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日志


12月31日

Les trois Metz basses (best off)

Les trois Metz basses (contes de la Mutte de Hanen Roland)

-« 22000 personnes, tu dis, mon petit Patrick ? « 

-« Tout juste, révérend Carlo, tout juste et encore, sans compter les abonnés ! J’en sais quelque chose, moi qui ai tant fait pour aider à la remplir, cette église de l’abbaye !On dirait qu’on est au stade où les murs vont craquer à force d’engranger tous ces gens qui entrent !Et l’ambiance, dom Carlo, l’ambiance !Elle est tellement chaude que l’on pourrait croire que la peau des gens allait craquer en rôtissant, tellement elle est tendue ! »

-« Jésus Marie, moi qui aime tant les truffes aux cornichons ! Passe-moi vite mon pardessus, mon petit Patrick : et les dindes, elles sont là aussi ? Qui as-tu encore aperçu, dis moi vite ! »

-« Oh, toutes sortes de braves gens ! Depuis midi, il n’y a guère que les faisans que nous n’avons pas pu plumer ! Des huppés, des poulettes, de jeunes coqs qui ne sont pas de bruyère, hein ! La plume en volait partout…Puis, des étangs du Saulnois, « certaines anguilles » ont bien essayé de nous jouer le coup du ni vu, ni connu, mais nous étions sur nos gardes : ceux qui voulaient jouer les truites se sont retrouvés muets comme des carpes dorées : muets, à jamais : censurés lààà mais ! »

-« « Jouer comme des truites, Patrick ? »

-« Oui, mon révérend, ils se tortillaient, essayant de passer outre les contrôles ! Enorme, ce culot qu’ont les gens aujourd’hui ! »

-« Oh, mon dieu, il me semble que je les vois. As-tu préparé les petits fours pour nos invités, et préparé les bouteilles de vin de Metz en telles quantités qu’ils en aient plein les mirettes? »

-« Pleins les mirettes, révérend je ne sais pas, mais je prédis qu’ils en auront bientôt plein les burettes ! 

Mais, dame, révérend ! Il ne vaut pas celui que vous boirez tout à l’heure, en sortant « de la messe », vers minuit !Si vous voyiez cela dans votre salle à manger du château de Plappeville, toutes ces carafes qui flambent pleines de vins qui viennent d’ailleurs : chianti d’Italie, Champagnes rosés des Riceys, Bordeaux des grands châteaux et d’autres : quelles réjouissances à voir toutes ces couleurs…Et la vaisselle d’argent, les fleurs, les ciselés, les émaux des plats en Longwy !Ah, vous êtes bien heureux d’en être, révérend ! Rien que d’avoir flairé toutes ces dindes et ces dindons, l’odeur des truffes me suit partout…Meuh !.. ».

-« Allons, allons, mon p’tit Patrick ! Gardons nous du péché de gourmandise avant d’avoir pêché le poisson ! Surtout en cette saison-ci ! Cours bien vite faire allumer les projecteurs, allumer les cierges, comme on disait en des temps meilleurs et « sonner le pêcheur » comme au premier coup d’envoi de ce Metz-….-à lui-même- (Comment, déjà ?)…Il ne faut pas nous mettre en retard : le temps, c’est de l’argent ! »

Cette conversation se tenait aux environs de Noël 2005, entre le révérend Dom Carlo, surnommé par ses pairs le vieux sage, prieur de la bonne abbaye de saint Symphorien, ancien coadjuteur de dom Simonet qui avait été bouté hors de la confrérie pour avoir trop usé et abusé des vins fins l’année qui précédait, et son clerc, dit petit Patrick, qui n’était pas un saint, mais aimait boire en douce le vin de Metz (ce qui le changeait, disait-il  de celui de Nancy !)… vous l’aviez deviné : Patrick de Nancy, n’était pas saint Patrick, mais le diable, qui, ce soir là, avait pris la face ronde et les traits indécis d’un jeune étudiant d’une école de Strasbourg : l’école nationale de l’arnaque, afin de mieux induire le révérend et lui faire commettre un épouvantable péché de gourmandise.

Donc, pendant que le soi-disant Patrick et ses sbires rasaient les ruelles (hum !hum !) et allaient faire le tour des cloches de la ville afin de ramener vers « la sainte chapelle » les vieux et les jeunes dindons de la farce dont il se voyait assez bien être le champion, le révérend, lui, passait par les vestiaires, mais avait déjà l’esprit tout de travers, troublé par les descriptions gastronomiques qui lui avaient été faites !

Il se répétait à lui-même, en saluant les personnalités qui arrivaient les unes après les autres :

-« Bonsoir madame ! » (Mais il pensait : « quelle belle dinde rôtie » !)

A ceux qui ne disaient rien sur son passage, il songeait : « des carpes dorées » avec des places à 38€ !

Ca me fait penser : l’année prochaine, je mettrai ce Metz là en gala perpétuel ! »

 

Dehors, le vent de la nuit soufflait en éparpillant le chant des cloches qui s’amenaient d’un pas lent vers les travées de la sainte abbaye, et, à mesure des lumières apparaissaient dans l’ombre aux flancs du Mont Saint Quentin, en haut duquel s’élevaient les vieilles tours crénelées de Plappeville ; c’étaient des familles de vieux serviteurs que l’on connaissait mieux sous le nom de « grenat », souvenirs d’épopées antiques et de légendes oubliées où les dragons crachaient encore vers les cieux de Lorraine leurs feux faits de la joie et de la sueur des hommes !Un temps pas si lointain, mais déjà presque oublié !

Ils descendaient la côte en chantant, par groupes de vingt ou trente, les drapeaux en avant, les banderoles sur l’épaule, les femmes enveloppées dans leurs longues mantes de fourrure bien chaudes où les enfants se serraient et s’abritaient de la froidure de la saison !Malgré l’heure et le vent, ce brave peuple grenat marchait allégrement, soutenu par l’idée du spectacle auquel il allait assister, soutenu aussi par l’idée qu’au sortir de cette messe là,il y aurait, comme toutes ces fins de semaine, les retrouvailles avec Pierre, Paul, Jacques et quelques autres autour du comptoir d’un de ces troquet qui foisonnent toujours aux alentours des lieux sacrés : la taverne est toujours accueillante envers le peuple grenat qui festoie ou noie, c’est selon, son chagrin dans la mousse si légère et discute, à langue ferme sur les mérites du marc de café !

Comme tous les samedi soir, il y aurait une table qui les attendrait, là bas , près des cuisines. De temps en temps se faisait entendre le klaxon d’une grosse berline, précédée d’une voiture de la maréchaussée qui écartait à son passage le peuple messin qui s’engageait imprudemment à pied sur ce qui était réservé au passage des deux ou quatre roues ; la lumière des gyrophares bleus faisait miroiter les glaces des voitures stationnées au clair de lune près de la vieille place du marché ; de temps en temps aussi, des groupes faisaient tourner leurs crécelles en clamant à tout va des slogans provocateurs, et, à la lueur des falots du stade enveloppés par la brume, le peuple messin reconnaissait leur maire et son adjoint, les saluaient au passage :

-« Bonsoir, bonsoir, monsieur le maire »

-« Sylvain, avec nous, et l’troupeau s’ra bien gardé ! »

-« Bonsoir, bonsoir, messieurs dames, alors, combien, ce soir ? »

-« Quatre au moins, et ce sera Noël ! »

 

La nuit était claire, les étoiles scintillaient dans le ciel, un petit froid piquant et quelques flocons égarés voletaient, de-ci, de-là, glissant sur les vêtements sans les mouiller, gardant la tradition des Noëls blancs de neige.

Tout en bas de la côte, le « château » apparaissait, comme le but, avec ses immenses travées, son vert jardin, la masse lourde des tribunes desquelles s’échappait la vapeur émise par la foule, qui montait vers le ciel bleu-noir, et une foule de petites lumières qui clignotaient, allaient et venaient, s’agitaient à toutes les places occupées : des briquets allumés qui ressemblaient sur le fond sombre des bâtiments, aux étincelles courant dans les cendres de papiers brûlés.

Passé les premiers guichets, il y avait les contrôles, il fallait traverser une première petite cour ouverte, traverser des couloirs grouillants de vendeurs de journaux, de marchands de frites et de brochettes. On entendait distinctement le tintement des tournebroches, le fracas des casseroles, le choc des verres qui se cassaient quand ils étaient jetés à la poubelle, les aboiements des serveurs de terrasses qui annonçaient au comptoirs les commandes. Tout annonçait le grand festin, les apprêts d’un grand repas ; par là-dessus, une vapeur tiède, qui sentait bon les chairs rôties et les herbes fortes de sauces épicées faisait dire aux ouvriers comme aux artisans et patrons, comme au maire, comme à tout le monde :

« Quelle belle soirée s’allait être ! »

 

« Amis messins, êtes-vous là ? »

« Ouaisssssss !!!! », répondait le grondement de la foule déjà installée !

« Composition de votre équipe : numéro 1….Grégory… »

-« Wim-bée », bêlait la foule fascinée !

-« Numéro 2…Franck… »

-« Bériaaaaaa ! »

 

C’était la « Grand-Metz » qui commençait !

Dans « la chapelle », en vérité cathédrale gigantesque, les briquets allumés jetaient leurs feux, à peine cachés par les toiles tendues qui vantaient les mérites de tel ou tel joueur ! Que de monde ! Que de toilettes dans les présidentielles et les loges réservées aux grands bourgeois de la cité messine, que de couleurs dans les populaires !

 

Un coup de sifflet strident se fit entendre !

 

Est-ce la vue de ces petites barrettes blanches qui donne de la distraction aux officiants ? Ne serait-ce pas plutôt cette odeur de réveillon qui saute par moment au dessus des travées et vient lécher le nez des officiants ?

Les coups de sifflets sortent Dom Carlo de sa torpeur : ces enragés coups de sifflets qui semblent le réveiller pour lui dire tout le temps :

-Dépêchons-nous, dépêchons nous…Plus tôt ce sera terminé, plus tôt nous pourrons partager ! Plus tôt nous passerons à table !

 Le fait est que chaque fois qu’il siffle, ce maudit sifflet, il fait oublier au siffleur qui officie au milieu du terrain le pourquoi de son ouvrage, et le son de l’instrument met ses sens à l’ouvrage : il voit passer des files de pages portant des plats bien chauds enveloppés de saveurs bien tentantes, et, déjà bien avant l’heure, il entre avec eux dans le grande salle prête au festin  .

O délices ! Voilà l’immense table  toute chargée  et flamboyante, les paons habillés de leurs plumes, hélas !, les faisans écartant leurs ailes mordorées, les flacons couleurs de rubis et d’ambroisie, les pyramides de fruits éclatants parmi les branches vertes des salades chicorée et frisées, et ces merveilleux poissons dont parlait le petit Patrick (ah !bien oui, Patrick) étalés sur un lit de fenouil, l’écaille brillante et nacrée comme s’ils sortaient de l’eau, avec des bouquets d’herbes odorantes dans leurs narines de monstres. Si vive est la vision de toutes ces merveilles, qu’il semble à dom Carlo que tous ces plats mirifiques sont servis devant lui sur les broderies d’une nappe magnifique. Le siffleur aussi se surprend à siffler la mi-temps bien avant l’heure, les fautes à contretemps !

Le son de l’instrument ensorcelle tout ce petit monde qui oublie pourquoi il est ici, à officier dans cet hôtel : et un, et deux, et trois fois, au lieu du « dominus vobiscum », on a droit au « bénédicité ».A part ces méprises, l’homme du milieu débite son office très consciencieusement, sans oublier les lignes, sans omettre une sanction ; et tout marche assez bien, du moins jusqu’à la fin de la première mi fesse ! Car, vous le savez bien, une messe se fait en deux parties : « l’homélie » étant réservée à l’officiant, reste « l’offertoire », qui se passe au niveau des guichets et buvettes à la mi-temps : temps privilégié où les petites gens font don aux producteurs et officiants de la quête, qui, si elle n’a rien à voir avec celle du Graal, participe pour beaucoup à l’achat du beurre qui garnit les épinards !Siffler plus tôt donne plus de temps à la célébration du calice et, là même , à remplir les bourses du père trésorier !

Trois minutes de gagnées, donc !

Et d’une ! se dit le chapelain avec un soupir de soulagement ; puis, sans perdre une minute, il fait signe à son clerc, ou plutôt, à celui qu’il croit être son clerc, et…

 

Triulitttttt ! Tribourique !...Tri boutique !

 

La seconde partie commence, et, avec elle aussi, commence le péché de Dom Carlo.

 

-Vite, vite, dépêchons nous, crie de sa petite voix le cri strident du sifflet ! Et notre cher petit Patrick, qui n’est pas un enfant de cœur, de déverser sur le stade des tonnes d’odeurs plus agréables et ensorceleuses pour un homme ordinaire qui, tout abandonné au démon de la gourmandise, se désintéresse du jeu et baisse les yeux sur le programme, en dévorant les pages avec l’avidité de son appétit qui le tenaille. Frénétiquement, il se lève, se baisse, esquisse des gestes que voit l’homme du terrain : « dépêches toi, dépêches toi » comprend l’homme en noir !

-«Je ne comprends pas ce que veut le vieux ! Qu’a-t-il à se démener ainsi ? »

Pendant qu’il regarde, il n’officie plus et…Patatras ! Oublie de décompter le temps mort d’ un hors-jeu, puis deux, puis trois !

Il en oublie même de refuser un but aux grenats, tant il croit entendre dom Carlo lui dire et lui redire : dépêches toi, le rôti va être trop cuit ! Les sauces vont être gâtées, à ce rythme là !

Les incohérences de l’homme du milieu font que ceux qui ne sont pas ensorcelés, les pêcheurs payeurs se regardent sans bien comprendre de ce qui est du jeu : « l’orémus » devient le « mea culpa »…

-« Coup-franc », susurre, pas très franc,  « l’enfant de cœur » !

-« Et de deux », dit le chapelain tout essoufflé par la course de l’arbitre ! Puis, sans prendre le temps de respirer, rouge et suant, il dégringole les marches pour prendre le chemin de la buvette, afin d’étancher cette soif, cette maudite soif qui vient de se réveiller !

Il passe le reste du temps à boire, à la buvette et ne réagit même pas quand le brouhaha de la foule qui gronde annonce une défaite qui n’était pas comprise dans le prix des festivités !

Il n’entend plus les coups de sifflets : il est juste entouré des fumets qui arrivent des salles à manger : le réveillon approche, il se met à délirer !

Il se voit 20 années en arrière, à Barcelone, là où personne ne l’attendait !

C’était la première Metz, celle qui était en or : les joueurs jouaient le jeu, n’étaient pas alors très chers et , lui, Carlo, avait le nez creux !

 

T…..ribourel ! tri bourrique !

 

Et dom Carlo s’envole pour sa deuxième Metz, celle de 98 !

Quatre vingt dix huit, année capitale, où Metz, sur le fil a perdu sa tête !

Adieu Robert, cochon, couvée ! Le rêve s’est vite envolé !

 

-« Vite, encore plus vite » !

 

Le dindon devient vite eau de boudin : « Padovano »,  « la mobylette belge », toutes ces déceptions, les serviteurs du club remerciés, abandonnés : l’indigestion de la gloire guettait !

L’abbaye a faillit se faire avoir, et Muller a payé les insuffisances d’un trésor que son successeur a fini d’épuiser !

Il avait juré : un peu tard, mais tant pis : on ne l’y reprendrait plus !

Un jean, et ça repart en Mars : mais Jean le bon n’était pas sans terre, et, tel Ulysse, il succomba aux charmes d’une belle sirène ! « En fait, c’était un OM, cette sirène », lui glissa sournoisement l’enfant de cœur !

-« Tant mieux », répondit Dom Carlo : « il périra par où il a pêché : saura-t-il se satisfaire d’une sardine ? »

Tout le monde sait bien qu’une sardine équivaut à un galon de plus !

 

« -Plus vite, encore plus vite »

 

C’est le temps de l’évangile, la parabole de l’enfant prodigue qui revient, accueilli avec joie par « la famille »

 

La troisième Metz qui commence, celle qui est finie avant que d’avoir débutée ! Les lèvres remuent à peine, on ne prononce plus les mots, de peur d’en dire trop…A moins de tricher avec le bon dieu et lui escamoter sa Metz !

Et c’est ce qu’il fait, le malheureux !..De tentation en tentation, de verset en verset escamoté, puis sauté, d’épître trop longue qu’on ne finit pas, d’évangile affirmée, mais trop souvent effleurée :

-« ce qui importe, c’est l’homme, pas le footballeur ».(pas de vannes, oh !) 

-« On ne peut retenir quelqu’un qui veut partir » … (Riez, Ribérit rit bien, lui !)

Bref, à suivre à la lettre les évangiles, l’esprit s’est oublié !

Le saint esprit ayant quitté Carlo, celui-ci a oublié ce qui faisait que dom Carlo était un bon curé !

Aujourd’hui, la bière lui a embrouillé l’esprit : la Metz ne l’intéresse plus !

Il faut voir la figure effarée que font tous les assistants !

 

Obligés de suivre les mimiques de l’officiant, ce Metz dont ils ne comprennent pas un mot (ah, ce temps béni où le latin était universel !), les uns se lèvent quand d’autres s’agenouillent, s’asseyent quant les autres sont debout ; et toutes les phrases de ce singulier office se confondent sur les sièges dans une foule d’attitudes diverses.

L’étoile de Noël, là bas, en route dans les chemins du ciel, vers la petite étable, se méprend et s’en va vers les tables, pâlissant d’épouvante à cette confusion…

 

-Dom Carlo va trop vite, on ne peut pas suivre, murmurent les joueurs à peine en sueur !

 

Maître Muller demande à son voisin de lui prêter ses lunettes et cherche dans son paroissien où diantre son football peut bien être !

Mais, au fond, ces braves gens, qui eux aussi pensent à réveillonner, ne sont pas fâchés que Metz aille à ce train de poste : « bien fait, trop payés ! »

Et quand Dom Carlo, la figure rayonnante, se tourne vers l’assistance, en criant de toutes ses forces : « ite missa est » ce Metz là ne me fait pas bander !

Il n’y a qu’une voix, dans la chapelle, pour lui répondre un « deo gratias » si joyeux, si entraînant, que l’on se croirait déjà à la table du réveillon !

 

Cinq minutes après, la foule des personnalités s’asseyait dans la grande salle du château de Plappeville, le chapelain au milieu d’eux. Le château, illuminé de haut en bas, retentissait de chants, de cris et de rires, de rumeurs ! Dom Carlo plantait sa fourchette dans une aile de chapon entourée de sel, noyant le remord de ses péchés sous le flot de vin du Pape et de bons jus de viandes. Il se pencha vers le p’tit Patrick : « alors, ce soir, combien ? »

-« Exactement, je ne sais pas, mai sûrement entre 20 000 et 25000 euros ! Si on considère notre investissement du départ, nous avons fait, ce soir, une bonne, très bonne affaire ! »

 

Tant il but et mangea ce soir là, qu’il mourut dans la nuit d’une terrible attaque, sans avoir eu jamais le temps de se repentir !

Il arriva au petit matin dans le ciel tout encore empreint des festivités de la nuit, et je vous laisse à penser comme il fut bien reçu !

-Retires-toi de mes yeux, mauvais messin !Lui dit le souverain juge, notre maître à tous. Tes fautes sont assez grandes pour effacer toute une vie de vertu…Ah, tu as vendu Metz, trois fois en une seule nuit, eh bien tu vas payer, maintenant ! Tu n’entreras en paradis, et ceux qui ont péché avec toi, que quand Metz sera revenu en L1, et ceci risque de durer ! Peut-être trente années, trois cents, qui sait ?

