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    November 30

    Pjanic signe trois ans

    pjanic3ans2007pjanicsigne trois ansLe jeune milieu de terrain Miralem Pjanic a paraphé aujourd’hui un contrat professionnel de trois ans. Le 'feuilleton' est donc terminé et le jeune homme se tourne déjà vers les échéances à venir : 'samedi, nous avons un match important contre Auxerre'.

    Les discussions entamées il y a plusieurs semaines ont abouti aujourd’hui par la signature du milieu messin Miralem Pjanic pour trois saisons. Celle-ci peut-être considérée comme un signe fort de la confiance du tout jeune joueur envers son club formateur, le FC Metz, compte tenu de la situation très difficile dans laquelle se trouve l’équipe au classement de la Ligue 1. Le président Carlo Molinari n’a pas manqué de l’indiquer en ouverture de la conférence de presse organisée en fin de matinée au siège social de club : « J’entends ça et là que le club est en train de mourir, a-t-il déclaré. L’engagement de Miralem à nos côtés prouve le contraire. Certes, il ne faut pas se voiler la face, nous avons commis des erreurs et nous en payons les conséquences. Mais notre club est bien vivant et conservera ses objectifs quoiqu’il arrive. Le premier restant le maintien malgré notre retard conséquent. »
    Accompagné de son père, qui a également apposé sa signature aux documents en tant que tuteur légal, le joueur a poursuivi en donnant son sentiment de fierté : « c’est un rêve qui se réalise que de signer un contrat professionnel. Tout va très vite depuis cet été pour moi. Dès le début, j’ai fais mon apparition en équipe A contre le Paris SG, puis j’enchaîne immédiatement avec ce contrat. Le club m’a offert la possibilité de montrer mes qualités, c’est aussi pour cela que je signe. J’ai confiance en lui et il a confiance en moi. Nous allons bien travailler ensemble, nous avons des objectifs à atteindre. » Précision importante, le contrat n’est assorti d’aucune clause libératoire. En cas de relégation en fin de saison, Miralem Pjanic restera donc lié au FC Metz.

    Dossier "droits TV"

    (Avec AFP) :  Football - Droits TV - Une découpe en douze lots

    Le Conseil d'administration de la Ligue a lancé, vendredi, l'appel d'offres pour les droits TV de la L1 sur la période 2008-2012 avec la divulgation de douze lots proposés à différents opérateurs. Les principaux lots concernent la diffusion des rencontres de L1, dont les droits sont encore détenus jusqu'en 2008 et en exclusivité par Canal+ contre 600 millions d'euros annuels. Suivent ensuite les multiplexes, les magazines, les matches d'un même club et les droits pour la téléphonie mobile. Découvrez ci-dessous et en détails l'ensemble des offres émises par la Ligue. Offres que les candidats devront solliciter au 22 janvier. La LFP officialisera ensuite le nom des gagnants le 31 janvier :

    - Trois lots recouvrent les matches en prime time, appelés «lots Premium» (les 10 meilleures affiches de la saison, les 28 autres grands matches du dimanche soir, les 38 grands matches du samedi soir).

    - Le 4e lot regroupe les multiplexes prévus lors de la 1re journée, la 20e journée et lors des deux dernières journées de la saison.

    - Trois lots permettront à un opérateur de diffuser tous les matches d'un club. L'opérateur qui aura remporté le premier lot choisira en premier parmi les 20 clubs de L1. Celui qui aura remporté le deuxième lot choisira parmi les 19 autres qui restent et ainsi de suite.

    - Les lots magazines sont divisés en quatre parties : magazines le samedi soir, le dimanche, un magazine VOD (Vidéo à la demande) à partir du dimanche minuit, et une émission d'analyse avec toutes les images à partir du lundi 17 heures.

    - Le dernier lot concerne les droits mobiles, détenus jusqu'ici par Orange. L'une des innovations concerne les horaires des rencontres. La journée va être organisée différemment avec sept matches le samedi et trois matches le dimanche pour tenir compte du calendrier des Coupes d'Europe. L'autre nouveauté concerne les horaires avec 6 matches le samedi à 19 heures, deux à 15 heures le dimanche. Cela libère une rencontre en prime time (21 heures), le samedi, en plus de l'affiche du dimanche soir.

    Thiriez : «L’avenir du foot français et qualité du championnat» en jeu

    «C'est avant tout l'avenir du football français et la qualité de notre championnat qui se jouent, a commenté le président de la Ligue, M. Thiriez. Où sont passés les 600 millions d'euros se demandent quelques faux naïfs ? La L1 et ses ressources font fonctionner 40 clubs pros dans 40 villes et deux championnats professionnels, premier spectacle vivant en France. Cet argent finance également la fameuse "formation à la française" et aide le football amateur

    Cet appel d'offres «n'est pas la guerre», a ajouté le président de la LFP, entré depuis plusieurs mois dans une joute verbale avec les dirigeants de le chaîne cryptée sur la valeur du championnat. «C'est important pour le football, pour Canal+, notre partenaire historique, mais aussi important pour les autres opérateurs. Veut-on que la France joue en première ou deuxième division européenne ? s'est-il demandé. Je vise la première division européenne et le podium de cette première division. Pour cela, il faut des moyens. Sur le plan économique, nous sommes cinquièmes et derniers des cinq grands championnats avec 900 millions d'euros de chiffre d'affaires. Cela permet de relativiser la notion de pactole.»)

     Droits TV : qui va rafler la mise ? C'est aujourd'hui, à Paris, que la Ligue professionnelle va dévoiler son appel d'offres pour les quatre saisons à venir. L'avenir du football français est en jeu. Ni plus, ni moins. La question des droits télé agite l'avant-scène et les coulisses du football français depuis de longs mois. C'est qu'au-delà des chiffres, faramineux, c'est bien une bonne partie de l'avenir des clubs professionnels français qui va se jouer dans les prochaines semaines. Rien que ça. Mais les apparences sont parfois trompeuses. Aujourd'hui, à l'occasion d'une conférence de presse tenue par Frédéric Thiriez, le président de la Ligue professionnelle, le voile va être enfin levé. Il restera alors cinq semaines environ aux candidats pour se positionner. Et vers la fin du mois de janvier, le verdict devrait tomber. Les protagonistes. Au départ, cela ressemble à un bras de fer entre la Ligue professionnelle emmenée par Frédéric Thiriez et Canal + France, présidé par Bertrand Meheut. Logique puisque le groupe de ce dernier était devenu pour ainsi dire le seul et unique bailleur de fonds de la première depuis trois ans. En décodé, on en est plutôt loin. Autour de la table de jeu, ils seront bien plus nombreux. Les nouvelles technologies font désormais partie intégrante du PAF (paysage audiovisuel français), il faudra donc compter avec les opérateurs de télévision sur Internet (Orange, ex-Wanadoo ; Neuf Telecom) et la téléphonie mobile (Orange, SFR). D'autant que la portée de l'appel d'offres, passée récemment de trois à quatre ans, avec la bénédiction du gouvernement, joue en leur faveur. Sans oublier l'éventail élargi des chaînes de télévision comprenant tout à la fois les traditionnelles, telles que TF1, M6 ou France Télévisions, ou les nouvelles, celles de la TNT (Direct 8, W9) ou du câble (Numéricâble) qui ont désormais une offre football et qui souhaitent la voir prospérer.
    Infos et intox. Les deux meilleurs ennemis ont alimenté régulièrement la chronique. De petites phrases en communiqués, d'attaques frontales en joutes sournoises, le feuilleton a souvent tourné au ridicule. Pour en arriver à une situation paradoxale : Canal + dénigrant un produit qu'il a payé très cher au risque de faire fuir encore un peu plus ses abonnés. Ce qui est clair, c'est que Canal + veut donc payer moins cher. En décodé, cela signifie que le football aura de toutes façons moins sa place sur la chaîne à péage. C'est un choix éditorial qui présente cependant le risque de laisser filer les matches phares à la concurrence. Les deux parties livrent depuis quelques mois une bataille de chiffres. Mais tout cela n'a guère d'importance, l'essentiel n'est pas en vitrine, mais bien dans l'arrière-boutique.
    Les enjeux. 600 millions d'€ depuis trois ans, combien demain ? La question, aujourd'hui, n'est plus vraiment de savoir combien Canal mettra sur la table. Sans doute encore beaucoup... Mais combien au total l'ensemble des opérateurs mettront, réunis. La télé dépendance des clubs professionnels français est devenue telle qu'une baisse sensible de cette manne équivaudrait à un cataclysme. Les droits télé représentent aujourd'hui en moyenne 58 % des budgets des clubs de Ligue 1 (voir l'infographie ci-contre). Réalisme ou optimisme de façade ? Toujours est-il que la grande majorité des présidents de clubs pros espèrent cette fois entre 700 et 800 millions d'€ chaque année.
    Les cas de figure. A priori, tout est possible. Y compris le pire... Du cas de figure où Canal rafle tout de nouveau à celui qui conduirait les dirigeants du football français à renoncer à cet appel d'offres, faute de candidats sérieux pour en arriver à traiter de gré à gré (un prix de réserve, comme sur eBay, a été fixé), l'éventail est large. Mais si l'on décrypte la situation, il y a de fortes chances qu'on se dirige vers une multitude d'opérateurs qui vont se partager un gâteau restant alors très copieux. La probable victime ? Le téléspectateur qui va devoir apprendre à zapper davantage encore et à s'équiper en conséquence.
    Des lots multiples. La Ligue professionnelle, face à « l'ennemi », a mis en place, avec la complicité d'un cabinet de conseil britannique, celui-là même qui a favorisé la valorisation de la Premier League, une stratégie de contournement digne des meilleurs généraux. En clair, un découpage du produit sera annoncé aujourd'hui. Un découpage savamment concocté qui obligera Canal + à accroître ses offres sur certains lots et permettra aux autres de se positionner comme de réels concurrents. Bref une stratégie anti-Canal +... Un exemple : la chaîne cryptée restait a priori la seule à pouvoir s'offrir les matches en prime time pour l'ensemble de la saison (220 millions d'€ voilà trois ans) et aurait pu être tentée de réduire son enveloppe. En saucissonnant le championnat en tranches de 12 ou 13 matches, la Ligue laisserait ainsi la porte ouverte à d'autres opérateurs pour lesquels le produit football n'a pas le même impact. Au bout du compte, ce sont peut-être une douzaine de lots qui seront dévoilés au total, entre les prime time, les matches décalés au dimanche, le pay per view et le magazine dominical. A vos décodeurs.

     « 600 millions, la Ligue 1 les vaut... »

    • Selon vous, combien vaut le championnat de Ligue 1 ?
    Carlo Molinari (président de Metz) : « Il faut toujours une base, un repère pour répondre à ce genre de question. Ce repère nous est fourni par les championnats étrangers. Si on compare les droits télé perçus par les clubs anglais, par exemple, la différence est énorme : nos 600 millions représentent grosso modo à peine 30 % de ce qui est versé aux clubs anglais... Maintenant, si l'on regarde ce que le foot représente pour Canal +, la Ligue 1 vaut largement 600 millions. Certains ont beau dire que notre football est moins bon, moins beau que celui pratiqué ailleurs, il faut quand même savoir que 80 % des abonnés de Canal le sont pour le foot. »
    Jacques Rousselot (président de Nancy) : « En chiffre d'affaires, c'est un milliard d'euros environ. Le championnat anglais fait 1,8 milliard. En droits TV, c'est donc 600 millions. Moi j'estime qu'il vaut au moins 750, 800 millions. »
    • Dans quelle mesure êtes-vous dépendants des droits télé ? Et l'êtes-vous trop ?
    C. M : « Pour un club comme Metz, ces droits télé représentent 55 % de nos recettes. C'est énorme et donc contraignant. D'où notre Projet grenat. Même si nous devions être relégués, il faut le maintenir pour trouver d'autres sources financières, dans l'optique de ne plus être le dix-neuvième budget de Ligue 1. »
    J. R. : « Tout le foot en est dépendant, il n'y a pas de mystère. Cela sert à payer nos joueurs car c'est eux qui tirent la quintessence maximum des droits TV. Ces droits servent aussi à financer nos structures. »
    • Que pensez-vous du système de répartition ?
    C. M : « Il est assez cohérent dans son ensemble. La part fixe représente 50 %, le reste étant lié pour 25 % aux critères de réussite sportive et pour les 25 % restant à la notoriété. Il me paraît en revanche anormal que les clubs qui sont rétrogradés ne touchent pas de prime de classement. »
    J. R. : « Un système ne satisfait jamais tout le monde. Je suis favorable au maintien du 80 % pour la Ligue 1 et 19 % pour la Ligue 2 car dans tout club de L1 sommeille un club de Ligue 2. Cette notion de solidarité est essentielle. Par contre, il faut revoir le système du 50-30-20. Il est normal de bien doter les trois ou quatre premiers pour qu'ils puissent obtenir des joueurs et évoluer de façon intéressante en Europe, contre des Manchester, Barcelone. L'autre partie, celle qui va de la 5e à la 17e place, doît être plus égalitaire. Il y a trop de disparités pour une place ou un but de différence. On pourrait évoluer par marches, par exemple une même dotation de la 5e à la 8e place, de 9e à la 13e et de la 14e à la 17e. Quant aux 20 % pour la notoriété, il faudrait les ramener à 10 % pour avantager plus le sportif. »
    • Concrètement, combien ces droits télés représentent pour vous ? A quoi cette somme a-t-elle servi ?
    C. M : « Environ seize millions. C'est une somme qui nous a tout simplement permis de faire face aux dépenses, à faire vivre le club. »
    J.R. : « Certains ont assaini les comptes, d'autres ont investi dans les structures ou les joueurs. D'autres, en bon père de famille, c'est mon cas, ont souhaité assurer la pérénnité du club. On a investi cet argent dans les structures, le centre de formation et les prolongations de contrat pour garder notre équilibre. »
    • Un pronostic sur le verdict ?
    C. M : « Je ne pense pas que nous aurons moins que les 600 millions. Et au fond de moi, j'espère même qu'il y aura un peu plus... »
    J.R. : « Je pense qu'on obtiendra autant. Sans souci. Et même beaucoup plus, quelque chose comme 700 ou 750 millions d'euros, eut égard à la qualité de notre championnat, même s'il est décrié. Il vaut les championnats allemand voire anglais et il ne faut pas oublier la formation à la française. Si on a des joueurs comme Benzema, Ben Harfa ou Dia, dans le cas de Nancy, c'est grâce à elle. »

    Jean-François Diana : « La dictature du visible »

    Maître de conférences au Centre de recherche sur les médiations de l'Université de Metz, Jean-François Diana porte un regard critique le couple infernal football-télé.

    Jean-François, en quoi le football a-t-il été bouleversé par l'intrusion de la télé ? « Le football est devenu un spectacle à partir de 1984, date de naissance de Canal +. À partir du moment où la chaîne cryptée a décidé de diffuser des matches de première division, le football est passé du statut de sport télévisé à celui de sport télévisuel. Les caméras de Canal + ont, en effet, étendu la visibilité des matches en s'immisçant dans des lieux sacrés, jusque-là réservés aux seuls acteurs : les vestiaires, la pelouse, etc. On est alors entré dans la dictature du visible, voire de l'hyper-visible. Avant cette intrusion, on regardait le football. L'image rendait compte d'un événement. Désormais, la télé participe à l'élaboration de l'événement, à sa théâtralisation. Les chaînes gagnent-elles de l'argent à travers les retransmissions ? Bien sûr que non. Leur intérêt se situe à un autre niveau, celui du capital symbolique. Pour le moment, Canal + occupe ainsi un terrain que les autres chaînes n'occupent pas. » • Concrètement, quel est l'impact chez le téléspectateur ? « L'image ne s'adresse plus à un public de spécialistes. En soi, ce n'est pas un problème, mais le spectacle télévisuel tel qu'il est aujourd'hui orchestré prend le téléspectateur en otage. Ce dernier, grâce à la vingtaine de caméras qui quadrillent en moyenne un stade, gagne sans doute en visibilité. Mais il perd totalement le sens du jeu. Tant que la télé permet d'améliorer le jeu et sa vision, elle reste au service du public. Mais dès lors qu'elle dénature ce jeu, cela devient un problème. »
    • Dénaturer le jeu, c'est-à-dire ? « La diffusion des matches doit se faire à tout prix : ce sont les diffuseurs qui dictent les horaires, au détriment de la santé des joueurs ; prévue en prime-time, une rencontre aura lieu, même si le terrain est jugé impraticable, etc. De plus, le sport en général ­ et le football en particulier ­ est un spectacle dont on ne connaît pas l'issue. Or, les médias et principalement la télé, cherchent à réduire cette marge. Un match à la télé, c'est de la télé avant tout. »
    • Ne nous dirigeons-nous pas vers une "américanisation" du spectacle sportif ? « Évidemment. La télé est paresseuse : elle se contente d'aller vers ce qu'il y a de plus attractif. En Italie, une expérience consistant à "meubler" chaque temps mort d'un match par une publicité, a déjà été menée. Ce genre de coupure, omniprésente aux États-Unis, va irrémédiablement arriver en Europe. »

     Pour Canal, l'enjeu est capital

    L'heure est grave au siège social de Canal +. Un simple coup de fil dans les locaux d'Issy-les-Moulineaux permet de ressentir que la tension est palpable. « Nous avons décidé de ne plus communiquer sur l'appel d'offres des droits télé du football. L'embargo est général. Chaque déclaration de notre part sur le sujet est sur interprétée », affirme Laurence Gallot, directrice de la communication. Un signe que l'enjeu est capital.
    Un sondage publié dernièrement dans les Echos affirme qu'un quart des abonnés seraient prêts à retourner avec certitude leur décodeur à l'envoyeur si le ballon rond venait à disparaître de la chaîne cryptée et que 19 % le feraient probablement. Des chiffres que Laurence Gallot réfute : « Ils ne sont pas forcément en accord avec les nôtres. Il y a trois ans, la chaîne était encore construite autour du football et du cinéma. Depuis, nous avons enrichi notre grille qui est plus généraliste. » On croirait entendre un entraîneur prêt à tout pour protéger ses joueurs. Pour un discours de vérité, mieux vaut faire confiance à cet ancien dirigeant de la chaîne : « Canal + sans football, ce serait une catastrophe. 30 % des abonnés le sont uniquement pour le sport et 30 autres juste pour le sport et le cinéma. Aujourd'hui, Canal a besoin d'afficher des exclusivités pour garder une très forte visibilité. Elle ne peut pas se permettre de perdre ses produits phares dans la mesure où pour le prix de l'abonnement, les gens ont aujourd'hui accès à des dizaines de chaînes. »
    Canal n'a cependant pas de souci à se faire. Selon ce même spécialiste, « personne à part la chaîne cryptée n'est en mesure de mettre plus de 300 millions d'euros sur ce dossier. » La chaîne est même en position de force par rapport à 2005. A l'époque, la LFP (Ligue professionnelle de football) avait profité de la concurrence de TPS, le bouquet satellitaire de TF1, pour faire monter les enchères.
    Aujourd'hui la situation a évolué. C + a fusionné avec TPS et les télécommunications semblent encore un peu tendres pour faire ombrage à la chaîne historique. Du coup, la LFP a besoin de Canal au moins autant que Canal a besoin du ballon rond. D'où ce jeu de poker menteur auxquels se livrent les deux patrons.

     Morceaux choisis

    Gervais Martel (président de l'UCPF, l'Union des présidents de clubs professionnels) : « Il y aura même des des concurrents que l'on imagine pas ».
    Frédéric Thiriez (président de la Ligue professionnelle) : « On me dit "quelle est la valeur du championnat ?" Je retourne la question. Quelle est la valeur de Canal + sans le football ? Elle est nulle... ».
    Christophe Belmer (directeur des programmes de Canal +) : « Le football a perdu près d'un tiers de son audience depuis la reprise de la saison ».
    Bertrand Méheut (PDG du groupe Canal + France) : « Les 600 millions étaient un maximum liés à la situation de l'époque. Mais aujourd'hui la situation a changé... »
    Pape Diouf (président de l'OM) : « Sans la L1, Canal +, c'est... Canal moins ».
    Daniel Bilalian (patron des sports de France Télévisions) : « Des matches le dimanche après-midi, ça peut nous intéresser ».
    Bernard Tapie (ancien préident de l'OM) : « Aujourd'hui, l'OM mettrait la clef sous la porte s'il n'y avait Canal+ pour lui tenir la tête hors de l'eau. »
    Frédéric Thiriez (président de la Ligue professionnelle) : « On ne peut pas dire qu'en dénigrant en permanence le football, Canal + se fait une bonne publicité».

     La téléphonie entre en jeu

    « Le sport est un contenu qui intéresse Orange. » A la veille de l'appel d'offres lancé par la Ligue professionnelle de football, c'est la seule déclaration que s'autorise le porte-parole de l'opérateur de téléphonie mobile. L'homme ne veut pas en dire plus sur la stratégie qu'adoptera à l'avenir son groupe face à ce marché très porteur. Mais les intentions ne font aucun doute. Il se murmure que des lots devraient être créés afin d'attirer les opérateurs de la télévision sur internet ou de la téléphonie mobile. La filiale de France Télécom compte bien s'engouffrer dans la brèche. Elle est déjà détentrice des droits du football sur mobile depuis 2001 et jusqu'en 2008 pour 29 millions d'euros par an. Ce qui lui permet de diffuser des extraits des matchs d'une minute trente après la fin d'une action et pendant 20 mn après le coup de sifflet final, ainsi que deux résumés, un à la mi-temps et l'autre à la fin de la rencontre.
    Depuis septembre, elle possède aussi sa propre chaîne, Orange Sport TV, accessible sur internet et sur le mobile. D'ici à devenir candidate pour les droits de première exclusivité détenus à l'heure actuelle par Canal +, il n'y a qu'un pas. Il ne sera visiblement pas franchi cette année, Didier Lombard, le PDG de France Télécom ayant jugé ces droits « trop chers ». En 2011, sa vision aura peut-être évolué.

     

    Sursis et tribune vide pour les grenat...

    Le jeune milieu de terrain Miralem Pjanic a paraphé aujourd’hui un contrat professionnel de trois ans avec le FC Metz.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 15h30 (huis clos).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Marseille - Metz (15e journée de Ligue 1), samedi 24 novembre, 3-1. Prochain match : Metz - Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20h. A suivre : Saint-Étienne - Metz (17e journée de L1), samedi 8 décembre à 20h.
    À l'infirmerie. Barbosa, Cardy et B. Gueye poursuivent leur convalescence. L'examen pratiqué par Daniel Gygax n'a révélé aucune lésion musculaire. Le milieu de terrain, qui se plaignait de douleurs aux ischios-jambiers depuis le match à Marseille, pourrait donc être opérationnel pour le déplacement à Saint-Étienne, la semaine prochaine.
    Suspendu. Belson et Delhommeau (3e avertissement reçu à Marseille), purgeront leur match de suspension à l'occasion de la 17e journée (déplacement à Saint-Étienne)

    Huis clos avec sursis pour Saint-Symphorien

    Le verdict est tombé. Hier soir, après plusieurs semaines de réflexion, la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel a infligé un match à huis clos avec sursis au FC Metz, en conséquence des événements survenus le 6 octobre dernier à Saint-Symphorien. Le derby de l'Est avait été marqué par des débordements dans les tribunes, lesquels avaient conduit à l'interruption momentanée de la rencontre. « Nous avons échappé au pire, commentait hier Patrick Razurel, directeur administratif du club. Vu le contexte actuel, les actes de violence dans les stades, etc., c'est une sanction relativement clémente. Mais elle est aussi à double tranchant : à la moindre incartade, la sanction tombera. »

    Fernandez : « J'ai l'expérience des situations difficiles ! »

    Pour son retour à Saint-Symphorien, où il a passé « trois saisons inoubliables », Jean Fernandez entraîne une équipe auxerroise également locataire du bas de tableau. Il parle d'un match « important pour Auxerre, capital pour Metz ».

    Il n'a plus remis les pieds à Saint-Symphorien depuis le 21 mai 2005, date d'un Metz - Paris SG en quelque sorte inoubliable puisque Franck Signorino marqua un but, ce soir-là, et parce que le FC Metz profita de sa spectaculaire victoire (3-2) pour se rapprocher du maintien en Ligue 1 : une belle époque, à tous points de vue ! Hospitalisé pour une gastro-entérite aigüe, Jean Fernandez n'avait effectivement pas effectué le déplacement avec l'OM, le 19 février 2006. Il ne devra pas oublier de prendre à droite à la sortie du tunnel, demain soir, direction le banc des visiteurs. En l'occurrence, celui de l'AJ Auxerre, qui se situe juste au-dessus de la ligne de flottaison, traînant encore le boulet de son fichu mois d'août : six défaites en sept journées.

