roro10's profileLes contes de RoroPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    October 31

    Ne pas oublier de faire le plein : pas de vannes, svp, du réalisme !

    La petite phrase du jour : « Ils ont cassé Pjanic !!! »

    repartirmarcheenavant2008  Delhaumeauonsesurprend2008

    (R.L.) Delhommeau : «On se surprend»

    L'ancien défenseur central du FC Metz retrouvera, demain, la pelouse de Saint-Symphorien sous les couleurs de Vannes. La bonne "blague" de ce début de saison en Ligue 2.

    Alors qu'il vous restait un an de contrat à Metz, vous avez opté cet été pour Vannes, modeste promu. Choix surprenant. «Oui, on peut dire que j'ai pris un risque en signant à Vannes. Mais plusieurs facteurs expliquent cet exode. Tout d'abord, d'un point de vue personnel, le départ était inéluctable. Mon épouse ne s'est jamais plu à Metz. Moi, j'aimais cette ville, cette région mais ma femme a rencontré des problèmes d'intégration. Ensuite, sur le plan sportif, je n'avais aucune garantie quant à mon temps de jeu. A l'époque, l'équipe était composée de nombreux défenseurs axiaux, Sébastien Bassong n'avait pas encore signé à Newcastle, etc. Et enfin, nous avions envie de retrouver l'Ouest de la France. Hormis un contact avec Boulogne, qui s'est rapidement rompu, Vannes s'est signalé. Et je n'ai pas hésité».
    L'exode se révèle payant puisque votre formation occupe la 6e place du classement à seulement deux points des Messins. Les raisons de cette success-story ? «Nous-mêmes, on a du mal à se l'expliquer. On se surprend match après match. Rien ne laissait supposer un tel démarrage. Durant la présaison, nous éprouvions même des vraies craintes. Avec seize nouveaux joueurs, ce n'était pas évident de trouver les bons réglages. Ce qui nous met sur de bons rails, selon moi, provient de notre excellente entame de championnat à Clermont. Ensuite, on bat le RC Lens ce qui nous fait prendre conscience de nos qualités.»

    «Psychologiquement, ce fut très dur»

    Qu'ambitionnerez-vous ce soir à Saint-Symphorien ? «On s'attend à un match très très délicat. On va tomber sur une équipe de Metz revancharde après ses deux nuls et sa dernière défaite à Brest. Cette formation, engagée dans la course à l'accession, ne peut pas se permettre de dilapider des points contre des clubs de notre standing. Nous, on prendra ce qui a à prendre, tout en restant ambitieux. La philosophie de l'entraîneur n'est pas de fermer le jeu.»
    Pensez-vous que le FC Metz est un candidat crédible à la Ligue 1 ? «Absolument. C'est, à mes yeux, le club le mieux armé avec Strasbourg et Lens pour atteindre cet objectif. Il ne faut pas s'attarder sur leurs derniers résultats, qui ne sont d'ailleurs pas dramatiques. Durant une saison, il y a toujours des périodes de creux.»
    Le creux peut parfois se muer en un gouffre. Êtes-vous sorti indemne de la saison dernière ? «Oui, j'ai oublié. Il faut rebondir, même si psychologiquement, ce fut très dur.»
    Jusqu'où peut aller Vannes cette saison ? «Jusqu'au maintien, ce qui nous suffirait amplement ! Aujourd'hui, on a accumulé un matelas confortable (20 points) qui nous rapproche des 40, 42 points. C'est plutôt rassurant, même s'il faut rester vigilant et garder à l'esprit l'exemple de Strasbourg, auteur l'année dernière d'une première partie de saison tonitruante avant de s'effondrer.»
    Le manque d'efficacité chronique du FC Metz doit vous rassurer ? «Pas du tout. A Metz, les attaquants sont de valeur. Je les ai côtoyés pendant deux ans. La chance va tourner et l'efficacité revenir, j'en suis persuadé.»
    Si vous deviez garder un souvenir de votre passage en Lorraine ? «Carlo Molinari, un homme qui m'a toujours témoigné beaucoup d'affection.»

    Repartir en marche avant
    En pleine séance de surplace depuis trois semaines et en perte de certitudes, Metz aborde face à Vannes un rendez-vous crucial. Victoire indispensable contre un promu très serein.

    Le contexte. Deux de chute pour Metz, battu à Brest deux mois après son premier revers en Ligue 2, contre Boulogne-sur-Mer. Retour à la case départ ? En tout cas, au-delà de son revers brestois, le candidat messin à la remontée laisse perplexe depuis le début du mois, marqué par une victoire poussive face à Sedan, puis poursuivi par deux matches nuls, à Châteauroux et contre Bastia. Si Metz reste quatrième, à trois points cependant du troisième, ses tourments de l'automne suscitent le débat sur sa valeur réelle. «Une équipe qui ne prend que deux points sur neuf ne peut pas nier l'évidence : elle est en perte de vitesse, affirme Yvon Pouliquen. Mais, pendant toute la semaine d'entraînement, j'ai trouvé un groupe revanchard, et non un groupe qui doute. Les joueurs sont conscients de pouvoir faire mieux.» Côté vannetais, le premier tiers du championnat est une vraie réussite : le promu breton a déjà remporté six victoires, dont deux en déplacement (à Clermont et Amiens), et il occupe une très sereine sixième place, à deux longueurs de son adversaire du jour. Mais le premier Metz - Vannes de l'histoire n'oppose pas deux clubs de mêmes ambitions : les Lorrains ont besoin de le confirmer, ce soir, sur le terrain.
    L'enjeu. Anodin d'apparence, ce match entre un relégué de Ligue 1 et un promu de National revêt finalement une importance cruciale. En enchaînant deux nuls et une défaite, Metz a en effet perdu son droit à l'erreur à domicile, où son rendement s'avère de toute façon insuffisant (huit points pris sur quinze possibles). «Ce match-là, résume Yvon Pouliquen, nous sommes donc dans l'obligation de le gagner et, au-delà, nous devons repartir sur une série positive. » Pour Vannes, l'enjeu est un attrait : en cas de victoire à Saint-Symphorien, les Morbihannais doubleraient leur hôte au classement ! Face à eux, les Messins trouveront une équipe joueuse, y compris lorsqu'elle se produit hors de ses bases. Une équipe joueuse jusque dans ses statistiques : onze buts marqués (un de moins que Metz seulement), onze buts encaissés.
    Les acteurs. Preuve de ses hésitations, sinon de son embarras, Yvon Pouliquen ramènera son groupe de dix-huit à seize unités aujourd'hui seulement. Comme toujours, les enseignements du match précédent ajoutés aux circonstances l'inviteront à revoir sa formule offensive : Papiss Cissé n'a pas été retenu, Nicolas Farina est rappelé, et c'est un duo composé de Babacar Gueye et de Victor Mendy qui pourrait débuter ce soir, soit la formule adoptée lors de la dernière victoire messine, le 3 octobre. En défense, où les latéraux ont failli à Brest, l'entraîneur messin pourrait aussi procéder à des changements qui entraîneraient, mécaniquement, le retour de Jeff Strasser aux affaires, dans l'axe. Une quasi certitude : le retour de Cédric Barbosa et de Vincent Bessat, qui redonneront de la largeur au jeu messin, totalement déliquescent en deuxième mi-temps à Brest. En face, Stéphane Le Mignan pourrait apporter deux retouches par rapport au onze victorieux de Reims, la semaine passée, en titularisant Cédric Sabin à la pointe de l'attaque et Nicolas Diguiny à la suite de Kemal Bourhani à droite.

    Vincent Bessat : «Ne pas déjouer»
    Après avoir beaucoup manqué vendredi dernier à Brest, Vincent Bessat réapparaît pour la venue de Vannes. «Un bon match», promet le milieu de terrain messin.
    Un mauvais appui, sur un terrain très gras, une cheville qui se tord, et Brest - Metz s'est achevé avant même de commencer, dès l'échauffement, pour Vincent Bessat. Une semaine de soins et de séance d'entraînement plus tard, le milieu de terrain messin est apte à jouer contre Vannes, lui qui a manqué tout le début de saison en raison d'une blessure au dos.
    Ce match contre Vannes comporte-t-il une importance qu'a priori on le lui prêtait pas ?
    «Complètement. Déjà, Vannes est juste derrière nous au classement. Ensuite, vu nos trois derniers résultats, il nous faut absolument une victoire.»
    Cette série défavorable, comment s'explique-t-elle ? «Dans une saison, il y a des hauts et des bas. Là, nous avons un coup de moins bien qui s'explique en partie par la perte de plusieurs joueurs, comme Cédric Barbosa ou Matheus Vivian. Mais, comme on le disait déjà au retour de Châteauroux, sans doute avons-nous fait preuve de relâchement en nous croyant déjà arrivés, alors que nous sommes encore très loin du compte. Nos derniers résultats le prouvent.»
    Existe-t-il une approche différente des matches à domicile, une tension différente, voire un blocage ?
    «Un blocage non, je ne crois pas. C'est vrai que nos résultats sont meilleurs à l'extérieur et que cela peut soulever des questions mais moi, pour ma part, je préfère vraiment jouer ici, où c'est à nous de faire le jeu et d'aller de l'avant. D'ailleurs, la maîtrise du jeu, nous l'avons. Il y a ce problème d'efficacité. Voilà, il faut marquer.»
    Yvon Pouliquen a mis en avant votre absence, pour expliquer une partie des difficultés rencontrées par son équipe, notamment dans le jeu latéral. Ressentez-vous une importance nouvelle dans ce groupe ?
    «Peut-être, mais je crois surtout qu'en jouant sur un côté, j'évolue dans mon registre, je suis un vrai milieu offensif excentré, contrairement à ceux qui ont pu tenir ce rôle. De toute façon, les matches se gagnaient avant mon retour. Ce n'est pas moi qui vais apporter la solution. Il faut que nous fassions les efforts, tous, et que nous retrouvions la mentalité du début de saison : bien respecter les consignes, avancer en bloc, ne pas déjouer. Si nous déjouons, nous perdrons encore des matches.»
    Vous avez vu un montage vidéo de votre adversaire. Que pensez-vous de Vannes ?
    «C'est une équipe que l'on n'attendait pas forcément à cette place, mais qui joue. C'est bien, tant mieux, ce sera un bon match. Enfin, surtout si les trois points sont au bout.»

    ilsontcasséPjanic2008

    (Quotidien l’Equipe) Miralem Pjanic, le milieu de terrain offensif de Lyon, blessé mercredi lors du match Sochaux - Lyon (0-2), souffre d’une fracture du péroné de la jambe droite. Il sera indisponible une quarantaine de jours.

    QUATREMINUTES APRÈS AVOIR REMPLACÉ Fred, Miralem Pjanic a essuyé, mercredi soir à Sochaux, un tacle de Stéphane Dalmat si vigoureux que l’arbitre, M. Gautier, décidera d’expulser le milieu de terrain franc-comtois. Pjanic restera alors sur la pelouse jusqu’à ce que, dans le temps additionnel, Delgado n’assure définitivement le succès lyonnais. Mais dès mercredi soir, il paraissait évident que le jeune milieu offensif serait indisponible un certain temps. Le diagnostic est tombé hier matin : Pjanic souffre d’une fracture du péroné droit, avec à la clé une indisponibilité d’une quarantaine de jours.

    Autrement dit, il paraît peu probable que l’ex-Messin puisse rejouer avant la trêve. Alors qu’il restait sur deux entrées en jeu successives (à Auxerre puis à Sochaux), c’est évidemment un coup d’arrêt pour l’international bosniaque, utilisé avec parcimonie par Claude Puel depuis août dernier. Pour l’OL aussi, il s’agit d’un nouveau coup dur faisant suite à d’autres blessures. C’est ainsi que depuis le début de la saison ont tour à tour été indisponibles Keita (avant-bras), Mensah (paroi abdominale, mollet, adducteurs), Fabio Santos (pommette, mollet), Fred (adducteurs), Clerc (genou), Cris (genou), Grosso (côtes), Govou (cheville), Bodmer (adducteurs), Delgado (genou), Lloris (angine), sans parler de Juninho (adducteurs, puis genou) ou Ederson (cheville), ponctuellement forfait !

    Metz doit réagir

    SI YVON POULIQUEN a convoqué dix-huit joueurs pour préparer la venue de Vannes, il n’a toujours pas donné d’informations quant à la composition de son équipe. L’entraîneur messin a deux options : reconduire la formation qui a réalisé une bonne première mi-temps à Brest vendredi dernier (1-2) ou changer la composition de l’équipe après sa désastreuse seconde période en Bretagne.

    « Je n’étais pas satisfait du tout, insiste le coach. Je l’ai dit aux joueurs et ils l’ont vu à la vidéo. Nous devons retrouver nos principes de jeu et nos valeurs. Il faut prendre les trois points contre Vannes et repartir sur une nouvelle série. » Sevrés de victoire depuis trois matches, les Messins doivent réagir, sous peine de perdre le podium de vue. À Vannes, Stéphane Le Mignan pourra compter sur le groupe victorieux de Reims la semaine dernière (1-0).

    « On a tout à gagner sur ce genre de rencontre », estime le coach morbihannais. Mais il mesure l’ampleur de la tâche. « On va rencontrer l’équipe la plus puissante de Ligue 2, qui s’appuie sur un très bon milieu de terrain. » Battus à chaque fois en déplacement par les équipes de haut de tableau (Tours, Ajaccio, Strasbourg, Montpellier), les partenaires de Patrick Leugueun chercheront l’inspiration dans leur performance en Alsace (1-2), où ils n’avaient cédé qu’en toute fin de rencontre.

    Saint-Symphorien. En direct sur Ligue 2 Multicanaux. Arbitre : M. Auroux.

    METZ : Ou. Sissoko – Brégerie, Strasser, Chrysostome, Rippert – Barbosa, Cardy (cap.), Rocchi, Bessat – V.Mendy, Renouard. Remplaçants : Ruffier (g.), Agouazi, L. Delgado, Farina ou François, B. Gueye ou Ch. Gueye. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    VANNES OC: Costil –Martot, Leugueun (cap.), Delhommeau, Quintin – Ekobo – Diguiny, Auvray, Boudarène, Sammaritano – Gimbert. Remplaçants : Revel (g.), Talmont, Hervé, Bourhani, Sabin. Entraîneur : S. Le Mignan.

    October 30

    Sans blaguer, ni vanner...Trois points !

    La petite phrase du jour : « un échange-dialogue surréaliste Georges Frêche, avec Rolland Courbis devant les objectifs : « Vous pouvez compter sur moi pour vous amener des oranges en prison. » Réponse du tac au tac du coach, dont la condamnation à deux ans de prison ferme dans l’affaire des transferts frauduleux de l’OM a été confirmée le 22 octobre dernier par la Cour de cassation : « Je préférerais une lime et une corde »...

     

     (Site officiel FC Metz) Stéphane Auvray : « Un point nous satisferait »

    A l’image de sa formation, Stéphane Auvray a débuté la saison tambour battant dans un championnat qu’il découvre. Le milieu de terrain de Vannes se sent à l’aise dans la peau du 'petit' et affirme que les objectifs du club n’ont pas changé.

    Stéphane, vous êtes sixièmes du classement après douze journées. L’ambiance doit être bonne du côté de Vannes…
    Stéphane Auvray : « Nous aspirons seulement au maintien. Alors, plus nous prenons des points, plus nous sommes heureux ! Pour le moment, nous y arrivons plutôt bien, surtout à domicile. Cette année, nous avons vraiment tout basé sur l’aspect collectif du groupe, en misant sur une grosse solidarité. Le recrutement effectué cet été va dans ce sens. Le club a pris des joueurs revanchards, qui veulent prouver qu’ils sont capables de rebondir. Lorsqu’on tire tous dans le même sens, c’est beaucoup plus facile. »
    Allez-vous revoir vos objectifs à la hausse ?
    S.A. : « Non, c’est beaucoup trop tôt. La barre du maintien se situe autour de quarante points. Avec vingt points, pour le moment, nous n’allons nul part. Nous sommes encore loin du compte. Pour l’instant, nous travaillons pour engranger un maximum de points et atteindre ce cap le plus rapidement possible. »
    Vannes découvre la Ligue 2 cette saison. Quelles différences voyez-vous avec le championnat national ?
    S.A. : « Le National est composé de quelques très bonnes équipes, celles qui jouent la montée. Mais pour le reste, c’est un peu plus laborieux. La deuxième partie de tableau n’est pas très relevée. En Ligue 2, je ne note pas un si gros écart. Même les équipes mal classées sont dangereuses. Je prend l’exemple de Reims, contre qui nous avons souffert à domicile. Chacun a son mot à dire, toutes les formations ont des atouts. »
    Comment abordez-vous ce déplacement à Metz, une grosse écurie du championnat ?
    S.A. : « Pour nous, c’est simple. Nous nous déplaçons dans l’optique de prendre un point. Si nous y parvenons, ce sera déjà très bien. Je ne dirai pas que ce serait extraordinaire, car dans un match de football tout peut arriver. Mais nous serions déjà très satisfaits de faire match nul. A l’extérieur, nous avons produit quelques belles prestations mais cela ne s’est pas toujours traduit par des bons résultats. »
    Votre adversaire traverse une mauvaise passe actuellement. Vous y êtes-vous intéressé ?
    S.A. : « Non pas du tout, on se concentre sur notre jeu, sur la stratégie que nous allons adopter. Nous cherchons à mettre beaucoup de qualité dans nos entraînements afin d’être près physiquement et mentalement. Nous ne nous focalisons pas trop sur l’adversaire car nous savons que l’issue du match dépendra en premier lieu de notre performance. »
    Deux anciens Messins figurent dans votre effectif. Pour Pascal Delhommeau, auteur de deux buts, tout se passe bien. Qu’en est-il de Christophe Avezac ?
    S.A. : « Oui, Pascal est très altruiste devant le but ! Concernant Christophe, pour le moment, il n’a pas eu la chance d’être vraiment titulaire. Mais au niveau de l’état d’esprit, c’est un garçon irréprochable. Je pense qu’il va monter en puissance physiquement et qu’il aura prochainement sa chance. Chacun peut prétendre à une place dans le onze de départ mais comme l’équipe tourne bien, il est délicat de la modifier en ce moment. Mais il a tout de même un parcours qui est, par exemple, bien plus fourni que le maintien. Je pense donc qu’il a largement le niveau. »
    Vannes est perçu comme le petit poucet de la Ligue 2. Ce statut vous a t-il avantagé ?
    S.A. : « Au départ, c’était une source de motivation supplémentaire. Je pense que nous étions un peu considérés comme les « moins que rien » de ce championnat. Désormais, c’est toujours un peu le cas mais j’ai la sensation qu’on nous prend un peu plus au sérieux. Notre classement et le jeu que nous produisons ont dû avoir un impact. Mais quelque part, j’aimerais qu’on continue à nous considérer comme cela. Si cela peut nous aider à nous surpasser et à surprendre encore d’autres équipes... »

    Vivian reprend l’entrainement…

    Le défenseur brésilien, absent depuis le match de Châteauroux, a pu s’entraîner normalement aujourd’hui.
    La concurrence va de nouveau régner et ce n’est pas pour déplaire à Yvon Pouliquen. En effet, l’entraîneur messin a récupéré plusieurs éléments.
    Mercredi matin, Matheus Vivian a effectué son retour sur les pelouses d’entraînement. Il est apte à jouer de même que Vincent Bessat, Pascal Johansen et Cédric Barbosa.
    Cyril Chapuis devra quant à lui patienter un peu plus, Rudy Gestede également. Le premier doit passer des examens médicaux prochainement, le second n’est pas totalement débarrassé de son problème de dos. Il va poursuivre un programme adapté qui lui permettra de rattraper son retard tout en sollicitant au minimum sa blessure.

    October 29

    Pas de blagues, hein, pas de Vannes, pas de blagues...

    La petite phrase du jour : « Malvenu chez les Ch’tis ! LENS : UN SUPPORTER INTERDIT DE STADE. – Un policier supporter de Lens a été condamné hier par le tribunal correctionnel d’Amiens à trois ans d’interdiction de stade pour avoir pénétré ivre, alors qu’il n’était pas en service, dans un stade à Amiens et s’être rebellé contre des policiers. Outre les trois ans d’interdiction de stade, le gardien de la paix a été condamné à deux mois de prison avec sursis et à 2 000 euros d’amende. »

    2002petit flirt avec la zone rouge

    2002, petit flirt avec la zone rouge

    Le contexte. Incapable de prendre ses responsabilités dans le dossier de l'OGC Nice, promu en Ligue 1, la Direction nationale du contrôle de gestion orchestre un feuilleton de l'été dont Metz est la victime collatérale : un temps repêché, le club lorrain apprend finalement à quinze jours du coup d'envoi de la saison qu'il jouera bien en Ligue 2. La première relégation du club depuis trente-cinq ans s'accompagne de mesures drastiques, comme le licenciement des gros salaires (Baticle, Meyrieu, Régis). Entraîneur à la suite de Gilbert Gress, lui-même arrivé trop tard au chevet du malade messin début 2002, Jean Fernandez s'appuie sur un effectif dépourvu d'expérience dans un contexte alors totalement étranger à la maison grenat.
    La situation fin octobre. La saison a démarré par une victoire à Gueugnon : un leurre. A peu près solide à Saint-Symphorien, l'équipe messine enchaîne les désillusions à l'extérieur, où son comportement à fini par désespérer Jean Fernandez. Etrillés à Toulouse, balayés à Niort et Clermont, les Messins touchent le fond à Valence, le 18 octobre où, battus par un promu, ils plongent à la quinzième place au soir de la douzième journée. «On joue le maintien », lâche l'entraîneur, sans concession avec ses joueurs : «Le public les siffle ? La presse les taille ? Ils doivent comprendre pourquoi, et se poser les bonnes questions. »
    L'équipe. Sa situation économique et les conséquences de la relégation en Ligue 2 ont interdit au club messin de recruter. Il découvre la Ligue 2 avec une équipe jeune, composée pour l'essentiel d'éléments formés sur place : Adebayor, Butelle, Borbiconi, Frutos, Marchal, Morisot, Proment, Signorino. Dans cet effectif, l'ancien Nancéien Christophe Bastien fait figure d'ancien, pour sa quatrième saison dans la capitale de région. Pendant le marché hivernal des transferts, Jean Fernandez obtient le prêt de Mamadou Niang. L'arrivée de l'attaquant sénégalais et sa complicité avec Emmanuel Adebayor rendront à Metz l'efficacité qui lui a jusqu'alors beaucoup fait défaut, même si le duo Grégory Proment - Stéphane Borbiconi réussit des merveilles, sur coups de pied arrêtés.
    La suite et le dénouement. La gifle de Valence et les discours qu'elle a engendrés a réveillé les troupes. Dès lors, en effet, Metz enchaîne les victoires, Butelle signe une série d'invincibilité de 948 minutes et, début février, le candidat redevenu crédible à la montée s'installe dans le trio de tête, qu'il ne quittera plus au cours des douze dernières journées. Metz doit cependant attendre la toute dernière soirée, et sa large victoire sur Gueugnon, pour officialiser sa remontée. Suivront trois saisons en Ligue 1.

    2008, entre deux eaux
    Le contexte. Dernier de Ligue 1 avec une constance aussi remarquable que celle précédemment manifestée à passer la saison de Ligue 2 en tête, Metz a eu le temps de se préparer à descendre. Il s'y est employé en désignant, dès la fin de l'année 2007, l'entraîneur chargé de le ramener parmi l'élite, le troisième en six ans à qui est assignée cette mission. Yvon Pouliquen a d'abord reconfiguré un effectif pléthorique et sans hiérarchie. L'ancien milieu de terrain brestois, stéphanois et strasbourgeois doit aussi redonner des couleurs chatoyantes au jeu messin, pour reconquérir un public lassé par la frilosité excessive des dix-huit mois ayant précédé son arrivée. Vaste chantier sur fond de nouvelle ère : si Carlo Molinari est toujours président, l'actionnaire majoritaire de l'entreprise FC Metz est désormais l'industriel Bernard Serin.
    La situation fin octobre. La saison a débuté par une victoire à Guingamp et, trois mois plus tard, on ne sait toujours pas où classer l'équipe messine. Elle ne joue pas le maintien, de toute évidence, mais son mois d'octobre poussif suscite le doute sur ses réelles capacités à jouer la montée. Heureusement, son principal problème est clairement identifié : un décalage édifiant entre nombre d'occasions créées et buts marqués. Reste à remédier à cette inefficacité car, même s'il demeure à la quatrième place au classement avant la treizième journée, Metz reste sur trois matches sans victoire (nul à Châteauroux, nul contre Bastia, défaite à Brest).
    L'équipe. Metz est reparti en Ligue 2 avec une ossature comparable à celle de la saison précédente, moins le talent précoce de Miralem Pjanic. Son milieu de terrain, quand l'effectif est au complet, conserve cependant le label de la Ligue 1, avec le retour de Julien Cardy, l'arrivée de Romain Rocchi, le maintien de Cédric Barbosa. En défense, devant Oumar Sissoko qui prend le relais de Christophe Marichez, hors jeu pour quatre à six mois, Yvon Pouliquen tend à s'appuyer sur une charnière nouvelle (Vivian - Brégerie ou Brégerie - Chrysostome). En attaque, il n'a toujours pas trouvé la formule, entre Papiss Cissé, Babacar Gueye, Victor Mendy voire Sébastien Renouard, et en l'absence de Cyril Chapuis et Rudy Gestede, blessés.
    La suite. En 2002, la gravité de leur situation avaient poussé les Messins à prendre conscience qu'ils couraient à l'échec. En 2008, naviguer dans des eaux plus calmes, tout près de la zone d'accession à la Ligue 1, présente-t-il un risque d'endormissement ? «Les trois résultats négatifs que nous venons d'enregistrer obligent les joueurs à rectifier le tir, estime Yvon Pouliquen. Et puis, en cas de besoin, mes discours et ce qu'ils ont pu lire dans le journal peuvent agir comme une sonnette d'alarme. » Pour un troisième dénouement heureux, dans sept mois, il est donc recommandé de commencer par bien écrire la suite, dès vendredi, face à Vannes.

    October 28

    La dernière vanne : on a tous envie d'avoir envie...On fait s'qu'on peut !

    La petite phrase du jour : « L’envie est une chose : ainsi nous, on a envie d’avoir envie…Mais qui nous envie ? Pour l’heure, nous sommes encore en vie, mais envieux de certaines pointes hexagonales ! Quels dirigeants messins nous donnent envie d’avoir envie ? Je cherche, sans succès, parce que le cuccès, ça veut tout d’abord dire : des buts, des points ! Or, quel est le but des dirigeants ?.... »

    cardy2008  avoir envie de changerleschoses 

    Rocchi : « Avoir l’envie de changer les choses »

    Satisfaction du début de saison, Romain Rocchi admet «la baisse de régime» actuelle de l'équipe messine. Il l'explique avec fatalisme, et veut la combattre avec détermination. Son état des lieux.

    D'une frappe bien lointaine, bien lourde et bien ciblée, son but a rappelé à quel point Romain Rocchi se situait un cran au-dessus du lot, à Metz, en automne, sur la lancée d'un été de promesses. A Brest, sa contribution n'a pas suffi à éviter la première défaite des Lorrains, cette saison, en déplacement (2-1), mais elle souligne une sorte d'évidence : le milieu de terrain messin constitue un exemple à suivre, à l'heure où son équipe marque le pas sur le front de la Ligue 2.

    La semaine a commencé par une intervention semble-t-il énergique de l'entraîneur. Quelle en a été la teneur ? «Très simple : il a souligné la bonne qualité de notre première mi-temps et la mauvaise qualité de la deuxième ! Nous en avons aussi parlé entre nous et nous sommes bien conscients d'avoir oublié de construire en deuxième mi-temps. Or, quarante-cinq minutes, ça ne suffit pas.»
    Pour la première fois, vous enchaînez trois matches sans victoire. Cette défaite est-elle la suite logique d'une baisse de régime ? «Déjà, dans une saison, il est inévitable de passer au travers d'un match, et il est impossible d'évoluer sur le même rythme de la première à la dixième journée. Ensuite, il ne faut rien exagérer : même en perdant, nous restons quatrièmes. Maintenant, je ne le nie pas, nous sommes moins costauds qu'au cours des dix premières journées.»
    Faut-il s'en inquiéter ? «Il faut surtout regarder le contenu de nos derniers matches. Nous restons sur une bonne deuxième mi-temps à Châteauroux (1-1), un bon match contre Bastia (0-0), une bonne première mi-temps à Brest. Contre Bastia, il y a donc eu une amélioration, et j'étais vraiment énervé de ne pas remporter une victoire que notre prestation justifiait. Nous nous étions donnés les moyens de gagner.»

