|
|
February 28
Le programme du week-end
CFA : Schiltigheim – Metz, samedi 17h 18 ans : Metz – Sochaux (Gambardella), dimanche 15h à Delaitre 16 ans : Metz – Reims, samedi 15h à la Plaine de Jeux 14 ans : Repos 15 ans honneur : Metz – Creutzwald, samedi 16h45, Plaine de Jeux 13 ans honneur Niv A : Jarville – Metz, samedi 15h30 12 ans honneur Niv B : Metz – Tremery, samedi 15h15, Plaine de Jeux
Diakite revient en force
Parti pour mieux revenir, Mamadou Diakite frappe de nouveau à la porte du milieu messin. Lucide et ambitieux, le Franco-malien de vingt-deux ans mérite déjà d'être connu. C'est pour tout de suite !
Du 9-3 à Caen. Mamadou Diakite est né le 22 mai 1985 à Rosny-sous-Bois, sous le double signe des gémeaux et du bison futé. Jusqu'à atteindre l'honnête taille d'1,96 m, il a donc grandi en Seine-Saint-Denis, à Neuilly-sur-Marne, qui se distingue notamment de Neuilly-sur-Seine en raison de la rivière qui la traverse. Débuts dans le football sur place, avant de rejoindre Villemomble, puis son grand frère au centre de formation de Caen. C'est en Normandie que Francis De Taddeo le repère. Juin 2003. « J'avais dix-huit ans, et Metz jouait en Ligue 1 avec pas mal de jeunes, raconte Diakite. Le challenge sportif m'intéressait. J'y suis allé. A l'instinct. » De Caen au Portugal. A Caen, il appartenait à la génération Bodmer, Gouffran, Zubar, et fréquentait régulièrement le groupe professionnel. A Metz, il rejoint illico l'équipe réserve. « Ce n'était pas forcément ce que j'espérais, évoque Mamadou Diakite, mais cela m'a obligé à repartir de zéro. » Puis à partir tout court, ne voyant pas de contrat pro à l'horizon : direction le Vitoria Setubal, au Portugal. Malien d'origine, possédant d'ailleurs la double nationalité qui lui permet de participer à la Coupe du monde des vingt ans, milieu de terrain axial, il se rêve en Mamadou Diarra, prend Patrick Vieira pour modèle et apprécie Steven Gerrard. Le réveil sera brutal. Du Portugal aux Assedic. Au bout de six mois d'une expérience portugaise sportivement prometteuse (Setubal joue les premiers rôles, et lui bénéficie d'un temps de jeu correct) mais socialement calamiteuse, Diakite plie bagage : « Nous n'étions pas payés et, en plus de me retrouver seul et sans parler la langue, je vivais sur mes économies de stagiaire pro. Alors que peu de clubs s'intéressaient à moi, j'ai décidé de résilier mon contrat et de rentrer chez mes parents. Je me suis inscrit aux Assedic, j'ai touché le chômage pendant plusieurs mois. Quand j'y repense, c'était il y a un an et demi à peine. Cette expérience m'a fait prendre cinq ans d'un coup. » Mamadou Diakite a gardé le contact avec Francis De Taddeo. Il revient à Metz, en janvier 2006. Des Assedic à la Ligue 1. Au bout de son inoubliable saison en enfer, l'an dernier, Metz n'a plus qu'à préparer l'avenir, assuré de la relégation dès le printemps. Il passe par Mamadou Diakite, aligné à Nice le 6 mai (2-1). En lui, Joël Muller découvre « un joueur de tempérament, capable de beaucoup d'abattage ». Son successeur, Francis De Taddeo, lui obtient une prolongation de contrat d'un an, le titularise à Reims, le fait rentrer à la mi-temps contre Istres. Une blessure envoie Diakite à l'infirmerie pour trois mois. « Après, constate-t-il, on ne rentre pas comme ça dans une équipe qui gagne. » Il a quand même retrouvé Saint-Symphorien, vendredi dernier, contre Dijon, en cours de promenade (5-0). Le temps de faire l'étalage d'un goût consommé du duel et d'une vraie facilité à éliminer son vis à vis... De la Ligue 1... à la Ligue 1 ? « J'attends mon heure », répond Mamadou Diakite lorsqu'on lui demande s'il est opérationnel. Attendre, façon de parler : « Je travaille sereinement. Quand il ne joue pas, un joueur a tendance à se demander pourquoi. La vraie question, c'est : que faire pour jouer ? La réponse ne passe que par le travail. Et par la nécessité de ne pas être à contresens du groupe, mais au contraire de viser dans la même direction. » En fin de contrat, imagine-t-il son avenir en grenat ? « J'ai vingt-deux ans, et plus trop de temps à perdre. Je ne suis pas persuadé de posséder déjà le niveau pour évoluer en Ligue 1. Mais je suis persuadé que Metz, en cas de montée, pourra compter sur moi. Les individualités n'existent qu'à travers le collectif. Sinon, cet hiver, Lille aurait recruté toute l'équipe de Metz. » Lucide, avec ça.
En deux temps
Les terrains de l'île Saint-Symphorien redevenus inutilisables, les Messins ont remis le cap sur la Plaine de jeux. Deux séances d'entraînement figuraient à leur programme, pour la seule fois de la semaine. Une journée en deux temps sans Daniel Gygax, à l'arrêt pour trois semaines en raison d'une déchirure aux ischio-jambiers, mais avec Sébastien Renouard, dispensé d'entraînement la veille le temps de soigner une douleur musculaire à la cuisse. Une séance quotidienne figure au menu, aujourd'hui et demain, avant de rendre visite à Montpellier vendredi. |  |
February 27
R.L. :
Béria penche à droite
Homme de couloir mais défenseur polyvalent, Franck Béria est l'un des artisans de la reconstruction messine. Face à Dijon, il a même réussi deux passes décisives. « Anecdotique », selon lui.
La paternité ferait-elle pousser des ailes ? Cinq jours après la naissance de Méloé, venue au monde à la veille de Metz-Caen, Franck Béria, vingt-trois ans, a profité de la visite de Dijon à Saint-Symphorien pour réussir une prouesse inédite sur sa carte de visite, en 55 matches de Ligue 1 et à sa vingt-cinquième apparition en Ligue 2 : deux passes décisives dans le même match. Il en avait réussi une, auparavant, et pas n'importe laquelle : celle du troisième but d'une victoire (3-2) face au Paris SG, alors décisive pour le maintien en Ligue 1, en mai 2005. « C'est finalement assez anecdotique, selon lui. Une passe décisive peut être considérée comme une récompense personnelle, mais elle est d'abord permise par tout un mouvement collectif. Pour l'équipe, il ne s'agit pas d'un aboutissement. » Assez curieusement, cette contribution visible car directe de Franck Béria à la plantureuse victoire de Metz sur Dijon (5-0) intervient après un redéploiement censé réduire son champ d'action offensive. Censé seulement : « Je ne suis pas sûr que ce soit une question de positionnement. Tout dépend de la tournure du match, des espaces qui se créent ou pas. Contre Dijon, nous sommes entrés dans la partie avec beaucoup de conviction, puis notre adversaire s'est retrouvé à dix. Contre Caen, il y avait moins la place pour lancer des assauts. Preuve que la physionomie du match est plus importante que le système dans lequel on évolue. » Franck Béria avoue de toute façon ne voir qu'assez peu de différences entre ses fonctions, selon que Metz aligne quatre ou cinq défenseurs : « Les similitudes sont nombreuses, qui tiennent à la nécessité de défendre, de couvrir, et de se déplacer vers l'axe quand le ballon est de l'autre côté. Dans tous les cas, il faut animer le couloir et se retrouver en position de centre. La différence, c'est qu'à cinq vous savez qu'il y a encore du monde derrière vous lorsque vous êtes débordé. Mais la fatigue, à la fin d'un match, est la même, car les efforts sont les mêmes. » Sa préférence à lui ? « Gagner, tranche-t-il. Et prendre du plaisir. Monter, j'adore ça, c'est sûr. » Parfois, il en est interdit ou presque : il arrive aussi à Franck Béria d'évoluer dans l'axe de la défense. « Pas un problème », ajoute celui qui a reçu une formation de défenseur central à l'INF Clairefontaine. « Je suis tout autant capable de rester sur l'homme de la première à la dernière minute que de jouer en zone ou d'animer un couloir. » Un jour, sous les projecteurs pour lui alors tout récents de la première division, il a même remplacé Philippe Gaillot, au pied levé, côté gauche, à l'invitation de Gilbert Gress. « Je suis devenu un arrière droit de métier, résume Béria. Mon kiff, c'est le couloir, ma ligne de touche ! Mais je ne suis pas forcément désorienté en jouant ailleurs. » En quelque sorte, Franck Béria serait un homme de centre droit, bien dans l'air du temps. C'est tendance. « Franchement, dit-il, nous joueurs, nous ne faisons pas une fixation sur l'organisation choisie. Ce qui compte, c'est l'état d'esprit. » En vingt-cinq rencontres, le FC Metz n'a encaissé que douze buts, cette saison, en Ligue 2.
