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    November 30

    Face à face avec… Malick Diop

     

    Mieux vaut avoir affaire à Malick Diop au cours d’un face à face oral que sur un terrain de football. Le doyen de l’effectif messin s’est prêté au jeu des questions-réponses aujourd’hui. Avec le sourire, comme d’habitude.

    Ton avis sur…
    Le ballon d’or, attribué à Cannavaro…

    « Pour ce trophée, on pense toujours aux milieux offensifs ou aux attaquants. Ce sont eux qui font de beaux gestes, qui construisent les plus belles actions. Nous, défenseurs, nous ne sommes pas nés pour faire ces gestes-là. Je pense qu’il le mérite. J’espère que cela continuera comme ça, que d’autres joueurs à vocation défensive seront de nouveau honorés. C’est dommage, maintenant je suis trop en fin de carrière pour l’avoir ! »

    Le drame survenu après la rencontre PSG – Tel Aviv…
    « Cela me fout les boules que ce genre de choses arrive. J’ai toujours considéré que le football, tout comme les autres sports, était fait pour procurer du plaisir aux gens. Lorsqu’on en arrive à ce stade, je me demande où est le plaisir. On est à l’opposé de la vocation du sport. C’est dur pour la famille de la victime. J’espère au moins que cela servira de leçon à tout le monde. »

    Le dopage dans le sport, dans le football…
    « Il y a deux joueurs par équipe qui se font contrôler après chaque rencontre. Cela m’étonnerait que certains s’amusent à essayer de passer entre les mailles du filet. Au cours de ma carrière, je n’ai pas vu de performance qui pouvait laisser supposer qu’un joueur avait pris quelque chose. De toutes façons, personnellement, j’estime que cela ne doit pas exister. Il n’y a rien de mieux que le naturel. Moi, je sais que ce que je fais, c’est Malick et rien ni personne d’autre ! »

    Du tac au tac…
    Le plus chambreur du vestiaire ? « Julien Cardy. »
    Celui qui tombe le plus ? « Julien François. Il accentue les fautes. Dès qu’on le déséquilibre un peu, il fait tout un cinéma. Mais il faut dire qu’il le fait bien. Tant que l’arbitre siffle pour nous, ça va ! »
    Celui qui met le plus de coups ? « Daniel Bocandé. »
    Le plus sérieux ? « Franck Béria. Julien Cardy aussi, même si il chambre. Et puis, tu peux me mettre aussi si tu veux. (rires) »
    Le plus fashion ? « Laurent Agouazi et ‘BG’, Ludovic Obraniak. Ces deux-là, ils aiment trop les fringues. »
    Celui qui se pomponne le plus après les séances ? « Daniel Gomez. Il reste des heures devant la glace. »
    Le plus mauvais perdant ? « Malheureusement, je suis obligé de choisir à nouveau Julien François ; il y a Cardy aussi. Ce sont ‘les deux Julien’ en fait. »
    Celui qui triche ou qui met des semelles dans le dos pour gagner ? « … on revient toujours au même ! »
    Le pire défaut de Julien François, ton camarade de chambre en déplacement ? « Il aime trop la télé et son portable. C’est télé - téléphone avec lui. Quand il parle doucement, ça va. Mais des fois, je suis obligé de me lever pour baisser le son du poste autrement je ne peux pas dormir. »
    Ton activité principale en déplacement ? « La sieste. Et les DVD. »
    Ton émission de télé préférée ? « L’équipe du dimanche. »
    Le dernier disque que tu as acheté ? « Un disque sur le Coran. Autrement, le dernier album que j’ai acheté, ça doit être Johnny ou Cabrel, c’est dire ! Je ne prends que des compilations. J’en ai une de RNB en ce moment. »
    Le dernier film que tu es allé voir ? « J’ai du aller deux ou trois fois au cinéma en 10 ans. »
    Ton meilleur souvenir de match ? « La finale de la Coupe de France avec Lorient, au Stade de France. Au moment où j’ai pris la Coupe dans les bras, elle m’appartenait ! C’était à moi ! »
    Et le pire ? « L’élimination de la Coupe du Monde 2002 en quart de finale contre la Turquie, sur un but en or. »
    L’adversaire qui t’as le plus impressionné ? « C’est un partenaire, Pascal Feinduno. Il est extrêmement doué techniquement. »
    Ton plus gros défaut ? « Je suis trop gentil. »
    Ta plus belle qualité ? « Je suis trop gentil (rires). Non, en fait, à tous les niveaux, je pense d’abord aux autres qu’à moi. »
    Le joueur que tu aurais aimé affronter ? « Zinedine Zidane. Il n’était pas là lorsque nous avons joué contre la France en 2002 malheureusement. »
    Le club dans lequel tu rêves de jouer ? « Bordeaux. »
    Pourquoi ? « J’ai toujours été supporter de Bordeaux, depuis que je suis tout petit. En fait, cet attachement remonte au jubilé d’Abdoulaye Gueye. C’était un match avec Bordeaux, j’avais huit ans, j’ai rencontré Jean Tigana et le club m’avait offert un maillot. Mon père travaillait à la fédération sénégalaise, je pouvais approcher les joueurs. C’était le tout premier maillot d’équipe française que je recevais. Depuis, ça m’est resté. »
    Le premier gros cadeau que tu t'es fait avec ton premier salaire ? « J’ai offert un collier en or à ma mère. »
    Si tu n’avais le droit d’emmener qu’un seul objet sur une île déserte, ce serait ? « De l’eau. »
    Tu rencontres Dieu et il est d’accord pour répondre à une seule de tes questions, que lui demandes-tu ? « Est-ce que c’est possible qu’il n’y ait plus aucune guerre, plus aucun attentat, plus aucun crime dans le monde ? »
    La question qu’on ne t’a jamais posée et que tu aimerais qu’on te pose ? « Vas-tu apporter quelque chose au football après ta carrière de joueur ? »
    Et la réponse donc ? « Ah oui ! Que du positif ! »

    Discret mais sans complexe

     

     Eloigné des terrains depuis la mi-octobre, le défenseur messin Pascal Delhommeau voit doucement s'approcher l'heure de son retour.

     

    Jamais un mot plus haut que l'autre. Pascal Delhommeau, cent quatre-vingt-dix centimètres sous la toise, est comme ça. Réservé diront les uns, silencieux diront les autres. Harnaché à la frontière de la timidité, son propos ne s'entiche d'aucune fantaisie. Tout juste d'un sourire, discret, il va de soi, lorsque vous lui demandez ce que lui inspire la situation de son club formateur, le FC Nantes: "Je n'ai pas trop envie d'en parler... J'espère juste qu'ils s'en sortiront. C'est un club qui mérite de rester en Ligue 1." Défense de s'épancher. Sa verve, l'ancien nantais, converti à la cause messine à l'intersaison, la consacre essentiellement au terrain. Un domaine où son effacement naturel a appris à se taire. Onze matches sous le maillot grenat, neuf titularisations. Correct. Mais aurait pu mieux faire, assurément, sans cette blessure venue mettre un coup d'arrêt à l'envol de l'ancien canari.

    Vendredi 13 octobre. A Saint-Symphorien, le FC Metz empoche sa neuvième victoire face à Créteil (2-0). Pascal Delhommeau, lui, suit la fin de rencontre du banc de touche. Déchirure à la cuisse droite pour l'un des joueurs les plus utilisés, jusqu'alors, par Francis De Taddeo. La tuile. Et une seule réponse à apporter: "La patience. Dans ces cas-là, c'est vraiment la chose la plus importante.> Son expérience lui a déjà donné l'occasion d'en éprouver les vertus: "Quand j'étais à Nantes, j'ai traîné une blessure pendant plus de six mois, à la suite d'une simple béquille...> Rien de tout ça aujourd'hui. Le numéro 4 voit déjà la fin du tunnel. Francis De Taddeo confirme: "Il fera peut-être un match ou deux avec l'équipe réserve. Après, il n'est pas impossible qu'il rejoue à l'occasion de la Coupe de France, ou à Istres."

    "Son métier avant tout"

    L'entraîneur messin ne cache d'ailleurs pas satisfaction à l'idée de retrouver son numéro 4. "L'équipe a toujours besoin de lui.> Francis De Taddeo, qui le côtoie au quotidien, ne peut que confirmer: "C'est un garçon hyper réservé, mais avec qui il fait bon bosser. Pascal Delhommeau fait son métier avant toute chose." Et le fait bien au passage. Sans fioriture, mais avec une rigueur suffisamment convaincante pour avoir réussi à imposer sa grande silhouette au cœur du dispositif messin.

    Arrivé en Moselle après huit saisons passées sous le maillot nantais, utilisé avec une très grande parcimonie au cours de la dernière par Serge Le Dizet, Pascal Delhommeau s'était laissé charmer par le challenge de la remontée. "C'est un nouveau départ", disait-il le 4 juillet dernier, quelques semaines avant son premier rendez-vous grenat à Gueugnon. Un autre se profile. Aux côtés de Jérémy Moureaux, le préparateur physique, depuis le début de la semaine, Delhommeau a déjà commencé à préparer ses bagages.

     

    Ludovic Obraniak fer de lance

     

    Né le 10 novembre 1984 à Longeville-lès-Metz. Milieu de terrain. 1,71 m pour 68 kg. Entraîneur: Francis De Taddeo. Formé au club. En contrat jusqu'en 2007.

    Palmarès: vainqueur de la Coupe Gambardella et champion de France junior en 2001; demi-finaliste de la Coupe de la Ligue en 2003.

     

    Révélation? Libération? La vérité se situe sans doute à mi-chemin. Inconnu, Ludovic Obraniak a cessé de l'être il y a bien longtemps. La saison passée, le nom du milieu de terrain figurait déjà, bien placé, sur la liste des joueurs les plus sollicités par Joël Muller. Trente-et-une apparitions (trente-et-une titularisations) sous le maillot messin... Jusqu'à cette sentence officialisée le 13 mai, le reléguant, lui et son club, à l'étage du dessous. Certains en ont profité pour faire leurs adieux à Saint-Symphorien. L'enfant de Longeville-lès-Metz a décidé de rester. Un peu par esprit de revanche, Ludovic Obraniak ne s'en est jamais caché.

    "Faire remonter Metz en Ligue 1.> L'objectif tracé, il lui a fallu aiguiser un tempérament dont il n'avait peut-être jamais pu donner l'exacte mesure. Les changements opérés à l'aube de la saison nouvelle lui ont ouvert la voie. Et de fil en aiguille, sous l'impulsion de Francis De Taddeo et d'un vestiaire revenu à des valeurs oubliées, Ludovic Obraniak s'est imposé comme l'un des fers de lance de la renaissance messine. Capitaine dans l'âme: "C'est un homme de caractère. Il n'a peur de personne. Et il n'hésite jamais à prendre ses responsabilités, dit de lui son nouvel entraîneur. Quand il prend le ballon, on sent qu'il va se passer quelque chose.> Pas étonnant que son nom revienne avec insistance, ces temps-ci, à l'évocation du prochain mercato... "Cette agitation ne m'atteint pas, tranche l'intéressé. Nous nous sommes fixé un but commun, nous avons envie d'y parvenir, ensemble."

    "Dans l'ombre"

    Ses vingt-deux bougies soufflées le 10 novembre, Ludovic Obraniak a retrouvé ce plaisir après lequel lui et quelques autres avaient couru, en vain, de juillet 2005 à mai 2006. Le plaisir? Un élément essentiel à l'épanouissement d'une détermination depuis toujours reconnue. Par ses coéquipiers, et par le public, aussi. "Il y a quelque chose de fort entre lui et les spectateurs, reconnaît Francis De Taddeo. Ludo s'en nourrit d'ailleurs."

    "La saison passée, j'étais peut-être dans l'ombre de certains joueurs plus expérimentés, au même titre que Franck Béria, Laurent Agouazi... Maintenant, nous avons plus de responsabilité, c'est important. J'ai la chance d'être entouré par des partenaires qui me font confiance et qui me laissent beaucoup de liberté." Saint-Symphorien ne s'en plaindra pas. L'ensemble fonctionne plutôt bien.

     

    Grenoble en bref

    Le FC Metz se déplace à Grenoble ce week-end pour le compte de la 18ème journée de Ligue 2. La rencontre est retransmise sur l’antenne d’Eurosport à 16 heures. L’occasion pour nous de présenter le ‘GF38’.

    Le club
    Le « Football Club de Grenoble » a été créé en 1892. Ce n’est pourtant qu’après la seconde guerre que le football s’est développé à Grenoble. La section professionnelle a en effet vu le jour en 1951. Depuis, le « FC Grenoble » a changé six fois de noms mais n’a goûté à la première division qu’à deux reprises, dans les années soixante. L’arrivée récente d’un groupe d’investisseurs japonais a fait gonfler le budget du GF38 ainsi que ses ambitions. Le club espère désormais atteindre l’élite du football français dans les années à venir.

    Le stade
    Stade Lesdiguières
    126 Cours de la Libération à Grenoble
    Capacité : 11.900 spectateurs (dont 8533 places assises)

    Site internet
    http://www.grenoblefoot38.fr

    Effectif
    Gardiens : Wimbée, Cattier, Bayiha
    Défenseurs : Alphant, Jabi, Néva, N’Ganga, Pelé, Robin, Sankharé, Stinat, Vivian
    Milieux : Belghazouani, Coulibaly, Dja Djedje, Gianni, Juan, Kamissoko, Menassel, Sarr, Yanev
    Attaquants : Akrour, Chapuis, Giroud, Kermorgant, N’Diaye

    Transferts
    Départs : Caillas (Greuther Fürth, ALL), François (Metz), Grau (Troyes), Oguro (Torino, ITA)
    Arrivées : Pouliquen (entr.), Juan (Monaco), Robin (Ajaccio), Wimbée (Metz), Yanev (CSKA Sofia, BUL), Chapuis (libre), Dja Djedje (Paris SG), Sarr (Saint-Etienne, p.), Jabi (Lens, p.)
    p. : prêté

    Derniers résultats
    J17 : Bastia 0-0 Grenoble
    J16 : Grenoble 5-1 Reims
    J15 : Libourne 2-1 Grenoble
    J14 : Grenoble 1-1 Caen
    J13 : Istres 3-0 Grenoble
    Forme du moment : DNDVN

    Matches à venir
    J18 : Grenoble – Metz
    J19 : Dijon – Grenoble
    J20 : Grenoble – Niort
    J21 : Guingamp – Grenoble
    J22 : Grenoble – Châteauroux

    Classements
    Domicile : 5ème avec 21 points : 6 victoires, 3 nuls et aucune défaite ; 19 buts marqués, 8 encaissés.
    Extérieur : 12ème avec 6 points : 1 victoire, 3 nuls et 4 nuls ; 6 buts marqués, 11 encaissés.
    Général : 5ème avec 27 points : 7 victoires, 6 nuls et 4 défaites ; 25 buts marqués, 19 encaissés.

    Meilleur buteur
    Akrour, 5 buts

    Dernière opposition
    Metz 1-0 Grenoble
    Stade Saint-Symphorien, le 9 mai 2003, 36ème journée de L2
    But de Niang (73°) pour Metz.
    Les équipes :
    Metz : Agassa – Bah, Morisot, Marchal, Borbiconi – D’Amico, Walter, Proment (cap.), Frutos (puis Jager, 58e) – Niang (puis Becas, 80e), Adebayor. Entraîneur : Jean Fernandez.
    Grenoble : Debes – N’Diaye, Hatchi, Courtin, Weber – Ravaux, Abdessadki (puis David, 45e), Periatambée (cap.), François (puis Camacho, 84e) – Malm (puis Aristouy, 45e), Rojas. Entraîneur : Alain Michel.

     

    Trois questions à… Gregory Wimbée

    Ancien portier des Grenats, Gregory Wimbée évolue désormais au ‘Grenoble Foot 38’. Quelques jours avant ses retrouvailles avec Metz, il a accepté de répondre aux questions de D !rect FM. Voici un court extrait de l’interview.

    Gregory, vous êtes arrivé à Grenoble cet été. Comment se passent vos débuts sous ce nouveau maillot ?

    Gregory Wimbée : « Nous avons réussi un bon début de saison. Nous avons remporté nos cinq premiers matches à domicile tout en réussissant également des résultats positifs à l’extérieur. Ensuite, il y a eu ce passage difficile de six matches avec 3 points sur 18 possibles. Depuis, cela va un peu mieux. Nous avons largement battu Reims (5-1) puis réalisé un nul à Bastia et assuré notre qualification en Coupe de France. Cela va un peu mieux en ce moment. »

    Quel regard portez-vous sur le parcours de votre ancien club, le FC Metz ?

    G.W. : « Il réalise quelque chose d’extraordinaire. Je crois qu’un tel parcours ne s’est jamais vu depuis que la L2 est à 20 clubs. Je me rappelle qu’avec Lille, sous la direction d’Halilhodzic, nous étions partis très forts également mais ils sont en train de battre ce record. Ils sont efficaces défensivement et offensivement. En début de saison, j’avais passé une semaine au sein du groupe. Cela ne suffit pas pour se rendre compte de tout mais on sentait qu’il y avait quand même un état d’esprit différent. Je pense que le recrutement a été habilement fait et que les joueurs qui sont restés ont retenu les leçons de la saison passée. L’état d’esprit est irréprochable et l’effectif allie la qualité et la rigueur. Avec ces deux ingrédients, c’est plus simple. Ensuite, ils ont pris confiance en gagnant les premiers matches. Pour les avoir vu jouer souvent, leur place est amplement méritée. »

    Grenoble pointe actuellement à 15 points des Grenats. La montée est-elle toujours d’actualité pour vous ?

    G.W. : « Le groupe japonais (ndlr : la firme ‘Index Corporation’) est venu dans l’optique de faire monter en L1. Mais on ne construit pas un club de L1 comme ça en deux saisons. Cela prend du temps. Je pense qu’il faut nous projeter à moyen ou à long terme. Dans l’immédiat, l’objectif est de finir à une meilleure place que l’an dernier. On voudrait pouvoir terminer ce championnat dans les 7, 8 premiers. »

    LIGUE 2 : GF38 / METZ
    L'avant-match...

    Le 29/11/2006

    Le Stade Lesdiguières s’apprête à vivre une fabuleuse après-midi dimanche 3 décembre à partir de 16 heures. Le Grenoble Foot 38 rencontre le leader, actuellement incontesté, de la Ligue 2 Orange : Metz….


    Rien ni personne ne semble pouvoir stopper la marche en avant du FC Metz. Relégué de la Ligue 1 la saison dernière, le club lorrain semble bien parti pour réaliser un intermède d’une seule saison en Ligue 2. Leader incontesté du championnat, défait une seule fois cette saison face à Reims, le groupe constitué par Francis De Taddéo semble être « l’arme fatale » de cette Ligue 2 version 2006/2007.

    Un groupe qui réussit l’alchimie entre nouveaux arrivants (comme Julien François) et joueurs du club, comme le sont les deux gâchettes offensives Babacar Gueye (N°11) et Papiss Djemba Cissé (N°1afffolent toutes les défenses qu’ils rencontrent et comptabilisent déjà 17 réalisations depuis le début de la saison. Un effectif complet et homogène qui, par le niveau d’engagement physique et de jeu qu’il pratique, trouve à chaque rencontre la solution pour ne pas connaître la défaite.

    Le onze alpin est averti et aura 90 minutes pour enrayer la belle mécanique messine. Si le FC Metz, de part sa position de leader, part favori avant la rencontre, le GF38 se présentera dimanche en sérieux outsider. Un rôle que les hommes d’Yvon Pouliquen apprécient tout particulièrement et qui leur demandera d’imposer leur jeu sans commettre la moindre erreur.

    Comme à l’accoutumée, les coéquipiers de Matheus Vivian se préparent cette semaine avec une extrême rigueur afin d’atteindre leur objectif. Car le onze alpin a conscience de son potentiel et de sa capacité à gagner quelque soit l’adversaire du jour.

    Un désir que le public grenoblois partagera certainement en encourageant son équipe afin de la transcender et la pousser vers la victoire.

    Tout le monde sur le Pont

    L’effectif mosellan est presque au complet pour le déplacement de ce dimanche à Grenoble. Si Roy Contout, Pascal Delhommeau ou Dino Djiba sont encore un peu justes, les blessés légers de la semaine sont bons pour le service. La dernière alerte en date concernait Papiss Cissé. Gêné à un genou, le Sénégalais ne s’était pas entraîné hier. Il était de retour aujourd’hui et sa participation au match de Grenoble n’est pas remise en cause. Laurent Agouazi, qui souffrait d’un coup reçu lors à l'entraînement, en est aujourd’hui remis et peut frapper sans retenue.
    La séance matinale de jeudi s’est terminée dans la bonne humeur par un exercice de coups de pieds arrêtés. Francis De Taddeo craint les aptitudes que son adversaire montre dans ce domaine depuis le début de l’année. « Ils ont de très bons tireurs et des joueurs de tête possédant de bons gabarits. Ce sera sans doute l’une des clés du match », a glissé l’entraîneur messin.

     

     

     

     

     

     

     

     
    November 29

    Du monde au portillon

    Du monde au portillon

    Tous trois titularisés face à Torcy, Wilmer Aguirre, Laurent Lanteri et Momar N’Diaye ont chacun réussi le doublé. Et par la même occasion, prouvé qu’on pouvait faire appel à eux. La concurrence existe bel et bien à la pointe de l’attaque messine.

    En raison de l’implacable efficacité du duo Gueye-Cissé, ils avaient très peu joué jusqu’alors. Quelques minutes pour Aguirre et Lanteri, des bouts de match et une titularisation pour N’Diaye. Comme des chats sortis de leur cage, les trois attaquants messins se sont défoulés sur la modeste équipe de Torcy (DHR) ce week-end. Le Péruvien a été le premier à sortir ses griffes, marquant son premier but en Grenat lors d’une rencontre officielle. Bonheur identique pour Lanteri qui lui a immédiatement emboîté le pas. « Sur un corner, explique ce dernier, Julien François tente une frappe qui me parvient à la suite d’un cafouillage. Je profite de l’aubaine pour marquer. Le second but, c’est un ‘caviar’ de Momar… » Le généreux donateur se mue à son tour en buteur quelques instants plus tard. « Je venais de manquer deux ou trois belles opportunités, se rappelle le Sénégalais. J’avais besoin de marquer pour retrouver la confiance. Il y a eu un coup franc bien placé. Julien Cardy et Laurent Agouazi étaient prêts à le tirer mais ils m’ont laissé car je le sentais bien. C’est passé et cela m’a libéré. Ce but m’a certainement permis de marquer le second dans la foulée. »

     

    « Sans concurrence, on ne peut pas travailler »


    Un petit dernier pour Aguirre et le compte est bon. Trois fois deux qui font six. Seul Cardy s’est invité au banquet du trident offensif déployé par Francis De Taddeo. Les trois larrons ont donc admirablement mis à profit cette opportunité de montrer qu’ils étaient des titulaires potentiels. Et permis à Metz de se qualifier, accessoirement. Lanteri : « Même s’il ne s’agit pas d’un match de Ligue 2, c’est toujours bon de marquer. Nous avions la liberté de permuter sur les actions offensives tant que nous assurions le replacement défensif. C’est agréable d’évoluer aux côtés de Momar et Wilmer qui sont deux joueurs qui courent beaucoup et font pas mal d’appels. Nous n’avons pas eu besoin de temps d’adaptation. Nous avions des automatismes grâce aux séances d’entraînement et aux matches de CFA. »
    Car, bien qu’inédite en équipe fanion, cette association de bienfaiteurs n’est pas née à Torcy. José Pinot l’avait déjà inaugurée en championnat à Levallois (victoire 1-0) ; puis reconduite face à Algrange, lors d’un match amical où Lanteri avait brillé (5 buts marqués pour une victoire 7-1). « Cela nous a facilité la tâche, reconnaît N’Diaye. J’ai toujours eu de bonnes sensations lorsque j’ai évolué avec Laurent et Wilmer. Nous nous sommes trouvés sans problème. Jouer le match en entier m’a fait du bien. Ces derniers temps, j’ai souvent été appelé en fin de match. Dans ces cas-là, on veut rentrer immédiatement dedans, il faut défendre, courir partout. On ne fournit pas les mêmes efforts et j’avais tendance à perdre un peu ma lucidité à vouloir trop prouver. En 90 minutes, j’ai pu mieux me mettre dans le rythme. Nous avons montré que même si nous ne sommes pas titulaires en L2, nous avons du jus et pouvons apporter quelque chose à l’équipe. La décision finale revient au coach. Mais au moins, maintenant, il sait qu’il peut compter sur nous. » S’il ne sera pas toujours facile de l’accepter pour les différents protagonistes, la concurrence tourne désormais à plein tube dans le secteur offensif avec ces trois retours en forme. Lanteri, prêté par Monaco une saison dans le but d’augmenter son temps de jeu, en accepte l’augure. « Je savais en arrivant qu’il y avait pas mal d’attaquants au sein de l’effectif. Actuellement, Cissé et Gueye n’arrêtent pas de marquer. On ne va quand même pas le leur reprocher. » N’Diaye, qui, après une titularisation à Caen, avait accumulé les bouts de match, va plus loin : « Sans concurrence, on ne peut pas travailler. Bosser avec l’envie de se faire une place au sein de l’équipe, c’est cela qui nous fait progresser. Désormais, j’espère avoir davantage de temps de jeu mais je sais que cela ne tient qu’à moi d’y arriver. » Les prétendants au poste ne sont pas animés de mauvaises intentions, ‘Babs’ et Papiss peuvent donc continuer à dormir sur leurs deux oreilles. Mais certainement pas se reposer sur leurs lauriers.

    Ludovic Obraniak absent

    Double dose en ce jour de reprise pour les Grenats. Ludovic Obraniak, malade, est resté chez lui. Laurent Agouazi, qui a pris un coup à Torcy, a été ménagé de même que Momar N’Diaye et Malick Diop, qui ont été dispensés de la deuxième séance de la journée. Rien de grave pour chacun d’entre eux mais ces quelques petits écueils pourraient inciter le staff messin à déprogrammer la seconde séance de mercredi après-midi pour laisser leurs garçons recharger les accus.

     

    D'une actualité à l'autre

    Le championnat, la Coupe de France... Jalonné par les succès de son équipe, le quotidien de Christophe Marichez n'est pas resté imperméable à l'écho des graves incidents survenus à Paris la semaine dernière.

    Je n'ai pas senti de tension particulière. On s'est fait chambrer lorsque nous sommes rentrés sur la pelouse, c'est vrai, mais ça arrive tous les week-ends. Il n'y a rien de bien méchant là-dedans." Annoncé à risques, le matin même dans les colonnes de la presse locale, Torcy - Metz s'est déroulé sans anicroche. Samedi, tout avait été d'ailleurs mis en œuvre pour qu'il en soit ainsi. Cars de CRS et maîtres chiens déployés aux abords du complexe du Frémois, long cordon d'agents de sécurité à l'intérieur même du stade... Tout cela en fond de tableau d'un 7e tour de Coupe de France. Triste, désolant. Mais logique, aussi, dans un contexte où esprit de fête et principe de précaution ne vont désormais plus l'un sans l'autre.

    Deux jours plus tôt, aux portes de la Seine-et-Marne, Paris offrait son champ à une explosion de violence. Ouverte au Parc des Princes autour d'un ballon, la soirée de ce jeudi 23 novembre s'était achevée dans la confusion générale et dans la panique semée par une bande de hooligans. Dans le sang aussi. PSG - Tel-Aviv: un mort sur le bitume de la capitale. L'événement a marqué les esprits. Celui du capitaine messin n'a pas échappé à l'écho. L'homme: "Ça me touche, évidemment. C'est terrible de voir ce qu'un match peut engendrer. Et ça m'interpelle aussi en tant que père de famille.> Le footballeur: "Notre sport finira par payer les pots cassés, c'est sûr.> Les mesures annoncées aux lendemains de cet énième fait divers? "Je ne sais pas... Interdire l'accès du stade à certains individus, c'est nécessaire. Mais au bout du compte, on ne fera que déplacer le problème. Ceux qui veulent se castagner iront le faire ailleurs. Quoi qu'il en soit, sur ce match, il y a peut-être eu des lacunes. Des alertes n'ont sans doute pas été prises en compte."

