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日志


11月30日

Où ils veulent, quand ils veulent...En veulent-ils, seulement, certains ?

La petite phrase du jour : «Manque de caractère, de dynamisme, de percussion, d'équilibre, d'harmonie et échec de l'amalgame entre les jeunes, qui devaient montrer des capacités, et les anciens»…..de J.M.Furlan à propos du RC  Strasbourg ! Les Messins ne sont pas les seuls à se poser des questions !

outuveuxquandtuveuxrépudimanche2008

Après le match nul de Metz à Nîmes en ligue 2 Où tu veux, quand tu veux !

Le doute n'existe plus : Metz est une équipe fantasque, capable dans la même quinzaine et parfois dans le même match de se sublimer ou de chanceler, suivant le contexte.

La vie est mal faite. Celle d'un footballeur de Ligue 2, en particulier, qui doit en passer par Clermont-Ferrand ou Nîmes pour exercer sa pénible condition. Alors, parfois, il a droit à quelques friandises, à Lyon pour le rappeler aux parfums des grands soirs, ou dans un derby du lundi contre un vieux voisin alsacien. Ainsi, coup sur coup, Metz vient de s'en aller surprendre le septuple champion de France et le pays entier par la même occasion, à Gerland, en Coupe de la Ligue, avant d'assurer le spectacle, et trois points dans la course vers l'élite, face à Strasbourg. Sur ce, bien sûr, les Messins aimeraient que ne durent que les moments doux, car ils sont comme tout le monde.

REPORTAGE

Mais comme la vie est mal faite, il faut retourner à l'usine, le vendredi soir. Habit de gala troqué contre bleu de chauffe, les mains dans le cambouis ou les pieds dans la boue, le joueur messin ­ le pauvre ­ perd de sa superbe, comme s'il n'aimait pas qu'on ne le regarde pas. Une semaine après avoir sombré corps et biens en Coupe de France à Créteil, actuel pensionnaire du National (la troisième division), les Messins ont frôlé la correctionnelle à Nîmes, futur pensionnaire du National (1-1). Donc, en ce qui concerne le National, le prétendant à la remontée en Ligue 1 n'affiche pas une belle et grande aisance.
S'ils avaient voulu aller dans le sens du constat selon lequel, pour résumer, ils choisissent leurs matches en fonction du décorum et du prestige, les Messins ne s'en seraient donc pas pris autrement qu'en renonçant à gagner, avant-hier soir, dans le fief peu engageant de l'incontestable dernier du classement. Il y a sans doute là une part d'inconscient, mais pas que. Le non-match livré à Créteil a révélé l'humeur mauvaise de quelques-uns, contrariés de n'avoir pas été de la fête, à Lyon, contre Strasbourg.

L'application de Johansen

Cet oubli des vertus collectives suscite quelque perplexité, dans la perspective du long combat de la remontée. Sur la question, l'avis d'Yvon Pouliquen n'est pas tranché : «Il y a un peu de ça, dit-il à propos de l'influence du contexte sur le comportement de ses joueurs, mais il y a aussi la nature de l'opposition fournie. Lyon, par exemple, ne serait revenu que par le jeu. Nîmes, comme Clermont avant, y est parvenu par un impact physique face auquel nous perdons nos moyens. Depuis quelques semaines, nous avons un réel problème à gérer les temps forts de notre adversaire.»
A Nîmes, les mêmes Messins qu'à Gerland ou dans le derby de l'Est, à peu d'unités près, ont en effet été incapables de conserver leur constance initiale dans un jeu porté vers l'avant, posé, réfléchi, et payant dès le premier quart d'heure. A la longue, l'absence de Julien Cardy, suspendu, a probablement pesé, l'application du seul Pascal Johansen ne suffisant pas à rétablir l'ordre et le calme. «Nous voulons aller trop vite, constate l'entraîneur messin. En deuxième mi-temps, nous brûlons les étapes en cherchant d'emblée la passe décisive. Or, depuis le début de saison, nous avons rarement marqué autrement qu'en construisant. » Yvon Pouliquen maintient donc sa promesse d'être «encore plus sur le dos » de ses joueurs. Il se refuse en revanche à considérer le rythme actuel de son équipe comme insuffisant : «Nous avons pris trois points contre Strasbourg, un à Nîmes, je ne serai pas inquiet si nous en prenons trois contre Angers. » Reste à savoir comment les Messins perçoivent la venue d'une équipe classée sixième.

Cfa Metz s'en tire bien

SAINTE-GENEVIÈVE - FC METZ : 0-0

Arbitre : M. Simon. Le FC Metz continue sa traversée du désert loin de ses bases. Un second misérable point glané à l'extérieur. «La seule bonne nouvelle, c'est qu'on n'encaisse pas de but depuis trois rencontres. Pour le reste, on ne peut qu'être satisfait du résultat. L'objectif était de ramener des points. C'est chose faite.» Réaliste, José Pinot. Le seul fait marquant de la première période fut donc le démarrage en trombe des Mosellans. Les coéquipiers de Benoît Patin dominaient les débats pendant vingt-cinq minutes avant que les Parisiens ne rétablissent, peu à peu, l'équilibre à la demi-heure de jeu. La reprise marquait enfin le vrai début de cette rencontre. Zimmer tentait sa chance de loin, mais sa frappe était captée sans aucun souci par Caleiras (49e). Débordant sur le côté gauche, Bessat l'imitait après l'heure de jeu mais le portier parisien sauvait les siens d'une claquette (66e). Erkiki, du gauche, obligeait Ruffier à détourner son tir en corner (53e). Diagouraga lançait pour sa part Ekie à la limite du hors jeu, mais Siebert, du pointu, avortait le contre (58e). Sous pression, la défense messine cafouillait mais pouvait compter sur son gardien pour veiller au grain. Garçon, lancé sur le côté gauche par Diagouraga, filait seul au but mais son face à face avec Ruffier tourna à l'avantage de ce dernier qui lui chipait le cuir dans les pieds (79e). Une dernière claquette du portier mosellan face au centre tir de K. Erkiki mettait définitivement fin aux espoirs franciliens. Décidément, le FC Metz s'en sortait bien !

Desumer2008

 Football ag de la ligue : Bernard Desumer : «Créer une dynamique collective»

 La Ligue de Lorraine va poursuivre son effort de modernisation. Le plan d'action 2009-2012 dévoilé hier matin par son président ne manque assurément pas d'ambition. Une bonne habitude.

Le football de grand papa n'est décidément plus qu'un vieux souvenir. Il n'est plus question de gérer aujourd'hui des dizaines de milliers de licenciés à l'emporte-pièce. La Ligue de Lorraine de football et son président Bernard Desumer l'ont compris depuis longtemps. Et bien plus vite que bien d'autres ligues en France, bien plus vite aussi que dans bien d'autres disciplines. Souvent à la pointe du «combat», les Lorrains ont encore placé la barre un peu plus haute, cette fois, à l'occasion de l'assemblée générale qui s'est tenue hier matin à Tomblaine, à la maison des sports. Thème central de la réunion : le plan d'action de «l'olympiade» qui vient de débuter.

Bernard Desumer, d'où sort ce projet ? «Nous avons effectué tout un travail préparatoire. D'une part avec les élus. Nous avons par exemple organisé un séminaire avec les membres du bureau. Et aussi avec les salariés de la Ligue, en tenant compte des responsabilités de chacun. Nous sommes rentrés dans les détails. Nous avons défini toutes les actions que nous allons entreprendre, nous nous sommes fixé des objectifs, nous avons établi un échéancier, nous avons enfin défini des budgets. Devant les clubs, j'en ai exposé la synthèse, les éléments qui nous paraissaient les plus significatifs.»
Le premier projet, ce sera la création d'un centre technique régional. «Nous n'avons pas d'outil de travail depuis que nous avons quitté la Madine. Et ce n'est pas normal. Nous devons trouver des clubs ou des villes qui veulent bien nous accueillir lorsque nous organisons des stages ou lorsque nous réunissons des sélections. Je suis bien conscient de la difficulté de trouver la solution, d'autant que la conjoncture n'est pas facile. Mais nous allons nous y atteler.»
Vous prévoyez également une rénovation de votre siège ! «Nous sommes arrivés à Champigneulles voilà quatre ans. Nous n'y avons pas fait de travaux. On a souhaité nous installer, observer ce qui allait et ce qui n'allait pas. Et maintenant, nous allons rénover en fonction de nos besoins.»
Autre chantier, l'embauche de nouveaux collaborateurs, avec des missions bien précises. «Deux nouveautés en effet. La première, c'est le recrutement d'un assistant juridique. C'est devenu une nécessité. L'Alsace, par exemple, l'a fait avant nous. Il y a un vrai travail de formation des élus et des membres de commission à opérer. Il nous faut veiller aussi à la légalité de nos décisions et de nos règlements et assurer une veille juridique pour nos clubs. La deuxième, c'est l'arrivée d'un cadre technique pour le football féminin. L'objectif, c'est de multiplier par deux les effectifs au cours des deux prochains mandats. Claire Lefebvre nous a rejoints. Elle aura les moyens de mener sa tâche.»

«Comme une entreprise»

Vous avez aussi en projet d'améliorer la qualité professionnelle de vos collaborateurs. «C'est une politique de gestion des ressources humaines qui doit nous permettre de créer les conditions d'un bon climat social, qui soit motivant. Nous voulons donner à chacun les outils pour évoluer. Un exemple : en France nous sommes en retard sur l'Allemagne. En Rhénanie-Palatinat, j'ai découvert qu'il n'y avait plus de feuille de match. Tout est informatisé. Nous devons nous préparer à tout ça.»
Vous envisagez aussi une certification ISO 9000 ! «En tous les cas, nous allons entreprendre la démarche. Le but, c'est de nous rendre plus efficaces dans tout ce que nous faisons.»
Vous ne gérez plus une ligue, mais une PME ! «Mais c'est une PME ! Nous avons un chiffre d'affaires de trois millions d'euros. Nous devons gérer tout cela comme une entreprise. Nous devons passer d'une culture associative à une culture d'entreprise. Nous devons répondre aux besoins de nos licenciés, être réactifs, et financer nos actions. Nous allons d'ailleurs développer notre politique partenariale. Trouver des nouvelles ressources auprès des entreprises de notre région. Aujourd'hui, c'est déjà 150 000 euros de recettes dans ce domaine.»
Ce projet, pour conclure ? «Notre objectif, c'est de fixer un cap. C'est une source de motivation pour tout le monde. Ça crée une dynamique collective.»

11月29日

Encore raté !!!!! Metz n'y est pas au niveau mental....Ite missa est ?

La petite phrase du jour : « Metz, aussi peut sortir le mouchoirs !des points perdus, parce que, mentalement, les joueurs n’y étaient pas ! Des points qui risquent de manquer à la clôture des comptes, au mois de Juin ! Les dirigeants et les supporter pourront alors pleurer des larmes de crocodiles : il manque du caractère et du tranchant dans cette équipe !!! »

(Quotidien Le Parisien)Plainte contre Ribéry et l’OM : une histoire qui expliquerait pourquoi le FC Metz n’a encore rien touché du transfert en question ….

BRUNO HEIDERSCHEID, ancien agent luxembourgeois de Franck Ribéry, a déposé plainte pour faux et usage de faux et escroquerie au jugement » auprès du procureur de Marseille fin octobre. Cette action judiciaire vise le meneur de jeu français du Bayern Munich, ses agents Alain Migliaccio et Jean-Pierre Bernès, Pape Diouf et Julien Fournier, dirigeants de Marseille, ainsi que le club de l’OM en tant que personne morale et l’avocat Jean-Jacques Bertrand. Le magistrat marseillais a demandé à la brigade financière de la PJ de Marseille d’ouvrir une enquête qui vient juste de débuter. Pour Bruno Heiderscheid, les preuves fournies par la partie adverse devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne en novembre 2007, celui-ci devant statuer sur la rupture du contrat le liant à Ribéry, seraient des faux. Il reprocherait aussi une collusion entre l’OM, les agents de Ribéry et Me Bertrand. Par ailleurs, une plainte devant la Fifa a été également déposée par Bruno Heiderscheid en 2007 contre Migliaccio et Bernès pour « débauchage de joueur et violation des règlements Fifa en matière de transfert ». « Tout ceci m’est égal, répond Alain Migliaccio, l’agent de Ribéry. Nous allons déposer plainte à notre tour contre lui pour harcèlement. » Egalement contactés, Jean-Jacques Bertrand ainsi que Pape Diouf disent n’avoir « aucun commentaire à faire ».

(Quotidien l’Equipe) Ça n’avance pas !

NÎMES

C’EST DÉSORMAIS dans la peau d’ex-meilleure équipe à l’extérieur que Metz patiente au pied du podium, doublé dans ce classement spécifique par Boulogne, là aussi. Avec ce nul ramené des Costières, chez une lanterne rouge qui n’en finit plus de stagner, la bouteille est plutôt à moitié vide. Pendant une demi-heure seulement, le prétendant à l’accession a assumé son rôle. Une entrée en matière réussie avec les ingrédients qui en ont fait une équipe difficile à manœuvrer : de la rigueur derrière et une capacité à aspirer l’adversaire pour se projeter très vite vers le but de Puydebois. Dès la douzième minute, Johansen, pour sa seconde apparition de la saison seulement, avait d’ailleurs mis en pratique cette solide entrée en matière. À l’origine, un bon boulot de Renouard dans le couloir droit qui s’amusait avec Zarabi avant de servir Cissé, esseulé dans la surface. Le centre en retrait de l’attaquant était parfaitement repris du plat du pied à l’entrée de la surface. « On est presque trop bien rentrés dans cette rencontre que l’on craignait énormément », relate le buteur, dont l’entorse à la cheville qui l’avait éloigné des terrains en début de saison n’est plus qu’un mauvais souvenir.

Face à une formation inhibée par le contexte de la rencontre, entre le dépôt de plainte des groupes de supporters dans la semaine  contre Malm et Cissé et l’accueil glacial sous les sifflets, les Nîmois auront mis une demi-heure à oublier leur inhibition.

« Quand on voit le contexte et le terrain, je trouve que l’on fait une très bonne production. Mais on a montré que l’on avait beaucoup de ressources morales », constatait Kebe. Pendant un quart d’heure, après le cinquième but en Championnat de Kébé en ciseau, sur un corner à la rémoise prolongé de la tête par Malm, les Crocos ont donné l’impression de pouvoir enfin mener au score aux Costières, pour la première fois de la saison. Mais la succession d’opportunités gâchées jusqu’à la pause (38e, 39e, 42e) n’aura servi qu’à se remettre la majeure partie du public dans la poche. La suite, dans cette rencontre cadenassée et très pauvre en occasions

de but, ne fut qu’un combat obscur au milieu de terrain. Si ce n’est un coup franc de chaque côté, Martin puis Mostefa côté nîmois (62e) et la réponse immédiate de Mendy, dont la tête filait à côté (65e), le nul traduisait bien la teneur des débats. L’entrée de Chapuis (75e), pour ses premiers pas sur un terrain depuis le 22 août, ne changeait pas une issue qui ne satisfaisait finalement personne.

L’HOMME CLÉ : M. MOSTEFA (Nîmes)

Dans ce match sans relief, l’abattage du récupérateur a été précieux pour les Nîmois, qui ont su répondre à l’impact physique de leurs adversaires. Mostefa a su bonifier les nombreux ballons gagnés dans l’entrejeu.

RÉACTIONS

Jean-Luc VANNUCHI (entraîneur de Nîmes) : « C’est un bon point pris à l’extérieur. Je suis satisfait pour les garçons dans les conditions compliquées. Le contenu est de plus en plus intéressant, même s’il nous manque un petit truc. »

Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « On a perdu le fil du match après les trente première minutes. Quand ça devient trop facile, il y a un relâchement inconscient. Ce n’est pas la première fois que ça nous arrive. C’est dommage que l’on n’ait pas su les enfoncer complètement. »

7 458 spectateurs. Arbitre : M. Poulat. Buts.- NÎMES : B. Kébé (35e) ; METZ : Johansen (12e). Avertissements.- Nîmes : Zarabi (43e) ; Metz : Chrysostome (74e).

NÎMES : Puydebois – Roumégous, Poulain, S. Sankharé, Zarabi – Maisonneuve, Mostefa, B. Kébé, Al. Martin (Bayod, 68e) – Collorédo, Malm (Kroupi, 90e+ 1). Entraîneur : J.-L. Vannuchi.

METZ : Ou. Sissoko – Ch. Gueye, Chrysostome, Strasser (cap.), L. Delgado – Johansen, François, Rocchi – Renouard (Barbosa, 82e), P. Cissé, V. Mendy (C. Chapuis, 75e). Entraîneur : Y. Pouliquen.

Metz joue  a se faire peurRL2008

 (RL) Metz joue à se faire peur

Incapable de fructifier son avance, Metz a joué avec le feu en relançant son adversaire nîmois. Le match nul constitue un moindre mal, mais la manière interpelle.

Il faudra donc s'habituer à ne rien attendre de tout à fait sûr de la part du FC Metz, capable de se sublimer dans les grandes occasions, comme récemment à Lyon ou face à Strasbourg, mais en difficulté face à présumé plus faible que lui, comme à Créteil il y a huit jours et à Nîmes hier soir. Incapables de fructifier l'avance offerte par un but de Pascal Johansen en début de match, les Lorrains ont au contraire laissé la lanterne rouge de Ligue 2 se refaire une santé, dans un climat pourtant tendu en plus d'être glacial. Sur le front du championnat, Metz n'a donc pris que deux points au cours de ses quatre derniers déplacements : ce n'est pas exactement le tableau de marche idéal d'un candidat à la montée.
Accueillis par les sifflets de leurs propres supporters et rapidement menés au score, les Nîmois ont donc réussi la double prouesse de retourner leur public et de revenir à hauteur de Metz. Les Lorrains n'avaient pourtant jamais tremblé jusqu'au premier corner concédé à un adversaire justifiant jusque-là son statut de dernier de la classe. Mais ce corner, joué en deux temps par Martin et Maisonneuve, a donc tout changé à l'allure des débats : la reprise victorieuse de Kébé sur la remise de la tête effectuée par Malm (35e) a en effet semblé agir comme un détonateur pour les Nîmois, soudain conscients de la fragilité de la défense messine. Si bien qu'à la pause, Metz ne s'en sortait pas si mal avec ce score de parité.
Comme à Créteil
Comment les Lorrains ont-ils ainsi pu perdre le fil de leur domination ? Maîtres du ballon pendant vingt minutes, ils avaient démarré de la meilleure des façons : en marquant, par Pascal Johansen, servi en retrait par Papiss Cissé, après moins d'un quart d'heure de jeu, comme à Créteil le vendredi précédent, en Coupe de France. Comme à Créteil, ils ont ensuite étrangement laissé l'initiative à leur adversaire, au lieu de chercher à l'enfoncer, sinon sur une nouvelle offensive de Cissé conclue par une frappe enroulée de Renouard, passant à côté du cadre (32e). Et Nîmes, comme Créteil, a bien profité de la soudaine timidité messine pour refaire surface. Le retour sur le terrain n'a pas davantage eu les effets escomptés par Yvon Pouliquen, forcément contrarié devant le spectacle d'une équipe empruntée, passive, et concédant trop de largesses à son adversaire. Sa défense avait certes retrouvé de sa solidité particulièrement mise à mal en fin de première mi-temps, le seul danger survenant peu après l'heure de jeu sur un coup franc de Martin négocié en deux temps par Sissoko, Bayod fraîchement entré en jeu se chargeant heureusement de manquer une occasion en or, seul face au but, sur une passe en retrait de Malm (80e). A l'actif des Messins, pendant tout ce temps, guère plus à signaler qu'un coup franc de Johansen au bout duquel Mendy plaçait sa tête, sans cadrer (65e). C'est peu, bien trop peu, pour un prétendant au trio de tête qui ne rendait jamais visite qu'au constant dernier de Ligue 2.

«Une équipe inconstante»

Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «Au vu de notre première demi-heure, ne prendre qu'un point peut constituer une déception. Compte tenu de la suite, un peu moins. Nous avons perdu le fil, perdu trop de ballons, et permis à Nîmes de reprendre confiance. Nous avons une équipe inconstante, y compris dans un même match, qui fait preuve d'un relâchement coupable quand les choses lui semblent faciles. Le problème, c'est que l'adversaire sait en profiter !»
Jean-Luc Vanucchi (entraîneur de Nîmes) :«C'est un bon point pris face au quatrième, et à l'extérieur, en quelque sorte, vu l'ambiance. Dans ce contexte, j'ai même envie de tirer un grand coup de chapeau aux joueurs.»
Pascal Johansen (buteur de Metz) : «Comme c'est souvent le cas, notre jeu s'est délité. On craignait ce match, nous l'avons presque trop bien entamé. En voulant contrer les Nîmois, nous nous sommes mis en difficulté et nous avons perdu nos principes de jeu. A l'arrivée, le match nul semble équitable, face à une équipe qui a su puiser dans ses ressources.»

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(Site officiel FC Metz) Pas de vaincus à Nîmes

Après deux défaites hors de leurs bases en Championnat, à Brest puis Clermont, les Messins ont stoppé l’hémorragie en ramenant le point du match nul des Costières. Un résultat équitable compte tenu de l’équilibre des débats.

Metz connaît la fébrilité qui a escorté les premières courses, les premières passes et les premières frappes nîmoises en tout début de partie. L’an passé, l’équipe mosellane s’est souvent retrouvée dans cette situation, face au mécontentement de ses propres supporters, en queue de classement. Elle savait l’importance de marquer dès le début. Elle y est parvenue, et sa première demi-heure fut à la hauteur des espérances de son entraîneur.
Accueillis de façon curieuse par le stade des Costières, qui demandait pour moitié des comptes aux dirigeants du club, les Nîmois montraient d’emblée des signes de fragilité. Dominateurs, les Grenats en profitaient pour se créer de belles occasions en déroulant leur jeu. Au cœur de cette bonne période, Pascal Johansen eut le geste juste. D’un plat du pied imparable, il battait Puydebois et marquait son premier but sous les couleurs du FC Metz (0-1, 12°).
Parfaitement engagé, Metz voyait Nîmes revenir peu à peu dans la partie. Il n’y avait toutefois pas de quoi s’inquiéter, les offensives adverses se faisant rares et peu dangereuses. Bien en place, le 4-3-3 messin, idéal pour partir en contre attaque, pouvait lancer ses flèches. Ainsi, Johansen avait l’opportunité de marquer un doublé, mais sa frappe passait au dessus (26°). Puis Renouard était l’auteur d’un superbe enchaînement contrôle orienté – frappe du gauche. Mais la réussite ne vint pas récompenser sa spontanéité (32°).
Dommage, car Metz aurait pu tuer le match et à ce moment là de la partie, il n’y aurait rien eu à dire. Par la suite, les locaux se montrèrent largement plus en vue et méritent amplement de prendre un point. Le tournant de la partie est le geste spectaculaire du numéro onze nîmois Boubacar Kébé. Alors que les siens n’avaient pas encore mis Sissoko en danger, ce dernier égalisait d’une puissante reprise acrobatique (1-1, 35°). Bousculés, les Lorrains atteignaient péniblement la mi-temps sans encaisser de second but, malgré les ardeurs retrouvées du public local. Kebe (36°) puis Colloredo (39°) tiraient à côté, tandis que Cheikh Gueye était l’auteur d’un retour salvateur (41°).
La seconde période fut heureusement bien plus calme dans la surface messine. Kebe, au début ; et Bayot, à la fin, manquèrent tous deux les plus belles opportunités des quarante cinq dernières minutes. Les Messins, quant à eux, s’illustraient par un coup de tête décroisé de Victor Mendy, qui ne trouvait pas le cadre (65°). Beaucoup moins décousu, en raison aussi de l'état de la pelouse, qui s'est dégradée au fil des minutes, le second acte confirmait qu’un score de parité était tout à fait approprié pour clôturer les débats. Cela oblige le Club à la Croix de Lorraine à s’imposer vendredi prochain face à Angers. Une équipe qui ouvre le jeu et marque des buts, comme en témoigne son résultat du soir face à Strasbourg (3-3). Cela nous promet un beau spectacle à Saint-Symphorien !

CFA : Metz une idée à creuser !

Sainte-Geneviève.
12 matches joués. 17e avec 20 points (2v, 2n, 8d). Les trois dernières rencontres : défaite à Besançon (3-1) ; défaite contre Vesoul (2-3) ; défaite à Auxerre (4-0). 11 buts marqués, 20 buts encaissés.
Metz.
13 matches joués. 12e avec 27 points (3v, 5n, 5d). Les trois dernières rencontres : nul à Auxerre (0-0) ; victoire contre Moissy-Cramay (2-0), défaite à Dunkerque (4-1). 11 buts marqués, 16 buts encaissés.
L'enjeu.
Déplacement à Sainte-Geneviève aujourd'hui, réception de Noisy la semaine prochaine : à deux marches de la trêve hivernale, Metz a pour ambition essentielle de soigner ses statistiques. Le résultat de ses deux dernières sorties les a déjà colorées : victorieux de Moissy-Cramay il y a trois semaines (2-0), les joueurs de José Pinot ont poursuivi sur leur lancée en allant décrocher leur premier résultat positif en déplacement, sur la pelouse auxerroise (0-0). Au-delà du gain comptable, l'entraîneur remarque surtout la bonne santé défensive de son groupe, désormais douzième au classement : «Nous n'avons pas encaissé de but au cours de nos deux derniers matches. Si nous poursuivant sur cette voie, on peut envisager des choses. »
L'effectif.
José Pinot enregistre le retour de suspension de Mateusz Siebert et le renfort de trois éléments du groupe professionnel, avec Agouazi, Bessat et Babacar Gueye. La liste des quinze joueurs : M'Fa, Bousbaa, Schmisser, Zimmer, Siebert, Léoni, Patin, Bessat, Agouazi, Bourgeois, Haddadji, N'Diaye, Sommer, Sakho, B. Gueye.
L'avis de l'entraîneur, José Pinot. «Je n'étais pas excessivement désespéré lorsque ça n'allait pas, je ne vais pas devenir excessivement optimiste après deux résultats positifs. Nous n'avons encore rien gagné, mis à part de la confiance. Nous concédons très peu d'occasions, et comme j'ai pu le constater à Auxerre, nous devenons capables d'être constants tout au long d'un match. Nous devenons une équipe difficile à jouer».

Laporte marque des points

OMNISPORTS. Les vingt-sept ministres européens des sports ont signé, hier à Biarritz, une déclaration commune demandant à la Commission européenne «d'étudier la compatibilité d'une proportion minimale de joueurs sélectionnables en équipe nationale avec le droit» de l'UE, a indiqué le secrétaire d'Etat français, Bernard Laporte. Outre ce point très sensible, répondant dans une certaine mesure à la règle du 6+5 réclamée par certains acteurs du football (un minimum de six joueurs nationaux sur le terrain) mais contraire aux règles communautaires sur la libre circulation des travailleurs, les vingt-sept sont également tombés d'accord pour créer dès 2009 un cadre de consultation avec le CIO et le mouvement sportif à l'intérieur de l'UE, et réfléchir à un système de double formation éducative et sportive.

11月28日

Prendre le taureau par les cornes et se méfier du mistral qui souffle là-bas !

La petite phrase du jour : « Arrêter de verser des larmes de crocodiles, tout donner, hausser son col, neumClin d'oeil, prendre trois points et poser le pied sur le podium, le reste, on-s’en-fout ! »

Eric Poulat 2008

(Quotidien l’Equipe) ARBITRAGE : POULAT, LE RETOUR. – Après avoir passé avec succès ses tests physiques, mi-novembre, Éric Poulat doit retrouver les terrains ce soir à l’occasion du match de L 2 entre Nîmes et Metz. La semaine prochaine, l’arbitre dirigera Bastia - AC Ajaccio. L’arbitre français, qui avait officié durant la Coupe du monde 2006, avait envisagé de mettre un terme à sa carrière, après l’affaire du penalty imaginaire qui avait terni Bordeaux-Nancy, la saison passée (2-1). Puis, il avait imaginé terminer sa carrière en L 2. Mais la Direction nationale de l’arbitrage, après avoir validé ce choix, lui a demandé de revenir sur cette décision, de façon à empêcher la promotion de M. Biton, qui avait saisi le CNOSF. Ce revirement a fait une victime collatérale, Bruno Ruffray, qui a été prié de descendre en L 2 pour rendre à Poulat la place que ce dernier avait, dans un premier temps, libérée.

Nîmes-Metz : C’est tendu des deux côtés

NÎMES : Puydebois – Roumégous, Poulain, S. Sankharé, Zarabi –Bayod, Mostefa, B. Kébé, Al. Martin – Collorédo ou Kroupi, Malm. Remplaçants : Gimenez (g.), Besnard, A. Cissé, Maisonneuve, Kroupi ou Collorédo. Entraîneur : J.-L. Vannuchi.

METZ : Ou. Sissoko – Ch. Gueye, Chrysostome, Strasser (cap.), L. Delgado – François, Johansen, Rocchi – Renouard, V. Mendy, P. Cissé. Remplaçants : R. Ruffier (g.), Brégerie ou Diagne, Rippert, Barbosa, C. Chapuis. Entraîneur : Y. Pouliquen.

TOUJOURS À LA RECHERCHE de son premier succès aux Costières, Nîmes n’a guère le choix face à Metz s’il veut rallumer une flamme vacillante. À huit points du premier non relégable, avec une seule victoire en Championnat qui remonte au 29 août, à Troyes (1-0), les Crocos doivent faire abstraction d’un contexte sulfureux en coulisses, entre les plaintes de Malmet Cissé pour injures raciales et celles de trois associations de supporters à l’encontre de ces deux joueurs pour diffamation… Alors que Roumégous sera titularisé à droite pour la deuxième fois d’affilée en L 2, Bayod devrait retrouver une place dans le onze de départ. Ech-Chergui, en revanche, sort du groupe. L’axe central Sankharé-Poulain, aux soins en début de semaine, tiendra sa place ce soir. À Metz, Cardy (suspendu), Farina et Vivien (blessures) ne seront pas les seuls absents. Yvon Pouliquen, l’entraîneur, a sorti du groupe Agouazi, Bessat et B. Gueye. Le technicien n’a pas apprécié la prestation de ses troupes, lors de l’élimination en Coupe de France à Créteil (1-2), vendredi dernier. « L’équipe que j’avais alignée à Créteil était de qualité mais, au final, la qualité n’a pas été au rendez-vous, expliquait l’entraîneur messin. Il y avait pour tant des places à prendre… » Après avoir été, toute la semaine sur le dos de ses joueurs à l’entraînement, Pouliquen attend maintenant une réaction. « Nous restons sur trois défaites en quatre déplacements. Nous devons désormais nous rapprocher de la prestation réussie à Lyon » (3-1, le 11 novembre en huitième de finale de la Coupe de la Ligue).

Thiriez présente la « super licence »

BIARRITZ

CONTRE TOUTE ATTENTE, le président de la LFP a abandonné l’appellation DNCG (*Direction Nationale de Contrôle et de Gestion) européenne, qui soulève l’inquiétude des Anglais. Hier, devant les ministres des Sports de l’Union européenne réunis à Biarritz, Frédéric Thiriez a préféré évoquer la super licence : « Personne ne veut imposer la DNCG dans les Championnats nationaux. Appelons cela, si vous voulez, la super licence. » Cette évolution sémantique n’est pas innocente car une licence UEFA, qui définit les conditions de participation des clubs aux compétitions européennes, existe depuis 2004. Elle est délivrée selon des critères sportifs, financiers, d’infrastructures... L’UEFA cherche d’ailleurs à parfaire ce système.

« La licence UEFA a été une première étape, mais une étape seulement, a rappelé Frédéric Thiriez lorsdeson intervention prononcée à la droite de Gianni Infantino, le directeur général adjoint de l’UEFA, qui s’est déclaré ensuite « favorable » à cette approche. Le contrôle laissé aux seules associations nationales n’est ni logique ni efficace. Et les sanctions ne sont pas graduées. »

Le président de la LFP a présenté ensuite le détail de ce contrôle « simple, réaliste et facile ». Au sein de l’UEFA, une « commission de contrôle indépendante », composée d’une « douzaine d’experts » étudierait, pour commencer, les comptes des trente-deux clubs engagés en Ligue des champions. Les sanctions seraient progressives : avertissement, amende, plafonnement de la masse salariale, interdiction d’inscrire de nouveaux joueurs, perte du statut de tête de série ou encore exclusion de la compétition. Le contrôle se ferait en deux temps, entre juin et août, avec un dernier examen en hiver pour les clubs restant qualifiés.

Hormis côté anglais, le message a été bien perçu, à la satisfaction du président Thiriez : « Il ne s’agit pas de niveler par le bas mais de ne plus permettre aux clubs de jouer au-delà de leurs moyens. »

La réunion des vingt-sept ministres se poursuit aujourd’hui. Informelle, elle n’en reste pas moins très courue, les thèmes abordés (double projet, agents sportifs, dopage, 6 + 5...) se présentant comme de véritables enjeux. Jacques Rogge, président du CIO, Bernard Lapasset, président de l’International rugby Board, Patrick Baumann, secrétaire général de la Fédération internationale de basket-ball, Joseph Blatter, président de la FIFA, ont fait le voyage. Présent aujourd’hui, Michel Platini, président de l’UEFA, centrera son intervention sur l’interdiction des transferts des moins de dix-huit ans, assimilés à du « trafic humain ».

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(Site officiel FC Metz)Vailati prêté à Metz

Le gardien de but du FC Sion Germano Vailati rejoint les rangs du FC Metz jusqu’à la fin de la saison. Il devra toutefois attendre le mois de janvier pour évoluer en équipe pro, la règlementation empêchant sa qualification immédiate.

Depuis le 22 octobre dernier, date à laquelle Christophe Marichez a pris la décision d’être opéré, le FC Metz recherche activement un gardien de but. La tâche n’était pas aisée compte tenu du profil recherché pour suppléer le capitaine : il fallait un garçon possédant une expérience du haut niveau, qui serait décidé à assurer un intérim de quelques mois et surtout, que son club laisserait partir. Après avoir exploré de nombreuses pistes, le Club à la Croix de Lorraine a jeté son dévolu sur le Suisse Germano Vailati, qui s’est engagé aujourd’hui jusqu’à la fin de la saison dans le cadre d’un prêt.
« Travailler sereinement »
Vailati présente l’avantage de connaître le haut niveau. Il garde les buts du FC Sion depuis 2004 et a participé à plusieurs matches de Coupe d’Europe avec ce club. Il a également remporté la Coupe nationale et le titre de meilleur portier du pays en 2006. Mais les choses se sont gâtées par la suite. « J’ai perdu ma place l’an passé à cause d’une erreur qui a coûté cher à l’équipe, raconte-t-il. Ensuite, je ne suis pas parvenu à la reconquérir. Cette saison je n’ai été titularisé qu’à deux reprises. Il était temps pour moi de tourner la page. » Vailati a perdu au passage sa place de troisième gardien au sein de le sélection suisse au pire des moments : juste avant l’Euro.
Aujourd’hui, cet épisode est digéré et ce gardien âgé de 28 ans a envie de repartir du bon pied. « Je cherchais un club qui m’offre un challenge sportif et un environnement sain, poursuit le Suisse. Un club où je puisse me consacrer entièrement au football et travailler sereinement. Le FC Metz me le permet. J’ai vu l’équipe jouer contre Lyon et Strasbourg, elle m’a fait bonne impression, surtout lors du second match où tout le monde s’est battu jusqu’au bout. » Vailati va pouvoir prendre son temps pour s’acclimater puisque sa qualification n’interviendra qu’en janvier.
Ce dernier ne peut en effet être considéré comme un joker. Cette possibilité n’est donnée aux clubs français que s’ils enrôlent un joueur libre ou un élément sous contrat dans un autre club hexagonal. Le Suisse sera donc qualifié dès l’ouverture du mercato d’hiver. En attendant, il intègre le groupe professionnel à l’entraînement et aura tout le loisir de montrer ses capacités au staff technique messin. « J’espère apporter mon expérience, conclut-il. Après, comment l’exploiter ? Ce sera aux entraîneurs de décider. Je sais que pour être titulaire, il me faudra être performant ! » Si la date du choix est repoussée pour Yvon Pouliquen, la mise en concurrence avec Oumar Sissoko commence dès maintenant.