Et voilà la vraie légende de Dom Carlo, comme on la raconte au pays de la mirabelle.

Aujourd’hui, saint Symphorien n’existe plus pour la L1, mais sa chapelle se tient encore droite, avec une toute nouvelle tribune, mais rien pour la garnir !

Le Mont Saint Quentin est toujours là, couvert de marronniers et de chênes verts, sauf l’hiver, où l’on peut apercevoir ce qui était la forteresse messine, « pucelle », à ce qui se disait ! « plus celle » disent ceux qui ne rêvent plus, rejoints par la terrible réalité ! Le vent fait battre sa porte disjointe l’herbe encombre le seuil : il y a des nids d’oiseaux aux angles des murs : des nids de corbeaux, dont une espèce rarissime : le triboulinus noir, en voie de disparition !

Cependant, il paraît que tous les ans, vers la Noël, une lumière surnaturelle erre parmi ces ruines, et qu’en descendant vers la ville, les soirs de match, les habitants aperçoivent ce spectre éclairé de cierges invisibles qui brûlent au grand air, même par temps de neige ou temps de vent !Rigolez si vous voulez, mais un vigneron de l‘endroit, nommé Muller, m’a affirmé qu’un soir, se trouvant un peu en ribote, il s’était un peu perdu du côté de Lessy ; et voici ce qu’il avait vu…

 

Jusque vers onze heure, rien. Tout était silencieux, éteint, inanimé. Soudain, vers minuit, alors qu’à saint Symphorien le match était fini depuis belle lurette, que les projecteurs étaient éteints, un coup de sifflet retentit du haut du clocher de la vieille église ! Un coup de sifflet qui semblait très, très fatigué et qui avait l’air d’être donné de très très loin ! Muller vit trembler les feux, s’agiter des ombres indécises, des voix qui murmuraient :

-« Bonsoir, monsieur le maire »

-« Bonsoir Dom Carlo »

-« Salut, sylvain »

-« Bonsoir, bonsoir, mes enfants ! »

 

Sous le porche, tout ce petit monde est entré ; mon vigneron, qui était très brave s’est approché et, regardant par la porte cassée, il eut droit à un singulier spectacle : tous ces gens s’étaient dispersés dans le stade désert, assis sur des bancs qui étaient toujours vides !

Il y avait là toute une population habillée en habits d’un autre temps, qui semblaient vieux, fanés poussiéreux et fatigués. De temps en temps, les corbeaux dérangés, réveillés par toutes ces lumières, venaient rôder autour des cierges dont la flamme montait haute et droite, malgré le vent qui soufflait ; ce qui a beaucoup amusé Muller, c’est un certain personnage à grandes lunettes d’acier, qui secouait à chaque instant ses cheveux noirs sur lesquels se tenait un de ces oiseaux, empêtré et qui battait des ailes.

 

Dans le fond, il avait aperçu un petit vieillard rond, de taille enfantine, à genoux au milieu du terrain, qui déversait de l’eau bénite et du sel, pendant qu’un homme en noir allait et venait en récitant des oraisons dont on n’entendait pas un mot…C’était sûrement Dom Carlo, en train de faire à la France du soir sa troisième Metz basse…

Aujourd’hui, hélas, nous en sommes à la quatrième ! Une de trop ?...........

FC Metz recherche sérial buteur pour retour urgent en Ligue 1

La petite phrase du jour : « Sous pression ? Faites sauter le bouchon et faite mousser le jeu, on attend que cela ! »

 

Yvon Pouliquen : «Nous sommes sous pression»

Hier, moins de deux semaines après le dernier loupé messin en championnat, Yvon Pouliquen a retrouvé ses joueurs. Fin de trêve et premier pas vers une nouvelle année que l’entraîneur espère «plus prolifique»…

A l’issue du dernier match, à Troyes, vous aviez refusé de vous exprimer devant la presse. Pourquoi ? «J’étais en colère, je n’ai pas voulu m’attarder sur la défaite à chaud. J’ai revu le match depuis… Et cela a conforté ce que j’avais dans la tête le jour même : nous avons perdu alors que la partie était à notre portée. Mais nous avons fait preuve d’une faiblesse défensive inhabituelle…»
Depuis, la colère s’est-elle dissipée ? «Oui. Aujourd’hui, je suis remonté, j’ai hâte que la compétition reprenne. Je suis toujours convaincu que ce groupe est capable de faire mieux que ce qu’il a proposé lors de ses dernières sorties. Il va falloir le montrer, et faire en sorte que 2009 soit plus prolifique au niveau comptable que ne l’ont été les premiers mois de la compétition.»
Tout cela en sachant que vous avez grillé bon nombre de vos jokers… «C’est vrai, nous sommes sous pression. Mais mon équipe m’a déjà démontré qu’elle savait s’adapter à ce genre de situation. Maintenant, nous savons ce qu’il nous reste à faire pour espérer être dans le trio de tête en mai prochain : si nous terminons la phase aller avec trente-deux points (Metz en possède actuellement vingt-neuf), nous devrons en prendre trente-six, voire trente-huit. Parce que devant, ça cavale…»

«Dont je souhaite me séparer…»

Le mercato s’est ouvert. Y êtes-vous attentif ? Ou continuez-vous à penser, comme il y a quelques semaines, que votre effectif peut se passer de renforts ? «Je n’ai pas dit que je ne voulais personne. Si des opportunités intéressantes se présentent, pourquoi pas ? En attendant, Vailati est là, désormais opérationnel, Bourgeois nous a rejoints, Cardy a passé les six premiers mois sans encombre. Ce n’était pas évident pour lui au sortir d’une année blanche. Il va monter en puissance. Et puis avant de parler d’arrivées, il faut que la situation de certains joueurs, dont je souhaite me séparer, s’éclaircisse.»
Des noms ? «Non, pas de nom.»
Il y a quelques semaines, encore, vous disiez ne pas avoir besoin d’attaquants. Comprenez-vous qu’au vu de l’efficacité offensive du FC Metz, ce propos puisse interpeller ? «Je répète ce que j’ai dit : des attaquants, j’en ai. Ce qu’il me faut, c’est un buteur, un profil différent.»
A l’instar de Thibault Bourgeois ? «Oui, pourquoi pas. Regardez le but qu’il a inscrit à Troyes… Il est jeune, mais il n’y pas de raison pour qu’il n’ait pas sa chance.»

«Je ne redoute pas la comparaison»

Il y a deux ans, Metz était davantage reconnu pour son efficacité que pour la beauté de son jeu. Mais à cette époque, il était leader de Ligue 2. La comparaison vous pèse-t-elle ? «Non, pas du tout, je ne redoute pas la comparaison. Je considère toujours qu’une équipe doit s’employer à trouver un vrai fond de jeu. Sur la durée, cet élément donne toujours raison. On a d’ailleurs vu ce qui était arrivé la saison qui a suivi la remontée.»
L’année qui s’achève laisse-t-elle des regrets à l’entraîneur messin ? «Non. Les choix, il faut les faire, après, c’est la vérité du terrain qui parle. Me remettre en question ? Je le fais toujours, que ce soit après une victoire ou après une défaite.»

(Site officiel  FC Metz) Des ambitions et du caractère..

Les Grenats se sont retrouvés mardi matin après une grosse semaine de repos. Pour le moment, leur entraîneur n’a qu’une chose en tête : préparer au mieux la réception d’Ajaccio, vendredi 9 janvier à Saint-Symphorien.

Des conditions difficiles
Pas facile de s’entraîner en cette fin d’année 2008. Le Club à la Croix de Lorraine n’est pas le seul dans ce cas, la vague de froid qui s’est répandue dans l’Hexagone n’aide pas à jouer au football ces jours-ci. Il faudra d’ailleurs patienter un peu pour savoir sur quelle pelouse se tiendra la rencontre amicale prévue samedi contre Amnéville. Le choix étant évidemment conditionné par la météo et l’état des pelouses.
Mardi matin, les joueurs messins ont donc chaussé leurs baskets. Au programme : footing de reprise et un petit détour par la salle de musculation. En attendant le dégel… Tout au long de la semaine, ils privilégieront la pelouse synthétique de la Plaine Saint-Symphorien à leurs terrains habituels.
Un groupe au complet
Vingt cinq joueurs étaient présents pour ce premier rendez-vous de l’année. Un groupe au sein duquel figure Thibault Bourgeois, dont la rentrée à Troyes a plu à Yvon Pouliquen. « S’il est performant, indique ce dernier, Thibault jouera. Son profil diffère de celui des autres attaquants du groupe. Il s’agit d’un finisseur typique, d’un « renard », à l’image du but qu’il a inscrit dans l’Aube. Il n’y a pas de limite d’âge au sein de mon effectif. » Ni retard ni absence imprévue ne sont à déplorer. Rudy Gestede, gêné par une blessure au dos depuis plusieurs mois, a pu courir normalement. Il demeure toutefois en phase de reprise et sera ménagé régulièrement. Vincent Bessat, qu’une blessure à la cheville avait privé du dernier déplacement de l’année, a également pu s’entraîner sans contrainte.
Des ambitions et du caractère
C’est un euphémisme, Yvon Pouliquen a modérément apprécié la prestation de son équipe face à l’ESTAC. « Nous devons repartir sur des bases toutes autres que celles sur lesquelles nous avons bouclé l’année, a-t-il commenté. La phase aller n’est pas complètement terminée puisqu’il reste le match d’Ajaccio. L’objectif est de compter trente deux points après cette partie, et d’enchaîner par une phase retour de meilleure facture. Il faut attaquer 2009 avec des ambitions et du caractère. » Après les belles victoires sur Lyon et Strasbourg, les Grenats en ont manqué en championnat, terminant l’année par un nul et deux défaites. « Il est vrai que nous sommes très irréguliers, concède le coach messin, parfois même au sein d’un même match. Pour remédier à cela, il faudra travailler encore plus, et peut-être changer de discours en certaines circonstances. »
Schmisser à l’essai
Après avoir séjourné en Grèce quelques jours pour tenter de convaincre les dirigeants de l'Apollon Kalamarias FC, le défenseur messin Baptiste Schmisser rejoindra le FC Brussels en fin de semaine pour un nouvel essai.

12月29日

Bonne nouvelle année à tous

La petite phrase du jour : « Bonnes fêtes et bonne nouvelle année à tous »….

Grant (phrase adaptable à notre cher FC Metz et à d’autres) : « Certains joueurs posent plus de problèmes qu’une équipe de benjamins »

Les Messins retrouvent les pelouses d’entraînement mardi à 10 heures. Un mois de janvier chargé les attend, avec deux rencontres amicales, trois matches de Ligue 2 et un quart de finale de Coupe de la Ligue.
Reprise de l’entraînement : mardi 30 décembre à 10h
Nous vous communiquerons mardi le programme d’entraînement de la semaine.
Samedi 3 janvier
Amical : Amnéville - Metz (CFA 2)
Stade municipal, rue Clémenceau à Amnéville
Coup d’envoi : 16h (à confirmer)
Vendredi 9 janvier
Ligue 2 : Metz – Ajaccio
Stade Saint-Symphorien
Coup d’envoi : 20h30
Mardi 14 janvier
Coupe de la Ligue : Vannes – Metz
Stade de la Rabine à Vannes
Coup d’envoi : 20h45
La rencontre sera retransmise sur France 3 Ouest, Lorraine et Champagne-Ardenne.
Vendredi 16 janvier
Ligue 2 : Tours – Metz
Stade de la Vallée du Cher
Coup d’envoi : 20h30
Samedi 24 janvier
Amical : Wiesbaden – Metz
Brita Arena, Berliner Strasser 9, 65189 Wiesbaden
Horaire à déterminer
Vendredi 30 janvier
Ligue 2 : Metz – Amiens
Stade Saint-Symphorien
Coup d’envoi : 20h (horaire susceptible d’être modifié)

 

(RL) UN ESPOIR POUR LA LORRAINE football : Delle de jour en jour

Joris Delle, le jeune gardien international du FC Metz, a les épaules suffisamment solides pour espérer emprunter le sillage doré tracé par ses glorieux aînés.

Difficile, à seulement dix-huit ans, d’embarquer dans la machine à remonter le temps… Pourtant, sur l’écran géant de ses souvenirs, les images se bousculent déjà. Invité au grand voyage, Joris Delle cite pêle-mêle la « trentaine de sélections en équipes de France» lui ayant permis, notamment, «de fréquenter des joueurs tels que Bojan Krkic », le jeune prodige du Barça, son «titre de champion de France avec les seize ans du FC Metz » en 2007, ou encore sa «première apparition sur le banc des pros messins en janvier 2008 au Parc des Princes face au Paris SG.» Et son premier contrat professionnel paraphé en 2007 ? «Ce n’est pas une fin en soi, assure le natif de Briey. Cela prouve que les dirigeants du FC Metz me font confiance, mais encore faut-il pouvoir leur démontrer qu’ils ont eu raison… Pour moi, le plus difficile commence, d’autant que le football réserve toujours son lot de surprises et d’imprévus.» Et le jeune gardien de but sait de quoi il parle. «Après une année 2007 exceptionnelle, j’ai été fauché en plein vol.» Trahi par son épaule.

2008 ? Une véritable traversée du désert. Après une première alerte en février qui l’éloigne des terrains plus d’un mois, Joris Delle doit se rendre à l’évidence : l’opération est inéluctable. «J’ai pris un gros coup derrière la tête. Je partais dans l’inconnu car personne n’était capable de m’expliquer la véritable nature de cette blessure.» Après un mois ­ «horrible » ­ de plâtre, le jeune espoir messin attaque son programme de rééducation, en même temps qu’il plonge dans ses révisions pour le bac. «C’était un mal pour un bien, rigole-t-il aujourd’hui. Le plus difficile, c’était de voir jouer les autres. Mais j’ai toujours fait en sorte de garder le moral, d’être de bonne humeur. Et puis, se concentrer sur ses études est une excellente opportunité de voir le monde autrement que par le prisme du football

«Le FC Metz demeure la priorité»

Une telle lucidité reflète un trait de caractère enraciné de manière profonde dans sa personnalité. Outre le ballon rond, Joris Delle aime fouiller avec minutie les terrains de la connaissance. «Cela fait partie de mon éducation», lâche-t-il simplement. D’ailleurs, si le tout jeune gardien d’Homécourt opte, en 2004, pour le centre de formation du FC Metz, alors que l’ASNL lui fait aussi les yeux doux, «c’est en partie en raison de l’encadrement pédagogique proposé par le club. Pour mes parents, mais pour moi aussi, il était important de ne pas négliger les études.» Titulaire d’un bac ES, «avec mention Assez Bien », il s’est ainsi immergé dans l’ambiance studieuse de l’Institut universitaire de technologie de Metz, où il prépare un DUT de gestion des entreprises et des administrations (GEA). «Je bénéficie d’horaires aménagés, mais je dois avouer que mener de front le foot et les études supérieures, c’est assez compliqué.»
Peu importe. Selon l’expression consacrée, Joris Delle ne lâchera rien… Côté cours comme côté jardin. «Je travaille dur, de jour en jour, pour revenir à mon meilleur niveau. D'abord, je dois retrouver du temps de jeu avec les dix-huit ans pour ensuite prétendre à une place avec l’équipe de CFA. La perspective du championnat d’Europe avec les dix-neuf ans est une autre source de motivation, même si à mes yeux le FC Metz demeure la priorité.» Messin jusqu’en 2012, le jeune homme espère donc faire ses «grands débuts chez les pros » sous les couleurs de son club formateur.
Parce que «personne ne voulait aller dans les buts » et qu’à l’âge de douze ans, il était «un peu casse-cou », Joris Delle se construit aujourd’hui de belles cages dorées… Avec un seul vœu : «Rester dans le circuit le plus longtemps possible.» Pour voir défiler de nouvelles et belles images sur l’écran géant de ses souvenirs.

Marichez : «Un garçon équilibré»

Témoin privilégié et attentif de la progression du jeune Joris Delle, Christophe Marichez, le capitaine du FC Metz, dit apprécier autant le joueur que l’homme. «C’est un garçon équilibré, respectueux et toujours à l’écoute des anciens, dont je fais partie. Ce comportement est malheureusement une denrée rare au sein de la jeune génération actuelle… Sportivement, il possède également d’énormes qualités. Dès mon arrivée au FC Metz (en 2005), il m’a tapé dans l’œil. Il était déjà doué et la suite m’a donné raison. Mais le plus important, c’est que Joris dispose d’une marge de manœuvre très intéressante. S’il reste aussi sérieux et fait preuve d’autant d’application qu’actuellement, il fera, à n’en pas douter, un excellent footballeur professionnel. Il ne lui reste plus qu’à retrouver la plénitude de ses moyens après son opération à l’épaule. D’ailleurs, je souffre exactement des mêmes maux. Cela nous a rapprochés un peu plus. Malgré son jeune âge, il n’a pas hésité à me contacter, me soutenir, m’expliquer son ressenti et le protocole à suivre. C’est un garçon que j’apprécie vraiment.»

Ligue 2 le point

Vendredi Ajaccio - Montpellier 0-3 Guingamp - Amiens 0-0 Clermont - Châteauroux 1-3 Nîmes - Bastia 1-0 Tours - Reims 2-1 Vannes - Sedan 0-0 Lens - Brest 2-0 Troyes - METZ 3-1 Angers - Dijon 2-0 Hier Strasbourg - Boulogne 1-0 Mi-temps : 0-0. But pour Strasbourg: Gargorov (47e s.p.)

La 19e journée. Jeudi 8 janvier 2009 : Boulogne - Lens (20h45). Vendredi 9 janvier : Bastia - Clermont (20h), Brest - Guingamp, Châteauroux - Angers, Dijon - Amiens, Sedan - Troyes, Vannes - Nîmes, METZ - Ajaccio (20h30), Montpellier - Tours, Reims - Strasbourg.

Au pied du podium durant la majeure partie du début de saison, Metz a lâché, ces dernières semaines, de précieux points dans la course au podium. De quoi douter de ses capacités à remonter en L1 dès cette année.(Photo Presse-Sports)

L'état des lieux

Sérieux, puis friables
Profitant d'une fin de saison encourageante en L1, malgré la descente, le FC Metz a entamé son opération remontée tambour battant, avec deux victoires inaugurales, sur le même score (1-0), à Guingamp puis face à Tours. Hormis un accro à Boulogne-sur-Mer (1-2, 4e j.), les Lorrains se sont appliqués à suivre le rythme des leaders jusqu'à la 9e journée. Ils comptaient alors vingt points, et n'en ont depuis récolté que neuf. Aujourd'hui sixième du classement, Metz n'est pas totalement décroché (le podium est à trois points), mais sa vitesse de croisière ressemble plus à celle d'un candidat au maintien qu'à celle d'un ogre assoiffé de montée en L1.

Le fait d'armes

Ils ont mangé du Lyon
C'est LE match de l'année pour le FC Metz. Celui qui restera dans les mémoires des supporters pendant encore de longs mois. Au stade de Gerland, c'est un doux euphémisme de dire que les Messins s'attendaient à souffrir, pour leur huitième de finale de Coupe de la Ligue face à Lyon. Et pourtant. Conquérants, habiles et réalistes, Victor Mendy (auteur de l'ouverture du score) et ses coéquipiers ont fait tomber le septuple champion de France (3-1), chez lui, ce qui ne lui était plu arrivé depuis un an. Ce soir-là, le club lorrain a affiché un niveau de jeu bien meilleur que celui d'un club de L2, et qui a prouvé que ce groupe a largement le potentiel pour terminer la saison sur le podium de son Championnat.