    • Ailleurs qu'à Auxerre, et à part à Metz, seriez-vous encore entraîneur après avoir perdu six des sept premiers matches de la saison ? « Avec la même équipe qu'au cours de la saison précédente, non. Avec une équipe ayant perdu ses meilleurs joueurs, notamment Kaboul, Sagna, Akale et Cheyrou, nos premiers résultats ont suscité la compréhension. Eux partis, il a fallu rebâtir une équipe, ce qui ne se fait pas d'un coup de baguette magique. Recruter, par exemple, ne garantit pas de trouver automatiquement les remplaçants parfaits. »
    • Comment avez-vous traversé cette période ? « Difficilement, comme les joueurs, les dirigeants, nos supporters. Fin août, j'ai tenu ce discours aux joueurs : on ne peut pas vous juger, car nous n'avons pas encore trouvé notre équilibre. Et ça, c'est l'affaire de l'entraîneur. Nous l'avons trouvé : nous sommes mieux dans le jeu, beaucoup mieux défensivement, et nous nous créons plus d'occasions. Les résultats ont suivi, mais il en faut plus. A Saint-Etienne et Sochaux, nous devons gagner et nous faisons match nul ; contre Lille, nous méritons au moins le nul et nous perdons : avec cinq points de plus, nous serions en milieu de classement. Mais sur les huit derniers matches, qui coïncident avec notre nouvelle organisation (en 5-2-3), l'arrivée de Sammy Traore et la rentrée de Kamel Chafni, Auxerre est l'équipe qui a pris le plus de points, derrière Lyon et Nancy. »

    • Absent avec l'OM il y a deux ans, vous effectuez votre retour à Saint-Symphorien... « Ça me fait quelque chose. Avec Séné, mon épouse, nous y avons passé trois saisons inoubliables, y compris sur le plan humain. Nous y gardons de véritables amis, une deuxième famille. Il ne se passe pas une journée sans que Séné ait quelqu'un de Metz au téléphone. Sportivement, je conserve aussi le souvenir d'une réelle réussite : la remontée immédiate, le maintien deux saisons de suite avec une équipe composée de beaucoup de jeunes... Hélas, la situation actuelle des deux équipes rend le contexte de ces retrouvailles un peu moins joyeux. »
    • Le FC Metz peut-il encore éviter la relégation ? « Oui. Il n'est bien sûr pas confortable de ne compter que sept points et une victoire, mais il est encore trop tôt pour se montrer définitif. Je me souviens de Toulouse qui, en 2003-2004, comptait douze points à la trêve et qui s'était finalement sauvé après un parcours retour exceptionnel. C'est dire l'enjeu des quatre matches avant la fin de l'année. Le match de samedi est donc important pour Auxerre, et capital pour Metz. »
    • Vous autorisez-vous à donner votre avis sur la situation de Metz, vous qui connaissez bien le club ? « Non ! Vu le classement de mon équipe, je ne suis pas le mieux placé. Ce que je peux vous dire, c'est que les difficultés du FC Metz me font de la peine. Mais j'ai déjà assez de travail comme ça avec l'AJ Auxerre. »
    • Vous êtes inquiet pour l'avenir d'Auxerre en Ligue 1 ? « Nous avons les moyens de nous en sortir car nous possédons des joueurs de qualité. Vous savez, j'ai l'expérience des situations difficiles ! »

    Bienvenue chez eux

    Auxerre a reconstitué le tandem Fernandez - Carré qui a fait les derniers beaux jours de Metz en Ligue 1. The right men at the right place.

    Tout arrive. Buveurs de bière très occasionnels, Jean Fernandez et David Carré ont fini par succomber aux charmes du vin, l'un des fleurons de l'agriculture française, en se retrouvant à la tête de l'AJ Auxerre à l'été 2006. Le premier n'a pas eu le choix : « Le président Hamel m'a amené avec lui à une dégustation, sans même me laisser le choix. Finalement, j'ai apprécié. » Depuis, à chaque repas, Jean Fernandez boit un verre d'Irancy*(*l’Irancy a été produit à partir du cépage qui, au Moyen-âge, poussait sur les coteaux de Moselle), ce rouge issu des vignes qui dominent Auxerre, au sud est. Son second a eu la curiosité de découvrir ce qui faisait la notoriété de la région : il a commencé par le Chablis, et de grands crus tant qu'à faire. Il faudrait toujours passer par Auxerre.
    Entre les bureaux des entraîneurs et les terrains d'entraînement, au pied de la tribune d'honneur du stade de l'Abbé-Deschamps, un grillage. Sur le grillage, un panneau : « L'accès est réservé exclusivement aux joueurs, entraîneurs et dirigeants pendant les matches et les entraînements. Accès interdit aux spectateurs. » Le côté patronage de l'endroit en prend un coup. Un malin a cru bon d'ajouter, au marqueur noir, la signature de Guy Roux. Guy Roux ? Imposante, son ombre plane nécessairement sur l'AJ Auxerre, mais Jean Fernandez et David Carré ne souhaitent pas évoquer le sujet. Point, à la ligne.

    L'ancien entraîneur du FC Metz comme celui qui était devenu son adjoint en cours de route préfèrent s'attarder sur le travail qu'ils peuvent fournir « dans de bonnes conditions », comme le résume David Carré, qui a retrouvé son mentor après une année de séparation : « Je l'ai retrouvé comme je l'avais quitté : aussi passionné, animé des mêmes valeurs, et rendu plus confiant par son expérience marseillaise, même s'il a dû douloureusement tourner la page. » Vingtième au mois d'août, l'OM de Fernandez avait finalement terminé à la cinquième place du championnat et atteint la finale de la Coupe de France. Pour des raisons personnelles, dont il réserve la teneur à ses seuls proches, Jean Fernandez avait préféré mettre un terme à l'histoire, au bout d'un an. Beaucoup l'imaginent plus à sa place au calme de l'AJ Auxerre : « Club formateur, club à forte pression, je m'adapte à toutes les situations, corrige-t-il. Si j'ai quitté l'OM, c'est parce que toutes les conditions n'étaient pas réunies pour attaquer une deuxième saison. Et si j'ai quitté Metz, c'est uniquement parce que l'OM m'avait contacté. Je m'en serais voulu de passer à côté. »
    Auxerre, donc. « Je sais que les gens ont de moi l'image de l'entraîneur idéal pour l'AJA, reconnaît Fernandez. Je travaille effectivement dans un club où il est apparemment plus facile de durer qu'ailleurs. Encore qu'un an à Marseille, cela s'appelle durer. Mine de rien, Auxerre a des moyens, ce qui est plus facile pour constituer une bonne équipe. Les relations avec monsieur Hamel (président) et monsieur Bourgoin (vice-président) sont très bonnes, ce qui permet de travailler dans la sérénité. La première préoccupation de l'entraîneur, ici, n'est pas de savoir s'il sera toujours là après la prochaine défaite. » Un vrai luxe !

    FC Metz : opération tribune vide

     Il fallait s'y attendre. Discrets, jusque-là, certains supporters du FC Metz ont décidé de passer à l'action. Comment ? En l'étant plus encore samedi, à l'occasion de la réception de l'AJ Auxerre... Pour « marquer symboliquement son mécontentement », Génération Grenat a, en effet, décidé de boycotter la rencontre et de vider la tribune ouest basse de ses occupants. Dans un communiqué rédigé hier, le groupe indique que « cette opération se voulait marquante de par l'image d'une tribune vide qu'elle laisserait, mais également pacifique, puisqu'elle était accompagnée d'un appel au calme, bien loin des images diffusées dans les médias nationaux lors de la rencontre Metz — Strasbourg du 6 octobre dernier. Nous étions conscients, à ce titre de nos responsabilités quant au comportement de nos membres et sympathisants que nous tenions à canaliser. »
    Le projet n'a évidemment pas été du goût des dirigeants du FC Metz, lesquels ont officiellement réagi sous forme de communiqué : « Le FC Metz comprend la déception éprouvée par ses supporters en cette saison 2007/2008. Il respecte la décision des membres de « Génération Grenat » de ne pas assister au match et de ne pas apporter leur soutien habituel. Néanmoins, celle qui consiste à bloquer l'accès à la tribune Ouest Basse aux spectateurs désireux de rejoindre leur place habituelle est plus contestable. Le FC Metz tient donc à assurer à ses derniers qu'il leur sera bien possible, comme pour chaque rencontre à domicile, de s'asseoir sur leur siège pour suivre ce match contre Auxerre. »
    Pour les responsables de Génération Grenat, la mise au point effectuée par le club sonne comme une rupture dans le dialogue entretenu jusque-là entre les deux parties. En attendant d'en lire les conséquences éventuelles, l'évolution des événements n'est pas faite pour ramener l'équipe de Francis De Taddeo sur les berges de la sérénité.

     

     BAGARREMetz StrasbourgFERNANDEZ BANCAuxerre2007

    November 29

    Quelles sanctions ?

    Auxerre : le point de l’effectif avant le match de samedi
    Après la victoire contre Le Mans à domicile (3-0), Jean Fernandez et ses hommes se déplacent à Metz. Jean-Sébastien Jaurès revient dans le groupe suite à sa suspension contre Le Mans. Du coté des blessés, Frédéric Thomas est indisponible pour deux mois suite à une entorse de la cheville contre Lens. Gabriel Tamas qui souffre des adducteurs est incertains.
    Dans les buts, Sorin devrait garder sa place de titulaire.
    En défense, on devrait retrouver Grichting-Traoré-Mignot. Tamas étant incertains pour ce match. Marcos ou Martin voir Jaurès sont disponibles.
    Au milieu, à gauche Jaurès devrait retrouver sa place avec Pedretti dans l'axe et Chafni à droite.
    En attaque, Lejeune - Kahlenberg et Niculae - Oliech seront probablement les titulaires mais Jelen revient en grande forme et pourrait prendre une place. Maoulida et Lesage sont également disponible.
    Les joueurs disponibles :
    - Sorin, Riou, Petric.
    - Grichting, Marcos, Martin, Mignot, S. Traoré, Jaurès.
    - Pedretti, Kahlenberg, Lejeune, Chafni, Jasse, Ba, A. Traoré.
    - Maoulida, Jelen, Niculae, Oliech, Lesage.
    Blessés : Thomas.
    Suspendu : néant
    Incertain : Tamas.

    (Quotidien l’Equipe) : Des sanctions pour Metz ?

    La commission de discipline de la Ligue examine aujourd’hui, à partir de 18 heures, le rapport d’instruction concernant les incidents du match Metz-Strasbourg (1-2), disputé le 6 octobre dernier. Elle devrait communiquer dans la foulée sa décision aux dirigeants messins qui vont faire le déplacement à Paris. La rencontre avait été interrompue à deux reprises en raison de l’attitude de plusieurs supporters messins, qui avaient tenté de pénétrer sur la pelouse puis bombardé Stéphane Cassard de projectiles. Huit interdictions de stade ont été prononcées après ces incidents

     (R.L.) : Cheikh Gueye : « Moi, je m'adapte »

    Défenseur replacé en milieu de terrain depuis le derby lorrain, Cheikh Gueye ne nourrit aucun état d'âmes. A ses yeux, la seule chose qui compte, c'est de « sauver le club. »

    La cascade de forfait qui s'est abattue sur l'effectif messin depuis le début de la saison, a contraint Francis De Taddeo à multiplier les combinaisons. Face à Nancy, le 27 octobre dernier, Cheikh Gueye, qui occupait jusque-là le poste de défenseur latéral droit, glissait à la gauche du milieu de terrain. Un nouveau rôle, inhabituel, dont le Messin s'est parfaitement acquitté, inscrivant même son premier but en Ligue 1 à Marseille. Et malgré l'état d'urgence décrété du côté de Saint-Symphorien, le jeune Sénégalais veut rester serein. • Cheikh, vivre dans la peau de la lanterne rouge de Ligue 1, n'est-ce pas un peu difficile à gérer au quotidien ? « C'est évidemment une période très particulière dans une carrière de footballeur, tant sur le plan individuel que collectif. Mais pour le moment, le groupe se serre les coudes. On sent encore cette envie de faire plus. De se sortir de cette malheureuse spirale. Nous parlons beaucoup entre nous, on s'encourage, même, si je le répète, c'est un peu dur à vivre. »
    • Vous n'êtes donc pas résignés ? « Non. Nous n'en avons pas le droit. Si on baisse les bras maintenant, il ne nous reste plus qu'à changer de métier. La situation est délicate, mais on ne doit pas abandonner. Nous allons tout faire pour enfin gagner, samedi, face à Auxerre. »
    • Un rendez-vous qui ressemble, à s'y méprendre, à un match couperet. « Si on ne gagne pas ce match, il est certain que notre avenir en Ligue 1 deviendra très, très sombre. Mais je ne veux pas ­ et personne d'ailleurs ­ imaginer une telle issue. Je suis certain que le travail va finir par payer. Et dès samedi, ce serait l'idéal. Cette victoire nous permettrait de respirer un peu, tant moralement que sur le plan comptable. Avec ces trois points, le FC Metz pourrait se relancer. Vous savez, même si je comprends le mécontentement des supporters, notre souhait, à nous aussi, c'est de voir le club en Ligue 1 la saison prochaine. On va se battre pour se sauver. »
    • Sur un plan plus personnel, votre entraîneur, Francis De Taddeo, vous a replacé en milieu de terrain, côté gauche, depuis le match face à Nancy. L'adaptation a-t-elle été difficile ? « C'est un rôle bien différent. Au Sénégal j'avais déjà, de temps en temps, occupé le poste de milieu. Mais le contexte et le niveau étaient bien différents. En tant que défenseur latéral droit ­ ma place de prédilection ­ je prends régulièrement le couloir pour apporter un "plus" offensivement. Peut-être que le coach a estimé que cette qualité pouvait me permettre de monter d'un cran. Quoi qu'il en soit, l'adaptation n'a pas été spécialement difficile. »
    • Vous l'avez à nouveau prouvé, samedi dernier, à Marseille, en apportant une impulsion nouvelle au jeu messin et surtout en inscrivant votre premier but en Ligue 1. Marquer au Vélodrome, est-ce une source de fierté ? « Pas plus que ça. C'est sympa de marquer, mais, au final, ce but n'a rien apporté à l'équipe. Même si c'est mon premier en L1, il reste donc anecdotique. Si nous l'avions emporté à Marseille, peut-être aurait-il eu une autre saveur, mais là... »
    • Face à Auxerre, vous retrouvera-t-on en défense ou un cran plus haut ? « Encore faut-il que le coach décide de faire appel à mes services. Une chose est certaine : je suis prêt, que ce soit pour jouer au milieu ou derrière. Le plus important c'est d'être sur le terrain, de faire le maximum et ne pas se demander si ce serait mieux ici où là. L'entraîneur décide, moi, je m'adapte. »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement le matin. Aujourd'hui : une séance (10 h 30). Demain : une séance à huis clos (15 h 30).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Marseille - Metz (15e journée de Ligue 1), samedi 24 novembre, 3-1. Prochain match : Metz - Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20 h. À suivre : Saint-Étienne -Metz (17e journée de L1), samedi 8 décembre à 20 h.
    À l'infirmerie. Barbosa, Cardy et Vivian poursuivent leur convalescence. A noter que ce dernier a bénéficié de quelques jours de permission pour rendre visite à sa famille au Brésil. Daniel Gygax (ischios-jambiers) et Vincent Bessat (cheville) étaient également dispensés, hier, d'entraînement.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Absent mardi en raison d'une douleur au genou, Laurent Agouazi était de retour, hier, parmi ses coéquipiers. « Il s'est entraîné normalement, a commenté Francis De Taddeo. Et devrait donc être opérationnel, samedi, pour la rencontre face à Auxerre. » L'autre bonne nouvelle en provenance de l'infirmerie, concerne Vincent Bessat. Le milieu de terrain messin devrait, en effet, reprendre la course aujourd'hui. Il est cependant trop tôt pour savoir si ce dernier sera complément remis pour samedi. Quant à Pierre Ebede, malade mardi, il a participé normalement à la séance d'hier.

    (Site officiel FC Metz) : Face à face Bassong-Belson

    Ils sont tous deux issus de la banlieue parisienne, bercés au rythme du rap français et de ses répliques fracassantes. Naturellement, aucun ne rechigne lorsqu’il s’agit de ‘balancer’. Bassong-Belson, c’est le duo idéal pour un face à face tranchant…

    Pour la première fois depuis trop longtemps, les deux compères ont de nouveau joué ensemble, dans la même équipe, en Ligue 1. C’était contre Nancy, le 27 octobre dernier, pour un match nul 0-0. Blessé, Flavien Belson l’a souvent été ces derniers temps. C’est depuis les tribunes qu’il a suivi la progression de son ami Sébastien Bassong, qui est sans doute le plus heureux de le voir à nouveau sur pieds.
    Président de l’association FC Metz, Jean-Paul Scheid, au départ, n’arrivait pas à différencier les deux joueurs. « Heureusement qu’il y a un gaucher et un droitier, plaisante-t-il. Une fois sur le terrain, je pouvais ainsi les reconnaître. » Il faut dire, très sérieusement, que les similitudes entre les deux garçons sont nombreuses. Aussi bien sur le plan de l’apparence physique que dans l’esprit, ils se ressemblent. Voilà qui nous promet donc un face à face serré…

    Que préférez-vous dans le football ?

     Que préférez-vous dans le football ?
    Sébastien Bassong : « J’apprécie le beau jeu, les actions bien construites même si je suis défenseur. Mais j’aime avant tout le sentiment éprouvé après une victoire. Les périodes comme celles que nous vivons actuellement, je les vis mal. Pour moi, c’est frustrant et énervant. »
    Flavien Belson : « Le jeu, mais aussi le contact avec les autres joueurs, l’esprit d’équipe. Le football amène à se dépasser, à chercher constamment la progression. Il y a toujours quelque chose à travailler, à acquérir. »

    Quelles sont les valeurs les plus importantes dans le football ?
    S.B. : « Travail, humilité et abnégation. »
    F.B. : « Détermination, générosité et persévérance. »

    Dans quel club rêves-tu de jouer ?
    S.B. : « Le Paris SG et Barcelone. Flavien répondra Arsenal, sans doute. »
    F.B. : « Arsenal, pour le jeu pratiqué. Mais c’est avant tout le championnat anglais qui m’attire pour l’ambiance, les stades pleins, l’engagement dont les joueurs font preuve tout en se respectant. »

    Le plus beau moment de ta vie ?
    S.B. : « C’est lorsque j’ai vu pleurer Flavien au Centre de Formation. C’était après un conseil… »
    F.B. : « Je le vivrai peut-être ce mois-ci. Les intimes comprendront… »

     Votre premier match sous les couleurs du FC Metz ?
    S.B. : « C’était un match amical de préparation avec les 15 ans, sous la houlette d’Olivier Perrin. Je me souviens avoir ressenti un sentiment étrange. J’étais heureux, mais je m’apercevais également que je portais le maillot d’un club ‘pro’. Je me suis dit : ‘maintenant tu y es’. Par la suite, je dois avouer que plus jeune, j’étais très énervant, très chiant. Je ne faisais que dribbler même lorsque j’étais dernier défenseur. On a pris pas mal de buts à cause de moi. Si Olivier Perrin n’a plus beaucoup de cheveux sur la tête aujourd’hui, j’y suis pour quelque chose. »
    F.B. : « Une rencontre face à Magny en amical avec les 15 ans. Je me souviens que Momar N’Diaye avait également participé à cette partie. Nous avions gagné et il avait inscrit un but d’une frappe dans un angle très fermé. C’était mon premier véritable match en tant que Messin, après avoir effectué plusieurs tests et tournois amicaux. C’est Julien Volpé (ndlr : l’œil du FC Metz en région parisienne) qui m’avait repéré alors que je jouais à Montrouge en Division d’Honneur. Un très bon club formateur où ont aussi évolué Ben Arfa et Dia. »

    Quel joueur admiriez-vous étant gamin ?
    S.B. : « Aucun en particulier. A mon poste, j’aime bien Mexès, car c’est un joueur très complet. Il a de l’assurance, de la technique, une bonne relance, de la puissance et une présence dans les duels. »

     F.B. : « Je ne peux pas dire que j’ai eu une idole. J’apprécie Patrick Vieira pour son engagement. Et puis, nous avons un peu le même physique. Mais j’ai encore beaucoup de boulot pour atteindre son niveau. »

    Le but que vous rêvez de marquer ?
    S.B. : « Un ciseau retourné comme celui qu’a inscrit Daniel Gygax la saison passée, mais en mieux. Je reçois un long ballon, je suis à l’entrée de la surface et je l’envoie en pleine lucarne d’un retourné. Vraiment, si je le mets un jour celui-là, je ne dors plus pendant un an. »
    F.B. : « Nous partons en contre-attaque. J’hérite du ballon au milieu de terrain, je passe une roulette sur le premier défenseur, un passement de jambes face au second et je bats le gardien d’un ballon piqué ! »

    Votre disque préféré ?
    S.B. : « J’écoute de tout. Alors, je ne sais pas quoi choisir. Au départ, comme tout jeune habitant en banlieue parisienne, j’ai baigné dans le rap français avec NTM notamment. Puis, en famille, j’ai découvert la musique africaine. On s’ouvre avec le temps. Maintenant, je suis très éclectique ! »
    F.B. : « En ce moment, c’est ‘Jay-z’. J’aime bien le RNB, le zouk, le ‘dance hall’ et un peu de musique africaine de temps en temps. Mon premier disque, je l’ai acheté en sixième et je l’écoute encore ! Il s’agit de « Première consultation », de Doc Gynéco. »

    Vous rencontrez Dieu et vous avez le droit de lui poser une seule question. Que lui demandez-vous ?
    S.B. : « Une faveur : qu’il m’assure que j’aurai une place au paradis à ses côtés ! »
    F.B. : « Pourquoi y’a-t-il autant de différences, d’inégalités, d’injustices dans le monde ? »

    Quel est votre principal point commun ?
    S.B. : « Je pense que c’est la ‘déconne’. Nous avons le même style d’humour. Nous aimons bien chambrer les gens, même ceux qu’on ne connaît pas spécialement. Flavien, il a l’air gentil comme ça mais il est comme moi. En fait, depuis qu’il est à Metz, il joue un rôle de garçon sérieux. Ca fait des années qu’il est en pleine pièce de théâtre ! »
    F.B. : « Nous en avons beaucoup : le foot, la façon de plaisanter et notre origine puisque nous venons tous deux de banlieue parisienne. Je crois que nous avons aussi un peu les mêmes principes dans la vie. Nous essayons de toujours positiver, de garder le sourire même lors des moments difficiles. »

    Sébastien, quel est le plus gros défaut de Flavien ? Flavien, quel est le plus gros défaut de Sébastien ?
    S.B. : « Il a du mal à admettre qu’il a tort. Tu auras beau lui prouver par A+B, il ne voudra rien écouter. »
    F.B. : « Sa fierté. Et aussi, le fait qu’il soit un peu sadique sur les bords (rires). Le pire, c’est qu’il l’admet. »

    Sa principale qualité ?
    S.B. : « On peut toujours compter sur lui. »
    F.B. : « Son franc parler, il dit toujours ce qu’il pense. »

    Son plus gros défaut dans le jeu ?
    S.B. : « Il y a sa technique. D’ailleurs, il avait voulu intégrer le centre de préformation de Clairefontaine mais après quelques tests, on ne l’avait pas gardé. Pas assez technique. Mais bon, il ne baisse pas les bras, il continue de tenter et quand il passe un crochet, on dirait qu’il a gagné la Coupe de Monde. Comme il peut encore progresser là-dessus, ce n’est pas le plus grave. Alors, plus sérieusement, je dirais que c’est son excès d’agressivité qui pourrait lui jouer des tours. Il gagnerait à être plus propre dans ses interventions sans perdre en efficacité. »
    F.B. : « Il manque de vivacité. Mais c’est dû à son gabarit. Tous les défenseurs de grande taille éprouvent des difficultés lorsqu’ils doivent défendre sur des attaquants comme Wilmer par exemple. »

    Sa principale qualité dans le jeu ?
    S.B. : « C’est peut-être étrange, mais c’est aussi son engagement. Lorsqu’il est sur le terrain, on sait qu’il va aller récupérer des ballons dans les pieds adverses, qu’il va aller au charbon. »
    F.B. : « J’hésite entre son intelligence et ses capacités physiques, qui sont largement au-dessus de la moyenne. »

    Le pire souvenir de match que tu as de lui ?
    S.B. : (il éclate de rire) « Monaco ! Son premier match en Ligue 1. Bon, déjà, il se cachait pour ne pas avoir le ballon. Et dès qu’on lui donnait, cela lui brûlait les pieds. Ensuite, il a fait deux fautes qui ont donné lieu à deux coups francs sur lesquels Monaco avait marqué. Non, vraiment, chapeau ! »
    F.B. : « Ah ça il y en a (rires) ! Comme je pense qu’il a dû parler de mon match à Monaco, je m’autorise à choisir le sien à Nice… »

    Le meilleur ?
    S.B. : « En Euroligue, face à une équipe allemande. Il était complètement fou, il leur rentrait dedans et il les a littéralement mangés. L’arbitre est allé voir Francis pour qu’il le sorte, car il n’arrivait plus à le tenir. C’était un vrai robot, il était intenable. Sur cette partie, il m’a fait rêver. »
    F.B. : « La saison passée : il prend le ballon au milieu de terrain et commence à accélérer. Il fait un passement de jambes et déborde dans la foulée. C’était beau. »

    Lequel d’entre vous est le plus dur sur l’homme ?
    S.B. : « C’est lui. Je suis plus délicat. J’essaie de m’en sortir finement sans faire de faute. Lui, il va au carton et il emporte tout. »
    F.B. : « Nous le sommes autant l’un que l’autre. Mais de par ma position sur le terrain, je peux me livrer davantage. Je suis plus loin du but, donc je peux y aller. Lui, par contre, il faut qu’il fasse attention pour ne pas donner de coup franc à l’adversaire. »

    Lequel d’entre vous est le plus chambreur ?
    S.B. : « C’est moi, mais il est à bonne école. Je lui en mets plein la ‘tronche’ tous les jours. Comme ça, cela lui permet d’apprendre et il progresse bien. Quand je le chambre, il dit que je suis mauvais mais ce n’est pas le cas, je suis gentil comme tout. »
    F.B. : « C’est lui et de loin. Moi, je chambre gentiment. ‘Seb’, on dirait qu’il prend plaisir à mettre les gens mal à l’aise. Lorsqu’il le fait avec moi, il n’y a pas de problème, je le connais. Mais pour ceux qui ne sont pas habitués… »

    Lequel d’entre vous a le meilleur look ?