    Les attaquants «doivent forcer leur nature»

    A Brest, vous payez donc le prix de votre inefficacité ? «Dans notre situation, en encaissant deux buts comme à Brest, nous ne pouvons pas prétendre à la victoire. Mais, encore une fois, il faut aussi se dire qu'on allait forcément, un jour, se faire bouger comme les Brestois nous ont bougés. Ils ont réussi un très bon match.»
    Cette incapacité à concrétiser vos nombreuses occasions, c'est un boulet ? «Jusque là, elle était un peu masquée par notre solidité. Du coup, là, on se la prend en pleine face. Contre Bastia, déjà, nous aurions très bien pu encaisser un but sur un contre et perdre le match. A la longue, c'est sûr, c'est un peu usant. Mais je ressens une volonté collective d'y remédier, et c'est essentiel : en pareil cas, il faut avoir l'envie de changer les choses, s'en donner les moyens.»
    Comment ? «On sait bien que les attaquants fonctionnent pour beaucoup à la confiance. Le problème est donc avant tout psychologique. Nous en avons discuté avec eux : ils doivent se montrer plus méchants. J'ai parfois ressenti une forme de nonchalance. Ils doivent forcer leur nature, ne pas hésiter à préférer un bon coup de pied bien fort qu'à la finesse d'un tir du plat du pied.»
    Le sujet peut-il constituer une source de tensions, en stigmatisant les attaquants ? «Nous avons un groupe sain, les attaquants sont les premiers conscients de la situation et ils sont vraiment déterminés à l'inverser.»
    Vous avez manqué un face à face avec le gardien brestois, en première mi-temps, puis marqué votre troisième but de la saison, soit d'ores et déjà votre meilleur total en une saison. «Quand je récupère le ballon que relance Elana, je suis le premier surpris, je rate mon contrôle et je n'ai pas le temps de voir Papiss Cissé, démarqué. Sinon, mes buts prouvent que je suis en confiance et en réussite. J'ai la hargne, voire la haine, après mes années de galère à Ajaccio. Ici, je me sens bien.»

    cardy2008B

     Cardy : inverser la tendance

    Promu capitaine à Brest en l’absence de Christophe Marichez, Julien Cardy se montre lucide. Le milieu messin est conscient que la victoire contre Vannes est impérative pour briser la spirale négative qui est en train de naitre.

    Julien, comment le groupe a-t-il réagi après la défaite à Brest vendredi dernier ?
    Julien Cardy : « Nous en avons parlé dès le lendemain au décrassage, et nous poursuivrons notre autocritique lundi après-midi par une séance vidéo. Deux choses ressortent. Sur la première période, nous n’avons pas à rougir de notre prestation. Sur la seconde, nous n’avons pas su rester en place, ce qui a permis à Brest d’inscrire un second but. La donne est simple, nous savons ce qui nous reste à faire : gagner à domicile. Jusqu’à maintenant, nous étions meilleurs hors de nos bases. Il faut réussir à inverser cette tendance. Une équipe qui joue la montée doit se montrer intraitable sur sa pelouse. »
    On a l’impression que l’équipe a trainé tout le match ce but encaissé d’entrée de jeu…
    J.C. : « Cela a évidemment conditionné la physionomie de la rencontre. Mais ce n’est pas pour autant que nous avons laissé tomber. Nous avons essayé de jouer, d’aller marquer. Mais faire circuler le ballon ne suffit pas. Je préfèrerais que nous le fassions un peu moins bien et que nous soyons plus efficaces. Cela fait maintenant quelques semaines que nous rabâchons les mêmes choses à l’entraînement pour remédier à ce problème... Dans un sens, cela montre que chacun veut que cette situation change. »
    Le risque qu’une forme de lassitude s’installe au sein du groupe existe-t-il ?
    J.C. : « En trois matches, nous avons pris deux points sur neuf. Pour un prétendant à la montée, ce n’est pas un bon bilan. Alors, oui, le danger est là. Nous devons briser ce début de spirale et repartir sur une bonne série. Cela passe par une remise en question. On ne va pas tout chambouler car notre début de saison comporte des choses positives, mais il faut nous faire violence. A chaque fois que nous jouons à l’extérieur, nous avons la pression du résultat car nous stagnons à domicile. Il est temps de mettre fin à cette situation. »
    Ne craignez-vous pas également que le groupe se désunisse ?
    J.C. : « Le fait qu’on ne surfe plus sur des résultats positifs crée une frustration. C’est tout à fait logique et il n’y a pas à s’en alarmer. Qu’il y ait des petites tensions, ce n’est parfois pas plus mal, cela montre que les joueurs se sentent concernés. Mais il faut tout de même être vigilant, veiller à ce que chacun reste mobilisé, que les garçons les moins utilisés ne se mettent pas à l’écart. Quoiqu’il en soit, la victoire effacera la petite période délicate que nous sommes en train de vivre. Il ne tient qu’à nous de mettre un terme à ce mauvais passage. »
    Vendredi, c’est Vannes, étonnant sixième, qui se présente à Saint-Symphorien…
    J.C. : « On peut considérer cette partie comme un tournant dans la mesure où il peut nous permettre d’écarter une équipe qui s’est jusqu’à maintenant montrée dangereuse. Cela me fait penser aux matches de Montpellier et Lens, même si ceux-ci avaient eu lieu à l’extérieur par la force des choses. Bien le gérer est en quelque sorte une obligation, afin de rester au minimum quatrième du classement. »
    Justement, après votre première défaite, contre Boulogne, vous aviez enchainé par une belle série. La preuve que l’équipe a du caractère ?
    J.C. : « Il n’est pas nécessaire d’attendre une contre performance pour s’apercevoir de nos capacités mentales. Je note que lorsque nous n’arrivons pas à marquer, nous nous accrochons toujours. Que ce soit face à Bastia ou à Brest, je n’ai pas eu l’impression que les joueurs aient baissé les bras. »
    Vannes est perçue comme un promu par le public. On attend toujours de votre équipe qu’elle gagne facilement ce genre de matches. Est-ce un désavantage ?
    J.C. : « Quelle que soit l’équipe en face, de toute façon, les gens veulent nous voir gagner. Vannes est certes promu, mais c’est surtout une bonne formation de Ligue 2 pour l’instant. Ils ont posé des problèmes à toutes les grosses équipes qu’ils ont rencontrées. Le fait de venir du National comporte aussi ses points positifs : les joueurs sont rodés au combat, ils sont préparés aux matches de L2. Bien sûr, entre Vannes et Metz, normalement, il ne doit pas y avoir photo. Mais nous, joueurs, devrons être à 100% pour faire la différence dans ce match. »

    Reprises en série

    Les Grenats ont repris le chemin de l’entrainement lundi matin. Avec Johansen et Barbosa, de retour de blessure.
    Cette semaine devrait être placée sous le signe des retours au sein de l’effectif messin. A l’occasion de la séance de lundi, on a pu voir évoluer Cédric Barbosa et Pascal Johansen. Les deux milieux de terrain retrouvent petit à petit leurs sensations et seront probablement opérationnels vendredi pour affronter Vannes.
    Le défenseur central Matheus Vivian est quant à lui resté aux côtés de Jeremy Moureaux. Il devrait reprendre l’entraînement complet dans la semaine de même que Vincent Bessat, victime d’une petite entorse de la cheville.
    Par ailleurs, le club met à l’essai cette semaine deux joueurs : un gardien de but polonais, Thomasz Bobel, et un latéral droit grec répondant au nom d’Efthimis Kotitsas.

    October 27

    Après la cigarette de Gallas, enquête sur le tabagisme dans le monde du foot.

    La petite phrase du jour : Platini : « Le football français est trop technique …»

    LA DERNIÈRE INTERVENTION médiatique de Michel Platini va surprendre un certain nombre de spectateurs des rencontres de Ligue 1. Dans un entretien accordé au mensuel britannique Observer Sports, le président de l’UEFA estime en effet que les difficultés actuelles du football français s’expliquent par son aisance technique : « Le Championnat de France exporte des joueurs, ce qui signifie qu’il (le football français) peut rencontrer le succès au niveau de sa sélection. Toutefois, je pense que le football français est devenu trop technique. C’est pourquoi il n’a pas trop de succès en ce moment. À Clairefontaine (au centre technique national), ils travaillent dur. Mais le football, ce n’est pas que du travail. » Interrogé sur la nouvelle génération de jeunes footballeurs tricolores, l’ancien meneur de jeu de l’équipe de France n’est pas tendre : « Je pense que beaucoup de jeunes joueurs français sont trop intéressés par l’argent en Angleterre, plus que par le football en France. »

    tabac et football 2008

    Le surprenant ménage du football et du tabac

    Un Thionvillois a écumé les clubs de football de l'Est de la France pour les besoins de sa thèse de médecine. Sa mission : prendre le pouls tabagique des joueurs professionnels. Instructif.

    Il est des temples où certaines questions ne se posent pas, sinon avec d'infinies précautions et une garantie d'anonymat. Baptiste Gury a dû activer ces deux leviers pour s'ouvrir les portes du football professionnel et mener une vaste enquête sur le tabagisme dans les neuf grands clubs de l'Est de la France (Metz, Nancy, Dijon, Troyes, Auxerre, Reims, Strasbourg, Sedan, Sochaux). Ancien fumeur mais peu porté sur les choses du football, cet étudiant nancéien, natif de Thionville, s'est vu souffler l'idée par son directeur de thèse, le tabacologue Francis Raphaël.

    DOSSIER

    Présenté le 24 septembre à Nancy, ce travail soulève un débat peu relayé jusqu'alors. La dernière étude sur le tabagisme dans le football professionnel remonte en effet à 1993-1994. Quatorze ans plus tard, il a suffi d'un étudiant en mal d'inspiration pour apporter un éclairage nouveau sur le phénomène. Baptiste Gury a pris son bâton de pèlerin (un testeur de monoxyde de carbone) et s'est armé de persévérance pour mener des recherches qui l'ont sollicité de janvier 2007 à mai 2008. La méthode : approcher les joueurs par l'intermédiaire des médecins de club puis les soumettre au test de Fagerström (qui indique la dépendance à la nicotine), au testeur CO et à un questionnaire élaboré selon les recommandations de l'OMS.

    «J'ai senti une défiance»

    Près de 230 joueurs étaient ciblés, 193 ont répondu à sa démarche, 27 ont refusé et les autres n'étaient pas disponibles (absence, blessure, convocation en sélection). «Dans la majorité des cas, j'ai été bien reçu, relève le Thionvillois. Je m'étais engagé à ne pas comparer les clubs et à respecter l'anonymat des joueurs. Au moment du dépistage, j'ai senti plus d'intérêt des fumeurs quotidiens. Cela les interpellait. Une partie infime avait le sentiment de se mettre en danger. Lors des tests CO, ceux qui étaient positifs blêmissaient un peu, on sentait une gêne à évoquer la consommation de tabac. Preuve que cette consommation licite est encore tabou dans certains endroits. D'autres en parlaient plus librement, les plus âgés en général. Mes questions ont chatouillé certains, j'ai senti une défiance mais ils ont participé quand même. A Nancy par exemple, Frédéric Biancalani, la gentillesse même, a fédéré le vestiaire pour moi.»Quid des résultats ? Il s'avère que 43 % des sondés ont fumé au moins une fois dans leur vie. Un joueur sur cinq consomme du tabac au moins occasionnellement et un sur dix quotidiennement. «Tous ont commencé entre dix-sept et dix-neuf ans, à la sortie du centre de formation», précise le chercheur. En revanche, 2 % des déclarations sont incompatibles avec les tests CO et 8 % posent question. «Leur taux était étonnant, admet Baptiste Gury. Il s'agit peut-être de fumeurs passifs, à moins qu'ils aient des problèmes de chaudières mal réglées chez eux. Il faut rester prudent avec ces résultats car il peut y avoir des sous-déclarations et la plupart des joueurs ont été rencontrés tôt le matin, en début ou en fin d'entraînement. Mais, globalement, ceux qui fument sont contents de fumer (65,6 %). En tout cas, 84,2 % ne s'estiment pas insatisfaits. C'est la preuve qu'ils sont ancrés dans leur tabagisme. Ils sont plutôt sereins, ne se posent pas de questions par rapport à ça.»Pour l'anecdote, le nouveau Docteur en médecine a fait un tabac. Sa thèse a été acceptée avec mention très honorable.

     «Chercher la femme»

     Deux spécialistes, membre du jury et directeur de thèse, commentent le travail de Baptiste Gury. Pr. Yves Martinet, chef du service de pneumologie du CHU de Brabois et président du Comité national contre le tabagisme : «Cette thèse est un très bon travail. Côté positif : les joueurs semblent fumer moins qu'il y a dix ans. C'est bien, parce qu'ils ont un rôle de modèle. Par contre, ils ne sont pas forcément au fait des nuisances du tabac. Ils savent que c'est mauvais pour les poumons mais ils méconnaissent les effets cardio-vasculaires du tabac qui sont pourtant terribles puisque c'est l'appareil cardio-vasculaire qui est sollicité quand on court. En plus, qu'il soit sportif ou amateur de chaises longues, celui qui fume une cigarette consomme la même quantité de goudron, de carbone, de nicotine. La capacité d'élimination n'est pas meilleure.»Dr. Francis Raphaël, tabacologue à Forbach et directeur de thèse : «Cette thèse nous a interpellés. Par exemple, on a découvert qu'il n'y avait pas de complexe d'odipe chez les footballeurs professionnels. Ceux dont la mère fume n'ont pas plus de chances de fumer qu'un autre ! De manière générale, le père a plus d'influence mais il faut tout de même chercher la femme puisque la plupart des footballeurs consommateurs ont une compagne qui fume. Il y a aussi plus de tabagisme dans les sports collectifs qu'individuels, la faute à la troisième mi-temps et à son esprit festif. Est-ce que les nuisances sont supérieures chez un footballeur professionnel ? Je le pense mais on ne l'a pas prouvé. On n'a pas pu, c'est toujours tabou dans ce milieu. On marche sur des oufs là ! En tout cas, selon mon confrère le Pr Vespignani, les footballeurs professionnels qui fument peuvent présenter des dégâts neurologiques identiques à ceux d'un boxeur de haut niveau à la fin de sa carrière.»

    Des statistiques en baisse

    La précédente enquête sur le tabagisme dans le football a été menée pour la Revue des maladies respiratoires, auprès des entraîneurs et joueurs professionnels de D1 et D2 lors de la saison 1993-1994. Sur les 257 réponses interprétables des joueurs (taux de réponse de 31 %), cette étude relevait environ 26 % de fumeurs occasionnels (contre les 19 % de la thèse de Baptiste Gury), 21,8 % de fumeurs quotidiens (contre 11,4 %) et un déséquilibre sensible entre les premières (20 %) et deuxième (31 %) divisions. L'étudiant en médecine Baptiste Gury, n'a, pour sa part, distingué aucune différence entre Ligue 1 et Ligue 2. «La répartition est de l'ordre de 50-50, précise-t-il. Mon enquête montre par contre que les footballeurs fument moins qu'avant. J'imagine que la hausse du prix du tabac et les campagnes de prévention ont dû jouer. Tous sont aussi de petits fumeurs : 27 % fument d'une à quatre cigarettes par jour, 40 % de cinq à dix cigarettes et 30 % de onze à vingt.»La thèse soulève un dernier problème, relatif à la méconnaissance du tabac et à sa prise en charge. «On peut retrouver le tabac où on ne l'attend pas et des actions de prévention sont nécessaires pour endiguer sa capacité exceptionnelle de diffusion, développe le Thionvillois. J'ai remarqué qu'il n'y avait pas de prise en charge des addictions pour les sportifs et ces derniers n'iront pas forcément se diriger vers un organisme compétent lorsqu'ils arriveront en fin de carrière

    October 26

    à l'Est, rien de nouveau...

    La petite phrase du jour : « A quoi ça sert d’avancer, si on ne sait pas faire ‘le geste’ qu’il faut quand et où il faut ?...Certains, ici, devraient être payés aux buts marqués, comme cela, ils s’impliqueraient un peu plus et je suis sûr qu’ils seraient moins maladroits, car plus près de leurs chèques de fin de mois ! »

    Metz n'avance plus 2008Equipe

    (Quotidien l’Equipe) : Metz n’avance plus !

    Battus à Brest (1-2) vendredi, les Messins restent sur trois matches sans victoire.

    Lens et Boulogne se détachent.

    IL N’YA PAS que des mauvaises nouvelles après une défaite, et Metz a remarqué en repartant de Brest (1-2) que Montpellier avait aussi perdu, à Clermont (1-2). Mais Lens et Boulogne, eux, ont bien gagné et creusé un premier break d’avance sur les Lorrains, en attendant le résultat de Strasbourg à Ajaccio demain.

    Déjà tenu en échec à Châteauroux (1-1) et contre Bastia à Saint-Symphorien (0-0), Metz a donc aligné un préoccupant troisième match sans victoire, même si sa situation est loin d’être compromise pour la montée. « Deux points en trois matches, c’est largement insuffisant, avoue Yvon Pouliquen, l’entraîneur messin. Mais notre objectif, c’est de rester en haut de tableau le plus longtemps possible. »

    « On est toujours dans la course », relève aussi le milieu de terrain Laurent Agouazi. Si la défense a craqué deux fois vendredi en Bretagne, la responsabilité du gardien de but Oumar Sissoko, le remplaçant de Christophe Marichez, absent pour plusieurs mois, n’est pas engagée. « Il a fait un match correct, analyse son entraîneur. À lui de s’affirmer au fil des matches pour prendre de l’importance sur le terrain et en dehors. »

    Rocchi : « On a très mal réagi »

    Plus que celles de sa défense, les difficultés de son attaque occupent toujours l’esprit de Pouliquen. « Ce qui m’inquiète, c’est notre inefficacité, précise-t-il. Notre ratio occasions-buts est très faible. On en a cinq à Brest, huit ou neuf contre Bastia [0-0 le 17 octobre]. Les chiffres sont là. Mais je suis persuadé que nos attaquants sont capables de marquer. » Pour le moment, il n’est donc pas question de renfort à ce poste pendant le marché hivernal des transferts.

    Car Metz a aussi cerné à Brest des difficultés dans le jeu dont les attaquants ne sont pas les seuls responsables. « À 2-0, on a très mal réagi, estime Romain Rocchi, buteur tardif (86e minute) en Bretagne. On a oublié de construire On a en discuté ce matin (hier) et on est tous d’accord là-dessus. » « On a balancé, on n’a pas joué au foot », corrobore Agouazi. Contre Vannes, vendredi, Metz devra retrouver son jeu. Si Pouliquen a perdu Vincent Bessat (cheville) vendredi soir, il pourrait retrouver à cette occasion Cédric Barbosa, Pascal Johansen et Mattheus Vivian. Ça peut aider.

    aquoijoue Metz2008

    (R.L.) : A quoi joue Metz ?
    A force de perdre de sa superbe, le FC Metz est mécaniquement devenu ordinaire. Il est encore trop tôt pour le situer vraiment.
    Parfois, souvent, le Messin épris de football aimerait qu'une saison de Ligue 2 ne dure que trois quarts d'heure. Et puis non, des fois, il se dit que tout un championnat ne sera finalement pas de trop pour voir son équipe préférée retrouver des contrées plus familières et plus clinquantes, puisqu'il faut bien en passer par là afin de trouver du charme à la Ligue 1. Si la saison du FC Metz avait dû se résumer à la deuxième mi-temps de son escale brestoise de vendredi, premièrement il y aurait eu à crier à l'imposture devant une prestation d'une telle médiocrité, deuxièmement le résultat n'aurait pas suffi à quitter la Ligue 2 par le haut. Bonjour l'angoisse. Battu deux buts à un, deux buts concédés au début de chaque mi-temps contre une réduction du score bien trop tardive, c'est un peu comme si Metz avait matérialisé, dans ce match qui a viré au non match, les mauvaises impressions diffusées depuis plusieurs journées, peut-être depuis deux victoires en trompe l'oeil remportées contre Sedan puis à Dijon. Depuis, les Lorrains ont concédé deux fois le nul avant de venir se perdre tout au bout du bout de la Bretagne : ce rythme n'est plus celui d'un candidat à la montée, pas plus que la réplique fournie à l'un des moins bons élèves de la classe. Du coup, au tiers du championnat, cette équipe laisse perplexe : qui est-elle vraiment ?
    Le principe de réalité
    Sur le terrain, les intentions joueuses du début d'année se diluent actuellement dans les aléas d'une compétition casse-gueule et d'un quotidien contrarié. Metz, vendredi, ne s'en est pas sorti par le jeu, et ce constat en établit d'autres, en creux : l'importance de Cédric Barbosa quand il s'agit d'imposer une supériorité technique ; l'insuffisance de l'effectif messin en nombre de milieux excentrés : vendredi, la seule blessure de Vincent Bessat a suffi à priver le jeu messin de la largeur nécessaire. Aux absences, s'ajoutent des faillites individuelles : de Cheikh Gueye à Papiss Cissé, plusieurs joueurs messins n'évoluent plus, actuellement, à leur meilleur niveau. Arrive l'heure d'hiver, et déjà Metz est rappelé au principe de réalité propre à la division dans laquelle il évolue. Entre ses intentions offensives et les tentations de se découvrir le moins possible qui constituent chez elle une sorte de fatalité, l'équipe messine se cherche encore et, menée au score plus vite que jamais vendredi à Brest, elle a montré à travers le brouillon de sa réplique l'ampleur de ses tourments. Il n'est pas question, bien sûr, de regretter le temps des victoires lénifiantes, le temps d'une montée en forme de leurre, il y a deux ans : il est même opportun de rappeler qu'à sa première expérience contemporaine avec l'étage du dessous, soit en 2002, Metz occupait la deuxième moitié du classement, à la même époque : son débours d'automne ne l'avait pas empêché de monter, et pour trois saisons, au bout du compte. Seulement, la mauvaise passe que traverse actuellement le moins performant des trois relégués de Ligue 1 le rappelle à de réelles exigences. Metz ne marque pas assez, en grande partie à cause de l'actuelle inefficacité de ses attaquants : sa dixième place au classement des attaques s'avère un indice édifiant. Et la Ligue 2, même la Ligue 2 d'en bas, ne tolère aucun relâchement. Prochaine étape : Vannes, vendredi, pour se remettre dans le sens de la marche.

    Nicolas Farina CFA2008

    Comme une récompense (CFA)
    Dominés en puissance, les jeunes Messins de José Pinot ont réussi à égaliser sur le fil.
    On joue les dernières secondes du match et Metz pousse à tout va. José Pinot a fait rentrer ses trois remplaçants et abattu ses dernières cartes. La solide défense compiègnoise qui jusque-là a concédé un minimum d'occasions ploie pourtant. On vient de voir Sakho filer dans son dos pour un face à face perdu avec Vincent (90e) et puis Bourgeois embusqué dans la surface picarde vient de rater le ballon de l'égalisation. Beaucoup auraient renoncé. Pas lui, pas eux. Sur la gauche, Farina enrhume tout ce qui se présente. Son centre au deuxième poteau trouve le plat du pied de Bourgeois. Metz est récompensé. Mérité ? Pas si sûr si on prend en compte la seconde mi-temps. Le premier acte aura vu les visiteurs légèrement dominateurs. Bien organisés en milieu de terrain autour de leur capitaine Budak, appuyés sur une charnière centrale intransigeante, utilisant bien sur les côtés le punch de Gamboa ou la puissance de Martins, Compiègne fait la meilleure impression même si dans le jeu, le déchet est répété. Metz réplique comme il peut. Sur des contres inaboutis. Mais la première occasion est pour eux, les Grenats. Un corner joliment distillé par le pied d'Aribi et Schmisser s'est élevé au-dessus de la mêlée pour une reprise de la tête qui frappe l'embase du poteau visiteur (13e). Ce sera la seule occasion d'une première mi-temps décevante pour les deux camps. Mais aux vestiaires, le bouillant coach picard Bruno Roux a recadré les siens. Et Compiègne est revenu en défendant aux trente mètres. On ne voit plus le milieu messin et ça tangue. Schmisser est resté au vestiaire, malade. Les occasions s'accumulent sur le but du jeune M'Fa qui débute à 17 ans à ce niveau. Gamboa arrive lancé à la suite d'un renversement superbe de Martins mais le ballon sort de peu (73e). Le même Gamboa est ensuite devancé par le gardien messin (75e). Mais sur la frappe puissante du gauche de Martins qui vient de repiquer au centre, M'Fa relâche le ballon dans les pieds de Gamboa. Compiègne semble avoir gagner le match. Le gardien messin préservera l'essentiel en s'opposant à Martins qui se présente seul. La suite, on la connaît. Compiègne a reculé, Metz s'est retrouvé. «Ça pourrait être un déclic », dit José Pinot, finalement satisfait.

    October 25

    Il était une fois, dans l'ouest..."Auxerre" remplace "Metz"!

    Ligue 2. Stade Brestois - FC Metz : 2-1 Brest a retrouvé son âme

    Guesdon 2008  brest2Metz1tdb2008

    Ce n’est pas un jeu académique mais un bel esprit de conquête et un supplément d’âme tiré du succès à Reims qui ont permis aux Brestois de confirmer celui-ci de belle manière, tout en infligeant aux coriaces Messins leur premier revers en voyage. Sacrée soirée !
    Un premier quart d’heure électrique. Un troisième avec la poignée des gaz encore bien tournée des deux côtés. Et, dans l’intervalle, une équipe stadiste souvent arc-boutée dans sa zone sur la forte mais peu clairvoyante pression messine. Tel a été le découpage de la première période. Il fallait surtout retenir une innovation de taille depuis le passage de Clermont, le 8 août : Brest menait au score, dès la 7 e minute, grâce à un bel enchaînement de Ferradj et Sitruk. A quoi s’ajouta la baraka qui le fuyait depuis si longtemps sur un tir trop enlevé d’Agouazi à quelques mètres du but (3 e ) et lors de deux sauvetages d’Elana. Le goal brestois était d’abord un poil plus prompt que Mendy à l’entrée de la surface (9 e ) et il se rachetait ensuite face à Rocchi d’une grosse faute de dégagement (12 e ).

    Adoptant le style très direct qui leur avait bien réussi à Reims, les Brestois ne se laissaient pas non plus impressionner par le grand impact physique des Lorrains dans les duels. Ce qui, après de longues minutes de labeur et parfois de souffrance, allait servir encore de socle à un rapide jeu de contre. Mais le duo Bigné-Socrier, puis Bigné dans un face-à-face avec Sissoko (35 e ) et enfin Sitruk sur un bon service de Ferradj (38 e ) n’en tirèrent pas d’autre profit.

    Socrier émule de Madjer !

    Un coup de tête de Cissé au ras du poteau suite à un recentrage de Cardy avait souligné la faible épaisseur de l’avantage finistérien que l’excellente association Sitruk-Socrier s’empressa de conforter peu après la pause. Et de quelle manière : avec une talonnade à la Madjer de Socrier ! Celle-ci laissa le public incrédule avant le tonnerre d’applaudissements adressé à une équipe brestoise redevenue conquérante dans les duels et le jeu d’attaque. Il le fallait pour tenir en respect une formation messine qui lutta toujours d’arrache-pied dans l’espoir de refaire son retard. Ce que lui interdit une bonne inspiration de Lorenzi sur un centre de Mendy avant un coup de tête brûlant d’Agouazi (54 e ). Mais pas un tir surprenant des 35 mètres de Rocchi qui ramena un sacré suspense dans la rencontre. Brest aurait pu plier. Mais Metz faillit rompre totalement sur un ultime débordement d’El Jadeyaoui dont le centre fut dévié sur le poteau par Ferradj, moins heureux qu’à Reims lors de cette 90 e minute. Mais, face à l’important profit comptable et moral amassé par Brest hier soir et après une soirée aussi emballante, cela devint une simple péripétie.

     7 e (1-0) : décalé par Ferradj sur le côté gauche de la surface, Sitruk mystifie C. Gueye d’un rapide passement de jambes, avant de battre Sissoko d’une frappe croisée.
    53 e (2-0) : débordement sur l’aile droite et centre de Sitruk pour Socrier qui surgit au premier poteau pour inscrire le second but d’une superbe talonnade croisée.
    86 e (2-1) : des 35 mètres, Rocchi réussit un tir flottant et puissant qui trompe Elana et s’achève dans la lucarne stadiste.