Le flop

Inconsistants face aux « petits »
Victorieux de Montpellier (2-1, 5e j.), Lens (1-0, 6e j.), puis Strasbourg (3-2, 15e j.), le FC Metz a su négocier ses grands rendez-vous du début de saison. Malheureusement pour l'équipe d'Yvon Pouliquen, face aux « petites » équipes de L2, le bilan est bien plus négatif. Une équipe qui cède face à Brest et Clermont, et qui partage les points à Reims, à Châteauroux ou à Nîmes a-t-elle réellement les capacités de jouer la montée ? Le problème est pourtant identifié. Pouliquen a remarqué un sérieux manque d'envie chez ses hommes lors de ces rencontres jugées faciles. Les deux derniers matches de l'année, face à Angers (0-1, 17e j.) et à Troyes (1-3, 18e j.), ont confirmé l'état d'esprit défaillant des Lorrains, qui ont également perdu à Créteil (National, 1-2, 7e tour) dès leur entrée en lice en Coupe de France.

Le joueur

Où est passé Babacar Gueye ?
Il y a deux ans, il avait été, avec son compère Papiss Cissé, le fer de lance de l'attaque messine. Meilleur buteur du club cette saison-là (16 buts), Babacar Gueye s'est depuis perdu en route. Auteur de six buts en L1 la saison dernière, il jouissait encore d'une petite cote auprès de son entraîneur. Mais, victime du système mis en place (un 4-3-3 avec une seule pointe) et de son inefficacité, l'attaquant sénégalais n'a pris part qu'à neuf rencontres de Championnat jusqu'à présent, pour un but inscrit. Au sein d'une attaque qui cherche son second souffle depuis deux mois, Gueye piaffe d'impatience, et pourrait se voir donner une nouvelle chance après la trêve. Il faudra pour cela qu'il fasse preuve de l'état d'esprit exemplaire recherché par Yvon Pouliquen depuis la baisse de forme de son équipe.

Et maintenant ?

Opération rachat
A la fin du mois de février, le FC Metz sera fixé sur les ambitions qu’il peut encore nourrir en Championnat. Il aura alors rencontré successivement Boulogne-sur-Mer (22e j.), Montpellier (23e j.) et Lens (24e j.), tous devant au classement. Mais pour que ces rencontres aient un réel enjeu, il faudra que les Messins rompent avec leurs mauvaises habitudes, et viennent notamment à bout d'Ajaccio (19e j.) et d'Amiens (21e j.), qui luttent pour le maintien. Des « petites » équipes qui pourraient bien donner de grands regrets au FC Metz en fin de parcours. Pouliquen et les siens devront également profiter du rayon de soleil de leur saison, en poursuivant leur aventure en Coupe de la Ligue (quart de finale face à Vannes, le 13 janvier).

12月21日

Metz : ça n'est pas encore la crise, mais ça y ressemble...

La petite phrase du jour : « Depuis le temps qu’on le dit…certains pensent « mercato », d’autres ont la tête qui enfle ou sont en vacance permanente et se voient trop beaux ! La plupart ne respectent pas le club !!! Marre de certains trous du cul qui me font devenir vulgaire !!!!»

(Quotidien l’Equipe) Metz manque de tout

Sixièmes, après leur défaite à Troyes (1-3), les Messins devront réagir pour continuer à croire à la montée.

DIFFICILE À CERNER depuis le début de la saison, entre belles performances et passages à vide, le potentiel messin l’est davantage depuis deux semaines et ce n’est pas très encourageant. Battu à domicile par Angers (0-1) puis à Troyes (1-3) avant-hier, le FC Metz est relégué à la sixième place de la Ligue 2, à un match de la mi-parcours. « C’est tellement médiocre que cela ne reflète pas la valeur de l’équipe, juge Carlo Molinari, le président du club à propos de ces deux rencontres. Sinon, cela voudrait dire qu’on ne peut pas jouer la montée. Mais l’équipe a donné des signes de qualité auparavant. On est dans une phase négative et je crois qu’on ne peut pas tomber plus bas. La trêve tombe à pic. » Quoi qu’il arrive demain, à Strasbourg, les Lorrains resteront à trois points du podium. Mais leur comportement actuel inquiète davantage que leur classement. Meilleure défense de L 2 avant de se rendre dans l’Aube, Metz y a affiché une passivité consternante. L’inefficacité de ses attaquants est chronique et sa capacité à faire le jeu trop intermittente. « Il nous manque de la combativité, de l’agressivité, retient aussi Julien François, l’un des seuls à surnager à Troyes. Il fallait aller au combat, on n’y a pas été. Et après, vu qu’on n’a pas un gros mental en ce moment, on met la tête sous l’eau. » Les deux victoires spectaculaires, à Lyon (3-1), en Coupe de la Ligue, et contre Strasbourg (3-2), se révèlent aujourd’hui des leurres, par rapport au niveau réel d’une équipe qui n’a remporté que deux matches lors des neuf dernières journées de Championnat. « C’est difficile de ne pas s’alarmer, lance François. Sur le papier, on est tous beaux, on a pas mal de choses derrière nous, mais cela ne suffit pas. La L 2 ce n’est pas un parcours de santé. » Sébastien Renouard avertit : « Il faut que chacun fasse le point pendant cette trêve et revienne avec une énorme envie de combler ces lacunes. »

Alors que l’effectif messin semblait armé pour monter, il se révèle aujourd’hui insuffisant, sauf au milieu sans doute. Au retour des vacances, le gardien suisse Germano Vailati, pas encore qualifié jusqu’à présent, devrait prendre place dans le but après un intermède insuffisant de Sissoko. « Si on veut se donner les moyens de monter, il faut qu’on trouve un buteur », indique aussi Molinari. Un renfort qui ne devrait pas être Nicolas Goussé. Inversement, Babacar Gueye, Cyril Chapuis et Laurent Agouazi pourraient quitter Metz.

Metz revient sur terre

Défense perméable, attaque dépressive… Sa cinquième défaite de la saison, concédée à Troyes, a surligné les carences, assurément trop nombreuses aujourd’hui, du prétendant messin à la montée.
Presque furtivement, le FC Metz, héros du 11 Novembre 2008, son jour de gloire à Lyon, a replongé dans les eaux visqueuses de l’anonymat. Où le voit-on aujourd’hui ? A la sixième place d’un championnat de Ligue 2 qu’il avait ouvert le 1er août en espérant y jouer les premiers rôles. Où le verra-t-on demain ? Effectivement, poser la question, c’est déjà y répondre.
Il y a peu, Metz pouvait encore porter l’habit d’un prétendant légitime à l’accession. Aujourd’hui, parvenu au stade la trêve accablé par un cinquième échec, concédé avant-hier à Troyes, le Grenat flotte dans son costume. Le constat est indéniable : en deux temps, trois défaites, Metz a perdu du poids. Et disons-le, une certaine crédibilité. Incapable de maîtriser Créteil, formation de National, en Coupe de France, il y a un mois jour pour jour, l’équipe d’Yvon Pouliquen a, depuis, enchaîné les contre-performances. De ses trois dernières sorties en championnat, elle n’a, en effet, ramené qu’un seul point, de Nîmes.
Le coup de gueule du président Molinari et le traitement musclé réservé par Yvon Pouliquen à ses joueurs dans les jours qui ont suivi la défaite contre Angers, le 5 décembre, n’ont pas eu l’effet escompté. Dans l’Aube, Metz a encore failli. D’erreurs défensives en manquements offensifs, il a laissé son adversaire mettre la main sur le jackpot en menant par deux buts d’écart à la pause. Dépourvu des éléments susceptibles d’organiser la rébellion, il s’est ensuite éteint, malgré le coup gagnant de Thibaut Bourgeois, nouveau venu chez les pros, après le troisième but troyen. Juste une illusion.
Le plus dur est devant
Le retour sur terre est douloureux. Il promet surtout un début d’année prochaine beaucoup plus compliqué que les acteurs du projet messin ne l’avaient sans doute imaginé. Pour ceux-ci, le plus dur ne fait peut-être que commencer.
A défaut de s’être mis à l’abri avant de toucher au repos hivernal, Yvon Pouliquen et les siens vont devoir s’habituer à cohabiter avec l’urgence du temps qui passe. Et avec la certitude d’avoir brûlé des jokers. Surtout, ils devront s’employer à démarrer 2009 sans flâner. Dans le cas contraire, des questions, latentes, pourraient bien faire leur apparition dans le ciel de Saint-Symphorien, appuyées par le parcours réalisé il y a deux ans sous la houlette de Francis De Taddeo.
Les deux semaines et demi de repos qui ont débuté au coup de sifflet final, vendredi à Troyes, ne seront assurément pas de trop pour permettre à Metz de retrouver ses esprits. Car s’il colle encore au trio de tête à cette heure, la physionomie de ses dernières prestations incite à penser que cela pourrait ne pas durer. Le temps n’est pas encore à l’urgence, mais entre elle et la simple inquiétude, la frontière est parfois friable.

Coup de trop

Silence ! Qui ne dit mot, ne consent pas forcément… L’exemple a encore la fraîcheur de l’emballage et porte le nom d’Yvon Pouliquen. Entraîneur d’un FC Metz à la dérive, ce dernier a fait un passage aussi furtif que remarqué, vendredi soir, dans la salle de presse du stade de l’Aube. Son propos, d’ordinaire plutôt généreux, est, cette fois, venu s’encastrer sur le mur de l’agacement. Au grand dam de certains représentants de la gente journaliste, le technicien s’est contenté d’une apparition de quelques secondes pour exprimer son amertume. Choix de communication comme un autre : passé de la technique du coup de gueule au mode silence, Yvon Pouliquen en a peut-être dit beaucoup plus qu’il ne l’aurait fait en usant d’une longue tirade. La cinquième défaite de sa troupe, celle de trop, lui est restée en travers de la gorge. Aveu bruyant de déception. Point, marre.

12月20日

A ce rythme-là, on en prend pour longtemps!Bravo aux Troyens...

La petite phrase du jour : « Pour Metz, à Troyes, c’était hier le début de l’hiver !!! Pour certains, c’était d’ailleurs le premier jour des vacances …et des manques ?»

(RL) dure soirée pour le FC Metz En concédant une deuxième défaite d’affilée hier soir à Troyes (3-1), le FC Metz et Thibault Bourgeois (photo) ont effectué une très mauvaise opération comptable avant la trêve. Les Grenats rétrogradent à la sixième place du classement de Ligue 2.

 

 

Les morsures de l’Aube

Metz voulait faire un truc à Troyes. Mais à l'approche des fêtes, il fallait jouer la carte bleue. Le père Noël est vraiment une ordure. Sous le sapin lorrain, on ne trouvera aucun point. L’équipe d’Yvon Pouliquen a subi une lourde défaite.

L’Estac avait bien préparé son banquet de fin d'année. Tout autour du stade, des animations de saison avaient été mises en place pour démarrer la soirée, de façon très conviviale, avant le coup d’envoi de la partie. Sur la pelouse, le festin fut à la hauteur des moyens déployés autour. Les locaux n’ont fait qu’une bouchée de Grenats qui n’ont pas réussi grand-chose de ce qu’ils ont généreusement entrepris au cours du match. La clé de la victoire des hommes de Batelli se situe quelque part entre le point de penalty et la ligne de but. Là où Buengo a trouvé Kebe à deux reprises lors du premier acte, tandis que les Grenats butaient sur Merville ou manquaient le cadre de l’autre côté du terrain.
Après quelques minutes de mise en route, Metz avait pourtant peu à peu apposé sa touche technique aux débats. Et Merville devait jouer les libéros pour empêcher Mendy, aligné à la  pointe de l’attaque messine, d’ouvrir la marque (11°). Puis le milieu de terrain messin gratifiait l’assistance d’un joli mouvement collectif au terme duquel Rocchi voyait sa frappe contrée (23°). La réponse adverse se révélait cinglante. En plein cœur de la surface, Buengo trouvait Kebe au second poteau, qui crucifiait Sissoko (1-0, 25°). Après que le gardien troyen ait une nouvelle fois joué les pompiers de service, en éteignant non sans risque les velléités de Renouard (36°), on retrouvait le même duo à l’ouvrage pour un but similaire (2-0, 37°). Un véritable coup de massue.
Il est impossible reprocher aux Grenats d’avoir abandonné l’espoir d’un retour au score. Car ils eurent par la suite suffisamment d’occasions pour revenir à hauteur de Troyes. Rien qu’avant le repos, on peut en dénombrer… trois : une tête de Renouard non cadrée (41°), une reprise manquée de Mendy (45°) et une nouvelle tentative de Renouard depuis le côté droit (45°+1). Mais l’efficacité était nettement du côté des Aubois. La preuve avec le troisième but de la soirée, marqué juste après la reprise par Buengo d’une frappe puissante (3-0, 49°).
Ce grand écart s’accentua même dans la dernière demi-heure. Tout juste entré en jeu, Cissé, idéalement servi par Rocchi, manqua le cadre (60°); et Bourgeois trouva Merville sur sa route (62°). Le jeune espoir mosellan vivait sa première en Ligue 2. Il est seul aujourd'hui à avoir quelque chose à fêter puisque sa seconde tentative termina au fond (3-1, 72°). Alors qu'on croyait les siens maudits, la transversale ayant repoussé une nouvelle tentative de Cissé, il était au bon endroit pour sauver l'honneur. Un but, malgré tout, cela parait bien maigre au regard des efforts consentis et des occasions de marquer… Metz quitte 2008 par la petite porte, espérons que 2009 lui sourira davantage !

(Quotidien l’Equipe) Troyes 3 Metz 1  16 643 spectateurs. Arbitre : M. Castro. Buts. - TROYES: Y.Kébé (25e, 37e), Buengo(49e) ; METZ : Bourgeois (71e). Avertissements.– Troyes : Baudry (79e), Obbadi (85e) ; Metz : Vivian (16e), Barbosa (38e), Brégerie (51e), Strasser (68e), François (79e).

TROYES : Merville - Marester, Drouin (Baudry, 44e), A. Guillaume (cap.), I. Faye - Lesoimier( Beauvue,86e), Faussurier,Obbadi, Enza-Yamissi- Y.Kébé (Guidileye,74e), Buengo. Entraîneur : L. Batelli.

METZ : Ou. Sissoko - Brégerie, Vivian (cap.), Strasser (C. Gueye, 76e), L. Delgado – François - Renouard, Johansen (P. Cissé, 57e), Rocchi, Barbosa - V. Mendy (Bourgeois, 57e). Entraîneur : Y. Pouliquen.

BATTU À DOMICILE par Angers (0-1) lors de la dernière journée, Metz a sombré hier, plombé par une défense très passive, au milieu de laquelle Buengo et Kébé se sont promenés. Le premier donnait deux buts au second (25e, 37e), qui devenait passeur pour son compère (49e). Metz n’a pris que quatre points lors des cinq derniers matches et doit sérieusement s’interroger sur sa capacité à revenir sur le trio de tête. Ses attaquants ont manqué de  réalisme, que ce soit Mendy, Renouard ou Cissé, jusqu’à la réduction du score par Bourgeois (19 ans), pour sa première apparition, après une reprise de Cissé sur la barre (71e). Troyes, qui a perdu un seul match depuis fin septembre, se rapproche de la tête et aura sans doute un rôle à jouer après la trêve, vu les séquences que les Aubois ont été capables de produire.

L’HOMME CLÉ : BUENGO (Troyes)

Kébé a réussi un doublé mais, les deux fois, grâce à un travail remarquable de Titi Buengo, notamment sur le deuxième but où l’international angolais a effacé Vivian avec facilité. Sur le troisième, il s’est joué de la défense centrale messine grâce à une feinte et un dribble avant de marquer.

Ludovic BATELLI (entraîneur de Troyes) : « On a été d’une efficacité monstrueuse. J’ai plein de petits regrets mais ce qui l’emporte c’est un sentiment de fierté et de satisfaction. On a pris un peu de retard mais on va lancer la course-poursuite. »

Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « On ne peut pas gagner en étant aussi mauvais sur le plan défensif et aussi inefficace sur le plan offensif. Ça se résume à ça. Merci. (Il tourne les talons et s’en va). »

12月19日

Une raison grenat, deux buts messins, trois points : une nécessité avant la trève bienvenue...

La petite phrase du jour : « Les vacances, c’est après le match, hein ! »

(Quotidien l’Equipe) Troyes-Metz 20h 30 Stade de l’Aube. En direct sur Ligue 2 Multicanaux. Arbitre : M. Castro.

TROYES : Merville – Marester, Drouin, Guillaume (cap.), Ib. Faye – Guidilleye, Faussurier, Beauvue, Obbadi – Y. Kébé, Buengo. Remplaçants :Westberg (g.), Enza-Yamissi, Ib. Bangoura, Baudry, Lesoimier. Entraîneur : L. Batelli.

METZ : Ou. Sissoko – Brégerie, Vivian (cap.), Strasser, Delgado – Barbosa, Johansen ou Rocchi, Cardy – Renouard, V. Mendy, P. Cissé.Remplaçants :R. Ruffier (g.), Ch. Gueye, Chrysostome ou Diagne, Bourgeois ou François, Rocchi ou Johansen. Entraîneur : Y. Pouliquen.

LES TROYENS n’ont plus le choix : s’ils veulent garder un espoir de se mêler à la lutte pour l’accession, ils doivent vaincre. Car, même s’ils n’ont connu qu’une seule fois la défaite (1-3 à Montpellier) en dix rencontres, les hommes de Batelli peinent à s’extirper du ventre mou du classement, plombés par trop de nuls. Hormis Buengo, les attaquants ont du mal à trouver le chemin des filets. L’entraîneur a donc insisté auprès des hommes qui composent sa ligne offensive pour qu’ils haussent d’un cran leur niveau de jeu.

Les Messins, eux, se doivent une revanche après leur piteuse défaite devant Angers il y a deux semaines (0-1). « L’engagement est ce qui nous a manqué le plus sur les derniers matches », regrettait Yvon Pouliquen, qui a recadré ses troupes ces quinze derniers jours. « Le groupe a bien travaillé, avec application, détermination. Cela s’est traduit par des jeux plus disputés, parfois à la limite. Si nous sommes capables de reproduire cela en match, nous pouvons espérer un résultat positif à Troyes. » Les Lorrains en ont besoin pour rester au contact avec le podium, les joueurs évoquant clairement l’accession alors que leur entraîneur n’évoque que le premier tiers du classement.

(RL) Football ligue 2 Rocchi : «Au pied du mur, on répond présent»

Salvatrice à bien des égards, la trêve improvisée ces dix derniers jours en Ligue 2 aurait permis au FC Metz de se refaire une santé : «Morale et psychique», de l’aveu de Romain Rocchi.

Yvon Pouliquen, au lendemain du faux pas contre Angers (0-1), promettait une semaine d’entraînement musclée. Ce fut le cas ? «Il n’a pas menti ! Ces derniers jours à l’entraînement, on a retrouvé l’intensité palpable en match. De l’agressivité également, parfois même à la limite. C’est toujours intéressant de préparer une rencontre avec un tel degré d’investissement, car demain (ce soir) contre Troyes, on s’attend à un duel, à un vrai combat.»

Vous employer le terme "retrouver". Est-ce à dire que cet engagement manquait à la Plaine de Jeux ces dernières semaines ? «Peut-être, oui. Peut-être aussi que notre bon début de saison en championnat, conjugué à notre victoire à Lyon en Coupe, a joué dans les esprits. L’enchaînement des matches se révèle usant. Ce trou dans le calendrier de la Ligue 2 est donc tombé au bon moment pour nous. Après la défaite d’Angers, l’entraîneur nous a laissé deux jours et demi pour nous oxygéner. J’ai vraiment senti le groupe concerné à la reprise. On avait besoin de retrouver de la fraîcheur physique et psychologique.»