    Difficile, après tout ça, d'enchaîner sur le quotidien messin, d'évoquer la belle santé du leader, sa qualification pour le 8e tour de la Coupe de France... Christophe Marichez s'y emploie. Avec un tact dont on soupçonnerait volontiers l'innocence: "Nous ne sommes pas arrivés à Torcy en disant "c'est nous les leaders"... On a respecté nos adversaires, ils nous ont respectés. Et le match s'est très bien passé." Ou comment ramener le débat à l'essentiel. Respect. Titulaire depuis le coup d'envoi de la saison, nommé capitaine à l'aube du championnat, Christophe Marichez s'est affirmé parmi les gardiens de valeurs autrefois négligées sur la pelouse de Saint-Symphorien.

    Sur celle-là, et plus généralement sur toutes celles de Ligue 2, Marichez et ses coéquipiers ont récolté de quoi nourrir l'optimisme grenat. "Mais ce n'est pas fini>, prévient Christophe Marichez. Grenoble, dimanche, Strasbourg, vendredi prochain: deux rendez-vous importants attendent les Messins. Le premier face à une "équipe qui réalise un bon parcours>, le deuxième pour "un derby attendu". Ce soir-là, face aux Alsaciens, un parfum de Ligue 1 taquinera les tribunes de Saint-Symphorien. "Je ne sais pas si on peut dire ça... Mais c'est vrai, si nous venions à nous imposer, on réaliserait un bon coup."

     

    Agouazi en solo

    Lundi, en repos. Mardi, au boulot: à six jours de leur déplacement à Grenoble - pour l'avant-dernier match de la phase aller - les Messins ont eu droit à deux séances d'entraînement. Remis de son angine, Franck Béria en a profité pour faire son retour dans le groupe de Francis De Taddeo, tout comme les blessés de la semaine dernière (Daniel Gomez, Milan Thomas, Dino Djiba et Manuel Corrales).

    Les absents du jour. Malade, Ludovic Obraniak a été laissé au repos. Laurent Agouazi, lui, s'est contenté d'un travail en salle: le numéro 10 messin ressent une douleur à la cheville consécutive à un mauvais coup reçu samedi sur le terrain de Torcy, en Coupe de France. Il devra probablement patienter jusqu'à la fin de semaine pour retrouver ses coéquipiers.

     

     

    Tirage au sort du 8eme tour de Coupe de France.

    Yannick Noah et Aimé Jacquet ont effectué mercredi, au siège de la Caisse d'Epargne à Paris, le tirage au sort du huitième tour de la Coupe de France. Le petit Poucet, Ostwald, accueillera Strasbourg (L2).  

    Les rencontres se dérouleront les samedi 16 et dimanche 17 décembre 20

    Ligue 2 contre CFA
    Metz (L2) - Villemomble Sport (CFA)

    Lors de Villemomble Sport contre le CSCC de Cayenne au tour précédent. Ils ont gagné 4-1 mais en jouant a 11 contre 10 dès la 2e minute puis a 11 contre 9 en début de seconde mi-temps. A 11 contre 11 ils n’auraient pas été sûrs de passer. Ils ne paraissent pas être des foudres de guerre mais ils pratiquent un assez bon jeu collectif mais rien de bien méchant et pas vraiment d’individualités ; il ne faudra pas les sous estimer quand même. Au milieu ils ont un joueur d'origine maghrébine assez truqueur et provocateur (son nom est BEN NAJAH Foued), qui a été a l'origine des 2 expulsions. Sinon on peut noter que ce club est entrainé par Alain M'Boma, le frère de Patrick, et qu'ils sont 1ers de leur groupe de CFA.


    CFA 2 contre Division d’Honneur
    Laon (CFA 2) - Thionville (DH)
    Forbach (DH) - Amnéville (CFA 2)


     Villemomble Sports. Section Football


    Siège social : Parc municipal des sports Georges Pompidou 106, rue de Neuilly, 93250 Villemomble. Tél et Fax : 01 48 54 15 66
    Président : M. Gérard VIVARGENT
    Autres responsables :
    - M. Victor PEZZALI, président d'honneur
    - M. Primo AMELLI
    - M. Patrick LIMSALE
    - M. Roland CERTON
    - M. Jean PAILLER

     
    Historique : Première section de Villemomble Sports à être créée en 1922, V.S. Football est le club le plus ancien de son niveau en région parisienne, où il évolue depuis 1969 en division d'Honneur du Championnat de Paris. L'année 1977 lui voit disputer les 16e de finale de la Coupe de France devant l'OGC Nice et en 1990, l'équipe première remporte la Coupe de la Seine-Saint-Denis. En 1996, le club est 2e du Championnat de Paris division d'Honneur, vainqueur de la Coupe de la Seine-Saint-Denis, vainqueur de la coupe Francilienne. Depuis cette date, le club joue les tout premiers rôles dans cette division.

    Vie de l'association : Les jeunes sont accueillis à partir de six ans. Une école de football permet aux jeunes joueurs de pratiquer leur sport favori tous les mercredis après-midi au parc municipal des sports Georges Pompidou (106, rue de Neuilly à Villemomble).

     

    UN PEU D ' HISTOIRE DE CE CLUB

    L’association est fondée le 20 octobre 1921 puis inscrite au journal officiel du 16 décembre 1921 sous la dénomination de "Villemomble - Sport, Société municipale d'Education Physique et de Préparation Militaire". Les statuts ont été plusieurs fois modifiés, le 6 mars 1968 et le 12 décembre 1986,  pour prendre le nom de " Villemomble - Sports ".Le Parc municipal des Sports " Georges POMPIDOU " fut construit en 1965.M. COULON créé une école de Football en 1933.M. Léon Pierre CHAUMERGER a été le premier promoteur de la section foot et a consacré ses loisirs à animer les équipes dont il avait la charge. M. Jean FABRE, dont il a été capitaine de l'équipe, a fondé avec M. Victor PEZZALI, l'école de jeunes en 1962.M. Victor PEZZALI est une légende pour nous. Membre de l'association depuis 1947 il fut un très grand joueur, animateur de l'école de Football, entraîneur, directeur sportif et président de la section Foot depuis 25 ans. M. HEURTAUX, fut président de la section  Football de 1949 à 1976.

    Effectif :

    GARDIENS : EBOUE Joêl NDIGI Pascal

     DEFENSEURS : AKABLA Michel ATTOUMANI Ben Ahmed BAMBA Mohamed BENNAI Brahim DEPRI Ange KHODABUCCUS Yohan PENEL Steeve REYAL André TAGBA Jean-Claude THETIER Aymeric YAMOU Théodore

     MILIEUX:  BEN NAJAH Foued BEZEME Serge CAMPION Nicolas DIAKITE Silly DO NOVO Yannick MEDJEBEUR Souiga MOREIRA Carlos NKAKE William

     ATTAQUANTS : BEAUVUE Kevin DURAND Dimitri NOEL Pierrick YATABARE Mustapha

     

     

    November 28

    Metz, avenir en marche

     

    Le FC Metz anticipe l'ouverture du mercato. Les discussions avec les joueurs libres en fin de saison sont engagées.

    Rien n'est fait, explique Joël Muller, mais nous sommes pour l'instant en situation de retrouver la Ligue 1 dans quelques mois. Aujourd'hui, nous sommes donc déjà amenés à réfléchir et à anticiper la saison prochaine." A deux journées de la fin des matches allers, à trois manches de la trêve hivernale, des questions commencent à poindre du côté de Saint-Symphorien. Avec une insistance qui, arrivée imminente du mercato oblige, ne manquera pas de gagner en intensité dans les jours et les semaines à venir. Le directeur sportif ne dit pas autre chose. L'avenir du FC Metz est bel et bien en marche. Ses fondations solidement installées - matérialisées par son statut actuel de leader - esquisser la suite des plans de l'ouvrage s'impose désormais à l'agenda de ses dirigeants.

    "Nous n'avons pas à agir dans une quelconque précipitation. L'essentiel, dans un premier temps, est de mener à bien ce qui a été réalisé depuis le début du championnat.> Les priorités sont recadrées. Joël Muller tempère l'urgence. Ne la néglige pas. En situe une partie. Suivez son regard: Franck Béria, Sébastien Renouard et Ludovic Obraniak. Ces trois joueurs seront en fin de contrat à l'issue de l'exercice en cours. Partiront? Partiront pas? "Nous, nous souhaitons les conserver au sein de l'effectif. » Clair. Comme la suite du propos du directeur sportif, attestant que "les négociations sont déjà engagées."

    Après Strasbourg

    Pas un mot, évidemment, sur l'avancée de ces discussions. Leur contenu devrait occuper une large place dans l'ordre du jour de la "réunion technique" programmée après le match de Strasbourg du 8 décembre, dans les bureaux de Saint-Symphorien. Entre bilan de première partie de saison et perspectives, la question de l'effectif d'un prétendant à l'élite sera inévitablement abordée. D'ici-là, certains de ces chapitres auront peut-être avancé. Ou pas...

    "J'ai pris l'habitude de ne pas faire de promesses sans être certain de pouvoir les tenir, indique pour sa part Carlo Molinari. Il y a des choses qui ne dépendent pas que de nous. Demain, nous pouvons recevoir une offre invraisemblable, ou simplement intéressante, pour un joueur, qui sait? Ce que je peux dire, en revanche, c'est que nous ferons tout pour aller au bout avec notre effectif." Ludovic Obraniak y compris? "Nous nous sommes rencontrés, nous sommes en pleine discussion. Je suis persuadé qu'il a envie de contribuer à notre retour en Ligue 1." Et à la suite?

     

    Les résultats du week-end (25-26/11/2006)

    L'équipe réserve était au repos ce week-end. Les 18 ans ont surclassé Louhans Cuiseaux assez largement et les 16 ans sont sortis vainqueurs du derby face à l'ASNL de justesse.

    CFA : Metz 9-0 Amnéville (amical)

    18 ans : Metz 6-1 Louhans Cuiseaux
    Buts de Biaudet (45°, 63°, 78°, 88°) et Bong (53°, 56°)
    Entraîneur : Olivier Perrin
    Pour son retour à la compétition, Maxime Biaudet a fait faire. Il a infligé à Louhans Cuiseaux un quadruplé, entrecoupé par un doublé de Gaétan Bong. La décision s’est faite dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, quand Biaudet repris un coup-franc d’Anastasowa pour le 1-0. La suite fut plus tranquille pour les Grenats, dont la domination ne tarda pas à se concrétiser au tableau d’affichage dès le retour des vestiaires. Et à prendre une certaine ampleur au cours du second acte.
    Metz est 2ème avec 41 points : 8 victoires, 4 nuls et 1 défaite ; 31 buts marqués, 16 encaissés.

    16 ans : Metz 2-1 Nancy
    Buts de Pjanic (18°) et Bourgeois (79° sp)
    Entraîneur : Jean-Robert Faucher
    La détermination messine a été la plus forte ce week-end. Les garçons de Jean-Robert Faucher recevaient Nancy après une amère défaite face à Magny. Pourtant, les meurthe-et-mosellans ouvrirent la marque d’entrée de jeu sur un contre (0-1, 5°). Mais Metz eut la bonne idée de réagir dans la foulée. Et Pjanic de faire parler son jeu de tête sur un coup de pied arrêté (1-1, 18°). Il fallut toutefois attendre la fin de partie pour voir les locaux prendre les devants. Un penalty obtenu par Metanire fut converti par Bourgeois (2-1, 79°). Metz faisait ainsi une bien belle affaire.
    Metz est 3ème avec 26 points : 5 victoires, 2 nuls et 2 défaites ; 16 buts marqués, 6 encaissés.

    14 ans fédéraux : Amnéville 0-2 Metz
    Entraîneur : Denis Schaeffer
    Metz est 1er avec 32 points : 7 victoires, 2 nuls ; 30 buts marqués, 4 encaissés.

    Autres résultats
    15 ans honneur : Metz B 1-2 Thionville
    13 ans honneur : Metz B 8-0 Petite Rosselle
    13 ans honneur régionale : Vigy 0-7 Metz C

     

    November 27

    De Taddeo: "J'ai confiance en mes joueurs"

     

     Son billet pour le 8e tour de Coupe de France en poche, Metz renfile son habit de leader. A trois journées de la trêve, Francis De Taddeo s'attarde sur la perspective du mercato...

     

    Que peut-on retenir d'une victoire aussi large que celle remportée par votre équipe à Torcy? "La qualification. Malgré le score final, ce n'était pas aussi simple... Ce sont des matches compliqués à préparer. Vous ne savez rien de votre adversaire... Et personne n'est à l'abri d'un moment de relâchement. Dans ce genre de confrontation, une équipe peut sans le vouloir s'autoriser à bafouer ce qui fait son autorité, que ce soit au niveau de la générosité, de la solidarité ou de l'impact physique. J'avais mis les joueurs en garde. Ils ont reçu le message. Nous n'avons pas surestimé Torcy, nous les avons pris comme il fallait, avec sérieux."

    * A l'exception de quelques éléments, Metz alignait une grosse partie de ses titulaires habituels. Vous n'avez pas cédé à la tentation d'aligner une équipe B... "Non. Nous ne prenons pas pour ce que nous ne sommes pas. Cette façon de faire, c'est une partie de notre identité, sur laquelle se bâtit notre réussite."

    * Retour au championnat, dès dimanche à Grenoble. Dans quel état d'esprit abordez-vous la dernière ligne droite de l'année? "Il y a quelques semaines, nous disions que l'idéal serait d'arriver à la trêve avec le même écart par rapport à nos concurrents directs. Nous restons dans cette optique. Il ne faut pas se relâcher maintenant, sous peine de voir nous échapper ce que nous avons patiemment construit jusque-là. Oui, ce serait vraiment dommage de faire un faux pas aujourd'hui."

    * Le titre de championnat d'automne, vous y tenez? "C'est anecdotique. Ce qui compte, c'est la montée."

    * Poursuivre sur le même rythme jusqu'à la trêve vous offrirait de nouvelles garanties à ce sujet... "Je n'en sais rien. Le mercato va arriver, le championnat va évoluer, c'est clair. Certaines équipes vont en profiter pour se renforcer. Nous, nous devons anticiper et rester attentifs à ce qui va se passer. Comme je l'ai déjà dit il y a quelques jours, nous ne prendrons personne. Maintenant, j'espère que nous garderons tous nos joueurs."

    * Vous en doutez? "Non, je n'ai aucun doute personnel. Mais je n'ignore pas que certains de nos joueurs sont convoités. Mon rôle est de les mettre en garde, d'inviter chacun à bien peser le pour et le contre. Nous vivons une saison exceptionnelle, il faut en être conscient, que ce soit au niveau de la complicité, de notre tenue de route en championnat. En quinze ans de carrière, on ne connaît pas beaucoup de saisons comme celle-là. Ce contexte doit leur donner envie de terminer le travail. Et je pense sincèrement que les garçons sont dans cette approche."

    * Mais vous restez vigilant... "Oui, il le faut. Le danger est récurrent chaque année, à pareille époque. Les exemples d'équipes ayant vu leur projet s'écrouler à cause du départ de certains joueurs ne manquent pas... Quoi qu'il en soit, je reste serein et j'ai confiance en mes joueurs. Ils sont capables de faire la part des choses."

     

     

    D'un match à l'autre. Hier: décrassage pour les joueurs de Torcy - Metz, sauf pour Laurent Agouazi et Ludovic Obraniak (soins). Aujourd'hui: repos. Demain: reprise de l'entraînement (9h30).

    Les trois prochains matches. Dimanche 3 décembre (16h): Grenoble - Metz (18e journée); vendredi 8 décembre (20h30): Metz - Strasbourg (19e journée); vendredi 22 décembre (20h): Istres - Metz (20e journée). Entre-temps, 8e tour de Coupe de France (16 ou 17 décembre contre un adversaire désigné mercredi par le tirage au sort).

    A l'infirmerie. Thomas, Gomez, Mangane, Obraniak, Agouazi.

     

     

     

    Metz bat Nancy: 2-1

    Metz: Pjanic (17'), Bourgeois (80' sp).

    Nancy : Futacs (5').

    METZ. Dès la 5', Da Costa s'engouffre dans la surface et centre pour Futacs qui reprend en force. Le ballon finit sous la barre et Nancy mène déjà 1-0. Les Messins sont tout près d'égaliser trois minutes plus tard : à la suite d'un cafouillage, le ballon finit dans les pieds de Zimmer mais la frappe du Messin est trop croisée. Les Mosellans continuent mais il manque quelques centimètres à Bourgeois (11'). Les Grenats finissent par égaliser à la 17' grâce à Pjanic qui reprend un corner d'une tête puissante et imparable.

    Nancy réagit sur coup franc mais la frappe de Da Costa, relâchée par Delle, est dégagée sur la ligne par Reydel. Le match va alors nettement tomber en intensité. Les Messins se créent encore une belle occasion juste avant la mi-temps mais la frappe de Metanire trouve le poteau de Pillot. Après la pause, Metz domine mais ce sont les Nancéiens qui se créent les meilleures occasions mais ni Aydin (52'), ni Da Costa (61') ne trompent la vigilance de Delle.

    Puis, à dix minutes de la fin, Metanire rentre dans la surface et s'écroule. L'arbitre n'hésite pas un instant et c'est Bourgeois qui trompe Pillot en le prenant à contre-pied. Les visiteurs sont KO et ne se créent plus d'occasions. Ce sont même les Messins qui manquent le break par Bourgeois (87').

     

    Beau retour de Biaudet FC METZ - LOUHANS-CUISEAUX: 6-1

     

    Mi-temps: 1-0. Buts pour FC Metz: Biaudet (45e, 63e, 78e, 88e), Bong (53e, 56e), pour Louhans-Cuiseaux: Famery (69e).

    Après un premier quart d'heure difficile, le coach messin Olivier Perrin effectuait un changement tactique passant d'un 3-5-2 au départ à un 4-2-3-1. Les choses s'arrangeaient pour les jeunes messins qui récupéraient alors le ballon plus haut et se créaient bon nombres d'occasions par Nativel qui trouvait la barre, Aribi ou encore Biaudet. La délivrance arrivait dans les arrêts de jeu de la première période. Anastassowa tirait un coup franc repris victorieusement par Biaudet (1-0; 45e).

    Sur une faute de relance, Bong récupérait et d'une frappe croisée inscrivait le deuxième but de son camp (53e). Metz était dominateur. Aribi éliminait trois adversaires et offrait à Bong la balle du 3 à 0 (56e). Les joueurs de Louhans se retrouvaient à dix et les Messins poursuivaient leur marche en avant. Aribi, côté droit, centrait pour Biaudet seul au centre pour le 4 à 0 (63e).

    Louhans continuait toutefois à jouer et Famery, passé entre les deux défenseurs centraux mosellans, sauvait l'honneur de son équipe d'une pichenette (4-1; 69e). Biaudet, intenable, profitait d'une contre-attaque pour aller fixer le gardien et réaliser le triplé (5-1; 78e). Le même Biaudet, dont c'était la rentrée après plusieurs mois d'absence, parachevait le festival de buts messins en réussissant la copie conforme de son but marqué dix minutes auparavant (88e). Les Messins remportent ainsi une belle victoire 6 à 1 face à Louhans.

     

     

     

     

     

     

     

    November 26

    Metz évite le piège

     
     
    Télécharger la BA de Grenoble-Metz....En bonne qualité, c'est ici! :

     Pour écouter la fin du match de Coupe de France entre l'US Torcy et le FcMetz ainsi que les commentaires et analyses d'après match de Carlo Molinari télécharger ce MP3(audio): http://dl-3.free.fr/52616e646f6d49565337cf5e2de1355c053f57877e8845d3fec5a39357be0419/Torcy-Metz.mp3

     

    TORCY. Le FC Metz n'a pas connu la même galère qu' Istres (Ligue 2), sorti par Chambéry (DH). Samedi, les troupes de Francis de Taddéo se mesuraient à Torcy (division d'Honneur régionale), club dont les 16 ans nationaux affrontent régulièrement Metz et Nancy en championnat sur la pelouse du stade du Frémoy. Gueye et Cissé (9 et 8 buts en ligue 2) annoncés dans la presse locale comme titulaires sont sur le banc et leurs remplaçants vont faire le métier. Un premier ballon est bien remisé par Agouazi pour la recrue péruvienne Wilmer Aguirre qui, au second poteau, fait trembler les filets d'une reprise de la tête (8'). Suite à un coup de pied arrêté, l'ancien monégasque Laurent Lanteri, à bout portant, ne laisse aucune chance d'un tir puissant au portier Lançon. Les remplaçants de luxe de Cissé et Gueye mettent tout de suite les choses au point. Dans les tribunes, les 1200 spectateurs n'y croient plus. La seule et unique chance de but des Seine-et-Marnais arrive à la 35' : Charlèry expédie un bolide largement à côté des buts de Christophe Marichez. « Notre goal a su capter les tirs lointains de Torcy. Cette équipe était très compacte dans l'axe et nous avons choisi de passer sur les ailes. En seconde période, fatigués et relâchés, les locaux ont subi. Forcément, nous sommes satisfaits d'avoir passé ce tour car chaque match de coupe est délicat », souligne Francis de Taddéo.

    La seconde période permettra à Aguirre et Lantéri de réaliser le doublé, tandis que Momar N'Diaye va faire en deux minutes des misères aux Torcéens, en marquant aux 77' et 78', dont un coup franc somptueux aux 20 m qui a nettoyé la lucarne de Lançon. Pour parachever le succès messin, Julien Cardy, l'ancien toulousain et le 3e buteur du club en ligue 2, expédiait un missile du gauche de 25 m, laissant pantois Lançon. 7-0 au final et une belle fête pour Torcy, ravi d'avoir affronté le leader de ligue 2. Un leader sérieux qui voudra aller chercher une 14e victoire en championnat sur la pelouse de Grenoble.

     

    Metz ne néglige rien

     

    Les Messins ont réussi leur entrée en Coupe de France, hier, en s'imposant logiquement face aux amateurs de Torcy. 0-7, score final...

     

    Le rêve amateur aura résisté neuf petites minutes. Le temps pour Wilmer Aguirre d'inscrire son premier but officiel sous les couleurs messines. L'attaquant péruvien courait après sa première titularisation, le septième tour de la Coupe de France la lui aura offerte. Sur un plateau d'argent. Celui-là même sur lequel le leader a donc fait son apparition dans la compétition. S'ils voulaient entretenir la dynamique du succès dans laquelle ils sont maintenant engagés depuis le 29 juillet, les Messins ne pouvaient en effet pas mieux trouver que Torcy, modeste club de Division d'honneur régional.

    Que retenir de ce qui n'aura finalement été qu'un semblant de confrontation? Le score? 7-0. Anecdotique, ou presque. Mais "la qualification", oui, enjeu premier de ce déplacement en Seine-et-Marne. Sorti sans gloire des sentiers de la Coupe de la Ligue par un de ses "concurrents" en championnat, Créteil, Metz a entretenu une autre perspective que celle offerte par son quotidien en Ligue 2. Et la manière avec laquelle celle-ci a pris corps, hier sur la pelouse du stade du Frémois, a sans doute offert quelques motifs de satisfaction à Francis De Taddeo. A chercher notamment dans le registre offensif. Le duo Babacar Gueye - Papiss Cissé momentanément mis en veille, l'entraîneur messin avait laissé à d'autres le soin de briser le frêle suspense qui pouvait entourer l'issue de la partie. Et de surprise, il n'y eut pas. Wilmer Aguirre, Laurent Lanteri, Momar N'Diaye tous trois titulaires au coup d'envoi, ont tour à tour saisi l'opportunité qui s'offrait à eux de se rappeler au bon souvenir de leur entourage. Au final: un doublé pour chacun d'entre-eux, le tout conclu par une septième réalisation signée Julien Cardy, quelques instants avant l'extinction des projecteurs.

    Rigueur, sérieux, application. Utilisés à bon escient, jusqu'à présent, sur les terrains de Ligue 2, les ingrédients de la réussite messine ont eu autant d'efficacité dans le contexte particulier de la Coupe de France. Aidés, il est vrai, par l'indigence d'un adversaire dont le seul mérite aura été de ne "pas chercher à fermer le jeu", comme le soulignait Francis De Taddeo au coup de sifflet final. Du malheur de Torcy, Metz a fait son bonheur. Un de plus, qui n'aura de raison d'être que dans la suite qui lui sera réservée au tour prochain. Jusque-là, d'autres rendez-vous attendent le leader. Un délicat déplacement à Grenoble, en premier lieu, dimanche prochain. Une occasion, peut-être, de vérifier la portée d'un autre des bénéfices accordés par la parenthèse torcéenne, qui a aussi permis à Francis De Taddeo d'épargner les organismes de certains de ses joueurs. Pour ceux-là, la pause est finie. Et pour tous les Messins, la lutte recommence.

     

    "Une bonne soirée"

     

    Francis De Taddeo (entraîneur du FC Metz): "On est qualifié, on ne choisit pas toujours la manière. Notre première mi-temps a été assez difficile... Ca reste une bonne soirée: certains ont pu en profiter pour se remettre dans le rythme et d'autres pour souffler un peu."

    Carlo Molinari (président du FC Metz): "Nous avons une confirmation supplémentaire du bon état d'esprit de cette équipe. Les joueurs ne lâchent rien. Ils sont venus ici pour se faire plaisir et pour gagner, ils y sont parvenus."

    Jean-Pierre Damont (président de l'US Torcy): "La victoire messine est logique. Le score un peu lourd peut-être? Dommage que nous n'ayons pas réussi à sauver l'honneur. C'est comme ça. La fête a été belle et le comportement des uns et des autres, joueurs, spectateurs, remarquable. Maintenant, je souhaite bonne chance aux Messins pour la suite. Et qu'ils retrouvent surtout la Ligue 1."

     A suivre...Grenoble!
    En attendant le tirage au sort du prochain tour qui aura lieu mercredi, les hommes d’Yvon Pouliquen vont bénéficier de deux jours de repos bien mérités avant d’attaquer mardi la préparation de la réception de Metz, le dimanche 3 décembre à 16h à Lesdiguières…

     

     

     

     

     

    November 25

    Metz bat US Torcy 7 à 0....

    -90ème minute, (match terminé) septième tour de la Coupe de France :Metz 7, Torcy 0 :

    (2ème minute, sur corner)but de Aguirre de la tête (1 à 0 )

    et but sur corner (23ème minute) Lanteri (intérieur pied gauche)(2 à 0 )

    Doublé de Lantéri, sur une passe de Wilmer Aguirre à la 65ème minute

    quatrième but (76ème ) sur coup franc et cinquième but à la 78ème minute sur passe d'Agouazzi de N'Diaye

    6ème but à la 87ème pour Julien Cardy, du gauche!

    7ème but par Aguirre(89ème).

    Metz sans fioriture

    Les Grenats n’ont pas manqué leur entrée en Coupe de France. Ils sont venus à bout de Torcy sans frémir, grâce à deux buts marqués très tôt dans la partie et un festival en seconde période. Leur adversaire, joueur, n’a toutefois pas à rougir de sa prestation.

    « Tout est possible en Coupe de France ». C’est ce que disent joueurs et spectateurs lorsqu’une nouvelle version du duel ‘David contre Goliath’ leur est proposée dans l’épreuve des surprises par excellence. Et il est vrai que la Vieille Dame a souvent accouché d’exploits renversants célébrés comme des titres par les uns ; vécus comme une honte par les autres. Cela n’a pas été le cas en Seine et Marne, aujourd’hui, heureusement pour le FC Metz. Celui-ci s’est assuré une qualification facile en anéantissant d’entrée les espoirs de l’US Torcy.
    Le précoce soulagement est venu de deux attaquants messins les moins utilisés en Ligue 2 cette saison. Wilmer Aguirre et Laurent Lanteri vivaient là leur première titularisation sous le maillot grenat en match officiel cette saison. Ils ont d’emblée montré qu’ils avaient envie que cela se renouvelle en championnat à l’avenir. Le premier ouvra la marque au bout de neuf petites minutes, le second surgit sur un corner pour doubler la mise peu après le quart d’heure de jeu. Metz avait déjà réussit l’essentiel : ne pas concéder une ouverture du score qui aurait enflammé le Stade du Fremoy, et marquer sa supériorité. Les hommes de Francis De Taddeo purent ainsi atteindre la mi-temps sans encombre.
    L’équipe de l’US Torcy, toutefois, n’avait pas dit son dernier mot. Joueuse, celle-ci finit par goûter aux contres Mosellans. Passé l’heure de jeu, cela permit à Lanteri de signer un doublé en marquant dans le but vide (0-3, 65°). La fin du match fut un calvaire pour les Locaux. Momar N’Diaye ajouta son nom à la liste des buteurs en signant un superbe coup-franc (0-4, 75°) et un doublé (0-5, 78°). Julien Cardy y alla de son but, du pied gauche (0-6, 87°). Et dans la foulée, Aguirre crucifia une nouvelle fois Torcy (0-7, 88°). Avec cette lourde victoire, les Messins se sont qualifiés pour le 8ème tour tout en assurant le spectacle et en permettant à Lanteri, Aguirre et N’Diaye de trouver le chemin des filets. Une soirée des plus agréables avant d’aller à Grenoble la semaine prochaine.

