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January 31 Bonne semaine pour le FC Metz qui se soigne,se replace et engrange 3 pts de plusLa petite phrase du jour : « trois matchs, neuf buts ! Bien…Continuez à vous tirer la bourre, les gars ! Mais les quelques matchs qui suivent me susurrent qu’il va falloir assurer plus derrière, désormais….Tout cela s’annonce palpitant : cela faisait longtemps !...» Julien François vers Tours
Le milieu de terrain du FC Metz, Julien François, devrait s'engager dans les prochaines heures avec le club du Tours FC dans le cadre d'un prêt jusqu'à la fin de la saison. Le numéro cinq messin rencontrait en effet ce matin les dirigeants du club tourangeau afin d'en finaliser les démarches administratives. En fin de contrat avec le FC Metz en juin 2009, Julien François n'avait reçu aucune garantie de la part du club lorrain quant à une éventuelle prolongation de son contrat. Il a donc préféré choisir une option lui permettant de se relancer sportivement. Depuis qu'il a effectué son retour au sein de son club formateur, en juin 2006, François a porté le maillot grenat à 84 reprises en compétition, inscrivant trois buts dont un contre... Tours. Il fut l'un des artisans de la remontée de l'équipe mosellane alors dirigée par Francis De Taddeo voici deux saisons. Il retrouvera à Tours Gaétan Bong, également prêté par le FC Metz.
Coupe Gambardella Réaction d'Eric Assadourian - entraîneur des 18 ans du RC Lens Eric, vous allez rencontrer Metz, ce dimanche, en 32e de finale de la coupe Gambardella, à domicile… « Je ne sais pas si nous pouvons dire que nous sommes satisfaits ou non avant un match. Il y a des points positifs. Nous rencontrons un club professionnel qui n’est pas dans notre groupe en championnat [Ndlr. Lens est 1er du groupe A avec 40 points et Metz est 1er du groupe B avec 41 points et un match de plus que Lens]. Dans le cas contraire, c’est toujours un peu gênant car on se connait bien et que l’on a envie de découvrir autre chose. Là, face à Metz, c’est favorable car nous allons rencontrer d’autres joueurs et une autre façon de voir les choses. Ce sont des aspects positifs tels que le fait de recevoir à la maison. Nous allons avoir besoin du soutien de tout le club. Mais, nous ne nous prenons pas la tête. Nous avons un réel potentiel et nous nous concentrerons sur notre jeu, nos joueurs et sur notre façon d’appréhender ce match. Nous essayerons, à travers nos matchs, de continuer à progresser. C’est la meilleure façon de préparer toutes les rencontres à venir. » Il y a deux ans, les 16 nationaux lensois avaient été battus par Metz en phase finale du championnat. Est-ce l’occasion de prendre sa revanche ? « Il ne faut pas parler de revanche. Ce qui fait que la formation est différente du monde professionnel c’est qu’il y a des évolutions de part et d’autre. Il y a des progressions chez des joueurs : certains qui n’étaient pas forcément les plus forts il y a deux ans sont, aujourd’hui, au dessus du lot… Il y a beaucoup trop de modifications dans la formation pour se permettre de parler de revanche. Nous ne sommes plus en phase finale du championnat des 16 ans mais en match de Gambardella. Nous allons nous occuper de nous et de notre motivation. »
(Site officiel FC Metz) Metz fait carton plein Trois jours après avoir battu Ajaccio, le FC Metz s'est imposé devant Amiens grâce à deux buts marqués au cours d'une première période parfaitement maîtrisée. Et si la suite fut un peu plus délicate, le résultat est au rendez-vous. La pelouse du Stade Saint-Symphorien n'a pas le temps de se réchauffer en trois petits jours, surtout si le thermomètre reste aussi rude avec les joueurs et surtout les supporters messins. Comme on pouvait s'y attendre, les conditions de jeu de ce Metz - Amiens étaient donc identiques à celles de la précédente rencontre qui s'est tenue sur le sol messin. Mais cette fois, pas question de manquer son entame du côté des Grenats. On le sentait dès les premiers instants de la partie : les hommes d'Yvon Pouliquen ne voulaient pas rééditer leurs faux départs récents contre Tours et Ajaccio. A chaque fois, ils avaient encaissé un but dans le premier quart d'heure. Cette fois, ce sont eux qui ouvrirent le score par l'intermédiaire de Papiss Cissé, qui posa les bases d'une prestation personelle de grande envergure. Dès la 16ème minute, le Sénégalais reprenait du pied gauche, sans contrôle, un centre de son compatriote Victor Mendy. Cela laissa Benoit Benvegnu sans réponse (1-0, 16°). Amiens ne se désarmait pas et utilisait Sébastien Heitzmann, son solide pivot, pour ouvrir des brèches aux anciens Messins Roy Contout et Abdoulaye Baldé, plaçés sur les côtés. Brèches refermées en dernier recourt par Germano Vailati. Notamment sur un coup-franc très bien frappé du second (19°). Mais si la partie s'équilibrait, les occasions messines restaient les plus dangereuses. Victor Mendy faisait trembler le gardien adverse au terme d'un joli mouvement collectif mené avec Papiss Cissé et Cédric Barbosa, d'une frappe enroulée du gauche qui aurait mérité meilleur sort (24°). Puis Cissé se mua en passeur à l'intention de Thibaut Bourgeois. Lancé en pleine surface par la remise de la tête de son compère de l'attaque, le jeune attaquant glissait le ballon entre les jambes du portier amiénois pour son premier but à Saint-Symphorien (2-0, 35°). Metz était idéalement lancé dans cette partie. Et on croyait l'équipe lorraine intouchable après que Baldé ait trouvé la transversale dès le retour des vestiaires (47°). Mais les coéquipiers de Julien Cardy eurent un peu plus de mal au cours du second acte. Amiens domina et Metz essaya de contrer. Yvon Pouliquen fit entrer Romain Rocchi aux dépends de Thibaut Bourgeois pour renforcer ses fondations. Cela permit aux locaux de tenir jusqu'aux arrêts de jeu et de se procurer quelques occasions en contre. Papiss Cissé aurait d'ailleurs tué le match si Benvegnu n'était pas parfaitement sorti à son encontre (65°). Même chose pour Nenad Jestrovic, qui trouva le gardien picard sur la trajectoire d'un coup de tête bien senti (85°, photo). Au lieu de cela, c'est le puissant gaucher Abdoulaye Baldé qui finit par trouver la faille, redonnant espoir aux siens dans les arrêts de jeu de la partie. Germano Vailati ne pouvait pas faire grand chose face au missile de l'ancien Messin (2-1, 90°+1). Mais il était trop tard pour faire douter les joueurs du Club à la Croix de Lorraine. Ceux-ci enregistrent leur troisième victoire d'affilée et se replacent plus que jamais dans la course à la montée. Avant le déplacement à Boulogne sur Mer, vendredi prochain, le plein de confiance a été fait. Idéal pour voyager ! (Quotidien l’Equipe) Metz fait le plein Les Lorrains ont remporté leur troisième victoire de suite et rejoignent Angers à la deuxième place. METZ – POUR METZ, c’est une semaine qui peut tout changer. En deux matches à domicile, mardi contre l’AC Ajaccio (3-2) et hier soir face à Amiens, les Lorrains ont à la fois rompu avec l’irrégularité de leur première partie de saison et avec leurs difficultés domestiques. Hier, Metz a remporté sa troisième victoire de suite, une série inédite cette saison en Championnat, et provisoirement repris la troisième place du classement. De nouveau bien placé dans la course pour l’accession après quelques semaines incertaines, l’équipe mosellane peut aborder en confiance le triptyque qui l’attend maintenant : déplacement à Boulogne, puis réceptions de Lens et Montpellier. Ces deux succès en quatre jours confirment aussi que l’épaisseur de l’effectif messin est un atout inestimable pour les mois qui viennent. Yvon Pouliquen avait procédé hier à cinq changements par rapport au onze aligné mardi et le rendement de son collectif n’en a pas été affecté. Malgré l’état de la pelouse, ou grâce à elle peut-être, les attaquants messins ont vite donné le tournis à la défense amiénoise. Victor Mendy avait les jambes brûlantes après avoir regardé le match de mardi sur le banc et Papiss Cissé était à la fois audacieux et inspiré. Après un duel gagné sur un ballon aérien, il lançait un une-deux avec Mendy dont le centre en retrait lui permettait de réussir une frappe du gauche qui transperçait Benvegnu (1-0, 15e). Servi par Delgado, Cissé lançait ensuite Bourgeois, dont le tir écrasé du gauche filait entre les jambes de Benvegnu (2-0, 35e). Le jeune attaquant messin (19 ans) a inscrit son troisième but en quatre matches chez les pros hier. D’autres ont plus mal commencé. Metz s’est donc rendu la soirée facile, mais Amiens a pourtant tout fait pour lui compliquer la tâche. Et la rencontre aurait peut-être pris un autre tour si M. Moreira avait accordé le but inscrit par Baldé (47e). Après un tir violent d’Heitzmann, repoussé par Vailati, l’ancien Messin reprenait le ballon qui tapait la transversale avant de franchir la ligne, au vu des images télé, ce que le trio arbitral n’a pas vu... Amiens a aussi fait preuve d’une certaine fluidité dans le jeu et s’est créé une valise d’occasions franches. Mais Germano Vailati était dans un très bon soir, malheureusement pour Baldé (18e), Kadir (26e) ou Contout (68e), et ne s’est incliné que tardivement, sur une volée de Baldé (2-1, 90e + 1). Pour être juste, Metz avait aussi eu sa dose avec Mendy (24e), Cissé (32e), Bourgeois (37e) et Benvegnu avait mieux fini qu’il n’avait commencé, sortant deux tentatives de Cissé (83e) et Jestrovic (84e). C’est une belle semaine pour Metz. Pas pour Amiens, battu mardi à Dijon (1-2). L’HOMME CLÉ : P. CISSÉ (Metz), 8 Sa semaine est à l’image de celle de son équipe : réussie. Après un pénalty contre l’AC Ajaccio (3-2), mardi, l’attaquant sénégalais a réussi l’un de ses meilleurs matches cette saison. Pas toujours efficace jusqu’ici, il a inscrit son septième but et donné une passe décisive lumineuse, de la tête, à Bourgeois. Temps très froid. Pelouse partiellement gelée et glissante. 7 139 spectateurs. Arbitre : M. Moreira. 1-0 : P. CISSÉ (15e, passe de V. Mendy) ; 2-0 : BOURGEOIS (35e, passe de P. Cissé) ; 2-1 : Ab. BALDÉ (90e+ 1). Remplacements 58e : Bourgeois par ROCCHI ; 81e : Bessat par JESTROVIC ; 88e : Barbosa par STRASSER. Non utilisés : Farina, Renouard. Entraîneur : Y. Pouliquen. Remplacements 72e : Nzonzi par GIRESSE ; 77e : Heitzmann par RAYNIER ; 86e : Contout par B. TRAORÉ. Non utilisés : Chabbert (g.), De Parseval. Entraîneur : T. Laurey. Metz : Aucun carton Amiens : Aucun carton 3 Pour la première fois en Championnat, cette saison, Metz a remporté une troisième victoire de suite, hier soir, après celles à Tours (4-1) et contre l’AC Ajaccio (3-2). Par deux fois cette saison, il avait réussi pareille série mais en tenant compte des coupes. RÉACTIONS Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « On a réussi une très bonne première période, ensuite on a un peu trop reculé et on s’est mis en difficulté. Mais l’objectif est atteint. On sait qu’il n’est jamais facile de gagner deux fois de suite à domicile. On était plus ou moins enterrés il y a quelque temps. J’espère qu’on va nous laisser tranquilles... » Thierry LAUREY (entraîneur d’Amiens) : « C’est une semaine noire. Après notre péripétie dijonnaise (Amiens menait 1-0 avant de s’incliner dans les dernières minutes),on espérait se refaire la cerise. Je n’ai pas grand-chose à reprocher à mes joueurs. Ils ont affiché l’état d’esprit que je recherche depuis le début de l’année en allant de l’avant. (Ironique.) J’aimerais aussi être sûr que le ballon d’Abdoulaye Baldé n’est pas entré dans le but (à la 47e). Je crois que c’est le tournant, parce qu’on a réduit le score trop tard. On n’est pas dans le Titanic mais le match de vendredi (contre Châteauroux) est important, c’est certain. » January 30 Podium ? Quatrième tentative : la bonne ? La petite phrase du jour : « Ce soir : prendre enfin place sur le podium en empochant les trois points ! » ...Pour les journaux nationaux, vous demanderez à fredfred67 pour aujourd'hui !Ce spécialiste du copier blog sur site off se fera un plaisir de vous dénicher les articles et les mettre en forme! d'ailleurs, la prochaine fois que cela se reproduira, je me poserai la question : pourquoi se fatiguer à faire un blog, si les imbéciles détournent par facilité ? C'est donc un avertissement sans frais (Site officiel FC Metz) Avant Match Trois jours après son succès sur Ajaccio, l’équipe messine veut confirmer son retour au premier plan en l’emportant sur Amiens. Fief d’anciens Messins, le club picard reste sur une défaite à Dijon deux buts à un. Les 18 ans partiront samedi pour Lens, où ils doivent affronter le Racing en Coupe Gambardella le lendemain (14h30).
Yvon Pouliquen a sélectionné dix-huit joueurs pour le match contre Amiens. Remis de sa blessure à l'épaule, Julien Cardy réintègre le groupe. Cissé et Mendy retrouvent la voix Sept buts inscrits lors des deux derniers matches : Metz débute 2009 au son d’une efficacité retrouvée. Papiss Cissé et Victor Mendy sont les premiers à s’en féliciter… Le premier a donné l’avantage à son camp il y a trois jours, face à Ajaccio, en transformant son deuxième penalty de la saison. Le second avait clôturé le festival offensif messin, le 16 janvier à Vannes. Le réveil de Papiss Cissé (19 matches, 6 buts) et Victor Mendy (18 matches, 3 buts) coïncide avec le regain d’efficacité observé du côté de Saint-Symphorien. Davantage habitués à se côtoyer sur le terrain, les deux attaquants se sont prêtés au jeu de l’interview croisée, hier, à la veille d’un rendez-vous d’importance face à Amiens. Bonne humeur en prime. Metz a inscrit sept buts lors de ses deux derniers matches de championnat. Comment expliquez-vous ce réveil de l’efficacité offensive ? Victor Mendy : «Tout le monde s’est remis en question. Aujourd’hui, on tire tous ensemble dans la même direction. Et puis, nous avons la réussite qui nous avait sans doute fait défaut avant la trêve.» Papiss Cissé : «Victor a raison, c’est le travail des six derniers mois qui commence à payer. Sur les deux derniers matches, j’ai ressenti une vraie solidarité, une vraie envie collective.» «Ils nous facilitent la tâche» En quoi cette solidarité facilite-t-elle votre rôle d’attaquant ? V. M : «Disons que l’ensemble des efforts réalisés par chacun nous soulage. Nous avons beaucoup de soutien, que ce soit avec Vincent (Bessat), Nicolas (Farina) ou Laurent (Agouazi) qui revient dans le jeu…» P. C : «Leur travail de percussion, sur les côtés et leur activité en général nous permettent de concentrer plus d’efforts dans l’axe. Ils nous facilitent la tâche.» Le FC Metz, et surtout ses attaquants, ont souvent été montrés du doigt au cours de la phase aller. Comment l’avez-vous vécu ? V. M : «On se sent mal, on ne peut pas dire le contraire. Ce qui me mettait la rage, c’était de voir qu’on parvenait à se créer des occasions, mais qu’on ne concrétisait pas, ou trop peu.» P. C : «Avant d’entendre les critiques ou de les lire dans la presse, je me remettais en question tout seul. Mais sans jamais baisser la tête.» «J’aime la concurrence» Votre secteur de jeu vous expose à une concurrence prononcée, avec l’éclosion de Thibault Bourgeois ou encore l’arrivée de Nenad Jestrovic. Gênant ? V. M : «Non, c’est ce qui fait vivre le groupe et nous permet de progresser. Quand tu vois quelqu’un derrière toi, tu te dis que tu n’as pas intérêt à relâcher.» P. C : «Moi, j’irais jusqu’à dire que j’aime la concurrence. Je me sens mieux quand il y a de la pression.» Dans quel rôle vous sentez-vous le plus à l’aise ? V. M : «Comme Papiss, je suis un joueur de profondeur. Mais lorsque l’entraîneur me fait jouer sur le côté, lorsqu’on joue avec trois milieux, je me donne autant.» P. C : «Victor a tout dit : ce que j’aime, c’est l’axe.» Pour finir, une qualité de votre coéquipier que vous aimeriez posséder ? V. M : «Sa faculté à conserver le ballon lorsqu’il est dos au but, avec un défenseur sur lui.» P. C : «Sans hésiter, sa vitesse. Il va trop vite. Heureusement d’ailleurs qu’il n’y a pas de radar fixe sur la pelouse!.» Et concernant le défaut ? P. C : «Il est feignant, c’est clair !» V. M : «Moi je dirais qu’il est égoïste avec le ballon. Si, si, il faut dire ce qui est (rires) ! Mais c’est aussi une qualité pour un attaquant.» L’adversaire en chiffres : Amiens en eau trouble Point commun entre le prochain adversaire de Metz et Lens ? Le nombre de défaites : comme leurs homologues nordistes, les Amiénois en ont concédé six. Mais tandis que les premiers pointent à la première place du classement, les seconds, eux, stationnent au treizième rang, à quatre longueurs seulement du premier reléguable brestois. La différence entre les deux parcours réside en bonne partie dans les neuf matches nuls réalisés par l’équipe de Thierry Laurey. Personne n’a fait mieux dans ce domaine… Relativement performant à domicile, où il a empoché quatre de ses cinq succès, Amiens pèche à l’extérieur : cinq de ses six échecs se sont déroulés loin du stade de La Licorne. Les Picards n’ont remporté qu’une seule rencontre loin de chez eux : c’était le 26 septembre 2008 à Sedan (0-1, 8e journée). Strasser «Jouer à Metz en L1 la saison prochaine» METZ SAIT RÉAGIR January 29 Confirmation demandée !La petite phrase du jour : « (l’attaque de) Metz is back ! » (Quotidien l’Equipe) L’ascenseur est bondé À dix-huit journées de la fin, six clubs sont à la lutte pour l’accession en Ligue 1. Six équipes se tiennent en sept points en haut du classement de la L 2. Après vingt matches joués, c’est du jamais-vu depuis douze ans. En plus des favoris attendus, soit les trois relégués (Lens, Metz et Strasbourg) plus Montpellier, deux clubs beaucoup plus surprenants, Angers et Boulogne-sur-Mer, se sont jetés à corps perdu dans cette farouche bataille. CETTE FOIS, LA LIGUE 2 devrait nous tenir en haleine jusqu’au bout. En tout cas, le suspense se révèle bien supérieur à celui connu lors des deux dernières saisons. Le Havre et Nantes s’étaient détachés en 2007-2008, tandis que Metz et Caen avaient creusé un écart significatif en 2006-2007. Si le troisième billet pour la L 1 avait alors fait l’objet d’une réelle incertitude jusqu’au bout, le suspense pourrait bien, cette année, s’étirer jusqu’aux ultimes journées pour les trois premières places. Néanmoins, on voit mal comment le leader, Lens, pourrait ne pas finir sur le podium.« Même en étant moyens, les Lensois restent devant », remarque l’entraîneur de Sedan, Landry Chauvin. « Ils sont au-dessus du lot et ils monteront, c’est sûr », tranche le coach de Guingamp, Victor Zvunka. Un peu à l’image du Nantes de la saison dernière, le club artésien, doté d’un jeu pas franchement emballant, sait faire la différence grâce à ses individualités. « Lens, comme Montpellier et Metz, se distinguent d’abord par cela, tandis que Boulogne-sur- Mer, Angers et Strasbourg s’appuient surtout sur leur collectif », analyse Chauvin. Maintenue à l’ultime seconde de la dernière journée en 2007-2008, l’USBCO semble littéralement portée par la force du miraculé. Pourvu du même état d’esprit à toute épreuve, avec sans doute une qualité technique supérieure, le SCO, seul concurrent régulier sur les dix dernières journées (24 points glanés, pendant que Montpellier et Lens n’en prenaient que 16, Metz 14, Boulogne 13 et Strasbourg 11), doit maintenant assumer son statut de deuxième. « Mais, par rapport aux quatre autres, Boulogne et Angers ont moins de pression. Dans la lutte finale, cela peut représenter un avantage », estime Daniel Sanchez, l’entraîneur de Tours. Forcément, les confrontations directes, dont quatre nous attendent au cours des quatre prochaines journées, Boulogne-sur- Mer recevant Montpellier lundi puis Metz vendredi 6 février, avant que le club lorrain n’accueille lui-même l’équipe héraultaise, puis Lens, seront forcément déterminantes. Et très excitantes.
