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    January 31

    Bonne semaine pour le FC Metz qui se soigne,se replace et engrange 3 pts de plus

    La petite phrase du jour : « trois matchs, neuf buts ! Bien…Continuez à vous tirer la bourre, les gars ! Mais les quelques matchs qui suivent me susurrent qu’il va falloir assurer plus derrière, désormais….Tout cela s’annonce palpitant : cela faisait longtemps !...»

    Julien François vers Tours

    Le milieu de terrain du FC Metz, Julien François, devrait s'engager dans les prochaines heures avec le club du Tours FC dans le cadre d'un prêt jusqu'à la fin de la saison. Le numéro cinq messin rencontrait en effet ce matin les dirigeants du club tourangeau afin d'en finaliser les démarches administratives. En fin de contrat avec le FC Metz en juin 2009, Julien François n'avait reçu aucune garantie de la part du club lorrain quant à une éventuelle prolongation de son contrat. Il a donc préféré choisir une option lui permettant de se relancer sportivement. Depuis qu'il a effectué son retour au sein de son club formateur, en juin 2006, François a porté le maillot grenat à 84 reprises en compétition, inscrivant trois buts dont un contre... Tours. Il fut l'un des artisans de la remontée de l'équipe mosellane alors dirigée par Francis De Taddeo voici deux saisons. Il retrouvera à Tours Gaétan Bong, également prêté par le FC Metz.

      Metz-Amiens, résumé en vidéo : http://www.webtv-fcmetz.com/video/iLyROoafJKv2.html

    Coupe Gambardella

    Réaction d'Eric Assadourian - entraîneur des 18 ans du RC Lens

    Eric, vous allez rencontrer Metz, ce dimanche, en 32e de finale de la coupe Gambardella, à domicile…

    « Je ne sais pas si nous pouvons dire que nous sommes satisfaits ou non avant un match. Il y a des points positifs. Nous rencontrons un club professionnel qui n’est pas dans notre groupe en championnat [Ndlr. Lens est 1er du groupe A avec 40 points et Metz est 1er du groupe B avec 41 points et un match de plus que Lens]. Dans le cas contraire, c’est toujours un peu gênant car on se connait bien et que l’on a envie de découvrir autre chose. Là, face à Metz, c’est favorable car nous allons rencontrer d’autres joueurs et une autre façon de voir les choses. Ce sont des aspects positifs tels que le fait de recevoir à la maison.  Nous allons avoir besoin du soutien de tout le club. Mais, nous ne nous prenons pas la tête. Nous avons un réel potentiel et nous nous concentrerons sur notre jeu, nos joueurs et sur notre façon d’appréhender ce match. Nous essayerons, à travers nos matchs, de continuer à progresser. C’est la meilleure façon de préparer toutes les rencontres à venir. »

     Il y a deux ans, les 16 nationaux lensois avaient été battus par Metz en phase finale du championnat. Est-ce l’occasion de prendre sa revanche ?

    « Il ne faut pas parler de revanche. Ce qui fait que la formation est différente du monde professionnel c’est qu’il y a des évolutions de part et d’autre. Il y a des progressions chez des joueurs : certains qui n’étaient pas forcément les plus forts il y a deux ans sont, aujourd’hui, au dessus du lot… Il y a beaucoup trop de modifications dans la formation pour se permettre de parler de revanche. Nous ne sommes plus en phase finale du championnat des 16 ans mais en match de Gambardella. Nous allons nous occuper de nous et de notre motivation. »

       

    (Site officiel FC Metz) Metz fait carton plein

    Trois jours après avoir battu Ajaccio, le FC Metz s'est imposé devant Amiens grâce à deux buts marqués au cours d'une première période parfaitement maîtrisée. Et si la suite fut un peu plus délicate, le résultat est au rendez-vous.

    La pelouse du Stade Saint-Symphorien n'a pas le temps de se réchauffer en trois petits jours, surtout si le thermomètre reste aussi rude avec les joueurs et surtout les supporters messins. Comme on pouvait s'y attendre, les conditions de jeu de ce Metz - Amiens étaient donc identiques à celles de la précédente rencontre qui s'est tenue sur le sol messin. Mais cette fois, pas question de manquer son entame du côté des Grenats. On le sentait dès les premiers instants de la partie : les hommes d'Yvon Pouliquen ne voulaient pas rééditer leurs faux départs récents contre Tours et Ajaccio. A chaque fois, ils avaient encaissé un but dans le premier quart d'heure.

    Cette fois, ce sont eux qui ouvrirent le score par l'intermédiaire de Papiss Cissé, qui posa les bases d'une prestation personelle de grande envergure. Dès la 16ème minute, le Sénégalais reprenait du pied gauche, sans contrôle, un centre de son compatriote Victor Mendy. Cela laissa Benoit Benvegnu sans réponse (1-0, 16°). Amiens ne se désarmait pas et utilisait Sébastien Heitzmann, son solide pivot, pour ouvrir des brèches aux anciens Messins Roy Contout et Abdoulaye Baldé, plaçés sur les côtés. Brèches refermées en dernier recourt par Germano Vailati. Notamment sur un coup-franc très bien frappé du second (19°).

    Mais si la partie s'équilibrait, les occasions messines restaient les plus dangereuses. Victor Mendy faisait trembler le gardien adverse au terme d'un joli mouvement collectif mené avec Papiss Cissé et Cédric Barbosa, d'une frappe enroulée du gauche qui aurait mérité meilleur sort (24°). Puis Cissé se mua en passeur à l'intention de Thibaut Bourgeois. Lancé en pleine surface par la remise de la tête de son compère de l'attaque, le jeune attaquant glissait le ballon entre les jambes du portier  amiénois pour son premier but à Saint-Symphorien (2-0, 35°).

     Metz était idéalement lancé dans cette partie. Et on croyait l'équipe lorraine intouchable après que Baldé ait trouvé la transversale dès le retour des vestiaires (47°). Mais les coéquipiers de Julien Cardy eurent un peu plus de mal au cours du second acte. Amiens domina et Metz essaya de contrer. Yvon Pouliquen fit entrer Romain Rocchi aux dépends de Thibaut Bourgeois pour renforcer ses fondations. Cela permit aux locaux de tenir jusqu'aux arrêts de jeu et de se procurer quelques occasions en contre. Papiss Cissé aurait d'ailleurs tué le match si Benvegnu n'était pas parfaitement sorti à son encontre (65°). Même chose pour Nenad Jestrovic, qui trouva le gardien picard sur la trajectoire d'un coup de tête bien senti (85°, photo).

    Au lieu de cela, c'est le puissant gaucher Abdoulaye Baldé qui finit par trouver la faille, redonnant espoir aux siens dans les arrêts de jeu de la partie. Germano Vailati ne pouvait pas faire grand chose face au missile de l'ancien Messin (2-1, 90°+1). Mais il était trop tard pour faire douter les joueurs du Club à la Croix de Lorraine. Ceux-ci enregistrent leur troisième victoire d'affilée et se replacent plus que jamais dans la course à la montée. Avant le déplacement à Boulogne sur Mer, vendredi prochain, le plein de confiance a été fait. Idéal pour voyager !

     (Quotidien l’Equipe) Metz fait le plein

    Les Lorrains ont remporté leur troisième victoire de suite et rejoignent Angers à la deuxième place.

    METZ

    POUR METZ, c’est une semaine qui peut tout changer. En deux matches à domicile, mardi contre l’AC Ajaccio (3-2) et hier soir face à Amiens, les Lorrains ont à la fois rompu avec l’irrégularité de leur première partie de saison et avec leurs difficultés domestiques. Hier, Metz a remporté sa troisième victoire de suite, une série inédite cette saison en Championnat, et provisoirement repris la troisième place du classement. De nouveau bien placé dans la course pour l’accession après quelques semaines incertaines, l’équipe mosellane peut aborder en confiance le triptyque qui l’attend maintenant : déplacement à Boulogne, puis réceptions de Lens et Montpellier.

    Ces deux succès en quatre jours confirment aussi que l’épaisseur de l’effectif messin est un atout inestimable pour les mois qui viennent.

    Yvon Pouliquen avait procédé hier à cinq changements par rapport au onze aligné mardi et le rendement de son collectif n’en a pas été affecté. Malgré l’état de la pelouse, ou grâce à elle peut-être, les attaquants messins ont vite donné le tournis à la défense amiénoise. Victor Mendy avait les jambes brûlantes après avoir regardé le match de mardi sur le banc et Papiss Cissé était à la fois audacieux et inspiré. Après un duel gagné sur un ballon aérien, il lançait un une-deux avec Mendy dont le centre en retrait lui permettait de réussir une frappe du gauche qui transperçait Benvegnu (1-0, 15e). Servi par Delgado, Cissé lançait ensuite Bourgeois, dont le tir écrasé du gauche filait entre les jambes de Benvegnu (2-0, 35e). Le jeune attaquant messin (19 ans) a inscrit son troisième but en quatre matches chez les pros hier. D’autres ont plus mal commencé.

    Metz s’est donc rendu la soirée facile, mais Amiens a pourtant tout fait pour lui compliquer la tâche. Et la rencontre aurait peut-être pris un autre tour si M. Moreira avait accordé le but inscrit par Baldé (47e).

    Après un tir violent d’Heitzmann, repoussé par Vailati, l’ancien Messin reprenait le ballon qui tapait la transversale avant de franchir la ligne, au vu des images télé, ce que le trio arbitral n’a pas vu... Amiens a aussi fait preuve d’une certaine fluidité dans le jeu et s’est créé une valise d’occasions franches. Mais Germano Vailati était dans un très bon soir, malheureusement pour Baldé (18e), Kadir (26e) ou Contout (68e), et ne s’est incliné que tardivement, sur une volée de Baldé (2-1, 90e + 1). Pour être juste, Metz avait aussi eu sa dose avec Mendy (24e), Cissé (32e), Bourgeois (37e) et Benvegnu avait mieux fini qu’il n’avait commencé, sortant deux tentatives de Cissé (83e) et Jestrovic (84e). C’est une belle semaine pour Metz. Pas pour Amiens, battu mardi à Dijon (1-2).

    L’HOMME CLÉ : P. CISSÉ (Metz), 8

    Sa semaine est à l’image de celle de son équipe : réussie. Après un pénalty contre l’AC Ajaccio (3-2), mardi, l’attaquant sénégalais a réussi l’un de ses meilleurs matches cette saison. Pas toujours efficace jusqu’ici, il a inscrit son septième but et donné une passe décisive lumineuse, de la tête, à Bourgeois.

    Temps très froid. Pelouse partiellement gelée et glissante. 7 139 spectateurs. Arbitre : M. Moreira.

    1-0 : P. CISSÉ (15e, passe de V. Mendy) ; 2-0 : BOURGEOIS (35e, passe de P. Cissé) ; 2-1 : Ab. BALDÉ (90e+ 1).

    Remplacements 58e : Bourgeois par ROCCHI ; 81e : Bessat par JESTROVIC ; 88e : Barbosa par STRASSER. Non utilisés : Farina, Renouard. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    Remplacements 72e : Nzonzi par GIRESSE ; 77e : Heitzmann par RAYNIER ; 86e : Contout par B. TRAORÉ. Non utilisés : Chabbert (g.), De Parseval. Entraîneur : T. Laurey.

    Metz : Aucun carton

    Amiens : Aucun carton

    3

    Pour la première fois en Championnat, cette saison, Metz a remporté une troisième victoire de suite, hier soir, après celles à Tours (4-1) et contre l’AC Ajaccio (3-2). Par deux fois cette saison, il avait réussi pareille série mais en tenant compte des coupes.

    RÉACTIONS

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « On a réussi une très bonne première période, ensuite on a un peu trop reculé et on s’est mis en difficulté. Mais l’objectif est atteint. On sait qu’il n’est jamais facile de gagner deux fois de suite à domicile. On était plus ou moins enterrés il y a quelque temps. J’espère qu’on va nous laisser tranquilles... »

    Thierry LAUREY (entraîneur d’Amiens) : « C’est une semaine noire. Après notre péripétie dijonnaise (Amiens menait 1-0 avant de s’incliner dans les dernières minutes),on espérait se refaire la cerise. Je n’ai pas grand-chose à reprocher à mes joueurs. Ils ont affiché l’état d’esprit que je recherche depuis le début de l’année en allant de l’avant. (Ironique.) J’aimerais aussi être sûr que le ballon d’Abdoulaye Baldé n’est pas entré dans le but (à la 47e). Je crois que c’est le tournant, parce qu’on a réduit le score trop tard. On n’est pas dans le Titanic mais le match de vendredi (contre Châteauroux) est important, c’est certain. »

    January 30

    Podium ? Quatrième tentative : la bonne ?

     La petite phrase du jour : « Ce soir : prendre enfin place sur le podium en empochant les trois points ! » ...Pour les journaux nationaux, vous demanderez à fredfred67 pour aujourd'hui !Ce spécialiste du copier blog sur site off se fera un plaisir de vous dénicher les articles et les mettre en forme! d'ailleurs, la prochaine fois que cela se reproduira, je me poserai la question : pourquoi se fatiguer à faire un blog, si les imbéciles détournent par facilité ? C'est donc un avertissement sans fraisFâché

    (Site officiel FC Metz) Avant Match

    Trois jours après son succès sur Ajaccio, l’équipe messine veut confirmer son retour au premier plan en l’emportant sur Amiens. Fief d’anciens Messins, le club picard reste sur une défaite à Dijon deux buts à un.
    Pouliquen ne lâche pas le morceau
    Même si sa formation reste sur deux victoires, agrémentées de sept buts marqués, le niveau d’exigence d’Yvon Pouliquen n’a pas baissé d’un pouce : « Si nous voulons figurer dans le trio de tête jusqu’au bout, nous devons faire mieux que lors de la phase aller. Mais ces deux résultats vont évidemment dans le bon sens. Et ils confirment aussi ce que nous pensions, à savoir qu’en s’accrochant nous allions finir par marquer, car les occasions étaient là. » Face à Ajaccio, l’entraîneur messin est revenu au 4-4-2 et sa formation a su se montrer dangereuse offensivement. De bonne augure pour la suite. C’est dans ce système qu’elle avait le plus peiné pour marquer au cours de la phase aller.
    Un duel d’anciens Louhannais
    Comme il occupe le flanc droit de la défense amiénoise, Samuel Allegro devrait croiser sur sa route Vincent Bessat. Les deux hommes partagent la particularité d’avoir été transférés de Louhans-Cuiseaux au FC Metz. Le Messin est actuellement en pleine forme. Avec trois buts et une passe décisive en deux matches, il est sans conteste le joueur Grenat de ce début d’année. Cette efficacité le place au second rang du classement combinant buts et passes décisives (3 passes, 3 buts soit un total de 6). Il n’est devancé que par Papiss Cissé, impliqué pour sa part dans huit buts messins. Des statistiques qui sont loin d’émouvoir son adversaire du soir : « C’est vrai qu’il est en pleine forme, mais il n’est pas le seul dans notre championnat. Toutes les semaines, j’ai face à moi de bons joueurs sur les côtés. En tout cas, nous n’allons pas nous focaliser sur lui. »
    Amiens, fief d’anciens Messins
    L’effectif d’Amiens compte pas mal de joueurs ayant porté le maillot frappé de la Croix de Lorraine. Roy Contout (18 matches, 4 buts) et Samuel Allegro (15 matches, 1 passe décisive) en sont les meilleurs représentants. Ablaï Baldé, prêté l’année passée en Moselle, arrive juste derrière avec 17 apparitions dont seulement 6 titularisations. Il a trouvé le chemin des filets à deux reprises et effectué une passe décisive. Pour finir, le plus malheureux est Sébastien Chabbert, qui a cédé son poste de numéro 1 à Benoit Benvegnu. Il n’a pas encore joué le moindre match cette saison.
    Le programme du week-end

    Les 18 ans partiront samedi pour Lens, où ils doivent affronter le Racing en Coupe Gambardella le lendemain (14h30).
    CFA : Strasbourg – Metz (remis)
    18 ans : Lens – Metz, dimanche 14h30
    16 ans : Torcy – Metz, dimanche 15h
    15 ans : Metz – Thionville (remis)
    14 ans : Metz – Schiltigheim, dimanche 15h, Synthétique Plaine Saint-Symphorien
    13 ans : Thionville – Metz (remis)
    12 ans : Raon l’Etape – Metz (remis)

    Yvon Pouliquen a sélectionné dix-huit joueurs pour le match contre Amiens. Remis de sa blessure à l'épaule, Julien Cardy réintègre le groupe.
    Le groupe :
    Ruffier, Vailati - Brégerie, C. Gueye, Delgado, Strasser, Vivian - Agouazi, Barbosa, Bessat, Rocchi, Farina, Cardy - Bourgeois, Cissé, Jestrovic, Mendy, Renouard

    Cissé et Mendy retrouvent la voix

    Sept buts inscrits lors des deux derniers matches : Metz débute 2009 au son d’une efficacité retrouvée. Papiss Cissé et Victor Mendy sont les premiers à s’en féliciter…

    Le premier a donné l’avantage à son camp il y a trois jours, face à Ajaccio, en transformant son deuxième penalty de la saison. Le second avait clôturé le festival offensif messin, le 16 janvier à Vannes. Le réveil de Papiss Cissé (19 matches, 6 buts) et Victor Mendy (18 matches, 3 buts) coïncide avec le regain d’efficacité observé du côté de Saint-Symphorien. Davantage habitués à se côtoyer sur le terrain, les deux attaquants se sont prêtés au jeu de l’interview croisée, hier, à la veille d’un rendez-vous d’importance face à Amiens. Bonne humeur en prime.

    Metz a inscrit sept buts lors de ses deux derniers matches de championnat. Comment expliquez-vous ce réveil de l’efficacité offensive ?

    Victor Mendy : «Tout le monde s’est remis en question. Aujourd’hui, on tire tous ensemble dans la même direction. Et puis, nous avons la réussite qui nous avait sans doute fait défaut avant la trêve.»

    Papiss Cissé : «Victor a raison, c’est le travail des six derniers mois qui commence à payer. Sur les deux derniers matches, j’ai ressenti une vraie solidarité, une vraie envie collective.»

    «Ils nous facilitent la tâche»

    En quoi cette solidarité facilite-t-elle votre rôle d’attaquant ?

    V. M : «Disons que l’ensemble des efforts réalisés par chacun nous soulage. Nous avons beaucoup de soutien, que ce soit avec Vincent (Bessat), Nicolas (Farina) ou Laurent (Agouazi) qui revient dans le jeu…»

    P. C : «Leur travail de percussion, sur les côtés et leur activité en général nous permettent de concentrer plus d’efforts dans l’axe. Ils nous facilitent la tâche.»

    Le FC Metz, et surtout ses attaquants, ont souvent été montrés du doigt au cours de la phase aller. Comment l’avez-vous vécu ?

    V. M : «On se sent mal, on ne peut pas dire le contraire. Ce qui me mettait la rage, c’était de voir qu’on parvenait à se créer des occasions, mais qu’on ne concrétisait pas, ou trop peu.» P. C : «Avant d’entendre les critiques ou de les lire dans la presse, je me remettais en question tout seul. Mais sans jamais baisser la tête.»

    «J’aime la concurrence»

    Votre secteur de jeu vous expose à une concurrence prononcée, avec l’éclosion de Thibault Bourgeois ou encore l’arrivée de Nenad Jestrovic. Gênant ?

    V. M : «Non, c’est ce qui fait vivre le groupe et nous permet de progresser. Quand tu vois quelqu’un derrière toi, tu te dis que tu n’as pas intérêt à relâcher.»

    P. C : «Moi, j’irais jusqu’à dire que j’aime la concurrence. Je me sens mieux quand il y a de la pression.»

    Dans quel rôle vous sentez-vous le plus à l’aise ?

    V. M : «Comme Papiss, je suis un joueur de profondeur. Mais lorsque l’entraîneur me fait jouer sur le côté, lorsqu’on joue avec trois milieux, je me donne autant.»

     P. C : «Victor a tout dit : ce que j’aime, c’est l’axe.»

    Pour finir, une qualité de votre coéquipier que vous aimeriez posséder ?

    V. M : «Sa faculté à conserver le ballon lorsqu’il est dos au but, avec un défenseur sur lui.»

    P. C : «Sans hésiter, sa vitesse. Il va trop vite. Heureusement d’ailleurs qu’il n’y a pas de radar fixe sur la pelouse!.»

    Et concernant le défaut ?

    P. C : «Il est feignant, c’est clair !»

    V. M : «Moi je dirais qu’il est égoïste avec le ballon. Si, si, il faut dire ce qui est (rires) ! Mais c’est aussi une qualité pour un attaquant.»

    L’adversaire en chiffres : Amiens en eau trouble

    Point commun entre le prochain adversaire de Metz et Lens ? Le nombre de défaites : comme leurs homologues nordistes, les Amiénois en ont concédé six. Mais tandis que les premiers pointent à la première place du classement, les seconds, eux, stationnent au treizième rang, à quatre longueurs seulement du premier reléguable brestois. La différence entre les deux parcours réside en bonne partie dans les neuf matches nuls réalisés par l’équipe de Thierry Laurey. Personne n’a fait mieux dans ce domaine… Relativement performant à domicile, où il a empoché quatre de ses cinq succès, Amiens pèche à l’extérieur : cinq de ses six échecs se sont déroulés loin du stade de La Licorne. Les Picards n’ont remporté qu’une seule rencontre loin de chez eux : c’était le 26 septembre 2008 à Sedan (0-1, 8e journée).

    Strasser «Jouer à Metz en L1 la saison prochaine»

    METZ SAIT RÉAGIR
    Deux victoires de suite et ça repart. Face à Tours (1-4) vendredi puis Ajaccio (3-2) mardi, Metz a su se remettre dans le sens de la marche après ses égarements de la fin d'année 2008. «On avait perdu bêtement contre Angers (0-1); face à Troyes, on avait commis des erreurs individuelles (3-1)», rappelle Jeff Strasser. «Pendant la trêve, on s'est surtout oxygéné le cerveau, on en avait besoin.» Les effets ne sont pas immédiats : depuis le banc de touche, le défenseur luxembourgeois assiste à l'élimination contre Vannes en Coupe de la Ligue aux penalties pour commencer 2009. C'est dos au mur, car encore mené à Tours, que Metz va réagir : «C'est quelque chose qu'on avait été incapables de faire jusqu'ici cette saison. Tous les matches où on avait été menés, on les avait perdus. Là, on est menés contre Tours, mais on l'emporte, même chose contre Ajaccio», remarque Jeff Strasser. Deux scénarios qui doivent aider à une prise de conscience: «Quand on respecte les consignes et nos principes de jeu, ça fonctionne. Mais on ne peut se permettre le moindre relâchement. Ce serait une erreur de penser qu'on peut gagner des matches en étant seulement à 80%.»
    UN MOIS DE FÉVRIER CAPITAL
    Après la réception d'Amiens vendredi («Où il faudra faire fructifier les trois points contre Ajaccio», dixit Jeff Strasser), le FC Metz abordera un mois de février terriblement important, où il rencontrera trois de ses adversaires directs pour la montée : Boulogne à l'extérieur, puis Montpellier et Lens à Saint-Symphorien. Redoutable série. «Après ça, on y verra plus clair. Ce sont trois matches à six points. Si on les négocie bien, on a toutes les chances d'être à nouveau sur le podium. Mais il faudra surtout éviter de perdre», confie le défenseur, qui sait que ces face-à-face pourraient peser de tout leur poids au moment du décompte final.
    TITULAIRE INCONTOURNABLE?
    Hormis Vannes en Coupe de la Ligue, Jeff Strasser a été titularisé lors des six derniers matches de championnat. Faut-il en conclure qu'il est devenu incontournable aux yeux de Pouliquen?
    «Le coach fait ses choix et ça doit être le but de chaque joueur de les rendre les plus compliqués possibles. Là, on a un groupe de 25 joueurs compétitifs. Quand on sait l'importance d'avoir un effectif étoffé, on ne peut que s'en féliciter. Il m'est arrivé de moins jouer, mais je ne suis pas du genre à élever la voix ou à avoir des sautes d'humeur. Tu dois simplement savoir saisir ta chance quand elle se présente», confie Jeff Strasser, qui n'est pas sûr d'enchaîner demain avec la réception d'Amiens un deuxième match en quatre jours.
    LA SAISON PROCHAINE
    Mardi soir, Jeff Strasser a porté pour la troisième fois cette saison le brassard de capitaine du FC Metz. «C'est une fierté et ça témoigne de la confiance qu'on m'apporte», témoigne le défenseur, en fin de contrat en juin, mais qui n'a encore rien décidé quant à son avenir. Il a bien un souhait, mais c'est encore tôt pour savoir s'il peut se réaliser : «Mon vœu est de jouer à Metz en Ligue 1 la saison prochaine, explique Jeff Strasser. Mon futur dépendra peut-être justement de la remontée. Le club a fait comprendre à tous les joueurs en fin de contrat qu'il agirait au cas par cas en fonction des résultats sportifs.» Mais le défenseur international ne se focalise pas là-dessus : «Ma seule préoccupation, c'est le prochain match.» Voilà qui est tout à fait clair.

    January 29

    Confirmation demandée !

    La petite phrase du jour : « (l’attaque de) Metz is back ! »

    (Quotidien l’Equipe) L’ascenseur est bondé

    À dix-huit journées de la fin, six clubs sont à la lutte pour l’accession en Ligue 1.

    Six équipes se tiennent en sept points en haut du classement de la L 2. Après vingt matches joués, c’est du jamais-vu depuis douze ans. En plus des favoris attendus, soit les trois relégués (Lens, Metz et Strasbourg) plus Montpellier, deux clubs beaucoup plus surprenants, Angers et Boulogne-sur-Mer, se sont jetés à corps perdu dans cette farouche bataille.

    CETTE FOIS, LA LIGUE 2 devrait nous tenir en haleine jusqu’au bout. En tout cas, le suspense se révèle bien supérieur à celui connu lors des deux dernières saisons.

    Le Havre et Nantes s’étaient détachés en 2007-2008, tandis que Metz et Caen avaient creusé un écart significatif en 2006-2007. Si le troisième billet pour la L 1 avait alors fait l’objet d’une réelle incertitude jusqu’au bout, le suspense pourrait bien, cette année, s’étirer jusqu’aux ultimes journées pour les trois premières places.

    Néanmoins, on voit mal comment le leader, Lens, pourrait ne pas finir sur le podium.« Même en étant moyens, les Lensois restent devant », remarque l’entraîneur de Sedan, Landry Chauvin. « Ils sont au-dessus du lot et ils monteront, c’est sûr », tranche le coach de Guingamp, Victor Zvunka.

    Un peu à l’image du Nantes de la saison dernière, le club artésien, doté d’un jeu pas franchement emballant, sait faire la différence grâce à ses individualités. « Lens, comme Montpellier et Metz, se distinguent d’abord par cela, tandis que Boulogne-sur- Mer, Angers et Strasbourg s’appuient surtout sur leur collectif », analyse Chauvin.

    Maintenue à l’ultime seconde de la dernière journée en 2007-2008, l’USBCO semble littéralement portée par la force du miraculé. Pourvu du même état d’esprit à toute épreuve, avec sans doute une qualité technique supérieure, le SCO, seul concurrent régulier sur les dix dernières journées (24 points glanés, pendant que Montpellier et Lens n’en prenaient que 16, Metz 14, Boulogne 13 et Strasbourg 11), doit maintenant assumer son statut de deuxième.

    « Mais, par rapport aux quatre autres, Boulogne et Angers ont moins de pression. Dans la lutte finale, cela peut représenter un avantage », estime Daniel Sanchez, l’entraîneur de Tours.

    Forcément, les confrontations directes, dont quatre nous attendent au cours des quatre prochaines journées, Boulogne-sur- Mer recevant Montpellier lundi puis Metz vendredi 6 février, avant que le club lorrain n’accueille lui-même l’équipe héraultaise, puis Lens, seront forcément déterminantes. Et très excitantes.

     

    R.C. Lens.

    1, Le nombre de matches nuls des Lensois cette saison en 20 journées

    Lens repose d’abord sur ses individualités. Disposant d’attaquants de niveau L 1, les Sang et Or n’ont souvent besoin que de placer quelques accélérations pour faire la différence. Autre gros point fort : Nenad Kovacevic, véritable régulateur de l’équipe, tant par son abattage que par sa qualité technique. Manquant de fluidité et de cohérence dans son jeu collectif, Lens affiche parfois d’inquiétantes insuffisances mentales. Surtout, le club artésien souffre contre ses concurrents directs, puisqu’il a été battu par Metz (0-1), Montpellier (0-2) et Boulogne-sur-Mer (1-3), obtenant seulement un nul à Strasbourg (1-1) et un succès contre Angers (3-0).

    LA COTE 60%  

     

    SCO Angers

    12, Le nombre de matches sans défaite des Angevins depuis début octobre (huit victoires, quatre nuls). Série en cours.

    De l’avis même de ses concurrents directs, le SCO possède le jeu collectif « le plus cohérent ».

    S’appuyant sur une défense solide emmenée par Ecuélé Manga, Angers bénéficie aussi d’une animation offensive variée et efficace. Très habile en contre, avec la vitesse d’Alo’o Efoulou, le SCO (meilleure attaque chez lui, 22 buts) sait aussi faire le jeu.

    Par rapport à tous ses rivaux excepté Boulogne-sur-Mer, Angers semble avoir une profondeur de banc plus limitée. Son jeu étant très exigeant physiquement, le SCO n’est par ailleurs pas à l’abri d’un nouveau « trou », comme entre la 5e et la 8e journée (un point pris en quatre matches).

    LA COTE  55%

     

    U.S. Boulogne sur Mer.

    12, Le nombre de buts encaissés lors des sept derniers matches par les Boulonnais. Ils n’en avaient concédé que six sur les treize premières journées. La principale force boulonnaise est son inoxydable mental. Affichant une solidarité impressionnante, l’effectif a été peu modifié l’été dernier. Mais à bon escient, Yohan défense centrale et Jérémy Blayac en attaque (huit buts, quatre passes décisives en L 2) ayant chacun apporté une valeur ajoutée considérable.

    « On a parfois du mal à tenir le ballon et à faire preuve d’une maîtrise constante », remarque Yohan Lachor. Boulogne-sur-Mer souffre sur les côtés de sa défense, où aucun latéral ne se dégage. Ainsi, longtemps nantie de la meilleure défense, l’USBCO pèche désormais dans ce secteur.

     LA COTE  45%

     

    FC Metz.

    1,88 : Parmi les six prétendants, c’est la pire moyenne de points pris à domicile. Mais les Lorrains possèdent la deuxième à l’extérieur (1,64), derrière Lens (1,77).

    Metz : Un des effectifs les plus fournis et les plus expérimentés de L 2, surtout au milieu avec des joueurs qui ont tous connu la L 1 (Agouazi, Barbosa, Cardy, Johansen, François, Rocchi), et qui aiment la pression des grands rendez-vous. Enfin, la défense messine est plutôt fiable, malgré l’instabilité qui a frappé le poste de gardien.

    Jusqu’ici, Metz a fait preuve de trop d’irrégularité. L’inefficacité de ses attaquants est aussi une lacune chronique que l’arrivée de Jestrovic et l’émergence de Bourgeois (19 ans) peuvent compenser. L’absence de milieux excentrés était aussi un souci majeur, jusqu’aux récentes bonnes performances de Bessat et Farina, à confirmer.

    LA COTE 50%

     

    RC Strasbourg

    11, C’est le nombre de points pris lors des onze derniers matches par les Alsaciens (deux victoires, cinq nuls, quatre défaites).

    Un buteur efficace (Fanchone), un bon gardien (Cassard) et un effectif équilibré entre joueurs expérimentés et jeunes prometteurs : au complet, Strasbourg doit pouvoir reprendre sa marche en avant, surtout si Furlan obtient les renforts offensifs qu’il réclame avant la fin du mercato.

    Affaibli durablement par les blessures, Strasbourg a montré une vulnérabilité que ne laissait pas prévoir son début de saison. Ses jeunes joueurs manquent de régularité et ses cadres passent régulièrement au travers. Mais la faiblesse de Strasbourg est aussi en coulisses, où les relations entre Furlan et Ginestet sont difficiles.

    LA COTE 45%

     

    SC Montpellier-Hérault

    10, C’est le nombre de buts marqués par Montano.

    Il est en tête du classement des buteurs de la Ligue 2. Le meilleur passeur du Championnat est aussi montpelliérain (Costa, 7 passes). Le meilleur buteur, Montaño (10 buts), reflète le potentiel de la meilleure attaque de L 2. Elle bénéficie du duo Costa (meilleur passeur [7] et redoutable tireur de coups de pied arrêtés) - Marveaux, précieux dans la récupération et l’utilisation du ballon. Dans le but, Carrasso apporte la sécurité. Été maussade, meilleur automne de L 2, hiver catastrophique : sa dépendance aux cadres se traduit par une irrégularité chronique. Actuellement médiocre à domicile, en difficulté dans l’animation, il paie la méforme de Ouadah. Il souffre globalement face aux adversaires qui le bousculent physiquement

    LA COTE 45%

     

    METZ - AMIENS

    METZ. – Pouliquen devrait faire tourner son effectif. Chrysostome, qui a purgé son match de suspension, pourrait faire son retour.

    L’équipe probable : Vailati – Brégerie, Chrysostome, Vivian (cap.), Delgado – Farina, Barbosa, Rocchi, Bessat – V. Mendy, Jestrovic.

