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    October 31

    Les petits hommes bleus…(contes de la Mutte)

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    Les petits hommes bleus…

     

    Nicolas, que les gens appelaient « le Colas » décida de se prendre cinq minutes, pour souffler !

    Il venait juste de finir le tour de ses meules à charbon terminer de régler leurs feux, car colas faisait métier de charbonnier et, bien qu'originaire du pays messin, il avait décidé de faire ce "métier de bougnat", bien nécessaire, car en ce temps, si on avait trouvé du fer sous terre, on ne savait pas encore qu’il y avait aussi du charbon !

    Il se dirigea vers son humble demeure : une hutte de terre où l’attendait un lit fait de simples feuilles sèches et d’un oreiller de foin.

    C’était tout ce qui lui restait, au pauvre Colas, depuis, depuis…. Lui-même ne se rappelait plus exactement !

    Il prit sa vieille pipe en merisier la bourra, s’assit sur un fagot et prit dans le creux de sa main calleuse un charbon ardent pour l’allumer et il se mit à fumer, l’air rêveur...

    …comme dans une lointaine vision, il voyait défiler ce qu’avait été sa vie passée :

    Vie d’abord simple d’un paysan habitué aux travaux pénibles, à la nourriture frugale, aux jours qui se succédaient invariablement suivant le rythme des saisons, monotones :

    -nourrir la basse-cour le matin,

    -faire sortir « la blanche » et « la noiraude » au pré après la traite du matin,

    -puis atteler son cheval et partir s’occuper de ses champs alors que le soleil venait juste de poindre timidement ses rayons à travers la brume du matin.

    Il serrait alors contre son corps le sac de jute qui contenait le casse-croûte de la journée : un grand morceau de pain, sec le plus souvent, entre les tranches duquel « la jeanne », sa femme, avait glissé une ou deux tranches de ce jambon qu’elle faisait fumer avec les saucisses dans l’immense cheminée de la ferme. Elle n’avait pas oublié de mettre non plus, la petite fiole de mirabelles, celle qui réchauffait autant le cœur que le corps !

    « La Jeanne », c’était le bon temps, il se rappelait : il l’avait rencontrée au bal, où il jouait du violon le samedi soir !

    Parce que c’était alors son grand rêve, sa passion : pouvoir devenir un vrai musicien ! Rien que d’y penser encore aujourd’hui, cela le remuait encore jusqu’aux tréfonds de son être : il aimait la musique à la folie, non pas la musique des savants, celle que l’on jouait dans les salons ou à l’église, mais celle, vive, alerte et sans prétention

    Qui lui faisait sortir son violon les jours de fêtes, de noces, et de veillées, faisait bondir les couples enlacés des danseurs

    Et amenaient aux yeux des anciens l’attendrissement de leur jeunesse envolée,

    Faisait parler les « langues bien pendues » des marieuses !

    Tout jeune, le Colas avait suivi avec ferveur les leçons d’un vieux romanichel violoniste qui avait su reconnaître en lui le « don », celui qui l’avait rendu si célèbre à vingt lieux à la ronde !

    Juché sur ce qui lui servait de tréteau d’orchestre, nul ne savait mieux que lui, marteler à la mesure de son sabot et dodeliner de la tête, faire danser et rire les couples joyeux, tandis que de sa bonne voix sympathique, vibrante comme celle d’un italien, il annonçait les danses et les figures du « quadrille. »

    On s’amusait bien alors : les violoneux et les danseurs !

     C’était là, au cours d’une de ces soirées, qu’il l’avait rencontrée, « sa » Jeanne, petite fille alors timide et rosissante à l’envie !

    C’était le bon temps, quoi, c’était avant !

    Avant que des parisiens prétentieux et pédants, guindés et poseurs aient raillé, ravalé le Colas au rang « d’artiste primitif » et préconisé le progrès, la musique nouvelle !

    Piqués dans leur « amour propre », les « péquenauds » ne voulant pas passer pour des arriérés, avaient alors fait venir à grand prix des musiciens étrangers qui jouaient des airs célèbres et en vogue dans les cafés-concerts des bars de la capitale.

    Le pauvre Colas, violoneux délaissé, avait peu à peu été mis à l’écart ;

    Pour étouffer son chagrin et sa rancœur, il travaillait depuis même les dimanches, comme tous les jours de la semaine, afin de pouvoir nourrir et suffire à l’entretien de sa nombreuse famille…

    ….ayant secoué les cendres de sa pipe dont les dernières volutes de fumée venaient de s’envoler avec ses derniers rêves, le charbonnier se leva pour aller se coucher, se reposer des fatigues de sa journée bien remplie, quand il aperçut, groupés autour de lui, une vingtaine de petits êtres étranges et bizarres : leur visage, leur corps était tout bleu, et ils portaient sur la tête un grand bonnet blanc, sauf l’un d’entre eux, qui paraissait être le chef, dont le bonnet était rouge !

    Surpris, il regardait, ne sachant que penser, lorsque, de tous côtés, ces petits inconnus lui lancèrent : « bonsoir, Colas, bonsoir ! », avec des voix si tendres que le vieil homme en fut tout ému et leur répondit aussitôt de sa voix franche et sonore : « bonsoir les enfants ! »

    Et tous se précipitèrent et vinrent serrer leurs petites menottes dans la main large et noire de notre colas encore surpris de voir autour de lui cette marmaille aux vêtements si étranges, aux sabots si mignons, aux capuchons en forme de bonnets.

    « Ce sont les peutones des bois » pensait-il.

    « C’est bizarre, les anciens disaient qu’ils étaient rouges de peau, et ceux là sont bleus, mais toujours aussi fantasques. Ils sont très drôles, surtout celui qui semble être leur chef, avec sa grande barbe blanche ! »

    Colas se taisait.

    Celui qui était leur chef implora : « bon Colas, s’il te plait, ne nous chasse pas, je t’en prie ! »

    Etonné et vexé par cette apostrophe, notre Colas répondit aussi sec :

     « Colas n’a jamais chassé ni repoussé personne : vous êtes les bienvenus, mes amis, d’où que vous veniez, peu m’importe !

     Avez-vous froid ? Chauffez-vous au feu de mes meules.

    Avez-vous faim ? Sous la cendre, il doit bien rester quelques pommes de terre qui cuisent et j’ai un sac de fruits qui est pendu aux solives de ma hutte.

    Avez-vous sommeil ? Je vais de ce pas chercher des feuilles et vous faire un bon lit, meilleur que celui d’un roi !

    Parlez-moi et dites moi ce que vous voulez ! »

    Le petit bonhomme au bonnet rouge lui répondit :

     «  Ce que nous voudrions, bon colas, c’est danser au son de ton violon ! »

    -« comment ?, dit le charbonnier interloqué ? Je n’ai pas bien entendu... Parlez plus fort et sans crainte ! »

    Et la bande se mit à répéter en cœur :

     - « nous voudrions, bon colas, danser au son de ton violon. »

    La demande était imprévue, mais toucha le vieil homme tout au fond de son cœur, et le vieil artiste était tout flatté :

    -tant de gens qui aimaient encore sa musique ?! On l’avait tant délaissé et dédaigné ces derniers temps, qu’il se sentait presque honteux de ce pénible souvenir. 

    Ainsi, il n’était pas oublié de tout le monde, on l’aimait et on le désirait encore ! Sang bleu, il se sentait réconforté, comme ragaillardi et rajeuni. Il se dressa, tout fier et dit :

    J’aurais bien voulu et de grand cœur, vous faire danser comme on ne danse plus aujourd’hui, mais, hélas, je n’ai plus de violon, ayant vendu le mien, pour faire vivre ma famille !

    Il finissait à peine de parler que le petit homme au bonnet rouge lui tendit un violon tout neuf et brillant dont l’âme était en vrai diamant, et l’archet garni de nacre blanche.

    Colas s’empara de l’instrument, le caressa, en gratta les cordes : il n’avait jamais entendu un son aussi léger et aussi profond à la fois :

    Il le pressa tendrement sur son cœur, avant que de l’appuyer entre son épaule et sa joue et il lui sembla qu’il sentait les lèvres de sa jeanne contre son cou : quelle sensation agréable ! Celle qu’on ressent en retrouvant un ami, retrouvé après une trop longue absence !

    Il fit jouer l’archet sur les cordes : les accords étaient parfaits.

    Sa voix retentit comme une fanfare éclatante :

    « En place pour le quadrille ! »…

    …le quadrille terminé, d’autres danses se succédèrent, bruyantes et ardentes, toute la nuit : notre bon colas avait oublié sa fatigue et aussitôt qu’une danse était finie, une autre commençait.

    Au milieu des rires et des cris heureux de ses danseurs, colas produisait une musique qui faisait s’envoler la bande des petits hommes bleus, qui, le jarret aussi fort que l’acier, sautaient et criaient de plus en plus fort de toutes leurs forces : « merci Colas, merci, Colas, merciiii…. Encore Colas, encore Colas , encoore !

    On dansa le « rondiot », cette vieille danse lorraine, et pendant que les nains tournaient en se tenant main dans la main, autour de la meule de charbon en flammes, notre violoneux de colas se mit à chanter à pleine voix un vieux lied en patois, qui racontait l’histoire du roi Sinoli, sorte de mélopée berceuse aux paroles naïves dont le refrain était répété plusieurs fois par les danseurs.

    « Encore Colas, encore ! » redisaient les petits hommes insatiables…

    Jusqu’au jour, sans trêves ni repos, les danses s’enchaînèrent, les rondes déroulèrent leurs bacchanales farandoles.

     Aux premières lueurs argentées de l’aube, les petits hommes s’empressèrent autour de Colas, le remercièrent et l’embrassèrent.

    Le dernier qui s’approcha, fut le petit bonhomme au bonnet rouge, qui lui dit :

     « Adieu, Colas, garde le violon : il est pour toi, pour quand tu te sentiras trop triste ; joues en si tu es seul et tes soucis disparaîtront, en te rappelant ces bons moments ! …quand tu renverseras, tout à l’heure ta meule de charbon, creuse au milieu, et tu trouveras un trésor que nous te donnons. »

    Ceci dit, il disparut avec ses congénères derrière un taillis, les fourrés et les halliers de la forêt.

    -« Tiens, déjà le jour, pensa Colas, comme le temps passe vite ! C’est bizarre, mais jamais je ne me suis senti aussi fringant, alerte et dispos, malgré ma nuit de danses et de chansons. »

    Après avoir accroché le violon dans sa hutte, le charbonnier qu’il était redevenu, se mit courageusement à l’ouvrage et commença à culbuter sa meule de charbon.

    Au trésor promis, il ne pensait guère et, méthodiquement, soigneusement, sans se presser, il écarta les charbons, les rangea, et les mit à refroidir.

    Quand la meule fut complètement débarrassée, colas, par acquit de conscience, donna un coup de pioche au milieu des cendres et, tout tremblant, découvrit une cassette pleine d’or, avec, sur le couvercle, des mots tracés au charbon :

    « A notre Colas, don des peutones à leur ami le violoneux »

    Colas est devenu très riche, car tant qu’il creusa, il trouva du charbon et n’eut plus de soucis pour le faire !

    Et puis, on sait qu’à la campagne les pauvres se contentent de peu, alors, pensez, quand on possède tout un trésor !

    Il s’est fait construire une grande maison, tient toujours son cœur bien ouvert pour ses amis et ouvre largement sa bourse pour les malheureux !

    Où est sa maison ?

    Au bord de la forêt, et si parfois les gens  s’étonnent et  lui demandent :

     «  Pourquoi construire si loin de son village ? »,

     Il répond, d’une voix grave : « comme je joue tous les soirs du violon, je crains d’importuner les gens avec ma musique ! »

    Mais, entre nous, moi je sais pourquoi il a vraiment envie de vivre près du bois :

    -c’est parce qu’à la nuit tombante, le vieux Colas prend son violon et joue devant sa porte de vieux airs du pays de Moselle dont personne ne se souvient plus, si ce n’est la forêt, parce que quand les notes, les airs de danse et de chansons sont transportées par le vent vers le sous bois, la forêt semble reprendre comme le refrain d’une vieille chanson : on dit que c’est l’écho qui répond, mais moi je sais que ce sont ses amis « les peutones », que les petits enfants connaissent bien en Moselle, mais, comme ils n’ont jamais su leurs noms, ils les appellent « les schtroumpfs ! »

     

     

     

    October 30

    Naissance d'une équipe

     Après treize journées, onze joueurs messins sont à plus de dix matches, preuve que le leader de Ligue 2 s'appuie désormais sur une équipe-type 

    Privilège des effectifs les plus épargnés par les coups durs, Francis De Taddeo a déjà pu aligner la même équipe, d'un match à l'autre, à plusieurs reprises, depuis un mois et demi. Trois fois, de Dijon-Metz à Niort-Metz via Metz-Montpellier, puis deux fois, de Guingamp-Metz à Metz-Tours, le même onze de départ a été reconduit. Il s'agit évidemment, pour tout entraîneur, d'un luxe qui prouve aussi que son équipe a trouvé la bonne cadence et la bonne formule, en tout cas les joueurs-clé susceptibles de répondre à ce qu'il leur demande, dans le cas précis de Metz, où l'organisation de jeu n'est pas figée.

    Après treize journées, onze joueurs messins affichent au moins onze matches de championnat à leur compteur personnel, dont autant de titularisations pour dix d'entre eux. Pascal Delhommeau constitue là la seule exception, en raison d'une récente élongation qui l'éloignera encore des terrains pendant au moins un mois. Dans ce cas précis, Sébastien Bassong est réapparu au sein d'une défense messine où Malick Diop, Franck Béria et Stéphane Léoni font figure de piliers, devant Christophe Marichez, numéro un au poste de gardien.

    Autre différence remarquable entre le onze-type de septembre et celui d'octobre, l'accession de Laurent Agouazi à une place de titulaire. Réapparu début septembre, à Caen, après une longue période d'indisponibilité due à une blessure au genou, Agouazi était entré en jeu à Dijon, contre Montpellier, puis à Niort. Depuis Metz-Créteil, il débute systématiquement, bénéficiant quant à lui d'une évolution tactique qui voit les Messins évoluer en 4-4-2, Agouazi prenant immédiatement place en soutien de Babacar Gueye et Papiss Cissé. L'un et l'autre sont associés depuis Dijon - Metz: lors du match précédent, à Caen, Gueye avait débuté sur le banc, tandis que Cissé était suspendu. Cette rencontre, qui remonte déjà à la septième journée, coïncide avec la dernière fois où Metz n'a pas marqué (0-0).

    Officiellement, il n'y a pas, à Metz, les titulaires d'un côté, les remplaçants de l'autre: la densité de joueurs participant aux séances d'entraînement (parfois plus de quarante) et le contenu de celles-ci, où aucune opposition ne met jamais face à face les titulaires et les remplaçants, abondent dans ce sens. "Chez moi, affirmait Francis De Taddeo, ici-même, en début de semaine, il n'y a pas les coiffeurs (qualificatif attribué, en sélection nationale, aux joueurs peu ou pas utilisés lors d'une phase finale) et les autres. C'est sûr, certains tiennent la rampe, mais les autres sont là, derrière. Ceux qui jouent ont besoin d'eux." Ceux qui jouent? Marichez, Diop, Bassong, Léoni, Béria, Cardy, François, Obraniak, Babacar Gueye, Cissé et, désormais, Agouazi. Les autres? Pour l'instant, ils apparaissent avec parcimonie sous les projecteurs de Saint-Symphorien: sur les vingt-cinq joueurs utilisés jusqu'ici, neuf ne comptent aucune titularisation. Et, même si la route vers la Ligue 1 semble droite, la pente est encore longue.

     

     

    LES 25 JOUEURS UTILISES

    13 matches: Babacar Gueye (11 titularisations), Ludovic Obraniak (13), Malick Diop (13), Christophe Marichez (13), Sébastien Bassong (12), Stéphane Léoni (12). 12 matches: Papiss Cissé (12), Julien Cardy (12), Julien François (12). 11 matches: Franck Béria (11), Pascal Delhommeau (9). 7 matches: Laurent Agouazi (4), Cheikh Gueye (6). 4 matches: Momar N'Diaye (1), Daniel Gomez (0). 3 matches: Sébastien Renouard (1). 2 matches: Mamadou Diakite (1). 1 match: Wilmer Aguirre (0), Daniel Bocande (0), Gaëtan Bong (0), Landry Bonnefoi (0), Roy Contout (0), Luis Delgado (0), Nicolas Farina (0), Jonathan Walasiak (0).

     

    Reprise demain

    Dimanche et lundi! Dans la foulée de leur succès sur Tours (2-1), vendredi, et du décrassage qui a suivi le lendemain matin, les joueurs messins ont bénéficié de deux jours complets de repos, sauf bien sûr pour ceux qui évoluaient hier en CFA (lire par ailleurs). La reprise est prévue demain. Il s'agira alors de faire le point sur divers bobos survenus au cours du dernier match, notamment une douleur musculaire à la cuisse ayant contraint Laurent Agouazi à céder sa place à mi parcours, et une béquille également à la cuisse reçue dès la première minute du match par Ludovic Obraniak. Vendredi, Metz se rend à Châteauroux.

     

    CFA   Metz, hold-up parfait

     

    Metz tient enfin son premier succès à l'extérieur, contre le cours du jeu, face à une équipe de Levallois qui méritait mieux. Une belle satisfaction pour José Pinot, qui "récompense l'abnégation du groupe et le bon esprit qui règne au sein de l'équipe>. Les Lorrains semblaient pourtant bien timorés en début de rencontre. "On s'attendait à un match difficile. On a mis du temps à nous adapter et à nous mettre au niveau des Parisiens, notamment dans les duels", confirme l'entraîneur de la réserve messine.

    Les Franciliens pouvaient quant à eux compter sur Ake et Kamen, des recrues de choc, pour semer le trouble (9e et 14e). Les Messins serraient les dents et parvenaient enfin à se créer leur première occasion par l'intermédiaire du Péruvien Aguirre, dont la tête pas suffisamment appuyée fut captée sans souci par Doitteau (16e). Les Levalloisiens continuaient leur travail de sape par Mesloub (21e) et surtout Kamen qui profitait d'une grossière erreur de la défense pour inquiéter Mayebi (31e). Heureusement, ce dernier, d'un superbe arrêt reflexe, sauva les siens. Metz pouvait respirer, d'autant plus que le portier lorrain dut encore s'employer face à Kamen, véritable poison (40e).

    Levallois dominait, Levallois poussait dès la reprise, mais en vain. Ake sema le trouble dans le camp lorrain, mais heureusement, Mayebi veillait au grain (56e). Laissant passer l'orage, les Lorrains sortaient enfin de leur camp à l'image de N'Diaye, parti en solitaire, mais rattrapé (59e). Aguirre tenta sa chance à son tour mais le portier parisien s'interposait en deux fois (63e). Metz osait enfin et allait ouvrir la marque sur son deuxième tir cadré. Aguirre, sur le flanc gauche, centrait parfaitement vers Farina, entré à la 63e. Démarqué, l'attaquant de poche sortit vainqueur de son face à face avec Doitteau (0-1, 76e). "On a profité d'une période favorable pour faire la différence et se mettre à l'abri", remarque José Pinot. Levallois s'était rué à l'attaque pour finir (par Shatrit, 84e et 87e, Haïdara 90e Mesloub (90+3), mais Metz tint bon.

     

    LEVALLOIS - METZ: 0-1

     

    Mi-temps: 0-0. Arbitre: M. Zaanane. But pour Metz: Farina (76e). Avertissements à Metz: Petsch (59e), Ou (83e), Bocandé (90e).

    LEVALLOIS: Doitteau, Gossec, Mahobah (puis Noncent à la 84e), Haïdara, Pelewe (puis Dago, 88e), Baildomti, Kokoligan, Ake, Ribeiro (puis Shatrit, 81e), Mesloub, Kamen.

    METZ: Mayebi, Kavdanski, Bong, Betsch, Mangane, Bocande, Djiba (puis I. Guweye, 52e), Corrales, Aguirre, Lanteri (puis Farina, 63e), N'Diaye (puis Ou, 79e).

     

    Un doublé de Bourgeois

     

    FC METZ - NOISY-LE-SEC : 3-0

    Mi-temps : 1-0. Arbitres : M. Mulin assisté de MM. Wisniewski et Voirin. Buts pour Metz: Bisse (csc 26e), Bourgeois (70e, 87e).

    Les Messins étaient les premiers à se montrer dangereux. Un centre en retrait de Hoareau était repris par Andres mais un défenseur de Noisy-le-Sec sauvait sur sa ligne (6e). Les visiteurs se créaient les occasions qui suivaient. Massengo trouvait les bras de Degré (14e) et Mamoni voyait le ballon filer au ras du poteau (23e). Les joueurs de Noisy étaient bien malheureux quelques minutes plus tard lorsque Bisse voulait dégager le tir de loin de Patin et trompait son propre gardien (26e). Les Messins pouvaient doubler la mise mais la tentative d'Aribi était capté en deux temps par Kouton (36e). Le score en restait là jusqu'à la pause.

    Noisy poussait pour revenir mais sans succès. Le tir de Moke était joliment capté par Degré (47e). Aribi tentait encore sa chance d'une frappe puissante (55e) puis se débarrassait du gardien adverse avant de voir son tir sorti in extremis par un défenseur (58e). Les joueurs d'Olivier Perrin parvenaient à inscrire un second but d'une superbe tête de Bourgeois sur laquelle Kouton ne pouvait rien (70e). Le même Bourgeois réussissait le doublé sur un coup franc de Calton. En effleurant le ballon de la tête, il battait Kouton pour une belle victoire de son équipe (87e).

     

    Les résultats du week-end (28-29/10/2006)

     

    L'ensemble des éducateurs du Centre de Formation étant mobilisée pour la journée de détection qui a lieu à la Plaine de Jeux ce lundi, voici un bref compte-rendu des résultats du week-end. Où l'on s'aperçoit que celui-ci a été excellent !

    CFA : Levallois 0-1 Metz
    But de Farina (75°) pour Metz
    Avertissements: Kavdanski (60°), Ou (82°), Bocandé (90°)
    L'équipe messine : Mayebi - Kavdanski, Mangane, Bestch, Bong - Bocandé, Djiba (Gueye, 48e), Corralès - N'Diaye (Ou, 82e), Aguirre, Lantéri (Farina, 63e)
    Entraîneur : José Pinot
    Très bonne affaire pour l’équipe réserve ce week-end en déplacement à Levallois. En banlieue parisienne, les Grenats ont accroché une victoire aux allures de hold-up en fin de partie. Plusieurs joueurs de retour de blessure ont effectué leur retour pour l’occasion. C’est le cas de Dino Djiba et Laurent Lanteri. Le premier a joué un peu plus d’une mi-temps, le second a été titularisé sur le côté d’une attaque à trois composée de N’Diaye (à droite) et Aguirre. C’est Farina qui, quelques minutes après son entrée en jeu, a donné la victoire aux visiteurs grâce à un bon pressing sur la défense adverse (0-1, 75°). Face à une équipe très athlétique, les Messins ont peiné pour l’emporter mais réalisent un très bon coup au classement.
    Metz est 6ème avec 26 points : 4 victoires, 4 nuls et 3 défaites ; 16 buts marqués, 14 encaissés.

    18 ans : Metz 3-0 Noisy le Sec
    Entraîneur : Olivier Perrin
    Metz est 2ème avec 28 points : 5 victoires, 4 nuls et 0 défaite ; 19 buts marqués, 8 encaissés.

    16 ans : Reims 0-1 Metz
    Entraîneur : Jean-Robert Faucher
    Metz est 1er avec 19 points : 4 victoires, 1 nul et 1 défaite ; 14 buts marqués, 4 encaissés.

    15 ans honneur : Metz B 8-0 Amnéville B

     

    Cyril Serredszum l'entraîneur joueur

     

    Jeune adjoint de Francis De Taddeo, Cyril Serredszum apporte son vécu du haut niveau dans le vestiaire messin.

    Malgré une allure affûtée et un âge - trente-cinq ans et un mois - qui l'auraient autorisé à revendiquer une place de titulaire dans le Metz des années 90, Cyril Serredszum ne risque pas de passer pour ce qu'il n'est plus. Joueur? Encore un peu, oui: à l'occasion, l'ancien milieu de terrain défensif, époque Joël Muller, participe aux entraînements, balle au pied. "De l'intérieur". Mais les Messins de 2006 sont des jeunots, des perdreaux de l'année pour certains d'entre-eux, et le risque de confusion s'arrête à la fin de l'exercice, lorsque Cyril Serredszum reprend le sifflet.

    De 1989 à 1998, Serredszum a disputé 221 matches de Première division - plus huit en Coupe d'Europe - avant d'aller voir ailleurs, à Montpellier puis Martigues. Il n'a raccroché que sur blessure, alors qu'il se destinait déjà à devenir entraîneur. Mais sa première carrière est encore toute récente, puiser dans des souvenirs encore chauds relève du réflexe, quasi quotidien. Et constitue un apport inédit dans l'attelage qu'il forme avec Francis De Taddeo, entraîneur en chef étranger au haut niveau. "Bien sûr, indique Serredszum, Francis me sonde sur ce que j'ai vécu en tant que joueur. Il est à l'écoute de mon ressenti. Nous discutons également très souvent avec Joël (Muller). L'échange est permanent et n'a qu'un but: utiliser les compétences de chacun pour rendre l'équipe la plus performante possible."

    Jusqu'ici, indiscutablement, c'est réussi. Au-delà des espérances? "Nous avons vite constaté que le groupe était agréable à gérer, capable de fournir les efforts dans la bonne humeur. Le scénario de notre première victoire (1-0 à Gueugnon, but de Gueye à la 88e) a ensuite servi de déclencheur. L'enchaînement a alors été d'une fluidité que nous n'aurions pas imaginé au départ. Prévoir une telle réussite, c'était impossible, même si nous avons tout mis en place pour y parvenir. » Du coup, la nature des obligations a légèrement changé: "Faire comprendre que rien n'est fait demande aussi beaucoup d'énergie. Mais c'est certainement plus facile que de devoir remonter la pente: quand je vois nos derniers matches contre des équipes mal classées, la différence n'est pas si grande." Lucide, avec ça.

    Successeur de François Zdun, en pleine saison, à Amnéville, il y a quatre ans, Cyril Serredszum connaît la loi du genre. Il y a certes quelque chose d'incongru à la rappeler à l'heure où Metz caracole en tête de la Ligue 2: n'empêche, quand un entraîneur est sacrifié, c'est souvent son adjoint qui lui succède. Lui dit « ne même pas » se poser « cette question », rappelle avoir « encore beaucoup à apprendre », des diplômes à passer, apprécie "cette expérience de terrain ». Lorsqu'il a fallu trouver un successeur à David Carré, parti rejoindre Jean Fernandez à Auxerre, Joël Muller a demandé à son ancien joueur s'il était « intéressé ». « C'était une évidence », affirme Serredszum, qui ne nie pas ses ambitions: "Quand je me lance dans quelque chose, c'est toujours dans l'idée d'aller le plus haut possible. » Comment, alors, manifester sa loyauté? « J'ai une éducation. Quand je suis en désaccord avec Francis, je le lui dis, il tranche. Mais je préfère lui avoir donné mon avis. Et puis, j'aime trop le FC Metz et je sais combien il peut être dangereux pour un club d'avoir un entraîneur adjoint un peu trop impatient. »

     

    De Metz à Metz

     

    Cyril Serredszum, 35 ans, est né le 2 octobre 1971 à Metz, où il a découvert le football et gravi tous les échelons jusqu'à effectuer ses débuts en Première division, à Lyon, le 17 décembre 1989 (0-0). Milieu défensif, parfois défenseur, il a passé neuf saisons sous la direction de Joël Muller, y disputant 221 matches de D1 et remportant la Coupe de la Ligue en 1996.

    En 1998, après la deuxième place des Lorrains derrière Lens en championnat, il met le cap sur Montpellier, où il passe deux ans et porte à 249 son total de matches de D1, avant de partir découvrir la Deuxième division à Martigues en 2000. Après deux saisons gâchées par les blessures, il revient en Lorraine en 2002 et signe à Amnéville, au niveau amateur. C'est à Amnéville qu'il débute dans la carrière d'entraîneur, prenant la succession de François Zdun au cours de la saison 2003-2004. Cyril Serredszum est revenu dans le club de ses débuts, relégué en Ligue 2, en juin dernier, y devenant l'adjoint de Francis De Taddeo, nouvel entraîneur.

     

     

    October 29

    Cissé, Gueye, symboles parfaits

     Le réalisme de ses deux attaquants sénégalais souligne l'un des ressorts essentiels du FC Metz: face à Tours, Papiss Cissé et Babacar Gueye ont encore frappé.

    Aux premières loges, en sa qualité hebdomadaire de passeur décisif, Ludovic Obraniak n'est pas mécontent de dresser ce constat qui s'attache aussi aux pas des équipes en réussite: "Ils n'ont pas besoin de dix occasions pour marquer.> Ils? Papiss Cissé et Babacar Gueye, par ordre alphabétique. Ou Babacar Gueye et Papiss Cissé, par ordre du classement des buteurs. A eux deux, les attaquants sénégalais du FC Metz ont inscrit treize des vingt buts de leur équipe en Ligue 2, sept plus six. "Comme ils ont deux styles différents mais complémentaires, ajoute Obraniak, nous avons toujours plusieurs solutions au moment de transmettre le ballon." Pour l'heure, le duo de choc a repoussé l'idée de concurrence jusqu'à Levallois-Perret: vedette présumée du recrutement messin, le Péruvien Wilmer Aguirre jouera un match de CFA, cet après-midi, dans les Hauts-de-Seine.

    D'un vendredi à l'autre, d'ouest en est et de Guingamp à Saint-Symphorien, l'efficacité de ses buteurs a rappelé au leader de Ligue 2 que l'opportunisme n'était pas une chance, mais un ingrédient indispensable à sa réussite, un recours pour les jours de moins bien. A Guingamp, Papiss Cissé a transformé sa première offensive en passe décisive à l'adresse de Julien Cardy, puis hérité dans les pieds d'un ballon repoussé par la barre après un coup de tête de Babacar Gueye; au sein des équipes en déveine, ces ballons-là retombent toujours dans les pieds d'un défenseur adverse. Face à Tours, Papiss Cissé a marqué sur sa deuxième occasion en bénéficiant d'une ouverture lumineuse de Ludovic Obraniak et d'un contrôle profane du Tourangeau Pédemonte, puis Babacar Gueye a converti en but un centre de Papiss Cissé après une grossière perte de balle d'un autre Tourangeau, Gondouin en l'occurrence. Résultat: quatre buts, deux victoires, six points, une affaire systématiquement pliée à mi parcours.

    Les effets de l'altitude

    Dans ces cas-là, Metz peut s'en remettre à sa solidité devenue légendaire même si, vendredi, la légende s'est trouvée écornée par un but encaissé sur un moment d'absence, juste avant la pause, et une peu coutumière tendance à trembler, en deuxième mi-temps. "C'est certain, il nous faudra une autre texture lors des prochains matches", a d'ailleurs admis Francis De Taddeo, vendredi soir. Et l'entraîneur messin d'avouer n'avoir pas été "pleinement satisfait" de l'engagement de ses deux attaquants, censés figurer la tête de pont du pressing messin, ce qu'ils avaient parfaitement accompli une semaine plus tôt. Au-delà de l'exigence suscitée par les promesses tenues jusqu'ici, Metz découvre les effets négatifs de l'altitude, mais Cissé et Gueye ne sont pas les seuls, contre le mal classé tourangeau, à être tombés dans le piège du laisser-aller, quelque chose de très inconscient donc de très humain, dans la position dominante du leader messin. De parfaits symboles, décidément.

    13 buts à eux deux

    Déjà sept buts (dont un sur penalty) au crédit de Babacar Gueye, six au compteur de Papiss Cissé: l'un et l'autre contribuent largement à la réussite actuelle du FC Metz. A eux deux, Gueye et Cissé ont donc inscrit treize des vingt buts messins. Titulaire à onze reprises, Gueye, vingt ans, a marqué à Gueugnon, contre Istres, Libourne, Bastia, à Dijon, contre Montpellier et Tours, mais il n'a pas trouvé le chemin des filets lors de ses deux entrées en jeu. Titulaire à douze reprises, Cissé, vingt-et-un ans, a réussi le doublé contre Istres, puis marqué à Dijon, contre Créteil, à Guingamp et contre Tours. Par trois fois, les deux compères sénégalais ont donc marqué dans le même match: contre Istres, à Dijon et contre Tours.

     

    D'un match à l'autre. Hier: décrassage pour les joueurs de Metz-Tours, sauf Agouazi, Bassong, Léoni et Obraniak (soins); aujourd'hui: repos sauf pour Aguirre, Bong, Mayebi et N'Diaye (match de CFA à Levallois); demain: repos; mardi: reprise de l'entraînement à 9 h 30; mercredi et jeudi: une séance d'entraînement quotidienne.

    Les trois prochains matches. Vendredi 3 novembre (20h): Châteauroux - Metz (14e journée); lundi 6 novembre (20 h 30): Metz - Amiens (15e journée); lundi 13 novembre (20 h 30): Le Havre - Metz (16e journée).

    Suspendu. Aucun (Cheikh Gueye, suspension purgée contre Tours).

    A l'infirmerie. Agouazi, Delhommeau, Anton, Belson, Françoise, Lanteri, Obraniak, Renouard, Walasiak, Walter.

     

    Tony Vairelles et la bêtise ordinaire

     

    Des bordées de sifflets à chaque fois qu'il touchait le ballon, un refrain d'une très discutable poésie repris en boucle, et même une immense banderole à caractère infamant déployée en deuxième mi-temps sans que personne n'intervienne pour l'enlever avant un bon quart d'heure: pour ses retrouvailles avec la Lorraine, Tony Vairelles a eu droit à un accueil particulier, samedi, pour son deuxième match sous les couleurs du FC Tours.

    Interrogé sur ce que lui inspirait cette manifestation messine d'une bêtise très ordinaire, l'ancien champion de France (en 1998 avec Lens, en 2003 avec Lyon) a préféré ne pas épiloguer: "Ici, j'ai l'habitude... C'est la preuve que les supporters de Metz me craignent: sinon, ils ne chercheraient pas à me déstabiliser. Pour le reste, je n'y prête pas attention: ces gens-là n'en valent pas la peine." Le délit commis par Tony Vairelles? Etre d'origine nancéienne; avoir porté les couleurs de l'ASNL, jusqu'en 1995. Mais en l'occurrence, les imbéciles heureux qui sont nés quelque part sont messins.

