatre-quatre, et qui de faisait si souvent secouer les puces par frère Jean. « Je vis Victor, le frère de Georges, du Ban de Saint-Martin, celui qui fut le premier vendu, pour une canette de bière à un O.M. qui le désirait si fort... cette petite gueuse... avec son nez en l’air... qui couchait toute seule à la grange... Il vous en souvient, mes drôles ! ... Mais passons, j’en ai trop dit. « Je vis Pascal, que n’était plus chez nous, qu’un vieux cierge de cire usé, doigt-de-Poix…Celui qui faisait son huile rance avec les vieilles olives de M. Julien d’Escalettes. « Je vis Babette la glaneuse de Robby, qui, en glanant, pour avoir plus vite noué sa gerbe, puisait à poignées aux gerbiers des joncs. « Je vis maître Muller, qui huilait si bien la roue de sa brouette, en emmenant notre blé vers Moulins, pour y moudre le sien et nous rouler dans la farine. « Et Dauphine Cisowski , qui vendait si peu cher l’eau de son puits. « Et le Tortillard Francis, qui, lorsqu’il me rencontrait portant le bon Dieu, filait son chemin, la barrette sur la tête et la pipe au bec... et fier comme Artaban... comme s’il avait rencontré un chien. « Et Colombo avec sa Zette, et Patrick, le battiston, et Pierre le noir, dit Black, et Toni, Didier, Jean-Philippe, Asssa-le novice et tant d’autres...Tous les autres !...Je vis même Verlaine se faire enfourner et rôtir ! Sonor et Six, attachés sur un rocher, se faisaient bouffer le foie par un aigle noir nommé Nancy… Ému, blême de peur, l’auditoire gémit, en voyant, dans l’enfer tout ouvert, qui son père et qui sa mère, qui sa grand’mère et qui sa sœur... -« Alors : voilà : j’ai décidé de remettre la paroisse sur de bons rails en vous confiant à frère Pouliquen, qui nous vient de Grenoble, comme vous savez, et qui va nous faire une petite conduite, sans trop vous casser les noix sur ce qu’il convient de faire et nous exposer son plan de sauvetage de nos âmes perdues. Sur ce, il fit un signe, descendit de sa chaire, laissant la place au prêcheur venu des marches de Bretagne —« Vous sentez bien, mes frères, reprit le bon abbé Hervé, vous sentez bien que ceci ne peut pas durer. J’ai charge d’âmes, et je veux…je peux essayer de vous sauver de l’abîme où vous êtes tous en train de rouler tête première. Dès demain je me mets à l’ouvrage, pas plus tard que demain. Et l’ouvrage ne manquera pas ! Voici comment je m’y prendrai. Pour que tout se fasse bien, il faut tout faire avec ordre. Nous irons rang par rang, comme à Bousse, Amnéville ou Hagondange, quand on y danse. « Demain lundi, je confesserai les vieux de la vieille. Ce n’est rien. « Mardi, les enfants du centre de formation. J’aurai bientôt fait. « Mercredi, les garçons qui s’intéressent aux billes. Cela pourra être long. « Jeudi, je m’occuperai des hommes qui ont des prétentions. Nous couperons court. « Vendredi, ce sera au tour des tôliers du conseil d’administration, enfin…ceux qui devraient l’être. Je dirai : Pas, plus d’histoires ! « Samedi, le président! ... Ce n’est pas trop d’un jour pour lui tout seul. « Et, si dimanche nous avons fini, nous serons bien heureux. « Voyez-vous, mes enfants, quand le blé est mûr, il faut le couper ; quand le vin est tiré, il faut le boire. Il faut séparer l’ivraie du bon blé…Voilà assez de linge sale, il s’agit de le laver, et de le bien laver. « C’est la grâce que je vous souhaite. Amen ! » Ce qui fut dit fut fait. On coula la lessive après avoir lessivé les supporters. Depuis ce dimanche mémorable, le parfum des vertus des grenats se respire, dit-on, à dix lieues à l’entour, pas trop, mais pas plus. Et le bon pasteur Molinari, heureux et plein d’allégresse, a rêvé l’autre nuit que, suivi de tout son troupeau, il gravissait, en resplendissante procession, au milieu des cierges allumés, d’un nuage d’encens qui embaumait et des enfants de chœur de la chorale des supporters qui chantaient Te Deum, le chemin éclairé de la cité de Dieu : celui d’une L2 retrouvée, celle qui mènerait au paradis par le plus droit chemin qu’il puisse être : celui des vertus retrouvées !. Et voilà l’histoire du curé de Saint-Symphorien, telle que m’a ordonné de vous le dire ce grand gueusard buveur de bière, ce Roro qui la tenait lui-même d’un autre bon compagnon.
Cardy dans le doute...(Site officiel FC Metz) : Diagnostic repoussé pour Cardy Les examens passés aujourd’hui par le milieu de terrain messin n’ont pas permis de déceler quoi que ce soit. Le FC Metz a mis à l’essai un jeune Tunisien répondant au nom d’Ahmed Ben Yahia. Le programme du Week-end Fini la trêve pour les effectifs des 14 ans et des 16 ans du FC Metz. La phase retour du championnat approche à grand pas après quelques semaines de repos. Les 16 ans de Jean-Robert Faucher vont retrouver la compétition à domicile, face à un sérieux client puisqu’ils reçoivent Sedan, l’une des deux seules équipes à les avoir battus lors de la phase aller. Le coup d’envoi sera donné dimanche à 14h30, sur le terrain synthétique de la Plaine Saint-Symphorien. Avec 34 points, les Grenats sont classés troisièmes de leur groupe à mi-parcours et pointent à deux unités du leader, Strasbourg. Un bon signe : ils possèdent la meilleure défense avec seulement cinq buts encaissés en onze rencontres. De quoi espérer une nouvelle participation à la phase finale. Par ailleurs, le Tournoi FC Metz - Walygator fera étape a Metz samedi après-midi et toute la journée de dimanche. (R.L.) : Diop : « Pouliquen a la gagne en lui » Après avoir disputé les trois dernières éditions, Malick Diop suivra la Coupe d'Afrique des Nations de loin. Le Sénégalais se consacre donc au FC Metz, où il a retrouvé Yvon Pouliquen, qui a déjà été son entraîneur à Strasbourg et Lorient. Pape Malick Diop s'est résolu à ne plus porter le maillot de la sélection du Sénégal, dont il a aussi été le capitaine. Il ne participera donc pas à sa quatrième Coupe d'Afrique des Nations, à partir de dimanche mais, devant son poste de télévision, le défenseur messin endossera la casquette de premier supporter des Lions de la Teranga. Son tour d'horizon, du Sénégal à Metz, du passé au présent... • Dimanche, la Coupe d'Afrique démarre sans vous. Un gros manque ? « Je n'ai plus fréquenté la sélection depuis 2004, j'ai donc eu le temps de me faire à cette idée. Henri Kasperczak m'avait convoqué en mai 2007, pour les matches éliminatoires contre la Tanzanie et le Mozambique, mais j'étais blessé au genou et je n'y suis pas allé. On m'a alors suspecté d'avoir préféré les vacances à la sélection. Le FC Metz a fait parvenir les preuves de ma blessure à la Fédération, j'ai multiplié les interviews pour m'expliquer et dire que je restais à la disposition de la sélection, mais rien n'y a fait. Je n'ai d'ailleurs jamais eu Henri Kasperczak au téléphone... » • Votre entraîneur, à l'époque, s'appelait Yvon Pouliquen. Avez-vous été surpris de le trouver la tête du FC Metz à votre retour de vacances ? « Je n'avais eu aucun écho en ce sens. Mais, quand j'ai appris sa nomination, je me suis dit qu'il s'agissait d'un bon choix. Nos destins se croisent depuis presque dix ans : Strasbourg, Lorient, et maintenant Metz, je le connais bien. Je sais que c'est un mec qui a la gagne en lui, et qu'il sait faire travailler tout le monde. A nous de l'aider un peu ! » FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement, en matinée. Aujourd'hui : entraînement à 9 h 30. Demain : entraînement à 15 h 30. Cardy doit encore patienter Se plaignant toujours de douleurs au pied, quelques jours après son retour à la compétition et plus de six mois après une première intervention chirurgicale pour une fracture de contrainte, Julien Cardy n'est pas encore fixé sur son sort. De nouveaux examens passés hier n'ont toujours rien révélé, et le milieu de terrain messin réapparu en Ligue 1 samedi dernier lors de la seule première mi-temps de Lille-Metz doit rencontrer des chirurgiens, demain. En attendant, il est d'ores et déjà forfait pour la venue de Monaco samedi à Saint-Symphorien. 