     Entraîneur. Guesdon a signé, Baticle va suivre

    Si André Guesdon, prévu pour être l’adjoint de Gérald Baticle, a signé, hier, un contrat d’un an et demi avec Brest, la venue du technicien auxerrois est toujours suspendue au feu vert du président d’Auxerre, Jean-Claude Hamel, qui devrait toutefois libérer Baticle lundi.
    Le Stade Brestois a, depuis hier soir, un nouvel entraîneur... mais attend toujours le feu vert d’Auxerre pour la venue de l’entraîneur sur lequel il a jeté son dévolu : Gérald Baticle. Hier, l’entraîneur des 18 ans d’Auxerre, qui a fait le pied de grue pendant une bonne partie de la journée, a enfin rencontré le président Hamel, vers 20 h. « Ça a duré cinq minutes à peine. Il m’a dit qu’il devait consulter des gens au club et qu’il me donnerait sa réponse lundi. Mais je suis persuadé que la raison va l’emporter. Je suis très confiant », disait, hier soir, Baticle, joint à 21 h 30.

    Hamel donne sa réponse lundi

    En effet, le président auxerrois Jean-Claude Hamel n’est plus aussi catégorique et la venue de Baticle n’est plus qu’une question de jours. « Demain (ce soir), il y a match (NDLR : Auxerre - Lyon). Dimanche, il ne se passera rien. J’attends lundi. Je n’ai pas de rendez-vous fixe avec le président mais il passera me voir dans la journée. » En prenant en considération la grande volonté de Baticle de rejoindre Brest et celle, toute aussi évidente, du président Guyot de le voir arriver, en considérant aussi le discours moins jusqu’au-boutiste du président Hamel de ces derniers jours, l’entraîneur des 18 ans d’Auxerre devrait être autorisé à quitter le club en début de semaine.

    André Guesdon : « Apporter mon vécu » En attendant, André Guesdon, 60 ans, titulaire du DEPF (*), était hier soir sur le banc du Stade Brestois puisqu’il s’est engagé dans la journée pour une saison et demie. Son nom figurait d’ailleurs sur la feuille du match, ce qui a permis au club d’être couvert hier soir et de ne pas payer une deuxième amende de 5.000 €. « Ce qui m’intéresse en venant ici, c’est d’apporter mon expérience et mon vécu à un jeune entraîneur. Nous allons travailler en binôme avec Gérald », expliquait Guesdon, hier soir, quelques minutes avant son premier match. « J’attends le coup de fil de Gérald à tout moment », disait le directeur sportif Coco Martins. Lundi, le Stade Brestois devrait être soulagé. Le tandem Guesdon-Baticle pourra bientôt commencer à travailler. (*) Le diplôme d’entraîneur professionnel de football est nécessaire pour entraîner une équipe pro.

    Tonnerre sans éclairs, pour Metz à Brest : recherche buteur, désespérement ...

    La petite phrase du jour : « Manques flagrants, drames et circonstances ! Mais constante inefficacité avec  quatre demis défensifs, on ne risque pas de mettre le jeu messin en folie ! L’hiver risque d’être triste, à Metz…A ce rythme là, on en prend pour un an de plus ! »

    brest2Metz12008  brest2Metz1B2008  brest2Metz1d2008

    (Site officiel FC Metz) : Metz, le mauvais air breton

    Pris à froid par un superbe but d’Eric Sitruk, les Grenats ont vécu une sale soirée au stade Francis le Blé, où ils n’ont pas réussi à inverser le cours des choses malgré une bonne volonté évidente. Quand rien ne va…

    Il y a des jours où rien ne fonctionne comme on l’aurait souhaité. En déplacement à Brest, les Messins en ont connu un vendredi soir à l’occasion de la douzième journée de Ligue 2. Défaits deux buts à un, ils ont pourtant dominé dans l’ensemble leurs adversaires du soir, qui ont pourtant réussi à briser leur mauvaise série à domicile. C’est la première défaite que concèdent les Mosellans hors de leurs bases cette saison. Elle est d’autant douloureuse que la prestation qu’ils ont livrée ne méritait pas une telle sanction.
    Bessat blessé à l’échauffement
    Des signes inquiétants avaient accompagné la préparation de cette sortie en bord de mer. L’annonce de l’indisponibilité de Christophe Marichez, tout d’abord, venue s’ajouter aux absences déjà pesantes de Vivian ou Barbosa. La blessure lors de l’échauffement de Vincent Bessat, ensuite, que Julien François remplaça au pied levé. Le début de partie ne fit que confirmer cette tendance. Mendy manqua de peu l’ouverture du score (3°), Sitruk non. Sur l’un de ses premiers ballons, le numéro huit breton partit dans le dos de Cheikh Gueye, se joua de Damien Chrysostome et fusilla Oumar Sissoko (1-0, 7°).
    Pour sa première titularisation en Ligue 2, le Franco-Malien n’a pas eu le loisir de se chauffer les gants. Dans la foulée, Agouazi lança parfaitement Mendy dans la profondeur. Déséquilibré de façon suspecte, ce dernier ne trouvait pas le cadre, mais monsieur Chaoui n’y vit rien d’illicite (9°). Cette offensive témoignait du bon comportement de la formation d’Yvon Pouliquen, qui chercha tout le match à refaire son retard. Mais ce n’était véritablement pas son soir.
    Lorsqu’ Elana manqua sa relance, Rocchi ne sut en profiter (12°). Puis la tête de Cissé passa à côté du but adverse (38°). Quand Socrier inscrivit le second but de la soirée d’une talonnade pleine d’opportunisme (2-0, 51°), on se dit que cela ne pouvait pas tomber plus mal pour les Grenats. Le magnifique but inscrit par Romain Rocchi à quelques minutes du terme de la partie (2-1, 86°), d’une lourde frappe des vingt cinq mètres, n’y changea rien. Après avoir partagé les points sur sa pelouse contre Bastia, le FC Metz piétine encore. Contre Vannes, l’autre équipe surprise de ce début de saison, vendredi prochain, l’objectif est tout trouvé.

    completement a l ouest2008
     (R.L.) : Complètement à l'Ouest

    A Brest, Metz concède son premier revers en déplacement, le deuxième de la saison. Poussifs et diminués, les Lorrains n'en mènent plus large.

    Cette fois, devant l'évidence d'une série d'insuccès portée à trois matches, Metz ne peut plus dissimuler ses difficultés, se réfugier derrière une solidité soudainement de façade et s'en remettre à la bonne fortune qui, jusqu'ici, l'accompagnait en déplacement. Cette fois, Metz est rentré dans le rang, battu à Brest par un mal classé qui se rebiffe, peut-être, mais par un mal classé quand même. A l'Ouest, complètement à l'Ouest même en deuxième partie de soirée, les Lorrains ont encaissé deux buts, un à chaque début de mi-temps, pour courir en vain après le score et essuyer leur premier revers en déplacement, le deuxième de la saison.

    De notre envoyé spécial à Brest

    Pour Metz, les ennuis ont commencé avant même le coup d'envoi, et ils expliquent peut-être en partie les déboires du début de match. Alors qu'il avait prévu de déployer Agouazi et Bessat sur les côtés autour du tandem Cardy - Rocchi, Yvon Pouliquen a dû revoir ses plans en urgence, après la blessure de Bessat à la cheville, pendant l'échauffement. Du coup, l'entraîneur messin a dû redistribuer les rôles en titularisant François. Au premier franchissement brestois de ce milieu de terrain imprévu, la défense a cédé, quelque part entre la droite et l'axe, où Cheikh Gueye a laissé filer le petit Sitruk, idéalement mis sur orbite par Ferradj. Et voilà comment, après six minutes seulement, Oumar Sissoko est allé chercher son premier ballon de la saison, en Ligue 2, au fond des filets. Jamais Metz n'avait si prématurément été mené au score cette saison. Bien sûr, un coup de tête de Mendy, d'emblée, sur le premier corner de la rencontre, aurait pu tout changer. Bien sûr, les Messins ont réclamé un penalty et l'exclusion d'Elana, pour une sortie particulièrement litigieuse au-delà de Mendy. La faute n'a pas été signalée. Même Rocchi, héritant d'un ballon de relance totalement hasardeux d'Elana, même Rocchi n'a pas saisi son occasion, offrant au contraire au gardien brestois la possibilité de se rattraper (12e).

    Rocchi, trop tard...

    A la peine sur les côtés, en déficit de construction en l'absence de Cédric Barbosa, les Messins ont ensuite répliqué par à coups, trouvant une ouverture en fin de première mi-temps par Cardy, adressant un bon centre sur Cissé, qui n'a pas cadré sa reprise de la tête (38e). Quatre minutes plus tôt, Sissoko s'était imposé dans les pieds de Bigné, de sorte qu'il n'y avait guère à se plaindre du retard accusé au tableau d'affichage. Ce retard allait encore empirer, en début de deuxième mi-temps, suivant le même scénario qu'en première : Sitruk, cette fois, se trouvait au départ de l'action, gratifiant Socrier d'un long centre parfait que l'ancien attaquant messin reprenait du talon pour tromper Sissoko (54e).Les Brestois, dès lors, ont conduit leur affaire avec la sérénité qui a tant manqué aux Messins, incapables de traduire par des actes concrets une impression de domination bien trop diffuse. Au lendemain de la douzième journée de championnat, le constat est sans appel : Metz marque le pas. Metz a de toute façon marqué trop tard : la frappe spectaculaire de vingt-cinq mètres de Rocchi, logée sous la barre, a seulement ramené un peu de suspense pour les cinq dernières minutes. Et les occasions manquées de la semaine dernière contre Bastia prennent une autre ampleur, maintenant que les Lorrains ne sont plus les voyageurs irrésistibles de la Ligue 2.

    ouestfrancePouliken

     «Nous avons perdu le fil»

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «Je ressens de la frustration au vu de la première mi-temps, où nous avons eu de réelles occasions de but et où une action aurait dû nous permettre de jouer à onze contre dix et de bénéficier d'un penalty (l'entraîneur messin fait allusion à la sortie d'Elana au-devant de Mendy, à l'entrée de la surface de réparation, à la 9e minute). Etre mené 1-0 au terme d'une telle mi-temps est décevant. En deuxième période, nous avons perdu le fil et livré vingt minutes au cours desquelles nous avons déjoué. Au final, nous encaissons deux buts évitables.»Corentin Martins (directeur sportif de Brest) : «Il faut féliciter les joueurs, ce sont eux qui sont sur le terrain. C'était un sacré challenge, affronter Metz après quatre défaites à domicile, mais j'avais confiance et j'ai essayé de la transmettre aux joueurs. Nous avons été mis en difficulté en première mi-temps, mais nous avons su rectifier le tir.»Romain Rocchi (milieu de terrain de Metz) : «Nous pouvons tuer le match d'entrée, c'est dommage, on se prend un but sur la première occasion brestoise. On a essayé, essayé. Beaucoup d'efforts, sans la récompense. Eux ont été efficaces.»

    José Pinot2008cfa

    CFA : Metz, comme à la maison. Ou presque

    FC Metz-Compiègne

    La réserve messine qui évolue en CFA disputera en fin d'après-midi à Guentrange (18h) sa 10e journée de championnat. La jeune équipe de José Pinot (photo) recevra en effet à Thionville Compiègne, 7e de son championnat avec 23 points, 4 victoires, 2 nuls et 3 défaites et un goal-average positif de 14-12. Les Grenats se sont dernièrement inclinés 1-0 chez le leader, à Colmar. Metz, qui occupe une difficile 12e place avec 18 points (2 victoires, 3 nuls, 4 défaites et 7-11 de différentiel), enregistrera les retours des pros Léoni, Siebert, Schmisser, trois défenseurs, du milieu de terrain Diagne et du gardien M'Fa. A suivre. A voir

    FC Metz. 13e avec 18 points (2 victoires, 3 nuls, 4 défaites). Les trois dernières rencontres : défaite à Colmar (1-0), nul contre Lens (1-1), défaite à Montceau (2-0).
    Compiègne. 7e avec 23 points (4 victoires, 2 nuls, 3 défaites). Les trois dernières rencontres : défaite contre Besançon (2-6), défaite à Vesoul (3-1), victoire contre Auxerre (2-0).
    L'enjeu. Il est clair, et consistera à rétablir une confiance encore écornée il y a deux semaines par la défaite concédée à Colmar. «C'est la première fois depuis mon arrivée que nous alignons quatre échecs à l'extérieur. Je m'attendais à ce que la saison soit difficile, c'est le cas, reconnaît José Pinot. Avant d'être inquiétante, notre situation au classement est préoccupante, oui. Il va nous falloir réagir : ce sera difficile jusqu'au bout. Chacun va devoir mettre beaucoup de soi
    L'avis de l'entraîneur. José Pinot : «Il faudra se comporter comme si nous jouions à la maison, même si le match aura exceptionnellement lieu à Thionville. Nous ne restons il est vrai que sur deux nuls à la maison, mais notre comportement a globalement été meilleur qu'à l'extérieur.» Metz a en effet décroché ses deux succès de la saison sur ses terres, face à Raon-l’Étape lors de la première journée, et contre Mulhouse, le 13 septembre.
    Le groupe. L'entraîneur messin a désigné hier un groupe de quinze joueurs : M'Fa (gardien), Léoni, Siebert, Schmisser, Zimmer, Reydel, Aribi, Patin, Sommer, Sakho, Diagne, Haddaji, Bourgeois, Farina, N'Diaye

    Martins réchauffe BrestEquipe2008 

    (Quotidien l’Equipe) : Martins réchauffe Brest

    L’entraîneur du Stade Brestois par intérim a remis le club breton dans le bon sens avant de passer le relais à Gérald Baticle.

    À BREST, l’effet Martins devrait faire long feu. Mais il aura sacrément réchauffé l’atmosphère ambiante. Dans les prochains jours, l’ancien international devrait transmettre les clés du vestiaire brestois à son ancien coéquipier auxerrois, Gérald Baticle (voir ci-dessous). En l’espace de deux matches, remportés, à Reims (1-0) il y a une semaine et face à Metz hier soir, « Coco » Martins a considérablement déblayé le terrain de son successeur et ami, en remettant dans le sens de la marche une équipe qui ne savait plus trop à quel étage errer après cinq défaites consécutives. Il faudra évidemment beaucoup d’autres succès aux Bretons pour se rapprocher du premier tiers du classement, comme ils l’espéraient en début de saison. Leur solidité peut les y aider. Le style Martins tranche avec celui, plus axé sur la technique, prôné par Pascal Janin. Face à Metz, les Brestois ont d’abord usé d’un jeu direct. La confiance aidant, ils ont également développé quelques attaques intéressantes en utilisant opportunément le terrain dans sa largeur pour déstabiliser un bloc messin lourd et emprunté, en phase avec son inefficacité du moment.

    Dans l’antique stade Francis-Le-Blé, la formation mosellane a affiché des intentions bien trop timides pour poursuivre sa série à l’extérieur.

    Invaincu hors de ses bases (4 succès et 2 nuls), Metz ne s’est rebiffé qu’à 0-2. Et il était déjà trop tard. Ce revers est d’autant plus ennuyeux que Boulogne s’est imposé à Nîmes dans les arrêts de jeu. Yvon Pouliquen avait dû encaisser une première contrariété avant le coup d’envoi. Bessat, qui s’était tordu une cheville à la fin de l’échauffement, ne pouvait occuper le couloir droit du milieu, ce qui obligeait l’entraîneur messin à revoir ses plans dans l’urgence.

    Metz, impression trompeuse

    Plus puissants, les Grenats cherchèrent pourtant à s’appuyer sur leur supériorité athlétique pour faire reculer la défense brestoise. Sur un corner de Cardy, Mendy plaçait une première banderille au ras du poteau d’Elana (2e) puis s’effondrait à l’entrée de la surface sans que l’excellent M. Chaoui ne bronche (10e). Elana, qui n’est pas toujours impérial depuis le début de la saison, manquait de se faire punir par Rocchi après avoir péché par gourmandise, balle au pied (12e). Bref, sans être génial et bien que mené 0-1 après une percée conclue par un tir croisé de Sitruk (7e), Metz semblait largement en mesure de refaire surface.

    Mais ce n’était qu’une impression trompeuse. Au contraire, Bigné brisait le ronron (28e, 34e) et Sitruk ne cadrait pas (37e). Mais il allait se racheter en bonifiant une magnifique séquence de jeu brestoise d’un centre parfait que Socrier expédiait dans le but d’une talonnade spectaculaire. Après la réduction du score de Rocchi sur une belle frappe de 25 mètres dans la lucarne gauche d’Elana, Brest tremblotera (86e).

    Contre Vannes la semaine prochaine, Metz devra s’y prendre autrement pour rester au contact du trio de tête.

    Temps doux. Pelouse inégale et glissante. 5 491 spectateurs. Arbitre : M. Chaoui.

    Buts. – BREST : Sitruk (7e), Socrier (53e) ; METZ : Rocchi (86e). Avertissements. – Metz : Cardy (73e, charge sur Sitruk), Agouazi (76e, antijeu).

    BREST : Elana – Bourgis, Lorenzi, Apanga, Fabien – Guégan (cap.) - Sitruk (Stinat, 84e), Bigné (Bouard, 73e), Ferradj, El-Jadeyaoui – Socrier (Poyet, 66e). Entraîneur : C. Martins.

    METZ : Ou. Sissoko – C. Gueye, Brégerie, Chrysostome, Rippert (Delgado, 60e) – Cardy (cap.), Rocchi, François (B. Gueye, 59e), Agouazi (Renouard, 76e) – V. Mendy, P. Cissé Entraîneur : Y. Pouliquen.

    L’HOMME CLÉ : SITRUK (Brest)

    Peu utilisé en début de saison, Éric Sitruk a brillé hier. Le petit ailier de poche du Stade Brestois a évolué la plupart du match à droite. Mais, au coup d’envoi, il avait permuté avec El- Jadeyaoui pour ouvrir la marque d’un tir croisé précis, après s’être joué de deux Messins. Très actif, il est également dans le coup sur le second but puisque c’est lui qui sert Socrier.  

     Corentin MARTINS (entraîneur de Brest) : « Je félicite les joueurs. Je les ai poussés à tout donner ce soir. J’ai essayé aussi de transmettre de l’envie, et les gars ont répondu présent. On va récupérer tranquillement et bien préparer Dijon. Quand on a un bon esprit, ça permet aussi de bien voyager. »

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « C’est décevant car on avait bien entamé le match. On était moins bien en seconde période, et Brest a su saisir les opportunités. Mais la première mi-temps me laisse vraiment des regrets et on réalise un mauvais départ en deuxième mi-temps. »

    Baticle sera annoncé lundi

    ANDRÉ GUESDON, destiné à être l’adjoint de Gérald Baticle et à le « couvrir » comme titulaire du DEPF (diplôme d’entraîneur professionnel De football), a signé son contrat et était déjà sur le banc de Brest, hier soir, à côté de Corentin Martins, directeur sportif qui assure l’intérim. Les dirigeants brestois n’ont donc plus aucun doute : Baticle sera bien leur entraîneur. D’ailleurs, le speaker du stade l’a annoncé au public avant le match contre Metz. L’intéressé, entraîneur des 18 ans de l’AJA, sous contrat jus- qu’en juin 2011, a aperçu hier soir son président, Jean-Claude Hamel, qui lui a expliqué « avoir besoin de prendre des avis ce week-end » avant de le revoir lundi. « Impatient, mais confiant », l’ex-attaquant explique : « À l’AJA, il y a toujours eu de la reconnaissance pour ceux qui ont servi le club. Alors c’est évident qu’on va finir par me laisser saisir cette superbe opportunité d’entraîner un club de L 2. » Tout devrait être finalisé lundi.

    October 24

    Sissoko : simple intérimaire ? La réponse est dans ses gants !

    La petite phrase du jour : « quand on regarde les résultats des clubs français en Coupe D’Europe, la qualité des défenses de Lyon, Marseille et PSG, on comprend mieux pourquoi Raymond Domenech a du mal a trouver une défense compétitive ! En France, on manque d’arrières à la hauteur de la tâche qui est la leur : cela fait tache !… »

    Sissoko j me sens apte2008  avantmatchbrest2008

    Sissoko : «Je me sens apte»

    Appelé à la suite de Christophe Marichez, indisponible pour quatre mois au moins, Oumar Sissoko dispute un peu plus qu'un match : une chance de s'affirmer en numéro un. «C'est une porte qui s'ouvre», affirme le gardien franco-malien.
    Coup de fil à Christophe Marichez, numéro un et capitaine ; échanges un peu plus nombreux qu'à l'accoutumée avec Jean-Marc Rodolphe, le préparateur des gardiens ; détour par la salle de presse : sans la spécificité de son poste, Oumar Sissoko aurait aussi porté la chasuble des titulaires, hier, dans le ton d'une veille de match pour lui particulière. Depuis deux jours, le jeune Franco-Malien (21 ans) vit dans la peau de celui qui gardera les buts messins, ce soir, à Brest. C'est la première fois, en Ligue 2, depuis mai 2007 et une défaite à Ajaccio, quand la belle affaire de la remontée de Metz était déjà pliée. Cette fois, c'est autre chose : autre chose que ses deux piges, cette saison, en Coupe de la Ligue.

    Comment avez-vous réagi en apprenant l'indisponibilité de Christophe Marichez ?
    «J'ai été surpris, comme toute l'équipe. Et même choqué : j'ai tout de suite senti monter la pression en moi car, automatiquement, je me suis mis dans la tête que j'allais jouer à Brest.»
    Vous perdez aussi un peu plus qu'un collègue : quelqu'un avec qui vous travaillez quasi quotidiennement depuis plus de deux ans. C'est forcément particulier.
    «Je suis un peu embêté. Evidemment, je ne lui souhaitais pas de se blesser. Ce sont les événements de la vie. Je lui apporterai mon soutien, car il ne faudrait pas qu'il se sente délaissé pendant toute cette période. Mais dans un premier temps, je vais surtout lui demander deux ou trois trucs, notamment sur la façon d'aborder le match. Christophe, pour moi, c'est un modèle.»
    Cette saison, vous avez disputé les deux premiers tours de Coupe de la Ligue, contre Reims (2-1) et Troyes (3-1). Est-ce suffisant pour bien appréhender cette titularisation en championnat ?
    «J'ai aussi disputé la presque totalité du premier match de la saison, à Guingamp (en remplacement de Marichez, blessé, après vingt minutes de jeu). Dans l'ensemble, ça s'est bien passé. Donc, je me sens apte.»
    Même si vous avez peu joué cette saison, puisque vous ne disputez plus les matches de CFA ?
    «Quatre matches de ce niveau en deux ans, c'est sûr, c'est peu. Il faut se remettre dedans. Après, c'est un match comme un autre, avec peut-être un peu plus de vice car un peu plus d'expérience chez l'adversaire. La compétition me manque, mais je suis confiant.»
    Compte-tenu de la durée d'absence de Christophe Marichez, entre quatre et six mois, avez-vous le sentiment d'une chance à saisir ?
    «C'est une porte qui s'ouvre, c'est certain. A moi d'en profiter. Sur les premiers matches, je dois montrer que l'on peut compter sur moi et rendre aux dirigeants la confiance qu'ils m'ont accordée en me faisant signer mon premier contrat professionnel.»
    Comprenez-vous que le club réfléchisse à enrôler un gardien de but, en raison des circonstances ?
    «Un peu, oui. Recruter un gardien, c'est ce qui se passerait dans pas mal de clubs. Je dois faire abstraction de ça et montrer qu'il n'y a pas besoin de chercher quelqu'un. Mais si quelqu'un arrive, ça ne changera pas ma façon de travailler. Il s'agira même d'un challenge supplémentaire.»
    Pensez-vous jouer très gros, du coup, à Brest ?
    «Les dirigeants réagiront peut-être en fonction de ma prestation. Et peut-être qu'ils patienteront si je livre un match de qualité.»

    A Brest, après l'orage

    Voici les joueurs sélectionnés pour le déplacement à Brest vendredi.

    Gardiens : Sissoko, Ruffier
    Défenseurs : Delgado, Strasser, Chrysostome, Rippert, C. Gueye, Brégerie
    Milieux de terrain : Cardy, François, Rocchi, Bessat, Agouazi
    Attaquants : Renouard, B. Gueye, Mendy, Cissé

    Blessés ou en phase de reprise : Gestede, Barbosa, Johansen, Vivian, Chapuis, Anastassowa

     Metz débarque chez un mal classé qui vient de renouer avec la victoire après changement d'entraîneur. Objectif : trois points.
    Le contexte.
    Pour la première fois, Metz a enchaîné deux matches sans en gagner un seul : nul à Châteauroux, nul contre Bastia. En difficulté dans un cas, en panne d'efficacité dans l'autre, les Lorrains n'ont pas saisi l'occasion d'intégrer le trio de tête offerte par le ralentissement de leurs concurrents directs. De son côté, Brest vient de stopper une série de cinq revers en allant s'imposer à Reims, avec beaucoup de réussite (but de la victoire inscrit dans le temps additionnel) et après avoir changé d'entraîneur. Pascal Janin évincé, les dirigeants bretons ont jeté leur dévolu sur Gérald Baticle, ami et ancien coéquipier de Corentin Martins, le directeur sportif du club brestois. On imagine ce qui se tramait, dans les coulisses, avant même le renvoi de Pascal Janin. Pour l'heure, Auxerre n'est toujours pas décidé à libérer son entraîneur des dix-huit ans. Martins assure l'interim, ce soir encore, contre Metz. «Ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour affronter Brest », admet Yvon Pouliquen. Mais l'entraîneur messin se dit «rassuré, au risque de surprendre », par ce qu'il a vu contre Bastia : «De l'envie d'aller vers l'avant, de l'engagement, de très bonnes séquences de jeu même s'il y a eu beaucoup de déchet, par précipitation.»
    L'enjeu.
    Les Messins ne bénéficieront probablement pas d'autant d'occasions de buts à Brest qu'une semaine plus tôt contre Bastia. En plus de dix-sept joueurs, Yvon Pouliquen a donc convoqué le réalisme pour ce (très) long déplacement dans le Finistère. Puisqu'il n'est toujours pas capable de faire le plein à la maison, le FC Metz doit compenser en déplacement pour respecter le tableau de marche d'un candidat à la montée. «Je ne ressens pas un groupe perturbé par la perte des deux points, mais simplement désireux de récupérer des points à l'extérieur. En tout cas, j'ai senti un groupe concerné, toute la semaine, à l'entraînement », assure Yvon Pouliquen. Ramener trois points de Brest s'apparente à un objectif naturel autant qu'à un piège, face à une équipe qui vient de repasser au-dessus de la ligne de flottaison.
    Les acteurs.
    Il est possible que Corentin Martins ne retouche pas une équipe venant de renouer avec la victoire. Seul changement possible, par rapport au onze aligné à Reims : le retour de François Masson en milieu de terrain. A Metz, Yvon Pouliquen enregistre le retour de suspension de Julien Cardy. Des changements peuvent survenir dans toutes les lignes, ou pas. Devant les buts gardés par Oumar Sissoko, Jeff Strasser postule à un retour au sein d'une défense où Luis Delgado est prêt à parer à un forfait de Guillaume Rippert, qui relève de blessure. Au milieu, où Julien Cardy et Romain Rocchi sont indiscutables, le choix pour les deux places restantes se joue entre Vincent Bessat, Julien François et Laurent Agouazi. Devant, la bonne rentrée de Victor Mendy contre Bastia devrait lui valoir de débuter, probablement auprès de Babacar Gueye.