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Malm : ''Nous ne sommes pas désespérés''

Malgré un départ catastrophique, les Nîmois croient encore le maintien en Ligue 2 possible. Leur attaquant Robert Malm en témoigne, du haut de ses trente cinq ans. Il lui en faudra plus pour le dégouter du ballon rond !

Robert, Nîmes est actuellement lanterne rouge avec huit petits points. Quel est le climat au sein du groupe ?
Robert Malm : « Je vais vous surprendre… au niveau du groupe, il est très bon ! Même si l’écart avec le premier non reléguable est important, c’est ce qui nous permet d’espérer encore nous maintenir. Il ne faut pas se voiler la face, mais nous travaillons toujours dans la bonne humeur, avec sérieux, dans l’intention de mieux faire lors du match suivant. Là, en l’occurrence, c’est le FC Metz qui nous rend visite. Nous allons essayer d’obtenir un bon résultat. »
Vous n’avez pas gagné le moindre match à domicile cette saison. Comment l’expliquez-vous ?
R.M. : « Nous avons eu un peu de tout au stade des Costières. Nous n’avons pas été très heureux. Que ce ne sont pas les poteaux qui repoussaient nos frappes, on nous refusait des buts valables. A d’autres moments, nous n’étions tout simplement pas bons. Lorsqu’on est dans le trou, comme Metz l’a déjà été aussi à l’étage supérieur, on entre dans une spirale négative. Il n’est jamais évident d’en sortir. Aujourd’hui, nous mettons tout en œuvre pour y parvenir. »
Le fait de jouer une équipe de haut de tableau peut-il aider vos coéquipiers à se transcender ?
R.M. : « Nous préparons les matches de la même façon, peu importe l’adversaire. Il est vrai que Metz est la meilleure équipe à l’extérieur et qu’il fait partie des clubs phare de notre championnat. Si cela peut apporter un vent de révolte, de rébellion, je signe tout de suite. Mais les joueurs abordent consciencieusement chaque match en sachant très bien que cela finira par payer. C’est pour cela que nous n’avons pas baissé les bras et que nous ne sommes pas désespérés. »
Pensez-vous vraiment pouvoir encore échapper à la relégation ?
R.M. : « Tout le monde nous croit morts. A la rigueur… tant mieux ! Continuons notre petit bonhomme de chemin dans notre coin. C’est un peu comme Metz la saison dernière. On les condamnait avant même que la trêve n’intervienne. Et petit à petit, l’équipe est revenue dans son tableau de marche en prenant les matches les uns après les autres sans chercher à calculer. C’est ce que nous allons essayer de faire également, avec la ferme intention de réussir ce pari. Il a l’air un peu fou, voir impossible. Mais on y arrivera. »
Vous êtes le meilleur buteur de Ligue 2 en activité. Pourtant, vous avez rarement évolué en Ligue 1. Est-ce un choix ou une question d’opportunités ?
R.M. : « Ce n’est pas un choix… Si j’avais à choisir, je préfèrerai jouer au sein de l’élite. Les évènements ont voulu que cela se passe en Ligue 2. Est-ce que j’ai tout fait, à un moment donné, pour pouvoir jouer en Ligue 1 ? C’est une question que je me pose… Mais sincèrement, je ne me plaint pas car j’ai tout de même la chance d’exercer mon métier, alors qu’il y a d’autres copains qui sont sur le carreau. Ils n’ont même le plaisir de pouvoir courir car ils sont blessés ou ont dû arrêter. Certes, j’ai fait plus d’années en L2 qu’en L1. Mais finalement, je prends toujours autant de plaisir à être sur le terrain. C’est ce qui est le plus important. »
Vous êtes aujourd’hui âgé de trente cinq ans. Avez-vous déjà planifié votre retrait des terrains ?
R.M. : « Alors là, tant que je pourrai courir, sauter… vous n’allez pas vous débarrasser de moi comme ça ! »

 (RL) Oumar Sissoko : «A moi d'être à la hauteur »

Oumar Sissoko, promu numéro un fin octobre, découvrira bientôt le jeu de la concurrence. Pour le gardien messin et son équipe, qui reste sur un échec en Coupe de France, Nîmes s'annonce comme un combat d'importance.

Oumar Sissoko, Ligue 2, cinquième acte. Après Brest, Vannes, Clermont et Strasbourg, l'international malien sera à nouveau titularisé dans les buts messins, aujourd'hui, à Nîmes. Sur la pelouse de la lanterne rouge, le FC Metz aura entre autres ambitions d'effacer les traces de sa peu glorieuse élimination en Coupe de France, il y a tout juste une semaine, à Créteil. L'attention se portera donc sur la capacité de réaction de l'équipe d'Yvon Pouliquen, mais aussi sur le comportement de son gardien. A vingt et un ans, celui que la blessure de Christophe Marichez a propulsé sur le devant de la scène fin octobre sait, en effet, que ce rendez-vous, et les deux autres annoncés d'ici à la trêve, pourraient déterminer une bonne partie de sa deuxième partie du championnat. Par la suite, Sissoko se retrouvera, en effet, face à une nouvelle concurrence nommée Germano Vailati. Le gardien suisse est arrivé lundi à Saint-Symphorien et s'est engagé hier jusqu'à la fin de saison.
Un nouveau gardien a fait son apparition dans le groupe et si tout se passe comme les dirigeants messins le souhaitent, il sera qualifié début janvier. Comment prenez-vous les choses ? «C'est une source de motivation. Il faut que je le vois comme ça. Il va falloir que je sois plus performant. C'est à moi de gagner ma place par le travail et le sérieux.»
Cette évolution ne change-t-il pas votre façon d'appréhender les trois derniers rendez-vous de l'année ? «Non. De toute façon, jusqu'ici, je me suis toujours préparé en me disant que chaque match pouvait être le dernier. C'est à moi d'être à la hauteur, tout simplement. Et jusqu'ici, dans l'ensemble, je pense que ça a été.»
Contre Strasbourg, vous aviez semblé fébrile, sinon nerveux. Il y a notamment eu ce fameux tacle en dehors de la surface de réparation, l'avertissement dans la foulée. «Je sais, c'était peut-être une erreur, mais voilà, sur le moment, je me suis dit qu'il fallait sortir.»

«Une erreur de parcours»

Lorsque Christophe Marichez, ancien numéro un, a pris la décision de se faire opérer de l'épaule, vous souvenez-vous de votre réaction ? «J'ai d'abord ressenti un peu de déception pour Christophe, et puis après, je me suis dit que c'était une porte qui s'ouvrait et que c'était à moi de saisir cette opportunité. C'est arrivé du jour au lendemain, j'ai dû rapidement m'adapter à la situation.»
Aujourd'hui, à l'heure de votre cinquième titularisation, quel est votre ressenti ? «Je ne suis pas encore à 100 %, mais je sais que le temps de jeu m'aidera dans ce sens. Il faut que je retrouve toute ma confiance. Et cela passe par la compétition.»
Une chose dont vous avez manqué la saison passée. «Oui, j'ai joué les six premiers mois avec l'équipe réserve, après je suis parti à la CAN et j'ai intégré le groupe à mon retour. Et je n'ai pas beaucoup joué. C'est vrai, je le ressens parfois aujourd'hui, notamment dans les repères. Entre les entraînements et les matches, la dimension n'est pas la même.» Un nouveau test se présente avec ce déplacement à Nîmes. Après la sortie ratée de Créteil, Metz doit se racheter. «Oui. Nous devons prouver que cette défaite en Coupe était un accident, une erreur de parcours. A nous d'entrer sur le terrain avec la même concentration qu'à Lyon ou que face à Strasbourg.»

 Le match Nîmes Olympique-FC Metz : Metz doit encore rebondir

Resté à quai, la semaine dernière en Coupe de France, le FC Metz prend le chemin du Gard pour rebondir. Nîmes, lanterne rouge, se présente sur sa route.

Le contexte. «Trois de nos quatre derniers déplacements se sont achevés par une défaite, je crois que nous avons un certain nombre de choses à nous faire pardonner.» En Pouliquen dans le texte. Les jours passés depuis la dernière escapade de son équipe dans le Val de Marne ont poli le discours, pas le fond. Lundi matin, l'entraîneur messin a pris «deux minutes » pour s'adresser à ses troupes et revenir à sa façon sur l'échec enregistré à Créteil, vendredi dernier en Coupe de France. Deux minutes ou le temps nécessaire pour «laisser s'exprimer la colère ». C'est un fait : l'élimination de son camp au 7e tour de la Coupe de France lui est restée en travers de la gorge. «J'ai été très, très déçu », disait-il encore hier, à la veille d'aborder un nouveau voyage, du côté de Nîmes. Dans l'esprit d'Yvon Pouliquen, celui-ci se conjugue à l'impératif : se racheter et faire oublier autant que faire se peut le piètre spectacle et la faible résistance offerte, il y a sept jours, à un adversaire évoluant en National.
L'enjeu. La parenthèse Coupe de France refermée, Metz retrouve un championnat qu'il avait quitté au son du succès, le 17 novembre dernier, en s'adjugeant les trois points du derby face à Strasbourg (3-2). La victoire, elle-même précédée de l'exploit réalisé à Lyon en Coupe de la Ligue, avait apparemment replacé l'équipe de Pouliquen sur la voie de son objectif remontée. Mais la défaite concédée à Créteil a jeté un nouveau voile de soupçon sur la capacité des Messins à s'inscrire dans la régularité. Et les difficultés rencontrées par leur prochain adversaire nîmois ­ toujours en quête d'un premier succès à domicile ­ ne changent rien dans l'esprit d'un entraîneur échaudé par les quatre-vingt-dix dernières minutes qu'il a observées. «Nîmes est peut-être dernier, il n'a peut-être jamais gagné à domicile, mais cela ne veut pas dire que ce sera simple. Ils ont perdu à plusieurs reprises dans les derniers instants de la partie. Mes gars savent ce qui les attend. A eux de montrer qu'ils savent rebondir
Les acteurs. Quatrième, à trois longueurs du leader, Metz présentera un visage quasi identique à celui qui avait été le sien contre Strasbourg. Les seuls changements prévisibles auront lieu dans l'axe de la défense, où Damien Chrysostome remplacera Matheus Vivian, ménagé «par précaution », et au milieu de terrain, où Julien François aura la charge de combler l'absence de Julien Cardy. Suspendu, le capitaine intérimaire devrait en toute logique céder le brassard à Romain Rocchi. Devant, Yvon Pouliquen fera à nouveau confiance au trio Renouard-Cissé-Mendy. Bref, un retour à l'avant-Créteil qui résonnera sans doute comme un message dans l'esprit de certains : Laurent Agouazi, Vincent Bessat et Babacar Gueye, titulaires dans le Val-de-Marne, ne font pas partie des dix-sept éléments retenus pour ce voyage. Cédric Barbosa, lui, en revanche, fait son retour dans le groupe : le milieu de terrain, absent depuis début d'octobre, devrait débuter sur le banc.


11月27日

Le "doigt d'honneur" du joueur est-il défendable ?Non, bien évidemment!

La petite phrase du jour : « On s’était dit que ce serait pas mal de prendre un carton… »Le lyonnais pense à tout et ne laisse rien au hasard !

des joueurs poursuivis par des supportersequipe2008

(Quotidien l’Equipe) Nîmes Des joueurs poursuivis par des supporters

Après la plainte contre X pour injures raciales d’Aliou Cissé et Robert Malm, les groupes de supporters nîmois attaquent, à leur tour, les joueurs en justice.

NÎMES, STADE DES COSTIÈRES, 7 NOVEMBRE 2008. – L’international sénégalais Aliou Cissé (notre photo), comme son coéquipier Robert Malm, est pris dans la tourmente. Le doigt d’honneur brandi par le premier en réponse à des insultes racistes présumées et la plainte contre X des deux joueurs n’ont pas plu aux supporters. Le litige sera-t-il réglé devant la justice ?   

LES TROIS PRINCIPAUX groupes de supporters de Nîmes (Les Crocos, les Gladiators et les Red Warriors) ont mandaté un avocat afin de porter plainte contre Aliou Cissé et Robert Malm, joueurs de leur club, pour injures, propos calomnieux et incitation à la violence. Cinq jours après la réception de Reims (2-2), le 7 novembre aux Costières, les deux hommes avaient déposé plainte contre X pour injures raciales. Celles-ci auraient été proférées par des spectateurs présents dans les tribunes où sont localisés ces groupes. Des accusations qui n’avaient pas été communiquées aux arbitres, mais confirmées par les deux hommes depuis. Plusieurs auditions de supporters et de joueurs ont été menées par la police, qui n’a encore effectué, à ce stade de la procédure, aucune mise en examen. S’estimant visés, les groupes ont pourtant choisi de contre-attaquer, après avoir recueilli des témoignages auprès du public présent ce soir-là, notamment par Internet. « Nous démentons formellement les faits décrits dans les déclarations des joueurs », expliquent-ils dans un communiqué commun. Persuadés que la plainte vise à couvrir les doigts d’honneur d’Aliou Cissé envers l’une des tribunes (gestes que le joueur aurait commis en réponse aux insultes raciales), ils visent aussi la direction du club. « Dans sa déclaration surréaliste, Robert Malm déclarait pouvoir reconnaître l’auteur des insultes racistes parmi les membres des GN 91, association qui a, par ailleurs, émis à de nombreuses reprises de vives critiques envers la politique menée par les dirigeants. Il nous semble difficile de croire que ces plaintes ne soient pas téléguidées. »

Le président « surpris »

Cette procédure judiciaire apparaît comme une nouvelle étape dans les relations tendues entre les Gladiators, les ultras de Nîmes et le président du club, Jean-Louis Gazeau, dont ils réclament la démission. Dans un club miné par le conflit latent entre association et SASP, chacun s’accuse facilement de jouer la partition du camp d’en face. « Je suis surpris de cette attitude, explique Gazeau.

La plainte ne vise aucun groupe de supporters. Il est dans l’intérêt de tous de savoir s’il y a eu injures racistes et qui les a proférées. D’autant que je suis persuadé qu’elle n’est pas issue des groupes de supporters. Si je leur reconnais une qualité, c’est bien de ne pas être racistes », une référence aux nombreux tifos ou banderoles contre le racisme confectionnés par le passé. Alors que les associations ont annoncé la fin des encouragements « tant que des sanctions ne seront pas prises envers les joueurs », le club, qui s’était excusé des gestes obscènes auprès de ses supporters tout en soutenant l’action en justice des joueurs (sans s’associer à la plainte), a choisi d’attendre les résultats de l’enquête pour prendre des décisions.

La DNCG au menu des ministres européens

LES 27 MINISTRES européens des Sports se réunissent aujourd’hui et demain à Biarritz. L’Union européenne, présidée par la France jusqu’en décembre, n’ayant pas encore de compétence pour le sport, ce rendez-vous restera informel, de même que toute décision susceptible d’être prise. Ainsi Bernard Laporte, secrétaire d’État aux Sports, souhaite tout au plus une « déclaration commune » sur tous les dossiers passés en revue pendant deux jours. Ils sont nombreux : la santé, le dopage, le double projet (formation scolaire et sportive), le financement public et privé, les agents sportifs et la réflexion sur une DNCG (*) européenne. Ardent défenseur de cette dernière, Frédéric Thiriez, président de la LFP et vice-président de l’EPFL (association de 25 ligues de 23 pays d’Europe), y consacrera tout son discours aujourd’hui à 16 h 30 devant les ministres. Récemment, le directeur de la Premier League anglaise, Richard Scudamore, s’est déclaré opposé à une DNCG européenne qui viendrait mettre son nez dans le Championnat anglais. « Chacun gouverne chez soi comme il l’entend, avait rétorqué Frédéric Thiriez. « À Biarritz, je vais rappeler que la DNCG européenne est une mesure concernant la Ligue des champions, très facile à mettre en œuvre. L’UEFA le fera, car ce fair-play financier défendu par Michel Platini est la condition de l’avenir de la C 1. »

Ce même combat n’empêche pas une profonde divergence entre le patron de l’UEFA et celui de la LFP. « Jamais Michel Platini n’a été sur la même longueur d’onde que Frédéric Thiriez, soutient William Gaillard, directeur de la communication de l’UEFA. Nous voulons le renforcement de notre système de licence, qui marche bien et demande à être affiné, mais pas une DNCG qui viendrait tout réguler. Nous avions combattu la création d’une agence sportive européenne pour les mêmes raisons. »

Autre pierre d’achoppement évoquée à Biarritz : la règle du 6 + 5 pour une équipe (six joueurs susceptibles d’être appelés dans la sélection du pays auquel le club est affilié). La FIFA la réclame. Frédéric Thiriez indique que la France « marque des points » auprès d’autres pays et ajoute : « On s’en sortira avec une résolution. »

« Tant que ce sera illégal pour Bruxelles, car fondé sur une discrimination en fonction des nationalités, nous serons contre et nous privilégierons notre règle basée sur la formation », explique William Gaillard.

(*) La Direction nationale de contrôle de gestion des clubs pros.

 

11月26日

Les lièvres et la tortue ou le tord tue les projets morts-nés ?

La petite phrase du jour : « A Metz, question nouveau stade, c’est comme cette femme qui fait les soldes, remarque un manteau qui lui fait envie, décide avant de l’acheter d’en parler à son mari qui, lui, hésite, puis accepte au bout de quelques jours : quand la femme revient pour acheter le manteau, celui-ci a disparu ! Déjà vendu ! Zut ! On atend quoi, au juste ?Il y a la BA 128 qui va disparaître et un site en pleine ville de Metz à aménager….Alors pourquoi on hésite ? Un peu de réactivité, messieurs les dirigeants!!!»

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(Quotidien « Le Monde ») Philippe Séguin souhaite un financement privé des stades

Le rapport de la commission Grands stades - Euro 2016 a été remis lundi 24 novembre

Président de la Cour des comptes et grand amateur de football, Philippe Séguin a remis, lundi 24 novembre, au premier ministre François Fillon, le rapport de la commission Grands stades-Euro 2016 qu’il dirige. Ce document, qui appuie la probable candidature de la France à l’organisation du Championnat d’Europe des nations, constate l’obsolescence de nos stades par rapport aux voisins britannique et allemand et prévient qu’un simple ravalement ruinerait les chances françaises. M. Séguin préconise « une nouvelle politique nationale des stades» qui encouragerait l’initiative privée, la puissance publique pouvant financer les infrastructures d’accès.

Les travaux de la commission ont démarré en février. Depuis, les Français sont confrontés à la crise économique et à d’autres impératifs que la modernisation de leurs stades. Votre rapport arrive-t-il au bon moment ?

Construire des stades, c’est une manière comme une autre d’utiliser les facilités offertes par un plan de relance. C’est aussi apporter en temps de crise un dérivatif. Donc, il n’y a pas de décalage. Il y a toutefois une contradiction entre la hausse du coût des places qui pourrait survenir avec les nouveaux aménagements et la volonté de garder le football comme un sport populaire. Nous nous sommes efforcés de la traiter avec des propositions concrètes. Un exemple : les places exclusivement assises exigées par l’UEFA posent des problèmes dans les kops, où l’on ne s’assied pas. Aujourd’hui, des formules de places modulables permettront d’être assis pendant l’Euro et de rester debout pour les matches de championnat.

Le rapport est critique envers l’organisation de la Coupe du monde en 1998, qui a essentiellement profité au seul Stade de France

Par rapport à 1998,nous encourageons un système où l’on puisse éventuellement se passer d’un centime d’argent public. Le football français, nolens volens, est majeur dans son fonctionnement mais tant que les clubs ne sont pas propriétaires de leur stade et tant qu’ils ne peuvent pas en faire un centre de profit, ils resteront des nains économiques. La priorité est de sécuriser le juridique. Aussi longtemps que durent les procédures visant l’Olympique lyonnais, les travaux de l’OL Land [le grand stade moderne souhaité par le président Aulas] n’avancent pas.

Le développement du sponsoring et du naming (la possibilité pour une marque de donner son nom au stade) ne va-t-elle pas provoquer des conflits avec les municipalités, pour lesquelles le club peut être une vitrine ?

J’ai été maire [d’Epinal, de 1983 à 1997], et le fait que le stade fut communal ne m’apportait pas un surcroît de voix ! Il faut tenir compte de la culture locale. Le Vélodrome avec des propriétaires privés, ce n’est pas ce que souhaite la ville de Marseille. Les mentalités peuvent évoluer. Je me souviens de l’apparition de la publicité sur les maillots, c’était un scandale.

La France a un autre déficit, qui concerne la culture du supporteur

L’UEFA est exigeante pour une foule de choses, sauf la jauge, dont le seuil est de 30 000 places. Les spectateurs sont là pour « faire le public », comme ce peut être le cas dans une émission télévisée. ,En France, il y a une systématisation du nocturne, même en plein hiver. En garantissant les droits du diffuseur, on oblige les supporteurs à se « peler » à 21 heures.

On vous sent nostalgique du football d’antan…

Je rêve de l’époque où j’encourageais le Racing au vieux Parc des Princes. Je venais entre 15 heures et 17 heures avec les enfants et trouvais un coin au soleil.

Vous n’avez pas réagi à l’affaire de La Marseillaise sifflée pendant le match France-Tunisie. Certains ont dénoncé un outrage, d’autres ont trouvé qu’on en a fait beaucoup trop. Où vous situez-vous ?

Je participe des deux réactions. Je suis très mécontent quand j’entends La Marseillaise sifflée mais il faut ne jamais être allé dans un stade pour ne pas savoir que cela n’a pas le sens qu’on lui prête ordinairement.

Ce n’est pas comme siffler  La Marseillaise devant l’Arc de Triomphe. C’est le mal de vivre des banlieues qu’il faut regarder. J’ai par ailleurs souvenir que des hymnes, le bulgare par exemple, ont été sifflés chez nous. On ne sifflait pas la Bulgarie pour son roi premier ministre ou ses yaourts, mais parce qu’elle nous avait éliminés à plusieurs reprises.

Pour une évolution législative

Les points clés du rapport. Il préconise la reconnaissance du caractère d’équipement «  d’intérêt général » aux grandes enceintes sportives. Une telle mesure faciliterait les opérations de financement des dessertes et accès au stade par les collectivités locales. Elle sécuriserait également les procédures liées au droit des sols. Le rapport souhaite aussi la transformation de la taxe sur les spectacles en TVA à 5,5 %. Ou du moins l’harmonisation de cette taxe, qui peut être nulle dans certaines communes et élevées dans d’autres, donc inégalitaire.

Quels stades pour l’Euro 2016 ? Le rapport n’appuie aucune candidature. Mais il recense «  quatre projets de création nouvelle »  (à Lille, Lyon, Nice et Strasbourg), « quatre projets de rénovation profonde » (à Lens, Marseille, Saint-Etienne et Nancy), ainsi que des aménagements possibles (à Nantes, Rennes, Bordeaux et Toulouse).

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Un nouveau stade sinon rien ?

Le projet d'agrandissement du stade Saint-Symphorien a du plomb dans l'aile. La tendance est aujourd'hui nettement en faveur d'une nouvelle enceinte. Explications. Il manquait au moins un nom, lundi à Matignon, dans le rapport remis par la Commission «Grands Stades» au Premier ministre François Fillon. Celui de Metz. Ni projet de nouveau stade, ni projet de rénovation d'envergure, ni aménagement possible lié à une candidature pour l'Euro 2016. Rien.
GRAND ANGLE
Est-ce à dire que le FC Metz a remisé dans ses cartons toute perspective d'agrandissement ? Qu'il a renoncé à aller de l'avant ? Fort heureusement, non. Il est vrai qu'à l'inverse d'un Jacques Rousselot, Bernard Serin n'a pas été entendu par la Commission. Mais sans doute aurait-il été prématuré d'évoquer un dossier dont les contours sont encore bien trop incertains. Mais quel dossier alors ? Le nouvel homme fort du FC Metz, comme tous ses pairs, a pris connaissance des conclusions du rapport. Il s'en est trouvé conforté dans ses propres convictions. « Il apparaît que l'avenir n'est plus dans les enceintes sportives qu'on a connues. Il s'agit bien cette fois de concevoir des centres de vie, qui peuvent fonctionner toute l'année.», explique Bernard Serin. Un discours qu'il tient depuis de longs mois et qui servait déjà de trame au projet Grenat 2010. Celui-là même qui préconisait la transformation de Saint-Symphorien en un centre d'affaires, ouvert aux capitaux privés.
Dans ce rapport, Bernard Serin a également relevé quelques préconisations qui ont toutes les chances de lui faciliter la vie. Pour peu, évidemment, qu'elles se concrétisent dans les textes. La Commission propose, en effet, tout un arsenal de facilitations administratives, d'incitations fiscales et aussi un assouplissement des réglementations concernant la pelouse, la toiture ou les gradins. Autant de bonnes nouvelles qui l'ont incité à la confidence.
«Question de vie ou de mort»
Saint-Symphorien rénové, avec 32 00 places, des hôtels, un centre d'affaires et un parking sur trois niveaux, il semblerait que l'option soit pratiquement du domaine du passé. Ce n'est pas officiel, mais ça y ressemble assez ! Bernard Serin ne tourne pas autour du pot : «Pour les collectivités locales, il semblerait que la nouvelle configuration envisagée de Saint-Symphorien ne soit pas le premier choix. On sent davantage un intérêt pour un nouveau stade. Il s'agit d'un investissement pour 40 ou 50 ans. Et c'est sensiblement la position de toutes les villes aujourd'hui.» La réalité du football français d'aujourd'hui, pour tout dire, ne laisse plus trop le choix. Un peu partout, les projets avancent, les clubs ambitieux avancent leurs pions. «Un stade, cela devient presque une question de vie ou de mort. Nous avons déjà des handicaps aujourd'hui, et si nous ne faisons rien.» Il n'en dira pas davantage. Si ce n'est que les collectivités sont sollicitées. Que la recherche s'est activée ces dernières semaines. Belkhir Belhaddad, l'adjoint aux sports de la ville de Metz confirme «Le FC Metz nous a demandé si des terrains étaient disponibles. Nous sommes en train d'étudier la question. »
A Metz ou en dehors de Metz, à l'Est, au Sud-est ou au Nord, les possibilités sont nombreuses. Des terrains militaires vont se libérer comme ceux de la BA 128 du côté d'Augny. Et puis il y a la vallée de l'Orne.
Dans quelques mois, nous devrions y voir plus clair. Une urgence. «Nous sommes en retard par rapport à beaucoup d'autres clubs. Il est temps de réagir. »

Du nouveau à l'Est

L'Euro 2016, c'est demain. Et peut-être en France. Si Strasbourg qui aura un nouveau stade, part avec une longueur d'avance, Nancy, qui a un projet d'agrandissement, et Metz seront aussi sur la ligne de départ.

Ne cherchez pas, vous perdriez votre temps. A l'exception de Strasbourg, qui avait accueilli deux rencontres (Danemark-Belgique et Allemagne-Portugal) de la première phase de l'Euro 1984, que la France avait ensuite remporté en finale face à l'Espagne, avec notamment un but d'un certain Michel Platini, et quelques dizaines d'années plus tôt, lors de la Coupe du monde de 1938, le match Brésil-Pologne, rien. Ou si peu. Un France-Hongrie amical à Saint-Symphorien en mai 2005, sans doute quelques autres rendez-vous sans grand relief auparavant, et puis c'est tout ! Les amateurs de foot du grand Est, clairement, n'ont pas été gâtés jusqu'ici. Et pour qu'ils le soient à l'avenir, il va falloir qu'élus, dirigeants et investisseurs privés se retroussent sérieusement les manches.

Le rapport n'a fait que confirmer ce qu'on savait déjà. La qualité des infrastructures françaises souffre la comparaison avec celle de nos prestigieux voisins espagnol, italien, allemand ou anglais. Des cinq grands championnats du vieux continent, c'est bien le «parc français» le moins bien loti.

Trois projets

Au moment où la France entend se positionner pour l'organisation de l'Euro 2016, ce constat tombe bien mal. Au point que l'ancien élu spinalien se prononce sévèrement. «Un simple ravaudage des stades existants, une rénovation a minima des enceintes entretiendraient peut-être l'illusion d'une candidature ; ils empêcheraient sûrement sa réussite », peut-on lire dans le rapport. Capacité en nombre de spectateurs moindre, services rendus le plus souvent réduits au strict minimum, rien ne plaide en faveur des stades français. Y compris et a fortiori de ceux de l'Est.
Trois grandes villes, trois stades devenus étriqués, mais aussi, aujourd'hui, et fort heureusement, trois projets d'envergure. A Strasbourg, La Meinau ne sera bientôt plus qu'un vieux souvenir. Vive l'Euro Stadium. La ville alsacienne a dans ses cartons une enceinte ultramoderne. Comme à Lyon, à Lille ou à Nice. Ses 45000 places la placeront en première ligne au moment de la désignation des villes-hôtes, si d'aventure. A Nancy, André Rossinot, le maire, et toute la communauté urbaine planchent depuis longtemps sur la question. Si tout va bien, ce sont 15 000 places de plus qui viendront s'ajouter aux 20 000 existantes avant 2013. Quant à Metz, si le flou subsiste donc, tout peut encore arriver. Y compris le meilleur.

 FC Metz express

Tableau de bord.
Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance (10h). Demain : une séance (15h30).
D'un match à l'autre. Dernier match : Créteil - Metz (7e tour de Coupe de France), vendredi 21 novembre : 2-1. Prochain match : Nîmes - Metz (16e journée de Ligue 2), vendredi 28 septembre à 20h30. A suivre : Metz - Angers (17e journée de L2), vendredi 5 décembre à 20h30.
A l'infirmerie. Outre Christophe Marichez et Rudy Gestede, à l'arrêt, plusieurs joueurs manquaient encore hier matin : Nicolas Farina, victime d'une entorse de la cheville à Créteil est à l'arrêt ; Julien Cardy (douleur à la cheville) s'est contenté de faire du vélo ; Matheus Vivian (contracture aux ischios-jambiers) a trottiné à l'écart du groupe. Retour à la normale, en revanche, pour Cédric Barbosa. Le milieu de terrain, privé de compétition depuis le début du mois d'octobre, a pris part à l'intégralité de la séance de mardi. Le staff se donne encore un peu de temps avant de décider de sa participation ou pas au déplacement à Nîmes.
Suspendu. Julien Cardy purgera son match de suspension ce vendredi : il sera absent des débats à Nîmes.

Kang 2008

 (Site officiel FC Metz) Kang de retour à Metz

Le Sud Coréen Jin Ouk Kang, qui avait quitté les bords de la Moselle dans le but d'effectuer son service militaire, est de retour à Metz après deux ans d'absence.

Au cours de la saison 2005/2006, Kang avait eu le loisir de montrer sa détermination et sa combativité en participant à cinq matches officiels sous le maillot messin. Puis il fut contraint de retourner dans son pays natal afin de sacrifier au service militaire d'une durée de deux ans. Pendant cette période, Kang a évolué au sein d'un club de première division sud-coréenne et revient aujourd'hui avec l'ambition de se faire une place au FC Metz.

Dans un premier temps, il a été intégré au groupe CFA dirigé par José Pinot. Il sera par la suite évalué par le staff technique messin. Rien ne presse car s'il rejoint à nouveau les rangs du Club à la Croix de Lorraine, Kang ne sera qualifié qu'à partir du mois de janvier. Il peut évoluer en tant que milieu défensif ou latéral droit.

 NÎMES

Victime d’une déchirure à un mollet fin octobre, Jeannel a recommencé à courir lundi et devait passer une IRM de contrôle hier. Sankharé (genou) et Poulain (pubis) ont effectué un travail athlétique à part et reprendront aujourd’hui. Appelé dans le groupe face à Firminy (2-1), le jeune Benyahya a été conservé par Vannuchi.

Fédération française

Martel vice-président ?

LE 13 DÉCEMBRE, l’assemblée L de la Fédération française (FFF) désignera son nouveau président. Jean-Pierre Escalettes, seul candidat en lice, se succédera à lui-même. A cette occasion, un nouveau conseil fédéral sera élu. Gervais Martel, le président du RC Lens, en fera partie comme représentant des présidents de clubs pros en compagnie de ses homologues de Guingamp et de Nancy, Noël Le Graët et Jacques Rousselot. Escalettes caresse une idée secrète : voir le patron des Sang et Or devenir vice-président de la FFF.

Ne pas verser des larmes de crocodiles, rentrer dans l'arêne avec l'objectif des trois points!

La petite phrase du jour des clubs Mosellans qualifiés en Coupe de France à propos du FC Metz : « Ils sont derrière nous ! »…Bien vrai, ça !

Valaili2008

(RL)Vailati : «Un challenge important»

Le FC Metz pourrait officialiser aujourd'hui la venue d'un nouveau gardien. En attendant, Germano Vailati, 28 ans, a déjà fait connaissance avec le vestiaire messin.
Officielle à en croire le site internet du FC Sion (1ère div. suisse), l'arrivée à Metz de Germano Vailati n'avait toujours pas trouvé confirmation auprès des dirigeants messins, hier soir. Le prêt du gardien suisse, jusqu'à la fin de la saison, pourrait néanmoins être acté dès aujourd'hui. «J'espère que je n'ai pas fait tout ce chemin pour rien », plaisantait l'intéressé, à l'issue de sa première séance d'entraînement à Saint-Symphorien.

Premiers pas à Metz. Premières impressions ?
«Elles sont très bonnes. Je suis très content d'être ici. A un moment, je me suis dit que je n'y arriverais jamais ! J'ai pris la route dimanche à 15h et je suis arrivé vers 23h. J'ai été surpris par la neige. Plus sérieusement, je suis content d'avoir participé à ma première séance d'entraînement. Ce premier contact avec le groupe m'a fait du bien.»
Parlez-nous un peu de votre début de saison à Sion. On a cru comprendre que les choses ne s'étaient pas bien passées pour vous ?
«Effectivement, j'ai traversé une période difficile. J'ai rencontré de gros soucis avec mon président (Christian Constantin). Vous savez, Sion n'est pas le club le plus serein de la planète.»
Des soucis de quel ordre ?
«Sportif, essentiellement. J'ai perdu ma place de titulaire. J'avais effectivement fait une bourde, mais ça n'explique pas tout. Cette histoire ne s'est pas jouée sur le terrain. Tout s'est réglé dans les bureaux. Et cela n'a rien réglé aux problèmes que connaît aujourd'hui le club. Il galère dans le bas du classement. Le président a d'ailleurs pris l'équipe en main. Que voulez-vous, c'est un passionné, il l'est peut-être trop. Mais bon, à Sion, ces remous sont habituels : en cinq ans, j'ai dû voir passer dix-huit entraîneurs !»
«C'est normal non ?»
Tout cela explique votre présence à Metz.
«Oui. J'ai compris que je n'entrais plus dans les plans. Et je me suis donc mis à regarder ailleurs, pour trouver un environnement de travail sain, un challenge sportif important. Et cette possibilité de m'engager à Metz est arrivée. J'en ai parlé à mon président - il me reste un an de contrat - et il a compris. Ici, je sens que je vais pouvoir me concentrer sur le foot, et seulement sur le foot.»
Vous arrivez dans un contexte particulier, où Oumar Sissoko, doublure en début de saison, est devenu numéro un depuis la blessure de Christophe Marichez. Si votre signature se confirme, quelle place entendez-vous occuper dans la hiérarchie ?
«Je suis venu pour jouer, c'est normal non ? J'ai de l'expérience, j'ai envie d'en faire profiter mon équipe. Mais tout cela ne sera possible qu'à la condition de prouver que je mérite d'être titulaire. Il faudra que je sois performant pour jouer.»
La Ligue 2 et Metz vus de Suisse, ça donne quoi ?
«Oh, nous nous intéressons sûrement plus au championnat français que les Français ne s'intéressent au football suisse (rires) ! J'ai d'ailleurs vu les matches de Metz à Lyon et contre Strasbourg. Et j'ai vu une équipe solidaire.»