R.C. Lens. 1, Le nombre de matches nuls des Lensois cette saison en 20 journées Lens repose d’abord sur ses individualités. Disposant d’attaquants de niveau L 1, les Sang et Or n’ont souvent besoin que de placer quelques accélérations pour faire la différence. Autre gros point fort : Nenad Kovacevic, véritable régulateur de l’équipe, tant par son abattage que par sa qualité technique. Manquant de fluidité et de cohérence dans son jeu collectif, Lens affiche parfois d’inquiétantes insuffisances mentales. Surtout, le club artésien souffre contre ses concurrents directs, puisqu’il a été battu par Metz (0-1), Montpellier (0-2) et Boulogne-sur-Mer (1-3), obtenant seulement un nul à Strasbourg (1-1) et un succès contre Angers (3-0). LA COTE 60%
SCO Angers 12, Le nombre de matches sans défaite des Angevins depuis début octobre (huit victoires, quatre nuls). Série en cours. De l’avis même de ses concurrents directs, le SCO possède le jeu collectif « le plus cohérent ». S’appuyant sur une défense solide emmenée par Ecuélé Manga, Angers bénéficie aussi d’une animation offensive variée et efficace. Très habile en contre, avec la vitesse d’Alo’o Efoulou, le SCO (meilleure attaque chez lui, 22 buts) sait aussi faire le jeu. Par rapport à tous ses rivaux excepté Boulogne-sur-Mer, Angers semble avoir une profondeur de banc plus limitée. Son jeu étant très exigeant physiquement, le SCO n’est par ailleurs pas à l’abri d’un nouveau « trou », comme entre la 5e et la 8e journée (un point pris en quatre matches). LA COTE 55%
U.S. Boulogne sur Mer. 12, Le nombre de buts encaissés lors des sept derniers matches par les Boulonnais. Ils n’en avaient concédé que six sur les treize premières journées. La principale force boulonnaise est son inoxydable mental. Affichant une solidarité impressionnante, l’effectif a été peu modifié l’été dernier. Mais à bon escient, Yohan défense centrale et Jérémy Blayac en attaque (huit buts, quatre passes décisives en L 2) ayant chacun apporté une valeur ajoutée considérable. « On a parfois du mal à tenir le ballon et à faire preuve d’une maîtrise constante », remarque Yohan Lachor. Boulogne-sur-Mer souffre sur les côtés de sa défense, où aucun latéral ne se dégage. Ainsi, longtemps nantie de la meilleure défense, l’USBCO pèche désormais dans ce secteur. LA COTE 45%
FC Metz. 1,88 : Parmi les six prétendants, c’est la pire moyenne de points pris à domicile. Mais les Lorrains possèdent la deuxième à l’extérieur (1,64), derrière Lens (1,77). Metz : Un des effectifs les plus fournis et les plus expérimentés de L 2, surtout au milieu avec des joueurs qui ont tous connu la L 1 (Agouazi, Barbosa, Cardy, Johansen, François, Rocchi), et qui aiment la pression des grands rendez-vous. Enfin, la défense messine est plutôt fiable, malgré l’instabilité qui a frappé le poste de gardien. Jusqu’ici, Metz a fait preuve de trop d’irrégularité. L’inefficacité de ses attaquants est aussi une lacune chronique que l’arrivée de Jestrovic et l’émergence de Bourgeois (19 ans) peuvent compenser. L’absence de milieux excentrés était aussi un souci majeur, jusqu’aux récentes bonnes performances de Bessat et Farina, à confirmer. LA COTE 50%
RC Strasbourg 11, C’est le nombre de points pris lors des onze derniers matches par les Alsaciens (deux victoires, cinq nuls, quatre défaites). Un buteur efficace (Fanchone), un bon gardien (Cassard) et un effectif équilibré entre joueurs expérimentés et jeunes prometteurs : au complet, Strasbourg doit pouvoir reprendre sa marche en avant, surtout si Furlan obtient les renforts offensifs qu’il réclame avant la fin du mercato. Affaibli durablement par les blessures, Strasbourg a montré une vulnérabilité que ne laissait pas prévoir son début de saison. Ses jeunes joueurs manquent de régularité et ses cadres passent régulièrement au travers. Mais la faiblesse de Strasbourg est aussi en coulisses, où les relations entre Furlan et Ginestet sont difficiles. LA COTE 45%
SC Montpellier-Hérault 10, C’est le nombre de buts marqués par Montano. Il est en tête du classement des buteurs de la Ligue 2. Le meilleur passeur du Championnat est aussi montpelliérain (Costa, 7 passes). Le meilleur buteur, Montaño (10 buts), reflète le potentiel de la meilleure attaque de L 2. Elle bénéficie du duo Costa (meilleur passeur [7] et redoutable tireur de coups de pied arrêtés) - Marveaux, précieux dans la récupération et l’utilisation du ballon. Dans le but, Carrasso apporte la sécurité. Été maussade, meilleur automne de L 2, hiver catastrophique : sa dépendance aux cadres se traduit par une irrégularité chronique. Actuellement médiocre à domicile, en difficulté dans l’animation, il paie la méforme de Ouadah. Il souffre globalement face aux adversaires qui le bousculent physiquement LA COTE 45%
METZ - AMIENS METZ. – Pouliquen devrait faire tourner son effectif. Chrysostome, qui a purgé son match de suspension, pourrait faire son retour. L’équipe probable : Vailati – Brégerie, Chrysostome, Vivian (cap.), Delgado – Farina, Barbosa, Rocchi, Bessat – V. Mendy, Jestrovic. AMIENS. – Buron (cuisse) a passé une échographie rassurante. Il a rejoint le groupe en stage à Vittel. Levrat souffre sans doute d’une contracture ou d’une élongation à un mollet. L’équipe probable : Chabbert ou Delecroix – Allegro, Haaby, Brillault, Viator – Traoré, N’Zonzi, Tourenne, Giresse – Kadir – Baldé. (RL) Jestrovic : «Je suis là pour ça !» Premier match, premier but : Nenad Jestrovic revient sur le plein succès de son retour à Metz, mardi soir, et sur son seul souci, la montée en Ligue 1. En 1998, il lui avait fallu attendre 622 minutes avant d’inscrire un but sous ses nouvelles couleurs messines ; il s’agissait aussi du premier but de la saison d’un club alors vice-champion de France. Dix ans et quatre mois plus tard, sept minutes ont suffi à Nenad Jestrovic pour marquer avec Metz, équipe de Ligue 2 passée du même coup (franc) de la sixième à la troisième place du classement. L’histoire du retour de l’attaquant serbe en France démarre comme un rêve. Mais, au lendemain de son exploit, hier matin, Nenad Jestrovic, trente-deux ans, se replongeait surtout dans la réalité… Vous tirez les coups francs, vous, maintenant ? «Je les tirais déjà à Anderlecht, à l’Etoile Rouge, au Qatar aussi. A Metz, non. J’avais dix ans de moins. J’étais trop jeune, par rapport à Bruno Rodriguez, à Frédéric Meyrieu…» Avez-vous hésité à frapper celui de mardi soir, sept minutes seulement après votre entrée en jeu ? «Non, pas du tout. Je suis entré en jeu pour marquer, je n’ai donc pas hésité. Je suis là pour ça !» Il existe toujours une part de risque à revenir dans son ancien club, qui plus est pour un attaquant. Vous, vous voilà placé dans des conditions idéales pour réussir… «Franchement, rentrer et faire match nul, ce n’était pas envisageable. J’ai vraiment été très bien accueilli ici, notamment par les supporters. Avant le match, Sylvain Kastendeuch est venu me voir, me dire qu’il était là spécialement pour moi, ça m’a fait chaud au cœur de la part de mon capitaine de l’époque ! Vraiment, je ne voulais pas décevoir. Après, c’est sûr que pour la confiance, c’est l’idéal. Mais, même si je marque sur un exploit individuel, c’est toute l’équipe qui a arraché la victoire.» Avez-vous ressenti des émotions particulières en entrant sur la pelouse, près de neuf ans après votre dernier match dans ce stade, en mai 2000 ? «Je suis revenu dix ans en arrière, surtout quand on a pris le bus pour aller de l’hôtel au stade : c’est le même qu’à l’époque ! La ville, en revanche, a bien changé. C’est aussi la première fois que j’arrivais dans un stade Saint-Symphorien presque totalement vide : en 1998, il y avait déjà beaucoup de monde, bien avant le coup d’envoi…» Vos premières impressions sur votre nouvelle équipe ? «Je pense que nous avons l’effectif pour monter. On m’a dit avant mon arrivée qu’il y avait une belle équipe et je crois que c’est exact. Pour ne citer que lui, le petit Nico (Nicolas Farina) que je ne connaissais pas a réussi un super match mardi : il a du talent !» «Besoin de tous les attaquants» Avant ce match, Metz ne pointait qu’à la neuvième place du classement des attaques. Est-ce que c’est un problème d’attaquants ? «Je n’ai pas suivi les matches aller. Mais en janvier, nous avons déjà marqué huit buts en trois matches, c’est un très bon bilan.» Êtes-vous prêt à accepter la concurrence ? A côté de vous, il y a Thibaut Bourgeois, Papiss Cissé, Rudy Gestede, Victor Mendy… «Nous aurons besoin de tous les attaquants, comme de tout le monde dans le groupe. C’est un groupe qui montera en Ligue 1. Il ne faut donc pas se fâcher au prétexte d’être sur le banc et il faut se dire que la montée valorisera tout le monde. Moi, je suis venu pour aider un club à monter, pas pour l’argent. Quant à la concurrence, j’y ai toujours été confronté, notamment à Anderlecht où nous étions huit pour deux places. J’étais souvent titulaire, avec Dindane.» A quand remonte votre dernier match complet ? «A novembre, avec Kocaelispor, contre Fernebahçe. Il me faut encore un peu de temps, il n’est pas question de brûler les étapes parce que j’ai marqué. Vendredi, si je suis sur le banc et que les trois points sont au rendez-vous, ce sera très bien.» Les jeunes joueurs du collège Arsenal de Metz ont remporté la finale départementale du Championnat UNSS. Voici les résultats de cette première phase. Collège Arsenal Metz 4 - Collège La source Amnéville 0 Les Messins sont qualifiés pour la phase régionale qui se tiendra mercredi 7 mars sur les terrains de la Plaine Saint-Symphorien. January 28 A la saint Thomas, on croit ce qu'on voit : 2 matchs, sept buts !Metz est de retour!!Les petites phrases du jour : « Attaque en progrès, défense peut mieux faire ! Mais, « Bad boy » est revenu, tel Zorro !et, trois points, ça fait du bien...» "Nous ne sommes pas favoris, Metz nous a éliminés en coupe de la Ligue. Il paraît tout à fait normal que Marseille nous élimine. Mais j'ai confiance pour la qualification". S'il perd contre Lyon, Marseille sera-t-il moins bon que Metz ? L'OL n'est pas dans la même situation que lors de son élimination de la coupe de la Ligue contre le club mosellan (1-3), le 11 novembre dernier. Ce match s'intercalait entre la Ligue 1 et le premier tour de la Ligue des Champions. "Un seul passera. C'est ouvert", conclut Juninho. FC Metz bat AC Ajaccio 3 buts à 2 ; Le film du match 2e: Darbion s'échappe sur son côté et centre en retrait, Lesueur est à point nommé mais sa reprise passe au dessus. 3e: la réaction messine avec une tête de Brégerie sur un corner tiré par Bessat, qui passe à côté du but de Debès. 8e: Lesueur part en contre et oblige Vailati à sortir de ses 16 mètres. 9e: ce n'est que partie remise puisque Guerriero, décidément en grande forme prend sa chance de loin, son tir contré surprend Vailati et troue les filets lorrains, 0-1. 17e: Bessat sonne la révolte pour Metz, décalé par Bourgeois, il tente une frappe du gauche qui passe juste à côté. 25e: Bessat, lancé en profondeur par Farina, croise son tir et bat Debès sorti à sa rencontre, 1-1. 28e: coup-franc messin concédé par Gregori sur C.Gueye à 22 mètres... qui ne donne rien. 34e: coup-franc pour l'ACA tiré par Darbion, Medjani de la tête reprend, mais cela passe au dessus. 39e: Dohin décalé à droite adresse un bon centre pour Lesueur, mais Vailati sort avec autorité. 43e: belle action collective Messine, ponctuée par un centre de Farina et repris de la tête par Bourgeois, juste au dessus !! 44e: penalty concédé par Aubameyang, qui crochète Farina dans la surface et transformé par P.Cissé, 2-1. Sur la remise en jeu, l'arbitre siffle la mi-temps... mi-temps: 2-1 48e: Lesueur seul face à trois adversaires, obtient un bon coup-franc plein axe sur l'arc de cercle de la surface de réparation lorraine, Darbion s'avance et trouve la lucarne de Vailati, 2-2 !!! 55e: Lesueur profite d'une mésentente entre Brégerie et Vivian, mais Vailati veille au grain et stoppe la velléité de l'attaquant ajaccien. 62e: Cissé pour Metz réalise un beau geste technique dans la surface, mais son tir en pivot passe au dessus de la transversale de Debès. 65e: Aubameyang déborde et parvient à centrer, son ballon au 2e poteau ne trouve personne à la réception. 71e: Jestrovic frappe au but au sortir d'un dribble, Debès se couche sans problème. 77e: Bessat centre... tête de Jestrovic, Debès boxe des deux poings, à la tombée, Medjani fait faute sur Bourgeois et concède un coup-franc, Jestrovic prend ses responsabilités, sa frappe puissante trouve le petit filet de Debès pourtant bien placé, 3-2 !! 80e: déviation de la tête de Strasser pour Jestrovic, qui perd son face à face avec Debès, bien sorti. 85e: coup-franc de Darbion pour Asuar dont la tentative est repoussée par la défense lorraine dans la surface.
Le film du match
2e: Darbion s'échappe sur son côté et centre en retrait, Lesueur est à point nommé mais sa reprise passe au dessus.
3e: la réaction messine avec une tête de Brégerie sur un corner tiré par Bessat, qui passe à côté du but de Debès.
8e: Lesueur part en contre et oblige Vailati à sortir de ses 16 mètres.
9e: ce n'est que partie remise puisque Guerriero, décidément en grande forme prend sa chance de loin, son tir contré surprend Vailati et troue les filets lorrains, 0-1.
17e: Bessat sonne la révolte pour Metz, décalé par Bourgeois, il tente une frappe du gauche qui passe juste à côté.
25e: Bessat, lancé en profondeur par Farina, croise son tir et bat Debès sorti à sa rencontre, 1-1.
28e: coup-franc messin concédé par Gregori sur C.Gueye à 22 mètres... qui ne donne rien.
34e: coup-franc pour l'ACA tiré par Darbion, Medjani de la tête reprend, mais cela passe au dessus.
39e: Dohin décalé à droite adresse un bon centre pour Lesueur, mais Vailati sort avec autorité.
43e: belle action collective Messine, ponctuée par un centre de Farina et repris de la tête par Bourgeois, juste au dessus !!
44e: penalty concédé par Aubameyang, qui crochète Farina dans la surface et transformé par P.Cissé, 2-1. Sur la remise en jeu, l'arbitre siffle la mi-temps...
mi-temps: 2-1
48e: Lesueur seul face à trois adversaires, obtient un bon coup-franc plein axe sur l'arc de cercle de la surface de réparation lorraine, Darbion s'avance et trouve la lucarne de Vailati, 2-2 !!!
55e: Lesueur profite d'une mésentente entre Brégerie et Vivian, mais Vailati veille au grain et stoppe la velléité de l'attaquant ajaccien.
62e: Cissé pour Metz réalise un beau geste technique dans la surface, mais son tir en pivot passe au dessus de la transversale de Debès.
65e: Aubameyang déborde et parvient à centrer, son ballon au 2e poteau ne trouve personne à la réception.
71e: Jestrovic frappe au but au sortir d'un dribble, Debès se couche sans problème.
77e: Bessat centre... tête de Jestrovic, Debès boxe des deux poings, à la tombée, Medjani fait faute sur Bourgeois et concède un coup-franc, Jestrovic prend ses responsabilités, sa frappe puissante trouve le petit filet de Debès pourtant bien placé, 3-2 !!
80e: déviation de la tête de Strasser pour Jestrovic, qui perd son face à face avec Debès, bien sorti.
85e: coup-franc de Darbion pour Asuar dont la tentative est repoussée par la défense lorraine dans la surface.
90ème : coup de sifflet : score final 3 à 2 pour le FC Metz !
(Quotidien l’Equipe) : Metz est replacé Vainqueurs de l’AC Ajaccio, les Lorrains sont revenus à hauteur de Boulogne, à la troisième place. Metz 3-2 AC Ajaccio Temps très froid. Pelouse dure et glissante. 6 838 spectateurs. Arbitre : M. Chat. Buts. – METZ : Bessat (25e), P. Cissé (45e s.p.), Jestrovic (74e) ;AC AJACCIO: Guerriero (9e), Darbion(48e). Avertissements.– Metz : Bessat (38e, altercation avec Dohin), Agouazi (45e, jeu dur sur Gregori) ; AC Ajaccio : Dohin (38e, altercation avec Bessat), C. Aubameyang (44e, tacle irrégulier sur Farina), Medjani (89e, contestation). METZ : Vailati – C. Gueye, Brégerie, Strasser (cap.), Rippert (Vivian, 49e) – Farina (Jestrovic, 67e), Rocchi, Agouazi, Bessat – Bourgeois (Barbosa, 78e), P. Cissé. Entraîneur : Y. Pouliquen. AC AJACCIO : Debès (cap.) – Dohin, Medjani, Uras, Fournier, C. Aubameyang (Jouseau, 79e) – Darbion, Guerriero, Gregori (Caron, 85e), Asuar – Lesueur (B. André, 67e). Entr. : J. Pasqualetti METZ UNE STATUE pour Jestrovic. Acclamé par les supporters messins avant même son entrée en jeu, l’attaquant serbe, de retour à Saint-Symphorien après un premier passage à une époque plus glorieuse (1998-2000), a immédiatement justifié son transfert. Son coup franc puissant a offert hier à Metz un succès précieux qui confirme sa victoire à Tours (4-1), le 16 janvier, et le relance complètement après deux défaites inquiétantes contre Angers (0-1) et Troyes (1-3) avant la trêve. Comme à Tours, les Messins se sont relevés hier d’une entame de match ratée où ils ont accumulé les bourdes dans leur camp, notamment Bessat (2e) et Strasser (6e), et offert aux Corses plusieurs possibilités de les mettre en danger. Sur un coup franc d’Asuar mal renvoyé, l’ancien Nancéien Ludovic Guerriero déclenchait un tir puissant qui, dévié par un pied messin, trompait Germano Vailati, le nouveau gardien suisse des Grenats (0-1, 9e). Mais Metz s’en est remis, et même une deuxième fois, en seconde période, après un superbe coup franc inscrit par Stéphane Darbion d’une frappe du gauche dans la lucarne (2-2, 48e), alors que les Lorrains avaient pris l’avantage juste avant la pause. Cette première réaction messine, en première période, doit beaucoup à Nicolas Farina (22 ans), très en jambes pour sa deuxième titularisation de la saison seulement. L’ailier messin a provoqué sans cesse jusqu’à sa sortie (67e) et il est directement à l’origine des deux premiers buts de son équipe. D’abord grâce à une passe subtile dans le dos de la défense pour servir Bessat, qui égalisait après un dribble sur Debès (1-1, 25e), puis après une accélération irrégulièrement bloquée par Aubameyang dans la surface et conclue par un penalty de Papiss Cissé (2-1, 45e). Rejoint en début de seconde période, Metz réagissait donc une deuxième fois, sans s’affoler, construisant essentiellement par du jeu long sur une pelouse en partie gelée. Les Messins se créaient cependant très peu d’occasions franches jusqu’au coup franc décisif de Jestrovic (3-2, 74e), qui aurait même pu marquer une deuxième fois sans une parade de Debès (80e). A égalité parfaite avec Boulogne à la troisième place du classement, Metz aura l’occasion de confirmer son retour au premier plan dès vendredi, contre Amiens, de nouveau à Saint-Symphorien. L’ACA, de son côté, n’a pas profité de son joker avant un déplacement important à Dijon vendredi. L’HOMME CLÉ : NENAD JESTROVIC (Metz) Premier match et premier but. Arrivé début janvier en provenance de Kocaelispor (Turquie),Nenad Jestrovic a réussi son retour à Metz, où l’attaquant serbe (32ans) avait déjà évolué en D 1 il y a dix ans. Alors qu’il venait d’entrer et que Brégerie se proposait, il s’est imposé pour frapper un coup franc légèrement excentré sur la gauche et l’a transformé, d’un tir du droit trop puissant pour les gants de Debès (74e). Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) :« On a deux entames de mi-temps difficiles mais on a continué à aller de l’avant grâce à un jeu plus direct qui a fini par payer. Après deux mois difficiles, on n’était pas décrochés et grâce à nos deux victoires (contre Tours et Ajaccio), on raccroche le bon wagon. Jusqu’à présent, on n’avait pas su basculer du bon côté quand on en avait eu l’occasion. Là on l’a fait, c’est bien. » José PASQUALETTI (entraîneur de l’AC Ajaccio) : « Vu comment la rencontre s’est déroulée, on se dit qu’il y avait quelque chose à faire. On a donc un sentiment de frustration. On mène, on a des opportunités mais on manque de maîtrise. Mais d’un autre côté, on ne joue pas notre Championnat contre Metz. Le nôtre, c’est à Dijon vendredi, puis contre Sedan, Vannes, Nîmes, etc. On est déçus mais on va récupérer du monde alors qu’on a manqué de munitions ce soir (hier soir). » Nicolas Farina (Milieu de terrain de Metz) : « Ce soir, on est très contents. On savait qu'on pouvait faire un bond au classement, et c'est ce qu'on a fait. Encore une fois, on se met en difficulté tout seul en encaissant un but dans les dix premières minutes, mais on a bien réagi et c'est l'essentiel. » Nenad Jestrovic (Attaquant de Metz, et buteur) : « Ce soir, je suis content pour l'équipe, surtout que je marque le but vainqueur. Cela fait plaisir à tout le monde, et surtout à moi pour la confiance. Je suis très heureux. En entrant sur la pelouse, je ne pensais qu'à marquer, et obtenir les trois points, qui font vraiment du bien. »
(RL) Jestrovic, retour gagnant Mené deux fois au score, Metz a fini par prendre le dessus sur Ajaccio grâce à l'entrée victorieuse de Nenad Jestrovic. Le but du revenant hisse Metz sur le podium, avant d'affronter Amiens dès vendredi. Voilà une victoire dont le souvenir sera facile à conserver, dans l'immense congélateur de Saint-Symphorien : la précédente ici-même remontait au 17 novembre, un soir à se régaler d'un derby de l'Est plantureux (3-2) et d'une bonne choucroute dans la foulée. Depuis qu'il s'était joué de son voisin strasbourgeois, le FC Metz stagnait, quand il ne régressait pas, restant en ses terres sur un revers embêtant, face à Angers, le 5 décembre. Si les retrouvailles avec Saint-Symphorien ont commencé par un grand froid, un but étrange concédé à la veine toute nancéienne de Ludovic Guerriero, le transfuge de l'ASNL, elles ont connu une suite plus douce, à défaut d'être tout à fait chaleureuse et complètement limpide, puisqu'Ajaccio a encore trouvé le moyen de mener une deuxième fois au score. Mais au final, les Messins ont utilement employé la mise à jour du calendrier de Ligue 2 pour enlever l'intégralité de la mise, tester leur capacité de réaction, marquer trois buts, confirmer l'aisance de Vincent Bessat et la vivacité de Nicolas Farina, vérifier l'efficacité de Nenad Jestrovic et finalement s'offrir un deuxième succès d'affilée, dix jours après avoir renoué avec la victoire à Tours. Metz se présentera dès vendredi face à Amiens avec le statut retrouvé d'un vrai candidat à la montée, réinstallé sur le podium pour la première fois depuis la mi-septembre, et son succès à Lens (0-1, 6e journée). Dix ans après... Preuve qu'il ne faut jamais jurer de rien dans ce championnat aux valeurs resserrées, la façon de lire le classement ce matin n'est plus tout à fait la même qu'avant-hier. C'est aussi la raison pour laquelle il ne faudra se satisfaire du bilan de la semaine qu'en cas de coup double, vendredi, même heure et même endroit. Sur un sol dur et glissant, par un temps moins corse que lorrain, Metz a débuté sa soirée à l'envers : maladresses multiples, passes hasardeuses, appuis instables et but ballot par excellence. Ludovic Guerriero a ainsi eu le bonheur d'hériter d'un ballon lui revenant dessus après un coup franc de Ludovic Asuar, et celui de voir sa reprise déviée, assez pour tromper Germano Vailati, pour le drôle de baptême du gardien suisse à Saint-Symphorien (9e). Comme à Tours dix jours plus tôt, il a fallu cette contrariété pour réveiller les Messins, dès lors plus entreprenants et plus précis. Et, comme à Tours, Vincent Bessat a signé l'égalisation messine, contrôle du gauche et frappe du droit, au terme d'un excellent travail de Nicolas Farina. La vivacité de Farina a encore permis à Metz d'obtenir un penalty, juste avant la pause, pour un tacle jugé illicite de Catilina Aubameyang, penalty transformé par Papiss Cissé (44e). Bien sûr, tout était à refaire après l'égalisation ajaccienne, sur un coup franc de Stéphane Darbion en pleine lucarne, très vite après le retour sur le béton de Saint-Symphorien (48e). Mais dans l'exercice de la frappe lourde et précise, Nenad Jestrovic a mis tout le monde d'accord, sept minutes après son entrée en jeu, dix ans après sa dernière sortie à Saint-Symphorien : il est des retours qui se passent moins bien que celui de l'attaquant serbe, artisan final d'une victoire qui réchauffe. Les joueurs messins : Farina comme un grand Titularisé sur le flanc droit, le milieu de terrain a été l'origine des deux premiers buts messins. Farina prend de l'importance. Vailati. Impuissant sur la frappe de Guerriero, déviée dans ses filets par une jambe messine (9e), le gardien suisse a su reprendre le dessus. Mais les Corses voulaient plomber sa première apparition à Saint-Symphorien : Darbion ne lui a laissé aucune chance en nichant le ballon dans la lucarne (48e). C. Gueye. Il s'est acquitté de sa tâche avec sobriété. Brégerie. Il a joué juste, dans un registre central qu'il affectionne. Son passage dans le couloir droit après la sortie de Rippert ne l'a pas bousculé dans ses certitudes. Strasser. Promu capitaine, l'international luxembourgeois a traversé la soirée sans encombres majeures. Rippert. Le défenseur s'est imposé dans les duels au prix d'interventions autoritaires mais toujours maîtrisées. D'une belle assurance, il a été contraint de quitter ses coéquipiers, se plaignant de la cheville. Matheus Vivian a pris le relais (50). LE MILIEU Farina. Une prestation aboutie: titularisé pour la deuxième fois consécutive, il a d'abord signé la passe décisive pour Vincent Bessat, avant d'obtenir le penalty de la soirée en contraignant Aubameyang à la faute. Sur un terrain difficile, son petit gabarit lui a permis de faire valoir une vivacité détonante. Remplacé par Nenad Jestrovic (67e)... Dix ans après ses derniers pas à Saint-Symphorien, le Serbe a célébré ses retrouvailles avec le public messin de la plus belle manière : son coup franc n'a laissé aucune chance à Debés. Il a surtout offert trois points précieux à son équipe (74e). Rocchi. Des hauts et des bas sur une surface qui a longtemps paru le gêner. Agouazi. Ses initiatives ont été nombreuses et plus tournées vers l'avant que d'ordinaire. Averti à la 84e. Bessat. Auteur de deux buts la semaine passée, il a à nouveau retrouvé le chemin des filets : profitant du service de Farina, il a éliminé le gardien corse pour pousser le ballon au fond (25e). La récompense d'une prestation de bonne facture. Averti à la 38e. L'ATTAQUE Bourgeois. A tout juste dix-neuf ans, il a attaqué sa première apparition locale sans complexe. Avec justesse dans ses choix et culot dans ses tentatives personnelles. Il ne lui a manqué qu'un brin de précision. Remplacé par Cédric Barbosa (78e). Cissé. Inspiré, il a confirmé ce qu'il avait laissé entrevoir à Tours : une semaine plus tard, le Sénégalais a livré un travail léché, agrémenté par un penalty transformé du plat du pied droit (45e). Il reste le meilleur buteur messin. Babacar Gueye bascule à Sedan Il rêvait de Blackburn, en Première division anglaise ; ce sera finalement Sedan, à la lutte pour éviter la relégation en National. Une semaine après un essai ayant tourné court en Angleterre, Babacar Gueye a rejoint les Ardennes, hier, pour finaliser un prêt de six mois. Peu utilisé depuis un an et demi à Metz, l’attaquant sénégalais a donc revu ses ambitions à la baisse, ce que ne manque pas de souligner Joël Muller, le directeur sportif du club lorrain : «Babacar Gueye est sous contrat avec nous jusqu’en juin 2011. Il a besoin de jouer. Donc, compte-tenu de sa situation ici depuis 2007, il lui fallait savoir se remettre en question pour rebondir. Ce choix, pas facile à accepter, montre qu’il a su faire preuve d’humilité. » (Site officiel FC Metz) : « Il » est revenu ! Les Grenats étaient mal embarqués, ils ont su réagir et venir à bout de l'AC Ajaccio malgré des conditions de jeu difficiles. Pour couronner le tout, Nenad Jestrovic a fêté son retour à Saint-Symphorien en arrachant la décision (3-2). Les jardiniers de Saint-Symphorien n'ont pas ménagé leurs efforts, en cet hiver très intense, pour que cette partie comptant pour la 19ème journée de Ligue 2 puisse se jouer. Malgré tout, lorsqu'ils ont enlevé la bâche protectrice et les chauffeuses qui maintenaient la pelouse à température, ils ont découvert une surface de jeu abîmée.