    Les grenats se déplacent en Bretagne ce vendredi pour y affronter le Stade Brestois. Face à une formation ayant besoin de se révolter sur son terrain, ils devront montrer la même application que lors de leurs précédentes sorties.
    Attaques en berne
    Le manque d’efficacité offensive des Grenats alimente pas mal de discussions du côté de Saint-Symphorien. Avec onze buts marqués, l’équipe messine pointe en effet à la dixième place du classement des attaques. Leurs adversaires bretons ne sont guère mieux lotis. Ils ont trouvé le chemin des filets à huit reprises. Et un seul de leurs attaquants est parvenu à ouvrir son compteur : Richard Socrier, auteur d’un petit but. Basile De Carvalho symbolise la déveine des buteurs brestois : il n’a pu participer qu’à une seule rencontre en raison d’une blessure.
    Fin de série pour Brest ?
    Mal engagés dans le championnat de Ligue 2, les Bretons ont mis fin la semaine dernière à une très mauvaise série de six défaites de rang toutes compétitions confondues. En l’emportant à Reims, ils ont porté à trois leur total de victoires. Mais toutes ont été enregistrées à l’extérieur. L’équipe désormais dirigée par Corentin Martins a donc une autre série à briser vendredi : cinq matches d’ affilée à domicile sans le moindre succès (1 nul, 4 défaites).
    Sissoko sans pression
    Christophe Marichez blessé, son suppléant Oumar Sissoko va débuter à Brest. Âgé de dix neuf ans, le Franco-Malien a été titularisé à une reprise en Ligue 2 : le 4 mai 2007 à Ajaccio par Francis De Taddeo. Mais c’est la première fois qu’il débute cette saison en Championnat. « Je ne me mettrai pas de pression particulière, a-t-il commenté. Après tout, ce n’est qu’un match de foot. Et puis, j’ai déjà affronté des formations de L2 cette saison. » En Coupe de la Ligue, Sissoko a en effet gardé les buts messins face à Reims (2-1) puis Troyes (3-1). Lors de la première journée de championnat, il avait également remplacé Marichez, contraint de sortir sur blessure.
    Ils l’ont dit
    Yvon Pouliquen : « Ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour rencontrer les Brestois. Ils viennent de se séparer de leur entraîneur, et on sait pertinemment que cela implique une remise en question de chacun. Il va falloir que nous fassions preuve de la même qualité et du même état d’esprit qu’à Lens ou Montpellier. Il faut que nous formions une équipe qui va de l’avant et qui sache défendre en faisant preuve d’agressivité. »
    Julien François : « Nous avons beaucoup travaillé devant le but cette semaine. Mais il va aussi falloir défendre avec discernement car je pense que Brest va vouloir nous bousculer. Tous les matches sont piégeurs, celui-là le sera peut-être encore un peu plus. Nos adversaires seront sans doute revanchards. »
    Brest – Metz, 12ème journée de Ligue 2
    Vendredi 24 octobre à 20h30, Stade Francis Le Blé
    Arbitre : Abdelali CHAOUI

    Sissokosuccesseurde2008

    (Quotidien l’Equipe) : Orphelin de Marichez

    Privé de son gardien au moins quatre mois, Metz devra surmonter son absence pour rester dans la course à la L 1.

    CHRISTOPHE MARICHEZ souffrait de l’épaule, cela ne s’est pas vraiment vu. Impeccable depuis le début de la saison, le gardien messin dirigeait avec maîtrise la meilleure défense de Ligue 2 (à égalité avec Boulogne-sur-Mer), qui n’a encaissé que cinq buts en onze journées.

    Diminué depuis le 1er septembre à Montpellier (2-1), Marichez a fini par se résoudre à une opération qui l’éloignera des terrains pour une durée estimée entre quatre à six mois. « Je perds un gardien irréprochable et un leader, les deux m’embêtent », admet Yvon Pouliquen, son entraîneur. Point fort de Metz, dont l’inefficacité offensive est le gros point noir (onze buts marqués), la défense se retrouve naturellement fragilisée, au moment d’aller à Brest, revigoré par son succès à Reims (1-0). Depuis son intronisation comme titulaire et capitaine, il y a deux saisons, Marichez n’avait raté que trois matches de Championnat, laissant peu d’espace à ses remplaçants.

    Pouliquen : « On recherche un gardien »

    Son numéro 2 actuel, Oumar Sissoko, se retrouve donc numéro 1 avec un très faible vécu chez les professionnels. Le gardien franco-malien, vingt et un ans, qui a signé son premier contrat professionnel l’an dernier, n’a pour l’instant été titularisé qu’une seule fois en L 2. C’était il y a deux saisons, sur la pelouse de l’AC Ajaccio (1-2), le 5 mai 2007, alors que Metz avait déjà célébré montée et titre. Cette saison, il a remplacé Marichez à Guingamp en début de match lors de la première journée (1-0) puis été titularisé pour deux matches de Coupe de la Ligue, contre Reims (2-1) et Troyes (3-1).

    « Dans l’ensemble, cela s’était bien passé, je me sens prêt, assure-t-il. Dès que j’ai su que Christophe allait se faire opérer, je me suis mis dans la tête que j’allais débuter à Brest. Je l’ai appris mardi, avant l’entraînement, et j’ai tout de suite senti une petite pression. » Son entraîneur et ses dirigeants ont reconnu en parallèle leur intention de recruter un gardien plus expérimenté, pas forcément pour être numéro 1, mais plutôt, a priori, pour l’aider à franchir un cap. « Ma position est simple, explique Pouliquen. J’ai toute confiance en Oumar, c’est un gardien qui a des qualités, simplement il n’a pas pu les exprimer parce qu’il y avait devant lui quelqu’un d’inamovible. Après, comme il a deux gardiens encore plus jeunes derrière lui (Romain Ruffier, 19 ans et Joris Delle, 18 ans), on ne va pas cacher qu’on en recherche un. Mais il faut encore le trouver parce que je ne prendrai pas pour prendre. Quel profil recherche-t- on ? Les opportunités qui se présenteront nous le diront. » Sissoko, lui, espère bien obliger ses dirigeants à revoir leurs plans, en se montrant à la hauteur de ce défi inattendu, dès ce soir. « C’est à moi de leur montrer qu’ils n’ont pas besoin de chercher ailleurs, analyse-t-il. J’ai appris qu’ils cherchaient quelqu’un en écoutant la radio hier (mercredi). Je comprends un peu mais cela ne changera pas ma façon de travailler. Et si tout se passe bien, si je fais un match de qualité, ils vont peut-être réfléchir et patienter. »

    Bien calé dans le peloton de tête, Metz reste cependant sur deux nuls de suite dont un médiocre 0-0 contre Bastia à Saint-Symphorien. « Je ne vais pas dire qu’on doit rendre hommage à Christophe, il n’est pas mort, sourit Pouliquen, mais on veut gagner pour lui. » Pour rester dans la course à la montée, aussi.

    Baticle fixé aujourd’hui ?

    LE FEUILLETON pourrait prendre fin cet après-midi. Convoité par Brest depuis deux semaines, Gérald Baticle, trente-neuf ans, sous contrat à Auxerre comme entraîneur des 18 ans jusqu’en juin 2011, a en effet rendez-vous avec le président de l’AJA, Jean-Claude Hamel. Jusqu’ici, ce dernier a refusé de le laisser partir, mais l’ancien attaquant a « bon espoir » de le convaincre enfin. Pas encore titulaire du DEPF (Diplôme d’entraîneur professionnel de football), qu’il passe actuellement, Baticle serait « couvert » par son adjoint, André Guédon, qui possède ce diplôme et débarquerait avec lui.

    Ardemment soutenu par le président finistérien, Michel Guyot, farouchement déterminé à le faire venir, Baticle veut à tout prix éviter le bras de fer. Mais il pourrait s’y résoudre s’il n’a pas d’autre choix. En attendant de voir arriver son ami, le directeur sportif brestois Corentin Martins assurera donc l’intérim une deuxième fois, sur le banc, ce soir. Sa première s’était soldée par une victoire capitale à Reims (1-0), permettant à Brest de sortir de la zone rouge et de mettre fin à une série de cinq défaites de suite en Championnat, qui avait coûté son poste à Pascal Janin. « Le plus dur sera de confirmer, estime Martins, qui peut compter sur le retour du milieu offensif François Masson. Metz est la meilleure équipe à l’extérieur (quatre succès, deux nuls), alors qu’on n’a pris qu’un point en cinq matches chez nous. J’attends avant tout des joueurs qu’ils aient le même état d’esprit que vendredi dernier. »

    Yohan Bigné espère frapper un grd coup

    (Le télégramme de Brest) : Foot Ligue 2. Stade Brestois-FC Metz, ce soir à 20h30

    Revigorés moralement par leur succès à Reims, les Brestois rêvent d’entonner ce qui est devenu le refrain d’une première victoire à domicile. Mais, Metz étant le meilleur voyageur de L2, l’originalité sera sans doute très dure à atteindre.

    Il y aura pourtant une première à Francis Le Blé : celle de Coco Martins dans l’habit d’entraîneur, avant qu’il ne le cède probablement à Gérald Baticle.

    « Oser, tenter, souffrir »

    « Ça va me faire bizarre de débuter ici dans cet emploi intérimaire, près de vingt ans après y avoir entamé ma carrière en D1 ». Plus précisément lors d’un Bordeaux-Brest le 30 août 1989. Mais le présent et le futur très incertains de l’équipe brestoise dans ce championnat gommeront vite ce bref rappel du passé. Car, quitte à se souvenir pour espérer déjouer la solide opposition qui se présente, autant que ce soit du voyage fructueux en Champagne. « Cette rencontre devra être abordée avec le même état d’esprit, avec la volonté d’oser, de tenter », appuie Coco Martins qui a apporté une seule retouche à son groupe (Masson en plus, Borne en moins). « On a pas mal de choses à se faire pardonner de notre public. Nous devons d’abord lui montrer notre envie d’aller de l’avant ». La nécessité imposée par une précaire 17 e place « d’enchaîner les résultats positifs » ne fait pas perdre au coach stadiste sa vision réaliste de l’affrontement des meilleurs en déplacement (14 points pris sur 28) et des plus faibles à la maison (1 point sur 15). « Ce sera une grande étape de col dans laquelle on s’attend à souffrir face à un effectif de L1, face à une équipe très bien organisée, aimant les duels, riche en bons techniciens et en attaquants imprévisibles ».

    Pouliquen a un doute

    Ces remarques et ces chiffres élogieux ne suffisent cependant pas à évacuer un vrai doute chez Yvon Pouliquen. « J’aurai certainement préféré venir à Brest quinze jours plus tôt car le remplacement d’un entraîneur suscite toujours une réaction, un changement d’état d’esprit qui vont rendre notre match plus délicat à négocier ». Au moment où il récupère Julien Cardy qui fit basculer sur coup-franc le dernier Brest-Metz (0-1) en août 2006, l’ancien Brestois fait reposer ses espoirs de nouveau résultat positif sur le dernier match à domicile face à Bastia. « Ça peut paraître surprenant car on a fait 0-0. Mais contrairement aux deux rencontres précédentes face à Sedan et Châteauroux, où je n’étais pas satisfait de la manière, là j’ai retrouvé chez mes joueurs la volonté de jouer et de bien défendre ensemble. Il restera à apporter l’efficacité offensive ». Le souhait est partagé par Brest qui pourrait tirer une approche plus optimiste de la soirée de cet autre constat de Pouliquen : « Nos victoires à Montpellier et à Lens en particulier prouvent que l’équipe répond présent dans les rencontres à fort enjeu. Mais mon inquiétude est provoquée par le léger relâchement qu’elle a pu avoir face à des formations moins bien armées ».
    BREST : Elana - Bourgis, Brou Apanga, Lorenzi, Fabien - Bigné, Guégan (cap.) - Ferradj, El Jadeyaoui, Sitruk (ou 10 Masson) - Poyet. METZ : Sissoko - C. Gueye, Brégerie, Chrysostome, Rippert - Cardy, François, Rocchi, Bessat - Mendy, B. Gueye.

    Ligue 2. Stade Brestois - FC Metz, demain (20 h 30) Yvon Pouliquen : « Deux ans pour remonter »
    Le FC Metz, qui a repris cette saison sa marche en avant, pointe au quatrième rang à proximité du trio de tête. Une position qui convient bien à Yvon Pouliquen, appelé en Lorraine pour reconstruire un groupe performant.

    POULIQUEN ET METZ PREMIERS À L’EXTÉRIEUR. « Ça veut dire que nous sommes solides (rires) ! L’équipe est plus performante en déplacement parce qu’elle est sans doute plus libérée qu’à Saint-Symphorien où, malgré un grand nombre d’occasions, elle connaît un manque d’efficacité et une certaine crispation, pour y avoir énormément souffert la saison passée suite aux nombreux problèmes rencontrés sur et en dehors du terrain. »

    POULIQUEN ET METZ PREMIÈRE DÉFENSE (CINQ BUTS). « On défend relativement bien, en bloc. C’était une de mes volontés en début de saison, l’autre étant d’avoir une équipe qui joue, portée vers l’avant. Le grand souci de la saison dernière était d’encaisser énormément de buts et j’ai cherché à solidifier ce secteur de jeu.
    J’ai d’abord changé le système de jeu pour un autre plus classique. On a pu travailler six mois là-dessus puis au cours de la préparation d’avant-saison. Il y a eu également l’apport important des recrues, Brégerie, Rippert et Chrysostome qui formaient quasiment la défense vendredi face à Bastia. »

    POULIQUEN ET LA 17ème PLACE DE BREST. « Elle est surprenante au vu de sa dernière saison, de son recrutement et de son bon démarrage (victoire à Nîmes, 0-1). Le Stade Brestois avait très bien fini la dernière poule retour et je m’attendais à le voir repartir sur les mêmes bases, à le retrouver aujourd’hui dans le premier tiers du classement. Peut-être la pression a-t-elle été trop forte. »

    POULIQUEN ET L’ASCENSION DE GRENOBLE. « C’est une bonne chose. Grenoble a bénéficié de circonstances favorables avec l’écroulement de Troyes en poule retour. Mais je n’ai pas de regrets de ne pas avoir participé à cette montée qui s’inscrit dans une certaine continuité. Lors de ma saison passée là-bas, des gars comme Feghouli commençaient à pointer le bout du nez et ils ont confirmé leur valeur depuis. »

    POULIQUEN ET LE RETOUR DE METZ EN L1. « Ce n’est pas la priorité absolue cette saison. C’est de finir dans les cinq premiers, de reconstruire un groupe et de repartir sur de nouvelles bases. On doit faire en sorte qu’il y ait une remontée en L1 dans les deux ans et que l’équipe y soit bien plus solide que lors des dernières expériences, puisque Metz est monté deux fois et est descendu trois fois en L2 depuis 2002. »

    POULIQUEN ET LA LUTTE POUR LA MONTÉE. « Elle se jouera entre cinq ou six équipes : les favoris annoncés (Strasbourg, Lens, Montpellier), un ou deux trouble-fête (comme Tours ou Vannes) et, je l’espère, Metz. Le championnat de L2 est assez homogène et s’améliore d’année en année, contrairement, à mon avis, à la L1 avec qui l’écart se réduit même sur le plan technique. À l’instar de Grenoble, les équipes qui montent n’ont plus de complexe à avoir. »

    FC Metz. Joël Muller et l’habit de directeur sportif
    Quand on dit FC Metz, on pense tout d’abord au maillot grenat, surtout celui qui fit chuter le Stade Brestois, un dimanche d’hiver, année de la première saison de Brest en D1. On pense aussi à la détresse du grand FC Barcelone éliminé, à la période européenne messine... Puis, il y a eu Joël Muller.
    « Le terrain me manque »
    Joël Muller est au FC Metz ce que Guy Roux est à l’AJ Auxerre. Pas tant sur l’ancienneté sur le banc mais plutôt par l’empreinte laissée. Formé au club, Muller y évolue de 1971 à 1978. Une fois sa carrière de joueur achevée à Dunkerque en 1984, il prend en charge le centre de formation du FCM. Puis de décembre 1989 à 2000, il dirige l’équipe fanion. Ensuite, il passera quatre saisons au RC Lens avant de redevenir coach en 2005 à Metz. Depuis, l’habit de directeur sportif lui va bien. « Mais le terrain me manque, le contact avec les joueurs aussi. À ce jour, j’occupe un poste qui n’existait pas au club. »
    Coach mais pas à Metz
    Alors forcément, on se dit que Joël Muller n’hésitera pas à réenfiler le survêtement, si l’occasion se présente. « La fonction d’entraîneur m’excite toujours. Mon job actuel me va mais quand je dis cela, je ne veux pas que l’on pense qu’entraîner, pour moi, c’est fini. Mais j’aimerai vraiment revoir Metz en L1. Pour autant si j’ai des propositions, des opportunités... Assis dans une tribune, on ne prend pas de décisions pendant le match et mon rôle m’impose une certaine réserve. Sur le banc, on peut rouspéter ! Puis je l’avoue, je reste sur un échec avec la relégation du FCM en 2006. Je ne souhaite vraiment pas finir là-dessus. » Et Joël Muller sera demain soir au stade Francis-Le Blé, car il ne rate pas un match. « Notre bilan est positif à l’extérieur mais à domicile, ce n’est pas ça. » Dans tous les cas, Muller ne dirigera plus son club : « Entraîneur oui mais à Metz, non ».

     

    October 23

    Marichez sur le flanc, Metz restera sans recruter cet indispensable avant-centre...

    La petite phrase du jour : « La C 1, c’est fini » (ÉRIC GERETS, l’entraîneur de l’OM) ; « ah, parce que ça avait commencé ? J’ai du rater le début, alors !! »

    Equipe du jour2008  socrier2008  socrier2008b

    Remettre l’équipe sur de bons rails…

    Passé par Metz en 2004-2005, Socrier avait inscrit pour son premier match un but décisif contre Nantes (1-0). Il évolue aujourd’hui à Brest, le futur adversaire des Grenats, toujours à la recherche de sa première victoire à domicile.

    Richard, Brest l’a emporté à Reims (1-0) lors de la dernière journée de championnat. Un succès précieux…
    Richard Socrier : « En effet. Nous restions sur une série de défaites assez inquiétante et nous nous devions de réagir après un sérieux revers à domicile contre Montpellier (ndlr : 0-3). Nous y sommes parvenus de la meilleure des façons en allant gagner sur la pelouse de Reims. Cette victoire nous fait énormément de bien. »
    Comment expliquez-vous le mauvais début de saison de votre équipe ?
    R.S. : « Il est clair que nous nous attendions à mieux. Nous espérions poursuivre sur la même dynamique que notre précédente saison. Mais il faut croire que les années se suivent et ne se ressemblent pas. En ce moment, c’est un peu plus difficile. Il y a eu des blessures, ce qui nous a été préjudiciable, le collectif n’a pas pu se mettre en place comme nous le souhaitions. Et puis, nous ne sommes pas parvenus à enregistrer ce premier succès à domicile qui nous aurait lancé. Tous ces points additionnés, cela donne un mauvais début de saison. »
    Il y a eu aussi l’éviction de votre entraîneur Pascal Janin. Comment avez-vous vécu cet épisode ?
    R.S. : « Chacun sait que dans ce genre de situation, c’est l’entraîneur qui trinque. Nous essayons de le gérer au mieux, de rester solidaires. Nous avons tous notre part de responsabilité dans la situation du club. Les dirigeants ont pris cette décision pour le bien du club, nous n’avons pas forcément à le commenter. Nous devons juste nous appliquer à remettre l’équipe sur de bons rails. »
    Justement, vendredi, vous recevez le FC Metz. Est-ce une confrontation qui peut vous permettre de vous relancer ?
    R.S. : « Je ne sais pas… Nous, ce que nous voulons, c’est prendre des points et gagner enfin à la maison. Cette fois, c’est Metz qui se présente. Une formation qui descend de Ligue 1 et qui aurait sans doute son mot à dire à l’étage du dessus. Ce sera une belle façon de s’étalonner, mais nous sommes dans l’urgence et l’important est d’abord de soigner le résultat quelle que soit l’équipe en face. »
    Vous avez évolué une saison au sein du Club à la Croix de Lorraine. Quel souvenir en gardez-vous ?
    R.S. : « De très bons ! J’y ai découvert la Ligue 1 et signé mon premier contrat professionnel. Ce club m’a permis d’évoluer au plus haut niveau, il m’a donné une chance. Je n’aurai vraiment aucun problème à le croiser vendredi. »

    isaias

    La visite d’Isaïas

    Le milieu de terrain brésilien, qui a porté le maillot du Club à la Croix de Lorraine deux saisons entre 1995 et 1997, est réapparu du côté de Saint-Symphorien.

    Il est courant que des anciens de la maison repassent au siège du FC Metz. Récemment, le club messin a reçu la visite de Maglhaes Da Silva Isaïas. Spécialiste des coups de pieds arrêtés, ce dernier évolue actuellement en quatrième division belge au sein du club de Walhain.

    Isaïas garde un très bon souvenir de ses deux années messines. "Nous avions une équipe jeune, souvent opposée à des formations de joueurs confirmés telles que le Paris SG de Raï ou le FC Nantes. Et nous nous en sommes toujours bien sortis !"

     Christophe Marichez cède sa place

    Metz change de gardien : dès demain à Brest, Sissoko succède à Marichez, contraint à un arrêt de quatre à six mois !...

    Ce ne sera pas le plus bel arrêt de sa vie de gardien de but, mais assurément le plus long : dès demain matin, Christophe Marichez subira une intervention chirurgicale devant l'éloigner des terrains pour quatre mois minimum, peut-être six. Opéré à Nancy par le professeur Daniel Molé, le capitaine messin laissera Oumar Sissoko lui succéder, dès le soir même, à Brest. Victime d'une lésion tendineuse au niveau de l'épaule droite, Marichez doit se résoudre à une échéance repoussée depuis plusieurs semaines. «Depuis six matches, je jouais avec une douleur », indique le gardien messin. Six matches au cours desquels il n'a encaissé qu'un but (à Châteauroux), performance qui ne doit pas seulement à la faiblesse des attaques et à la frilosité des équipes de Ligue 2. «Je sais, cela peut surprendre. Je pouvais plonger, intervenir dans les pieds, par exemple. C'était dur, mais je prenais sur moi.» Depuis la mi-septembre, et le déplacement à Lens, Marichez ne s'interdisait qu'un geste : la relance à la main. Entre chaque match, il multipliait les séances de soin, manquait parfois l'entraînement, jusqu'à un ultime examen passé en début de semaine et une décision, «irrémédiable », officialisée hier : l'opération. «Le chirurgien m'a expliqué que les trois autres muscles de l'épaule compensaient la lésion du premier. Mais là, le risque existait de se retrouver avec un muscle atrophié. Il m'a dit stop.»A trente-trois ans, arrivé à Metz en 2005, titulaire et capitaine depuis 2006, l'ancien gardien de Lens et Niort connaît sa première grave blessure. «J'ai quatre semaines d'immobilisation complète, signale-t-il mais, dès après, mes coéquipiers m'auront sur le dos ! » Sorte de capitaine à distance, mais à distance raisonnable cependant puisqu'il envisage d'ores et déjà de suivre sa rééducation à Thionville, Christophe Marichez cèdera le brassard à Julien Cardy, autre leader du groupe messin depuis un peu plus de deux ans, également passé par une blessure sans fin la saison dernière.
    Muller : «Nous devons tout envisager»
    Oumar Sissoko, quant à lui, prendra place dans les buts. A vingt-et-un ans et un peu plus d'un mois, le Franco-Malien natif de Montreuil (93) a occupé le poste lors des deux premiers tours de Coupe de la Ligue, contre Reims (2-1) puis Troyes (3-1). Il avait également remplacé Marichez, blessé, lors de la première journée de championnat, à Guingamp (0-1) et compte une titularisation en Ligue 2, à Ajaccio, en mai 2005. «C'est le jeu, remarque Marichez : à un moment donné, vous pouvez avoir votre chance et celle d'Oumar se présente aujourd'hui. A lui de montrer qu'il a bien travaillé et que Metz peut compter sur lui. »Face à l'absence aussi longue du titulaire du poste et face au profil de son remplaçant, de peu d'expérience, s'interroger sur l'opportunité d'enrôler un joker relève d'autant plus de l'évidence qu'il s'agit d'une possibilité réglementaire, dans le cas d'une blessure de longue durée. «Oumar Sissoko va pouvoir justifier la confiance que nous avons placée en lui, il y a un an et demi, en lui faisant signer son premier contrat professionnel, affirme Joël Muller, le directeur sportif du FC Metz. Mais nous devons tout envisager, y compris une indisponibilité, un nouveau coup dur. D'ici à la trêve, il reste sept matches de championnat, un match de Coupe de la Ligue, deux tours de Coupe de France. Or, derrière, nous avons les jeunes Ruffier (propulsé numéro deux demain à Brest) et Delle. Donc, évidemment, nous réfléchissons à la possibilité de recruter un gardien. Mais les clubs de Ligue 1 ne vont pas libérer leurs deuxièmes gardiens. Donc, les pistes sont limitées.»

    October 22

    Coup dur pour Marichez !...

    La petite phrase du jour : Pour moi, la pression, c'est juste de la bière. L'entraîneur de Lens Jean-Guy Wallemme (22/10/08)

    Gêné depuis quelques semaines à l’épaule, le capitaine messin va subir une opération et sera indisponible quatre à six mois. Mauvaise nouvelle au terme de la séance d’entraînement des Grenats mercredi matin. Le gardien de but Christophe Marichez s’est résolu à l’opération.
    Depuis le match disputé à Montpellier, le capitaine des Grenats souffrait de l’épaule. Il avait jusqu’à maintenant réussi à surmonter la douleur et tenu sa place dans le but messin.
    Mais sa blessure (une lésion tendineuse) le gênait de plus en plus et risquait par ailleurs de s’aggraver. L’opération est donc devenue inévitable. Il restera éloigné des pelouses pendant quatre à six mois.
    Dans le même temps, Joris Delle effectue petit à petit son retour au sein du groupe, après avoir subi une blessure identique. A Brest, le but messin sera gardé par Oumar Sissoko. Le Franco-Malien sera secondé par Romain Ruffier.
    Pour ce déplacement en Bretagne, Yvon Pouliquen récupère Julien Cardy, de retour de suspension. Le technicien a indiqué qu’il ne prendrait pas le risque d’emmener avec lui Cédric Barbosa, insuffisamment remis d’une blessure aux ischios-jambiers.

    courbisfoot2008

    La peine de prison de Rolland Courbis est confirmée

     Rolland Courbis ne devrait plus pouvoir échapper à la prison. La Cour de cassation a rejeté, mercredi 22 octobre, les pourvois de l'ancien entraîneur de l'OM et de l'ancien actionnaire du club, Robert Louis-Dreyfus, rendant définitives leurs condamnations respectives à deux ans ferme et dix mois avec sursis pour des transferts illicites au club de football de Marseille. Le 9 juin 2006, le tribunal correctionnel de Marseille avait jugé Rolland Courbis coupable d'avoir bénéficié de compléments de rémunération occultes à l'occasion de transferts de joueurs à l'Olympique de Marseille entre 1997 et 1999. Il avait alors été condamné à trois ans et demi de prison ferme, 375 000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction d'exercer une activité dans le milieu du football. Egalement condamné pour abus de biens sociaux, Robert Louis-Dreyfus avait écopé de trois ans avec sursis.

    Le 17 octobre 2007, la cour d'appel d'Aix-en-Provence avait revu ces peines à la baisse, condamnant l'ancien actionnaire de l'OM à dix mois avec sursis et l'actuel entraîneur de Montpellier, qui avait échappé à l'interdiction d'exercer, à deux ans de prison ferme. Les deux hommes avaient alors formé un pourvoi en cassation, tout comme l'agent de joueurs Gilbert Sau (condamné en appel à dix-huit mois ferme), son complice Bernard Almeras (six mois) et l'ex-agent et actuel vice-président du Standard de Liège Licio d'Onofrio (six mois). Le rejet de ces pourvois rend désormais définitives leurs condamnations.

