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October 31 Et maintenant, Babacar!!!!!!(Site officiel FC Metz) : Metz aura tout donné… Dans une configuration aussi inédite que défensive, les Messins ont livré un match courageux face à un OM peu inspiré. Ils sont même revenus au score à deux reprises dans les prolongations, avant de s’incliner aux tirs aux buts. Delhommeau et François milieux défensifs, C. Gueye et Bessat milieux excentrés. Devant une défense classique et une pointe (N’Diaye) soutenue par Agouazi. La composition du onze de départ messin était originale, bien que celui-ci demeurait assez voisin du précédent. Mais Francis De Taddeo avait prévenu : il y aurait des changements au sein de son équipe. Eric Gerets avait prévenu aussi, Djibril Cissé serait sur le banc et sa formation serait un brin modifiée afin de soulager les organismes. Sauf que le Belge n’en fit rien, et aligna un onze quasi-type, laissant Moussilou, Oruma, Arrache ou autres M’Bami de côté… Marseille 2-2 Metz Marseille l’emporte 5-4 aux tirs-aux-buts
(Quotidien l’Equipe) : Marseille évite le pire Toujours à la peine, l’OM a cependant échappé, aux tirs au but, à une élimination qui aurait fait du bruit. Ce Marseille-là n’aura pas rassuré grand monde. Incapable de faire la différence dans le temps réglementaire, incapable de préserver son avantage en prolongation, il n’aura dû sa qualification pour les quarts de finale qu’à un raté du défenseur messin Sébastien Bassong. Et la simple venue de Lorient samedi au Vélodrome en Championnat ressemble à un Everest. Temps frais. Pelouse en bon état. 20 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Kalt. Remplacements. – 69e : Taiwo par ZENDEN ; 75e : J. Faty par R. ZUBAR ; 90e + 1 : Nasri par VALBUENA. Non utilisés : Hamel (g.), Ayew, Mbami, Oruma. Entraîneur : É. Gerets. Remplacements. – 71e : Bessat par BONG ; 104e : Delhommeau par PJANIC ; 108e : Delgado par A. BALDÉ. Non utilisés : Ebede (g.), Ou, Belson, Effa- Owona. Entraîneur : F. De Taddeo. LES BUTS 1-0 : NIANG (94e). – À l’entrée de la surface, Benoît Cheyrou tente une frappe trop écrasée qui revient sur Niang dans les six mètres. L’attaquant marseillais se retourne et trompe Marichez, sorti à sa rencontre, d’une frappe enroulée de l’intérieur du droit. 1-1 : Momar N’DIAYE (97e, passe de Delgado). – Après un mauvais dégagement marseillais, Delgado remet instantanément de la tête dans la course de Momar N’Diaye, qui prend de vitesse Zubar dans la surface et bat Mandanda d’un ballon piqué du droit. 2-1 : D. CISSÉ (105e, passe de Ziani). – Débordement côté droit de Ziani qui centre pour D. Cissé dans l’axe aux six mètres. Ce dernier prend le meilleur sur Cubilier et marque d’une tête décroisée dans la lucarne de Marichez. 2-2 : A. BALDÉ (120e). – Après un cafouillage marseillais, le ballon revient à l’entrée de la surface sur A. Baldé qui reprend sans contrôle du gauche et trompe Mandanda d’un tir à ras de terre croisé. LES TIRS AU BUT Niang (1-0), Agouazi (1-1), Valbuena (2-1), Pjanic (2-2), Ziani (3-2), Momar N’Diaye (3-3), Be. Cheyrou (4-3), Bong (4-4), D. Cissé (5-4), Bassong (5-4). LES CARTONS 2 AVERTISSEMENTS. – Metz : Delgado (63e, obstruction sur Bonnart) ; Bong (114e, semelle sur Valbuena). Cissé s’est réveillé Malheureux depuis plusieurs semaines, l’attaquant de l’OM a marqué son premier but depuis le 18 septembre. LE JOUEUR CLÉ : CISSÉ, 6 Il a enfin vaincu le signe indien en inscrivant ce but qui semblait le fuir depuis plusieurs semaines. Et de la tête en plus. Ce but vient récompenser tous ses efforts dans le jeu avec des remises et deux occasions pour Niang, et plusieurs frappes encore hors cadre. MARSEILLE MANDANDA (5,5) : une présence rassurante avec peu de choses à faire. Ne pouvait rien sur les buts. BONNART (5) : très haut au début dans ce dispositif tactique new-look en 4-4-2 mais de bonnes intentions sans réelles conséquences. FATY (4,5) : beaucoup de fautes au début sur N’Diaye. Remplacé par ZUBAR (75e) auteur d’une grosse bévue sur l’égalisation. GIVET (4,5) : de la fébrilité aussi chez lui et des approximations de placement et de relance. TAIWO(3,5) : sur la réserve sur le plan offensif- pourtant l’une de ses forces et encore une passe pour N’Diaye qui créait une occasion. Remplacé par ZENDEN (69e) CANA(5,5) : s’est beaucoup appliqué dans la relance avec jeu au sol. Be. CHEYROU (4,5) : il a couru et récupéré bon nombre de ballons mais en a perdu tout autant. Un tir repoussé par Marichez. ZIANI (4,5) : ne joue réellement que par intermittences. C’est un gros gâchis quand on sent le potentiel de l’ex-Sochalien en terme d’accélération et de qualité d’ouverture. NASRI (5) : avait bien débuté en première période avec du rythme et du mouvement dans son jeu avant de s’éteindre, trop juste. Remplacé par VALBUENA (90e + 1) NIANG (6) : parfois très approximatif sur le plan technique, il a échoué sur un très bon gardien qui a détourné deux tirs (43e, 59e). CISSÉ (6) : Il a enfin vaincu le signe indien en inscrivant ce but qui semblait le fuir depuis plusieurs semaines. Et de la tête en plus. Ce but vient récompenser tous ses efforts dans le jeu avec des remises et deux occasions pour Niang, et plusieurs frappes encore hors cadre. Djibril CISSÉ (Marseille, au micro de France 2) : « Je n’ai pas de problème avec le public, c’est plutôt eux qui ont du mal à comprendre que je suis un homme, pas une machine. Ma femme a eu de sérieux problèmes de santé et ça a joué. La vie extra-sportive est liée aux performances. Aujourd’hui ça va mieux et je suis en train de retrouver mon niveau. » . METZ MARICHEZ (7) : très grand match, où il a repoussé deux frappes de Niang à bout portant, un tir de Cheyrou en fin de rencontre. Il n’a pu que s’incliner sur la dernière occasion du Sénégalais. CUBILIER (5,5) : sans vis-à-vis, a rempli sa mission sans difficultés majeures. P. M. DIOP (5,5) : a tenu avec détermination face aux assauts marseillais. BASSONG (4,5) : a souffert quelquefois, en étant pris entre les deux attaquants. Rate le dernier tir au but. DELGADO(4,5) : le jeu de l’OM ayant souvent penché de son côté, il a été mis à contribution. Sans vraiment briller. Une passe décisive tout de même. Remplacé par BALDÉ (108e), qui a réussi le but du 2-2. DELHOMMEAU (5) : sur le dos de Nasri, n’a pas toujours eu le dessus en début de match mais s’est accroché. Remplacé par PJANIC (104e) FRANCOIS (5) : du travail à la récupération mais comme son compère, de l’approximation dans la relance. AGOUAZI (5) : très accrocheur mais n’a pas eu beaucoup de ballons pour s’exprimer. MARSEILLE –de notre envoyé spécial LANCÉ DANS SES TRAVAUX d’Hercule, Éric Gerets avait évoqué une rotation de son effectif contre Metz. De fait, il s’est livré à une rotation de système, sans laisser place à de nouveaux venus ou peu utilisés. Pas de 4-2-3-1 mais un 4-4-2, son système préféré. Avec Niang et Cissé devant. Le second semblait promis au banc ou au repos, Gerets a préféré l’aligner de nouveau, après la soirée cauchemardesque de son avant-centre à Sochaux (1-2). Le technicien belge estime que le 4-4-2 est « le plus beau des systèmes », compliqué à mettre en œuvre, mais le plus efficace, s’il est bien appliqué. C. GUEYE (4,5) : très discret en première période, il a retrouvé un peu d’allant pour offrir des possibilités de contres après la pause. BESSAT (4,5) : a d’abord travaillé pour le collectif en bloquant le couloir droit, il a mieux combiné offensivement après la pause. Remplacé par BONG (71e) Momar N’DIAYE (6) : a réalisé le but du 1-1 sur une faute énorme de Zubar. Juste récompense pour un joueur qui s’est beaucoup battu, seul à la pointe de l’attaque tout au long du match. Face à une équipe de Metz décimée, privée de huit joueurs, blessés ou convalescents, l’occasion semblait bonne pour le technicien belge de l’OM. L’application du 4-4-2 prendra donc bien place parmi ses travaux d’Hercule. Car si dans un premier temps, face à des Messins douillettement massés en défense, les Marseillais y allaient du jeu court et des échanges vifs dans l’axe, et de grandes montées de leurs latéraux, il allait rapidement manquer de tout à l’OM. Derrière, J. Faty et Givet s’ennuyaient ferme, faute d’adversaire, et relançaient en baillant, ce qui n’est pas recommandé pour imprimer de la vitesse au jeu. Et dans son pré carré au bord du terrain, Gerets devait se demander à qui s’adresser face au désastre qui prenait peu à peu forme dans les transmissions en tout genre dans son équipe. Passes, centres, coups de pied arrêtés, le déchet devenait effarant. Fallait-il convoquer un cordonnier, faire un procès aux équipementiers pour cause d’erreurs de livraisons, sonder la pelouse du Vélodrome afin de débusquer une colonie de taupes ? Résultat, cette équipe B de Metz tenait bon et il lui venait même à l’esprit qu’en allant voir en bon ordre du côté des buts de Mandanda, il y avait peut-être quelque chose à faire. Pour être plus sûrs qu’il se passe enfin quelque chose d’autre dans cette soirée, quelques spectateurs de la tribune Ganay décidaient même de s’échanger quelques pignes en guise de dérivatif… Le double péché de Bassong Parmi les bribes de ballons qui parvenaient cahin-caha près de la surface messine, une entente Cissé-Niang commençait toutefois à s’ébaucher. Perceptible en fin de première période, elle s’accentuait lorsque le premier remisait opportunément pour le second, la frappe de Niang étant détournée joliment par Marichez (59e). Gerets sortait Taiwo pour Zenden (70e), histoire sans doute de voir si le Néerlandais était mieux chaussé que ses petits camarades car côté précision, cela ne s’était pas arrangé pour l’OM. Metz sortait de plus en plus souvent de sa tanière, les joueurs de de Taddeo reniflant une possible bonne affaire, C. Gueye n’étant pas loin de la réaliser (78e). En revanche, l’OM n’en faisait pas une lorsqu’une frappe de Niang était déviée dans la surface par Bassong de la main, sans que M. Kalt ne bronche (79e). Et puisque Cissé (89e, 90e + 2), ou Benoît Cheyrou (90e+ 1) ne parvenaient à tromper Marichez, Metz emmenait Marseille en prolongation. La rentrée de Valbuena pour Nasri (90e) allait apporter du dynamisme à l’OM. Il sollicitait Be. Cheyrou, lequel remisait pour Niang qui paraissait enfin débloquer la situation pour Marseille en marquant (94e). Mais trois minutes plus tard, sur une passe de la tête en profondeur de Delgado, Zubar se manquait complètement et Momar N’ Diaye allait battre Mandanda (97e) ! Et alors que l’on s’approchait de la mi-temps de la prolongation, sur un long centre de la droite de Ziani, Cissé reprenait le ballon de la tête pour marquer (105e). Metz et ses quinze vaillants supporters paraissaient cette fois défaits. Mais Baldé égalisait à la 120e minute ! L’OM ne devait, au bout de la séance de tirs aux buts, qu’à un tir totalement hors cadre de Sébastien Bassong, de s’éviter une nouvelle désillusion. (R.L.) : Marichez repousse l'échéance Les arrêts de son gardien ajoutés à la patience de Momar N'Diaye ont permis à Metz de rester longtemps dans le coup. Pour rien... Marichez. Trois interventions salutaires en première mi-temps face à Niang, une par quart d'heure, puis deux autres face au même Niang, en deuxième période : les réflexes de son gardien ont permis à Metz de repousser l'échéance. Il n'a en revanche pas pu être décisif aux tirs aux but. .Cheikh Gueye. Défenseur replacé en milieu de terrain depuis le derby lorrain, il s'est de nouveau acquitté de cette tâche inhabituelle avec courage. Faut-il lui reprocher de n'avoir pas pris davantage d'initiatives ? N'Diaye. Seul, évidemment seul, beaucoup trop seul face à la défense marseillaise sur le premier ballon arrivé dans ses pieds, à la 45e minute ! Sa tentative du gauche à la 68e a débouché sur le premier arrêt de la soirée pour Mandanda. Mais sa patience a été récompensée par un but égalisateur plein de sang froid. Le Belge est joueur : après avoir laissé entendre qu'il laisserait plusieurs titulaires habituels au repos, Eric Gerets avait finalement aligné son OM type. Ce n'est pas bon pour la confiance, vu les difficultés rencontrées face au dernier de Ligue 1. Niang a longtemps buté sur Marichez, et Nasri s'est assez logiquement éteint après avoir initié les rares mouvements dignes de ce nom. Quant à Cissé, il a juste eu le bon goût de placer un coup de tête victorieux, et de ne pas manquer son tir au but. Metz : pas belle la vie Revenu deux fois au score malgré ses petits moyens, Metz la quitte la Coupe de la Ligue aux tirs au but. Une issue cruelle qui ne grandit pas l'OM. Au bout d'un tel pensum, il fallait bien désigner un vainqueur, et c'est le sort qui s'en est chargé. A ce jeu-là, forcément, Metz ne partait pas favori : un peu plus accablé chaque jour, le dernier de Ligue 1 a donc cédé aux tirs au but, où il avait pourtant eu le mérite de pousser l'Olympique de Marseille. Ce n'est pas sa saison, ce n'est pas sa période. Il va maintenant falloir digérer cent vingt minutes d'efforts fournis trois jours après le derby lorrain et à quatre jours de se rendre à Toulouse, et avaler l'immense déception qui a gagné Sébastien Bassong puis tous ses partenaires, comme un seul homme, à la seconde précise où le défenseur messin a constaté qu'il venait d'envoyer le dixième tir de la série quelque part vers la tribune nord du stade Vélodrome. Après l'infirmerie où se soignent les nombreuses plaies, il reste à inventer un endroit où soigner les âmes. Diffusé en prime time, cet OM-Metz d'un interminable huitième de finale de la Coupe de la Ligue s'est longtemps apparenté à un programme de sévices publics, pas très loin du quartier où un feuilleton intitulé Plus belle la vie lance les soirées des téléspectateurs. Mieux qu'un somnifère. Il aurait fallu commencer par la prolongation, au cours de laquelle quatre buts ont enfin été marqués, de préférence à quatre-vingt-dix premières minutes interminables, dénuées du spectacle dont l'endroit raffole, paraît-il. Pendant le temps réglementaire, Christophe Marichez a sorti le grand jeu pour contrarier les plans marseillais, réduits aux seules tentatives de Mamadou Niang. Le temps jouait pour Metz, pensait-on à l'entrée de la prolongation, lorsque son ancien attaquant sénégalais a enfin trouvé la faille en reprenant en force un ballon contré après une frappe de Benoît Cheyrou (94e). Mais les Lorrains ont puisé dans l'énergie du désespoir les ressources suffisantes pour profiter des tourments marseillais et égaliser grâce à Momar N'Diaye, buteur à sa première réelle possibilité. L'OM avait mené au score pendant trois minutes, mais il reprenait l'avantage, cette fois grâce à Djibril Cissé, auteur d'un coup de tête alors supposé décisif (105e). Et puis, tout au bout de la deuxième période de la prolongation, pour sa première apparition sous le maillot messin depuis son arrivée, Abdulaye Baldé a hérité d'un ballon encore mal renvoyé par la défense marseillaise et seulement effleuré par Miralem Pjanic. Son tir du gauche a transpercé Steve Mandanda, et entretenu l'espoir d'un exploit messin. Babacar Gueye vers la table d'opération Jusqu'à la semaine dernière, Babacar Gueye s'entraînait en taisant une douleur au genou. Absent du groupe retenu pour affronter Nancy, l'attaquant sénégalais s'est résolu à passer des examens qui ont finalement révélé une lésion du ménisque externe du genou gauche. Il rencontrera un chirurgien aujourd'hui même afin de déterminer si une intervention chirurgicale s'impose. « C'est probable », selon l'encadrement médical du club. L'indisponibilité de Babacar Gueye avoisinerait alors les deux mois. Metz se passerait donc de lui pour le restant de l'année 2007, mais le joueur préserverait ses chances de participer à la Coupe d'Afrique des nations, au Ghana, début 2008. Quant à Julien Cardy et Cédric Barbosa, ils ont été opérés hier à Strasbourg, le premier afin de retirer la plaque qui consolidait l'os fracturé cet été, le second pour une lésion du ménisque. Supporters Le Conseil d'Etat, sollicité par le tribunal administratif de Lille, a réaffirmé la responsabilité des clubs vis à vis du comportement de leurs supporters. Dans le cas du tribunal lillois, c'est le LOSC qui avait multiplié les recours après avoir écopé d'une amende de 5000 euros parce qu'un supporter nordiste avait blessé avec un projectile une supportrice de Metz. October 30 Une parenthèse bienvenue...OM-Metz (Coupe de la Ligue) : Le groupe olympien Voici le groupe de 20 joueurs retenu par Eric Gerets pour la réception de Metz ce mardi en 8e de finale de coupe de la Ligue (21h). Gardiens : Mandanda, Hamel Absents : Carrasso (rupture du tendon d'Achille), Rodriguez (pied), Fiorèse, Gragnic, Krstic, Camara [Hebdomadaire FF] Metz, la Lorraine d'en bas Les temps sont durs pour les Mosellans, qui n'arrivent pas à lâcher leur lanterne rouge, alors que le rival nancéien fait la course en tête. Avec le coeur, les Grenat ont quand même réduit leur voisin au match nul, lors d'un pauvre derby. (Quotidien l’Equipe) : FOOTBALL COUPE DE LA LIGUE (huitièmes de finale)Le casse-tête de Gerets L’entraîneur de l’OM songe à des changements contre Metz, mais il dispose de peu de solutions. CONFRONTÉ À UN MARATHON de sept matches en vingt et un jours, entamé contre Lens (2-1) le 21 octobre et qui se terminera à Lyon le 11 novembre, Éric Gerets songe à une rotation de son effectif ce soir contre Metz. En couchant les solutions de rechange sur le papier, le technicien belge a sûrement fait cette constatation. Il serait bien en peine de suivre l’exemple de Laurent Blanc à Bordeaux, qui a pu changer sept joueurs en quarante-huit heures entre la réception de Galatasaray (2-1) et celle de Valenciennes (2-1). En défense, à la suite du nouveau forfait de J. Rodriguez (élongation), Gerets ne dispose que de cinq joueurs opérationnels (Zubar, J. Faty, Bonnart, Givet, Taiwo) et il va donc devoir jongler de nouveau avec une étrange situation. Si l’OM compte quatre défenseurs centraux (J. Rodriguez, Givet, Zubar, J. Faty), il est fortement démuni en ce qui concerne les latéraux. À son arrivée au club, Bonnart semblait prédestiné au rôle de doublure de Taiwo. À la suite du départ d’Habib Beye, il est finalement devenu titulaire côté droit. Mais, de fait, rien n’est réglé côté gauche car Taiwo, entre suspension et grossières erreurs (faute de marquage amenant le but de Porto, 1-1), n’est toujours pas indiscutable deux ans et demi après son arrivée à Marseille. Tandis que Givet, à ce poste, apporte peu offensivement. Un casse-tête permanent pour Gerets, lequel dispose dans ce secteur de peu de solutions alternatives contre Metz et doit veiller à ce que Zubar et Bonnart aient chassé de leur tête leurs buts contre leur camp à Sochaux (1-2). L’heure d’Arrache ? Dans l’entre jeu, l’entraineur belge est mieux pourvu, de surcroît avec le retour de Ziani (absent contre Porto et Sochaux) dans le groupe. Mais s’il dispose de Mbami en tant qu’alternative dans la récupération, cela se complique ensuite. Nasri et donc Ziani sont convalescents et son problème se situe sur les côtés. Valbuena n’est vraiment à l’aise que dans l’axe, Ziani n’a été vraiment opérationnel côté droit qu’à Liverpool (1-0), un côté où Niang peine à trouver ses marques. À gauche, Zenden a grillé pas mal de jokers contre Porto et Sochaux, remplacé à chaque fois par Arrache. Lequel n’a été qu’une seule fois