     

    « Ne pas faire les malins »

    Après sa victoire laborieuse contre Tours, le FC Metz reste un leader confortable mais conscient que la route de la L1 est encore longue. Francis De Taddeo met en garde...

     « Nous n'avons pas été formidables mais ce n'est pas important. Dans notre situation l'important, c'est de prendre trois points contre ce type d'équipe et nous avons les trois points. Parfois, nous ferons un bien meilleur match et nous ne gagnerons pas ». Les premiers mots de Francis de Taddeo donnent le ton. Metz a remporté vendredi soir sa dixième victoire de la saison mais Metz refuse toujours de s'enflammer. « On ne peut pas se permettre de faire les malins », ajoute le technicien messin.

    Cette analyse pourrait ressembler à celle d'un entraîneur d'un club qui se bat pour le maintien. Ce n'est évidemment pas le cas de l'équipe grenat.

    Mais ce discours, invitant à la prudence comme les mots des joueurs à la sortie du match de Tours où ils se sont fait bouger pendant une mi-temps, montre que la cicatrice de la relégation en L2 est vive. Même si l'effectif, le visage et l'état d'esprit de l'équipe n'ont plus rien à voir avec ce qu'il était six mois auparavant lors de la descente aux enfers du FC Metz. Alors excès de prudence du côté du FC Metz qui domine largement la L2 pour le moment ?

    « Notre avance peut vite fondre »

    Réalisme répond sans ambages Francis de Taddeo en décortiquant les moments clefs du match : « Je savais que Tours n'était pas un mauvaise équipe. Sa lourde défaite contre Bastia lundi est un accident. Elle l'a montré ce soir. Son bloc défensif était difficile à bouger. Le but que l'on prend avant la pause les a relancés et ils ont joué leur va-tout ensuite. En deuxième période, le FC Metz était à la peine. Nous étions moins réalistes et peut-être un peu usés. On est donc content de s'en sortir aujourd'hui ».

    Effet Ligue 2 certainement, le FC Metz refuse de basculer dans l'euphorie, de croire que le plus dur est fait, que l'élite lui tend déjà les bras. Le championnat est encore long et derrière, même si certaines équipes marquent le pas, d'autres reviennent en force : Strasbourg et Caen notamment. A Metz, on privilégie donc la prudence et la modestie. « Ce match nous a montré que nous n'avons pas de marge par rapport aux autres. Derrière, les équipes ne faiblissent pas et notre avance peut vite fondre », avance Francis de Taddeo, avec une fausse naïveté.

    Au-dessus du lot, le FC Metz, son entraîneur néophyte et son président Carlo Molinari enchanté par le nouvel état d'esprit du vestiaire, veulent croire en des lendemains qui chantent. En revanche, ils refusent de le crier sur les toits et de pérorer. « Nous avons été laborieux », insiste Christophe Marichez, le gardien de but messin qui s'est troué sur le but de Tours. « Alors que nous avions le match en main, nous les relançons avec une faute de ma part sur un corner. Il faudra méditer sur le fait que nous avons eu du mal face à une équipe bien regroupée. Nous avons peut-être pensé inconsciemment que ce match était facile ». Un excès de confiance que le staff messin s'efforcera de maîtriser, de corriger et d'exploiter pour garder ses joueurs sous pression. Après treize journées, ce match difficile contre Tours tombait peut-être à point.

     

     

     

    October 28

    "Déplorables"....

    Je cite : Journal "La Nouvelle République"

    "Metz et Nancy ne s'aiment pas, comme chacun sait. Et comme Tony Vairelles est Nancéien, les supporters messins ont cru bon d'exprimer leur « haine » à l'égard de l'attaquant tourangeau. On a donc assisté à une scène lamentable dans un stade de football : une banderole avec cette inscription « Vairelles, de Nancy à Tours, une brêle pour toujours ». Et l'on ne vous parle pas des insultes proférées pendant 90 minutes. La banderole a été ôtée bien tardivement par les stadiers. Le FC Metz mérite zéro point au challenge des tribunes."

    On aimerait bien, du côté de Metz et des supporters grenat (non, « grenat » ne prend pas d’  « s », même au pluriel !) un peu plus d’impartialité et de distanciation, voire d’objectivité de la part de ceux qui se nomment « journalistes » !

    Que Metz, que les Mosellans aient des contentieux avec ceux de Nancy, cela ne fait aucun doute, et dépasse le cadre sportif

    (sans rappeler les guerres moyenâgeuses qu’ils firent aux Messins pour avoir ramassé « une hottée de pommes » sur un champ appartenant à un de leurs seigneurs du temps jadis, n’hésitant pas, à cette occasion à s’allier au roi des Germains et au roi de France pour tenter, sans succès, de mettre « La République Messine » à genoux,

    -Ni le fait qu'ils n'admettent pas le fait historique que, depuis Lothaire,Metz soit la capitale régionale, après avoir été la Capitale de la Lotharingie, 

    les habitants de notre région ne peuvent pardonner le vote de leurs députés-comme identique, d’ailleurs à celui des 99% autres députés du territoire national(dont ceux,d'ailleurs de la région Touraine), qui ont voté la cession aux prussiens de La Moselle et de l’Alsace en 1870,

    récupérant, en opportunistes qu’ils sont, notre université et une partie du territoire départemental(la région de Briey)

    Depuis 1918,sans compter une parenthèse  durant la deuxième guerre mondiale, la Moselle a réintégré le territoire national, sans jamais récupérer les administrations qui lui avaient été ôtées lors de son « annexion forcée » (Les députés Mosellans et Alsaciens avaient voté « contre »)….

    On voit, là, qu’objectivement, il y a  certaines raisons à ne pas être d’accord avec "ceux de Nancy" et "les sphères d’influences" qu’ils tentent de mettre en place !

    Dernièrement, il ont même pris position contre l’établissement de la future "très grande université interrégionale "qui aurait pu et du s’installer à Metz, plutôt qu’à Luxembourg, s' ils avaient fait un choix « régional », mais ils ont préféré l’autre solution : grand bien leur fasse ! Nos enfants iront donc étudier au Luxembourg...Les leurs aussi!

    Que, pour revenir au foot, monsieur Tony Vairelles ait eu, par le passé, des comportements répréhensibles et que le public messin lui en tienne encore rigueur, cela me semble admissible, surtout quand on voit comment, hier soir,de quelle manière les joueurs de Tours ont "empoigné "le match, perpétuant de véritables attentats sur des joueurs-clé Messins(Obraniack, entre-autres, pratiquants la faute systématique comme argument palliatif à leurs manques collectifs et techniques (juste pour rappeler que le but tourangeau a été "marqué "après une faute d’un joueur sur le gardien Messin sans que jamais l’arbitre n'intervienne !

    Alors, en définitive, qu’est ce qui est déplorable ?

    -Les joueurs Tourangeaux, par leur comportement ?

    -Les journalistes de la « Nouvelle République », qui font preuve de partialité, voire d’esprit  partisan  alors qu’ils devraient avoir une certaine forme d’objectivité (je cite un de leur titre "Vairelles, chef de meute" (des loups, des prédateurs)?)

    -Ou, encore une fois, l’arbitre, qui n’a pas su sévir comme il aurait du ?

    Drôle d’époque, drôle de monde où chacun défendrait ses intérêts, y compris contre la simple morale !

    Vous voyez le public Messin accepter que son équipe se fasse « marcher sur les pieds », de plus, à domicile ? Les Tourangeaux accepteraient-ils de même de se laisser marcher dessus « à la maison » ?

    Non, bien sûr !

    Mais, c’est vrai que les Messins n’ont pas de place particulière à défendre dans le cadre du "championnat des tribunes ": nous le savons, nous avons un certain pourcentage d’imbéciles qui peuplent nos tribunes, mais ce pourcentage n’est pas plus élevé qu’ailleurs !...Nous n'avons pas de leçons à reçevoir de personne!...et « nos » journalistes ne sont pas parmi les plus partisans,

    -ça aussi, on le sait !

    FC METZ - FC TOURS : 2-1

    FC METZ - FC TOURS : 2-1

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    Stade Saint-Symphorien. Mi-temps: 2-1. Temps quasi estival, pelouse en vilain état, 13.318 spectateurs annoncés. Arbitre: Ph. Gasquet. Buts pour Metz: Cissé (18e), B. Gueye (39e); pour Tours: Rodriguez (45e). Avertissements à Metz: Bassong (57e), Delgado (87e); à Tours: Kante (16e), Baradji (19e), Mareval (57e), Pedemonte (81e); exclusion à Tours: Baradji (85e).

    Les équipes

    METZ. Marichez - Béria, Bassong, M. Diop, Léoni - Cardy, François, Agouazi (puis Delgado, 46e), Obraniak - B. Gueye, Cissé. Entraîneur: De Taddeo.

    TOURS. Raimbault - Pedemonte, Benatia, Rodriguez, Gondouin - Fleurival, Baradji, Mareval - Kante (puis Mandanne, 68e), Collet (puis Carmona, 87e) - Vairelles. Entraîneur: Falette.

     

     

     

    Opportunistes, heureusement...

     

    Face à une équipe tourangelle qui joua son va-tout en deuxième mi-temps, les Messins ont davantage souffert qu'à l'accoutumée. Et notamment en défense.

    Marichez. Une première mi-temps difficile pour le capitaine messin. Un dégagement hasardeux, une grosse hésitation sur un centre de Collet et la menace Vairelles; et surtout, il se troua sur le but tourangeau juste avant la pause. Sinon, des prises de balle très nettes sur les rares frappes tourangelles. La deuxième, en revanche, fut plus tranquille. Même si, paradoxalement, Tours poussa bien davantage.

    Béria. Efficace dans son couloir droit, en première mi-temps, où il fut assez sollicité. En revanche, on le vit très peu sur le plan offensif, la faute sans doute à une défense à quatre qui incite davantage à la prudence. Après la sortie d'Agouazi, il passa dans l'axe au sein, cette fois, d'une défense à cinq. Où il put faire apprécier son sens du jaillissement. Et sa solidité.

    Diop. Egal à lui-même. Un placement impeccable, qui fait sa force. Sobre, efficace, disponible sur tout le front défensif. Le patron de la défense messine subit en revanche comme les autres les bonnes séquences tourangelles. Sans pouvoir apporter un surcroît d'autorité. Les Messins ont reculé et Diop n'y put rien.

    Bassong. Face à un Tony Vairelles très mobile, il a parfois eu un peu de mal à se situer. Mais sa complémentarité avec son voisin et aîné Diop est évidente. Des interventions énergiques et une présence rassurante. Taclé sévèrement par Mareval, il eut le tort de répliquer vertement. Et récolta un avertissement justifié.

    Léoni. Le défenseur messin a été relativement peu mis à contribution sur le flanc gauche. On lui reprochera une certaine "facilité" en diverses occasions. Et notamment en phase offensive où il gâcha plusieurs ballons intéressants. A la sortie d'Agouazi, il passa sur le flanc droit, en lieu et place de Béria. Pour une deuxième mi-temps sans relief particulier.

    LE MILIEU

    Agouazi. Blessé à la cuisse, il sortit à la pause après avoir livré une première mi-temps de bonne facture. Une tentative de loin, une jolie combinaison avec Obraniak, quelques interventions énergiques, il fut très précieux avant de se montrer plus discret. Et de céder sa place à Luis Delgado, dont c'était là la toute première apparition. Arrière gauche dans une défense à cinq, l'international angolais parut tout de suite à l'aise et n'hésita pas à utiliser les espaces pour s'engouffrer. Auteur d'un excellent ballon pour Cissé à l'heure de jeu, qui faillit donner le 3-0. Et d'un gâchis à la dernière minute, sur une offrande de Cardy.

    François. Très présent dans l'axe de la tête en début de rencontre, dans son registre habituel, il eut en revanche un peu plus de difficultés lorsque Tours posa davantage son jeu et utilisa la vivacité du "petit" Kante. Toujours aussi batailleur, il ne loupa jamais l'occasion de prêter main forte à son attaque.

    Obraniak. Resplendissant pendant la première demi-heure de jeu (son premier ballon perdu le fut en gros à la 33e), le milieu de terrain messin a de nouveau fait apprécier son sens du jeu, sa clairvoyance et sa technique en mouvement irréprochable. C'est lui qui offrit sur un plateau le premier but signé Cissé, d'une longue transversale. Un peu moins en vue ensuite, il n'en demeura pas moins le maître à jouer. Ses accélérations, ses passes dans le dos de la défense furent des modèles du genre.

    Cardy. L'ancien Toulousain n'a pas eu le rayonnement qu'on lui connaît souvent. Il perd peu de ballons, joue un rôle précieux dans le domaine de la récupération, mais fut moins entreprenant que d'habitude sur le plan offensif. Techniquement irréprochable, il termina la rencontre sur un ballon très propre pour Delgado. Qui ne sut en profiter.

    L'ATTAQUE

    B. Gueye. Un but de plus au compteur pour l'attaquant messin, son septième. Un but offert par Cissé... En dehors de cela, une activité incessante, pas toujours payée. Une technique qui s'affirme, une gestion des espaces et des déplacements intelligente.

    Cissé. Sixième but de la saison pour l'avant-centre messin. Qui rattrapait alors son compère Babacar Gueye au classement des buteurs. Sa frappe de volée puissante sur une transversale d'Obraniak mal négociée par la défense de Tours ne laissa aucune chance à Raimbault. En début de match, il avait d'abord manqué l'immanquable ou presque. Travailleur, toujours à l'affût des bons coups, il s'affirme de match en match.

     

     

     

    Metz déjoue le piège

    Alors que tout semblait devoir leur sourire, les Messins ont finalement souffert pour devancer Tours (2-1), un mal classé accrocheur. Finalement, le leader conforte son rang.

    Leader depuis la sixième journée, le FC Metz a encore conforté sa position aux commandes de la Ligue 2, hier, en remportant sa sixième victoire en six matches à la maison. Et qu'importe si l'écart d'un but au tableau d'affichage, acquis à mi parcours, ne reflète pas tout à fait l'avance des Messins sur Tours au classement: il faut aussi savoir gagner ces matches-là, a priori faciles mais finalement piégeux, face à des réputés sans grades déterminés à se battre. Metz y est parvenu et c'est un écueil supplémentaire de franchi sur le chemin encore long censé mener à la Ligue 1.

    Noël avec deux mois d'avance? Dans la douceur qui fait oublier le désormais tout proche passage à l'heure d'hiver, Messins et Tourangeaux ont fait assaut de politesses, en première partie de soirée. La générosité tourangelle a même été sans borne, puisque Metz a inscrit ses deux buts en bénéficiant des largesses défensives de son adversaire, gagné par la fébrilité des mal classés. Mais si le dénommé Pedemonte a effectivement cafouillé le ballon face à Papiss Cissé, ce qui ne pardonne pas, le mérite du premier but messin revient très largement à Ludovic Obraniak, auteur d'une longue et lumineuse diagonale à destination de son coéquipier sénégalais. A la réception, Cissé a pu reprendre, instantanément, le ballon qui venait de rebondir sur l'arrière droit de Tours (18e). Dix minutes plus tard, Cissé pensait bien avoir doublé la mise, cette fois après avoir repris un ballon donné par Agouazi, mais l'arbitre assistant l'avait estimé hors-jeu. Metz devait donc attendre un peu plus longtemps pour prendre une deuxième longueur d'avance, grâce à Babacar Gueye, et le concours de Sébastien Gondouin. Cette fois, Papiss Cissé s'était transformé en passeur décisif du septième but de son compatriote (39e).

    Par moments, au cours de cette première mi-temps, Metz avait eu tendance à se laisser surprendre, comme sur ce débordement de Collet parvenant à solliciter Vairelles devant le but (30e), où l'ancien Nancéien n'avait pu exploiter l'aubaine. Dans leur situation, les Messins sont évidemment confrontés à un risque essentiel: celui de ne pas manifester la constance nécessaire dans la vigilance et la concentration. Assurément est-ce là une explication plausible au premier but concédé par les Messins à Saint-Symphorien depuis Metz - Montpellier (2-1) le 25 septembre: pour rester dans le ton de la distribution des cadeaux, un marquage un peu trop approximatif et une sortie manquée de Christophe Marichez sur un corner tiré par Kante ont permis à Rodriguez de redonner un peu d'espoir aux Tourangeaux, dans le temps additionnel de la première mi-temps. Moins intense, et parfois plus brutale au point que Tours a fini à dix, la deuxième mi-temps n'a rien changé au score. Il s'en est fallu de peu: idéalement lancé par Cardy, en toute fin de match, Delgado a perdu son face à face avec Raimbault, le gardien tourangeau d'une équipe qui ne compte pas que des poètes. L'Angolais aurait pu fêter sa première apparition sous le maillot grenat par un but. Mais les occasions de se rattraper ne manqueront pas.

     

     

    "Trois points quand même"

     

    Francis De Taddeo (entraîneur de Metz): "Nous n'avons pas maîtrisé le match, nous n'étions pas toujours bien calés, plusieurs joueurs n'étaient pas dans le coup, et nous avons donné un but à notre adversaire. Pourtant, le fait de marquer deux buts assez tôt aurait dû nous faciliter la tâche. Tours est une équipe difficile à manier, qui nous a parfois dominés dans la conquête du ballon. Nous gagnons avec un petit FC Metz, il faudra présenter une autre texture dans les prochains matches, mais cela fait quand même trois points de plus."

    Ludovic Obraniak (milieu de terrain de Metz): "Ça n'a pas été difficile, ça a été très laborieux! Je tire d'ailleurs mon chapeau à cette équipe de Tours qui ne mérite pas ce qui lui arrive. Nous avons assuré l'essentiel, voilà tout. Ce qui nous a fait mal, c'est le but de Tours. Après, finalement, on ne s’en sort pas si mal. C'est clair qu'il nous faudra être meilleurs à Châteauroux... Mais bon, on a quand même le droit d'avoir des petits coups de moins bien de temps en temps."

    Babacar Gueye (attaquant de Metz): "Si à chaque fois qu'on est pas bon, on gagne comme ça, ça ira... C'est sûr qu'on était moins bien. Mais c'est impossible de gagner tout le temps avec la manière."

     

     

    Kastendeuch monte au créneau

    Vice-président de l'Union nationale des footballeurs professionnels, Sylvain Kastendeuch a dénoncé hier, dans un communiqué, le mauvais exemple donné actuellement par les joueurs de l'élite. "Le sportif professionnel a devoir d'exemplarité, rappelle l'ancien capitaine du FC Metz. Or la situation actuelle, ramenée au niveau amateur, a des répercussions dramatiques, notamment au niveau des jeunes qui s'approprient les conduites du monde professionnel dans ce qu'elles ont de meilleur et de pire aussi."

     

    Unis contre le racisme

    Non au racisme! Messins et Tourangeaux ont porté pendant l'entraînement le même maillot, sur lequel il était inscrit "Love football, hate racism". Cette opération, proposée par un groupe de supporters messins, les Horda Frenetik, s'inscrit dans le cadre de la semaine contre le racisme, organisée par le réseau FARE (Football Against Racism in Europe), du 17 au 30 octobre.

     

     

    Metz passe à dix

    Le FC Metz a assuré sa mission en dominant le FC Tours. Un dixième succès acquis sans panache mais qui lui permet de creuser l'écart en tête de la L2.

    METZ. Le FC Metz a poursuivi sa marche en avant hier soir aux dépens d'une faible équipe de Tours. Pour cela, les hommes de Francis de Taddeo n'ont pas forcé leur talent mais assurer sérieusement l'essentiel. Moins attentifs et précis, ils se sont même permis de laisser les Tourangeaux reprendre espoir en début de deuxième période en leur laissant étonnamment la maîtrise du jeu. Mais les Messins n'allaient pas être plus magnanimes que cela. La venue du promu et mal classé Tours était idéale pour conforter leur statut de patron incontesté de L2. Ils en ont donc profité en signé, par la même occasion, leur dixième succès de la saison.

    Sur le terrain, les 21 points d'écarts, désormais 24, entre les deux équipes ont rapidement été flagrants et justifiés. Même si la deuxième période allait atténuer ce constat puisque les visiteurs étaient revenus avec des intentions plus offensives jusqu'à ce que Baradji soit expulsé pour un deuxième carton jaune pour avoir tiré le maillot de Gueye (81'). Le but de Rodriguez en fin de première mi-temps (45') avait largement contribué à ce nouveau visage de Tours qui s'est installé stérilement dans la partie de terrain messine.

    En profitant de la sortie totalement manquée de Marichez, le défenseur tourangeau n'avait pourtant que réduit le score. Metz menait alors 2-0. Et c'était totalement justifié tant l'équipe de De Taddeo était supérieure dans tous les compartiments du jeu : technique, physique et tactique. Comme depuis le début de saison, c'est grâce à ses incontournables buteurs, Cissé et Gueye, que le FC Metz s'est mis sur orbite.

    Même s'ils ont été un peu moins inspirés en deuxième période malgré quelques combinaisons menaçantes, les deux Sénégalais ont régalé l'assistance. Ils ont ainsi augmenté leur capital but d'une unité chacun. Pour y parvenir, ils ont pu compter sur leur complicité et sur le soutien efficace de Ludovic Obraniak. Obraniak avait donné le ton dès le 9' en démarquant dans la surface Cissé. Si le tir de ce dernier passait à côté, ce n'était que partie remise pour le duo. D'une très longue transversale, Ludovic Obraniak trouvait à 17' Papiss Cissé avec la complicité du défenseur Pedemonte. En récupérant le dégagement manqué du latéral tourangeau, le Sénégalais faisait le spectacle d'une volée du droit qui filait dans le but.

    Mené 1-0, Tours était incapable de réagir. Tony Vairelles, dont les spectateurs ont fêté le retour sur un terrain Lorrain par des insultes dès qu'il touchait le ballon, était peu alimenté. Et Marichez passait une soirée tranquille. Elle aurait été parfaite sans sa faute. Heureusement, auparavant, ses équipiers avaient pris en compte le jeu pour s'octroyer une marge de sécurité qui allait s'avérer bien utile. Une nouvelle bévue de la défense de Tours n'y était pas étrangère. Gondouin perdait le ballon au profit de Cissé. Ce dernier trouvait Gueye qui n'en demandait pas tant pour marquer son septième but de la saison, le treizième de la paire sénégalaise. Le duo de choc messin avait encore brillé et permis au FC Metz d'assurer l'essentiel.

    Face à Tours, le FC Metz a déjoué le piège et poursuivi sa marche en avant. Mission accomplie.

     

    Pas une mince affaire

     

    Les Messins ont difficilement battu le Tours FC à Saint-Symphorien et continuent ainsi leur course en tête. Malgré une bonne première période, ils ont beaucoup souffert pour venir à bout de leur adversaire du soir.

    Comme à leur bienheureuse habitude, les Grenats s'étaient pourtant à nouveau facilité la partie. En ouvrant la marque, très tôt, sur une volée de Papiss Cissé consécutive à une longue ouverture de Ludovic Obraniak déviée de la tête par un défenseur tourangeau (1-0, 17°). Puis, ils semblaient s'être assurés de rentrer au vestiaire tranquilles grâce à une seconde réalisation, œuvre de Gueye servi par... Cissé (2-0, 39°). Hyperactif, le plus vieux des deux Sénégalais s'était ainsi largement rattrapé d'une première occasion manquée (8°) et d'un but refusé pour hors-jeu (29°). Qu'importe. Tout allait bien. Metz avait deux buts d'avance, la mi-temps arrivait. Seulement voilà... Tours bénéficia d'un dernier corner avant la pause, Marichez passa à côté et Rodriguez profita de l'aubaine pour réduire la marque in extremis (2-1, 45°).
    Alors, le match ne fut plus le même. Les hommes de Francis De Taddeo, sur le reculoir, subirent les assauts tourangeaux. Dominés dans les débats, ils peinaient même à placer des contres. Ainsi, Mareval faillit égaliser sur un nouveau corner (49°), sa volée passa au dessus. Puis, Kanté, de la tête, manqua le cadre (66°). La partie était virile et Metz eut le mérite d'encaisser les tacles les plus appuyés. Celui de Mareval sur Bassong, peu avant l'heure de jeu, fit monter la tension d'un cran. Mais grâce, notamment, à l'abattage de Julien François, les Grenats réussirent à juguler les offensives adverses. Bien que contraints de courir derrière le ballon, ils réussirent à concéder finalement assez peu d'occasions. L'exclusion de Baradji, à quelques minutes du terme, pour un tirage de maillot de trop, leur procura une bonne bouffée d'oxygène. A un de plus, les Messins purent finir en roue libre. La balle de match revînt à Luis Delgado, qui aurait pu s'offrir un premier but pour sa première apparition sous le maillot messin. Très bien lancé par Cardy, l'Angolais manqua le cadre face à Raimbault.
    Là n'était pas l'essentiel, Monsieur Gasquet siffla la fin de la partie dans la foulée. Dans la douleur et parfois la confusion, Metz s'est tiré sans encombre d'une nouvelle rencontre aux allures de piège. En maintenant le rythme tout en haut du classement, ils ont au passage augmenté l'écart qui les sépare de leur prochain adversaire, Châteauroux, qui pointe désormais à sept longueurs du leader messin.

     

    Metz - Tours : les réactions

     

     

    Les Messins ont difficilement battu le Tours FC à Saint-Symphorien et continuent ainsi leur course en tête. Malgré une bonne première période, ils ont beaucoup souffert pour venir à bout de leur adversaire du soir.

     

    Albert Falette : « Nous ne sommes pas passés loin ce soir mais on connait la musique. Nous allons tout de même retenir la qualité du jeu fourni. Nous sortons de ce match la tête haute. J'espère que la roue va finir par tourner car même si nous sommes fiers de notre prestation, nous sommes malheureux du résultat comptable. »

    Tony Vairelles : « Quand on voit la physionomie du match, c'est rageant d'être battus. Nous avons réussi à instaurer le doute dans leur équipe. C'est vraiment dommage de ne pas avoir pris de points ce soir malgré un bon match. Il faut conserver cet état d'esprit. De son côté, Metz a eu la réussite des équipes de tête. »

    Ludovic Obraniak : « Ce fut plus difficile que prévu pour ne pas dire laborieux. Nous n'avons pas fourni une grosse prestation mais nous avons assuré l'essentiel. Nous n'allons donc pas faire la fine bouche. Nous avons baissé le pied, surtout physiquement, au cours de la seconde période. Le but juste avant la pause nous a fait du mal. Nous devrons être meilleurs pour faire un résultat à Châteauroux. »

    Babacar Gueye : « Nous sommes contents, nous savions que cela n'allait pas être facile. Tours est venu avec un gros bloc derrière et nous étions moins biens sur la fin. Il faut continuer comme ça, la saison est encore longue. Si nous parvenons, comme ce soir, à gagner tous nos matches sans être très bon, cela m'ira très bien. »

    Christophe Marichez : « Ce fut laborieux bien que nous ayons pris le match en main dès le début en marquant deux fois. Nous étions ensuite en manque d'inspiration. Tours n'a rien lâché jusqu'au bout. Il faudra méditer sur le fait que nous avons eu du mal ce soir. Peut-être avons nous pensé, inconsciemment, que ce match serait plus facile. »

    Francis De Taddeo : « Nous produirons sans doute de meilleures prestations d'ici la fin de la saison, qui ne seront pas récompensées d'une victoire. Tours a su jouer avec un bloc défensif difficile à bouger et nous leur avons redonné espoir avant la mi-temps. Nous avons essayé de gérer la fin de match. Ce n'est pas le genre de la maison de faire les malins. On s'apercoit ce soir qu'il y a peu de différence entre nous et les autres équipes. »

     

     

    Love Football, Hate Racism

     

    « Love Football, Hate Racism ». C’est le message qui était affiché hier soir en Tribune Est à l’occasion de la rencontre Metz – Tours. L'animation avait été préparée par la Horda Frénétik. Le groupe messin, en collaboration avec le RSRA**, a souhaité s'associer à la semaine d’action du FARE*, qui se tient du 17 au 30 octobre partout en Europe.
    Les joueurs portaient également un t-shirt lors de l’échauffement.

    * Le FARE (Football Against Racism in Europe) est une association d’envergure internationale visant à sensibiliser les gens sur le problème du racisme dans les stades de football.
    * Le RSRA (Réseau Supporter de Résistance Antiraciste) est un regroupement de supporters français mais également belges ou suisses menant des actions communes contre le racisme dans les stades. Plus d’info sur http://rsra.t35.com/

     

    N.R. Quand le TFC se bat lui-même…

    Le TFC a commis deux grosses erreurs défensives en première mi-temps et n'a pu revenir au score malgré une excellente deuxième période. Nouvelle déception
     
    Metz : 2 TFC : 1
     

    Le TFC a livré un match plus que correct face au leader messin. Comme à Grenoble, Caen et Reims, d'ailleurs. Mais pour la énième fois, le TFC a été victime de ses errements défensifs qui ont détruit la belle impression laissée par les Bleus en deuxième période.
    Voilà l'équipe d'Albert Falette lestée de cinq défaites d'affilée. C'est la principale information de cette soirée…
    Le TFC avait voulu tenir le plus longtemps possible en cette terre lorraine peu accueillante pour les visiteurs, à Saint-Symphorien. Mais entre vouloir et pouvoir il y eut l'épaisseur d'un centre d'Obraniak, une faute de Pedemonte qui, lobé, permit à Cissé de se fendre d'une volée imparable. Le 6e but du Sénégalais pour les amateurs de stats…
    On jouait depuis dix-huit minutes et le TFC trempait dans le pire des scénarios. Pas le temps de prendre confiance, pas le temps de mettre son jeu en place, pas le temps de faire douter les Lorrains. Avec derrière, des images récurrentes en boucle, le but de Reims, les trois buts de Bastia.
    Curieusement, ce but n'eut pas les effets dévastateurs qu'on aurait pu craindre pour les Bleus. Parce qu'ils resserraient les rangs par orgueil, à l'image de Benatia, vrai roquet des surfaces et parce que les Messins s'endormirent sur leurs lauriers.
    Le jeu s'équilibra avec une occasion de part et d'autre : sur un centre-tir de Collet, Marichez ne fut pas royal, mais il manqua quelques centimètres à Vairelles pour égaliser (30e) ; sur un mauvais alignement de la défense tourangelle, Lioni se présenta devant Raimbault qui eut le pied salvateur (33e).
    Les malheurs tourangeaux, hélas, se poursuivirent. Après avoir failli à droite, le TFC faillit à gauche : Gondouin se fit piéger par Gueye qui sollicita immédiatement Cissé, seul devant Raimbault. Oui vous avez bien lu, incroyablement seul (hors jeu ?). Toujours est-il que le TFC avait deux buts dans les carreaux. Relativement sévère, car c'est d'avantage Tours qui perdait que Metz qui gagnait…
     
    Vairelles chef de meute !
     
    Mais comme c'était la soirée des cadeaux, le gardien lorrain Marichez se « troua » sur un corner de Kanté, Rodriguez redonnant l'espoir aux Bleus juste avant la pause.
    Une volée de Maréval (48e), démontra que les Bleus s'étaient lavé le cerveau : autre agressivité, autre motivation, autre match ! Amusant de voir alors le leader s'énerver, bafouiller et cafouiller son football. Réconfortant de voir aussi Vairelles se découvrir chef de meute. On regrettera cette tête manquée de Kanté qui aurait pu faire mouche (65e), mais la rentrée de Mandanne quelques minutes plus tard, donna d'avantage d'espoir au TFC, de plus en plus dominateur. D'ailleurs, l'ex-Havrais rata d'un cheveu un coup franc de Maréval (68e). Bref, on se prenait à rêver d'une égalisation tourangelle d'autant que, défensivement, Rodriguez jouait à merveille le hors-jeu, muselant le redoutable tandem Gueye-Cissé.
    Las, l'expulsion justifiée de Baradji, pour un deuxième carton jaune, coupa le bel élan tourangeau. La cinquième défaite d'affilée tendait les bras au TFC. Comme une malédiction ou comme une juste punition. On ne sait plus trop…

     

    October 27

    Garder des couleurs

    Metz: gérer l'ordinaire

    Revenu victorieux de Guingamp, lanterne rouge, le leader messin poursuit sa tournée des bas-fonds du championnat en accueillant Tours, avant-dernier. "Un match piège", de l'avis de Francis De Taddeo.

    Lundi... En match décalé de la douzième journée de Ligue 2, les Corses de Bastia se réveillent et enfoncent un peu plus encore le Tours Football Club (0-3). Mardi... L'AS Nancy Lorraine, étonnant troisième en championnat, s'accroche à "sa" Coupe de la Ligue et écarte Toulouse de la route du Stade de France (2-1). Mercredi... Dans cette même Coupe de la Ligue, Lyon s'amuse à se faire peur et attend les derniers instants de la soirée pour étrangler l'espoir du Paris Saint-Germain (2-1). Vendredi... A l'écart des caméras, le FC Metz remonte sur scène. Et invite Tours à reprendre avec lui une marche dont personne n'imagine aujourd'hui qu'elle puisse le conduire autre part qu'à un retour dans le Top 20 du football hexagonal, d'ici à quelques mois.

    Simples candidats au podium, fin juillet, les Messins ont patiemment et sûrement travaillé leur image. Et s'il ne se trouve personne pour l'affirmer franchement aujourd'hui - surtout pas aux abords de Saint-Symphorien, où mesure et modestie vont toujours de paire - eux ne peuvent plus se voiler la face et feindre d'ignorer le statut qui leur colle à la peau, en l'occurrence celui de favori numéro 1. Pas intouchables, non. Reims avait d'ailleurs pris soin de le démontrer... le 8 août dernier. Mais presque à en juger la suite des événements. Depuis cette défaite concédée dans la Marne, l'équipe de Francis De Taddeo a accumulé vingt-trois points (sept victoires et deux nuls) pour se retrouver seule en tête, avec respectivement quatre et six longueurs d'avance sur ses deux premiers poursuivants, à l'heure de son treizième rendez-vous.

    Vue sous cet angle, la venue de Tours, ce soir, placerait presque le devoir messin au registre de la formalité. Promue à l'issue de la saison écoulée, dix-neuvième au classement, l'équipe d'Albert Falette n'a pas remporté le moindre point à l'extérieur. Et même renforcé par Tony Vairelles, fraîchement débarqué sous le maillot tourangeau, on imagine mal cet adversaire contrarier l'appétit d'un leader insatiable à domicile. De cette évidence, Francis De Taddeo nourrit pourtant sa ritournelle: "C'est une formation qui était en progrès avant de s'incliner face à Bastia. La rencontre était retransmise à la télévision, ils ont joué avec la pression. Je connais un peu leur entraîneur, ça a dû être chaud le lendemain matin. C'est sûr, nous n'aurons pas à faire à des touristes. Pour nous, c'est un match piège, comme aurait pu l'être celui de Créteil, ou Guingamp."