     S.B. : « Sûr que c’est moi ! Bien sûr, Flavien va dire que c’est lui mais demandez aux autres joueurs, ils vous diront. Je ne lui en veux pas, il y met de la bonne volonté, mais parfois il tente des combinaisons improbables et le résultat est bizarre. »
    F.B. : « Il a beaucoup de retard sur moi. Je n’ai rien à lui reprocher en particulier mais je suis tout simplement au-dessus. En plus, ces derniers temps, j’ai l’impression qu’il a changé de bord. Avant, il était plutôt stylé ‘américain’. Maintenant, il porte de plus en plus de fringues serrées, proches du corps… »

    A-t-il un surnom ?
    S.B. : « Je l’appelle ‘babines’. Tu as vu les lèvres énormes qu’il a ? Ou sinon, c’est ‘Bels’. Comme dans le groupe, tout le monde m’appelait ‘Bass’, il a voulu faire pareil. Je suis son idole, mais c’est normal. Je le comprends très bien et ça ne me vexe pas. »
    F.B. : « Il n’y a que ‘Bass’. Mais on pourrait lui en trouver un autre. Tiens, je trouve qu’il ressemble pas mal à Bertrand de la ‘Star-Ac’, avec son œil à moitié fermé. »

    Qui est le meilleur des deux à ‘Pro Evolution Soccer’ (ndlr : le jeu vidéo de football à la mode actuellement) ?
    S.B. : « Je vais être honnête. Avant, on se valait. Mais depuis que nous sommes passés sur ‘PES 2008’ (la dernière version du jeu), il ne m’a pas battu une seule fois. Je prends le Bayern à chaque fois désormais et Luca Toni lui fait du mal. »
    F.B. : « Alors là, c’est une question qui ne se pose même pas tellement la réponse est évidente. Il est vraiment mauvais. Mais bon, on ne peut pas assurer partout. Même sur ‘PES 2008’, il est super nul. Il s’obstine à prendre le Bayern alors que cela se termine à chaque fois par une défaite pour lui. En plus, c’est lui qui vient me demander de jouer alors qu’il ne se prend que des raclées. »

    La question que tu aimerais lui poser ?
    S.B. : « Flavien, est-ce que tu n’aurais pas mieux fait de m’écouter ? »
    F.B. : « Sébastien, d’où te vient ton sadisme ? »

    A ton avis, lequel de vous deux a le plus menti au cours de ce questionnaire ?
    S.B. : « Lui, c’est un vrai mythomane ! Je peux déjà te l’annoncer. Il a menti, au minimum, sur les questions concernant le look et PES. Puis sur deux ou trois autres. »
    F.B. : « Moi, sans doute, mais je ne dirai pas à quel moment. Mais c’est aussi un bon baratineur. Il raconte pas mal de mensonges. Tiens, c’est un truc que tu peux mettre dans les points communs, aussi… »

    Verdict rassurant pour Gygax 

    Le Suisse souffre d’une lésion musculaire sans gravité.
    Contraint de quitter les siens au stade Vélodrome samedi dernier, Daniel Gygax a passé des examens médicaux aujourd’hui. Ceux-ci ont révélé une petite lésion aux ischios jambiers. Forfait contre Auxerre, il pourrait toutefois reprendre l’entraînement en début de semaine prochaine.
    Laurent Agouazi, touché au genou, a pu s’entraînement normalement aujourd’hui, ce qui est encourageant dans l’optique d’une éventuelle participation au match de samedi.
    Vincent Bessat, de son côté, a simplement fait du vélo. Il est prévu qu’il essaie de courir demain.

     

     

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    November 28

    A force de "réfléchir", ils vont devenir intelligents ?

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : deux séances (9h30, 15h30). Demain : une séance à 9h30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Marseille — Metz (15e journée de Ligue 1), samedi 24 novembre, 3-1. Prochain match : Metz — Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20h. A suivre : Saint-Etienne — Metz (17e journée de L1), samedi 8 décembre à 20h.
    A l'infirmerie. Barbosa, Cardy et Vivian poursuivent toujours leur convalescence. Babacar Gueye, opéré du genou gauche le 7 novembre dernier, a repris la course hier matin. La séance s'est déroulée sans Gygax (ischios-jambiers), Bessat (cheville), Agouazi (genou) et Ebede (malade).
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. C'est demain, à Paris, que sera rendu le verdict de la commission de discipline concernant les incidents qui avaient émaillé le déroulement du derby de l'Est entre Metz — Strasbourg, le 6 octobre dernier (10e journée). Patrick Razurel, directeur administrateur et Jacky Ancel, responsable de la sécurité, ont rendez-vous dans les murs de la Ligue de Football Professionnel à 18h.

     Metz, changements en vue

    Daniel Gygax, forfait, Vincent Bessat, forfait, Laurent Agouazi, plus qu'incertain... La semaine messine a débuté comme bien d'autres avant elle, dans le brouillard et avec de nouveaux changements à prévoir au sein de l'équipe de Francis De Taddeo.

    Prolongations. Marseille a laissé des traces. Dans les têtes, comme dans certains organismes, la dixième défaite concédée par le FC Metz, samedi sur la pelouse du stade Vélodrome, a fait beaucoup de dégâts. Inutile d'attendre la fin de la séance de reprise programmée hier matin pour chercher à s'enquérir du moral des troupes... Celle-ci a d'ailleurs duré plus longtemps que prévu. A pied d'œuvre dès dix heures, les Messins n'ont effectivement rejoint le vestiaire que trois heures plus tard. Et ils ne l'avaient pas prévu : « Effectivement, nous avons fait une longue séance, tout simplement parce que j'estimais qu'il y avait beaucoup trop de déchets dans les exercices, liés à un manque d'application, explique Francis De Taddeo. Cela peut arriver à tout le monde de ne pas être dans un bon jour, mais bon, dans notre situation, nous n'avons pas le droit de galvauder notre travail. » Forfaits. A quatre jours de la réception d'Auxerre, l'entraîneur messin a dû composer avec un effectif amputé de plusieurs éléments. Outre les absents de longue date (Julien Cardy, Cédric Barbosa et Matheus Vivian), trois autres joueurs, titulaires contre l'OM, manquaient en effet à l'appel. Pour d'eux d'entre eux, la cause est entendue : Daniel Gygax et Vincent Bessat ne seront pas opérationnels pour la réception d'Auxerre, samedi à Saint-Symphorien. L'international suisse passera aujourd'hui un examen afin de préciser la nature de ses douleurs aux ischios-jambiers. Bessat, lui, souffre d'une entorse de la cheville droite. Pour Laurent Agouazi, le pronostic est moins radical : le milieu de terrain pourra espérer postuler à une place si son genou, touché à Marseille, lui permet de s'entraîner normalement aujourd'hui. Ce qui n'a pas été possible hier...
    Changements. En attendant, Francis De Taddeo n'a plus que trois jours pour préparer le onze qui affrontera l'AJ Auxerre, autre pensionnaire de la zone de relégation. Les nouveaux coups portés à sa palette ne l'inquiètent pas outre mesure. « Je m'en serai bien passé, mais c'est comme ça. Il faut faire avec, et puis nous pourrons à nouveau compter sur Julien François dans le milieu de terrain. Wilmer Aguirre pourrait lui aussi faire son retour. Le plus gênant, avec ces blessures, c'est le manque d'automatismes défensif, offensif. Ce n'est pas simple, mais nous allons trouver la solution », indique l'entraîneur messin.
    Réunion. Les recherches se poursuivent du côté du FC Metz, dans la perspective de renforcer l'effectif à l'occasion du mercato. « Nous travaillons, nous étudions un certain nombre de pistes. Nous avons d'ailleurs une réunion, programmée jeudi, avec Joël Muller et Bernard Zénier pour avancer sur ce sujet. » Pour l'heure, aucun nom n'a encore filtré. « Que nous prenions un ou deux joueurs, il nous faudra de toute façon encore un peu de temps pour nous fixer. »

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    November 27

    Les longs sanglots de l'automne...Paroles de supporters !

    (Site officiel FC Metz) :

    Une année exceptionnelle pour l’association

    L’ « Association FC Metz » a tenu hier son Assemblée Générale au siège du Club à la Croix de Lorraine. L’occasion de faire le bilan de la saison 2006/2007 devant une cinquantaine de personnes.

    Il était question, au cours de cette séance, d’établir les rapports moral et financier de la saison 2006/2007, et de soumettre le budget pour la saison 2007/2008 à l’approbation des membres. En préambule, le président Jean-Paul Scheid s’est félicité de la moisson de titres remportés par le club messin alors même que des modifications venaient d’être apportées à l’organigramme technique : « Le départ de Francis De Taddeo nous avait conduits à une réorganisation, rappelle-t-il. Denis Schaeffer avait pris de nouvelles fonctions et nous avions nommé José Pinot directeur technique de la formation. Aujourd’hui, les résultats prouvent que les décisions prises étaient les bonnes. » Le succès de Jean Robert Faucher avec les 16 ans pour sa première saison au sein du club également.
    Le rapport moral a été présenté par Denis Schaeffer. « L’association constitue un socle pour notre club, elle est son identité, sa vie quotidienne. Le club souffre actuellement, nous devons encore renforcer nos valeurs de solidarité et d’attachement au maillot. Les résultats de la saison passée doivent être pris comme un signe fort de notre capacité à retrouver le haut du classement de la Ligue 1 à l’avenir. » Le directeur du centre s’est attaché à souligner les satisfactions de la saison 2006/2007. Celles-ci ne se résument pas à la longue liste des succès sportifs des différentes équipes de jeunes (lire par ailleurs), qui ont été énumérés. Elles concernent également le fonctionnement interne de l’association : « La collaboration entre bénévoles et salariés a une fois de plus été exceptionnelle. Les tournois organisés tout au long de la saison se sont parfaitement déroulés grâce à cette bonne entente. » La concrétisation par de nombreux échanges de l’ouverture vers l’étranger du Centre de Formation (Chengdu, Québec…) est également à ranger au rayon des points positifs.
    Les effectifs de la précédente saison : 154 joueurs à l’école de foot, 58 en préformation et 58 en formation. « Ces chiffres sont relativement bas mais ils correspondent à notre volonté de travailler sur la qualité plutôt que sur la quantité », a expliqué Schaeffer. Parmi ces jeunes espoirs, douze ont participé à une compétition internationale avec leur sélection, huit ont signé leur premier contrat pro à l’issue de la saison. Le Centre de Formation du FC Metz est le 3ème meilleur en France selon la FFF et le 9ème meilleur en Europe selon l’UEFA.
    Par la suite, le trésorier Léon Boniface a présenté les comptes en équilibre de l’association sur la saison 2006/2007 et le budget pour la saison 2007/2008. Ceux-ci ont été adoptés. La candidature de Xavier Lemaire, responsable de la section ‘arbitres’ du FC Metz et secrétaire du Comité Régional de l’Arbitrage, a également été acceptée à l’unanimité. Celui-ci intègre donc le comité d’administration de l’association FC Metz.

    Chengdu, on y revient…

    Responsable de la préformation au sein du Club à la Croix de Lorraine, Sébastien Muet a passé une semaine en Chine récemment. Un séjour enrichissant à plus d’un titre, et ce pour les deux parties.

    Chengdu, capitale de la province du Sichuan, peuplée de plus dix millions d’habitants. Si imposante soit-elle, la mégalopole n’est plus totalement une terre inconnue pour les techniciens du centre de formation messin. Depuis la visite initiale d’une délégation grenat en novembre 2005, les voyages entre le 57 et la Chine se sont succédé. Au mois de septembre dernier, Philippe Gaillot y est allé afin de repérer les jeunes pousses susceptibles de porter le maillot mosellan. La semaine dernière, c’était au tour de Sébastien Muet d’y effectuer une pige.
    Responsable de la préformation et entraîneur des 14 ans du FC Metz, ce dernier avait pour mission de partager ses compétences techniques avec ses homologues chinois de la fédération de Chengdu. Pour cela, il dirigea les séances d’entraînement des différents groupes de préformation (12 ans, 13 ans et 14 ans) du centre chinois. Et, hors du terrain, il effectua plusieurs interventions auprès des coachs locaux. Deux thèmes principaux ont été abordés au cours de celle-ci : « la hiérarchisation de la programmation des entraînements et l’apprentissage des fondamentaux de la défense en zone ». Comprenez, pour le premier, la façon d’organiser les exercices pour amener le joueur à progresser, palier par palier, jusqu’à atteindre l’objectif fixé.
    Grâce à ces échanges, et ce malgré la barrière de la langue, Sébastien Muet a pu jauger le niveau des jeunes Chinois. « J’ai été surpris, avoue-t-il. Celui-ci est très homogène sur le plan technique. Comme ils sont très travailleurs, tous disposent de bases techniques intéressantes. Ils manquent par contre malheureusement de compétition. Compte tenu de l’éloignement des grandes villes, il n’existe pas de championnat pour les jeunes. Un axe important du développement est de réussir à créer une compétition à l’intérieur de Chengdu. Les duels, l’agressivité, les joies de la victoire et la déception de la défaite, cela s’apprend. »
    Champion de France UNSS la saison passée avec l’équipe du Collège Arsenal, Muet estime qu’il y a « deux joueurs à potentiel par génération ». Il indique par ailleurs que l’image dont le FC Metz jouit reste positive malgré les mauvais résultats de l’équipe pro cette saison. « Les Chinois continuent de considérer le club comme l’un des tout meilleurs centres d’Europe, explique-t-il. Les joueurs n’ont qu’un objectif, venir en Europe et pas n’importe où : à Metz. Chengdu est une véritable fourmilière et le football y est en pleine ascension. Je suis persuadé que les pays asiatiques vont avoir leur mot à dire dans les années à venir… » A Metz, pour l’instant, le Chinois le plus âgé, Wang Chu, évolue avec les 16 ans. Il faudra sans doute encore patienter quelques années pour observer les répercussions de ces échanges sur l’effectif professionnel. En attendant, les effets bénéfiques au niveau de la formation sont nombreux. « C’est une très bonne expérience pour l’entraîneur que je suis, indique pour sa part Muet. Cela m’a amené à remettre en cause pas mal de principes. » Quitter ses repères pour mieux les consolider, en somme…

    (R.L.) : Les tribunes désenchantées...

    Elle inquiète en coulisses, elle agace un nombre croissant de supporters : la situation du FC Metz, toujours bon dernier de Ligue 1 à quatre journées de la trêve, a conduit certains d'entre eux à nous faire part de leur mécontentement.

    Supporters, la crise de foi ? L'article paru la semaine dernière dans nos colonnes (R. L du mardi 20 novembre) n'a pas manqué de faire réagir de nombreux supporters du FC Metz. Et le moins que l'on puisse dire, à la lecture des réflexions qui nous sont parvenues, est que le ras-le-bol n'en finit pas d'enfler.
    Palpable, aussi, sur les différents topiques du forum ouvert sur le site officiel du club, le mécontentement ne se nourrit pas seulement des mauvais résultats accumulés par l'équipe de Francis De Taddeo depuis son retour parmi l'élite, le 5 août dernier.
    Non, au-delà des commentaires émis sur l'état critique de la situation actuelle, l'attention des uns et les interrogations des autres portent plus globalement sur la gestion des événements. « Y'a-t-il encore une équipe de dirigeants à Metz ?, se demande ainsi Roland H.Embarrassé, supporter depuis 1966Clin d'oeil. Parce que du foot digne de ce nom, nous n'en avons pas vu beaucoup depuis... Depuis ? 1998. » Et de préciser ses doutes : « La classe dirigeante actuelle est-elle encore en phase avec la réalité footballistique du moment ? [...]. N'est-il pas temps de passer à autre chose, avec d'autres méthodes ? » « Je suis déçu de voir que depuis sept ans l'équipe dirigeante n'est pas capable de monter une équipe qui tienne la route », note pour sa part Claude P. Fidèle des tribunes du stade Saint-Symphorien depuis quarante ans, ce dernier ne le sera plus longtemps : « Je ne reviendrai pas sur ma décision, je ne reprendrai pas mes deux abonnements la saison prochaine. Ce sera la fin d'une belle passion. »
    Rien qu'un déçu parmi d'autres ? Le nombre des abonnés (5002) et les chiffres des affluences enregistrées au cours des derniers mois démontrent que non : aujourd'hui, le divorce entre le FC Metz et une large partie de ses supporters semble consommé.
    Et le projet Grenat 2010 ne semble pas en mesure d'atténuer les points de divergences entre les deux parties. Thierry E. le juge « nécessaire » mais se demande de quelle façon le club parviendra « à faire venir des investisseurs, des supporters, sans équipe de foot... »
    Son doigt n'est pas le seul à pointer l'inconsistance de la formation bâtie au cours de l'été et, plus amplement, les résultats des campagnes de recrutement opérées ces dernières années. En ressortent des conclusions souvent identiques et se rapprochant de celle exprimée par Mikael C. dans sa lettre ouverte au président Carlo Molinari : « Force est de constater que vous n'avez pas su retenir les leçons du passé. » Un passé récent, précisons-le : le club messin est resté fidèle à l'élite pendant trente-cinq ans. Mais c'est bien connu, on brûle toujours ce qu'on adore... Ou ce qu'on a adoré.

     Ils l'ont dit...

    • « Il est évident que tout échec a ses raisons, à commencer par l'exode permanent de nos meilleurs joueurs. Des Rigobert Song, Robert Pires, Jocelyn Blanchard, tous artisans de cette magnifique saison, ont trop rapidement été vendus et mal remplacés. Les leçons n'ont pas été retenues et c'est ainsi que nous, supporters, avons vu partir Ribéry, Obraniak, Béria, Maoulida, Niang. » De Mikael C. de C.
    • « Comment se fait-il que des clubs comme Caen, Strasbourg, Lorient arrivent à recruter des joueurs que nous sommes incapables d'attirer pour des raisons financières ? [...] Pourtant, la vente de Ribéry ou encore celle d'Obraniak a dû rapporter de l'argent ? » De Thomas B.
    • « Pour ma part, je crois encore au maintien. Mais il faudra un miracle et un grand effort au niveau du recrutement au mercato... Quoi qu'il en soit, même en cas de descente, je serai toujours pour le FC Metz ». De Sébastien P.
    • « On ne bâtit pas une équipe en hiver alors que la situation sportive de l'an passé permettait d'avoir une, voire deux longueurs d'avance sur les concurrents [...]. Oui, aujourd'hui, si les dés ne sont pas, pas encore tout à fait pipés, quoi que... Je suis en colère, je constate que l'on va encore une fois "attendre, "faire dans l'urgence", poser un ou deux emplâtres. » De Roland H

    FC Metz Express

    Tableau de bord. Hier : repos et soins. Aujourd'hui : reprise de l'entraînement à 9h30. Demain : deux séances (9h30 et 15h30).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Marseille — Metz (15e journée de Ligue 1), samedi 24 novembre, 3-1. Prochain match : Metz — Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20h. A suivre : Saint-Etienne — Metz (17e journée de L1), samedi 8 décembre à 20h.
    A l'infirmerie. Barbosa, Cardy, B. Gueye et Vivian (convalescence), Agouazi (genou), Bessat (cheville), Cardy (ischios-jambiers).
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Remplacé samedi à Marseille après avoir ressenti une douleur musculaire au niveau des ischios-jambiers, Daniel Gygax ne pourra tenir sa place, ce week-end, face à Auxerre. L'international suisse passera une échographie demain. Francis De Taddeo devra aussi se passer de Vincent Bessat (entorse externe de la cheville droite). Les perspectives sont plus optimistes concernant Laurent Agouazi : revenu du Vélodrome avec un genou douloureux, le milieu de terrain devrait néanmoins pouvoir postuler à une place dans le groupe qui sera désigné pour la 16e journée de championnat

    Chengduonyrevientsupportersmetz2007sosgrenats

     

    November 26

    Quand, enfin, les dirigeants se posent des questions, il est trop tard !

    Un seul être vous manque...

    Du déroulé des quatre mois de compétition émerge une certitude problématique, aiguisée avant-hier encore sur le terrain de Marseille : l'équipe de Francis De Taddeo avance sans leader.

    La générosité, l'abnégation, l'envie, la détermination... Tout cela ne suffit pas toujours. Appliquées sur un terrain de football, ces qualités d'ordre moral conduisent, certes, parfois, à quelques coups d'éclat. Metz, où l'expression de la foi commune s'est d'ailleurs jusqu'ici toujours gardé d'attirer la suspicion, s'est ainsi illustré à Caen, où il a décroché sa première victoire en championnat (1-2), et à Libourne, où il s'est payé Bordeaux, le vainqueur 2007 de la Coupe de la Ligue. Par deux fois donc, le promu messin s'en est tiré avec les mêmes armes qui lui avaient permis d'échafauder sa remontée en Ligue 1 tout au long de la saison écoulée. Par deux fois seulement. La saison passée, la méthode employée ne pouvait souffrir d'aucune contestation. Homogène, sans forte tête, le groupe de Francis De Taddeo n'en demeurait pas moins efficace une fois le coup d'envoi sifflé. Mais ce qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui, et là où elles pouvaient encore être camouflées par l'emprise collective, en Ligue 2, les défaillances individuelles sautent désormais aux yeux de ceux qui, de près ou de loin, suivent le parcours messin.
    C'est un fait. Décisifs en plusieurs points dans le chantier de la remontée parmi l'élite, Laurent Agouazi, Babacar Gueye, Papiss Cissé ou encore Daniel Gygax pour ne citer qu'eux, se sont depuis égarés sur les sentiers de l'inefficacité. Une question de niveau ? Une partie de l'explication tient peut-être ici. L'autre relève de la confiance : on ne voit bien que cela pour expliquer l'occasion manquée par Agouazi, samedi à Marseille, en toute fin de première période.
    « Metz est en souffrance ». Derrière le constat exprimé par son entraîneur au sortir des vestiaires marseillais, une question revient, lancinante, portant sur la nature du remède à apporter. Inutile, pour y répondre, de revisiter l'ensemble des pages écrites depuis le 5 août dernier. La seule relecture de la prestation livrée avant-hier au Vélodrome suffit pour comprendre qu'une large part du mal messin réside dans l'absence d'un véritable chef de bord. Marseille avait Nasri pour conduire son embarcation. Metz n'avait une fois de plus personne. Personne dans l'ordinateur central pour aiguiller et ordonner les tentatives, personne sur qui s'appuyer afin de proposer une réplique intelligente à l'armada phocéenne. Au-delà de la recherche d'un buteur, dont les dirigeants ont dit avoir fait leur priorité, l'idée que celui-ci ne parviendra pas à tirer Metz de sa léthargie à lui tout seul commence à faire surface. De toute évidence, l'équipe de Francis De Taddeo a aussi besoin de se trouver un leader. Laurent Agouazi aurait pu être celui-là. Mais il n'en a sans doute pas encore l'envergure, tout comme Miralem Pjanic, lequel entame seulement son envol. Cédric Barbosa ? Le bilan des sept apparitions qui ont précédé la blessure du milieu de terrain, à Nice, démontre que son expérience ne suffit pas pour voir en lui l'homme à tout faire.
    Reste Julien Cardy. Au lendemain de l'échec concédé il y a une quinzaine de jours face à Lens, Francis De Taddeo ne cachait d'ailleurs pas son impatience à voir l'ancien toulousain rejoindre les troupes. « Dans le vestiaire comme sur le terrain, il est capable de fédérer, de porter le groupe, de le tirer vers le haut. » Peut-être. Mais il faudra attendre le mois de janvier pour le vérifier. Et d'ici là...

