roro10's profileLes contes de RoroPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    October 31

    Et maintenant, Babacar!!!!!!

    (Site officiel FC Metz) : Metz aura tout donné…

    Dans une configuration aussi inédite que défensive, les Messins ont livré un match courageux face à un OM peu inspiré. Ils sont même revenus au score à deux reprises dans les prolongations, avant de s’incliner aux tirs aux buts.

    Delhommeau et François milieux défensifs, C. Gueye et Bessat milieux excentrés. Devant une défense classique et une pointe (N’Diaye) soutenue par Agouazi. La composition du onze de départ messin était originale, bien que celui-ci demeurait assez voisin du précédent. Mais Francis De Taddeo avait prévenu : il y aurait des changements au sein de son équipe. Eric Gerets avait prévenu aussi, Djibril Cissé serait sur le banc et sa formation serait un brin modifiée afin de soulager les organismes. Sauf que le Belge n’en fit rien, et aligna un onze quasi-type, laissant Moussilou, Oruma, Arrache ou autres M’Bami de côté…
    A voir la difficulté éprouvée par ses troupes à porter le danger sur le but adverse, on mesure l’étendue des efforts fournis par les Mosellans. Qui, même s’ils ne furent pas brillants sur leurs quelques possibilités de contre attaque, parvinrent tant bien que mal à préserver la cage de leur gardien Christophe Marichez. Et quand les Locaux étaient capables de se dépêtrer de la toile messine, ce dernier sortait le grand jeu. Sur une frappe pied gauche de Nasri (15°), une astucieuse remise de la tête de Cissé (44°) et une volée en plein surface de Niang (59°). Soit trois occasions franches en 90 minutes de jeu…
    Atteindre la fin du temps réglementaire sur un score vierge, compte tenu du contexte, relève déjà de la performance. Mais il y a mieux : la combativité messine des quatre vingt dix premières minutes perdura lors des prolongations, et ce en dépit d’un scénario défavorable. Dès la reprise, Niang parvint en effet à ouvrir la marque en trompant Marichez de près (1-0, 95°). Mais N’Diaye lui répondit dans la foulée, profitant d’une hésitation de Zubar (1-1, 97°). Le second but, œuvre de Cissé sur un centre de Ziani, aurait pu anéantir les Grenats (2-1, 115°). Mais ceux-ci, puisant dans leurs ressources, arrachèrent l’égalisation par Baldé, qui fêtait ainsi dignement sa première apparition sous les couleurs messines. D’une puissante volée du gauche qui ne laissait aucune chance à Mandanda (2-2, 120°).
    Alors, certes, ce sont les Olympiens qui défieront Auxerre, vainqueur 6-2 de l’OGC Nice. Car Sébastien Bassong, au terme d’une série de penalties tous mieux tirés les uns que les autres, a expédié sa tentative dans les tribunes du Vélodrome. A l’heure où le FC Metz est accablé par les blessures et au plus mal en championnat, la solidarité et le cœur des Messins représentent de réels motifs d’espoir. Cela ne vaut pas le bonheur d’une seconde qualification. Mais il serait anormal de ne pas le signaler.

    Marseille 2-2 Metz
    Buts de Niang (95°) et Cissé (115°) pour Marseille ; N’Diaye (97°) et Baldé (120°) pour Metz

    Marseille l’emporte 5-4 aux tirs-aux-buts
    Tirs au but réussis à Marseille : Niang, Valbuena, Ziani, Cheyrou, Cissé
    Tirs au but réussis à Metz : Agouazi, Pjanic, N’Diaye Bong. Manqué : Bassong

     

    (Quotidien l’Equipe) : Marseille évite le pire

    Toujours à la peine, l’OM a cependant échappé, aux tirs au but, à une élimination qui aurait fait du bruit.

    Ce Marseille-là n’aura pas rassuré grand monde. Incapable de faire la différence dans le temps réglementaire, incapable de préserver son avantage en prolongation, il n’aura dû sa qualification pour les quarts de finale qu’à un raté du défenseur messin Sébastien Bassong. Et la simple venue de Lorient samedi au Vélodrome en Championnat ressemble à un Everest.

    Temps frais. Pelouse en bon état. 20 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Kalt.

    Remplacements. – 69e : Taiwo par ZENDEN ; 75e : J. Faty par R. ZUBAR ; 90e + 1 : Nasri par VALBUENA.

    Non utilisés : Hamel (g.), Ayew, Mbami, Oruma.

    Entraîneur : É. Gerets.

    Remplacements. – 71e : Bessat par BONG ; 104e : Delhommeau par PJANIC ; 108e : Delgado par A. BALDÉ.

    Non utilisés : Ebede (g.), Ou, Belson, Effa- Owona.

    Entraîneur : F. De Taddeo.

    LES BUTS

    1-0 : NIANG (94e). – À l’entrée de la surface, Benoît Cheyrou tente une frappe trop écrasée qui revient sur Niang dans les six mètres. L’attaquant marseillais se retourne et trompe Marichez, sorti à sa rencontre, d’une frappe enroulée de l’intérieur du droit.

    1-1 : Momar N’DIAYE (97e, passe de Delgado). – Après un mauvais dégagement marseillais,

    Delgado remet instantanément de la tête dans la course de Momar N’Diaye, qui prend de vitesse Zubar dans la surface et bat Mandanda d’un ballon piqué du droit.

    2-1 : D. CISSÉ (105e, passe de Ziani). – Débordement côté droit de Ziani qui centre pour D. Cissé dans l’axe aux six mètres. Ce dernier prend le meilleur sur Cubilier et marque d’une tête décroisée dans la lucarne de Marichez.

    2-2 : A. BALDÉ (120e). – Après un cafouillage marseillais, le ballon revient à l’entrée de la surface sur A. Baldé qui reprend sans contrôle du gauche et trompe Mandanda d’un tir à ras de terre croisé.

    LES TIRS AU BUT

    Niang (1-0), Agouazi (1-1), Valbuena (2-1), Pjanic (2-2), Ziani (3-2), Momar N’Diaye (3-3),

    Be. Cheyrou (4-3), Bong (4-4), D. Cissé (5-4), Bassong (5-4).

    LES CARTONS

    2 AVERTISSEMENTS. – Metz : Delgado (63e, obstruction sur Bonnart) ; Bong (114e, semelle sur Valbuena).

    Cissé s’est réveillé

    Malheureux depuis plusieurs semaines, l’attaquant de l’OM a marqué son premier but depuis le 18 septembre.

    LE JOUEUR CLÉ : CISSÉ, 6

    Il a enfin vaincu le signe indien en inscrivant ce but qui semblait le fuir depuis plusieurs semaines. Et de la tête en plus. Ce but vient récompenser tous ses efforts dans le jeu avec des remises et deux occasions pour Niang, et plusieurs frappes encore hors cadre.

    MARSEILLE

    MANDANDA (5,5) : une présence rassurante avec peu de choses à faire. Ne pouvait rien sur les buts.

    BONNART (5) : très haut au début dans ce dispositif tactique new-look en 4-4-2 mais de bonnes intentions sans réelles conséquences.

    FATY (4,5) : beaucoup de fautes au début sur N’Diaye. Remplacé par ZUBAR (75e) auteur d’une grosse bévue sur l’égalisation.

    GIVET (4,5) : de la fébrilité aussi chez lui et des approximations de placement et de relance.

    TAIWO(3,5) : sur la réserve sur le plan offensif- pourtant l’une de ses forces et encore une passe pour N’Diaye qui créait une occasion. Remplacé par ZENDEN (69e)

    CANA(5,5) : s’est beaucoup appliqué dans la relance avec jeu au sol.

    Be. CHEYROU (4,5) : il a couru et récupéré bon nombre de ballons mais en a perdu tout autant. Un tir repoussé par Marichez.

    ZIANI (4,5) : ne joue réellement que par intermittences. C’est un gros gâchis quand on sent le potentiel de l’ex-Sochalien en terme d’accélération et de qualité d’ouverture.

    NASRI (5) : avait bien débuté en première période avec du rythme et du mouvement dans son jeu avant de s’éteindre, trop juste. Remplacé par VALBUENA (90e + 1)

    NIANG (6) : parfois très approximatif sur le plan technique, il a échoué sur un très bon gardien qui a détourné deux tirs (43e, 59e).

    CISSÉ (6) : Il a enfin vaincu le signe indien en inscrivant ce but qui semblait le fuir depuis plusieurs semaines. Et de la tête en plus. Ce but vient récompenser tous ses efforts dans le jeu avec des remises et deux occasions pour Niang, et plusieurs frappes encore hors cadre.

     Djibril CISSÉ (Marseille, au micro de France 2) : « Je n’ai pas de problème avec le public, c’est plutôt eux qui ont du mal à comprendre que je suis un homme, pas une machine. Ma femme a eu de sérieux problèmes de santé et ça a joué. La vie extra-sportive est liée aux performances. Aujourd’hui ça va mieux et je suis en train de retrouver mon niveau. » .

    METZ

    MARICHEZ (7) : très grand match, où il a repoussé deux frappes de Niang à bout portant, un tir de Cheyrou en fin de rencontre. Il n’a pu que s’incliner sur la dernière occasion du Sénégalais.

    CUBILIER (5,5) : sans vis-à-vis, a rempli sa mission sans difficultés majeures.

    P. M. DIOP (5,5) : a tenu avec détermination face aux assauts marseillais.

    BASSONG (4,5) : a souffert quelquefois, en étant pris entre les deux attaquants. Rate le dernier tir au but.

    DELGADO(4,5) : le jeu de l’OM ayant souvent penché de son côté, il a été mis à contribution. Sans vraiment briller. Une passe décisive tout de même. Remplacé par BALDÉ (108e), qui a réussi le but du 2-2.

    DELHOMMEAU (5) : sur le dos de Nasri, n’a pas toujours eu le dessus en début de match mais s’est accroché. Remplacé par PJANIC (104e)

    FRANCOIS (5) : du travail à la récupération mais comme son compère, de l’approximation dans la relance.

    AGOUAZI (5) : très accrocheur mais n’a pas eu beaucoup de ballons pour s’exprimer.

    MARSEILLE de notre envoyé spécial

    LANCÉ DANS SES TRAVAUX d’Hercule, Éric Gerets avait évoqué une rotation de son effectif contre Metz. De fait, il s’est livré à une rotation de système, sans laisser place à de nouveaux venus ou peu utilisés. Pas de 4-2-3-1 mais un 4-4-2, son système préféré. Avec Niang et Cissé devant. Le second semblait promis au banc ou au repos, Gerets a préféré l’aligner de nouveau, après la soirée cauchemardesque de son avant-centre à Sochaux (1-2). Le technicien  belge estime que le 4-4-2 est « le plus beau des systèmes », compliqué à mettre en œuvre, mais le plus efficace, s’il est bien appliqué.

    C. GUEYE (4,5) : très discret en première période, il a retrouvé un peu d’allant pour offrir des possibilités de contres après la pause.

    BESSAT (4,5) : a d’abord travaillé pour le collectif en bloquant le couloir droit, il a mieux combiné offensivement après la pause. Remplacé par BONG (71e)

    Momar N’DIAYE (6) : a réalisé le but du 1-1 sur une faute énorme de Zubar. Juste récompense pour un joueur qui s’est beaucoup battu, seul à la pointe de l’attaque tout au long du match.

    Face à une équipe de Metz décimée, privée de huit joueurs, blessés ou convalescents, l’occasion semblait bonne pour le technicien belge de l’OM. L’application du 4-4-2 prendra donc bien place parmi ses travaux d’Hercule. Car si dans un premier temps, face à des Messins douillettement massés en défense, les Marseillais y allaient du jeu court et des échanges vifs dans l’axe, et de grandes montées de leurs latéraux, il allait rapidement manquer de tout à l’OM. Derrière, J. Faty et Givet s’ennuyaient ferme, faute d’adversaire, et relançaient en baillant, ce qui n’est pas recommandé pour imprimer de la vitesse au jeu. Et dans son pré carré au bord du terrain, Gerets devait se demander à qui s’adresser face au désastre qui prenait peu à peu forme dans les transmissions en tout genre dans son équipe. Passes, centres, coups de pied arrêtés, le déchet devenait effarant. Fallait-il convoquer un cordonnier, faire un procès aux équipementiers pour cause d’erreurs de livraisons, sonder la pelouse du Vélodrome afin de débusquer une colonie de taupes ? Résultat, cette équipe B de Metz tenait bon et il lui venait même à l’esprit qu’en allant voir en bon ordre du côté des buts de Mandanda, il y avait peut-être quelque chose à faire. Pour être plus sûrs qu’il se passe enfin quelque chose d’autre dans cette soirée, quelques spectateurs de la tribune Ganay décidaient même de s’échanger quelques pignes en guise de dérivatif…

    Le double péché de Bassong

    Parmi les bribes de ballons qui parvenaient cahin-caha près de la surface messine, une entente Cissé-Niang commençait toutefois à s’ébaucher. Perceptible en fin de première période, elle s’accentuait lorsque le premier remisait opportunément pour le second, la frappe de Niang étant détournée joliment par Marichez (59e). Gerets sortait Taiwo pour Zenden (70e), histoire sans doute de voir si le Néerlandais était mieux chaussé que ses petits camarades car côté précision, cela ne s’était pas arrangé pour l’OM. Metz sortait de plus en plus souvent de sa tanière, les joueurs de de Taddeo reniflant une possible bonne affaire, C. Gueye n’étant pas loin de la réaliser (78e). En revanche, l’OM n’en faisait pas une lorsqu’une frappe de Niang était déviée dans la surface par Bassong de la main, sans que M. Kalt ne bronche (79e). Et puisque Cissé (89e, 90e + 2), ou Benoît Cheyrou (90e+ 1) ne parvenaient à tromper Marichez, Metz emmenait Marseille en prolongation. La rentrée de Valbuena pour Nasri (90e) allait apporter du dynamisme à l’OM. Il sollicitait Be. Cheyrou, lequel remisait pour Niang qui paraissait enfin débloquer la situation pour Marseille en marquant (94e). Mais trois minutes plus tard, sur une passe de la tête en profondeur de Delgado, Zubar se manquait complètement et Momar N’ Diaye allait battre Mandanda (97e) ! Et alors que l’on s’approchait de la mi-temps de la prolongation, sur un long centre de la droite de Ziani, Cissé reprenait le ballon de la tête pour marquer (105e). Metz et ses quinze vaillants supporters paraissaient cette fois défaits. Mais Baldé égalisait à la 120e minute ! L’OM ne devait, au bout de la séance de tirs aux buts, qu’à un tir totalement hors cadre de Sébastien Bassong, de s’éviter une nouvelle désillusion.

    (R.L.) : Marichez repousse l'échéance

    Les arrêts de son gardien ajoutés à la patience de Momar N'Diaye ont permis à Metz de rester longtemps dans le coup. Pour rien...

    Marichez. Trois interventions salutaires en première mi-temps face à Niang, une par quart d'heure, puis deux autres face au même Niang, en deuxième période : les réflexes de son gardien ont permis à Metz de repousser l'échéance. Il n'a en revanche pas pu être décisif aux tirs aux but.
    Cubilier. Sorti sur blessure face à Nancy et finalement titularisé côté droit hier, il a consacré ses efforts à défendre, se permettant quelques rares incursions en deuxième période. Dominé par Cissé, qui s'est élevé plus haut que lui sur le deuxième but marseillais.
    Diop. Précieux dans le jeu aérien, et auteur d'un contre décisif sur Nasri (46e), son calme a fait beaucoup de bien.
    Bassong. Un peu court sur un ballon en cloche de Cissé pour Niang (45e), seul accroc à une vigilance certaine, jusqu'au dernier quart d'heure du temps réglementaire où deux relances manquées coup sur coup auraient pu coûter cher. Impuissant, au duel avec Niang, sur le premier but marseillais, avant de manquer son tir au but, tout au bout de la série.
    Delgado. Averti en deuxième mi-temps pour une faute grossière sur Bonnart, l'inattendu titulaire du flanc gauche de la défense messine n'a pas été exposé à un grand danger. Il s'est aussi gardé de se découvrir. Monté d'un cran après la sortie de Bessat, il s'est trouvé idéalement placé pour exploiter un dégagement de Givet et offrir de la tête le ballon de l'égalisation à N'Diaye. Remplacé par Baldé (108e) qui, pour sa première apparition sous le maillot messin, a envoyé Metz aux tirs au but d'une frappe du gauche (120e)

    .Cheikh Gueye. Défenseur replacé en milieu de terrain depuis le derby lorrain, il s'est de nouveau acquitté de cette tâche inhabituelle avec courage. Faut-il lui reprocher de n'avoir pas pris davantage d'initiatives ?
    Delhommeau. Sa mission n'était pas la plus tranquille : museler Nasri. Si le prodige marseillais est parfois sorti du lot, en première mi-temps, Delhommeau peut cependant revendiquer la satisfaction du devoir accompli. Remplacé par Pjanic (103e).
    François. A saisi bon nombre de ballons, destinés à Ziani notamment, et prêté main forte à Delhommeau pour contenir les mouvements de Nasri.
    Agouazi. Trop en retrait, dans tous les sens du terme, il a tardé à doser ses passes, apportant l'essentiel de sa contribution à la récupération du ballon.
    Bessat. Titularisé côté gauche, il a déployé une énergie certaine. Mais, bien contenu par Bonnart, il a peu porté le danger. Remplacé par Bong (71e), qui s'est opposé avec à propos sur une frappe de Niang à la fin du temps réglementaire mais qui n'a pu empêcher Ziani de placer le ballon sur la tête de Cissé pour le deuxième but marseillais. Dans la foulée, personne n'a repris son centre filant devant le but de Mandanda.

    N'Diaye. Seul, évidemment seul, beaucoup trop seul face à la défense marseillaise sur le premier ballon arrivé dans ses pieds, à la 45e minute ! Sa tentative du gauche à la 68e a débouché sur le premier arrêt de la soirée pour Mandanda. Mais sa patience a été récompensée par un but égalisateur plein de sang froid. Le Belge est joueur : après avoir laissé entendre qu'il laisserait plusieurs titulaires habituels au repos, Eric Gerets avait finalement aligné son OM type. Ce n'est pas bon pour la confiance, vu les difficultés rencontrées face au dernier de Ligue 1. Niang a longtemps buté sur Marichez, et Nasri s'est assez logiquement éteint après avoir initié les rares mouvements dignes de ce nom. Quant à Cissé, il a juste eu le bon goût de placer un coup de tête victorieux, et de ne pas manquer son tir au but.

    Metz : pas belle la vie

    Revenu deux fois au score malgré ses petits moyens, Metz la quitte la Coupe de la Ligue aux tirs au but. Une issue cruelle qui ne grandit pas l'OM.

    Au bout d'un tel pensum, il fallait bien désigner un vainqueur, et c'est le sort qui s'en est chargé. A ce jeu-là, forcément, Metz ne partait pas favori : un peu plus accablé chaque jour, le dernier de Ligue 1 a donc cédé aux tirs au but, où il avait pourtant eu le mérite de pousser l'Olympique de Marseille. Ce n'est pas sa saison, ce n'est pas sa période. Il va maintenant falloir digérer cent vingt minutes d'efforts fournis trois jours après le derby lorrain et à quatre jours de se rendre à Toulouse, et avaler l'immense déception qui a gagné Sébastien Bassong puis tous ses partenaires, comme un seul homme, à la seconde précise où le défenseur messin a constaté qu'il venait d'envoyer le dixième tir de la série quelque part vers la tribune nord du stade Vélodrome. Après l'infirmerie où se soignent les nombreuses plaies, il reste à inventer un endroit où soigner les âmes. Diffusé en prime time, cet OM-Metz d'un interminable huitième de finale de la Coupe de la Ligue s'est longtemps apparenté à un programme de sévices publics, pas très loin du quartier où un feuilleton intitulé Plus belle la vie lance les soirées des téléspectateurs. Mieux qu'un somnifère. Il aurait fallu commencer par la prolongation, au cours de laquelle quatre buts ont enfin été marqués, de préférence à quatre-vingt-dix premières minutes interminables, dénuées du spectacle dont l'endroit raffole, paraît-il. Pendant le temps réglementaire, Christophe Marichez a sorti le grand jeu pour contrarier les plans marseillais, réduits aux seules tentatives de Mamadou Niang. Le temps jouait pour Metz, pensait-on à l'entrée de la prolongation, lorsque son ancien attaquant sénégalais a enfin trouvé la faille en reprenant en force un ballon contré après une frappe de Benoît Cheyrou (94e). Mais les Lorrains ont puisé dans l'énergie du désespoir les ressources suffisantes pour profiter des tourments marseillais et égaliser grâce à Momar N'Diaye, buteur à sa première réelle possibilité. L'OM avait mené au score pendant trois minutes, mais il reprenait l'avantage, cette fois grâce à Djibril Cissé, auteur d'un coup de tête alors supposé décisif (105e). Et puis, tout au bout de la deuxième période de la prolongation, pour sa première apparition sous le maillot messin depuis son arrivée, Abdulaye Baldé a hérité d'un ballon encore mal renvoyé par la défense marseillaise et seulement effleuré par Miralem Pjanic. Son tir du gauche a transpercé Steve Mandanda, et entretenu l'espoir d'un exploit messin.
    La séance des tirs au but semblait virer à un récital des tireurs, Cissé compris, lorsque Sébastien Bassong s'est présenté face au gardien marseillais. Le défenseur messin est donc le seul à avoir manqué sa tentative. Tout ça pour ça ? « Je suis évidemment malheureux pour nos supporters mais je suis fier de mes joueurs », dira Francis De Taddeo confronté à une nouvelle déception, d'un genre différent de celles qui jalonnent le parcours du FC Metz depuis le début de la saison. L'entraîneur messin, très logiquement, conserve donc son leitmotiv, appliqué à une équipe privée de la moitié de ses titulaires : « Ce match doit nous aider à grandir et à mûrir. » Courage...

    Babacar Gueye vers la table d'opération

    Jusqu'à la semaine dernière, Babacar Gueye s'entraînait en taisant une douleur au genou. Absent du groupe retenu pour affronter Nancy, l'attaquant sénégalais s'est résolu à passer des examens qui ont finalement révélé une lésion du ménisque externe du genou gauche. Il rencontrera un chirurgien aujourd'hui même afin de déterminer si une intervention chirurgicale s'impose. « C'est probable », selon l'encadrement médical du club. L'indisponibilité de Babacar Gueye avoisinerait alors les deux mois. Metz se passerait donc de lui pour le restant de l'année 2007, mais le joueur préserverait ses chances de participer à la Coupe d'Afrique des nations, au Ghana, début 2008. Quant à Julien Cardy et Cédric Barbosa, ils ont été opérés hier à Strasbourg, le premier afin de retirer la plaque qui consolidait l'os fracturé cet été, le second pour une lésion du ménisque.

    Supporters

    Le Conseil d'Etat, sollicité par le tribunal administratif de Lille, a réaffirmé la responsabilité des clubs vis à vis du comportement de leurs supporters. Dans le cas du tribunal lillois, c'est le LOSC qui avait multiplié les recours après avoir écopé d'une amende de 5000 euros parce qu'un supporter nordiste avait blessé avec un projectile une supportrice de Metz.

    October 30

    Une parenthèse bienvenue...

    OM-Metz (Coupe de la Ligue) : Le groupe olympien

    Voici le groupe de 20 joueurs retenu par Eric Gerets pour la réception de Metz ce mardi en 8e de finale de coupe de la Ligue (21h).

    Gardiens : Mandanda, Hamel
    Défenseurs : Zubar, Faty, Bonnart, Givet, Taiwo
    Milieux : Cana, M'Bami, Cheyrou, Valbuena, Zenden, Oruma, Nasri, Ziani
    Attaquants : Arrache, Cissé, Niang, Moussilou, Ayew

    Absents : Carrasso (rupture du tendon d'Achille), Rodriguez (pied), Fiorèse, Gragnic, Krstic, Camara

     

    [Hebdomadaire FF] Metz, la Lorraine d'en bas

    Les temps sont durs pour les Mosellans, qui n'arrivent pas à lâcher leur lanterne rouge, alors que le rival nancéien fait la course en tête. Avec le coeur, les Grenat ont quand même réduit leur voisin au match nul, lors d'un pauvre derby.
    "Qu'est-ce qui est rouge et blanc qui connaît le foot depuis seulement trois ans ?" On peut remercier les supporters des Grenat d'avoir posé le problème en ces termes. Une belle banderole peut parfois valoir mieux qu'un long discours. A Metz, la belle équipée de Nancy est mal vécue. Ils sont amers, les habitués de Saint-Symphorien. Et les "Nancéiens, enc... !" qui, tout le match durant, ont rythmé les mornes débats d'un tout petit derby lorrain, samedi, étaient bien lourds. De dépit, tout autant que de jalousie. D'ailleurs, ils n'étaient pas 20 000 pour assister à un des must de la saison, vu de Lorraine. Signe que les temps sont durs ... Plus bas, dans la même tribune ouest, moins sarcastique, on pouvait trouver une autre banderole, à destination de celui qui est aujourd'hui en poste à ... Auxerre : "Cher, Jean, tu reviens quand ? Mais pour de bon ! Nous trouvons le temps long ..." Et que pourrait-il y changer, le bon Jeannot Fernandez, qu'on n'a donc pas oublié à Saint-Symphorien ? Qu'aurait-il fait avec onze blessés sur les reins pour emmener ses jeunes troupes vers la lumière ? Sûrement la même chose que Francis De Taddeo, ex-manitou de la fomation made in Metz, l'homme qui a fait remonter le club la saison dernière. Il aurait lui aussi, de guerre lasse, intronisé meneur de jeu du FC Metz Miralem Pjanic (ce luxembourgeois naturalisé bosniaque arrivé au centre de formation du FCM à quatorze ans ira loin !) qui n'avait, samedi, que dix-sept ans ... Et aussi Flavien Belson, qui jouait son premier match depuis un an et demi. Il a vingt ans ...
    De Taddeo "fragilisé". Au total, le pauvre De Taddeo a utilisé 29 joueurs depuis le début de la saison ! Alors, il était heureux, celui que Claude Cuny, ex-créateur de l'AS Nancy Lorraine, il y a quarante ans, et ex-pote de Molinari, surnomme "le Barman". Samedi, après le triste 0-0 du jour, De Taddeo prenait son plaisir là où il le pouvait, compte tenu de la conjoncture : "Dans notre situation tous les points sont bons à prendre. On ne va pas cracher dessus [...] L'équipe a été admirable. En l'absence de nos leaders, de nos joueurs d'expérience, tout le monde a fait l'effort. Il a fallu colmater les brèches. Si on ne l'a pas toujours fait avec de l'homogénéité, on l'a fait au moins avec du coeur, de la détermination [...] Le FC Metz se régénère. Les supporters peuvent ne pas avoir honte." Et lui peut, peut-être, souffler un peu. Son président, Carlo Molinari, n'avait pas été tendre avec l'entraîneur messin dans les jours qui avaient précédé le derby, allant jusqu'à balancer : "Etant donné la situation au classement, la position de Francis De Taddeo est fragilisée. Il est trop tôt pour dire quelle décision prendra le club, mais la situation nous interpelle." "Je suis menacé, je confirme, rappelait le principal intéressé, d'une pirouette. Mais certains de mes collègues l'ont été quatre à cinq mois ! Avec Carlo, on se connaît depuis vingt-cinq ans. Il me l'aurait dit en tête à tête." Moyennant quoi, le président conclura : "On a un entraîneur qui fait de son mieux avec l'effectif qu'il a. Essayons d'arriver à la trêve en étant le moins décroché possible. Et on essaiera de renforcer le secteur offensif au mercato ..." C'est sûr que ce type d'objectif a de quoi faire râler le supporter messin, surtout quand il voit le rival lorrain jouer les premiers rôles. Loin derrière, Metz est au fond de la nasse. Son directeur Patrick Razurel explique : "On est le deuxième club formateur en France. Nous sommes Champion de France des benjamins, des 14 ans et des 16 ans. Mais il nous faut passer un cap et ne pas faire un copié-collé du centre de formation aux pros. On n'a pas de relais d'expérience sur le terrain, ces joueurs mûrs qui accompagneraient notre jeune équipe, dont les joueurs sont, pour une bonne part, vierge de toute expérience en Ligue 1. Donc l'équipe est fragile dès que ça ne va pas. Le haut niveau demande une expérience et des qualités qu'on n'a pas encore aujourd'hui. Mais ce n'est pas ça qui nous fera renoncer à la formation."
    La jeunesse, mais pas d'audace. Traduction de ce constat sur le terrain, face à Nancy ? Un florilège de contrôles approximatifs, et une inhibition lourde dans la prise de risques. Dieu merci pour le FC Metz, les locaux compensèrent par une abnégation de tous les instants, et livrèrent un vrai combat physique qui sauva les Grenat d'une débâcle pourtant annoncée par une pluie de coups francs et de corners vendangés par Nancy avant la pause. La suite fut mieux troussée par les jeunes pousses messines. En face, côté Nancy, on a quelques longueurs d'avance - question croissance du club - même si la machine offensive semble s'être enrayée depuis deux rencontres. Mais à voir, après la rencontre, Pablo Corréa enlacer De Taddeo, et Gérard Parentin embrasser Carlo Molinari, sans esbrouffe, on se dit qu'à Metz on est quand même heureux de voir Nancy briller. Mince consolation pour Metz : vendredi dernier, la garde des Sceaux Rachida Dati avait mis son patalon de cuir noir pour affronter les avocats mécontents et leur annoncer quelques mauvaises nouvelles dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire. Et à ce "jeu"-là, la cour d'appel de nancy a plus trinqué que son homologue messine. On a les victoires que l'on peut ...

    (Quotidien l’Equipe) : FOOTBALL COUPE DE LA LIGUE (huitièmes de finale)

    Le casse-tête de Gerets

    L’entraîneur de l’OM songe à des changements contre Metz, mais il dispose de peu de solutions.

    CONFRONTÉ À UN MARATHON de sept matches en vingt et un jours, entamé contre Lens (2-1) le 21 octobre et qui se terminera à Lyon le 11 novembre, Éric Gerets songe à une rotation de son effectif ce soir contre Metz. En couchant les solutions de rechange sur le papier, le technicien belge a sûrement fait cette constatation. Il serait bien en peine de suivre l’exemple de Laurent Blanc à Bordeaux, qui a pu changer sept joueurs en quarante-huit heures entre la réception de Galatasaray (2-1) et celle de Valenciennes (2-1). En défense, à la suite du nouveau forfait de J. Rodriguez (élongation), Gerets ne dispose que de cinq joueurs opérationnels (Zubar, J. Faty, Bonnart, Givet, Taiwo) et il va donc devoir jongler de nouveau avec une étrange situation. Si l’OM compte quatre défenseurs centraux (J. Rodriguez, Givet, Zubar, J. Faty), il est fortement démuni en ce qui concerne les latéraux. À son arrivée au club, Bonnart semblait prédestiné au rôle de doublure de Taiwo. À la suite du départ d’Habib Beye, il est finalement devenu titulaire côté droit. Mais, de fait, rien n’est réglé côté gauche car Taiwo, entre suspension et grossières erreurs (faute de marquage amenant le but de Porto, 1-1), n’est toujours pas indiscutable deux ans et demi après son arrivée à Marseille. Tandis que Givet, à ce poste, apporte peu offensivement. Un casse-tête permanent pour Gerets, lequel dispose dans ce secteur de peu de solutions alternatives contre Metz et doit veiller à ce que Zubar et Bonnart aient chassé de leur tête leurs buts contre leur camp à Sochaux (1-2).

    L’heure d’Arrache ?

    Dans l’entre jeu, l’entraineur belge est mieux pourvu, de surcroît avec le retour de Ziani (absent contre Porto et Sochaux) dans le groupe. Mais s’il dispose de Mbami en tant qu’alternative dans la récupération, cela se complique ensuite. Nasri et donc Ziani sont convalescents et son problème se situe sur les côtés. Valbuena n’est vraiment à l’aise que dans l’axe, Ziani n’a été vraiment opérationnel côté droit qu’à Liverpool (1-0), un côté où Niang peine à trouver ses marques. À gauche, Zenden a grillé pas mal de jokers contre Porto et Sochaux, remplacé à chaque fois par Arrache. Lequel n’a été qu’une seule fois titulaire cette saison, contre Toulouse (1-2), match dans lequel il n’a brillé que les dix premières minutes. En attaque, le constat est simple. Gerets ne peut compter que sur deux attaquants potentiellement titulaires, Cissé et Niang, statut auquel Moussilou (quatre fois remplaçant en L 1) et Ayew (deux fois remplaçant) peuvent difficilement prétendre. Or, Cissé sort d’un match très difficile pour lui à Sochaux, où, rentré en jeu après la mi-temps, il a raté un penalty. Dimanche matin, Éric Gerets avait renoncé à sa titularisation ce soir : « Je vais parler avec lui pour savoir s’il reste sur le banc ou s’il doit prendre une journée pour se libérer la tête. »

    Afin de faire ses choix, le technicien belge a annoncé un groupe de vingt joueurs pour ce match contre Metz qui oppose donc le 18e au 20e de la L 1. L’OM a décidé d’un tarif préférentiel (10 et 15 euros) pour cette rencontre dont l’ambiance donnera la température du sentiment des supporters marseillais face à la situation du club. On peut prévoir une affluence maigrelette tandis que le contenu de la rencontre donnera le ton.

    Du côté des groupes de supporters, les Ultras ont manifesté leur opposition aux dirigeants à Liverpool, tandis que les Winners et les MTP, à Saint-Étienne, et les Dodgers, contre Lens, les ont soutenus. Une divergence d’opinions qui semblait devoir être explosive, mais dans les deux camps, on en est resté à un débat d’idées pacifique, à part une échauffourée entre Ultras et Winners à Saint-Étienne, mais pour une querelle bénigne et annexe, qui a dégénéré. Insuffisants en L 1, les joueurs marseillais montrent un autre visage en Ligue des champions. Mais l’heure n’est plus aux dérivatifs. Après le cauchemar de Sochaux, l’OM doit se reconstruire au plus vite sur le terrain. Dans les coulisses, c’est une autre histoire…

    Les chefs s’étripent

    Chez les dirigeants marseillais, la trêve est terminée.