January 27 Austerlitz ou Waterloo ? Mise aux points...La petite phrase du jour : « On va savoir-enfin-, ce que vaut cette équipe, notre potentiel et quelles peuvent être nos vraies ambitions. »
(Quotidien l’Equipe) Metz, une situation à clarifier Trop irréguliers pendant la phase aller, les Lorrains ont l’occasion de remonter sur le podium en recevant Ajaccio ce soir puis Amiens vendredi. METZ, STADE SAINTSYMPHORIEN, 7 NOVEMBRE 1999. – Les Lorrains peuvent compter sur le renfort de Nenad Jestrovic (32 ans). L’attaquant serbe, qui a déjà porté les couleurs messines entre 1998 et 2000 (ici contre Lens, 0-0, lors de la 14e journée de L 1), s’est engagé pour six mois. Stade Saint-Symphorien, en direct sur Ligue 2 Multicanaux. Arbitre : M. Chat. METZ : Vailati – C. Gueye, Brégerie ou Vivian, Strasser, Rippert – Rocchi, Agouazi – Farina ou V. Mendy, Barbosa (cap.), Bessat – Jestrovic. Remplaçants : R. Ruffier (g.), Vivian ou Brégerie, V. Mendy ou Farina, Bourgeois, P. Cissé ou Renouard. Entraîneur : Y. Pouliquen. AC AJACCIO : Debès (cap.) – Medjani, Uras, R. Fournier – Dohin, Grégori, Guerriero, C. Aubameyang – Darbion, Lesueur, Asuar. Remplaçants : Quiévreux (g.), Martins Pereira, B. André, Caron, Jouseau. Entraîneur : J. Pasqualetti. C’EST UN SENTIMENT TENACE : plus la saison avance et moins on en sait sur la valeur réelle d’une équipe qui s’est jusqu’ici dispersée entre prestations de haute volée et rencontres insignifiantes. Au sortir d’une période catastrophique, avec une élimination à Créteil (1-2) en Coupe de France et une autre à Vannes (1-1, 3-4 aux t.a.b.) en Coupe de la Ligue, plus deux défaites face à Angers (0-1) et Troyes (1-3) en Championnat, les Mosellans se sont imposés le 16 janvier à Tours (4-1), alors meilleure équipe de L 2 à domicile, entretenant le flou autour de leur cas. « C’est surprenant, admet Yvon Pouliquen, l’entraîneur des Grenats. On a quand même eu un trou, mais à la faveur d’une victoire demain (aujourd’hui), on pourrait se retrouver dans le trio de tête alors qu’on nous a oubliés. » L’AC Ajaccio ce soir, Amiens vendredi, l’enchaînement de deux réceptions en quatre jours est, pour les Messins, une belle occasion de s’installer sur le podium avant un mois de février à haut risque : déplacement à Boulogne-sur-Mer puis réceptions de Montpellier et Lens dans la foulée. Metz, qui va donc recevoir quatre fois en cinq matches et affronter trois rivaux, ne peut plus se permettre d’hésiter. « Jusqu’à présent, à chaque fois qu’on a eu l’occasion de basculer du bon côté, on n’a pas su saisir notre chance », rappelle Pouliquen. Jestrovic est prêt Pour rattraper les points perdus à Saint-Symphorien pendant la phase aller (deux défaites et deux nuls en huit matches pour l’instant), Metz peut désormais compter sur le renfort de Nenad Jestrovic. À trente deux ans, l’attaquant serbe déjà passé par Metz (1998-2000) s’est engagé pour six mois, début janvier, en provenance de Kocaelispor, en Turquie. À court de forme jusqu’ici, il apparaît pour la première fois dans le groupe messin et pourrait débuter. « J’ai déjà joué avec la réserve, cela s’est bien passé, témoignait-il hier. J’ai envie de réussir mes débuts, même si je ne suis pas titulaire, mais le mois qui vient est un tournant à ne pas rater pour les Lorrains. Ajaccio s’est ressaisi DEUX QUALIFICATIONS en Coupe de France acquises aux dépens d’Auxerre (1-1, 3-2 aux t.a.b.) et de Vannes (2-0), une victoire en Championnat contre Reims (2-1) font que les Ajacciens sont en train d’oublier le calamiteux quatrième trimestre de 2008.« Nous sommes toujours en convalescence, mais le contenu des trois derniers matches aurait plutôt tendance à me rassurer. Nous avons retrouvé une certaine maîtrise, de la solidarité, un état d’esprit », souligne José Pasqualetti. L’entraîneur ajaccien compte sur ces mêmes qualités pour enchaîner correctement les deux matches de suite à l’extérieur, ce soir à Metz – même s’il devra toujours se passer de Viale (dernier match de suspension), N’Diaye (blessé), Abou et Ba (non qualifiés), et de Diabaté, dont on attend le prochain retour –et vendredi à Dijon. En attendant, Medjani (à la place de Martins Pereira) et Lesueur (à la place de Ba) effectuent leur rentrée en Lorraine. Avant celui à Metz vendredi, Amiens va tenter de négocier au mieux son premier déplacement de la semaine. Entre les deux, les Amiénois seront en stage à Vittel où Thierry Laurey emmènera dix-neuf joueurs. « Il faut aborder le match à Dijon comme un match de Coupe, annonce Carl Tourenne, le capitaine. Il faut un vainqueur. » Gagner, c’est ce que les Amiénois, qui n’ont que trois points d’avance sur le premier relégable, n’ont réussi à faire qu’une seule fois depuis le début de saison à l’extérieur, à Sedan (0-1).
(Site officiel FC Metz) Babacar Gueye prêté à Sedan
L'attaquant sénégalais du FC Metz finira la saison sous les couleurs du CS Sedan Ardennes. Confirmer le renouveau
Un peu plus d’une semaine après sa probante victoire à Tours, le FC Metz accueille Ajaccio en match en retard à Saint Symphorien. Un seul mot d’ordre hante les couloirs des vestiaires du stade : confirmer ce succès acquis à l’extérieur. January 26 Faire souffler le vent de la victoire...rattrapage !La petite phrase du jour : « Bessat ou Johansen : on ne devrait même pas poser la question ! » (Site officiel FC Metz) Les résultats du week-end Courte victoire pour les 16 ans de Jean-Robert Faucher devant Vincennes (1-0). Les 18 ans ont quant à eux partagé les points avec Strasbourg (1-1). 18 ans : Metz 1-1 Strasbourg 16 ans : Metz 1-0 Vincennes 14 ans : Haguenau 0-2 Metz
(Quotidien l’Equipe) METZ - AC AJACCIO (demain) METZ. – Les Messins ont retrouvé une pelouse naturelle pour le traditionnel toro de l’avant-veille de match. Cardy (épaule) y a participé. Mais il serait étonnant que le milieu de terrain revienne aussi vite après deux semaines de soins. B. Gueye était également sur la pelouse. Toujours malade, Barbosa était absent. Chrysostome est suspendu. L’équipe probable: Vailati -Brégerie, Vivian, Strasser, Rippert - Farina, Agouazi, Rocchi, Bessat ou Johansen - Bourgeois, Jestrovic. AC AJACCIO. – Pas de trêve dominicale pour les Ajacciens qui, après l’échauffement, ont travaillé devant le but. Abou (contractures) était aux soins alors que Pierazzi (tendinite) recommencera à courir aujourd’hui. L’équipe probable: Debès (cap.) - Martins Pereira ou Medjani, Uras, R. Fournier - B.André, Gregori ou Medjani, Guerriero, Dohin - Darbion, Lesueur, Asuar. (RL) Carl Medjani : "Je suis reparti de Zéro" Ancien capitaine de l’équipe de France Espoirs, Carl Medjani refait ses gammes à Ajaccio, en Ligue 2, trois ans après avoir goûté à la Ligue 1 à Metz. Ses sentiments, avant de repasser demain par Saint-Symphorien. L’AC Ajaccio doit se trouver sur un nuage, depuis sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de France ? January 25 Ca souffle, sur le foot français, c'est même la tempête!LA PETITE PHRASE DU JOUR : « l’entraîneur de l’Inter (Mourinho, à propos de Domenech) « Domenech est devenu important pour moi. Parce que la dernière fois que j’ai pleuré, c’était en l’écoutant juste après le match France-Italie à l’Euro 2008 (0-2, Domenech avait demandé sa compagne en mariage). Il m’a touché le coeur. J’ai pleuré, pleuré, pleuré… Après cette défaite, il fut absolument merveilleux…» L’essai effectué à Blackburn (D 1 anglaise) n’ayant pas été concluant, B. Gueye est rentré en France vendredi soir. Il n’était toutefois pas à l’entraînement hier matin. Barbosa (malade) était l’autre absent de la séance, qui s’est à nouveau déroulée sur un terrain synthétique. Football partenariat génération foot - FC Metz Sénégal, terre d'envol De nombreux Sénégalais ont porté le maillot grenat. Et l'’histoire entre Metz et le pays de la Teranga n’est pas près de s’arrêter. Reportage à l’Académie Génération Foot, partenaire officiel du FC Metz depuis 2005. Plus de 4 000 kilomètres les séparent de la Lorraine et pourtant, ils ne rateraient un match des Grenats pour rien au monde. Eux, ce sont les pensionnaires de l’Académie Génération Foot à Dakar. REPORTAGE Leur objectif : marcher sur les traces de leurs aînés et devenir pro. «Je suis très heureux de travailler avec le FC Metz, confie Mady Touré, président fondateur de l’Académie. Si j’ai grandi, c’est grâce à Metz. Après Dakar, Metz est ma deuxième maison. Je peux dire que je suis un Lorrain.» Comme des trophées, les maillots de Babacar Gueye ou Papa Waïgo N’Diaye s’affichent fièrement sur les mûrs de son bureau. Fondée en 2000, Génération Foot a déjà permis à plus d’une trentaine de jeunes de signer un contrat professionnel dans les championnats européens, asiatiques et africains: une dizaine d'entre eux sont passés par Metz. «La chaleur, les moustiques» «Mon idéal c’est la formation. Je l’ai apprise avec le premier directeur technique du football français : George Boulogne », raconte le manager. «Deux fois par an, le partenaire vient observer les progrès des gamins. Les meilleurs sont ciblés par Metz.» Récemment, trois jeunes de 13 ans sont partis au Portugal. Business oblige, de nombreux agents s'intéressent à l'Afrique. «Il faut protéger les gamins. Les recruteurs étrangers vont voir les parents, leur donnent 100 ou 200 000 francs (150 à 300€), font les passeports et les amènent », explique le technicien. Témoignage Diagne pour exemple Il est l’un des derniers joueurs arrivé en provenance de Génération Foot : Fallou Diagne, 19 ans, a intégré l’effectif professionnel cette saison. Son entrée à l’Académie. «J’ai fait mes premiers pas à Génération Foot à l’âge de douze ans. Avant, je ne jouais que dans mon quartier, avec des copains. M’inscrire dans un club, ça ne me tentait pas trop. Et puis le père de Babacar Gueye m’a proposé d’entrer au centre. J’y suis allé et ça m’a tout de suite plu.» Du côté du FC Metz Joël Muller : «La concurrence devient redoutable Le directeur sportif a accompagné la naissance du partenariat entre le FC Metz et Génération Foot. Il assure aujourd’hui encore assure le lien entre les deux rives. Joël Muller, aujourd’hui, quelle est la nature exacte des relations entretenues par le FC Metz et Génération Foot ? «Nous travaillons ensemble depuis 1997, 1998. De fil en aiguilles, la structure s’est développée et a pris la forme d’un club, qui évolue en troisième division sénégalaise. Et entre nous, c’est une convention, signée en novembre 2003, qui régit aujourd’hui nos rapports. Le FC Metz s’est associé au développement du projet de Mady Traoré, en s’investissant sportivement d’abord, mais aussi financièrement, en échange de quoi nous avons la priorité pour recruter les meilleurs éléments, le tout sans avoir à verser les indemnités traditionnelles.» Metz a-t-il participé à l’éclosion du nouveau centre ? «Oui, nous sommes en quelque sorte copropriétaires, mais Mady Traoré assume une part plus importante du projet. Le FC Metz ne peut pas assumer les frais de fonctionnement de ces nouvelles infrastructures. D’autres leviers, la Principauté de Monaco, l’Etat français, entre autres, ont d’ailleurs été activés en vue d’obtenir les fonds nécessaires.» «Plus fructueuse si…» Ce partenariat est-il viable pour un club comme le vôtre ? Ne risque-t-il pas, un jour ou l’autre, d’être remis en cause ? «Ce qui est sûr, c’est que notre collaboration serait beaucoup plus fructueuse si nous étions en première division…» Un nouveau centre en vue «Le potentiel est là, il nous manque seulement les infrastructures. Le jour où l’on aura en Afrique des infrastructures comme en Europe je sortirai des joueurs comme Zidane », assure Mady Touré. Son rêve est en passe de se réaliser. Avec l’ouverture prochaine du nouveau centre d’entraînement, baptisé «Amara Touré» en hommage à son père, Génération Foot affiche de nouvelles ambitions. Les travaux ont déjà commencé et le centre, implanté aux abords du lac Rose, à environ 25 kilomètres de la capitale, devrait ouvrir ses portes tout prochainement et être totalement achevé en 2010. Le chanteur Youssou N’Dour, Emmanuel Adebayor, l’avant-centre togolais d’Arsenal, et Babacar Gueye, un des premiers à avoir intégré Génération Foot ont parrainé l’opération. Le coût prévisionnel de la construction du nouveau centre s’élève à 2,5 millions d’euros. Anciens de Dakar… Ils sont plusieurs à être passés par la case formation de l’Académie et à s’être retrouvés sous le maillot grenat : Dino Djiba, qui a rejoint le Gondomar SC, au Portugal, Babacar Gueye, Cheikh Gueye, Momar N’Diaye (prêté à Châteauroux), Papiss Cissé ou encore Oumar Pouye ont tous fait leurs gammes dans le centre de Mady Traoré. Pour d’autres, l’aventure s’est poursuivie ailleurs qu’à Metz : Rakhmane Barry est allé tenter sa chance du côté de Sedan, Landry N’Guemo a opté pour l’AS Nancy Lorraine, tout comme Momar Faye, Tandis que Bayel Sall s’est engagé avec Saint-Etienne… January 24 Il faut dégraisser !La petite phrase du jour : Le club anglais de Chelsea a fait passer des tests de QI à ses joueurs. Certains résultats de ces tests ont été dévoilés. Franck Lampard aurait brillé. Il aurait réalisé « l'un des scores les plus élevés jamais réalisés selon la compagnie qui a mené les tests », a commenté le Dr Bryan English, docteur du club. John Terry figure également dans le Top 3 de l'effectif des Blues. « Qu’est ce que l’on attend pour faire la même chose à Metz, dirigeants compris ? Les supporters..Hum!...» (RL) FC Metz Babacar Gueye : et maintenant ? L’attaquant messin n’a pas convaincu les dirigeants de Blackburn Rovers. La question de son avenir se pose avec d’autant plus d’acuité. Nenad Jestrovic se rapproche de ses premiers pas sous le maillot messin. Arrivé au début du mois de janvier, mais à court de forme, l’attaquant serbe n’a pas pris part aux deux premiers rendez-vous de l’année, à Vannes et à Tours. Le vrai début de sa nouvelle aventure sur les bords de la Moselle pourrait intervenir ce mardi 27 janvier, avec la venue d’Ajaccio, voire trois jours plus tard contre Amiens… Jouera, jouera pas ? Plus que jamais d’actualité pour le joueur serbe, la question ne se pose même plus pour son coéquipier Babacar Gueye. Parti tenter sa chance de l’autre côté de la Manche, en début de semaine, le Sénégalais devait revenir à Metz hier après-midi. Avec la seule certitude que sa carrière n’embrassera pas la destinée de Blackburn Rovers : le club anglais, embourbé dans le dernier carré de son championnat, n’a pas donné suite à l’essai effectué par l’attaquant depuis le début de la semaine. Coup manqué, donc. Et maintenant ? A mesure que le temps s’écoule, la marge de manœuvre de l’international s’amenuise. Elle n’existera plus à compter du 31 janvier, date qui marquera la clôture du marché hivernal des transferts… Pas d’autre arrivée En attendant l’issue du dossier Gueye, Metz a d’ores et déjà refermé celui des arrivées. Germano Vailati et Nenad Jestrovic sont et resteront, en effet, les deux seules recrues de l’hiver messin. La signature du gardien et celle de l’attaquant pourraient même représenter les seuls mouvements observés du côté de Saint-Symphorien : jusqu’ici, aucune solution n’a été trouvée pour alléger la liste des joueurs transférables. Pas même pour le meilleur buteur maison de l’exercice 2006-2007. (Site officiel FC Metz) Bourgeois première à la maison ? Le jeune attaquant messin rêve de fouler la pelouse de Saint-Symphorien la semaine prochaine. Un évènement qui serait ressenti intensément par ses proches et notamment son père, qui l’a guidé tout au long de son parcours. « Un rêve » Le tandem Pjanic-Bourgeois L’Angolais et l’ancien Louhannais se sont entraînés aux côtés de Jeremy Moureaux ce matin. Face à face …Cardy-Strasser Julien Cardy et Jeff Strasser, partenaires sous le maillot Grenat dans la vie de tous les jours, se retrouvent opposés pour les besoins de l’interview croisée. Ces deux grands animateurs du vestiaire s’en donnent à cœur joie… Julien, Jeff, à Luxeuil, des statues situées dans le hall de l’hôtel avaient disparu… Il y a prescription désormais : étiez-vous à l’origine de cette affaire ? Le plus caractériel ? January 23 Le chat noir est au fond du puit...La petite phrase du jour : de Fabien Barthez « On a tous été un jour jeune et con, mais aujourd’hui, cela a tendance à s’accentuer avec la tv, les médias, etc.… » « Mais monsieur Barthez, la tv et les médias n’existaient pas à votre époque ? Aujourd’hui, il y a même de vieux cons qui découvrent le monde qu’ils ont fait, à coup de crachoir, savez-vous ? » METZ La pelouse du stade Saint-Symphorien est encore gelée en profondeur. La météo annonçant un fort radoucissement accompagné de pluie, le terrain a été bâché hier. Le match en retard entre Metz et Ajaccio, prévu mardi, devrait ainsi se dérouler normalement. Hier, Jestrovic a marqué lors de l’opposition. (RL) Chapuis, héros de série noire Un an après son arrivée, Cyril Chapuis affiche un bilan éloigné des promesses et de son standing. La faute aux blessures. Du coup, l’avenir de l’ancien attaquant marseillais à Metz s’écrit en pointillé. Pareille approche ferait beaucoup pour son image de taiseux, imposée à un interlocuteur moins compréhensif. «Vous voulez que je vous dise quoi ? Je suis blessé, je me soigne, et voilà… » Voilà, Cyril Chapuis dans toute la splendeur de sa réputation, «absolument pas conforme à la réalité » selon Yvon Pouliquen, son ex-entraîneur à Grenoble et son actuel entraîneur à Metz. Qui veut percer le mystère Chapuis doit d’abord et surtout rompre la glace. foot actu Visionnage DISCIPLINE. La commission de discipline de la Ligue a décidé hier soir de se saisir des faits concernant Sow (Rennes) et Diawara (Bordeaux) lors de la 21e journée de L1. Saisie de ces deux affaires par le Comité de visionnage de la Fédération, la Commission a décidé de traiter les deux dossiers, a demandé aux arbitres des rapports complémentaires et a convoqué les deux joueurs pour la séance du 5 février 2009. Par ailleurs, le Messin Damien Chrysostome a écopé d'un match ferme. January 22 Merci : Derrien !...La petite phrase du jour : « Narrons, il en restera toujours quelques petites choses…Quelques marrons à tirer du feu du jeu ? » Delgado rassuré L’Angolais a passé des examens médicaux aujourd’hui. Sa blessure au genou n’est pas très grave. Football/ le livre noir de l’arbitrage français Un pavé dans le marigot Aujourd’hui paraît un livre appelé à secouer le petit monde de l’arbitrage français : Bruno Derrien y dresse le tableau très sombre d’une corporation assimilée à «une pétaudière». Impossible de couper le sifflet à ce banni qui dément régler ses comptes. A bas l’arbitre, aujourd’hui en librairie, n’est pas tout à fait le livre d’un homme, il a d’ailleurs été écrit à quatre mains. Il s’agit plutôt d’un document sur une corporation qui ne fait plus, de longue date, la fierté du football français. Elle en constitue au contraire l’une des tares il y en a d’autres et ses tourments servent de prétexte à la montrer du doigt, à la première occasion. Il se trouve que les occasions ne manquent pas, et l’on ne mesure pas encore si celle que saisit aujourd’hui Bruno Derrien participera au tumulte ou servira la cause. «C’est un récit, un récit objectif, insiste monsieur l’arbitre : nous ne faisons que narrer.» DOSSIER L’usage de la première personne du pluriel se justifie. Pour que son «récit » voie le jour, Bruno Derrien a effectivement collaboré avec Raphaël Raymond, journaliste, qui présente l’étrangeté de s’intéresser de près à la question a priori peu attirante de l’arbitrage, et le talent d’avoir révélé de très nombreux scandales, au cours de ces dernières années. Recoupés, le vécu de l’ancien arbitre et les informations du reporter ont ainsi débouché sur ce pêle-mêle où les anecdotes généralement connues ou peu étonnantes à propos de quelques personnages célèbres (Guy Roux, Bernard Tapie, Jean-Michel Aulas, Vahid Halilhodzic) le disputent à l’évocation de pratiques douteuses (arbitres fichés par l’Olympique Lyonnais, contrôleurs déloyaux, corruption, intimidations), sur fond de divisions qui assimilent l’arbitrage français à «une pétaudière ». C’est dans ce marigot que Bruno Derrien lance son pavé. «Jeté comme une merde» Histoire de rendre le produit attrayant, c’est-à-dire vendeur, il y est aussi question de sexe, notamment des liaisons extraconjugales d’un collègue dont l’identité perce facilement sous le portrait. Là ne se situe donc pas l’intérêt du livre. Où est-il, au juste ? Si A bas l’arbitre n’est pas le livre d’un homme, il pourrait s’apparenter à un livre sur un homme : Marc Batta, directeur national de l’arbitrage français, stigmatisé pour sa responsabilité dans le marasme ayant conduit la France à ne compter aucun représentant lors du dernier Euro, en 2008. La virulence de la charge dénature la cause en donnant au propos les allures d’un règlement de comptes. Au bout d’une longue procédure suite à sa rétrogradation et visant plus largement à combattre le système de notation en vigueur, Bruno Derrien a fini par être désavoué par le Conseil d’Etat et, nous dit-il, «jeté comme une merde ». La manifestation de sa rancœur se défendrait. Questionné, il la réfute : «Je n’ai pas d’esprit revanchard, aucune aigreur, juste un sentiment d’injustice. Batta ? Je lui consacre un chapitre, puis il revient sur la fin, et dans la conclusion. C’est quand même lui qui est aux commandes ! Mais il ne s’agit pas d’un pamphlet contre lui : je ne pense pas qu’il mérite qu’un bouquin lui soit consacré. » Là est toute l’ambiguïté de la démonstration, entre volonté sincère de faire œuvre de pédagogie et diatribe ciblée, récurrente, sinon redondante. «Un microcosme contemplatif» Au-delà de son constat, Bruno Derrien livre quelques pistes pour une nécessaire amélioration de l’arbitrage français. A commencer par la réforme du système de notation, objet de biens des maux selon lui. Le rendez-vous téléphonique a été programmé à l’heure d’un coup d’envoi de Ligue 1 : 21 h. Bruno Derrien enchaîne les interviews, du matin au soir. Séquence promotion pour l’ancien arbitre devenu (co) auteur d’un livre promis au succès, au moins médiatique. L’exercice ne lui déplaît pas. