roro10's profileLes contes de RoroPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    December 27

    Et maintenant ...retour à la case départ ?

    Mots choisis pour enterrer certains maux de 2007et (sou)rire de la situation présente

    • « Nous n'aimons pas perdre. » (Francis De Taddeo, entraîneur du FC Metz, tout juste sacré champion de France de Ligue 2, avant une série de quatre défaites pour conclure la saison 2006-07.)

     • « Nous ferons ce qu'il faut pour tomber d'accord et continuer à travailler ensemble durant un bon bout de temps. »( Carlo Molinari, président du FC Metz, à propos de l'avenir de son entraîneur, Francis De Taddeo.)

    Michel Ettorre : « Faire du football, simplement »

    De retour au FC Metz, Michel Ettorre épaulera Yvon Pouliquen, nouvel entraîneur du club lorrain, à partir du 31 décembre. En attendant, il réaffirme ses valeurs, revient sur ses six mois de chômage et évoque l'avenir : « Je n'ai aucune leçon à donner », dit-il, promettant « de la simplicité et de l'humilité ».

    Si le FC Metz gagnait un point à chaque fois que son téléphone sonne, Lyon n'aurait plus qu'à bien se tenir et Nancy n'apparaîtrait déjà plus que dans le rétroviseur. Hélas... Une agréable maison après le passage du père Noël, hier matin, au Ban Saint-Martin. Sur la table de sa salle à manger, Michel Ettorre a déployé un agenda, un répertoire, les pages d'un cahier sur lesquelles inscrire la liste des personnes à rappeler, et un tableau de l'effectif messin. Heureusement, la table est grande.
    • Vous avez quitté le FC Metz en mai dernier, vous y revenez le 31 décembre. Pour vous aussi, ne s'agit-il pas d'une surprise ? « Il y a encore quelques jours, un retour à Metz me paraissait impossible. Pour une raison toute simple : l'entraîneur en place à la fin de mon contrat (Francis De Taddeo, en mai dernier) ne souhaitait pas que j'apparaisse sur le banc et que j'intervienne dans le vestiaire, en compétition. Cela ne correspondait plus à la fonction que j'occupais à mon retour, avec Joël Muller, en 2005. Lorsqu'il m'a rappelé, le président Molinari m'a dit qu'il regrettait de ne pas m'avoir retenu. Mais il n'a aucun regret à avoir : si je ne suis pas resté, c'est parce que je n'étais pas d'accord sur le projet, sur l'homme qui le portait, et sur son fonctionnement. »

    • Comment la prise de contact s'est-elle déroulée ? « Dans un premier temps, le président m'a appelé pour me demander de lui parler d'Yvon Pouliquen. Quelques jours plus tard, il m'a reçu en me soumettant son idée de me faire revenir pour seconder Yvon. A partir de ce moment-là, j'ai exprimé certaines exigences, non pas financières, mais humaines. J'ai tout de suite pensé qu'en cas de changement d'entraîneur, Yvon avait le profil. Mais il n'était pas question de s'engager sans s'appuyer sur l'expérience de personnes comme Joël Muller ou Bernard Zénier qui, en plus de leurs compétences, manifestent une passion réelle et viscérale pour le FC Metz. »
    • Réunir la famille, c'est suffisant pour relancer un club en aussi mauvaise posture ? « Non, bien sûr. Il ne faut surtout pas avoir la naïveté de penser que l'arrivée d'un nouvel entraîneur ou le retour d'un ancien de la maison vont suffire à régler les problèmes. Mais je suis persuadé, comme beaucoup au club, que nous avons besoin de travailler ensemble. Cela implique que les intendants, le personnel administratif ou les supporters sont aussi importants que les joueurs. Dans une telle période, on a tendance à ne voir que les défauts. Or, il y a des gens de qualité à tous les étages. »
    • Parmi les raisons mises en avant pour expliquer votre retour, votre aura auprès du public messin semble un élément prépondérant. Qu'en déduisez-vous ? « Pour en avoir parlé avec le président, je sais que mon retour ne s'explique pas seulement par des motivations d'ordre technique, même si elles existent. Mais quand Carlo Molinari m'a parlé de son souci de recréer un lien avec nos supporters, ça a fait tilt. Quand les médias parisiens stigmatisent le mauvais comportement de quelques individus, j'ai envie de décrocher mon téléphone. Le public messin, ce n'est pas ça. C'est même le contraire : des gens qui ont connu suffisamment de galères dans la vie de la région pour n'avoir qu'une envie, celle de venir au stade dans l'espoir de s'identifier à leur équipe. »

     • Qu'avez-vous fait, depuis six mois ? « Plein de choses ! J'ai par exemple donné un coup de main dans les clubs amateurs, chez mes potes à Saint-Avold, à Talange, à Amnéville, à Devant-les-Ponts, à l'APM Metz. J'ai participé aux rassemblements des joueurs professionnels au chômage, pour leur montrer que notre situation n'était pas une fatalité, ainsi qu'aux stages de l'UNECATEF (le syndicat des entraîneurs) qui sont une idée formidable. J'ai assisté à des tas de matches. Bref, je suis allé vers les autres, animé d'un seul principe : donner est la meilleure façon de recevoir. Il n'était pas question que je pleure sur mon sort. J'ai trouvé de la générosité, de la fraîcheur, de la simplicité. Ce que nous allons essayer de mettre en œuvre avec Yvon. »
    • Au fond, êtes-vous vraiment étonné de retrouver cette équipe dans la situation qui est la sienne ? « Ne comptez pas sur moi pour tirer sur ce qui a été fait : ce serait indécent, et je n'ai aucune leçon à donner, notamment parce que je me suis bien planté, moi aussi, dans le passé (Michel Ettorre était l'adjoint de Joël Muller en 2005-2006, et Metz était descendu à la fin de la saison). L'analyse, nous la ferons en interne. Mais si nous sommes là, c'est d'abord pour trouver des solutions. »
    • Un exercice périlleux par définition ? « Qu'est-ce qui est difficile ? Dormir dans la rue, oui. Jouer au football, ça, ce n'est pas difficile. Rien ne doit nous faire peur, à condition d'y mettre de la simplicité et de l'humilité. C'est pourquoi nous comptons faire du football, simplement. Nous commencerons par exemple par faire en sorte que le vestiaire redevienne un sanctuaire. Avoir sa place dans un vestiaire, cela se mérite. »

     Le doublé de Saha

    L'ex-Messin a été le grand artisan du succès de Manchester United à Sunderland (4-0).

    Manchester United, victorieux à Sunderland (4-0), a été le grand vainqueur hier de la 19e journée du championnat d'Angleterre, compte tenu du nul de Chelsea face à Aston Villa (4-4), tandis que Liverpool s'imposait à la dernière minute à Derby (2-1). Le syndrome du Boxing Day a encore frappé: les Blues avaient laissé Manchester United filer vers le titre à Noël dernier après trois matches nuls durant la période des fêtes. Hier, ils ont à nouveau été pris au piège en concédant un match nul dans les arrêts de jeu à domicile face à Aston Villa (4-4). Les joueurs d'Avram Grant sont déjà loin de Manchester United et d'Arsenal. Et pour que la mauvaise journée soit entièrement complète, Ricardo Carvalho et Ashley Cole ont été expulsés et Frank Lampard s'est blessé dès la vingt-sixième minute, rejoignant Drogba, Terry, Makelele et Malouda à l'infirmerie. En comparaison, Liverpool, longtemps surpris et tenu en échec chez la lanterne rouge Derby, a arraché une très importante victoire à la dernière minute grâce à Steven Gerrard, son homme providentiel (2-1).
    Manchester United n'a, lui, pas fauté à Sunderland. Et le sourire de Sir Alex Ferguson, au courant de la désillusion de Chelsea, voulait dire beaucoup. Cela fait un concurrent de moins dans la course au titre. L'après-midi a été très bonne pour les Red Devils avec une large et belle victoire (4-0), grâce à des buts de Rooney, Saha (par deux fois) et Cristiano Ronaldo. Deux buts (30e et 86e sur penalty), quatre-vingt-dix minutes sur la pelouse sans ressentir de douleur, une confiance boostée par une superbe performance : le match de Louis Saha a été parfait. L'international français ne pouvait rêver meilleur cadeau de Noël. Avec Rooney et Ronaldo, il a été le moteur de cette magnifique équipe de Manchester United. Son profil, différent de celui de Tevez habituellement titulaire, offre plus de solutions pour les Red Devils et son entente avec Rooney, passeur décisif sur son premier but, est très bonne. L'ancien Messin n'avait plus marqué depuis onze rencontres alors qu'il n'a joué que seize rencontres cette saison. Ce doublé arrive donc au bon moment pour oublier totalement cette blessure au genou qui l'a tenu éloigné des terrains pendant huit mois et lancer enfin sa saison.

     Coupe de France : le programme officiel

    Le programme des trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France, qui marquent l'entrée en lice des clubs de Ligue 1, est désormais connu. Le FC Metz se déplacera à Vesoul (CFA) le samedi 5 janvier (18 h). A cette occasion, Yvon Pouliquen, qui a remporté l'épreuve à deux reprises (en 2001 avec Strasbourg et en 2002 avec Lorient) prendra place pour la première fois sur le banc mosellan. De son côté, l'AS Nancy-Lorraine, qui évoluera sur sa pelouse de Marcel-Picot, accueillera Reims, pensionnaire de Ligue 2, le même jour à 21 h. Au même moment, Epinal (CFA), dernier rescapé amateur lorrain, défiera le Paris-Saint-Germain pour une grande fête au stade de la Colombière. La rencontre se disputera devant les caméras d'Eurosport.

     

     

    December 26

    Une nouvelle ère pour le jeu messin ?Retours à certaines valeurs...

    Pouliquen en bref

    Yvon Pouliquen, né le 17 octobre 1962 à Morlaix (Finistère).
    Carrière de joueur (milieu de terrain) : Brest (de 1982 à 1987) ; Laval (de 1987 à 1989) ; Saint-Etienne (de 1989 à 1991) ; Strasbourg (de 1991 à 1996). Bilan : 455 matches dont 424 en première division ; 10 buts. Palmarès : finaliste de la Coupe de France 1995 avec Strasbourg (après avoir marqué le but de l'élimination messine en demi-finale).
    Carrière d'entraîneur : Strasbourg (responsable du centre de formation de 1997 à 2000, entraîneur de l'équipe professionnelle de 2000 à 2001) ; Lorient (de 2002 à 2004) ; Guingamp (de 2004 à 2005) ; Grenoble (de 2006 à 2007). Palmarès : vainqueur de la Coupe de France en 2001 avec Strasbourg ; en 2002 avec Lorient.

     Yvon Pouliquen : « Trouver très vite une ossature »

    Intronisé lundi à la tête du FC Metz, Yvon Pouliquen lève le voile sur ses premières intentions. « Il est impossible de concentrer quarante-cinq joueurs sur le même objectif », affirme le successeur de Francis De Taddeo, qui va donc restreindre son groupe de travail.

    Entouré de Carlo Molinari, son nouveau président, de Joël Muller, son nouveau directeur sportif, et de Michel Ettorre qui redevient son adjoint après l'avoir été à Strasbourg, Yvon Pouliquen a livré ses premiers propos d'entraîneur du FC Metz, lundi, juste avant de regagner sa Bretagne natale pour y passer Noël. Le 31 décembre, Yvon Pouliquen dirigera la reprise de l'entraînement. En attendant, il a livré un aperçu de ce qu'il comptait entreprendre et de ce qu'il espérait pour Metz...

    • Yvon Pouliquen, pourquoi avoir accepté la proposition de diriger une équipe pourtant promise à la relégation ? « Initialement, je comptais attendre la fin de saison pour m'engager quelque part et trouver un nouveau challenge. J'accepte celui-là parce que, même s'il est d'abord difficile, il est surtout excitant. Je n'arrive pas n'importe où : Metz n'est pas un club quelconque. Je ne pourrai pas y travailler avec mon adjoint depuis sept ans (Christian Mattiello), mais si Michel Ettorre n'était pas revenu, je ne serais pas là non plus. »
    • Quelle mission vous a été confiée ? « Attention, je ne suis pas là pour préparer la saison prochaine mais dans un premier temps pour finir le championnat actuel du mieux possible, avec un maximum de points. Il reste dix-neuf matches de Ligue 1, vingt et plus j'espère en ajoutant la Coupe de France, et le premier objectif est de remettre l'équipe dans le sens de la marche. J'espère contribuer à redonner le sourire à tout le monde ici, et d'abord aux joueurs qui sont forcément marqués par les six mois qu'ils viennent de vivre. Il y a donc un gros travail psychologique à entreprendre. »

    • Savez-vous déjà ce que vous direz à vos nouveaux joueurs à la reprise de l'entraînement ? « Dans le détail non, mais je suis un entraîneur qui prône le jeu et je veux voir une équipe ambitieuse, qui donne du plaisir aux gens, et à moi pour commencer. L'entraîneur que je suis ressemble au joueur que j'ai été : j'aime le jeu, mais je veux onze guerriers sur le terrain. Pour le maintien, je ne rêve pas. Mais nous ne préparerons pas la saison prochaine sans finir au mieux celle-ci. Il faudra donc gagner le plus vite possible et ne plus passer pour des cons, tout simplement. »
    • Vous fixez-vous un objectif en termes de points ? « Oui, quarante-trois ! Plus sérieusement, le nombre de points dépendra tout simplement de l'adhésion du groupe à mon projet. J'ai la réputation d'être proche de mes joueurs et rigoureux à la fois. Pendant mes quinze années sur le terrain, c'est le jeu qui me passionnait. Je n'ai pas changé. Je veux que mes joueurs prennent du plaisir, qu'ils sortent chaque jour de l'entraînement avec le sourire, même par moins cinq. Mon but est de leur prouver qu'ils peuvent progresser. »

    • Que vous inspire ce que vous savez et ce que vous avez vu de votre nouvelle équipe ? « J'ai notamment vu le dernier match, à Lorient (6e défaite d'affilée, 2-0). J'ai senti une équipe atteinte psychologiquement, ce qui est normal, et jeune, donc perfectible. »
    • Trente-quatre joueurs différents ont déjà été utilisés, quand et comment allez-vous établir vos choix ? « Autant de joueurs utilisés, c'est d'abord la preuve d'un effectif affecté par les blessures. Mais j'espère trouver très vite une ossature. Je ne travaillerai pas avec un effectif pléthorique, ça, c'est sûr. On ne peut pas concentrer quarante-cinq joueurs sur un même objectif, quel qu'il soit. A un moment, certains finissent par lâcher, et c'est logique. Dès la reprise, je constituerai donc une première liste mais elle ne sera pas définitive, je ne fonctionne pas comme ça. Les choix s'établiront rapidement, mais resteront évolutifs. Je m'appuierai sur ceux qui sont des leaders naturels mais tous ont les mêmes charges et les mêmes attributions. J'ai porté pendant sept ou huit saisons le brassard de capitaine mais, une fois sur le terrain, ce sont onze capitaines qui doivent jouer. »
    • Vous avez remporté deux fois la Coupe de France, à la tête du RC Strasbourg puis de Lorient. Avec Metz, vous allez démarrer par un match de Coupe, le 5 janvier, à Vesoul. Est-ce un signe ? « Cela avait déjà été le cas lorsque j'ai repris Lorient (en 2002) et nous avions gagné l'épreuve, à l'arrivée. Mais je ne possède pas la recette pour recommencer ! »

     Changement de direction

    L'arrivée d'Yvon Pouliquen et le retour de Michel Ettorre symbolisent la volonté messine de renouer avec le jeu et avec son histoire.

    Un changement d'entraîneur, pour débuter une saison ou pour en terminer une autre, porte en lui un message. Celui que vient de livrer le FC Metz en remplaçant Francis De Taddeo par Yvon Pouliquen se lit ainsi à travers l'étude de leurs profils : à un homme sans passé au haut niveau, qui avait bâti sa légitimité sur une réputation de travailleur méthodique et minutieux, succède un ancien joueur ayant disputé 455 matches au niveau professionnel, dont 424 en première division. A quarante-cinq ans, l'entraîneur Yvon Pouliquen ne manque pas de références non plus : sa carrière entamée il y a déjà dix ans à la tête du centre de formation du RC Strasbourg l'a mené aux commandes de l'équipe alsacienne puis à Lorient, à Guingamp et à Grenoble où, au printemps dernier, la nouvelle direction a décidé de ne pas le reconduire. Intimement affecté par la décision de se séparer de Francis De Taddeo, parce qu'il apprécie l'homme et parce qu'il a œuvré à la reconnaissance de l'entraîneur, Carlo Molinari a dribblé son auditoire, lundi après-midi, lorsque le président messin a été interrogé sur l'idée de rupture que contenait le remplacement de Francis De Taddeo par Yvon Pouliquen. Visiblement crispé, Carlo Molinari a simplement justifié cette décision ­ la sienne et celle de ses actionnaires ­ par « la volonté d'obtenir des résultats rapidement et de débarrasser l'équipe de la chape de plomb qui semble l'écraser». « Yvon Pouliquen a suffisamment d'expérience pour pouvoir relancer la machine », a tout de même consenti le président messin, plus disert sur la signification du choix de Michel Ettorre pour seconder son nouvel entraîneur : « Michel est proche du public, apprécié de nos supporters. Nous manifestons l'envie de rétablir le contact avec ceux qui nous aiment mais qui ont perdu confiance en nous. » On en oublierait qu'en plus d'une figure historique, incarnation comme Philippe Hinschberger du FC Metz populaire et performant du milieu des années 80, Michel Ettorre est aussi un technicien reconnu... Son retour, le troisième de leur longue histoire commune, réconcilie en tout cas l'ex-club phare lorrain avec ses racines, qui n'étaient depuis un an plus guère incarnées que par Joël Muller et Bernard Zénier, cependant soigneusement tenus à distance des choses du terrain depuis plus d'un an, contraints ou forcés. Yvon Pouliquen et Michel Ettorre ont signé un contrat de deux ans et demi en faveur du FC Metz, ce qui engage également le club sur de l'assez moyen terme, à l'échelle du temps tel qu'il passe dans le football. « Nous ne leur avons pas demandé le maintien comme objectif, nous sommes réalistes. Le club a envie de rebondir avec une nouvelle équipe technique », a précisé Carlo Molinari.
    Lundi, le président messin a donc redit son attente d'un changement rapide dans le comportement de son équipe : « Notre dernière victoire à Saint-Symphorien remonte au 27 avril ! C'est une mauvaise période qui dure depuis bien trop longtemps. Notre première préoccupation est donc de ramener de l'enthousiasme et de la joie autour du FC Metz. » En principe, aucune nouvelle tête ne sera conviée à relever ce défi. Sur ses éventuels souhaits en matière de recrutement, Yvon Pouliquen s'est rapidement adapté à la réalité messine : « Différents vecteurs interviennent. Economiquement, tout n'est pas possible. Ma priorité consiste à conserver les joueurs que je compte utiliser et ceux qui veulent continuer le challenge avec nous. Recruter ne sera certainement pas possible. Il y a des joueurs de qualité, j'espère le vérifier assez vite. » Bienvenue à Metz.

     En harmonie avec Muller

    Yvon Pouliquen a confirmé lundi après-midi ce qu'il exposait dans nos colonnes le matin même : inconnu de la maison grenat, il compte notamment s'appuyer sur l'expertise de Joël Muller. « Sa présence a compté dans ma décision de venir à Metz », a-t-il insisté. Directeur sportif du FC Metz depuis juin 2006, un an après son retour au poste d'entraîneur sanctionné par une descente en Ligue 2, Joël Muller s'apprête donc à occuper sa fonction différemment : jusqu'ici, en effet, Francis De Taddeo ne le consultait que très parcimonieusement, ne citant d'ailleurs son nom qu'à partir de novembre 2007, une fois l'échec devenu irrémédiable, après avoir tenu son prédécesseur très éloigné des célébrations de la remontée en Ligue 1. Notamment lors de différentes réunions organisées avec les clubs de supporters, Joël Muller ne cachait plus qu'il éprouvait lui-même quelques difficultés à définir les contours de sa fonction. De Taddeo parti, la donne change et si Joël Muller arrive en fin de contrat en juin prochain, il serait étonnant que le FC Metz ne cherche pas à l'intégrer dans ses futurs projets. « Pour l'instant, affirme le président Molinari, nous réglons les problèmes du présent. Nous verrons dans les deux ou trois mois qui viennent ce que nous proposons à Joël. » Lequel, à (très) bientôt cinquante-six ans, n'aurait rien contre un retour au terrain, ailleurs qu'à Metz.

     Jean-Claude Nadon garde les gardiens

    Francis De Taddeo sera le seul membre du staff technique sortant à quitter le FC Metz ; l'entretien devant conduire à son licenciement est prévu le 3 janvier. Son adjoint, Cyril Serredszum, ne travaillera pas directement auprès de l'effectif désormais dirigé par Yvon Pouliquen et Michel Ettorre. Mais, a précisé le président Molinari, « Cyril est conservé dans l'encadrement, dans un rôle à définir. » Le nouvel entraîneur du FC Metz ayant d'ores et déjà annoncé son intention de réduire l'effectif travaillant sous sa coupe à l'entraînement, il est permis d'imaginer que Serredszum se rapprochera de José Pinot, responsable de l'équipe de CFA, soumis à un fonctionnement nouveau. Enfin, le retour de Michel Ettorre n'implique pas le départ de Jean-Claude Nadon, actuel préparateur des gardiens de but : « Michel revient comme adjoint d'Yvon Pouliquen », comme l'a énoncé Carlo Molinari lundi.

     

     

    December 25

    Pouliquen a du travail...

    Voilà : ce sont les fêtes, donc une trêve s'impose : bonnes fêtes à toutes et à tous donc et bonnes nouvelle année 2008 pour vous et vos familles ! je posterai encore un conte et je vous dis : à l'année prochaine !Coeur rouge24122007pouliquenFF

    (FF) : Pouliquen a du travail

    Yvon Pouliquen, qui n'avait pas été reconduit à la tête de Grenoble en fin de saison dernière, a été nommé entraîneur du FC Metz lundi. A 45 ans, l'ancien entraîneur de Strasbourg et Lorient, avec lesquels il a remporté deux Coupes de France (2001 et 2002), succède donc à Francis De Taddeo sur le banc grenat. Il sera assisté de Michel Ettorre, qui remplace Cyril Serredszum (ce dernier devrait se voir attribuer une autre fonction). Jean-Claude Nadon conservera son poste d'entraîneur des gardiens. Pouliquen et Ettorre ont signé un contrat de deux ans et demi : ils arrivent au chevet d'une équipe messine dans le trou psychologiquement, qui compte pas moins de quatorze points de retard sur Lille, premier non relégable. « Un supporter, un jardinier, un intendant est aussi important qu'un joueur pro. Nous devons œuvrer tous ensemble pour retrouver le sourire» a d'ailleurs assuré Michel Ettorre sur le site officiel du club.
    Bonne dernière de la Ligue 1, la formation lorraine n'a remporté qu'un match sur dix-neuf depuis le début de la saison, a été battu à quatorze reprises, et restent sur une terrible série de six défaites consécutives. La tâche de Pouliquen s'annonce donc pour le moins ardue, aussi bien d'un point de vue tactique que psychologique. Même si son président Carlo Molinari avait fait preuve de clairvoyance avant d'officialiser sa venue, histoire de ne pas mettre une pression inutile à son nouvel entraîneur. « Il sera demandé au nouvel entraîneur d'une part de recréer un climat propice à la victoire, victoire qui permettrait de redonner du plaisir aux supporters; et d'autre part de se pencher sur l'organisation de l'équipe appelée à évoluer en Ligue 2, ou en Ligue 1 si par bonheur le FC Metz parvenait à se maintenir en fin de saison...» avait-il déclaré.
    Lors de sa présentation officielle, le nouvel entraîneur messin n'a pas minimiser l'ampleur de la tâche, mais s'est montré enthousiaste à l'idée de relever ce défi. «Ce challenge, avant d'être intéressant, est plus que difficile. Mais il est excitant. Je ne viens pas dans un club quelconque mais dans une structure qui a une histoire, un passé, un palmarès, de infrastructures et qui a envie de rebondir» a expliqué Pouliquen, qui s'est fixé comme principal objectif de « remettre l'équipe dans le sens de la marche, de la remettre sur le plan psychologique ». Une priorité afin de « finir la saison du mieux possible, avec le plus grand nombre de points possible », sans penser à la saison prochaine. Du coup, il veut apprendre à connaître son groupe et ses joueurs avant d'envisager de recruter. «Recruter n'est pas la priorité première. J'espère très vite trouver une ossature. C'est, pour moi, le meilleur moyen de progresser, d'avancer et d'avoir une équipe qui soit la plus stable possible » a-t-il assuré, avant de conclure : « Il va falloir redonner aux joueurs l'envie de se battre. De prendre du plaisir et d'en donner ». (Avec AFP)

    (Quotidien l'Equipe) : PouliquenetEtorreMolinari2007

    Pouliquen pour le plaisir

    Metz mise sur l’entraîneur breton et son adjoint, Michel Ettorre, pour gagner à nouveau et finir honorablement sa saison en Ligue 1.

    METZ

    DÉBUT DÉCEMBRE, l’aréopage messin, presque au grand complet, avait choisi de ne pas choisir : Francis De Taddeo avait eu droit à un sursis de trois matches pour changer la donne. Vingt jours, trois nouvelles défaites et quelques modifications plus tard, le verdict tombait logiquement.

    Dimanche, Carlo Molinari annonçait le départ de De Taddeo. Hier, il délivrait officiellement le nom du nouvel entraîneur, Yvon Pouliquen, et de son adjoint, Michel Ettorre, qui, tous deux, ont signé un bail de deux ans et demi. Le premier a déjà su montrer ses qualités, le second est un nom connu à Metz de par son passé de joueur en Moselle et d’entraîneur adjoint (en Lorraine, en Alsace ou dans le Nord).

    « Les venues de Michel et d’Yvon sont dictées par la volonté de retrouver rapidement des résultats et de nous rapprocher du public, de faire que la fracture qui s’est installée depuis un certain temps puisse être réduite », affirmait hier le président messin.

    « Yvon et Michel, qui est concerné de La même manière, arrivent à Metz pour repartir du bon pied, essayer d’amener à la fois du crédit et un changement de comportement de l’équipe et essayer de retrouver rapidement le chemin de la victoire », poursuivait le dirigeant.

    « Depuis fin avril (date de la dernière victoire du FC Metz à Saint-Symphorien,  face au Havre, 1-0, en Ligue 2), le temps est très long, presque insupportable. » Pour autant, Carlo Molinari ne donnait aucun objectif en termes de total de points à atteindre ou de maintien à arracher. Avec sept unités au compteur à mi-parcours, les Messins paraissent bien promis à refaire l’ascenseur en mai 2008. « Nous n’avons pas mis aux deux nouveaux entraîneurs comme objectif premier le maintien », assurait le président mosellan. « Cela me paraît démesuré pour le moment, même si tout peut arriver dans le football et si un enchaînement de victoires peut nous faire espérer un meilleur sort pour le futur. Ce dont nous avons surtout besoin, c’est de montrer que le club a la volonté de rebondir à travers une nouvelle équipe de techniciens. Même si Cyril Serredszum (l’ancien adjoint) et Jean-Claude Nadon (l’entraîneur des gardiens) restent. »

    Dans le même état d’esprit, Yvon Pouliquen parlait de plaisir à retrouver et d’esprit de conquête. « Dans un premier temps, il s’agira de redonner un peu le sourire à tout le monde, expliquait le coach. Il va y avoir un travail à faire dans le domaine psychologique. Il va falloir remettre les joueurs dans le sens de la marche. Après, on verra sur le plan du travail. Je suis un entraîneur qui prône le jeu. Mon ambition n’a pas changé : j’ai envie de voir une équipe ambitieuse dans le jeu, sur le plan offensif, qui donne du plaisir aux gens, qui m’en donnent pour commencer. Je suis entraîneur par passion. J’ai envie de voir les formations que j’entraîne jouer au football, aller de l’avant, marquer des buts. Nous allons tout faire pour y parvenir. »

    Pouliquen : « Ne pas passer pour des cons »

    Parce que, pour le moment, l’entraîneur ne veut pas parler de Ligue 2. Même s’il ne se voile pas la face. « Le club sera certainement en L 2 la saison prochaine, mais je ne suis pas là pour la préparer. Je suis là pour finir cette saison et la finir au mieux, pour ne pas passer pour des cons. Aujourd’hui, l’ambition, c’est de gagner le plus vite possible, c’est de redonner cette joie de jouer aux joueurs dans un système qui sera certainement différent. »

    En finir avec les effectifs pléthoriques (37 noms différents de Messins ont figuré au moins une fois sur une feuille de match en 19 journées) sera une des premières mesures du technicien : « Je serai obligé, dès la reprise, de faire une première liste qui ne sera certes pas définitive mais évolutive. Je vais réduire le groupe, car je ne peux pas travailler avec 37 joueurs. Je considère que, quels que soient les objectifs, on ne peut pas concerner 40 ou 45 éléments. » Quant aux réalités économiques du club, dont les caisses sont vides, Yvon Pouliquen sait où il met les pieds : « Recruter n’est pas la priorité première. Sur le plan économique, il faudra peut-être s’en passer. » Il ne reste plus au technicien qu’à trouver les bons leviers pour sortir le FC Metz de la spirale dans laquelle il s’enfonce.