«En vacances l’esprit libre»

Avec le recul, comment analyseriez-vous le "non-match" réalisé contre les Angevins ? «A vrai dire, je crois que notre première mi-temps a été de bonne facture. Malheureusement, on prend le but au plus mauvais moment et ensuite, c’est vrai, on a été incapable de réagir, de forcer le verrou angevin. Cela traduit surtout le manque de fraîcheur qui nous habitait. Novembre est un mois très difficile, la température tombe, les terrains deviennent gras… Plusieurs équipes connaissent des contre-performances à cette période de l’année, et non des moindres comme Lens, Strasbourg ou encore Boulogne. Et il ne faut pas occulter la qualité d’Angers, une belle formation, très disciplinée tactiquement et qui restait sur neuf succès de rang.»
L’occasion était belle d’accéder sur le podium. De l’extérieur, on a l’impression que le FC Metz peine à chaque fois qu’il se trouve à un tournant… «Les faits le prouvent : lorsque nous sommes au pied du mur, on répond présent. Par contre, on ne parvient pas à sauter ce mur. Mais cela viendra…»
Vous sentez-vous au pied du mur avant ce déplacement à Troyes ? «Absolument. Il faut prendre les trois points avant la trêve hivernale. Ne serait-ce que pour partir en vacances l’esprit libre… On s’est fixé un objectif minimum de quatre points sur les deux dernières rencontres de la phase aller, sachant que nous allons recevoir Ajaccio en janvier.»
Quel regard portez-vous sur cette équipe de l’Aube, candidate à l’accession en début de championnat ? «Elle revient fort après un mauvais début de saison. De nombreux joueurs, blessés, réintègrent progressivement cette formation. Je pense notamment à Titi Buengo, à Betiole ou encore à Fio (Fabrice Fiorèse), qui apportent une vraie plus-value. C’est une équipe joueuse, ce qui nous convient bien. Il faudra profiter des espaces, que nous affectionnons, pour nous projeter rapidement vers l’avant.»
Le mal se révèle plus profond lorsqu’il est question de faire le jeu, non ? «Sans doute. Tactiquement, nous cherchons des solutions. Mais je suis sûr que lorsque nos attaquants retrouveront de l’efficacité, et donc de la confiance, notre qualité technique s’en ressentira.»

 Le match Metz attendu au tournant

Metz ne s’est plus imposé à l’extérieur depuis le 27 septembre. Le dernier rendez-vous de l’année, à Troyes, lui donne une occasion de rectifier le tir. Mais en est-il capable ?

Le contexte. Le FC Metz a déçu. Son public, qui espérait un sursaut d’orgueil après la déconvenue de Créteil, formation de National, en Coupe de France. Son entraîneur, aussi, qui n’en attendait pas moins à l’occasion de la venue d’Angers, la semaine suivante… Au lieu de cela, les 9 121 spectateurs réunis à Saint-Symphorien ont été les témoins privilégiés de la deuxième défaite à domicile des Grenats. C’était il y a quinze jours. Depuis, sous le ciel de Saint-Symphorien, Yvon Pouliquen dit avoir décelé «la concentration, la détermination » qui avaient fait défaut lors des deux dernières sorties de son équipe. Reste cette question, rébarbative : de retour sur le terrain pratique, aujourd’hui à Troyes, Metz montrera-t-il le caractère nécessaire pour se débarrasser de l’ombre faiblarde et inquiétante qui l’a récemment empêché de s’immiscer dans le trio de tête du championnat ? L’entraîneur préfère y croire : «Si nous sommes capables de reproduire ce que j’ai vu ces derniers temps, on peut espérer quelque chose ». Sinon ?

L’enjeu. Cinquième, à cinq longueurs du leader strasbourgeois, Metz peut à nouveau s’introduire dans le wagon des prétendants potentiels à la Ligue 1. La perspective est alléchante, mais à l’heure de refermer l’année 2008, Yvon Pouliquen, lui, préfère s’attarder sur la manière qui accompagnera l’ultime prestation des siens avant la trêve. «Si la manière est au rendez-vous, neuf fois sur dix le résultat suit.» Il n’empêche : la nature de l’adversaire ­ qui ne cache pas que l’issue de la confrontation donnera le ton de sa deuxième partie de saison ­ et l’état d’avancement du calendrier donnent à cette dix-septième journée une allure de mini-tournant. Metz, qui a récemment laissé Boulogne-sur-Mer lui ravir la première place du classement des performances à l’extérieur, se doit de réagir. Yvon Pouliquen le conçoit d’ailleurs à demi-mot à travers cet aveu : «Nous sommes sans doute moins redoutés que nous l’étions il y a quelque temps». Une correction s’impose, donc… face à un adversaire qui n’a perdu qu’une seule de ses douze dernières rencontres.
Les acteurs. «Ce n’est pas tant le schéma qui importe, mais plutôt l’animation que nous mettons dans le jeu.» Introduit avec succès à Lyon, le 11 novembre, en Coupe de la Ligue, le 4-3-3 messin pourrait laisser place au 4-4-2 utilisé jusque-là. La formule s’accompagnera de quelques réajustements, en défense notamment, où Matheus Vivian fera son retour dans l’axe, et où Romain Brégerie devrait être préféré à Cheikh Gueye, auteur d’une prestation décevante sur son côté droit, face à Angers. Au milieu de terrain, Cédric Barbosa pourrait retrouver son habit de titulaire. Devant, tout porte à croire que le duo Renouard - Mendy tient la corde. Ce qui n’est plus le cas de Babacar Gueye : comme Laurent Agouazi, l’attaquant sénégalais ne figure pas dans le groupe qui a pris le chemin de Troyes hier midi. Pour eux, la fin, de l’année, a déjà sonné.

(Site officiel FC Metz) Quitter 2008 en beauté

Les Grenats se rendent à Troyes vendredi juste avant la trêve hivernale. Compte-tenu de leurs résultats récents, ils savent qu’ils ne doivent pas se manquer. Le rendez-vous a été préparé avec beaucoup d’ardeur.

Éliminé de la Coupe de France, le FC Metz en termine avec deux semaines sans compétition. Un laps de temps suffisant pour préparer au mieux sa dernière sortie de l’année. Après la défaite enregistrée contre Angers, il fallait remettre les pendules à l’heure. Les séances ont donc été animées, sous l’impulsion d’un Yvon Pouliquen plus autoritaire qu’à l’accoutumée. « Si les joueurs reproduisent vendredi ce qu’ils ont pu faire à l’entraînement, explique ce dernier, j’ai de quoi être résolument confiant. L’équipe a beaucoup travaillé pendant quinze jours, l’application et la concentration étaient au rendez-vous. Cela s’est ressenti dans les jeux, qui ont été indécis, parfois même à la limite de l’engagement. » Les Grenats ont fait le plein de combativité. Il en faudra pour faire un résultat au Stade de l’Aube et enrayer une mauvaise série à l’extérieur.
C’est à Dijon, lors de la 8ème journée, que Metz a fait honneur à son statut de meilleur voyageur pour la dernière fois. Depuis, cette image flatteuse s’est considérablement ternie. La faute à une fâcheuse série : aucune victoire en quatre sorties. Pour y mettre un terme, leur coach ne jure que par la manière : « Le résultat, c’est pour l’entraîneur ! Et la manière, pour les joueurs. L’équipe est capable de faire de très bonnes prestations, elle l’a démontrée. Lorsque tout le monde y est, il ne peut rien nous arriver. Quelque soit l’adversaire… » Troyes n’est pas n’importe qui. Décevant en début de saison, les Aubois s’est largement repris par la suite. Depuis leur défaite à Saint-Symphorien en Coupe de la Ligue (3-1), ils n’ont été battus que par Montpellier en douze matches, toutes compétitions confondues.
Avec le retour de Matheus Vivian, Yvon Pouliquen dispose d’une option supplémentaire pour composer sa défense centrale. Le Brésilien, touché au dos, n’a pas joué depuis un mois. Mais il pourrait effectuer sa rentrée dans le onze de départ. Bien malin qui devinera, par contre, la composition de l’attaque messine, sujette aux remises en question. Le trident Renouard – Cissé – Mendy s’est pris les pieds dans le tapis face à Angers. Mais il est aussi celui qui a dynamité l’Olympique Lyonnais et le Racing Club de Strasbourg. En appelant Thibault Bourgeois à le rejoindre, le coach messin ajoute une corde à son arc. Particulièrement en vue avec les 18 ans dimanche dernier, le jeune espoir grenat présente un profil de finisseur intéressant par les temps qui courent. Pour offrir un joli cadeau de noël à leurs supporters, les Messins doivent marquer des buts !

Le groupe pour Troyes –Metz

Les joueurs messins ont pris la direction de Troyes jeudi en début d'après-midi. Voici les dix-huit joueurs concernés par ce déplacement dans l’Aube.
Gardiens : Sissoko, Ruffier
Défenseurs : Strasser, Chrysostome, Delgado, C. Gueye, Brégerie, Vivian, Fallou
Milieux : Johansen, Barbosa, Cardy, Rocchi, François
Attaquants : Cissé, Mendy, Renouard, Bourgeois
Touché à la cheville, Vincent Bessat est forfait. Guillaume Rippert est quant à lui suspendu.

Troyes - Metz, 18ème journée de Ligue 2
Stade de l'Aube, vendredi 19 décembre à 20h30
Arbitre : Alexandre Castro

 Gambardella : Metz ira à Epinal

Les 18 ans du FC Metz sont tombés sur le SAS Epinal pour leur entrée en lice de la Coupe Gambardella

 (Hebdomadaire La semaine) Interview de Bernard Serin

 Metz, Bernard Serin : « le nouveau stade? Il faut se lancer»
On le voit peu, on l'entend encore moins. Mais c'est une position qui lui convient. L'image du club, c'est
Carlo Molinari. Bernard Serin œuvre en coulisses pour donner un nouvel élan au FC Metz. Cela passe
par une remontée puis un maintien durable en Ligue l et par un nouveau stade. Entre une réunion
du comité exécutif, un déplacement au Luxembourg, cet homme pressé fait son bilan après six mois
passés dans ses nouvelles fonctions.
Vous êtes actionnaire majoritaire du club depuis 6 mois. Ca va ?« Je suis satisfait de la manière dont cela fonctionne. Beaucoup de progrès ont été faits et la structure du club a évolué. La direction financière, la gestion de l'effectif sportif sont clairement définies. Le fait d'internaliser la fonction commerciale est un progrès indéniable. Ce sont des
avancées que ne voit pas le grand public mais qui permettent au club d'évoluer sur la voie de la structuration d'une entreprise de 150 salariés ».
Quand vous avez pris vos fonctions, vous souhaitiez que les responsabilités
de chacun soient clairement définies, est-ce le cas ?

Oui. Et c'est toujours mieux quand l'ensemble du club joue la même partition."
Et sur le plan sportif, quelles sont vos impressions ?
« Nous avons commencé la saison sur un rythme acceptable avec une moyenne de 2 points par match pour les dix premiers. Depuis 7 rencontres,
nous sommes à peine à plus de 1 point, ce qui est insuffisant. Nous avons mangé toutes nos sécurités. Plus la saison avance, plus ça devient compliqué. Maintenant, il faut que ça change, nous devons retrouver au plus vite le rythme de la montée. D'où l'importance du prochain match à Troyes. Nous y aurons toutes nos armes. Aucun blessé si ce n'est Christophe Marichez.»
Allez-vous parler aux joueurs comme Carlo Molinari a l'habitude de le faire ?« Je l'ai fait pas plus tard que ce matin (lundi 15 décembre), juste avant l'entraînement. Je leur ai rappelé l'importance des deux ou trois prochains rendez-vous pour la suite de la saison. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire un séjour de longue durée en Ligue-2. Notre objectif est la remontée en ligue 1, de s'y maintenir et pas à n'importe quelle place: dans le premier tiers du championnat.»
Cela paraît trop ambitieux peut-être!
« Sur le nombre de matches joués depuis 1932 en première division, nous sommes classés à la troisième place, notre centre de formation est le troisième meilleur de France. Nous avons le cinquième meilleur potentiel économique en mêlant la Moselle, le nord de la Meurthe et Moselle et le Grand Duché: notre place est en première division. JI y a donc urgence à remonter et à se stabiliser. Nous devons être en Ligue 1 l'année prochaine. Il n'y pas d'autres objectifs acceptables.»
Cela passe aussi par des moyens?
 Le budget du FC Metz en Ligue l était jusqu'à présent de 23 à 25 millions euros. A l'avenir, il devra se situer à hauteur de 40 millions. Le classement joue un rôle par rapport aux droits télévisuels et aux recettes marketing. Actuellement, elles progressent mais sont limitées par la capacité d'accueil du stade Saint-Symphorien.»
Où en sont les discussions pour le nouveau stade?
 Elles se déroulent comme nous l'avions prévu. Nous sommes la seule capitale régionale à ne pas disposer d'un stade. La rénovation de Saint-Symphorien est une option, la construction d'un nouveau stade en est une .meilleure. C’est un sujet qui est davantage économique que sportif. Et sur ce plan, des études ont montré qu'un nouveau stade pourrait être moins cher que la rénovation de Saint -Symphorien. Les fonds privés sont plus intéressés par les activités annexes d'un nouveau stade»
Comment se passe la répartition des tâches avec Carlo Molinari ?
« Le président est là avec son expérience irremplaçable. Il tient toute sa place. Moi, j'essaye d'impulser des choses dans le domaine extra sportif comme le projet de stade par exemple.»
Une idée des délais? « Si nous voulons être candidat à l'Euro 2016, il faut que le stade soit terminé en juillet 2014, nous n'avons donc pas une minute à perdre pour prendre la décision. Aujourd'hui, il faut se lancer ».

12月18日

C'est quand, Noël pour le FC Metz ?

La petite phrase du jour : « La course aux Troyes points, avant les -éventuelles- courses aux soldes ! »

(Quotidien l’Equipe) KASTENDEUCH PRÉSIDENT MULTISPORT. – L’ancien joueur messin Sylvain Kastendeuch, coprésident du syndicat des joueurs professionnels (UNFP), a été élu, pour deux ans, président de la FNASS (Fédération nationale des associations et des syndicats sportifs). Cette dernière regroupe le football, le hand, le rugby, le cyclisme, le basket, l’athlétisme et peut-être bientôt le volley.

(RL) Troyes sur le remonte-pente

Un championnat serré et une embellie appréciable de leurs résultats permettent aux Troyens d’espérer accrocher le bon wagon. Le point avant la venue de Metz, dernier rendez-vous de l’année 2008.

Le contexte.
A la différence de leur adversaire messin, les Troyens n’étaient pas au repos, le week-end dernier : ils sont toujours en lice en Coupe de France. Vainqueurs poussifs de Saint-Priest au septième tour puis de Beauvais au huitième, ils se rendront à Louhans-Cuiseaux, pour démarrer l’année 2009. En attendant, la venue de Metz est considérée comme une occasion en or de réaffirmer des ambitions nouvelles sur le front de la Ligue 2. «Notre position s’est améliorée lorsque nous avons battu Reims, mais nous pouvons encore la bonifier », estime Ludovic Batelli. Puisque son équipe n’a pu que partager les points à Dijon début décembre malgré une prestation de bonne facture, l’entraîneur troyen mise sur une victoire contre Metz. «Notre qualification pour les 32es de finale de la Coupe de France était importante à double titre, affirme-t-il. D’abord pour rester sur une bonne série. Ensuite parce qu’elle permet de bien préparer la venue de Metz, avec encore un petit peu plus de confiance.» L’avertissement. Face à Beauvais, pensionnaire de National, Troyes s’est imposé (3 buts à 1) en ayant été mené au score, et en ayant souffert en fin de première mi-temps. Pour rivaliser avec Metz, Ludovic Batelli a donc établi un premier impératif : «Ne pas réitérer notre trou de vingt minutes.» En cette fin d’année chargée, Batelli se dit confiant dans la préparation de son équipe : «Nous avons beaucoup travaillé en amont pour atteindre ce niveau physique, et nous avons aussi moins de blessures à déplorer. Désormais, nous avons allégé le nombre de séances, une par jour, mais avec toujours autant d’intensité.»
L’objectif.
Une victoire demain soir face à Metz ramènerait l’Estac à trois points de son dernier adversaire de l’année. Car, même si au classement les Troyens pointent à la dixième place, la situation serrée dans la première partie de tableau autorise quelques espoirs pour la deuxième moitié du parcours. Ludovic Batelli ne cache pas l’objectif de son équipe, susceptible de refaire surface aux premières loges après avoir stagné autour de la treizième place en septembre et octobre : «Nous devons comprendre qu’en cas de victoire, nous nous placerons en vue d’une deuxième partie de saison très intéressante, y compris en Coupe de France, car nous ne négligerons aucune des deux compétitions.»
Le précédent.
Les Troyens ont coutume d’affirmer qu’ils ont touché le fond, cette saison, à Metz, fin septembre, en Coupe de la Ligue (3-1). Depuis, ils ont enchaîné douze matches, toutes compétitions confondues, ne s’inclinant qu’une fois (à Montpellier, lors de quinzième journée de championnat), pour un total de six victoires et cinq matches nuls. Les Messins ne doivent donc pas s’attendre à retrouver, face à eux, la même équipe que trois mois plus tôt.
La fête.
Dix mille invitations ont été lancées dans différents établissements scolaires de Troyes et des environs.
Le but :remplir au maximum un stade aux allures festives pour cette dernière de l’année. Pour la venue de Metz, l’Estac organise en effet son traditionnel Noël en bleu et blanc. Autour du stade, seront par exemple installés un mur d’escalade, une piste de ski de fond, une aire de lancer de boules de neige ! Précision : s’il pleuvait hier sur Troyes, la qualité de la pelouse et le redoux annoncé jusqu’à vendredi ne font pas planer de menace sur la tenue de la rencontre.
L’absent.
Vedette du recrutement estival troyen, Fabrice Fiorèse ne sera pas de la partie contre Metz : l’ancien attaquant parisien et marseillais se remet d’une rupture partielle du tendon rotulien, sa troisième blessure en cinq mois. L’attaque troyenne s’en remettra à son meilleur réalisateur, Titi Buengo.

Philippe : «J’ai fait le bon choix»

Nommé responsable de la cellule de recrutement du FC Metz en juillet dernier, Didier Philippe se démène en coulisses pour dénicher les joueurs messins de demain. Découverte d’un travailleur de l’ombre.