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il évoque feu le derby lorrain, et sa dernière apparition en Coupe de France, «ma compétition favorite », un 32e de finale perdu par Amnéville à Jarville, en janvier 2007. «On pensait m’humilier, je ne l’ai pas pris comme ça… » C’est parti pour trois quarts d’heure, la durée d’une mi-temps. Extraits… Témoignage Sars : «La conscience tranquille» Ancien arbitre international, le Lorrain Alain Sars revient sur les grands thèmes abordés par le livre de Bruno Derrien, qu’il n’a pas encore lu. L’isolement de l’arbitre. «L’arbitre est un homme seul. Quand on finit un match et que les deux équipes ne sont pas satisfaites, c’est dur à encaisser. Dans ces cas-là, il faut faire son introspection, analyser la critique. Il m’est arrivé de faire des erreurs, mais c’était en toute bonne foi.» January 21 La petite "rouche" du Standard...En France, c'est interdit,comme quoi !!!La petite phrase du jour : « Comme nos articles Standard se vendent bien, au magasin, nous nous sommes dit: pourquoi ne pas lancer une bière spéciale, également ?". C'est ainsi que Marc Stassens, patron de Stassen Vin, a proposé aux dirigeants du club de football belge du Standard de Liège de créer une bière spéciale, 100% Rouche. Les étiquettes seraient déjà prêtes, et n'attendraient que l'accord de la direction du Standard pour être apposées à des bouteilles de houblon. (Marc Stassens, patron de Stassen Vin, a proposé aux dirigeants du club de football belge du Standard de Liège, de créer une bière "spéciale Standard" qui serait brassée à l'abbaye de Val-Dieu. Une bière 100% Rouche blonde et assez douce...) Football FC Metz Brégerie, le goût du centre Romain Brégerie a profité de sa dernière titularisation, à Tours, pour réapparaître dans l’axe de la défense messine. «Mon poste de prédilection», explique l’ancien Bordelais de vingt-deux ans… Il faut être honnête, explique Romain Brégerie, avant d’arriver à Metz, mon cursus ne faisait pas de moi un titulaire à part entière, ce que je ne suis d’ailleurs pas encore à cette heure. A part quelques matches en Coupe de l’UEFA, avec Bordeaux, je n’avais jamais évolué plus haut qu’en National, avec Sète. Oui, on peut dire que je n’avais rien derrière moi avant de mettre les pieds à Metz.» Le tableau renforce le sentiment de progression observé sur la pelouse et palpable, aussi, à la lecture des statistiques de l’ancien défenseur girondin : vendredi dernier, à Tours, Romain Brégerie a honoré sa quatorzième titularisation en championnat sous le maillot messin. Aujourd’hui, seuls quatre de ses coéquipiers peuvent se targuer d’avoir fait mieux. Derrière sa linéarité apparente, le parcours du néo-grenat impose sa singularité : entre le couloir droit, où il a effectué la majeure partie de ses prestations, et l’axe, son poste de prédilection, auquel il ne lui a été permis de regoûter qu’avec parcimonie, le joueur trimballe encore l’image du sans domicile fixe. Le mode de vie lui convient-il ? La relance est soignée : «Tant que l’ambiance est bonne au sein du groupe, tant que l’équipe a de bons résultats, c’est l’essentiel… Nous avons un groupe conséquent, il y a plein de joueurs qui mériteraient de jouer davantage en Ligue 2. Alors oui, c’est sûr, comme tout le monde, j’ai une préférence concernant mon poste, mais je ne vais pas me prendre la tête. Ma situation, je la vis bien, mis à part lorsque je me retrouve sur le banc, c’est évident.» «Un problème de confiance» Cela a été le cas à Vannes. Privé du quart de finale de Coupe de la Ligue, mardi dernier, Romain Brégerie a étanché sa soif de jeu trois jours plus tard à Tours. Dans l’axe. «On s’est bien débrouillé, malgré ce but encaissé au début. Personnellement, je me suis senti à l’aise. Plus qu’à Troyes, en tout cas, sur le côté droit…» Agrémentée d’une large victoire, son apparition en Indre-et-Loire ne lui garantit pourtant rien pour demain. Dans l’axe, la concurrence est sévère : Matheus Vivian n’a jamais évolué ailleurs que dans ce secteur, Damien Chrysostome et Jeff Strasser non plus. Et lorsque le choix s’impose dans l’esprit d’Yvon Pouliquen, il le fait souvent aux dépens du cadet de la bande. Brégerie paye-t-il le prix de son jeune âge ? «Un peu, sans doute, estime le gaillard de vingt-deux ans. Ce n’est pas propre à Metz. Beaucoup d’entraîneurs ont un petit problème de confiance lorsqu’il s’agit de mettre un jeune dans l’axe. Je ne suis pas forcément d’accord avec cette théorie, mais je l’accepte. Reste que c’est au centre que je me sens le plus utile pour l’équipe. Même quand je fais un match correct sur le côté, je ne suis pas satisfait de moi. Je n’ai pas les aptitudes physiques de Cheikh Gueye, par exemple. J’ai le sentiment que les miennes s’expriment mieux ailleurs. Mais c’est à moi de prouver que je peux m’imposer, j’ai encore du travail.» Le moins âgé n’est pas forcément le moins lucide. Matheus Vivian était l’invité du forum des lecteurs, lundi soir au siège du FC Metz. Une dizaine de personnes a pu découvrir le défenseur brésilien sous un autre angle : un homme au parcours riche qui a appris de ses expériences. Beaucoup d’entre vous avaient réagi à l’annonce passée sur notre site Internet précédemment. Afin de ne pas être trop nombreux, nous avons choisi de sélectionner dix participants pour le premier « forum » de la saison. L’intérêt des supporters du Club à la Croix de Lorraine pour ce genre de rencontres est toujours intact. Celle de lundi a duré une heure et demi, le temps d’un match de football. Matheus Vivian a répondu aux questions de ses interlocuteurs d’un soir avec la décontraction et l’assurance qu’on lui connaît sur le terrain. Les joueurs messins se sont entraînés ce matin sur la pelouse synthétique de Moulins-Lès-Metz. Avant de retrouver le terrain de l’autoroute cet après-midi pour la deuxième séance du jour. January 20 A Metz, comme dans beaucoup d'autres clubs, "ça se passe dans la tête", celle des joueurs comme celles des dirigeants !La petite phrase du jour : « Il se passe toujours quelque chose…à la Samaritaine, à l’OM, au PSG !a Metz c’est beaucoup plus rare ! » B. Gueye est à l’essai à Blackburn. Jestrovic a disputé une mi-temps d’un match amical avec l’équipe réserve samedi. Delgado (genou) doit passer des examens complémentaires aujourd’hui et Johansen reprendre la course ce matin en compagnie de François. Gestede a participé normalement à la séance de travail aérobie hier après-midi. Les Messins se retrouvent ce matin sur synthétique. Babacar Gueye à Blackburn Très peu utilisé cette saison, et ayant récemment rappelé son désir de poursuivre sa carrière sous d’autres cieux, Babacar Gueye a pris la direction de l’Angleterre, hier matin, pour effectuer un essai à Blackburn Rovers. Actuellement seizième du championnat (1ère div.), le club britannique s’est donné trois jours pour observer l’attaquant du FC Metz. En cas de décision négative le concernant, l’international sénégalais, qui fêtera ses vingt-trois ans en mars prochain, pourrait enchaîner un second essai. «Plusieurs clubs se disent intéressés » précise Joël Muller, directeur sportif. Quoi qu’il en soit, Babacar devrait rapidement être fixé sur son sort: la fin du mercato approche à grand pas… ligue 2 Bourgeois, sang pour sang foot Thibault Bourgeois a grandi sans jamais perdre le ballon de vue. De Pierrevillers, où il débute à quatre ans, à Metz, où il effectue des débuts remarqués chez les pros, voici les premières fois de l’attaquant messin. Son premier contact avec le sport. «C’était le foot, j’avais quatre ans lorsque j’ai pris ma licence dans le club de Pierrevillers. Mon père y jouait aussi. Par la suite, j’ai fait du basket, du hand, mais jamais en club, ça ne m’a jamais tenté. 100 % foot, oui…» «J’attends ce moment avec impatience» Sa première apparition en équipe de France. «Avec les seize ans, contre la Pologne. Par contre, j’ai oublié le stade dans lequel on avait joué.» January 19 Les grenat au stade du renouveau ?La petite phrase du jour : « Metz au stade du renouveau ? A confirmer…. Si on ne reste pas en L2, parce que , pour les autres, c’est déjà parti ! » Après deux jours de repos, les Messins se retrouvent à 15 heures. Le match amical prévu à Wiesbaden (D 2 allemande) ce week-end n’aura pas lieu, les Allemands ne souhaitant pas en avancer la date alors que Metz reçoit l’AC Ajaccio le 27 en match en retard. La France de la L1, aux stades du renouveau Dans l'optique d'une candidature à l'Euro-2016, la France est en phase de profonde refonte des stades de football. Entre des clubs voulant disposer d'enceintes plus modernes, capables de générer plus de rentrées financières, et des instances sportives et politiques qui voudraient organiser une compétition internationale, la France semble unie. Mais elle a pris énormément de retard, et les investissements sont lourds. Panorama de la situation actuelle et future. Le futur stade du LOSC, de nuit Etat des lieux actuels Moins grands, plus vieux, moins fréquentés. Les stades en France cumulent les handicapes. Ce n'est pas nouveau, mais encore fallait-il le mesurer et que chacun en prenne conscience. C'est l'objet des différentes études réalisées dernièrement. En 2007, une étude Xerfi (base d'études du réseau des chambres de commerces et d'industrie) estimait que "les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 possèdent des enceintes vieillissantes et mal adaptées au football moderne". Des déficits qui ne sont pas uniquement réservés au football, puisque bien d'autres disciplines pâtissent de manques de structures. Pour une agence de consulting sur les stades, membre de l'association européenne de management des stades (ESMA), les stades français sont les plus obsolètes d'Europe, avec ceux de l'Italie. Le rapport Besson, secrétaire d'Etat à la Prospective, sur la compétitivité du football français, remis au Premier ministre le 5 novembre dernier, ne dit pas autre chose: "L'un des handicapes les plus flagrants des clubs professionnels français est lié aux infrastructures: les stades français sont trop souvent vétustes; inadaptés à une fréquentation familiale et ne permettent pas d'offrir aux spectateurs un "spectacle global" qui leur permettrait d'accroître leurs recettes d'avant et d'après match." Dans la droite ligne de ces études, le rapport de la "Commission grands stades - Euro 2016", présidée par Philippe Séguin a été remis le 25 novembre. Le président de la Cour des Comptes estime que les équipements "en sont restés aux temps préhistoriques. Le stade de demain sera couvert, confortable, sécurisé, et il n'y aura pas que du sport." Et de lancer: "Un simple ravaudage des stades existants, une rénovation a minima des enceintes entretiendraient peut-être l'illusion d'une candidature; ils empêcheraient sûrement sa réussite." Et pour se projeter dans "une véritable rupture (…) nécessaire avec les mécanismes qui prévalent aujourd'hui et qui font la part belle au financement public", le rapport avertit: "Tant que les clubs professionnels n'auront pas la maîtrise de leur stade (…), ils resteront des nains économiques". C'est autour de ces axes que la future politique du pays concernant les stades de football va être déterminée, notamment en vue d'une possible candidature de l'Euro-2016. Même si les clubs n'ont pas attendu d'en prendre connaissance pour s'activer sur ce plan (lire par ailleurs). Car pour le moment, le constat est simple. En ayant "raté" le virage du Mondial-1998, la France a pris énormément de retard. En ne construisant qu'un seul stade (à Saint-Denis) pour un investissement total de 612 millions d'euros, les pouvoirs publics ont fait plus de deux fois moins qu'en Allemagne, pour le Mondial-2006, qui a consacré 1,411 milliards d'euros en construisant notamment cinq nouvelles enceintes. Résultat, alors que la France dispose pour son championnat, d'aucun nouveau stade construit depuis 1998 et d'une capacité moyenne de 28 673 spectateurs par stade, l'Allemagne atteint 45 390 spectateurs pour 5 nouveaux stades, l'Angleterre de 38 876 pour 4 stades, l'Espagne de 38 900 pour 4 stades, l'Italie de 43 000 pour 1. Seul le Portugal, qui a accueilli l'Euro 2004 et a construit 7 enceintes, dispose d'une capacité moindre avec 25 230 spectateurs. Rien d'étonnant, dès lors de constater que chaque club de Ligue 1 génère 6.6 millions d'euros par an en billetterie, alors que les quatre concurrents européens (Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie) atteignent les 18.7 millions d'euros, soit trois fois plus. Ces manques de structures ont une incidence directe sur la compétitivité des clubs. Ayant moins de ressources issues de l'affluence, ils ne peuvent faire face à la concurrence européenne. Sans oublier une autre spécificité tricolore: hormis Ajaccio et Auxerre, les stades n'appartiennent pas à leur club résident. Chacun ne peut avoir les revenus totaux liés à son utilisation, contrairement aux clubs étrangers, notamment en Angleterre. "La non-propriété du stade augmente le risque pour le club de ne pas maîtriser son outil de production, et de ne pouvoir l'adapter aux normes de compétitions auxquelles il participe ou souhaite participer, à ses choix stratégiques et marketing", juge le rapport Besson. "En Allemagne, les stades, nouveaux ou rénovés, ont permis d'améliorer le spectacle, d'accueillir le public dans de meilleures conditions, de vendre un "produit football", tant via le sponsoring que via le merchandising, et d'accroître considérablement les revenus autres que les droits TV, c'est-à-dire les recettes stades et les recettes marketing." Les projets en L1 Cela fait plusieurs années que différents clubs ont engagé des réflexions concernant la reconstruction ou l'agrandissement de leur stade. A Lille, cela date de 1999, et la nouvelle enceinte (50 186 places) ne sera livrée entre la fin 2011 et le premier semestre 2012 après bien des embûches. Idem pour Nice, qui devrait avoir un nouvel écrin (entre 35 000 et 40 000 places) au plus tard en juin 2013. A Lyon, le nouvel outil (62 000 places) verra le jour vers juin 2013. D'autres ont été bien plus rapides, comme Le Mans, qui a déjà entamé les travaux de son MMArena (25 000 places), et disposera de son stade en août 2010 alors que la réflexion n'avait débuté qu'en 2005. Le Havre suivra de près avec une livraison pour 2011 pour 25 000 places. Même Strasbourg, évoluant pourtant en Ligue 2 cette saison, s'est mis sur les rangs pour profiter d'un Eurostadium en 2013 (43 000 places). Du coup, quatre projets de grands stades (plus de 30 000 places) sont recensés (Lille, Lyon, Nice, Strasbourg), quatre projets de rénovation profonde (Lens, Marseille, Saint-Etienne, Nancy) et des aménagements possibles liés à l'obtention de l'organisation de l'Euro-2016 (Nantes, Rennes, Bordeaux, Toulouse). Au total c'est une vingtaine de projets qui sont en cours, "pour un montant d'investissements prévus de 1.7 milliard d'euros", selon Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnel. Entre Délégation de service public (DSP), comme au Mans, Contrat de partenariat public-privé (PPP), comme à Lille, Bail emphytéotique administratif (BEA), comme à Lens, ou encore Initiative privée, comme à Lyon, chacun tente de trouver le montage financier le plus avantageux pour son projet à court et à long terme. Mais presque tous ont un objectif, novateur en France mais largement répandu à l'étranger: faire du stade un lieu de vie et une enceinte multifonctionnel. Cinéma, commerces, musée, cœur d'un centre d'animation, tout est possible et envisagé dans ces projets. Le but est bien entendu d'inciter les spectateurs à se rendre autour du stade avant et après le match. Quant à la multifonctionnalité, elle est encore plus logique puisque chacun peut comprendre qu'un outil utilisé, au plus, une quarantaine de fois par an (entre championnat, Coupes nationales et d'Europe), a peu de chances d'être rentables. Il faut donc pouvoir accueillir des spectacles, des concerts ou même recevoir d'autres sports. Conséquence: l'apparition prochaine de toits rétractables pour accueillir des événements quelque soit la météo, la possibilité d'installer des pelouses en synthétique pour que la tenue d'un match puisse se faire beaucoup plus rapidement après un concert. Et les idées ne s'arrêtent pas là, comme à Lille ou la pelouse pourra se rétracter pour moitié sur l'autre moitié, pouvant devenir ainsi une salle de spectacle avec le toit fermé. Une première mondiale. Le symbole d'une France qui veut cesser d'avoir le bonnet d'âne en matière d'installations sportives. Le début d'une nouvelle ère ? L'objectif Euro-2016 Si la France obtient l’organisation de l’Euro 2016, de nombreuses villes postuleront pour accueillir des rencontres. Mais les critères de l’UEFA sont exigeants (30 000 places minimum pour un match du premier tour, 40 000 pour un quart de finale) et seuls les plus grandes enceintes seront probablement retenues, à moins de choix politiques toujours possibles. Et le passage de 16 à 24 pays incitera sûrement les organisateurs à choisir 10 stades au lieu de 8 comme prévu dans un premier temps (et comme cela s’est fait au Portugal en 2004 ou en Suisse-Autriche en 2008). Bien sûr, le Stade de France devrait encore se tailler la part du lion avec quelques matches du premier tour (dont un de la France qui serait qualifiée d’office en tant qu’hôte de la compétition), un quart (voire deux), une demie et la finale. Marseille, si l’agrandissement (avec le toit) du stade Vélodrome (à 70 000 places minimum) s’effectue, peut raisonnablement entrevoir un quart et une demi-finale. Lyon, Lille (avec leurs nouveaux stades de 50 000 places) et le Parc des Princes (aménagé, avec 48 000 places) espèrent un quart de finale en plus des matches de groupes. Deux nouveaux stades ultra modernes, à Strasbourg (43 000 places, la maquette ci-contre) et à Nice (40 000 environ), ne devraient pas avoir de souci à se faire, ce qui porte à 8 leur nombre. Pour les deux derniers lieux à choisir, on peut penser que le comité d’organisation hésitera entre deux critères : la capacité et la zone géographique. Les stades déjà sur les rails Voici ce que verront les supporteurs de Lille dans leur nouveau stade Parmi les clubs français, certains ont largement avancé dans la voie d'un nouveau stade. Premier sur la ligne de départ, Le Mans, qui sera le 1er en France à avoir un stade au nom d'un sponsor, disposera de sa nouvelle enceinte en 2010. Juste derrière, Le Havre aura la sienne en 2011, juste avant Lille, 1er à avoir un stade de plus de 40 000 spectateurs. Nice et Strasbourg auront le leur en 2013. Valenciennes aussi sur les rails. Lille: un toit et une demi-pelouse rétractables Emblématique des difficultés à construire un nouveau stade, le projet de Lille. Initié en 1999, le projet s'est heurté à plusieurs obstacles, notamment liés au fait que le stade Grimonprez-Jooris se trouvait à proximité d'un site classé, la citadelle de Vauban. Entre le changement de maires (Mauroy-Aubry), les recours d'association pour empêcher qu'on touche au stade existant (sa rénovation ayant été envisagée) et qui sont allés jusque devant le Conseil d'Etat, l'entreprise a pris beaucoup de retard. Du coup, depuis 2004, le LOSC évolue au Stadium de Villeneuve-d'Ascq (18 086 places dont 9000 découvertes) pour une moyenne de 17 238 spectateurs par