    De Taddeo : « Julien Cardy était fait pour ce rôle »

    Francis De Taddeo, êtes-vous d'accord sur le fait que votre équipe manque d'un véritable leader ? « Oui, sur le plan du métier, de la technique ou tout simplement sur celui de la parole, il nous manque quelqu'un. Julien Cardy était fait pour ce rôle, mais il n'est pas là depuis le mois d'août... Cédric Barbosa s'est chargé de prendre les commandes par moment, mais le fait qu'il soit nouveau n'a pas facilité sa tache. Il lui a fallu du temps pour s'adapter. Et depuis sa blessure, on voit bien que personne n'est vraiment en mesure de prendre le relais. »
    En raison de l'inexpérience ? « Il y a un peu de cela, oui. Julien François émerge... De son côté, Laurent Agouazi est encore un peu tendre. Il a néanmoins fait beaucoup d'efforts et démontré beaucoup de volonté pour aider le groupe. Il a pris ses responsabilités. Quant à Miralem Pjanic, pour poursuivre la revue, il n'est pas encore en mesure de s'affirmer comme le patron durant quatre-vingt dix minutes. Et ce malgré son talent et son intelligence dans le jeu. »
    Finalement, la priorité en matière de recrutement pourrait bien se situer à ce niveau, trouver un meneur, plus que dans l'arrivée d'un attaquant ? « Peut-être... Nous en avons discuté avec Joël Muller. Le problème est flagrant lorsqu'il nous revient de faire le jeu. A Marseille, durant trente minutes, nous parvenons à nous créer des occasions, mais entre le manque de réussite et les maladresses, elles ne vont jamais au bout. Et une fois que nous sommes menés, il nous manque le personnage pour prendre les choses en main. »
    D'où l'importance à accorder au mercato... « Oui, le renforcement de l'équipe me semble indispensable. Pour l'instant, lorsque nous nous retrouvons face à un schéma compliqué, nous n'avons pas la carrure, la dimension, pour répondre. Le retour de Barbosa et Cardy apportera un côté plus Ligue 1 à l'ensemble, mais jusque-là, il va falloir faire face. Et préserver notre solidarité, en dépit de toutes nos difficultés. Je ne veux pas que Metz devienne ce que Nantes était devenu la saison passée. »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : décrassage et soins pour les joueurs de Marseille - Metz. Aujourd'hui : une séance à 10h. Demain : une séance (horaire à confirmer).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Marseille - Metz (15e j. de Ligue 1), samedi 24 novembre, 3-1. Prochain match : Metz - Auxerre (16e j. de L1), samedi 1er décembre à 20h. A suivre : Saint-Etienne - Metz (17e j. de L1), samedi 8 décembre à 20h.
    A l'infirmerie. Barbosa, Cardy, B. Gueye et Vivian (convalescence), Bessat (cheville), Gygax (ischios-jambiers), Agouazi (genou).
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Sorti du terrain après vingt-trois minutes de jeu, Vincent Bessat souffre d'une entorse à la cheville droite. L'entraîneur messin devra probablement se passer de ses services durant quinze jours. Là n'est pas la seule tuile ramenée du Vélodrome : Daniel Gygax et Laurent Agouazi ont eux aussi rejoint l'infirmerie. L'international suisse se plaint des ischios-jambiers et le staff redoute une élongation. Agouazi, lui, se plaint du genou : un examen précisera aujourd'hui la nature exacte de sa blessure.Cardy2008OM-Metz DELHOMMEAU

     

    November 25

    Metz, équipe de L2, bientôt équipe de national ?...

    Ils n’ont plus d’esprit de révolte ? On ne leur en veut même pas ! « Le talent ne s’achète pas : on l’a ou on ne l’a pas ».A Metz, on le cherche, mais il s’en va quand on l’a trouvé !

    Niang est venu, Marseille a vaincu ! Niang, vous vous rappelez ? Oui, le même qui a joué une saison à Metz : un joueur sur lequel Metz avait, il y avait quelque temps, une option d’achat avec le club de Troyes, option que C.M. n’a pas voulu lever : « « trop cher », avait-il dit à cette époque, du futur strasbourgeois…Hier, ce joueur coqueluche du public de Saint-Symphorien est venu enfoncer un, puis deux nouveaux clous dans une défense qui compte, comme le reste de l’équipe, pour du beurre au niveau de la L1 ! J.M.Larqué a même dit ce matin sur R.M.C « qu’il n’avait jamais vu une équipe aussi faible jouer à ce niveau » : c’est dire à quel niveau sont les grenats aujourd’hui : national, voire CFA !

    Faire un état des lieux serait perdre du temps : l’entraîneur a démontré-encore une fois-que ses hésitations au niveau du coaching n’apportaient qu’un peu plus de difficulté à un « ensemble » plein de médiocrités et en mal de talents ; presque tout est à jeter, dans cette « addition digne de la tour de Babel » : le bébé et l’eau du bain ! Ce n’est pas rendre service à un certain nombre de ces jeunes (et moins jeunes, d’ailleurs !) que de leur laisser croire qu’ils ont un niveau qui leur permette d’avoir une certaine condescendance !

    Alors ? Pjanic ne va pas rester, ça, au moins, on peut en être sûr : les « ambitions du FC Molinari et Cie » cadrent mal avec son projet 2009 à lui : progresser dans son évolution sportive!

    « On » va donc descendre en L2, et « on » ne va pas s’amuser comme l’an passé ! Parce que : qui peut, aujourd’hui, donner les noms des deux équipes qui vont descendre avec nous ?

    Il faut bien un jour, payer les erreurs accumulées, depuis dix ans par un STAFF « vraiment plus au niveau », que ce soient les dirigeants, les entraîneurs, l’effectif !

    Pour l’instant, les seuls à être passés à la caisse, ce sont les supporters ! On connait, du reste, les paroles de la chanson que vont pas manquer de susurrer à nos oreilles, qui en ont déjà tellement entendu, au prochain mercato :

    -« On n’a pas de sous ! »

    -« Il faut vendre, dégraisser avant d’acheter »

    -« Quel joueur prendre, et à quel poste ? »

    -« Prendre un joueur va-t-il fondamentalement changer une donne où les dés sont déjà pipés ? »

    Si nous étions devant un tableau noir, je prendrai l’éponge, pour tout effacer ! Parce qu’il est urgent de faire table rase pour repartir sur de bonnes bases l’an prochain : virer les incompétents, les gens de peu de talent, remettre l’équipe sur le plan du jeu ! L’homme qu’il nous faut en urgence, c’est l’éducateur sportif capable de redonner des valeurs collectives à une équipe qu’il va falloir encadrer avec des certitudes dans le jeu et dans l’effectif !

    …Et les doper avec autre chose que du pognon ou du café : un entraîneur, un vrai et du jeu, du jeu, du jeu !

     

    Les derniers doutes sont levés : les grenat sont une équipe de L2

    (Quotidien l’Equipe) : Marseille se reprend  au jeu

    Après celle acquise à Lyon (2-1), la victoire contre Metz fait grimper l’OM à la 14e place. Grâce à une nette amélioration dans le jeu.

    C’ÉTAIT DONC la soirée des premières pour Marseille dans ce championnat. Trois buts inscrits, une deuxième victoire de suite, du jamais vu depuis le début de la saison. Une meilleure mine dans le jeu, une large victoire, un bond de quatre places au classement (en attendant le résultat de Nice - Paris-SG, ce soir) : l’OM va mieux. Et Metz, donc, toujours aussi mal, avec sept misérables points en quinze journées. Dans son « opération réhabilitation », c’est par le jeu que Marseille reprend des couleurs. Car il ne faut pas toujours croire les entraîneurs dans leurs déclarations d’avant match. « Je suis un entraîneur qui veut montrer au public du football offensif chaque fois qu’on en a la possibilité mais, pour une fois, je vais fermer les yeux si le match n’est pas brillant mais qu’on obtient les trois points », avait assuré Éric Gerets. L’entraîneur belge n’a pas, en fait, renié ses convictions. C’est grâce aux séances d’entraînement consacrées à une circulation améliorée du ballon que l’OM a construit son succès, hier soir. Les joueurs récitèrent une leçon avant que Samir Nasri, techniquement le mieux doté de l’effectif, ne s’appuie sur ce jeu de redoublement de passes pour faire basculer la rencontre.

    Diouf : « Un tout autre état d’esprit »

    Un peu plus tôt dans l’après-midi, le Lyonnais Hatem Ben Arfa, face à Rennes (2-0), avait rappelé que la génération 87 constitue actuellement le meilleur remède face à la morosité de la L 1. Au Vélodrome, Nasri a repris le témoin en dynamitant le 4-1-4-1 messin, où Delhommeau était commis à sa surveillance. Revenu affûté de son passage chez les Bleus, le milieu de terrain de l’OM a éclairé la première période. De manière symbolique, c’est en voulant contrer Nasri que Delhommeau a transmis le ballon à Zenden, cadeau transformé en but par une frappe lumineuse du Néerlandais (28e). Cet avantage marseillais était doublé cinq minutes plus tard lorsque Nasri trouvait Niang à hauteur des 16 mètres, l’attaquant sénégalais effaçant Diop pour tromper Marichez (36e). Le duo Nasri-Niang refit des siennes à la 70e minute lorsque le premier servait le second pour le 3-0. Le septième but en cinq matches pour Niang, actuellement incontrôlable ? Et l’OM, l’était-il ? Non, si Metz avait tiré profit de ses occasions en première période. Mais Givet sauva sur sa ligne sur une frappe de Cheikh Gueye (35e). Le Sénégalais était devenu milieu gauche après la sortie de Bessat. Plus tôt, alors en position de latéral droit, il avait centré pour Pjanic, frappant au dessus,  de la tête, alors qu’il était seul dans la surface (19e). Egalement seul, Agouazi tirait à côté (45e + 1). Lorsque Metz trouva enfin la faille par Cheikh Gueye (87e), décidément talentueux, le match était plié depuis longtemps. En seconde période, les Lorrains avaient quelque peu durci le jeu. En vain. Après coup, Francis de Taddeo constatait « la différence de talent entre les deux équipes », ajoutant que « cela devenait problématique » pour le maintien. De son côté, Pape Diouf, le président de l’OM, livrait ceci, sans doute avec un brin de malice : « La saison dernière, nous nous étions relancé en mars par un nul à Lyon (1-1). On peut constater qu’après notre victoire à Gerland, nous retrouvons un tout autre état d’esprit. »

    (Site officiel FC Metz) : le même refrain….

    Les bonnes intentions messines n’ont pas franchi le cap de la demi-heure. Assommés par une pépite de Zenden, les Grenats ont coulé par la suite, encaissant deux buts supplémentaires des pieds de Mamadou Niang. Pourtant…

    Pourtant, il y avait la place pour marquer un voir plusieurs buts au cours de cette partie. Et il était aussi possible de ne pas en encaisser, comme le prouve la première demi-heure du match. Au cours de celle-ci, les Olympiens éprouvèrent des difficultés à déséquilibrer le système mosellan quand les visiteurs, grâce notamment à la vivacité de Cheikh Gueye en un contre un, se procurèrent une belle occasion de marquer. Pjanic fut malheureusement trop court pour reprendre parfaitement de la tête le centre du Sénégalais (19°).

    Gêné par le dispositif défensif lorrain, les Marseillais s’essayaient à frapper de loin mais cela ne représentait guère un danger. Jusqu’à ce que leurs adversaires ne se retrouvent en infériorité numérique, Bessat étant parti se faire soigner, et ne laissent trop d’espace à Zenden. Le Néerlandais, dont le pied gauche n’est pas le plus vilain de la Ligue 1, ajusta cette fois une frappe limpide sur laquelle Marichez ne put que s’incliner (1-0, 29°). Les signes de fébrilité que Metz avait laissé échapper jusqu’ici allaient alors empirer. Quelques minutes plus tard, Nasri trouva Niang dans la surface. L’ancien Messin n’eut pas de pitié pour ses anciennes couleurs (2-0, 36°). Abattus, les Grenats trouvèrent malgré tout, juste avant le repos, les ressources pour s’ouvrir la porte d’une réduction du score. Mais Agouazi, seul face à Mandanda, vit celle-ci se refermer au terme d’une tentative de dribble pas forcément opportune.

    En concrétisant cette énorme occasion, les Lorrains seraient rentrés aux vestiaires avec un autre état d’esprit. Mais l’inefficacité qui continue de leur coller aux basques et anile leurs efforts tout autant que leurs tentatives souvent louables, a cette fois entraîné une seconde période en forme de calvaire. Dès les premiers instants, Marseille eut le but du 3-0 au bout du pied. Un but que marqua facilement Niang, décalé idéalement par Nasri (3-0, 70°). Dans ce contexte, la première réalisation en Ligue 1 de Cheikh Gueye, à quelques minutes de la fin (3-1, 88°), est à classer au rayon de l’anecdote. Comme celui de Barbosa à Nice il y a quelques semaines. Après quinze journées, les garçons de Francis De Taddeo semblent continuer à jouer un refrain ayant de fortes chances de les conduire malheureusement en Ligue 2…

    (R.L.) : Metz y va tout droit

    Cinquième défaite à l'extérieur, la dixième de la saison, hier pour le FC Metz : l'issue de son déplacement à Marseille a porté un nouveau coup à l'espoir du maintien. Fatal ?

    Cette fois, pas de suspense. Héros malheureux à la fin du mois dernier, lorsqu'ils étaient venus fouler la pelouse du stade Vélodrome délestés de leurs soucis quotidiens, avec l'espoir de poursuivre l'aventure en Coupe de la Ligue, les Messins l'ont quitté, hier, avec le poids d'une dixième défaite en championnat. Lourd, très lourd, évidemment, pour une formation qui n'a pas attendu l'issue de cette quinzième journée pour se retrouver écrasée par l'urgence. A trois marches, désormais, de la trêve hivernale, l'équipe de Francis De Taddeo présente un bilan famélique de sept points. Après en avoir laissé échapper trois, il y a quinze jours face à Lens (défaite 1-2), Metz avait mis le cap sur la cité phocéenne avec l'espoir de se rhabiller pour les fêtes. De fait, la première demi-heure laissait apparaître quelques motifs d'optimisme. Bousculés par la pression marseillaise mais assez maîtres de leurs gestes pour se créer quelques occasions - la plus éloquente à l'issue d'un centre de Cheikh Gueye repris par la tête de Pjanic 19e - les Messins semblaient tenir la route. Jusqu'à ce ballon contré par le même Pjanic : Zenden récupérait et trouvait la lucarne de Marichez (29e). Metz jouait alors en infériorité numérique depuis huit minutes, Bessat n'ayant pas encore été remplacé par Stéphane Léoni. Attentisme coupable du coach ? « Cela n'aurait pas changé la donne. Nous avons tout simplement trop tardé à monter sur le frappeur », explique Francis De Taddeo. Quoi qu'il en soit, le changement opéré après l'ouverture du score bouleversait l'équilibre messin et Mamadou Niang allait en profiter, prenant tout son temps pour ajuster le gardien messin à l'entrée de la surface (37e). La messe était dite. Elle l'était plus encore après la faute d'appréciation de Laurent Agouazi. Idéalement servi par Cissé, le numéro 10 messin tergiversait trop pour espérer tromper la vigilance de la défense marseillaise (45e+1).
    « Le troisième but de Niang (70e), dira Francis De Taddeo à l'issue de la confrontation, a couronné la différence de talent entre les deux équipes. » L'une d'entre-elle, marseillaise en l'occurrence, semble avoir pris son envol. L'autre traîne toujours sa misère. Et l'idée que cela pourrait durer a encore gagné du terrain hier soir.
    « L'équipe est en souffrance. Il nous manque encore de la qualité dans la tenue du ballon, nous péchons encore au niveau de l'accélération. Ce qui est malheureux, c'est que nous n'avons une nouvelle fois pas su transformer les occasions que nous nous sommes créés. » Dans une semaine, Metz accueillera Auxerre à Saint-Symphorien où il ne s'est plus imposé depuis le mois d'avril dernier. Avec quel espoir ?

    Film du match

    29e : Nasri cherche Zenden dans l'intervalle. Le Néerlandais profite d'une déviation involontaire de Pjanic pour entrer en possession du ballon et expédier une frappe fulgurante dans la lucarne droite de Marichez (1-0). 37e : Nasri, encore lui, trouve Niang, trop mollement marqué par Diop. l'international sénégalais place une frappe à ras de terre qui trompe Marichez (2-0). 70e : action à trois de l'OM. Valbuena sollicite Nasri dont le centre en retrait est repris en face du but par Niang (3-0).
    87e : Mandanda met Bonnart en difficulté sur son dégagement. C. Gueye en profite pour s'en aller dribbler Givet et marquer d'un tir du pied droit (3-1)

    Emporté par la fougue

    D'occasions manquées en absences défensives, les Messins sont passés à côté de leur rendez-vous. Et il n'y a pas à crier au scandale : Marseille a le vent en poupe.

    Marichez. Présent sur la première salve marseillaise (23e), il n'a fait que repousser l'échéance. Impuissant sur la frappe en lucarne de Zenden (29e), il a été abandonné par sa défense sur les deux buts de Niang qui ont suivi (37e et 70e).
    C. Gueye. Il avait du jus comme en ont témoigné ses deux interventions dans les pieds de Nasri (6e, 29e). Monté d'un cran après la sortie de Bessat, il a été l'un des rares à faire preuve de culot, comme sur cette tentative repoussée par Mandanda (35e). Il a sauvé l'honneur en toute fin de partie (87e). Averti à la 39e.
    Diop. Bien en place et autoritaire dans ses interventions, il a manqué de vivacité pour empêcher Niang d'inscrire le deuxième but (37e). Averti à la 32e.
    Strasser. De retour après plus de deux mois d'absence, il lui a fallu un certain temps pour prendre ses marques.
    Bong. Valbuena lui a donné du fil à retordre. Il a fait face avec abnégation.

    Gygax. Il a essayé de se rendre disponible. Mais son rendement a été trop inconstant. Remplacé par Rudy Gestede (60e), auteur de sa première titularisation sous le maillot messin.
    Delhommeau. Il a relevé le défi physique et s'est battu avec ses armes...
    Agouazi. Un retour laborieux dans le onze de base, à l'image de cette passe en retrait mal assurée qui a failli profiter à Nasri (14e). Il a ensuite manqué le coche juste avant la pause : bien servi par Cissé, il a choisi de dribbler alors qu'il était seul face à Mandanda. La défense marseillaise n'a eu aucun mal à éloigner le danger. Remplacé par Belson (58e).
    Pjanic. Il n'a pas su se défaire de l'étroit marquage que lui ont réservé les Marseillais. Il a traversé le match sans trouver l'espace vital nécessaire à son expression.
    Bessat. Engagé et inspiré, il a
    été stoppé dans son envol par un coup reçu à la cheville qui l'a contraint à rejoindre le vestiaire dès la vingt-troisième minute. A la suite de quoi Metz a joué en infériorité numérique pendant huit minutes, jusqu'à l'entrée en jeu de Stéphane Léoni (31e), juste après l'ouverture du score marseillaise... Le défenseur a alors hérité du flanc droit confié à Cheikh Gueye au coup d'envoi. Cissé. Titularisé à la surprise générale, là où l'on attendait Aguirre, buteur lors de la dernière journée, Cissé n'a pas évolué dans un contexte favorable. Cela ne l'a pas empêché de mettre du cœur à l'ouvrage et de signer une passe judicieuse mais mal exploitée par Agouazi (45e+1).
    L'adversaire. Deux semaines après avoir donné la leçon à Lyon, Marseille a confirmé son regain de forme. Bien aidé en cela par le remuant Valbuena, mais surtout par Niang auteur de deux des trois buts marseillais hier soir. L'OM a relevé la tête et signé sa deuxième victoire de la saison au Vélodrome.

     « Différence de talent »

    Francis de Taddeo (entraîneur de Metz) : « Le match a commencé de manière assez déséquilibré avec le but de Zenden qui fait mal. Ensuite, le temps que l'on se remette un peu en place, on prend ce deuxième but. En seconde mi-temps, on ne devait pas lâcher... parce qu'on sentait qu'on pouvait revenir, mais on a eu du mal à développer des actions construites. Et le troisième but de Marseille est venu couronner la différence de talent entre les deux équipes. Il nous manque encore la qualité au niveau de la tenue du ballon, de l'accélération du jeu. Avec Gygax qui était enfin à son niveau et Bessat qui monte en puissance, cela commençait à aller mieux. Malheureusement, les deux se sont blessés. Je ne sais pas pour combien de temps ils en auront, mais... c'est vraiment très problématique. »
    Eric Gerets (entraîneur de Marseille) : « C'est une victoire méritée. Après le match contre Lyon, on pouvait espérer gagner. A un moment, on menait 3-0. Ensuite, avec les changements qu'on a faits, avec quand même cinq joueurs très offensifs dans l'équipe, on aurait pu encore marquer trois buts et on serait deux places plus haut dans le classement. Au lieu de cela, on encaisse un but bête. C'est râlant. Tout le monde a fait son cinéma devant, il ne faut pas jouer chacun pour soi. C'est le seul regret. Pour le reste, compliments à mon équipe, c'est la première fois qu'on gagne deux fois de suite. »

    Mandanda : Marseille lèvera l'option d'achat

    L'Olympique de Marseille « lèvera l'option d'achat » sur le gardien Steve Mandanda, prêté par Le Havre, a indiqué le président Pape Diouf à l'issue du match. « On a le temps, mais on lèvera l'option d'achat », a déclaré Diouf au sujet du gardien marseillais, auteur d'un début de saison remarquable. le même refrain 2007ommetzNiangMarseilleMetz2007

     

     

     

    November 24

    Metz : la "sardine" idéale ! : être mangés ou boucher le port !

    Effa OwonamarseilleMetz champ 2007Pjanic2008

    (Quotidien l’équipe) : Le dilemme de De Taddeo

    METZ

    POUR LA PREMIÈRE FOIS, Metz a un problème de riche… Avec le retour de blessure de Jeff Strasser, Francis De Taddeo va devoir arbitrer une concurrence inédite en défense entre l’expérimenté Luxembourgeois et le jeune Sébastien Bassong, deux gauchers, aux côtés de l’inamovible Malick Diop, seul Messin à n’avoir raté aucune minute de compétition. Au départ, Strasser avait précisément été recruté afin de pallier l’absence de Bassong, parti à l’infirmerie fin juillet. Titulaire lors des sept premières journées, il se blessait à son tour le 15 septembre contre Lyon (1-5). Depuis, Bassong a joué tous les matches à son tour. Mais titulaire ne veut pas dire indiscutable et ses performances ont rarement convaincu. Du coup, à Marseille ce soir De Taddeo va relancer Strasser, qui vient de rejouer une mi-temps en amical avec Metz et un match entier en sélection. « Ces derniers temps, on a laissé la part belle aux attaquants, remarque De Taddeo. Depuis Strasbourg (1-2), " Seb " a fait des matches entachés d’erreurs, ça va lui permettre de digérer. » L’intéressé, lui, se sentait plutôt bien « depuis trois ou quatre matches », après un retour de blessure qu’il reconnaît difficile. Souffler ? « Je n’en ressens pas le besoin, estime-t-il, mais je l’ai senti venir. Je suis déçu. » « La saison est longue et chacun aura le temps de jeu qu’il mérite, juge Strasser. Moi, j’ai trente-trois ans, pas mal de matches à mon actif et je me suis imposé partout où j’ai joué. L’important, c’est que la concurrence reste saine. »

    Certes, mais Bassong cache déjà mal sa frustration, ce qui dessine un dilemme délicat à gérer sur la durée par son entraîneur, qui sera obligé de choisir entre l’un de ses meilleurs potentiels (sportif et financier) et l’un de ses plus gros salaires. « C’est en retrouvant un groupe complet et une émulation forte que cette équipe se maintiendra, balaie De Taddeo. Jusqu’ici, le contexte m’a obligé à composer avec les états de forme et les blessures. » Maintenant est venue l’heure des choix. Toujours plus difficiles à avaler par mauvais temps.  

    (R.L.) : Se souvenir des belles choses

    Toujours bon dernier, le FC Metz entame aujourd'hui un cycle de quatre rendez-vous qui le mènera à la trêve. Première étape à Marseille, où l'équipe de Francis De Taddeo avait frôlé l'exploit en Coupe de la Ligue.

    Ils vont se retrouver comme ils s'étaient quittés, le 30 octobre dernier. Depuis, Marseille a beau avoir grappillé les points nécessaires pour s'extraire de la zone rouge, son tableau de marche ne lui donne toujours pas le droit d'ignorer la présence de ceux qui la peuplent. Et ce n'est pas une nouveauté : Metz en fait partie, comme c'était déjà le cas il y a un peu plus de trois semaines, à l'heure où les deux équipes s'affrontaient autour d'un billet ouvrant sur les quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Le destin avait alors attendu les derniers instants et les tirs au but pour choisir son camp, marseillais en l'occurrence...Pas dupe quant à la consistance de la production offerte à cette occasion par son équipe, Eric Gerets n'a eu aucun mal, ces jours-ci, à inviter les siens à la prudence. « Une demi-finale de Ligue des champions nous attend. » Ou comment reconsidérer une affiche opposant le dix-septième actuel de Ligue 1 à la lanterne rouge. Côté messin, l'on pourrait presque parler de finale, l'urgence de sa situation commandant déjà à l'équipe de Francis De Taddeo de considérer cette quinzième journée comme un passage déterminant, sinon décisif, pour la suite des événements. Quinze jours après avoir entretenu son mal-être général en encaissant sa cinquième défaite à domicile face à Lens (1-2), Metz sait avoir abandonné trop d'arguments en chemin pour se rendre au Vélodrome sans ambition. « Il faut prendre des points, Marseille est une opportunité comme une autre, affirme l'entraîneur messin. Ce ne sera pas facile, mais nous avons les moyens de leur compliquer la vie et de les priver de trois points faciles. » « Notre match de Coupe de la Ligue nous a laissé des regrets, poursuit Francis De Taddeo. Ce qui signifie donc que nous avons matière à progresser. A nous d'être moins permissifs. Nous avons souvent trop défendu. A nous, ensuite, de marquer lorsque les occasions se présentent. » Pour cela, il ne faudra pas compter sur les deux buteurs messins du 30 octobre : Momar N'Diaye et Abdoulaye Baldé ne feront pas le déplacement en Provence. Le premier, jugé en méforme depuis son retour d'avec les espoirs sénégalais, mercredi, le suivant ne correspondant pas au profil exigé par les circonstances, le choix du technicien s'est porté sur Wilmer Aguirre et Papiss Cissé. La question reste de savoir lequel d'entre eux débutera ce soir, à 20h...
    Derrière le choix offensif, Francis De Taddeo entend lancer un signal fort à ses hommes. A l'heure où l'infirmerie s'est vidée de manière conséquente, et en attendant le retour de ses derniers locataires, Barbosa, Cardy et Babacar Gueye entre autres, l'entraîneur entend bien remettre la concurrence au goût du jour dans l'idée de créer un surplus d'émulation. « Les joueurs ne peuvent plus se contenter de donner le maximum une fois sur deux. L'avenir de notre groupe en Ligue 1 passe par là, que chacun en prenne conscience. » Par là, et peut-être par un coup d'éclat à Marseille.