Gygax, trois semaines d'arrêt
Coup dur pour Daniel Gygax, finalement absent de la feuille de match de Metz-Dijon vendredi en raison d'une douleur apparue la veille à l'entraînement. L'attaquant suisse, arrivé de Lille en janvier dernier, souffre en fait d'une déchirure partielle au niveau des ischio-jambiers, ce qui le rendra indisponible au moins trois semaines. Moins grave, Sébastien Renouard a été dispensé de la séance de reprise, hier après-midi, en raison d'une légère contracture à la cuisse. Le cinquième buteur de Metz-Dijon (5-0) devrait réapparaître aujourd'hui parmi ses coéquipiers ; deux séances d'entraînement figurent au programme des Lorrains qui préparent le déplacement de vendredi à Montpellier.
La prochaine journée
Vendredi 2 mars. 20 h : Niort-Bastia, Amiens-Istres, Créteil-Brest, Dijon-Gueugnon, Guingamp-Reims, Montpellier-METZ, Ajaccio-Grenoble, Châteauroux-Libourne ; 20 h 30 : Le Havre-Strasbourg. Lundi 5 mars. 20 h 30 : Tours-Caen. Match en retard (22e journée). Vendredi 23 mars. 20 h : Libourne-METZ. 15 buts. Babacar Gueye (Metz). 14 buts. Lesage (Le Havre). 13 buts : K. Traore (Le Havre). 12 buts : Fauré (Reims). 10 buts : Gouffran (Caen), Akrour (Grenoble), Deranja (Libourne), Cissé (Metz). 9 buts : Mandrichi (Ajaccio), Samson (Caen), Leroy (Niort). February 26
R.L. :
Trois fauteuils pour quatre
Metz, Caen, Strasbourg, Le Havre. Aux deux tiers du championnat, les quatre premiers de L2 se détachent nettement. Dans trois mois, les portes de l'ascenseur se refermeront sur l'un d'eux. Etat des lieux.
La tendance. Leader sans interruption depuis la 8e journée, Metz s'est mis à moins gagner depuis décembre, mais la portée de ses trois victoires en trois mois et sept rencontres renforce son statut de favori numéro un à la montée. Nets vainqueurs de Strasbourg (4-1) pour en finir avec les matches aller, les Lorrains ont logiquement remporté leur duel au sommet avec Caen (2-0), avant d'écraser Dijon (5-0) à peu de frais. De quoi faire oublier les doutes suscités entre-temps par la plus longue période d'insuccès de la saison (quatre journées), leur première défaite depuis dix-neuf rencontres (à Bastia) et les secousses liées au départ de Ludovic Obraniak, leur maître à jouer. Metz a repris sa marche en avant, avec une très sérieuse option pour une place sur le podium. La particularité. Fait très rare au cœur de l'hiver : abstraction faite, évidemment, de Grenoble - Le Havre programmé trois jours après les autres rencontres de la 26e journée pour les tout puissants besoins du diffuseur de la compétition, la Ligue 2 ne déplore qu'un match en retard pour raisons climatiques. Il s'agit du déplacement de Metz à Libourne, qui n'avait pu avoir lieu à l'époque où le leader traversait une période d'incertitudes. Libourne-Metz a finalement été programmé au 23 mars. Le chiffre. 2,2, ou la moyenne de points par match affichée par le leader. A titre de comparaison, celle du Havre, quatrième, est de 1,84. La phrase. « La victoire sur Caen n'aura servi à rien si nous ne battons pas Dijon. » Julien François, à mi-parcours d'une semaine prolifique. Les points chauds. Va à Amiens le 20 avril, reçoit Le Havre le 27 avril, va à Strasbourg le 18 mai, reçoit Gueugnon le 25 mai.
La tendance. A l'image de l'équipe qui les précède au classement, les Caennais ont bien supporté une période délicate qui, quant à eux, les avait vus prendre cinq points sur quinze possibles. En renouant avec la victoire face à Niort (4-0) vendredi, le dauphin de Metz vient de chasser ses doutes et de conserver une avance substantielle sur ses poursuivants, tout en soignant la différence de buts. Fidèle deuxième depuis la quinzième journée, Caen n'a quitté le podium que très brièvement, mi-octobre, après sa défaite à Strasbourg (3-2). Comme pour Metz, ses chances de montée sont très, très élevées. La particularité. Après avoir manqué l'accession à la différence de buts en fin de saison dernière, Caen s'annonçait comme le favori numéro un, en août, sur la ligne de départ. L'émergence de Metz n'y change presque rien : les Normands assument leur statut, tout en restant fidèles à une identité clairement tournée vers l'offensive. Caen possède la meilleure attaque de Ligue 2. Un gage de succès. Le chiffre. 46, ou le nombre de buts inscrits par les Caennais après vingt-six journées, sept de plus que Metz et Le Havre. Des quatre candidats à la montée, en revanche, Caen déplore la moins bonne défense avec vingt-quatre buts encaissés, deux fois plus que Metz. La phrase. « C'est en jouant que nous nous créerons des occasions, et en nous créant des occasions que nous gagnerons nos matches. » Nicolas Florentin, milieu de terrain, avant Metz-Caen. Les points chauds. Reçoit Strasbourg le 30 mars, va à Istres le 18 mai et à Libourne le 25 mai.
La tendance. « On » les dit moribonds et gagne-petit. Mais « on » est aveugle : vainqueurs de Créteil (1-0) vendredi, les Strasbourgeois ont signé leur quatrième victoire d'affilée à domicile après celles remportées face à Amiens, Niort et Tours. A l'extérieur, ils n'ont plus perdu depuis... l'humiliation subie à Metz (4-1), début décembre, enchaînant trois matches nuls à Montpellier, Guingamp et Châteauroux. Il s'agit donc d'un rythme de candidat à la montée, à condition bien sûr de ne pas faillir, puisque Le Havre suit de très près. La particularité. L'autorité n'est pas la qualité la plus évidente des Alsaciens qui sont les seuls, parmi les quatre prétendants à la montée, à n'avoir gagné qu'une fois en marquant trois buts. C'était certes face à Caen (3-2), au mois d'octobre. Strasbourg a remporté huit de ses treize victoires par un seul but d'écart, dont les cinq dernières. Le chiffre. 7, ou le nombre de déplacements prévus au programme de Strasbourg d'ici au 25 mai, le premier au Havre vendredi prochain ! Or, avec deux victoires seulement, le Racing ne pointe qu'au septième rang du classement à l'extérieur. La phrase. « Si nous restons sur notre lancée, nous compterons 71 points. Nous serons donc en Ligue 1. Il nous reste cinq matches à la Meinau, tâchons déjà de tous les gagner. » Jean-Pierre Papin, entraîneur, après la victoire contre Créteil. Les points chauds. Va au Havre le 2 mars, va à Grenoble le 16 mars, va à Caen le 30 mars, reçoit Metz le 18 mai, va à Dijon le 25 mai.