     

    December 24

    Pouliquen a signé...

    (Site officiel du FC Metz) : Pouliquen entraineur du FC Metz pouliquen32007

    Yvon Pouliquen et Michel Ettorre se sont engagés lundi aux côtés du FC Metz pour une période de deux ans et demi. Le premier sera l’entraîneur de l’équipe première, le second son adjoint.
    Les deux hommes ont déjà travaillé ensemble, au Racing Club de Strasbourg. C’est au sein du club alsacien que Pouliquen a débuté sa carrière d’entraîneur après y avoir terminé son parcours de joueur. Il dirigeait la saison passée Grenoble en Ligue 2 (voir ci dessous) mais reste plus connu pour avoir remporté la Coupe de France deux années consécutivement avec deux clubs différents : le Racing en 2001 et Lorient en 2002.
    Michel Ettorre, qu’il n’est plus nécessaire de présenter, sera son adjoint mais laissera le soin à Jean-Claude Nadon de s’occuper des gardiens de buts comme il le fait depuis le début de la saison. Cyril Serredszum se verra quant à lui attribuer une autre fonction. « Je suis très gêné pour lui, a indiqué Ettorre. C’est la première fois de ma carrière que cette situation se présente. Si je reviens au club, c’est d’une part pour remplir une fonction technique ; mais aussi car je suis marqué de voir que l’on considérait dernièrement les supporters messins comme des voyous. Ce n’est pas le FC Metz que j’ai connu. Je vais crier haut et fort que nous avons un bon public. C’est l’un des premiers discours que je tiendrai aux joueurs. Un supporter, un jardinier, un intendant est aussi important qu’un joueur pro. Nous devons œuvrer tous ensemble pour retrouver le sourire. »
    Yvon Pouliquen en bref
    Né à Morlaix (Finistère) le 17 octobre 1962
    A joué à Brest, Laval, Saint-Etienne et Strasbourg
    A entraîné Strasbourg (novembre 2000-2001, Lorient (janvier 2002-2004), Guingamp (2004-2005) et Grenoble (2006-2007)
    A remporté la Coupe de France en 2001 et 2002
    Finaliste de la Coupe de la Ligue en 2002 avec Lorient

    Jouer au ballon et aller de l’avant…

    Immédiatement après sa signature, Yvon Pouliquen nous a accordé son premier entretien en tant qu’entraîneur du Club à la Croix de Lorraine. Sa priorité : reformer une équipe compétitive pour les 19 matches restant.
    Yvon Pouliquen, vous voilà entraîneur du FC Metz…
    Yvon Pouliquen : « Oui, le challenge que m’a proposé le président Molinari me plaît. Nos objectifs ne sont pas quantifiables en termes de points mais ils sont intéressants. Le premier est de terminer la saison en cours du mieux possible. Il s’agit de mettre en place un style de jeu, de construire une équipe compétitive qui puisse rivaliser sur les dix-neuf matches de championnat restant. Cette étape est à mon sens tout aussi importante que de préparer la saison prochaine. Cela, nous le ferons en parallèle au fil des semaines. Pour le moment, je n’y pense pas réellement. »
    Que savez-vous de l’effectif que vous retrouverez à la reprise d’ici une semaine ?
    Y.P. : « Je connais quelques joueurs. J’ai eu Malick Diop et Pascal Delhommeau à Lorient, nous avions remporté ensemble la Coupe de France devant Bastia (1-0 au Stade de France, but de Darcheville). J’ai croisé Julien François pendant quelques semaines l’an passé à Grenoble et Matheus Vivian était quant à lui mon capitaine. Pour le reste, je sais qu’il y a des joueurs de talent, notamment des jeunes que je vais devoir apprendre à connaître. J’espère réussir à les faire progresser rapidement afin qu’ils franchissent des paliers. »
    Avez-vous abordé avec le président le mercato hivernal et les éventuelles retouches à apporter ?
    Y.P. : « Nous avons aujourd’hui un effectif pléthorique. Il va falloir faire des choix en sachant que notre objectif premier est de conserver les meilleurs joueurs et notamment les meilleurs éléments en devenir. Certains ont un véritable avenir dans le football, et en Ligue 1 particulièrement, il s’agit surtout de ne pas perdre ces joueurs-là. »
    Quelle image vous faites-vous du FC Metz pour l’instant ?
    Y.P. : « Je n’ai pas eu le temps de visiter le club pour l’instant. Mais pendant pas mal d’années, j’ai vécu juste à côté, à Strasbourg. J’ai donc eu l’occasion de passer par Metz à plusieurs reprises, que ce soit pour jouer ou en tant qu’entraîneur. Lorsque je travaillais pour le Centre de Formation du Racing, j’ai également visité le centre messin. Ce n’est donc pas un club qui m’est inconnu, que ce soit au niveau des infrastructures ou des gens qui y figurent. »
    On vous connaît peu en Moselle, quel entraîneur êtes-vous ?
    Y.P. : « Je pense avoir un caractère proche de celui de Michel Ettorre, même si j’arrive parfois à mettre un peu plus d’eau dans mon vin que lui (rires) ! J’ouvre une parenthèse pour signaler qu’il est important pour moi que Michel soit à mes côtés. Je m’appuierai également sur Joël Muller, que je connais assez bien. Je ne peux travailler que dans un climat serein, avec des gens que j’apprécie et dont les compétences sont reconnues par tous. C’est le cas de ces derniers. Sinon, pour me décrire, je dirai qu’à mes débuts, on me considérait comme un coach très défensif. Mais le contexte oblige parfois à adopter une attitude qui n’est pas la vôtre habituellement. Ces derniers temps, à Grenoble notamment, j’avais plutôt l’image inverse. Et on me reprochait presque d’être trop offensif ! Il faut trouver un juste milieu. J’aimerais que l’équipe soit combative mais toujours avec une priorité : l’idée de jouer au ballon et d’aller de l’avant pour marquer des buts. C’était un peu mon tempérament lorsque j’étais sur la pelouse. »
    Vous arrivez dans un contexte difficile, comment comptez-vous procéder pour reconquérir le public messin ?
    Y.P. : « Ce sera à nous, à notre staff, de redonner envie aux gens de venir à Saint-Symphorien. Le premier travail à effectuer est d’ordre psychologique. Lorsqu’on est joueur, on ne peut pas sortir indemne d’une telle première partie de saison, avec sept points au compteur. Nous devons remettre les joueurs sur de bons rails moralement. Je suis quelqu’un de très ouvert, qui communique beaucoup, ma porte sera ouverte à tous ceux qui ont des questions à poser. »
    Au cours de votre carrière, avez-vous déjà connu des situations similaires à celle du FC Metz actuellement ?
    Y.P. : « On pourrait faire une comparaison avec mon expérience lorientaise. Je dirigeais alors une équipe très, très jeune, avec des éléments pétris de talents mais parfois insouciants. L’avantage, c’est qu’avec eux tout était possible, mais sur la durée cela représentait un handicap. Ce qui a sans doute fait défaut à Metz jusqu’à maintenant est l’absence de ces cadres. C’est d’autant plus préjudiciable lorsque l’équipe est dans le bas de tableau. Faire débuter des joueurs en Ligue 1 n’est pas évident, il est toujours plus aisé de les lancer lorsque le groupe est dans une bonne passe. »

    Le fusible n'est pas l'unique responsable : nettoyons l'incurie messine !

    ConseilDE TADEO table2007ettore_michel2007FDTdu24122007pouliquen2

    (Quotidien l’Equipe) : «Ça me fait mal»

    FRANCIS DE TADDEO, limogé par Metz hier, ne regrette aucun de ses choix et estime que trop de blessures ont pénalisé son équipe.

    Samedi soir, à Lorient (0-2), alors que la décision de ses dirigeants était déjà prise, il avait encore répété qu’il ne démissionnerait pas. Dernier de la Ligue 1 avec 7 points, Francis De Taddeo a dû s’incliner hier matin, quand la nouvelle a été officialisée par un communiqué.

    L’entraîneur de la remontée, champion de France de L 2 la saison dernière, laisse aujourd’hui Metz dans une situation plus que critique, déjà condamné à un retour à l’étage inférieur, ou presque. Arrivé au club en 1986, grâce à Carlo Molinari, un ami de son père, il réglera les modalités de son départ avec ses anciens employeurs le 3 janvier prochain.

    « COMPRENEZ-VOUS la décision prise par vos dirigeants ?

    – Je la comprends mais je ne la partage pas. Comment voulez-vous juger le travail fait ? Je n’ai jamais eu l’équipe au complet. Reconstruire, j’ai été capable de le faire, j’en aurais encore été capable. Je pense servir de fusible, pour dépassionner le contexte. Je n’ai jamais entendu les spectateurs crier : « De Taddeo, démission ! » Je crois que c’est un geste en direction du public pour dédramatiser la situation des dirigeants.

    Vous ne vous estimez pas plus responsable qu’eux ?

    – La situation actuelle touche tout le monde, joueurs, entraîneur, dirigeants. On est partis avec un budget très encadré et, compte tenu des ennuis qu’on a eus, on n’a pas pu bouger. Quand on a fait venir Cubilier, j’avais déjà demandé un latéral depuis longtemps, mais on n’avait pas conclu avec Moutaouakil (parti de Châteauroux à Charlton). On était fin août et ce recrutement n’avait pas été fait. Quand il s’est agi de faire venir Strasser, c’était parce que Bassong était blessé. Donc c’était un recrutement de substitution, pas d’amélioration. Après, avec les blessures de Cardy, Barbosa et Gygax, on a fait un peu de replâtrage, mais je n’ai pas eu les réponses qualitatives que j’attendais. D’abord parce que ces joueurs devaient être opérationnels et qu’ils ont rechuté, ensuite parce que l’aspect financier nous a empêchés d’agir. Or, on avait un effectif très court, pas en termes de potentiel mais en termes de cadres.

    Le recrutement de cet été est-il un échec ?

    – Pour recruter, il faut de l’argent. J’étais pour Hellebuyck, pour Mathis, mais on s’est rendu compte qu’on ne pouvait pas. Moi, je n’ai pas eu les comptes, j’ai travaillé en confiance avec les dirigeants. À partir du moment où ils me disent “ça, on ne fait pas, ça, on ne peut pas”, alors O.K. Ça ne veut pas dire que l’équipe n’était pas capable de se défendre mais c’était un recrutement sans marge. Or, nos tauliers ont été écartés tout de suite. Derrière, on a des joueurs doués mais sans expérience comme Miralem Pjanic, à qui on ne peut pas tout demander. J’ai toujours dit que notre problème était au milieu. On l’a vu : quand Barbosa était là, notre jeu avait plus de cohérence. L’équipe complète, que je n’ai jamais pu diriger, n’était pas si moche. Elle avait même de la gueule.

    « Je me sens frustré »

    Reconnaissez-vous des erreurs ?

    – Oui, il y a quelques choix en dehors du terrain que je ne referais pas. Mais en ce qui concerne le terrain je ne regrette rien. Ce sont des choix qui avaient fait leur preuve la saison dernière. On était moins nantis que Caen ou Strasbourg et on avait fait un parcours remarquable. Eux ont su garder les joueurs qu’ils voulaient garder. Caen a conservé Gouffran, nous, on a perdu Béria et Obraniak.

    De quels choix “en dehors du terrain” parlez-vous ?

    – Je n’ai pas de commentaire à faire.

    Sur les derniers matches, vos décisions étaient quand même en contradiction avec ce que vous aviez annoncé il y a trois semaines : la confiance aux jeunes, le 4-4-2…

    – Quand on vous dit que vous avez trois semaines pour montrer quelque chose de différent, alors que vous savez très bien que ça va passer par le retour de Cardy et de Barbosa et qu’il faut attendre… Quant à l’utilisation plus importante des jeunes, je ne pouvais quand même pas éliminer des joueurs plus âgés qui bossent bien.

    Les joueurs étaient-ils encore derrière vous ?

    – Je suis peut-être naïf mais, compte tenu de nos difficultés, un groupe malsain ou mal dirigé aurait implosé. En 2005, il y avait vraiment de gros problèmes dans le vestiaire. Là, il n’y a pas eu d’éclat. J’avais un groupe très concerné et volontaire.

    Et vos dirigeants ?

    – Oui, jusqu’à aujourd’hui (hier). On a toujours essayé de trouver des solutions ensemble.

    Il y a quand même eu des critiques, parfois venues de l’intérieur.

    – L’année dernière, notre parcours a fait taire toutes les ambitions, toutes les rancœurs. Cette année, j’ai été malheureux.

    Vous étiez au club depuis plus de vingt ans. Quel est votre sentiment aujourd’hui ?

    – Ça me fait mal. J’ai été deux fois vice-champion de France (moins de 17 ans, en 1994 et 1996), deux fois champion de France (CFA en 1997, moins de 18 ans en 2001), on a sorti des joueurs à foison, Pires, Saha, Adebayor, etc... Avec peu de moyens, j’ai fait des choses incroyables avec des dirigeants qui m’ont toujours fait confiance et des collègues exceptionnels.

    Vous connaissez très bien le FC Metz. Est-il à sa place aujourd’hui ?

    – Pas de commentaire.

    Comment voyez-vous votre avenir ?

    – Je me sens frustré, j’ai vraiment besoin d’y retourner. Il faut que je trouve une équipe pour gagner des matches. Je peux faire beaucoup de choses, de la formation, du recrutement ou entraîner des professionnels, en France ou à l’étranger.

    Ne craignez-vous pas que ces six derniers mois ternissent votre image d’entraîneur ?

    – Non, je me moque de mon image. Si j’y avais pensé, je n’aurais pas signé mon contrat avec Metz (une prolongation, cet été). J’ai peut-être fait une erreur d’y aller comme ça. J’ai vu qu’il n’y avait pas de moyens mais j’ai fait ce choix parce que c’est mon club, parce que ça pouvait passer même si c’était ric-rac. Si on n’avait pas perdu Cardy, Barbosa et Gygax, on aurait fait un autre parcours. Mon successeur va le démontrer quand il les aura récupérés. »

    Un ticket Pouliquen-Ettorre ?

    LE FC METZ A OFFICIALISÉ, hier en milieu de journée, le limogeage de Francis De Taddeo, au lendemain de sa quatorzième défaite de la saison, à Lorient (0-2). « Après un délai de trois semaines et à la suite à l’aggravation de la situation sportive, avec zéro point pris en trois matches, le Football Club de Metz a décidé de se séparer de son entraîneur, Francis De Taddeo. Les deux parties sont convenues de se rencontrer début janvier pour finaliser les termes de ce départ (…). La présentation du nouvel entraîneur à la presse devrait intervenir dans les prochains jours. »

    Carlo Molinari a déjà une idée très précise de son successeur. Il s’agit d’Yvon Pouliquen, quarante- cinq ans, libre depuis son passage à Grenoble la saison dernière et double vainqueur de la Coupe de France avec Strasbourg (2001) et Lorient (2002). Il a déjà reconnu que le poste pouvait l’intéresser . S’il accepte la proposition de Metz, il pourrait être épaulé par un fidèle du club mosellan, Michel Ettorre, qu’il a connu en Alsace pendant quatre ans. Ce dernier s’occupait encore des gardiens messins la saison dernière avant de quitter le club cet été, notamment parce qu’il avait été écarté du banc par De Taddeo. Le départ de celui-ci autorise donc son retour.

    Joël Muller : « J’ai vocation à défendre les entraîneurs »

    « Ce serait une très bonne nouvelle », indique Joël Muller, le directeur sportif, volontairement tenu à l’écart des derniers événements par ses dirigeants. Son autre casquette de président de l’UNECATEF, le syndicat des entraîneurs, le place en effet dans une position particulièrement inconfortable dans un club qui vient d’annoncer le licenciement d’un confrère.

    « C’est très difficile, reconnaît-il. Je vis la situation d’un club qui va mal et, en même temps, j’ai vocation à défendre les entraîneurs. Ce n’est pas une situation agréable. Le président m’a laissé en retrait et je n’ai pas participé aux derniers conseils d’administration. J’ai appris la nouvelle aujourd’hui (hier). On ne m’a pas posé la question. Je regrette ce qui arrive mais j’ai vu que Frédéric Hantz avait déclaré qu’il comprenait bien que l’entraîneur d’une équipe en difficulté soit en danger... Il ne faut pas se voiler la face. »

     (R.L.) : Un roi sans lendemain

    Elu meilleur entraîneur de Ligue 2 la saison dernière, Francis De Taddeo s'est cassé la figure dès ses premiers pas à l'étage supérieur. Chronique d'une fin annoncée.

    Il ne croyait pas si bien dire, Francis De Taddeo, en scrutant l'horizon Ligue 1, fin juin dernier, à l'heure de la reprise du travail : « Nous ne sommes plus en Ligue 2. La Ligue 1 est impitoyable. Y rester se mérite. » Le FC Metz va bientôt retrouver la Ligue 2, mais il n'en occupe plus les commandes. En sept mois, trois semaines et cinq jours, d'une victoire sur Le Havre consacrant le triomphe de sa méthode à une défaite face à Lorient enterrant les dernières illusions de maintien avec cinq mois d'avance sur le calendrier, Francis De Taddeo est passé du statut de meilleur entraîneur de Ligue 2 à celui de responsable désigné de l'échec qui s'annonce. Responsable de quoi, au juste ?Le 10 mai 2006, la nomination d'un homme sans passé de joueur de haut niveau suscite la perplexité et le scepticisme, jusqu'au sein même du FC Metz où, en vingt ans dont la moitié à la direction du centre de formation, Francis De Taddeo ne s'est pas seulement fait des amis. Carlo Molinari a quant à lui privilégié la candidature d'un proche ; sa capacité de travail impressionne, sa rigueur rassure. A l'heure de rebâtir une équipe sur les cendres encore fumantes d'un club traumatisé, De Taddeo fait du De Taddeo, c'est-à-dire qu'il choisit ses joueurs, le possessif est de rigueur : aux jeunes qu'il tenait sous sa coupe quelques semaines plus tôt, se joignent d'anciens protégés, comme Julien François et Stéphane Léoni. Tout juste a-t-il consenti à accueillir des joueurs portant le label Ligue 1, comme Malick Diop et Julien Cardy, qui ne le décevront pas en favorisant l'émergence d'un groupe soudé et homogène. Terriblement soudé, terriblement homogène.
    De Taddeo n'aime pas le clinquant, ne supporte que la discipline : il est servi, autant par les individus que par leurs résultats. A mi-championnat, Metz compte déjà treize points d'avance sur le quatrième, du jamais vu. Le spectacle s'avère minimal, la réussite maximale, le réalisme glacial. Qu'importe, le FC Metz de Francis De Taddeo remonte immédiatement en Ligue 1, un an après sa relégation, sur le modèle du FC Metz de Jean Fernandez, quatre ans plus tôt. Le style de jeu, anesthésiant, le profil de l'effectif, dénué du moindre relief surtout après le départ pour Lille du talentueux Ludovic Obraniak ? « Il s'agissait de la meilleure façon de sortir de la Ligue 2 », justifie De Taddeo. Ne rien vouloir changer, ou si peu, constituera le raccourci le plus rapide pour y retourner. Légitimé par le plein succès de son entreprise, Francis De Taddeo obtient des dirigeants messins de revaloriser les artisans de la remontée et se veut très attentif sur les éventuels renforts. Il communique, au début de l'été, sur un recrutement qu'il juge lent et insuffisant, tout ça parce que Metz est passé à côté de Moutaouakil, repéré à Châteauroux et plutôt attiré par Bolton, et parce que l'idée d'un retour de Jonathan Jager a même déplu au président Molinari. Mais dans le même temps, il s'oppose à l'arrivée de Marama Vahirua, qui finit à Lorient où l'attaquant tahitien vient d'inscrire contre Metz son sixième but de la saison, quatre de plus que l'actuel meilleur buteur messin, ou à celle du Sedanais Grégory Pujol, finalement recruté par Valenciennes. « Francis n'a pas voulu remettre en cause la progression des joueurs ayant participé à la montée, reconnaît aujourd'hui un dirigeant du club. Et nous, nous n'avons pas su le convaincre de la nécessité de procéder autrement. » Il est vrai qu'au printemps, dans l'euphorie de la remontée, rien ne se refuse à Francis De Taddeo, et surtout pas la rediscussion de son contrat : censé s'achever en 2008, il est prolongé jusqu'en 2010, une belle performance pour un entraîneur novice en première division.
    Tout a été rose, au début : tout devient noir, à l'été 2007. La réussite tourne le dos au FC Metz et c'est même un début d'hécatombe qui gagne les rangs. Julien Cardy, Sébastien Bassong, Cédric Barbosa, Daniel Gygax, Jeff Strasser, précisément recruté dans l'urgence, se blessent à tour de rôle, et pour longtemps. Ayant opéré un recrutement de joueurs de Ligue 2 et de National, Metz obtient les résultats d'une équipe de Ligue 2 ou de National : avec une seule victoire, à Caen, et quatre nuls, en dix-neuf journées, les Lorrains comptent sept points à mi-parcours et égalent le record à l'envers du Stade Brestois, en 1979. Au temps de la victoire à deux points...
    Désemparé, dans ses choix comme dans sa communication, généreuse mais répétitive, Francis De Taddeo passe tout près du licenciement, début décembre, mais un conseil d'administration initialement réuni pour fixer les modalités de son remplacement lui accorde finalement un sursis de trois matches. Dans ce laps de temps, Metz touche le fond face à Sochaux, son entraîneur fait le contraire de ce qu'il a annoncé et finit par agacer tous ses dirigeants, plus une partie de ses joueurs. Le public, quant à lui, se montre indifférent. C'est l'un des défis les plus ardus pour le successeur de Francis De Taddeo : faire en sorte que le FC Metz suscite de nouveau un brin d'intérêt. Ce serait déjà ça, en attendant la Ligue 2.

     De Taddeo, son bilan

    Arrivé au FC Metz en 1986 en tant qu'entraîneur des pupilles, Francis De Taddeo a dirigé toutes les catégories d'âge avant de prendre la direction du centre de formation en 1996. Il a occupé cette fonction pendant dix ans, succédant à Joël Muller à la tête de l'équipe professionnelle reléguée en Ligue 2 en juin 2006. Son bilan est le suivant :
    • En 2006-2007. Ligue 2: 38 matches, 22 victoires, 10 nuls, 6 défaites. Coupe de France : 3 matches, 1 victoire, 1 nul (qualification aux tirs au but), 1 défaite. Coupe de la Ligue : 1 match, 1 défaite.
    • En 2007-2008. Ligue 1: 19 matches, 1 victoire, 4 nuls, 14 défaites. Coupe de la Ligue : 2 matches, 1 victoire, 1 nul (élimination aux tirs au but).

    De Taddeo « Je n'exclus rien pas même de quitter le football ! »

    Francis De Taddeo continue de se retrancher derrière les blessures de joueurs importants, parle de responsabilité collective et doute de son avenir dans la profession. Sa première interview d'ex-entraîneur du FC Metz...

    Francis De Taddeo, êtes-vous réellement surpris par la décision de vos dirigeants ? « Même si je n'en partage pas les motivations, je la comprends. Les dirigeants ont été assez clairs en fixant un délai de trois semaines, au début du mois. En même temps, je ne pouvais pas vraiment faire de miracle, d'autant que des joueurs manquaient encore, comme constamment depuis cinq mois. Je suppose que le match de Sochaux a fini de convaincre les dirigeants... »• Etes-vous toujours persuadé, aujourd'hui, que vous étiez encore en capacité d'insuffler cette nouvelle dynamique demandée par les actionnaires du club ? « Oui. Je garderai toujours le regret de ne pas avoir pu associer une seule fois Cardy, Barbosa et Gygax ensemble. On l'a encore vu samedi à Lorient : sans blâmer ceux qui ont joué, il faut bien admettre que beaucoup manquaient de compétences et de savoir-faire pour être à la hauteur, malgré leur incontestable bonne volonté. »
    • N'avez-vous pas tendance à exagérer la part de l'absence de joueurs certes importants pour expliquer vos déboires ? « Si j'avais pu aligner mon équipe type, nous n'aurions peut-être pas vingt-cinq points, mais nous n'en aurions pas sept non plus. Je suis convaincu que mon successeur pourra bénéficier d'un changement très clair quand il pourra associer les joueurs-clé qui m'ont fait défaut. Et tout le monde trouvera alors que le FC Metz a plutôt belle gueule. » • Et toutes ces blessures, sont-elles imputables à une préparation déficiente ? « Vous imaginez bien que nous avons tout analysé dans le détail. La plupart des blessures proviennent de problèmes traumatiques, comme pour Barbosa, Cardy, Strasser, Matheus voire Diop plus récemment. Il existe un cas d'incident musculaire à répétition (Daniel Gygax, mais Francis De Taddeo ne le nomme pas), sans doute dû à un problème d'hygiène de vie. De toute façon, je n'ai pas l'habitude de faire n'importe quoi. L'an dernier, avec la même préparation, aucune blessure n'a été à déplorer parmi nos quinze joueurs de base. »
    • Pourquoi avoir tenu à ce point à vous appuyer sur les joueurs de la montée, jusqu'à vous opposer à la venue d'éléments d'expérience ? « Mais je n'ai jamais refusé le recrutement de nouveaux joueurs, c'est totalement faux, j'ai simplement fait mon travail dans la mesure des moyens qui m'ont été accordés, et dans la mesure des responsabilités qui m'ont été confiées ! Les décisions prises ont été collégiales. Jamais je n'ai rejeté de piste. Arrêtons de dire que Francis De Taddeo n'a pas voulu de joueurs d'expérience. Cette histoire, elle est partie de la cellule recrutement, relayée à la télé par Olivier Rouyer. Mais c'est n'importe quoi. La vérité, c'est que j'ai fait avec les moyens définis par mes dirigeants. »
    • Il n'y a pas, aujourd'hui, des choses que vous feriez différemment ? « Si, mais je les garde pour moi. Et elles n'ont pas trait au terrain. Je n'en dirai pas plus. »
    • Comment imaginez-vous votre avenir ? « Il m'est compliqué d'imaginer une suite comme entraîneur d'un club professionnel. C'est très couru, et par des gens plus reconnus que moi. Donc je n'exclus rien, pas même de quitter le football ! »

    Pouliquen arrive, Ettorre revient

    Yvon Pouliquen pourrait, dès aujourd'hui, succéder à Francis De Taddeo à la tête du FC Metz, où le retour de Michel Ettorre est souhaité pour épauler l'ancien entraîneur de Strasbourg. Révolution de palais.

    Tomber quatorze fois, se relever treize. Concédée (2-0) samedi soir à Lorient, la quatorzième défaite messine cette saison en Ligue 1sera bien la dernière à associer au nom de Francis De Taddeo, d'ailleurs informé de la sentence dès vendredi par le président Molinari. Le Républicain Lorrain l'annonçait, le premier, dans son édition de samedi : les actionnaires du FC Metz ont compris dès après la défaite à domicile face à Sochaux (1-2) qu'une séparation devenait inévitable, même si le délai de trois matches accordé à leur entraîneur n'était pas encore atteint. Hier, dans nos colonnes, le président Molinari parlait d'une séparation « en bonne intelligence » alors que Francis De Taddeo se trouve sous contrat jusqu'en juin 2010. Les deux parties se revoient le 3 janvier. En attendant, Francis De Taddeo ne sait pas ce que cache le vocable présidentiel : « Dans ce domaine, dit-il, il possède une expérience que je n'ai pas. Je suis un novice ! Mais, mon contrat, nous sommes deux à l'avoir signé. » D'une santé financière suffisamment délicate pour attirer l'attention de la DNCG, le gendarme financier du football professionnel français, le FC Metz ne sortira certainement pas indemne de l'opération.Après avoir étudié plusieurs pistes, les dirigeants messins ont jeté leur dévolu sur Yvon Pouliquen, quarante-cinq ans, ancien joueur du Stade Brestois et de Saint-Etienne notamment, successivement entraîneur du RC Strasbourg, de Lorient, de Guingamp et de Grenoble, jusqu'à la fin de la saison dernière. Carlo Molinari le rencontrera aujourd'hui, et mise sur un accord rapide. « La mission du nouvel entraîneur consistera d'abord à finir la saison de la façon la plus honorable possible, indique le président du FC Metz. Cela signifie qu'il faut redonner à l'équipe une âme qu'elle n'a plus et la voir gagner des matches, car nous ne pouvons pas imaginer de finir la saison avec une seule victoire. Ce challenge-là me paraît déjà excitant. Mais l'entraîneur qui arrivera donnera l'orientation de la saison suivante et effectuera des choix en fonction. Parce que, à moins d'un flop que je n'imagine pas, l'entraîneur qui s'apprête à signer sera aussi celui de la saison prochaine. » Ce qui tombe assez bien, Yvon Pouliquen nous ayant confirmé « ne pas venir pour six mois », s'il doit effectivement succéder à Francis De Taddeo. « J'ai le sentiment d'une fracture entre le club et son public », affirme Carlo Molinari, meurtri par les récentes manifestations de colère des supporters messins. Pour « rétablir une relation forte » avec le peuple grenat, le président messin a fait appel à Michel Ettorre, figure historique du club, double vainqueur de la Coupe de France dans les années 80, adjoint de Joël Muller à Lens puis à Metz en 2005-2006, avant de partir sur une divergence de vue avec Francis De Taddeo en juin dernier. Avec Michel Ettorre, Carlo Molinari ne sollicite pas seulement un ancien de la maison, mais aussi un technicien reconnu. Ettorre, ou l'éternel retour ? « Il faudrait être fou comme un gardien de but pour accepter », répond l'intéressé. Mais, ajoute-t-il, « par respect pour les gens en place, je ne peux me prononcer davantage. » Carlo Molinari va proposer un rôle différent à Cyril Serredszum, jusqu'à hier adjoint de Francis De Taddeo, sans doute auprès de José Pinot au centre de formation. Jean-Claude Nadon devrait continuer à entraîner les gardiens de but. En tout cas, avant de revenir tout court, Michel Ettorre revient dans les discussions.