titulaire cette saison, contre Toulouse (1-2), match dans lequel il n’a brillé que les dix premières minutes. En attaque, le constat est simple. Gerets ne peut compter que sur deux attaquants potentiellement titulaires, Cissé et Niang, statut auquel Moussilou (quatre fois remplaçant en L 1) et Ayew (deux fois remplaçant) peuvent difficilement prétendre. Or, Cissé sort d’un match très difficile pour lui à Sochaux, où, rentré en jeu après la mi-temps, il a raté un penalty. Dimanche matin, Éric Gerets avait renoncé à sa titularisation ce soir : « Je vais parler avec lui pour savoir s’il reste sur le banc ou s’il doit prendre une journée pour se libérer la tête. » Afin de faire ses choix, le technicien belge a annoncé un groupe de vingt joueurs pour ce match contre Metz qui oppose donc le 18e au 20e de la L 1. L’OM a décidé d’un tarif préférentiel (10 et 15 euros) pour cette rencontre dont l’ambiance donnera la température du sentiment des supporters marseillais face à la situation du club. On peut prévoir une affluence maigrelette tandis que le contenu de la rencontre donnera le ton. Du côté des groupes de supporters, les Ultras ont manifesté leur opposition aux dirigeants à Liverpool, tandis que les Winners et les MTP, à Saint-Étienne, et les Dodgers, contre Lens, les ont soutenus. Une divergence d’opinions qui semblait devoir être explosive, mais dans les deux camps, on en est resté à un débat d’idées pacifique, à part une échauffourée entre Ultras et Winners à Saint-Étienne, mais pour une querelle bénigne et annexe, qui a dégénéré. Insuffisants en L 1, les joueurs marseillais montrent un autre visage en Ligue des champions. Mais l’heure n’est plus aux dérivatifs. Après le cauchemar de Sochaux, l’OM doit se reconstruire au plus vite sur le terrain. Dans les coulisses, c’est une autre histoire… Les chefs s’étripent Chez les dirigeants marseillais, la trêve est terminée. DANS UNE ENTREPRISE « normale », on peut imaginer des différences d’analyse entre le président de la société, son directeur général et le président du conseil de surveillance. Dans un club de foot « normal », il est naturel qu’entre le président, dépensier lorsqu’il s’agit de transferts, et le directeur général, responsable des comptes, il y ait des tiraillements. Mais, à l’Olympique de Marseille, rien n’est jamais normal. Louis Acariès avait obtenu une trêve, pour cause de procès des comptes de l’OM. Elle fut en vigueur de juin 2005 au 17 octobre dernier, lorsque le délibéré a été délivré par la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Il a suffi que cette trêve prenne fin pour qu’un pugilat verbal explose, quasiment quotidiennement. On n’en est pas revenu aux grandes heures du duel Bernard Tapie-Pierre Dubiton et de leurs échanges orduriers au téléphone pendant l’été 2001. Mais, entre Pape Diouf (président), Thierry de la Brosse (directeur général) et Mehdi el-Glaoui (président du conseil de surveillance), si c’est moins fleuri, ce n’est pas vraiment feutré. En résumé, le premier reproche au deuxième de ne jamais être à Marseille, de ne pas aimer l’OM. Le deuxième reproche au premier de ne rien connaître aux finances d’un club de foot, reproche partagé par le troisième, le tout ici en version soft. Problème récurrent à l’OM que cette dualité au sommet, pimentée par le fait que Diouf a été nommé président début juin 2005, poste qui avait failli alors échoir à de la Brosse… Cette fois, il y a une variante. En effet, contre l’avis de Robert Louis-Dreyfus, l’actionnaire principal, El-Glui s’est fait nommer vice-président de Football avenir professionnel (FAP) sous la casaque OM, initiative soutenue par de la Brosse. Bref, le pupitre présidentiel de Pape Diouf est très secoué. Robert Louis-Dreyfus revient aujourd’hui à Paris d’un déplacement aux États-Unis. Celui qui songe à se séparer de l’OM, qu’il a mis en vente, va trouver une situation épatante. On s’étripe au sommet de l’organigramme en se jetant à la figure des manuels de droit des sociétés dans une ambiance de cour de récré, Diouf et de la Brosse pouvant se lancer l’un à l’autre : « C’est pas toi qui peux me virer, na ! »Et pendant ce temps-là, sur le terrain, l’OM coule… À Metz, le bricolage continue SAMEDI, Francis De Taddeo évoquait, après le nul décroché contre Nancy (0-0), une équipe « bricolée dans l’urgence » et il continuait, hier après-midi, à se décrire en « bricoleur de la L 1 ». L’entraîneur messin est aujourd’hui privé de Léoni (suspendu) et de nombreux joueurs, blessés : Papiss Cissé, Barbosa, Cardy, Renouard, Thomas et encore Babacar Gueye, qui s’était entraîné normalement vendredi avant de bizarrement déclarer forfait pour une tendinite à un genou. « Jusqu’à présent, il me disait qu’il pouvait jouer, il devait passer une IRM cet après-midi (hier), explique De Taddeo. On verra après s’il peut reprendre ou si on doit le préserver. » En phase de reprise, Vivian, Strasser, Gygax et Aguirre sont aussi forfait, même si les deux derniers cités pourraient être aptes dimanche, à Toulouse. Les seules bonnes nouvelles de ce début de semaine sont les retours de Delhommeau, absent contre Nancy, et de Cubilier, sorti en cours de match samedi. C’est maigre et Metz devrait une fois de plus présenter un onze inédit avec, peut-être, la titularisation du jeune Coréen Ou Kyoung-jun comme milieu droit. « On n’a pas un effectif pour faire tourner, mais il faut préserver les jeunes », indique De Taddeo, qui devrait laisser sur le banc Belson et Pjanic, titulaires samedi. « C’est un problème en chaîne, poursuit-il. À l’entraînement, vous sollicitez toujours les mêmes, donc vous leur demandez moins pour qu’ils ne se blessent pas aussi. Au bout d’un moment, ils sont au-dessous de leur niveau. On a des joueurs qui reviennent, mais il faut qu’ils se mettent dans le rythme. Ce n’est vraiment pas simple de gérer une telle cascade de blessés et de les “réathlétiser” (sic). » Et il vaudrait mieux qu’ils ne se blessent plus. (Site officiel FC Metz) :Une curieuse parenthèse A la traîne en championnat, l’OM et le FC Metz se croisent une première fois cette saison au Vélodrome, mardi à 21h. Pour un huitième de finale dont il est difficile d’imaginer la teneur, chacun ayant décidé de faire tourner. Samedi dernier, le match de toutes les craintes a accouché d’une forme de soulagement du côté de Saint-Symphorien. Pourtant, la partie s’est terminée par un 0-0 qui n’arrange pas vraiment les affaires messines au classement. Mais les cages de Marichez sont restées inviolées, et l’écart comptable si impressionnant entre les deux clubs lorrains ne s’est pas vu sur la pelouse. Que Francis De Taddeo et ses hommes, sans aller jusqu’à la satisfaction, trouvent des motifs d’apaisement dans ce match nul est significatif de l'état d'esprit dans lequel se trouvent les Messins. Et que dire des Marseillais, qui se sont battus eux-mêmes en inscrivant deux buts contre leur camp au Stade Bonal, alors que Niang avait ouvert le score dès la huitième minute ? Marseille - Metz, 1/8ème de la Coupe de la Ligue Le groupe pour Marseille Francis De Taddeo a dévoilé le groupe de 18 joueurs qui se déplacera à Marseille mardi. Les résultats du week-end : CFA : Metz 0-1 Red Star Trivino à Boulogne Le FC Metz et Richard Trivino ont renoncé à se séparer à l'amiable : arrivé cet été et mis à l'écart par le club lorrain après avoir été pris en grippe par une poignée de supporters, le gardien de but vient d'être prêté à l'US Boulogne-sur-Mer. L'accord prévoit une option d'achat en cas de maintien de l'équipe nordiste en Ligue 2. Boulogne est actuellement seizième. (R.L.) : Pour se changer les idées Dernier du championnat, Metz s'en va prendre l'air à Marseille, inattendu compagnon de galère. La Coupe de la Ligue pour dérivatif... Trois nuits et moins de trois jours après avoir marqué leur territoire dans les profondeurs de la Ligue 1, Marseille et Metz organisent un colloque de mal classés, ce soir, en direct sur une chaîne du service public, donc à une heure indue. Le stade Vélodrome risque de s'avérer trois fois trop grand. Dans quel état s'y présente le FC Metz ? Avec quels joueurs et quelles intentions ? Tentative de réponses...Evidemment, l'infirmerie ne s'est pas vidée en trois jours : si Daniel Gygax et Jeff Strasser ont donné des signes tangibles d'un proche retour, hier après-midi, à l'entraînement, si Eric Cubilier a finalement été déclaré apte, si Wilmer Aguirre doit « relancer la machine » dixit son entraîneur après cinq jours d'arrêt complet, beaucoup d'autres restent sur le carreau et le resteront bien au-delà du huitième de finale de la Coupe de la Ligue que dispute le FC Metz, ce soir, à Marseille. Alors que n'importe quel observateur plus ou moins attentif sait à peu près tout des remplaçants de l'OM, il faut posséder une certaine connaissance du Championnat de France amateur (CFA) pour mettre une tête sur tous les noms alignés ce soir par Francis De Taddeo. Après Flavien Belson, titularisé contre Nancy, c'est peut-être cette fois au tour de Gaëtan Bong d'être lancé dans le grand bain, comme l'attaquant coréen Ou, ou l'ancien milieu de Louhans (National) Vincent Bessat. A coup sûr, des surprises sont à attendre dans la composition de l'équipe appelée à défier le leader du groupe A de la Ligue des champions. « Les solutions n'étant pas nombreuses, explique Francis De Taddeo, chacun doit faire le maximum : nous, entraîneurs, autant que les joueurs. » Une certitude : blessé au tour précédent, Christophe Marichez jouera. Francis De Taddeo confiait hier soir se voir mal imposer un deuxième match de ce niveau en trois jours au jeune Flavien Belson, aligné samedi face à Nancy. « La question se pose aussi pour Pjanic », ajoutait l'entraîneur messin, soucieux de ne pas griller son jeune espoir alors qu'un match de championnat se profile dimanche à Toulouse. Entre « nécessité de faire souffler ceux qui en ont besoin » et souci de bâtir une équipe assez compétitive pour rivaliser avec l'OM, se pose la question de l'homogénéité entre les uns et les autres. En face, en effet, Eric Gerets s'apprête très certainement à procéder à plusieurs changements par rapport au match perdu samedi à Sochaux (2-1). Outre les dispositions physiques, l'approche psychologique varie d'un camp à l'autre : « Je m'attends à une réaction marseillaise, confirme Francis De Taddeo. Pour eux, c'est même impératif. Compte-tenu des forces en présence et du contexte, nos chances sont minces mais elles grandiront tant que nous ne seront pas menés. Nous pouvons alors empoisonner Marseille, avec nos petits moyens. » Parce que c'est l'OM, parce que c'est au Vélodrome et parce que le championnat est parti pour constituer une déception, la Coupe de la Ligue appartient nécessairement aux objectifs marseillais. Elle en est devenue un pour le FC Metz, bourreau inattendu du tenant du titre, Bordeaux, au tour précédent. Francis De Taddeo évoque également « un enjeu économique et social », allusion au profit que représente l'épreuve, sans ignorer les effets possibles d'un bon parcours sur le quotidien du championnat, comme Nancy vainqueur en 2006 a pu le vérifier. Rappelons qu'en quarts de finale, le vainqueur de Marseille-Metz affrontera le vainqueur d'Auxerre-Nice, mi-janvier ; l'équipe recevante sera désignée lundi prochain par tirage au sort. Mlynarski : « Le hooliganisme est redescendu à 1 % » Le président de la commission nationale de sécurité de la FFF et de la LFP a assisté au derby lorrain. « J'essaie, dans une saison, de faire le tour de tous les stades de L1 et de L2. Le derby Metz-Nancy m'intéressait et j'ai beaucoup d'estime pour le travail que font depuis des années le président Carlo Molinari, son directeur de la sécurité, Jacky Ancel, et le club dans son ensemble pour le bon déroulement des matches à Saint-Symphorien. » Dominique Mlynarski, président de la Commission nationale de sécurité de la FFF et de la Ligue est l'interface entre le football et les pouvoirs publics, les ministères de l'Intérieur, de la Justice et de Jeunesse et Sports. Lui-même ancien joueur de football en Normandie, dirigeant des clubs de Rennes et de Caen, il travaille avec Michel Lepoix, coordonnateur national pour le foot auprès des ministères, nommé par le président Nicolas Sarkozy. Une question de confiance Marseille, ce soir, en Coupe de la Ligue, avant Toulouse, dimanche, pour le compte de la treizième journée de Ligue 1. A première vue, il n'y a pas débat sur les priorités messines : avec six petits points au compteur et un objectif de dix-sept à mi-parcours, la meilleure opération de la semaine consisterait à s'imposer, dimanche, à Toulouse. Mais il n'existe évidemment pas d'incompatibilité entre un enchaînement Coupe - championnat, comme les Messins l'ont montré le mois dernier, dans le sens inverse : vainqueurs à Caen et de leur premier match de la saison, ils avaient ensuite éliminé Bordeaux, à Libourne. « Même si nous n'avons qu'une demi-chance, nous avons tout intérêt à la jouer à fond car une victoire renforcerait la confiance apportée par notre match nul face à Nancy », affirme ainsi Francis De Taddeo. Naguère très joueur (au PMU), l'entraîneur messin a même tendance à retrouver le goût des paris perdus d'avance : « Turfiste, j'ai gagné en misant sur des chevaux qui partaient à 99 contre 1. » Alors, va pour une pièce sur Metz vainqueur à Marseille ! Cissé sur le banc Le milieu de terrain offensif, Karim Ziani, blessé au genou le 21 octobre contre Lens, fera son retour dans le groupe marseillais contre Metz, match pour lequel Djibril Cissé a également été retenu. Un léger doute planait encore dimanche sur la participation de Ziani. L'entraîneur olympien Eric Gerets avait également annoncé une discussion avec Cissé, dans une mauvaise passe actuellement, pour décider de sa participation à ce 8e de finale. L'attaquant international, en tout cas, ne « devrait pas commencer » le match, a indiqué Gerets. Le défenseur central Julien Rodriguez, victime d'une élongation, sera toujours absent. Fabrice Fiorèse et Vincent Gragnic ne figurent pas non plus dans le groupe. October 29 Grand corps malade, ce FC Metz !L’Est Républicain révèle dans son édition de lundi qu’Issiar Dia a échangé quelques mots avec l’entraîneur de Metz, Francis De Taddeo, lors du derby de samedi. La faute à un crachat mal dirigé visiblement. En colère après Issiar Dia, susceptible selon l’entraîneur messin d’avoir craché en sa direction, Francis De Taddeo est monté au créneau samedi lors du derby et les deux hommes ont échangé quelques noms d’oiseaux. Une information de l’Est Républicain dans son édition de lundi, qui précise aussi que l'entraîneur des Grenats a présenté ses excuses par la suite. Programme Coupe de la Ligue8e de finale FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : décrassage pour les joueurs de Metz-Nancy ; aujourd'hui : une séance d'entraînement à 16 h. Metz, des absents à la pelle Rien qu'avec ses blessés, le FC Metz pourrait constituer une équipe potentiellement compétitive en Ligue 1. Au tiers du championnat, le promu navigue toujours à vue, simplement rassuré d'avoir partagé les points avec Nancy (0-0). Si la contagion gagne les gardiens de but, ce que personne ne leur souhaite évidemment, alors Patrice L'Huillier pourra diriger une équipe de football complète, assez proche de l'idée que Metz se faisait d'une possible équipe-type au début de l'été dernier, très loin en tout cas de celle alignée avant-hier dans le derby lorrain. Ancien handballeur de haut niveau, Patrice L'Huillier est aujourd'hui médecin, celui du FC Metz en l'espèce, ce qui lui vaut de ne pas chômer actuellement, à la différence par exemple de son confrère nancéien. « Moi, aujourd'hui, je préfère être à Nancy qu'à Metz », a lancé Pascal Bérenguer samedi soir avant de quitter la capitale de région. Il faut comprendre le milieu de terrain nancéien : au sud, les risques de blessure semblent moins élevés qu'au nord, et les primes y tombent plus souvent, accessoirement. L’équilibre entre joueurs défensifs et offensifs est presque parfait, au sein de l'infirmerie messine. Eric Cubilier, qui croise tout juste Pascal Delhommeau, vient de rejoindre Jeff Strasser, Matheus Vivian et Milan Thomas parmi les défenseurs à l'arrêt. Au milieu, Cédric Barbosa, Julien Cardy, Daniel Gygax et Sébastien Renouard figureraient d'incontestables titulaires, au sommet de leur forme. Ce week-end, Wilmer Aguirre et Babacar Gueye ont soigné l'un une cheville abîmée, l'autre un genou douloureux. L'infirmerie s'avère peut-être l'endroit le plus sûr où les voir associés : en tout cas, samedi, Metz comptait moins d'attaquants de métier sur le terrain (un seul) qu'en tribune ou sur le banc. Sur dix joueurs de champ recensés inaptes, pour quelques jours ou pour plusieurs mois, neuf possèdent le statut de joueurs de Ligue 1. Pour bâtir un groupe de dix-huit dont il avait de surcroît exclu Papiss Cissé, Luis Delgado et Dino Djiba, Francis De Taddeo a donc puisé dans les réserves de son effectif. D'ailleurs, pour finir une semaine entamée par le renouvellement du reproche présidentiel à propos de l'élargissement du groupe d'entraînement, il est assez frappant de relever le recours à d'aussi jeunes joueurs que Flavien Belson, titulaire, Gaëtan Bong, entré en jeu, Oumar Pouye ou Kyoung-Jun Ou, non utilisés. Six des joueurs alignés sur la feuille de match du derby avaient vingt ans ou moins, six avaient plus de vingt-cinq ans, dont les deux gardiens, et le onze de départ pesait 285 matches de première division, contre 826 côté nancéien ! L'étrange relégable... Marseille, où se rend Metz demain en huitième de finale de la Coupe de la Ligue, s'est battu lui-même samedi à Sochaux. Sa situation en quatre points. 1. Des cadres au rendement insuffisant. Plusieurs joueurs censés apporter leur expérience ne répondent pas aux attentes placées en eux, ou ne génèrent qu'une plus-value intermittente. Après un début de saison transparent, on croyait par exemple le milieu "Bolo" Zenden revenu à son meilleur niveau après ses matches en Ligue des champions contre Besiktas et Liverpool. Depuis, pourtant, il semble souffrir dans le jeu et physiquement. L'impact du milieu relayeur Benoît Cheyrou, auteur d'une saison impeccable à Auxerre, reste encore fort limité, tout comme celui de Karim Ziani, actuellement blessé. Même le capitaine Lorik Cana, l'un des meilleurs joueurs de champ de l'exercice précédent, ne donne plus sa pleine mesure au milieu, secteur déficient. Or « la stabilité doit venir nécessairement de ceux qui ont le plus d'expérience », observait Gerets au retour de Sochaux. (R.L.) : CFA : Metz, pâle étoile Menés au score dès la deuxième minute, les Messins ne sont jamais parvenus à redresser la barre face au Red Star. Nous ne parvenons pas à mixer correctement les bons ingrédients, notamment à domicile. » Avant le coup d'envoi de la dixième journée, José Pinot cherchait encore la bonne formule. Hier, après quatre-vingts nouvelles minutes passées sur la pelouse de Delaitre, l'entraîneur messin n'était pas plus avancé. « Quand votre adversaire trouve la faille aussi tôt, il devient particulièrement délicat de pouvoir appliquer le schéma de jeu prévu initialement. Ce but nous a tout simplement plombé le match... » Dans le rôle de l'empêcheur de tourner en rond, l'Audonien Marquet, à qui, la défense messine a laissé tout le loisir d'ouvrir son pied droit pour tromper Sissoko. Une entame de match douloureuse, dont les Grenats auront bien du mal à se remettre. « C'est malheureusement un problème récurrent, souligne José Pinot. Appréhender correctement nos débuts de rencontre, surtout sur notre pelouse, est désormais notre priorité absolue. Sans cela, on risque de connaître une fin de saison très difficile. » FC METZ - RED STAR : 0-1 Stade Delaitre. Environ 150 spectateurs. Arbitre : M. Willems. Mi-temps : 0-1. But : Marquet (2e). Avertissement au Red Star : Negreche (70e). October 28 Le bateau coule, Carlo se dit "soulagé",Metz à l'heure d'hiver...