    Va pour le suspense, donc... A l'agonie à l'étage du dessus, celui-ci a au moins le mérite d'exister en Ligue 2. Pour l'instant, les Messins ont le bon goût de le maîtriser. Et tant qu'il en sera ainsi, il n'y aura personne pour leur reprocher de ne pas s'en vanter.

     

    Gueye: "Je retrouve la joie de vivre" Meilleur buteur maison au cap de la 13e journée, avec six réalisations, Babacar Gueye a oublié les mauvais souvenirs des saisons passées.

    Six buts en douze matches et presque autant de passes décisives... Le bilan est plutôt satisfaisant? "Oui, mais je pense que je peux encore faire mieux. Quoi qu'il en soit, je vis ce début de saison sereinement, avec plaisir. J'ai retrouvé la joie de vivre... Et physiquement, je ne me suis jamais senti aussi bien. Forcément, avec les résultats, tout devient plus facile. Lorsque tu gagnes, ça te pousse à travailler, à te dépasser. Mais nous n'en sommes qu'au premier tiers du championnat, il ne faut pas l'oublier et ne pas s'endormir..."

    * Tout cela conforte la décision qui a été la vôtre, à l'intersaison, de prolonger l'aventure avec Metz? "C'est vrai, j'ai hésité, je ne le cache pas. Il me restait un an, j'ai resigné pour une saison supplémentaire et je ne le regrette pas. A l'époque, les discussions que j'ai pu avoir avec Francis De Taddeo m'avaient convaincu."

    * Votre association avec Papiss Cissé fait partie des bonnes surprises messines... "On s'entend bien, oui, alors que nous n'avions jamais joué ensemble auparavant. On s'était entraîné quelques semaines lors de la dernière saison de Jean Fernandez, mais c'est tout. Après, je me suis blessé, Papiss est parti à Cherbourg. Quant à notre réussite, elle vient aussi du travail fourni derrière nous, que ce soit par les défenseurs ou les milieux. Devant, nous avons de nombreuses possibilités."

    * Un mot sur l'arrivée de Malick Diop, votre compatriote sénégalais? "Je le connaissais déjà, nous l'avions rencontré avec Dino (Djiba) en sélection... Nous avons tous apprécié sa venue. Il a apporté une stabilité derrière et il sait taper sur la table pour le bien de tout le monde. C'est un grand joueur, à l'écoute des autres: il a réalisé une grande carrière, il a disputé la Coupe du monde, mais il ne le montre pas."

    * Pour finir: la Ligue 1 ne vous manque pas trop? "Je la suis de près! Je vois qu'il y a une équipe... et les autres qui courent derrière. C'est clair, nous avons tous envie d'y retourner. Mais sincèrement, j'éprouve plus de plaisir en Ligue 2 que durant mes trois années en Ligue 1. Ça ne veut pas dire que ça ne me manque pas! Mais pour l'instant, on a encore trop de boulot pour y penser."

     

    L'adversaire. Tours Football Club. Fondé en 1951. Stade de la Vallée-du-Cher (13 000 places dont 10 000 assises). Budget: 6,5 MEur. Président: Frédéric Sebag, 41 ans. Entraîneur (depuis 1995): Albert Falette, 45 ans. La saison dernière: 2e de National.

    L'arbitre. Philippe Gasquet, 32 ans, Ligue du Languedoc-Roussillon.

    Les trois dernières journées. Tours: défaite contre Bastia (0-3), défaite à Reims (2-1), défaite contre Libourne-Saint-Seurin (1-2). Metz: victoire à Guingamp (0-2), victoire contre Créteil (2-0), nul à Niort (1-1).

    Les trois prochaines journées. Tours: reçoit Dijon, va à Montpellier, reçoit Niort. Metz: va à Chateauroux, reçoit Amiens, va au Havre.

    Défenses. Tours: 16 buts encaissés, dont 13 à l'extérieur. Metz: 6 buts encaissés, dont 3 à domicile.

    Attaques. Tours: 9 buts marqués, dont 4 à l'extérieur. Metz: 18 buts marqués, dont 10 à domicile.

    Meilleurs buteurs. A Tours: Mandanne (3 buts). A Metz: Babacar Gueye (6 buts).

    Les absents. A Tours: Druguet (blessé), Kossonogov (choix de l'entraîneur). A Metz: C. Gueye (suspendu), Delhommeau, Renouard, Contout, Anton, Thomas (blessés), Belson, Diakité, Djiba, Walasiak, Walter (convalescents), Corrales (choix de l'entraîneur).

     

    On prend les mêmes...

    La venue de Tours, avant-dernier, n'a pas fait déroger Francis De Taddeo à son principe. Hier, l'entraîneur a une nouvelle fois désigné une liste de dix-sept joueurs. Sauf surprise, le onze messin devrait présenter le même visage qu'il y a une semaine à Guingamp (victoire 2 à 0). La défense, toujours privée de Delhommeau, s'articulera autour du duo Diop-Bassong, avec Béria à droite et Léoni à gauche. Pas de changement à prévoir au milieu, ni même à la pointe de l'attaque, où l'on devrait retrouver le tandem gagnant Babacar Gueye - Papiss Cissé.

    Trois premières. Deux défenseurs, Mangane et Delgado, font leur apparition dans le groupe. Il en est de même pour Joslain Mayebi, désigné doublure de Christophe Marichez en l'absence de Landry Bonnefoi. Le gardien s'est blessé à l'épaule, cette semaine à l'entraînement.

     

     

    Garder des couleurs

    En pleine forme, le FC Metz reçoit en son antre de Saint-Symphorien un nouveau mal classé de la Ligue 2 en la personne du Tours FC. La mission du soir sera peut-être aussi compliquée qu’elle est simple à édicter : gagner, et continuer de faire le plein.

    A la veille de la 13ème journée de Ligue 2, qui voit les Grenats recevoir le promu tourangeau, le thermomètre dépassait encore les 20 degrés sur les bords de la Moselle. A l’image de cet été indien qui n’en finit plus de remettre au lendemain son dernier rayon de soleil, le FC Metz prolonge chaque vendredi la belle série qu’il s’est évertué à lancer dès les premières chaleurs. Ses concurrents n’ont de cesse que celle-ci se termine. Ils verraient enfin leur propre allure, déjà très élevée, récompensée au classement par la réduction de l’écart qui les sépare du leader. Depuis qu’il est en place, ce dernier arbore sans l’once d’une faiblesse un discours prudent qui ne doit rien à l’excès d’humilité. « Une ou deux mauvaises surprises et notre avance fondrait comme neige au soleil. Respect de l’adversaire, solidarité et combativité : c’est une formule qui nous réussit. Conservons-là et ne nous préoccupons pas des points pour l’instant. » Francis De Taddeo ne débute pas dans le milieu, il sait bien que toute idylle a une fin. A l’instar de certains de ses confrères évoluant dans d’autres sphères, il s’emploie à ce qu’elle s’éternise autant que faire se peut. Quand les fleurs auront fané et que les journées se feront plus courtes, le Graoully blotti en sa tanière sera heureux de compter ces réserves. « Il faut s’inspirer du comportement de Lyon, commente-t-il. Les joueurs ont toujours envie de gagner, de produire un football efficace, de rentabiliser leurs actes en quelque sorte. »

    L’OL, l’équipe qui gagne toujours à la fin, ne peut être comparée à Metz qu’au niveau de sa constance dans les résultats. Et encore, le boulimique quintuple champion, dans ce domaine, est de facto un exemple pour les Lorrains, ces derniers ayant perdu un match. Ce serait donc sur le modèle de cette formation infaillible, ce quasi-robot, que l’entraîneur lorrain voulait se calquer dès le départ ? « Nous ne pensions pas faire de si bons débuts, avoue-t-il. Nous croyions en une bonne saison car nous avions effectué un recrutement cohérent et que notre valeur individuelle était satisfaisante. Mais il était clair qu’il fallait d’abord beaucoup de travail. Les joueurs ont précipité les étapes. » Ils ont vissé eux-mêmes les boulons de leur propre machine infernale et sauté joyeusement dans le cockpit. Francis De Taddeo a concentré les moyens humains pour déshumaniser l’ensemble. Un paradoxe. « Mais nous pouvons très bien nous retrouver tous sur la même ligne en janvier », rappelle-t-il.
    D’ici la nouvelle année, tout peut aller très vite dans le mauvais sens. Pour l’atteindre la carlingue intacte, les Grenats ont plus d’un Tours à passer. Châteauroux, Grenoble, Le Havre et Strasbourg se dresseront notamment sur leur chemin. Une raison de plus pour faire ‘respecter la logique’ vendredi à Saint-Symphorien. Celle des chiffres, puisque sur le terrain : « Contre Bastia (défaite 3-0), Tours a eu un match sans comme cela peut arriver dans une saison. Les joueurs auront envie de se reprendre après cette mésaventure. Ils se déplacent chez le leader et n’ont donc rien à perdre. Je ne veux pas tomber dans le piège et faire les frais de leur réveil. » Méfiance, encore et toujours. Pour faire des gorges chaudes, il va falloir attendre. Peut-être même jusqu’à l’été prochain.

    Metz – Tours, 13ème journée de Ligue 2
    Vendredi 27 octobre 2006, Stade Saint-Symphorien
    Arbitre : Monsieur Gasquet
    A suivre en direct sur le FCMetz.com et sur D!rect (92,8 FM) à partir de 19h30

     

    Tours en bref

    Après avoir affronté Créteil et Guingamp, deux formations mal classées, le FC Metz reçoit vendredi le Tours FC, promu cette saison en Ligue 2. L’occasion pour le site officiel de présenter le club tourangeau.

    Le club
    Considérée comme l’une des villes les plus sportives de France, Tours n’est pas toujours parvenue à hisser son club fanion au plus haut niveau du football français. Créé en 1921, l’ « AS Docks du Centre », qui devint par la suite le « FC Tours » (en 81), a longtemps évolué au niveau amateur. Son baptême du feu en seconde division n’intervient en effet qu’en 1974 et six années plus tard, le club passe à la vitesse supérieure. Jusqu’alors résidente du Stade Grandmont, l’équipe emménage au Stade de la Vallée du Cher. Le maire de l’époque, Jean Royer, mettra alors tout en œuvre pour construire un grand club. Malheureusement, ce dernier sera relégué après quatre saisons parmi l’élite. Et en 1993, la DNCG lui inflige une double rétrogradation qui le contraint à tout reconstruire. Le « FC Tours » devient alors le « Tours FC » et remonte tout doucement la pente jusqu’à l’ascension, en mai 2006, à la Ligue 2. Le stade est actuellement en travaux et pourra accueillir 13 500 spectateurs en janvier prochain.

    Le stade
    Stade de la Vallée du Cher
    10 800 spectateurs
    Avenue Camille Chautemps
    37 000 Tours

    Site internet
    www.toursfc.fr

    Effectif
    Gardiens : Raimbault, Catherine, Druguet
    Défenseurs : Pedemonte, Tokene, Rodriguez, Gondouin, Benatia, Kante, Mareval, Leray
    Milieux : Himmer, Tavares, Boutal, Baradji, Ba, Doukantie, Stephan, Fleurival, Carmona, Diop
    Attaquants : Gimbert, Collet, Mandanne, Vairelles, Kossonogov

    Transferts
    Départs : Mionnet (arrêt), Lupède (Le Mans, rp), Bertrand (Bayonne, p)
    Arrivées : Bizeul (entr. Adjoint, Rennes), Leray (Nantes), Benatia (Marseille, p), Tokéné (Brest), Baradji (Le Mans, p.), Gimbert (Grenoble, p.), Mandanne (Le Havre, p.), Ba (Dijon, p.), Kossogonov (Spartak Moscou, RUS), Carmona (Sète), P. Diop (Rennes), Vairelles (Lierse), Catherine (Laval)

    Derniers résultats
    J12 : Tours 0-3 Bastia
    J11 : Reims 2-1 Tours
    J10 : Tours 1-2 Libourne
    J9 : Caen 1-0 Tours
    J8 : Tours 2-0

    Matches à venir
    J13 : Metz – Tours
    J14 : Tours – Dijon
    J15 : Montpellier – Tours
    J16 : Tours – Niort
    J17 : Amiens – Tours

    Classements
    Domicile : 15ème avec 8 points : 2 victoires, 2 nuls et 2 défaites ; 5 buts marqués, 6 encaissés.
    Extérieur : 20ème avec 0 point : 6 défaites ; 4 buts marqués, 13 encaissés.
    Général : 19ème avec 8 points : 2 victoires, 2 nuls et 8 défaites : 9 buts marqués, 19 encaissés.

    Meilleur buteur
    Christophe Mandanne, 21 ans, prêté par Le Havre
    3 buts

    Dernière opposition
    12 avril 1985 : Metz 1-1 Tours
    Stade Saint-Symphorien, 10 552 spectateurs
    Arbitre : Monsieur De Zayas
    Buts de Barraja (sur pénalty 62°) pour Metz, Polaniok (72°) pour Tours
    L’équipe messine : Ettorre – Thys, Barraja, Zappia, Sonor – Rohr, Bracigliano, Bernad – Kurbos (puis Morgante 84°), Bocandé, Micciche (puis Hinschberger 69°)
    Entraîneur : Marcel Husson

    Le groupe pour Metz – Tours

    Francis De Taddeo a sélectionné un groupe de 17 joueurs pour affronter Tours demain soir. Cheikh Gueye et Daniel Gomez sont suspendus ce week-end ; Luis Delgado fait sa réapparition.

    Le groupe : Marichez, Mayebi – Béria, Mangane, Leoni, Diop, Delgado, Bong, Bassong – François, Cardy, Obraniak, Agouazi – Cissé, B. Gueye, N’Diaye, Aguirre
    Suspendus : C. Gueye, Gomez
    CFA : Les hommes de José Pinot se déplacent à Levallois ce dimanche. Ce match sera l’occasion des retours de Dino Djiba et Laurent Lanteri.

     

    Interview de Frédéric SEBAG

    Le Président Frédéric Sebag n'était pas présent à la Vallée du Cher lundi dernier, pour TFC-Bastia. Il a donc vécu la défaite des Bleus devant son poste de télévision.
    Il nous livre ici son sentiment sur cette soirée, évoque le calendrier de l'équipe première jusqu'à la trêve, ainsi que la santé générale du Tours Football Club.

    toursfc.fr : Frédéric, comment avez-vous vécu la soirée de lundi dernier ?

    Frédéric Sebag : " Comme vous l’imaginez, plutôt mal. Le tout a été couronné par une panne d’électricité désastreuse pour notre image et les impératifs de programmation d’Eurosport. En synthèse, pour cette première diffusion télé depuis de nombreuses années, une très mauvaise prestation de nos joueurs, un incident majeur, un stade atone avec des plans vides de nos virages chaque fois que la caméra se déplaçait vers le but et heureusement trois buts à se mettre sous la dent mais pas dans le bon sens ! "

    toursfc.fr : Selon vous, qu'est-ce qui a manqué au Tours FC sur ce match ?

    F.S : " A peu près tout : la confiance, la détermination, la cohésion et le niveau de football. "

    toursfc.fr : Comment appréhendez-vous ce voyage à Metz ?

    F.S : " Très bien, car nous n’avons rien à perdre. Et c’est donc l’occasion de se recaler sur quelques uns de nos fondamentaux, avant de rejouer chez nous pour montrer à nos supporters et partenaires (qui le savent déjà) que nous avons un autre visage. "


    toursfc.fr : Qu'est-ce que vous inspire le calendrier proposé aux Bleus jusqu'à la trêve ?

    F.S : " Rien de particulier par rapport à celui qui vient de s’écouler. Pour nous, tous les matchs seront importants, quelles que soient les équipes. Toutes sont à notre portée pour un résultat.
    Notre principale difficulté aujourd’hui, c’est nous-mêmes."


    toursfc.fr : Pour finir, quelques mois après son retour en Ligue 2, comment va le Tours Football Club dans son ensemble ?

    F.S : " Dans son ensemble, le TFC affronte un nouveau palier de sa croissance, qui nécessite encore beaucoup de travail et d’énergie. L’association, après un bilan sportif mitigé et une situation financière délicate, n’a plus de Président. La SASP se structure pour se professionnaliser et notre situation sportive n’est pas au niveau de nos objectifs.
    Il n’y a pas de crise, mais il n’y a pas non plus de répit. Pour conclure, je reste parfaitement confiant sur la qualité du travail qui est produit et sur notre capacité à surmonter nos difficultés conjoncturelles."

    October 26

    Ettorre absent six semaines

    Ettorre absent six semaines

    L’entraîneur des gardiens du FC Metz Michel Ettorre s’est occasionné une entorse au genou lors de la séance de lundi. Il restera éloigné des terrains pendant six à huit semaines. En attendant de revoir la silhouette du ‘grand’, Jean-Claude Nadon assurera l’interim. On lui souhaite, évidemment, des séances moins mouvementées.
    Ce matin, Stéphane Leoni était absent, occupé par une manifestation organisée par Ela. Il s’est entraîné avec l’effectif de l’équipe réserve l’après-midi. Malick Diop et Wilmer Aguirre, tous deux ménagés la veille, ont fait leur retour sans problème.

     

    Diop, un destin à forcer

    Longtemps indéboulonnable en sélection, Malick Diop a pourtant assez peu évolué en L1 jusqu’à maintenant. A 32 ans, il rêve d’une fin de carrière sous les projecteurs de l’élite et s’emploie, pour y parvenir, à verrouiller l’axe de l’arrière-garde messine.

    Malick, le déplacement à Guingamp s’est plutôt bien passé. Comme vous l’aviez espéré ?

    Malick Diop : « Nous avons essayé de tuer le match le plus rapidement possible. Avant la partie, nous nous étions dit qu’il ne fallait pas leur laisser le temps de reprendre confiance en eux car ils possèdent tout de même de bons joueurs de foot. Ca a bien fonctionné avec ce but de Julien Cardy dès le premier quart d’heure. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié le fait que nous ne prenions à nouveau pas de but. Rester la meilleure défense du championnat constitue une fierté. Je tiens à ce que nous rentrions sur le terrain avec l’envie de conserver ce statut. »

    En tant que doyen de la défense, replacez-vous régulièrement vos coéquipiers ?

    M.D. : « Nous nous replaçons mutuellement. On se donne de petites indications. Être expérimenté est un plus mais ce n’est pas pour ça que j’ai des yeux dans le dos. Nous faisons preuve de complémentarité. L’expérience s’apporte surtout hors du terrain. Je le fais car je me rappelle que j’avais besoin de conseils à mes débuts. On ne se rend pas compte de tout à vingt ans. C’est pour cela qu’il est important de pointer du doigt les mauvais côtés des jeunes. Il ne faut pas hésiter à leur dire des choses désagréables, pendant les matches et dans la vie de tous les jours. »

    Votre carrière est étroitement liée à la sélection sénégalaise. Comment jugez-vous son évolution depuis votre première cape ?

    M.D. : « J’ai porté pour la première fois le maillot du Sénégal en 1995. Nous avions joué contre le Mali à Saint-Louis, la ville natale de mon père, et gagné 1-0. L’état d’esprit a beaucoup évolué depuis. Désormais, les joueurs savent ce qu’ils peuvent apporter au pays et au peuple. Ils s’investissent beaucoup plus. Je pense que les choses ont commencé à changer avec les CAN 86 et 92. Lors de la seconde, avec Jules Bocandé devant et Claude Leroy en sélectionneur, le Sénégal avait fait quelques prestations intéressantes. Alors, le niveau s’est élevé petit à petit. Désormais, nous sommes bien plus assidus. Nous ne manquons plus le rendez-vous de la Coupe d’Afrique. Il nous reste à la remporter. C’est ce qui nous manque. Par rapport au Cameroun, on ne peut rien dire, ils l’ont ramenée plusieurs fois. Si on pouvait la gagner… »

    A votre arrivée en France (en 1999), les joueurs africains n’étaient pas aussi nombreux. Pensez-vous que votre génération a ouvert des portes aux suivantes ?

    M.D. : « Sans doute, mais cela a surtout ouvert des portes aux clubs. Ils ont vu que les Africains pouvaient apporter quelque chose au football français. A l’époque, c’est Claude Leroy qui m’avait permis d’effectuer un stage au Racing. J’avais disputé une rencontre test face au Bayern Munich, cela leur avait suffi. Désormais, beaucoup de clubs fonctionnent par des partenariats avec des centres de formation, comme c’est le cas à Metz. En règle générale, ils sont gagnants puisqu’ils récupèrent les meilleurs éléments. Je trouve que c’est une bonne chose. »

    Au pays, comment est perçu cet exode des talents vers l’hexagone ?

    M.D. : « Les Sénégalais le prennent bien car ils savent que le vivier est chez eux (rires) ! La Ligue 1 est d’ailleurs très suivie. C’est un véritable pays de football. Je suis persuadé que certains fans là-bas connaissent mieux le championnat que les Français. Il y a peu, un ami m’a donné des résultats dont je n’étais même pas au courant. Et puis, il y a de très bons joueurs qui font le choix de ne pas partir. Au ‘bled’, on peut très bien vivre lorsqu’on est footballeur. Même si, pour construire quelque chose sur le long terme, c’est plus difficile. »

    Pour vous, le football est-il un métier ou un loisir ?

    M.D. : « Les deux en même temps. Nous gagnons de l’argent en nous faisant plaisir. Il y a des séances d’entraînement difficiles, des matches où on souffre, mais nous avons choisi de le faire et il faut assumer jusqu’au bout. J’ai toujours eu cette philosophie. J’ai la chance de faire partie d’une famille de sportifs, ce qui m’a aidé dans ce sens. Mon père et mon oncle étaient footballeurs en Afrique. Leurs conseils m’ont beaucoup apporté. »

    Malgré une carrière internationale bien remplie, vous avez rarement évolué en Ligue 1. Comment l’expliquez-vous ?

    M.D. : « C’est le destin. Un manque de chance, peut-être. Lorsque je signe à Lorient en 2002, le club est en L1. Au bout de six mois, nous descendons. Après, je pensais que ça allait repartir. Résultat, nous finissons plusieurs fois 4èmes et le club remonte l’année de mon départ à Guingamp ! J’espère que cela va se faire cette année. Je ne suis jamais monté au cours de ma carrière. Si je connais ce bonheur et que je termine sur une ou plusieurs saisons en L1, ce sera une belle sortie... Par la grande porte. »

     

    Tours perd le contrôle

    Humilié par Bastia en début de semaine (0-3), Tours reste englué dans les profondeurs du classement. Promue, l'équipe d'Albert Falette mise désormais sur Tony Vairelles pour enfin décoller.

    Quatorze ans après.

    Dauphin des Chamois Niortais à l'issue de la saison écoulée, Tours a retrouvé la Ligue 2 quatorze ans après l'avoir quittée... Et le retour dans l'antichambre de l'élite est douloureux. Contraint de dépoussiérer les archives des années 80 pour se rappeler au bon souvenir de ses heures de gloires - quatre saisons en Division 1 (de 1980 à 1983, et 1984-1985) - le club a très vite oublié l'euphorie qui avait pu l'accompagner, il y a quelques mois, au moment de laisser le National derrière lui. Après douze journées, et à la veille d'affronter le leader messin, l'équipe d'Albert Falette végète à l'avant-dernière place du championnat.

    Le mal du promu. A l'instar des deux autres promus, Niort (15e) et Libourne-Saint-Seurin (14e), le Tours Football Club se cherche encore. L'arrivée de nombreux renforts à l'intersaison - neuf, contre trois départs - n'a pas permis de négocier le virage de la Ligue 2 sans faire de dégâts: avec huit points pris sur trente-six possibles, les Tourangeaux ont déjà mis leur avenir en fâcheuse posture. Pas vraiment maîtres chez eux (2 victoires, 2 nuls, 1 défaite), les partenaires d'Armand Raimbault le sont encore moins loin de leurs bases. Six matches disputés à l'extérieur, six défaites! Et la perspective d'affronter Metz, invaincu à domicile, demain, n'est pas faite pour rassurer.

    Bastia enfonce le clou. Vainqueur à deux reprises seulement depuis le coup d'envoi du championnat, contre Ajaccio (1-0, 4e journée) et Istres (2-0, 8e journée), Tours reste sur une série de quatre défaites. La dernière d'entre elles remonte à lundi: sous les yeux de 4700 spectateurs et devant les caméras d'Eurosport, la réception des Corses de Bastia a tourné au fiasco. Score final: 0-3... Commentaires de la presse locale: "Pas de ligne directrice, pas de cohésion, aucune efficacité offensive et si peu d'envie... Voilà quatre mois que la plupart de ces garçons s'entraînent ensemble et beaucoup ont l'air de ne toujours pas se connaître!"

    Vairelles au secours. Insensible, pour l'heure, à la critique, Albert Falette garde les commandes... et la confiance de son président. Et l'arrivée de Tony Vairelles n'y est sans doute pas étrangère. L'ancien attaquant nancéien sera-t-il le messie? Lui s'en défend. Et ses quatre-vingt-dix premières minutes de jeu face à Bastia lui ont donné raison. Titularisé pour la première fois, "Tony" n'a pu empêcher son équipe de concéder sa huitième défaite. A trente-trois ans et après une saison manquée en Belgique, à Lierse, club impliqué dans une affaire de paris truqués, l'ex-international français aura-t-il les épaules assez larges pour redonner le sourire aux siens? Premier élément de réponse dès demain soir, sur la pelouse de Saint-Symphorien. Vairelles, quoi qu'il en soit, garde la foi: "Il faut simplement retrouver la joie de jouer, le plaisir qu'on a eu tous ensemble lors du match amical face à Rennes..."

     

    Diop est partant

    Trois absents à signaler, hier matin, dans les rangs grenats: outre Landry Bonnefoi (épaule) et Daniel Gomez, Stéphane Léoni manquait lui aussi à l'appel. Le défenseur, excusé, s'est entraîné l'après-midi avec l'équipe réserve. Il postulera donc à une place dans le groupe qui sera désigné cet après-midi par Francis De Taddeo, en vue de la réception de Tours, demain à Saint-Symphorien (20h).

    Idem pour Pape Malick Diop. Touché à la cheville à Guingamp, vendredi dernier, le défenseur sénégalais avait été dispensé de séance avant-hier. Il a retrouvé ses coéquipiers hier, tout comme Wilmer Aguirre, l'attaquant péruvien.

     

    Un contre un avec ... Tony VAIRELLES

    C'était écrit. Plus le Tours FC attendait inlassablement la lettre de sortie venant de Belgique, plus on se disait que le destin aller choisir la réception de Bastia, son ancien club, pour qu'il fasse sa rentrée en Bleu. Tony a des fourmis dans les jambes. Tout comme vous trépignez d'impatience, d'ailleurs, de le voir "dynamiter" les défenses de Ligue 2 ! A quelques jours de ses premiers pas à la Vallée du Cher, Tony évoque avec humilité son état de forme, son intégration, la gestion de l'attente, le niveau de la Ligue 2 et son ancien club, le SC Bastia.

     Tony, tout d'abord, comment vous sentez-vous physiquement ?

    Tony Vairelles : " Ca va très bien, on a bien bossé cette semaine. Je trouve les séances très variées, ça me plaît. Et je suis toujours à fond à l'entraînement, j'aime ça. J'ai maintenant hâte de retrouver la compétition. J'ai apprécié à sa juste valeur le match amical que l'on a réalisé contre le Stade Rennais il y a quinze jours (ndlr : défaite in-extremis, 3-4). A moi de canaliser toute cette énergie aussi : je pense qu'il me faudra trois ou quatre matchs pour revenir vraiment au top."

     Quelles sont vos premières impressions concernant votre nouvelle ville et votre nouveau club ?

    T.V : " Elles sont plutôt bonnes. Concernant la ville, je n'ai pas eu le temps de découvrir vraiment, d'autant que je suis assez casanier, mais ma compagne semble enchantée. Les Tourangeaux ont l'air très accueillants, nous sommes agréablement surpris.
    En ce qui concerne le Tours FC, je me sens vraiment bien ici. Le groupe est très sympa, avec notamment des jeunes à l'écoute et désireux de progresser. Et il y a surtout de la qualité dans cette équipe. J'ai eu la chance de la voir évoluer à quatre reprises, de découvrir les caractéristiques de chacun. A moi désormais de trouver ma place, et non aux autres de s'adapter à moi. "

     

    " Conscient de l'attente des supporters "

     

    - Comment appréhendez-vous l'attente du public tourangeau ?

    T.V : " Je suis conscient de l'impatience des supporters. Depuis un mois, au moins une personne par jour me sollicite pour me demander quand est-ce que j'intègre l'équipe ! Ca a été difficile mais je relativise : je n'ai pas non plus porté toute la misère du monde sur moi... Mais je me suis mis à la place de mes coéquipiers, d'Albert Falette qui ne pouvait pas me faire jouer, de Frédéric Sebag, qui s'est démené pour régler cette situation.  J'ai fait tourner l'aspect négatif de cette période en aspect positif : j'ai pu ainsi prendre mes marques, m'adapter, me préparer.
    Maintenant, il ne faut surtout pas croire que je vais sortir l'équipe de la zone rouge à moi tout seul ! De ce que j'ai pu observer jusqu'ici, il nous manque à chaque fois un petit rien, 2 ou 3 %. Je serais le plus heureux des joueurs si j'arrive à combler ce petit rien. Et si l'équipe relève la tête dès lundi, face à Bastia, ce ne sera pas uniquement grâce à Tony Vairelles !"

     Quels sont vos objectifs personnels cette saison ?

    T.V : " Je ne me suis jamais fixé d'objectifs personnels. Ce qui m'importe, c'est de faire la meilleure saison possible... collectivement ! Je ne serai pas comblé si je marque vingt buts et que le Tours FC descend. C'est clair ! "

     Comment jugez-vous la Ligue 2 ?

    T.V : " Je l'ai connu à mes débuts chez les professionnels. C'est une bonne école, un bon moyen de progresser dans l'ombre quand on est jeune. Et puis ce championnat a évolué sur le plan technique : ce n'est pas pour rien que les clubs de Ligue 1 viennent de plus en plus recruter en Ligue 2. Et si des gros clubs comme Montpellier ou Caen n'ont pas réussi à remonter l'an passé, cela prouve bien que ce championnat est de qualité."

     Pour finir, un petit mot sur votre ancien club, Bastia...

    T.V : " Depuis mon départ il y a deux ans, le club a beaucoup changé. Je connais bien Laville, Née ou encore André. Mes deux frères les ont vu jouer plusieurs fois cette saison et m'ont notamment dit du bien de Frédéric Mendy. Le SC Bastia fait partie des gros poissons de cette Ligue 2.

     

    October 25

    De Taddeo, le père tranquille

    Trois mois après son premier match à la tête du FC Metz, Francis De Taddeo savoure la réussite de son équipe en toute discrétion.

    Il répond, toujours. Sans rechigner. Curiosité parmi les curiosités du début de saison, du côté de Saint-Symphorien, Francis De Taddeo s'est très vite adapté aux projecteurs de la Ligue 2 et à l'exercice de communication inhérent à ses nouvelles fonctions. Disponible, habile, aussi, dans l'art délicat du maniement de la modestie. Son équipe toise la concurrence? Lui s'entête à jongler avec les bâtonnets de la nuance: "Nous ne dominons pas nos adversaires, nous faisons simplement la course avec d'autres, en tête oui." Et de ce bilan dressé à un tiers moins un match du championnat, l'entraîneur messin, quarante-septième du nom, sait se contenter.

    « Pour l'instant, notre stratégie se résume à avancer droit devant et à prendre tout ce qui se présente, que ce soit chez nous ou à l'extérieur... Après, aux confins du mois de mars, nous nous arrêterons peut-être, histoire de faire le point. En plus, souligne De Taddeo, cette façon de voir les choses correspond bien au caractère des joueurs. » Pas le moindre doute sur ce point-là: ses troupes sont selon lui immunisées contre un éventuel excès de confiance: "Les garçons savent se remettre en cause. Certains d'entre eux sont peut-être jeunes, mais tous ont les pieds sur terre. A la limite, je n'ai pas grand-chose à faire, si ce n'est veiller à ce que cela ne change pas et à ce que chacun se sente impliqué. » La recette de l'entraîneur s'observe au quotidien, sur les pelouses de Saint-Symphorien, où titulaires et remplaçants se mêlent et s'entremêlent au fil des travaux. "Chez moi, insiste le successeur de Joël Muller, il n'y a pas les coiffeurs et les autres. C'est sûr, certains tiennent la rampe, mais les autres sont là, derrière. Ceux qui jouent ont besoin d'eux. Personne ne doit se sentir indispensable."

    "Aucun droit"

    Il répond, toujours. Avec plus de facilité « que si nous avions quinze points de moins, c'est certain. » Avec une assurance qui n'étonnera que son interlocuteur: "Je n'ai pas l'impression de débuter dans le métier. Que vous entraîniez en CFA ou en pro, les cycles sont toujours les mêmes. Préparation, choix tactique, choix des joueurs, matches. Il n'y a que le niveau d'exigence qui change... Mais vous avez les joueurs en conséquence." Charge au savoir-faire de s'occuper du reste. Le capital messin, vingt-neuf points sur trente-six possibles, impose de reconnaître le sien.

    Porté par le vent d'une réussite désespérément absente la saison passée, le navire grenat file à présent vers un horizon dégagé de tout nuage. Trop facile? Non. "Nous n'avons gagné aucun droit. » Surtout pas celui du relâchement. Les douze journées écoulées lui auront appris cela: "Nous n'avons pas de marge, nous ne pouvons nous permettre d'être moins vigilants. » Le nouveau-né que Francis De Taddeo évoquait déjà à l'aube de la saison "a bien grandi et s'avère même être un enfant doué. Mais comme tout parent, on se pose des questions. Ne l'idéalise-t-on pas trop? Ne sera-t-il pas victime de son succès? Oui, parfois on s'inquiète. Pourvu qu'il ne tourne pas mal." Pour l'instant, le père peut dormir tranquille.

     

    Duo de choc

    Le FC Metz doit son excellent parcours à sa défense mais aussi à sa paire de canonniers sénégalais : Babacar Gueye et Papiss Cissé.

    METZ. En douze journées, ils sont devenus les terreurs des défenses de Ligue 2. Et par la même occasion, le duo de choc du FC Metz. A eux deux, Babacar Gueye (20 ans) et Papiss Cissé (21 ans) ont marqué onze des dix-huit buts inscrits par leur club depuis le début du championnat (six pour Gueye, cinq pour Cissé). Au rayon des statistiques, on remarquera aussi que les deux Sénégalais ont signé dix passes décisives, six pour le premier, quatre pour le second. Avec une prédilection pour le copain puisque chacun a adressé quatre ballons décisifs à l'autre.