1月16日 Renouard d'attaque...(Site officiel FC Metz) : Renouard, le plein d’envie Seul en pointe face à Lille, Sébastien Renouard n’est pas parvenu à marquer comme à Vesoul. Mais, gonflé à bloc par son repositionnement à son poste de formation, il aborde la seconde partie de saison avec une grande motivation. Sébastien, trois jours après, les dernières secondes fatidiques du récent Lille – Metz sont-elles toujours dans les têtes ? Vous faites presque figure d’ancien au sein de ce groupe, allez-vous prendre davantage de responsabilités ? Monaco en tête Les Grenats avaient une séance d’entraînement au programme mardi. Seuls Julien Cardy, qui passera des examens demain ; et Laurent Agouazi, malade, n’y ont pas participé. (R.L.) : Metz revient aux taches domestiques Supporters frondeurs, tribunes désertées : un mois après le dernier match à Saint-Symphorien, le FC Metz a préparé le terrain afin d'apaiser le climat et de reconquérir son public. Vérification samedi à l'occasion de la venue de Monaco. Activité essentielle des technocrates, devenue ici où là maladie professionnelle ou passe-temps, voilà que la réunionnite a gagné les groupes officiels de supporters du FC Metz ! Ceux de Génération Grenat avaient rencontré Francis De Taddeo, dont ils réclamaient le départ, à la veille du déplacement à Saint-Etienne, le 7 décembre ; le 13, ceux de la Horda Frenetik ont longuement échangé avec les dirigeants du club, auxquels ils avaient réservé leur acrimonie. Défoule sentimentale. En 2008, on prend d'autres interlocuteurs et on recommence : le 7 janvier, la cérémonie des vœux du club à ses supporters a été l'occasion de présenter un nouvel entraîneur qui, avant-hier, a dialogué avec les représentants de Génération Grenat puis, hier soir, avec ceux de la Horda Frenetik. Aux côtés d'Yvon Pouliquen, qui a donc succédé à Francis De Taddeo pendant la trêve, Michel Ettorre est de toutes les sorties publiques. L'adjoint de Pouliquen, de retour au bercail, est un peu là pour ça : « Michel est proche du public, apprécié de nos supporters, insistait Carlo Molinari, à la veille de Noël, en présentant son nouvel attelage. Nous manifestons l'envie de rétablir le contact avec ceux qui nous aiment mais qui ont perdu confiance en nous. » Visiblement, les dirigeants messins ont visé juste : « Nous considérions le départ de Michel Ettorre comme une injustice, son retour nous satisfait, explique Xavier Schmitt, porte-parole de Génération Grenat. Nous réclamions le départ de Francis De Taddeo, il est parti, nous avons donc le sentiment d'avoir été entendus. » FC METZ-EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement, en matinée. Aujourd'hui et demain : entraînement à 9 h 30 sur le terrain du bord de l'autoroute. 1月15日 Manuel Corrales "revit"...(R.L.) : Manuel Corrales : « J'ai eu l'impression de n'être plus rien » Un an et demi après son arrivée en France, Manuel Corrales a fait ses premiers pas sous le maillot messin, samedi à Lille. Une vraie délivrance pour le défenseur péruvien. Manuel Corrales, qu'avez-vous ressenti, vendredi, en apprenant que vous faisiez partie du groupe retenu par Yvon Pouliquen ? « C’a été une bonne nouvelle... Mais j'étais encore plus content le lendemain, au moment d'entrer sur le terrain. J'ai joué une petite demi-heure. C'était ce qu'il me fallait. J'attendais ce moment depuis très longtemps... »• Cette première apparition en Ligue 1 intervient un an et demi, grosso modo, après votre arrivée à Metz. Francis De Taddeo, l'ancien entraîneur, n'a jamais fait appel à vos services. Comment l'expliquez-vous ? « Je ne sais pas, c'est peut-être à lui de répondre à cette question. C'était son choix. Je l'ai toujours respecté, même si ça n'a pas été facile à vivre, je l'avoue. Avant de venir en France, j'étais titulaire dans mon club, j'étais en sélection nationale... A Metz, j'ai eu l'impression de n'être plus rien. » Sa maîtrise du français n'était déjà plus un secret. « J'ai suivi des cours, mais j'ai surtout appris au quotidien, dans les vestiaires », précise Manuel Corrales. Accent parfait, sourire contagieux. Corrales ? Un modèle de sympathie. Philippe Gaillot à qui l'on doit le recrutement du défenseur de l'Alianza Lima, au début de l'été 2006 avait d'ailleurs été marqué par « son état d'esprit. Je crois que personne n'a eu à se plaindre de lui. » Loué, le caractère du Péruvien ne lui a pas suffi pour s'attirer les faveurs de son ancien entraîneur. D'où le premier effet surprise, vendredi, à l'annonce du successeur de Francis De Taddeo. Corrales ? Dans le groupe des dix-huit. Yvon Pouliquen a ensuite poussé la révolution en lançant son défenseur en lieu et place de Daniel Gygax, sur le flanc gauche du milieu de terrain. « Il avait joué à ce poste à plusieurs reprises, lorsque nous étions allés l'observer, poursuit Philippe Gaillot. Il défend bien dans sa zone, il est agressif dans les duels mais il est également capable de se projeter rapidement vers l'avant. Avec l'équipe réserve ou en amical, il n'a pas été au niveau qui était le sien avant de signer à Metz. C'est tout le problème des joueurs arrivant d'un championnat étranger. Il leur faut du temps et être en pleine possession de leurs moyens pour s'adapter et s'imposer. Or, Manuel a très vite été blessé... » Depuis samedi, ce souvenir a pris des rides. FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance (9h30). Demain : une séance (9h30). (Quotidien l’Equipe) : Huit stades pour 2016 Si elle veut organiser le Championnat d’Europe dans huit ans, la France doit combler son retard en matière de stades. Philippe Séguin va présider une commission ad hoc. LA FRANCE est déjà engagée dans la course à l’organisation du Championnat d’Europe des nations prévu dans huit ans ( L ’Équipe , 11 décembre). En attendant que la FFF pose officiellement sa candidature – « vraisemblablement fin 2008 ou début 2009 » –, Bernard Laporte a convié hier à une réunion préparatoire Philippe Séguin qui a accepté de présider une commission baptisée « Grands stades Euro 2016 » (voir ci-dessous). Passionné de football, l’actuel premier président de la Cour des comptes figure parmi les plus