    7ème tour de la Coupe de France : Torcy 0-7 Metz (0-2)
    Stade du Fremoy, samedi 25 novembre à 18h
    Arbitre : Monsieur Debart

    Buts :
    Metz : Aguirre (9°, 88°), Lanteri (21°, 65°), N’Diaye (75°, 78°), Cardy (87°)

     

     

     

    Le groupe pour Torcy – Metz

    Francis De Taddeo a convoqué un groupe de 16 joueurs pour le match de Coupe de France qui se jouera demain à 18h00, à Torcy. Franck Béria, malade toute la semaine, ne sera pas du déplacement.

    Marichez, Bonnefoi - Bassong, Delgado, Diop, C. Gueye, Leoni - Obraniak, Cardy, Agouazi, François - N'Diaye, B. Gueye, Aguirre, Lanteri, Cissé

    Par ailleurs, l'équipe B jouera un match amical ce soir à la Plaine de Jeux contre Amnéville (19h30).
    Voici les joueurs concernés : Betsch, Bong, Djiba, Farina, Françoise, Garcia, Kavdanski, Koné, Mayebi, Ou, Renouard, Schmisser, Sissoko, Turnau

     

    Maintenir l'écart

    Torcy (DHR) - FC Metz (L2), aujourd'hui (18 h).

    A condition d'y consacrer le sérieux nécessaire, le FC Metz sera, ce soir, qualifié pour le 8e tour de la Coupe de France, le seul biais par lequel il peut retrouver le parfum de la Ligue 1 depuis son élimination de la Coupe de la Ligue, d'emblée, face à Créteil (0-1). "Celle-là, répète encore Francis De Taddeo, plus de trois mois après les faits, elle est pour moi! J'ai été mauvais et je n'ai pas envie de connaître un nouvel échec: c'est la Coupe et, derrière, il n'y aurait pas de nouvelle chance.> Peu de fantaisie à attendre dans l'équipe messine alignée en fin d'après-midi à Torcy (Seine-et-Marne) où le leader de Ligue 2 compte bien maintenir l'écart de cinq divisions qui le sépare de son adversaire. Seule innovation, qui n'en est plus une surprise s'agissant d'un match de Coupe: s'il est totalement rassuré quant à la guérison de sa blessure à l'épaule, Landry Bonnefoi évoluera dans les buts. A noter, aussi, le retour de Wilmer Aguirre dans le groupe. Pour la première titularisation de l'attaquant péruvien en compétition? "Possible", répond Francis De Taddeo contraint, en défense, de se passer de Franck Béria, souffrant.

    L'avis de l'entraîneur, Francis De Taddeo:

    "Il s'agit d'un match a priori anodin qui peut vite devenir compliqué. Nous ne le prenons pas à la légère. Au bout, il y a la possibilité de ferrailler avec une Ligue 1 d'ici deux tours. Cet enjeu doit suffire à mobiliser des joueurs aussi compétiteurs que les nôtres."

    Le groupe.

    Bonnefoi, Marichez; Bassong, Delgado, Diop, C. Gueye, Léoni; Agouazi, Cardy, François, Obraniak; Aguirre, Cissé, B. Gueye, N'Diaye, Lanteri.

     

    Les forces en présence

    La première marche.

    Echaudé par l’élimination en Coupe de la Ligue, Francis De Taddeo alignera une équipe quasi-type à Torcy ce week-end. Les éventuelles modifications devraient concerner les lignes offensives.

    Cela fait plus de trois mois et pourtant, le souvenir est encore vivace dans la mémoire de Francis De Taddeo. Il faut dire que le technicien messin a pris, dès son arrivée au poste, l’excellente habitude de perdre très peu de matches. A ce jour, il compte deux défaites à son bilan. A Reims et contre Créteil, donc. Depuis, on aurait pu croire la sortie de son équipe de la Coupe de Ligue digérée. Sur le fond oui, mais pas sur la forme. « Je ne l’ai pas oubliée car j’estime que c’est de ma faute. J’avais largement modifié le onze de départ et ça n’avait pas marché. Je considère cette partie comme un échec et je n’ai pas envie de recommencer. On peut manquer une fois son entrée. Mais si on la manque une deuxième fois, la Coupe ce sera terminée pour cette saison. » Vous l’aurez compris, le coach des Grenats n’utilisera pas la pelouse de Torcy comme laboratoire. Il gardera ses expérimentations pour plus tard. Son équipe ne devrait pas être fondamentalement différente de celle qui a battu Ajaccio il y a peu.
    La raison édictée par l’entraîneur mosellan n’est pas la seule. Alors que ce match pouvait représenter aux yeux de beaucoup l’occasion de relancer certains garçons, ceux-ci se sont légèrement blessés ou ne sont pas encore totalement remis. On pense à Daniel Gomez, victime d’une contracture ; à Manuel Corrales, gêné à la cuisse qui l’avait tenu éloigné des pelouses en début d’exercice ; où à Dino Djiba, qui ne s’est pas entraîné de la semaine en raison de douleurs dorsales. Delhommeau, Renouard, Contout ou Walasiak arrivent quant à eux un tout petit peu trop tard. Béria et Diakité sont malades, Mangane blessé à l’épaule. De quoi tempérer les envies de ‘turn-over’ déjà affaiblies de leur entraîneur.
    Toutefois, bien que le groupe messin soit sans surprise, on peut s’attendre à voir quelques joueurs obtenir un temps de jeu plus conséquent que lors de leurs dernières sorties. Wilmer Aguirre, Laurent Lanteri ou Momar N’Diaye sont de ceux-là. Landry Bonnefoi aussi. Il est remis de son problème à l’épaule et pourrait être titularisé dans les cages messines. Quoi qu’il en soit, les intentions messines sont claires. Francis De Taddeo n’a pas envie de passer à côté d’un éventuel parcours de Coupe de France à cause d’un petit relâchement. « L’enjeu est clair. Ce match est pour nous l’occasion de ferrailler d’ici deux ou trois tours face à une Ligue 1, que nous puissions voir où nous en sommes. Pour les supporters, ce serait quelque chose d’important aussi. Ce serait dommage de passer à côté de cela avant la trêve. » Et le coach messin de se méfier, comme à l’accoutumée, de son adversaire. « Nous avons quelques informations les concernant. C’est une équipe possédant de bonnes bases collectives et produisant un football positif, porté vers l’avant. Il y a une véritable culture du football, du fond de jeu, dans ce club. Ce type de match semble anodin mais peut vite se révéler compliqué. » Si les Messins passent l’obstacle sans encombre, ils auront deux jours de repos. Sinon, ils se retrouveront pour un décrassage, dimanche à 10h.

    Torcy – Metz, 7ème tour de la Coupe de France
    Stade du Fremoy, samedi 25 novembre à 18h
    Arbitre : Monsieur Debart

     

     

    November 24

    Contout sort du flou

    Contout sort du flou

     

     Opéré à la mi-septembre, Roy Contout se rapproche pas à pas du groupe de Francis De Taddeo. Une perspective savourée par l'attaquant messin.

     

    Samedi 25 février 2006. Planquée au cœur d'une interminable descente aux enfers, la date nous ramène à l'une des rares satisfactions messine de la saison passée. Ce jour-là, à Bordeaux, l'équipe de Joël Muller tient tête au dauphin. Longtemps, les Grenats mènent même au score, grâce à un troisième but signé Roy Contout. Une frappe venue d'ailleurs... Dont le bénéfice allait s'envoler à vingt minutes du coup de sifflet final, Alonso clôturant la marque d'un match fou, fou, fou (3-3). La suite des événements est connue de tous. Relégué en Ligue 2, Metz attendra avant de refouler la pelouse de Chaban-Delmas.

    Aujourd'hui, Roy Contout, attend carrément autre chose: la compétition, et ce terrain, où il n'est apparu que quelques minutes, cet été face à Libourne. Dans la foulée, fracture du cinquième métatarse du pied droit, intervention chirurgicale à la mi-septembre, arrêt complet. Débute le difficile travail d'apprivoisement de la patience: "J'ai eu du mal à admettre ce qui m'arrivait. Et puis je me suis fait une raison. Il n'y avait pas d'échappatoire possible.> Depuis? L'attaquant a déjà fait une bonne partie du chemin. Le groupe de Francis De Taddeo se rapproche. "J'ai encore du travail avec Jérémy Moureaux (le préparateur physique), il faut que je rattrape mon retard, mais ça se précise doucement.> Assez vite, même, puisque Contout a déjà eu l'occasion de s'entraîner avec les autres, ces derniers jours: "Ça fait du bien de retrouver les copains".

    "Ça m'a fait du bien"

    "L'ambiance m'aide à oublier que je n'étais pas là durant ce début de saison. J'ai découvert un groupe très sain, d'une grande solidarité. Et il y a les résultats. Tout est réuni pour que chacun puisse s'épanouir.> Le nouveau FC Metz? Roy Contout, 21 ans, s'y sent bien. Il aurait pu ne pas y figurer. A l'intersaison, renforcé par un essai à Lorient, le doute a en effet longtemps plané sur ses intentions. Partira, partira pas? "C'est vrai, la situation était un peu ambiguë. Il y a eu un certain laps de temps où moi-même, j'étais dans le flou; mais durant les vacances, le club m'a fait comprendre qu'il comptait sur moi." Et les deux parties ont fini par s'entendre: un an de contrat supplémentaire.

    De ces derniers mois, passés à l'ombre du succès, Roy Contout ne retient que le positif. "Avec le recul, je me dis que ça m'a fait du bien.> L'avenir devrait prochainement l'amener à renfiler le maillot de l'équipe réserve. Après, "ce sera au coach de décider." La concurrence est forte mais "saine", surtout, aux yeux de celui qui figure parmi les grands absents de ce début de saison. Il n'est peut-être pas trop tard pour corriger la donne: le 25 février dernier, à Bordeaux, Contout honorait seulement sa quatrième titularisation. A l'issue de l'exercice, il en comptait deux fois plus, pour un total de dix-huit apparitions.

     

    Torcy, c'est sérieux

     

    Dernière mise au point, aujourd'hui (9 h 30), pour des Messins attendus demain à Torcy. L'adversaire a beau évoluer en Division d'honneur régional, Francis De Taddeo alignera "l'équipe la plus compétitive possible. Quel que soit le niveau de notre adversaire, nous ne prendrons pas cette rencontre à la légère." Les Grenats prendront la direction de la Seine-et-Marne demain en début de matinée. Le coup d'envoi de cette rencontre comptant pour le 7e tour de Coupe de France sera donné à 18 h.

     

    Ludovic Obraniak au repos

     

    Plusieurs joueurs manquaient à l'appel, hier matin à Saint-Symphorien. Aux absences de la veille - Franck Béria (malade) et Dino Djiba (dos) - est venue s'ajouter celle de Ludovic Obraniak. Le milieu de terrain a été laissé au repos en raison d'une douleur au dos. Sa participation au match de Coupe de France n'est pas remise en cause. A noter aussi l'absence de Moktar Mangane: le défenseur s'est blessé à Lille, ce week-end avec l'équipe réserve. Il souffre d'une entorse acromio-claviculaire.

     

    Torcy à l’heure de la Coupe

     

    Passé un été difficile, l’US Torcy a lancé sa saison 2006/2007 sur de belles bases. 3ème en championnat, il s’apprête à recevoir Metz comme il se doit ce samedi. Son entraîneur, Léo Claude-Maurice, appréhende l’événement avec plaisir et retenue

    Il serait excessif de dire qu’il est une légende. Mais dans Torcy et aux alentours, Léo Claude-Maurice a une petite histoire à son nom. La scène se passe en 1998, quand les champions du monde brésiliens posent leurs sacs de sport dans la capitale pour y défendre leur titre. Ils choisissent alors pour camp d’entraînement les installations d’ ‘Ozoire la ferrière’, club de niveau départemental au sein duquel évolue le héros (malgré lui, vous allez bientôt le constater) de l’histoire. Le sélectionneur de la ‘Seleção’ a besoin ce jour-là de quelques joueurs supplémentaires pour permettre à ses hommes de se livrer à une opposition. Quatre amateurs du petit club vont ainsi avoir la chance de se frotter aux stars les plus reconnues de la planète. Parmi eux, Claude-Maurice, qui en bon défenseur, se coltine le marquage de Ronaldo ; et pendant la partie, lui inflige un petit pont que la presse parisienne ne manque évidemment pas de relater. Léo jure, encore aujourd’hui, qu’il n’y est pour rien ! « C’était malencontreux, clame-t-il. Je l’avais pourtant bien dit aux journalistes mais chacun a écrit l’histoire à sa façon. En plus, un défenseur n’a pas pour habitude de faire ce genre de choses à son vis-à-vis ! » S’il dut démentir à plusieurs reprises la paternité du geste, l’anecdote est tout de même restée. Quant à Ronaldo, nul ne sait s’il s’en est remis mais on peut tout de même se douter de la réponse.
    Outre cet éclatant fait d’arme, l’entraîneur de l’US Torcy a officié au cours de sa carrière de joueur aux Antilles (« j’ai joué aux côtés d’Angloma ! »), à Fontenay (alors en DH) puis à l’US Torcy. C’est dans le « club de son cœur » qu’il a découvert le poste d’entraîneur. « Je dirigeais les jeunes tout en continuant à jouer. Nous sommes montés d’excellence en PHR puis je suis parti à Ozoire en raison d’un différend avec mon entraîneur. Je suis revenu ici. Et on m’a confié l’équipe première depuis cet été. » Pour ses débuts en tant que coach à part entière des seniors, Claude-Maurice démarre fort. Bien que son effectif ait subi 14 départs, son équipe pointe à la troisième position du classement et pourrait être amenée à revoir ses ambitions à la hausse. « Nous sommes actuellement en reconstruction, indique le coach de Torcy. Comme nous sommes descendus il y a deux ans, l’ambition à court terme est la remontée. Nous ne pensions pas pouvoir y parvenir dès cette année puisque l’équipe avait beaucoup changé. J’ai misé sur des jeunes et finalement, nous sommes bien partis. Au fond de moi, j’espère pouvoir jouer l’accession. »
    Les jeunes. Voilà le principal axe de travail du club. Les 16 ans évoluent dans le championnat national. Ils rencontrent d’ailleurs régulièrement le Club à la Croix de Lorraine. Torcy ambitionne de faire monter les 18 ans au même niveau (il y a deux divisions d’écart) afin d’atténuer le pillage dont le club est victime pour cette catégorie d’âge. Le chemin de l’équipe première serait alors tout tracé et le renforcement de celle-ci facilité. Claude-Maurice rêve que son club, qui évolue actuellement en ‘DSR’, accède un jour au CFA.
    Et Metz, dans tout ça ? Evidemment, l’annonce du tirage au sort a fait grand bruit et les Torcéens se réjouissent d’accueillir le leader de la Ligue 2. Leur coach aussi, tout en voyant plus loin. « Notre président aurait préféré tomber contre un club qui nous laisse plus de chances de passer. Personnellement, je ne fais pas de calcul. Metz évolue dans une autre dimension technique et athlétique. Nous avons une chance sur mille de gagner ce match. C’est l’une des plus belles équipes qu’il nous était possible d’affronter lors de ce 7ème tour. C’est presque une L1. Je suis très content mais en même temps assez réservé. Je veux que mes joueurs en bénéficient un maximum. Mais je pense aussi aux trois matches de championnat qui vont suivre. Il ne faut pas que cette fête soit sans lendemain. En tant qu’entraîneur, j’ai tendance à avoir une vision des évènements à plus long terme. »
    Cette semaine, rien n’a changé pour les joueurs de Torcy. Pas d’entraînement supplémentaire ni de mise au vert. Ils viendront juste un peu plus tôt que d’habitude, samedi. « C’est juste pour les conditionner à rentrer dans la rencontre, leur dire d’être acteurs plutôt que spectateurs. Une réunion n’est pas nécessaire, je n’aurais pas besoin de les motiver. » Ni de leur déconseiller de mettre des petits ponts à leurs adversaires…

     

     

     

    Réflexions sous l’arc-en-ciel….

    Réflexions sous l’arc-en-ciel….

    Le goût amer, là, au fond de la bouche…

    Ca y est, « ils » ont gagné !

    Après les blessés, pour jets de pétards, on en vient à compter des morts !!!!!!

    Insupportable !!!!

    « Why ? » disait une affiche de 68 montrant un homme abattu au Vietnam…

    « Pourquoi ?» est la question que tout le monde se pose ce matin en se levant…

    PSG : 1 mort, un blessé grave, agent des forces de l’ordre : 1 traumatisé !

    « La faute au foot », diront les plus simplets, ceux qui n’osent pas trop remuer la vase fétide de cette société, de peur de faire mal à leur nez sensible !

    « La faute au racisme », diront ceux dont « les chapelles » semblent visées : le raccourci semble en effet évident : hier soir, le PSG accueillait une équipe d’Israël, alors, comme plein de gens en veulent à ce pays-là, à commencer par…Je n’irai pas plus loin, de peur de passer pour un provocateur !D’ailleurs, le supporter mort n’est pas beur, ni gris, ni jaune, encore moins blanc : juste noir !

    -Drôle d’arc-en-ciel, que cet arc-en-ciel là !

    Mais qu’il s’agisse d’une histoire de couleur, (ce qui ferait l’affaire de certains extrémistes !), d’ histoires de religions ( ce qui ferait les affaires d’autres extrémistes !), dénote d’une certaine méconnaissance de ce qu’est vraiment l’Homme (non, madame, avec Homme avec un grand « H », je ne suis pas sexiste, je parle de l’Humanité en général !)…Parce que l’Homme, eh bien, cela ne se résume pas à une couleur de peau ! Parce qu’un homme, c’est AUSSI des idées, une façon de PENSER, une façon de VIVRE, de Concevoir un milieu dans lequel il évolue !Un Homme, ce n’est pas seulement « un gros », « un maigre », ce peut être AUSSI « un con », « un mec bien », mais ce sera toujours, quoi qu’on en dise : « une part importante et irremplaçable de l’Humanité »

    Un philosophe a écrit : « le vingt-et-unième siècle sera spirituel ou ne sera pas » ; le moins que l’on puisse dire, c’est que « ce siècle-ci » manque un tantinet soit peu de tolérance vis-à-vis de ceux qui n’ont pas les mêmes conceptions que d’autres, qui se jugent dans leur bon droit de contester leur façon de vivre, de penser, voire leur culture, tout simplement !

    Alors, les médias, dont « la chapelle exige » de vendre leurs « informations » pour vivre, d’y aller de leur couplet favori destiné à façonner la conscience du pays : on parle de « racistes », de « fascismes » ! Le « scandale » se vend d’ailleurs tellement bien, que l’on va jusqu’à déterrer les vieilles affaires jugées, afin de les refaire passer au laminoir des souvenirs douloureux, ainsi que le fait FF dans un de ses derniers numéro, en titrant : « plus jamais ça ! ».Ont-ils conscience, ces gens, en mettant des titres pareils, que ces mêmes « titres » destinés « à faire vendre du papier », sont les mêmes que ceux qui parlaient, en leur temps, de la deuxième guerre mondiale ?

    D’ailleurs, « ces gens-là » sont les « mêmes » qui militent pour l’arbitrage vidéo, parce que, « chez-nous », hein, le foot n’a plus rien à voir avec « le foot de papa » : tout va beaucoup plus vite, rien à voir !

    Oui, mais ! « Le foot », jusqu’à aujourd’hui, se joue avec les mêmes règles pour tous les pays : « en Chine », « en Afrique », au sein des deux Amériques, qu’ils soient du « nord » ou du « sud », de « près du pôle » ou au « fin fond de l’Italie », tous les pays doivent appliquer les « mêmes règles » avec un arbitre de champ et deux arbitres de touche !

    Même si ça dérange notre confort visuel, le jeu est là pour nous rappeler qu’il existe :

    « Des règles à respecter »,

    « Que la nature humaine peut se tromper dans ses jugements », dans l’application de règles quelle a elle-même érigées, mais « pas dans le sens » qu’elle veut donner à celles-ci ! Je veux parler ici de l’équité entre tous !

    Oui, dans le foot, les règles sont les mêmes pour tous et je prie tous les jours pour que cela continue ainsi !

    Ces règles-là dérangent les provocateurs, ceux qui voudraient du foot à plusieurs vitesses :  

    « Un foot pour les riches »,

    « Un foot pour les pauvres »

    -À ceux-là, je dis « NON », comme je dirai toujours « NON » à ceux qui parlent de « discriminations positives », parce que la discrimination, ce n’est jamais positif, c’est toujours négatif !

    La seule « guerre » véritable qui existe sur cette planète, c’est celle dont on ne parle jamais :

    il y a d’un côté « les nantis », ceux qui défendent leurs beefsteaks(ils disent « leur bon droit » !), de l’autre « les pauvres », qui ne pensent juste qu’à survivre et sont loin de rêver , préoccupés qu’ils sont à rechercher un peu de mil ou de riz pour pouvoir survivre !; beaucoup plus nombreux, mais qui ne s’expriment jamais dans les médias, parce que, pour diverses raisons, on a peur d’employer des mots juste : la pauvreté, cela se cache, ça ne se montre pas dans les journaux, c’est sale !

    Il se dit qu’à Paris, le Métro a une odeur différente, selon qu’il traverse « les beaux quartiers », ou la proche banlieue : insoutenable à entendre ce genre d’argumentation !

    Les prisons sont remplies de gens de couleur, nous dit-on ! Ce n’est pas par un coup de karcher que l’on va changer cela, parce que, ces gens de couleur sont aussi, souvent, des populations qui n’ont pas accès à ce à quoi chacun devrait avoir le droit d’accéder :

    « Un boulot honnête avec un salaire adapté pour vivre ici, dans ce pays, un logement décent, une couverture sociale, une retraite suffisante ! » :

    -Valeurs de gauche, me direz-vous ?

    Valeurs humaines, simplement, comme dirait « le bon sens », mais, le « bon sens », hein, qui en a encore un brin, aujourd’hui, dans ce monde-ci, dans cette société-là qui ressemble plus à une jungle, où les gens, dans leur quotidien, sont appelés « à tuer » leur collègue de travail qui représente pour eux un obstacle à leur carrière professionnelle…

    Georges Frêche, pas très frais, comme Sarkozy le provocateur, sont issus des mêmes classes de la société : celles de nantis qui pratiquent des discours destinés à diviser le pays et empêcher les gens de voir là où, réellement, se situent les vrais problèmes !

    En Lorraine, NOTRE équipe de foot ne ressemble guère à l’idée qu’un Corse pourrait se faire « des casques à pointes » du coin : beaucoup d’Africains, peu de Lorrains de souche ! à d’autres époques, il y avait beaucoup de Polonais et d’Italiens, hein Michel ?...Ces gens-là sont DEVENUS Lorrains et n’ont rien à voir avec l’image populaire que les gens ont dans la tête, parce qu’il y a toujours un décalage entre le folklore et la réalité des choses ; tout juste peut-on regretter que nos enfants n’aient, pas plus, accès à ces centres de formation qui nous coûtent si cher en subventions de toutes sortes, ; il est toujours plus facile de naturaliser « un étranger qui a des dons innés », qu’à former une jeunesse au goût du sport et de l’effort !Question de politique !

    « Plus d’argent » pour « vivre mieux », même si cela doit laisser l’autre sur le carreau : l’important, ce n’est plus « la rose », c’est « ma petite pomme » !

    « Mon petit confort »

    « L’autre ? »

    -« On s’en fout ! » « Il peut bien crever dans son coin ! » -inadmissible !

    Aujourd’hui, « on ne vit plus dans une société »-on en a déchiré le tissus social-pour des raisons de rentabilité !, « on vit dans sa bulle » !

    -Une société, ce n’est pas que de l’économie, je m’excuse !-

    Pas étonnant que certains jeunes se réfugient dans des mondes numériques-oniriques ! Là au moins ils ont une bonne place ! (et les vendeurs de consoles de jeux et autres sont contents ! … (Après eux, le déluge !?)

    -À ces petits jeux là, le FC Metz est meilleur que le Réal Madrid, il est même champion d’Europe !

    Rien à voir avec le match du dimanche matin, dans la brume ou la rosée, avec comme uniques spectateurs, le boucher et le boulanger du coin, venus là pour vendre des croissants à ceux qui n’auraient pas eu le temps de déjeuner avant de courir vers leur passion…

    Zut, c’est bon, pourtant, des croissants, sous un arc-en-ciel de rosée, avec, dans le creux de la paume de sa main un nectar de café qui sent si bon ! Rien à voir avec l’odeur d’un macchabé ! Rien à voir !...Un plaisir si….Différent !

    November 23

    Bonnefoi est de retour

     Epaule remise, le gardien messin a repris l'entraînement hier. A quatre jours de la Coupe de France et du déplacement à Torcy.

     

    En attendant de récupérer leur entraîneur, Michel Ettorre, toujours en convalescence après son entorse au genou survenue à la fin du mois dernier, les gardiens messins ont retrouvé l'un des leurs. Hier matin, Landry Bonnefoi a en effet réintégré le groupe de Francis De Taddeo, dans lequel il n'était plus apparu depuis plus de trois semaines. Le 25 octobre, un mauvais coup à l'épaule droite l'avait contraint à quitter l'entraînement. Dans la foulée, "une distension ligamentaire avec lésion cartilagineuse> était diagnostiquée. Problème apparemment résolu, mais "il devra poursuivre son programme de renforcement musculaire", expliquait hier le Dr Patrice L'Huillier. A ce jour, la perspective de voir Landry Bonnefoi garder les buts messins lors du 7e tour de Coupe de France - comme cela avait été le cas en Coupe de la Ligue - est donc fort peu probable.

    Gomez et Thomas aux soins. Pour son entrée dans la compétition, face aux amateurs de Torcy (DHR), Francis De Taddeo devrait avoir le choix des armes. Seuls deux joueurs sont d'ores et déjà forfaits pour le déplacement en Seine-et-Marne. Daniel Gomez souffre d'une contracture à la cuisse gauche. Milan Thomas, lui, ressent une gêne à la hanche. Un contretemps supplémentaire pour le Lyonnais, qui venait de faire son retour dans le groupe messin après avoir été opéré d'une pubalgie, fin août. Les deux milieux de terrain se contenteront de soins toute la semaine.

    Lanteri incertain. Entré en cours de jeu, lundi dernier au Havre, Laurent Lanteri a quitté ses partenaires avant l'heure, hier matin. L'attaquant a ressenti une douleur pubienne. "Légère", mais assez prononcée pour que le staff décide de ne pas prendre de risque. Lui aussi avait été opéré d'une pubalgie, début août. Cette blessure pourrait l'empêcher de faire partie du groupe qui sera désigné pour la Coupe de France.

    Aguirre a repris. Touché au mollet il y a quelques jours, l'attaquant péruvien va mieux. Il s'entraîne à nouveau depuis le début de la semaine. Son compatriote, Manuel Corrales, poursuit son travail de remise à niveau avec Pascal Delhommeau, sous la houlette de Luc Labeeu.

    La réserve à la Plaine. Laissée libre par ce week-end de Coupe de France, la réserve du FC Metz disputera un match amical demain. Initialement prévue à Rombas, la rencontre face à l'équipe B d'Amnéville (DH) se déroulera finalement à la Plaine de Jeux. Coup d'envoi à 19 h 30.

     

    Dino Djiba a ressenti des douleurs dorsales. Il a été ménagé aujourd’hui.
    Laurent Lanteri a été également été exempté d’entraînement. Il ressent une petite douleur au pubis.
    Moktar Mangane, blessé lors de la rencontre de CFA Lille – Metz, souffre d’une entorse acromio claviculaire.
    Daniel Gomez se remet actuellement d’une contracture à la cuisse.
    Milan Thomas ressent une douleur à la hanche sans gravité.
    Landry Bonnefoi est de retour sur les pelouses d’entraînement. Il poursuit parallèlement un programme de renforcement musculaire.
    Manuel Corrales, qui avait repris il y a peu, ressent de nouveau une douleur à la cuisse. Aucun risque ne sera pris le concernant pendant cette semaine.
    Sébastien Renouard a repris avec le groupe.
    Enfin, Franck Béria, malade, ne s’est pas entraîné.