Nimes2008

Le Nîmes Olympique en bref 
Le FC Metz se déplace à Nîmes vendredi à l’occasion de la 16ème journée de Ligue 2. Voici une brève présentation de ce club, lanterne rouge du championnat actuellement.

Le club
S’il a quitté le devant la scène hexagonale, le Nîmes Olympique s’en demeure pas moins un club au riche passé en première division. Celui-ci compte en effet plus de mille deux cent matches au sein de l’élite. Un niveau qu’il n’a plus connu depuis la saison 1992/1993. Ces derniers temps, les crocodiles ont peiné à retrouver leur lustre d’antan. Ils sortent tout juste d’un passage long de six années en championnat National. Souvent considérée comme une équipe de Coupe, la formation dirigée par Jean-Luc Vannuchi a bouclé le précédent exercice à la troisième position et obtenu son billet pour la Ligue 2. Elle est malheureusement bien partie pour redescendre immédiatement.

Palmarès
- champion de D2 en 1950
- champion de National en 1997
- vainqueur de la coupe Drago en 1956
- vainqueur de la coupe Gambardella en 1961, 66, 69 et 77
- finaliste de la coupe de France en 1958, 61 et 96
- 3 participations aux coupes d'Europe en 1971, 72 et 97
Le stade
Stade des Costières
123 avenue de la Bouvine
30023 Nîmes
Capacité : 18482 spectateurs
Affluence moyenne cette saison : 9804 spectateurs
Site internet
Le site : http://www.nimesolympique.fr
Effectif
Gardiens : Puydebois, Gimenez, Lovergne
Défenseurs : Besnard, Jeannel, Massot, Poulain, Roumegous, Sankharé, Zarabi
Milieux : Bayod, Cavalli, Cissé, Cousyn, Ech-Chergui, Germann, Horjak, Ichalalene, Kebe, Maisonneuve, Martin, Mostefa
Attaquants : Addel, Colloredo, Kroupi, Malm
Derniers résultats
J15 : Dijon 2-1 Nîmes
J14 : Nîmes 2-2 Reims
J13 : Montpellier 1-1 Nîmes
J12 : Nîmes 0-1 Boulogne
J11 : Guingamp 1-0 Nîmes
Forme du moment : DNNDD

Coupe de France
A l'occasion du 7ème tour de la Coupe de France, les Nîmois se sont offert une bouffée d'oxygène en allant se qualifier sur le terrain de Firminy (DH). Cela faisait plus de deux mois qu'ils n'avaient pas remporté la moindre victoire, toutes compétitions confondues. Malm et Bayod ont permis aux crocodiles de s'imposer deux buts à un.
Meilleurs buteurs
Kebe, 4 buts
Malm, 3 buts
Colloredo, 2 buts
Ech Chergui, Kroupi, Mostefa, 1 but
Meilleurs passeurs
Bayod, Maisonneuve, Malm, Kebe, 2 passes
Joueurs les plus utilisés
Malm, Kebe, 15 matches
Mostefa, 14
Puydebois, Bayod, 13
Zarabi, Sankharé, Maisonneuve, 12
Kroupi, Massot, Martin, Ech Chergui, 10
Classements
Domicile : 20ème avec 3 points ; 0 victoire, 3 nuls et 4 défaites ; 6 buts marqués, 10 encaissés.
Extérieur : 15ème avec 5 points ; 1 victoire, 2 nul et 5 défaites ; 6 buts marqués, 15 encaissés.
Général : 20ème avec 8 points ; 1 victoire, 5 nuls et 9 défaites ; 12 buts marqués, 25 encaissés. Soit la 20ème attaque et 19ème défense de Ligue 2.
Le dernier Nîmes – Metz
Le 1er mai 1993, 33ème journée de Division 1
Score final : 2-2
Buts de Cartier (68° csc) et Martel (78°) pour Nîmes ; Kubik (37°) et Chaouch (90°) pour Metz

(Quotidien Le Parisien)  Candidature à l’Euro 2016

La France doit muscler ses stades

C’EST un vaste chantier qui attend la France si elle souhaite organiser le Championnat  d’Europe de football en 2016. Dans le rapport « Grands Stades Euro 2016 » remis hier par Philippe Séguin au Premier ministre, François Fillon, le président de la Cour des comptes stipule que l’Hexagone devra se doter de « dix grandes enceintes sportives modernes dès 2014».Selon lui, si la France ne faisait pas le nécessaire et se contentait d’un replâtrage des infrastructures existantes, elle serait irrémédiablement exclue de la course à l’Euro.

 Se doter d’enceintes cinq étoiles. Le constat de la commission Séguin n’est pas nouveau : en matière de stades, la France est à la traîne des principaux pays européens (Angleterre, Allemagne, Espagne, Italie) en termes de capacité et surtout d’accueil des spectateurs.

C’est d’ailleurs ce qui avait motivé Bernard Laporte quand il a décidé de diligenter cette mission « Grands Stades » au début de l’année. Actuellement, aucun club français ne joue dans une enceinte du plus haut niveau européen (le fameux label 5 étoiles de l’UEFA). «Du coup, la recette moyenne par spectateur s’élève à seulement 16-en France contre respectivement 22, 24 et 33- en Italie, Allemagne et Espagne. L’Angleterre constituant un modèle singulier et probablement intransposable (51) », notent les auteurs du rapport.

Changer la loi. En France, seul Auxerre est propriétaire de son stade. Simples locataires des collectivités locales, les autres clubs ne sont donc guère incités à engager des travaux dans leurs enceintes. Pour faire évoluer cette situation et encourager l’investissement privé, la commission préconise une modification de la législation. Il s’agit de faire reconnaître le caractère d’intérêt général des grandes enceintes (plus de 30 000 places) afin de faciliter notamment le financement des dessertes au stade. D’autre part, le rapport conseille de remplacer la taxe sur les spectacles (trop aléatoire) par le prélèvement de la TVA à 5,5 %, qui aurait le mérite de réserver une égalité de traitement entre les sports, les clubs et les communes.

Transformer les stades en « lieux de vie ». Pour donner envie au spectateur de se rendre au stade, il faut lui donner un peu plus que ce que lui offre la télévision. La commission évoque quelques aménagements qui doivent transformer les enceintes françaises en « lieux de vie ».Mettre en place le contrôle électronique des billets, faciliter l’accès aux sites, repenser les loges et la réception des VIP, réaliser des programmes annexes (cinémas, hôtels, galeries marchandes)…voilà autant de nouveautés à même de multiplier les recettes.

11月24日

Et quand c'est fini, ça recommence..

La petite phrase du jour : « Après Metz, Lens ! E-li-mi-nés !... faute de rois, on a fait des choix ! On connait les priorités de cette année …»

(24 heure) Transfert: Vailati prêté à Metz

SION | Germano Vailati s'apprête à découvrir les charmes de la L2. Le portier du FC Sion a, en effet, été prêté jusqu'à la fin de la saison au FC Metz qui se bat pour regagner sa place en L1. Il s'est rendu dimanche en Lorraine pour finaliser ce prêt.
Le Tessinois est appelé à remplacer le capitaine Christophe Marichez, qui s'est blessé à l'épaule. Relégué la saison dernière, les Lorrains occupent actuellement la quatrième place du classement de la L2. Ils ont signé il y a deux semaines l'exploit d'éliminer Lyon à Lyon en huitième de finale de la Coupe de la Ligue. Toutefois, la défaite concédée vendredi en Coupe de France devant Créteil (D3) a sans doute incité les dirigeants lorrains à recruter Vailati. Ils jugent leur gardien no 2 Oumar Sissoko (21 ans) encore un peu "tendre".

Agé de 28 ans, Germano Vailati a perdu sa place de titulaire en mars dernier. Il évolue à Sion depuis 2004. Il fut l'un des grands artisans de la promotion en Super League et de la victoire en Coupe de Suisse en 2006.

 Football CFA : Metz méritait mieux

AUXERRE - METZ : 0-0

Une centaine de spectateurs. Temps neigeux. Arbitre : M. Mulin.

AUXERRE. Sorin, Fachan, Messiba, Itoua, Sidibé, Ndinga (75e, Malaga), Jasse, Traoré (Dufour, 72e), Quercia, Dalé (Kitambala, 65e), Langil.

 METZ. Ruffier, Bousbaa, Reydel, Schmisser, Zimmer, Patin, Bourgeois, Haddadji, Fostier (N’Diaye, 56e), Sommer, Sakho (N'Ganvala, 75e).

La réserve du FC Metz a décroché, hier après-midi à Auxerre, son premier nul de la saison à l'extérieur, mettant fin à une série de cinq défaites hors de ses bases. Résistante et même dangereuse à l'occasion, la formation mosellane a dans l'ensemble mérité ce résultat. Sous les yeux de deux anciens techniciens grenat aujourd'hui auxerrois, Francis de Taddeo et David Carré, les joueurs de José Pinot se sont créés les meilleures occasions. Comme sur cette remise en retrait de Sakho à destination de Fostier (6e). Ou encore ce centre de Zimmer qui semait la panique dans la défense auxerroise (38e) avant que Sakho ne se présente seul devant Sorin (42e). A l'issue des débats, José Pinot pouvait se montrer satisfait : «Il y a eu de l'envie, mais aussi de la qualité dans le jeu. On a bien maîtrisé ce match, avec une équipe jeune. C'est bien pour leur progression. Tout n'a pas été parfait, mais on a su faire bloc dans les moments difficiles, sans oublier de porter le danger »

(Quotidien l’Equipe) : Le gardien suisse du FC Sion Germano Vailati (28 ans) entamera ce matin un essai, que les dirigeants messins espèrent rapidement concluant. Le titulaire du poste depuis trois ans, Marichez – opéré fin octobre d’une lésion tendineuse à l’épaule – devant être absent pour un minimum de quatre mois, le club lorrain est à la recherche d’un deuxième portier pour épauler le jeune Oumar Sissoko. Barbosa (ischiojambiers) devrait reprendre l’entraînement collectif dans les prochains jours, tout comme Vivian (ischiojambiers).

Tous deux pourraient être du déplacement à Nîmes en fin de semaine.

Vincent Di Bartoloméo, ici poursuivi par l’autre

(Quotidien Le Parisien) retour sur la Coupe…Créteil-Lusitanos : « Là, on est costauds »

VINCENT DI BARTOLOMEO, auteur du but décisif EN  COUPE de la Ligue, Vincent Di Bartoloméo avait déjà accroché cette saison Brest (L 2) et Nantes (L 1) à son tableau de chasse. Au tout début de sa carrière, lors de ses deux premières saisons professionnelles à Châteauroux, il s’était offert Lyon, Marseille, Bordeaux et Strasbourg. Malgré cette succession de prouesses, le défenseur cristolien gardera un souvenir ému de la qualification (2-1) obtenue vendredi soir face à Metz (L 2).

Son premier but sous le maillot val-de-marnais a en effet permis à Créteil d’éviter la prolongation et de décrocher son billet pour le 8e tour.

Etes-vous surpris de cette qualification ?

Vincent Di Bartoloméo. On avait vu les deux victoires de Metz face à Lyon et Strasbourg (en Coupe de la Ligue). Forcément, on savait que ce serait dur. Mais quand on joue une équipe comme celle-là, candidate à la L 1, on a tous à cœur de bien faire. Et comme les victoires en Coupe de la Ligue nous ont donné confiance, on s’est tous dit qu’il y avait peut-être moyen de gagner.

N’avez-vous jamais douté durant ce match ? On a serré les dents jusqu’au but de Madjid (NDLR : Bouabdallah) qui nous a libérés. Quand on a mis le deuxième, je me suis dit : « Là, on est costauds. » Bon, c’est vrai que les dix dernières minutes ont été les plus longues de tout le match (rires), mais on n’a rien lâché.

Comment expliquez-vous que Créteil brille en Coupe et peine en championnat, 11 nuls après 15 journées ?

Parce que Créteil joue au ballon. Dans ce registre, il est plus facile de s’exprimer face à de grosses écuries que contre des équipes de National. D’ailleurs, c’est à l’issue de nos deux plus mauvais matchs qu’on a obtenu nos deux victoires en championnat. Ne craignez-vous pas que la Coupe de France vous joue de vilains tours ? Au contraire. Quand on ne gagne pas, toutes les victoires sont bonnes à prendre. Il faut juste ne pas s’endormir là-dessus. Cette qualification doit plutôt nous donner des idées, nous permettre de lâcher les chevaux. Malgré notre classement, Créteil est l’une des plus belles équipes de National dans laquelle j’ai évolué. On mérite vraiment d’être là-haut.

11月23日

Certains n'ont pas le niveau du National, comme l'a démontré le match contre Créteil !

La petite phrase du jour : « La boucle est bouclée »

Tout est dans tout et réciproquement. Pierre Dac, que les moins jeunes d'entre nous connaissent parfaitement pour son sens de l'humour et tout autant de la formule, aurait pu finir sa carrière au sein du groupe Amaury. Il aurait pu y passer sans transition de la théorie à la pratique. Non content d'organiser ses propres épreuves (cf. le Tour de France) et d'en rendre compte largement dans ses colonnes (L'Equipe, Le Parisien), ledit groupe annonce avoir signé un accord avec l'opérateur autrichien de paris sportifs Bwin, en vue de l'ouverture de ce marché sur le territoire français. Une manière comme une autre de boucler la (Grande) boucle en quelque sorte.
Les esprits mal intentionnés y verront plus volontiers un curieux mélange de genres.

Pouliquen repu2008

 (RL) Pouliquen : «On n'a pas le droit»
Yvon Pouliquen n'a pas apprécié la prestation de ses joueurs, avant-hier, à Créteil. On refait le non-match avec l'entraîneur messin.
Nuit courte et indigeste. Et réveil en images pour l'entraîneur du FC Metz : hier, Yvon Pouliquen s'est attardé devant son écran pour revoir la prestation signée par son équipe, la veille, à Créteil. Et la vidéo n'a pas vraiment attendri son discours. D'ordinaire plutôt protecteur avec ses troupes, le technicien mosellan n'a, cette fois, pas caché son mécontentement.
INTERVIEW
Yvon Pouliquen, avec un peu de recul, votre analyse de l'échec en Coupe de France a-t-elle changé ? «Non, je reste persuadé que la qualification nous tendait les bras. Mais nous n'avons pas été à la hauteur. En dehors des vingt premières minutes, mon équipe a fait un non-match. C'est une grosse déception : nous avions l'effectif pour continuer à jouer sur les trois tableaux. Quitter la Coupe de France est d'autant plus regrettable que nous avions tout fait pour éviter de basculer dans un match piège, en inscrivant un but assez rapidement. Par la suite, on n'a peut-être pas été en difficulté, mais nous avons été incapables d'enfoncer notre adversaire.» La preuve d'un manque de caractère ? «(Il hésite) De caractère, je ne sais pas. Mais d'engagement, oui, indéniablement. Nous ne sommes pas les premiers à être éliminés par un club de niveau inférieur, nous ne serons pas les derniers, mais de cette façon, je ne l'accepte pas. J'avais parfois l'impression d'assister à un match amical !» De votre côté, ne regrettez-vous pas d'avoir procédé à autant de changements dans votre onze de base ? «Non, je ne regrette rien. Je ne pouvais pas aligner des joueurs comme Pascal Johansen ou Sébastien Renouard. Ils venaient de reprendre lorsqu'ils ont enchaîné le rendez-vous de Lyon et le derby face à Strasbourg. Papiss Cissé, lui, ressentait une douleur à la cuisse. Mais leur absence et celle d'autres éléments n'excusent rien : l'équipe alignée vendredi soir avait plutôt bonne allure.»
«Une mise en garde»
Je comprends leur déception de ne pas être souvent titulaires. Mais vu leur prestation (contre Créteil), ils doivent se poser des questions et se remettre en cause". Ce sont vos mots d'après-match, plutôt inhabituels dans votre bouche. «Peut-être, oui, mais je le redis : on n'a pas le droit de perdre un match comme celui-là. On a le droit de ne pas être bon, ça arrive à tous les joueurs, mais on n'a pas le droit de ne pas tout donner.» Le déroulé de cette soirée de Coupe de France pèsera-t-il dans votre choix, la semaine prochaine, à l'heure de vous rendre à Nîmes ? «Ce qui est sûr, c'est que les joueurs risquent de m'avoir sur le dos dans les jours qui viennent. Je vais tirer les enseignements de cette rencontre, mais comme vous le dites, il reste une semaine d'entraînement. A ceux qui sont passés à côté de ce rendez-vous de prouver qu'ils savent réagir.» Après vos performances face à Lyon et Strasbourg, cette défaite ne risque-t-elle pas de provoquer un coup d'arrêt ? «Non, non, je ne pense pas. Au contraire, peut-être. Elle doit agir comme une mise en garde.»

CFA Metz, prendre de l'avance
Auxerre. 9e avec 28 points (5v, 1n, 6d). Les trois dernières rencontres : défaite à Raon-L’étape (1-0), nul à Noisy-le-Sec (1-1), victoire contre Sainte-Geneviève (4-0). 12 buts marqués, 12 buts encaissés.
FC Metz. 14e avec 25 points (3v, 4n, 5d). Les trois dernières rencontres : victoire contre Moissy-Cramayel (2-0), défaite à Dunkerque (4-1), nul contre Compiègne (1-1). 11 buts marqués, 16 buts encaissés.
L'enjeu. Avant de se rendre à Sainte-Geneviève, dimanche prochain, les Messins ont l'occasion de faire un pas de plus en direction de la première moitié de tableau. Il leur faudra pour cela décrocher leur premier succès à l'extérieur, aujourd'hui, à l'occasion de ce match avancé.
Le groupe. Une seule absence à noter dans le camp des réservistes messins, celle de Mateusz Sibert. Exclu à Dunkerque il y a deux semaines, le défenseur avait purgé son premier match de suspension à l'occasion de la réception de Moissy. Sa sanction prendra fin à l'issue du rendez-vous auxerrois.
L'avis de l'entraîneur, José Pinot. «Il était important de gagner face à Moissy. J'espère que nous saurons tirer profit de cette bouffée d'oxygène et que cela nous permettra d'aborder ce nouveau rendez-vous avec une confiance retrouvée. Cela ne va malgré tout pas être simple à Auxerre, mais il faut s'y habituer : le championnat est très serré.»
Auxerre (2) - FC Metz (2), 14h30

11月22日

Germano Vailati à Metz?

Germano Vailati2008  germano-vailati-stretched-uefa-cup2008  vailatiaMetz2008

Germano Vailati  en route pour Metz?

Christian Constantin libère Germano Vailati. «La possibilité d'un prêt à Metz (ndlr: actuellement en Ligue 2) jusqu'à la fin de l'année existe en raison de la blessure du gardien titulaire. Je ne m'opposerai pas à cette transaction», déclare le président du FC Sion. Sous contrat avec le club valaisan jusqu'en juin 2010, le portier tessinois confirme les contacts avancés entre les deux parties. «Les premiers échanges ont commencé il y a un mois, c'est le président Constantin qui m'a parlé de cette offre. Mon entrée en jeu à Bâle, puis ma titularisation à Bellinzone ont retardé les choses», confie le Tessinois. «J'ai rencontré le président en début de semaine pour solliciter son accord à mon départ. Ma préférence aurait été de retrouver une place de titulaire ici à Sion. Je ne pense pas que les deux penalties encaissés à Bellinzone m'ont fait perdre ma place. Jouer un match, puis regagner le banc devient de plus en plus difficile à gérer. Je souhaite évoluer dans un contexte plus serein et plus stable dans lequel le travail de la semaine paie. Metz donne des garanties dans ce domaine. Le club est ambitieux, il veut remonter en première division.» Envisage-t-il un retour à Tourbillon au terme du prêt en Lorraine? «Je ne me projette pas aussi loin. Attendons déjà la concrétisation de mon engagement à Metz.»

 

Un FC Metz bien mou, avec des joueurs qui n'avaient pas les crocs...Metz n'y a pas coupé !

La petite phrase du jour : « Metz, ce soir n’a rien montré, mais a démontré les insuffisances de certains à ce niveau !...Cette équipe bis voire ter a manqué de gens qui avaient envie de progresser et de se montrer : beaucoup se sont cachés, qu’il va falloir bouter hors du bois !! Ajoutez un-vrai-problème de gardien, vous obtenez ce triste résultat…»

Créteilest renversant equipe2008  l exploit de Creteil2008

(Quotidien l’Equipe) Créteil est renversant

Menés au score, les Cristoliens ont réussi à éliminer Metz. Et voilà un premier club de L 2 à la trappe.

C’EST LE PARADOXE de Créteil. À la peine dans son Championnat de National, où il n’a gagné que deux matches cette saison, le club du Val-de-Marne est irrésistible en Coupe. Arrivé jusqu’aux huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue après avoir sorti Nantes (1-0), il a éliminé, hier, le FC Metz, 4e de L 2, après avoir été mené au score dès le premier quart d’heure. « Je ne sais pas comment l’expliquer, racontait, serein, Olivier Frapolli, l’entraîneur. Mes joueurs sont plus libérés dans ces compétitions médiatisées. Ils n’ont rien à perdre. »

Ils l’ont démontré sur ce 7e tour de Coupe de France. Les Lorrains ouvraient pourtant le score sur une de leurs seules occasions de la première période. Un coup franc lointain de Cardy était mal repoussé par la défense cristolienne. Esseulé au second poteau, Brégerie, le défenseur central, reprenait le ballon d’une demi-volée que Levaux, remplaçant de Trivino pour la Coupe de France, ne pouvait que repousser dans son but (0-1, 11e). Alors qu’ils avaient fait ce qu’il faut en début de rencontre, les Messins avaient alors le tort de la jouer petit bras. Créteil, invisible jusque-là, en profitait pour reprendre confiance sur une frappe terrible de Gohiri, bien claquée en corner par Sissoko (34e).

Le « bourreau » Bouabdallah frappe encore

Quelques minutes plus tard un centre d’Abwo, même pas dangereux, arrivait sur Bouabdallah, seul dans la surface messine. L’avant-centre cristolien, au milieu d’une défense lorraine consternante de passivité, se retournait pour placer une frappe du droit en pivot hors de portée de Sissoko (1-1, 38e). Le buteur héros de l’élimination nantaise en 16es de finale de la Coupe de la Ligue justifiait ainsi sa réputation de bourreau. Metz était alors incapable de réagir et d’élever son niveau de jeu sur un terrain très abîmé et dans des conditions climatiques épouvantables, tirant le niveau technique par le bas. Une aubaine pour le club de National. Pouliquen, visiblement agacé, pouvait s’agiter sur son banc. Avec un Babacar Gueye mal inspiré en attaque, ses hommes ne pouvaient compter que sur les coups de pied arrêtés pour marquer. Mais, dans l’exercice, les banlieusards parisiens n’étaient pas mal non plus. Un coup franc de trente mètres, joué en deux temps pour le capitaine Di Bartolomeo, trompait ainsi Sissoko, visiblement gêné par un rebond (2-1, 80e). « Je ressens une grande joie, tout simplement, commentait Frapolli. À la mi-temps, j’ai dit aux joueurs de se lâcher. Ils ont fait preuve de valeurs morales, de combativité et d’un super état d’esprit. C’est un petit exploit quand on regarde les derniers résultats de Metz. » Un exploit qu’il faudra faire fructifier en Championnat.

Pouliquen pointe son banc

ON NE L’Y REPRENDRA PLUS. Yvon Pouliquen, l’entraîneur messin, avait décidé pour cette rencontre de faire tourner largement son effectif. Au coup d’envoi, seulement trois joueurs (le gardien Sissoko, Cardy et C. Gueye) avaient débuté le match au sommet contre Strasbourg lundi (3-2) en Ligue 2. « C’est une leçon, a commenté froidement le coach lorrain. Il y en a certains qui avaient l’opportunité de montrer ce qu’ils valaient. Tant pis pour eux. Je comprends leur déception de ne pas être souvent titulaires. Mais, vu la prestation de ce soir (hier), ils doivent se poser des questions et se remettre en cause. » Pour le prochain rendez-vous en Championnat, contre Nîmes, Pouliquen a prévenu : « Je ferai une équipe composée de garçons qui ont le désir de donner le meilleur d’eux-mêmes de la 1re à la90e minute. » Car contre Créteil, dans un match qu’il a qualifié de « gentillet », le technicien lorrain n’a pas aimé l’attitude de ses garçons après l’ouverture du score. « C’est une déception, dit-il. On avait le match en main et on s’élimine tout seul. Les Cristoliens ne se sont pas montrés vraiment dangereux. Mais nous non plus. On a été punis. » Metz était hier bien loin de sa prestation d’il y dix jours à Gerland contre Lyon en 8es de finale de la Coupe de la Ligue (3-1).

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(Quotidien Le Parisien) L’exploit de Créteil

FOOTBALL, COUPE DE FRANCE (7e TOUR)/CRETEIL-LUSITANOS - METZ 2-1.

Premier des treize clubs franciliens en lice ce week-end, le pensionnaire de National a fait sensation hier soir en éliminant Metz (Ligue 2).

CRÉTEIL prend donc la coupe à cœur. Après s’être offert les scalps de Brest (L 2) et Nantes (L 1) en Coupe de la Ligue, les joueurs d’Olivier Frapolli ont signé un nouvel exploit de taille hier à l’occasion du septième tour de Coupe de France. Insipide en championnat, le treizième de National a, cette fois, eu « l’indélicatesse » de sortir Metz, quatrième de Ligue 2 et équipe en forme du moment. Malgré son statut de meilleure formation de Ligue 2 en déplacement, ses récents succès sur Lyon (3-1en8es de Coupe de la Ligue) et Strasbourg (3-2 en championnat) et un entraîneur, Yvon Pouliquen, déjà vainqueur de l’épreuve à deux reprises (en 2001 avec Strasbourg et 2002 avec Lorient), les Grenats n’ont pu stopper les sept mois d’invincibilité de Créteil à Duvauchelle. Comme ce fut le cas en Coupe de la Ligue à Nice (penalty concédé à la 7e minute), les Val-de-Marnais ont pourtant attaqué la rencontre de la pire des manières. Sur une mauvaise relance de la défense, Romain Brégerie a en effet donné l’avantage aux Mosellans d’une magnifique volée que Thomas Levaux n’a pu que détourner dans sa lucarne (0-1, 11e). Mais comme galvanisé par l’arrivée du champion du monde Bernard Diomède dans les tribunes, « Magic » Madjid Bouabdallah a de nouveau fait parler la poudre. Auteur d’un exploit personnel dans la surface, l’attaquant cristolien a ainsi inscrit son quatrième but en Coupe d’une frappe croisée imparable (38e). Un renversement de situation qui aurait pu réveiller de bien tristes Messins. Mais à part une tête de Brégerie non cadrée (69e) et une tête de l’ex-Parisien Victor Mendy au ras de la transversale (76e), c’est Créteil qui a crânement joué sa chance au retour des vestiaires. Une audace ré- compensée par un puissant coup franc de Di Bartoloméo qui, contre toute attente, a propulsé Créteil au huitième de finales (80e). « Comme à Nice, on a été menés d’entrée, mais on a retenu la leçon, se félicite Frapolli. On ne s’est pas affolés. On a été patients. Le fait de revenir nous a remis en confiance. A la mi-temps, j’ai demandé aux gars de se libérer. C’est un petit exploit qu’on va savourer. »

Au moins jusqu’au prochain tour où le président Lopes rêve déjà d’accueillir « un nouveau gros morceau. »

(RL) Les huit hooligans interdits de stade

Interpellés mardi matin par les gendarmes de la compagnie de Metz, huit des hooligans nancéiens qui avaient mené, fin août, une expédition punitive contre des supporters messins et havrais, réunis à Louvigny, seront jugés au tribunal correctionnel de Metz pour violences aggravées et dégradations, en mars prochain. Depuis hier, ils savent également qu'ils sont le coup d'une mesure d'interdiction de stade pour les trois prochains mois. Un geste fort décidé par la Préfecture.

Metz par la petite porte

La Coupe de France, c'est fini : le FC Metz a pris l'eau, hier soir, sous le ciel de Créteil. Il quitte la compétition logiquement, au terme d'une prestation plus que décevante.

Tout tient peut-être dans ces mots, signés Olivier Frapolli : «C'est quand même un petit exploit.» Lorsqu'il s'est présenté dans la salle de presse, quelques minutes après le coup de sifflet final, l'entraîneur cristolien avait encore les pieds sur terre. Suffisamment, en tout cas, pour comprendre que son équipe venait de battre un adversaire messin qui n'avait rien à voir avec celui des deux semaines écoulées. Impérial la semaine dernière à Lyon, en Coupe de la Ligue, pétillant face à Strasbourg pas plus tard que lundi, en championnat, Metz n'a été que l'ombre de lui-même sur le terrain de la Coupe de France. Et le couperet est tombé : son aventure s'est achevée aussitôt commencée, sur la pelouse cabossée de Dominique-Duvauchelle, sous la pluie, au terme d'une soirée durant laquelle l'équipe d'Yvon Pouliquen n'a jamais été maître d'un sujet évoluant pourtant à l'étage inférieur. Romain Brégerie avait pourtant placé les siens sur la bonne voie. Spectateur lors des deux derniers rendez-vous messins, le défenseur a profité de son retour sur scène pour se rappeler au souvenir de son entraîneur : monté aux avant-postes sur un coup de franc de Julien Cardy, l'ancien Bordelais n'a pas hésité au moment de reprendre le ballon, mal renvoyé par les Cristoliens. Sa frappe du pied gauche brisait le rideau adverse, laissant Levaux impuissant (11e). Le premier but de Brégerie sous ses couleurs messines tombait à pic. Il permettait à Metz d'envisager la suite des événements plus que sereinement .Mais le confort s'entretient. Et Metz l'a sans doute oublié en chemin, affichant une conviction trop inégale pour éteindre définitivement la foi d'une formation végétant dans les eaux troubles du National. Invaincu sur sa pelouse, Créteil a retrouvé les chemins de l'espoir sur un ballon récupéré par Bouabdellah à l'entrée de la surface de réparation messine. La frappe de l'attaquant cristolien ne laissait aucune chance à Oumar Sissoko (38e).

A dix minutes de la fin.

Malheureux et fébrile, il y a quelques jours face au voisin alsacien, le gardien messin n'avait jusque-là rien eu à faire. Un constat valable pour Leveaux, son homologue, doublure habituelle de Richard Trivino, l'ancien Messin. Remodelée en profondeur - plus de la moitié des joueurs alignés hier par Yvon Pouliquen n'étaient pas présents au coup d'envoi face à Strasbourg - la formation messine n'a jamais été en mesure d'affirmer sa supériorité hiérarchique. Les changements opérés par l'entraîneur messin au fil de la seconde mi-temps se sont révélés inefficaces. Ni Cyril Chapuis, ni Victor Mendy, entrés pour donner du poids à leur attaque, n'ont en effet été en mesure de renverser la vapeur. Et Créteil, tombeur de Nantes et Brest aux tours précédents, a ensuite frappé au bon moment. Alors que les prolongations se dessinaient doucement mais sûrement, Di Bartolomeo, le capitaine cristolien, profitait d'un coup franc lointain pour déjouer les pronostics : sa frappe transperçait le mur grenat et trompait la vigilance d'Oumar Sissoko. Il restait dix minutes avant la fin du temps réglementaire. Le délai s'est avéré insuffisant. Metz ne poursuivra pas sur les trois tableaux. A cette déception, s'en ajoute une autre, constituée par le triste visage affiché hier par la formation d'Yvon Pouliquen. Attendu à Nîmes, vendredi prochain, Metz aura peut-être retrouvé des couleurs. Il en faudra pour effacer les traces de la gifle reçue hier, dans le Val de Marne. Les Messins en sont repartis par la petite porte.

Réactions «Se remettre en cause»

Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «Il y a eu des absences, un manque d'engagement, d'envie et de détermination. La punition est là, nous sommes éliminés de la Coupe de France et c'est logique. Créteil ne s'est pas créé beaucoup d'occasions, mais nous non plus. Il y a des joueurs qui vont devoir se remettre en cause. Je comprends la déception de ceux qui ne jouent pas habituellement, mais lorsqu'ils en ont la possibilité, il est indispensable qu'ils fassent les efforts pour être à la hauteur.»Olivier Frapolli (entraîneur de Créteil) : «Je ressens de la joie, tout simplement. Nous avions mis un plan de jeu en place, mes joueurs l'ont respecté, peut-être un peu trop, même, en première mi-temps. Après, ils se sont un peu plus libérés et nous avons eu la chance de marquer ce deuxième but sur coup franc à dix minutes du coup de sifflet final. Ensuite, nous avons tenu le choc grâce à nos valeurs. C'est quand même un petit exploit au vu des deux derniers matches de Metz.»Julien Cardy (capitaine de Metz) : «Nous n'avons pas été assez constants pour nous mettre à l'abri lorsque nous menions au score. Non, nous n'avons pas laissé couler les choses en deuxième période, nous sommes joueurs, professionnels, nous étions entrés sur la pelouse pour nous qualifier. On ne choisit pas nos matches. Malheureusement, Créteil nous a battus. Nous n'avons pas fait une bonne prestation et nous en sommes tous conscients.»

(Site officiel FC Metz) Metz surpris par Créteil

La Coupe de France, aventure rafraîchissante la saison passée, s’est arrêtée dès le premier tour pour le FC Metz cette fois. A Créteil, les Mosellans n’ont pas connu la même réussite qu’à Gerland et s'inclinent deux buts à un.

Le FC Metz l’a gagnée à deux reprises, son entraîneur Yvon Pouliquen aussi. Pour plusieurs raisons, la Coupe de France est une compétition appréciée du côté de Saint-Symphorien. Il y a quelques mois, celle-ci avait vu Metz éliminer Strasbourg puis Lorient avant de s’incliner sur la pelouse du Champion. Cette année, elle s’est terminée dans l’anonymat du stade Dominique Duchauvelle.
Cette défaite, personne ne l’a vu venir. Certes, le discours du coach messin avant la partie invitait tout le monde à la prudence. Mais ses hommes avaient eu le mérite d’effacer d’emblée toutes les inquiétudes. Organisés de la même façon que contre Lyon et Strasbourg, les Messins dominaient le début de partie. Et sur leur première occasion, ils ouvraient la marque par Brégerie, auteur d’un but d’attaquant : une reprise de volée sans contrôle du pied gauche, qui trompait Levaux (1-0, 10°).
Les coéquipiers de Julien Cardy ne pouvaient pas mieux démarrer la partie. La première demi-heure était totalement à leur avantage. Dans les instants suivants, Babacar Gueye décalait Nicolas Farina aux abords de la surface. La frappe du petit attaquant frôlait la lucarne cristolienne (20°). Puis il manquait son centre à l’issue d’une remontée de balle rapide du bloc messin (29°).
Créteil n’avait pas montré grand-chose jusqu’alors. Mais les hommes de Frapelli, passé la demi-heure, se réveillaient. Une frappe de Maiga obligeait Sissoko à une parade spectaculaire (35°). La seconde occasion était la bonne. Le numéro neuf Bouabdellah se jouait de la défense messine avant de loger le ballon au filet d’une frappe croisée imparable (1-1, 41°).
A la mi-temps, Chapuis remplaçait Farina. La seconde période se déroulait sur un faux rythme. Metz n’était pas dangereux, mais on ne voyait pas pour autant Créteil marquer un second but. Comme souvent dans ces cas là, la décision se fit sur coup de pied arrêté. Metz eut la malchance de concéder le second but à quelques minutes de la fin. Lorsque Di Bartolomeo, le capitaine local, trompa Sissoko, il ne restait plus beaucoup de temps pour revenir (2-1, 81°). Très en vue en Coupe de la Ligue, les Grenats n’y parvinrent pas et quittent la Coupe de France.