qualifiés pour piloter cette structure chargée d’évaluer les stades existants et les manques. L’entretien a duré une quarantaine de minutes. Encore confidentielle, une liste de personnes à auditionner a déjà été esquissée, don t certaines « confrontées au quotidien à ces problèmes d’équipements », a indiqué le secrétaire d’État. La « commission Séguin » visitera aussi plusieurs stades « en France, comme à l’étranger », notamment ceux d’Arsenal, Wembley et Berne. Coorganisatrice de l’Euro 2008, la Suisse apparaît comme une référence dans cette réflexion, avec un investissement de 267 millions d’euros pour quatre stades, dont plus de la moitié sur fonds privés. Celui de Berne (32 000 places) « accueille un centre commercial et même une école publique », a souligné un Bernard Laporte admiratif. Le secrétaire d’État a fixé deux priorités : « L’hospitalité et la sécurité. » « Notre objectif est de disposer de huit stades compétitifs, a-t-il poursuivi. Car, même si nous ne connaissons pas encore les normes de l’UEFA pour 2016, celles de l’Euro 2012 imposent huit stades d’une capacité minimale de 30 000 spectateurs et deux autres, de 50 000 places pour l’ouverture et la finale. » À l’occasion de la Coupe du monde 1998, la France n’avait pas su saisir l’opportunité offerte pour moderniser son parc. Quand l’Angleterre consacre 200 millions d’euros par an à la rénovation de ses infrastructures, le pays organisateur du Mondial avait budgété un total de 600 millions dont l’essentiel est allé à la construction du Stade de France. Résultat : aucun stade de Ligue 1 n’est en mesure aujourd’hui d’accueillir une finale de Ligue des champions ! Fleuron des équipements français, le SDF apparaît déjà daté dans sa conception. Désormais, « un stade se doit d’être un lieu de vie », selon Bernard Laporte. Terrain, tribunes et club-house bien sûr, mais également galeries marchandes, restauration, hôtels, cinémas… On y dépense de l’argent, même quand personne n’y joue ! Ce sont ces retards et ces conceptions dépassées – soulignés par les choix radicalement différents opérés lors du Mondial allemand de 2006 – que la France entend bien corriger. Une démarche souhaitée de longue date par le monde du « foot business », en particulier le président de la LFP Frédéric Thiriez. Cap sur les fonds privés Pour des raisons notamment d’endettement général du pays, il est hors de question que la construction ou la réfection de nouvelles enceintes soient payées exclusivement sur fonds publics. Financements entièrement privés et PPP (partenariats public-privé) seront donc la norme. Ces nouveaux outils devraient permettre aux clubs de trouver de nouvelles ressources et d’être moins « télé dépendants » (57 % de leurs recettes proviennent des droits TV). Des projets innovants sont déjà sur les rails : Lyon et ses 60 000 places pour un coût de 250 millions ou bien encore Lille et son enceinte de 55 000 places pour un investissement de 300 millions. Mais, en réalité, seuls quatre stades français offrent actuellement une capacité supérieure à 40 000 places (SDF, Vélodrome à Marseille, Parc des Princes à Paris et Gerland à Lyon) et sept autres à 30 000 sièges (Bordeaux, Lens, Montpellier, Nantes, Rennes, Saint-Étienne et Toulouse). Le premier président de la Cour des comptes a déjà arrêté le rythme de travail qu’il entend imposer à sa commission dont la première réunion se tiendra avant la fin du mois. Il ne devrait pas s’exprimer avant ce rendez-vous. « Je suis heureux qu’il ait accepté cette présidence, s’est enthousiasmé l’ancien entraîneur du quinze de France. Lors de cet entretien, j’ai déjà pu mesurer ses connaissances et son savoir-faire en matière d’organisation. Je suis certain que sa commission va nous remettre un rapport stimulant. » Annoncé initialement fin avril, ce document pourrait être remis un peu plus tard. « Sans doute au cours du premier semestre 2008. Nous ne sommes pas à deux mois près. » Les dix-neuf membres de la commission PRÉSIDENT Philippe SÉGUIN : 64 ans. Ancien ministre des Affaires sociales et de l’Emploi, ancien président de l’Assemblée nationale et du RPR. Premier président de la Cour des comptes. MEMBRES Jean-Michel AULAS: 58 ans. Homme d’affaires, président de l’Olympique Lyonnais et du G 14. Serge BLANCO : 49 ans. Ancien capitaine de l’équipe de France de rugby. Homme d’affaires et président de la Ligue nationale de rugby. Christophe BOUCHET : 45 ans. Ancien journaliste, puis président de l’Olympique de Marseille. Directeur général de Sportfive, société du groupe Lagardère qui intervient dans le processus de valorisation des droits (TV, marketing, etc.) des clubs et des instances sportives. Patrick BRAOUEZEC : 58 ans. Ancien maire de Saint-Denis (93). Président de la communauté d’agglomération Plaine commune et député PCF de Seine-Saint-Denis. Philippe COCHET : 47 ans. Gérant de société et député UMP du Rhône. Guy COTRET : 59 ans. Membre du directoire de la Caisse nationale des Caisses d’épargne et président du Paris FC, club de National. Denys DE BÉCHILLON : 47 ans. Professeur de droit à l’université de Pau. Francis DECOURRIÈRE : 71 ans. Ancien député européen, ancien président de l’équipe de basket féminin US Valenciennes Olympic. Président du Valenciennes FC. Michel DESBORDES : 38 ans. Professeur d’université, expert en marketing et management du sport. Lionel DREKSLER : 51 ans. Directeur général du Palais omnisports de Paris-Bercy. Max GUAZZINI : 60 ans. Avocat et homme d’affaires. Président du Stade Français rugby. Jacques LAMBERT: 59ans. Ancien préfet, directeur général de la Coupe du monde de football 1998. Directeur général de la FFF. Dominique LAURENT : 56 ans. Conseiller d’État. Directrice des sports au ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Gervais MARTEL : 54 ans. Président du RC Lens. Président de l’Union des clubs professionnels de football (UCPF). Emmanuel ROSENFELD: 53 ans. Avocat et membre de la direction du cabinet Veil Jourde. René SÈVE : 54 ans. Philosophe et juriste. Directeur général du Centre d’analyse stratégique. Pascal SIMONIN: 50ans. Ancien directeur général du consortium Stade de France. Gérant de société. Frédéric THIRIEZ : 55 ans. Avocat près le Conseil d’État et la Cour de cassation. Président de la Ligue de football professionnel (LFP). 1月14日 Déjà finie,la Gambardella, pour les Messins...(R.L.) :
Metz reprend goût à l'envie
Un peu plus d'aisance et une combativité retrouvée : Metz a pris l'année 2008 par le bon bout mais doit encore éprouver ses progrès devant son public. Rendez-vous samedi, face à Monaco.
Un point, trois points : au fond, la mésaventure survenue au FC Metz samedi soir à Lille, tout au bout du temps additionnel, ne change rien : il manquera bien plus que la différence entre un nul et une victoire, le 17 mai, à l'heure où la Ligue 1 délivrera son verdict. Pouliquen : « Hâte d'y être »
Conforté par ce qu'il a vu à Lille, Yvon Pouliquen dirigera l'équipe messine à Saint-Symphorien pour la première fois samedi. Reconquérir le public constitue pour lui « un défi sympa ».