La tendance. A fond la forme. Avant de se produire ce soir à Grenoble, puisque la Ligue 2 a inventé les journées qui démarrent le vendredi et s'achèvent le lundi, les Havrais comptent neuf points de retard sur le leader messin, contre seize à mi-championnat. Surtout, les Havrais ne font pas dans la demi-mesure, en témoigne le dernier carton en date face à Ajaccio (4-1) qui faisait suite à un nul méritoire et mérité à Caen (1-1) dans un derby normand de très haut niveau. Ils n'ont plus perdu depuis le 17 novembre, soit huit journées, et leur revers à Dijon (2-1). La particularité. Le Havre recevra Strasbourg, son concurrent le plus direct pour le podium, dès la prochaine journée. Raison de plus pour ne pas perdre, ce soir, à Grenoble, même si l'entraîneur havrais Thierry Uvenard tient à ce rappel : « Le seul podium qui m'intéresse est celui sur lequel nous devrons prendre place au soir de la 38e journée. » Le chiffre. 27, ou le nombre de buts que se répartissent les attaquants de choc du Havre, Jean-Michel Lesage (14 buts) et Kandia Traoré (13 buts). Le tandem messin Gueye - Cissé n'est pas loin, avec vingt-cinq buts. La phrase. « Au moins, nous savons ce qu'il nous reste à faire à Grenoble. » Thierry Uvenard, entraîneur, après les victoires de Metz, Caen et Strasbourg. Les points chauds. Va à Grenoble ce soir, reçoit Strasbourg le 2 mars, va à Metz le 27 avril, va à Amiens le 25 mai.
18 ans :
FC Metz-Dijon FCO : 7-1 (2-0). Arbitre : M. Huentz. Buts pour Metz : Gestede (8e, 43e, 53e, 67e), Bourgeois (50e), Kalton (73e), Pjanic (76e) ; pour Dijon : Papret (51e). Malgré son 5-4-1 sécuritaire, le DFCO plie deux fois en première période. D'abord lorsque l'immense Gestede arrive à prendre l'élan pour placer sa tête sur corner (1-0 à la 8e). Ce même Gestede exploite ensuite un centre en retrait (2-0 à la 43e). Dans l'intervalle, les Dijonnais ont été vaguement dangereux par Papret (25e) et Caretti (32e). A la reprise, une passe en retrait pas assez appuyée de Schianchi profite à Bourgeois (3-0 à la 50e). Lancé par Fernandes, Papret, seul face au gardien, place son ballon pour réduire la marque (51e), puis aurait pu obtenir un penalty lorsque son tir est détourné en corner par le coude d'un défenseur (52e). Dijon construit bien, mais reste peu précis dans la finition et surtout très friable défensivement face au talent messin (4 stagiaires, 6 aspirants, 1 élite). En neuf minutes, la messe est dite par des buts signés Gestede (deux fois) et Kalton, tandis que Pjanic enfonce le clou sur un ballon perdu par Bégin (7-1).
Le point
LIGUE 2 Bastia - Montpellier 1-0 Brest - Guingamp 2-3 Caen - Niort 4-0 Gueugnon - Châteauroux 3-0 Istres - Tours 2-1 Libourne - Amiens 1-1 Reims - Ajaccio 4-1 Strasbourg - Créteil 1-0 METZ - Dijon 5-0 Ce soir (20h30) Grenoble-Le Havre Eurosport
Vendredi 2 mars. 20 h : Niort-Bastia, Amiens-Istres, Créteil-Brest, Dijon-Gueugnon, Guingamp-Reims, Montpellier-METZ, Ajaccio-Grenoble, Châteauroux-Libourne ; 20 h 30 : Le Havre-Strasbourg.
Lundi 5 mars. 20 h 30 : Tours-Caen. Match en retard (22e journée). Vendredi 23 mars. 20 h : Libourne-METZ.
Site officiel
Un bleu à découvert L’invité du Forum des Lecteurs du Feu Sacré de ce mois était Sébastien Bassong. De retour de sa sélection en Equipe de France espoirs, le défenseur messin a livré ses premières impressions. Morceaux choisis.
Sébastien, vous avez été sélectionné en équipe de France espoirs. Vos impressions ? Sébastien Bassong : « C’est un autre monde, c’est très différent de ce que j’ai connu en club jusqu’à maintenant. Cette sélection me fait plaisir. Lorsque je l’ai apprise, j’ai immédiatement appelé mon père. Maintenant, je sais très bien que ce sont les résultats de l’équipe qui m’ont conduit à connaître ce bonheur. Je le prends comme un cadeau, pour moi et pour mes coéquipiers. Cela montre que nous faisons du bon boulot depuis le début de la saison. » Tu es Franco Camerounais, pour quelle sélection opterais-tu si tu avais à choisir ? S.B. : « Pour l’instant, je n’ai connu que l’équipe de France espoirs et cela me plaît. Mes parents sont Camerounais mais je suis né en France. Je ne peux pas dire comme cela a été écrit ailleurs que je me sens 100% Camerounais. Bien sûr, si le Cameroun m’offre un jour une sélection en A, j’y réfléchirai. Mais pour l’instant, la question ne se pose pas. Je ne suis pas arrivé à l’heure du choix. Je suis content que les Bleuets m’aient appelé, mais ce n’est qu’une sélection… » Comment es-tu venu au football ? S.B. : « Naturellement, comme tous les gosses de la banlieue parisienne. Quand tu vis là-bas, tu joues au football comme tu vas à l’école. C’est le sport qu’on peut pratiquer en sortant dans la rue. J’ai donc commencé de cette manière, c’est venu sans même que je me pose la question. Ensuite, au fur et à mesure, j’ai apprécié de plus en plus. » Que penses-tu du public de Saint-Symphorien ? S.B. : « La fin de l’année dernière a été difficile à vivre, mais je pense que notre public était en droit de montrer son mécontentement. Je suis surpris, je pensais qu’on aurait vraiment peu de supporters cette année. Ils nous soutiennent, sont toujours là et nous accordent leur confiance. Plus les résultats seront positifs, plus ils viendront. Sur le terrain, nous nous battons et ils nous le rendent bien. » Est-ce bon pour toi d’évoluer au contact de Malick Diop ? S.B. : « Malick a connu beaucoup de choses dans sa carrière. Il a fait de la Ligue 1, de la Ligue 2, la Coupe de Monde. Il propage son expérience autour de lui, j’apprends beaucoup à ses côtés. Après une blessure longue et à 32 ans, il est encore en très bonne forme. Il sait parler, est exemplaire sur le terrain et dans la vie. C’est un grand. » Qu’est-ce que cela te fait de voir ce que sont devenus tes anciens partenaires de Clairefontaine ? S.B. : « Beaucoup ont réussi, certains évoluent dans des grands clubs européens, je suis content pour eux. A côté de cela, d’autres ne sont pas passés pros. Je me dis parfois que ce serait bien qu’ils soient avec nous. Mais c’est la règle du jeu. A l’époque, on nous l’a souvent répété : il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus. » Dans quelles conditions t’étais-tu engagé pour Metz à l’issue de cette période de préformation ? S.B. : « J’avais la possibilité de rejoindre d’autres clubs de Ligue 1. Mais à Metz, j’ai ressenti un climat chaleureux et il y avait un suivi scolaire à côté de la formation purement footballistique. C’est cela qui a fait pencher la balance chez mes parents. Pour ma part, je voulais surtout trouver un club. » Tac au tac... Un club au sein duquel tu aimerais évoluer ? « Quand j’étais petit, j’aimais le PSG. » Une équipe nationale ? « La Seleçao, mais cela restera dans mes rêves. » Un joueur que tu aimerais affronter ? « Samuel Eto’o. » Le match que tu rêves de jouer ? « Une finale de Ligue des Champions ou de Coupe du Monde. » Un championnat que tu aimerais connaître ? « L’Angleterre. Je pense que c’est le plus adapté à ma façon de jouer. Il y a des contacts, des espaces ; et puis de l’ambiance dans les tribunes. »
Molinari décoré par l’Italie
Le président du FC Metz Carlo Molinari a reçu samedi 24 février les insignes de « Chevalier de la Stella della Solidarietà Italiana » des mains du Consul Général d’Italie à Metz, Salvatore Mallimaci. Au cours de la cérémonie, l’homme fort du Club à la Croix de Lorraine s’est rappelé avec émotion son histoire avec l’Italie devant une soixantaine de proches et d’élus locaux.
