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11月30日 Où ils veulent, quand ils veulent...En veulent-ils, seulement, certains ?La petite phrase du jour : «Manque de caractère, de dynamisme, de percussion, d'équilibre, d'harmonie et échec de l'amalgame entre les jeunes, qui devaient montrer des capacités, et les anciens»…..de J.M.Furlan à propos du RC Strasbourg ! Les Messins ne sont pas les seuls à se poser des questions ! Après le match nul de Metz à Nîmes en ligue 2 Où tu veux, quand tu veux ! Le doute n'existe plus : Metz est une équipe fantasque, capable dans la même quinzaine et parfois dans le même match de se sublimer ou de chanceler, suivant le contexte. La vie est mal faite. Celle d'un footballeur de Ligue 2, en particulier, qui doit en passer par Clermont-Ferrand ou Nîmes pour exercer sa pénible condition. Alors, parfois, il a droit à quelques friandises, à Lyon pour le rappeler aux parfums des grands soirs, ou dans un derby du lundi contre un vieux voisin alsacien. Ainsi, coup sur coup, Metz vient de s'en aller surprendre le septuple champion de France et le pays entier par la même occasion, à Gerland, en Coupe de la Ligue, avant d'assurer le spectacle, et trois points dans la course vers l'élite, face à Strasbourg. Sur ce, bien sûr, les Messins aimeraient que ne durent que les moments doux, car ils sont comme tout le monde. REPORTAGE Mais comme la vie est mal faite, il faut retourner à l'usine, le vendredi soir. Habit de gala troqué contre bleu de chauffe, les mains dans le cambouis ou les pieds dans la boue, le joueur messin le pauvre perd de sa superbe, comme s'il n'aimait pas qu'on ne le regarde pas. Une semaine après avoir sombré corps et biens en Coupe de France à Créteil, actuel pensionnaire du National (la troisième division), les Messins ont frôlé la correctionnelle à Nîmes, futur pensionnaire du National (1-1). Donc, en ce qui concerne le National, le prétendant à la remontée en Ligue 1 n'affiche pas une belle et grande aisance. L'application de Johansen Cet oubli des vertus collectives suscite quelque perplexité, dans la perspective du long combat de la remontée. Sur la question, l'avis d'Yvon Pouliquen n'est pas tranché : «Il y a un peu de ça, dit-il à propos de l'influence du contexte sur le comportement de ses joueurs, mais il y a aussi la nature de l'opposition fournie. Lyon, par exemple, ne serait revenu que par le jeu. Nîmes, comme Clermont avant, y est parvenu par un impact physique face auquel nous perdons nos moyens. Depuis quelques semaines, nous avons un réel problème à gérer les temps forts de notre adversaire.» Cfa Metz s'en tire bien SAINTE-GENEVIÈVE - FC METZ : 0-0 Arbitre : M. Simon. Le FC Metz continue sa traversée du désert loin de ses bases. Un second misérable point glané à l'extérieur. «La seule bonne nouvelle, c'est qu'on n'encaisse pas de but depuis trois rencontres. Pour le reste, on ne peut qu'être satisfait du résultat. L'objectif était de ramener des points. C'est chose faite.» Réaliste, José Pinot. Le seul fait marquant de la première période fut donc le démarrage en trombe des Mosellans. Les coéquipiers de Benoît Patin dominaient les débats pendant vingt-cinq minutes avant que les Parisiens ne rétablissent, peu à peu, l'équilibre à la demi-heure de jeu. La reprise marquait enfin le vrai début de cette rencontre. Zimmer tentait sa chance de loin, mais sa frappe était captée sans aucun souci par Caleiras (49e). Débordant sur le côté gauche, Bessat l'imitait après l'heure de jeu mais le portier parisien sauvait les siens d'une claquette (66e). Erkiki, du gauche, obligeait Ruffier à détourner son tir en corner (53e). Diagouraga lançait pour sa part Ekie à la limite du hors jeu, mais Siebert, du pointu, avortait le contre (58e). Sous pression, la défense messine cafouillait mais pouvait compter sur son gardien pour veiller au grain. Garçon, lancé sur le côté gauche par Diagouraga, filait seul au but mais son face à face avec Ruffier tourna à l'avantage de ce dernier qui lui chipait le cuir dans les pieds (79e). Une dernière claquette du portier mosellan face au centre tir de K. Erkiki mettait définitivement fin aux espoirs franciliens. Décidément, le FC Metz s'en sortait bien ! Football ag de la ligue : Bernard Desumer : «Créer une dynamique collective» La Ligue de Lorraine va poursuivre son effort de modernisation. Le plan d'action 2009-2012 dévoilé hier matin par son président ne manque assurément pas d'ambition. Une bonne habitude. Le football de grand papa n'est décidément plus qu'un vieux souvenir. Il n'est plus question de gérer aujourd'hui des dizaines de milliers de licenciés à l'emporte-pièce. La Ligue de Lorraine de football et son président Bernard Desumer l'ont compris depuis longtemps. Et bien plus vite que bien d'autres ligues en France, bien plus vite aussi que dans bien d'autres disciplines. Souvent à la pointe du «combat», les Lorrains ont encore placé la barre un peu plus haute, cette fois, à l'occasion de l'assemblée générale qui s'est tenue hier matin à Tomblaine, à la maison des sports. Thème central de la réunion : le plan d'action de «l'olympiade» qui vient de débuter. Bernard Desumer, d'où sort ce projet ? «Nous avons effectué tout un travail préparatoire. D'une part avec les élus. Nous avons par exemple organisé un séminaire avec les membres du bureau. Et aussi avec les salariés de la Ligue, en tenant compte des responsabilités de chacun. Nous sommes rentrés dans les détails. Nous avons défini toutes les actions que nous allons entreprendre, nous nous sommes fixé des objectifs, nous avons établi un échéancier, nous avons enfin défini des budgets. Devant les clubs, j'en ai exposé la synthèse, les éléments qui nous paraissaient les plus significatifs.» «Comme une entreprise» Vous avez aussi en projet d'améliorer la qualité professionnelle de vos collaborateurs. «C'est une politique de gestion des ressources humaines qui doit nous permettre de créer les conditions d'un bon climat social, qui soit motivant. Nous voulons donner à chacun les outils pour évoluer. Un exemple : en France nous sommes en retard sur l'Allemagne. En Rhénanie-Palatinat, j'ai découvert qu'il n'y avait plus de feuille de match. Tout est informatisé. Nous devons nous préparer à tout ça.» 11月29日 Encore raté !!!!! Metz n'y est pas au niveau mental....Ite missa est ?La petite phrase du jour : « Metz, aussi peut sortir le mouchoirs !des points perdus, parce que, mentalement, les joueurs n’y étaient pas ! Des points qui risquent de manquer à la clôture des comptes, au mois de Juin ! Les dirigeants et les supporter pourront alors pleurer des larmes de crocodiles : il manque du caractère et du tranchant dans cette équipe !!! » (Quotidien Le Parisien)Plainte contre Ribéry et l’OM : une histoire qui expliquerait pourquoi le FC Metz n’a encore rien touché du transfert en question …. BRUNO HEIDERSCHEID, ancien agent luxembourgeois de Franck Ribéry, a déposé plainte pour faux et usage de faux et escroquerie au jugement » auprès du procureur de Marseille fin octobre. Cette action judiciaire vise le meneur de jeu français du Bayern Munich, ses agents Alain Migliaccio et Jean-Pierre Bernès, Pape Diouf et Julien Fournier, dirigeants de Marseille, ainsi que le club de l’OM en tant que personne morale et l’avocat Jean-Jacques Bertrand. Le magistrat marseillais a demandé à la brigade financière de la PJ de Marseille d’ouvrir une enquête qui vient juste de débuter. Pour Bruno Heiderscheid, les preuves fournies par la partie adverse devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne en novembre 2007, celui-ci devant statuer sur la rupture du contrat le liant à Ribéry, seraient des faux. Il reprocherait aussi une collusion entre l’OM, les agents de Ribéry et Me Bertrand. Par ailleurs, une plainte devant la Fifa a été également déposée par Bruno Heiderscheid en 2007 contre Migliaccio et Bernès pour « débauchage de joueur et violation des règlements Fifa en matière de transfert ». « Tout ceci m’est égal, répond Alain Migliaccio, l’agent de Ribéry. Nous allons déposer plainte à notre tour contre lui pour harcèlement. » Egalement contactés, Jean-Jacques Bertrand ainsi que Pape Diouf disent n’avoir « aucun commentaire à faire ». (Quotidien l’Equipe) Ça n’avance pas ! NÎMES C’EST DÉSORMAIS dans la peau d’ex-meilleure équipe à l’extérieur que Metz patiente au pied du podium, doublé dans ce classement spécifique par Boulogne, là aussi. Avec ce nul ramené des Costières, chez une lanterne rouge qui n’en finit plus de stagner, la bouteille est plutôt à moitié vide. Pendant une demi-heure seulement, le prétendant à l’accession a assumé son rôle. Une entrée en matière réussie avec les ingrédients qui en ont fait une équipe difficile à manœuvrer : de la rigueur derrière et une capacité à aspirer l’adversaire pour se projeter très vite vers le but de Puydebois. Dès la douzième minute, Johansen, pour sa seconde apparition de la saison seulement, avait d’ailleurs mis en pratique cette solide entrée en matière. À l’origine, un bon boulot de Renouard dans le couloir droit qui s’amusait avec Zarabi avant de servir Cissé, esseulé dans la surface. Le centre en retrait de l’attaquant était parfaitement repris du plat du pied à l’entrée de la surface. « On est presque trop bien rentrés dans cette rencontre que l’on craignait énormément », relate le buteur, dont l’entorse à la cheville qui l’avait éloigné des terrains en début de saison n’est plus qu’un mauvais souvenir. Face à une formation inhibée par le contexte de la rencontre, entre le dépôt de plainte des groupes de supporters dans la semaine contre Malm et Cissé et l’accueil glacial sous les sifflets, les Nîmois auront mis une demi-heure à oublier leur inhibition. « Quand on voit le contexte et le terrain, je trouve que l’on fait une très bonne production. Mais on a montré que l’on avait beaucoup de ressources morales », constatait Kebe. Pendant un quart d’heure, après le cinquième but en Championnat de Kébé en ciseau, sur un corner à la rémoise prolongé de la tête par Malm, les Crocos ont donné l’impression de pouvoir enfin mener au score aux Costières, pour la première fois de la saison. Mais la succession d’opportunités gâchées jusqu’à la pause (38e, 39e, 42e) n’aura servi qu’à se remettre la majeure partie du public dans la poche. La suite, dans cette rencontre cadenassée et très pauvre en occasions de but, ne fut qu’un combat obscur au milieu de terrain. Si ce n’est un coup franc de chaque côté, Martin puis Mostefa côté nîmois (62e) et la réponse immédiate de Mendy, dont la tête filait à côté (65e), le nul traduisait bien la teneur des débats. L’entrée de Chapuis (75e), pour ses premiers pas sur un terrain depuis le 22 août, ne changeait pas une issue qui ne satisfaisait finalement personne. L’HOMME CLÉ : M. MOSTEFA (Nîmes) Dans ce match sans relief, l’abattage du récupérateur a été précieux pour les Nîmois, qui ont su répondre à l’impact physique de leurs adversaires. Mostefa a su bonifier les nombreux ballons gagnés dans l’entrejeu. RÉACTIONS Jean-Luc VANNUCHI (entraîneur de Nîmes) : « C’est un bon point pris à l’extérieur. Je suis satisfait pour les garçons dans les conditions compliquées. Le contenu est de plus en plus intéressant, même s’il nous manque un petit truc. » Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « On a perdu le fil du match après les trente première minutes. Quand ça devient trop facile, il y a un relâchement inconscient. Ce n’est pas la première fois que ça nous arrive. C’est dommage que l’on n’ait pas su les enfoncer complètement. » 7 458 spectateurs. Arbitre : M. Poulat. Buts.- NÎMES : B. Kébé (35e) ; METZ : Johansen (12e). Avertissements.- Nîmes : Zarabi (43e) ; Metz : Chrysostome (74e). NÎMES : Puydebois – Roumégous, Poulain, S. Sankharé, Zarabi – Maisonneuve, Mostefa, B. Kébé, Al. Martin (Bayod, 68e) – Collorédo, Malm (Kroupi, 90e+ 1). Entraîneur : J.-L. Vannuchi. METZ : Ou. Sissoko – Ch. Gueye, Chrysostome, Strasser (cap.), L. Delgado – Johansen, François, Rocchi – Renouard (Barbosa, 82e), P. Cissé, V. Mendy (C. Chapuis, 75e). Entraîneur : Y. Pouliquen. (RL) Metz joue à se faire peur Incapable de fructifier son avance, Metz a joué avec le feu en relançant son adversaire nîmois. Le match nul constitue un moindre mal, mais la manière interpelle. Il faudra donc s'habituer à ne rien attendre de tout à fait sûr de la part du FC Metz, capable de se sublimer dans les grandes occasions, comme récemment à Lyon ou face à Strasbourg, mais en difficulté face à présumé plus faible que lui, comme à Créteil il y a huit jours et à Nîmes hier soir. Incapables de fructifier l'avance offerte par un but de Pascal Johansen en début de match, les Lorrains ont au contraire laissé la lanterne rouge de Ligue 2 se refaire une santé, dans un climat pourtant tendu en plus d'être glacial. Sur le front du championnat, Metz n'a donc pris que deux points au cours de ses quatre derniers déplacements : ce n'est pas exactement le tableau de marche idéal d'un candidat à la montée. «Une équipe inconstante» Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «Au vu de notre première demi-heure, ne prendre qu'un point peut constituer une déception. Compte tenu de la suite, un peu moins. Nous avons perdu le fil, perdu trop de ballons, et permis à Nîmes de reprendre confiance. Nous avons une équipe inconstante, y compris dans un même match, qui fait preuve d'un relâchement coupable quand les choses lui semblent faciles. Le problème, c'est que l'adversaire sait en profiter !» (Site officiel FC Metz) Pas de vaincus à Nîmes Après deux défaites hors de leurs bases en Championnat, à Brest puis Clermont, les Messins ont stoppé l’hémorragie en ramenant le point du match nul des Costières. Un résultat équitable compte tenu de l’équilibre des débats. Metz connaît la fébrilité qui a escorté les premières courses, les premières passes et les premières frappes nîmoises en tout début de partie. L’an passé, l’équipe mosellane s’est souvent retrouvée dans cette situation, face au mécontentement de ses propres supporters, en queue de classement. Elle savait l’importance de marquer dès le début. Elle y est parvenue, et sa première demi-heure fut à la hauteur des espérances de son entraîneur. CFA : Metz une idée à creuser ! Sainte-Geneviève. Laporte marque des points OMNISPORTS. Les vingt-sept ministres européens des sports ont signé, hier à Biarritz, une déclaration commune demandant à la Commission européenne «d'étudier la compatibilité d'une proportion minimale de joueurs sélectionnables en équipe nationale avec le droit» de l'UE, a indiqué le secrétaire d'Etat français, Bernard Laporte. Outre ce point très sensible, répondant dans une certaine mesure à la règle du 6+5 réclamée par certains acteurs du football (un minimum de six joueurs nationaux sur le terrain) mais contraire aux règles communautaires sur la libre circulation des travailleurs, les vingt-sept sont également tombés d'accord pour créer dès 2009 un cadre de consultation avec le CIO et le mouvement sportif à l'intérieur de l'UE, et réfléchir à un système de double formation éducative et sportive. 11月28日 Prendre le taureau par les cornes et se méfier du mistral qui souffle là-bas !La petite phrase du jour : « Arrêter de verser des larmes de crocodiles, tout donner, hausser son col, neum (Quotidien l’Equipe) ARBITRAGE : POULAT, LE RETOUR. – Après avoir passé avec succès ses tests physiques, mi-novembre, Éric Poulat doit retrouver les terrains ce soir à l’occasion du match de L 2 entre Nîmes et Metz. La semaine prochaine, l’arbitre dirigera Bastia - AC Ajaccio. L’arbitre français, qui avait officié durant la Coupe du monde 2006, avait envisagé de mettre un terme à sa carrière, après l’affaire du penalty imaginaire qui avait terni Bordeaux-Nancy, la saison passée (2-1). Puis, il avait imaginé terminer sa carrière en L 2. Mais la Direction nationale de l’arbitrage, après avoir validé ce choix, lui a demandé de revenir sur cette décision, de façon à empêcher la promotion de M. Biton, qui avait saisi le CNOSF. Ce revirement a fait une victime collatérale, Bruno Ruffray, qui a été prié de descendre en L 2 pour rendre à Poulat la place que ce dernier avait, dans un premier temps, libérée. Nîmes-Metz : C’est tendu des deux côtés NÎMES : Puydebois – Roumégous, Poulain, S. Sankharé, Zarabi –Bayod, Mostefa, B. Kébé, Al. Martin – Collorédo ou Kroupi, Malm. Remplaçants : Gimenez (g.), Besnard, A. Cissé, Maisonneuve, Kroupi ou Collorédo. Entraîneur : J.