     Ballons

    FRANCE. Les Ligue 1 et Ligue 2 française auront un ballon officiel, à leurs couleurs, à partir de la saison 2009-2010, un contrat de trois ans ayant été signé avec l'équipementier Puma, a annoncé la Ligue du football professionnel (LFP), hier, au Sportel de Monaco.

    stephane-leoniFC Metzjoueurfoot2008

    Léoni, signalé hors-je

    Le défenseur traverse ce début de saison comme il a traversé la fin de la dernière : à l'écart du dessein professionnel du FC Metz. Être et ne pas être, par Stéphane Léoni.
    Stéphane Léoni ? Un connu à cette adresse. Formé à Metz, le défenseur avait choisi l'exil au sortir de ses classes, en 1998. L'Angleterre, l'Écosse, puis la France, à nouveau, où il finira par revenir à Saint-Symphorien, à l'aube de la saison 2006-2007. Deux ans plus tard, il fréquente encore les lieux. Mais pour le croiser, il faut souvent pousser jusqu'à la Plaine de Jeux des réservistes grenat. C'est là, loin, bien loin de l'équipe professionnelle dont il fait pourtant encore officiellement partie, que s'écrit en effet le quotidien du matricule 13.
    Aujourd'hui, sur le listing d'Yvon Pouliquen, son nom apparaît toujours, mais l'entraîneur l'a encadré de parenthèses. «Le coach a été honnête, il m'a très vite dit qu'il ne comptait pas sur moi.» Brutal, mais franc. Et suivi d'effet : Léoni a traîné son spleen jusqu'à la relégation de son équipe et il n'a jamais fait partie du groupe messin depuis son retour en Ligue 2. La situation est appelée à durer : «C'est comme ça, je viens, je m'entraîne, je souris, mais je ne me fais plus d'illusions, je sais que je ne jouerai pas le week-end.» Un vrai métier. Pas vraiment usant pour les crampons, mais frustrant pour celui qui a fait d'eux son instrument de travail.
    «Pouvoir partir.»
    «C'est la première fois que je passe par-là. A la fin de la saison passée, déjà, j'ai eu envie de tout arrêter, c'est vrai. J'avais également des propositions en Belgique, mais j'ai refusé pour des raisons familiales.» Stéphane Léoni est donc reparti, bon gré mal gré, pour un tour messin, le dernier, puisque son contrat prendra fin en juin prochain. «Mais, dit-il, je fais le maximum pour pouvoir partir en janvier, pendant le mercato. Terminer ma carrière en CFA me dérange un peu. Je rêverais de finir en Angleterre, même dans les divisions inférieures. Si ce n'est pas en janvier, ce sera peut-être pour après.»
    «Le plus dur, poursuit Stéphane Léoni, c'est de ne pas avoir d'objectif. Je l'avoue, des fois, je n'ai pas toute la motivation qu'il faudrait. Je me lève parfois en me demandant pourquoi. Cette situation dure depuis le mois de janvier. Et par moments, ça me gave, oui.»
    Reste à s'interroger sur les raisons exactes de cette plongée vers l'oubli. Derrière le choix respectable et d'ailleurs respecté de l'entraîneur * «les résultats lui donnent raison », confie l'intéressé * l'idée qu'on lui ait fait payer le prix de sa relation de beau-fils avec Francis De Taddeo, prédécesseur d'Yvon Pouliquen, l'a effleuré. Et l'effleure encore de temps à autre. «Mais je n'ai pas envie de parler de ça. Aujourd'hui, j'essaie de me comporter correctement. Je prends mon rôle en CFA très au sérieux et je n'ai surtout pas le droit de me plaindre. Je suis en bonne santé, mes deux filles aussi. Il y a des choses plus graves sur terre que le fait de ne pas jouer. A vingt ans, cela aurait été plus difficile à vivre, mais là, j'en ai trente-deux. J'ai fait mon petit bonhomme de chemin.» Hier matin, celui-ci l'a fait repasser par l'équipe professionnelle, avec laquelle il s'est entraîné. Une parenthèse dans son hors-jeu.

    Chrysostome2008  Chrysostomeb2008

    « Rendre au FC Metz la confiance qu’il m’a accordée »

    Recruté l’été dernier alors qu’il évoluait en quatrième division italienne, Damien Chrysostome s’est rapidement fondu dans le moule messin. Le Béninois évoque son début de saison au sein de la charnière centrale des Grenats.

    Damien, vous semblez vous être rapidement acclimaté à la Ligue 2. Vous proveniez pourtant de série D, soit la quatrième division italienne…
     Damien Chrysostome : « Il existe un gros écart, c’est vrai. En Italie, cela se jouait essentiellement sur l’engagement et la tactique. La Ligue 2 est plus complète, il faut être au point dans tous les compartiments du jeu. Le ballon va beaucoup plus vite, les joueurs aussi. C’est un championnat de bon niveau. Mon bilan jusqu’à maintenant est positif. Je me suis bien intégré au sein de l’équipe. Nous avons un groupe solide, le coach également croit en moi. Maintenant, je veux rendre au FC Metz la confiance qu’il m’a accordée. »
    Que retenez-vous de votre expérience dans le Calcio ?
    D.C. : « L’aventure avait bien débuté pour moi. Puis, je suis tombé sur des gens qui ne comptaient plus sur moi. Je suis entré dans une forme de déclin qui a duré plusieurs saisons. Heureusement, la sélection du Bénin continuait à me faire confiance, ce qui me permettait de conserver un bon niveau. Le travail et la volonté de ne rien lâcher m’ont permis de m’en sortir en venant ici à Metz. »
    Comment aviez-vous rejoint l’Italie ?
    D.C. : « C’est un agent italien m’ayant vu jouer en équipe nationale qui m’avait permis de signer en série B à Cittadella. Mon parcours s’est ensuite mal goupillé. Beaucoup de joueurs qui sont arrivés en même temps que moi ont eu leur chance en série A, comme Martins (ndlr : actuellement à Newcastle). Il a eu une trajectoire opposée à la mienne. Malgré de bons débuts et l’intérêt d’autres clubs, je n’ai pas pu gravir les échelons. Mais je ne vais pas me plaindre, c’est comme ça. »
    Votre expérience italienne vous a-t-elle malgré tout servi sur le plan sportif ?
    D.C. : « Oui, elle comporte des côtés positifs. Évoluer en Italie m’a donné une bonne formation tactique et physique. J’ai notamment progressé dans la concentration. Les matches étant très fermés, les Italiens sont intransigeants là dessus. Ils m’ont donné cette mentalité : s’imposer dans les duels et ne rien lâcher. Aujourd’hui, cela me sert beaucoup. »
    Le début de saison messin est bon sur le plan défensif. L’équipe partage la meilleure défense avec Boulogne au soir de la dixième journée…
    D.C. : « En effet, pour le moment, nous avons encaissé peu de buts. Pour moi, c’est forcément une bonne chose. Les chiffres sont là pour prouver qu’on fait du bon boulot. J’ai trouvé une complémentarité avec chacun de mes coéquipiers. Toute l’équipe travaille défensivement et c’est plus facile pour les défenseurs. Nous espérons bien continuer sur ce rythme. En fin de saison, la meilleure défense est souvent tout en haut du classement. Je pense vraiment que nous avons les capacités pour y parvenir et qu’au mois de mai, nous pourrons tous sabrer le champagne ! »
    Vous êtes-vous fixé des objectifs en début de saison ?
    D.C. : « En arrivant à Metz, je me suis trouvé aux côtés de joueurs qui évoluaient en Ligue 1 l’an dernier alors que je venais de série D. Mon but était donc simplement de progresser afin de gagner la confiance de l’entraîneur petit à petit, d’apporter ma pierre à l’édifice lorsqu’on me ferait appel à moi. Aujourd’hui, mon état d’esprit n’a pas beaucoup changé. Je veux être le plus régulier possible cette année, progresser sur mes points faibles comme la relance. Devenir un joueur de bon niveau, en somme. »
    On vous a vu essayer de donner un coup de main aux attaquants contre Bastia. Vous aimez monter aux avant postes ?
    D.C. : « C’est vrai, j’aurais pu donner la victoire à l’équipe sur le dernier corner. Sur ma reprise de volée, je n’ai pas attendu suffisamment que le ballon redescende car je pensais qu’un défenseur allait intervenir. Le ballon est donc parti au dessus. Ce n’est que partie remise. Ces dernières saisons, j’ai toujours inscrit un ou deux buts. J’aime bien monter et la coller au fond quand le contexte s’y prête. Cette fois, je n’ai pas marqué, mais cela va venir très bientôt. »
    Vous rejoignez fréquemment l’équipe du Bénin. Quelle importance lui accordez-vous ?
    D.C. : « C’est à travers les sélections que j’ai pu signer en Italie et ensuite, que j’ai été repéré par Metz. Je sais ce que je dois à la sélection et ce que je dois lui rendre. Depuis 2001, je n’ai pas manqué un seul match avec le Bénin. En ce moment, nous avons une belle équipe et le pays vibre à travers elle. Nous sommes en course pour la qualification à la Coupe d’Afrique… et à la Coupe du Monde. Bien sûr, nous n’y avons encore jamais participé. Mais en football, l’impossible n’existe pas. »
    Commence-t-on à parler du FC Metz du côté de Porto Novo ?
    D.C. : « Oui, au niveau de la popularité, je suis au coude à coude avec Stéphane Sessegnon ! Le rêve de tout le monde serait qu’on se croise l’année prochaine en Ligue 1… »

    Le point sur les blessés

    Après un début de saison plutôt calme, l’infirmerie du FC Metz s’est garnie ces derniers temps. Le point sur les blessés de courte durée, Arnaud Anastassowa étant quant à lui indisponible pour plusieurs mois.
    Mattheus Vivian, qui s’est blessé lors du match Châteauroux – Metz, a repris la course. Son entorse de la cheville évolue de façon positive. Il pourrait, dans le meilleur des cas, faire son retour la semaine prochaine contre Vannes à Saint-Symphorien.
    Touché aux ischios-jambiers, Cédric Barbosa suit quant à lui un programme physique aux côtés de Jeremy Moureaux. Une décision sera prise en fin de semaine quant à son éventuelle participation au match de Brest.
    Pascal Johansen a lui aussi repris la course. Il lui faudra également passer entre les mains du préparateur physique avant de retoucher le ballon.
    Cyril Chapuis, victime d’une petite élongation au mollet, sera en rééducation cette semaine.
    Rudy Gestede, éloigné des terrains depuis plusieurs semaines en raison d’une fissure d’une vertèbre, ne ressent plus de douleur. Il devrait reprendre prochainement, après avoir passé un examen médical de contrôle.
    Guillaume Rippert, contraint de céder sa place vendredi en fin de match face à Bastia en raison d’une douleur au mollet, va mieux. Il reprendra l’entraînement complet demain.
    Pour finir, Nicolas Farina, légèrement touché au genou, a pu s’entraîner mardi.

     Baticle

    LIGUE 2. Gérald Baticle devrait bien prendre en main les destinées de Brest, sans entraîneurs depuis le limogeage de Pascal Janin, le 11 octobre. Actuellement en poste à l'AJ Auxerre, Baticle est sur le point de trouver un accord avec son président Jean-Claude Hamel. Corentin Martins devrait encore assurer l'intérim, vendredi, face à Metz.

    Graille sur le départ

    SELON NOS INFORMATIONS,

    Francis Graille, l’ancien président du PSG, va quitter Lagardère Sports (qui détient la société de marketing sportif Sportfive) dans les prochaines semaines.

    Il négocie actuellement son départ, qui sera bientôt effectif. Le directeur général de Sportfive est Christophe Bouchet, l’ancien président de l’OM.

    October 21

    A Brest, un ancien Messin en remplace un autre ?

    La petite phrase du jour : « Dire que le public de Saint-Symphorien met la pression sur ses joueurs, dénote que la personne qui sort de telles paroles, n’a pas été à Saint-Symphorien depuis un certain temps… » (D. Rigollo sur RMC hier soir)

    Filière.

    Miralem Pjanic, le jeune milieu luxembourgo-bosniaque de Metz parti à Lyon, a fait des petits. Grâce à ses relations privilégiées avec le centre national de Mondercange (Luxembourg), le club lorrain a intégré quatre nouveaux espoirs bosniaques en provenance du Luxembourg : les frères Selimovic, Irsaam (14 ans) et Vahid (12 ans), ainsi que Mirza Mustafic (11 ans) et Emir Bielic (11 ans).

    Entraîneur. Gérald Baticle devrait bien être le nouvel entraîneur de Brest. Selon Corentin Martins, directeur sportif du club breton et actuel entraîneur intérimaire, l’affaire devrait être réglée cette semaine. Baticle est sur le point de trouver un accord avec Auxerre, dont il dirige l’équipe des 18 ans. Martins devrait cependant assurer encore l’intérim vendredi contre Metz. 

    Gueye la mauvaise passe2008 

    Gueye, mauvaise passe

    Du fiasco sénégalais à la soirée de disette messine face à Bastia, Babacar Gueye a connu une semaine difficile. «Il faut oublier», explique l'attaquant messin.

    Samedi 11 octobre 2008, Dakar. Babacar Gueye et ses coéquipiers de la sélection nationale sénégalaise sortent sous les huées d'une foule en colère. Vendredi 17 octobre 2008, Metz. Babacar Gueye sort sous les sifflets perçants de Saint-Symphorien. D'un continent à l'autre, le même ciel, chargé. Et un joueur emporté dans un présent à la dérive. L'expliquer ? L'attaquant messin pousse un soupir qui en dit long. «La poisse ? »
    La plongée dans les courants tumultueux a débuté sur sa terre natale, sous le maillot du Sénégal. Placée sous haute surveillance * 1500 gendarmes avaient été déployés pour l'occasion *, la réception de la Gambie s'est achevée dans la confusion générale. «Il fallait gagner pour nous qualifier pour la Mondial 2010 et la Coupe d'Afrique des nations. Nous menions au score, explique l'attaquant messin, et puis nous avons encaissé ce but dans les dernières minutes.» Elimination, embrasement.
    «J'ai eu peur»
    «On a eu du mal à sortir du terrain, on s'est fait caillasser. Pour la première fois de ma vie de footballeur, j'ai eu peur, oui. On est rentré dans les vestiaires à 18h. Il était 23h lorsque nous en sommes sortis. Ces derniers temps, il y avait eu pas mal d'émeutes. La vie n'est pas facile pour tout le monde. Et là, nous nous faisons éliminer. Or les gens adorent le foot au Sénégal. Cela a sans doute été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.»
    Une chose est sûre : l'escapade internationale a laissé quelques traces dans le regard de Babacar Gueye. «Il faut oublier tout ce qui s'est passé, le match, les incidents, etc.» Oublier donc. Aujourd'hui, le Sénégalais a une autre bonne raison d'éviter son rétroviseur : sa prestation, vendredi dernier, contre Bastia.
    La troisième titularisation de Gueye s'est déroulée péniblement. D'occasions manquées en occasions manquées, le meilleur réalisateur messin de l'exercice 2006-2007 a fini la soirée essoré par le doute. «Il y a cette frappe que je mets au-dessus alors que je suis tout prêt du but, après je me trouve sur le chemin du tir de Victor (Mendy), qu'est-ce que vous voulez faire ?...» Comme un aveu d'impuissance.
    «Je ne me fais pas de souci»
    Hier, sous le soleil qui réchauffait la matinée de Saint-Symphorien, le joueur n'a pas fui ses responsabilités. «Quand je vois mon match, je m'en veux surtout par rapport aux efforts de mes coéquipiers.» Et les manifestations de mécontentement d'une partie du public ? «Je comprends. Ce n'est pas la première fois que je passe par là. Il m'est déjà arrivé d'être sifflé alors que j'avais marqué.»
    «Ce qui m'est arrivé va m'aider à me remettre à question. La recette, je n'en connais qu'une : le boulot. Mais je ne me fais pas de souci. Physiquement, je me sens bien. J'ai besoin d'enchaîner les matches.» Une mauvaise passe et Babacar Gueye s'est trouvé un but.

    Les résultats du week-end

    L'équipe B (CFA) était au repos ce week-end, les 18 ans se sont imposés à domicile.
    CFA : Repos
    18 ans : Metz 1-0 Sedan
    16 ans : Metz 1-1 Strasbourg
    15 ans : Metz 1-0 Magny
    14 ans : Jarville 1-3 Metz
    13 ans : Vandoeuvre 0-6 Metz
    12 ans : Epinal 1-3 Metz

    Platini soutient Domenech2008

    Platini soutient Domenech…

    DANS UN ENTRETIEN à paraître aujourd’hui dans France Football, Michel Platini, le président de l’UEFA, estime que son soutien à Raymond Domenech « n’aurait pas dû surprendre ». « La transition entre Michel Hidalgo et Henri Michel, en 1984, avait plutôt bien fonctionné. Alors que les successions sèches, brutales, n’ont jamais fonctionné, explique-t-il, c’est beaucoup plus simple pour le sélectionneur en place de connaître tous les joueurs que pour celui qui arrive, comme moi en 1988. » Selon Platini, Didier Deschamps, pressenti pour le poste de sélectionneur en cas de défaite en Roumanie, a observé une attitude « nickel » : « On l’a mis en avant, mais il n’a jamais parlé. »

    Quant à une possible inimitié envers l’ancien capitaine des champions du monde français, Platini met les choses au point : « J’aime beaucoup Didier. Je l’ai fait débuter en équipe de France quand j’étais sélectionneur et je l’ai ensuite toujours retenu.»

    CONSEILD’ÉTAT : La FFF perd contre le PSG...

    SANS SURPRISE, après les réquisitions du commissaire du gouvernement mercredi dernier, l’arrêt du Conseil d’État a réintégré définitivement le PSG dans l’édition actuelle de la Coupe de la Ligue, rejetant la demande de la FFF. « Je suis légaliste et je m’incline devant cette décision », a déclaré son président, Jean-Pierre Escalettes, alors que la procédure pourrait se poursuivre sur le fond, six supporters parisiens ayant été mis en examen. De son côté, le club s’est félicité de cet arrêt qui « constitue un bel encouragement pour les clubs » dans leur « lutte contre la violence et le racisme dans les stades ». À cause d’une banderole anti-Ch’tis, brandie parmi ses supporters lors de la dernière finale de la Coupe de la Ligue au Stade de France contre Lens (2-1, le 29 mars), le club parisien avait été exclu de cette compétition par la commission de discipline de la LFP.

    Devant le Conseil d’État, la FFF avait contesté un premier jugement du tribunal administratif de Paris (22 août), qui avait déjà donné gain de cause au PSG. À deux reprises, les juridictions administratives (comme le conciliateur du CNOSF) ont jugé la sanction « disproportionnée ». Cette saison, en Coupe de la Ligue, les Parisiens ont éliminé Monaco (1-0) en seizièmes de finale. Ils affronteront Nancy, le 11 novembre, en huitièmes. Pour éviter que pareille situation se reproduise, Frédéric Thiriez, le président de la LFP, a réclamé en France un « tribunal arbitral du sport qui serait à même de juger les litiges rapidement en tenant compte de la spécificité du sport ».

    ... et gagne contre Bastia

    Le 2 mai 2008, le juge des référés de Bastia avait permis au SC Bastia de récupérer provisoirement au classement le point que la FFF lui avait retiré dans l’affaire Kébé I. Le club avait été sanctionné à la suite d’insultes racistes visant le joueur burkinabéde Libourne, Boubacar Kébé, au cours du match Libourne-Bastia, le 14 septembre 2007. Le juge avait alors motivé sa décision de façon surprenante en considérant qu’« un retrait de points au classement d’un Championnat infligé à un club sportif a nécessairement un effet sur le comportement des joueurs, que ne sauraient démentir d’éventuelles victoires obtenues après une telle sanction » (9 victoires en 24 matches). Le genre même de justification qui ouvre la voie à tous les recours possibles. Dans son arrêt en fin de semaine dernière, le Conseil d’État estime la sanction de la FFF proportionnée et précise que le référé (situation d’urgence) ne s’imposait pas.

    October 20

    Un dimanche trop tranquille...

    Coup de gueule : « Trop, c'est trop »

    Sifflets contre la Marseillaise, suite. Le feuilleton continue et cette fois c'est Bernard Laporte, le secrétaire d'Etat aux Sports, qui remet son grain de sel dans la mécanique ! Déjà bien grippée. Ineffable Bernard Laporte, qui n'en loupe jamais une pour s'attirer les foudres de la gente plumitive. En substance, l'ancien sélectionneur, qui n'a jamais fait dans la demi-mesure, estime, dans une interview consentie au journal L'Equipe,«qu'on en fait trop» en transformant en affaire d'Etat l'incident du match de mardi. Tiens donc. Et qui a fait quoi dans cette affaire-là ? Si ce n'est les politiques qui se pressent désormais en nombre au Stade de France et qui, sans doute pour exister un peu plus à l'ombre de qui vous savez, guettent les micros.
    Et si Bernard Laporte proposait de lire la lettre de Guy Môcquet, comme il le fit l'année dernière dans les vestiaires du XV de France ? Histoire de rappeler à tout le monde certaines valeurs. On n'est plus à un trop près.

    18 ans nationaux : N'Gbakoto délivre Metz

    FC METZ - SEDAN : 1-0

    But : N'Gbakoto (75e).Les joueurs d'Olivier Perrin avaient du mal à se créer des situations intéressantes et les beaux centres réussis ne trouvaient pas preneur devant le but. Auteurs d'une première mi-temps moyenne, les Grenats débutaient bien la seconde mais paradoxalement, ce sont les Sedanais qui se créaient les occasions les plus franches. M'Changama trouvait le poteau (60e) et Tounkara se retrouvait seul devant le but de M'Fa qui remportait son duel. Metz parvenait à ouvrir la marque sur une déviation de Songo'o pour N'Gbakoto qui contrôlait du pied droit et frappait (1-0 ; 75e).

    16 ans nationaux : Dos à dos

    FC METZ - STRASBOURG : 1-1

    Sur un coup franc excentré de Le, Bernardelli trompait le gardien strasbourgeois (1-0 ; 19e). Les Grenats voyaient une autre de leurs actions sortie par le portier alsacien. En seconde période, sur une perte de balle messine, les Strasbourgeois partaient en contre et fusillaient le gardien messin Ayong (65e). Les joueurs de Jean-Robert Faucher avaient encore une possibilité de reprendre l'avantage mais la frappe de Croizet passait juste au dessus.

    October 19

    FC Metz recherche buteur, désespérement...

    La petite phrase du jour : « petits budgets, petits joueurs mais avec gros salaires : le mal français ! (vous pouvez siffler !) »

    Comment survivre a l'echec2008  zdunFrançois2008  Bernard Zenier2008

    Comment survivre à l'échec

    Après Papiss Cissé contre Reims, Babacar Gueye face à Bastia vient d'accumuler les occasions manquées et Metz déplore un nouveau 0-0 à domicile. Causes et conséquences : l'analyse d'un ancien défenseur (François Zdun) et d'un ancien attaquant (Bernard Zenier).
    Vous avez assisté, l'un et l'autre, à Metz - Bastia. Existe-t-il des explications crédibles, satisfaisantes, à ce qu'un attaquant manque autant d'occasions dans un même match, comme c'est arrivé à Babacar Gueye ?
    François Zdun : «Quand vous ratez votre première occasion, puis la deuxième, vous devenez souvent victime d'une sorte d'engrenage. Car plus le match avance, et plus vous tentez de forcer les choses, donc vous jouez contre nature. Mais Babacar Gueye n'est pas le seul à avoir manqué des occasions : je pense à celle de Julien François, de la tête, sur corner. Parfois, le souci de bien faire devient contre productif.»
    Bernard Zenier : «Dans ces cas-là, il y a la faute à pas de chance, et la maladresse. Compte-tenu du nombre impressionnant d'occasions, la balance a tendance à pencher du côté de la maladresse. Mais c'est aussi et tout simplement le propre d'une équipe de deuxième division, donc notamment composée de joueurs de deuxième division.»
    L'équipe de France Espoirs, à Saint-Symphorien, deux jours plus tôt, a connu la même mésaventure contre l'Allemagne. Voyez-vous des motifs communs ?
    François Zdun : «C'est en tout cas la preuve que l'échec peut frapper n'importe quel attaquant. Les Français l'ont payé d'autant plus cher mercredi qu'ils ont été victimes du réalisme des Allemands. Metz, lui, n'a pas perdu. Et son exemple incite à prendre du recul : la remontée, elle se joue non pas sur un match, mais sur trente-huit. Je ne parlerai donc même pas d'accident, mais d'un aléa de parcours.»
    Bernard Zenier : «Les Français sont peut-être tombés dans la facilité, persuadés qu'ils allaient naturellement finir par marquer. Il y a eu, aussi, les arrêts déterminants du gardien allemand. Je n'ai pas le souvenir d'une intervention décisive du gardien bastiais.»
    «Ils ne sont pas moins bons»
    De quoi a besoin un attaquant au sortir d'un tel match ?
    François Zdun : «Il faut éviter d'installer le doute, même si l'entraîneur va nécessairement baser son discours sur la nécessité d'être plus réaliste. A la limite, le doute n'a pas lieu d'être : il y aurait lieu de douter après un match sans la moindre occasion de but.»
    Bernard Zenier : «Il n'existe pas de remède miracle. C'est facile à dire mais il faut déjà commencer par éviter de gamberger. Surtout, il faut vite se remettre au travail : c'est arrivé à tous les attaquants, à toutes les époques. Personnellement, je n'ai pas de leçon à donner mais, pour ma part, je redoublais de concentration, à l'entraînement, dans les exercices de finition.»
    Papiss Cissé et Babacar Gueye ont inscrit 28 buts à eux deux, en Ligue 2, il y a deux ans. Ont-ils régressé depuis ?
    François Zdun : «Non. Des problèmes personnels peuvent parasiter une situation, des velléités de départ par exemple, mais vous ne perdez pas votre football comme ça. Ils vont donc retrouver le chemin des filets. Je suis en train de taper le carton : parfois, je ne touche rien pendant une heure ! Le tout est de rester concerné et concentré.»
    Bernard Zenier : «Non. Il suffit d'un rien, d'un petit déclic, un but de raccroc au match suivant, tout est question de confiance. Ils ne sont pas moins bons : simplement, pour eux, cela rigole moins qu'il y a deux ans.»

    October 18

    Les joueurs grenats ne s'investissent pas assez : 0 à 0 !

    Les petites phrases du jour : « Qui a dit qu’il ne manquait rien au groupe des grenats ? Il manque toujours ce tueur des surfaces qui nous fait défaut ! »

    -« Le foot, éternel otage ! Y en a marre de ça, y en a marre des « politiques » et  les petits cons qui sifflent sont de drôles d’oiseaux ! Arrêtons les hymnes nationaux et délocalisons ; les Parisiens, volontiers donneurs de leçon à la France provinciale, ne méritent pas le privilège dont on les affuble : recevoir l’E.D.F., ça se mérite !...Et ils ne méritent pas d’être dans les tribunes ! »

    bastia002008  Françoisbastia002008

    Un silence assourdissant

    Inefficace, Metz laisse encore des points en route à Saint-Symphorien, cette fois en concédant le nul (0-0) avec Bastia.
    Trois points abandonnés à l'étonnant promu Boulogne-sur-Mer, deux autres à Reims et à Bastia : Metz, chez lui, rencontre décidément toujours autant de difficultés à se faire respecter. Une fois encore, hier, une inefficacité totale a empêché les Lorrains de concrétiser leur domination et Metz, du coup, a laissé filer une occasion de réintégrer le trio de tête. Mieux structurés et mieux équipés, les Messins ont dominé la première partie de soirée, sans y trouver la récompense. D'un coup de tête de Laurent Agouazi repoussé, in extremis, par le défenseur bastiais Dunjic (14e), jusqu'à une frappe audacieuse de Julien François repoussée par Novaes (27e), les Messins en sont longtemps restés au stade des promesses, galvaudant leurs manouvres d'approche par trop de déchets dans le dernier geste. Leur principale possibilité d'ouvrir la marque est intervenue sur un corner mais, esseulé, Julien François n'a pas su profiter de l'aubaine et de sa détente, sa reprise de la tête manquant le cadre (18e).Il faut, parfois, savoir faire le dos rond : incapable de concrétiser, au tableau d'affichage, sa supériorité manifeste sur le terrain, Metz aurait pu atteindre la mi-parcours lesté d'un but de retard si, lancé à la limite du hors-jeu par Pierre-Yves André, Fabrice Jau n'avait pas manqué de lucidité et de précision dans son face à face avantageux avec Christophe Marichez : le Bastiais est miraculeusement passé hors du but messin (17e).
    En panne d'adresse
    Tant Papiss Cissé que Babacar Gueye ont continué à pécher à l'instant décisif, malgré de nouvelles situations favorables en début de deuxième période gâchées par défaut de conviction, des carences montrant que Metz ne possède pas encore la formule magique, en attaque, pour se facilité la vie. Malgré les absences de Cédric Barbosa (blessé) et de Julien Cardy (suspendu), le milieu de terrain messin a quand même alimenté les attaquants en ballons exploitables. A Papiss Cissé et Babacar Gueye, Yvon Pouliquen a donc ajouté Victor Mendy, au milieu de la deuxième mi-temps, avant de remplacer Cissé par Sébastien Renouard. Choix presque gagnant. Au bout d'un débordement énergique côté droit, Mendy a servi un centre parfait en pleine surface de réparation où Babacar Gueye, idéalement placé face au but, a pourtant trouvé le moyen de ne pas cadrer sa reprise (75e). Puis Renouard a marqué, dans la foulée, mais Babacar Gueye a justement été signalé hors jeu, alors qu'il venait de contrer une frappe de Mendy ! En plus d'adresse, Metz a aussi manqué de veine : en début de deuxième mi-temps, déjà, Vincent Bessat avait trouvé l'angle du poteau et de la barre transversale au bout de sa reprise de volée (56e). Bref, une soirée destinée à se finir sur ce 0-0 frustrant pour le spectacle et ennuyeux au plan comptable.