     Strasser : « A nous de nous accrocher »

    Blessé et privé de compétition depuis le 15 septembre, l'international luxembourgeois est de retour sous le maillot messin. « Je suis prêt » affirme le défenseur.

    Jeff, deux mois après votre blessure au genou, où vous situez-vous au niveau physique ? « J'ai beaucoup travaillé. J'ai eu la chance de disputer une mi-temps avec Metz, la semaine dernière en amical, ce qui m'a permis de retrouver mes coéquipiers, et j'ai joué l'intégralité du match contre les Pays-Bas avec la sélection luxembourgeoise (défaite 1-0, ndlr). Pour le rythme, c'est ce qui pouvait m'arriver de mieux. Je ressens encore quelques douleurs, mais j'estime qu'il y a des moments où il faut savoir passer au-dessus. Je me sens prêt, oui. Maintenant, la décision finale reviendra à l'entraîneur. »• Après votre dernier match, face à Lyon, Metz comptait deux points. Il en compte cinq de plus à peine aujourd'hui. Comment avez-vous vécu cette période d'indisponibilité ? « C'est difficile lorsque tu joues, ça l'est parfois encore plus quand tu vis avec le groupe et que tu ne peux rien apporter sur le terrain. Ceci dit, je pense que l'équipe a évolué, même si ça ne s'est pas traduit au niveau du classement. Chacun a pris conscience qu'il devait faire beaucoup plus au niveau de l'investissement, que ce soit dans la vie de tous les jours ou pendant les matches. Personne ne baisse les bras. Il nous reste quatre rendez-vous avant la trêve susceptibles de sceller la suite de notre parcours... »
    • En supposant que le maintien se jouera à quarante-deux points, Metz devra encore en récolter trente-cinq pour sauver sa peau en Ligue 1... Finalement, le plus dur, aujourd'hui, n'est-il pas de résister au pessimisme ? « D'une, nous sommes tous professionnels, nous n'avons pas le droit de renoncer. Et de deux, nous n'en sommes pas encore à trois journées de la fin. C'est sûr, un sacré défi nous attend. Il s'est compliqué ces dernières semaines, mais c'est comme ça. La situation est ce qu'elle est, à nous de nous accrocher. La pire des choses, dans ce métier, c'est d'avoir des regrets. » • Metz retourne à Marseille, où il avait failli créer l'exploit, le 30 octobre en Coupe de la Ligue (élimination aux tirs au but). Qu'avez-vous retenu de cette première manche ? « L'équipe avait montré du caractère en revenant au score à deux reprises. C'est sur cet état d'esprit qu'il faut s'appuyer. En restant bien organisés et en ayant le courage de porter le jeu devant, il est possible de ramener quelque chose du Vélodrome. Personne ne nous attends là-bas, c'est peut-être le moment d'en profiter. »

     Gerets : « Besoin des trois points »  

    Dans la foulée d'une victoire à sensation à Lyon, Marseille accueille Metz dans un match de fond de classement qu'Eric Gerets compare... à « une demi-finale de Ligue des champions ».

    L'entraîneur belge, arrivé à Marseille fin septembre, estime que ses troupes ont progressé dans tous les domaines par rapport au très poussif 8e de finale de la Coupe de la Ligue face au FC Metz, le 30 octobre dernier au stade Vélodrome, où l'OM avait assuré sa qualification aux tirs aux buts. • En 8e de finale de la Coupe de la Ligue, votre équipe avait beaucoup souffert face à Metz. En quoi a-t-elle évolué depuis ce match ? « A Lyon, on a pu voir que l'équipe avait changé dans plusieurs domaines. Dans la mentalité d'abord, où, après avoir encaissé un but, elle a su réagir. Dans le jeu aussi, où nous avons proposé de belles attaques, des occasions, et une circulation du ballon plus rapide que lors des autres matches. Nous avons démontré que nous savions bien jouer au football. »
    • Quelle est l'importance de ce match ? « Pour moi, c'est une demi-finale de Ligue des champions. Car le championnat est beaucoup plus important que la Ligue des champions. Nous avons absolument besoin des trois points. Et pour une fois, je me fous de savoir comment nous allons jouer. Je fermerais les yeux sur la manière, si nous obtenons ces trois points. Pourtant, je suis plutôt le type d'entraîneur qui veut proposer un jeu offensif.... Nous avons montré que nous n'avions pas peur de Lyon. Et si on n'a pas peur de Lyon, je crois qu'il ne faut pas avoir peur de Metz".
    • Votre performance à Lyon est-elle à vos yeux plus accomplie qu'à Liverpool, où l'OM s'était imposé 1-0 lors de la 2e journée de la Ligue des champions ? « Nous avons offert moins de possibilités de but à Liverpool qu'à Lyon, qui a quand-même eu plusieurs occasions. Disons que nous avions Liverpool plus sous contrôle. Mais je pense que Lyon était dans un meilleur jour que Liverpool. C'est pourquoi je crois que nous avons mieux joué contre Lyon. »

     Changements en vue

    Le visage du onze messin qui sera aligné ce soir à Marseille n'aura pas grand-chose à voir avec celui présenté il y a deux semaines face à Lens. A en croire la mise en place effectuée hier par Francis De Taddeo, plus de la moitié de l'équipe devrait en effet être modifiée. En défense, Bassong, Cubilier et Léoni sont appelés à rejoindre le banc et à céder respectivement leur place à Strasser, C. Gueye et Gaëtan Bong. Dans le milieu de terrain, Julien François manquera à l'appel en raison d'un genou douloureux. Flavien Belson, lui, sera probablement invité à souffler. Laurent Agouazi étant remis du mal de gorge qui l'avait empêché de tenir son poste il y a quinze jours, ferait alors son retour à la compétition. Au registre offensif, outre la sélection de Wilmer Aguirre et Papiss Cissé, l'absence d'Effa est à signaler. Le Camerounais cède sa place à Rudy Gestede, 19 ans, dont c'est la première apparition dans le groupe messin. Côté marseillais, Eric Gerets n'a lui non plus pas pris de gants pour composer son équipe. Leur rendement étant pour l'heure jugé trop insuffisant, Zenden, Ziani, Cheyrou et Cissé suivront ainsi le début de la soirée sur le banc des remplaçants. En l'absence de Cana, blessé, et de Rodriguez, suspendu, l'entraîneur marseillais devrait par ailleurs confier le brassard à Givet.

     A Pjanic de choisir

    Les choses ont avancé, mais pas suffisamment encore pour permettre aux dirigeants messins d'affirmer que Miralem Pjanic signera bel et bien son premier contrat professionnel à Saint-Symphorien. Hier après-midi, Pjanic et ses parents ont à nouveau rencontré le président Carlo Molinari pour évoquer l'avenir. « L'entretien a permis aux deux parties de se rapprocher un peu plus d'un accord, a-t-on appris sur le site internet du club. Il appartient désormais au joueur de prendre sa décision. Un délai supplémentaire de réflexion lui a été accordé. »

     5

    Ou le nombre de points engrangés par l'équipe de Francis de Taddeo au cours de ses quatre derniers déplacements. A l'exception de leur défaite à Nice, les Messins affichent un bilan somme toute positif : un nul ramené de Valenciennes (0-0), une victoire arrachée à Caen (1-2) et un point glané à Toulouse, soit cinq points gagnés sur douze possibles. Il leur faut aujourd'hui confirmer sur le terrain d'une formation marseillaise n'ayant remporté qu'un seul de ses six matches disputés au Vélodrome : c'était contre Lens, lors de la onzième journée (1-0).

     

     

    November 23

    Combien de points contre l'O.M. ?

    Metz n’a plus le choix

    S’il veut éviter d’être distancé à la trêve, le FC Metz doit négocier au mieux les cinq matches qui restent avant celle-ci. Cela commence par un déplacement au Vélodrome, où les Marseillais aimeraient voir leur équipe moins accueillante.

    Sur les bords de la Moselle, les trêves internationales se suivent et se ressemblent. La dernière fois que le calendrier a offert un week-end sans compétition aux hommes de Francis De Taddeo, c’était après une défaite à domicile contre Strasbourg sur le score de deux buts à un. Les deux semaines qui s’achèvent, ce samedi, par la 15ème journée de Ligue 1 se sont déroulées dans les mêmes conditions que celles qui avaient succédé à l’échec alsacien. Elles ont en effet suivi une désillusion similaire : un revers concédé devant Lens. Toujours à domicile, toujours sur le même score (1-2). Rien de tel pour remuer sa frustration. Les Messins, suffisamment accablés par les chiffres, n’avaient pas besoin de cela !

    Leur attitude au quotidien a ceci de remarquable : Malgré les nuages, ils s’efforcent de conserver un comportement et un discours positif. Voilà qui n’a rien d’aisé et qui paiera peut être un jour. Il est permis de l’espérer, puisque cela avait failli être le cas, sur cette même pelouse du Vélodrome en Coupe de la Ligue il y a un peu moins d’un mois. La séance de tirs aux buts avait alors désigné l’OM comme vainqueur. « Ce match sera très différent du précédent, prévient toutefois De Taddeo. Les Marseillais viennent de l’emporter à Lyon. Ils auraient pu perdre puisqu’il y a eu beaucoup d’occasions de part et d’autre mais ils ont eu le mérite d’aller jusqu’au bout. Ils sont certainement boostés par ce succès probant. Il faudra que nous soyons bien plus forts que nous ne l’avons été en Coupe de la Ligue pour parvenir à les contrarier. » Face à une équipe alors en plein doute, la formation messine était parvenue à tenir le 0-0, puis à revenir deux fois au score lors des prolongations. « Par rapport à ce match, estime De Taddeo, notre tenue de balle doit s’améliorer car nous avions perdu beaucoup de ballons au milieu de terrain. De plus, même si nous avions marqué deux buts, nous aurions pu en inscrire davantage avec un peu plus d’habileté et en nous montrant plus ambitieux. » Pour porter le danger sur la cage de Mandanda, le gardien en forme du moment, Metz disposera cette fois de Daniel Gygax, absent lors du huitième de Coupe de la Ligue.

    De leur côté, les Olympiens semblent vouloir confirmer à tout prix leur éclatante performance sur la pelouse du champion en titre lyonnais. Si on en croit les déclarations d’Eric Gerets, en tout cas, ce dernier n’ayant pas hésité à comparer ce match à « une demi-finale de Ligue des Champions. » Le Belge redouterait-il un relâchement de ses troupes, jusqu’à maintenant mieux disposées face aux grosses écuries (Liverpool, Lyon) ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, si le public marseillais ne se passionne guère, en général, pour les duels de bas de tableau, nul doute qu’il se montrera beaucoup plus présent que le 30 octobre dernier. De quoi ajouter à la difficulté du match qui attend les Messins. Ils ne pourront pas s’en sortir sans une bonne dose de courage et de solidarité.

     Marseille - Metz, 15e journée de Ligue 1
    Samedi 24 novembre à 20H00, Stade Vélodrome
    Arbitre : Lionel JAFFREDO

    (R.L.) : Valbuena: «Pas le droit de se louper»

    Grâce à son volume de jeu et son aisance technique, le jeune milieu de terrain est devenu l'une des pièces maîtresse du dispositif marseillais.

    Mathieu, depuis l'arrivée d'Eric Gerets à la tête de l'OM, vous êtes passé du statut de remplaçant utilisé ponctuellement, à celui de titulaire quasi indiscutable. Pensez-vous avoir franchi un cap ? « C'est avant tout une grande fierté d'avoir la confiance du coach. Mais le plus important, et sans doute le plus difficile, c'est de lui rendre cette confiance au quotidien. M'installer confortablement dans un fauteuil serait une très grosse erreur. Alors, oui, sans doute ai-je passé un cap, mais rien n'est définitif. A l'image de l'OM, je dois encore progresser, m'investir toujours plus. Dans le football, on se construit dans la durée, individuellement comme collectivement. »
    • Vous abordez la notion de collectif. Marseille n'aurait-il pas trouvé cette cohésion depuis sa victoire à Lyon ? Un succès qui pourrait même s'apparenter au match de référence qui manquait à l'OM ? « C'est vrai. Ce succès est dans la lignée de notre prestation à Liverpool, en Ligue des Champions. L'état d'esprit affiché par l'équipe à l'occasion de ces deux matches, tout comme à Porto d'ailleurs, était irréprochable. Digne de l'OM. C'est à partir de ces valeurs que Marseille peut repartir de l'avant. »
    • Cela ne doit-il pas passer par la reconquête du stade Vélodrome (en six rencontres de championnat à domicile, l'OM n'en a remporté qu'une, face à Lens 1-0, concédé trois nuls et deux défaites) ? « C'est évident. Notre situation actuelle ne nous autorise plus le moindre faux pas et surtout pas à domicile. La saison dernière, le Vélodrome était une citadelle imprenable. C'était notre force numéro un. Aujourd'hui, venir jouer à Marseille ne semble plus faire peur. Il faut que cela change... Vite, très vite, car nous n'avons vraiment plus de temps à perdre. »
    • Demain, vous accueillez le FC Metz, la lanterne rouge. Pourtant, votre entraîneur, Eric Gerets parle, à propos de ce match, « de demi-finale de Champions League ». Est-ce une manière supplémentaire de vous mettre la pression ? « Pas spécialement, le coach nous fait simplement passer un message fort : aucune rencontre n'est à prendre à la légère, même face au dernier du championnat. Pour nous, c'est un match très important puisqu'il pourrait nous permettre de nous éloigner de manière significative de la zone rouge. Bref, on n'a pas le droit de se louper. » • D'autant que vous semblez plus à l'aise face à des équipes plus huppées. D'ailleurs, les Messins vous avaient fait douter en Coupe de la Ligue, le 30 octobre dernier. « C'est vrai, et on ne doit pas l'oublier. Malgré le classement actuel du FC Metz ­ et même à cause de son classement ­ on ne s'attend pas à une partie de plaisir. Il nous faudra sans doute faire preuve de patience, de discipline et surtout être capable de concrétiser la moindre occasion. »
    • Pour préparer la venue de Metz, le groupe marseillais était amputé de nombreux internationaux. Est-ce un handicap ? « Je ne le pense pas. Cela nous a permis de travailler différemment. Pour les joueurs présents, cette coupure internationale a surtout été l'occasion de récupérer physiquement et de se relâcher nerveusement. On peut repartir au combat sereinement. »

    METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance en matinée consacrée au travail devant le but et aux coups de pieds arrêtés. Aujourd'hui : une séance commune à huis clos (15 h 30). Les Messins prendront la direction de Marseille demain matin.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Lens (14e journée de Ligue 1), samedi 10 novembre, 1-2. Prochain match : Marseille - Metz (15e journée de L1), samedi 24 novembre à 20 h. A suivre : Metz - Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20 h.
    A l'infirmerie. Barbosa, Cardy, Gueye et Vivian (convalescence), Thomas (reprise).
    Suspendu. Aucun.
    Retours. Après Momar N'Diaye (Sénégal Espoirs) et Jeff Strasser (Luxembourg), mercredi, les deux derniers internationaux, Daniel Gygax (Suisse) et Luis Delgado (Angola) ont retrouvé leurs coéquipiers messins, hier matin.
    L'info du jour. Bien que présent à l'entraînement, hier matin, Julien François, ne sera vraisemblablement pas du voyage au Vélodrome. « Il ressent encore une douleur au genou, a expliqué Francis De Taddeo. Cela fait une quinzaine de jours qu'il ne peut pas s'entraîner normalement. » Dans ces conditions, l'entraîneur messin ne devrait sans doute prendre aucun risque et préserver son milieu de terrain.

    Cana forfait

    Touché au genou, et insuffisamment rétabli, Lorik Cana sera laissé au repos par Eric Gerets, l'entraîneur olympien, demain, pour la venue de Metz. De son côté Julien Rodriguez, qui souffre de la cuisse, est suspendu, alors que Sébastien Hamel, blessé au coude, mardi à l'entraînement, sera remplacé sur le banc marseillais par Sébastien Maté, le gardien et capitaine de l'équipe réserve.
    En outre, Eric Gerets devrait récupérer, aujourd'hui, Niang (Sénégal), Ayew (Ghana) et Nasri (France), de retour de leurs sélections nationales respectives.

    Chaque minute est un bonheur

    Le défenseur sénégalais Malick Diop était l’invité du Club D!rect de jeudi 22 novembre. Il est revenu à l’antenne sur l’actualité du FC Metz, les difficultés défensives des Grenats et la façon dont il vit ses dernières années de carrière. Morceaux choisis

    « Les attaquants de Ligue 1 ont à peu près tous les mêmes caractéristiques. […] Je pense que Benzema est un joueur qui peut faire mal à tout le monde. A son âge, réussir ce qu’il fait n’est pas facile. »
    « J’ai regardé Maroc – Sénégal (victoire 3-0 du Maroc) hier soir. Je suis déçu du score. Avec les qualités individuelles que le Sénégal compte, il ne doit pas prendre autant de buts et au moins réussir à en marquer un. »
    « C'est après une discussion avec les joueurs et le staff que nous avons décidé de changer. En jouant à cinq derrière, on perd un joueur au milieu de terrain. C’est vrai que cela
    nous permet d’encaisser moins de buts, mais on a beaucoup plus de mal à aller en marquer. »
    « Nous n’avons pas beaucoup de réussite par rapport à l’année dernière. Je ne veux pas chercher d’excuse, mais nous sommes dans un trou noir et il faut essayer de s’en sortir. »
    « Mon contrat se finit en juin, je m’étais dit que je pouvais aller jusqu’à 34 ans. Pour l’instant, j’en ai 32. Les gens qui sont derrière moi me disent que je peux jouer encore une saison ou deux. Mais j’écouterai mes jambes. Si elles répondent, pourquoi pas ? »
    « J’ai connu pas mal de blessures, je sais ce que ça fait de rester éloigné très longtemps des terrains. Je le dis souvent à ‘Agouaz’ ou ‘Seb’ Bassong : il faut en profiter. Chaque minute d’entraînement jusqu’à l’arrêt de ma carrière sera un bonheur. » diop22007adiop22007b

    November 22

    A Saint Symphorien, "obut" plutôt que "au but" : enfin un évènement digne de ce stade !

    (R.L.) : Metz, un seul et même but

    A partir de demain, et pendant trois jours, le complexe Saint-Symphorien va servir de théâtre au Trophée Obut de pétanque, événement-phare de la fin de saison.

    Beaucoup d'appelés, très peu d'élus

    Au tiers révolu de la compétition, le recrutement messin présente un bilan plus que mitigé. Au-delà d'exceptions nommées Strasser et Barbosa, aucune nouvelle tête ne s'est encore imposée dans l'esprit de Francis De Taddeo.

    Le premier devrait signer son retour après-demain sur la pelouse de Marseille, après plus de deux mois d'absence, l'autre, blessé, suivra la rencontre de loin. En dépit des pépins physiques qui les ont empêchés de poursuivre sur le rythme qui était le leur au début de saison, Jeff Strasser et Cédric Barbosa sont, à ce jour, les deux seules recrues à se distinguer dans le paysage des nouveaux visages messins. Statistiques de Ligue 1 à l'appui : huit matches et sept titularisations pour le défenseur luxembourgeois, sept matches, six titularisations et un but pour l'ancien milieu troyen. Jusqu'à la blessure, tout deux ont échappé aux multiples changements opérés depuis le 5 août dans le onze de Francis De Taddeo. Et il est fort peu probable qu'il en soit autrement au cours des mois à venir : on imagine mal l'entraîneur messin se priver des services de deux joueurs se partageant la plus grande expérience, même si celle-ci n'a pas été suffisante pour empêcher l'accumulation des désillusions. Pour d'autres, le bilan est plus contrasté. Messin depuis la fin août, Éric Cubilier et Jean Effa n'ont pas encore suffisamment pesé dans le jeu pour revendiquer une place de titulaire à part entière. L'attaquant camerounais présente ici la position la plus instable. Appelé pour donner de l'envergure aux avant-postes messins, Effa n'a toujours pas marqué le moindre but depuis sa première apparition officielle, contre Lyon (8e journée). A sa décharge, dira-t-on, des allées et venues récurrentes, d'une semaine à l'autre, entre le banc et le terrain (cinq matches, trois titularisations)... Si l'entraîneur messin persévère dans sa logique, Effa devrait débuter à Marseille, deux semaines après avoir suivi la défaite de ses coéquipiers contre Lens du banc des remplaçants. Vincent Bessat fait également partie du lot des recrues en quête de temps de jeu. Blessé, un temps, le jeune milieu de terrain est revenu frapper à la porte de Francis De Taddeo : aligné au Vélodrome en Coupe de la Ligue l'ancien joueur de Louhans-Cuiseaux (National) a signé quelques jours plus tard sa troisième titularisation, la deuxième en Ligue 1, à Toulouse. Reste les trois derniers noms figurant sur la liste des joueurs recrutés cet été : Matheus Vivian, Pierre Ebede et Abdoulaye Baldé. Aucun d'entre eux n'a eu, ou n'a su saisir, l'occasion de s'imposer dans les plans d'un entraîneur qui s'est dans une large mesure appuyé sur les éléments ayant contribué au retour parmi l'élite. Après quatorze journées de championnat, les trois joueurs cités présentent un pot commun de deux titularisations... Dont Vivian, le défenseur est le seul à avoir réellement profité (à Valenciennes et contre Lyon). Appelé à la rescousse pour remplacer Richard Trivino, alors en partance, Ebede a quant à lui plutôt bien joué son rôle de doublure, n'ayant eu qu'une occasion de se mettre en évidence, face à Bordeaux, en Coupe de la Ligue, lors d'un match que les Messins avaient d'ailleurs remporté. C'est aussi en Coupe de la Ligue que Baldé a signé sa seule apparition : entré en jeu durant les prolongations, à Marseille, l'attaquant avait permis aux Messins de revenir au score une deuxième fois. Il n'avait par contre pas participé à la séance des tirs au but qui avait suivi. Et n'a, du reste, pas eu une nouvelle opportunité de s'approcher des filets adverses.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance spécifique pour les attaquants le matin, une autre l'après-midi pour les défenseurs. Aujourd'hui : une séance commune à 10 h. Demain : une séance à huis clos (15h30).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Lens (14e journée de Ligue 1), samedi 10 novembre, 1-2. Prochain match : Marseille - Metz (15e journée de L1), samedi 24 novembre à 20 h. A suivre : Metz - Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20 h.
    A l'infirmerie. Barbosa, Cardy, Gueye et Vivian (convalescence), Thomas (reprise).
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Après avoir porté le maillot des espoirs sénégalais (défaite 1-0 contre la Guinée), Momar N'Diaye a retrouvé ses coéquipiers messins, hier matin. Francis De Taddeo attend aujourd'hui le retour de ses deux derniers internationaux. Le Suisse Daniel Gygax (défaite 1-0 contre le Nigéria) et l'Angolais Luis Delgado (défaite 3-0 contre la Guinée) devraient répondre présent à la séance de ce mercredi.petanque2007

    November 21

    Anne, ma soeur Anne, ne vois tu rien venir ?...

    Bong est dans la place

    Longtemps blessé, le jeune latéral gauche du FC Metz Gaétan Bong a réintégré le groupe et fait de nouveau office de titulaire potentiel. Cette saison peut être celle de son éclosion, si les pépins physiques l’épargnent enfin.