-L. Vannuchi. METZ : Ou. Sissoko – Ch. Gueye, Chrysostome, Strasser (cap.), L. Delgado – François, Johansen, Rocchi – Renouard, V. Mendy, P. Cissé. Remplaçants : R. Ruffier (g.), Brégerie ou Diagne, Rippert, Barbosa, C. Chapuis. Entraîneur : Y. Pouliquen. TOUJOURS À LA RECHERCHE de son premier succès aux Costières, Nîmes n’a guère le choix face à Metz s’il veut rallumer une flamme vacillante. À huit points du premier non relégable, avec une seule victoire en Championnat qui remonte au 29 août, à Troyes (1-0), les Crocos doivent faire abstraction d’un contexte sulfureux en coulisses, entre les plaintes de Malmet Cissé pour injures raciales et celles de trois associations de supporters à l’encontre de ces deux joueurs pour diffamation… Alors que Roumégous sera titularisé à droite pour la deuxième fois d’affilée en L 2, Bayod devrait retrouver une place dans le onze de départ. Ech-Chergui, en revanche, sort du groupe. L’axe central Sankharé-Poulain, aux soins en début de semaine, tiendra sa place ce soir. À Metz, Cardy (suspendu), Farina et Vivien (blessures) ne seront pas les seuls absents. Yvon Pouliquen, l’entraîneur, a sorti du groupe Agouazi, Bessat et B. Gueye. Le technicien n’a pas apprécié la prestation de ses troupes, lors de l’élimination en Coupe de France à Créteil (1-2), vendredi dernier. « L’équipe que j’avais alignée à Créteil était de qualité mais, au final, la qualité n’a pas été au rendez-vous, expliquait l’entraîneur messin. Il y avait pour tant des places à prendre… » Après avoir été, toute la semaine sur le dos de ses joueurs à l’entraînement, Pouliquen attend maintenant une réaction. « Nous restons sur trois défaites en quatre déplacements. Nous devons désormais nous rapprocher de la prestation réussie à Lyon » (3-1, le 11 novembre en huitième de finale de la Coupe de la Ligue). Thiriez présente la « super licence » BIARRITZ CONTRE TOUTE ATTENTE, le président de la LFP a abandonné l’appellation DNCG (*Direction Nationale de Contrôle et de Gestion) européenne, qui soulève l’inquiétude des Anglais. Hier, devant les ministres des Sports de l’Union européenne réunis à Biarritz, Frédéric Thiriez a préféré évoquer la super licence : « Personne ne veut imposer la DNCG dans les Championnats nationaux. Appelons cela, si vous voulez, la super licence. » Cette évolution sémantique n’est pas innocente car une licence UEFA, qui définit les conditions de participation des clubs aux compétitions européennes, existe depuis 2004. Elle est délivrée selon des critères sportifs, financiers, d’infrastructures... L’UEFA cherche d’ailleurs à parfaire ce système. « La licence UEFA a été une première étape, mais une étape seulement, a rappelé Frédéric Thiriez lorsdeson intervention prononcée à la droite de Gianni Infantino, le directeur général adjoint de l’UEFA, qui s’est déclaré ensuite « favorable » à cette approche. Le contrôle laissé aux seules associations nationales n’est ni logique ni efficace. Et les sanctions ne sont pas graduées. » Le président de la LFP a présenté ensuite le détail de ce contrôle « simple, réaliste et facile ». Au sein de l’UEFA, une « commission de contrôle indépendante », composée d’une « douzaine d’experts » étudierait, pour commencer, les comptes des trente-deux clubs engagés en Ligue des champions. Les sanctions seraient progressives : avertissement, amende, plafonnement de la masse salariale, interdiction d’inscrire de nouveaux joueurs, perte du statut de tête de série ou encore exclusion de la compétition. Le contrôle se ferait en deux temps, entre juin et août, avec un dernier examen en hiver pour les clubs restant qualifiés. Hormis côté anglais, le message a été bien perçu, à la satisfaction du président Thiriez : « Il ne s’agit pas de niveler par le bas mais de ne plus permettre aux clubs de jouer au-delà de leurs moyens. » La réunion des vingt-sept ministres se poursuit aujourd’hui. Informelle, elle n’en reste pas moins très courue, les thèmes abordés (double projet, agents sportifs, dopage, 6 + 5...) se présentant comme de véritables enjeux. Jacques Rogge, président du CIO, Bernard Lapasset, président de l’International rugby Board, Patrick Baumann, secrétaire général de la Fédération internationale de basket-ball, Joseph Blatter, président de la FIFA, ont fait le voyage. Présent aujourd’hui, Michel Platini, président de l’UEFA, centrera son intervention sur l’interdiction des transferts des moins de dix-huit ans, assimilés à du « trafic humain ». (Site officiel FC Metz)Vailati prêté à Metz Le gardien de but du FC Sion Germano Vailati rejoint les rangs du FC Metz jusqu’à la fin de la saison. Il devra toutefois attendre le mois de janvier pour évoluer en équipe pro, la règlementation empêchant sa qualification immédiate. Depuis le 22 octobre dernier, date à laquelle Christophe Marichez a pris la décision d’être opéré, le FC Metz recherche activement un gardien de but. La tâche n’était pas aisée compte tenu du profil recherché pour suppléer le capitaine : il fallait un garçon possédant une expérience du haut niveau, qui serait décidé à assurer un intérim de quelques mois et surtout, que son club laisserait partir. Après avoir exploré de nombreuses pistes, le Club à la Croix de Lorraine a jeté son dévolu sur le Suisse Germano Vailati, qui s’est engagé aujourd’hui jusqu’à la fin de la saison dans le cadre d’un prêt. Malm : ''Nous ne sommes pas désespérés'' Malgré un départ catastrophique, les Nîmois croient encore le maintien en Ligue 2 possible. Leur attaquant Robert Malm en témoigne, du haut de ses trente cinq ans. Il lui en faudra plus pour le dégouter du ballon rond ! Robert, Nîmes est actuellement lanterne rouge avec huit petits points. Quel est le climat au sein du groupe ? Oumar Sissoko, promu numéro un fin octobre, découvrira bientôt le jeu de la concurrence. Pour le gardien messin et son équipe, qui reste sur un échec en Coupe de France, Nîmes s'annonce comme un combat d'importance. Oumar Sissoko, Ligue 2, cinquième acte. Après Brest, Vannes, Clermont et Strasbourg, l'international malien sera à nouveau titularisé dans les buts messins, aujourd'hui, à Nîmes. Sur la pelouse de la lanterne rouge, le FC Metz aura entre autres ambitions d'effacer les traces de sa peu glorieuse élimination en Coupe de France, il y a tout juste une semaine, à Créteil. L'attention se portera donc sur la capacité de réaction de l'équipe d'Yvon Pouliquen, mais aussi sur le comportement de son gardien. A vingt et un ans, celui que la blessure de Christophe Marichez a propulsé sur le devant de la scène fin octobre sait, en effet, que ce rendez-vous, et les deux autres annoncés d'ici à la trêve, pourraient déterminer une bonne partie de sa deuxième partie du championnat. Par la suite, Sissoko se retrouvera, en effet, face à une nouvelle concurrence nommée Germano Vailati. Le gardien suisse est arrivé lundi à Saint-Symphorien et s'est engagé hier jusqu'à la fin de saison. «Une erreur de parcours» Lorsque Christophe Marichez, ancien numéro un, a pris la décision de se faire opérer de l'épaule, vous souvenez-vous de votre réaction ? «J'ai d'abord ressenti un peu de déception pour Christophe, et puis après, je me suis dit que c'était une porte qui s'ouvrait et que c'était à moi de saisir cette opportunité. C'est arrivé du jour au lendemain, j'ai dû rapidement m'adapter à la situation.» Le match Nîmes Olympique-FC Metz : Metz doit encore rebondir Resté à quai, la semaine dernière en Coupe de France, le FC Metz prend le chemin du Gard pour rebondir. Nîmes, lanterne rouge, se présente sur sa route. Le contexte. «Trois de nos quatre derniers déplacements se sont achevés par une défaite, je crois que nous avons un certain nombre de choses à nous faire pardonner.» En Pouliquen dans le texte. Les jours passés depuis la dernière escapade de son équipe dans le Val de Marne ont poli le discours, pas le fond. Lundi matin, l'entraîneur messin a pris «deux minutes » pour s'adresser à ses troupes et revenir à sa façon sur l'échec enregistré à Créteil, vendredi dernier en Coupe de France. Deux minutes ou le temps nécessaire pour «laisser s'exprimer la colère ». C'est un fait : l'élimination de son camp au 7e tour de la Coupe de France lui est restée en travers de la gorge. «J'ai été très, très déçu », disait-il encore hier, à la veille d'aborder un nouveau voyage, du côté de Nîmes. Dans l'esprit d'Yvon Pouliquen, celui-ci se conjugue à l'impératif : se racheter et faire oublier autant que faire se peut le piètre spectacle et la faible résistance offerte, il y a sept jours, à un adversaire évoluant en National. 11月27日 Le "doigt d'honneur" du joueur est-il défendable ?Non, bien évidemment!La petite phrase du jour : « On s’était dit que ce serait pas mal de prendre un carton… »Le lyonnais pense à tout et ne laisse rien au hasard ! (Quotidien l’Equipe) Nîmes Des joueurs poursuivis par des supporters Après la plainte contre X pour injures raciales d’Aliou Cissé et Robert Malm, les groupes de supporters nîmois attaquent, à leur tour, les joueurs en justice. NÎMES, STADE DES COSTIÈRES, 7 NOVEMBRE 2008. – L’international sénégalais Aliou Cissé (notre photo), comme son coéquipier Robert Malm, est pris dans la tourmente. Le doigt d’honneur brandi par le premier en réponse à des insultes racistes présumées et la plainte contre X des deux joueurs n’ont pas plu aux supporters. Le litige sera-t-il réglé devant la justice ? LES TROIS PRINCIPAUX groupes de supporters de Nîmes (Les Crocos, les Gladiators et les Red Warriors) ont mandaté un avocat afin de porter plainte contre Aliou Cissé et Robert Malm, joueurs de leur club, pour injures, propos calomnieux et incitation à la violence. Cinq jours après la réception de Reims (2-2), le 7 novembre aux Costières, les deux hommes avaient déposé plainte contre X pour injures raciales. Celles-ci auraient été proférées par des spectateurs présents dans les tribunes où sont localisés ces groupes. Des accusations qui n’avaient pas été communiquées aux arbitres, mais confirmées par les deux hommes depuis. Plusieurs auditions de supporters et de joueurs ont été menées par la police, qui n’a encore effectué, à ce stade de la procédure, aucune mise en examen. S’estimant visés, les groupes ont pourtant choisi de contre-attaquer, après avoir recueilli des témoignages auprès du public présent ce soir-là, notamment par Internet. « Nous démentons formellement les faits décrits dans les déclarations des joueurs », expliquent-ils dans un communiqué commun. Persuadés que la plainte vise à couvrir les doigts d’honneur d’Aliou Cissé envers l’une des tribunes (gestes que le joueur aurait commis en réponse aux insultes raciales), ils visent aussi la direction du club. « Dans sa déclaration surréaliste, Robert Malm déclarait pouvoir reconnaître l’auteur des insultes racistes parmi les membres des GN 91, association qui a, par ailleurs, émis à de nombreuses reprises de vives critiques envers la politique menée par les dirigeants. Il nous semble difficile de croire que ces plaintes ne soient pas téléguidées. » Le président « surpris » Cette procédure judiciaire apparaît comme une nouvelle étape dans les relations tendues entre les Gladiators, les ultras de Nîmes et le président du club, Jean-Louis Gazeau, dont ils réclament la démission. Dans un club miné par le conflit latent entre association et SASP, chacun s’accuse facilement de jouer la partition du camp d’en face. « Je suis surpris de cette attitude, explique Gazeau. La plainte ne vise aucun groupe de supporters. Il est dans l’intérêt de tous de savoir s’il y a eu injures racistes et qui les a proférées. D’autant que je suis persuadé qu’elle n’est pas issue des groupes de supporters. Si je leur reconnais une qualité, c’est bien de ne pas être racistes », une référence aux nombreux tifos ou banderoles contre le racisme confectionnés par le passé. Alors que les associations ont annoncé la fin des encouragements « tant que des sanctions ne seront pas prises envers les joueurs », le club, qui s’était excusé des gestes obscènes auprès de ses supporters tout en soutenant l’action en justice des joueurs (sans s’associer à la plainte), a choisi d’attendre les résultats de l’enquête pour prendre des décisions. La DNCG au menu des ministres européens LES 27 MINISTRES européens des Sports se réunissent aujourd’hui et demain à Biarritz. L’Union européenne, présidée par la France jusqu’en décembre, n’ayant pas encore de compétence pour le sport, ce rendez-vous restera informel, de même que toute décision susceptible d’être prise. Ainsi Bernard Laporte, secrétaire d’État aux Sports, souhaite tout au plus une « déclaration commune » sur tous les dossiers passés en revue pendant deux jours. Ils sont nombreux : la santé, le dopage, le double projet (formation scolaire et sportive), le financement public et privé, les agents sportifs et la réflexion sur une DNCG (*) européenne. Ardent défenseur de cette dernière, Frédéric Thiriez, président de la LFP et vice-président de l’EPFL (association de 25 ligues de 23 pays d’Europe), y consacrera tout son discours aujourd’hui à 16 h 30 devant les ministres. Récemment, le directeur de la Premier League anglaise, Richard Scudamore, s’est déclaré opposé à une DNCG européenne qui viendrait mettre son nez dans le Championnat anglais. « Chacun gouverne chez soi comme il l’entend, avait rétorqué Frédéric Thiriez. « À Biarritz, je vais rappeler que la DNCG européenne est une mesure concernant la Ligue des champions, très facile à mettre en œuvre. L’UEFA le fera, car ce fair-play financier défendu par Michel Platini est la condition de l’avenir de la C 1. » Ce même combat n’empêche pas une profonde divergence entre le patron de l’UEFA et celui de la LFP. « Jamais Michel Platini n’a été sur la même longueur d’onde que Frédéric Thiriez, soutient William Gaillard, directeur de la communication de l’UEFA. Nous voulons le renforcement de notre système de licence, qui marche bien et demande à être affiné, mais pas une DNCG qui viendrait tout réguler. Nous avions combattu la création d’une agence sportive européenne pour les mêmes raisons. » Autre pierre d’achoppement évoquée à Biarritz : la règle du 6 + 5 pour une équipe (six joueurs susceptibles d’être appelés dans la sélection du pays auquel le club est affilié). La FIFA la réclame. Frédéric Thiriez indique que la France « marque des points » auprès d’autres pays et ajoute : « On s’en sortira avec une résolution. » « Tant que ce sera illégal pour Bruxelles, car fondé sur une discrimination en fonction des nationalités, nous serons contre et nous privilégierons notre règle basée sur la formation », explique William Gaillard. (*) La Direction nationale de contrôle de gestion des clubs pros.
11月26日 Les lièvres et la tortue ou le tord tue les projets morts-nés ?La petite phrase du jour : « A Metz, question nouveau stade, c’est comme cette femme qui fait les soldes, remarque un manteau qui lui fait envie, décide avant de l’acheter d’en parler à son mari qui, lui, hésite, puis accepte au bout de quelques jours : quand la femme revient pour acheter le manteau, celui-ci a disparu ! Déjà vendu ! Zut ! On atend quoi, au juste ?Il y a la BA 128 qui va disparaître et un site en pleine ville de Metz à aménager….Alors pourquoi on hésite ? Un peu de réactivité, messieurs les dirigeants!!!» (Quotidien « Le Monde ») Philippe Séguin souhaite un financement privé des stades Le rapport de la commission Grands stades - Euro 2016 a été remis lundi 24 novembre Président de la Cour des comptes et grand amateur de football, Philippe Séguin a remis, lundi 24 novembre, au premier ministre François Fillon, le rapport de la commission Grands stades-Euro 2016 qu’il dirige. Ce document, qui appuie la probable candidature de la France à l’organisation du Championnat d’Europe des nations, constate l’obsolescence de nos stades par rapport aux voisins britannique et allemand et prévient qu’un simple ravalement ruinerait les chances françaises. M. Séguin préconise « une nouvelle politique nationale des stades» qui encouragerait l’initiative privée, la puissance publique pouvant financer les infrastructures d’accès. Les travaux de la commission ont démarré en février. Depuis, les Français sont confrontés à la crise économique et à d’autres impératifs que la modernisation de leurs stades. Votre rapport arrive-t-il au bon moment ? Construire des stades, c’est une manière comme une autre d’utiliser les facilités offertes par un plan de relance. C’est aussi apporter en temps de crise un dérivatif. Donc, il n’y a pas de décalage. Il y a toutefois une contradiction entre la hausse du coût des places qui pourrait survenir avec les nouveaux aménagements et la volonté de garder le football comme un sport populaire. Nous nous sommes efforcés de la traiter avec des propositions concrètes. Un exemple : les places exclusivement assises exigées par l’UEFA posent des problèmes dans les kops, où l’on ne s’assied pas. Aujourd’hui, des formules de places modulables permettront d’être assis pendant l’Euro et de rester debout pour les matches de championnat. Le rapport est critique envers l’organisation de la Coupe du monde en 1998, qui a essentiellement profité au seul Stade de France… Par rapport à 1998,nous encourageons un système où l’on puisse éventuellement se passer d’un centime d’argent public. Le football français, nolens volens, est majeur dans son fonctionnement mais tant que les clubs ne sont pas propriétaires de leur stade et tant qu’ils ne peuvent pas en faire un centre de profit, ils resteront des nains économiques. La priorité est de sécuriser le juridique. Aussi longtemps que durent les procédures visant l’Olympique lyonnais, les travaux de l’OL Land [le grand stade moderne souhaité par le président Aulas] n’avancent pas. Le développement du sponsoring et du naming (la possibilité pour une marque de donner son nom au stade) ne va-t-elle pas provoquer des conflits avec les municipalités, pour lesquelles le club peut être une vitrine ? J’ai été maire [d’Epinal, de 1983 à 1997], et le fait que le stade fut communal ne m’apportait pas un surcroît de voix ! Il faut tenir compte de la culture locale. Le Vélodrome avec des propriétaires privés, ce n’est pas ce que souhaite la ville de Marseille. Les mentalités peuvent évoluer. Je me souviens de l’apparition de la publicité sur les maillots, c’était un scandale. La France a un autre déficit, qui concerne la culture du supporteur… L’UEFA est exigeante pour une foule de choses, sauf la jauge, dont le seuil est de 30 000 places. Les spectateurs sont là pour « faire le public », comme ce peut être le cas dans une émission télévisée. ,En France, il y a une systématisation du nocturne, même en plein hiver. En garantissant les droits du diffuseur, on oblige les supporteurs à se « peler » à 21 heures. On vous sent nostalgique du football d’antan… Je rêve de l’époque où j’encourageais le Racing au vieux Parc des Princes. Je venais entre 15 heures et 17 heures avec les enfants et trouvais un coin au soleil. Vous n’avez pas réagi à l’affaire de La Marseillaise sifflée pendant le match France-Tunisie. Certains ont dénoncé un outrage, d’autres ont trouvé qu’on en a fait beaucoup trop. Où vous situez-vous ? Je participe des deux réactions. Je suis très mécontent quand j’entends La Marseillaise sifflée mais il faut ne jamais être allé dans un stade pour ne pas savoir que cela n’a pas le sens qu’on lui prête ordinairement. Ce n’est pas comme siffler La Marseillaise devant l’Arc de Triomphe. C’est le mal de vivre des banlieues qu’il faut regarder. J’ai par ailleurs souvenir que des hymnes, le bulgare par exemple, ont été sifflés chez nous. On ne sifflait pas la Bulgarie pour son roi premier ministre ou ses yaourts, mais parce qu’elle nous avait éliminés à plusieurs reprises. Pour une évolution législative Les points clés du rapport. Il préconise la reconnaissance du caractère d’équipement « d’intérêt général » aux grandes enceintes sportives. Une telle mesure faciliterait les opérations de financement des dessertes et accès au stade par les collectivités locales. Elle sécuriserait également les procédures liées au droit des sols. Le rapport souhaite aussi la transformation de la taxe sur les spectacles en TVA à 5,5 %. Ou du moins l’harmonisation de cette taxe, qui peut être nulle dans certaines communes et élevées dans d’autres, donc inégalitaire. Quels stades pour l’Euro 2016 ? Le rapport n’appuie aucune candidature. Mais il recense « quatre projets de création nouvelle » (à Lille, Lyon, Nice et Strasbourg), « quatre projets de rénovation profonde » (à Lens, Marseille, Saint-Etienne et Nancy), ainsi que des aménagements possibles (à Nantes, Rennes, Bordeaux et Toulouse).