    AMIENS. – Buron (cuisse) a passé une échographie rassurante. Il a rejoint le groupe en stage à Vittel. Levrat souffre sans doute d’une contracture ou d’une élongation à un mollet.

    L’équipe probable : Chabbert ou Delecroix – Allegro, Haaby, Brillault, Viator – Traoré, N’Zonzi, Tourenne, Giresse – Kadir – Baldé.

    (RL) Jestrovic : «Je suis là pour ça !»

     Premier match, premier but : Nenad Jestrovic revient sur le plein succès de son retour à Metz, mardi soir, et sur son seul souci, la montée en Ligue 1.

    En 1998, il lui avait fallu attendre 622 minutes avant d’inscrire un but sous ses nouvelles couleurs messines ; il s’agissait aussi du premier but de la saison d’un club alors vice-champion de France. Dix ans et quatre mois plus tard, sept minutes ont suffi à Nenad Jestrovic pour marquer avec Metz, équipe de Ligue 2 passée du même coup (franc) de la sixième à la troisième place du classement. L’histoire du retour de l’attaquant serbe en France démarre comme un rêve. Mais, au lendemain de son exploit, hier matin, Nenad Jestrovic, trente-deux ans, se replongeait surtout dans la réalité… Vous tirez les coups francs, vous, maintenant ? «Je les tirais déjà à Anderlecht, à l’Etoile Rouge, au Qatar aussi. A Metz, non. J’avais dix ans de moins. J’étais trop jeune, par rapport à Bruno Rodriguez, à Frédéric Meyrieu…» Avez-vous hésité à frapper celui de mardi soir, sept minutes seulement après votre entrée en jeu ? «Non, pas du tout. Je suis entré en jeu pour marquer, je n’ai donc pas hésité. Je suis là pour ça !» Il existe toujours une part de risque à revenir dans son ancien club, qui plus est pour un attaquant. Vous, vous voilà placé dans des conditions idéales pour réussir… «Franchement, rentrer et faire match nul, ce n’était pas envisageable. J’ai vraiment été très bien accueilli ici, notamment par les supporters. Avant le match, Sylvain Kastendeuch est venu me voir, me dire qu’il était là spécialement pour moi, ça m’a fait chaud au cœur de la part de mon capitaine de l’époque ! Vraiment, je ne voulais pas décevoir. Après, c’est sûr que pour la confiance, c’est l’idéal. Mais, même si je marque sur un exploit individuel, c’est toute l’équipe qui a arraché la victoire.» Avez-vous ressenti des émotions particulières en entrant sur la pelouse, près de neuf ans après votre dernier match dans ce stade, en mai 2000 ? «Je suis revenu dix ans en arrière, surtout quand on a pris le bus pour aller de l’hôtel au stade : c’est le même qu’à l’époque ! La ville, en revanche, a bien changé. C’est aussi la première fois que j’arrivais dans un stade Saint-Symphorien presque totalement vide : en 1998, il y avait déjà beaucoup de monde, bien avant le coup d’envoi…» Vos premières impressions sur votre nouvelle équipe ? «Je pense que nous avons l’effectif pour monter. On m’a dit avant mon arrivée qu’il y avait une belle équipe et je crois que c’est exact. Pour ne citer que lui, le petit Nico (Nicolas Farina) que je ne connaissais pas a réussi un super match mardi : il a du talent !»

    «Besoin de tous les attaquants»

    Avant ce match, Metz ne pointait qu’à la neuvième place du classement des attaques. Est-ce que c’est un problème d’attaquants ? «Je n’ai pas suivi les matches aller. Mais en janvier, nous avons déjà marqué huit buts en trois matches, c’est un très bon bilan.» Êtes-vous prêt à accepter la concurrence ? A côté de vous, il y a Thibaut Bourgeois, Papiss Cissé, Rudy Gestede, Victor Mendy… «Nous aurons besoin de tous les attaquants, comme de tout le monde dans le groupe. C’est un groupe qui montera en Ligue 1. Il ne faut donc pas se fâcher au prétexte d’être sur le banc et il faut se dire que la montée valorisera tout le monde. Moi, je suis venu pour aider un club à monter, pas pour l’argent. Quant à la concurrence, j’y ai toujours été confronté, notamment à Anderlecht où nous étions huit pour deux places. J’étais souvent titulaire, avec Dindane.» A quand remonte votre dernier match complet ? «A novembre, avec Kocaelispor, contre Fernebahçe. Il me faut encore un peu de temps, il n’est pas question de brûler les étapes parce que j’ai marqué. Vendredi, si je suis sur le banc et que les trois points sont au rendez-vous, ce sera très bien.»

    Les jeunes joueurs du collège Arsenal de Metz ont remporté la finale départementale du Championnat UNSS. Voici les résultats de cette première phase.

    Collège Arsenal Metz 4 - Collège La source Amnéville 0
    Buts de Cornet (*2) Mastrangelo, Pouille
    Collège Arsenal Metz 5 - Collège Jean Jaurès 0
    Buts de Pouille (*2) , Untereiner , Mastrangelo et Cornet
    Collège La Source Amnéville 2 - Collège Jean Jaurès Sarrebourg 2
    Classement
    1er : Arsenal (Metz), 6 pts
    2ème : La source (Amnéville), 2 pts
    3ème : Jean Jaurès (Sarrebourg), 2 pts

    Les Messins sont qualifiés pour la phase régionale qui se tiendra mercredi 7 mars sur les terrains de la Plaine Saint-Symphorien.

    January 28

    A la saint Thomas, on croit ce qu'on voit : 2 matchs, sept buts !Metz est de retour!!

    Les petites phrases du jour : « Attaque en progrès, défense peut mieux faire ! Mais, « Bad boy » est revenu, tel Zorro !et, trois points, ça fait du bien...»

    "Nous ne sommes pas favoris, Metz nous a éliminés en coupe de la Ligue. Il paraît tout à fait normal que Marseille nous élimine. Mais j'ai confiance pour la qualification". S'il perd contre Lyon, Marseille sera-t-il moins bon que Metz ? L'OL n'est pas dans la même situation que lors de son élimination de la coupe de la Ligue contre le club mosellan (1-3), le 11 novembre dernier. Ce match s'intercalait entre la Ligue 1 et le premier tour de la Ligue des Champions. "Un seul passera. C'est ouvert", conclut Juninho.

    FC Metz bat AC Ajaccio 3 buts à 2 ;

    Le film du match

    2e: Darbion s'échappe sur son côté et centre en retrait, Lesueur est à point nommé mais sa reprise passe au dessus.

    3e: la réaction messine avec une tête de Brégerie sur un corner tiré par Bessat, qui passe à côté du but de Debès.

    8e: Lesueur part en contre et oblige Vailati à sortir de ses 16 mètres.

    9e: ce n'est que partie remise puisque Guerriero, décidément en grande forme prend sa chance de loin, son tir contré surprend Vailati et troue les filets lorrains, 0-1.

    17e: Bessat sonne la révolte pour Metz, décalé par Bourgeois,  il tente une frappe du gauche qui passe juste à côté.

     25e: Bessat, lancé en profondeur par Farina, croise son tir et bat Debès sorti à sa rencontre, 1-1.

    28e: coup-franc messin concédé par Gregori sur C.Gueye à 22 mètres... qui ne donne rien. 

    34e: coup-franc pour l'ACA tiré par Darbion, Medjani de la tête reprend, mais cela passe au dessus.

    39e: Dohin décalé à droite adresse un bon centre pour Lesueur, mais Vailati sort avec autorité.

    43e: belle action collective Messine, ponctuée par un centre de Farina et repris de la tête par Bourgeois, juste au dessus !!

    44e: penalty concédé par Aubameyang, qui crochète Farina dans la surface et transformé par P.Cissé, 2-1. Sur la remise en jeu, l'arbitre siffle la mi-temps...

     mi-temps: 2-1

    48e: Lesueur seul face à trois adversaires, obtient un bon coup-franc plein axe sur l'arc de cercle de la surface de réparation lorraine, Darbion s'avance et trouve la lucarne de Vailati, 2-2 !!!

    55e: Lesueur profite d'une mésentente entre Brégerie et Vivian, mais Vailati veille au grain et stoppe la velléité de l'attaquant ajaccien.

    62e: Cissé pour Metz réalise un beau geste technique dans la surface, mais son tir en pivot passe au dessus de la transversale de Debès.

    65e: Aubameyang déborde et parvient à centrer, son ballon au 2e poteau ne trouve personne à la réception. 

    71e: Jestrovic frappe au but au sortir d'un dribble, Debès se couche sans problème.

    77e: Bessat centre... tête de Jestrovic, Debès boxe des deux poings, à la tombée, Medjani fait faute sur Bourgeois et concède un coup-franc, Jestrovic prend ses responsabilités, sa frappe puissante trouve le petit filet de Debès pourtant bien placé, 3-2 !! 

    80e: déviation de la tête de Strasser pour Jestrovic, qui perd son face à face avec Debès, bien sorti.

    85e: coup-franc de Darbion pour Asuar dont la tentative est repoussée par la défense lorraine dans la surface.

    Le film du match

    2e: Darbion s'échappe sur son côté et centre en retrait, Lesueur est à point nommé mais sa reprise passe au dessus.

    3e: la réaction messine avec une tête de Brégerie sur un corner tiré par Bessat, qui passe à côté du but de Debès.

    8e: Lesueur part en contre et oblige Vailati à sortir de ses 16 mètres.

    9e: ce n'est que partie remise puisque Guerriero, décidément en grande forme prend sa chance de loin, son tir contré surprend Vailati et troue les filets lorrains, 0-1.

    17e: Bessat sonne la révolte pour Metz, décalé par Bourgeois,  il tente une frappe du gauche qui passe juste à côté.

     25e: Bessat, lancé en profondeur par Farina, croise son tir et bat Debès sorti à sa rencontre, 1-1.

    28e: coup-franc messin concédé par Gregori sur C.Gueye à 22 mètres... qui ne donne rien. 

    34e: coup-franc pour l'ACA tiré par Darbion, Medjani de la tête reprend, mais cela passe au dessus.

    39e: Dohin décalé à droite adresse un bon centre pour Lesueur, mais Vailati sort avec autorité.

    43e: belle action collective Messine, ponctuée par un centre de Farina et repris de la tête par Bourgeois, juste au dessus !!

    44e: penalty concédé par Aubameyang, qui crochète Farina dans la surface et transformé par P.Cissé, 2-1. Sur la remise en jeu, l'arbitre siffle la mi-temps...

     mi-temps: 2-1

    48e: Lesueur seul face à trois adversaires, obtient un bon coup-franc plein axe sur l'arc de cercle de la surface de réparation lorraine, Darbion s'avance et trouve la lucarne de Vailati, 2-2 !!!

    55e: Lesueur profite d'une mésentente entre Brégerie et Vivian, mais Vailati veille au grain et stoppe la velléité de l'attaquant ajaccien.

    62e: Cissé pour Metz réalise un beau geste technique dans la surface, mais son tir en pivot passe au dessus de la transversale de Debès.

    65e: Aubameyang déborde et parvient à centrer, son ballon au 2e poteau ne trouve personne à la réception. 

    71e: Jestrovic frappe au but au sortir d'un dribble, Debès se couche sans problème.

    77e: Bessat centre... tête de Jestrovic, Debès boxe des deux poings, à la tombée, Medjani fait faute sur Bourgeois et concède un coup-franc, Jestrovic prend ses responsabilités, sa frappe puissante trouve le petit filet de Debès pourtant bien placé, 3-2 !! 

    80e: déviation de la tête de Strasser pour Jestrovic, qui perd son face à face avec Debès, bien sorti.

    85e: coup-franc de Darbion pour Asuar dont la tentative est repoussée par la défense lorraine dans la surface.

    90ème : coup de sifflet : score final 3 à 2 pour le FC Metz !

    (Quotidien l’Equipe) : Metz est replacé

    Vainqueurs de l’AC Ajaccio, les Lorrains sont revenus à hauteur de Boulogne, à la troisième place.

    Metz 3-2 AC Ajaccio

    Temps très froid. Pelouse dure et glissante. 6 838 spectateurs. Arbitre : M. Chat.

    Buts. – METZ : Bessat (25e), P. Cissé (45e s.p.), Jestrovic (74e) ;AC AJACCIO: Guerriero (9e), Darbion(48e).

    Avertissements.– Metz : Bessat (38e, altercation avec Dohin), Agouazi (45e, jeu dur sur Gregori) ; AC Ajaccio : Dohin (38e, altercation avec Bessat), C. Aubameyang (44e, tacle irrégulier sur Farina), Medjani (89e, contestation).

    METZ : Vailati – C. Gueye, Brégerie, Strasser (cap.), Rippert (Vivian, 49e) – Farina (Jestrovic, 67e), Rocchi, Agouazi, Bessat – Bourgeois (Barbosa, 78e), P. Cissé. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    AC AJACCIO : Debès (cap.) – Dohin, Medjani, Uras, Fournier, C. Aubameyang (Jouseau, 79e) – Darbion, Guerriero, Gregori (Caron, 85e), Asuar – Lesueur (B. André, 67e). Entr. : J. Pasqualetti

    METZ

    UNE STATUE pour Jestrovic. Acclamé par les supporters messins avant même son entrée en jeu, l’attaquant serbe, de retour à Saint-Symphorien après un premier passage à une époque plus glorieuse (1998-2000), a immédiatement justifié son transfert. Son coup franc puissant a offert hier à Metz un succès précieux qui confirme sa victoire à Tours (4-1), le 16 janvier, et le relance complètement après deux défaites inquiétantes contre Angers (0-1) et Troyes (1-3) avant la trêve.

    Comme à Tours, les Messins se sont relevés hier d’une entame de match ratée où ils ont accumulé les bourdes dans leur camp, notamment Bessat (2e) et Strasser (6e), et offert aux Corses plusieurs possibilités de les mettre en danger. Sur un coup franc d’Asuar mal renvoyé, l’ancien Nancéien Ludovic Guerriero déclenchait un tir puissant qui, dévié par un pied messin, trompait Germano Vailati, le nouveau gardien suisse des Grenats (0-1, 9e).

    Mais Metz s’en est remis, et même une deuxième fois, en seconde période, après un superbe coup franc inscrit par Stéphane Darbion d’une frappe du gauche dans la lucarne (2-2, 48e), alors que les Lorrains avaient pris l’avantage juste avant la pause. Cette première réaction messine, en première période, doit beaucoup à Nicolas Farina (22 ans), très en jambes pour sa deuxième titularisation de la saison seulement. L’ailier messin a provoqué sans cesse jusqu’à sa sortie (67e) et il est directement à l’origine des deux premiers buts de son équipe. D’abord grâce à une passe subtile dans le dos de la défense pour servir Bessat, qui égalisait après un dribble sur Debès (1-1, 25e), puis après une accélération irrégulièrement bloquée par Aubameyang dans la surface et conclue par un penalty de Papiss Cissé (2-1, 45e).

    Rejoint en début de seconde période, Metz réagissait donc une deuxième fois, sans s’affoler, construisant essentiellement par du jeu long sur une pelouse en partie gelée.

    Les Messins se créaient cependant très peu d’occasions franches jusqu’au coup franc décisif de Jestrovic (3-2, 74e), qui aurait même pu marquer une deuxième fois sans une parade de Debès (80e).

    A égalité parfaite avec Boulogne à la troisième place du classement, Metz aura l’occasion de confirmer son retour au premier plan dès vendredi, contre Amiens, de nouveau à Saint-Symphorien. L’ACA, de son côté, n’a pas profité de son joker avant un déplacement important à Dijon vendredi.

    L’HOMME CLÉ : NENAD JESTROVIC (Metz)

    Premier match et premier but. Arrivé début janvier en provenance de Kocaelispor (Turquie),Nenad Jestrovic a réussi son retour à Metz, où l’attaquant serbe (32ans) avait déjà évolué en D 1 il y a dix ans. Alors qu’il venait d’entrer et que Brégerie se proposait, il s’est imposé pour frapper un coup franc légèrement excentré sur la gauche et l’a transformé, d’un tir du droit trop puissant pour les gants de Debès (74e).

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) :« On a deux entames de mi-temps difficiles mais on a continué à aller de l’avant grâce à un jeu plus direct qui a fini par payer. Après deux mois difficiles, on n’était pas décrochés et grâce à nos deux victoires (contre Tours et Ajaccio), on raccroche le bon wagon. Jusqu’à présent, on n’avait pas su basculer du bon côté quand on en avait eu l’occasion. Là on l’a fait, c’est bien. »

    José PASQUALETTI (entraîneur de l’AC Ajaccio) : « Vu comment la rencontre s’est déroulée, on se dit qu’il y avait quelque chose à faire. On a donc un sentiment de frustration. On mène, on a des opportunités mais on manque de maîtrise. Mais d’un autre côté, on ne joue pas notre Championnat contre Metz. Le nôtre, c’est à Dijon vendredi, puis contre Sedan, Vannes, Nîmes, etc. On est déçus mais on va récupérer du monde alors qu’on a manqué de munitions ce soir (hier soir). »

    Nicolas Farina (Milieu de terrain de Metz) : « Ce soir, on est très contents. On savait qu'on pouvait faire un bond au classement, et c'est ce qu'on a fait. Encore une fois, on se met en difficulté tout seul en encaissant un but dans les dix premières minutes, mais on a bien réagi et c'est l'essentiel. »

     Nenad Jestrovic (Attaquant de Metz, et buteur) : « Ce soir, je suis content pour l'équipe, surtout que je marque le but vainqueur. Cela fait plaisir à tout le monde, et surtout à moi pour la confiance. Je suis très heureux. En entrant sur la pelouse, je ne pensais qu'à marquer, et obtenir les trois points, qui font vraiment du bien. »

    (RL) Jestrovic, retour gagnant

    Mené deux fois au score, Metz a fini par prendre le dessus sur Ajaccio grâce à l'entrée victorieuse de Nenad Jestrovic. Le but du revenant hisse Metz sur le podium, avant d'affronter Amiens dès vendredi.

    Voilà une victoire dont le souvenir sera facile à conserver, dans l'immense congélateur de Saint-Symphorien : la précédente ici-même remontait au 17 novembre, un soir à se régaler d'un derby de l'Est plantureux (3-2) et d'une bonne choucroute dans la foulée. Depuis qu'il s'était joué de son voisin strasbourgeois, le FC Metz stagnait, quand il ne régressait pas, restant en ses terres sur un revers embêtant, face à Angers, le 5 décembre.

    Si les retrouvailles avec Saint-Symphorien ont commencé par un grand froid, un but étrange concédé à la veine toute nancéienne de Ludovic Guerriero, le transfuge de l'ASNL, elles ont connu une suite plus douce, à défaut d'être tout à fait chaleureuse et complètement limpide, puisqu'Ajaccio a encore trouvé le moyen de mener une deuxième fois au score. Mais au final, les Messins ont utilement employé la mise à jour du calendrier de Ligue 2 pour enlever l'intégralité de la mise, tester leur capacité de réaction, marquer trois buts, confirmer l'aisance de Vincent Bessat et la vivacité de Nicolas Farina, vérifier l'efficacité de Nenad Jestrovic et finalement s'offrir un deuxième succès d'affilée, dix jours après avoir renoué avec la victoire à Tours. Metz se présentera dès vendredi face à Amiens avec le statut retrouvé d'un vrai candidat à la montée, réinstallé sur le podium pour la première fois depuis la mi-septembre, et son succès à Lens (0-1, 6e journée).

    Dix ans après...

    Preuve qu'il ne faut jamais jurer de rien dans ce championnat aux valeurs resserrées, la façon de lire le classement ce matin n'est plus tout à fait la même qu'avant-hier. C'est aussi la raison pour laquelle il ne faudra se satisfaire du bilan de la semaine qu'en cas de coup double, vendredi, même heure et même endroit. Sur un sol dur et glissant, par un temps moins corse que lorrain, Metz a débuté sa soirée à l'envers : maladresses multiples, passes hasardeuses, appuis instables et but ballot par excellence. Ludovic Guerriero a ainsi eu le bonheur d'hériter d'un ballon lui revenant dessus après un coup franc de Ludovic Asuar, et celui de voir sa reprise déviée, assez pour tromper Germano Vailati, pour le drôle de baptême du gardien suisse à Saint-Symphorien (9e). Comme à Tours dix jours plus tôt, il a fallu cette contrariété pour réveiller les Messins, dès lors plus entreprenants et plus précis. Et, comme à Tours, Vincent Bessat a signé l'égalisation messine, contrôle du gauche et frappe du droit, au terme d'un excellent travail de Nicolas Farina. La vivacité de Farina a encore permis à Metz d'obtenir un penalty, juste avant la pause, pour un tacle jugé illicite de Catilina Aubameyang, penalty transformé par Papiss Cissé (44e). Bien sûr, tout était à refaire après l'égalisation ajaccienne, sur un coup franc de Stéphane Darbion en pleine lucarne, très vite après le retour sur le béton de Saint-Symphorien (48e). Mais dans l'exercice de la frappe lourde et précise, Nenad Jestrovic a mis tout le monde d'accord, sept minutes après son entrée en jeu, dix ans après sa dernière sortie à Saint-Symphorien : il est des retours qui se passent moins bien que celui de l'attaquant serbe, artisan final d'une victoire qui réchauffe.

       

      Les joueurs messins : Farina comme un grand

    Titularisé sur le flanc droit, le milieu de terrain a été l'origine des deux premiers buts messins. Farina prend de l'importance.

    LA DEFENSE

    Vailati. Impuissant sur la frappe de Guerriero, déviée dans ses filets par une jambe messine (9e), le gardien suisse a su reprendre le dessus. Mais les Corses voulaient plomber sa première apparition à Saint-Symphorien : Darbion ne lui a laissé aucune chance en nichant le ballon dans la lucarne (48e). C. Gueye. Il s'est acquitté de sa tâche avec sobriété. Brégerie. Il a joué juste, dans un registre central qu'il affectionne. Son passage dans le couloir droit après la sortie de Rippert ne l'a pas bousculé dans ses certitudes. Strasser. Promu capitaine, l'international luxembourgeois a traversé la soirée sans encombres majeures. Rippert. Le défenseur s'est imposé dans les duels au prix d'interventions autoritaires mais toujours maîtrisées. D'une belle assurance, il a été contraint de quitter ses coéquipiers, se plaignant de la cheville. Matheus Vivian a pris le relais (50).

    LE MILIEU

    Farina. Une prestation aboutie: titularisé pour la deuxième fois consécutive, il a d'abord signé la passe décisive pour Vincent Bessat, avant d'obtenir le penalty de la soirée en contraignant Aubameyang à la faute. Sur un terrain difficile, son petit gabarit lui a permis de faire valoir une vivacité détonante. Remplacé par Nenad Jestrovic (67e)... Dix ans après ses derniers pas à Saint-Symphorien, le Serbe a célébré ses retrouvailles avec le public messin de la plus belle manière : son coup franc n'a laissé aucune chance à Debés. Il a surtout offert trois points précieux à son équipe (74e). Rocchi. Des hauts et des bas sur une surface qui a longtemps paru le gêner. Agouazi. Ses initiatives ont été nombreuses et plus tournées vers l'avant que d'ordinaire. Averti à la 84e. Bessat. Auteur de deux buts la semaine passée, il a à nouveau retrouvé le chemin des filets : profitant du service de Farina, il a éliminé le gardien corse pour pousser le ballon au fond (25e). La récompense d'une prestation de bonne facture. Averti à la 38e.

    L'ATTAQUE

    Bourgeois. A tout juste dix-neuf ans, il a attaqué sa première apparition locale sans complexe. Avec justesse dans ses choix et culot dans ses tentatives personnelles. Il ne lui a manqué qu'un brin de précision. Remplacé par Cédric Barbosa (78e). Cissé. Inspiré, il a confirmé ce qu'il avait laissé entrevoir à Tours : une semaine plus tard, le Sénégalais a livré un travail léché, agrémenté par un penalty transformé du plat du pied droit (45e). Il reste le meilleur buteur messin.

     Babacar Gueye bascule à Sedan

    Il rêvait de Blackburn, en Première division anglaise ; ce sera finalement Sedan, à la lutte pour éviter la relégation en National. Une semaine après un essai ayant tourné court en Angleterre, Babacar Gueye a rejoint les Ardennes, hier, pour finaliser un prêt de six mois. Peu utilisé depuis un an et demi à Metz, l’attaquant sénégalais a donc revu ses ambitions à la baisse, ce que ne manque pas de souligner Joël Muller, le directeur sportif du club lorrain : «Babacar Gueye est sous contrat avec nous jusqu’en juin 2011. Il a besoin de jouer. Donc, compte-tenu de sa situation ici depuis 2007, il lui fallait savoir se remettre en question pour rebondir. Ce choix, pas facile à accepter, montre qu’il a su faire preuve d’humilité. »
    Pour Babacar Gueye, seulement titulaire à cinq reprises cette saison, comme pour tous les autres joueurs transférables cet hiver, les propositions n’ont été ni très nombreuses, ni franchement alléchantes, quand elles n’ont pas été inexistantes, dans plusieurs cas. Mais s’agissant du meilleur buteur de Ligue 2 en 2006-2007, ce prêt à Sedan laisse songeur. Alors objet de convoitises d’une toute autre dimension, Babacar Gueye avait finalement été conservé, prolongé et revalorisé, en juin 2007, pour se retrouver sur le banc des remplaçants pendant l’essentiel des six premiers mois de la saison. C’est donc davantage l’idée d’un gâchis qui est à accoler au parcours actuel d’un joueur de bientôt vingt-trois ans, lancé en Première division par Jean Fernandez, le 2 août 2003, lors d’un Metz-Ajaccio.

    (Site officiel FC Metz) : « Il » est revenu !

    Les Grenats étaient mal embarqués, ils ont su réagir et venir à bout de l'AC Ajaccio malgré des conditions de jeu difficiles. Pour couronner le tout, Nenad Jestrovic a fêté son retour à Saint-Symphorien en arrachant la décision (3-2). Les jardiniers de Saint-Symphorien n'ont pas ménagé leurs efforts, en cet hiver très intense, pour que cette partie comptant pour la 19ème journée de Ligue 2 puisse se jouer. Malgré tout, lorsqu'ils ont enlevé la bâche protectrice et les chauffeuses qui maintenaient la pelouse à température, ils ont découvert une surface de jeu abîmée.
    Les Grenats ne sont plus à un paradoxe près cette saison, ce sont donc les Corses d'Ajaccio qui se sont le mieux adaptés aux conditions. Au cours des premières minutes de la partie, le pressing des visiteurs mettaient la défense lorraine en difficulté. Et après avoir laissé filé une première fois Dohan sur son côté droit, le FC Metz concédait l'ouverture du score. La frappe lointaine de Guerriero, contrée, laissait Vailati sans voix (1-0, 9°).
    Les coéquipiers de Thibaut Bourgeois, qui vivait sa première titularisation à domicile, mettaient quelques temps à se remettre de ce coup du sort. Puis, en mettant plus d'intensité dans leur jeu, ils commencèrent peu à peu à se montrer dangereux. Bessat et Farina, les deux petits gabarits occupant les côtés du milieu messin, domptaient le mieux la surface gelée. C'est logiquement qu'on retrouvait le second adresser un excellent ballon au premier pour l'égalisation (1-1, 25°). Déjà buteur à Tours, le numéro huit marquait cette fois du pied droit après un excellent contrôle orienté.
    Dans la foulée, Bourgeois (29°) puis Cissé (31°) tentèrent d'enfoncer le clou, sans succès. De l'autre côté, le petit Dohan tirait aussi son épingle du jeu mais ses centres ne trouvaient pas preneurs. Du coup, c'est l'autre milieu droit, Nicolas Farina, qui se montra à nouveau décisif. En duel avec Aubameyang tout au long du match, il prenait le meilleur et son vis à vis était contraint de le déséquilibrer. Juste avant la mi-temps, Papiss Cissé ne manquait pas le penalty sifflé par monsieur Chat (2-1, 45°).
    Malheureusement, Metz n'allait pas bénéficier de cet avantage très longtemps. Le temps de rentrer au vestiaire et d'en ressortir, plus quelques minutes. D'emblée, l'Ajaccien Darbion profitait d'un coup-franc idéalement placé pour faire admirer la précision de son pied gauche. Vailati ne pouvait que constater les dégâts... Lucarne (2-2, 48°) !
    Les Grenats auraient pu rester sonnés par ce coup de massue. L'entrée du puncheur Nenad Jestrovic allait leur permettre de s'en relever. Le Serbe s'essaya à la frappe une première fois, du pied gauche (69°), en vain. Puis il ajusta un coup-franc dans la lucarne de Debès, battu par la puissance du ballon (3-2, 73°). Et le public messin de scander le nom de son attaquant fétiche, dix années après !
    Il fallait toutefois finir le travail et ne pas se faire surprendre à nouveau. Au cours d'une fin de match parfois hachée, les hommes d'Yvon Pouliquen y sont parvenus. Grâce à ce succès, ils se replacent parmi les équipes de tête. A égalité parfaite avec Boulogne, ils ont l'occasion de se remettre complètement dans la course vendredi contre Amiens. Ce sera de nouveau au Stade Saint-Symphorien. On l'espère, cette fois, avec quelques degrés de plus au thermomètre !

     

    January 27

    Austerlitz ou Waterloo ? Mise aux points...

    La petite phrase du jour : « On va savoir-enfin-, ce que vaut cette équipe, notre potentiel et quelles peuvent être nos vraies ambitions. »

     

    (Quotidien l’Equipe) Metz, une situation à clarifier

    Trop irréguliers pendant la phase aller, les Lorrains ont l’occasion de remonter sur le podium en recevant Ajaccio ce soir puis Amiens vendredi.

    METZ, STADE SAINTSYMPHORIEN, 7 NOVEMBRE 1999. – Les Lorrains peuvent compter sur le renfort de Nenad Jestrovic (32 ans). L’attaquant serbe, qui a déjà porté les couleurs messines entre 1998 et 2000 (ici contre Lens, 0-0, lors de la 14e journée de L 1), s’est engagé pour six mois.

    Stade Saint-Symphorien, en direct sur Ligue 2 Multicanaux. Arbitre : M. Chat.

    METZ : Vailati – C. Gueye, Brégerie ou Vivian, Strasser, Rippert – Rocchi, Agouazi – Farina ou V. Mendy, Barbosa (cap.), Bessat – Jestrovic. Remplaçants : R. Ruffier (g.), Vivian ou Brégerie, V. Mendy ou Farina, Bourgeois, P. Cissé ou Renouard. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    AC AJACCIO : Debès (cap.) – Medjani, Uras, R. Fournier – Dohin, Grégori, Guerriero, C. Aubameyang – Darbion, Lesueur, Asuar. Remplaçants : Quiévreux (g.), Martins Pereira, B. André, Caron, Jouseau. Entraîneur : J. Pasqualetti.

    C’EST UN SENTIMENT TENACE :

    plus la saison avance et moins on en sait sur la valeur réelle d’une équipe qui s’est jusqu’ici dispersée entre prestations de haute volée et rencontres insignifiantes. Au sortir d’une période catastrophique, avec une élimination à Créteil (1-2) en Coupe de France et une autre à Vannes (1-1, 3-4 aux t.a.b.) en Coupe de la Ligue, plus deux défaites face à Angers (0-1) et Troyes (1-3) en Championnat, les Mosellans se sont imposés le 16 janvier à Tours (4-1), alors meilleure équipe de L 2 à domicile, entretenant le flou autour de leur cas. « C’est surprenant, admet Yvon Pouliquen, l’entraîneur des Grenats. On a quand même eu un trou, mais à la faveur d’une victoire demain (aujourd’hui), on pourrait se retrouver dans le trio de tête alors qu’on nous a oubliés. » L’AC Ajaccio ce soir, Amiens vendredi, l’enchaînement de deux réceptions en quatre jours est, pour les Messins, une belle occasion de s’installer sur le podium avant un mois de février à haut risque : déplacement à Boulogne-sur-Mer puis réceptions de Montpellier et Lens dans la foulée. Metz, qui va donc recevoir quatre fois en cinq matches et affronter trois rivaux, ne peut plus se permettre d’hésiter.

    « Jusqu’à présent, à chaque fois qu’on a eu l’occasion de basculer du bon côté, on n’a pas su saisir notre chance », rappelle Pouliquen.

    Jestrovic est prêt

    Pour rattraper les points perdus à Saint-Symphorien pendant la phase aller (deux défaites et deux nuls en huit matches pour l’instant), Metz peut désormais compter sur le renfort de Nenad Jestrovic. À trente deux ans, l’attaquant serbe déjà passé par Metz (1998-2000) s’est engagé pour six mois, début janvier, en provenance de Kocaelispor, en Turquie. À court de forme jusqu’ici, il apparaît pour la première fois dans le groupe messin et pourrait débuter.

    « J’ai déjà joué avec la réserve, cela s’est bien passé, témoignait-il hier. J’ai envie de réussir mes débuts, même si je ne suis pas titulaire, mais le mois qui vient est un tournant à ne pas rater pour les Lorrains.