Né à Villerupt, il avait notamment rejoint le pays très jeune, lors de la seconde guerre mondiale, avant de revenir en Moselle. Une période au cours de laquelle il put apprendre la langue de ses aînés.
Les dix huit ans cartonnent aussi
Les 18 ans étaient les seuls à jouer ce week-end parmi les équipes de jeunes du club engagées dans des championnats nationaux. Ils ont fait subir à ceux de Dijon une lourde défaite. Prenant exemple sur leurs aînés, vainqueurs l’avant-veille en Ligue 2 sur un score large (5-0), ils ont marqué à sept reprises. Des buts signés Gestede (8°, 43°, 68°), Bourgeois (50°), Pjanic (59°, 88°) et Calton (73°). Dijon a sauvé l’honneur par Papret (51°). Il s’agit pour les garçons d’Olivier Perrin d’une belle répétition avant le match de Coupe Gambardella qui les opposera à Sochaux dimanche prochain, à 15h au Stade Delaitre de Marly.
Déchirure pour Gygax
Blessé vendredi dernier à l’entraînement, Daniel Gygax souffre d’une déchirure partielle des ischio-jambiers de la cuisse droite. On ne le reverra pas à l’entraînement avant trois semaines.
|  | |  |
February 25
R.L. :
Le jeune attaquant messin a retrouvé le chemin de la réussite après une année 2006 pratiquement blanche. Un match plein face à Dijon et une prolongation de contrat de trois ans, un bonheur ne vient jamais seul...
La tête dans les nuages, les pieds sur terre. C'est en gros le tableau qu'on aurait pu dépeindre, vendredi soir, du Sébastien Renouard buteur et passeur de la soirée. Le plus drôle dans cette histoire-là, c'est que le jeune attaquant messin a bien failli rester sur le banc. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, c'est bel et bien l'élongation de Daniel Gygax, contractée la veille, qui l'a propulsé sur le devant de la scène. « C'est vrai, il n'aurait peut-être pas joué... », a avoué du bout des lèvres Francis De Taddeo. Le Suisse finalement forfait, Sébastien Renouard pouvait fêter sa troisième titularisation de la saison. Après Reims et Bastia. La question était alors de savoir si l'intéressé avait vocation à jouer les chats noirs. Deux titularisations, deux défaites, les deux seules de son équipe, difficile de faire pire. La question, par respect, nous ne l'aurions pas posée avant. Après, on pouvait se l'autoriser ! « Non, franchement, je ne me suis pas inquiété avec ça. Ça fait cinq ans que je suis chez les pros. Je sais bien que c'est sans importance. J'avais passé une très bonne semaine, j'étais plutôt confiant cette fois », confia après coup l'un des héros de la soirée.Un but de toute beauté, le dernier de cette longue série de cinq, une passe décisive sur le premier, au bénéfice de Babacar Gueye, le grand bonheur était au rendez-vous vendredi soir et la manière dont Sébastien Renouard manifesta sa joie fut sans équivoque. « Ça fait un an que j'attendais cela... », Lâcha-t-il, tout à la fois heureux et soulagé. En 2006, l'année fut en effet blanche pour lui. Des blessures à répétition le privèrent de compétition. Il faut remonter à fin 2005 et ce but marqué à Marseille, au Vélodrome, pour trouver trace d'un pareil sourire. Finie la galère, Sébastien Renouard peut désormais se tourner vers l'avenir. Savourer sa performance, apprécier tous les témoignages de sympathie qui ne manquèrent pas de l'inonder. Et puis un bonheur ne vient jamais seul... Trois jours plus tôt, en apposant une signature au pied d'une prolongation de contrat qui lui permet de rêver en grenat jusqu'en 2010, Sébastien Renouard avait peut-être tout simplement préparé ses exploits de fin de semaine. « J'ai l'impression d'avoir rendu la confiance qu'on m'avait accordé. J'ai expliqué aux dirigeants du club que j'avais envie de m'inscrire dans leur projet, que je pouvais encore leur apporter beaucoup. De leur côté, ils m'ont fait comprendre qu'ils comptaient sur moi. » C'est aussi simple que cela... Francis De Taddeo, qui le connaît parfaitement, qui l'a vu débarquer à l'âge de 13 ans, en provenance de Blénod, ne tarit pas d'éloges à son sujet. « Il est l'un des meilleurs attaquants que j'ai jamais vus. Franchement. Et puis il s'entend parfaitement avec les joueurs qui se sont révélés en même temps que lui, comme Franck Béria et Babacar Gueye. » Tout pour plaire en somme. D'autant que si la tête est dans les nuages, les pieds restent, eux, bien sur terre. Vendredi dernier, c'est déjà du passé. Seul compte, vous expliquera-t-il, sans se forcer, le prochain match de Montpellier. « Le foot, ça va vite, très vite même. Il faut se remettre en cause tous les jours. J'ai maintenant pour objectif de jouer le plus souvent possible. Mais le groupe est élargi, il va falloir m'accrocher», reconnaît-il volontiers.
|  |
February 24
Site officiel :
Metz-Dijon : les réactions :
Rudi Garcia : « Nous savions que ce serait difficile de toute façon. C'est devenu une mission impossible à onze contre dix. Mais il faut être objectif. Au moment de l'erreur, il y avait déjà 2-0. L'arbitre s'est laissé abuser sur une simulation. L'esprit du football est bafoué. Cela a été le cas mardi lors de Lille – Manchester en C1, c'est encore le cas ce soir. Metz n'avait pas besoin de cela. »
Francis De Taddeo : « Un match comme celui-là, avec un tel score, il en arrive un tous les deux à trois ans. Des rencontres où nous avons autant de réussite, ce n'est pas commun. Dijon aurait pu ouvrir le score sur un coup-franc en première mi-temps mais notre tandem s'est vite mis en action par la suite. Il était important de ne pas perdre le bénéfice de la victoire face à Caen. »
Sébastien Renouard : « Tout va très bien. Nous enchaînons les victoires mais nous savons qu'il reste du travail à effectuer. Nous avons réalisé un très gros match défensivement, nous avons rarement été mis en danger. Nous nous sommes créé, de plus, de nombreuses occasions. J'ai bénéficié d'une bonne entente avec Babacar et Papiss, c'est la première fois que nous étions alignés tous les trois ensemble et cela a bien marché. J'espère que cela se reproduira. Je suis très heureux, c'est une belle fête accompagnée d'un beau score. »
Franck Béria : « Si on nous l'avait dit avant le match, nous ne l'aurions pas cru. Il faut rester simple, c'est un score lourd et la saison est encore longue. Il faudra garder la tête sur les épaules. Nous devons retenir ce soir l'état d'esprit et ce bon public qui nous a soutenu tout le match. »
Babacar Gueye : « Il fallait d'abord ne pas prendre de but, c'est ce que nous avons fait. Mon objectif est de marquer le plus de buts possible à chaque match. Nous avons la chance, moi et Papiss, de pouvoir compter sur un bon collectif qui possède des automatismes. »
R.L. :
METZ - DIJON : 5-0
Stade Saint-Symphorien. Temps doux, pelouse grasse. Mi-temps : 3-0. 10 634 spectateurs. Arbitre M. Antony Gautier, assisté de MM. Thourin et Pottier. Buts pour Metz : Babacar Gueye (26e, 45e+5), Cissé (36e), Agouazi (65e), Renouard (68e). Avertissement à Metz : Cheikh Gueye (12e) ; à Dijon : Avezac (28e), Regragui (34e), Boudarène (41e). Expulsion à Dijon : Vosahlo (39e). METZ : Marichez (cap.) Béria, Diop, Bassong, Cheikh Gueye François, Cardy (puis Delhommeau, 69e), Agouazi, Renouard Gueye, Cissé (puis Aguirre, 68e). Non entrés en jeu : Sissoko (g.), Diakite, N'Diaye. Entraîneur : Francis De Taddeo. DIJON : Mouko Tacalfred, Grégoire (cap.), Vosahlo, Jarjat Larcier, Boudarène Regragui, Asuar, Avezac (puis Loties, 43e) Sahnoun. Non entrés en jeu : Perraud (g.), Bugnet, Mangione, Yenga. Entraîneur : Rudi Garcia.