Un nouveau stade sinon rien ? Le projet d'agrandissement du stade Saint-Symphorien a du plomb dans l'aile. La tendance est aujourd'hui nettement en faveur d'une nouvelle enceinte. Explications. Il manquait au moins un nom, lundi à Matignon, dans le rapport remis par la Commission «Grands Stades» au Premier ministre François Fillon. Celui de Metz. Ni projet de nouveau stade, ni projet de rénovation d'envergure, ni aménagement possible lié à une candidature pour l'Euro 2016. Rien. Du nouveau à l'Est L'Euro 2016, c'est demain. Et peut-être en France. Si Strasbourg qui aura un nouveau stade, part avec une longueur d'avance, Nancy, qui a un projet d'agrandissement, et Metz seront aussi sur la ligne de départ. Ne cherchez pas, vous perdriez votre temps. A l'exception de Strasbourg, qui avait accueilli deux rencontres (Danemark-Belgique et Allemagne-Portugal) de la première phase de l'Euro 1984, que la France avait ensuite remporté en finale face à l'Espagne, avec notamment un but d'un certain Michel Platini, et quelques dizaines d'années plus tôt, lors de la Coupe du monde de 1938, le match Brésil-Pologne, rien. Ou si peu. Un France-Hongrie amical à Saint-Symphorien en mai 2005, sans doute quelques autres rendez-vous sans grand relief auparavant, et puis c'est tout ! Les amateurs de foot du grand Est, clairement, n'ont pas été gâtés jusqu'ici. Et pour qu'ils le soient à l'avenir, il va falloir qu'élus, dirigeants et investisseurs privés se retroussent sérieusement les manches. Le rapport n'a fait que confirmer ce qu'on savait déjà. La qualité des infrastructures françaises souffre la comparaison avec celle de nos prestigieux voisins espagnol, italien, allemand ou anglais. Des cinq grands championnats du vieux continent, c'est bien le «parc français» le moins bien loti. Trois projets Au moment où la France entend se positionner pour l'organisation de l'Euro 2016, ce constat tombe bien mal. Au point que l'ancien élu spinalien se prononce sévèrement. «Un simple ravaudage des stades existants, une rénovation a minima des enceintes entretiendraient peut-être l'illusion d'une candidature ; ils empêcheraient sûrement sa réussite », peut-on lire dans le rapport. Capacité en nombre de spectateurs moindre, services rendus le plus souvent réduits au strict minimum, rien ne plaide en faveur des stades français. Y compris et a fortiori de ceux de l'Est. FC Metz express Tableau de bord. (Site officiel FC Metz) Kang de retour à Metz Le Sud Coréen Jin Ouk Kang, qui avait quitté les bords de la Moselle dans le but d'effectuer son service militaire, est de retour à Metz après deux ans d'absence. Au cours de la saison 2005/2006, Kang avait eu le loisir de montrer sa détermination et sa combativité en participant à cinq matches officiels sous le maillot messin. Puis il fut contraint de retourner dans son pays natal afin de sacrifier au service militaire d'une durée de deux ans. Pendant cette période, Kang a évolué au sein d'un club de première division sud-coréenne et revient aujourd'hui avec l'ambition de se faire une place au FC Metz. Dans un premier temps, il a été intégré au groupe CFA dirigé par José Pinot. Il sera par la suite évalué par le staff technique messin. Rien ne presse car s'il rejoint à nouveau les rangs du Club à la Croix de Lorraine, Kang ne sera qualifié qu'à partir du mois de janvier. Il peut évoluer en tant que milieu défensif ou latéral droit. NÎMES Victime d’une déchirure à un mollet fin octobre, Jeannel a recommencé à courir lundi et devait passer une IRM de contrôle hier. Sankharé (genou) et Poulain (pubis) ont effectué un travail athlétique à part et reprendront aujourd’hui. Appelé dans le groupe face à Firminy (2-1), le jeune Benyahya a été conservé par Vannuchi. Fédération française Martel vice-président ? LE 13 DÉCEMBRE, l’assemblée L de la Fédération française (FFF) désignera son nouveau président. Jean-Pierre Escalettes, seul candidat en lice, se succédera à lui-même. A cette occasion, un nouveau conseil fédéral sera élu. Gervais Martel, le président du RC Lens, en fera partie comme représentant des présidents de clubs pros en compagnie de ses homologues de Guingamp et de Nancy, Noël Le Graët et Jacques Rousselot. Escalettes caresse une idée secrète : voir le patron des Sang et Or devenir vice-président de la FFF. 11月25日 Le rapport de la commission des stades, dit rapport Seguintélécharger le rapport Seguin du 24/11/2008 : ici http://dl.free.fr/qsgSCJqlv Ne pas verser des larmes de crocodiles, rentrer dans l'arêne avec l'objectif des trois points!La petite phrase du jour des clubs Mosellans qualifiés en Coupe de France à propos du FC Metz : « Ils sont derrière nous ! »…Bien vrai, ça ! (RL)Vailati : «Un challenge important» Le FC Metz pourrait officialiser aujourd'hui la venue d'un nouveau gardien. En attendant, Germano Vailati, 28 ans, a déjà fait connaissance avec le vestiaire messin. Premiers pas à Metz. Premières impressions ? Le Nîmes Olympique en bref Le club Palmarès Coupe de France (Quotidien Le Parisien) Candidature à l’Euro 2016 La France doit muscler ses stades C’EST un vaste chantier qui attend la France si elle souhaite organiser le Championnat d’Europe de football en 2016. Dans le rapport « Grands Stades Euro 2016 » remis hier par Philippe Séguin au Premier ministre, François Fillon, le président de la Cour des comptes stipule que l’Hexagone devra se doter de « dix grandes enceintes sportives modernes dès 2014».Selon lui, si la France ne faisait pas le nécessaire et se contentait d’un replâtrage des infrastructures existantes, elle serait irrémédiablement exclue de la course à l’Euro. Se doter d’enceintes cinq étoiles. Le constat de la commission Séguin n’est pas nouveau : en matière de stades, la France est à la traîne des principaux pays européens (Angleterre, Allemagne, Espagne, Italie) en termes de capacité et surtout d’accueil des spectateurs. C’est d’ailleurs ce qui avait motivé Bernard Laporte quand il a décidé de diligenter cette mission « Grands Stades » au début de l’année. Actuellement, aucun club français ne joue dans une enceinte du plus haut niveau européen (le fameux label 5 étoiles de l’UEFA). «Du coup, la recette moyenne par spectateur s’élève à seulement 16-en France contre respectivement 22, 24 et 33- en Italie, Allemagne et Espagne. L’Angleterre constituant un modèle singulier et probablement intransposable (51) », notent les auteurs du rapport. Changer la loi. En France, seul Auxerre est propriétaire de son stade. Simples locataires des collectivités locales, les autres clubs ne sont donc guère incités à engager des travaux dans leurs enceintes. Pour faire évoluer cette situation et encourager l’investissement privé, la commission préconise une modification de la législation. Il s’agit de faire reconnaître le caractère d’intérêt général des grandes enceintes (plus de 30 000 places) afin de faciliter notamment le financement des dessertes au stade. D’autre part, le rapport conseille de remplacer la taxe sur les spectacles (trop aléatoire) par le prélèvement de la TVA à 5,5 %, qui aurait le mérite de réserver une égalité de traitement entre les sports, les clubs et les communes. Transformer les stades en « lieux de vie ». Pour donner envie au spectateur de se rendre au stade, il faut lui donner un peu plus que ce que lui offre la télévision. La commission évoque quelques aménagements qui doivent transformer les enceintes françaises en « lieux de vie ».Mettre en place le contrôle électronique des billets, faciliter l’accès aux sites, repenser les loges et la réception des VIP, réaliser des programmes annexes (cinémas, hôtels, galeries marchandes)…voilà autant de nouveautés à même de multiplier les recettes. 11月24日 Et quand c'est fini, ça recommence..La petite phrase du jour : « Après Metz, Lens ! E-li-mi-nés !... faute de rois, on a fait des choix ! On connait les priorités de cette année …» (24 heure) Transfert: Vailati prêté à Metz SION | Germano Vailati s'apprête à découvrir les charmes de la L2. Le portier du FC Sion a, en effet, été prêté jusqu'à la fin de la saison au FC Metz qui se bat pour regagner sa place en L1. Il s'est rendu dimanche en Lorraine pour finaliser ce prêt. Agé de 28 ans, Germano Vailati a perdu sa place de titulaire en mars dernier. Il évolue à Sion depuis 2004. Il fut l'un des grands artisans de la promotion en Super League et de la victoire en Coupe de Suisse en 2006. Football CFA : Metz méritait mieux Une centaine de spectateurs. Temps neigeux. Arbitre : M. Mulin. AUXERRE. Sorin, Fachan, Messiba, Itoua, Sidibé, Ndinga (75e, Malaga), Jasse, Traoré (Dufour, 72e), Quercia, Dalé (Kitambala, 65e), Langil. METZ. Ruffier, Bousbaa, Reydel, Schmisser, Zimmer, Patin, Bourgeois, Haddadji, Fostier (N’Diaye, 56e), Sommer, Sakho (N'Ganvala, 75e). La réserve du FC Metz a décroché, hier après-midi à Auxerre, son premier nul de la saison à l'extérieur, mettant fin à une série de cinq défaites hors de ses bases. Résistante et même dangereuse à l'occasion, la formation mosellane a dans l'ensemble mérité ce résultat. Sous les yeux de deux anciens techniciens grenat aujourd'hui auxerrois, Francis de Taddeo et David Carré, les joueurs de José Pinot se sont créés les meilleures occasions. Comme sur cette remise en retrait de Sakho à destination de Fostier (6e). Ou encore ce centre de Zimmer qui semait la panique dans la défense auxerroise (38e) avant que Sakho ne se présente seul devant Sorin (42e). A l'issue des débats, José Pinot pouvait se montrer satisfait : «Il y a eu de l'envie, mais aussi de la qualité dans le jeu. On a bien maîtrisé ce match, avec une équipe jeune. C'est bien pour leur progression. Tout n'a pas été parfait, mais on a su faire bloc dans les moments difficiles, sans oublier de porter le danger » (Quotidien l’Equipe) : Le gardien suisse du FC Sion Germano Vailati (28 ans) entamera ce matin un essai, que les dirigeants messins espèrent rapidement concluant. Le titulaire du poste depuis trois ans, Marichez – opéré fin octobre d’une lésion tendineuse à l’épaule – devant être absent pour un minimum de quatre mois, le club lorrain est à la recherche d’un deuxième portier pour épauler le jeune Oumar Sissoko. Barbosa (ischiojambiers) devrait reprendre l’entraînement collectif dans les prochains jours, tout comme Vivian (ischiojambiers). Tous deux pourraient être du déplacement à Nîmes en fin de semaine. (Quotidien Le Parisien) retour sur la Coupe…Créteil-Lusitanos : « Là, on est costauds » VINCENT DI BARTOLOMEO, auteur du but décisif EN COUPE de la Ligue, Vincent Di Bartoloméo avait déjà accroché cette saison Brest (L 2) et Nantes (L 1) à son tableau de chasse. Au tout début de sa carrière, lors de ses deux premières saisons professionnelles à Châteauroux, il s’était offert Lyon, Marseille, Bordeaux et Strasbourg. Malgré cette succession de prouesses, le défenseur cristolien gardera un souvenir ému de la qualification (2-1) obtenue vendredi soir face à Metz (L 2). Son premier but sous le maillot val-de-marnais a en effet permis à Créteil d’éviter la prolongation et de décrocher son billet pour le 8e tour. Etes-vous surpris de cette qualification ? Vincent Di Bartoloméo. On avait vu les deux victoires de Metz face à Lyon et Strasbourg (en Coupe de la Ligue). Forcément, on savait que ce serait dur. Mais quand on joue une équipe comme celle-là, candidate à la L 1, on a tous à cœur de bien faire. Et comme les victoires en Coupe de la Ligue nous ont donné confiance, on s’est tous dit qu’il y avait peut-être moyen de gagner. N’avez-vous jamais douté durant ce match ? On a serré les dents jusqu’au but de Madjid (NDLR : Bouabdallah) qui nous a libérés. Quand on a mis le deuxième, je me suis dit : « Là, on est costauds. » Bon, c’est vrai que les dix dernières minutes ont été les plus longues de tout le match (rires), mais on n’a rien lâché. Comment expliquez-vous que Créteil brille en Coupe et peine en championnat, 11 nuls après 15 journées ? Parce que Créteil joue au ballon. Dans ce registre, il est plus facile de s’exprimer face à de grosses écuries que contre des équipes de National. D’ailleurs, c’est à l’issue de nos deux plus mauvais matchs qu’on a obtenu nos deux victoires en championnat. Ne craignez-vous pas que la Coupe de France vous joue de vilains tours ? Au contraire. Quand on ne gagne pas, toutes les victoires sont bonnes à prendre. Il faut juste ne pas s’endormir là-dessus. Cette qualification doit plutôt nous donner des idées, nous permettre de lâcher les chevaux. Malgré notre classement, Créteil est l’une des plus belles équipes de National dans laquelle j’ai évolué. On mérite vraiment d’être là-haut. 11月23日 Certains n'ont pas le niveau du National, comme l'a démontré le match contre Créteil !La petite phrase du jour : « La boucle est bouclée » Tout est dans tout et réciproquement. Pierre Dac, que les moins jeunes d'entre nous connaissent parfaitement pour son sens de l'humour et tout autant de la formule, aurait pu finir sa carrière au sein du groupe Amaury. Il aurait pu y passer sans transition de la théorie à la pratique. Non content d'organiser ses propres épreuves (cf. le Tour de France) et d'en rendre compte largement dans ses colonnes (L'Equipe, Le Parisien), ledit groupe annonce avoir signé un accord avec l'opérateur autrichien de paris sportifs Bwin, en vue de l'ouverture de ce marché sur le territoire français. Une manière comme une autre de boucler la (Grande) boucle en quelque sorte. (RL) Pouliquen : «On n'a pas le droit» CFA Metz, prendre de l'avance
11月22日 Germano Vailati à Metz?Germano Vailati en route pour Metz? Christian Constantin libère Germano Vailati. «La possibilité d'un prêt à Metz (ndlr: actuellement en Ligue 2) jusqu'à la fin de l'année existe en raison de la blessure du gardien titulaire. Je ne m'opposerai pas à cette transaction», déclare le président du FC Sion. Sous contrat avec le club valaisan jusqu'en juin 2010, le portier tessinois confirme les contacts avancés entre les deux parties. «Les premiers échanges ont commencé il y a un mois, c'est le président Constantin qui m'a parlé de cette offre. Mon entrée en jeu à Bâle, puis ma titularisation à Bellinzone ont retardé les choses», confie le Tessinois. «J'ai rencontré le président en début de semaine pour solliciter son accord à mon départ. Ma préférence aurait été de retrouver une place de titulaire ici à Sion. Je ne pense pas que les deux penalties encaissés à Bellinzone m'ont fait perdre ma place. Jouer un match, puis regagner le banc devient de plus en plus difficile à gérer. Je souhaite évoluer dans un contexte plus serein et plus stable dans lequel le travail de la semaine paie. Metz donne des garanties dans ce domaine. Le club est ambitieux, il veut remonter en première division.» Envisage-t-il un retour à Tourbillon au terme du prêt en Lorraine? «Je ne me projette pas aussi loin. Attendons déjà la concrétisation de mon engagement à Metz.»
Un FC Metz bien mou, avec des joueurs qui n'avaient pas les crocs...Metz n'y a pas coupé !La petite phrase du jour : « Metz, ce soir n’a rien montré, mais a démontré les insuffisances de certains à ce niveau !...Cette équipe bis voire ter a manqué de gens qui avaient envie de progresser et de se montrer : beaucoup se sont cachés, qu’il va falloir bouter hors du bois !! Ajoutez un-vrai-problème de gardien, vous obtenez ce triste résultat…» (Quotidien l’Equipe) Créteil est renversant Menés au score, les Cristoliens ont réussi à éliminer Metz. Et voilà un premier club de L 2 à la trappe. C’EST LE PARADOXE de Créteil. À la peine dans son Championnat de National, où il n’a gagné que deux matches cette saison, le club du Val-de-Marne est irrésistible en Coupe. Arrivé jusqu’aux huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue après avoir sorti Nantes (1-0), il a éliminé, hier, le FC Metz, 4e de L 2, après avoir été mené au score dès le premier quart d’heure. « Je ne sais pas comment l’expliquer, racontait, serein, Olivier Frapolli, l’entraîneur. Mes joueurs sont plus libérés dans ces compétitions médiatisées. Ils n’ont rien à perdre. » Ils l’ont démontré sur ce 7e tour de Coupe de France. Les Lorrains ouvraient pourtant le score sur une de leurs seules occasions de la première période. Un coup franc lointain de Cardy était mal repoussé par la défense cristolienne. Esseulé au second poteau, Brégerie, le défenseur central, reprenait le ballon d’une demi-volée que Levaux, remplaçant de Trivino pour la Coupe de France, ne pouvait que repousser dans son but (0-1, 11e). Alors qu’ils avaient fait ce qu’il faut en début de rencontre, les Messins avaient alors le tort de la jouer petit bras. Créteil, invisible jusque-là, en profitait pour reprendre confiance sur une frappe terrible de Gohiri, bien claquée en corner par Sissoko (34e). Le « bourreau » Bouabdallah frappe encore Quelques minutes plus tard un centre d’Abwo, même pas dangereux, arrivait sur Bouabdallah, seul dans la surface messine. L’avant-centre cristolien, au milieu d’une défense lorraine consternante de passivité, se retournait pour placer une frappe du droit en pivot hors de portée de Sissoko (1-1, 38e). Le buteur héros de l’élimination nantaise en 16es de finale de la Coupe de la Ligue justifiait ainsi sa réputation de bourreau. Metz était alors incapable de réagir et d’élever son niveau de jeu sur un terrain très abîmé et dans des conditions climatiques épouvantables, tirant le niveau technique par le bas. Une aubaine pour le club de National. Pouliquen, visiblement agacé, pouvait s’agiter sur son banc. Avec un Babacar Gueye mal inspiré en attaque, ses hommes ne pouvaient compter que sur les coups de pied arrêtés pour marquer. Mais, dans l’exercice, les banlieusards parisiens n’étaient pas mal non plus. Un coup franc de trente mètres, joué en deux temps pour le capitaine Di Bartolomeo, trompait ainsi Sissoko, visiblement gêné par un rebond (2-1, 80e). « Je ressens une grande joie, tout simplement, commentait Frapolli. À la mi-temps, j’ai dit aux joueurs de se lâcher. Ils ont fait preuve de valeurs morales, de combativité et d’un super état d’esprit. C’est un petit exploit quand on regarde les derniers résultats de Metz. » Un exploit qu’il faudra faire fructifier en Championnat. Pouliquen pointe son banc ON NE L’Y REPRENDRA PLUS. Yvon Pouliquen, l’entraîneur messin, avait décidé pour cette rencontre de faire tourner largement son effectif. Au coup d’envoi, seulement trois joueurs (le gardien Sissoko, Cardy et C. Gueye) avaient débuté le match au sommet contre Strasbourg lundi (3-2) en Ligue 2. « C’est une leçon, a commenté froidement le coach lorrain. Il y en a certains qui avaient l’opportunité de montrer ce qu’ils valaient. Tant pis pour eux. Je comprends leur déception de ne pas être souvent titulaires. Mais, vu la prestation de ce soir (hier), ils doivent se poser des questions et se remettre en cause. » Pour le prochain rendez-vous en Championnat, contre Nîmes, Pouliquen a prévenu : « Je ferai une équipe composée de garçons qui ont le désir de donner le meilleur d’eux-mêmes de la 1re à la90e minute. » Car contre Créteil, dans un match qu’il a qualifié de « gentillet », le technicien lorrain n’a pas aimé l’attitude de ses garçons après l’ouverture du score. « C’est une déception, dit-il. On avait le match en main et on s’élimine tout seul. Les Cristoliens ne se sont pas montrés vraiment dangereux. Mais nous non plus. On a été punis. » Metz était hier bien loin de sa prestation d’il y dix jours à Gerland contre Lyon en 8es de finale de la Coupe de la Ligue (3-1). (Quotidien Le Parisien) L’exploit de Créteil FOOTBALL, COUPE DE FRANCE (7e TOUR)/CRETEIL-LUSITANOS - METZ 2-1. Premier des treize clubs franciliens en lice ce week-end, le pensionnaire de National a fait sensation hier soir en éliminant Metz (Ligue 2). CRÉTEIL prend donc la coupe à cœur. Après s’être offert les scalps de Brest (L 2) et Nantes (L 1) en Coupe de la Ligue, les joueurs d’Olivier Frapolli ont signé un nouvel exploit de taille hier à l’occasion du septième tour de Coupe de France. Insipide en championnat, le treizième de National a, cette fois, eu « l’indélicatesse » de sortir Metz, quatrième de Ligue 2 et équipe en forme du moment. Malgré son statut