    Un silence assourdissant2008

    (Site officiel FC Metz) : Une belle occasion de manquée…

    Sur sa pelouse, le FC Metz a de nouveau partagé les points (0-0), face à Bastia, à l'occasion de la onzième journée de Ligue 2. Les Grenats n'ont pas marqué, ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé...

    Ce n'était pas le jour des buteurs. Au stade de la Meinau, ceux de Strasbourg sont restés muets face à Troyes (0-0). A Saint-Symphorien, ceux de Metz les ont imité (0-0) tandis que les coéquipiers de Grégory Thil sont eux aussi restés sans voix face à Sedan (0-1). Finalement, ce sont les Montpelliérains qui s'en sont le mieux sortis en battant largement Vannes (3-1) malgré un but breton inscrit par l'ancien Messin Delhommeau dès le début de partie.

    La formation de Rolland Courbis réalise une bonne affaire au classement. Celle d'Yvon Pouliquen peut s'en mordre les doigts car elle aurait pu être la grande bénéficiaire de la soirée compte tenu des résultats des clubs de tête. Elle aurait même du, au regard du nombre d'occasions qu'elle s'est créé face à une équipe corse dangereuse en contre mais friable défensivement.

    Le ton de la partie était donné dès les premières minutes. Sur un corner tiré par Bessat, Agouazi plaçait sa tête, Dunjic sauvait les siens sur sa ligne (14°). Puis François prenait à son tour le meilleur dans les airs mais son ballon passait à côté (18°). Entre temps le milieu bastiais Jau s'était présenté seul face à Marichez sans trouver le chemin des filets (17°).

    Metz qui attaque, Bastia qui contre en utilisant André comme pivot, le scénario paraissait un peu gros, quelques jours après que l'Allemagne ait vaincue à la dernière minute une équipe de France peu en veine dans la finition. Au fil des minutes, on sentait pourtant les Messins commencer à fléchir et il n'était plus excessif de leur prédire un destin similaire à celui des Bleuets. Bastia faillit même ouvrir la marque mais le but de Cahuzac fut refusé pour hors-jeu (57°).

    C'eut été cruel car Gueye (49°), Cissé (53°) et surtout Bessat (55°) étaient passés très près du but. Dans les dernières minutes, les entrées de Mendy puis Renouard permirent aux locaux de retrouver un certain mordant. Mais, malgré une pléiade d'occasions, ils ne parvinrent pas à faire la différence. "C'est une contre performance puisque nous perdons deux points à domicile", jugeait Romain Brégerie à l'issue de la partie. Des points que les Mosellans vont devoir aller chercher à Brest la semaine prochaine.

     Serin : «Un effet de nivellement»

    Actionnaire majoritaire du FC Metz, Bernard Serin ne craint pas de répercussion immédiate sur la vie du club lorrain. Ses explications.

    Même si le FC Metz n'est pas coté en Bourse, la crise actuelle peut-elle avoir des répercussions sur sa santé financière ? «Sur la saison en cours, il n'y a aucune répercussion possible puisque tous les contrats sont déjà signés. Le problème serait que la crise dure et s'étende à la prochaine saison. Si elle se dénoue d'ici trois ou quatre mois, le système redémarrera à un niveau plus bas. Ce qui nous préoccupe, nous, c'est l'économie réelle, car ce ne sont pas des fonds de pension américains qui louent des loges au stade, par exemple. Nous ne serions donc touchés que si la situation se poursuivait en avril ou en mai, au moment des renégociations des contrats avec nos partenaires. Mais pour l'heure, paradoxalement, un club comme le nôtre n'est pas le plus exposé : nous ne faisons pas partie des mieux lotis en étant redescendus en Ligue 2. Si les entreprises baissent leurs dépenses, ce sont nos concurrents qui seront les plus touchés : les plus gros budgets vont en effet vers les clubs les plus riches. J'imagine donc plutôt un effet de nivellement.»
    Le financement du futur stade et le projet de développement qui va avec sont-ils, eux, menacés ? «Au stade où nous en sommes, non. Dans ce dossier, nous nous situons sur des raisonnements à long terme. Nous ne sommes pas en train de prendre une décision, mais d'étudier. Et la crise financière ne remet rien en cause dans ce processus d'étude.»
    L'affluence dans les stades est en baisse, à Metz comme partout. L'effet Ligue 2, ou celui de la crise ? «Nous concernant, je vois quatre facteurs. La situation économique en est un parmi d'autres. Le FC Metz paie la lassitude de ses supporters, un peu fâchés par les douches froides des précédentes saisons : ils attendent pour voir. Ensuite, il y a l'attrait de la Ligue 2, bien sûr. Enfin, il y a la programmation des matches, le lundi ou le vendredi, qui sont des jours défavorables pour les spectateurs.»

    FC Metz 0, SC Bastia 0

    Les joueurs : B. Gueye comme un symbole

    Metz a beaucoup tenté. En vain. Le vent a soufflé, mais les filets corses n'ont pas tremblé.

    LA DÉFENSE

    Marichez. Il a bien boxé le ballon sur la frappe puissante d'André (11e), avant d'être aidé par le manque de précision de Jau (17e). Plus tranquille après le retour des vestiaires, beaucoup plus tranquille.

    C. Gueye. En première période, sa charge de travail défensif, réduite, lui a permis d'oser quelques incursions dans la moitié de terrain bastiaise. Il a tenté une première frappe, mais le ballon a fini sa course un peu trop près des étoiles (45e). Le deuxième essai s'est rapproché de l'objectif, mais pas encore assez (76e).

    Chrysostome. Surpris par André sur la première occasion bastiaise (11e). L'alerte lui a servi : l'international béninois a été beaucoup plus vigilant par la suite.

    Brégerie. Des interventions empreintes de caractère et des relances de bon goût.

    Rippert. Serein et entreprenant. Il s'est blessé sur une frappe : Luis Delgado a pris le relais sur le côté gauche (76e).

    LE MILIEU

    Bessat. Il a le mérite d'avoir pris de nombreuses initiatives. Et celui d'avoir osé : sa reprise de volée était magnifique et méritait un autre sort que la transversale du but bastiais (56e).

    François. Irréprochable défensivement, il s'est aussi illustré à l'approche du but corse, signant notamment une frappe du gauche dangereuse (27e) et un centre au deuxième poteau mal utilisé par Babacar Gueye (49e).

    Rocchi. Une entame énergique. Il a distribué un grand nombre de ballons. Plus en retrait par la suite.

    Agouazi. Une activité indéniable et des choix d'ensemble pertinents, parce que souvent portés vers l'avant, à l'image de cette longue transversale à l'intention de Bessat (56e). Auparavant, il aurait pu signer son deuxième but de la saison, mais un défenseur bastiais l'a privé de ce plaisir en renvoyant sa reprise de la tête sur la ligne (14e). Il a payé le choix tactique de son entraîneur, qui l'a fait sortir pour lancer un troisième attaquant, Victor Mendy (64e). Il a laissé son défenseur sur place pour adresser un centre tendu à Babacar Gueye (75e). Mal exploité.

    L'ATTAQUE

    Cissé. Généreux dans l'effort. Une frappe puissante à l'entrée de la surface, repoussée par Novaes (36e). Il a ensuite varié la méthode, en essayant de la jouer plus finement, mais le gardien bastiais était encore sur le chemin du ballon (54e). Sébastien Renouard l'a remplacé (72e). Il aurait pu être l'auteur de la délivrance, mais son but a été refusé pour un hors-jeu de Babacar Gueye (77e).

    B. Gueye. Une soirée à oublier pour l'international sénégalais. Entre des choix étranges et une tendance à se compliquer la vie à l'approche du but, il a aussi fait preuve de maladresse, comme sur ce centre de Mendy, envoyé au-dessus de la cage corse (75e). Un raté qui n'a pas échappé à une bonne partie du public messin. Babacar, symbole du manque de réussite messin hier soir.

     Pouliquen: «C'est grave»

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz). «Le contenu de ce match-là est plus intéressant que celui de Sedan, le précédent match ici, que nous avions gagné. Mais nous ne concrétisons pas nos nombreuses occasions, je suis donc plus frustré que fâché. Nous avons grillé un joker, il faudra aller rattraper ça à Brest.»

    Romain Brégerie (défenseur de Metz). «En deuxième mi-temps surtout, nous avons eu l'impression d'une attaque-défense, nous n'avons pas mis été en difficulté, mais nous ne marquons pas. C'est grave, car il fallait gagner. Cela fait quatre matches où nous ne tenons pas notre rôle. Cela appelle une remise en question.»

    Vincent Bessat (milieu de terrain de Metz). «Ce nul a un petit goût de défaite. Il y avait largement la place pour nous imposer.»

    Bernard Casoni (entraîneur de Bastia). «Même si Metz a beaucoup poussé, c'est un nul mérité car nous avons bien su défendre notre but. Dans la période actuelle, c'est un bon nul contre une bonne équipe.»

    Marichez : «Le moment d'en remettre un coup»

    Malgré les résultats d'ensemble satisfaisants, le capitaine messin convient d'une certaine baisse de régime de son équipe. Christophe Marichez invite à la réaction, aujourd'hui, face à Bastia.

    Christophe, on vous voit souvent vous entraîner à l'écart du groupe ces derniers temps. Ce n'est plus un secret, votre épaule droite vous donne du souci. «Oui, depuis cette mauvaise chute à Montpellier, le 1er septembre, j'ai des douleurs. J'avais d'ailleurs failli renoncer au match de Lens, la semaine suivante, mais j'avais pris sur moi et ça s'était bien passé. En fait, je peux m'entraîner normalement et à jouer sans retenue. J'ai surtout mal la nuit, quoi que c'était moins prononcé au cours des deux dernières.»

    Le fait que cela persiste vous perturbe-t-il ? «Non, c'est simplement embêtant. Aujourd'hui, il faudrait peut-être que je sois au repos complet, que je passe un examen plus poussé, je ne sais pas. On gère ça avec le staff, que je sollicite beaucoup d'ailleurs. Au fond, si, ça me perturbe : je ne peux pas participer pleinement aux séances avec le groupe et ça ne me plaît pas.»
    Vous allez malgré tout connaître votre onzième titularisation de la saison face à Bastia, sur une pelouse où votre dernière prestation s'est achevée par une victoire contre Sedan. Ce succès était attendu. «Oui, c'est vrai qu'à domicile, jusque-là, on tâtonnait. Le contenu de notre match face à Sedan n'a peut-être pas été mirobolant, mais l'essentiel était de l'emporter. Il faut maintenant confirmer contre Bastia même si, encore une fois, rien ne sera simple. Les équipes qui viennent ici jouent souvent repliées. Et Bastia, en l'occurrence, est dans une mauvaise passe. Les résultats ne sont pas là, il me semble que l'entraîneur est pointé du doigt. Ils vont venir avec une grande motivation.»

    «Rien n'est acquis»

    Metz, lui, reste sur un nul à Châteauroux qui lui a permis de prolonger son invincibilité à l'extérieur. Et pourtant, on a ressenti de l'insatisfaction ? «(Il coupe) Parce qu'il y avait la place pour s'imposer. Or, nous n'avons pas répondu présents dans les duels et nous l'avons payé en encaissant ce but juste avant la pause. Cela nous a mis un coup derrière la tête. Heureusement, nous avons eu le caractère nécessaire pour revenir. Avec le recul, je me dis que ce match nous fera peut-être du bien : il nous rappelle que rien n'est acquis.»
    Dans les jours qui ont suivi, Yvon Pouliquen a affirmé que votre groupe avait parfois besoin d'être "secoué". Un mot sur le constat de votre entraîneur ? «Effectivement, il nous a un peu bousculés. Cela ne fait jamais plaisir de se faire remettre en place, mais le coach l'a fait pour nous rendre service. On ne doit pas croire que nous avons une équipe assez talentueuse pour l'emporter sans tout donner.»
    Et si l'on vous dit que Metz n'est plus lui-même depuis trois matches ? «Il y a du vrai. Nous sommes sans doute dans un palier où nous stagnons. Bastia arrive, c'est le moment de remettre un coup d'accélérateur.»

    (Quotidien l’Equipe) : Metz 0 Bastia 0

    7 329 spectateurs. Arbitre : M. Kalt. Avertissements. – Bastia : Barthélemy (34e), Genest (41e).

    METZ : Marichez (cap.) - Ch. Gueye, Brégerie, Chrysostome, Rippert (Delgado 76) - Agouazi (V. Mendy 64), François, Rocchi, Bessat - B. Gueye, P. Cissé (Renouard 72). Entraîneur : Y. Pouliquen.

    BASTIA : Macedo - Dunjic (H. Camara 84), Dao, Ben Zekri, Harek - Barthélemy, Genest (Niangbo 46), Cahuzac,Ghisolfi (Kambou 82) - Jau, André (cap.). Entraîneur : B. Casoni.

    UN BUT REFUSÉ pour un hors-jeu discutable de chaque côté (Niangbo pour Bastia et Renouard pour Metz), des attaquants aussi habiles devant le but que des défenseurs. Si le but du football n’était pas de pousser le ballon au fond des filets, la rencontre entre Messins et Bastiais, hier soir, aurait pu prêter à sourire. Mais la faiblesse du jeu proposé incitait plutôt au désespoir, surtout en se remémorant les mouvements entraperçus lors de France-Allemagne Espoirs (0-1), deux jours plus tôt. Les Messins par Agouazi, François, Bessat, puis Papiss Cissé, ont eu tour à tour l’opportunité de marquer. En vain... Côté bastiais, André ou Jau auraient, eux aussi, pu rafler la mise. Sans plus de succès...

    Ninagbo, qui reprenait un petit centre de Ghisolfi (58e), ou Renouard à la conclusion d’une action débutée par B. Gueye (78e) parvenaient bien à tromper les gardiens. M. Kalt en décidait autrement en annulant les buts pour des hors-jeu peu évidents. Le thème de la soirée n’était décidément pas de procurer du plaisir aux spectateurs...

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Je suis frustré mais pas en colère parce que le contenu du match était plus intéressant que ce que j’ai vu face à Sedan (2-0). Mais quand on a autant d’occasions et qu’on ne parvient pas à les transformer... Nous n’y arrivons pas. »

    Bernard CASONI (entraîneur de Bastia) : « Je pense que c’est un nul équitable face à une belle équipe de Metz. Les Mosellans nous ont pressés mais nous avons aussi eu quelques opportunités. Toute l’équipe a réalisé un bon match. »

    Les anciens du FC Metz lundi à Mondercange

    A l'occasion du centenaire de la Fédération Luxembourgeoise de Football, une équipe d'anciens du FC Metz participera à une rencontre amicale ce lundi à Mondercange.

    La Fédération Luxembourgeoise de Football a cent ans ! Au cours de cette longue histoire, celle-ci a vu quelques uns de ses joueurs évoluer au FC Metz. Pour célébrer son anniversaire, la fédération a invité une équipe d'anciens du Club à la Croix de Lorraine à affronter une formation composée d'anciens internationaux.

    La partie se tiendra sur les installations du Stade Communal de Mondercange, le coup d'envoi a été fixé lundi 20 octobre à 19h. L'occasion de revoir des figures à la fois du football luxembourgeois et du football messin telles que Braun, Jeitz, Léonard, Hellers, Weiss ou encore Langers...

    Fin du conflit chez les clubs professionnels

    Une bonne chose de faite repu 2008

    (R.L.) : Sylvain Kastendeuch : «Une bonne chose de faite»

     Le football professionnel est sorti de la crise. Sylvain Kastendeuch, co-président du syndicat des joueurs (UNFP), s'en félicite. «Nos revendications ont été entendues.»

    La menace de grève est levée et tout le monde semble se réjouir du contenu de l'accord trouvé mercredi soir. Qu'en pense le président de l'UNFP ? «Je suis satisfait. Nos revendications ont été entendues. Les présidents sont revenus sur leur volonté d'atteindre la majorité au conseil d'administration de la Ligue et sur la possibilité pour eux de nommer les membres indépendants. Mais ils ont aussi obtenu des points de satisfaction. Au final, le règlement du conflit bénéficie à tout le monde, c'est une bonne chose de faite.»

    INTERVIEW

    Les présidents de clubs professionnels, justement, sont néanmoins assurés d'être les seuls à voter sur les sujets d'ordre économique. «Oui, mais cela concerne les droits télé, les appels d'offre, etc. Leur périmètre d'intervention est très précis. Et en réalité, ce qui a été voté n'est que l'officialisation d'une situation déjà existante, au sein de laquelle nous avons toujours un avis consultatif. Nous serons vigilants, ce qui ne nous empêche pas de leur faire confiance. Notre souci majeur est d'éviter que le football français copie les modèles étrangers, c'est aussi simple que cela. On voit les dérives d'un système comme celui qui existe en Angleterre.»
    Les joueurs n'ont donc rien perdu ? «Absolument rien. Il y a un vrai contre-pouvoir qui persiste. Tout en sachant que nous n'en avons jamais abusé. Nous n'avons jamais voulu renforcer les droits des joueurs, de même que nous n'avons jamais eu de revendications d'ordre salarial.»

    «La bataille a été violente»

    L'accord trouvé avant-hier doit être voté le 14 novembre prochain. Aucun retour en arrière possible ? «Non. Tout ce qui a été décidé est sur les rails. L'assemblée générale extraordinaire de la Ligue ne sera qu'une formalité.»
    Joël Muller, président de l'UNECATEF, le syndicat des entraîneurs, estime que «cette période troublée permettra de rapprocher les familles et les présidents». Partagez-vous sa vision des choses ? «C'est peut-être un peu idyllique. Il y a toujours les présidents de clubs d'un côté et les autres familles de l'autre. Evidemment, le dialogue est renoué. Mais la bataille a été violente et malgré son issue, il reste des sujets sensibles. Le plus important, à mes yeux, est que cette crise a prouvé que les syndicats étaient capables de s'unir. C'est un bel enseignement. Les présidents ont vu qu'il y avait l'unanimité contre eux.»
    Les joueurs n'auront donc pas besoin d'user de leur droit de grève. Comprenez-vous que cette perspective ait pu choquer l'opinion ? «Non, ce n'est pas parce que vous gagnez bien votre vie que vous devez vous asseoir sur vos droits. Personnellement, j'ai apprécié le sens des responsabilités manifesté par les joueurs. Ils m'ont conforté dans mon souhait de m'engager au sein de l'UNFP.»

    Le foot otge politique2008

     Platini : le foot, «otage» politique

     Dans une interview au journal Le Monde, le président de l'UEFA prend à son tour position dans l'affaire de La Marseillaise sifflée avant France - Tunisie, mardi soir au Stade de France.

    Dans un entretien dans Le Monde daté d'aujourd'hui, l'ancien capitaine des Bleus et actuel président de l'UEFA regrette que le football soit «pris en otage par le monde politique» et estime que les sifflets qui ont accompagné l'hymne français avant le match France-Tunisie ne sont «pas une insulte à la France.» Il juge ainsi «absurde» la décision du président Nicolas Sarkozy de faire arrêter les matches amicaux si La Marseillaise est sifflée. Ce dernier a fait savoir, mercredi, que tout match amical où l'hymne national sera sifflé serait désormais immédiatement arrêté, sur décision de la fédération organisatrice, et que les éventuels matches amicaux ultérieurs avec le pays concerné seraient suspendus.

    «Si on commence à arrêter un match parce qu'il y a des sifflets, dans ce cas-là on arrête aussi dès qu'un joueur se fait siffler ou quand le gardien se fait conspuer après un dégagement. C'est absurde, a-t-il dit. Et pourquoi pas aussi un policier derrière chaque spectateur. Il faudrait plutôt éduquer les supporters car dans certains pays, les hymnes ne sont jamais sifflés.» Selon le président de l'UEFA, les sifflets entendus au Stade de France étaient tout simplement une manifestation d'hostilité à l'encontre d'un «adversaire d'un soir, en l'occurrence l'équipe de France, que l'on veut battre

    «Pas à une autorité politique de décider»

    «Dans d'autres occasions, je suis certain que les mêmes jeunes qui ont sifflé La Marseillaise, mardi soir, chantent l'hymne national quand l'équipe de France dispute un match de l'Euro ou de la Coupe du monde», a-t-il souligné.
    Concernant l'arrêt des matches annoncé par le chef de l'État, Michel Platini juge que le monde politique n'a pas à interférer avec celui du sport. «Il y a des règles qui régissent le football et elles sont édictées par la FIFA et l'UEFA, a-t-il ajouté. Le règlement prévoit qu'un match peut être arrêté, et j'y suis favorable, en cas d'acte de racisme par exemple. Mais ce n'est pas à une autorité politique de décider: la responsabilité incombe à l'arbitre et au délégué du match
    Michel Platini se souvient qu'à l'époque où il défendait les couleurs des Bleus, l'hymne français était sifflé «sur tous les terrains. Mais à l'époque, les politiques ne s'intéressaient pas au football et ça ne choquait personne, a-t-il affirmé. Aujourd'hui, c'est devenu une obligation pour un homme politique, en fonction de son étiquette, de se positionner. Une fois encore, le football est pris en otage par le monde politique car cette histoire de sifflets est devenue une affaire politique qui n'a rien à voir avec le sport

    Donneurs de leçons...

    Le football n'est décidément plus vraiment tout à fait un sport. Il est bien davantage un fait de société. dont le monde politique s'est emparé à voix haute et à cause duquel tous les excès sont désormais permis sous prétexte de défendre l'intérêt national. A mi-chemin entre démagogie et populisme, nos élus sont entrés en force dans le débat ces derniers jours et notre Michel Platini lorrain n'a pu, hier, dans les colonnes du Monde, que répliquer vertement. Difficile de suivre le président de l'UEFA dans son combat contre la vidéo, mais là, bravo ! Vous imaginez, vous, à la moindre entorse du nouveau règlement édicté par l'Elysée (mais que fait l'International Board ?), évacuer 50 000 personnes en colère de n'en avoir pas eu pour leur argent ? Soyons sérieux. Et quand Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP, se permet d'écrire dans un communiqué, il est «absurde» que Michel Platini «ne se rende pas compte qu'il y a un problème spécifique au football, qui demande une réaction des autorités internationales du foot», on frise franchement le ridicule. Vous avez dit donneur de leçon ?

    October 17

    Plus question de grèver ni de faire la sieste...

    La petite phrase du jour : « Cette équipe de Bastia ne me dit rien qui aille…Attention ! »

    (Quotidien l’Equipe) : « J’ATTENDS QU’ON FASSE mieux. » Yvon Pouliquen, l’entraîneur de Metz, à trois points du leader lensois, estime que ses joueurs ne s’investissent pas assez. Les résultats sont là, pas le jeu. « Parfois, inconsciemment, on se contente de ce que l’on fait, juge le Breton. À l’image du match à Châteauroux (1-1) : nous faisons une très bonne entame de deuxième période, nous égalisons. Mais, par la suite, nous nous relâchons un peu, nous jouons moins. En continuant à jouer, nous aurions pris trois points. Il ne faut pas se satisfaire de ce que l’on a mais toujours aller chercher plus loin, vouloir toujours être meilleur que ce que l’on est. »

    Pour la réception de Bastia, Metz sera privé de Cardy (suspendu), Vivian, Barbosa, Johansen, Chapuis (blessés).

    À Bastia, c’est le soulagement qui domine. Pour la première fois depuis fin août (sa dernière victoire, 1-0, à Tours), l’équipe n’a pas concédé de but vendredi dernier, à Dijon (0-0). Cela va certainement encourager l’entraîneur Bernard Casoni à ne pas toucher à sa défense, malgré le retour de sélection de Meniri. La sortie de Cherrad (indisponible deux semaines) devrait être compensée par un milieu supplémentaire, soit Camara, soit Jau. Il restera à retrouver la rigueur qui avait permis aux Corses de s’imposer à Troyes et Tours (2-1). Comme cela ne suffira peut-être pas, Bastia cherche activement un joker offensif.

    Il n’y aura pas grève…

    Il nyaurapasgrevethiriez_breve

    La réunion qui avait lieu jeudi soir entre les familles du football professionnel (joueurs, entraîneurs, arbitres...) et les présidents de clubs a permis aux différentes parties de trouver un accord. La menace de grève, qui portait sur le week-end du 24 au 27 octobre, est donc levée, a annoncé Philippe Piat, le coprésident du syndicat des joueurs. «Je me réjouis de l'issue des discussions qui ont eu lieu aujourd'hui entre les présidents de clubs», s'est empressé d'indiquer Frédéric Thiriez (photo Presse-Sports), le président de la Ligue, dans un communiqué.
    Les présidents n'auront pas la majorité au conseil d'administration de la Ligue de football professionnel (LFP), ce qu'ils réclamaient et qui avait motivé l'appel à la grève, mais pourront décider seuls (voix consultatives pour les familles) sur certains dossiers économiques, comme ils le souhaitaient.

     

    pouliqusedan  pouliquensedan

    Les grenats peuvent mieux faire…

    A l’heure de recevoir Bastia à Saint-Symphorien, Yvon Pouliquen a noté un léger relâchement au sein de son groupe. Si le technicien y est particulièrement attentif, c’est car le début de saison ne l’a pas complètement satisfait.

    Juste après une victoire sans encombre par deux buts d’écart (contre Sedan, il y a quinze jours), le propos a pu paraître sévère : « On a pas vu un grand match. J’ai trouvé mon équipe un petit peu apathique. Heureusement, elle a su se montrer efficace en inscrivant ces deux buts qui suffisent à notre bonheur ce soir. » Malgré les trois points engrangés, l’entraîneur victorieux était loin de verser dans l’euphorie.
    Le match nul réalisé à Châteauroux n’a pas suffi à effacer la pointe de méfiance apparue dans le discours d’Yvon Pouliquen. Ce dernier reste critique à l’égard de ses hommes, bien que le temps de passage du FC Metz au soir de la dixième journée soit plus que corrects.
    Yvon, quel premier bilan faites-vous du début de saison messin ?
    Yvon Pouliquen : « ‘Peut mieux faire’. En termes de jeu surtout, nous l’avons vu sur les deux dernières rencontres notamment. Il faut parfois que nous arrivions à nous libérer beaucoup plus, particulièrement à domicile. Et peut-être tout simplement que nous en fassions davantage dans l’animation de manière générale. Nous ne devons pas nous satisfaire de ce que nous avons produit jusqu’à maintenant. Cela a pu paraitre suffisant jusqu’à maintenant, mais dans le football tout va très vite. Il faut toujours avoir l’ambition de progresser.
    Ceci posé, notre début de saison comporte aussi des aspects positifs. Nous comptons vingt et un points, ce n’est pas rien, cela signifie quelque chose. Si nous continuons sur ce rythme, nous finirons en bonne position au classement. A ce niveau, c’est satisfaisant, même s’il reste des choses à améliorer encore. »
    Comment abordez-vous la rencontre de vendredi soir face à Bastia ?
    Y.P. : « C’est un club qui a affiché ses ambitions en début de saison mais a obtenu des résultats moins probants ces derniers temps. Les qualités individuelles et collectives sont pourtant là. L’équipe a démontré des choses intéressantes. Je suis méfiant car nous disposons d’un effectif un peu plus réduit ces derniers temps à cause des sélections, des suspensions ou des blessures. Il s’agit d’une rencontre difficile pour nous, qu’il va falloir gérer de manière intelligente. Sachant que la semaine prochaine, j’aurai sans doute de nouveau plus de solutions pour composer l’équipe et que la concurrence devrait à nouveau battre son plein. C’est aussi ce qui m’intéresse, car ces derniers temps il y a un relâchement, peut-être inconscient, en raison des absences qui affaiblissent le groupe. Je ne dirais pas que les places sont acquises, mais les garçons savent à peu près qu’ils seront dans les seize automatiquement. Je n’aime pas ça. J’espère que nous allons passer ce cap en faisant un résultat sur cette partie que je qualifierai quasiment de match charnière. »

    Metz-Bastia, le groupe.

    Voici les joueurs sélectionnés pour le match contre Bastia, vendredi à 20h30 au Stade Saint-Symphorien.