    DANS UNE ENTREPRISE « normale », on peut imaginer des différences d’analyse entre le président de la société, son directeur général et le président du conseil de surveillance. Dans un club de foot « normal », il est naturel qu’entre le président, dépensier lorsqu’il s’agit de transferts, et le directeur général, responsable des comptes, il y ait des tiraillements. Mais, à l’Olympique de Marseille, rien n’est jamais normal. Louis Acariès avait obtenu une trêve, pour cause de procès des comptes de l’OM. Elle fut en vigueur de juin 2005 au 17 octobre dernier, lorsque le délibéré a été délivré par la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Il a suffi que cette trêve prenne fin pour qu’un pugilat verbal explose, quasiment quotidiennement. On n’en est pas revenu aux grandes heures du duel Bernard Tapie-Pierre Dubiton et de leurs échanges orduriers au téléphone pendant l’été 2001. Mais, entre Pape Diouf (président), Thierry de la Brosse (directeur général) et Mehdi el-Glaoui (président du conseil de surveillance), si c’est moins fleuri, ce n’est pas vraiment feutré. En résumé, le premier reproche au deuxième de ne jamais être à Marseille, de ne pas aimer l’OM. Le deuxième reproche au premier de ne rien connaître aux finances d’un club de foot, reproche partagé par le troisième, le tout ici en version soft. Problème récurrent à l’OM que cette dualité au sommet, pimentée par le fait que Diouf a été nommé président début juin 2005, poste qui avait failli alors échoir à de la Brosse… Cette fois, il y a une variante. En effet, contre l’avis de Robert Louis-Dreyfus, l’actionnaire principal, El-Glui s’est fait nommer vice-président de Football avenir professionnel (FAP) sous la casaque OM, initiative soutenue par de la Brosse. Bref, le pupitre présidentiel de Pape Diouf est très secoué. Robert Louis-Dreyfus revient aujourd’hui à Paris d’un déplacement aux États-Unis. Celui qui songe à se séparer de l’OM, qu’il a mis en vente, va trouver une situation épatante. On s’étripe au sommet de l’organigramme

    en se jetant à la figure des manuels de droit des sociétés dans une ambiance de cour de récré, Diouf et de la Brosse pouvant se lancer l’un à l’autre : « C’est pas toi qui peux me virer, na ! »Et pendant ce temps-là, sur le terrain, l’OM coule…

    À Metz, le bricolage continue

    SAMEDI, Francis De Taddeo évoquait, après le nul décroché contre Nancy (0-0), une équipe « bricolée dans l’urgence » et il continuait, hier après-midi, à se décrire en « bricoleur de la L 1 ». L’entraîneur messin est aujourd’hui privé de Léoni (suspendu) et de nombreux joueurs, blessés : Papiss Cissé, Barbosa, Cardy, Renouard, Thomas et encore Babacar Gueye, qui s’était entraîné normalement vendredi avant de bizarrement déclarer forfait pour une tendinite à un genou. « Jusqu’à présent, il me disait qu’il pouvait jouer, il devait passer une IRM cet après-midi (hier), explique De Taddeo. On verra après s’il peut reprendre ou si on doit le préserver. » En phase de reprise, Vivian, Strasser, Gygax et Aguirre sont aussi forfait, même si les deux derniers cités pourraient être aptes dimanche, à Toulouse. Les seules bonnes nouvelles de ce début de semaine sont les retours de Delhommeau, absent contre Nancy, et de Cubilier, sorti en cours de match samedi. C’est maigre et Metz devrait une fois de plus présenter un onze inédit avec, peut-être, la titularisation du jeune Coréen Ou Kyoung-jun comme milieu droit. « On n’a pas un effectif pour faire tourner, mais il faut préserver les jeunes », indique De Taddeo, qui devrait laisser sur le banc Belson et Pjanic, titulaires samedi. « C’est un problème en chaîne, poursuit-il. À l’entraînement, vous sollicitez toujours les mêmes, donc vous leur demandez moins pour qu’ils ne se blessent pas aussi. Au bout d’un moment, ils sont au-dessous de leur niveau. On a des joueurs qui reviennent, mais il faut qu’ils se mettent dans le rythme. Ce n’est vraiment pas simple de gérer une telle cascade de blessés et de les “réathlétiser” (sic). » Et il vaudrait mieux qu’ils ne se blessent plus.

     

    (Site officiel FC Metz) :Une curieuse parenthèse

    A la traîne en championnat, l’OM et le FC Metz se croisent une première fois cette saison au Vélodrome, mardi à 21h. Pour un huitième de finale dont il est difficile d’imaginer la teneur, chacun ayant décidé de faire tourner.

    Samedi dernier, le match de toutes les craintes a accouché d’une forme de soulagement du côté de Saint-Symphorien. Pourtant, la partie s’est terminée par un 0-0 qui n’arrange pas vraiment les affaires messines au classement. Mais les cages de Marichez sont restées inviolées, et l’écart comptable si impressionnant entre les deux clubs lorrains ne s’est pas vu sur la pelouse. Que Francis De Taddeo et ses hommes, sans aller jusqu’à la satisfaction, trouvent des motifs d’apaisement dans ce match nul est significatif de l'état d'esprit dans lequel se trouvent les Messins. Et que dire des Marseillais, qui se sont battus eux-mêmes en inscrivant deux buts contre leur camp au Stade Bonal, alors que Niang avait ouvert le score dès la huitième minute ?
    Non, vraiment, à l’heure de se plonger momentanément dans la Coupe de la Ligue, les uns comme les autres ont l’esprit bien embrumé, occupé par de nombreux soucis. « En termes de malchance, note ironiquement De Taddeo, ils n’ont rien à nous envier actuellement. » Dans quel état d’esprit la formation de Gerets, qui estime avoir vu à Sochaux la plus mauvaise prestation de son équipe depuis son arrivée, va-t-elle se présenter face à son public mardi ? « Ils seront revanchards, répond De Taddeo. Marseille ne peut pas louper deux matches d’affilée. L’OM est dos au mur et doit réagir sur sa pelouse. Dans ce contexte, nos chances sont minces. Mais c’est la Coupe, alors pourquoi ne pas espérer créer la surprise ? » Comme au tour précédent, où les Messins éliminèrent le tenant du titre ?
    Cela n’a en effet rien d’impossible. Car personne ne peut préjuger du rapport de force qui va s’établir entre deux formations qui vont subir des modifications. Côté Messin, les solutions ne sont pas légions mais il faut bien penser au déplacement à Toulouse, dès dimanche. Côté Marseillais, Cissé ne sera pas titularisé et des éléments peu utilisés seront amenés à faire leurs preuves. Côté tribunes, on peut douter que le public marseillais accroche à l’affiche. Le 1er février 2006, la venue du Club à la Croix de Lorraine en Coupe de France avait été loin de mobiliser les foules. Un élément de plus pouvant équilibrer les débats. « Il nous faudra faire preuve de beaucoup d’abnégation, d’agressivité et de solidarité, conclut De Taddeo. Avec, bien sûr, un brin de réussite, ce que nous n’avons pas depuis le début de la saison. Actuellement, nous n’avons pas d’autre choix que de nous accrocher. Chacun doit y mettre du sien et s’adapter. » En attendant des jours meilleurs, qu’une seconde qualification surprise pourrait provoquer.

    Marseille - Metz, 1/8ème de la Coupe de la Ligue
    Mardi 30 octobre à 21h, Stade Vélodrome
    Arbitre : Monsieur Kalt

    Le groupe pour Marseille

    Francis De Taddeo a dévoilé le groupe de 18 joueurs qui se déplacera à Marseille mardi.
    Le groupe : Marichez, Ebede - Bong, C. Gueye, Bassong, Cubilier, Delhommeau, Delgado, Diop - Agouazi, Francois, Belson, Bessat, Ou, Pjanic - N’Diaye, Baldé, Effa
    Suspendu : Leoni
    Papiss Cissé, victime d’une douleur aux adducteurs, n’est pas du déplacement.
    Wilmer Aguirre et Daniel Gygax ont repris l’entraînement aujourd’hui. Ils sont espérés pour le déplacement des Grenats à Toulouse dimanche.
    Jeff Strasser a également retrouvé le groupe, sans pouvoir participer aux jeux avec le ballon toutefois.
    Babacar Gueye, touché au genou, passera des examens prochainement pour déterminer la gravité de sa blessure.

    Les résultats du week-end :

    CFA : Metz 0-1 Red Star
    18 ans : Reims 0-1 Metz
    16 ans : Repos
    15 ans : Repos
    14 ans : Repos
    13 ans : Amnéville 1-2 Metz (Coupe Roehrig)

    Trivino à Boulogne

    Le FC Metz et Richard Trivino ont renoncé à se séparer à l'amiable : arrivé cet été et mis à l'écart par le club lorrain après avoir été pris en grippe par une poignée de supporters, le gardien de but vient d'être prêté à l'US Boulogne-sur-Mer. L'accord prévoit une option d'achat en cas de maintien de l'équipe nordiste en Ligue 2. Boulogne est actuellement seizième.

     (R.L.) : Pour se changer les idées

    Dernier du championnat, Metz s'en va prendre l'air à Marseille, inattendu compagnon de galère. La Coupe de la Ligue pour dérivatif...

    Trois nuits et moins de trois jours après avoir marqué leur territoire dans les profondeurs de la Ligue 1, Marseille et Metz organisent un colloque de mal classés, ce soir, en direct sur une chaîne du service public, donc à une heure indue. Le stade Vélodrome risque de s'avérer trois fois trop grand. Dans quel état s'y présente le FC Metz ? Avec quels joueurs et quelles intentions ? Tentative de réponses...Evidemment, l'infirmerie ne s'est pas vidée en trois jours : si Daniel Gygax et Jeff Strasser ont donné des signes tangibles d'un proche retour, hier après-midi, à l'entraînement, si Eric Cubilier a finalement été déclaré apte, si Wilmer Aguirre doit « relancer la machine » ­ dixit son entraîneur ­ après cinq jours d'arrêt complet, beaucoup d'autres restent sur le carreau et le resteront bien au-delà du huitième de finale de la Coupe de la Ligue que dispute le FC Metz, ce soir, à Marseille. Alors que n'importe quel observateur plus ou moins attentif sait à peu près tout des remplaçants de l'OM, il faut posséder une certaine connaissance du Championnat de France amateur (CFA) pour mettre une tête sur tous les noms alignés ce soir par Francis De Taddeo. Après Flavien Belson, titularisé contre Nancy, c'est peut-être cette fois au tour de Gaëtan Bong d'être lancé dans le grand bain, comme l'attaquant coréen Ou, ou l'ancien milieu de Louhans (National) Vincent Bessat. A coup sûr, des surprises sont à attendre dans la composition de l'équipe appelée à défier le leader du groupe A de la Ligue des champions. « Les solutions n'étant pas nombreuses, explique Francis De Taddeo, chacun doit faire le maximum : nous, entraîneurs, autant que les joueurs. » Une certitude : blessé au tour précédent, Christophe Marichez jouera. Francis De Taddeo confiait hier soir se voir mal imposer un deuxième match de ce niveau en trois jours au jeune Flavien Belson, aligné samedi face à Nancy. « La question se pose aussi pour Pjanic », ajoutait l'entraîneur messin, soucieux de ne pas griller son jeune espoir alors qu'un match de championnat se profile dimanche à Toulouse. Entre « nécessité de faire souffler ceux qui en ont besoin » et souci de bâtir une équipe assez compétitive pour rivaliser avec l'OM, se pose la question de l'homogénéité entre les uns et les autres. En face, en effet, Eric Gerets s'apprête très certainement à procéder à plusieurs changements par rapport au match perdu samedi à Sochaux (2-1). Outre les dispositions physiques, l'approche psychologique varie d'un camp à l'autre : « Je m'attends à une réaction marseillaise, confirme Francis De Taddeo. Pour eux, c'est même impératif. Compte-tenu des forces en présence et du contexte, nos chances sont minces mais elles grandiront tant que nous ne seront pas menés. Nous pouvons alors empoisonner Marseille, avec nos petits moyens. » Parce que c'est l'OM, parce que c'est au Vélodrome et parce que le championnat est parti pour constituer une déception, la Coupe de la Ligue appartient nécessairement aux objectifs marseillais. Elle en est devenue un pour le FC Metz, bourreau inattendu du tenant du titre, Bordeaux, au tour précédent. Francis De Taddeo évoque également « un enjeu économique et social », allusion au profit que représente l'épreuve, sans ignorer les effets possibles d'un bon parcours sur le quotidien du championnat, comme Nancy vainqueur en 2006 a pu le vérifier. Rappelons qu'en quarts de finale, le vainqueur de Marseille-Metz affrontera le vainqueur d'Auxerre-Nice, mi-janvier ; l'équipe recevante sera désignée lundi prochain par tirage au sort.

     Mlynarski : « Le hooliganisme est redescendu à 1 % »

    Le président de la commission nationale de sécurité de la FFF et de la LFP a assisté au derby lorrain.

    « J'essaie, dans une saison, de faire le tour de tous les stades de L1 et de L2. Le derby Metz-Nancy m'intéressait et j'ai beaucoup d'estime pour le travail que font depuis des années le président Carlo Molinari, son directeur de la sécurité, Jacky Ancel, et le club dans son ensemble pour le bon déroulement des matches à Saint-Symphorien. » Dominique Mlynarski, président de la Commission nationale de sécurité de la FFF et de la Ligue est l'interface entre le football et les pouvoirs publics, les ministères de l'Intérieur, de la Justice et de Jeunesse et Sports. Lui-même ancien joueur de football en Normandie, dirigeant des clubs de Rennes et de Caen, il travaille avec Michel Lepoix, coordonnateur national pour le foot auprès des ministères, nommé par le président Nicolas Sarkozy.
    « Nous avons établi un dialogue entre la FAS, qui représente les supporters historiques, et le CNU des ultras, qui animent plus les stades. Depuis quelques saisons, nous avons réussi à contenir le hooliganisme en France, qui est passé en trois ans de 5 % à 1 % des millions de spectateurs dans les stades. A part quelques affaires isolées, le racisme n'a pas, pour l'instant, gagné nos tribunes. Mais par contre je suis plus inquiet de la montée de l'alcoolisme renforcée par la prise de stupéfiants. Nous avons en projet de faire des contrôles sérieux aux arrivées de supporters avant les entrées dans les stades. »
    L'autre grand risque que dénonce Dominique Mlynarski, c'est l'emploi de fumigènes, qui ont déjà brûlé sérieusement des supporters, sans parler de la blessure du pompier au stade du Ray à Nice. « Avec l'UCPF, l'union des clubs professionnels, nous allons délivrer désormais une licence, une sorte de label aux clubs qui auront fait un véritable effort en engageant un directeur de sécurité et de sûreté, en formant leurs stadiers, etc. Mais nous avons contre nous la vétusté de certains stades, même s'il y a, en France, de nombreux projets d'enceintes nouvelles. Je souhaiterais, pour ma part, que dans les stades, les supporters adverses ne soient plus regroupés, parqués ­ c'est là qu'ils peuvent être agressifs ­ mais dispersés, mêlés au reste du public. Ce qui éviterait grillages et gradins bouclés. »

     Une question de confiance

    Marseille, ce soir, en Coupe de la Ligue, avant Toulouse, dimanche, pour le compte de la treizième journée de Ligue 1. A première vue, il n'y a pas débat sur les priorités messines : avec six petits points au compteur et un objectif de dix-sept à mi-parcours, la meilleure opération de la semaine consisterait à s'imposer, dimanche, à Toulouse. Mais il n'existe évidemment pas d'incompatibilité entre un enchaînement Coupe - championnat, comme les Messins l'ont montré le mois dernier, dans le sens inverse : vainqueurs à Caen et de leur premier match de la saison, ils avaient ensuite éliminé Bordeaux, à Libourne. « Même si nous n'avons qu'une demi-chance, nous avons tout intérêt à la jouer à fond car une victoire renforcerait la confiance apportée par notre match nul face à Nancy », affirme ainsi Francis De Taddeo. Naguère très joueur (au PMU), l'entraîneur messin a même tendance à retrouver le goût des paris perdus d'avance : « Turfiste, j'ai gagné en misant sur des chevaux qui partaient à 99 contre 1. » Alors, va pour une pièce sur Metz vainqueur à Marseille !

     Cissé sur le banc

    Le milieu de terrain offensif, Karim Ziani, blessé au genou le 21 octobre contre Lens, fera son retour dans le groupe marseillais contre Metz, match pour lequel Djibril Cissé a également été retenu. Un léger doute planait encore dimanche sur la participation de Ziani. L'entraîneur olympien Eric Gerets avait également annoncé une discussion avec Cissé, dans une mauvaise passe actuellement, pour décider de sa participation à ce 8e de finale. L'attaquant international, en tout cas, ne « devrait pas commencer » le match, a indiqué Gerets. Le défenseur central Julien Rodriguez, victime d'une élongation, sera toujours absent. Fabrice Fiorèse et Vincent Gragnic ne figurent pas non plus dans le groupe.

    October 29

    Grand corps malade, ce FC Metz !

    L’Est Républicain révèle dans son édition de lundi qu’Issiar Dia a échangé quelques mots avec l’entraîneur de Metz, Francis De Taddeo, lors du derby de samedi. La faute à un crachat mal dirigé visiblement. 

    En colère après Issiar Dia, susceptible selon l’entraîneur messin d’avoir craché en sa direction, Francis De Taddeo est monté au créneau samedi lors du derby et les deux hommes ont échangé quelques noms d’oiseaux. Une information de l’Est Républicain dans son édition de lundi, qui précise aussi que l'entraîneur des Grenats a présenté ses excuses par la suite.

    Programme Coupe de la Ligue

    8e de finale
    Demain
    Auxerre - Nice (19 h 05)
    Nancy - Amiens
    Marseille - Metz (21 h)
    Mercredi
    Monaco - Lens (17 h)
    Rennes - Valenciennes (18 h)
    Paris SG - Montpellier (19 h)
    Caen - Lyon (21 h)
    Jeudi
    Niort - Le Mans (20 h 45)

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : décrassage pour les joueurs de Metz-Nancy ; aujourd'hui : une séance d'entraînement à 16 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz-Nancy (12e journée de Ligue 1, 0-0) samedi 27 octobre. Prochain match : Metz-Marseille (8e de finale de la Coupe de la Ligue) demain (21 h). A suivre : Metz-Toulouse (13e journée de Ligue 1) dimanche 4 novembre (18 h).
    A l'infirmerie. Cédric Barbosa (genou) et Julien Cardy (pied) subiront une intervention chirurgicale mardi et ne réapparaîtront pas sur les terrains en 2007. Wilmer Aguirre, Babacar Gueye et Pascal Delhommeau pourraient reprendre l'entraînement aujourd'hui, tandis que les retours de Daniel Gygax et Jeff Strasser sont attendus dans le courant de la semaine. Pour Vivian Matheus, une reprise avec le groupe est envisageable d'ici dix jours. Il faudra attendre la deuxième quinzaine de novembre en revanche pour revoir Sébastien Renouard (fracture du 3e métatarse du pied droit) et Milan Thomas (déchirure à la cuisse droite).
    Suspendu. Ayant écopé d'un troisième avertissement en moins de dix journées, samedi, face à Nancy, Stéphane Léoni se trouve sous le coup d'une suspension d'un match qu'il pourrait purger le 10 novembre lors de Metz-Lens.
    L'info du jour. Sorti en début de deuxième mi-temps et remplacé par Gaëtan Bong, Eric Cubilier subira des examens aujourd'hui. L'encadrement médical craint une contracture à la cuisse qui devrait priver le défenseur messin du déplacement à Marseille, demain, en Coupe de la Ligue.
    Le chiffre du jour. 3, ou le nombre de matches au cours desquels le FC Metz n'a pas encaissé de but depuis le début de la saison. Face au Paris SG, à Valenciennes et contre Nancy, Metz a apporté sa contribution à l'avalanche de 0-0 sur la Ligue 1.

    Metz, des absents à la pelle

    Rien qu'avec ses blessés, le FC Metz pourrait constituer une équipe potentiellement compétitive en Ligue 1. Au tiers du championnat, le promu navigue toujours à vue, simplement rassuré d'avoir partagé les points avec Nancy (0-0).

    Si la contagion gagne les gardiens de but, ce que personne ne leur souhaite évidemment, alors Patrice L'Huillier pourra diriger une équipe de football complète, assez proche de l'idée que Metz se faisait d'une possible équipe-type au début de l'été dernier, très loin en tout cas de celle alignée avant-hier dans le derby lorrain. Ancien handballeur de haut niveau, Patrice L'Huillier est aujourd'hui médecin, celui du FC Metz en l'espèce, ce qui lui vaut de ne pas chômer actuellement, à la différence par exemple de son confrère nancéien. « Moi, aujourd'hui, je préfère être à Nancy qu'à Metz », a lancé Pascal Bérenguer samedi soir avant de quitter la capitale de région. Il faut comprendre le milieu de terrain nancéien : au sud, les risques de blessure semblent moins élevés qu'au nord, et les primes y tombent plus souvent, accessoirement. L’équilibre entre joueurs défensifs et offensifs est presque parfait, au sein de l'infirmerie messine. Eric Cubilier, qui croise tout juste Pascal Delhommeau, vient de rejoindre Jeff Strasser, Matheus Vivian et Milan Thomas parmi les défenseurs à l'arrêt. Au milieu, Cédric Barbosa, Julien Cardy, Daniel Gygax et Sébastien Renouard figureraient d'incontestables titulaires, au sommet de leur forme. Ce week-end, Wilmer Aguirre et Babacar Gueye ont soigné l'un une cheville abîmée, l'autre un genou douloureux. L'infirmerie s'avère peut-être l'endroit le plus sûr où les voir associés : en tout cas, samedi, Metz comptait moins d'attaquants de métier sur le terrain (un seul) qu'en tribune ou sur le banc. Sur dix joueurs de champ recensés inaptes, pour quelques jours ou pour plusieurs mois, neuf possèdent le statut de joueurs de Ligue 1. Pour bâtir un groupe de dix-huit dont il avait de surcroît exclu Papiss Cissé, Luis Delgado et Dino Djiba, Francis De Taddeo a donc puisé dans les réserves de son effectif. D'ailleurs, pour finir une semaine entamée par le renouvellement du reproche présidentiel à propos de l'élargissement du groupe d'entraînement, il est assez frappant de relever le recours à d'aussi jeunes joueurs que Flavien Belson, titulaire, Gaëtan Bong, entré en jeu, Oumar Pouye ou Kyoung-Jun Ou, non utilisés. Six des joueurs alignés sur la feuille de match du derby avaient vingt ans ou moins, six avaient plus de vingt-cinq ans, dont les deux gardiens, et le onze de départ pesait 285 matches de première division, contre 826 côté nancéien !
    Elu meilleur entraîneur de Ligue 2, la saison dernière, l'actuel entraîneur du dernier de Ligue 1 doit parfois se croire revenu au temps où il dirigeait une équipe de CFA. On pourra toujours et pendant longtemps discuter des choix individuels et du déploiement collectif : Metz opère avec les moyens du bord, et ces moyens-là lui ont permis de tenir tête à l'actuel deuxième du championnat de France. Cela ne signifie évidemment pas qu'un FC Metz bâti dans l'urgence possède le niveau pour rivaliser avec les prétendus cadors de la Ligue 1 : le derby lorrain a plutôt tendance à nourrir le débat sur la valeur de la compétition, quand le plus mauvais élève de la classe, de surcroît amoindri, parvient à tenir tête au premier poursuivant de l'Olympique Lyonnais. Non, la question est de savoir si ce FC Metz-là peut renouveler sa performance et même l'améliorer, puisque l'infirmerie ne se videra pas d'un claquement de doigts. Marseille, demain en Coupe de la Ligue, puis Toulouse, dimanche en championnat, constitueront des tests parlants face à des concurrents directs du bas de tableau. Au tiers du championnat, seulement nanti de six petits points, un capital qu'il espère avoir porté à dix-sept à mi-parcours, voilà où en est le FC Metz : à naviguer à vue.

    L'étrange relégable...

    Marseille, où se rend Metz demain en huitième de finale de la Coupe de la Ligue, s'est battu lui-même samedi à Sochaux. Sa situation en quatre points.

    1. Des cadres au rendement insuffisant. Plusieurs joueurs censés apporter leur expérience ne répondent pas aux attentes placées en eux, ou ne génèrent qu'une plus-value intermittente. Après un début de saison transparent, on croyait par exemple le milieu "Bolo" Zenden revenu à son meilleur niveau après ses matches en Ligue des champions contre Besiktas et Liverpool. Depuis, pourtant, il semble souffrir dans le jeu et physiquement. L'impact du milieu relayeur Benoît Cheyrou, auteur d'une saison impeccable à Auxerre, reste encore fort limité, tout comme celui de Karim Ziani, actuellement blessé. Même le capitaine Lorik Cana, l'un des meilleurs joueurs de champ de l'exercice précédent, ne donne plus sa pleine mesure au milieu, secteur déficient. Or « la stabilité doit venir nécessairement de ceux qui ont le plus d'expérience », observait Gerets au retour de Sochaux.
    2. Des blessures pénalisantes. Taulier de la défense, Julien Rodriguez est absent depuis deux matches (sans compter une suspension), obligeant Gerets à recomposer sa charnière. Cela fait peser « sur les épaules des jeunes des responsabilités » difficiles à assumer, selon Gerets, fort marri, en tant qu'ex-défenseur de surcroît, des « erreurs de placement ». Autre pesante blessure : celle de Samir Nasri, de retour samedi après un mois d'absence. « Une rentrée difficile comme je m'y attendais, mais pour l'avoir le plus tôt possible à son meilleur niveau, il doit jouer », estime Gerets.
    3. Cissé, problème récurrent. L'entraîneur marseillais n'a pas hésité à laisser Cissé sur le banc d'entrée samedi. C'est la première fois qu'il en décide ainsi. A Liverpool, l'international était certes remplaçant, mais il relevait de blessure. C'est dire si Gerets est insatisfait du rendement de la vedette marseillaise. De nouveau associé à Niang en deuxième mi-temps, il n'a guère convaincu, ratant un penalty. « Il aurait été plus facile pour le public de le prendre de nouveau dans son cœur s'il avait marqué », estime Gerets, qui va discuter avec Cissé pour savoir s'il le retient contre Metz ou lui « laisse un journée pour se libérer la tête ». « On espère qu'il sera de nouveau un meneur de l'équipe, on va l'aider pour cela », dit aussi Cana. La tâche s'annonce rude.
    4. Des changements contre Metz ? Gerets envisage des changements en Coupe de la Ligue demain face à Metz « pour voir des gens frais ». Et l'entraîneur belge de citer M'Bami, Taiwo et Moussilou. Ira-t-il jusqu'à plonger un peu plus dans son banc pour (re) lancer Gragnic ou Fiorèse et garder « un noyau frais pour jouer les matches extrêmement importants » à venir en Ligue 1 (réception de Lorient) et Ligue des champions (à Porto) ? Pas sûr. Car l'OM, au vu de son départ catastrophique en championnat va « jouer à fond les coupes, peut-être même plus que les autres années », assure Cana. Une victoire face au dernier de Ligue 1 détendrait un brin l'ambiance dans un club où les rapports entre le président Pape Diouf et le directeur général Thierry de La Brosse sont délétères.

    (R.L.) : CFA : Metz, pâle étoile

    Menés au score dès la deuxième minute, les Messins ne sont jamais parvenus à redresser la barre face au Red Star.

    Nous ne parvenons pas à mixer correctement les bons ingrédients, notamment à domicile. » Avant le coup d'envoi de la dixième journée, José Pinot cherchait ­ encore ­ la bonne formule. Hier, après quatre-vingts nouvelles minutes passées sur la pelouse de Delaitre, l'entraîneur messin n'était pas plus avancé. « Quand votre adversaire trouve la faille aussi tôt, il devient particulièrement délicat de pouvoir appliquer le schéma de jeu prévu initialement. Ce but nous a tout simplement plombé le match... » Dans le rôle de l'empêcheur de tourner en rond, l'Audonien Marquet, à qui, la défense messine a laissé tout le loisir d'ouvrir son pied droit pour tromper Sissoko. Une entame de match douloureuse, dont les Grenats auront bien du mal à se remettre. « C'est malheureusement un problème récurrent, souligne José Pinot. Appréhender correctement nos débuts de rencontre, surtout sur notre pelouse, est désormais notre priorité absolue. Sans cela, on risque de connaître une fin de saison très difficile. »
    Menés au score, les Messins ont, en effet, paru complètement désorientés, très approximatifs et souvent incapables de percer le rideau ­ forcément devenu encore plus hermétique après l'ouverture du score ­ du Red Star. La tentative de près de trente mètres signée Baldé en est l'illustration parfaite (22e). Finalement, en fin de première période, Sissoko et ses partenaires ont fini par sortir de leur torpeur grâce au duo Françoise-Andres. Malheureusement la tentative du milieu de terrain mosellan flirtait avec le montant droit de Djidonou (30e). La suite ? Quelques bonnes combinaisons entrevues ça et là, mais sans conséquences pour l'arrière-garde séquano-dionysienne. « En seconde période, nous ne sommes pas parvenus à reproduire ces quelques situations, regrette José Pinot. Au contraire, nous avons joué à l'envers, privilégiant trop souvent les solutions individuelles au détriment du collectif. » Une aubaine pour un bloc audonien, souvent privé du ballon, mais jamais réellement mis en danger, si l'on excepte un tir non cadré de Pouye (57e), un coup franc de Baldé largement à côté (89e) et une frappe travaillée d'Andres (90e+3). Peu, bien trop peu, pour des Messins qui auraient même pu complètement sombrer sur les rapides contres placés par le Red Star. Au moins, ces situations ont-elles permis à Sissoko de se mettre en valeur face aux tentatives signées Marquet (75e) et Lefort (84e). Pas de quoi rassasier José Pinot, toujours à la recherche de la bonne recette...

    FC METZ - RED STAR : 0-1

    Stade Delaitre. Environ 150 spectateurs. Arbitre : M. Willems. Mi-temps : 0-1. But : Marquet (2e). Avertissement au Red Star : Negreche (70e).
    FC METZ. Sissoko ­ Anton, Anastassowa, Betsch, Calton (puis Siebert, 66e) ­ Pouye (puis Diakité, 64e), Corrales, Djiba, Andres ­ Baldé (puis Nativel, 90e), Françoise.
    RED STAR. Djidonou ­ Lacomat, Kangulungu, Pinto, Nseke ­ Ouattara, Negreche (puis Moukila, 72e), Fardin, Marquet, Lux (puis Sow, 81e) ­ Lefort.

    October 28

    Le bateau coule, Carlo se dit "soulagé",Metz à l'heure d'hiver...(airs connus)

    Un seul joueur au niveau : Pjanic !

    L'heure des feuilles mortes qui se ramassent à la pelle, comme dit la chanson...Le club grenat, lui, se prend surtout "des pelles" et des bosses avec ses "bleus" et laisse tomber les points :

    Hier soir, on a eu une drôle de sensation : celle que les grenat pouvaient jouer trois ans comme ça, sans pouvoir marquer un seul but  pouvoir « en prendre un » à tout moment !

    Alors, que faire ?....

    Comment transformer des joueurs aux réflexes avant tout défensifs, en joueurs tout simplement « corrects » ?

    Qui changer ?...

    Il me semble (mais je ne suis pas entraîneur), que la priorité des priorités, c’est de resserrer ce groupe de joueurs, passer de trente aux entraînements à  une vingtaine au plus, afin de créer « cet esprit de corps », nécessaire à un football qui est avant tout un sport « collectif »

    Cette priorité apportera au moins un peu plus de sérénité aux lignes-arrière qui pêchent par un « turn-over » inapproprié et préjudiciable au  mental de jeunes joueurs qui ont la trouille de perdre leur place de titulaire,commettent donc trop de fautes en apportant un surplus de fougue dans leurs interventions (C.Gueye).Personnellement, je dirai qu' il nous manque un grand gardien, apte à  rassurer : Marichez, on l’a un peu "cassé" cet été en recrutant à l’intersaison, un concurrent qui a mis le titulaire en état de faiblesse; cette situation lui a certainement touché le moral, amoindri sa motivation personnelle, son statut de capitaine de l’équipe !

    Les milieux se doivent de « construire » le jeu, au lieu de s’appuyer « systématiquement à l’arrière », donc, il doit être constitué, ce milieu, de « joueurs techniques » avant tout : un drôle de chantier pour les dirigeants, car seul Pjanic a le niveau, les autres sont blessés (Cardy, Barbosa, le jouer le plus convainquant depuis le début de la saison !) ou pas au niveau technique (François)

    Devant : que s’est-il passé durant l’intersaison ? Où sont passés les Babacar Gueye, les Cissé ? Pourquoi ne fait-on pas jouer Aguirre ? Velléités de transferts avortés, de promesse financières non tenues : certainement !

    Question : qui est le leader technique des grenat?....Pirès nous manque et, vu les résultats de Villaréal, il n'est pas près de revenir au FC Metz ! 

    Alors : "on progresse" sussurre l'entraîneur, pour se rassurer ? « Du mieux » clame le Molinari des vestiaires : « soulagé » !

    -Consternant, ce constat !

    On n’a pas encore touché le fond, à mon avis, tant ces dirigeants semblent se mettre la tête sous le sable en espérant un impossible miracle !

    « Les miracles », le football moderne, les supporters n’y croient pas : nous savons tous que nous allons d’un bon pas vers la L2, que le niveau grenat actuel se situe plus près du  niveau CFA que du niveau nécessaire à l’élite !

    Il ne reste plus qu’à laisser Pjanic s’envoler (vous savez : "on ne peut retenir un joueur contre son gré" et "la vente de joueur est nécessaire pour tenir un budget grenat en équilibre" : « airs connu s» et joués à de nombreuses reprises !), pour transformer en essai le pronostic de l’ascenseur !

    Juste un petit rappel :

    -un bon classement rapporte plus de droits télé qu’un mauvais classement !

    -Un club médiatique vend ses joueurs plus cher qu’un club qui plonge dans les abysses du classement !

    -Un club qui a un bon classement en L1 a beaucoup plus de spectateurs et de supporters qu’un club en queue de classement de L1 ou même en tête de L2 !

    Donc : un club a intérêt à avoir des équipes sportives et dirigeantes au « top » !

    Qui, à ce jour, est « au top » dans ce club ?

    Qui , à ce jour, dans ce club, est capable de prendre « les bonnes décisions » ?

    Personne,hélas, je le crains ! Les jours et les mois qui s’annoncent ne sont pas "roses" pour le grenat : je vous le dis !

    Déceptions, insatisfactions, et peut-être, bientôt, la désaffection d'un public las de n'être considéré que comme "une vache à lait"guette : on fait beaucoup pour !

    Rappelons, pour mémoire, une phrase-célèbre-d’un « dirigeant » de ce club : « on continue à construire la maison!"

    "Les grenats" ont déjà perdu leur âme, de l’argent, de bons, voire de très bons joueurs !

    Et il ne reste plus que les journaux, le marc de leur café pour boire jusqu'au bout la lie footballistique au fond de la tasse !

    Nous, il nous restera toujours la petite cuillère, et la possibilité de pleurer, comme toujours !

    Si seulement on pouvait leur donner « cent sous » de jugeote en plus : nous serions alors un peu moins pauvres et un peu plus joueurs !

    L'effroyable "jeu" messin ! Continuez comme ça, c'est tout bon!

    (Quotidien l’Equipe) : Un gros coup de mou

    L’ASNL a concédé chez son voisin, toujours dernier, son deuxième nul d’affilée, après un très pauvre derby lorrain.

    METZ

    PUISQU’IL FAUT BIEN TROUVER Une satisfaction dans le triste spectacle offert hier à Saint-Symphorien, on relèvera que tout s’est bien passé dans les tribunes, ce qui n’était pas gagné d’avance. Mais, sur la pelouse, le derby lorrain n’a jamais décollé, sauf dans quelques accélérations de Kim et deux dribbles de Malonga en fin de match. Après la rencontre, les deux équipes se sont pourtant distribué des bons points, soulagées de ne pas avoir perdu un match qu’elles ne pouvaient pas emporter. Le constat est surtout valable pour les Messins, qui ont eu le mérite de reconnaître leurs limites du moment. « On n’a pas senti qu’on pouvait les mettre en danger », avouait Julien François.