de meilleure formation de Ligue 2 en déplacement, ses récents succès sur Lyon (3-1en8es de Coupe de la Ligue) et Strasbourg (3-2 en championnat) et un entraîneur, Yvon Pouliquen, déjà vainqueur de l’épreuve à deux reprises (en 2001 avec Strasbourg et 2002 avec Lorient), les Grenats n’ont pu stopper les sept mois d’invincibilité de Créteil à Duvauchelle. Comme ce fut le cas en Coupe de la Ligue à Nice (penalty concédé à la 7e minute), les Val-de-Marnais ont pourtant attaqué la rencontre de la pire des manières. Sur une mauvaise relance de la défense, Romain Brégerie a en effet donné l’avantage aux Mosellans d’une magnifique volée que Thomas Levaux n’a pu que détourner dans sa lucarne (0-1, 11e). Mais comme galvanisé par l’arrivée du champion du monde Bernard Diomède dans les tribunes, « Magic » Madjid Bouabdallah a de nouveau fait parler la poudre. Auteur d’un exploit personnel dans la surface, l’attaquant cristolien a ainsi inscrit son quatrième but en Coupe d’une frappe croisée imparable (38e). Un renversement de situation qui aurait pu réveiller de bien tristes Messins. Mais à part une tête de Brégerie non cadrée (69e) et une tête de l’ex-Parisien Victor Mendy au ras de la transversale (76e), c’est Créteil qui a crânement joué sa chance au retour des vestiaires. Une audace ré- compensée par un puissant coup franc de Di Bartoloméo qui, contre toute attente, a propulsé Créteil au huitième de finales (80e). « Comme à Nice, on a été menés d’entrée, mais on a retenu la leçon, se félicite Frapolli. On ne s’est pas affolés. On a été patients. Le fait de revenir nous a remis en confiance. A la mi-temps, j’ai demandé aux gars de se libérer. C’est un petit exploit qu’on va savourer. » Au moins jusqu’au prochain tour où le président Lopes rêve déjà d’accueillir « un nouveau gros morceau. » (RL) Les huit hooligans interdits de stade Interpellés mardi matin par les gendarmes de la compagnie de Metz, huit des hooligans nancéiens qui avaient mené, fin août, une expédition punitive contre des supporters messins et havrais, réunis à Louvigny, seront jugés au tribunal correctionnel de Metz pour violences aggravées et dégradations, en mars prochain. Depuis hier, ils savent également qu'ils sont le coup d'une mesure d'interdiction de stade pour les trois prochains mois. Un geste fort décidé par la Préfecture. Metz par la petite porte La Coupe de France, c'est fini : le FC Metz a pris l'eau, hier soir, sous le ciel de Créteil. Il quitte la compétition logiquement, au terme d'une prestation plus que décevante. Tout tient peut-être dans ces mots, signés Olivier Frapolli : «C'est quand même un petit exploit.» Lorsqu'il s'est présenté dans la salle de presse, quelques minutes après le coup de sifflet final, l'entraîneur cristolien avait encore les pieds sur terre. Suffisamment, en tout cas, pour comprendre que son équipe venait de battre un adversaire messin qui n'avait rien à voir avec celui des deux semaines écoulées. Impérial la semaine dernière à Lyon, en Coupe de la Ligue, pétillant face à Strasbourg pas plus tard que lundi, en championnat, Metz n'a été que l'ombre de lui-même sur le terrain de la Coupe de France. Et le couperet est tombé : son aventure s'est achevée aussitôt commencée, sur la pelouse cabossée de Dominique-Duvauchelle, sous la pluie, au terme d'une soirée durant laquelle l'équipe d'Yvon Pouliquen n'a jamais été maître d'un sujet évoluant pourtant à l'étage inférieur. Romain Brégerie avait pourtant placé les siens sur la bonne voie. Spectateur lors des deux derniers rendez-vous messins, le défenseur a profité de son retour sur scène pour se rappeler au souvenir de son entraîneur : monté aux avant-postes sur un coup de franc de Julien Cardy, l'ancien Bordelais n'a pas hésité au moment de reprendre le ballon, mal renvoyé par les Cristoliens. Sa frappe du pied gauche brisait le rideau adverse, laissant Levaux impuissant (11e). Le premier but de Brégerie sous ses couleurs messines tombait à pic. Il permettait à Metz d'envisager la suite des événements plus que sereinement .Mais le confort s'entretient. Et Metz l'a sans doute oublié en chemin, affichant une conviction trop inégale pour éteindre définitivement la foi d'une formation végétant dans les eaux troubles du National. Invaincu sur sa pelouse, Créteil a retrouvé les chemins de l'espoir sur un ballon récupéré par Bouabdellah à l'entrée de la surface de réparation messine. La frappe de l'attaquant cristolien ne laissait aucune chance à Oumar Sissoko (38e). A dix minutes de la fin. Malheureux et fébrile, il y a quelques jours face au voisin alsacien, le gardien messin n'avait jusque-là rien eu à faire. Un constat valable pour Leveaux, son homologue, doublure habituelle de Richard Trivino, l'ancien Messin. Remodelée en profondeur - plus de la moitié des joueurs alignés hier par Yvon Pouliquen n'étaient pas présents au coup d'envoi face à Strasbourg - la formation messine n'a jamais été en mesure d'affirmer sa supériorité hiérarchique. Les changements opérés par l'entraîneur messin au fil de la seconde mi-temps se sont révélés inefficaces. Ni Cyril Chapuis, ni Victor Mendy, entrés pour donner du poids à leur attaque, n'ont en effet été en mesure de renverser la vapeur. Et Créteil, tombeur de Nantes et Brest aux tours précédents, a ensuite frappé au bon moment. Alors que les prolongations se dessinaient doucement mais sûrement, Di Bartolomeo, le capitaine cristolien, profitait d'un coup franc lointain pour déjouer les pronostics : sa frappe transperçait le mur grenat et trompait la vigilance d'Oumar Sissoko. Il restait dix minutes avant la fin du temps réglementaire. Le délai s'est avéré insuffisant. Metz ne poursuivra pas sur les trois tableaux. A cette déception, s'en ajoute une autre, constituée par le triste visage affiché hier par la formation d'Yvon Pouliquen. Attendu à Nîmes, vendredi prochain, Metz aura peut-être retrouvé des couleurs. Il en faudra pour effacer les traces de la gifle reçue hier, dans le Val de Marne. Les Messins en sont repartis par la petite porte. Réactions «Se remettre en cause» Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «Il y a eu des absences, un manque d'engagement, d'envie et de détermination. La punition est là, nous sommes éliminés de la Coupe de France et c'est logique. Créteil ne s'est pas créé beaucoup d'occasions, mais nous non plus. Il y a des joueurs qui vont devoir se remettre en cause. Je comprends la déception de ceux qui ne jouent pas habituellement, mais lorsqu'ils en ont la possibilité, il est indispensable qu'ils fassent les efforts pour être à la hauteur.»Olivier Frapolli (entraîneur de Créteil) : «Je ressens de la joie, tout simplement. Nous avions mis un plan de jeu en place, mes joueurs l'ont respecté, peut-être un peu trop, même, en première mi-temps. Après, ils se sont un peu plus libérés et nous avons eu la chance de marquer ce deuxième but sur coup franc à dix minutes du coup de sifflet final. Ensuite, nous avons tenu le choc grâce à nos valeurs. C'est quand même un petit exploit au vu des deux derniers matches de Metz.»Julien Cardy (capitaine de Metz) : «Nous n'avons pas été assez constants pour nous mettre à l'abri lorsque nous menions au score. Non, nous n'avons pas laissé couler les choses en deuxième période, nous sommes joueurs, professionnels, nous étions entrés sur la pelouse pour nous qualifier. On ne choisit pas nos matches. Malheureusement, Créteil nous a battus. Nous n'avons pas fait une bonne prestation et nous en sommes tous conscients.» (Site officiel FC Metz) Metz surpris par Créteil La Coupe de France, aventure rafraîchissante la saison passée, s’est arrêtée dès le premier tour pour le FC Metz cette fois. A Créteil, les Mosellans n’ont pas connu la même réussite qu’à Gerland et s'inclinent deux buts à un. Le FC Metz l’a gagnée à deux reprises, son entraîneur Yvon Pouliquen aussi. Pour plusieurs raisons, la Coupe de France est une compétition appréciée du côté de Saint-Symphorien. Il y a quelques mois, celle-ci avait vu Metz éliminer Strasbourg puis Lorient avant de s’incliner sur la pelouse du Champion. Cette année, elle s’est terminée dans l’anonymat du stade Dominique Duchauvelle. (Quotidien le Monde) Le foot français attend ses stades Après Eric Besson, Philippe Séguin doit remettre son rapport sur les « arènes sportives du futur » & le président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, doit remettre, lundi 24 novembre, le rapport de la commission « grands stades » censé appuyer la candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016 de football. Pour que la France rattrape son retard dans le domaine des enceintes sportives, le terrain aura été préparé par le rapport Besson sur « La compétitivité des clubs de football professionnel français » (Le Monde du 7 novembre), puis par la première conférence sur les stades organisée les 18 et 19 novembre à Paris par la Ligue de football professionnel (LFP) et l’Association européenne de management des stades (ESMA). La commission « grands stades » compte parmi ses 19 membres Jean-Michel Aulas, Gervais Martel et Max Guazzini, respectivement patrons de l’Olympique lyonnais, du Racing Club de Lens et du Stade français. On trouve également Frédéric Thiriez, le président de la LFP. Au moment où les Français, confrontés à la crise économique, peuvent légitimement se demander si pareil chantier est prioritaire, Frédéric Thiriez a estimé qu’il est au contraire légitimé par « l’obligation de la relance économique ». Selon une enquête Ipsos dévoilée pendant la conférence des stades, 34 % des personnes interrogées manifestent un intérêt pour le football mais elles ne sont que 10 % à assister aux matches. Et 80 % des spectateurs de Ligue 1 et de Ligue 2 sont favorables à la construction de stades de nouvelle génération. Au-delà de la perspective 2016, le souci de Philippe Séguin est de « réfléchir aux arènes sportives du futur », en se référant aux stades multifonctionnels de nos voisins britannique et allemand. Et donc de ne pas répéter les erreurs de 1998 lorsque la France a accueilli la Coupe du monde : sur les 600 millions d’euros dépensés, 420 millions l’avaient été pour construire le seul Stade de France de Saint-Denis – qui devait ne jamais accueillir de club résident – au détriment des neuf autres sites. Pour son Mondial2006, l’Allemagne a investi près d’1,5 milliard d’euros pour douze stades, onze ayant un club attitré. C’est d’ailleurs le voisin d’outre- Rhin qui sert de référence avec un modèle économique équilibré ayant permis de diversifier les recettes en maintenant une tarification raisonnable, à la différence de la Premier League anglaise. Comme l’explique Frédéric Bolotny, économiste au Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges et auteur, avec son collègue Guillaume Gouze, d’une étude sur l’exploitation des enceintes sportives, « on ne va pas passer du tout-public au tout-privé. Un investissement exclusivement public pose un problème d’efficacité et de légitimité depuis que les clubs sont devenus des sociétés commerciales. Mais les collectivités ne peuvent se désengager totalement car le stade est un outil d’aménagement du territoire et un lieu d’attractivité pour les entreprises ». Pour que les clubs ne soient plus dépendants des droits de retransmission télévisés (57 % des ressources des clubs de Ligue 1), pour qu’ils ne soient plus locataires d’un stade vétuste mais propriétaires d’une enceinte moderne qui leur permettent de mener un projet sportif, les partenariats public-privé seront favorisés. « On va vers une forme d’économie mixte pour concevoir, financer, construire et gérer un stade, constate Frédéric Bolotny. Soit avec un contrat de concession, comme c’est le cas au Mans [avec le MMArena], soit avec un contrat de partenariat, comme on l’observe à Lille [avec le stade de Villeneuve d’Asq]. » Pour le moment, une vingtaine de projets sont à l’étude ou ont démarré pour un investissement global de 1,7 milliard d’euros. L’« arène sportive du futur », que M. Seguin appelle de ses vœux, devrait ressembler à ce qui existe déjà à Londres ou à Munich. Pariant sur la qualité et l’accueil, elle dégage de fortes recettes de billetterie avec un taux de remplissage élevé et développe « l’hospitalité sportive », autrement dit les espaces VIP. « A Old Trafford [le stade de Manchester United],9 %des places les plus chères rapportent 43 % des recettes les jours de match », rappelle Frédéric Bolotny. En France, on en est bien loin. Et le retard vaut aussi pour les spectacles (concerts) quand Il n’y a pas match, les activités de restauration et de loisirs, ou les congrès – ce que tente de faire Jean-Michel Aulas avec son OL Land. Sans parler du « naming », qui permet au partenaire privé de donner son nom au stade. Ici, le MMArena du Mans fait office de laboratoire. Comme le relève Frédéric Bolotny, il permet aux Mutuelles du Mans de se doter d’« un statut de bâtisseur très positif en termes d’image et à la ville de réduire sa participation de 10 millions d’euros sur dix ans ». Malheureusement, cet écrin ne pourra être retenu pour l’Euro 2016 car il n’atteint pas les 30 000 places requises. 11月21日 Un match pour Mendy ?La petite phrase du jour : « Metz n’y coupera pas ! » (Quotidien Le Parisien) FOOTBALL, COUPE DE FRANCE (7e TOUR)/CRETEIL-LUSITANOS - METZ. Après deux saisons passées en Moselle, Yohan Betsch retrouve Metz avec la ferme intention de se faire regretter par son ancien club. Betsch rêve de revanche TROUBLÉ par ces retrouvailles aussi inattendues que prématurées, il n’en a, d’abord, pas dormi de la nuit. Depuis que le sort a placé Metz (L2) sur la route de Créteil-Lusitanos lors du tirage du 6 novembre dernier, Yohan Betsch a bien sûr retrouvé le sommeil. Mais pas un jour ne se passe sans que le milieu cristolien (21 ans) ne pense au rendez-vous qui l’attend, ce soir (20 h 45) lors du 7e tour de Coupe de France, avec des Grenats dont il défendait encore les couleurs la saison dernière. « Je suis super excité, trépigne même l’ancien espoir du Racing CF 92 (de 2004 à 2006). J’ai tellement de choses à leur prouver, une telle envie de leur montrer qu’ils auraient dû me donner ma chance que je veux faire un gros gros match. » Pas de rancœur, ni d’amertume à l’égard d’un club avec qui il est resté en bons termes. « Le président Molinari m’a même envoyé une lettre de félicitations après notre victoire contre Nantes en Coupe de la Ligue. » Juste le désir de remettre les pendules à l’heure, histoire de digérer ces deux saisons mosellanes qui l’ont vu être le seul parmi la quarantaine de pros à ne jamais être apparu en équipe première. « L’année dernière (NDLR : celle de la descente en L 2), tout le monde a été essayé… sauf moi. Je l’ai mal vécu. J’étais devenu un cadre en CFA. . » Débarqué à Créteil cet été «pour se relancer », le «gendre» d’Ali Tabti (il partage la vie de Stéphanie, la fille de l’entraîneur du Racing) n’a pas mis autant de temps à s’imposer. «Malgré un tout petit CV », il est, à sa « grande surprise », devenu un des rouages essentiels de l’entrejeu, au point d’être le seul avec les « anciens » Trivino et Di Bartoloméo à avoir participé à tous les matchs de championnat. N’en déplaise à des Messins qui viennent de s’offrir le scalp de Lyon (3-1 en 8es de finale de Coupe de la Ligue) et de Strasbourg (3-2 en championnat), mais Yohan Betsch répondra de nouveau présent ce soir en Coupe de France. Et cette fois, il entend bien ne pas passer inaperçu. Une invincibilité à défendre CRETEIL-LUSITANOS (N) - METZ (L 2), ce soir (20 h 45) au stade Dominique-Duvauchelle. Arbitre : M. Jochem. Créteil : Levaux - Argelier, Bong, Di Bartoloméo, Zanoni - Paul, Betsch, Boulebda, Mokdad, Gohiri - Bouabdallah. Rempl. : Bachiri, Abbar, Abwo, Maïga, Vareilles. Entr. : Frapolli. Metz : Sissoko - C. Gueye, Brégerie, Delgado, Rippert - Cardy, François, Chapuis, Agouazi, Bessat - Mendy. Rempl. : Ruffier, Diane, Farina, Johansen, B. Gueye. Entr. : Pouliquen. MÊME si Yvon Pouliquen sera privé de Strasser, Chrysostome (sélections), Marichez (convalescent), Barbosa (ischios), Renouard, Cissé, Rocchi et Vivian (choix), la tâche s’annonce rude pour des Cristoliens qui déplorent l’absence de Loja (cheville), Lafon et Trivino (choix). Face à la meilleure équipe de L 2 en déplacement, Olivier Frapolli s’attend à une partie « plus difficile que face à Nantes (victoire 1-0 en Coupe de la Ligue) qui évoluait pourtant en L 1. » «Mais on a une invincibilité à domicile à faire valoir », conclut le coach dont l’équipe vient de décrocher sa deuxième victoire en championnat (1-0 contre Gueugnon.) Mendy a fait son trou C’EST l’une des plus belles progressions de ces dernières années en Ile-de-France. Anonyme réserviste à Pontault-Combault (DHR) il y a encore cinq ans, Victor Mendy (26 ans) a éclaté en direct sur France 3 il y a dix jours à Lyon (L 1) en Coupe de la Ligue. L’attaquant de Metz (L 2) a crevé l’écran et largement contribué à l’exploit de son équipe (3-1) en inscrivant un but agrémenté d’une passe décisive. « On m’aurait dit cela il y a encore deux ans, je ne l’aurais pas cru », reconnaît Mendy (14 matchs, 2 buts en L 2 cette saison). L’ex-joueur de Villemomble (35 buts en 3 ans en CFA 2 et CFA) et du Paris FC (12 buts en National en 2006-2007) est en passe de s’imposer dans l’attaque messine après son prêt convaincant (8 buts marqués) l’an passé à Clermont (L 2). « Je sais d’où je viens, explique Mendy. J’espère qu’Alain (M’Boma) sera là. C’est mon papa spirituel dans le foot. Il est la base de tout car il a cru en moi. » (Quotidien l’Equipe) AFFAIRE KÉBÉ I La sanction contre Bastia annulée Le tribunal administratif de Bastia a annulé hier le retrait d’un point décidé la saison dernière contre Bastia après les insultes racistes dont avait été victime Boubacar Kébé, alors à Libourne-Saint-Seurin. Le tribunal a motivé sa décision en affirmant que la décision de la commission supérieure d’appel de la FFF du 30 octobre 2007 est « entachée d’une erreur de droit ». Selon le tribunal, la commission « n’établit pas que les désordres ayant eu lieu sont imputables à des supporters bastiais » et ne pouvait notamment faire valoir que « des injures de même nature de la part de supporters bastiais ont déjà été constatées par le passé ». L’avocat du SCB, Me Dominique Mattei, s’est réjoui de la décision : « C’est une victoire mais la plus belle victoire serait d’inciter la LFP et la FFF à équilibrer leur sanction disciplinaire quel que soit le club. » Il envisage de réclamer des dommages et intérêts : « Sans ce préjudice, le Sporting aurait terminé à une meilleure place et bénéficié de rentrées financières supérieures. » (Site officiel FC Metz) : gare au piège cristolien Les Grenats se méfient énormément de Créteil, qui s’est déjà offert le scalp du FC Nantes en Coupe de la Ligue. Yvon Pouliquen ne veut pas que son premier adversaire en Coupe de France cette saison soit aussi le dernier. Après Lyon et Strasbourg, Créteil. Bien évidemment, l’affichage suscite beaucoup moins d’engouement que les deux précédentes aux abords de Saint-Symphorien. Ce n’est pas pour autant une injure au club du Val de Marne. « Il s’agit du pire tirage que nous pouvions avoir lors de ce septième tour, affirme d’ailleurs Yvon Pouliquen. Aucune équipe de Ligue 2 ne se déplace chez une formation évoluant en National. » Si les Cristoliens pointent à une triste treizième place, loin du trio de tête dans lequel ils espéraient figurer, d’autres chiffres invitent à la méfiance. En Coupe de la Ligue, les coéquipiers de Richard Trivino et Johan Bestch, deux anciens Messins, ont plutôt bien mené leur barque en battant Niort, Brest puis Nantes avant d’être défait à Nice. Ils totalisent même dans cette compétition plus de victoires (3) qu’en championnat (2) ! Voici les seize joueurs qui effectueront le déplacement à Créteil vendredi soir à l'occasion du septième tour de la Coupe de France. Cyril Chapuis effectue son retour, Fallou Diagne son apparition. Gardiens : Sissoko, Ruffier (RL) Metz : éviter l'inversion
Parfaits à Lyon et face à Strasbourg, les Messins reviennent à l'ordinaire. Attention donc à Créteil, pensionnaire de National.