     

    « J’ai plus envie de marquer »

    Avec neuf réalisations au compteur, Babacar Gueye est le plus prolifique élément du onze grenat. Lui qui s’est longtemps considéré comme un passeur est en train de faire sa mue. A la mesure que sa formation enchaîne les victoires et empile les buts.

    Babacar, quelle impression gardez-vous de la victoire sur Ajaccio dimanche dernier ?

    Babacar Gueye : « Je retiens surtout notre bonne performance sur le plan collectif. Nous n’étions pas très bons dans le jeu lors des 3 ou 4 rencontres précédentes. Cette fois, je trouve que nous avons plutôt bien joué. Nous nous sommes créés pas mal d’occasions de but. J’ai ouvert le score sur un cafouillage. Jusqu’à maintenant, je me plaignais de ne pas marquer ce genre de buts. Alors là, je n’arrête pas de me faire chambrer ! Cette saison, j’en ai mis quelques uns de cette façon et Papiss aussi. Cela prouve que nous savons être au bon endroit au bon moment. »

    Sentez-vous que le regard des gens envers vous a changé ?

    B.G. : « Oui, bien sûr, mais je pense que c’est tout à fait normal. Je sors d’une saison délicate sur le plan personnel, comme tous les joueurs qui l’ont vécue à part quelques exceptions. On attendait beaucoup des nouveaux arrivants mais peut-être encore plus de ceux qui sont restés comme moi. Aujourd’hui, même si l’objectif n’est pas atteint et que la saison est encore longue, je suis déjà très satisfait de ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Après une pareille saison, revenir aussi bien donne du baume au cœur. Je n’ai pas envie que nous nous arrêtions en si bon chemin. La place du club n’est pas en L2. »

    Le fait d’être meilleur buteur du club a-t-il une importance à vos yeux ?

    B.G. : « Je suis content de marquer des buts, c’est tout ! Après, être celui qui en marque le plus, ce n’est pas important. Ce qui me fait plaisir avant tout, c’est de m’apercevoir que je pense de plus en plus à marquer pendant les matches. Avant, je ne me considérais pas vraiment comme un buteur. En début de saison, j’entrais sur la pelouse en me disant qu’il fallait que je remplisse au mieux ma tâche mais je ne pensais pas forcément au but. Je voulais juste tenir mon rôle. D’ailleurs, jusqu’à maintenant, je n’ai marqué que quelques buts par saison, 4 ou 5. Désormais, j’ai de plus en plus envie de marquer. J’ai changé, progressé psychologiquement. »

    Parallèlement à votre efficacité devant le but, vous jouez un rôle défensif assez prononcé. Comment un attaquant de formation s’en accommode-t-il ?

    B.G. : « Cette tâche est bien plus importante à l’extérieur où nous subissons davantage la pression adverse. A domicile, c’est moins contraignant car nous avons plus le ballon. J’essaie de faire au mieux sachant que je suis d’abord au service de l’équipe. D’ailleurs, je sais aussi que le coach peut mettre un milieu de terrain à ma place si je ne suis pas bon. Tant que je joue, ça ne me dérange pas. »

    Il y a beaucoup de Sénégalais dans l’effectif. C’est une fierté ?

    B.G. : « C’est vrai que nous sommes parfois jusqu’à cinq ou six sur la pelouse. C’est surtout une bonne chose pour la popularité du FC Metz au Sénégal. Au pays, les gens sont très fiers de ce que nous faisons. Metz est en train de venir le club des Sénégalais ! Bien sûr, il reste l’OM, qui est le club le plus apprécié. Mais désormais, avec la communauté de Sénégalais qui est présente ici, le FC Metz est vraiment très populaire. »

     

     

    November 22

    En route pour Torcy

     Deux séances au programme de la journée pour les joueurs de Francis De Taddeo. Dispensés de décrassage au lendemain de la victoire face à Ajaccio, Ludovic Obraniak et Julien François feront leur retour. Ce qui ne sera pas le cas de Milan Thomas et Daniel Gomez (blessés). Samedi, les Messins sont attendus à Torcy (DHR) pour le 7e tour de la Coupe de France.

     

    Du monde au portillon

    Fidèle à un bloc titulaire conforté par ses résultats, Francis De Taddeo sera prochainement amené à gérer une recrudescence de la concurrence. Coup d'œil sur le banc de touche messin.

    Rien n'est sûr. "Tout dépendra de la forme des uns et des autres" explique l'entraîneur messin. Il n'empêche. La perspective de la Coupe de France leur tend les bras. Et leur ouvrira peut-être la porte du onze grenat. Une porte à laquelle certains frappent aujourd'hui avec plus d'insistance que d'autres... A l'image de Momar N'Diaye. A l'exception d'une titularisation à Caen (7e journée), l'attaquant sénégalais s'est contenté de fragments de matches. Situation quasi identique pour Luis Delgado. Blessé peu de temps après son arrivée, le défenseur a longtemps dû supporter le prix de la solidité affichée par l'arrière-garde messine. Mais l'horizon de l'international angolais s'est éclairci avec l'arrivée de l'automne: appelé dans le groupe de Francis De Taddeo lors des cinq dernières journées, il a connu ses deux premières titularisations face à Amiens et au Havre. Les qualités affichées en ces multiples occasions - que ce soit dans l'axe ou dans le couloir gauche - lui offrent à présent de solides arguments.

    Ils se rapprochent

    Devant, au milieu, derrière: chez le leader, les places sont chères. Et l'inflation attendue. Aux prétendants d'ores et déjà opérationnels, s'en ajouteront bientôt d'autres. Après de longs mois d'absence et une nouvelle opération du genou, Dino Djiba fait partie de ceux-là. Le Sénégalais vient de regoûter à la compétition avec l'équipe réserve et sa candidature ne devrait pas tarder à arriver sur le bureau de Francis De Taddeo.

    Ultérieurement, l'entraîneur messin aura aussi à gérer le retour d'anciens blessés, tels Sébastien Renouard, Roy Contout ou Mamadou Diakité pour ne citer qu'eux, réapparus récemment sur les terrains d'entraînement...

    Ils patientent

    Pour l'instant, les résultats aidant, l'entraîneur messin dit se satisfaire de l'abondance. Et il y situe même l'une des principales explications de la réussite de son équipe et de la bonne santé de la réserve dirigée par José Pinot. De ce groupe d'une trentaine de joueurs présents au quotidien à Saint-Symphorien, "nous construisons notre capital." Une chose est sûre, indiquait d'ailleurs Francis De Taddeo au lendemain de la victoire contre Ajaccio, "nous ne prendrons personne au mercato. Notre recrutement est là."

    Le propos sera de nature à en rassurer plus d'un. Peu, voire pas du tout sollicités jusqu'ici, Milan Thomas, Daniel Gomez, Jonathan Walasiak, Christophe Walter ou encore les deux recrues péruviennes Wilmer Aguirre et Manuel Corrales, peuvent donc espérer participer au chantier de la remontée. Les fondations sont posées. Mais les six mois à venir nécessiteront de la main d'oeuvre.

     

     

    Vingt-six au compteur

     

    Avec chacun vingt-six joueurs utilisés depuis le 29 juillet, Metz et Strasbourg font la course en tête au jeu de la rotation. Loin devant Caen, autre formation du trio de tête: Franck Dumas, l'entraîneur normand, a sollicité un total de vingt joueurs. Cette propension à faire tourner l'effectif doit cependant être nuancée. Côté lorrain, notamment, où quatre joueurs ont disputé l'intégralité des dix-sept journées de championnat (Babacar Gueye, Marichez, Bassong et Léoni) et cinq autres éléments n'ont manqué qu'un seul rendez-vous (Cissé, Cardy, Diop, Obraniak, François). Si l'on y ajoute les quatorze apparitions de Béria et la régularité affichée par Agouazi, Delhommeau ou encore C. Gueye (onze matches joués), le turn-over pratiqué par Francis De Taddeo s'avère somme toute assez relatif. Sur les vingt-six joueurs utilisés cette saison, huit n'ont fait qu'une seule apparition sous le maillot grenat.

     

     

     

     

     

    November 21

    Metz bat Nancy et Lille

    Le week-end fut presque parfait pour les équipes de jeunes du FC Metz. Seuls les 16 ans ne se sont pas invités à la fête. L’équipe B a en effet triomphé de Lille (2-0) et les 18 ans de Nancy (1-0) ; à chaque fois à l’extérieur. Une belle réussite.

    CFA : Lille 0-2 Metz
    Buts de Debuchy (csc) et Schmisser
    L’équipe messine : Sissoko – Turnau, Schmisser, Mangane, Bong – Diakité, Bocandé, Betsch – Djiba – Farina, Françoise
    Excellent résultat pour les hommes de José Pinot en déplacement à Lille. L’équipe B du LOSC était (et est toujours) en effet le leader du groupe A dans lequel se trouve les Grenats. Ceux-ci entrèrent de la plus belle des manières dans la partie. Farina était à la réception d’un coup franc tiré par Bocandé et poussait Debuchy à la faute (11°, 0-1). L’entame de match des visiteurs, solides dans les duels, était ainsi immédiatement récompensée. La formation lorraine tint bon jusqu’à la pause et faillit même doubler la marque par Françoise, signalé hors-jeu. Le second acte voyait les Lillois hausser le rythme et évoluer beaucoup plus haut. Au cours de la bataille, Metz perdit Mangane (clavicule) mais pas le contrôle de la partie. Schmisser vengeait même son comparse de la défense centrale en profitant d’une erreur du gardien pour alourdir le score. « C’est une victoire méritée, estime José Pinot. Les joueurs ont su élever leur niveau de jeu. C’est un match référence qui devrait nous donner encore plus de confiance. » En raison d’une panne, la délégation mosellane ne fut de retour à Metz qu’à une heure du matin. Pas de quoi éroder le sourire du coach et de ses hommes !
    Metz est 5ème avec 34 points : 6 victoires, 4 nuls et 3 défaites ; 20 buts marqués, 14 encaissés.

    18 ans : Nancy 0-1 Metz
    But de Siebert (sp)
    Les 18 ans avaient été échaudés par la sévère défaite concédée face à Sochaux la semaine dernière, ils ont resserrés les rangs contre Nancy ce week-end. Gêné par les absences de quelques éléments, Olivier Perrin décida d’opter pour une stratégie prudente. Le bloc messin s’est montré intraitable défensivement et a réussi à contenir son adversaire pendant une bonne heure sans concéder d’occasion franche. Le score était donc vierge lorsqu’ Aribi entra en jeu à 20 minutes de la fin et affola la défense. Plusieurs situations chaudes devant le but nancéien restèrent sans suite. Avant que Siebert ne scelle le succès messin en convertissant un penalty. « C’est la victoire d’un collectif, se félicite Perrin. Nous avons retenu les leçons des erreurs de la semaine passée. Notre détermination et notre capacité à défendre chaque centimètre a fait la différence. »
    Metz est 2ème avec 37 points : 7 victoires, 4 nuls et 1 défaite ; 25 buts marqués, 15 encaissés.

    16 ans : Magny 1-0 Metz
    Même s’il on peut estimer que le résultat final ne reflète pas la physionomie de la partie, la contre performance est douloureuse pour les 16 ans de Jean-Robert Faucher. Extrêmement dominateurs lors de la seconde période, ils ne sont pas parvenus à rejoindre Magny, auteur de l’ouverture du score en milieu de première mi-temps. La faute à un manque flagrant d’efficacité offensive.
    Metz est 3ème avec 22 points : 4 victoires, 2 nuls et 2 défaites ; 14 buts marqués, 5 encaissés.

    14 ans : Metz 9-0 Creutzwald
    Buts de N’Gaboto (*4) et Bada (*5)
    En marquant six fois lors de la première mi-temps, les 14 ans de Denis Schaeffer se sont assurés une victoire d’envergure.
    Metz est 1er avec 28 points : 6 victoires, 2 nuls et aucune défaite ; 28 buts marqués, 4 encaissés.

    Autres résultats :
    15 ans : Audun – Metz a été remis à une date ultérieure.
    13 ans honneur : Metz 14-0 Morhange
    12 ans : Luxembourg 1-1 Metz (amical)
    13 ans : Metz 1-1 Luxembourg U14 (amical)
    Benjamins 1 : Metz 13-0 Es Metz
    Benjamins 2 : Metz 13-0 ASF 93
    Benjamins 3 : Metz 3-1 Longeville

     

    Aguirre a repris

    Séance d’entraînement en comité restreint sur les pelouses annexes de Saint-Symphorien ce matin. Wilmer Aguirre a pu retrouver le terrain, son mollet va mieux. Landry Bonnefoi poursuit un programme spécifique à Thionville. Demain, deux séances sont au programme. L’intégralité du groupe est concernée.
    Pour affronter Torcy, samedi, l’équipe messine pourrait subir quelques modifications. La tentation de faire tourner existe. « C’est bien d’intégrer de nouveaux joueurs à cette occasion mais il ne faut surtout pas que cela diminue la compétitivité de l’équipe », souligne Cyril Serredszum. Voilà donc la teneur du chantier qui attend le staff messin au cours de cette courte semaine de travail.

     

     

    En passant par la Moselle

    Pour enregistrer la vidéo "sous un arc-en-ciel", en bonne qualité, c'est ici : (bientôt le mauvais temps pour nos amis les oiseaux;chez nous, ils ne rouillent pas, ils gèlent : pensez à les nourrir!)

    http://dl-3.free.fr/52616e646f6d49567555b74c6a942ec25a9e59b28b84b978c27c5b2e628a04bc/Overtherainbow.WMV

     

    Le rachat, très médiatisé, de la société de marketing Sportfive, aura-t-il des influences en Moselle? Car, mine de rien, Arnaud Lagardère devient propriétaire de l'Open de tennis, a un pied dans la régie publicitaire du FC Metz et un œil sur la carrière de Bouabdellah Tahri...

    865 millions d'euros, trois tours d'enchère... Arnaud Lagardère a finalement gagné son match pour devenir le nouveau propriétaire de la société de négoce de droits sportifs. Se trouvait pourtant face à lui une belle brochette de gros poissons: Stéphane Courbit, associé à l'industriel Bernard Arnault, et le richissime oligarque russe Leonard Blavatnik. Il faut dire que 250 clubs et 50 fédérations, essentiellement de football, ça attire et ça peut rapporter gros.

    Si les actionnaires de Sportfive ont donc échoué dans leur quête du milliard d'euros, la plus-value (pour Advent notamment) demeure jouissive toutefois, pendant que d'autres s'interrogent sur les conséquences éventuelles de ce changement de patron. Heureuse nouvelle, Lagardère est fan de balles et de terrains comme le prouve son implication récente dans le tennis ou l'athlétisme: "En plus, il n'y a que des Français dans ses teams" précise Patrice Dominguez, le directeur technique national des courts. Entendez: son aide dépasse largement le coup de pouce pour les ligues, les fédérations et le sport dans l'Hexagone.

    Tenir le choc...

    La Moselle se sent au premier chef concernée par l'effet Lagardère. De l'athlète Bouabdellah Tahri qui va être "épaulé dans la gestion de> sa "carrière> au FC Metz en passant par l'Open de tennis. La régie publicitaire des Grenats de Saint-Symphorien est gérée par... Marc Loison, vice-président de Sportfive, alors que le rendez-vous prisé des Arènes a débouché, de fait, sur une passation de pouvoir. Exit Gilles Moretton qui travaillait avec Patrice Dominguez, le créateur du tournoi: "Il ne faut pas s'inquiéter. Arnaud Lagardère aime le sport, a beaucoup d'ambition> mais "il faudra attendre de savoir ce qu'il veut exactement, ayant sûrement des hommes à placer."

    Marc Loison ne dit pas autre chose quand on lui demande si l'équipe de Sportfive restera à son poste. "Trop tôt, nous saurons cela dans le prochain mois." Peut-on tout imaginer? Le retour de Marc Loison à Metz, sous les couleurs lagardériennes, s'occupant à la fois du ballon et de la petite balle feutrée? La persistance et la consolidation prévue du contrat avec le FC Metz ne prévalent en rien sur la pérennité de l'Open tennistique: "Arnaud Lagardère devrait le renforcer au contraire", assure Patrice Dominguez, assez bien placé pour juger des intérêts de plus en plus communs entre la maison Roland-Garros et ses champions (Amélie Mauresmo, Richard Gasquet...), attirés par les conditions dorées de ce magnat des médias et de l'édition.

    L'histoire de monnaie sonnante et trébuchante n'a pas (encore) dévié le destin du sommet de la pyramide sportive mosellane. On va verser dans l'optimisme. Tahri, le FC Metz et l'Open de tennis auront peut-être bien besoin de la fortune du groupe Lagardère pour, sinon se développer, du moins tenir le choc en pleine inflation des moyens à mettre en oeuvre pour continuer à exister.

     

    Molinari : "Une bonne nouvelle"

    Le FC Metz est directement concerné par le rachat de Sportfive par le groupe Lagardère. Le club lorrain est sous contrat jusqu'à la fin de la saison 2008-2009 et aucune clause particulière n'y figure. Autant dire que les Messins sont liés pour un bout de temps, désormais, avec l'industriel. Ce qui n'est pas forcément pour déplaire au président Molinari. "C'est plutôt une bonne nouvelle. Au moins, ces gens-là n'achètent pas pour revendre un an ou deux ans après. On connaît la qualité du groupe. Et c'est même un élément qui pourrait nous inciter à rester avec eux plus longtemps encore. L'arrivée de quelqu'un comme Arnaud Lagardère devrait amener un plus."

    Pour le FC Metz, cette saison, la régie publicitaire dont Marc Loison a la responsabilité, c'est environ 15% du budget, soit 1,7 million d'euros. "C'est à dire somme toute assez peu", reconnaît Carlo Molinari, qui réfléchit à différents axes de développement. Surtout si la Ligue 1 se profile.

     

    Le doute en moins

     

     La treizième victoire obtenue aux dépens d'Ajaccio a rassuré les Messins et leur entraîneur. Bienvenu à l'heure de se tourner vers la Coupe de France.

    Il y a eu ces deux buts. Le premier de Babacar Gueye. Le second signé Papiss Cissé. La plus belle, sans doute, des vingt-cinq réalisations ayant jusqu'ici ponctué le parcours messin. Une perle ciselée à l'instinct, venue rappeler qu'à défaut d'être glamour, le quotidien pouvait encore nous réserver d'heureux instants. Même en Ligue 2, oui. Et puis il y a donc eu cette treizième victoire. La huitième offerte au public de Saint-Symphorien. Qu'en retenir? Encore une fois, Francis De Taddeo s'arrête en priorité sur l'hermétisme de sa défense: "Nous avons une fois de plus réussi à ne pas prendre de but."

    Pour la onzième fois en dix-sept rencontres, les filets de Christophe Marichez n'ont pas tremblé, en effet. Le manque d'inspiration corse n'y est pas étranger. Mais l'entraîneur de la meilleure défense du championnat, lui, attribue l'essentiel du mérite à ses troupes. Ballottés par Amiens, bousculés au Havre, les Messins "ont repris du poil de la bête, à l'image de Julien Cardy, ou de Franck Béria et Ludovic Obraniak, de retour de suspension."

    Le résultat, matérialisé par un treizième succès, a renforcé l'aspect cossu de l'emprise messine: six points d'avance sur Caen, son premier poursuivant, dix sur Dijon, le quatrième. Le tout à trois journées de la trêve. De ce tableau général, Francis De Taddeo ne tire aucune euphorie particulière. La satisfaction attendra: "Nous avons treize victoires, sachant qu'il en faut une vingtaine pour monter, voire vingt-trois... On ne peut pas se permettre d'adopter un rythme de rentier."

    "Signes précurseurs"

    L'esprit ancré à la prudence, le FC Metz s'interdit tout excès d'optimisme. Jusqu'ici, tout va bien, peut-être. Mais tout n'a pas été parfait. Inutile de remonter bien loin dans le temps pour s'en rappeler. L'ombre d'un doute a plané, ces dernières semaines, sur l'aura véritable du leader: "Ces passages à vide, toutes les équipes les traversent à un moment ou à un autre. J'étais le premier à le dire: nous étions moins bons ces temps-ci."

    Et au lendemain de la victoire contre Ajaccio? "Nous avons réussi à produire certains enchaînements, nous nous sommes créé beaucoup d'occasions. J'espère que ce sont des signes précurseurs. Ils prouvent en tout cas que nous sommes capables de faire mieux."

    Rassuré, s'il en avait besoin, Metz peut se tourner vers la Coupe de France l'esprit tranquille. En attendant de se rendre à Grenoble, le 3 décembre, les leaders sont en effet attendus à Torcy, club de Division d'honneur régional, dès samedi. Un autre monde. Un même discours. "La pression sera différente de celle que nous rencontrons en championnat. Mais il faudra faire attention à ne pas se prendre les pieds dans le tapis. Ce serait une grosse déception." Une grosse, oui.

     

    N'Diaye attend son heure

     

     Revenu de blessure, Momar N'Diaye se pose en joker de ses compatriotes buteurs, Papiss Cissé et Babacar Gueye.

     

    Trois bons mois pour faire le tour de sa lombalgie. Après des alertes au printemps, Momar N'Diaye a connu l'infortune de la blessure synonyme d'arrêt complet, le jour-même de la reprise de l'entraînement, le 20 juin. Il n'admettra pas en avoir eu plein le dos, contraint de regarder le train grenat partir sans lui. Aux prémices du récital messin, lui effectuait sa rééducation à Thionville, dans les services du docteur Chapuis. Momar N'Diaye est réapparu en compétition fin août, en CFA, puis avec l'équipe professionnelle le 2 septembre, en match amical, contre Troyes. "J'avoue avoir été surpris de débuter à Caen, quatre jours plus tard>, affirme Momar N'Diaye, alors délégué à l'unique pointe de l'attaque messine. "Pas facile, mais je tenais à montrer que l'on pouvait compter sur moi. Seul devant, je me suis battu."

    Apparitions parcimonieuses

    Depuis, pourtant, les apparitions de Momar N'Diaye sous les projecteurs de la Ligue 2 s'avèrent parcimonieuses, réduites à l'expression de six entrées en jeu, la dernière en date dimanche devant Ajaccio où Papiss Cissé et Babacar Gueye ont encore renforcé leur statut d'indéboulonnables. Admiratif plus que jaloux, le cadet du trio sénégalais de l'attaque messine apporte sa contribution au lissage du discours maison: "Ça se passe super bien pour eux et j'en suis très fier. Nous sommes tous là pour le bien de l'équipe. Humainement, ce sont des types bien. En ce moment, ce sont eux qui font l'affaire, mais je m'efforce de leur montrer que je suis juste derrière eux, chaque jour, à l'entraînement.> Ou encore, à propos de l'occasion d'inscrire son premier but de la saison, avant-hier: "Il m'aurait apporté la confiance qu'un attaquent engrange forcément lorsqu'il marque, mais je n'en fais pas une fixation. Ça viendra quand ça viendra. Dimanche, j'ai une occasion, je la mets à côté, je dois m'appliquer davantage.> Momar N'Diaye, dix-neuf ans, a d'ailleurs prévu de "travailler devant le but, afin d'y gagner en sérénité.> En situation, précise-t-il, "j'ai tendance à me précipiter."

    A plus d'un titre, son statut est un apprentissage de la patience et, visiblement, le métier rentre très bien. Interrogé sur ses chances de débuter, samedi, en Coupe de France (Metz se rend à Torcy, club de DHR en Seine-et-Marne), Momar N'Diaye ne revendique rien: "Bien sûr que j'aimerais jouer, mais la décision appartient à l'entraîneur. Si je joue, je donnerai le meilleur de moi-même. Si je suis sur le banc, je me tiendrai prêt."

     

    D'un match à l'autre. Hier: décrassage pour les joueurs de Metz - Ajaccio et de Lille - Metz (CFA); soins pour François, Obraniak et Mangane. Aujourd'hui: repos pour les titulaires, entraînement pour les autres joueurs. Demain: deux séances d'entraînement. Jeudi et vendredi: une séance en matinée.

    Les trois prochains matches. Samedi 25 novembre (18h): Torcy (DHR) - Metz (7e tour de Coupe de France). Dimanche 3 décembre (16h): Grenoble - Metz (18e journée). Vendredi 8 décembre (20h30): Strasbourg - Metz (19e journée).

    A l'infirmerie. Thomas, Aguirre, Gomez, François, Obraniak.

     

    Un parcours hors norme

    Avec 42 points en 17 journées, le FC Metz est sur la base des records. Ses adversaires sont admiratifs.

    Au fil des années, des enjeux médiatiques et financiers, la transition entre la Ligue 1 et la Ligue 2 est un moment difficile à vivre pour les clubs punis. Beauvais, Bastia, Istres, Guingamp, Montpellier font partie, comme Nancy l'a été dans le passé, des clubs qui ont particulièrement mal digéré le retour à l'étage inférieur. Relégué cette saison pour la deuxième fois de son histoire en L2, le FC Metz est en passe de réussir le pari de la remontée immédiate pour s'éviter un séjour prolongé en enfer avec tout ce qu'il implique. En faisant mieux que la première fois que cela lui était arrivé. En 2002-2003, le FC Metz n'avait que 28 points en autant de journées.

    En remportant dimanche après midi son huitième match à domicile en autant de sortie à Saint-Symphorien, le FC Metz n'a pas flanché. Depuis dimanche et à deux journées de la fin des matches aller, le FC Metz a assuré son maintien. Un premier objectif anecdotique à la vue des prestations qu'alignent les hommes de Francis de Taddeo. Avec treize victoires, trois nuls pour une seule défaite, le parcours du club de la capitale lorraine est limpide. Presque effrayant.

    Solide leader de L2, il impose à la division un rythme infernal qui force l'admiration. « Ils n'ont pas un parcours de champion mais de super champion », analyse Ludovic Batelli, l'entraîneur d'Amiens. « Il y a des clubs qui ont du mal à rebondir après la descente. Metz a pris la chose dans le bon sens en confiant l'équipe à quelqu'un qui connaît bien la maison, qui s'est appuyé sur des jeunes du centre de formation et a fait venir des joueurs au profil de la L2 comme François. Ensuite, il faut que tout cela fonctionne et à Metz, la mayonnaise a exceptionnellement bien pris. Cela donne une équipe de qualité avec de bons joueurs et un peu de réussite. Nous l'avons appris à nos dépens. Avec un tel rythme, personne ne les reverra et ils peuvent déjà penser à la L1 ».

    Plus fort que Lille en 1999-2000

    Les chiffres témoignent aussi en faveur du FC Metz. La saison dernière, Sedan dominait le championnat au bout de 17 journées devant Valenciennes. Si l'ordre était inversé au terme du championnat pour la montée, ces deux équipes avaient respectivement 33 et 32 points lorsque Metz en a aujourd'hui 42 ! L'année précédente, Nancy affichait 35 points au compteur... C'est dire la performance de Ludovic Obraniak et ses copains qui tirent tout le championnat derrière eux. L'entraîneur de Dijon, quatrième à 10 points des Grenats, Rudy Garcia commente : « C'est hors norme ! Est-ce suffisant pour aller au bout ? Il faut voir car personne n'est à l'abri d'un retournement. Mais cela ressemble un peu à ce que fait Lyon en L1. C'est une équipe très athlétique et dans le championnat, cela fait la différence ».

    Patrick Parisot, l'entraîneur adjoint de Franck Dumas à Caen, est lui aussi admiratif : « On regarde davantage derrière, Strasbourg et Dijon que Metz ! Je ne suis pas surpris par ce parcours car c'est une équipe très solide et bien en place. Elle possède un effectif de qualité avec un banc important. En revanche, le rythme est plus surprenant. Avec lui, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles et viser la barre symbolique des 80 points ». Un niveau rarement atteint. La dernière équipe a l'avoir fait craquer est Lille, avec 83 points lors de la saison 1999-2000. Le LOSC de Vahid Halilhodzic n'avait alors que 38 points au bout de 17 journées. La marge de Metz semble donc confortable.

     

     


     

     

     

     

    November 20

    Metz, semaine bien remplie

    Le centre de formation a signé dimanche après-midi une très belle performance en l'emportant 2 à 0 sur le terrain du leader Lille.

    LILLE (B) - METZ (B) : 0-2 (0-1).

     A Lille. 123 spectateurs. Arbitre: M. Lallemang. Mi-temps: 0-1. Buts: G. Debuchy 12e (csc), Schmisser (63e) Avertissements à Lille: Debaib (35e), Owana (90e); à Metz: Mangane (38e).

    Les équipes:

    LILLE: Pichon - Debuchy, Zywiecki (cap.), Sauvage, Liard - Van Dam (Rami 64e), Le Postellec, Ewane, Nini (Debaib 25e) - Owana, Makièse.