     « Je suis un homme de défis »

    Yvon Pouliquen, vous rencontrez le président Molinari aujourd'hui. Reprendre le FC Metz dans la situation qui est actuellement la sienne vous intéresse-t-il vraiment ? « C'est vrai, la situation est compliquée, et il n'est pas question de rêver : il est difficile d'envisager la place de Metz en Ligue 1 la saison prochaine. Mais le challenge, à plus long terme, n'en est pas moins intéressant, et je suis un homme de défis. Je ne nie pas un certain intérêt pour le FC Metz où tout me semble en place pour réussir, des infrastructures, une histoire, et des gens que j'apprécie, comme le président Molinari que je connais depuis pas mal de temps, comme Michel Ettorre, Joël Muller ou Bernard Zénier. Toutes ces raisons me poussent à venir discuter pour approfondir la question. »
    • Depuis vos premiers contacts, vous êtes-vous penché sur les raisons qui expliquent les déboires du FC Metz ? « Je me suis surtout attardé sur les joueurs qui composent l'effectif de Metz. Les problèmes, ils existent forcément, comme partout où les équipes sont dans une situation similaire. Mais l'origine des problèmes, à la limite, ce n'est pas ma préoccupation première : si je signe, je devrai surtout m'attacher à trouver des solutions. » • Que vous inspire cet effectif, justement ? « Si je deviens l'entraîneur du FC Metz, quinze jours ou trois semaines seront nécessaires pour un premier vrai diagnostic. En attendant, il y a forcément des joueurs de qualité au sein d'un effectif qui vient d'accéder à la première division. J'ai constaté qu'il y avait pas mal de jeunes. Quelles que soient leurs qualités, il n'est jamais facile de les lancer dans le grand bain, comme on le voit à Metz mais comme on a pu également le vérifier au Paris SG. »
    • La situation actuelle du FC Metz se rapproche-t-elle de ce que vous aviez connu en arrivant à Lorient, en janvier 2002 ? « C'était moins compliqué à Lorient, en termes de points. Mais effectivement, à Lorient, il y avait beaucoup de joueurs en devenir, comme Seydou Keita ou Pascal Feindouno, talentueux mais jeunes. Leur insouciance, cette année-là, ne nous avait pas empêchés d'atteindre deux finales de Coupe (victoire en Coupe de France contre Bastia, défaite en Coupe de la Ligue contre Lyon). Mais, sur la durée d'un championnat, c'est moins évident. D'ailleurs, nous étions quand même descendus à la fin. En même temps que Metz... »
    • Vous êtes sans club depuis que Grenoble ne vous a pas conservé, en juin dernier. Comment le vivez-vous ? « Sereinement ! Jamais encore Grenoble n'avait réussi une telle saison en Ligue 2, de toute son histoire. Ensuite, si je suis resté sans club, c'est essentiellement parce que je n'ai pas voulu aller là où j'ai été demandé. Je fonctionne beaucoup au feeling. Et je suis un passionné, je n'ai pas envie d'éroder ma passion. Mieux vaut s'abstenir que de s'engager et de le regretter au bout de deux mois. »
    • Vous avez eu Michel Ettorre comme adjoint au RC Strasbourg, en 2000. Souhaitez-vous travailler avec lui ? « C'est évident : sa présence à mes côtés pèsera dans la balance. Michel, c'est un ami. Grâce à lui, j'ai également eu la chance de connaître Joël Muller, qui a fait ses preuves comme entraîneur, à Metz notamment. Si je signe, je compte m'appuyer sur son expérience. »

     Le sixième en six ans

    A cours des six dernières années, c'est-à-dire depuis la nomination d'Albert Cartier pour démarrer l'année 2001, le FC Metz aura connu six entraîneurs différents, la nomination du sixième devant intervenir dans les prochaines heures. Voici la liste complète des techniciens s'étant succédés à la tête de l'équipe professionnelle messine depuis la création du club, en 1932...
    Steyskal (1932-1933), Fabian (1933-1936), Friedthum (1936-1937), Maghner (1938), Kimpton (1938), Thomas (1939), Orth (1939), Odry (1945), Hibst (1946), Maghner (1947), Fosset (1948), Ignace (1949), Saggiero (1949-1950), Siener (1950), Ignace (1950), Veinante (1950-1951), Rous (1951-1952), Rummelhardt (1952-1955), Favre (1955-1957), Tomazover (1958), Koranyi et Lacoste (1958-1959), Nagy (1959-1963), Favre (1963-1966), Schirschin (1966-1967), Shirschin et Fuchs (1966-1968), Flamion et Fuchs (1968-1970), Fuchs (1970-1971), Favre et Georges Zvunka (1971-1972), Vernier (1972-1974), Vernier et Huart (1974-1975), Huart (1975-1978), Rastoll (1978-1979), Snella (1979), Kasperczak (1980-1984), Husson (1984-1989), Depireux (1989), Muller (1989-2000), Cartier (janvier 2001 - janvier 2002), Gress (janvier - avril 2002), Fernandez (juin 2002 - juin 2005), Muller (juin 2005 - juin 2006), De Taddeo (juin 2006 - décembre 2007).

     Après la défaite 2-0 à Lorient, samedi soir, pour le compte de la 19e journée de Ligue 1, la délégation messine a passé la nuit dans le Morbihan en raison des mauvaises conditions climatiques. « Nous avons appris samedi soir que nous ne pouvions pas atterrir à Metz car la piste était givrée et donc impraticable », a expliqué Joël Muller, le directeur sportif du club. Toutefois, certains joueurs messins, en vacances après leur match de samedi, ainsi que l'entraîneur Francis de Taddeo, ont rejoint Paris dans la nuit. « Neuf joueurs ont pris deux taxis à 23 h 30 pour gagner la capitale, où ils devaient prendre un avion dimanche matin », selon Joël Muller. « Francis de Taddeo est également parti, il ne voulait pas rester à Lorient », a-t-il ajouté.

    Tableau de bord. Hier : retour de Lorient pour la plupart des joueurs messins (lire ci-dessous). A partir d'aujourd'hui : vacances. Lundi 31 décembre : reprise de l'entraînement.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Lorient - Metz (19e journée de Ligue 1) samedi 22 décembre (2-0). Prochain match : Vesoul (CFA) - Metz (32es de finale de la Coupe de France) samedi 5 janvier (18 h). A suivre : Lille - Metz (20e de journée de Ligue 1) samedi 12 janvier (20 h).
    A l'infirmerie. Les retours de Cédric Barbosa, Julien Cardy, Rudy Gestede, Daniel Gygax, Jeff Strasser et Matheus Vivian s'échelonneront à partir du début de l'année.

     

     

    December 23

    Communiqué officiel du FC Metz

    Communiqué officiel du FC Metz :

    Changement d’entraîneur

    Après un délai de trois semaines et suite à l’aggravation de la situation sportive, le Football Club de Metz a décidé de se séparer de Francis De Taddeo. Les deux parties ont convenu de se rencontrer début janvier pour finaliser les termes du départ de ce dernier.

    Par ailleurs, les recherches se sont accélérées afin de trouver un successeur à Francis De Taddeo, successeur qui devra avoir le profil d’un entraîneur expérimenté, connaissant la Ligue 1 et la Ligue 2.

    Il lui sera en effet demandé d’une part de recréer un climat propice à la victoire, victoire qui permettrait de redonner du plaisir aux supporters; et d’autre part de se pencher sur l’organisation de l’équipe appelée à évoluer en Ligue 2, ou en Ligue 1 si par bonheur le FC Metz parvenait à se maintenir en fin de saison.

    La présentation du nouvel entraîneur à la presse devrait intervenir dans les prochains jours. Vous en serez tenus informés le plus rapidement possible.

    -18h20 : Le groupe en rade de Lorient…

    En raison des conditions climatiques à Metz, l'avion qui devait ramener les joueurs messins n'a pas décollé samedi soir.
    L'avion qui devait ramener le FC Metz en Moselle n'a pas décollé de Lorient samedi. En raison des conditions climatiques qui règne dans la ville lorraine, l'avion n'aurait pas pu se poser.

     

    De Taddeo remercié…

    (Quotidien F.F.) : De Taddeo remercié…

    La sixième défaite consécutive du FC Metz sur la pelouse de Lorient samedi soir (0-2) sera la dernière de l'entraîneur lorrain Francis De Taddeo à la tête du club lorrain. C'est ce qu'indiquent nos confrères de L’équipe dans leur édition dominicale, et ce, malgré les déclaration d'après-match de l'intéressé. « Je suis serein. Cela me ferait plaisir de continuer. Je ne vois pas pourquoi je partirai car je pense que j'ai bien fait mon métier... » assurait-il à chaud, pour bien signifier à ses dirigeants qu'il n'entendait absolument pas démissionner malgré les sept petits points engrangés par son équipe depuis le début de la saison.
    Pourtant, les dés semblaient jetés avant la partie, et même une victoire à Lorient n'aurait pas changé le destin de l'ancien responsable du centre de formation messin, au club depuis vingt ans. « On va se séparer, mais je crois que ce n'est une surprise pour personne. Une victoire à Lorient ne changerait pas le fond du problème... » avait prévenu son président Carlo Molinari avant la partie. Maintenu à la tête de l'équipe après la défaite contre Auxerre lors de la 16e journée (0-1), De Taddeo n'a pas trouvé les mots justes et les solutions tactiques pour extirper son équipe de la dernière place, qu'elle occupe depuis la 4e journée.
    Pour le remplacer, le président du FC Metz entend engager un entraîneur « qui apporte un peu de sérénité à l'équipe », tout en admettant « avoir une idée de qui cela doit être ». Frédéric Hantz et surtout Yvon Pouliquen sont les favoris pour prendre le relais selon L’équipe, et mettre en place un projet à long terme. Car Carlo Molinari est réaliste : « On n'est pas fous, on ne va pas demander le maintien ».

    (Quotidien l'Equipe) :

    De Taddeo, c’est fini

    Trois semaines après lui avoir accordé un sursis, Metz se sépare de son entraîneur. Yvon Pouliquen est favori pour lui succéder.

    METZ

    LA DÉCISION était prise avant le match. Resté à Metz hier, Carlo Molinari, le président du FC Metz, recevra aujourd’hui son entraîneur, Francis De Taddeo, pour la lui annoncer. « On va se séparer mais je crois que ce n’est une surprise pour personne, disait le président messin, hier après-midi. Une victoire à Lorient ne changerait pas le fond du problème. » Au club depuis vingt ans, ancien directeur du centre de formation, De Taddeo ne devrait pas rester à Metz. Ses indemnités de licenciement s’élèveraient à 1,2 million d’euros mais Molinari assure que cela ne coûtera pas aussi cher à son club. Après la défaite contre Auxerre (0-1), le 1er décembre, les actionnaires, réunis en conseil d’administration extraordinaire, avaient décidé d’accorder un sursis de trois semaines à De Taddeo en lui demandant d’insuffler une nouvelle dynamique. Celle-ci devait passer, selon l’entraîneur messin, par un rajeunissement de son équipe et l’adoption du 4-4-2.

    Molinari : « On n’est pas fous, on ne va pas demander le maintien »

    Les deux défaites supplémentaires enregistrées à Saint-Étienne (0-2) et contre Sochaux (1-2), mais aussi des choix tactiques en contradiction avec cette nouvelle stratégie, ont eu raison de la patience de ses dirigeants. Selon le Républicain lorrain, il aurait annoncé dès vendredi

    à ses joueurs qu’il arrivait au bout de sa mission. Entraîneur de la remontée la saison dernière, Francis De Taddeo n’a pas confirmé, en Ligue 1, ses excellents débuts chez les professionnels. Avec un groupe dont la qualité avait sans doute été surestimée et qui n’a pas été épargné par les blessures, le technicien messin n’a pas su trouver la solution. Metz est dernier depuis la quatrième journée, et même un des pires derniers de l’histoire du Championnat. Pour le successeur de De Taddeo, il s’agira d’abord de conduire la seconde partie de saison avec le moins de dégâts possible, pour préparer au mieux le retour en Ligue 2. « A priori, cela ne sera pas quelqu’un pour six mois, explique Molinari. Il faut un entraîneur qui apporte un peu de sérénité à l’équipe. On n’est pas fous, on ne va pas demander le maintien. On a forcément une idée de qui cela doit être. » Ce ne sera pas Serge Romano, tout juste limogé de Dijon, ni Patrick Rémy, dont le nom était cité à Metz avant l’intronisation de De Taddeo, il y a un an et demi. Évoqués cette semaine à Dijon, Frédéric Hantz et Yvon Pouliquen présentent aussi un profil séduisant. Mais le premier n’est pas en course. Contacté hier, le second a démenti mollement tout en reconnaissant qu’il était « intéressé » par le poste.

    Débarqué de Grenoble en fin de saison dernière après un excellent parcours (cinquième), il apparaît aujourd’hui en pôle- position.

    Il devrait être épaulé par un adjoint qui connaît bien le club. On peut penser à Cyril Serredszum, actuel adjoint de De Taddeo, ou à José Pinot, le directeur du centre de formation, mais il ne faut pas oublier Michel Ettorre, l’ancien entraîneur des gardiens, laissé libre en fin de saison dernière et toujours sans club.

    Le sursis est tombé

    À Lorient, Francis De Taddeo a fait comme si cette nouvelle défaite du FC Metz, la sixième d’affilée, n’était pas sa dernière sortie.

    1-0 : Saïfi (59e)

    2-0 : Marin (90e)

    LORIENT

    SOIR DE DERNIÈRE, hier au Moustoir. À la fin de la phase aller, il y a ceux qui s’en vont pour revenir après une semaine de vacances et ceux qui, parfois, restent définitivement à quai. Mais n’allez pas en parler à Francis De Taddeo. Lui, l’ancien responsable du centre de formation lorrain, passé à la tête de l’équipe première il y a plus d’un an, n’a pas vécu son dernier match sur le banc. Du moins à l’entendre à l’issue de la quatorzième défaite en dix-neuf journées, la troisième et dernière de ses trois rencontres de sursis fixées par les actionnaires messins. « Je n’ai pas d’informations. Si le club me maintient à ce poste-là, je reste, assurait-il hier soir. Je ne suis pas serein mais je fais mon métier. Je ne vois donc pas pourquoi je partirais. Vous aurez bientôt des informations officielles. J’en reste là. » Fermez le ban.

    L’entraîneur de la lanterne rouge feignait- il l’ignorance ? En tout cas, nulle émotion ne semblait transparaître à travers ses dénégations. Pour en avoir une idée plus précise, il aurait fallu éventuellement un but des siens accompagné d’une célébration ou d’un hommage. Mais, il n’est jamais venu.

    Acculés d’entrée de jeu, les Messins n’ont jamais vraiment été en mesure d’inquiéter leurs adversaires sur la pelouse du Moustoir. Le 5-3-2 instauré pour l’occasion permettait bien aux coéquipiers de Marichez de rester étanches jusqu’à l’heure de jeu .À peine. Abriel créait le décalage sur la gauche en talonnant pour Le Pen, ce dernier lançait alors son milieu dans la surface qui servait sur un plateau Saïfi (59e). Rideau. Ou presque. François obligeait Audard à se détendre (64e). Pouye et Françoise, les jeunes lancés dans le grand bain des Merlus, essayaient de pousser. En vain. Et leurs hôtes profitaient d’un contre pour alourdir la note par Marin (90e) et s’offrir vingt-sept points au terme de la phase aller, soit trois de plus que la saison dernière, prolongeant une série de huit matches sans défaite.

    Le stade du Moustoir semble donc désormais devenu l’ultime station du chemin de croix des entraîneurs en souffrance. À l’instar de Frédéric Hantz, qui aura connu ses dernières heures de technicien à la tête de Sochaux voici deux semaines dans  cet Ouest où les clubs de l’Est s’éteignent et espèrent ensuite se relever.

    « On a sept points après 19 journées, on ne peut pas faire pire. On a sept jours pour décompresser et tout remettre à plat », voulait croire le gardien et capitaine messin, Christophe Marichez. Sur la même longueur d’onde, Francis De Taddeo

    est donc parti « en vacances » ce matin sans passer par le conseil d’administration prévu aujourd’hui pour évoquer officiellement son cas.

    DTDEO2008tadéoremerciéfin2007

    Du jamais vu sepuis 60 ans : un bien triste record !

    La phrase du jour (décembre 2006) : « Je me rends régulièrement dans les autres stades de Ligue 2, je n'ai jamais vu une tribune aussi lamentable. » Francis De Taddeo, qui parle des spectateurs de la tribune sud de Saint-Symphorien, mécontents que le FC Metz, leader de Ligue 2, ne gagne plus en 2007.

    C'est vrai qu'à cette époque-là, nous avions (sic) : "Le meilleur entraineur de L2"Pensif...Aujourd'hui.....Il l'est toujours, en L2!Il n'a jamais décollé!Mais il va devenir richeFâché !

    (Site officiel FC Metz) : La trêve, enfin…

    Rien de neuf du côté du Moustoir, quelques jours avant Noël à l’occasion de la 19ème journée de Ligue 1. Le FC Metz s’y est incliné, deux buts à zéro, après avoir tenu à peu près aussi longtemps qu’à Saint-Etienne. La trêve est bien venue.
    La coupure temporaire des hostilités sur le front de la Ligue 1, à l’occasion de la mi-saison, semble être malheureusement le seul moyen de stopper l’infernale série messine. Le dernier point pris par l’équipe de Francis De Taddeo date du 4 novembre dernier à Toulouse. Les Grenats étaient parvenus à revenir du Stadium avec un match nul. Ils bouclent donc la phase aller avec un total famélique de sept unités.
    Depuis leur séjour fructueux dans la ville rose, seule la défaite ponctue leurs productions trop semblables d’une semaine à l’autre. Lorient, qui n’était pas parvenu à s’approcher du but de Marichez au cours du premier acte, a signé une victoire nette grâce à des buts de Saïfi et Marin. Idéalement décalé par Abriel, l’Algérien ouvrit la marque facilement dès l’heure de jeu (1-0, 60°). Puis, l’ancien Sedanais corsa l’addition en contre lors des derniers instants de la partie (2-0, 90°).
    C’est le sixième revers de rang pour les Messins, qui n’ont opposé aux Merlus qu’une timide réaction après l’entrée du jeune attaquant Emmanuel Françoise. Plus habitué au Championnat de France Amateur, ce dernier a apporté sa fraîcheur et offert à Julien François la possibilité d’égaliser, mais Audard s'opposa à la reprise du milieu messin (64°). Il s’agit de la seule véritable opportunité mosellane de la partie. Il était vraiment grand temps que cette phase « aller » se termine…

    (R.L.) : Qui après Francis De Taddeo ?

    Carlo Molinari confirmera dans les prochaines heures à Francis De Taddeo qu'il met un terme à leur collaboration. Prochaine étape : trouver un entraîneur pour préparer l'avenir du FC Metz.

    Depuis Metz, puisqu'il n'a finalement pas effectué le déplacement à Lorient où son équipe terminait l'année 2007, Carlo Molinari a confirmé ce que Le Républicain Lorrain prévoyait dès hier matin : les routes du FC Metz et de Francis De Taddeo vont se séparer. « Je rencontrerai Francis dans les prochaines heures, nous a indiqué le président du club lorrain, dernier de Ligue 1 à mi-parcours. Nous sommes arrivés au terme de la période de trois matches qui lui a été accordée après notre défaite contre Auxerre et force est de constater que nous sommes très loin des améliorations alors espérées. Je ne vois donc pas comment nous pouvons continuer notre collaboration. »A ce stade de la saison, et vu sa situation désespérée au classement, il ne s'agit plus de trouver une solution permettant au FC Metz de préserver sa place en première division, aujourd'hui plus que compromise sauf à remporter une bonne dizaine de matches sur les dix neuf à jouer en 2008, mais de sauver ce qui peut encore l'être : l'image du club, et l'idée que ses fidèles se font du football. C'est pourquoi le sort de Francis De Taddeo était probablement scellé après la défaite de Sochaux, deuxième des trois rendez-vous de la dernière chance : samedi dernier, dans un stade Saint-Symphorien sonnant le creux, des Messins sans ressort ont perdu leur plus mauvais match de la saison, et les choix de Francis De Taddeo pour composer son équipe avaient suscité pas mal de scepticisme. « Il faut redonner de la vie et de l'envie à ce groupe, et au moins permettre à notre public de retrouver du plaisir en venant au stade », ajoute Carlo Molinari. Pour redonner de la vie à un groupe, l'électrochoc est connu mais il n'est pas si courant dans l'histoire contemporaine du FC Metz : en plus de quinze ans, seuls Joël Muller, en décembre 2000, puis son furtif successeur, Albert Cartier, en janvier 2002, ont été limogés en cours de saison ; le précédent remontait à décembre 1989, lorsque le départ prématuré du Belge Henri Depireux marqua le début de la décennie Muller. Dans le cas précis de Francis De Taddeo, Carlo Molinari admet un déchirement à l'idée de mettre un terme à « vingt ans de collaboration ». Fils d'un ami très proche du président messin, Francis De Taddeo était entré au FC Metz en 1986, comme entraîneur des équipes de jeunes. Devenu directeur du centre de formation à la suite de Philippe Hinschberger, en 1996, il avait repris l'équipe professionnelle en juin 2006, après la deuxième relégation du club en Ligue 2 en quatre ans. Avec succès, dans un premier temps. Plus douloureusement, cette saison, où son apprentissage de la Ligue 1 a tourné en déconfiture. « Ce n'est pas une décision facile à prendre, affirme Carlo Molinari. Au-delà de l'entraîneur, il y a l'homme. Mais je ne vois pas d'autre issue et je pense que nous allons nous séparer en bonne intelligence. » Reste à savoir ce que cache la formule : Francis De Taddeo est lié avec le FC Metz par un contrat d'entraîneur de l'équipe professionnelle jusqu'en juin 2010. Trente mois... L'intéressé, quant à lui, est resté sur la ligne de ses précédentes déclarations, hier soir, à Lorient : «C'est aux dirigeants d'annoncer les choses, je n'ai aucun commentaire à faire».
    L'aréopage messin est donc en quête d'un entraîneur chargé de « préparer l'avenir », autant dire la saison prochaine, en Ligue 2, donc de définir aujourd'hui les contours de l'effectif qui sera chargé de remonter en Ligue 1. Evidemment, les spéculations vont bon train, à partir de la liste des entraîneurs libres parmi laquelle figurent bon nombres d'ancien de la maison. Patrick Rémy l'est depuis peu mais il n'a pas été contacté, et n'entre plus dans les souhaits de Carlo Molinari, qui l'avait approché en 2006. Frédéric Hantz et Serge Romano, récemment limogés de Sochaux et de Dijon, ont également porté les couleurs du FC Metz. Est-ce un préalable ? « Pas forcément, mais nous ne nous couperons pas non plus de nos racines », résume Carlo Molinari. Les noms de Reynald Denoueix, Laurent Fournier, Yvon Pouliquen et Serge Le Dizet circulent régulièrement, partout où des changements d'entraîneur sont envisagés.

     Une dernière pour la route

    Les Messins sont partis en vacances avec une défaite de plus dans la besace, hier soir à Lorient. Comme (trop) souvent, ils ont tenu avant de céder. Tout en se montrant incapables de marquer... Un scénario immuable.

    Le miracle ne s'est pas produit en Bretagne hier soir. Les Messins ont donc bouclé la phase aller du championnat avec une seule victoire au compteur et sept petits points en tout et pour tout qui resteront longtemps dans les annales des statisticiens. L'indigestion, pendant les vacances de Noël, risque d'être permanente. Pour tout dire, la journée fut probablement longue, très longue, pour toute la troupe. Dans une atmosphère de fin de règne plutôt désagréable à vivre, y compris et surtout pour Francis De Taddeo, visiblement marqué par les événements, la concentration n'est pas chose aisée... Et ce ne sont pas les 160 pompiers présents sur la pelouse avant le coup d'envoi qui pouvaient être de nature à rassurer tout ce joli monde. Il y a le feu à la maison messine et on le sait depuis longtemps. Mais à part le Père Noël, dans deux jours, on ne voit plus très bien qui pourrait circonscrire pareil incendie...
    Comme il fallait s'y attendre, ce sont évidemment les Lorientais qui se montrèrent tout de suite tout feu tout flamme. Avec un retourné de Saïfi pas très loin de surprendre Marichez (1re). Le ton était donné par le duo Vahirua-Saïfi et la défense messine se retrouva souvent aux abois. Sans casse cependant. Plutôt rassurant dans la mesure où le camp breton n'avait rien d'un roc. Témoins ces deux corners de Pjanic qui mirent Audard sur le gril (6e). Les Messins allaient-ils au moins pouvoir finir l'année sur une bonne note ? Le temps en tous les cas jouait en leur faveur, d'autant que Christophe Marichez se montrait impeccable dans sa cage à chacune des incursions adverses. De quoi rallier relativement tranquillement les vestiaires à la pause. A la vivacité des petits merlus, les Mosellans répliquaient somme toute avec beaucoup d'énergie et d'abnégation. Sans génie, ça se saurait, mais avec ce qu'il faut pour contrecarrer une équipe bretonne semblant baisser un tantinet de pied au fil des minutes. Juste une impression, hélas.
    A la reprise, les hommes de Gourcuff réattaquèrent en effet de plus belle. Mais Christophe Marichez avait décidément la main chaude. Sur un ballon en profondeur de Jallet, Saïfi, encore lui, se présenta seul face au gardien messin qui se coucha comme il faut (49e). Tenir, toujours tenir. Avec une attaque inopérante et un milieu ayant tendance à jouer de plus en plus bas à l'image de Pjanic et Agouazi, la mission devenait à vrai dire impossible. Côté gauche, Le Pen eut le coup d'œil pour le duo Vahirua-Saïfi. Le premier remisa dans l'axe pour le second qui frappa en force, imparablement (1-0, 63e). La messe était dite. Même si, aussitôt rentré à la place de Baldé, le jeune Françoise, mis sur orbite par Pjanic, offrit un ballon d'égalisation à François (64e). Audard ne se fit pas surprendre au pied de son poteau.
    Les Grenat s'efforcèrent alors de faire bonne mesure, histoire de ne pas trop décevoir leur futur nouvel entraîneur, posté quelque part devant son écran plat.
    Avec encore Pouye à la rescousse et la volonté affichée de finir néanmoins sur une bonne note, il n'y avait cependant pas de miracle à attendre. Metz occupa le plus souvent le terrain breton dans le dernier quart d'heure. Mais pour ce qui est de concrétiser, c'est une tout autre histoire... A ce jeu-là, Lorient est clairement plus doué et Nicolas Marin ne se fit pas prier pour accabler un peu plus l'adversaire (2-0, 91e). La note était finalement salée. On a connu des Noëls plus gais !

     Toujours la même rengaine

    Les Messins n'ont pas livré un très mauvais match, mais ça ne suffit évidemment pas pour glaner des points. Privés d'attaque, ils ont logiquement fini par céder en défense.

    Marichez. Le gardien messin fut incontestablement la grande satisfaction de la soirée. Beaucoup de présence, des prises de balle impeccables, des sorties au poing parfaites. Rien à redire. Un gros match du capitaine en dépit des deux buts concédés sur lesquels il ne pouvait pas grand chose.
    Cheikh Gueye. Souvent en difficulté sur le flanc droit de la défense face à une attaque lorientaise usant des courses et des dédoublements. A commis beaucoup de fautes et n'a rien apporté ou presque sur le plan offensif.
    Delhommeau. Santé, sobriété. Des interventions propres dans un registre cependant limité à un périmètre défensif. Assez logique dans un environnement à cinq défenseurs devant faire la part belle aux joueurs de couloir. A souffert lui aussi de la vivacité des Bretons.
    Diop. Une rentrée satisfaisante somme toute. Avec cependant parfois du déchet dans la relance. Remplacé par Momar N'Diaye (81e).
    Bassong. Pas une grande soirée pour le défenseur messin, il faut bien le dire. Des interventions toujours un peu " limite " et une contribution au jeu réduite.
    Anton. Le jeune latéral messin a eu beaucoup de mal à trouver ses marques face à des attaquants lorientais du genre virevoltants. Gêné aux entournures dans son positionnement et pris de vitesse assez régulièrement.

    Agouazi. Beaucoup d'activité sur le côté gauche de l'entrejeu en particulier. Mais peut-être un peu moins présent physiquement. Quelques bons ballons dans la profondeur.
    François. En dedans par rapport à ce qu'il sait faire. Trop de ballons perdus et de déchet dans son jeu. A eu le but de l'égalisation au bout du pied en deuxième mi-temps. Remplacé par Pouye (74e).
    Pjanic. Une technique irréprochable, certes, mais une influence insuffisante sur le jeu. Dangereux sur les rares corners que son équipe a réussi à obtenir.