Didier Philippe, vous avez débuté votre carrière de joueur à Sarreguemines avant de rejoindre le centre de formation de Sochaux. Quel a été ensuite votre parcours ? «A dix-sept ans, alors que j’effectué mon apprentissage au centre de formation sochalien en compagnie de joueurs tels que Stopyra,  Anziani ou Rousset, le FC Sarrebruck m’a proposé un contrat pro. J’ai sauté sur l’occasion d’autant que je me rapprochais de ma famille après de longues années de séparation. De plus, j’estimais avoir le profil d’un attaquant capable de s’imposer dans le football allemand. D’ailleurs, Kaiserslautern s’est intéressé à moi, mais comme je n’avais pas encore effectué mon service militaire, j’ai été contraint de regagner la France et l’AS Nancy-Lorraine en l’occurrence. J’ai ensuite porté les couleurs de Laval, Sedan, Martigues et Toulon avant de prendre place sur le banc, ce à quoi j’aspirais depuis tout jeune.»
Pourquoi avoir alors tourné le dos à votre carrière d’entraîneur au profit de la panoplie de superviseur-recruteur que vous aviez d’ailleurs déjà enfilé la saison dernière au FC Sarrebruck ? «A mes yeux, il n’y a pas de réelle différence entre les deux fonctions. Le fait d’être un ancien joueur professionnel et d’avoir été entraîneur me permet de porter un regard, que j’estime avisé, sur le jeu, le sens collectif d’une équipe, la place d’un joueur dans tel ou tel schéma tactique et non pas de m’ébahir simplement sur deux ou trois dribbles réussis…»
Pourquoi le FC Metz ? «A l’intersaison, trois opportunités se sont offertes à moi, dont une piste très chaude du côté de Duisburg où l’on me proposait de devenir l’adjoint de Rudi Bommer. Par ailleurs, les clubs d’Hoffenheim et de Metz se sont manifestés afin que je rejoigne leur cellule de recrutement. Après avoir rencontré Joël Muller (le directeur sportif messin), j’ai rapidement accepté l’offre du FC Metz. La perspective d’intégrer le club phare de ma région d’origine était séduisante, mais c’est surtout le fait de pouvoir travailler avec les grands professionnels que sont Joël Muller, Christian Mattiello, Philippe Gaillot et Yvon Pouliquen, que je connais bien pour avoir évolué à ses côtés (à Laval de 1987 à 1989), qui m’a définitivement convaincu. Je savais où je mettais les pieds. Et après six mois de collaboration, je sais que j’ai fait le bon choix… Les échanges sont quasi-quotidiens et même si la décision finale concernant une éventuelle recrue revient évidemment au président et à l’entraîneur, je ne suis pas laissé de côté. Il faut que je me mouille un peu, que je propose des noms et des profils…»
A quoi ressemble une semaine type de Didier Philippe ? «Généralement, j’assiste à trois ou quatre matches, en France ou à l’étranger. Pour chaque rencontre, je rédige ensuite un rapport et rentre les informations concernant le profil de joueurs susceptibles de nous intéresser dans un logiciel prévu à cet effet. Il reste ainsi une trace de joueurs dont nous pourrions avoir besoin dans une ou deux saisons. Je visionne également de nombreuses vidéos, participe aux différentes réunions techniques avec le staff et discute avec les entraîneurs, notamment Christian Mattiello, de nos futurs adversaires. Je dois également organiser les plannings de nos scouts régionaux, un vaste réseau composé principalement d’anciens joueurs qui assistent à des matches et nous offrent ainsi de nouvelles pistes.»
Vous reste-t-il un peu de temps pour assister aux prestations du FC Metz ? «C’est absolument nécessaire. Comment voulez-vous savoir quel type de joueur correspond aux attentes du staff technique si vous ne connaissez pas la valeur et les caractéristiques des éléments actuellement sous contrat, ni la façon de jouer de votre propre équipe ?»

 Le bilan des 16 ans

Premiers de leur poule avec deux points d’avance sur Troyes, les 16 ans de Jean-Robert Faucher peuvent être satisfaits. Mais leur entraîneur ne s’y trompe pas, ils vont devoir assumer leur nouveau statut.

Les chiffres
En 13 rencontres de championnat, les jeunes Messins ont enregistré 10 victoires, 1 nul et 2 défaites. Ils ont inscrit 31 buts et en ont encaissé 10. Ceci fait d’eux la seconde meilleure défense du groupe et la meilleure attaque. Une statistique paradoxale puisque le groupe a souvent subi un manque d’attaquants. N’Gatcha est actuellement blessé, Baada n’est plus au club et N’Gbakoto rejoint très régulièrement les 18 ans. « Pour compenser, explique Faucher, j’ai demandé aux latéraux de participer davantage aux phases offensives. Ainsi, nous parvenons à combler le manque. En revanche, nous prenons un peu plus de buts. C’est une nouveauté pour moi, qui avait plutôt l’habitude de former la meilleure défense. » Cette fois, les arrières sont très offensifs. 55% des buts messins ont été marqués sur des coups de pieds arrêtés. Bernardelli (3 réalisations, photo) et Mielczareck (2) se montrant particulièrement à leur avantage à la réception.

Les joueurs

Depuis le coup d’envoi de la saison, 29 rencontres (16 amicales, 13 dans le cadre du championnat) ont été disputées par le groupe ‘16 ans’. Jean-Robert Faucher a aligné au cours de ces matches pas moins de 28 éléments. « C’est la première année que le groupe est aussi homogène, commente-t-il. Les ‘92’ et ‘93’* sont d’un niveau assez proche. Cela m’a amené à faire tourner plus qu’à l’accoutumée. Il n’était parfois pas simple pour moi de composer l’équipe. Je n’ai pas de joueur possédant un talent nettement au dessus du lot mais je remarque par contre qu’ils sont de véritables compétiteurs. Nous avons souvent été dans la souffrance et plusieurs fois, nous nous en sommes sortis grâce à cela. » Les joueurs les plus utilisés se nomment Martin (24 matches), Cesal et Sosso M’Bia (22) ou encore Bernardelli (21).


Les systèmes
Au cours de premiers mois de compétition, Jean-Robert Faucher a varié les systèmes de jeu en s’appuyant sur une base de quatre défenseurs. « C’est la meilleure façon de gérer la largeur, écarter le jeu est plus facile. Après, au milieu de terrain, la géométrie est variable, selon qu’on joue à deux ou trois attaquants. Pour la culture des garçons, c’est une bonne chose de les initier à différentes façons de faire. Mais cela reste secondaire à cet âge. En 18 ans, ils approfondiront le domaine tactique. »
Le programme
Quinze jours de vacances ont été accordés aux joueurs. « Mais ils suivront un programme afin de s’entretenir », précise Faucher. Juste avant le départ, chacun des garçons passe un entretien individuel d’une demi-heure avec l’entraîneur. Un moment que ces adolescents apprécient de manière générale. Leur coach l’aborde toujours de la même façon : « Je débute la discussion par un bilan chiffré. Je donne au joueur le pourcentage de séances auxquelles il a participé, on temps de ‘charge’ totale (temps de jeu, entraînements et matches compris). Ensuite, j’en viens aux faits : combien a-t-il marqué de buts, si c’est un attaquant, par exemple. A-t-il fait une série de matches, si c’est un défenseur. Puis, j’ai pour chacun des éléments positifs et négatifs à donner. » L’entretien se termine par un parallèle avec les résultats scolaires, et une projection sur les mois à venir. « On détermine ensemble comment nous allons procéder pour que le joueur gomme ses défauts », indique Faucher.
Objectifs collectifs
Maintenant qu’il est installé dans le fauteuil de leader, le FC Metz a un statut à justifier. « Au sein du groupe, précise le coach, une équipe évolue à mon avis clairement en dessous de sa valeur. Il s’agit de Strasbourg, qui possède des éléments de grande valeur. Ensuite, Troyes, qui nous talonne, est une excellente équipe de contres. Nous aurons certainement du mal encore une fois contre eux. » L’ESTAC est, avec Torcy, la seule équipe à avoir battu Metz. Dès la reprise, Jean-Robert Faucher convoquera ses garçons pour une réunion collective. Il s’agira cette fois de fixer les objectifs collectifs. « Nous sommes des leaders de fortune, conclut-il. Il va falloir répondre car nous aurons l’étiquette du premier du groupe. Cela ne doit pas devenir une charge. C’est notre défi sur les mois à venir… »
* Dans le jargon de la formation, les éducateurs parlent régulièrement de leurs joueurs en fonction de l’année de naissance. Ici, les joueurs nés en 1992 et 1993.

12月17日

A Metz, on fait jouer les attaquants au milieu : étonnons-nous des difficultés à marquer!!

La petite phrase du jour : « Avec les milieux  qu’on a, est-ce normal que les attaquants doivent combler les vides derrières ? Ils y laissent des forces !!!!Alors, jouez plus haut, messieurs, n’en déplaise aux adeptes du jeu défensif ! »

Se mettre minable

Régulièrement aligné sur le front de l’attaque messine, Victor Mendy n’en est pas le meilleur réalisateur mais un dynamiteur précieux. Le Sénégalais regrette pourtant son manque d’efficacité, auquel il souhaite remédier rapidement.

Victor, tout d’abord, comment s’est passée la séance d’entraînement du jour ?
Victor Mendy : « Elle a été musclée, comme depuis quelques temps ! Après le match d’Angers, le coach nous a mis la pression. Il a commencé à participer aux jeux, à nous ‘pourrir’ un peu. Chacun s’est remis en question et on a senti la différence très rapidement. Ces dernières semaines, le collectif s’était un peu désuni. Nous retrouvons un état d’esprit de conquérants. Même si les contacts sont rudes, ça ne me pose pas de problème tant que c’est sain et que personne ne cherche à blesser l’autre pour gagner sa place. Finalement, bien que nous aurions préféré jouer le week-end dernier, cette relaxe n’est peut-être pas une mauvaise chose. Nous avons eu le temps de nous remettre en cause. »
Les attaquants sont de nouveaux montrés du doigt après la défaite contre Angers, comment vivez-vous cela ?
V.M. : « On est mal, forcément, quand l’efficacité n’est pas au rendez-vous. D’autant que nous avons de bonnes situations, ne pas les convertir est très frustrant. Nous sommes un peu dans la même situation qu’en début de saison. J’espère que l’équipe parviendra vite à mettre un terme à tout cela. C’est par le travail et l’engagement de tous les joueurs que nous y parviendrons. »
Sur le plan personnel, quel bilan faites-vous de votre première partie de championnat ?
V.M. : « J’en suis plus ou moins heureux. Sur le plan du temps de jeu, je n’ai pas à me plaindre. Mais par rapport à mon efficacité, je ne peux pas être satisfait. Je ne vais pas me relâcher car je n’ai pas spécialement envie de me retrouver sur le banc de touche. Chaque jour, à l’entraînement, je m’efforce de corriger mes défauts. Je sais que je dois être plus calme et plus froid devant le but. Je ne suis pas assez ‘tueur’, parfois, pas assez méchant dans le dernier geste. »
Le passage à un système de jeu en 4-3-3 vous offre plus d’espaces. Êtes-vous à l’aise dans le nouveau rôle qui vous revient ?
V.M. : « Ce positionnement laisse en effet plus de champ libre devant moi. Je peux agir en électron libre, percuter.
Mais quand l’équipe joue bas, je me retrouve quasiment milieu de terrain. C’est quelque chose de nouveau pour moi et je dois encore trouver mes repères. On demande souvent à un attaquant de gêner la première relance, de faire le pressing. Et après, de laisser un peu plus couler et de récupérer. Je n’ai pas été formé à regarder ce qui passe derrière moi, à combler les espaces. »
Sur un côté, il est également important de bien s’entendre avec le défenseur latéral. Comment se sont passées vos différentes collaborations avec les différents latéraux de l’équipe ?
V.M. : « Il est vrai que sur les phases défensives, ceux qui ont joué de mon côté m’ont souvent rappelé à l’ordre ! Ils ont bien raison, mais il faut aussi qu’ils comprennent que je n’ai pas l’habitude. Je crois qu’il est important de bien communiquer entre nous. C’est en se disant les choses qu’on progresse ensemble. Je sais que si je m’adapte à ce poste, je pourrai peut-être franchir un cap dans ma progression. Pour le moment, je n’en ai pas encore totalement les capacités physiques. Faire des ‘aller – retour’, c’est aussi une chose qui ne m’était pas vraiment connue ! »
Vendredi, le déplacement à Troyes vient clôturer l’année 2008. Un match important ?
V.M. : « Nous avons déjà joué contre Troyes en Coupe de la Ligue. Mais là, ce sera une autre histoire. Je m’attend à ce que l’ESTAC évolue de façon beaucoup plus offensive. Ils vont certainement chercher à nous déstabiliser d’entrée, pensant que nous ne sommes plus trop dans le coup. Comme nous a dit le coach, il va falloir nous mettre minables sur cette partie pour ramener des points. Un, au minimum, et trois au mieux. »

(RL) Mercato mode d’emploi

A quinze jours de l’ouverture du mercato, les noms circulent déjà… Et Metz n’échappe pas à la règle. Goussé ou Fauré bientôt messin ? «On ne pourra pas empêcher les observateurs extérieurs d’extrapoler », assure Didier Philippe. Le responsable de la cellule de recrutement n’en dira pas plus. «On travaille tout au long de l’année en assistant à des matches en France, au Portugal, en Suisse ou en Allemagne afin de ne pas être pris au dépourvu. Il ne faut pas se tromper : un joueur susceptible de rejoindre le FC Metz doit pouvoir s’adapter à la mentalité du club et au style de jeu prôné par l’entraîneur.» Mais verra-t-on de nouveaux visages en janvier ? «Nous ne pouvons pas faire de folies. L’arrivée d’un renfort est intimement liée à l’éventuel départ d’un joueur actuellement sous contrat. Si tel est le cas et si le coach estime qu’une recrue est indispensable, alors nous nous pencherons sur la question. Mais le FC Metz ne sera pas pris au dépourvu. Nous avons des joueurs intéressants en attente

Laporte détaille ses priorités

OMNISPORTS. Moins d’une semaine après avoir présenté sa réforme du haut niveau, le secrétaire d’Etat Bernard Laporte a détaillé hier ses priorités pour rendre le sport professionnel français plus compétitif. «C’est une question de rayonnement, non seulement pour des considérations d’image de la France dans le monde, mais aussi des enjeux économiques et sociaux très forts», a exposé l’ex-sélectionneur du XV de France. Confronté au manque de compétitivité des clubs français sur la scène européenne, il entend proposer au printemps un projet de loi qui s’appuie sur les travaux de deux commissions. Celle menée par Eric Besson sur la compétitivité des clubs professionnels de football. Et celle présidée par Philippe Séguin sur les enceintes sportives. Les conclusions de ces deux rapports ont amené M. Laporte à la «conviction simple que le sport professionnel ne souffre pas d’être trop professionnel mais de ne pas «l’être assez». Et que, «pour être compétitif sportivement, un club professionnel doit l’être économiquement ». C’est donc tout naturellement que la plupart des priorités de Laporte portent sur le volet économique.

12月13日

Pourquoi on joue au foot à Saint-Symphorien?(contes de la Mutte)

Pourquoi on joue au foot à Saint-Symphorien.

Il y a bien longtemps, l’île de Saint-Symphorien était un vaste marécage : la rivière Moselle y serpente avant d’aborder la bonne ville de Metz et, à l’époque dont je vous parle, elle se perdait un peu dans les roseaux qui bordaient les deux côtés de la route qui la traversait.

Cette route menait aux moulins où se faisaient les pains que consommaient  les bons bourgeois et la soldatesque enrégimentée.

Notre belle cité était un carrefour où se retrouvait une flopée de commerçants, par sa richesse attirée… Car on trouvait de tout à Metz : légumes, vins blancs et vins gris, viandes, heaumes lacés et armes aiguës, faucons, éperviers, autours, faisans, chapons, lièvres, draperies, tout était vendu, en Fournirue et en place Saint-Louis ! On trouvait même au marché aux poissons de la place de chambre, des harengs, qui provenaient des ports de la mer du Nord.

Ils étaient chargés sur des bateaux qui remontaient le Rhin et la Moselle, jusqu’au quai du Rimport, près du pont des morts.

Leur arrivée donnait lieu à de grandes fêtes qui débutaient le 1er avril par la procession des chanoines et des moines. Le clergé remontait à la queue leu leu (hé oui, c’est de là que vient le nom de ce quartier !), vers la cathédrale, un hareng attaché dans le dos par un fil. Chaque suivant essayait de marcher sur l’animal de celui qui le précédait….

Les harengs piétinés étaient ensuite donnés aux pauvres de « Saint-Nicolas » !

On raconte même qu’à cette occasion, des paniers de ses harengs étaient reversés, vivants, dans l’eau de la Moselle, et que pour empêcher les bêtes de s’enfuir, on fermait les grilles des ponts pour qu’ils ne redescendent pas le cours de la rivière : il devenait ainsi le symbole de la richesse de la cité !

Quel gâchis me direz-vous : un hareng, cela vit dans de l’eau salée pas dans de l’eau douce ! Oui mais !... Châteaux salins n’étaient pas très loin, et le sel parvenait en ville par la rivière Seille, qui comme chacun sait, se jette dans la Moselle.

Les fonds de cales des bateaux étaient gorgés d’eau salée que l’on vidangeait aux environs des îles du Saulcy et de Saint-Symphorien. Cette saumure se répandait par les multiples canaux les traversant, donnant ainsi au sol des aspects… Particuliers !

Certains éleveurs en faisaient d’ailleurs leurs choux gras, y amenant paître leurs moutons, y plantant leurs légumes, ce qui donnait à la viande ce goût toujours aussi apprécié aujourd’hui, que l’on nomme aujourd’hui prés-salés, mais qui nous a surtout donné cette potée lorraine si appréciée !

Le surplus était  vendu aux Alsaciens, nos voisins, qui, eux, l’ont appelé choucroute, après y avoir ajouté quelques ingrédients et saucisses de Strasbourg !

Bref, la cité messine était, en ces temps-là, bien que fort apprécié, fort jalousée !

D’autant plus que, faisant parti de ce qu’on appelait alors « les trois évêchés », des impôts, les citoyens de cette ville étaient en ce temps-là, fort dispensés !

C’était un pays qui ressemblait beaucoup à l’idée que certains se faisaient du paradis…Gargantua fut l’un de ceux-là ! Aussi, ne soyez pas étonnés que ce pays fut aussi celui des sotrés (j’espère que c’est la bonne orthographe, je n’ai pu la vérifier, elle a disparu du Littré !).

Ces petits nains vivaient dans le sous-sol de l’île de Saint-Symphorien ! (Qui ne s’appelait d’ailleurs pas encore ainsi en ces temps-là) !

Comme tous les petits nains, ils vivaient insouciants, vivants  de la récupération des harengs et du sel, bien abrités des regards malveillants par les grands roseaux qui ne manquaient pas de pousser en ces marais.

Le lieu étant un peu considéré comme…hanté : mis à part les bergers, il était peu fréquenté ! D’autant plus que nos petits effrontés ne manquaient jamais l’occasion de jouer des tours à ceux qui se prenaient à vouloir fréquenter ces lieux là : plus d’un s’étonna de ne plus retrouver : qui, son panier, qui, son déjeuner ! Combien, par leurs prénoms appelés, se sont retrouvés prisonniers comme dans des sables mouvants, dans l’eau saumâtre plongés, les dessous des pieds chatouillés, croyaient-ils, par quelques diables égarés en ces lieux hostiles !

Vous avez compris que c’était de nos petits amis qu’il s’agissait ! Comme ils s’ennuyaient beaucoup, et qu’il y avait beaucoup de jours fériés en ce temps-là, ils s’amusaient à jouer avec tout ce qu’ils trouvaient, et parmi leurs trouvailles, il y avait la tête du pauvre saint Livier qu’ils avaient récupéré et dans laquelle ils donnaient nombre de coups de pieds !

Or, en ce mois d’août, le bon Saint-Symphorien, toujours à l’affût de ceux qui adorent les idoles, entendit dans un champ, des moutons qui bêlaient : mêmèè !mêmèèè !maisss !

« Cybèle, cette déesse pour laquelle j’ai perdu la vie, se réveillerait-elle ? »Soliloqua ce saint martyr 

Il décida d’aller vérifier de ses yeux, ce pourquoi ce troupeau bêlait, et il constata que les moutons protestaient contre le sort qui était fait à la tête du pauvre saint Livier.

Le saint, outré du spectacle , alla voir le bon Dieu, et lui tint ce discours : « est-il juste, ô mon Dieu, que la tête de ce valeureux homme, tranchée par l’odieux Attila , qui ne laissa intacte, dans Metz, que la chapelle « Saint-Étienne », se retrouve ainsi, malmenée à grands coups de pieds, alors que dans cet édifice elle devrait être exposée ? Dieu, qui avait fort à faire, en ce 22 août, lui dit : « débrouilles-toi tout seul, car, si je suis fort marri de ce que tu me dis, je suis fort occupé à me laver les pieds, car c’est la fête à Marie , et je ne me vois pas aller dans ce marais et y patauger !