(Quotidien le Monde) Le foot français attend ses stades

Après Eric Besson, Philippe Séguin doit remettre son rapport sur les « arènes sportives du futur » & le président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, doit remettre, lundi 24 novembre, le rapport de la commission « grands stades » censé appuyer la candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016 de football. Pour que la France rattrape son retard dans le domaine des enceintes sportives, le terrain aura été préparé par le rapport Besson sur « La compétitivité des clubs de football professionnel français » (Le Monde du 7 novembre), puis par la première conférence sur les stades organisée les 18 et 19 novembre à Paris par la Ligue de football professionnel (LFP) et l’Association européenne de management des stades (ESMA).

La commission « grands stades » compte parmi ses 19 membres Jean-Michel Aulas, Gervais Martel et Max Guazzini, respectivement patrons de l’Olympique lyonnais, du Racing Club de Lens et du Stade français. On trouve également Frédéric Thiriez, le président de la LFP.

Au moment où les Français, confrontés à la crise économique, peuvent légitimement se demander si pareil chantier est prioritaire, Frédéric Thiriez a estimé qu’il est au contraire légitimé par « l’obligation de la relance économique ». Selon une enquête Ipsos dévoilée pendant la conférence des stades, 34 % des personnes interrogées manifestent un intérêt pour le football mais elles ne sont que 10 % à assister aux matches. Et 80 % des spectateurs de Ligue 1 et de Ligue 2 sont favorables à la construction de stades de nouvelle génération.

Au-delà de la perspective 2016, le souci de Philippe Séguin est de « réfléchir aux arènes sportives du futur », en se référant aux stades multifonctionnels de nos voisins britannique et allemand. Et donc de ne pas répéter les erreurs de 1998 lorsque la France a accueilli la Coupe du monde : sur les 600 millions d’euros dépensés, 420 millions l’avaient été pour construire le seul Stade de France de Saint-Denis – qui devait ne jamais accueillir de club résident – au détriment des neuf autres sites. Pour son Mondial2006, l’Allemagne a investi près d’1,5 milliard d’euros pour douze stades, onze ayant un club attitré. C’est d’ailleurs le voisin d’outre- Rhin qui sert de référence avec un modèle économique équilibré ayant permis de diversifier les recettes en maintenant une tarification raisonnable, à la différence de la Premier League anglaise.

Comme l’explique Frédéric Bolotny, économiste au Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges et auteur, avec son collègue Guillaume Gouze, d’une étude sur l’exploitation des enceintes sportives, « on ne va pas passer du tout-public au tout-privé. Un investissement exclusivement public pose un problème d’efficacité et de légitimité depuis que les clubs sont devenus des sociétés commerciales. Mais les collectivités ne peuvent se désengager totalement car le stade est un outil d’aménagement du territoire et un lieu d’attractivité pour les entreprises ».

Pour que les clubs ne soient plus dépendants des droits de retransmission télévisés (57 % des ressources des clubs de Ligue 1), pour qu’ils ne soient plus locataires d’un stade vétuste mais propriétaires d’une enceinte moderne qui leur permettent de mener un projet sportif, les partenariats public-privé seront favorisés. « On va vers une forme d’économie mixte pour concevoir, financer, construire et gérer un stade, constate Frédéric Bolotny. Soit avec un contrat de concession, comme c’est le cas au Mans [avec le MMArena], soit avec un contrat de partenariat, comme on l’observe à Lille [avec le stade de Villeneuve d’Asq]. » Pour le moment, une vingtaine de projets sont à l’étude ou ont démarré pour un investissement global de 1,7 milliard d’euros.

L’« arène sportive du futur », que M. Seguin appelle de ses vœux, devrait ressembler à ce qui existe déjà à Londres ou à Munich. Pariant sur la qualité et l’accueil, elle dégage de fortes recettes de billetterie avec un taux de remplissage élevé et développe « l’hospitalité sportive », autrement dit les espaces VIP. « A Old Trafford [le stade de Manchester United],9 %des places les plus chères rapportent 43 % des recettes les jours de match », rappelle Frédéric Bolotny.

En France, on en est bien loin. Et le retard vaut aussi pour les spectacles (concerts) quand Il n’y a pas match, les activités de restauration et de loisirs, ou les congrès – ce que tente de faire Jean-Michel Aulas avec son OL Land. Sans parler du « naming », qui permet au partenaire privé de donner son nom au stade. Ici, le MMArena du Mans fait office de laboratoire. Comme le relève Frédéric Bolotny, il permet aux Mutuelles du Mans de se doter d’« un statut de bâtisseur très positif en termes d’image et à la ville de réduire sa participation de 10 millions d’euros sur dix ans ».

Malheureusement, cet écrin ne pourra être retenu pour l’Euro 2016 car il n’atteint pas les 30 000 places requises.

11月21日

Un match pour Mendy ?

La petite phrase du jour : « Metz n’y coupera pas ! »

(Quotidien Le Parisien) FOOTBALL, COUPE DE FRANCE (7e TOUR)/CRETEIL-LUSITANOS - METZ.

Après deux saisons passées en Moselle, Yohan Betsch retrouve Metz avec la ferme intention de se faire regretter par son ancien club. 

Betsch reve de revanche2008 

Betsch rêve de revanche

TROUBLÉ par ces retrouvailles aussi inattendues que prématurées, il n’en a, d’abord, pas dormi de la nuit. Depuis que le sort a placé Metz (L2) sur la route de  Créteil-Lusitanos lors du tirage du 6 novembre dernier, Yohan Betsch a bien sûr retrouvé le sommeil. Mais pas un jour ne se passe sans que le milieu cristolien (21 ans) ne pense au rendez-vous qui l’attend, ce soir (20 h 45) lors du 7e tour de Coupe de France, avec des Grenats dont il défendait encore les couleurs la saison dernière. « Je suis super excité, trépigne même l’ancien espoir du Racing CF 92 (de 2004 à 2006). J’ai tellement de choses à leur prouver, une telle envie de leur montrer qu’ils auraient dû me donner ma chance que je veux faire un gros gros match. »

Pas de rancœur, ni d’amertume à l’égard d’un club avec qui il est resté en bons termes. « Le président Molinari m’a même envoyé une lettre de félicitations après notre victoire contre Nantes en Coupe de la Ligue. » Juste le désir de remettre les pendules à l’heure, histoire de digérer ces deux saisons mosellanes qui l’ont vu être le seul parmi la quarantaine de pros à ne jamais être apparu en équipe première.

« L’année dernière (NDLR : celle de la descente en L 2), tout le monde a été essayé… sauf moi. Je l’ai mal vécu. J’étais devenu un cadre en CFA. . » Débarqué à Créteil cet été «pour se relancer », le «gendre» d’Ali Tabti (il partage la vie de Stéphanie, la fille de l’entraîneur du Racing) n’a pas mis autant de temps à s’imposer. «Malgré un tout petit CV », il est, à sa « grande surprise », devenu un des rouages essentiels de l’entrejeu, au point d’être le seul avec les « anciens » Trivino et Di Bartoloméo à avoir participé à tous les matchs de championnat. N’en déplaise à des Messins qui viennent de s’offrir le scalp de Lyon (3-1 en 8es de finale de Coupe de la Ligue) et de Strasbourg (3-2 en championnat), mais Yohan Betsch répondra de nouveau présent ce soir en Coupe de France. Et cette fois, il entend bien ne pas passer inaperçu.

Une invincibilité à défendre

CRETEIL-LUSITANOS (N) - METZ (L 2), ce soir (20 h 45) au stade Dominique-Duvauchelle. Arbitre : M. Jochem.

Créteil : Levaux - Argelier, Bong, Di Bartoloméo, Zanoni - Paul, Betsch, Boulebda, Mokdad, Gohiri - Bouabdallah. Rempl. : Bachiri, Abbar, Abwo, Maïga, Vareilles. Entr. : Frapolli.

Metz : Sissoko - C. Gueye, Brégerie, Delgado, Rippert - Cardy, François, Chapuis, Agouazi, Bessat - Mendy. Rempl. : Ruffier, Diane, Farina, Johansen, B. Gueye. Entr. : Pouliquen. MÊME si Yvon Pouliquen sera privé de Strasser, Chrysostome (sélections), Marichez (convalescent), Barbosa (ischios), Renouard, Cissé, Rocchi et Vivian (choix), la tâche s’annonce rude pour des Cristoliens qui déplorent l’absence de Loja (cheville), Lafon et Trivino (choix). Face à la meilleure équipe de L 2 en déplacement, Olivier Frapolli s’attend à une partie « plus difficile que face à Nantes (victoire 1-0 en Coupe de la Ligue) qui évoluait pourtant en L 1. » «Mais on a une invincibilité à domicile à faire valoir », conclut le coach dont l’équipe vient de décrocher sa deuxième victoire en championnat (1-0 contre Gueugnon.)

Mendy a fait son trou

C’EST l’une des plus belles progressions de ces dernières années en Ile-de-France. Anonyme réserviste à Pontault-Combault (DHR) il y a encore cinq ans, Victor Mendy (26 ans) a éclaté en direct sur France 3 il y a dix jours à Lyon (L 1) en Coupe de la Ligue. L’attaquant de Metz (L 2) a crevé l’écran et largement contribué à l’exploit de son équipe (3-1) en inscrivant un but agrémenté d’une passe décisive. « On m’aurait dit cela il y a encore deux ans, je ne l’aurais pas cru », reconnaît Mendy (14 matchs, 2 buts en L 2 cette saison). L’ex-joueur de Villemomble (35 buts en 3 ans en CFA 2 et CFA) et du Paris FC (12 buts en National en 2006-2007) est en passe de s’imposer dans l’attaque messine après son prêt convaincant (8 buts marqués) l’an passé à Clermont (L 2). « Je sais d’où je viens, explique Mendy. J’espère qu’Alain (M’Boma) sera là. C’est mon papa spirituel dans le foot. Il est la base de tout car il a cru en moi. »

(Quotidien l’Equipe) AFFAIRE KÉBÉ I

La sanction contre Bastia annulée

Le tribunal administratif de Bastia a annulé hier le retrait d’un point décidé la saison dernière contre Bastia après les insultes racistes dont avait été victime Boubacar Kébé, alors à Libourne-Saint-Seurin. Le tribunal a motivé sa décision en affirmant que la décision de la commission supérieure d’appel de la FFF du 30 octobre 2007 est « entachée d’une erreur de droit ». Selon le tribunal, la commission « n’établit pas que les désordres ayant eu lieu sont imputables à des supporters bastiais » et ne pouvait notamment faire valoir que « des injures de même nature de la part de supporters bastiais ont déjà été constatées par le passé ». L’avocat du SCB, Me Dominique Mattei, s’est réjoui de la décision : « C’est une victoire mais la plus belle victoire serait d’inciter la LFP et la FFF à équilibrer leur sanction disciplinaire quel que soit le club. » Il envisage de réclamer des dommages et intérêts : « Sans ce préjudice, le Sporting aurait terminé à une meilleure place et bénéficié de rentrées financières supérieures. »

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(Site officiel FC Metz) : gare au piège cristolien

Les Grenats se méfient énormément de Créteil, qui s’est déjà offert le scalp du FC Nantes en Coupe de la Ligue. Yvon Pouliquen ne veut pas que son premier adversaire en Coupe de France cette saison soit aussi le dernier. Après Lyon et Strasbourg, Créteil. Bien évidemment, l’affichage suscite beaucoup moins d’engouement que les deux précédentes aux abords de Saint-Symphorien. Ce n’est pas pour autant une injure au club du Val de Marne. « Il s’agit du pire tirage que nous pouvions avoir lors de ce septième tour, affirme d’ailleurs Yvon Pouliquen. Aucune équipe de Ligue 2 ne se déplace chez une formation évoluant en National. » Si les Cristoliens pointent à une triste treizième place, loin du trio de tête dans lequel ils espéraient figurer, d’autres chiffres invitent à la méfiance. En Coupe de la Ligue, les coéquipiers de Richard Trivino et Johan Bestch, deux anciens Messins, ont plutôt bien mené leur barque en battant Niort, Brest puis Nantes avant d’être défait à Nice. Ils totalisent même dans cette compétition plus de victoires (3) qu’en championnat (2) !
L’USCL connaît la recette pour passer à domicile. Le coach messin n’est pas dupe : « Cette formation a fait beaucoup de matches nuls mais je note qu’elle n’a perdu que deux fois cette saison. Elle forme un bloc difficile à bouger et peut donc rivaliser avec nous, d’autant qu’un match de coupe est toujours différent d’une rencontre de championnat classique. » Les Grenats sont bien placés pour le savoir. « J’attends de mes joueurs qu’ils produisent une prestation dans la lignée de celles qu’ils viennent de produire, poursuit Pouliquen. Prendre cette partie à la légère n’est dans l’intérêt de personne, surtout pas dans le leur. Pour ma part, j’ai un effectif qui permet de jouer sur tous les tableaux, ce match n’est donc pour moi pas moins important que celui de Lyon. » Même si l’équipe alignée ne sera pas la même.
Après deux rencontres de haute intensité, certains joueurs ont besoin d’être ménagés. Ainsi, Matheus Vivian, Romain Rocchi, Sébastien Renouard et Papiss Cissé ont été laissés au repos. Jeff Strasser, qui a joué mercredi avec le Luxembourg ; et Damien Chrysostome, dont on attendait le retour de sélection jeudi soir, également. Le onze de départ du FC Metz s’annonce inédit. On pourrait y voir le Sénégalais Fallou Diagne en défense centrale, à moins que Romain Brégerie, seul spécialiste du poste, ne soit accompagné de Luis Delgado, qui a une petite expérience à ce niveau. « Ceux qui seront sur le terrain ont tout à gagner, conclut Pouliquen. Il existe une concurrence au sein de ce groupe, elle a son importance. » Une importante qui saute aux yeux lorsqu’il s’agit d’enchaîner à Créteil après deux parties de très haut niveau.
Créteil – Metz, 7ème tour de la Coupe de France
Vendredi 21 novembre à 20h45, Stade Dominique Duvauchelle
Arbitre : Monsieur Stéphane Jochem

Voici les seize joueurs qui effectueront le déplacement à Créteil vendredi soir à l'occasion du septième tour de la Coupe de France. Cyril Chapuis effectue son retour, Fallou Diagne son apparition.

Gardiens : Sissoko, Ruffier
Défenseurs : Delgado, Rippert, Brégerie, Diagne, C. Gueye
Milieux : Bessat, Cardy, François, Johansen, Agouazi
Attaquants : Chapuis, B. Gueye, Mendy, Farina

Eviter l'inversion2008

 (RL) Metz : éviter l'inversion

Parfaits à Lyon et face à Strasbourg, les Messins reviennent à l'ordinaire. Attention donc à Créteil, pensionnaire de National.

Le contexte. En dix jours, le FC Metz passe des lumières de Lyon à l'anonymat frileux du stade Dominique-Duvauchelle de Créteil, via l'éclat d'une victoire bénéfique dans le derby de l'Est marquant le retour du spectacle à Saint-Symphorien. Attention donc à la transition : héros parfaits des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue, les Messins doivent absolument éviter de devenir les zéros de la Coupe de France. «Les tirages ne nous sourient pas, en ce moment, note Yvon Pouliquen. Cette fois, nous sommes les seuls, de toute la Ligue 2, à ne pas affronter des amateurs, les seuls à jouer contre une équipe de National, et chez elle en plus ! » Après deux succès de prestige, Metz redécouvre un statut qui est souvent le sien, en championnat : celui de favori. Invaincu à domicile, Créteil n'y gagne pas beaucoup : six nuls pour seulement deux victoires. En Coupe, les statistiques volent en éclats. «Ils ont déjà battu Nantes (en Coupe de la Ligue) cette saison, et ils pensent à juste titre pouvoir réaliser une performance contre nous », affirme l'entraîneur messin à propos des Cristoliens, treizièmes de leur classement, à dix points du trio de tête, qui restent sur un court succès face à Gueugnon (1-0).
L'objectif. Yvon Pouliquen s'élève contre l'idée selon laquelle l'intérêt de Metz pour la Coupe de France pourrait se trouver réduit par sa présence en quarts de finale de la Coupe de la Ligue (à Vannes, Ligue 2, mi-janvier). «Est-ce que j'ai une tronche à laisser filer des matches ? », interroge le double vainqueur de l'épreuve, avec Strasbourg (2001) et Lorient (2002). «La Coupe de France demeure donc un objectif, assure l'entraîneur messin, d'autant que j'ai un effectif suffisant pour jouer sur tous les tableaux, et pas spécialement envie d'avoir deux trois trous dans le calendrier, au mois de janvier.» Eliminé par Nice en Coupe de la Ligue, Créteil veut de son côté prolonger l'aventure en Coupe de France. Et, donc, inverser les rôles : Metz, c'est Lyon et Lyon, c'est Créteil.
Les acteurs. Pour le troisième match de son équipe en dix jours, et surtout le deuxième en cinq jours, Yvon Pouliquen a décidé de laisser Cissé, Renouard, Rocchi et Vivian au repos, tout comme Chrysostome et Strasser, tout juste rentrés de sélection. Bessat, Farina, Rippert pourraient donc effectuer leur retour aux affaires, dans une équipe présentant une défense passablement renouvelée. L'organisation de jeu, quant à elle, ne devrait pas s'éloigner de celle qui a permis de battre successivement Lyon et Strasbourg. Suspendu la semaine prochaine à Nîmes, Cardy est assuré de débuter. Chapuis, qui vient de reprendre la compétition en CFA, pourrait au minimum apparaître en cours de match. En face, Metz ne retrouvera pas Trivino, qui ne garde pas les buts cristoliens en Coupe de France, mais le jeune Betsch, formé au club. Créteil évolue traditionnellement en 4-3-3.

 

11月20日

Sur le banc...

La petite phrase du jour : « Créteil : un gardien sur le banc…Metz : un gardien sur le banc ? »

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(Quotidien l’Equipe) Sans Chrysostome ni Strasser à Créteil

Sissoko, qui a joué mardi avec le Mali contre le Maroc (1-1) à Rouen, gardera la cage messine à Créteil demain en Coupe de France. Les deux autres internationaux, le Béninois Chrysostome et le Luxembourgeois Strasser, ne devraient, eux, pas être de la partie, le premier en raison d’un retour tardif, le second car il jouait hier soir face à la Belgique. Il a d’ailleurs égalé le record de sélections détenu par Carlos Weis (88). – M. Tu.

L’équipe probable : Sissoko – Ch. Gueye, Vivian, Brégerie, Rippert – Agouazi, Cardy, François, Bessat – Chapuis, B. Gueye.

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(Site officiel FC Metz) Trivino : « la qualification est possible ! »

Auteur d’un passage éclair sur les bords de la Moselle, Richard Trivino ne gardera pas les buts de Créteil vendredi. Mais il a tout de même accepté de répondre à nos questions avant ce 7ème tour de Coupe de France.

On l’imaginait heureux d’affronter le Club à la Croix de Lorraine vendredi, on s’était trompé. Le portier de Créteil, dont l’expérience en Moselle avait tourné court, ne sera pas de la partie vendredi. La raison est simple : il a été décidé en début de saison que son suppléant Thomas Levaux jouerait en Coupe de France. L’ex-Messin s’assoira donc sur le banc, tout en espérant que sa formation réalise un nouveau cou, après avoir éliminé Nantes en Coupe de la Ligue.
Richard, comment se passe votre début de saison sous les couleurs de Créteil ?
Richard Trivino : « Collectivement, il est un peu difficile. Nous enchaînons les matches nuls en championnat. Sur quatorze rencontres, nous en avons concédé onze. Lors de la 15ème journée nous l’avons heureusement emporté 1 à 0 face à Gueugnon. C’est un résultat qui nous fait du bien. »
Vous avez rejoint Créteil à l’intersaison, pouvez-vous nous expliquer les raisons de ce choix ?
R.T. : « Quand je suis parti de Créteil, à l’été 2007, afin de m’engager pour deux saisons à Metz, j’avais dit aux dirigeants qu’ils n’hésitent pas à m’appeler si un jour ils avaient besoin de moi. A la fin de la saison, j’avais l’opportunité de poursuivre ma carrière en Ligue 2, quelques clubs étaient intéressés. Mais Créteil m’a contacté dès le mois d’avril 2008, et comme je n’ai qu’une parole je suis revenu au club. »
Vous sortiez d’une saison de Ligue 2 avec Boulogne. Rejoindre le National n’a pas été trop difficile ?
R.T. : « Ce fut extrêmement dur car c’est un championnat que je ne connaissais pas du tout. J’ai évolué toute ma carrière en Ligue 2, faire le pas et se retrouver dans des stades de National, ce n’est pas évident du tout. Mais c’est un choix, on ne m’a pas forcé la main. Donc j’essaie de faire le nécessaire pour éviter de penser que je suis en National. »
Comment prépare-t-on la rencontre de vendredi du côté de Créteil ? Est-elle considérée comme un match de gala ?
R.T. : « Match de gala, non, je ne pense pas. Mais il est sûr que nous allons le jouer à fond. A Nice, nous avions procédé un peu différemment, c’était en semaine et nous devions enchaîner sur un match important contre Gueugnon peu de temps après. Olivier Frapolli avait choisi de faire tourner. Cette fois, ce ne devrait pas être le cas. Le onze de départ sera notre équipe-type, peut-être à un ou deux joueurs près. Nous retrouvons le championnat seulement la semaine suivante, nous aurons le temps de récupérer. Je pense que notre équipe est capable de passer ce tour. Après, nous sommes aussi conscients qu’en face de nous, les joueurs de Metz sont en pleine confiance. Je les connais et je sais qu’ils ont des qualités. Ce sera un match difficile mais  la qualification est possible. »
Parmi ces Messins, vous avez côtoyé le gardien de but actuel, Oumar Sissoko. Qu’en pensez-vous ?
R.T. : « Je suis très heureux pour lui qu’il ait sa chance en ce moment ! Il a le désavantage, comme je l’ai du, d’être derrière Christophe Marichez, qui représente beaucoup actuellement au FC Metz. C’est un garçon qui mérite de jouer, je ne vois pas toutes ses prestations mais j’ai eu des échos et je suis sûr qu’il a la qualité pour s’imposer en Ligue 2. Je vais être content de le revoir et j’espère qu’il va rester en place le plus longtemps possible. »
Le FC Metz est-il  vu différemment depuis sa victoire à Lyon en Coupe de la Ligue ?
R.T. : « Je pense, oui. Nous savions qu’il s’agissait d’un tirage difficile. Metz est tout de même une équipe qui joue la montée en Ligue 1. La qualification à Lyon a confirmé tout le bien que l’on pensait d’eux. Mais nous ne les craignons pas davantage. Après tout, nous sommes bien parvenus à battre Nantes chez nous cette année et nous avons aussi gagné contre Brest, une autre équipe de Ligue 2. On sait au fond de nous qu’on peut passer. »

La prochaine rencontre à domicile des Grenats aura lieu vendredi 5 décembre à 20h30, soit la veille de la Saint-Nicolas. A cette occasion, le FC Metz a décidé d’inviter les enfants de moins de 16 ans au stade. La dernière soirée à Saint-Symphorien s’est bien déroulée pour l’équipe d’Yvon Pouliquen, qui a battu Strasbourg et offert un beau spectacle à son public. Il faut prolonger la fête contre Angers, le 5 décembre prochain ! A cette occasion, les enfants de moins de 16 ans sont invités.

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(RL) Richard Trivino: «Créteil peut réussir l'exploit»

 Aujourd'hui à Créteil, Richard Trivino a gardé les buts de Boulogne et, très furtivement, du FC Metz. A défaut d'une place de titulaire demain, il occupe celle d'arbitre.

Il n'a opéré qu'un passage express par Metz, à l'été 2007, le temps d'un malentendu avec une infime mais alors influente minorité de supporters. Richard Trivino a ensuite participé à la première saison de Boulogne-sur-Mer en Ligue 2, avant de retrouver Créteil, le National, et Metz demain en Coupe de France. S'il laisse la place à sa doublure («Metz, de toute façon, me porte malheur »), Trivino n'en reste pas moins un observateur privilégié de ce septième tour, et de l'actualité en tête de la Ligue 2.
L'effervescence est-elle plus grande, à Créteil, depuis que Metz s'est imposé à Lyon ? «Depuis le tirage, nous avons conscience de devoir affronter une grosse équipe, notre seule chance étant de la recevoir. On ne s'attendait pas à ce que Metz gagne à Lyon mais, pour nous, cet exploit ne change pas grand-chose. Sinon qu'en plus d'un adversaire redoutable, nous allons aussi rencontrer une équipe en pleine bourre ! Yvon Pouliquen va peut-être faire tourner son effectif, mais il n'est pas du genre à négliger la Coupe.»
Vous avez quitté Boulogne-sur-Mer pour Créteil, à l'intersaison. Des regrets, en voyant le parcours de votre ancienne équipe en Ligue 2 ? «Non, je suis au contraire très content pour Boulogne, pour son président qui est un type adorable, et pour ce groupe qui ne manque pas de qualités, la preuve ! A priori, Lens, Metz et Strasbourg possèdent un niveau supérieur mais, si surprise il y a, elle peut venir de Boulogne, qui n'est pas là par hasard. C'est une équipe accrocheuse, avec des joueurs de tempérament, la mentalité des gens de là-bas en quelque sorte.»
Créteil occupe la deuxième moitié du classement en National. La Coupe de France constitue-t-elle un objectif ? «En championnat, nous avons tardé à acquérir la mentalité requise par le National, un niveau que je découvre, personnellement. Il réclame encore plus d'agressivité et de caractère qu'en Ligue 2. Mais nous gagnons au tour précédent de la Coupe de France en marquant à la 89e à Roissy, pareil en championnat à Arles et contre Gueugnon, j'en déduis que nous sommes sur la bonne voie. Notre objectif est de recoller au peloton de tête en prenant dix points au cours des trois prochains matches. Contre Metz, Créteil peut réussir l'exploit : c'est en tout cas un beau challenge.»
Metz cherche un gardien, ça vous amuse ? «Je me suis mis sur les rangs ! Plus sérieusement, ça m'embête pour Oumar Sissoko, que j'aime beaucoup. Il a les capacités de devenir le gardien du FC Metz, il lui reste à tout mettre en ouvre pour se mettre dans la peau d'un titulaire.»

11月19日

Pas encore vraiment sur la voie royale, le club messin ira se faire vanner en CDL

Les petites phrases du jour : « Sissoko a hésité…Ses dirigeants eux aussi, hésitent : attention aux cartons rouges ! Le travail dans les couloirs ne doit pas faire oublier que c’est en face des poteaux que l’on marque des buts, en général ! »"Bizarre,vraiment bizarre, ce tirage de CDL...Une histoire de "boules chaudes" de plus ?Non, bien sûr, je rigole!"

(Quotidien l’Equipe) Les Français n’aiment pas leurs stades

SELON UNE ENQUÊTE IPSOS, 50 % des Français qui ne se rendent pas au stade mettent en avant le prix élevé et 43 % la sécurité, à égalité avec la diffusion télévisée des matches. Ces chiffres ont été révélés hier à Paris, lors de la première des deux journées de la conférence sur les stades, organisée par la LFP et l’Association européenne de management des stades (ESMA). L’étude fait également ressortir que, l’ambiance, le confort et la sécurité constituent les priorités du public. Avec une moyenne d’âge de soixante-six ans, les stades français (avec ceux d’Italie) demeurent – et ce n’est pas une surprise – les plus mal adaptés d’Europe, provoquant au sein du public un taux d’insatisfaction de 22 %. Ce retard s’est même accentué depuis une décennie : quatre enceintes rénovées en France contre treize en Allemagne, douze en Angleterre et neuf en Espagne.

Faut-il s’étonner alors que des spectateurs de L 1 et de L 2 s’expriment favorablement à 80 % pour l’arrivée de stades de nouvelle génération et à 71 % pour des enceintes multifonction ? Les clubs y voient surtout un moyen de capter de nouvelles ressources. L’écart entre les personnes manifestant un intérêt pour le football (34 %) et celles qui fréquentent les stades (10 %) donne des perspectives. Joachim Soetard, directeur de développement d’IPSOS, s’est risqué à évaluer ce marché potentiel à 40 millions d’euros. « Malgré la crise et peut-être même à cause d’elle, jamais autant de chances n’ont été de notre côté pour rattraper notre retard », a déclaré Frédéric Thiriez, le président de la LFP, dans son discours d’introduction hier. Philippe Stinglhamber, ingénieur, a précisé qu’un stade « met quatre à dix ans à voir le jour » de la décision à la construction. Et ajouté : « Dans la perspective de l’Euro 2016, il ne faut plus tarder. » C’est l’objet même du rapport Seguin rendu public à la fin de ce mois. Trois cas concrets serviront les interventions de la dernière journée de cette conférence : le LondonO2 Aréna, le futur OL Land et le Stade de France

Nouveaux stades Thiriez : « C’est maintenant ou jamais ! »

A  L’OCCASION de la Conférence des stades qui se déroule depuis hier et jusqu’à ce soir porte de Sèvres à Paris, Frédéric Thiriez, le président de la Ligue, a lancé un appel pour que la France ne soit plus le parent pauvre de l’Europe en matière d’enceintes sportives. « Si la France ne prend pas, aujourd’hui, le tournant en matière de stades, elle jouera pour longtemps en Deuxième Division européenne, explique-t-il. Il y a une opportunité liée à la crise mondiale et aux conclusions du dernier G 20 qui prône des politiques nationales de relance. Dans le programme de grands travaux en France, pourquoi pas les stades en vue de l’Euro2016 ? Saisissons cette occasion. On a une fenêtre de tir extraordinaire, allons-y ! C’est maintenant ou jamais ! »  

Un pied dans l’ascenseur

Après quinze journées, les relégués Lens, Strasbourg et Metz sont tous en course pour la remontée immédiate. Une première.

La victoire de Metz sur Strasbourg (3-2), lundi, a resserré la tête de la L 2, où quatre équipes se tiennent en trois points, même si Lens compte un match en moins. Parmi elles, Boulogne-sur-Mer fait figure d’intruse, au milieu des trois relégués. Une situation inédite depuis que la L 2 se joue en poule unique (1993). En 1995-1996, Caen et Sochaux figuraient sur le podium à cet instant de la saison mais il n’y avait, cette année-là, que deux clubs relégués de D 1 et Sochaux avait fini par ne pas monter (10e). Lens, Strasbourg et Metz sont donc sur le chemin d’une première : la remontée immédiate de la totalité des relégués de la saison précédente.

LENS (1er, 31 points)

LES RAISONS DU REBOND. Contraint à l’économie après son inattendue relégation, le club a largement modifié son effectif mais celui-ci a gardé une touche « L 1 » à travers un recrutement tourné vers Valenciennes (Roudet, Chelle, Doumeng). L’arrivée de Jean-Guy Wallemme comme entraîneur a permis d’entamer un nouveau cycle. Malgré un léger tâtonnement au départ (défaite dès la deuxième journée à Vannes, 1-2), la mayonnaise a vite pris chez le grand favori de la L 2, à la fois coriace défensivement et efficace en attaque, à l’image de ses meilleurs buteurs, Maoulida et Monnet- Paquet (5 buts).

CE QUI PEUT LUI ARRIVER. – Lens a sans doute le meilleur effectif de L 2. Et le plus attirant, donc. Il faudra se méfier du mercato hivernal, qui pourrait déstabiliser le vestiaire au milieu de la saison. Le club parviendra-t-il à retenir des joueurs convoités comme Maoulida, Monnet-Paquet ou Kovacevic ? Lens devra aussi bien gérer son match en retard contre Montpellier, le 11 décembre. Une défaite l’empêcherait de prendre le large et pourrait relancer son adversaire dans la course à l’accession.

STRASBOURG (2e, 29 points)

LES RAISONS DU REBOND. – Le traumatisme d’une fin de saison délétère en L 1, avec onze défaites d’affilée, a été en partie effacé par un grand brassage de l’effectif (treize départs) et l’intégration de nombreux jeunes du centre de formation. Étoffée par trois joueurs expérimentés à ce niveau (S. Pelé, Shereni, K. Traoré), l’équipe de Jean-Marc Furlan a aussi réussi un démarrage parfait (cinq victoires), portée par l’efficacité de Fanchone, le meilleur buteur actuel du Championnat.

CE QUI PEUT LUI ARRIVER.  Le licenciement de Belghazouani, la longue absence d’Othon et les blessures du moment (Pelé, Gargorov, plus Marcos et Paisley depuis lundi soir) fragilisent l’équipe, dont le banc manque un peu de maturité. Jusqu’à la trêve, qui devrait lui permettre de se renforcer côté gauche, Furlan sera donc en équilibre précaire. La force mentale de ses cadres, dans l’éventualité d’une mauvaise passe prolongée, est aussi une interrogation majeure.

METZ (4e, 28 points)

LES RAISONS DU REBOND. Hormis Pjanic, Yvon Pouliquen pouvait compter en début de saison sur l’ossature de l’équipe reléguée, où figurent plusieurs éléments champions de L 2 en 2007. Rocchi, Rippert et Johansen ont aussi renforcé un effectif très fourni, surtout au milieu et en attaque, et qui a d’emblée affiché une grande solidité défensive lui permettant d’être performant à l’extérieur. Plus récemment, le passage en 4-3-3, décidé à Lyon (3-1) en Coupe de la Ligue, a semble-t-il permis aux Messins d’améliorer leur utilisation des côtés.

CE QUI PEUT LUI ARRIVER. Surpris par Boulogne (1-2, 4e j.), Metz a ensuite dominé tous ses concurrents directs, Lens (1-0), Montpellier (2-1) et Strasbourg (3-2), mais se montre beaucoup moins déterminé et inspiré contre les équipes de standing inférieur, contre lesquelles il doit assumer la conduite du jeu. Autre incertitude, la capacité de Sissoko, le remplaçant de Marichez dans la cage, à se montrer décisif. Enfin, la forte concurrence au sein de l’effectif peut être un atout délicat à manier.

Les chaînes snobent la Ligue des champions

M 6 et France Télévisions n’ont pas répondu à l’appel d’offres de la plus prestigieuse des Coupes d’Europe. Orange a fait le minimum.

LA CONSULTATION LANCÉE par Team Marketing AG, la société qui commercialise la Ligue des champions pour le compte de l’UEFA, est en passe de faire un flop. Invitées à répondre hier midi, les chaînes françaises ne se sont pas bousculées au portillon. On s’attendait à une sévère empoignade entre TF 1, détenteur des droits de diffusion de la meilleure affiche, M 6 et France Télévisions. Il n’en sera rien, faute de combattants.