    Ajaccio s’est ressaisi

    DEUX QUALIFICATIONS en Coupe de France acquises aux dépens d’Auxerre (1-1, 3-2 aux t.a.b.) et de Vannes (2-0), une victoire en Championnat contre Reims (2-1) font que les Ajacciens sont en train d’oublier le calamiteux quatrième trimestre de 2008.« Nous sommes toujours en convalescence, mais le contenu des trois derniers matches aurait plutôt tendance à me rassurer. Nous avons retrouvé une certaine maîtrise, de la solidarité, un état d’esprit », souligne José Pasqualetti. L’entraîneur ajaccien compte sur ces mêmes qualités pour enchaîner correctement les deux matches de suite à l’extérieur, ce soir à Metz – même s’il devra toujours se passer de Viale (dernier match de suspension), N’Diaye (blessé), Abou et Ba (non qualifiés), et de Diabaté, dont on attend le prochain retour –et vendredi à Dijon. En attendant, Medjani (à la place de Martins Pereira) et Lesueur (à la place de Ba) effectuent leur rentrée en Lorraine.  

    Avant celui à Metz vendredi, Amiens va tenter de négocier au mieux son premier déplacement de la semaine. Entre les deux, les Amiénois seront en stage à Vittel où Thierry Laurey emmènera dix-neuf joueurs. « Il faut aborder le match à Dijon comme un match de Coupe, annonce Carl Tourenne, le capitaine. Il faut un vainqueur. »

    Gagner, c’est ce que les Amiénois, qui n’ont que trois points d’avance sur le premier relégable, n’ont réussi à faire qu’une seule fois depuis le début de saison à l’extérieur, à Sedan (0-1).

    (Site officiel FC Metz) Babacar Gueye prêté à Sedan

    L'attaquant sénégalais du FC Metz finira la saison sous les couleurs du CS Sedan Ardennes.
    Actuellement 18ème de Ligue 2, Sedan va devoir se battre pour assurer son maintien en cette deuxième partie de saison.
    L'attaquant des Grenats Babacar Gueye tentera d'aider le club ardennais. Il a donné son accord aujourd'hui pour y être prêté jusqu'à la fin de la saison.

    Confirmer le renouveau

    Un peu plus d’une semaine après sa probante victoire à Tours, le FC Metz accueille Ajaccio en match en retard à Saint Symphorien. Un seul mot d’ordre hante les couloirs des vestiaires du stade : confirmer ce succès acquis à l’extérieur.
    Réagir, c’est bien, agir c’est mieux !
    On peut être marqué par l’ampleur du succès acquis à Tours, mais ce beau sursaut d’orgueil offert par les joueurs messins n’est finalement pas si surprenant que cela. En tous cas, l’entraîneur messin Yvon Pouliquen note que ce n’est pas le premier coup d’éclat de ses hommes lorsqu’ils sont dos au mur. « Nous avons toujours su réagir lorsqu’il le fallait, note le technicien. Que ce soit en début de saison, lorsqu’il a fallu faire des résultats à Lens et Montpellier après avoir perdu contre Boulogne ; ou plus récemment en venant à bout de Strasbourg. Cette fois, on refait un coup en l’emportant à Tours. C’est positif. Mais ce qu’il faut aussi, désormais, c’est être capable d’agir. » Agir… Dans cette optique, l’efficacité retrouvée au stade de la Vallée du Cher est synonyme d’espoir.
    Première sélection pour Nenad Jestrovic
    L’attaquant serbe, jugé apte par son entraîneur pour faire partie du groupe, devrait amener une dimension supplémentaire à l’attaque messine de par ses prédispositions de finisseur. C’est en tout cas ce qu’espère vivement Yvon Pouliquen : « Il a le profil idéal pour peser sur les défenses adverses car il est très puissant. De plus, il nous a montré à l’entraînement que ses statistiques de buteur n’étaient pas usurpées ». Face à une équipe solide et disciplinée, le serbe pourrait bien avoir une belle carte à jouer. « Ajaccio viendra pour défendre et pour jouer le contre. Il nous faudra être prudent et patient, tout en sachant mettre le grain de folie nécessaire pour débloquer le match. Par exemple, refaire le même match que contre Strasbourg, au cours duquel nous avions su nous lâcher pour apporter une certaine créativité. » S’il l’emporte, le FC Metz rejoindra Boulogne à la troisième place du classement avec 35 points.
    Ajaccio sans son buteur
    L’AC Ajaccio compte dans son effectif un redoutable buteur en la personne de Cheikh Tidiane Diakité, auteur de neuf réalisations et deux passes décisives en Ligue 2 depuis le début de la saison. Cet attaquant longiligne, dont l’allure n’est pas sans rappeler un certain Emmanuel Adebayor, est prêté par les Girondins de Bordeaux. Blessé depuis quelques semaines, il est insuffisamment remis et ne sera pas du voyage. José Pasqualetti, l’entraîneur corse, a sélectionné vingt joueurs pour ce déplacement, dont les deux anciens messins Medjani et Asuar.
    Le groupe de l’ACA : Debès, Quiévreux, Dohin, Pereira, Fournier, Uras, Medjani, Abou, Guerriero, Gregori, Asuar, Darbion, Lesueur, Ba, Viale, Jouseau, Caron, Bocognano, André, Aubameyang
    Un Mosellan sur l’île de beauté
    L’effectif d’Ajaccio compte un Mosellan, qui n’est pourtant jamais passé par le FC Metz. Ludovic Guerriero, formé à l’AS Nancy Lorraine, a rejoint l’île de beauté à l’été dernier en provenance du club Meurthe-et-mosellan. Milieu de terrain accrocheur, il fait partie des joueurs les plus utilisés cette saison. « Il s’est bien adapté à notre club et à notre culture, témoigne Carl Medjani, pour qui c’est la seconde saison en Corse. Il réalise un bonne saison et a notamment inscrit trois buts. Il aura sans doute à coeur de faire quelque chose à Saint-Symphorien, d’autant que sa famille fera le déplacement. » Guerriero est en effet natif de Forbach.
    Sale souvenir pour l’ACA à Saint-Symphorien
    Le club d’Ajaccio a encaissé la plus lourde défaite de son histoire en Ligue 1 au Stade Saint-Symphorien, lors de la saison 1972-1973. La partie s’est tenue le 29 mai 1973 à l’occasion de la 37ème journée. Le buteur argentin Nestor Combin en fut le principal acteur en inscrivant pas moins de cinq buts. Autres Grenats de l’époque : Marc Rastoll, Victor Zvunka, Patrick Barth, Claude Hausknecht ou encore Fernand Jeitz. Les deux derniers ajoutant d’ailleurs également leur nom à la liste des buteurs du soir. De quoi faire passer à Roland Courbis, alors défenseur au sein du club corse, une sale soirée !

     

    January 26

    Faire souffler le vent de la victoire...rattrapage !

    La petite phrase du jour : « Bessat ou Johansen : on ne devrait même pas poser la question ! »

    (Site officiel FC Metz) Les résultats du week-end

    Courte victoire pour les 16 ans de Jean-Robert Faucher devant Vincennes (1-0). Les 18 ans ont quant à eux partagé les points avec Strasbourg (1-1).

    18 ans : Metz 1-1 Strasbourg
    But de Kehli pour Metz (53°); Satli (31°) pour Strasbourg
    Olivier Perrin nous l'avait confié au cours de la trêve hivernale : le RC Strasbourg est l'une des toutes meilleures équipes du groupe qu'occupent les Grenats cette saison. Ce sont les Alsaciens qui ont ouvert la marque au cours de cette partie, peu après la demi-heure de jeu. En seconde période, les locaux ont superbement réagi grâce à un joli but de leur attaquant Samy Kehli (photo), auteur d'un ciseau-retourné imparable (53°). Juste après l'égalisation, Metz avait même l'occasion de prendre l'avantage mais le gardien du Racing stoppait le penalty messin d'Haddadji. Vainqueur à Sedan, Nancy revient à hauteur de Metz en tête du championnat. Les Meurthe et Mosellans ont un match de retard.

    16 ans : Metz 1-0 Vincennes
    But de Croizet pour Metz (90°)
    C'est à l'arrachée que les Mosellans ont obtenu une victoire à domicile contre l'équipe de Vincennes. Au terme d'une rencontre disputée, l'équipe messine a fini par trouver le chemin des filets. Zibette, le gardien adverse, auteur d'une bonne prestation, a du s'incliner dans les toutes dernières secondes face au Messin Croizet. Grâce à ce succès sur le fil le FC Metz se place second à deux longueurs du leader Troyes, qui a joué un match de plus.

    14 ans : Haguenau 0-2 Metz
    Buts de Cornet (2°) et Heib (18°)
    Les 14 ans ont pris le meilleur sur Haguenau en Championnat Fédéral, grâce à deux buts marqués rapidement dans la partie par Cornet et Heib, les deux attaquants de pointe alignés par Sébastien Muet. Metz est toujours leader de son groupe et dispose d'une marge de quatre points sur le second Torcy.
    13 ans : 3èmes à Gerardmer
    Les rencontres de niveau régional ayant toutes été remises, les 13 ans ont participé au tournoi de Gerardmer et se sont classés troisièmes. La formation dirigée par Bertrand Antoine s'est inclinée en demi-finale devant Sochaux (2-0) après avoir battu Mulhouse et Luneville (0-0, victoire aux tirs aux buts), Vandoeuvre (8-0), Nancy (2-0) et de nouveau Mulhouse (2-0).

    (Quotidien l’Equipe) METZ - AC AJACCIO (demain)

    METZ. – Les Messins ont retrouvé une pelouse naturelle pour le traditionnel toro de l’avant-veille de match. Cardy (épaule) y a participé. Mais il serait étonnant que le milieu de terrain revienne aussi vite après deux semaines de soins. B. Gueye était également sur la pelouse. Toujours malade, Barbosa était absent. Chrysostome est suspendu.

    L’équipe probable: Vailati -Brégerie, Vivian, Strasser, Rippert - Farina, Agouazi, Rocchi, Bessat ou Johansen - Bourgeois, Jestrovic.

    AC AJACCIO. – Pas de trêve dominicale pour les Ajacciens qui, après l’échauffement, ont travaillé devant le but. Abou (contractures) était aux soins alors que Pierazzi (tendinite) recommencera à courir aujourd’hui.

    L’équipe probable: Debès (cap.) - Martins Pereira ou Medjani, Uras, R. Fournier - B.André, Gregori ou Medjani, Guerriero, Dohin - Darbion, Lesueur, Asuar.

     

    (RL) Carl Medjani : "Je suis reparti de Zéro"

    Ancien capitaine de l’équipe de France Espoirs, Carl Medjani refait ses gammes à Ajaccio, en Ligue 2, trois ans après avoir goûté à la Ligue 1 à Metz. Ses sentiments, avant de repasser demain par Saint-Symphorien.
    Longtemps diminué par des douleurs dans le dos, la semaine dernière, il n’est entré qu’en toute fin de match, vendredi, pour participer à la qualification historique de l’AC Ajaccio pour les huitièmes de finale de la Coupe de France. «J’aurais pu débuter, mais j’ai été préservé en vue du match de mardi », affirme Carl Medjani. Le match de mardi, précisément, le ramène à Saint-Symphorien, trois ans après y avoir effectué ses premiers pas en Ligue 1, au cours d’une saison cauchemardesque. En attendant, hier soir, il a assisté à l’élimination du Gazelec, l’autre club ajaccien, par le Paris SG…

    L’AC Ajaccio doit se trouver sur un nuage, depuis sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de France ?
    «Quand même pas ! Nous savourons, c’est sûr, d’autant que le club n’avait plus connu ça depuis trente-cinq ans. Mais le petit nuage, ce sera quand nous apercevrons le Stade de France. Nous en sommes encore loin…»
    Déjà éliminé, Metz n’a pas joué ce week-end. Etes-vous défavorisés en les affrontant dès ce mardi ?
    «Non, quatre jours de récupération, c’est convenable. Ce sera plus contraignant d’enchaîner vendredi par un troisième match en sept jours, à Dijon.»
    Au regard du classement, vous n’avez pas vraiment intérêt à perdre de vue le championnat…
    «Aucun risque. Nous avons gagné nos trois premiers matches de l’année, mais nous n’en avons disputé qu’un en championnat. La Coupe de France ne rapporte pas de points, or nous préférerions en compter six de plus à ce jour.»
    «Rester sur notre lancée»
    Votre victoire contre Reims, le 16 janvier, a mis fin à une série de quatre défaites en Ligue 2. Que vous est-il arrivé ?
    «Il a d’abord fallu assimiler le changement d’entraîneur (José Pasqualetti a remplacé Gernot Rohr, courant septembre) et, donc, de méthodes de travail. Nous avons aussi été confrontés à une cascade de blessures : nous avons compté jusqu’à quatorze joueurs blessés, fin novembre ! Mais, par dessus tout, je crois que nous ne faisions plus les efforts nécessaires, tout simplement, grisés peut-être par notre bon début de saison. Mais la trêve nous a fait du bien, trois joueurs sont arrivés (Uras, L. N’Diaye et Abou), des joueurs déjà importants qui ont reboosté tout le monde, et nous sommes de nouveau dans une bonne dynamique.»
    Metz, à domicile, se trouve sous pression. Flairez-vous le bon coup ?
    «Nous nous concentrons surtout sur nous-mêmes. Nous voulons réussir un bon résultat, pour rester sur notre lancée de 2009.»
    N’ayant passé qu’une saison à Metz, ce déplacement vous touche-t-il particulièrement, ou le considérez-vous comme un match ordinaire ?
    «J’ai beaucoup apprécié mon passage par Metz même si, sportivement, c’est un mauvais souvenir. Sur le plan humain, c’est une bonne expérience, et c’est quand même là que j’ai effectué mes débuts en Ligue 1.»
    Formé à Saint-Etienne, passé par Liverpool, capitaine de l’équipe de France Espoirs, ne pensez-vous pas que ce passage par Metz a nui à votre carrière ?
    «Non. J’avais plutôt bien commencé la saison, avant de sombrer, comme tout le monde, en février et mars. Mais, dans la foulée, j’ai eu la chance de retrouver un club de Ligue 1, Lorient, mais je n’ai pas su m’y imposer. Si j’avais réussi là-bas, à vingt ans, je ne serais sûrement pas à Ajaccio aujourd’hui. Je suis le premier fautif de mon échec à Lorient.»
    Vous avez aujourd’hui vingt-trois ans. Ajaccio peut encore constituer un tremplin ?
    «Oui. Regardez l’exemple de Sylvain Marchal, passé par Châteauroux après son départ de Metz et qui est aujourd’hui l’un des joueurs cadres de Lorient. Je n’ai pas renoncé aux ambitions qui étaient les miennes au début de ma carrière. J’ai laissé passer un wagon, je fais tout pour saisir le prochain, mais je suis reparti de zéro, avec un bagage qui n’est pas négligeable.»

    January 25

    Ca souffle, sur le foot français, c'est même la tempête!

    LA PETITE PHRASE DU JOUR : « l’entraîneur de l’Inter (Mourinho, à propos de Domenech) « Domenech est devenu important pour moi. Parce que la dernière fois que j’ai pleuré, c’était en l’écoutant juste après le match France-Italie à l’Euro 2008 (0-2, Domenech avait demandé sa compagne en mariage). Il m’a touché le coeur. J’ai pleuré, pleuré, pleuré… Après cette défaite, il fut absolument merveilleux…»

    L’essai effectué à Blackburn (D 1 anglaise) n’ayant pas été concluant, B. Gueye est rentré en France vendredi soir. Il n’était toutefois pas à l’entraînement hier matin. Barbosa (malade) était l’autre absent de la séance, qui s’est à nouveau déroulée sur un terrain synthétique.

    Football partenariat génération foot - FC Metz Sénégal, terre d'envol

    De nombreux Sénégalais ont porté le maillot grenat. Et l'’histoire entre Metz et le pays de la Teranga n’est pas près de s’arrêter. Reportage à l’Académie Génération Foot, partenaire officiel du FC Metz depuis 2005.

    Plus de 4 000 kilomètres les séparent de la Lorraine et pourtant, ils ne rateraient un match des Grenats pour rien au monde. Eux, ce sont les pensionnaires de l’Académie Génération Foot à Dakar.

    REPORTAGE

    Leur objectif : marcher sur les traces de leurs aînés et devenir pro. «Je suis très heureux de travailler avec le FC Metz, confie Mady Touré, président fondateur de l’Académie. Si j’ai grandi, c’est grâce à Metz. Après Dakar, Metz est ma deuxième maison. Je peux dire que je suis un Lorrain.» Comme des trophées, les maillots de Babacar Gueye ou Papa Waïgo N’Diaye s’affichent fièrement sur les mûrs de son bureau. Fondée en 2000, Génération Foot a déjà permis à plus d’une trentaine de jeunes de signer un contrat professionnel dans les championnats européens, asiatiques et africains: une dizaine d'entre eux sont passés par Metz.
    Arrivé en France à 14 ans afin d’intégrer le Sports-études de Thonon-les-Bains, où jouait son oncle, international sénégalais, Mady Touré entame sa carrière de footballeur à Bourges. Handicapé par une grave blessure, il renonçait au haut niveau sans quitter le milieu du ballon rond pour autant. Dans les années 90, il devient en effet recruteur pour plusieurs clubs français et sillonne l’Afrique. Son histoire avec Metz débute en 1997 lorsqu’il fait signer Sega N’Diaye. Aujourd’hui «le président Carlo Molinari est comme mon père, Patrick Razurel est comme mon grand frère », observe Mady Touré. Dans ce club réputé familial, il retrouve les valeurs humaines qui font la richesse de l’Afrique.
    Dès 7 ans, les enfants rejoignent l’école de foot et s’entraînent trois fois par semaine. Les meilleurs, à partir de 14 ans, rentrent à l’Académie. Ils tapent le cuir chaque matin avant de rejoindre l’école pour suivre des cours de français, d’anglais, de maths et d’histoire géographie. En attendant le nouveau centre, l’entraînement se déroule soit sur des terrains loués à la séance, soit sur un petit terrain de terre situé à côté du centre. Casquette vissée sur la tête, sifflet autour du cou, Malang Mané est à la baguette. Trente-cinq ans de terrain, quatre fois champion du Sénégal avec trois clubs différents, passé par la Gambie et la Côte d’Ivoire avant de devenir adjoint en équipe nationale au début des années 80, il dirige l‘Académie depuis sa création.

    «La chaleur, les moustiques»

    «Mon idéal c’est la formation. Je l’ai apprise avec le premier directeur technique du football français : George Boulogne », raconte le manager. «Deux fois par an, le partenaire vient observer les progrès des gamins. Les meilleurs sont ciblés par Metz.» Récemment, trois jeunes de 13 ans sont partis au Portugal. Business oblige, de nombreux agents s'intéressent à l'Afrique. «Il faut protéger les gamins. Les recruteurs étrangers vont voir les parents, leur donnent 100 ou 200 000 francs (150 à 300€), font les passeports et les amènent », explique le technicien.
    La concurrence est de plus en plus rude pour dénicher l’oiseau rare. Chaque année, Mady Touré et lui parcourent le Sénégal de long en large. «Il y a des talents perdus à l’intérieur du pays mais l’accès n’est pas facile, note Malang Mané. Il y a les moustiques, la chaleur, le trajet est long, les recruteurs étrangers n’iront jamais là-bas ! C’est à nous d’aller les chercher

     Témoignage Diagne pour exemple

    Il est l’un des derniers joueurs arrivé en provenance de Génération Foot : Fallou Diagne, 19 ans, a intégré l’effectif professionnel cette saison.

    Son entrée à l’Académie. «J’ai fait mes premiers pas à Génération Foot à l’âge de douze ans. Avant, je ne jouais que dans mon quartier, avec des copains. M’inscrire dans un club, ça ne me tentait pas trop. Et puis le père de Babacar Gueye m’a proposé d’entrer au centre. J’y suis allé et ça m’a tout de suite plu.»
    Les conditions de travail. «A l’époque, le projet des nouvelles installations n’était pas encore lancé. Les conditions étaient modestes : on s’entraînait sur des terrains en sable. Mais cela ne nous empêchait pas de bien bosser. J’avais un entraîneur génial, Malang Mané. Il m’a beaucoup appris.»
    De Dakar à Metz. «J’ai eu la possibilité de venir au FC Metz après un passage de Joël Muller et Olivier Perrin. Lorsque j’ai reçu leur proposition, j’en ai parlé à mon oncle, qui était international sénégalais et il m’a conseillé d’y aller. Ce n’était pas évident de quitter mon pays, d’autant plus que ma mère était malade à l’époque. Mais je m’y suis fait. Je suis arrivé le 14 décembre 2007.»
    Son regard sur l’expérience. «Ma famille et mes amis me manquent aujourd’hui encore, c’est normal, mais quand je suis arrivé j’ai retrouvé Cheikh Gueye, Momar N’Diaye, Oumar Pouye… Ils ont facilité mon adaptation. J’ai le sentiment d’avoir parcouru du chemin, mais je suis conscient qu’il me reste beaucoup à faire pour confirmer.»

    Du côté du FC Metz Joël Muller : «La concurrence devient redoutable

    Le directeur sportif a accompagné la naissance du partenariat entre le FC Metz et Génération Foot. Il assure aujourd’hui encore assure le lien entre les deux rives.

    Joël Muller, aujourd’hui, quelle est la nature exacte des relations entretenues par le FC Metz et Génération Foot ? «Nous travaillons ensemble depuis 1997, 1998. De fil en aiguilles, la structure s’est développée et a pris la forme d’un club, qui évolue en troisième division sénégalaise. Et entre nous, c’est une convention, signée en novembre 2003, qui régit aujourd’hui nos rapports. Le FC Metz s’est associé au développement du projet de Mady Traoré, en s’investissant sportivement d’abord, mais aussi financièrement, en échange de quoi nous avons la priorité pour recruter les meilleurs éléments, le tout sans avoir à verser les indemnités traditionnelles.»

    Metz a-t-il participé à l’éclosion du nouveau centre ? «Oui, nous sommes en quelque sorte copropriétaires, mais Mady Traoré assume une part plus importante du projet. Le FC Metz ne peut pas assumer les frais de fonctionnement de ces nouvelles infrastructures. D’autres leviers, la Principauté de Monaco, l’Etat français, entre autres, ont d’ailleurs été activés en vue d’obtenir les fonds nécessaires.»

    «Plus fructueuse si…»

    Ce partenariat est-il viable pour un club comme le vôtre ? Ne risque-t-il pas, un jour ou l’autre, d’être remis en cause ? «Ce qui est sûr, c’est que notre collaboration serait beaucoup plus fructueuse si nous étions en première division…»
    A cette heure, êtes-vous satisfait du rendement de votre association ? «Nous avons recruté un certain nombre de joueurs, certains nous ont donné satisfaction, d’autres moins. L’un des derniers en date à être arrivé est Fallou Diagne : il me semble qu’Yvon Pouliquen est assez content de lui. Il y a des joueurs de qualité en Afrique, mais il faut être vigilant, la concurrence devient redoutable. D’autres clubs français y sont très présents. D’où l’intérêt pour l’Académie d’être efficace dans son recrutement et, par la suite, dans la gestion du parcours des joueurs. Dans cette optique, le nouveau centre sera un très bon outil.»

    Un nouveau centre en vue

    «Le potentiel est là, il nous manque seulement les infrastructures. Le jour où l’on aura en Afrique des infrastructures comme en Europe je sortirai des joueurs comme Zidane », assure Mady Touré. Son rêve est en passe de se réaliser. Avec l’ouverture prochaine du nouveau centre d’entraînement, baptisé «Amara Touré» en hommage à son père, Génération Foot affiche de nouvelles ambitions. Les travaux ont déjà commencé et le centre, implanté aux abords du lac Rose, à environ 25 kilomètres de la capitale, devrait ouvrir ses portes tout prochainement et être totalement achevé en 2010. Le chanteur Youssou N’Dour, Emmanuel Adebayor, l’avant-centre togolais d’Arsenal, et Babacar Gueye, un des premiers à avoir intégré Génération Foot ont parrainé l’opération. Le coût prévisionnel de la construction du nouveau centre s’élève à 2,5 millions d’euros.
    Étendu sur 15 hectares, ce centre disposera d’une capacité d’accueil de 192 pensionnaires, contre 24 actuellement, de deux terrains engazonnés et d’une salle de musculation. Côté scolaire, les apprentis footballeurs suivront un enseignement général de la sixième à la terminale ainsi qu’une formation professionnelle agricole. Un verger pédagogique sera utilisé comme support à cette formation et assurera à terme l’autosuffisance autour d’une alimentation biologique. L’Académie devrait rapidement en récolter les fruits et passer à la prochaine étape. «Dans les cinq ans à venir, j’aimerais être en première division, confie Mady Touré. Je voudrais être le premier club sénégalais à remporter une Champion’s league africaine

    Anciens de Dakar…

    Ils sont plusieurs à être passés par la case formation de l’Académie et à s’être retrouvés sous le maillot grenat : Dino Djiba, qui a rejoint le Gondomar SC, au Portugal, Babacar Gueye, Cheikh Gueye, Momar N’Diaye (prêté à Châteauroux), Papiss Cissé ou encore Oumar Pouye ont tous fait leurs gammes dans le centre de Mady Traoré. Pour d’autres, l’aventure s’est poursuivie ailleurs qu’à Metz : Rakhmane Barry est allé tenter sa chance du côté de Sedan, Landry N’Guemo a opté pour l’AS Nancy Lorraine, tout comme Momar Faye, Tandis que Bayel Sall s’est engagé avec Saint-Etienne…

    January 24

    Il faut dégraisser !

    La petite phrase du jour : Le club anglais de Chelsea a fait passer des tests de QI à ses joueurs. Certains résultats de ces tests ont été dévoilés. Franck Lampard aurait brillé. Il aurait réalisé « l'un des scores les plus élevés jamais réalisés selon la compagnie qui a mené les tests », a commenté le Dr Bryan English, docteur du club. John Terry figure également dans le Top 3 de l'effectif des Blues.  « Qu’est ce que l’on attend pour faire la même chose à Metz, dirigeants compris ? Les supporters..Hum!...»

    (RL) FC Metz Babacar Gueye : et maintenant ?

    L’attaquant messin n’a pas convaincu les dirigeants de Blackburn Rovers. La question de son avenir se pose avec d’autant plus d’acuité.

    Nenad Jestrovic se rapproche de ses premiers pas sous le maillot messin. Arrivé au début du mois de janvier, mais à court de forme, l’attaquant serbe n’a pas pris part aux deux premiers rendez-vous de l’année, à Vannes et à Tours. Le vrai début de sa nouvelle aventure sur les bords de la Moselle pourrait intervenir ce mardi 27 janvier, avec la venue d’Ajaccio, voire trois jours plus tard contre Amiens… Jouera, jouera pas ? Plus que jamais d’actualité pour le joueur serbe, la question ne se pose même plus pour son coéquipier Babacar Gueye.

    Parti tenter sa chance de l’autre côté de la Manche, en début de semaine, le Sénégalais devait revenir à Metz hier après-midi. Avec la seule certitude que sa carrière n’embrassera pas la destinée de Blackburn Rovers : le club anglais, embourbé dans le dernier carré de son championnat, n’a pas donné suite à l’essai effectué par l’attaquant depuis le début de la semaine. Coup manqué, donc. Et maintenant ? A mesure que le temps s’écoule, la marge de manœuvre de l’international s’amenuise. Elle n’existera plus à compter du 31 janvier, date qui marquera la clôture du marché hivernal des transferts…
    L’imminence de celle-ci conduira les dirigeants messins à rencontrer Babacar Gueye incessamment sous peu pour évoquer la suite à donner à un contrat liant les deux parties jusqu’en 2011. «Il va bien falloir trouver une solution, expliquait, hier, Joël Muller. Il faut qu’il joue.» Ce qui précise la nature de la solution en question. Tenu à l’écart des dernières sorties de son équipe ­ auteur de cinq titularisations et d’un but pour neuf apparitions au total ­ l’attaquant avait lui même indiqué, en début d’année, que rester à Metz «dans ces conditions » lui semblait «difficile ». Et le contenu des trois semaines qui ont défilé depuis ses déclarations n’a pas arrangé le tableau…

    Pas d’autre arrivée

    En attendant l’issue du dossier Gueye, Metz a d’ores et déjà refermé celui des arrivées. Germano Vailati et Nenad Jestrovic sont et resteront, en effet, les deux seules recrues de l’hiver messin. La signature du gardien et celle de l’attaquant pourraient même représenter les seuls mouvements observés du côté de Saint-Symphorien : jusqu’ici, aucune solution n’a été trouvée pour alléger la liste des joueurs transférables. Pas même pour le meilleur buteur maison de l’exercice 2006-2007.

     

    (Site officiel FC Metz) Bourgeois première à la maison ?

    Le jeune attaquant messin rêve de fouler la pelouse de Saint-Symphorien la semaine prochaine. Un évènement qui serait ressenti intensément par ses proches et notamment son père, qui l’a guidé tout au long de son parcours.
    Si l’on voulait synthétiser, on dirait que Thibaut Bourgeois est un garçon poli, réservé… et buteur. Au cours de ses premières minutes en Ligue 2, le jeune homme n’a pas trahi l’image qu’il véhicule depuis son arrivée au FC Metz. Alors que son équipe était menée trois buts à zéro, il est entré en jeu et a marqué au bout de quinze minutes. Buteur. Mais il n’a pas exprimé sa joie. Réservé. « Le contexte ne s’y prêtait pas, explique-t-il. Nous étions largement distancés au tableau d’affichage. J’ai donc tout gardé à l’intérieur. » Et poli ! Mais il fallait tout de même fêter la chose comme il se doit. Alors, il a récidivé quelques semaines plus tard, à Vannes, en plaçant son mètre quatre vingt plus haut que la défense locale. « Cette fois, c’était différent ! Ce but nous permettait de revenir au score. Et je ne marque pas souvent de la tête… »

    « Un rêve »
    Pour que le tableau de ses premiers pas soit complet, Thibaut doit porter le maillot messin à Saint-Symphorien. Un événement ô combien symbolique pour ce garçon de Pierrevillers et son entourage. Deux occasions se présenteront la semaine prochaine. « Ce serait pour moi un rêve qui se réalise, chuchote-t-il. J’ai fréquenté ce stade tout petit, lorsque le FC Metz jouait les premiers rôles. Mon père m’y emmenait, c’est lui qui m’a tout simplement envie de jouer au football. Depuis que je suis au club, je me dis que je foulerai cette pelouse un jour, que j’y marquerai. » « Ce serait une belle réussite pour toute sa famille, poursuit le paternel. Que ce soit pour moi ou sa mère, qui l’avons accompagné partout, dans des tournois, aux entraînements. Nous gardons cet instant dans un coin de la tête depuis très longtemps. Nous savons que cela va arriver un jour… c’est peut-être pour bientôt ! »
    Gérard Bourgeois est un passionné de ballon rond. Il vient seulement de raccrocher les crampons, laissant son club de Pierrevillers orphelin d’un « attaquant ou milieu offensif ». Avant de faire trembler les filets, il occupa le poste de gardien de but jusqu’en troisième division, au sein du club de Talange. Pour sa première rencontre à Saint-Symphorien, il n’avait que huit ans. « Dès la première saison de Thibaut à Metz avec les Benjamins, raconte-t-il, ses qualités ont été reconnues et j’ai eu la chance d’intégrer le club en tant que dirigeant de cette équipe. » A mesure que le fils franchit les étapes, le père change de catégorie d’âge. Il s’arrêtera probablement aux moins de 18 ans…
    Sa présence au bord du terrain lui permet de témoigner du vif intérêt des autres clubs pour son fils, ce dès le plus jeune âge. « C’est lors des tournois qu’il était le plus sollicité. Mais il est par nature assez timide et donc difficilement abordable. De toute façon, nous avons su lui faire comprendre que son intérêt était de faire ses classes à Metz. » En Benjamins, il remporte la Coupe Nationale à la faveur d’une poignée de jonglages de plus, après avoir inscrit l’unique but messin de la finale (match nul 1-1 face au Havre). Un moment de joie qu’il place au même niveau que le titre de Champion de France des 16 ans décroché quelques années plus tard aux côtés de Miralem Pjanic.

    Le tandem Pjanic-Bourgeois
    Avec ‘Miré’, Thibaut entretient sur le terrain une relation parfaite. Les deux garçons se trouvent les yeux fermés et débloquent les situations les unes après les autres. Si bien qu’il est difficile de les dissocier. Mais au cours du mois d’août 2007, alors que le néo-Lyonnais fait ses débuts en Ligue 1, son partenaire reste à quai. « Je suis parti en Corée du Sud avec l’équipe de France, raconte ce dernier. Et lorsque je suis revenu, Miralem était déjà bien ancré au sein de l’effectif pro. Au début, ce fut un peu difficile à vivre. Puis, je me suis dit que j’y parviendrai également si je me remettais au boulot. Il m’est arrivé d’en douter, c’est vrai. Mais dans ces moments, j’ai pu compter sur Olivier Perrin, avec qui j’entretiens une bonne relation. Il m’a beaucoup aidé à ce niveau. » « Thibaut a d’avantage été affecté par cette Coupe du Monde avec les Bleus, poursuit son père. Au cours d’une séance de tirs-aux-buts, il a manqué le dernier et provoqué, en quelque sorte, l’élimination des siens. Ce n’était pas facile à digérer. Mais par rapport à l’ascension de ‘Miré’, je n’étais pas inquiet. Ils ont des caractéristiques différentes. Et même s’ils étaient très complémentaires, on souhaite toujours voir un jeune joueur réussir. En travaillant, Thibaut a pu lui aussi accéder à l’équipe A. » Première sélection dans le groupe face au Mans, le 17 mai 2008. Premier match et premier but en pro à Troyes, le 19 décembre 2008. Si Yvon Pouliquen fait appel à Bourgeois mardi ou vendredi, Gérard et Thibaut pourront se dire qu’il est loin, le temps où ils batifolaient dans l’herbe, derrière la maison. Sous les yeux du père, le fils aura définitivement changé de jardin.
     Delgado et Bessat au trot

    L’Angolais et l’ancien Louhannais se sont entraînés aux côtés de Jeremy Moureaux ce matin.
    Victime d’une légère blessure au genou, Luis Delgado s’est contenté de courir jeudi matin. Le latéral gauche était accompagné de Jeremy Moureaux, le préparateur physique messin, et de Vincent Bessat, en reprise après quelques jours d’arrêts.
    Cyril Chapuis (mollet) est resté aux soins et Cédric Barbosa, malade, était quant à lui absent. Les Messins sont allés s’entraîner à Moulins-les-Metz. Ils se retrouveront samedi et dimanche matin. Avec la même obligation de s’adapter aux conditions climatiques.
    Pour finir, Babacar Gueye est attendu demain. Parti à l’essai au sein des Blackburn Rovers, le Sénégalais a fini son séjour. Le club anglais ne s’est pas manifesté à son sujet pour le moment.