(airs connus)Un seul joueur au niveau : Pjanic ! L'heure des feuilles mortes qui se ramassent à la pelle, comme dit la chanson...Le club grenat, lui, se prend surtout "des pelles" et des bosses avec ses "bleus" et laisse tomber les points : Hier soir, on a eu une drôle de sensation : celle que les grenat pouvaient jouer trois ans comme ça, sans pouvoir marquer un seul but pouvoir « en prendre un » à tout moment ! Alors, que faire ?.... Comment transformer des joueurs aux réflexes avant tout défensifs, en joueurs tout simplement « corrects » ? Qui changer ?... Il me semble (mais je ne suis pas entraîneur), que la priorité des priorités, c’est de resserrer ce groupe de joueurs, passer de trente aux entraînements à une vingtaine au plus, afin de créer « cet esprit de corps », nécessaire à un football qui est avant tout un sport « collectif » Cette priorité apportera au moins un peu plus de sérénité aux lignes-arrière qui pêchent par un « turn-over » inapproprié et préjudiciable au mental de jeunes joueurs qui ont la trouille de perdre leur place de titulaire,commettent donc trop de fautes en apportant un surplus de fougue dans leurs interventions (C.Gueye).Personnellement, je dirai qu' il nous manque un grand gardien, apte à rassurer : Marichez, on l’a un peu "cassé" cet été en recrutant à l’intersaison, un concurrent qui a mis le titulaire en état de faiblesse; cette situation lui a certainement touché le moral, amoindri sa motivation personnelle, son statut de capitaine de l’équipe ! Les milieux se doivent de « construire » le jeu, au lieu de s’appuyer « systématiquement à l’arrière », donc, il doit être constitué, ce milieu, de « joueurs techniques » avant tout : un drôle de chantier pour les dirigeants, car seul Pjanic a le niveau, les autres sont blessés (Cardy, Barbosa, le jouer le plus convainquant depuis le début de la saison !) ou pas au niveau technique (François) Devant : que s’est-il passé durant l’intersaison ? Où sont passés les Babacar Gueye, les Cissé ? Pourquoi ne fait-on pas jouer Aguirre ? Velléités de transferts avortés, de promesse financières non tenues : certainement ! Question : qui est le leader technique des grenat?....Pirès nous manque et, vu les résultats de Villaréal, il n'est pas près de revenir au FC Metz ! Alors : "on progresse" sussurre l'entraîneur, pour se rassurer ? « Du mieux » clame le Molinari des vestiaires : « soulagé » ! -Consternant, ce constat ! On n’a pas encore touché le fond, à mon avis, tant ces dirigeants semblent se mettre la tête sous le sable en espérant un impossible miracle ! « Les miracles », le football moderne, les supporters n’y croient pas : nous savons tous que nous allons d’un bon pas vers la L2, que le niveau grenat actuel se situe plus près du niveau CFA que du niveau nécessaire à l’élite ! Il ne reste plus qu’à laisser Pjanic s’envoler (vous savez : "on ne peut retenir un joueur contre son gré" et "la vente de joueur est nécessaire pour tenir un budget grenat en équilibre" : « airs connu s» et joués à de nombreuses reprises !), pour transformer en essai le pronostic de l’ascenseur ! Juste un petit rappel : -un bon classement rapporte plus de droits télé qu’un mauvais classement ! -Un club médiatique vend ses joueurs plus cher qu’un club qui plonge dans les abysses du classement ! -Un club qui a un bon classement en L1 a beaucoup plus de spectateurs et de supporters qu’un club en queue de classement de L1 ou même en tête de L2 ! Donc : un club a intérêt à avoir des équipes sportives et dirigeantes au « top » ! Qui, à ce jour, est « au top » dans ce club ? Qui , à ce jour, dans ce club, est capable de prendre « les bonnes décisions » ? Personne,hélas, je le crains ! Les jours et les mois qui s’annoncent ne sont pas "roses" pour le grenat : je vous le dis ! Déceptions, insatisfactions, et peut-être, bientôt, la désaffection d'un public las de n'être considéré que comme "une vache à lait"guette : on fait beaucoup pour ! Rappelons, pour mémoire, une phrase-célèbre-d’un « dirigeant » de ce club : « on continue à construire la maison!" "Les grenats" ont déjà perdu leur âme, de l’argent, de bons, voire de très bons joueurs ! Et il ne reste plus que les journaux, le marc de leur café pour boire jusqu'au bout la lie footballistique au fond de la tasse ! Nous, il nous restera toujours la petite cuillère, et la possibilité de pleurer, comme toujours ! Si seulement on pouvait leur donner « cent sous » de jugeote en plus : nous serions alors un peu moins pauvres et un peu plus joueurs ! L'effroyable "jeu" messin ! Continuez comme ça, c'est tout bon!(Quotidien l’Equipe) : Un gros coup de mou L’ASNL a concédé chez son voisin, toujours dernier, son deuxième nul d’affilée, après un très pauvre derby lorrain. METZ – PUISQU’IL FAUT BIEN TROUVER Une satisfaction dans le triste spectacle offert hier à Saint-Symphorien, on relèvera que tout s’est bien passé dans les tribunes, ce qui n’était pas gagné d’avance. Mais, sur la pelouse, le derby lorrain n’a jamais décollé, sauf dans quelques accélérations de Kim et deux dribbles de Malonga en fin de match. Après la rencontre, les deux équipes se sont pourtant distribué des bons points, soulagées de ne pas avoir perdu un match qu’elles ne pouvaient pas emporter. Le constat est surtout valable pour les Messins, qui ont eu le mérite de reconnaître leurs limites du moment. « On n’a pas senti qu’on pouvait les mettre en danger », avouait Julien François. Nancy, lui, aurait pu regretter de ne récolter qu’un point, tant son voisin semblait à sa portée. « Malgré ma jeunesse, je fais partie de la vieille école UN DERBY CALME. – Aucun incident sérieux n’était à déplorer après la rencontre. Avant le match, une bagarre a quand même opposé supporters indépendants nancéiens et messins dans un bar du centre-ville. Une cinquantaine de Nancéiens ont ensuite été conduits au stade et ont dû passer la rencontre derrière une tribune, encadrés par les forces de police. Deux autres supporters en possession de fumigènes ont aussi été interdits d’entrer. – L. D. DE TADDEO REPREND DIA. –Une violente explication verbale, apaisée par l’intervention de Pablo Correa, a opposé en première période Francis De Taddeo à l’attaquant nancéien Issiar Dia. « Il a craché et ça n’est pas passé très loin de moi, expliquait l’entraîneur messin. Je lui ai demandé d’aller cracher ailleurs et on s’est énervés. Moi le premier et je n’aurais pas dû. Je me suis excusé après mais c’était un manque de politesse. » – L. D. qui veut que lorsqu’on ne peut pas gagner, il faut essayer de ne pas perdre », jugeait cependant Pablo Correa. Avec ce deuxième nul d’affilée, les Nancéiens n’avancent plus très vite en haut du classement et le contenu de leur match d’hier ressemble trop à celui de dimanche dernier contre Sochaux (1-1) pour qu’il s’agisse d’un hasard. Manquede liant, jeu lent, hésitations défensives : le Nancy des huit derniers jours ne ressemble plus beaucoup à celui des neuf premiers matches. « C’est dommage parce qu’on n’arrive pas à concrétiser notre domination en première mi-temps, contestait Benjamin Gavanon. Mais on n’a jamais dit qu’on allait continuer sur cette lancée. Peut-être qu’en début de saison, on aurait mené ce match 2-0 à la mi-temps mais ce n’est pas pour autant qu’on est moins bien. » Dans l’ensemble, l’ASNL a certes dominé les débats mais elle a péché à l’approche de la surface de Marichez et n’a pesé que d’un poids tout relatif sur la défense messine. Sauf par quelques coups de pied arrêtés de Gavanon, qui offrit notamment un ballon de but à Chrétien, un peu court de la tête (30e). De Taddeo : « Ce n’est pas forcément comme ça qu’on y arrivera » Juste avant le coup d’envoi de la seconde période, De Taddeo réunit son équipe autour de lui sur le terrain pour un briefing insolite et celle-ci offrit un peu plus de répondant à son adversaire. Effa-Owona, qui avait déjà sollicité Bracigliano (38e), fut difficile à maîtriser pour Puygrenier et André Luiz mais jamais Metz n’inquiéta vraiment le portier nancéien, sinon peut-être par un coup franc vicieux de Pjanic (77e). Nancy avait encore les meilleures opportunités, par Nguemo (74e) et Puygrenier (83e), dont les tentatives frôlèrent le poteau gauche de Marichez, mais, avec un peu plus de vitesse et de spontanéité dans son jeu, le deuxième de la Ligue 1 aurait sans doute soumis le dernier de la classe, encore amoindri hier. « C’est un bon point étant donné l’équipe avec laquelle on l’a pris, qui avait été bricolée dans l’urgence, estimait De Taddeo. Ce n’est pas forcément comme ça qu’on y arrivera, je le reconnais, mais chaque chose en son temps. » Metz n’a toujours pas gagné chez lui et ce deuxième 0-0 à domicile ne lui donne pas encore des raisons d’espérer.
(Site officiel FC Metz) : Un petit derby Pour leurs retrouvailles au plus haut niveau du football français, Messins et Nancéiens se sont quittés sur un match nul et vierge. Peu d’occasions, peu de spectacle, aucun but et un point chacun. Balle au centre, on attendra le retour. Les derbies lorrains sont parfois des matches fermés et crispant. Celui qui a opposé une ASNL en pleine forme à une formation messine lanterne rouge et largement diminuée, en fin d’après-midi à Saint-Symphorien, fut de ceux-ci. La nervosité des joueurs en fin de partie est là pour en témoigner. Bousculés à Nice et privés de trois milieux à vocation offensive (Cardy, Barbosa, Gygax), les hommes de Francis De Taddeo ont toutefois réussi à se rassurer en conservant leur cage inviolée. Ce n’était pas une mince affaire face à la vitesse et la force de percussion des quatre flèches nancéiennes Dia, Fortuné, Kim et Hadji. Au cours d’un premier acte où ils ne frappèrent qu’une fois au but, les Messins eurent toutes les peines du monde à bloquer les couloirs et provoquèrent beaucoup de coup-franc sur les côtés. Heureusement, Bérenguer ne cadra pas sa tête (26°), Belson sortit avec à propos un ballon chaud (28°) et Chrétien, surtout, manqua sa reprise (31°). Certes, on eut parfois l’impression que les Rouge et Blanc évoluaient à domicile, tant ils semblaient monopoliser le ballon. Mais le score resta vierge jusqu’à la pause. Par l’intermédiaire d’Effa, auteur d’une frappe aussi soudaine que puissante, Metz aurait même pu surprendre Nancy (38°). Mais Bracigliano boucha l’angle. C’eut été injuste, objectivement, pour les coéquipiers de Biancalani. Au retour des vestiaires, Francis De Taddeo réunit ses hommes en cercle juste avant la reprise des hostilités. Cette image symbolise le resserrement opéré tout au long de la semaine. Pendant deux jours, le groupe messin s’est en effet isolé afin de faire bloc pour le derby. Sur le terrain, cela se traduit par un retour à un jeu plus agressif. « Je pense que nous leur avons fait mal dans les duels », déclarait Laurent Agouazi à l’issue de la partie. Il reste encore à faire mal dans la surface adverse, et cela n’a échappé à personne, puisque les Mosellans se sont créés peu d’occasion. Mais au moins, ils ont fait preuve de l’abnégation et de la solidarité nécessaires pour accrocher le second du classement. La deuxième période fut d’ailleurs nettement plus équilibrée. Même si Malonga, des dix huit mètres, et Puygrenier, d’une frappe croisée, faillirent trouver la faille. C’eut été injuste, objectivement, pour les coéquipiers de Marichez, cette fois… Les réactions d’après-match Les réactions de Pjanic, Agouazi, Marichez et François à l'issue de la rencontre. Miralem Pjanic : « Même s’il y avait un peu de pression autour du match, une fois qu’on est dedans, on ne la ressent plus. Nous voulions décrocher la victoire ce soir et l’état d’esprit des joueurs a été irréprochable. Il faut continuer comme ça et les points viendront. Je suis confiant car la solidarité et l’esprit sont là. » Laurent Agouazi : « Par rapport à l’énergie déployée, on peut estimer avoir perdu deux points. Toutefois, nous sommes parvenus à bloquer la vitesse des attaquants nancéiens. Ils n’ont été dangereux que sur les coups de pieds arrêtés. Peut-être que l’arbitre aurait pu siffler un penalty sur une main de Biancalani. Cela aurait fait basculer le match en notre faveur. […] Cette semaine, j’ai vu un groupe combatif. Il faut arrêter les fantaisies désormais et répondre dans les duels. Je pense que nous leur avons fait mal à ce niveau. Ce soir, j’ai vu 18 guerriers, car même ceux qui étaient sur le banc nous ont poussé, et j’en suis fier. » Christophe Marichez : « Dans un premier temps, notre objectif était de ne pas encaisser le premier but. Tout n’a pas été parfait, bien sûr. Il faut conserver cette hargne et faire bloc comme nous avons su le faire. Au niveau de l’engagement, nous y étions, et nous avons eu quelques situations avec cette frappe d’Effa notamment. Devant, il nous faut être encore plus incisifs et poursuivre sur ce rythme. Même si notre tâche reste difficile puisque nous ne comptons que six points. » Julien François : « C’est un point mi figue mi raisin. On peut être satisfait par rapport à la physionomie du match, nous sommes restés bien en place et avons réussi à gêner notre adversaire. Mais nous aurions également pu faire un petit hold-up ce soir. Nous avons tenu la dragée haute à Nancy qui est une belle équipe. Mais un point, au classement, cela ne nous avance pas à grand-chose. » (R.L.) : Molinari : « Des points positifs » Molinari : « Des points positifs » On s'est aimé comme on se quitte Pjanic, la jeunesse influente Seule la sagesse des supporters a gagné October 27 Les temps ont changé...(Quotidien l'Equipe) : Les temps ont changé Club phare de la Lorraine pendant des années, le FC Metz a perdu son avantage. La dynamique est maintenant à Nancy. METZ – ILS NE VEULENT pas voir ça. Saint-Symphorien ne sera même pas plein, tout à l’heure, pour le derby lorrain. Cette désaffection en dit long sur l’indifférence que suscite désormais le FC Metz auprès des siens. Nancy, deuxième derrière Lyon avec un match en moins, a l’occasion de reprendre la tête de la Ligue 1 quand son adversaire se débat trop près d’une L 2 à peine quittée. « C’est la première fois qu’on aborde un derby dans cette situation-là », admet Carlo Molinari. Pour ne pas avoir su tirer profit de l’élan impulsé par la génération Pires, à la fin des années 90 (voir infographie), son club a maintenant un mal fou à garder sa place au sein de l’élite. En 2002, Metz descend après trente-cinq ans de présence ininterrompue au plus haut niveau. Durant cette même période, Nancy en a vécu quatorze en D 2. Et si Metz remonte en 2003, laissant Nancy en L 2, les apparences sont trompeuses. Car le mouvement est déjà chez son voisin, mené depuis quelques mois par le duo Correa-Fischer. En 2006, Metz descend une nouvelle fois et termine pour la première fois depuis 1983 derrière Nancy, resté en L 1. Il y a dix ans, la dynamique était messine, elle est à Nancy maintenant. « Les temps changent, constate Francis De Taddeo, à Metz depuis vingt ans. Nos trajectoires sont différentes mais cela ne date pas de cette année. Cela fait quatre ou cinq ans. La démonstration est limpide. C’est un club qui a construit son équipe petit à petit et on a essayé de faire comme eux quand ils sont remontés. Mais il ne faut pas nous comparer au Nancy d’aujourd’hui, on a trois ou quatre ans de retard. » Après quelques années de tâtonnement, Jacques Rousselot, le président nancéien, a constitué autour de lui une équipe restreinte et confié la direction sportive à un seul homme, Pablo Correa, à qui il vient d’offrir un horizon unique en L 1 (2012). Devenu président au moment où l’ASNL était fondée, il y a quarante ans, Carlo Molinari a, lui, décidé l’année dernière d’associer Francis De Taddeo, promu du centre de formation au banc des pros, à Joël Muller, l’entraîneur de la descente, devenu directeur technique. Les deux hommes sont très attachés à leur club mais le regard qu’ils portent sur lui n’est pas toujours le même. Cette semaine, on a aussi cru comprendre que Molinari n’écartait pas l’hypothèse d’un changement de technicien en fonction des prochains résultats. À Nancy, cela fait longtemps qu’on ne s’est plus posé la question de l’entraîneur. Si la santé de l’équipe première détermine pour beaucoup ce renversement de tendance, elle ne suffit pas à le dépeindre. Quand Rousselot déborde d’ambition, Molinari, lui, semble parfois se résoudre à l’idée que son club n’a plus les moyens de viser grand-chose. En janvier, Metz a présenté son projet « Grenat 2010 » qui prévoit l’agrandissement du stade et la création d’un complexe commercial et hôtelier pour dégager un budget de 40 millions d’euros. Mais ce beau dossier est bloqué par l’approche des municipales. À Nancy, il y a aussi des élections en mars et Rousselot ne rate pas une occasion de mettre la pression sur les collectivités locales pour obtenir ce qu’il veut. « Nancy n’a jamais connu autant de succès, mais il ne faut pas être euphorique. Il faut se remettre en question en permanence, prévenait- il cette semaine. Si on ne veut pas être dépassés par les clubs qui sont derrière nous en termes d’infrastructures, il faut augmenter la capacité du stade pour élargir nos ressources et faire de Nancy une place forte du foot en France. Je crois qu’on est capables d’accueillir à terme 32 000, voire 35 000 spectateurs. Je pense à l’Euro 2016 que la France va peut-être organiser et je ne veux pas que Nancy passe à côté. » Nancy veut grandir Il y a cinq ans, alors que son club rassemblait tout juste 1 500 abonnés, Rousselot avait lancé une politique d’abonnements à bas prix qui allait ramener le public nancéien dans son stade, le rajeunir aussi. Les résultats ont fait le reste. Le club mosellan, lui, n’a jamais su capitaliser sur ses prémices de dynamique sportive, lors des deux remontées. La saison dernière, il avait perdu presque mille personnes par rapport à son précédent passage en L 2 et, cet été, certains abonnés ont dénoncé une augmentation prohibitive des tarifs. La rupture entre l’équipe et une partie de son public est consommée et les incidents du dernier match à domicile ne vont pas améliorer les recettes. Hier après-midi, seulement dix-sept mille tickets pour le derby étaient partis. Malgré une capacité plus importante (26 700 places contre 20 000), Saint-Symphorien est moins garni que Marcel-Picot cette saison (17 181 spectateurs de moyenne contre 18 373) alors que Metz, qui a toujours eu un potentiel supérieur, a déjà accueilli Lyon et le PSG. Surtout, l’ASNL revendique presque trois fois plus d’abonnés (12 600 contre 5 000) et de partenaires (400 contre 150). Mais il y a un autre match à jouer cet après-midi et, malgré les apparences, celui-là n’est pas encore gagné. Formation : Avantage Metz HEUREUSEMENT pour Metz qu’il reste la formation. Le centre