    Tout en vouant les qualités de leur coach Francis De Taddéo, le plaisir de se retrouver sur le terrain, l'envie de jouer et celle de faire durer cette dynamique, Gueye et Cissé reconnaissent avoir un secret. « Sur le terrain, on bouge beaucoup et on permute. Pour ça, on se parle souvent mais jamais en français », raconte Babacar Gueye avec un sourire entendu. « On utilise le dialecte du Sénégal, le Wolof. Forcement, les défenseurs adverses ne peuvent pas comprendre. Sauf s'ils sont Sénégalais. Et pour l'instant, on n'en a pas eu ! »

    Ajoutée à la sécurité de la langue et à leur qualité physique et technique, la complicité des deux hommes fait le bonheur du FC Metz. « Avec Papiss, on s'entend bien. Comme avec tous les Sénégalais de l'équipe. Même si chacun a sa vie, on se voit en dehors du FC Metz pour dîner, écouter de la musique et parler du pays. C'est la première saison que nous jouons véritablement ensemble et la mayonnaise a pris. Nous sommes complémentaires. Je vais plus chercher la balle que lui. Cissé, c'est un gars qui veut toujours aller vers l'avant. C'est un tueur. Bientôt, il aura plus de buts que moi », insiste Babacar Gueye. Il refuse cependant l'idée d'une Gueye-Cissé dépendance. « Il ne faut pas non plus tout ramener à nous. L'état d'esprit et l'ambiance du groupe sont très radicalement différents de l'an dernier. On rentre sur le terrain avec l'envie de marcher sur nos adversaires. L'équipe tourne bien et on en profite ».

    Remise en question de Gueye

    Francis de Taddéo le reconnaît : « Entre eux, il y a une complicité et elle ne fait que se renforcer. Au fil des matches, ils se trouvent de plus en plus. Toutes les bonnes équipes ont un duo préférentiel en attaque. Mais je ne suis pas inquiet d'une dépendance. Dans les semaines à venir, nous aurons des attaquants opérationnels. Ils peuvent profiter de l'effet Gueye-Cissé ». Initialement, ce duo n'était pas sa priorité. Avec N'Diaye, Lanterri, Aguire, le nouvel entraîneur avait le choix. La blessure du premier a favorisé l'éclosion de Cissé, de retour d'un prêt à Cherbourg mais aussi la remise à niveau de Gueye que De Taddéo avait mis sur la sellette : « Lorsque j'ai été nommé. J'ai dit à Babacar que ces deux dernières saisons étaient décevantes et pas en rapport avec son potentiel. J'ai ajouté qu'il ne serait pas titulaire et que je recruterais des attaquants. Il avait deux solutions : s'en aller ou repartir à Metz de là ou tout avait commencé avec une approche concrète, humble et réaliste. Trois jours après, il est venu me voir pour me dire qu'il restait et que je pouvais prendre qui je voudrais mais que c'est lui qui jouerait ».

    Quelques mois après cette mise au point, Babacar Gueye, trop vite considéré à 17 ans comme le nouvel Adébayor, n'en veut pas à son entraîneur. Au contraire, il lui attribue son retour au premier plan : « Francis nous connaît bien et il a une part dans la réussite. Il m'a replacé en sachant que je peux être attaquant ou sur le côté pour faire des passes. Il a un côté humain qui donne envie de se livrer à fond ». Du discours de la méthode au terrain, Gueye et son copain Cissé ont franchi le pas.

     

    « Dépasser ses limites »

    Responsable des 16 ans l’année passée, Olivier Perrin est monté d’un cran. Il dirige maintenant les 18 ans, dernière étape avant l’accession au groupe professionnel élargi managé par De Taddeo. Son équipe demeure invaincue après huit journées.

    8 matches, 4 victoires et 4 nuls ; 16 buts marqués, 8 encaissés ; une place de dauphin du groupe B du championnat national derrière Sochaux. Les 18 ans du FC Metz ont débuté leur saison sur de bonnes bases et on pourrait considérer ce premier bilan comme positif. Mais Olivier Perrin, fraîchement nommé à leur tête, tempère : « il y a deux bilans à effectuer : celui du travail produit et la compétition. »

    Olivier, en quoi votre fonction a-t-elle changée ?

    Olivier Perrin : « Par rapport à ce que je faisais avant, mes séances sont encore plus individualisées. Je suis plus souvent sur le terrain puisque je laisse désormais le recrutement à la charge de Philippe Gaillot. J’essaie de faire progresser les garçons sur leurs défauts. Notre vocation est de construire des joueurs de haut niveau tant sur le plan du jeu que tactiquement. Il y a deux moments importants dans le déroulement d’un match : la perte du ballon et sa récupération. Un garçon doit être autonome, savoir ce qu’il doit faire immédiatement à ces instants-là, lorsqu’il arrive à l’échelon du dessus. »

    Comment gérez-vous le groupe à votre disposition ?

    O.P. : « J’ai la chance d’avoir affaire à des garçons que je connais bien, qui sont réceptifs et intelligents. Je bosse beaucoup avec Jean-Robert Faucher. Nous mélangeons les catégories. Cela nécessite une bonne coopération. C’est une nouvelle façon de faire qui me plaît beaucoup. Jusqu’à maintenant, j’ai souvent composé avec des ‘première année’, les meilleurs 18 ans évoluant régulièrement avec José Pinot. Sans compter les blessures et les sélections, qui viennent de temps à autre nous causer des soucis d’effectif. Il faut être capable de s’adapter, ce qui n’est pas toujours évident. »

    Malgré cela, votre début de saison est plutôt satisfaisant…

    O.P. : « Pour l’instant, nous avons l’effectif le plus jeune du championnat. C’est comme ça, nous n’avons pas le choix. Nous sommes deuxièmes. Peut-être qu’avec un ou deux joueurs de plus, certains nuls se seraient transformés en victoires. Nous serions alors premiers. Sur huit matches, j’estime que nous avons fait six bonnes prestations et deux plus moyennes. C’est intéressant de noter que contre les grosses écuries, comme Strasbourg ou Auxerre, nous avons réalisé nos meilleures performances. Ce qui me plait également est la qualité du jeu développé, l’état d’esprit et la discipline dont nous faisons preuve. »

    Pouvez-vous tout de même vous fixer des objectifs en termes de résultats ?

    O.P. : « Entre joueurs et entraîneurs, nous avons une petite idée en tête. Bien sûr, ce n’est pas évident, car il est essentiellement question en formation de construire des garçons capables d’évoluer au ‘HN’. Pour cela, je change souvent de système, d’animation. Comme notre effectif est instable, nous manquons un peu d’automatismes. Cela s’est bien vu à Dijon, où nous avons affronté une équipe bien rodée avec des joueurs habitués à évoluer ensemble. J’ai un second objectif, aujourd’hui, c’est de parvenir, une fois que notre effectif sera plus fourni en nombre, à organiser des matches amicaux face à des équipes de niveau CFA, CFA2. »

    Dans quel but ?

    O.P. : « Cela permettrait de mettre les joueurs dans des situations de jeu différentes de celles qu’ils rencontrent en championnat. Depuis le début de la saison, nous n’avons quasiment affronté que des équipes regroupées. Mes défenseurs se sont souvent retrouvés en phase offensive. Lors de ces matches amicaux, ils seraient d’avantage sollicités, amenés à devoir résoudre des problèmes différents. Par exemple, comment faire pour défendre lorsque son potentiel physique est inférieur à celui de son adversaire. Je pense qu’il faut apprendre à dépasser ses limites mentales, techniques et tactiques. »

     

    Bonnefoi à l'arrêt

    Le gardien de but messin Landry Bonnefoi sera à l’arrêt pendant quelques jours. Il a pris un coup sur l’épaule pendant la séance de ce matin.
    Ménagé en raison d’une petite entorse contractée face à Guingamp, Malick Diop s’est contenté de courir avant de filer aux soins.
    Wilmer Aguirre, quant à lui, a été laissé au repos en raison d’un mal de dos.
    La séance de ce mardi était dédiée au jeu. La veille, les Grenats avaient effectué un gros travail de courses aux dires de leur entraîneur ainsi que des exercices devant le but. Ils méritaient bien de toucher un peu le ballon aujourd’hui.
    Demain, la séance d’entraînement aura lieu à 10 heures. L’équipe réserve devait jouer ce soir une rencontre amicale à Kaerjen. Celle-ci a finalement été annulée.

    October 24

    Le bon roi Dagobert : Contes de la Mutte

    Le bon roi Dagobert

     

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    Autrefois, dans le « Pays-Haut », vivait, aux environs d’un village qu’on appelle aujourd’hui Hayange (mais qui n’était alors qu’ « Haingas », une vallée campagnarde bordée de vallons couverts d’immenses forêts), un vieux forgeron et qui était très pauvre et vivait misérablement avec ses trois fils au lieu-dit de « la Rodolphe ».

    Dans ce coin de terre, on trouvait d’anciennes forges qui fonctionnaient avec de gros soufflets.

    Ils faisaient un bruit épouvantable quand ils crachaient sur les flammes pour les attiser et faire rougir le métal qui servait à renforcer les socs de charrue, les cerceaux qui entouraient les tonneaux destinés à recevoir les diverses denrées qui partiraient vers les pays lointains, et surtout réparer les outils dont on se servait!

    Le « pays » était mal vu, car il se disait que ses habitants avaient un pacte avec le diable ou les enfers, que les gerbes d’étincelles qui sortaient des gueules béantes d’immenses cheminées et éclairaient le ciel dès la nuit venue, n’étaient que le feu craché par des dragons, descendants du Graoully autrefois capturé par saint Clément, en 290, dans les arènes de la bonne ville de Mettis, et condamnés, pour l’éternité, à cracher leur haleine fétide vers le ciel de la prison où ils avaient été enfermés !

    La réalité était, bien sûr, fort différente : si les hommes étaient noirs ou jaunes, c’était parce qu’ils étaient couverts de poussière mêlée de sueur, et non parce qu’ils étaient des diables, et si leurs yeux étaient rouges, c’est parce qu’ils travaillaient durement, tôt levés, pour se rendre à la mine, afin d’y recueillir, dans les roches du sous-sol, les particules de ce  précieux métal : le fer, si utile aux forgerons !

    Après la matinée passée à creuser, il leur fallait transporter leur récolte vers les immenses fours destinés à faire « rendre » à la pierre sa précieuse cargaison, puis à faire prendre formes aux « serpents » jaunes et rouges qui jaillissaient du four béant !

    Tout ce travail demandait beaucoup de bras, car il fallait, en plus, penser à sa pitance de tous les jours, et donc travailler la terre !

    On trouvait donc, dans cette région, outre les religieux de l’abbaye sainte Clossinde (propriétaires des terres), des paysans, des laboureurs, mais aussi beaucoup de bûcherons, débardeurs, scieurs de long, charpentiers, menuisiers, cordiers-spécialistes de la conception des cordages (car, sans cordes, on ne pouvait rien faire !),bâtisseurs de fours !

    Il y avait donc une grande effervescence, tant dans la vallée que sur les monts qui l’entourait, et cela faisait peur aux populations d’alentour, qui n’osaient pas trop visiter les lieux et entretenaient les rumeurs et les bruits sur les habitants du lieu : ainsi, on disait que ces hommes se nourrissaient de la chair de leurs jeunes enfants, qu’ils la faisaient cuisiner et conserver dans de l’eau salée, pour s’en nourrir enfin, l’hiver venu !

    Là encore, il s’agissait d’une légende, s’il y avait beaucoup de mortalité dans la descendance de ces gens, c’était parce que les enfants étaient mis, dès leur plus jeune âge, cinq, six ans, à contribution : c’était souvent eux qui descendaient extraire le minerai, dans des puits tout juste assez grands pour leur laisser le passage, à eux, les petits pas trop gros !

    C’étaient eux qui étaient souvent écrasés dans les éboulements, c’étaient eux qui étaient victimes de cette maladie causée par la poussière qui envahissait leurs poumons !

    Donc, en ce temps là, la vie était dure pour tout le monde et les enfants rêvaient d’échapper à leur destin, comme les trois fils du vieux forgeron !

    Le plus jeune de ces garçons, prénommé Dagobert, comme le vice-roi du pays, était un peu simplet et fou-fou : il occupait tout son temps à mener « à la pâture » la vache de la famille !

    Il partait le matin, quand les autres partaient à leur dur labeur, et menait celle qu’il appelait « la noiraude »paître le long des chemins, s’amusait à regarder les oiseaux voler, ne dédaignait pas, à l’occasion, de dénicher dans leurs nids, afin de rapporter quelques œufs destinés à améliorer l’ordinaire ou essayait d’attraper, à la main, en les caressant sous le ventre, quelques truites dans la petite rivière qui courait au fond de la vallée ! Il aurait bien voulu aussi pouvoir ramener quelques lapins dont il avait découvert le terrier, mais cela était interdit et réservé au comte dont dépendait le « pagus » (pays, canton), et toute infraction aurait pu le mener devant « la justice », avec toutes les conséquences qu’elle entraînait pour des « hommes libres » : la potence !

    Parce qu’il n’avait pas de vêtements à sa taille, sa mère lui avait confectionné une petite culotte qu’il portait lorsqu’il sortait de la maison. Le soir, quand il arrivait de son « travail », il l’enlevait et s’amusait à jouer dans la cendre, devant le poêle. Il semblait fou, ce gamin !

    Il s’en revenait le soir, à la maison, pour s’entendre reprocher son manque de courage par ses frères et « le père » qui lui promettait bien de le mettre à l’ouvrage, dans le puits, dès l’année prochaine, sitôt carême passé !

    Un soir que ses frères étaient fort énervés, parce que la journée n’avait pas été bonne, qu’une galerie s’était, une fois de plus, écroulée, et qu’ils avaient passé une bonne partie de la journée à en réparer les dégâts, sans en retirer un seul bénéfice, il fut méchamment rabroué, d’autant plus que l’aîné venait de s’apercevoir qu’un des soufflets de la forge avait un gros trou, ce qui était du à l’usure !

    « Et bien, nous voilà dans de beaux draps », dit le vieux !

    L’aîné, qui s’appelait Giselbert, proposa son père de le tirer de l’embarras : « père, dit-il, et si j’allais gagner ma vie en dehors d’ici ? Cela nous permettrait d’avoir de cette monnaie que l’on frappe du côté de Verdun et nous permettrait de remplacer ce vieux soufflet, qui n’en peut plus de souffler en forge la semaine, à l’église le dimanche, pour faire fonctionner l’orgue de la paroisse ! Je pourrais en accumuler un peu et vous le faire parvenir ? »

    « Ton plan est intéressant, dit le père ! »

    La mère lui prépara donc un sac de ces petites galettes lorraines d’alors, faites avec diverses farines tirées de grains d’orge, d’avoine, de seigle et de blé, sac qu’il emporte avec lui et part à l’aventure, du côté de « Mets », puisque c’est comme cela qu’on appelait alors la grande cité messine !

    (-Alors, jeunes Messins, vous saurez, lorsque vous entendrez des étrangers parler de « Mets », qu’ils utilisent un langage moyenâgeux, qui n’a plus cours au jour d’aujourd’hui, rappelez-leur que nous sommes au vingt et unième siècle, et pas en l’an 623, date de cette histoire !)

    Ce jeune-homme marche toute la journée, puis encore une journée, et arrive déjà- car la voie « Brunehaut »qui mène de « Theodonis villa »(Thionville) à la grande cité est en fort bon état-, « devant les ponts » de l’enceinte messine.

    Comme il est fort tard, le pont-levis est levé : il doit donc se résoudre à passer la nuit dans une auberge « hors les murs », du côté du « Pontiffroy ».

    Il demande à l’aubergiste un abri pour la nuit.

    L’aubergiste accepte.

    « Cependant, lui dit le jeune garçon, je n’ai pas d’argent pour payer ni le gîte, ni le couvert, aussi, je me contenterai de manger mes galettes et de dormir par terre :

    Cela ira mieux quand j’aurais trouvé du travail, demain, en cité messine !

    L’aubergiste, savait que le vice-roi était en ville, assistait, en cette journée d’avril, à un office religieux solennel donné en la cathédrale et que pour cela on avait interdit « aux étrangers, aux mendiants et aux chiens » l’accès de la cité, pour des raisons évidentes de sécurité : si Dagobert était en ces lieux, c’était parce qu’il avait alors à régler l’épineux problème que lui posait le duc saxon « Aighina », qui, malgré son serment d’allégeance à Clotaire II, s’avérait très remuant et faisait preuve d’ambitions sans rapport avec sa qualité de vassal du roi de « Francie »( c’est ainsi que s’appelait alors le royaume des Francs !).

    Le maire du palais : « Pépin de Landen », et l’évêque : « Arnoul » avaient donc fait ordonner --qu’on ne laisse passer quiconque tant « que les problèmes ne seraient pas réglés »,

    -mais que l’on dédommage les marchands et les étrangers en leur remettant la somme de cinq triens d’or. Notre garçon passe donc la nuit à l’auberge, et se réveille en pleine forme le lendemain ; il s’enquiert auprès de l’aubergiste de l’heure à laquelle on ouvrira les portes, et l’aubergiste lui conte les directives qui ont été données par les « grands » de la cité,

    Et l’alternative devant laquelle il sera confronté :

    -soit rebrousser chemin avec la somme officielle promise,

    - soit prendre son mal en patience, payer son hébergement, en attendant que les choses et la situation se décantent !

    Bien entendu, notre jeune-homme a vite fait de faire son choix, contraint et forcé : il accepte la somme et reprend le chemin de son village.

    Deux jours plus tard, il arrive, avec la somme en poche, raconte l’aventure à son père et à ses frères : aussitôt, le deuxième frère, qui s’appelait Otton, décide, lui aussi d’aller tenter sa chance, et de faire fructifier, en la doublant, la somme perçue.

    Il suit le même trajet, couche à la même auberge, l’hôtelier lui donne la même somme d’argent, et il revient, tout heureux, à la maison !

    Ce qui décide le plus jeune, Dagobert, à tenter sa chance, lui aussi !

    « Moi aussi, dit-il, je veux partir à l’aventure, mais moi, je ne rebrousserais pas mon chemin pour une aussi petite somme ! »

    Ces paroles firent bien rire toute la famille, sauf « la mère », qui objecta : « que veux-tu faire tout seul, sur de si grands chemins ? Il ne pourrait que t’arriver des malheurs et tu te ferais maltraiter ! »

    « Ah, fi », dit le vieux père, « il saura bien se défendre, effronté et polisson comme il est, il ne se laissera pas faire ! »

    Le plus jeune fils partit donc, avec ses petites culottes et son sac de galettes.

     Il arriva bientôt au même hôtel que celui où avaient séjourné ses frères.

    En l’apercevant, l’hôtelier eut des doutes : il avait déjà vu cette tête là quelque part ! …Mais oui, bien sûr, c’était un frère de ceux qu’il avait précédemment accueilli !

    « As-tu des parents, demande –t-il à l’enfant ? »

    « Sûr ! Vous avez reçu chez vous mes deux frères, mais moi je vous avertis : je ne rentrerai pas chez moi avec une somme aussi ridicule, car je veux être riche !

    J’ai des galettes, mais je les garde pour moi demain :

    Donnez-moi à souper ce soir,

    Demain, vous me ferez déjeuner,

    Puis je continuerai ma route et je mangerai mes galettes en chemin !

    L’hôtelier, qui a peur que le gamin ne lui cause des ennuis, lui sert un bon repas et lui offre le gîte après le couvert, pensant que la nuit porterait conseil au jeune homme.

    Le lendemain, il lui renouvelle son offre : cinq triens d’or et rebrousser chemin !

    « Non, dit le jeune-homme : je ne reviendrai certainement pas sur mes pas pour une somme aussi ridicule ! »

    « Eh bien, tu peux t’attendre alors à avoir des difficultés en ville, mon garçon ! »

    « Soyez sans craintes, il ne m’arrivera rien ! Tout ira très bien ! »

    Avant de partir, l’aubergiste lui fait cadeau d’une petite boîte dans laquelle se trouvent des poils de cette graine issue du rosier sauvage, que l’on appelle aujourd’hui l’aubépine :

    « Peux-tu deviner ce qu’il y a dedans, demande-t-il au jeune garçon ? »

    « Je ne sais pas tout, répondis celui-ci »

    « Dedans, il y a un poil magique : si tu le passes sous ton nez et que tu formules un vœu, celui-ci sera exaucé !

    -Tu peux ainsi devenir beau,

    -riche,

    - intelligent,

    -tout ce que tu peux désirer, en somme ! »

    Le jeune frère empoche la boîte et se met en route.

    Il traverse le pont, celui où il fait si froid en hiver, mais, soudain, un doute le traverse :

    « Et s’il n’y avait rien dans la boîte ? »

    Il se passe la boîte sous le nez, et fait vœu de devenir intelligent :

    Instantanément, il se sent transformé : le nez lui pique l’esprit!

    « Halte là ! Qui va là ? », somme le garde de service au jeune frère !

    « Je m’appelle Dagobert, et je cherche du travail en cette belle cité »

    « Mouais, et que portes-tu là, dans les poches de tes culottes, qui lui fait si grosse bosse ? »

    « C’est une boîte, qu’on m’a donné, pour que tous mes vœux soient exaucés.. »

    « Montre-moi ça, que je voye de moi-même ! »

    Le jeune frère tend la boîte au garde, qui la lui prend, l’ouvre, et regarde dedans, renifle la chose, et devient rouge cramoisi, lâche l’objet qui choit aux pieds du garçon, lequel s’empresse de ramasser son bien et s’enfuit en courant se cacher dans la foule qui sort tout juste de l’office du matin !

    Le garde, vous pensez bien lui court après, rattrape le garçon !

    Ne pas respecter « édit comtal » vaut « royale justice », or, justement, le vice-roi, qui avait décidé de réformer les institutions, et de faire de cette partie du royaume franc :  « l’Austrasie », le « laboratoire » des transformations qu’il entendait appliquer en matière de justice, voulait rendre celle-ci lui-même, afin d’avoir l’idée la plus juste possible de la manière dont il fallait procéder !

    Tout ceci pour vous dire que notre gamin se retrouve donc, dès le lendemain matin, réveillé aux aurores, ayant tout juste eu le temps d’enfiler ses culottes, en ce frais mois d’avril, devant Dagobert, fils de Clotaire II, roi d’Austrasie, vice-roi de Francie, et …souverain juge unique du tribunal, seul qualifié à résoudre « les cas réservés » !

    « Tu n’avais pas le droit de rentrer ici, dans cette cité, c’est chez le roi ! »

    Le garçon « fou-fou », qui n’a pas réalisé la gravité de la situation, ni le rang de celui devant lequel il est traduit, répond avec un brin d’insolence :

    « Ca m’est égal, d’être chez le roi ou ailleurs, ce que  je veux, moi, c’est travailler ! »

    « Et tu sais faire quoi, comme travail? », lui demande le monarque, qui retrouvait sous l’insolence et la naïveté du garçon bien des traits de son caractère  

    « Chez moi, je menais la vache à la pâture ! »

    « Mais c’est très bien, cela ! Moi j’ai un troupeau de trente vaches et trois bœufs, et deux toros : ça te dirait d’essayer de les mener ? Tu t’appelles comment, déjà ? »

    « Dagobert, messire ! »

    « Et tu as des ambitions, dans la vie ? »… « Tu voudrais faire quoi ? »…

    Le garçonnet commençait à réaliser à qui il avait affaire, et il était devenu, à présent, fort intimidé !

    Comme il ne savait pas trop quoi répondre, il répondit :

    « Ben, comme vous : roi ! »

    « Et bien, c’est un marché conclu : tu deviendras roi de mes troupeaux, « roi Dagobert » !

    -« En tout cas, un drôle de roi, qui a mis ses culottes à l’envers, marmonna l’évêque « Eligius » qui siégeait à ses côtés, et qu’on connaît plus , aujourd’hui sous le nom, de « saint Eloi ! »

    La nouvelle a vite fait le tour de la cour, est parvenue au bon peuple messin, qui n’a pas trop compris, pourquoi « le roi Dagobert » avait mis sa culotte à l’envers, lui, l’homme sage, le premier qui avait su reconnaître les mérites et le sens de l’état, l’action de rénovation qui avait habité Brunehaut, celui qui était, plus que Clovis lui-même, le premier véritable fédérateur de la nation des Francs, la Francie, ce pays qui allait donner la France !……Ils ont longtemps raconté à leurs rejetons cette histoire qui allait donner une chanson un peu plus tard, écrite sur un air de danse ( la Fanfare du cerf) peu avant la révolution française, chanson qui raillait le roi Louis XVI et ses rapports avec Marie-Antoinette et un autre chapitre fut rajouté sous Napoléon le troisième, pour lui reprocher ses rêves de grandeur !Mais ces chansons là n’étaient pas écrites par et pour des enfants…Au contraire des paroles de celle d’aujourd’hui,  connues aujourd’hui de tous les petits français, enfin…Presque tous !

    Quant à Dagobert, le « roi des troupeaux royaux », il est passé à la postérité pour une culotte mal portée et était devenu fort riche, quand, quelques années plus tard il rentra chez lui, sur le plateau lorrain, ayant su rendre grasses et belles les bêtes royales, il avait été « royalement récompensé » !

    Avec cet argent qu’il avait gagné sans trop d’efforts, il acheta bien plus qu’un nouveau soufflet et se rendit bientôt maître de presque toute la contrée !

    Plus tard, un de ses descendants, un certain « Wendel », détruisit, la forge de « la Rodolphe » ou plutôt ce qui en restait, pour s’y faire construire un château, qui sera fini de construire en 1720, puis rénové dans le style du XVIIIème siècle par un certain monsieur « Humbert de Wendel » !

    Aujourd’hui, certains de ses descendants s’appellent « Antoine Sellières », l’ex « patron des patrons » et  « Françoise de Panafieu » ! Il parait qu’il y a même un cardinal dans cette famille qui, à défaut de roses, a mis un point d’honneur à ne jamais perdre le nord, ni ses revenus !Il sont partis vers Paris, Marseille ; leurs sous sont dans des coffres-forts suisses…

    …Ils ont depuis longtemps oublié, ceux là, qu’ils sont originaires de Lorraine et descendants d’un gardien de troupeau !

    Ils n’ont retenu que le mot « roi », croquent de bons morceaux…. Et se moquent bien du reste !

     

     

     

     

     

     

     

    Les résultats du week-end (21-22/09/2006)

    Pas de rencontre de championnat pour l'équipe de CFA ce week-end mais les autres catégories de jeunes du FC Metz ont poursuivi leurs parcours respectifs avec plus ou moins de bonheur.

    18 ans nationaux : Dijon 1-1 Metz
    But de Bourgeois pour Metz
    Entraîneur : Olivier Perrin
    Les 18 ans d’Olivier Perrin ont ramené un point de leur déplacement à Dijon ce week-end. Ils ont tout d’abord été bousculés par une équipe combative. Metz a plié mais n’a pas cédé, ce qui permit aux deux entraîneurs de se livrer une seconde période équilibrée. Dès le début de celle-ci, les visiteurs ouvrèrent la marque par Bourgeois. Mais ils ne parvinrent pas à conserver ce court avantage, Dijon réduisant le score sur une action peut-être entachée d’un hors-jeu. Un résultat toutefois logique à la vue de la partie.

    16 ans nationaux : Metz 4-0 Schiltigheim
    Buts de Zimmer, Laine, Pjanic, Metanire
    Entraîneur : Jean-Robert Faucher
    Jolie victoire pour les 16 ans face à Schiltigheim. La formation alsacienne n’avait encaissé que deux buts depuis le début du championnat. Grâce une bonne maîtrise collective, les Messins ouvrirent la marque par Zimmer à la 27ème. Malgré une seconde période un peu moins bonne, ils parviennent toutefois à doubler à la marque par Laine avant de finir en roue libre en ajoutant deux buts de plus via Pjanic (86°) et Matenire (91).

    14 ans fédéraux : Florange 0-6 Metz
    Entraîneur : Denis Schaeffer
    En grosse difficulté pendant la première période, les Messins s’en sont sortis à bon compte. Ils ont atteint la trêve avec un but d’avance, marqué sur coup de pied arrêté. Les choses remises en place, ils marquèrent alors rapidement pour s’assurer un succès tranquilles bien que longtemps contesté.

    13 ans, Coupe Roehrig : Saint Julien 0-7 Metz

    15 ans, Coupe Roussel : Devants les Ponts 0-9 Metz

    Benjamins (équipe 1) : Novéant 0-7 Metz

    Benjamins (équipe 2) : SR Creutzwald 1-3 Metz

    Julien Cardy : "La montée se jouera sur la durée"


    La constance manifestée par les Messins les pose en favoris pour la montée. Auteur de son troisième but de la saison, vendredi, à Guingamp, Julien Cardy souligne l'importance de ne pas relâcher l'effort.

    Neuf victoires, deux nuls, une seule défaite, une moyenne de 2,41 points par match... Julien Cardy, qu'est-ce qui vous impressionne le plus à propos du parcours messin?
    "Notre continuité dans les résultats. Les matches se suivent, les performances restent les mêmes. En comparaison, souvent, les premiers atteignent la trêve avec 35 points, nous en sommes déjà à 29. Si nous devons exploser les scores, nous n'hésiterons pas. Mais il n'est pas question de s'enflammer. Prendre un maximum de points, le plus rapidement possible, c'est très bien. Mais la route est encore longue."

    A force, vous commencez à être perçus comme une machine à gagner. Vous le comprenez?
    "Nous, notre souci, il consiste à prendre le plus de points possible, à domicile ou à l'extérieur. Si, en plus, les autres nous craignent, tant mieux, si cela peut constituer un avantage psychologique avant d'entrer sur le terrain. Mais le risque serait de croire qu'il suffit de jouer pour gagner. Nous n'en sommes pas là. Dans cette équipe, tout le monde sait d'où il vient, personne n'oublie ses galères passées. Oui, notre parcours a pour l'instant quelque chose d'exceptionnel. Mais nous n'entendons pas en rester là."

    Quand on accepte de subir comme c'est souvent votre cas en déplacement et comme cela l'a été à Guingamp, éprouve-t-on du plaisir sur le terrain ou faut-il attendre le coup de sifflet final?
    "Vendredi, le plaisir a déjà été de se rendre le match facile en une demi-heure. Savoir se montrer efficace dès les premières occasions est important. Ce scénario nous convient bien. En deuxième mi-temps, nous avons su rester sérieux. A l'arrivée, on gagne, donc ça nous convient très bien. A Guingamp, nous aurions pu profiter des risques pris par l'adversaire pour marquer un troisième but. Nous corrigerons ça avec le temps."

    Doutez-vous, désormais, de vos chances d'accession?
    "Pour l'instant, nous sommes bien placés pour ambitionner de finir parmi les trois premiers. Mais il existe tant d'exemples d'équipes ayant flanché à cinq journées de la fin que nous devons rester vigilants. On ne se pose pas la question de savoir si nous allons monter: on sait qu'elle se jouera sur la durée, et que nous avons des atouts."

    En plus de figurer parmi les titulaires les plus indiscutables, vous avez déjà inscrit trois buts, tous différents. Faut-il y voir la preuve du plaisir que vous prenez à Metz?
    "Il ne s'agit ni de mon point fort, ni de mon rôle. Ces trois buts sont la preuve de mon bien-être dans ce club et dans cette équipe. Mais ce qui me réjouit le plus, c'est le travail de toute l'équipe. Et ses résultats."

    La teneur du message, d'ici à le venue de Tours, vendredi?
    "Ne surtout pas s'endormir. Rester vigilant et efficace à chaque match. Ecraser tout le monde 1 à 0, ça m'irait très bien."

    October 23

    Futurs espoirs Grenats

    Depuis sa création, Le FC Metz donne la priorité aux footballeurs régionaux dans son recrutement: "Notre objectif est d'offrir à tous les jeunes footballeurs issus de notre région la possibilité de tenter leur chance", explique Philippe Gaillot, le responsable du recrutement des jeunes. Soucieux d'être proche des jeunes joueurs, le club organise donc six journées de détection destinées aux 8-12 ans. Elles seront réparties géographiquement sur six sites de la Région Lorraine, du Luxembourg et de Belgique. 900 clubs de ce secteur ont ainsi été appelés par courrier à y participer. A l'issue de ces journées, les jeunes de huit à douze ans retenus seront invités lors d'un stage d'une journée sur les installations du centre de formation du club messin. Sébastien Muet, entraîneur des 13 ans explique "Nous observons la qualité du joueur dans son ensemble, c'est à dire les jeunes qui sont rapides et techniques mais également ceux qui se font plaisir en jouant. Nous cherchons un potentiel que nous pourrons amener, avec le travail, à plus haut niveau". Au programme de ces journées encadrées par une trentaine d'animateurs: échauffements, tests de vitesse, et jeux. Dix joueurs du groupe pro messin actuel sont nés en Lorraine, parmi eux Obraniak, François, Renouard et Gomez.

     

    Un festival offensif

    FC METZ - SCHILTIGHEIM: 4-0

    Arbitre: M. Husadzic (Sochaux). Mi-temps: 1-0. Les buts: Zimmer (28e), Laine (69e), Pjanic (86e), Metanire (91e).

    Les jeunes Messins obtenaient, sur leur première incursion dans le camp alsacien, un coup franc bien placé dans l'axe à l'entrée de la surface. Pjanic s'en chargeait mais le ballon était sorti en corner par une tête de Schiltigheim (3e). Le jeu était équilibré, mais les deux équipes ne parvenaient pas à s'approcher des buts adverses pour inquiéter les gardiens. Schiltigheim réussissait à placer une tête par Fabert sur un centre venu de la droite mais Delle voyait la balle filer à côté de sa cage (23e). Ce sont les Messins qui ouvraient la marque quand Zimmer héritait d'une belle passe en profondeur et s'en allait seul battre Hilpert (28e). L'Alsacien Stengel avait moins de réussite lorsque son tir passait au ras du poteau de Delle (30e). Metz continuait à tenter sa chance mais ni Metanire (40e) ni Bussmann et Louis Jean (43e) ne trouvaient la solution. A la reprise, Schiltigheim poussait pour revenir et Metz était bousculé. Solides en défense, les joueurs mosellans gardaient leur but inviolé et sur un corner doublaient la mise. Metanire était à la réception du corner de Pjanic. Son tir contré revenait dans les pieds de Laine qui ne laissait aucune chance à Hilpert (69e). Pjanic crucifiait à son tour le gardien alsacien suite au bon centre de l'intenable Fostier côté droit (86e). Dans les arrêts de jeu enfin, Metanire parachevait le spectacle en inscrivant le dernier but de son équipe (91e).