Des buts à profusion
Face à des Dijonnais désarmés, Metz a sorti l'artillerie lourde. Babacar Gueye (deux buts), Papiss Cissé, Laurent Agouazi et Sébastien Renouard ont donné au succès du leader des allures de triomphe.
A la gare comme à la gare ! En ce jour de Saint-Lazare, les Messins ont mené grand train pour s'offrir une victoire nette et sans bavure. Le temps de trouver le bon rythme, et Metz a fait parler la poudre à trois reprises en première mi-temps. Désarmés et réduits à dix, parfois même désarmants car à cours d'arguments, les Dijonnais n'ont rien pu faire pour enrayer la mécanique de précision messine. Le déroulement de la soirée a donc permis au leader de gérer son avance en seconde mi-temps avant de l'accentuer, et à Francis De Taddeo de faire tourner son effectif en lançant Aguirre, Diakité et Delhommeau. Une seizième victoire aux allures de triomphe, permise par une conviction constante, des efforts pertinents et, assurément, une opposition faiblarde.Marichez. De Caen, lundi, à Dijon, vendredi, le gardien messin a passé une semaine tranquille qu'il termine invaincu. Devant la rareté des tentatives dijonnaises, il ne risquait pas grand-chose hier soir. Béria. Le scénario rapidement favorable aux Messins lui a permis de prendre des libertés sur son côté droit où, défensivement, il a passé une soirée sereine. A la clé, deux passes décisives, sur les troisième et quatrième buts. Diop. Après de très brefs flottements, le défenseur sénégalais a rapidement recouvré son autorité habituelle. En toute sérénité. Bassong. Au diapason de Diop, son complice de la charnière centrale messine, il a annihilé tout soupçon de danger et remporté la plupart de ses duels aériens. Cheikh Gueye. Comme pour Béria à droite, des possibilités offensives utilisées à bon escient et une présence athlétique empêchant ses vis-à-vis de porter le danger.Cardy. Très efficace dans la récupération du ballon, il s'est aussi efforcé d'aller de l'avant au point de provoquer plusieurs fautes avant de céder sa place à Delhommeau (70e), qui a proprement exécuté ses interventions. François. Dans son registre habituel, costaud et intransigeant. En prime, la passe qui a permis à Renouard de marquer. Agouazi. Auteur d'une longue transversale à l'origine du troisième but, il a fait trembler les filets, lui aussi, d'une frappe du gauche imparable, inscrivant son quatrième but de la saison en récompense d'une prestation généreuse. Remplacé par Diakite (70e), qui a réussi une rentrée sérieuse. Renouard. Saint-Symphorien a retrouvé un Sébastien Renouard plein de jus et de conviction. Plusieurs dédoublements avec Cardy pour commencer, une passe décisive après avoir effacé deux adversaires sur le premier but, et une frappe du gauche en pleine lucarne pour couronner le tout. Chapeau ! Cissé. Beaucoup d'intelligence dans ses déplacements, souvent insaisissables pour ses vis à vis. A la conclusion d'un très joli mouvement offensif pour inscrire le deuxième des cinq buts de la soirée. Remplacé par Aguirre à l'heure de jeu. Visiblement, le Péruvien que Saint-Symphorien découvre seulement n'hésite pas à frapper. Sans succès pour hier soir. Babacar Gueye. Son doublé lui permet de repasser devant Lesage au classement des buteurs. Sa tête plongeante sur le premier but en disait long de sa détermination. Pour offrir le deuxième but de la soirée à Cissé, il a réussi un exploit dans la surface dijonnaise après avoir effacé Grégoire. Du grand art.
Metz sur un petit nuage
Après Caen, Dijon. En quelques jours, les Messins ont remis leurs pendules à l'heure, celles d'un leader redevenu incontestable. La démonstration d'hier soir ne laisse plus guère de doute !
Finis les atermoiements, les dernières craintes se sont peut-être définitivement envolées. A moins d'un cataclysme, les joueurs de De Taddeo seront bien en Ligue 1 la saison prochaine. Face à une équipe dijonnaise très vite dépassée par les événements, le 5-0 final paraît même peu cher payé... « Ce genre de scénario, on le rencontre une fois tous les deux ou trois ans », lâcha le coach messin après coup. « Tout nous a réussi alors que Dijon aurait très bien pu ouvrir la marque. Les deux premiers buts nous ont mis en confiance, puis tout s'est enchaîné », poursuivit-il. Large sourire aux lèvres. Avec une équipe résolument offensive et une assise défensive évidente, les Messins se mirent, il est vrai, tout de suite dans le sens de la marche. Bien en jambes, agressifs à souhait, ils posèrent d'emblée leur empreinte sur la rencontre. Un coup franc de Cardy, un but refusé à Gueye (fort justement, pour hors-jeu), une jolie frappe enroulée de Babacar Gueye : en un quart d'heure, Metz avait donné le ton... Il n'en changea plus. Habiles à la manœuvre, avec notamment une jolie complicité, côté droit, entre Cardy et Renouard, prompts à la contre-attaque quand Dijon se montrait un peu plus entreprenant, ces Messins-là offraient clairement toutes les garanties. Même si les Bourguignons firent un moment illusion. Du jeu en mouvement, de bonnes inspirations, du jeu à deux, à trois, Metz trouva bientôt et logiquement la récompense à tous ses efforts. Petit tour de passe-passe de Sébastien Renouard côté gauche, et centre parfait au deuxième poteau pour Babacar Gueye qui se jeta tête en avant (1-0, 26e). Remarquable à la fois dans la conception et la réalisation, selon l'expression consacrée. Et ce n'était pas fini. Dix minutes plus tard, c'est ce même Babacar Gueye qui enrhumait Grégoire, l'expérimenté (39 ans !) capitaine bourguignon. Deux dribbles dans la surface, un service parfait pour Cissé, et de deux (2-0, 36e) ! La moutarde dijonnaise ne manquait pas de piquant. Pour tout arranger, Vosahlo, exclu pour une faute pas si grave, allait laisser ses équipiers à dix. Et à leurs misères... Dijon n'exista plus, dès lors, et ce ne sont pas les réserves techniques déposées à l'arrêt de jeu suivant qui pouvaient y changer quoi que ce soit. En roue libre, Metz, tout au bout des six minutes de temps additionnel de la première mi-temps, enfonça encore un peu plus le clou. Une longue transversale d'Agouazi aboutit à Béria sur le côté droit et Gueye recueillit une nouvelle offrande (3-0, 45e + 5). Autant dire que la messe était déjà dite ! La deuxième période, forcément, n'eut plus la même saveur. Mais les Messins ne manquèrent pas d'en remettre quelques louches. Agouazi, servi magistralement par le même Béria, signa d'abord le numéro 4 du plat du pied, face à Mouko (4-0, 65e). Puis Renouard réussit sans doute le plus joli but de la soirée d'un tir à vingt mètres, sous la barre (5-0, 68e). Ce n'était plus une victoire, mais bien une démonstration. Pauvres Dijonnais qui frisèrent encore la correctionnelle à deux ou trois reprises.