    Babacar Gueye. Très laborieux le jeune attaquant messin. Visiblement pas dans le coup. Il avait laissé sa vitesse et sa spontanéité aux vestiaires.
    Baldé. A la pointe de l'attaque, l'ancien Amiénois a cherché à peser de tout son gabarit sur la défense bretonne. Mais avec une technique encore un peu juste à ce niveau, n'a pas pu se montrer véritablement dangereux. Beaucoup de combativité cependant. Remplacé par Françoise (62e) qui faillit offrir le 1-1 à François sur un excellent ballon en retrait. Les Lorientais ont montré un vrai savoir faire en attaque avec un duo Saïfi-Vahirua capable de déstabiliser la défense adverse par sa vivacité et sa mobilité. En défense, les Bretons, orchestrés par leur capitaine et ancien Messin Sylvain Marchal ne sont pas mal non plus...

    LORIENT - METZ (2-0)

    _ Christian GOURCUFF (entraîneur de Lorient) : « On s’attendait à un match difficile et ça l’a été. Il fallait rester patient. Cela a été plus facile après le premier but même s’il y a eu un petit relâchement. On a 27 points et seulement quatre défaites. C’est une belle satisfaction, mais on sait qu’on n’a pas de marge de manœuvre dans ce Championnat resserré. On va pouvoir tout de même envisager la phase retour avec plus de sérénité. Mais le maintien, c’est toujours ce qui nous préoccupe. C’est une obsession quotidienne. »

    _ Francis DE TADDEO (entraîneur de Metz) : « Avec les absences d’Aguirre et Gestede, il a fallu rebâtir une attaque et remettre notre jeu en place malgré un changement de système. D’entrée, on n’a pas eu un match facile. Notre jeunesse nous a pénalisés au départ. Mais on a eu le mérite de ne pas lâcher. Après le premier but, on a su pousser, mais il a manqué de la maturité et de l’expérience. »

     LorientmETZ 2007

    December 22

    La der pour DDT ?

    La phrase 2007 du jour : « Nous avons perdu, mais il ne faut pas non plus tomber dans le raccourci classique laissant à penser que nous courons à la catastrophe en cas de remontée en L1. » (Francis De Taddeo, entraîneur du FC Metz, après l'élimination en Coupe de France contre Lille. )

    (Quotidien l’Equipe) : Lorient veut enfoncer Metz

    FAIRE LE TROU. – Le trou d’air de septembre (trois défaites et un nul) n’est plus qu’un mauvais souvenir pour Lorient. À part à Auxerre (3-5), les Merlus n’ont pas perdu un seul de leurs neuf derniers matches. Cette série nourrit davantage leur confiance que leur tableau de marche. En effet, les Lorientais ont réalisé six nuls. Assurés du même total de points que la saison passée à mi-parcours, ils veulent aussi accabler Metz. « Sans vouloir de mal à nos adversaires, précise Christian Gourcuff, il faudra bien en laisser trois derrière nous. Or, le Championnat est complètement fou, avec des équipes à gros potentiel derrière qui vont se reprendre. Dans l’optique du maintien, je pense plutôt que nous allons devoir batailler avec certaines équipes classées devant nous. »

    SÉRIE NOIRE. – Metz reste sur sa plus mauvaise série de la saison, cinq défaites d’affilée, et pourrait du coup terminer la phase aller avec un total de points inférieur à dix, ce qui serait une première depuis Brest en 1979 (sept points, comme les Messins ce matin).

    ATTAQUE À RECOMPOSER. – Avec les absences de Gestede (blessé) et Aguirre, rentré au Pérou pour raisons personnelles, ses titulaires lors des deux derniers matches, Francis De Taddeo doit imaginer un nouveau duo offensif. Babacar Gueye, de retour de blessure et déjà entré en jeu contre Sochaux (1-2) samedi dernier, pourrait être associé à Emmanuel Françoise, jeune attaquant du centre de formation. En tout cas, ce ne sera pas Effa-Owona, très apprécié par l’entraîneur messin à son arrivée, fin août, et qui n’apparaît même plus dans le groupe depuis cinq matches maintenant. De Taddeo a aussi écarté Cubilier, Léoni et Bessat, titulaires contre Sochaux.

    DÉCOMPRESSION. – Une fois n’est pas coutume, les Lorientais sont partis au vert dès hier soir. « L’objectif, c’est de maintenir tout le monde concentré, explique Gourcuff. Après six mois de compétition, il y a une décompression logique. Il faut l’anticiper et ne pas l’éluder artificiellement. » À l’entraînement, le coach lorientais a multiplié les situations ludiques.

    (R.L.) : De Taddeo arrive à échéance

    Metz dispute ce soir à Lorient son dernier match de l'année 2007. C'est aussi le dernier de la période probatoire accordée à Francis De Taddeo. Comment pourrait-il encore occuper le banc messin à la reprise ?

    A la Plaine de jeux, où le FC Metz a construit ex nihilo les terrains d'entraînement destinés à son centre de formation mais occupés en cas de grand froid par ses élites, il arrive que le givre ne lève pas le camp de toute la journée. Hier, les derniers de Ligue 1 faisaient donc très ton sur ton en ce coin reculé de l'île Saint-Symphorien : là-bas, le thermomètre a ceci de commun avec les joueurs messins qu'il ne décolle jamais. Zéro degré, sept points, quelle différence : alors que le championnat de France atteint le mitan et marque une très courte pause à partir de ce week-end, les sept points accumulés par le promu lorrain en dix-huit journées de compétition constituent le degré zéro d'un projet de maintien. D'ailleurs, qui parle encore de maintien ?
    Nommé entraîneur du FC Metz le 10 mai 2006, Francis De Taddeo ne parlait en tout cas déjà plus de son propre maintien, hier matin, au cœur d'un huis clos vaguement contesté par la présence de deux lycéennes et d'autant de journalistes – les autres avaient mis le cap sur Nancy, où les attendait une veillée moins funèbre. Réunissant ses joueurs, entre un exercice de frappes au but et une mise en place d'avant match, Francis De Taddeo leur a donc annoncé qu'il y avait « quatre-vingt-dix neuf chances sur cent » qu'il ne soit plus à leur tête, dans un huit jours, à la date fixée par lui-même de la reprise de l'entraînement. C'était sa dernière séance, et le rideau sur l'écran est tombé.
    Soumis, depuis le lundi 3 décembre, à la tutelle de ses employeurs, qui lui ont octroyé une dernière chance de donner « un nouvel élan » à son équipe, Francis De Taddeo sait bien, au fond, que le troisième match ponctuant cette période probatoire ne changera plus rien à l'affaire : logiquement battu à Saint-Etienne, puis perdant impuissant face à Sochaux, Metz se rend maintenant à Lorient, où le miracle de la vie et la magie de Noël aideront peut-être les Lorrains à remporter leur deuxième succès de la saison. Le destin de leur entraîneur n'est même plus dicté par le résultat qu'ils voudront bien obtenir, ou pas, aujourd'hui dans le Morbihan : deux semaines et deux matches ont suffi à constater que le pari du redressement dans le jeu et de la lisibilité dans les choix ne pouvait plus être tenu. Dans le jeu, des Messins anesthésiés ont touché le fond face à Sochaux, quand ils devaient diffuser l'idée d'un nouveau départ. Dans les choix, Francis De Taddeo a décontenancé ses derniers soutiens en prenant dès le deuxième match le contre-pied de ce qu'il avait lui-même annoncé avant le premier, par exemple en titularisant face à Sochaux Eric Cubilier et Stéphane Leoni de préférence à Cheikh Gueye et Gaëtan Bong, incarnations de l'exigence de fraîcheur exprimée en haut lieu. Ils n'étaient pas au bout de leur peine : ce matin, ils découvriront de nouvelles intentions dans le choix de l'organisation de départ, avec retour à une défense à cinq, de préférence au 4-4-2 défini comme « strict et immuable » par Francis De Taddeo lui-même, dix-sept jours plus tôt. Le trouble ne vient pas d'un changement de système, qui peut permettre à une équipe de s'adapter à son adversaire et qui appartient donc à l'arsenal d'un entraîneur, mais de l'annonce d'un schéma « strict et immuable », du jour au lendemain, après seize journées de championnat et après avoir déjà passé en revue la bagatelle de trente-deux joueurs. Les principaux ont connu les blessures, mais pas tous.
    Pas dupe, Francis De Taddeo s'est moins attardé sur son cas personnel devant les journalistes qu'un peu plus tôt devant ses joueurs. A eux, il a lâché cette phrase dont ils n'ont pas bien saisi s'il s'agissait d'un mea culpa ou d'un reproche : « J'ai tiré le maximum de vous... » Aux journalistes, il a concédé avoir intégré l'idée d'une fin possible de mission, au retour de Lorient : « Mais le programme prévu a été respecté, dans la mesure des conditions climatiques. Je n'ai pas préparé ce match à la légère. Les dix-huit précédents non plus. » Le dix-neuvième a tout d'une arrivée à échéance.

    Metz tourne encore

    De nouveaux changements sont à attendre dans l'équipe messine, où Anton et Françoise pourraient apparaître à leur tour.

    Si la mise en place ayant conclu la séance d'entraînement, hier matin, sur le synthétique de la Plaine de jeu, donne une indication sur l'organisation dans laquelle Metz se présentera à Lorient, alors il faut s'attendre au retour d'une défense à cinq, pour la première fois depuis le déplacement à Valenciennes, début septembre. «Tout est possible», a seulement précisé Francis De Taddeo. Parce qu'il n'avait pas encore décidé ? «Je le sais, mais vous ne saurez pas». Quant à «la paire d'attaquants», «on la trouvera», a affirmé l'entraîneur messin, contraint de composer sans les titulaires des deux derniers matches, Rudy Gestede, (blessé) et Wilmer Aguirre (parti au Pérou pour raisons familiales).
    Hier, le jeune Emmanuel Françoise semblait devoir être associé à Momar N'Diaye, devenant ainsi le 33e joueur utilisé cette saison. Cédric Anton, un arrière latéral gauche, pourrait quant à lui être le 34e, puisque Gaëtan Bong est indisponible en raison d'un coup reçu à la cheville ; Luis Delgado et Stéphane Léoni sont en effet conviés à rester à Metz. «Dans notre situation, a ajouté Francis De Taddeo, l'indicateur, c'est l'entraînement, et chaque séance apporte un élément sur la volonté de chacun.» Outre Cubilier et Léoni, Vincent Bessat disparaît également du groupe après avoir débuté face à Sochaux. Voilà pourquoi s'opère le probable retour de Laurent Agouazi dans le onze de départ. Et un autre, enfin, dans le groupe des dix-huit : celui du milieu de terrain Mamadou Diakite, pourtant annoncé sur le départ. Coté lorientais, on ne change pas une équipe qui ne perd pas. Christian Gourcuff ne dira pas le contraire : à l'exception du retour de son milieu de terrain Ulrich Le Pen, l'entraîneur breton alignera la même équipe qu'au cours des sept dernières journées de championnat. A l'exception de Hamed Namouchi, blessé, Christian Gourcuff dispose de tout son monde pour conclure l'année 2008 devant le public du Moustoir.

    Agouazi vers Le Mans ?

    Après Papiss Cissé, prêté à Châteauroux, et avant Babacar Gueye, qui a récemment confirmé ses envies d'aller voir ailleurs, un autre artisan de la remontée de Metz en Ligue 2 se trouve sur le départ. Alors qu'il n'est plus apparu sous le maillot messin depuis le déplacement à Toulouse (0-0) le 4 novembre, Laurent Agouazi est convoité par Le Mans, actuellement quatrième de Ligue 1 et bientôt privé du milieu de terrain ivoirien Romaric pendant la Coupe d'Afrique des Nations. Selon nos informations, les Glasgow Rangers (Écosse) et West Ham (Angleterre) se sont également intéressés au joueur messin. Rappelons que, pour des raisons budgétaires, un allégement de la masse salariale du club lorrain est impératif cet hiver. Cela sans même présager d'un éventuel changement d'entraîneur et avant même d'envisager tout recrutement.

    Metz-Raon reporté

    La rencontre du groupe B de CFA qui devait opposer Raon-l'Étape à l'équipe réserve du FC Metz au stade Paul-Gasser, cet après-midi à 14 h 30, à été reportée. La prochaine sortie des hommes de José Pinot aura donc lieu le dimanche 13 janvier 2008 à 14 h 30. Les Messins accueilleront Belfort.

    Marchal : « Nous sommes sereins »

    Loin des préoccupations traversées par son ancien club, Sylvain Marchal mène sa barque lorientaise avec sérénité. « La marge de progression est là », assure le défenseur.

    La première question s'adresse à l'ancien Messin que vous êtes. Que vous inspire la situation actuelle du FC Metz ? « Elle me fait de la peine. J'ai toujours suivi les résultats du club. Ma famille habite à Metz, je connais bien Francis (De Taddeo) pour l'avoir eu comme entraîneur avec les moins de 17 ans... C'est regrettable, mais en même temps, maintenant, je défends les couleurs de Lorient. Avant toute chose, je vois donc Metz comme un adversaire dans la course au maintien... »
    Une course où Lorient est plutôt bien engagé... « C'est vrai, avec vingt-quatre points, nous sommes assez bien placés, mais le championnat étant très serré, nous ne considérons pas encore être à l'abri. On doit s'attendre au réveil de certains adversaires situés juste derrière nous. »
    Votre parcours vous offre néanmoins certaines garanties pour la deuxième partie de saison ? « Oui, nous n'avons perdu qu'à quatre reprises depuis le début du championnat. Nous sommes donc sereins, mais cela ne doit pas nous empêcher de rester vigilants. On sait que le moindre relâchement peut se payer cher. »
    Lorient a fait la une de l'actualité en début de saison, occupant notamment la première place du classement après sa victoire face à Lyon. Comment avez-vous vécu cette période ? « Bien, très bien. D'autant plus que tout le monde nous annonçait dans les derniers ! Maintenant, il faut dire que nous avons eu la chance de jouer les "gros" au début de la compétition, c'est toujours avantageux. Mais nous méritions notre classement, le contenu de nos prestations était plutôt bon. En tout cas, il a permis de mettre en lumière un des plus petits budgets de Ligue 1, c'est toujours gratifiant. » • Le retour sur terre n'a-t-il pas été trop difficile à vivre ? « Non. Nous ne nous sommes jamais pris pour ce que nous n'étions pas. Nous avons profité de notre bon début de championnat, nous étions sur notre petit nuage, mais nous avons su faire face par la suite lorsque nous avons baissé de rythme. Quoi qu'il en soit, nous n'avons jamais renié nos principes. Nous avons toujours joué au ballon, mais nous avons parfois péché par manque de réalisme. D'où l'accumulation de matches nuls et cette stagnation actuelle. Mais il n'y a rien d'inquiétant, la marge de progression est là. Il faut simplement que chacun reste concentré. »
    Même face à Metz, que les statistiques placent déjà parmi les condamnés ? « Surtout face à Metz ! C'est le type de rendez-vous où tu as tout à perdre, oui, il y a vraiment tous les ingrédients du match piège. »
    Au-delà du dernier rendez-vous de l'année, quelles sont les ambitions lorientaises ? « Vous savez, notre effectif n'est pas vraiment énorme. Nous nous contenterons donc du maintien. L'idée est d'installer le club en ligue 1 durablement. Pour l'instant, c'est bien parti. La dynamique enclenchée il y a trois ans avec la remontée est plutôt encourageante. »

    (Site officiel du FC Metz) : Le groupe pour Lorient-Metz

    Voici le groupe de dix-huit joueurs sélectionné pour la rencontre Lorient - Metz.
    Le groupe : Marichez, Mayebi - Bassong, Anton, Diop, C. Gueye, Delhommeau - Belson, Agouazi, Renouard, François, Diakité, Pjanic, Pouye - Baldé, N'Diaye, Françoise, B. Gueye

    Sylvain MarchalcontreNancySylvainmarchalLorienbSylvainmarchalLorient

     

    December 21

    Cissé prend de l'avancement en L2...

    (R.L.) : Gourcuff : « Pas le temps de rêver »

    Adversaire de Metz demain, Lorient s'apprête à virer en milieu de classement à mi-parcours après un début de saison tonitruant. Maintien, mode d'emploi, avec son entraîneur, Christian Gourcuff.

    Christian Gourcuff, Lorient occupe la onzième place, cinq points devant la zone rouge. Respectez-vous votre tableau de marche ? « Globalement, oui. De toute façon, le maintien étant notre seul objectif, nous ne nous attendions pas à un championnat facile même si notre mois d'août (3 victoires et 2 nuls au cours des 5 premières journées) a pu nous faire rêver. La suite nous a ramenés à la réalité. Maintenant, il y a deux choses qui rendent la situation plus floue et qui sont de nature à m'inquiéter : d'abord, ce resserrement au classement ; ensuite, l'identité de nos concurrents, qui sont des équipes à fort potentiel. Même si c'est ce que l'on dit depuis déjà pas mal de temps, les grosses cylindrées peuvent finir par revenir : voir Paris ou l'OM derrière nous ne me rassure pas. » • Votre début de saison a-t-il fait naître des ambitions démesurées ? « Dans la mesure où nous réussissions des prestations de bonne qualité en plus d'obtenir des résultats, nous espérions vraiment passer de belles soirées. Or, nous n'avons pas retrouvé cette qualité de jeu, même si nous avons su redresser la barre par rapport à un mois d'octobre où nous avons vraiment douté car nous n'y arrivions plus, ni sur le plan du jeu, ni sur le plan comptable. »
    • Vous perdez peu : en dix-huit journées, Lorient a enregistré quatre défaites, pour cinq victoires et neuf nuls. Que faut-il en déduire ? « Ce parcours traduit notre tendance pendant les matches à ne jamais être véritablement débordés, ni jamais vraiment dominateurs. »
    • Pas très pratique, d'être l'entraîneur d'une équipe présentant de telles caractéristiques ? « De toute façon, la pression est permanente pour tout entraîneur de Ligue 1. Les conséquences d'une relégation étant ce qu'elles sont, un entraîneur vit avec l'obsession du maintien. Il n'a pas le temps de rêver. »
    • Les déboires de votre dernier adversaire avant la trêve, qui se trouve en situation de crise, changent-ils quelque chose à la façon de préparer ce match ? « Oui, mais seulement parce qu'il s'agit justement du dernier avant la trêve et que l'on maîtrise moins de choses quand il y a les vacances juste derrière. Sinon, pour ce qui est de Metz, je me méfie. Passé un certain stade, une équipe qui se retrouve dans une telle situation peut très bien se lâcher, car elle n'a plus rien à perdre. J'ai le souvenir de Sedan, la saison dernière qui, après une première phase catastrophique, avait mieux réussi, peut-être avec les effets psychologiques du changement d'entraîneur. Je ne sais pas où en sont les Messins au niveau du moral et de la détermination, mais ils peuvent très bien être décrispés. »
    • A la différence de Lorient un an plus tôt, Metz est sur le point d'échouer. Qu'est-ce qui fait qu'un promu réussit ou non ses débuts en Ligue 1 ? « Nous nous en sommes aperçus la saison dernière : pour un promu, il est très difficile de recruter en Ligue 1. Dans ces cas-là, ou vous estimez que l'équipe qui vient de monter tiendra la route à l'étage supérieur, ou vous la renforcez avec de bons joueurs de Ligue 2. Nous avions opté pour la deuxième solution. Metz a sans doute pensé tenir la route. C'est donc à l'intersaison qu'il faut bien analyser la situation, même si ce n'est pas facile dans l'euphorie d'une accession. On s'aperçoit aujourd'hui que Caen avait sans doute un effectif plus solide. »
    • La Ligue 2 n'a-t-elle pas quelque chose d'un trompe-l'œil ? « La Ligue 1, à mon goût, n'est pas un championnat spectaculaire, mais il est plus intense, plus difficile que la Ligue 2, qui me paraît bien faible. Comme la Ligue 1 n'a pas progressé, c'est donc que la Ligue 2 a régressé. Je m'en aperçois actuellement lorsque, compte-tenu de nos moyens, nous cherchons à recruter en L2 : eh bien, les joueurs présentant le profil sont de moins en moins nombreux. »

    FC Metz express

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement ; aujourd'hui : une séance à 10 h, et à huis clos, à la veille du déplacement à Lorient.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Sochaux (18e journée de Ligue 1) samedi 15 décembre, 1-2 ; prochain match : Lorient - Metz (19e journée de Ligue 1) samedi 22 décembre (20 h). A suivre : Vesoul (CFA) - Metz (32es de finale de la Coupe de France) samedi 5 ou dimanche 6 janvier ; Lille - Metz (20e journée de Ligue 1) samedi 12 janvier (20 h).
    A l'infirmerie. Victime d'une élongation, Rudy Gestede ne pourra pas tenir sa place à Lorient. A priori, il s'agit du seul forfait parmi les joueurs présents lors du dernier match face à Sochaux, avec celui de Wilmer Aguirre, l'autre attaquant, reparti quant à lui au Pérou pour raisons familiales. Cédric Barbosa, Julien Cardy, Daniel Gygax, Jeff Strasser et Matheus Vivian ne seront pas opérationnels avant, au mieux, la reprise de l'entraînement, le 31 décembre.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Victime d'une entorse au genou lors de Metz - Auxerre, le 1er décembre, Malick Diop a repris l'entraînement mercredi et il a de nouveau travaillé normalement, hier matin : le défenseur sénégalais a donc toutes les chances d'effectuer son retour à la compétition, demain, face à son ancien club.

    Cissé retourne en Ligue 2

    A partir de janvier, et pour six mois, Papiss Cissé ne défendra plus les couleurs du FC Metz, mais celle de Châteauroux. Retour en Ligue 2, donc, pour l'attaquant sénégalais, qui y avait inscrit douze buts la saison passée avec l'équipe lorraine. Cette saison, Papiss Cissé n'a été titulaire qu'à cinq reprises et il n'a pas marqué le moindre but. Dans le prêt de Papiss Cissé, difficile de ne pas voir l'aveu d'un échec : celui d'une politique ayant consisté à accorder une confiance quasi exclusive dans les joueurs ayant participé à la remontée, au mépris de leur inexpérience en Ligue 1.

     Arcelor Mittal mise sur les Queens Park Rangers

    Alors qu'Arcelor a cessé son partenariat avec le FC Metz l'été dernier, la famille de Lakshmi Mittal, patron du numéro un mondial de l'acier ArcelorMittal, a pris une participation de 20 % dans le club londonien des Queens Park Rangers. L'homme d'affaires indien rejoint les Italiens Bernie Ecclestone et Flavio Briatore au capital du club, actuellement dernier du Championship, la deuxième division anglaise.

    (Les Echos) : Jean-Marie Rausch brigue un septième mandat à la mairie de Metz

    Jean-Marie Rausch, maire (DVD) de Metz sans discontinuer depuis 1971, a annoncé hier qu’il briguerait un septième mandat municipal à la tête d’une « liste d’ouverture » où figureront des socialistes. « J’ai décidé de présenter ma candidature avec une liste à majorité UMP mais où il y aura également des socialistes et des membres de la société civile », a déclaré Jean-Marie Rausch, soixante-dix-sept ans, lors d’une conférence de presse. «Ma liste, dont je donnerai la composition à la mi-janvier et qui sera fortement rajeunie, sera ouverte à tous ceux qui soutiennent la politique de Nicolas Sarkozy », a dit l’ancien ministre de François Mitterrand. « J’ai déjà le soutien de l’UMP mais pas encore son investiture » pour cette liste, a indiqué le maire.

    CISSE-GUEYEprolong 2008gourcuffchrstian

     

     

     

    December 20

    Ya comme un malaise messin, faut en sortir : comment ?

    Comment sortir de la crise messine ?

    A Metz, tout le monde le sait, il y a des responsables qui ne sont jamais coupables, des finances toujours dans le rouge, mais toujours de belles déclarations destinées à détourner le spectateur lambda des questions vitales : détourner les sujets du jeu vers des sujets plus dans l’air du temps et qui font parler, comme mettre en exergue le comportement « des supporters », sauf que…

    Que et où serait situé le club grenat, si les supporters, dont tout le monde loue la fidélité ? Rappelez-vous, il y a quelques années, la réflexion de Gilbert Gress : « qu’est ce que les gens aiment leur équipe, ici : dommage que les dirigeants ne soient pas au diapason ! »

    Oui, c’est facile de tirer sur des gens dont l’accès aux médias est difficile, voire interdit ! Un débordement d’une, au plus, dizaine d’individus, et l’on jette l’ensemble au panier : Haro sur le baudet !

    Et après, on s’étonne de la désaffection et du vide des gradins !

    -Quels ingrats, ces supporters, après tout ce que l’ « on » a fait pour eux !

    …Justement, qu’avez-vous fait pour eux, dirigeants, entraineurs, joueurs ?

    -Vous avez, de conséquente manière, augmentée la charge financière (augmentation du prix des abonnements), diminué la qualité du groupe, en laissant partir des joueurs jeunes et talentueux pourtant sous contrat, comme Ludovic Obraniak, ou oublié de préparer l’avenir en prolongeant celui d’autres, comme Franck Béria, pour les remplacer par d’autres, censés encadrer les plus jeunes, mais qui, recrutés comme joueurs de compléments, n’ont jamais, ou peu été employés !

    Mais surtout ce que l’on peut reprocher aux dirigeants, c’est leur inaptitude à s’être rendu compte que l’équipe était en souffrance, depuis le match retour en L2 contre Strasbourg, que « le fond de jeu », comme l’on dit était inexistant : pas de collectif, donc ! On a privilégié les individualités des gens au détriment de l’ensemble : comment expliquer que nos jeunes de devant , les Babacar Gueye et autre Cissé, si en vue l’an dernier soient si peu utilisés cette année ? Comment accepter que des joueurs aux talents évidents ne jouent presque jamais, parce que, au nom du sacré principe qu’ « aucune tête ne doit dépasser des rangs », on ait sacrifié le jeu offensif, puis le jeu tout court aux principes désuets du « on doit d’abord penser à défendre » -ce qui, avec le recul, fait sourire le bon supporter que je suis ! Parce que, des buts, on en a pris cette année, à vouloir défendre bas avec des milieux de terrain « inexistants au niveau technique » (François) ou « blessés » (Cardy, Barbosa) ou encore à la lecture du jeu déficiente, comme Agouazi ?

    Avez-vous pris en compte les déficiences d’une défense en mal de vitesse (Diop) ?

    Mais, surtout : le système de jeu…. !!!!!!

    Vous avez été aveuglé par la réussite d’un entraîneur qui a eu la chance du débutant, qui a su, intelligemment faire le vide autour de lui en demandant le départ de Michel Etorre mais qui n’a pourtant pas le niveau suffisant et nécessaire à un technicien moyen de L1 !

    Et maintenant, le club se retrouve avec un effectif pro surdimensionné, totalement ingérable et surtout qualitativement diminué, sans véritable plan de jeu, sans « patron » !

    Je plaide, ici et ailleurs, depuis des lustres, pour que le club acquière un autre état d’esprit, tant dans le jeu que dans l’appréhension que le club a de ses plus fidèles serviteurs : comment tolérer que des joueurs se baladent ou soient supporters d’autres équipes françaises dans leurs déclarations ? Comment admettre qu’un groupe n’aille pas, au minimum, saluer en déplacement des gens qui souvent se privent pour les accompagner aux quatre coins de France ? On touche là à l’éducation des joueurs !...Je passe sur les déclarations journalistiques des uns et des autres, comme ces morceaux choisis : « des dirigeants qui dirigent » (justement… !), supporters qui supportent (ils supportent beaucoup, ces dernières 10 années mais insupportent dès qu’ils deviennent un peu plus réalistes : on augmente le prix des places, le spectacle doit s’améliorer ! or, il se dégrade d’année en année, non ?)

    Alors, quelles solutions pour sortir de ce marasme ? Je vous livre, ici, une piste de débat, pour commencer par le commencement, le B, A, BA : la formation de nos jeunes ! Ne soyez

    – Le foot de haut niveau est un business mais aussi un spectacle. Même si on ne peut plus jouer ni gagner n’importe comment. Ce n’est pas un hasard si le podium du dernier Ballon d’Or est constitué uniquement de joueurs créatifs et inventifs : Kaka, Cristiano Ronaldo et Messi.

    Mais, pour changer les comportements, il faut commencer par faire évoluer les mentalités.

    – Dans une démarche très cartésienne et pour se mettre en confiance, le foot français a eu besoin de former des entraîneurs qui maîtrisent les paramètres défensifs du haut niveau. On a ainsi été champions du monde en 98 avec une super défense. Mais on a aussi été champions d’Europe, deux ans plus tard, avec de grands attaquants.

    Aujourd’hui, le moment est venu de passer à l’étape suivante, de se tourner vers une forme de jeu qui va de l’avant. Et d’avoir des techniciens qui passent du temps à expliquer non plus comment mettre une défense en place mais comment la mettre hors de position. C’est en tentant des choses que l’on progresse.

    Il faut donc que l’ensemble du foot français revoie sa copie ?