« Nous n’avons répondu à aucun des lots (sept sont mis en vente), confirme Nicolas de Tavernost, le président de M 6. Nous considérons que les audiences ne sont pas suffisantes pour justifier de tels investissements (TF 1 paie autour de 39 millions d’euros annuels). Aujourd’hui, le football est fortement déficitaire sur les antennes. On peut faire un effort en période de forte croissance, mais le contexte actuel de la crise financière nous conduit à la prudence avec le football, même si cela ne préjuge pas de ce qu’on fera à l’avenir pour d’autres appels d’offres. »

Les dirigeants de France Télévisions ont eux aussi fait preuve de frilosité, préférant déserter le champ de bataille afin de ne pas indisposer l’Élysée. Bientôt privées de ressources publicitaires suite à une décision du président Sarkozy, les chaînes publiques auraient eu du mal à justifier une surenchère sur les droits du football. Surtout pour acheter des matches européens et engraisser l’UEFA, qui n’en a pas vraiment besoin. TF 1 devrait donc se retrouver seule en course pour renouveler son contrat. Mais si l’UEFA n’est pas satisfaite des offres de la Une, elle ne lui déroulera pas le tapis rouge et préférera sans doute relancer son appel d’offres un peu plus tard.

Du côté des télévisions payantes, la compétition ne paraît pas non plus très vive. Là encore, l’UEFA rêvait d’une guerre entre Canal +, qui diffuse le deuxième choix, ainsi que des magazines (contre un chèque annuel de 29 millions d’euros) et Orange, la nouvelle terreur du marché.

Mais l’opérateur de téléphonie s’est finalement contenté de répondre à un lot accessoire (les matches en différé, diffusés en vidéo à la demande). Didier Lombard, PDG de France Télécom (maison mère d’Orange), l’a confirmé sur l’antenne de la radio BFM avant même la clôture de la consultation : « On va faire une offre sur un petit lot de l’appel d’offres dont vous parlez, mais on ne sera pas sur les gros lots parce qu’on est satisfaits avec ce qu’on a. » Canal + devrait donc jouer sur du velours. Mais si son offre n’est pas jugée convenable par l’UEFA, elle ne sera pas immédiatement retenue.

Au final, la Ligue des champions ne fait donc plus vraiment recette en France, alors que les droits sont en hausse dans les autres grands pays européens. Peut-être tout simplement parce que nos clubs y sont à la peine, et les audiences avec eux.

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 (Site officiel FC Metz) Nous sommes regonflés

Les deux succès de rang enregistrés à Lyon et devant Strasbourg ont fait du bien aux Messins, en perte de confiance à leur retour de Clermont. Leur capitaine Julien Cardy, buteur lundi soir, revient sur cette semaine rêvée.
Il est un peu plus de onze heures du matin, mercredi, au stade Saint-Symphorien. Tandis que le reste du groupe prend part à une séance d’entraînement classique, les ‘onze’ ayant débuté contre Strasbourg déambulent dans les travées du stade. Aucune blessure n’est à déplorer. Entre massages, lecture des journaux et passage chez le ‘doc’, l’atmosphère est détendue. Tout est calme là où tout s’est accéléré la veille, à l’occasion du derby de l’Est dont les Messins sont sortis vainqueurs. Le climat est idéal pour s’assoir aux côtés du capitaine Julien Cardy et évoquer la semaine parfaite que viennent de boucler les siens.
Deux prestations d’envergure
Face à Lyon, qu’on ne présente plus ; puis Strasbourg, un concurrent à la remontée en Ligue 1, le FC Metz a montré l’étendue de ses capacités en répétant deux matches de haut niveau. Alors que des problèmes d’efficacité ont émaillé les premiers mois de sa saison, l’attaque messine a de plus retrouvé une certaine puissance de feu en inscrivant six buts en deux sorties. « Aujourd’hui, confie Julien Cardy, c’est un sentiment de joie, de fierté qui prédomine. Nous étions encore plus attendus après notre performance à Lyon. Et nous savions que le match le plus important restait celui d’hier. Nous sommes heureux et fiers d’avoir répondu présents lors de ce derby de l’Est. Tout y était réuni : les buts, les rebondissements. Je pense que c’était une partie agréable à suivre. »

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Cardy fan des derbies ?
Après que Rudy Carlier ait rétabli la parité entre les deux équipes, Julien Cardy a immédiatement redonné l’avantage aux siens, d’une frappe puissance qui a surpris Stéphane Cassard. Il s’agit de son premier but cette saison. Il y a deux ans, il s’était déjà distingué face au Racing en inscrivant un doublé. « Marquer procure toujours une émotion particulière. Elle est encore plus intense lorsqu’il s’agit d’un ‘grand match’ contre un concurrent direct ou d’un derby. Cela s’était déjà bien passé pour moi en 2006/2007 mais je ne vois aucune explication à cela. Dans le football, parfois, certaines choses reviennent. Par exemple, lors de ma première saison à Toulouse, j’avais inscrit deux buts, à chaque fois contre Boulogne, à l’aller et au retour. Allez savoir pourquoi. » Le club nordiste fait actuellement partie du wagon de tête de la Ligue 2. Il reste un match retour à jouer…
Une drôle de physionomie.
Après trente minutes très fermées, la partie s’est emballée. Les Grenats ont réagi immédiatement à l’égalisation. « Nous marquons par ‘Seb’ à l’issue d’une belle action côté droit, se remémore Cardy. Ensuite, tout s’est enchaîné très vite. Si nous étions rentrés à la pause avec un score de parité, nous aurions peut-être un peu gambergé. Que le second but soit intervenu immédiatement prouve que l’équipe a du caractère et qu’elle ne se laisse pas abattre, ce qu’on avait déjà pu remarquer précédemment. » Après un début de seconde période parfait, ponctué par le troisième but de Cissé, la formation messine accuse pourtant une baisse de régime qui permet à Strasbourg de revenir. « A 3-1, estime le capitaine messin, nous sommes bien dans le match. Mais il y a aussi un adversaire, qui fait rentrer des hommes frais pour nous déstabiliser ; et nous n’avions pas l’obligation de partir à l’abordage. Je ne pense pas qu’on puisse parler de relâchement, cela rentre tout simplement dans la logique d’un match de football. Et puis, Strasbourg a un peu de réussite sur ce deuxième but. Je remarque que nous n’avons pas pour autant sombré. Bien au contraire, nous aurions pu marquer en contre sur la fin de partie. »

Confiance : le plein s’il vous plait !
La modeste prestation produite à Clermont il y a une dizaine de jours paraît bien loin dans les esprits. Les deux matches que viennent de vivre les Messins leur permettent aussi de booster le moral de chacun. « Ils sont arrivés à un moment où nous perdions quelque peu confiance en nous, admet Cardy. Avec ces victoires, nous voilà regonflés ! Même si nous ne pourrons pas poursuivre sur cet élan en Ligue 2 dès vendredi, nous savons au moins de quoi nous sommes capables. Il n’y a pas de raison que nous ne puissions pas répéter des prestations de ce calibre par la suite. » Après Créteil, en Coupe de France, Metz se déplacera à Nîmes, la lanterne rouge de Ligue 2. L’objectif est tout trouvé : mettre fin à une série de mauvais résultats à l’extérieur, chez des formations mal classées (Châteauroux, Brest, Clermont).
Un changement de système payant
Pour affronter Lyon, Yvon Pouliquen a choisi d’abandonner son traditionnel 4-4-2 en un 4-3-3. Un dispositif payant qu’il a logiquement reconduit devant Strasbourg, en remplaçant uniquement François par Cardy. « Pour le moment, se félicite ce dernier, on a pas vu les inconvénients de cette tactique mais les aspects positifs. Le positionnement des joueurs offre plus de solutions au porteur du ballon et permet de créer plus facilement des décalages. Le fait que nous soyons plus proches les uns des autres nous exonère également de certains efforts dans le replacement. Maintenant, il faut aussi souligner l’adaptation des joueurs à ce changement, et ce n’est pas pour autant que nous oublions complètement le précédent système. »
Et si on prenait une coupe ?
En quart de finale de la Coupe de la Ligue, Metz se déplacera à Vannes au mois de janvier. « Plus on avance dans la compétition, explique Cardy, plus on y croit car la finale approche et paraît de plus en plus accessible. » Depuis qu’Yvon Pouliquen est arrivé au FC Metz, l’équipe n’a perdu qu’une rencontre à élimination directe. C’était face à Lyon, la saison passée, en Coupe de France (1-0). « Il l’a déjà fait avec Lorient et Strasbourg, poursuit le milieu messin. S’il peut de nouveau réaliser un ‘coup’ avec Metz, le coach ne va pas s’en priver. Il a un discours bien à lui qui motive les joueurs en nous disant que ces compétitions nous appartiennent, qu’elles existent pour les exploits. » Dès vendredi, les Grenats retrouvent la Vieille Dame, par un déplacement à Créteil forcément moins reluisant que celui de Gerland. « Nous sommes des compétiteurs et devons nous comporter en tant que tel quel que soit le contexte, conclut Julien Cardy. Il faut savoir parfois se muer en guerriers et oublier les belles intentions. Sur certains matches, il n’est pas possible de jouer au ballon. » On sait aussi maintenant que sur d’autres, les Grenats savent le faire !

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 C.D.L. Metz ira à Vannes

Les Grenats se déplaceront en Bretagne à l'occasion des quarts de finale de la Coupe de la Ligue.

Après avoir foulé le sol de Gerland en huitièmes de finale, les Grenats se déplaceront une nouvelle fois en Coupe de la Ligue. Ils se rendront à Vannes, la partie aura lieu le 13 ou le 14 janvier 2009.

Les autres matches :
Nice - Le Havre (en cas de qualification, le FC Metz rencontrera le vainqueur de ce match en demi-finale)
Bordeaux - Châteauroux
Paris – Lens

(RL) Metz veut un coup de mains

Metz ne néglige rien. Malgré le regain de santé observé à travers les deux dernières prestations livrées par l'équipe d'Yvon Pouliquen, les recherches ont repris pour renforcer le pôle gardiens.

Yvon Pouliquen a vécu «dix secondes de solitude ». Puis il a respiré et poussé un énorme ouf de soulagement, auquel a répondu celui des supporters messins réunis lundi dans les tribunes de Saint-Symphorien. L'espace d'un instant, le peuple grenat a bien crû qu'Oumar Sissoko allait regagner les vestiaires avant l'heure. Mais l'arbitre du derby de l'Est, acte I, en a décidé autrement. Les réclamations de l'assistance strasbourgeoise n'ont pas eu de prise sur M. Viléo : pour l'arbitre, le tacle spectaculaire perpétré par le gardien messin sur la personne du Strasbourgeois Mathlouthi ne méritait rien de plus qu'un avertissement. Sans frais, certes. Un quart d'heure après la sanction, sur les coups de 22h30, Metz s'offrait la première manche du duel face au voisin alsacien. Et Sissoko pouvait rejoindre sa sélection nationale l'esprit tranquille.

«Je ne sais pas.»

Hier matin, l'entraîneur messin n'a pourtant pas échappé à une question subsidiaire : et si Oumar Sissoko avait été expulsé ? «Je ne sais pas qui aurait pris sa place dans le but », avoue Yvon Pouliquen. Une chose est sûre, cela n'aurait pas été un habitué : le Malien, 21 ans, était en effet le seul représentant de la confédération du gant présent sur la feuille de match.
Anecdotique, à cette heure, le frisson provoqué par le geste de Sissoko, a néanmoins remis en lumière le cas des gardiens messins. De ce côté-là, les choses ont basculé le 22 octobre dernier avec la décision prise par Christophe Marichez de confier son épaule aux soins de la médecine. Quatre à six mois d'arrêt en vue. Ni une ni deux : Oumar Sissoko, une apparition en Ligue 2 il y a deux ans, enfilait la chasuble du numéro 1. Avec, derrière lui, pour subvenir à d'éventuels besoins, Romain Ruffier, 19 ans, et Joris Delle, 18 ans.

«Au moins deux gardiens»

«Imaginons qu'Oumar se blesse, ou qu'il soit expulsé, comme il aurait pu l'être lundi. Pour le remplacer, l'entraîneur aurait le choix entre deux gardiens n'ayant encore aucune expérience à ce niveau, explique Joël Muller. Ce n'est pas remettre en cause leurs compétences que de dire qu'il serait prématuré de les envoyer au front. Or Metz étant un club désireux de retrouver la Ligue 1, il lui faut au moins deux gardiens capables d'assumer la place du titulaire
Envisagées, les recherches sont à présent engagées. Et la nature des prestations signées par Sissoko depuis son accession au premier plan n'y est pour rien, assure-t-on du côté dirigeant. Avec Sissoko, Metz a d'ailleurs gagné davantage qu'il n'a perdu. «Et de toute façon, note le directeur sportif, un jeune, qu'il soit gardien ou joueur, a le droit de faire des erreurs. A nos yeux, engager un nouveau gardien est avant tout un gage de sécurité, même si nous souhaitons évidemment voir Oumar s'imposer». Deux ou trois pistes sont à l'étude. Metz prend les choses en mains.

 Oumar Sissoko: «Un instant d'hésitation»

«J'ai eu un petit instant d'hésitation mais il était trop tard pour reculer.» Joint hier après-midi, à quelques heures de son rendez-vous avec la sélection nationale malienne face à l'Algérie, Oumar Sissoko ne s'est pas défilé. Il le sait : lundi soir, son tacle sur Mathlouthi aurait pu lui valoir une expulsion, laquelle aurait évidemment plus qu'embarrassé ses coéquipiers. Il restait encore un quart d'heure à jouer dans le temps réglementaire. «Quand l'arbitre a sifflé, c'est vrai, j'ai paniqué quelques secondes, après quoi j'ai vu qu'il ne sortait qu'un carton jaune.» Le geste défensif du gardien messin sera quoi qu'il en soit évoqué entre son auteur et Jean-Marc Rodolphe, son entraîneur. Pour comprendre, tout simplement.
En attendant, ce dernier a souligné, hier, les circonstances dans lesquelles Sissoko avait été propulsé sur le devant de la scène. «Il a dû endosser la casaque du titulaire du jour au lendemain. Et au point de vue psychologique, il a su s'adapter très vite. Il est rentré dans son nouveau rôle, dans un contexte pas forcément évident. Il a notamment disputé deux gros matches, face à Lyon, puis contre Strasbourg. Je veux dire par là que rien n'a favorisé sa tâche. Maintenant, il ne doit surtout pas relâcher ses efforts et se sentir arrivé. Mais il n'y a pas de raison pour qu'il ne parvienne pas à s'imposer, il a les qualités nécessaires. A lui de les exprimer.» Prochain rendez-vous pour Sissoko dès vendredi : la Coupe de France comme un nouveau test.

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Football coupe Roussel La fin d'une belle expérience

 Si le score est plutôt flatteur pour l'équipe du FC Metz (0-25) face à celle du CS Stiring pour le compte du 3e tour de la Coupe Roussel (coupe de Lorraine), les Stiringeois n'ont pas à rougir de cette défaite.
Les Messins n'ont jamais baissé le rythme menant déjà 0-3 après seulement cinq minutes de jeu. Les locaux ont fait tout de même preuve d'agressivité mais la différence était trop grande. Les dés étaient déjà jetés à la pause (0-12).
En seconde période, les locaux essayaient tant bien que mal de résister à la furia adverse, mais les Messins étaient largement supérieurs dans tous les compartiments du jeu. A noter tout de même l'excellente partie du portier local, Loïc Poccora qui part ses arrêts réflexes a réussi à limiter en partie la casse.
L'addition était déjà bien trop salée !

11月18日

Le podium raté de peu : les grenat auraient pu avec un peu plus de réussite se rendre ce match facile !

Les petites phrases du jour : "Une semaine presque parfaite, mais : "Qui veut payer de nouveaux gants à Sissoko ?On cherche un nouveau sponsor...."

« Fanchone, pire qu’un bourrin : une grande faucheuse qui devrait prendre trois matches au moins ! Voilà ce que c’est que de faire du trampoline aux entrainements : en match, on ne se retient plus et on y va pour casser ! Honte à eux !! Et ce sont eux qui nous traitent de bourrins ?»

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(Quotidien l’Equipe) Metz revient dans le jeu

Les Lorrains se sont rapprochés de la tête du classement au terme d’une rencontre riche en rebondissements.

METZ

SAINT-SYMPHORIEN était à moitié vide mais le verre, lui, était bien plein. Car la Ligue 2 a offert hier un sommet passionnant, hormis dans sa première demi-heure, crispante, mais que tout le monde aura oublié ce matin. Une rencontre pleine de rythme, de buts et de rebondissements, bref d’adrénaline, dans laquelle les deux gardiens furent en partie responsables du spectacle et qui n’aura pas permis à Strasbourg de prendre de l’avance sur la quatrième place. En l’emportant contre son rival, Metz a réussi une semaine parfaite, après sa qualification surprise à Lyon (3-1) en Coupe de la Ligue. En six jours, les Messins ont construit un rebond remarquable et rejoint hier soir Boulogne au classement. Du début à la fin, ils ont semblé vouloir ce succès un peu plus que leur adversaire, qui n’a pas su se hisser au même niveau d’agressivité et d’enthousiasme.

Après un début très oubliable, la rencontre s’est donc débloquée en cinq minutes. Légèrement supérieur dans la maîtrise technique, Strasbourg se laissait surprendre par le premier élan messin qu’avaient déclenché deux éclairs de Johansen, pour Renouard, trop excentré, puis Papiss Cissé, trop court (30e). Brouillon, Metz s’en remettait à son impact dans les duels : Cheikh Gueye s’emmêlait les pinceaux mais regagnait le ballon dans les pieds de Marcos, après un tacle qui était sans doute une faute. Le Brésilien restait à terre, en se tenant le genou droit, mais le latéral sénégalais poursuivait un mouvement qui, après un coup de billard entre Mendy et Paisley, permettait à Renouard de battre Cassard dans un angle fermé (1-0, 34e). Ce premier but à l’arraché donnait le ton d’une fin de première période plus soutenue et, dans la foulée, Strasbourg obtenait un coup franc que Cohade frappait puissamment. Dans la surface, Delgado se prenait les pieds dans le tapis et offrait l’égalisation à Carlier (1-1, 38e). Marcos était toujours sur une civière et Kandia Traoré pas encore entré en jeu mais Delgado se trouvait déjà décalé côté gauche. Ducrocq repoussait son centre comme il pouvait, c’est-à-dire mal, et Cardy prenait sa chance de loin. Trop vite au sol, Cassard ne pouvait que freiner la course du ballon qui entrait dans le but (2-1, 39e).

Dans une configuration où Strasbourg se sentait davantage obligé de pousser, Metz pouvait alors utiliser les espaces laissés dans le dos d’une défense passive. Mendy (49e) et Cissé (52e) ne trouvaient pas le cadre avant que Rocchi ne temporise juste ce qu’il faut pour lancer Cissé dans la profondeur. Cassard était court et voyait lui passer au-dessus le ballon piqué du Sénégalais, qui marquait ensuite dans le but vide (3-1, 56e).

Fanchone disjoncte

Le gardien strasbourgeois n’était pas dans un grand soir mais il évitait le pire sur sa ligne devant Mendy (61e) et passait le témoin à Oumar Sissoko, son homologue messin. Sur un tir puissant de Jean-Alain Fanchone, ce dernier ne pouvait maîtriser un ballon dont Carlier, encore à l’affût, pouvait profiter (3-2, 68e). Le remplaçant de Marichez passait ensuite tout près de la catastrophe en sortant de manière inconsidérée hors de sa surface pour aller faucher à retardement Mathlouthi (74e). M. Viléo ne lui accordait qu’un jaune et Pouliquen, qui n’avait pas de gardien remplaçant sur le banc, soufflait un grand coup. Le gardien messin était fébrile car Strasbourg attaquait de nouveau avec conviction, autour d’un James Fanchone sorti d’un long sommeil. L’ailier strasbourgeois alertait Sissoko (71e), juste avant Mathlouthi (74e), mais il allait surtout sceller le sort de la rencontre en commettant sans raison un tacle violent sur Renouard (80e). Cette fois, M. Viléo ne faisait pas preuve de mansuétude et laissait Strasbourg à dix, sans ressource pour égaliser.

Après Montpellier (2-1) et Lens (1-0) à l’extérieur, Metz a dominé Strasbourg chez lui. Si les hommes de Pouliquen montrent la même constance face au reste de la L 2, leur destin les mènera plus haut.

L’HOMME CLÉ : RENOUARD (Metz), 7

Auteur d’une prestation remarquée contre Lyon mardi dernier en Coupe de la Ligue (3-1), où il fut buteur et passeur décisif, il a inscrit hier son deuxième but en six jours après un match plein, sur une reprise imparable du droit à la suite d’une frappe contrée de Mendy. Il fut le Messin le plus en vue, multipliant les appels, se montrant inspiré balle au pied et impliqué dans le repli défensif.

« Le match que j’attendais »

YVON POULIQUEN, l’entraîneur de Metz, a félicité ses joueurs après leur victoire décisive, qui permet à son équipe de recoller au trio de tête.

METZ

APRÈS UNE SEMAINE IDÉALE, entamée par une superbe victoire en Coupe de la Ligue à Lyon (3-1) mardi dernier et close avec ce succès contre Strasbourg bienvenu dans la course à la montée, l’heure était davantage au soulagement qu’à l’euphorie dans les rangs messins. Parce qu’hier soir, vraiment, il ne fallait pas se louper.

« On ne pouvait pas se permettre de laisser Strasbourg partir à sept points, et on ne pouvait pas non plus rester à quatre points, ne cachait pas Yvon Pouliquen. J’ai mis un peu de pression sur les joueurs. Je leur ai dit : “ Ce que vous êtes capables de faire à Lyon, vous devez être capables de le faire en Championnat. ” » Le discours a payé, et le

FC Metz a offert à Strasbourg son menu de la semaine : trois buts. « C’est bien de marquer autant », souriait Pouliquen, qui ne taisait pas sa satisfaction : « Ils ont vraiment fait le match que j’attendais. Sortir deux matches de ce calibre en une semaine, c’est bien. J’espère qu’on est lancés. »

Il faudra, pour rester dans le rythme, garder le même niveau de jeu contre les équipes de petit calibre, ce que Metz peine à réussir cette saison, à l’image de sa défaite à Clermont (0-1), il y dix jours. « Inconsciemment, on n’aborde pas de la même façon Lyon que Clermont, reconnaissait Romain Rocchi. Pourtant, la motivation est là. Tous les matches sont importants si on veut monter. »

Furlan : « On prend trop de buts »

En attendant, voilà Metz qui recolle, juste derrière le trio de tête, avec une place sur le podium à portée de crampons. Pour le milieu de terrain, le renouveau messin tient moins du miracle que des conséquences du nouveau schéma tactique adopté par Pouliquen : « On est passés du 4-4-2 au 4-3-3, c’a libéré certains joueurs, surtout offensivement. »

Les Strasbourgeois peuvent témoigner : les occasions messines n’ont pas manqué pendant le match. Évidemment, Jean-Marc Furlan a vécu une soirée moins agréable que le camp d’en face, lui qui a manqué l’occasion de faire le break sur le voisin lorrain. « Je regrette surtout le troisième but messin, expliquait-il. Le tournant du match, il est à 2-1.On A manqué de patience, les joueurs se sont jetés à l’abordage pour égaliser. On a manqué de maturité, c’est un peu l’émotion du derby. » L’émotion du derby, c’est aussi elle qui a traversé la tête de James Fanchone, auteur d’un tacle aussi violent qu’inutile sur Renouard ? « Oui, il y a beaucoup d’émotions et les joueurs ont du mal à garder leur sang-froid. Ce qui est dur, c’est surtout ça, de perdre James (Fanchone) et deux joueurs sur blessures (Marcos et Paisley). » Mais Furlan le sait bien : à l’extérieur, son équipe n’est pas tout à fait la même qu’à la Meinau, moins souveraine dans le jeu, moins inspirée, et plus souvent battue, donc. « On prend trop de buts, soufflait-il. En plus, ce sont des erreurs de notre part. C’est nous qui avons relancé Metz. »Mais avec les cadors attendus tous en tête de la L 2, la lutte n’en sera que plus palpitante.

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(Dernières Nouvelles d'Alsace): retour sur le derby

Un joker en fumée
Hier soir, le Racing est tombé, une fois encore, dans le piège messin pour subir sa deuxième défaite de la saison. L'envie et la hargne des Mosellans sont venues à bout des nobles intentions strasbourgeoises, plombées par une innocence confondante. Pour n'avoir su réagir que trop tardivement, les hommes de Furlan ont relancé un adversaire direct à la montée.
Maintenir Metz à quatre points, voire repousser les Grenat à sept longueurs, si ça voulait bien rigoler : hier à Saint-Symphorien, les hommes de Jean-Marc Furlan nourrissaient cet objectif un peu fou. Rasséréné par son large succès obtenu vendredi dernier contre Tours (4-0), le Racing pensait pouvoir imposer ses idées - la technique, le jeu rapide, l'allant offensif, etc. - à une équipe jugée « athlétique » par le coach strasbourgeois, mais surtout placée dos au mur.

« On ne pouvait pas laisser filer Strasbourg à sept points »
« On n'a pas le choix », disait cette semaine Yvon Pouliquen, qui cherche à insuffler sa gnac, celle qu'il avait apportée au Racing en tant que joueur et capitaine emblématique, à une équipe en quête de confiance. Hier soir, ses hommes, déjà tombeurs de Lyon (1-3) mardi dernier en coupe de la Ligue, ont mis plus de coeur à l'ouvrage que le deuxième de la Ligue 2.
« On a montré beaucoup d'engagement, savoure le Breton. C'était un match débridé qui ne tenait pas à grand-chose. Mais on ne pouvait pas laisser filer Strasbourg à sept points. Cette victoire conclut de belle manière notre belle semaine. »
S'il n'a pas perdu son rang, le Racing voit en revanche revenir son adversaire du soir sur ses talons, à un petit point seulement. En outre, les Strasbourgeois ont perdu trois hommes dans la bataille : Marcos, touché au genou, Paisley, sorti en boitillant, et James Fanchone, expulsé en fin de rencontre sur un tacle irréfléchi. L'addition est lourde, en la circonstance, même si les blessures paraissent assez bénignes.
Mais si les Bleus avaient voulu arriver à bon port, encore aurait-il fallu répondre avec un poil de conviction supplémentaire sur le terrain de jeu favori des Messins, celui de la combativité. La partie s'est emballée au moment où Cheikh Gueye est venu tacler le ballon dans les pieds de Marcos, le long de la ligne de touche, en milieu de terrain.
Dans un gouffre d'approximations et de mauvais choix
Si le Brésilien reste au sol sur ce geste sans méchanceté, le jeu se poursuit. Pascal Johansen, plutôt discret jusque-là, lance Mendy. A la conclusion, Renouard expédie une volée dans le but de Cassard. Cette ouverture du score aurait pu désarçonner les Bleus. Ils parviennent au contraire à se remettre dans le sens de la marche grâce à l'opportunisme de Rudy Carlier.
Las, l'égalisation rapide ne produit pas l'effet escompté. Une minute plus tard, Cardy s'en va battre d'une frappe sèche un Cassard mal inspiré. Les Strasbourgeois sombrent alors dans un gouffre d'approximations et de mauvais choix. La défense est terriblement fébrile, les attaquants s'emmêlent les pinceaux.
Quand Cissé inscrit le troisième but messin (56e'), à la suite d'une perte de balle de James Fanchone, l'affaire est mal engagée. « C'est le tournant de la soirée, assure Jean-Marc Furlan. J'avais demandé aux joueurs d'être patients, et on concède ce but trop rapidement. Les gars n'ont pas su garder leur sang froid. »
Le premier doublé de Carlier n'aura pas suffi
Paradoxalement, alors que tout semblait perdu, le Racing retrouve d'un coup d'un seul un second souffle. La lourde frappe de Jean-Alain Fanchone, difficilement repoussée par Sissoko, permet à Rudy Carlier de signer son premier doublé sous le maillot alsacien. Il reste alors plus de vingt minutes pour redresser les torts qui ont plombé leur début de soirée.
Un vent de folie s'empare alors de St-Symphorien. Fatalement, la fin de rencontre devient complètement décousue. Oumar Sissoko, sorti de son but pour placer un vilain tacle sur Ali Mathlouthi, ne voit que la couleur jaune du carton. Dans la foulée, et à l'autre bout du terrain, James Fanchone est expulsé après s'être jeté de manière inconsidérée dans les pieds de Renouard.
« On se retrouve en dindon de la farce »
A dix contre onze à l'entame des dix dernières minutes, la mission devient impossible. « Les joueurs ont voulu tout donner et au final, on se retrouve en dindon de la farce, conclut Furlan. Je suis déçu, surtout pour notre public qui croyait en l'exploit. » Hier soir, Strasbourg a grillé son joker. Comme d'habitude, le piège mosellan s'est refermé sur les ambitions bleues.

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(Site officiel FC Metz) La joie au bout du suspense

Metz a remporté la première manche du derby de l'Est sur sa pelouse, moins d'une semaine après sa qualification en Coupe de la Ligue au Stade Gerland. Les Grenats ont à nouveau inscrit trois buts et auraient même pu se mettre à l'abri plus tôt.

C'est un succès d'importance qu'ont signé les hommes d'Yvon Pouliquen, quelques jours après que les autres clubs de Ligue 2 se soient affrontés à l'occasion de la quinzième journée de Championnat. Face à Strasbourg, ils avaient en effet beaucoup à perdre. Le bénéfice de leur exploit à Gerland, d'une part; et leur proximité avec le trio de tête, d'autre part. En cas de défaite, le FC Metz se serait en effet retrouvé à sept longueurs de son adversaire du soir au classement.

Les premières minutes de la partie furent très fermées. Les deux formations s'étaient présentées avec une organisation similaire. Yvon Pouliquen avait conservé le 4-3-3 de Lyon également utilisé par Jean-Marc Furlan, un système qui permet de regrouper cinq joueurs au milieu du terrain en phase défensive. Ainsi, les débats se situèrent essentiellement dans cette aire de jeu au cours de la première demi heure. On sentait aussi qu'une fois la faille trouvée par l'un ou l'autre, la partie pouvait se débrider.

Mais on imaginait tout de même pas vivre cinq minutes aussi folles. Tout débuta à la 34ème minute, quand Cheikh Gueye un ballon qui parvint, après un relai avec Mendy, jusqu'à Sébastien Renouard. Déjà buteur à Lyon mardi, ce dernier ne se posait pas de question et fusillait Cassard d'une reprise de volée limpide (1-0, 34°). Mais les joueurs du Racing, qui réclamaient une faute de Gueye au départ de l'action, réagirent immédiatement. Une lourde frappe de Cohade donna lieu à une partie de billard dont Carlier profita, seul aux six mètres (1-1, 38°). Cette réaction en entraîna une autre : celle des Messins et de Julien Cardy, dont la frappe puissante à l'orée de la surface surprit Cassard (2-1, 39°).

 Les locaux furent les grands bénéficiaires de ce moment de flottement. Au retour des vestiaires, l'équipe d'Yvon Pouliquen accentua même sa domination. Papiss Cissé se créa une première occasion de corser l'addition, mais son ballon fuit la lucarne adverse (52°). Très remuant sur le front de l'attaque, le Sénégalais eut le mérite de ne pas se décourager et il fut récompensé dès l'action suivante. Rocchi attendit moment pour lui glisser un ballon parfait, qu'il conclut en dribblant Cassard (3-1, 56°).

Le suspense faillit ne pas survivre aux minutes suivantes. Sébastien Renouard manqua de peu le doublé (57°) puis Victor Mendy obligea le gardien alsacien à une parade miraculeuse (62°). Mais au lieu de cela, c'est Rudy Carlier qui relança les siens, en envoyant au fond des filets un ballon relâché par Sissoko (3-2, 69°). Le Franco-Malien sauva ensuite les siens sur une frappe de Fanchone (71°), après avoir hérité d'un avertissement pour un tacle à retardement.

La fin de partie fut d'ailleurs un combat que le meilleur buteur de Ligue 2, Fanchone, quitta avant tout le monde pour une intervention aussi douteuse que dangereuse sur Renouard (80°). Entré en cours de jeu, Babacar Gueye aurait pu achever le Racing, mais Cassard fut à nouveau impeccable (87°). Qu'importe, le succès messin était acquis. Tour à tour fébriles et brillants, les Mosellans se rapprochent de Boulogne... et progressent dans leur projet de reconquête du public. Les supporters grenats se sont fait entendre à l'occasion de ce derby. Pourvu que ca dure !

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 (Site officiel RC Strasbourg) La place pour mieux

Le Racing a concédé sa deuxième défaite de la saison, ce lundi soir lors du derby disputé à Metz (3-2). Les hommes de Jean-Marc Furlan peuvent nourrir des regrets car ils avaient les moyens et les occasions pour revenir de Saint-Symphorien avec un point au moins. S'ils restent deuxièmes, ils voient les Lorrains, 4es, se rapprocher à une longueur.
La soirée a également été marquée par les sorties sur blessure de Marcos et Paisley, ainsi que l'expulsion de James Fanchone.

C'est le genre de match qui va laisser des regrets. Il va laisser des traces, mais aussi des regrets. Car si le Racing s'est incliné ce lundi soir à Saint-Symphorien, en clôture de la 15e journée de L2, cette défaite ne ressemble en rien à la première de la saison, concédée à Angers (3-0). Face au SCO, les Strasbourgeois avaient été transparents. Face au FC Metz, ils ont montré des choses intéressantes et, surtout, une réelle volonté de décrocher un résultat.
Le tournant de la rencontre restera certainement le deuxième but messin, inscrit par Cardy (39e). Moins d'une minute avant, Rudy Carlier avait égalisé pour le Racing, en bénéficiant de contres favorables (38e). A nouveau menés, après l'ouverture du score de Renouard (34e), Carlier et ses coéquipiers strasbourgeois devaient, après ce deuxième but, courir après le score, encore. En début de deuxième période, Metz en profitait pour reprendre deux longueurs d'avance au panneau d'affichage grâce à Cissé (56e).

Doublé de Carlier

Mais cette équipe du Racing possède une force cette saison: elle ne s'avoue jamais vaincue. Bien que menée de deux buts, elle a eu le mérite d'y croire encore et a même été récompensée par la réduction du score de l'opportuniste Rudy Carlier, qui fêtait sa deuxième titularisation de la saison par un doublé en terre messine (68e). Les Alsaciens enchaînaient ensuite par de belles opportunités, comme cette frappe enroulée de James Fanchone (71e), cette demi-volée d'Ali Mathlouthi (73e) ou encore cette tentative de Mamadou Bah (78e). En vain.
Le RCS concède donc sa deuxième défaite de la saison. Une défaite qui n'a pas d'incidence directe pour lui puisqu'il se maintient à la deuxième place de la Ligue 2 à l'issue de cette 15e journée. Il compte deux points de retard sur Lens mais en conserve un sur Boulogne et Metz, respectivement 3e et 4e.

Marcos et Paisley touchés, J. Fanchone expulsé

Cette soirée pourrait toutefois laisser des traces. Non pas mentales mais physiques. En effet, Marcos a dû quitter ses coéquipiers peu après la demi-heure de jeu, touché au genou. En seconde période, c'était au tour de Grégory Paisley de demander le changement (70e). Le capitaine confiait son brassard à Lacour en boitant bas. Dix minutes après, James Fanchone voyait rouge et était expulsé par M. Viléo pour une faute sur Renouard. Il connaîtra la durée de sa suspension ce jeudi soir, lors de la réunion de la Commission de discipline de la LFP. Mais il sera automatiquement suspendu ce samedi pour le 7e tour de la Coupe de France face à Sannois Saint-Gratien.
Le point positif c'est que Jean-Marc Furlan dispose d'une grosse douzaine de jours pour préparer le prochain match de Ligue 2, le vendredi 28 novembre contre Guingamp à la Meinau. Un laps de temps qui pourrait permettre de retaper quelques joueurs (S. Pelé, Gargorov, Marcos ?, Paisley ?). Et de démontrer que cette défaite à Metz n'était qu'un accident aussi.