    Nancy, lui, aurait pu regretter de ne récolter qu’un point, tant son voisin semblait à sa portée. « Malgré ma jeunesse, je fais partie de la vieille école

    UN DERBY CALME. – Aucun incident sérieux n’était à déplorer après la rencontre. Avant le match, une bagarre a quand même opposé supporters indépendants nancéiens et messins dans un bar du centre-ville. Une cinquantaine de Nancéiens ont ensuite été conduits au stade et ont dû passer la rencontre derrière une tribune, encadrés par les forces de police. Deux autres supporters en possession de fumigènes ont aussi été interdits d’entrer. – L. D.

    DE TADDEO REPREND DIA. –Une violente explication verbale, apaisée par l’intervention de Pablo Correa, a opposé en première période Francis De Taddeo à l’attaquant nancéien Issiar Dia. « Il a craché et ça n’est pas passé très loin de moi, expliquait l’entraîneur messin. Je lui ai demandé d’aller cracher ailleurs et on s’est énervés. Moi le premier et je n’aurais pas dû. Je me suis excusé après mais c’était un manque de politesse. » – L. D. qui veut que lorsqu’on ne peut pas gagner, il faut essayer de ne pas perdre », jugeait cependant Pablo Correa. Avec ce deuxième nul d’affilée, les Nancéiens n’avancent plus très vite en haut du classement et le contenu de leur match d’hier ressemble trop à celui de dimanche dernier contre Sochaux (1-1) pour qu’il s’agisse d’un hasard. Manquede liant, jeu lent, hésitations défensives : le Nancy des huit derniers jours ne ressemble plus beaucoup à celui des neuf premiers matches. « C’est dommage parce qu’on n’arrive pas à concrétiser notre domination en première mi-temps, contestait Benjamin Gavanon. Mais on n’a jamais dit qu’on allait continuer sur cette lancée. Peut-être qu’en début de saison, on aurait mené ce match 2-0 à la mi-temps mais ce n’est pas pour autant qu’on est moins bien. »

    Dans l’ensemble, l’ASNL a certes dominé les débats mais elle a péché à l’approche de la surface de Marichez et n’a pesé que d’un poids tout relatif sur la défense messine. Sauf par quelques coups de pied arrêtés de Gavanon, qui offrit notamment un ballon de but à Chrétien, un peu court de la tête (30e).

    De Taddeo : « Ce n’est pas forcément comme ça qu’on y arrivera »

    Juste avant le coup d’envoi de la seconde période, De Taddeo réunit son équipe autour de lui sur le terrain pour un briefing insolite et celle-ci offrit un peu plus de répondant à son adversaire. Effa-Owona, qui avait déjà sollicité Bracigliano (38e), fut difficile à maîtriser pour Puygrenier et André Luiz mais jamais Metz n’inquiéta vraiment le portier nancéien, sinon peut-être par un coup franc vicieux de Pjanic (77e). Nancy avait encore les meilleures opportunités, par Nguemo (74e) et Puygrenier (83e), dont les tentatives frôlèrent le poteau gauche de Marichez, mais, avec un peu plus de vitesse et de spontanéité dans son jeu, le deuxième de la Ligue 1 aurait sans doute soumis le dernier de la classe, encore amoindri hier. « C’est un bon point étant donné l’équipe avec laquelle on l’a pris, qui avait été bricolée dans l’urgence, estimait De Taddeo. Ce n’est pas forcément comme ça qu’on y arrivera, je le reconnais, mais chaque chose en son temps. »

     Metz n’a toujours pas gagné chez lui et ce deuxième 0-0 à domicile ne lui donne pas encore des raisons d’espérer.

     

    (Site officiel FC Metz) : Un petit derby 

    Pour leurs retrouvailles au plus haut niveau du football français, Messins et Nancéiens se sont quittés sur un match nul et vierge. Peu d’occasions, peu de spectacle, aucun but et un point chacun. Balle au centre, on attendra le retour.

    Les derbies lorrains sont parfois des matches fermés et crispant. Celui qui a opposé une ASNL en pleine forme à une formation messine lanterne rouge et largement diminuée, en fin d’après-midi à Saint-Symphorien, fut de ceux-ci. La nervosité des joueurs en fin de partie est là pour en témoigner. Bousculés à Nice et privés de trois milieux à vocation offensive (Cardy, Barbosa, Gygax), les hommes de Francis De Taddeo ont toutefois réussi à se rassurer en conservant leur cage inviolée. Ce n’était pas une mince affaire face à la vitesse et la force de percussion des quatre flèches nancéiennes Dia, Fortuné, Kim et Hadji.

    Au cours d’un premier acte où ils ne frappèrent qu’une fois au but, les Messins eurent toutes les peines du monde à bloquer les couloirs et provoquèrent beaucoup de coup-franc sur les côtés. Heureusement, Bérenguer ne cadra pas sa tête (26°), Belson sortit avec à propos un ballon chaud (28°) et Chrétien, surtout, manqua sa reprise (31°). Certes, on eut parfois l’impression que les Rouge et Blanc évoluaient à domicile, tant ils semblaient monopoliser le ballon. Mais le score resta vierge jusqu’à la pause. Par l’intermédiaire d’Effa, auteur d’une frappe aussi soudaine que puissante, Metz aurait même pu surprendre Nancy (38°). Mais Bracigliano boucha l’angle. C’eut été injuste, objectivement, pour les coéquipiers de Biancalani.

    Au retour des vestiaires, Francis De Taddeo réunit ses hommes en cercle juste avant la reprise des hostilités. Cette image symbolise le resserrement opéré tout au long de la semaine. Pendant deux jours, le groupe messin s’est en effet isolé afin de faire bloc pour le derby. Sur le terrain, cela se traduit par un retour à un jeu plus agressif. « Je pense que nous leur avons fait mal dans les duels », déclarait Laurent Agouazi à l’issue de la partie. Il reste encore à faire mal dans la surface adverse, et cela n’a échappé à personne, puisque les Mosellans se sont créés peu d’occasion. Mais au moins, ils ont fait preuve de l’abnégation et de la solidarité nécessaires pour accrocher le second du classement. La deuxième période fut d’ailleurs nettement plus équilibrée. Même si Malonga, des dix huit mètres, et Puygrenier, d’une frappe croisée, faillirent trouver la faille. C’eut été injuste, objectivement, pour les coéquipiers de Marichez, cette fois…

     Les réactions d’après-match

    Les réactions de Pjanic, Agouazi, Marichez et François à l'issue de la rencontre.

    Miralem Pjanic : « Même s’il y avait un peu de pression autour du match, une fois qu’on est dedans, on ne la ressent plus. Nous voulions décrocher la victoire ce soir et l’état d’esprit des joueurs a été irréprochable. Il faut continuer comme ça et les points viendront. Je suis confiant car la solidarité et l’esprit sont là. »

    Laurent Agouazi : « Par rapport à l’énergie déployée, on peut estimer avoir perdu deux points. Toutefois, nous sommes parvenus à bloquer la vitesse des attaquants nancéiens. Ils n’ont été dangereux que sur les coups de pieds arrêtés. Peut-être que l’arbitre aurait pu siffler un penalty sur une main de Biancalani. Cela aurait fait basculer le match en notre faveur. […] Cette semaine, j’ai vu un groupe combatif. Il faut arrêter les fantaisies désormais et répondre dans les duels. Je pense que nous leur avons fait mal à ce niveau. Ce soir, j’ai vu 18 guerriers, car même ceux qui étaient sur le banc nous ont poussé, et j’en suis fier. »

    Christophe Marichez : « Dans un premier temps, notre objectif était de ne pas encaisser le premier but. Tout n’a pas été parfait, bien sûr. Il faut conserver cette hargne et faire bloc comme nous avons su le faire. Au niveau de l’engagement, nous y étions, et nous avons eu quelques situations avec cette frappe d’Effa notamment. Devant, il nous faut être encore plus incisifs et poursuivre sur ce rythme. Même si notre tâche reste difficile puisque nous ne comptons que six points. »

    Julien François : « C’est un point mi figue mi raisin. On peut être satisfait par rapport à la physionomie du match, nous sommes restés bien en place et avons réussi à gêner notre adversaire. Mais nous aurions également pu faire un petit hold-up ce soir. Nous avons tenu la dragée haute à Nancy qui est une belle équipe. Mais un point, au classement, cela ne nous avance pas à grand-chose. »

     (R.L.) : Molinari : « Des points positifs »

    Molinari : « Des points positifs »
    Le président insiste sur les vertus de cœur exprimées, hier soir, par les Messins. Un bon signe, selon lui, pour la suite des événements.
    Président, dans quel état d'esprit avez-vous traversé ce derby lorrain ?
    « Bizarrement, dans une certaine sérénité. J'avais le pressentiment que les joueurs allaient répondre présent au rendez-vous. Et même si les vingt-cinq premières minutes m'ont fait douter, la suite m'a conforté dans mes idées. »
    Ce début de match difficile peut-il être attribué à une quelconque crispation de votre équipe ? « Peut-être, en raison de notre situation sportive et des nombreux blessés, les joueurs étaient un peu stressés, mais ils ont progressivement pris confiance. Et au final, malgré le match nul, il y a des points positifs : nous n'avons pas encaissé de but et nous avons tenu le deuxième du championnat en échec. Sur le plan du moral, cela fera beaucoup de bien aux joueurs. J'ai d'ailleurs ressenti une forme de libération dans le vestiaire, après le coup de sifflet final. Il ne reste plus à souhaiter qu'elle nous permette de redémarrer vraiment. »
    • Reste que ce point n'arrange pas véritablement vos affaires... « Oui, sur le seul point comptable, c'est vrai. Mais compte tenu de la valeur de l'adversaire et de la pression qui entourait ce derby, ce 0-0 peut constituer un déclic. Je l'espère en tout cas. »
    Trois semaines après les incidents survenus à l'occasion de la réception de Strasbourg, le derby était placé sous haute surveillance. Et il s'est déroulé dans le calme le plus complet. Soulagé ? « Oui, et je remercie d'ailleurs le public. Nos supporters ont donné une autre image que celle véhiculée par une poignée d'individus, lors de notre dernier match à Saint-Symphorien. »
    • La semaine qui s'achève a été marquée par vos déclarations au sujet de Francis De Taddeo. Le malentendu est-il apaisé ? « Il n'y a pas eu de malentendu entre lui et moi. Je répète ce que j'ai dit : un entraîneur qui perd est un entraîneur menacé. Je n'ai rien dit d'autre l'autre jour, mes propos ont été mal interprétés. Francis fait ce qu'il peut avec l'effectif qui est le sien en ce moment. Ce qui serait bien, maintenant, c'est que celui-ci nous permette de toucher à la trêve sans être trop décroché au classement. »
    Justement, l'hécatombe qui frappe l'équipe vous amène-t-elle à reconsidérer la venue d'un renfort dans les semaines à venir ? « C'est une possibilité. Il faudrait peut-être songer à renforcer notre secteur offensif. Mais pour l'instant, nous n'avons pas de piste sérieuse. Le dossier est en attente. »

     On s'est aimé comme on se quitte
    Les voisins lorrains se séparent bons amis : au terme d'un derby calme à tous points de vue, Metz a utilisé ses moyens du moment pour tenir Nancy en respect, faute de mieux.
    Pont-à-Mousson a finalement remporté le derby lorrain entre Metz et Nancy, hier, au stade Saint-Symphorien. Spectacle moyen, calme olympien, match nul et balle au centre. La Ligue 1 n'a évidemment pas attendu cette explication régionale entre le deuxième du hit-parade et le constant dernier de la classe pour dresser le constat de son dénuement. Pour tout dire, le côté glamour de l'affaire ne constituait ni la préoccupation des Messins, engagés dans une longue et incertaine chasse au doute, ni celle des Nancéiens, tout heureux de se retrouver dans le sillage du roi Lyon, et qui donnent de plus en plus l'impression de s'en contenter. Remarque entendue de la bouche d'au moins trois émetteurs nancéiens, hier soir, dans la nuit tombant sur Saint-Symphorien : « Nous avançons. Moins vite, mais nous avançons. »Pour la première fois de la saison, l'ASNL vient d'enchaîner deux matches sans en gagner un seul. Après le résultat nul concédé le dimanche précédent à la rébellion sochalienne et permis par un très favorable concours de circonstances (1-1), Nancy a de nouveau lâché deux points, hier, à Metz.
    C'est une question de point de vue, évidemment : après coup, Pablo Correa penchait plutôt pour la thèse de la bonne opération. « Un nul à l'extérieur constitue toujours un bon résultat, a estimé l'entraîneur nancéien. Surtout si, derrière, nous sommes capables d'assurer le coup à la maison. » En l'occurrence face à Bordeaux, samedi, pour le quarantième anniversaire de l'ASNL. Le prétexte de la venue d'Amiens, mardi, en Coupe de France, a cependant permis à Pablo Correa de ne pas penser à demain, qui vient toujours un peu trop vite. A chacun sa vérité. Le huitième de finale qui attend Metz, mardi également, mais à Marseille, servira à Francis De Taddeo « à mieux indiquer notre potentiel actuel ». Au soir de la douzième apparition du promu en Ligue 1, pareil aveu de tâtonnement pourrait prêter à sourire, en tout cas à étonnement, si Metz n'en était pas à devoir envisager la suite sans plusieurs joueurs censés donner corps à son ambition de maintien (Barbosa et Cardy jusqu'à la fin de l'année, Gygax, Renouard et Strasser pour encore quelques jours).
    Avec l'intronisation d'un Flavien Belson ou de nouvelles responsabilités confiées à Miralem Pjanic, « l'équipe expérimentale » composée hier par l'entraîneur messin a au moins réussi à repousser le doute à distance respectable, au moins jusqu'à Toulouse où elle se produira dimanche prochain. Ce Metz-là a même réussi là où celui aligné face à Strasbourg, Lyon, Bordeaux ou Lille avait échoué. A l'arrivée, ça ne fait qu'un point. « Dans notre situation, répond De Taddeo, chaque point est bon à prendre ». Selon les prévisions officielles, il en reste onze à prendre au cours des sept journées qui séparent Metz de la mi-parcours, afin d'entretenir l'illusion du maintien.
    Comme de juste, les voisins de palier se sont quittés bons amis au terme d'un match tranquille, mieux entamé par Nancy, plutôt bien fini par Metz. Grâce à la vigilance accrue des défenseurs mosellans, les Nancéiens n'ont jamais mis à contribution leurs nombreux coups francs de la première période. A cause d'une imprécision qui dure dans le dernier geste, les Messins n'ont jamais réussi à concrétiser leurs rares possibilités de but, payant sans doute, une fois de plus, l'isolement de leur seul et unique attaquant de pointe. « Vingt-quatre points en onze matches, a lâché Pablo Correa, c'est une très bonne moyenne. » A qui le dit-il...
    Pour finir, puisque le pire flottait dans l'air, le derby lorrain n'a donné lieu à aucun débordement à même d'en perturber le déroulement. « Les rencontres rendent intelligent », avait prononcé Albert Jacquart, de passage la veille à Nancy. La proposition du scientifique s'est même appliquée au derby lorrain. Il ne faut jamais désespérer de la nature humaine.

    Pjanic, la jeunesse influente
    La production messine s'est débridée après la première demi-heure de jeu. L'influence de Miralem Pjanic n'y est pas étrangère.
    Marichez. Il a rempli son contrat. Un premier arrêt sur une tête d'André Luiz (16e) et un ballon boxé sur un coup franc vicieux de Gavanon (18e) l'ont placé sur la bonne voie. Bien aidé par le manque de précision de Puygrenier (84e), il a montré un visage rassurant.
    Cubilier. Plus en jambes qu'il y a une semaine à Nice, il a répondu présent dans la majorité des duels. En apportant, par à coup, son soutien dans la moitié de terrain adverse, comme sur ce centre à destination d'Effa-Owona (54e). Ce fut sa dernière touche de balle, blessé à la cuisse, il a cédé sa place à Gaëtan Bong. De retour après huit mois d'absence, celui-ci a pris position dans le couloir gauche jusque-là occupé par Stéphane Léoni. Avec volonté et rigueur.
    Diop. Un bon retour dans les pieds de Fortuné, bien servi par Kim (34e). Serein, sauf sur ce centre de Gavanon (69e) : son incompréhension avec le gardien n'a pas eu de conséquence dommageable pour le camp messin.
    Bassong. Il s'est emmêlé les pinceaux dans les premiers instants de la partie, sur un centre de Hadji, mais il a très vite repris le dessus. Avec beaucoup d'abnégation, il a participé à stabiliser la défense.
    Léoni. Dans le couloir gauche pour commencer, à droite après la sortie de Cubilier, il s'en est sorti sans encombre. Deux centres intéressants pour Pjanic (41e) et Effa (70e). Averti à la 56e.
    C. Gueye. Un début de match en retrait, compréhensible par sa position nouvelle sur l'échiquier messin : monté d'un cran et chargé du flanc droit du milieu de terrain, il s'est montré plus percutant par la suite. Méritant.
    Agouazi. Il a relevé le défi physique, au détriment, peut-être de son rôle d'animateur. Sa propension à conserver le ballon et à jouer vers l'arrière a parfois ralenti le jeu. Plus à l'aise et plus productif après la pause, lorsqu'il s'est mis à regarder en direction du but nancéien.
    Belson. Nouveauté parmi les nouveautés du schéma messin, il a relevé le challenge de sa première titularisation avec caractère (averti à la 6e). Remplacé par Vincent Bessat (75e).
    François. Milieu axial à l'accoutumée, il a démontré sa capacité d'adaptation en héritant du flanc gauche. Audacieux, comme sur cette tentative de grand pont sur Chrétien (26e), et combattif.
    Effa-Owona. Associé à Pjanic dans un premier temps, il a eu du mal à se défaire de l'emprise de la charnière nancéienne. Mais il ne s'est pas ménagé. Sa frappe instantanée, sur un service d'Agouazi, a frôlé le poteau de Bracigliano (38e). Plus isolé par la suite, il ne s'est que trop rarement trouvé en position d'influer sur le tableau d'affichage.
    Pjanic. Une entame de match timide. Etonnamment placé aux avant-postes, il a donné une image plus représentative de ses facilités balle au pied une fois revenu à son poste habituel de milieu de terrain. Entreprenant, il a été à l'origine de la plupart des bons coups messins en seconde période (averti à la 66e).

    Seule la sagesse des supporters a gagné
    On nous a chloroformé les supporters des deux camps ! A force de leur répéter dans la semaine de garder leur calme, ils se sont mis au diapason de l'un des derbies les plus ternes de l'histoire des deux clubs.
    Cher Jean, tu reviens (sic) quand ? Tu nous manque beaucoup. » Même si saint Symphorien est bourguignon d'Auxerre, je ne suis pas sûr que les Auxerrois seraient contents de savoir que les Messins réclament leur ancien entraîneur. Une pancarte du côté des gradins de Génération Grenat qui illustre l'état d'esprit actuel des plus fanatiques soutiens des Grenats, et qui rappelle que contre Strasbourg, les supporters s'étaient surtout mis en colère contre le jeu pratiqué à Saint-Symphorien. Metz s'appuie sur ses monuments. Avant le début de rencontre, Génération Grenat a déployé au-dessus des têtes un superbe tifo grenat, « Ici, c'est Metz », représentant des monuments messins comme la Cathédrale, la porte Serpenoise. Du côté des supporters de l'AS Nancy-Lorraine, on a manié l'humour : « Contre votre impuissance, Messins, prenez du viagra. » Les hommes de Correa auraient pu en prendre aussi, hier. Mais dans l'un et l'autre gradin, on a vu également apparaître des banderoles œcuméniques aux couleurs de la Lorraine. Des nostalgiques de l'idée d'un grand stade et d'un grand club lorrain à Pont-à-Mousson ?
    Manque d'agressivité. Les 20 000 spectateurs ont été frôlés, ce qui est peu pour le derby lorrain si l'on tient compte des milliers de Nancéiens montés à Metz. Etonnant de voir la plupart du temps les supporters de la Horda Frénétik 97 assis sagement et ceux de Génération Grenat ne levant leurs bras qu'à de rares occasions. On ne se plaindra pas du manque d'agressivité des supporters mais comme disait un confrère : quand on parle plus de la tenue dans le stade du public que du jeu sur le terrain, ce n'est guère rassurant pour le club. Le beau football et les résultats positifs suffisent au bonheur donc à l'attitude positive des supporters. Dans une seconde mi-temps où les Grenats attaquèrent plus le ballon et se procurèrent des occasions, un peu de chicaïa entre les joueurs nancéiens et messins devant la surface de Marichez déclencha un peu d'animation dans les tribunes. Si les supporters ne sortirent pas de leurs gonds, que dire des Nancéiens, quasi coleader de L1, anesthésiés par la lanterne grenat et réalisant à Saint-Symphorien l'un de leurs matches les moins saignants depuis le début de saison. Curieusement, comme libérés au coup de sifflet final, les supporters des deux camps commencèrent à s'invectiver après la rencontre. Mais cela ne dégénéra pas dans le stade, chaque équipe étant très fournie en encadrement de stadiers jaunes et orange.
    Bagarre entre supporters rue Lafayette. Dès 13h, les abords du stade Saint-Symphorien grouillaient de CRS en patrouilles à pied ou dans de nombreux véhicules blancs. Sachant pertinemment que les environs du stade étaient verrouillés par la sécurité, la police, les supporters messins et nancéiens se sont sérieusement castagnés à l'angle du Passage du Sablon et de la rue Lafayette, mettant en péril la brasserie PMU du coin.

    October 27

    Les temps ont changé...

    (Quotidien l'Equipe) : Les temps ont changé

    Club phare de la Lorraine pendant des années, le FC Metz a perdu son avantage. La dynamique est maintenant à Nancy.

    METZ –

    ILS NE VEULENT pas voir ça. Saint-Symphorien ne sera même pas plein, tout à l’heure, pour le derby lorrain. Cette désaffection en dit long sur l’indifférence que suscite désormais le FC Metz auprès des siens. Nancy, deuxième derrière Lyon avec un match en moins, a l’occasion de reprendre la tête de la Ligue 1 quand son adversaire se débat trop près d’une L 2 à peine quittée. « C’est la première fois qu’on aborde un derby dans cette situation- », admet Carlo Molinari. Pour ne pas avoir su tirer profit de l’élan impulsé par la génération Pires, à la fin des années 90 (voir infographie), son club a maintenant un mal fou à garder sa place au sein de l’élite. En 2002, Metz descend après trente-cinq ans de présence ininterrompue au plus haut niveau. Durant cette même période, Nancy en a vécu quatorze en D 2. Et si Metz remonte en 2003, laissant Nancy en L 2, les apparences sont trompeuses. Car le mouvement est déjà chez son voisin, mené depuis quelques mois par le duo Correa-Fischer. En 2006, Metz descend une nouvelle fois et termine pour la première fois depuis 1983 derrière Nancy, resté en L 1. Il y a dix ans, la dynamique était messine, elle est à Nancy maintenant. « Les temps changent, constate Francis De Taddeo, à Metz depuis vingt ans. Nos trajectoires sont différentes mais cela ne date pas de cette année. Cela fait quatre ou cinq ans. La démonstration est limpide. C’est un club qui a construit son équipe petit à petit et on a essayé de faire comme eux quand ils sont remontés. Mais il ne faut pas nous comparer au Nancy d’aujourd’hui, on a trois ou quatre ans de retard. »

    Après quelques années de tâtonnement, Jacques Rousselot, le président nancéien, a constitué autour de lui une équipe restreinte et confié la direction sportive à un seul homme, Pablo Correa, à qui il vient d’offrir un horizon unique en L 1 (2012). Devenu président au moment où l’ASNL était fondée, il y a quarante ans, Carlo Molinari a, lui, décidé l’année dernière d’associer Francis De Taddeo, promu du centre de formation au banc des pros, à Joël Muller, l’entraîneur de la descente, devenu directeur technique. Les deux hommes sont très attachés à leur club mais le regard qu’ils portent sur lui n’est pas toujours le même. Cette semaine, on a aussi cru comprendre que Molinari n’écartait pas l’hypothèse d’un changement de technicien en fonction des prochains résultats. À Nancy, cela fait longtemps qu’on ne s’est plus posé la question de l’entraîneur. Si la santé de l’équipe première détermine pour beaucoup ce renversement de tendance, elle ne suffit pas à le dépeindre. Quand Rousselot déborde d’ambition, Molinari, lui, semble parfois se résoudre à l’idée que son club n’a plus les moyens de viser grand-chose.

    En janvier, Metz a présenté son projet « Grenat 2010 » qui prévoit l’agrandissement du stade et la création d’un complexe commercial et hôtelier pour dégager un budget de 40 millions d’euros. Mais ce beau dossier est bloqué par l’approche des municipales. À Nancy, il y a aussi des élections en mars et Rousselot ne rate pas une occasion de mettre la pression sur les collectivités locales pour obtenir ce qu’il veut. « Nancy n’a jamais connu autant de succès, mais il ne faut pas être euphorique. Il faut se remettre en question en permanence, prévenait- il cette semaine.

    Si on ne veut pas être dépassés par les clubs qui sont derrière nous en termes d’infrastructures, il faut augmenter la capacité du stade pour élargir nos ressources et faire de Nancy une place forte du foot en France. Je crois qu’on est capables d’accueillir à terme 32 000, voire 35 000 spectateurs. Je pense à l’Euro 2016 que la France va peut-être organiser et je ne veux pas que Nancy passe à côté. »

    Nancy veut grandir

    Il y a cinq ans, alors que son club rassemblait tout juste 1 500 abonnés, Rousselot avait lancé une politique d’abonnements à bas prix qui allait ramener le public nancéien dans son stade, le rajeunir aussi. Les résultats ont fait le reste. Le club mosellan, lui, n’a jamais su capitaliser sur ses prémices de dynamique sportive, lors des deux remontées. La saison dernière, il avait perdu presque mille personnes par rapport à son précédent passage en L 2 et, cet été, certains abonnés ont dénoncé une augmentation prohibitive des tarifs. La rupture entre l’équipe et une partie de son public est consommée et les incidents du dernier match à domicile ne vont pas améliorer les recettes. Hier après-midi, seulement dix-sept mille tickets pour le derby étaient partis. Malgré une capacité plus importante (26 700 places contre 20 000), Saint-Symphorien est moins garni que Marcel-Picot cette saison (17 181 spectateurs de moyenne contre 18 373) alors que Metz, qui a toujours eu un potentiel supérieur, a déjà accueilli Lyon et le PSG. Surtout, l’ASNL revendique presque trois fois plus d’abonnés (12 600 contre 5 000) et de partenaires (400 contre 150).

    Mais il y a un autre match à jouer cet après-midi et, malgré les apparences, celui-là n’est pas encore gagné.

    Formation :

    Avantage Metz

    HEUREUSEMENT pour Metz qu’il reste la formation. Le centre messin, troisième au dernier classement de la direction technique nationale, reste une des rares satisfactions du club. Le seul domaine où il est encore devant Nancy. « On est largement en avance », estime même Francis De Taddeo, qui en a été le directeur pendant dix ans. Plus de la moitié de son effectif en est issu. Partenaire de l’école Génération Foot à Dakar, Metz va bientôt y inaugurer son propre centre de formation. Nancy travaille cependant pour rattraper ce retard.

    Même dans ses heures les plus sombres, le centre nancéien a toujours bien fonctionné (dans l’effectif actuel, douze joueurs l’ont fréquenté), malgré des infrastructures désuètes. Depuis 2000, les collectivités locales ont investi près de six millions d’euros sur le site de la forêt de Haye et considérablement amélioré les conditions d’entraînement et d’accueil. « Il y a quelques années, quand on était sur un jeune Lorrain, on avait beaucoup de mal à l’attirer, maintenant c’est beaucoup plus facile », indique Patrick Hesse, le directeur du centre nancéien. Cette année, l’ASNL a décidé d’investir pour étoffer son réseau d’observateurs et améliorer son recrutement. « Metz a entamé le travail d’observation et de préformation avant nous, explique Hesse. Mais on l’a aussi mené étape par étape. On s’est d’abord attaqué à la préformation puis à l’école de foot. On nous reprochait notre élitisme.

    Apaisement espéré

    LES INCIDENTS, qui avaient conduit à l’interruption de Metz-Strasbourg (1-2), le 6 octobre, laissaient entrevoir le pire pour le derby lorrain. Depuis, huit personnes ont été interdites de stade et les dirigeants messins ont affirmé leur sérénité.

    « Je suis convaincu que le match se passera dans des conditions convenables quel que soit le résultat », assure Carlo Molinari, le président de Metz. Entre 200 et 230 stadiers seront déployés et à peu près autant d’effectifs policiers. Lundi, Jacky Ancel, le directeur de la sécurité du FC Metz, a rencontré les représentants des associations de supporters mais aussi deux personnes qui appartiennent à la mouvance dure, appelée la « Faction », mise en cause après Strasbourg. Tous auraient exprimé des regrets. « Ils reconnaissent qu’ils ont dépassé les bornes, explique Ancel. Je fais confiance aux associations, ce sont des gens responsables. Pour la “Faction”, je ne baisse pas la garde. »

    Côté nancéien, le club a organisé le déplacement de1 156 supporters, encadrés par soixante-quinze stadiers.

    Le style de jeu, le classement, l'impact médiatique : tout les oppose !

    Le derby des extrêmes

    Nancy, leader en puissance, en visite chez son voisin, pâle dernier de Ligue 1. De retour à Saint-Symphorien, où Metz n'a plus gagné depuis six mois, le derby lorrain est placé sous le signe du déséquilibre.

    Jusqu'ici, tout était clair. Metz ne gagnait (presque) jamais, à la différence par exemple de son voisin nancéien, qu'il reçoit cet après-midi à l'occasion du derby lorrain de retour en Ligue 1 : lui ne perd (presque) jamais. Metz figurait même un dernier de la classe étonnant de régularité et remarquable de ténacité, notamment grâce à un parcours domestique défiant toute concurrence : quatre défaites, un nul, zéro victoire et, pourtant, le calme plat. Et voilà qu'à l'approche d'un rendez-vous déjà angoissant à plus d'un titre, un avatar dans sa communication est venu ajouter son lot de confusion à une situation qui, il est vrai, commençait à paraître trop limpide.
    Dans un milieu où la confiance qu'un président renouvelle à son entraîneur n'annonce jamais rien de bon, Francis De Taddeo aura finalement été heureux d'apprendre que Carlo Molinari l'avait ouvertement critiqué, mardi matin, avant de le conforter dans l'après-midi. S'il s'agissait d'inciter les joueurs à se battre pour l'entraîneur à qui la plupart doivent leur place en Ligue 1, alors la méthode tiendra du génie si, ce soir, le vingtième s'offre le deuxième. Sinon, il n'y aura plus qu'à la citer en exemple de ce qu'il ne faut pas faire, dans toutes les écoles de communication du pays. Ce n'est décidément pas l'automne du FC Metz, déjà victime d'un été meurtrier, et les nouvelles arrivées hier en provenance de l'infirmerie n'annoncent pas un hiver plus réjouissant. Vivement le printemps ? Jusqu'ici, donc, rien ne va bien, alors qu'arrive le leader potentiel : deuxième à deux points de Lyon, Nancy compte un match en retard (joué à Toulouse début décembre), en plus de la défense la plus hermétique de Ligue 1 (7 buts encaissés), tout en annonçant la deuxième attaque (19 buts marqués). Tout sépare les voisins lorrains, pas seulement dix-huit points au classement. Fort d'un effectif stable, animé d'idées convaincantes, alignant les performances, suivant un ordre logique, Nancy réussit tout, et tout réussit à Nancy, là où Metz échoue dans tout ce qu'il entreprend, la maladresse pour principal trait de caractère, accumulant les pépins comme autant de balises sur son chemin de croix. Avec moins de cinq points en douze journées, quand bien même il espère toujours pouvoir en compter dix-sept à mi parcours pour entretenir l'espoir, Metz pourrait sérieusement commencer à envisager de retrouver la Ligue 2, théâtre de son dernier succès à domicile, le 28 avril dernier : en six mois, deux équipes de Ligue 2 puis cinq équipes de Ligue 1 ont ramené de bons souvenirs de Saint-Symphorien. Partant de là, la tentation deviendrait forte de considérer déjà les Messins comme de parfaits locataires de l'étage inférieur.
    Programmé en ouverture de la 12e journée de championnat pour raison de sécurité, Metz - Nancy oppose officiellement deux candidats au maintien même si, en l'espèce, le leitmotiv nancéien a quelque chose de cynique, volontairement ou non. C'est entendu, les retrouvailles de ce soir ne régleront pas une quelconque histoire de suprématie régionale, acquise à la cause sudiste depuis deux ans et pour plusieurs mois encore. Ce détail là n'est qu'affaire d'environnement, sans nécessiter la tenue d'un Grenelle sur la question. Mais à l'heure où, au nord, seule gagne la colère, le derby des extrêmes ne doit pas devenir une tribune pour extrémistes. Allez en paix !

    Tony Chapron : « Un match comme un autre »

    Tony Chapron, 35 ans, dirigera aujourd'hui le premier derby lorrain de sa carrière. Sans état d'âme.

    Monsieur Chapron, ce Metz - Nancy sera-t-il votre premier derby lorrain ? « Oui. J'ai déjà eu le plaisir d'officier à l'occasion d'autres derbys, comme Lyon - Saint-Etienne ou Ajaccio - Nice, mais jamais pour Metz - Nancy. »
    Ces rencontres se préparent-elles différemment lorsqu'on est arbitre ? « Non, cela reste un match de Ligue 1 comme un autre. Ce sont surtout les supporters qui y accordent une attention plus marquée. »
    Les incidents survenus le 6 octobre dernier à Saint-Symphorien, durant Metz - Strasbourg, nourrissent-ils votre inquiétude ? « Non. Vous savez, un arbitre doit être sensible à ce qui se passe en dehors du terrain, mais sa mission se concentre avant tout à la bonne tenue du match sur le terrain. Ce qui est arrivé l'autre soir est simplement dommage pour le club de Metz. »
    En cas de problèmes dans les tribunes, un arbitre peut-il, de son propre chef, décider d'arrêter un match ? « Jamais. Ce type de décision est pris à plusieurs, en l'occurrence après concertation entre l'arbitre, le responsable des forces de l'ordre et la Préfecture. Une cellule de crise en quelque sorte... L'essentiel reste que la sécurité du public et des joueurs soit assurée. »
    Avez-vous ou attendez-vous de recevoir des consignes particulières avant ce rendez-vous ? « Non. Je vais vraiment m'y préparer comme d'habitude. »
    Parler à l'ensemble des joueurs, avant le match fait-il partie de vos habitudes ? « Ça m'arrive. Mais la plupart du temps, je ne fais que m'adresser aux capitaines des deux formations. »
    Pris séparément ? « En règle générale oui. Mais samedi soir, je les verrai probablement ensemble.»