messin, troisième au dernier classement de la direction technique nationale, reste une des rares satisfactions du club. Le seul domaine où il est encore devant Nancy. « On est largement en avance », estime même Francis De Taddeo, qui en a été le directeur pendant dix ans. Plus de la moitié de son effectif en est issu. Partenaire de l’école Génération Foot à Dakar, Metz va bientôt y inaugurer son propre centre de formation. Nancy travaille cependant pour rattraper ce retard. Même dans ses heures les plus sombres, le centre nancéien a toujours bien fonctionné (dans l’effectif actuel, douze joueurs l’ont fréquenté), malgré des infrastructures désuètes. Depuis 2000, les collectivités locales ont investi près de six millions d’euros sur le site de la forêt de Haye et considérablement amélioré les conditions d’entraînement et d’accueil. « Il y a quelques années, quand on était sur un jeune Lorrain, on avait beaucoup de mal à l’attirer, maintenant c’est beaucoup plus facile », indique Patrick Hesse, le directeur du centre nancéien. Cette année, l’ASNL a décidé d’investir pour étoffer son réseau d’observateurs et améliorer son recrutement. « Metz a entamé le travail d’observation et de préformation avant nous, explique Hesse. Mais on l’a aussi mené étape par étape. On s’est d’abord attaqué à la préformation puis à l’école de foot. On nous reprochait notre élitisme. Apaisement espéré LES INCIDENTS, qui avaient conduit à l’interruption de Metz-Strasbourg (1-2), le 6 octobre, laissaient entrevoir le pire pour le derby lorrain. Depuis, huit personnes ont été interdites de stade et les dirigeants messins ont affirmé leur sérénité. « Je suis convaincu que le match se passera dans des conditions convenables quel que soit le résultat », assure Carlo Molinari, le président de Metz. Entre 200 et 230 stadiers seront déployés et à peu près autant d’effectifs policiers. Lundi, Jacky Ancel, le directeur de la sécurité du FC Metz, a rencontré les représentants des associations de supporters mais aussi deux personnes qui appartiennent à la mouvance dure, appelée la « Faction », mise en cause après Strasbourg. Tous auraient exprimé des regrets. « Ils reconnaissent qu’ils ont dépassé les bornes, explique Ancel. Je fais confiance aux associations, ce sont des gens responsables. Pour la “Faction”, je ne baisse pas la garde. » Côté nancéien, le club a organisé le déplacement de1 156 supporters, encadrés par soixante-quinze stadiers. Le style de jeu, le classement, l'impact médiatique : tout les oppose !Le derby des extrêmes Nancy, leader en puissance, en visite chez son voisin, pâle dernier de Ligue 1. De retour à Saint-Symphorien, où Metz n'a plus gagné depuis six mois, le derby lorrain est placé sous le signe du déséquilibre. Jusqu'ici, tout était clair. Metz ne gagnait (presque) jamais, à la différence par exemple de son voisin nancéien, qu'il reçoit cet après-midi à l'occasion du derby lorrain de retour en Ligue 1 : lui ne perd (presque) jamais. Metz figurait même un dernier de la classe étonnant de régularité et remarquable de ténacité, notamment grâce à un parcours domestique défiant toute concurrence : quatre défaites, un nul, zéro victoire et, pourtant, le calme plat. Et voilà qu'à l'approche d'un rendez-vous déjà angoissant à plus d'un titre, un avatar dans sa communication est venu ajouter son lot de confusion à une situation qui, il est vrai, commençait à paraître trop limpide. Tony Chapron : « Un match comme un autre » Tony Chapron, 35 ans, dirigera aujourd'hui le premier derby lorrain de sa carrière. Sans état d'âme. Monsieur Chapron, ce Metz - Nancy sera-t-il votre premier derby lorrain ? « Oui. J'ai déjà eu le plaisir d'officier à l'occasion d'autres derbys, comme Lyon - Saint-Etienne ou Ajaccio - Nice, mais jamais pour Metz - Nancy. » Correa : « Metz a des qualités » Pablo Correa : « S'il y a eu baisse de régime c'est de ma faute. » • Pablo Correa, considérez-vous ce derby comme un match particulier ? « Il y a trois points en jeu, il faut les prendre. C'est pas parce que c'est Metz qu'il faut élever le degré d'agressivité. C'est le contexte qui me dérange un peu sinon j'ai les mêmes craintes que tous les samedis. Ce match est particulier dans l'attente des gens. Ce qui s'est passé contre Strasbourg n'arrive pas tous les week-ends. Je vais souvent voir des matchs à Metz et j'ai toujours été très bien reçu. Ce qui me gêne, c'est quand des familles sont en danger comme avec Feyenoord la saison dernière. Pour eux, la sécurité n'est pas aussi bonne que pour les joueurs qui sont bien protégés aujourd'hui. » « En Uruguay rien à voir » Le derby n'empêche visiblement pas Pablo Correa de dormir. Pour cause, l'entraîneur a connu pire en Uruguay. Retour à Montevideo : « Ça n'avait rien à voir. C'était à la limite de la débilité et par moments bien au-delà. Déjà, tout le pays se paralysait pour un match de foot, une semaine avant et une semaine après. On n'avait pas seulement peur de perdre mais aussi de gagner et de tomber dans un traquenard à la sortie. Il y avait au minimum 60 000 personnes pour les derbys. La folie. Je me rappelle même que les supporters allaient jusqu'à l'administration, un bâtiment vitré, pour jeter des pierres dessus. Le siège était loin en plus. Au moins 25 minutes de marche qui ne servaient même pas à les refroidir. Ça montre comment on peut être débile. » On relativise soudain ce Metz-Nancy... De Taddeo : «Du niveau de Lyon» Francis De Taddeo : « prendre douze points jusqu'à la trêve » • Francis De Taddeo, comment envisagez-vous ce contexte propre à un derby qui s'ajoute à celui de l'obligation de victoire ? « Il reste huit journées jusqu'à la trêve et nous avons fixé un objectif de douze points à remporter d'ici là, afin d'engager les matches retour avec un optimisme raisonnable. Il se trouve que nous affrontons Nancy, mais nous devons seulement voir dans ce match une opportunité d'avancer dans notre challenge. » Sans Aguirre ni Delhommeau Wilmer Aguirre ne disputera finalement pas le seul match qu'il était certain de jouer. Annoncé partant certain, dès mardi, par Francis De Taddeo, l'attaquant péruvien s'est aussitôt blessé à la cheville et, hier, « la douleur ne s'était pas estompée », a indiqué l'entraîneur messin. Pas de Wilmer Aguirre donc sur le front de l'attaque messine, et pas de Pascal Delhommeau non plus. Egalement touché à la cheville, le milieu de terrain ou défenseur messin a effectué un essai, hier après-midi, qui s'est révélé vain. Compte-tenu du taux de remplissage élevé de l'infirmerie, ajouté à quelques choix radicaux comme la mise à l'écart de Papiss Cissé ou celle de Luis Delgado, le groupe de dix huit constitué pour disputer le derby recèle quelques surprises : Flavien Belson, Oumar Pouye et Kyoung-Jun Ou en font de nouveau partie, comme samedi dernier à Nice (défaite 3-1). Systématiquement aligné parmi les titulaires, lors des deux dernières mises en place à l'entraînement, Belson devrait même devenir, cet après-midi, le vingt-sixième titulaire différent, au treizième match de championnat. Quant à Abdoulaye Baldé et Gaëtan Bong, ils apparaissent quant à eux sur la feuille de match pour la première fois. Deux mois de plus pour Barbosa et Cardy La série noire continue dans la galaxie grenat. Elle touche deux joueurs déjà absents de longue durée en début de saison. Opéré, fin juillet, d'une fracture de contrainte au pied gauche, Julien Cardy va devoir repasser sur le billard afin d'enlever la plaque posée lors de la première intervention afin de consolider l'os fracturé. Quant à Cédric Barbosa, il est rentré de Nice samedi dernier le genou gauche gonflé. Des examens passés hier ont révélé une lésion du ménisque extérieur qui nécessitera, pour lui aussi, une opération en début de semaine prochaine. 21 joueurs sur le pont Comme Metz, Nancy s'avance vers une semaine à trois matchs (Amiens mardi, Bordeaux samedi). Dans cette perspective, Pablo Correa a choisi de maintenir son effectif en éveil en convoquant un groupe de 21 joueurs pour le derby. Trois d'entre eux seront écartés aujourd'hui. Il s'agira vraisemblablement de Lapeyre, Sarkisian et Zerka. L'entraîneur devrait par ailleurs reconduire un onze très classique dans la configuration habituelle du 4-2-3-1, avec le retour de Puygrenier dans l'axe et la titularisation de Chrétien et Biancalani sur les côtés. Rien que de très classique. La tentation existe toutefois de ménager Kim (béquille) et Hadji, absent cette semaine pour cause de déplacement au Maroc. La pelouse a supporté Le pire était à craindre avec l'organisation d'un match exhibition de rugby sur une pelouse de football d'à peine plus de trois mois d'existence. Finalement, le passage des joueurs de l'équipe de France des moins de vingt ans et d'une sélection africaine n'a pas laissé trop de traces sur le terrain de Saint-Symphorien. Par bonheur, le temps était sec, sur la Lorraine, le 10 octobre dernier. « Et les jardiniers ont accompli un bon travail », affirme Francis De Taddeo dans une forme d'hommage. Vérification en fin d'après-midi. CFA : Metz, enfin la bonne formule ? Au repos forcé la semaine dernière pour cause de Coupe de France, les Messins renouent avec le championnat à domicile, demain, face au Red Star. Tout à perdre, trois points à gagner: l'orgueil suffira-t-il ?(Site officiel FC Metz) : Metz - Nancy, 12ème journée de Ligue 1 De l’orgueil ! On pensait les Messins lancés après deux victoires en déplacement à Caen et Bordeaux. Mais ils coincent toujours à Saint-Symphorien. Quoi de mieux qu’un derby lorrain pour aiguiser leur appétit de victoire ? Quel drôle de derby. Les Grenats, forts d’un bilan largement en leur faveur dans les confrontations directes (12 victoires, 5 nuls, 6 défaites), avaient l’habitude de recevoir le voisin nancéien en favoris. Cette fois, c’est bel et bien dans la position du plus faible qu’ils s’apprêtent à jouer cette première manche sur leur pelouse. Il faut dire qu’en seulement onze journées de Ligue 1, la distance entre Metz et Nancy s’est considérablement allongée. Les parcours des deux clubs depuis le coup d’envoi du championnat sont diamétralement opposés : 7 victoires, 2 nuls et 1 défaite pour Nancy ; 1 victoire, 2 nuls et 8 défaites pour Metz ! Au classement, la formation mosellane accuse donc un retard de dix huit points… Voilà qui est loin de faire honneur à un rang de leader régional plus franchement au goût du jour depuis la remontée de l’ASNL en 2005. Seule une victoire dans une confrontation directe pourrait atténuer cet amer constat pour les supporters messins. Le groupe : Francis De Taddeo a communiqué le groupe qui affrontera Nancy demain à Saint-Symphorien. (R.L.) : 1. Cinq matches, un nul, quatre défaites : sur sa pelouse de Saint-Symphorien, Metz n'a décroché qu'un seul point sur les quinze qui lui ont été proposés jusqu'ici. A cette inefficacité messine à domicile, répond l'efficacité nancéienne à l'extérieur : l'équipe de Pablo Correa a en effet remporté deux des quatre rencontres disputées loin du stade Marcel-Picot. Le bilan extérieur de Nancy est complété par un nul (Marseille) et une défaite à Lens. La seule fois où les Nancéiens ont été menés au score... «La règle du jeu». Interrogé sur le lien éventuel entre sa situation personnelle, à court terme, et le résultat de son équipe dans le derby de l'Est, Francis De Taddeo répond par une autre question : « Pourquoi aujourd'hui plus qu'il y a deux semaines ? ». « C'est la règle du jeu », ajoute l'entraîneur messin, conforté mardi après-midi par le président Molinari qui, le matin même, l'avait critiqué sur plusieurs points devant quelques journalistes. « Tout dépend aussi de la réponse de l'équipe, sur le terrain », termine De Taddeo. Diamétralement opposées Le miroir des trois derniers matches messins à domicile et des trois dernières prestations nancéiennes à l'extérieur renvoie l'image de deux formations radicalement opposées dans leur système de jeu. L'occupation des sols. La tendance se dégage depuis quatre, voire cinq saisons. Paradoxale à première vue, celle-là offre, quoi qu'il en soit, plus de crédit, autrement dit, plus de chances de s'imposer aux équipes passant la majorité du temps dans leur propre moitié de terrain. Nancy se reconnaîtra : au cours de leurs trois derniers déplacements (Marseille, Lens et Monaco), les joueurs de Pablo Correa ont passé 56 % du temps de jeu derrière la ligne médiane. Avec ses 55 %, comptabilisés dans le même délai, sur sa pelouse, Metz n'est certes pas très loin. Il n'empêche : là où Metz a perdu l'entier bénéfice de ses trois dernières prestations à domicile, Nancy a récolté quatre points loin de ses bases (un nul, une défaite, une victoire). La vitesse de transmission du ballon n'y est pas étrangère : il faut une moyenne de 2,05 touches de balle au joueur messin pour trouver une solution au-delà du rond central, là ou le Nancéien n'a besoin que d'1,60 touche en moyenne. Cet aspect des choses révèle autant les difficultés éprouvées par Metz à surprendre son adversaire que la plus grande disponibilité des joueurs Meurthe-et-mosellans autour du porteur. Leur positionnement et leur faculté à utiliser toute la largeur du terrain (34 % à gauche, 38 % à droite, pour 28 % seulement dans l'axe) aèrent le jeu et multiplient les possibilités de trouver la faille. A Metz, la part des ballons joués dans l'axe atteint 32 %. Laurent Agouazi : « On joue notre survie en Ligue 1 » Faisant fi des perturbations qui ont émaillé l'actualité messine au cours des dernières semaines, Laurent Agouazi attire l'attention sur l'enjeu du derby. Pour le milieu de terrain, Metz n'a plus le droit à l'erreur. La mise au vert. A circonstances exceptionnelles, décision exceptionnelle : pour la première fois depuis le coup d'envoi du championnat, une mise au vert s'est immiscée dans l'agenda des joueurs messins. Jeudi soir, à l'issue de l'entraînement, tous ont pris la direction d'un hôtel du centre-ville, où ils également passé la nuit dernière. « Beaucoup de clubs le font systématiquement, nous, non. C'est une initiative qui ne nous a pas été imposée, précise Laurent Agouazi. L'idée a fait l'objet d'une discussion, tout le monde souhaitait que l'on se retrouve. Et ça s'est bien passé. On a pris notre repas ensemble, on a passé une bonne soirée... Sans trop parler du match. Un peu pour évacuer la pression, concède le milieu de terrain, même si elle sera évidemment palpable le jour du match. » Le moral. Près de trois semaines après avoir laissé filer une belle occasion de s'oxygéner contre Strasbourg, Metz aborde son deuxième derby dans des circonstances propices au doute. Ou quoi qu'il soit peu, dans un climat peu enclin à l'expression de la moindre part d'optimisme : « Le moral ? Il est ce qu'il est. On a un peu, comment dire ?... La tête dans les chaussettes. » Les jours écoulés n'ont rien arrangé, à l'image des grésillements entendus sur la ligne Molinari - De Taddeo. « Nous n'avons pas à discuter de ce qui se passe autour, coupe, net, le numéro 10 messin. Ce sont des paroles. Nous, notre boulot, c'est de jouer et surtout de gagner le match. Il faut appeler un chat un chat : contre Nancy, on joue notre survie en Ligue 1. Il nous faut huit points à la sortie de cette journée, c'est tout. » De mémoire de Chrétien Le défenseur nancéien n'a jamais connu la victoire contre le FC Metz. Le derby, c'est aussi l'humiliation de 2003 pour lui. Sans rancune naturellement. Il faut se lever tôt, très tôt le matin, pour énerver Michaël Chrétien. De mémoire de vestiaire, les coups de colère du garçon font figure de collectors dans l'histoire nancéienne. C'est un calme, un gentil. « A Bâle, la saison dernière, je crois qu'il s'était un peu énervé, soutient Gaston Curbelo. Un joueur l'avait poussé. Dans ces moments-là, on le regarde, on rigole et il se marre aussitôt. » Chassez le naturel...En résumé, le latéral nancéien se contente d'être contrariant sur un terrain, par ses courses incessantes et un volume que son gabarit ne prédit pas. Contre Sochaux, dimanche dernier (1-1), il s'est d'ailleurs plié de bonne grâce à l'expérience d'un remplacement en charnière centrale, pour pallier l'absence de Puygrenier. Illustration : « Je suis content de retrouver mon côté et de récupérer Seb (Puygrenier) mais je suis aussi content de pouvoir apporter sur un autre poste. » Pas contrariant, non. Crème de coéquipier, le jeune défenseur est aussi un bonheur pour la presse. Le fameux bon client désigné par le jargon. Qui prend le temps de répondre, de se prêter à l'analyse. Le tout, sans se départir d'un sourire sans calcul, même lorsqu'on lui ressert de vieilles contrariétés. Souvenirs : « Le derby ? Je n'en ai jamais gardé de bons souvenirs, explique l'intéressé. Je n'en ai jamais gagné un seul avec les équipes jeunes. C'était nul ou défaite à chaque fois. Même en pro d'ailleurs. J'ai toujours perdu les derbys. » L'enfant du quartier Vand'Est a pourtant vécu les Nancy-Metz dans toutes les catégories. Formé à Vandœuvre puis à Madine, il est né au football dans ce contexte de rivalité exacerbée. « C'était toujours un peu la guerre lorsqu'on jouait un Mosellan, il y avait beaucoup de tension à l'époque, admet l'international marocain, mais il ne faut pas croire que les éducateurs nous conditionnaient. Ils nous apprenaient le respect. Sur le terrain, on y allait de bon cœur mais ça n'a jamais frité. Moi, en tout cas, j'en garde de bons souvenirs. » Sécurité renforcée Si, comme le qualifiait le directeur de la sécurité du FC Metz, Jacky Ancel, le derby Metz-Nancy n'est pas une rencontre « à haut risque mais délicate », si 220 stadiers de Vigilance, filiale du FC Metz, auxquels s'ajoutent 72 de l'ASNL accompagnant les 21 ou 22 cars de supporters nancéiens, assureront la sécurité dans l'enceinte de Saint-Symphorien et 400 policiers à l'extérieur, prêts à intervenir en cas de débordements graves, il existe des règles et des interdictions individuelles. en direct sur canal + Décryptage d'une diffusion Directeur de la rédaction football à Canal +, Cyril Linette revient sur les conditions de diffusion du derby. Cyril Linette, la diffusion du derby est-elle indirectement imposée par les débordements de Metz-Strasbourg ? « Oui et non. On s'est beaucoup interrogé sur Metz-Nancy car un derby nous intéresse toujours, mais nous avons remarqué que Nancy serait programmé quatre fois de suite. On veut être équitable. Nous avons donc tranché pour Saint-Étienne - Auxerre. Puis sont survenus les événements à Metz et la Ligue a avancé le derby pour des questions de sécurité. On ne pouvait pas faire un duplex avec les deux matches alors nous avons switché. On regrette simplement que la Ligue nous ait alerté quelques heures après notre choix. On n'est pas décideur dans l'affaire. » • Canal + qui n'impose pas son choix, c'est rare non ? « Vous plaisantez ? On travaille sous un nombre de contraintes très importants : le temps de récupération, les volontés de jouer le dimanche, les reports, la Coupe du monde de rugby... Quand vous mettez tout ça bout à bout, on est souvent entre contrainte et choix. Il y a une forme de démagogie de nos confrères journalistes : on pointe plus souvent du doigt le diffuseur que la Ligue. » Les dix derniers derbys • 7 mars 2006, 25e journée. Metz - Nancy : 0-0. October 26 Les grenat n'ont plus le choix : vaincre ou disparaitre: une question d'hommes et d'honneur !