    Face à face …Cardy-Strasser

    Julien Cardy et Jeff Strasser, partenaires sous le maillot Grenat dans la vie de tous les jours, se retrouvent opposés pour les besoins de l’interview croisée. Ces deux grands animateurs du vestiaire s’en donnent à cœur joie…
    Depuis que Christophe Marichez s’est blessé, ils ont chacun porté le brassard de capitaine. Jeff Strasser, 34 ans, et Julien Cardy, 27, figurent parmi les joueurs les plus expérimentés de l’effectif messin. Le Luxembourgeois et le Palois, dans des styles bien différents, sont aussi de ceux qui « mettent l’ambiance », que ce soit par des éclats de voix ou des plaisanteries, selon le contexte. Lorsque les Grenats se sont regroupés, en début de saison, pour le stage de préparation, ils furent sans conteste les deux plus bruyants et aussi les plus créatifs, bien qu’ils n’avouent pas toujours leurs forfaits…

    Julien, Jeff, à Luxeuil, des statues situées dans le hall de l’hôtel avaient disparu… Il y a prescription désormais : étiez-vous à l’origine de cette affaire ?
    JC : « Une enquête est toujours en cours. En ce qui me concerne, je n’ai rien vu et rien entendu. J’étais tranquillement dans ma chambre à me reposer… Mon collègue Vincent Bessat pourra le confirmer. Je n’ai aucune crainte, vous pouvez lui demander. Au pire, il ne s’en souviendra plus. »
    JS : « Je tiens à préciser que ces statues n’ont pas disparu mais ont simplement été déplacées. Je crois que nous ne trouverons jamais le coupable. En tout cas, je n’ai aucune information à ce sujet. Comme d’habitude, en stage, j’étais au lit à 20 heures. Bon, le problème, c’est que j’étais seul en chambre. Je n’ai pas de témoin. »
    Vous avez passé quelques jours à Carnac récemment. Pas de disparition à déplorer cette fois-ci ?
    Julien Cardy : « Pas trop, non... L’atmosphère était différente. Chacun est resté à sa place. En plus, il n’y avait pas de statues ! Notre attention s’est donc portée sur le billard. Le plus fort du groupe est Laurent Agouazi. Mais il y avait beaucoup de concurrence entre Jeff et Nenad Jestrovic. Où est-ce que je me situe par rapport à Jeff ? En dessous du billard… Disons que je joue plus pour montrer mes qualités. »
    Jeff Strasser : « Non, pas cette fois-ci (sourire). Le contexte n’était pas propice à la disparition de statues. Ce n’était pas un stage de pré-saison, où le climat est généralement très détendu. A Carnac, il s’agissait d’un stage de préparation de match donc il fallait travailler et se concentrer. »
    Lequel de vous deux est le plus drôle ?
    JC : « Ca, ce n’est pas difficile : Jeff n’a aucun humour. C’est simple : il n’est pas marrant du tout. Je dois quand même avouer qu’il me fait rire. Mais c’est par son attitude… parce qu’il est toujours bougon ! »
    JS : « Disons que nous avons un humour différent. Mais je dois avouer que le sien est meilleur que le mien. »
    Julien, quelle est la plus grande qualité de Jeff ? Jeff, la plus grande qualité de Julien ?
    JC : «  La générosité. Sur et en dehors du terrain. La qualité d’un homme ne se résume pas à son travail. Et Jeff est un homme généreux. »
    JS : «  La franchise et l’honnêteté. »
    Son plus grand défaut ?
    JC : « C’est un râleur ! Mais attention, pas n’importe lequel. C’est un « râleur-chiant », du très haut niveau, de la Ligue des Champions… Il a même déjà des étoiles sur le maillot ! »
    JS : « Pour l’instant je n’ai pas vu de défaut chez lui. Il faudrait peut-être demander à sa femme pour en savoir davantage. »
    Lequel de vous deux est le plus sérieux à l’entraînement ?
    JC : « Je dirais Jeff. Pour avoir une carrière comme celle qui est la sienne, il faut obligatoirement être sérieux. Il a commencé jeune au FC Metz et il a réussi à se faire une place parmi les grands noms que sont Gaillot, Kastendeuch ou Song. Il a aussi connu la Coupe d’Europe. Et puis il a fait une belle carrière en Allemagne où il a réussi dans tous les clubs dans lesquels il a joué. Sa longévité au plus haut niveau s’explique par son sérieux. Cela devient rare de nos jours ».
    JS : « Nous sommes tous les deux très sérieux. Nous avons la même envie de gagner, nous sommes animés de la même rage de vaincre. Lui comme moi, nous nous surpassons à chaque entraînement et à chaque match. Ce n’est pas évident d’établir une comparaison entre nous. Notre état d’esprit est assez proche. »

    Le plus caractériel ?
    JC : « Lui, sans aucune hésitation ! Jeff a très mauvais caractère. C’est très rare qu’il arrive à l’entraînement en souriant. Il râle du matin au soir. Même si lui, il va vous dire que ce n’est pas vrai, que c’est une impression car il parle fort. Heureusement, en général, il râle aussi pour des bonnes raisons. »
    JS : «  Moi. C’est vrai que je râle beaucoup. Et puis même quand ce n’est pas le cas, les gens pensent que je suis de mauvaise humeur à cause de mon accent ! J’ai passé l’essentiel de ma carrière en Allemagne et l’allemand, comme le luxembourgeois d’ailleurs, est une langue forte avec une tonalité parfois virulente. Moi-même, quand je m’adresse à quelqu’un, j’ai parfois l’impression de lui hurler dessus. »
    Et sur le terrain, lequel de vous deux a la plus grande tchatche ?
    JC : « Ah là c’est moi ! Bizarrement, Jeff est un peu plus discret sur le terrain. Peut-être qu’il a peur de l’ouvrir… Du coup, on m’entend plus que lui. Jeff parle beaucoup aux joueurs mais j’aboie plus que lui. »
    JS : « Nous sommes tous les deux pas mal dans ce domaine. Mais nous ne crions pas dans le mauvais sens du terme, nous encourageons et replaçons nos partenaires lorsque le besoin se fait sentir. Les postes que nous occupons, dans l’axe du terrain, induisent certaines obligations envers l’équipe. »
    Lequel de vous deux est le plus vicieux sur le terrain ?
    JC : « Aucun des deux. Même si j’aurais tendance à dire Jeff de par le poste qu’il occupe. Ce n’est pas un sprinter né alors il use de son expérience. Sans être vicieux pour autant. »
    JS : « Je ne suis pas un tricheur et Julien non plus. C’est certain, il faut parfois être malin. Mais nous ne donnons jamais de coups volontaires, pour faire mal. Ce n’est pas dans notre nature. »
    Lequel de vous deux a le plus mauvais goût ?
    JC : « Nous avons des goûts différents. Moi, je mets souvent des survêtements pour venir à l’entraînement. Jeff, c’est plus la classe, il est très distingué. Il a un statut à tenir ! »
    JS : « Julien adopte plus un look sportwear pour venir à l’entraînement. Quant à moi, j’aime bien être élégant et bien m’habiller. Mais je ne vois pas assez Julien en dehors du foot pour pouvoir juger de son style. Il faut dire que je suis d’une autre génération. Peut-être qu’en vieillissant son style changera… Je n’ai pas dit ‘s’améliorera’. »
    Lequel de vous deux est le plus mauvais perdant ?
    JC : « Ca se tient. Nous sommes tous les deux des mauvais perdants. Jeff voit toujours le mauvais côté des choses. Et puis, il faut dire qu’il perd plus souvent que moi. »
    JS : « Là, on se vaut largement ! (Rires) »
    Quel est le meilleur souvenir de match que vous ayez l’un de l’autre ?
    JC : «  Ce sont les deux victoires consécutives contre Lyon et Strasbourg, auxquelles il a participé. »
    JS : « Quand je l’ai vu rejouer l’année dernière après sa blessure, contre Vesoul puis à Lille. Nous avions passé du temps ensemble en rééducation et cela m’avait fait énormément plaisir de le revoir sur un terrain. Je suis content qu’il enchaîne les matches et qu’il ait retrouvé son niveau. Qu’il puisse exercer son métier de nouveau normalement est le plus important. J’attends désormais qu’il marque un but… »
     Pour finir, y’a-t-il une question que avez envie de lui poser sans avoir jamais osé ?
    JC : « Je n’en ai pas. Toutes les questions que j’ai envie de lui poser, je les lui pose. »
    JS : « Oui, depuis combien de temps son coiffeur est-il en prison ? Ca devient grave, Julien, tu as vraiment un casque… »

    January 23

    Le chat noir est au fond du puit...

    La petite phrase du jour : de Fabien Barthez « On a tous été un jour jeune et con, mais aujourd’hui, cela a tendance à s’accentuer avec la tv, les médias, etc.… » « Mais monsieur Barthez, la tv et les médias n’existaient pas à votre époque ? Aujourd’hui, il y a même de vieux cons qui découvrent le monde qu’ils ont fait, à coup de crachoir, savez-vous ? »

    METZ La pelouse du stade Saint-Symphorien est encore gelée en profondeur. La météo annonçant un fort radoucissement accompagné de pluie, le terrain a été bâché hier. Le match en retard entre Metz et Ajaccio, prévu mardi, devrait ainsi se dérouler normalement. Hier, Jestrovic a marqué lors de l’opposition.

    (RL) Chapuis, héros de série noire

    Un an après son arrivée, Cyril Chapuis affiche un bilan éloigné des promesses et de son standing. La faute aux blessures. Du coup, l’avenir de l’ancien attaquant marseillais à Metz s’écrit en pointillé.

    Pareille approche ferait beaucoup pour son image de taiseux, imposée à un interlocuteur moins compréhensif. «Vous voulez que je vous dise quoi ? Je suis blessé, je me soigne, et voilà… » Voilà, Cyril Chapuis dans toute la splendeur de sa réputation, «absolument pas conforme à la réalité » selon Yvon Pouliquen, son ex-entraîneur à Grenoble et son actuel entraîneur à Metz. Qui veut percer le mystère Chapuis doit d’abord et surtout rompre la glace.
    Cyril Chapuis figure un cas à part au sein de l’effectif messin. Arrivé dans le sillage de Pouliquen, en janvier 2008. Hors de forme, puis hors des choix. Puis blessé. Puis plus rien. Sa situation s’apparente surtout à un gâchis : le gâchis d’un talent évident, bagage technique, vision du jeu et sens du but très au-dessus de la moyenne locale. Celui qui l’a entraîné dans son sillage, il y a un an, réfute l’idée du pari hasardeux sur un joueur mensuellement onéreux mais annuellement peu rentable, sans nier l’évidence d’un rapport qualité prix catastrophique : «Au vu de son temps de jeu et de son rendement, on peut considérer qu’il s’agit d’un échec», admet Yvon Pouliquen à l’heure du bilan d’étape. Temps de jeu famélique lié à un rendement insuffisant, ou l’inverse ? La question ne se pose même pas : «Cyril est l’un des attaquants possédant le plus de qualités ; seulement, il n’a pas bénéficié de la part de chance qui permet de revenir au premier plan. Mais le pari, c’était de le faire venir à Grenoble après quasiment un an et demi d’arrêt. Ici, il s’est blessé à un moment où il était tout près de revenir. Une entorse à la cheville, en plus ! La première de toute sa carrière… »
    «En forme, ici, je jouerais»
    Juin 2008, Cyril Chapuis entame sa première préparation estivale depuis quatre saisons débutées soit sans club, soit blessé. Août 2008, Yvon Pouliquen mise sur un duo d’attaque Cissé - Gestede pour démarrer le championnat. 8 août, Chapuis entre et marque le but décisif d’une tardive victoire contre Tours. 22 août, il se donne une entorse à la cheville au bout d’un quart d’heure face à Boulogne, et Metz perd. Chapuis mettra du temps à revenir : à l’entorse, succèdent diverses blessures musculaires entrecoupées de simples réapparitions. En ce moment, c’est le mollet qui siffle. «C’est plus sournois que grave. Je viens de reprendre la course et, finalement, j’ai eu mal.» C’est ce qu’Yvon Pouliquen assimile à la part de chance qui ne bascule pas du bon côté.
    En imaginant un rétablissement rapide et durable, Cyril Chapuis peut-il espérer rattraper, en quatre mois, tout le temps et tout le crédit perdus depuis un an ? «Pas impossible », pour Pouliquen. «Je ne sais pas. Comment voulez-vous que je le sache. Je fais tout mon possible, mais j’ai sans arrêt un truc. Jamais un truc grave, mais un truc », répond Chapuis, qui a finalement accepté d’ajouter à ses tourments le supplice de l’entrevue. En attendant, le FC Metz l’a placé sur la liste des joueurs invités à partir, s’il trouve preneur, avant le 31 janvier, «comme une demi-douzaine d’autres qui jouent peu », indique Joël Muller, directeur sportif et diplomatique. Une proposition ici, une autre là. Il est question d’Israël, de Cherbourg, comme il y a un an des Etats-Unis ou des Emirats. Indigne, sûrement, d’un talent étouffé sous les pansements. Pendant ce temps, Metz a recruté un attaquant (Jestrovic), un autre émerge (Bourgeois). «Je ne m’inquiète pas du tout de ça, affirme Chapuis. Sans vouloir paraître prétentieux, en forme, ici, je jouerais. » C’est tout à la fois probable, et invérifiable.

    foot actu

    Visionnage DISCIPLINE. La commission de discipline de la Ligue a décidé hier soir de se saisir des faits concernant Sow (Rennes) et Diawara (Bordeaux) lors de la 21e journée de L1. Saisie de ces deux affaires par le Comité de visionnage de la Fédération, la Commission a décidé de traiter les deux dossiers, a demandé aux arbitres des rapports complémentaires et a convoqué les deux joueurs pour la séance du 5 février 2009. Par ailleurs, le Messin Damien Chrysostome a écopé d'un match ferme.

    January 22

    Merci : Derrien !...

    La petite phrase du jour : « Narrons, il en restera toujours quelques petites choses…Quelques marrons à tirer du feu du jeu ? »

    Delgado rassuré

    L’Angolais a passé des examens médicaux aujourd’hui. Sa blessure au genou n’est pas très grave.
    Plus de peur que de mal pour le latéral gauche Luis Delgado. Gêné au genou, celui-ci avait décidé de passer des examens pour en savoir plus. Ils n’ont révélé qu’une blessure légère et le joueur essaiera de courir dès demain, après s'être contenté d'une séance de vélo aujourd'hui.
    De son côté, Julien François a pu reprendre l’entraînement complet au sein du groupe. Par contre, Vincent Bessat était toujours absent. Jeudi, les Grenats prendront part à une petite opposition interne au cours de la matinée.

    Football/ le livre noir de l’arbitrage français

    Un pavé dans le marigot

     Aujourd’hui paraît un livre appelé à secouer le petit monde de l’arbitrage français : Bruno Derrien y dresse le tableau très sombre d’une corporation assimilée à «une pétaudière». Impossible de couper le sifflet à ce banni qui dément régler ses comptes.

    A bas l’arbitre, aujourd’hui en librairie, n’est pas tout à fait le livre d’un homme, il a d’ailleurs été écrit à quatre mains. Il s’agit plutôt d’un document sur une corporation qui ne fait plus, de longue date, la fierté du football français. Elle en constitue au contraire l’une des tares ­ il y en a d’autres ­ et ses tourments servent de prétexte à la montrer du doigt, à la première occasion. Il se trouve que les occasions ne manquent pas, et l’on ne mesure pas encore si celle que saisit aujourd’hui Bruno Derrien participera au tumulte ou servira la cause. «C’est un récit, un récit objectif, insiste monsieur l’arbitre : nous ne faisons que narrer

    DOSSIER

    L’usage de la première personne du pluriel se justifie. Pour que son «récit » voie le jour, Bruno Derrien a effectivement collaboré avec Raphaël Raymond, journaliste, qui présente l’étrangeté de s’intéresser de près à la question a priori peu attirante de l’arbitrage, et le talent d’avoir révélé de très nombreux scandales, au cours de ces dernières années. Recoupés, le vécu de l’ancien arbitre et les informations du reporter ont ainsi débouché sur ce pêle-mêle où les anecdotes généralement connues ou peu étonnantes à propos de quelques personnages célèbres (Guy Roux, Bernard Tapie, Jean-Michel Aulas, Vahid Halilhodzic) le disputent à l’évocation de pratiques douteuses (arbitres fichés par l’Olympique Lyonnais, contrôleurs déloyaux, corruption, intimidations), sur fond de divisions qui assimilent l’arbitrage français à «une pétaudière ». C’est dans ce marigot que Bruno Derrien lance son pavé.

    «Jeté comme une merde»

    Histoire de rendre le produit attrayant, c’est-à-dire vendeur, il y est aussi question de sexe, notamment des liaisons extraconjugales d’un collègue dont l’identité perce facilement sous le portrait. Là ne se situe donc pas l’intérêt du livre. Où est-il, au juste ? Si A bas l’arbitre n’est pas le livre d’un homme, il pourrait s’apparenter à un livre sur un homme : Marc Batta, directeur national de l’arbitrage français, stigmatisé pour sa responsabilité dans le marasme ayant conduit la France à ne compter aucun représentant lors du dernier Euro, en 2008. La virulence de la charge dénature la cause en donnant au propos les allures d’un règlement de comptes. Au bout d’une longue procédure suite à sa rétrogradation et visant plus largement à combattre le système de notation en vigueur, Bruno Derrien a fini par être désavoué par le Conseil d’Etat et, nous dit-il, «jeté comme une merde ». La manifestation de sa rancœur se défendrait. Questionné, il la réfute : «Je n’ai pas d’esprit revanchard, aucune aigreur, juste un sentiment d’injustice. Batta ? Je lui consacre un chapitre, puis il revient sur la fin, et dans la conclusion. C’est quand même lui qui est aux commandes ! Mais il ne s’agit pas d’un pamphlet contre lui : je ne pense pas qu’il mérite qu’un bouquin lui soit consacré. » Là est toute l’ambiguïté de la démonstration, entre volonté sincère de faire œuvre de pédagogie et diatribe ciblée, récurrente, sinon redondante.
    Pour finir, d’ailleurs, Bruno Derrien distribue bons et mauvais points dans une postface originale, qui tient en deux listes : celle des gens que l’ancien arbitre remercie, et celle des gens qu’il ne remercie pas. Carlo Molinari et Jacques Rousselot, les présidents des deux clubs lorrains, seront contents, ou pas, d’apprendre qu’ils appartiennent à la première. Patron du district mosellan et membre du conseil supérieur de l’arbitrage, René Lopez est quant à lui catalogué parmi «les mauvais» : Derrien nous explique que cet «ancien très grand arbitre » s’est montré «indifférent » et même «méprisant » à son égard, lors de ses démêlés. On aurait aimé savoir ce que l’intéressé en pense. Peut-être veut-il simplement se tenir à l’écart de ce grand déballage.

     «Un microcosme contemplatif»

    Au-delà de son constat, Bruno Derrien livre quelques pistes pour une nécessaire amélioration de l’arbitrage français. A commencer par la réforme du système de notation, objet de biens des maux selon lui.

    Le rendez-vous téléphonique a été programmé à l’heure d’un coup d’envoi de Ligue 1 : 21 h. Bruno Derrien enchaîne les interviews, du matin au soir. Séquence promotion pour l’ancien arbitre devenu (co) auteur d’un livre promis au succès, au moins médiatique. L’exercice ne lui déplaît pas. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il évoque feu le derby lorrain, et sa dernière apparition en Coupe de France, «ma compétition favorite », un 32e de finale perdu par Amnéville à Jarville, en janvier 2007. «On pensait m’humilier, je ne l’ai pas pris comme ça… » C’est parti pour trois quarts d’heure, la durée d’une mi-temps. Extraits…
    A la lecture de votre livre, il saute aux yeux que l’arbitrage français est un vrai panier de crabes, une vulgaire «pétaudière» pour reprendre votre expression. Comment votre livre peut-il arranger la situation ? «Ou on cache les choses en ne disant rien, ou l’on met un coup de pied dans la fourmilière. Le grand public n’a pas accès aux coulisses, j’ai donc voulu les lui raconter en recoupant ce que j’ai vécu avec les informations rassemblées par Raphaël Raymond. Je veux simplement contribuer à sortir l’arbitrage de l’ornière. Et je me félicite des propositions récentes de la task-force, des premières mesures prises comme la mise en place d’une commission de visionnage.»
    Autre constat : les arbitres français évoluent en vase-clos. Et ce, depuis toujours… «La task-force était composée de personnalités extérieures à l’arbitrage, et c’est déjà un progrès. Car le problème principal des arbitres est en effet d’appartenir à un microcosme contemplatif. Et quand ce microcosme explose, on voit ce que cela donne.»
    Quel est, selon vous, le problème numéro un, la source de tous les maux ? «La gestion de l’arbitrage français est défaillante. Tout est à changer. C’est d’ailleurs ce que préconise le président de la Fédération française, Jean-Pierre Escalettes, au bout de quatre ans de mandat, mais comment reconstruire avec ceux-là même qui ont conduit l’arbitrage dans le mur ?» Vous démontez le système de notation, qui a d’ailleurs été la cause de vos déboires. Pourquoi ? «Les arbitres doivent pouvoir redevenir eux-mêmes, exprimer leur propre personnalité. Jusqu’ici, l’enjeu est la préservation de leur statut, au détriment du jeu. Il est donc urgent d’arrêter avec ce système de notation au centième de point. Bien sûr qu’il faut apprécier les arbitres, créer une émulation, mais en revoyant la façon de le faire. Pour qu’un arbitre redevienne lui-même, il semble indispensable de tenir compte de sa personnalité, de sa marge de progression et de son parcours.»
    Il suffirait donc de changer la façon de noter les arbitres pour qu’ils soient meilleurs ? «Ils seront plus sereins quand ils sauront que leur sort ne dépend plus d’un seul homme, celui qui les contrôle. Quand l’appréciation sera établie sur un ensemble de prestations, par exemple sur un mois, quand une pondération sera possible, les arbitres seront moins crispés. En attendant, le système actuel les fragilise : regardez l’exemple de Damien Ledentu, à Metz, avec l’affaire Ouaddou. Il applique le règlement en avertissant le joueur (objet d’insultes racistes de la part d’un spectateur), qui est sorti des limites du terrain sans tenir compte du contexte ; il a peur, en faisant autrement, d’être mal noté. A l’arrivée, il passe pour le raciste qu’il n’est pas.»
    Le pire est-il à venir ? «L’affaire des portables, dont je parle dans le livre, ou celle des notes piratées récemment révélée, prouvent que l’arbitrage français n’est à l’abri de rien. La corruption est passée par l’Italie, l’Allemagne, le Portugal. Cela devrait nous inciter à sanctionner le moindre comportement marginal, car un arbitre se doit forcément d’être exemplaire.»

     Témoignage Sars : «La conscience tranquille»

     Ancien arbitre international, le Lorrain Alain Sars revient sur les grands thèmes abordés par le livre de Bruno Derrien, qu’il n’a pas encore lu.

    L’isolement de l’arbitre. «L’arbitre est un homme seul. Quand on finit un match et que les deux équipes ne sont pas satisfaites, c’est dur à encaisser. Dans ces cas-là, il faut faire son introspection, analyser la critique. Il m’est arrivé de faire des erreurs, mais c’était en toute bonne foi.»
    Les intimidations. «La seule pression que j’ai ressentie dans ma carrière, c’était celle de Tapie. Avec lui, c’était une pression intelligente, subtile. Il expliquait qu’il était content que je l’arbitre, que j’étais bon… C’était de la flatterie. Si on était faible psychologiquement, on pouvait ressentir cette pression parce qu’il était quelqu’un d’important à l’époque, mais je n’étais pas dupe. Avec Aulas par contre, ça ne s’est jamais très mal passé. Il m’a apostrophé une fois à Nantes, à la mi-temps. Ça ne se passait pas bien pour lui. Je lui ai répondu et ça s’est arrêté là.»
    Les filles de l’Est et les cadeaux. «Malheureusement, je ne suis jamais allé en Moldavie moi… De toute façon, jamais des clubs comme Chelsea, Madrid ou Manchester ne se permettraient se soudoyer des arbitres. Quant aux maillots, ils ont toujours fait partie du cérémonial. On aimait bien revenir avec un souvenir de nos voyages, des cadeaux sentimentaux. Cela ne changeait pas la façon d’arbitrer. La FIFA a fini par l’interdire et du jour au lendemain, on s’est retrouvé avec des maillots sous cellophane. Ma collection en a pris un coup.»
    L’affaire des téléphones portables. «Je n’ai jamais acheté de téléphone. La seule chose que j’ai achetée par l’intermédiaire de Xavier Pettinato, c’est un ordinateur, avec 30 % de réduction. Il n’était pas tombé du camion puisque j’ai la facture du commerçant d’Ajaccio. Franchement, j’ai la conscience tranquille. En plus, Pettinato n’était pas encore considéré comme un délinquant à l’époque. On le connaissait seulement comme le fils du président de la Ligue de Corse.»
    Marc Batta et la DNA. «S’il est encore là, malgré le peu de résultats de nos arbitres internationaux, c’est qu’il a les épaules. Après, c’est sûr, la diplomatie n’est pas la plus grande de ses qualités.»
    Le niveau de l’arbitrage français. «Aucun Français à l’Euro, c’est la preuve qu’il y a un gros problème. Aujourd’hui, nous avons un arbitre français sur les 40 présélectionnés pour la Coupe du monde. S’il n’est pas retenu, le camouflet sera encore plus important. C’est un problème à résoudre absolument, et j’estime que les mesures de la Task Force vont dans le bon sens.»

    January 21

    La petite "rouche" du Standard...En France, c'est interdit,comme quoi !!!

    La petite phrase du jour : « Comme nos articles Standard se vendent bien, au magasin, nous nous sommes dit: pourquoi ne pas lancer une bière spéciale, également ?". C'est ainsi que Marc Stassens, patron de Stassen Vin, a proposé aux dirigeants du club de football belge du Standard de Liège de créer une bière spéciale, 100% Rouche. Les étiquettes seraient déjà prêtes, et n'attendraient que l'accord de la direction du Standard pour être apposées à des bouteilles de houblon. (Marc Stassens, patron de Stassen Vin, a proposé aux dirigeants du club de football belge du Standard de Liège, de créer une bière "spéciale Standard" qui serait brassée à l'abbaye de Val-Dieu. Une bière 100% Rouche blonde et assez douce...)

    Football FC Metz Brégerie, le goût du centre

    Romain Brégerie a profité de sa dernière titularisation, à Tours, pour réapparaître dans l’axe de la défense messine. «Mon poste de prédilection», explique l’ancien Bordelais de vingt-deux ans…

      Il faut être honnête, explique Romain Brégerie, avant d’arriver à Metz, mon cursus ne faisait pas de moi un titulaire à part entière, ce que je ne suis d’ailleurs pas encore à cette heure. A part quelques matches en Coupe de l’UEFA, avec Bordeaux, je n’avais jamais évolué plus haut qu’en National, avec Sète. Oui, on peut dire que je n’avais rien derrière moi avant de mettre les pieds à Metz.» Le tableau renforce le sentiment de progression observé sur la pelouse et palpable, aussi, à la lecture des statistiques de l’ancien défenseur girondin : vendredi dernier, à Tours, Romain Brégerie a honoré sa quatorzième titularisation en championnat sous le maillot messin. Aujourd’hui, seuls quatre de ses coéquipiers peuvent se targuer d’avoir fait mieux. Derrière sa linéarité apparente, le parcours du néo-grenat impose sa singularité : entre le couloir droit, où il a effectué la majeure partie de ses prestations, et l’axe, son poste de prédilection, auquel il ne lui a été permis de regoûter qu’avec parcimonie, le joueur trimballe encore l’image du sans domicile fixe. Le mode de vie lui convient-il ? La relance est soignée : «Tant que l’ambiance est bonne au sein du groupe, tant que l’équipe a de bons résultats, c’est l’essentiel… Nous avons un groupe conséquent, il y a plein de joueurs qui mériteraient de jouer davantage en Ligue 2. Alors oui, c’est sûr, comme tout le monde, j’ai une préférence concernant mon poste, mais je ne vais pas me prendre la tête. Ma situation, je la vis bien, mis à part lorsque je me retrouve sur le banc, c’est évident.»

     «Un problème de confiance»

    Cela a été le cas à Vannes. Privé du quart de finale de Coupe de la Ligue, mardi dernier, Romain Brégerie a étanché sa soif de jeu trois jours plus tard à Tours. Dans l’axe. «On s’est bien débrouillé, malgré ce but encaissé au début. Personnellement, je me suis senti à l’aise. Plus qu’à Troyes, en tout cas, sur le côté droit…» Agrémentée d’une large victoire, son apparition en Indre-et-Loire ne lui garantit pourtant rien pour demain. Dans l’axe, la concurrence est sévère : Matheus Vivian n’a jamais évolué ailleurs que dans ce secteur, Damien Chrysostome et Jeff Strasser non plus. Et lorsque le choix s’impose dans l’esprit d’Yvon Pouliquen, il le fait souvent aux dépens du cadet de la bande. Brégerie paye-t-il le prix de son jeune âge ? «Un peu, sans doute, estime le gaillard de vingt-deux ans. Ce n’est pas propre à Metz. Beaucoup d’entraîneurs ont un petit problème de confiance lorsqu’il s’agit de mettre un jeune dans l’axe. Je ne suis pas forcément d’accord avec cette théorie, mais je l’accepte. Reste que c’est au centre que je me sens le plus utile pour l’équipe. Même quand je fais un match correct sur le côté, je ne suis pas satisfait de moi. Je n’ai pas les aptitudes physiques de Cheikh Gueye, par exemple. J’ai le sentiment que les miennes s’expriment mieux ailleurs. Mais c’est à moi de prouver que je peux m’imposer, j’ai encore du travail.» Le moins âgé n’est pas forcément le moins lucide.

     

    Matheus Vivian était l’invité du forum des lecteurs, lundi soir au siège du FC Metz. Une dizaine de personnes a pu découvrir le défenseur brésilien sous un autre angle : un homme au parcours riche qui a appris de ses expériences.