HIER
Bastia-Montpellier 1-0 Brest-Guingamp 2-3 Caen-Niort 4-0 Gueugnon-Châteauroux 3-0 Istres-Tours 2-1 Libourne-St-Seurin-Amiens 1-1 Reims-Ajaccio 4-1 Strasbourg-Créteil 1-0 METZ-Dijon 5-0 Grenoble-Le Havre 20h30 La 27e journée se déroulera le vendredi 2 mars à 20 h avec Montpellier-METZ, Ajaccio-Grenoble, Amiens-Istres, Châteauroux-Libourne-St-Seurin, Créteil-Brest, Dijon-Gueugnon, Guingamp-Reims, Niort-Bastia ; à 20h30, Le Havre-Strasbourg. Elle s'achèvera lundi 5 avec Tours-Caen (20h30).
Gygax
Un changement de dernière minute, hier soir, dans l'équipe messine. Victime d'une élongation, la veille, pendant l'ultime entraînement d'avant-match, Daniel Gygax a finalement dû renoncer à disputer sa troisième rencontre sous ses nouvelles couleurs messines. Jusqu'au dernier moment, Francis De Taddeo a espéré pouvoir aligner l'attaquant suisse, avant de le remplacer par Sébastien Renouard dans le onze de départ.
Le Bien Public :
Le vendredi des cendres Dijon n'a fait illusion que vingt minutes hier en Lorraine. Trop friable en défense, il a eu en plus le malheur de subir une expulsion imméritée, avant de sombrer sous les coups d'une équipe messine déchaînée.
Trois buts encaissés, un joueur expulsé, une réserve déposée : c'est une première mi-temps de cauchemar que va vivre le DFCO. Rien pourtant ne laisse imaginer un tel scénario en début de match. La défense dijonnaise résiste bien aux tentatives de jeu long du leader et se sort de quelques situations délicates dans sa surface. La première grosse occasion est même pour Dijon. Sahnoun ne la transforme pas et c'est le ciel qui va s'abattre sur la tête des Dijonnais. B. Gueye et P. Cissé s'imposent ainsi au cœur d'une défense trop passive (2-0). Déjà mal en point, le DFCO perd en plus Vosahlo sur un carton rouge direct. Impressionné par la sortie sur civière de P. Cissé, l'arbitre transforme un simple coup franc en expulsion plus que sévère. D'ailleurs, quatre minutes plus tard, quand l'attaquant messin revient en jeu, le capitaine Stéphane Grégoire s'en va trouver l'arbitre pour déposer une réserve, procédure qui prend encore trois longues minutes. Entre-temps, Dijon a remplacé un attaquant par un défenseur, mais le mal est fait, le groupe déstabilisé. Metz en profite au bout des arrêts de jeu sur un ballon une nouvelle fois mal dégagé. Camouflet historique Il reste une mi-temps, mais on a le sentiment que le match est plié. Il tourne même au calvaire pour le DFCO car Metz trouve les espaces dont il raffole et marque encore deux buts comme à la parade. La galère est totale. Metz fait tourner son effectif, se procure une occasion quasiment sur chaque attaque. La confiance et la technique sont lorraines et Dijon ne peut que limiter les dégâts en priant pour que cette soirée de cauchemar s'arrête enfin. Le temps tourne pourtant terriblement lentement, au rythme des « olé » et des mercis d'un public mosellan aux anges. Tout est facile pour Metz qui déroule et n'insiste plus. On en reste donc là de cette rencontre qui débouche sur un camouflet historique pour le DFCO et prolonge sa série négative actuelle.
Metz-Dijon : 5-0 Metz (stade Saint-Symphorien). - FC Metz-Dijon FCO : 5-0 (3-0). Temps de jeu : 98'13'' (51'16'' + 46'57''). Arbitre : M. Gautier, assisté de MM. Thourin et Pottier. 10634 spectateurs. Buts pour Metz : B. Gueye (26e, 45e + 5), P. Cissé (35e), Agouazi (65e), Renouard (68e). Avertissement à Metz : C. Gueye (12e) ; à Dijon : Avezac (28e), Regragui (33e), Boudarène (41e). Expulsion à Dijon : Vosahlo (39e). Metz : Marichez (cap) - Béria, Bassong, Diop, C. Gueye - Cardy (Delhommeau, 69e), François, Agouazi (Diakité, 69e) - Renouard - B. Gueye, P. Cissé (Aguirre, 59e). Non entrés en jeu : N'Diaye, Sissoko. Dijon : Mouko - Tacalfred, Grégoire (cap), Vosahlo, Jarjat - Boudarène, Larcier (Mangione, 61e) - Regragui, Asuar, Avezac (Loties, 42e) - Sahnoun (Yenga, 71e). Non entrés en jeu : Bugnet, Perraud.
February 23
Metz – Dijon : 5-0 Buts : Gueye (26eme et 45eme), P.Cissé (36eme), Agouazi (65eme) et Renouard (69eme) pour Metz
La fête à la maison
Metz a étrillé Dijon à Saint-Symphorien au terme d'un match spectaculaire. Tout a réussi aux hommes de Francis De Taddeo au cours de cette partie rapidement pliée par deux buts de Gueye et Cissé. Et une exclusion qui a fait débat. Festival de buts, vendredi soir au Stade Saint-Symphorien. Les Mosellans ont passé une soirée des plus lucratives pour leur différence de buts en mettant au supplice des Dijonnais malchanceux et maladroits. Le seul malheureux de cette 26ème journée côté grenat est Daniel Gygax. Blessé la veille lors de l'ultime séance d'entraînement de la semaine, le Suisse n'a pu prendre part au festin. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, Sébastien Renouard en a profité pour fêter de la plus belle manière sa prolongation de contrat, intervenue au court de la semaine. L'attaquant messin, qu'on avait peu vu depuis le début de la saison à cause de blessures récurrentes, a ouvert le bal en signant un centre impeccable pour la tête de Babacar Gueye (1-0, 26°). Avant de le refermer, un peu plus tard, d'une superbe frappe du pied gauche en pleine lucarne (5-0, 68°). Entre temps, il s'est passé pas mal de choses dans ce match fou à plusieurs niveaux. D'abord, Papiss Cissé a doublé la marque, idéalement servi par le premier buteur du soir au terme d'un numéro de dribbles déroutant (2-0, 36°). Et le défenseur adverse Vosahlo a vu rouge à la suite d'un fait de match confus. Coupable d'un tacle en retard pas spécialement violent, le Dijonnais s'est fait exclure après de longues minutes passées à s'inquiéter de la santé de Papiss Cissé. Estimant que le Sénégalais avait été sévèrement touché, Monsieur Gautier avait brandit le carton rouge. Et Cissé était réapparu sur la pelouse quelques minutes plus tard. Dijon a posé une réserve technique qui a peu de chance d'aboutir. Cet intermède passé, le ballon pouvait reprendre ses droits. Les Messins, à un de plus, bénéficiait d'espaces encore plus importants. Le premier à s'y engouffrer fut Babacar Gueye. Bénéficiant d'un débordement de Béria et des balbutiements de son vis-à-vis, il inscrit le but du 3-0 juste avant la mi-temps. Portés par une confiance au zénith et une avance des plus confortables, les Mosellans n'avaient plus qu'à dérouler au cours d'un second acte synonyme de calvaire pour Dijon. Francis De Taddeo y offrit une demi-heure à Aguirre, un peu moins à Delhommeau et Diakité. On eut le temps, au cours de cette période, de s'apercevoir que le dynamisme et la côte de popularité du petit Péruvien, malgré un temps de jeu très faible, demeurent intactes; ensuite, de savourer un une-deux Renouard-Béria aboutissant au 4-0 marqué par Agouazi (65°); enfin, de s'enthousiasmer sur le coup de canon du premier nommé (5-0, 69°). Dijon n'avait le plus coeur à terminer cette partie et faillit encaisser un sixième but, mais Aguirre puis Diakité ne cadrèrent pas leur tentative. La soirée se terminait sur une belle image : les joueurs messins tapant dans la main de leurs supporters après le coup de sifflet final. La fête à la maison, on vous dit !