match. C'est finalement à la fin 2011 ou au premier semestre 2012 qu'une nouvelle enceinte de 50 000 places, ultramoderne et multifonctionnel qui verra le jour. Le prix: 282 millions d'euros. Et c'est un Partenariat Public-Privé (PPP) qui va permettre d'y parvenir. "Cela a permis d'avoir une vraie compétition sur le prix entre les trois grands majeurs du BTP, ce qui a abouti un bon rapport qualité-prix", explique Xavier Thuilot, directeur général du club chargé particulièrement de ce dossier. "Et l'objectif était que le coût pour l'agglomération lilloise ne dépasse pas les 10 millions d'euros par an, qui seront compensés par de nouvelles activités économiques." Dans les faits, Eiffage, s'est engagé à construire le stade pour cette somme, et sera en charge de le gérer avec la Communauté urbaine de Lille durant 31 ans, tout en assurant une recette garantie hors football de 5.9 millions d'euros par an versés à la Communauté. Quant au LOSC, c'est un loyer de 4.7 millions d'euros qui sera versé, tandis qu'une subvention régionale de 3 millions d'euros chaque année viendra compléter le coût d'exploitation, tout comme le "namming" qui devrait s'établir entre 3 et 4 millions d'euros par an. "Dans notre pays, construire un stade est très compliqué. Et quand on passe les 30 000 places, on ne peut se contenter des deniers publics", note Xavier Thuilot "Cela faisait 25 ans qu'on n'avait pas construit de grand stade en France. Le pays s'est déconnecté de ce secteur d'activité." Il a donc fallu faire tomber des murs pour parvenir à cette enceinte, qui bénéficiera "d'espaces à aménager (brasseries, hôtels, centre de remise en forme) à proximité", et surtout de deux innovations en France: un toit et une pelouse en partie rétractables. "La vitesse de rotation entre deux spectacles est la clé de la multifonctionnalité. C'est un demi-terrain qui glisse sur l'autre moitié, avec une ventilation entre les deux bacs et un système d'arrosage pour ne pas abimer la pelouse, ce qui libère ainsi une salle de spectacle de 30 000 places. C'est une première", se réjouit Xavier Thuilot. Car l'objectif est clair: "Cet outil doit devenir une référence. La volonté est d'être ouvert à un maximum de discipline. Plus on viendra y voir de spectacles, plus on aura envie d'y voir du football." Le Mans et sa MMArena Le MUC72 peut également se targuer d'être précurseur dans son domaine. D'abord parce que le club bénéficiera le premier d'une nouvelle enceinte de 25 000 places, contre 12 000 places assises dont seulement 6 000 couvertes actuellement. Ensuite parce que le club sera le premier en France à utiliser le principe du "namming", c'est-à-dire vendre le nom du stade à une société. "Le namming est une course de financement importante pour un stade. Cela permet à une concession d'être rentable. L'apport de MMA permet au projet d'être viable, et donc d'exister", assure Alexandre Bazire, directeur marketing et développement du club. "Tout ce qui peut minimiser l'apport du contribuable est bon à prendre. La présence de MMA sur 10 ans tourne entre 10 et 15 millions d'euros. C'est une première en France, mais pratiqué partout déjà dans le monde." L'idée de construire une nouvelle enceinte remonte à 2005. Et il sera livré en août 2010, les travaux ayant débuté le 7 juillet dernier. Cinq ans pour mettre en pratique un projet, c'est rapide, très rapide. "Dans les deux ans, on veut former les gens aux nouvelles technologies qu'ils auront à utiliser dans le futur. On ne veut pas que le changement soit brutal", note Alexandre Bazire. "Ce sera une aréna, multifonctionnelle, dédiée avant tout au foot, mais qui est prévue pour vivre 365 jours par an, avec des concerts, des spectacles." Situé en plein cœur du circuit des 24h du Mans, sur la ligne droite des Hunaudières avec deux salons offrant une vue sur le circuit qui pourront servir lors de la mythique course, la MMArena se veut le centre d'un "pôle d'excellence sportive. Ce sera le poumon sportif du Mans, avec l'Antarès à proximité, l'hippodrome. Ce sera unique au monde d'avoir des disciplines aussi variées. Il y aura une cohérence absolue à travailler ensemble, à trouver des synergies." Autour, un hôtel de 100 chambres, des locaux pour la concession, la boutique officielle, et 10 000m2 de surface pour des activités de loisirs et de sports. Pour y parvenir, Le Mans s'est appuyé sur une Délégation de service public (DSP), signant un contrat de concession avec Vinci pour une durée de 35 ans: "Le financement total est sécurisé. Sur les 102 millions d'euros, 58% est financé par Vinci et 48% par les collectivités (la mairie étant le plus important devant le Conseil régional et le Conseil général)", décrypte M. Bazire. Le MUC72 paiera donc une redevance d'occupation, tout en étant "partie prenante dans l'exploitation puisque 80% des recettes et 90% de la programmation, ce sera le MUC". Mais comme Vinci s'occupe également du Stade de France, certaines facilités existeront pour attirer de grands spectacles de la Capitale au Mans. Le Havre, le plus vieux club avec un nouveau stade Le plus ancien club de France a aussi décidé de faire peau neuve. De son stade Deschaseaux, construit en 1932 et réaménagé tribune par tribune et atteignant désormais 16 350 places, le HAC va faire apparaitre une nouvelle enceinte, "en entrée de ville, à côté du stade actuel, ce qui aura l’avantage de le situer à côté des ponts. Ce n’est pas innocent car pour les passer il faut payer. Et cela vient s’ajouter au prix du billet d’entrée", explique Alain Belfoeur, chargé au club du dossier. Livré pour 2011, le nouveau stade devrait répondre à bien des handicaps depuis longtemps identifiés: " Nous n’avons pas les équipements nécessaires pour réceptionner les entreprises, ni même les spectateurs car nous n’avons pas de toilettes en nombre suffisant. Le nombre d’abonnés a pratiquement doublé, flirtant avec les 8000. Avec les places pour les partenaires, les collectivités, on ne peut mettre en vente sur chaque match que 3500 places au grand public. Nous n’avons aucune loge, même si nous avons équipé un certain nombre d’espaces, la dernière tribune ayant été livrée en 1988." Cela fait une dizaine d'années que le projet était dans les têtes. Et c'est autour de la Communauté d'agglomération havraise, comprenant la ville plus une quinzaine d'autres communes, qu'il va naître. 25 000 places, des salons pour accueillir les entreprises, le tout financé exclusivement par des derniers publics pour une somme de 80 millions d'euros, étant donné qu'aucun développement commercial ne sera fait autour, la ville rénovant le quartier des docks pour y faire notamment une zone commerciale. Etant donné la proximité de l'Angleterre, "la volonté du club, fondé par les Anglais, est d’être proche de cette culture". Entre la mer et les ponts, le HAC a trouvé l'espace sur un terrain appartenant au réseau ferré de France, où les trains continueront à passer. Tellement britannique dans l'atmosphère. Et en menant une politique d'ancrage depuis dix ans dans le tissu havrais, la politique a découlé logiquement: "Nous voulons que ce soit un lieu de vie pour la population. Nous avons un projet de cité du sport, Le Havre étant le berceau du foot, du rugby et du badminton en France, la ville étant la porte naturelle de l’entrée des sports anglo-saxons. Au-delà du musée, on veut que cela devienne un accueil des associations sportives, créer des flux permanents. Mais nous avons prévu que le stade organise des concerts, des expositions, des manifestations, d’autant que la ville ne possède pas de grand lieu de spectacle. Nous disposons d’un terrain de 20ha, le stade n’en prendra que 4-5, et il y aura un parking de 2000-2500 véhicules environ. Il pourrait y avoir la constitution d’un pôle d’attractivité, avec pourquoi pas un Zénith. Le tramway verra le jour dans les prochaines années dans la ville, ce qui devrait améliorer l’accessibilité au stade, le gros obstacle de la venue des spectateurs actuellement." Une nouvelle tribune pour Lorient Comme beaucoup de stades, celui du Moustoir a pris la succession d'un vélodrome, construit en 1924. C'est en 1959 que le nouvel écrin accueille les Merlus, et après plusieurs rénovations des tribunes, il dispose désormais de 15 870 places, dont 14 094 assises. Mais il restait encore une tribune à construire pour fermer l'enceinte et porter ainsi la capacité à 18 000 places. Cela sera livré pour le début du championnat 2009-2010. "Ce sera le lieu d'entrée unique du stade, accueillant la billetterie, les locaux du club, la boutique du club, une salle de réception", explique Christophe Le Gall, responsable de la communication au club. Dans ce stade de centre-ville, les possibilités de transformation sont de toute façon limitées. Mais avec cette nouvelle tribune de 4500 places, dont le coût est de 9.5 millions d'euros (financé par la Région, le Conseil général, la Ville et Cap l'Orient), c'est un nouveau stade qui accueillera les supporteurs et les équipes. Et également le Festival inter celtique, qui a lieu ici. Enfin un nouveau stade pour Nice ? Le député-maire de Nice Christian Estrosi (UMP) a lui annoncé courant octobre que le futur grand stade où évoluera l'OGC, un projet repoussé déjà deux fois dans le passé, serait livré "au plus tard en juin 2013". "Le début des travaux a été fixé à février 2011, pour une livraison au plus tard en juin 2013", a déclaré M. Estrosi devant la presse, précisant "espérer raccourcir les délais". Cette échéance est nettement plus longue que celle qu'il avait annoncée fin juillet, affirmant que "dans les trois ans à venir, le grand stade de 40.000 places que mérite l'OGCN verra le jour." Le député-maire de Nice a confirmé que le stade, d'une capacité comprise entre 35 et 40.000 places, serait implanté sur le site de St-Isidore à l'entrée ouest de la ville, une zone destinée à devenir une "éco vallée". L'investissement serait d'environ 100 millions d'euros hors taxes, sous la forme d'un partenariat public-privé (PPP), a indiqué M. Estrosi, détaillant pour la première fois le calendrier de l'opération. Entre autres procédures, le lancement des consultations devrait ainsi avoir lieu au premier trimestre 2009, pour un choix définitif du candidat en juillet 2010. "Je suis très heureux. Nous aurons un stade à une date correcte, qui permettra de travailler sur la durée et de bâtir une grande équipe à la hauteur de cet équipement", s'est félicité le président niçois Maurice Cohen. Nice, qui évolue dans le vétuste stade du Ray (18.000 places) est candidat à la réception de matches de l'Euro-2016, si la France était retenue pour l'organisation de cette compétition. Strasbourg va remplacer La Meinau Strasbourg a également pris les devants dans l'optique de 2016 avec le remplacement de La Meinau. Le groupe d'investissement et de gestion immobilière Hammerson a annoncé la signature d'un partenariat avec le Racing pour la construction d'un nouvel Eurostadium et de vastes surfaces commerciales et de loisirs. Le groupe britannique d'immobilier commercial précise dans un communiqué que le club strasbourgeois "sera locataire du stade ". D'une capacité de 43.000 personnes, l'Eurostadium devrait être livré en 2013. "Ce projet répond au besoin d'un équipement sportif permettant de participer à l'organisation de l'Euro-2016" et ce "avec un financement majoritairement privé", souligne le communiqué publié par le bureau parisien du groupe. L'Eurostadium sera "partie intégrante d'un site dédié au commerce et aux loisirs d'environ 90.000 m2", précise le groupe Hammerson, déjà propriétaire et gestionnaire dans la capitale alsacienne du centre commercial de la Place des Halles. Les demandes d'autorisation administrative seront déposées en 2010, pour une livraison de l'ensemble attendue en 2013. La réalisation de cette enceinte, dont le coût est estimé à environ 250 millions d'euros, a été confiée au cabinet d'architecture lyonnais Jean Chabanne, spécialisé dans les équipements sportifs. L'Eurostadium, dont l'implantation n'est pas encore fixée, est destiné à remplacer le stade de la Meinau, construit en 1914 puis rénové à l'occasion de l'Euro 84. Un stade dans le centre de Valenciennes Valenciennes aura aussi son nouveau stade. L'histoire de Nungesser, débuté dans les années 30 et rénové une dernière fois lors de la montée en 2005, va s'achever dans quelques temps. La livraison d'un stade de 25 000 places se tiendra dans le premier semestre 2010. Une belle capacité pour une agglomération de 400 000 habitants. Le stade, qui ressemblera un peu à celui de Grenoble (beau et fermé pour garder l'ambiance) sera situé en plein centre-ville avec le métro à 500 m. Il sera semi-enterré et les spectateurs situés sur le parvis n'en verront que la partie haute. Malheureusement pour les Nordistes, ce stade sera trop petit pour accueillir des rencontres de l'Euro 2016. Au contraire du stade Bollaert de Lens qui sera agrandi (vieille promesse de Gervais Martel) dans les années à venir pour atteindre 50 000 places en bouchant les angles (comme à Saint-Etienne) et en refaisant la tribune latérale qui fait face à la tribune présidentielle. Les clubs en réflexion ou en projet L'OL Land Beaucoup de clubs s'interrogent pour le futur, entre agrandissement de l'existant ou reconstruction pure. Pour Lyon, le "OL Land" n'est pas encore en état de marche mais le stade de 62 000 places devrait voir le jour en 2013. A Marseille, la volonté de couvrir le Vélodrome est de mise. A Auxerre, Bordeaux, Nancy, Nantes, PSG, St-Etienne et Toulouse, les réflexions sont diverses, mais se heurtent parfois à des problèmes structurels. Lyon, une locomotive impatiente. Septuple champion de France, l'OL devrait être logiquement meneur dans cette entreprise de rénovation des stades en France. Il l'était au début de son projet d'"OL Land", qui devait être livré en pour l'été 2010. Mais rien n'est encore fait, les acquisitions foncières ne sont pas terminées sur un site qui fait débat au sein de l'agglomération lyonnaise, et le permis de construire bien évidemment pas encore délivré non plus. Résultat, c'est en mai 2013 que l'OL pourrait disposer de son nouveau stade, pouvant accueillir 60 000 spectateurs. Mais le projet est ambitieux puisque, outre l'enceinte et des installations sportives, seront également construits un par de loisirs, une zone commerciale, des hôtels et des bureaux d'affaires, tout cela à l'est de Lyon, à Décines-Charpieu. Et c'est bien la localisation qui pose problème, puisque le commissaire chargé de l'enquête publique avait rendu "un avis défavorable à la modification du plan local d'urbanisme", principalement en raison des réserves "d'accessibilité et d'investissement public" pour ce stade totalement financé par des fonds privés. Sur les 250 millions d'euros nécessaires à la construction du stade, l'OL trouverait un tiers grâce à l'augmentation de capital en bourse (le club est le seul en France à être côté) et un tiers grâce au naming (vente du nom à du stade à une marque). Il reste donc à emprunter près de cent millions d'euros, mais les pouvoirs publics doivent investir 180 millions pour les infrastructures, et notamment les transports pour rendre l'enceinte accessible (un échangeur devant être construit sur l'A46). Marseille, le serpent de mer A Marseille plus qu'ailleurs, le club de football est le centre de bien des intentions. Déjà le plus grand des stades de Ligue 1, le Vélodrome pourrait voir sa capacité encore augmentée, et son confort amélioré. Le projet est en tout cas dans l'air depuis quelques années. Et la dernière campagne municipale, en 2008, a permis de confirmer les intentions de l'équipe qui a été reconduite derrière Jean-Claude Gaudin, qui avait ainsi annoncé: "Oui, le stade Vélodrome sera agrandi et couvert. C'est indispensable pour l'OM, et pour se mettre au niveau des grands stades européens. Et nous avons maintenant la solution de financement avec le partenariat public-privé". Reste désormais à faire avancer le projet, et surtout à le déterminer de façon précise. Dans les grandes lignes, le programme est clair: agrandir, couvrir et moderniser l'enceinte. Trois scenarii sont envisagés: soit conserver la capacité actuelle (60 000 places), soit la porter à 70 000, soit à 80 000. Pour couvrir les tribunes qui ne l'ont pas été lors des derniers travaux, là aussi plusieurs possibilités s'offrent à la municipalité. Enfin, il pourrait y avoir un agrandissement des zones de vie (halles d'accueil du public, loges, salles de conférences, pôle de restauration...) tout comme une réflexion est menée pour implanter sur le site de nouveaux équipements (bureaux, centre commercial...).Le coût oscillerait entre 53 et 159 millions d'euros. Auxerre et Bordeaux dans l'attente Avec son stade de l'Abbé-Deschamps qui accueille 20 130 spectateurs, l'AJ Auxerre ne dispose pas d'un "potentiel-spectateur" hors norme. Avec la plus petite ville de France possédant un club en L1, une agglomération de 40 000 habitants et un département qui atteint 330 000 personnes, il est difficile d'attirer les grandes foules. Les 11 000 spectateurs de moyenne n'empêchent pas le club de penser à améliorer l'existant. "Il existe un projet de rénovation global, dont une tribune d'honneur avec les normes actuelles, les vestiaires, des salons. Il y a déjà un cahier des charges, un projet d'architecte", explique Baptiste Malherbe, directeur communication et marketing du club. Seul club propriétaire de son stade en L1, Auxerre ne veut pas se jeter à corps perdu dans la mode du multifonctionnel: "Nous sommes un club de foot avant tout. On prend en compte la multifonction pour que, à l'arrière des tribunes, on mette des services, des boutiques, des crèches. Notre objectif est de garder la même capacité, avec plus de confort et de convivialité. L'avantage, c'est qu'on est chez nous. Tout peut aller vite. Mais on veut rester humble." A Bordeaux, le dossier est complexe. Le stade Chaban-Delmas, construit d'abord sous forme de vélodrome en 1935, est classé monument historique. Il est donc particulièrement difficile de réaliser une extension ou de couvrir les tribunes construites après 1984 sur l'ancienne piste de vélo. Depuis 1996, et la transformation de places debout en places assises, les travaux consistent surtout à donner un coup de jeune. Avec une capacité de 34 263 spectateurs, et une moyenne de 25 489 personnes, les Girondins ont du potentiel. Contrairement à Auxerre, c'est la mairie qui possède une partie importante des clés. Et là-bas, en fonction de l'obtention de l'organisation de l'Euro-2016, on ne s'interdit rien. Nantes veut agrandir La Beaujoire A Nantes, des solutions sont envisagées pour porter la capacité du Stade de La Beaujoire à plus de 45 000 places. Depuis son inauguration en 1984 pour l'Euro, cette enceinte ultra moderne à l'époque a vieilli et perdu en possibilité d'accueil. De 52 000 places (mixtes assis et debout) à l'origine, le stade ligérien a ensuite vu sa contenance baisser à 46 000 puis 39 000 durant la Coupe du monde 1998 (avec un confort plus vaste) pour arriver aujourd'hui à 37 900 places, normes de sécurité oblige (de nombreux sièges ne sont pas occupés en virage Erdre pour laisser un cordon entre les supporters locaux et adverses). Tant Luc Delatour, le responsable du stade au FCN, que Nicolas Thénié, le directeur des sports à la ville de Nantes, sont d'accords: si le club veut rivaliser avec les meilleurs à l'avenir, il faut réagir sans tarder afin de remonter la capacité de La Beaujoire. Des pistes de réflexion existent même si les intéressés ne veulent pas trop en dire. C'est derrière les deux buts qu'un éventuel agrandissement (dans l'optique de l'Euro 2016) pourrait être effectué, le stade n'ayant pas –comme beaucoup d'autres- deux étages à cet endroit là. Saint-Etienne va bouger Saint-Etienne, de son côté, hésite entre une rénovation du stade Geoffroy-Guichard (36 000 places) et la construction d'un nouveau stade. Les dirigeants actuels préfèreraient la seconde solution mais la mairie de Saint-Etienne opte plutôt pour l'idée la moins chère. L'ancien Vert de la grande époque, Patrick Revelli ("le Gaulois"), nous a confié qu'une délégation –représentant Saint-Etienne Métropole- était montée à Paris pour rencontrer Philippe Séguin afin de postuler à l'Euro 2016 quel que soit le choix retenu. "On a un problème de décalage de la hauteur des tribunes à Geoffroy-Guichard", explique ainsi le conseiller technique au cabinet du maire. En plus de cette mise à niveau qui permettrait de gagner des places, des loges VIP pourraient être créées dans les coins. On en saura davantage dans les mois à venir entre les deux tendances mais une chose est certaine: Saint-Etienne va bouger sur ce dossier stade. Nancy, Toulouse, Paris: 