    Correa : « Metz a des qualités »

    Pablo Correa : « S'il y a eu baisse de régime c'est de ma faute. »

    • Pablo Correa, considérez-vous ce derby comme un match particulier ? « Il y a trois points en jeu, il faut les prendre. C'est pas parce que c'est Metz qu'il faut élever le degré d'agressivité. C'est le contexte qui me dérange un peu sinon j'ai les mêmes craintes que tous les samedis. Ce match est particulier dans l'attente des gens. Ce qui s'est passé contre Strasbourg n'arrive pas tous les week-ends. Je vais souvent voir des matchs à Metz et j'ai toujours été très bien reçu. Ce qui me gêne, c'est quand des familles sont en danger comme avec Feyenoord la saison dernière. Pour eux, la sécurité n'est pas aussi bonne que pour les joueurs qui sont bien protégés aujourd'hui. »
    • Retournons la question, ce match sera-t-il différent pour Metz ? « Derby ou pas, tout le monde le vit différemment mais, vous savez, si vous donnez la possibilité aux Messins de gagner 36 matchs et de perdre deux fois Nancy, ils signent tout de suite. »
    • Le FC Metz a-t-il les qualités pour vous contrarier ? « Bien sûr que Metz a des qualités. On ne monte pas dans ce championnat par hasard. Je n'ai pas à commenter les problèmes de Metz. Ils leur appartiennent. »
    • Le nul face à Sochaux nourrit-il des inquiétudes à Nancy ? « On sait pertinemment qu'on ne gagnera pas tous les matchs. C'était une contre-performance parce qu'on souhaite que les équipes subissent une certaine loi à Picot. Peu importe l'adversaire, un nul chez nous sera toujours une contre-performance, même si on reçoit Lyon. J'ai toujours le souci de régler les problèmes mais je ne suis pas inquiet, mes joueurs sont des humains. Si ça tient à la trêve, il n'y a qu'un seul fautif, c'est moi car je n'ai pas voulu faire de match amical. S'il y a eu baisse de régime, c'est de ma faute. »

    « En Uruguay rien à voir »

    Le derby n'empêche visiblement pas Pablo Correa de dormir. Pour cause, l'entraîneur a connu pire en Uruguay. Retour à Montevideo : « Ça n'avait rien à voir. C'était à la limite de la débilité et par moments bien au-delà. Déjà, tout le pays se paralysait pour un match de foot, une semaine avant et une semaine après. On n'avait pas seulement peur de perdre mais aussi de gagner et de tomber dans un traquenard à la sortie. Il y avait au minimum 60 000 personnes pour les derbys. La folie. Je me rappelle même que les supporters allaient jusqu'à l'administration, un bâtiment vitré, pour jeter des pierres dessus. Le siège était loin en plus. Au moins 25 minutes de marche qui ne servaient même pas à les refroidir. Ça montre comment on peut être débile. » On relativise soudain ce Metz-Nancy...

    De Taddeo : «Du niveau de Lyon»

    Francis De Taddeo : « prendre douze points jusqu'à la trêve »

    • Francis De Taddeo, comment envisagez-vous ce contexte propre à un derby qui s'ajoute à celui de l'obligation de victoire ? « Il reste huit journées jusqu'à la trêve et nous avons fixé un objectif de douze points à remporter d'ici là, afin d'engager les matches retour avec un optimisme raisonnable. Il se trouve que nous affrontons Nancy, mais nous devons seulement voir dans ce match une opportunité d'avancer dans notre challenge. »
    • En plus d'être votre voisin, Nancy est l'une des toutes meilleures équipes du championnat. Un adversaire redoutable ? « Nancy marche fort, jouit d'une grosse expérience collective, a plus de métier que nous. C'est pourquoi je trouve votre comparaison déplacée (lire Le Républicain Lorrain d'hier) à propos de notre jeu et de notre début de saison. La vraie comparaison, ce serait entre le Nancy d'il y a trois ans et le Metz d'aujourd'hui. Qu'on nous laisse travailler sereinement et retrouver tout notre effectif. Je rappelle qu'avec une victoire contre Strasbourg, ce qui aurait dû se produire (défaite à domicile, 1-2, le 6 octobre), nous en serions à huit points, et le tableau ne serait pas aussi moche. »
    • Vous êtes au vert depuis jeudi. Dans quel but ? « Le côté émotionnel de l'événement présente des risques, même si ses effets se mesureront une fois sur le terrain. En attendant, nous parlons d'autre chose : d'unité, de travail sur nous mêmes. Ce qui nous attend, c'est un match du niveau de Lyon (défaite à domicile, 1-5, le 15 septembre). J'en attends plus de réussite, et une meilleure issue. »

    Sans Aguirre ni Delhommeau

    Wilmer Aguirre ne disputera finalement pas le seul match qu'il était certain de jouer. Annoncé partant certain, dès mardi, par Francis De Taddeo, l'attaquant péruvien s'est aussitôt blessé à la cheville et, hier, « la douleur ne s'était pas estompée », a indiqué l'entraîneur messin. Pas de Wilmer Aguirre donc sur le front de l'attaque messine, et pas de Pascal Delhommeau non plus. Egalement touché à la cheville, le milieu de terrain ou défenseur messin a effectué un essai, hier après-midi, qui s'est révélé vain. Compte-tenu du taux de remplissage élevé de l'infirmerie, ajouté à quelques choix radicaux comme la mise à l'écart de Papiss Cissé ou celle de Luis Delgado, le groupe de dix huit constitué pour disputer le derby recèle quelques surprises : Flavien Belson, Oumar Pouye et Kyoung-Jun Ou en font de nouveau partie, comme samedi dernier à Nice (défaite 3-1). Systématiquement aligné parmi les titulaires, lors des deux dernières mises en place à l'entraînement, Belson devrait même devenir, cet après-midi, le vingt-sixième titulaire différent, au treizième match de championnat. Quant à Abdoulaye Baldé et Gaëtan Bong, ils apparaissent quant à eux sur la feuille de match pour la première fois.
    Après s'être essayé au 4-4-2, jeudi, avec une paire offensive alors composée de Momar N'Diaye et Emmanuel Effa, la disposition semblait différente, hier, Miralem Pjanic apparaissant en soutien de Momar N'Diaye. La synthèse est attendue cet après-midi : hier, Cheikh Gueye était monté d'un cran, Eric Cubilier reprenant place sur le flanc droit de la défense.

    Deux mois de plus pour Barbosa et Cardy

    La série noire continue dans la galaxie grenat. Elle touche deux joueurs déjà absents de longue durée en début de saison. Opéré, fin juillet, d'une fracture de contrainte au pied gauche, Julien Cardy va devoir repasser sur le billard afin d'enlever la plaque posée lors de la première intervention afin de consolider l'os fracturé. Quant à Cédric Barbosa, il est rentré de Nice samedi dernier le genou gauche gonflé. Des examens passés hier ont révélé une lésion du ménisque extérieur qui nécessitera, pour lui aussi, une opération en début de semaine prochaine.
    Pour les deux milieux de terrain, l'arrêt prescrit s'élève à deux mois. On ne les reverra donc pas sur le terrain en 2007. « Nous déciderons dimanche ou lundi de ce qu'il y a lieu d'envisager », affirme Francis De Taddeo, interrogé sur l'éventualité de recruter un milieu de terrain avant l'ouverture du marché hivernal des transferts, le 1er janvier. « En attendant, ajoute l'entraîneur messin, nous allons déjà essayer de régler le problème de Nancy. » Les jours se suivent, les ennuis s'accumulent et assombrissent davantage l'horizon messin.

    21 joueurs sur le pont

    Comme Metz, Nancy s'avance vers une semaine à trois matchs (Amiens mardi, Bordeaux samedi). Dans cette perspective, Pablo Correa a choisi de maintenir son effectif en éveil en convoquant un groupe de 21 joueurs pour le derby. Trois d'entre eux seront écartés aujourd'hui. Il s'agira vraisemblablement de Lapeyre, Sarkisian et Zerka. L'entraîneur devrait par ailleurs reconduire un onze très classique dans la configuration habituelle du 4-2-3-1, avec le retour de Puygrenier dans l'axe et la titularisation de Chrétien et Biancalani sur les côtés. Rien que de très classique. La tentation existe toutefois de ménager Kim (béquille) et Hadji, absent cette semaine pour cause de déplacement au Maroc.

    La pelouse a supporté

    Le pire était à craindre avec l'organisation d'un match exhibition de rugby sur une pelouse de football d'à peine plus de trois mois d'existence. Finalement, le passage des joueurs de l'équipe de France des moins de vingt ans et d'une sélection africaine n'a pas laissé trop de traces sur le terrain de Saint-Symphorien. Par bonheur, le temps était sec, sur la Lorraine, le 10 octobre dernier. « Et les jardiniers ont accompli un bon travail », affirme Francis De Taddeo dans une forme d'hommage. Vérification en fin d'après-midi.

    CFA : Metz, enfin la bonne formule ?

    Au repos forcé la semaine dernière pour cause de Coupe de France, les Messins renouent avec le championnat à domicile, demain, face au Red Star.
    FC Metz. 10e avec 19 pts (2V, 4N, 3D). Les trois dernières rencontre : nul à Lyon (1-1), défaite face à Croix-de-Savoie (1-3), nul à Jura-Sud (0-0).
    Red Star. 8e avec 21 pts (3V, 3N, 3D). Les trois dernières rencontres : victoire face à Raon (2-1), défaite à Belfort (2-1), nul face à Vesoul (1-1).
    L'enjeu. S'imposer pour la deuxième fois à domicile. L'enjeu est aussi simple. Car le bilan des Messins à Delaitre est, pour le moment, peu flatteur : deux défaites, deux nuls pour une seule victoire (le 16 septembre face à Épinal, 3-1).
    L'effectif. Garcia toujours convalescent et Fernandes suspendu sont d'ores et déjà forfaits. Comme à son habitude, José Pinot désignera son groupe ce matin, à l'issue d'un ultime entraînement.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « Depuis le coup d'envoi de la saison, nous ne parvenons pas à mixer correctement les bons ingrédients, notamment à domicile. Une seule victoire à Delaitre, c'est nettement insuffisant. Il faut rectifier le tir en nous reposant sur les bonnes choses entrevues ça et là. Et peu importe l'adversaire... »
    FC Metz - Red Star, Stade Delaitre, demain (15h)

    Tout à perdre, trois points à gagner: l'orgueil suffira-t-il ?

    (Site officiel FC Metz) : Metz - Nancy, 12ème journée de Ligue 1
    Samedi 27 octobre à 17h10, Stade Saint-Symphorien
    Arbitre : Monsieur Chapron

     De l’orgueil !

    On pensait les Messins lancés après deux victoires en déplacement à Caen et Bordeaux. Mais ils coincent toujours à Saint-Symphorien. Quoi de mieux qu’un derby lorrain pour aiguiser leur appétit de victoire ?

    Quel drôle de derby. Les Grenats, forts d’un bilan largement en leur faveur dans les confrontations directes (12 victoires, 5 nuls, 6 défaites), avaient l’habitude de recevoir le voisin nancéien en favoris. Cette fois, c’est bel et bien dans la position du plus faible qu’ils s’apprêtent à jouer cette première manche sur leur pelouse. Il faut dire qu’en seulement onze journées de Ligue 1, la distance entre Metz et Nancy s’est considérablement allongée. Les parcours des deux clubs depuis le coup d’envoi du championnat sont diamétralement opposés : 7 victoires, 2 nuls et 1 défaite pour Nancy ; 1 victoire, 2 nuls et 8 défaites pour Metz ! Au classement, la formation mosellane accuse donc un retard de dix huit points… Voilà qui est loin de faire honneur à un rang de leader régional plus franchement au goût du jour depuis la remontée de l’ASNL en 2005. Seule une victoire dans une confrontation directe pourrait atténuer cet amer constat pour les supporters messins.
    Y parvenir commence doucement à ressembler à un petit exploit. Certes, les Rouge et Blanc se sont montrés moins fringants le week-end dernier face à Sochaux (match nul 1-1 à Picot). Mais ils restent une des équipes les plus en forme du championnat. « Ils sont en confiance, ajoute De Taddeo. Nancy évolue avec quatre joueurs offensifs performants, est solide derrière et maîtrise les coups de pieds arrêtés. C’est sans doute l’une des formations les plus difficiles à battre en ce moment. Il va nous falloir trouver des ressources exceptionnelles pour les contrer. » Le FC Metz, actuellement, ne semble pas en disposer. Avant l’ultime séance de l’entraînement de la semaine, le coach messin apprenait les absences prolongées de Cardy et Barbosa. Le forfait de Wilmer Aguirre, touché à la cheville, lui était déjà connu.
    Si les pépins s’additionnent, laissant à penser que la déveine a choisi de suivre le Club à la Croix de Lorraine, ce n’est pas pour autant que les ressources humaines sont épuisées. Bien plus que cela, c’est de ressources mentales dont il sera question face à Nancy. De nombreux membres du groupe messin ont connu ces confrontations en équipes de jeunes et connaissent le chemin du succès. L’appui du public, même si le stade ne sera pas plein (un peu moins de 17 500 billets avaient trouvé preneurs vendredi soir), peut constituer une aide précieuse dans ce domaine. « Si nous n’avons pas la quantité, commente De Taddeo, j’espère que nous aurons la qualité, au niveau du comportement surtout. » Quels qu’en soient les enjeux sportifs, un derby entre Metz et Nancy n’est-il pas avant tout une fête du football lorrain ?

    Le groupe : Francis De Taddeo a communiqué le groupe qui affrontera Nancy demain à Saint-Symphorien.
    Le groupe : Marichez, Ebede – Bassong, Bong, Cubilier, Diop, Leoni, C. Gueye – Agouazi, Belson, Bessat, Ou, François, Pjanic, Pouye – Baldé, Effa, N’Diaye
    Blessés : Delhommeau, touché à la cheville ; B. Gueye,victime d’une tendinite au genou et Aguirre, blessé au pied, sont tous trois forfaits. Cardy, Barbosa, Gygax, Thomas, Renouard, Vivian, Strasser complètent la liste des blessés.
    Choix de l’entraîneur : Delgado, Cissé

    (R.L.) :

    1. Cinq matches, un nul, quatre défaites : sur sa pelouse de Saint-Symphorien, Metz n'a décroché qu'un seul point sur les quinze qui lui ont été proposés jusqu'ici. A cette inefficacité messine à domicile, répond l'efficacité nancéienne à l'extérieur : l'équipe de Pablo Correa a en effet remporté deux des quatre rencontres disputées loin du stade Marcel-Picot. Le bilan extérieur de Nancy est complété par un nul (Marseille) et une défaite à Lens. La seule fois où les Nancéiens ont été menés au score...

    «La règle du jeu». Interrogé sur le lien éventuel entre sa situation personnelle, à court terme, et le résultat de son équipe dans le derby de l'Est, Francis De Taddeo répond par une autre question : « Pourquoi aujourd'hui plus qu'il y a deux semaines ? ». « C'est la règle du jeu », ajoute l'entraîneur messin, conforté mardi après-midi par le président Molinari qui, le matin même, l'avait critiqué sur plusieurs points devant quelques journalistes. « Tout dépend aussi de la réponse de l'équipe, sur le terrain », termine De Taddeo.

    Diamétralement opposées

    Le miroir des trois derniers matches messins à domicile et des trois dernières prestations nancéiennes à l'extérieur renvoie l'image de deux formations radicalement opposées dans leur système de jeu.

    L'occupation des sols. La tendance se dégage depuis quatre, voire cinq saisons. Paradoxale à première vue, celle-là offre, quoi qu'il en soit, plus de crédit, autrement dit, plus de chances de s'imposer aux équipes passant la majorité du temps dans leur propre moitié de terrain. Nancy se reconnaîtra : au cours de leurs trois derniers déplacements (Marseille, Lens et Monaco), les joueurs de Pablo Correa ont passé 56 % du temps de jeu derrière la ligne médiane. Avec ses 55 %, comptabilisés dans le même délai, sur sa pelouse, Metz n'est certes pas très loin. Il n'empêche : là où Metz a perdu l'entier bénéfice de ses trois dernières prestations à domicile, Nancy a récolté quatre points loin de ses bases (un nul, une défaite, une victoire). La vitesse de transmission du ballon n'y est pas étrangère : il faut une moyenne de 2,05 touches de balle au joueur messin pour trouver une solution au-delà du rond central, là ou le Nancéien n'a besoin que d'1,60 touche en moyenne. Cet aspect des choses révèle autant les difficultés éprouvées par Metz à surprendre son adversaire que la plus grande disponibilité des joueurs Meurthe-et-mosellans autour du porteur. Leur positionnement et leur faculté à utiliser toute la largeur du terrain (34 % à gauche, 38 % à droite, pour 28 % seulement dans l'axe) aèrent le jeu et multiplient les possibilités de trouver la faille. A Metz, la part des ballons joués dans l'axe atteint 32 %.
    Des circuits révélateurs. Deux buts marqués, cinq encaissés pour le FC Metz, cinq buts marqués, quatre encaissés pour l'ASNL : derrière la différence d'efficacité palpable à la lecture du bilan comptable, s'en trouve une autre, perceptible à la lecture des circuits empruntés par les deux voisins. Côté messin, les échanges se concentrent entre les défenseurs latéraux et les milieux de terrains, aux abords de la ligne médiane : improductive, cette tendance à l'aller-retour se double d'une forte propension à jouer vers l'arrière (11 % des ballons transmis). Un bonheur pour l'adversaire qui en profite pour se replacer.
    A Nancy, la part des ballons remisés vers l'arrière n'est que de 8,5 %. Une partie de l'explication réside dans le plus grand nombre de solutions offertes par le schéma tactique employé et notamment dans la multiplicité des points de chute offensifs offerts par la présence de trois attaquants. Avec un seul homme aux avant-postes, Metz rétrécit indéniablement son champ d'action : qu'il s'agisse d'Effa, de N'Diaye ou encore de Cissé, l'attaquant messin, isolé, est rarement en mesure de décrocher pour venir demander le ballon. Et lorsqu'il est servi, le problème est le même : sous la pression directe de la défense adverse et privé de soutien immédiat, il éprouve une difficulté certaine à s'en servir à bon escient.

     Laurent Agouazi : « On joue notre survie en Ligue 1 »

    Faisant fi des perturbations qui ont émaillé l'actualité messine au cours des dernières semaines, Laurent Agouazi attire l'attention sur l'enjeu du derby. Pour le milieu de terrain, Metz n'a plus le droit à l'erreur.

    La mise au vert. A circonstances exceptionnelles, décision exceptionnelle : pour la première fois depuis le coup d'envoi du championnat, une mise au vert s'est immiscée dans l'agenda des joueurs messins. Jeudi soir, à l'issue de l'entraînement, tous ont pris la direction d'un hôtel du centre-ville, où ils également passé la nuit dernière. « Beaucoup de clubs le font systématiquement, nous, non. C'est une initiative qui ne nous a pas été imposée, précise Laurent Agouazi. L'idée a fait l'objet d'une discussion, tout le monde souhaitait que l'on se retrouve. Et ça s'est bien passé. On a pris notre repas ensemble, on a passé une bonne soirée... Sans trop parler du match. Un peu pour évacuer la pression, concède le milieu de terrain, même si elle sera évidemment palpable le jour du match. » Le moral. Près de trois semaines après avoir laissé filer une belle occasion de s'oxygéner contre Strasbourg, Metz aborde son deuxième derby dans des circonstances propices au doute. Ou quoi qu'il soit peu, dans un climat peu enclin à l'expression de la moindre part d'optimisme : « Le moral ? Il est ce qu'il est. On a un peu, comment dire ?... La tête dans les chaussettes. » Les jours écoulés n'ont rien arrangé, à l'image des grésillements entendus sur la ligne Molinari - De Taddeo. « Nous n'avons pas à discuter de ce qui se passe autour, coupe, net, le numéro 10 messin. Ce sont des paroles. Nous, notre boulot, c'est de jouer et surtout de gagner le match. Il faut appeler un chat un chat : contre Nancy, on joue notre survie en Ligue 1. Il nous faut huit points à la sortie de cette journée, c'est tout. »
    Le derby. « Il faudra rentrer sur le terrain avec un esprit de guerrier, poursuit Laurent Agouazi. Ne rien lâcher, être présent sur tous les ballons, être agressif devant le but tout en restant structuré. Tu n'es pas obligé d'être à sept devant pour marquer... Contre Strasbourg, on est parfois parti à l'abordage et ils ont fini par nous piéger. » Les regrets sont inévitables, aujourd'hui, à l'heure de recevoir le voisin nancéien, les poumons débordant de confiance. « Si nous avions ouvert le score et remporté les trois points, il n'y aurait pas eu de débordements dans les tribunes, pas de spéculations sur l'avenir... Mais voilà, nous avons failli dans notre mission. Il faut le reconnaître. »
    « Maintenant, il faut éviter de ressasser tout ça. Ce n'est pas qu'un derby qui nous attend, c'est aussi un match contre le deuxième du championnat, il ne faut pas l'oublier. Une victoire nous permettrait de créer une nouvelle dynamique avec nos supporters et de nous relancer vraiment. » Et pas de doute quant à la conscience collective : « Il y a eu beaucoup d'implication des uns et des autres, cette semaine, à l'entraînement. Tout le monde s'est montré plus attentif. » Un bon point, mais seulement un point de départ.

    De mémoire de Chrétien

    Le défenseur nancéien n'a jamais connu la victoire contre le FC Metz. Le derby, c'est aussi l'humiliation de 2003 pour lui. Sans rancune naturellement.

    Il faut se lever tôt, très tôt le matin, pour énerver Michaël Chrétien. De mémoire de vestiaire, les coups de colère du garçon font figure de collectors dans l'histoire nancéienne. C'est un calme, un gentil. « A Bâle, la saison dernière, je crois qu'il s'était un peu énervé, soutient Gaston Curbelo. Un joueur l'avait poussé. Dans ces moments-là, on le regarde, on rigole et il se marre aussitôt. » Chassez le naturel...En résumé, le latéral nancéien se contente d'être contrariant sur un terrain, par ses courses incessantes et un volume que son gabarit ne prédit pas. Contre Sochaux, dimanche dernier (1-1), il s'est d'ailleurs plié de bonne grâce à l'expérience d'un remplacement en charnière centrale, pour pallier l'absence de Puygrenier. Illustration : « Je suis content de retrouver mon côté et de récupérer Seb (Puygrenier) mais je suis aussi content de pouvoir apporter sur un autre poste. » Pas contrariant, non. Crème de coéquipier, le jeune défenseur est aussi un bonheur pour la presse. Le fameux bon client désigné par le jargon. Qui prend le temps de répondre, de se prêter à l'analyse. Le tout, sans se départir d'un sourire sans calcul, même lorsqu'on lui ressert de vieilles contrariétés. Souvenirs : « Le derby ? Je n'en ai jamais gardé de bons souvenirs, explique l'intéressé. Je n'en ai jamais gagné un seul avec les équipes jeunes. C'était nul ou défaite à chaque fois. Même en pro d'ailleurs. J'ai toujours perdu les derbys. » L'enfant du quartier Vand'Est a pourtant vécu les Nancy-Metz dans toutes les catégories. Formé à Vandœuvre puis à Madine, il est né au football dans ce contexte de rivalité exacerbée. « C'était toujours un peu la guerre lorsqu'on jouait un Mosellan, il y avait beaucoup de tension à l'époque, admet l'international marocain, mais il ne faut pas croire que les éducateurs nous conditionnaient. Ils nous apprenaient le respect. Sur le terrain, on y allait de bon cœur mais ça n'a jamais frité. Moi, en tout cas, j'en garde de bons souvenirs. »
    Un derby reste malgré tout au travers de la gorge du bon Chrétien. « Le 4-0 en 2002/2003 quand on était derniers. C'était ma première année en pro. Celui-là m'a vraiment fait très mal. On s'est tous sentis ridiculisés. Mais aujourd'hui, les choses sont complètement différentes. » Car l'ASNL n'est pas équipe à lorgner le rétroviseur. Sur ce point, Chrétien adhère au discours officiel d'une équipe qui privilégie la logique comptable du jour au sentimentalisme d'hier. « Pour nous, c'est seulement trois points en jeu ». Metz est donc un calcul et le derby de la littérature.

    Sécurité renforcée

    Si, comme le qualifiait le directeur de la sécurité du FC Metz, Jacky Ancel, le derby Metz-Nancy n'est pas une rencontre « à haut risque mais délicate », si 220 stadiers de Vigilance, filiale du FC Metz, auxquels s'ajoutent 72 de l'ASNL accompagnant les 21 ou 22 cars de supporters nancéiens, assureront la sécurité dans l'enceinte de Saint-Symphorien et 400 policiers à l'extérieur, prêts à intervenir en cas de débordements graves, il existe des règles et des interdictions individuelles.
    Chacun sait que les cannettes et boîtes de bière sont proscrites dans le stade, mais saviez-vous que cette interdiction s'étend aux grandes bouteilles d'eau en plastique. Seules sont autorisées les petites, les quarts ou demi-litres, à condition que le bouchon soit dévissé à l'entrée. Tout ça pour éviter que lesdites bouteilles, remplies, puissent être transformées en projectiles.
    Dans les interdictions classiques, il y a les fumigènes de toutes sortes, les hampes de drapeaux, de banderoles qui ne seraient pas souples ou d'un diamètre trop important pour pouvoir dissimuler des objets et projectiles potentiels à l'intérieur. « Les appareils photos et caméras sont autorisés mais pas les grands téléobjectifs, les pieds d'appareils » précise Jacky Ancel, qui complète son inventaire : « Pour ce qui est des porte-voix et autres mégaphones, nous en autorisons un par groupe de supporters. On me pose souvent la question des parapluies, dont certains peuvent être à bout pointu, donc dangereux dans une échauffourée. Si les parapluies sont autorisés individuellement, en couple ou famille, nous y regarderions à deux fois si un groupe de supporters se pointait au stade avec des pépins. »
    Les récentes interdictions de stade devraient faire réfléchir les plus excités, qui ne viennent pas à Saint-Symphorien pour voir du football mais chercher querelle aux supporters adverses ou, plus bête encore, à un groupe rival de supporters messins : le stade est surveillé, les gradins balayés en permanence par vingt-sept caméras reliées aux moniteurs du PC sécurité. Le moindre mouvement dans les gradins est très vite repéré. Ces images peuvent être visionnées à tout moment par la police et retenues comme preuves dans le cas de plaintes.
    Les supporters Messins auraient préparé plusieurs tifos pour rivaliser avec les Nancéiens, qui ont promis des surprises

    en direct sur canal +  Décryptage d'une diffusion

    Directeur de la rédaction football à Canal +, Cyril Linette revient sur les conditions de diffusion du derby.

    Cyril Linette, la diffusion du derby est-elle indirectement imposée par les débordements de Metz-Strasbourg ? « Oui et non. On s'est beaucoup interrogé sur Metz-Nancy car un derby nous intéresse toujours, mais nous avons remarqué que Nancy serait programmé quatre fois de suite. On veut être équitable. Nous avons donc tranché pour Saint-Étienne - Auxerre. Puis sont survenus les événements à Metz et la Ligue a avancé le derby pour des questions de sécurité. On ne pouvait pas faire un duplex avec les deux matches alors nous avons switché. On regrette simplement que la Ligue nous ait alerté quelques heures après notre choix. On n'est pas décideur dans l'affaire. » • Canal + qui n'impose pas son choix, c'est rare non ? « Vous plaisantez ? On travaille sous un nombre de contraintes très importants : le temps de récupération, les volontés de jouer le dimanche, les reports, la Coupe du monde de rugby... Quand vous mettez tout ça bout à bout, on est souvent entre contrainte et choix. Il y a une forme de démagogie de nos confrères journalistes : on pointe plus souvent du doigt le diffuseur que la Ligue. »
    • Jacques Rousselot a reproché à Canal + d'oublier l'ASNL en début de saison... « Il a dû se plaindre une fois et le phénomène a fait boule de neige. Des grands quotidiens se sont indignés mais combien de " une " ont-ils consacré à Nancy ? C'est un procès injuste. Nous regrettons une forme de précipitation car les choses sont revenues à la normale. Il faut aussi admettre que l'on ne fait pas la même audience avec Monaco-Nancy et Lyon-PSG. »
    • Depuis ce coup de gueule, les Guignols raillent régulièrement l'ASNL... « Aucune corrélation. Ils ont pris Nancy, exemple de réussite, pour écorcher le feuilleton de la L1. C'est l'humour des Guignols. Ils ont leur liberté de ton. S'il y avait eu une consigne, ils ne l'auraient pas écoutée. »

    Les dix derniers derbys

    • 7 mars 2006, 25e journée. Metz - Nancy : 0-0.
    • 13 octobre 1999, 10e journée. Metz - Nancy : 2-2. Buts pour Metz : Padovano (42e), Jestrovic (54e) ; pour Nancy : Lefevre (7e), Mouret (67e).
    • 3 octobre 1998, 8e journée. Metz - Nancy : 2-3. Buts pour Metz : Boffin (45e), Meyrieu (90e, s. p) ; pour Nancy : S. Koné (16e, 63e), Cascarino (60e).
    • 14 septembre 1996, 6e journée. Metz - Nancy : 1-0. But pour Metz : Traoré (61e).
    • 3 mars 1992, 23e journée. Metz - Nancy : 0-1. But pour Nancy : Vairelles (63e).
    • 6 octobre 1990, 12e journée. Metz - Nancy : 4-0. Buts pour Metz : Haon (18e), Brnovic (33e), Asanovic (37e), Calderaro (51e).
    • 14 mars 1987, 27e journée. Metz - Nancy : 2-0 . Buts pour Metz : Zénier (37e), Micciche (82e).
    • 2 novembre 1985, 18e journée. Metz - Nancy : 3-1. Buts pour Metz : Markov (45e), Bocandé (61e), Six (71e) ; pour Nancy : Philippe (68e).
    • 3 février 1985, 24e journée. Metz - Nancy : 2-2. Buts pour Metz : Sonor (55e), Bocandé (63e) ; pour Nancy : Picot (12e), Jacques (30e).
    • 10 mars 1984, 30e journée. Metz - Nancy : 1-2. But pour Metz : Thys (22e) ; pour Nancy : Meyer (29e), Jeannol (43e).

    October 26

    Les grenat n'ont plus le choix : vaincre ou disparaitre: une question d'hommes et d'honneur !

    Le FC Metz réfléchit à l'eventualité d'engager un joker en raison des absences de longue durée de Cédric Barbosa (ménisque) et de Julien Cardy (pied).

     Le premier sera opéré la semaine prochaine et sera out deux mois.

    Le second, absent depuis le début de la saison en raison d'une fracture du cinquième métatarse, devait faire son retour mais il a rejeté la plaque qu'on lui avait posé. Il devra ainsi repasser sur la table d'opération et manquera encore deux mois de compétition.

     Mais le staff lorrain se donne le temps de la réflexion quant au recrutement.

    «Laissons passer Nancy. Nous ferons le point après sur ce qu'il faut faire», a expliqué le coach Francis De Taddeo. (Avec AFP)

    Ligue 1: Metz-Nancy, derby de tous les dangers

     

    © Reuters

    METZ, Moselle (Reuters) - Le derby lorrain entre Metz et Nancy, deuxième de la Ligue 1, s'annonce tendu samedi en raison des débordements enregistrés lors du dernier match au stade Saint-Symphorien face à Strasbourg et de la position très inconfortable des Mosellans.

    Plusieurs dizaines de supporters messins, excédés de la situation du club, avaient quitté les tribunes le 5 octobre pour venir en découdre avec les fans alsaciens, dont l'équipe s'était imposée 2-1. Certains avaient même pris à partie le président Carlo Molinari en s'approchant de la tribune présidentielle.

    "Il y a eu huit interdictions de stade. Le match est à 17h10. Il y aura 200 policiers et 200 stadiers au lieu de 60 policiers et 80 stadiers d'habitude. Certains groupes de supporters ont promis de rester calmes", rassure le responsable de la sécurité du FC Metz, Jacky Ancel.

    Pour la première fois dans l'histoire, l'AS Nancy-Lorraine, deuxième de Ligue 1 avec un match en retard, se présente en favori dans une rencontre face à la lanterne rouge, qui a perdu sa suprématie régionale lors de la descente en Ligue 2 en 2006.

    "Leur situation m'attriste. Il y a la place pour deux clubs de football de haut niveau dans la région. Bien sûr, nous irons pour gagner, mais le football reste une fête. C'est la convivialité. Il faut du respect", tente d'apaiser le président nancéien Jacques Rousselot.

    "COMPRENDRE NOTRE DESESPOIR"

    Néanmoins, les responsables des groupes officiels de supporters messins ont annoncé que de nouvelles actions seraient menées si la physionomie du match venait à devenir défavorable.

    "Nous ne nous en prendrons pas aux joueurs mais plutôt à l'entraîneur qui a peut-être des choses à changer et à faire pour rétablir la situation. Nous réfutons la violence, mais il faut aussi comprendre notre désespoir", affirme un membre de Génération Grenat.

    Les actions pourraient prendre la forme de chants ou de banderoles hostiles à la direction du club, notamment à Molinari, dont la démission est réclamée depuis plusieurs semaines par les inconditionnels les plus virulents.

    L'équipe dirigeante a pour sa part clairement pris ses distances en début de semaine avec l'entraîneur Francis de Taddéo dont certains choix sportifs ne sont pas partagés par Carlo Molinari qui l'a fait savoir lors d'une conférence de presse.

    "Le début de saison et les matches ont fragilisé la crédibilité de Francis de Taddéo. Il faut faire un choix de joueurs qui peuvent nous apporter plus que ce qu'on voit à l'heure actuelle", avait notamment déclaré le doyen des présidents de clubs de Ligue 1.

    La direction du club est actuellement en pleine période de réflexion sur un éventuel changement de technicien bien que le groupe professionnel semble toujours adhérer au discours de Francis de Taddéo.

     

    (R.L.) : Carlo Molinari : « Nous n'avons pas progressé »

    Présent à la réunion de l'UCPF initiée hier après-midi au sujet de l'association Football Avenir Professionnel, le président du FC Metz n'a pas pu y participer jusqu'à son terme. Dans le train qui le ramenait vers la Moselle, Carlo Molinari avouait ni plus ni moins être resté sur sa faim. « Jean-Michel Aulas a donné son point de vue, est revenu sur les raisons qui l'avaient amené, avec d'autres, à se lancer dans le projet du FAP. Mais au final, les deux parties sont restées campées sur leur position. Nous n'avons pas progressé. Il est difficile de croire que tout cela est fait sans arrière-pensées. »
    Son de cloche identique du côté de Jacques Rousselot, le président nancéien: «Après quatre heures d'échanges, chacun est resté sur ses positions, défendant ses intérêts, sa vision des choses. C'est le jeu dans une démocratie, tout le monde a le droit de s'exprimer. Néanmoins, un consensus a été trouvé entre l'UCPF et le FAP. Pour les trois mois à venir, on va tous parler d'une même voix. Ensuite...»

    (Journal quotidien « l’équipe) : METZ -NANCY (demain)

    Le dépit de Cuny Personnage haut en couleur, Claude Cuny fut le fondateur de l’ASNL. Fâché avec les dirigeants actuels du club, il est longtemps resté fidèle à… Metz.