Le contexte. En dix jours, le FC Metz passe des lumières de Lyon à l'anonymat frileux du stade Dominique-Duvauchelle de Créteil, via l'éclat d'une victoire bénéfique dans le derby de l'Est marquant le retour du spectacle à Saint-Symphorien. Attention donc à la transition : héros parfaits des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue, les Messins doivent absolument éviter de devenir les zéros de la Coupe de France. «Les tirages ne nous sourient pas, en ce moment, note Yvon Pouliquen. Cette fois, nous sommes les seuls, de toute la Ligue 2, à ne pas affronter des amateurs, les seuls à jouer contre une équipe de National, et chez elle en plus ! » Après deux succès de prestige, Metz redécouvre un statut qui est souvent le sien, en championnat : celui de favori. Invaincu à domicile, Créteil n'y gagne pas beaucoup : six nuls pour seulement deux victoires. En Coupe, les statistiques volent en éclats. «Ils ont déjà battu Nantes (en Coupe de la Ligue) cette saison, et ils pensent à juste titre pouvoir réaliser une performance contre nous », affirme l'entraîneur messin à propos des Cristoliens, treizièmes de leur classement, à dix points du trio de tête, qui restent sur un court succès face à Gueugnon (1-0). 11月20日 Sur le banc...La petite phrase du jour : « Créteil : un gardien sur le banc…Metz : un gardien sur le banc ? » (Quotidien l’Equipe) Sans Chrysostome ni Strasser à Créteil Sissoko, qui a joué mardi avec le Mali contre le Maroc (1-1) à Rouen, gardera la cage messine à Créteil demain en Coupe de France. Les deux autres internationaux, le Béninois Chrysostome et le Luxembourgeois Strasser, ne devraient, eux, pas être de la partie, le premier en raison d’un retour tardif, le second car il jouait hier soir face à la Belgique. Il a d’ailleurs égalé le record de sélections détenu par Carlos Weis (88). – M. Tu. L’équipe probable : Sissoko – Ch. Gueye, Vivian, Brégerie, Rippert – Agouazi, Cardy, François, Bessat – Chapuis, B. Gueye. (Site officiel FC Metz) Trivino : « la qualification est possible ! » Auteur d’un passage éclair sur les bords de la Moselle, Richard Trivino ne gardera pas les buts de Créteil vendredi. Mais il a tout de même accepté de répondre à nos questions avant ce 7ème tour de Coupe de France. On l’imaginait heureux d’affronter le Club à la Croix de Lorraine vendredi, on s’était trompé. Le portier de Créteil, dont l’expérience en Moselle avait tourné court, ne sera pas de la partie vendredi. La raison est simple : il a été décidé en début de saison que son suppléant Thomas Levaux jouerait en Coupe de France. L’ex-Messin s’assoira donc sur le banc, tout en espérant que sa formation réalise un nouveau cou, après avoir éliminé Nantes en Coupe de la Ligue. La prochaine rencontre à domicile des Grenats aura lieu vendredi 5 décembre à 20h30, soit la veille de la Saint-Nicolas. A cette occasion, le FC Metz a décidé d’inviter les enfants de moins de 16 ans au stade. La dernière soirée à Saint-Symphorien s’est bien déroulée pour l’équipe d’Yvon Pouliquen, qui a battu Strasbourg et offert un beau spectacle à son public. Il faut prolonger la fête contre Angers, le 5 décembre prochain ! A cette occasion, les enfants de moins de 16 ans sont invités. (RL) Richard Trivino: «Créteil peut réussir l'exploit» Aujourd'hui à Créteil, Richard Trivino a gardé les buts de Boulogne et, très furtivement, du FC Metz. A défaut d'une place de titulaire demain, il occupe celle d'arbitre. Il n'a opéré qu'un passage express par Metz, à l'été 2007, le temps d'un malentendu avec une infime mais alors influente minorité de supporters. Richard Trivino a ensuite participé à la première saison de Boulogne-sur-Mer en Ligue 2, avant de retrouver Créteil, le National, et Metz demain en Coupe de France. S'il laisse la place à sa doublure («Metz, de toute façon, me porte malheur »), Trivino n'en reste pas moins un observateur privilégié de ce septième tour, et de l'actualité en tête de la Ligue 2. 11月19日 Pas encore vraiment sur la voie royale, le club messin ira se faire vanner en CDLLes petites phrases du jour : « Sissoko a hésité…Ses dirigeants eux aussi, hésitent : attention aux cartons rouges ! Le travail dans les couloirs ne doit pas faire oublier que c’est en face des poteaux que l’on marque des buts, en général ! »"Bizarre,vraiment bizarre, ce tirage de CDL...Une histoire de "boules chaudes" de plus ?Non, bien sûr, je rigole!" (Quotidien l’Equipe) Les Français n’aiment pas leurs stades SELON UNE ENQUÊTE IPSOS, 50 % des Français qui ne se rendent pas au stade mettent en avant le prix élevé et 43 % la sécurité, à égalité avec la diffusion télévisée des matches. Ces chiffres ont été révélés hier à Paris, lors de la première des deux journées de la conférence sur les stades, organisée par la LFP et l’Association européenne de management des stades (ESMA). L’étude fait également ressortir que, l’ambiance, le confort et la sécurité constituent les priorités du public. Avec une moyenne d’âge de soixante-six ans, les stades français (avec ceux d’Italie) demeurent – et ce n’est pas une surprise – les plus mal adaptés d’Europe, provoquant au sein du public un taux d’insatisfaction de 22 %. Ce retard s’est même accentué depuis une décennie : quatre enceintes rénovées en France contre treize en Allemagne, douze en Angleterre et neuf en Espagne. Faut-il s’étonner alors que des spectateurs de L 1 et de L 2 s’expriment favorablement à 80 % pour l’arrivée de stades de nouvelle génération et à 71 % pour des enceintes multifonction ? Les clubs y voient surtout un moyen de capter de nouvelles ressources. L’écart entre les personnes manifestant un intérêt pour le football (34 %) et celles qui fréquentent les stades (10 %) donne des perspectives. Joachim Soetard, directeur de développement d’IPSOS, s’est risqué à évaluer ce marché potentiel à 40 millions d’euros. « Malgré la crise et peut-être même à cause d’elle, jamais autant de chances n’ont été de notre côté pour rattraper notre retard », a déclaré Frédéric Thiriez, le président de la LFP, dans son discours d’introduction hier. Philippe Stinglhamber, ingénieur, a précisé qu’un stade « met quatre à dix ans à voir le jour » de la décision à la construction. Et ajouté : « Dans la perspective de l’Euro 2016, il ne faut plus tarder. » C’est l’objet même du rapport Seguin rendu public à la fin de ce mois. Trois cas concrets serviront les interventions de la dernière journée de cette conférence : le LondonO2 Aréna, le futur OL Land et le Stade de France Nouveaux stades Thiriez : « C’est maintenant ou jamais ! » A L’OCCASION de la Conférence des stades qui se déroule depuis hier et jusqu’à ce soir porte de Sèvres à Paris, Frédéric Thiriez, le président de la Ligue, a lancé un appel pour que la France ne soit plus le parent pauvre de l’Europe en matière d’enceintes sportives. « Si la France ne prend pas, aujourd’hui, le tournant en matière de stades, elle jouera pour longtemps en Deuxième Division européenne, explique-t-il. Il y a une opportunité liée à la crise mondiale et aux conclusions du dernier G 20 qui prône des politiques nationales de relance. Dans le programme de grands travaux en France, pourquoi pas les stades en vue de l’Euro2016 ? Saisissons cette occasion. On a une fenêtre de tir extraordinaire, allons-y ! C’est maintenant ou jamais ! » Un pied dans l’ascenseur Après quinze journées, les relégués Lens, Strasbourg et Metz sont tous en course pour la remontée immédiate. Une première. La victoire de Metz sur Strasbourg (3-2), lundi, a resserré la tête de la L 2, où quatre équipes se tiennent en trois points, même si Lens compte un match en moins. Parmi elles, Boulogne-sur-Mer fait figure d’intruse, au milieu des trois relégués. Une situation inédite depuis que la L 2 se joue en poule unique (1993). En 1995-1996, Caen et Sochaux figuraient sur le podium à cet instant de la saison mais il n’y avait, cette année-là, que deux clubs relégués de D 1 et Sochaux avait fini par ne pas monter (10e). Lens, Strasbourg et Metz sont donc sur le chemin d’une première : la remontée immédiate de la totalité des relégués de la saison précédente. LENS (1er, 31 points) LES RAISONS DU REBOND. Contraint à l’économie après son inattendue relégation, le club a largement modifié son effectif mais celui-ci a gardé une touche « L 1 » à travers un recrutement tourné vers Valenciennes (Roudet, Chelle, Doumeng). L’arrivée de Jean-Guy Wallemme comme entraîneur a permis d’entamer un nouveau cycle. Malgré un léger tâtonnement au départ (défaite dès la deuxième journée à Vannes, 1-2), la mayonnaise a vite pris chez le grand favori de la L 2, à la fois coriace défensivement et efficace en attaque, à l’image de ses meilleurs buteurs, Maoulida et Monnet- Paquet (5 buts). CE QUI PEUT LUI ARRIVER. – Lens a sans doute le meilleur effectif de L 2. Et le plus attirant, donc. Il faudra se méfier du mercato hivernal, qui pourrait déstabiliser le vestiaire au milieu de la saison. Le club parviendra-t-il à retenir des joueurs convoités comme Maoulida, Monnet-Paquet ou Kovacevic ? Lens devra aussi bien gérer son match en retard contre Montpellier, le 11 décembre. Une défaite l’empêcherait de prendre le large et pourrait relancer son adversaire dans la course à l’accession. STRASBOURG (2e, 29 points) LES RAISONS DU REBOND. – Le traumatisme d’une fin de saison délétère en L 1, avec onze défaites d’affilée, a été en partie effacé par un grand brassage de l’effectif (treize départs) et l’intégration de nombreux jeunes du centre de formation. Étoffée par trois joueurs expérimentés à ce niveau (S. Pelé, Shereni, K. Traoré), l’équipe de Jean-Marc Furlan a aussi réussi un démarrage parfait (cinq victoires), portée par l’efficacité de Fanchone, le meilleur buteur actuel du Championnat. CE QUI PEUT LUI ARRIVER. Le licenciement de Belghazouani, la longue absence d’Othon et les blessures du moment (Pelé, Gargorov, plus Marcos et Paisley depuis lundi soir) fragilisent l’équipe, dont le banc manque un peu de maturité. Jusqu’à la trêve, qui devrait lui permettre de se renforcer côté gauche, Furlan sera donc en équilibre précaire. La force mentale de ses cadres, dans l’éventualité d’une mauvaise passe prolongée, est aussi une interrogation majeure. METZ (4e, 28 points) LES RAISONS DU REBOND. Hormis Pjanic, Yvon Pouliquen pouvait compter en début de saison sur l’ossature de l’équipe reléguée, où figurent plusieurs éléments champions de L 2 en 2007. Rocchi, Rippert et Johansen ont aussi renforcé un effectif très fourni, surtout au milieu et en attaque, et qui a d’emblée affiché une grande solidité défensive lui permettant d’être performant à l’extérieur. Plus récemment, le passage en 4-3-3, décidé à Lyon (3-1) en Coupe de la Ligue, a semble-t-il permis aux Messins d’améliorer leur utilisation des côtés. CE QUI PEUT LUI ARRIVER. Surpris par Boulogne (1-2, 4e j.), Metz a ensuite dominé tous ses concurrents directs, Lens (1-0), Montpellier (2-1) et Strasbourg (3-2), mais se montre beaucoup moins déterminé et inspiré contre les équipes de standing inférieur, contre lesquelles il doit assumer la conduite du jeu. Autre incertitude, la capacité de Sissoko, le remplaçant de Marichez dans la cage, à se montrer décisif. Enfin, la forte concurrence au sein de l’effectif peut être un atout délicat à manier. Les chaînes snobent la Ligue des champions M 6 et France Télévisions n’ont pas répondu à l’appel d’offres de la plus prestigieuse des Coupes d’Europe. Orange a fait le minimum. LA CONSULTATION LANCÉE par Team Marketing AG, la société qui commercialise la Ligue des champions pour le compte de l’UEFA, est en passe de faire un flop. Invitées à répondre hier midi, les chaînes françaises ne se sont pas bousculées au portillon. On s’attendait à une sévère empoignade entre TF 1, détenteur des droits de diffusion de la meilleure affiche, M 6 et France Télévisions. Il n’en sera rien, faute de combattants. « Nous n’avons répondu à aucun des lots (sept sont mis en vente), confirme Nicolas de Tavernost, le président de M 6. Nous considérons que les audiences ne sont pas suffisantes pour justifier de tels investissements (TF 1 paie autour de 39 millions d’euros annuels). Aujourd’hui, le football est fortement déficitaire sur les antennes. On peut faire un effort en période de forte croissance, mais le contexte actuel de la crise financière nous conduit à la prudence avec le football, même si cela ne préjuge pas de ce qu’on fera à l’avenir pour d’autres appels d’offres. » Les dirigeants de France Télévisions ont eux aussi fait preuve de frilosité, préférant déserter le champ de bataille afin de ne pas indisposer l’Élysée. Bientôt privées de ressources publicitaires suite à une décision du président Sarkozy, les chaînes publiques auraient eu du mal à justifier une surenchère sur les droits du football. Surtout pour acheter des matches européens et engraisser l’UEFA, qui n’en a pas vraiment besoin. TF 1 devrait donc se retrouver seule en course pour renouveler son contrat. Mais si l’UEFA n’est pas satisfaite des offres de la Une, elle ne lui déroulera pas le tapis rouge et préférera sans doute relancer son appel d’offres un peu plus tard. Du côté des télévisions payantes, la compétition ne paraît pas non plus très vive. Là encore, l’UEFA rêvait d’une guerre entre Canal +, qui diffuse le deuxième choix, ainsi que des magazines (contre un chèque annuel de 29 millions d’euros) et Orange, la nouvelle terreur du marché. Mais l’opérateur de téléphonie s’est finalement contenté de répondre à un lot accessoire (les matches en différé, diffusés en vidéo à la demande). Didier Lombard, PDG de France Télécom (maison mère d’Orange), l’a confirmé sur l’antenne de la radio BFM avant même la clôture de la consultation : « On va faire une offre sur un petit lot de l’appel d’offres dont vous parlez, mais on ne sera pas sur les gros lots parce qu’on est satisfaits avec ce qu’on a. » Canal + devrait donc jouer sur du velours. Mais si son offre n’est pas jugée convenable par l’UEFA, elle ne sera pas immédiatement retenue. Au final, la Ligue des champions ne fait donc plus vraiment recette en France, alors que les droits sont en hausse dans les autres grands pays européens. Peut-être tout simplement parce que nos clubs y sont à la peine, et les audiences avec eux. (Site officiel FC Metz) Nous sommes regonflés Les deux succès de rang enregistrés à Lyon et devant Strasbourg ont fait du bien aux Messins, en perte de confiance à leur retour de Clermont. Leur capitaine Julien Cardy, buteur lundi soir, revient sur cette semaine rêvée. Cardy fan des derbies ? Confiance : le plein s’il vous plait ! Les Grenats se déplaceront en Bretagne à l'occasion des quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Après avoir foulé le sol de Gerland en huitièmes de finale, les Grenats se déplaceront une nouvelle fois en Coupe de la Ligue. Ils se rendront à Vannes, la partie aura lieu le 13 ou le 14 janvier 2009. Les autres matches : (RL) Metz veut un coup de mains Metz ne néglige rien. Malgré le regain de santé observé à travers les deux dernières prestations livrées par l'équipe d'Yvon Pouliquen, les recherches ont repris pour renforcer le pôle gardiens. Yvon Pouliquen a vécu «dix secondes de solitude ». Puis il a respiré et poussé un énorme ouf de soulagement, auquel a répondu celui des supporters messins réunis lundi dans les tribunes de Saint-Symphorien. L'espace d'un instant, le peuple grenat a bien crû qu'Oumar Sissoko allait regagner les vestiaires avant l'heure. Mais l'arbitre du derby de l'Est, acte I, en a décidé autrement. Les réclamations de l'assistance strasbourgeoise n'ont pas eu de prise sur M. Viléo : pour l'arbitre, le tacle spectaculaire perpétré par le gardien messin sur la personne du Strasbourgeois Mathlouthi ne méritait rien de plus qu'un avertissement. Sans frais, certes. Un quart d'heure après la sanction, sur les coups de 22h30, Metz s'offrait la première manche du duel face au voisin alsacien. Et Sissoko pouvait rejoindre sa sélection nationale l'esprit tranquille. «Je ne sais pas.» Hier matin, l'entraîneur messin n'a pourtant pas échappé à une question subsidiaire : et si Oumar Sissoko avait été expulsé ? «Je ne sais pas qui aurait pris sa place dans le but », avoue Yvon Pouliquen. Une chose est sûre, cela n'aurait pas été un habitué : le Malien, 21 ans, était en effet le seul représentant de la confédération du gant présent sur la feuille de match. «Au moins deux gardiens» «Imaginons qu'Oumar se blesse, ou qu'il soit expulsé, comme il aurait pu l'être lundi. Pour le remplacer, l'entraîneur aurait le choix entre deux gardiens n'ayant encore aucune expérience à ce niveau, explique Joël Muller. Ce n'est pas remettre en cause leurs compétences que de dire qu'il serait prématuré de les envoyer au front. Or Metz étant un club désireux de retrouver la Ligue 1, il lui faut au moins deux gardiens capables d'assumer la place du titulaire.» Oumar Sissoko: «Un instant d'hésitation» «J'ai eu un petit instant d'hésitation mais il était trop tard pour reculer.» Joint hier après-midi, à quelques heures de son rendez-vous avec la sélection nationale malienne face à l'Algérie, Oumar Sissoko ne s'est pas défilé. Il le sait : lundi soir, son tacle sur Mathlouthi aurait pu lui valoir une expulsion, laquelle aurait évidemment plus qu'embarrassé ses coéquipiers. Il restait encore un quart d'heure à jouer dans le temps réglementaire. «Quand l'arbitre a sifflé, c'est vrai, j'ai paniqué quelques secondes, après quoi j'ai vu qu'il ne sortait qu'un carton jaune.» Le geste défensif du gardien messin sera quoi qu'il en soit évoqué entre son auteur et Jean-Marc Rodolphe, son entraîneur. Pour comprendre, tout simplement. Football coupe Roussel La fin d'une belle expérience Si le score est plutôt flatteur pour l'équipe du FC Metz (0-25) face à celle du CS Stiring pour le compte du 3e tour de la Coupe Roussel (coupe de Lorraine), les Stiringeois n'ont pas à rougir de cette défaite. 