3 cas différents Nancy et Toulouse font également partie de cette catégorie. Avec ses 20 085 places, le stade Marcel-Picot semble déjà trop petit pour recevoir tous ses supporters. Nicolas Holueck, le directeur général du club, nous a fait part du projet –voté- d'améliorer l'espace convivialité avec une grande rue commerçante sous une tribune. "Le but est d'arriver à 30 000 places progressivement afin de postuler éventuellement à l'Euro 2016", a-t-il expliqué. A Toulouse, ce sera plus délicat de faire évoluer le Stadium qui avait été rénové pour la Coupe du monde 1998 (contrairement à Nancy, pas retenu à l'époque) vu que la configuration ne s'y prête pas vraiment. La forme circulaire du "petit Wembley" contraindrait à détruire une partie du stade avant de pouvoir reconstruire en plus grand. Difficile. Le Parc des Princes (45 000 places) est également sujet à des discussions qui vont se poursuivre jusqu'à janvier 2009 entre l'actionnaire Colony Partner et la Mairie de Paris. Bruno Skropeta, le directeur de la communication du club, nous a confié que des conclusions seraient rendues publiques au début de l'année prochaine. Il fût un temps question de gagner des places dans les premiers rangs en faisant descendre le niveau de la pelouse mais rien n'a depuis été confirmé. Ce qui est certain, c'est que l'architecture du Parc empêche toute destruction-reconstruction de tribunes. Ceux qui ne changeront rien Le stade Bonal de Sochaux Parmi les clubs de Ligue 1, certains ont fait le choix de ne rien changer à leur stade. Caen, avec un stade construit en 1993, Grenoble, qui a inauguré le stade des Alpes en 2008, Sochaux, qui a entrepris des travaux entre 1997 et 2000 pour aboutir à un nouveau stade Bonal, ainsi que Rennes, qui a agrandi le stade de la Route de Lorient entre 1999 et 2004, ont déjà bénéficié d'améliorations tangibles. Les limites du stade d'Ornano Caen Avec 92% de remplissage et dans l'obligation de refuser du monde lors des gros matches, le club normand est à l'étroit. "On limite volontairement nos abonnés à 13 800 par saison", note Kaddour Mokeddel, directeur communication et sécurité. "C'est frustrant." Les 20 800 places disponibles pour chaque match sont prises d'assaut depuis la construction du stade d'Ornano en 1993. "Initialement, il était prévu pour 25 000 places. Mais avec le drame de Furiani, la capacité a été ramenée à 20 800. Si on avait 8 à 10 000 places de plus, ce serait bien. C'est un stade de ville, proche des zones d'entraînement et de vie du club puisqu'il y a le siège et le centre d'entraînement juste à côté", note M. Mokeddel. Et même si l'Euro-2016 pourrait être l'occasion d'en profiter pour s'agrandir, ce n'est pas prévu. "Il faut 60-75 millions d'euros pour l'agrandir. cela coûte très cher. Et le club n'a pas les moyens de se doter d'un nouveau stade. Et puis, il faut s'inscrire dans cette Ligue 1 dans la durée, y rester. il faut se rappeler d'où on vient." La possibilité est néanmoins d'optimiser l'utilisation du stade, en installant par exemple une pelouse synthétique. Mais le Stade Malherbe de Caen étant propriété de la ville, c'est elle qui détermine les grandes orientations. Deux autres stades n'évolueront pas a priori. Le stade Bonal de Sochaux (20 005 places) qui a été achevé à la fin de la dernière décennie. Et le stade de la Route de Lorient à Rennes (30 000 places) qui est également de facture récente. Quant au Stade de France, il subira un petit lifting avec quelques aménagements mais cela ne changera pas sa capacité (80 000 places). Si la France organise l'Euro 2016, la finale aura lieu à Saint-Denis. January 18 Retours sur Tours, avant de remettre le calendrier à jour...La petite phrase du jour : « P….n, il va falloir attendre quinze ans pour revoir ça ? » Les Messins reprennent demain. Ils devraient disputer une rencontre amicale à Wiesbaden (D 2 allemande) mercredi, comme l’espère Pouliquen, ou vendredi. Du suspens à tous les étages LA LUTTE pour la montée risque d’être acharnée jusqu’au bout, contrairement à la saison dernière où Le Havre et Nantes s’étaient assez vite détachés. En 2007-2008, le suspense ne fut relancé que par Troyes, qui s’était écroulé à la fin, « laissant » le troisième ticket pour la L 1 à Grenoble. Certes, Lens, vainqueur hier de Vannes (2-1), a pris un léger avantage. Mais, Boulogne-sur-Mer, Strasbourg, Angers, Montpellier et Metz se tiennent en trois points ! De plus, le club alsacien, son voisin lorrain et le SCO comptent tous trois un match en retard. La mise à jour du calendrier, du 22 au 27 janvier, avant la prochaine journée, s’avérera particulièrement intéressante. Par ailleurs, sur les trois derniers mois, un seul club du haut de tableau se montre véritablement régulier : Angers, avec sept succès et quatre nuls au cours des onze derniers matches. Ce n’est pas par hasard: de l’avis même de ses concurrents, le SCO pratique le plus beau jeu, en tout cas le plus efficace et le plus cohérent. En bas du classement, le suspense, relancé par la victoire de Nîmes sur Sedan (2-1), apparaît également assez fort. Même si Reims, battu à Ajaccio (1-2), va devoir prendre des points dans ses deux matches en retard (contre Strasbourg et Brest) pour maintenir ce suspense.
Quinze ans après, l’histoire se répète Le FC Metz n'avait plus inscrit quatre buts à l'extérieur en championnat depuis le 26 avril 1994. Si les premiers tours de Coupe donnent parfois lieu à des scores importants (comme l'an passé, où Metz avait battu Vesoul 6-1 sur sa pelouse), les Grenats n'avaient plus inscrit autant de buts à l'extérieur au cours d'un match de championnat (Ligue 1 et Ligue 2 confondues) depuis la saison 1993/1994. Cette année là, l'équipe dirigée par Joël Muller s'était imposée lors de la 35ème journée de première division au Stade Grimonprez Joris de Lille sur le score de quatre buts à zéro. Le grand artisan de ce succès ne se nommait pas Vincent Bessat mais Jean-Philippe Séchet (photo), auteur d'un triplé. Il existe un autre point commun entre les deux parties. A Tours, le malheureux Tomas a marqué conrte son camp hier; Fabien Leclercq avait connu la même mésaventure pour Lille. Plus troublant, c'est arrivé exactement à la même minute (81ème), et ce but était également le troisième des Grenats.. (RL) Football ligue 2 Metz, soigner la relance En renouant avec la victoire à Tours, ce après quoi il courrait depuis deux mois, Metz a réalisé une opération fructueuse à plus d’un titre. Reste, maintenant, à confirmer. Metz a donc surmonté le traumatisme de son élimination en Coupe de la Ligue. Soixante-douze heures après l’échec subi à Vannes, il s’est relevé de belle manière, sur le terrain d’une formation tourangelle qui n’avait jusque-là perdu qu’une seule fois chez elle, lors de la 5e journée. La deuxième est arrivée avec le passage de l’équipe d’Yvon Pouliquen, la nouvelle équipe est-on tenté de dire, tant les changements apportés y ont été nombreux. D’un point à l’autre de cette semaine de reprise, l’entraîneur messin est passé du 4-4-2 usité lors de ses dernières représentations au 4-5-1 traditionnel, confié à un onze majeur où figuraient sept nouveaux titulaires. Le second schéma, délaissé après l’exploit réalisé à Lyon, s’est avéré efficace : il a même permis à Metz d’inscrire quatre buts au cours de la même soirée… Ce qui n’était jamais arrivé auparavant. Opération profitable à plus d’un titre : avec les défaites respectives de Boulogne-sur-Mer et de Montpellier, combiné au nul de Strasbourg à domicile face à Dijon, Metz s’est repositionné à deux points du trio de tête. Les pieds sur terre La façon dont s’est échafaudé le succès messin impose néanmoins de ne pas oublier les deux mois de disette qui l’avaient précédé. Jusqu’à l’égalisation de Vincent Bessat, Metz est, en effet, resté empêtré dans ses carences, coupé dans ses intentions par un nouveau but casquette encaissé dès la septième minute de jeu. La réaction a eu du mal à se mettre en place. «C’est le seul reproche que j’ai fait aux joueurs à la pause, expliquait Yvon Pouliquen après le coup de sifflet final. Ils ne se lâchaient pas. Lorsqu’ils ont commencé à accompagner les mouvements offensifs, ils ont pris le dessus et la réussite est venue.» Matérialisé par le but inscrit contre son camp par le défenseur tourangeau (81e), Tomas, ce coup de pouce du destin ne contient certes pas les racines du neuvième succès messin, mais il a donné un coup fatal à l’espoir du camp tourangeau. Qui a rendu les armes et ouvert la voie au quatrième but messin. «Maintenant, c’est clair, il va falloir confirmer ». Pouliquen, pieds sur terre… Un calendrier favorable Les Messins disposent d’un peu plus d’une semaine pour se préparer à leur prochaine échéance. Mardi 27, ils accueilleront Ajaccio, en match en retard de la 19e journée. Cette affiche donnera le coup d’envoi d’un périple à l’issue duquel le candidat grenat à la remontée en saura forcément davantage sur son aptitude à remplir la mission fixée en début de parcours. Trois jours après la venue des Corses, Saint-Symphorien ouvrira ses portes à Amiens. Puis, après un passage sur la pelouse du concurrent boulonnais, les joueurs d’Yvon Pouliquen reviendront chez eux pour affronter deux autres prétendants aux premières places, Montpellier, le 13 février, et Lens, une semaine plus tard. Trois matches sur quatre à domicile durant le mois prochain : les occasions ne manqueront pas de donner tout son sens au retour gagnant effectué avant-hier en Indre-et-Loire. January 17 Une mi-temps de non-match, une mi-temps de réaction,un score trop sévère une grève...La petite phrase du jour : « Les joueurs en grève de salutations (Quotidien l’Equipe) FC Tours 1- FC Metz 4
6 200 spectateurs environ. Arbitre : M. Lamarre. Buts. – TOURS : Giroud (6e) ; METZ :
Bessat(37e, 79e),Tomas (81e c.s.c.), V.Mendy(84e). Avertissements.– Tours:Bong(58e) ; Metz : C. Gueye (40e), Rippert (52e).
TOURS: Jehle– Delétraz,Tomas,Julio Santos,Bong–Atik, Ca(cap.),Englebert, S. Diarra (Y. Touré, 79e) – Giroud (M. Faye, 83e), T. N’Diaye (Cetout, 87e). Entraîneur : D. Sanchez.
METZ : Vailati – C. Gueye, Brégerie, Strasser, Rippert (Diagne, 83e) - Farina (V. Mendy, 70e), Agouazi, Barbosa (Renouard, 86e), Rocchi, Bessat – P. Cissé. Entraîneur : Y. Pouliquen.
METZ A REMPORTÉ un match charnière qui lui permet de repartir de l’avant. Meilleure équipe à domicile jusqu’ici, Tours a craqué en fin de match, encaissant trois buts en cinq minutes. Pourtant, l’équipe de Sanchez avait ouvert le score d’un splendide tir enveloppé de Giroud en pleine lucarne. Mais passé le premier quart d’heure, Tours baissa de rythme et le milieu lorrain fit la loi, obtenant une égalisation méritée sur une ouverture inspirée de Rocchi pour Bessat. Et c’est Metz qui tua le match en deux minutes, profitant des errances d’une défense tourangelle fébrile et trop statique. Bessat réalisa un joli doublé et, quelques secondes plus tard, Tomas marqua contre son camp. Mendy enfonça le clou face à un adversaire désemparé, battu sur l’impact physique, sur l’agressivité et sur l’efficacité.
L’HOMME CLÉ : BESSAT (Metz)
L’ancien joueur de Louhans-Cuiseaux a été à l’image de son équipe. Inspiré, solidaire, en jambes, le gaucher de poche s’est montré efficace, avec un joli doublé d’avant-centre, son premier de la saison.... Remplaçant à Vannes, Vincent Bessat avait du jus et a court-circuité des Tourangeaux sans idées.
Daniel SANCHEZ (entraîneur de Tours) : « Trop de déchet offensif et notre fébrilité défensive expliquent cette défaite. C’est une soirée à vite oublier. »
Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « C’est une belle réaction d’orgueil après la défaite en Coupe de la Ligue, et c’est la première fois qu’on marque quatre buts. J’ai bien fait d’apporter de la fraîcheur avec sept nouveaux joueurs. » (Site officiel FC Tours) UNE DEFAITE BIEN SEVERE... LA FICHE TECHNIQUE Tours FC - Metz : 1-4 Tours FC : Jehle - Delétraz, Tomas, Santos, Bong - Englebert, Ca (cap), Diarra (Touré 79e), Atik - Giroud (Faye 82e), N'Diaye (Cetout 86e) - Entr. D. Sanchez Metz : Vailati - Gueye, Brégerie, Rippert (Diagne 82e), Strasser (cap) - Bessat, Agouazi, Barbosa (Renouard 86e), Rocchi - Cissé, Farina (Mendy 69e) - Entr. Y. Pouliquen Arbitre : M. Lamarre Moments forts : 2e : Débordement de Farina qui prend de vitesse Bong, son centre lui revient et il frappe dans les 18m : à côté. 72e : Giroud adresse une superbe passe à Diarra qui dans les 6m et seul face à Vailati n'appuie pas sa frappe. Il oublie au passage Atik qui était absolument seul... Score final : 1-4 Réactions : Y. Pouliquen (Entr. Metz) : "Je suis satisfait du résultat ce soir. On a été efficace et on y a mis la manière. J'avais fait le choix de faire tourner l'équipe en apportant sept changements, ça nous a apporté une fraîcheur indéniable. D. Sanchez (Entr. Tours FC) : "Ce match a été dur, c'est le moins qu'on puisse dire. Nous avons été complètement absents pendant de longues périodes, on a eu un déchet incroyable dans le jeu, c'est une soirée que j'aimerais oublier ! G. Englebert (Milieu du Tours FC) : "J'ai du mal à m'expliquer ce qui nous est arrivé ce soir. On réalise vingt premières minutes de très bonne qualité puis on se laisse endormir et on prend ce but avant la mi-temps qui était évitable. (RL) Football ligue 2 Metz, il était temps ! Mené au score, Metz a attendu les dix dernières minutes pour renouer avec la victoire. Le large succès ramené de Tours, hier, ne pouvait pas mieux tomber pour l’équipe d’Yvon Pouliquen. Méconnaissable sur la feuille de match - pas moins de sept joueurs alignés hier soir n’étaient pas titulaires mardi, en Coupe de la Ligue - Metz l’était beaucoup moins une fois le coup d’envoi donné. L’équipe d’Yvon Pouliquen ouvrait, en effet, le cycle retour de sa saison dans la même douleur apparente qui avait accompagné son élimination à Vannes. Et elle allait rapidement payer le prix de son trop grand attentisme : sept minutes s’étaient écoulées lorsque Tours prenait l’avantage. A l’origine, un ballon maladroitement renvoyé par Cheikh Gueye sur le pied gauche de Giroud. A la conclusion, une frappe magistralement enroulée qui ne laissait aucune chance à Germano Vailati, le gardien messin légèrement avancé sur ce coup. Le scénario avait de quoi faire douter une équipe dont la dernière victoire remontait au 17 novembre dernier… Et effectivement, perturbé par l’enthousiasme adverse, Metz peinait à trouver le chemin de la révolte. Il aurait même pu s’enfoncer sur les sentiers de la perdition lorsque Giroud, servi par N’Diaye, frappait à l’entrée de la surface (13e). Heureusement pour les Messins, l’initiative de l’attaquant tourangeau manquait cette fois de précision. Ce nouvel avertissement eu le mérite de réveiller les ardeurs messines. Manquant jusque-là de liant, de vitesse et d’esprit d’initiative, bref de tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un prétendant à la montée, Metz haussait le ton par l’intermédiaire de Vincent Bessat, dont la remise permettait à Barbosa d’adresser un centre tendu dangereux mais sans conséquence (25e). Les dix dernières minutes La récompense allait intervenir à la 37e minute, à l’issue d’une action d’école engagée par le même Bessat. Le milieu de terrain trouvait un relais avec Romain Rocchi et trompait le gardien tourangeau de près. Metz pouvait souffler et s’engager dans la deuxième période débarrassé d’une part d’inquiétude. Aidé par la baisse de régime de son adversaire, il prenait peu à peu les commandes de la rencontre, avant que Bessat, omniprésent, n’enfonce le clou en inscrivant le deuxième but de son camp sur un centre de Victor Mendy (80e). Le début de la fin pour l’équipe de Daniel Sanchez : symbole de cette fuite de réussite tourangelle, Tomas, pressé par Cissé, trompait son propre gardien (81e). Et pour achever le tableau, Bessat se transformait en passeur au profit de Victor Mendy (84e). 1-4... Metz attendait sa neuvième victoire de la saison depuis deux mois. Il l’a acquise en Indre-et-Loire, au milieu d’un mois de janvier qui s’achèvera par deux rencontres à Saint-Symphorien. Ajaccio, puis Amiens, rendront visite à une formation messine qui a subitement retrouvé des couleurs. Il était temps. Les joueurs Bessat, du travail de pro Deux buts, une passe décisive : le milieu de terrain a été le grand artisan de la victoire messine. Vailati. Peut-être un peu trop avancé sur la frappe de Giroud, auteur de l’ouverture du score (7e). Ce fut la seule fausse note de sa première apparition en championnat. Vigilant, il a aussi été déterminant en stoppant la tentative de Diarra. Le score était encore de un partout… C. Gueye. Auteur d’une remise malheureuse dans les pieds de Giroud sur le premier but, il a alterné le bon et le moins bon. Mais sans jamais relâcher ses efforts, tout cela après avoir disputé les cent vingt minutes de jeu, mardi à, Vannes. Averti à la 39e pour protestation. Brégerie. De retour dans l’axe après avoir occupé le banc des remplaçants, il a œuvré en essayant d’aller à l’essentiel. Hier, la méthode s’est révélée efficace. Strasser. De retour, comme Brégerie, il est monté en puissance. Après un début délicat, notamment à la relance, il a su trouver ses marques et imposer son gabarit. Rippert. Suspendu lors des deux derniers matches, il n’a pas semblé souffrir d’un quelconque manque de rythme. Ses interventions, musclées, lui ont permis d’imposer sa loi dans le couloir gauche. Averti à la 51e, il a quitté les débats au profit de Fallou. LE MILIEU Farina. Sa fraîcheur a alimenté la production messine. Remuant, il a donné énormément de mal à Gaëtan Bong, l’ancien messin. Remplacé par Victor Mendy à la 70e, auteur du quatrième et dernier but messin de la partie (84e). Rocchi. Survivant, lui aussi, de la vague de changements opérés par Yvon Pouliquen, il a livré son deuxième match complet en une semaine. Ce qui explique peut-être qu’il ait démarré discrètement, avant de sortir de l’ombre en signant la passe décisive pour Bessat, sur le premier but messin (37e). Il a fini le travail à l’abnégation. Agouazi. Une fâcheuse tendance à ralentir le jeu, notamment en première période, durant laquelle il s’est surtout illustré dans son rôle défensif. Il a su augmenter la cadence après la pause et se montrer plus entreprenant. Barbosa. L’égalisation de Bessat lui a donné des ailes. Auteur d’une frappe enroulée hors cadre (43e), il a par la suite ratissé bon nombre de ballons. Renouard l’a remplacé à dix minutes du coup de sifflet final. Bessat. L’homme du match, assurément. Il a signé l’égalisation, donné l’avantage aux siens et offert une passe décisive à Mendy. Trois faits marquants d’une soirée parcourue avec un enthousiasme débordant et contagieux. Bessat, c’est ça. L’ATTAQUE Cissé. Esseulé à la pointe de l’attaque par Yvon Pouliquen, revenu hier à un schéma en 4-5-1, l’attaquant sénégalais a fait preuve d’une grosse activité. Celle-ci s’est avérée payante : c’est au pressing de Cissé que Metz doit son troisième but. (Site officiel FC Metz) Le joli tour des Messins ! Ils voulaient effacer la défaite à Vannes en l'emportant à Tours. On les pensait mal partis après l'ouverture du score précoce des locaux. Les hommes d'Yvon Pouliquen ont formidablement réagi pour l'emporter quatre buts à un. C'est avec beaucoup de surprise que nombre d'observateurs ont découvert la feuille de match, vendredi soir au stade de la vallée du Cher. Afin de ne pas voir le rendement de son équipe affecté par les cent vingt minutes jouées à Vannes ce mardi, Yvon Pouliquen avait fait le pari du changement. Pas moins de sept éléments de son onze de départ différaient du précédent. On retrouvait notamment sur les côtés Farina et Bessat, tandis que Brégerie, Strasser et Rippert étaient appelés à fermer la porte aux attaquants adverses. January 16 à Tours, prends garde et ne te laisse pas abattre...La petite phrase du jour : « Après le faux départ, le vrai départ… ?Réveillez-vous !!!» Le match entre le Paris Saint-Germain et Lens (2-0) s'était pourtant bien déroulé mais la bêtise a encore frappé en tribune. Mercredi soir, deux supporters lensois ont été interpellés pour avoir effectué des saluts nazis durant la rencontre. Ils ont, depuis, été placés en garde à vue pour exhibition de signes symboliques d'une idéologie raciste et xénophobe. Le groupe messin pour Tours-Metz (Site officiel FC Metz) Voici les joueurs qui se rendront à Tours vendredi à l'occasion de la 20ème journée de Ligue 2. Gardiens : Vailati, Ruffier Absents : Cardy (épaule), Chrysostome (laissé au repos), Delgado (genou), François (genou), Chapuis (mollet), Babacar Gueye (choix de l’entraîneur), Anastassowa, Marichez, Gestede Gagner pour effacer l’amertume Le déplacement des Messins à Tours vendredi