Le FC Metz réfléchit à l'eventualité d'engager un joker en raison des absences de longue durée de Cédric Barbosa (ménisque) et de Julien Cardy (pied).
Le premier sera opéré la semaine prochaine et sera out deux mois.
Le second, absent depuis le début de la saison en raison d'une fracture du cinquième métatarse, devait faire son retour mais il a rejeté la plaque qu'on lui avait posé. Il devra ainsi repasser sur la table d'opération et manquera encore deux mois de compétition.
Mais le staff lorrain se donne le temps de la réflexion quant au recrutement.
«Laissons passer Nancy. Nous ferons le point après sur ce qu'il faut faire», a expliqué le coach Francis De Taddeo. (Avec AFP) Ligue 1: Metz-Nancy, derby de tous les dangers
© Reuters METZ, Moselle (Reuters) - Le derby lorrain entre Metz et Nancy, deuxième de la Ligue 1, s'annonce tendu samedi en raison des débordements enregistrés lors du dernier match au stade Saint-Symphorien face à Strasbourg et de la position très inconfortable des Mosellans.
Plusieurs dizaines de supporters messins, excédés de la situation du club, avaient quitté les tribunes le 5 octobre pour venir en découdre avec les fans alsaciens, dont l'équipe s'était imposée 2-1. Certains avaient même pris à partie le président Carlo Molinari en s'approchant de la tribune présidentielle.
"Il y a eu huit interdictions de stade. Le match est à 17h10. Il y aura 200 policiers et 200 stadiers au lieu de 60 policiers et 80 stadiers d'habitude. Certains groupes de supporters ont promis de rester calmes", rassure le responsable de la sécurité du FC Metz, Jacky Ancel.
Pour la première fois dans l'histoire, l'AS Nancy-Lorraine, deuxième de Ligue 1 avec un match en retard, se présente en favori dans une rencontre face à la lanterne rouge, qui a perdu sa suprématie régionale lors de la descente en Ligue 2 en 2006.
"Leur situation m'attriste. Il y a la place pour deux clubs de football de haut niveau dans la région. Bien sûr, nous irons pour gagner, mais le football reste une fête. C'est la convivialité. Il faut du respect", tente d'apaiser le président nancéien Jacques Rousselot.
"COMPRENDRE NOTRE DESESPOIR"
Néanmoins, les responsables des groupes officiels de supporters messins ont annoncé que de nouvelles actions seraient menées si la physionomie du match venait à devenir défavorable.
"Nous ne nous en prendrons pas aux joueurs mais plutôt à l'entraîneur qui a peut-être des choses à changer et à faire pour rétablir la situation. Nous réfutons la violence, mais il faut aussi comprendre notre désespoir", affirme un membre de Génération Grenat.
Les actions pourraient prendre la forme de chants ou de banderoles hostiles à la direction du club, notamment à Molinari, dont la démission est réclamée depuis plusieurs semaines par les inconditionnels les plus virulents.
L'équipe dirigeante a pour sa part clairement pris ses distances en début de semaine avec l'entraîneur Francis de Taddéo dont certains choix sportifs ne sont pas partagés par Carlo Molinari qui l'a fait savoir lors d'une conférence de presse.
"Le début de saison et les matches ont fragilisé la crédibilité de Francis de Taddéo. Il faut faire un choix de joueurs qui peuvent nous apporter plus que ce qu'on voit à l'heure actuelle", avait notamment déclaré le doyen des présidents de clubs de Ligue 1.
La direction du club est actuellement en pleine période de réflexion sur un éventuel changement de technicien bien que le groupe professionnel semble toujours adhérer au discours de Francis de Taddéo.
(R.L.) : Carlo Molinari : « Nous n'avons pas progressé » Présent à la réunion de l'UCPF initiée hier après-midi au sujet de l'association Football Avenir Professionnel, le président du FC Metz n'a pas pu y participer jusqu'à son terme. Dans le train qui le ramenait vers la Moselle, Carlo Molinari avouait ni plus ni moins être resté sur sa faim. « Jean-Michel Aulas a donné son point de vue, est revenu sur les raisons qui l'avaient amené, avec d'autres, à se lancer dans le projet du FAP. Mais au final, les deux parties sont restées campées sur leur position. Nous n'avons pas progressé. Il est difficile de croire que tout cela est fait sans arrière-pensées. » (Journal quotidien « l’équipe) : METZ -NANCY (demain)
Le dépit de Cuny Personnage haut en couleur, Claude Cuny fut le fondateur de l’ASNL. Fâché avec les dirigeants actuels du club, il est longtemps resté fidèle à… Metz.
« NANCY EST UNE VILLE de cons et toi t’es un con aussi. » Un après-midi d’octobre 1966, Claude Cuny vient de passer devant l’enceinte abandonnée du FC Nancy, disparu deux ans plus tôt. L’idée a jailli aussitôt : il va relancer le football dans sa ville. Le soir même, sur un cahier d’écolier, il élabore son projet. Il a toujours ce cahier et un gros classeur bourrés de coupures de presse. « Je peux prouver tout ce que je dis. » Il dit beaucoup de choses. Quand il crée l’ASNL, Cuny envisage, le premier, l’ouverture d’un « conservatoire » du football. « J’ai inventé la formation à la française, lance-t-il dans un raccourci. Quand on dit que c’est (Georges) Boulogne, c’est un plagiat honteux. » Généreux et autoritaire, il déborde d’idées, organise son club comme une entreprise et construit de ses mains, avec des joueurs, le centre d’entraînement de l’ASNL. À soixante-quinze ans, il se lève parfois pour rejouer une scène, les mains dans les poches de son jean. Il a tout en mémoire, les dates, les chiffres. Les hommes aussi, surtout ceux qu’il n’aime pas, exécutés d’une méchante formule. Untel est un « mange-merde», un autre « l’idiot du village ». En 1969, il est élu dirigeant de l’année par France Football. En 1970, l’ASNL monte en D 1 puis remporte la Coupe de France, en 1978, avec Platini. En dix ans, une réussite inouïe. Mais ça ne va plus assez vite pour lui. « J’étais un dictateur, admet-il. Eh oui, tout ça ne s’est pas fait tout seul ! » Il doit quitter son ASNL. « La révolution des cloportes, assène-t-il. C’est moi qui les avais cooptés. » Un peu plus tard, il sera appelé au chevet de Marseille et participera comme manager à la remontée des « minots ». Mais il ne retrouvera jamais l’ASNL. « J’étais le premier supporter du FC Metz » Au début des années 90, Jacques Rousselot et Gérard Parentin reprennent un club plombé par un déficit majuscule. « J’ai refusé de servir de faire-valoir à des gens comme ça, lâche-t-il. Il était contraire aux principes de l’ASNL que le club soit accaparé par un supermarché ou qui que ce soit (Rousselot est directeur de supermarchés Leclerc). Moi, je ne me renie pas pour un pet (sic). » Il méprise la nouvelle équipe et discute sa réussite actuelle. « Mais qui avait mis l’ASNL au 36e dessous ? Ce sont les mêmes. Ils ont maintenant des résultats, mais il faut avoir de la mémoire. » Amer ? « Je ne suis pas aigri, balaie-t-il. Je suis content pour les joueurs, ils manifestent le même état d’esprit que l’ASNL des débuts. » « C’est dommage qu’il ait eu ces comportements alambiqués vis-à-vis de l’ASNL, regrette Rousselot. On lui a tendu la main en l’invitant pour les quarante ans du club (la semaine prochaine). Mais sera-t-il là ? » « Claude est un personnage attachant, glisse Carlo Molinari, ami de quarante ans. Avec énormément de défauts, dont celui de dire tout haut ce qu’il pense et il n’a pas toujours tout juste. » Fâché avec Nancy, Cuny est en revanche resté fidèle au président du FC Metz, qui fut en 1967 l’un des bienfaiteurs du club nancéien. Jusqu’à la saison dernière, le fondateur de l’ASNL, qui ne va plus à Marcel-Picot depuis des années, était même de toutes les rencontres à Saint-Symphorien ! « Carlo est comme un frère pour moi, souffle-t-il. J’étais le premier supporter du FC Metz, j’ai participé aux deux descentes, aux deux remontées, mais je n’y vais plus cette année, pour raisons personnelles.»
Un pronostic pour demain quand même ? « Non, cela m’est égal. »
Coup d'envoi samedi à 17h10Metz. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 16h30, à huis clos. Les Messins en 4-4-2 ? Francis De Taddeo a-t-il décidé de passer à autre chose ? Et de donner du poids à son attaque ? C'est en tout cas la tendance qui se dégageait de l'opposition mise en place hier après-midi sur les installations messines, où l'équipe des titulaires présumés évoluait en 4-4-2 et avec les visages suivants : Sissoko - C. Gueye, Diop, Bassong, Léoni Belson Agouazi, Pjanic, François N'Diaye, Effa... Précision apportée à l'issue de la séance : Christophe Marichez va bien. Hier, le capitaine a simplement été autorisé à quitter la séance avant l'heure. Mais il gardera bien les buts messins demain soir. Pour la vingt-troisième fois en Première division, Saint-Symphorien abritera samedi le derby entre le FC Metz et l'AS Nancy-Lorraine. Et, pour la première fois depuis près d'un quart de siècle, les Meurthe-et-Mosellans se trouvent en position de force au moment de rallier la capitale de région. Les devanciers de la génération actuelle ont montré l'exemple à six reprises par le passé. Le Républicain Lorrain achève aujourd'hui l'évocation des victoires nancéiennes à Metz par la dernière en date, il y a neuf ans 1998 : Koné au grand jour Tout juste réapparu en Ligue 1, Nancy s'en vient surprendre Metz, vice-champion de France mal en point, grâce au doublé d'un attaquant de dix-huit ans. Christophe Bastien se souvient... Beaucoup situent le commencement des déboires du FC Metz quelque part vers là, entre une élimination aux portes de la Ligue des champions et un début de saison angoissant. Ils n'ont pas tort : depuis l'an de quasi grâce 1998, les Messins n'ont passé du bon temps qu'en Ligue 2, deux fois. Après avoir laissé filer le titre de champion de France à la seule différence de buts, et perdu ses meilleurs joueurs (Pires, Blanchard, Song...), le FC Metz passe un été calamiteux : humilié par Helsinki, il regardera la Ligue des champions à la télévision, et court après son premier but en championnat jusqu'à la septième journée. A la huitième, il n'a toujours pas remporté la moindre victoire quand arrive son voisin nancéien, fraîchement remonté en Première division. « Pourtant, témoigne Christophe Bastien, déjà dans le viseur messin mais battant toujours pavillon rouge et blanc, pour une saison encore, nous arrivions dans nos petits souliers, même si notre début de saison était meilleur que celui des Messins. Il ne s'agissait pas d'un complexe d'infériorité ; simplement, la supériorité sportive de Metz était évidente. Nous remontions de Ligue 2, eux jouaient la Coupe d'Europe tous les ans. » (Site officiel FC Metz) :L’ambiance sera très bonne Le directeur de la sécurité du FC Metz, Jacky Ancel, assure que tout a été mis en œuvre pour que le derby lorrain se déroule dans les meilleures conditions. Il pronostique même pour les retrouvailles avec le voisin nancéien une belle ambiance à Saint-Symphorien. Jacky, comment prépare-t-on ce match du côté de la sécurité du FC Metz ? Huit fauteurs de trouble ont été sanctionnés d’une interdiction de stade et ne seront pas dans les tribunes samedi soir… Aguirre et Delhommeau incertains L'attaquant péruvien et l'ancien Nantais pourraient manquer le derby. October 25 Antagonismes culturels...Le podium contre la charette !Pour la vingt-troisième fois en Première division, Saint-Symphorien abritera samedi le derby entre le FC Metz et l'AS Nancy-Lorraine. Et, pour la première fois depuis près d'un quart de siècle, les Meurthe-et-Mosellans se trouvent en position de force au moment de rallier la capitale de région. Les devanciers de la génération actuelle ont montré l'exemple à six reprises par le passé. L'occasion pour Le Républicain Lorrain de revenir sur les victoires nancéiennes à Metz. DERBY EXPRESS Coup d'envoi samedi à 17 h 10Metz. Hier : une séance d'entraînement en matinée, un match d'Euroligue à Coblence pour Baldé, Cissé et Babacar Gueye. Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 16 h 30, à huis clos, suivie d'une mise au vert. Demain : une séance d'entraînement à 16 h 30. Huis clos et mise au vert A match et enjeu exceptionnels, préparation exceptionnelle : les vingt joueurs messins desquels sera extrait le groupe de dix-huit appelé à affronter Nancy se retrouveront au vert dans un hôtel messin dès ce soir, à l'issue de la séance d'entraînement finalement mise sur pied dans l'après-midi. Autre entorse aux habitudes : la séance d'aujourd'hui, comme celle de demain, se déroulera à huis clos. Est-ce à dire que les Messins ont enfin trouvé la façon de gagner un match chez eux et qu'ils tiennent à en conserver le plus grand secret ? De leur côté, les Nancéiens ne changent rien : ils se regrouperont dans un hôtel du pays messin vendredi soir, comme pour chaque match à l'extérieur. Le désenchantement Rarement il nous fut donné de rencontrer un tel désenchantement chez les supporters du FC Metz à la veille du derby lorrain. Les expressions qui reviennent le plus souvent sont : « On nous ridiculise » ; « on ne se fait plus respecter chez nous. » ; « manque de niveau technique et tactique pour la L1 mais, plus grave, absence de révolte des joueurs. » ; « les jeunes sont-ils bien encadrés ? » ; « à force de vendre les meilleurs chaque saison, le club a baissé régulièrement de niveau, quasiment depuis la deuxième place de 1998 » ; « arrêtons de dire qu'il n'y a pas d'argent. Qu'a-t-on fait de celui des transferts juteux passés ? Un siège, des bureaux. Il est sûr qu'avec les résultats calamiteux des dernières saisons, les descentes en L2, l'argent des sponsors et des télévisions n'a pas coulé à flots. A qui la faute ? » ; « des supporters qui se battent sous l'œil des caméras, devant la France entière. Quelle honte ! quelle image pour la ville ! » Confiants mais prudents Les supporters de Nancy veulent jouer l'unité. Pour le derby, les quatre groupes ont décidé de réaliser une « animation commune », tenue farouchement secrète. Tous espèrent surtout « une fête », sans se soucier d'éventuels débordements. « La sécurité est suffisamment cadenassée, explique Vincent Aubry (Red Sharks). Je n'ai pas peur d'y aller, je suis seulement inquiet pour ceux qui y vont indépendamment. » Les particuliers sont nombreux, en effet, à préférer l'option TV au déplacement chez le voisin. « J'ai même un ami qui essaie de revendre quatre places », confie Nadine, une supportice. Supporters : balle au centreMetz-Nancy, c'est aussi l'affaire des tribunes : à l'heure des retrouvailles parmi l'élite des deux meilleurs ennemis lorrains, Christophe et Ralph ont posé la balle au centre. Extraits. Je t'offre le poster du champion de France 2007-2008. » Ou comment détendre l'atmosphère et donner le coup d'envoi non-officiel d'une rencontre dont le point d'orgue se jouera autour d'un ballon, samedi, à Saint-Symphorien. Le présent tendu par Ralph n'a rien d'innocent. Face à lui, Christophe n'a pas besoin de dérouler le document pour deviner les visages qui le peuplent : Correa, Puygrenier, Kim... l'ASNL au complet. Le derby a commencé. Il réunit ce soir-là deux supporters de chaque camp, sous la bannière de la discussion, dans un troquet de Pont-à-Mousson, terrain neutre mais en territoire meurthe-et-mosellan. Le hasard a rétabli l'équité : la banquette qui se prête à la rencontre se rapproche du grenat. Metz-Nancy, balle au centre. 1992 : Vairelles plombe Saint-SymphorienUn derby, une victoire. A Saint-Symphorien en plus. L'entraîneur Olivier Rouyer (photo) n'a jamais été contrarié à Metz. Pour cause... Olivier Rouyer n'a pas connu une longue carrière à la tête de l'ASNL. Relégation oblige, il n'a joué qu'un seul derby sous la casquette d'entraîneur. Mais il l'a gagné. Si le remplaçant de Marcel Husson n'a fait que passer en première division, il peut ranger cette petite fierté dans la boîte à souvenirs, à côté d'une autre grande contribution à la cause nancéienne : la révélation de Tony Vairelles. « Il place un lob, non ?, se souvient "La Rouille". Je crois que c'était un match reporté à cause d'une histoire de terrain impraticable. Gagner à Metz, c'est toujours un moment particulier. C'est déterminant dans une carrière à l'ASNL, surtout pour un Nancéien comme moi. Quand j'ai repris l'équipe, on était à la dérive, on avait besoin de points. Cette victoire tombait bien. » Flashback. Le 3 mars 1992, devant 11 491 spectateurs, Tony Vairelles, donc, mystifiait Flucklinger à la 63e minute, sous les yeux déconfits de Joël Muller, témoin navré du tour de passe-passe jouée à sa charnière Cartier-Kubik. « A l'époque, on m'a soutenu que c'était une grave erreur d'avoir essayé le Tchèque à cette place. Un an plus tard, il était le libero de l'équipe nationale, confiait-il dans nos colonnes le 2 octobre 1998. Dans ce match, Vairelles nous avait jonglé en partant entre les deux défenseurs ! » L'exploit ne sauvera pas Nancy d'une sortie inéluctable. Lanterne rouge, l'ASNL prend la direction de la D2. Coup dur pour Lécluse, Séchet, Rabesandratana et consorts. « Pas à haut risque mais délicat » On peut s'attendre à ce que les supporters nancéiens nous taquinent. Ils ne sont pas en tête pour rien. Mais je compte sur l'intelligence des gens de En avant FC Metz, Génération Grenat, de La Horda, de la Faction et du public de Saint-Symphorien en général pour ne pas répondre à la provocation. Ils ont bien mieux à faire pour soutenir les Grenats et ce pendant toute la rencontre, quelle que soit l'évolution du score. » Directeur général de la sécurité du FC Metz, Jacky Ancel souhaite que les supporters messins évitent les pièges et ne retombent pas dans les débordements d'un certain Metz-Strasbourg, qui donna une bien triste image du club. Le FC Metz n'a guère besoin de cela actuellement. « Trois jours après le match contre Strasbourg, deux supporters de La Faction sont venus me voir pour me promettre que le jeu allait se calmer. Je le souhaite mais je ne suis pas naïf, je ne baisse pas ma garde, je reste très vigilant. » Il est vrai que les interdictions de stade prononcées, la plainte déposée par le FC Metz après le derby ont de quoi faire réfléchir. (Site officiel FC Metz) : Chrétien s’attend à un combat Originaire de Vandoeuvre, le latéral droit de l’ASNL Mickaël Chrétien est rodé aux joutes pour la suprématie régionale. Il confesse d’ailleurs, au cours de cet entretien accordé à notre site, n’en avoir jamais remporté aucune… Mickaël, Nancy a concédé le nul face à Sochaux. Une petite baisse de régime ? October 24 Sur ce coup-là, la peau de l'âne est en jeu : brouter le chardon ou être hors-jeu !(Site officiel):
Gygax a repris la course
L’ensemble du groupe s’est retrouvé mardi pour la séance matinale.