11月18日 Le podium raté de peu : les grenat auraient pu avec un peu plus de réussite se rendre ce match facile !Les petites phrases du jour : "Une semaine presque parfaite, mais : "Qui veut payer de nouveaux gants à Sissoko ?On cherche un nouveau sponsor...." « Fanchone, pire qu’un bourrin : une grande faucheuse qui devrait prendre trois matches au moins ! Voilà ce que c’est que de faire du trampoline aux entrainements : en match, on ne se retient plus et on y va pour casser ! Honte à eux !! Et ce sont eux qui nous traitent de bourrins ?» (Quotidien l’Equipe) Metz revient dans le jeu Les Lorrains se sont rapprochés de la tête du classement au terme d’une rencontre riche en rebondissements. METZ SAINT-SYMPHORIEN était à moitié vide mais le verre, lui, était bien plein. Car la Ligue 2 a offert hier un sommet passionnant, hormis dans sa première demi-heure, crispante, mais que tout le monde aura oublié ce matin. Une rencontre pleine de rythme, de buts et de rebondissements, bref d’adrénaline, dans laquelle les deux gardiens furent en partie responsables du spectacle et qui n’aura pas permis à Strasbourg de prendre de l’avance sur la quatrième place. En l’emportant contre son rival, Metz a réussi une semaine parfaite, après sa qualification surprise à Lyon (3-1) en Coupe de la Ligue. En six jours, les Messins ont construit un rebond remarquable et rejoint hier soir Boulogne au classement. Du début à la fin, ils ont semblé vouloir ce succès un peu plus que leur adversaire, qui n’a pas su se hisser au même niveau d’agressivité et d’enthousiasme. Après un début très oubliable, la rencontre s’est donc débloquée en cinq minutes. Légèrement supérieur dans la maîtrise technique, Strasbourg se laissait surprendre par le premier élan messin qu’avaient déclenché deux éclairs de Johansen, pour Renouard, trop excentré, puis Papiss Cissé, trop court (30e). Brouillon, Metz s’en remettait à son impact dans les duels : Cheikh Gueye s’emmêlait les pinceaux mais regagnait le ballon dans les pieds de Marcos, après un tacle qui était sans doute une faute. Le Brésilien restait à terre, en se tenant le genou droit, mais le latéral sénégalais poursuivait un mouvement qui, après un coup de billard entre Mendy et Paisley, permettait à Renouard de battre Cassard dans un angle fermé (1-0, 34e). Ce premier but à l’arraché donnait le ton d’une fin de première période plus soutenue et, dans la foulée, Strasbourg obtenait un coup franc que Cohade frappait puissamment. Dans la surface, Delgado se prenait les pieds dans le tapis et offrait l’égalisation à Carlier (1-1, 38e). Marcos était toujours sur une civière et Kandia Traoré pas encore entré en jeu mais Delgado se trouvait déjà décalé côté gauche. Ducrocq repoussait son centre comme il pouvait, c’est-à-dire mal, et Cardy prenait sa chance de loin. Trop vite au sol, Cassard ne pouvait que freiner la course du ballon qui entrait dans le but (2-1, 39e). Dans une configuration où Strasbourg se sentait davantage obligé de pousser, Metz pouvait alors utiliser les espaces laissés dans le dos d’une défense passive. Mendy (49e) et Cissé (52e) ne trouvaient pas le cadre avant que Rocchi ne temporise juste ce qu’il faut pour lancer Cissé dans la profondeur. Cassard était court et voyait lui passer au-dessus le ballon piqué du Sénégalais, qui marquait ensuite dans le but vide (3-1, 56e). Fanchone disjoncte Le gardien strasbourgeois n’était pas dans un grand soir mais il évitait le pire sur sa ligne devant Mendy (61e) et passait le témoin à Oumar Sissoko, son homologue messin. Sur un tir puissant de Jean-Alain Fanchone, ce dernier ne pouvait maîtriser un ballon dont Carlier, encore à l’affût, pouvait profiter (3-2, 68e). Le remplaçant de Marichez passait ensuite tout près de la catastrophe en sortant de manière inconsidérée hors de sa surface pour aller faucher à retardement Mathlouthi (74e). M. Viléo ne lui accordait qu’un jaune et Pouliquen, qui n’avait pas de gardien remplaçant sur le banc, soufflait un grand coup. Le gardien messin était fébrile car Strasbourg attaquait de nouveau avec conviction, autour d’un James Fanchone sorti d’un long sommeil. L’ailier strasbourgeois alertait Sissoko (71e), juste avant Mathlouthi (74e), mais il allait surtout sceller le sort de la rencontre en commettant sans raison un tacle violent sur Renouard (80e). Cette fois, M. Viléo ne faisait pas preuve de mansuétude et laissait Strasbourg à dix, sans ressource pour égaliser. Après Montpellier (2-1) et Lens (1-0) à l’extérieur, Metz a dominé Strasbourg chez lui. Si les hommes de Pouliquen montrent la même constance face au reste de la L 2, leur destin les mènera plus haut. L’HOMME CLÉ : RENOUARD (Metz), 7 Auteur d’une prestation remarquée contre Lyon mardi dernier en Coupe de la Ligue (3-1), où il fut buteur et passeur décisif, il a inscrit hier son deuxième but en six jours après un match plein, sur une reprise imparable du droit à la suite d’une frappe contrée de Mendy. Il fut le Messin le plus en vue, multipliant les appels, se montrant inspiré balle au pied et impliqué dans le repli défensif. « Le match que j’attendais » YVON POULIQUEN, l’entraîneur de Metz, a félicité ses joueurs après leur victoire décisive, qui permet à son équipe de recoller au trio de tête. METZ APRÈS UNE SEMAINE IDÉALE, entamée par une superbe victoire en Coupe de la Ligue à Lyon (3-1) mardi dernier et close avec ce succès contre Strasbourg bienvenu dans la course à la montée, l’heure était davantage au soulagement qu’à l’euphorie dans les rangs messins. Parce qu’hier soir, vraiment, il ne fallait pas se louper. « On ne pouvait pas se permettre de laisser Strasbourg partir à sept points, et on ne pouvait pas non plus rester à quatre points, ne cachait pas Yvon Pouliquen. J’ai mis un peu de pression sur les joueurs. Je leur ai dit : “ Ce que vous êtes capables de faire à Lyon, vous devez être capables de le faire en Championnat. ” » Le discours a payé, et le FC Metz a offert à Strasbourg son menu de la semaine : trois buts. « C’est bien de marquer autant », souriait Pouliquen, qui ne taisait pas sa satisfaction : « Ils ont vraiment fait le match que j’attendais. Sortir deux matches de ce calibre en une semaine, c’est bien. J’espère qu’on est lancés. » Il faudra, pour rester dans le rythme, garder le même niveau de jeu contre les équipes de petit calibre, ce que Metz peine à réussir cette saison, à l’image de sa défaite à Clermont (0-1), il y dix jours. « Inconsciemment, on n’aborde pas de la même façon Lyon que Clermont, reconnaissait Romain Rocchi. Pourtant, la motivation est là. Tous les matches sont importants si on veut monter. » Furlan : « On prend trop de buts » En attendant, voilà Metz qui recolle, juste derrière le trio de tête, avec une place sur le podium à portée de crampons. Pour le milieu de terrain, le renouveau messin tient moins du miracle que des conséquences du nouveau schéma tactique adopté par Pouliquen : « On est passés du 4-4-2 au 4-3-3, c’a libéré certains joueurs, surtout offensivement. » Les Strasbourgeois peuvent témoigner : les occasions messines n’ont pas manqué pendant le match. Évidemment, Jean-Marc Furlan a vécu une soirée moins agréable que le camp d’en face, lui qui a manqué l’occasion de faire le break sur le voisin lorrain. « Je regrette surtout le troisième but messin, expliquait-il. Le tournant du match, il est à 2-1.On A manqué de patience, les joueurs se sont jetés à l’abordage pour égaliser. On a manqué de maturité, c’est un peu l’émotion du derby. » L’émotion du derby, c’est aussi elle qui a traversé la tête de James Fanchone, auteur d’un tacle aussi violent qu’inutile sur Renouard ? « Oui, il y a beaucoup d’émotions et les joueurs ont du mal à garder leur sang-froid. Ce qui est dur, c’est surtout ça, de perdre James (Fanchone) et deux joueurs sur blessures (Marcos et Paisley). » Mais Furlan le sait bien : à l’extérieur, son équipe n’est pas tout à fait la même qu’à la Meinau, moins souveraine dans le jeu, moins inspirée, et plus souvent battue, donc. « On prend trop de buts, soufflait-il. En plus, ce sont des erreurs de notre part. C’est nous qui avons relancé Metz. »Mais avec les cadors attendus tous en tête de la L 2, la lutte n’en sera que plus palpitante. (Dernières Nouvelles d'Alsace): retour sur le derby Un joker en fumée « On ne pouvait pas laisser filer Strasbourg à sept points » (Site officiel FC Metz) La joie au bout du suspense Metz a remporté la première manche du derby de l'Est sur sa pelouse, moins d'une semaine après sa qualification en Coupe de la Ligue au Stade Gerland. Les Grenats ont à nouveau inscrit trois buts et auraient même pu se mettre à l'abri plus tôt. C'est un succès d'importance qu'ont signé les hommes d'Yvon Pouliquen, quelques jours après que les autres clubs de Ligue 2 se soient affrontés à l'occasion de la quinzième journée de Championnat. Face à Strasbourg, ils avaient en effet beaucoup à perdre. Le bénéfice de leur exploit à Gerland, d'une part; et leur proximité avec le trio de tête, d'autre part. En cas de défaite, le FC Metz se serait en effet retrouvé à sept longueurs de son adversaire du soir au classement. Les premières minutes de la partie furent très fermées. Les deux formations s'étaient présentées avec une organisation similaire. Yvon Pouliquen avait conservé le 4-3-3 de Lyon également utilisé par Jean-Marc Furlan, un système qui permet de regrouper cinq joueurs au milieu du terrain en phase défensive. Ainsi, les débats se situèrent essentiellement dans cette aire de jeu au cours de la première demi heure. On sentait aussi qu'une fois la faille trouvée par l'un ou l'autre, la partie pouvait se débrider. Mais on imaginait tout de même pas vivre cinq minutes aussi folles. Tout débuta à la 34ème minute, quand Cheikh Gueye un ballon qui parvint, après un relai avec Mendy, jusqu'à Sébastien Renouard. Déjà buteur à Lyon mardi, ce dernier ne se posait pas de question et fusillait Cassard d'une reprise de volée limpide (1-0, 34°). Mais les joueurs du Racing, qui réclamaient une faute de Gueye au départ de l'action, réagirent immédiatement. Une lourde frappe de Cohade donna lieu à une partie de billard dont Carlier profita, seul aux six mètres (1-1, 38°). Cette réaction en entraîna une autre : celle des Messins et de Julien Cardy, dont la frappe puissante à l'orée de la surface surprit Cassard (2-1, 39°). Les locaux furent les grands bénéficiaires de ce moment de flottement. Au retour des vestiaires, l'équipe d'Yvon Pouliquen accentua même sa domination. Papiss Cissé se créa une première occasion de corser l'addition, mais son ballon fuit la lucarne adverse (52°). Très remuant sur le front de l'attaque, le Sénégalais eut le mérite de ne pas se décourager et il fut récompensé dès l'action suivante. Rocchi attendit moment pour lui glisser un ballon parfait, qu'il conclut en dribblant Cassard (3-1, 56°). Le suspense faillit ne pas survivre aux minutes suivantes. Sébastien Renouard manqua de peu le doublé (57°) puis Victor Mendy obligea le gardien alsacien à une parade miraculeuse (62°). Mais au lieu de cela, c'est Rudy Carlier qui relança les siens, en envoyant au fond des filets un ballon relâché par Sissoko (3-2, 69°). Le Franco-Malien sauva ensuite les siens sur une frappe de Fanchone (71°), après avoir hérité d'un avertissement pour un tacle à retardement. La fin de partie fut d'ailleurs un combat que le meilleur buteur de Ligue 2, Fanchone, quitta avant tout le monde pour une intervention aussi douteuse que dangereuse sur Renouard (80°). Entré en cours de jeu, Babacar Gueye aurait pu achever le Racing, mais Cassard fut à nouveau impeccable (87°). Qu'importe, le succès messin était acquis. Tour à tour fébriles et brillants, les Mosellans se rapprochent de Boulogne... et progressent dans leur projet de reconquête du public. Les supporters grenats se sont fait entendre à l'occasion de ce derby. Pourvu que ca dure ! (Site officiel RC Strasbourg) La place pour mieux Le Racing a concédé sa deuxième défaite de la saison, ce lundi soir lors du derby disputé à Metz (3-2). Les hommes de Jean-Marc Furlan peuvent nourrir des regrets car ils avaient les moyens et les occasions pour revenir de Saint-Symphorien avec un point au moins. S'ils restent deuxièmes, ils voient les Lorrains, 4es, se rapprocher à une longueur. C'est le genre de match qui va laisser des regrets. Il va laisser des traces, mais aussi des regrets. Car si le Racing s'est incliné ce lundi soir à Saint-Symphorien, en clôture de la 15e journée de L2, cette défaite ne ressemble en rien à la première de la saison, concédée à Angers (3-0). Face au SCO, les Strasbourgeois avaient été transparents. Face au FC Metz, ils ont montré des choses intéressantes et, surtout, une réelle volonté de décrocher un résultat. Doublé de Carlier Mais cette équipe du Racing possède une force cette saison: elle ne s'avoue jamais vaincue. Bien que menée de deux buts, elle a eu le mérite d'y croire encore et a même été récompensée par la réduction du score de l'opportuniste Rudy Carlier, qui fêtait sa deuxième titularisation de la saison par un doublé en terre messine (68e). Les Alsaciens enchaînaient ensuite par de belles opportunités, comme cette frappe enroulée de James Fanchone (71e), cette demi-volée d'Ali Mathlouthi (73e) ou encore cette tentative de Mamadou Bah (78e). En vain. Marcos et Paisley touchés, J. Fanchone expulsé Cette soirée pourrait toutefois laisser des traces. Non pas mentales mais physiques. En effet, Marcos a dû quitter ses coéquipiers peu après la demi-heure de jeu, touché au genou. En seconde période, c'était au tour de Grégory Paisley de demander le changement (70e). Le capitaine confiait son brassard à Lacour en boitant bas. Dix minutes après, James Fanchone voyait rouge et était expulsé par M. Viléo pour une faute sur Renouard. Il connaîtra la durée de sa suspension ce jeudi soir, lors de la réunion de la Commission de discipline de la LFP. Mais il sera automatiquement suspendu ce samedi pour le 7e tour de la Coupe de France face à Sannois Saint-Gratien. (RL) Renouard : «De bon augure» Buteur à Lyon, Sébastien Renouard a remis le couvert, hier, à l'occasion du derby. Sébastien Renouard, que peut-on se dire au coup de sifflet final d'un match comme celui que vous venez de remporter ? «Tout simplement que ça a été une belle fête : il y a eu des buts, du suspense et la victoire, pour nous, au bout du chemin. Je suis d'ici, je sais ce que signifie un derby dans l'esprit des supporters. C'était tout aussi important de gagner à mes yeux.» Deuxième titularisation d'affilée après celle de Lyon et deuxième but. Vous êtes de retour ? «Oui, et j'espère que cela va durer. Je suis dans la continuité de ce que j'ai essayé de montrer à Gerland il y a quelques jours. J'ai une grosse envie de jouer, ce qui n'a pas été souvent le cas depuis le début de la saison. J'étais un peu tombé dans l'oubli du fait de mes performances, mais j'ai pris du recul durant l'intersaison et aujourd'hui, j'ai retrouvé le goût des choses simples : je rentre sur le terrain décontracté, avec l'envie de m'éclater.» Au-delà de l'aspect comptable, quelle importance peut avoir ce succès pour la suite des événements ? «Après notre qualification à Lyon, il nous fait encore plus de bien au niveau de la confiance. Et puis il ne faut pas oublier le public : remporter ce derby peut achever de nous réconcilier avec nos supporters. A nous de faire en sorte que cela continue.» Au niveau du jeu, le changement de dispositif tactique se révèle productif. «Oui, c'est exact. Il nous offre davantage de libertés, nous sommes mieux situés sur le terrain et nous parvenons à nous projeter vers l'avant plus vite. C'est de bon augure pour la suite des événements : ça a fonctionné contre deux grosses équipes.» Ce nouveau schéma peut-il expliquer la métamorphose de Metz, palpable entre la défaite de Clermont et les deux matches qui ont suivi ? «Je ne vais pas me permettre de juger la prestation de Clermont puisque je n'étais pas sur le terrain. Mais je ne crois pas qu'il faille noircir le tableau : le contexte n'était pas le même à Clermont.» Réactions. «On s'est fait un peu peur» Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) «Nous nous sommes mis en difficulté tout seuls en encaissant ce deuxième but. Mais l'équipe a donné le meilleur d'elle même pour tenir cette victoire dont nous savions l'importance. C'était presque plus difficile qu'à Lyon, car nous n'avons pas réussi à tuer le match, et parce que Strasbourg nous a beaucoup bougés. Parfois, les sommets accouchent d'un non match : cette fois, il y a eu du spectacle, grâce à deux équipes qui avaient la volonté d'aller de l'avant.»Jean-Marc Furlan (entraîneur de Strasbourg) : «Le tournant, c'est le troisième but messin. Nous avons eu le tort de nous jeter à corps perdu dans la bataille, je regrette notre manque de patience. A 10, même à 3-2, ça devenait compliqué. Le plus dur, au-delà de la défaite, c'est de perdre Marcos et Paisley sur blessure, plus la suspension de James Fanchone. C'est le problème des derbys : les joueurs ont du mal à canaliser leur énergie et leurs émotions.»Romain Rocchi (milieu de terrain de Metz) : «On s'est fait un peu peur en encaissant deux buts qui étaient sans doute évitables. Mais l'important est d'avoir résisté, et surtout d'avoir trouvé le chemin des filets à trois reprises.»Jeff Strasser (défenseur de Metz) : «Tout était réuni pour vivre une belle soirée. J'espère que nous avons convaincu certains supporters de revenir au stade. On sait de toute façon que cela ne tient qu'à nous et à notre capacité à produire du jeu. Nous avons battu une grosse équipe de Strasbourg, mais nous n'avons encore rien gagné : il va falloir se battre jusqu'au bout de la saison.»Pascal Johansen (milieu de terrain de Metz) : «Je mentirais si je vous disais que je ne suis pas content d'avoir gagné face à mon ancien club. On se devait de faire un résultat en championnat, chez nous, pour donner un sens à notre qualification en Coupe de la Ligue. C'est chose faite. Oui, c'était un vrai derby, un peu chaud, avec des buts, un carton rouge.»Julien Cardy (milieu de terrain de Metz) : «On s'est peut-être fait peur mais le principal est là : ce sont ces trois points. Au niveau du jeu, nous sommes restés dans la lignée de ce que nous avions montré mardi dernier à Lyon. Voir dans le changement de système la clé de notre réussite sur nos deux derniers matches serait un raccourci facile. Les joueurs y sont pour quelque chose. Nous avons sans doute pris conscience qu'il fallait se mettre le cul par terre.»
LA DÉFENSE 11月17日 Ne pas patauger dans la choucroute, rester concentrer : trois points svp !La petite phrase du jour : « Un tournant ! Faire sauter la banque et tomber le favori qui est devant !Monter sur le podium,enfin !»… (Quotidien l’Equipe) Pleins feux sur l’Est Après son exploit à Lyon (3-1), Metz reçoit Strasbourg sous haute pression et doit s’imposer pour revenir sur le trio de tête. METZ EST UNE ÉNIGME. Des trois relégués du printemps, il est en tout cas celui qui suscite le plus d’interrogations. Si Strasbourg et Lens n’ont pas tout réussi, leur parcours n’a jamais laissé le doute s’installer très longtemps, avec plus de deux points par match en moyenne. Les Messins, eux, n’ont jamais affiché beaucoup d’assurance à domicile et restent sur une morne défaite à Clermont (0-1). Paradoxalement, la sensation de leur qualification à Lyon (3-1), mardi en Coupe de la Ligue, n’a rien résolu. On ne sait toujours pas à quoi s’en tenir avec cette équipe capable du meilleur de temps en temps, du pire quelquefois et du médiocre le plus souvent. En ne prenant que cinq points lors de ses cinq derniers matches, l’équipe lorraine s’est placée dans une situation presque inconfortable avant le derby de l’Est. Une défaite permettrait à Strasbourg et Lens de prendre de l’avance et obligerait Metz à se contenter, provisoirement du moins, de la conquête de la troisième place. « C’est un mini-tournant dans ce Championnat, reconnaît Yvon Pouliquen, l’entraîneur messin. On est dans l’obligation de faire un bon match. » « On n’a pas trop de pression mais c’est un derby et on veut faire plaisir à nos supporters, explique de son côté Jean-Marc Furlan. On serait satisfaits d’un nul, qui les laisserait à quatre points. Une victoire, en revanche, serait extrêmement bénéfique. Ça les mettrait vraiment loin. » Renouard : « Pas le droit de se louper » La deuxième défaite de suite de Boulogne- sur-Mer, vendredi, aurait pu relativiser cet enjeu immédiat si Angers et Montpellier n’en avaient pas profité pour se rapprocher au classement. Jusqu’à nouvel ordre, Metz doit d’abord regarder derrière lui, car une nouvelle contre-performance redonnerait de la vigueur à ces outsiders. La pression est forte mais l’objectif loin d’être insurmontable pour les Lorrains, car Strasbourg rayonne davantage à la Meinau qu’à l’extérieur (deux victoires, trois nuls, une défaite). « Ce n’est pas notre tasse de thé, admet Furlan. On prend des points mais on n’est pas très performants, au niveau du jeu, de la maîtrise. » L’entraîneur strasbourgeois doit aussi composer avec plusieurs absences alors que Pouliquen vient de récupérer Pascal Johansen, dont la qualité technique pourrait être une des clés du match. Impatient avant d’affronter son club de toujours et un entraîneur avec lequel ses rapports ont été houleux, l’ex-Strasbourgeois sera attendu. « C’est une équipe de qualité, surtout chez elle, où elle a pris beaucoup de points, mais qui est prenable, juge-t-il à propos de ses anciens partenaires. C’est important de leur montrer tout de suite qu’on ne va pas se laisser marcher dessus. » « On n’a pas le droit de se louper, estime un autre Messin, Sébastien Renouard. On a perdu un joker à Clermont et on sait que les confrontations directes sont très importantes. » Jusqu’ici, ces dernières n’ont pourtant pas eu un impact décisif sur le Championnat. Boulogne s’est certes imposé à Metz (2-1, 4e journée) mais n’a encore joué ni Lens, ni Strasbourg. Metz l’avait, de son côté, emporté à Lens (1-0, 6e journée), sans pour autant s’affirmer ensuite comme le grand patron de la L 2. Mais après avoir raté l’occasion à domicile contre Lens (1-1), il y a quinze jours, Strasbourg peut de nouveau frapper un grand coup. Un choc confidentiel METZ DISPUTÉ DANS UNE AMBIANCE délétère la saison dernière à Saint-Symphorien, le derby de l’Est devrait cette fois se jouer dans une atmosphère beaucoup plus sereine. Presque confidentiel le même puisque 9 000 billets, seulement, avaient trouvé preneurs hier. Après des années d’errements, l’indifférence de la capitale lorraine pour son équipe de foot est profonde (moins de 8 000 spectateurs de moyenne depuis le début de la saison) et l’exploit réalisé à Lyon (3-1) en Coupe de la Ligue, mardi, n’a pas suffi à ranimer la flamme. Il y a deux ans, vingt mille personnes avaient assisté au même Metz-Strasbourg (4-1), en L 2. L’année dernière, en L 1, Stéphane Cassard, le gardien alsacien, avait été bombardé de projectiles, Carlo Molinari avait été pris à partie par une poignée de supporters messins et la rencontre avait été interrompue à deux reprises. Cette fois, les autorités semblent plus sereines. « C’est un peu plus sensible qu’un match classique, considère Jacky Ancel, le directeur de la sécurité du FC Metz. Mais les supporters de Metz ne souhaitent pas se mesurer à leurs homologues. Après, on n’est jamais à l’abri d’incidents provoqués par quelques énergumènes autour du stade. » Depuis une descente de hooligans nancéiens en plein milieu d’une réunion de supporters messins, le 30 août, la rancœur de ces derniers se dirige davantage vers le sud de la Lorraine que vers l’Alsace. « D’après les échos que nous avons, la seule chose qu’il faut redouter c’est une désaffection du public messin mais pas d’affrontements avec les Strasbourgeois », explique aussi Xavier Schmitt, le porte-parole de Génération Grenat, le principal groupe messin. Le dispositif de sécurité sera tout de même un peu plus étoffé qu’en temps normal avec cent cinquante stadiers et une centaine de policiers déployés autour du stade. Trois cents Strasbourgeois, acheminés