     « NANCY EST UNE VILLE de cons et toi t’es un con aussi. » Un après-midi d’octobre 1966, Claude Cuny vient de passer devant l’enceinte abandonnée du FC Nancy, disparu deux ans plus tôt. L’idée a jailli aussitôt : il va relancer le football dans sa ville. Le soir même, sur un cahier d’écolier, il élabore son projet. Il a toujours ce cahier et un gros classeur bourrés de coupures de presse. « Je peux prouver tout ce que je dis. » Il dit beaucoup de choses. Quand il crée l’ASNL, Cuny envisage, le premier, l’ouverture d’un « conservatoire » du football. « J’ai inventé la formation à la française, lance-t-il dans un raccourci. Quand on dit que c’est (Georges) Boulogne, c’est un plagiat honteux. » Généreux et autoritaire, il déborde d’idées, organise son club comme une entreprise et construit de ses mains, avec des joueurs, le centre d’entraînement de l’ASNL. À soixante-quinze ans, il se lève parfois pour rejouer une scène, les mains dans les poches de son jean. Il a tout en mémoire, les dates, les chiffres. Les hommes aussi, surtout ceux qu’il n’aime pas, exécutés d’une méchante formule. Untel est un « mange-merde», un autre « l’idiot du village ». En 1969, il est élu dirigeant de l’année par France Football. En 1970, l’ASNL monte en D 1 puis remporte la Coupe de France, en 1978, avec Platini. En dix ans, une réussite inouïe. Mais ça ne va plus assez vite pour lui. « J’étais un dictateur, admet-il. Eh oui, tout ça ne s’est pas fait tout seul ! » Il doit quitter son ASNL. « La révolution des cloportes, assène-t-il. C’est moi qui les avais cooptés. » Un peu plus tard, il sera appelé au chevet de Marseille et participera comme manager à la remontée des « minots ». Mais il ne retrouvera jamais l’ASNL. « J’étais le premier supporter du FC Metz » Au début des années 90, Jacques Rousselot et Gérard Parentin reprennent un club plombé par un déficit majuscule. « J’ai refusé de servir de faire-valoir à des gens comme ça, lâche-t-il. Il était contraire aux principes de l’ASNL que le club soit accaparé par un supermarché ou qui que ce soit (Rousselot est directeur de supermarchés Leclerc). Moi, je ne me renie pas pour un pet (sic). » Il méprise la nouvelle équipe et discute sa réussite actuelle. « Mais qui avait mis l’ASNL au 36e dessous ? Ce sont les mêmes. Ils ont maintenant des résultats, mais il faut avoir de la mémoire. » Amer ? « Je ne suis pas aigri, balaie-t-il. Je suis content pour les joueurs, ils manifestent le même état d’esprit que l’ASNL des débuts. » « C’est dommage qu’il ait eu ces comportements alambiqués vis-à-vis de l’ASNL, regrette Rousselot. On lui a tendu la main en l’invitant pour les quarante ans du club (la semaine prochaine). Mais sera-t-il là ? » « Claude est un personnage attachant, glisse Carlo Molinari, ami de quarante ans. Avec énormément de défauts, dont celui de dire tout haut ce qu’il pense et il n’a pas toujours tout juste. » Fâché avec Nancy, Cuny est en revanche resté fidèle au président du FC Metz, qui fut en 1967 l’un des bienfaiteurs du club nancéien. Jusqu’à la saison dernière, le fondateur de l’ASNL, qui ne va plus à Marcel-Picot depuis des années, était même de toutes les rencontres à Saint-Symphorien ! « Carlo est comme un frère pour moi, souffle-t-il. J’étais le premier supporter du FC Metz, j’ai participé aux deux descentes, aux deux remontées, mais je n’y vais plus cette année, pour raisons personnelles.»

    Un pronostic pour demain quand même ? « Non, cela m’est égal. »

     DERBY ­ EXPRESS

    Coup d'envoi samedi à 17h10Metz. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 16h30, à huis clos.
    Nancy. Hier : une séance en matinée. Aujourd'hui : une séance à 9h30.Metz. Défaite à Nice (1-3), samedi. Nancy. Nul contre Sochaux (1-1), dimanche. Metz : va à Marseille (8e de finale de Coupe de la Ligue), mardi 30 octobre à 21h ; va à Toulouse, dimanche 4 novembre à 18h (13e journée de L1). Nancy : reçoit Amiens (8e de finale de Coupe de la Ligue), mardi 30 octobre à 19h ; reçoit Bordeaux, samedi 3 novembre à 17h10 (13e journée de L1).A Metz : Cédric Barbosa (exclu à Nice) purgera son match de suspension demain. Stéphane Léoni manquera pour sa part le 8e de finale de Coupe de la Ligue face à Marseille, mardi prochain. Hier, le défenseur a écopé d'un match de suspension ferme consécutivement à un troisième avertissement reçu à Nice. A Nancy : aucun. A Metz : Gygax, Renouard, Strasser, Thomas et Vivian poursuivent leur travail de reprise, de rééducation et de soins.
    A Nancy : Duchemin (talon) et Adailton (cheville). A Metz. Touché à la cheville gauche, Pascal Delhommeau a quitté la séance d'entraînement de ce jeudi avant l'heure. « Nous redoutons une entorse », avançait hier Francis De Taddeo. Au même chapitre, l'entraîneur messin indiquait que les affaires de Wilmer Aguirre ne s'arrangeaient pas. En délicatesse avec sa cheville, l'attaquant messin a effectué un test non concluant hier matin. Sa participation au derby est donc jugée « très incertaine ».

    Les Messins en 4-4-2 ?

    Francis De Taddeo a-t-il décidé de passer à autre chose ? Et de donner du poids à son attaque ? C'est en tout cas la tendance qui se dégageait de l'opposition mise en place hier après-midi sur les installations messines, où l'équipe des titulaires présumés évoluait en 4-4-2 et avec les visages suivants : Sissoko - C. Gueye, Diop, Bassong, Léoni ­ Belson ­ Agouazi, Pjanic, François ­ N'Diaye, Effa... Précision apportée à l'issue de la séance : Christophe Marichez va bien. Hier, le capitaine a simplement été autorisé à quitter la séance avant l'heure. Mais il gardera bien les buts messins demain soir.

    Pour la vingt-troisième fois en Première division, Saint-Symphorien abritera samedi le derby entre le FC Metz et l'AS Nancy-Lorraine. Et, pour la première fois depuis près d'un quart de siècle, les Meurthe-et-Mosellans se trouvent en position de force au moment de rallier la capitale de région. Les devanciers de la génération actuelle ont montré l'exemple à six reprises par le passé. Le Républicain Lorrain achève aujourd'hui l'évocation des victoires nancéiennes à Metz par la dernière en date, il y a neuf ans

    1998 : Koné au grand jour

    Tout juste réapparu en Ligue 1, Nancy s'en vient surprendre Metz, vice-champion de France mal en point, grâce au doublé d'un attaquant de dix-huit ans. Christophe Bastien  se souvient...

    Beaucoup situent le commencement des déboires du FC Metz quelque part vers là, entre une élimination aux portes de la Ligue des champions et un début de saison angoissant. Ils n'ont pas tort : depuis l'an de quasi grâce 1998, les Messins n'ont passé du bon temps qu'en Ligue 2, deux fois. Après avoir laissé filer le titre de champion de France à la seule différence de buts, et perdu ses meilleurs joueurs (Pires, Blanchard, Song...), le FC Metz passe un été calamiteux : humilié par Helsinki, il regardera la Ligue des champions à la télévision, et court après son premier but en championnat jusqu'à la septième journée. A la huitième, il n'a toujours pas remporté la moindre victoire quand arrive son voisin nancéien, fraîchement remonté en Première division. « Pourtant, témoigne Christophe Bastien, déjà dans le viseur messin mais battant toujours pavillon rouge et blanc, pour une saison encore, nous arrivions dans nos petits souliers, même si notre début de saison était meilleur que celui des Messins. Il ne s'agissait pas d'un complexe d'infériorité ; simplement, la supériorité sportive de Metz était évidente. Nous remontions de Ligue 2, eux jouaient la Coupe d'Europe tous les ans. »
    Ce n'est déjà plus vrai, au matin du dimanche 4 octobre 1998 : trois jours plus tôt, reversé en Coupe de l'UEFA, le FC Metz a été éliminé par l'Etoile Rouge de Belgrade, aux tirs au but. Confronté à une multitude de blessures, Joël Muller ne pourra pas procéder à de très nombreux changements pour le derby retrouvé. « Nous avions l'espoir que leur match de Coupe d'Europe dure et laisse des traces, dans les jambes et dans les têtes, ajoute Christophe Bastien, 31 ans aujourd'hui, en voie de reconversion dans l'immobilier et joueur en CFA2 à Toulouse Fontaines. C'est exactement ce qui s'est passé. » Lancé un mois plus tôt dans le grand bain de la Première division par Laszlo Bölöni, le jeune Soufiane Koné, dix-huit ans, empoisonne ce soir-là l'existence de la défense messine, composée notamment de Kastendeuch, Toyes et Strasser. Il inscrit deux buts, Cascarino lui emboîte le pas, Metz passe son temps à courir après le score et l'ASNL s'en vient écorner un peu plus le prestige de son voisin. « S'il m'arrive parfois de parler de ce match, dit Bastien, c'est par rapport à l'exploit de Soufiane. Un match énorme qui avait marqué les esprits. Il revenait d'un stage avec l'équipe de France Espoirs, où ses tests physiques étaient les meilleurs des joueurs sélectionnés, les A compris. » Deux ans plus tard, victime d'une grave blessure au genou, Koné est déclaré inapte au football et, furtivement revu du côté d'Amnéville l'année dernière, il est aujourd'hui introuvable. Quant au FC Metz et à l'AS Nancy-Lorraine, cette saison-là, ils avaient fini par s'assurer un maintien tranquille. • Le 4 octobre 1998 à Saint-Symphorien (8e journée), Metz-Nancy : 2-3. Buts pour Metz : Boffin (45e), Meyrieu (90e sur penalty) ; pour Nancy : Koné (15e, 64e), Cascarino (60e). Classement en fin de saison : Metz 10e, Nancy 11e.

     (Site officiel FC Metz) :L’ambiance sera très bonne

    Le directeur de la sécurité du FC Metz, Jacky Ancel, assure que tout a été mis en œuvre pour que le derby lorrain se déroule dans les meilleures conditions. Il pronostique même pour les retrouvailles avec le voisin nancéien une belle ambiance à Saint-Symphorien.

    Jacky, comment prépare-t-on ce match du côté de la sécurité du FC Metz ?
    Jacky Ancel : « Avec le sérieux qui s’impose au regard des événements qui se sont déroulés lors du match de Strasbourg. Nous nous devons d’être encore plus professionnels et attentifs que nous ne le sommes d’habitude. Nous avons eu des réunions préparatoires avec nos homologues de l’ASNL, la préfecture et les services concernés par la sécurité des événements sportifs. Je pense que l’ambiance sera très bonne car les supporters ont pris conscience que les débordements récents sont négatifs. Les responsables d’associations se sentent concernés et m’ont donné la garantie que cela se passera dans le calme. Je ne baisse pas ma garde à l’égard de certains mais je peux affirmer que ce match aura lieu dans de bonnes conditions. »

    Huit fauteurs de trouble ont été sanctionnés d’une interdiction de stade et ne seront pas dans les tribunes samedi soir…
    J.A. : « Oui, et cette liste n’est pas exhaustive. Les services de police et les services préfectoraux ont fait ce qu’il fallait. J’ai également porté plainte contre X au nom du FC Metz afin que des suites judiciaires soient apportées à ces débordements. »
    Combien de supporters nancéiens feront le court déplacement pour se rendre en Moselle ?
    J.A. : « Vingt et un bus achemineront les quelques onze cent supporters de l’ASNL dans le cadre d’un déplacement organisé. Ensuite, il y a bien sûr des personnes venant assister à la rencontre de façon indépendante. Nous avons pris des mesures avec la billetterie afin que celles-ci ne se trouvent pas mêlées à nos groupes de supporters en tribunes Ouest basse, Est basse et Nord basse. Cela participe un peu du derby : si l'on applaudit Nancy à proximité des fans messins, on peut se faire mal voir. Il n’y aura donc aucun Nancéien dans ces secteurs. Après, le reste du stade est accessible à tout le monde. »
    Y’a-t-il eu des modifications aux abords du stade ?
    J.A. : « Devant la tribune Ouest basse, le sol s’était effrité et on y trouvait des objets pouvant servir de projectiles. Nous avons recouvert par du macadam cet espace. Nous avons également posé un grillage muni d’une porte entre la tribune Sud et la tribune Ouest et remplacé la grille de séparation entre les visiteurs et les Messins par un mur en tribune Est. Dans ce tunnel, il était régulier que les supporters des deux camps s’invectivent. Désormais, la possibilité de contact est coupée. »
    Vous vous êtes rendus à Paris dernièrement pour vous expliquer devant la commission de discipline de l’interruption du match Metz – Strasbourg. Qu’en est-il ressorti ?
    J.A. : « Nous avons relaté les faits chronologiquement. Patrick Razurel a relativisé, encore une fois, ces évènements en les resituant dans le contexte. A la demande de la Ligue, j’ai rédigé un rapport comprenant un rappel des faits, le nombre de personnes impliquées et notre capacité à réagir aux évènements. Pour le moment, aucune sanction n’a été prise à notre encontre, le dossier ayant été mis en délibéré. »
    Le président Molinari a évoqué la possibilité de remettre des grillages autour de la pelouse. Ce serait tout de même un retour en arrière, non ?
    J.A. : « Je suis comme le président. Nous sommes toujours confiants. Lorsqu’il a pris cette décision d’ôter les grillages en 1998, il a gagné un pari. Depuis, il n’y a eu que deux envahissements de terrain, à l’occasion d’un Metz – Saint-Etienne où l’arbitre avait donné un penalty après avoir sifflé la fin de la rencontre ; et récemment contre Strasbourg. Si demain, les choses devaient se corser, ce que je ne crois pas, nous serions contraints de remettre des grillages. Mais ce serait à contre coeur et je ne crois pas, de toute façon, que nous en arriverons là. Je fais confiance à l’intelligence de l’homme. »

    Aguirre et Delhommeau incertains

    L'attaquant péruvien et l'ancien Nantais pourraient manquer le derby.
    Lors de l'unique séance d'entraînement de jeudi, Pascal Delhommeau s'est tordu la cheville. Il fera un essai demain pour voir s'il peut participer à la rencontre face à Nancy.
    Wilmer Aguirre, victime d'une douleur au pied, n'a quant à lui pas pu s'entraîner. Il est également incertain.

    October 25

    Antagonismes culturels...Le podium contre la charette !

    Pour la vingt-troisième fois en Première division, Saint-Symphorien abritera samedi le derby entre le FC Metz et l'AS Nancy-Lorraine. Et, pour la première fois depuis près d'un quart de siècle, les Meurthe-et-Mosellans se trouvent en position de force au moment de rallier la capitale de région. Les devanciers de la génération actuelle ont montré l'exemple à six reprises par le passé. L'occasion pour Le Républicain Lorrain de revenir sur les victoires nancéiennes à Metz.

    DERBY EXPRESS

    Coup d'envoi samedi à 17 h 10Metz. Hier : une séance d'entraînement en matinée, un match d'Euroligue à Coblence pour Baldé, Cissé et Babacar Gueye. Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 16 h 30, à huis clos, suivie d'une mise au vert. Demain : une séance d'entraînement à 16 h 30.
    Nancy. Hier : une séance d'entraînement en matinée. Aujourd'hui et demain : entraînement à 9 h 30.Metz. Défaite à Nice (3-1) samedi. Nancy. Nul contre Sochaux (1-1) dimancheMetz : va à Marseille (quart de finale de la Coupe de la Ligue) mardi 30 octobre (21h) ; va à Toulouse (13e journée de Ligue 1) dimanche 4 novembre à 18 h. Nancy : reçoit Amiens mardi 30 octobre à 19h (quart de finale de la Coupe de la Ligue) ; reçoit Bordeaux le samedi 3 novembre à 17h10 (13e journée de Ligue 1).A Metz : Cédric Barbosa (exclu à Nice) ; à Nancy : aucun.A Metz : Gygax, Renouard, Strasser, Thomas et Vivian poursuivent leur travail de reprise ou de rééducation et de soins. Le Péruvien Wilmer Aguirre ne s'est pas entraîné, hier matin, ressentant des douleurs à une cheville. Sa présence dans les dix-huit samedi devient hypothétique.
    A Nancy : Camerling s'est de nouveau blessé à la cuisse, mardi soir, lors d'un match amical au Luxembourg. Duchemin (talon) et Adailton (cheville) sont toujours à l'arrêt. «Un attaquant qui ne marque pas a besoin de temps de jeu pour pouvoir marquer», a expliqué Francis De Taddeo hier pour justifier la présence de Baldé, Cissé et Babacar Gueye avec les jeunes du centre de formation engagés en Euroligue. Mais, hier à Coblence, seul Babacar Gueye a trouvé le chemin des filets, d'une frappe du gauche, signant la très courte victoire messine (1-0). La veille, à Differdange, Guerriero, Camara, Sarkisian et Zerka avaient tous marqué pour Nancy (4-0).

    Huis clos et mise au vert

    A match et enjeu exceptionnels, préparation exceptionnelle : les vingt joueurs messins desquels sera extrait le groupe de dix-huit appelé à affronter Nancy se retrouveront au vert dans un hôtel messin dès ce soir, à l'issue de la séance d'entraînement finalement mise sur pied dans l'après-midi. Autre entorse aux habitudes : la séance d'aujourd'hui, comme celle de demain, se déroulera à huis clos. Est-ce à dire que les Messins ont enfin trouvé la façon de gagner un match chez eux et qu'ils tiennent à en conserver le plus grand secret ? De leur côté, les Nancéiens ne changent rien : ils se regrouperont dans un hôtel du pays messin vendredi soir, comme pour chaque match à l'extérieur.

     Le désenchantement

    Rarement il nous fut donné de rencontrer un tel désenchantement chez les supporters du FC Metz à la veille du derby lorrain. Les expressions qui reviennent le plus souvent sont : « On nous ridiculise » ; « on ne se fait plus respecter chez nous. » ; « manque de niveau technique et tactique pour la L1 mais, plus grave, absence de révolte des joueurs. » ; « les jeunes sont-ils bien encadrés ? » ; « à force de vendre les meilleurs chaque saison, le club a baissé régulièrement de niveau, quasiment depuis la deuxième place de 1998 » ; « arrêtons de dire qu'il n'y a pas d'argent. Qu'a-t-on fait de celui des transferts juteux passés ? Un siège, des bureaux. Il est sûr qu'avec les résultats calamiteux des dernières saisons, les descentes en L2, l'argent des sponsors et des télévisions n'a pas coulé à flots. A qui la faute ? » ; « des supporters qui se battent sous l'œil des caméras, devant la France entière. Quelle honte ! quelle image pour la ville ! »
    Plus grave, chez les supporters rencontrés, aucun ne donne de pronostic positif pour le FC Metz face à l'AS Nancy-Lorraine : rien d'illogique sauf qu'un supporter a encore le droit le rêver, d'aller à contre-courant mais dans les cafés messins la morosité a gommé toute velléité de révolte. Beaucoup manqueront le derby pour la première fois. Quelques-uns avouent du bout des lèvres qu'ils le regarderont peut-être à la télé. Pire, personne n'a plus envie de jouer au coach comme tout bon supporter ! En résumé, cela fait trop longtemps qu'on emmène le public messin en bateau pour qu'il rame encore.

    Confiants mais prudents

    Les supporters de Nancy veulent jouer l'unité. Pour le derby, les quatre groupes ont décidé de réaliser une « animation commune », tenue farouchement secrète. Tous espèrent surtout « une fête », sans se soucier d'éventuels débordements. « La sécurité est suffisamment cadenassée, explique Vincent Aubry (Red Sharks). Je n'ai pas peur d'y aller, je suis seulement inquiet pour ceux qui y vont indépendamment. » Les particuliers sont nombreux, en effet, à préférer l'option TV au déplacement chez le voisin. « J'ai même un ami qui essaie de revendre quatre places », confie Nadine, une supportice.
    D'un point de vue sportif, l'unanimité est de mise : tous ont confiance mais se méfient du particularisme d'un derby. « Pour une fois qu'on peut y aller comme favori... » apprécie David Concenza (Section Nord-Est). « Niveau jeu, Metz paraît faible mais, un derby, ce n'est jamais simple », reconnaît Christophe Rokita (La Clique). « Il ne faut pas se voiler la face, ça donne souvent des nuls », tempère Franck Gigant (ASNL Fans Connexion). Il faudrait qu'on gagne. Moi j'ai toujours le 4-0 au en Ligue 2 en travers de la gorge. » Enfin, côté pronostics, l'optimisme est de mise : 0-3 (Sharks), 1-2 (Clique) et 1-3 (Nord-Est)

    Supporters : balle au centreMetz-Nancy, c'est aussi l'affaire des tribunes : à l'heure des retrouvailles parmi l'élite des deux meilleurs ennemis lorrains, Christophe et Ralph ont posé la balle au centre. Extraits.

    Je t'offre le poster du champion de France 2007-2008. » Ou comment détendre l'atmosphère et donner le coup d'envoi non-officiel d'une rencontre dont le point d'orgue se jouera autour d'un ballon, samedi, à Saint-Symphorien. Le présent tendu par Ralph n'a rien d'innocent. Face à lui, Christophe n'a pas besoin de dérouler le document pour deviner les visages qui le peuplent : Correa, Puygrenier, Kim... l'ASNL au complet. Le derby a commencé. Il réunit ce soir-là deux supporters de chaque camp, sous la bannière de la discussion, dans un troquet de Pont-à-Mousson, terrain neutre mais en territoire meurthe-et-mosellan. Le hasard a rétabli l'équité : la banquette qui se prête à la rencontre se rapproche du grenat. Metz-Nancy, balle au centre.
    Sur la feuille de match, Christophe, 25 ans, employé de banque, défenseur de la cause messine depuis l'âge de six ans et Ralph, 36 printemps, élevé au chardon depuis 1978. Affilié à leur seule passion, le regard tourné vers le 27 octobre, l'un et l'autre partagent autre chose que l'impatience. Pour tout avouer, un léger brin d'inquiétude, fondée autant sur les parcours contrastés de deux équipes que sur les récents débordements venus polluer l'autre derby, entre Metz et Strasbourg. « J'aimerais que ce soit avant tout une belle fête, explique Ralph, mais j'avoue, j'en doute un peu. » « C'est sûr que le contexte messin n'est pas évident. Les vingt premières minutes seront primordiales. Si Nancy marque tout de suite, ça pourrait mettre de l'huile sur le feu. Auquel cas, assure Christophe, je partirais. Je comprends l'exaspération mais pas la violence. Je ne viens pas au stade pour risquer ma peau. » « Oui, mais des débiles, tu en auras toujours ! » « Peut-être, mais il y a deux ans, tout s'était très bien passé. On se pose peut-être trop de questions. Le temps s'est écoulé depuis les incidents de Strasbourg et si ça se trouve, ce match passera comme une lettre à la poste. »«A la limite, pour nous, les trois points sont plus importants que le derby », poursuit le supporter messin. Mais au fait, c'est quoi au juste, être supporter ? « Etre capable de soutenir son équipe, qu'elle domine les débats en Ligue 2 ou qu'elle rame en Ligue 1. Ce qui ne veut pas dire être aveugle et ne pas être critique, notamment sur les choix de l'entraîneur. Je suis abonné en Tribune Est depuis cinq ou six ans et je peux vous dire que la tactique offensive de Francis De Taddeo ne fait pas l'unanimité. »
    Ralph n'a pas ce souci. Nancy flirte avec les sommets, mais tout n'a pas toujours été rose : « Et c'est là que reconnais les " vrais " supporters. Quand tu te retrouves à deux ou trois mille pelés dans le stade, quand il fait moins trois degrés et que ton équipe est au fond du trou. » Fan oui, « pas fanatique, précise le Nancéien. Pour faire un match, il faut deux adversaires. Ceux qui ne l'ont pas compris n'ont rien compris. Comme ceux qui sifflent un joueur pour une passe manquée. C'est inadmissible. » L'horloge fait son boulot, ramenant l'un et l'autre à l'imminence du derby. « Je le sens bien ce match, c'est plutôt rare cette saison », admet Christophe. « Arrêtes, on en rigole au boulot, en se disant que Nancy va passer à côté du seul rendez-vous qu'il ne faut pas perdre ! Non, c'est pas possible. On se méfie, mais on va gagner. Si Metz ouvre le score, je vois bien une victoire 1-2. Par contre, si nous marquons les premiers, ça risque d'être apocalyptique pour votre gardien ! » Il fallait bien que ça arrive... « Ça va chambrer, c'est le jeu et c'est toujours mieux que la violence physique, reprend Christophe. Moi je vois 2-1 pour Metz. Les buteurs ? C'est déjà difficile de savoir qui va jouer, alors pour le reste ! »
    « Que Metz nous laisse le derby ! Après je souhaite à ce club de se maintenir. Pour notre région, c'est important d'avoir deux clubs parmi l'élite. », conclut Ralph. Christophe rend la politesse messine : « J'aime bien regarder Nancy jouer. Je veux bien qu'ils décrochent une place européenne. Pas le titre de champions. » Fin de la discussion, poignée de mains officielle. L'échange des maillots ? Un autre jour, peut-être...

    1992 : Vairelles plombe Saint-SymphorienUn derby, une victoire. A Saint-Symphorien en plus. L'entraîneur Olivier Rouyer (photo) n'a jamais été contrarié à Metz. Pour cause...

    Olivier Rouyer n'a pas connu une longue carrière à la tête de l'ASNL. Relégation oblige, il n'a joué qu'un seul derby sous la casquette d'entraîneur. Mais il l'a gagné. Si le remplaçant de Marcel Husson n'a fait que passer en première division, il peut ranger cette petite fierté dans la boîte à souvenirs, à côté d'une autre grande contribution à la cause nancéienne : la révélation de Tony Vairelles. « Il place un lob, non ?, se souvient "La Rouille". Je crois que c'était un match reporté à cause d'une histoire de terrain impraticable. Gagner à Metz, c'est toujours un moment particulier. C'est déterminant dans une carrière à l'ASNL, surtout pour un Nancéien comme moi. Quand j'ai repris l'équipe, on était à la dérive, on avait besoin de points. Cette victoire tombait bien. » Flashback. Le 3 mars 1992, devant 11 491 spectateurs, Tony Vairelles, donc, mystifiait Flucklinger à la 63e minute, sous les yeux déconfits de Joël Muller, témoin navré du tour de passe-passe jouée à sa charnière Cartier-Kubik. « A l'époque, on m'a soutenu que c'était une grave erreur d'avoir essayé le Tchèque à cette place. Un an plus tard, il était le libero de l'équipe nationale, confiait-il dans nos colonnes le 2 octobre 1998. Dans ce match, Vairelles nous avait jonglé en partant entre les deux défenseurs ! » L'exploit ne sauvera pas Nancy d'une sortie inéluctable. Lanterne rouge, l'ASNL prend la direction de la D2. Coup dur pour Lécluse, Séchet, Rabesandratana et consorts.
    Le FC Metz n'était pas plus gaillard à l'époque. Il enchaînait les nuls à domicile, les défaites hors de ses bases et courait désespérément après une première victoire lors des matches retour. La délivrance surviendra la journée suivante, aux dépens de Lille (1-0), merci Calderaro.
    Elle changera pourtant peu de choses à la destinée du club. Douzième de l'exercice précédent, il échouera au même rang en fin de saison. Ainsi que les deux suivantes. L'abonnement n'est pas le plus glorieux. Mais Nancy aurait volontiers signé pour connaître les mêmes problèmes.

    « Pas à haut risque mais délicat »

    On peut s'attendre à ce que les supporters nancéiens nous taquinent. Ils ne sont pas en tête pour rien. Mais je compte sur l'intelligence des gens de En avant FC Metz, Génération Grenat, de La Horda, de la Faction et du public de Saint-Symphorien en général pour ne pas répondre à la provocation. Ils ont bien mieux à faire pour soutenir les Grenats et ce pendant toute la rencontre, quelle que soit l'évolution du score. » Directeur général de la sécurité du FC Metz, Jacky Ancel souhaite que les supporters messins évitent les pièges et ne retombent pas dans les débordements d'un certain Metz-Strasbourg, qui donna une bien triste image du club. Le FC Metz n'a guère besoin de cela actuellement. « Trois jours après le match contre Strasbourg, deux supporters de La Faction sont venus me voir pour me promettre que le jeu allait se calmer. Je le souhaite mais je ne suis pas naïf, je ne baisse pas ma garde, je reste très vigilant. » Il est vrai que les interdictions de stade prononcées, la plainte déposée par le FC Metz après le derby ont de quoi faire réfléchir.
    Pour le derby lorrain, on attend de 20 à 22 000 spectateurs avec un fort contingent nancéien et de Lorrains du sud : vingt-deux bus qui déverseront 1 100 supporters dans les gradins réservés aux visiteurs. Ils seront encadrés par 72 de leurs propres stadiers, alors qu'à Saint-Symphorien, Vigilance alignera 200 à 220 stadiers et qu'à l'extérieur 400 policiers seront prêts à intervenir. « Ce n'est pas une rencontre à haut-risque mais délicate. Une réunion s'est tenue à Metz, en préfecture, où étaient réunis notamment Nicolas Holveck, Directeur général adjoint, Gérard Padovan, l'adjoint au directeur général de la sécurité de l'AS Nancy-Lorraine, moi-même, les responsables de la police, etc., explique Jacky Ancel. J'aimerais que ce derby, où nous accueillons un club lorrain qui occupe le haut de l'affiche en championnat, soit une fête et que les supporters messins fassent preuve de plus d'humour, d'intelligence, d'imagination que ceux de leur adversaire. Sans préjuger du résultat sportif final, les supporters messins ont tous les atouts, la passion pour gagner le match des tribunes. »

    (Site officiel FC Metz) : Chrétien s’attend à un combat

    Originaire de Vandoeuvre, le latéral droit de l’ASNL Mickaël Chrétien est rodé aux joutes pour la suprématie régionale. Il confesse d’ailleurs, au cours de cet entretien accordé à notre site, n’en avoir jamais remporté aucune…

    Mickaël, Nancy a concédé le nul face à Sochaux. Une petite baisse de régime ?
    Mickaël Chrétien : « Voilà, c’est un peu cela. Il y a des matches, au cours d’une saison, où une équipe est moins bien. Notre prestation était un peu en deçà des précédentes. Ce n’est pas non plus inquiétant. Nous avons aussi montré de bonnes choses et on peut considérer qu’il s’agit d’un bon point. Sochaux nous a posé beaucoup de problèmes et aurait aussi pu l’emporter. Ils nous ont empêché de jouer mais défensivement, nous leur avons concédé peu d’occasions. »
    Votre équipe a réalisé un début de saison canon (7 victoires, 2 nuls et 1 défaite). Êtes-vous surpris par ce parcours exceptionnel ?
    M.C. : « Si on me l’avait dit avant le premier match, j’aurais sans doute eu du mal à le croire. Mais si on regarde de près, nous n’avons rien volé et cette réussite est méritée. Nous avons fait une bonne préparation. Au sein du groupe, tout le monde se connaissait bien. Depuis plusieurs saisons, nous savons faire preuve de solidarité dans les bons comme les mauvais moments. Prendre un si bon départ n’avait donc rien d’impossible. »
    Avez-vous revu à la hausse vos objectifs pour cette saison 2007/2008 ?
    M.C. : « Pas pour le moment, non. Nous avons toujours à l’esprit l’idée d’obtenir le maintien le plus rapidement possible. Ensuite, il sera temps de penser à autre chose. Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas ambitieux. Nous sommes conscients que de belles choses nous attendent encore. L’année passée, nous avions joué beaucoup de matches puisque nous étions engagés en Coupe d’Europe. Je pense que c’est ce qui nous avait ‘mis dedans’. Néanmoins, cette expérience a été très enrichissante. Nous en avons tiré les enseignements. Cette fois, nous avons un calendrier plus léger. A nous de prouver que nous sommes capables de faire toute une saison à un haut niveau. »
    Vous êtes passé par le Centre de Préformation de la Madine. Y avez-vous croisé des joueurs messins actuels ?
    M.C. : « Oui, je suis de la même année que Ludovic Obraniak et Sébastien Renouard. Je n’ai pas trop l’occasion de les avoir au téléphone mais je suis toujours leur carrière avec attention. C’est intéressant de voir comment les joueurs qu’on a côtoyés évoluent. Alors que je jouais à Vandoeuvre, j’avais déjà eu l’occasion de les rencontrer. Et en ‘préfo’, il y avait déjà une petite rivalité entre Nancéiens et Messins. » Cette rivalité, vous deviez la ressentir davantage lors des nombreuses oppositions entre les deux clubs, en équipe de jeunes…
    M.C. : « On la ressent beaucoup en effet. Lorsqu’on est jeune, on aime bien frimer un peu. Aujourd’hui, cela a changé. Le derby qui approche est un très beau match à jouer. Le stade sera sans doute rempli, l’ambiance sera au rendez-vous et il y a toujours ce soupçon de tension en plus dans ce type de rencontre. Je pense que chaque joueur rêve de ces matches-là. Entre les deux équipes, nous nous respectons et il n’y a aucun problème. Cela n’empêche pas que nous ayons une grosse envie de remporter cette partie. »
    Avez-vous des souvenirs de derbies face à Metz, en jeunes ou en professionnel ?
    M.C. : « Je me souviens surtout que je n’en ai jamais gagné un seul ! A chaque fois, nous avions perdu ou fait match nul. Je garde en mémoire un sévère 4-0 encaissé à Saint-Symphorien en Ligue 2, un résultat qui nous avait fait très mal. Maintenant, il y a un début à tout. De notre côté, que ce soit Lyon ou Metz, nous ne sous-estimons jamais l’adversaire. Certes, les Grenats sont derniers. Mais nous sommes passés par là et nous savons bien ce qu’ils vivent ce moment. Lorsqu’on est en fin de tableau, en général, on met toujours beaucoup d’agressivité. Aujourd’hui, je me méfie énormément de cette équipe. »
    Compte tenu du classement et du passé récent des deux clubs, vous vous rendez à Saint-Symphorien en favoris. Cela peut-il modifier votre approche du match ?
    M.C. : « Pour les gens, oui, cela change sans doute quelque chose. Mais de notre côté, nous allons faire attention à ce que ce ne soit pas le cas ! C’est un match de Ligue 1 à l’extérieur avec trois points à prendre. Si nous ne faisons pas ce qu’il faut pour le remporter, nous repartirons bredouilles. »
    Au classement, les deux clubs sont aux antipodes. Ont-ils tout de même des points communs ?

    M.C. : « Je trouve qu’il y a beaucoup de jeunes au sein de l’équipe de Metz. N’ayant jamais cessé d’observer ceux de ma génération, je les connais bien et je sais qu’ils ont des qualités. En fait, ils ont un peu les mêmes caractéristiques que nous. Leur gros problème actuellement est qu’ils prennent trop de buts. C’est peut-être cela qu’il leur faut corriger en premier lieu pour refaire surface. »
    Les derbies sont souvent engagés. A quel type de match peut-on s’attendre samedi ?
    M.C. : « De par mon expérience personnelle, je pense que nous pouvons nous attendre à un match très difficile. Tous les derbies que j’ai joués l’ont été. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois Metz faisait un super match et on se faisait ‘manger’ dans les duels. J’ai toujours vécu cela : du respect entre les joueurs, mais des rencontres engagées. Il n’y a pas de raison que cela change. »

    October 24

    Sur ce coup-là, la peau de l'âne est en jeu : brouter le chardon ou être hors-jeu !

    (Site officiel):

    Gygax a repris la course

    L’ensemble du groupe s’est retrouvé mardi pour la séance matinale.

    Le Suisse Daniel Gygax, blessé au mollet avec sa sélection il y a quelques jours, a repris la course. Cédric Barbosa, touché au genou, est resté aux soins. Ayant écopé d’un carton rouge, il sera de toute façon suspendu face à Nancy. L’évolution de Jeff Strasser laisse quant à elle penser que le Luxembourgeois sera en mesure de reprendre la semaine prochaine.
    Par ailleurs, le programme de la semaine a subi des modifications. Jeudi et vendredi, les Messins s’entraîneront l’après-midi afin de se familiariser avec l’horaire de la rencontre de samedi. Pour rappel, Metz affrontera en effet Nancy à 17h10 au Stade Saint-Symphorien.