 (RL) Renouard : «De bon augure»

Buteur à Lyon, Sébastien Renouard a remis le couvert, hier, à l'occasion du derby.

Sébastien Renouard, que peut-on se dire au coup de sifflet final d'un match comme celui que vous venez de remporter ? «Tout simplement que ça a été une belle fête : il y a eu des buts, du suspense et la victoire, pour nous, au bout du chemin. Je suis d'ici, je sais ce que signifie un derby dans l'esprit des supporters. C'était tout aussi important de gagner à mes yeux.» Deuxième titularisation d'affilée après celle de Lyon et deuxième but. Vous êtes de retour ? «Oui, et j'espère que cela va durer. Je suis dans la continuité de ce que j'ai essayé de montrer à Gerland il y a quelques jours. J'ai une grosse envie de jouer, ce qui n'a pas été souvent le cas depuis le début de la saison. J'étais un peu tombé dans l'oubli du fait de mes performances, mais j'ai pris du recul durant l'intersaison et aujourd'hui, j'ai retrouvé le goût des choses simples : je rentre sur le terrain décontracté, avec l'envie de m'éclater.» Au-delà de l'aspect comptable, quelle importance peut avoir ce succès pour la suite des événements ? «Après notre qualification à Lyon, il nous fait encore plus de bien au niveau de la confiance. Et puis il ne faut pas oublier le public : remporter ce derby peut achever de nous réconcilier avec nos supporters. A nous de faire en sorte que cela continue.» Au niveau du jeu, le changement de dispositif tactique se révèle productif. «Oui, c'est exact. Il nous offre davantage de libertés, nous sommes mieux situés sur le terrain et nous parvenons à nous projeter vers l'avant plus vite. C'est de bon augure pour la suite des événements : ça a fonctionné contre deux grosses équipes.» Ce nouveau schéma peut-il expliquer la métamorphose de Metz, palpable entre la défaite de Clermont et les deux matches qui ont suivi ? «Je ne vais pas me permettre de juger la prestation de Clermont puisque je n'étais pas sur le terrain. Mais je ne crois pas qu'il faille noircir le tableau : le contexte n'était pas le même à Clermont.»

Réactions.

«On s'est fait un peu peur»

Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) «Nous nous sommes mis en difficulté tout seuls en encaissant ce deuxième but. Mais l'équipe a donné le meilleur d'elle même pour tenir cette victoire dont nous savions l'importance. C'était presque plus difficile qu'à Lyon, car nous n'avons pas réussi à tuer le match, et parce que Strasbourg nous a beaucoup bougés. Parfois, les sommets accouchent d'un non match : cette fois, il y a eu du spectacle, grâce à deux équipes qui avaient la volonté d'aller de l'avant.»Jean-Marc Furlan (entraîneur de Strasbourg) : «Le tournant, c'est le troisième but messin. Nous avons eu le tort de nous jeter à corps perdu dans la bataille, je regrette notre manque de patience. A 10, même à 3-2, ça devenait compliqué. Le plus dur, au-delà de la défaite, c'est de perdre Marcos et Paisley sur blessure, plus la suspension de James Fanchone. C'est le problème des derbys : les joueurs ont du mal à canaliser leur énergie et leurs émotions.»Romain Rocchi (milieu de terrain de Metz) : «On s'est fait un peu peur en encaissant deux buts qui étaient sans doute évitables. Mais l'important est d'avoir résisté, et surtout d'avoir trouvé le chemin des filets à trois reprises.»Jeff Strasser (défenseur de Metz) : «Tout était réuni pour vivre une belle soirée. J'espère que nous avons convaincu certains supporters de revenir au stade. On sait de toute façon que cela ne tient qu'à nous et à notre capacité à produire du jeu. Nous avons battu une grosse équipe de Strasbourg, mais nous n'avons encore rien gagné : il va falloir se battre jusqu'au bout de la saison.»Pascal Johansen (milieu de terrain de Metz) : «Je mentirais si je vous disais que je ne suis pas content d'avoir gagné face à mon ancien club. On se devait de faire un résultat en championnat, chez nous, pour donner un sens à notre qualification en Coupe de la Ligue. C'est chose faite. Oui, c'était un vrai derby, un peu chaud, avec des buts, un carton rouge.»Julien Cardy (milieu de terrain de Metz) : «On s'est peut-être fait peur mais le principal est là : ce sont ces trois points. Au niveau du jeu, nous sommes restés dans la lignée de ce que nous avions montré mardi dernier à Lyon. Voir dans le changement de système la clé de notre réussite sur nos deux derniers matches serait un raccourci facile. Les joueurs y sont pour quelque chose. Nous avons sans doute pris conscience qu'il fallait se mettre le cul par terre.»

LA DÉFENSE
Sissoko. Une soirée contrastée : s'il n'a rien à se reprocher sur le premier but de Carlier, il doit en revanche s'en vouloir d'avoir relâché le ballon sur la frappe de Jean-Alain Fanchone : le même Carlier en a profité pour réduire l'écart (68e). Le gardien messin a ensuite surpris son monde en sortant de sa surface pour aller faucher Mathlouthi : heureusement pour les Messins, l'arbitre s'est contenté de l'avertir.
C. Gueye. Volontaire et engagé.
Vivian. Un sérieux précieux au cour de la défense.
Strasser. Une grosse envie, exprimée par une combativité sans faille. Il a finement joué le coup en taclant Traoré, esseulé dans les seize mètres messins (45e).
Delgado. D'un geste plus malheureux que maladroit, il a dévié le coup franc lointain de Cohade dans les pieds de Carlier, lequel n'a plus eu qu'à crucifier Sissoko (37e). L'international angolais, convaincant jusque-là, s'est rattrapé moins de soixante secondes plus tard : il a filé sur l'aile gauche pour signer le centre qui allait permettre à Cardy de redonner l'avantage aux siens.
LE MILIEU
Cardy. Un gros abattage défensif, ponctué par son premier but de la saison, le deuxième de la soirée pour le camp messin : idéalement placé à vingt mètres de la cage strasbourgeoise, il a repris instantanément un ballon mal renvoyé de la tête par Ducrocq. Cassard n'a pu que ralentir sa course (38e). Averti à la 62e, il a fini par céder sa place à un défenseur, Chrysostome, dans le temps additionnel.
Johansen. A l'instar de sa production mardi à Lyon, l'ancien Strasbourgeois a mis un bon quart d'heure à entrer dans la partie. Après quoi ses qualités ballon au pied ont éclairé quelques séquences de la production messine, comme sur ce service pour Renouard (30e) ou sur l'action menant à l'ouverture du score. Remplacé par François (72e).
Rocchi. Six jours après la Coupe de la Ligue, il avait visiblement récupéré. Son activité n'a jamais baissé en intensité. Il a su prendre ses responsabilités et mener une contre-attaque pleine d'intelligence, conclue par un service décisif pour Cissé.
L'ATTAQUE
Mendy. Beaucoup d'activité. Il a tenté d'offrir des solutions, et s'est transformé en passeur pour Renouard.
Cissé. Il a péché par maladresse alors qu'il s'était largement ouvert le chemin du but alsacien : sa frappe a fini sa course dans la tribune. Il a fini par trouver la faille sur un service cinq étoiles de Rocchi : du bout du pied, le Sénégalais a inscrit le troisième but messin, le cinquième de la saison à son actif (56e). Remplacé par Babacar Gueye (78e) : bien servi par Renouard, il aurait pu enfoncer le clou en mettant davantage de conviction dans sa frappe (88e).
Renouard. Sur la lancée de sa prestation à Lyon, il a fourni un match complet, agrémenté de son premier but en championnat. A l'issue d'un relais avec Mendy, il n'a laissé aucune chance à Cassard (34e). Ce n'était que son deuxième essai.

11月17日

Ne pas patauger dans la choucroute, rester concentrer : trois points svp !

La petite phrase du jour : « Un tournant ! Faire sauter la banque et tomber le favori qui est devant !Monter sur le podium,enfin !»…

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(Quotidien l’Equipe) Pleins feux sur l’Est

Après son exploit à Lyon (3-1), Metz reçoit Strasbourg sous haute pression et doit s’imposer pour revenir sur le trio de tête.

METZ EST UNE ÉNIGME. Des trois relégués du printemps, il est en tout cas celui qui suscite le plus d’interrogations. Si Strasbourg et Lens n’ont pas tout réussi, leur parcours n’a jamais laissé le doute s’installer très longtemps, avec plus de deux points par match en moyenne. Les Messins, eux, n’ont jamais affiché beaucoup d’assurance à domicile et restent sur une morne défaite à Clermont (0-1). Paradoxalement, la sensation de leur qualification à Lyon (3-1), mardi en Coupe de la Ligue, n’a rien résolu. On ne sait toujours pas à quoi s’en tenir avec cette équipe capable du meilleur de temps en temps, du pire quelquefois et du médiocre le plus souvent.

En ne prenant que cinq points lors de ses cinq derniers matches, l’équipe lorraine s’est placée dans une situation presque inconfortable avant le derby de l’Est. Une défaite permettrait à Strasbourg et Lens de prendre de l’avance et obligerait Metz à se contenter, provisoirement du moins, de la conquête de la troisième place. « C’est un mini-tournant dans ce Championnat, reconnaît Yvon Pouliquen, l’entraîneur messin. On est dans l’obligation de faire un bon match. » « On n’a pas trop de pression mais c’est un derby et on veut faire plaisir à nos supporters, explique de son côté Jean-Marc Furlan. On serait satisfaits d’un nul, qui les laisserait à quatre points. Une victoire, en revanche, serait extrêmement bénéfique. Ça les mettrait vraiment loin. »

Renouard : « Pas le droit de se louper »

La deuxième défaite de suite de Boulogne- sur-Mer, vendredi, aurait pu relativiser cet enjeu immédiat si Angers et Montpellier n’en avaient pas profité pour se rapprocher au classement. Jusqu’à nouvel ordre, Metz doit d’abord regarder derrière lui, car une nouvelle contre-performance redonnerait de la vigueur à ces outsiders.

La pression est forte mais l’objectif loin d’être insurmontable pour les Lorrains, car Strasbourg rayonne davantage à la Meinau qu’à l’extérieur (deux victoires, trois nuls, une défaite). « Ce n’est pas notre tasse de thé, admet Furlan. On prend des points mais on n’est pas très performants, au niveau du jeu, de la maîtrise. » L’entraîneur strasbourgeois doit aussi composer avec plusieurs absences alors que Pouliquen vient de récupérer Pascal Johansen, dont la qualité technique pourrait être une des clés du match. Impatient avant d’affronter son club de toujours et un entraîneur avec lequel ses rapports ont été houleux, l’ex-Strasbourgeois sera attendu. « C’est une équipe de qualité, surtout chez elle, où elle a pris beaucoup de points, mais qui est prenable, juge-t-il à propos de ses anciens partenaires. C’est important de leur montrer tout de suite qu’on ne va pas se laisser marcher dessus. » « On n’a pas le droit de se louper, estime un autre Messin, Sébastien Renouard. On a perdu un joker à Clermont et on sait que les confrontations directes sont très importantes. »

Jusqu’ici, ces dernières n’ont pourtant pas eu un impact décisif sur le Championnat. Boulogne s’est certes imposé à Metz (2-1, 4e journée) mais n’a encore joué ni Lens, ni Strasbourg. Metz l’avait, de son côté, emporté à Lens (1-0, 6e journée), sans pour autant s’affirmer ensuite comme le grand patron de la L 2. Mais après avoir raté l’occasion à domicile contre Lens (1-1), il y a quinze jours, Strasbourg peut de nouveau frapper un grand coup.

Un choc confidentiel

METZ

DISPUTÉ DANS UNE AMBIANCE délétère la saison dernière à Saint-Symphorien, le derby de l’Est devrait cette fois se jouer dans une atmosphère beaucoup plus sereine. Presque confidentiel le même puisque 9 000 billets, seulement, avaient trouvé preneurs hier. Après des années d’errements, l’indifférence de la capitale lorraine pour son équipe de foot est profonde (moins de 8 000 spectateurs de moyenne depuis le début de la saison) et l’exploit réalisé à Lyon (3-1) en Coupe de la Ligue, mardi, n’a pas suffi à ranimer la flamme. Il y a deux ans, vingt mille personnes avaient assisté au même Metz-Strasbourg (4-1), en L 2.

L’année dernière, en L 1, Stéphane Cassard, le gardien alsacien, avait été bombardé de projectiles, Carlo Molinari avait été pris à partie par une poignée de supporters messins et la rencontre avait été interrompue à deux reprises. Cette fois, les autorités semblent plus sereines. « C’est un peu plus sensible qu’un match classique, considère Jacky Ancel, le directeur de la sécurité du FC Metz. Mais les supporters de Metz ne souhaitent pas se mesurer à leurs homologues. Après, on n’est jamais à l’abri d’incidents provoqués par quelques énergumènes autour du stade. » Depuis une descente de hooligans nancéiens en plein milieu d’une réunion de supporters messins, le 30 août, la rancœur de ces derniers se dirige davantage vers le sud de la Lorraine que vers l’Alsace.

« D’après les échos que nous avons, la seule chose qu’il faut redouter c’est une désaffection du public messin mais pas d’affrontements avec les Strasbourgeois », explique aussi Xavier Schmitt, le porte-parole de Génération Grenat, le principal groupe messin. Le dispositif de sécurité sera tout de même un peu plus étoffé qu’en temps normal avec cent cinquante stadiers et une centaine de policiers déployés autour du stade. Trois cents Strasbourgeois, acheminés en bus, sont attendus, auxquels une centaine de supporters supplémentaires pourraient se joindre par leurs propres moyens. Leur emplacement sera encadré par une vingtaine de stadiers du club alsacien.

Ils ne font plus la paire

Très efficaces ensemble il y a deux ans, Babacar Gueye et Papiss Cissé n’ont pas retrouvé leur complicité.

METZ

AVEC UN BUT par match en moyenne, Metz n’est que la treizième attaque de L 2. Bien trop peu pour un prétendant à la montée qui vient, pourtant, de passer trois buts à l’OL.

Cette inefficacité est d’autant plus surprenante que Metz présentait, il y a deux ans, lors de son précédent passage à ce niveau, l’un des meilleurs duos d’attaquants du Championnat avec Babacar Gueye et Papiss Cissé. Les deux Sénégalais, alors âgés de vingt et vingt et un ans, avaient inscrit plus de la moitié des buts de Metz : seize pour Gueye, douze pour Cissé.

Titularisés côte à côte vingt-six fois sur trente-huit, ils avaient rapidement construit une complicité destructrice pour les défenses adverses. Mais celle-ci ne s’est pas confirmée la saison dernière en L 1 et, aux yeux de leur entraîneur actuel, leur association n’est plus une évidence. « Il y a deux ans, Metz attendait et profitait des espaces, une configuration dans laquelle ils excellent, considère Yvon Pouliquen. Cette année, on est dans l’obligation de faire le jeu et on a moins d’espaces, ce qui les gêne un peu plus. »

Gueye : « Pas les mêmes conditions »

Ils n’ont donc commencé que deux fois ensemble, contre Reims et Bastia, pour deux 0-0 malgré un wagon d’occasions. « C’est normal, on n’est pas dans les mêmes conditions, estime Gueye pour expliquer cette rupture. Il y a deux ans, on nous avait alignés tous les deux d’emblée pendant les matches amicaux. Cela n’était pas venu tout seul ; on avait eu du temps. » Cette fois, les deux joueurs n’ont pas pu démarrer la saison ensemble car Gueye a longtemps rêvé d’un départ qui n’est pas venu et a, du coup, pris du retard sur ses coéquipiers. « Vu tout ce qui s’est passé et comme je n’ai pas eu de préparation, il fallait s’y attendre, précise ce dernier, qui n’a marqué qu’une fois en L 2, sur penalty contre Sedan (2-0). Mais maintenant ça va, je suis dedans, j’ai seulement besoin d’enchaîner les matches. » « Mon ambition était de mettre plus de buts, reconnaît de son côté Papiss Cissé, auteur de quatre buts, dont un sur penalty. J’ai eu des opportunités en début de saison que je n’ai pas eu la chance de mettre. »

En retrait lors des dernières rencontres, Cissé a toutefois su saisir sa chance à Lyon, mardi, et Pouliquen devrait reconduire, ce soir, une organisation où il figure en pointe, avec deux joueurs de couloir qui permutent avec lui (Renouard et Mendy). « Cela nous a donné la confiance qu’on recherchait, avance l’attaquant messin. Maintenant, on va essayer de confirmer, c’est tout. De toute façon, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures, c’est un match qu’il faut gagner. »

La gauche à réinventer

Strasbourg aborde le derby avec plusieurs blessés, en particulier dans le couloir gauche, où Furlan devra innover.

ÉVIDEMMENT, ÇA POURRAIT aller plus mal : même en cas de défaite, ce soir à Metz, Strasbourg resterait deuxième de L 2, solidement ancré au podium. Mais si son premier tiers de Championnat réussi le lance droit vers son objectif de remontée, tout n’est pas idéal, non plus, dans la vie du Racing. Depuis le début de la saison, les Alsaciens doivent composer avec les absences. « Sur les dix premiers matches, je n’ai pas aligné deux fois la même défense », se souvient Jean-Marc Furlan. Aujourd’hui, son équipe s’avance vers le derby avec un côté gauche particulièrement clairsemé. L’entraîneur strasbourgeois, plutôt fidèle à un schéma en 4-2-3-1, avait l’habitude de titulariser comme milieu offensif gauche Chahir Belghazouani ; il y a quinze jours, le club a licencié le joueur pour une affaire extra-sportive (*). Son remplaçant naturel cette année, Emil Gargorov, ne sera pas non plus àMetz ce soir, enquiquiné par une cuisse douloureuse. Du coup, les solutions n’abondent pas et l’entraîneur strasbourgeois est contraint de revoir ses plans.« On va tenter autre chose, relativise-t-il. Je peux mettre Marcos (habituellement aligné dans l’axe) ou Ledy (entré en jeu la semaine dernière contre Tours, 4-0). Emil (Gargorov) va nous manquer, en particulier sur coups de pied arrêtés. Il est gaucher et je n’ai pas d’autres profils de ce type. » Furlan pourrait troquer son habituel schéma pour un 4-3-3 avec trois récupérateurs, comme il l’a essayé ces derniers jours à l’entraînement. En défense aussi, le couloir gauche en a pris un coup, la semaine dernière, avec la grave blessure du jeune Quentin Othon (fracture du péroné), révélation du début de saison. « La perte d’Othon, c’est très préjudiciable, regrette Furlan. Il pouvait jouer au milieu et, surtout, c’est un joueur de grand talent. Il nous manquera au quotidien. »

À l’heure d’aborder un derby où l’urgence du résultat pèsera plutôt sur les épaules adverses, le coach strasbourgeois ne veut pas se lamenter. « J’ai eu des blessés toute la saison mais l’effectif est large et il existe des solutions », tempère-t-il. Avant, quand même, de préciser : « Il faut commencer à s’inquiéter pour le recrutement. Il faudrait un joueur de couloir, qui pourrait arriver comme joker. Pour l’arrière gauche, on va attendre un peu. » Ce soir, Furlan bricolera : « On s’adapte, comme d’habitude. » Jusque-là, ça n’a pas trop mal réussi à Strasbourg.

(*) Le joueur avait été vu dans un clip de rap controversé, mettant en scène le tabassage d’un policier.

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(RL) Deux voisins très remontés
Metz veut surfer sur sa performance lyonnaise, Strasbourg sur son très bon début de championnat. En Ligue 2 un an sur deux, le derby de l'Est ne manque pas de promesses. Première manche en Lorraine.

Le contexte. Après avoir créé la sensation de la semaine en s'en allant surprendre l'Olympique Lyonnais et la France entière, Metz se replonge dans les exigences de la course à la remontée en Ligue 1. Face à son vieux rival strasbourgeois, l'affiche comporterait le même prestige qu'un huitième de finale triomphal de Coupe de la Ligue, un jour normal, à un horaire décent, c'est-à-dire sans l'oukase d'un diffuseur qui, au prétexte d'accorder une fenêtre médiatique à la Ligue 2, et les euros qui vont avec, en devient le fossoyeur dans le même élan. Match au sommet, le derby de l'Est se déroulera donc dans un stade au mieux à moitié plein, au pire à moitié vide.
Ce «mini tournant » dont parle Yvon Pouliquen ne manque pourtant pas de promesses : à l'heure où Boulogne-sur-Mer commence à marquer le pas, son équipe a l'occasion de réintégrer le trio de tête, son seul objectif valable. Mais, en ne perdant pas à Metz, Strasbourg conserverait une avance de quatre longueurs sur un concurrent direct, qu'il porterait à sept en cas de victoire. «Il est encore trop tôt pour parler de match décisif, estime le défenseur strasbourgeois Grégory Paisley, mais il est psychologiquement important. Pour Metz, qui se trouverait distancé ; pour nous, parce qu'un résultat positif nous situerait dans une spirale positive. » Sur le front du championnat, contrairement à Metz, battu à Clermont quatre jours avant son exploit lyonnais, Strasbourg reste en effet sur un très large succès (4-0) face à Tours.
L'enjeu. Ayant perdu de sa superbe, en tout cas de son efficacité à l'extérieur où il reste sur un nul à Châteauroux, une défaite à Brest, une autre à Clermont, le FC Metz doit redevenir impérial à Saint-Symphorien, où il n'a jusqu'ici pris que onze points sur dix-huit possibles * dix équipes ont fait mieux. Cet impératif en appelle un autre : se montrer réaliste, un vrai souci domestique. Sur ce sujet, Yvon Pouliquen s'autorise à puiser dans les vertus du succès remporté chez le septuple champion de France : «En marquant trois buts à Lyon, nous avons prouvé nos capacités dans ce domaine », appuie l'entraîneur messin. Plus largement, Yvon Pouliquen réclame à ses joueurs «autant d'envie, autant d'énergie, la même qualité de jeu », maintenant qu'ils ont démontré leurs compétences. A Strasbourg, l'objectif dessine une constance à trouver : «Nous devons être capables d'enchaîner les victoires, note Stéphane Cassard, car il y a longtemps que nous n'y sommes plus parvenus. » Depuis août, précisément, et une série inaugurale de cinq succès de rang ! Depuis, le ralentissement du Racing ne l'a pas empêché de postuler à la première place, au matin du dernier jour de la quinzième étape.
Les acteurs. Evidemment, Yvon Pouliquen a laissé planer le mystère sur ses intentions, à l'issue du dernier entraînement, hier après-midi, brouillant même les pistes en évoquant le cas Johansen, joueur en période de reprise, susceptible d'enchaîner un troisième match en neuf jours : difficile cependant d'imaginer l'ancien Strasbourgeois ne pas avoir récupéré de ses 75 minutes d'efforts lyonnais, en six jours ! A Metz, la tentation de reconduire les vainqueurs de Lyon, dans un schéma proche sinon semblable, devrait l'emporter, avec le probable retour de Julien Cardy, nécessité de relancer proprement oblige. A Strasbourg, Jean-Marc Furlan ne cache rien, d'autant qu'il enregistre plusieurs défections (Othon, Gargorov, Pelé). Restent les acteurs importants d'un derby : les supporters. Le dernier en date, à Saint-Symphorien, avait failli mal tourner. Gageons que celui de ce soir se passe sans heurt. Pour cela, un mot d'ordre : fraternité. Fra-ter-ni-té !

Tomber le tombeur
L'exploit de Metz à Lyon semble débarrasser Strasbourg de l'étiquette de favori. En tout cas, les Alsaciens voient ça comme ça.
Jean-Marc Furlan se redresse sur son fauteuil, comme pour mieux prendre du recul et remettre l'actualité de la semaine en perspective. L'exploit de Metz à Lyon, sa victoire trois buts à un, la première défaite du septuple champion de France à Gerland depuis un an ? «Cela restera l'exploit 2008-2009», tranche l'entraîneur strasbourgeois, spectateur un peu plus concerné que d'autres par l'affiche des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Un peu moins concerné, visiblement, Grégory Paisley n'a «pas vu » le match, mais l'ancien défenseur messin le conceptualise pareillement : «Un exploit ! » Stéphane Cassard, quant à lui, se souvenait du précédent d'avril, et de la très courte défaite messine à Gerland (1-0), en Coupe de France : «Je ne suis pas si surpris, assure le gardien strasbourgeois. Metz était déjà passé tout près. Chapeau ! »
Officiellement, l'aréopage alsacien ne ressort pas particulièrement effrayé par la victoire messine, impressionnante dans sa conception, retentissante pour sa rareté. Change-t-elle la donne du derby de l'Est, qui survient six jours plus tard ? «Sur sa perception, répond Jean-Marc Furlan, oui, elle change tout. Metz, depuis, a fait la une partout. Mais sur le fond, il s'agit toujours d'un match de championnat, avec trois points en jeu, pas plus. » «Le mérite du Racing en sortira renforcé en cas de résultat positif, estime Grégory Paisley. Sinon, non, ça ne change rien.» Sauf que, désormais, «tout le monde va vouloir s'offrir le tombeur de Lyon », imagine Furlan. A commencer par Strasbourg !
Il faut sûrement moins croire le Girondin du Racing quand il ajoute que Metz, aujourd'hui, «fait un peu figure d'épouvantail » : c'est le propos d'avant-match d'un entraîneur cherchant à mettre la pression sur l'adversaire. D'ailleurs, les Strasbourgeois n'ont pas tout à fait éludé la question de savoir s'ils affrontaient le héros de Gerland, ou un concurrent direct dans la course à la montée : «Les deux, normandise donc Stéphane Cassard. Après une aussi grosse performance, la pression est un peu plus sur les Messins. En même temps, c'est plus facile pour eux d'enchaîner avec un match comme celui-là : je ne m'attends pas à un excès de confiance de leur part, pas contre Strasbourg. En revanche, quoi qu'ils aient réussi à Lyon, c'est un match de championnat très important pour eux, vu le classement. Et, en plus de l'enjeu du podium, il y a celui du derby. »
Pour connaître le vrai favori de Metz - Strasbourg, quinzième journée de Ligue 2, mieux vaut donc attendre ce soir, 22 h 30.

Quel visage ?
Six jours après la victoire à Lyon, Metz se présentera-t-il dans un visage différent ? C'est évidemment la question posée hier à Yvon Pouliquen et, évidemment, l'entraîneur messin n'y a pas répondu : il a même convoqué dix-neuf joueurs, et devra donc en écarter trois avant ce soir. «J'ai le temps », a-t-il justifié. Laurent Agouazi suspendu, Nicolas Farina est susceptible d'effectuer son retour dans le groupe, duquel Yvon Pouliquen devra extraire au moins deux défenseurs, à moins qu'il ne retienne pas de deuxième gardien, comme déjà face à Vannes.
Privé de Cohade et Pelé en défense, de Gargorov en attaque, Jean-Marc Furlan a annoncé un retour au 4-3-3 jusqu'ici employé avec des fortunes diverses, pour Strasbourg, en déplacement : victoires à Dijon et Brest, nul à Sedan, défaite à Angers. De retour de suspension, Cohade évoluera au milieu avec Sherini et Lacour. Devant, James Fanchone et Marcos encadreront Kandia Traore. Derrière, par rapport à la défense alignée contre Tours, Szelesi, Jean-Alain Fanchone et Ducrocq réapparaissent autour de Paisley.

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Cardy : «Il n'y a rien de meilleur.»
Blessé et donc privé de la saveur des derbys de l'Est la saison passée, Julien Cardy y ragoutera ce soir. Avec une envie décuplée par la prestation de son équipe, mardi à Lyon.

Julien Cardy, la saison passée, Metz s'était imposé à deux reprises sur la pelouse de Strasbourg. Cela peut-il influer sur la version Ligue 2 du derby de l'Est ? «Non, je ne crois pas. Tout ça, c'est dans la case souvenirs, bons souvenirs pour nous en l'occurrence. Mais aujourd'hui, c'est derrière, et pour nous, et pour les Strasbourgeois.»
Au-delà de l'enjeu comptable qui entoure la réception
du voisin alsacien, ne ressentez-vous pas le devoir de donner une suite à l'exploit réalisé mardi dernier à Lyon ?
«Il s'agit surtout de réitérer la grosse performance qui a accouché de notre qualification. Avant d'aller à Lyon, nous traversions une période assez délicate, que ce soit au niveau du contenu de notre jeu ou de la confiance. Maintenant, il faut que notre prestation à Gerland nous serve. Nous avons montré que nous étions capables de produire un jeu de qualité quand tout le monde faisait le nécessaire.»
On peut donc en déduire que ce n'était pas le cas ces dernières semaines ? «Oui, sans doute. On a connu une baisse de régime. On en était tous conscients avant d'aller à Lyon.»
«Parfois un peu enfermés»
Comment expliquer ce contraste affiché entre le match qui avait précédé à Clermont-Ferrand et ce huitième de finale de Coupe de la Ligue ? «C'est difficile. Le choix du système tactique y est peut-être pour quelque chose. Est-ce qu'il n'est pas plus approprié aux joueurs qui composent cette équipe ? C'est une question qui se pose aujourd'hui. Mais Yvon Pouliquen n'a pas attendu l'issue de la rencontre pour s'interroger. Autrement, il n'aurait pas essayé ce système. Sa réussite est intéressante. Elle prouve que nous sommes capables d'évoluer dans un schéma différent et de sortir d'un autre dans lequel nous nous sentions parfois un peu enfermés.»
A titre personnel, vous avez débuté la rencontre de Lyon sur le banc. Pas trop frustrant ? «Non, pas spécialement. J'avais été prévenu avant la rencontre de Clermont. Je trouve tout à fait normal que l'entraîneur décide de faire tourner. Cela permet à ceux qui ne jouent pas souvent de montrer qu'ils possèdent aussi des qualités et qu'elles peuvent s'avérer utiles. On l'a constaté à Lyon.»
«Si nous gagnons.»
Dans la bouche d'Yvon Pouliquen, le derby face à Strasbourg représente un «mini tournant». Qu'en est-il pour vous ? «Je peux comprendre ses mots. Si nous gagnons, nous recollons derrière Strasbourg et nous restons dans une bonne position pour accrocher une des trois places synonymes de montée. Mais il ne faut pas non plus se mettre trop de pression sur les épaules : même si les choses tournent mal, aujourd'hui, nous sommes plus proches de la trêve que de la fin de saison.»
Une question fiction pour terminer : que se dirait Julien Cardy, s'il était strasbourgeois, à l'heure de se rendre chez le tombeur de l'Olympique lyonnais ? «Je me méfierait de l'euphorie susceptible d'animer des joueurs capables de battre les Lyonnais sur leur pelouse. Il n'y a rien de meilleur pour la confiance d'une équipe que de vivre une qualification pareille, face à un adversaire tel que Lyon. Et il n'y a pas de raison que Metz ne poursuive pas sur cette voie.»

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(DNA) Dans la gueule du dragon

Ce soir en terre mosellane, le Racing rêve de récupérer la place de leader, abandonnée vendredi à Lens, et surtout de distancer un adversaire direct à la montée en Ligue 1. Considéré comme un « tournant » par les Messins, pris pour un « révélateur » côté alsacien, ce derby s'annonce croustillant. Le vainqueur - s'il doit y en avoir un - en sortira forcément grandi.

C'est un piège, assurément. Dans l'antre du Graouly, ce dragon aux pattes crochues échappé des légendes d'antan qui symbolise le club messin, le Racing s'échinera à éviter les chausse-trappes, les coups de grisou, voire la volée de bois vert. Comme chaque année, ou presque, la tâche s'annonce d'une complexité infinie.

Le précédent heureux de la saison passée

 A Saint-Symphorien, les Alsaciens ne sont que rarement les bienvenus. Plus souvent qu'à leur tour, ils quittent d'ailleurs la pelouse la tête basse et l'air contrit, ébranlés par le fighting spirit à la mode messine. Des générations de Ciel et Blanc, tantôt talentueuses, souvent besogneuses, ont cédé face aux charges des hussards grenat.
 Mais depuis la saison écoulée, et après vingt-quatre années d'insuccès, un précédent heureux est venu rappeler qu'à l'impossible, nul n'est tenu. A l'étage supérieur, donc, Jean-Marc Furlan était parvenu à mettre la main sur la clé des champs et à filer, par-delà la ligne bleue des Vosges, avec trois points dans la besace (1-2).
 La voie semble tracée. D'autant qu'à Metz, les ancestrales valeurs de combat se sont étiolées au fil du temps et au gré des récentes déconvenues. Depuis la désastreuse campagne de l'an passé, une forme de désamour s'est installée. En dépit des efforts déployés par Yvon Pouliquen pour imposer une certaine idée du beau jeu - essentiellement plombée par le manque d'efficacité des attaquants - les travées de St-Symphorien sonnent le creux.
 Cette saison, Reims et Bastia ont profité de la « crispation des gars », selon le coach breton, pour repartir avec un point. Les Boulonnais, eux, ont même raflé l'ensemble de la mise. « Ces derniers temps, nous stagnons », ajoute Pouliquen, qui rappelle que son équipe n'a pris que « cinq points lors des cinq derniers matches. »
 Bref, la ville de garnison, jadis imprenable, est ouverte à tous les vents. Elle pourrait même prendre les couleurs strasbourgeoises si, d'aventure, les « cathodiques » pratiquants de Metz venaient à rester chez eux. Car pour ce qui est des supporteurs bleus - que l'on souhaite de bonne composition malgré l'antagonisme historique -, ils sont parvenus à se mobiliser en nombre, même un lundi.
 Nanti de quatre points d'avance à l'orée de ce derby, donc assuré de rester devant Metz même en cas de déconvenue, le Racing est tenté de viser ce soir le « jackpot », comme le dit Jean-Marc Furlan. Mais pour faire sauter la banque et repousser le voisin à sept longueurs, encore faut-il se départir de cette nonchalance qui accompagne les pas alsaciens quand l'urgence ne dicte pas leur conduite.

« Un révélateur et une question d'honneur »

 « On est plus efficace dos au mur, reconnaît l'entraîneur. Cette fois, la pression est sur les épaules messines. Mais on sait l'importance d'un derby et on ressent l'attente des supporteurs. Il faut considérer ce match comme un révélateur par rapport à nos compétences à l'extérieur. On en fait aussi une question d'honneur. »
 Entre les compétences et l'honneur, le Racing tentera surtout d'imposer ses vues. Dans ce que Furlan considère comme « une opposition de styles », James Fanchone et les siens devront parvenir à désarçonner « une équipe plus lourde et plus grande » qu'eux.
 Il n'est pas sûr que les considérations technico-tactiques ne survivent à l'enjeu et au coeur mis à l'ouvrage. Pascal Johansen et les Messins, sur la lancée de leur improbable exploit à Lyon (1-3) l'autre mardi en coupe, auront envie de « croquer » les Strasbourgeois. Ceux-ci sont conscients de se jeter dans la gueule du dragon. Pour le terrasser, il s'agira de sortir le grand jeu.

11月16日

Quand migrent les cigognes, c'est l'hiver qui, à la porte cogne...

La petite phrase du jour : « Strasbourg fait de la gymnastique au trampoline, Metz, lui, joue au foot ! »

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(Quotidien l’Equipe) BELGHAZOUANI VERS L’ÉTRANGER.