• Yvon Pouliquen, tout bien pesé, n'aurait-il pas été préférable d'encaisser le but égalisateur contre Lille bien avant les toutes dernières secondes de jeu ? Vos joueurs s'en trouveraient moins abattus... Tableau de bord. Hier : repos pour les joueurs de Lille-Metz ; match de CFA contre Belfort pour Baldé, Mayebi et N'Diaye ; aujourd'hui : reprise de l'entraînement à 15 h 30 ; demain, mercredi et jeudi : une séance à 9 h 30 ; vendredi : une séance à 15 h 30. FC METZ : Mayebi, Léoni, Bong, Anastassowa, Fernandes, Anton, N'Diaye, Djiba, Diakité (Betsch, 67e), Bessat, Effaz-Owona (Françoise, 55e), Baldé (Ou, 83e). BELFORT : Pacati, Barros, Tahiri, Arisi, Glele, Somphouchanh, Balon, V. Faivre (Kuznick, 85e), Atasoy, Cuskic (Sabal, 69e), C. Faivre. « Ne me parlez plus de syndrome du stade André-Delaitre. Il est mort. Nous avons entamé 2008 par une victoire. » Le cri de José Pinot à la sortie des vestiaires était certes clair et net. Les Messins ont bel et bien battu Belfort 1 à 0 alors qu'ils se sont souvent inclinés à Marly lors de la première partie de saison. Mais, si l'on y regarde de plus près, il n'est qu'en partie justifié seulement. « Comment peut-on perdre ce match ? », s'emportait de l'autre côté Maurice Goldman, le coach franc-comtois. Gambardella : Terminus pour Metz Arbitre : M. Coppens. Avertissements : à Auxerre, Acapandié (17e), Camps (90e+5) ; à Metz, Laine (62e), Fostier (90e+5). 1月13日 Dernière seconde fatale....(La voix du Nord) : LILLE - METZ Un coup franc direct de Cabaye à l’ultime seconde des arrêts de jeu a permis au LOSC de ne pas s’incliner face à Metz (1-1), hier soir. Mais il sera difficile d’oublier ses difficultés à mettre de l’ordre dans son organisation et des idées dans son jeu. La victoire de Sochaux, hier au Mans, complique de plus la donne mathématique à une semaine de se rendre dans le Doubs. Toutes les équipes ont pris de bonnes résolutions en ce début 2008, mais le LOSC a déjà du mal à tenir les siennes. Hier, les protégés de Claude Puel ont fait pâle figure face à Metz (1-1), pourtant lanterne rouge du championnat et dont les espoirs en cette fin de saison se résument à se battre contre le vent. Pour le LOSC, ce sont deux nouveaux points qui s’envolent à domicile, et cela figure surtout un coup d’arrêt embêtant après la première victoire de l’année en Coupe de France, face à Avion (3-0). Triste tandem Le Suisse Lichtsteiner était une nouvelle fois l’un des rares joueurs à émerger, avec une belle frappe plein axe (11e). Pour accentuer leur mal de tête, les Lillois furent contraints d’assister à la chevauchée gagnante de leur ancien pote Daniel Gygax, transféré à Metz en janvier 2007, bien lancé par Agouazi au terme d’un mouvement d’école (0-1, 24e). Rien ne tournait alors dans le bon sens, et surtout pas le jeu collectif du LOSC, qui continuait à connaître un déchet trop important à ce niveau, notamment dans les transmissions. Ce fut plus embêtant après la pause. Au lieu de profiter de leur supériorité numérique en usant d’un jeu de passes rapides, les Lillois s’entêtèrent avec de longs ballons improductifs, et des mauvais choix qui illustrent le manque de confiance qui grignote l’équipe. Témoin, cette occasion d’Obraniak, parti à la limite du hors-jeu et qui n’a pas osé tenter sa chance seul face à Marichez, préférant glisser le ballon à Mirallas… mais sans voir venir le retour de Diop (70e). L’entrée dynamique de Mirallas fit un bien fou (frappe enroulée 72e, centre en retrait pour Hazard 81e), Lichtsteiner et Bastos trouvèrent la base des poteaux de Marichez (82e, 86e), mais il fallut attendre les dernières secondes et un coup franc direct impeccable de Cabaye pour sauver la face (1-1, 94e). C’est le minimum que l’on pouvait attendre hier soir, mais le souci, c’est qu’après un tel début de saison, on espère davantage le maximum. (R.L.) : Coupe Gambardella Aujourd'hui ont lieu les 1/64es de finale de la coupe Gambardella. Les vainqueurs obtiendront leur billet pour les 32es de finale (10 février). Le Fc Metz se déplace au stade Abbé Deschamps pour y défier l'AJ Auxerre et l’AS Montigny reçoit au stade Kintzig 1 les joueurs alsaciens de Schiltigheim. Au programme également, les rencontres Illkirch -Sarreguemines, Vandœuvre - Fontaine Les Dijon, le choc Meurthe et mosellan entre Jarville et Nancy ainsi que Forbach face à Strasbourg. Toutes les rencontres ont lieu à 14h30. Metz repris de justesse Rejoint par Lille à la toute dernière seconde, Metz est passé tout près de la première victoire de l'ère Pouliquen-Ettorre en Ligue 1. Il a seulement stoppé une série de six défaites. C'est déjà ça. Fichu destin. Celui qui mènera le FC Metz dans l'ascenseur pour la Ligue 2, au printemps, s'est alourdi d'une désillusion, très différente des précédentes, mais bien plus injuste, hier soir, dans l'antre froid et triste de Lille, à Villeneuve-d’Ascq. En tête au tableau d'affichage pendant soixante-dix minutes, à dix pendant la quasi totalité de la deuxième mi-temps, Metz a finalement été rejoint dans les dernières secondes de la dernière minute du temps additionnel, sur un coup franc exécuté par Yohan Cabaye, le seul tir ayant laissé sans réaction un Christophe Marichez jusque-là impeccable. Le pire, c'est que le coup franc en question a surtout émané de la grande générosité de l'arbitre : quand Mathieu Debuchy est venu s'empaler sur le malheureux Flavien Belson, Philippe Malige a estimé que la faute en revenait au joueur messin. La Ligue 1 possède décidément l'arbitrage qu'elle mérite. Le film du match 12e. Première frappe du match en faveur de Lille. Lichtsteiner s'avance au centre du terrain et place une frappe... largement au-dessus des cages de Marichez. Plus dure est la chute Réduits à dix après l'expulsion de Bassong en début de seconde période, les Messins ont laissé filer leur deuxième victoire de la saison dans le temps additionnel. Marichez. A l'exception d'une frayeur provoquée par le centre fuyant de Liechtsteiner (28e), il a vécu une première période relativement tranquille. La seconde le fut moins : le gardien messin montra assez de vigilance pour renvoyer la frappe de Miralas (72e) et fit appel à ses poteaux sur les tentatives de Liechtsteiner et Bastos (83e, 86e)... Le bilan aurait été parfait sans ce coup franc de Cabaye, à l'ultime seconde de la partie (90e+4). Cubilier. Il a fait preuve d'engagement. Cela a suffi pour traverser la soirée sans encombre. Cardy. Son premier match de Ligue 1 cette saison n'aura duré que quarante-cinq minutes. Ressentant de nouvelles douleurs au pied, il a en effet été contraint de rester au vestiaire après la pause. Plutôt dans le coup jusque-là, le milieu de terrain a cédé sa place à Flavien Belson. Hésitant, mais généreux. Pjanic. Dans le dos de Sébastien Renouard, il a éprouvé quelques difficultés à conserver le ballon. Son influence sur la production messine s'en est ressentie. Remplacé au profit d'un défenseur, Malick Diop, après l'expulsion de Sébastien Bassong (53e). Le Sénégalais a veillé au grain, à l'exemple de ce retour déterminant dans les pieds de Ludovic Obraniak, parti seul à la rencontre de Marichez (70e). Averti à