Le Suisse Daniel Gygax, blessé au mollet avec sa sélection il y a quelques jours, a repris la course. Cédric Barbosa, touché au genou, est resté aux soins. Ayant écopé d’un carton rouge, il sera de toute façon suspendu face à Nancy. L’évolution de Jeff Strasser laisse quant à elle penser que le Luxembourgeois sera en mesure de reprendre la semaine prochaine. (Quotidien « l’équipe) : De Taddeo sous pression À quelques jours d’un Metz-Nancy capital, le président messin a remis en cause certains choix de son entraîneur, hier matin, avant de démentir…. LE DÉSORDRE messin se répand du terrain aux coulisses. Hier matin, lors d’un point presse au siège du FC Metz, Carlo Molinari n’a pas ménagé son entraîneur, Francis De Taddeo : « Le début de saison a forcément fragilisé sa crédibilité. Quand un entraîneur perd, il n’est pas en position de force. » Après onze journées, Metz est dernier avec cinq points et reçoit samedi son voisin nancéien, 2e de L 1. « S’il perd samedi ? On n’a pas pensé à changer d’entraîneur aujourd’hui. Peut-être que dans le futur… À ma connaissance, son message n’est pas contesté. Si on prend en compte tous les paramètres qui nous ont amenés là, il y a surtout un manque de chance. » Vinrent ensuite les critiques portant sur son management. « Il a voulu un effectif très large qui, à mon avis, n’est pas toujours la solution. Il le sait (…) Quand vous avez quarante joueurs à l’entraînement et qu’il n’y en a que onze qui jouent le samedi… »Molinari n’a pas apprécié, non plus, l’équipe alignée à Nice (1-3). « J’espère que, contre Nancy, l’équipe sera la plus performante possible. Je ne suis pas le seul à penser que la dernière ne l’était pas. » Principal point de discorde, mais qui ne date pas d’hier, la non-titularisation de l’attaquant péruvien Aguirre, malade ce week-end. « Hier, Francis et son staff se sont réunis et l’idée générale, aujourd’hui, c’e st qu’Aguirre doit jouer. » « Vous m’avez mal compris » Sans doute conscient de l’impact qu’auraient ces déclarations, Molinari s’éclipsait ensuite pour rejoindre les terrains d’entraînement et raccompagner De Taddeo jusqu’à son bureau. Pour le prévenir, surtout, de ce qu’il venait de lâcher et en désamorcer l’effet. Quelques minutes plus tard, face aux médias, l’entraîneur restait placide : « Le groupe élargi ? C’est un faux problème. Ça fonctionnait très bien l’an dernier. Aguirre ? Il était prévu mais avait 40 de fièvre la veille du match. (…) Il est normal que le président n’ait pas tout à fait les mêmes idées que l’entraîneur mais il n’y a pas lieu de polémiquer. » Après cette matinée agitée, le club diffusait dans l’après-midi un communiqué pour réagir à deux dépêches publiées sur le sujet. Sans en nier le fond, mais plutôt sur le mode « vous m’avez mal compris ». « Il est faux de dire que j’ai “vivement critiqué” mon entraîneur. Il est faux de dire que je “prends mes distances” avec lui », affirme ainsi Molinari, citant les termes utilisés par l’AFP. Que penser de ce message délivré en deux temps ? Face aux mauvais résultats, Molinari doit gérer une pression croissante, de la part de certains de ses dirigeants et d’une partie de son public. Pas impossible qu’il ait voulu donner des gages à ceux qui pourraient l’accuser d’immobilisme. Car, malgré ces critiques publiques, le président messin ne semble pas prêt, pour le moment, à se séparer de son entraîneur. Molinari a ainsi reconnu que les « trois quarts de l’effectif » étaient derrière lui. Autres éléments à ne pas négliger, le contrat de De Taddeo court jusqu’en 2010 et le directeur sportif messin, Joël Muller, est aussi président du syndicat des entraîneurs, qui s’élève régulièrement contre les limogeages. Enfin, les échéances paraissent trop rapprochées pour qu’il prenne une mesure aussi radicale après le derby. Les Messins jouent à Marseille en Coupe de la Ligue le 30 octobre puis à Toulouse le 4 novembre. S’ils n’ont pas gagné d’ici là, la question se posera peut-être avec plus d’acuité. (Site officiel du FC Metz) : Réaction du président Molinari Carlo Molinari, le Président du FC Metz, tient à réagir aux articles publiés en milieu de journée suite à une interview accordée ce matin à plusieurs journalistes. « J’ai pris connaissance avec stupeur des intentions qui me sont prêtées concernant Francis De Taddeo, l’entraîneur de l’équipe professionnelle du FC Metz. Suite à la lecture de ces articles, je tiens vivement à y apporter les précisions suivantes. « Le fait que le Président Molinari et moi-même ayons parfois des avis différents constitue l’une des richesses de notre relation, complète Francis De Taddeo. Nous échangeons très souvent nos points de vue, ce qui témoigne aussi de notre proximité. » « Ce que je déplore, c’est la tendance et la teneur qui ont été données à mes propos, conclut le Président Molinari. On en déforme l’esprit et cela me gène. Il est faux de dire que j’ai « vivement critiqué » mon entraîneur. Il est faux de dire que je « prends mes distances » avec lui. La situation est délicate, oui, c’est vrai ; des solutions doivent être trouvées pour y remédier, c’est également une nécessité. Cela ne signifie rien de plus, et surtout pas qu’un ultimatum ait été fixé à Francis De Taddeo. » Pour la vingt-troisième fois en Première division, Saint-Symphorien abritera samedi le derby entre le FC Metz et l'AS Nancy-Lorraine. Et, pour la première fois depuis près d'un quart de siècle, les Meurthe-et-Mosellans se trouvent en position de force au moment de rallier la capitale de région. Les devanciers de la génération actuelle ont montré l'exemple à six reprises par le passé. L'occasion pour Le Républicain Lorrain de revenir sur les victoires nancéiennes à Metz. La mauvaise série de Saint-Symphorien L'histoire du derby retiendra trois victoires nancéiennes d'affilée à Metz. Acteur de la folle série, Philippe Jeannol ne s'en souvient pas. Un temps, Saint-Symphorien fut un jardin très accueillant pour le FC Nancy. Si l'illustre voisin ne s'y est imposé qu'à six reprises en championnat, il avait réussi l'improbable exploit de signer trois succès consécutifs de 1981 à 1984. C'était l'époque des Ettorre, Thys et Bracigliano. Celle aussi des Jeannol, Umpierrez et Martin. Elevés au grenat et nourris par l'ASNL Quatre joueurs de l'ASNL ont grandi dans un secteur majoritairement favorable au FC Metz. Certains ont choisi Nancy par conviction, d'autres par hasard. Aucun ne regrette son choix mais tous gardent un œil sur les résultats du voisin. Ils ont emprunté très tôt l'A 4 ou l'A 31 mais le destin a voulu qu'ils ne s'arrêtent pas à la case Saint-Symphorien. Originaires de Moselle-Est ou du Pays-Haut, les Lorrains du Nord qui fréquentent l'ASNL ne souffrent pas de solitude dans le vestiaire. Pablo Correa en recense même un par ligne dans son effectif : un gardien-capitaine (Bracigliano), un défenseur (Biancalani), un milieu (Guerriero) et un attaquant (Hadji). On peut d'ailleurs prolonger le raisonnement jusqu'au staff nancéien puisque Laurent Denis, l'entraîneur des gardiens, a des attaches à Saint-Avold, et Patrick Hesse, monsieur formation, n'est plus à présenter à Forbach. Metz. Hier : deux séances d'entraînement. Aujourd'hui : deux séances d'entraînement, à 10h et à 16h. Demain : une séance d'entraînement, à 10h. Nancy. Hier : une séance d'entraînement à 9h30 et un match amical à Differdange (Luxembourg, 18h30) pour huit professionnels peu sollicités contre Sochaux. Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 9h30. Demain : une séance d'entraînement à 9h30. Metz. Défaite à Nice (3-1), samedi. Nancy. Nancy. Nul contre Sochaux (1-1), dimanche. Metz : va à Marseille (quart de finale de Coupe de la Ligue), mardi 30 octobre à 21h ; va à Toulouse (13e journée de Ligue 1), dimanche 4 novembre à 18h. Nancy : reçoit Amiens (L2, quart de finale de Coupe de la Ligue), mardi 30 octobre à 19 ; reçoit Bordeaux (13e journée de Ligue 1), samedi 3 novembre à 17h10. A Metz. Strasser (genou) poursuit son travail en compagnie du préparateur physique. Le défenseur devrait retrouver le groupe la semaine prochaine. Gygax (mollet) a recommencé à courir. Renouard (pied) et Thomas (cuisse) sont toujours aux soins. A Nancy. Puygrenier (contracture) et Camerling (claquage) ont repris l'entraînement normalement hier. Victime d'une béquille dimanche contre Sochaux, Kim devrait réapparaître aujourd'hui en Forêt de Haye. A Metz. Cédric Barbosa (exclu à Nice). Gennaro Bracigliano : « Avant d'être mosellan, ou en tout cas en plus d'être mosellan, je suis lorrain. » Bracigliano : « Avec Nancy le courant est tout de suite passé » L'exemple de Gennaro Bracigliano, originaire de Farébersviller, montre que la proximité géographique n'est pas essentielle au lancement d'une carrière professionnelle. Gennaro Bracigliano, bien qu'originaire de Farébersviller, en Moselle Est, vous avez été formé à Nancy, dont vous êtes aujourd'hui le capitaine et gardien de but. Est-ce incongru ? « Avant d'être mosellan, ou en tout cas en plus d'être mosellan, je suis lorrain. Quand, comme moi, vous venez d'un club amateur, vous franchissez un à un les échelons des sélections, en l'occurrence Bassin Houiller, puis Moselle, puis Lorraine, où vous côtoyez aussi bien des Messins que des Nancéiens. Dans mon cas, j'ai effectué un essai à Nancy, à seize ans, sans avoir eu le moindre contact avec Metz au préalable. Avec les cadets de Lorraine, nous avions joué un match amical contre l'ASNL, à l'issue duquel Rachid Maatar (alors entraîneur au centre de formation de Nancy) est venu me voir. Je ne sais pas si j'avais été repéré avant, mais je sais que j'ai eu la chance d'être bon au bon moment. » « Il a émergé sur le tard » Dans l'entretien qu'il nous a accordé, Gennaro Bracigliano assimile les sollicitations tardives venues du FC Metz au départ d'un gardien, Patrice Grethen en l'occurrence, parlant de « choix par défaut ». Justement entraîneur au centre de formation du FC Metz à l'époque, Francis De Taddeo donne une autre version : la sienne. « Nous ne recrutons jamais un jeune pour en remplacer un autre, mais sur sa propre valeur, assure une douzaine d'années plus tard l'actuel entraîneur de l'équipe première de Metz. Il se trouve que Gennaro a émergé sur le tard, après ses seize ans, donc plus tard que plusieurs gardiens de sa génération. Cela n'enlève rien à son mérite, au contraire, ainsi qu'il en apporte la preuve aujourd'hui. » Molinari, les mots qui tachent Agitation, hier, au FC Metz : le président a jugé bon de réagir au sens donné à ses propos, tenus en matinée, concernant la position « fragilisée » de Francis De Taddeo. Je n'ai jamais été aussi proche de mon entraîneur ! » Remonté, oui, Carlo Molinari. A quatre jours d'un derby lorrain de haute importance, le président du FC Metz aurait sans doute préféré ne pas avoir à gérer l'emballement provoqué par sa propre intervention devant une partie de la presse, hier matin, dans les bureaux de Saint-Symphorien. Mais ses mots en ont décidé autrement. A 13h12, une dépêche parvenait sur le fil de l'AFP : "Molinari prend ses distances avec De Taddeo".
October 23 Les ânes de la classe, le chardon et les trois points...DERBY-EXPRESS Metz. Hier : entraînement pour les joueurs ayant peu ou pas joué ce week-end, repos pour les autres. Aujourd'hui et demain : deux séances d'entraînement, à 9 h 30 et 16 h. Dimanche Metz : va à Marseille (quart de finale de la Coupe de la Ligue) mardi 30 octobre (21h) ; va à Toulouse (13e journée de Ligue 1) dimanche 4 novembre à 18 h. Nancy : reçoit Amiens (L2, quart de finale de la Coupe de la Ligue) mardi 30 octobre à 19h ; reçoit Bordeaux (13e journée de Ligue 1) le samedi 3 novembre à 17h10. A Metz, Strasser (genou), Vivian (cheville) et Cardy (pied) travaillent toujours en compagnie des préparateurs physiques. Ces trois joueurs ne seront pas opérationnels pour le derby, qu'ils suivront des tribunes en compagnie des blessés : Renouard (pied), Gygax (mollet) et Thomas (cuisse). A Metz : Cédric Barbosa (exclu à Nice) ; à Nancy : aucun.12 500, comme le nombre de places encore disponibles à la vente, hier, pour le match de samedi dont le coup d'envoi sera donné à 17 h 10. Youssouf Hadji ne sera pas de la reprise de l'entraînement, ce matin, en Forêt de Haye : à l'invitation du roi Mohamed VI, l'attaquant nancéien participera dans le même temps à la visite officielle de Nicolas Sarkozy au Maroc. L'ASNL a d'ailleurs affrété un avion spécial pour assurer l'aller retour à Rabat Pour la vingt-troisième fois en Première division, Saint-Symphorien abritera samedi le derby entre le FC Metz et l'AS Nancy-Lorraine. Et, pour la première fois depuis près d'un quart de siècle, les Meurthe-et-Mosellans se trouvent en position de force au moment de rallier la capitale de région. Les devanciers de la génération actuelle ont montré l'exemple à six reprises par le passé. L'occasion pour Le Républicain Lorrain de revenir sur les victoires nancéiennes à Metz. 1971: Mariot créé l'exploit Metz laisse passer l'occasion de prendre les commandes du championnat, surpris par un but superbe signé Yves Mariot. Georges Zvunka se souvient. Autre époque. Au matin du deuxième derby de l'histoire entre le déjà très vieux FC Metz et la toute jeune AS Nancy-Lorraine, l'engouement que suscite la rencontre soulève non pas une question de sécurité, mais de contenance. Sous la plume de Pierre Albert, Le Républicain Lorrain du samedi 28 août 1971 résume donc une préoccupation aujourd'hui bien désuète : « Avoir dans sa poche un billet de tribune ou même de chaise de piste pour le match de ce soir confère depuis hier à son heureux possesseur un sentiment évident de supériorité. »A l'aube de la quatrième journée d'un championnat de Première division qu'ils ont rejoint un an plus tôt, au temps de la victoire à deux points, les Nancéiens n'en mènent pas large, à la différence des Messins qui, en cas de succès, rejoindront le peloton de tête. Mais Metz est privé de Nestor Combin, arrivé en Lorraine au sortir de sept saisons passées dans les plus grands clubs italiens (la Juventus, Torino, le Milan AC), l'un des coups les plus fumants réalisés par Carlo Molinari, alors président depuis quatre ans. Sans l'attaquant franco-argentin, blessé, l'arsenal offensif des Messins n'est plus tout à fait le même. • Le 28 août 1971 à Saint-Symphorien (4e journée). Metz-Nancy : 0-1. But : Mariot (47e). 20.067 spectateurs. Recette : 258.702 F. Classement en fin de saison : Metz 14e, Nancy 10e. Nancy, « l'exemple à suivre » Trois années de Ligue 1 consécutives ont suffi à Nancy pour s'attirer la reconnaissance de ses pairs. Y compris celle de ses voisins messins : Francis De Taddeo et Julien François évoquent la réussite d'une « politique cohérente et percutante. » Même en étant Messin, malgré cette espèce de rivalité qui peut exister entre les deux clubs, tu peux le reconnaître : en terme de résultats, de formation, de remplissage de stade, Nancy est un bon exemple à suivre. » Pour étayer ses dires, Julien François ne s'appuie pas sur la seule rambarde constituée par la réussite sportive actuelle de l'ASNL. « Avant d'être la réussite des joueurs, c'est celle des dirigeants, estime le milieu de terrain messin. Le choix des hommes a été déterminant. Lorsqu'on voit qu'avant d'arriver à Nancy, Puygrenier sortait du centre de formation de Rennes, que Gavanon jouait avec la CFA de Marseille... C'était un vrai pari. Il y a trois ans, quand ils sont remontés en L1, la majorité des joueurs n'était pas connue. Ce qui n'a pas empêché la naissance d'un groupe. Grâce, notamment, à l'humilité et au travail de Pablo Correa. Cet entraîneur a su leur inculquer la gagne. » October 22 Brunehaut, reine de Lotharingie et de France...Brunechilde, roine de France, bénite fleur d’innocence rare… N'écoutez donc pas ces esprits Qui traitent ceste bonne roine D'ambitieuse, d'inhumaine Et d'autres termes de mépris. On ne doit condamner sa vie Sur les faux rapports de l'envie Ny sur un très lugubre sort. Croiez qu'elle est pour asseurance Une fleur bénite en sa mort Mais fleur d'une rare innocence ...