     

    Metz accroché

    DIJON FCO- FC METZ: 1-1

    Mi-temps: 0-0. Arbitre: M. Meinder. But pour Dijon: Papret (79e); pour Metz: Bourgeois (67e).

    Sans complexes, Dijon réussit à faire jeu égal contre une formation supposée plus forte. Le slalom remarquable de Fernandes n'est pas concrétisé (12e), tandis que Palmyre n'est pas en reste avec un ciseau de toute beauté mais hors cadre (14e). Les locaux multiplient les corners (5 en 15 minutes), tandis qu'Aribi, côté messin, fait parler sa frappe de balle (19e). Bien en place, Dijon fait front et ne laisse que peu de répit aux Lorrains: Stevanovic oblige Ruffter à dévier un coup franc de 25 m sur la barre avant que Fernandes ne manque sa reprise de la tête à 2 m des cages (31e). Contre toute attente, Metz parvient à trouver la faille face à une formation bourguignonne jusqu'ici irréprochable dans tous les domaines: bénéficiant d'une mésentente aérienne entre Bégin et Maissiat, Bourgeois crochète aux 9 m et trompe Boury du gauche (67e). Le milieu de terrain messin croit remettre le couvert mais son tir puissant des 25 m ne fait qu'effleurer le montant droit de Boury (74e). Longtemps transparent, Papret permet finalement aux siens de revenir dans la partie d'une pichenette qui ne laisse aucune chance à Ruffter.

     

     

     

    Le Graët : « Je ne permettrai pas que quelqu'un flanche »

    Ligue 2. Guingamp. Face à la nouvelle crise sportive qui secoue durement En Avant, dernier du championnat, le président Noël Le Graët se veut plus déterminé que jamais.

    La situation d'En Avant s'est encore aggravée. Cette dernière place devient très dangereuse ?

    Face à Metz, on a complètement baissé les bras en deuxième mi-temps. On aurait pu jouer cinq heures de plus et on n'aurait pas mis un but. Notre bilan sportif est catastrophique et j'ai des responsabilités lourdes là-dessus. Je suis tout à fait d'accord pour les assumer.

    Avez-vous fait passer un message au staff et aux joueurs ?

    Le message est clair. Ce n'est pas en critiquant les uns et les autres qu'on y arrivera. Il va falloir l'union sacrée et beaucoup de travail. Je ne permettrai pas que quelqu'un flanche. Chacun va rester à sa place et travailler au rôle qui est le sien. Il faut que je ramène ce bateau au bon port, fin mai 2007 et après on verra.

    Vous comptez aussi sur le retour des blessés ?

    C'est vrai que nous sommes handicapés par plusieurs absences, mais il faut faire avec, arrêter de se plaindre et de chialer. Poste pour poste, il y a des remplaçants.

    Envisagez-vous des choses au mercato ?

    D'abord, il ne faut pas se laisser décrocher. Ensuite, effectivement le mercato peut intervenir, mais je ne souhaite pas forcément retoucher l'effectif. L'objectif est simple : on doit rester en L2. Pour cela, il faut au moins gagner dix autres matches d'ici la fin de la saison. Ce n'est pas facile à dire, mais on n'en a gagné qu'un sur douze jusqu'à présent. Mais j'ai confiance. Certains joueurs sont en train de revenir. De plus, l'équipe changera moins. On va retrouver petit à petit un effectif stable et plus de cohésion. Il faut absolument sortir des trois dernières places d'ici fin décembre.

    Le fait d'avoir été mis en cause, même par une minorité de supporters, vous a-t-il perturbé ?

    D'accord, j'ai fait des erreurs ces trois dernières années, c'est certain. Mais j'ai été choqué par l'attitude difficile de certaines personnes. Je crois qu'on peut dire à quelqu'un qu'il se trompe sans pour autant se montrer insultant. Ceci dit, je ne vais pas raser les murs parce qu'on ne marque pas de but. Croyez-moi, je mouille le maillot pour ce club.

    Avez-vous imaginé de passer la main ?

    Je passerai la main un jour mais la place est-elle vraiment à prendre aujourd'hui ? S'il y a un candidat ou deux, ils peuvent encore rester à la maison. La succession n'est pas ouverte. Je vais assumer totalement mes responsabilités sur la saison en cours. On va faire en sorte que ce club, qui construit aussi des choses ambitieuses et qui par ailleurs se porte bien, réussisse à passer ce mauvais cap. Après on reverra notre manière de fonctionner.

    Cette dernière place vous fait quand même peur ?

    Je n'ai pas le droit avoir peur. J'ai le droit d'entendre certaines critiques, c'est normal. Mais à mon poste, je n'ai pas le droit de flancher. Je ne peux montrer aucun signe de nervosité ni de faiblesse. Je me sens parfaitement à l'aise. Je ne vais pas vous dire que la situation me plaît. C'est ridicule. Je préférerais être moins souvent au vestiaire, moins souvent en déplacement, mais c'est un devoir. En Avant fait partie de ma vie et de la vie de beaucoup de personnes. J'ai bien l'intention de faire en sorte que la saison ne s'achève pas en queue de poisson.

     

     

     

     

    October 22

    Tous derrière, Metz devant

    La vidéo des deux buts contre Guingamp est là!................................Si vous les voulez, vous me laissez un petit mot avec votre mail

     

    Fidèles aux principes qui font leur succès, les Messins continuent leur bonhomme de chemin en tête de la Ligue 2.

    Imparable. La victoire remportée par le FC Metz vendredi à Guingamp, la neuvième de la saison, la quatrième en sept déplacements, contient les deux ingrédients essentiels à la recette du succès lorrain : cinquante pour cent de réalisme, cinquante pour cent de solidité. Pareille méthode provoque l'écœurement de l'adversaire, comme en témoigne la réaction marquée de fatalisme observée par Patrick Rémy, l'entraîneur guingampais : "Cela paraît étonnant à dire, mais Metz n'a même pas eu à élever son rythme." Cela ne signifie pas que Metz ne fournit pas d'efforts : sa deuxième mi-temps a encore constitué un modèle de combativité collective, et les deux occasions conduisant aux deux buts, à vingt minutes d'intervalle, en première mi-temps, n'ont pas été le fruit d'une opération divine.

    Un certain mérite, et même un mérite certain, s'attache ainsi aux vertus de réalisme et de robustesse manifestées par le FC Metz. A ce niveau d'exécution et de constance, il s'agit même d'une forme de talent. Pas spécialement télégénique, quoi que le diffuseur de la Ligue 2 s'en contente puisqu'il retransmettra deux des trois prochaines sorties de leader, ni tout à fait spectaculaire. Mais terriblement efficace. Engagé sur la voie de sa reconstruction, Metz ne connaît qu'une priorité : sa remontée immédiate en Ligue 1. A ce rythme-là, qui consiste à gagner deux matches et demi sur trois, l'affaire ne fera pas un pli. Le reste...

    "Guère inquiétés"

    « Le reste est assez accessoire », admet Ludovic Obraniak, passeur décisif, sur corner, vendredi soir. "En deuxième mi-temps, c'est vrai, on les a surtout attendus car nous étions un peu moins à l'aise qu'en première mi-temps. Nous n'avons pas suffisamment bien exploité nos deux ou trois situations de contre mais, en même temps, nous n'avons guère été inquiétés. » Tout est juste : le pragmatisme manifesté par les Messins sur le terrain se retrouve aussi dans leurs analyses. A la veille de recevoir le leader, Patrick Rémy évoquait "l'humilité dans le jeu" déployée par les Lorrains. Ce n'est pas ce qu'il a vu le lendemain au stade de Roudourou qui l'invitera à changer d'avis : dans ce domaine, le sacrifice de Babacar Gueye qui s'est battu pour la communauté messine est exemplaire des facultés messines à défendre à dix, si nécessaire.

    Jouer selon ses moyens et selon les canons propres à la Ligue 2 constitue une autre facette des choix opérés par Francis De Taddeo, parvenu très rapidement à tirer le meilleur profit du potentiel athlétique de son effectif et ravi de constater le culot de la jeunesse, incarné vendredi par Papiss Cissé, vingt et un ans, passeur décisif et buteur opportuniste. Après à peine plus d'une demi-heure de jeu, la cause s'en trouvait entendue. Ça ne pardonne pas, avec cette équipe messine taillée dans le roc et qui vient de franchir une étape supplémentaire de son mûrissement tactique : les Lorrains ont toujours gagné lorsqu'ils ont inscrit deux buts. "C'est peut-être trois points en gérant, mais cela reste trois points", résume leur entraîneur. Tous derrière, mais Metz devant.

     

    D'un match à l'autre.

    Hier et aujourd'hui: repos. Demain: entraînement à 10 h et 16 h. De mardi à jeudi: entraînement à 10 h.

    * Les trois prochains matches. Vendredi 27 octobre (20 h): Metz-Tours (13e journée); vendredi 3 novembre (20 h): Châteauroux-Metz (14e journée); lundi 6 novembre (20 h 30): Metz-Amiens (15e journée).

    * Suspendu. Cheikh Gueye (3e avertissement contre Créteil) suspendu vendredi contre Tours.

    * A l'infirmerie. Delhommeau, Anton, Belson, Françoise, Renouard, Lanteri, Walasiak, Walter.

     

     

    October 21

    FF: QUE DEVIENS-TU, FRÉDÉRIC MEYRIEU?

    « Je profite de mes enfants»

    TERMINUS. Après avoir pas mal bourlingué, de Marseille à Metz, en passant par Le Havre, Bordeaux, Toulon, Lens ou Sion, en Suisse, l'ancien milieu de terrain a posé ses valises dans le Var. A trente-huit ans, il profite de la vie.

    Frédéric Meyrieu, vous avez arrêté votre carrière professionnelle à Metz, en 2002. Qu'avez-vous fait depuis?

    J'ai eu l'opportunité, quelques mois plus tard, de faire un stage avec l'équipe de New York. Nous sommes allés en Floride. J'étais prêt à signer pour deux ans, mais la deuxième guerre du Golfe a démarré et les Français n'étaient alors pas très bien vus là-bas. On m'a dit que je devrais patienter un peu avant que ça se calme, mais ça ne s'est jamais calmé. Alors, je suis revenu à Toulon et je profite désormais de mes enfants. Et aussi de mes week-ends, que je n'ai pas tellement eu l'occasion de savourer durant la quinzaine d'années qu'a durée ma carrière. Je me suis aussi occupé de la maison que je faisais construire. Occasionnellement, je donne un coup de main amical à celui qui était mon agent lorsque j'étais pro. Je vais voir des matches et je garde un œil sur certains joueurs. Mais je le fais juste par amitié et je n'ai aucune intention de devenir un agent.

    Continuez-vous tout de même à jouer?

    Pendant quelque temps, je n'avais plus rien fait du tout, mais, maintenant, je dispute des matches avec l'OM Star Club. C'est très sympa, car on y retrouve des anciens de l'OM de toutes les générations, depuis l'équipe des Minots jusqu'aux formations plus récentes. J'ai même été le plus jeune, à un moment donné ... On a récemment inauguré un stade Michel-Hidalgo, près de Valence. Papin et Sauzée étaient là, c'était vraiment bien. Là, on se prépare à partir une semaine au Maroc en famille. Sinon, j'ai aussi participé dernièrement au centenaire de Lens. Gervais Martel m'avait contacté personnellement pour me demander de venir. Je n'ai pas pu refuser et je ne l'ai pas regretté. J'ai quelques kilos superflus, mais j'ai fait le pari de les perdre avant la fin de l'année.

    Votre carrière s'est arrêtée brutalement, après votre licenciement de Metz. En gardez-vous une rancœur particulière ?

    J'ai évidemment des regrets par rapport à la forme. Je sais que le club avait de réels problèmes financiers, mais me pousser à m'entraîner tout seul dans mon coin, ce fut dur. Le club m'a beaucoup apporté, en relançant ma carrière après mon séjour en Suisse, mais je pense aussi lui avoir apporté encore plus. A cette période-là, nous étions deux ou trois anciens à tenir l'équipe et nous avions eu tout de même des moments très difficiles, où le maintien avait été délicat. Mais, dans le même temps, à cette époque, certains jeunes m'avaient déçu. Sans doute que s'ils avaient su ce qui les attendait, ils se seraient davantage bougés. Cette année, j'ai l'impression que tout le monde a su se remettre en question, y compris les jeunes, qui arrivent à se surpasser et à aller au-delà de ce  qu'ils savent faire d'ordinaire.

     Êtes-vous retourné à Metz, depuis?

    J'ai été tellement déçu par la façon dont s'étaient passées les choses que je n'ai plus remis les pieds au stade, même lorsqu'il m'est arrivé de retourner en ville. Mais je dois y séjourner en fin d'année et je pense que, cette fois-ci, je repasserai par Saint-Symphorien. Avec un peu de recul, quel regard portez-vous sur votre carrière ?

    J'ai surtout la satisfaction de m'être impliqué à fond dans tous les clubs où je suis passé. Je suis fier d'avoir donné tout ce que j'ai pu donner pour eux, que ce soit sur le terrain ou en dehors. J'ai toujours fait ce qu'il fallait, en termes d'image, et même sans doute plus que ce qu'il fallait. J'ai joué plus de 450 matches en Ligue 1, 600 matches toutes compétitions confondues, c'est plus que satisfaisant! J'ai eu la chance de faire un métier extraordinaire tout en réalisant ma passion, c'est pour ça qu'il m'est difficile d'avoir des regrets, sauf, peut-être, vis-à-vis de l'équipe de France. Quand je vois aujourd'hui tous ceux qui ont leur chance, ne serait-ce qu'une fois, je me dis que c'est une très bonne chose. Si Domenech avait été sélectionneur à mon époque, cela aurait peut-être pu passer pour moi. Mais le contexte et la mentalité étaient différents, les sélectionneurs n'ont pas eu le courage d'essayer certains joueurs. Pourtant, j'ai fait toutes les sélections, sauf les A Je pense que cela m'aurait pourtant permis de franchir un autre palier dans ma carrière. Je m'en sentais vraiment capable. "

     

     

     

    La conquête de l’Ouest

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    Après leur succès à Brest, les Messins ont une nouvelle fois ramené trois points de Bretagne, face à Guingamp cette fois. En pleine tourmente, l’équipe de Patrick Remy n’a pu résister au FC Metz, plus que jamais leader de Ligue 2.

    Francis De Taddeo avait finalement choisi de reconduire l’équipe victorieuse de Créteil, à l’exception près de Delhommeau, qui, blessé, se substituait à Béria. Un 4-4-2, donc, pour la troisième fois de la saison (Brest, Créteil). Le rendement de son équipe n’en pas été affecté, bien au contraire. Les Grenats, au cours de la première période, n’eurent qu’une frayeur et quelle frayeur : une frappe sur la barre d’Eudeline. A cet instant précis, on put mesurer le supplément de chance qui sépare parfois une équipe de tête d’un mal classé. Dans les instants qui suivirent, le poteau que trouva Babacar Gueye sur un corner botté par Obraniak renvoya en effet le ballon sur Cissé, en embuscade pour le 2-0.
    D’entrée de jeu, les Mosellans se montrèrent efficaces. Il ne fallut en effet que 13 petites minutes aux visiteurs pour ouvrir la marque. Papiss Cissé, qui avait manqué de peu un ballon en retrait de Gueye sur l’action précédente, trouvait de l’extérieur du pied Julien Cardy, qui marquait d’une volée du droit (0-1, 13°). Le quart d’heure de jeu pas encore atteint, la formation lorraine se trouvait déjà dans une position qu’elle affectionne particulièrement. Elle pouvait laisser venir des Guingampais en plein doute. Papiss le passeur manquait de doubler la mise en perdant son duel avec Debes suite à une hésitation de Martini (16°). Ce fut chose faite passé la demi-heure, donc, quand un nouveau coup de pied arrêté lui permit de marquer (0-2, 33°).
    Dès lors, la mission semblait ardue pour l’équipe locale. Il fallait, pour l’emporter, marquer trois buts à un gardien qui n’en avait pris que cinq en onze parties. Le rythme baissa d’un cran, ce qui n’arrangea pas les affaires bretonnes au contraire des lorraines. Un centre tendu de Ludovic Obraniak trouvait Laurent Agouazi, dont la tête manquait cette fois le cadre (60°). Et puis, plus rien. Les timides tentatives d’un « En Avant » déboussolé ne suffirent pas à inquiéter Marichez. Metz put gérer sans problème la fin de partie.
    Les Grenats, avec cette neuvième victoire de la saison, portent leur total de points à 29 et continuent d’imposer un rythme soutenu à leurs concurrents. S’ils réservaient à Tours le même sort qu’à ses deux compagnons d’infortune, ils pourraient aborder la dernière ligne droite des matches aller avec une marge de manœuvre des plus confortables.

    12ème journée de Ligue 2, Guingamp 0-2 Metz (0-2)
    Stade du Roudourou
    8 516 spectateurs
    Arbitre : Monsieur Kalt

    Buts
    Metz : Cardy (13°), Cissé (33°)

    Les équipes
    Guingamp : Debes – Koscielny, Martini, Sikimic, Lelan – Bisconti, Jouffre, Eudeline (Caggiano 62°), Sitruk – Haquin, Soumah (K. Touré 75°)
    Metz : Marichez – Béria, Diop, Bassong, Leoni – Cardy, Francois, Obraniak – Agouazi (C. Gueye 63°) – B. Gueye (Bong 90°+2), Cissé (N’Diaye 80°)

    Metz sur sa lancée, Créteil relancé


    Neuvième match de rang sans défaite pour Metz. Plus que jamais leaders, les Lorrains se sont logiquement imposés (2-0) sur le terrain de Guingamp. Après cette défaite, l'En Avant se retrouve de nouveau lanterne rouge. Vainqueur de Brest (1-0), Châteauroux s'empare provisoirement de la deuxième place aux dépens de Caen qui se déplace à Strasbourg dimanche. Accroché à domicile par Gueugnon (2-2), Grenoble conserve néanmoins sa quatrième place mais se retrouve décroché à sept points du FC Metz. Bonne opération pour Dijon qui est allé écraser Amiens (4-0). Ajaccio s'est imposé sur le fil dans son stade François-Coty face à Istres (2-0) grâce à un doublé de Mandrichi pendant les arrêts de jeu. Niort et Montpellier se sont neutralisés (1-1). L'effet Arthur Jorge a fonctionné à Créteil. L'arrivée du technicien  portugais à la tête du club francilien s'est traduite sur le terrain par une victoire (1-0) contre Libourne Saint-Seurin et une remontée de la dernière à la 16eme place.

    Le Havre sur le podium
    Le Havre a dû attendre la toute fin de match pour s'imposer (1-0) face à Reims et ainsi enchaîner une troisième victoire de rang. Grâce à ce succès acquis sur un but de l'inévitable Jean-Michel Lesage qui consolide sa place de meilleur buteur de Ligue 2 avec neuf réalisations, les Normands montent sur le podium pour la première fois de la saison.

    Invincibilité de Caen en jeu à Strasbourg
    Quatrième de Ligue 2, Caen reste sur une contre performance à domicile face à Montpellier (0-0). Les Normands enchaînent par ce difficile déplacement à Strasbourg (6eme). En cas de victoire, les Alsaciens reviendraient à égalité de points avec leur adversaire. Le Racing enchaîne son deuxième match à domicile de suite après sa victoire face à Grenoble (1-0) lors de la journée précédente.

    Opération rachat
    Trois défaites de suite pour les Tourangeaux après leurs revers à Caen (1-0), contre Libourne (2-1) et à Reims (2-1). En position de reléguable, le Tours FC affronte un gros morceau de la Ligue 2 lundi soir. Bastia n’est que dixième du championnat et enregistre également une inquiétante série de deux défaites à Amiens (1-0) et contre Châteauroux (2-1).

     

    Metz tient son rang

    Face à une équipe guingampaise en proie au doute, les Grenats ont conforté leur fauteuil de leader.

    GUINGAMP. Le leader du championnat savait qu'il était capable de réussir un joli coup en terre guingampaise, face à un club breton en grande difficulté sportive depuis le début de la saison. L'entraîneur guingampais Patrick Rémy déplorant, qui plus est, de nombreuses absences pour blessures. Eh bien, les Grenats ont été exacts au rendez-vous. Impressionnants de maîtrise...

    Malgré tout, ce furent les Guingampais qui démarrèrent le mieux cette rencontre, avec un tir de Jouffre pas assez appuyé, stoppé sans problème par Marichez (6'). Ce même Jouffre allait récidiver cinq minutes plus tard, mais son tir puissant était superbement repoussé par le portier mosellan au ras de son poteau.

    Dominés qu'ils étaient, les Messins se montraient néanmoins très opportunistes. Deux minutes plus tard, Cardy exploitait intelligemment une belle percée de Cissé de la gauche, pour ouvrir le score (13'). Quatre minutes plus tard, le gardien breton Debès évitait le second but en sauvant devant Cissé, tout seul, après une bourde du capitaine local Martiny (17').

    Une bonne assise défensive

    Guingamp se rebiffait par Jouffre (29') mais était surtout malchanceux lorsqu'une reprise d'Eudeline heurtait la transversale de Marichez après une grossière faute de Bassong au préalable (30'). Le FC Metz était plus en réussite car deux minutes plus tard, le remuant Cissé reprenait victorieusement de la tête, suite à un corner d’Obraniak (32').

    A la reprise, les Bretons essayaient bien de relancer la machine. Cependant, l'organisation défensive des Messins se révélait très efficace. Et comme Jouffre ne trouvait toujours pas la faille... Metz gérait ainsi parfaitement bien son affaire sur le plan tactique.

    Du reste, si Beria avait été plus vif sur une action de B. Gueye, les Messins auraient pu ajouter un troisième but (74'). Les Guingampais ne renonçaient pas. Cependant, ils étaient trop timides dans leur expression offensive pour inquiéter un leader tranquille dans ses souliers. Celui-ci obtenait donc un précieux succès, sans avoir vraiment souffert ! En somme, une opération juteuse pour les coéquipiers de Christophe ...

    EAG-METZ 0-2 Les messins s’envolent, les guingampais coulent

    Pour son 6ème match de la saison sur son terrain du Roudourou (une seule victoire et deux nuls) E.A.G recevait le FC Metz leader de la Ligue 2 et la tâche s’annonçait donc difficile. Elle le fut. Contre une équipe extrêmement athlétique et malgré toute sa bonne volonté, l’équipe costarmoricaine ne faisait pas le poids…

    Dans la composition de son équipe, Patrick Rémy avait réservé quelques surprises, titularisant Koscielny à la place de Truchet (auteur d’un match « moyen » à Libourne) comme latéral droit, et associant à la pointe de l’attaque le jeune Richard Soumah (préféré à Touré) à Nicolas Haquin. De son côté Francis De Taddeo alignait son équipe « type » (le seul Delhommeau blessé étant remplacé en défense centrale par Bassong) avec en pointe les deux attaquants de grande taille Gueye et Cissé soutenus par Obraniak.

    Deux buts évitables

    Les dix premières minutes furent assez équilibrées, EAG manifestant ses velléités offensives par des tirs de Jouffre facilement arrêtés par le gardien messin (6ème et 10ème). Mais alors qu’EAG semblait prendre le jeu à son compte, le FC Metz transformait sans coup férir sa première véritable occasion. Sur une longue balle envoyée sur l’aile gauche, Koscielny était lobé et Papiss Cissé après avoir éliminé Martini centrait pour le milieu de terrain Julien Cardy qui propulsait la balle au fond des buts (12ème). La défense guingampaise payait là « cash » ses erreurs de placement.

    Dans les minutes qui suivirent l’équipe guingampaise tentait de reprendre le jeu à son compte mais soit se montrait très maladroite (tirs à côté de Soumah, 16ème, Jouffre, 28ème) soit butait sur une équipe regroupée autour d’une défense bien tenue par l’imposant Malick Diop. Le tournant du match se produisit à la 30ème lorsque sur un beau débordement de Jouffre, Haquin remettait sur Eudeline qui envoyait un missile… sur la transversale de Marichez. Guingamp avait laissé passer là sa chance de revenir au score car trois minutes plus tard une nouvelle erreur de défense obligeait EAG à concéder un corner. Sur celui-ci Babacar Gueye adressait une tête qui s’écrasait sur le poteau de Debès, le ballon revenant en jeu sur Cissé qui reprenait à bout portant pour faire le break. Les tirailleurs sénégalais du FC Metz avaient fait la différence. Le dernier quart d’heure, marqué par une interruption de jeu en raison de fumigènes lancés par les supporters messins (assez nombreux), ne permit pas à E.A.G. ne menacer les lorrains si ce n’est par un centre-tir vicieux de Soumah qui prenait la direction de la lucarne mais était bien sorti par l’excellent Christophe Marichez (45ème).

    Au court de cette mi-temps, on s’était vite rendu compte que le résultat était presque inscrit d’avance, l’équipe guingampaise n’étant pas en mesure de contrer athlétiquement la puissance de son adversaire, et les ballons repris aux guingampais par un vigoureux pressing messin furent nombreux. Seule plus de vitesse dans le jeu pouvait éventuellement tirer E.A.G d’affaire et c'est ce que tout le monde espérait pour la seconde mi-temps.

    Metz serein

    Il en fut tout autrement, et bien qu'affichant une volonté de construction, les guingampais développèrent au contraire un jeu relativement lent et souvent latéral (en raison de l’excellent pressing adverse), ne parvenant jamais à prendre de vitesse une équipe extrêmement bien positionnée et sereine. Les rentrées de Caggiano à la place d’Eudeline (63ème) et Touré à la place de Soumah (75ème) n’y firent rien. Ajoutons à cela beaucoup de maladresse, à la fois dans les passes et dans les tirs (Jouffre, Caggiano, Sitruk…) et il n’en fallait pas plus pour que Metz gère tranquillement son avantage au score. Metz qui aurait d’ailleurs pu aggraver celui-ci sur un contre rondement mené (sur une perte de balle guingampaise dans son camp), heureusement arrêté par un retour et un tacle désespéré de Sikimic dans la surface (73ème). Le match aurait pu durer encore des heures qu'EAG n’aurait pas réussi à mettre en difficulté cette équipe lorraine athlétiquement trop solide et bien en place (à défaut de produire un jeu chatoyant comme ses poursuivants normands Le Havre et Caen). C’est donc après un dernier quart d’heure d’une grande morosité que les deux équipes rentraient au vestiaire, les lorrains se propulsant vers les sommets (et une possible remontée) et les bretons coulant corps et biens.

    Un avenir sombre mais pas désespéré

    Comme face à toutes les défenses au potentiel physique important rencontrées depuis le début de la saison (et elles le sont presque toutes à présent…) il aura notamment manqué à Guingamp un grand attaquant « pivot » capable de rivaliser avec d’athlétiques défenseurs (que voulez vous que fasse un Haquin contre la « montagne » Diop ?) et de délivrer des ballons exploitables par les autres. A défaut de masses musculaires EAG doit donc s’en remettre à la technique individuelle, à la rapidité d’exécution, à un jeu « juste » (de passes données autrement que dans le dos du partenaire), aux débordements, tous éléments qui ont fait défaut. Ainsi Patrick Rémy avait annoncé que compte-tenu de la puissance défensive messine au centre il faudrait « passer par les ailes », mais ceci n’arriva que beaucoup trop rarement.

    Si EAG remet chaque jour le métier sur l’ouvrage pour trouver un jeu correspondant à ses possibilités physiques et le produit en match, si le groupe retrouve un peu de confiance à l’occasion d’une partie plus heureuse que les autres, la situation pourra être redressée ; sinon le bateau, inexorablement, coulera encore un peu plus… N’empêche qu’un Dagano (ou un joueur de même « calibre ») ferait aujourd’hui du bien à l’équipe et éviterait à ce pauvre Caggiano de se battre en pure perte avec des joueurs lui rendant une tête et de devoir en désespoir de cause tirer de 25 ou 30 mètres, ce qui n’est assurément pas de son registre!

    Metz, la croisière s'amuse

    Neuvième victoire pour Metz, la quatrième à l'extérieur. A Guingamp, les Lorrains à qui tout sourit ont maintenu un rythme qui fait d'eux un leader intouchable.

    Une mi-temps pour construire, une autre pour consolider. Nanti d'une avance de deux buts à mi parcours, le FC Metz a su vivre sur son acquis, hier soir, à Guingamp, où sa neuvième victoire de la saison a renforcé sa place aux premières loges de la Ligue 2. Toujours aussi opportunistes, toujours aussi solides, les Messins ne cèdent rien à leur cadence, infernale pour tous leurs poursuivants, même s'il faudra attendre lundi soir pour mesurer le réel bénéfice de l'opération pour le leader sur ses dauphins. Vous aimez la semaine de 35 heures? La Ligue 2 invente la journée de quatre jours. Parfait pour la lisibilité du classement et l'illusion du suspense.

    Heureusement, tant qu'ils survoleront à ce point les débats, les Lorrains n'auront pas à se préoccuper des autres, ni à entrer dans de savants calculs. Ils avancent à un rythme de croisière qui, à ce jour, épouse le tableau de marche d'un futur promu en Ligue 1, affichant une moyenne de près de 2,5 points par match. Et en plus, tout leur sourit, comme l'a montré le début de soirée, hier, à Guingamp.

    Pour mieux comprendre ce qui sépare aussi les premiers des derniers, deux minutes de Guingamp - Metz peuvent suffire, en effet: la 30e et la 32e. A la trentième, profitant d'un ballon perdu par Bassong, Haquin s'en est allé servir Eudeline dont la reprise en pleine course a seulement heurté le dessus de la barre transversale du but messin. A la trente-deuxième, à la réception d'un corner obtenu et exécuté par Obraniak, Cissé a eu droit à une deuxième chance, après avoir vu la transversale repousser un coup de tête de Babacar Gueye; le ballon lui est revenu dessus, et l'attaquant sénégalais n'a pas laissé passer l'aubaine de marquer. Il s'agissait déjà du cinquième but du jeune Cissé cette saison, et du deuxième but messin de la soirée: histoire d'appuyer la démonstration de son insolente réussite qui témoigne aussi de son impressionnante efficacité, Metz avait déjà trouvé le chemin des filets sur sa première occasion.

    Tandis que Guingamp, par Jouffre, avait déjà utilisé une plus grande possession du ballon en début de match pour solliciter Marichez (11e), Cissé perforait le côté droit de la défense bretonne avant d'adresser un centre devant le but où Cardy prenait le soin de contrôler et de s'avancer pour tromper Debès (13e). Une entame idéale qui aurait pu virer à la perfection trois minutes plus tard, Cissé étant tout près de profiter d'un ballon égaré par Martini, mais Debès s'était interposé in extremis. Et, jusqu'à la demi-heure de jeu donc, et cette frappe envoyée par Eudeline sur la barre, Guingamp avait tardé à retrouver ses esprits. Révélateur d'une équipe en proie au doute, accablée par l'opportunisme d'un leader que rien n'arrête...

    Comme beaucoup d'autres déjà, Guingamp a eu beau pousser en deuxième période, rien n'y a fait: les Bretons ont systématiquement buté sur le mur messin, plus solide encore que le granit et plus compact encore après l'entrée en jeu de Cheikh Gueye, en relais d'Agouazi. Tout juste ont-ils tenté leur chance de loin, par Jouffre essentiellement, sans menace réelle pour Marichez. La surprise, au bout du compte, reviendrait presque à constater que Metz n'a été dangereux qu'une seule fois en contre, par Béria (74e). Mais il y avait longtemps déjà que l'affaire était pliée.

     

    Cardy a tout fait

    A l'image de Julien Cardy, leur premier buteur, les Messins ont encore étalé leurs vertus combatives pour conserver leur avance.

    Marichez. Davantage sollicité qu'une semaine plus tôt face à Créteil, ce qui n'était pas difficile, il a manifesté beaucoup de sûreté dans ses prises de balle, notamment sur les frappes lointaines.

    Béria. De retour de suspension, il a finalement occupé le couloir droit d'une défense à quatre. Irréprochable, il s'est même retrouvé en situation de marquer sur un contre, en deuxième mi-temps.

    Diop. Sa première intervention, dès la 3e minute, a permis d'empêcher Soumah de filer au but. Dès lors, il a régné sur les débats avec son autorité habituelle.

    Bassong. Des difficultés à maîtriser ses premiers ballons, occasionnant notamment la principale occasion de but guingampaise (30e), avant de rectifier le tir. Proprement.

    Léoni. Sur son côté gauche, il a veillé à ne pas se découvrir tout en canalisant les velléités d'Eudeline.

    LE MILIEU

    Cardy. Après avoir marqué de la tête et sur coup franc, il a inscrit son troisième but de la saison après un contrôle et une frappe en pleine surface. Il a aussi produit un match plein, ratissant un grand nombre de ballons et se battant inlassablement.

    François. Lui aussi a touché énormément de ballons, s'efforçant de les distribuer avec précision. Un match plein.

    Agouazi. Placé en soutien des attaquants, il a apporté sa part de travail défensif et cherché à varier les possibilités offensives.

    Obraniak. Très remuant, notamment en première mi-temps, il a obtenu et frappé le corner amenant le deuxième but messin avant de s'effacer au profit de la cause collective.

    L'ATTAQUE

    Cissé. Une passe décisive en conclusion de son premier débordement du match, côté gauche; un but plein d'opportunisme à la retombée d'un ballon repoussée par la barre: une copie forcément très satisfaisante de la part d'un attaquant, même s'il a ensuite péché dans ses derniers gestes.

    Gueye. Metz aux commandes, il s'est mué en premier défenseur, payant de sa personne pour prêter main forte à ses partenaires lorsqu'il s'est agi de préserver le score. Son coup de tête, à la réception du corner d'Obraniak, a été renvoyé par la barre, mais Cissé a fait le reste.

     

    "Rien au hasard"

    Francis De Taddeo (entraîneur de Metz): "Nous avons su gérer un scénario qui nous a été rapidement favorable. En deuxième mi-temps, Guingamp nous a fait reculer et nous avons encore fait preuve de solidité. Mais nous avions eu le bonheur de marquer très tôt et de doubler la mise au bout d'une demi-heure de jeu."

    Patrick Rémy (entraîneur de Guingamp): "C'est une défaite supplémentaire face à une équipe qui n'a même pas eu à élever le rythme car elle a mis ses deux premières occasions au fond. Metz est une équipe bien organisée, nantie d'une meilleure maîtrise technique, qui a su nous attendre en deuxième mi-temps. Nous ne l'avons pas assez mise en porte à faux."