    Beaucoup d’entre vous avaient réagi à l’annonce passée sur notre site Internet précédemment. Afin de ne pas être trop nombreux, nous avons choisi de sélectionner dix participants pour le premier « forum » de la saison. L’intérêt des supporters du Club à la Croix de Lorraine pour ce genre de rencontres est toujours intact. Celle de lundi a duré une heure et demi, le temps d’un match de football. Matheus Vivian a répondu aux questions de ses interlocuteurs d’un soir avec la décontraction et l’assurance qu’on lui connaît sur le terrain.
    Il en fallait, car s’ils ne le lui ont pas reproché, les invités n’ont pas manqué d’aborder le sujet du moment : son tir au but manqué contre Vannes, mardi dernier en quart de finale de la Coupe de la Ligue. « C’était un moment horrible à vivre, témoigne le défenseur. J’ai pensé à mes coéquipiers, que je n’ai pas pu aider au cours de cette séance décisive. Nous étions évidemment très frustrés. Arriver si loin dans la compétition, en ayant éliminé Lyon, pour se faire sortir ensuite… c’est rageant ! » L’équipe s’est heureusement bien reprise à Tours dans la foulée, tournons la page.
    A la droite du numéro 4 messin, Stéphanie, qui évolue à Algrange en deuxième division féminine, demande quelques conseils sur ce poste de défenseur central qu’elle occupe également. En face, on loue la qualité du jeu de tête de Vivian et Augustin, même position sur le terrain, s’interroge : « Pour remporter un duel aérien, faut-il uniquement être le premier à sauter, comme tu l’as indiqué lors d’un ‘chat’ avec les internautes du FCMetz.com ? » « Je dois avouer que cette phrase n’est pas de moi, sourit l’intéressé, mais de Pelé ! J’ai d’autres petits trucs, mais je ne vais pas tout dévoiler ! »
    Puis le parcours atypique du joueur est évoqué. Formation à Grémio Porte Allègre, premier contrat professionnel, sélections en équipes de jeunes du Brésil, départ pour l’Allemagne et l’Eintracht Frankfurt, puis Las Palmas, Grenoble et Metz. A vingt-six ans, le jeune homme a déjà pas mal de choses à raconter ! En outre, ses multiples expériences lui permettent de porter un regard lucide sur le football en général. On lui demande son avis sur l’arrivée récente du tout jeune Thibaut Bourgeois au sein de l’effectif pro, il évoque la sienne sous les couleurs du « Grémio » il y a quelques années. Et on comprend mieux ce que vit l’espoir des Grenats… Nous n’en dirons pas plus, tout cela sera relaté en détails dans le prochain numéro du ‘Feu Sacré’ !
     Gestede sur le retour

    Les joueurs messins se sont entraînés ce matin sur la pelouse synthétique de Moulins-Lès-Metz. Avant de retrouver le terrain de l’autoroute cet après-midi pour la deuxième séance du jour.
    Hormis Bessat (dents de sagesse), Delgado (qui doit passer une IRM ce jour pour déterminer la nature de sa douleur au genou), Chapuis (mollet) et Schmisser (laissé à la disposition de José Pinot et de la CFA), Yvon Pouliquen pouvait compter sur l’intégralité de son effectif.
    Julien François et Pascal Johansen se sont contentés de courses, Julien Cardy de vélo, tandis que Rudy Gestede a pu faire la séance complète avec ses coéquipiers. Le jeune attaquant n'a plus joué depuis la 5ème journée, il était entré en jeu à Montpellier (1-1).
    Nenad Jestrovic retrouve également une bonne condition physique. « Il sera peut-être opérationnel la semaine prochaine », indique son entraîneur. Les Messins effectueront une opposition interne jeudi pour pallier à l’annulation de la rencontre prévue à Wiesbaden. Un report qui ne gène pas Yvon Pouliquen outre mesure : « Cela ne nous gène pas dans notre préparation du match d’Ajaccio. »

    January 20

    A Metz, comme dans beaucoup d'autres clubs, "ça se passe dans la tête", celle des joueurs comme celles des dirigeants !

    La petite phrase du jour : « Il se passe toujours quelque chose…à la Samaritaine, à l’OM, au PSG !a Metz c’est beaucoup plus rare ! »

    B. Gueye est à l’essai à Blackburn.

    Jestrovic a disputé une mi-temps d’un match amical avec l’équipe réserve samedi. Delgado (genou) doit passer des examens complémentaires aujourd’hui et Johansen reprendre la course ce matin en compagnie de François.

    Gestede a participé normalement à la séance de travail aérobie hier après-midi. Les Messins se retrouvent ce matin sur synthétique.

    Babacar Gueye à Blackburn

    Très peu utilisé cette saison, et ayant récemment rappelé son désir de poursuivre sa carrière sous d’autres cieux, Babacar Gueye a pris la direction de l’Angleterre, hier matin, pour effectuer un essai à Blackburn Rovers. Actuellement seizième du championnat (1ère div.), le club britannique s’est donné trois jours pour observer l’attaquant du FC Metz. En cas de décision négative le concernant, l’international sénégalais, qui fêtera ses vingt-trois ans en mars prochain, pourrait enchaîner un second essai. «Plusieurs clubs se disent intéressés » précise Joël Muller, directeur sportif. Quoi qu’il en soit, Babacar devrait rapidement être fixé sur son sort: la fin du mercato approche à grand pas…

    ligue 2 Bourgeois, sang pour sang foot

     Thibault Bourgeois a grandi sans jamais perdre le ballon de vue. De Pierrevillers, où il débute à quatre ans, à Metz, où il effectue des débuts remarqués chez les pros, voici les premières fois de l’attaquant messin.

    Son premier contact avec le sport. «C’était le foot, j’avais quatre ans lorsque j’ai pris ma licence dans le club de Pierrevillers. Mon père y jouait aussi. Par la suite, j’ai fait du basket, du hand, mais jamais en club, ça ne m’a jamais tenté. 100 % foot, oui…»
    Son premier entraîneur. «Il s’appelait Pierre Blatte. J’étais en catégorie "moustiques": j’étais trop jeune pour faire des matches, on ne faisait que s’entraîner. Nous étions deux ou trois dans ce cas.»
    Sa première idole. «Thierry Henry, lorsqu’il jouait à Arsenal. Il marquait souvent, des buts fantastiques. Dans un autre genre, j’aime beaucoup ce que fait Wayne Rooney (Manchester United).»
    Son premier contact avec Metz. «J’ai participé à un tournoi quand j’étais poussin. Ça m’a bien plu et j’y suis allé lorsque je suis passé chez les benjamins.»
    Ses premiers pas au centre de formation. «Je devais avoir quinze ans. Je me suis habitué facilement. J’avais déjà quitté ma famille puisque j’étais interne au collège de l’Arsenal. J’aurais pu rentrer chez moi tous les soirs mais ça me faisait me lever trop tôt.»
    Son premier pote à Metz. «Romain Métanire. On s’est connu en benjamins, il est toujours là, avec les 18 ans. Il y avait aussi Joris Delle, avec qui je partageais la chambre. Non, ça va, il n’était pas trop bruyant !»
    Son premier but en grenat. «Je ne m’en souviens pas… Par contre, j’ai toujours dans la tête celui que j’ai mis en finale du championnat de France benjamins. Le match s’était terminé à 1-1, nous l’avions emporté au concours de jonglages.»

    «J’attends ce moment avec impatience»

    Sa première apparition en équipe de France. «Avec les seize ans, contre la Pologne. Par contre, j’ai oublié le stade dans lequel on avait joué.»
    Premier salaire, première folie. «J’ai invité ma famille au restaurant. Et plus tard, je me suis acheté un appartement, où j’habite maintenant avec ma copine, Zoé.»
    Son premier but chez les Bleus. «C’était lors de ce premier match, contre la Pologne. Sur un centre venu de la gauche, je reprends le ballon du pied droit et je trouve le petit filet. Un très bon souvenir.»
    Son premier entraînement avec les pros. «A la reprise de la saison passée, avec tous les joueurs de CFA. Avant je les voyais en matches ; c’est toujours impressionnant de commencer à t’entraîner avec eux.»
    Son premier match, son premier but en Ligue 2. «C’était à Troyes, le 19 décembre dernier. J’étais heureux d’entrer en cours de match, heureux de marquer, mais c’était difficile d’extérioriser ce que je ressentais. Nous perdions 3-1…»
    Sa première à Saint-Symphorien. «J’attends ce moment avec impatience. Pour l’instant, je n’ai jamais eu l’occasion d’entrer en jeu. Contre Ajaccio ? J’espère (rire)…»

    January 19

    Les grenat au stade du renouveau ?

    La petite phrase du jour : « Metz au stade du renouveau ? A confirmer…. Si on ne reste pas en L2, parce que , pour les autres, c’est déjà parti ! »

    Après deux jours de repos, les Messins se retrouvent à 15 heures. Le match amical prévu à Wiesbaden (D 2 allemande) ce week-end n’aura pas lieu, les Allemands ne souhaitant pas en avancer la date alors que Metz reçoit l’AC Ajaccio le 27 en match en retard.

    La France de la L1, aux stades du renouveau

    Dans l'optique d'une candidature à l'Euro-2016, la France est en phase de profonde refonte des stades de football.

    Entre des clubs voulant disposer d'enceintes plus modernes, capables de générer plus de rentrées financières, et des instances sportives et politiques qui voudraient organiser une compétition internationale, la France semble unie. Mais elle a pris énormément de retard, et les investissements sont lourds. Panorama de la situation actuelle et future.

     

    Le futur stade du LOSC, de nuit

    Etat des lieux actuels

    Moins grands, plus vieux, moins fréquentés. Les stades en France cumulent les handicapes. Ce n'est pas nouveau, mais encore fallait-il le mesurer et que chacun en prenne conscience. C'est l'objet des différentes études réalisées dernièrement. En 2007, une étude Xerfi (base d'études du réseau des chambres de commerces et d'industrie) estimait que "les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 possèdent des enceintes vieillissantes et mal adaptées au football moderne". Des déficits qui ne sont pas uniquement réservés au football, puisque bien d'autres disciplines pâtissent de manques de structures. Pour une agence de consulting sur les stades, membre de l'association européenne de management des stades (ESMA), les stades français sont les plus obsolètes d'Europe, avec ceux de l'Italie. Le rapport Besson, secrétaire d'Etat à la Prospective, sur la compétitivité du football français, remis au Premier ministre le 5 novembre dernier, ne dit pas autre chose: "L'un des handicapes les plus flagrants des clubs professionnels français est lié aux infrastructures: les stades français sont trop souvent vétustes; inadaptés à une fréquentation familiale et ne permettent pas d'offrir aux spectateurs un "spectacle global" qui leur permettrait d'accroître leurs recettes d'avant et d'après match." Dans la droite ligne de ces études, le rapport de la "Commission grands stades - Euro 2016", présidée par Philippe Séguin a été remis le 25 novembre. Le président de la Cour des Comptes estime que les équipements "en sont restés aux temps préhistoriques. Le stade de demain sera couvert, confortable, sécurisé, et il n'y aura pas que du sport." Et de lancer: "Un simple ravaudage des stades existants, une rénovation a minima des enceintes entretiendraient peut-être l'illusion d'une candidature; ils empêcheraient sûrement sa réussite." Et pour se projeter dans "une véritable rupture (…) nécessaire avec les mécanismes qui prévalent aujourd'hui et qui font la part belle au financement public", le rapport avertit: "Tant que les clubs professionnels n'auront pas la maîtrise de leur stade (…), ils resteront des nains économiques". C'est autour de ces axes que la future politique du pays concernant les stades de football va être déterminée, notamment en vue d'une possible candidature de l'Euro-2016. Même si les clubs n'ont pas attendu d'en prendre connaissance pour s'activer sur ce plan (lire par ailleurs).

    Car pour le moment, le constat est simple. En ayant "raté" le virage du Mondial-1998, la France a pris énormément de retard. En ne construisant qu'un seul stade (à Saint-Denis) pour un investissement total de 612 millions d'euros, les pouvoirs publics ont fait plus de deux fois moins qu'en Allemagne, pour le Mondial-2006, qui a consacré 1,411 milliards d'euros en construisant notamment cinq nouvelles enceintes. Résultat, alors que la France dispose pour son championnat, d'aucun nouveau stade construit depuis 1998 et d'une capacité moyenne de 28 673 spectateurs par stade, l'Allemagne atteint 45 390 spectateurs pour 5 nouveaux stades, l'Angleterre de 38 876 pour 4 stades, l'Espagne de 38 900 pour 4 stades, l'Italie de 43 000 pour 1. Seul le Portugal, qui a accueilli l'Euro 2004 et a construit 7 enceintes, dispose d'une capacité moindre avec 25 230 spectateurs. Rien d'étonnant, dès lors de constater que chaque club de Ligue 1 génère 6.6 millions d'euros par an en billetterie, alors que les quatre concurrents européens (Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie) atteignent les 18.7 millions d'euros, soit trois fois plus.

    Ces manques de structures ont une incidence directe sur la compétitivité des clubs. Ayant moins de ressources issues de l'affluence, ils ne peuvent faire face à la concurrence européenne. Sans oublier une autre spécificité tricolore: hormis Ajaccio et Auxerre, les stades n'appartiennent pas à leur club résident. Chacun ne peut avoir les revenus totaux liés à son utilisation, contrairement aux clubs étrangers, notamment en Angleterre. "La non-propriété  du stade augmente le risque pour le club de ne pas maîtriser son outil de production, et de ne pouvoir l'adapter aux normes de compétitions auxquelles il participe ou souhaite participer, à ses choix stratégiques et marketing", juge le rapport Besson. "En Allemagne, les stades, nouveaux ou rénovés, ont permis d'améliorer le spectacle, d'accueillir le public dans de meilleures conditions, de vendre un "produit football", tant via le sponsoring que via le merchandising, et d'accroître considérablement les revenus autres que les droits TV, c'est-à-dire les recettes stades et les recettes marketing."

    Les projets en L1

    Cela fait plusieurs années que différents clubs ont engagé des réflexions concernant la reconstruction ou l'agrandissement de leur stade. A Lille, cela date de 1999, et la nouvelle enceinte (50 186 places) ne sera livrée entre la fin 2011 et le premier semestre 2012 après bien des embûches. Idem pour Nice, qui devrait avoir un nouvel écrin (entre 35 000 et 40 000 places) au plus tard en juin 2013. A Lyon, le nouvel outil (62 000 places) verra le jour vers juin 2013. D'autres ont été bien plus rapides, comme Le Mans, qui a déjà entamé les travaux de son MMArena (25 000 places), et disposera de son stade en août 2010 alors que la réflexion n'avait débuté qu'en 2005. Le Havre suivra de près avec une livraison pour 2011 pour 25 000 places. Même Strasbourg, évoluant pourtant en Ligue 2 cette saison, s'est mis sur les rangs pour profiter d'un Eurostadium en 2013 (43 000 places). Du coup, quatre projets de grands stades (plus de 30 000 places) sont recensés (Lille, Lyon, Nice, Strasbourg), quatre projets de rénovation profonde (Lens, Marseille, Saint-Etienne, Nancy) et des aménagements possibles liés à l'obtention de l'organisation de l'Euro-2016 (Nantes, Rennes, Bordeaux, Toulouse).

    Au total c'est une vingtaine de projets qui sont en cours, "pour un montant d'investissements prévus de 1.7 milliard d'euros", selon Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnel. Entre Délégation de service public (DSP), comme au Mans, Contrat de partenariat public-privé (PPP), comme à Lille, Bail emphytéotique administratif (BEA), comme à Lens, ou encore Initiative privée, comme à Lyon, chacun tente de trouver le montage financier le plus avantageux pour son projet à court et à long terme. Mais presque tous ont un objectif, novateur en France mais largement répandu à l'étranger: faire du stade un lieu de vie et une enceinte multifonctionnel. Cinéma, commerces, musée, cœur d'un centre d'animation, tout est possible et envisagé dans ces projets. Le but est bien entendu d'inciter les spectateurs à se rendre autour du stade avant et après le match. Quant à la multifonctionnalité, elle est encore plus logique puisque chacun peut comprendre qu'un outil utilisé, au plus, une quarantaine de fois par an (entre championnat, Coupes nationales et d'Europe), a peu de chances d'être rentables. Il faut donc pouvoir accueillir des spectacles, des concerts ou même recevoir d'autres sports. Conséquence: l'apparition prochaine de toits rétractables pour accueillir des événements quelque soit la météo, la possibilité d'installer des pelouses en synthétique pour que la tenue d'un match puisse se faire beaucoup plus rapidement après un concert. Et les idées ne s'arrêtent pas là, comme à Lille ou la pelouse pourra se rétracter pour moitié sur l'autre moitié, pouvant devenir ainsi une salle de spectacle avec le toit fermé. Une première mondiale. Le symbole d'une France qui veut cesser d'avoir le bonnet d'âne en matière d'installations sportives. Le début d'une nouvelle ère ?

    L'objectif Euro-2016

    Si la France obtient l’organisation de l’Euro 2016, de nombreuses villes postuleront pour accueillir des rencontres. Mais les critères de l’UEFA sont exigeants (30 000 places minimum pour un match du premier tour, 40 000 pour un quart de finale) et seuls les plus grandes enceintes seront probablement retenues, à moins de choix politiques toujours possibles. Et le passage de 16 à 24 pays incitera sûrement les organisateurs à choisir 10 stades au lieu de 8 comme prévu dans un premier temps (et comme cela s’est fait au Portugal en 2004 ou en Suisse-Autriche en 2008). Bien sûr, le Stade de France devrait encore se tailler la part du lion avec quelques matches du premier tour (dont un de la France qui serait qualifiée d’office en tant qu’hôte de la compétition), un quart (voire deux), une demie et la finale. Marseille, si l’agrandissement (avec le toit) du stade Vélodrome (à 70 000 places minimum) s’effectue, peut raisonnablement entrevoir un quart et une demi-finale. Lyon, Lille (avec leurs nouveaux stades de 50 000 places) et le Parc des Princes (aménagé, avec 48 000 places) espèrent un quart de finale en plus des matches de groupes. Deux nouveaux stades ultra modernes, à Strasbourg (43 000 places, la maquette ci-contre) et à Nice (40 000 environ), ne devraient pas avoir de souci à se faire, ce qui porte à 8 leur nombre. Pour les deux derniers lieux à choisir, on peut penser que le comité d’organisation hésitera entre deux critères : la capacité et la zone géographique.
     De nombreux clubs de Ligue 1 ne postulent pas puisque leur stade est trop petit : c’est le cas de Caen, Grenoble, Nancy, Sochaux, ou Rennes. Les nouveaux stades (déjà actés ou en projet) de Valenciennes, Le Havre, Lorient ou Le Mans ne dépasseront pas les 30 000 places donc sont hors-jeu. Restent 4 stades pour deux places : Nantes, Bordeaux, Toulouse et Saint-Etienne. Seul le club forézien envisage (éventuellement) de construire un nouveau stade (de 50 000 places) ce qui lui garantirait d’office un ticket pour 2016. Mais dans le cas contraire, un agrandissement de Geoffroy-Guichard (de 36 000 à 44 000) serait possible et coûterait beaucoup moins cher. Mais Saint-Etienne ne bénéficie pas d’un avantage géographique par rapport à ses trois rivaux, vu que le stade de Lyon accueillera déjà des matches. En revanche, l’Ouest de l’hexagone étant totalement absent, tout laisse à penser que l’un –voire les deux- dernier(s) stade(s) choisi(s) sera situé à Nantes, Bordeaux ou (et) Toulouse. Dans cette configuration, la balle est dans le camp de la ville ligérienne puisque le stade de La Beaujoire peut éventuellement voir sa capacité augmenter un peu (de 38 000 à 45 000 places en aménageant derrière les buts). Le stade Chaban-Delmas (34 000 places et appartenant au patrimoine historique de la ville du fait de son architecture) et le Stadium (35 000) sont plutôt petits et ne peuvent pas envisager de profonds changements si ce n’est une nouvelle enceinte improbable (pour l’instant). Si l’on devait se risquer aujourd’hui à un pronostic sur les 10 stades retenus pour l’Euro 2016, voilà donc quelle serait a priori la liste : Stade Bollaert (Lens), Stade de La Beaujoire (Nantes), Parc des Princes (Paris), Stade de France (Saint-Denis), Stade Geoffroy-Guichard (Saint-Etienne), Stade Vélodrome (Marseille) sans oublier les nouveaux stades de Lille, Lyon, Strasbourg et Nice dont on ignore encore le nom.

    Les stades déjà sur les rails

    Voici ce que verront les supporteurs de Lille dans leur nouveau stade

     Parmi les clubs français, certains ont largement avancé dans la voie d'un nouveau stade.

    Premier sur la ligne de départ, Le Mans, qui sera le 1er en France à avoir un stade au nom d'un sponsor, disposera de sa nouvelle enceinte en 2010. Juste derrière, Le Havre aura la sienne en 2011, juste avant Lille, 1er à avoir un stade de plus de 40 000 spectateurs. Nice et Strasbourg auront le leur en 2013. Valenciennes aussi sur les rails.

     Lille: un toit et une demi-pelouse rétractables

    Emblématique des difficultés à construire un nouveau stade, le projet de Lille. Initié en 1999, le projet s'est heurté à plusieurs obstacles, notamment liés au fait que le stade Grimonprez-Jooris se trouvait à proximité d'un site classé, la citadelle de Vauban. Entre le changement de maires (Mauroy-Aubry), les recours d'association pour empêcher qu'on touche au stade existant (sa rénovation ayant été envisagée) et qui sont allés jusque devant le Conseil d'Etat, l'entreprise a pris beaucoup de retard. Du coup, depuis 2004, le LOSC évolue au Stadium de Villeneuve-d'Ascq (18 086 places dont 9000 découvertes) pour une moyenne de 17 238 spectateurs par match.

    C'est finalement à la fin 2011 ou au premier semestre 2012 qu'une nouvelle enceinte de 50 000 places, ultramoderne et multifonctionnel qui verra le jour. Le prix: 282 millions d'euros. Et c'est un Partenariat Public-Privé (PPP) qui va permettre d'y parvenir. "Cela a permis d'avoir une vraie compétition sur le prix entre les trois grands majeurs du BTP, ce qui a abouti un bon rapport qualité-prix", explique Xavier Thuilot, directeur général du club chargé particulièrement de ce dossier. "Et l'objectif était que le coût pour l'agglomération lilloise ne dépasse pas les 10 millions d'euros par an, qui seront compensés par de nouvelles activités économiques." Dans les faits, Eiffage, s'est engagé à construire le stade pour cette somme, et sera en charge de le gérer avec la Communauté urbaine de Lille durant 31 ans, tout en assurant une recette garantie hors football de 5.9 millions d'euros par an versés à la Communauté. Quant au LOSC, c'est un loyer de 4.7 millions d'euros qui sera versé, tandis qu'une subvention régionale de 3 millions d'euros chaque année viendra compléter le coût d'exploitation, tout comme le "namming" qui devrait s'établir entre 3 et 4 millions d'euros par an. "Dans notre pays, construire un stade est très compliqué. Et quand on passe les 30 000 places, on ne peut se contenter des deniers publics", note Xavier Thuilot

    "Cela faisait 25 ans qu'on n'avait pas construit de grand stade en France. Le pays s'est déconnecté de ce secteur d'activité." Il a donc fallu faire tomber des murs pour parvenir à cette enceinte, qui bénéficiera "d'espaces à aménager (brasseries, hôtels, centre de remise en forme) à proximité", et surtout de deux innovations en France: un toit et une pelouse en partie rétractables. "La vitesse de rotation entre deux spectacles est la clé de la multifonctionnalité. C'est un demi-terrain qui glisse sur l'autre moitié, avec une ventilation entre les deux bacs et un système d'arrosage pour ne pas abimer la pelouse, ce qui libère ainsi une salle de spectacle de 30 000 places. C'est une première", se réjouit Xavier Thuilot. Car l'objectif est clair: "Cet outil doit devenir une référence. La volonté est d'être ouvert à un maximum de discipline. Plus on viendra y voir de spectacles, plus on aura envie d'y voir du football."

    Le Mans et sa MMArena

    Le MUC72 peut également se targuer d'être précurseur dans son domaine. D'abord parce que le club bénéficiera le premier d'une nouvelle enceinte de 25 000 places, contre 12 000 places assises dont seulement 6 000 couvertes actuellement. Ensuite parce que le club sera le premier en France à utiliser le principe du "namming", c'est-à-dire vendre le nom du stade à une société. "Le namming est une course de financement importante pour un stade. Cela permet à une concession d'être rentable. L'apport de MMA permet au projet d'être viable, et donc d'exister", assure Alexandre Bazire, directeur marketing et développement du club. "Tout ce qui peut minimiser l'apport du contribuable est bon à prendre. La présence de MMA sur 10 ans tourne entre 10 et 15 millions d'euros. C'est une première en France, mais pratiqué partout déjà dans le monde."

    L'idée de construire une nouvelle enceinte remonte à 2005. Et il sera livré en août 2010, les travaux ayant débuté le 7 juillet dernier. Cinq ans pour mettre en pratique un projet, c'est rapide, très rapide. "Dans les deux ans, on veut former les gens aux nouvelles technologies qu'ils auront à utiliser dans le futur. On ne veut pas que le changement soit brutal", note Alexandre Bazire. "Ce sera une aréna, multifonctionnelle, dédiée avant tout au foot, mais qui est prévue pour vivre 365 jours par an, avec des concerts, des spectacles." Situé en plein cœur du circuit des 24h du Mans, sur la ligne droite des Hunaudières avec deux salons offrant une vue sur le circuit qui pourront servir lors de la mythique course, la MMArena se veut le centre d'un "pôle d'excellence sportive. Ce sera le poumon sportif du Mans, avec l'Antarès à proximité, l'hippodrome. Ce sera unique au monde d'avoir des disciplines aussi variées. Il y aura une cohérence absolue à travailler ensemble, à trouver des synergies."

    Autour, un hôtel de 100 chambres, des locaux pour la concession, la boutique officielle, et 10 000m2 de surface pour des activités de loisirs et de sports. Pour y parvenir, Le Mans s'est appuyé sur une Délégation de service public (DSP), signant un contrat de concession avec Vinci pour une durée de 35 ans: "Le financement total est sécurisé. Sur les 102 millions d'euros, 58% est financé par Vinci et 48% par les collectivités (la mairie étant le plus important devant le Conseil régional et le Conseil général)", décrypte M. Bazire. Le MUC72 paiera donc une redevance d'occupation, tout en étant "partie prenante dans l'exploitation puisque 80% des recettes et 90% de la programmation, ce sera le MUC". Mais comme Vinci s'occupe également du Stade de France, certaines facilités existeront pour attirer de grands spectacles de la Capitale au Mans.

    Le Havre, le plus vieux club avec un nouveau stade

      

    Le plus ancien club de France a aussi décidé de faire peau neuve. De son stade Deschaseaux, construit en 1932 et réaménagé tribune par tribune et atteignant désormais 16 350 places, le HAC va faire apparaitre une nouvelle enceinte, "en entrée de ville, à côté du stade actuel, ce qui aura l’avantage de le situer à côté des ponts. Ce n’est pas innocent car pour les passer il faut payer. Et cela vient s’ajouter au prix du billet d’entrée", explique Alain Belfoeur, chargé au club du dossier. Livré pour 2011, le nouveau stade devrait répondre à bien des handicaps depuis longtemps identifiés: " Nous n’avons pas les équipements nécessaires pour réceptionner les entreprises, ni même les spectateurs car nous n’avons pas de toilettes en nombre suffisant. Le nombre d’abonnés a pratiquement doublé, flirtant avec les 8000. Avec les places pour les partenaires, les collectivités, on ne peut mettre en vente sur chaque match que 3500 places au grand public. Nous n’avons aucune loge, même si nous avons équipé un certain nombre d’espaces, la dernière tribune ayant été livrée en 1988."

    Cela fait une dizaine d'années que le projet était dans les têtes. Et c'est autour de la Communauté d'agglomération havraise, comprenant la ville plus une quinzaine d'autres communes, qu'il va naître. 25 000 places, des salons pour accueillir les entreprises, le tout financé exclusivement par des derniers publics pour une somme de 80 millions d'euros, étant donné qu'aucun développement commercial ne sera fait autour, la ville rénovant le quartier des docks pour y faire notamment une zone commerciale. Etant donné la proximité de l'Angleterre, "la volonté du club, fondé par les Anglais, est d’être proche de cette culture". Entre la mer et les ponts, le HAC a trouvé l'espace sur un terrain appartenant au réseau ferré de France, où les trains continueront à passer. Tellement britannique dans l'atmosphère.

    Et en menant une politique d'ancrage depuis dix ans dans le tissu havrais, la politique a découlé logiquement: "Nous voulons que ce soit un lieu de vie pour la population. Nous avons un projet de cité du sport, Le Havre étant le berceau du foot, du rugby et du badminton en France, la ville étant la porte naturelle de l’entrée des sports anglo-saxons. Au-delà du musée, on veut que cela devienne un accueil des associations sportives, créer des flux permanents. Mais nous avons prévu que le stade organise des concerts, des expositions, des manifestations, d’autant que la ville ne possède pas de grand lieu de spectacle. Nous disposons d’un terrain de 20ha, le stade n’en prendra que 4-5, et il y aura un parking de 2000-2500 véhicules environ. Il pourrait y avoir la constitution d’un pôle d’attractivité, avec pourquoi pas un Zénith. Le tramway verra le jour dans les prochaines années dans la ville, ce qui devrait améliorer l’accessibilité au stade, le gros obstacle de la venue des spectateurs actuellement."

    Une nouvelle tribune pour Lorient

    Comme beaucoup de stades, celui du Moustoir a pris la succession d'un vélodrome, construit en 1924. C'est en 1959 que le nouvel écrin accueille les Merlus, et après plusieurs rénovations des tribunes, il dispose désormais de 15 870 places, dont 14 094 assises. Mais il restait encore une tribune à construire pour fermer l'enceinte et porter ainsi la capacité à 18 000 places. Cela sera livré pour le début du championnat 2009-2010. "Ce sera le lieu d'entrée unique du stade, accueillant la billetterie, les locaux du club, la boutique du club, une salle de réception", explique Christophe Le Gall, responsable de la communication au club. Dans ce stade de centre-ville, les possibilités de transformation sont de toute façon limitées. Mais avec cette nouvelle tribune de 4500 places, dont le coût est de 9.5 millions d'euros (financé par la Région, le Conseil général, la Ville et Cap l'Orient), c'est un nouveau stade qui accueillera les supporteurs et les équipes. Et également le Festival inter celtique, qui a lieu ici.

    Enfin un nouveau stade pour Nice ?

    Le député-maire de Nice Christian Estrosi (UMP) a lui annoncé courant octobre que le futur grand stade où évoluera l'OGC, un projet repoussé déjà deux fois dans le passé, serait livré "au plus tard en juin 2013". "Le début des travaux a été fixé à février 2011, pour une livraison au plus tard en juin 2013", a déclaré M. Estrosi devant la presse, précisant "espérer raccourcir les délais". Cette échéance est nettement plus longue que celle qu'il avait annoncée fin juillet, affirmant que "dans les trois ans à venir, le grand stade  de 40.000 places que mérite l'OGCN verra le jour."

    Le député-maire de Nice  a confirmé que le stade, d'une capacité comprise entre 35 et 40.000 places, serait implanté sur le site de St-Isidore à l'entrée ouest de la ville, une zone destinée à devenir une "éco vallée". L'investissement serait d'environ 100 millions d'euros hors taxes, sous la forme d'un partenariat public-privé (PPP), a indiqué M. Estrosi, détaillant pour la première fois le calendrier de l'opération. Entre autres procédures, le lancement des consultations devrait ainsi avoir lieu au premier trimestre 2009, pour un choix définitif du candidat en juillet 2010. "Je suis très heureux. Nous aurons un stade  à une date correcte, qui permettra de travailler sur la durée et de bâtir une grande équipe à la hauteur de cet équipement", s'est félicité le président niçois Maurice Cohen. Nice, qui évolue dans le vétuste stade  du Ray (18.000 places) est candidat à la réception de matches de l'Euro-2016, si la France était retenue pour l'organisation de cette compétition.

    Strasbourg va remplacer La Meinau

    Strasbourg a également pris les devants dans l'optique de 2016 avec le remplacement de La Meinau. Le groupe d'investissement et de gestion immobilière Hammerson a annoncé la signature d'un partenariat avec le Racing pour la construction d'un nouvel Eurostadium et de vastes surfaces commerciales et de loisirs. Le groupe britannique d'immobilier commercial précise dans un communiqué que le club strasbourgeois "sera locataire du stade ". D'une capacité de 43.000 personnes, l'Eurostadium devrait être livré en 2013. "Ce projet répond au besoin d'un équipement sportif permettant de participer à l'organisation de l'Euro-2016" et ce "avec un financement majoritairement privé", souligne le communiqué publié par le bureau parisien du groupe. 

    L'Eurostadium sera "partie intégrante d'un site dédié au commerce et aux loisirs d'environ 90.000 m2", précise le groupe Hammerson, déjà propriétaire et gestionnaire dans la capitale alsacienne du centre commercial de la Place des Halles. Les demandes d'autorisation administrative seront déposées en 2010, pour une livraison de l'ensemble attendue en 2013. La réalisation de cette enceinte, dont le coût est estimé à environ 250 millions d'euros, a été confiée au cabinet d'architecture lyonnais Jean Chabanne, spécialisé dans les équipements sportifs. L'Eurostadium, dont l'implantation n'est pas encore fixée, est destiné à remplacer le stade  de la Meinau, construit en 1914 puis rénové à l'occasion de l'Euro 84.

    Un stade dans le centre de Valenciennes

    Valenciennes aura aussi son nouveau stade. L'histoire de Nungesser, débuté dans les années 30 et rénové une dernière fois lors de la montée en 2005, va s'achever dans quelques temps. La livraison d'un stade de 25 000 places se tiendra dans le premier semestre 2010. Une belle capacité pour une agglomération de 400 000 habitants. Le stade, qui ressemblera un peu à celui de Grenoble (beau et fermé pour garder l'ambiance) sera situé en plein centre-ville avec le métro à 500 m. Il sera semi-enterré et les spectateurs situés sur le parvis n'en verront que la partie haute. Malheureusement pour les Nordistes, ce stade sera trop petit pour accueillir des rencontres de l'Euro 2016. Au contraire du stade Bollaert de Lens qui sera agrandi (vieille promesse de Gervais Martel) dans les années à venir pour atteindre 50 000 places en bouchant les angles (comme à Saint-Etienne) et en refaisant la tribune latérale qui fait face à la tribune présidentielle.

    Les clubs en réflexion ou en projet

    L'OL Land

    Beaucoup de clubs s'interrogent pour le futur, entre agrandissement de l'existant ou reconstruction pure. Pour Lyon, le "OL Land" n'est pas encore en état de marche mais le stade de 62 000 places devrait voir le jour en 2013. A Marseille, la volonté de couvrir le Vélodrome est de mise. A Auxerre, Bordeaux, Nancy, Nantes, PSG, St-Etienne et Toulouse, les réflexions sont diverses, mais se heurtent parfois à des problèmes structurels.

    Lyon, une locomotive impatiente.