Tous vainqueurs vendredi, Metz, Caen et Strasbourg continuent de cavaler en tête du classement. Le Havre (4eme) se rendra lundi à Grenoble. Ca va mal pour Tours, battu à Istres (2-1) et toujours dernier. Les leaders répondent présent Metz, Caen et Strasbourg, qui se produisaient tous trois sur leur pelouse vendredi, n'ont pas manqué le rendez-vous. Une semaine après avoir dominé les Caennais (2-0), le leader messin a ajouté une seconde victoire consécutive en cartonnant Dijon (5-0) à Saint-Symphorien. Un succès pratiquement acquis à la pause puisque Babacar Gueye (26eme et 45eme), passé seul meilleur buteur de L2 avec quinze buts, et Papis Cissé (36eme) permettaient à Metz de mener 3-0 dès le retour aux vestiaires. En seconde période, Agouazi (65eme) et Renouard (69eme) prenaient également part à la fête face à une équipe de Dijon rapidement réduite à dix après l'expulsion très contestable de Vosahlo.
Dijon : Garcia a déposé une réserve
L'entraîneur dijonnais Rudi Garcia a déposé une réserve technique auprès de l'arbitre M.Gautier à la 39eme minute de la rencontre Metz-Dijon, vendredi soir à Saint-Symphorien lors de la 26eme journée de L2.
Vendredi soir sur la pelouse du stade Saint-Symphorien de Metz, le défenseur de Dijon Anthony Vosahlo a reçu un carton rouge à la 39eme minute pour un tacle sur l'attaquant messin Papis Cissé. Dans un premier temps, l'arbitre M.Gautier n'a même pas sorti d'avertissement avant d'expulser Vosahlo après avoir constaté la blessure de Cissé. Pourtant, le Messin, rapidement debout, est revenu sur le terrain quelques secondes plus tard. Ce que n'a pas digéré Rudi Garcia.
L'entraîneur dijonnais a même immédiatement déposé une réserve technique. « On l'a vu cette semaine en Ligue des champions et on l'a revu ce soir (vendredi soir). Je trouve que l'esprit est bafoué. Je ne conteste pas l'expulsion de mon joueur mais son adversaire messin, qui était soi-disant gravement blessé, est rentré tout guilleret sur le terrain. Il n'a même pas eu d'avertissement pour simulation. L'arbitre s'est fait abuser » a déclaré Rudi Garcia.
Une tête bien faite
Les trois premiers du classement se sont tous imposés chez eux. Avec panache pour Metz devant Dijon (5-0) et Caen devant Niort (4-0). Plus difficilement pour Strasbourg face à Créteil (1-0). Du coup la pression est sur Le Havre, quatrième, qui se déplace à Grenoble lundi.
METZ ET CAEN CARTONNENT
Il a soufflé un petit air de L1 sur la pelouse de Metz. Vainqueurs (5-0) face aux septièmes, les Messins ont démontré qu'ils étaient plus que jamais supers favoris pour la montée en Ligue 1, cette saison. A douze journées du verdict, rien ne semble priver le FC Metz d'un retour au sein de l'élite. Car, on voit mal les hommes de De Taddéo s'écrouler alors qu'ils ont 9 points d'avance sur le quatrième, Le Havre, avec un match en moins. D'autant qu'ils disposent de quelques certitudes qui leur permettent d'être optimistes. Une défense, la meilleure de L2, qui n'a pris que 12 buts en 25 matches et une attaque qui assure sous la houlette du duo Guèye-Cissé. Les deux Sénégalais ont encore marqué face à Dijon : un doublé pour Babacar Gueye qui prend la tête des buteurs avec 15 réalisations et un 10e but pour son compère, Papiss Cissé.
LES TÉNORS DONNENT DE LA VOIX Le leader Metz a confirmé la fin de sa mauvaise période en écrasant Dijon (5-0) pendant que Caen était sans pitié pour Niort (4-0). Strasbourg retrouve le podium en battant Créteil (1-0), en attendant le match du Havre lundi. Guingamp signe le seul succès à l'extérieur en remontant deux buts à Brest (3-2) et sort de la zone rouge.
Metz et Dijon ont peut-être la même ambition de développer un jeu attractif mais entre les deux clubs, qui ambitionnent légitimement l'accession en L1, un poste fait la différence : le buteur. Alors que Dijon n'a pas marqué lors des cinq derniers matches, Metz a pu compter sur son duo d'attaquants pour tuer le match (5-0), offrir une 2e victoire à domicile cette semaine et confirmer la place de leader. A la conclusion du jeu direct et rapide des Lorrains, Babacar Gueye a confirmé qu'il était le meilleur buteur de L2 (15 buts). Le Sénégalais avait marqué dès sa première occasion (9e, refusé pour hors jeu) avant de réaliser un doublé valide (tête plongeante à la 26e puis frappe en pivot à la 45e). Le buteur s'est mué en centreur à la passe millimétrée pour le 10e but de la saison de Cissé (36e). Réduits à dix avant la pause, Dijon a bu le calice jusqu'à la lie en encaissant deux nouveaux buts qui rejette l'équipe vers le milieu de tableau.
|  | |  |
FF :
Obraniak, grand bain et douche froide
Le milieu de terrain de Lille, qui jouait encore en L2 le mois dernier, a vécu son premier match de Ligue des champions. Mais Manchester United, qui l'a emporté 1-0, lui a gâché la fête.
Mardi soir, Ludovic Obraniak a traversé l'écran en attendant, peut-être, de le crever très prochainement. Fidèle téléspectateur des soirées de Ligue des champions depuis des années, le milieu de terrain lillois s'est retrouvé pour la première fois avec la tête dans les étoiles, celles qui scintillent aux quatre coins de cette compétition. Mais, à l'heure de se pencher sur ce baptême du feu, il s'attarde surtout sur la brûlante fin de rencontre et sur l'aride résultat récolté par son équipe.« J'ai eu des frissons lors de l'hymne, car je n'aurais jamais pensé participer à cette épreuve, mais ce sont plutôt la frustration et la déception qui dominent, dit-il. Quand on se dépouille comme ça et qu'on encaisse un tel but, on l'a forcément en travers de la gorge. Après, ce n'est pas à moi de juger s'il s'agit d'un manque de fair-play ou d'un acte de tricherie. Le club a posé des réserves, mais je sais très bien ce que ça donnera au final. Au lieu de polémiquer là-dessus, il faut plutôt retenir ce qui a été bon. En première période, on a appris, avant de se lâcher en seconde et de mettre Manchester en difficulté. »
«Arrêter la polémique.»
Sa courbe de performances individuelle a épouse la montée en puissance de sa formation, puisqu'il a paru plus libéré après la pause, plus à l'aise pour agglomérer au jeu lillois ses dribbles et ses centres que la ligue 2 pouvait admirer récemment En effet, en janvier, Ludovic Obraniak était encore un des principaux conducteurs de la locomotive messine, lancée sur les rails qui mènent à l'élite hexagonale. Mais, lors du marché hivernal, il a préféré prendre place dans le TGV première classe affrété par le LOSC et rejoindre l'étage supérieur sans attendre le mois de mai. Sur le moment, évidemment, il a eu quelques difficultés à composter son billet, car le FC Metz tenait à finir le voyage avec lui. « Mais je ne regrette pas d'avoir insisté pour partir, commente-t-il. Quand on est footeux, on rêve de jouer des matches comme celui-là. Tout le monde me disait que j'avais le temps, mais, quand on a vingt-deux ans dans le foot d’aujourd’hui, ça va vite. Lille pouvait m’offrir des moments pareils, et c’est pour cette raison que j’ai tenté ma chance. »
Depuis, il ne lâche plus, comme en témoigne sa découverte de la ligue 1, en cours de match à Bordeaux : son premier ballon a enfanté le succès (o-1, 22éme journée) récolté ce jour-là par Lille. Par la suite, il a toujours jours fait partie du groupe professionnel et déjà entassé 1 pas mal de minutes dans les malles de l'expérience.