    – Sans renier tout ce qui touche à la puissance et à la vitesse, la technique individuelle et la tactique offensive sont aujourd’hui au cœur du débat. Il est impératif que tous les entraîneurs, à tous les échelons, aient une réflexion différente. Si nous n’avançons pas, nous allons très vite être dépassés.

    Concrètement, comment cela peut-il se mettre en place ?

    – Le travail de la DTN est de convaincre, et non pas d’imposer. Ce qui est déjà un vrai challenge. Les entraîneurs doivent accepter que l’on oriente les séances vers des exercices plus ludiques et davantage axés sur l’offensive. Ensuite, au niveau des jeunes, des pôles Espoirs et de la formation en général, nous devons nous donner les moyens de préparer des joueurs qui soient prêts à la prise de risques, au niveau de l’état d’esprit surtout.

    C’est là l’une de vos priorités...

    – Oui. Dans la tranche des huit, douze ans, nous avons pris du retard par rapport à certaines nations et nous devons le combler. C’est à la DTN de fournir un contenu pédagogique qui mette à nouveau l’accent sur la technique et qui encourage l’initiative individuelle, comme c’était le cas à une époque.

    L’éclosion de Karim Benzema démontre Quand même que la France est encore capable de fabriquer des joueurs offensifs de talent.

    – Oui, cela prouve qu’en France on est capables de sortir des Cristiano Ronaldo ou des Messi. Mais c’est surtout une bonne illustration de ce que doit être un joueur moderne sur le plan offensif. En dehors de son activité dans le jeu, il doit savoir éliminer et apporter une touche de créativité, que ce soit par sa conduite de balle ou par sa qualité de passes.

    Le foot actuel se nourrit de ce type de joueur.

    Vous avez récemment déploré la tristesse des joueurs français et leur manque d’esprit d’ouverture.

    – Lorsque j’étais à Liverpool, des amis étaient venus assister à notre entraînement au lendemain d’une défaite. Ils avaient été frappés par la fraîcheur psychologique des joueurs et leur plénitude. Chez nous, au lendemain d’un revers, les joueurs arrivent le nez dans les chaussures, en faisant la gueule et en traînant les pieds. Comment peut-on être performant sans être enthousiaste ? On a tout à gagner à être plus rayonnants et plus ouverts sur les autres.

    En clair, la joie de jouer passe par la joie de vivre...

    – Mais oui. Pour un entraîneur, l’atout, c’est le sourire. Il n’est pas question de diriger une colonie de vacances. Mais l’efficacité passe par une forme de plaisir d’être ensemble et de partager. Plus les gens adhèrent à une vision du jeu, plus on a de chances d’y aboutir... »

    graoully2

    Metz au pays des cornemuses : on connait la musique...

    Pas facile à oublier

    Tout juste remis de blessure, Malick Diop n’est pas certain de pouvoir jouer à Lorient. Il revient toutefois sur ses années passées sous la tunique des Merlus. Une période dont il garde de très bons souvenirs

    Malick, vous étiez absent ces derniers jours, comment allez-vous ?
    Malick Diop: « Ca va beaucoup mieux merci. Je vois enfin le bout du tunnel et j'ai repris l'entraînement avec le groupe ce matin. »
    A votre avis, que manque-t-il à l'équipe pour gagner des matches ?
    M.D.: « En fait, il manque un peu de tout... Il va falloir défendre ensemble comme nous avions l’habitude de le faire l’an passé ; et essayer de marquer davantage. Les occasions sont présentes, il faut qu'on progresse à ce niveau là. Mais cela ne suffirait même pas, nous devons aussi encaisser moins de buts. »
    Le club a-t-il encore des chances de se maintenir ?
    M.D.: « Je pense que c'est faisable mais il faut pour cela qu'on ramène quelque chose de Lorient. Après, nous partons en vacances. Cela nous permettra de nous ressourcer afin de revenir en janvier dans de meilleures dispositions pour repartir sur de bonnes bases. »
    Comment abordez-vous le match de Lorient ?
    M.D.: « C'est le dernier match de la phase aller. Comme je le dis depuis un moment, on ne peut pas être plus bas que ça. S'il y a une équipe qui n'a rien à perdre, c'est bien le FC Metz. C'est notre adversaire qui a la pression donc nous allons essayer de prendre ces facteurs là en compte pour gagner le match, ou, dans le pire des cas, ramener un point. »
    Pensez-vous pouvoir jouer ?
    M.D.: « Je ne sais pas. Comme je vous l'ai dit, je n'ai repris l'entraînement que ce matin. Ce sera au coach de prendre une décision me concernant. »
    Vous avez porté les couleurs de Lorient*, quels souvenirs gardez- vous de ce club ?
    M.D.: « Je garde de très bons souvenirs de Lorient. J'y suis resté quatre ans, c'est là-bas que j'ai gagné la première Coupe de France de ma carrière (ndlr : il l'a gagnée en 2002 contre Bastia, 1-0 au Stade de France) et que j'ai joué la finale de la Coupe de la Ligue. De plus, c'est le club dans lequel j'ai participé au plus grand nombre de matches et où je suis resté le plus longtemps. Je garde de très bon amis et c'est une ville qui me plaît beaucoup ; ce n'est donc pas facile à oublier. »
    Pensez-vous être sélectionné avec le Sénégal pour la Coupe d’Afrique ?
    M.D.: « Je ne sais pas car cela fait deux matches que je ne joue pas. Je ne peux donc pas vous répondre. Le plus important pour moi est de bien récupérer de ma blessure et après, si je suis sélectionné, tant mieux ! Mais mon dernier match date de septembre 2004. »
    Dernière question, quel est le meilleur souvenir de votre carrière ?
    M.D.: « Plusieurs de mes camarades sénégalais vous répondront la Coupe du Monde 2002... Mais, en ce qui me concerne, mon meilleur souvenir reste la Coupe de France que j'ai gagnée avec Lorient. »

    * Malick Diop a joué à Lorient de 2001 à 2005.

     L'attaquant messin Rudy Gestede s'est blessé à la cuisse au cours de la séance d'entraînement de mardi. Il passera des examens dans les jours à venir et ne pourra pas tenir sa place contre Lorient.

    « Restons vigilants »

    « Le football français est en danger. » Sylvain Kastendeuch, coprésident de l'Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP), le syndicat des joueurs, ne mâche pas ses mots. « C'est une réalité : aujourd'hui les présidents des clubs les plus riches ne cachent plus leur volonté de creuser un fossé de plus en plus important avec les clubs plus modestes. Ils ne veulent plus seulement une grosse part du gâteau, mais le gâteau tout entier, en voulant, entre autre, mettre un terme au système solidaire de la répartition des droits télé, pénalisant ainsi les plus faibles. » Pour que l'ancien défenseur messin, habituellement posé et pondéré, sorte de ses gonds, c'est qu'il « craint pour l'avenir. Nous sommes à un tournant, et le chemin que nous nous prenons me fait peur. Si l'attitude de certains présidents ne change pas, on se dirige vers un championnat à cinq ou six... C'est ridicule. Les petits n'auront bientôt plus leur mot à dire si nous ne nous révoltons pas. Restons vigilants. »

     Sylvain Kastendeuch : « Je suis vraiment triste »

    L'ancien capitaine, aujourd'hui adjoint aux sports de la ville de Metz, porte un regard critique et sans complaisance sur son club de toujours.

    Sylvain Kastendeuch, vous est-il arrivé durant votre carrière de joueur de connaître une situation sportive aussi délicate que celle traversée actuellement par le FC Metz ? « Aussi compliquée, non. Mais dans une vie de footballeur, vous traversez forcément des moments difficiles. Avec le FC Metz, j'ai à plusieurs reprises connu la lutte pour le maintien. Je comprends parfaitement ce que les joueurs messins peuvent ressentir actuellement. C'est très douloureux, surtout lorsque vous avez une forte conscience professionnelle et que vous êtes profondément attachés au club. Cette situation d'échec, vous ne la vivez pas seul. On sait très bien que l'on fait souffrir un grand nombre de personnes : les supporters, l'entraîneur, le président, mais également l'ensemble du personnel du club. Et quoi qu'on en dise, les joueurs sont sensibles à cette souffrance qu'ils infligent indirectement à tous ces gens. »
    • Vu des tribunes, cette sensibilité ne paraît pourtant pas aussi limpide... « Je suis choqué par l'attitude de certains supporters. Qu'ils soient déçus, je le conçois, mais qu'ils fassent preuve d'autant d'agressivité, c'est inacceptable. C'est, en fait, le reflet de notre société actuelle : on ne pardonne plus rien et on condamne à tour de bras. C'est très injuste, notamment vis-à-vis du président Molinari. Quand on connaît son attachement et son engagement en faveur du FC Metz... Je suis vraiment triste. Je n'ai même plus envie de venir au stade Saint-Symphorien. Le club est suffisamment mal en point : je ne comprends pas cette volonté de l'enfoncer encore un peu plus. »
    • Après une exceptionnelle saison 2006-07, peut-être que ces supporters étaient en droit d'attendre autre chose de la part du FC Metz ? « Sans doute. Mais pas au point d'avoir une attitude aussi déplacée. Cela dit, le manque de communication dont fait preuve le club depuis de nombreuses années est également une erreur. Prétendre que la place du FC Metz est obligatoirement en Ligue 1 et pas ailleurs, ne me paraît pas judicieux. Ici, personne ne parvient à dédramatiser la Ligue 2. Au regard de la situation financière du club, personne ne peut faire de miracle tous les ans. Or, personne ne tient ce discours, ne prépare les gens à cette réalité économique. Metz ne peut pas, pour le moment, lutter avec les grosses écuries. Ce n'est pas un manque d'ambition, c'est une réalité. Dans la mesure où on ne leur présente pas la vérité, les supporters ont sans doute le sentiment qu'on leur ment. »
    • L'épreuve traversée actuellement par le FC Metz inquiète-t-elle l'adjoint au maire de la ville de Metz que vous êtes ? « Pas du tout. En terme d'image, c'est vrai que ce n'est pas l'idéal, mais il faut bien distinguer les résultats de l'équipe première et le reste de la politique sportive du club. La formation et le rôle socio-éducatif qui est le sien impliquent un travail sur le long terme. Le gros passage à vide actuel ne remet donc pas en question le partenariat entre la ville et le club. De la même manière, nous suivons toujours avec attention l'avancée du Projet grenat 2010 dans lequel nous sommes impliqués. »

     METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 10 h. Demain : une séance à 10 h 30 (huis clos).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Sochaux (18e journée de Ligue 1), samedi 15 décembre, 1-2. Prochain match : Lorient - Metz (19e journée de Ligue 1), samedi 22 décembre à 20 h. À suivre : Vesoul (CFA) - Metz, 32es de finale de la Coupe de France, samedi 5 ou dimanche 6 janvier 2008 puis Lille - Metz (20e journée de Ligue 1), samedi 12 janvier 2008 à 20 h.
    À l'infirmerie. Cédric Barbosa, Julien Cardy, Daniel Gygax, Jeff Strasser et Matheus Vivian sont toujours aux soins. Ils devraient reprendre le chemin de l'entraînement début janvier. De son côté Rudy Gestede, victime d'une élongation aux ischios-jambiers, passera une échographie aujourd'hui ou demain et ne pourra donc pas tenir sa place, samedi, à Lorient. En revanche, Gaétan Bong, qui a quitté prématurément l'entraînement, hier, devrait être en mesure de postuler à une place dans le groupe. « Il a reçu un coup direct à la cheville, explique Francis De Taddeo. A priori rien de grave. »
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Malick Diop, victime d'une entorse du genou lors de la venue d'Auxerre, le 1er décembre, s'est entraîné normalement hier matin. Selon Francis De Taddeo, le défenseur messin « devrait pouvoir tenir sa place à Lorient. » Par contre, Wilmer Aguirre ne sera pas du voyage en Bretagne. Les dirigeants messins ont, en effet, accordé une permission à l'attaquant péruvien afin qu'il puisse regagner son pays pour raisons personnelles.

     Vahirua a repris

    Victime d'une gastro-entérite, Marama Vahirua était de retour, hier, dans le groupe lorientais et sera bien présent pour la réception du FC Metz. De leur côté, Fabrice Abriel (coup sur le pied) et Michael Ciani (douleur à la cuisse) n'ont pas pris part à la séance d'entraînement d'hier, sans que leur participation au match de samedi ne soit, pour le moment, remise en cause.diop2007cdiop207d

     

    December 19

    FDT actionne le parachute avant de commencer le match !!

    (R.L.) : Babacar Gueye : « Ce sera peut-être mon dernier match »

    Trop peu sollicité à son goût par Francis De Taddeo, l'attaquant sénégalais ne cache pas ses envies d'ailleurs. Son envie de jouer, tout court. Quatre titularisations en championnat, un but. Une titularisation en Coupe de la Ligue, un but. Derrière le bilan rachitique, un nom : celui de Babacar Gueye. Meilleur réalisateur messin la saison passée ­ dix-sept buts en trente-sept matches ­, l'attaquant a traversé la première partie du championnat comme une ombre. « Je n'ai peut-être pas été dans le coup, mais quand même, j'ai du mal à comprendre », lâche l'international sénégalais. Frustré, oui. Assez, en tout cas, pour ne pas se contenter de sa réapparition sous le maillot grenat, samedi dernier face à Sochaux. « Je ne veux pas revivre les mêmes choses au cours des prochains mois. J'ai envie de jouer. »

    • Babacar Gueye, votre retour était programmé début janvier et vous êtes finalement entré en cours de jeu contre Sochaux. La décision de Francis De Taddeo vous a-t-elle surpris ?

     « Oui, un peu. Je pensais reprendre avec l'équipe réserve, mais bon, je ne vais pas m'en plaindre. Je suis très content d'être revenu à Saint-Symphorien. »
    Votre concours n'a pas empêché Metz de s'incliner une nouvelle fois. La situation ne fait qu'empirer (il coupe) : « Et on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes. Ce n'est pas de la faute du président, encore moins celle du coach. C'est nous qui n'avons pas fait ce qu'il fallait. La vérité est que nous n'avons jamais été dans le coup, moi le premier. »
    En sursis jusqu'à la trêve, Francis De Taddeo pourrait vivre son dernier match samedi à Lorient. Vous y songez ?

    « Non, je serais déçu pour lui si c'était le cas, mais non. En revanche, je me dis que c'est peut-être moi qui jouerai mon dernier match avec Metz... »
    Vous êtes donc décidé à partir ? « Si le club est d'accord, il est possible que je m'en aille, oui. »

    Alors que vous aviez prolongé votre contrat jusqu'en 2001 durant l'intersaison...

    « C'est justement pour cela. Je n'ai jamais imaginé un seul instant que les choses allaient se dérouler ainsi. Mon contrat avait été prolongé, revu à la hausse... J'ai donc été frustré par certains choix de Francis De Taddeo. Je n'ai pas eu le temps de jeu que je méritais. Mais je n'en veux à personne. Le coach n'a pas eu de chance avec toutes ces blessures et moi, de mon côté, je n'ai sans doute pas fait ce qu'il fallait. J'en suis conscient, oui, mais en même temps... Etre titulaire un jour, sur le banc la fois d'après, c'est difficile. Je ne me suis jamais senti bien. Je n'ai pas fait une seule fois partie du onze de départ à Saint-Symphorien. J'y avais pourtant inscrit douze de mes dix-sept buts la saison passée... »
    On vous sent affecté ? « Oui. Tout ce qui s'est passé, c'est du gâchis. Ça fait sept ans que je suis ici... Je suis touché par ce qui arrive, pour le président, qui a tout donné pour le club, et pour le coach. Au-delà de mon cas personnel, Francis De Taddeo est quelqu'un de juste. Je le connais depuis mon arrivée au centre et il n'a pas changé. »
    Lundi, dans les colonnes du Républicain Lorrain, Carlo Molinari a remis en cause l'investissement de certains joueurs, estimant notamment que la "revalorisation de leur contrat leur a fait perdre le sens des réalités." Vous êtes-vous senti visé ?

    « Non, je ne pense pas avoir perdu le sens des réalités. Je me répète, disputer un match sur deux, ça ne m'a pas aidé. Je préférerais encore jouer en Ligue 2 ! »
    Il reste un match avant la trêve, samedi à Lorient. Au vu de la situation du FC Metz, son issue n'est-elle pas finalement sans importance ? « Non. Personnellement, j'ai très envie de jouer ce match et de le gagner. Après, nous aurons dix jours de repos avant de nous retrouver. Ça peut faire du bien à tout le monde de partir en vacances sur une victoire... »

    Djiba au Havre ?

    Actuellement à l'essai en Angleterre, Dino Djiba suscite l'intérêt prononcé des dirigeants du Havre (Ligue 2). Le milieu de terrain messin pourrait d'ailleurs les rencontrer à son retour en France, afin d'étudier la possibilité d'achever la saison en Seine-Maritime.

     

    (Site officiel FC Metz) : Le match piège par excellence…

    Sylvain Marchal, solide défenseur natif de Langres et formé à Metz, se porte bien à Lorient. Le capitaine des Merlus, qui recevront le Club à la Croix de Lorraine samedi prochain au Moustoir, a bien voulu répondre à nos questions.

    Sylvain, quel bilan faites-vous de votre parcours alors que la phase aller touche à sa fin ?
    Sylvain Marchal : « Notre première partie de saison est assez satisfaisante. Nous sommes partis très forts. Ensuite, pendant deux mois, nous avons eu une baisse de régime. Nous ne parvenions à enchaîner. En ce moment, nous remontons la pente. Nous sommes invaincus depuis sept matches et dans le jeu, ce n’est pas mal. […] Sur le plan personnel, cela se passe bien pour moi. J’ai joué quasiment tous les matches, je suis capitaine. C’est une satisfaction. Je m’épanouis pleinement au sein de cette équipe. Pourvu que cela continue comme cela ! »
    Il est important de bien débuter et vous avez su le faire, en battant notamment Paris ou Lyon dans les premières journées…
    S.M. : « Notre calendrier était très difficile et on nous annonçait en difficulté sur le mois d’Août. Mais nous avons bien réussi à négocier ce passage périlleux en allant l’emporter au Parc ou en battant Lyon à domicile. Au bout de cinq journées, nous comptions dix points. Cela nous a placé en position idéale mais nous avons tout de même connus une petite période de décompression. Nous retrouvons un niveau plus conforme à ce que nous recherchons. »
    Quel regard portez-vous sur la situation du FC Metz ?

    S.M. : « Ce n’est jamais plaisant de voir son club formateur en difficulté, surtout que cela dure maintenant depuis plusieurs saisons concernant Metz. Je ne vais pas analyser cela de loin, je ne sais pas ce qui se passe en interne. Mais ça me fait de la peine, notamment pour Francis et les joueurs que j’ai connu au Centre de Formation. »
    Sous la direction de Francis De Taddeo, vous aviez remporté le titre de Champion de France de National 2 (ndlr : l’équivalent du CFA actuel)…
    S.M. : « En moins de 17 ans, j’étais également sous ses ordres et nous étions arrivés jusqu’en finale du Championnat de France. Puis il y avait eu ce titre avec l’équipe réserve par la suite. J’en garde un très bon souvenir. C’est grâce à lui que j’ai signé mon premier contrat professionnel, comme de nombreux autres joueurs du centre. Dans le football, tout peut aller très vite. L’année dernière, l’équipe a fait une très grosse saison et cette année, c’est beaucoup plus difficile. »
    Quelles sont les différences entre votre club actuel, le FC Lorient, et le FC Metz ?
    S.M. : « Lorient est un club plus ‘jeune’. Il n’a peut-être pas l’histoire du FC Metz, qui a remporté des coupes, passé de très nombreuses saisons en Ligue 1. On peut dire que c’est un club ‘installé’ au sein de l’élite. Quant à nous, c’est seulement la première fois que nous sommes parvenus à maintenir le club en Ligue 1. Nous sommes peut-être en train d’écrire l’une des plus belles pages de son histoire en ce moment ! Metz possède par ailleurs des structures de meilleure qualité. Même si les résultats plaident en notre faveur cette saison, il reste du travail pour nous installer durablement en Ligue 1. Je pense que c’est un peu le contraire de Metz, qui me paraît plus costaud pour traverser une période difficile. »
    Quel est l’objectif pour la deuxième partie de saison ?
    S.M. : « Il reste le maintien et nous sommes complètement dans les temps. Après notre départ en fanfare, nous nous sommes peut-être laissés un peu endormir par les compliments. Cela nous a été préjudiciable par la suite. Aujourd’hui, nous comptons 24 points en 18 journées. C’est un temps de passage assez correct. Mais dans ce championnat où tout le monde peut battre tout le monde, nous ne sommes pas à l’abri d’un faux pas. Nous restons donc concentrés sur le maintien. L’an dernier, nous l’avions obtenu au mois de Mars, si nous pouvions faire pareil cette saison, ce serait bien. Cela évite d’avoir la pression jusqu’au bout. »
    Votre dernière rencontre avant la trêve vous oppose à Metz, lanterne rouge de la Ligue 1. Comment l’abordez-vous ?
    S.M. : « Avec beaucoup de méfiance car cette partie a toutes les apparences du match piège par excellence. Nous jouons une équipe qui n’est pas bien du tout, qui a concédé beaucoup de défaites. A l’inverse, nous sommes sur une belle lancée. Nous allons essayer de rester très concentrés, très vigilants car Metz a tout de même montré des qualités sur certaines rencontres. Trois points de plus, cela ferait vingt sept à la trêve, ce qui serait un très bon total. C’est donc un match important pour nous face à un concurrent direct, que nous avons à cœur de remporter. »

    (Quotidien l’Equipe) : De Taddeo : pas facile !

    Metz devra se déplacer à Vesoul (CFA) en 32es de finale de la Coupe de France le 5 ou 6 janvier. Un tirage dont se méfie Francis De Taddeo, le coach messin. « Il s'agit d'un tirage qui, a priori, est hiérarchiquement en notre faveur. Maintenant il faudra le confirmer sur le terrain, a indiqué De Taddeo. Le match ne sera pas facile. Il aura déjà lieu sur un terrain synthétique. Vesoul est, en plus, une équipe qui a déjà fait carrière en Coupe de France. Nous devrons être à 100% de nos moyens pour passer ».  

     lesjoueurs ne croient plus au père CarloSylvainmarchalLorienbSylvainmarchalLorienttaddeo21007

    December 18

    Regardez les hommes tomber...

    FDTmoncaspersonnelestsecondaire(R.L.) : Caen et Strasbourg les contre-exemples

    Leur parcours est à l'opposé de celui réalisé jusqu'ici par le FC Metz, leur camarade de promotion à l'issue de la saison écoulée. Chacun à leur manière, Caen et Strasbourg ont su négocier le virage menant à la L1.

    Metz, Caen et Strasbourg. Ou le tiercé gagnant au soir du 26 mai dernier. Près de sept mois plus tard ? Un fichu désordre. Le monde à l'envers, même, observé de la rétine messine : dans un peu moins d'un semestre, les Grenats retrouveront une terre qu'ils avaient quittée couronnés d'un titre de champion de France. D'ici-là, Caen et Strasbourg, eux, auront probablement prolongé leur bail en Ligue 1. Avec respectivement vingt-huit et vingt-quatre unités au compteur à l'heure de la dernière journée de la phase aller du championnat, Normands et Alsaciens ont capitalisé une forte dose de crédibilité, incommensurable avec la réalité chiffrée de leurs homologues mosellans.
    Parmi l'ensemble des explications ayant conduit à creuser le fossé entre le champion de Ligue 2 et ses deux dauphins, les blessures ne doivent pas être ignorées. Innombrables et concernant pour beaucoup des joueurs cadres à Metz, négligeables pour les autres, celles-ci ne constituent cependant que la surface des choses. En fouillant plus en profondeur, au cœur de l'intersaison, le recrutement apparaît comme une racine plus plausible du mal messin. Côté strasbourgeois, Dos Santos, Fanchone, Rodrigo et Paisley ont apporté une expérience cumulée de 598 matches en Ligue 1. Caen, lui, s'est contenté de viser juste en s'adjugeant les services de Benjamin Nivet (111 matches de L1). Beaucoup moins, certes, que les 198 matches de son ancien coéquipier troyen, Cédric Barbosa, à son arrivée à Metz... Mais là où le milieu de terrain caennais a déjà ajouté quinze titularisations à son actif, le Messin, blessé, n'est apparu qu'à sept reprises dans l'équipe de Francis De Taddeo. Élu meilleur entraîneur de Ligue 2 par ses pairs, à l'issue de la saison passée, ce dernier n'est pas parvenu à poursuivre sur sa lancée, contrairement à ce qu'est en train de réaliser Franck Dumas, débutant, lui aussi, sur l'échiquier de l'élite française. L'entraîneur normand tire-t-il profit des deux années de rodage qui ont précédé l'accession de sa formation jusqu'au premier niveau hexagonal ? Toujours est-il que pour Francis De Taddeo, le baptême se révèle douloureux. Ce qui donne raison, aujourd'hui, aux dirigeants strasbourgeois : au terme de son premier mandat à la tête d'une équipe professionnelle qu'il avait pourtant guidée sur le chemin de la renaissance, Jean-Pierre Papin avait été invité à céder sa place à Jean-Marc Furlan. Malheureux la saison passée avec Troyes, le voilà aux commandes d'une formation actuellement dixième du championnat. Et pendant ce temps, son prédécesseur traverse une sale période avec les Sang et Or.
    Blessures, recrutement, entraîneur... Reste le niveau global de l'effectif. La saison passée déjà, Strasbourg et Caen étaient souvent cités en exemple pour leur propension à donner vie au ballon. Metz, lui, était loué pour sa capacité à annihiler l'inspiration de ses adversaires. A l'étage du dessus, la recette s'avère improductive. Et son échec recèle l'inefficacité des attaquants de Francis De Taddeo. Momar N'Diaye, meilleur buteur messin, deux buts. Soit trois fois moins que Renteria, meilleur buteur strasbourgeois, et trois de moins que le Caennais Gouffran... Un détail, rien qu'un détail de plus.

    Metz à Vesoul

    La plupart des clubs de L1 ont été épargnés, en théorie, hier par le tirage au sort des 32es de finale de la Coupe de France, qui a réservé seulement deux affiches entre clubs de L1, Auxerre-Saint-Etienne et Lorient-Valenciennes. Il s'est notamment montré relativement clément pour le FC Metz, qui se déplacera à Vesoul, deuxième de son groupe de CFA. Concernant les autres clubs lorrains en lice, Nancy accueillera Reims (L2), Raon l'Etape ira à Croix de Savoie, qui évolue dans son groupe en CFA, et Epinal, qui a tiré le gros lot, recevra le PSG avec l'espoir de réaliser un exploit au stade de la Colombière.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : soins et repos. Aujourd'hui : deux séances d'entraînement (10h, 16h). Demain : une séance à 10h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Sochaux (18e journée de Ligue 1), samedi 15 décembre, 1-2. Prochain match : Lorient - Metz (19e journée de L1), samedi 22 décembre à 20h. A suivre : Vesoul - Metz, 32es de finales de la Coupe de France, samedi 5 ou dimanche 6 janvier ; Lille - Metz (20e journée de L1), samedi 12 janvier à 20h.
    Suspendu. Aucun.
    A l'infirmerie. Cédric Barbosa, Julien Cardy, Malick Diop, Daniel Gygax, Jeff Strasser et Matheus Vivian.

    (Site officiel du FC Metz) : Vesoul-Metz en 32ème de finale de la Coupe de France.