    Septuple champion de France, l'OL devrait être logiquement meneur dans cette entreprise de rénovation des stades en France. Il l'était au début de son projet d'"OL Land", qui devait être livré en pour l'été 2010. Mais rien n'est encore fait, les acquisitions foncières ne sont pas terminées sur un site qui fait débat au sein de l'agglomération lyonnaise, et le permis de construire bien évidemment pas encore délivré non plus. Résultat, c'est en mai 2013 que l'OL pourrait disposer de son nouveau stade, pouvant accueillir 60 000 spectateurs.

    Mais le projet est ambitieux puisque, outre l'enceinte et des installations sportives, seront également construits un par de loisirs, une zone commerciale, des hôtels et des bureaux d'affaires, tout cela à l'est de Lyon, à Décines-Charpieu. Et c'est bien la localisation qui pose problème, puisque le commissaire chargé de l'enquête publique avait rendu "un avis défavorable à la modification du plan local d'urbanisme", principalement en raison des réserves "d'accessibilité et d'investissement public" pour ce stade totalement financé par des fonds privés. Sur les 250 millions d'euros nécessaires à la construction du stade, l'OL trouverait un tiers grâce à l'augmentation de capital en bourse (le club est le seul en France à être côté) et un tiers grâce au naming (vente du nom à du stade à une marque). Il reste donc à emprunter près de cent millions d'euros, mais les pouvoirs publics doivent investir 180 millions pour les infrastructures, et notamment les transports pour rendre l'enceinte accessible (un échangeur devant être construit sur l'A46).

    Marseille, le serpent de mer

    A Marseille plus qu'ailleurs, le club de football est le centre de bien des intentions. Déjà le plus grand des stades de Ligue 1, le Vélodrome pourrait voir sa capacité encore augmentée, et son confort amélioré. Le projet est en tout cas dans l'air depuis quelques années. Et la dernière campagne municipale, en 2008, a permis de confirmer les intentions de l'équipe qui a été reconduite derrière Jean-Claude Gaudin, qui avait ainsi annoncé: "Oui, le stade Vélodrome sera agrandi et couvert. C'est indispensable pour l'OM, et pour se mettre au niveau des grands stades européens. Et nous avons maintenant la solution de financement avec le partenariat public-privé".

    Reste désormais à faire avancer le projet, et surtout à le déterminer de façon précise. Dans les grandes lignes, le programme est clair: agrandir, couvrir et moderniser l'enceinte. Trois scenarii sont envisagés: soit conserver la capacité actuelle (60 000 places), soit la porter à 70 000, soit à 80 000. Pour couvrir les tribunes qui ne l'ont pas été lors des derniers travaux, là aussi plusieurs possibilités s'offrent à la municipalité. Enfin, il pourrait y avoir un agrandissement des zones de vie (halles d'accueil du public, loges, salles de conférences, pôle de restauration...) tout comme une réflexion est menée pour implanter sur le site de nouveaux équipements (bureaux, centre commercial...).Le coût oscillerait entre 53 et 159 millions d'euros.

    Auxerre et Bordeaux dans l'attente

    Avec son stade de l'Abbé-Deschamps qui accueille 20 130 spectateurs, l'AJ Auxerre ne dispose pas d'un "potentiel-spectateur" hors norme. Avec la plus petite ville de France possédant un club en L1, une agglomération de 40 000 habitants et un département qui atteint 330 000 personnes, il est difficile d'attirer les grandes foules. Les 11 000 spectateurs de moyenne n'empêchent pas le club de penser à améliorer l'existant. "Il existe un projet de rénovation global, dont une tribune d'honneur avec les normes actuelles, les vestiaires, des salons. Il y a déjà un cahier des charges, un projet d'architecte", explique Baptiste Malherbe, directeur communication et marketing du club. Seul club propriétaire de son stade en L1, Auxerre ne veut pas se jeter à corps perdu dans la mode du multifonctionnel: "Nous sommes un club de foot avant tout. On prend en compte la multifonction pour que, à l'arrière des tribunes, on mette des services, des boutiques, des crèches. Notre objectif est de garder la même capacité, avec plus de confort et de convivialité. L'avantage, c'est qu'on est chez nous. Tout peut aller vite. Mais on veut rester humble."

    A Bordeaux, le dossier est complexe. Le stade Chaban-Delmas, construit d'abord sous forme de vélodrome en 1935, est classé monument historique. Il est donc particulièrement difficile de réaliser une extension ou de couvrir les tribunes construites après 1984 sur l'ancienne piste de vélo. Depuis 1996, et la transformation de places debout en places assises, les travaux consistent surtout à donner un coup de jeune. Avec une capacité de 34 263 spectateurs, et une moyenne de 25 489 personnes, les Girondins ont du potentiel. Contrairement à Auxerre, c'est la mairie qui possède une partie importante des clés. Et là-bas, en fonction de l'obtention de l'organisation de l'Euro-2016, on ne s'interdit rien.

    Nantes veut agrandir La Beaujoire

    A Nantes, des solutions sont envisagées pour porter la capacité du Stade de La Beaujoire à plus de 45 000 places. Depuis son inauguration en 1984 pour l'Euro, cette enceinte ultra moderne à l'époque a vieilli et perdu en possibilité d'accueil. De 52 000 places (mixtes assis et debout) à l'origine, le stade ligérien a ensuite vu sa contenance baisser à 46 000 puis 39 000 durant la Coupe du monde 1998 (avec un confort plus vaste) pour arriver aujourd'hui à 37 900 places, normes de sécurité oblige (de nombreux sièges ne sont pas occupés en virage Erdre pour laisser un cordon entre les supporters locaux et adverses). Tant Luc Delatour, le responsable du stade au FCN, que Nicolas Thénié, le directeur des sports à la ville de Nantes, sont d'accords: si le club veut rivaliser avec les meilleurs à l'avenir, il faut réagir sans tarder afin de remonter la capacité de La Beaujoire. Des pistes de réflexion existent même si les intéressés ne veulent pas trop en dire. C'est derrière les deux buts qu'un éventuel agrandissement (dans l'optique de l'Euro 2016) pourrait être effectué, le stade n'ayant pas –comme beaucoup d'autres- deux étages à cet endroit là.

    Saint-Etienne va bouger

    Saint-Etienne, de son côté, hésite entre une rénovation du stade Geoffroy-Guichard (36 000 places) et la construction d'un nouveau stade. Les dirigeants actuels préfèreraient la seconde solution mais la mairie de Saint-Etienne opte plutôt pour l'idée la moins chère. L'ancien Vert de la grande époque, Patrick Revelli ("le Gaulois"), nous a confié qu'une délégation –représentant Saint-Etienne Métropole- était montée à Paris pour rencontrer Philippe Séguin afin de postuler à l'Euro 2016 quel que soit le choix retenu. "On a un problème de décalage de la hauteur des tribunes à Geoffroy-Guichard", explique ainsi le conseiller technique au cabinet du maire. En plus de cette mise à niveau qui permettrait de gagner des places, des loges VIP pourraient être créées dans les coins. On en saura davantage dans les mois à venir entre les deux tendances mais une chose est certaine: Saint-Etienne va bouger sur ce dossier stade.

    Nancy, Toulouse, Paris: 3 cas différents

    Nancy et Toulouse font également partie de cette catégorie. Avec ses 20 085 places, le stade Marcel-Picot semble déjà trop petit pour recevoir tous ses supporters. Nicolas Holueck, le directeur général du club, nous a fait part du projet –voté- d'améliorer l'espace convivialité avec une grande rue commerçante sous une tribune. "Le but est d'arriver à 30 000 places progressivement afin de postuler éventuellement à l'Euro 2016", a-t-il expliqué. A Toulouse, ce sera plus délicat de faire évoluer le Stadium qui avait été rénové pour la Coupe du monde 1998 (contrairement à Nancy, pas retenu à l'époque) vu que la configuration ne s'y prête pas vraiment. La forme circulaire du "petit Wembley" contraindrait à détruire une partie du stade avant de pouvoir reconstruire en plus grand. Difficile.

    Le Parc des Princes (45 000 places) est également sujet à des discussions qui vont se poursuivre jusqu'à janvier 2009 entre l'actionnaire Colony Partner et la Mairie de Paris. Bruno Skropeta, le directeur de la communication du club, nous a confié que des conclusions seraient rendues publiques au début de l'année prochaine. Il fût un temps question de gagner des places dans les premiers rangs en faisant descendre le niveau de la pelouse mais rien n'a depuis été confirmé. Ce qui est certain, c'est que l'architecture du Parc empêche toute destruction-reconstruction de tribunes.

    Ceux qui ne changeront rien

    Le stade Bonal de Sochaux

    Parmi les clubs de Ligue 1, certains ont fait le choix de ne rien changer à leur stade.

    Caen, avec un stade construit en 1993, Grenoble, qui a inauguré le stade des Alpes en 2008, Sochaux, qui a entrepris des travaux entre 1997 et 2000 pour aboutir à un nouveau stade Bonal, ainsi que Rennes, qui a agrandi le stade de la Route de Lorient entre 1999 et 2004, ont déjà bénéficié d'améliorations tangibles.

    Les limites du stade d'Ornano Caen

    Avec 92% de remplissage et dans l'obligation de refuser du monde lors des gros matches, le club normand est à l'étroit. "On limite volontairement nos abonnés à 13 800 par saison", note Kaddour Mokeddel, directeur communication et sécurité. "C'est frustrant." Les 20 800 places disponibles pour chaque match sont prises d'assaut depuis la construction du stade d'Ornano en 1993. "Initialement, il était prévu pour 25 000 places. Mais avec le drame de Furiani, la capacité a été ramenée à 20 800. Si on avait 8 à 10 000 places de plus, ce serait bien. C'est un stade de ville, proche des zones d'entraînement et de vie du club puisqu'il y a le siège et le centre d'entraînement juste à côté", note M. Mokeddel. Et même si l'Euro-2016 pourrait être l'occasion d'en profiter pour s'agrandir, ce n'est pas prévu. "Il faut 60-75 millions d'euros pour l'agrandir. cela coûte très cher. Et le club n'a pas les moyens de se doter d'un nouveau stade. Et puis, il faut s'inscrire dans cette Ligue 1 dans la durée, y rester. il faut se rappeler d'où on vient." La possibilité est néanmoins d'optimiser l'utilisation du stade, en installant par exemple une pelouse synthétique. Mais le Stade Malherbe de Caen étant propriété de la ville, c'est elle qui détermine les grandes orientations.

    Deux autres stades n'évolueront pas a priori. Le stade Bonal de Sochaux (20 005 places) qui a été achevé à la fin de la dernière décennie. Et le stade de la Route de Lorient à Rennes (30 000 places) qui est également de facture récente. Quant au Stade de France, il subira un petit lifting avec quelques aménagements mais cela ne changera pas sa capacité (80 000 places). Si la France organise l'Euro 2016, la finale aura lieu à Saint-Denis.

    January 18

    Retours sur Tours, avant de remettre le calendrier à jour...

    La petite phrase du jour : « P….n, il va falloir attendre quinze ans pour revoir ça ? »

    Les Messins reprennent demain. Ils devraient disputer une rencontre amicale à Wiesbaden (D 2 allemande) mercredi, comme l’espère Pouliquen, ou vendredi.

    Du suspens à tous les étages

    LA LUTTE pour la montée risque d’être acharnée jusqu’au bout, contrairement à la saison dernière où Le Havre et Nantes s’étaient assez vite détachés. En 2007-2008, le suspense ne fut relancé que par Troyes, qui s’était écroulé à la fin, « laissant » le troisième ticket pour la L 1 à Grenoble. Certes, Lens, vainqueur hier de Vannes (2-1), a pris un léger avantage. Mais, Boulogne-sur-Mer, Strasbourg, Angers, Montpellier et Metz se tiennent en trois points ! De plus, le club alsacien, son voisin lorrain et le SCO comptent tous trois un match en retard. La mise à jour du calendrier, du 22 au 27 janvier, avant la prochaine journée, s’avérera particulièrement intéressante. Par ailleurs, sur les trois derniers mois, un seul club du haut de tableau se montre véritablement régulier : Angers, avec sept succès et quatre nuls au cours des onze derniers matches. Ce n’est pas par hasard: de l’avis même de ses concurrents, le SCO pratique le plus beau jeu, en tout cas le plus efficace et le plus cohérent.

    En bas du classement, le suspense, relancé par la victoire de Nîmes sur Sedan (2-1), apparaît également assez fort. Même si Reims, battu à Ajaccio (1-2), va devoir prendre des points dans ses deux matches en retard (contre Strasbourg et Brest) pour maintenir ce suspense.

    Quinze ans après, l’histoire se répète

    Le FC Metz n'avait plus inscrit quatre buts à l'extérieur en championnat depuis le 26 avril 1994.

    Si les premiers tours de Coupe donnent parfois lieu à des scores importants (comme l'an passé, où Metz avait battu Vesoul 6-1 sur sa pelouse), les Grenats n'avaient plus inscrit autant de buts à l'extérieur au cours d'un match de championnat (Ligue 1 et Ligue 2 confondues) depuis la saison 1993/1994.

    Cette année là, l'équipe dirigée par Joël Muller s'était imposée lors de la 35ème journée de première division au Stade Grimonprez Joris de Lille sur le score de quatre buts à zéro. Le grand artisan de ce succès ne se nommait pas Vincent Bessat mais Jean-Philippe Séchet (photo), auteur d'un triplé.

    Il existe un autre point commun entre les deux parties. A Tours, le malheureux Tomas a marqué conrte son camp hier; Fabien Leclercq avait connu la même mésaventure pour Lille. Plus troublant, c'est arrivé exactement à la même minute (81ème), et ce but était également le troisième des Grenats..

     (RL) Football ligue 2 Metz, soigner la relance

     En renouant avec la victoire à Tours, ce après quoi il courrait depuis deux mois, Metz a réalisé une opération fructueuse à plus d’un titre. Reste, maintenant, à confirmer.

    Des changements  gagnants

    Metz a donc surmonté le traumatisme de son élimination en Coupe de la Ligue. Soixante-douze heures après l’échec subi à Vannes, il s’est relevé de belle manière, sur le terrain d’une formation tourangelle qui n’avait jusque-là perdu qu’une seule fois chez elle, lors de la 5e journée. La deuxième est arrivée avec le passage de l’équipe d’Yvon Pouliquen, la nouvelle équipe est-on tenté de dire, tant les changements apportés y ont été nombreux. D’un point à l’autre de cette semaine de reprise, l’entraîneur messin est passé du 4-4-2 usité lors de ses dernières représentations au 4-5-1 traditionnel, confié à un onze majeur où figuraient sept nouveaux titulaires. Le second schéma, délaissé après l’exploit réalisé à Lyon, s’est avéré efficace : il a même permis à Metz d’inscrire quatre buts au cours de la même soirée… Ce qui n’était jamais arrivé auparavant. Opération profitable à plus d’un titre : avec les défaites respectives de Boulogne-sur-Mer et de Montpellier, combiné au nul de Strasbourg à domicile face à Dijon, Metz s’est repositionné à deux points du trio de tête.

    Les pieds sur terre

    La façon dont s’est échafaudé le succès messin impose néanmoins de ne pas oublier les deux mois de disette qui l’avaient précédé. Jusqu’à l’égalisation de Vincent Bessat, Metz est, en effet, resté empêtré dans ses carences, coupé dans ses intentions par un nouveau but casquette encaissé dès la septième minute de jeu. La réaction a eu du mal à se mettre en place. «C’est le seul reproche que j’ai fait aux joueurs à la pause, expliquait Yvon Pouliquen après le coup de sifflet final. Ils ne se lâchaient pas. Lorsqu’ils ont commencé à accompagner les mouvements offensifs, ils ont pris le dessus et la réussite est venue.» Matérialisé par le but inscrit contre son camp par le défenseur tourangeau (81e), Tomas, ce coup de pouce du destin ne contient certes pas les racines du neuvième succès messin, mais il a donné un coup fatal à l’espoir du camp tourangeau. Qui a rendu les armes et ouvert la voie au quatrième but messin. «Maintenant, c’est clair, il va falloir confirmer ». Pouliquen, pieds sur terre…

    Un calendrier favorable

    Les Messins disposent d’un peu plus d’une semaine pour se préparer à leur prochaine échéance. Mardi 27, ils accueilleront Ajaccio, en match en retard de la 19e journée. Cette affiche donnera le coup d’envoi d’un périple à l’issue duquel le candidat grenat à la remontée en saura forcément davantage sur son aptitude à remplir la mission fixée en début de parcours. Trois jours après la venue des Corses, Saint-Symphorien ouvrira ses portes à Amiens. Puis, après un passage sur la pelouse du concurrent boulonnais, les joueurs d’Yvon Pouliquen reviendront chez eux pour affronter deux autres prétendants aux premières places, Montpellier, le 13 février, et Lens, une semaine plus tard. Trois matches sur quatre à domicile durant le mois prochain : les occasions ne manqueront pas de donner tout son sens au retour gagnant effectué avant-hier en Indre-et-Loire.

    January 17

    Une mi-temps de non-match, une mi-temps de réaction,un score trop sévère une grève...

    La petite phrase du jour : « Les joueurs en grève de salutations Fâché(hier) contre les bras d’honneur des supportersTriste en déplacement, on connaissait, c’est même souvent une habitude ! Une mauvaise habitude !!…S'ils marquent 4 buts à chaque fois, je prendsSourire! Je préfère cela à la grève du jeu et des buts ! Belle réaction, monsieur Bessat, mais, de grâce, continuez ainsi ! Agissez, au lieu de réagir, ce sera encore mieux !Tire la langue »

    (Quotidien l’Equipe) FC Tours 1- FC Metz 4

    6 200 spectateurs environ. Arbitre : M. Lamarre. Buts. – TOURS : Giroud (6e) ; METZ :

    Bessat(37e, 79e),Tomas (81e c.s.c.), V.Mendy(84e). Avertissements.– Tours:Bong(58e) ; Metz : C. Gueye (40e), Rippert (52e).

    TOURS: Jehle– Delétraz,Tomas,Julio Santos,Bong–Atik, Ca(cap.),Englebert, S. Diarra (Y. Touré, 79e) – Giroud (M. Faye, 83e), T. N’Diaye (Cetout, 87e). Entraîneur : D. Sanchez.

    METZ : Vailati – C. Gueye, Brégerie, Strasser, Rippert (Diagne, 83e) - Farina (V. Mendy, 70e), Agouazi, Barbosa (Renouard, 86e), Rocchi, Bessat – P. Cissé. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    METZ A REMPORTÉ un match charnière qui lui permet de repartir de l’avant. Meilleure équipe à domicile jusqu’ici, Tours a craqué en fin de match, encaissant trois buts en cinq minutes. Pourtant, l’équipe de Sanchez avait ouvert le score d’un splendide tir enveloppé de Giroud en pleine lucarne. Mais passé le premier quart d’heure, Tours baissa de rythme et le milieu lorrain fit la loi, obtenant une égalisation méritée sur une ouverture inspirée de Rocchi pour Bessat. Et c’est Metz qui tua le match en deux minutes, profitant des errances d’une défense tourangelle fébrile et trop statique. Bessat réalisa un joli doublé et, quelques secondes plus tard, Tomas marqua contre son camp. Mendy enfonça le clou face à un adversaire désemparé, battu sur l’impact physique, sur l’agressivité et sur l’efficacité.

    L’HOMME CLÉ : BESSAT (Metz)

    L’ancien joueur de Louhans-Cuiseaux a été à l’image de son équipe. Inspiré, solidaire, en jambes, le gaucher de poche s’est montré efficace, avec un joli doublé d’avant-centre, son premier de la saison.... Remplaçant à Vannes, Vincent Bessat avait du jus et a court-circuité des Tourangeaux sans idées.

    Daniel SANCHEZ (entraîneur de Tours) : « Trop de déchet offensif et notre fébrilité défensive expliquent cette défaite. C’est une soirée à vite oublier. »

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « C’est une belle réaction d’orgueil après la défaite en Coupe de la Ligue, et c’est la première fois qu’on marque quatre buts. J’ai bien fait d’apporter de la fraîcheur avec sept nouveaux joueurs. »

     

     (Site officiel FC Tours) UNE DEFAITE BIEN SEVERE...
    Pour cette affiche de la vingtième journée de Ligue 2, Yvon Pouliquen a concocté une équipe vive et rapide.
    La première offensive est pour les Grenats mais c'est Tours par l'intermédiaire de Giroud, qui marque là un but plein de sang froid, qui ouvre le score dès la 6e minute.
    Après l'ouverture du score les Tourangeaux laissent venir et jouent en contre.
    On assiste alors à un match avec très peu de rythme, les visiteurs sont patients mais la domination des hommes de Pouliquen est stérile.
    Après un ballon perdu par la défense tourangelle qui fait suite à une occasion en or manquée par Diarra, c'est sur un but d'école que les Messins égalisent par Bessat, peu après la demi-heure de jeu.
    Les Bleus ont eu le tord de se laisser bercer par le rythme lent des visiteurs et rentrent aux vestiaires sur un score de parité.
    Au retour des vestiaires, les Grenats opèrent un pressing haut et rapide sur le porteur du ballon. Les Lorrains plus agressifs ont le monopole du ballon.
    Le premier quart d'heure passé, le match reprend son faux rythme. Sans véritables occasions, on sent que le match peut alors basculer d'un côté comme de l'autre.
    C'est sur un contre à dix minutes de la fin que Metz va débloquer la situation et faire exploser la défense tourangelle... en cinq minutes les Bleus encaissent trois buts dont un "csc" incroyable une minute après le second but messin.
    La défaite est lourde au vue des 90 minutes de cette rencontre et les hommes de Daniel Sanchez ont maintenant une semaine pour se remettre de cette désillusion  avant d'aller affronter les Merlus en Coupe de France.

    LA FICHE TECHNIQUE

    Tours FC - Metz : 1-4
    6200 spectateurs

    Tours FC : Jehle - Delétraz, Tomas, Santos, Bong - Englebert, Ca (cap), Diarra (Touré 79e), Atik - Giroud (Faye 82e), N'Diaye (Cetout 86e) - Entr. D. Sanchez

    Metz : Vailati - Gueye, Brégerie, Rippert (Diagne 82e), Strasser (cap) - Bessat, Agouazi, Barbosa (Renouard 86e), Rocchi - Cissé, Farina (Mendy 69e) - Entr. Y. Pouliquen 

    Arbitre : M. Lamarre
    Buts : Giroud (6e) pour Tours, Bessat (37e, 79e), Tomas (csc 80e) et Mendy (84e) pour Metz
    Avertissements : Gueye (39e), Rippert (51e) à Metz, Bong (57e) à Tours

    Moments forts :

    2e : Débordement de Farina qui prend de vitesse Bong, son centre lui revient et il frappe dans les 18m : à côté.
    5e : Numéro d'Atik à l'entrée de la surface des visiteurs, il enchaine une frappe qui passe de peu à côté du but de Vailati.
    6e : Débordement de Atik, son centre trouve N'Diaye qui remise pour Giroud. Le numéro 12 tourangeau trompe Vailati d'un plat du pied gauche enroulé... magnifique : 1-0
    12e : Balle en profondeur pour N'Diaye, il remet en retrait à Giroud qui frappe en première intention... juste au-dessus de la barre de la cage grenat.
    37e : Farina côté droit donne en retrait pour Rocchi, le milieu adresse une passe millimétrée dans les 18m à Bessat qui se présente seul face à Jehle et égalise : 1-1
    45e : Sur un centre venant de la droite, Delétraz est pris par Cissé mais la tête de l'attaquant lorrain passe au-dessus de barre de Jehle.
    Mi-temps : 1-1

    72e : Giroud adresse une superbe passe à Diarra qui dans les 6m et seul face à Vailati n'appuie pas sa frappe. Il oublie au passage Atik qui était absolument seul...
    75e : Agouazi se présente seul face à Jehle, le gardien tourangeau gagne son duel !
    76e : Coup-franc tiré en force par Delétraz, son tir est détourné et manque de tromper Vailati.
    79e : Centre de Mendy, Bessat à la réception butte une première fois sur un Jehle impeccable, mais le ballon lui revient dessus et il peut marquer d'un tacle au sol  : 1-2
    80e : Long ballon en profondeur à destination de Cissé, Tomas passe le ballon en retrait à son gardien qui n'ose pas prendre le ballon avec les mains et... le ballon lui file entre les jambes : 1-3
    84e : Centre en retrait de Bessat pour Mendy qui trompe Jehle sans problème : 1-4
    90e : Frappe de Touré à l'entrée de la surface, sa lourde frappe frôle le poteau de la cage de Vailati.

    Score final : 1-4

    Réactions :

    Y. Pouliquen (Entr. Metz) : "Je suis satisfait du résultat ce soir. On a été efficace et on y a mis la manière. J'avais fait le choix de faire tourner l'équipe en apportant sept changements, ça nous a apporté une fraîcheur indéniable.
    On se méfiait de cette équipe de Tours qui est très difficile à manœuvrer chez elle puisqu'elle n'avait connu la défaite qu'à une seule reprise au cours des matchs aller. Le début de match nous a donné raison puisqu'elle a ouvert le score rapidement et ça nous a un peu coupé les jambes. Mais patiemment on est revenu dans la partie, au fil des minutes la réussite est venue, et ce, à la suite d'une énorme occasion pour Tours qui aurait bien pu reprendre l'avantage.
    Il nous faut maintenant confirmer cet excellent résultat ce soir à la maison. On va essayer d'accrocher le podium..."

     D. Sanchez (Entr. Tours FC) : "Ce match a été dur, c'est le moins qu'on puisse dire. Nous avons été complètement absents pendant de longues périodes, on a eu un déchet incroyable dans le jeu, c'est une soirée que j'aimerais oublier !
    On a été à l'exact opposé de ce qu'on a réalisé à Montpellier sur le plan de la combativité et de la solidarité.
    Ce n'est jamais bon de prendre une telle claque à la maison et il va maintenant falloir se tourner vers nos prochaines sorties, se remettre en confiance et ne rien lâcher."

     G. Englebert (Milieu du Tours FC) : "J'ai du mal à m'expliquer ce qui nous est arrivé ce soir. On réalise vingt premières minutes de très bonne qualité puis on se laisse endormir et on prend ce but avant la mi-temps qui était évitable.
    En seconde période on a une très nette occasion de mener à nouveau au score et sur le contre nous voila menés. Ensuite on s'effondre.
    On a laissé beaucoup trop d'espaces et on a pas mis suffisamment de pression sur l'adversaire, on a été surement trop naïfs... cela ne doit pas se reproduire et on doit en tirer les leçons.
    Il va falloir réagir dès la semaine prochaine en Coupe, même si la tâche sera sûrement difficile, et essayer d'aller récupérer les points perdus ce soir à Vannes fin janvier."

    (RL) Football ligue 2 Metz, il était temps !

    Mené au score, Metz a attendu les dix dernières minutes pour renouer avec la victoire. Le large succès ramené de Tours, hier, ne pouvait pas mieux tomber pour l’équipe d’Yvon Pouliquen.

    Méconnaissable sur la feuille de match - pas moins de sept joueurs alignés hier soir n’étaient pas titulaires mardi, en Coupe de la Ligue - Metz l’était beaucoup moins une fois le coup d’envoi donné. L’équipe d’Yvon Pouliquen ouvrait, en effet, le cycle retour de sa saison dans la même douleur apparente qui avait accompagné son élimination à Vannes. Et elle allait rapidement payer le prix de son trop grand attentisme : sept minutes s’étaient écoulées lorsque Tours prenait l’avantage. A l’origine, un ballon maladroitement renvoyé par Cheikh Gueye sur le pied gauche de Giroud. A la conclusion, une frappe magistralement enroulée qui ne laissait aucune chance à Germano Vailati, le gardien messin légèrement avancé sur ce coup. Le scénario avait de quoi faire douter une équipe dont la dernière victoire remontait au 17 novembre dernier… Et effectivement, perturbé par l’enthousiasme adverse, Metz peinait à trouver le chemin de la révolte. Il aurait même pu s’enfoncer sur les sentiers de la perdition lorsque Giroud, servi par N’Diaye, frappait à l’entrée de la surface (13e). Heureusement pour les Messins, l’initiative de l’attaquant tourangeau manquait cette fois de précision. Ce nouvel avertissement eu le mérite de réveiller les ardeurs messines. Manquant jusque-là de liant, de vitesse et d’esprit d’initiative, bref de tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un prétendant à la montée, Metz haussait le ton par l’intermédiaire de Vincent Bessat, dont la remise permettait à Barbosa d’adresser un centre tendu dangereux mais sans conséquence (25e).

    Les dix dernières minutes

    La récompense allait intervenir à la 37e minute, à l’issue d’une action d’école engagée par le même Bessat. Le milieu de terrain trouvait un relais avec Romain Rocchi et trompait le gardien tourangeau de près. Metz pouvait souffler et s’engager dans la deuxième période débarrassé d’une part d’inquiétude. Aidé par la baisse de régime de son adversaire, il prenait peu à peu les commandes de la rencontre, avant que Bessat, omniprésent, n’enfonce le clou en inscrivant le deuxième but de son camp sur un centre de Victor Mendy (80e). Le début de la fin pour l’équipe de Daniel Sanchez : symbole de cette fuite de réussite tourangelle, Tomas, pressé par Cissé, trompait son propre gardien (81e). Et pour achever le tableau, Bessat se transformait en passeur au profit de Victor Mendy (84e). 1-4... Metz attendait sa neuvième victoire de la saison depuis deux mois. Il l’a acquise en Indre-et-Loire, au milieu d’un mois de janvier qui s’achèvera par deux rencontres à Saint-Symphorien. Ajaccio, puis Amiens, rendront visite à une formation messine qui a subitement retrouvé des couleurs. Il était temps.

    Les joueurs

    Bessat, du travail de pro

    Deux buts, une passe décisive : le milieu de terrain a été le grand artisan de la victoire messine.

    LA DÉFENSE

    Vailati. Peut-être un peu trop avancé sur la frappe de Giroud, auteur de l’ouverture du score (7e). Ce fut la seule fausse note de sa première apparition en championnat. Vigilant, il a aussi été déterminant en stoppant la tentative de Diarra. Le score était encore de un partout…

    C. Gueye. Auteur d’une remise malheureuse dans les pieds de Giroud sur le premier but, il a alterné le bon et le moins bon. Mais sans jamais relâcher ses efforts, tout cela après avoir disputé les cent vingt minutes de jeu, mardi à, Vannes. Averti à la 39e pour protestation.

    Brégerie. De retour dans l’axe après avoir occupé le banc des remplaçants, il a œuvré en essayant d’aller à l’essentiel. Hier, la méthode s’est révélée efficace.

    Strasser. De retour, comme Brégerie, il est monté en puissance. Après un début délicat, notamment à la relance, il a su trouver ses marques et imposer son gabarit.

    Rippert. Suspendu lors des deux derniers matches, il n’a pas semblé souffrir d’un quelconque manque de rythme. Ses interventions, musclées, lui ont permis d’imposer sa loi dans le couloir gauche. Averti à la 51e, il a quitté les débats au profit de Fallou.

    LE MILIEU

    Farina. Sa fraîcheur a alimenté la production messine. Remuant, il a donné énormément de mal à Gaëtan Bong, l’ancien messin. Remplacé par Victor Mendy à la 70e, auteur du quatrième et dernier but messin de la partie (84e).

    Rocchi. Survivant, lui aussi, de la vague de changements opérés par Yvon Pouliquen, il a livré son deuxième match complet en une semaine. Ce qui explique peut-être qu’il ait démarré discrètement, avant de sortir de l’ombre en signant la passe décisive pour Bessat, sur le premier but messin (37e). Il a fini le travail à l’abnégation.

    Agouazi. Une fâcheuse tendance à ralentir le jeu, notamment en première période, durant laquelle il s’est surtout illustré dans son rôle défensif. Il a su augmenter la cadence après la pause et se montrer plus entreprenant.

    Barbosa. L’égalisation de Bessat lui a donné des ailes. Auteur d’une frappe enroulée hors cadre (43e), il a par la suite ratissé bon nombre de ballons. Renouard l’a remplacé à dix minutes du coup de sifflet final.

    Bessat. L’homme du match, assurément. Il a signé l’égalisation, donné l’avantage aux siens et offert une passe décisive à Mendy. Trois faits marquants d’une soirée parcourue avec un enthousiasme débordant et contagieux. Bessat, c’est ça.

    L’ATTAQUE

    Cissé. Esseulé à la pointe de l’attaque par Yvon Pouliquen, revenu hier à un schéma en 4-5-1, l’attaquant sénégalais a fait preuve d’une grosse activité. Celle-ci s’est avérée payante : c’est au pressing de Cissé que Metz doit son troisième but.

       

    (Site officiel FC Metz) Le joli tour des Messins !

    Ils voulaient effacer la défaite à Vannes en l'emportant à Tours. On les pensait mal partis après l'ouverture du score précoce des locaux. Les hommes d'Yvon Pouliquen ont formidablement réagi pour l'emporter quatre buts à un.