    Julien Cardy (milieu de terrain de Metz): "Nous avions à cœur de réussir notre entame de match pour ne pas nous laisser endormir par Guingamp. Le premier but nous a facilité la tâche mais nous n'avions rien laissé au hasard. Le match, c'est nous qui l'avons rendu facile même s'il a fallu ne jamais rien lâcher."

     

    Encore un lundi

    Après Metz - Amiens, comptant pour la 15e journée et avancé du mardi 7 au lundi 6 novembre (20 h 30), c'est au tour de Le Havre - Metz d'être décalé, repoussé au lundi 13 novembre (également à 20 h 30) alors que les autres rencontres de la 16e journée ont lieu le vendredi 10. Rançon d'une gloire qui renaît, le leader messin aura ainsi le privilège enviable d'être diffusé deux fois de suite sur Eurosport. Et de bénéficier d'une semaine pleine de récupération!

    Nouveau naufrage guingampais au Roudourou malgré un trio Jouffre, Sikimic et Le Lan

     

    DEBES (5,5). Un arrêt décisif sur une balle de 0-2 dans les pieds de Cissé mais Thierry ne pouvait en revanche pas grand-chose sur l'ouverture du score de Cardy et sur la tête victorieuse de Cissé. Le genre de soirée à très vite oublier.

    KOSCIELNY (4,5). Impliqué sur l'ouverture du score des Messins, il a passé une première période pour le moins difficile. Le corner concédé pour le deuxième but est en effet venu de son côté. Il s'est bien repris en seconde période.

    MARTINI (4). Il a pris un énorme coup de vent sur le débordement de Cissé et l'ouverture du score de Cardy. Et sa soirée faillit tourner au cauchemar lorsque, mal remis de sa déception, il a offert à Cissé une balle de 0-2. Trainant la jambe, il a été remplacé en début de seconde période par Patrick LEUGUEN (49').

    SIKIMIC (5,5). D'entrée, Cissé a bien senti qu'il n'allait pas forcément être à la noce avec un Milo des bons soirs. Le défenseur s'est montré inspiré pour couper les trajectoires et présente l'avantage d'être toujours d'une grande régularité dans ses performances.

    LE LAN (5,5). Arnaud a passé une partie de la seconde période très haut, presque en position de milieu de terrain, voire d'attaquant. De retour après deux matches de suspension, il a mis un soin évident à trouver des relances propres, souvent en direction d'un Jouffre très disponible.

    BISCONTI (4,5). Juste au-dessus de la doublette Martini-Sikimic, il était bien entré dans son match mais la physionomie de la partie n'a pas arrangé ses affaires puisque le « bloc » breton s'est vite disloqué. Face à la puissance et à la confiance messine, son métier n'a pu masquer ses limites physiques du moment.

    JOUFFRE (5,5). Sans doute le meilleur Guingampais avec Sikimic et Le Lan. Il n'a jamais manqué de prendre sa chance de loin. On lui doit d'ailleurs le premier joli tir de la partie et quelques accélérations dévastatrices sur son côté gauche. Hélas, pendant ce temps-là, Metz a marqué...

    EUDELINE (4). De retour après plusieurs semaines d'absences pour blessure, il a pris le flanc droit sous la surveillance de Léoni. Yohan fut tout près d'égaliser mais sa frappe en rupture trouva la transversale. A part ça, il n'a malheureusement pas réussi à vraiment s'exprimer. Remplacé par Jeremias CAGGIANO (64').

    SITRUK (5). Chargé d'animer l'entre jeu juste sous la doublette Soumah-Haquin, Eric s'est montré fidèle à son habitude, à savoir actif et accrocheur. En revanche, il n'a pas pu être décisif sur le plan offensif. Et c'est pourtant dans ce domaine qu'En Avant comptait sur lui. Il a fini le match courageusement malgré une blessure.

    SOUMAH (4). La surprise du chef n'a pas ménagé ses efforts mais pas toujours avec lucidité et justesse. Trop de ballons perdus. Une débauche d'énergie qui rappelle sa jeunesse mais qui n'a pas pesé offensivement. Remplacé par Kader TOURE (75').

    HAQUIN (4,5). Pour sa première titularisation à domicile, il a mis un peu de temps à se libérer d'autant que la défense axiale de Metz était particulièrement solide physiquement. Il a eu le mérite de décaler Eudeline pour une frappe sur la transversale mais n'a pas connu la même aisance qu'à Libourne.

     

    Ligue 2. Guingamp - Metz : 0-2.

     

     Bis répétita. Comme face à Caen il y a quelques semaines, En Avant a sombré sur sa pelouse face à un ténor du championnat.

    Cette fois, le doute n'est plus permis. Encore dominé sur sa pelouse, En Avant est à sa place en queue de peloton de la Ligue 2. Certes, les absents sont légion, le sort souvent contraire... Mais cela n'explique pas totalement l'indigence du jeu proposé hier par les Guingampais, notamment en première période.

    Le bilan de la première période messine était à peine plus glorieux. Prudent, le leader distillait ses contres au compte-gouttes. Au final, trois maigres occasions mais voilà, deux buts, et un troisième évité de justesse, au prix d'un bel élan de Thierry Debès dans les pieds de Cissé (15'). Un exploit en forme d'éclaircie défensive au cours d'une première période où l'arrière-garde rouge et noir a terriblement souffert sur chaque accélération messine. La première, lancée à droite par Cissé, laissait Koscielny, puis Martini, sur les talons. Le centre en retrait de l'attaquant sénégalais trouvait Cardy, qui ne manquait pas le cadre (0-1, 13').

    La sanction était aussi immédiate que cruelle pour En Avant. Le premier quart d'heure guingampais avait pourtant laissé entrevoir quelles bonnes dispositions individuelles, malheureusement tuées dans l'oeuf par un manque criant de cohésion et d'intelligence collective. Pas une attaque placée, hier, sans qu'un maillon de la chaîne ne manque à l'appel ou faiblisse. Et Yann Jouffre, le Guingampais le plus entreprenant, se trouvait souvent contraint à des tirs lointains ou dos au but (6', 11').

    Haquin trop tendre

    Le constat était le même pour Nicolas Haquin, nouveau tenant de la pointe de l'attaque guingampaise. Soutenu par Richard Soumah, l'invité surprise au coup d'envoi, il ne mâchait pas ses efforts. Mais face à aux muscles et aux kilos de la charnière Diop - Bassong, le combat était souvent déséquilibré. Sur la seule occasion franche d'En Avant, la jeune pousse parvenait tout de même à fausser compagnie à ses sbires. Un crochet dans la surface, puis un tir contré qui revenait sur Eudeline. La frappe de l'ancien Caennais ne faisait malheureusement que tutoyer la transversale de Marichez.

    En Avant venait de laisser passer sa chance. Metz, dans la foulée, la saisissait pleinement. Sur corner, Gueye plaçait une tête sur le poteau de Debès. Sur le ricochet, Cissé s'avérait le plus prompt, doublait la mise (0-2, 33') et tuait ce qui restait de match.

    Car la seconde période se limitait ensuite à une ennuyeuse partie d'attaque-défense, à quarante mètres du but de Marichez, dans une zone où la défense messine, bien regroupée, régnait en maîtresse. Dans ce contexte, les tirs de loin (Jouffre à la 61e, Sitruk à la 79', Caggiano dans les arrêts de jeu) s'empilaient, mais n'accrochaient jamais le cadre. Désespérant, tout simplement.

     

     

    Guingamp impuissant

    Il n’y a pas eu de miracle, hier soir à Roudourou, où les Guingampais ont perdu face au leader messin leur troisième match à domicile de la saison. Dominés dans tous les compartiments du jeu, impuissants défensivement devant les attaquants lorrains, en proie au doute, Martini et ses équipiers étaient menés par deux à zéro à la pause, sans qu’il y ait quoi que ce soit à redire, par une formation plus complète et mieux organisée. La seconde mi-temps ne leur a pas permis de refaire surface et la situation des Guingampais s’est corsée... avant leur déplacement à Bastia.

    La loi du plus fort

    « Ballons aériens interdits ». « Passages dans l’axe proscrits ». Voilà les consignes données par Remy aux Guingampais pour éviter les duels dans les airs avec les immenses gabarits messins. Pour surprendre cette défense rigoureuse et une équipe messine qui casse ses habitudes et évolue en 4-4-2, l’entraîneur veut de la vivacité et du jeu au sol. Mais comme il le disait dès jeudi soir, « on sait ce que l’on demande mais on ne sait pas ce que l’on obtiendra »...

    Une classe d’écart et la confiance en plus

    Avec Jouffre et Bisconti à la récupération, Guingamp, disposé en 4-2-4, cherche à brouiller les cartes messines. Mais si une jolie combinaison entre Soumah et Jouffre permet à Marichez de montrer sa vigilance (11 e ), Debès doit montrer la sienne à deux reprises dans les pieds de Cissé (12 e et 16 e ) et encaisse, entre temps, un premier but, réussi par Cardy sur un service de Cissé qui a donné le tournis à Koscielny (13 e ). Il n’en faut pas davantage pour mettre les uns en confiance et plonger les autres dans le doute. Guingamp subit alors de plein fouet la puissance physique messine, malgré les gros efforts de Jouffre, un des rares joueurs bretons à tenter sa chance. Le manque de réussite s’en mêle, de surcroît : Eudeline, alerté par Haquin, frappe sur la transversale (30 e ) alors qu’à l’inverse, un corner redressé par Diop de la tête permet à Cissé de doubler la mise (34 e ). Voilà illustrée toute la différence entre un leader et une équipe qui se traîne en bas de tableau : deux buts qui récompensent une classe d’écart et qui montrent toute l’impuissance de Guingamp.

    Trop d’imprécisions

    Trop imprécis dans les dernières passes, les locaux ne parviennent pas à desserrer l’étreinte en seconde période. L’entrée en jeu de Caggiano, peu après l’heure de jeu, puis celle de Kader Touré à l’amorce du dernier quart d’heure, donnent un peu plus de punch à l’attaque. C’est insuffisant pour tromper la défense messine, mais faut-il y voir un espoir pour la suite du championnat ?

     

    Plié à la pause


    11 e : décalé à gauche par une montée de Soumah, Jouffre expédie une violente frappe repoussée par Marichez.
    12 e : Debès s’interpose des deux pieds sur une reprise de Cissé.
    13 e (0-1, but de Cardy) : un centre de la gauche délivrée par Cissé trouve Cardy engagé dans l’intervalle pour un tir croisé sur le lequel Debès est impuissant.
    16 e : Debès se jette dans les pieds de Cissé pour réparer une erreur de Martini.
    30 e : servi par Soumah, Haquin est contré après un crochet mais le ballon revient vers Eudeline, dont le tir ricoche sur la transversale.
    33 e (0-2, but de Cissé) : au milieu de la défense guingampaise, Diop reprend un corner d’Obraniak pour placer sa tête sur l’intérieur du poteau. Cissé est le plus prompt et marque de près.
    61 e : frappe de Jouffre des 25 mètres au ras du pied du montant.
    71 e : Marichez se couche bien sur une tentative lointaine de Jouffre.
    73 e : Sikamic reprend in extremis Babacar Gueye, échappé plein axe.
    79 e : Debès se détend de tout son long pour capter un essai placé de Cardy.
    90 e + 2 : une ouverture de Koscielny trouve Caggiano, dont la frappe instantanée manque le cadre.

     

    Jouffre un peu seul


    DEBÈS (5,5 sur 10). Après une sortie dans les pieds de Cissé (12 e), le gardien guingampais, battu à bout portant les deux fois, ne pouvait rien faire sur les buts messins.
    KOSCIELNY (4,5). En difficulté durant le premier acte face aux nombreux appels en profondeur des attaquants adverses, il a notamment laissé échapper Cardy pour convertir le centre de Cissé (14 e). A son crédit, néanmoins, un tacle précieux sur le premier buteur qui partait seul au but (37 e ) et une meilleure seconde période.
    MARTINI (4). Quelques bonnes interventions de la tête devant Cissé, mais il fut aussi débordé par ce dernier sur l’ouverture du score (14 e ), avant de commettre une erreur assez inhabituelle qui faillit lui coûter cher (16 e ). Visiblement blessé, le capitaine céda, en boitant, sa place à LEUGUEUN (49 e ) qui a joué plus en retrait pour couvrir ses équipiers sur les contres.
    SIKIMIC (5,5). Une petite frayeur en début de rencontre lorsqu’il détourna un centre au ras du poteau de son gardien (19 e ). Une partie cependant sérieuse, comme à son habitude.
    LE LAN (5,5). Son retour après deux matchs de suspension ne s’est pas passé comme il l’aurait espéré. Il a pourtant tenté d’aider ses partenaires, en sauvant son camp sur un ballon qui traînait aux abords de la surface (16 e ), ou encore en essayant d’apporter offensivement.
    BISCONTI (4). Placé devant la charnière centrale, le Belge muscle incontestablement l’entrejeu. Il perd malheureusement encore trop de ballons.
    SITRUK (5). Un peu esseulé dans l’axe du milieu de terrain, il a touché peu de ballons en première période. Repositionné sur la droite après la sortie d’Eudeline, il a semblé plus à l’aise, utilisant notamment sa pointe de vitesse.
    EUDELINE (5). Certainement un peu court physiquement après sa blessure à la cuisse, l’ancien Caennais a été plutôt discret dans l’ensemble. Il a su toutefois se faire remarquer à quelques reprises, et notamment à la demi-heure de jeu où il s’est empressé de reprendre un ballon qui traînait. Le haut de la transversale repoussa malheureusement sa tentative. Remplacé par CAGGIANO (63 e ) qui, à l’occasion de son retour, a tenté de faire la différence, sans réussite.
    JOUFFRE (5,5). Le remuant et technique milieu de terrain a, une nouvelle fois, montré de l’envie et fut presque l’un des seuls Guingampais à tenter de faire sauter le verrou messin. Il fut d’ailleurs à deux doigts de trouver le cadre de Marichez sur une frappe aux 30 mètres (60 e )
    SOUMAH (4,5). Titularisé pour la première fois cette saison, le jeune attaquant a alterné le bon, en amorçant quelques contres, et le moins bon, notamment sur certaines transmissions. Remplacé par KADER-TOURÉ (75 e ), qui a essayé d’apporter un peu de mouvement aux avant-postes.
    HAQUIN (4,5). Moins en réussite que précédemment (14 e , 30 e , 42 e ), il a toutefois eu peu de ballons à se mettre sous la dent, mais n’a jamais relâché son effort sur le front de l’attaque.

     


    PATRICK REMY (entraîneur de Guingamp) : « C’est une défaite supplémentaire. Metz est une très bonne équipe qui a joué sans élever le rythme. Elle a eu trois occasions, elle en a transformé deux. Elle a affiché une grosse maîtrise technique, grâce à un jeu très simple. On n’a pas réussi à la mettre en difficulté. Pour nous le jeu a été laborieux. Aujourd’hui, on a été impuissants. La victoire de Metz est logique. Je suis persuadé qu’on est capable de mieux faire. Il faudra encore travailler et surtout ne pas baisser les bras »
    FRANCIS DE TADDÉO (entraîneur de Metz) : « On a été gêné par le pressing de Guingamp, mais aussi par l’état de la pelouse, trop belle, très rapide, à laquelle nous ne sommes pas habitués en Lorraine. Heureusement, le scénario nous a été très favorable. On a marqué très vite et on a réussi à doubler la mise. Par la suite, on s’est contenté de gérer face à une bonne équipe de Guingamp ».

     

    October 20

    L’adversaire : En Avant Guingamp

    En Avant Guingamp. Club fondé en 1912. Stade du Roudourou (18036 places). Budget: 14 MEur. Président: Noël Le Graët (64 ans, chef d'entreprise). Entraîneur (depuis juin 2006): Patrick Remy (52 ans). La saison dernière: 9e de Ligue 2.

    L'arbitre. Philippe Kalt (38 ans, conseiller en gestion de patrimoine, Ligue d'Alsace).

    Les trois dernières journées. Guingamp: nul à Libourne (1-1), défaite à Reims (1-0), nul contre Brest (1-1). Metz: victoire contre Créteil (2-0), nul à Niort (1-1), victoire contre Montpellier (2-1).

    Les trois prochaines journées. Guingamp: va à Bastia, reçoit Montpellier, va à Dijon. Metz: reçoit Tours, va à Châteauroux, reçoit Amiens.

    Défenses. Guingamp: 14 buts encaissés, dont 8 à domicile. Metz: 6 buts encaissés, dont 3 à l'extérieur.

    Attaques. Guingamp: 11 buts marqués, dont 10 à domicile. Metz: 16 buts marqués, dont 6 à l'extérieur.

    Meilleurs buteurs. A Guingamp: Haquin et Rivière (3 buts). A Metz: B. Gueye (6 buts).

    Les absents. A Guingamp: Djoman (suspendu), Rivière, Pinto, Talhaoui (blessés), Racon, Sherini (convalescents). A Metz: Gomez (suspendu), Delhommeau, Anton, Belson, Contout, Renouard (blessés), Djiba, Lanteri, Walasiak, Walter (convalescents), Corrales, Bocande, Delgado (choix de l'entraîneur).

     

    Metz maintient l'alerte

    Leader en visite chez l'avant-dernier de Ligue 2, le FC Metz évite la posture du favori naturel. Il préfère se méfier de Guingamp comme de tous les autres: jusqu'ici, la clé de son succès.

    Entre le dernier et l'antépénultième, il y a l'avant-dernier. Suivant un calendrier d'une logique cartésienne qui se fond admirablement bien dans le décor de son jeu sans fantaisie, le FC Metz a donc entrepris de remonter l'escalier de la Ligue 2, marche après marche: Guingamp ce soir, après Créteil la semaine dernière, et avant Tours vendredi prochain. Comment nier, après ça, l'idée d'ascension qui s'attache aux pas des joueurs messins, trois mois après le coup d'envoi de leur expédition?

    Mais entre Gueugnon - Metz et Guingamp - Metz, d'une visite en milieu rural à une autre, seul le contexte local reste le même: depuis son escapade dans le chef-lieu de canton de Saône-et-Loire (8913 habitants) au coeur de l'été, Metz a changé de statut et c'est en favori à la montée en Ligue 1 qu'il se rend, ce soir, dans le chef-lieu d'arrondissement des Côtes d'Armor (8830 habitants), où la pluie s'invitera au comité d'accueil. Ce n'est pas pour autant qu'il connaîtra, au stade du Roudourou, les mêmes joies qu'au stade Jean-Laville (victoire, 1 à 0, but de Babacar Gueye en toute fin de match).

    De sa position dominante, qui doit autant à sa grande taille qu'au classement de la première équipe professionnelle placée sous sa responsabilité, Francis De Taddeo a remarqué que l'interprétation faite des résultats de son équipe n'était plus tout à fait la même, dorénavant: "Il n'y a pas longtemps, on aurait parlé d'exploit après le nul que nous sommes allés chercher à Niort (1-1, 10e journée). Finalement, j'ai cru comprendre que nous y avons perdu deux points!> Metz en perdra peut-être trois, ce soir, trois d'un coup pour la première fois depuis le 8 août: tôt ou tard, il faudra bien que la série s'achève. Face à une équipe dont la piètre position au classement ne reflète pas parfaitement la valeur, un revers n'aurait rien d'incongru. Ni "rien de dramatique>, selon De Taddeo. "Même si, ajoute-t-il, on a toujours peur dans ces cas-là que le ressort casse."

    Pour éviter tout risque de rupture, Metz a donc décidé de maintenir l'alerte. En gros, son statut ne lui autorise rien, et son classement après onze journées ne signifie rien. "Déjà, il nous manque encore 44 ou 45 points pour monter. Ensuite, l'erreur serait de se dire qu'il n'y a rien à craindre des matches que nous disputons en ce moment, rappelle l'entraîneur messin. Cette semaine, j'ai trouvé à l'entraînement des joueurs enthousiastes et compétitifs; il faudra l'être pour ramener quelque chose de Guingamp. De toute façon, quel que soit l'adversaire, tous s'évertueront à mettre à mal notre solidité." Du coup, ce soir, Metz devrait revenir à une ligne de cinq défenseurs (six, avec Julien François). Jusqu'ici, la clé du succès d'un robuste leader, facile vainqueur de Créteil (2-0), il y a une semaine. Mais, c'est entendu, Guingamp n'est pas Créteil.

     

    "Une équipe à craindre"

    Avant de rejoindre le FC Metz, Malick Diop a passé un an à Guingamp. L'avis du défenseur sénégalais.

    Malick Diop, en un an à Guingamp, vous n'avez disputé que quatre matches de championnat. Douloureux souvenir? "Je m'étais blessé en décembre 2004 au tendon rotulien, lors de ma quatrième saison à Lorient. Après avoir signé à Guingamp (recruté par Yvon Pouliquen, son ancien entraîneur à Lorient), j'ai repris fin août en CFA, avant de rejoindre les pros, de jouer un match de Coupe de la Ligue, deux en championnat, et de contracter une blessure de compensation à la cuisse."

    * Cette rechute vous a donc été fatale? "J'ai mal géré ma reprise. J'ai voulu aller trop vite, et je l'ai payé. Je ne suis réapparu qu'en fin de saison, en effet."

    * La saison dernière, comme la saison d'avant, Guingamp a échoué dans son objectif de remonter en L1. Pour quelles raisons selon vous? "Un très mauvais début de championnat qui avait plombé le moral. Un peu comme c'est le cas cette saison, j'ai l'impression, il y a eu pas mal de malchance au départ et on a vu trop tard ce qui ne fonctionnait pas. Cela a été insuffisant pour monter, suffisant pour se maintenir."

    * La différence, aujourd'hui, entre Metz et Guingamp? "Il est très difficile d'établir une comparaison. Gagner d'emblée nous a installés dans un état d'esprit conquérant. Il règne, à Metz, une ambiance vraiment cool qui a permis aux nouveaux de s'adapter très rapidement: à la vie en commun, au système de jeu, à tout ce que l'on découvre dans un nouveau club."

    * Que savez-vous de l'équipe que vous vous apprêtez à rencontrer? "Que son rendement collectif ne correspond pas à la valeur individuelle des joueurs. Mais Guingamp reste une équipe à craindre, comme toutes les équipes qui ne peuvent pas descendre plus bas et qui n'ont rien à perdre lorsqu'elles affrontent le leader. Je suis persuadé qu'il s'agira, pour nous, d'un match difficile, face à un adversaire qui va tout donner."

    * Le nul ramené de Caen, votre poursuivant, début septembre (0-0), constitue-t-il votre référence avant un tel déplacement? "Notre référence, c'est l'état d'esprit manifesté match après match. La performance peut arriver à tout moment; c'est la persévérance qui est plus difficile à obtenir. Surtout dans notre position: désormais, nous sommes attendus partout et par tout le monde. Mais si on se défonce tous ensemble, conscients de l'objectif, rien ni personne ne nous empêchera de l'atteindre."

     

    Béria revient dans l'axe

    "Pascal Delhommeau va nous manquer", affirme Francis De Taddeo, contrarié par la déchirure à la cuisse qui éloignera son défenseur des terrains pendant environ six semaines. Suspendu, vendredi dernier, face à Créteil (2-0), Franck Béria pourrait donc réintégrer la défense en prenant place dans l'axe, aux côtés de Malick Diop et Sébastien Bassong, Cheikh Gueye conservant la charge du couloir droit, le côté gauche étant occupé par Stéphane Léoni. Après être passé en 4-4-2 contre Créteil, Metz devrait en effet reprendre sa configuration habituelle en déplacement, surtout face à une équipe portée vers l'avant. En milieu de terrain, Laurent Agouazi pourrait faire les frais de l'opération, plutôt que Julien Cardy, Julien François et Ludovic Obraniak. Enfin, devant, le tandem Babacar Gueye - Papiss Cissé (10 buts à eux deux) sera logiquement reconduit. Deux attaquants prendront place sur le banc: le Péruvien Wilmer Aguirre et le Sénégalais Momar N'Diaye.

     

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    Il ne reste plus le moindre rescapé du dernier Guingamp - Metz au sein des deux équipes appelées à se retrouver ce soir. Et pour cause: leur dernière confrontation dans les Côtes d'Armor remonte au 15 septembre 2001, cinq ans déjà! A l'époque, les Lorrains s'étaient imposés, 0-2, grâce à des buts de Baticle et Moreno. Cette victoire n'avait pas empêché les Lorrains de descendre en L2, huit mois plus tard. Les deux clubs n'ayant plus fait que se croiser entre 1ère et 2e divisions, ils ne se sont pas affrontés depuis.

     

     

     

    Signorino: "J'ai honte"

    Franck Signorino est aujourd'hui nantais et lanterne rouge. Avant de croiser Nancy, l'ancien Messin se veut pourtant optimiste.

    De Metz à Nantes et toujours la crise. Avez-vous le sentiment d'avoir la poisse? "Le chat noir! (Il rigole) On m'a chambré là-dessus déjà, mais le club allait mal avant mon arrivée. Il existe un mal ambiant à Nantes depuis quatre, cinq ans, mais on m'avait présenté un projet ambitieux lorsque j'ai signé. J'y ai cru à l'époque et j'y crois toujours."

    Que pensez-vous de l'éviction de Serge Le Dizet? "Joker!"

    Comment le groupe vit-il cette position de lanterne rouge? "C'est compliqué. Les médias ont dit beaucoup de choses sur l'administratif, ont créé une ambiance malsaine. Après, tous les compartiments sont touchés: si le sportif va mal, l'administratif est mis en porte à faux, c'est le principe des vases communicants. Mais, bizarrement, ce n'est pas la déprime. Il n'y a pas de clans dans l'équipe et j'espère que ça fera notre force par la suite. J'ai vraiment trouvé des gens exceptionnels ici."

    En début de saison, Nantes avait dévoilé un joli potentiel contre Lyon. Un trompe l'œil, selon vous? "Pas forcément. On avait vu nos qualités, nos dribbles collectifs, mais aussi quelques faiblesses, comme les distances entre et à l'intérieur des lignes. Notre victoire contre l'OM a depuis laissé entrevoir que nous étions capable de battre n'importe qui mais il faut de la continuité. Nous sommes trop irréguliers."

    Vous comptez pourtant d'excellentes individualités dans l'équipe... "Elles ne font pas le résultat, on l'a vu avec le Real Madrid. Regardez Nancy. Ils n'ont pas d'énormes individualités mais réussissent un début de saison exceptionnel, en UEFA, en championnat, en coupe... C'est un collectif, un bloc qui force le respect et l'admiration."

    Est-ce que le souvenir des derbys avec Metz vous animera ce samedi? "Non, je n'y pense même pas. Metz-Nancy, ça passionne surtout les supporters et les médias mais tout cela n'a pas une grande importance. On vient à Nancy dans la peau de Nantes et quel que soit l'adversaire, je me donne à fond."

    Que vous inspire le parcours du FC Metz? "Il me fait plaisir! Mais ne me surprend qu'à moitié. Il y a eu quinze départs, presqu'autant d'arrivées et pourtant, sur le terrain, on ne voit que la moitié des recrues. Ça, c'est étonnant. Les autres sont des gens du cru, comme Ludo Obraniak, Seb Renouard, Gueye... Avec eux, nous avions réussi à maintenir le club deux ans, à le faire remonter avant. Ils ont un vrai collectif et ça ne m'étonne pas. Pour le moment, ils ont le parcours type d'un champion de Ligue 2."

    Et le FC Nantes? Sera-t-il encore en Ligue 1 l'an prochain? "Bien sûr. On travaille pour ça. J'ai honte de notre classement, surtout pour un club si important dans le patrimoine français. Mais il reste encore des journées. Moi, je ne pense même pas à la Ligue 2. Mon seul souci, c'est bosser et gagner."

     

     

    Cheikh Maatar Gueye, défenseur du FC Metz : «Je vis un rêve extraordinaire»


    Il est celui que l’on n’attendait point, mais qui sort du bois pour venir tout fracasser. Depuis le début de la Ligue 2 française, les fidèles du Stade Saint-Symphorien commencent à s’habituer aux débordements rageurs et tacles rugueux du puissant Cheikh Maatar Gueye (1,80 m ; 72 kg) sur les couloirs droit ou gauche de l’arrière-garde du FC Metz. Le jeune défenseur latéral sénégalais (20 ans), pensionnaire de l’équipe réserve la saison dernière, est en train de faire, en toute vitesse, son trou dans l’effectif de Francis De Taddéo qui le couve comme son fils. Avec cinq titularisations en dix matches, et plusieurs prestations de haute tenue, le natif de Thiès, passé pro durant la dernière intersaison, se révèle une des plus inattendues révélations de la saison. Un bonheur presque fortuit qu’il savoure avec l’insouciance de jeunesse. Sans se prendre la tête. Il raconte ici son rêve éveillé, conscient qu’il a grillé tous les feux.

    Cheikh, vous êtes la surprise de ce début à Metz, celui que pas grand monde ne connaissait et qui s’annonce comme la grande révélation sénégalaise de la saison… ?

    Oui ! Je ne suis pas très bien connu du football sénégalais, parce que je n’ai pas joué en championnat de première division. J’ai juste évolué pendant quelques années dans le mouvement Navétanes, à l’Asc Ndéfane de Rufisque. Je ne me rappelle pas du nombre d’années, mais, c’est après ça que j’ai intégré la structure «Génération Foot» avant de partir en France. Plusieurs Sénégalais viennent de me découvrir cette année avec le FC Metz qui est en train de réaliser un bon début de Championnat de Ligue 2. Je vais essayer de continuer sur cette lancée. Pour l’instant, tout se passe très bien. Je vais prier pour que ça continue, parce qu’il est très important pour un joueur de disputer les matches tous les week-ends. Il est vraiment essentiel d’être  compétiteur pour progresser. Je suis vraiment content de mon début de saison avec le Metz. Mais, il ne faut pas s’enflammer. Il faut rester humble et avoir la tête sur les épaules pour aller au bout. Je remercie le Grand Dieu (sic) et je prie pour que cela continue durant toute la saison pour le bonheur de mon club.

    N’êtes-vous pas le premier surpris par votre rapide envol dans l’effectif messin ?

    (Catégorique) Non ! Franchement, je ne suis pas du tout surpris de mes performances. J’ai fait une bonne préparation d’avant-saison avec mes entraîneurs et mes coéquipiers me soutiennent tout le temps. Ce début de saison n’a rien de surprenant pour moi. J’ai toujours cru en mes potentialités et gardé espoir qu’un jour mon heure allait sonner. C’est le cas aujourd’hui. Je vais tout faire pour rester dans cette bonne dynamique de début de saison.

    Qu’est-ce qui explique cette progression fulgurante ?

    C’est le travail qui est en train d’être récompensé. Ça se passe vraiment très bien aux entraînements. Je mets le paquet pour toujours être au top et gagner davantage en expérience. Je me bats, je bosse sans arrêt. Je crois que mes efforts sont en train de payer. Je vais continuer à travailler parce que j’ai toujours voulu ça. Je ne vais pas rechigner pour aller toujours de l’avant. En plus, le coach (Francis De Taddéo) me suivait et me donnait des conseils depuis l’année dernière. J’ai beaucoup travaillé et il m’a facilité la tâche en m’accordant sa confiance. C’est important pour un joueur. Pour l’instant, je suis surtout préoccupé de confirmer mon début de saison parce que je n’envisage pas du tout de quitter le Metz. Je m’y sens très bien. Je dois continuer à travailler pour devenir un titulaire indiscutable dans notre équipe. Il me reste encore du chemin à faire à Metz qui est reconnu pour sa bonne formation.

    N’est-ce pas un rêve que vous vivez présentement ?

    Ah oui ! Je ne peux pas le nier. Je suis en train de vivre un rêve extraordinaire. Je n’ai jamais pensé à ça. Honnêtement, je vis un moment inoubliable avec mon club parce que je regardais, il y a moins de deux ans, les matches du Fc Metz à la télévision. C’est vraiment extraordinaire. Mais, quand la chance est venue, je devais la saisir pour montrer mes compétences. Ce que je tente de faire tous les jours pour gagner davantage la confiance de mon coach.

    Quelles relations entretenez-vous exactement avec votre coach, Francis De Taddéo ?

    (Très enthousiaste) Je suis comme son propre fils. Il me considère comme tel et il le montre tous les jours. Il est, d’ailleurs, venu personnellement me chercher à Dakar pour m’emmener à Metz. C’est quelque chose que je n’oublierai jamais dans ma vie. C’et vraiment très important pour moi. C’est un acte assez symbolique. J’essaie tout le temps de ne pas le décevoir pour mériter cette confiance. Aux entraînements, il n’est pas tendre avec moi. Il me conseille, me montre la voie et m’accorde toute sa confiance. Il m’aime beaucoup et le montre tous les jours. C’est un grand entraîneur et aussi un homme de cœur que je respecte énormément. C’est vraiment un papa pour moi.

    Contrairement à certains Sénégalais du FC Metz comme Daniel Bocandé ou Mactar Mangane qui tardent à éclore en équipe première, vous n’avez pas duré en centre de formation ?

    Je n’ai fait que six mois dans le centre de formation du Fc Metz. C’est vrai que tout est allé très vite depuis mon arrivée dans ce club. Ensuite, comme je disais tout à l’heure, mon entraîneur m’a mis dans le groupe de performance de l’équipe depuis le début de la saison. C’est une marque de confiance que Taddéo vient de montrer à mon égard. Je me suis beaucoup battu pour en arriver là. C’est aussi important et je vais essayer de ne pas le décevoir. Je vais davantage me «tuer» sur le terrain pour gagner encore sa confiance.

    La présence des Sénégalais (Babacar Gueye, Dino Djiba Pape Malick Diop) est-elle pour quelque chose dans votre rapide épanouissement ?

    Oui ! Ils m’ont bien accueilli et me conseillent tout le temps. Ils me disent de faire ceci ou cela. C’est vraiment important d’avoir des compatriotes à ses côtés. Le problème d’intégration ne se pose pas. Ils sont toujours disposés à t’écouter, à te montrer la voie pour aller loin dans ta carrière. Je suis leurs conseils et c’est très bénéfique. Mais, qu’est-ce que cela vous fait de partager une ligne de défense avec Pape Malick Diop ?

    (Il s’emballe) Wouah ! C’est un grand rêve de partager une équipe avec Pape Malick Diop, l’ancien capitaine des Lions. Vous voyez ce que cela fait… Quand je me souviens de la Coupe du monde asiatique (2002)… C’est fou ! Je n’ai jamais imaginé de ma vie partager un terrain de football avec Pape Malick Diop. Alors s’il s’agit de jouer dans une même équipe de football, ça ne peut qu’être fantastique et génial. C’est un grand frère qui nous conseille tout le temps. Il a beaucoup d’expérience et il partage tout son vécu avec tous les Sénégalais du Metz.