est l’occasion de regoûter aux joies de la victoire. Et ainsi, d’entretenir l’espoir de la remontée en fin de saison. Yvon Pouliquen croit en la réaction de ses joueurs et en la qualité de son groupe. Après la Coupe de la Ligue, le Championnat. Après la pluie, le beau temps ? Pour son premier match de Ligue 2 de l’année 2009, le FC Metz se trouve déjà face à l’obligation de rebondir quelques jours après la désillusion qu’il a connue sur la pelouse vannetaise. Un match qui arrive sans aucun doute à point nommé pour l’entraîneur lorrain : « La déception est encore fraîche. Nous avons l’obligation de réagir. Ce n’est pas plus mal que cette rencontre arrive aussi tôt. C’est un challenge à relever », estime Yvon Pouliquen. Tours - Metz, 20ème journée de Ligue 2 Metz-Ajaccio fixé au 27 janvier La date et l'horaire du match Metz - Ajaccio sont connus. (RL)Metz : deux mois déjà Trois jours après sa sortie de route à Vannes, le FC Metz retrouve ce qui constitue dorénavant sa seule et unique préoccupation : le championnat. Où son dernier succès remonte au 17 novembre. Le contexte. Metz a enchaîné les faux départs. Le premier, indépendant de sa volonté, puisqu’imposé par le froid qui avait conduit au report de la réception d’Ajaccio, le 9 janvier, n’a pas prêté à conséquence. Difficile d’en dire autant du deuxième : en manquant leur entrée dans la nouvelle année, mardi soir sous le ciel breton, les Messins ont d’abord quitté la seule cour de récréation qui leur restait. Oubliée, donc, la perspective du dernier carré de la Coupe de la Ligue. Aujourd’hui, l’horizon grenat se limite au seul championnat, où le ciel n’invite plus franchement à la rigolade. Un faux pas, ce soir, à Tours, et Metz entrerait demain dans son troisième mois d’activité sans succès. Les jambes d’automne sont un souvenir bien lointain : il faut, en effet, remonter au 17 novembre 2008 pour retrouver trace de la dernière victoire messine en Ligue 2 (Strasbourg, 3-2). Depuis ? L’équipe d’Yvon Pouliquen a enchaîné les contre-performances, quittant au passage la Coupe de France à Créteil, et enregistrant surtout deux défaites consécutives en championnat, face à Angers puis à Troyes. Germano Vailati : «Et surtout rester soudés» Le nouveau numéro 1 messin insiste sur la nécessité d’oublier la déception liée à l’élimination à Vannes. Quelle impression gardez-vous de votre première apparition officielle sous le maillot messin, mardi à Vannes ? «Disons que jusqu’à la fin de la prolongation, ces impressions étaient plutôt bonnes. Tout le monde s’est battu, nous avons concédé très peu d’occasions. Après, il y a eu cette séance de tirs au but avec le résultat que l’on sait… Mais il faut tourner la page rapidement. Pour moi, c’est fait, je suis dans le match de Tours.» «Tout le monde bosse dur» Pour Metz, le reste de la saison se limitera au championnat, où il reste sur deux mois sans victoire. Le rendez-vous de Tours peut-il être considéré comme un tournant ? «Non. Chaque match est un tournant. Pensons à jouer, sans trop regarder le classement. A la fin du championnat, on parlera.» (Quotidien l’Equipe) Tours-Metz TOURS: Jehle – Dujeux, Tomas, Julio Santos, Bong – Atik, Ca (cap.), Englebert, S. Diarra – T. N’Diaye, Giroud. Remplaçants : Ribeiro (g.), Delétraz, Cetout, M. Faye, Y. Touré. Entraîneur : D. Sanchez. METZ : Vailati – C. Gueye, Vivian, Strasser, Rippert – Farina, Barbosa, Rocchi, Bessat – Bourgeois, P. Cissé ou V. Mendy.Remplaçants : Ruffier (g.), Johansen ou Agouazi, Brégerie ou Diagne, V. Mendy ou P. Cissé, Renouard. Entraîneur : Y. Pouliquen JANVIER EST SEMÉ D’EMBÛCHES pour Tours qui, après Metz, se déplacera à Lorient en Coupe, avant d’aller à Vannes en Championnat. « Le point pris à Montpellier (1-1 la semaine passée) est rassurant, car acquis avec la manière, note Daniel Sanchez, le coach tourangeau. Il faut enfoncer le clou contre Metz. Cette équipe traverse une mauvaise passe mais elle demeure une référence. » Tours veut conserver son statut de meilleure équipe à domicile. La défense est remodelée après les blessures de Mangane et de Koscielny. Le gardien, Jehle, effectuera un dernier test ce matin. Les Messins, eux, ont cent vingt minutes dans les jambes et une élimination à Vannes en Coupe de la Ligue aux tirs au but, après trois semaines de coupure.« Je suis plus inquiet par l’impact physique que mental lié à notre match de mardi, jugeait Yvon Pouliquen hier. Quant au reste, je peux choisir maintenant dans un effectif important. Nous savons qu’il faut être plus efficaces sur le plan offensif. » Bourgeois vient de marquer deux buts en deux rencontres mais deux matches en trois jours peuvent être lourds chez un joueur de dix-huit ans. À court de forme, Jestrovic ne figure pas dans le groupe tandis que Johansen est incertain en raison de douleurs à un tendon d’Achille et que B. Gueye rêve trop de partir pour être opérationnel. January 15 Ne pas se laisser abattre : à Tours, c'est le championnat !Les questions du jour : « A quoi sert l’ancien milieu strasbourgeois Johansen ? Il n’apporte rien à l’animation du jeu messin ! » « Le nouveau gardien helvète est bon sur sa ligne, mais sait-il sortir pour soulager sa défense ? » « Comment va réagir le groupe après cette nouvelle défaite ? » « Vannes ? Une mauvaise blague et des blessés importants » (SITE OFFICIEL FC Metz) « Tours ? Un match décisif » Germano Vailati a fait ses débuts en compétition mardi soir en Coupe de la Ligue à Vannes. Le gardien suisse revient sur la partie et nous raconte ses premiers pas en France ainsi que son intégration au sein de l’effectif grenat. Germano, comment vous sentez-vous au lendemain du match contre Vannes ? Cardy touché à l’épaule Le milieu de terrain souffre d’une entorse et sera indisponible une quinzaine de jours (RL) Metz face à sa vérité La Coupe de la Ligue n'est pas qu'un souvenir et les Messins doivent surmonter le traumatisme de leur élimination pour se remettre sur le droit chemin en championnat. Premier test dès demain à Tours. Le contraire semblerait étonnant, voire préoccupant : c'est un groupe messin traumatisé qui, hier, a traversé la France d'Ouest en Est, au lendemain de l'élimination de la Coupe de la Ligue, aux tirs au but, à Vannes (1-1, quatre tirs au but à trois). Yvon Pouliquen ne cherche pas à masquer la réalité : «Nous avons la tête dans le sac», admet l'entraîneur messin, pour qualifier l'humeur du moment. La commotion provient autant des circonstances de l'échec que du sentiment de gâchis qu'il suscite, deux mois après l'éclatant succès obtenu à Lyon. «Nous avons eu l'opportunité de tuer le match et de rentrer à la maison au bout de quatre-vingt-dix minutes», rappelle Pouliquen, une façon de ramener Metz à ses fatalités hivernales : «Comme en championnat, ce match nous rappelle la nécessité de concrétiser nos occasions.» LES PLUS Près d'un mois après la dernière apparition de Metz en compétition, douloureuse puisqu'il s'agissait d'un net revers à Troyes (3-1), tout n'a pas été négatif, mardi à Vannes. Yvon Pouliquen estime ainsi que l'élimination n'est aucunement liée à «un problème de volonté». «Je ne suis pas mécontent du contenu du match, s'agissant d'un match de reprise, poursuit-il. Notre solidité défensive dépend de notre bloc et, sur ce plan, nous n'avons pas failli.» Alignée pour la première fois, la paire Bourgeois - Mendy a démontré une complémentarité intéressante, «une offre nouvelle» bientôt renforcée par l'arrivée à niveau de Nenad Jestrovic. Enfin, dans les buts, Germano Vailati a montré une présence rassurante derrière une défense soucieuse de reprendre confiance. LES MOINS Problème récurrent que n'a pas totalement solutionné l'émergence de Thibaut Bourgeois, deux buts en deux matches (à Troyes et à Vannes) : Metz rencontre de réelles difficultés dans la finition, qui expliquent en grande partie pourquoi les Lorrains n'ont plus gagné depuis le 17 novembre (3-2 face à Strasbourg), soit une série d'insuccès aujourd'hui portée à cinq rencontres. «Il en résulte des réticences sur le plan de la construction, et un manque évident de confiance dans la finition», relève Yvon Pouliquen. Les Messins, cette saison, ont déjà prouvé leur capacité à évoluer à un niveau bien plus élevé que celui manifesté depuis près de deux mois. Il leur faut donc, urgemment, se remettre sur le droit chemin. L'AVANT TOURS «Nous avons laissé des plumes dans le match de Vannes, affirme Yvon Pouliquen. Physiquement, car nous avons joué pendant deux heures, avec un déclin évident sur la fin. Mentalement, en raison de l'élimination.» L'enchaînement immédiat avec un déplacement programmé dès demain à Tours pose donc une double question. La première tient aux capacités de rotation de l'effectif messin, qui a perdu Cardy et Delgado dans la bataille vannetaise. «Les possibilités de tourner existent, avec des joueurs qui sont demandeurs», note l'entraîneur, qui pourrait citer Agouazi ou Bessat, auteurs d'une bonne entrée en jeu mardi, mais encore Brégerie, Rippert ou Strasser. L'autre interrogation, cruciale, concerne les capacités de réaction d'une équipe dont le véritable caractère reste à définir. «Cette obligation de relever la tête nous est inédite, considère Yvon Pouliquen. A Tours, il ne s'agit peut-être pas d'un tournant, mais d'un match très important. C'est un challenge qui nous en dira beaucoup sur notre capacité à rebondir, laquelle déterminera la suite.» Début 2009, Metz part au devant de sa vérité. (Quotidien l’Equipe) TOURS - METZ TOURS. – Koscielny (petite entorse genou) a peu de chances de jouer. Dujeux et Delétraz sont en balance, côté droit. L’ex-Messin Mangane (élongation) est forfait. L’équipe probable : Jehle – Dujeux ou Delétraz, Tomas, Julio Santos, Bong – Atik, Englebert, Ca (cap.), Diarra – N’Diaye, Giroud. METZ. – Cardy (entorse accromio-claviculaire), Delgado et François (genou) ne participeront pas à la mise en place cet après-midi et sont forfait. Jestrovic est opérationnel mais ne devrait pas débuter. B. Gueye est susceptible de faire partie du groupe. L’équipe probable : Vailati – C. Gueye ou Brégerie, Vivian, Strasser, Rippert – Farina, Barbosa, Johansen, Bessat – Renouard, V. Mendy. January 14 FF : Metz coincé dans l'ascenseur
Metz coincé dans l’ascenseur. Après avoir été l’un des plus fidèles pensionnaires ligue 1, le club lorrain, trois descentes et deux remontées depuis 2002, passe désormais son temps à changer d’étage. Déstabilisant. «Ravivons la flamme » l’impératif un brin incendiaire accueillait en guise de vœux de nouvel an le visiteur du site officiel du SMS en ce début janvier glacé. Le club lorrain aurait bien besoin de se réchauffer après une année 2008 qui l’a vu relégué en ligue deux pour la troisième fois en six ans et une fin d’automne qui a soufflé le froid sur l’opération remontée immédiate. D’autant qu’en ce début de 2009 la vague de froid qui a submergé la France n’a pas vraiment épargné la Moselle. Jeudi midi, le dernier match de la phase aller face à l’A.C. Ajaccio a été annulé en raison du gel et les messins vont finalement renouer avec la compétition en 2009 à Vannes, ce mardi, en quarts de finale de la coupe de la ligue. Les trois relégués de la saison dernière, avec Strasbourg et Lens, Metz, désormais à quatre points du podium avec un match en moins, est le prétendant à l’ascenseur le plus difficile à cerner. La saison d’après. Après la pire saison du FC Metz en ligue 1, le rebond s’est quelque peu amorti avec la fin de l’année 2008 et deux défaites, contre Angers (zéro à 1) et Troyes (3 à 1). L’inquiétude et le doute s’étaient invités au pied du sapin à la trêve mais le changement calendaire semble les avoir enfouis sous la glace qui emprisonne le canal de la Moselle, fiché au pied du siège du club. Cela fait désormais un an qu’Yvon Pouliquen, l’ordonnateur désigné de ce troisième défi en sept ans, est à la baguette. À l’heure d’un premier bilan, le coach breton, sous contrat jusqu’en juin 2010 et qui n’a encore jamais réussi une montée de la ligue2 vers la ligue 1, l’estime « correct ». « Lors de la deuxième partie de la saison en ligue un, on a réussi à redorer le blason du FCM en évitant de battre de tristes records auquel on nous vouait, juge l’entraîneur dont Carlo Molinari moque le tabagisme actif. En moyenne, un tiers des équipes reléguées remonte. C’est un challenge difficile car il faut remettre un groupe dont le bon sens. Mais s’il y a plus de prétendant à la montée cette saison, je reste optimiste. Je serais inquiet si on n’avait pas d’occasions. Ce qui nous a manqué depuis le début du championnat, c’est l’efficacité. » Un constat partagé par tous sur les bords de la Moselle, alors que Metz n’est plus qu’un prétendant parmi d’autres à la montée. « Le match perdu contre Angers à domicile puis la défaite à Troyes (trois à un) nous ont confortés dans l’idée d’un déficit d’adresse devant le but, analyse, dans le salon du conseil d’administration qui donne sur le stade Saint-Symphorien, Joël Müller, le directeur sportif messin. C’est ce qui nous a manqué dans certains matchs. Nos attaquants n’ont plus la réussite d’il y a deux ans et sont un peu trop naïfs. C’est pourquoi on a décidé de prendre un garçon expérimenté qui connaît l’environnement avec Nenad Jestrovic. »le tandem sénégalais formé par Papiss Cissé (cinq buts) et Babacar Gueye (un but) ne fait en effet plus la paire comme il y a deux saisons et c’est toute l’attaque qui patine (11e attaque de ligue deux avec 19 buts) ; d’aucuns attribuent surtout ce passage à vide à l’absence du gardien et capitaine Christophe Marichez , un guide out depuis la mi-octobre et opéré d’une épaule fin novembre, dont le retour n’est pas attendu avant mars, si ce n’est plus tard. « Avec la blessure de Marichez, il y a eu une cassure, observe Carlos Molinari, le président. On a mis du temps à s’en apercevoir mais sa présence est indispensable. » Un être vous manque et la remontée s’est donc compliquée… Entre deux eaux. Décroché des premières places, Metz n’entend pas se résigner à une aventure prolongée à l’échelon inférieur. Mais, à l’image du siège du club installé sur l’île enserrée entre le bras mort de la Moselle et son canal, Metz se retrouve désormais entre deux eaux et cherche sa place en ligue deux avec les moyens d’une formation de ligue un, qui le rejette invariablement depuis les années 2000. « Rester en ligue 2 fait qu’on devient un club de ligue 2, explique Müller. On le voit avec les difficultés du Havre ou avec des clubs comme Montpellier ou Guingamp. Il faut tout faire pour remonter et retrouver un rang plus conforme au passé du FCM. En ce moment, on est entre les deux divisions. Si on remonte, il faut se donner les moyens de rester en ligue un. » La passation de pouvoirs avec l’arrivée de Bernard Serin à la tête du club, au printemps dernier, répond à cette nécessité qui a permis au club d’amorcer un tournant. La régie commerciale a été internalisée. Bernard Zénier est devenu l’ambassadeur du club dans la discussion de nouveaux contrats de partenariat. Et le club avance sur le dossier d’un nouveau stade (voir ci-contre). Renouer avec les hauteurs. « Après 35 ans de présence sans interruption en ligue un, on descend trois fois en six ans… On a toujours autant de mal à les digérer reconnaît Molinari, désormais actionnaire minoritaire du FCM. La première, on est sous le coup de la surprise. La deuxième, ont y est préparé mais la troisième est plus difficile à accepter car la répétition met en évidence un manque de moyens. Il nous faut trouver des recettes nouvelles en dehors d’un classement stabilisé en ligue un. Par son vécu dans l’industrie, Bernard Serin nous a beaucoup apporté. On a l’organisation d’une grande société. » Pour renouer avec les hauteurs et y faire moins pâle figure que la saison passée, il reste encore 20 matches. Les messins peuvent s’appuyer sur leur premier passage express en ligue deux lors de la saison 2002 2003, où ils présentaient un bilan équivalent au même temps intermédiaire avec 29 points au soir de la 18e journée de ligue 2 (huit victoires, cinq nuls, cinq défaites). « Si on prend autant de points que lors de la première partie de la saison, on ne sera pas loin du compte, pronostique Müller. L’une des clés de la fin de saison résidera dans la capacité du groupe à se fixer des objectifs communs. » Les messins savent qu’ils ne peuvent déjà plus se permettre de jouer avec le feu. Un an de gestation pour une nouvelle enceinte. Actionnaire majoritaire et vice-président exécutif du FCM, en charge du projet de dynamisation des ressources financières, Bernard Serin gère notamment le dossier du stade des grenats. L’ex-directeur général de Sollac, sponsors historiques du FCM en compagnie du président Carlo Molinari, à d’ailleurs rencontré le 5 janvier dernier Bernard Laporte, secrétaire d’État aux sports, pour évoquer ce chantier qui est aussi entre rénovation de Saint-Symphorien et construction d’un nouveau stade n’excédant pas 40 000 places. « On a voulu le rendre attentif à notre situation et à celle d’un club qui demeure une place forte du football français avec un bassin de population de près de 1,5 millions de personnes. Ce qui place Metz et sa région derrière Paris, Lyon, Marseille et Lille, révèle le capitaine d’industrie. En réfléchissant au projet grenat 2010, qui prévoyait un réaménagement du stade Saint-Symphorien, on s’est rendu compte que de nombreux clubs se lançaient dans des stades neufs qui s’avéraient plus intéressants pour les investissements privés. Depuis septembre, le paysage politique est figé à Metz (NDLR : dont la municipalité a changé de couleur aux dernières élections). On est en contact avec la mairie, les conseils général et régional pour converger sur le projet. On essaie de tirer des enseignements des autres dossiers de même nature en ligue 1. un club de foot ne peut financer seul son stade et cela nécessite des montages financiers complexes. Cela peut être long, mais si on veut prétendre à l’euro 2016 (auquel la France est candidate à l’organisation), il faut que la nouvelle enceinte soit terminée en 2014. Il faut bien sûr que les résultats suivent, même si ce projet ne serait pas remis en cause en cas d’échec dans la remontée en ligue 1 cette saison. » 2009, cru Bourgeois ? Selon le tableau récapitulatif de la ligue, Metz n’a enregistré qu’un seul renfort cet hiver avec le retour de l’attaquant serbe Nenad Jestrovic, 32 ans. Les dirigeants messins se plaisent, eux, à en compter trois. Pour assurer l’intérim dans le but, en l’absence de Christophe Marichez, Metz s’était bien fait prêter en novembre par le FC Sion Germano Valaiti (28 ans, trois sélections), mais le gardien international helvète n’est qualifié que depuis… Le 1er janvier. Mais c’est surtout Thibault bourgeois, 19 ans depuis la semaine dernière, qui suscite le plus d’espoir et dont l’éclosion hivernale pourrait remédier à l’inefficacité de l’attaque messine (19 buts). Le buteur de la génération 90,celle de Miralem Pjanic, a constitué l’une des seules satisfactions de la fin de 2008, déjà buteur dans ses premières minutes en pro. « En début de saison on est parti avec l’idée qu’il allait venir progressivement, explique Joël Müller, le directeur sportif messin. C’est un joueur de talent. Un attaquant qui possède une belle qualité de frappe, capable de jouer en pointe ou décroché. En un quart d’heure à Troyes (trois à un), il a d’ailleurs trouvé le moyen de marquer… » Carlo Molinari est lui aussi sous le charme qui a encore opéré jeudi dernier lors de l’opposition improvisée dans le froid glacial après l’annonce de l’annulation du match contre Ajaccio, où l’international des moins de 19 ans a claqué deux des trois buts de son équipe. « Il me rappelle Bernard Zénier. C’est un phénomène… Diabolique » « c’est un joueur de surface qui sent le but », résume Yvon Pouliquen qui l’a lancé dans le grand bain dans l’Aube en décembre. Habitués à sortir du tamis de son centre de formation des pépites, le FC METZ n’a visiblement pas encore épuisé son bon filon… » a court de compétition, de rythme, Metz n'a pas perdu l'essentiel dans cette affaire : Bourgeois, le complément idéal de MendyLa petite phrase du jour : « Renouard devrait apprendre à faire une louche, histoire d’assurer la soupe messine » (Quotidien l’Equipe) VANNES (L 2) -METZ (L 2) : 1-1 (1-1 ; 4-3 aux t.a.b) Heureux Vannes ! VANNES – (Morbihan) À L’HEURE où l’on s’interroge sur la pertinence d’une véritable trêve hivernale et, subséquemment, de l’allègement du calendrier, la rencontre d’hier soir entre deux des quatre représentants de L 2 n’a pas contribué à offrir la meilleure des publicités à cette Coupe de la Ligue. La dernière née des compétitions nationales offrira une première demi-finale – le lieu restant à tirer au sort demain – entre Nice et Vannes, venu à bout de Metz à l’issue des tirs au but. C’est donc le suspense qui aura maintenu l’intensité de cette confrontation, la magnifiant naturellement dans son épilogue avec cette série de face à face toujours aussi indécise. Pour sa première saison chez les professionnels, et donc la découverte de cette Coupe, le VOC peut déjà rêver de Stade de France. Avec un maintien en Ligue 2 en excellente voie à mi parcours (8e place, 28 points), sa saison pourrait s’avérer beaucoup plus séduisante que celle de son adversaire du soir, descendu du podium en championnat et qui n’aura donc pas réédité sa performance du tour précédent en se qualifiant à Lyon (3-1). Plus de buts que d’occasions Longtemps, dans cette rencontre fermée, il y eut donc nettement plus de buts que d’occasions, les deux réalisations, dans le temps réglementaire, étant intervenues sur coups francs. Le premier en faveur du VOC, quand l’énième tentative de Lebouc semait le brin dans la surface lorraine, ce dont profitait le capitaine Hervé, qui marquait au point de penalty (1-0, 45e). La réponse des Mosellans intervenait logiquement au début de la seconde période, le coup de pied travaillé de Barbosa trouvait la tête du prometteur Bourgeois dans la surface (1-1, 50e). Hormis ces deux coups d’ « éclat », les deux équipes s’étaient donc maîtrisées, à défaut de maîtriser beaucoup de choses dans leur jeu. Tout cela ne valait pas la pleine lune qui toisait l’urbain stade de la Rabine. La différence entre des Vannetais, qui disputaient leur 3e match depuis la reprise, et des Messins, privés de compétition depuis le 19 décembre, soit vingt-cinq jours, apparaissait donc infime, au moins jusque dans les ultimes instants. Les Bretons accéléraient enfin et les frappes de Bourhani (87e) puis Lebouc (90e + 3), repoussées par Vailati, matérialisaient une emprise nette, mais trop tardive. Les Lorrains se créaient cependant l’occasion la plus franche, mais, seul face à Revel, Renouard perdait son duel (90e + 1). Le signe d’une prolongation à leur avantage, même si Lebouc trouvait le poteau (102e). Cette supériorité était accentuée, dans les secondes suivantes, par l’expulsion logique de Gimbert pour un tacle horrible sur Mendy. Les Morbihannais, qui recevaient pour la 5e fois en autant de matches dans cette compétition, parvenaient pourtant à tenir, malgré, successivement (109e), un tir de Renouard, repoussé, et une tête de Bourgeois sur le poteau. La séance des tirs au but finissait par leur sourire, comme contre Valenciennes (3-3, 5-4 aux t.a.b.), en 16es de finale. Merci qui ? Revel, bien sûr ! Temps frais. Pelouse en mauvais état. 5 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Auriac. 