    Gardiens : Marichez, Sissoko
    Défenseurs : C. Gueye, Chrysostome, Strasser, Brégerie, Delgado, Rippert, Siebert
    Milieux de terrain : Agouazi, Bessat, François, Fallou, Rocchi
    Attaquants : Cissé, B. Gueye, Mendy, Renouard

    Suspendu : Cardy
    En reprise : Johansen, Chapuis, Barbosa

    Le programme du week-end

    Voici les matches au programme des équipes de jeunes du FC Metz ce week-end.
    18 ans : Metz - Sedan, dimanche 14h, stade de Bellecroix
    16 ans : Metz - Strasbourg, dimanche 15h, Plaine Saint-Symphorien
    15 ans : Metz - Magny, samedi 15h30, Plaine Saint-Symphorien
    14 ans : Jarville - Metz, dimanche, 16h
    13 ans : Vandoeuvre - Metz, samedi 15h30
    12 ans : Epinal - Metz, samedi 16h15

    October 16

    Espoirs déchus, la grève, suite...

    Ces élèves qui ne se sentent pas français…

     «JE NE SUIS pas du tout surpris par les sifflets », raconte Iannis Roder, professeur d’histoire dans un collège ZEP de Seine-Saint-Denis et auteur d’un livre-témoignage, « Tableau noir » (Editions Denoël, 16). « Après les matchs contre l’Algérie et le Maroc, je savais comment ce France - Tunisie allait se terminer…Dans mon collège, de très nombreux élèves, une quinzaine par classe environ, expriment une volonté affichée de désaffiliation nationale. Ils portent des sweat-shirts aux couleurs du Maroc, écrivent Algérie en force sur leur trousse, disent que la Marseillaise, que je leur fais apprendre en 4e, n’est pas leur hymne, ou que « ça sert à rien ». Ils ont un vrai problème de positionnement identitaire : pas question d’apparaître français. Pour certains, être céfran, c’est la honte, c’est être un bouffon, un bolos (quelqu’un qui a peur), voire un jambon-beurre. Tous ou presque(mais pas les Asiatiques)préfèrent revendiquer la nationalité d’origine de leur famille, même lointaine. La France, ce n’est pas leur patrie, mais un pays dans lequel ils vivent, une nationalité administrative, juste des papiers. Bref, ils ne se sentent pas français. »

    Lors de la coupe du monde, ils soutiennent d’autres équipes…

    Pendant la Coupe du monde 2002, raconte l’enseignant, ses élèves de 4e et de 3e soutenaient toutes les équipes possibles, mais pas la France. Et même quand elle gagnait, en 2006, ils lui disaient : M’sieur, y a pas un Français dans l’équipe ! Je me souviens que, lors d’un devoir d’éducation civique, une photo de trois joueurs (Zidane, Karembeu, Petit) était accompagnée de cette question : En quoi l’équipe de France témoigne-t-elle de la diversité de la population française ? Beaucoup m’ont répondu : Il y a un Arabe, un Noir et un Français… Seul le Blanc était considéré comme Français, alors que tous portaient le maillot tricolore », conclut Iannis Roder.

    (Quotidien l’Equipe) : COUPE DE LA LIGUE : (deux poids, deux mesures ?)

    Réquisition Favorable au PSG

    La Fédération française ne sera pas surprise si son recours est rejeté par le Conseil d’État la semaine prochaine dans l’affaire de la banderole « anti-Ch’tis » déployée au milieu de supporters parisiens le 29 mars lors de la finale de la Coupe de la Ligue PSG-Lens (2-1).

    Invoquant finalement une sanction disproportionnée, le commissaire du gouvernement, qui est en général suivi, a requis hier un « rejet du renvoi » de la Fédération, qui conteste la réintégration du PSG en Coupe de la Ligue. Le PSG avait été exclu de l’édition actuelle par la commission de discipline de la LFP, le 30 avril, avant d’être rétabli dans son droit par le tribunal administratif de Paris le 22 août. C’est cette décision que la FFF a contestée malgré l’avis du conciliateur du CNOSF, qui avait, lui aussi, jugé la sanction disproportionnée. Le PSG n’a pas souhaité faire le moindre commentaire avant de connaître la décision de la plus haute juridiction administrative.

    ezspoirs déçusEquipe 

    Espoirs déchus

    Inefficaces, les Bleuets se sont fait surprendre par de solides Allemands. Ils ne participeront pas à l’Euro 2009.

    Temps frais et pluvieux. Pelouse en bon état. 15 000 spectateurs environ.

    Arbitre : M. Tagliavento (ITA). But : Höwedes (90e). Avertissements. – France :

    Mou. Sissoko (29e, charge irrégulière sur Neuer), Benalouane (86e, tirage de maillot sur

    Dejagah) ; Allemagne : J. Boateng(24e, jeu dangereux sur Cabaye), Castro (90e + 2,tacle irrégulier sur Digard).

    FRANCE : Lloris – Danzé, Kaboul (Benalouane, 21e), Bellaïd, N’Zogbia – Cabaye (cap.)

    (Digard, 83e), Matuidi, Mou. Sissoko – Rémy, Ménez (Nimani, 62e), Mounier.

    Entraîneur: É. Mombaerts.

    ALLEMAGNE: Neuer – Beck, Schwaab, Höwedes, Boenish – Polanski (cap.), J. Boateng

    (Castro, 59e) – Schindler

    Entraîneur : D. Eilts.

    STADE SAINT-SYMPHORIEN.

    Ici gît l’équipe de France Espoirs. Les Bleuets sont donc tombés hier soir à Metz sous une pluie qui a fini par ressembler à des larmes. Dominés par des Allemands peu dangereux, ils auront commis l’erreur de trop. La seule sur le plan défensif, à la dernière minute du temps réglementaire.

    Le score vierge, après le nul prometteur de l’aller (1-1), les qualifiait pour l’Euro 2009. Un dénouement logique, même si leur adversaire n’avait pas démérité dans ce choc des barrages.

    Puis il y eut ce long centre, une absence dans la surface, un Lloris rappelé de chez les A livré à lui-même… « Si on restait à 0-0, je l’avais dit, on risquait de prendre un but », pesta Habib Bellaïd, qui a déjà tout compris de la Bundesliga, qu’il fréquente depuis deux mois. « Ça se sentait, on s’élimine tout seul », corrobora le capitaine Yohan Cabaye. Les Allemands méritaient peut-être de marquer, eu égard à leur emprise sur la seconde période. Mais les Français auraient dû largement mener après avoir eu autant d’occasions franches. « Un nombre incalculable, précisa Érick Mombaerts, un sélectionneur qui aura succédé, en vain, à René Girard, à deux matches de la fin des qualifications. C’est le scénario catastrophe. La frustration est à son comble. On devait être au Championnat d’Europe, mais on n’y sera pas… »

    Il s’agit bien du préjudice majeur à l’issue de cette confrontation âpre, indécise, à l’image finalement de toute la campagne de cette équipe, qui a ;mélangé plusieurs générations. Essentiellement celles de 1986 et de 1987, dont font partie Gourcuff pour la première, Benzema, Nasri, Ben Arfa pour la seconde, qui sont déjà passés chez les grands.

    Mombaerts : « Un gros préjudice »

    On n’aura donc pas à s’interroger sur la pertinence de leur retour en Espoirs en juin prochain en Suède. Comme il y a deux ans, quand ils avaient été éliminés à ce même stade par Israël (1-1 ; 0-1), nombre de Bleuets ont laissé passé une chance unique de participer à une compétition internationale. Pilier des sélections de jeunes, Cabaye n’a d’ailleurs pas manqué de le souligner, traduisant le sentiment général d’un vestiaire silencieux : « Pour beaucoup, c’était le dernier match que l’on disputait ensemble, même si on espère se retrouver plus haut. On voulait finir en beauté à l’Euro. C’est difficile de se dire qu’on ne jouera plus avec tous nos potes… »

    La dernière participation des Bleuets à un tournoi continental remonte à 2006 (demi-finaliste). La prochaine interviendra, au mieux, en 2011. Un gouffre, évidemment préjudiciable pour le football français. Érick Mombaerts ne l’a pas nié, lui qui nourrit de grandes ambitions dans ce domaine.

    « C’est un gros préjudice, avoua-t-il. Je pense à des garçons comme Matuidi, Cabaye, Kaboul, Bellaïd, N’Zogbia, Rémy, qui n’auront pas la chance d’aller à l’Euro. Chez les jeunes, on a besoin de disputer des compétitions internationales. » Puis le sélectionneur a esquissé un avenir qui se veut prometteur, à la lecture de ses quatre matches de compétition à la tête des Espoirs.« J’ai remercié les joueurs d’être encore là, aujourd’hui, pour jouer quelque chose, conclut-il. J’ai noté de réels progrès dans le jeu et l’état d’esprit. » Mais ce fut encore insuffisant pour appartenir aux meilleures équipes du continent. Soit un vrai sujet de réflexion pour les, mois à venir.

    Trop d’occasions gâchées

    METZ

    ILS ÉTAIENT pourtant bien entrés dans leur match, mais les Bleuets ont raté trop d’occasions franches pour ne pas craindre un scénario cruel. Ils sont aussi tombés sur un grand gardien. À l’aller, Manuel Neuer, le portier de Schalke 04, avait coûté un but à son équipe sur une sortie manquée. Cette fois, il a eu droit, à la fin du match, aux félicitations de son adversaire, Hugo Lloris, lui assurant qu’il avait réalisé « un match à la Peter Schmeichel », l’ancien gardien danois de Manchester United.

    Hier, Neuer fut décisif à maintes reprises, et surtout trois fois pendant les trois minutes qui réveillèrent un stade endormi (77e-79e). Parti en contre à deux contre un, Danzé jouait un une-deux avec Nimani, mais Neuer avait bien fermé l’angle pour s’interposer. Il stoppait ensuite une tentative de Rémy puis, sur le corner, se détendait sur sa droite alors que Nimani pensait avoir marqué de la tête...

    Et dans un dernier quart d’heure où les Bleuets paraissaient à bout de souffle, les lignes françaises étaient de plus en plus écartées, les retours défensifs de moins en moins suivis. Sur un centre venu de la gauche, Castro et Höwedes étaient trop seuls dans la surface. Le premier remisait de la tête et le second, d’abord mis en échec par Lloris, récupérait derrière le gardien français pour marquer (90e).

    En première période aussi, les jeunes Français avaient eu les meilleures occasions, profitant de la lourdeur des défenseurs adverses. Rémy, lancé par Kaboul, avait raté le cadre seul face à Neuer (5e), puis le gardien allemand avait sorti un coup franc de Cabaye (17e). Les hommes de Mombaerts s’enfermèrent assez vite dans une série d’initiatives individuelles qu’illustrait bien Ménez (7e, 23e, 26e). La barre transversale suppléait aussi Neuer sur une tentative de Benalouane (35e), entré en jeu à la place de Kaboul, blessé (21e). Petit à petit, les Allemands parvenaient cependant à resserrer leur bloc à la perte du ballon. Schindler, sur une tête dans les gants de Lloris (4e), et Dejagah, d’un tir trop enlevé (32e), avaient à peine inquiété les Français, mais les joueurs de Dieter Eilts prenaient après la pause une emprise nette sur la rencontre, alors que ceux de Mombaerts, crispés ou émoussés, parvenaient de plus en plus difficilement à sortir proprement de leur camp. Höwedes (54e) puis Boateng (56e) ne trouvaient pas le cadre, mais Dejagah obligeait, lui, Lloris à sortir un gros arrêt (58e). Abandonné par une défense disloquée, il ne put rien sur la tentative allemande de la dernière chance. Celle de l’élimination.

    Le début du dialogueEquipe2008

    Le début du dialogue ?

    De vraies discussions pourraient s’engager aujourd’hui entre présidents de club et « familles ». Et éviter ainsi la grève de club se réunissent dans un grand hôtel parisien pour décider de la ligne à suivre. Depuis plusieurs semaines, rappelons-le, ils réclament la majorité au conseil d’administration de la Ligue afin de diriger, comme ils l’entendent, le football professionnel. Ce qui a déclenché la fureur des autres « familles » (joueurs, entraîneurs, arbitres…), qui appellent à la grève entre le 24 et le 27 octobre. Depuis, les invectives succèdent aux menaces, mais la tendance pourrait rapidement s’inverser. Des signes d’ouverture pourraient en effet être donnés, cet après-midi, aux « familles » afin d’éviter une crise. « On essaiera de faire des propositions pour sortir de ce conflit et que le football reprenne son cours normal », annonce Philipe Diallo, le directeur de l’UCPF, le syndicat des clubs.

    Escalettes : « Ce serait à désespérer »

    Philippe Piat, coprésident de l’UNFP, le syndicat des joueurs, confirme lui aussi le début d’une décrispation. « Je pense que l’on peut aller vers un compromis. Des présidents, comme Philippe Ginestet, à Strasbourg, commencent à s’exprimer pour appeler à la raison. On sent la tension qui baisse un peu. Car beaucoup considèrent qu’il est toujours préférable de se mettre autour d’une table pour discuter. » Piat se veut prudent, mais tout de même relativement confiant : « On verra ce qui sortira de la réunion des présidents. Les ultras peuvent-ils l’emporter ou est-ce que les rassembleurs auront le dernier mot ? » Il penche pour la seconde possibilité. « S’ils se réunissent, c’est pour proposer quelque chose. Sinon, ils s’en tiendraient à leur assemblée générale  extraordinaire du 14 novembre » (qui doit modifier les statuts de la Ligue). Si le dialogue s’installe enfin, Jean- Pierre Escalettes, le président de la Fédération, sera aux anges. Car même s’il est très discret depuis le début des hostilités – il n’est intervenu qu’une fois dans ce dossier brûlant, le 8 octobre, par le biais d’un communiqué appelant à la raison –, il redoute une grève. Hier, à l’issue du conseil fédéral, il a consenti à s’exprimer. Avec mesure, comme toujours, mais aussi un peu d’impatience : « Ce serait à désespérer s’ils ne trouvent pas une solution entre eux. Je suis vigilant. Je fais tout pour pousser les gens à s’entendre, car une grève ne serait pas une bonne chose pour le football français. »

    Frédéric Thiriez, président de la Ligue, pense, de son côté, que les choses devraient bientôt s’arranger, dès que chacun aura retrouvé ses esprits. « Nous sommes au cœur d’un conflit social où les deux parties mettent en avant, de bonne foi, de grands principes. Dans ce type de situation, ma petite expérience m’apprend qu’il faut laisser un peu de temps aux gens afin de réfléchir et se parler. Si nous ne sommes pas capables de régler entre nous un conflit qui, malgré les apparences, porte sur un sujet secondaire, ce serait à désespérer de la Ligue. La solution ne peut se trouver que tranquillement et dans la discrétion. »

    Kastendeuch passe par la Lorraine

    LA GRANDE TOURNÉE du syndicat des joueurs s’arrêtait, hier, en Lorraine. Sylvain Kastendeuch, le coprésident de l’UNFP et ancien défenseur de Metz, est d’abord passé par les vestiaires de Saint-Symphorien, que personne ne connaît mieux que lui. « Yvon Pouliquen (l’entraîneur) a joué le jeu, s’est-il félicité. Il a décalé l’entraînement et j’ai pu m’adresser à l’ensemble de l’effectif. »Kastendeuch a ensuite pris la direction de Nancy où, leur entraînement terminé, les joueurs de l’ASNL l’ont rejoint dans le salon privatif d’un hôtel. Non que les dirigeants nancéiens lui aient interdit l’accès du centre d’entraînement. « C’est bien de montrer qu’on est aussi capables de réunir les joueurs à l’extérieur », explique Kastendeuch. Juste avant d’entrer en réunion, Richard Jezierzki, le responsable de la section Nord-est du syndicat, rassurait Thomas Gaudu, le troisième gardien nancéien, sur les éventuelles sanctions financières encourues en cas de grève. « C’est 4/30 du salaire, pas 25 % », appuyait-il.

    Kastendeuch s’est ensuite adressé aux vingt et un joueurs présents (sur vingt-huit) dans un monologue d’une demi-heure, qui n’a pas suscité beaucoup de questions.« Sylvain parle bien, il est clair et sait se faire comprendre, réagissait Frédéric Biancalani, un des deux délégués syndicaux nancéiens, qui avait estimé, il y a quelques jours, qu’une grève serait “indécente”. On espère trouver une solution sans aller jusqu’à la grève. »

    « On a donné quelques exemples d’incidences que cela pouvait avoir pour eux, précisait Kastendeuch. C’était une façon d’enfoncer le clou, de montrer qu’on est présents à leurs côtés. On les a aussi rassurés sur l’aspect financier de la grève. » À la sortie du déjeuner, Landry Nguemo, vingt-deux ans, rassemblait ses impressions.

    « Ce que j’ai retenu ? Pas grand-chose, juste qu’il fallait la faire. En gros, nos représentants refusent que le syndicat des présidents prenne la majorité absolue. Il faut être solidaires. Cela n’a rien à voir avec une réclamation financière, c’est pour l’avenir des footballeurs. »

    À Nice, il ne sera pas le bienvenu

    LES REPRÉSENTANTS de l’UNFP seront aujourd’hui à Nice pour sensibiliser les joueurs à la grève, prévue en fin de semaine prochaine. Maurice Cohen, le président du club, ne sera pas là mais il a laissé des consignes : le syndicat des joueurs trouvera porte close. « Il est hors de question que les représentants de l’UNFP pénètrent dans les locaux du club, dit Cohen. Ceux-ci sont exclusivement réservés aux membres de l’OGC Nice. Cette réunion ne se fera pas dans nos bureaux. »

    Les bleuets, fragiles coquelicots, ont mangé la marguerite, à force de l’effeuiller, et seront privés de Suède…

    Les petites phrases du jour : « Alors, si le public siffle la marseillaise juste avant un match qualificatif pour la CDM, on arrête tout et on ne va pas en Afrique du sud ? Pathétiques, les politiques ! Au fait : les Italiens sifflent aussi la Marseillaise, donc, on ne joue plus contre eux ? …Et, si plus simplement, on ne jouait plus les hymnes, ça me semble plus intelligent, non ? »

    À méditer et à, éventuellement, apprendre, ce « vieux chant » si d’actualité…Pour nos désespérants "espoirs" !

    Nous entrerons dans la carrière,

    Quand nos aînés n’y seront plus…

    Nous y trouverons leurs poussières

    Et la gloire de leurs vertus

    Et la gloire de leurs vertus…

    Bien moins jaloux de leur survivre

    Que de partager leur cercueil,

    Nous aurons le sublime orgueil

    De les venger, ou de les suivre….

    Aux armes, citoyens !

    Formez vos bataillons

    Marchons, marchez

    Qu’un sang impur

    Abreuve nos sillons !

    vignette_fede  et à la fin, les Allemands gagnent

    Euro-2009 - Espoirs/Barrage retour - France-Allemagne 0-1
    A Metz (stade Saint-Symphorien), Allemagne bat France 1 à 0 (mi-temps: 0-0) - Allemagne qualifiée pour la phase finale (aller 1-1)
    Terrain: bon
    Temps: frais
    Eclairage: excellent
    Spectateurs: 15 000 environ
    Arbitre: M. Tagliavento (ITA)
     But:
    Allemagne: Höwedes (90)
    Avertissements:
    France: Sissoko (29), Benalouane (86)
    Allemagne: Boateng (24), Castro (90+2)
    Les équipes:
    France: Lloris - Danzé, Kaboul (Benalouane, 21), Bellaïd, Nzogbia - Cabaye (cap.) (Digard, 83), Matuidi, Sissoko - Rémy, Ménez (Nimani, 62), Mounier
    Sélectionneur: Erick Mombaerts
    Allemagne: Neuer - Beck, Schwaab, Höwedes, Boenisch - Boateng (Castro, 59), Polanski (cap.) - Schindler (Hennings, 86), Özil, Hunt (Kroos, 69) - Dejagah
    Sélectionneur: Dieter Eilts

    Et l'Allemagne a gagné à la fin.

    Douche froide pour les Bleuets : à Metz, hier, l'équipe de France espoirs a quitté la route menant à l'Euro-2009 en s'inclinant face à l'Allemagne. A la 90e minute.

    Metz est une terre de football.» A la veille de prendre place sur le banc de touche du stade Saint-Symphorien, Erick Montbaerts n'était pas en mesure de deviner que la cité mosellane pouvait aussi se révéler terre de désolation. Le sélectionneur des Bleuets l'a appris brutalement, hier, au terme d'une soirée copieusement arrosée. Il a suffi pour cela d'un coup de pied assassin du dénommé Höwedes : idéalement placé, le défenseur allemand de Schalke 04 crucifiait l'espoir tricolore en reprenant un ballon dévié par Hugo Lloris. Quatre-vingt dix minutes venaient de s'écouler. Dans sa chute, le temps emportait l'espoir tricolore dans sa crevasse.

    Les quelques instants de temps additionnel n'ont, en effet, rien changé à une affaire qui a longtemps paru bien engagée. Qualifiés à l'heure de pénétrer dans l'enceinte de Saint-Symphorien, les Bleuets l'ont quitté dépités. Le score encourageant et la manière avec laquelle ils avaient négocié la première manche du barrage, la semaine dernière à Magdebourg (1-1), les plaçaient pourtant dans une situation avantageuse. Qui se traduisait sur le terrain par un jeu libéré de tout complexe : Ménez (8e), puis Cabaye sur coup franc (17e) témoignaient de la volonté française de se mettre à l'abri d'une mauvaise surprise. Ils confirmaient aussi les propos de leur sélectionneur qui, la veille, avait clairement indiqué que ses joueurs n'étaient pas en mesure de se «contenter de gérer. Nous viendrons pour jouer.» Benalouane, entré en jeu à la place de Kaboul, y allait de sa tentative, mais sa frappe étai repoussée par la barre (35e).

    Occasions manquées

    Doucement mais sûrement, la crispation prit naturellement l'ascendant sur l'optimisme ambiant. Les Allemands le comprirent rapidement après la pause. Le jeu tricolore perdait de sa limpidité. Et lorsque celle-ci réapparaissait, la maladresse et l'imprécision venaient se mêler au scénario. Danze, seul face au gardien allemand, manquait l'immanquable, imité dans la foulée par le Niçois Rémy (78e). Sur le corner qui suivait, la tête signée Nimana était, elle, déviée du bout de la main par Neuer (79e). Et ce qui devait arriver.
    Poussés par les 15000 spectateurs de Saint-Symphorien, les Bleuets ne savaient pas encore qu'ils fonçaient droit vers la désillusion. Höwedes est venu leur signifier. En une fraction de seconde, le temps nécessaire pour envoyer le ballon dans les filets français, le défenseur allemand avait propulsé les siens à l'Euro 2009. Absents de la précédente édition, les Bleuets le seront à nouveau en Suède.
    Revenus de loin - ils avaient gagné le droit d'y croire grâce à leur place de meilleurs deuxièmes au terme de la phase de poules - les Espoirs ont terminé l'aventure en Moselle. Une terre de football, un sport où, c'est bien connu, l'Allemagne gagne toujours à la fin.

    La France battue par l'Allemagne 1 à 0…

    La France a été cruellement éliminée par l'Allemagne (0-1), d'un but marqué à la dernière minute alors qu'elle avait dominé, mercredi à Metz, et les Bleuets rateront l'Euro-2009 Espoirs pour la seconde fois d'affilée, après l'échec de la génération Benzema-Ben Arfa-Mandanda. Le football se joue à onze et les Allemands gagnent à la fin... Les joueurs d'Erick Mombaerts, brisés, méditeront longtemps la célèbre maxime de Gary Lineker. Ils pourront aussi réviser leur manuel d'efficacité, car ils ont eu une demi-douzaine de fois la qualification au bout du pied.

    Cruel ! Les Bleuets conduits par Erick Mombaerts ont été battus sur le fil mercredi soir, à Saint-Symphorien, par les Allemands sur un but de Höwedes à la 90e minute. Conséquence : les Espoirs sont éliminés de l'Euro 2009.

    (Site officiel FC Metz) : La course au Championnat d'Europe s'est arrêtée au Stade Saint-Symphorien pour l'équipe de France espoirs. Celle-ci a été éliminée par l'Allemagne, qui a inscrit l'unique but de la partie dans les derniers instants du match.

    Cruelle désillusion pour les espoirs français mercredi soir sur la pelouse de Saint-Symphorien. Ceux-ci pensaient bien cocher leur billet pour l'Euro après le match nul décroché en Allemagne (1-1) au match aller. Leur prestation au cours des 89 premières minutes légitimait d'ailleurs cette ambition. Mais la dernière a été fatale à la troupe d'Eric Mombaerts. L'Allemand Howedes y inscrivit l'unique but de la partie, synonyme de qualification pour les siens.

    Pourtant, la France avait eu les meilleures opportunités de marquer. Par Loïc Rémy, notamment, qui eut deux face à face avec Manuel Neuer. Mais à chaque fois, c'est le portier allemand qui sortit vainqueur du duel. Ce dernier repoussa même une frappe à bout portant de Benalouane puis une tête de Danzé. Les Allemands lui doivent une fière chandelle. Les Français, eux, devront méditer la leçon. Dominer n'est pas gagner !

    October 15

    Le stade de France mérite-t-il son nom ?Stade des sifflets parait plus approprié, non ?

    La petite phrase du jour : « Ce « stade de France » est tout sauf un stade français !...Qu’attendent donc les dirigeants pour délocaliser les matches de cette région parisienne qui ne mérite pas de recevoir l’équipe des Français ? »RMC ? une radio polémique et surtout négative, avec des talks shows animés par des frustrés aux surnoms évoquant plus des bandes de malfaisants que celle de serviteurs du jeu qu’ils devraient être…

    Un groupe qui a besoin d etre secoue2008

    (R.L.) : Pouliquen : «Un groupe qui a besoin d'être secoué»
    Derrière le masque des résultats du FC Metz, satisfaisants, Yvon Pouliquen décèle «un certain relâchement» de son équipe. État des lieux, lucide, de l'entraîneur messin.

    "On a peut-être encore un petit problème de confiance." Vous avez prononcé ces mots vendredi soir, après le match nul de votre équipe à Châteauroux. Avec le recul, pouvez-vous nous préciser votre sentiment ? «Au-delà du manque de confiance, que je ressens notamment à domicile, je crois qu'il y a peut-être un relâchement inconscient. Sans doute à cause des résultats, qui nous sont plutôt favorables. Au début du championnat, les garçons se posaient beaucoup de questions. Elles les aidaient à se mettre sous pression.»
    Vos joueurs ont donc besoin d'être en difficulté pour se donner véritablement ? «En quelque sorte. On l'a encore vu à Châteauroux. En seconde période, l'équipe fait vingt bonnes minutes, elle égalise et puis retombe dans l'approximation. Comme si on s'était du minimum.»
    La recette dans ces cas-là ? «Cela passe par un changement de discours, de méthode. Ils risquent de m'avoir sur le dos dans les semaines à venir.»
    Parallèlement à ce constat, il y a cette place de quatrième et ces vingt et un points accumulés jusqu'ici. A bien y regarder, tout ne va donc pas si mal. «Non, mais ce que nous avons réalisé en dix journées n'est pas une fin en soi. Je veux des joueurs qui aient envie de progresser. Or, je ne suis pas content de ce que j'ai vu contre Sedan ou à Châteauroux. Cela confirme ce que je pense, à savoir qu'une équipe qui a des résultats est toujours en danger. Avant Montpellier et Lens, nous avions perdu contre Boulogne. Cet élément, ajouté à la concurrence ? Plus forte à l'époque que ces dernières semaines, à cause du départ des internationaux, des blessés ? Nous a permis de livrer deux matches de bon niveau.»
    «Un jour, ça ne suffira plus»
    On imagine que vous en avez parlé aux principaux intéressés ? «Oui. Je sais que ce groupe a besoin d'être soutenu, mais il a aussi besoin d'être secoué de temps en temps. A l'intersaison, certains ont dit qu'ils avaient envie de jouer en Ligue 1, j'ai envie que ces propos se traduisent sur le terrain.»
    Vos joueurs ont-ils conscience de ne pas répondre à ce que vous attendez d'eux depuis quelques semaines ? «Sans doute, mais les résultats masquent peut-être un peu leur vision. Pour l'instant, ce qu'ils font suffit pour nous permettre d'avancer, mais un jour, ça ne suffira plus.»
    Inquiet ? «Franchement ? Non. Notre calendrier n'était pas facile, avec six déplacements en dix matches. Le nombre de points qui est le nôtre est plus que satisfaisant. Mais comme je le répète, cette équipe doit et peut mieux faire. Dans le jeu, elle manque de simplicité, de mobilité. Et aux fondations défensives, solides, que nous avons installées, il va falloir se pencher sur la qualité offensive. La campagne commerciale du club parle de "reconquête". Eh bien moi je veux des mecs qui y participent en ne lâchant rien. Evidemment, nous avons aussi besoin du public pour cela.»
    A ce sujet, n'êtes-vous pas frustré de ne pas voir davantage de supporters à Saint-Symphorien ? «C'est clair, on aimerait bien jouer devant plus de monde, mais je ne suis pas frustré. C'est logique. Avec ce qu'ils ont vécu ces dernières années, beaucoup de gens se sont détachés. A nous de les faire revenir.»