la 86e. De largesses en approximations, Lille a eu bien du mal à prendre les commandes de la rencontre. Dos au mur après l'ouverture du score signée Gygax, les joueurs de Claude Puel ont livré une copie inégale, mais ont finalement été récompensés de leurs efforts par le but sur coup franc de Cabaye, juste avant que l'arbitre ne renvoie les deux formations au vestiaire. Daniel Gygax : « Une équipe différente » Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Mon grand regret, c'est de voir la tête de mes joueurs dans les vestiaires : ils étaient abattus. C'est dommage car on a marqué un joli but. Il y a eu 25 secondes de trop. Je suis satisfait : quand on montre une telle agressivité, une telle volonté de ne pas perdre, de se battre, c'est que ça va mieux. Il y a un point de pris quand même. On est invaincus en 2008... » Auxerre convoite Cheikh Gueye A mi-parcours du marché hivernal des transferts, le FC Metz souhaite toujours réduire son effectif, par nécessité financière autant que par souci de cohérence sportive. Pour l'heure, cependant, seuls Papiss Cissé à Châteauroux et Milan Thomas à Cannes ont trouvé preneurs. Pour tous les autres joueurs susceptibles d'être cédés avant le 31 janvier, peu voire pas de sollicitations à ce jour. Comme souvent en pareil cas, c'est donc l'une des principales satisfactions - elles existent - de la première partie de saison qui retient l'attention extérieure à ce jour : Cheikh Gueye est en effet sollicité par l'AJ Auxerre. (Quotidien l’Equipe) : Lille, peur sur la ville D’une extrême médiocrité face à dix Messins, le LOSC, qui a égalisé dans le temps additionnel, peut s’inquiéter. 0-1 : Gygax 1-1 : Cabaye (90e + 4) LE LOSC savait sa marge réduite. Hier soir, il a découvert qu’il n’y a plus de marge du tout. Face à un FC Metz déjà résigné à la Ligue 2, l’équipe de Claude Puel a entretenu, une heure et demie durant, une longue conversation avec le néant. Elle n’a pris qu’un point, en toute fin de temps additionnel, face au vingtième du Championnat, grâce à un coup franc généreux transformé par Cabaye. Cela lui ménage seulement deux unités d’avance sur le dix-neuvième, Sochaux, qu’elle ira visiter samedi prochain. Ce retour tardif est la seule bonne nouvelle du week-end pour Lille. Sur tous les autres plans, la soirée a été très mauvaise. Car au-delà du résultat, quasi miraculeux, il y a les faits : les Nordistes ont été incapables de dominer techniquement la formation la plus faible de l’élite. La pauvreté de leur jeu a atteint un niveau plus qu’inquiétant, et Claude Puel lui-même en convient à moitié : « Nous avons du mal à trouver du jeu en triangle, des relations, des affinités entre les joueurs. Nous sommes dans une position qui les “insécurise” un peu. » Pour ne rien arranger, Lille a perdu rapidement Tafforeau, victime d’une béquille (12e). Sans son capitaine, son couloir gauche a perdu tout impact. Et après avoir encaissé un « but cadeau » (Puel) au bout du premier enchaînement messin de la rencontre (24e), il s’en est remis à son dynamiteur du moment, Lichtsteiner, auteur d’un centre trop profond pour Frau (27e) puis d’un autre sur le poteau de Marichez (83e). Entre-temps, les Dogues ont beaucoup poussé, mais avec un discernement étiolé. Pourtant, Bassong y avait mis du sien en se faisant exclure dès la 49e minute pour une faute inutile sur Frau (deuxième carton jaune). Mais, même à onze contre dix, les Lillois n’ont pas su s’y prendre. Ils ont oublié de passer par les côtés, de construire un jeu vaguement cohérent. Malgré un nouveau tir sur le poteau (Bastos, 86e), ils ont surtout confirmé leur condition de passeurs les moins pertinents de L 1, rappelée hier dans nos colonnes (avant cette vingtième journée, les Lillois ne réussissaient que 65 % de leurs passes). Ils peuvent au passage remercier l’arbitre, M. Malige, qui leur a accordé un coup franc généreux à la porte de la surface alors que la quatrième minute de temps additionnel s’achevait. Le but inscrit par Cabaye a évité aux Dogues, in extremis, une énorme claque. Mais il ne sauve même pas les apparences. « On ne peut pas se contenter de ça, dans la course au maintien, c’est embêtant », dira le buteur nordiste. Hier, ce sont les joueurs du FC Metz, ceux qui avaient gagné un seul match de Ligue 1 cette saison (le 22 septembre, à Caen, 2-1), qui sont sortis abattus du Stadium Nord après ce résultat nul. Ils restent à quatorze points du premier non-relégable, Lille. Un écart complètement disproportionné par rapport à ce qu’on a vu, hier, à Villeneuve-d’Ascq. À quoi sert Kluivert ? L’HOMME CLÉ : KLUIVERT (Lille), 2,5 Avant d’être remplacé par MIRALLAS (64e), le Néerlandais a été d’une remarquable inutilité. Dans une équipe incapable de remonter correctement le ballon, son aisance technique ne sert à rien. En regagnant le banc sous de timides sifflets, il a jeté ses protège-tibias pour évacuer sa frustration. On le comprend. LILLE MALICKI (5) : peu sollicité, il ne peut pas grand-chose sur le but de Gygax (24e). BÉRIA (3,5) : contraint de jouer à gauche après la blessure de TAFFOREAU, il n’a pas paru à l’aise. RAMI (3,5) : pris de court sur l’ouverture du score. PLESTAN (3,5) : n’a pas eu sa présence habituelle et n’est pas non plus exempt de reproche sur le but messin. Remplacé par HAZARD (76e). TAFFOREAU (non noté) : blessé (béquille), il fut remplacé par BASTOS (19e, note : 4), qui est bien entré en jeu. Ses centres du pied gauche n’ont pas toujours trouvé preneur. LICHTSTEINER (5) : comme d’habitude, il a été le meilleur Lillois et a beaucoup influé sur le jeu offensif. DEBUCHY (3) : généreux, mais peu efficace. CABAYE(4,5) : actif, mais peu clairvoyant. A eu le mérite d’égaliser à la dernière seconde. OBRANIAK (2,5) : son pied gauche n’est jamais arrivé à bonne destination. KLUIVERT (2,5) : voir ci-dessus. FRAU (4) : a tenté, en début de rencontre, de provoquer la défense messine. Sans réussite. METZ MARICHEZ (6) : le capitaine lorrain n’a eu que des ballons faciles à négocier, hormis un tir de Mirallas repoussé (72e) et un coup franc de Bastos (90e + 1). Belle présence aérienne, piégé sur l’égalisation (90e + 4). CUBILIER (5,5) : vigilant dans un couloir peu usité par Lille. DELHOMMEAU (6) : tranquille jusqu’à l’entrée de Mirallas, qui l’a gêné par sa vivacité en fin de rencontre. BASSONG (4) : expulsé à la 49e pour une faute inutile alors qu’il avait déjà échappé de peu à cette sentence en première mi-temps. Ch. GUEYE (5,5) : n’a pas si mal résisté à la tornade Lichtsteiner. CARDY (6) : grosse présence avant de sortir par précaution à la mi-temps. Remplacé par BELSON (note : 5), qui a surtout défendu. AGOUAZI (6) : auteur de la passe décisive, il a toujours tenté de jouer juste. FRANÇOIS (6) : sobre et tenace. GYGAX (6) : il a brillamment surgi pour marquer mais a plongé en début de seconde période avant d’être relayé par CORRALES (62e). RENOUARD (6,5) : excellent dans la conservation du ballon en seconde période, malgré une totale solitude. PJANIC (5,5) : un ton au-dessous de son compère d’attaque et logiquement remplacé par M. DIOP (52e) après l’exclusion de Bassong. (Site officiel FC Metz) : C’est dur à avaler ! Longtemps devant au tableau d’affichage, les Messins, réduits à dix, ont été rejoints à la toute dernière minute du temps additionnel. Un épilogue cruel très difficile à encaisser tant la débauche d’énergie des hommes de Pouliquen aura été importante. Il y a de quoi s’arracher les cheveux. Au cours de cette partie, Metz a tout fait pour l’emporter. Du jeu, des efforts, accompagnés par le brin de chance que méritait leur solidarité. Les éléments semblaient réunis pour que l’année 2008 débute par une victoire. Et un succès pas n’importe où : à Lille, terre indomptable pour le Club à la Croix de Lorraine, les Grenats n’y ayant plus gagné depuis la saison 1993/1994. Ce soir-là, Jean-Philippe Séchet avait inscrit un triplé et ses coéquipiers corrigé les Locaux quatre buts à zéro. 1月12日 Bien commencer l'année 2008...