     

    (Quotidien « l’équipe) :

    De Taddeo sous pression

    À quelques jours d’un Metz-Nancy capital, le président messin a remis en cause certains choix de son entraîneur, hier matin, avant de démentir….

    LE DÉSORDRE messin se répand du terrain aux coulisses. Hier matin, lors d’un point presse au siège du FC Metz, Carlo Molinari n’a pas ménagé son entraîneur, Francis De Taddeo : « Le début de saison a forcément fragilisé sa crédibilité. Quand un entraîneur perd, il n’est pas en position de force. » Après onze journées, Metz est dernier avec cinq points et reçoit samedi son voisin nancéien, 2e de L 1. « S’il perd samedi ? On n’a pas pensé à changer d’entraîneur aujourd’hui. Peut-être que dans le futur… À ma connaissance, son message n’est pas contesté. Si on prend en compte tous les paramètres qui nous ont amenés là, il y a surtout un manque de chance. » Vinrent ensuite les critiques portant sur son management. « Il a voulu un effectif très large qui, à mon avis, n’est pas toujours la solution. Il le sait (…) Quand vous avez quarante joueurs à l’entraînement et qu’il n’y en a que onze qui jouent le samedi… »Molinari n’a pas apprécié, non plus, l’équipe alignée à Nice (1-3). « J’espère que, contre Nancy, l’équipe sera la plus performante possible. Je ne suis pas le seul à penser que la dernière ne l’était pas. » Principal point de discorde, mais qui ne date pas d’hier, la non-titularisation de l’attaquant péruvien Aguirre, malade ce week-end. « Hier, Francis et son staff se sont réunis et l’idée générale, aujourd’hui, c’e st qu’Aguirre doit jouer. » « Vous m’avez mal compris » Sans doute conscient de l’impact qu’auraient ces déclarations, Molinari s’éclipsait ensuite pour rejoindre les terrains d’entraînement et raccompagner De Taddeo jusqu’à son bureau. Pour le prévenir, surtout, de ce qu’il venait de lâcher et en désamorcer l’effet. Quelques minutes plus tard, face aux médias, l’entraîneur restait placide : « Le groupe élargi ? C’est un faux problème. Ça fonctionnait très bien l’an dernier. Aguirre ? Il était prévu mais avait 40 de fièvre la veille du match. (…) Il est normal que le président n’ait pas tout à fait les mêmes idées que l’entraîneur mais il n’y a pas lieu de polémiquer. » Après cette matinée agitée, le club diffusait dans l’après-midi un communiqué pour réagir à deux dépêches publiées sur le sujet. Sans en nier le fond, mais plutôt sur le mode « vous m’avez mal compris ». « Il est faux de dire que j’ai “vivement critiqué” mon entraîneur. Il est faux de dire que je “prends mes distances” avec lui », affirme ainsi Molinari, citant les termes utilisés par l’AFP. Que penser de ce message délivré en deux temps ? Face aux mauvais résultats, Molinari doit gérer une pression croissante, de la part de certains de ses dirigeants et d’une partie de son public. Pas impossible qu’il ait voulu donner des gages à ceux qui pourraient l’accuser d’immobilisme. Car, malgré ces critiques publiques, le président messin ne semble pas prêt, pour le moment, à se séparer de son entraîneur. Molinari a ainsi reconnu que les « trois quarts de l’effectif » étaient derrière lui. Autres éléments à ne pas négliger, le contrat de De Taddeo court jusqu’en 2010 et le directeur sportif messin, Joël Muller, est aussi président du syndicat des entraîneurs, qui s’élève régulièrement contre les limogeages. Enfin, les échéances paraissent trop rapprochées pour qu’il prenne une mesure aussi radicale après le derby. Les Messins jouent à Marseille en Coupe de la Ligue le 30 octobre puis à Toulouse le 4 novembre. S’ils n’ont pas gagné d’ici là, la question se posera peut-être avec plus d’acuité.

     

    (Site officiel du FC Metz) : Réaction du président Molinari

    Carlo Molinari, le Président du FC Metz, tient à réagir aux articles publiés en milieu de journée suite à une interview accordée ce matin à plusieurs journalistes.

    « J’ai pris connaissance avec stupeur des intentions qui me sont prêtées concernant Francis De Taddeo, l’entraîneur de l’équipe professionnelle du FC Metz. Suite à la lecture de ces articles, je tiens vivement à y apporter les précisions suivantes.
    Il n’est aucunement question de prendre mes distances avec Francis De Taddeo ; certes, sa situation est fragilisée, mais cela est toujours le cas pour un entraîneur qui est à la tête d’une équipe classée dernière du championnat. Je m’étonne que ce constat semble être aujourd’hui une découverte pour certains journalistes.
    J’estime au contraire que, plus que jamais, nous devons aider l’entraîneur à nous sortir de ce mauvais pas. En conséquence, nous allons conjointement essayer de trouver des solutions à cette situation sportive plus que délicate. Accepter de dire que la situation actuelle nous interpelle et que nous souhaitons y réagir afin d’inverser le cours de choses n’implique pas forcément les décisions qui ont été évoquées par les journalistes. »
    Les articles concernés évoquent notamment des divergences d’opinion entre le Président Molinari et son entraîneur quant aux choix sportifs de ce dernier. « Francis De Taddeo a la responsabilité technique de l’équipe et il organise son travail comme il le souhaite, explique Carlo Molinari. Le fait que je n’étais pas favorable à l’élargissement de l’effectif ou que j’estime que certains joueurs n’ayant pas ou peu joué pourraient nous apporter quelque chose constitue simplement un avis personnel, comme d’autres dont je fais régulièrement part à Francis. »

    « Le fait que le Président Molinari et moi-même ayons parfois des avis différents constitue l’une des richesses de notre relation, complète Francis De Taddeo. Nous échangeons très souvent nos points de vue, ce qui témoigne aussi de notre proximité. »

    « Ce que je déplore, c’est la tendance et la teneur qui ont été données à mes propos, conclut le Président Molinari. On en déforme l’esprit et cela me gène. Il est faux de dire que j’ai « vivement critiqué » mon entraîneur. Il est faux de dire que je « prends mes distances » avec lui. La situation est délicate, oui, c’est vrai ; des solutions doivent être trouvées pour y remédier, c’est également une nécessité. Cela ne signifie rien de plus, et surtout pas qu’un ultimatum ait été fixé à Francis De Taddeo. »

     (R.L.) : DERBY-EXPRESS

    Pour la vingt-troisième fois en Première division, Saint-Symphorien abritera samedi le derby entre le FC Metz et l'AS Nancy-Lorraine. Et, pour la première fois depuis près d'un quart de siècle, les Meurthe-et-Mosellans se trouvent en position de force au moment de rallier la capitale de région. Les devanciers de la génération actuelle ont montré l'exemple à six reprises par le passé. L'occasion pour Le Républicain Lorrain de revenir sur les victoires nancéiennes à Metz.

    La mauvaise série de Saint-Symphorien

    L'histoire du derby retiendra trois victoires nancéiennes d'affilée à Metz. Acteur de la folle série, Philippe Jeannol ne s'en souvient pas.

    Un temps, Saint-Symphorien fut un jardin très accueillant pour le FC Nancy. Si l'illustre voisin ne s'y est imposé qu'à six reprises en championnat, il avait réussi l'improbable exploit de signer trois succès consécutifs de 1981 à 1984. C'était l'époque des Ettorre, Thys et Bracigliano. Celle aussi des Jeannol, Umpierrez et Martin.
    La série avait débuté le 12 septembre 1981 (1-2), grâce à deux réalisations de Zénier (31e) et Rubio (52e). Mahut avait sauvé l'honneur (41e). Coïncidence amusante (ou prémonitoire), le FC Nancy s'était signalé cette saison-là par sa politique du recrutement zéro. Huitième d'un championnat remporté par Monaco, il avait aussi quelques longueurs d'avance sur son voisin, dix-septième au final. La tendance s'est équilibrée sur l'exercice suivant, pas le résultat : le 2 octobre 1982, le FC Metz, futur neuvième, s'inclinait une deuxième fois contre Nancy (2-3) qui bouclera sa saison en septième position. Neubert avait ouvert le compteur, Hinschberger et Krimau avaient refroidi les ardeurs mais Meyer enfonçait le clou, deux fois (61e, 88e). En ce temps-là, Nantes était champion. C'est loin.
    « Les derbys n'avaient pas la même odeur à l'époque, se souvient Rachid Maatar, qui a participé à la dernière victoire, le 10 mars 1984 (1-2, buts de Meyer et Jeannol contre un but de Thys). C'était notre finale de Coupe du monde mais il y avait de l'amitié entre joueurs et donc du respect. On en parlait quinze jours à l'avance et d'autres paramètres comme la violence n'avaient pas lieu d'être. » « Trois victoires de suite à Metz, on a fait ça ? Franchement, je ne m'en souviens pas, déplore Philippe Jeannol. Moi, je me souviens surtout de ma première titularisation à dix-sept ans et demi. C'était en 1976, contre Metz. Nos deux équipes n'étaient pas habituées à jouer le haut niveau. Le derby, c'était notre PSG-OM, notre Coupe d'Europe. On faisait un peu monter la sauce mais il n'y avait pas d'animosité, ni de haine. » Metz avait de toute façon la tête ailleurs. Cette année-là, les joueurs sont passés par tous les stades. Crise sidérurgique oblige, le club connaissait des difficultés financières, les joueurs attendaient vainement leurs salaires mais le sportif embellissait le quotidien. Sans le savoir encore, Metz se dirigeait vers un sacre en Coupe de France (merci Monaco) et l'exploit le plus retentissant de son histoire : une victoire par 4 buts à 1 contre Barcelone, au Camp Nou, en Coupe des Coupes.
    Pour Nancy, en revanche, s'amorce le déclin. L'équipe d'Hervé Collot échoue à la quinzième place et va perdre Meyer, Moutier, Jacquinot et Tucak à l'intersaison. Petite anecdote à se mettre sous la dent : une qualification contre Sarreguemines en Coupe de France. 0-2 en Moselle... 9-1 au retour. En face évoluait un certain Carmelo Micciche.

    Elevés au grenat et nourris par l'ASNL

    Quatre joueurs de l'ASNL ont grandi dans un secteur majoritairement favorable au FC Metz. Certains ont choisi Nancy par conviction, d'autres par hasard. Aucun ne regrette son choix mais tous gardent un œil sur les résultats du voisin.

    Ils ont emprunté très tôt l'A 4 ou l'A 31 mais le destin a voulu qu'ils ne s'arrêtent pas à la case Saint-Symphorien. Originaires de Moselle-Est ou du Pays-Haut, les Lorrains du Nord qui fréquentent l'ASNL ne souffrent pas de solitude dans le vestiaire. Pablo Correa en recense même un par ligne dans son effectif : un gardien-capitaine (Bracigliano), un défenseur (Biancalani), un milieu (Guerriero) et un attaquant (Hadji). On peut d'ailleurs prolonger le raisonnement jusqu'au staff nancéien puisque Laurent Denis, l'entraîneur des gardiens, a des attaches à Saint-Avold, et Patrick Hesse, monsieur formation, n'est plus à présenter à Forbach.
    Naturellement, ces joueurs ont été élevés au biberon grenat, pour des questions de proximité géographique, d'antécédents familiaux ou, avouons-le, de lobbying médiatique. Or, certains n'ont pas hésité entre nord et sud. Chez les Hadji, à Creutzwald, « c'était une question d'opportunités, se souvient Moustapha, le frère de Youssouf. Le FC Metz n'a pas montré grand intérêt pour nos qualités. C'était plus proche, c'est vrai, et les gens de chez nous sont plutôt supporters de Metz mais nous avons eu notre chance avec l'ASNL. »
    « Moi, j'étais suivi par Metz chez les poussins, explique Ludovic Guerriero. Plus tard, j'ai même eu un rendez-vous avec Francis De Taddeo et j'ai visité le centre de formation. Mais c'est le discours de Nancy qui m'a convaincu d'autant que je n'avais pas envie de jouer à Metz. C'est par esprit de contradiction. Autour de moi, il y avait trop de monde qui les soutenait. Et on nous disait toujours : si vous êtes bons, vous irez jouer à Metz. J'ai vu tellement de jeunes connaître des échecs là-bas... Ça m'a refroidi.» A l'origine, le Mosellan ne s'était pas penché sur la question de toute façon. Dans l'ordre de ses préférences, il soutenait la Juve, le PSG et... Forbach. « J'étais comme mon père, d'abord un supporter du football. » Pour d'autres, le hasard a tranché. Gennaro Bracigliano a ainsi été remarqué avec la sélection des cadets de Lorraine, lors d'un match amical contre Nancy. Rachid Maatar l'avait repéré ce jour-là. S'il avait joué contre Metz ou Strasbourg, le gardien n'aurait peut-être jamais endossé le brassard nancéien.
    Frédéric Biancalani n'a pas choisi non plus. L'enfant de Thil évoluait avec la sélection départementale de Meurthe-et-Moselle quand Hervé Collot est passé par là. « J'avais 13 ans, l'occasion s'est présentée, confie le défenseur. J'ai quand même eu l'opportunité d'y signer quand je suis parti en Angleterre mais ça ne s'est pas fait.»
    Les racines ont pourtant créé des liens. Les Italiens Bracigliano et Guerriero partagent chambre, voiture et lasagnes tandis qu'Hadji les divertit avec ses imitations bien senties de l'accent de Moselle-Est. Tous gardent aussi un œil aux résultats messins. De son côté, Biancalani concède une certaine tristesse face à la situation du voisin. « C'est dommage pour eux, confie-t-il. Pour la région, c'est plus intéressant de jouer des derbys tous les ans. » Mais charité bien ordonnée commence par soi-même. Le Nancéien derrière le natif de Villerupt ne l'oublie pas : « Samedi, il faudra que ce soit un match comme les autres pour nous. On a déconné contre Sochaux et il faut repartir de l'avant. Alors, comme toutes les autres équipes, le FC Metz s'appelle d'abord trois points. »

    Metz. Hier : deux séances d'entraînement. Aujourd'hui : deux séances d'entraînement, à 10h et à 16h. Demain : une séance d'entraînement, à 10h.

    Nancy. Hier : une séance d'entraînement à 9h30 et un match amical à Differdange (Luxembourg, 18h30) pour huit professionnels peu sollicités contre Sochaux. Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 9h30. Demain : une séance d'entraînement à 9h30.

    Metz. Défaite à Nice (3-1), samedi.

    Nancy. Nancy. Nul contre Sochaux (1-1), dimanche.

    Metz : va à Marseille (quart de finale de Coupe de la Ligue), mardi 30 octobre à 21h ; va à Toulouse (13e journée de Ligue 1), dimanche 4 novembre à 18h.

    Nancy : reçoit Amiens (L2, quart de finale de Coupe de la Ligue), mardi 30 octobre à 19 ; reçoit Bordeaux (13e journée de Ligue 1), samedi 3 novembre à 17h10.

    A Metz. Strasser (genou) poursuit son travail en compagnie du préparateur physique. Le défenseur devrait retrouver le groupe la semaine prochaine. Gygax (mollet) a recommencé à courir. Renouard (pied) et Thomas (cuisse) sont toujours aux soins.

    A Nancy. Puygrenier (contracture) et Camerling (claquage) ont repris l'entraînement normalement hier. Victime d'une béquille dimanche contre Sochaux, Kim devrait réapparaître aujourd'hui en Forêt de Haye.

    A Metz. Cédric Barbosa (exclu à Nice).
    A Nancy. Aucun. Ménagé lundi, en raison de douleurs à la cheville, Pascal Delhommeau reprendra l'entraînement ce matin. Il pourra postuler à une place dans le groupe messin qui sera désigné pour le derby.

    Gennaro Bracigliano : « Avant d'être mosellan, ou en tout cas en plus d'être mosellan, je suis lorrain. »

    Bracigliano : « Avec Nancy le courant est tout de suite passé »

    L'exemple de Gennaro Bracigliano, originaire de Farébersviller, montre que la proximité géographique n'est pas essentielle au lancement d'une carrière professionnelle.

    Gennaro Bracigliano, bien qu'originaire de Farébersviller, en Moselle Est, vous avez été formé à Nancy, dont vous êtes aujourd'hui le capitaine et gardien de but. Est-ce incongru ? « Avant d'être mosellan, ou en tout cas en plus d'être mosellan, je suis lorrain. Quand, comme moi, vous venez d'un club amateur, vous franchissez un à un les échelons des sélections, en l'occurrence Bassin Houiller, puis Moselle, puis Lorraine, où vous côtoyez aussi bien des Messins que des Nancéiens. Dans mon cas, j'ai effectué un essai à Nancy, à seize ans, sans avoir eu le moindre contact avec Metz au préalable. Avec les cadets de Lorraine, nous avions joué un match amical contre l'ASNL, à l'issue duquel Rachid Maatar (alors entraîneur au centre de formation de Nancy) est venu me voir. Je ne sais pas si j'avais été repéré avant, mais je sais que j'ai eu la chance d'être bon au bon moment. »
    La proximité géographique n'a donc en rien dicté votre choix ? « Quand vous devez prendre une décision pour rejoindre un club professionnel, la situation géographique peut évidemment compter dans votre choix, mais cela n'a pas été mon cas. Le contact avec la personne qui vous sollicite entre également en ligne de compte, comme le nombre de joueurs de votre catégorie d'âge qui évoluent au même poste. A Metz, par exemple, il y avait déjà Jonathan Joubert, alors meilleur que moi, qui jouait d'ailleurs en équipe de France des dix-sept ans. Pour résumer, en ce qui me concerne, deux éléments ont été primordiaux : Nancy s'est manifesté en premier, et le courant est tout de suite bien passé avec Rachid Maatar et Patrick Gabriel. »• Etiez-vous amer de ne pas avoir été appelé par le FC Metz ? « J'ai été appelé, mais trop tard. J'allais signer à Nancy quand Francis De Taddeo (alors au centre de formation de Metz) m'a contacté. Un de ses gardiens allait arrêter, j'avais l'impression d'être un choix par défaut. Je ne regrette pas non plus de ne pas avoir rejoint Metz plus jeune. Les années où j'ai le plus progressé sont celles où, avec Farébersviller, nous prenions souvent des volées. Etant gardien de but, j'étais bien plus sollicité que si j'avais joué dans les équipes de jeunes du FC Metz, qui gagnaient tout le temps 5 ou 10 à 0. »
    • Admettez-vous qu'il y a quelque chose de surprenant à voir un Bracigliano jouer à Nancy ? « C'est sûr que mon oncle (Vincent, milieu de terrain du FC Metz jusqu'en 1985) a contribué à écrire les plus belles pages du club, comme la première victoire en Coupe de France puis l'exploit de Barcelone en Coupe d'Europe. Mais si je m'appelle Bracigliano, je suis aussi joueur de football professionnel, ce qui vous amène parfois dans des endroits inimaginables. Dans ce métier, même s'il arrive encore que certains effectuent toute leur carrière dans le même club, la valise reste toujours prête... » • Tout jeune, vous accompagniez vos parents à Saint-Symphorien. Porter un jour les couleurs de Metz, ce n'était pas votre rêve de gosse ? « J'ai toujours voulu devenir footballeur, c'est sûr. Mais si j'étais supporter du FC Metz et si j'ai dû mettre les pieds pour la première fois à Saint-Symphorien à l'âge de cinq ans, c'est d'abord parce que mon oncle y jouait. Une fois qu'il est parti à Nantes, toute la famille était pour Nantes, moi compris. Metz, c'était pour moi une référence, pas un rêve. »
    Longtemps, Metz s'est trouvé en haut de l'affiche, Nancy en bas. Le cycle, aujourd'hui, s'est renversé. Savez-vous pourquoi ? « Metz était notamment mieux coté au moment où j'ai choisi Nancy, mais cela ne m'a pas influencé. Je ne peux pas expliquer pourquoi Metz se trouve dans cette situation, mais je peux expliquer pourquoi Nancy en est là : grâce à un président et un couple d'entraîneurs qui ont su façonner un groupe de guerriers, en respectant les valeurs d'humilité, d'abnégation, de courage, en plus d'améliorer les indispensables compétences techniques. De toute façon, en toute chose, la qualité des hommes constitue la base de la réussite. »

    « Il a émergé sur le tard »

    Dans l'entretien qu'il nous a accordé, Gennaro Bracigliano assimile les sollicitations tardives venues du FC Metz au départ d'un gardien, Patrice Grethen en l'occurrence, parlant de « choix par défaut ». Justement entraîneur au centre de formation du FC Metz à l'époque, Francis De Taddeo donne une autre version : la sienne. « Nous ne recrutons jamais un jeune pour en remplacer un autre, mais sur sa propre valeur, assure une douzaine d'années plus tard l'actuel entraîneur de l'équipe première de Metz. Il se trouve que Gennaro a émergé sur le tard, après ses seize ans, donc plus tard que plusieurs gardiens de sa génération. Cela n'enlève rien à son mérite, au contraire, ainsi qu'il en apporte la preuve aujourd'hui. »

    Molinari, les mots qui tachent

    Agitation, hier, au FC Metz : le président a jugé bon de réagir au sens donné à ses propos, tenus en matinée, concernant la position « fragilisée » de Francis De Taddeo.

    Je n'ai jamais été aussi proche de mon entraîneur ! » Remonté, oui, Carlo Molinari. A quatre jours d'un derby lorrain de haute importance, le président du FC Metz aurait sans doute préféré ne pas avoir à gérer l'emballement provoqué par sa propre intervention devant une partie de la presse, hier matin, dans les bureaux de Saint-Symphorien. Mais ses mots en ont décidé autrement. A 13h12, une dépêche parvenait sur le fil de l'AFP : "Molinari prend ses distances avec De Taddeo".
    A l'origine de cette "information", rapidement relayée par d'autres organes, une phrase, à laquelle la situation du FC Metz n'a pas manqué d'apporter un écho retentissant : « Etant donné la situation au classement, la position de Francis De Taddeo est fragilisée. » De quoi faire planer le doute, effectivement, sur l'avenir de l'entraîneur de l'actuel dernier du championnat... « Mais si j'avais dit que tout allait bien, on m'aurait pris pour un fou ? ! C'est vrai, concède Carlo Molinari, la situation nous interpelle, et oui, la position de Francis est fragilisée, mais je le répète : nous lui faisons confiance pour trouver les solutions à nos problèmes. » Dans un communiqué adressé en fin d'après-midi, le président précisait encore qu'il n'était « aucunement question » de prendre ses distances avec son entraîneur, et que celui-ci n'avait reçu « aucun ultimatum ».
    Maladresse présidentielle ou embrasement médiatique, toujours est-il que l'agitation créée, hier, autour du cas De Taddeo, tombe au plus mauvais moment pour le club messin. L'entraîneur a beau avoir lui-même indiqué que sa collaboration avec le président ne souffrait d'aucun malaise, « malgré des avis parfois différents », il apparaît difficile d'imaginer que le déroulement des dernières vingt-quatre ne laisse pas une quelconque trace. Déjà soumis à la pression du résultat, Francis De Taddeo pourrait aussi avoir à supporter le doute né des propos de son président et de l'interprétation qui a en a été faite. Il y a parfois des mots qui tachent.

     

     

     

    October 23

    Les ânes de la classe, le chardon et les trois points...

    DERBY-EXPRESS

    Metz. Hier : entraînement pour les joueurs ayant peu ou pas joué ce week-end, repos pour les autres. Aujourd'hui et demain : deux séances d'entraînement, à 9 h 30 et 16 h.
    Nancy. Hier : repos. Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 9h30. Demain : une séance d'entraînement à 9h30.Metz : défaite à Nice (3-1) samedi. Nancy : nul contre Sochaux (1-1)

    Dimanche Metz : va à Marseille (quart de finale de la Coupe de la Ligue) mardi 30 octobre (21h) ; va à Toulouse (13e journée de Ligue 1) dimanche 4 novembre à 18 h. Nancy : reçoit Amiens (L2, quart de finale de la Coupe de la Ligue) mardi 30 octobre à 19h ; reçoit Bordeaux (13e journée de Ligue 1) le samedi 3 novembre à 17h10.

    A Metz, Strasser (genou), Vivian (cheville) et Cardy (pied) travaillent toujours en compagnie des préparateurs physiques. Ces trois joueurs ne seront pas opérationnels pour le derby, qu'ils suivront des tribunes en compagnie des blessés : Renouard (pied), Gygax (mollet) et Thomas (cuisse).
    A Nancy, Adailton et Duchemin, tous deux gravement blessés à la cheville, ainsi que Macaluso victime d'une rupture des ligaments croisés du genou ne disputeront pas le derby. En phase de reprise, le jeune Camerling non plus.

    A Metz : Cédric Barbosa (exclu à Nice) ; à Nancy : aucun.12 500, comme le nombre de places encore disponibles à la vente, hier, pour le match de samedi dont le coup d'envoi sera donné à 17 h 10. Youssouf Hadji ne sera pas de la reprise de l'entraînement, ce matin, en Forêt de Haye : à l'invitation du roi Mohamed VI, l'attaquant nancéien participera dans le même temps à la visite officielle de Nicolas Sarkozy au Maroc. L'ASNL a d'ailleurs affrété un avion spécial pour assurer l'aller retour à Rabat

    Pour la vingt-troisième fois en Première division, Saint-Symphorien abritera samedi le derby entre le FC Metz et l'AS Nancy-Lorraine. Et, pour la première fois depuis près d'un quart de siècle, les Meurthe-et-Mosellans se trouvent en position de force au moment de rallier la capitale de région. Les devanciers de la génération actuelle ont montré l'exemple à six reprises par le passé. L'occasion pour Le Républicain Lorrain de revenir sur les victoires nancéiennes à Metz.

    1971: Mariot créé l'exploit

    Metz laisse passer l'occasion de prendre les commandes du championnat, surpris par un but superbe signé Yves Mariot. Georges Zvunka se souvient.

    Autre époque. Au matin du deuxième derby de l'histoire entre le déjà très vieux FC Metz et la toute jeune AS Nancy-Lorraine, l'engouement que suscite la rencontre soulève non pas une question de sécurité, mais de contenance. Sous la plume de Pierre Albert, Le Républicain Lorrain du samedi 28 août 1971 résume donc une préoccupation aujourd'hui bien désuète : « Avoir dans sa poche un billet de tribune ou même de chaise de piste pour le match de ce soir confère depuis hier à son heureux possesseur un sentiment évident de supériorité. »A l'aube de la quatrième journée d'un championnat de Première division qu'ils ont rejoint un an plus tôt, au temps de la victoire à deux points, les Nancéiens n'en mènent pas large, à la différence des Messins qui, en cas de succès, rejoindront le peloton de tête. Mais Metz est privé de Nestor Combin, arrivé en Lorraine au sortir de sept saisons passées dans les plus grands clubs italiens (la Juventus, Torino, le Milan AC), l'un des coups les plus fumants réalisés par Carlo Molinari, alors président depuis quatre ans. Sans l'attaquant franco-argentin, blessé, l'arsenal offensif des Messins n'est plus tout à fait le même.
    Preuve d'une domination stérile, Metz bénéficie de onze corners, contre trois seulement pour Nancy. Un but d'Yves Mariot, lancé par Vojin Lazarevic, permet à l'ASNL de marquer dès le début de la deuxième mi-temps. « Mariot ? L'ailier gauche ? » Dans le sourire qui accompagne la question posée par Georges Zvunka, beaucoup d'autodérision : élu meilleur défenseur latéral du championnat de France quelques années plus tôt, Georges Zvunka ne peut pas ne pas se souvenir du buteur nancéien. « Mariot se montra supérieur à Georges Zvunka, à qui il en fit voir de toutes les couleurs », écrira Guy Wagner, le lendemain, dans nos colonnes. Nancéien pur sucre, Yves Mariot avait participé aux débuts de l'ASNL, en 1967; il est décédé en 1999.
    « Comme toujours, nous voulions gagner chez nous, c'est une question de principe dans un derby, relève aujourd'hui Georges Zvunka. Mais je crois que les Nancéiens, cette saison, étaient réellement plus forts que nous. » A mi-saison, alors que le FC Metz s'est lentement mais sûrement enfoncé dans les profondeurs du classement, Georges Zvunka tombera la tenue de joueur pour succéder à Jacques Favre au poste d'entraîneur. L'opération maintien est accomplie : Metz termine la saison à la quatorzième place, trois rangs derrière son voisin.

    • Le 28 août 1971 à Saint-Symphorien (4e journée). Metz-Nancy : 0-1. But : Mariot (47e). 20.067 spectateurs. Recette : 258.702 F. Classement en fin de saison : Metz 14e, Nancy 10e.

    Nancy, « l'exemple à suivre »

    Trois années de Ligue 1 consécutives ont suffi à Nancy pour s'attirer la reconnaissance de ses pairs. Y compris celle de ses voisins messins : Francis De Taddeo et Julien François évoquent la réussite d'une « politique cohérente et percutante. »

    Même en étant Messin, malgré cette espèce de rivalité qui peut exister entre les deux clubs, tu peux le reconnaître : en terme de résultats, de formation, de remplissage de stade, Nancy est un bon exemple à suivre. » Pour étayer ses dires, Julien François ne s'appuie pas sur la seule rambarde constituée par la réussite sportive actuelle de l'ASNL. « Avant d'être la réussite des joueurs, c'est celle des dirigeants, estime le milieu de terrain messin. Le choix des hommes a été déterminant. Lorsqu'on voit qu'avant d'arriver à Nancy, Puygrenier sortait du centre de formation de Rennes, que Gavanon jouait avec la CFA de Marseille... C'était un vrai pari. Il y a trois ans, quand ils sont remontés en L1, la majorité des joueurs n'était pas connue. Ce qui n'a pas empêché la naissance d'un groupe. Grâce, notamment, à l'humilité et au travail de Pablo Correa. Cet entraîneur a su leur inculquer la gagne. »
    L'effet n'a pas tardé à se faire sentir. En témoignent cette Coupe de la Ligue soulevée en 2006, année même de leur retour parmi l'élite, et l'aventure prolongée en Coupe de l'UEFA la saison passée. « Tout cela a permis à ce groupe de devenir plus mature, reprend Francis De Taddeo. Les joueurs ont gagné de l'expérience, ils l'ont fait ensemble ». Sûr, samedi, Julien François ne reconnaîtra pas l'équipe nancéienne qu'il avait pu affronter en Ligue 2, il y a quelques années de cela, sous les couleurs de Grenoble. « A cette époque, précise-t-il, on sentait déjà une vraie équipe. Ils sont ensuite arrivés en Ligue 1 sur la pointe des pieds... Aujourd'hui, ils sont deuxièmes avec un match de retard, et ce classement n'a rien d'usurpé. » Avant d'attirer les caméras vers lui ­ phénomène encore trop peu naturel aux dires de certains ­ Nancy est évidemment passé par d'autres stades. « J'entendais souvent dire que cette équipe ne prenait pas de risque », note l'entraîneur messin. Le navire a traversé les critiques, engagé de nouvelles têtes (Dia, André Luiz ou encore Sauget) au prix « d'efforts financiers conséquents. La saison dernière, ils ont profité du mercato pour prendre Hadji, Fortuné... C'est un recrutement intelligent, mené avec patience. »
    La question de savoir jusqu'où le président Rousselot sera capable de conduire les siens taraude, aujourd'hui, beaucoup d'esprits. Nancy, feu de paille ? Pas aux yeux de Francis De Taddeo. « Lorsqu'il a repris le club, il n'était pas loin du National. Il a dû se prendre la tête une paire de fois ! Mais je crois que Jacques Rousselot a une vraie vision de chef d'entreprise et qu'il agit toujours avec l'idée de progresser. »
    Ses joueurs suivent ses pas, et leur progression ne manque pas de susciter l'intérêt des recruteurs. L'entraîneur du FC Metz y voit la promesse d'un retour sur investissement, le fruit d'une approche « cohérente et percutante. » « Même s'ils terminent ne serait-ce qu'à la cinquième place, ce serait énorme pour les Nancéiens. Je crois, conclut Julien François, que c'est un club où beaucoup auront envie d'aller. »

    October 22

    Brunehaut, reine de Lotharingie et de France...

    Brunechilde, roine de France, bénite fleur d’innocence rare…

    N'écoutez   donc pas  ces esprits

    Qui traitent  ceste bonne  roine

    D'ambitieuse,   d'inhumaine

    Et  d'autres  termes  de mépris.

    On ne doit condamner  sa vie

    Sur les faux rapports  de l'envie

    Ny sur un très lugubre  sort.

    Croiez  qu'elle  est pour  asseurance

    Une  fleur bénite  en sa mort

    Mais  fleur d'une  rare  innocence ...

     

    Cardinal  Jean  Rolin (1408-1483), abbé    du monastère  de l'abbaye   Saint-Martin d'Autun

     

    A quoi pouvait-elle  bien penser,  la reine  Brunehilde,  plus  connue  sous le nom  de Brunehaut,  qui venait  d'être  arrêtée  dans le Vic  d'Orbaona,   au sud du lac de Neuchâtel,  région  où cohabitent les Burgondes  et les anciens  Helvètes?

    Que  de temps  passé  depuis  que Gog, ambassadeur  des Francs  et premier personnage  du palais  à Métis,  était venu  demander  la main  de la belle princesse arienne,  blonde  aux cheveux  noués  en six tresses !

    Elle, si belle,  si cultivée,  à l'esprit  si fin, qui n'avait  pourtant  pas  hésité  une seule seconde,  avec l'assentiment   de son père Athalnagilde,  à offrir  sa jeunesse et son intelligence  au futur roi des Francs : c'était  l'occasion   unique  pour  elle de réaliser  le rêve  et l'ambition   qui l'habitait   depuis  toujours!

    Car elle ne rêvait  que d'une  chose:   devenir  la première  reine  des Francs,  bien sûr, mais  aussi  essayer de   gouverner  ce grand  pays en ayant  à l'esprit  tout  ce qui avait fait la grandeur  de cet empire  romain  d'Occident,   et qui était maintenant rentré  dans le rang  des pays modestes,  ayant laissé  la place  au règne  de Byzance : une  occasion  unique  de confronter  ses idées  aux réalités  coutumières :

    Le mariage  de la force de caractère  et de l'esprit  contre la coutume  barbare décadente :

    Elle revoit le jour  de son mariage  avec le jeune  «Sigisberkht  » (illustre par la victoire,  Sighebert  en français  moderne),  son défilé nuptial  à travers  la ville, le festin  donné  dans  la grande  salle de la maison  Quarrée  en compagnie  des grands du Royaume  et des hommes  d'église;   elle se souvenait  surtout  du regard envieux,  plein  de désirs  que lui avait lancé  alors cet athlète  à la crinière  rousse en tendant,  hanap  au poing:  «santé»!  Hurlement  repris  par l'assemblée   tout entière:   « santé,  santé,  santé  à notre roi et à la jeune  épousée!   »

    Le roi!   ..Ce soir-là,  elle devenait  reine,  la première  reine  catholique  du royaume franc !