Cardinal Jean Rolin (1408-1483), abbé du monastère de l'abbaye Saint-Martin d'Autun
A quoi pouvait-elle bien penser, la reine Brunehilde, plus connue sous le nom de Brunehaut, qui venait d'être arrêtée dans le Vic d'Orbaona, au sud du lac de Neuchâtel, région où cohabitent les Burgondes et les anciens Helvètes? Que de temps passé depuis que Gog, ambassadeur des Francs et premier personnage du palais à Métis, était venu demander la main de la belle princesse arienne, blonde aux cheveux noués en six tresses ! Elle, si belle, si cultivée, à l'esprit si fin, qui n'avait pourtant pas hésité une seule seconde, avec l'assentiment de son père Athalnagilde, à offrir sa jeunesse et son intelligence au futur roi des Francs : c'était l'occasion unique pour elle de réaliser le rêve et l'ambition qui l'habitait depuis toujours! Car elle ne rêvait que d'une chose: devenir la première reine des Francs, bien sûr, mais aussi essayer de gouverner ce grand pays en ayant à l'esprit tout ce qui avait fait la grandeur de cet empire romain d'Occident, et qui était maintenant rentré dans le rang des pays modestes, ayant laissé la place au règne de Byzance : une occasion unique de confronter ses idées aux réalités coutumières : Le mariage de la force de caractère et de l'esprit contre la coutume barbare décadente : Elle revoit le jour de son mariage avec le jeune «Sigisberkht » (illustre par la victoire, Sighebert en français moderne), son défilé nuptial à travers la ville, le festin donné dans la grande salle de la maison Quarrée en compagnie des grands du Royaume et des hommes d'église; elle se souvenait surtout du regard envieux, plein de désirs que lui avait lancé alors cet athlète à la crinière rousse en tendant, hanap au poing: «santé»! Hurlement repris par l'assemblée tout entière: « santé, santé, santé à notre roi et à la jeune épousée! » Le roi! ..Ce soir-là, elle devenait reine, la première reine catholique du royaume franc ! Au matin, Sighebert avait saisi dans sa main droite ses doigts et jeté sur son corps un brin de paille en disant le présent qu'il offre pour prix de sa virginité: le «morgengabe », le don du matin, qui était pour la jeune épousée royale le don d'une ville ou la gratification d'un trésor. C'était en 566, il y avait si longtemps! ... Fortunat le poète, futur « saint » lui aussi, avait rendu ce temps là poétique et historique ... La suite n'avait point été une fête, loin de là : le grand à la crinière rousse, qui était aussi son beau-frère, avait exigé d'épouser sa sœur, mais il n'était qu'un débauché, un faible, tombé sous la coupe de ses maîtresses, surtout cette ... Frédégonde, cette ... les mots lui manquaient! Toute sa vie n'avait été qu'une immense lutte, faite d'espoirs, de joies, mais aussi de bien de misères : l'assassinat de sa sœur par 1'horrible mégère, celui de son mari, coups donnés ou rendus, complots, stratégies de bas étages destinées à affaiblir, assassinats en tous genres, les intrigues de ce Gontran (corbeau de guerre), celui qu'on disait saint homme, mais qui n'était en fait qu'un perpétuel indécis, à la vision du pouvoir et de la royauté étroite et sans réelles perspectives ! Heureusement, il y avait eu aussi ces hommes qui avaient compté pour elle et qui l'avaient soutenu et conseillée, comme son grand ami Grégoire de Tours, le grand évêque, mais .... Elle se méfiait, elle, l'ancienne arienne, du pouvoir de l'église qui commençait à se mettre en place et elle avait su bien vite limiter par des textes et des initiatives personnelles le pouvoir grandissant des « meilleurs », elle avait essayé de protéger l'éparpillement du royaume en instaurant le droit d'aînesse, ainsi que la création des impôts et droits de douane censés donner au souverain les moyens nécessaires à la mise en œuvre d'une politique volontariste et non subie par les pressions exercées par les uns et par les autres, tous avides de pouvoirs ! Elle avait su donner à cette «Francie» des frontières que plus jamais ce pays n’aurait jamais plus ! Mais le pouvoir des hommes, la rancune des puissants, la trahison et la haine avaient eu raison de ses dernières forces : elle se doutait du sort qui l'attendait, mais elle allait montrer à ce roi de Neptric : ce Chlothaire et à ce traître de Warnachaire et aux Farons comment devait se comporter une reine ! Saignés... saignés comme des agneaux : Ils ont osé, tels des bouchers, sacrifier à 1'hôtel de la vengeance et de la haine le petit Sighebert II et son frère Corbus, et fv1érovéen"J-adu qu'au fait d'être fait prisonnier par son parrain qui avait fait le serment de le protéger toute sa vie durant son filleul, d'avoir la vie sauve et d'être seulement tondu et finir sa vie dans un monastère colombanien, lui, le fils d'un roi chevelu! Lorsqu'elle arrive au camp de Renève, Brunehilde découvre la tragédie, le meurtre de ses petits-enfants et la création d'un tribunal de mâles assoiffés de vengeance! Tribunal créé des visages de ceux qui l'ont trahie. Son neveu laisse éclater cette haine dont il a été nourri depuis l'enfance par sa Mère :Il l'invective, l'accusant de l'extermination de dix rois francs: Sighebert, son frère Mérowig, son père Chilpéric, Thibert et son fils Chlothaire, son fils Mérovée, Thierry et ses trois enfants ! Cynisme d'un vainqueur nourri d’ impudence et de mensonges: le sang des fils de Thierry (deux, et non pas trois) n’a pas eu le temps de sécher, Sighebert 1er, le mari de Brunehilde a été assassiné par Frédégonde et son demi-frère, Mérowig s'est tué pour échapper aux sicaires de Chilpéric et de sa femme ! Le fils de Frédégonde veut entendre le son de la voix de la rivale de sa mère : il décide devant son mutisme et son regard dédaigneux de la torturer ! Il veut qu'elle l'implore, qu'elle s'humilie, qu'elle s'avilisse, qu'elle lui demande grâce: il la fait promener, nue, à califourchon sur un chameau ! Puis il lui fait subir encore une journée de tortures ... Puis encore une ... Elle, elle subit sans. prononcer une seule plainte :plaie vivante, elle pense, sac de douleurs sanglant, à tout ce qu'elle a fait pour le pays, pour l'unification du royaume, cette espèce de constitution de monarchie républicaine ne reconnaissant que des citoyens, Alors que Clothaire, va avaliser un régime de communautés, le particularisme qui va prospérer en « Allemagne ». L'opposition franco-allemande de la fin du XIXème siècle sur l'Alsace-Lorraine montrera bien l'antagonisme entre les deux modèles. Ce sera toujours l'obstacle fondamental entre les deux pays pendant la construction européenne de la fin du XXème siècle. En 614, le sort de la France est fixé pour cinq siècles, le chemin est déblayé devant la société féodale, parce que le : « Qui -t'a fait roi ? » va amener Chlothaire II à renoncer aux impôts et droits de douane, accepter que l'épiscopat élargisse les compétences de ses tribunaux, restituer leurs biens aux grands, confirmer toutes les possessions : il rogne ainsi tous ses pouvoirs en les concédant aux leudes et aux meilleurs ! Le royaume sera divisé en quatre ! Le maire du palais deviendra chef de l’exécutif et il devra abandonner la mairie de « l’Auster » à l’implacable Pépin. Le déclin des villes commence : les « meilleurs », gros propriétaires terriens et les autres « grands » sont les hommes de la campagne, les moines colombaniens aussi, alors que les couvents sont tous urbains jusqu'en l’an 600, les moines irlandais vont exiger que les comtes deviennent des ruraux, selon les coutumes de leur île. La civilisation bascule, le pays régresse : les habitats de pierres deviennent maisons de bois, les vaisselles et les céramiques laissent place aux ustensiles de bois. La culture gréco-latine va être interdite par les moines, le seul genre littéraire accepté sera l'hagiographie: c'est la fin des écoles municipales. Un fils de roi, comme Charlemagne sera presque analphabète. Il n'y aura bientôt plus que les moines pour savoir lire et écrire la langue. La société féodale sera rurale .... Quant à Brunehilde, peau brûlée, chair déchirée, bouche pleine de sang, elle serre les dents, la vieille dame de soixante dix ans ! Le roi s'obstine à la montrer veule et lâche... Mais elle ne lâche pas un seul cri, malgré les limites de l'épuisement qu'elle sent monter en elle! Clothaire va alors montrer qu'il est le digne fils de Frédégonde: Il se fâche, il va la ridiculiser: elle sera attachée par un bras, un pied et les cheveux à la queue d'un cheval sauvage « qui la brise, membre par membre », dit la chronique ... Cette femme, qui a eu une mort de martyr, n'aura même pas droit à une sépulture: Clothaire fait dresser un bûcher et y fait jeter les membres disloqués. La bourrasque dispersera les cendres desquelles les Nonnes du couvent d'Autun ne recueilleront qu'un morceau d'éperon et quelques cendres, mises en tombeau sous lequel on pouvait lire : Brunechil fut iadis roine de France, Fondateresse du saint lieu de céans Cy inhumée en six cens quatorze ans, En attendant de Dieu rénumérance ...
Quatrain écrit au XVème siècle au-dessus du tombeau ayant accueilli les cendres et l'éperon de Brunehilde.
Après cette nouvelle fessée,voici venir "le voisin d'à côté"Les résultats du week-end (20 et 21/10/2007) : Les 18 ans ont perdu à domicile face à Sochaux sur le score de 2 buts à 1 malgré une bonne prestation et après avoir ouvert la marque. Les 16 ans ont de leur côté ramené le nul de Troyes. Un voisin peu arrangeant A une semaine du derby, Nancy a concédé son premier nul domestique. Ce point accordé aux Sochaliens isole un peu plus le FC Metz au fond du classement. Si c'est bien le dix-neuvième du championnat qui a mené le vie dure à Nancy, hier, alors le vingtième de notre connaissance a du souci à se faire. Si Beli Dagano, idéalement servi par Stéphane Dalmat, n'avait pas raté le cadre en se retrouvant seul face à Gennaro Bracigliano en toute fin de match, le FC Sochaux devancerait même le FC Metz de cinq points, ce matin, tout au fond d'une Ligue 1 qui n'a pas amélioré sa réputation vu le spectacle proposé sur l'humide pelouse de Tomblaine. « Sochaux est l'équipe qui nous a posé le plus de problèmes, en tout cas à domicile, notamment avec son pressing haut et ses qualités techniques, résume Gennaro Bracigliano. Sur l'ensemble du match, le nul est logique. Et Sochaux ne mérite pas son classement. »Premier poursuivant du leader lyonnais, sur lequel il a cédé deux points, Nancy poursuivra sa visite du bas de tableau samedi à Metz. Si dix-huit places éloignent Nancy de Metz, une soixantaine de kilomètres à peine séparent les deux villes, ce qui transforme nécessairement le rendez-vous à venir en moment à part. « On nous parle de ce derby depuis la parution du calendrier mais nous nous sommes attachés à faire les choses dans l'ordre, ajoute le gardien de but et capitaine nancéien. Il arrive, et c'est surtout un match particulier pour nos supporters. Pour nous, il ne faut pas croire qu'il vaut davantage que trois points. » Au mépris de l'évidence que contient le classement, Gennaro Bracigliano prétend que Nancy ne partira pas favori, samedi, dans le fief de son voisin. « Favori, c'est vous que le dites », ose-t-il, ne déviant pas de la ligne de conduite officielle de l'ASNL, qui scande encore et toujours l'objectif du maintien. Un peu plus au Nord, la litote aura du mal à passer. « Je sais que cela peut paraître étrange, admet-il, car on pourrait penser qu'il est plus urgent pour Metz de prendre des points. Mais nous aussi, nous avons hâte de prendre les points qui nous permettront d'atteindre notre objectif. Pour moi, Metz reste donc un concurrent direct. De toute façon, par définition, les matches contre Metz sont toujours compliqués, des débutants jusqu'aux professionnels. » Metz rappelé par l'histoire Une nouvelle fois vaincu, samedi à Nice, le FC Metz erre dans une solitude de plus en plus marquée dans les sous-sols de la Ligue 1. Les fantômes de la saison 2005-2006 n'en demandaient pas tant pour ressurgir. Quatre-vingt-dix minutes d'indigence prononcée, trois nouveaux buts encaissés... Et une huitième défaite au bout du chemin niçois. Les Messins voyagent en classe galère. Entré de plain-pied dans la seconde partie de la phase aller du championnat à la faveur d'un derby contre Strasbourg manqué en tout point (1-2), le promu affiche des statistiques tout bonnement alarmantes, auxquelles un passé tout proche autorise à accorder, sinon de l'importance, au moins une attention certaine. Flash-back. Saison 2005-2006, même époque. October 21 Tout va très bien, Madame la Marquise …La l2 n’est plus très loin !Tout va très bien, Madame la Marquise …La l2 n’est plus très loin ! Allô, allô Carlo ! (À suivre au lycée Papillon…) Ne changez rien, surtout !(R.L.) : L'insoutenable légèreté de Metz Le FC Metz a logiquement concédé sa huitième défaite de la saison, hier à Nice. De quoi amplifier l'inquiétude, à une semaine du derby lorrain. Surtout, ne changez rien. Voilà le type de requête intérieure qui animera sans doute les prochains adversaires du FC Metz. Ou tout au moins ceux d'entre eux qui prendront le temps d'observer les images de la dernière prestation livrée par l'équipe de Francis De Taddeo, hier après-midi, sur le terrain de Nice. L'alerte donnée à Sedan, la semaine passée, en match amical (défaite 4-1), n'était pas une mauvaise blague : l'édifice messin accuse une friabilité criarde. Une nouvelle sortie manquée est venue le rappeler à ceux qui pouvaient éventuellement en être restés au succès décroché à Caen, le 27 septembre. L'espoir suscité ce soir-là n'existe plus. Sans foi ni voix Les Messins ont, une nouvelle fois, payé le prix de trop d'approximations. Menés au score dès la onzième minute, ils n'ont pas su rallier les sentiers de la révolte. Eprouvée dans les Ardennes, la semaine dernière en match amical (4-1), la défense messine n'a pas plus tenu le choc à Nice. Auteur d'un but contre son camp à Sedan, Sébastien Bassong a connu une nouvelle partie difficile, marquée par cette passe de la tête mal ajustée à destination de son gardien : Koné en a profité pour ouvrir le score. Le début d'un drôle d'après-midi pour Christophe Marichez, impuissant sur le penalty du même Koné à l'entame de la seconde période. Difficile de lui reprocher quoi que ce soit sur ce coup, comme sur le troisième but niçois, symbole des largesses de la première ligne messine : Kanté, étrangement seul à la réception d'un coup franc excentré d'Hellebuyck, n'a laissé aucune chance au capitaine messin. Rajeuni avec la titularisation de Miralem Pjanic, le milieu de terrain messin a livré dix premières minutes convaincantes, contraignant les Niçois à reculer. Mais l'activité générale et le pressing n'ont pas résisté au premier but de Koné. Et les efforts de Cédric Barbosa, auteur, hier, de son deuxième but de la saison, n'ont pas trouvé d'écho dans un secteur où figuraient pourtant cinq joueurs messins, Babacar Gueye ayant été aligné sur le côté gauche. «Manque de maturité» Francis De Taddéo (entraîneur de Metz) : « Nous avons plutôt bien entamé le match mais une erreur défensive a placé Nice, une équipe solide, dans les meilleures conditions. En seconde période, le penalty nous met la tête à l'envers. Notre objectif était de ne pas subir le score et surtout pas si tôt dans la rencontre. Nous manquons encore de maturité et de qualité dans la dernière passe. Il reste 27 journées pour nous sauver. Mais ce soir, nous avons perdu la rencontre et Barbosa. » Le derby sans Barbosa Toujours privé de Daniel Gygax, Jeff Strasser, Matheus Vivian et Julien Cardy, pour ne citer qu'eux, le FC Metz devra aussi se passer des services de Cédric Barbosa lors de son prochain rendez-vous, samedi 27 octobre. Expulsé hier, dans le temps additionnel, consécutivement à deux avertissements, le milieu de terrain purgera, en effet, son match de suspension à l'occasion de la venue de Nancy à Saint-Symphorien. L'entraîneur Francis De Taddeo pourra, en revanche, compter sur Julien François et Cheikh Gueye : les deux Messins, avertis pour la troisième fois contre Strasbourg, il y a deux semaines, se sont acquittés de leur suspension hier. (Site officiel FC Metz) : Metz dans le rouge Malheureux en tous points, les Grenats ont été une nouvelle fois battus sur la pelouse de Nice. Au bout du calvaire, ils ont également perdu Cédric Barbosa. Expulsé, il sera absent contre Nancy. On entend souvent dire : « la chance, il faut savoir la provoquer ». Les hommes de Francis De Taddeo, face à l’OGC Nice, ont fait tout le contraire : ils ont provoqué la malchance. Généreux dans l’effort, les Messins l’ont été dans un premier temps avec leurs adversaires. Alors que leurs débuts semblaient prometteurs, ils offrirent un cadeau à Koné par l’intermédiaire de Bassong. Sans doute gêné par le vent, le défenseur messin manquait son dégagement de la tête. Le petit Ivoirien n’en demandait pas tant et s’en alla battre Marichez (1-0, 11°). La guigne, ensuite, a collé aux basques des Mosellans à l’image de Barbosa, qui a conduit bien malgré lui Stéphane Lannoy à siffler un penalty assassin, avant de se faire exclure, excédé, dans les arrêts de jeu de la partie. A Caen et Bordeaux, ils étaient parvenus à renverser le cours des choses. Cette fois, jamais ils ne parurent en mesure de renverser la vapeur. Le solide bloc niçois, pourtant contrarié par l’occupation du terrain faite par les visiteurs, ne semblait pourtant pas très serein. Peu avant l’heure de jeu, un penalty accordé pour un très léger contact entre Barbosa et Ederson allait lui permettre d’aborder la fin de match tranquillement. Marichez partait du bon côté, mais cela n’empêchait pas Koné d’inscrire un doublé (2-0, 59°). Kanté, dans la foulée, corsait l’addition en reprenant de la tête un coup-franc d’Hellebuyck (3-0, 65°). Définitivement à terre, les Grenats s’efforcèrent pourtant de répéter leurs gammes. Et Barbosa réduisit le score de belle manière sur corner, en punissant Letizi d’avoir relâché le ballon d’un retourné (3-1, 68°). Un but malheureusement anecdotique. Tant qu’ils se montreront coupables d’erreurs individuelles, les Mosellans ne pourront pas s’en sortir. Après cette onzième journée de Ligue 1, ils tiennent plus que jamais la lanterne rouge. Une réaction d'orgueil est attendue face à Nancy samedi prochain. October 20 Bougez-les et rapportez trois points !