(Quotidien Le Parisien) : Faut-il changer d’entraîneur à la trêve ? C’EST la rentrée aujourd’hui avec deux nouveaux élèves repérés au fond de la classe. Metz et Sochaux, les deux derniers, ont choisi la mini-trêve hivernale pour faire le ménage sur leur banc. Au revoir Francis De Taddeo et Frédéric Hantz (et l’intérimaire Jean- Luc Ruty), bonjour Yvon Pouliquen et Francis Gillot. Ces deux techniciens ont débarqué respectivement en Moselle et dans le Doubs avec le même espoir, mais avec des méthodes différentes. Si Gillot a décidé de relancer des joueurs blessés (Bréchet, Grax) ou écartés (Pancrate,Dagano, Maurice-Belay), Pouliquen a préféré resserrer son groupe (exit Léoni, Djiba et Diakité). Mais quelle est la véritable efficacité de ce qu’on a coutume d’appeler un électrochoc ? Pas toujours avérée si l’on se fie à des exemples récents (voir infographie). Changer d’entraîneur A mi-parcours reste aventureux. YVON POULIQUEN « C’est difficile, parce qu’on n’a pas choisi les joueurs » Spécialiste des reprises d’équipes relégables (Strasbourg, Lorient), le technicien breton (45 ans) a « replongé » en signant pour deux ans et demi avec la lanterne rouge messine. La mission du successeur de Francis De Taddeo s’annonce impossible. Pourquoi êtes-vous venu alors que le combat semble déjà perdu ? _ Yvon Pouliquen. J’avais l’occasion de pouvoir travailler avec des personnes de confiance comme Carlo Molinari, Joël Muller et Michel Ettore. Mon objectif est d’effectuer un parcours de non-relégable (NDLR : 22 points environ) lors de la phase retour. Qu’est-ce qui est le plus compliqué à gérer dans ce genre de situation? Le mal est profond. Et c’est vraiment difficile, parce qu’on n’a pas choisi les joueurs. Il faut donc leur redonner le sourire et l’envie de se faire mal, mais cela passera par des résultats et du plaisir. Cette étiquette de pompier de service ne vous agace-t-elle pas ? Je ne me pose pas la question, même si j’avais décidé de ne plus prendre d’équipe relégable. J’ai envie de faire vivre ce groupe. Ces changements d’entraîneur ne sont pas toujours efficaces. Pourquoi ? Parce que des erreurs ont été commises avant. Le nouvel entraîneur rencontre les mêmes difficultés que son prédécesseur. Où jouera Metz la saison prochaine ? En L 2 à 90%. Je ne vais pas vendre un éventuel maintien aux supporters qui souffrent. D’accord pour préparer le futur, mais à condition d’avoir des résultats maintenant. (Quotidien l’Equipe) : Pouliquen, le choix de MolinariMAUVAISE NOUVELLE pour Strasbourg : son adversaire en seizièmes de finale, Metz, est bien parti pour gagner la Coupe de France. À chaque fois qu’il a entraîné en Ligue 1, Yvon Pouliquen, le nouvel entraîneur messin, a remporté l’épreuve. Avec Strasbourg (2001) comme avec Lorient (2002), la situation était similaire : le technicien breton avait repris en cours de route une équipe en grande difficulté en Championnat. Sans éviter la relégation ni la dernière place, il avait quand même fini la saison sur un trophée. Pour son premier match avec sa nouvelle équipe, samedi, Pouliquen a aisément écarté Vesoul (CFA, 6-1). Le vendredi 1er février, Metz se déplacera donc en Alsace pour vérifier si le charme de son entraîneur agit toujours sur la Coupe. « À vrai dire, on n’y a pas pensé », corrige Carlo Molinari. Il faut aller chercher ailleurs, alors, les raisons de son recrutement. Le président messin, qui était proche de Francis De Taddeo, assume entièrement le choix de son successeur. « C’est quelqu’un dont je connais la force de caractère. Je l’ai vu évoluer comme joueur, à Saint-Étienne, à Strasbourg, c’est un gagneur, juge-t-il. Dans mon choix, c’était important. Yvon est aussi très expérimenté, il a un gros vécu de joueur à ce niveau avec plus de 400 matches. » Molinari assure aussi ne pas avoir effectué un choix par défaut. « À partir du moment où on a commencé à y penser (au changement d’entraîneur), c’était mon seul choix. Je n’ai contacté personne d’autre, même si certains se sont proposés (Serge Romano, notamment). Je le lui ai dit, d’ailleurs. » Le choix de Pouliquen était aussi étroitement lié au rappel de Michel Ettorre. Les deux hommes avaient déjà travaillé ensemble à Strasbourg et s’apprécient. L’ancien adjoint de Joël Muller, encore entraîneur des gardiens la saison dernière avec De Taddeo, avait quitté le club cet été. « C’est moi qui l’ai proposé à Yvon Pouliquen, avance Molinari. C’était une réflexion interne au club. Il fallait un fil conducteur. Michel a une grosse cote auprès du public, c’est un symbole, un porte-drapeau du club, il l’a été comme joueur puis comme cadre. » À ses côtés, Pouliquen dispose donc d’un personnage qui connaît parfaitement le FC Metz et dont la nomination était, pour les dirigeants, le meilleur moyen de pacifier des tribunes de plus en plus contestataires. Molinari l’a reconnu implicitement le jour de la présentation de Pouliquen, le 24 décembre : « Les venues de Michel et d’Yvon sont dictées par la volonté de retrouver rapidement des résultats et de nous rapprocher du public, de faire que la fracture qui s’est installée depuis un certain temps puisse être réduite. » Mention passable PATRICK KLUIVERT s’était engagé pour un an à Lille, le 31 août dernier. Depuis, le bilan en Ligue 1 du meilleur buteur de l’histoire de la sélection des Pays- Bas (40 inscrits en 79 capes) plafonne à deux unités. C’est maigre, mais pas ridicule, si on ramène ce total à son temps de jeu (voir infographie). Statistiquement parlant, le Néerlandais est beaucoup plus performant que ses camarades d’attaque. « Il a été longtemps blessé, et on ne doit pas le juger simplement en termes de buts, plaide l’entraîneur Claude Puel. Il y a tout ce qu’il peut amener au groupe, quand il joue et à l’entraînement. » Depuis son entrée en jeu contre Bordeaux (1-1, le 15 septembre), pour ses débuts lillois, le Néerlandais n’a plus été utilisé comme « joker » en L 1 mais comme titulaire (cinq fois). Un temps freiné par des pépins physiques, Kluivert n’a pas encore disputé de match complet avec le LOSC, quittant par exemple les siens sur blessure dès la 32e minute contre Strasbourg (0-3, le 27 octobre). Son entraîneur l’utilise comme attaquant de soutien, un poste qui convient mieux à ses capacités physiques actuelles et aux besoins lillois. Ainsi