    Le tirage au sort des 32èmes de finale de la Coupe de France a eu lieu aujourd’hui. Dans le chapeau A, les Grenats ont évité l'Olympique Lyonnais, Lille ou encore Nice. Ils se déplaceront à Vesoul, équipe de CFA.
    Le FC Metz se déplacera à Vesoul (CFA) à l'occasion des 32èmes de finale. La rencontre aura lieu le 5 ou le 6 janvier 2008. La date et l'heure exactes seront précisées ultérieurement.
    Parmi les autres clubs lorrains engagés dans la compétition, Epinal a tiré le gros lot. Les Vosgiens, pensionnaires de CFA, accueilleront en effet le Paris Saint-Germain.
    Le reste du tirage :
    * Sedan (L2, 2) - SM Caen (L1, 1)
    * Croix de Savoie (CFA, 3) - Raon l’Etape (CFA, 3)
    * Vesoul (CFA, 3) - FC Metz (L1, 1)
    * Maubeuge (DH, 4) - FC Sochaux (L1, 1)
    * OGC Nice (L1, 1) - Le Havre (L2, 2)
    * Créteil (National, 2) - Olympique Lyonnais (L1, 1)
    * Viry-Châtillon (CFA2, 3) - Bastia SC (L2, 2)
    * Romorantin (National, 2) - Boulogne-sur-Mer (L2, 2)
    * CS Avion (DH, 4) - Lille OSC (L1, 1)
    * Epinal (CFA, 3) - Paris-SG (L1, 1)
    * Avranches (CFA2, 3) - Dijon FCO (L2, 2)
    * Toulouse FC (L1, 1) - Paris FC (National, 2)
    * AS Nancy-Lorraine (L1, 1) - Reims Stade (L2, 2)
    * Saint-Omer (DH, 4) - Tours FC (National, 2)
    * Brest Stade (L2, 2) - AS Monaco (L1, 1)
    * Montluçon (CFA, 3) - FC Nantes (L2, 2)
    * Marignane (CFA, 3) - Arles AC (National, 2)
    * Selongey (CFA2, 3) - Le Mans (L1, 1)
    * Ajaccio GFCO (CFA, 3) - Fréjus (CFA, 3)
    * Martigues (National, 2) - Stade Rennais (L1, 1)
    * Lyon Duchère (CFA2, 3) - Luzenac (CFA, 3)
    * RC Lens (L1, 1) - Chamois Niortais (L2, 2)
    * AJ Auxerre (L1, 1) - Saint-Etienne (L1, 1)
    * Montpellier HSC (L2, 2) - Troyes ESTAC (L2, 2)
    * SCO Angers (L2, 2) - Vannes OC (National, 2)
    * FC Lorient (L1, 1) - Valenciennes (L1, 1)
    * AS Beauvais (National, 2) - Marseille (L1, 1)
    * Amiens SC (L2, 2) - EA Guingamp (L2, 2)
    * Carquefou (CFA2, 3) - Gueugnon (L2, 2)
    * Le Poiré-sur-Vie (CFA2, 3) - Coulaines (DH, 4)
    * AS Quevilly (CFA, 3) - Bordeaux (L1, 1)
    * Rouen (CFA, 3) - RC Strasbourg (L1, ,1)
    Niveaux
    * 1 : Ligue 1
    * 2 : Ligue 2, National
    * 3 : CFA, CFA2
    * 4 : Ligue

    France Football) : Questions à ... FRANCIS DE TADDEO

    « Pour Metz, la Ligue 1 s'éloigne…»

    Le FC Metz réunira son conseil d'administration dimanche, au lendemain du match à Lorient afin de juger de la situation de l'entraîneur Francis De Taddeo. Battu chez lui par un autre mal classé, Sochaux (1-2), Metz ne totalise que sept malheureux points après dix-huit journées. Des temps de passage catastrophiques. Après cette septième défaite à domicile, les motifs d'espoir sont plus que maigres et même l’entraîneur messin le reconnaît ...

    « Francis De Taddeo, que retenir de cette treizième défaite de la saison? L'équipe avait la pression. Elle ne disposait pas des joueurs cadres et elle est mal entrée dans le match. Nous avons poussé, mais nous n'avons pas toujours montré assez de lucidité ni de consistance devant.

    Metz n’a-t-il pas livré Lille de ses plus mauvaises prestations de la saison? On ne peut pas reprocher aux garçons de ne pas avoir essayé. Mais on ne peut pas non plus toujours tout demander à une équipe au sein de laquelle cinq ou six titulaires sont blessés. Et ce n'est pas faire injure à ceux qui ont joué. Je rappelle qu'il manquait Gygax, Strasser, Cardy, Barbosa et Diop. Quand un match aussi important repose sur les épaules de jeunes joueurs comme Pjanic, Aguirre ou Gestede, on ne peut pas tout attendre d'eux. Tant que nous n'aurons pas des joueurs plus matures au milieu pour tenir le ballon, faire bien jouer les autres et récupérer la balle plus aisément, nous aurons du mal.

    Le  conseil d'administration du club vous avait donné trois matches pour redresser la barre. Après deux défaites, quel bilan tirez-vous de votre sursis? Nous avons montré de bonnes choses pendant une heure à Saint-Etienne (défaite 2-0, 17cj.) avant que tout ne bascule. Contre Sochaux, nous nous sommes mis en difficulté nous-mêmes, en prenant un but très tôt. Je ne veux pas être indulgent ou complaisant pour autant. J'ai responsabilisé tout le monde avant ce match. Certains joueurs ont bien réagi, mais il ne faut pas oublier que, pour la plupart, ce sont des jeunes qui ont besoin d’aide. Dans quel état d'esprit allez-vous aller à Lorient, samedi ?

    Avec l'envie d'y faire la meilleure performance possible. Nous allons travailler et nous préparer pour faire un gros match en insistant sur ce qui n'a pas marché contre Sochaux. Nous serons peut-être moins tendus, car, aujourd'hui, la ligue 1 s'éloigne, même si, mathématiquement, rien n'est encore fait. Mon cas personnel, lui, est totalement secondaire et je ne m'en occupe même pas.».

     

     

     

    December 17

    La pire de 10 années de plomb....

    10 années de plomb…

    La question mérite d’être posée : faut-il encore payer pour voir « ça » ?

    « Ça », si on double le mot, cela laisse entrevoir au lecteur, soit le vainqueur d’un ballon d’or, soit un terme plus « fumet » que « spectacle » : déjection d’un prétendu « sport collectif » où « l’expression individuelle » est, elle, beaucoup plus proche du porte-monnaie du téléspectateur ou des pauvres supporters  que du carré vert, inversement proportionnelle en tout cas aux « talents supposés » être les « acteurs » d’une « compétition sportive » !

    Parce que, hier soir, comme d’habitude, on a eu l’impression, comme le titre un article du site officiel « d’un air de déjà vu »

    C’est vrai, que cette année, on n’aura rien vu, dès le début d’un championnat de L1, qui, pour les grenat, semble n’avoir jamais commencé !

    Risible, pitoyable, consternant : ce sont les mots qui viennent à l’esprit à l’approche d’un hiver qui s’annonce long, très long pour la fierté des Mosellans, à la vue de cet « ersatz » inconnu jusqu’alors au sein du football français : spectacle indigent de gens qui ne savent même plus pourquoi ils sont venus, ici, à Metz, à Saint-Symphorien !

    Du jamais vu, jusqu’ici : un « entraineur » d’une « équipe » menée 1 à zéro qui se dit, tout d’un coup : « il faut changer quelque chose »…et qui remplace un défenseur…par un autre défenseur,

    -«  histoire de pouvoir revenir au score, sûrement ! »

    Mais, je dois m’égarer, certainement : Paris, Lille, Lens, Saint-Etienne sont « en crise », nous, on nous récite les litanies habituelles : « normal ! » « Après tout, nous sommes le plus petit budget de L1 », voués par avance à « la trappe de service », abonnés constants au service de l’ascenseur menant tout droit aux abysses des étages du dessous, parce que « Metz la commerçante », agglomération de quelques 300000 habitants, ça doit obligatoirement faire moins bien que Lorient(58300 habitants), Auxerre(37790 habitants) ou Valenciennes(39276 habitants), Nancy(105400 habitants) : bien évidemment !

    Le citoyen lambda a le droit, voire le devoir de poser de bonnes questions :

    -avec un budget « aussi petit », ils sont payés combien, ces mauvais acteurs ?

    -Les dirigeants qui sont à la tête de ce club ont-ils encore la force de faire ce qui devrait être leur rôle ?

    -Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

    On ferme le centre de formation, histoire de mettre nos apprentis, si prompts à mettre le cap vers l’Espagne (Butelle), l’Angleterre (Saha) ou autres destinations exotiques, mais aux résultats si peu en rapport avec ce que le club est en droit d’attendre en retour sur investissement ?

    A Metz, « on » ne veut rien faire :

    -le président, selon ses dires : « est là encore pour longtemps » !-d’autant plus qu’il est soutenu par la presse parisienne (qui ne rate pas une occasion de soutenir « ce pauvre et dévoué Président Molinari, si fidèle à son club qui fournit toujours de bons joueurs à Monaco, Marseille et à tout le football français)ou par des présidents, comme Plessis qui conseille aux supporters messins de se cotiser et de monter une coopérative –ces requins sont aux aguets, en espérant être conviés à l’hallali, briguent les restes du festin (Babacar Gueye, c’est combien ?)-! »

    -« L’entraineur » fait fi de ses « excellents résultats », de sa sublime gestion de l’effectif  et  « n’a pas envie de partir », comptant fermement être un futur licencié « à plus d’un million d’euros d’indemnités », -subsides indispensables- de quoi ouvrir quelques restaurant ou bars pour l’ancien barman qu’il fut-!

    -Les joueurs attendent avec impatience le futur mercato ou la fin de saison, afin de faire de juteuses affaires en espérant être « libérés » sans indemnités demandées pour ce qui leur reste de contrat à effectuer !

    -Le directeur financier ne rêve que d’une chose : « dégraisser »pour récupérer des liquidités et devenir calife à la place du calife (depuis le temps qu’il attend cela)

    -Le maire UMP et ses conseillers municipaux attendent  le résultat des futures élections municipales et le premier semble plus embêté par le retard pris dans la construction de l’hypothétique « Centre Pompidou bis », avec ses imprévisibles conséquences pécuniaires !

    Oui, la France du foot est en crise : au PSG, c’est le président qui le déclare, à Lille, le prochain match sera « capital », à Lens, « il va y avoir du changement », comme à Rennes, Marseille, Sochaux, Saint-Etienne, etc.…

    A Metz, on attendra : il y a « de bons jeunes » « prometteurs » (qui ne savent pas faire une passe ou un centre), mais que l’on vendra pour éponger des dettes qui durent et perdurent, se prolongent !

    A Metz, on continuera à « produire » pour les clubs huppés de Monaco, Marseille, Paris, voire Lyon ou Bordeaux ou Arsenal, Manchester, Valence, Istanbul !

    A Metz, on sera toujours « les pauvres »avec une équipe de m… (Dixit DDT-formateur d’apprentis d’ « hommes d’affaires en devenir»-) …Mettez-vous bien ça dans la tête, les Messins !

     

     

    P....n, encore six mois !

    (R.L.) : Metz sans retenue

    Buteurs : FC Metz : Fonchu (6e), Bussmann (13e), Faucher (20e, 27e), Kayombo (55e)
    Les joueurs messins réussissaient une superbe première période et il ne fallait attendre que 6 minutes pour les voir ouvrir la marque dans leur rencontre face à St Julien. Grâce à un pressing de Faucher, Fonchu était le premier buteur messin (1-0, 6e). Bussmann au premier poteau doublait la mise (2-0 ; 13e). Les protégés de Jean-Robert Faucher avaient décidé d'aggraver le score toutes les 7 minutes puisque 7 minutes plus tard, Faucher offrait le 3-0 à ses partenaires (3-0 ; 20e). Puis encore 7 minutes plus tard, le même Faucher reprenait victorieusement un beau mouvement de Bekhadda (4-0 ; 27e). Metz avait encore quelques occasions par N'Ganvala qui voyait son tir frôler la lucarne ou Mohammed qui frappait la barre. L'ultime but messin arrivait à la 55ème. Sur un corner de Mohammed, Kayombo parachevait le spectacle (5-0 ; 55e). Malgré les quelques changements effectués par le coach, la jeune garde messine restait sérieuse et n'était pas inquiétée par les joueurs de St Julien.

     Metz de justesse

    Buts pour Metz : Biaudet (14e), Bourgeois (33e), Diane (51e). Buts pour Troyes : Viellot (62e), Bousbaa (76e CSC).
    Les Messins dominaient les débats tout au long de la première période et dès la 14e minute de jeu, sur un long ballon en profondeur, Biaudet envoyait de demi-volée le ballon au fond des filets (1-0). Bourgeois doublait la mise en reprenant un service de Diane (33e). En début de seconde mi-temps, Diane se trouvait à la conclusion d'une action menée par Biaudet qui venait malheureusement buter sur le gardien Troyen (51e). Grâce à une erreur défensive messine, les visiteurs réduisaient la marque par l'intermédiaire de Viellot (3-1 ; 62e). Sur corner, Bousbaa trompait son portier et permettait à Troyes d'espérer (3-2, 76e). Metz finissait fébrilement mais tenait bon.

    Et maintenant, que vais-je faire ?

    Avant même l'échéance du dernier match de l'année, samedi, à Lorient, la question n'est plus de savoir où va le FC Metz, mais comment, et avec qui. La deuxième partie de saison s'annonce longue, sauf si elle sert à préparer la suivante. En Ligue 2.

    Avant même l'échéance du troisième tiers, la mission assignée à Francis De Taddeo au début du mois tient-elle toujours ? Le 3 décembre, au sortir d'un long conseil d'administration initialement convoqué pour régler le sort de l'entraîneur messin et finalement conclu par la très consensuelle décision qu'il était urgent d'attendre, le président Carlo Molinari justifiait en ces termes le choix de renouveler, « jusqu'à la trêve », la confiance accordée à Francis De Taddeo : « Durant cette période, il appartient à Francis de faire en sorte que l'équipe donne des signes forts de redressement, aussi bien dans son jeu que dans ses résultats. »Deux défaites plus tard, même les esprits les plus inventifs peuvent se demander ce que le troisième match pourra bien changer à l'affaire : Metz s'est d'abord incliné à Saint-Etienne où, pendant une heure, l'hypothèse de son mérite a été amplifiée, de préférence à l'inhabituelle faiblesse de son adversaire ; une semaine plus tard, face à Sochaux, les Lorrains viennent de livrer ce qui ressemble d'assez près à leur pire prestation de la saison, en tenant compte de la valeur de l'adversaire. « Mais, compte-tenu de son effectif, et contrairement à ce que beaucoup croient, Sochaux n'est sans doute pas l'une des plus mauvaises équipes du championnat », estime Francis De Taddeo. Alors Lorient, samedi prochain...
    Posée et laissée en suspens par la nature même des attendus du 3 décembre, la question de l'entraîneur n'est qu'une parmi d'autres, parmi beaucoup d'autres, dans la désastreuse actualité du FC Metz. Mais elle tient une place centrale, pour tout ce qu'elle conditionne, et tout ce qui lui est conditionnée. Hier matin, interrogé sur ce qu'il pouvait encore demander à des joueurs ne cachant plus leur sentiment d'impuissance alors qu'il reste cinq mois de compétition, Francis De Taddeo s'est inscrit dans une perspective collective : « Il reste vingt journées de Ligue 1, dont dix devant notre public à qui il faut offrir autre chose car il ne peut pas être satisfait de ce qu'il voit. » Une façon d'amender, dans l'intimité, le discours du mathématiquement possible resservi en public, de façon quasi mécanique, semaine après semaine, un ressort parmi d'autres de l'incompréhension que suscite aujourd'hui Francis De Taddeo. Se situerait-il donc au-delà de Lorient et de la date butoir du 22 décembre ? « C'est aux dirigeants de le dire », précise-t-il. Parasité par la charge financière qu'impliquerait la rupture d'un contrat courant encore sur trente mois, le débat sur le changement d'entraîneur reviendra donc à l'ordre du jour des actionnaires messins, entre Noël et Nouvel-An. « Changer l'entraîneur suffira-t-il à résoudre les problèmes d'une équipe qui manque de matériel ? », s'interrogeait déjà Francis De Taddeo, très légitimement, au lendemain de Metz - Auxerre, son antépénultième revers en date. Effectivement, vu le retard désormais accumulé par les Messins tout au fond du classement, n'importe quel entraîneur les accompagnerait en Ligue 2. Reste alors à déterminer le profil de celui qui devra surtout les conduire sur le chemin de la remontée, la saison prochaine. Francis De Taddeo a prouvé son savoir faire en la matière, la saison dernière, avec ce qu'il fallait de méthode. Mais ses six premiers mois de Ligue 1, qu’il a tracés à l'identique, ont nécessairement entamé son crédit.
    Le remède est connu, cruel mais exclusif, qui consiste à envoyer un électrochoc à l'usage de joueurs traumatisés, sans ressort, sans répondant, précisément l'image que livrent les Messins depuis de longues semaines. Puisque le maintien n'est plus qu'un projet chimérique, la pertinence d'un changement se discutera forcément. Sera pris en compte le risque de consomption qui gagne une équipe allant d'humiliation en désillusion et de désillusion en humiliation : si Metz ne se remet pas à gagner quelques matches, en 2008, comment la jeune génération (Gestede, Pjanic, Bong...) appelée à préparer la remontée ne sortirait-elle pas durablement marquée ? Existe enfin une autre sorte de réalité pécuniaire : au rythme qui est le sien, le FC Metz n'attirera bientôt plus grand-monde à Saint-Symphorien, et les partenaires économiques n'auront plus intérêt à accoler leur image à celle d'un club en chute libre suscitant l'indifférence. Aujourd'hui, c'est une certaine idée du FC Metz qu'il s'agit de sauver.

     Carlo Molinari : « Il est exclu de continuer comme ça »

    Les dirigeants messins ne décideront rien avant la trêve hivernale, qui suivra le match à Lorient. En attendant, « cette saison est la pire de toutes celles que j'ai connues », affirme le président Molinari.

    Enrhumé, Carlo Molinari a suivi Metz - Sochaux depuis une loge, samedi soir. Le résultat final n'incitera pas le parfois superstitieux président messin à renouveler l'expérience : rien de ce qu'il a vu avant-hier ne l'incite à l'optimisme. Deux semaines après un conseil d'administration exceptionnel qui avait accordé un sursis de trois matches à Francis De Taddeo, le FC Metz ne provoquera aucune accélération du calendrier : Carlo Molinari réunira les actionnaires du club dans le courant de la semaine prochaine. • Faut-il vraiment attendre le match de samedi face à Lorient pour mesurer si un nouvel élan a bien été insufflé à votre équipe ? « Nous irons au terme de notre délai de réflexion, et nous nous verrons pendant la trêve, mais pas dès dimanche, pas tout de suite au lendemain du match à Lorient. »
    • Mais ce que vous venez de voir contre Sochaux vous incite-t-il à penser que les choses peuvent encore fondamentalement changer ? « Nous nous étions mis d'accord sur ce délai de trois matches dans l'espoir de constater une évolution mais, c'est vrai, il est permis de se demander d'où elle pourrait provenir. Je crois finalement que seuls les retours des joueurs importants à partir de janvier pourront apporter une amélioration. En attendant, même ceux qui possèdent les qualités pour évoluer à ce niveau n'entreprennent rien, comme Wilmer Aguirre ou Sébastien Renouard contre Sochaux. Un peu comme si tous les joueurs se trouvaient écrasés sous le poids de la tension. »
    • Face au constat d'impuissance, voire au traumatisme qu'admettent les joueurs eux-mêmes, comment produire une sorte d'électrochoc ? « Bonne question ! En pareille situation, l'électrochoc provient souvent d'un changement d'entraîneur. Mais, dans l'immédiat, je ne m'engagerai pas sur ce terrain-là et je me refuse à formuler le moindre pronostic. Il y a de nombreux paramètres à prendre en compte, qui vont du retour des joueurs actuellement blessés à l'aspect économique, qui n'est pas simple. »
    • Même si la descente paraît désormais inéluctable, admettez-vous la nécessité de réussir une bonne deuxième partie de saison ? « C'est plus qu'une nécessité : une obligation. Nous avons complètement intérêt à réussir notre phase retour, à proposer un autre contenu, à gagner des matches, tout simplement, car il est exclu de continuer comme ça. A l'arrivée, il nous manquera certainement quelques points, car je nous imagine mal gagner onze matches et faire deux nuls (pour atteindre 42 points probablement synonymes de maintien). Mais nous devons à présent nous donner les moyens de réussir des matches retour consistants. Comment ? C'est ce que nous allons étudier, et ce n'est vraiment pas simple. »
    • Que vous a inspiré, samedi, l'image d'un stade Saint-Symphorien aux deux tiers vide ? « Beaucoup de peine, évidemment. Ces moments-là ne sont ni faciles à vivre, ni évidents à gérer. Notre public doit comprendre que nous partageons sa détresse. Mais si l'on se met à sa place, il doit aussi se mettre à la nôtre et savoir que nous ferons tout ce que nous pourrons. »
    • Cette désaffection ne risque-t-elle pas d'entraîner celle de vos partenaires économiques ? « C'est pourquoi, quelle que soit la suite des événements, il nous faut continuer à bâtir un projet et mettre en œuvre une équipe compétitive pour remonter. Ce qui nous arrive dépasse tout ce que l'on pouvait imaginer : cette saison est la pire de toutes celles que j'ai connues, pire qu'il y a deux ans ! Là, les blessures des joueurs importants aggravent encore la situation et sont peut-être le point de départ de nos déboires. Mais un tel contraste d'une saison à l'autre, même dans deux divisions différentes, c'est hors du commun. »
    • Une mauvaise appréciation de la valeur à accorder à votre saison en Ligue 2 n'est-elle pas justement l'une des causes de la situation actuelle ? « Nous avons certainement surestimé le niveau de quelques joueurs qui, aujourd'hui, ne répondent pas à l'attente placée en eux, en partie peut-être parce que la revalorisation de leurs contrats leur a fait perdre le sens de certaines réalités... »

     FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : décrassage pour les titulaires de Metz - Sochaux, entraînement pour les joueurs entrés en jeu et non utilisés. Aujourd'hui : soins et repos. Demain : entraînement à 9 h 30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Sochaux (18e journée de Ligue 1) samedi 15 décembre : 1-2. Prochain match : Lorient - Metz (19e journée) samedi 22 décembre (20 h). A suivre : 32es de finale de la Coupe de France le 5 ou 6 janvier (tirage au sort aujourd'hui), puis Lille - Metz (20e journée de Ligue 1) le 12 janvier (20 h).
    A l'infirmerie. Comme Cédric Barbosa, Julien Cardy et Matheus Vivian, Malick Diop, Jeff Strasser et Daniel Gygax redeviendront opérationnels après la trêve.
    L'info du jour. La date de la reprise de l'entraînement a été arrêtée : libres après le déplacement de samedi à Lorient, les Messins se retrouveront le 31 décembre, avec deux séances au programme, avant d'être laissés au repos le 1er janvier et de se retrouver le 2. Ils disposeront donc de sept jours de vacances.

    La 18e journée

    • Samedi• Hier La prochaine journée. Samedi 22 décembre : NANCY - Lyon (17h10, Canal +), Auxerre-Monaco, Caen - Strasbourg, Lorient - METZ, Marseille - Le Mans, Nice - Valenciennes, Sochaux - Bordeaux. Dimanche 23 décembre : Lens - Lille (18 h, Canal + Sport), Toulouse - Rennes (Foot +), Saint-Etienne - Paris SG (21h, Canal +)

     ADEBAYOR2007JérémyMoreaux2008METZMOLINARI020907

    December 16

    Chemin de croix, la messe est dites,la chute, le gouffre sans fond, etc,etc...

    (Quotidien l’Equipe) : De l’espoir pour Sochaux

    Les hommes de Jean-Luc Ruty ont gagné chez de très faibles Messins. À confirmer contre Bordeaux, samedi prochain.

    0-1 : Erding (11e)

    0-2 : Dalmat (83e s.p.)

    1-2 : Pjanic (88e s.p)

    IL FLOTTAIT COMME UN AIR de Ligue 2, hier soir, au stade Saint-Symphorien.

    On le craignait, on l’a subi.

    Metz, avec seulement sept points, y va tout droit aujourd’hui, et sa fin de seul au niveau, à l’issue de cette triste partie.

    Pour Sochaux, il s’agissait d’en remporter au moins un d’ici à la fin de l’année pour continuer à espérer. Cette victoire, si importante dans l’optique du maintien, doit néanmoins être relativisée par la faiblesse de son adversaire et sa propre prestation. « On a pris les trois points, le contrat est rempli, c’est tout, constatait justement Lionel Mathis. Ce fut sans doute assez catastrophique pour les spectateurs. Mais, quand on est 19e, il faut aller au combat. »

    Les Francs-Comtois reviennent au moins à quatre points de Lens (16e) et Auxerre (17e), et respirent un peu plus à l’issue d’une semaine éprouvante. Il s’agissait, en effet, de la première rencontre de Jean-Luc Ruty, qui a remplacé Frédéric Hantz, mercredi, au moins en tant qu’intérimaire jusqu’au weekend prochain. Le trop fameux choc psychologique ? « Il n’est pas sûr que cette victoire ait quelque chose à voir avec le départ de Hantz, tranchait le président, Jean-Claude Plessis. Son successeur a travaillé dans la continuité. »

    Un match interminable

    Ainsi, celui-ci n’avait apporté aucun changement significatif dans la composition de son équipe, sachant que Daf et Grax étaient blessés et Afolabi suspendu. Pancrate, Vargas et Maurice- Belay n’étaient pas du déplacement en Moselle, et Erding, l’un des hommes forts promu par Hantz, fut l’un des artisans majeurs de la sortie d’hier. Dès la 11e minute, il plaçait ainsi le FCSM dans les meilleures dispositions (0-1).

    La suite fut beaucoup plus poussive, les seules escarmouches étant messines, Gestede ne profitant pas notamment d’une passe en retrait de… Dalmat (14e). Les Sochaliens durent patienter jusque dans les dernières minutes d’un match interminable pour voir Dalmat, cette fois précis, transformer un penalty (0-2, 83e).

    Dans la foulée et dans l’autre sens, une sanction similaire permettait à peine à Metz d’éviter le ridicule. Pjanic, sur sa deuxième tentative et avec la complicité de la barre, réveillait les spectateurs encore présents (1-2, 88e). Il ne pouvait remettre en cause le troisième succès doubiste de la saison. « On aurait eu une pression supplémentaire si on n’avait pas gagné ici et le match de Bordeaux va prendre maintenant un peu moins d’importance », concluait Jean-Luc Ruty.

     Erding, le moteur

    L’HOMME CLÉ : ERDING (Sochaux), 6,5

    Toujours extrêmement mobile, il fut une menace perpétuelle pour la défense messine, grâce à ses appels intelligents et une volonté de provoquer sans cesse. Et, hier, d’une belle frappe croisée (11e), il a rejoint Birsa comme meilleur réalisateur sochalien avec trois buts, tous inscrits à l’extérieur. À vingt ans, l’international Espoirs turc est l’un des moteurs de l’opération maintien franc-comtoise.

    METZ

    MARICHEZ (5) : une parade spectaculaire sur une frappe enroulée d’Isabey (59e) et c’est tout.

    CUBILIER (3,5) : très brouillon.

    DELHOMMEAU (6) : il a tenté de stabiliser une défense souvent déséquilibrée. Sanctionné d’un penalty (82e).

    BASSONG (4,5) : hésitant et plusieurs fois battu dans les duels.

    LÉONI (3) : limité, il a manqué de vitesse, comme sur le but d’Erding (11e).

    RENOUARD (4,5) : il a bougé et proposé des solutions, avec peu de réussite. Une belle volée trop croisée (30e).

    PJANIC (4) : une influence trop discrète et beaucoup d’erreurs techniques comme sa perte de balle qui amena le but (11e).

    FRANÇOIS (5) : combatif, il s’est montré devant avec une tête au-dessus du but (18e) et une frappe lointaine (29e).

    BESSAT(3,5) : il n’a jamais pu faire la différence.

    AGUIRRE (3) : il a perdu beaucoup trop de ballons et ne s’est pas montré dangereux.

    GESTEDE (4,5) : son gabarit a été précieux et il a tenté beaucoup de choses. Mais il a aussi raté une occasion énorme (14e) et une tête pas assez appuyée (21e). Effacé en seconde période.

    SOCHAUX

    RICHERT (5) : pas de prise de risques avec des ballons boxés, un jeu au pied hasardeux.

    PICHOT (5) : s’est contenté de fermer son couloir, mission accomplie sans brio, mais avec sérieux.

    PERQUIS (5) : pas toujours serein dans ses interventions, il a assuré l’essentiel. Sévèrement pénalisé d’un penalty (88e).

    BRÉCHET (6) : bien placé et précieux dans les airs, il a coupé quelques trajectoires.

    N’DAW (5) : parfois loin du marquage dans son couloir gauche, heureusement peu menacé.

    ISABEY (5,5) : passeur sur le but d’Erding. Sa touche technique, bien qu’intermittente, a surpris dans le contexte…

    PITAU (4,5) : a travaillé à la récupération, mais avec trop de déchet et de fautes.

    MATHIS (4,5) : plus offensif que son coéquipier axial, il n’a pas suffisamment influé sur le jeu.

    DALMAT (4) : des pertes de ballon dangereuses et des transmissions imprécises. En baisse, malgré son penalty (83e).

    QUERCIA (3,5) : un manque de puissance et d’impact qui l’empêche de gagner ses duels.

    ERDING (6,5) : voir ci-dessus.