(R.L.) : Pendant qu'il est encore temps... Deux semaines après sa déconvenue face à Strasbourg et à une semaine du derby lorrain, Metz repart au front, aujourd'hui à Nice. Dans un climat d'urgence naissante. Nous avons un peu le sentiment de faire du surplace. Nous aurions peut-être mérité autre chose contre Strasbourg, mais voilà, c'est la loi du sport. Nous avons péché par manque de réalisme. A nous de tirer les leçons du derby pour faire basculer les choses en notre faveur. » Oubliée la saveur du premier succès ramené de Caen, le 22 septembre. Comme celle de l'entrée en matière tapageuse en Coupe de la Ligue, une semaine plus tard face au tenant du titre bordelais. En rechutant dans la foulée devant Strasbourg, Metz a manqué le tremplin qui aurait pu lui permettre de tordre le cou au doute. Le revoilà donc, fringant comme au premier jour, conforté par le déroulement d'une mini-trêve internationale ponctuée par le naufrage ardennais de l'équipe de Francis De Taddeo. L’entraîneur messin en convient, bizarrement plus aujourd'hui qu'au soir même de la défaite encaissée à Sedan, vendredi dernier en match amical (4-1) : « Ça fait tache, et même plus, ça fait désordre. » L'histoire, et avant elle, le contenu de la prestation messine, cet après-midi, à Nice, diront s'il fallait ou non accorder un quelconque crédit à la gifle administrée par le quatorzième de Ligue 2. Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, l'adversaire sera d'un tout autre calibre et l'enjeu d'une toute autre importance : face à une formation niçoise invaincue à domicile en cinq rencontres, Metz, encore et toujours bon dernier, jouera à nouveau une grosse partie de son avenir. Un avenir que la situation messine impose d'observer à court terme : après Nice, viendra Nancy, pour l'autre derby. Puis la Coupe de la Ligue à Marseille, d'où les Messins repartiront pour Toulouse, le 3 novembre... L'agenda messin est chargé, la route qu'il dessine semée d'embûches. S'il s'accorde encore le droit à l'erreur, en l'occurrence celui de « perdre un des quatre prochains matches », Francis De Taddeo n'en est pas moins conscient de l'urgence qui se dessine. « Nous ne sommes pas encore à l'heure de la trente-deuxième journée, nous avons un peu de visibilité, mais nous devons prendre des points. » Et pour cela, en finir avec les « erreurs individuelles » et, surtout, trouver le chemin des filets. Le constat est redondant. Comme si rien n'avait changé. Comme si les dix journées écoulées n'avaient servi qu'à étaler les carences d'une formation ayant perdu la capacité qui était la sienne la saison passée à décider de son sort. « Aux joueurs de prouver qu'il ne s'agit pas d'un manque de qualité, d'une question de niveau. J'attends des actes, des attaquants capables de faire basculer le match. » Léoni : « Le couteau entre les dents » Spectateur du derby, Stéphane Léoni revient sur scène aujourd'hui à Nice. Un rendez-vous tout aussi important que le derby contre Nancy aux yeux du défenseur messin. Stéphane, quel regard peut-on porter sur les deux semaines de trêve qui s'achèvent ? « Comme d'habitude, nous avons bien travaillé. Malheureusement, il y a eu cette défaite à Sedan. Les buts que nous avons encaissés ce jour-là étaient évitables... Mais bon, relativisons, ce n'était qu'un match amical. Il ne faut plus y penser aujourd'hui et se concentrer sur notre rendez-vous à Nice. Il va falloir y aller avec le couteau entre les dents. »• Rien d'inquiétant donc, selon vous, à perdre contre le quatorzième de Ligue 2 ? « Non, je ne crois pas. L'équipe n'était pas au complet. Maintenant, j'espère que ça va nous faire réagir, un peu comme nous l'avions fait à Caen après notre défaite contre Lyon. » Nice, invaincu à domicile... Les Azuréens sont beaucoup plus à l'aise cette saison et en particulier chez eux, au stade du Ray où ils demeurent invaincus. La tendance. Auteur d'un début de saison convaincant, l'OGC Nice revient de loin par rapport à la saison dernière où le club à longtemps flirté avec la zone de relégation. Huitièmes au quart du championnat, les hommes de Frédéric Antonetti peuvent voit venir, même si l'entraîneur niçois refuse de céder à l'euphorie. « Nous visons le maintien, point barre. » Mais contrairement à la saison dernière le club azuréen n'a pas le couteau sous la gorge. Retour des blessés. L'attaquant international ivoirien Baky Koné et le latéral gauche Cyril Rool qui avaient été victimes d'une déchirure respectivement à la cuisse et à l'adducteur le 22 septembre dernier lors de la réception de Saint-Étienne (3-0, 9e j.) sont rétablis. L'avant-centre Lilian Laslandes, qui a purgé sa suspension, figurera également dans le groupe. Seuls manquent encore à l'appel le gardien de but Hugo Lloris (entorse du genou) et le défenseur latéral Patrick Barul, en cours de reprise après sa déchirure à un mollet. Pjanic est de retour Plus d'un mois et demi après sa dernière titularisation en championnat, le 29 août contre Bordeaux, Miralem Pjanic retrouvera aujourd'hui le onze messin. Francis De Taddeo comptera sur lui pour étoffer un milieu de terrain où figureront aussi Laurent Agouazi, Cédric Barbosa et Pascal Delhommeau. L'attaque, elle, sera confiée au duo Babacar Gueye — Momar N'Diaye. Le jour de Pouye Blessures et autres indisponibilités ont ouvert les portes du groupe messin : encore jamais utilisés jusqu'ici en championnat, le défenseur Flavien Belson et l'attaquant coréen Ou, buteur la semaine dernière, en match amical à Sedan, retrouvent ainsi les dix-huit pour la deuxième fois de la saison. Oumar Pouye, lui, y fait sa première apparition. Né en 1989, le Sénégalais a été préféré à Abdoulaye Baldé. « Ce n'est que partie remise pour Baldé, explique Francis De Taddeo. Mon choix s'est porté sur des attaquants capables de jouer dans les couloirs. » (Site officiel FC Metz) : La boucle est bouclée pour Letizi Sous le maillot grenat, Lionel Letizi gardait les buts de l’une des meilleures défenses du championnat. Aujourd’hui à Nice, il est chargé de couver le talentueux Lloris, auteur de débuts prometteurs avec les Aiglons. Exactement comme lui, il y a quinze an Lionel, comment se passe ce début de saison du côté de l’OGC Nice ? Puis, le club m’a proposé de prolonger… » * Letizi a rejoint les Glasgow Rangers, alors dirigés par Paul Le Guen, en juillet 2006. Il n’y est resté que six mois. Prendre le soleil Une fois n’est pas coutume, la onzième journée de Ligue 1 se jouera à 16h. A la bonne heure, comme dit la chanson, alors que les journées commencent à se faire plus courtes. Les Grenats se produiront au Stade du Ray, après deux semaines désagréables. Trouver le soleil à Nice, ce n’est pas décrocher la lune, à première vue. Et pourtant, un succès lorrain au stade du Ray y ressemblerait drôlement. Après le froid jeté par Strasbourg sur Saint Symphorien voici deux semaines, une victoire aurait d’indéniables vertus revigorantes pour le capitaine Christophe Marichez et sa troupe. Dispersée aux quatre coins de la planète et de l’infirmerie pendant la trêve internationale, celle-ci ne s’est que partiellement reconstituée à l’heure de prendre les airs pour la côte d’Azur. Gygax, Renouard, François, C. Gueye, Aguirre, Vivian, Strasser ou encore Cardy seront devant leurs écrans, impuissants, samedi à l’heure du goûté. Nice – Metz, 11ème journée de Ligue 1 October 19 Nice, pour le début d'un redressement ?Première pour Pouille Le jeune milieu offensif sénégalais Oumar Pouye, dernier arrivé en provenance de Génération Foot, figure dans le groupe qui se déplacera à Nice. Flavien Belson effectue également son apparition. En attendant le verdict de la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel, les incidents survenus à Saint-Symphorien lors du derby de l'Est contre Strasbourg, ont donné lieu à une première série de sanctions émanant de la préfecture de Moselle. Après examen des bandes vidéos enregistrées le 6 octobre dernier, l'autorité administrative a, en effet, prononcé une interdiction de stade à l'encontre de huit individus. Limitée à un mois pour l'un d'entre eux, à deux mois pour six autres, cette peine a été portée à trois mois pour une personne. Effectives à compter du prochain match à domicile du FC Metz, la semaine prochaine contre Nancy, ces mesures imposeront aux fauteurs de troubles de pointer au commissariat de police. FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à huis clos (10h). Pjanic, affaire à suivre... Pris en mains par Carlo Molinari, le dossier de Miralem Pjanic devait faire, hier, l'objet d'une entrevue entre le président, le joueur, son père et son agent, Karl Heinz Förster. Mais un problème de disponibilité a conduit au report du rendez-vous au 8 novembre prochain. Celui-ci aura pour objet de clarifier l'avenir et les intentions du milieu de terrain, auquel le FC Metz espère faire signer son premier contrat professionnel à l'issue de la saison. Antonetti : «Le maintien, point barre» Le début de saison encourageant de son équipe ne lui fait pas perdre le sens de la mesure : Frédéric Antonetti, entraîneur d'une formation niçoise invaincue à domicile, le rappelle à qui veut l'entendre : « Les résultats tiennent parfois à peu de choses ». Fréderic Antonetti, recevoir la lanterne rouge alors qu'on est invaincu à domicile incite-t-il à l'optimisme ? « Non. Vous savez, je commence à avoir de la bouteille. Le classement est une chose, après, il y a des matches à jouer... Metz a beau fermer la marche aujourd'hui, j'ai beaucoup de respect pour cette équipe, qui vient de quitter la Ligue 2. Je peux vous le dire, remonter la pente n'a rien d'évident. J'ai eu l'occasion de voir certains matches des Messins, notamment contre Bordeaux et Strasbourg. S'ils avaient gagné, il n'y aurait rien eu à dire. Ça tient à peu de choses parfois. Je crois que cette formation accuse tout simplement un manque de réussite. »• Bref, vous dîtes plus ou moins qu'il n'y a guère de différence entre le huitième du championnat que vous êtes et le dernier ? « Je dis juste qu'à l'exception de Lyon, que j'estime au-dessus du lot, tout est possible. Je parle par expérience : la saison passée, nous n'avons concédé que quatre défaites au cours des matches retour. Ce n'était pas un parcours digne d'une équipe européenne, mais presque... Et cela ne nous a pas empêchés de finir aux portes de la zone des relégables. » October 18 Metz cherche son attaque...(R.L.) : Metz - Strasbourg : le dossier en instruction Un premier examen, la semaine passée, suivi hier par la convocation et l'audition à Paris des dirigeants messins et strasbourgeois, n'ont pas été suffisants pour permettre aux instances de la Ligue de Football Professionnel de se prononcer sur les incidents survenus à l'occasion du derby de l'Est, le 6 octobre dernier à Saint-Symphorien. Les membres de la commission de discipline ont, en effet, décidé de remettre leur verdict à une date ultérieure : le dossier Metz - Strasbourg a été mis en instruction et placé entre les mains d'Arnaud Rouger, directeur des activités sportives de la LFP. Metz, le mal de têtes Réajustées fin août, avec le départ de Victor Mendy et l'arrivée du Camerounais Jean-Emmanuel Effa Owona, les réserves offensives du FC Metz n'ont toujours pas marqué les esprits. Dix journées de championnat, cinq buts marqués. Samedi, l'OGC Nice aura le privilège de recevoir la plus mauvaise attaque du championnat. Il est vrai pas très éloigné de celui présenté par Auxerre (6 buts) ou encore Marseille et Caen (7 buts), le bilan messin prend néanmoins une allure d'autant plus préoccupante lorsque l'on s'attarde sur le nom des réalisateurs : seuls deux des cinq attaquants apparus dans le onze grenat depuis le 5 août dernier ont, en effet, trouvé la faille. Momar N'Diaye se distingue, à cette heure, comme le plus habile à l'exercice : un but contre Lille, un autre à Caen font du Sénégalais le meilleur buteur messin... Babacar Gueye, auteur d'un but finalement vide de sens face à Lyon (1-5), arrive juste derrière son compatriote. Wilmer Aguirre, Papiss Cissé et Jean-Emmanuel Effa Owona courent toujours après leur étoile Abdoulaye Baldé après sa première apparition les deux autres buts messins étant à mettre au crédit des milieux de terrain Julien François et Daniel Gygax.Réussite en panne, manque de tranchant, confiance égarée... Dans les vestiaires, le vocabulaire n'est pas inépuisable. Francis De Taddeo et les joueurs eux-mêmes le constatent, éprouvant, aujourd'hui plus qu'hier, une difficulté certaine à expliquer leur maladresse devant la cage. Et si une partie de l'indigence de la force de frappe messine trouvait ses racines dans la fréquence des changements opérés aux avant-postes ? Aux portes du onzième rendez-vous de la saison, il apparaît, en effet, difficile, sinon impossible, de suivre une quelconque ligne de conduite dans le choix des attaquants : cinq titularisations pour Momar N'Diaye, trois pour Babacar Gueye, quatre pour Wilmer Aguirre, trois pour Papiss Cissé et une pour le dernier arrivé, Jean-Emmanuel Effa Owona. Confronté, il est vrai, à d'importants soucis d'effectif (blessés, internationaux en campagne) et à l'impuissance témoignée par ses attaquants à aller contre le cours des choses, l'entraîneur a bien été contraint d'assumer l'ensemble de ses décisions. Mais le constat demeure : le choix du turn-over combiné à un schéma tactique laissant souvent à un seul joueur la charge de faire peser la menace sur la défense adverse n'a toujours pas fait ses preuves. FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 10h. Demain : une séance à 16h. October 17 Nice : je le "sens" bien, ce match !...Cubilier : « Etre à l'écoute » Malgré un contexte sportif pour le moins délicat, le défenseur ne regrette absolument pas d'avoir posé ses valises en Lorraine. Et pour soigner les maux messins, Eric Cubilier réclame des mots. Eric, avec un peu de recul, comment analysez-vous la lourde défaite concédée à Sedan (4-1), en amical, vendredi dernier ? « Le constat est malheureusement très simple : quatre erreurs individuelles, quatre buts ! Nous avons manqué de concentration et de détermination. Se faire bouger de la sorte par le quatorzième de Ligue 2 frôle la faute professionnelle. Le coach nous l'a d'ailleurs bien fait comprendre. A juste titre... Depuis la victoire face à Bordeaux (en Coupe de la Ligue, 1-2), nous sommes brusquement retombés dans nos travers : la défaite contre Strasbourg a remis en lumière nos problèmes d'efficacité offensive, et celle à Sedan nos soucis défensifs... »• Qu'est-ce qui peut expliquer, selon vous, de telles carences ? « L'équipe est relativement jeune et très peu d'entre nous possèdent l'expérience de la Ligue 1. Cela explique sans doute ce brin d'insouciance, voire de naïveté, qui nous a si souvent pénalisés depuis le début de saison. Le manque de communication sur le terrain est également un handicap particulièrement criant. Nous devons, notamment en défense, parler beaucoup plus. Etre à l'écoute des uns et des autres me semble une condition nécessaire pour prétendre à une certaine efficacité. » • Metz manquerait donc de cohésion collective ? « Je ne dis pas ça. Au contraire. L'ambiance générale dans le vestiaire n'est absolument pas délétère et personnellement, malgré les difficultés sportives actuelles, je ne regrette absolument pas d'être venu en Lorraine : je me sens très bien dans ce groupe. Ce que je dis, c'est qu'un peu plus de communication entre nous ne serait pas un luxe. Se dire les choses en face, de temps en temps, sans aller pour autant au conflit, ferait sans doute bouger les choses. Parler, partager, communiquer : cela est d'autant plus important à mes yeux, qu'en raison des nombreux forfaits qui nous frappent depuis cet été, le onze de départ est régulièrement bouleversé. » FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance (10 h). Demain : une séance (10 h). Les incidents examinés aujourd'hui La commission de discipline de la Ligue de football professionnel examinera, aujourd'hui à 18 h, le dossier des événements survenus le 6 octobre dernier à Saint-Symphorien lors de la rencontre opposant le FC Metz au RC Strasbourg (RL des 7 et 8 octobre). Les membres de la commission entendront les directeurs de la sécurité des deux clubs, Jacky Ancel et son homologue alsacien Christophe Krebs. « Les événements de la soirée vont être évoqués et la commission décidera des mesures qui lui semblent appropriées, explique Jacky Ancel, qui se rendra à Paris en compagnie de Patrick Razurel, le directeur administratif du club messin. Nous allons démontrer que nous avons été réactifs et que malgré le côté regrettable de ces débordements, aucun blessé n'est à déplorer. » Le responsable de la sécurité du stade Saint-Symphorien compte sur la clémence de la commission, « dans la mesure où le club ne déplore aucun précédent de cette nature. » Gueye et N'Diaye de retour Les internationaux sénégalais Babacar Gueye et Momar N'Diaye étaient présents à l'entraînement, hier matin, à la Plaine de Jeux. Après leur périple international (A pour Gueye, Espoirs pour N'Diaye), les deux attaquants messins retrouveront normalement leur coéquipiers aujourd'hui, à 10 h. Nous n’avons plus le temps Arrivé en provenance de Nantes, Eric Cubilier a participé à trois matches officiels sous le maillot Grenat : contre Bordeaux, Lyon et Strasbourg. Il était aussi de la débâcle ardennaise. Pour le défenseur d’origine niçoise, il y a urgence. Eric, que s’est-il passé à Sedan vendredi dernier ? |
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