1-0 : HERVÉ (45e) ; 1-1 : BOURGEOIS (50e, passe de Barbosa). 0-0 : Vivian ; 1-0 : Sammaritano ; 1-1 : Agouazi ; 2-1 : Diguiny ; 2-2 : Delgado ; 3-2 : Talmont ; 3-3 : Bessat ; 4-3 : Quintin ; 4-3 : Renouard. Remplacements 16e : Avezac par SAMMARITANO (note : 6). 114e : Bourhani par DIGUINY et Hervé par SOUMARÉ. Non utilisés : Costil (g.), Chavas, Pierre-Louis, Le Hénaff. Entraîneur : S. Le Mignan. Remplacements 33e : Cardy par AGOUAZI (note : 4). 71e : Johansen par BESSAT (note : 5). 77e : Barbosa par RENOUARD. Non utilisés : R. Ruffier (g.), Brégerie, Strasser, Farina. Entraîneur : Y. Pouliquen. Vannes : les cartons 1 avertissement : Talmont (79e, jeu dur sur V. Mendy). 1 expulsion : Gimbert (102e, tacle dangereux sur V. Mendy). Metz : les cartons 3 avertissements : Agouazi (37e, tacle irrégulier sur Sammaritano) ; Chrysostome (73e, tacle à retardement sur Gimbert) ; Bessat (106e, semelle sur Revel). 1 C’est la première fois que Vannes se qualifie pour une demi-finale de Coupe nationale. Les Morbihannais se sont qualifiés pour la première demi-finale de leur histoire en sortant Metz aux tirs au but. la 5e fois en autant de matches dans cette compétition, parvenaient pourtant à tenir, malgré, successivement (109e), un tir de Renouard, repoussé, et une tête de Bourgeois sur le poteau. La séance des tirs au but finissait par leur sourire, comme contre Valenciennes (3-3, 5-4 aux t.a.b.), en 16es de finale. Merci qui ? Revel, bien sûr ! Revel remet ça LE JOUEUR CLÉ : REVEL (Vannes), 8 Artisan de la montée en L 2, Christophe Revel est resté à Vannes malgré l’arrivée de Costil. Désormais doublure, il s’éclate dans les coupes nationales, que Le Mignan lui fait disputer. Il est même en passe de se tailler une réputation de Landreau local. En seizièmes, il avait écœuré les Valenciennois lors de la séance de tirs au but. Hier, il a encore qualifié son équipe en repoussant les tentatives de Vivian et Renouard. Mais il avait aussi sauvé son équipe à la dernière minute en s’interposant face à Bourgeois (90e+ 1). VANNES LE FC METZ a profité du mercato pour faire revenir Jestrovic. Mais hier, Pouliquen a peut-être enfin trouvé une paire complémentaire. Privée de ses quatre titulaires, la défense vannetaise n’a pas eu le temps de se régler face à la vitesse et la percussion de MENDY. BOURGEOIS, son compère, a d’abord été impressionnant de justesse mais il a baissé de pied après le repos et a raté une balle de match (90e+ 1). Globalement, les deux pointes messines n’ont pas toujours été approvisionnées avec suffisamment de précision par le décevant JOHANSEN et l’irrégulier BARBOSA. Derrière, CHRYSOSTOME et VIVIAN ont joué dur, faisant passer une sale soirée à GIMBERT. Plus assez lucide, le « taureau de la Rabine » a vu rouge, après un tacle sur la cheville de Mendy (102e). SAMMARITANO, entré précocement, s’est montré plus actif à gauche que BOURHANI à droite. LEBOUC fut le plus dangereux, notamment sur les coups de pieds arrêtés dont il a l’exclusivité. Généreux, AUVRAY a aussi été trop brouillon. À ses côtés, HERVÉ a rendu une copie propre. RÉACTIONS Christophe REVEL (Vannes OC) : « Je ressens un peu la même sensation que face à Valenciennes en 16es (3-3, 5-4 aux t.a.b.). Ce qu’on a fait à dix, c’est énorme. Je le répète, c’est encore un groupe qui a gagné. La victoire n’est pas usurpée. On commence 2009 comme on a fini 2008. C’est magique. Sur les penalties, ce n’est pas moi qui ai la pression, j’aime ça. Le tireur doit faire cinquante mètres et on voit le visage de certains se décomposer. Pour la demi-finale contre Nice, j’espère qu’on va recevoir pour faire encore la fête à la Rabine. Je n’avais jamais vu le stade comme ça. À chaque match, on marque l’histoire du club. En demi-finales, on fera comme les autres, on jouera pour aller au Stade de France. » Stéphane LE MIGNAN (entraîneur de Vannes OC) : « Jusqu’au carton rouge, on maîtrisait le match. Ensuite, on a su compenser par une énergie plus grande. Je crois qu’on avait plus envie qu’eux. La victoire est logique. On est en demi-finales grâce à un groupe formidable qui sait se concentrer sur chaque objectif, d’un côté le Championnat, de l’autre les Coupes. On est passé à l’énergie, les jambes étaient fatiguées mais on a encore été très costauds dans les têtes. » Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) :« Faire120minutes et finir aux tirs au but… C’est la loterie. Après vingt jours sans match officiel, l’équipe a relativement bien tenu son rang. On a été dangereux, on est revenus au score et on a eu une balle de match à la dernière minute. Au final, il y a beaucoup de regrets et de déception. » (RL) coupe de la ligue (quarts de finale) Metz est de la revue Battus aux tirs au but à Vannes après une prestation insuffisante, les Messins ne rejoindront pas le dernier carré de la Coupe de la Ligue. Il leur reste le championnat, et bien des regrets. Au cœur de la froide nuit bretonne, le destin du FC Metz a donc épousé le scénario du pire. La pénombre d'une élimination aux tirs au but face à un promu en Ligue 2 après la lumière d'un exploit retentissant, le 11 novembre dernier à Lyon. Tout ça pour ça : une épopée inachevée, une débauche d'énergie de plus de deux heures réduite à néant, l'énorme frustration d'une élimination au jeu du hasard et, déjà, le retour à l'austérité du championnat, dès vendredi, à Tours. C'est moche, terriblement rageant, et probablement coûteux, au moins à court terme. La façon dont les Messins ont négocié la série des tirs au but, une heure avant minuit, reflète assez bien l'inconsistance de leur prestation et reprend le chapelet de regrets exprimés pendant la soirée. Entre un raté de Vivian pour commencer, un autre de Renouard pour finir, et la réussite parfaite des Vannetais dans cet exercice qui leur avait déjà souri en seizièmes de finale, Metz a bouclé la boucle de ses insuffisances. Le piège s'est donc refermé sur des Lorrains n'ayant pas véritablement justifié leur statut de favoris, face à un adversaire présumé inférieur malgré ses précédentes victoires sur Valenciennes et Auxerre. Yvon Pouliquen avait raison, la veille, de rappeler combien l'exploit de Gerland était loin. Ce matin, il n'existe plus, ou seulement pour aviver des regrets qui ne serviront pas la cause messine, dans les jours à venir : Metz se sera donc contenté d'arrivé en quarts en Vannes. Les Bretons avaient réussi un premier exploit, à la fin de la première mi-temps : celui d'avoir marqué un but sans s'être créé la moindre occasion ! Un coup franc renvoyé dans les pieds de Laurent Hervé, une reprise traversant la défense, et Metz se trouvait mené au score après avoir pourtant traversé la première période sans vraiment trembler, mais sans totalement y mettre toute la hargne requise, notamment dans le dernier geste. L'entame de la deuxième mi-temps a pourtant permis aux Messins de se remettre dans le sens de la marche, sur un ballon effleuré par le jeune Thibaut Bourgeois sur un coup franc de Barbosa. Mais le sens de la marche n'allait se confondre qu'avec la direction des prolongations, puis des tirs au but. La prolongation n'aurait pourtant pas eu lieu d'être, si Renouard n'avait pas manqué son duel avec Revel, tout au bout du temps réglementaire : figé face au gardien vannetais, l'attaquant messin entré en jeu à la place de Barbosa n'a pas réussi à faire mouche, et Metz a laissé passer une occasion en or d'en finir avec ce fichu piège. «On a perdu, on a perdu» Très vite, dans la demi-heure supplémentaire, Vannes s'est retrouvé à dix, après l'exclusion logique de Gimbert, auteur d'un tacle coupable sur Mendy. Metz n'en a rien fait, alors qu'il venait déjà de sentir le vent du boulet après une reprise de Lebouc sur le poteau. Le coup de pouce du destin et la supériorité numérique n'ont donc pas suffi, c'est dire si Metz n'avait pas de quoi prétendre à grand-chose, finalement. Malmenés mais héroïques, les Vannetais ont eu, eux, le mérite d'y croire jusqu'au bout, et de négocier impeccablement leur série de tirs au but. Dans ces cas-là, les regrets l'emportent sur tout le reste. Surtout quand la défaite, aussi courte soit-elle, prend les allures d'une contre-performance, une de plus en l'ajoutant à la mauvaise fin d'année 2009 des Messins. «Nous avons produit de bonnes choses, retrouvé des valeurs un peu oubliées ces derniers temps mais, en Coupe, seule compte la qualification», a résumé Vivian. Dans la bouche de Cédric Barbosa, cela donne ce commentaire concis autant qu'amer : «Ça s'est joué à pas grand-chose, on a perdu, on a perdu, on va essayer d'avancer.» «Il va falloir passer à autre chose et être fort mentalement», résume l'entraîneur, Yvon Pouliquen. Autre chose, en l'occurrence, c'est la course à la remontée en Ligue 1, les mains dans le cambouis, dans deux jours à Tours pour commencer. Réactions Yvon Pouliquen: «C’était la loterie» Stéphane Le Mignan (entraîneur de Vannes) : «Le match a eu du mal à se lancer. Par la suite, nous avons maîtrisé pas mal de choses jusqu’à ce carton rouge de Gimbert. Mes joueurs avaient beaucoup d’envie, peut-être un peu plus que ceux de Metz. Nous avons compensé cette infériorité numérique par une plus grande débauche d’énergie, même s’il a fallu aller jusqu’aux penaltys pour décrocher cette qualification». Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «C’était la loterie. On a beaucoup de regrets de quitter cette compétition aux portes des demi-finales. On savait que ce serait difficile dans la prolongation. Maintenant, il va falloir passer à autre chose. C’est d’autant plus dommage que nous avons eu une balle de match…» (Site officiel FC Metz) La demi-finale échappe à Metz Les Grenats ont été éliminés de la Coupe de la Ligue par Vannes au stade des quarts de finale de la compétition. Les Bretons l'ont emporté aux tirs aux buts, après que les deux équipes se soient séparées sur le score d'un but partout. La Coupe de la Ligue, c'est fini. Après avoir triomphé dans l'enceinte de Gerland, les Messins ont terminé leur belle aventure au stade de la Rabine, à Vannes, sur une cruelle séance de tirs aux buts. Une élimination d'autant plus frustrante que la troupe d'Yvon Pouliquen aurait pu s'en tirer à bon compte au terme d'une partie fermée et équilibrée dans son ensemble. Mais le portier vannetais Revel s'est révélé décisif. Une première fois... 18 ans Gambardella : les 18 ans se qualifient face à Epinal Les Grenats se sont qualifiés pour le prochain tour de la Coupe Gambardella dimanche dernier à Epinal, 1 à 0. January 13 Fermez les vannes, et plantez pour pouvoir moissonner !Les petites phrases du jour : « Ce soir, pas question de déconner, ni devant, ni derrière ! » "Au moins, maintenant, on en est sûr : si des joueurs de foot signent à Marseille, ce n'est pas à cause du climat!" RL) Metz : attention à la marche ! Vainqueurs sublimés à Lyon au tour précédent, les Messins doivent montrer qu’ils ne forment pas seulement une équipe de coups d’éclat. A Vannes, ils bataillent pour une place dans le dernier carré de la Coupe de la Ligue, à une longueur du Stade de France ! Le contexte. La dernière sortie officielle des Messins remonte au 19 décembre 2008, et c’est un souvenir traumatisant : celui d’une nette défaite à Troyes (3-1) subie notamment par une défense en carton pâte. Depuis, éliminés de la Coupe de France puis victimes de la vague de froid, ils s’entraînent sans jouer, ce qui est encore pire que l’inverse. «D’une certaine manière, reconnaît donc Yvon Pouliquen, leur entraîneur, nous partons dans l’inconnu. Mais il n’y a pas spécialement d’inquiétude, au-delà de celle liée habituellement à un match de reprise. Nous nous entraînons depuis trois semaines sans pouvoir nous mesurer à la compétition. Mais je sens des joueurs désireux de repartir sur de bonnes bases. » Plus qu’une nécessité : un impératif pour Metz, vainqueur d’un seul de ses six derniers matches de l’année 2008. Vannes se trouve dans de toutes autres dispositions : celles d’une équipe qui vient de jouer, et de gagner, vendredi dernier, en championnat, face à Nîmes (1-0). Au classement tronqué de Ligue 2, les Bretons n’apparaissent plus qu’à un point de leur adversaire du jour. Bourgeois d’attaque Soumis à une cascade de défections, les Vannetais doivent rebâtir une défense. Yvon Pouliquen, quant à lui, a plutôt l’embarras du choix : hier, à l’issue de l’ultime séance d’entraînement sur le terrain de Carnac (Morbihan), l’entraîneur messin n’avait pas choisi l’identité des deux joueurs à exfiltrer de son groupe, appelés à suivre le match des tribunes en compagnie de Nenad Jestrovic, le dernier arrivé, encore à court de forme. Dans son onze de départ, sur la foi de la forme du moment, Yvon Pouliquen pourrait lancer le jeune Thibaut Bourgeois, dernier buteur en date, aux côtés de Victor Mendy, voire Sébastien Renouard. En défense centrale, Damien Chrysostome retrouvera Matheus Vivian, trois semaines après la débâcle de Troyes. Au milieu, autour de Julien Cardy et Romain Rocchi, ils semblent être trois pour les deux places latérales : Cédric Barbosa, Vincent Bessat et Pascal Johansen. Enfin, Vannes - Metz marquera les débuts officiels du Suisse Germano Vailati dans les buts lorrains.
(Quotidien l’Equipe) VANNES (L 2) -METZ (L 2) L’occasion est trop belle Deux clubs de L 2, Vannes et Metz, ont l’occasion de se rapprocher du Stade de France, dans une moitié de tableau d’où Lyon a disparu. LA RABINE n’a jamais été aussi près du Stade de France. Deux victoires et le Vannes Olympique Club, pour sa première saison dans le football professionnel, pour sa première participation à la Coupe de la Ligue, s’inviterait dans un cadre beaucoup moins champêtre que celui du stade de la Rabine et ses 2 500 places assises. Depuis que Lyon a disparu du tableau, éliminé par Metz au tour précédent (1-3 le 11 novembre), la finale semble tout à coup moins inaccessible. L’équipe rescapée de ce quart de finale inattendu entre Vannes et Metz aura ensuite pour adversaire soit Nice soit Le Havre. Pas insurmontable, surtout si le vainqueur de ce duel de L 2 devait recevoir. « On est à deux matches du Stade de France. Cela paraît irréalisable mais, évidemment, les joueurs en parlent dans le vestiaire », reconnaît Stéphane Le Mignan, l’entraîneur des Bretons. Les Messins, eux aussi, ont cette idée en tête depuis qu’ils ont rejoint Carnac, dimanche, afin de préparer ce quart de finale dans des conditions plus clémentes qu’en Lorraine. Après avoir créé l’une des sensations de l’année à Gerland, on comprendrait mal que Metz, qui a déjà battu Vannes à domicile en Championnat (2-0), termine aussi sec un parcours rehaussé d’une telle performance. « Ça serait vraiment dommage de s’arrêter là, car on peut vivre une expérience fantastique, considère d’ailleurs le milieu défensif Romain Rocchi. Quand on se dit qu’on a gagné à Lyon, on se dit aussi qu’on peut gagner à Vannes... Mais le foot n’est pas si simple. » Le Mignan : « Vannes n’est pas favori » Metz, d’ailleurs, a un petit problème : il ne rencontre pas Lyon tous les week-ends. Régulièrement à la peine contre des adversaires supposés plus abordables, les Mosellans ont terminé 2008 par une effroyable performance défensive à Troyes (1-3), qui a fait resurgir de gros doutes sur leur capacité à envisager la remontée immédiate. « C’est l’un des problèmes de cette équipe, admet son entraîneur, Yvon Pouliquen. Elle est capable de faire des matches de haut niveau et d’enchaîner derrière avec d’autres rencontres de qualité moindre. » Les Messins n’ont pas joué en compétition depuis ce naufrage, il y a presque un mois, et abordent donc la rencontre sans beaucoup de repères. Ils joueront aussi avec un nouveau gardien, le Suisse Germano Vailati, recruté en novembre pour faire face à l’indisponibilité de Christophe Marichez, mais qui n’est qualifié que depuis le 1er janvier. « Vannes n’est pas favori, estime cependant Le Mignan, dont la défense est décimée par les absences (N’Diaye, Delhommeau, Leugueun, Faivre). Il y a un écart technique entre les deux équipes, et Metz n’a rien à envier à des effectifs comme Auxerre ou Valenciennes (éliminés par le VOC aux tours précédents). » Deux ans après son élimination logique en quarts de finale de la Coupe de France à Marseille (0-5), Vannes a pourtant une vraie chance à saisir, cette fois. Elle ne se représentera peut-être pas de sitôt. 65 % Soit le pourcentage de victoires (26 sur 40 matches) d'Yvon Pouliquen en Coupes nationales, depuis ses débuts d'entraîneur professionnel en novembre 2000 à Strasbourg (nov. 2000-2001), puis à Lorient (janv. 2002 - 2003), Guingamp (2004-sept 2005), Grenoble (2006-2007) et Metz (depuis janvier 2008). Il a gagné deux Coupes de France : en 2001 (avec Strasbourg) et en 2002 (avec Lorient). Remplaçants : Costil (g.) (30), Soumaré (29), Chavas (18), Diguiny (18), Avezac (15), Pierre- Louis (33), Le Hénaff (29). Entraîneur : S. Le Mignan. Absents : Delhommeau, Leugueun (adducteurs), Boudarène (tendon d’Achille), Bridonneau, O. N’Diaye (reprise), Sabin (genou), Ahamada (rééducation), Faivre (ligaments croisés), Lailler (g.) (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Remplaçants : R. Ruffier (g.) (16), Chrysostome (25), C. Gueye (2), Johansen (28) ou Cardy (6), Bessat (8) ou Renouard (26), Agouazi (10) ou Farina (23), Bourgeois (33) ou P. Cissé (18). Entraîneur : Y. Pouliquen. Absents : Gestede, B. Gueye, Jestrovic (reprise), O. Sissoko (cuisse), Marichez (épaule), Anastassowa (genou), C. Chapuis, Fallou, Léoni (choix de l’entraîneur). Suspendu : Rippert. (Site officiel FC Metz) Que du bonus Transféré cette saison du FC Metz à Vannes, Pascal Delhommeau retrouvera sur son chemin son ancien club à l’occasion des quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Entretien avec celui qui fut pendant deux années le n°4 grenat. Pascal, le match opposant le FC Metz à Ajaccio vendredi a été reporté en raison de la pelouse gelée à Saint-Symphorien. Qu’en est-il dans le Morbihan ? |
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