    METZ: Sissoko - Mangane (Kavbanski 60e), Schmisser (cap.), Diakitée, Turnau - Bong, Bocandé, Djiba, Betsch - Farina, Françoise (Ou 87e).

     

    Metz tombe le leader

     Le FC Metz n'a pas eu à forcer son talent pour dominer des Lillois hors-sujet sur leur propre terrain. Les Mosellans y ont ajouté la manière.

    Après Dunkerque, Metz est la deuxième formation à s'imposer sur l'annexe du Stadium Nord, une victoire qui ne souffre d'aucune contestation, tant la jeune équipe alignée par Pascal Planque s'est monté inoffensive tout au long des quatre-vingt dix minutes.

    Dominateurs dans tous les domaines, les hommes de José Pinot ont toutefois eu besoin d'un coup de pouce du destin sous la forme de deux offrandes pour mettre un genou à terre au leader du championnat. Dès la 12e, un coup-franc parfaitement tiré par Daniel Bocandé était prolongé dans ses propres buts par l'infortuné Grégoire Debuchy (le frère de Mathieu). Pichon, sur ce coup, n'avait pu qu'à accompagner le ballon du regard, tout comme à la demi-heure de jeu, quand une frappe croisée de Farina flirta avec le son poteau gauche. Le gardien nordiste était beaucoup moins heureux à l'heure de jeu quand il relâcha le ballon sur une chandelle anodine au grand bonheur du capitaine messin Schmisser qui traînait par là.

    A 2-0, et même s'il restait à ce moment de la partie pratiquement 30 minutes, les jeux semblaient faits. Certes il y avait un petit mieux dans les rangs lillois en seconde période et surtout un peu plus d'envie, mais cela restait bien insuffisant à la fois pour faire oublier le néant de la première période et surtout pour inquiéter une défense lorraine bien en place. Tout juste pouvait-on noter un moment de passivité coupable des Messins sur un premier corner, une dangereuse reprise de Makièse sur le second et un arrêt difficile de Sissoko sur une bonne frappe d'Ewanée. Mais le dernier mot, la dernière occasion revenait aux Lorrains sur un raid spectaculaire de Françoise repris in extremis par l'arrière-garde lilloise.

     

    Magny frappe les esprits

     MAGNY - METZ: 1-0

    Mi-temps: 1-0. Arbitre: M. Bourille. Buts pour MAGNY: Guerabis (21e). Avertissements: METZ: Fostier (23e), Mohammed (91e), Metanire (94e).

    Magny a créé la sensation ce samedi après-midi en tenant tête à l'ogre messin. Les deux formations débutaient sérieusement la rencontre et effectuaient un pressing et un replacement consciencieux. Même si Metz dominait territorialement, ses offensives n'étaient guère dangereuses. Magny jaillissait parfois en contre, mais la défense visiteuse était attentive. Les locaux ouvraient le score grâce à Guerabis. Ce dernier était lancé en profondeur par Ottinger et trompait Delle avec beaucoup de sang-froid (1-0, 21e).

    Stupeur dans les rangs messins. Magny réussissait le coup parfait. Metz se découvrait et partait à l'abordage. Sur corner, Oberhauser s'interposait sur une tête de Bou Saha (40e). Finalement, les locaux tenaient bon.

    Au retour des vestiaires, Metz tentait par tous les moyens de revenir au score. Songo'o frappait des vingt-cinq mètres, mais Oberhauser, toujours attentif, détournait la balle (51e). Ce même Songo'o s'infiltrait dans la défense locale, se trouvait face au portier de Magny, mais ne cadrait pas (57e). Deux minutes plus tard, c'est Metanire qui manquait l'égalisation (59e). Les vagues offensives messines se brisaient sur les remparts locaux. Sur coup franc Songo'o décroisait sa tête qui s'écrasait sur la barre. Plus vif, il reprenait la balle mais Oberhauser se détendait et sauvait les siens (82e). Jamais Metz ne parvenait à déstabiliser le bloc défensif de Magny et rentrait bredouille de ce derby.

     

    Le derby aux Mosellans

     NANCY - METZ: 0-1

    Picot 2. Pelouse synthétique. Mi-temps: 0-0. Environ 60 spectateurs. Buts: Siebert (81e sur pénalty). Avertissements: NANCY: Kelsch (18e), Nyom (78e), Denga (81e). METZ: Pjanic (22e).

    "Il est naïf" s'exclama Patrick Hesse à la fin de la partie. Le naïf incriminé avec la justesse et la rigueur de l'analyse des faits, n'était autre que Denga, son libero et pilier de la défense nancéienne, coupable d'une faute évitable sur Aribi, qui valut un penalty indiscutable que Siebert transforma en lucarne. On jouait la 81e minute et, dans cette partie aux occasions si rares, Metz avait donc toutes les chances de l'emporter. Mais il faut reconnaître qu'un nul entre les deux clubs "pro" aurait certainement mieux reflété la physionomie des 90 minutes. Nancy ayant nettement dominé les 45 premières, les protégés d'Olivier Perrin les 45 suivantes, avec en exergue une occasion très nette d'Aribi déviée sur le poteau par Kelsch.

     

    Le plaisir selon Cissé

    Les Messins ont profité de la venue d'Ajaccio pour confirmer leur invincibilité à domicile. Et pour effacer le souvenir de leur douloureux déplacement au Havre, en début de semaine.

    Bousculé au Havre quelques jours plus tôt (1-1), Metz se savait observé. Mise sous pression par le résultat de ses principaux poursuivants, l'équipe de Francis De Taddeo s'est installée sur la voie du succès dès la 23e minute de jeu, Babacar Gueye profitant d'une maladresse de la défense ajaccienne pour ouvrir la marque. La suite ? Quoi qu'inégal, face à un adversaire affichant pourtant des moyens limités, le rendement fut néanmoins plus conforme à la place de leader occupée par les Grenats. Et le plaisir, lui, a refait surface, sous l'impulsion de Papiss Cissé, auteur du second but de la soirée. Une frappe limpide pour une victoire logique, la treizième de la saison.

    LA DEFENSE

    Marichez. Tranquille, le dimanche après-midi du capitaine messin. En dehors d'une sortie aérienne, réussie, sur un coup franc plein axe (10e) et d'une frappe de Lacombe passée au ras de son poteau (54e), les Corses l'ont laissé se remettre de sa difficile soirée, lundi au Havre.

    C. Gueye. Un engagement de tous les instants lui a permis de compenser un certain défaut de précipitation. Copie propre pour Cheikh Gueye. Le défenseur a profité du rendez-vous corse pour afficher une aisance technique remarquable et remarquée.

    Béria. De la présence et de l'assurance. Son tacle sur Khiter, dans la zone de vérité, a peut-être permis aux Messins de ne pas avoir à courir après le score (13e). Contrat rempli pour le défenseur, de retour de suspension.

    Diop. Il a maîtrisé le sujet avec sérénité. Précis dans ses interventions et juste dans ses choix à la relance... Un sans faute pour le patron de la défense messine.

    Bassong. Quelques erreurs de lecture dans le jeu court, tempérées par une volonté jamais démentie. Auteur d'une belle percée, assortie d'un grand pont sur Dujeux et conclue par un centre dévié in-extremis en corner (59e).

    Léoni. Titularisé malgré une contracture à la cuisse survenue quelques jours plus tôt, il a vécu une partie délicate. Rarement dans le tempo, souvent imprécis, il a néanmoins été à l'origine du premier but messin : si Cissé n'a pas profité de sa passe pour ouvrir la marque, Babacar Gueye s'en est chargé (23e).

    LE MILIEU

    Cardy. Avec un peu plus de réussite, il aurait pu sceller l'issue du match dès la demi-heure de jeu, mais ses deux frappes ont tour à tour été repoussées par le mur ajaccien (32e). Son activité est allée crescendo.

    François. Travailleur inlassable, il a récupéré un grand nombre de ballons. Et il a ponctué une grande débauche d'énergie d'une passe décisive à destination de Papiss Cissé (68e).

    Obraniak. Suspendu et donc privé du déplacement au Havre en début de semaine, le bouillonnant milieu de terrain avait de l'énergie à revendre. Celle-ci a servi la cause messine. Pièce maîtresse de l'animation, il aurait pu se joindre aux deux buteurs de la soirée avec un peu plus de précision (86e). Averti à la 49e pour protestation.

    L'ATTAQUE

    Cissé. Le retour combiné de Dzodic et Collin l'a empêché d'ouvrir la marque (23e). L'attaquant sénégalais ne s'est pas découragé. Et a offert un bijou de but à Saint-Symphorien : sa frappe n'a laissé aucune chance à Frédéric Roux (68e). Deuxième réalisation messine de la soirée, la huitième de la saison pour Papiss Cissé. Remplacé par Momar N'Diaye (81e). Bien servi par Franck Béria (83e), son tir a frôlé la cage corse.

    B. Gueye. Au bon endroit, au bon moment. Babacar Gueye a laissé parler son opportunisme, transformant l'essai manqué de Cissé (23e). Neuvième réalisation pour le meilleur buteur grenat. Remplacé par Laurent Agouazi (72e). Auteur de l'égalisation au Havre, le numéro 10 messin s'est associé au treizième succès de son équipe avec application.

     

    Metz, semaine bien remplie

     A peine stoppé dans son élan, le lundi au Havre (1-1), le leader messin renoue avec la victoire, le dimanche, en s'imposant devant Ajaccio (2-0). Son avance ne faiblit pas.

    Ce matin, le FC Metz comptant quarante-deux points pour bénéfice comptable de sa victoire dominicale sur Ajaccio, de fins observateurs ne manqueront pas de relever que le maintien du club lorrain en Ligue 2 se trouve désormais acquis. Ce n'est pas faux. Mais d'autres, plus exigeants peut-être et assurément plus pertinents, remarqueront qu'un tel matelas de points à ce stade de la compétition constitue, historiquement, une garantie d'accession au bout du compte. Ici s'écrit la vérité de Metz - Ajaccio, support de la treizième victoire messine de la saison (2-0): l'incontestable leader du championnat a effectué un pas supplémentaire vers son retour en Ligue 1. Sur ce, sa victime de plus, aujourd'hui engluée dans la deuxième moitié du classement, peut dresser l'inventaire de tout ce qui lui manque pour pouvoir en dire autant : du punch devant, du sérieux derrière, un brin de réussite bien sûr, plus Babacar Gueye et Papiss Cissé.

    Buteurs l'un et l'autre, les deux compères sénégalais ont donc imprimé leur empreinte sur le succès messin, le huitième en huit productions domestiques. Et, cette fois, pas question de suggérer le renfort de la bonne fortune au prétexte que Babacar Gueye a marqué... sur la première occasion de Papiss Cissé, car les deux buteurs maison ont aussi passé leur temps à dynamiter la défense ajaccienne sans négliger les tâches plus ingrates incombant à des attaquants qui, à Metz comme ailleurs, sont aussi de premiers défenseurs. Babacar Gueye et Papiss Cissé ont manifesté tout ce qui a manqué aux Corses, hier, à l'heure habituelle de la sieste : au beau milieu de l'après-midi, Ajaccio n'a jamais déployé l'énergie nécessaire pour créer des brèches dans le dispositif messin. Ce que Ruud Krol, entraîneur néerlandais et beau perdant, résume en ces termes : "Nous avons eu de bonnes séquences de jeu, mais nous avons manqué de mouvement dans les derniers mètres adverses, d'attention dans notre camp, bref nos prises de décision n'ont pas été les bonnes."

    Après avoir sauté sur l'aubaine d'un large flottement de la défense corse, après seulement vingt-trois minutes de jeu, les Messins auraient pu s'accorder une avance plus grande avant le repos, mais ils n'ont cette fois pas su concrétiser leurs possibilités. Du coup, ils ont tendu le dos, en début de deuxième mi-temps, lorsque Grégory Lacombe s'est présenté seul face à Christophe Marichez, le gardien messin n'étant pas mécontent sur ce coup-là de constater que le tir du joker ajaccien avait filé à côté de son cadre. Peu disposé à se montrer plus royaliste que le roi, l'entraîneur messin Francis De Taddeo assure cependant ne pas avoir tremblé à l'idée de rester sous la menace : "Nous avons déjà démontré notre capacité à défendre notre avance, même lorsqu'elle n'est que d'un but". D'un geste splendide, Papiss Cissé a fini par mettre un terme au débat. Et Metz par évacuer l'impression de fragilité apparue depuis quelques semaines, notamment le lundi précédent au Havre où le leader s'était fait bousculer comme jamais (1-1). Du coup, son avance sur le quatrième s'élève toujours à dix points alors qu'un déplacement à Grenoble et la venue de Strasbourg figurent au programme des prochaines semaines, après l'intermède proposé par la Coupe de France, samedi à Torcy, équipe de DHR.

     

    "Plus tranchants"

     Francis De Taddeo (entraîneur de Metz, ) : "Il nous a fallu contrôler les velléités d'Ajaccio, venu pour prendre les trois points. Mais autant la possession de balle a pu être ajaccienne, autant nous avons su nous montrer plus tranchants et plus dangereux, plus convaincants dans la construction. Je me méfiais d'une équipe capable de remonter deux buts à Strasbourg. Nous n'avons pas encore assez de maturité pour ne pas avoir à nous adapter à nos adversaires."

    Ruud Krol (entraîneur d'Ajaccio) : "Perdre suscite toujours des regrets, surtout vu la façon dont nous avons encaissé le premier but, permis par une erreur de notre part dans l'axe. Sur l'action de Lacombe (54e), nous avons la possibilité de relancer le match et nous ne la saisissons pas. Metz, c'est costaud : une équipe qui ne laisse pas beaucoup d'occasions à ses adversaires."

    Julien Cardy (milieu de terrain de Metz) : "Notre bon parcours à domicile se poursuit, nous ne laissons de points à personne. Après trois rencontres où nous avions accusé le coup, nous réussissons l'une de nos meilleures prestations de la saison. Nous avons donc redressé la barre."

    Babacar Gueye (attaquant du FC Metz) : "Oui, cette victoire nous rassure. Nous avons souffert pour arracher le match nul au Havre. Ce soir, nous avons démontré que nous étions capables de produire du jeu et de gagner, sans encaisser de but. Ça nous tenait à coeur de le faire devant notre public. Le but de Cissé ? Il est trop beau, je suis content pour lui !"

    Ludovic Obraniak (milieu de terrain du FC Metz) : "Nous avions vraiment envie de laver les critiques qui entouraient la qualité de notre jeu depuis plusieurs journées de championnat. Jusqu'ici, nous avions tendance à nous relâcher quand on ouvrait le score ; ça n'a pas été le cas face à Ajaccio. Nous avons maintenu le pressing et nous avons creusé l'écart. C'est une grande satisfaction. On ne lâche pas l'affaire."

     

    Aux buteurs associés

     23e. Léoni envoie un long ballon dans le paquet, dont hérite Cissé. L'attaquant messin passe Collin et Dzodic mais bute sur Roux. A l'affût, Babacar Gueye  récupère le ballon aux pieds du gardien ajaccien et marque, du gauche. METZ 1 - AJACCIO 0.

    31e
    . Côté droit, Cissé alerte Babacar Gueye qui s'avance vers Roux et croise un peu trop sa frappe, du droit cette fois, à ras de terre.

    33e. Cheikh Gueye récupère le ballon dans le couloir droit et lance Babacar Gueye, qui s'infiltre dans la surface, bénéficie d'un contre favorable et décale pour Cardy, dont les deux frappes coup sur coup sont repoussées.

    48e. Très bonne ouverture d'Obraniak dans le dos de Cissé, qui efface Zarabi et exécute une frappe captée en deux temps par Roux.

    54e. Une ouverture de Rodrigo à destination de Lacombe laisse la défense messine sur place. La frappe de l'attaquant ajaccien passe de peu à côté.

    60e. Débordement de Bassong, lancé côté gauche. Devant le but ajaccien, Collin entreprend de détourner le ballon de la tête, mais il est tout près de marquer contre son camp.

    68e. François décale Cissé sur sa gauche. L'attaquant messin s'avance de quelques pas et décoche une frappe du droit de plus de vingt mètres qui confond Roux. METZ 2 - AJACCIO 0.

    86e. Obraniak se défait de deux défenseurs ajacciens, se place sur son pied gauche et arme une superbe frappe qui passe de peu à côté.

     

    17

     Babacar Gueye et Papiss Cissé ont respectivement inscrit leurs neuvième et huitième buts de la saison, hier soir, face à Ajaccio. A eux deux, les attaquants sénégalais du FC Metz comptabilisent donc dix-sept buts inscrits en autant de journées. A titre de comparaison, Gueye et Cissé ont inscrit à eux seuls plus de buts que tous les joueurs de Créteil (10), Tours (11), Istres (13), Brest (14), Ajaccio, Gueugnon, Niort (15) et Guingamp (16). Spectaculaire !

     

    La fiche technique et le film du match...

    Stade Saint Symphorien, terrain gras, temps pluvieux, éclairage bon, spectateurs 11 160.
    AC Ajaccio : Roux-Dujeux, Zarabi, Dzodic, Collin-Rocchi, Rodrigo (Puis Pierazzi 83e)-Khiter (Puis Scarpelli 60e), Chafni, Kolar (Puis Lacombe 45e)-Mandrichi.
    Metz : Marichez-Beria, Bassong, Diop, Leoni, Gueye-François, Cardy, Obraniak-Gueye (Puis Agouazi 72e), Cissé (Puis N´Diaye 80e).
    Arbitre : Mr Djouzi.

    Buts : Gueye (23e), Cissé (67e) pour Metz.
    Avertissements : Obraniak (50e) pour Metz, Rocchi (63e) pour Ajaccio.


    9e : Coup franc de Chafni à 30 mètres, le ballon est destiné à Rodrigo mais le brésilien est devancé par la sortie de Marichez.
    11e : Cissé contrôle un ballon sur une petite aile de pigeon et enchaîne un tir du droit qui n´est pas cadré.
    13e : Jeu en triangle entre Rocchi, Chafni et Khiter. Chafni glisse un ballon en profondeur pour Khiter qui bute finalement sur Bassong.
    19e : Coup franc de Chafni, il joue en retrait pour Rocchi qui tire mais c´est loin du cadre.
    23e : Ballon mal dégagé par Zarabi, le ballon revient dans les pieds de Cissé qui passe entre Collin et Dzodic, Roux manque sa sortie, Dzodic cafouille et c´est finalement Gueye qui vient pousser cette balle au fond des filets.
    30e : Gueye s´échappe dans le dos de la défense corse, il se présente face à Roux mais croise finalement trop son tir.
    31e : Cissé est à la réception d´un centre mais sa frappe est parfaitement capté par Roux.
    32e : Cardy est décalé dans l´axe et tente sa chance du gauche mais par 2 fois c´est contré par la défense ajaccienne.
    Mi-temps : 1-0.
    48e : Cissé récupère un ballon dans l´axe et tente sa chance mais Roux est parfaitement placé pour capter cette balle.
    51e : Lacombe est bien lancé en profondeur, pénètre dans la surface de réparation et frappe du gauche mais ce n´est pas cadré.
    53e : Khiter déborde sur le côté droit et centre fort devant le but, Mandrichi est aux abois mais devancé de justesse par Diop.
    62e : Collin côté gauche, glisse entre le ballon entre deux défenseurs messins à Lacombe qui centre pour Mandrichi mais Marichez sauve son camp.
    67e : Cissé remonte tranquillement le ballon dans l´axe, il est à 25 mètres et tente sa chance, Roux pourtant sur la trajectoire laisse filer ce ballon dans sa lucarne.
    71e : Coup franc pour les Ajacciens à l´entrée de la surface côté droit, Lacombe se charge de le tirer en force. Son tir croisé n´est malheureusement repris par personne au second poteau.
    83e : N´Diaye passe en revue toute la défense ajaccienne avant de croiser son tir mais sa passe finalement à côté.
    88e : Collin frappe du droit mais ça passe largement à côté.
    92e : Contre attaque ajaccienne menée par Pierazzi, il décale Lacombe sur le côté gauche qui centre pour Mandrichi celui-ci tire en pivot mais Marichez se couche bien.
    93e : Fin du match défaite d’Ajaccio 2-0.

     

    La conquête se poursuit

    Grâce à son treizième succès de la saison, le FC Metz a continué sa marche en avant. Face à Ajaccio, les hommes de Francis De Taddeo se sont montrés conquérants et efficaces. A l'image de leur doublette offensive qui a de nouveau frappé.

    En l'emportant à domicile, Caen et Dijon avaient mis la pression sur le leader. Victorieux de Châteauroux, dont les espoirs se sont considérablement réduits, les Normands pointaient à une victoire des Messins avant que ceux-ci n'affrontent Ajaccio. L'écart a retrouvé sa valeur initiale en fin d'après-midi, après que ces derniers aient disposé de leur adversaire du soir. Ce ne fut pas chose aisée, une nouvelle fois, sur le rectangle vert de Saint-Symphorien. L'ACA a posé pas mal de problèmes à son adversaire notamment au cours d'un second acte assez ouvert. Parfois maladroits, les Grenats ont néanmoins montré un appétit de victoire qui ne s’est jamais démenti. Et leur a permis de faire chuter une bonne formation corse.
    La partie a pourtant eu du mal à démarrer. Ajaccio et Metz présentaient tous deux des formations regroupées et imperméables. Heureusement pour les seconds et pour le spectacle, l'ouverture du score eut lieu assez tôt pour que les espaces puissent s'ouvrir. Sur un dégagement manqué de Zaribi, Leoni surgit pour offrir à Cissé un ballon de but que convertissait... Babacar Gueye, au terme d'un cafouillage (1-0, 24°). De la même manière que contre Amiens, le plus dur était fait pour les Locaux. Dans la foulée, ils faillirent corser l'addition mais Gueye croisa trop sa frappe du droit (31°) et Cardy butta sur la défense corse (33°).
    L'AC Ajaccio était alors contraint de prendre des risques s'il ne voulait pas rentrer bredouille de ce long déplacement. Krol lança Lacombe dans la bataille. Ce choix faillit se révéler payant quelques minutes plus tard, quand ce dernier se retrouva face à Marichez. Le ballon passa de peu à côté (53°). Un avertissement sans frais que les Lorrains prirent au sérieux. Sébastien Bassong, d’ordinaire plus habitué aux tâches défensives, se lança dans un joli déboulé côté gauche. Son centre affola Collin, qui faillit trouver la lucarne de son propre but (60°) ! La partie était alors bien plus ouverte et le KO intervint de fort belle manière. Passé l’heure de jeu, Papiss Cissé exécuta, des 20 mètres, une frappe aussi puissante que limpide, laissant Roux sans la moindre chance. La toile d’araignée n’y survécut pas (2-0, 67°). La preuve, s’il se trouve des observateurs pour en douter, que le spectacle n’est pas interdit de stade à Metz.
    Malgré de bonnes intentions de part et d’autre, le score resta en l’état. Les Grenats prolongent donc leur incroyable série d’invincibilité. Dans deux semaines, ce sera au tour de Grenoble d’essayer de la mettre à mal.

    La feuille de match
    17ème journée de Ligue 2, Metz 2-0 Ajaccio (1-0)
    Dimanche 19 novembre, Stade Saint-Symphorien
    Arbitre : Monsieur Djouzi
    11 160 spectateurs

    Avertissement :
    Metz : Obraniak (51°)

    Buts :
    Metz : B. Gueye (23°), Cissé (67°)

    Les équipes :
    Metz : Marichez – C. Gueye, Béria, Diop, Bassong, Léoni – Cardy, François, Obraniak – Cissé (N'Diaye 80°), B. Gueye (Agouazi 71°)
    Ajaccio : Roux – Dujeux, Dzodic, Zarabi, Collin – Chafni, Rocchi, Rodrigo (Pierazzi 83°), Kolar (Lacombe 46°) – Mandrichi, Khiter (Scarpelli 60°)

     

    Metz - Ajaccio : les réactions

    Après quelques prestations en demi-teinte, les Grenats sont soulagés par la teneur de leur victoire face à Ajaccio. Retrouvez ici les réactions de Ludovic Obraniak, Julien Cardy ou encore Babacar Gueye.

    Rudi Krol : « On a toujours des regrets après un match comme celui-là. Metz ne nous a pas été supérieur. Ils profitent d’une erreur pour marquer le premier but. Après, nous manquons une belle occasion d’égaliser par Lacombe. Metz est une équipe qui joue très bien et qui est très costaud derrière. »

    Francis De Taddeo : « Nous essayons toujours de nous adapter aux équipes que nous rencontrons. Ajaccio n’a pas fermé le jeu ce soir. Nous sommes en progrès en ce qui concerne la possession du ballon et nous commençons à retrouver nos jambes. Nous avons poussé, mis beaucoup d’engagement et de combativité à l’image de notre premier but. »

    Babacar Gueye : « Nous sommes heureux ce soir car nous l’emportons 2-0 et que nous n’encaissons pas de but. Notre niveau de jeu a été rassurant et nous n’avons rien lâché. Nous montrons que nous sommes une équipe solide. Il faut insister sur la notion de groupe. Chacun aime se défoncer pour son partenaire. Papiss a mis un très beau but ce soir. Il nous faut garder cet état d’esprit et éviter tout relâchement. »

    Julien Cardy : « Ce soir, nous avons fait une de nos meilleures prestations à domicile et cette victoire nous fait beaucoup de bien. Nous avions la pression du résultat puisque nous jouions après nos concurrents. Nous avons su marquer rapidement et appliquer un gros pressing. Nous y avons ajouté la manière avec ce très beau but de Papiss Cissé. »

    Ludovic Obraniak : « Nous avions à cœur de remettre les pendules à l’heure par rapport aux critiques essuyées ces derniers temps. Il est vrai que nous avions du mal à jouer en mouvement. Ce soir, nous n’avons rien lâché et effectué un très gros pressing du début à la fin. Les autres équipes nous regardaient. Elles ont vu qu’il faudrait compter avec nous jusqu’au bout. »

     

    Un leader intraitable

    Vainqueur d'Ajaccio (2-0), le leader Metz enchaîne une 8eme victoire de rang à domicile et conserve six points d'avance sur son dauphin, Caen, qui a battu Châteauroux. Lundi, Strasbourg va à Brest. 

    Dijon continue la chasse
    Dijon poursuit sa remontée sur les équipes de tête avec une victoire acquise sur Le Havre (1-0). Invaincus maintenant depuis sept matchs, les Dijonnais ont vécu une soirée difficile puisque ce sont les Havrais qui ont ouvert la marque avant que Poyet puis Yenga donne l'avantage aux locaux en moins de trois minutes. C'est la première défaite du Havre à l'extérieur cette saison. Toujours concernant les équipes de tête, Caen a battu Châteauroux (1-0) et reste second du classement avec provisoirement trois points de retard sur le leader messin qui joue dimanche. Les Castelroussins continuent dans une spirale négative inquiétante en concédant là leur cinquième défaite d'affilée.

    En bas de tableau, les quatre derniers se déplaçaient. Tours (20eme), qui a perdu tous ses matchs à l’extérieur cette saison, n'a pas pesé lourd face à Amiens et encaisse un lourd 3-0. Guingamp se déplaçait à Niort et l'a emporté (1-0). Istres est allé gagner à Reims (2-1), réalisant au passage un petit exploit quand on sait que les attaquants Istréens n'avaient pas encore trouvé le chemin des filets en déplacement. Enfin, Créteil continue sa bonne série. L'équipe de la région parisienne, qui n’a perdu qu’une fois lors des six dernières rencontres, ramène le nul de Montpellier (1-1).

    En milieu de tableau, Bastia et Grenoble ont fait match nul (0-0). Enfin, Libourne-Saint-Seurin a battu Gueugnon qui enchaîne une deuxième défaite consécutive après celle à domicile face à Caen (0-1) la semaine dernière.

    Carton plein à domicile pour Metz
    Grâce à des
    buts inscrits par les deux meilleurs réalisateurs du club : Babacar Gueye (9) et Papiss Cissé (8), le FC Metz s'est imposé (2-0) contre Ajaccio à Saint-Symphorien. Le leader enchaîne une huitième victoire en autant de matchs disputés à la maison et conserve ses six points d’avance sur son dauphin Caen.

    Strasbourg reste à l’affût
    Déplacement facile a priori pour Strasbourg (3eme) lundi en match décalé de cette 17eme journée de L2. Les Strasbourgeois, un point seulement derrière Caen, doivent l’emporter à Brest pour rester au minimum au contact. Brest de son côté cherche d’abord à grappiller quelques points pour s'éloigner de la zone dangereuse.