Saint-Symphorien, qui ne fréquentait pas les païens, en fut donc réduit à aller voir le berger du troupeau, qui était un de mes ancêtres, et lui dit à peu près ceci : « dis au sotrés, que s’ils rendent la tête du saint homme, je les envoie de ce pas à Corny, où il y a « belle vigne et bon vin » ! « Une tête contre délices », le marché me semble juste !

Rholand, mon ancêtre, veilla, guetta, scruta, il joua même du cor !

Que nenni, les nains ne faisaient pas attention à lui ! Il ne vit, au plus, que quelques canards, poules d’eau, et perdrix !

Alors, en désespoir, de cause il laissa traîner sur le sol une bouteille de ce bon « vin gris de Metz », dit « de Saint-Vincent »… Que les sotrés lapèrent si bien, le croyant parti, qu’ils en perdirent un peu la tête, et, si j’en crois ce qu’il s’est dit ! Jusqu’à en sombrer au pays des rêves !

Mon lointain ancêtre, profitant de leur sommeil, remplaça la sainte tête par la vessie d’un mouton qu’il recouvrit d’un cuir qu’il avait acquis à la tannerie, près de la rue tête d’or, rue des tanneurs… Puis il fit un trou dans le sol,au milieu de cette plaine des jeux et la tête du saint martyr il y enfouit…

Le temps passa, la longue route se bordura de maisons, et devint une longue ville, elle s’appelle même Longeville depuis !

Moulins est toujours Moulins et est même encore habitée aujourd’hui par des Becker … Il y a même des Müller !

Le « vin de Saint-Vincent », « vin de Metz », n’est plus !remplacé par « vin gris de Toul », « vin de Moselle » !

On joue toujours au jeu de balle, sur ce lieu qui est devenu avec le temps, abbaye puis stade Saint-Symphorien, mais le jeu est devenu football !

On dit même que le nombre d’équipes ont sur ce terrain, perdu la tête, mais c’était il y a quelques années !

Quant au sotrés, on m’a dit qu’ils étaient partis,certains du côté de Gorce, là où,  vers minuit, ils font encore tourner un gros rocher, le soir de Noël !

Les autres ont été recrutés dans un parc de loisirsn du côté de la vallée de l'Orne, et où il y fait si froid que, paraît-il,ils ont pris une teinte toute bleue !!!

Moi je crois plutôt qu’ils ont grandi : on les entend encore, en soirée, les vendredis ou les samedis, jouer le feu follet, que l’on dit sacrés !

"Dis, tu m’emmèneras les voir, ce soir, quand tu viendras ?"   Peut-être, si tu es sage...en attendant, fermes tes yeux, pour faire de beaux rêves bleus ou grenat...

 

12月6日

Panne sèche sur terrain glissant : Metz se noie à Saint-Symphorien...

La petite phrase du jour : « Metz, à l’entrée de l’hiver, se noie dans la piscine de Saint Symphorien : certains se voient trop beau et personne n’y est ! Ajoutez Sissoko, gants de chocolat, et vous avez beau prier Saint Nicolas, le pain d’épices manque singulièrement de goût…»

Le blog ne sera pas mis à jour pendant une petite dizaine, pour cause d'absence de l'auteur; merci de votre compréhension !

(Site officiel FC Metz) Un nouveau coup dans l'eau

Les Grenats avaient l’occasion de monter sur le podium en cette 17ème journée de Ligue 2. Ils n’y sont pas parvenus face à une formation angevine qui a su gérer sa partie et l’emporte un but à zéro.

Les Grenats avaient l’occasion de monter sur le podium en cette 17ème journée de Ligue 2. Ils n’y sont pas parvenus face à une formation angevine qui a su gérer sa partie et l’emporte un but à zéro.

La pluie qui s’est abattue sur Saint-Symphorien dès le coup d’envoi a-t-elle douché les ardeurs des buteurs messins ? Toujours est-il que ceux-ci, en vue face à Vannes (2-0) et Strasbourg (3-2) lors de leurs deux dernières sorties à domicile, sont restés muets ce soir. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé, mais Angers s’est montré plus réaliste et suffisamment appliqué pour conserver son avantage. Metz concède donc sa seconde défaite de la saison sur la pelouse. Une pelouse rendue grasse par les précipitations qui a fait souffrir les joueurs, dont les jambes étaient logiquement lourdes en seconde période. Au moment où il fallait revenir dans la partie, malheureusement, pour les hommes d’Yvon Pouliquen.
Au cours du premier acte, les acteurs s’étaient pourtant appliqués à produire du jeu malgré les conditions difficiles. Angers n’est pas le pire adversaire qu’ont rencontré les Mosellans à ce niveau et l’a prouvé. Evoluant en passes courtes la plupart du temps, les coéquipiers de Brunel proposaient un fond de jeu de qualité. Metz, en utilisant sa vitesse, avait tout de même largement son mot à dire. Une première fois, Mendy prit le meilleur sur le côté droit mais sa frappe, écrasée, fuyait devant les pieds de Cissé (6°). Puis, parfaitement lancé par Renouard, il manqua de peu d’effacer Padovani, sorti à sa rencontre (19°). En fin de première mi-temps, la pression mosellane s’accentuait. Et c’est pourtant juste avant la pause que le SCO porta l’estocade. Sissoko ne pouvait que repousser une frappe lointaine dans les pieds d’Auriac, qui ne manquait pas d’ouvrir la marque (0-1, 45°).
On a coutume de dire que c’est le plus mauvais moment pour encaisser un but. C’est d’autant plus vrai que le rapport de force semblait être en train de tourner en faveur des Mosellans, qui se rapprochaient de plus en plus du but adverse. Au cours du second acte, le FC Metz n’a donc pas réussi à inverser la tendance, malgré une possession de balle logiquement très supérieure. Son adversaire a réussi à lui bloquer les espaces alors que la circulation du ballon devenait de plus en plus difficile. En partant en contre, il était d’ailleurs plus dangereux et aurait pu ajouter un second but. Les entrées de Barbosa, Farina et Gueye ne suffirent pas à inverser le cour des choses. Et Rippert, auteur d’un mauvais geste, dut quitter les siens avant le terme. Avec cette défaite, Metz voit Angers revenir à un petit point. Il faudra corriger le tir à Troyes dans deux semaines.

(R.L) : Metz perd le contrôle

Face à une sereine équipe angevine, le FC Metz s'est incliné hier pour la deuxième fois de la saison à Saint-Symphorien. Un faux-pas qui interpelle.

On ne pourra pas le lui reprocher. Hier, à l'heure où l'Hexagone tout entier était invité à basculer dans un week-end placé sous le signe de la générosité, le FC Metz a montré qu'il avait lui aussi grand cour. Oubliant peut-être, l'espace d'un instant, qu'il avait face à lui un concurrent potentiel dans la lutte qui se dessine pour accrocher le wagon de la montée, il y est allé de son (télé) don. Saint-Symphorien, terre d'offrande : profitant d'une absence flagrante dans le couloir droit de la défense messine, Vinicius tentait sa chance des vingt mètres. Sissoko repoussait comme il pouvait le ballon, mais Auriac avait suivi. Le milieu angevin n'avait plus qu'à pousser au fond des filets. Dominateur, pourtant, jusqu'aux portes de la pause, Metz venait une fois encore de payer le prix de sa maladresse devant le but adverse. «On a pas su mettre le feu», disait Yvon Pouliquen au terme de la rencontre. Effectivement. De retour sur une scène où ils avaient trouvé le chemin à trois reprises face au voisin alsacien, les joueurs d'Yvon Pouliquen sont retombés dans le silence face à une formation angevine solide. Les tentatives de Victor Mendy (6e, 20e), comme celles de Sébastien Renouard, tous deux très actifs hier soir, manquaient en effet de mordant ou de précision pour déstabiliser Jean-Daniel Padovani.
Un deuxième échec à domicile
Le gardien adverse n'a pas davantage souffert après le retour des vestiaires. Trop confuse, la production messine s'est rapidement engluée sur une pelouse certes gorgée d'eau, mais assez résistante pour ne pas constituer une quelconque excuse à l'échec venu clôturer la dernière apparition messine de l'année à domicile. Bousculé et rejoint au score la semaine dernière à Nîmes, la lanterne rouge (1-1), Metz s'est cette fois laissé surprendre sur ses propres terres. Après Boulogne-sur-Mer (4e journée), c'est Angers qui a tiré profit des largesses exprimées hier soir encore par l'équipe d'Yvon Pouliquen. Les changements opérés par l'entraîneur messin, notamment avec l'entrée en jeu de deux attaquants, Nicolas Farina et Babacar Gueye, n'ont rien changé au tableau de cette soirée décidément noire côté grenat : à quelques minutes du coup de sifflet final, Guillaume Rippert était en effet invité à aller se doucher avant ses coéquipiers après un geste jugé déplacé sur la personne d'Auriac. C'est désormais une évidence qu'auront bien du mal à contredire les intéressés : Metz marque le pas. Et le souvenir de son exploit à Lyon, comme celui de sa victoire dans le derby de l'Est, a pris un nouveau coup de vieux. Il faudra sans doute plus de prestance aux joueurs d'Yvon Pouliquen, le 19 décembre prochain, à Troyes, pour espérer finir l'année sur une note moins terne. Il en faudra tout autant pour s'élancer sur les sentiers de deuxième partie de saison débarrassé du doute encombrant qui s'est installé sur les bords de la Moselle.

Injouables !

Marc Noël (photo), l'entraîneur des 14 ans fédéraux de Thionville FC, dresse un constat réaliste à l'aube de la réception du FC Metz, dimanche (14h30) à Jeanne-d'Arc : «Nous avons gagné un match sur neuf en allant nous imposer à Magny 2-1. La semaine dernière, nous avons déjoué chez l'avant-dernier à Jarville (4-0). Mon équipe manque de qualité et d'un gardien de niveau. Face à Metz, leader invaincu du groupe, je vois mal où sont nos chances ».

Riolacci

DISCIPLINE. Jacques Riolacci, qui présidait la commission de discipline de la Ligue de football professionnel depuis une trentaine d'années, a cédé sa place à l'ancien arbitre Pascal Garibian. Pascal Garibian, officier de police et ancien arbitre international, est membre de la commission depuis 2006. Jean-Pierre Klein devient président de la commission d'appel.

12月5日

Dernier match à domicile avant la trève : père Noël, si tu m'entends ...

La petite phrase du jour : (Grégory Coupet)  "On ne peut plus rien dire aux jeunes"Alors, on fait quoi ? On ne parle plus ?

(Quotidien l’Equipe) Metz est armé

Avec un effectif quasiment au complet, l’équipe d’Yvon Pouliquen a l’occasion de remonter sur le podium et d’écarter un concurrent dangereux.

METZ

POUR LA PREMIÈRE FOIS de la saison, le milieu messin affiche complet.

Avec les retours de Pascal Johansen, le 11 novembre à Lyon (3-1) en Coupe de la Ligue, puis de Cédric Barbosa, vendredi dernier à Nîmes (1-1), Yvon Pouliquen a sous la main six joueurs qui ont tous goûté à la L 1 (Agouazi, Barbosa, Cardy, François, Johansen et Rocchi) et qui doivent désormais se partager trois postes dans le 4-3-3 du moment.

Hormis les blessés de longue durée (Marichez, Anastassowa et Gestede), l’entraîneur messin ne déplore d’ailleurs qu’une seule absence aujourd’hui, celle de Vivian, touché au dos cette semaine. Pouliquen doit donc sélectionner et écarter : Agouazi, Bessat, Chapuis et Delgado, qui ont tous été titulaires au moins une fois cette saison, ne figurent pas dans le groupe retenu hier, à l’issue du dernier entraînement. « On se retrouve nombreux, admet Barbosa. Mais on a besoin d’un effectif assez pléthorique pour relever le challenge de la montée. La concurrence fait partie du métier. Un entraîneur a toujours dans son équipe des joueurs clés sur lesquels il compte plus, on le sait. Mais cela peut aussi permettre de faire tourner plus souvent. Si j’avais pu souffler pendant notre série de quatre matches en douze jours, je ne me serais peut-être pas blessé. »

À la longue, cette abondance de biens pourrait cependant crisper les abonnés de la case « choix de l’entraîneur » mais Pouliquen, lui, voit surtout que son équipe est bien armée. « Si ça en crispe certains, c’est dommage, dit-il. C’est à moi de faire que cette concurrence soit loyale. C’est l’effectif que j’ai souhaité, avec de la concurrence à tous les postes et je veux la maintenir. Si on veut rester dans le haut du tableau, il nous faut cet effectif. »

Renouard : « Un coup à faire »

Le podium, Metz ne l’occupe plus depuis la 6e journée et sa victoire à Lens (1-0). Mais, comme Boulogne, l’équipe lorraine a profité des récents faux pas de Strasbourg et Lens pour se rapprocher de la tête. Après leur brillant succès contre Strasbourg (3-2), les Messins ont aussi confirmé leurs difficultés face à des équipes de valeur inférieure, en Coupe de France à Créteil (1-2) et en Championnat à Nîmes, mais, ce soir, c’est un client. Angers reste sur huit matches sans défaite, quatre victoires et quatre nuls, une série durant laquelle il a fait tomber Strasbourg à domicile (3-0) et Boulogne à l’extérieur (3-2). « C’est devenu un adversaire direct, note Pouliquen. Donc ce match revêt peut-être un peu plus d’importance. » Revenu à quatre points de Strasbourg et Metz, le SCO abat aussi une carte importante car un succès lui permettrait de se positionner en candidat sérieux à la montée. « On peut prendre de l’avance et limiter le nombre de prétendants à la montée, analyse, de son côté, l’attaquant messin Sébastien Renouard. On a un coup à faire. On sait qu’il y a un Strasbourg-Boulogne juste avant la trêve (le 22 décembre) et, si on parvient à prendre quatre ou six points lors des deux prochaines journées, on sera sur le podium pendant les fêtes. » Dès ce soir, peut-être.

Angers chasse les cadors

VENDREDI DERNIER, contre Montpellier (3-3), les Angevins ont porté leur série d’invincibilité à neuf matches, toutes compétitions confondues. Sur l’échiquier de la Ligue 2, le SCO n’est plus une équipe surprise mais un trouble-fête. Un cador comme Strasbourg (3-0) l’a appris à ses dépens… Ce soir, en Moselle, les hommes de Jean-Louis Garcia souhaitent entretenir cette réputation. L’entraîneur angevin explique : « Une nouvelle fois, les joueurs veulent prouver qu’ils ont les moyens de compliquer la tâche à un gros. » L’enjeu est de taille. En cas de succès, le SCO reviendrait à une longueur de Metz. Depuis le début de saison, Angers a connu le pire à l’extérieur (Lens : 0-3) et le meilleur (Boulogne : 3-2). C’est d’ailleurs sur cette dernière sortie que les Angevins se sont appuyés pour préparer le match de ce soir. À Saint-Symphorien, ils devraient évoluer en 4-5-1. Dans ce schéma, Philippe Brunel jouerait en soutien de Paul Alo’o Efoulou, le meilleur buteur du club avec six réalisations. Le gardien, Jean-Daniel Padovani, absent lors de la mise en place tactique hier, souffre d’une angine et est incertain.

LE PRÉSIDENT DU SCO DÉMISSIONNE DE SON ENTREPRISE. Willy Bernard, le président d’Angers-SCO depuis juin 2006, a démissionné du groupe AB Fenêtre, entreprise dont il ne détenait plus que 2,7%des parts. « Cela n’a aucune influence sur le club, explique-t-il. Je vais désormais pouvoir me concentrer sur les grands projets du SCO. »  

(Site officiel FC Metz) Le SCO, d’Angers à Saint-Symphorien

Pour leur dernier match à domicile avant la trêve, les Messins veulent finir l’année 2008 sur une note positive. La tâche ne s’annonce pas aisée face au SCO d’Angers, qui n’a rien du père Noël…

Lorsque Metz a battu Strasbourg, le 17 novembre dernier, à Saint-Symphorien, un petit évènement est passé inaperçu : en plus de l’emporter sur un concurrent direct, les hommes d’Yvon Pouliquen ont enfin pu démarrer une série. En effet, jusqu’à ce soir-là, jamais ils ne s’étaient imposés deux fois d’affilée en Ligue 2 sur leurs terres cette saison ! Un manque comblé avec ce succès faisant écho à celui de Vannes (2-0, le 31 octobre).
Si l’heure des bonnes résolutions n’a pas encore sonnée, on n’en voudra pas aux Grenats de prendre un peu d’avance. Leur coach, d’ailleurs, les y encourage : « l’objectif est de s’imposer contre Angers, car nous jouons chez nous face à une équipe s’est montrée performante ces derniers temps et qui nous talonne au classement. En l’emportant, nous grimperions sur le podium pendant au moins 48 heures, puisque Strasbourg ne joue que lundi. » Les Alsaciens, qui n’ont pas su réagir contre Guingamp après leur voyage en Lorraine, auraient ainsi une petite pression supplémentaire avant d’affronter Amiens.
Mais venir à bout du SCO ne sera pas une partie de plaisir. La formation dirigée par Jean-Louis Garcia est capable de tout, comme en témoigne son parcours en dent de scie et le résultat de sa dernière rencontre : un match nul trois buts partout face à Montpellier. « J’ai joué contre eux l’an dernier avec Ajaccio, se rappelle Romain Rocchi, et nous avions souffert, notamment au stade Jean Bouin. Reste à voir comment ils se comportent à l’extérieur. Mais dans l’ensemble, leur sixième place ne me surprend pas. » A quatre points seulement des Messins, les coéquipiers de Philippe Brunel peuvent prétendre à jouer la montée.
Pour composer son onze de départ, Yvon Pouliquen jouit d’une grande liberté. Le retour récent de Cédric Barbosa ajoute une corde à son arc. « Cela oblige tout le monde à donner le meilleur de soi-même, se réjouit-il. Et il me revient de faire les choix. Ensuite, il faut parfois savoir expliquer les choses et surtout, faire jouer une concurrence loyale. » Le technicien a décidé de ne pas programmer de match amical la semaine suivante, quand la Ligue 2 marquera une pause. Ses garçons devront prouver vendredi soir qu’ils n’en ont pas besoin. Et offrir à leur public un joli cadeau avant les fêtes.
Metz - Angers, vendredi 5 décembre à 20h30
Stade Saint-Symphorien, 16ème journée de Ligue 2

Le groupe

Yvon Pouliquen a sélectionné dix sept joueurs pour le match de vendredi soir contre Angers. Seul Vivian est absent pour cause de blessure. Le coach messin a dû faire des choix.

Gardiens : Sissoko, Ruffier
Défenseurs : Rippert, Strasser, Chrysostome, Brégerie, C. Gueye
Milieux : Barbosa, Johansen, Cardy, Rocchi, François
Attaquants : Farina, B. Gueye, Mendy, Cissé, Renouard

Blessé : Vivian
Choix de l'entraîneur : Bessat, Agouazi, Delgado et Chapuis joueront avec l'équipe de CFA samedi contre Noisy le Sec (18h à Saint-Symphorien).

Metz - SCO : le groupe Angevin

 Trois gardiens ont été appelés au sein de ce groupe : Jean-Daniel Padovani malade est incertain pour cette rencontre. Nicolas Cousin a des soucis personnels et arrivera seulement demain en Moselle. Pierre Caillaud part donc avec le goupe cet après midi.
Jean François Rivière, Theddy Ongoly et Emmanuel Bourgaud joueront ce week end avec la réserve Angevine.