     

    MetzSochauxEquipe2007

    (humour) : « Une porte ouverte »

    Cette nouvelle programmation s'insère dans le découpage des lots voulue par M. Thiriez pour « améliorer le produit » à l'heure de la renégociation des droits télé pour la période 2009-12. Il y aurait ainsi « en principe six matches le samedi à 19h et deux ou trois matches en principe à 15h le dimanche », a expliqué le président de la LFP devant une assistance qui a grincé des dents dans la salle de conférence d'un grand hôtel parisien. « J'entends vos murmures et je les comprends, mais je demande votre compréhension, a réagi M. Thiriez au micro, devant les remous suscités par son discours. En contrepartie, j'espère que les résultats de l'appel d'offre pour les droits télé de la L1 pourront profiter à tous, football professionnel et amateur. »
    « Pour les matches à 19h le samedi, seront concernées les équipes qui joueront en Ligue des champions le mardi ou mercredi, donc par définition, il n'y aura pas de grosses affiches le dimanche à 15h (ce qui éviterait ainsi de détourner le public du football amateur) », s'est défendu le patron de la LFP. Fernand Duchaussoy, président de la Ligue du football amateur, a lui aussi ensuite tenté de rassurer l'assistance en lançant dans un sourire : « On ne l'a pas trop entendu, mais M. Thiriez a bien dit qu'il allait augmenter de façon exceptionnelle l'aide au football amateur. »
    Mais des représentants du football amateur ont tout de même pris le micro pour exposer leurs craintes. « Ces matches le dimanche, c'est un petit lot qui fait bouger tout le monde amateur, ils sont programmés à une heure qui correspond bien souvent à ce qui reste chez nous de l'animation sociale », s'est ainsi alarmé Jean-Michel Bellat, président de la Ligue de Bretagne. « On y voit une porte ouverte à d'autres matches programmés en plus à ces heures là », a-t-il poursuivi. Et de demander, pour que les clubs de L1 ne dépendent pas autant des droits télé, à ce que la FFF fasse pression sur l'Etat pour une fiscalité moins pénalisante dans le football, « comme en Espagne ou en Italie. »
    Pierric Bernard-Hervé, président du club de CFA de La Vitréenne FC (près de Rennes) et représentant des clubs bretons au niveau national, avouait lui aussi sa « peur » même s'il est « solidaire » de la démarche de M. Thiriez car « les clubs de CFA profitent des retombées ».
    « Mais qui nous dit qu'un jour, il n'y aura pas des Rennes-Marseille ou Lyon-Rennes -je parle de ma région- programmés un dimanche à 15h ? », a ainsi lancé M. Bernard-Hervé, qui avait avancé dans la presse l'idée d'une grève pour protester mais n'en a pas reparlé en AG.
    « Il faudra veiller à ne pas mettre le doigt dans un engrenage, a admis M. Escalettes. Si ça reste 2 ou 3 matches le dimanche, pas des grosses équipes, sur une petite chaîne en "pay per view", ça va. Ce n'est pas la meilleure solution, mais il fallait donner à Frédéric Thiriez toutes les armes pour son découpage des lots. C'est la vie. »

     

    (R.L.) : Le film du « match »

    5e. Décalé par Gestede, Pjanic tente sa chance, à vingt mètres du but. Au-dessus.
    11e. Isabey trouve Erding qui s'échappe dans le dos de Léoni et Bassong. D'un tir croisé, du droit, l'attaquant sochalien trompe Marichez. METZ 0 - SOCHAUX 1.
    14e. Sur une longue et hasardeuse passe en retrait de Dalmat, Gestede devance Richert mais ouvre trop son pied : le ballon file à côté du but.
    19e. Sur un corner de Bessat, François s'élève au premier poteau et reprend, de l'arrière du crâne, un ballon qui passe au-dessus de la lucarne opposée.
    30e. Servi par François, Aguirre fixe Pichot et centre sur sa droite où Renouard reprend instantanément. A côté.
    73e. Perquis concède un coup franc à Babacar Gueye, entré en jeu, à vingt mètres face au but sochalien. La combinaison entre Pjanic et Gestede s'achève par une frappe puissante de l'attaquant messin, très au-dessus du cadre.
    82e. Delhommeau, au sol, dévie de la main un tir de Dagano. Sur le penalty, Dalmat prend Marichez à contre-pied. METZ 0 - SOCHAUX 2.
    86e. L'arbitre signale une faute de main de Perquis, sous la pression de Bassong dans la surface sochalienne, puis il fait retirer le penalty inscrit en force par Pjanic. Sur le deuxième tir du milieu de terrain messin, la barre renvoie le ballon qui a cependant rebondi derrière la ligne. Babacar Gueye a suivi et, de la cuisse, met le ballon au fond des filets. METZ 1 - SOCHAUX 2.

    Les naufragés de l'impossible

    Incapable de créer le danger, Metz ne s'est pas remis du premier but sochalien encaissé dès la onzième minute de jeu.

    Résistante plus d'une heure durant, il y a une semaine à Saint-Etienne, l'équipe new-look de Francis De Taddeo a craqué trop rapidement, hier, pour pouvoir s'en sortir. Onze minutes, c'est le temps qu'il a fallu aux Sochaliens pour trouver la faille dans le château messin. En profitant d'une largesse de Stéphane Léoni et en allant marquer le premier but de la soirée, Mevlut Erding a chargé la mission des joueurs messins d'un parfum d'impossible. Sans vie, la production de la lanterne rouge s'est effilochée jusqu'au coup de sifflet final.

    Marichez. Isabey lui a donné l'occasion de se réchauffer et de prouver sa qualité de détente (59e)... Une maigre consolation pour le gardien messin, qui avait encore une fois été piégé auparavant, par une maladresse de sa défense. Erding n'en demandait pas tant (11e)... Impuissant sur le penalty frappé par Dalmat (82e).
    Cubilier. Laissé au repos lors des trois dernières sorties de son équipe, il a retrouvé le flanc gauche de la défense. Très peu sollicité, il s'est acquitté de son devoir sans fioritures.
    Delhommeau. Il a soigné la copie, démontrant au passage sa capacité d'adaptation au schéma tactique de son entraîneur. Milieu de terrain lors de ses dernières apparitions, il a cette fois-ci reculé d'un cran pour les besoins de la cause. Une seule faute, de main, sanctionnée d'un penalty, a permis aux Sochaliens de prendre le large (82e).
    Bassong. Auteur d'une intervention douteuse sur Erding (4e), dans la surface de réparation, il a parfois manqué de sérénité.
    Léoni. Une soirée cauchemar. Il a d'abord laissé Erding lui filer entre les doigts, lequel s'en est allé tromper Marichez (11e). La crispation est alors entrée en jeu. De mauvais choix en relances frileuses, il a rejoint le vestiaire sous les sifflets du public messin, laissant sa place à Gaëtan Bong (77e).

    Renouard. Sa reprise de volée, à la réception d'un centre de Wilmer Aguirre, fut l'une rare lueur de la soirée messine. Un geste osé ­ comme on en voit rarement à Saint-Symphorien ­ mais non cadré (30e). Averti quelques minutes plus tôt (23e), il n'a jamais baissé les bras.
    Pjanic. Sa vision de jeu et ses qualités ballon au pied se sont rapidement perdues dans la nuit messine. Un naufragé parmi les autres. L'arbitre lui a empêché de signer son premier but sous les couleurs messines en lui faisant retirer son penalty (86e). Sa seconde tentative a été la bonne.
    François. Sa tête, à la réception d'un corner de Bessat, a manqué de précision (18e) et sa frappe n'était pas assez puissante pour tromper la vigilance de Richert (29e). Courageux, besogneux. Averti à la 74e.
    Bessat. Absent depuis sa sortie sur blessure à Marseille (15e journée), il a mis du cœur à l'ouvrage, signant quelques centres probants, à destination d'attaquants désespérément absents. Mais une fois de plus, l'enthousiasme de Bessat n'a pas pesé lourd dans la balance. Difficile de le lui reprocher. Averti à la 36e, il a cédé sa place à Cheikh Gueye (64e).

    Gestede. De l'abnégation et du culot. Mais la réussite n'était pas plus avec lui qu'avec ses coéquipiers : il a dévissé sa frappe à l'entrée de la surface (14e).
    Aguirre. Comme à Saint-Etienne, la semaine passée, il a longtemps couru dans le vide. Il a eu le mérite de transformer un des rares ballons qu'il a touché en centre impeccable pour Sébastien Renouard (30e). Livide en seconde période, il a fini par être remplacé par Babacar Gueye (69e), de retour de blessure. Défait lors de ses trois derniers matches, Sochaux a fait comme beaucoup d'autres avant lui, profitant de son passage sur la pelouse de Saint-Symphorien pour s'offrir une bouffée d'oxygène. De sa première sur le banc sochalien, Jean-Luc Ruty, nouvel entraîneur, ne retiendra que cela : la victoire. Solide défensivement et opportuniste devant, son équipe a relevé la tête au bon moment.

    Descendez, on vous demande !

    Trop décimé, trop tendre, trop impuissant et donc battu par Sochaux, qui le devance désormais de neuf points au classement, Metz continue de dégringoler vers la Ligue 2. Pathétique.

    Parce que l'assistance telle que les organisateurs de la Ligue 1 la communiquent intègre les abonnés et les invitations distribuées à droite et à gauche, plus de dix mille personnes sont censées avoir occupé les tribunes de Saint-Symphorien, hier soir. En réalité, elles étaient deux fois moins nombreuses, maintenues en éveil par le froid cinglant qui officialise l'arrivée de l'hiver avant même l'avis du calendrier. Un mot sur l'affluence, un autre sur le temps, on aimerait en finir là avec l'usage des banalités, mais une autre persiste à plomber la chronique messine : les Lorrains ont encore perdu, hier soir, pour la septième fois à Saint-Symphorien, pour la cinquième fois d'affilée cette saison, la treizième au total.
    Cette fois, c'est le FC Sochaux qui est venu se servir, mettant fin quant à lui à une série de trois défaites, trois jours après avoir changé d'entraîneur. Ses projets de maintien s'avérant plus crédibles que ceux de Metz, Sochaux a bien eu raison de faire comme tout le monde, dans le stade le plus accueillant de Ligue 1. De Ligue 1, pour encore cinq mois et un jour qui s'annoncent longs comme la confrontation du dernier et de l'avant dernier du championnat de France dirigée par un arbitre à l'avenant. Rien qu'à y penser, il nous vient des boutons.
    Officiellement, Metz ne prépare toujours pas la saison prochaine. Sans blague, puisque l'ambiance ressemblait plutôt à celle d'un enterrement, Francis De Taddeo a recadré l'objectif assigné à ses troupes : « Le maintien est problématique, dit-il, mais on ne sait jamais. » C'est vrai, on ne sait jamais, des fois que les joueurs de dix-neuf autres clubs professionnels français mangent tous des escargots avariés pendant les fêtes, le coup reste jouable. Pour mettre toutes les chances de leurs côtés, les Messins sont donc invités à rester vigilants sur ce qu'ils mettront dans leurs assiettes, entre Noël et Nouvel An. Même les blessés, qui finiront bien par revenir. Un peu moins de deux semaines après une réunion de crise qui apparaît aujourd'hui de plus en plus surréaliste, pour les conclusions qui en sont sorties, l'idée d'un nouvel élan, d'une nouvelle dynamique, d'un redressement paraît sérieusement éventée. Il reste un match, certes, sur les trois qui composent le sursis accordé à Francis De Taddeo. Il faudrait beaucoup d'imagination pour miser sur un possible succès, qui ne servirait d'ailleurs pas à grand-chose, samedi prochain, à Lorient. Hier soir, il a été demandé à Pascal Delhommeau, qui a trouvé le courage de venir s'exprimer, ce que Metz pouvait encore espérer des cinq prochains mois de compétition. « Essayer de gagner un match », a répondu le défenseur messin. Il y a quelque chose de pathétique au royaume grenat.
    Hier, de nouveau décimée et encore modifiée par rapport à la précédente, qui venait pourtant de produire une prestation proclamée satisfaisante à Saint-Etienne malgré l'impeccable défaite (2-0), l'équipe messine est entrée dans son match par la porte de sortie, encaissant un but précoce qui doit beaucoup à la faiblesse de sa défense d'occasion. A l'autre extrémité d'une soirée qui ne rendra pas service aux marchands d'images de la Ligue 1, deux penaltys sont venus ajouter une pincée de sel à ce brouet de fin d'année. Le premier a été transformé par le Sochalien Dalmat. Sur le second, Miralem Pjanic s'y est pris à deux fois, Babacar Gueye a poussé au fond des filets un ballon qui venait de frapper la barre et de rebondir derrière la ligne. Les Messins marquent rarement. Quand ils marquent, le recours à la vidéo est encore nécessaire pour savoir à qui attribuer la gageure. Saison pourrie, vraiment.

     Destins croisés

    Leur avenir ne tient qu'à un fil. Hier soir, Francis De Taddeo et Jean-Luc Ruty jouaient une partie de l'avenir de leur club respectif. Et peut-être aussi du leur.

    L'échauffement arrive à son terme. Au bord de la pelouse, deux hommes, visages fermés, observent la scène. Le vent n'avait pas besoin de s'inviter, hier soir, sur le stade Saint-Symphorien. Pour Francis De Taddeo et Jean-Luc Ruty, l'ambiance qui entourait ce match était déjà suffisamment glaciale. Dos au mur, une partie de l'avenir des deux plus mauvais élèves de Ligue 1 se jouait sur les bords de la Moselle.
    Quatre-vingt dix minutes plus tard, la situation n'est plus tout à fait la même. Sochaux vient d'arracher trois points à des Messins glissant inexorablement vers la Ligue 2. Confirmé dans ses fonctions jusqu'à la trêve, Francis De Taddeo avait la délicate mission de remettre à flot un navire en pleine tempête. Mais après la défaite à Saint-Etienne et celle subie, hier soir, face aux Doubistes, le FC Metz est désormais plongé en plein naufrage. « Le maintien devient problématique, reconnaît, laconique, l'entraîneur messin. Même si mathématiquement rien n'est fait... Attendons le déplacement à Lorient pour faire un premier bilan. » Bilan d'ordre comptable ou bilan personnel ? La question reste en suspens... pour le moment.
    De son côté, Jean-Luc Ruty devra patienter, au moins jusqu'à samedi prochain et à la délicate réception des Girondins de Bordeaux. « Je peux désormais y penser, explique l'entraîneur intérimaire du FC Sochaux-Montbéliard. On abordera ce match avec quelque chose en plus : trois points. C'était d'ailleurs le seul objectif déclaré avant de venir à Metz. » Car la seule certitude entourant l'avenir des deux entraîneurs réside dans leur présence sur le banc lors de la prochaine journée, laquelle marquera la fin du cycle aller. Y seront-ils encore en 2008 ? La question est posée. Et personne, pour l'heure, ne semble tenir la réponse. Pas même l'intéressé sochalien : « On m'a demandé trois points, répète Jean-Luc Ruty. Ils sont là. La suite ne dépend pas de moi. Voyez avec mon président. » Un constat que Francis De Taddeo ne renierait sans doute pas. Et comme le veut la coutume dans le petit monde impitoyable du football professionnel, Jean-Claude Plessis, a su ménager, hier, toutes les susceptibilités. « Je ne pense pas que cette victoire soit liée au départ de Frédéric Hantz, assure le président sochalien. Le travail de Jean-Luc s'inscrit simplement dans la continuité. » Il n'empêche, si aucun nom ne circule dans les travées de Saint-Symphorien, côté sochalien celui de Francis Gillot a clairement été évoqué par Jean-Claude Plessis. « Il est en pole position », a-t-il ainsi précisé, avant de reconnaître « que dans le football rien n'est figé. » Sous-entendu, l'intérim de Ruty pourrait bien se prolonger. Si tel était le cas, croisera-t-il Francis De Taddeo lors du match retour ?

    « Nous avons honte »

    Francis de Taddeo (entraîneur FC Metz) : « Le premier but nous a placés dans une situation complexe. Par la suite, il nous a manqué du liant, beaucoup de choses en fait. Il nous aurait fallu des joueurs cadres ce qui nous manque actuellement. Le maintien est certes problématique mais mathématiquement tout est possible. Bientôt nous allons récupérer des joueurs cadres, en janvier. Auparavant, nous allons jouer à Lorient et nous verrons ce qui va se passer ».
    Pascal Delhommeau (défenseur du FC Metz) : «Nous avons encore perdu, nous avons honte de ce que nous accomplissons en ce moment. C'est vraiment très critique, nous ne savons plus quoi faire pour gagner un match. Je ne sais pas si c'est plié, mais il y a longtemps que nous n'avons même plus l'espoir de gagner un match. On peut difficilement ne pas être abattu.»
    Rudy Gestede (attaquant du FC Metz) : « Voilà une défaite de plus. Je suis dégoûté... C'est très difficile à encaisser, d'autant que je rate l'occasion d'égaliser. Si j'avais réussi ma frappe et marqué, ça nous aurait sans doute relancés. C'est en grande partie de ma faute. »
    Jean-Luc Ruty (entraîneur de Sochaux) : « Il fallait les trois points et les joueurs n'ont jamais failli mentalement. Ils sont allés au bout d'eux-mêmes tant physiquement que psychiquement. ».

    (Site officiel du FC Metz) : Une vague impression de déjà vu …

    Excepté un curieux échange de penalties lors des dernières minutes, le match livré par Metz devant Sochaux a fâcheusement ressemblé à celui produit contre Auxerre deux semaines auparavant.

    Le maigre public de Saint-Symphorien n’a pas obtenu la récompense de sa patience, en ce 15 décembre qui ne restera pas dans les annales du club. Pour ce qui était son dernier rendez-vous de l’année à domicile, le FC Metz s’est encore incliné. Son adversaire du soir était pourtant son plus proche devancier au classement. Sochaux, vainqueur de la Coupe de France l’an passé, ne pointait en effet qu’à six longueurs des Grenats. Cela fait neuf, désormais.
    A la veille de boucler une phase aller catastrophique, la formation de Francis De Taddeo n’a donné que très peu de raisons de croire que sa situation allait s’améliorer au cours de la seconde partie du championnat. Le bon comportement de jeunes tels que Pjanic, qui s’est présenté pour tirer un penalty du haut de ses dix sept ans ; ou Gestede, qui n'a cessé de lutter sur le front de l’attaque, ne peut suffire à entrevoir un avenir proche radieux.
    Ces deux garçons seront peut-être des piliers de la reconstruction de l’équipe mosellane. Et c’est sans doute là-dessus que le Club à la Croix de Lorraine va devoir se concentrer au cours des vingt matches de Ligue 1 qui restent à jouer, faute de mieux.
    Le but marqué par Erding au bout de dix petites minutes de jeu a donné un coup au moral des Messins. Lancé par Isabey, l’attaquant en forme du moment côté sochalien grilla la politesse à Leoni avant de battre Marichez (0-1, 10°). Metz a ensuite tenté de revenir. Gestede a manqué une occasion que lui avait malencontreusement offert Dalmat, François a placé sa tête peu au dessus du but. Trop peu pour réellement inquiéter Richert. Vint pour finir l’épisode des penalties. Le premier, sifflé pour une main très involontaire de Delhommeau, était transformé par Dalmat (0-2, 84°). Le second, sifflé pour une main pas plus évidente de Perquis, était transformé par Pjanic mais donné à retirer à Monsieur Thual. Le numéro 15 touchait cette fois la transversale mais Babacar Gueye eut l'intelligence de suivre (1-2, 88°). Une bien maigre consolation pour les supporters messins. chemindecroixMetz Sochaux 2007fcmsoch2007b

     

    December 15

    La course au bonnet d'âne : Peugeot contre Titannic ...

    isabey2007Metzmons222008Metzsochaux2007matchdubonnetdane

    (Quotidien l’Equipe) : « Ce n’est plus possible »

    SYLVAIN KASTENDEUCH, l’ancien défenseur emblématique du FC Metz, estime que les difficultés actuelles découlent des moyens limités du club mosellan.

    METZ

    IL Y A TOUT juste dix ans, Metz venait de boucler la phase aller en leader de la Première Division. Que c’est loin. Sylvain Kastendeuch, monument de ce club, ancien défenseur à la longévité exemplaire (577 matches de D 1), en était. À quarante-quatre ans, il est aujourd’hui adjoint aux sports de la ville de Metz mais aussi coprésident de l’UNFP, le syndicat des joueurs. Il a donc gardé un œil avisé sur un club avec lequel il a décroché la Coupe de France (1988), la Coupe de la Ligue (1996) et une deuxième place en Championnat (1998). « J’ai vu peu de matches cette saison, mon emploi du temps est très chargé », s’excuse-t-il. Le dernier, c’était le derby contre Nancy (0-0), le 27 octobre. Depuis, Metz poursuit son chemin de croix, déjà promis à la Ligue 2 avant de recevoir Sochaux ce soir, pour ce qui serait sa troisième descente depuis 2002. L’ancien défenseur international (9 sélections) s’était arrêté juste avant, en 2001, mais son regard sur cet irréversible déclin ne doit rien à la nostalgie. « Je n’ai pas envie d’être triste, je ne suis pas un donneur de leçons », assure-t-il. Kastendeuch ne veut pas tirer sur l’ambulance. « Sur ce que j’ai vu, il y a beaucoup de bonne volonté, juge-t-il, mais aussi un manque de confiance. Ne faudrait-il pas plus de révolte ? Je ne sais pas. Il faut vivre les choses de l’intérieur pour pouvoir le dire. »

    « Le club communique mal »

    Si ce n’est pas une question d’état d’esprit, c’est un cas, je souscrivais à cette idée, donc je ne vais pas dire le contraire maintenant. Avant, vous pouviez attirer un joueur sur le relationnel ou la qualité de l’entraîneur. Ce n’est plus possible. L’échelle des salaires va de 1 à 5 et vous ne pouvez plus avoir que le troisième ou quatrième choix. C’est mathématique. » Lucide, voire fataliste, il n’assimile pas une nouvelle descente à une catastrophe. « Il faut sortir du carcan qui est de considérer que c’est une honte de jouer en L 2, avance-t-il. C’est un bon Championnat et Metz n’a pas une place réservée en L 1 ! Le club communique mal. Si vous dites aux gens que vous visez un maintien confortable et que vous allez essayer d’imiter ce que Metz faisait dans les années 1990, quand vous perdez vos cinq premiers matches, ils tombent du huitième étage ! Alors que si vous leur dites que ça va être dur… C’est la réalité et les gens sont prêts à l’entendre. » Selon lui, Metz ne doit de toute façon plus espérer connaître la même longévité au plus haut niveau que par le passé. « L’argent prend de plus en plus de place et Metz a un budget inférieur à la plupart de ceux de L 1.Vraiment, c’est très compliqué et ce n’est pas un manque de volonté. D’ailleurs je suis choqué, atterré même, du traitement infligé (par certains supporters) à Carlo Molinari. Il faut se souvenir quel a été son engagement personnel pour ce club. »

    Il est temps d'en finir

    Pour son dernier rendez-vous de l'année à Saint-Symphorien, Metz reçoit Sochaux deux semaines après avoir désespéré ses derniers fidèles face à Auxerre. Une sortie de crise est-elle possible ?

    A ceux qui prétendent qu'il ne se passe jamais rien à Saint-Symphorien, l'actualité du week-end apporte un démenti cinglant : Metz accueille, demain, une étape du championnat de France de football virtuel, autrement dit ­ et pour faire simple ­ un vaste concours de jeu vidéo. Aucune confusion possible avec le premier rendez-vous par ordre d'apparition à l'écran, aujourd'hui même : le football tel que le pratique le FC Metz n'a malheureusement rien de virtuel, comme le rappelle la cruelle réalité du classement de Ligue 1. Ici bas, seule la victoire est virtuelle : désormais, le décompte des jours qui éloignent les Messins de leur dernier succès domestique à défaut de les rapprocher du suivant s'établit à deux cent trente-et-un. 27 avril 2007, 15 décembre 2007. Comment les derniers supporters du dernier de Ligue 1 accepteraient-ils un affront de plus, une défaite de fin d'année face à de vieilles connaissances sochaliennes à peine en meilleure forme ?De nos jours, il devient difficile de savoir ce que le FC Metz doit d'abord redouter, au matin d'un match. Ses propres limites ? La supériorité supposée de son adversaire ? L'accueil offert par ce qu'il lui reste de fidèles ? Un peu des trois, évidemment, selon une hiérarchie fluctuante et imprécise. Fort d'avoir rencontré, en fin de semaine dernière, les représentants du groupe de supporters qui réclamaient récemment sa démission, Francis De Taddeo en appelle aujourd'hui à la sagesse populaire : « Dans notre situation, affirme l'entraîneur messin, on peut s'attendre à tout. J'aimerais juste que les gens viennent nous encourager, car nous avons surtout besoin de soutien. » Reste à convaincre... En admettant comme désespérée la situation du FC Metz, concernant le maintien en Ligue 1, le grand classique de première division qui s'annonce ce soir est surtout capital pour le FC Sochaux, qui le devance seulement d'une place au classement mais avec six points de plus, ce qui laisse aux Franc-Comtois un poil d'espoir supplémentaire. Preuve de l'importance accordée à cette avant-dernière journée de la première moitié de championnat, côté sochalien, le président Jean-Claude Plessis n'a finalement pas attendu la trêve pour se résoudre à retirer à Frédéric Hantz les commandes de son équipe. En attendant de trouver un successeur au successeur d'Alain Perrin, Jean-Luc Ruty est aux manettes. « Un bon pote », remarque son confrère messin, également issu de la direction du centre de formation. Aujourd'hui, la situation de Francis De Taddeo ressemble cependant davantage à celle de Frédéric Hantz : à l'issue de la défaite face à Auxerre, il y a deux semaines, ses employeurs lui ont accordé trois matches pour montrer que son équipe pouvait montrer des signes de redressement, des indices d'un possible renouveau. Le premier a été perdu, à Saint-Etienne, au bout d'une heure de courageuse résistance. « Nous devons encore réaliser un grand bond pour dépasser ce que nous avons fait à Saint-Etienne, admet Francis De Taddeo. Disons qu'il faudra fournir sur une heure et demie ce que nous avons fourni pendant soixante minutes samedi dernier. » Un minimum.
    Les ennuis succédant aux ennuis, Metz doit se réinventer une charnière centrale. C'est dire s'il est temps d'en finir avec l'année 2007. Reste à savoir avec qui, et de quelle manière.

    Pascal Delhommeau, probable défenseur central face à Sochaux : « Je devrai vite me mettre dans le bain. »

     « Se comporter en professionnels »

    Probable défenseur central, ce soir, en l'absence de Diop, Strasser et Vivian, Pascal Delhommeau reconnaît que le maintien de Metz en Ligue 1 relèverait du miracle. « Mais nous n'avons pas le droit de lâcher », assure-t-il.

    Polyvalent de service, Pascal Delhommeau aura à peu près occupé tous les postes à tâche défensive depuis son arrivée à Metz, en début de saison dernière. En l'absence cumulée de Malick Diop, Jeff Strasser et Matheus Vivian, défenseurs axiaux de métier, l'ancien joueur du FC Nantes devrait composer la charnière centrale, ce soir, avec Sébastien Bassong. Titulaire en milieu de terrain lors de la dernière sortie des Lorrains à Saint-Symphorien, face à Auxerre, Pascal Delhommeau sera ­ et de loin ­ le Messin le plus aguerri à la Ligue 1 contre Sochaux. • Vous allez probablement évoluer en charnière centrale. Est-ce pour vous un grand chambardement ? « Plusieurs essais ont été effectués cette semaine à l'entraînement et je faisais effectivement partie des joueurs susceptibles de jouer dans l'axe. J'occupais une place similaire en début de saison, mais dans une défense à cinq. Je devrai vite me mettre dans le bain et trouver les automatismes. Sinon, je n'ai pas de préférence : je suis heureux dès le moment où je suis sur le terrain. »
    • Avez-vous déjà connu pire situation qu'actuellement avec Metz ? « J'ai connu deux saisons pénibles. Avec Nantes, nous nous étions sauvés à la dernière journée, justement par une victoire contre Metz. J'ai aussi passé six mois à Lorient au cours desquels nous n'étions jamais sortis de la zone de relégation. Mais c'est quand même pire cette saison. Sept points après dix-sept journées, c'est quand même difficile... »
    • Comment le vivez-vous, au quotidien ? « Nous nous devons de nous accrocher. Il faut se comporter en professionnels, faire face, nous n'avons pas le droit de lâcher. Et même s'il faudra un miracle pour se sauver, c'est à nous d'en créer les conditions. »
    • Faut-il craindre une réaction des Sochaliens, qui viennent de changer d'entraîneur ? « Oui. Quand un nouvel entraîneur est nommé, les joueurs veulent montrer leurs capacités. Il est possible qu'il y ait un électrochoc, à nous de faire avec... »
    • Redoutez-vous une ambiance hostile à Saint-Symphorien ? « Les sifflets, il faut les comprendre, il est logique que nos supporters soient mécontents. Personnellement, ma petite expérience m'aide à mieux appréhender cette situation. C'est peut-être plus difficile pour les jeunes. »

     La défense en question

    Si Pascal Delhommeau devrait évoluer aux côtés de Sébastien Bassong (lire ci-contre), l'identité des défenseurs latéraux alignés ce soir par Francis De Taddeo n'était pas connue, hier, à l'issue du dernier entraînement de la semaine. Titulaires à Saint-Etienne, Cheikh Gueye et Gaëtan Bong sont en concurrence avec Eric Cubilier et Stéphane Léoni, présents dans l'équipe présumée type, hier, lors de la mise en place. Pour le reste, le FC Metz appelé à affronter le FC Sochaux devrait ressembler à celui qui a perdu samedi à Saint-Etienne. Wilmer Aguirre et Rudy Gestede seront associés pour la première fois devant le public messin, appuyés par Miralem Pjanic. A noter que Francis De Taddeo a retenu dix-neuf joueurs, parmi lesquels figure Babacar Gueye, l'attaquant sénégalais de retour de blessure.
    N'Daw dans l'axe. En l'absence de Rabiu Afolabi (suspendu) et de Omar Daf (blessé) côté sochalien, le Sénégalais N'Daw pourrait être aligné en défense centrale avec Jérémie Bréchet. La première équipe alignée par Jean-Luc Ruty comporte plusieurs inconnues, notamment sur les noms des attaquants alignés devant Michäel Isabey et Stéphane Dalmat. Saint-Symphorien verra peut-être à l'œuvre le jeune Julien Quercia, Mosellan d'origine.