    Il n’est pas tout à fait un nouveau venu, puisqu’il fréquente le groupe professionnel depuis maintenant deux saisons. Mais Gaétan Bong avait réussi bien malgré lui à se faire tout doucement oublier, lorsqu’il est réapparu, le 27 octobre dernier à l’occasion du derby lorrain à Saint-Symphorien. Ce n’est pas vraiment pas de la faute du jeune Camerounais, qui aura très bientôt également la nationalité française. Après avoir manqué le début de saison 2006-2007 à cause d’une pubalgie, c’est une blessure à la cheville qui l’a tenu éloigné des terrains pendant de longs mois. Jusqu’à début octobre, donc.
    Compte tenu de ce parcours mouvementé, sa réapparition quasi-immédiate au sein de l’équipe première à de quoi surprendre, l’intéressé en premier lieu : « Le coach aurait pu hésiter, admet-il. Je me donnais à fond aux entraînements, il m’a fait confiance. Sur le match de Nancy, j’ai pu apporter mes qualités, à savoir la combativité et l’agressivité. Cela me fait plaisir de rejouer mais je suis conscient d’avoir pris du retard. Je ne retrouverai pas mes sensations du jour au lendemain. » Des capacités qui lui permirent, en décembre 2005, de goûter à la Ligue 1 alors que le FC Metz de Joël Muller n'avait plus de latéral gauche.
    Sur les trois dernières saisons, Bong totalise six apparitions en Ligue 1 (quatre titularisations, deux entrées en jeu) auxquelles s’ajoutent trois matches de coupe. Le jeune homme a jusqu’à maintenant peiné à prendre son envol, après avoir remporté le titre de Champion de France des moins de 16 ans sous la houlette d’Olivier Perrin. Aujourd’hui, il en a l’opportunité, même si le contexte ne joue pas forcément en sa faveur. « Lorsqu’on est jeune, explique-t-il, c’est toujours plus facile d’évoluer dans une équipe en forme. On peut ainsi tenter des choses, jouer libéré. Actuellement, nous sommes plutôt méfiants. La moindre erreur peut coûter cher, surtout pour un défenseur. »
    Et cette lanterne rouge, est-elle lourde à porter lorsqu’on fait ses premiers pas en Ligue 1 ? « Quand je regarde les autres équipes jouer, je me dis souvent qu’elles n’ont pas grand chose de plus que nous, mais elles sont simplement plus en confiance. On essaie d’oublier notre situation lorsqu’on rentre sur la pelouse. Je ne crois pas que nous jouons avec la peur au ventre. La chance ne va pas nous tourner le dos tout le temps. Mais il faut forcer la réussite. » Ne comptez pas sur Gaétan Bong pour perdre son sang froid.
    S’il est encore jeune, le défenseur est loin d’être un trublion. Ses blessures l’ont certes freiné dans sa progression, mais elles lui auront permis de se consacrer à une deuxième passion : la musique. Il a composé cette saison une chanson de rap en l’honneur des Grenats. « Je fais cela pour m’amuser, indique-t-il, cela permet aussi d’évacuer le stress. Pour être bien dans sa peau, je pense qu’il est bon d’avoir d’autres activités que le football. Tant que celles-ci n’ont pas d’influence sur notre métier. » Qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien dans le ballon rond que Bong veut se faire un nom. Son objectif personnel cette saison ? « Eviter les blessures et monter en puissance. Ainsi, je pourrai apporter encore plus à l’équipe. »

    (R.L.) : Je vais bien, ne t'en fais pas

    Manuel Corrales avait quitté son Pérou natal à l'été 2006. Depuis ? Une traversée du désert qui pourrait s'achever lors du prochain mercato pour le défenseur messin.

    Un sourire. Indéfectible. Brandi, aujourd'hui encore, malgré tout. Malgré le vide qui dégouline à la lecture des mois écoulés depuis son arrivée à Metz. Pas une apparition officielle sous le maillot grenat pour le défenseur, débarqué à l'aube de la campagne victorieuse du FC Metz en Ligue 2.Un voyage pour rien ? « Non », rétorque le joueur. Mains croisées, esprit posé : « Je n'éprouve aucun regret, j'ai beaucoup appris ici. » Et entre autres, la langue française, que le Péruvien manie aujourd'hui avec assez d'aisance pour se refuser à l'idée de l'aigreur ou de la frustration.
    « Si tu tombes là-dedans, tu peux devenir fou. Moi, je suis de nature optimiste. Alors, c'est vrai, dit-il, cela n'a pas toujours été facile. Manquer un match ou deux, ce n'est déjà pas évident à accepter pour un joueur. Alors quand c'est un championnat tout entier... Mais voilà, ce sont les choix du coach, je suis capable de les respecter. Ça arrive dans ce métier. Maintenant, quand tu es confronté à ce genre de situation, il faut chercher des solutions. » Celles-ci pourraient bien se trouver du côté de la Belgique. Ce week-end, Manuel Corrales a fait un aller-retour express à Roulers. Un entraînement, un match face au Sparta Rotterdam, « à mon poste d'arrière gauche », avant de revenir et de répondre présent à la séance de travail orchestrée lundi matin par José Pinot. Ce qui n'empêche pas la piste belge de rester d'actualité. « Les deux clubs doivent encore discuter. Il se peut que je sois prêté à compter du mois de janvier. » La perspective lui suffit. Manuel Corrales l'évoque comme une justification à la patience dont il a dû user après avoir posé le pied sur le sol français. « Je suis passé par quelques moments de tristesse, dans les premiers mois surtout. Mais je suis fort dans ma tête, je n'ai jamais baissé les bras. Les choses n'arrivent pas pour rien. Je suis venu à Metz avec l'espoir qu'on me donne ma chance, cela n'a pas été le cas. C'est tout. Je m'y suis fait. Aujourd'hui, je suis persuadé que quelque chose m'attend ailleurs. Le football, ce n'est pas encore fini pour moi ! »
    L'impatience n'est pas loin. La présence de Wilmer Aguirre, son compatriote, n'est plus suffisante à ses yeux. « Nous sommes très proches lui et moi, il a toujours été là dans les bons et les mauvais moments, mais voilà, je sais qu'il faut que je parte d'ici. » Sans rancune aucune. « J'ai rencontré de très bonnes personnes », formule-t-il, en évoquant entre autres le président Carlo Molinari.
    Et la situation du FC Metz dans tout ça ? « Je n'ai jamais été dans le groupe, ce n'est pas évident de dire quoi que ce soit. J'ai vu tous les matches, mais voilà... » Il regardera le prochain, samedi à Marseille. En croisant les doigts pour ses coéquipiers. Ne vous en faites pas, il va bien.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 9h30. Demain : une séance à 9h30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz — Lens (14e journée de Ligue 1), samedi 10 novembre, 1-2. Prochain match : Marseille — Metz (15e journée de L1), samedi 24 novembre à 20h. A suivre : Metz — Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20h.
    A l'infirmerie. Cédric Barbosa, Julien Cardy, Babacar Gueye, Matheus Vivian (convalescence) et Milan Thomas (reprise avec le préparateur physique) manquent toujours à l'appel. Malade et donc absent, lundi, Christophe Marichez a comme prévu retrouvé le groupe de Francis De Taddeo hier matin.
    Suspendu. Aucun.
    En sélection. Daniel Gygax (Suisse) et Luis Delgado (Angola) sont attendus aujourd'hui à Saint-Symphorien.
    L'info du jour. Papiss Cissé ne s'est toujours pas entraîné cette semaine. L'attaquant a été dispensé de la séance programmée hier matin en raison de douleurs à la cheville. Rien de bien inquiétant pour l'attaquant sénégalais, dont le retour pourrait intervenir aujourd'hui ou demain.

    Marseille : Cissé restera dans l'axe

    L'entraîneur de Marseille Eric Gerets a exclu hier la possibilité que l'attaquant Djibril Cissé, qui traverse une période difficile, puisse évoluer sur un côté plutôt que dans l'axe, où s'épanouit actuellement Mamadou Niang. « Mettre Djibril Cissé sur le côté, ce serait le tuer, comme pour Mamadou Niang même si c'est un peu moins le cas pour celui-ci. Il ne mérite pas cela », a déclaré Gerets. La place de Cissé « est dans l'axe », a répété Gerets, ce que Cissé lui-même reconnaît volontiers. C'est aussi le poste de prédilection de Niang, auteur d'un doublé (dont un but sur penalty) lors du dernier match en championnat à Lyon. Gerets a aussi insisté sur le fait que l'ex-meilleur marqueur de L1, auteur de deux buts seulement cette saison et remplaçant lors des deux derniers matches de l'OM, « paye encore certainement le fait qu'il n'a pas eu suffisamment de temps pour se remettre de sa très grave » double fracture tibia-péroné, dont il a été opéré en début de saison dernière. Aux yeux de Gerets cependant, Cissé « prouve qu'il a la volonté de revenir. » Interrogé sur le coup de gueule du joueur vendredi, où il avait demandé aux médias de le « laisser tranquille », Gerets a également déclaré : « Je crois qu'il en avait besoin, même si je ne dis pas que c'est une bonne chose. Il est certainement plus déçu du fait que cela ne marche pas comme il le désire que par les critiques de la presse. » L'entraîneur olympien s'est par ailleurs félicité du fait que l'actuelle trêve ait pu permettre à « des nouveaux de se montrer » à l'entraînement, ce qui lui « rend la tâche difficile » pour sa composition d'équipe samedi contre Metz en L1. « Je crois que les joueurs ont compris le message que, pour moi, le nom ne compte pas. Seule la prestation est importante », a assuré le coach belge.

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    November 20

    La crise de foi avant les fêtes...

    (R.L.) : FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : deux séances d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 9h30. Demain : une séance à 9h30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz — Lens (14e journée de Ligue 1), samedi 10 novembre, 1-2. Prochain match : Marseille — Metz (15e journée de L1), samedi 24 novembre à 20h. A suivre : Metz — Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20h.
    A l'infirmerie. Cédric Barbosa, Julien Cardy et Babacar Gueye sont toujours en période de convalescence. Milan Thomas a repris l'entraînement en compagnie du préparateur physique. Sébastien Renouard, lui, a retrouvé un groupe messin où manquait Christophe Marichez (malade). La participation du capitaine au déplacement à Marseille n'est pas remise en cause.
    Suspendu. Aucun.
    En sélection. Daniel Gygax (Suisse), Luis Delgado (Angola).
    L'info du jour. Matheus Vivian devra observer une nouvelle période de repos d'une quinzaine de jours : le résultat de l'examen médical effectué hier a permis de déceler une lésion osseuse à la cheville gauche. Le défenseur a été autorisé à retourner chez lui, au Brésil, pour « s'oxygéner l'esprit et effectuer ses soins », a expliqué Francis De Taddeo. Blessé contre Lyon, mi-septembre, et indisponible depuis, Vivian avait rechuté la semaine dernière à l'entraînement.

    Supporters : la crise de foi ?

    Difficile sur le terrain pour l'équipe de Francis De Taddeo, la saison l'est tout autant dans les tribunes. Près de sept mois après avoir célébré le sacre du FC Metz en Ligue 2, les supporters déchantent.

    Metz, douzième au classement, c'est possible... Il suffit pour cela de jeter un œil sur le classement des affluences de Ligue 1. A l'heure où l'équipe de Francis De Taddeo court toujours après sa première victoire à Saint-Symphorien ­ qui ne serait jamais que la deuxième cette saison ­ l'attachement des supporters à la cause messine reste étonnamment marqué. Les sept matches disputés à domicile ont, en effet, attiré une moyenne de 16 822 spectateurs. Loin derrière Marseille (53 646), certes, mais loin devant Auxerre, lanterne rouge en la matière avec une moyenne de 10 059 fidèles, Metz tire donc encore son épingle du jeu. Mais l'éloquence des chiffres a ses limites, qui peinent à traduire l'impression de résignation palpable depuis quelque temps dans les tribunes. Xavier Schmitt, responsable communication de Génération Grenat, ne dit pas autre chose : « Nous vivons tout cela comme une fatalité... On se prépare à la Ligue 2. » Fort de cinq cents membres cartés, le groupe reste malgré tout très impliqué dans son rôle, comme a pu, entre autres, le démontrer l'animation proposée à l'occasion du derby lorrain, le 27 octobre dernier. « On est supporter ou on ne l'est pas. C'est pénible, mais nous continuons à vivre pour le club, à essayer de ramener de nouveaux supporters. Malheureusement, ça fait six ans qu'on souffre. Alors oui, les vrais supporters viennent encore au stade, le noyau résiste, mais pour combien de temps ? » Pour autant ­ et à la seule exception des débordements enregistrés lors de la réception de Strasbourg ­ les manifestations de mécontentement ont rarement dépassé les frontières de la discrétion et de l'entendement. Les cinq défaites accumulées à domicile par les Messins, la dernière en date contre Lens (1-2), n'ont rien changé à l'affaire : les sifflets se font rares. « A quoi bon ? Les joueurs savent où ils en sont. On ne leur jette pas la pierre », poursuit Xavier Schmitt. « Les joueurs font ce qu'ils peuvent, l'entraîneur aussi, note pour sa part Alain Pette, président de la section d'En Avant Metz depuis le mois d'avril. Si nous n'essayons pas de rester positif malgré la situation, qui le fera ? »
    Du côté de Génération Grenat, la position concernant Francis De Taddeo est moins avenante : « On ne le voit pas, on ne l'entend pas, c'est un peu dommage. On s'interroge sur ses choix, sur le fait qu'il n'aligne jamais la même équipe. D'accord, il a eu des blessés, d'accord les joueurs ne font pas toujours ce qu'il faudrait, mais à un moment donné, c'est logique, tu en viens à te poser des questions sur celui qui les entraîne. Est-il toujours l'homme de la situation ? »
    Les dirigeants ont répondu. Samedi, au stade Vélodrome, Francis De Taddeo sera encore sur le banc. Xavier Schmitt aussi. Il fera le déplacement avec un bus de supporters. Pour une nouvelle épreuve de foi.
    La situation du FC Metz vous interpelle? Faites-nous part de vos réflexions à l'adresse mail suivante: sport@republicain-lorrain.fr

    Corrales de retour

    Parti à l'essai ce week-end à Roulers (première division belge), Manuel Corrales a déjà reposé son sac dans les vestiaires de Saint-Symphorien. Le défenseur s'est entraîné, hier matin, sous la houlette de José Pinot, avec l'équipe réserve du FC Metz.

    (Site officiel FC Metz) : Renouard et Strasser sur le retour

    Les Messins avaient deux séances d’entraînement au programme lundi. L’occasion de faire un point sur les blessés.
    - Sébastien Renouard a retrouvé le groupe et s’est entraîné normalement. Il aura sans doute encore besoin de quelques séances additionnelles. Mais il devrait pouvoir postuler à une place dans le groupe pour Metz – Auxerre.
    - Milan Thomas est en phase de reprise sous la direction de Jeremy Moureaux.
    - Julien Cardy a repris le travail en salle.
    - Cédric Barbosa effectue des séances de kiné au centre de rééducation de Thionville.
    - Matheus Vivian s’est occasionné dès son retour à l’entraîneur une petite entorse. Il est de nouveau à l’arrêt.
    - Jeff Strasser avait joué une mi-temps contre Aarau avec les Grenats, il a participé à l’intégralité de la rencontre Pays-Bas – Luxembourg, qui s’est soldée par une très courte défaite pour les joueurs du Grand Duché (1-0). Il est donc opérationnel pour le déplacement à Marseille samedi.
    - Flavien Belson et Julien François, ménagés vendredi soir, ont tous deux retrouvé leurs coéquipiers et se sont entraînés normalement. fcmetz_lehavremichelpira_021publicMetz -Gueugnon2007

    November 19

    Un temps d'hiver, une ambiance pour le moins "glacée"...

    (R.L.) : 2008bmarichezmarich05102007marichez2007FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : deux séances d'entraînement (9h30 et 15h30).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Lens (14e journée de Ligue 1), samedi 10 novembre, 1-2. Prochain match : Marseille - Metz (15e journée de L1), samedi 24 novembre à 20h. A suivre : Metz - Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20h.
    A l'infirmerie. Cédric Barbosa, Julien Cardy et Babacar Gueye sont toujours en convalescence. Sébastien Renouard et Milan Thomas poursuivent leur travail de reprise. Matheus Vivian subira aujourd'hui un examen qui devra préciser la gravité de sa blessure à la cheville : le défenseur a rechuté la semaine dernière, alors qu'il venait à peine de retrouver le groupe de Francis De Taddeo, deux mois après son entorse face à Lyon.
    Suspendu. Aucun.
    En sélection. Daniel Gygax (Suisse), Luis Delgado (Angola).
    L'info du jour. Les internationaux du FC Metz manqueront à l'appel de ce début de semaine. Daniel Gygax (Suisse) et Luis Delgado (Angola) ne reviendront qu'après s'être acquittés de leur mission respective, face au Nigéria et à la Guinée, mardi soir. Jeff Strasser (Luxembourg) et Momar N'Diaye (Sénégal espoirs) retrouveront quant à eux leurs coéquipiers dès demain.

    Corrales en Belgique

    En marge des plans de Francis De Taddeo, Manuel Corrales pourrait prochainement entamer un nouveau chapitre de son expérience européenne du côté de la Belgique. Le défenseur péruvien est, en effet, à l'essai à Roulers (première division) depuis ce samedi. Arrivé à Metz l'an passé, Manuel Corrales n'a que très rarement eu l'occasion de convaincre : il n'est plus apparu en match officiel depuis le retour de son équipe en Ligue 1.

    Marichez : « Aux cadres de prendre leurs responsabilités »

    Le capitaine messin compte sur le soutien des autres tauliers de la maison pour permettre au FC Metz de bien négocier le virage marseillais.

    Il fait froid sur Metz. Et ce n'est pas le glacial 0 à 0 ramené du Luxembourg, jeudi en match amical, qui aura réchauffé le vestiaire messin. Au cœur de la trêve imposée par le calendrier international, la désillusion née de la défaite concédée face à Lens se trimballe toujours aux abords de Saint-Symphorien. « Il va pourtant falloir relever la tête », insiste Christophe Marichez. A l'aube d'une semaine qui s'achèvera avec un périlleux déplacement au stade Vélodrome de Marseille, le capitaine messin insiste sur la nécessité pour lui, comme pour d'autres cadres, de prendre les choses en mains. • Christophe, la relâche observée par le championnat est-elle tombée au bon moment pour votre équipe ? « Bon, pas bon, je ne sais pas... On en a profité pour travailler, pour se vider la tête et pour disputer ce match amical face à Aarau (0-0). Tout n'a pas été parfait ce soir-là mais nous avons quand même pu en retirer quelques enseignements positifs. Après la défaite contre Lens, et en vue de la rencontre qui nous attend à Marseille, c'était important. »
    • La déception est encore présente ? « Oui. Par rapport à la prestation que nous avons fournie, on ne peut que regretter d'avoir laissé passer cette chance. Mais il faut être capable de reprendre le dessus, même si beaucoup de choses nous poussent à baisser les bras, même si ça paraît mission impossible. Nous devons attaquer la semaine avec toute notre détermination. Le discours du coach va dans ce sens. Maintenant, il appartient aussi aux cadres de prendre leurs responsabilités. »
    • A part vous, en tant que capitaine, qui sont-ils aujourd'hui ? Vu de l'extérieur, Metz semble ne pas avoir retrouvé de leaders tels qu'avaient pu l'être Ludovic Obraniak et Julien Cardy la saison passée... « Ludo, ça fait presque un an qu'il est parti. C'était un leader, oui, mais il y a bien longtemps que la page est tournée. Aujourd'hui, Malick (Diop) commence à s'y mettre, même si ce n'est peut-être pas dans son caractère. Il y a aussi Jeff (Strasser) et Julien (François). En attendant le retour de Cédric Barbosa et celui de Julien Cardy... Pour l'instant, nous sommes bien obligés de faire sans eux. On ne va quand même pas demander à Miralem Pjanic ou à des mecs de dix-huit, dix-neuf ans d'être bons sur le terrain et, en plus, de prendre les commandes de la maison ! »
    • Aujourd'hui, au vu de votre situation, en quoi doit consister le rôle d'un leader ? « A trouver des solutions pour créer le déclic. Ce n'est pas forcément évident mais il faut persévérer, aller vers les moins expérimentés pour leur parler, les guider lorsqu'ils en éprouvent le besoin. Mais eux aussi ont un rôle à jouer. Je reprends l'exemple de Miralem. Tout le monde ici reconnaît son talent, mais aujourd'hui, il faut qu'il soit plus qu'un jeune qui a gagné sa place, il faut qu'il apprenne à être décisif. Ce n'est pas facile, tout le monde le sait, mais il a les capacités pour. »

    November 18

    Manque de bol, réservistes en manque d'efficacité ; comment avancer ?

    (R.L.) : CFA Une défaite de plus

    Une frappe à bout portant de Pouye détourné par le gardien auxerrois en corner (73e), le même joueur qui dribble le portier icaunais avant de louper le cadre (76e), un lob de Betsch qui termine sur la transversale (87e) : en moins d'un quart d'heure, les Messins se créaient trois occasions immanquables... qu'ils ne parvenaient pas à transformer et ce qui devait arriver arriva hier après-midi à Marly. Les joueurs de l'Yonne marquèrent sur corner dans le temps additionnel pour rafler la mise : 1-2 (90e+1).
    « Si nous avons perdu, c'est certainement que nous avons encore des manques », se désolait l'entraîneur José Pinot. « Comme ce manque de concentration sur le dernier coup de pied arrêté. C'est dommage parce que cette défaite va atténuer le contenu de la rencontre, tout ce que nous avions réalisé pendant celle-ci. Et nous avons fait de belles choses. »
    Il est vrai que les Lorrains avaient bien démarré les débats. Face à des défenseurs fébriles et mal en place, les attaquants messins traversaient l'arrière-garde auxerroise comme du beurre. Françoise ne tardait ainsi pas à trouver l'ouverture. Après un relais avec Gestede, il lançait, semblait-il, ses partenaires sur de bons rails (1-0, 6e).
    Les avants visiteurs se réveillaient vers la demi-heure de jeu pour égaliser sur un penalty de Martin après que Calton eut descendu Kitambala dans la surface (1-1, 35e).
    Sous les yeux de Jean Fernandez, venu vérifier l'état de ses réserves, Lesage et ses partenaires avaient la maîtrise du ballon en deuxième période. « Quand l'AJA s'est montrée plus pressante, les gars ont su être courageux et jouer intelligemment », savourait José Pinot.
    Hélas, Puyo, dans les arrêts de jeu... Parfaitement bien placé à la réception d'un corner de Jelen (1-2, 90e+1), l'Auxerrois infligeait aux Lorrains leur quatrième défaite à domicile, la troisième consécutive ! ·

    Mi-temps : 1-1. Arbitre : M. Pretot. Une centaine de spectateurs. Buts pour Metz : Françoise (6e) ; pour Auxerre : Martin (35e s.p.), Puyo (90e +1).
    METZ : Ebede, ­Calton, Anastassowa, Fernandes, Anton, Ou (Aribi, 71e), Betsch, Andres (Nativel, 66e), Pouye (Bourgeois, 83e), Gestede, Françoise.
    AUXERRE : Riou, Martin, Marcos, Lecacheur, Jasse, Jelen, Ndinga (Gnakpa, 79e), Apo, Mendes (Puyo, 71e), Lesage, Kitambala.

    Pjanic dans l'attente

    Après s'être entraîné tous les jours avec les Espoirs bosniaques lors du rassemblement avant les matches au Pays de Galles et à Malte, Miralem Pjanic était dans les tribunes du stade André-Delaitre hier après-midi, où il assisté au match opposant la réserve du FC Metz à celle d'Auxerre. « Je n'ai toujours pas de passeport bosniaque », a expliqué le joueur. J'espère en disposer rapidement. J'ai désormais rempli tous les papiers. Mais maintenant, j'attendrai de l'avoir entre les mains avant de repartir en stage. Autant que je reste à Metz pour m'entraîner. »JérémyMoreaux2008Pjanic2008

    November 17

    Trêve internationale oblige : interview d'Afrique, bienvenue à Théo !

    (R.L.) : CFA Metz doit confirmer

    En s'imposant à Montceau, les Messins ont renoué avec un succès qui les fuyait depuis début septembre. Une embellie à confirmer, aujourd'hui, face à Auxerre.
    FC Metz. 10e avec 24 pts (3V, 4N, 4D). Les trois dernières rencontres : nul à Jura-Sud (0-0), défaite face au Red Star (0-1), victoire à Montceau (1-2).
    Auxerre. 12e avec 22 pts (3V, 2N, 6D). Les trois dernières rencontres : défaite face à Raon (2-3), victoire à Belfort (0-2), défaite face à Vesoul (2-3).
    L'enjeu. Visiblement bien plus à l'aise loin de leurs bases ­ à l'image du très beau succès obtenu à Montceau (1-2) samedi dernier ­ les Messins doivent désormais s'affirmer sur leur pelouse. Cet après-midi, face la réserve professionnelle d'Auxerre, les hommes de José Pinot ont donc l'occasion d'inscrire leur deuxième succès (seulement) dans la case "victoire à domicile".
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « Grâce à notre victoire sur la pelouse de Montceau, nous avons capitalisé un peu de confiance. Il faut se reposer là-dessus pour enfin renouer avec le succès à Delaitre, surtout après deux défaites consécutives (face à Croix-de-Savoie et le Red Star). Reste que le groupe dont je dispose est relativement jeune, et que compte tenu de la valeur de l'adversaire, il sera bien entendu nécessaire d'être vigilants, mais surtout d'afficher un maximum d'ambitions. »
    Le groupe. Ebede, Sissoko ­ Anastassowa, Anton, Calton, Nativel, Fernandes ­ Andres, Betsch, Aribi, Pouye, Ou ­ Gestede, Bourgeois, Françoise.
    Stade Delaitre (14h30)

    Théo Pires rejoint Naïa

    CARNET. La petite Naïa Pires compte, depuis peu, un compagnon de jeu : le petit Théo. Robert, leur footballeur de père, et Jessica, la maman, sont devenus les heureux parents du petit garçon, né à Villaréal, en Espagne, deux ans après la naissance de sa petite sœur, à Londres. Vive l'Europe !