    Au matin,  Sighebert  avait saisi  dans sa main  droite  ses doigts  et jeté  sur son corps un brin  de paille  en disant le présent  qu'il  offre pour  prix  de sa virginité: le «morgengabe », le don du matin,  qui était pour  la jeune   épousée  royale  le don d'une  ville ou la gratification  d'un  trésor.

    C'était  en 566, il y avait si longtemps!   ...

    Fortunat  le poète,  futur  « saint  » lui aussi,  avait rendu  ce temps  là poétique  et historique ...

    La suite n'avait  point  été une  fête, loin  de là : le grand  à la crinière  rousse,  qui était  aussi  son beau-frère,  avait exigé  d'épouser   sa sœur,  mais  il n'était  qu'un débauché,  un faible,  tombé  sous la coupe  de ses maîtresses,  surtout  cette ... Frédégonde,  cette ... les mots  lui manquaient!

    Toute  sa vie n'avait   été qu'une  immense  lutte,  faite  d'espoirs,   de joies,  mais aussi  de bien  de misères : l'assassinat   de sa sœur par 1'horrible  mégère,  celui de son mari,  coups  donnés  ou rendus,  complots,  stratégies  de bas étages  destinées  à affaiblir,  assassinats  en tous  genres,  les intrigues  de ce Gontran (corbeau  de guerre),  celui  qu'on  disait  saint homme,  mais  qui n'était   en fait qu'un  perpétuel indécis,  à la vision  du pouvoir  et de la royauté  étroite  et sans réelles perspectives   !

    Heureusement,   il y avait eu aussi  ces hommes  qui avaient  compté  pour  elle et qui l'avaient  soutenu  et conseillée,  comme  son grand  ami Grégoire  de Tours,  le grand  évêque,  mais .... Elle se méfiait,  elle, l'ancienne   arienne,  du pouvoir  de l'église  qui commençait  à se mettre  en place  et elle avait su bien vite limiter  par des textes  et des initiatives personnelles  le pouvoir  grandissant  des « meilleurs  », elle avait essayé  de protéger  l'éparpillement   du royaume  en instaurant  le droit  d'aînesse,  ainsi  que la création  des impôts  et droits de douane  censés  donner  au souverain  les moyens nécessaires  à la mise  en œuvre  d'une  politique  volontariste  et non  subie par les pressions  exercées  par les uns  et par les autres,  tous  avides  de pouvoirs  !

    Elle avait su donner  à cette «Francie»   des frontières que plus jamais ce pays n’aurait jamais plus !

     Mais  le pouvoir  des hommes,  la rancune  des puissants,  la trahison  et la haine avaient  eu raison  de ses dernières  forces : elle se doutait  du sort qui l'attendait, mais  elle allait montrer  à ce roi  de Neptric : ce Chlothaire  et à ce traître  de Warnachaire  et aux Farons  comment  devait  se comporter  une reine !

    Saignés...  saignés  comme  des agneaux : Ils ont osé, tels des bouchers,  sacrifier à  1'hôtel  de la vengeance  et de la haine  le petit  Sighebert II et son frère  Corbus,  et fv1érovéen"J-adu qu'au  fait d'être  fait prisonnier  par son parrain  qui avait fait le serment  de le protéger  toute  sa vie durant  son filleul,  d'avoir  la vie sauve et d'être  seulement  tondu  et finir  sa vie dans un monastère colombanien,  lui, le fils d'un  roi  chevelu!

    Lorsqu'elle   arrive  au camp  de Renève,  Brunehilde  découvre  la tragédie,  le meurtre  de ses petits-enfants   et la création  d'un  tribunal  de mâles  assoiffés  de vengeance!   Tribunal  créé  des visages  de ceux qui l'ont  trahie.

    Son neveu  laisse  éclater  cette haine  dont  il a été nourri depuis  l'enfance  par  sa Mère :Il l'invective, l'accusant   de l'extermination de dix rois francs: Sighebert,  son frère Mérowig,  son père  Chilpéric,  Thibert  et son fils Chlothaire,  son fils Mérovée,  Thierry  et ses trois  enfants !

    Cynisme  d'un  vainqueur nourri d’ impudence et de mensonges:   le sang des fils de Thierry (deux,  et non pas trois) n’a  pas  eu le temps  de sécher,  Sighebert  1er, le mari  de Brunehilde  a été assassiné par Frédégonde et son demi-frère,  Mérowig s'est  tué pour  échapper  aux  sicaires  de Chilpéric et de sa femme !

    Le fils de Frédégonde  veut entendre  le son de la voix  de la rivale  de sa mère : il décide  devant  son mutisme  et son regard  dédaigneux  de la torturer !

    Il veut  qu'elle  l'implore,  qu'elle  s'humilie,   qu'elle  s'avilisse,  qu'elle  lui demande  grâce: il la fait promener,  nue,  à califourchon  sur un chameau  !

    Puis  il lui fait subir  encore  une journée  de tortures ... Puis  encore  une ... Elle, elle  subit sans. prononcer une seule plainte :plaie vivante, elle  pense, sac  de  douleurs    sanglant,    à tout  ce qu'elle  a fait pour  le pays, pour  l'unification   du royaume, cette espèce  de constitution  de monarchie  républicaine   ne reconnaissant  que des citoyens,  Alors  que Clothaire,  va avaliser  un régime  de communautés, le particularisme qui va prospérer en « Allemagne ».

     L'opposition   franco-allemande   de la fin du XIXème  siècle sur l'Alsace-Lorraine montrera  bien l'antagonisme   entre   les deux modèles.  Ce sera toujours  l'obstacle fondamental  entre les deux pays pendant  la construction  européenne  de la fin du XXème  siècle.

    En  614, le  sort de la France est fixé pour  cinq siècles,  le chemin  est déblayé devant  la société  féodale,  parce que le : « Qui -t'a fait roi ? » va amener  Chlothaire II à renoncer aux impôts  et droits  de douane,  accepter  que l'épiscopat   élargisse  les compétences  de ses tribunaux,  restituer leurs biens aux grands, confirmer toutes les possessions : il rogne ainsi tous ses pouvoirs en les concédant aux leudes et aux meilleurs ! Le royaume sera divisé en quatre ! Le maire du palais deviendra chef de l’exécutif et il devra abandonner la mairie de « l’Auster » à l’implacable Pépin.

    Le  déclin   des  villes   commence : les  « meilleurs »,  gros propriétaires terriens   et les  autres   « grands »   sont  les  hommes    de  la  campagne,    les  moines   colombaniens aussi,   alors   que  les  couvents    sont  tous  urbains   jusqu'en l’an 600,   les  moines   irlandais vont   exiger   que  les  comtes   deviennent    des  ruraux,    selon   les  coutumes    de  leur  île.

    La  civilisation    bascule,   le  pays  régresse    : les  habitats    de  pierres   deviennent maisons    de  bois,   les  vaisselles    et  les  céramiques    laissent   place   aux  ustensiles de bois.

    La  culture   gréco-latine    va  être  interdite   par  les  moines, le  seul  genre littéraire accepté   sera  l'hagiographie: c'est   la  fin  des  écoles    municipales. Un  fils  de  roi, comme   Charlemagne     sera  presque analphabète. Il  n'y  aura  bientôt   plus  que  les  moines pour savoir lire et écrire la langue.

    La  société   féodale   sera  rurale  ....

    Quant   à Brunehilde,    peau   brûlée,   chair   déchirée,    bouche   pleine   de  sang,   elle serre  les  dents,   la  vieille   dame   de  soixante   dix  ans !

    Le  roi  s'obstine   à la  montrer   veule   et  lâche... Mais   elle  ne  lâche   pas  un  seul  cri, malgré   les  limites   de  l'épuisement     qu'elle    sent  monter   en  elle!

    Clothaire    va  alors  montrer   qu'il   est  le  digne   fils  de  Frédégonde: Il se fâche, il va la  ridiculiser: elle  sera  attachée   par  un  bras,   un  pied et les cheveux à la  queue d'un   cheval   sauvage « qui  la  brise,   membre   par  membre    »,  dit  la  chronique   ...

    Cette   femme, qui a eu une  mort  de  martyr,  n'aura  même   pas  droit  à une sépulture: Clothaire fait  dresser   un  bûcher   et  y  fait  jeter   les  membres    disloqués.

    La  bourrasque dispersera les  cendres desquelles les  Nonnes du  couvent   d'Autun  ne  recueilleront     qu'un   morceau    d'éperon    et  quelques    cendres,   mises   en  tombeau sous  lequel   on  pouvait    lire :

    Brunechil  fut  iadis  roine   de  France,

    Fondateresse du  saint   lieu  de  céans

    Cy  inhumée en  six  cens  quatorze    ans,

    En  attendant  de  Dieu  rénumérance    ...

     

    Quatrain   écrit  au XVème siècle au-dessus  du  tombeau  ayant  accueilli les cendres  et l'éperon   de Brunehilde.

     

    Après cette nouvelle fessée,voici venir "le voisin d'à côté"

    Les résultats du week-end (20 et 21/10/2007) :

    Les 18 ans ont perdu à domicile face à Sochaux sur le score de 2 buts à 1 malgré une bonne prestation et après avoir ouvert la marque. Les 16 ans ont de leur côté ramené le nul de Troyes.
    CFA : Repos
    Metz est 10ème avec 19 points : 2 victoires, 4 nuls et 3 défaites ; 8 buts marqués, 13 encaissés.
    18 ans : Metz 1-2 Sochaux
    Metz est 8ème avec 16 points : 2 victoires, 3 nuls et 2 défaites ; 7 buts marqués, 7 encaissés.
    16 ans : Troyes 0-0 Metz
    Metz est 1er avec 19 points : 4 victoires, 1 nul et 1 défaite ; 12 buts marqués, 1 encaissé.
    15 ans : Creutzwald 0-1 Metz
    Metz est 1er avec 15 points : 5 victoires ; 26 buts marqués, 3 encaissés.
    14 ans : Metz 5-0 Amnéville
    Metz est 1er avec 22 points : 5 victoires, 1 nul et 0 défaite ; 20 buts marqués, 1 encaissé.
    13 ans : Metz 5-0 Forbach
    Metz est 1er avec 18 points : 6 victoires ; 25 buts marqués, 1 encaissé.
    13 ans B : Metz 7-0 Laxou
    Metz est 1er avec 15 points : 5 victoires ; 43 buts marqués, 1 encaissé.

     

    Un voisin peu arrangeant

    A une semaine du derby, Nancy a concédé son premier nul domestique. Ce point accordé aux Sochaliens isole un peu plus le FC Metz au fond du classement.

    Si c'est bien le dix-neuvième du championnat qui a mené le vie dure à Nancy, hier, alors le vingtième de notre connaissance a du souci à se faire. Si Beli Dagano, idéalement servi par Stéphane Dalmat, n'avait pas raté le cadre en se retrouvant seul face à Gennaro Bracigliano en toute fin de match, le FC Sochaux devancerait même le FC Metz de cinq points, ce matin, tout au fond d'une Ligue 1 qui n'a pas amélioré sa réputation vu le spectacle proposé sur l'humide pelouse de Tomblaine. « Sochaux est l'équipe qui nous a posé le plus de problèmes, en tout cas à domicile, notamment avec son pressing haut et ses qualités techniques, résume Gennaro Bracigliano. Sur l'ensemble du match, le nul est logique. Et Sochaux ne mérite pas son classement. »Premier poursuivant du leader lyonnais, sur lequel il a cédé deux points, Nancy poursuivra sa visite du bas de tableau samedi à Metz. Si dix-huit places éloignent Nancy de Metz, une soixantaine de kilomètres à peine séparent les deux villes, ce qui transforme nécessairement le rendez-vous à venir en moment à part. « On nous parle de ce derby depuis la parution du calendrier mais nous nous sommes attachés à faire les choses dans l'ordre, ajoute le gardien de but et capitaine nancéien. Il arrive, et c'est surtout un match particulier pour nos supporters. Pour nous, il ne faut pas croire qu'il vaut davantage que trois points. » Au mépris de l'évidence que contient le classement, Gennaro Bracigliano prétend que Nancy ne partira pas favori, samedi, dans le fief de son voisin. « Favori, c'est vous que le dites », ose-t-il, ne déviant pas de la ligne de conduite officielle de l'ASNL, qui scande encore et toujours l'objectif du maintien. Un peu plus au Nord, la litote aura du mal à passer. « Je sais que cela peut paraître étrange, admet-il, car on pourrait penser qu'il est plus urgent pour Metz de prendre des points. Mais nous aussi, nous avons hâte de prendre les points qui nous permettront d'atteindre notre objectif. Pour moi, Metz reste donc un concurrent direct. De toute façon, par définition, les matches contre Metz sont toujours compliqués, des débutants jusqu'aux professionnels. »
    « Nos dernières confrontations ne me laissent pas de très bons souvenirs », reprend Frédéric Biancalani, battu à trois reprises il y a quatre ans lorsque le derby lorrain se jouait en Ligue 2 et en Coupe de France, puis contraint au partage systématiques des points, il y a deux ans. « Nous nous trouvons aujourd'hui dans une spirale de bons résultats, complète le défenseur nancéien, et nous comptons l'entretenir. A nous de faire régner sur le terrain un esprit sain qui rejaillira dans les tribunes. » Natif du Nord de la région, le très sage Frédéric Biancalani lance même une sorte d'appel au calme : « A tout le monde d'être raisonnable. Cela reste du sport. » Un sport où le FC Metz brille beaucoup moins que son voisin, ces derniers temps. « Il nous reste vingt-sept journées pour monter en Ligue 1 puisque, à ce jour, nous sommes en Ligue 2 », affirmait Frédéric Hantz hier soir avant de quitter Nancy. L'entraîneur sochalien, pourtant, n'est pas le plus mal loti, sur ce que le week-end vient de montrer, de sa propre équipe comme de celle qu'elle vient de reléguer à trois longueurs.

    Metz rappelé par l'histoire

    Une nouvelle fois vaincu, samedi à Nice, le FC Metz erre dans une solitude de plus en plus marquée dans les sous-sols de la Ligue 1. Les fantômes de la saison 2005-2006 n'en demandaient pas tant pour ressurgir.

    Quatre-vingt-dix minutes d'indigence prononcée, trois nouveaux buts encaissés... Et une huitième défaite au bout du chemin niçois. Les Messins voyagent en classe galère. Entré de plain-pied dans la seconde partie de la phase aller du championnat à la faveur d'un derby contre Strasbourg manqué en tout point (1-2), le promu affiche des statistiques tout bonnement alarmantes, auxquelles un passé tout proche autorise à accorder, sinon de l'importance, au moins une attention certaine. Flash-back. Saison 2005-2006, même époque.
    Joël Muller est aux commandes. Metz passe la onzième journée à Monaco, d'où il revient chargé d'un septième échec (3-0). Cette année-là, les Grenats attendent le 6 novembre (14e journée) pour décrocher leur premier succès, à domicile, contre Ajaccio (2-0). Le déclic est là : Metz rejoint la trêve sans plus jamais trébucher, alignant quatre matches nuls (Lens, Troyes, Toulouse, Sochaux) et une victoire face à Nice. Grégory Proment et ses coéquipiers tournent le dos à l'année 2005 en ayant abandonné la lanterne rouge à leurs voisins strasbourgeois. Avec quatorze points en poche, ils pointent tout de même à sept longueurs du premier non-relégable, Sochaux. La suite des événements — et la relégation qui marquera la fin du parcours messin — prouvera le caractère irréversible de ce retard. Metz le sait donc pour l'avoir vécu : les départs embrumés commandent souvent les destinations les plus hasardeuses. Vendredi matin encore, à la veille de mettre le cap sur la Côte d'Azur, Francis De Taddeo évoquait le « droit » de son équipe « à perdre » un de ses quatre prochains rendez-vous. C'est fait. Et cela n'a franchement rien de rassurant : à huit marches de la trêve, les Messins accusent déjà huit défaites. Soit une de moins, à peine, que leurs prédécesseurs, au soir du 18 décembre 2005...
    Quatre matches à domicile (Nancy, Lens, Auxerre et Sochaux) et quatre déplacements (Toulouse, Marseille, Saint-Etienne et Lorient) : voilà ce dont devra se servir l'élève messin pour se remettre sur pied et entretenir l'espoir d'une deuxième partie de saison autre que celle promise par son début de championnat chaotique. Vingt-quatre points sont à prendre. Neuf d'entre eux seront suffisants pour égaler les statistiques présentées deux ans auparavant, à l'heure de la trêve. Mais pour le reste ?
    A quelques jours de ses retrouvailles avec un voisin nancéien éclatant de santé, le temps est peut-être venu pour Metz de jeter un œil dans ses cahiers d'histoire. A défaut d'y puiser des solutions d'avenir, les Messins pourront toujours s'en inspirer pour éclairer leur conscience et se détourner des sentiers de la perdition.

    October 21

    Tout va très bien, Madame la Marquise …La l2 n’est plus très loin !

    Tout va très bien, Madame la Marquise …La l2 n’est plus très loin !

    Allô, allô Carlo !
    Quelles nouvelles ?
    Absente depuis quinze jours,
    Au bout du fil
    Je vous appelle ;
    Que trouverai-je à mon retour ?

    Tout va très bien, Madame la Marquise,
    Tout va très bien, tout va très bien.
    Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise,
    On déplore un tout petit rien :
    Un incident, une tout’ petite bêtise,
    La défaite de notre club à Nice,
    Mais, à part ça, Madame la Marquise
    Tout progresse bien, tout va très bien.

    Allô, allô Carlo !
    Quelles nouvelles ?
    Mon club défait, à Nice, aujourd'hui !
    Expliquez-moi
    Vous le fidèle,
    Comment cela s'est-il produit ,

    Cela n'est rien, Madame la Marquise,
    Cela n'est rien, tout va très bien.
    Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
    On déplore un tout petit rien :
    Ils se sont battus eux-mêmes
    Sans trop se battre
    Fair-plays, fidèles à eux-mêmes.
    Mais, à part ça, Madame la Marquise
    Tout va très bien, tout va très bien.

    Allô, allô Carlo !
    Quelles nouvelles ?
    Ils ont donc été battus sans se battre ?
    Expliquez-moi
    Valeureux  fidèles,
    Comment cela s'est-il passé ?

    Cela n'est rien, Madame la Marquise,
    Cela n'est rien, tout va très bien.
    Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
    On déplore un tout petit rien :
    S’ils furent battus, Madame,
    C'est qu'ce groupe, depuis longtemps était sans âme.
    Mais, à part ça, Madame la Marquise
    Tout va très bien, tout va très bien.

    Allô, allô Carlo !
    Quelles nouvelles ?
    Notre club est donc détruit !
    Expliquez-moi
    Car je chancelle
    Comment cela s'est-il produit ?

    Eh bien ! Voila, Madame la Marquise,
    Apprenant qu'il était ruiné,
    A pein' fut-il rev'nu de sa surprise
    Que M'sieur Razu s'est rappelé,
    Qu’c'est en ramassant des nazes à la pell'
    Qu’ en essayant d’économiser des bouts d’ chandelles,
    Qu’il mettrait aux fossés les fondements du château
    Ceux sur qui s’appuyaient  le Tas des Hauts ;
    Les supporters souffrants allumèrent un incendie,
    Qui déboucha sur l'incurie,
    Et c'est ainsi qu'en un moment
    On fait périr notre football !
    Mais, à part ça, Madame la Marquise,
    Tout va très bien, tout va très bien.

    (À suivre au lycée Papillon…)

    Ne changez rien, surtout !

    (R.L.) : L'insoutenable légèreté de Metz

    Le FC Metz a logiquement concédé sa huitième défaite de la saison, hier à Nice. De quoi amplifier l'inquiétude, à une semaine du derby lorrain.

    Surtout, ne changez rien. Voilà le type de requête intérieure qui animera sans doute les prochains adversaires du FC Metz. Ou tout au moins ceux d'entre eux qui prendront le temps d'observer les images de la dernière prestation livrée par l'équipe de Francis De Taddeo, hier après-midi, sur le terrain de Nice. L'alerte donnée à Sedan, la semaine passée, en match amical (défaite 4-1), n'était pas une mauvaise blague : l'édifice messin accuse une friabilité criarde. Une nouvelle sortie manquée est venue le rappeler à ceux qui pouvaient éventuellement en être restés au succès décroché à Caen, le 27 septembre. L'espoir suscité ce soir-là n'existe plus.
    Ce qui en restait hier, deux semaines après la désillusion du derby de l'Est, s'est écroulé onze minutes après le coup d'envoi. Jusque-là, les Messins témoignaient pourtant d'une application certaine. Et d'une rigueur dans le pressing assez marquée pour faire douter le bloc niçois. La première occasion était d'ailleurs à mettre à l'actif de Metz : Delhommeau centrait pour Cissé, mais la tête de l'attaquant manquait de précision (8e). Docilité trompeuse des joueurs de Frédéric Antonetti : Sébastien Bassong appréciait mal le long ballon dégagé de sa propre surface par Kanté. La tête en retrait du défenseur messin était interceptée par Bakari Koné, assez prompt pour lober Christophe Marichez du pied droit (1-0, 11e). Il n'en fallait pas plus pour assommer le camp messin et mettre du baume au cœur de joueurs niçois invaincus à domicile cette saison. A la réception d'un centre d'Ederson, Laslandes était ainsi tout prêt de conforter l'avantage des siens : la barre transversale messine renvoyait le ballon repris de la tête par l'attaquant azuréen (40e). Le tournant du match intervenait après le retour des vestiaires. Acculé avec sa défense à l'entrée de ses dix-huit mètres, Stéphane Léoni renvoyait le ballon dans l'axe. Ederson s'en emparait mais était crocheté par Cédric Barbosa avant de pouvoir armer sa frappe. Volontaire ou pas, la faute était sanctionnée par M. Lannoy : d'un avertissement pour le milieu messin, et d'un penalty pour les Niçois, transformé par Bakari Koné (2-0, 59e). Metz ne s'en est jamais relevé, d'autant moins après le troisième but niçois, inscrit de la tête par Kanté, au milieu d'une défense messine encore une fois trop statique (3-0, 65e).
    La réduction du score, signée Cédric Barbosa, sur un corner tiré par Pjanic, était aussi acrobatique qu'anecdotique (3-1, 68e). Trop éparses, trop imprécises à l'heure des rares approches des buts gardés par Lionel Letizi, les tentatives messines sonnaient creux. Et le naufrage annoncé s'achevait sur un nouveau coup dur, dans le temps additionnel, avec l'expulsion du buteur messin, coupable d'un geste d'humeur mal perçu par l'arbitre (90e+2).
    Vaincue il y a deux semaines par Strasbourg, faute d'avoir manqué l'immanquable, l'équipe de Francis De Taddeo a cette fois-ci semblé encaisser ce nouvel échec comme une fatalité. « Sans démériter », peut-être, comme l'a indiqué Christophe Marichez. « Mais on pourra toujours dire ça, le fait est qu'il faut être efficace dans les deux zones et que nous ne l'avons, une nouvelle fois, pas été. Tant que cela ne sera pas le cas, nous n'avancerons pas. » A une semaine de la réception de Nancy, se lève un insoutenable doute.

    Sans foi ni voix

    Les Messins ont, une nouvelle fois, payé le prix de trop d'approximations. Menés au score dès la onzième minute, ils n'ont pas su rallier les sentiers de la révolte.

    Eprouvée dans les Ardennes, la semaine dernière en match amical (4-1), la défense messine n'a pas plus tenu le choc à Nice. Auteur d'un but contre son camp à Sedan, Sébastien Bassong a connu une nouvelle partie difficile, marquée par cette passe de la tête mal ajustée à destination de son gardien : Koné en a profité pour ouvrir le score. Le début d'un drôle d'après-midi pour Christophe Marichez, impuissant sur le penalty du même Koné à l'entame de la seconde période. Difficile de lui reprocher quoi que ce soit sur ce coup, comme sur le troisième but niçois, symbole des largesses de la première ligne messine : Kanté, étrangement seul à la réception d'un coup franc excentré d'Hellebuyck, n'a laissé aucune chance au capitaine messin. Rajeuni avec la titularisation de Miralem Pjanic, le milieu de terrain messin a livré dix premières minutes convaincantes, contraignant les Niçois à reculer. Mais l'activité générale et le pressing n'ont pas résisté au premier but de Koné. Et les efforts de Cédric Barbosa, auteur, hier, de son deuxième but de la saison, n'ont pas trouvé d'écho dans un secteur où figuraient pourtant cinq joueurs messins, Babacar Gueye ayant été aligné sur le côté gauche.
    Trop de maladresses dans le jeu court, trop peu de solutions offertes par la présence d'un seul attaquant, et trop de précipitations, parfois, ont empêché les rares intentions messines d'aboutir. Les rentrées respectives de Oumar Pouye et du Coréen Ou, utilisés pour la première fois, n'y ont rien changé. De retour sur le front de l'attaque messine – il honorait hier sa quatrième titularisation – Papiss Cissé n'a pas bénéficié d'un contexte favorable. Esseulé au milieu d'une défense niçoise vigilante et rarement pris à défaut sur son terrain depuis le coup d'envoi de la saison, l'attaquant sénégalais s'est efforcé de faire avec le peu de ballons qui lui ont été offerts : une tête mal cadrée sur un centre de Delhommeau (7e), une autre captée par Letizi (14e)... Momar N'Diaye, qui l'a remplacé à la 77e, n'a pas eu plus d'occasions de se distinguer.

    «Manque de maturité»

    Francis De Taddéo (entraîneur de Metz) : « Nous avons plutôt bien entamé le match mais une erreur défensive a placé Nice, une équipe solide, dans les meilleures conditions. En seconde période, le penalty nous met la tête à l'envers. Notre objectif était de ne pas subir le score et surtout pas si tôt dans la rencontre. Nous manquons encore de maturité et de qualité dans la dernière passe. Il reste 27 journées pour nous sauver. Mais ce soir, nous avons perdu la rencontre et Barbosa. »
    Frédéric Antonetti (entraîneur de Nice) : « Un beau match et une victoire méritée même si notre entame a été un peu difficile. Nous n'avions pas joué de match amical durant la trêve car il nous fallait surtout récupérer nos blessés et effectuer un travail physique. Le but de Baky (Koné) nous a libérés. Nous sommes réguliers à domicile, il faut confirmer et régler notre problème à l'extérieur. Mais nous n'avons effectué qu'un seul déplacement au complet, c'était à Marseille. »
    Christophe Marichez (capitaine de Metz) : « On était bien rentré dans le match, l'ouverture du score nous a fait douter et mis Nice dans une situation très confortable. Je ne retiens que le résultat final. Bien sûr, il y a du progrès dans notre jeu, mais peut-on s'en contenter ? Il nous faut être efficace derrière et devant. Il faut que nous prenions nos responsabilités et grandir plus vite. Nous sommes très déçus et nous devons vite rebondir dans le derby. »
    Olivier Echouafni (capitaine de Nice) : « Il faut retenir le résultat, pas la manière. Nous avons été très réalistes, à l'image de Baky Koné qui nous a facilité le travail, puis nous avons su faire tourner et prendre Metz en contre. Nous savons que nous devons être intraitables à domicile et qu'il nous restera à faire un résultat à l'extérieur. Notre objectif reste le maintien même si nous détenons désormais 17 points alors que l'an passé, nous n'en avions que 16 à la trêve hivernale. »

    Le derby sans Barbosa

    Toujours privé de Daniel Gygax, Jeff Strasser, Matheus Vivian et Julien Cardy, pour ne citer qu'eux, le FC Metz devra aussi se passer des services de Cédric Barbosa lors de son prochain rendez-vous, samedi 27 octobre. Expulsé hier, dans le temps additionnel, consécutivement à deux avertissements, le milieu de terrain purgera, en effet, son match de suspension à l'occasion de la venue de Nancy à Saint-Symphorien. L'entraîneur Francis De Taddeo pourra, en revanche, compter sur Julien François et Cheikh Gueye : les deux Messins, avertis pour la troisième fois contre Strasbourg, il y a deux semaines, se sont acquittés de leur suspension hier.

    (Site officiel FC Metz) : Metz dans le rouge

    Malheureux en tous points, les Grenats ont été une nouvelle fois battus sur la pelouse de Nice. Au bout du calvaire, ils ont également perdu Cédric Barbosa. Expulsé, il sera absent contre Nancy.

    On entend souvent dire : « la chance, il faut savoir la provoquer ». Les hommes de Francis De Taddeo, face à l’OGC Nice, ont fait tout le contraire : ils ont provoqué la malchance. Généreux dans l’effort, les Messins l’ont été dans un premier temps avec leurs adversaires. Alors que leurs débuts semblaient prometteurs, ils offrirent un cadeau à Koné par l’intermédiaire de Bassong. Sans doute gêné par le vent, le défenseur messin manquait son dégagement de la tête. Le petit Ivoirien n’en demandait pas tant et s’en alla battre Marichez (1-0, 11°).

    La guigne, ensuite, a collé aux basques des Mosellans à l’image de Barbosa, qui a conduit bien malgré lui Stéphane Lannoy à siffler un penalty assassin, avant de se faire exclure, excédé, dans les arrêts de jeu de la partie. A Caen et Bordeaux, ils étaient parvenus à renverser le cours des choses. Cette fois, jamais ils ne parurent en mesure de renverser la vapeur. Le solide bloc niçois, pourtant contrarié par l’occupation du terrain faite par les visiteurs, ne semblait pourtant pas très serein. Peu avant l’heure de jeu, un penalty accordé pour un très léger contact entre Barbosa et Ederson allait lui permettre d’aborder la fin de match tranquillement. Marichez partait du bon côté, mais cela n’empêchait pas Koné d’inscrire un doublé (2-0, 59°). Kanté, dans la foulée, corsait l’addition en reprenant de la tête un coup-franc d’Hellebuyck (3-0, 65°).

    Définitivement à terre, les Grenats s’efforcèrent pourtant de répéter leurs gammes. Et Barbosa réduisit le score de belle manière sur corner, en punissant Letizi d’avoir relâché le ballon d’un retourné (3-1, 68°). Un but malheureusement anecdotique. Tant qu’ils se montreront coupables d’erreurs individuelles, les Mosellans ne pourront pas s’en sortir. Après cette onzième journée de Ligue 1, ils tiennent plus que jamais la lanterne rouge. Une réaction d'orgueil est attendue face à Nancy samedi prochain.

    October 20

    Bougez-les et rapportez trois points !

    (R.L.) : Pendant qu'il est encore temps...

    Deux semaines après sa déconvenue face à Strasbourg et à une semaine du derby lorrain, Metz repart au front, aujourd'hui à Nice. Dans un climat d'urgence naissante.

    Nous avons un peu le sentiment de faire du surplace. Nous aurions peut-être mérité autre chose contre Strasbourg, mais voilà, c'est la loi du sport. Nous avons péché par manque de réalisme. A nous de tirer les leçons du derby pour faire basculer les choses en notre faveur. » Oubliée la saveur du premier succès ramené de Caen, le 22 septembre. Comme celle de l'entrée en matière tapageuse en Coupe de la Ligue, une semaine plus tard face au tenant du titre bordelais. En rechutant dans la foulée devant Strasbourg, Metz a manqué le tremplin qui aurait pu lui permettre de tordre le cou au doute. Le revoilà donc, fringant comme au premier jour, conforté par le déroulement d'une mini-trêve internationale ponctuée par le naufrage ardennais de l'équipe de Francis De Taddeo. L’entraîneur messin en convient, bizarrement plus aujourd'hui qu'au soir même de la défaite encaissée à Sedan, vendredi dernier en match amical (4-1) : « Ça fait tache, et même plus, ça fait désordre. » L'histoire, et avant elle, le contenu de la prestation messine, cet après-midi, à Nice, diront s'il fallait ou non accorder un quelconque crédit à la gifle administrée par le quatorzième de Ligue 2. Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, l'adversaire sera d'un tout autre calibre et l'enjeu d'une toute autre importance : face à une formation niçoise invaincue à domicile en cinq rencontres, Metz, encore et toujours bon dernier, jouera à nouveau une grosse partie de son avenir. Un avenir que la situation messine impose d'observer à court terme : après Nice, viendra Nancy, pour l'autre derby. Puis la Coupe de la Ligue à Marseille, d'où les Messins repartiront pour Toulouse, le 3 novembre... L'agenda messin est chargé, la route qu'il dessine semée d'embûches. S'il s'accorde encore le droit à l'erreur, en l'occurrence celui de « perdre un des quatre prochains matches », Francis De Taddeo n'en est pas moins conscient de l'urgence qui se dessine. « Nous ne sommes pas encore à l'heure de la trente-deuxième journée, nous avons un peu de visibilité, mais nous devons prendre des points. » Et pour cela, en finir avec les « erreurs individuelles » et, surtout, trouver le chemin des filets. Le constat est redondant. Comme si rien n'avait changé. Comme si les dix journées écoulées n'avaient servi qu'à étaler les carences d'une formation ayant perdu la capacité qui était la sienne la saison passée à décider de son sort. « Aux joueurs de prouver qu'il ne s'agit pas d'un manque de qualité, d'une question de niveau. J'attends des actes, des attaquants capables de faire basculer le match. »
    Réitérant l'expérience menée à la veille du déplacement à Caen, Carlo Molinari s'est adressé hier matin aux joueurs. Pour leur exprimer « sa confiance », dixit l'entraîneur, et en « insistant sur le devoir des attaquants. Ils doivent se racheter. Nous comptons sur leur investissement. » Le président suivra tout ça de loin ; empêché, il n'a pas pris place dans l'avion qui s'est envolé hier en direction de Nice. Terre de redécollage ?

    Léoni : « Le couteau entre les dents »

    Spectateur du derby, Stéphane Léoni revient sur scène aujourd'hui à Nice. Un rendez-vous tout aussi important que le derby contre Nancy aux yeux du défenseur messin.

    Stéphane, quel regard peut-on porter sur les deux semaines de trêve qui s'achèvent ? « Comme d'habitude, nous avons bien travaillé. Malheureusement, il y a eu cette défaite à Sedan. Les buts que nous avons encaissés ce jour-là étaient évitables... Mais bon, relativisons, ce n'était qu'un match amical. Il ne faut plus y penser aujourd'hui et se concentrer sur notre rendez-vous à Nice. Il va falloir y aller avec le couteau entre les dents. »• Rien d'inquiétant donc, selon vous, à perdre contre le quatorzième de Ligue 2 ? « Non, je ne crois pas. L'équipe n'était pas au complet. Maintenant, j'espère que ça va nous faire réagir, un peu comme nous l'avions fait à Caen après notre défaite contre Lyon. »
    • Il le faudra face à une équipe de Nice toujours invaincue à domicile... « C'est vrai, on sait que la partie sera difficile, avec des supporters très chauds, mais il faudra faire abstraction du contexte. Et il ne faut surtout pas croire qu'on s'en sortira avec des roulettes et des passements de jambes. On s'attend à un combat. Mais j'ai confiance. Ce serait bien d'être les premiers à gagner là-bas... » • L'ambiance dans les vestiaires messins est toujours au beau fixe ? « Oui, franchement, rien n'a changé. »
    • Malgré les résultats ? « Oui, oui, il n'y a pas de soucis de ce côté-là. Ce qui ne nous empêche pas d'être conscients de notre situation. Les supporters commencent à s'impatienter, on peut les comprendre, c'est à nous d'arranger les choses. Les deux prochains matches seront très, très importants. Il ne faut surtout pas se faire distancer. Et pour gagner, il va falloir gommer nos erreurs défensives et marquer : quand on voit le nombre d'occasions que nous avons manquées contre Strasbourg... C'est dommage d'avoir laissé passer cette chance. »
    • A titre personnel, que pensez-vous de votre début de saison ? « Je ne me pose pas de question. J'essaye de faire de mon mieux lorsqu'on fait appel à moi. Et lorsque je ne joue pas, je l'accepte : c'est le choix de l'entraîneur. »

    Nice, invaincu à domicile...