    Zéro, comme les points empochés par les Messins et les Sochaliens au cours des trois dernières journées. Metz reste même sur quatre défaites d'affilée, une de plus que son adversaire franc-comtois. A l'extérieur, Sochaux présente cependant un rendement supérieur à celui des Messins à domicile : 8 points sur 27 possibles, contre 2 points sur 24 possibles pour les Lorrains à Saint-Symphorien.

    Sochaux au jour le jour

    Son technicien Frédéric Hantz, fraîchement débarqué, le FC Sochaux-Montbéliard, qui reste sur trois défaites de rang en Ligue 1, vit désormais au jour le jour...

    Pour le club franc-comtois, avant-dernier du championnat et déjà à six longueurs du premier club concerné par la relégation, la victoire face à la lanterne rouge messine paraît impérative pour conserver l'espoir de rester parmi l'élite. « Rien ne sera fait mathématiquement en cas de défaite mais cela aurait des conséquences psychologiques difficiles à digérer », admet Jean-Luc Ruty, directeur du centre de formation, intronisé mercredi Ancien défenseur du club, il vit au jour le jour sa situation, sur le banc aujourd'hui, peut-être encore la semaine suivante contre Bordeaux au stade Bonal, avec l'objectif de prendre quatre voire six points. Pendant sa courte mission, Ruty, qui constitue une solution de rupture par rapport à l'encadrement mis en place en début de saison, a décidé de s'appuyer sur toutes les forces vives de l'effectif, à l'inverse de Frédéric Hantz qui l'avait restreint à vingt unités, la semaine passée. Des joueurs comme Fabrice Pancrate, Nicolas Maurice-Belay ou Gonzalo Vargas, qui n'ont pas confirmé le bien-fondé de leur recrutement cet été, se verront peut-être attribuer une seconde chance, mais pas ce soir à Metz. Par la suite, lors du marché d'hiver des transferts, le groupe sera réduit quantitativement et renforcé par deux éléments. Outre les erreurs de recrutement, plusieurs joueurs, comme Guirane Ndaw ou Badara Sène, ne sont pas au niveau qui était le leur la saison dernière, conclue sur une 7e place en Ligue 1 -sans doute un peu surévaluée- et le trophée de la Coupe de France. Le Slovène Valter Birsa n'a, lui aussi, pas encore confirmé les espoirs placés en lui en 2006-2007. L'objectif de Jean-Luc Ruty est aussi de restaurer la confiance qui a disparu dans un groupe qui s'est entraîné toute la semaine à huis clos. « Les joueurs sont touchés par la situation et par ce qui est arrivé à Frédéric Hantz. La mission est de gagner à Metz sans se projeter sur la suite », explique Jean-Luc Ruty, estimant « qu'il ne s'agit pas d'un problème de qualité mais de psychologie ». « L'important est de sauver la peau du club et peu importe la manière, quitte à jouer "vilain" pour conserver un résultat en notre faveur en fin de rencontre à Metz », ajoute-t-il.
    L'objectif, pour Ruty, est de « créer une dynamique pour permettre au futur entraîneur du FCSM d'avoir les moyens d'accrocher le maintien ». « Je reste persuadé qu'avec un départ normal en championnat, notre place se situe entre la 8e et la 15e place », dit l'ancien défenseur sochalien. Pour le directeur sportif, Jacques Crevoisier, « il y a seize équipes de niveau semblable en L1, qui peuvent en fonction des aléas, lutter pour le maintien car il y a un nivellement par le bas ».
    Cette impression laisse espérer des jours meilleurs pour le FCSM en attendant l'arrivée de son cinquième entraîneur depuis 2004, qui pourrait être Francis Gillot, l'ancien entraîneur de Lens. Ce dernier avait mené les moins de 17 ans sochaliens au titre de champion de France en 1998.

      (Site officiel du FC Metz) : Metz et Sochaux sont dans un bateau

    C’est dans un contexte très inconfortable que le Metz et Sochaux se retrouveront samedi soir à Saint-Symphorien. Clubs historiques de la Ligue 1 avec plus de 2000 matches au compteur, ils sont tous deux fortement menacés de relégation.

    Drôles de retrouvailles à l’occasion de cette 18ème journée, à l’Est de la Ligue 1 Orange. Messins et Sochaliens vont disputer ce qu’il est coutume d’appeler un « match à six points ». Compte tenu de leurs situations comptables respectives, on pourrait même être tenté de dire que ce match en vaut encore plus.
    Les deux dernières semaines ont été le théâtre d’une agitation peu commune de part et d’autre. Jean-Claude Plessis a, pour la première fois depuis son arrivée au sein du club doubiste, démis de ses fonctions son entraîneur en cours de saison. Francis De Taddeo n’a pas connu le malheur de Frédéric Hantz, premier technicien débarqué de l’année. Mais les changements mis en place au lendemain de Metz – Auxerre n’ont pour le moment pas porté leurs fruits. Les Mosellans ont perdu à Saint-Etienne (2-0) et se blessent toujours autant.
    Les forfaits de Daniel Gygax et Jeff Strasser se sont en effet déclarés dès mardi alors que Malick Diop figurait déjà au rayon des absents. Le meilleur coach de Ligue 2 de la saison 2006/2007 s’est donc à nouveau creusé les méninges tout au long de la semaine pour composer son onze de départ. Une certitude : la formation messine sera organisée de la même façon que dans le Forez. « Nous avons fait une bonne heure, estime De Taddeo. Il nous faut désormais tenir tout le match et hausser encore notre niveau pour réussir à battre Sochaux. » Vincent Bessat, Babacar Gueye et Pascal Delhommeau effectuent leur retour au sein du groupe. Le dernier pourrait évoluer en défense centrale aux côtés de Sébastien Bassong, son expérience du poste plaidant en sa faveur. Plusieurs autres changements pourraient par ailleurs intervenir.
    Du côté de Sochaux, Daf, Grax (blessés) et Afolabi (suspendu) ne seront pas du déplacement. C’est le directeur du Centre de Formation Jean-Luc Ruty, ancien joueur du club dans les années 80, qui prendra place sur le banc de Saint-Symphorien. Il emmène avec lui deux jeunes éléments ayant soulevé pas plus tard que l’été dernier la Coupe Gambardella : Vincent Nogueria, un milieu de terrain ; et Sloan Privat, un attaquant dont c’est la première apparition au sein du groupe. Le coach intérimaire de Sochaux se tourne vers les jeunes. Un point commun de plus avec son homologue du soir.

    Ils ont dit :

    Drôles de retrouvailles à l’occasion de cette 18ème journée, à l’Est de la Ligue 1 Orange. Messins et Sochaliens vont disputer ce qu’il est coutume d’appeler un « match à six points ». Compte tenu de leurs situations comptables respectives, on pourrait même être tenté de dire que ce match en vaut encore plus.
    Les deux dernières semaines ont été le théâtre d’une agitation peu commune de part et d’autre. Jean-Claude Plessis a, pour la première fois depuis son arrivée au sein du club doubiste, démis de ses fonctions son entraîneur en cours de saison. Francis De Taddeo n’a pas connu le malheur de Frédéric Hantz, premier technicien débarqué de l’année. Mais les changements mis en place au lendemain de Metz – Auxerre n’ont pour le moment pas porté leurs fruits. Les Mosellans ont perdu à Saint-Etienne (2-0) et se blessent toujours autant.
    Les forfaits de Daniel Gygax et Jeff Strasser se sont en effet déclarés dès mardi alors que Malick Diop figurait déjà au rayon des absents. Le meilleur coach de Ligue 2 de la saison 2006/2007 s’est donc à nouveau creusé les méninges tout au long de la semaine pour composer son onze de départ. Une certitude : la formation messine sera organisée de la même façon que dans le Forez. « Nous avons fait une bonne heure, estime De Taddeo. Il nous faut désormais tenir tout le match et hausser encore notre niveau pour réussir à battre Sochaux. » Vincent Bessat, Babacar Gueye et Pascal Delhommeau effectuent leur retour au sein du groupe. Le dernier pourrait évoluer en défense centrale aux côtés de Sébastien Bassong, son expérience du poste plaidant en sa faveur. Plusieurs autres changements pourraient par ailleurs intervenir.
    Du côté de Sochaux, Daf, Grax (blessés) et Afolabi (suspendu) ne seront pas du déplacement. C’est le directeur du Centre de Formation Jean-Luc Ruty, ancien joueur du club dans les années 80, qui prendra place sur le banc de Saint-Symphorien. Il emmène avec lui deux jeunes éléments ayant soulevé pas plus tard que l’été dernier la Coupe Gambardella : Vincent Nogueria, un milieu de terrain ; et Sloan Privat, un attaquant dont c’est la première apparition au sein du groupe. Le coach intérimaire de Sochaux se tourne vers les jeunes. Un point commun de plus avec son homologue du soir.

    Le saviez-vous ?
    Le FC Sochaux Montbéliard a remporté la première victoire en Ligue 1 de son histoire contre… le FC Metz. C’était le 18 septembre 1932, lors de la seconde journée du premier championnat professionnel national organisé par la FFF. A domicile, l’équipe créée quelques années plus tôt par Jean-Pierre Peugeot infligea un sévère cinq à zéro aux Grenats. Il faut dire que le patron des fameuses usines fut le premier à admettre qu’il rémunérait ses joueurs, un sujet tabou à l’époque où le football restait aux yeux de beaucoup une activité ‘amateur’. Sochaux termina la saison à la troisième place du Groupe B, Metz à la neuvième (sur dix), ce qui lui valut une rétrogradation à l’échelon inférieur.

    Metz –Auxerre en Gambardella

    Les Messins ont tiré une grosse équipe en Gambardella.

    Les 18 ans d'Olivier Perrin se déplaceront à Auxerre à l'occasion des 64èmes de finale de la Coupe Gambardella. Le match aura lieu dimanche 13 janvier 2008.
    La saison passée, le FC Metz avait vu son parcours s'arrêter contre Sochaux, futur vainqueur de la compétition.

     

    December 14

    Quand les dirigeants insupportent…

    droittvbreve

    Entendons nous bien : le supporter de base comprend bien qu’il y aura toujours un premiers et un dernier dans un championnat : c’est la base principale du peuple soumis à la compétition sportive !Non, ce qui insupporte le supporter de base, c’est cette impression persistante qu’il a d’être, comme les automobilistes et les citoyens de ce pays : celle d’être une vache à lait perpétuelle, juste bonne à gaver les brouteurs de gazon de la maison d’en haut, de ces privilégiés qui se paient, sans vergogne : « Rolex, femmes people et grosse voitures », pendant qu’eux sont juste bons à : « se lever tôt », « faire leur devoir de citoyen », « subir et fermer sa, leurs, grandes gueules, alors que la lecture quotidienne des journaux, les confrontent constamment aux indélicatesses et autres exactions non punies de ceux qui se considèrent comme « des cadres de la nation », émanations comme les rois d’avant 1789, de la volonté divine, juges au dessus des juges, donneurs de leçons outrés à l’idée d’en recevoir !Comment ,  « eux », les « cadres » de cette société ???...

    Mais dites-moi : un cadre mal foutu ne peut faire admirer autre chose qu’un portrait loin des canons reconnus à un Manet, Gauguin ou autre Picasso !

    Et, « un cadre » ne peut que mettre ou non, en valeur ce qui fait la valeur de l’art : la peinture, la photo ou les dessins : à ce jour, il n’y a pas photo, pas besoin de vous faire un dessin : les gens ne peuvent plus voir cette caricature d’équipe en peinture !

    Non, ce qui insupporte le supporter de base, c’est la condescendance avec laquelle on le traite et on le considère :

    -« passe à la caisse et tais toi »,

    -«  ce n’est pas ton rôle de te mêler du recrutement, ça, ce sont nos affaires! »

    -« Que les supporters s’occupent de supporter », …. (Les dirigeants dirigent ou gaspille ?) : Ils en supportent, les supporters, de conneries accumulées depuis dix ans !

    Depuis 10 ans, certains, d’ailleurs, en franchissant certaines frontières, insupportent !

    Alors, en désespoir de cause, certains, plus fragiles, s’énervent, deviennent vindicatifs, beaucoup s’insurgent, la totalité s’interroge : que faites-vous, dirigeants, du FC Metz, avec vos erreurs à répétition ?

    Là où le supporter de base est d’accord : c’est que c’est bien l’affaire des dirigeants, que de « s’occuper des transferts », de « ne pas faire n’importe quoi », d’embaucher, à coup de milliers, voire de millions d’euros, des joueurs grassement payés dont on entend six mois plus tard, lors d’une interview d’un dirigeant sportif, dire que, s’ils ne jouent pas, c’est parce qu’il est mauvais, que c’est une bille ! »

    Le supporter de base se pose alors « des questions de base » : que fait-on de mon argent, de celui que je laisse à la caisse directement, dans les produits dérivés, par l’intermédiaire des télés ?

    Parce que le supporter de base n’est pas qu’un consommateur qui ne doit pas poser de bonnes questions !

    Comme celle-là, par exemple :

    -Alors, qu’est ce qu’on fait, quand les dirigeants ne font pas leur boulot ?

    A partir de quand franchissent-ils un degré certain d’incompétence ?

    On demande, comme dans toute démocratie, leur démission et leur remplacement !!!

    Cela semble logique !

    Drôle d’époque dans laquelle on considère le peuple de ce pays de la même façon dont Rome considérait sa plèbe !

    Il me revient, à ce sujet une traduction latine, celle du rôle de la main (la Plèbe) dans la nourriture du corps en général(le peuple de Rome), du cerveau(le Sénat) en particulier, par rapport à un morceau de pain qui avait été jeté par terre !

    …Le cerveau avait, à son corps défendant, devant le corps affaibli, été forcé à tendre la main vers le morceau de pain !

    Alors, c’est vrai, le fric des télés représente beaucoup plus, en termes financiers, pour la survie des pros, que les recettes des guichets, mais, que faites vous des valeurs sportives, de l’âme de cette région : voulez-vous la vendre aux marchands du temple Canal +, ou autres, jouer un championnat sans descente qui, comme les ligues pro américaines se satisferaient d’un spectacle sans véritables valeurs?

    Aujourd’hui, on apprend que notre FC Metz pourrait être interdit de recrutement, selon les dires d’un certain directeur financier du club, responsable de la gestion des stocks, option je n’ai plus rien dans les poches : 42 joueurs sous contrats avec le club grenat ; comprendre : « au moins 22 joueurs payés pour ne rien foutre »..et combien de dirigeants incapables ?

    Faut pas gâcher, dirait quelqu’un de bien connu : comment alléger la masse salariale ?

    En  licenciant les incompétents : suivez mon regard !

    Au FC Metz, "le recrutement est secondaire", selon Razurel !

    (FF) : Metz se fait du sursis

    Metz se fait du sursisDerniers depuis la quatrième journée, les Lorrains trimballent une belle tête de condamnés en puissance à la L2. En position inconfortable, leur entraîneur Francis De Taddeo essaie malgré tout de maintenir l'espoir, au moment de recevoir Sochaux, qui n'a pas résisté, lui, au chambardement. C'est à la mode, on ne change pas une équipe qui perd. Metz en est là. Avec sept points en dix-sept matches, le club mosellan, sauf miracle, est bien parti pour se retrouver en Ligue 2 la saison prochaine. Les dirigeants ont tenté l'opération de la dernière chance la semaine dernière en…renouvelant leur confiance à Francis De Taddeo. Plus exactement, à l'issue d'un conseil d'administration exceptionnel, les actionnaires lui ont donné jusqu'à la trêve pour relever la tête. La défaite à Saint-Etienne (2-0), samedi dernier, a déjà mis à mal l'espoir d'un sauvetage. Ils sont beaucoup à ne plus y croire au club. Et à ne pas comprendre le sursis accordé à l'entraîneur : « Franchement, les gens sont surpris, concède un membre du club. On s'attendait soit à son licenciement, soit à son maintien jusqu'à la fin de la saison. » Pas à une mesure tiède. « Une décision plus radicale? On l'a évoquée, assure Carlo Molinari. Et c'est vrai aussi que quelqu'un au sein du conseil a dit :.. Et si on faisait comme Sochaux ? .. » Va pour « trois matches de sursis », selon l'expression usitée par le président messin, qui a figé son technicien : « J'avoue que le terme" sursis" m'a surpris, mais il n'est pas inapproprié. Je n'ai pas le droit d'être vexé. L’équipe n'a pas les points qu'il faut, c'est normal de rendre des comptes. » L’option du sursis, aussi tôt dans la saison, est nouvelle. A quelques semaines de la trêve, propice aux changements radicaux, la décision est plus « économique que sportive », comme le souligne Joël Muller, président de l'Unecatef, syndicat des entraîneurs et directeur sportif du FC Metz. Le contrat de De Taddeo court jusqu'en 2010. Son licenciement coûterait plus de 1 million ­d'euros, chiffre qu'aucune des parties ne nie. Paradoxalement, parce que le club mosellan est dans une situation financière compliquée, son entraîneur se retrouve en position de force et pourrait le rester, au-delà du sursis: « Je n'ai pas l'intention de voir ma tête coupée, confirme l'intéressé, ni de démissionner, ni de revenir au centre de formation. Mon salaire a joué dans la décision des actionnaires, je serais trop vaniteux de penser le contraire. Mais ils m'ont également gardé pour ce que je peux encore apporter. »

    Et pour ce qu'il a déjà apporté, dont la montée en L1 en mai, jure son président: « Il a beaucoup travaillé et réussi quelque chose d'extraordinaire l'an dernier. » Ce qui lui épargne les quolibets des supporters qui, en grande majorité, affichent déjà un fatalisme marqué. De Taddeo ou un autre ... « On mettrait Wenger que cela ne changerait rien », raille l'un d'entre eux. En cause, la qualité de l'effectif, sous-estimée par le staff au moment du retour en LI et rognée par des blessures à répétition (Cardy, Barbosa, Gygax, Gueye, Diop, Léoni, Bassong…) difficilement imputables au technicien.

    Calmer les supporters, voilà la réelle raison de la médiatisation de ce sursis accordé, plutôt que la logique d'un tête-­à-tête discret entre le président et son entraîneur. Carlo Molinari, mis en difficulté par une partie de Saint-Symphorien face à Auxerre (0-1), le concède : « Il fallait faire quelque chose pour provoquer un choc psychologique et démontrer aux supporters qu'on ne restait pas inactifs. Il fallait envoyer un message, leur dire qu'on avait bien la situation en main ». « Les dérives de supporters ont mis le président dans une situation très difficile, il fallait qu'il réagisse, reconnait le technicien lorrain. Je crois qu'il lui fallait donner une réponse forte. »

    Le sursis, avant la trêve, ne serait donc qu'une sorte de choc psychologique à moindre coût. Le concept ne choque pas Joël Muller, directeur sportif non convié à statuer sur le sort de l'entraîneur messin : « Cela me fait croire que, si cela va mieux, les entraîneurs vont garder leur place. Le sursis est donné parce que l'on s'accorde, selon les cas, soit un peu de temps pour dire cela va aller mieux, soit un peu de temps pour régler le problème. Ce n'est pas nouveau. L'OM l'a fait en fin de saison dernière avec Albert Emon, qui a fini en boulet de canon. Cela offre la possibilité à l'entraîneur d'arranger les choses, et il connaît les échéances. » Pas les objectifs qui lui sont assignés. « Il faut savoir en quoi ce sursis consiste: si on joue mal et qu'on gagne? Et si on joue bien et qu'on ne prend pas de points, qu'est-ce qu'on fait? » S’interroge le président du syndicat. Sur quels critères va-t-on se décider à la trêve? «  Je ne sais pas », admet le coach du FCM. Son président est tout aussi elliptique: « Francis s'est engagé à nous donner les preuves que les choses peuvent aller mieux. »Avant d'ajouter,presque résigné : "Là où l'on en est, cela méritait d'être tenté »

    De Taddeo y croit encore, fort de deux sauvetages arrachés par le passé avec la DR et la CFA de Metz: « Je ne crois pas que ce sera une saison noire jusqu'au bout. J'ai discuté avec les joueurs, ils y croient, et ce n'est pas un discours de façade, pas entre nous. Julien Cardy me rappelait que Toulouse avait 12 points à la trêve en décembre puis un mec est arrivé(Fernandao) et il a tout changé» Et le TFC (16e) s'est sauvé. Sauf que Metz a 12 points de retard sur le premier non-relégable (PSG) et, pour l'instant, pas de Fernandao dans la manche. Julien François, un des piliers du vestiaire, n'est pas dupe:« Les statistiques parlent d'elles-mêmes. Mais, en tant que joueur, je n'ai pas le droit de me résigner. Si, l'an dernier, on était champions à cinq journées de la fin, j'espère qu'on ne sera pas en L2 à dix journées de la fin. Car on sait que du plaisir, on n'en prendra plus jusqu'à la fin ... »

    Il en appelle à 1'« orgueil», au « caractère » et à « un minimum de fierté». Autant de valeurs censées agréger un groupe responsable des résultats. Même si les intéressés, comme le président de l'Unecatef, nient l'impact du sursis sur la motivation du vestiaire: «Je ne pense pas que les joueurs soient inconscients au point de se réveiller en décembre. » Même constat chez Julien François : « Personnellement, le choc psychologique ... Je n'attends pas, pour me révolter, des décisions comme celle-ci. » L'expérimenté Jeff Strasser ne peut, pourtant, que constater le bien fondé d'un tel verdict: « Cela a le mérite d'être clair, même si je trouve triste d'en arriver là. C'est nécessaire de provoquer un électrochoc. Dire qu'il n'est pas midi moins une, mais il est déjà midi une. S'il y a des joueurs qui attendaient la démission de l'entraîneur, leur alibi n'existe plus.»

    Les nouvelles méthodes vont également faire grincer des dents. Notamment la plus grande place faite aux jeunes (contre Saint-Etienne, Bassong, Pjanic, Bong, Pouye et Gestede, âgés de dix-sept à vingt et un ans, formaient presque la moitié de l'équipe de départ) 6 et l'affrontement à l'entraînement entre ~ les titulaires et les « coiffeurs ». «ça heurte ma conviction profonde, avoue De Taddeo, mais, dans la situation actuelle, c'est nécessaire. Nous sommes ~ dans une phase critique telle qu'il ne faut pas rassurer les joueurs. » Ceux qui sont tentés de gangrener le vestiaire pourront faire leurs valises: « J'aurai à assumer des joueurs qui ne sont pas contents. C'est un risque que le conseil d'administration prend avec moi. Nous sommes prêts à laisser partir celui qui n'est pas dans la ligne.»

    Moins d'états d'âme, de sentiments, ce qui réjouit Jeff Strasser : « Lors du premier entraînement après la décision du conseil, j'ai trouvé Francis révolté, avec plus de force. Ce n'est pas une critique, plutôt un conseil: Francis a vingt-­cinq ans d'expérience dans le club, à la formation. Il doit devenir un peu plus méchant, sévère. Dans la formation, tu es obligé d’expliquer. Au niveau professionnel, c'est un monde cruel, il faut moins expliquer. Je sens qu'il est devenu plus méchant, plus cruel. » Comme le regard des autres entraineurs : "Je sais qu'on ne nous donne aucune chance, je vois ce qui se passe dans les yeux de mes collègues quand ils me serrent la main: " Bon courage, ton équipe, elle est bidon. " Ça me fait ch. ... »

     

    Pour Patrick Razurel : « Le recrutement est secondaire »au FC Metz ! (ça on le savait déjà depuis le début de la saison, hein !…)

    Sous la menace d'une interdiction de recrutement après son audition lundi devant la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG), le FC Metz a fait savoir jeudi par la voix de son directeur général délégué Patrick Razurel que cette perspective ne changeait pas grand chose pour le club lorrain, lanterne rouge de la Ligue 1 et déjà tout près de l'étage inférieur. «Si nous sommes interdits de recruter, cela ne va pas nous gêner trop car pour nous, le recrutement est secondaire. Compte tenu de notre situation, nous devons alléger la masse salariale», a déclaré Patrick Razurel, précisant qu'il faudrait gagner contre Sochaux et à Lorient pour envisager des renforts.
    «Si on gagne nos deux prochains matches avant la fin de l'année on fera briller un peu d'espoir et peut-être chercherons-nous un ou deux joueurs pour poursuivre», a ajouté M. Razurel, indiquant que l'avis de la DNCG devrait arriver incessamment au siège du club en recommandé. «Il n'était pas là ce matin (jeudi)», a précisé M. Razurel. Contactée, la DNCG n'a fait aucun commentaire. (Avec AFP)

    razu2007FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement, en matinée ; aujourd'hui : une séance à huis-clos à 10 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Saint-Etienne - Metz (17e journée) samedi 8 décembre, 2-0. Prochain match : Metz - Sochaux (18e journée) samedi 15 décembre (20 h). A suivre : Metz - Lorient (19e journée) samedi 22 décembre (20 h).
    A l'infirmerie. Victime d'une fracture au pied droit, Jeff Strasser a rejoint Cédric Barbosa et Julien Cardy sur la liste des joueurs cadre indisponibles jusqu'au début du mois de janvier. Babacar Gueye a quant à lui repris l'entraînement mais l'attaquant sénégalais n'est pas encore opérationnel. Malick Diop (lésion du ligament latéral interne) ne sera pas disponible avant le déplacement à Lorient, que Daniel Gygax (lésion à la cuisse) n'est pas certain d'effectuer. Absent la veille, Sébastien Renouard (malade) a repris l'entraînement hier, à la différence de Momar N'Diaye, touché au genou et resté aux soins.
    Suspendu. Aucun.
    La phrase du jour. « Quand ça ne va pas, un entraîneur peut toujours prendre la décision d'écarter un joueur. Pour un président, quand ça ne va pas, la seule ressource, c'est de changer d'entraîneur. » De Frédéric Hantz, remplacé à la tête du FC Sochaux avant-hier par Jean-Luc Ruty, qui sera sur le banc demain soir à Metz.

     Sochaux : sauve qui peut !

    Après s'être séparé de Frédéric Hantz, le FC Sochaux débarque demain à Metz avec Jean-Luc Ruty à sa tête. Sa mission : assurer un intérim gagnant.

    Le contexte. « Je ne voyais pas d'autre solution. Je n'avais pas l'impression qu'il avait encore les ressources morales pour affronter la situation. » Ainsi s'exprimait Jean-Claude Plessis, mercredi, après avoir dû se résoudre à retirer la direction de l'équipe sochalienne à Frédéric Hantz, arrivé en juin dernier dans le Doubs. Le président du FC Sochaux n'est effectivement pas coutumier du fait : c'est la première fois en neuf ans de mandat que Jean-Claude Plessis a pris une telle décision. « Quand on l'a pris, a-t-il ajouté, c'était pour le long terme. C'est un rendez-vous manqué entre le FC Sochaux et un entraîneur. Je le regrette, et je suis triste. » En attendant de trouver l'homme idoine, le FC Sochaux a demandé à Jean-Luc Ruty d'assurer ce que le responsable du centre de formation qualifie de « simple intérim » : « Le match à Metz, explique-t-il, on ne le jouera qu'une fois, et il faudra répondre présent, par n'importe quel moyen. » Voilà dans quel contexte Sochaux effectue demain le court déplacement en Lorraine, pour un match entre un mal classé et un très mal classé. Le précédent. Si Jean-Claude Plessis n'avait encore jamais remplacé un entraîneur en cours de saison, en revanche Michaël Isabey est sochalien depuis suffisamment longtemps pour se souvenir d'un précédent, efficace sur le moment, inopérant en fin de compte : « J'ai déjà connu ça avec le départ de Faruk Hadzibegic qui avait alors été remplacé par Philippe Anziani. Pour le premier match, évoque le fidèle milieu de terrain du FC Sochaux, nous avions battu Montpellier, 4 à 0. Le choc psychologique, peut-être, qui ne dure parfois qu'un match. Cette saison-là, nous étions descendus en Ligue 2. » Comme souvent les clubs ayant changé d'entraîneur en cours de route...
    La tendance. Sochaux ne compte qu'une victoire de plus que son adversaire de samedi, un succès à l'extérieur (à Rennes, lors de la 9e journée) et un autre à domicile (contre Marseille, lors de la 12e journée). Les Franc-Comtois n'ont donc plus gagné depuis cinq journées, ayant enchaîné deux nuls puis trois défaites, la dernière en date à Lorient. Résultat : Sochaux ne parvient pas à quitter la zone rouge. « Nous sommes en danger, tous touchés : chaque week-end, nous jouons gros », résume Michaël Isabey.
    L'objectif. Tous les Sochaliens parlent évidemment de leur déplacement à Metz comme d'un virage, et l'opportunité du changement d'entraîneur survenu mercredi s'inscrit évidemment dans cette perspective. Sur le sujet, Jean-Luc Ruty tient cependant un discours mesuré : « C'est juste un intérim, c'est extrêmement clair dans ma tête ; pour l'instant, je ne parle même pas de Bordeaux. Je prends le groupe tel qu'il est, avec ses douleurs, en sachant que je ne peux pas tout changer en quelques jours. » « Ce match, affirme Michaël Isabey, nous le gagnerons sur la force mentale. C'est là-dessus que doit travailler le groupe. Nous avons prouvé que nous avions le jeu. Si nous avons le mental, nos occasions, nous les mettrons au fond. »
    La phrase. De Michaël Isabey, à nos confrères du Pays de Franche-Comté : « Il y en a marre d'entendre "bon courage, vous allez vous en sortir", de la part de nos adversaires à la fin de chaque match. »