    France - Allemagne aujourd'hui à Saint-Symphorien

    Que l espoir demeure  Lloris je suis au service

    Que l'Espoir demeure !

     Match capital ce soir à Metz, pour les Espoirs d'Erick Montbaerts. Face à l'Allemagne, la France a l'occasion de décrocher son billet pour l'Euro 2009.

     « C'est pas la ligne droite de Longchamp non plus ! » Erick Montbaerts patientera avant d'acheter son Petit futé de la Suède. Dans sa besace, trimballée ces jours-ci du côté de la Moselle, le sélectionneur de l'équipe de France espoirs a surtout pris soin d'emmener le guide pratique du match couperet. Les Bleuets ont beau s'être rapprochés de la Scandinavie, vendredi dernier, au détour d'une première escapade plutôt bien négociée en Allemagne (1-1), il leur faut maintenant pousser les portes du sas d'embarquement établi à Saint-Symphorien. Là où tout est appelé à se jouer, ce soir, à partir de 19h.

    GROS PLAN

    D'autres sont passés par-là. Il y a douze ans, talents naissants, Letizi ou Pires pour ne citer que les régionaux de l'étape, avaient décroché leur billet pour les Jeux d'Atlanta sous les yeux de plus de 24 000 spectateurs (4-1). C'était face à l'Allemagne, déjà. Aujourd'hui, ils devraient être beaucoup moins nombreux à se presser autour du destin de la nouvelle génération d'Espoirs. Les tribunes messines enregistreront néanmoins leur plus grande affluence de la saison : hier, en fin d'après-midi, 13 000 places avaient, en effet, trouvé preneurs. L'enjeu n'en méritait pas moins : un billet pour l'Euro 2009 programmé en Suède.

    «Un moment de bonheur»

    Les tricolores ont mis une option dessus, en revenant de Magdebourg avec un résultat nul encourageant. «Mais à mes yeux, précise leur sélectionneur, cela ne change. Gérer le match ? Je ne sais même pas si nous en serions capables. Non, comme à l'aller, nous serons sur le terrain pour jouer et gagner.»
    Erick Montbaerts ne changera pas de recette. Pour répondre au style et à l'engagement allemand, le successeur de René Girard mise sur la capacité des siens à hisser leur niveau de jeu. «A l'aller, nous y sommes parvenus. Nous n'avons pas concédé beaucoup d'occasions. Nous avons été beaucoup plus adroits et supérieurs dans la maîtrise du ballon.» Il n'en faudra pas moins pour espérer sourire lorsque la nuit messine sera tombée.
    «La pression ? Non, vous n'arriverez pas à me faire dire que ce rendez-vous à Metz est autre chose qu'un événement sportif, agréable à vivre. C'est un moment de bonheur. Je vous le rappelle, il y a quelque temps, nous étions cuits.» Il a en effet fallu attendre un succès à Sarajevo, lors du dernier match de poule, pour voir l'espoir renaître dans le camp français.
    La victoire, le 9 septembre dernier, avait permis aux Bleuets de terminer parmi les quatre meilleurs deuxièmes et de participer aux barrages, au même titre que treize autres nations. Il n'en restera bientôt que sept. L'un d'entre-eux surgira ce soir de Saint-Symphorien. Metz ? A deux pas de la Suède.

    (Quotidien l’Equipe) : Espoirs à concrétiser

    Auteurs d’un bon nul en Allemagne (1-1), les Bleuets doivent valider ce soir leur ticket pour l’Euro suédois.

    Les talentueuses générations 1986 et 1987 disputeront-elles l’Euro l’été prochain en Suède ? Il y a deux ans, les Bleuets avaient échoué en barrages et manqué l’Euro 2007. Cette fois, après un match nul prometteur la semaine dernière en Allemagne, les joueurs d’Érick Mombaerts semblent sur la bonne voie. Reste à finir le travail, ce soir, à Metz.

    EN PASSANT PAR LA LORRAINE,

    la Suède n’est plus qu’à quatre-vingt-dix minutes. Ou un tout petit peu plus si les Espoirs français et allemands en terminent par le même score qu’à l’aller (1-1), ce soir, àMetz. Il y a cinq jours, à Magdebourg, des Bleuets solides ont à la fois rassuré et mis une petite option sur la qualification pour l’Euro 2009, qui aura donc lieu en Suède, du 15 au 29 juin.

    Vendredi soir, sur les bords de l’Elbe, Habib Bellaïd annonçait même y avoir déjà posé « un pied ». Il ne faudrait pas, cette fois, que l’autre ne veuille pas le rejoindre, comme cela avait été le cas à l’automne 2006, les joueurs de René Girard échouant au même stade de la compétition face à une équipe d’Israël pourtant bien moins réputée (1-1, 0-1). Le sélectionneur a changé en cours de route, plutôt sur la fin d’ailleurs, et on peut penser que l’ancien, remercié sans élégance, serait aussi parvenu a emmené ses Bleuets jusqu’à ces barrages, notamment grâce à l’effondrement surprenant de la Roumanie. Mais Érick Mombaerts, le successeur, a d’abord eu pour mission d’assurer le coup et, plus largement, de redonner des idées à une formation qui avait fini par en manquer cruellement.

    Mombaerts : « Une génération dorée » À l’aube d’une confrontation qui pourrait priver les somptueuses générations 1986 et 1987 d’une compétition digne de leur réputation, le nouveau technicien a d’ailleurs rappelé, hier, que ses joueurs devraient être « respectueux de la dynamique du jeu », avec un « état d’esprit et une organisation sans faille », sous peine, pour certains au moins, de ne jamais participer à un tournoi international. Et de ne pas « vivre une aventure humaine », comme le dit Didier Digard, de retour.

    Sans quatre éléments déjà retenus avec l’équipe de France A (Gourcuff, Benzema, Ben Arfa et Nasri, convalescent), mais susceptibles d’être rappelés pour un début d’été scandinave, Mombaerts n’hésite d’ailleurs pas à parler de « génération dorée ».

    « Mais je leur ai dit aussi qu’il faudrait que ce soit une génération qui se qualifie », a-t-il ajouté, non sans garder ses distances avec le passé récent. « Je n’ai pas de pression, précise-t-il. J’ai pris une situation en cours. Il ne peut nous arriver que du bon et je ne pensais pas que l’on serait capables de hisser notre niveau de jeu. »

    Depuis la claque reçue au pays de Galles (2-4) lors des qualifications, q u i f a i l l i t l e s m e t t r e K.-O., puis un amical déplacement en Espagne (0-2), les Bleuets ont enchaîné huit matches sans défaite (quatre victoires, quatre nuls ; 17 buts inscrits, sept encaissés), attestant d’une certaine prise de conscience et une maturité naturellement grandissante. « On sait que l’on revient de loin », rappelle Yohan Cabaye, le capitaine. Ce pari vaut bien Metz, qui s’apprête à vibrer pour ses Bleuets, puisque 20 000 personnes sont espérées, parmi lesquelles le président de la Fédération française, Jean-Pierre Escalettes, après un conseil fédéral qui aura phagocyté l’actualité. « On se sent vraiment ici chez nous car c’est une terre de football », s’est réjoui Érick Mombaerts. En cas de qualification, ce soir, il sera alors temps de se remémorer le dernier – et seul – succès des Espoirs français dans un Championnat d’Europe, il y a vingt ans. En 1988, les Bleuets d’aujourd’hui savaient à peine marcher…

    LES CLÉS DU MATCH

    MÉNEZ GARDE L’AXE. – Comme à Magdebourg, Jérémy Ménez occupera l’axe de l’attaque et Loïc Rémy le côté droit. En club, le nouveau joueur de l’AS Rome a plutôt l’habitude d’évoluer sur un côté (à gauche) et le Niçois devant le but. L’entraîneur des Espoirs estime cependant que Rémy est plus à même de répéter les efforts. Vendredi, les principaux décalages étaient d’ailleurs venus de lui, même s’il avait mal exploité quelques situations favorables.

    UNE CHARNIÈRE MARQUANTE.

    C’est une évidence, mais il faut la rappeler. Si les Français n’encaissent pas de but, ils seront qualifiés. Alors qu’Érick Mombaerts avait avoué quelques inquiétudes concernant notamment sa charnière centrale, au point de songer au départ à faire redescendre Didier Digard d’un cran, il a été rassuré en Allemagne (1-1) par sa paire Kaboul–Bellaïd, qui sera naturellement reconduite. Ce sont, en plus, les deux derniers buteurs des Espoirs…

    L’ALLEMAGNE CHANGE SES PLANS.

     – Dieter Eilts, le sélectionneur des Espoirs allemands, devrait sensiblement modifier son onze de départ après avoir reconnu la supériorité française dans le jeu à l’aller. Il doit aussi faire sans deux titulaires, Sami Khedira et Marko Marin, tous deux blessés. Castro et Polanski pourraient donc constituer la paire de milieux défensifs, à la place de Khedira et Kruska, pourtant capitaine à l’aller. Eilts devrait aussi transformer son 4-4-2 en 4-2-3-1 avec Toni Kroos, le grand espoir du Bayern Munich, au soutien de Hunt et Dejagah, buteur à Magdebourg, sur le côté droit à la place de Marin. – L. D. et F. L. D.

    Le milieu renouvelé

    Cabaye et Digard devraient remplacer Coutadeur et Sissoko, titulaires à l’aller, dans le milieu à trois instauré par Mombaerts.

    METZ

    À MAGDEBOURG, les Bleuets, bousculés en début de match, avaient fini par gagner la bataille du milieu, ne laissant que très peu d’espaces aux Allemands à la perte du ballon. Aujourd’hui, il ne devrait pourtant rester que Blaise Matuidi du trident aligné au match aller (Coutadeur-Matuidi-Sissoko). « Le copier-coller, ça ne marche pas ou rarement, explique leur entraîneur, Érick Mombaerts. C’est le problème du foot, c’est terrible… C’est tentant, mais il faut toujours réinventer quelque chose. »

    Matuidi sera accompagné à coup sûr de Yohan Cabaye et sans doute de Didier Digard, dans le même système, un 4-3-3. Cabaye-Matuidi- Digard, ce trio aura un rôle primordial pour bloquer la relance allemande et empêcher l’excellent Ashkan Dejagah de jouer entre les lignes comme à l’aller. « Si on les laisse sortir et prendre de la vitesse, ils deviennent très dangereux, avertit Digard. Avec ce système, on arrive à prendre le ballon plus haut, cela a très bien fonctionné à l’aller. »

    Chez les Espoirs, il s’agit d’une organisation récente puisque Mombaerts avait aligné, lors des deux derniers matches de qualification, contre Malte (5-0) et en Bosnie-Herzégovine (1-0), un duo Cabaye-Matuidi qui avait déjà la préférence de René Girard à la fin de son mandat. « Ce milieu-là nous permet de trouver un équilibre et une complémentarité presque parfaite et d’optimiser le rôle de Blaise (Matuidi), qui est exceptionnel à la récupération, commente Mombaerts. Avec ensuite Yohan (Cabaye), qui est plus créateur et qui est un peu déchargé de tout un travail obscur de récupération, et enfin un troisième élément qui assure les relais dans le jeu. »

    Mombaerts : « Yohan (Cabaye) a un petit plus »

    Capitaine des Espoirs, le Lillois retrouve logiquement son poste après la suspension qui l’a privé de la première manche, vendredi. « C’est le milieu de terrain polyvalent par excellence, commente Mombaerts, avec cette capacité à voir vite vers l’avant et cette qualité de passe dans les intervalles. Il marque aussi régulièrement. Sans dévaloriser Mathieu (Coutadeur), qui est un animateur extraordinaire dans le jeu court, Yohan a un petit plus dans la distribution, il voit un peu plus loin. » Cabaye va aussi retrouver une organisation qu’il connaît à la perfection. « C’est le même système qu’à Lille et le coach a les mêmes ambitions dans le jeu, je ne me sens pas perdu, dit-il. C’est un bon système, qui permet de bien défendre et de vite se projeter vers l’avant. » Sélectionné au départ comme défenseur, Didier Digard, lui, est redevenu un milieu, une fois Mombaerts rassuré sur l’état de forme de sa charnière défensive Kaboul-Bellaïd. Il était même attendu comme titulaire à l’aller, mais le sélectionneur lui avait préféré Sissoko, plus adapté, selon lui, pour contrer l’impact de l’Allemand Sami Khedira, forfait aujourd’hui. Cette fois, même si Mombaerts a laissé planer un doute sur l’identité du troisième élément de son milieu, l’ancien Havrais devrait bien débuter. Longtemps blessé, il n’a plus joué en Espoirs depuis près d’un an.

    il y a un diddident parmi vousequipe 

    Domenech : S'il n'en reste qu'un.

    Le parcours du sélectionneur des Bleus lui ressemble : déroutant. Souvent proche de la porte, mais toujours là, et pour quelques mois encore : Domenech dans toute sa splendeur.

    Au fond, un sélectionneur français nommé un 12 juillet est sans doute né sous une bonne étoile. Samedi, en début de soirée, son équipe menée de deux buts après trente minutes de match seulement en Roumanie, Raymond Domenech appartenait déjà au passé de la nation sportive. Ce matin, ce midi au pire, le même Raymond Domenech ressortira conforté dans sa mission par le Conseil fédéral, le gouvernement du football français, dont plusieurs membres s'agitaient encore en coulisses, la semaine dernière, dans l'espoir d'obtenir la tête d'un entraîneur dont ils doutent et d'un homme qu'ils exècrent. Une énième résurrection pour celui qui ne sait définitivement survivre que dans l'adversité, la controverse et l'impopularité : une bête politique élue à la tête de l'équipe de France sans même mener campagne. Rappel.2004, sa Victoire. En 2002, candidat à la succession de Roger Lemerre, Raymond Domenech intègre Laurent Blanc dans son projet, agite ses réseaux et part favori ; le Conseil fédéral, du moins le président d'alors, Claude Simonet, lui préfère Jacques Santini : moins effrayant, poussé par Jean-Michel Aulas, encouragé par Michel Platini. Deux ans plus tard, Domenech reste en retrait de la candidature isolée et médiatique de Laurent Blanc. Il se contente d'un document écrit et, surtout, du soutien d'Aimé Jacquet, soucieux de voir le poste revenir dans le giron de la Direction technique nationale. On ne dit pas non au dieu Jacquet. Le 12 juillet, Raymond Domenech est intronisé ; la veille, sa compagne Estelle Denis lui donne une fille qu'ils prénomment Victoire.2006, son salut. Le sélectionneur de la reconstruction a fini par voir revenir Zidane et par rappeler Thuram, un an après leur retrait : sans eux, la France partait pour ne pas se qualifier pour la Coupe du monde. Avec eux, plus un but magique de Thierry Henry à Dublin, et in extremis, la France obtient son billet pour l'Allemagne. Raymond Domenech reste pourtant un sélectionneur contesté. Pour calmer les ardeurs adverses, il songe à intégrer Alain Boghossian à l'encadrement des Bleus. Il renonce finalement, se dit que les joueurs emporteront l'adhésion, Vieira, Thuram, Makelelé, Henry, Zidane plus Ribéry l'emmènent effectivement en finale à Berlin. La défaite contre l'Italie est, à raison, attribuée à la sortie prématurée de Zidane sur un coup de tête, et Domenech sauve la sienne. C'est reparti pour deux ans.2008, son sauvetage. L'Euro est un fiasco : Domenech confirme sa propension à agacer par sa communication extravagante et, otage des derniers des Mohicans, très loin de ses rêves originels de reconstruction, il rate totalement sa gestion technique et tactique du tournoi. La France est éliminée dès le premier tour. Contre toute attente après un tel échec, le sélectionneur est conservé, appelle Boghossian à ses côtés, promet d'incarner le renouveau de l'équipe de France et de changer sa communication. Sa communication reste désastreuse, les Bleus perdent en Autriche. Avant le Roumanie-France, la semaine passée, Domenech adopte un inhabituel profil bas, l'équipe de France puise dans des ressources insoupçonnées pour inverser la tendance à Constanta (0-2, puis 2-2), les joueurs montent au créneau pour réclamer son maintien, les décideurs se rendent compte qu'il est difficile de changer un sélectionneur toujours susceptible de qualifier les Bleus pour la Coupe du monde, Domenech est sifflé au Stade de France hier soir et, sauf coup de théâtre, réélu aujourd'hui. Fort, très fort !

    Lloris : «Je suis au service»

    Il aurait pu garder les buts de l'équipe de France hier soir, il gardera finalement ceux des Espoirs, à Metz, contre l'Allemagne. Sans états d'âme ? «Pas le temps».

    Ce n'est pas exactement à Metz, dans un hôtel proche de la gare, qu'il pensait passer sa journée de mardi. Jusqu'à dimanche midi, Hugo Lloris se trouvait plus sûrement dans la peau du gardien des Bleus contre la Tunisie.

    INTERVIEW

    Erick Mombaerts en a décidé autrement, demandant à Raymond Domenech de soustraire le Lyonnais de sa liste. Du coup, Lloris défendra les chances des Bleuets, ce soir, à Saint-Symphorien.
    Comment avez-vous intégré votre changement de statut, de possible gardien des A contre la Tunisie à titulaire certain avec les Espoirs contre l'Allemagne ? «Jusqu'à dimanche après-midi, j'étais concerné par les A. Il n'y a rien d'autre à ajouter : je suis heureux d'être là et jouer avec les Espoirs reste un honneur.»
    Sans état d'âme ? «Mais je n'ai pas eu le temps d'avoir des états d'âme. Je me suis préparé tranquillement et sereinement à retrouver les copains et je me suis aussitôt fondu dans le collectif. Une fois que je tire un trait, j'ai cette capacité à passer à autre chose. C'est un match important, décisif, ça aide. Il s'agit d'un challenge intéressant, pour moi et pour l'équipe. La transition n'est pas difficile.»
    Difficile pourtant de ne pas se dire que vous auriez probablement joué, contre la Tunisie. «Les A n'ont rien à voir avec cette décision. J'étais sélectionnable avec les Espoirs, j'ai finalement été sélectionné et, je le répète, je retrouve des copains. Je suis au service des Espoirs, point.»

    «Je ne me prends pas la tête.»

    Avez-vous déjà affronté l'Allemagne en sélection ? «Oui, deux fois, avec les dix-huit ans puis à l'Euro des 19 ans. Deux victoires.»
    Avez-vous vu le match aller vendredi dernier, et qu'en avez-vous pensé ? «J'ai vu des extraits. Une belle performance, au terme d'une véritable bataille. Un bon résultat pour nous, mais il ne faut pas s'endormir là-dessus. L'avantage d'un tel score est d'obliger les Allemands à se découvrir.»
    Les Français partent-ils favoris avec ce score de un partout à l'aller ? «Ce n'est pas aussi simple. Les Allemands doivent se livrer, car ils comptent un but de retard au coup d'envoi (à 0-0, la France est qualifiée au bénéfice du but inscrit à l'extérieur). L'idéal serait de se mettre assez vite à l'abri pour nous rendre la tâche plus facile mais, avec l'Allemagne, il ne faut pas trop y compter. C'est une équipe très physique, capable de se projeter vite vers l'avant, avec des joueurs adroits sur coups de pied arrêtés.»
    Erick Mombaerts vous rappelle pour la plus-value que vous pouvez apporter. Vous sentez-vous flatté, obligé ? «Je ne me prends surtout pas la tête avec ça. Je suis là pour jouer, et donner le meilleur de moi-même. Encore une fois, je me prépare tranquillement.»

    COUPE DE LA LIGUE

    La réintégration du PSG devant le Conseil d’État

    Le Conseil d’État doit examiner aujourd’hui l’appel de la FFF qui conteste la réintégration du Paris-SG en Coupe de la Ligue, une compétition dont le club avait été initialement exclu après l’affaire de la banderole anti-Ch’tis. Le 22 août dernier, le juge des référés du tribunal administratif avait donné gain de cause au PSG et l’avait réintégré. La FFF a ensuite saisi le Conseil d’État.

    Depuis, les Parisiens ont disputé les 16es de finale de l’épreuve et se sont qualifiés pour le tour suivant en éliminant Monaco au stade Louis-II (1-0), le 24 septembre. Interrogé hier par l’AFP, Pascal Wilhelm, l’avocat du PSG, s’est voulu confiant : « Il n’y a pas de motifs à ce jour qui viennent changer l’analyse du juge des référés. »

    October 14

    comptez-moi, bleuets...

    bessatilnyapassdequestionsaseposer

    (Site officiel FC Metz) Vincent Bessat : il n’y a pas de questions à se poser

    En donnant un ballon décisif à Papiss Cissé pour l’égalisation messine, Vincent Bessat a matérialisé sa progressive montée en puissance. S’il n’est pas encore à 100% physiquement, le gaucher a déjà fait le plein de détermination.

    Vincent, que s’est-il passé au cours de la première période vendredi à Châteauroux ?
    Vincent Bessat : « Nous sommes bien rentrés dans le match au cours des premières minutes. Mais dès que notre adversaire a haussé le ton, nous avons fléchi. Dans les duels, nous étions moins présents, le ‘deuxième ballon’ nous échappait systématiquement. Pourtant, nous n’avons pas concédé beaucoup d’occasions et ‘Tof’ (Marichez) n’a pas eu beaucoup de choses à faire. Mais avec un peu de réussite, sur une frappe détournée, les Castelroussins ont réussi à marquer et ce au plus mauvais moment, juste avant la mi-temps. »
    Quel a été le discours d’Yvon Pouliquen à la pause ?
    V.B. : « Le coach nous a dit qu’il fallait montrer plus d’envie, que nous devions être plus agressifs dans la conquête du ballon car notre adversaire avait pris l’ascendant au cours de la première période. Nous avons su nous ressaisir immédiatement. En jouant plus simplement, nous avons retrouvé nos enchaînements. Après l’égalisation, nous aurions même pu marquer un second but mais il nous a manqué un peu de réussite. Nous restons invaincus à l’extérieur, c’est tout de même positif. Il ne faut pas croire non plus que nous allons gagner partout. »
    Personnellement, comment vous êtes-vous senti au cours de ce match ?
    V.B. : « A l’image de l’équipe, j’ai manqué ma première mi-temps, j’ai perdu beaucoup de ballons… Heureusement, le seconde a été meilleure. Ce ballon décisif à l’intention de Papiss Cissé m’a fait du bien. Je commençais à être impatient. J’occupe un poste où l’on me demande d’apporter offensivement. Je sais que les chiffres sont importants. On juge souvent là dessus, il faut donc avant tout être efficace. Physiquement, je suis encore un peu limite. Je n’ai pas quatre vingt dix minutes dans les jambes, surtout à l’extérieur où on a tendance à faire davantage d’efforts défensifs. Mais je sens que je monte doucement en puissance. »
    Votre blessure au dos est intervenue au plus mauvais moment, juste avant la reprise de la compétition. Comment avez-vous vécu cet épisode ?
    V.B. : « Je me suis aperçu que le football tenait parfois à pas grand chose. Certes, au départ, le coach comptait sur moi. Mais après cette blessure, il aurait très bien pu ne pas me réintégrer dans son groupe. Son équipe tournait bien, on pouvait donc penser qu’il n’avait pas spécialement besoin de mon concours. En tout cas, j’estime que j’ai de la chance d’être revenu aussi vite. Je ne voulais pas que cette histoire traine en longueur. »
    Vous n’aviez jamais évolué en Ligue 2 jusqu’à cette saison. Comment jugez-vous ce championnat par rapport au National et à la Ligue 1 ?
    V.B. : « Nous sommes beaucoup plus proches du National que de la Ligue 1. On me l’avait souvent dit mais aujourd’hui, je mesure la différence. J’ai la sensation qu’il est plus difficile en Ligue 2 de développer son jeu qu’à l’étage supérieur. Dès qu’on a le ballon, il y a toujours quelqu’un pour venir vous presser. En Ligue 1, c’est beaucoup plus fermé dans les trente derniers mètres mais on a davantage de liberté pour combiner au milieu de terrain. A côté de cela, il y a beaucoup moins d’individualités en L2. Les attaquants, par exemple, ont besoin de plus d’opportunités pour marquer que ceux du dessus, qui font parfois basculer le match sur une demi-occasion. Dans ce championnat, nous avons une carte à jouer. Le seul adversaire dont nous devrons nous méfier, c’est nous-mêmes. »
    Pour finir, un point à l’extérieur n’est bon que si l’équipe gagne dans la foulée à domicile. Comment abordez-vous ce match contre Bastia ?
    V.B. : « Nous sommes chez nous, il n’y a pas de question à se poser. Ce n’est qu’en remportant nos matches et en faisant le spectacle que nous parviendrons à faire revenir les gens au stade Saint-Symphorien. Si nous voulons figurer dans le haut du tableau, il faut aborder chacune de nos rencontres à la maison avec pour seul objectif la victoire. Bien sûr, nous ne pourrons pas non plus gagner à chaque fois. Mais il ne faut pas y penser, à domicile il n’y a pas à calculer. »

    edfquercia2008  quercia

    France –Allemagne : Julien Quercia est confiant

    Natif de Thionville, l’attaquant de l’AJ Auxerre Julien Quercia est le seul Mosellan de l’équipe de France espoirs. Il espère bien fouler la pelouse de Saint-Symphorien contre l’Allemagne, après avoir manqué le match aller.

    Julien, quel sentiment éprouvez-vous à l’idée de venir à Saint-Symphorien ?
    Julien Quercia : « Cela fait toujours plaisir de repasser par sa région ! Ce stade, je le fréquentais quand j’étais tout petit, notamment lors de l’année que j’ai passée au FC Metz en poussins. Mon père m’y emmenait. C’était l’épopée des Pouget, Pires, je crois aussi avoir vu joué Isaïas. Et puis il y a eu la saison 1997-1998, dont tout le monde se souvient. Il est même possible que j’aie assisté au France – Allemagne espoirs de 1996. J’en ai un vague souvenir car j’étais jeune. Je ne suis né qu’en 86… »
    Quel regard portez-vous sur le FC Metz depuis Auxerre ?
    J.Q. : « Le club vit une période difficile, il navigue entre deux divisions. En Ligue 1, l’équipe ne parvient plus à se stabiliser et en Ligue 2, elle paraît trop facile. Dommage qu’il n’y ait pas une division entre les deux ! C’est dommage, en tout cas, et j’espère que le club parviendra à se maintenir plusieurs saisons d’affilée s’il a le bonheur de remonter à nouveau à l’issue de la saison en cours. »
    Connaissez-vous des joueurs de l’effectif actuel ?
    J.Q. : « Oui, Nicolas Farina, avec qui j’ai évolué à Florange en Benjamins. Nous possédions une belle équipe ! Une saison, nous avions notamment été sacrés champions de Moselle. Cela nous avait valu de jouer un match en lever de rideau d’États Unis – Allemagne, au Parc des Princes, lors de la Coupe du Monde 1998 ! Au mois de juin dernier, notre coach de l’époque a organisé un petit match amical entre tous les « anciens », c'était très sympa. La plupart de mes ex-coéquipiers ont toujours un un bon niveau, même si nous sommes les deux seuls à jouer en pro. »
    Quelle analyse faites-vous du match aller en Allemagne ?
    J.Q. : « Ce fut très difficile au début, nous n’étions pas à notre niveau sur les vingt premières minutes de jeu. Nous avons ensuite repris nos esprits et retrouvé nos sensations. Nous sommes heureux d’avoir pu égaliser très vite après l’ouverture du score. Ce but à l’extérieur nous met dans de bonnes dispositions. La fin de partie était plus à notre avantage et nous nous sommes procurés d’autres occasions sans parvenir à marquer. C’est tout de même de bonne augure pour le match de mercredi. »
    Comptez-vous sur l’appui de vos supporters pour remporter cette partie ?
    J.Q. : « Bien sûr, nous espérons vraiment que les gens seront derrière nous, qu’ils apporteront un peu de folie à la rencontre et que nous saurons leur rendre. En Allemagne, le stade était bien garni et a soutenu son équipe. A Metz, il faudra faire mieux qu’eux ! »