    L´analyse...

    Après leur déconvenue face à Bastia, les Ajacciens avaient la lourde tâche de réagir chez un prétendant à la montée et au titre de Champion : le FC Metz.
    Privé de Fabien Laurenti, le coach ajaccien avait choisi de titulariser Raouf Zarabi dans la charnière centrale pour faire face au puissant duo d´attaque messin : Gueye-Cissé.
    Le début de rencontre est plutôt équilibré. Les deux équipes ne se livrent pas totalement, l´ACA ne se laisse pas dominer mais peine dans la finition. Les locaux se montrent un peu plus incisifs mais toujours sans succès. Il faudra attendre la 23e minute pour que Metz affiche sa supériorité. Le but est une série de malchance pour les Ajacciens qui perdent le ballon en milieu de terrain et se laissent ensuite rapidement déborder défensivement par une équipe lorraine en pleine confiance. Cependant, les hommes de Ruud Krol ne perdent pas espoir et s´appliquent à porter le danger devant les cages de Marichez, malheureusement cela reste trop timide pour égaliser.
    Au retour des vestiaires les Ajacciens montrent un visage conquérant au milieu de terrain et l´entrée de Lacombe est tout près d´être un coup de poker quand celui-ci manque de tromper le portier messin. Les acéistes vont malheureusement retomber dans leurs travers. A l´inefficacité offensive va s´ajouter la maladresse défensive. Les Lorrains vont en effet doubler la mise sur une contre attaque et un tir de 25 mètres sur lequel Roux n´est pas exempt de tous reproches. A la suite de ce second but, les Ajacciens tentent le tout pour le tout en fin de partie mais le manque de réalisme offensif les rend impuissants.
    Ce match laissera sans doutes des regrets puisque les ours ont longtemps fait jeu égal avec leurs adversaires sans pouvoir les inquiéter outre mesure. Les Messins n´avaient pas la classe des Caennais mais ils avaient l´avantage d´être réalistes sur leurs rares occasions. C´est exactement ce qu´il a manqué à l´ACA pour faire la différence, malheureusement c´est un souci qui n´est pas nouveau au club. Il est déjà bien de s´être rendu compte du problème, à présent faut il encore le régler…

    On retiendra pour Ajaccio : la volonté de Rocchi, la faiblesse de Roux, la technique de Chafni, le bon travail de Rodrigo.

    Metz ne veut rien lâcher


    Grâce à Gueye et Cissé, le FC Metz a signé son treizième succès de la saison.


    METZ. A deux journées de la fin des matches aller, le FC Metz a fait un pas de plus vers le titre honorifique de champion d'automne de L2. Seul Caen peut encore priver les Messins de ce titre. A condition d'un faux pas lorrain. Hier, les hommes de Taddeo n'ont montré aucun signe d'une baisse de régime. Au contraire. C'était d'ailleurs leur volonté. Tour à tour, Ludovic Obraniak et Julien Cardy commentaient : « Cela fait plusieurs fois que l'on joue après nos adversaires et que nous avons un peu de pression. Nous avons profité de ce match, où les autres équipes nous regardaient, pour montrer qu'il fallait compter avec nous et que nous n'étions pas là par hasard. On ne lâchera pas l'affaire ».

    Moins d'une semaine après leur nul et leur très moyenne prestation du Havre, les Messins ont renoué avec la victoire, la treizième de la saison, la huitième en huit matches à domicile. Ce succès a été construit grâce à ses incontournables buteurs : les Sénégalais Babacar Gueye et Papiss Cissé. En fin de match, l'inviolable Saint-Symphorien pouvait saluer avec passion ses joueurs et agiter le drapeau sénégalais de bonheur. Une nouvelle fois, les deux Africains ont mis le FC Metz sur orbite. Ensemble lors du premier but, par un exploit individuel sur le second. A la 23', sous pression, la défense corse rendait le ballon à Cardy, dont le centre instantané trouvait Cissé. Ce dernier se coinçait dans la défense mais Gueye à l'affût poussait le ballon au fond. A peu près au même instant en seconde période, Papiss Cissé signait un magnifique but (68'). D'un tir flottant de 20 m, il trompait Frédéric Roux, l'ancien gardien de l'ASNL et de Bordeaux.

    Après avoir attendu la dernière partie du match contre Amiens, le FC Metz a repris hier soir ses habitudes en imposant rapidement une vaine course poursuite à son rival. Ajaccio, venu chez l'intransigeant leader chercher un résultat en développant un jeu plus offensif, s'est fait piéger. Comme les autres. A 1-0, l'expérience de cette saison avait montré que la situation était critique pour Ajaccio. Cela s'est confirmé. D'ailleurs, autour de la 30', Metz avait plusieurs occasions de faire le break mais Gueye, Cardy et Cissé n'y arrivaient pas. Ce n'était que partie remise même si à la 53', Lacombe a raté le coche et l'égalisation sur un des rares moments de flottement de la défense messine.

    Dans ce duel d'anciens pensionnaires de ligue 1, les Messins se sont montrés les plus solides pour développer, avec maîtrise, un jeu agréable et se procurer de nombreuses occasions. Jusqu'au coup de sifflet final, ils ont affiché la volonté d'être menaçants. Derrière, Christophe Marichez a été nettement moins sollicité que lors des matches précédents. A l'image de Malik Diop et de Cheikh Gueye, la défense y veillait. Témoin de la solidarité de cette formation messine, le travail défensif du milieu terrain contribuait aussi largement à mettre en échec Ajaccio.

    « Notre système défensif est solide et tout le monde s'arrache », se félicitait Francis de Taddéo.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    November 19

    Un goût de Ligue 1

    Pour la vidéo des buts, c'est ici : http://dl-3.free.fr/52616e646f6d4956c76aa7ea049bebcad97dfe14cfb4d616e580a1001c64c8d0/Metz-Ajacciolesbuts.WMV

     Pour les analyses et coms d'après-match, c'est ici : http://dl-1.free.fr/52616e646f6d4956f82ca6c09e11f890d68aa8d6b0ebdb39f599bb586d82cff0/commentairesetrintvewd'aprèsmatchMetzAjaccio.WMV

    Pour enregistrer la bande annonce du match, c'est ici : http://dl-1.free.fr/52616e646f6d4956d09b4997b3357b69cdd573cf194683863c681c483c889f1b/Metz-Ajacciobandeannonce.WMV

    Intraitables à domicile, les Messins veulent poursuivre leur belle série cette après-midi contre Ajaccio. Une rencontre qui fleure bon la L1. De retour de suspension, Ludovic Obraniak reprendra place dans le milieu messin. Face à Ajaccio, les Grenats tenteront de signer une huitième victoire à domicile.

    Sept matchs, sept victoires. Tel est, depuis le début de la saison, le bilan des Messins dans leur antre de Saint-Symphorien. Une ''stat'' qui en dit long sur le potentiel des « Grenats». A l'heure de recevoir Ajaccio, le scénario semble idéal.

    Metz reste un solide leader et le bon point ramené, la semaine dernière, du Havre est venu confirmer tout le bien que l'on pense des protégés de Francis De Taddéo. Mais en technicien averti, ce dernier garde les pieds sur terre. Et refuse tout excès de confiance : « On a pris le bon cap. Mais il ne faut surtout pas se relâcher. Car derrière ça pousse fort...ë » A l'image de Caen et Dijon, tous deux vainqueurs vendredi. « Sans compter qu'aujourd'hui les équipes viennent à Saint-Symphorien totalement décomplexées puisque la logique voudrait qu'elles perdent. Elles jouent leur va-tout, sans arrière pensée. On l'a vu récemment contre Amiens », poursuit Francis De Taddéo.

    Obraniak de retour

    Ça devrait encore être le cas contre Ajaccio. « Une équipe difficile à jouer », renchérit l'entraîneur lorrain. « L'ACA est plus solide qu'en début de saison. Ils prennent peu de buts. Ils ont trouvé leur équilibre. »

    Pour cette rencontre, Francis De Taddéo pourra compter sur Obraniak de retour de suspension, au même titre que Béria. Un plus indéniable quand on connaît l'importance du milieu de terrain dans le système de jeu prôné par l'entraîneur mosellan. Aguirre, touché au mollet lors d'une opposition en fin de semaine, sera quant à lui laissé au repos.

    Si dans les rangs messins, tous les feux sont au vert, côté ajaccien, en revanche, le quotidien est plus morose. Après deux victoires consécutives, les joueurs de Ruud Krol se sont inclinés contre Bastia, à l'occasion d'un derby corse loin de tenir toutes ses promesses. Une défaite difficile à digérer.

    Après ce coup d'arrêt, les Ajacciens sont contraints de réagir s'ils ne veulent pas hypothéquer la suite de leur saison. Pour ce périlleux déplacement en Lorraine, le coach néerlandais sera privé de Fabien Laurenti, l'un des piliers de sa défense. Le Brésilien Antonio Carlos devrait le remplacer poste pour poste. Au duo Gueye-Cissé, redoutable d'efficacité, d'éventuellement en profiter...

     

    Metz, travailler l'image

    Huitième rendez-vous à domicile pour les Messins, cet après-midi face à Ajaccio. L'occasion, pour le leader, de redorer une image écornée par le contenu de ses dernières prestations.

    Du doute, non. Mais un certain "goût d'inachevé>, oui. Francis De Taddeo est bien obligé d'en convenir. Les dernières sorties de son équipe n'ont pas forcément séduit l'œil des (télé)spectateurs. Une victoire obtenue dans la douleur face à Amiens (1-0) suivie d'un résultat nul arraché dans les derniers instants au Havre, en début de semaine (1-1)... "Ces deux adversaires ont joué leur va-tout. Et c'est logique, nous avons peiné. Le Havre nous a donné un bel exemple de ce qui peut nous attendre dans les semaines et les mois à venir.> De la sueur, de la souffrance... pour quatre points supplémentaires venus renforcer les ambitions messines. "L'essentiel est là". Cet après-midi, Ajaccio se présentera à Saint-Symphorien face à un leader dont la seule sortie de route remonte au 8 août, à Reims (2-0).

    S'il affirme ne pas être touché par les critiques venues s'abattre récemment sur le toit de Saint-Symphorien, Francis De Taddeo ne les ignore pas pour autant. "Elles m'interpellent. Je ne voudrais pas que les joueurs se sentent obligés de faire des fantaisies. Et il ne faut surtout pas que l'on se culpabilise: nos trente-neuf points, nous ne les avons pas volés.> N'en déplaise à certains. La priorité, aujourd'hui, reste d'engranger les arguments en vue du verdict attendu le 25 mai prochain. La première partie de cette dix-septième journée disputée vendredi n'a ici pas échappé à l'entraîneur. Caen l'a emporté et s'est provisoirement rapproché du leader. Dijon en a fait de même... Bref, derrière, la meute des prétendants à l'accession rôde avec une insistance non dissimulée. La chose n'est pas nouvelle pour une équipe messine habituée à faire seule la course en tête, mais "les résultats des autres sont forcément présents dans l'esprit des joueurs."

    Metz sous pression? Sans aller jusque-là, De Taddeo estime qu'un "match nul face à Ajaccio ne représenterait pas une bonne opération.> Une fois encore sous le regard des caméras d'Eurosport, "face à un bloc solide, qui vient de remporter sa première victoire à l'extérieur à Brest", les Messins savent ce qu'il leur reste à faire. Préserver leur invincibilité à domicile, accrocher un treizième nom à la liste de leurs victimes. Le tout, pourquoi pas, en séduisant. Metz en a déjà été capable. Le souvenir des prestations contre Montpellier ou Bastia est ici cité en exemple.

    "Offrir un meilleur spectacle fait bien sûr partie de nos intentions, mais voilà, ce n'est pas toujours possible. N'oublions pas que nous sommes une équipe jeune". Affichant exactement seize matches d'existence. Trop peu, au goût de son concepteur, pour se permettre de céder à la tentation du paraître. De là à s'habituer à la souffrance...

     

    Béria: "Les Corses ne lâchent rien"

     

    Suspendu au Havre, Franck Béria s'attend à un match difficile, aujourd'hui face à Ajaccio.

     

    Comment avez-vous vécu le match de vos partenaires, lundi soir au Havre? "C'est toujours très difficile de ne pas être sur le terrain. Je l'ai regardé devant la télé. Frustrant, stressant... C'était une partie dure, physique, comme on pouvait s'y attendre."

    * On peut le dire, Metz a connu une soirée de galère... "Ce serait arrogant d'affirmer le contraire. Mais l'équipe a tenu bon. Nous avons pris un but, pas contre le cours du jeu, peut-être, mais sur une décision arbitrale litigieuse... Après, l'égalisation de Laurent Agouazi a récompensé la détermination de tout le monde (...). Le fait que le match ait été diffusé est une bonne chose: ça montre que la Ligue 2 ne se résume pas à des 3-0 et à des victoires faciles. Ça ne marche pas comme ça, en claquant des doigts. Alors quand j'entends parler de hold-up... Non. Nous avons souffert, mais nous avons résisté."

    * Contre Amiens aussi? "Oui. Nous sommes devenus la cible principale. Prendre les commandes du championnat aussi tôt, ce n'est parfois pas évident à gérer. Aujourd'hui, tout le monde a envie de nous battre. A nous de nous débrouiller avec ça."

    * Votre retour coïncide avec la venue d'Ajaccio. Dans quel état d'esprit abordez-vous ce match? "Il faut se méfier de cette équipe, même si elle est dans le ventre mou du classement. Il y a de la qualité. Il faudra être vigilant, faire preuve de rigueur. Les Corses ne lâchent rien, ils ont le sang chaud!"

    * La suite, c'est la coupe de France. Et un match à Torcy, une équipe de DHR... "Un autre match piège. Si on ne les prend pas au sérieux, on s'expose à des difficultés. L'an dernier, à Drancy, ça n'avait pas été aussi simple que cela. En Coupe, l'état d'esprit est différent. Il ne faut pas croire que les joueurs de Torcy vont nous regarder avec les yeux grands ouverts parce que nous sommes en tête de la Ligue 2! Au contraire."

     

     

    L'adversaire. Athletic Club Ajaccien. Fondé en 1910. Stade François-Coty (8927 places). Budget: 7,8 MEur. Président: Michel Moretti, 47 ans. Entraîneur (depuis 2006): Ruud Krol, 57 ans. La saison dernière: 18e de Ligue 1.

    L'arbitre. Stéphane Djouzi, 37 ans.

    Les trois dernières journées. Metz: nul au Havre (1-1), victoire contre Amiens (1-0), victoire à Châteauroux (0-1). Ajaccio: défaite contre Bastia (0-1), victoire à Brest (0-1), victoire contre Libourne-Saint-Seurin (1-0).

    Les trois prochaines journées. Metz: va à Grenoble, reçoit Strasbourg, va à Istres. Ajaccio: reçoit Dijon, va à Montpellier, reçoit Guingamp.

    Défenses. Metz: 7 buts encaissés dont 3 à domicile. Ajaccio: 18 buts encaissés dont 9 à l'extérieur.

    Attaques. Metz: 23 buts marqués dont 13 à domicile. Ajaccio: 15 buts marqués dont 2 à l'extérieur.

    Meilleurs buteurs. A Metz: Babacar Gueye (8). A Ajaccio: Scarpelli et Khiter (5 buts).

    Absents. A Metz: Delhommeau, Gomez, Aguirre, Thomas (blessés); Renouard, Contout, Corrales, Walasiak (reprise); Djiba, Schmisser, Bocandé, Diakité, Mangane, Farina (en équipe réserve). A Ajaccio: De Faria, Laurenti (blessés).

     

    Le leader au complet

     

    Deux retours. Ce n'est pas une surprise: suspendus pour le déplacement au Havre, lundi, Franck Béria et Ludovic Obraniak réintègrent le groupe de Francis De Taddeo. Le défenseur et le milieu de terrain devraient logiquement retrouver leur place dans le onze de base. Stéphane Léoni, lui, pourrait en sortir: souffrant d'une contracture, le défenseur était toujours incertain hier, à l'issue de l'entraînement auquel il a participé.

    En 4-4-2? Quel système face aux Corses? Ce n'est pas une surprise non plus, Francis De Taddeo n'a pas levé le voile. Le choix d'une défense à cinq éléments ramènerait Laurent Agouazi, buteur au Havre, sur le banc des remplaçants... Hypothèse douteuse: soucieux de voir son équipe "produire du jeu", l'entraîneur pourrait donc opter pour une formule en 4-4-2.

    Ajaccio amoindri. L'entraîneur ajaccien devra se passer des services de Fabien Laurenti, victime d'une élongation à la cuisse. Joueur cadre (15 titularisations), le défenseur sera remplacé par Zarabi, associé dans l'axe à Dzodic. Scarpelli, co-meilleur buteur de son équipe avec Khiter (5 réalisations), débutera sur le banc.

     

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    L'AC Ajaccio, adversaire du jour à Saint-Symphorien, n'a inscrit que deux buts au cours de ses sept matches disputés à l'extérieur. Le dernier, signé Scarpelli, a permis aux Corses de décrocher leur premier succès loin de leurs bases, le 6 novembre à Brest (0-1, 15e journée). Il faut remonter au 4 août pour retrouver la trace de l'autre réalisation ajaccienne à l'extérieur, sur le terrain de Guingamp (1-1, 2e journée).

     

     

    Le groupe pour Metz – Ajaccio

    Les Grenats seront opposés à Ajaccio dimanche à 16h, devant les caméras d’Eurosport. Francis De Taddeo a annoncé en fin de matinée son groupe. Il récupère Obraniak et Béria, tous deux de retour de suspension.

    Le groupe : Marichez, Mayebi – C. Gueye, Béria, Delgado, Diop, Bassong, Léoni – Obraniak, Agouazi, Cardy, François – Cissé, B. Gueye, N’Diaye, Lanteri

    CFA : Metz se déplace à Lille ce week-end. La rencontre aura lieu dimanche à 15h sur l’annexe du stade Grimonprez Joris. 14 joueurs ont été convoqués pour y participer (voir ci dessous). Ils effectueront le voyage samedi après-midi.
    Le groupe : Sussoko, Ruffier – Kavdanski, Schmisser, Turnau, Mangane, Bong – Bocandé, Djiba, Betsch, Diakité – Farina, Ou, Françoise

    Blessés : Daniel Gomez ressentant une douleur à la cuisse, il a été laissé au repos de même que Milan Thomas, pour la même raison ; et Wilmer Aguirre, dont le mollet est douloureux en raison d’un coup reçu à l'entraînement. Manuel Corrales reprendra lundi prochain avec le groupe.
    Pascal Delhommeau, Sébastien Renouard, Roy Contout, Landry Bonnefoi, Christophe Walter, Cédric Anton, Flavien Belson et Jonathan Walasiak sont sur le chemin du retour.

    17ème journée de Ligue 2, Metz – Ajaccio


    Dimanche 19 novembre à 16h, Stade Saint-Symphorien
    Arbitre : Monsieur Djouzi
    A suivre en direct sur D!rect FM et sur le FCMetz.com à partir de 15h30

     

    « Les points, nous ne les avons pas volés ! »

    A la veille d’affronter Ajaccio à Saint-Symphorien, Francis De Taddeo revient sur les dernières prestations de son équipe et sur les critiques concernant la qualité de jeu développée par le leader ses derniers temps.

    Francis, comment voyez-vous la rencontre de dimanche face à Ajaccio ?

    Francis De Taddeo : « C’est une fois de plus un match difficile qui nous attend. L’ACA est plus solide, plus consistant qu’en début de saison. Il reste sur une défaite à domicile dans le derby corse mais il a également montré qu’il était capable de s’imposer à l’extérieur, en l’emportant à Brest (1-0). Ce résultat démontre que les joueurs corses commencent à avoir des repères. Ils vont certainement nous poser beaucoup de problèmes. Nous ne serons pas forcément à notre aise d’autant que la concurrence nous pousse derrière, avec Dijon et Caen qui ont chacun pris trois points. »

    Gardez-vous ces deux résultats à l’esprit dans l’approche de ce duel face à Ajaccio ?

    F.D.T. : « On ne peut pas dire cela, car ce sont des choses totalement indépendantes. Mais ils sont forcément présents dans l’esprit des joueurs. Nous nous disons que l’opposition est là, que des équipes sont dans notre roue. Compte tenu de cela, un match nul ne représenterait pas une bonne opération comptable. Même si parfois, la physionomie d’une partie est telle qu’éviter la défaite est une satisfaction. »

    C’était le cas au Havre, où votre équipe a souffert…

    F.D.T. : « Nos deux derniers résultats ont été acquis dans des circonstances difficiles. Amiens et Le Havre ont joué leur va tout, nous ont bousculé. Les seconds ont perdu hier à Dijon après avoir mené au score. Ont-ils payé les efforts qu’ils ont produit face à nous ? Je ne peux pas le dire mais cela ne me surprendrait pas, tant leur débauche d’énergie avait été importante. Ils ont dépassé leurs limites. Il est donc normal que nous ayons souffert. »

    Les critiques sur la qualité de votre jeu vous touchent-elles ?

    F.D.T. : « Elles m’interpellent. Je ne voudrais pas que les joueurs se sentent obligés de faire des fantaisies à cause de cela. Je ne crois pas qu’il faille qu’on se culpabilise. Nous avons des bonnes intentions, des principes que nous tâchons d’appliquer au mieux. Les points que nous comptons aujourd’hui, nous ne les avons pas volés. Bien sûr, nous avons envie d’offrir un meilleur spectacle à notre public mais ce n’est pas toujours possible. Il ne faut pas oublier que notre équipe est vieille de 16 matches. Nous n’avons pas beaucoup de vécu commun. Des clubs comme Caen ou Le Havre travaillent avec le même groupe depuis beaucoup plus longtemps. »

    Comment cette ‘jeunesse’ se traduit-elle sur le terrain ?

    F.D.T : « Nous avons des périodes de flottement. Lorsque notre adversaire nous pose un problème tactique, nous ne parvenons pas à y répondre spontanément. Quand la donne change, nous avons un temps d’adaptation au cours duquel il nous faut d’abord défendre et ne pas encaisser de buts. Après, il ne faut pas non plus noircir le tableau. Depuis le début de l’année, nous avons aussi plusieurs fois présenté un visage attrayant. Je pense au match de Montpellier ou à celui de Bastia. »

    A quel type de match peut-on s’attendre face à l’ACA ?

    F.D.T. : « Je ne sais pas ce que cela peut donner. Le match, ce sont les joueurs qui le construiront. Contre Amiens et Le Havre, nous étions diffusés et nous n’avons peut-être pas renvoyé une belle image. Je peux juste dire que nous n’avons pas montré tout ce que nous étions capables de faire lors de ces deux rencontres... »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    November 18

    Roux: "Une vraie déception"

    Après 2 victoires consécutives, la série d’Ajaccio s´est donc arrêtée face à Bastia vendredi dernier dans un match qui n´aura pas tenu toutes ses promesses. Au delà du fait d´avoir perdu le derby corse, cette défaite fait surtout mal moralement aux acéistes. Elle est le synonyme d´un coup d´arrêt dans ce championnat qui semblait s´être relancé pour les Ajacciens.
    Dimanche, les Corses se déplaceront donc à Metz, leader de cette Ligue 2. Les hommes du président Molinari ont le vent en poupe et rien ne semble les inquiéter. Les Ours auront donc la lourde tâche de se "relever" chez un prétendant à la montée et au titre, la tâche s´annonce difficile mais pas impossible. On espère dans le camp rouge et blanc, une révolte pour entrevoir des jours meilleurs avant la trêve. Ruud Krol sera malheureusement privé de Fabien Laurenti, l´un des piliers de sa défense souffre d´une élongation à la cuisse. Le défenseur ajaccien devrait être absent pour une dizaine de jours. Il sera sans aucun doute remplacé poste pour poste par le brésilien Antonio-Carlos qui devrait être associé en défense à Dzodic.
    Le reste de la composition du onze de départ ne devrait pas évoluer, on s´attend donc à un schéma en 4-5-1.
    Les acéistes s´envoleront pour Metz demain après-midi. Un départ la veille du match pour préparer au mieux cette rencontre dont le coup d´envoi sera donné à 16h.

     

    Roux: "Une vraie déception"

    Frédéric Roux revient demain à Metz. Un rendez-vous "forcément particulier" pour le gardien d'Ajaccio, un temps sur les tablettes des dirigeants grenat...

    Frédéric Roux, vous avez disputé votre premier derby corse la semaine dernière. Et il vous a échappé... "Oui, nous l'avons mal vécu. Nous restions sur deux victoires, nous avions la possibilité de nous rapprocher de certains concurrents et au final c'est Bastia qui l'emporte. Tactiquement, mais surtout physiquement, ils nous ont été supérieurs. On a marqué le coup dans les jours qui ont suivi, mais il va falloir tourner la page. Ce n'est quand même pas la fin du monde..."

    * A quatre journées de la trêve, Ajaccio patine dans le ventre mou du classement. Une explication? "Notre début de saison a été très moyen. Quand je suis arrivé ici, j'ai découvert une équipe traumatisée par la relégation. Il a fallu du temps pour oublier et repartir de l'avant. Là-dessus, des blessures nous ont empêchés d'aligner l'équipe type dès le départ."

    * Retrouver la Ligue 1 à l'issue de la saison, vous y songez encore? "Sans mettre une croix dessus, on n'est pas en mesure d'affirmer que la remontée immédiate demeure notre objectif. Nous prenons les matches les uns après les autres, et nous ferons le point dans quelques semaines. Pour l'instant, notre intention se résume à cela: combler notre retard."

    * La prochaine échéance vous conduit à Metz, avec qui vous aviez failli vous engager il y a deux ans. Quel souvenir gardez-vous de cet épisode? "Ça reste une vraie déception. Après six saisons passées à Bordeaux, en tant que doublure, je voulais rebondir et jouer, surtout. Je suis venu à Metz, j'ai rencontré le président Carlo Molinari, bref tout semblait bien parti. Jusqu'à ce qu'on me dise de chercher ailleurs au prétexte d'une blessure au genou dont j'avais souffert peu de temps avant. Deux jours après, ils faisaient signer Grégory Wimbée... Heureusement, les dirigeants bordelais m'ont permis de prolonger mon contrat."

    * Ce match face au leader sera donc particulier? "Forcément, oui. L'an dernier, déjà, quand je suis venu avec Bordeaux, j'y ai repensé. Mais attention, je ne suis pas un sauvage hein... C'est le foot qui veut ça. Je ne peux pas oublier ce qui s'est passé à l'époque, mais ça ne m'empêche pas d'être content quand je vois ce qui arrive à Metz."

    * Et vous dans toute cette histoire? "Je me sens bien à Ajaccio. Nos résultats sportifs ne sont pas à la hauteur de ce que l'on espérait, mais l'ambiance est saine et l'envie est là. Je ne regrette rien. J'ai signé dans ce club parce que le challenge de la remontée m'attirait. L'objectif va être difficile à atteindre mais je continue à m'investir au quotidien. C'est aussi une façon de prouver que je n'ai pas perdu mon temps lorsque j'étais remplaçant à Bordeaux. Aujourd'hui, je joue."

     

    Léoni et Aguirre incertains

    Les Messins s'entraîneront une dernière fois, ce matin, avant d'accueillir Ajaccio demain à Saint-Symphorien. Francis De Taddeo pourra compter sur Franck Béria et Ludovic Obraniak, tous deux ayant purgé leur match de suspension à l'occasion du déplacement au Havre. Incertitude, en revanche, concernant Stéphane Léoni et Wilmer Aguirre. Les deux joueurs ont été dispensés de séance hier: le défenseur souffre d'une contracture à la cuisse et l'attaquant péruvien se remet d'un coup reçu avant-hier à l'entraînement.

     

    Grégory Lacombe

    "On y va pour gagner" !

    Grégory, après la défaite face à Bastia, ce déplacement à Metz s´annonce encore plus difficile ?
    Oui c´est certain, nous allons chez un prétendant à la montée qui joue bien au football, qui est positionné en bloc sur le terrain. Cependant on sait ce que l´on doit faire, nous avons eu toute cette semaine pour préparer le match on va donc y aller avec l´envie de ramener quelque chose de là-bas, il faut confirmer ces 3 points pris à l´extérieur la semaine dernière.