– Licencié par le RC Strasbourg, notamment pour être apparu dans un clip de rap controversé, Chahir Belghazouani devrait prendre la direction d’un club étranger dans les prochains jours. En Allemagne, Hoffenheim et Fribourg sont intéressés. Mais le milieu de vingt-deux ans, qui appartient toujours au Dynamo Kiev, devrait plus vraisemblablement prendre la direction de l’Italie où Bari, Lecce et, récemment, la Sampdoria Gênes se sont manifestés. L’ancien Strasbourgeois devrait prendre sa décision d’ici demain.

METZ- STRASBOURG (demain, 20 h 45)

STRASBOURG Changement tactique ?

En l’absence d’Emil Gargorov (cuisse), Jean-Marc Furlan a dans l’idée de modifier ses habituels plans au regard de la mise en place du programme d’hier. En titularisant Szelesi au poste de latéral droit, l’entraîneur strasbourgeois déploierait un milieu à trois récupérateurs (Cohade, Shereni, Lacour) pour une pointe, Kandia Traoré, soutenu par Fanchone et Marcos. Néanmoins, le Brésilien a vécu une semaine aménagée pour des blessures récurrentes au pubis.

L’équipe probable : Cassard – Szelesi, Ducrocq, Paisley, J.-A. Fanchone – Cohade, Shereni, Lacour – J. Fanchone, Marcos – K. Traoré.

METZ

Agouazi, suspendu, rejoint Barbosa et Chapuis sur la liste des joueurs qui ne pourront pas postuler à une place sur la pelouse face à Strasbourg lundi. Farina est en revanche opérationnel.

L’équipe probable : Sissoko – Ch. Gueye, Vivian, Chrysostome ou Strasser, Rippert – Renouard, Cardy, Rocchi ou Johansen, Bessat – P. Cissé, V. Mendy.

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(Le Parisien) (CFA) METZ (b) - SENART-MOISSY : 2-0 (1-0). Spectateurs : 100. Arbitre : M. Campron. Buts. Bourgeois (27e), Chapuis (59e).

Metz : Ruffier - Léoni, Diagne, Zimmer, Schmisser - Patin, Bousbaa, Bourgeois, Chapuis (Fostier, 84e) - Sommer (Haddadji, 87e), Sakho (Aribi, 62e). Entr. : Pinot.

Sénart-Moissy : Casagrande - Busquet, Bonelli, Tourville, Blanchetière - Oubbana, Sophie, Keita, Ragaven (Bébien, 66e), Diaby (Valérius, 66e) - Guillerme. Entr. : Abreu.

Depuis le temps que cela leur pendait au nez. Sénart-Moissy, dominé hier à Amnéville par la réserve messine, son poursuivant immédiat au classement avant cette journée, est désormais relégable. Surpris par deux fois, les Seine-et-Marnais ont pourtant livré un match courageux, se procurant plusieurs occasions de but. « Le contenu a été plutôt correct, analyse Manuel Abreu. Mais on ne peut pas se satisfaire de ça après une défaite. »

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(RL) Jean- Marc Furlan : « Nos deux clubs ont manqué de compétences »

Maintenu malgré la relégation, Jean-Marc Furlan explique pourquoi et comment il est resté à la tête de son équipe. Au passage, l'entraîneur girondin du Racing revient sur les échecs des deux voisins.

Par habitude, Jean-Marc Furlan pose en préambule le problème du manque de temps. C'est un point commun à beaucoup d'entraîneurs, en Ligue 1 comme en Ligue 2 : le manque de temps. Puis la discussion s'ouvre sur une évocation du Frioul de ses ancêtres, avant de glisser logiquement sur le terrain du football. Jean-Marc Furlan devient alors intarissable. C'est un point commun à quelques entraîneurs, en Ligue 1 comme en Ligue 2 : une vraie générosité à partager leur passion. Extraits.

INTERVIEW

En fin de saison dernière, Strasbourg est descendu en Ligue 2 après avoir terminé la saison par onze défaites d'affilée. Vous en êtes toujours l'entraîneur. Comment est-ce possible ? «Je me suis, le premier, posé la question de savoir s'il était judicieux de rester. Mais j'ai ressenti une telle confiance de la part des techniciens du club, une telle symbiose que j'ai accepté le challenge. Mais conserver un entraîneur qui descend est avant tout le fruit d'une vraie réflexion. Le président a su faire passer au public strasbourgeois la nécessité de travailler sur la durée, en réclamant plus d'indulgence que par le passé.»
Vous n'avez pas craint que votre message ne passe plus, après un tel traumatisme ? «J'ai vécu les trois derniers mois de la saison comme un enfer, et leur issue comme une humiliation. J'ai d'abord réuni mes joueurs cadres, comme Lacour, Cassard, Paisley, pour leur demander s'ils pouvaient affronter un nouveau championnat avec moi. A la reprise, les choses se sont d'autant mieux passées que dix-huit têtes avaient changé, avec notamment l'arrivée de quatorze jeunes du centre de formation. La régénération du groupe s'en est trouvée facilitée.»
Qu'avez-vous changé dans votre fonctionnement ? «En situation d'échec, on se remet forcément en cause. Avant la reprise de l'entraînement, avec mon staff, nous sommes partis trois jours en séminaire. Tout n'a pas été chamboulé, mais modifié, du contenu des séances à la proximité avec les joueurs.»

«Qu'est-ce qu'on prenait comme tours de reins.»

Comme Strasbourg, Metz a également été relégué, une fois de plus. Faudrait-il vous créer une division intermédiaire ? «Bonne question ! Metz et Strasbourg se situent entre la 15e et la 22e place de la hiérarchie française mais, pour des raisons différentes, nos deux clubs ont manqué de compétences dans la gestion de la Ligue 1. Se pérenniser en Ligue 1 n'est pas qu'une question de moyens, regardez Nancy, mais aussi une question de compétences. C'est dommage, car ce sont deux clubs qui travaillent beaucoup sur les jeunes.»
De quelles compétences parlez-vous, précisément ? «Je pense que Strasbourg a souffert d'un trop grand brassage de joueurs, et des très fortes turbulences qui ont longtemps existé à sa tête. Metz, pour sa part, n'a plus investi sur le jeu, à la différence des années 80. On parlait du FC Nantes mais, à l'époque, il y avait aussi l'identité de jeu du FC Metz, une équipe douée sur le plan offensif et sur le plan technique. Ça, à Saint-Symphorien, on était bien accueilli, et par des gens charmants ; mais alors, qu'est-ce qu'on prenait comme tours de reins.»
Vos retrouvailles, lundi, ne sont-elles pas davantage destinées à établir l'ordre du trio de tête, plus que sa composition ? «Il faut faire preuve d'humilité. La situation ne se décantera pas avant fin février, début mars. Pour l'instant, c'est un peu un championnat à quatre mais, après janvier, tout peut se trouver chamboulé : il y a de la casse, il faut avoir des réserves. Tout dépend aussi de la pression, de l'enjeu qui transcende les joueurs.»
Strasbourg dans la course à la remontée, c'est déjà une fierté personnelle ? «Même si nous ne sommes pas au bout, loin s'en faut, nous réalisons un truc que je ne croyais pas possible, cet été, tant je ressentais de l'humiliation en moi et, autour, un climat de défiance. Mais ce sont les joueurs qui font l'entraîneur.»

Strasbourg s'essaie au trampoline

Au printemps, sa chute libre l'a ramené en Ligue 2. A l'automne, le RC Strasbourg a déjà bien rebondi. Confiance de rigueur avant de retrouver le voisin messin, demain soir, à Saint-Symphorien.

Strasbourg, vendredi, fin de matinée, terrain d'entraînement de la Meinau. A la même heure, à 185 kilomètres de là, le brouillard peine à débarrasser le plancher de Saint-Symphorien. Ici, effet col de Saverne oblige, les joueurs strasbourgeois s'entraînent sous un soleil radieux qui n'a cependant pas suffi à attirer plus d'une dizaine de badauds. Mais ce ciel si bleu a reçu la visite d'un dirigeable, qui semble suspendre son vol au-dessus des travaux dirigés par Jean-Marc Furlan. Le Racing vu du ciel ? Un club revenu dans l'anonymat de la Ligue 2, où sa course en tête peine à défrayer la chronique. Trop convenu. Pas assez bruyant. Et puis, tout le monde n'a pas la chance d'aller gagner à Lyon.

REPORTAGE

Lundi soir, à Metz, la confrontation entre deux des trois relégués de Ligue 1 pourrait pourtant permettre au club strasbourgeois d'opérer le grand écart : sept points d'avance sur son grand rival de l'Est, en cas de victoire. Depuis la saison dernière, qui a vu le club de la capitale lorraine repousser longtemps les frontières du ridicule, l'hypothèse de voir Strasbourg venir triompher de son voisin n'est plus saugrenue. En octobre 2007, en effet, le Racing était venu mettre un terme à un quart de siècle d'insuccès sur les bords de la Moselle. «On m'avait dit ça, à l'époque, relate Jean-Marc Furlan. Ne pas gagner sur une aussi longue période, c'est quelque chose d'assez incroyable. »
Mais l'entraîneur girondin de Strasbourg ne veut pas accorder à des références ponctuelles l'importance durable qu'elles n'ont pas : «A l'époque, notre équipe était au mieux, et Metz au creux de la vague. Ce n'est pas plus compliqué que ça ! » Début 2008, Metz est venu deux fois s'imposer à la Meinau, la première fois en Coupe de France, la suivante ­ pour rien ­ en championnat. «Cette fois, poursuit Furlan, Yvon (Pouliquen) avait repris l'équipe, les Messins étaient redevenus dangereux, d'autant qu'ils n'avaient plus rien à perdre. » C'est son équipe qui, par la suite, avait tout perdu.

«Sept points, ça  le fait quand même !»

A l'autre extrémité de l'an 2008, c'est donc la Ligue 2 qui orchestre les retrouvailles, comme déjà deux saisons plus tôt. Et, pour Strasbourg, la possibilité de reléguer un concurrent direct à distance respectable met les papilles en éveil. Ou pas. «Sans parler de tournant, les Messins se trouvent dans l'obligation de gagner, contrairement à nous, qui partons avec un peu d'avance, relève Stéphane Cassard. En prenant trois points, nous les éloignons du podium. » Grégory Paisley semble moins sensible que son gardien de but à l'enjeu de la soirée qui s'avance ; en tout cas, il le découvre : «On les laisse à sept points en cas de victoire ? Ah ouais, sept points, ça le fait quand même ! Mais en conserver quatre, c'est très bien aussi. »
Fidèle à une très zen attitude bien connue de ceux qui l'ont croisé, en 2005, lors de son bref passage par Metz, Grégory Paisley rappelle aussi cette évidence : «L'objectif, c'est d'être dans les trois premiers. Au rythme d'une victoire à domicile pour un nul à l'extérieur, c'est bon. Disons que, pour l'instant, nous tenons plutôt bien notre rang. » Mais Strasbourg doit aussi corriger une tendance fâcheuse à l'inconstance, ainsi stigmatisée par Stéphane Cassard : «Après notre 5-0 contre Nîmes, nous sommes lourdement tombés à Angers, 3-0.» Les Messins seront donc heureux d'apprendre que ce bon vieux Racing reste sur une très nette victoire face à Tours, 4-0.

 La mode est au 4-3-3

Le derby de l'Est, côté tactique ? S'il reste fidèle à ses habitudes, Yvon Pouliquen ne dévoilera pas ses intentions, aujourd'hui, à l'issue de la séance d'avant-match. Depuis le retour de Lyon, l'entraîneur messin a travaillé sur plusieurs schémas mais, six jours après l'exploit de son équipe à Gerland, qui doit beaucoup à ses choix, on l'imagine mal revenir au 4-4-2 poussif des précédentes sorties messines. A domicile, face à un concurrent direct, dans un derby et soumis à la nécessité de prendre trois points, le 4-5-1 vainqueur à Lyon prendra sûrement des allures de 4-3-3, demain, avec le retour de Julien Cardy au milieu, avec Pascal Johansen et Romain Rocchi, et possiblement le même trio offensif que mardi en Coupe de la Ligue avec Victor Mendy, Papiss Cissé et Sébastien Renouard.
Dès hier, en tout cas, Jean-Marc Furlan a quant à lui annoncé ses intentions : elles mènent précisément à une ligne de trois milieux (Cohade, Shereni, Lacour) et une ligne de trois attaquants (James Fanchone, Kandia Traore, Marcos) devant l'habituelle défense à quatre du Racing. Habituelle dans son allure : blessé, Steven Pelé est forfait. Affaibli par un rhume, Harlington Shereni a quant à lui repris l'entraînement, hier matin. Comme les Messins, les Strasbourgeois s'entraînent cet après-midi.

Trampoline fc2008

(DNA) Furlan renforce l'entrejeu

A quelques heures du derby à Metz - lundi à 20h45 -, Jean-Marc Furlan échafaude son plan de bataille. A Saint-Symphorien, le milieu de terrain alsacien devrait être dense.
 Hier matin, dans la froidure de la Meinau, le coach strasbourgeois a procédé à son habituelle mise en place tactique. Bonnet vissé sur la tête, Harlington Shereni a pris part à la séance. Grippé la veille, le Zimbabwéen est jugé apte pour le service, contrairement à Steven Pelé (entorse de la cheville) et à Emil Gargorov (lésion à la cuisse), dont les retours ne sont pas programmés avant une dizaine de jours.
 Sur le terrain, donc, Shereni était flanqué de Guillaume Lacour à sa gauche et de Renaud Cohade à sa droite. C'est dans cette configuration, avec un milieu à trois, que le Racing devrait évoluer à St-Symphorien. Soit un système en 4-3-3 très peu utilisé jusque-là, Furlan privilégiant le 4-2-3-1.
 « On a été placé face à un dilemme, mais il a fallu trancher, explique le coach. Tout part du constat qu'à l'extérieur, Lacour est très utile dans son rôle de récupérateur. Au sol, il parvient à imposer un tel rythme que ça finit par user les adversaires. »
 Par ricochet, Zoltan Szelesi devrait donc récupérer le poste de latéral droit laissé vacant par Lacour. En attaque, la seule incertitude concerne Marcos. Le Brésilien, prévu sur le flanc gauche, se ressent d'une douleur au pubis, « une suspicion de début de pubalgie », selon Furlan. Ledy, voire Zenke, sont prêts à sauter dans la brèche, aux côtés de Traoré et de Fanchone, à l'issue du dernier entraînement programmé cet après-midi (15h) à la Meinau.
 L'équipe probable : Cassard - Szelesi, Ducrocq, Paisley, J.-A. Fanchone - Cohade, Shereni, Lacour - J. Fanchone, Traoré, Marcos.

Equipe dujourdimanche2008

Vu de Metz

 Hier, la troupe d'Yvon Pouliquen s'est consacrée à un entraînement « léger », précédé d'une séance vidéo du match de coupe de la Ligue à Lyon (1-3). « D'habitude, il y a autant d'images négatives que positives à commenter, dit l'entraîneur mosellan. Là, c'était plus dur de trouver des phases où l'on a été en difficulté ! »
 Par ailleurs, Cyril Chapuis a renoué avec la compétition, hier, avec l'équipe de CFA. Il ne sera donc pas concerné par le derby, pas plus qu'Agouazi (suspendu), Marichez, Gestede et Barbosa (convalescents).

cassardDNA2008

(Site officiel RC Strasbourg) Cassard: « Un quatrième gros test »

Le Racing est entré dans la phase active de la préparation du derby de lundi soir (20h45) à Metz. Un match qu'attend avec impatience Stéphane Cassard. Le portier strasbourgeois juge que cette rencontre sera un nouveau moyen d'étalonner les forces et faiblesses de l'équipe.
La possibilité de compter sept longueurs d'avance sur les Messins après cette partie est aussi une source de motivation.

- En cas de victoire, lundi soir, le Racing compterait sept points d'avance sur Metz. Est-ce une source de motivation avant cette rencontre ?
- Ce match n'est pas un tournant mais plutôt un quatrième gros test après ceux face à Montpellier, Bastia et Lens. Pour l'instant, ces tests, nous les avons négociés. Il faudrait que cela se poursuive encore à Metz. Nous restons sur une bonne performance. Mais il faut aussi se souvenir que la dernière fois que nous avions gagné aussi largement, contre Nîmes (5-0), nous nous étions inclinés la semaine suivante à Angers (3-0). Nous ferons tout pour faire un résultat à Saint-Symphorien. Les maintenir à quatre points serait déjà positif.

- La motivation face aux grosses équipes de la Ligue 2 est-elle plus simple à trouver ?
- Disons que pour ces matches-là, nous savons nous mobiliser. Il est « plus facile », entre guillemets, d'aborder ces rencontres. D'autant que durant le match, il y a toujours plus d'espaces, une volonté commune de jouer.

« Montrer qu'on peut enchaîner »

- On dit que le Racing de cette saison, est plus  à l'aise dos au mur. Après la victoire face à Tours, vous n'êtes pas vraiment dos au mur. Faut-il le craindre ?
- On veut montrer, justement, que nous sommes capables d'enchaîner. Il faut se souvenir de notre début de parcours et de ces victoires consécutives.

- Le Racing devrait être privé de plusieurs éléments lundi soir. Est-ce un handicap pour un tel match ?
- Pas forcément. Ceux qui joueront auront à cœur de montrer que l'on peut compter sur eux. Je pense que chacun aura envie de montrer qu'il est présent.

11月15日

Désolé pour l'ami Fritz, mais nous avons de grands soldats et besoin de points !

La petite phrase du jour : « Quand passent les cigognes, les conteurs s’affolent, les Messins rigolent et se foutent de Riolo»

COEUR BLEU ÄME GRENAT2008

(DNA) Cœur bleu, peau grenat

Après sa longue histoire d'amour avec le club strasbourgeois, qui s'est mal finie comme (presque) toutes les histoires d'amour, Pascal Johansen porte le maillot frappé de la Croix de Lorraine. En dépit d'un début de saison tronqué par les blessures, le Colmarien se sent bien à Metz.

Il ne se départira jamais de ce petit côté aussi horripilant qu'attachant. Pascal Johansen, enfant de Colmar et du Racing, continue d'inspirer l'envie de lui adresser une bonne claque en raison de cette tendance à afficher son identité de garçon doué pour le football. En même temps apparaît vite le souhait de le prendre dans ses bras, comme un petit gamin en manque d'affection.

L'entraîneur messin connaît son Jojo par cœur

 Le milieu de terrain n'a pas changé. Il a l'œil pétillant quand il décide de parler, ce qu'il fait rarement pour ne rien dire. Ça tombe bien. Avant un Metz - Racing, pour lui qui en a joué un paquet, alors que les équipes lorraine et alsacienne se disputent les meilleures places en haut de la L 2, il y en a, des choses à dire.
 Il a la même manière de traîner les pieds, de baisser la tête pour mieux surprendre l'adversité ou l'interlocuteur. Assurément, lundi, il aura ce souci de harceler son vis-à-vis et de chercher l'ouverture qui doit déséquilibrer le camp d'en face. Et resurgiront des images d'un soir de janvier 2000, quand il s'est agi d'enquiquiner Frédéric Meyrieu, le Messin, pour une première chez les pros sous le signe de la victoire.
 « J'ai découvert le haut niveau avec un Racing - Metz, alors, évidemment, c'est un match marquant pour moi, explique-t-il. C'est un de ces matches qu'on aime jouer. »
 Le dernier en date n'a pas été mal. Artisan de l'exploit lorrain sur le terrain de Lyon mardi dernier (1-3) en Coupe de la Ligue, trois jours après une claque reçue à Dunkerque, avec la réserve (4-1), Johansen arrive lancé, encore une fois dans le sillage de ces récurrents paradoxes.
 Le milieu de terrain n'a pas changé. Mais il a finalement bigrement changé. Car sa naturelle peau ciel et blanc a pris un ton grenat. Lundi, il s'agira de sa première en L 2 dans sa nouvelle maison lorraine. Depuis l'été, Yvon Pouliquen ne s'est pas arraché les cheveux devant un processus d'intégration compliqué.
 Le joueur a passé plus de deux mois à soigner une cheville, à digérer son changement de casaque et à préparer l'expression de son plus séduisant visage de footballeur, technique, tonique, racé, improbable sous ses 175 centimètres et 68 kilos. Mais l'entraîneur messin connaît son Jojo par coeur.
 D'ailleurs, sans Pouliquen, il n'y aurait pas de Johansen en Lorraine. Le Colmarien se trouvait dans une impasse. Encore que. « Je me suis retrouvé chômeur, mais cela ne m'a pas pesé, explique celui qui a pu se consacrer à des vacances comme monsieur tout le monde et disputer un match avec les anciens de Colmar. Tu es évidemment soulagé quand tu retrouves du travail après une parenthèse de trois mois. Mais Metz n'est pas un choix par défaut. Je retrouve des mecs comme Yvon, Strasser, Chapuis, avec qui je m'entends bien, un club avec des structures de L 1 et je ne suis pas loin de chez moi. »

« Ce n'est pas mon match»

 Moult séquences alsaciennes marquent assurément son quotidien. « Exilé » 160 kilomètres au nord-ouest, il continue à digérer un passé récent qu'il s'efforce de faire passer. Reste aujourd'hui l'irrépressible sensation d'avoir participé à « un gros gâchis la saison passée ».
 « Contrairement à 2004-2005, où c'était très mal parti, il y avait tout ce qu'il fallait pour s'installer en L 1, il y avait un fonds de jeu, on s'éclatait sur le terrain, considère-t-il. Après une défaite contre Nice (0-1), j'ai été écarté après un mauvais match. »
 C'est alors la rupture avec un coach, qui dessine une déchirure dans le lien à son club de presque toujours. Pendant deux mois et demi, les apparitions sont sporadiques. « Il me rappelle dans le groupe, pour un match au Parc, à huit journées de la fin, et me demande de tout donner, explique-t-il pour éclaircir ses comportements de fin de saison. Après, à Nancy, on sombre. Pour le match à Caen, dans ma tête, en fin de contrat, je ne suis plus là. »
 Plutôt que la gestion sportive de Jean-Marc Furlan, c'est le verdict rendu par le coach qui continue de laisser entrouverte la cicatrice.
 « J'avais l'amour du maillot strasbourgeois, lâche-t-il sans monter sur ses grands chevaux. J'avais refusé de partir à l'hiver 2007, alors qu'on était en L 2, alors qu'on avait tout fait pour me faire partir. Dès lors, me rendre responsable de la descente, alors qu'en tant qu'ancien, avec Abdessadki, on était extrêmement concerné par le club... »
 A trente ans, à l'aune de son parcours tortueux de dix ans au Racing, ponctué d'allers-retours, de phases d'admiration ou de disgrâce, Pascal Johansen incarne une forme d'antinomie. Il souhaite affranchir le match de sa petite personne.
 « Je n'ai pas l'intention de fanfaronner si on gagne, conclut-il. Ce n'est pas mon match. » Cela risque de l'être un peu quand même.

 Indiscrétions

RCS: rangs clairsemés

 Jean-Marc Furlan a dirigé un groupe réduit, hier matin, en raison de la rencontre disputée par la réserve strasbourgeoise (voir p.3). Shereni, malade et ménagé, n'en faisait pas partie. Aussi l'entraîneur a-t-il fait appel à quelques visages peu connus pour organiser les oppositions. Samy Yachir et Victor Correia y ont pris part, le jeune défenseur Mourad Satli est également venu faire le nombre lors d'une séance qui a été marquée par la présence sur le pré de Marcos.

Metz: Agouazi suspendu

 En raison d'une accumulation de cartons jaunes, Laurent Agouazi sera suspendu lundi. Hier matin, le groupe d'Yvon Pouliquen s'est consacré à la première séance d'entraînement digne de ce nom, depuis son exploit à Lyon en coupe de la Ligue. Le coach breton a rassemblé vingt joueurs. A noter que Cyril Chapuis, de retour de blessure, fait son retour en compétition, en passant par la case CFA. Il sera du Metz - Moissy Cramayel, programmé cet après-midi. En revanche, le jeune Nicolas Farina en a fini avec son entorse à la cheville et est candidat au derby du Grand Est. Maudit lundi

Pour les supporteurs strasbourgeois, le derby face à Metz a une saveur toute particulière. Notamment pour les Ultra Boys 90, qui se préparent à soutenir leur équipe... même un lundi soir.

 « On aimerait qu'un maximum de monde se déplace, on prépare une animation d'envergure, comparable à ce qu'on fait à la maison », se réjouit d'ores et déjà Kenny, l'un des membres actifs des UB 90. « Sur le terrain, j'espère que ça sera un vrai combat. Et nous, on sera là pour encourager l'équipe, comme d'habitude », enchaîne Martial, le président de la section.
 Un match à Metz, pour les supporteurs strasbourgeois, c'est en effet bel et bien le match à ne pas rater. Le genre de rencontre qui peut sauver ou gâcher une saison. « C'est une question de fierté. Gagner le derby, c'est toujours un très beau cadeau que nous offrent les joueurs », ajoute encore Martial.
 Mais malgré cette effervescence, cette « ambiance particulière » qui entoure chaque rencontre disputée à Saint-Symphorien, les UB 90 n'oublient pas leurs revendications, eux qui se battent depuis de longs mois au sein de la coordination nationale des ultras (CNU).

Situation dégradée

 Car si la situation actuelle du Racing en Ligue 2 donne entière satisfaction - « on fait de bonnes ambiances et, en plus, l'équipe a des résultats et un vrai état d'esprit » -, les sourires se figent dès qu'on parle de la Ligue de foot professionnelle (LFP). Et notamment, parce que ce derby, justement, aura lieu lundi.
 « A la limite, les matches à domicile le lundi, on arrive encore à gérer. Mais à l'extérieur, c'est vraiment dur. D'ailleurs le "parcage" n'aura pas le même visage que l'an dernier, il y aura beaucoup moins de monde », déplore Martial.
 Reste que ce « combat contre les matches décalés est difficile » (dixit Martial), les droits télévisuels pesant de plus en plus lourd dans l'organisation globale du foot pro. « La situation générale ne cesse de se dégrader. Interdictions de stade, interdiction d'afficher certaines banderoles, matches décalés en semaine...» énumère Kenny.
 Les Ultra Boys strasbourgeois ont donc à nouveau prévu de déployer une banderole visant la LFP ce lundi soir, même s'ils n'ont pas réussi à trouver un accord avec les supporteurs locaux pour organiser une action commune.
 « Franchement, un derby un samedi après-midi, ça aurait de la gueule non ? Là, on va sortir du boulot, quitter le costume et filer à Metz en espérant arriver à l'heure », poursuit Kenny. « Ça casse l'ambiance, enchaîne Martial, comment veux-tu en profiter quand tu as bossé toute la journée et que tu rebosses le lendemain ? »
 Comme les autres membres des UB 90, Martial et Kenny espèrent au moins se consoler avec les trois points de la victoire. « Car, comme nous a dit Jean-Marc Furlan, un derby, ça ne se joue pas, ça se gagne ».

(RL) Les jeunes Stiringeois affrontent le FC Metz

Il n'y a pas que chez les seniors que l'on rêve d'affronter de belles équipes. C'est également le cas chez les jeunes. Et seule la coupe peut apporter cette satisfaction. Ce samedi à 15 h, les 15 ans du CS Stiring accueillent pour le 3e tour de la coupe Roussel (coupe de Lorraine) l'ogre du football lorrain, le FC Metz au stade de la vieille usine. Les Messins sont leaders et invaincus en élite régionale après cinq rencontres disputées avec 21 buts marqués pour seulement un encaissé ! Du côté des Stiringeois, le début a aussi été de qualité puisque les jeunes sont leaders en promotion avec 4 victoires, 1 nul et 1 défaite. Mais un monde sépare ces deux formations encore que la coupe apporte son lot de surprises. Il suffit parfois d'y croire. Les petits diablotins rouges auront besoin de l'appui des supporters pour pouvoir rivaliser avec cette armada messine.

Molinari se retire

UCPF. Carlo Molinari ne siégera bientôt plus au Conseil fédéral. Hier, le président du FC Metz s'est en effet retiré avant le vote devant désigner les trois présidents appelés à représenter les clubs professionnels au sein du gouvernement du football français lors de la prochaine législature. «Je n'avais pas envie de créer une quelconque impression de division, explique Carlo Molinari. La veille, l'UCPF avait désigné Jacques Rousselot pour être son représentant et recommandé Gervais Martel (Lens) et Noël Le Graët (Guingamp).» Le président messin n'est pas le seul à quitter le Conseil fédéral, instance au sein de laquelle il figurait depuis 1994 : son homologue auxerrois, Jean-Claude Hamel, s'est également retiré.

Pouliquen un gros derby2008

Pouliquen : «Un gros derby»

Son passage à Strasbourg. Cinq années en tant que joueur (1991-1996), trois autres en tant que directeur du centre de formation (1997-2000) et la dernière au chevet de l'équipe professionnelle : Yvon Pouliquen pourrait apparaître comme le plus alsacien des Bretons. Avec Strasbourg, l'entraîneur a remporté une des deux Coupe de France inscrite à son palmarès (en 2001).
Son vécu messin. Nommé en décembre 2007, en lieu et place de Francis De Taddeo, Yvon Pouliquen avait d'abord essayé de «créer une dynamique nouvelle, pour remettre les têtes à l'endroit.» La relégation entérinée, son défi est, depuis, tout autre : faire remonter Metz en Ligue 1 à l'issue de la saison, «en étant solides défensivement », mais en accordant aussi une place de choix au «jeu offensif. Nous y arrivons doucement.»
Strasbourg vu d'ici. «C'est une équipe qui joue, qui a conservé ses principes et qui n'a pas beaucoup changé depuis la saison passée. Leur recrutement a été intelligent. Tout est réuni pour que le public assiste à un bon match : nous sommes plus à l'aise face à des adversaires qui ne ferment pas le jeu.»
Un œil sur le derby. «C'est un gros derby, peut-être moins que Metz - Nancy mais tout de même. Cela dit, aujourd'hui, c'est surtout un match à ne pas perdre. Il ne faut pas les laisser s'échapper. A titre plus personnel, c'est toujours un peu particulier de rejouer contre Strasbourg, surtout quand je retourne à La Meinau. En général, toute la clique est là.»

Johansen unefinamererepu 2008

Johansen, une fin amère

Son passage à Strasbourg. L'enfant de Colmar a disputé huit saisons sous le maillot strasbourgeois. L'épopée, entrecoupée de deux années à l'OM (2002-2004), s'est achevée amèrement en mai dernier. «Nous avons été relégués alors que nous avions tout pour réussir. J'en garde une énorme sensation de gâchis.»
Son vécu messin. Il est pour l'heure assez limité en terme de temps de jeu : Pascal Johansen devrait en principe livrer sa première apparition messine en championnat, ce lundi, face à son ancien club. Titularisé à deux reprises, en Coupe de la Ligue, l'ancien Strasbourgeois a passé beaucoup de son temps à l'infirmerie. «Mais aujourd'hui, dit-il, je vais mieux. Il me reste à me remettre à jour au niveau foncier. Ça va venir en jouant.»
Strasbourg vu d'ici. «C'est une équipe qui n'a pas beaucoup changé par rapport à l'an passé. Au début de la saison, je m'interrogeais un peu sur leur capacité réelle, mais ils ont eu la chance de bien débuter. Et ils sont toujours en tête, ça veut dire quelque chose.»
Un œil sur le derby. «C'est un match super important. Nous n'avons pas le droit de perdre, même si le championnat ne va évidemment pas s'arrêter après le coup de sifflet final. Mais si ça tourne mal, nous serions relégués à sept points de Strasbourg, ce serait énorme, au niveau comptable, comme au niveau psychologique.»

(FF) Les clés pour la conquête de l'Est

Qui va gagner la bataille tactique ?
Les deux entraîneurs ont leurs habitudes. Si, à Lyon, Yvon Pouliquen a positionné son équipe en 4-5-1 modulable en 4-3-3, il s'est assis en Championnat depuis le début de la saison sur un 4-4-2 avec deux milieux offensifs excentrés et deux attaquants. La particularité tient dans l'identité des joueurs alignés, que leur polyvalence permet de positionner sur un côté ou dans l'axe. Ainsi Agouazi, Cardy ou Barbosa ont échangé leurs postes au gré des ajustements tactiques de Pouliquen, désireux parfois d'imperméabiliser ses couloirs. Ce pourrait être une solution face à une équipe de Strasbourg articulée depuis plusieurs semaines en 4-2-3-1. L'équipe de Jean-Marc Furlan est extrêmement créative sur les côtés, avec notamment les cousins Fanchone (Jean-Alain l'arrière gauche et James l'ailier droit) et le bulgare Gargorov côté gauche. Si Metz parvient à colmater ses brèches, une partie du boulot sera fait.
Sissoko a-t-il le niveau ?
Depuis l'indisponibilité de Marichez, blessé à l'épaule, la question repasse par la Lorraine avec ses gros sabots : son substitut Oumar Sissoko est-il un titulaire valable en Ligue 2 ? Ce jeune portier franco-malien de vingt et un ans est inexpérimenté. Certes, il a été coéquipier de Benzema, Nasri et compagnie en Equipe de France de jeunes, preuve d'un réel potentiel. Mardi, il a été impeccable à Lyon, en Coupe de la Ligue (3-1). Le staff, qui hésite à recruter un gardien au vécu plus épais, histoire de rassurer une défense troublée ces dernières semaines, a peut-être été rassuré par sa prestation. Et il serait injuste de demander à Sissoko d'endosser seul ces tracas, mais le constat est indubitable : Metz a connu deux fois la défaite lors des trois dernières journées, depuis l'intronisation forcée de Sissoko. A lui d'apprendre, vite, pour démontrer que Metz n'a besoin de personne.
Strasbourg peut-il se passer de Belghazouani ?
Le joueur étant en route pour un autre club de L2, Strasbourg est sans doute la principale victime - consentante, il est vrai - de l'affaire Belghazouani. Licencié en coup de vent après une garde à vue dans une affaire de violence puis une apparition dans un clip sulfureux, Belghazouani va assurément manquer à Furlan. Récompensé par le titre de meilleur joueur de L2 du mois de septembre, le jeune homme (vingt-deux ans) s'était installé sans délai dans le dispositif alsacien, placé le plus souvent au poste de milieu offensif gauche, voire en numéro 10. Allié à la grande forme de James Fanchone, son apport avait permis d'atténuer les effets de la méforme de Gargorov, pourtant en vue lors des matches de préparation, et les difficultés d'adaptation de Marcos. Furlan espère évidemment que les montées en puissance du brésilien et du bulgare vont compenser le handicap sportif que représente le départ de Belghazouani.
Metz enfin d'attaque ?
Les hommes de Pouliquen sont donc capables de marquer, comme l'a constaté Rémy Vercoutre, surpris trois fois à Gerland mardi soir en Coupe de la Ligue (3-1), une compétition où les messins se montrent volubiles (huit buts en trois tours). Il n'y a que là. En Championnat, ils présentent la ... treizième attaque de Ligue 2 (14 buts), une hérésie pour un relégué de L1 en chasse pour y retourner. Personne n'est réellement parvenu à s'installer en attaque, ni dans l'équipe, ni au classement des buteurs, où Papiss Cissé ne pèse d'aucun poids avec ses quatre réussites. Que dire alors de Chapuis (1 but), Babacar Gueye (1) ou Mendy (2) ? Là où la concurrence peut compter sur un ou deux chasseurs (Traoré et Fanchone à Strasbourg, Thill à Boulogne, Maoulida et Monnet-Paquet à Lens), Metz s'appuie sur des hommes interchangeables. Une façon de montrer que nul n'est irremplaçable et que la force vient du collectif. Mais où trouver un sauveur les jours de tempête ? La victoire à Lyon a peut-être décoincé Mendy et compagnie ...
Les messins peuvent-ils arrêter Shereni ?
Comment Nantes a-t-il pu le snober au point de le prêter ? C'est un mystère que ne veut surtout pas résoudre Jean-Marc Furlan, ravi de pouvoir se reposer sur l'abattage et le dynamisme du zimbabwéen. Bombardé d'entré en défense centrale pour un dépannage minute, Shereni a d'abord assuré un intérim sans faille avant de glisser à son vrai poste, au milieu défensif, où il irradie depuis. Récupérateur, dynamiteur, premier relanceur, il a de plus marqué chaque fois lors des deux dernières journées. Les messins ont intérêt à limiter son action et son influence s'ils veulent prendre le contrôle du milieu de terrain. D'où l'importance du rôle du capitaine Cardy, s'il est aligné à son poste habituel (il s'est parfois retrouvé sur un côté), ou de son substitut éventuel. Sa capacité à perturber Shereni sera un des enjeux et une des clés de ce match au sommet entre relégués.