    Comment jugez-vous le niveau de la Ligue 2 française ?

    C’est un championnat assez relevé. C’est un bon niveau. Il faut aussi s’adapter parce qu’il est un peu rugueux. Mais c’est du football et il faut toujours étudier dans n’importe quelle situation où l’on se trouve. Je ne suis pas complexé d’évoluer en Ligue 2. Les gens y jouent un très bon football et il y a de bons joueurs qui y évoluent. Ce n’est pas difficile de jouer en deuxième division.

    Au rythme où l’on va, est-ce parti pour une nouvelle remontée en Ligue 1 pour Metz ?

    Ah oui ! C’est bien parti pour cette saison. Toutefois, il nous reste beaucoup de matches à gagner. Nous ne sommes qu’au début du championnat (Ndlr : 10 journées seulement ont été jouées). Il faut batailler ferme durant toute la saison pour atteindre cet unique objectif. Toue l’équipe est consciente que la mission ne sera pas facile mais, tout le monde se sent concerné. Ce ne sera pas facile mais, nous y arriverons Inch’Allah.

    Sur le côté personnel, quel est votre objectif cette saison ?

    Mon premier objectif est lié à celui de mon équipe, c’est-à-dire remonter dès la fin de la saison pour goûter à la Ligue 1. Ce serait formidable pour moi de me retrouver en L1., mais je refuse de me prendre la tête pour ça. Pour l’instant, je reste concentré sur ce que je fais tous les jours aux entraînements et sur le terrain pour encore gagner une vraie place de titulaire. Je suis encore jeune, le reste va venir tout naturellement. Franchement, je n’ai pas de défis personnels à relever à part confirmer mon bon début de saison.

    Aujourd’hui, dans quel domaine vous devez encore progresser pour être vraiment au top ?

    Je dois progresser dans tous les domaines. Mais, je suis avant tout un défenseur de métier. Donc, j’ai besoin de progresser dans le placement et le marquage. Après, je vais travailler mon efficacité devant les buts. C’est aussi important de marquer des buts quand on est joueur. Sur ce point également, je suis en train de progresser parce que mon entraîneur me rectifie tout le temps quand je commets une bêtise. Avec le temps, je commence à gagner de l’expérience. Ça vient petit à petit et j’espère poursuivre sur cette lancée. Il faut toujours travailler pour être au top. On raconte qu’en vous recommandant au Fc Metz, votre agent Mady Touré vous a «vendu» comme un futur Hatem Trabelsi, le capitaine de la sélection tunisienne…

    Je suis vraiment flatté par cette comparaison. Les gens me comparent avec lui depuis quelques années. C’est vrai que j’aime son style de jeu, ses débordements. C’est un très grand joueur. Mais, je ne suis pas comme lui car chacun joue à sa manière sur un terrain de football. On se ressemble un peu, mais je veux rester Cheikh Guèye, avec ma propre manière de jouer. Je ne veux m’identifier à personne. Je n’ai pas d’idole dans le football. J’aime construire ma propre personnalité à partir de mes propres qualités comme la rigueur et la hargne. J’aime un football engagé et physique. Je veux rester moi-même pour ensuite progresser dans les phases offensives.

    Vous arrive-t-il, aujourd’hui, de penser à l’Equipe nationale A ?

    Vous savez, tout le monde rêve de porter et défendre les couleurs de son pays. De mon côté, je ne suis pas du tout pressé de venir en Equipe nationale. Je suis jeune et j’aurai tout le temps pour le faire dans l’avenir. Avec le temps, ça va venir. J’attends le bon moment pour venir et montrer ce que je vaux. Pour l’instant, je suis concentré sur ce que je fais en club. Je crois qu’il ne sert à rien de brûler les étapes. Ça viendra le moment opportun.

    Kasperczak ne vous a jamais contacté depuis son arrivée au Sénégal ?

    Non ! On ne s’est jamais rencontré ou parlé au téléphone. Mais, tout comme tous les joueurs, je veux porter un jour les couleurs de mon pays. Pour le moment, il n’y a rien eu entre nous depuis qu’il est à la tête de l’Equipe nationale du Sénégal. Pour l’instant. Je dois davantage progresser pour peut-être mériter une place en Equipe nationale dans le futur. En ce moment, tout se passe très bien avec mon club. La sélection viendra après. Comme je l’ai dit tout à l’heure, je ne suis pas du tout pressé parce que mon heure viendra. Je ne me fais pas de soucis. De toute façon, ça va se passer très bien. Pour l’instant, je suis les performances des Lions tous les jours.

    Vous arrive-t-il pas de parler avec Babacar Guèye de non-sélection en Equipe nationale, vu sa forme actuelle ?

    On parle de l’Equipe nationale tous les jours à l’entraînement, chez nous, parce qu’il y a plusieurs internationaux Sénégalais comme Momar Ndiaye, Dino Djiba ou Pape Malick Diop ou Babacar Guèye. Mais, Babacar (Guèye) ne parle pas de sa non-sélection. Il est encore jeune et a le temps devant lui. Pour l’instant, il dit attendre son heure pour saisir sa chance parce qu’il dit qu’il n’est pas pressé de revenir en Equipe nationale. Il travaille tous les jours avec son club. Il est vraiment en forme depuis le début de la saison. Son heure viendra forcément car, il a du talent.

    En Avant, Messins !

    Après sa victoire face à Créteil, le FC Metz continue d’explorer le fond de tableau de la L2. Seconde étape de son triptyque des mal classés, le Roudourou espère qu’un succès face au leader permettra à son équipe d’enclencher la marche avant. Un piège de plus.

    Guingamp – Metz, douzième journée de Ligue 2. L’avant dernier reçoit le premier du championnat, vendredi soir au stade du Roudourou. Comment présenter ce match sans réchauffer les expressions récurrentes de « grand écart » ou de « choc des extrêmes » ? Comment réussir à parler de l’équipe messine sans étaler une litanie de chiffres à son avantage ou revenir sur les qualités qui suffisent à en faire, pour le moment, le leader de L2 ? Que dire sur son adversaire du soir sans prendre le risque de se voir taxé de fausse modestie ? La vérité, tout simplement !

    Attention à la marche
    En football comme ailleurs, l’état d’euphorie sert souvent de discret catalyseur à la claque à venir. Les Messins en avaient pris une bonne à Reims, une semaine après un flamboyant succès sur leur sol de Saint-Symphorien. Sonnés, ils s’étaient difficilement relevés face à Libourne. De quelle teneur serait la seconde, si celle-ci se prépare depuis leur unique défaite en championnat ? On n’ose y penser !
    Comme la plupart des jeunes de son âge, la formation de Francis De Taddeo a une main tendue à proximité, prête à la remettre en place au moindre écart de comportement. Cette semaine, celle-ci s’appelle Guingamp. « Cette équipe ressemble à Patrick Rémy, commente le coach messin. Elle est combative, tournée vers l’avant, elle essaie de créer du jeu, d’entreprendre. C’est encore une fois pour moi un faux mal classé. » Vrai (?) bien classé, vous voilà averti avant l’examen numéro 12.
    Le pire des comportements, une fois de plus, consiste donc de toute évidence à snober cette équipe de l’EAG ; à omettre qu’elle est largement accompagnée dans sa chute par de nombreuses blessures et une déveine criante ; à oublier les valeurs qui forgent l’actuel relatif succès messin ; et à négliger le danger que représente une bête blessée.
    Le meilleur est d’aborder l’exercice de la même façon que les précédents, la méthode ayant largement porté ses fruits. Francis De Taddeo, qui a revu son système la semaine dernière en l’absence de Béria, pourrait le corriger maintenant qu’il a perdu Delhommeau et retrouvé le jeune Malgache d’origine. Ou pas. « A quatre derrière, nous n’avons pratiquement pas laissé d’occasion à nos adversaires, note-t-il. L’expérience était donc satisfaisante sur le plan défensif. Offensivement, il reste des réglages à faire dans les enchaînements mais je pense qu’il nous faut un peu de temps. Nous avons tout de même une équipe jeune. Peut-être que nous serons plus efficaces à ce niveau lors des matches retours. » Plus qu’un problème de tactique, la blessure de Pascal Delhommeau pose en fait la question de son remplacement. « Nous avons différentes solutions : Béria, Bassong, selon que nous jouons à cinq ou à quatre. Après, il y a d’autres garçons qui peuvent postuler. Je pense à Mangane, qui est en train de passer un cap ; et Luis Delgado, bien sûr. Nous ne manquons pas de choix même s’il n’est pas facile de remplacer quelqu’un comme Pascal. » C’est peut-être le seul point d’ombre de l’ensoleillé parcours messin avant Guingamp.

     

     

    October 19

    Rémy: "Ne pas juger sur la notoriété"

    Rémy: "Ne pas juger sur la notoriété"

     Personne n'attendait Guingamp parmi les très mal classés de Ligue 2, mais Patrick Rémy répond qu'il faut se méfier des étiquettes. "Il est temps d'être récompensés de nos efforts", ajoute l'entraîneur lorrain des Bretons.

    Patrick Rémy, puisque Guingamp gagne un match sur six, votre deuxième victoire est pour vendredi contre Metz? "Ce qui est sûr, pour l'instant, c'est que nous n'avons gagné qu'un match en onze journées (contre Gueugnon, 6 buts à 1, lors de la 6e journée). Mais alors, quand on gagne, attention! Il est temps, surtout, d'être récompensés de nos efforts. Jusque-là, ça n'a pas été le cas, c'est frustrant et cela explique notre classement (19e, à égalité de points avec Créteil, dernier)."

    * Exclusivement? "Non, bien sûr. Pour cinquante pour cent, nous sommes fautifs. Les cinquante autres pour cent sont les éléments qu'on ne maîtrise pas: de mauvaises décisions des arbitres, des blessures, des erreurs incroyables qui nous plombent un match. Assez pour pouvoir dire qu'aujourd'hui, on devrait compter plus de points. Mais, bon, on ne les a pas."

    * Vu de loin, ce qui arrive à Guingamp paraît inattendu. Vu de l'intérieur? "Parce que c'est Guingamp, notre effectif devrait être supérieur aux autres? Il faut parfois regarder les choses d'un peu plus près. Qui connaît Eudeline, Sitruk, Kader Touré, Caggiano? La moyenne d'âge de nos attaquants est de 22 ans! Alors, d'accord, on a Debès (gardien) ou Le Lan (défenseur), c'est très bien mais ça ne fait pas tout un effectif."

    * La relégation de Guingamp date de 2004. Avant votre arrivée, le club a donc échoué deux fois dans l'objectif de la remontée... "Ne pas remonter ne constitue peut-être pas un échec, finalement. Sauf par rapport à l'étiquette de Guingamp. Seulement, aujourd'hui, la plupart des clubs de L2 ont connu la L1, mais il n'y a toujours que trois montées... Au moment d'établir les pronostics, il me paraît donc préférable de ne pas juger sur la notoriété."

    * Vous avez connu des situations similaires à Sedan ou, plus récemment, à Caen, avant de finir par monter. Les rapprochez-vous de ce que vous connaissez cette fois? "Que les choses soient claires: aujourd'hui, Guingamp n'a aucune chance de monter. Prétendre l'inverse serait totalement hors sujet. Obtenir des points, 1,20 en moyenne par match, voilà notre objectif: pour se maintenir en Ligue 2. Le plus important, c'est de savoir pourquoi on est en difficulté, ne pas paniquer, rectifier. Après, vous pouvez toujours rectifier, il y a aussi un adversaire: Caen, Strasbourg, Metz..."

    * Metz, précisément? "Une équipe qui compte quatre fois plus de points que nous! Au départ, retrouver Metz à cette place ne paraissait pas forcément évident. Mais compte-tenu de l'humilité messine dans le jeu, ce n'est plus qu'une demi-surprise. C'est une équipe qui s'appuie sur une bonne base, qui prend peu de risques, et qui peut compter sur des attaquants en réussite et talentueux. C'est un bon cocktail."

    * Quand vous regardez le classement, vous arrive-t-il de regretter de ne pas entraîner Metz? "Non! Il en a été question (Patrick Rémy a été approché, en mai dernier, comme déjà en 2002), mais ce que l'on me proposait, notamment au niveau de l'organigramme, ne m'intéressait pas. Point."

    * Un entraîneur dont l'équipe est mal classée, à Guingamp de surcroît qui en change souvent, arrive-t-il à se projeter au-delà du prochain match? "Dernier ou premier, ça ne change rien: la quasi intégralité de mon énergie est toujours concentrée sur le prochain match. Le reste? Eh bien, comme je suis entièrement concentré sur mon équipe et sur le match, je n'y pense pas. Je ne me force pas: c'est dans ma nature. Vingt minutes après Metz, vendredi soir, je penserai donc déjà à notre déplacement, la semaine suivante, à Bastia."

     

    Cissé se soigne

    Privé, pour six semaines, de Pascal Delhommeau, victime d'une déchirure à la cuisse, le FC Metz pourra en revanche compter sur Christophe Marichez, demain, à Guingamp. Touché à un pouce, mardi, à l'entraînement, le gardien messin est ménagé en conséquence dans la perspective du déplacement en Bretagne. Grippé, Papiss Cissé n'a pas participé à la séance d'hier matin, toujours pas précaution; l'attaquant messin devrait reprendre sa place cet après-midi pour un entraînement à l'issue duquel Francis De Taddeo communiquera son groupe.

     

    Le retour de Malick Diop

    Au sein de la défense messine, les supporters guingampais reconnaîtront demain la grande silhouette de Malick Diop qui portait les couleurs du club de l’Argoat la saison passée. Peu utilisé par les Rouge et Noir, le très sympathique défenseur international sénégalais revient à Roudourou sans esprit de revanche. Pour faire son match et le gagner, tout simplement.

    Malick Diop a quitté Guingamp à l’intersaison. Arrivé de Lorient, le défenseur sénégalais, toujours souriant, y a laissé de bons souvenirs même s’il n’a été que très peu utilisé par En Avant (trois fois titulaire en championnat, une entrée en jeu et deux fois sur la feuille). « Je revenais de blessure, explique-t-il, et il ne fallait pas aller trop vite ». Mais il a laissé en Bretagne une image attachante : « J’ai gardé de bons amis et de bons souvenirs », reconnaît-il. A tel point que, demain, il ne rentrera pas en Alsace dans l’avion de son équipe mais restera à Guingamp.

    Vite et bien intégré à Metz

    A l’intersaison, Noël Le Graët et son staff lui ont proposé de prolonger d’un an le contrat qui venait de prendre fin en juin. « J’ai eu une proposition en vue d’une prolongation. Mais elle ne me convenait pas », dit-il. Celle de Metz a retenu toute son attention et s’il a opté pour la Lorraine qui domine le championnat avec huit victoires en onze matchs, il ne le regrette pas aujourd’hui. Dans le club de Lorraine, les Sénégalais sont nombreux. Malick a vite trouvé ses marques aux côtés de ses compatriotes Daniel-François Bocandé, Babacar Beye ou encore Momar N’Diaye.

    Sur le terrain, il s’est retrouvé associé à son ami Lorientais Pascal Delhommeau, etc... « Mon intégration n’a pas été difficile, commente-t-il. Ici, ça se passe bien. On a une bonne équipe, je joue régulièrement et l’équipe gagne. Je suis content ». Pour Malick Diop, c’est « l’esprit du groupe qui est excellent » car entre les mains de Francis de Taddeo, tout le monde « travaille dur ». « Mais ça paie », s’empresse-t-il d’ajouter.

    Méfiant envers Guingamp

    Comme tout un chacun qui vient à Roudourou, Malick Diop se méfie de ce voyage retour en Bretagne. Il sait plus que d’autres que les Guingampais n’ont plus rien à perdre et surtout qu’ils ne sont pas à leur place, dans le trio des relégables. « Je suis surpris de leur position au classement. Ils ont pourtant des bons joueurs. Il va falloir qu’ils mettent le doigt là où ça bloque », dit-il sans donner davantage de précision. « Il va falloir qu’ils ne lâchent pas et qu’ils continuent à y croire », dit-il. Le Sénégalais ne vient pas à Roudourou animé par un esprit de revanche : « Je n’ai pas à être revanchard vis-à-vis de Guingamp. Je viens pour faire mon match et le gagner ». A Roudourou, il sera privé en défense de son compère Pascal Delhommeau qui est absent pour au moins six semaines en raison d’une déchirure à la cuisse contractée face à Créteil la semaine dernière. « Il va nous manquer mais nous avons les joueurs qu’il faut pour le remplacer », assure-t-il. En espérant, comme tous les Messins, que Guingamp ne se réveille que dans huit jours, bien entendu.

     

    Malik Diop, le monsieur sécurité du FC Metz

     

    Patron. Après une saison galère à Guingamp, l'international sénégalais revient vendredi soir sous le maillot de Metz, le solide leader de L2.Malick Diop avait quitté Guingamp fin juin sans parvenir à se mettre d'accord sur la reconduction de son contrat. Le grand Sénégalais sera de retour vendredi soir à la tête d'un FC Metz qui compte déjà 19 points d'avance sur les « rouge et noir » et qui réussit un début de championnat exceptionnel. Si le classement des deux clubs laisse penser que la rencontre risque d'être déséquilibrée, le défenseur central messin flaire le mauvais coup. «Je suis bien placé pour savoir que ce déplacement à Guingamp représente un match piège. Ce sera peut-être le plus difficile de notre début de saison » prévient-il avant d'étayer son propos. « Mes anciens coéquipiers n'auront rien à perdre alors que nous devons absolument gagner pour garder notre avance sur les équipes qui sont lancées à notre poursuite. La pression est sur nous.

    Enfin débarrassé de ses problèmes physiques, « Je remercie Dieu de m'épargner à nouveau », Malick Diop apporte son immense expérience du haut niveau à ses jeunes coéquipiers. « Avec Pascal (Delhommeau) et Julien (François), on essaie de faire en sorte d'encadrer du mieux possible les jeunes de l'équipe » reconnaît-il modestement. Reste que les chiffres sont là pour témoigner de l'efficacité d'une formation bien partie pour réussir son pari de remonter parmi l'élite dès la fin de la saison. Après 11 journées, les hommes de Francis De Taddéo occupent le fauteuil de leader grâce à un bilan de 8 victoires, 2 nuls (à Caen et Niort) seulement tâché par une seule défaite à Reims. Avec trois points d'avance sur Caen, « le FC Sénégal de Lorraine » (5 Sénégalais parmi les 14 joueurs les plus utilisés, 9 dans l'effectif) surfe pour l'instant sur la vague du succès.

    « Pas tant de marge que cela »

    Parfaitement intégré à son nouveau club, Diop rayonne au sein de la meilleure défense du championnat au point d'être le seul Messin à avoir disputé l'intégralité des onze premières rencontres. « Oui mais ça n'est pas le plus important même si ça prouve que je suis en pleine possession de mes moyens physiques. On a un bon groupe et un formidable état d'esprit qui nous a permis de progresser très vite, souligne-t-il. Dès les premiers matchs, on a senti qu'on pouvait aller très loin si on conservait cette ambiance et cette volonté et cette envie de refuser la défaite. Maintenant, on est attendu partout et ça devient de plus en plus dur parce que nous ne survolons pas ce championnat. Malgré les apparences, on n'a pas tant de marge que cela. »

    Reste que les Messins abordent le match contre Guingamp en pleine confiance. « Oui même si on a eu un peu de chance aussi comme à Dijon où on prend deux tirs sur le poteau, trois ou quatre occasions très nettes contre nous avant de gagner finalement (3-0).» Vendredi soir, En Avant doit s'attendre à affronter un bloc solide, redoutable dans tous les secteurs et surtout sur les coups de pieds arrêtés sur lesquels Diop monte systématiquement. « On a sept joueurs de plus d'1,85 m dans l'équipe, c'est sûr que ça aide lorsqu'on doit joueur de la tête. » C'est si vrai que Diop a déjà inscrit un but de cette manière face à Montpellier. « Vendredi, si je peux en marquer un deuxième, je le ferai même si je tiens à dire que je n'aurai aucun esprit de revanche. Je ne garde que de bons souvenirs de Guingamp où j'ai lié de solides amitiés. » La preuve, le Sénégalais restera à Guingamp vendredi après la rencontre.

     

    M. Diop : « Guingamp vaut mieux que sa place »

    En Avant l'a laissé partir. Malick Diop fait désormais les beaux jours de Metz, leader de L2. Le Sénégalais sera de retour au Roudourou, vendredi.

    Malick Diop en quittant En Avant, vous avez signé un contrat de deux ans à Metz. Comment s'est passée votre intégration là-bas ?

     

    Très, très, très bien. Même sénégalaisement bien (il rit). C'était facile parce qu'il y avait beaucoup de Sénégalais. Il y a les deux Gueye, Cissé, N’Diaye, Bocandé... On doit être neuf au total en comptant les jeunes du centre de formation. J'ai également retrouvé Pascal (Delhommeau) avec qui j'ai joué en charnière centrale à Lorient. J'ai retrouvé Michel Ettore, l'entraîneur des gardiens, que j'avais connu à Strasbourg... Tout cela m'a permis de m'adapter très vite.

    Vous êtes titulaire indiscutable en défense centrale, votre poste de prédilection. Vous êtes leader de Ligue 2 : imaginiez-vous une telle fin de carrière ?

    Franchement, non. Il y a trois-quatre mois, je ne savais pas trop où j'allais. Mais le destin m'a mis sur la route de Metz. À 32 ans, je ne pouvais pas rêver mieux. En plus on joue la montée. Inch Allah !

    Vos prestations pourraient même vous permettre de revenir en sélection nationale...

    Pourquoi pas. J'ai eu l'occasion de rencontrer Kasperczak lors du match de Reims, notre seule défaite d'ailleurs, (il rit). Il m'a dit de croire en mes chances. S'il fait appel à moi, je reviendrais. La sélection, ça ne se refuse pas.

    Michel Ettore dit que vous jouez le rôle d'un « grand frère » au sein du jeune groupe messin. Faire part de votre expérience : c'est un rôle que vous auriez également pu tenir à En Avant...

    Ben oui, mais bon, c'est comme ça. Relayer le discours du coach et du staff, ça me va. Maintenant est-ce que j'aurais eu la même écoute à Guingamp où je jouais peu ?

    Vendredi soir, en cas de victoire au Roudourou, Metz a l'occasion de prendre le large au classement. Vous y pensez ?

    Déjà, on se dit qu'il faut prendre le maximum de points. C'est toujours dans cet état d'esprit qu'on aborde les matches. Mais je pense que ça ne va pas être facile. Ils n'ont rien à perdre. C'est le genre de match que je crains plus qu'un autre.

    Dans quel état d'esprit, personnellement, vous reviendrez à Guingamp? Un brin revanchard ? L'envie de prouver des choses ?

    Non, je n'ai aucune revanche vis-à-vis de Guingamp. Au contraire, je ne conserve que de bons souvenirs de ma saison là-bas, même si j'ai peu joué. Je viens pour faire mon match. Comme pour les autres matches. Que je sois passé ou pas ne change rien. Maintenant, j'ai hâte de revenir pour revoir des potes.

    On imagine que vous suivez les résultats de vos anciens partenaires, que vous inspire le classement actuel d'En Avant ?

    Ça me fait mal qu'ils soient dans cette position parce que je connais la valeur de l'effectif côté staff technique ou côté joueurs. Pour moi, c'est pas leur place. Ils valent mieux que ça. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils galèrent autant.

    Vous qui connaissez bien En Avant : la crise sportive actuelle vous étonne ?

    Franchement, oui, ça m'étonne. Mais le sport, ça marche ou ça ne marche pas. Mais c'est lorsque ça ne marche pas justement qu'on a besoin de tout le monde, de positiver, de trouver des solutions pour s'en sortir.

    Que manque-t-il au club pour s'en sortir justement ?

    Je ne sais pas où ça bloque. Le difficile est de mettre le doigt sur le problème. Je leur souhaite de tout cœur de quitter cette place. Mais lorsqu'ils auront récupéré leurs blessés, quand leur effectif sera au complet, je suis sûr qu'ils feront quelque chose de bien.

    Certains anciens joueurs estiment que l'esprit de petit club familial est un mythe à Guingamp. Est-ce votre sentiment ?

    Chacun a sa façon de voir les choses. Mais je n'ai pas eu l'impression que ce soit un mythe, malgré le fait que j'aie peu joué. Ça dépend surtout de l'envie que tu as de t'investir ou non et puis des rancœurs que tu peux avoir vis-à-vis du club. En tout cas, pour moi, l'année que j'ai vécue se passait de façon familiale. Ronald Thomas venait chez moi, j'allais chez lui. Je me retrouvais avec des joueurs dans la semaine. Maintenant, c'est sûr que lorsque tu habites à plus de 3 km de la ville, tu ne peux pas avoir l'impression de partager des moments forts avec les autres... Moi, en tout cas, je ne suis resté qu'un an mais j'ai gardé d'excellents contacts. J'ai noué de vraies amitiés à Guingamp.

    Vers un FC Metz Grand Ducal ?


    Le Luxembourg fait les yeux doux au FC Metz depuis la dernière visite des grenats au Grand-duché, relayée par nos confrères du Quotidien.

    Lorgnant sur l'exemple de l'AS Monaco qui bénéficie d'un statut particulier au sein du championnat de France, le pays souhaiterait en effet intégrer une de ses équipes dans l'élite française. Et pourquoi pas en fusionnant avec le voisin le plus proche, le FC Metz.

    Cet appel du pied semble trouver un écho favorable du côté mosellan depuis le grand ménage effectué cet été. Une fusion avec le pays voisin semble même naturelle du côté de Saint Symphorien : "des milliers de mosellans traversent la frontière chaque jour pour aller travailler, et les Luxembourgeois viennent habiter du côté français, il paraît donc naturel qu'un partenariat de ce genre soit établi". Reste à convaincre la Ligue de Football Professionnel. Mais le petit paradis fiscal a quelques arguments à faire valoir.

    Le pays semble en effet prendre conscience de l'importance des événements culturels et sportifs pour son développement : Luxembourg-Ville sera Capitale Européenne de la culture en 2007, et associera toute la Grande Région à cette occasion, en passant par la Lorraine.

    Du côté sportif, Alain Courtois a confirmé hier l'envie du Luxembourg d'organiser la Coupe du Monde 2018.
    Actuellement en tête de ligue 2, le FC Metz-Luxembourg - FCML pour les intimes - pourrait aborder le football français par la grande porte dès la saison 2007/2008.

     

    « Rien à perdre face à Metz »

    L’ancien Strasbourgeois Thierry Debes a souvent, par le passé, été le bourreau des attaquants messins. Les Grenats le retrouvent vendredi sous le maillot de Guingamp. Sa mission est toujours la même : les mettre en échec. Interview.

    Thierry, le début de saison de l’ « En Avant » est difficile. Quel bilan pouvez-vous faire aujourd’hui ?

    Thierry Debes : « C’est forcément négatif, nous avons une victoire en onze journée. Au départ, nous avons pratiqué un bon football et cela n’a pas été récompensé. Nous méritions plus de points, même si c’est aussi de notre faute puisque nous n’avons pas réussi à marquer des buts. Depuis quelques journées, nous souffrons davantage. Le doute s’est installé compte tenu de ce bilan qui ne collait pas à nos prestations. Notre niveau de jeu s’est alors dégradé, c’est véritablement inquiétant. »

    Vous avez accroché un bon point à Libourne, cela peut-il constituer un déclic ?

    T.D. : « Oui, d’autant que nous avons évolué à dix pendant un bon moment. Depuis le début de la saison, nous ne sommes pas vraiment aidés par l’arbitrage. Cela rajoute aux difficultés que nous avons. Dans ces conditions, nous sommes heureux d’avoir pu ramener un point car Libourne est une belle équipe. Nous avons su le faire ensemble, c’est ce qui manquait ces derniers temps. Maintenant, avec la venue de Metz, nous nous attaquons à une équipe d’un calibre différent. »

    Vous êtes avant-derniers et affrontez le leader. Guingamp a tout à gagner face au FC Metz…

    T.D. : « Nous avions l’ambition, en début d’exercice, de concurrencer Metz dans la course à la montée. Malheureusement, on en est là. Vendredi encore, nous devrons nous passer de dix joueurs absents pour cause de blessure. C’est vrai que nous n’avons rien à perdre mais cela devient très dur pour nous de composer avec ces soucis d’effectif. Nous tentons d’incorporer des jeunes. Mais comme on a pu le voir face à Caen, contre les grosses écuries, on a vraiment du mal à rivaliser. Nous attendons avec impatience le retour de nos blessés. »

    Pouvez-vous nous dire un petit mot sur votre adversaire de vendredi ?

    T.D. : « Je connais bien ce club car je l’ai souvent rencontré lorsque je jouais à Strasbourg. Après, j’avais également croisé Metz avec Grenoble en Ligue 2. C’est une très belle équipe. Ils ont récupéré Malick Diop, un super joueur qui était chez nous l’an dernier. Il a bien stabilisé la défense. Nous savons que leurs points forts sont la solidité et l’efficacité sur les coups de pieds arrêtés offensifs. Nous savons à quoi nous attendre mais nous avons tout à gagner. Faire un gros coup nous relancerait peut-être dans ce championnat de Ligue 2. »

    Quels souvenirs gardez-vous de vos rencontres face au FC Metz ?

    T.D. : « Pour l’instant, on peut dire que Metz est ‘mon équipe’. J’ai toujours eu de très bons souvenirs contre eux. Lorsqu’on est gardien, parfois, des clubs ou des stades vous réussissent. Moi, j’adore venir jouer à Saint-Symphorien. Il semble régner au club une ambiance familiale. Cela doit être très agréable d’en faire partie. Et pour avoir connu Michel Ettorre, je peux dire que les gardiens sont gâtés. »

     

    Souvenez-vous…
    Strasbourg – Metz, 8 janvier 2000
    Sous la houlette de Joël Muller, les Grenats se rendent à Strasbourg pour y disputer, en tout début d’année, un seizième de finale de Coupe de la Ligue. Les deux équipes n’ayant pas réussi à se départager, la séance de tirs aux buts vient clôturer les débats. Thierry Debes, le gardien alsacien, n’y encaissera pas le moindre but. Bastien, Proment, Asuar puis Morisot sont les tireurs malheureux d’une séance qui voit le Racing l’emporter 2 à 0... Une semaine plus tard, en championnat cette fois, Debes s’inclinera à une reprise, sur un parfais coup de tête de Louis Saha (score final : 1-1).

     

    October 18

    Julien François: "Pas là par hasard"

     Titulaire à dix reprises en onze journées, Julien François  a rapidement trouvé sa place dans l'équipe messine, leader du championnat. Une période "agréable" pour le milieu de terrain lorrain.

    Julien François, comment le groupe vit-il la bonne passe actuelle? "Bien. Parce qu'on est dans une dynamique de victoires, c'est positif, tout nous sourit. Une telle saison est toujours agréable à vivre, on gagne presque tous les week-ends. Mais on n'est pas là par hasard. La recette? Travail, humilité, rigueur. Même si l'on ne gagne pas tous les matches, il faudra entretenir ces valeurs."

    * Au fil des journées, la confiance vous a gagné... "On se sait fort. Face à nos adversaires, on part avec un avantage psychologique. On a la meilleure défense; devant, ça tourne bien. On est costaud dans tous les secteurs. On avance à un rythme élevé, il faut donc rester dans cette lignée, avoir un état d'esprit de compétiteur et haïr la défaite. Un excès de confiance pourrait toutefois être dangereux, il faut donc rester sérieux, car une défaite pourrait nous faire tout drôle."

    * Qu'est ce qui pourrait vous freiner? "Francis (De Taddeo) a sorti une phrase: le danger est partout. On est l'équipe à battre, tout le monde veut stopper notre progression. Mais on a un effectif en quantité et en qualité pour continuer à aller de l'avant. C'est bateau, mais on ne change pas une équipe qui gagne. Tout le monde veut jouer, c'est normal, mais la concurrence est saine. Je pense qu'il vaut mieux être quinzième ou seizième joueur dans une équipe qui marche que titulaire dans une autre du bas du classement. Au bout, tout le monde sera gagnant."

    * Imaginiez-vous un retour au FC Metz aussi agréable? "Je savais pourquoi je revenais ici. A Grenoble, j'étais dans un certain confort, avec des responsabilités puisque j'étais capitaine. Mais il y avait un vrai challenge de revenir travailler avec Francis. Avec l'héritage de la saison dernière, on ne partait pas avec tous les atouts de notre côté. Tout ce qui nous arrive, on ne le doit qu'à nous et aux staffs technique et médical. Certains étaient un peu sceptiques et avaient émis des doutes, au début, mais, après onze matches, le bilan parle de lui-même. Maintenant, il ne faut se laisser griser. Le championnat est long. Bastia, par exemple, a survolé le championnat, l'an dernier, et a tout perdu à cinq journées de la fin."

    * La Ligue 2, vous la fréquentez depuis quatre ans, comment la décririez-vous? "En premier lieu, les meilleurs joueurs évoluent en L1. En L2, n'importe quelle équipe peut en battre une autre. Les duels sont très physiques, la récupération du ballon est importante. Même si je n'ai jamais joué en L1, j'ai l'impression que, physiquement, c'est plus difficile en L2; on joue plus au ballon en L1, car à notre niveau, on affronte de gros blocs, il y a peu d'espaces. Un collectif étoffé et des individualités qui font la différence sont nécessaires. Et nous possédons ces caractéristiques."

    * La finalité demeure l'accession parmi l'élite... "C'est l'objectif de tout le monde: remettre le club à sa vraie place. Mais, pour en arriver là, la route est longue et truffée de pièges. En attendant, l'important est d'avoir construit un groupe, avec les staffs, c'est la base. On est soudé. Dans ces conditions, on peut affronter toutes les tempêtes."

     

    Alerte pour Marichez

    Christophe Marichez s'est donné une entorse à un pouce lors de l'entraînement matinal, hier. La blessure inquiète peu le staff messin qui a bon espoir de voir son gardien et capitaine tenir sa place à Guingamp, vendredi soir. L'heure est à la réflexion pour pallier au forfait de Pascal Delhommeau (déchirure à la cuisse droite), éloigné des terrains pour six semaines. Francis de Taddeo pourrait lancer en défense le Sénégalais Moktar Mangane, en Bretagne.