    Face à Bastia, c´était un coup d´arrêt, comment l´a vécu le groupe ?
    Il est vrai que c´était un match particulier puisque c´était un derby. C´était une rencontre particulière pour les supporters aussi ! Je pense que nous l´avons perdu sur pas grand chose, Bastia a eu un peu plus d´agressivité et d´envie que nous. On était vraiment déçu car nous voulions vraiment enchaîner après nos 2 succès consécutifs. A présent c´est du passé, on a tiré un trait dessus, nous avons bien préparé cette rencontre face à Metz. A nous de montrer que nous sommes capables d´aller chercher des points à l´extérieur et qui plus est chez le leader.

    Quelles seront les clés du match ?
    C´est une équipe qui est certainement beaucoup plus en confiance que nous. Elle a une marge de points au classement qui est nette. Ils seront devant leur public, ils auront donc une grande envie de prendre les 3 points comme ils le font régulièrement. Cela va se jouer sur pas grand chose, c´est donc à nous de ne pas trop nous découvrir et de jouer en bloc et ensemble. Nous allons également les faire douter en allant les chercher sur leurs bases et pourquoi pas marquer rapidement !

    Dimanche, l´ACA va à Metz pour gagner ou surtout pour ne pas perdre ?
    On y va pour gagner ! De toute façon, on joue tous les matchs pour les gagner. Il est sûr que ce sera un match difficile mais c´est à nous de bien le négocier.

    CFA : Metz, un test grandeur nature

     

    FC Metz : 5e avec 30 points (5 v, 4 n, 3 d). Les trois dernières rencontres: victoires contre Compiègne (3-2), à Levallois (0-1) et contre Saint-Quentin (2-0).

    Lille : 1er avec 38 points (8 v, 2 n, 2 d). Les trois dernières rencontres: défaite à Sochaux (4-0), victoires contre Mulhouse (2-0) et à Levallois (1-2).

    L'enjeu : la belle mécanique messine semble avoir trouvé la bonne carburation. Après trois succès de rang, les Messins vont défier des Lillois, leaders incontestables du groupe A, demain (15 h). Un test grandeur nature. L'occasion également de s'approcher encore un peu plus du podium.

    L'effectif : l'équipe professionnelle ayant, une nouvelle fois, les honneurs de la télévision, José Pinot et Francis De Taddeo ne dévoileront qu'aujourd'hui les groupes appelés à rencontrer Lille et Ajaccio. Seul Ibrahima Gueye, touché dimanche dernier face à Saint-Quentin, est forfait.

    L'avis de José Pinot : "Rencontrer la réserve professionnelle de Lille, l'ogre de notre groupe, a une saveur particulière. Surtout dans le contexte actuel, puisqu'on vient d'enchaîner trois victoires. C'est une occasion unique de démontrer ce dont Metz est capable."

     

    Metz, être à la hauteur

     

    FC Metz: 5e avec 30 points (5v, 4n, 3d). Les trois dernières rencontres: victoire contre Compiègne (3-2), victoire à Levallois (0-1), victoire contre Saint-Quentin (2-0).

    Lille: 1er avec 38 points (8v, 2n, 2d). Les trois dernières rencontres: défaite à Sochaux (4-0), victoire contre Mulhouse (2-0), victoire à Levallois (1-2).

    L'enjeu: La belle mécanique messine semble avoir trouvé la bonne carburation. Après trois succès de rangs, les Messins vont défier des Lillois leaders incontestables du groupe A. Un test grandeur nature. L'occasion également de s'approcher encore un peu plus du podium.

    L'effectif: L'équipe professionnelle ayant, une nouvelle fois, les honneurs de la télévision, José Pinot et Francis De Taddeo ne dévoileront qu'aujourd'hui les groupes appelés à rencontrer Lille et Ajaccio. Seul Ibrahima Gueye, touché dimanche dernier face à Saint-Quentin, est forfait.

    L'avis de l'entraîneur José Pinot: "Je suis impatient de disputer ce match. Rencontrer la réserve professionnelle de Lille, l'ogre de notre groupe, a une saveur particulière. Surtout dans le contexte actuel, puisqu'on vient d'enchaîner trois victoires. C'est une occasion unique de démontrer ce dont Metz est capable. Il s'agit de faire bonne figure et d'être à la hauteur de l'événement."

     

    « Petit renard » veut grandir

    Précédé d’une réputation flatteuse et auteur de prestations intéressantes lors des matches de préparation, Wilmer Aguirre fait actuellement les frais de l’excellente forme du duo Cissé – Gueye. Remis de blessure, « El Zorrito* » attend son heure. Au coin du bois.

    Avant de traverser l’Atlantique pour rejoindre Metz, Wilmer Aguirre empilait les buts avec Lima. L’attaquant ‘de poche’ y décrochait le titre de champion du Pérou aux côtés de Manuel Corrales, qui a finalement pris le même vol. Depuis leur arrivée en Lorraine, ils ne comptent que 14 petites minutes de jeu à eux deux. Ce total famélique s’explique autant par le bon comportement de leurs concurrents que par la nécessité d’adaptation à un nouveau contexte, footballistique mais aussi humain.
    Le second domaine apparaît comme la cause principale de l’absence des pelouses des deux hommes. Si Corrales manipule déjà suffisamment la langue française pour se faire comprendre, ce n’est pas le cas de son compatriote. « Pequeño » (le petit), comme l’appellent affectueusement ses coéquipiers, peine par conséquent à nouer des liens plus solides avec ses camarades de vestiaire. « C’est très important de pouvoir communiquer, assure-t-il via son interprète attitré Daniel Gomez. Heureusement, le langage du football est universel et sur le terrain, on arrive à se comprendre. Par contre, cela représente un sérieux handicap pour mon intégration et le contact avec les joueurs. » Après avoir arrêté l’apprentissage du français entrepris en début d’année, il s’apprête à reprendre avec un nouveau professeur.
    Côté terrain, les matches de préparation avaient permis de distinguer de belles qualités dans le jeu de Wilmer Aguirre. Alors qu’il semblait devoir débuter le championnat sur un pied d’égalité avec Gueye et Cissé, une blessure l’a stoppé net. L’efficacité du onze mosellan pendant son absence a accentué son retard. Jadis titulaire indiscutable en son pays, Wilmer est contraint de se dégourdir les jambes en CFA. « Cela fait partie du football, commente-t-il. Je savais très bien que je devrai faire mes preuves pour avoir ma place. Bien sûr, c’est gênant car je suis venu ici pour jouer. Être à l’écart de l’équipe n’est pas évident pour moi. Je suis un professionnel, je dois m’armer de patience et respecter la décision du coach. Même si quand je suis sur le banc, cela me démange de rentrer sur le terrain. » Le ‘petit renard’ a des fourmis dans les jambes ; ou ‘les pieds qui piquent’, si l’on traduit littéralement l’expression espagnole consacrée.
    Sans remettre en cause ses qualités de joueur, il reste tout de même un secteur dans lequel il doit progresser de son propre aveu : « Il faut que je sois plus présent dans les duels. Je dois travailler pour m’adapter à un jeu plus rugueux. La Ligue 2 est d’un bon niveau et je suis surpris des affluences qu’il peut y avoir. Je pense tout de même que la première division péruvienne est un petit peu au dessus. On y joue davantage au ballon, les joueurs sont meilleurs techniquement. Mais c’est le jeu sud-américain, il y a moins de contacts, l’engagement physique n’y est pas aussi important. » Quand il sera sur la même longueur d’onde que ses partenaires, ‘El Zorrito’ devrait avoir plus d’occasions de fureter dans les surfaces de L2. Cyril Serredszum, au détour d’un couloir de Saint-Symphorien, nous avouait dans la semaine qu’il avait été plutôt à son avantage lors des oppositions internes. Alors…

    * « El Zorrito » était le surnom de Wilmer Aguirre au Pérou. Cela signifie ‘le petit renard’. Une comparaison qu’il doit sans doute autant à son physique qu’à son style de jeu.

     

     

    November 17

    Interview de Francis De Taddéo

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     Pour sa première expérience au niveau professionnel, Francis de Taddeo est un entraîneur comblé. A l'aube de la 17e journée et la réception d'Ajaccio dimanche à Saint-Symphorien, son FC Metz caracole en tête de Ligue 2. Une performance qui étonne le technicien grenat et qui fait de la formation lorraine l'équipe à battre dans l'antichambre de l'élite. Loin de s'emballer, De Taddeo espère désormais que ses joueurs parviendront à tenir la distance. Objectif avoué: remonter en L1, une saison seulement après l'avoir quittée.

    .Comment qualifiez-vous l'excellent début de saison de votre équipe ?
    Je suis à la fois surpris et gêné. Surpris, car lorsqu'on imagine la pagaille qui régnait au club à l'intersaison, se retrouver leader de L2 après 16 journées est tout simplement inespéré. Mais je suis également gêné, car cette situation nous oblige semaine après semaine à justifier notre rang et à devoir lutter contre des formations qui jouent leur match de l'année contre nous. Et je ne sais pas si nous possédons les armes pour pouvoir nous battre ainsi toute la saison.

    C'est-à-dire ?
    Mon effectif est très jeune, très inexpérimenté et il doit supporter la pression du leader. Toutes proportions gardées, nous sommes dans la position des Lyonnais où chaque semaine, tout le monde s'attend à ce qu'ils tombent. Je suis même persuadé qu'ils ne sont pas si mécontents que cela d'avoir perdu à Rennes (seule défaite de la saison de l'OL, 0-1, le 4 novembre). Cela leur a permis de faire retomber la pression et de travailler dans un environnement plus apaisé.

    Vous ne souhaitez tout de même pas la défaite de vos joueurs ?
    Non, non, bien sûr. Mais si l'on doit perdre, nous perdrons. Nous sommes sur une série de 13 matches sans défaite, il faut continuer dans cette voie-là. Nous verrons où cela nous mène.

    Au Havre, lundi dernier (1-1), l'équipe est apparue empruntée. Est-ce votre avis ?
    Nous arrivons à la mi-saison. La fatigue commence à se faire ressentir. Je ne parlerais pas de surrégime, mais je vous avoue que notre saison est éreintante. Les équipes qui viennent à Metz n'ont rien à perdre. Lorsque nous nous déplaçons, nous sommes attendus de pied ferme. Nous nous en sortons bien pour l'instant, mais ce n'est pas évident.

    Tout de même, votre première expérience au sein du monde professionnel doit vous ravir ?
    J'ai découvert un monde. Moins confidentiel, avec une pression accrue. Mais je n'en fais pas grand cas. Ce qui compte, c'est le comportement des joueurs sur le terrain. De ce côté-ci, c'est vrai, je suis comblé.

    Comment expliquez-vous les trajectoires si différentes du FC Metz et d'un autre relégué, Ajaccio, que vous recevez dimanche ?
    Elles ne sont pas si différentes que cela. Ajaccio possède 20 points. La saison dernière, avec ce total, ils auraient été tout proches du trio de tête. Cette année, les grosses écuries ont engrangé beaucoup de points, ce qui explique les différences au classement. Mais dans le jeu, beaucoup de formations se valent. Ajaccio est un sérieux client. Ils sont encore dans les temps pour viser la montée.

    Le FC Metz fait figure de principal favori pour cette montée. Envisagez-vous de vous renforcer au mercato ?
    Pas spécialement. Des blessés qui reviendront prochainement valent bien mieux que des renforts extérieurs. Nous savons que la deuxième partie de championnat sera éminemment plus difficile à gérer, mais je fais confiance à mes joueurs. Les plus jeunes me surprennent tous les jours. Les cadres comme Obraniak, Diop ou Cardy me satisfont entièrement. Il n'y a plus qu'à espérer que cela dure le plus longtemps possible.

     

    Diop au contact… des supporters

    Le doyen Malick Diop est venu à la rencontre de ses supporters, hier soir à l’occasion du ‘Forum des Lecteurs’ du Feu Sacré. Voici quelques morceaux choisis de la discussion, que vous retrouverez dans le prochain numéro de notre magazine.

    Entre beau jeu et efficacité, que privilégies-tu ?

    Malick Diop : « Je pense que les deux doivent aller de paire. S’il ne faut choisir que l’un des deux, je dirais l’efficacité. On bosse pendant une saison entière pour atteindre un objectif. Si l’équipe produit du spectacle mais qu’elle ne touche pas au but à la fin, on a l’impression d’avoir travaillé pour rien. »

    Que penses-tu de la ville de Metz et des supporters du club ?

    M.D. : « Depuis mon départ du Sénégal, j’ai connu pas mal de villes. Ce qui m’a le plus frappé en arrivant ici est l’état d’esprit qui régnait dans le vestiaire. Quand ce critère est favorable, on obtient plus facilement de bons résultats. Autrement, je trouve les supporters sont sympathiques et qu’ils répondent présents. Nous avons toujours besoin d’eux. S’ils ne sont pas derrière nous, cela ne peut pas aller. Quant à la ville de Metz, elle ressemble un peu à Strasbourg, que j’ai connu il y a quelques années. Ce qui m’inquiète le plus… c’est le froid qui va arriver ! »

    Que comptes-tu faire après le football ?

    M.D. : « J’ai pas mal de choses en tête. Je suis en train de passer les diplômes pour être entraîneur. Cela pourra peut-être me servir par la suite. J’ai également quelques contacts avec des agents qui aimeraient que je travaille pour eux mais je ne suis pas certain d’en avoir envie. C’est un milieu particulier, qui n’est pas toujours juste. Certains agents pensent davantage à leur intérêt personnel qu’à celui du joueur. Je ne trouve pas cela normal. »

    Lorsque tu es arrivé, as-tu senti que la relégation avait laissé des traces ?

    M.D. : « Quand j’ai commencé à côtoyer certains joueurs, oui. Ils étaient déçus par rapport à ce qui c’était passé la saison dernière. J’ai essayé de positiver, de leur dire de tourner la page. Il fallait que chacun se tourne vers l’avenir, que chaque joueur apporte sa pierre à l’édifice afin que le club ne retombe plus dans les mêmes difficultés. »

    Quelle équipe t’as le plus impressionné pour l’instant ? Quel est ton trio de tête pour la remontée ?

    M.D. : « Le match le plus difficile que j’ai eu à négocier était celui de Caen. Puis celui du Havre. Nous n’avons pas encore joué Strasbourg, je ne peux donc pas me prononcer. J’attends de voir de quoi ils sont capables. Sur le podium, je mettrais bien Caen et soit Strasbourg, soit Dijon, soit Grenoble. En compagnie de Metz, bien sûr. »

    Que penses-tu de l’arbitrage actuellement ?

    M.D. : « Le football est un tout. Sans joueur, vous ne viendriez pas au stade tous les week-ends. Sans supporter, nous ne serions pas professionnels. Et sans arbitre, peut-être qu’il y aurait souvent des envahissements de terrain ! L’erreur est permise, c’est humain. Ce que je n’aime pas, c’est que l’arbitre puisse nous manquer de respect. Je suis quelqu’un d’accessible, qui apprécie les plaisanteries. Mais lorsque je suis en plein match, je suis dans ma bulle et j’ai tendance à m’énerver plus vite. Il y a des paroles ou des attitudes qui ne passent pas. »

    A quel moment as-tu décidé de faire une carrière de footballeur professionnel ?

    M.D. : « Après mes études. Jusqu’à 14 ans, je jouais au basket ! Mais c’était plus pour m’amuser, avec mes potes. Par contre, je suis né avec le football. Mon père était international sénégalais et mon oncle également. Il n’y a pas eu photo. Jusqu’à un certain âge, je suis resté concentré sur mes études. Puis, j’ai décidé de m’investir à fond dans le foot. »

    Quand penses-tu arrêter le foot ?

    M.D. : « Je me suis fixé 34 ans pour l’instant, mais cela ne veut pas dire que je ne continuerai pas après ! Si les jambes sont là, je prolongerai le plaisir. Mais d’ici deux saisons, j’aurais déjà bien fait le tour. J’ai beaucoup de sélections en équipe du Sénégal, j’ai souffert d’une grave blessure qui m’a éloigné des terrains huit mois. Pour aller jusqu’à 37 ou 38 ans comme Teddy Bertin, il faut avoir eu une carrière plus tranquille ! »

     

    Metz, grand gabarit

    Cette année, le FC Metz se distingue non seulement par ses résultats mais aussi par la morphologie de ses joueurs. La majorité mesure plus d'1,80 m.

    METZ. Des géants. Le FC Metz est cette saison hors norme. Et pas seulement par son début de saison et ses résultats qui lui permettent d'écraser la Ligue 2. Depuis le début de la saison, sur les onze joueurs qui ont été le plus régulièrement titulaires, seulement quatre font moins d'1,80 m : Béria (1,78), Obraniak (1,72), Cardy (1,76), Cissé (1,78). Tous les autres culminent à des hauteurs qui donnent à Metz la plus importante taille moyenne du championnat de L2 avec plus d'1,82. Ainsi, trois des onze joueurs les plus souvent appelés par Francis de Taddeo font ou dépassent les 190 cm : Malick Diop (1,90), Pascal Delhommeau (1,90) et Julien François (1,93). De là à penser que l'entraîneur messin a construit son équipe à son image, lui-même mesurant 1,93 m, il y a un pas qu'il se refuse bien entendu à franchir. « Cela n'a rien à voir », rigole-t-il à l'évocation du sujet. « Dans la composition du groupe, il s'agissait surtout de répondre à une exigence du sport moderne ».

    Les résultats de la première partie de saison lui donnent raison. Tout comme le style de jeu qu'il a imposé au FC Metz. Il s'appuie clairement sur le physique de ses joueurs et il est clair que des grands gabarits sont des atouts lorsqu'il faut défendre un résultat que le duo Gueye-Cissé, lui même costaud, a mis sur orbite. « C'est vrai que j'ai devant moi des grands joueurs. Notre équipe est plus grande que la moyenne. Je pense que c'est adapté à la ligue 2 et au football moderne », estime Christophe Marichez, le gardien.

    « Il faut du répondant »

    La charnière centrale du FC Metz est en cela remarquable. Avec Delhommeau, Diop et Bassong, le défi physique est au rendez-vous pour les attaquants adverses. Exemple à l'appui avec les derniers matches, Francis de Taddeo confirme que le profil de son équipe n'a pas été choisi par hasard : « Selon moi, le haut niveau exige aujourd'hui des qualités de détente et de vitesse. Pour cela, avoir de la taille est nécessaire. Nos joueurs sont effectivement grands mais ils ont encore besoin de prendre du volume. On l'a vu contre Amiens. Face à des gars comme Traoré et Fayolle, il faut du répondant. Toutes les équipes ont aujourd'hui des joueurs grands et costauds. Ce n'est pas spécifique au FC Metz ». Cependant, cette tendance, le FC Metz semble l'avoir largement anticipée cette saison. Même si elle ne fait pas tout et que dans l'équipe, il y a quelques petits, pour l'animation, comme le duo Obraniak-Cardy.

    Christophe Marichez, le capitaine des Grenats, insiste : « Il serait réducteur de penser que nos résultats ne sont l'œuvre que des joueurs de la défense. Dans notre équipe, tout le monde accomplit un travail défensif important. La part réalisée par les attaquants et les milieux de terrain n'est pas à négliger ». D'autant plus que, eux aussi avec leur taille, ils en imposent aux défenses adverses. Toutefois pas encore assez selon Francis de Taddeo qui refuse de considérer son équipe comme hors norme : « C'est vrai que cela nous aide mais si on regarde au-dessus, on voit que l'on n'a rien d'exceptionnel. Pour l'heure, ce n'est d'ailleurs pas suffisant. Mes joueurs sont jeunes. Pour la L1, il faut qu'ils prennent du volume pour répondre au défi physique, plus fort que celui de la L2 ».

     

    Lanteri, le début et la faim

    Blessé quelques semaines après son arrivée à Metz, à l'intersaison, Laurent Lanteri a profité du déplacement au Havre pour faire sa première apparition dans l'équipe de Francis De Taddeo. En attendant la suite.

    C'est plus facile d'arriver dans une équipe qui gagne." Ce n'était pas le cas lundi soir, sur la pelouse du Havre. Lorsque Francis De Taddeo fait appel à Laurent Lanteri pour remplacer Papiss Cissé, les Messins sont menés au score. Et il ne leur reste qu'une poignée de minutes pour repousser l'échéance d'un deuxième échec. Le délai s'avère suffisant. Le leader sauve les meubles grâce à un but signé Agouazi. L'autre Laurent, lui, peut savourer sa première apparition sous le maillot grenat. Huit minutes de jeu au compteur de l'attaquant messin... Jusque-là? Rien en dehors des murs de l'infirmerie. Le départ en fanfare de ses coéquipiers, Lanteri l'a suivi de loin, retenu par une pubalgie décelée quelques semaines à peine après son arrivée sur les bords de la Moselle.

    "J'avais déjà ressenti des douleurs à la fin de la saison écoulée, mais à l'époque, on m'avait simplement conseillé de me reposer. Et ça s'est réveillé au mauvais moment. La poisse...> Deuxième recrue de l'intersaison, Laurent Lanteri prend son mal en patience. Arrivé à Metz après un détour de six mois en série C italienne, il découvre ce qu'il était venu chercher. "Des infrastructures dignes d'un club de Ligue 1" et un environnement général conforme à celui que lui avait dépeint Sylvain Marchal. L'ancien Messin et lui se sont croisés à Châteauroux. Tout juste sorti des bancs de la formation monégasque, Lanteri s'y frottera à la réalité de la Ligue 2. Avec une réussite certaine: sept buts, quatre passes décisives et vingt-trois apparitions (quatorze titularisations) à l'issue de la saison 2004-2005.

    "Mes objectifs? Prendre autant de jeu que possible.> Laurent Lanteri travaille dans ce sens, conscient de l'état aiguisé de la concurrence. Le tandem Babacar Gueye - Papiss Cissé fait les beaux jours de Saint-Symphorien, et alors? "S'ils sont là, c'est qu'ils le méritent. Et c'est tant mieux pour l'équipe.> Pour l'instant, lui se contente d'y avoir fait ses premiers pas. Le souvenir de la blessure est derrière lui. Cinq buts inscrits il y a deux semaines avec l'équipe réserve en attestent. "Je me sens bien, de mieux en mieux. Pas encore à 100% peut-être, mais ça viendra.> Les quelques minutes passées sur la pelouse havraise lui ont ouvert l'appétit: "Ça fait du bien, vraiment."

    La douleur avec laquelle le leader a arraché le point du nul, au Havre, ne l'inquiète pas outre mesure. Metz a eu de la chance, "c'est vrai. Mais il faut savoir la provoquer. Rien n'arrive tout seul. Nous avons peut-être été dominés, mais l'équipe a bien défendu. Et même menés au score, nous n'avons pas paniqué. On touche la barre, le penalty n'existe pas, donc..." Laurent Lanteri plaide la cause des siens. En attendant une nouvelle occasion de soigner la sienne. Contre Ajaccio ce dimanche?

     

    Le derby télévisé

    Le derby de l'Est constituera la neuvième rencontre du FC Metz diffusée sur Eurosport cette saison, la cinquième d'affilée. Comptant pour la dernière journée des matches aller, Metz - Strasbourg reste programmé au vendredi 8 décembre, mais à 20 h 30 au lieu de 20 h.

    * A Torcy le samedi. Les Messins effectueront leur entrée en lice en Coupe de France, à Torcy (DHR) le samedi 25 novembre. Coup d'envoi à 18 h.

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

    November 16

    L’anneau de Saint Arnould…

    L’anneau de Saint Arnould…(contes de la Mutte)

     

    Un joli matin de mai où le muguet embaumait les bois un cavalier suivait au pas tranquille de sa monture la route qui conduisait alors de Mettis, (comme on appelait Metz à cette époque) à Montigny tantôt par la forêt tantôt à travers champs.

    Quoiqu'il fût sans escorte et que rien dans son apparence extérieure n'attirât l'attention, ce devait être cependant quelque haut dignitaire jouissant d’une très grande popularité à en juger par les nombreuses marques de respect et d'affection qu'il recueiIlait sur son passage.

    Du plus loin qu'ils l'avaient reconnu, paysans travaillant dans la campagne, charbonniers ou bûcherons, allants et venants sur le chemin, tous accouraient vers lui, un tel sollicitant une faveur, tel autre implorant un appui ou demandant justice et certains parfois même pour le seul plaisir d'aller lui parler.

    D'une amabilité charmante à l'égard de ceux-ci, avec une patience et une bienveillance également admirables vis-à-vis des autres, le cavalier obligé d'arrêter constamment son cheval, écoutait toutes les réclamations et toutes les doléances. Il consolait, apaisait, encourageait, promettait, et, on le savait, d'avance que chacune de ses promesses serait tenue scrupuleusement.

    Mais c'est surtout avec les pauvres que sa bonté ne connaissait plus de limites :

    A un vieux mendiant qui lui tendait suppliant une espèce de couvre-chef sans forme ni couleur, il fit une généreuse aumône et après s'être informé avec intérêt de ses plus pressants besoins, il lui dit comme à son ami le plus cher :

    «  Il y aura grande fête demain en la cité royale de Mettis, grand festin et réjouissances. C'est le mariage de mon fils et je veux, quand une joie m'arrive, que chacun sans exception, y prenne sa large part. Viens donc demain dîner au palais. »

    Et sans tenir compte de la confusion du pauvre homme qui ne savait comment s'excuser et remercier, il poursuivit sa route, renouvelant la même offrande et la même invitation à ceux des miséreux qu'il rencontrait.

    Ce personnage si bienfaisant et si aimé n’était autre que le célèbre Arnould, Arnulf, comme on disait à l’époque, maire du palais d'Austrasie sous Clotaire Il, aussi remarquable par son habile et fine politique, son talent d’administrateur et son génie militaire, que par sa charité inépuisable et ses éminentes vertus, qui lui ont valu d'être placé au rang des saints.

    -Né en 582 au château de Layum (aujourd'hui Lay-Saint-Christophe près de Nancy), d'une famille franque illustre par sa noblesse et sa fortune, il fit de brillantes études et révéla de bonne heure des capacités extraordinaires, comme les rares mérites, qui le désignèrent tout naturellement malgré sa jeunesse, pour être chargé de l'intendance du palais et du gouvernement de six provinces,

    Son consentement, toutefois, fut fort difficile à obtenir, car il avait toujours été attiré vers la vie monastique et il venait précisément de décider avec Romaric son dévoué ami, d'aller s'enfermer ensemble dans l'abbaye de Lérins, objet de tous leurs vœux.

    Cédant enfin aux sollicitations les plus pressantes du roi Lothaire, de toute la cour el de son propre entourage, il fit en cette circonstance un immense sacrifice, mais, homme de devoir avant tout, une fois le pas franchi, il se donna complètement aux graves obligations qu'il acceptait de remplir, comme celle de seconder et former le fils aîné de ce premier : Dagobert (qui allait devenir le célèbre « roi Dagobert »1er) à la gestion du Royaume d’Austrasie ;

    Sa prodigieuse activité lui permit de suffire seul à des travaux, qui avaient exigé jusqu'alors, le concours de six fonctionnaires.

    De plus, pour complaire aussi à sa famille, il épousa Doda, fille du comte de Boulogne, absolument son égale sous tous les rapports : mêmes goûts, même foi ardente, même élévation d'idées et de sentiments et qui sut être son intelligente auxiliaire dans toutes les œuvres charitables instituées par lui et auxquelles il consacrait la majeure partie de ses revenus.

    Cependant, malgré le souci des affaires, malgré le labeur incessant qui l’absorbait,

    Arnould n'avait point oublié l'ancien projet si cher à sa jeunesse et il n'attendait qu'une occasion favorable pour abdiquer en faveur de tel autre qu'il jugeait plus digne et' suivre enfin librement la voie où il se sentait appelé.

    . Or, ce jour approchait, le jour bienheureux après lequel, croyait-il, il ne serait plus utile à aucune cause ni nécessaire à aucune affection :

    -Clodulphe, l'aîné de ses fils, n’était-il pas déjà prêtre*?  (*il allait devenir le futur « saint Cloud »)

    -Anchise**, (**Ansegisel), son second, allait s'unir à Begga, fille de Pépin de Landen que, dans sa pensée, il choisissait précisément pour le remplacer dans sa charge, allait être, par cette union, à la tête d’une fortune considérable et de terres immenses ;

    Doda elle-même, son admirable compagne, désirait aussi quitter le monde pour se retirer dans un cloître….

    C'était donc à la veille de renoncer à tout, qu'il s'acheminait une dernière fois en cette matinée printanière, vers la plus importante de ses maisons de campagne située au-delà de Montigny, dans le but de dire adieu à de fidèles serviteurs et à des lieux familiers pleins de doux souvenirs. Le soleil indiquait midi quand il atteignit la propriété, vaste construction entourée de portiques d'architecture romane, en bois poli avec soin et orné de sculptures qui ne manquaient point d'élégance. Des bâtiments d'exploitation agricole, des haras, des étables, des bergeries et des granges se massaient derrière le corps de logis principal avec les maisonnettes des cultivateurs et des serfs, formant une espèce de village à la lisière d'une de ces splendides forêts mutilées depuis par la civilisation et dont, aujourd’hui encore nous admirons les restes.