Le chiffre 3

Comme le nombre de joueurs de Metz qui ont porté par le passé les couleurs de Strasbourg. Le rendez-vous est donc particulier pour le milieu Pascal Johansen, formé au Racing, mais aussi pour le défenseur Jeff Strasser (alsacien en 2006/2007) et l'attaquant Cyril Chapuis (2003/2004).

Metz sur Belghazouani

Renvoyé par Strasbourg, Chahir Belghazouani ne devrait pas retourner en Ukraine, dans son club du Dynamo Kiev. Il a même de fortes chances de rester en France et en Ligue 2, puisque plusieurs clubs tentent de le récupérer. Après Lens et Bastia, c'est au tour de Metz de réfléchir. Contrairement aux deux autres, le club lorrain a, lui, été sollicité par l'agent de Belghazouani. Mais avec le récent retour de blessure de Pascal Johansen, le staff hésite à prendre un joueur en plus. Par ailleurs, à la recherche d'un nouveau portier, Metz serait intéressé par la venue de Stéphane Porato, actuellement à Xeres (L2 espagnole).

(Site officiel FC Metz)  Les Grenats sont dans le derby

La qualification sur la pelouse de Gerland est bel et bien derrière eux. Après deux journées plutôt axées sur la récupération, les hommes d’Yvon Pouliquen se sont tournés entièrement vers le derby de l’Est.

Après la tempête, le calme. De leur retour joyeux de Lyon à la séance de vendredi matin, les joueurs messins ont surtout passé leur temps à répondre aux sollicitations… et à récupérer. Alors qu’ils volaient quelque part entre la capitale des Gaules et celle de la Lorraine, certains s’amusaient déjà de voir leur messagerie submergée, soulignant le contraste avec leur précédent voyage à Clermont. Les deux jours qui suivirent ne furent pas moins chargés à ce niveau. On s’est arraché les bourreaux du Champion sur les antennes, en direct ou en différé. On a repassé les images des buts victorieux, placardé les clichés des poings serrés des Grenats. Cela fait beaucoup de bien à l’image du club, écornée la saison passée.

« Une culture de la combativité »

Vendredi matin, l’espace réservé aux journalistes à proximité des vestiaires du Stade Saint-Symphorien était toujours garni. Mais on parlait déjà beaucoup moins de Coupe de la Ligue. Favoris des gazettes : Jeff Strasser et Pascal Johansen, avec une préférence pour le second, qui a évolué bien plus longtemps sous le maillot du Racing que le premier. « De mon côté, indique le Luxembourgeois, le derby le plus particulier que j’ai connu est celui de la saison 2006-2007, lorsque je suis venu à Saint-Symphorien avec Strasbourg. J’ai tout de même passé douze saisons à Metz, entre ma formation et mes années pro. Le match de lundi n’est d’ailleurs pour moi pas vraiment un ‘derby’. Le plus important est lorsque nous rencontrons Nancy. » Jeff Strasser s’apprête à vivre une semaine chargée. A l’occasion du centenaire de la fédération luxembourgeoise de football, l’équipe nationale du grand duché affrontera en effet la Belgique en match amical. Il égalera à cette occasion le record de sélections détenu par Carlo Weiss (88 capes).
Lui aussi passé par la Meinau, Yvon Pouliquen a revu d’anciens ‘collègues’ : des journalistes de la presse alsacienne venus l’interroger, à qui il a donné son sentiment sur les ‘derbies du grand Est’. « J’ai la sensation que ce match est vécu de façon un peu plus passionnée ici à Metz. En Alsace, il est aussi considéré comme une rencontre différente des autres ; mais je pense que les supporters mosellans y attachent davantage d’importance. Après la confrontation avec Nancy, c’est le deuxième match qu’il ne faut pas perdre. Metz a développé au fil du temps une culture de la combativité avec un public qui s’identifie à l’équipe. C’est en tout cas ce que je ressentais lorsque je venais jouer à Saint-Symphorien à l’époque. Peu de clubs parvenaient à y gagner. Aujourd’hui, cette image a un peu déteint et c’est ce qu’il nous faut retrouver. » Le match de Strasbourg peut permettre aux siens de faire un pas vers cet idéal.
Côté terrain, le groupe messin jusque là éclaté (les onze de Lyon ont eu droit à un décrassage le mercredi, à des soins le jeudi) s’est reformé vendredi matin. Deux gardiens de buts et dix huit joueurs de champ parmi lesquels ne figuraient pas Cyril Chapuis. L’attaquant messin, un ancien du Racing également, évoluera avec l’équipe B samedi afin de retrouver le rythme. Les garçons de José Pinot affrontent Moissy Cramayel au stade municipal d’Amnéville à 18 heures. De son côté, Cédric Barbosa a recommencé à courir tandis que Rudy Gestede poursuit un programme physique personnalisé. Nicolas Farina, privé de Lyon par une entorse à la cheville, est de nouveau sur pied. Ayant écopé de trois avertissements, Laurent Agouazi sera quant à lui suspendu. Demain, les joueurs messins se retrouveront en matinée à dix heures. La dernière séance de préparation est prévue dimanche après-midi. Dans la quiétude des abords de Saint-Symphorien. Le calme avant la tempête, en somme.

11月14日

Les "bourrins grenats"(sic) attendent les favoris..et leaders de la L2

Les petites phrases du jour : «Riz au lait, bon pour la santé, Riolo,  bon pour l’ego !* »

« Lundi, le favori, ce sera Strasbourg, peut-être pas le vainqueur de la confrontation, mais le favori de la rencontre : la preuve, ils sont devant nous au classement ! »

le maire de Lens, Guy Delcourt, a déclaré vouloir convaincre les supporteurs lensois « de montrer tout leur fair-play ». « Personnellement, je souhaite plutôt qu’on aille (jouer) à Paris, conclut-il. S’ils (les Parisiens) viennent à Lens, la ville sera à mon avis en état de siège. »

Pour Alsatic tv, les grenats sont « une équipe de bourrins »

Besson exclut les « familles »

MARDI DERNIER, Éric Besson, le secrétaire d’État à la Prospective et à l’Évaluation, auteur d’un rapport destiné à « accroître la compétitivité des clubs français », recevait à déjeuner le football français. Mais tout le monde n’était pas convié à table. Les présidents de club, les joueurs, ou encore les patrons des instances (Ligue, Fédération) étaient là, mais pas les entraîneurs, les arbitres, les médecins ni les administratifs. Ce qui n’a pas vraiment plu à Joël Muller, le président de l’UNECATEF, le syndicat des entraîneurs : « C’est assez désagréable, pour ne pas dire plus. Il est incompréhensible que les entraîneurs, qui sont des personnages importants dans un club, n’aient pas été invités. On doit estimer que nous ne sommes pas utiles à grand-chose. C’est lamentable. » Et inquiétant pour la suite. « Si des modifications doivent être apportées au  rapport Besson, la moindre des choses est que nous y soyons associés, poursuit Muller. Mais notre avis ne semble pas les intéresser. »

 Messins au repos

Il n'y avait pas grand monde, hier, aux abords de St-Symphorien, où le FC Metz a l'habitude de vivre au quotidien.
 Les remplaçants se sont consacrés à une séance allégée, tandis que les victorieux de Lyon ont suivi une séance de soins obligatoires en fin d'après-midi.
 Avec la victoire en 8e de finale de coupe de la Ligue, qui a concerné des joueurs en manque de temps de jeu ou de retour de blessure, à l'instar de Johansen, Yvon Pouliquen a la satisfaction de pouvoir compter sur un groupe fort large dans la perspective du derby.
 « Ce type de victoire crée une pression saine et rappelle qu'il n'y a pas de titulaires attitrés, ni de remplaçants définitif », souligne l'entraîneur des Grenats. Le technicien breton devra simplement composer sans ses trois blessés longue durée, le gardien Marichez, le milieu Barbosa et l'attaquant Gestede.
 L'ancienne étoile filante strasbourgeoise, Cyril Chapuis, longtemps blessé à la cheville, a repris la course. En phase de reprise et trop juste après plusieurs semaines d'arrêt, il ne sera pas du rendez-vous de lundi.

ON NA PAS LE CHOIX2008

(DNA) « On n'a pas le choix »

Entraîneur de Metz depuis bientôt un an, Yvon Pouliquen a permis au club grenat de renaître aux ambitions. L'ex-Strasbourgeois aborde le derby de l'Est de manière dépassionnée, mais déterminée. Lundi soir, seule comptera la victoire.

 Tensi ouvre la marche, un ballon dans la gueule. Derrière le jeune doberman, Yvon Pouliquen suit d'un pas nonchalant. Hier matin, au retour du terrain d'entraînement, le chien et son maître ne se quittent pas d'une semelle.
 « Ramasse la balle et file aux vestiaires. » Tensi s'exécute sans broncher. Dans son haut de survêtement grenat, Pouliquen distille les ordres de manière autoritaire. En bientôt douze mois passés à Metz, le natif de Plounéour-Menez, dans le Finistère, a imposé sa griffe. L'exploit du début de semaine - qualification historique, en quart de finale de coupe de la Ligue, décrochée à Lyon (1-3) -, renforce son image de redresseur de torts.

« Il faut prendre les trois points et recoller au classement »

 Arrivé en Moselle alors que l'équipe de Francis De Taddeo était en pleine déliquescence, à l'avant-veille du dernier Noël, Pouliquen a su redorer le blason du club.
 A défaut d'accrocher un impossible maintien, les six derniers mois de L1 ont permis d'éviter le ridicule et d'effacer en partie l'image ternie, à travers les débordements extra-sportifs. Depuis la reprise, Metz se présente comme un candidat à la remontée, au même titre que le Racing ou Lens.
 « L'objectif, c'est de terminer dans le premier quart du classement, tempère Pouliquen. Mais la marge entre la 5e et la 3e place est souvent infime. Dans le vestiaire, les gars ne parlent que du trio de tête (synonyme d'accession en élite ndlr). »
 Actuellement positionnés au 4e rang, à quatre longueurs du leader strasbourgeois, les Messins savent pertinemment que ce derby prend des allures de tournant. « On n'a pas le choix, indique l'entraîneur. Il faut prendre les trois points et recoller au classement. Je l'ai dit et je le répète : le match contre Strasbourg est nettement plus important que celui à Lyon. »
 Si la victoire à l'OL a permis de « replacer le club sous les feux de l'actualité, mais à nouveau de manière positive, et de libérer les joueurs », le derby s'inscrit dans une démarche autrement plus essentielle.
 Encore un peu plus pour Pouliquen, qui a passé « dix ans et demi » à Strasbourg, comme joueur, capitaine emblématique, entraîneur de la «II» puis de l'équipe phare avant d'être éconduit comme un malpropre en 2001, au lendemain de la victoire en Coupe de France contre Amiens.
 « C'est toujours particulier de jouer contre le Racing, sourit le Breton. Comme entraîneur de Metz, ce sera mon 3e derby. Les deux premiers se sont bien passés (victoires en Coupe de France 0-3 puis en championnat 2-3 à la Meinau ndlr). Lundi, le public devrait assister à un bon match. Car Strasbourg ne s'est pas écarté des principes dictés par son coach. Nous, on est toujours plus à l'aise contre les équipes qui produisent du jeu, parce qu'on s'inscrit dans la même démarche. »
 Contrairement à son prédécesseur, De Taddeo, à la fibre défensive exacerbée et qui avait réalisé une « saison exceptionnelle en L 2 » voilà deux saisons, Pouliquen prône un football construit, réfléchi et, si possible, offensif. A l'image de son homologue alsacien, Jean-Marc Furlan, plus en veine jusque-là avec ses attaquants.
 Histoire de faire pencher la balance du bon côté, celui qui avait dirigé Shereni et Pelé sous le maillot guingampais en appelle à la « culture du combat », chère au maillot grenat.

« Il ne manque qu'une étincelle,pour que tout reprenne »

 « Quand j'étais à Strasbourg, ça a toujours été compliqué de jouer à St-Symphorien, ajoute-t-il. C'est un peu moins vrai ces derniers temps. La désaffection du public, qui a boudé le club à juste titre la saison passée, et la crispation des joueurs font que les matches à domicile sont plus compliqués. Mais je sens qu'il ne manque qu'une étincelle pour que tout reprenne. »
 Ce lundi, une victoire messine raviverait les flammes de l'espoir et de la passion. Pouliquen, flanqué de son doberman Tensi, n'imagine pas une autre issue. Comme Pascal Johansen, autre ex-Racingman débouté et un brin revanchard, le coach a les crocs acérés.

Lacour 2008

 « Un match particulier »

Guillaume Lacour, arrivé au Racing en 2001, a déjà « tout connu » lors des derbys disputés face à Metz. A quelques jours du déplacement du Racing à St-Symphorien, il évoque ces matchs au goût particulier.

- Qu'est ce que ce genre de derby face à Metz évoque pour vous ?
- On sent que c'est un match particulier. Tout le monde en parle autour de nous parce que cette rencontre a vraiment une grande importance en Alsace. Et pour un joueur, c'est forcément le genre de match qu'on a envie de jouer.
- Vous avez déjà affronté Metz à de nombreuses reprises avec le RCS. Quels souvenirs en gardez-vous ?
- J'ai déjà tout connu : un match serré, un match vite plié dans un sens ou dans l'autre... Mais je garde surtout en tête la saison 2006/2007. On avait pris une bonne claque là-bas (4-1) et ensuite on avait gagné chez nous, pour le « match de la montée ».
- Vous allez vous retrouver face à Yvon Pouliquen, que vous connaissez bien...
- C'est lui qui m'a accueilli au Racing à l'époque où il entraînait au centre de formation. C'est grâce à lui que j'ai intégré le groupe pro et il m'a toujours poussé à aller plus haut. Je l'aimais bien en tant que coach. Son discours très positif donnait beaucoup d'énergie aux jeunes. Yvon a vraiment une âme de formateur, même s'il a prouvé qu'il était aussi très fort pour tirer le meilleur d'un groupe. On l'a vu à Grenoble notamment.
- Quel jugement portez-vous sur l'effectif actuel du FC Metz ?
- C'est une équipe agressive et va falloir se mettre au niveau. Et comme on l'a vu hier (ndlr : mardi, face à Lyon), c'est une équipe qui joue beaucoup en contre, qui va très vite de l'avant et qui est bien en place. A Lyon, ils étaient à dix derrière et n'ont pas laissé beaucoup d'espaces. Faudra se méfier. Parce que même si on domine la rencontre, ils peuvent faire la différence sur une seule occasion.
- Quoi qu'il en soit, gagner à Metz serait une très bonne opération comptable pour le Racing...
- Oui, car si on s'impose on les éloigne un peu plus au classement. Ce serait positif. Mais je pense que dans ce match, c'est surtout eux qui ont besoin de recoller et de gagner. On y va avec l'ambition de s'imposer, mais il ne faudra pas faire n'importe quoi. Pour l'instant, au niveau comptable, on est dans le bon tempo et si on veut que ça continuer, il va falloir rester réguliers et disciplinés.

(RL)Johansen : «Je fais vraiment partie du groupe»

Grand absent du début de saison messin, Pascal Johansen est revenu assez tôt pour contribuer à l'exploit de Gerland. Aujourd'hui, le milieu de terrain, ex-strasbourgeois, a les yeux rivés sur le derby.

Deux matches, deux victoires : le bilan messin de Pascal Johansen frôlerait presque la perfection si on y incluait pas les blessures. Victime d'une entorse à la cheville début septembre, moins de deux semaines après sa signature à Metz, le milieu de terrain avait enfilé le maillot grenat pour la première fois, trois semaines plus tard. Mais face à Troyes, son apparition s'était limitée à quarante-cinq minutes, le temps pour sa cheville de rechuter. Un mauvais souvenir, que la deuxième prestation de l'ex-Strasbourgeois, contre Lyon, semble avoir relégué au registre des affaires classées. A quelques jours de recroiser la route de son ancien club, Johansen a retrouvé de l'appétit.

Près de deux mois s'étaient écoulés entre votre premier match messin et le second, mardi à Gerland. Comment avez-vous appréhendé ce retour à la compétition ? «Entre les deux, j'ai quand même joué avec la réserve à Dunkerque. Et autant j'avais souffert contre Troyes ­ ça a été une des pires mi-temps de ma carrière ! ­ autant j'ai pris du plaisir contre Lyon. Mes sensations étaient bonnes, j'ai bien cavalé. Je crois que la Coupe de la Ligue est arrivée au bon moment.»
Pour vous et pour votre équipe. «C'est vrai. Nous sortions d'une période délicate, cette qualification nous a fait du bien moralement. Même si nous avions perdu en jouant de la sorte, ça aurait bénéfique. Quant à moi, j'ai pris du plaisir. Aujourd'hui, je sens que je fais vraiment partie du groupe. Quoi qu'il arrive, ce match restera dans ma tête et dans celle de tout le monde.»
Un autre rendez-vous important se rapproche. Pour la première fois, vous allez vivre le derby de l'Est sous le maillot messin. Que ressentez-vous ? «C'est un truc à part, forcément. J'ai disputé mon premier match de Ligue 1 avec Strasbourg face à Metz (le 15 janvier 2000) et là, huit ans après, je vais me retrouver dans l'autre camp. C'est le genre de rencontre que j'aime.»

«Plus respecté ici»

Vous êtes né à Colmar, vous avez débuté et bâti l'essentiel de votre carrière à la Meinau. Le public alsacien pourrait vous accuser de trahison ? «Non, je ne pense pas (rires) ! Quand j'étais à Strasbourg, j'avais vraiment l'amour du maillot, mais il s'est passé des choses qui m'ont amené à prendre la porte de sortie. On avait déjà essayé de me faire partir au mercato, il y a deux ans. Finalement, ça s'est fait à l'issue de la saison passée. Après trois mois d'inactivité, je suis arrivé à Metz et je ne le regrette pas. Ce n'était pas un choix par défaut. C'est même bizarre parfois, de sentir plus respecté ici que dans le club où tu as suivi ta formation.»
La façon dont s'est conclue votre expérience strasbourgeoise, avec la relégation et la non-prolongation de votre contrat, ajoute-t-elle à la pression qui entoure la réception de Strasbourg ? «Non. Je n'ai pas envie de me dire "c'est mon match, je vais tout faire pour épater le monde, etc.". C'est sûr, à mes yeux, ce n'est pas une affiche comme les autres, mais ce qui compte avant tout, c'est de sortir vainqueur. A la limite, ça aurait plus difficile pour moi de jouer ce match aller à la Meinau. Mais là, ce sera mon premier rendez-vous en championnat, et il aura lieu à Saint-Symphorien.»
Où le tombeur de Lyon partira favori ? «Non, le favori, ce sera Strasbourg. Et tant mieux. Après avoir gagné à Lyon, c'est peut-être mieux de recevoir une grosse équipe qu'une formation de bas de tableau.»

*Six jours après la sortie de deux nouveaux quotidiens sportifs, Aujourd'hui Sport et Le 10 Sport, la visite dans plusieurs kiosques dresse un premier bilan alarmant. "C'est nul. Pourquoi payer pour un mauvais gratuit?", demande un kiosquier de banlieue. "Profitez-en tant qu'ils sont encore là", sourit un autre, guère optimiste quant à l'avenir de ces deux titres.

Michel Moulin, associé au groupe NextRadioTV (RMC, BFM) pour la sortie de son journal Le 10 Sport, qualifie de "mitigée" cette première semaine de parution. Il affirme avoir vendu lundi 150.000 exemplaires alors qu'il escomptait en vendre entre 250.000 et 300.000 (le point de rentabilité se situe à 80.000 ventes). "Je suis très content des ventes. En moyenne semaine, on doit être entre 90.000 et 100.000 exemplaires", explique-t-il, avant d'émettre quelques réserves quant au contenu et la présentation du titre. Selon nos informations, la chute serait pourtant bien plus sévère. Les ventes nationales de Le 10 Sport seraient situées en fin de semaine autour de 30.000 exemplaires et Aujourd'hui Sport serait à 25.000. A Paris, jeudi, le premier a été vendu 3.200 exemplaires et le second à 2.600.
"Notre numéro 0 a été le journal de lundi, nous n'avons pas eu le temps de faire de numéro test avant car la nouvelle formule de La Tribune (groupe NextRadioTV) a pris un peu de retard."
Brassées de fleurs et possible échec
Moulin assure que d'ici à jeudi, Le 10 Sport affichera quelques réglages, moins de rouge en une, moins de grandes photos, et de "coquilles" (fautes orthographiques et typographiques). "C'est le feu, mais mes équipes font un travail extraordinaire même si nous avons connu quelques couacs [départ précipité de rédacteurs]." Et Michel Moulin, déjà, de remercier ses lecteurs de leur confiance. "Ils ne seront pas déçus."
"Aujourd'hui Sport s'est vendu à un peu plus de 100.000 exemplaires pendant ses premiers jours de lancement, assurait vendredi Marie-Odile Amaury, présidente du groupe éponyme [Le Parisien, L'Equipe, France Football]. La première semaine n'est pas significative." C'est aussi ce que pense Jean Hornain, directeur général du groupe. Il préfère attendre l'annonce demain matin des chiffres "estampillés" OJD (Office de justification de la diffusion) et encore quelques jours de distribution pour tirer un premier bilan. "Nous manquons encore d'un peu de billes pour juger. Et puis, il faut du temps pour qu'un produit trouve sa place", rappelle-t-il avant (lui aussi) de promettre quelques améliorations dans les numéros à venir et de féliciter le travail de ses équipes.
Derrière ces brassées de fleurs et d'optimisme, se dessine un possible échec de ces deux quotidiens. Pour Aujourd'hui Sport ce serait dans la logique des choses puisqu'il n'a été créé que pour contrer le projet de Michel Moulin, et Marie-Odile Amaury reconnaissait que son quotidien sportif serait "sans doute" appelé à disparaître en cas d'arrêt de Le 10 Sport.
"Ça fait partie de la stratégie bien connue du groupe Amaury, rappelle le sociologue Jean-Marie Charon. Il avait déjà lancé Aujourd'hui en France contre InfoMatin." Et ce spécialiste d'émettre quelques doutes quant à l'avenir de plusieurs journaux sportifs alors que le sport est déjà omniprésent dans les médias. "Le seul segment de la presse écrite qui a sensiblement progressé ces dernières années, c'est celui des quotidiens économiques avec Les Echos et La Tribune." La nouvelle formule de La Tribune a entraîné de fortes hausses de vente.
"Ces deux nouveaux quotidiens sportifs n'apportent rien", tranche un acteur du marché. Si ces deux titres venaient à disparaître, ce ne serait pas selon lui un signe de la mauvaise santé de la presse écrite. "Personnellement, je n'entre pas dans l'utopie que la presse d'information doit être gratuite, reprend Marie-Odile Amaury. Je ne suis pas pour le low-cost. Une vraie information, approfondie, originale, a un prix." Mais quelle valeur ajoutée peut-on avoir à 0,50 euro ?

 

 

11月13日

Trop de pognon tue l'éducation...Le manque d'éducation tue le respect !

(France-Football) Les jeunes sont-ils devenus des mal-élevés ?

De plus en plus d’actes d’impertinence et d’arrogance juvéniles perturbent les vestiaires, les jeunes seraient-ils ingérables et irrévérencieux ? La thèse est pratique, mais sans doute exagérée.

Le respect. Sujets de débats indémodables. Qu’ils soient discutés devant les marches du festival de Cannes (pour la palme d’or « d’entre les murs ») ou dans l’odeur de camphre d’un vestiaire. Simple travers d’une rhétorique devenue tropicale unique ou véritable enjeu de la cohésion d’une équipe ? Prétexte facile ou réalité sournoise et galopante ? Les jeunes ne sauraient donc plus se tenir Au sortir du fiasco de l’euro 2008, ces questions-là d’irrévérence s’étaient retrouvées au cœur de la vie des bleus.

Qu’un Nasri ose s’asseoir à la place habituelle d’un Henry dans le quart des bleus ou qu’un autre jeune international, tancé en plein entraînement, invite en retour Gallas « à se concentrer sur son jeu plutôt que de gueuler » trahirait donc un comportement de moins en moins empreint d’égard et de considération vis-à-vis des plus anciens ? Que dire alors d’un Ben Arfa qui ose défier son entraîneur un soir d’O.M.-PSG ou qui se fait reprendre de voler en pleine cafétéria de la commanderie pour avoir manqué de respect à une secrétaire dans la file d’attente du self ? Les jeunots ne seraient plus que des individualistes sans vergogne ni scrupules ni éducation ? Le raccourci semble pratique mais la réalité est sans doute plus nuancée.

Question de génération. Les casquettes à l’envers et les jeans déchirés ont longtemps été des éléments à charge contre la classe montante. La jeune génération s’accapare surtout une place grandissante dans le milieu. « C’est normal, les gamins ont de plus en plus de talent », dit Serge Delmas, directeur du centre de formation de Montpellier. Leur entourage ne manque jamais de le leur rappeler. Il n’hésite plus à clamer leurs envies, a réclamé des contrats. Jimmy Briand, 23 ans, concède :jeunes sont plus à l’aise. On leur confie plus de responsabilités. On attend toujours plus de points on ne peut donc pas se plaindre qu’ils s’affirment !» la promotion 1987 (Benzema, ben Arfa, Ménez…) Cristallise pas mal de critiques. Philippe Bergeroo, champion d’Europe 2004 des moins de 17 ans, à sa tête, vol à la rescousse : « je n’ai jamais eu de problème avec eux ! Ils ont juste qu’il leur manque cette culture de la performance. Une fois arrivée il pense que c’est terminé. » Disons plutôt, une autre génération dorée (Henri, Gallas, Trézéguet…) Avaient dépareillés. Au moment de son renvoi de Monaco, le coach Jean Tigana avait fustigé le comportement de David Trézéguet, qui lisait les journaux pendant ces causeries. « Je ne veux pas faire mon ancien combattant, mais aujourd’hui c’est différent, estime Delmas.je passe mon temps à parler des disciplines ! » Une version que minimise son homologue de Rennes Patrick Rampillon : « Sylvain Wiltord m’a lancé des yaourts sur les portes. Jacques Faty des seaux d’eau par la fenêtre. Mais c’est des bêtises d’ados ! Des jeunes talentueux comme, j’en veux encore ! »

Quand les malentendus prennent le goût de l’irrespect. Djamel Abdoun parle comme il joue, sans retenue ni précaution. Le milieu de Nantes (22 ans) tente une explication : « aujourd’hui les jeunes ont 1plus grande gueule. »Bergeroo le dit avec ses mots : «  ils n’ont plus peur de rien. » En décodé : il ne pénètre plus dans un vestiaire trop le regard fixé sur leurs crampons mais plutôt sur le portemanteau du titulaire. Quitte à confondre ambition et précipitation. La frontière entre la pertinence et l’insolence reste floue. Certains affranchissent maladroitement. Sans s’en rendre compte, d’autres la piétinent sans se soucier des codes du milieu. Karim Benzema entre peut-être dans la première catégorie. À ses débuts, il n’avait pas hésité à dire, lors de son discours de bizut, qu’il était produit dans le groupe pro pour prendre la place des anciens. Ces mots ont froissé certains ego.

Les numéros de maillots peuvent aussi se révéler des sujets de friction. Cette guerre des chiffres s’est par exemple déroulée à Ajaccio. Après un premier et unique match en L1, lors de la saison 2003 2004, Abdoun avait réclamé le numéro 10 dans le bureau de son président Michel Moretti, qui ne lui en avait attribué… Aucun, en signe de sanctions. Mais les tensions futiles laissent parfois place à des situations électriques. Confronté à l’effritement du vestiaire, l’année dernière à Lyon, Alain Perrin concède : « les anciens, comme cris ou Coupet, se sont plaints parfois, de ce que les joueurs de les écouter plus. Ce sont des choses qui à rire. » Les altercations d’une rare violence (comme la bagarre Squillaci-ben Arfa) où la demande est quasi unanime des joueurs d’écarter l’un d’entre eux (le même ben Arfa) paraissent pourtant inquiétantes. « Le respect, c’est réciproque », atteste, frondeur, Abdoun. L’absence de respect évoqué ne serait-elle pas juste une histoire d’incompréhension entre deux générations qui ne partagent plus grand-chose ? L’ancien entraîneur d’Auxerre Guy Roux tranche : « les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas moins respectueux qu’avant. Sinon, c’est de notre faute à tous ! »

Trop d’argent, pas assez d’éducation. Jean-Pierre Lausanne, le président du H.A.C., ne se cache pas : « je n’en veux pas aux gamins, mais plutôt aux adultes. » Les parents, les agents, les entraîneurs ou les dirigeants. Chacun s’assoit sur le banc des accusés et personne ne semble pouvoir se dédouaner de ses responsabilités. Bergeroo ajoute : « les gamins n’ont pas été cadrés au départ, on ne leur a pas donné les bases. C’est une question d’éducation. » Comme dans les polémiques sur l’insolence et la violence à l’école, les parents portent une cible sur le front. Mais Serge Delmas est catégorique : « ils ne sont pas des comme ça, ces gamins la ! On les a fabriqués comme ça ! On les soustrait à leurs parents de plus en plus tôt, on ne peut pas ensuite de s’occuper que du terrain. On a toujours pour objectif de former des footballeurs, mais aussi des hommes avec des valeurs. » Les zéro qui s’accumulent sur les contrats effacent ces belles formules. Un des âges où les adolescents négocient encore leur argent de poche, les apprentis footballeurs héritent de revenus de cadres supérieurs. Un agent de joueurs dénonce : « avec les sommes qui circulent, plus rien n’est normal. On voit les euros dans les yeux des parents »

« Aujourd’hui, il y a trop d’impatience, regrette Patrick Rampillon. C’est de notre faute, à force de proposer des contrats pour des gamins de 17 ou 18 ans, ils n’ont plus conscience de la réalité. Il va falloir tuer cette impatience. » Abdoun finit par reconnaître : « quand tu es jeune, il suffit de deux ou trois bons matchs et tout s’enchaîne, la notoriété, l’argent… Après, c’est dur de se garder les pieds sur terre ».

Conséquences douloureuses. Patrick Rampillon se lance. « Le but, c’est de réussir avec le foot et ne pas échouer sans. Il faut donc leur donner des règles de vie » à Auxerre, Bordeaux ou Rennes, des remèdes simples de savoir-vivre ont été appliqués strictement. Tous les jeunes apprennent la politesse, salue tous les adultes qui croisent. Pas question de verser dans l’autorité, juste de rappeler certains principes de base. Pour la sélection des moins de 17 ans, Philippe Bergeroo a aussi obtenu le recrutement d’un organisme chargé d’évaluer le niveau scolaire des adolescents Pour mieux les soutenir à chaque déplacement. Du côté de Rennes, Rampillon invite parfois des intervenants extérieurs (directeur de la sécurité du stade, gendarmes, arbitre…) Afin d’éveiller ses ouailles au monde dans lequel ils vivent.

Jean-Pierre Louvel défend cette idée. Il utilise même des méthodes éprouvées outre atlantique pour choquer ces jeunes. « Comme ils ne nous écoutent plus, j’ai pensé que d’autres jeunes devaient leur parler. » Sally Sarr, 22 ans, est ainsi venu expliquer son parcours tortueux au gamins de Saint-Laurent-de-Brévédent. Il avait quitté son centre de formation, exclu pour son insolence, son manque de sérieux et convaincu par les discours teintés de notoriété et de monnaie, d’agents douteux. Après des essais à l’étranger avortés, il se retrouve seul. Il est revenu aujourd’hui au Havre, sans club, sans contrat, sans argent. Quelques minutes plus tard, un débat s’est improvisé. Sur quels thèmes ? Le respect…

Echouafni : « s’ils peuvent te marcher dessus… »

Olivier, vous qui êtes à 36 ans le vétéran des joueurs de champ de la l1, trouvez-vous que les jeunes sont toujours à l’écoute des plus anciens ?

Depuis que je suis à Nice, rares sont ceux qui ne l’ont pas été. Je constate que ceux qui ont réalisé une bonne carrière et qui sont encore présents au haut niveau, sont ceux qui se sont montrés réceptifs quand leurs entraîneurs et les plus vieux du groupe parlaient. Les autres n’ont pas franchi le cap.

Estimez-vous qu’il y ait eu une dégradation des rapports ?

Un jeune qui débute, s’il fait un ou deux bons matchs, on le montre très haut. Ses efforts dans sa tête, s’il prend du recul et s’il enregistre bien les conseils de ceux qui ont l’expérience, il confirmera. Mais il n’écoute que lui ou les mauvais conseillers, il exposera en plein vol… Christanval est le premier nom qui me vient à l’esprit. Mais il y en a d’autres.

Les jeunes sont-ils plus mal élevés aujourd’hui qu’il y a 15 ans ?

Une hausse se passe très bien. Lhoris et Ederson était parfait. Modeste, Gacé, sont des garçons bien. Ici, il y a même un petit qui se lève quand on le salue ! Antonetti fait parti de ces entraîneurs qui imposent une fortune, un savoir-vivre à l’intérieur du groupe. Ça aide à cohabiter sans problème.

Lorsque vous est violent orage, croyez-vous que vous étiez plus respectueux ?

J’avais devant moi des Casoni, des Dib, des Desailly, des Völler, des Deschamps… je n’étais pas aux garde-à-vous mais presque. Sur la pointe des pieds. Pour les massages, j’attendais mon tour. Soit j’arrivais 1h avant tout le monde, soit je partais 1h après tout le monde. Aujourd’hui, j’ai l’impression que ce n’est plus pareil. La carte de visite, ils s’en fichent. Ces postes marchaient dessus, ils le font. Les mentalités sont différentes.

Les salaires sont 10 fois plus élevés. Cela joue-t-il dans les comportements ?

L’argent, ça peut vite monter à la tête. On peut se croire tout permis. Désormais, un jeune qui ne joue pas et qui est des qualités, il trouve ailleurs. Dès le début de leur carrière, les solutions de repli sont nombreuses. Cela n’arrange pas la situation.

Certaines réactions vous paraissent-elles surprenantes ?

Pour imposer le respect, il faut aller au-devant des autres. On ne doit pas attendre que les plus jeunes viennent vers nous. Le chemin se prend dans les deux sens. Moi, on chambre, on dit que je suis le vieux, que je n’avance plus. En attendant, font toute ma place. La compétition est en moi depuis 20 ans. Ce n’est pas parce que tuer le plus âgé que tu des privilèges. Tu dois gagner ta place à l’entraînement. Si jamais je perdais ma place ! Sur le terrain, le respect se mérite.

Que partagez-vous à nouveau plus jeunes équipiers ?

Ceux qui jouent aux cartes sont devenus rares. L’occupation de la grande majorité, ces ordinateurs. Sinon il joue sur la console avec le casque sur les oreilles. Pour mon anniversaire, l’an passé, ils m’ont offert une. J’étais content, je redémarre que Modeste me file des roustes. Je m’y suis mis, j’ai progressé. Mais il ne bat toujours, sans trop forcer en plus. »