    Les Azuréens sont beaucoup plus à l'aise cette saison et en particulier chez eux, au stade du Ray où ils demeurent invaincus.

    La tendance. Auteur d'un début de saison convaincant, l'OGC Nice revient de loin par rapport à la saison dernière où le club à longtemps flirté avec la zone de relégation. Huitièmes au quart du championnat, les hommes de Frédéric Antonetti peuvent voit venir, même si l'entraîneur niçois refuse de céder à l'euphorie. « Nous visons le maintien, point barre. » Mais contrairement à la saison dernière le club azuréen n'a pas le couteau sous la gorge. Retour des blessés. L'attaquant international ivoirien Baky Koné et le latéral gauche Cyril Rool qui avaient été victimes d'une déchirure respectivement à la cuisse et à l'adducteur le 22 septembre dernier lors de la réception de Saint-Étienne (3-0, 9e j.) sont rétablis. L'avant-centre Lilian Laslandes, qui a purgé sa suspension, figurera également dans le groupe. Seuls manquent encore à l'appel le gardien de but Hugo Lloris (entorse du genou) et le défenseur latéral Patrick Barul, en cours de reprise après sa déchirure à un mollet.
    L'homme fort. Avec quatre buts en huit rencontres, Bakari Koné est actuellement le meilleur buteur niçois. Cet après-midi, le Gym pourra compter sur son attaquant de poche, un atout offensif indéniable puisque sans lui, l'OGC Nice ne s'est pas imposé en championnat cette saison.
    Le chiffre. 11. Comme le nombre de points engrangés au stade du Ray depuis le début du championnat, soit une moyenne de 2,20 points par match. Après dix journées, les hommes de Frédéric Antonetti sont toujours invaincus sur leur pelouse, comptant trois victoires pour deux nuls, face à Rennes (1-1) et Toulouse (1-1). La tâche de la lanterne rouge messine ne s'annonce donc pas des plus aisées.
    Le passé. Le FC Metz ne s'est plus imposé à Nice depuis la saison 1995-96 (victoire 0-1). La dernière confrontation entre les deux clubs en L1 remonte à 2005-2006. Après avoir ouvert le score en première période par Laurent Agouazi, les Messins s'étaient finalement inclinés 2-1 (buts signés Traoré et Bellion).

    Pjanic est de retour

    Plus d'un mois et demi après sa dernière titularisation en championnat, le 29 août contre Bordeaux, Miralem Pjanic retrouvera aujourd'hui le onze messin. Francis De Taddeo comptera sur lui pour étoffer un milieu de terrain où figureront aussi Laurent Agouazi, Cédric Barbosa et Pascal Delhommeau. L'attaque, elle, sera confiée au duo Babacar Gueye — Momar N'Diaye.
    Privé de Julien François et Cheikh Gueye (suspendus), l'entraîneur messin devra aussi se passer des services de Daniel Gygax, touché au mollet la semaine dernière, lors du rassemblement de la sélection nationale suisse. Ces trois joueurs avaient débuté le derby de l'Est, le 6 octobre, face à Strasbourg. Leur indisponibilité profite à Stéphane Léoni, qui devrait occuper le couloir gauche de la défense, ainsi qu'à Flavien Belson, Kyoung Jun Ou et Oumar Pouye, joueur des moins de 18 ans, appelés à prendre place sur le banc des remplaçants. Côté niçois, Frédéric Antonetti enregistre le retour de blessures de Cyril Rool et Vincent Hognon ainsi que celui de Lilian Laslandes, suspendu lors du dernier match de championnat au Mans (défaite 2-0). L'entraîneur devrait rester fidèle à un schéma en 4-3-3 qui a jusqu'ici permis à son équipe de préserver son invincibilité. Un changement à signaler : il concerne Hugo Lloris. Blessé avec l'équipe de France Espoirs, le gardien cède sa place à un ancien de la maison messine, Lionel Létizi (deux titularisations cette saison)

    Le jour de Pouye

    Blessures et autres indisponibilités ont ouvert les portes du groupe messin : encore jamais utilisés jusqu'ici en championnat, le défenseur Flavien Belson et l'attaquant coréen Ou, buteur la semaine dernière, en match amical à Sedan, retrouvent ainsi les dix-huit pour la deuxième fois de la saison. Oumar Pouye, lui, y fait sa première apparition. Né en 1989, le Sénégalais a été préféré à Abdoulaye Baldé. « Ce n'est que partie remise pour Baldé, explique Francis De Taddeo. Mon choix s'est porté sur des attaquants capables de jouer dans les couloirs. »

    (Site officiel FC Metz) : La boucle est bouclée pour Letizi

    Sous le maillot grenat, Lionel Letizi gardait les buts de l’une des meilleures défenses du championnat. Aujourd’hui à Nice, il est chargé de couver le talentueux Lloris, auteur de débuts prometteurs avec les Aiglons. Exactement comme lui, il y a quinze an

    Lionel, comment se passe ce début de saison du côté de l’OGC Nice ?
    Lionel Letizi : « Plutôt bien. Nous faisons un parcours qui correspond bien à nos ambitions pour le moment. A domicile, notre rendement est bon. Il nous reste à nous améliorer à l’extérieur. Pour l’instant, nous avons des difficultés à ramener des résultats. C’est peut-être dû au fait que nous sommes en position confortable au classement. Nous nous mettons moins de pression, moins d’obligations hors de nos bases. Ce serait bien de corriger cela. »
    Vous êtes arrivé à Nice en janvier 2007. Avec quels objectifs ?
    L.L. : « Je venais de résilier mon contrat avec les ‘Rangers’ et dans le même temps, Damien Grégorini avait pris la direction de Nancy. Nice cherchait alors un gardien pour seconder Hugo Lloris. J’ai accepté de signer pour six mois. Nous sommes parvenus à nous maintenir en Ligue 1.

    Puis, le club m’a proposé de prolonger… »
    Après tant d’années de professionnalisme en tant que premier gardien, passer deuxième ne vous dérange pas ?
    L.L. : « Déjà, c’est complètement logique. L’avenir du club, c’est Hugo, pas moi. Et j’aime bien ce rôle de conseiller que je tiens auprès des jeunes. Je suis derrière, j’apporte mon expérience, et lorsqu’on fait appel à moi, il me reste tout de même quelques qualités à faire valoir ! Il faut dire aussi que je ne le ferai peut-être pas ailleurs qu’à Nice. Je suis bien ici avec ma famille autour de moi. Je crois que maintenant, cela va être difficile de me déloger ! »
    Justement, que pensez-vous d’Hugo Lloris ?
    L.L. : « C’est un gardien très complet. Je ne lui vois qu’un domaine à améliorer : sa relance et notamment son pied droit. Comme tous les gauchers, il n’est pas très habile avec. Autrement, il n’y a rien dire. Il va vite au sol, il est bon sur sa ligne et présent dans les duels aériens. Je pense qu’il a le potentiel pour jouer en équipe de France. Après, même lorsqu’on en a les capacités, il faut faire les bons choix et avoir un peu de réussite aussi. »
    Que retenez-vous de votre passage en Ecosse* ?
    L.L. : « Si je ne l’avais pas fait, j’aurais regretté. Mais je ne suis pas malheureux d’en être parti très vite. Tout s’est mal goupillé pour moi. Je me suis blessé à deux reprises, ce qui m’a tenu éloigné des terrains. Pendant ce temps, un jeune gardien écossais a joué et fait de bonnes prestations. Lors de mon retour, j’avais une grosse pression sur les épaules. Cela s’est mal passé et Paul Le Guen m’a écarté du groupe. Je ne lui en ai pas voulu. Au contraire, c’était bien mieux comme ça ! »
    Quels souvenirs gardez-vous de vos quatre années au FC Metz ?
    L.L. : « Que de bons ! Pour moi, ce fut un tremplin parfait entre Nice et Paris. Nous avions réalisé de belles saisons. Ces derniers temps, le club connaît des difficultés. Qu’il soit parvenu à remonter directement en Ligue 1 deux fois d’affilée est un bon signe. Mais il ne faudrait pas qu’il soit relégué trop souvent. »
    Quel regard portez-vous sur l’évolution récente du Club à la Croix de Lorraine ?
    L.L. : « La difficulté, pour les petits clubs comme Metz, c’est de réussir à conserver les bons éléments. Je me rappelle qu’il y avait un très bon centre à l’époque où j’y jouais. L’idéal est de réussir à garder les jeunes qui en sortent afin qu’ils puissent jouer trois ou quatre saisons en professionnel. Il a suffi d’une bonne année en Ligue 2 pour que deux éléments s’en aillent. Encore cette saison, je trouve qu’il y a une belle équipe ! Simplement, elle est jeune. Il faudrait qu’elle puisse durer un peu et cela pourrait donner quelque chose de sympa. Mais ce problème n’est pas spécifique à Metz, tous les clubs de cette envergure en souffrent. »
    A quel type de match peut-on s’attendre samedi ?
    L.L. : « A domicile, nous nous fixons toujours pour objectif de gagner. Metz reste sur trois bons résultats à l’extérieur, cela ne va pas être facile. Mais il va falloir aussi qu’ils se réhabituent à la chaleur. Car ici, à 16h, il fait 25 degrés ! »
    Le risque pour vous n’est-il pas de prendre les Messins à la légère ?
    L.L. : « De l’extérieur, j’y aurais pensé également. Mais connaissant notre groupe, je peux vous affirmer qu’il n’y a aucun risque. Personne ne sera dans cet esprit là. Nous sommes conscients de nos capacités et nous savons que pour décrocher une victoire il nous faut lutter pendant 90 minutes. On ne peut pas prendre trois points sans une grosse débauche d’énergie. C’est ce que nous faisons depuis le début de l’année au Stade du Ray. »

    * Letizi a rejoint les Glasgow Rangers, alors dirigés par Paul Le Guen, en juillet 2006. Il n’y est resté que six mois.

     Prendre le soleil

    Une fois n’est pas coutume, la onzième journée de Ligue 1 se jouera à 16h. A la bonne heure, comme dit la chanson, alors que les journées commencent à se faire plus courtes. Les Grenats se produiront au Stade du Ray, après deux semaines désagréables.

    Trouver le soleil à Nice, ce n’est pas décrocher la lune, à première vue. Et pourtant, un succès lorrain au stade du Ray y ressemblerait drôlement. Après le froid jeté par Strasbourg sur Saint Symphorien voici deux semaines, une victoire aurait d’indéniables vertus revigorantes pour le capitaine Christophe Marichez et sa troupe. Dispersée aux quatre coins de la planète et de l’infirmerie pendant la trêve internationale, celle-ci ne s’est que partiellement reconstituée à l’heure de prendre les airs pour la côte d’Azur. Gygax, Renouard, François, C. Gueye, Aguirre, Vivian, Strasser ou encore Cardy seront devant leurs écrans, impuissants, samedi à l’heure du goûté.
    Parmi les valides et les non suspendus, on trouve quelques nouveautés - Belson et Ou intègrent la liste des sélectionnés - et une curiosité : le jeune sénégalais Oumar Pouye, qui figurera pour la première fois sur une feuille de match de Ligue 1. Francis De Taddeo explique son choix par l’absence de joueurs ‘de côté’ au sein du groupe. « Pouye et Ou ont la capacité de jouer excentrés et j’ai suffisamment de joueurs d’axe avec Cissé, Effa, N’Diaye, Gueye. » Dans ce registre, Aguirre, malade, ne sera pas de la partie de même que Baldé, qui montre aux dires de son coach des signes de progression.
    En plus de la défaite à domicile dans le derby, les Grenats doivent se faire pardonner d’un cuisant revers. Même s’il s’agissait d’une rencontre amicale, le 4-1 encaissé à Sedan est mal passé. Francis De Taddeo a tapé du poing sur la table en début de semaine et attend une réaction de ses joueurs. « Nous n’avons pas le droit de faire un tel match. Nous encaissons deux buts d’une naïveté confondante. » Également visés, les attaquants messins, qui se sont montrés particulièrement peu à leur avantage contre Strasbourg. « Ils nous doivent une revanche, estime leur coach. Pour marquer, il faut être plus agressif, faire preuve de plus de mordant devant le but. Ils savent où le bas blesse, j’attends d’eux une réponse. » Daniel Gygax, blessé à l’entraînement avec la sélection suisse, ne pourra pas la donner tout de suite. Mais après avoir visionné les images du derby, il s’est excusé auprès de ses coéquipiers et a reconnu sa responsabilité.
    Pour se rassurer, les Messins peuvent se dire qu’ils restent sur de bonnes prestations à l’extérieur. Car c’est avant tout la vérité. « Nous sommes capables de nous montrer difficiles à jouer », note De Taddeo. Valenciennes, Caen puis Bordeaux l’ont constaté à leurs dépends. Nice n’est pas décidé à s’ajouter à la liste. L’équipe d’Antonetti espère bien enchaîner par un sixième match consécutif sans défaite à domicile. Elle possède des joueurs d’expérience que Metz aimerait compter. La battre serait donc des plus appréciables. Comme un rayon de soleil dans la tempête.

    Nice – Metz, 11ème journée de Ligue 1
    Samedi 20 octobre à 16h, Stade du Ray
    Arbitre : Monsieur Lannoy

    October 19

    Nice, pour le début d'un redressement ?

    Première pour Pouille

    Le jeune milieu offensif sénégalais Oumar Pouye, dernier arrivé en provenance de Génération Foot, figure dans le groupe qui se déplacera à Nice. Flavien Belson effectue également son apparition.
    Le groupe : Marichez, Ebede – Bassong, Belson, Cubilier, Delhommeau, Delgado, Diop, Leoni – Agouazi, Barbosa, Pjanic, Ou, Pouye – Cissé, Effa, N’Diaye, B. Gueye
    Entraînement avec Jeremy Moureaux : Cardy, Gestede, Vivian, Strasser
    Blessés : Thomas, Renouard, Gygax, Aguirre (malade), Trivino
    Suspendus : C. Gueye, François

    Metz : huit supporters interdits de stade (bien fait pour eux!Et ce n'est pas trop cher payé!)

    En attendant le verdict de la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel, les incidents survenus à Saint-Symphorien lors du derby de l'Est contre Strasbourg, ont donné lieu à une première série de sanctions émanant de la préfecture de Moselle. Après examen des bandes vidéos enregistrées le 6 octobre dernier, l'autorité administrative a, en effet, prononcé une interdiction de stade à l'encontre de huit individus. Limitée à un mois pour l'un d'entre eux, à deux mois pour six autres, cette peine a été portée à trois mois pour une personne. Effectives à compter du prochain match à domicile du FC Metz, la semaine prochaine contre Nancy, ces mesures imposeront aux fauteurs de troubles de pointer au commissariat de police.
    « Première relativement importante dans l'histoire du club » aux yeux du directeur administratif du FC Metz, cette décision « traduit la volonté de trouver des solutions efficaces à la violence et aux comportements irresponsables de certains. C'est un bon message, qui se veut à la fois répressif et dissuasif », a commenté Patrick Razurel.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à huis clos (10h).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Strasbourg, 10e journée de Ligue 1, samedi 6 octobre, 1-2. Prochain match : Nice - Metz, 11e journée de L1, samedi 20 octobre à 16h. A suivre : Metz - Nancy, 12e journée de L1, samedi 27 octobre à 17h10 ; Marseille - Metz, 8es de finale de la Coupe de la Ligue, mardi 30 octobre à 21h ; Toulouse - Metz, 13e journée de L1, dimanche 4 novembre à 18h.
    A l'infirmerie. Cardy (pied), Thomas (cuisse), Renouard (pied), Gygax (mollet) sont toujours à l'arrêt. Strasser (genou) et Vivian (cheville) préparent leur retour à l'écart du groupe messin.
    Suspendus. Julien François et Cheikh Gueye, contre Nice (3e avertissement reçu contre Strasbourg).
    L'info du jour. Ménagé mercredi, en raison de douleurs aux adducteurs, Pascal Delhommeau était encore dispensé d'entraînement hier matin. Une décision sera prise ce matin quant à la participation ou non du défenseur au déplacement à Nice.

    Pjanic, affaire à suivre...

    Pris en mains par Carlo Molinari, le dossier de Miralem Pjanic devait faire, hier, l'objet d'une entrevue entre le président, le joueur, son père et son agent, Karl Heinz Förster. Mais un problème de disponibilité a conduit au report du rendez-vous au 8 novembre prochain. Celui-ci aura pour objet de clarifier l'avenir et les intentions du milieu de terrain, auquel le FC Metz espère faire signer son premier contrat professionnel à l'issue de la saison.

    Antonetti : «Le maintien, point barre»

    Le début de saison encourageant de son équipe ne lui fait pas perdre le sens de la mesure : Frédéric Antonetti, entraîneur d'une formation niçoise invaincue à domicile, le rappelle à qui veut l'entendre : « Les résultats tiennent parfois à peu de choses ».

    Fréderic Antonetti, recevoir la lanterne rouge alors qu'on est invaincu à domicile incite-t-il à l'optimisme ? « Non. Vous savez, je commence à avoir de la bouteille. Le classement est une chose, après, il y a des matches à jouer... Metz a beau fermer la marche aujourd'hui, j'ai beaucoup de respect pour cette équipe, qui vient de quitter la Ligue 2. Je peux vous le dire, remonter la pente n'a rien d'évident. J'ai eu l'occasion de voir certains matches des Messins, notamment contre Bordeaux et Strasbourg. S'ils avaient gagné, il n'y aurait rien eu à dire. Ça tient à peu de choses parfois. Je crois que cette formation accuse tout simplement un manque de réussite. »• Bref, vous dîtes plus ou moins qu'il n'y a guère de différence entre le huitième du championnat que vous êtes et le dernier ? « Je dis juste qu'à l'exception de Lyon, que j'estime au-dessus du lot, tout est possible. Je parle par expérience : la saison passée, nous n'avons concédé que quatre défaites au cours des matches retour. Ce n'était pas un parcours digne d'une équipe européenne, mais presque... Et cela ne nous a pas empêchés de finir aux portes de la zone des relégables. »
    • L'an dernier à pareille époque, Nice pointait à la dix-septième place. Votre classement actuel vous a-t-il fait revoir vos ambitions à la hausse ? « Non, nous visons le maintien, point barre. On a beau dire, ce sont les moyens financiers qui définissent vos objectifs. Et je ne suis pas là pour comparer notre situation à celle de la saison passée. Ce que je vois, c'est que Lorient, treizième, n'est qu'à un point de Nice, et que nous ne sommes qu'à quatre points du cinquième. Dans un sens comme dans l'autre, tout peut aller très vite. » • Un mot sur le co-leader, Nancy. Après dix journées de championnat, peut-on encore parler de surprise ? « Non, leur parcours ne m'étonne pas. Ils ont tout ce qui amène la réussite : la stabilité, le sérieux dans la gestion et des gens compétents pour compléter le tout. Je ne suis pas du tout surpris de leur situation. Ils ont su conserver ce qui faisait leur force lorsqu'ils sont revenus en Ligue 1, la générosité et y ajouter le talent devant, avec des joueurs comme Hadji, Dia, Kim... Et sans faire de bruit, ils répondent présents. »
    • Revenons à Nice : le contraste entre vos bonnes performances à domicile et le bilan nettement moins florissant à l'extérieur ne laisse-t-il pas un goût amer ? « Ça, c'est l'avis que peuvent avoir les gens, de l'extérieur. Mais à bien y regarder, à l'exception de notre match à Nancy (défaite 2-1), où nous avions été complètement dominés en seconde période, nous ne sommes jamais passés à côté. Mais quand il nous manque trois ou quatre joueurs, c'est vrai, ce n'est plus la même histoire. C'était encore le cas lors de notre dernier match, au Mans. Pour l'instant, je ne me pose pas trop de questions. Je m'en poserai le jour où je m'apercevrai que, même au complet, nous ne parvenons pas à ramener quelque chose de nos déplacements. »
    • Vous êtes arrivé à Nice en 2005. Comment vous y sentez-vous aujourd'hui ? « Bien, bien. J'ai peut-être un petit regret, que le nouveau stade n'ait pas encore vu le jour. Il sortira sans doute de terre plus tard, mais vous savez, lorsque vous êtes entraîneur, il est difficile de voir à long terme. »

    October 18

    Metz cherche son attaque...

    (R.L.) : Metz - Strasbourg : le dossier en instruction

    Un premier examen, la semaine passée, suivi hier par la convocation et l'audition à Paris des dirigeants messins et strasbourgeois, n'ont pas été suffisants pour permettre aux instances de la Ligue de Football Professionnel de se prononcer sur les incidents survenus à l'occasion du derby de l'Est, le 6 octobre dernier à Saint-Symphorien. Les membres de la commission de discipline ont, en effet, décidé de remettre leur verdict à une date ultérieure : le dossier Metz - Strasbourg a été mis en instruction et placé entre les mains d'Arnaud Rouger, directeur des activités sportives de la LFP.
    Entendu ­ au même titre que Jacky Ancel, directeur de la sécurité du FC Metz, et que son homologue alsacien Christophe Krebs ­ Patrick Razurel a préféré voir dans ce contretemps le signe d'une volonté de « ne pas prendre de décision dans la précipitation. Nous leur avons exposé notre version des faits, précise le directeur général, en prenant soin de relativiser la dramatisation qui a pu entourer les événements. » Il est vrai, comme l'indiquait avant-hier Jacky Ancel, que les débordements des supporters messins n'avaient fait « aucun blessé ». Mais il n'empêche, la commission de la LFP semble accorder une attention particulière à cette soirée du 6 octobre...

    Metz, le mal de têtes

    Réajustées fin août, avec le départ de Victor Mendy et l'arrivée du Camerounais Jean-Emmanuel Effa Owona, les réserves offensives du FC Metz n'ont toujours pas marqué les esprits.

    Dix journées de championnat, cinq buts marqués. Samedi, l'OGC Nice aura le privilège de recevoir la plus mauvaise attaque du championnat. Il est vrai pas très éloigné de celui présenté par Auxerre (6 buts) ou encore Marseille et Caen (7 buts), le bilan messin prend néanmoins une allure d'autant plus préoccupante lorsque l'on s'attarde sur le nom des réalisateurs : seuls deux des cinq attaquants apparus dans le onze grenat depuis le 5 août dernier ont, en effet, trouvé la faille. Momar N'Diaye se distingue, à cette heure, comme le plus habile à l'exercice : un but contre Lille, un autre à Caen font du Sénégalais le meilleur buteur messin... Babacar Gueye, auteur d'un but finalement vide de sens face à Lyon (1-5), arrive juste derrière son compatriote. Wilmer Aguirre, Papiss Cissé et Jean-Emmanuel Effa Owona courent toujours après leur étoile ­ Abdoulaye Baldé après sa première apparition ­ les deux autres buts messins étant à mettre au crédit des milieux de terrain Julien François et Daniel Gygax.Réussite en panne, manque de tranchant, confiance égarée... Dans les vestiaires, le vocabulaire n'est pas inépuisable. Francis De Taddeo et les joueurs eux-mêmes le constatent, éprouvant, aujourd'hui plus qu'hier, une difficulté certaine à expliquer leur maladresse devant la cage. Et si une partie de l'indigence de la force de frappe messine trouvait ses racines dans la fréquence des changements opérés aux avant-postes ? Aux portes du onzième rendez-vous de la saison, il apparaît, en effet, difficile, sinon impossible, de suivre une quelconque ligne de conduite dans le choix des attaquants : cinq titularisations pour Momar N'Diaye, trois pour Babacar Gueye, quatre pour Wilmer Aguirre, trois pour Papiss Cissé et une pour le dernier arrivé, Jean-Emmanuel Effa Owona. Confronté, il est vrai, à d'importants soucis d'effectif (blessés, internationaux en campagne) et à l'impuissance témoignée par ses attaquants à aller contre le cours des choses, l'entraîneur a bien été contraint d'assumer l'ensemble de ses décisions. Mais le constat demeure : le choix du turn-over ­ combiné à un schéma tactique laissant souvent à un seul joueur la charge de faire peser la menace sur la défense adverse ­ n'a toujours pas fait ses preuves.
    « Nous conservons l'hypothèse de prendre un joker, qui ne sera pas Diawara, mais nous avons absolument besoin d'un buteur. » Remise sur le tapis par un Carlo Molinari excédé, au lendemain de la désillusion venue conclure le derby de l'Est face à Strasbourg, l'idée n'a toujours pas connu de suite. Samedi après-midi à Nice, Francis De Taddeo n'aura donc pas plus de solutions qu'hier pour mettre la juste formule en place. En attendant qu'une tête se distingue, l'entraîneur messin, lui, n'a pas fini de se creuser la cervelle.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 10h. Demain : une séance à 16h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Strasbourg, 10e journée de Ligue 1, samedi 6 octobre, 1-2. Prochain match : Nice - Metz, 11e journée de Ligue 1, samedi 20 octobre à 16h. A suivre : Metz - Nancy, 12e journée de Ligue 1, samedi 27 octobre à 17h10 ; Marseille - Metz, 8es de finale de la coupe de la Ligue, mardi 30 octobre à 21h ; Toulouse - Metz, 13e journée de Ligue 1, dimanche 4 novembre à 18h.
    A l'infirmerie. Cardy (pied), Thomas (cuisse), Renouard (pied) et Gygax (mollet) sont toujours à l'arrêt. Strasser (genou) et Vivian (cheville) poursuivent quant à eux leur travail de remise à niveau. Djiba (béquille) devrait retrouver le groupe messin aujourd'hui.
    Suspendus. Cheikh Gueye et Julien François (3e avertissement contre Strasbourg), suspendus à Nice.
    L'info du jour. Pascal Delhommeau a été dispensé d'entraînement hier. Raison évoquée : une douleur aux adducteurs. Également ménagé, Richard Trivino se plaint de la cuisse. Le gardien messin passera une échographie aujourd'hui.

    October 17

    Nice : je le "sens" bien, ce match !...

    Cubilier : « Etre à l'écoute »

    Malgré un contexte sportif pour le moins délicat, le défenseur ne regrette absolument pas d'avoir posé ses valises en Lorraine. Et pour soigner les maux messins, Eric Cubilier réclame des mots.

    Eric, avec un peu de recul, comment analysez-vous la lourde défaite concédée à Sedan (4-1), en amical, vendredi dernier ? « Le constat est malheureusement très simple : quatre erreurs individuelles, quatre buts ! Nous avons manqué de concentration et de détermination. Se faire bouger de la sorte par le quatorzième de Ligue 2 frôle la faute professionnelle. Le coach nous l'a d'ailleurs bien fait comprendre. A juste titre... Depuis la victoire face à Bordeaux (en Coupe de la Ligue, 1-2), nous sommes brusquement retombés dans nos travers : la défaite contre Strasbourg a remis en lumière nos problèmes d'efficacité offensive, et celle à Sedan nos soucis défensifs... »• Qu'est-ce qui peut expliquer, selon vous, de telles carences ? « L'équipe est relativement jeune et très peu d'entre nous possèdent l'expérience de la Ligue 1. Cela explique sans doute ce brin d'insouciance, voire de naïveté, qui nous a si souvent pénalisés depuis le début de saison. Le manque de communication sur le terrain est également un handicap particulièrement criant. Nous devons, notamment en défense, parler beaucoup plus. Etre à l'écoute des uns et des autres me semble une condition nécessaire pour prétendre à une certaine efficacité. » • Metz manquerait donc de cohésion collective ? « Je ne dis pas ça. Au contraire. L'ambiance générale dans le vestiaire n'est absolument pas délétère et personnellement, malgré les difficultés sportives actuelles, je ne regrette absolument pas d'être venu en Lorraine : je me sens très bien dans ce groupe. Ce que je dis, c'est qu'un peu plus de communication entre nous ne serait pas un luxe. Se dire les choses en face, de temps en temps, sans aller pour autant au conflit, ferait sans doute bouger les choses. Parler, partager, communiquer : cela est d'autant plus important à mes yeux, qu'en raison des nombreux forfaits qui nous frappent depuis cet été, le onze de départ est régulièrement bouleversé. »
    • Un handicap supplémentaire... « Même s'il est trop facile de se retrancher derrière cette excuse, il est évident que ces forfaits en cascades ne nous facilitent pas la tâche. Ici plus qu'ailleurs, nous avons besoin de tout le monde. C'est pour cette raison que le travail invisible ­ l'hygiène de vie, les temps de repos, etc. ­ est primordial. Bref, au jour le jour, chacun d'entre nous doit prendre un soin particulier à ne pas venir grossir les rangs d'une infirmerie qui affiche déjà complet. »
    • Samedi, le FC Metz se rend à Nice. Une rencontre qui a forcément une saveur particulière pour vous qui avez été formé au Gym. « C'est toujours un plaisir de retourner chez "moi", de jouer devant les membres de ma famille. Même s'ils sont niçois à 100 %, ils feront une entorse à leurs habitudes en soutenant, exceptionnellement, le FC Metz (large sourire). Plus sérieusement, ce déplacement à Nice est d'une importance capitale. La réalité comptable est là pour nous le rappeler : nous avons grillé tous nos jokers. Le travail fourni à l'entraînement, particulièrement sérieux, doit maintenant se traduire par des points. Et donc par plus d'efficacité dans les deux surfaces, offensive et défensive. »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance (10 h). Demain : une séance (10 h).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz-Strasbourg, 10e journée de Ligue 1, samedi 6 octobre, 1-2. Prochain match : Nice-Metz, 11e journée de Ligue 1, samedi 20 octobre à 16 h. A suivre : Metz-Nancy, 12e journée de Ligue 1, samedi 27 octobre à 17h10 ; Marseille-Metz, 8e de finale de la Coupe de la Ligue, mardi 30 octobre à 21 h ; Toulouse-Metz, 13e journée de Ligue 1, dimanche 4 novembre à 18 h.
    A l'infirmerie : Cardy (pied), Diakité (adducteurs), Djiba (cuisse), Gygax (mollet), Renouard (pied), Strasser (genou), Vivian (cheville).
    Suspendus. Cheikh Gueye et Julien François (3e avertissement contre Strasbourg) suspendus contre Nice.
    L'info du jour. Sébastien Bassong et Cédric Barbosa, souffrant respectivement du pied et de la cheville ces derniers jours, se sont entraînés normalement, hier matin, tout comme Stéphane Leoni qui, malade, avait dû faire l'impasse sur la séance de lundi.

    Les incidents examinés aujourd'hui

    La commission de discipline de la Ligue de football professionnel examinera, aujourd'hui à 18 h, le dossier des événements survenus le 6 octobre dernier à Saint-Symphorien lors de la rencontre opposant le FC Metz au RC Strasbourg (RL des 7 et 8 octobre). Les membres de la commission entendront les directeurs de la sécurité des deux clubs, Jacky Ancel et son homologue alsacien Christophe Krebs. « Les événements de la soirée vont être évoqués et la commission décidera des mesures qui lui semblent appropriées, explique Jacky Ancel, qui se rendra à Paris en compagnie de Patrick Razurel, le directeur administratif du club messin. Nous allons démontrer que nous avons été réactifs et que malgré le côté regrettable de ces débordements, aucun blessé n'est à déplorer. » Le responsable de la sécurité du stade Saint-Symphorien compte sur la clémence de la commission, « dans la mesure où le club ne déplore aucun précédent de cette nature. »

    Gueye et N'Diaye de retour

    Les internationaux sénégalais Babacar Gueye et Momar N'Diaye étaient présents à l'entraînement, hier matin, à la Plaine de Jeux. Après leur périple international (A pour Gueye, Espoirs pour N'Diaye), les deux attaquants messins retrouveront normalement leur coéquipiers aujourd'hui, à 10 h.

    Nous n’avons plus le temps

    Arrivé en provenance de Nantes, Eric Cubilier a participé à trois matches officiels sous le maillot Grenat : contre Bordeaux, Lyon et Strasbourg. Il était aussi de la débâcle ardennaise. Pour le défenseur d’origine niçoise, il y a urgence.

    Eric, que s’est-il passé à Sedan vendredi dernier ?
    Eric Cubilier : « Il s’est passé que nous avons fait quatre erreurs individuelles et avons encaissé quatre buts. Il ne faut pas chercher plus loin. Nous avons manqué de concentration, de détermination. Sedan nous a remués, ils avaient envie et nous non. Francis De Taddeo nous a bien ‘bougés’ et il a eu entièrement raison de le faire. Dans notre situation, nous n’avons pas le droit de nous comporter de cette façon. A l’arrivée, le FC Metz en prend quatre face au quatorzième de Ligue 2. Cela fait désordre. »
    Voyez-vous des similitudes entre la situation actuelle et celle que vous avez vécue à Nantes l’an dernier ?
    E.C. : « Il y a une différence importante : dans le vestiaire, personne ne se tire dessus. Cela se passe super bien entre nous et c’est positif. Mais cela a aussi un côté négatif. Je trouve que nous ne nous parlons assez, peut-être devrions-nous davantage nous dire les choses plus franchement. Entre défenseurs, en tous cas, c’est très important. »
    Metz n’a pas encore gagné à domicile. Voyez-vous une explication ?
    E.C. : « Nous ne sommes pas efficaces dans les deux surfaces, c’est aussi simple que cela. Que ce soit défensivement, dans notre entente ; ou devant le but. C’est rageant. Le pire, c’est qu’on ne peut pas dire que nous sommes des fainéants ! A l’entraînement, nous travaillons beaucoup. Nous espérons que tout cela va payer. Mais désormais, nous ne pouvons plus attendre. Nos jokers sont presque tous grillés. Notre boulot doit vite se traduire sur le terrain, il nous faut des points. »
    Depuis le début de la saison, l’équipe semble manquer de vice, elle dégage parfois une image de naïveté…
    E.C. : « Il faut dire que l’effectif est jeune dans l’ensemble. Peut-être qu’il y a un peu d’insouciance, que certains se disent que la saison est longue et que nous avons encore le temps. Si c’est le cas, je préfère les prévenir tout de suite. Une saison, ça peut aller très très vite ! Certes, il y a une période d’apprentissage de la Ligue 1. Mais malheureusement, lorsqu’on joue le maintien, il faut réussir à l’accélérer. Nous n’avons plus le temps, désormais. »
    Samedi, vous vous déplacerez à Nice. Un retour aux sources pour vous…
    E.C. : « Oui. Je vais jouer devant ma sœur, mes amis… qui sont des supporters de Nice. C’est toujours sympa. Lorsque je joue en face, si Nice perd, ils sont au moins heureux pour moi ! C’est vrai qu’il s’agit de ma ville d’origine, mais cela fait maintenant plusieurs fois que j’y retourne, donc ça ne pose aucun problème.»
    Que vous inspire cette équipe niçoise ?
    E.C. : « Nous nous attendons à une partie difficile. Au stade du Ray, l’OGC Nice a fait une fois match nul et remporté tous ses autres matches. Les Niçois ont su se servir des erreurs passées, en se souvenant notamment du mauvais début de saison qu’ils avaient réalisé l’an dernier. Pour le moment, ils coincent un peu à l’extérieur. Avec un ou deux résultats de plus loin de leurs bases, ils seraient d’ailleurs certainement très bien classés. »