    Son arrivée inattendue provoqua l'enthousiasme de tout ce petit peuple. On l'entoura aussitôt, on lui fit fête, on couvrit de baisers le bas de sa tunique, ce fut un concert de louanges et de bénédictions.

    Il passa là des heures délicieuses, caressant les braves bêtes nées sur ses terres, regardant d'un air attendri les arbres en fleurs, la nature resplendissante, puis, toujours avec son expression de tranquillité sereine, il revint dans sa bonne ville de Mettis.

    Après le repas fort simple, pris suivant la coutume en compagnie des siens, il sortit de nouveau visiter les malades qu'il soignait de ses propres mains, aussi compatissant aux misères de l'âme qu'aux souffrances du corps.

    Sa tournée faite, il traversait un des ponts jetés sur la Moselle et séduit par la beauté de la nuit, par l'éclat des eaux que les rayons de la lune moiraient d'argent, il s'accouda rêveur sur le parapet du pont.

    « A ce moment, rapportent ses biographes, la pensée des jugements de Dieu, sujet de ses méditations fréquentes, se présenta à son esprit plus vivement encore que d'habitude. Il se rappela les fautes de sa vie, comme ce goût immodéré du pouvoir qui l’avait opposé à la reine Brunehaut, dont il reconnaissait les qualités sur le tard, avec une amertume plus grande car dans son excès d'humilité, il exagérait ses imperfections et malgré les bonnes œuvres dont ses journées étaient pleines, il craignait de s'abuser sur son propre compte. » 

    « - Non, s’écria-t-il avec un accent de douleur, non, je ne me croirai purifié de mes péchés, que lorsque j'aurai retrouvé cet anneau! »

     En même temps il jetait la bague qu'il portait au doigt dans le courant rapide et profond. Ni la légèreté, ni la présomption ne lui dictaient ces paroles : Il voulait seulement en posant cette condition en apparence impossible, s'adonner de plus en plus à la contrition et à la pénitence comme pour dire : « Non; jamais sur la terre je ne pourrai acquérir la certitude de mon pardon! Il faut donc que je vive en  conséquence. »

     Mais Dieu prenant son discours à la lettre, accomplit son souhait comme on le verra par la suite et lui procura de la sorte, une précieuse assurance de son amitié.

    Le lendemain eut lieu en grand appareil pour se conformer à l'usage, la cérémonie des noces, mariage duquel devait naître Pépin d'Héristal, bisaïeul de Charlemagne.

    On vit arriver à Mettis avec leur suite d'hommes et de chevaux, tous les seigneurs des provinces septentrionales de la Gaule, les chefs patriarcaux des vieilles tribus franques, les ducs des Baïwares et des Thuringiens, curieuse assemblée où la civilisation et la barbarie s'offraient côte à côte à différents degrés.

    Il y avait là des nobles Gaulois polis et insinuants, des nobles Francs orgueilleux et brusques et de vrais sauvages tout habillés de fourrures, aussi rudes de manières que d'aspect.

    Le banquet nuptial fut splendide et des plus animés. Les tables étaient couvertes de plats d'or et d'argent ciselés, le vin et la bière coulaient à flots dans des coupes ornées de pierreries ou dans les cornes de buffles dont les Germains se servaient pour boire. On entendait retentir dans les vastes salles du palais, les « santés ! » et les défis que se portaient les buveurs, les bruyants souhaits de bonheur adressés aux jeunes époux, des acclamations, des éclats de rire sonores, des chants même qui conservaient toute leur allure guerrière.

    Mais au milieu de ces nombreux convives et de tout ce tapage, dans le cours du festin où il n'avait fait qu'apparaître, on eut en vain cherché Arnould à la table d'honneur que présidait le roi Dagobert le premier.

    Il se trouvait maintenant dans la salle voisine, tout heureux d'y recevoir la foule des pauvres qu'il avait aussi conviés, leur lavant lui-même leurs pieds poudreux, pansant leurs plaies, échangeant leurs loques sordides pour des vêtements neufs, puis, après les avoir installés à leur place, se faisant un devoir de les servir, toujours scrupuleux observateur des préceptes si touchants de l'Evangile relatifs à la charité qu'il nous faut avoir les uns pour les autres…

    Huit jours plus tard, la pieuse Doda prenait le voile dans un monastère de Trêves et son époux,

    Se dépêchant de régler toutes ses affaires allait de son côté s'ensevelir dans la solitude choisie,

    Lorsque la mort de « Pappolus » évêque de Mettis, vint encore une fois mettre obstacle à son désir.

    Comme à l'époque de sa première élection, il n'y eut qu'une même voix parmi les Messins, pour demander que cet homme supérieur, d'une si incontestable vertu, succédât, quoique laïque, au vénérable défunt.

     Le choix était si heureux, que le roi Lothaire lui-même malgré la crainte de perdre cet intendant modèle, n'osa point s'y opposer et pria seulement le nouvel élu de conserver ses anciennes fonctions avec celles de l'épiscopat.

    Arnould  eut beau protester plus que jamais de son indignité, supplier en grâce de ne point l'accabler de ce surcroît de responsabilité doublement écrasante, toute la population resta sourde à ses excuses, insensible à ses larmes.

    On le força d'entrer dans les Ordres et de recevoir le bâton pastoral.

    Menant dés lors une vie encore plus parfaite, partout où il y avait du bien à faire, on était certain de le rencontrer, car son zèle, sa sollicitude, ses libéralités envers les malheureux augmentaient en proportion des multiples devoirs qui lui incombaient ; aussi, sa popularité grandissait à tel point que de tous côtés on venait en foule s'adresser à lui, dans les cas plus divers et les plus terribles épreuves.

    Favorisé du don des miracles, il opéra d'extraordinaires guérisons et on cite notamment bon nombre de possédées délivrées par ses prières à Saint-Etienne de Remiremont où il aimait à venir parfois se reposer dans une maison qui lui appartenait. Sa villa de Dogneville ou Dodiniaca, en souvenir sans doute de Doda son épouse, était aussi un de ses séjours favoris, lorsque excédé de fatigue intellectuelle et physique, il lui fallait plus souvent qu'il n'aurait voulu se dérober à ses immenses travaux, pour retremper ses forces dans le calme et la paix des champs.

    Mais ces vacances obligatoires, si espacées qu'elles fussent, finirent par alarmer l'extrême délicatesse de sa conscience. Il craignait de porter ainsi préjudice au troupeau dont il était le pasteur, et pour la troisième fois il songea sérieusement à une retraite définitive.

    Informé de son intention, le roi entra dans une colère épouvantable, résolu à tout sacrifier pour le retenir envers et contre tous.

    Prières, promesses, menaces restèrent alors sans effet.

    Le saint évêque, devenu désormais inébranlable, ne se laissa plus fléchir par personne !

    Ce fut quelques jours avant son départ, que se passa le fait curieux qui a immortalisé l'anneau jeté jadis par lui dans la Moselle.

    Quoique ce fait ait pris l’aspect d'une légende, il n'en reste pas moins parfaitement historique. Paul Diacre l'a recueilli d'après la volonté et sous la dictée même de Charlemagne.

    D’ailleurs le respect que l'Eglise de Metz a toujours témoigné à l'anneau de saint Arnould, confirme suffisamment cette tradition.

    …Donc, un soir, le cuisinier de l'évêché préparant un poisson pour le dîner de son maître, fut grandement surpris de trouver dans le corps de la bête, une bague en or, dont le chaton formé d'une pierre d'agate, représentait gravées trois pommes de pin : une grosse et deux petites.

    Il s'empressa de porter sa trouvaille au vénérable prélat qui reconnut aussitôt « son » anneau « et fut transporté d'une sainte joie. Il admira la conduite de la Providence et rendit grâce à la miséricorde du Seigneur ».

    Enfin, il remit son évêché de Metz entre les mains d'un autre lui-même, saint Goëric, fondateur de la ColIégiale de Saint-Pierre, autour de laquelIe s'est formée la ville d'Epinal, et bénissant en un dernier adieu tout son peuple en larmes, plongé dans une désolation qui devenait un deuil public;

    il s'en alla retrouver Romaric son ami fidèle, dans les déserts du Saint Mont, où il recueillit et soigna les lépreux pendant plusieurs années.

    II se retira ensuite dans un lieu voisin plus sauvage encore, sur une montagne qu'on appelait Ecrimont Horemberg, aujourd'hui Morthomme et en 647 après une carrière des mieux remplies et la vie la plus édifiante, il s'endormit pieusement le 17 août « dans la paix du Seigneur ».

    On l'inhuma tout d’abord dans l'église du Saint Mont.

    Quelques mois après, saint Goëric son successeur vint en grande pompe chercher ses restes pour les transporter dans son ancienne ville épiscopale, Métis, à « l'église des Douze Apôtres » fondée vers le milieu du IV ème siècle par saint Patient et qui prit dés lors le nom de « Saint Arnould », ainsi que l'abbaye dont elle faisait partie. (Nombre de miracles*** et de guérisons ayant eu lieu lors du passage de la procession, Arnould fut déclaré « saint »par acclamation de la foule émerveillée !)(*** "Lors d'une halte, la provision de cervoise se trouva épuisée. Il n’y en avait plus qu'un reste au fond d'un vase. Ni vivres, ni rafraîchissements pour restaurer une si grande multitude. Le Duc Nothon, chef du cortège, adjura le bienheureux Arnould de pourvoir à la subsistance de son monde. Et la petite provision de cervoise de se multiplier miraculeusement. On parvint sans peine à désaltérer tout le monde, et ce soir là et le lendemain." Depuis ce jour, Saint Arnould est considéré comme le patron des brasseurs Lorrains.)

    Rien n'est plus bizarre, que les obligations imposées au Moyen-âge aux bouchers de Metz envers « l'abbaye de Saint Arnould. » (Située à l’origine sous les bâtiments actuels de l’hôpital « Bon secours »)

    Dans la semaine où l’on fête saint Denis, ils devaient porter à l'abbé deux bottes et demi d'aulx et ils recevaient en échange, sept gros pains de sept livres et demi, dix-huit miches d'une livre, sept pots et une pinte du meilleur vin de leur choix et un copieux déjeuner. Le 4 février ils apportaient leurs offrandes en grande pompe ainsi qu’un « gâteau » à l'abbaye.

    Le maître des bouchers le tenait à la main et le dernier des novices de l’abbaye devait, à la course, le percer de son doigt ou le casser de sa main.

    S'il réussissait, le maître des bouchers lui donnait douze sous, ou bien, un ­coup de pied « aux fesses » si le gâteau restait entier.

    Ce gâteau était ensuite mangé arrosé d'amples libations au son des cloches du couvent. ­

    L'église de l'abbaye ornée de colonnes de marbre et de granit, passait pour la plus belle et la plus riche basilique des Gaules. On y vénéra les reIiques de saint Arnould, renfermées dans une châsse d'argent, jusqu'en 1552 époque des guerres contre Charles-Quint. Le duc de Guise chargé en ce temps-là de la défense de Metz, crut devoir abattre le monastère et la superbe église, mais fit transporter solennellement la châsse précieuse au couvent des Dominicains.

    Puis la Révolution française jeta aux quatre vents du ciel les reliques de saint Arnould.

    Quand à l'anneau célèbre, conservé dans le trésor de la Cathédrale de Metz, chaque année, le 17 août, les chanoines le portaient en procession à la nouvelle abbaye de Saint Arnould, que l’on avait transporté, comme on disait alors « en les murs »(à l’intérieur des remparts), en une place où est situé aujourd’hui « le mess des officiers »,près du Palais de justice de la ville.

    Le prieur le recevait à la porte de l'église et après l'avoir encensé il le plaçait sur l'autel attaché à un missel. Pendant l'office, les religieux imprimaient cet anneau sur des bagues de cire qu'ils distribuaient ensuite aux fidèles.

     En 1793, il fut déposé à l'Hôtel de la Monnaie, à Metz, avec divers vases sacrés. Un des officiers, put, en le rachetant, le sauver de la destruction. Mais plus tard il le céda à un certain M. Lalouette, duquel enfin Monsieur l'abbé Simon l'obtint en 1819. Sans perdre de temps, M. Simon fit constater l'authenticité de cette précieuse relique, notamment par M. Valentin et par Dom Millet. Le premier, en sa qualité de grand marguillier de la Cathédrale avait eu cet anneau sous sa garde et le second, comme prêtre sacristain s'en était servi pour faire des empreintes de cire.

    « Des procès-verbaux de toutes ces circonstances ont été dressés et enfin, M. l'abbé Simon remit l'anneau avec toutes ces pièces et certificats, entre les mains de Monseigneur Dupont des Loges, l’évêque de Metz de l’époque, pour être conservé dans le Trésor de la Cathédrale, lieu où on peut encire l’admirer aujourd’hui, comme moi j’ai pu l’admirer du temps de mon enfance. »

     

     

    Cheikh Gueye prend la voie rapide

    Cheikh Gueye prend la voie rapide

     

     Arrivé à Metz il y a un an à peine, le Sénégalais est régulièrement aligné par Francis De Taddeo depuis le début de la saison. Une ascension express.

    Cheikh Matar Gueye a posé son sac à Metz durant l'automne 2005. Comme d'autres avant lui, il a d'abord fréquenté le centre de formation Génération Foot, à Dakar, avant de rejoindre la Lorraine. C'est dans la capitale sénégalaise que le natif de Thies - situé à 70 km à l'est de Dakar - a débuté son apprentissage du football. Auparavant, il avait tâté du ballon dans la rue. "J'ai commencé dans les tournois de quartiers, c'est là que je me suis fait repérer", raconte le jeune homme au large sourire. Au-dessus du lot dans ces matches-là, Cheikh Gueye n'a pas tardé à éclore au sein de la structure de Génération Foot. Là-bas, une année lui a suffi pour convaincre le FC Metz de lui offrir une chance.

    Le jeune Africain, qui fêtera ses vingt ans en décembre, est arrivé sur les bords de la Moselle un jour d'octobre 2005. "J'ai eu un peu de mal avec le temps, au début, il faisait froid...> Jamais il n'a eu le mal du pays, néanmoins. Déterminé à réussir, Cheikh Gueye a été accueilli comme un frère par Babacar Gueye et Dino Djiba, entre autres, ses compatriotes. "Avec eux, je n'étais pas dépaysé. On a beaucoup discuté et j'ai bénéficié de leurs conseils. Le principal: faire le maximum, tout donner, à l'entraînement comme en match." Ce fan de Thuram et Cafu a effectué ses premiers pas sous le maillot grenat en CFA, sous les ordres de Francis De Taddeo. Puis quand ce dernier a pris les rênes de l'équipe première cet été, Cheikh Gueye s'est discrètement glissé dans le groupe et a participé à la préparation de la saison en Ligue 2.

    "Heureux"

    Entré en jeu dans le temps additionnel lors de l'ouverture du championnat sur le terrain de Gueugnon, le défenseur s'est fait une place dans le onze de départ dès la deuxième journée, pour le lever de rideau à Saint-Symphorien face à Istres. A peine surpris. "Je savais que c'était possible car j'avais effectué toute la préparation estivale, joué les matches amicaux, explique-t-il. Le coach m'a donné ma chance et je l'ai saisie.> A l'issue de la seizième journée, il totalise dix titularisations. Déjà. "Je suis heureux, mais il me reste beaucoup de travail. Je dois m'améliorer tant que le plan offensif que défensif. De toute façon, il faut toujours travailler ses qualités et corriger ses défauts." Tantôt dans l'axe, tantôt sur un côté, il saute dans la brèche, avec une préférence pour le poste de latéral droit. Mais il est encore trop tôt pour qu'il revendique une place particulière. Son souci, c'est d'abord le collectif.

    Sans se fixer d'objectif particulier, si ce n'est celui commun de l'accession en Ligue 1, Cheikh Gueye avance à grands pas. "Ça me convient bien." Il progresse sous l'oeil protecteur de Francis De Taddeo, qui l'avait accompagné durant le voyage entre Dakar et Metz. "Il est comme un père pour moi, confie-t-il. Un éducateur avant tout qui nous aide beaucoup. Et si on déraille, il nous remet tout de suite sur la bonne voie. Il n'hésite pas à nous dire ce qu'il pense. Mais il est exigeant avec moi comme avec mes coéquipiers, il veut qu'on dépasse nos limites." Et à l'image de son équipe, le jeune Sénégalais ne s'en est pas fixé. Ensemble, Metz et Cheikh Gueye prennent la voie rapide. Direction: la Ligue 1.

     

    Petite opposition entre amis

    Histoire de concerner l'ensemble de son effectif sur la suite du championnat, et notamment la prochaine venue d'Ajaccio au stade Saint-Symphorien, Francis De Taddeo a procédé à une opposition (3x20') sur le terrain de l'Autoroute, hier après midi. "C'était l'occasion de faire une revue d'effectif. Ça s'est déroulé dans un bon état d'esprit, avec de l'engagement", a constaté l'entraîneur messin, satisfait de la séance. Aujourd'hui, Christophe Marichez et ses coéquipiers se retrouvent à 10 h pour l'entraînement.

     

     

    November 15

    De Taddeo : "Cette équipe croit en elle"

     Quand d'autres invoquent la chance comme ressort essentiel de son équipe, Francis De Taddeo met en avant la quantité et la qualité des efforts fournis par ses joueurs. Le point avec l'entraîneur du leader messin.

    Thierry Uvenard, l'entraîneur havrais, affirme après votre match nul (1-1) que Metz possède "la chance d'une équipe qui va monter en Ligue 1". Qu'en pense son confrère messin? "J'espère qu'il aura raison au bout du compte! Et je pense qu'il préférerait aussi être à ma place, quoi qu'il en dise. Il y a assurément quelque chose de cruel à ne pas figurer parmi les trois premiers, un rang que six équipes au moins peuvent revendiquer, y compris Le Havre dont les ambitions du début de saison étaient du même ordre que celles de Caen."

    * Invoquer la chance comme ressort essentiel de votre parcours vous agace? "De la chance, nous en avons certainement, mais pas plus que ça. Le Havre a fourni beaucoup d'efforts offensifs? Eh bien, nous, nous avons fourni beaucoup d'efforts pour défendre et ce n'est pas moins méritoire. Je veux bien entendre dire que ce que nous proposons n'est pas très esthétique, mais personne n'a le droit de mépriser le travail que nous fournissons. J'ai l'impression que si la Ligue 2 était un film, Metz jouerait le rôle du méchant. Ce n'est pas un problème. Au fil de l'histoire, parfois, les spectateurs s'attachent au méchant. Mon équipe a un petit côté italien qui ne me déplaît pas."

    * Vous n'êtes jamais repris lorsque vous marquez le premier but. En revanche, c'est la troisième fois déjà après la victoire contre Bastia et le nul à Niort que vous revenez au score. Qu'est-ce que cela traduit? "C'est la preuve que cette équipe croit en elle, que les joueurs croient en ce qu'ils font. Effectivement, lundi, nous avons souffert. Mais nous n'avons pas cédé et, à la pause, nous étions convaincus de pouvoir gagner. Ce n'est d'ailleurs pas passé loin puisque Laurent Agouazi a frappé sur la barre et puisque Le Havre a marqué sur un penalty qui n'existait pas. Mais alors, qu'est-ce que j'aurais entendu sur notre bol! En fait, ce que nous réussissons en match est le prolongement de ce qui existe au quotidien dans ce groupe où tout le monde se soutient."

    * Une érosion est quand même observée dans le contenu de vos prestations, depuis quelques matches. Etes-vous d'accord? "Certainement. Mais une exigence forte découle de notre statut de leader et elle a tendance à fausser les attentes placées en nous. Ne demandons pas l'impossible à une équipe qui ne compte que seize matches de vécu commun. C'est pourquoi je ne voulais pas spécialement de cette première place aussi tôt..."

    * Dans ce contexte, comment considérez-vous cette avance de dix points sur le quatrième? Comme une assurance vie? "Oui, puisque ce type d'écart nous autorise la défaite. Mais il s'agit également d'une garantie intéressante pour tenter des choses, faire évoluer l'équipe, faire rentrer des joueurs, surprendre nos adversaires qui, désormais, nous connaissent. Il n'est pas question de se croire déjà arrivés."

     

    Marichez en père peinard

     

    L'actualité de Christophe Marichez s'assimile à un carnet rose et le faire-part dit à peu près ceci: "Aurélie et Christophe ont le plaisir de vous annoncer la naissance de Romy, pour le plus grand bonheur de Léna et Lilou, ses deux sœurs. La maman se porte bien.> Le papa aussi, ajoute la chronique sportive: au surlendemain de la naissance de sa troisième fille, le gardien de but du FC Metz a réussi des prouesses, lundi soir au Havre. Au passage, il a même eu le mérite de ne pas se laisser emporter par le sentiment d'injustice suscité par le penalty accordé au Havrais Alassane, tombé dans la surface sans même qu'il l'ait effleuré. "J'ai revu les images mais je n'en avais pas besoin, j'étais sûr de moi> , affirme Christophe Marichez qui, sur le coup, a su conserver son sang-froid: "J'ai dit calmement à l'arbitre qu'il pouvait se tromper, mais que j'espérais vraiment qu'il reverrait les images. Je suis resté courtois, car une erreur peut arriver. Et puis, j'ai vu qu'il restait du temps et j'avais la sensation que nous allions égaliser." Père peinard, donc, et visionnaire avec ça...

    Ses nerfs auraient pu lâcher, donc, sous le poids de l'iniquité, de l'enjeu, de la fatigue concédée pour faire obstacle aux nombreuses tentatives havraises. "Je m'attendais à ce que Le Havre attaque, et l'importance de négocier le premier ballon (un coup franc exécuté par Lesage) s'est encore vérifiée. De toute façon, je me sentais bien.> Apaisé? "Oui, la naissance, peut-être..." C'est un peu comme si le capitaine messin, en conservant son calme, avait montré l'exemple à ses coéquipiers, qui n'ont pas rompu tandis que Le Havre venait de prendre l'avantage, sur un coup du sort: "J'apprécie les qualités mentales dont l'équipe a fait preuve, insiste Marichez. Nous ne nous sommes pas énervés." Metz, leader sachant garder la tête froide...

     

    D'un match à l'autre. Hier: décrassage pour les titulaires de Le Havre - Metz (1-1). Aujourd'hui: entraînement à 14 h 30. Jeudi et vendredi: entraînement à 10 h. Samedi: entraînement à 15 h.

    Les trois prochains matches. Dimanche 19 novembre (16 h): Metz-Ajaccio (17e journée); samedi 25 ou dimanche 26 novembre (à fixer): Torcy (DHR) - Metz (7e tour de la Coupe de France); dimanche 3 décembre (16 h): Grenoble - Metz (18e journée).

    Suspendu. Aucun (Béria et Obraniak, suspension purgée au Havre).

    A l'infirmerie. Bonnefoi, Contout, Delhommeau, Renouard.

     

    Le classement des centres de formation en 2006

    1er Rennes, 2e Monaco, 3e Montpellier, 4e Metz, 5e Toulouse, 6e Lille, 7e Nantes, 8e Le Havre, 9e Nancy, 10e Bordeaux, 11e Sochaux, 12e Lyon, 13e Auxerre, 14e Strasbourg, 15e Saint-Etienne, 16e Caen, 17e Marseille, 18e Le Mans, 19e Lens, 20e Bastia, 21e Paris, 22e Troyes, 23e Châteauroux, 24e Niort, 25e Lorient, 26e Guingamp, 27e Laval, 28e Nice, 29e Grenoble, 30e Sedan.

     

    Les 14 ans à Amanvillers

     Voici la liste des 14 ans retenus au CPS du 22 novembre 2006, à Amanvillers :

    Gardiens : Mathis (CSO Amnéville) ; Zibette (FC Metz).

    Défenseurs : Ferino (FC Metz) ; Walesa (RS Magny) ; Zuretti (FC Metz) ; Bernadelli (FC Metz) ; Lando (FC Metz) ; Mielczarek (FC Metz).

    Milieux : Amadei (FC Thionville) ; Biasion (FC Thionville) ; Giuliano (FC Metz) ; Jantzen (CSO Amnéville) ; Sannier (FC Metz) ; Cesal (FC Metz) ; Merdjett (FC Thionville) ; Croizet (FC Metz) ; Farssane (FC Metz) ; Hamdi (FC Thionville) ; Lauratet (CSO Amnéville) ; Braga (CSO Amnéville) ; Maziz (FC Thionville) ; Ngbakoto (FC Metz) ; Simion (FC Metz).

    Attaquants : Baada (FC Metz) ; Belameiri (AS Florange) ; Kaldjob (SR Creutzwald) ; Moscato (FC Metz) ; Veit (FC Thionville).

     

    Le banc au rendez-vous

     

    En dépit des absences, le FC Metz a ramené le nul du Havre et signé son treizième match consécutif sans défaite. L'arrière-garde a répondu présent.
    NANCY. Rien n'arrête le FC Metz. Ni les adversaires qu'il craint. Ni les blessures ou suspensions de ces joueurs cadres. Ainsi, avant-hier, malgré un difficile déplacement au Havre et les absences d'Obraniak et Béria, l'équipe de Francis de Taddeo a poursuivi sa série d'invincibilité.

    Le but de Laurent Agouazi dans les dernières minutes a, en effet, permis au FC Metz de signer son treizième match consécutif sans défaite. Un parcours de champion. Un parcours de candidat sérieux à la Ligue 1. « L'important c'est de rester en tête et d'avancer vers la Ligue 1. Mais on ne peut pas tout gagner », s'excuse presque Francis de Taddeo en évoquant les cinq victoires de suite qu'avait alignées son équipe avant le déplacement au Havre. « On aurait certainement pu espérer mieux si à l'heure de jeu, Agouazi n'avait pas vu son tir repoussé par la transversale. Ensuite, l'arbitre se trompe mais l'erreur est humaine et on arrive à égaliser. Ce n'est donc pas trop mal », ajoute le technicien grenat.

    Tout en estimant que le nul est mérité, l'entraîneur messin ne cachait pas hier sa satisfaction d'avoir vu « son groupe » poursuivre sa marche en avant. Et s'il insiste sur le terme groupe, c'est que ce match au Havre constitue une référence en la matière. Avec les absences de Béria et Obraniak, Francis de Taddeo a, pour la première fois de la saison, restructuré plusieurs lignes.

    « L'état d'esprit irradie les 25 joueurs »

    Jusque-là, le onze de départ de Metz évoluait peu mais avec les suspensions et les blessures comme celle qui a privé Diop du match contre Amiens, il devient nécessaire d'aménager l'effectif et de faire appel au banc. La performance d'Agouazi montre que les remplaçants n'ont pas renoncé. « Nous avons des joueurs de qualités et l'excellent état d'esprit de l'équipe irradie les 25 joueurs de l'effectif. Même si ce n'est pas facile au quotidien pour les gens d'attendre une titularisation. Nous arrivons dans une période où on a besoin d'eux avec les blessures et les suspensions. C'est mon rôle de les tenir dans le coup et les titulaires entretiennent avec eux de bonnes relations », souligne Francis de Taddeo.

    Ainsi, Laurent Agouazi et Luis Delgado sont les heureux gagnants de ce tout petit turnover qui anime l'effectif messin actuellement. « Delgado s'est faufilé dans l'équipe et Agouazi est un enfant du club. Il est là depuis l'âge de 13 ans. Il s'intègre facilement au collectif. L'action qui se termine par la transversale l'a confirmé. Il savait exactement où se placer pour récupérer la passe de Gueye », remarque Francis de Taddeo.

    Si cela dépendra aussi du rendement de l'équipe, le tour d'autres viendra. Recrutés cet été, les Sud-Américains, comme Manuel Corales voire Wilmer Aguire, même si ce dernier a encore besoin de s'adapter au football et à la vie en France, devraient aussi avoir leur chance. Tout en estimant que le renouvellement important de l'effectif pendant l'intersaison ne facilite pas les mouvements, l'entraîneur messin ne ferme pas la porte : « Lorsque l'on a la meilleure défense, une des meilleures attaques et les meilleures statistiques du championnat, c'est difficile de modifier l'effectif et de sortir un joueur. Les remplaçants doivent donc être patients et accepter la situation en continuant à travailler dur pour saisir les fenêtres qui s'ouvrent ». Et espérer la même réussite qu'Agouazi.