    C'est avec beaucoup de surprise que nombre d'observateurs ont découvert la feuille de match, vendredi soir au stade de la vallée du Cher. Afin de ne pas voir le rendement de son équipe affecté par les cent vingt minutes jouées à Vannes ce mardi, Yvon Pouliquen avait fait le pari du changement. Pas moins de sept éléments de son onze de départ différaient du précédent. On retrouvait notamment sur les côtés Farina et Bessat, tandis que Brégerie, Strasser et Rippert étaient appelés à fermer la porte aux attaquants adverses.
    La partie débutait bien mal pour le Club à la Croix de Lorraine. Le quart de jeu n'était pas atteint qu'Olivier Giroud convertissait la première occasion locale d'une jolie frappe enroulée dans la lucarne messine (1-0, 8°). Les Grenats, très marqués par leur élimination de la Coupe de la Ligue en milieu de semaine, eurent du mal à reprendre le dessus. Mais ils y parvinrent avec patience, et la réussite accompagna cette fois leurs entreprises. Vincent Bessat égalisait juste avant la mi-temps au terme d'un une-deux d'école avec Romain Rocchi (1-1, 38°).
    Le coup était idéal pour les visiteurs, qui revenaient des vestiaires en confiance. La partie se durcissait dans le même temps et les occasions se raréfiaient. Mais on sentait l'équipe mosellane en mesure de remporter la partie, ce dont on pouvait douter au court de la première demi-heure. Le but du deux à un vint du côté droit, où Farina avait cédé sa place à Mendy après avoir beaucoup donné. Ce dernier parvint à centrer pour Bessat, qui s'y reprenait à deux fois pour battre Jehle et inscrire un doublé (2-1, 79°).
    Les Tourangeaux avaient été secoués par l'égalisation, ce second but les étourdissait complètement. Si bien que Tomas, pressé par Cissé, balbutia une passe en retrait vers son gardien qui, surpris, laissa filer le ballon au fond des filets (3-1, 81°). Pour clôturer le tout, Bessat, en grande forme, offrait un dernier but à son passeur, Victor Mendy, en contre attaque (4-1, 84°). Le succès messin était total, au terme d'un finish époustouflant. Il ne faut pas non plus oublier de mentionner que Germano Vailati, pour sa première en Ligue 2, y a grandement contribué. Le Suisse a stoppé une frappe de Diarra alors qu'on jouait la 73ème minute. Le score était alors de un partout...
    Grâce à cette victoire le FC Metz se replace au classement. Mais surtout, il met fin à une mauvaise série. Les réactions du banc de touche en seconde période ne trompent pas. C'est un immense soulagement pour chacun de gagner à nouveau.

    January 16

    à Tours, prends garde et ne te laisse pas abattre...

    La petite phrase du jour : « Après le faux départ, le vrai départ… ?Réveillez-vous !!!»

    Le match entre le Paris Saint-Germain et Lens (2-0) s'était pourtant bien déroulé mais la bêtise a encore frappé en tribune. Mercredi soir, deux supporters lensois ont été interpellés pour avoir effectué des saluts nazis durant la rencontre. Ils ont, depuis, été placés en garde à vue pour exhibition de signes symboliques d'une idéologie raciste et xénophobe.

     Le groupe messin pour Tours-Metz

    (Site officiel FC Metz) Voici les joueurs qui se rendront à Tours vendredi à l'occasion de la 20ème journée de Ligue 2.

    Gardiens : Vailati, Ruffier
    Défenseurs : C. Gueye, Brégerie, Strasser, Fallou, Rippert, Vivian
    Milieux : Agouazi, Barbosa, Rocchi, Johansen, Bessat
    Attaquants : Renouard, Farina, Cissé, Mendy, Bourgeois

    Absents : Cardy (épaule), Chrysostome (laissé au repos), Delgado (genou), François (genou), Chapuis (mollet), Babacar Gueye (choix de l’entraîneur), Anastassowa, Marichez, Gestede

     Gagner pour effacer l’amertume

    Le déplacement des Messins à Tours vendredi est l’occasion de regoûter aux joies de la victoire. Et ainsi, d’entretenir l’espoir de la remontée en fin de saison. Yvon Pouliquen croit en la réaction de ses joueurs et en la qualité de son groupe.

    Après la Coupe de la Ligue, le Championnat. Après la pluie, le beau temps ? Pour son premier match de Ligue 2 de l’année 2009, le FC Metz se trouve déjà face à l’obligation de rebondir quelques jours après la désillusion qu’il a connue sur la pelouse vannetaise. Un match qui arrive sans aucun doute à point nommé pour l’entraîneur lorrain : « La déception est encore fraîche. Nous avons l’obligation de réagir. Ce n’est pas plus mal que cette rencontre arrive aussi tôt. C’est un challenge à relever », estime Yvon Pouliquen.
    Le challenge consiste surtout à revenir sur des bases correctes en termes de rendement, c’est-à-dire faire le plein à domicile tout allant glaner des points en déplacement. Ce que la formation mosellane ne parvient plus à faire depuis son succès à Dijon, le 27 septembre 2008... Relever ce défi ne sera pas chose facile malgré le travail spécifique réalisé par les joueurs sous la conduite de Christian Mattiello.
    Selon Yvon Pouliquen, « cette rencontre représente un bon test, que ce soit sur le plan physique ou sur le plan moral. Sur le plan physique, car après les cent vingt minutes jouées à Vannes, il faudra répondre athlétiquement parlant à Tours. Et puis dans nos têtes, il faudra oublier la Coupe de la Ligue. »  En cas d’échec demain, Metz prendra également du retard dans son entreprise de remontée : « Il est certain que si nous perdons demain, nous aurons grillé un joker. Mais il faut voir plus loin. Moi, ce qui m’intéresse, ce sont les trois prochains matches. Si nous franchissons ce cap loin des turbulences, nous pourrons aborder les autres de manière plus sereine ». Le FC Metz devra s’appuyer sur les bonnes dispositions aperçues en Bretagne au niveau de la cohésion de son bloc équipe et de la solidarité.
    Pour ce match, l’entraîneur messin se passera de Chrysostome (laissé au repos), Delgado (genou), François (genou), Chapuis (mollet) et Babacar Gueye (choix de l’entraîneur). A noter également le doute concernant la participation de Pascal Johansen, qui ressent une douleur au talon d’Achille, et l’absence de Nenad Jestrovic, encore à court de forme. Le Serbe fera vraisemblablement son grand retour sous le maillot grenat contre Ajaccio, le 27 janvier. « Je peux m’appuyer sur un bon groupe et apporter des changements sans pour autant affaiblir la qualité des prestations, explique Yon Pouliquen. De plus, la fraîcheur et la motivation de ceux qui n’ont pas joué à Vannes constitueront un apport certain pour le groupe. A eux de montrer que j’ai eu tort … »

    Tours - Metz, 20ème journée de Ligue 2
    Vendredi 16 janvier 2009 à 20h30, Stade de la Vallée du Cher
    Arbitre : Monsieur Lamarre

     Metz-Ajaccio fixé au 27 janvier

    La date et l'horaire du match Metz - Ajaccio sont connus.
    La rencontre Metz - Ajaccio, reportée en raison du froid, se jouera finalement mardi 27 janvier à 20h30. Il y aura donc deux matches en quatre jours au Stade Saint-Symphorien, puisque les Grenats recevront le 30 janvier l'équipe d'Amiens.

    (RL)Metz : deux mois déjà

    Trois jours après sa sortie de route à Vannes, le FC Metz retrouve ce qui constitue dorénavant sa seule et unique préoccupation : le championnat. Où son dernier succès remonte au 17 novembre.

    Le contexte. Metz a enchaîné les faux départs. Le premier, indépendant de sa volonté, puisqu’imposé par le froid qui avait conduit au report de la réception d’Ajaccio, le 9 janvier, n’a pas prêté à conséquence. Difficile d’en dire autant du deuxième : en manquant leur entrée dans la nouvelle année, mardi soir sous le ciel breton, les Messins ont d’abord quitté la seule cour de récréation qui leur restait. Oubliée, donc, la perspective du dernier carré de la Coupe de la Ligue. Aujourd’hui, l’horizon grenat se limite au seul championnat, où le ciel n’invite plus franchement à la rigolade. Un faux pas, ce soir, à Tours, et Metz entrerait demain dans son troisième mois d’activité sans succès. Les jambes d’automne sont un souvenir bien lointain : il faut, en effet, remonter au 17 novembre 2008 pour retrouver trace de la dernière victoire messine en Ligue 2 (Strasbourg, 3-2). Depuis ? L’équipe d’Yvon Pouliquen a enchaîné les contre-performances, quittant au passage la Coupe de France à Créteil, et enregistrant surtout deux défaites consécutives en championnat, face à Angers puis à Troyes.
    L’enjeu. Trois jours après la claque vannetaise, voilà Metz attendu à Tours, son premier poursuivant, pour ce qui s’apparente à un tournant, psychologique au moins. Sixièmes, à quatre longueurs du trio de tête, les Messins ont vu leur marge de manœuvre se réduire considérablement. Ils ont surtout perdu une large partie de la crédibilité avancée en début de saison, crédibilité rehaussée dans l’euphorie d’un mois de novembre ponctué par l’exploit de Lyon et le succès dans le derby de l’Est. «Un nouveau challenge nous attend, explique Yvon Pouliquen, conscient de l’intérêt de ne pas rater la marche tourangelle. Après l’énorme déception de Vannes, nous sommes dans l’obligation de réagir. Mentalement, je suis persuadé que nous répondrons présents. Ma plus grosse interrogation concerne l’aspect physique.» Cent vingt minutes de jeu, achevées par une séance de tirs au but fatale sont en effet passées par là…
    Les acteurs. Hier, cinq des six joueurs ayant disputé l’intégralité de la rencontre de Coupe de la Ligue ont bénéficié d’une séance allégée : parmi eux, Rocchi, Vivian et Bourgeois devraient retrouver leur place dans un onze de base appelé à connaître quelques changements, imposés tout autant par le «besoin de fraîcheur » et par les blessures de Julien Cardy et Luis Delgado. Le secteur le plus touché sera celui de la défense, où Chrysostome cédera sa place à Strasser, et où Rippert, de retour de suspension, retrouvera le flanc gauche occupé ces derniers temps par l’international angolais. Au milieu, l’incertitude qui pesait hier encore sur Johansen (douleurs au tendon d’Achille), devrait profiter à Bessat, auteur d’une rentrée dynamique mardi soir. Devant, enfin, Cissé pourrait être préféré à Mendy. Charge à tout ce petit monde de s’appuyer sur les «choses intéressantes » observées à Vannes par Yvon Pouliquen pour sonner le départ de l’année 2009. Le vrai, cette fois.

    Germano Vailati : «Et surtout rester soudés»

    Le nouveau numéro 1 messin insiste sur la nécessité d’oublier la déception liée à l’élimination à Vannes.

    Quelle impression gardez-vous de votre première apparition officielle sous le maillot messin, mardi à Vannes ? «Disons que jusqu’à la fin de la prolongation, ces impressions étaient plutôt bonnes. Tout le monde s’est battu, nous avons concédé très peu d’occasions. Après, il y a eu cette séance de tirs au but avec le résultat que l’on sait… Mais il faut tourner la page rapidement. Pour moi, c’est fait, je suis dans le match de Tours.»
    Vous n’en êtes qu’au début de votre aventure à Metz. Pensez-vous qu’il est aussi facile de tirer un trait sur cette élimination pour vos coéquipiers ? «C’est le métier qui veut ça. Même si nous avions gagné, il aurait fallu mettre ce match de côté et passer au suivant.»
    Avec le poids de la déception en moins… «Oui, c’est sûr. Nous avons dépensé beaucoup d’énergie mardi. Si nous avions gagné, la fatigue se serait sans doute moins fait ressentir. C’est toujours cruel de s’incliner aux tirs au but. Autant c’est beau quand tu l’emportes, autant, quand tu perds…»
    Les quatre joueurs vannetais qui ont tiré ont marqué. La réussite n’était pas de votre côté… «Non, mais c’est surtout que Vannes a été très efficace sur cet exercice. Je ne vois pas lequel j’aurais pu arrêter. J’aurais aimé, pourtant… Mais c’est le jeu : en finale de la Coupe du monde, aucun penalty n’a été arrêté. Il y a eu un vainqueur quand même.»

    «Tout le monde bosse dur»

    Pour Metz, le reste de la saison se limitera au championnat, où il reste sur deux mois sans victoire. Le rendez-vous de Tours peut-il être considéré comme un tournant ? «Non. Chaque match est un tournant. Pensons à jouer, sans trop regarder le classement. A la fin du championnat, on parlera.»
    Après deux matches amicaux et la Coupe de la Ligue, comment vous sentez-vous au sein de cette équipe ? «Bien. J’ai essayé de rassurer mes défenseurs et eux ont tout donné. Il faut que l’on continue sur cette voie, et surtout, rester soudés.»
    A votre arrivée, l’équipe sortait d’une période plutôt positive, nourrie par ses succès face à Lyon et Strasbourg. Depuis, le tableau s’est gâté. Sentez-vous un changement dans l’état d’esprit du vestiaire ? «Non. Je n’ai pas vécu l’euphorie qu’ont pu amener les victoires que vous évoquez. Mais ce que je sais, c’est que tout le monde bosse dur. Nous traversons juste une mauvaise passe. Ça arrivera à d’autres.»

    (Quotidien l’Equipe) Tours-Metz

    TOURS: Jehle – Dujeux, Tomas, Julio Santos, Bong – Atik, Ca (cap.), Englebert, S. Diarra – T. N’Diaye, Giroud. Remplaçants : Ribeiro (g.), Delétraz, Cetout, M. Faye, Y. Touré. Entraîneur : D. Sanchez.

    METZ : Vailati – C. Gueye, Vivian, Strasser, Rippert – Farina, Barbosa, Rocchi, Bessat – Bourgeois, P. Cissé ou V. Mendy.Remplaçants : Ruffier (g.), Johansen ou Agouazi, Brégerie ou Diagne, V. Mendy ou P. Cissé, Renouard. Entraîneur : Y. Pouliquen

    JANVIER EST SEMÉ D’EMBÛCHES pour Tours qui, après Metz, se déplacera à Lorient en Coupe, avant d’aller à Vannes en Championnat. « Le point pris à Montpellier (1-1 la semaine passée) est rassurant, car acquis avec la manière, note Daniel Sanchez, le coach tourangeau. Il faut enfoncer le clou contre Metz. Cette équipe traverse une mauvaise passe mais elle demeure une référence. » Tours veut conserver son statut de meilleure équipe à domicile. La défense est remodelée après les blessures de Mangane et de Koscielny. Le gardien, Jehle, effectuera un dernier test ce matin.

    Les Messins, eux, ont cent vingt minutes dans les jambes et une élimination à Vannes en Coupe de la Ligue aux tirs au but, après trois semaines de coupure.« Je suis plus inquiet par l’impact physique que mental lié à notre match de mardi, jugeait Yvon Pouliquen hier. Quant au reste, je peux choisir maintenant dans un effectif important. Nous savons qu’il faut être plus efficaces sur le plan offensif. » Bourgeois vient de marquer deux buts en deux rencontres mais deux matches en trois jours peuvent être lourds chez un joueur de dix-huit ans. À court de forme, Jestrovic ne figure pas dans le groupe tandis que Johansen est incertain en raison de douleurs à un tendon d’Achille et que B. Gueye rêve trop de partir pour être opérationnel.

    January 15

    Ne pas se laisser abattre : à Tours, c'est le championnat !

    Les questions du jour : « A quoi sert l’ancien milieu strasbourgeois Johansen ? Il n’apporte rien à l’animation du jeu messin ! »

     « Le nouveau gardien helvète est bon sur sa ligne, mais sait-il sortir pour soulager sa défense ? » 

    « Comment va réagir le groupe après cette nouvelle défaite ? »

     « Vannes ? Une mauvaise blague et des blessés importants »

     

    (SITE OFFICIEL FC Metz) « Tours ? Un match décisif »

    Germano Vailati a fait ses débuts en compétition mardi soir en Coupe de la Ligue à Vannes. Le gardien suisse revient sur la partie et nous raconte ses premiers pas en France ainsi que son intégration au sein de l’effectif grenat.

    Germano, comment vous sentez-vous au lendemain du match contre Vannes ?
    Germano Vailati : « Fatigué et déçu. Quand la victoire est au bout, on oublie vite la fatigue. Dans le cas contraire, elle est beaucoup plus difficile à surmonter. Et puis, c’est toujours rageant de se faire éliminer lors de la séance des tirs au but. D’autant plus que nous avons eu plusieurs fois l’occasion de tuer le match mais nous n’avons pas su le faire. Après, c’est la loterie… »
    Est-ce véritablement le hasard, où le mental joue-t-il dans ces moments ?
    G.V. : « En tout cas, les joueurs vannetais ont tous parfaitement frappé. L’équipe était poussée par son public et dans ces cas la, les joueurs se transcendent et cela appelle la chance. La preuve, sur une des frappes, la balle touche le poteau avant de rentrer dans le petit filet opposé... »
    Il s’agissait de votre premier match officiel sous le maillot grenat. Quelles ont été vos sensations au cours de la partie ?
    G.V. : « J’ai déjà connu ce type de rencontre durant ma carrière. Ce sont des matches piège. Pour un gardien, c’est toujours très difficile car on n’a pas beaucoup de ballons à jouer. Le plus important est de rester concentré et de ne pas se démobiliser. Il faut également apporter du soutien aux défenseurs, cela s’est bien passé avec Matheus et Damien, qui composaient la charnière centrale. »
    Comment percevez-vous le but de Vannes ?
    G.V. : « Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce but. Il découle d’un cafouillage dans les seize mètres. Dans ces cas là, c’est le premier sur le ballon qui a l’avantage. Ceci dit, Vannes a souvent marqué de cette façon cette saison, nous étions prévenus. Les ‘deuxièmes ballons’, c’est une de leurs grandes forces. »
    Cela fait désormais plusieurs semaines que vous êtes en Lorraine. Votre adaptation s’est-elle bien passée ?
    G.V. : « Parfaitement bien, même si c’est toujours très difficile d’être loin de sa famille. Le mini stage à Carnac m’a d’ailleurs permis de créer d’avantage de liens avec mes partenaires. Il s’est bien déroulé, ce qui rend notre résultat encore plus rageant car nous n'avons pas été payés de nos efforts. Mais je trouve qu’il y a une très bonne ambiance dans ce groupe et je m’y suis fait de bons amis. »
    Désormais, Tours se profile à l’horizon…
    G.V. : « Tout a fait. Il va falloir digérer l’élimination et se reconcentrer rapidement. Nous n’avons pas le temps de se poser des questions, et le peu de temps qui nous sépare du match, nous allons le mettre à profit pour se présenter à Tours dans les meilleures conditions. Ce sera un match décisif face à une équipe très solide sur ses bases et qui a opéré un très bon recrutement. De toute façon, on n’a plus le choix : il va nous falloir gagner nos matches à domicile et glaner des points à l’extérieur… »
    L’avis de Jean-Marc Rodolphe
    Entraîneur des gardiens de buts du FC Metz, Jean-Marc Rodolphe est le mieux placé pour juger la première prestation de celui qu’il prépare depuis plus d’un mois : « Germano a confirmé tout le bien qu’on pensait de lui. Il a effectué une préparation sérieuse et rigoureuse. Sur ce match, il a apporté ce qu’on attendait de sa part : personnalité, présence, prestance. Il a su rester dans la rencontre du début à la fin malgré des conditions difficiles. En résumé, je dirais qu’il a réalisé une première sortie positive et que ce n’est pas une surprise. »

    Cardy touché à l’épaule

    Le milieu de terrain souffre d’une entorse et sera indisponible une quinzaine de jours

    (RL) Metz face à sa vérité

    La Coupe de la Ligue n'est pas qu'un souvenir et les Messins doivent surmonter le traumatisme de leur élimination pour se remettre sur le droit chemin en championnat. Premier test dès demain à Tours.

    L'APRÈS VANNES

    Le contraire semblerait étonnant, voire préoccupant : c'est un groupe messin traumatisé qui, hier, a traversé la France d'Ouest en Est, au lendemain de l'élimination de la Coupe de la Ligue, aux tirs au but, à Vannes (1-1, quatre tirs au but à trois). Yvon Pouliquen ne cherche pas à masquer la réalité : «Nous avons la tête dans le sac», admet l'entraîneur messin, pour qualifier l'humeur du moment. La commotion provient autant des circonstances de l'échec que du sentiment de gâchis qu'il suscite, deux mois après l'éclatant succès obtenu à Lyon. «Nous avons eu l'opportunité de tuer le match et de rentrer à la maison au bout de quatre-vingt-dix minutes», rappelle Pouliquen, une façon de ramener Metz à ses fatalités hivernales : «Comme en championnat, ce match nous rappelle la nécessité de concrétiser nos occasions.»

    LES PLUS

    Près d'un mois après la dernière apparition de Metz en compétition, douloureuse puisqu'il s'agissait d'un net revers à Troyes (3-1), tout n'a pas été négatif, mardi à Vannes. Yvon Pouliquen estime ainsi que l'élimination n'est aucunement liée à «un problème de volonté». «Je ne suis pas mécontent du contenu du match, s'agissant d'un match de reprise, poursuit-il. Notre solidité défensive dépend de notre bloc et, sur ce plan, nous n'avons pas failli.» Alignée pour la première fois, la paire Bourgeois - Mendy a démontré une complémentarité intéressante, «une offre nouvelle» bientôt renforcée par l'arrivée à niveau de Nenad Jestrovic. Enfin, dans les buts, Germano Vailati a montré une présence rassurante derrière une défense soucieuse de reprendre confiance.

    LES MOINS

    Problème récurrent que n'a pas totalement solutionné l'émergence de Thibaut Bourgeois, deux buts en deux matches (à Troyes et à Vannes) : Metz rencontre de réelles difficultés dans la finition, qui expliquent en grande partie pourquoi les Lorrains n'ont plus gagné depuis le 17 novembre (3-2 face à Strasbourg), soit une série d'insuccès aujourd'hui portée à cinq rencontres. «Il en résulte des réticences sur le plan de la construction, et un manque évident de confiance dans la finition», relève Yvon Pouliquen. Les Messins, cette saison, ont déjà prouvé leur capacité à évoluer à un niveau bien plus élevé que celui manifesté depuis près de deux mois. Il leur faut donc, urgemment, se remettre sur le droit chemin.

    L'AVANT TOURS

    «Nous avons laissé des plumes dans le match de Vannes, affirme Yvon Pouliquen. Physiquement, car nous avons joué pendant deux heures, avec un déclin évident sur la fin. Mentalement, en raison de l'élimination.» L'enchaînement immédiat avec un déplacement programmé dès demain à Tours pose donc une double question. La première tient aux capacités de rotation de l'effectif messin, qui a perdu Cardy et Delgado dans la bataille vannetaise. «Les possibilités de tourner existent, avec des joueurs qui sont demandeurs», note l'entraîneur, qui pourrait citer Agouazi ou Bessat, auteurs d'une bonne entrée en jeu mardi, mais encore Brégerie, Rippert ou Strasser. L'autre interrogation, cruciale, concerne les capacités de réaction d'une équipe dont le véritable caractère reste à définir. «Cette obligation de relever la tête nous est inédite, considère Yvon Pouliquen. A Tours, il ne s'agit peut-être pas d'un tournant, mais d'un match très important. C'est un challenge qui nous en dira beaucoup sur notre capacité à rebondir, laquelle déterminera la suite.» Début 2009, Metz part au devant de sa vérité.

    (Quotidien l’Equipe) TOURS - METZ

    TOURS. – Koscielny (petite entorse genou) a peu de chances de jouer. Dujeux et Delétraz sont en balance, côté droit. L’ex-Messin Mangane (élongation) est forfait.

    L’équipe probable : Jehle – Dujeux ou Delétraz, Tomas, Julio Santos, Bong – Atik, Englebert, Ca (cap.), Diarra – N’Diaye, Giroud.

    METZ. – Cardy (entorse accromio-claviculaire), Delgado et François (genou) ne participeront pas à la mise en place cet après-midi et sont forfait. Jestrovic est opérationnel mais ne devrait pas débuter. B. Gueye est susceptible de faire partie du groupe.

    L’équipe probable : Vailati – C. Gueye ou Brégerie, Vivian, Strasser, Rippert – Farina, Barbosa, Johansen, Bessat – Renouard, V. Mendy.

    January 14

    FF : Metz coincé dans l'ascenseur

     

    Metz coincé dans l’ascenseur.

    Après avoir été l’un des plus fidèles pensionnaires ligue 1, le club lorrain, trois descentes et deux remontées depuis 2002, passe désormais son temps à changer d’étage. Déstabilisant.

    «Ravivons la flamme » l’impératif un brin incendiaire accueillait en guise de vœux de nouvel an le visiteur du site officiel du SMS en ce début janvier glacé. Le club lorrain aurait bien besoin de se réchauffer après une année 2008 qui l’a  vu relégué en ligue deux pour la troisième fois en six ans et une fin d’automne qui a soufflé le froid sur l’opération remontée immédiate. D’autant qu’en ce début de 2009 la vague de froid qui a submergé la France n’a pas vraiment épargné la Moselle.  Jeudi midi, le dernier match de la phase aller face à l’A.C. Ajaccio a été annulé en raison du gel et les messins vont finalement renouer avec la compétition en 2009 à Vannes, ce mardi, en quarts de finale de la coupe de la ligue. Les trois relégués de la saison dernière, avec Strasbourg et Lens, Metz, désormais à quatre points du podium avec un match en moins, est le prétendant à l’ascenseur le plus difficile à cerner.

    La saison d’après. Après la pire saison du FC Metz en ligue 1, le rebond s’est quelque peu amorti avec la fin de l’année 2008 et deux défaites, contre Angers (zéro à 1) et Troyes (3 à 1). L’inquiétude et le doute s’étaient invités au pied du sapin à la trêve mais le changement calendaire semble les avoir enfouis sous la glace qui emprisonne le canal de la Moselle, fiché au pied du siège du club. Cela fait désormais un an qu’Yvon Pouliquen, l’ordonnateur désigné de ce troisième défi en sept ans, est à la baguette. À l’heure d’un premier bilan, le coach breton, sous contrat jusqu’en juin 2010 et qui n’a encore jamais réussi une montée de la ligue2  vers la ligue 1, l’estime « correct ». « Lors de la deuxième partie de la saison en ligue un, on a réussi à redorer le blason du FCM en évitant de battre de tristes records auquel on nous vouait, juge l’entraîneur dont Carlo Molinari moque le tabagisme actif. En moyenne, un tiers des équipes reléguées remonte. C’est un challenge difficile car il faut remettre un groupe dont le bon sens. Mais s’il y a plus de prétendant à la montée cette saison, je reste optimiste. Je serais inquiet si on n’avait pas d’occasions. Ce qui nous a manqué depuis le début du championnat, c’est l’efficacité. »

    Un constat partagé par tous sur les bords de la Moselle, alors que Metz n’est plus qu’un prétendant parmi d’autres à la montée. « Le match perdu contre Angers à domicile puis la défaite à Troyes (trois à un) nous ont confortés dans l’idée d’un déficit d’adresse devant le but, analyse, dans le salon du conseil d’administration qui donne sur le stade Saint-Symphorien, Joël Müller, le directeur sportif messin. C’est ce qui nous a manqué dans certains matchs. Nos attaquants n’ont plus la réussite d’il y a deux ans et sont un peu trop naïfs. C’est pourquoi on a décidé de prendre un garçon expérimenté qui connaît l’environnement avec Nenad Jestrovic. »le tandem sénégalais formé par Papiss Cissé (cinq buts) et Babacar Gueye (un but) ne fait en effet plus la paire comme il y a deux saisons et c’est toute l’attaque qui patine (11e attaque de ligue deux avec 19 buts) ; d’aucuns attribuent surtout ce passage à vide à l’absence du gardien et capitaine Christophe Marichez , un guide out depuis la mi-octobre et opéré d’une épaule fin novembre, dont le retour n’est pas attendu avant mars, si ce n’est plus tard. « Avec la blessure de Marichez, il y a eu une cassure, observe Carlos Molinari, le président. On a mis du temps à s’en apercevoir mais sa présence est indispensable. » Un être vous manque et la remontée s’est donc compliquée…

    Entre deux eaux. Décroché des premières places, Metz n’entend pas se résigner à une aventure prolongée à l’échelon inférieur. Mais, à l’image du siège du club installé sur l’île enserrée entre le bras mort de la Moselle et son canal, Metz se retrouve désormais entre deux eaux et cherche sa place en ligue deux avec les moyens d’une formation de ligue un, qui le rejette invariablement depuis les années 2000. « Rester en ligue 2 fait qu’on devient un club de ligue 2, explique Müller. On le voit avec les difficultés du Havre ou avec des clubs comme Montpellier ou Guingamp. Il faut tout faire pour remonter et retrouver un rang plus conforme au passé du FCM. En ce moment, on est entre les deux divisions. Si on remonte, il faut se donner les moyens de rester en ligue un. » La passation de pouvoirs avec l’arrivée de Bernard Serin à la tête du club, au printemps dernier, répond à cette nécessité qui a permis au club d’amorcer un tournant. La régie commerciale a été internalisée. Bernard Zénier est devenu l’ambassadeur du club dans la discussion de nouveaux contrats de partenariat. Et le club avance sur le dossier d’un nouveau stade (voir ci-contre).

    Renouer avec les hauteurs.

    « Après 35 ans de présence sans interruption en ligue un, on descend trois fois en six ans… On a toujours autant de mal à les digérer reconnaît Molinari, désormais actionnaire minoritaire du FCM. La première, on est sous le coup de la surprise. La deuxième, ont y est préparé mais la troisième est plus difficile à accepter car la répétition met en évidence un manque de moyens. Il nous faut trouver des recettes nouvelles en dehors d’un classement stabilisé en ligue un. Par son vécu dans l’industrie, Bernard Serin nous a beaucoup apporté. On a l’organisation d’une grande société. »

    Pour renouer avec les hauteurs et y faire moins pâle figure que la saison passée, il reste encore 20 matches. Les messins peuvent s’appuyer sur leur premier passage express en ligue deux lors de la saison 2002 2003, où ils présentaient un bilan équivalent au même temps intermédiaire avec 29 points au soir de la 18e journée de ligue 2 (huit victoires, cinq nuls, cinq défaites). « Si on prend autant de points que lors de la première partie de la saison, on ne sera pas loin du compte, pronostique Müller. L’une des clés de la fin de saison résidera dans la capacité du groupe à se fixer des objectifs communs. » Les messins savent qu’ils ne peuvent déjà plus se permettre de jouer avec le feu.

    Un an de gestation pour une nouvelle enceinte.

    Actionnaire majoritaire et vice-président exécutif du FCM, en charge du projet de dynamisation des ressources financières, Bernard Serin gère notamment le dossier du stade des grenats. L’ex-directeur général de Sollac, sponsors historiques du FCM en compagnie du président Carlo Molinari, à d’ailleurs rencontré le 5 janvier dernier Bernard Laporte, secrétaire d’État aux sports, pour évoquer ce chantier qui est aussi entre rénovation de Saint-Symphorien et construction d’un nouveau stade n’excédant pas 40 000 places. « On a voulu le rendre attentif à notre situation et à celle d’un club qui demeure une place forte du football français avec un bassin de population de près de 1,5 millions de personnes. Ce qui place Metz et sa région derrière Paris, Lyon, Marseille et Lille, révèle le capitaine d’industrie. En réfléchissant au projet grenat 2010, qui prévoyait un réaménagement du stade Saint-Symphorien, on s’est rendu compte que de nombreux clubs se lançaient dans des stades neufs qui s’avéraient plus intéressants pour les investissements privés. Depuis septembre, le paysage politique est figé à Metz (NDLR : dont la municipalité a changé de couleur aux dernières élections). On est en contact avec la mairie, les conseils général et régional pour converger sur le projet. On essaie de tirer des enseignements des autres dossiers de même nature en ligue 1. un club de foot ne peut financer seul son stade et cela nécessite des montages financiers complexes. Cela peut être long, mais si on veut prétendre à l’euro 2016 (auquel la France est candidate à l’organisation), il faut que la nouvelle enceinte soit terminée en 2014. Il faut bien sûr que les résultats suivent, même si ce projet ne serait pas remis en cause en cas d’échec dans la remontée en ligue 1 cette saison. »

    2009, cru Bourgeois ?

    Selon le tableau récapitulatif de la ligue, Metz n’a enregistré qu’un seul renfort cet hiver avec le retour de l’attaquant serbe Nenad Jestrovic, 32 ans. Les dirigeants messins se plaisent, eux, à en compter trois. Pour assurer l’intérim dans le but, en l’absence de Christophe Marichez, Metz s’était bien fait prêter en novembre par le FC Sion Germano Valaiti (28 ans, trois sélections), mais le gardien international helvète n’est qualifié que depuis… Le 1er janvier. Mais c’est surtout Thibault bourgeois, 19 ans depuis la semaine dernière, qui suscite le plus d’espoir et dont l’éclosion hivernale pourrait remédier à l’inefficacité de l’attaque messine (19 buts). Le buteur de la génération 90,celle de Miralem Pjanic, a constitué l’une des seules satisfactions de la fin de 2008, déjà buteur dans ses premières minutes en pro. « En début de saison on est parti avec l’idée qu’il allait venir progressivement, explique Joël Müller, le directeur sportif messin. C’est un joueur de talent. Un attaquant qui possède une belle qualité de frappe, capable de jouer en pointe ou décroché. En un quart d’heure à Troyes (trois à un), il a d’ailleurs trouvé le moyen de marquer… » Carlo Molinari est lui aussi sous le charme qui a encore opéré jeudi dernier lors de l’opposition improvisée dans le froid glacial après l’annonce de l’annulation du match contre Ajaccio, où l’international des moins de 19 ans a claqué deux des trois buts de son équipe. « Il me rappelle Bernard Zénier. C’est un phénomène… Diabolique » « c’est un joueur de surface qui sent le but », résume Yvon Pouliquen qui l’a lancé dans le grand bain dans l’Aube en décembre. Habitués à sortir du tamis de son centre de formation des pépites, le FC METZ n’a visiblement pas encore épuisé son bon filon… »

    a court de compétition, de rythme, Metz n'a pas perdu l'essentiel dans cette affaire : Bourgeois, le complément idéal de Mendy

    La petite phrase du jour : « Renouard devrait apprendre à faire une louche, histoire d’assurer la soupe messine »

    (Quotidien l’Equipe) VANNES (L 2) -METZ (L 2) : 1-1 (1-1 ; 4-3 aux t.a.b)

    Heureux Vannes !