contre Avion (DH), en Coupe de France, son entrée a nettement élevé le niveau technique : « Ça nous a permis d’avoir plus de liant, une meilleure relation avec l’attaque, détaille son entraîneur. Il est intéressant pour trouver cette verticalité. Mais il faut aussi relativiser, c’était la fin de match, l’adversaire était fatigué. » Pour l’instant, sa moyenne de notes dans L’Équipe s’établit à 4,625. Dans les prochaines semaines, la montée en puissance de Kluivert dépendra de son entente avec Frau, recruté au mercato. Le départ de Makoun à la CAN pourrait le défavoriser : Puel pourrait parfois être tenté de renforcer son milieu d’un cinquième élément très travailleur. Ce n’est pas vraiment le profil du Néerlandais. Proment, pari Normandie Parti de Metz il y a un an et demi après une saison pénible, le milieu a su rebondir à Caen. GRÉGORY PROMENT est un footballeur heureux. Interrogez-le sur son aventure caennaise, il embrayera sur « l’ambiance exceptionnelle dans le groupe », « l’énorme solidarité entre les joueurs » ou « le plaisir de venir à l’entraînement ». Peu enclin à s’étendre sur ses performances, il reconnaîtra qu’il réussit « l’une des meilleures saisons de (sa) carrière », mais sans forfanterie, insistant sur « le mérite de l’équipe ». Si le milieu de vingt-neuf ans veut savourer, c’est qu’il le sait mieux que beaucoup d’autres : dans une carrière, il y a des hauts et des bas. Tout avait pourtant bien commencé pour le jeune Proment, arrivé à seize ans au centre de formation du FC Metz. « C’était un super gosse, se souvient Michel Ettore, entraîneur adjoint à Metz, qui l’a côtoyé dès les moins de 17 ans. Vu ses capacités, ça ne m’a pas étonné de le voir percer tôt chez les pros. » Suivront neuf saisons, où il devient rapidement capitaine et cadre d’une équipe alternant le bon (une 2e place de L 1 en 1998) et le mauvais (relégation en 2002, suivie d’une remontée immédiate). Mais le séjour en Lorraine va mal finir. En 2005-06, alors que tout semblait s’acharner contre son club, le joueur a pris beaucoup de coups, dont certains qu’il ne méritait sans doute pas. « C’était un vestiaire très difficile, et Greg a eu la malchance d’en être le capitaine, il n’avait peut-être pas le poids, reprend Ettore. Il a porté la responsabilité de pas mal de choses, et ce n’est pas normal. C’est peut-être ma faute. J’ai été dur avec lui, alors qu’il était plus victime que coupable. » « Ma priorité, c’était d’éviter la L 1, j’avais trop souffert » Victime des mauvais résultats d’une équipe finalement reléguée en L 2, victime de l’ambiance délétère d’un vestiaire divisé, victime, aussi, de cette vilaine affaire de paris truqués où son nom revenait dans les conversations. « C’est le rôle du capitaine de prendre les critiques, explique-t-il aujourd’hui. Mais ces histoires m’ont fait énormément de mal. Quand j’ai vu mes proches souffrir, ç’a été très dur. Mon fils n’avait que trois ans à l’époque. Quand il me répétait ce qu’il entendait sur moi, ça me faisait presque pleurer. » Après des mois douloureux, il lui fallait quitter Metz. Proment choisit Caen, alors en L 2. « L’été arrivé, j’avais le choix entre Caen, Lorient et Guingamp, raconte-t-il. Ma priorité, c’était d’éviter la L 1, parce que j’avais trop souffert, et parce que je me voyais mal aller en L 1 alors que je venais de faire descendre Metz. » Le voyage en Normandie s’avère payant. Grand artisan de la montée la saison dernière, Proment s’impose comme une pièce maîtresse, par sa régularité et son excellente vision du jeu. Il a retrouvé, surtout, une ambiance de travail agréable. « J’avais un peu d’appréhension, parce que je n’avais jamais quitté Metz, se souvient-il. Mais les joueurs sont venus vers moi et, au bout d’une semaine, j’avais l’impression d’être là depuis deux ans. » Apaisé et épanoui, Proment, 4e de L 1 avec son club, ne pense plus qu’à la fin de saison. « On veut profiter au maximum, on sait qu’on est dans le meilleur. Aujourd’hui, je me dis qu’il y a une justice. » (R.L.) : Metz, soigner l'entrée FC Metz. 12e avec 31 points (4 victoires, 5 nuls, 5 défaites). Les trois dernières rencontres : victoire contre Epernay (3-2), nul à Saint-Priest (2-2), défaite contre Auxerre (1-2). Le plus dur recommence Après avoir inévitablement changé d'entraîneur puis après avoir logiquement battu Vesoul en Coupe de France, le FC Metz renoue avec la Ligue 1, pour quatre mois. Première étape : Lille. Meilleurs vœux... Le premier changement visible, en ce début d'année, à Saint-Symphorien, est d'ordre climatique : le thermomètre affichait vingt bons degrés de plus hier à la veille de Lille - Metz qu'à la veille glaciale de Lorient - Metz, le 21 décembre, et le soleil figurait aussi au rendez-vous. « C'est moi qui l'ai apporté dans mes bagages », a lancé Yvon Pouliquen en quittant le terrain du bord de l'autoroute. Prévenu d'un possible retour du vrai hiver lorrain, dans une semaine ou dans un mois, le nouvel entraîneur du FC Metz a démenti : « Non, non, désormais, vous aurez le même temps qu'en Bretagne. » C'est bon pour les jardins. Mais si les dirigeants messins doivent de nouveau se résoudre, un jour, et le plus tard possible bien sûr, à changer d'entraîneur, qu'ils n'hésitent pas à opter pour un ressortissant des Iles Maldives. Ou pour un Toscan. En attendant, va pour un Breton pur jus, de Pleyber-Christ, Finistère. Yvon Pouliquen dirigera ce soir à Villeneuve d'Ascq son premier match de Ligue 1 pour le compte du FC Metz. Le cas d'un entraîneur sans club revenant aux affaires par la porte de derrière se confondra alors avec la situation d'une équipe à la recherche d'un nouveau souffle, d'une âme, d'un but et d'une victoire, la première dans cette compétition depuis le 22 septembre, tout au bout de l'été 2007. Ce ne serait jamais que la deuxième en cinq mois de championnat, puisque cent douze interminables jours ont passé depuis le succès alors ramené de Caen (1-2). Horizontalement, Metz ressemble à une aubaine pour les archéologues et, verticalement, à une idée d'expédition pour les spéléologues. Pour ceux qui n'aiment pas que le football, finalement, Metz conserve encore quelque chose d'attractif. Juste avant Noël, Carlo Molinari et ses associés ont donc fini par passer à l'acte, après des semaines d'hésitation (« de réflexion », plus officiellement) en mettant prématurément un terme aux fonctions de Francis De Taddeo, réponse à une situation unanimement jugée intenable. Quelques propos (« Le discours de Francis ne passait plus », dixit Julien Cardy, dans nos colonnes, par exemple), quelques attitudes et la première sortie officielle de l'année confortent certainement les décideurs messins dans leur choix. Mais la victoire obtenue samedi dernier à Vesoul en Coupe de France a beau être large (6-1, balles neuves), elle s'avère surtout très logique, et c'est une toute autre histoire qui attend les soldats de l'an neuf, ce soir, dans le Nord. Gygax : « Je sais que c'est possible » Sept titularisations, un but. Les chiffres en disent long sur la première partie de saison de Daniel Gygax. De retour de blessure, l'international suisse entend corriger le tir, dès