    Cissé ménagé

     Papiss Cissé, grippé, ne s’est pas entraîné ce matin. Pour autant, le staff médical n'a pas la moindre inquiétude le concernant. Il devrait être du voyage à Guingamp de même que Christophe Marichez, qui souffre d’une petite entorse à un doigt.
    Hier soir, l’équipe réserve du FC Metz, composée en grande partie de joueurs issus de l’effectif des moins de 18 ans, a fait match nul en amical contre la sélection de Lorraine (1-1).

     

    Une bonne réplique

    LONGEVILLE-LES-METZ. Dans cette rencontre amicale, la sélection de Lorraine a fait mieux que se défendre et plutôt bien soutenu la comparaison face à la réserve messine. C'est d'ailleurs les Mosellans qui allaient les premiers mettre le nez à la fenêtre, Gueye, à l'angle de la surface, tentait sa chance mais le ballon se refusait au cadre. Une petite domination qui ne phagocytait en rien les velléités de la sélection. La preuve, Kante, puis bientôt Ruch eurent tour à tour la possibilité de déflorer la marque. Mais la réussite fuyait.A la 23', la rencontre allait se décanter une première fois, sur un ballon remis de la tête par un défenseur à son gardien, le Messin Gueye, comme au coin du bois, ne se faisait pas prier pour placer les siens une petite longueur devant. Dix minutes plus tard, Aribi, flanc droit, essaiera bien de doubler la mise d'un lob astucieux, mais le ballon s'envolera, comme si soudainement gonflé à l'hélium.

    La réaction de la sélection de Lorraine n'allait pas se faire attendre, trois minutes plus tard pour être précis. Kante débordait côté gauche et adressait un centre à ras de terre. Corner après qu'un défenseur eut repoussé la tentative. Ce ne fut que partie remise. Le coup de pied qui s'ensuivit allait finalement aboutir. Grâce à l'opportunisme et surtout à la tête de Morel au second poteau (1-1, 37'). Au retour des vestiaires, les Messins montraient les dents, à l'instar d'Aribi, mais la finition laissait quelque peu à désirer. Boulanger, pour la sélection, répliquait manu militari mais son tir flirtait avec le poteau droit de Sissoro. Il était dit que le score allait en rester là. Et bien, pour la petite histoire, il n'évoluera plus. Au final, un bon galop d'essai pour une sélection de Lorraine toujours en quête d'automatismes.

     

     

    Un train d’enfer

    Avec huit victoires en onze rencontres, le FC Metz a démarré le championnat de Ligue 2 sur un train d’enfer. L’une de ses locomotives, le milieu de terrain Julien Cardy, revient avec nous sur ce départ à toute allure. En quatre points.

    1. LE BILAN EN CHIFFRES
    Metz compte 26 points en 11 matches, soit 2,37 points par journée en moyenne. La formation de Francis De Taddeo n’a laissé échapper que 7 unités depuis le coup d’envoi de la Ligue 2, devant 3 adversaires : Caen et Niort, avec qui elle a fait match nul ; Reims, qui est la seule équipe à l’avoir battue.
    A domicile, les Grenats font un sans faute avec 5 victoires en 5 sorties. Reims et Grenoble, avec un match de plus, sont devant. Les Champenois cartonnent avec un 6 sur 6 tandis que les coéquipiers de Gregory Wimbée comptent un nul de plus.
    C’est à l’extérieur que Metz a lâché un tout petit peu de lest (3 victoires, 2 nuls et 1 défaite). Le club figure au second rang de ce classement derrière Châteauroux, qui à l’égal de Caen (3°) et du Havre (4°), a disputé un match de moins que Metz hors de ses bases.
    Avec 16 buts marqués, Metz possède la 5ème meilleure attaque et avec 5 encaissés, la meilleure défense.
    L’avis de Julien Cardy : « Une telle moyenne de points par journée est énorme. Si nous avons les moyens de l’entretenir, nous le ferons. Je pense que cela sera de plus en plus difficile au cours de la saison, notamment lors de la phase retour où les équipes ne sont plus les mêmes après le mercato. Néanmoins, si nos adversaires deviennent plus forts, nous pouvons aussi suivre cette progression et devenir encore plus dangereux. Actuellement, nous ne sommes pas à 100% de nos capacités. Si nous parvenons à ce niveau maximum, nous pouvons espérer maintenir cette cadence. »

    2. LE BILAN DANS LE JEU
    Si le Club à la Croix de Lorraine est aujourd’hui tout en haut du classement, des moments de flottement ont toutefois émaillé des prestations qui lui ont permis de l’atteindre. Nombre de points ont été engrangés dans la douleur, à grand renfort de solidarité et de combativité. Ce fut le cas face au modeste promu libournais, en début de saison ; ou plus récemment devant Montpellier et à Niort, sans parler du couac rémois qui reste le seul match où les Grenats sont complètement passés au travers.
    Les solutions offensives sont variées même si la réussite des Messins repose pour l’instant en grande partie sur l’efficacité du duo d’attaque Cissé – Gueye (4 buts, 3 passes décisives pour le premier ; 6 et 6 pour le second). Metz peut marquer dans le jeu comme sur les phases arrêtées. Preuve en a été faite lors de ses deux dernières sorties à Saint-Symphorien, au cours desquelles les Mosellans ont marqué quatre fois de cette manière.
    La grande satisfaction provient de la défense, où le respect et l’assimilation des schémas tactiques, conjugués à un état d’esprit irréprochable, donnent un excellent résultat. Mais selon Julien Cardy, le FC Metz peut encore être plus autoritaire, alors même qu’il vient de prouver qu’il savait être très efficace en convertissant deux des quelques occasions franches qu’il s’est procurées face à Créteil. « Nous devons avoir encore plus de maturité dans notre jeu, savoir mieux gérer les temps forts et les temps faibles d’une partie. Nous pouvons devenir plus ‘tueurs’, réduire plus vite les espoirs de nos adversaires. Cela implique de meilleurs enchaînements de passes, un jeu plus posé. C’est important surtout à domicile, où nous devons faire face à des équipes regroupées. »

    3. LE GROUPE / L’ETAT D’ESPRIT
    Il est bien difficile de déterminer le lien entre l’ambiance au sein du vestiaire et les résultats de l’équipe. Sont-ce les victoires qui améliorent l’état d’esprit général ou ce dernier qui apporte les victoires ? La question de ‘l’œuf ou la poule’ version ballon rond, en quelque sorte. Si Jean Fernandez, en ses heures mosellanes, avouait avoir déjà vu régner de bons climats au sein de groupes ne comportant pas que des joueurs irréprochables, d’autres ont vu des équipes tourner malgré des tensions internes.
    Pour pouvoir juger de la réelle force de ce groupe, on attendra donc de voir pointer les premiers nuages dans le ciel messin. Pour le moment, Julien Cardy, en connaisseur, apprécie les similitudes que cette bande possède avec celle qu’il fréquentait à Toulouse et qui a réalisé deux montées d’affilée. « J’ai ressenti cela et je l'ai dit au bout d’un mois de présence ici. Il y a un bon amalgame entre anciens et jeunes joueurs. La mayonnaise a bien pris, l’état d’esprit est super. C’est pour cela que les résultats viennent. Il y a une envie commune de bien faire les choses, d’être sérieux et même curieux puisque chacun cherche à savoir ce qui pourrait être amélioré. »

    4. LA CONCURRENCE
    Comme on pouvait le prévoir, beaucoup de formations peuvent prétendre à monter en Ligue 1. Au lendemain de la onzième journée, le classement en détache sept. Celles-ci se tiennent en six petits points alors que le huitième, Dijon, figure déjà à dix points du leader messin. Parmi ses plus proches poursuivants, celui-ci a affronté Caen (0-0) et Reims (0-2). Les dernières rencontres de la phase aller lui permettront de peaufiner son évaluation. Si l’on peut penser que Metz est leader car il n’a pas affronté la plupart de ses rivaux, on peut aussi estimer que Bastia ou Dijon sont rentrés dans le rang car ils ont perdu contre Metz…
    Julien Cardy : « Nous étions prévenus. Il était très probable que de nombreux clubs se livrent à une course à la L1. Nous sommes considérés comme favoris depuis le début car nous avons l’étiquette du club de l’étage du dessus. Après avoir joué Guingamp et Tours, ce qui ne sera déjà pas une mince affaire, nous allons devoir affronter des prétendants à la montée. Il nous faudra répondre présent comme nous avions su le faire face à Bastia, qui était je le rappelle 4ème à l’époque ; ou Caen. Une saison se gagne sur ces matches-là comme sur les oppositions face aux équipes de bas de tableau. »

     

     

    October 17

    Le « Petit Renard » du Pérou

    FF : Wilmer Aguirre (Metz)

    Le « Petit Renard » du Pérou

    Venir d'un pays étranger fort d'un titre de champion national n'est, en rien, la garantie d'être titularisé dans son nouveau club. L'international péruvien Wilmer Aguirre, vingt-trois ans, en fait actuellement l'amère expérience à Metz. Meilleur buteur de la première phase du Championnat du Pérou avec Alianza Lima, sacré champion, Aguirre prend aujourd'hui son mal en patience en attendant une baisse de régime du duo messin Gueye-Cissé, auteur de 10 des 16 buts du leader de la L2.

    « Je sais que c'est difficile pour l'entraîneur de changer son équipe. Alors je patiente, mais avec toujours la même envie de jouer. Je ne me décourage pas », explique Aguirre, qui privilégie encore, pour s'exprimer, la langue de Cervantès à celle de Molière. Rien ne prédisposait pourtant Aguirre à débarquer dans un pays et un Championnat dont il ignorait tout  jusqu'alors. Mais son agent, Qerim Likai, avait, en son temps, proposé à Metz d'autres inconnus qui ne le sont pas restés longtemps (Pizarro, Farfan ou l'Argentin Mascherano). « Nous nous sommes alors intéressés à lui de près. Gaillot et Zénier sont allés le voir sur place et nous avons conclu l'affaire », raconte l'entraîneur Francis De Taddeo. Anderlecht et un club espagnol étaient également sur les rangs ...

    Si Aguirre est obligé de ronger son frein, il le doit aussi à une déchirure à la cuisse, fin juillet, qui l'a privé de la fin de la préparation et du début de saison. Il avait juste eu le temps de montrer quelques dispositions intéressantes, notamment en amical face aux Allemands de Sarrebruck, contre lesquels il a inscrit, à ce jour, son seul but sous ses nouvelles couleurs.

    En Ligue 2, le Péruvien n'a participé qu'à un petit quart d'heure de la victoire arrachée face à Montpellier, fin septembre (2-1). Retenu dans le groupe face à Créteil, vendredi dernier, il n'est finalement pas rentré, ce qui lui a permis d'être aligné le lendemain en CFA, face à Compiègne, où il a fait de son mieux pour retrouver son niveau. « Il est en manque de temps de jeu mais il retrouve progressivement ses qualités. Ce qui est intéressant, c'est qu'il se met au service du collectif dans les tâches défensives », a pu apprécier José Pinot, l'entraineur de la réserve messine. Ses qualités? « Sa rapidité et son explosibilité, résume Francis De Taddeo. Mais il doit encore se faire violence, autant vis-à-vis de lui-même que de ses coéquipiers.  Le  « Petit Renard » - son surnom au Pérou - doit encore apprendre à mordre ...

    L'espoir en quatre dimensions

    Un tableau de marche idéal, une réelle maturité tactique, une solidité rarement démentie, un effectif riche de ressources: l'inventaire des caractéristiques du leader de Ligue 2 donne au FC Metz de véritables raisons d'espérer.

    Vingt-six points en onze journées, une moyenne de 2,36 points par match, cinq victoires en cinq rencontres à domicile, une série d'invincibilité en déplacement portée à quatre matches: à ce rythme-là, il n'arrivera pas grand-chose au FC Metz, parti sur des bases élevées. Sedan, leader au même stade de la compétition et promu à l'issue de la saison, comptait quatre points de moins que les Messins, il y a un an. Question : une telle cadence peut-elle être maintenue sur l'ensemble d'une saison?

    L'avis de Francis De Taddeo: "Maintenir un tel tableau de marche relèverait de la gageure. Nous allons en tout cas essayer de nous en éloigner le moins possible. De toute façon, il ne faut pas se leurrer: nous ne possédons pas tant de marge que ça sur nos poursuivants et il faut dépasser les soixante-dix points pour monter."

    Des facultés d'adaptation

    Défense à cinq, comme la plupart du temps, ou défense à quatre comme vendredi face à Créteil; deux attaquants ou une seule pointe; milieu à deux voire trois récupérateurs: Metz varie les organisations sans affaiblir son niveau de performance. Généralement, pareille capacité d'adaptation est l'apanage des équipes possédant un vécu de plus d'une saison: entièrement recomposée au cours de l'été (seize départs, treize arrivées), la formation messine figure donc un cas d'espèce. Question : une telle maîtrise tactique permet-elle à Metz de parer à toute éventualité?

    L'avis de Francis De Taddeo: "L'entraîneur débutant que je suis essaie des changements dans la forme, à dose homéopathique, mais le mérite des résultats en revient à la réceptivité des joueurs. Leur engagement individuel au service du collectif permet de passer outre d'éventuels désagréments tactiques."

    Solidité, réalisme

    Metz encaisse peu de buts: seulement cinq en onze journées dont deux lors de la seule défaite, subie à Reims (2-0, 3e journée). Une tendance posée en préalable par Francis De Taddeo à l'aube de la saison. Mais les Messins ne se contentent pas de ne pas perdre: ils gagnent, notamment servis par un réalisme assez fascinant. Ainsi, face à Créteil, il ne leur a pas fallu beaucoup plus de deux occasions pour marquer deux buts. Question : le FC Metz a-t-il déjà trouvé l'équilibre parfait?

    L'avis de Francis De Taddeo: "L'effort défensif, tout le monde le fournit, y compris les attaquants. C'est primordial. Une équipe où tout le monde se bat comme ça finit souvent par décourager son adversaire. A nous de cultiver cette vertu. Quant à notre réalisme, il emprunte peut-être à la réussite qui accompagne les équipes de tête. Mais il doit aussi à un talent certain, celui de nos attaquants et celui que nous travaillons sur les coups de pied arrêtés."

    Ressources humaines

    Figures de proue du recrutement messin, à court de forme à leur arrivée ou précocement blessés, l'Angolais Delgado, les Péruviens Aguirre et Corrales n'ont pas ou peu joué. Ils sont désormais compétitifs, mais barrés par la concurrence. Plus tard, des blessés de plus longue date comme Lanteri, autre nouveau venu, Belson, Djiba, Farina, Françoise frapperont également à la porte. Question : l'étendue des ressources de son effectif peut-il poser problème au FC Metz?

    L'avis de Francis De Taddeo: "L'équipe tourne, ceux qui ne jouent pas sont déçus, tout est normal. Par exemple, les Péruviens ont compris que cette équipe qui partait dans l'inconnu a acquis quelques certitudes. Des garçons comme Léoni ou Cissé, considérés au départ comme des joueurs de complément, ont fait leur trou. La priorité est de maintenir tout le monde sous pression, c'est pourquoi je préfère un match complet en CFA qu'un bout de match en L2."

     

    Cap sur Guingamp

    Deux séances d'entraînement, sous le soleil d'octobre, hier, au menu des joueurs messins, sauf pour Laurent Agouazi. Le premier buteur de Metz - Créteil (2-0) se plaint de douleurs au dos; il devrait reprendre ce matin. A partir d'aujourd'hui, Francis De Taddeo a programmé une séance quotidienne d'ici au déplacement à Guingamp, vendredi. A noter que la réserve messine, avec quelques éléments du groupe professionnel dans ses rangs, affronte une sélection régionale de Lorraine, ce soir (19h30) à Marly.

     

     

    Six semaines d'arrêt pour Pascal Delhommeau

    Sorti après un peu plus d'une heure de jeu, vendredi, face à Créteil, Pascal Delhommeau devra observer un probable arrêt de six semaines. Les examens passés hier par le défenseur messin sont sans appel: Delhommeau souffre d'une déchirure à la cuisse droite. Sébastien Bassong, qui lui a succédé devant Créteil, offre une alternative possible au coeur de la défense des Lorrains qui enregistrera le retour de Franck Béria, suspension purgée, vendredi à Guingamp.

     

     

    Metz - Amiens avancé

    Comptant pour la 15e journée programmée le mardi 7 novembre, la rencontre entre Metz et Amiens a été avancée au lundi 6 novembre. Elle sera diffusée en direct sur Eurosport à 20 h 30. Le lendemain, Eurosport diffusera Reims - Strasbourg, toujours à 20 h 30. Vivement l'hiver, et des coups d'envoi pourquoi pas repoussés à 21 h, voire 22 h?

     

     

     

    Caen cale

    CAEN-MONTPELLIER: 0-0

    Stade Michel d'Ornano. Spectateurs: 14.729. Arbitre: M. Poulat.

    Dominer n'est pas gagner. Caen qui espérait revenir à hauteur du FC Metz, l'a appris à ses dépens, hier soir, sur sa pelouse du stade Michel d'Ornano. Si les Normands, et plus spécialement Lilian Compan, ont mis la défense héraultaise au supplice avant la pause, sans que M. Poulat ne bronche, Montpellier a beaucoup mieux finit le match et aurait pu réaliser le coup parfait par Yachir à deux minutes de la fin.

     

     

    "Le football roi, c'est révolu"

     Le directeur des sports de Canal+, Alexandre Bompard, estime que le temps du "football roi" est révolu et que les abonnés du groupe souhaitent aussi une "ouverture sur une plus grande diversité de sports".

     

    Canal+ diffusera-t-il les prochaines grandes compétitions sportives ?

    "On sera le diffuseur en "pay TV" des JO de Pékin (en 2008), qui arrivent à un très bon moment parce que nous savons que les abonnés de Canal souhaitent une ouverture sur une plus grande diversité de sports. Le temps est révolu où le football était roi, où on voyait éventuellement un peu de rugby et ça suffisait à nos abonnés. Aujourd'hui ils veulent le meilleur du foot, du rugby toute l'année et une ouverture sur d'autres sports à condition qu'ils soient traités selon le savoir faire de Canal. C'est ce qu'on essaye de faire sur le golf, le tennis, la boxe..."

    En 2007, les Mondiaux de natation, d'athlétisme et la Coupe du monde de rugby auront lieu. Y serez-vous ?

    "Pour le Mondial de rugby, nous n'avons pas les droits, achetés par le groupe TF1. Pour l'athlétisme nous serons présents, nous diffusons déjà la Golden League toute la saison. Mais nous avons des limitations pour certains évènements car un décret prévoit qu'un certain nombre de finales doivent être diffusées sur une chaîne en clair. Nous ne pouvons pas en faire l'acquisition. Il y a une limite réglementaire à l'appétit de Canal+!"

    L'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché des droits sportifs vous inquiète-t-elle ?

    "Canal a toujours évolué dans un climat de concurrence depuis sa création (1984). Aujourd'hui cette concurrence prend une forme nouvelle avec les acteurs de l'internet et les opérateurs télécoms, de plus en plus présents sur le marché de la diffusion d'images. Ils ont remporté tous les derniers appels d'offres des championnats étrangers (de football): en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne... Il n'y a qu'en Angleterre où Sky est parvenue à maintenir sa prédominance mais au prix de droits très élevés (2 milliards d'euros pour trois saisons et en perdant l'exclusivité)."

    Lors du prochain appel d'offres sur la Ligue 1, vous attendez-vous à une concurrence aussi vive qu'en 2004 ?

    "La concurrence avait été assez vive, c'est vrai (sourires). Si la fusion avec TPS nous permet de mettre fin à la concurrence stérile, elle ne signifie pas la fin de la concurrence. On s'attend à une compétition rude mais j'ai le sentiment, sur le modèle de la Ligue des champions de football, que les grands détenteurs de droits ont tendance à permettre aux médias traditionnels de maintenir une exclusivité sur le direct tout en développant d'autres types de format, les extraits par exemple, pour les nouveaux acteurs du marché."

    Qu'est ce qui vous satisfait dans le "produit" Ligue 1 ?

    "La L1 dispose de formidables atouts: des clubs à l'assise financière forte grâce à la manne de Canal+ et aux modifications réglementaires introduites par Jean-François Lamour (ministre des Sports), de bons techniciens et des centres de formation qui produisent énormément de bons joueurs".

    De quoi n'êtes vous pas satisfait ?

    "Il manque deux éléments: l'arrivée de grands joueurs de stature internationale et des infrastructures de qualité, des stades ultra modernes dans les grandes villes. La Coupe du monde l'a montré: un match dans un stade moderne avec 40 000 spectateurs n'est pas le même que dans un stade vétuste de 12 000 places..."

     

     

    Noël Le Graët : « On va s'en sortir »

     

     

    Attristé, critiqué mais pas abattu. Le président d'En Avant garde le cap. Convaincu que son effectif, avec le retour des blessés, peut mieux faire.

    Noël Le Graët, on vous imagine attristé de la situation dans laquelle se trouve votre équipe, lanterne rouge de Ligue 2. Êtes-vous inquiet ?

    Évidemment, comme tous les joueurs d'ailleurs, je suis inquiet. Maintenant, il y a des circonstances atténuantes depuis le début de saison. On a un nombre de blessés invraisemblables. Le week-end dernier, pour la réception de Caen, il y avait quand même neuf arrêts de travail sur un effectif de vingt-deux, vingt-trois joueurs. Finalement, depuis le début de saison, je me demande si on a pu aligner deux fois la même équipe. Je ne suis pas certain. Alors quand on rentre quatre-cinq joueurs de vingt ans en même temps, c'est trop. Ils n'ont pas le temps de s'aguerrir. Aucun club ne peut se passer de la moitié de son équipe sur un match. Alors je suis inquiet, mais pas exagérément. Le club dans l'ensemble de ses structures est très sain.

    Quelle analyse faites-vous de ce début de championnat qui est finalement tout aussi décevant que les trois dernières saisons ?

    On peut parler des quatre dernières années ou des quatre d'avant. Mais bon, vous savez Guingamp en Ligue 2, on est à notre place. Évidemment, on est mieux en Ligue 1 qu'en Ligue 2. C'est vrai qu'il y a aujourd'hui une génération de supporters qui n'ont connu le club qu'en Ligue 1. Mais, en réalité, on vient de loin. Aujourd'hui, si je fais les travaux de modernisation du stade c'est pour que dans dix ans, quinze ans, on soit toujours en Ligue 2 ou en Ligue 1. Aujourd'hui, je le sens bien, tout le monde est inquiet, anxieux de la situation. Mais on ne va pas baisser les bras à chaque fois qu'on a des difficultés ou des résultats en contradiction avec les objectifs affichés. Maintenant, on a encore trois matches à venir très compliqués, mais je suis sûr que dès que l'on récupérera les blessés, ça ira mieux.

    L'équipe perd, le public boude le stade, une partie du kop a réclamé votre démission... Cela vous choque ?

    Les gens viennent quand on gagne. Mais on a encore un sacré noyau de fidèles. Si on réussit à enchaîner quelques victoires, le public reviendra. Mais des banderoles demandant ma démission, ils peuvent en mettre, ça ne me gêne pas. Franchement, je me sens vraiment à ma place au Roudourou. Je pense que le terme « dégager » peut s'appliquer à d'autres...

    Est-ce que les résultats du club, vous fragilisent auprès de vos partenaires de la SASP ?

    Non, pas du tout. Au contraire, depuis samedi matin, j'ai reçu plein de messages d'affection, des coups de fil de soutien. Sportivement, c'est vrai que c'est dur actuellement, mais il ne faut pas exagérer. Ils savent bien que même lorsque l'on gagnait, je n'étais pas debout dans la tribune à faire le singe... Aujourd'hui, je ne vais pas raser les murs parce qu'on n'a pas de résultats.

    Est-ce que vous comprenez que vous stigmatisiez les difficultés actuelles de l'équipe première ?

    Bien sûr, c'est la vie. Quand on est au club depuis trente-trois ans comme moi. Mais je ne m'arrête pas là-dessus.

    Beaucoup de supporters vous reprochent le recrutement depuis ces dernières années. Avez-vous des regrets, estimez-vous avoir commis des erreurs ?

    On ne peut jamais revenir en arrière. Mais, honnêtement, si on fait un bilan, la balance est plutôt positive. Quant à la question d'un recrutement plus régional que l'on pose souvent, si vous faîtes la liste des joueurs bretons qui évoluent en Ligue 2, vous verrez qu'il n'y en a pas tant que ça. Maintenant, je ne vais pas vous dire que je n'ai pas commis d'erreur sinon on ne serait pas derniers aujourd'hui. Et je le répète, on ne peut pas avoir de regrets. Aujourd'hui, l'objectif est de motiver les joueurs à fond pour sortir au plus vite de la zone rouge, montrer que tous les dirigeants sont d'une grande solidarité avec eux.

    La situation actuelle place-t-elle Patrick Rémy sur la sellette ?

    Non pas du tout. Au niveau du style de jeu, il correspond aux attentes : un jeu plus porté vers l'avant. Son message passe bien auprès des joueurs. L'ambiance est excellente dans le vestiaire. Mais la confiance en soi est importante pour se surpasser. Là, ils sont en plein doute. Alors, non, ici, le problème n'est pas lié à l'entraîneur. Ce n'est pas une excuse suffisante, mais je pense que le nombre de blessés actuel, c'est la grosse difficulté du club. Mais je reste convaincu que l'équipe peut mieux faire. On va s'en sortir.

    L'an dernier, vous avez déclaré avoir eu peur de descendre en National. Est-ce qu'à un moment donné, vous vous êtes dit qu'il fallait que vous passiez la main, vous-même ?

    Oui, j'ai eu peur. Mais, non je n'ai jamais songé à partir. Vous voulez vraiment me faire partir ou quoi ? (il rit). Maintenant, effectivement, une descente est toujours une catastrophe parce qu'il ne faut pas se voiler la face en termes de budget, il y a une vraie différence entre la ligue 1 et la ligue 2. Alors avec le National... Même médiatiquement, il y a un fossé.

    Faut-il s'attendre à du changement dans l'effectif avant le Mercato. Allez-vous recruter ?

    On a deux possibilités : recruter un chômeur ou un joker. Avant le Mercato, il faut voir. Notre priorité se situe plutôt au milieu de terrain. Alors on regarde en Ligue 1, les joueurs qui n'ont pas leur place. Maintenant, encore faut-il que le joueur accepte de nous rejoindre en cours d'année. Mais la priorité est d'abord de voir l'effectif au complet pour voir quelles sont les lacunes réelles de cette équipe.

    October 16

    Le riche et le pauvre. (contes de la Mutte)

     

    La vie des enfants de Divodurum est simple, bercée par le rythme des bateaux qui remontent sur les flots de la rivière, ramenant amphores et marchandises de lointaines contrées, en pays trévires, toutes chargées de délicieuses boissons sucrées et parfumées de toutes sortes de senteurs qui rappelaient à Marcus le pays d’où était originaire sa mère, la belle Théodora aux longs cheveux blonds, la fille de Maximus, le général romain le plus craint sur cette frontière  du Limes!

    Oui, il regrettait un peu que son père ait accepté ce poste dans cette grande ville de l’ouest de l’Empire, mais son père étant négociant, avait su le consoler assez vite en lui offrant une superbe monture racée à la robe couleur de la neige qui tombe ici en abondance, l’hiver !

    Alors, lui qui ne rêvait que de pouvoir courir un jour sur un char dans le Colisée de Rome la grande et y battre les meilleurs cavaliers et conducteurs de chars de la péninsule, il parcourait à bride abattue la grande cité, allait chasser avec ses chiens ou allait pêcher du côté de la Seille les truites argentées ! Il s’entraînait…Quand le magister voulait bien en avoir fini avec lui !

    « Quelle plaie, cette école »pensait-il ! « Apprendre à écrire et à lire le latin, soit ! Mais le grec, à quoi cela lui servirait-il ? »

    Ici, en plus, il lui avait fallu apprendre l’idiome local, issu de la barbarie toute proche, panachage de langue médiomatrique et trévire, et il se souvenait encore avec beaucoup de détails, du fouet qui avait strié ses fesses quand, dans un premier temps, il avait refusé d’apprendre le dialecte local ! Oh, il s’était bien plaint à son père, mais celui-ci lui avait resservi le couvert, lui rappelant qu’il était fils de marchand, et qu’il n’avait d’autre but que de se préparer à servir le négoce, que pour cela, il devait pouvoir parler avec les clients, pour les séduire et leur vendre ses marchandises ! Il devait aussi apprendre à boire avec raison, savoir remplir la coupe du client et vider la sienne doucement, à petits coups de lèvres, pour la faire durer et rester l’esprit clair, exempt des senteurs de cannelles, de thyms ou de miel qui tournaient si bien les têtes de ceux qui ne se méfiaient point !

    Il ne se passait guère de jours que Marcus  fusse puni, pour un oubli, une leçon mal apprise : cela faisait bien rire Planude, le fils de leur berger, qui, lui, avait, comme on disait : « Nasum rhinocerontis habent » (un nez de rhinocéros), ce qui voulait dire, la longueur du nez étant considérée comme un signe de finesse, qu’il avait plus de finesse que l’on en attendait d’un enfant de cet âge !

    Ce Planude, Marcus le détestait, avec ses façons de faire, ces manières de ne rater aucune occasion de se faire remarquer du magister qui semblait, en plus, l’encourager et le protéger !

    S’il pouvait un jour lui faire goûter le fouet ! Quelle revanche, ce serait !

    Il avait bien essayé de le provoquer, un jour, près de l’écurie, en lui cherchant querelle sous un futile prétexte, mais l’autre s’était tiré d’affaire en se défilant, prétextant devoir rentrer au plus vite, pour aider son père à tondre les moutons…

    « Aider son père : quelle idée ! Est-ce qu’il aidait son père, lui ? Il avait bien le temps ! »

    Il pensa : « Son père, cet homme « cubito emungens » (qui se mouche du coude), de basse condition, cet ouvrier que son père avait tiré du travail des salaisons, mais qui

    avait conservé ces manières propres aux gens qui manient le sel les substances mordantes et malpropres et que leur métier même  obligeait à se moucher ainsi, de faire le geste en passant sous son nez la manche jusqu’au coude ! »

    Cette pensée le fit sourire et lui rendit sa bonne humeur !

    Son père à lui, Marcus, ne se mouchait pas du pied!

    C’était un homme grave, considérable et considéré :

    tant pour sa fortune, conséquente, que pour sa réputation, bien établie en pays de Moselle, jusqu’au Rhin d’un côté, jusqu’à Rome de l’autre !…

    Alors, le garçon ne manquait pas un jour de faire sentir au plus jeune « sa condition supérieure », à un point tel et en de telles proportions que cela vint aux oreilles de leur père.

    Les deux hommes s’appréciaient, celui de Marcus, habitué par son métier à juger de la valeur et de l’honnêteté des hommes, n’avait pas mis très longtemps à comprendre qu’il détenait, avec le berger, plus qu’un gardien de troupeau, mais un gestionnaire de ses biens, toujours en quête, cherchant à chercher à faire fructifier les richesses de son patron ; aussi, il ne lui voulait que du bien, et se désolait fort que son fils jouât ainsi« à la pelle qui se moque du fourgon », en reprochant au petit Planude une basse condition ou l’accusant de choses ridicules que son fils aurait pu s’appliquer à lui-même !

    Il résolut donc de lui donner une leçon, pour le ramener à plus de modestie et de tempérance dans son comportement :

    -« Demain matin, tu montes, avec moi sur le mont Quentin, nous irons voir nos treilles, et ce sera prétexte à visionner nos biens et nos terres ! »

    Marcus, en entendant l’invite, vit là matière à en « boucher un coin » à Planude, à rabattre le caquet de son condisciple et dit, tout de go à son père :

    -« invitons le berger et son fils, qu’ils voient enfin  tout ce qu’ils doivent à des puissants comme nous et quelles chances ils ont d’appartenir aux gens de notre maison! …Et puis ce sera prétexte à faire manger de la bonne herbe bien fraîche à notre troupeau ! »

    -« Soit, dit le père en souriant, puisque tu as eu l’idée,  va leur transmettre notre invite ! »

    Tôt, le lendemain, la petite troupe se met en route… et arrive, au bout de la deuxième heure, tout en haut du grand mont.

    Laissant le troupeau brouter, ils s’approchèrent de la grande falaise qui surplombait la cité :

    -« Vois, dis son père à Marius, comme on s’agite, près du port, à débarquer nos marchandises ! Vois-tu notre maison, et les esclaves qui s’affairent ?

    Tout ceci est à toi, mon fils ! »

    -« Oui, répondit Marcus, montre maintenant à Planude jusqu’où s’étendent nos champs, près des Moulins à grains, après la longue plaine marécageuse !

    Dis-moi, Planude, et toi, qu’est ce que tu possèdes ?

    Le petit gamin, l’air malicieux, se tourna vers son père :

    -«Oui, papa, et nous, qu’est ce qu’on a, sur cette terre ? »

    Le père de Planude prit son fils par l’épaule, l’amena en bordure de la falaise, et prit la parole :

    «Vois-tu le grand fleuve argenté, comme il est beau…Cette blanche cité aux reflets bleus et roses, tous ces temples, ces rues, cet Oppidum, ces champs, tout autour ? Vois-tu tout cela mon fils ? »

    -« Oui ! »

    -« Vois-tu cette ligne bleue, à l’horizon, a sinistra (à gauche), ces champs verts et jaunes d’herbes et de froments ? Ces coupes de bois, a dextra (à droite) ? Et puis ce grand amphithéâtre, un peu plus loin ? Toute ces routes qui mènent à « Tullum »(Toul), « Andesina »(Grand), « Caturiges »(Bar-le-Duc), les vois-tu ? »

    -« Oui, père ! »

    -« Eh bien, tout cela est à toi, mon fils, tout, car tu es fils de Moselle : tu ne possèdes rien en particulier, mais tu possèdes tout ce qui était, est…et rien, ni personne, ne pourra jamais te l’enlever, cela !…

    Quand on sait d’où l’on vient, on sait où l’on va !

    Ça, c’est une vraie richesse ! »

    Il dit ces dernières paroles en jetant un regard appuyé vers Marcus : le garçon rougit, ce qui fit sourire encore plus son père!

    Il avait compris la leçon, n’étant pas né complètement bête non plus !

    Depuis ce temps là, il redoubla d’efforts et ne se moqua jamais plus! Il avait appris le respect ! Il apprit le grec et nombres d’autres idiomes locaux !

    Je me suis laissé dire qu’il devint, plus tard, non pas négociant, ni conducteur de char, mais un grand général qui servit son empereur en Orient : peut-être avait-il pris conscience que ce que l’on ne possède pas est bien plus grand que ce que l’on a !...

    En tout cas, il est allé voir : il a jeté son bonnet par-dessus les moulins, et je ne sais pas plus ce que tout cela devint…