    VANNES – (Morbihan)

    À L’HEURE où l’on s’interroge sur la pertinence d’une véritable trêve hivernale et, subséquemment, de l’allègement du calendrier, la rencontre d’hier soir entre deux des quatre représentants de L 2 n’a pas contribué à offrir la meilleure des publicités à cette Coupe de la Ligue. La dernière née des compétitions nationales offrira une première demi-finale – le lieu restant à tirer au sort demain – entre Nice et Vannes, venu à bout de Metz à l’issue des tirs au but. C’est donc le suspense qui aura maintenu l’intensité de cette confrontation, la magnifiant naturellement dans son épilogue avec cette série de face à face toujours aussi indécise. Pour sa première saison chez les professionnels, et donc la découverte de cette Coupe, le VOC peut déjà rêver de Stade de France. Avec un maintien en Ligue 2 en excellente voie à mi parcours (8e place, 28 points), sa saison pourrait s’avérer beaucoup plus séduisante que celle de son adversaire du soir, descendu du podium en championnat et qui n’aura donc pas réédité sa performance du tour précédent en se qualifiant à Lyon (3-1).

    Plus de buts que d’occasions

    Longtemps, dans cette rencontre fermée, il y eut donc nettement plus de buts que d’occasions, les deux réalisations, dans le temps réglementaire, étant intervenues sur coups francs. Le premier en faveur du VOC, quand l’énième tentative de Lebouc semait le brin dans la surface lorraine, ce dont profitait le capitaine Hervé, qui marquait au point de penalty (1-0, 45e). La réponse des Mosellans intervenait logiquement au début de la seconde période, le coup de pied travaillé de Barbosa trouvait la tête du prometteur Bourgeois dans la surface (1-1, 50e). Hormis ces deux coups d’ « éclat », les deux équipes s’étaient donc maîtrisées, à défaut de maîtriser beaucoup de choses dans leur jeu. Tout cela ne valait pas la pleine lune qui toisait l’urbain stade de la Rabine. La différence entre des Vannetais, qui disputaient leur 3e match depuis la reprise, et des Messins, privés de compétition depuis le 19 décembre, soit vingt-cinq jours, apparaissait donc infime, au moins jusque dans les ultimes instants. Les Bretons accéléraient enfin et les frappes de Bourhani (87e) puis Lebouc (90e + 3), repoussées par Vailati, matérialisaient une emprise nette, mais trop tardive. Les Lorrains se créaient cependant l’occasion la plus franche, mais, seul face à Revel, Renouard perdait son duel (90e + 1). Le signe d’une prolongation à leur avantage, même si Lebouc trouvait le poteau (102e). Cette supériorité était accentuée, dans les secondes suivantes, par l’expulsion logique de Gimbert pour un tacle horrible sur Mendy.

    Les Morbihannais, qui recevaient pour la 5e fois en autant de matches dans cette compétition, parvenaient pourtant à tenir, malgré, successivement (109e), un tir de Renouard, repoussé, et une tête de Bourgeois sur le poteau. La séance des tirs au but finissait par leur sourire, comme contre Valenciennes (3-3, 5-4 aux t.a.b.), en 16es de finale. Merci qui ? Revel, bien sûr !

    Temps frais. Pelouse en mauvais état. 5 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Auriac.

    1-0 : HERVÉ (45e) ; 1-1 : BOURGEOIS (50e, passe de Barbosa).

    0-0 : Vivian ; 1-0 : Sammaritano ; 1-1 : Agouazi ; 2-1 : Diguiny ;

    2-2 : Delgado ; 3-2 : Talmont ; 3-3 : Bessat ; 4-3 : Quintin ; 4-3 : Renouard.

    Remplacements

    16e : Avezac par SAMMARITANO (note : 6). 114e : Bourhani par DIGUINY et Hervé par SOUMARÉ. Non utilisés : Costil (g.), Chavas, Pierre-Louis, Le Hénaff. Entraîneur : S. Le Mignan.

    Remplacements 33e : Cardy par AGOUAZI (note : 4). 71e : Johansen par BESSAT (note : 5). 77e : Barbosa par RENOUARD. Non utilisés : R. Ruffier (g.), Brégerie, Strasser, Farina. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    Vannes : les cartons

    1 avertissement : Talmont (79e, jeu dur sur V. Mendy). 1 expulsion : Gimbert (102e, tacle dangereux sur V. Mendy).

    Metz : les cartons

    3 avertissements : Agouazi (37e, tacle irrégulier sur Sammaritano) ; Chrysostome (73e, tacle à retardement sur Gimbert) ; Bessat (106e, semelle sur Revel).

    1

    C’est la première fois que Vannes se qualifie pour une demi-finale de Coupe nationale. Les Morbihannais se sont qualifiés pour la première demi-finale de leur histoire en sortant Metz aux tirs au but. la 5e fois en autant de matches dans cette compétition, parvenaient pourtant à tenir, malgré, successivement (109e), un tir de Renouard, repoussé, et une tête de Bourgeois sur le poteau. La séance des tirs au but finissait par leur sourire, comme contre Valenciennes (3-3, 5-4 aux t.a.b.), en 16es de finale. Merci qui ? Revel, bien sûr !

    Revel remet ça

    LE JOUEUR CLÉ : REVEL (Vannes), 8

    Artisan de la montée en L 2, Christophe Revel est resté à Vannes malgré l’arrivée de Costil. Désormais doublure, il s’éclate dans les coupes nationales, que Le Mignan lui fait disputer. Il est même en passe de se tailler une réputation de Landreau local. En seizièmes, il avait écœuré les Valenciennois lors de la séance de tirs au but. Hier, il a encore qualifié son équipe en repoussant les tentatives de Vivian et Renouard. Mais il avait aussi sauvé son équipe à la dernière minute en s’interposant face à Bourgeois (90e+ 1).

    VANNES

    LE FC METZ a profité du mercato pour faire revenir Jestrovic. Mais hier, Pouliquen a peut-être enfin trouvé une paire complémentaire. Privée de ses quatre titulaires, la défense vannetaise n’a pas eu le temps de se régler face à la vitesse et la percussion de MENDY. BOURGEOIS, son compère, a d’abord été impressionnant de justesse mais il a baissé de pied après le repos et a raté une balle de match (90e+ 1). Globalement, les deux pointes messines n’ont pas toujours été approvisionnées avec suffisamment de précision par le décevant JOHANSEN et l’irrégulier BARBOSA. Derrière, CHRYSOSTOME et VIVIAN ont joué dur, faisant passer une sale soirée à GIMBERT. Plus assez lucide, le « taureau de la Rabine » a vu rouge, après un tacle sur la cheville de Mendy (102e). SAMMARITANO, entré précocement, s’est montré plus actif à gauche que BOURHANI à droite. LEBOUC fut le plus dangereux, notamment sur les coups de pieds arrêtés dont il a l’exclusivité. Généreux, AUVRAY a aussi été trop brouillon. À ses côtés, HERVÉ a rendu une copie propre.

    RÉACTIONS

    Christophe REVEL (Vannes OC) : « Je ressens un peu la même sensation que face à Valenciennes en 16es (3-3, 5-4 aux t.a.b.). Ce qu’on a fait à dix, c’est énorme. Je le répète, c’est encore un groupe qui a gagné. La victoire n’est pas usurpée. On commence 2009 comme on a fini 2008. C’est magique. Sur les penalties, ce n’est pas moi qui ai la pression, j’aime ça. Le tireur doit faire  cinquante mètres et on voit le visage de certains se décomposer. Pour la demi-finale contre Nice, j’espère qu’on va recevoir pour faire encore la fête à la Rabine. Je n’avais jamais vu le stade comme ça. À chaque match, on marque l’histoire du club. En demi-finales, on fera comme les autres, on jouera pour aller au Stade de France. »

    Stéphane LE MIGNAN (entraîneur de Vannes OC) : « Jusqu’au carton rouge, on maîtrisait le match. Ensuite, on a su compenser par une énergie plus grande. Je crois qu’on avait plus envie qu’eux. La victoire est logique. On est en demi-finales grâce à un groupe formidable qui sait se concentrer sur chaque objectif, d’un côté le Championnat, de l’autre les Coupes. On est passé à l’énergie, les jambes étaient fatiguées mais on a encore été très costauds dans les têtes. »

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) :« Faire120minutes et finir aux tirs au but… C’est la loterie. Après vingt jours sans match officiel, l’équipe a relativement bien tenu son rang. On a été dangereux, on est revenus au score et on a eu une balle de match à la dernière minute. Au final, il y a beaucoup de regrets et de déception. »

    (RL) coupe de la ligue (quarts de finale) Metz est de la revue

     Battus aux tirs au but à Vannes après une prestation insuffisante, les Messins ne rejoindront pas le dernier carré de la Coupe de la Ligue. Il leur reste le championnat, et bien des regrets.

    Au cœur de la froide nuit bretonne, le destin du FC Metz a donc épousé le scénario du pire. La pénombre d'une élimination aux tirs au but face à un promu en Ligue 2 après la lumière d'un exploit retentissant, le 11 novembre dernier à Lyon. Tout ça pour ça : une épopée inachevée, une débauche d'énergie de plus de deux heures réduite à néant, l'énorme frustration d'une élimination au jeu du hasard et, déjà, le retour à l'austérité du championnat, dès vendredi, à Tours. C'est moche, terriblement rageant, et probablement coûteux, au moins à court terme. La façon dont les Messins ont négocié la série des tirs au but, une heure avant minuit, reflète assez bien l'inconsistance de leur prestation et reprend le chapelet de regrets exprimés pendant la soirée. Entre un raté de Vivian pour commencer, un autre de Renouard pour finir, et la réussite parfaite des Vannetais dans cet exercice qui leur avait déjà souri en seizièmes de finale, Metz a bouclé la boucle de ses insuffisances. Le piège s'est donc refermé sur des Lorrains n'ayant pas véritablement justifié leur statut de favoris, face à un adversaire présumé inférieur malgré ses précédentes victoires sur Valenciennes et Auxerre. Yvon Pouliquen avait raison, la veille, de rappeler combien l'exploit de Gerland était loin. Ce matin, il n'existe plus, ou seulement pour aviver des regrets qui ne serviront pas la cause messine, dans les jours à venir : Metz se sera donc contenté d'arrivé en quarts en Vannes. Les Bretons avaient réussi un premier exploit, à la fin de la première mi-temps : celui d'avoir marqué un but sans s'être créé la moindre occasion ! Un coup franc renvoyé dans les pieds de Laurent Hervé, une reprise traversant la défense, et Metz se trouvait mené au score après avoir pourtant traversé la première période sans vraiment trembler, mais sans totalement y mettre toute la hargne requise, notamment dans le dernier geste. L'entame de la deuxième mi-temps a pourtant permis aux Messins de se remettre dans le sens de la marche, sur un ballon effleuré par le jeune Thibaut Bourgeois sur un coup franc de Barbosa. Mais le sens de la marche n'allait se confondre qu'avec la direction des prolongations, puis des tirs au but. La prolongation n'aurait pourtant pas eu lieu d'être, si Renouard n'avait pas manqué son duel avec Revel, tout au bout du temps réglementaire : figé face au gardien vannetais, l'attaquant messin entré en jeu à la place de Barbosa n'a pas réussi à faire mouche, et Metz a laissé passer une occasion en or d'en finir avec ce fichu piège.

    «On a perdu, on a perdu»

    Très vite, dans la demi-heure supplémentaire, Vannes s'est retrouvé à dix, après l'exclusion logique de Gimbert, auteur d'un tacle coupable sur Mendy. Metz n'en a rien fait, alors qu'il venait déjà de sentir le vent du boulet après une reprise de Lebouc sur le poteau. Le coup de pouce du destin et la supériorité numérique n'ont donc pas suffi, c'est dire si Metz n'avait pas de quoi prétendre à grand-chose, finalement. Malmenés mais héroïques, les Vannetais ont eu, eux, le mérite d'y croire jusqu'au bout, et de négocier impeccablement leur série de tirs au but. Dans ces cas-là, les regrets l'emportent sur tout le reste. Surtout quand la défaite, aussi courte soit-elle, prend les allures d'une contre-performance, une de plus en l'ajoutant à la mauvaise fin d'année 2009 des Messins. «Nous avons produit de bonnes choses, retrouvé des valeurs un peu oubliées ces derniers temps mais, en Coupe, seule compte la qualification», a résumé Vivian. Dans la bouche de Cédric Barbosa, cela donne ce commentaire concis autant qu'amer : «Ça s'est joué à pas grand-chose, on a perdu, on a perdu, on va essayer d'avancer.» «Il va falloir passer à autre chose et être fort mentalement», résume l'entraîneur, Yvon Pouliquen. Autre chose, en l'occurrence, c'est la course à la remontée en Ligue 1, les mains dans le cambouis, dans deux jours à Tours pour commencer.

     Réactions

    Yvon Pouliquen: «C’était la loterie»

    Stéphane Le Mignan (entraîneur de Vannes) : «Le match a eu du mal à se lancer. Par la suite, nous avons maîtrisé pas mal de choses jusqu’à ce carton rouge de Gimbert. Mes joueurs avaient beaucoup d’envie, peut-être un peu plus que ceux de Metz. Nous avons compensé cette infériorité numérique par une plus grande débauche d’énergie, même s’il a fallu aller jusqu’aux penaltys pour décrocher cette qualification». Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «C’était la loterie. On a beaucoup de regrets de quitter cette compétition aux portes des demi-finales. On savait que ce serait difficile dans la prolongation. Maintenant, il va falloir passer à autre chose. C’est d’autant plus dommage que nous avons eu une balle de match…»

    (Site officiel FC Metz) La demi-finale échappe à Metz

    Les Grenats ont été éliminés de la Coupe de la Ligue par Vannes au stade des quarts de finale de la compétition. Les Bretons l'ont emporté aux tirs aux buts, après que les deux équipes se soient séparées sur le score d'un but partout.

    La Coupe de la Ligue, c'est fini. Après avoir triomphé dans l'enceinte de Gerland, les Messins ont terminé leur belle aventure au stade de la Rabine, à Vannes, sur une cruelle séance de tirs aux buts. Une élimination d'autant plus frustrante que la troupe d'Yvon Pouliquen aurait pu s'en tirer à bon compte au terme d'une partie fermée et équilibrée dans son ensemble. Mais le portier vannetais Revel s'est révélé décisif. Une première fois...
    Entre Vannes, qui n'avait eu que quatre jours pour récupérer de son premier match de L2 de l'année 2009 contre Nîmes; et Metz, qui jouait sa première rencontre officielle, les débats étaient branchés sur courant alternatif. Chacun ses périodes. Les visiteurs étaient au dessus lors des premières minutes de la partie. Essayant de développer leur jeu là où vannes passait par les airs. Mais cela ne débouchait pas sur des occasions dangereuses. Puis Vannes prenait la main et cette fois, cela se traduisait au marquoir. Sur un coup de pied arrêté, le capitaine Hervé surgissait, opportuniste, pour l'ouverture du score (1-0, 45°).
    Le plus mauvais moment pour encaisser un but, dit-on. Mais les grenats eurent le mérite de réagir au retour des vestiaires. D'entrée, Cédric Barbosa faisait parler sa précision en déposant un coup-franc sur la tête de Thibault Bourgeois, qui inscrivait son second but en autant de matches en pro (1-1, 51°). La seconde période allait être plus débridée que la première. Sammaritano (60°), Auvray (83°) et Gimbert (86°) se montraient dangereux côté vannetais, tandis que Renouard se voyait offrir la balle de match par Mendy. Malheureusement Revel gagnait ce duel décisif (90°).
    Le gardien local allait être le héros de la séance de tirs aux buts. Car les prolongations, malgré l'expulsion de l'attaquant vannetais Gimbert, ne donnaient rien. Vannes y a seulement trouvé le poteau de Vailati suite à une bonne combinaison sur corner, alors que Renouard butait une nouvelle fois sur Revel. Pour l'habituelle 'loterie', Metz avait l'avantage de tirer en premier. Une position de force vite effacée par le premier arrêt de Revel face à Vivian. Et si tous les tireurs remplissaient leur tâche par la suite, Sébastien Renouard, le grand malheureux du soir, clôturait la séance en voyant sa frappe une nouvelle fois stoppée par Revel. L'histoire était belle. Mais il faut tourner la page. Désormais, la Coupe, c'est le Championnat de France de Ligue 2.
    La réaction d'Yvon Pouliquen : ''Nous reprenions après plusieurs semaines sans match officiel. Je trouve que l'équipe a relativement bien tenu son rang. Nous avons eu une balle de match à la 90ème minute mais n'avons pas connu la réussite. Sur le plan physique, nous savions que cela allait être difficile car il s'agissait de note entrée en matière en 2009. Malgré cela, nous nous sommes de nouveau procurés de quelques opportunités pendant les prolongations. Il y a beaucoup de déception ce soir d'être éliminé. Il va falloir passer à autre chose.''

        

     18 ans Gambardella : les 18 ans se qualifient face à Epinal

    Les Grenats se sont qualifiés pour le prochain tour de la Coupe Gambardella dimanche dernier à Epinal, 1 à 0.

    January 13

    Fermez les vannes, et plantez pour pouvoir moissonner !

    Les petites phrases du jour : « Ce soir, pas question de déconner, ni devant, ni derrière ! »

    "Au moins, maintenant, on en est sûr : si des joueurs de foot signent à Marseille, ce n'est pas à cause du climat!"

    RL) Metz : attention à la marche !

    Vainqueurs sublimés à Lyon au tour précédent, les Messins doivent montrer qu’ils ne forment pas seulement une équipe de coups d’éclat. A Vannes, ils bataillent pour une place dans le dernier carré de la Coupe de la Ligue, à une longueur du Stade de France !

    Le contexte. La dernière sortie officielle des Messins remonte au 19 décembre 2008, et c’est un souvenir traumatisant : celui d’une nette défaite à Troyes (3-1) subie notamment par une défense en carton pâte. Depuis, éliminés de la Coupe de France puis victimes de la vague de froid, ils s’entraînent sans jouer, ce qui est encore pire que l’inverse. «D’une certaine manière, reconnaît donc Yvon Pouliquen, leur entraîneur, nous partons dans l’inconnu. Mais il n’y a pas spécialement d’inquiétude, au-delà de celle liée habituellement à un match de reprise. Nous nous entraînons depuis trois semaines sans pouvoir nous mesurer à la compétition. Mais je sens des joueurs désireux de repartir sur de bonnes bases. » Plus qu’une nécessité : un impératif pour Metz, vainqueur d’un seul de ses six derniers matches de l’année 2008. Vannes se trouve dans de toutes autres dispositions : celles d’une équipe qui vient de jouer, et de gagner, vendredi dernier, en championnat, face à Nîmes (1-0). Au classement tronqué de Ligue 2, les Bretons n’apparaissent plus qu’à un point de leur adversaire du jour.
    L’enjeu. Metz s’est hissé en quart de finale de la Coupe de la Ligue au prix d’un pur exploit : une victoire à Gerland, où le roi Lyon n’avait alors plus perdu depuis un an. Capable de se sublimer, l’équipe messine a depuis emprunté la voie du déclin, et ce rendez-vous avec la Coupe de la Ligue doit la rappeler à ses capacités : perdre à Vannes après avoir réussi l’impossible à Lyon relèverait d’un beau gâchis. «Lyon, c’est loin derrière nous, estime Yvon Pouliquen. Cette fois, nous affrontons une équipe qui compte vingt-huit points en Ligue 2, performante chez elle, où elle n’a perdu qu’une fois et encaissé seulement trois buts. » Novice à ce niveau de compétition, Vannes a successivement sorti Valenciennes et Auxerre, avant de recevoir Metz. Les Vannetais aussi manifesteront donc le désir de ne pas avoir parcouru tout ce chemin pour rien, forts de l’avantage du terrain. A la clé, une place dans le dernier carré, face à Nice ou Le Havre, dernière étape avant le Stade de France, une finale, et une place en Coupe d’Europe !
    La préparation. Pour fuir le froid et les terrains impropres à la pratique du football, les Messins ont rallié le Morbihan dès dimanche. «Nous avons pu chausser les crampons pour la première fois de l’année, nous avons retrouvé le gazon, et de bonnes sensations », se félicite le Breton Pouliquen. Une température de onze degrés, et un léger crachin, sont annoncés ce soir à l’heure du coup d’envoi. Vive la Bretagne !
    La question. Au temps de la réclame à la télévision de service public, ces matches-là débutaient à 21 h tapantes. En janvier, pareille programmation n’est pas sans risque ; le monsieur météo qui préside aux destinées du football professionnel du pays en sait quelque chose. Alors, petit problème soumis aux matheux les plus avertis. Sachant que la suppression de la publicité après 20 h n’entraîne qu’un gain de quinze minutes sur le coup d’envoi d’un très provincial quart de finale de Coupe de la Ligue, à partir de quelle heure la pub doit-elle disparaître des écrans de l’ORTF pour garantir à Vannes - Metz, susceptible de s’étirer jusqu’aux tirs au but, un horaire décent ? Les sénateurs bretons et lorrains s’apprêtent à en débattre…

    Bourgeois d’attaque

    Soumis à une cascade de défections, les Vannetais doivent rebâtir une défense. Yvon Pouliquen, quant à lui, a plutôt l’embarras du choix : hier, à l’issue de l’ultime séance d’entraînement sur le terrain de Carnac (Morbihan), l’entraîneur messin n’avait pas choisi l’identité des deux joueurs à exfiltrer de son groupe, appelés à suivre le match des tribunes en compagnie de Nenad Jestrovic, le dernier arrivé, encore à court de forme. Dans son onze de départ, sur la foi de la forme du moment, Yvon Pouliquen pourrait lancer le jeune Thibaut Bourgeois, dernier buteur en date, aux côtés de Victor Mendy, voire Sébastien Renouard. En défense centrale, Damien Chrysostome retrouvera Matheus Vivian, trois semaines après la débâcle de Troyes. Au milieu, autour de Julien Cardy et Romain Rocchi, ils semblent être trois pour les deux places latérales : Cédric Barbosa, Vincent Bessat et Pascal Johansen. Enfin, Vannes - Metz marquera les débuts officiels du Suisse Germano Vailati dans les buts lorrains.

    (Quotidien l’Equipe) VANNES (L 2) -METZ (L 2)

    L’occasion est trop belle

    Deux clubs de L 2, Vannes et Metz, ont l’occasion de se rapprocher du Stade de France, dans une moitié de tableau d’où Lyon a disparu.

    LA RABINE n’a jamais été aussi près du Stade de France. Deux victoires et le Vannes Olympique Club, pour sa première saison dans le football professionnel, pour sa première participation à la Coupe de la Ligue, s’inviterait dans un cadre beaucoup moins champêtre que celui du stade de la Rabine et ses 2 500 places assises.

    Depuis que Lyon a disparu du tableau, éliminé par Metz au tour précédent (1-3 le 11 novembre), la finale semble tout à coup moins inaccessible.

    L’équipe rescapée de ce quart de finale inattendu entre Vannes et Metz aura ensuite pour adversaire soit Nice soit Le Havre. Pas insurmontable, surtout si le vainqueur de ce duel de L 2 devait recevoir. « On est à deux matches du Stade de France. Cela paraît irréalisable mais, évidemment, les joueurs en parlent dans le vestiaire », reconnaît Stéphane Le Mignan, l’entraîneur des Bretons.

    Les Messins, eux aussi, ont cette idée en tête depuis qu’ils ont rejoint Carnac, dimanche, afin de préparer ce quart de finale dans des conditions plus clémentes qu’en Lorraine. Après avoir créé l’une des sensations de l’année à Gerland, on comprendrait mal que Metz, qui a déjà battu Vannes à domicile en Championnat (2-0), termine aussi sec un parcours rehaussé d’une telle performance. « Ça serait vraiment dommage de s’arrêter là, car on peut vivre une expérience fantastique, considère d’ailleurs le milieu défensif Romain Rocchi. Quand on se dit qu’on a gagné à Lyon, on se dit aussi qu’on peut gagner à Vannes... Mais le foot n’est pas si simple. »

    Le Mignan : « Vannes n’est pas favori »

    Metz, d’ailleurs, a un petit problème : il ne rencontre pas Lyon tous les week-ends. Régulièrement à la peine contre des adversaires supposés plus abordables, les Mosellans ont terminé 2008 par une effroyable performance défensive à Troyes (1-3), qui a fait resurgir de gros doutes sur leur capacité à envisager la remontée immédiate. « C’est l’un des problèmes de cette équipe, admet son entraîneur, Yvon Pouliquen. Elle est capable de faire des matches de haut niveau et d’enchaîner derrière avec d’autres rencontres de qualité moindre. » Les Messins n’ont pas joué en compétition depuis ce naufrage, il y a presque un mois, et abordent donc la rencontre sans beaucoup de repères. Ils joueront aussi avec un nouveau gardien, le Suisse Germano Vailati, recruté en novembre pour faire face à l’indisponibilité de Christophe Marichez, mais qui n’est qualifié que depuis le 1er janvier. « Vannes n’est pas favori, estime cependant Le Mignan, dont la défense est décimée par les absences (N’Diaye, Delhommeau, Leugueun, Faivre). Il y a un écart technique entre les deux équipes, et Metz n’a rien à envier à des effectifs comme Auxerre ou Valenciennes (éliminés par le VOC aux tours précédents). »

    Deux ans après son élimination logique en quarts de finale de la Coupe de France à Marseille (0-5), Vannes a pourtant une vraie chance à saisir, cette fois. Elle ne se représentera peut-être pas de sitôt.

    65 % Soit le pourcentage de victoires (26 sur 40 matches) d'Yvon Pouliquen en Coupes nationales, depuis ses débuts d'entraîneur professionnel en novembre 2000 à Strasbourg (nov. 2000-2001), puis à Lorient (janv. 2002 - 2003), Guingamp (2004-sept 2005), Grenoble (2006-2007) et Metz (depuis janvier 2008). Il a gagné deux Coupes de France : en 2001 (avec Strasbourg) et en 2002 (avec Lorient).

     Remplaçants : Costil (g.) (30), Soumaré (29), Chavas (18), Diguiny (18), Avezac (15), Pierre- Louis (33), Le Hénaff (29). Entraîneur : S. Le Mignan.

    Absents : Delhommeau, Leugueun (adducteurs), Boudarène (tendon d’Achille), Bridonneau, O. N’Diaye (reprise), Sabin (genou), Ahamada (rééducation), Faivre (ligaments croisés), Lailler (g.) (choix de l’entraîneur).

    Suspendus : aucun.

    Remplaçants : R. Ruffier (g.) (16), Chrysostome (25), C. Gueye (2), Johansen (28) ou Cardy (6), Bessat (8) ou Renouard (26), Agouazi (10) ou Farina (23), Bourgeois (33) ou P. Cissé (18). Entraîneur : Y. Pouliquen.

    Absents : Gestede, B. Gueye, Jestrovic (reprise), O. Sissoko (cuisse), Marichez (épaule), Anastassowa (genou), C. Chapuis, Fallou, Léoni (choix de l’entraîneur). Suspendu : Rippert.

    (Site officiel FC Metz) Que du bonus

    Transféré cette saison du FC Metz à Vannes, Pascal Delhommeau retrouvera sur son chemin son ancien club à l’occasion des quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Entretien avec celui qui fut pendant deux années  le n°4 grenat.

    Pascal, le match opposant le FC Metz à Ajaccio vendredi a été reporté en raison de la pelouse gelée à Saint-Symphorien. Qu’en est-il dans le Morbihan ?
    P.D. : « Il y a eu de fortes gelées la semaine dernière. Mais cela commence à se radoucir et la pluie ne va pas tarder à arriver. Nous avons joué contre Nîmes vendredi et la pelouse était certes quelque peu gelée mais praticable. Avec le réchauffement annoncé, le terrain devrait être jouable pour la réception de Metz mardi et le match devrait avoir lieu. »
    Ce rendez-vous de Coupe de la Ligue est important pour la formation vannetaise ?
    P.D. : « Notre priorité est la Ligue 2 et surtout le maintien. Le championnat reste notre quotidien. Nous considérons les coupes comme du bonus. Nous allons donc aborder cette rencontre face à Metz avec beaucoup de plaisir et nous tenterons de nous qualifier pour les demi-finales. »
    En tant qu’ancien Grenat, que pensez-vous de cette équipe messine malgré les difficultés rencontrées actuellement ?
    P.D. : « C’est vrai que le FC Metz a réalisé des contre-performances ces derniers temps. Mais une saison est faite de hauts et de bas. C’est le lot de toutes les équipes. Je suis sur que la formation lorraine va se ressaisir rapidement car elle dispose d’une qualité énorme et d’une marge de progression intéressante. Il ne faut pas oublier que le club postule à une place parmi les trois premiers et un retour parmi l’élite… »
    Que représente la Coupe de la Ligue pour vous ?
    P.D. : « La Coupe de la Ligue est une belle compétition. Il est évident que plus les tours passent, plus on a le Stade de France dans un coin de sa tête. Mais être arrivé au stade des quarts de finale constitue déjà une belle satisfaction. La compétition va s’intensifier et cela va devenir de plus en plus dur, à commencer par mardi contre Metz. J’ai déjà perdu deux finales donc forcément, en rejouer une et la gagner serait exceptionnel. »
    De surcroît, vous aurez l’avantage d’évoluer à domicile…
    P.D. : « On préfère jouer sur notre pelouse c’est une évidence. Jouer devant son public est toujours une source de motivation supplémentaire. Cela constitue donc un léger avantage qu’il nous faudra concrétiser sur le terrain. Nous avons à coeur de faire plaisir à nos supporters et de réaliser une belle performance. C’est important pour les joueurs et pour le club. »
     Foot - C. Ligue - Quarts - La L2, un coup à jouer
    Les quarts de finale de la Coupe de la Ligue débutent mardi (20h45) avec deux rencontres : Nice accueille Le Havre et Vannes reçoit Metz. Il y aura donc au moins un club de Ligue 2 en demies dans une compétition où cette année l'élite est sérieusement contestée.
    Si certains s'en désintéressent, d'autres au contraire y trouvent leur compte. Au milieu d'un calendrier déjà bien chargé, difficile en effet pour tout le monde de faire de l'épreuve une priorité. Celle-ci s'impose d'elle-même, au fil des victoires. Et à l'aube des quarts de finale, force est de constater que cette année la L2 y tient une place importante. Jamais depuis 1994, date du lancement de la nouvelle formule, elle n'avait été autant représentée parmi les huit derniers (4 clubs). La raison ? Difficile de s'avancer sur le sujet, d'autant que la saison passée, plus aucun pensionnaire de Ligue 2 n'était encore en lice à ce même stade. Le tirage au sort, pas vraiment favorable, ne peut être la seule explication. L'envie des clubs en revanche, de bien figurer dans une compétition plus exposée que leur championnat, y est pour beaucoup. Et l'envie justement, l'ambition, elle vient en gagnant. En s'imposant mardi, Vannes ou Metz ne serait plus qu'à un match du Stade de France.
    UNE TRÊVE D'UN MOIS POUR METZ
    Seulement avant de penser à la finale, il y a ce déplacement en Bretagne à négocier pour les Messins. Eux, qui n'ont plus joué la moindre rencontre officielle depuis le 19 décembre. Eliminés de la Coupe de France, ils ont vu leur rencontre de reprise face à Ajaccio reportée vendredi dernier à cause du froid. Du coup, les hommes d'Yvon Pouliquen abordent ce quart de finale en manque de rythme et de repères. «Ne pas jouer est toujours ennuyeux, concède l'entraîneur messin. Mais il faut s'adapter. L'enjeu est de taille. Nous sommes heureux et fiers de participer à ce tour car lors du précédent, nous devions aller à Gerland et nous avions franchi cet obstacle de belle manière (ndlr, victoire 3-1 contre Lyon).» Face à Vannes, la donne est différente, même si les Bretons possèdent la meilleure défense de Ligue 2 à domicile (3 buts encaissés). Les Vannetais ont aussi déjà battu deux équipes de Ligue 1 jusque-là (Valenciennes et Auxerre). Ce qui fait d'eux un adversaire «à ne pas négliger».
    Les équipes probables
    VANNES: Revel - Martot, Ekobo, Talmont, Quintin - Hervé - Bourhani, Lebouc, Auvray, Sammaritano - Gimbert
    METZ: Vailati - C. Gueye (ou Brégerie), Vivian, Strasser, Delgado - Barbosa, Cardy, Rocchi, Bessat - Renouard, Bourgeois