aujourd'hui, face à son ancien club. Metz et son nouvel entraîneur retrouvent Lille et Daniel Gygax son ancien club. Un rendez-vous forcément particulier... « Oui, en plus, le match aura lieu à Villeneuve-D’ascq. J'ai hâte d'y être, d'autant plus que je n'avais pas pu être présent lors de la première manche, à Saint-Symphorien (1-2, 2e journée). Au delà de ce détail, je crois que c'est toujours spécial de rejouer contre ton ancien club. Personnellement, j'ai quand même passé dix-huit mois de ma carrière à Lille... » • Ce premier match de l'année marquera aussi votre retour dans le onze messin, après une première partie de saison en dents de scie (sa dernière titularisation remonte au 24 novembre à Marseille, ndrl). Pensez-vous en avoir fini avec vos problèmes physiques ? « C'était surtout des soucis d'ordre musculaire. Ça n'a pas été une période facile à vivre. Être obligé de suivre le parcours de ton équipe depuis les tribunes, c'est frustrant. Mais c'est du passé, et aujourd'hui, j'ai faim de jeu. Je ne suis pas encore à mon zénith, mais je vais tout faire pour gagner en régularité. » • Selon vous, quelle influence sur le rendement de l'équipe peut avoir ce changement d'entraîneur ? « Déjà, il amène une bouffée d'oxygène. Comme si nous étions face à un nouveau challenge. Le coach est là pour trouver la meilleure équipe possible, les joueurs, eux, ont à nouveau tous quelque chose à prouver. J'espère que cela portera ses fruits. Quoi qu'il en soit, je suis persuadé que cette trêve nous a fait du bien, à tous. Je ressens une envie nouvelle dans le groupe. Vous avez dû le remarquer à l'entraînement, non ? Il y a à nouveau des sourires. C'est aussi ce que le coach attend de nous. Que nous retrouvions le plaisir. Nous exerçons le plus beau métier du monde, où l'un des plus beaux, à nous de ne pas l'oublier... » *Derrière cet enthousiasme retrouvé et largement exprimé depuis le départ de Francis De Taddeo, il y a la situation comptable du FC Metz. Que pouvez-vous espérer de la seconde partie de saison ? « Nous ne sommes pas derniers, nous sommes "vraiment" derniers. Mais nous n'allons pas y penser tout le temps. Un match se termine au coup de sifflet final. La saison, elle, ne s'achèvera qu'au mois de mai. Nous avons dix-neuf matches de coupe devant nous, à commencer par celui de Lille. Nous y allons pour gagner, je sais que c'est possible. » Passage par la case transition Le club lillois ne manque pas d'ambitions et brûle les étapes en matière d'infrastructures. Mais il marque aussi le pas sur le plan sportif et s'attend à souffrir face aux Messins. Le Grand LOSC". Dans le Nord, l'expression était souvent utilisée autrefois quand il s'agissait d'évoquer le club de la capitale des Flandres. Sur un ton qui se voulait volontiers ironique. Et en comparaison, on l'imagine, avec le voisin lensois. Longtemps, les Sang et or ont monopolisé l'attention. Les résultats d'une manière générale et les titres en particulier (championnat, coupe de la Ligue), les affluences, la popularité et la crédibilité, tout a longtemps plaidé en faveur du RC Lens. Quand Lille ne faisait qu'alimenter la chronique avec ses changements de présidents et d'entraîneurs, ses "affaires" et ses déboires en tous genres. Mais le vent a désormais tourné. Et l'expression, pour tout dire, est en train de prendre tout son sens. Le LOSC affiche désormais ostensiblement ses ambitions. Les actes sont joints à la parole. Installés depuis le début de la saison dans leur nouveau centre d'entraînement, les Lillois disposent aujourd'hui d'un outil de travail impressionnant. Le Domaine de Luchin, un bijou architectural dans un écrin de verdure, à deux pas de la frontière belge, sur la route de Bruxelles, n'a sans doute pas d'équivalent en France. Michel Seydoux, le président, qui avait ramassé le LOSC au début des années 2000 à la petite cuillère, n'en est pas peu fier. Au risque parfois de friser la forfanterie. « Nous avons déjà le Domaine de Luchin, le plus beau centre sportif de France, demain nous aurons le Grand Stade où évoluera une grande équipe, et nous continuerons notre route vers les plus hauts sommets », a ainsi assuré le président lillois, jeudi, sur le site du club. Rien que ça. Cardy bon pour le service Avec Gygax, et Cardy. De retour de blessure, Daniel Gygax pourrait débuter face à son ancien club, et sur le front de l'attaque où le Suisse serait associé à Sébastien Renouard. Par rapport au match de Coupe de France, Metz est désormais privé de Babacar Gueye, parti rejoindre la sélection sénégalaise en vue de la Coupe d'Afrique des Nations. Incertain en raison de douleurs apparues après son retour à la compétition le week-end dernier, Julien Cardy est également opérationnel. « L'un et l'autre peuvent jouer », a confirmé Yvon Pouliquen qui devrait reconduire le milieu de terrain et la charnière centrale alignés à Vesoul : sur les côtés de la défense, Cubilier à droite à Cheikh Gueye à gauche effectuent leur retour. Pas de suite pour Nogueira A l'essai depuis lundi, André Nogueira ne rejoindra pas l'effectif messin : le défenseur portugais, vingt ans, a été jugé « techniquement intéressant mais physiquement trop tendre » par l'encadrement technique du FC Metz. Un autre joueur sera testé la semaine prochaine, sous réserve de l'accord de son club, l'Espérance de Tunis : il s'agit d'un milieu de terrain tunisien de vingt-et-un ans. En coulisses, Metz s'active toujours pour réduire son groupe et cherche notamment preneur pour Emmanuel Effa-Owana, attaquant arrivé en début de saison en provenance de Créteil. A Strasbourg le 1er février La date du derby de l'Est dans sa version Coupe de France vient d'être fixée : Metz se rendra à Strasbourg le vendredi 1er février, avec un coup d'envoi fixé à 20 h 30 (en direct sur Eurosport). En jeu : une place en huitièmes de finale de l'épreuve qu'Yvon Pouliquen a remportée à deux reprises en tant qu'entraîneur, avec Lorient et avec... Strasbourg. (Site officiel FC Metz) : Redresser la barre La Ligue 1 reprend ses droits ce week-end. Après une entrée en Coupe de France réussie, les Grenats espèrent franchir une étape dans leur projet de redressement. Face à une équipe lilloise réputée pour sa rigueur, le challenge est de taille. Petit à petit, Yvon Pouliquen commence à y voir plus clair. Alors qu’il boucle sa seconde semaine à la tête de l’effectif messin, le Breton connaît mieux son équipage et tient plus que jamais le cap. Première destination au travers des eaux tumultueuses de l’élite : le Stadium Nord, où l’attendent les ‘Dogues’ de Franck Béria et Ludovic Obraniak. « J’ai hâte d’y être, avoue-t-il, afin de voir comment l’équipe va se comporter. Bien sûr, notre adversaire est d’un autre calibre que le précédent. Nous allons tout de même nous appuyer sur ce que nous avons réussi à Vesoul. » L’ossature de sa formation sera donc la même. Seuls changements à prévoir : les latéraux, puisque les jeunes Anastassowa et Anton, titulaires sur les côtés, n’ont pas été retenus ; et le second attaquant qui ne sera pas Babacar Gueye, parti disputer la Coupe d’Afrique. |
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