    De Taddeo : « Ça te bouffe le cœur »

    Le ton monocorde de son discours attise la perplexité. Francis De Taddeo dit s'en accommoder. « Je ne suis pas payé pour me répandre sur la place publique ».

    Cette courte défaite renferme du positif. Elle nous indique les secteurs à travailler, comme le dernier geste. » Le Mans - Metz, 1ère journée de Ligue 1: 1-0. « En seconde période nous étions bien, mais nous encaissons ce but malheureux. Ce soir nous avons fait plus de jeu que d'habitude. » Metz - Lens, 14e journée de L1 : 1-2. Entre ces deux phrases, trois mois et des poussières. Et toujours la même attitude palpable dans les mots de Francis De Taddeo : à chaud comme à froid, la critique à l'encontre de son groupe fond à l'approche des micros. Rien n'y a fait. Pas même le déferlement continu des vagues de déception : au jeu de la résistance face à l'expression extérieure du doute, l'entraîneur fait mieux que son équipe face à ses adversaires. La muraille tient le choc, fidèle à ce que son concepteur appelle « le code du respect. »« Faire des frasques en public, à quoi bon ? Cela n'a aucun sens, si ce n'est se donner un peu d'air sur le dos des joueurs. Je n'en ai tout simplement pas le droit. » Pas devant les autres en tout cas. Ainsi peut-on facilement imaginer qu'une fois revenu dans l'intimité du vestiaire, le « Il ne faut pas tout jeter quand même » lâché au terme du match amical, jeudi contre Aarau, a pris une tournure un peu moins amène. « J'avais déjà haussé le ton à la mi-temps, nous en avons reparlé, ensemble, ce matin (hier). Ce n'est pas une nouveauté : quand il y a des choses à dire, nous nous les disons... »
    Une fois, une seule, Francis De Taddeo a dérogé à sa règle. C'était il y a déjà bien longtemps, à l'heure où l'avenir n'était pas encore embué. Pas satisfait par l'ardeur mise dans le recrutement, l'entraîneur avait haussé le ton : « On attend, on chipote [...] Il faut arrêter de rester béat parce que nous retrouvons la Ligue 1. » Quatre jours plus tard, Cédric Barbosa s'engageait pour deux ans avec le FC Metz. Depuis, pas un éclat de voix. Les motifs n'ont pourtant jamais manqué. « Cela ne signifie pas que je suis complaisant. Mais faire étalage de ce qui ne va pas, c'est fragiliser l'ensemble. Et en ce moment, ce n'est pas vraiment ce dont nous avons le plus besoin. Oui, il y a des joueurs qui ne sont pas dans le coup, oui certains nous ont coûté des buts, mais je n'ai pas besoin de leur dire pour qu'ils en prennent conscience. Ce n'est pas en me détachant d'eux que les choses s'amélioreront. »
    L'attitude est risquée. Elle pourrait l'être davantage dans les semaines à venir, si les Messins n'avaient pas le bon goût de redresser la barre. Mais l'entraîneur assume et assure qu'incarner les remparts « est plus facilement gérable pour moi que de me laisser aller dans la presse. » Et d'étayer son argumentation : « Même dans notre situation, il faut éviter de paniquer. Ce qui ne veut pas dire être "dépassionné", ce n'est pas vrai. Lorsque tu fais ce métier, tu es passionné, et lorsque les résultats ne sont pas là, comme c'est le cas aujourd'hui, ça te bouffe le cœur, tu refais les matches tous les jours... Alors, oui, trouver les paravents, c'est facile. Un jour ce sera l'arbitrage. Un autre la qualité de la pelouse, etc. Moi, je préfère essayer de garder mon sang-froid, que ce soit face à la réussite ou à l'insuccès. »

    BABACAR GUEYE INTERNATIONAL SENEGALAIS : «Développer une concurrence forte et saine en équipe nationale»

    Auteur de deux buts lors des derniers matches amicaux de l’équipe nationale, Babacar Gueye est contraint par une blessure de regarder à la télé les prochaines rencontres amicales des Lions. Ce qu’il prend avec philosophie tout en gardant espoir de disputer la Can. Par rapport aux nombreux forfaits concernant le match amical du 17 novembre contre le Mali, Babacar Gueye minimise et affirme que l’équipe nationale a toujours relevé le défi dans des situations pareilles. Mieux, il souligne que «le jour où le coach aura l’embarras du choix l’équipe en gagnerait». L’international sénégalais avoue également sa volonté de partir du Fc Metz au prochain mercato.
    Comment vous sentez-vous ?
    Je vais très bien. J’ai encore une semaine de repos avant de reprendre les entraînements. J’avais fait une arthroscopie (technique chirurgicale qui permet de déterminer la nature d’une blessure au genou, ndlr), il y a une semaine, et le médecin m’avait donné 15 jours d’arrêt. Mais à partir de la semaine prochaine je vais commencer à courir et un peu toucher la balle. Je n’ai pas subi d’opération. Les gens parlaient d’une indisponibilité de deux mois. Je pense qu’ils l’ont vue sur le site du club. C’était le premier diagnostic du médecin, mais finalement j’ai fait une arthroscopie. Et on m’avait assuré que, dans trois semaines, je pourrai reprendre normalement. Depuis une semaine, je suis au repos, ça se passe normalement et je pense que, dans 15 jours, je pourrai reprendre la compétition. Je pense pouvoir être là pour les trois derniers matches avant le mercato.
    Donc vous êtes partant pour la Can ?
    Je suis partant pour la coupe d’Afrique des nations. C’est une Can qui sera très importante cette année, j’ai envie de faire partie du groupe. J’en ai parlé à l’entraîneur avant de faire l’arthroscopie. Il m’a dit qu’il n’y a pas de problème. Il faut juste rejouer.
    N’êtes-vous pas préoccupé par les nombreux forfaits pour le prochain match amical des Lions ?
    L’équipe nationale est sur une bonne lancée. Depuis trois à quatre matches, on fait de belles prestations. C’est dommage que sur ces deux matches il y ait beaucoup de blessés. Mais comme le coach l’a dit, il n’y a pas d’équipe définitive. On peut compter sur beaucoup de joueurs. Je pense que ceux qui vont jouer donneront le maximum d’eux. Jusque-là, à chaque fois qu’il y a eu des absences ça ne s’est pas fait sentir. Ceux qui arrivent à jouer ont toujours su faire la différence à chaque fois. On a un groupe, il faut compter sur tout le monde. C’est vrai que quand il y a beaucoup de forfaits l’équipe est amoindrie mais à chaque fois ceux qui sont disponibles remplissent leur rôle. Il faut que ça continue ainsi. Le jour où le coach aura du mal à choisir son groupe ça sera super bien pour l’équipe nationale et pour le Sénégal. Ça va pousser chaque joueur à donner le meilleur de lui-même et le coach aura un choix plus large. Il n’y a pas encore de soucis et j’espère qu’il n’y en aura pas.
    D’aucuns expliquent les nombreuses blessures par une forte présence mystique dans la tanière…
    (Rires.) Sur ce plan, je ne sais pas comment se passent les choses. Mais il faut dire qu’au Sénégal, on a nos réalités. On a toujours besoin de prières. Tout ce que je peux faire, c’est demander au peuple de prier pour l’équipe nationale pour qu’elle gagne enfin la coupe d’Afrique. Je ne pense pas qu’on puisse arriver à un certain niveau entre joueurs d’une même équipe. Je n’ai jamais eu ce genre de pensées. Je suis pote avec des joueurs qui évoluent au même poste. Il faut que ça continue comme ça en développant une concurrence forte et saine. Ceux qui sont dans la tanière savent qu’il n’y a pas de problèmes.
    Etes-vous de ceux qui pensent que le groupe du Sénégal pour la Can est abordable ?
    Toutes les équipes se préparent. Il n’y a plus de petite équipe. Ce que nous devons faire c’est de bien négocier les premiers matches. Les rencontres contre l’Angola et l’Afrique du Sud seront décisives et d’une importance capitale parce que la Tunisie aussi voudra se qualifier en premier. Ça ne sera pas du tout facile. L’Angola qui vient de jouer la coupe du monde n’est pas arrivée là par hasard. Il faudra qu’on négocie nos deux premiers matches. Ce qui me préoccupe surtout c’est de sortir des phases de poules et des quarts de finale. Si l’on passe ces étapes, on pourra gagner la Can. On a une l’équipe capable de gagner la coupe, mais on n’est pas les seuls. Il y a trois ou quatre voire cinq clubs capables de remporter la coupe comme nous. Donc il faudra qu’on soit prêt. Qu’on soit concentré et là au bon moment. Je pense qu’à partir d’ un certain niveau, toutes les équipes se valent et la victoire va se jouer sur de petits détails. Mais cette année si tout le monde se concentre et que le peuple prie pour nous ça ira bien.
    Par rapport à votre club, ça ne marche pas fort cette année…
    Ça ne marche pas fort. On avait beaucoup de blessés en début de saison et, à leur retour, d’autres se sont blessés. Ce qui fait que le FC Metz n’a jamais eu son équipe-type. Quand une équipe débute mal, ça peut avoir des conséquences sur la confiance et l’état d’esprit des joueurs. Mais je pense qu’il ne faut pas enterrer le FC Metz tout de suite. Il y a la trêve hivernale qui arrive et on n’est pas vraiment distancé. Il faudra qu’on fasse mieux que ce que nous sommes en train de faire. Mais, vu comment c’est parti là, ça va être vraiment délicat.
    La mauvaise passe que traverse le club pourrait-elle vous amener à tenter une autre aventure ?
    J’ai discuté avec mes dirigeants et je pense que je serai sur la liste des transferts. Maintenant, il faut voir ce que j’aurai comme proposition. On va discuter avec les agents et les conseillers pour voir ce qu’il y a lieu de faire. Mais le plus important c’est de reprendre les compétitions le plus tôt possible. À la trêve, on verra ce qu’il faut faire. Mais s’il y a vraiment des clubs qui ont envie de me recruter il n’y aura pas de soucis du côté de mes dirigeants. Ils me laisseront partir sans problème. J’ai des conseillers qui discutent avec les clubs. Je n’essaie pas de savoir ce qui se passe. S’il y a des choses claires et nettes sur des propositions de contrat, je parlerais. Je pense que sur la première semaine du mercato, je pourrai dire quelque chose.
    Avez-vous fait une fixation sur un championnat ?
    J’aimerais bien partir en Angleterre mais pas dans n’importe quel club. Je veux être dans un club qui joue au foot. En Angleterre, le jeu est ouvert. Les équipes ne pensent pas qu’à défendre. J’espère que ça va marcher là. Il ne faut pas oublier aussi que je viens du FC Metz. L’année dernière, j’étais en ligue 2 ; les trois dernières années, j’ai joué le maintien. Donc ça ne me dérangerait pas de jouer dans un club qui joue le milieu de tableau en Angleterre où le championnat est plus relevé. Mais si j’arrive à avoir mieux je dirai tant mieux. Je pense que mes prestations en équipe nationale peuvent plaider en ma faveur. D’ailleurs c’est par rapport à certains de mes matches en équipe nationale que certaines équipes essaient de nouer de contact avec moi. En club, c’est vraiment délicat. Ça ne se passe pas super bien. C’est par rapport à mes derniers matches en équipe nationale que j’ai eu beaucoup de contact. J’ai eu la chance de réussir mes matches en équipe nationale, je prie pour que ça continue comme ça. L’équipe nationale c’est particulier, mais il ne faut pas oublier que c’est le club qui nous fait vivre.
    Par rapport à votre carrière, quel est le rêve de gosse que vous nourrissez ?
    J’aimerais bien jouer un jour dans un grand club qui joue bien au football. Si l’on voit Arsenal comment il joue en ce moment, c’est une des meilleures équipes sur le plan du jeu. Il y a aussi Barcelone. Si j’arrive un jour à jouer dans une des dix meilleures équipes européennes, je serai content. Mais déjà je suis super heureux parce qu’il y a dix ans, si on m’avait dit que j’arriverai à jouer en France, en Ligue 1, personne ne l’aurait cru. Si j’arrive à jouer la Can ça sera encore mieux pour moi. Jouer la coupe d’Afrique pour la première fois et la remporter serait une grande chance.  

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : séance de musculation pour les joueurs ayant participé au match amical contre Aarau, jeudi soir (0-0) ; entraînement avec José Pinot pour les autres. Aujourd'hui et demain : repos. Lundi : reprise à 9h30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz — Lens (14e journée de Ligue 1), samedi 10 novembre, 1-2. Prochain match : Marseille — Metz (15e journée de L1), samedi 24 novembre à 20h. A suivre : Metz — Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20h.
    A l'infirmerie. Touché au genou en milieu de semaine, Julien François (genou) devrait reprendre avec le groupe dès lundi. Milan Thomas et Sébastien Renouard sont toujours en phase de reprise, tandis que Julien Cardy, Cédric Barbosa et Babacar Gueye poursuivent leur convalescence. Enfin, Papiss Cissé a été dispensé d'entraînement en raison de douleurs au genou.
    Suspendu. Aucun.
    En sélection. Luis Delgado (Angola), Daniel Gygax (Suisse), Miralem Pjanic (Bosnie espoirs), Momar N'Diaye (Sénégal espoirs), Joslain Mayebi (Cameroun espoirs), Jeff Strasser (Luxembourg).

    Le programme du week-end : L'équipe B joue un match important à domicile face à Auxerre, le déplacement des 16 ans à Torcy a été annulé.
    CFA : Metz B – Auxerre B, samedi 14h30, stade Delaitre à Marly
    18 ans : Jeunesse Esch – Metz (amical), vendredi 19h30
    16 ans : Torcy – Metz a été reporté à une date ultérieure
    15 ans : Fameck – Metz (coupe Roussel), samedi 15h
    14 ans : Metz – Magny, dimanche 14h30, synthétique plaine
    13 ans : Saint-Avold – Metz, samedi 17h30
    12 ans : Metz – Dieue Sommedieue, samedi 15h, synthétique plaine

    L'info du jour. Le retour aura été de courte durée pour Matheus Vivian. Absent depuis sa sortie sur blessure face à Lyon, le 15 septembre, réapparu la semaine dernière dans le groupe de Francis De Taddeo, le défenseur est à nouveau à l'arrêt, ses douleurs à la cheville s'étant réveillées. Le joueur devra passer un examen, lundi à Nancy, pour en savoir plus sur la gravité de sa rechute.

     gueye2008placeaujeuBabacar Gueye : place à la Can et au jeu !

    November 16

    Toujours aussi nuls : les dirigeants butés comprendront-ils un jour ?

    (R.L.) : Metz n'en sait pas plus

    Cinq jours après avoir vu fondre encore un peu de son mince espoir de maintien en Ligue 1, Metz n'a pas profité de son escapade amicale au Luxembourg pour entrevoir la lumière. Score nul et vierge face aux Suisses d'Aarau.

    Le Suisse n'est pas conciliant. Les Messins en ont fait l'expérience hier soir, sur la pelouse luxembourgeoise de Mamer. Leurs prédécesseurs auraient pu les en avertir. Il y a deux ans, au mois d'octobre 2005, l'équipe alors emmenée par Joël Muller avait déjà eu l'occasion de se frotter au FC Aarau, dans les mêmes circonstances amicales. A Colmar, l'opposition s'était soldée par une défaite messine (1-2). De ce côté là, la génération Francis De Taddeo n'a pas à rougir : face à une formation installée dans le ventre mou du championnat helvétique, le FC Metz 2007-2008 a fait preuve du sérieux nécessaire pour ne pas alourdir un ciel hexagonal regorgeant de motifs d'inquiétude. Va donc pour le 0-0...
    Ce score final en dit long sur la teneur de cette rencontre censée meubler les quinze jours de coupure imposés par le calendrier international. Une première période hachée, une seconde à peine plus enlevée. Il en aurait fallu plus, beaucoup plus, pour réchauffer les spectateurs venus braver le froid grand-ducal. Avec une équipe complètement remodelée par rapport à sa dernière sortie - sept joueurs présents au coup d'envoi contre Lens n'était pas sur la pelouse de Mamer - Metz a éprouvé beaucoup de difficultés à s'approcher du but adverse. Bessat, servi par Delhommeau, fut le premier à agir dans ce sens, mais le gardien suisse arrivait le premier sur le ballon (14e). Effa n'était pas plus en réussite : une frappe hors cadre (24e) et une autre déviée en corner (31e), peu après qu'Agouazi y soit allé de sa contribution (26e). A part ça, rien à signaler. Si ce n'est la pénible impression de déjà-vu offerte par la production messine : trop d'approximations, une construction de jeu trop empruntée et toujours la même inefficacité dans la zone de vérité. La deuxième mi-temps fut du même acabit. Quoi que plus maîtres de son sujet, l'équipe de Francis De Taddeo n'a jamais été en mesure de prendre l'ascendant. Où, dès lors, trouver une quelconque raison de se rassurer ? L'entraîneur messin la situera peut-être dans la solidité de sa ligne défensive, où Jeff Strasser a signé un retour de quarante-cinq minutes avant de rejoindre sa sélection nationale luxembourgeoise. Metz n'a pas encaissé de but, oui. Un progrès en soi lorsqu'on se souvient de sa dernière expérience amicale (défaite à Sedan, 4-1)... Plus attentifs, mais aussi moins malmenés, les Messins ont su s'éviter un nouvel affront.
    Pour le reste ? « Nous avons encore du travail à faire dans le dernier geste, explique Francis De Taddeo. Il ne faut pas tout jeter quand même, nous nous sommes créés un certains nombre d'occasions. » Les jours passent, Metz n'en sait toujours pas plus.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : match amical contre Aarau (voir ci-contre). Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 10h. Demain : une séance à 10h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Lens (14e journée de Ligue 1), samedi 10 novembre, 1-2. Prochain match : Marseille - Metz (15e journée de Ligue 1), samedi 24 novembre à 20h. A suivre : Metz - Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20h.
    A l'infirmerie. Cédric Barbosa, Julien Cardy et Babacar Gueye poursuivent leur convalescence. Touché au genou à l'entraînement, mardi, Julien François a été dispensé du match amical qui s'est déroulé hier soir au Luxembourg, de même que Milan Thomas et Sébastien Renouard, en phase de reprise.
    Suspendu. Aucun.
    En sélection. Luis Delgado (Angola), Daniel Gygax (Suisse), Miralem Pjanic (Bosnie espoirs), Momar N'Diaye (Sénégal espoirs), Joslain Mayebi (Cameroun espoirs), Jeff Strasser (Luxembourg).
    La phrase du jour. «Soyez rassuré sur le fait que votre équipe a toujours de nombreux adeptes au Luxembourg (...) Nous espérons que vous pourrez sabrer le Champagne à la fin de la saison pour fêter votre maintien.» Du speaker luxembourgeois au président Carlo Molinari. Les propos ont peut-être réchauffé le cœur du président du FC Metz, venu assister au match amical de son équipe, hier à Mamer.

    FC METZ - FC AARAU : 0-0

    Hier en amical, stade François-Trausch à Mamer (Luxembourg). Mi-temps : 0-0. Pelouse en bon état, thermomètre en dessous de zéro. Environ 200 spectateurs. Avertissement à Metz : Cubilier (36e) ; à Aarau : Antic (36e).
    L'équipe messine : Marichez (cap.) - Cubilier, Diop, Strasser (puis Bassong, 46e), Bong - C. Gueye, Delhommeau, Agouazi, Bessat (puis Pouye, 70e)- Effa, Aguirre.

    (Site officiel FC Metz) : Parole au coach adjoint

    L’invité du Club D!rect de jeudi était Cyril Serredszum. L’ancien joueur et actuel entraîneur adjoint des Grenats est revenu sur les difficultés rencontrées par l’équipe depuis le début de la saison et sur son rôle au sein du staff technique.

    Cyril, d’où provient votre intérêt pour le ‘coaching’ ?
    Cyril Serredszum : « Dès les premiers instants de ma carrière pro, je me suis interrogé sur les raisons qui poussaient un coach à programmer tel ou tel exercice lors d’une séance d’entraînement. A chaque fois que nous faisions des jeux, je vérifiais que chaque équipe comptait bien le même nombre de joueurs pour qu’il n’y ait pas de déséquilibre. J’ai toujours été un passionné. De plus, entraîner représentait une reconversion facile. Lorsqu’on vit le football à 100% dès son plus jeune âge, il n’est pas évident de s’investir dans un autre domaine une fois sa carrière de joueur terminée. »
    D’anciens entraîneurs, comme Albert Cartier, nous avaient avoué par le passé qu’ils notaient les exercices effectués à l’entraînement lorsqu’ils étaient joueurs. Vous le faisiez également ?
    C.S. : « Non, je ne prenais pas de notes mais ceux-ci restaient bien ancrés dans ma mémoire. Que ce soit au Centre de Formation ou en pro, j’ai toujours été sous la direction de Joël Muller. A la fin, et c’est aussi pour cela que je suis parti, je savais à chaque fois ce que nous allions faire. Cela a provoqué une lassitude, mais j’ai aussi appris beaucoup de choses. Et bien sûr, lorsque j’ai commencé à entraîner à Amnéville, j’ai ressorti quelques exercices de Joël. »
    Est-ce que vous vous voyez entraîner à l’avenir une équipe professionnelle, et pourquoi pas celle du FC Metz ?
    C.S. : « Lorsqu’on fait ce métier, on cherche toujours à aller le plus haut possible. En tant que joueur, j’essayais de gravir les échelons. J’espère donc en effet pouvoir un jour occuper le poste d’entraîneur au sein d’une équipe professionnelle. »
    Depuis la saison dernière, vous êtes l’adjoint de Francis De Taddeo. A quel niveau intervenez-vous, au quotidien et lors des soirs de match ?
    C.S. : « Ma complicité avec Francis est née de l’année passée avec ce beau parcours en Ligue 2. Chaque membre du staff donne son avis. Après, c’est lui qui prend les décisions au final, qui choisit la composition. Pendant le match, je lui glisse quelques informations que je pense être en mesure de lui donner. Et il fait le dernier choix. […] Cette année, les difficultés que nous éprouvons nous amènent à nous concerter d’avantage. Lorsque vous êtes premiers et que tout va bien, il y a moins de choses à faire puisque les joueurs maîtrisent tout sur le terrain. Malheureusement, c’est moins le cas en ce moment. Nous devons donc trouver les solutions aux problèmes rencontrés par l’équipe, ce qui n’est pas facile. » Aujourd’hui, les joueurs croient-ils encore au maintien ?
    C.S. : « C’est indispensable. Il reste encore beaucoup de matches à jouer. Nous savons très bien que la tâche qui nous attend est très difficile mais nous ne sommes pas loin de la solution. Si depuis près de quinze rencontres, nous passons de peu à côté sans l’emporter, c’est qu’il nous manque quelque chose. Il faut continuer à travailler pour nous améliorer. »
    Metz est l’une des équipes qui marque le moins de buts en Ligue 1. Comment l’expliquez-vous ?
    C.S. : « Il me semble assez clair que nous manquons d’efficacité. A chaque match, nous nous créons des occasions. Nous avons notamment toujours eu l’opportunité d’ouvrir la marque. Et après 14 matches, nous n’y sommes encore jamais parvenus. Malheureusement, ce que nous réussissions l’année dernière, nous ne le reproduisons pas cette saison. Les attaquants sont moins en confiance et par conséquent moins efficaces, face il est vrai à des défenseurs qui n’ont pas le même niveau que ceux rencontrés à l’étage inférieur. »
    Par quels moyens espérez-vous obtenir le maintien ? Avez-vous établi un plan d’action à court terme, pour parvenir à limiter la casse avant le mercato ?
    C.S. : « Je pense que pour nous, dans un premier temps, la chose la plus importante est de faire un résultat à Marseille la semaine prochaine afin d’éviter d’être distancés et retrouver un peu de cette confiance qui nous fuit. Nous avons eu une période un peu plus positive avec les bons matches nuls de Toulouse et Marseille en Coupe de la Ligue. Mais nous ne pourrons aller mieux que lorsque nous gagnerons. »
    Est-ce possible d’être attentif à chaque joueur lorsqu’on fonctionne avec un groupe élargi comme c’est le cas à Metz actuellement ?
    C.S. : « Déjà, celui-ci n’est pas si élargi que cela. Nous l’avons réduit récemment. Et même si avant, un certain nombre de joueurs étaient présents sur la pelouse, nous avions tout de même deux groupes distincts : la CFA avec José Pinot et les pros. Même si les terrains étaient proches, la séparation existait. C’est vrai que chacun a ses problèmes, d’ordre sportif ou psychologique. Il faut parvenir à mobiliser tout le monde. Nous essayons d’y parvenir avec tout le staff. »

    FC Metz – FC Aarau : 0 - 0
    Jeudi 15 novembre 2007, 19h00
    Stade François Trausch de Mamer (LUX)
    L'équipe du FC Metz : Marichez – Cubilier, Strasser (Bassong, 46e), Diop, Bong – Delhommeau, Agouazi, Bessat (Pouye, 73e), Gueye C. – Aguirre, Effa Owona.
    Avertissements : à Metz : Cubilier (35e) ; à Aarau : Antic (35e).