Le groupe Angevin :

Gardiens : Jean Daniel Padovani, Nicolas Cousin, Pierre Caillaud

Défenseurs : David Leray, Martin Fall, Bruno Ecuele Manga, Malik Couturier, Karim Djellabi

Milieux : Ted Lavie, Mickaël Stephan, Olivier Auriac, Charles Diers, Philippe Brunel, Floyd Ayité

Attaquants : Vincius Cunha  Reche, Paul Alo'o, Fabrice Do Marcolino

Entraîneur : Jean Louis Garcia

  Le programme du week-end

Toutes les rencontres de Ligue sont remises ce week-end. Voici donc le programme des équipes de jeunes du FC Metz.
CFA : Metz - Noisy le Sec
Stade Saint-Symphorien, samedi 18h. Entrée gratuite pour les abonnés.
18 ans : Taissy AS - Metz
Dimanche 14h30
16 ans : Metz - Reims Sainte Anne
Plaine Saint-Symphorien, dimanche 14h30
14 ans : Thionville - Metz
Stade Jeanne d'Arc, dimanche 14h30
15 ans et 13 ans : Matches remis

(RL) Jeff Strasser : «Etre présent sur la durée»

Du haut de ses 34 ans, l'international luxembourgeois estime que le FC Metz respecte sa feuille de route. Le défenseur compte sur la réception d'Angers pour conforter ses dires.

Il a égalé, il y a peu, le record de sélections détenu par Carlo Weis sous le maillot luxembourgeois (88). «Mais la plus grande satisfaction, dit-il, viendra l'an prochain, lorsque je le dépasserai.» En attendant, Jeff Strasser tire plaisir de son retour au premier plan sous le maillot messin de ses débuts professionnels. Relégué sur le banc en début de saison, le défenseur central a saisi l'opportunité de la Coupe de la Ligue et du déplacement à Lyon pour se relancer. Il honorera ce soir sa troisième titularisation consécutive face à Angers.

Le Luxembourg qui s'impose en Suisse, le FC Metz qui l'emporte à Lyon.Et vous avez pris part à ces deux rencontres. Strasser est actuellement l'homme des exploits ? «(Il sourit). Je ne sais pas, mais c'est vrai qu'en ce moment, les matches un peu plus " médiatisés " nous réussissent, d'un point de vue collectif comme individuel. Mais ces deux victoires sont surtout le fait d'un travail d'équipe, auquel je suis évidemment content d'avoir participé.»
Avant le match de Lyon, vous ne comptiez que trois titularisations. Contre Angers, vous allez vivre la sixième. Vous devez vous sentir mieux ? «C'est la vie de tout footballeur. Il y a des périodes où tu joues souvent, d'autres un peu moins. Et face à ces situations, tu réagis avec plus ou moins de compréhension.»
Ce qui signifie que vous n'avez pas compris les choix de votre entraîneur ? «Non, ce n'est pas ça. De toute façon, quand tu n'es pas content de ta situation, tu as deux solutions : te relâcher ou continuer à travailler. Moi, j'ai choisi la seconde.»
Votre carrière d'international et votre expérience vous ont-elles aidé à surmonter cette période délicate ? «Plus que mon expérience d'international, c'est la longueur de ma carrière qui me sert. Je me suis très rarement retrouvé sur le banc et ce n'est donc pas facile à vivre. Mais cette année il y a un objectif collectif d'importance et j'ai toujours respecté les choix, en essayant de travailler davantage pour avoir ma chance.»

«Quatre, voire six points»

Revenons à l'actualité messine et à la réception d'Angers. Après avoir été contraint au nul par la lanterne rouge nîmoise, vous disiez que ce n'était pas la fin du monde. Vous confirmez ? «Oui. Parce que nous avons deux rendez-vous avant la trêve qui peuvent nous permettre de faire fructifier le point ramené du Gard, la semaine passée. Je ne veux pas mettre la pression sur qui que ce soit, mais ce serait bien que nous prenions quatre points sur les deux prochains matches. Voire six.»
La défaite à domicile de Lens, lundi, face à Sedan a conforté la thèse d'un championnat très serré. C'est aussi votre avis ? «Oui. Nous n'en sommes qu'à la dix-septième journée et je pense qu'à ce stade de la compétition, nous sommes à une place confortable. Il faut être présent sur la durée. C'est vrai, nous avons eu des coups de moins bien, mais si nous poursuivons sur le rythme actuel, nous sommes presque sûrs d'être dans les trois premiers.»
Pas d'inquiétude donc, face à l'irrégularité des résultats messins ? «Non. J'ai parfois l'impression que la situation momentanée est jugée avec trop d'empressement et donc avec trop d'optimisme ou de défaitisme. On oublie peut-être trop facilement que l'objectif du retour en Ligue 1 ne sera pas atteint après le match d'Angers ni même après la vingt-septième journée. Mais ça n'enlève rien à l'importance du match qui nous attends.»

 Le match Metz, écarter un danger

Les Messins restent sur deux victoires consécutives à Saint-Symphorien. Pour poursuivre la série, il leur faudra venir à bout d'Angers, l'équipe en forme.

Le contexte. Clap de fin, ce soir, à Saint-Symphorien. Les joueurs d'Yvon Pouliquen y disputent, en effet, leur dernier match à domicile de l'année civile. Or, l'issue et le contenu de leur déplacement à Nîmes, la semaine passée, placent à nouveau ce rendez-vous sous le signe de l'expectative. L'entraîneur messin le sait plus que quiconque : «Je me méfie toujours de mon équipe ». Capable de (très) bien faire, comme elle l'a démontré à Lyon sur le terrain de la Coupe de la Ligue, ou plus récemment encore en championnat, face à Strasbourg, Metz est aussi capable de baisser sa garde et de se faire rejoindre sur une des rares occasions concédées à son adversaire. Remember Nîmes. Aujourd'hui, face à un adversaire angevin invaincu depuis deux mois et considéré ici comme «un réel prétendant aux premières places », les Messins sont invités à montrer leur meilleur visage. «Il ne faudra rien laisser au hasard, mettre de l'engagement », indique Yvon Pouliquen.

L'enjeu. «Angers a obtenu sa première victoire de la saison à l'extérieur à Boulogne, il est effectivement devenu un adversaire direct, poursuit l'entraîneur messin. Alors oui, ce match revêt un peu plus d'importance à mes yeux.» Et pas qu'aux siens. A l'approche de la trêve et de la fin du cycle aller, l'heure des premiers bilans est imminente. Quatrième à cette heure, à deux longueurs du leader surprise, Boulogne-sur-Mer, Metz pourrait distancer l'un de ses principaux concurrents à condition de décrocher face à lui sa septième victoire de la saison à domicile, ce soir, sur les coups de 22h30. Il se donnerait ainsi de l'air avant d'aller visiter Troyes, le 19 décembre, pour clôturer sa campagne 2008 et avant d'ouvrir 2009 par la réception d'Ajaccio. «Arriver à la fin des matches allers avec trente, trente-cinq points serait une bonne chose».
Les acteurs. Suspension purgée pour Cardy, Barbosa remis de sa blessure. Et aucune indisponibilité à signaler dans le secteur du milieu de terrain : Yvon Pouliquen a donc été contraint de composer avec son «abondance de biens », d'autant que le schéma en 4-3-3 semble toujours tenir la corde dans l'esprit de l'entraîneur messin : Julien Cardy devrait retrouver le brassard et sa place de titulaire, entre Romain Rocchi et Pascal Johansen, buteur la semaine dernière. Si tel est le cas, Cédric Barbosa, entré en jeu à huit minutes du coup de sifflet final à Nîmes, débuterait sur le banc. Pour le reste, Guillaume Rippert a été préféré à Luis Delgado : l'ex-Valenciennois retrouvera donc le flanc gauche de la défense messine.

12月4日

Alo'o Efoulou : danger !!

La petite phrase du jour : «  attention : d’Angers ! »

Anton n’a pas convaincu…

A l'essai depuis plus d'une semaine chez l'actuel dixième de Ligue 2, l'arrière gauche de vingt ans, Cédric Anton, n'a pas été conservé dans l'effectif vannetais. L'ancien messin, qui a disputé un match de Ligue 1 le 22 décembre 2007 face à Lorient (0-2, 19e j.), est actuellement libre de tout contrat.

 (Quotidien l’Equipe) METZ - ANGERS

METZ. – Vivian (dos), toujours absent, Pouliquen devrait aligner la même charnière qu’à Nîmes (1–1).

L’équipe probable : Ou. Sissoko – C. Gueye, Chrysostome, Strasser, L. Delgado ou Rippert – Barbosa, Rocchi, Johansen – Renouard, P. Cissé,

V. Mendy.

ANGERS. – Brunel (sinusite) devrait faire partie du groupe. – B. L.

L’équipe probable : Padovani –Leray, Ecuele Manga, Couturier, Djellabi– Diers, Auriac, Stephan, Brunel – J.-F. Rivière, Alo’o Efoulou.

(RL) Angers regarde vers le haut

Invaincus depuis deux mois, les Angevins, qui se rendent à Saint-Symphorien demain soir, ont revu leurs ambitions à la hausse. Au point de rêver à la lutte pour la montée.

Le contexte. Raymond Kopa doit apprécier. Celui qui fit le bonheur du grand Stade de Reims puis du Real Madrid dans les années 1950 et 1960 suit sans doute avec beaucoup d'attention la renaissance du club dans lequel le Napoléon du football a débuté sa carrière professionnelle en 1949. En effet, le SCO confirme les belles promesses qu'il avait laissé entrevoir la saison dernière en terminant au dixième rang de la Ligue 2. Avant de se rendre au stade Saint-Symphorien, demain soir, les hommes de Jean-Louis Garcia pointent à la sixième place avec 25 points à seulement quatre longueurs des Messins (4e) et des Strasbourgeois (3e). Mieux, après un mois de septembre cauchemardesque au cours duquel Angers n'a pas remporté la moindre victoire (deux défaites, un nul en championnat et une élimination en Coupe de la Ligue à Troyes), les coéquipiers de Philippe Brunel restent sur une série de huit matches sans défaite (4 victoires, 4 nuls) avec, notamment, deux succès de prestige contre Strasbourg (3-0) et sur la pelouse de Boulogne-sur-Mer (2-3). Une belle performance loin du stade Jean-Bouin qui confirme qu'Angers est un adversaire difficile à manouvrer pour ses hôtes puisque seuls Vannes (2-0) et Lens (3-0) ont imposé leurs griffes lors de la réception des Angevins.

Le cas Alo'o Efoulou. Le meilleur buteur du SCO d'Angers est. Nancéien. En effet, Paul Alo'o Efoulou, auteur de six réalisations depuis le début de saison appartient à l'ANSL, mais a été laissé à la disposition du staff angevin sous la forme d'un prêt. Pièce maîtresse du dispositif offensif de Jean-Louis Garcia (il a encore marqué vendredi dernier face à Montpellier), l'attaquant camerounais attise, déjà, les convoitises de. Nancy. En effet, les dirigeants lorrains ne désespèrent pas de convaincre Angers de leur céder prématurément leur "bien". Côté méniligérien, on n'est évidemment pas pressé de se séparer de celui qui avait déjà trouvé le chemin des filets à douze reprises en trente-quatre matches sous le maillot angevin la saison dernière.
Le chiffre. 23 comme le nombre de buts inscrits par les Angevins, dont six, ouvres de Alo'o Efoulou, quatre de Charles Diers et trois pour Philippe Brunel et Olivier Auriac. Un total qui permet aux hommes du président Willy Bernard d'être actuellement la troisième meilleure attaque du championnat. Seuls Montpellier et Strasbourg (27 buts) ont, pour le moment, fait mieux. «Nous sommes capables de beaucoup marquer, se félicite d'ailleurs Jean-Louis Garcia, mais on en prend trop. En terme de rigueur, il y a mieux à faire.» Pour preuve, la dernière sortie des Angevins face à Montpellier (3-3) : spectaculaire, riche en rebondissements, mais modérément appréciée par leur entraîneur. «Nous avons des progrès à faire dans la gestion des matches et surtout des moments importants.» Et le rendez-vous à Saint-Symphorien, demain, en est un. Histoire de continuer à regarder vers le haut.

12月3日

Terrains glissants, joueurs en danger!terrains mouillés : Metz scotché au classement...

La petite phrase du jour : «La crise va frapper le foot». «La crise financière va vraiment frapper le football au cours des prochains mois (.) Il va y avoir une redéfinition du marché... concernant les transferts et les salaires.»(De Jürgen Klinsmann, l'entraîneur du Bayern Munich, curieux de voir l'évolution à court terme de la planète foot.)

(RL) Dispositif hors du commun pour des destins d'exception

Les travaux sont en cours, une convention a été signée hier. Fin 2009, Metz sera doté d'un internat qui accueillera les sportifs de haut niveau en devenir et les musiciens d'exception de demain.

C'est une structure particulièrement innovante, qui n'a pas son équivalent au niveau national. » André Burtin, président de l'association Scolarité, culture et sport de haut niveau, est ravi, et pour cause : à la fin de l'année 2009, la Moselle pourra s'enorgueillir de compter parmi son équipement scolaire un «dispositif d'excellence ». Les travaux ont démarré en juin dernier et les premiers murs d'un internat, construit à côté de l'établissement l'Arsenal, commencent à sortir de terre. Outre le fait que c'est le seul du département à être attaché à un collège, cet internat est tout à fait unique en son genre. «L'objectif est d'accueillir de jeunes lorrains, reconnus pour leurs potentiels sportifs, pour leur permettre d'accéder à des structures de formation de haut niveau, implantées dans la région messine, comme le FC Metz, ou les pôles espoir de judo, ou de basket. » Autres jeunes gens attendus : les musiciens qui souhaitent fréquenter de façon assidue le conservatoire. «Le tout en poursuivant une scolarité dans les meilleures conditions possibles. » Si ces élèves seront prioritaires pour prétendre à l'une des quatre-vingt-trois places proposées, l'internat sera également ouvert aux jeunes gens dont les parents sont en déplacement pendant toute l'année scolaire pour des raisons professionnelles, mais aussi à ceux qui ont de grandes ambitions, tout en étant issus d'un milieu social défavorisé, peu propice à l'accession à des filières d'élite. L'internat pourrait alors avoir une vocation d'«ascenseur social».

Accompagnement adapté aux besoins

Le budget engagé est de 7 M€. Une somme justifiée par la nécessité de mettre en place un équipement adapté aux besoins spécifiques des sportifs et des musiciens : salles insonorisées, salles d'étude, longs lits pour les basketteurs. Le fonctionnement au quotidien sera lui aussi adapté aux résidents : soutien scolaire, présence d'un personnel qualifié, repas en décalé si nécessaire. Autre spécificité, l'internat sera ouvert en continu. L'accueil des jeunes gens pourra donc se poursuivre avec la même qualité d'accompagnement que pendant l'année scolaire.
Hier, à midi, une convention a été signée entre toutes les parties prenantes de ce projet : le conseil général, l'association Scolarité, culture et sport de haut niveau, l'Inspection académique et le collège l'Arsenal. «C'est une expérience exceptionnelle, fruit d'une parfaite coopération entre tous les partenaires », s'est félicité Philippe Leroy, président du conseil général. «Oui, c'est un dossier qui avait tout particulièrement attiré mon attention à mon arrivée, a ajouté Francis Defranoux, inspecteur d'académie. Aujourd'hui, je suis pressé de le voir prendre toute sa place. » Encore une petite année de patience.

Cissé, d'un stade à l'autre

Il est l'attaquant le plus efficace des vestiaires messins cette saison : arrêt sur parcours avec le Sénégalais de 23 ans, Papiss Cissé.

Cissé en chiffres. Avec cinq réalisations en quinze matches depuis le début du championnat, le Sénégalais est à ce jour le meilleur réalisateur messin. Titularisé à douze reprises, l'attaquant s'est révélé décisif à deux reprises : sans lui, Metz n'aurait pas engrangé trois points à Lens (6e journée, 0-1) et il n'aurait peut-être pas préservé les fruits de son travail face à Strasbourg (15e journée, 3-2). «Je n'ai pas encore atteint l'objectif que je m'étais fixé avant la trêve, précise Papiss Cissé, mais il reste encore deux matches ». Et trois pour fermer la page du cycle aller : le buteur est clairement dans les temps pour égaler son record d'il y a deux ans. Devenu l'une des pièces maîtresses de Francis De Taddeo, il avait achevé sa première saison de Ligue 2 avec un total de douze buts.

Cissé et le passé. 2006-2007 ? C'était le temps de la (belle) rengaine. Le temps où son association avec Babacar Gueye faisait saliver beaucoup d'entraîneurs sur le plateau de la Ligue 2. A eux deux, les Sénégalais avaient inscrit vingt-huit des cinquante-quatre buts du champion messin. «Il m'arrive d'y repenser, mais je préfère éviter et regarder devant moi », souligne Papiss Cissé. La suite s'était avérée plus délicate. Novice parmi les novices appelés à défendre les couleurs messines sur le terrain de l'élite, Papiss Cissé avait quitté le club à mi-parcours, pour être prêté à Châteauroux. De retour depuis le mois de juin dernier, il a retrouvé son ancien compère. L'efficacité en moins : auteur d'un seul but et utilisé avec parcimonie par Yvon Pouliquen, Babacar Gueye navigue en eaux troubles : «Nous en parlons de temps en temps. C'est difficile à vivre pour lui, mais il faut qu'il garde confiance
Cissé et les sifflets. Comme son coéquipier, Papiss Cissé a déjà eu l'occasion de goûter au mécontentement du public de Saint-Symphorien. «Les sifflets, évidemment, ça fait toujours mal, mais il faut comprendre les gens. Ils viennent nous voir, ils payent leur place, il fait froid, c'est logique, ils ont envie de voir du spectacle.» Le spleen de l'attaquant ? «Quand les matches défilent et que tu ne trouves pas les chemins des filets, tu cogites. Moi, au début de saison, il m'arrivait de ne pas dormir de la nuit. Mais tout cela passe avec le temps. Mes coéquipiers m'ont toujours soutenu, comme mes proches et mes potes. Je les remercie, d'ailleurs, de croire en moi. Ça m'aide à relativiser. Je sais de toute façon que je traverserai encore d'autres périodes creuses dans ma carrière. »
Cissé, un homme. Sous contrat jusqu'en 2011, Cissé était arrivé à Metz le 23 janvier 2005, en provenance de l'AS Douanes, club de sa ville natale, Dakar. Changement de vie. Brutal au niveau du thermomètre : «Je me souviens du jour où on a atterri à Luxembourg. Il faisait 38° quand j'ai quitté le Sénégal et je me suis retrouvé sous la neige ! Il faisait froid, très froid ! » Le souvenir est tenace. Mais l'attaquant le dépoussière d'un sourire chaleureux. A Metz, le jeune homme ­ vingt-trois ans aujourd'hui ­ s'est reconstitué une deuxième famille, aidé en cela par un ancien de la maison messine, Moktar Mangane. «J'ai habité chez lui une année, je me sentais comme chez moi.» La colloc' s'est achevée avec le départ de son compatriote pour Tours. «Mais il avait pris le temps de me présenter à quelqu'un que je considère aujourd'hui comme mon grand frère, Papa Abdoulaye Seye. Il m'a aidé à prendre mes marques dans ma nouvelle vie et me conseille encore au quotidien.»

Les défenseurs messins Stéphane Leoni et Baptiste Schmisser sont actuellement à l'essai.
Le premier s'est envolé pour Ajaccio lundi afin d'être testé par le staff de l'ACA pendant quelques jours. Il reviendra demain en Moselle.
Le second a pris la destination de la Grèce, où il tente de convaincre les entraîneurs de l' Apollon Kalamarias FC, qui évolue en seconde division.