en bus, sont attendus, auxquels une centaine de supporters supplémentaires pourraient se joindre par leurs propres moyens. Leur emplacement sera encadré par une vingtaine de stadiers du club alsacien. Ils ne font plus la paire Très efficaces ensemble il y a deux ans, Babacar Gueye et Papiss Cissé n’ont pas retrouvé leur complicité. METZ AVEC UN BUT par match en moyenne, Metz n’est que la treizième attaque de L 2. Bien trop peu pour un prétendant à la montée qui vient, pourtant, de passer trois buts à l’OL. Cette inefficacité est d’autant plus surprenante que Metz présentait, il y a deux ans, lors de son précédent passage à ce niveau, l’un des meilleurs duos d’attaquants du Championnat avec Babacar Gueye et Papiss Cissé. Les deux Sénégalais, alors âgés de vingt et vingt et un ans, avaient inscrit plus de la moitié des buts de Metz : seize pour Gueye, douze pour Cissé. Titularisés côte à côte vingt-six fois sur trente-huit, ils avaient rapidement construit une complicité destructrice pour les défenses adverses. Mais celle-ci ne s’est pas confirmée la saison dernière en L 1 et, aux yeux de leur entraîneur actuel, leur association n’est plus une évidence. « Il y a deux ans, Metz attendait et profitait des espaces, une configuration dans laquelle ils excellent, considère Yvon Pouliquen. Cette année, on est dans l’obligation de faire le jeu et on a moins d’espaces, ce qui les gêne un peu plus. » Gueye : « Pas les mêmes conditions » Ils n’ont donc commencé que deux fois ensemble, contre Reims et Bastia, pour deux 0-0 malgré un wagon d’occasions. « C’est normal, on n’est pas dans les mêmes conditions, estime Gueye pour expliquer cette rupture. Il y a deux ans, on nous avait alignés tous les deux d’emblée pendant les matches amicaux. Cela n’était pas venu tout seul ; on avait eu du temps. » Cette fois, les deux joueurs n’ont pas pu démarrer la saison ensemble car Gueye a longtemps rêvé d’un départ qui n’est pas venu et a, du coup, pris du retard sur ses coéquipiers. « Vu tout ce qui s’est passé et comme je n’ai pas eu de préparation, il fallait s’y attendre, précise ce dernier, qui n’a marqué qu’une fois en L 2, sur penalty contre Sedan (2-0). Mais maintenant ça va, je suis dedans, j’ai seulement besoin d’enchaîner les matches. » « Mon ambition était de mettre plus de buts, reconnaît de son côté Papiss Cissé, auteur de quatre buts, dont un sur penalty. J’ai eu des opportunités en début de saison que je n’ai pas eu la chance de mettre. » En retrait lors des dernières rencontres, Cissé a toutefois su saisir sa chance à Lyon, mardi, et Pouliquen devrait reconduire, ce soir, une organisation où il figure en pointe, avec deux joueurs de couloir qui permutent avec lui (Renouard et Mendy). « Cela nous a donné la confiance qu’on recherchait, avance l’attaquant messin. Maintenant, on va essayer de confirmer, c’est tout. De toute façon, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures, c’est un match qu’il faut gagner. » La gauche à réinventer Strasbourg aborde le derby avec plusieurs blessés, en particulier dans le couloir gauche, où Furlan devra innover. ÉVIDEMMENT, ÇA POURRAIT aller plus mal : même en cas de défaite, ce soir à Metz, Strasbourg resterait deuxième de L 2, solidement ancré au podium. Mais si son premier tiers de Championnat réussi le lance droit vers son objectif de remontée, tout n’est pas idéal, non plus, dans la vie du Racing. Depuis le début de la saison, les Alsaciens doivent composer avec les absences. « Sur les dix premiers matches, je n’ai pas aligné deux fois la même défense », se souvient Jean-Marc Furlan. Aujourd’hui, son équipe s’avance vers le derby avec un côté gauche particulièrement clairsemé. L’entraîneur strasbourgeois, plutôt fidèle à un schéma en 4-2-3-1, avait l’habitude de titulariser comme milieu offensif gauche Chahir Belghazouani ; il y a quinze jours, le club a licencié le joueur pour une affaire extra-sportive (*). Son remplaçant naturel cette année, Emil Gargorov, ne sera pas non plus àMetz ce soir, enquiquiné par une cuisse douloureuse. Du coup, les solutions n’abondent pas et l’entraîneur strasbourgeois est contraint de revoir ses plans.« On va tenter autre chose, relativise-t-il. Je peux mettre Marcos (habituellement aligné dans l’axe) ou Ledy (entré en jeu la semaine dernière contre Tours, 4-0). Emil (Gargorov) va nous manquer, en particulier sur coups de pied arrêtés. Il est gaucher et je n’ai pas d’autres profils de ce type. » Furlan pourrait troquer son habituel schéma pour un 4-3-3 avec trois récupérateurs, comme il l’a essayé ces derniers jours à l’entraînement. En défense aussi, le couloir gauche en a pris un coup, la semaine dernière, avec la grave blessure du jeune Quentin Othon (fracture du péroné), révélation du début de saison. « La perte d’Othon, c’est très préjudiciable, regrette Furlan. Il pouvait jouer au milieu et, surtout, c’est un joueur de grand talent. Il nous manquera au quotidien. » À l’heure d’aborder un derby où l’urgence du résultat pèsera plutôt sur les épaules adverses, le coach strasbourgeois ne veut pas se lamenter. « J’ai eu des blessés toute la saison mais l’effectif est large et il existe des solutions », tempère-t-il. Avant, quand même, de préciser : « Il faut commencer à s’inquiéter pour le recrutement. Il faudrait un joueur de couloir, qui pourrait arriver comme joker. Pour l’arrière gauche, on va attendre un peu. » Ce soir, Furlan bricolera : « On s’adapte, comme d’habitude. » Jusque-là, ça n’a pas trop mal réussi à Strasbourg. (*) Le joueur avait été vu dans un clip de rap controversé, mettant en scène le tabassage d’un policier. (RL) Deux voisins très remontés Le contexte. Après avoir créé la sensation de la semaine en s'en allant surprendre l'Olympique Lyonnais et la France entière, Metz se replonge dans les exigences de la course à la remontée en Ligue 1. Face à son vieux rival strasbourgeois, l'affiche comporterait le même prestige qu'un huitième de finale triomphal de Coupe de la Ligue, un jour normal, à un horaire décent, c'est-à-dire sans l'oukase d'un diffuseur qui, au prétexte d'accorder une fenêtre médiatique à la Ligue 2, et les euros qui vont avec, en devient le fossoyeur dans le même élan. Match au sommet, le derby de l'Est se déroulera donc dans un stade au mieux à moitié plein, au pire à moitié vide. Tomber le tombeur Quel visage ? Cardy : «Il n'y a rien de meilleur.» Julien Cardy, la saison passée, Metz s'était imposé à deux reprises sur la pelouse de Strasbourg. Cela peut-il influer sur la version Ligue 2 du derby de l'Est ? «Non, je ne crois pas. Tout ça, c'est dans la case souvenirs, bons souvenirs pour nous en l'occurrence. Mais aujourd'hui, c'est derrière, et pour nous, et pour les Strasbourgeois.» (DNA) Dans la gueule du dragon Ce soir en terre mosellane, le Racing rêve de récupérer la place de leader, abandonnée vendredi à Lens, et surtout de distancer un adversaire direct à la montée en Ligue 1. Considéré comme un « tournant » par les Messins, pris pour un « révélateur » côté alsacien, ce derby s'annonce croustillant. Le vainqueur - s'il doit y en avoir un - en sortira forcément grandi. C'est un piège, assurément. Dans l'antre du Graouly, ce dragon aux pattes crochues échappé des légendes d'antan qui symbolise le club messin, le Racing s'échinera à éviter les chausse-trappes, les coups de grisou, voire la volée de bois vert. Comme chaque année, ou presque, la tâche s'annonce d'une complexité infinie. Le précédent heureux de la saison passée A Saint-Symphorien, les Alsaciens ne sont que rarement les bienvenus. Plus souvent qu'à leur tour, ils quittent d'ailleurs la pelouse la tête basse et l'air contrit, ébranlés par le fighting spirit à la mode messine. Des générations de Ciel et Blanc, tantôt talentueuses, souvent besogneuses, ont cédé face aux charges des hussards grenat. « Un révélateur et une question d'honneur » « On est plus efficace dos au mur, reconnaît l'entraîneur. Cette fois, la pression est sur les épaules messines. Mais on sait l'importance d'un derby et on ressent l'attente des supporteurs. Il faut considérer ce match comme un révélateur par rapport à nos compétences à l'extérieur. On en fait aussi une question d'honneur. » 11月16日 Quand migrent les cigognes, c'est l'hiver qui, à la porte cogne...La petite phrase du jour : « Strasbourg fait de la gymnastique au trampoline, Metz, lui, joue au foot ! » (Quotidien l’Equipe) BELGHAZOUANI VERS L’ÉTRANGER. – Licencié par le RC Strasbourg, notamment pour être apparu dans un clip de rap controversé, Chahir Belghazouani devrait prendre la direction d’un club étranger dans les prochains jours. En Allemagne, Hoffenheim et Fribourg sont intéressés. Mais le milieu de vingt-deux ans, qui appartient toujours au Dynamo Kiev, devrait plus vraisemblablement prendre la direction de l’Italie où Bari, Lecce et, récemment, la Sampdoria Gênes se sont manifestés. L’ancien Strasbourgeois devrait prendre sa décision d’ici demain. METZ- STRASBOURG (demain, 20 h 45) STRASBOURG Changement tactique ? En l’absence d’Emil Gargorov (cuisse), Jean-Marc Furlan a dans l’idée de modifier ses habituels plans au regard de la mise en place du programme d’hier. En titularisant Szelesi au poste de latéral droit, l’entraîneur strasbourgeois déploierait un milieu à trois récupérateurs (Cohade, Shereni, Lacour) pour une pointe, Kandia Traoré, soutenu par Fanchone et Marcos. Néanmoins, le Brésilien a vécu une semaine aménagée pour des blessures récurrentes au pubis. L’équipe probable : Cassard – Szelesi, Ducrocq, Paisley, J.-A. Fanchone – Cohade, Shereni, Lacour – J. Fanchone, Marcos – K. Traoré. METZ Agouazi, suspendu, rejoint Barbosa et Chapuis sur la liste des joueurs qui ne pourront pas postuler à une place sur la pelouse face à Strasbourg lundi. Farina est en revanche opérationnel. L’équipe probable : Sissoko – Ch. Gueye, Vivian, Chrysostome ou Strasser, Rippert – Renouard, Cardy, Rocchi ou Johansen, Bessat – P. Cissé, V. Mendy. (Le Parisien) (CFA) METZ (b) - SENART-MOISSY : 2-0 (1-0). Spectateurs : 100. Arbitre : M. Campron. Buts. Bourgeois (27e), Chapuis (59e). Metz : Ruffier - Léoni, Diagne, Zimmer, Schmisser - Patin, Bousbaa, Bourgeois, Chapuis (Fostier, 84e) - Sommer (Haddadji, 87e), Sakho (Aribi, 62e). Entr. : Pinot. Sénart-Moissy : Casagrande - Busquet, Bonelli, Tourville, Blanchetière - Oubbana, Sophie, Keita, Ragaven (Bébien, 66e), Diaby (Valérius, 66e) - Guillerme. Entr. : Abreu. Depuis le temps que cela leur pendait au nez. Sénart-Moissy, dominé hier à Amnéville par la réserve messine, son poursuivant immédiat au classement avant cette journée, est désormais relégable. Surpris par deux fois, les Seine-et-Marnais ont pourtant livré un match courageux, se procurant plusieurs occasions de but. « Le contenu a été plutôt correct, analyse Manuel Abreu. Mais on ne peut pas se satisfaire de ça après une défaite. » (RL) Jean- Marc Furlan : « Nos deux clubs ont manqué de compétences » Maintenu malgré la relégation, Jean-Marc Furlan explique pourquoi et comment il est resté à la tête de son équipe. Au passage, l'entraîneur girondin du Racing revient sur les échecs des deux voisins. Par habitude, Jean-Marc Furlan pose en préambule le problème du manque de temps. C'est un point commun à beaucoup d'entraîneurs, en Ligue 1 comme en Ligue 2 : le manque de temps. Puis la discussion s'ouvre sur une évocation du Frioul de ses ancêtres, avant de glisser logiquement sur le terrain du football. Jean-Marc Furlan devient alors intarissable. C'est un point commun à quelques entraîneurs, en Ligue 1 comme en Ligue 2 : une vraie générosité à partager leur passion. Extraits. INTERVIEW En fin de saison dernière, Strasbourg est descendu en Ligue 2 après avoir terminé la saison par onze défaites d'affilée. Vous en êtes toujours l'entraîneur. Comment est-ce possible ? «Je me suis, le premier, posé la question de savoir s'il était judicieux de rester. Mais j'ai ressenti une telle confiance de la part des techniciens du club, une telle symbiose que j'ai accepté le challenge. Mais conserver un entraîneur qui descend est avant tout le fruit d'une vraie réflexion. Le président a su faire passer au public strasbourgeois la nécessité de travailler sur la durée, en réclamant plus d'indulgence que par le passé.» «Qu'est-ce qu'on prenait comme tours de reins.» Comme Strasbourg, Metz a également été relégué, une fois de plus. Faudrait-il vous créer une division intermédiaire ? «Bonne question ! Metz et Strasbourg se situent entre la 15e et la 22e place de la hiérarchie française mais, pour des raisons différentes, nos deux clubs ont manqué de compétences dans la gestion de la Ligue 1. Se pérenniser en Ligue 1 n'est pas qu'une question de moyens, regardez Nancy, mais aussi une question de compétences. C'est dommage, car ce sont deux clubs qui travaillent beaucoup sur les jeunes.» Strasbourg s'essaie au trampoline Au printemps, sa chute libre l'a ramené en Ligue 2. A l'automne, le RC Strasbourg a déjà bien rebondi. Confiance de rigueur avant de retrouver le voisin messin, demain soir, à Saint-Symphorien. Strasbourg, vendredi, fin de matinée, terrain d'entraînement de la Meinau. A la même heure, à 185 kilomètres de là, le brouillard peine à débarrasser le plancher de Saint-Symphorien. Ici, effet col de Saverne oblige, les joueurs strasbourgeois s'entraînent sous un soleil radieux qui n'a cependant pas suffi à attirer plus d'une dizaine de badauds. Mais ce ciel si bleu a reçu la visite d'un dirigeable, qui semble suspendre son vol au-dessus des travaux dirigés par Jean-Marc Furlan. Le Racing vu du ciel ? Un club revenu dans l'anonymat de la Ligue 2, où sa course en tête peine à défrayer la chronique. Trop convenu. Pas assez bruyant. Et puis, tout le monde n'a pas la chance d'aller gagner à Lyon. REPORTAGE Lundi soir, à Metz, la confrontation entre deux des trois relégués de Ligue 1 pourrait pourtant permettre au club strasbourgeois d'opérer le grand écart : sept points d'avance sur son grand rival de l'Est, en cas de victoire. Depuis la saison dernière, qui a vu le club de la capitale lorraine repousser longtemps les frontières du ridicule, l'hypothèse de voir Strasbourg venir triompher de son voisin n'est plus saugrenue. En octobre 2007, en effet, le Racing était venu mettre un terme à un quart de siècle d'insuccès sur les bords de la Moselle. «On m'avait dit ça, à l'époque, relate Jean-Marc Furlan. Ne pas gagner sur une aussi longue période, c'est quelque chose d'assez incroyable. » «Sept points, ça le fait quand même !» A l'autre extrémité de l'an 2008, c'est donc la Ligue 2 qui orchestre les retrouvailles, comme déjà deux saisons plus tôt. Et, pour Strasbourg, la possibilité de reléguer un concurrent direct à distance respectable met les papilles en éveil. Ou pas. «Sans parler de tournant, les Messins se trouvent dans l'obligation de gagner, contrairement à nous, qui partons avec un peu d'avance, relève Stéphane Cassard. En prenant trois points, nous les éloignons du podium. » Grégory Paisley semble moins sensible que son gardien de but à l'enjeu de la soirée qui s'avance ; en tout cas, il le découvre : «On les laisse à sept points en cas de victoire ? Ah ouais, sept points, ça le fait quand même ! Mais en conserver quatre, c'est très bien aussi. » La mode est au 4-3-3 Le derby de l'Est, côté tactique ? S'il reste fidèle à ses habitudes, Yvon Pouliquen ne dévoilera pas ses intentions, aujourd'hui, à l'issue de la séance d'avant-match. Depuis le retour de Lyon, l'entraîneur messin a travaillé sur plusieurs schémas mais, six jours après l'exploit de son équipe à Gerland, qui doit beaucoup à ses choix, on l'imagine mal revenir au 4-4-2 poussif des précédentes sorties messines. A domicile, face à un concurrent direct, dans un derby et soumis à la nécessité de prendre trois points, le 4-5-1 vainqueur à Lyon prendra sûrement des allures de 4-3-3, demain, avec le retour de Julien Cardy au milieu, avec Pascal Johansen et Romain Rocchi, et possiblement le même trio offensif que mardi en Coupe de la Ligue avec Victor Mendy, Papiss Cissé et Sébastien Renouard. (DNA) Furlan renforce l'entrejeu A quelques heures du derby à Metz - lundi à 20h45 -, Jean-Marc Furlan échafaude son plan de bataille. A Saint-Symphorien, le milieu de terrain alsacien devrait être dense. Vu de Metz Hier, la troupe d'Yvon Pouliquen s'est consacrée à un entraînement « léger », précédé d'une séance vidéo du match de coupe de la Ligue à Lyon (1-3). « D'habitude, il y a autant d'images négatives que positives à commenter, dit l'entraîneur mosellan. Là, c'était plus dur de trouver des phases où l'on a été en difficulté ! » (Site officiel RC Strasbourg) Cassard: « Un quatrième gros test » Le Racing est entré dans la phase active de la préparation du derby de lundi soir (20h45) à Metz. Un match qu'attend avec impatience Stéphane Cassard. Le portier strasbourgeois juge que cette rencontre sera un nouveau moyen d'étalonner les forces et faiblesses de l'équipe. - En cas de victoire, lundi soir, le Racing compterait sept points d'avance sur Metz. Est-ce une source de motivation avant cette rencontre ? - La motivation face aux grosses équipes de la Ligue 2 est-elle plus simple à trouver ? « Montrer qu'on peut enchaîner » - On dit que le Racing de cette saison, est plus à l'aise dos au mur. Après la victoire face à Tours, vous n'êtes pas vraiment dos au mur. Faut-il le craindre ? - Le Racing devrait être privé de plusieurs éléments lundi soir. Est-ce un handicap pour un tel match ? 11月15日 Désolé pour l'ami Fritz, mais nous avons de grands soldats et besoin de points !La petite phrase du jour : « Quand passent les cigognes, les conteurs s’affolent, les Messins rigolent et se foutent de Riolo» (DNA) Cœur bleu, peau grenat Après sa longue histoire d'amour avec le club strasbourgeois, qui s'est mal finie comme (presque) toutes les histoires d'amour, Pascal Johansen porte le maillot frappé de la Croix de Lorraine. En dépit d'un début de saison tronqué par les blessures, le Colmarien se sent bien à Metz. Il ne se départira jamais de ce petit côté aussi horripilant qu'attachant. Pascal Johansen, enfant de Colmar et du Racing, continue d'inspirer l'envie de lui adresser une bonne claque en raison de cette tendance à afficher son identité de garçon doué pour le football. En même temps apparaît vite le souhait de le prendre dans ses bras, comme un petit gamin en manque d'affection. L'entraîneur messin connaît son Jojo par cœur Le milieu de terrain n'a pas changé. Il a l'œil pétillant quand il décide de parler, ce qu'il fait rarement pour ne rien dire. Ça tombe bien. Avant un Metz - Racing, pour lui qui en a joué un paquet, alors que les équipes lorraine et alsacienne se disputent les meilleures places en haut de la L 2, il y en a, des choses à dire. « Ce n'est pas mon match» Moult séquences alsaciennes marquent assurément son quotidien. « Exilé » 160 kilomètres au nord-ouest, il continue à digérer un passé récent qu'il s'efforce de faire passer. Reste aujourd'hui l'irrépressible sensation d'avoir participé à « un gros gâchis la saison passée ». Indiscrétions Jean-Marc Furlan a dirigé un groupe réduit, hier matin, en raison de la rencontre disputée par la réserve strasbourgeoise (voir p.3). Shereni, malade et ménagé, n'en faisait pas partie. Aussi l'entraîneur a-t-il fait appel à quelques visages peu connus pour organiser les oppositions. Samy Yachir et Victor Correia y ont pris part, le jeune défenseur Mourad Satli est également venu faire le nombre lors d'une séance qui a été marquée par la présence sur le pré de Marcos. Metz: Agouazi suspendu En raison d'une accumulation de cartons jaunes, Laurent Agouazi sera suspendu lundi. Hier matin, le groupe d'Yvon Pouliquen s'est consacré à la première séance d'entraînement digne de ce nom, depuis son exploit à Lyon en coupe de la Ligue. Le coach breton a rassemblé vingt joueurs. A noter que Cyril Chapuis, de retour de blessure, fait son retour en compétition, en passant par la case CFA. Il sera du Metz - Moissy Cramayel, programmé cet après-midi. En revanche, le jeune Nicolas Farina en a fini avec son entorse à la cheville et est candidat au derby du Grand Est. Maudit lundi Pour les supporteurs strasbourgeois, le derby face à Metz a une saveur toute particulière. Notamment pour les Ultra Boys 90, qui se préparent à soutenir leur équipe... même un lundi soir. « On aimerait qu'un maximum de monde se déplace, on prépare une animation d'envergure, comparable à ce qu'on fait à la maison », se réjouit d'ores et déjà Kenny, l'un des membres actifs des UB 90. « Sur le terrain, j'espère que ça sera un vrai combat. Et nous, on sera là pour encourager l'équipe, comme d'habitude », enchaîne Martial, le président de la section. Situation dégradée Car si la situation actuelle du Racing en Ligue 2 donne entière satisfaction - « on fait de bonnes ambiances et, en plus, l'équipe a des résultats et un vrai état d'esprit » -, les sourires se figent dès qu'on parle de la Ligue de foot professionnelle (LFP). Et notamment, parce que ce derby, justement, aura lieu lundi.