    Dans le glacial froid luxembourgeois, les Messins ne sont pas parvenus à battre en amical une équipe d’Aarau dynamique mais peu dangereuse. Si leur solidité défensive s’est avérée une nouvelle fois encourageante, le problème de l’inefficacité offensive des Grenats persiste donc toujours. 

    Les Messins entamaient la partie dans une inhabituelle configuration en 4-4-2, Delhommeau et Agouazi débutant juste devant la défense – qui retrouvait le temps d’une mi-temps Jeff Strasser, remis de blessure – quand Cheikh Gueye à droite et Vincent Bessat à gauche se chargeaient du relais avec les deux pointes Effa et Aguirre. Francis De Taddeo profitait ainsi de cette partie pour faire tourner son effectif et redonner un peu de temps de jeu à certains. Ainsi, sept des onze Grenats alignés contre Lens n’étaient pas sur le terrain au coup d’envoi.
    Les débats mettaient quelque temps à se mettre en place. Vifs mais néanmoins peu percutants, les Suisses tentaient patiemment de poser le jeu pour essayer de s’approcher au plus près du but grenat. En vain. Et ce malgré une alerte à la 9e minute qui vit Marichez s’y reprendre à deux fois pour négocier une belle passe en profondeur. Ses coéquipiers, quant à eux, devaient attendre le quart d’heure de jeu pour marquer leur première incursion dans la surface par Cheikh Gueye, sans grand danger néanmoins. Si la possession de balle était plutôt à l’avantage des Jaunes, qui ne parvenaient pourtant guère à pénétrer les 25 mètres adverses, les deux plus franches occasions étaient à mettre à l’actif des hommes de Francis De Taddeo. A la conclusion d’une lumineuse ouverture de Bessat (24e) et d’une bonne récupération de Cheikh Gueye (31e), Effa passait tout près d’ouvrir le score. Mais ses deux frappes trouvaient le dernier rempart helvète.
    Au retour des vestiaires, Bassong prenait la place de Strasser en défense centrale, le Luxembourgeois devant rejoindre sa sélection, et les Messins reprenaient le match à leur compte. Plus incisifs, exerçant un pressing plus haut, ils ne laissaient guère à Aarau la possibilité de porter le ballon autrement que sous forme de contre-attaques ou par le biais de coups de pied arrêtés pas franchement inquiétants. Mais les différentes poussées messines ne l’étaient pas plus, souffrant d’une finition en berne et d’imprécision dans la dernière passe. Un coup-franc d’Agouazi aux 35 mètres aurait pu rencontrer meilleur sort qu’une fin au-dessus des cages de Benito (54e), tout comme les mouvements conclus par Aguirre (66e) et Cheikh Gueye (78e) de deux frappes dans la surface contrées par le gardien suisse. Le temps pour Bessat, sonné après un choc, de laisser sa place à Oumar Pouye, et c’était à peu près tout ce qu’il y avait à signaler d’une rencontre qui, sans être contre-productive, n’aura pourtant pas été complètement satisfaisante pour des Grenats toujours en quête de réalisme offensif.

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    November 15

    Aarau... Mamer après l'amer !

    (Site officiel FC Metz) : Kyoung Jun Ou fait son nid

    Le jeune Sud-Coréen Ou a vécu sa première en L1 au Stade du Ray à Nice (8 minutes de jeu). Il est aussi régulièrement présent dans le groupe professionnel. Une bonne raison pour essayer de mieux le connaître.

    Cela fait maintenant cinq ans que ‘Kyoung Jun’ a posé ses valises en Moselle, en provenance du pays matin calme, mais il peine encore quelque peu à trouver les mots pour s’exprimer. Les cours intensifs de Français n’ont pas suffi à le transformer. Il faut dire que les différences sont nombreuses entre deux langues. Mais s’il s’exprime peu, le garçon le doit aussi à son tempérament. Loin d’être antipathique, Ou n’en reste pas moins discret. Même si, les séances d’entraînement et les sélections dans le groupe pro aidant, il commence tout doucement à sortir de sa coquille. « Au début, avoue-t-il, je ne parlais pas beaucoup avec les ‘anciens’ de l’équipe. Mais désormais, je me sens plus à l’aise. La Corée du Sud me manque, mais j’ai appris à me faire à la situation. Il y a le téléphone et aussi internet, que j’utilise beaucoup pour discuter avec mes amis. C’était plus difficile au début. » Si bien que sa mère et son petit frère avaient décidé de le rejoindre en Moselle. Ils habitent encore tous les trois à Metz, non loin de Saint-Symphorien.
    L’aventure a lieu en 2002 pour Kyoung Jun. Alors qu’il pratique le football à l’université (il existe des championnats universitaires de bon niveau en Corée à l’image du basket américain), il a l’occasion d’effectuer un test au FC Metz. Sur les cinq joueurs proposés par la fédération sud-coréenne, deux retiennent l’attention des techniciens du centre de formation messin : Ou et Kang*. Ceux-ci rejoignent donc immédiatement les effectifs du Club à la Croix de Lorraine. Sous forme de stage d’un an, pour commencer, puis en empruntant le cursus classique. Bientôt âgé de 20 ans, Ou arrive au terme de sa formation. Il entre dans une période où il est important de faire ses preuves afin de passer le cap vers le monde pro. Ces quelques minutes de jeu à Nice (il est entré à la 82ème) lui ont donné un bel aperçu du chemin qu’il lui faut encore parcourir : « Tout va plus vite et les joueurs sont plus costauds physiquement. Avant le match, j’ai fait des efforts pour me concentrer au maximum. J’ai encore besoin de progresser, mais pour cela j’ai besoin de plus de temps de jeu. J’en ai assez d’être arrêté. Cela m’est souvent arrivé depuis cinq ans. » En raison d’une blessure récurrente à l’épaule, Ou a en effet passé beaucoup de temps derrière la balustrade à regarder jouer ses collègues.
    Cette saison, c’est sans doute majoritairement en CFA qu’il portera le maillot grenat. José Pinot, qui dirige l’équipe B, l’a actuellement sous ses ordres. « C’est un travailleur, indique-t-il. Il est athlétique et a une technique intéressante. Le poste où il s’exprime le mieux est milieu offensif, dans le couloir droit. Il peut ainsi faire parler sa vitesse et sa capacité à répéter les efforts est précieuse lorsqu’on doit remplir ce rôle. Dans son positionnement par rapport au jeu, ses déplacements et son rapport avec ses coéquipiers, il doit encore progresser. Il sera meilleur lorsqu’il jouera avec les autres. » Pour cela, il faut déjà qu’il joue tout court. Donc, espérons-le pour lui, qu’il soit débarrassé de ses soucis physiques. Actuellement, son épaule ne le gêne plus du tout. Les conditions de son épanouissement sont donc réunies. Cela a pris du temps, mais Ou a fait son nid.

    *  En été 2006, Kang a dû retourner en Corée du Sud afin d’y effectuer son service militaire. Celui-ci dure deux années. Il est prévu qu’il retourne au FC Metz une fois cette obligation remplie. Ou a, de son côté, bénéficié d’une échappatoire qui n’existe plus aujourd’hui. A l’époque, les garçons partis à l’étranger n’ayant pas bouclé le cycle scolaire du collège étaient exemptés.

    Le groupe pour Metz-Aarau

    Les Messins affrontent en match amical l’équipe suisse d’Aarau, jeudi à 19h à Mamer (Luxembourg). Voici le groupe constitué par Francis De Taddeo à cette occasion.
    Le groupe : Marichez, Ebede – Bassong, Bong, Cubilier, Delhommeau, Diop, C. Gueye, Leoni, Strasser – Agouazi, Bessat, Ou, Pouye – Aguirre, Baldé, Cissé, Effa, Françoise
    Julien François, touché au genou, est ménagé par précaution.
    Flavien Belson profite de cette semaine sans compétition pour travailler sur le plan musculaire.
    Jeff Strasser, en stage avec la sélection luxembourgeoise, fera un crochet pour participer à une mi-temps du match amical des Grenats.
    Dans les buts, Christophe Marichez participera à la rencontre. Pierre Ebede sera quant à lui titularisé en CFA ce week-end contre Auxerre.
    Sont en phase de reprise avec Jeremy Moureaux : Vivian, Renouard et Thomas.
    A l’arrêt : Diakité, B. Gueye, Barbosa et Cardy

    (R.L.) : Metz : apprendre l'efficacité

    Au tiers révolu du championnat, le FC Metz s'en va se jauger aux Suisses du FC Aarau avec une préoccupation d'avant-saison. Lourd de sens...

    Tout le monde ne meuble pas la trêve internationale quasi mensuelle en disputant des matches amicaux, au cœur d'un automne déjà bien chargé. Le FC Metz, si. Il en a besoin. Mais il connaît le prix du risque : en octobre, Metz s'était ridiculisé à Sedan (Ligue 2) en s'inclinant dans les grandes largeurs (4-1) deux jours après avoir péniblement dominé les modestes luxembourgeois de Hamm, à Villerupt (2-1). Un mois plus tard, les Lorrains s'y recollent quand même, cette fois en se mesurant aux Suisses du FC Aarau, à Mamer, banlieue ouest de Luxembourg (19 h). Et si les choses tournaient encore au vinaigre, cinq jours après la neuvième défaite de la saison, face à Lens, qui a renforcé le statut de fidèle dernier de Ligue 1 du promu lorrain ? « C'est sûr, il ne faudrait pas ajouter du doute au doute », reconnaît Francis De Taddeo. Dans le doute, donc, l'entraîneur messin ne s'est pas abstenu, estimant que l'ampleur du travail qui attend son équipe méritait ce nouveau recours aux travaux pratiques. Au tiers révolu du championnat, le FC Metz prend donc l'autoroute du Grand-duché escorté de préoccupations habituellement estivales : « Tester des associations », « être efficace », « donner du temps de jeu » à ceux qui en ont besoin, selon les plans fixés par Francis De Taddeo. Un tel programme, mi-novembre, en dit long sur les déboires d'une équipe décimée et en panne de réalisme. Sans ses internationaux, dont Daniel Gygax, Miralem Pjanic et Momar N'Diaye, mais avec Jeff Strasser libéré par Guy Hellers afin de disputer quarante-cinq minutes de jeu à l'avant-veille de Pays-Bas - Luxembourg, Metz ne préparera pas tout à fait l'équipe appelée à l'exploit, le 24 novembre, à Marseille. Sans Julien François, blessé, sans Flavien Belson qui repasse par la case « travail musculaire », quelques semaines à peine après son retour à la compétition, la réelle projection à exercer ce soir en direction du prochain match de championnat se situera en défense où, devant Christophe Marichez, Jeff Strasser devrait débuter aux côtés de Malick Diop. Quid de Sébastien Bassong ? « Il fait partie de ceux qui doivent souffler, qui a besoin de relâcher tant physiquement que psychologiquement », prévoit Francis De Taddeo. Quand Strasser a quitté ses partenaires sur blessure, Metz évoluait encore avec trois défenseurs centraux. Deux mois plus tard, la donne a changé.
    Accessoirement, mais l'est-ce tant que ça dans sa situation, Metz tentera de gagner un match. En l'occurrence, il s'y efforcera au détriment du FC Aarau, cinquième du championnat de Suisse disputé par dix équipes, vainqueur de Neuchâtel Xamax le week-end dernier, et dont l'entraîneur-adjoint est le Luxembourgeois Jeff Saïbene. « Une victoire permettrait de passer une semaine sinon sereine, en tout cas un peu plus souriante », suppose Francis De Taddeo. Plus personne, cependant, n'ira parier là-dessus. Le groupe messin. Marichez, Ebede - Bassong, Bong, Cubilier, C. Gueye, Leoni, Strasser - Agouazi, Bessat, Delhommeau, Pouye - Aguirre, Baldé, Cissé, Effa, Ou, Françoise.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : un entraînement, en matinée. Aujourd'hui : match amical contre Aarau, à 19 h, à Mamer (lire ci-contre). Demain : une séance d'entraînement à 10 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Lens (14e journée de Ligue 1) samedi 10 novembre, 1-2. Prochain match : Marseille - Metz (15e journée de L1) samedi 24 novembre à 20 h. A suivre : Metz - Auxerre (16e journée de L1) samedi 1er décembre à 20 h.
    A l'infirmerie. Touché au genou, Julien François ne jouera pas, ce soir, à Mamer. Sébastien Renouard et Milan Thomas sont en phase de reprise ; Cédric Barbosa, Julien Cardy et Babacar Gueye poursuivent leur convalescence.
    Suspendu. Aucun.
    En sélection. Luis Delgado (Angola), Daniel Gygax (Suisse), Miralem Pjanic (Bosnie Espoirs), Momar N'Diaye (Sénégal Espoirs), Joslain Mayebi (Cameroun Espoirs). Jeff Strasser a obtenu un bon de sortie de la sélection luxembourgeoise pour rejoindre ses partenaires messins cet après-midi à Mamer.
    L'info du jour. Sans surprise, il ne sera pas donné suite à l'essai de Mamadou Diop, attaquant de vingt-trois ans arrivé à Metz mardi. « Ce n'est pas le type de joueurs que nous recherchons, explique Francis De Taddeo. Ce profil-là, nous le possédons déjà. »

    100 jeunes lorrains à Saint-Denis

    A l'initiative de la Ligue de Lorraine, une centaine de jeunes de la région assisteront vendredi au match France - Maroc. En liaison avec les municipalités de Metz et Nancy, sous la houlette de Mouss Malek, nommé il y a peu animateur des actions citoyennes à la LLF, les jeunes seront invités à découvrir l'ambiance du Stade de France. Il s'agit, pour la ville de Metz, de 80 jeunes (licenciés et non licenciés) issus des clubs de l'ESAP, CO Metz Bellecroix, ES Metz, La Patrotte ainsi que de l'Ecole des Sports ; pour la ville de Nancy, de 20 jeunes principalement issus du club du Haut du Lièvre.

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    November 14

    Sic transit gloria mundi...Occupons nous des autres, puisque l'on ne sait s'occuper de nous même !

    (R.L.) : Cubilier : « Un club à sauver »

    Touché par la défaite concédée face à Lens, Eric Cubilier rejette l'idée du renoncement. Dans un climat où tout invite à la morosité, le défenseur recadre les choses : « Nous avons un club à sauver ».

    Eric, répondre aux questions des journalistes ne doit pas être l'exercice le plus agréable pour vous ces temps-ci... « Il faut assumer. Si nous étions parmi les premiers au classement, on se battrait peut-être pour parler. Après les deux résultats nuls contre Nancy et Toulouse, nous avons répondu aux questions que l'on a pu nous poser. Ce n'est pas parce que nous avons perdu contre Lens qu'il faut changer d'attitude ».• Justement, comment avez-vous vécu ce dernier match, samedi, à Saint-Symphorien ? « On s'est créé quelques occasions en première période, mais nous n'avons pas réussi à ouvrir la marque. Une fois de plus. Avec un peu plus d'expérience et de vice, peut-être que... »
    • Votre prestation a été marquée par cette intervention sur le centre de Pieroni amenant le premier but lensois. Qu'est-ce qui se passe dans votre tête à cet instant ? « Je m'en veux, évidemment... Sur le coup, je pensais que j'avais gêné Christophe (Marichez), mais non, j'ai revu les images et en fait j'arrive derrière lui. Si je ne tacle pas, il y a but quand même, puisque Monterrubio est sur la trajectoire du ballon. Là, c'est moi qui le lui donne indirectement en l'envoyant sur le poteau. Sur le moment, ça fait mal. Et puis j'étais nerveux, je ne sais pas pourquoi, mais je n'étais pas bien dans ce match. »
    • D'où vos mots à la mi-temps, devant la caméra, lorsque vous évoquez "un mauvais match"? « Non, je ne parle pas de ça, mais de mon comportement avec Flavien (Belson).
    A un moment je lui ai gueulé dessus, je n'aurais peut-être pas dû agir comme ça. J'espère qu'il ne m'en veut pas. Quand à mon expression, "mauvais match", c'était surtout une réaction à chaud, une façon de rappeler qu'il faut être deux pour proposer quelque chose de correct. Or, en première mi-temps, Lens n'était pas là pour jouer. » • Le public messin n'a que très peu manifesté son mécontentement. N'y voyez-vous pas une forme d'indifférence, pire, de la résignation ? Ne trouvez-vous pas cela inquiétant « Je ne sais pas. En tout cas, ils nous ont encouragés et ils ont du mérite. Il fait froid, le mec vient au stade, paye sa place... Et nous, on perd une nouvelle fois. Ça m'emmerde. »
    • Vous êtes arrivé à Metz il y a à peine plus de deux mois, sous forme de prêt. Dans ces conditions, se sent-on vraiment impliqué ? « Mais complètement ! Je ne suis pas venu pour passer une année de vacances. J'ai la chance d'être ici, je pourrais être en Ligue 2 à Nantes. »
    • Où votre dernière saison offre beaucoup de points communs avec celle que vous vivez au FC Metz... « C'est plus compliqué aujourd'hui, au niveau comptable, je précise. A la trêve, l'an passé, Nantes avait dix-neuf points. Mais ce n'est pas dans mon tempérament de lâcher. »
    • La suite des événements, vous l'imaginez comment ? « Difficile. Pour notre moral, ce serait bien de ramener un petit quelque chose de Marseille. Mais je crois qu'il ne faut pas commencer à penser à tous les matches qui nous attendent. Il y a déjà un match amical contre Aarau, jeudi. Ce sera l'occasion de retrouver un peu de sérénité. Nous en avons besoin. Aujourd'hui, la défaite de Lens fait encore un peu mal. Il faut surtout éviter de paniquer. Les rumeurs de départs à la trêve, le projet 2010, tout cela ne doit pas nous faire oublier l'essentiel : nous, nous sommes là pour jouer et nous avons un club à sauver. »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 9h30. Demain : match amical contre Aarau (19h, à Mamer, au Luxembourg).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz — Lens (14e journée de Ligue 1), samedi 10 novembre, 1-2. Prochain match : Marseille — Metz (15e journée de L1), samedi 24 septembre à 20h. A suivre : Metz — Auxerre (16e journée de L1), samedi 1er décembre à 20h ; Saint-Etienne — Metz (17e journée de L1), samedi 8 décembre à 20h.
    A l'infirmerie. Milan Thomas et Sébastien Renouard sont en période de reprise. Malade ce week-end, Laurent Agouazi a repris, mais il s'est entraîné à l'écart du groupe. De retour avec ses coéquipiers, Matheus Vivian a quitté la séance avant son terme en raison d'un coup reçu sur le pied. « Rien de grave », dixit son entraîneur.
    Suspendu. Aucun.
    En sélection. Jeff Strasser (Luxembourg), Momar N'Diaye (Sénégal espoirs), Daniel Gygax (Suisse), Joslain Mayebi (Cameroun espoirs), Miralem Pjanic (Bosnie espoirs). Luis Delgado rejoindra pour sa part la sélection angolaise à compter de jeudi.
    L'info du jour. Un attaquant de 23 ans est à l'essai depuis hier. Passé par Troyes et Le Havre, où il a effectué sa formation, Mamadou Diop s'est entraîné hier matin avec le groupe de Francis De Taddeo. Sans club cette saison, il évoluait auparavant à La Gantoise (Belgique).

    Platini : les enfants contre la violence

    Le président de l'UEFA Michel Platini a proposé hier de lutter contre la violence dans les stades de football en obligeant les supporteurs à s'y rendre accompagnés d'un enfant, dans une interview au quotidien Il Giornale.
    « J'ai une idée. Obliger tous, je souligne tous les spectateurs qui entrent dans un stade à se présenter avec un enfant. Ce serait le meilleur antidote, idéal, les gens compteraient jusqu'à dix avant d'élever la voix ou les mains », a déclaré Platini. Pour le président de l'UEFA, le supporteur qui ne respecte pas la loi « doit finir en prison, non pour deux mois, mais pour deux ans, et ne jamais plus entrer dans un stade ». « Le calcio n'est pas une décharge d'ordures pour personnes déprimées ou réprimées. Les casseurs ne sont pas les propriétaires du football ou des stades », poursuit-il.
    Pour Michel Platini, les violences dans les stades ne sont pas liées directement au football mais représentent un problème social, les Italiens vivant de manière exacerbée leurs passions. « Je pense que l'Italie traverse un moment difficile et que le problème n'est pas lié au football mais qu'il est de nature sociale. Un exemple : si je fais une blague sur un footballeur italien ou une partie de votre Championnat, c'est tout de suite la guerre, la rébellion contre mes propos, la France déteste l'Italie, finissons-en avec ces Français suffisants », poursuit Michel Platini.
    « Vous vivez une pression exagérée et exaspérée [...], la presse, la télévision, les gens ordinaires, les hommes politiques. La passion ça va mais jusqu'à une certaine limite », conclut l'ancien joueur de la Juventus.

    (Site officiel FC Metz) : Un attaquant à l’essai

    Les Messins, privés de leurs internationaux, avaient une séance au programme mardi. Une nouvelle tête figurait parmi eux.

    Momar N'Diaye (Sénégal espoirs), Joslain Mayebi (Cameroun espoirs), Miralem Pjanic (Bosnie espoirs) et Daniel Gygax (Suisse) ont rejoint leurs sélections respectives. Luis Delgado partira jeudi pour retrouver celle de l'Angola.

    Mardi matin, le reste du groupe messin s'est réuni pour l'unique séance du jour. Mamadou Diop, un attaquant formé au Havre et notamment passé par Troyes et La Gantoise, était de la partie. Il effectue quelques jours d'essai au sein de l'effectif mosellan.

    Laurent Agouazi, grippé samedi, a quant à lui repris la course. Et Julien François, touché au genou, a du écourter sa séance. Rien de grave, toutefois à priori pour le numéro cinq.

    L’évolution pro du soccer

    Une délégation de la Fédération de ‘Soccer’ du Québec est venue passer quelques jours à Metz dernièrement. L’objectif : faire un point sur les possibilités de développement du partenariat noué avec le FC Metz voici deux ans.

    Cela ne peut plus échapper aux amateurs du club messin, l’ouverture vers l’étranger fait partie intégrante de la philosophie du Centre de Formation des Grenats. Bien que composé d’une majorité de joueurs du sérail, celui-ci accueille depuis plusieurs saisons des éléments provenant d’horizons parfois lointains. On a beaucoup parlé ces derniers temps de Chengdu. Sébastien Muet, responsable de la préformation et coach des 14 ans, va d’ailleurs très prochainement y séjourner afin de superviser les différentes équipes et donner une formation aux cadres de l’établissement chinois. Mais il existe d’autres connexions.
    La Fédération de Soccer du Québec, qui s’est rapprochée voici deux saisons du FC Metz, est par exemple passée par la Lorraine la semaine dernière. Dino Madonis, le président, Brigitte Frot, la secrétaire générale et Francis Millien, le responsable technique, ont fait connaissance avec les hommes et les infrastructures du Club à la Croix de Lorraine. Avant d’évoquer l’avenir. « Nous sommes très 
    satisfaits de ce partenariat,
    indique Madonis. Metz est un club réputé en France pour sa formation, il fait partie des meilleurs dans ce domaine. » Pour le moment, le club messin compte deux joueurs québécois dans ses rangs : Abdoulaye Sylla (né en 1992) et Sean Rosa (né en 1989) : deux attaquants.
    Si le second, ayant atteint sa majorité, peut être aligné avec les moins de 18 ans cette saison, le premier ne peut pas évoluer dans les différentes compétitions officielles. Les règlements FIFA interdisent en effet aux mineurs originaires des pays extra communautaires de rejoindre un club français. Des demandes d’assouplissement de ces conditions de transferts ont été formulées. En attendant, les possibilités de développement existent. « Nous envisageons d’organiser un tournoi à Montréal, indique Philippe Gaillot. Pourquoi pas avec l’équipe d’Ontario et le club d’Everton, qui sont également liés par un partenariat ? De plus, nous nous proposons d’accueillir une sélection de la fédération du Québec pour un stage de préparation. » L’un des objectifs, à terme, du ‘centre élite’ de la fédération québécoise est d’offrir à ses jeunes pousses un accès au football professionnel. En traversant l’Atlantique pour rejoindre Metz, ou en intégrant l’ ‘Impact’ de Montréal. Le club est actuellement engagé au sein de la première division des ‘United soccer leagues’. Un niveau inférieur à la ‘Major League Soccer’, le championnat des Etats-Unis auquel le Toronto FC participe depuis une saison. L’Impact espère obtenir une ‘franchise’* prochainement et ainsi rejoindre cette compétition plus relevée. Les footballeurs en herbe auraient ainsi, au Québec, une véritable chance de vivre de leur passion. Et le FC Metz ne sera jamais mécontent d’en accueillir les meilleurs éléments.

    * Comme en NBA, il faut acquérir une ‘franchise’ pour pouvoir évoluer au sein de la MLS. Il n’y a pas de système de montées/descentes. Actuellement composée de 14 équipes, la MLS se divise en deux ‘conférences’ : Est et Ouest, dont les meilleures formations s’affrontent en ‘play-off’.

     Abdoulayesylla2007Michelplatini2007