 Cubilier

ESSAI. Un peu plus d'un mois après son licenciement du FC Nantes, fin octobre, Éric Cubilier est toujours à la recherche d'un club. L'ex-défenseur messin serait ainsi parti tenter sa chance en Angleterre. Selon francefootball.fr, le joueur serait actuellement à l'essai pour trois jours dans le club de Wigan, classé onzième de Premier League.

   

(Site officiel FC Metz) Delgado porte bonheur…

Après deux premières années difficiles, Luis Delgado est sorti de sa coquille cette saison. En toute discrétion, le latéral gauche accumule les matches… et les victoires, lorsqu’il est dans le onze de départ des Grenats.

Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, et quand Luis Delgado est titulaire, Metz gagne toujours à la fin. L’exception nîmoise confirme cette règle de la saison 2008/2009. Le nul concédé au stade des Costières est en effet le premier résultat « négatif » que l’Angolais enregistre en tant que titulaire (voir ci dessous). Avant cela, il totalisait huit victoires en autant de rencontres ! La statistique le fait sourire, mais elle montre surtout qu’il est en train d’effectuer un début de saison plein. « Cette année, explique Luis, tout est différent pour moi. J’ai la chance d’apporter mon concours aux résultats de l’équipe, de montrer mes qualités et j’en remercie Yvon Pouliquen. Lorsque je suis arrivé ici à l’été 2006, je n’avais mis les pieds sur le sol français qu’à l’occasion de stages ou de rencontres avec la sélection. Il faut comprendre que pour un étranger qui vient dans l’Hexagone, tout change du jour au lendemain : le climat, les coéquipiers, les séances d’entraînement. Il faut s’adapter. Cela m’a sans doute porté préjudice la première saison. D’autant que je n’avais jamais vécu ailleurs qu’en Angola… » Ainsi, en deux saisons, Delgado n’a connu que treize apparitions au sein de l’équipe première. Un total qu’il égalera en seulement cinq mois s’il participe à Metz – Angers vendredi.
Luis Delgado n’est pas le premier joueur à qui cela arrive, les exemples sont nombreux. Mais l’Angolais se démarque dans la façon dont il a traversé cette épreuve. Au cours de ces deux années, il n’a jamais perturbé le groupe et laissé les déclarations au placard. Son secret ? Un mélange de professionnalisme et d’équilibre de vie : « L’an passé, j’ai très peu joué. Ce n’était plus une question d’adaptation mais de choix de l’entraîneur. Certes, ce n’est pas naturel pour un joueur pro de rester de côté, on ne s’entraîne pas tous les jours pour rester à la maison le week-end. Mais malgré tout, cela fait partie du métier. J’estime que je suis là pour travailler, pas pour m’embrouiller. Le contrat, on le signe avec un club, pas avec un coach. Et puis, si tu te sens bien au sein de ta famille, tu es bien dans la tête pour aller t’entraîner les matins. » Sa femme et ses trois enfants âgés de 12, 10 et 3 ans l’ont rejoint à Metz quelques mois après sa signature. Les deux plus grands, scolarisés, commencent même à donner quelques tuyaux sur la langue française à leur père… Parlant le portugais comme lui et proche sur la pelouse, Matheus Vivian est sans doute le meilleur témoin de l’évolution de Luis. « Je suis content pour lui, commente le Brésilien. Il a toujours su rester concentré dans les périodes difficiles. C’est ce qui lui permet d’être prêt au moment où l’on fait appel à lui. Je note qu’à chaque fois, il a répondu présent. » En effet, Delgado est de tous les bons coups : à Montpellier, à Lens, à Lyon et contre Strasbourg. L’arrivée de Guillaume Rippert, qui évolue au même poste que lui, ne l’a pas non plus relégué au rang de suppléant. « Tous les clubs du monde cherchent à doubler les postes, commente l’Angolais. Guillaume est un bon professionnel et un bon joueur de ballon. La concurrence n’est pas un problème, elle est bonne pour le club et bonne pour les joueurs. »
Au bout de deux ans et demi, Delgado a donc trouvé sa place en Moselle. Mais le soleil de Luanda lui manque toujours autant. A la fin de sa carrière, il y retournera, c’est sûr. « Notre pays va se développer, prévoit-il. Il y a tellement de richesses… J’y ai préparé mon avenir. Lorsqu’on est joueur, on prend des habitudes : bien manger, bien s’habiller. Mais une carrière est très courte et il faut penser à garder quelque chose pour la suite. » Delgado ne veut pas dévoiler les projets qu’il a lancés. Sans doute parce qu’il compte bien jouer encore de nombreuses saisons au football, pourquoi pas au FC Metz, un club où il a enfin ses marques. Mais si vous passez par Luanda, d’ici une dizaine d’années, il se peut que vous alliez dormir chez Luis…

  

Adebayor, 12ème au ballon d’or

Le « Ballon d’or » 2008, qui récompense le meilleur joueur de l’année écoulée, a été désigné hier. C’est le Mancunien Cristiano Ronaldo qui a sans surprise reçu le trophée. Deux anciens messins figurent dans le tableau final. Formé au sein du Club à la Croix de Lorraine, le Togolais Emmanuel Adebayor se classe à la 12ème position. Ses bonnes performances sous le maillot d’Arsenal, en championnat et au cours de la précédente édition de la Ligue des Champions, lui permettent de devancer des attaquants aussi réputés que Wayne Rooney ou Samuel Eto’o. C’est la première fois qu’un joueur formé à Metz est si proche du Ballon d’Or.
Également passé par la Moselle, Franck Ribéry occupe la 16ème place.

12月2日

Les angevins ne sont pas tous des anges...

Les petites phrases du jour : « On va mettre le pied  sur le podium, dusse-t-on passer par la fenêtre ! Et tant pis pour Willy l’ourson… »

« Le test de féminité pouvait se faire facilement, avec les deux mains, aux toilettes » (du médecin de l’équipe de foot camerounaise de football doutant du sexe réel de certaines joueuses, notamment de Guinée équatoriale, pays hôte de la coupe d’Afrique des Nations…

METZ : Vivian (dos) va passer des examens complémentaires. Farina a lui repris l’entraînement collectif.

Willy Bernard 2008

(Quotidien Le Parisien) Willy Bernard, président controversé

SERAIT-IL le saint-bernard  d’Angers ? Il a posé ses valises dans le Maine-et-Loire en juin 2006. Le SCO d’Angers venait de terminer la saison dans le ventre mou du National (la 3e division).

Deux ans et demi plus tard, le club, entraîné par Jean-Louis Garcia, est bien installé en L 2. Auteur d’un nul spectaculaire vendredi face à Montpellier (3-3), Angers occupe une sixième place flatteuse à quatre longueurs du podium. « J’ai toujours voulu être président, c’est un objectif de vie », ose Willy Bernard (30 ans), originaire des Sablons, un quartier populaire du Mans. Pourquoi à Angers ? « J’aime le SCO. Gamin, je venais voir les matchs avec mon grand- père. C’était la seule équipe du coin en première division. » Redressement judiciaire

Le patron a déjà un plan. « Il est prématuré de parler de montée. Avant, il va falloir développer le merchandising et disposer d’un stade moderne. » En attendant, les activités de cet homme d’affaires controversé ne sont pas prospères. Le groupe AB Fenêtres, qu’il a créé en 2000, est en redressement judiciaire. Y aurait-il du Tapie dans ce Bernard? « Non. Je me sens plus proche d’Aulas. Il est bluffant. C’est un exemple. » Le ton se crispe et rappelle davantage l’ex-patron de l’OM lorsqu’il s’agit d’évoquer des sujets plus épineux comme le lien entre les tracas d’AB Fenêtres et la rétrogradation en National des Angevins cet été, puis leur réintégration en L 2. « On a connu des difficultés financières mais il ne faut surtout pas confondre AB Fenêtres et le SCO ! Je suis propriétaire du club, pas de la société que je dirige. » S’il reconnaît avoir de nombreux projets liés au « business », Willy Bernard reste mystérieux sur ses activités extra-football. Celui qui a été nommé« talent des cités » en 2003 a la particularité d’être le plus jeune président du football professionnel. L’âge peut-il poser problème ? « Non, à en croire Jean-Claude Hamel (79 ans), son homologue d’Auxerre et doyen de ses confrères français. Il faut juste trouver une alchimie entre ses collaborateurs et lui. »

barbosa2008

(RL) Barbosa : «On est toujours là»

De retour dans le circuit, Cédric Barbosa va à l'encontre des doutes suscités par les fluctuations de la production messine. «Nous sommes toujours dans la course», explique le milieu de terrain.

Son retour, le vrai

«J'ai joué huit minutes, j'ai touché trois ballons.» Cédric Barbosa le dit lui-même : son retour à la compétition, sur la pelouse de Nîmes, n'a pas été des plus violents. «Tant mieux peut-être. J'aurai une semaine de plus dans les jambes pour la réception d'Angers.» Pour le milieu de terrain, le prochain rendez-vous des Messins avec leur public, vendredi, pourrait sonner l'heure du Vrai retour. Modèle de régularité avant sa blessure à la cuisse, lors de la 9e journée, Cédric Barbosa a ensuite navigué entre le banc de l'infirmerie et les marais de la patience, mise à l'épreuve par sa rechute, le 31 octobre, face à Vannes. «Encore une blessure à la cuisse, mais l'autre cette fois. J'ai donc refait le même programme de soin, j'ai à nouveau été obligé de ne refaire que du travail physique, bref, c'était lourd.» Pendant ce temps, Metz est notamment allé écrire un exploit à Lyon en Coupe de la Ligue avant d'imposer sa griffe dans le derby de l'Est. «Sur le coup, c'est sûr, j'avais les glandes. C'est le type de rencontres que tout footballeur aime disputer, mais bon, ma frustration est vite passée. En plus on l'a emporté à chaque fois.»

Le paradoxe messin

Spectateur forcé des dernières belles heures messines, Cédric Barbosa l'était tout autant lorsque son équipe est allée se perdre dans le Val de Marne. A Créteil, où il a fait une croix sur un avenir en Coupe de France, le 21 novembre, Metz a livré une autre preuve de son inconstance, comme à Nîmes, où le tombeur de Lyon a entretenu son paradoxe face au dernier de Ligue 2. Étrange, sinon incompréhensible, oui, pour l'œil lambda. Moins pour le regard aiguisé de Barbosa : «En début de saison, ou même plus tard comme à Dijon, on se sentait costaud et à la différence d'aujourd'hui, nous encaissions peu de but. Il y a peut-être moins de sérénité dans les rangs, ce qui ne devrait d'ailleurs pas être le cas. On est toujours là, pas très loin du premier. Il ne faut pas croire que l'on choisit nos matches. Regardez ce que nous avons fait à Montpellier, Lens, Lyon ou contre Strasbourg : toutes ces équipes étaient sur le terrain pour jouer, et nous l'avons emporté. Mais lorsque tu te retrouves face à un mur, comme c'est souvent le cas lorsque nous évoluons à domicile ? Il faut trouver les clés et ce n'est pas toujours évident, notamment pour les attaquants qui n'ont pas trente-six occasions. A Nîmes, Papiss (Cissé) n'a jamais été dans les conditions idéales pour marquer, et il a pourtant fait tous les efforts pour.»

Pression et alarmisme

A bientôt trente-trois ans ­ il les aura en mars prochain ­ Cédric Barbosa ne doute pourtant pas des capacités de son équipe à atteindre son objectif. La déception de Créteil et le maigre bénéfice ramené de Nîmes n'ont pas déstabilisé son sentiment, lequel s'étonne de la tonalité alarmiste de certains commentaires. «Je préfère être à notre place qu'à celle de Montpellier par exemple. Peut-être que les gens se réfèrent au parcours de Metz il y a deux ans ? Ce n'est plus la même chose, il y a plus de prétendants et c'est clair, nous n'avançons pas au rythme de Lens, mais nous sommes toujours dans la course.» Sans que le spectacle soit toujours au rendez-vous, ça aussi, le joueur en convient. «Je comprends l'attente que nous suscitons. Nous sommes redescendus à l'issue de la dernière saison, le club fait des efforts pour faire revenir du monde au stade, et oui, parfois, le spectacle n'est pas terrible. Mais le public n'est pas le seul déçu. Nous aussi, on aimerait faire de beaux gestes, marquer de beaux buts. Mais pour nous autres, joueurs, le seul plaisir se résume parfois aux trois points que nous prenons à la fin du match.» Le message est transmis.

Pénis antidopage condamnés2008

A pisser sans rire…

Le "Whizzinator", un faux pénis relié à une seringue contenant de l'urine artificielle qui permettait de passer au travers des contrôles d'urine anti-drogue et anti-dopage, a subi son premier revers judiciaire. Les deux propriétaires de l'entreprise qui les commercialisait risquent jusqu'à 8 ans de prison et une amende de 500 000 dollars.

Gerald Wills et Robert Catalano, les deux propriétaires de la société Puck Technology, qui commercialisait un faux pénis qui permettait de passer au travers des contrôles d'urine, ont reconnu leur culpabilité lundi devant une Cour fédérale de Pittsburgh (Pennsylvanie, est). Pour fraude et vente de produits illicites, les deux hommes, dont la peine sera connue en février, encourent jusqu'à huit ans de prison et une amende de 500 000 dollars.
Le "Whizzinator" était une "poire améliorée", un faux pénis relié à une seringue contenant de l'urine artificielle ou l'urine d'une autre personne sans trace de drogue, selon le site internet de la société. Plusieurs modèles existaient pour s'adapter aux différentes couleurs de peau des éventuels utilisateurs. Des sportifs notamment, comme le footballeur américain Onterri Smith attrapé à l'aéroport en possession du dit objet... Mais aussi des salariés de tout genre, les contrôles anti-drogue étant monnaie courante aux États-Unis.
On n'arrête plus le progrès!

Platini 2008

Michel Platini prône la fin des transferts de joueurs mineurs

 À l’occasion du premier Forum européen du sport, le président de l'UEFA, Michel Platini, a incité les ministres des Sports européens à agir afin d'interdire les transferts des joueurs de moins de 18 ans dans l'Union européenne.

C’est au centre des congrès de Bellevue, à Biarritz, que s’est tenu le premier Forum européen du sport. L’occasion pour les 27 ministres des Sports de l’UE d’évoquer des sujets sensibles. Au programme donc : santé, dopage, économie et formation.
Et c’est devant cette assemblée, que Michel Platini a plaidé en faveur d'une loi interdisant les transferts internationaux des joueurs mineurs à l'intérieur de l'Europe. Le président de l'UEFA veut renforcer le règlement européen actuel qui permet aux jeunes d'être transféré dès l'âge de 16 ans. Dans son discours, l'ancien capitaine de l'équipe de France a tiré la sonnette d'alarme, expliquant se trouver face à "un cas urgent d'assistance à l'enfance en danger."

"Il y a aujourd'hui dans le monde et en Europe un trafic d'enfants, a-t-il dit. Je ne mâche pas mes mots parce que la situation est grave. Comment appelez-vous un phénomène qui fait traverser les océans et les frontières à des enfants de douze ou treize ans en les arrachant à leur milieu et à leur culture pour les faire se joindre à une entreprise en contrepartie d'un paiement? Et c'est ce qui est en train de se passer dans le football." Le combat de Michel Platini n'est pas gagné d'avance. Récemment encore, de jeunes français ont quitté l'hexagone pour rejoindre des clubs de football. Jérémy Boga et Maxence Parente sont des exemples parfaits.

Le football belge scindé en deux ? Une Ligue flamande vient de voir le jour…Sport

A Bruxelles dans une Belgique qui cherche les derniers signes de sa cohésion, le football joue un rôle particulier. L’équipe nationale, les Diables rouges , a longtemps semble fédérer Flamands et Wallons, du moins tant que ses performances faisaient oublier les éléments qui, jour après jour, s’additionnaient pour mettre en question la réelle volonté de vivre ensemble des communautés belges.

Le lent déclin de l’équipe, qui ne s’est qualifiée ni pour le dernier Mondial ni pour le dernier Euro, a mis a mal ce symbole de la Belgique de papa , devenue un Etat fédéral sous tension. D’autant que la politique vient de s’immiscer dans le fonctionnement du sport le plus populaire du royaume, et d’obtenir une mini scission, qui apparait comme le prélude au grand schisme de cette discipline. Même si, pour l’heure, la partition ne touche pas encore le football professionnel.

Il y a quelques jours, a l’issue d’un vote serre – 11 pour, 10 contre, une abstention –, l’Union belge de football a donne son feu vert a la création d’une Ligue flamande (VZW). C’était le souhait du ministre régional flamand des sports, Bert Anciaux. Cet autonomiste de gauche avait annonce que, une fois ce premier pas franchi, il arroserait les clubs de sa communauté d’argent destine a la formation et aux infrastructures. Le processus a été retarde par Les hésitations des clubs de Bruxelles, région-capitale bilingue. Ils refusaient pour la plupart d’opter pour une communauté. Finalement, le ministre a gagne la partie, plongeant l’Union belge dans une situation proprement surréaliste.

Car le pendant naturel de la VZW, à savoir une Ligue rassemblant francophones et germanophones, ne verra pas le jour : les clubs du sud de la Belgique n’ont reçu aucune garantie financière du ministre régional wallon des sports…

A l’avenir, seules la première et la deuxième division du championnat belge, professionnelles, resteront unitaires. Intenable ? Les dirigeants du Standard de Liège, champion national sortant, le pensent et évoquent l’entrée de leur club en Ligue 1… française.

Pendant ce temps, la Belgique Attend un avis de l’UEFA, l’instance dirigeante du football européen, et est candidate a l’organisation d’un Mondial en 2018…

 

12月1日

Résultats du week-end

CFA : CFA : Sainte Geneviève 0-0 Metz

18 ans : la belle réaction FC METZ - LOUHANS-CUISEAUX : 2-1

Buts pour Metz : Songo'o (59e), Métanire (74e) ; pour Louhans-Cuiseaux : Rivera (39e). Les Messins étaient les premiers à se mettre en évidence. Sur un centre de Kehli, Ngbakoto se retrouvait face avec Fernandes Maia mais le portier louhannais gagnait son duel (13e). Malgré quelques autres actions intéressantes, c'est Louhans qui ouvrait la marque, la tête de Rivera lobait, en effet, Delle (39e). Ngbakoto avait la possibilité de remettre les deux équipes à égalité avant la pause mais sa tentative échouait sur le poteau (42e). A la reprise, le coup franc de Zénier était repris par Songo'o qui égalisait dans la confusion (59e). Les protégés d'Olivier Perrin continuaient à espérer la victoire et l'obtenaient grâce à un centre parfait de N'Ganvala sur la tête de Métanire (74e).

16 ans Champagne ! REIMS - METZ : 1-3

Les Messins ont connu une entame de match moyenne et dès la 8e minute, ils encaissaient un but. Fort heureusement, les protégés de Jean-Robert Faucher réagissaient immédiatement et parvenaient à égaliser sur un coup de pied arrêté de Martin pour Giuliano (14e). Il ne fallait pas plus de deux minutes aux grenats pour doubler la mise grâce à Mielczarek (16e). Plus dynamiques en seconde période, les Mosellans se mettaient à l'abri sur une volée signée Cesal (56e). Si le but rémois avait pris les messins à froid, ces derniers ont su rebondir rapidement et gérer la rencontre pour repartir avec un bon résultat mérité.

14 ans : Metz 1-0 Amnéville
But d’Untereiner pour Metz.
13 ans : Florange 1-3 Metz

12 ans : Nancy 0-2 Metz

Buts de Toussaint et Oudin pour Metz.