(RL) Les jeunes Stiringeois affrontent le FC Metz Il n'y a pas que chez les seniors que l'on rêve d'affronter de belles équipes. C'est également le cas chez les jeunes. Et seule la coupe peut apporter cette satisfaction. Ce samedi à 15 h, les 15 ans du CS Stiring accueillent pour le 3e tour de la coupe Roussel (coupe de Lorraine) l'ogre du football lorrain, le FC Metz au stade de la vieille usine. Les Messins sont leaders et invaincus en élite régionale après cinq rencontres disputées avec 21 buts marqués pour seulement un encaissé ! Du côté des Stiringeois, le début a aussi été de qualité puisque les jeunes sont leaders en promotion avec 4 victoires, 1 nul et 1 défaite. Mais un monde sépare ces deux formations encore que la coupe apporte son lot de surprises. Il suffit parfois d'y croire. Les petits diablotins rouges auront besoin de l'appui des supporters pour pouvoir rivaliser avec cette armada messine. Molinari se retire UCPF. Carlo Molinari ne siégera bientôt plus au Conseil fédéral. Hier, le président du FC Metz s'est en effet retiré avant le vote devant désigner les trois présidents appelés à représenter les clubs professionnels au sein du gouvernement du football français lors de la prochaine législature. «Je n'avais pas envie de créer une quelconque impression de division, explique Carlo Molinari. La veille, l'UCPF avait désigné Jacques Rousselot pour être son représentant et recommandé Gervais Martel (Lens) et Noël Le Graët (Guingamp).» Le président messin n'est pas le seul à quitter le Conseil fédéral, instance au sein de laquelle il figurait depuis 1994 : son homologue auxerrois, Jean-Claude Hamel, s'est également retiré. Pouliquen : «Un gros derby» Son passage à Strasbourg. Cinq années en tant que joueur (1991-1996), trois autres en tant que directeur du centre de formation (1997-2000) et la dernière au chevet de l'équipe professionnelle : Yvon Pouliquen pourrait apparaître comme le plus alsacien des Bretons. Avec Strasbourg, l'entraîneur a remporté une des deux Coupe de France inscrite à son palmarès (en 2001). Johansen, une fin amère Son passage à Strasbourg. L'enfant de Colmar a disputé huit saisons sous le maillot strasbourgeois. L'épopée, entrecoupée de deux années à l'OM (2002-2004), s'est achevée amèrement en mai dernier. «Nous avons été relégués alors que nous avions tout pour réussir. J'en garde une énorme sensation de gâchis.» (FF) Les clés pour la conquête de l'Est Qui va gagner la bataille tactique ? Le chiffre 3 Comme le nombre de joueurs de Metz qui ont porté par le passé les couleurs de Strasbourg. Le rendez-vous est donc particulier pour le milieu Pascal Johansen, formé au Racing, mais aussi pour le défenseur Jeff Strasser (alsacien en 2006/2007) et l'attaquant Cyril Chapuis (2003/2004). Metz sur Belghazouani Renvoyé par Strasbourg, Chahir Belghazouani ne devrait pas retourner en Ukraine, dans son club du Dynamo Kiev. Il a même de fortes chances de rester en France et en Ligue 2, puisque plusieurs clubs tentent de le récupérer. Après Lens et Bastia, c'est au tour de Metz de réfléchir. Contrairement aux deux autres, le club lorrain a, lui, été sollicité par l'agent de Belghazouani. Mais avec le récent retour de blessure de Pascal Johansen, le staff hésite à prendre un joueur en plus. Par ailleurs, à la recherche d'un nouveau portier, Metz serait intéressé par la venue de Stéphane Porato, actuellement à Xeres (L2 espagnole). (Site officiel FC Metz) Les Grenats sont dans le derby La qualification sur la pelouse de Gerland est bel et bien derrière eux. Après deux journées plutôt axées sur la récupération, les hommes d’Yvon Pouliquen se sont tournés entièrement vers le derby de l’Est. Après la tempête, le calme. De leur retour joyeux de Lyon à la séance de vendredi matin, les joueurs messins ont surtout passé leur temps à répondre aux sollicitations… et à récupérer. Alors qu’ils volaient quelque part entre la capitale des Gaules et celle de la Lorraine, certains s’amusaient déjà de voir leur messagerie submergée, soulignant le contraste avec leur précédent voyage à Clermont. Les deux jours qui suivirent ne furent pas moins chargés à ce niveau. On s’est arraché les bourreaux du Champion sur les antennes, en direct ou en différé. On a repassé les images des buts victorieux, placardé les clichés des poings serrés des Grenats. Cela fait beaucoup de bien à l’image du club, écornée la saison passée. « Une culture de la combativité » Vendredi matin, l’espace réservé aux journalistes à proximité des vestiaires du Stade Saint-Symphorien était toujours garni. Mais on parlait déjà beaucoup moins de Coupe de la Ligue. Favoris des gazettes : Jeff Strasser et Pascal Johansen, avec une préférence pour le second, qui a évolué bien plus longtemps sous le maillot du Racing que le premier. « De mon côté, indique le Luxembourgeois, le derby le plus particulier que j’ai connu est celui de la saison 2006-2007, lorsque je suis venu à Saint-Symphorien avec Strasbourg. J’ai tout de même passé douze saisons à Metz, entre ma formation et mes années pro. Le match de lundi n’est d’ailleurs pour moi pas vraiment un ‘derby’. Le plus important est lorsque nous rencontrons Nancy. » Jeff Strasser s’apprête à vivre une semaine chargée. A l’occasion du centenaire de la fédération luxembourgeoise de football, l’équipe nationale du grand duché affrontera en effet la Belgique en match amical. Il égalera à cette occasion le record de sélections détenu par Carlo Weiss (88 capes). 11月14日 Les "bourrins grenats"(sic) attendent les favoris..et leaders de la L2Les petites phrases du jour : «Riz au lait, bon pour la santé, Riolo, bon pour l’ego !* » « Lundi, le favori, ce sera Strasbourg, peut-être pas le vainqueur de la confrontation, mais le favori de la rencontre : la preuve, ils sont devant nous au classement ! » le maire de Lens, Guy Delcourt, a déclaré vouloir convaincre les supporteurs lensois « de montrer tout leur fair-play ». « Personnellement, je souhaite plutôt qu’on aille (jouer) à Paris, conclut-il. S’ils (les Parisiens) viennent à Lens, la ville sera à mon avis en état de siège. »
Pour Alsatic tv, les grenats sont « une équipe de bourrins »
Besson exclut les « familles »
MARDI DERNIER, Éric Besson, le secrétaire d’État à la Prospective et à l’Évaluation, auteur d’un rapport destiné à « accroître la compétitivité des clubs français », recevait à déjeuner le football français. Mais tout le monde n’était pas convié à table. Les présidents de club, les joueurs, ou encore les patrons des instances (Ligue, Fédération) étaient là, mais pas les entraîneurs, les arbitres, les médecins ni les administratifs. Ce qui n’a pas vraiment plu à Joël Muller, le président de l’UNECATEF, le syndicat des entraîneurs : « C’est assez désagréable, pour ne pas dire plus. Il est incompréhensible que les entraîneurs, qui sont des personnages importants dans un club, n’aient pas été invités. On doit estimer que nous ne sommes pas utiles à grand-chose. C’est lamentable. » Et inquiétant pour la suite. « Si des modifications doivent être apportées au rapport Besson, la moindre des choses est que nous y soyons associés, poursuit Muller. Mais notre avis ne semble pas les intéresser. »
Il n'y avait pas grand monde, hier, aux abords de St-Symphorien, où le FC Metz a l'habitude de vivre au quotidien. (DNA) « On n'a pas le choix »
Entraîneur de Metz depuis bientôt un an, Yvon Pouliquen a permis au club grenat de renaître aux ambitions. L'ex-Strasbourgeois aborde le derby de l'Est de manière dépassionnée, mais déterminée. Lundi soir, seule comptera la victoire.
Tensi ouvre la marche, un ballon dans la gueule. Derrière le jeune doberman, Yvon Pouliquen suit d'un pas nonchalant. Hier matin, au retour du terrain d'entraînement, le chien et son maître ne se quittent pas d'une semelle. « Il faut prendre les trois points et recoller au classement »
Arrivé en Moselle alors que l'équipe de Francis De Taddeo était en pleine déliquescence, à l'avant-veille du dernier Noël, Pouliquen a su redorer le blason du club. « Il ne manque qu'une étincelle,pour que tout reprenne »
« Quand j'étais à Strasbourg, ça a toujours été compliqué de jouer à St-Symphorien, ajoute-t-il. C'est un peu moins vrai ces derniers temps. La désaffection du public, qui a boudé le club à juste titre la saison passée, et la crispation des joueurs font que les matches à domicile sont plus compliqués. Mais je sens qu'il ne manque qu'une étincelle pour que tout reprenne. » « Un match particulier »
Guillaume Lacour, arrivé au Racing en 2001, a déjà « tout connu » lors des derbys disputés face à Metz. A quelques jours du déplacement du Racing à St-Symphorien, il évoque ces matchs au goût particulier.
- Qu'est ce que ce genre de derby face à Metz évoque pour vous ? Grand absent du début de saison messin, Pascal Johansen est revenu assez tôt pour contribuer à l'exploit de Gerland. Aujourd'hui, le milieu de terrain, ex-strasbourgeois, a les yeux rivés sur le derby. Deux matches, deux victoires : le bilan messin de Pascal Johansen frôlerait presque la perfection si on y incluait pas les blessures. Victime d'une entorse à la cheville début septembre, moins de deux semaines après sa signature à Metz, le milieu de terrain avait enfilé le maillot grenat pour la première fois, trois semaines plus tard. Mais face à Troyes, son apparition s'était limitée à quarante-cinq minutes, le temps pour sa cheville de rechuter. Un mauvais souvenir, que la deuxième prestation de l'ex-Strasbourgeois, contre Lyon, semble avoir relégué au registre des affaires classées. A quelques jours de recroiser la route de son ancien club, Johansen a retrouvé de l'appétit. Près de deux mois s'étaient écoulés entre votre premier match messin et le second, mardi à Gerland. Comment avez-vous appréhendé ce retour à la compétition ? «Entre les deux, j'ai quand même joué avec la réserve à Dunkerque. Et autant j'avais souffert contre Troyes ça a été une des pires mi-temps de ma carrière ! autant j'ai pris du plaisir contre Lyon. Mes sensations étaient bonnes, j'ai bien cavalé. Je crois que la Coupe de la Ligue est arrivée au bon moment.» «Plus respecté ici» Vous êtes né à Colmar, vous avez débuté et bâti l'essentiel de votre carrière à la Meinau. Le public alsacien pourrait vous accuser de trahison ? «Non, je ne pense pas (rires) ! Quand j'étais à Strasbourg, j'avais vraiment l'amour du maillot, mais il s'est passé des choses qui m'ont amené à prendre la porte de sortie. On avait déjà essayé de me faire partir au mercato, il y a deux ans. Finalement, ça s'est fait à l'issue de la saison passée. Après trois mois d'inactivité, je suis arrivé à Metz et je ne le regrette pas. Ce n'était pas un choix par défaut. C'est même bizarre parfois, de sentir plus respecté ici que dans le club où tu as suivi ta formation.» *Six jours après la sortie de deux nouveaux quotidiens sportifs, Aujourd'hui Sport et Le 10 Sport, la visite dans plusieurs kiosques dresse un premier bilan alarmant. "C'est nul. Pourquoi payer pour un mauvais gratuit?", demande un kiosquier de banlieue. "Profitez-en tant qu'ils sont encore là", sourit un autre, guère optimiste quant à l'avenir de ces deux titres.
Michel Moulin, associé au groupe NextRadioTV (RMC, BFM) pour la sortie de son journal Le 10 Sport, qualifie de "mitigée" cette première semaine de parution. Il affirme avoir vendu lundi 150.000 exemplaires alors qu'il escomptait en vendre entre 250.000 et 300.000 (le point de rentabilité se situe à 80.000 ventes). "Je suis très content des ventes. En moyenne semaine, on doit être entre 90.000 et 100.000 exemplaires", explique-t-il, avant d'émettre quelques réserves quant au contenu et la présentation du titre. Selon nos informations, la chute serait pourtant bien plus sévère. Les ventes nationales de Le 10 Sport seraient situées en fin de semaine autour de 30.000 exemplaires et Aujourd'hui Sport serait à 25.000. A Paris, jeudi, le premier a été vendu 3.200 exemplaires et le second à 2.600.
11月13日 Trop de pognon tue l'éducation...Le manque d'éducation tue le respect !(France-Football) Les jeunes sont-ils devenus des mal-élevés ? De plus en plus d’actes d’impertinence et d’arrogance juvéniles perturbent les vestiaires, les jeunes seraient-ils ingérables et irrévérencieux ? La thèse est pratique, mais sans doute exagérée. Le respect. Sujets de débats indémodables. Qu’ils soient discutés devant les marches du festival de Cannes (pour la palme d’or « d’entre les murs ») ou dans l’odeur de camphre d’un vestiaire. Simple travers d’une rhétorique devenue tropicale unique ou véritable enjeu de la cohésion d’une équipe ? Prétexte facile ou réalité sournoise et galopante ? Les jeunes ne sauraient donc plus se tenir Au sortir du fiasco de l’euro 2008, ces questions-là d’irrévérence s’étaient retrouvées au cœur de la vie des bleus. Qu’un Nasri ose s’asseoir à la place habituelle d’un Henry dans le quart des bleus ou qu’un autre jeune international, tancé en plein entraînement, invite en retour Gallas « à se concentrer sur son jeu plutôt que de gueuler » trahirait donc un comportement de moins en moins empreint d’égard et de considération vis-à-vis des plus anciens ? Que dire alors d’un Ben Arfa qui ose défier son entraîneur un soir d’O.M.-PSG ou qui se fait reprendre de voler en pleine cafétéria de la commanderie pour avoir manqué de respect à une secrétaire dans la file d’attente du self ? Les jeunots ne seraient plus que des individualistes sans vergogne ni scrupules ni éducation ? Le raccourci semble pratique mais la réalité est sans doute plus nuancée. Question de génération. Les casquettes à l’envers et les jeans déchirés ont longtemps été des éléments à charge contre la classe montante. La jeune génération s’accapare surtout une place grandissante dans le milieu. « C’est normal, les gamins ont de plus en plus de talent », dit Serge Delmas, directeur du centre de formation de Montpellier. Leur entourage ne manque jamais de le leur rappeler. Il n’hésite plus à clamer leurs envies, a réclamé des contrats. Jimmy Briand, 23 ans, concède :jeunes sont plus à l’aise. On leur confie plus de responsabilités. On attend toujours plus de points on ne peut donc pas se plaindre qu’ils s’affirment !» la promotion 1987 (Benzema, ben Arfa, Ménez…) Cristallise pas mal de critiques. Philippe Bergeroo, champion d’Europe 2004 des moins de 17 ans, à sa tête, vol à la rescousse : « je n’ai jamais eu de problème avec eux ! Ils ont juste qu’il leur manque cette culture de la performance. Une fois arrivée il pense que c’est terminé. » Disons plutôt, une autre génération dorée (Henri, Gallas, Trézéguet…) Avaient dépareillés. Au moment de son renvoi de Monaco, le coach Jean Tigana avait fustigé le comportement de David Trézéguet, qui lisait les journaux pendant ces causeries. « Je ne veux pas faire mon ancien combattant, mais aujourd’hui c’est différent, estime Delmas.je passe mon temps à parler des disciplines ! » Une version que minimise son homologue de Rennes Patrick Rampillon : « Sylvain Wiltord m’a lancé des yaourts sur les portes. Jacques Faty des seaux d’eau par la fenêtre. Mais c’est des bêtises d’ados ! Des jeunes talentueux comme, j’en veux encore ! » Quand les malentendus prennent le goût de l’irrespect. Djamel Abdoun parle comme il joue, sans retenue ni précaution. Le milieu de Nantes (22 ans) tente une explication : « aujourd’hui les jeunes ont 1plus grande gueule. »Bergeroo le dit avec ses mots : « ils n’ont plus peur de rien. » En décodé : il ne pénètre plus dans un vestiaire trop le regard fixé sur leurs crampons mais plutôt sur le portemanteau du titulaire. Quitte à confondre ambition et précipitation. La frontière entre la pertinence et l’insolence reste floue. Certains affranchissent maladroitement. Sans s’en rendre compte, d’autres la piétinent sans se soucier des codes du milieu. Karim Benzema entre peut-être dans la première catégorie. À ses débuts, il n’avait pas hésité à dire, lors de son discours de bizut, qu’il était produit dans le groupe pro pour prendre la place des anciens. Ces mots ont froissé certains ego. Les numéros de maillots peuvent aussi se révéler des sujets de friction. Cette guerre des chiffres s’est par exemple déroulée à Ajaccio. Après un premier et unique match en L1, lors de la saison 2003 2004, Abdoun avait réclamé le numéro 10 dans le bureau de son président Michel Moretti, qui ne lui en avait attribué… Aucun, en signe de sanctions. Mais les tensions futiles laissent parfois place à des situations électriques. Confronté à l’effritement du vestiaire, l’année dernière à Lyon, Alain Perrin concède : « les anciens, comme cris ou Coupet, se sont plaints parfois, de ce que les joueurs de les écouter plus. Ce sont des choses qui à rire. » Les altercations d’une rare violence (comme la bagarre Squillaci-ben Arfa) où la demande est quasi unanime des joueurs d’écarter l’un d’entre eux (le même ben Arfa) paraissent pourtant inquiétantes. « Le respect, c’est réciproque », atteste, frondeur, Abdoun. L’absence de respect évoqué ne serait-elle pas juste une histoire d’incompréhension entre deux générations qui ne partagent plus grand-chose ? L’ancien entraîneur d’Auxerre Guy Roux tranche : « les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas moins respectueux qu’avant. Sinon, c’est de notre faute à tous ! » Trop d’argent, pas assez d’éducation. Jean-Pierre Lausanne, le président du H.A.C., ne se cache pas : « je n’en veux pas aux gamins, mais plutôt aux adultes. » Les parents, les agents, les entraîneurs ou les dirigeants. Chacun s’assoit sur le banc des accusés et personne ne semble pouvoir se dédouaner de ses responsabilités. Bergeroo ajoute : « les gamins n’ont pas été cadrés au départ, on ne leur a pas donné les bases. C’est une question d’éducation. » Comme dans les polémiques sur l’insolence et la violence à l’école, les parents portent une cible sur le front. Mais Serge Delmas est catégorique : « ils ne sont pas des comme ça, ces gamins la ! On les a fabriqués comme ça ! On les soustrait à leurs parents de plus en plus tôt, on ne peut pas ensuite de s’occuper que du terrain. On a toujours pour objectif de former des footballeurs, mais aussi des hommes avec des valeurs. » Les zéro qui s’accumulent sur les contrats effacent ces belles formules. Un des âges où les adolescents négocient encore leur argent de poche, les apprentis footballeurs héritent de revenus de cadres supérieurs. Un agent de joueurs dénonce : « avec les sommes qui circulent, plus rien n’est normal. On voit les euros dans les yeux des parents » « Aujourd’hui, il y a trop d’impatience, regrette Patrick Rampillon. C’est de notre faute, à force de proposer des contrats pour des gamins de 17 ou 18 ans, ils n’ont plus conscience de la réalité. Il va falloir tuer cette impatience. » Abdoun finit par reconnaître : « quand tu es jeune, il suffit de deux ou trois bons matchs et tout s’enchaîne, la notoriété, l’argent… Après, c’est dur de se garder les pieds sur terre ». Conséquences douloureuses. Patrick Rampillon se lance. « Le but, c’est de réussir avec le foot et ne pas échouer sans. Il faut donc leur donner des règles de vie » à Auxerre, Bordeaux ou Rennes, des remèdes simples de savoir-vivre ont été appliqués strictement. Tous les jeunes apprennent la politesse, salue tous les adultes qui croisent. Pas question de verser dans l’autorité, juste de rappeler certains principes de base. Pour la sélection des moins de 17 ans, Philippe Bergeroo a aussi obtenu le recrutement d’un organisme chargé d’évaluer le niveau scolaire des adolescents Pour mieux les soutenir à chaque déplacement. Du côté de Rennes, Rampillon invite parfois des intervenants extérieurs (directeur de la sécurité du stade, gendarmes, arbitre…) Afin d’éveiller ses ouailles au monde dans lequel ils vivent. Jean-Pierre Louvel défend cette idée. Il utilise même des méthodes éprouvées outre atlantique pour choquer ces jeunes. « Comme ils ne nous écoutent plus, j’ai pensé que d’autres jeunes devaient leur parler. » Sally Sarr, 22 ans, est ainsi venu expliquer son parcours tortueux au gamins de Saint-Laurent-de-Brévédent. Il avait quitté son centre de formation, exclu pour son insolence, son manque de sérieux et convaincu par les discours teintés de notoriété et de monnaie, d’agents douteux. Après des essais à l’étranger avortés, il se retrouve seul. Il est revenu aujourd’hui au Havre, sans club, sans contrat, sans argent. Quelques minutes plus tard, un débat s’est improvisé. Sur quels thèmes ? Le respect… Echouafni : « s’ils peuvent te marcher dessus… » Olivier, vous qui êtes à 36 ans le vétéran des joueurs de champ de la l1, trouvez-vous que les jeunes sont toujours à l’écoute des plus anciens ? Depuis que je suis à Nice, rares sont ceux qui ne l’ont pas été. Je constate que ceux qui ont réalisé une bonne carrière et qui sont encore présents au haut niveau, sont ceux qui se sont montrés réceptifs quand leurs entraîneurs et les plus vieux du groupe parlaient. Les autres n’ont pas franchi le cap. Estimez-vous qu’il y ait eu une dégradation des rapports ? Un jeune qui débute, s’il fait un ou deux bons matchs, on le montre très haut. Ses efforts dans sa tête, s’il prend du recul et s’il enregistre bien les conseils de ceux qui ont l’expérience, il confirmera. Mais il n’écoute que lui ou les mauvais conseillers, il exposera en plein vol… Christanval est le premier nom qui me vient à l’esprit. Mais il y en a d’autres. Les jeunes sont-ils plus mal élevés aujourd’hui qu’il y a 15 ans ? Une hausse se passe très bien. Lhoris et Ederson était parfait. Modeste, Gacé, sont des garçons bien. Ici, il y a même un petit qui se lève quand on le salue ! Antonetti fait parti de ces entraîneurs qui imposent une fortune, un savoir-vivre à l’intérieur du groupe. Ça aide à cohabiter sans problème. Lorsque vous est violent orage, croyez-vous que vous étiez plus respectueux ? J’avais devant moi des Casoni, des Dib, des Desailly, des Völler, des Deschamps… je n’étais pas aux garde-à-vous mais presque. Sur la pointe des pieds. Pour les massages, j’attendais mon tour. Soit j’arrivais 1h avant tout le monde, soit je partais 1h après tout le monde. Aujourd’hui, j’ai l’impression que ce n’est plus pareil. La carte de visite, ils s’en fichent. Ces postes marchaient dessus, ils le font. Les mentalités sont différentes. Les salaires sont 10 fois plus élevés. Cela joue-t-il dans les comportements ? L’argent, ça peut vite monter à la tête. On peut se croire tout permis. Désormais, un jeune qui ne joue pas et qui est des qualités, il trouve ailleurs. Dès le début de leur carrière, les solutions de repli sont nombreuses. Cela n’arrange pas la situation. Certaines réactions vous paraissent-elles surprenantes ? Pour imposer le respect, il faut aller au-devant des autres. On ne doit pas attendre que les plus jeunes viennent vers nous. Le chemin se prend dans les deux sens. Moi, on chambre, on dit que je suis le vieux, que je n’avance plus. En attendant, font toute ma place. La compétition est en moi depuis 20 ans. Ce n’est pas parce que tuer le plus âgé que tu des privilèges. Tu dois gagner ta place à l’entraînement. Si jamais je perdais ma place ! Sur le terrain, le respect se mérite. Que partagez-vous à nouveau plus jeunes équipiers ? Ceux qui jouent aux cartes sont devenus rares. L’occupation de la grande majorité, ces ordinateurs. Sinon il joue sur la console avec le casque sur les oreilles. Pour mon anniversaire, l’an passé, ils m’ont offert une. J’étais content, je redémarre que Modeste me file des roustes. Je m’y suis mis, j’ai progressé. Mais il ne bat toujours, sans trop forcer en plus. » |
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