« De toute manière, les dirigeants, qui ont investi sur 1 moi dès janvier alors que j'étais libre en juin, pensent • sans doute que je peux apporter quelque chose à ! 1 l'équipe, ajoute-t-il. Pour l'instant, je suis là pour apprendre et ça se passe plutôt bien. Mais ce n'est pas parce que j'ai joué trois matches que tout est rose pour moi. il y aura des moments difficiles, je le sais. En attendant, je découvre quelque chose d'exceptionnel et ! ] j'en suis heureux. Comme je suis content que le FC 1 ] Metz l'ait emporté lundi face à Caen (2-0, après plus Il de deux mois d'insuccès). On va pouvoir arrêter la .polémique qui consistait à dire que, sans moi, le FC Metz était une équipe " morte ". C'est bien que mes anciens coéquipiers aient remis les points sur les" i ". » « Manchester n'était pas aussi serein que ça. » Mais, de son côté, il reste des « i » orphelins de leur point. «J'ai des choses à me prouver, assène ce natif de Longeville-lès-Metz. J'ai évolué pendant deux saisons parmi l'élite sans crever l'écran. J'avais à cœur de montrer à tout le monde que je pouvais évoluer au plus haut niveau. C'est pour ça que je suis venu au
LOSC. Alors, disputer un huitième de finale de Ligue des • champions face à Manchester, c'est extraordinaire. Rien qu'au niveau du rythme, c'est différent de la ligue 1, alors, par rapport à la Ligue 2, je ne vous raconte pas ! C'était une belle soirée. Dommage, encore une fois, qu'elle se finisse ainsi. » Mais, s'il y a des regrets à la pelle, "espoir répond encore à l'appel. « On s'est un peu lâchés en seconde période. C'est important car, au retour, on va pouvoir s'en servir. Je peux vous dire que Manchester n'était pas aussi serein que ça et qu'il s'en souviendra. De notre côté, on n'aura pas un esprit de vengeance, car ce n'est pas un bon sentiment. Mais on aura les crocs. » Comme tout Dogue qui se respecte. |  |
L’ Equipe :
LE CHAMPIONNAT À UN TOURNANT ?
Lundi, Metz repartait de l'avant et Caen en subissait les conséquences. Ce vendredi, le leader lorrain a l'occasion d'enfoncer le clou avec la réception de Dijon alors que les Normands, deuxièmes, pourraient quitter le podium sous la pression de Strasbourg et du Havre.
«Il faut déjà rappeler une chose : notre phase aller a été exceptionnelle. Elle est unique depuis que la Ligue 2 existe». Certes, mais si Metz (1er) n'avait pas gagné le choc contre Caen lundi (2-0), le milieu de terrain lorrain Laurent Agouazi l'aurait vite oubliée. Le FCM y aurait perdu la tête au profit de son adversaire du jour et pas mal d'illusions. Le succès lui a redonné quatre points d'avance sur le deuxième, peut-être sept avec un match en retard à jouer à Libourne/Saint-Seurin, et la savoureuse impression d'avoir retrouvé la marche avant après deux mois sans victoire. «Il y avait aussi pas mal de paramètres qui jouaient en notre défaveur. Il fallait s'adapter au départ de Ludo (Obraniak à Lille), aux conditions de jeu difficiles. (contre Caen), nous avions envie de montrer qu'une fois de plus, il n'y avait pas photo entre nous et nos concurrents directs...», explique Agouazi sur le site du club. Une seconde victoire cette semaine et la machine serait définitivement relancée. Les Grenats seront forcément grands favoris puisqu'ils reçoivent à 20h30 des Dijonnais fort mal en point. Après avoir longtemps flirté avec le podium, Dijon (7e) n'a inscrit que deux points sur les douze derniers possibles.
Le groupe de Metz contre Dijon :
Marichez, Sissoko - Bassong, Beria, Delhommeau, Diop, Gueye C. - Agouazi, Cardy, Diakité, François, Gygax, Renouard - Aguirre, Cissé, Gueye B., N'Diaye
Virage important pour le leader
Metz-Dijon et Grenoble-Le Havre sont les deux affiches de la 26ème journée de Ligue 2 Orange au programme sur Eurosport.
Le sentiment général est qu'il fallait une victoire aux Messins pour relancer la machine. La façon dont elle a été obtenue face à Caen est probante, au moins dans l'état d'esprit et la conviction démontrés sur le terrain. Après les petits doutes entrevus contre Brest et Bastia, Metz a retrouvé une équipe conquérante. Compte tenu de l'état du terrain, les Messins n'ont pas toujours pu développer un jeu au sol intéressant mais la séquence qui a amené le deuxième but reste un modèle du genre. Il leur faut maintenant enchaîner un virage important contre Dijon. Une nouvelle victoire deviendrait très intéressante. Même si rien n'est définitif, elle dessinerait une autoroute vers la montée. De son côté, Dijon n'est pas au mieux actuellement. Mais, il ne faut pas enterrer trop vite les Dijonnais. Ils ont toujours démontré de belles aptitudes en déplacement.
R.L. :
En un coup d'œil
L'adversaire. Dijon Football Côte d'Or. Club fondé en 1998. Stade Gaston-Gérard (10.000 places). Budget : 8 M€. Président : Bernard Gnecchi (55 ans, chef d'entreprise). Entraîneur (depuis 2002) : Rudi Garcia (43 ans). La saison dernière : 5e de Ligue 2. L'arbitre. Antony Gautier (29 ans, Ligue du Nord Pas-de-Calais). A l'aller. Vendredi 15 septembre (8e journée), Dijon - Metz : 0-3. Buts pour Metz : Cissé (37e), Gueye (74e), Obraniak (79e). Les trois dernières journées. Metz : victoire contre Caen (2-0), défaite à Bastia (1-0), nul contre Brest (0-0). Dijon : nul contre Bastia (0-0), nul à Brest (0-0), défaite contre Libourne (0-1). Les trois prochaines journées. Metz : va à Montpellier, reçoit Niort, va à Créteil. Dijon : reçoit Gueugnon, reçoit Montpellier, va à Niort. Attaques. Metz : 34 buts marqués, dont 23 à domicile. Dijon : 26 buts marqués, dont 14 à l'extérieur. Défenses. Metz : 11 buts encaissés, dont 6 à domicile. Dijon : 25 buts encaissés, dont 14 à l'extérieur. Meilleurs buteurs. A Metz : Babacar Gueye (13 buts dont 3 sur penalty). A Dijon : Avezac et Mangione (4 buts). Le passé. 1ère confrontation en championnat (Ligue 1 et Ligue 2). Les absents. A Metz : Bong, Corrales, Lanteri, Léoni (blessés), Bonnefoi, Contout, Delgado, Djiba (choix de l'entraîneur), Walaziak, Walter (convalescents). A Dijon : Ba, Linares, Magallanes, Masson (blessés), Esteves, Poyet (convalescents).
Le plein pour la semaine
Quatre jours après sa vertueuse victoire sur Caen, Metz reçoit Dijon pour consolider sa place de leader. Ce n'est plus un besoin, juste un vœu.
Tout change. Escorté par le doute depuis la nouvelle année, Metz a inversé la tendance et retourné l'opinion, lundi, en convoquant la victoire à son secours, et Caen à son supplice. Rien ne change. Sur la ligne de départ de la vingt-sixième journée de Ligue 2, d'où il ne partira qu'avec une demi-heure de retard sur le gros du peloton mais avec trois jours d'avance sur le trublion havrais, Metz est toujours leader. Moins qu'avant, en termes comptables. Plus que jamais, pour la sensation offerte lundi et l'ampleur du rappel infligé à la concurrence.« C'est incroyable », constate Francis De Taddeo. Quand il entend ce qu'il entend et qu'il lit ce qu'il lit, il arrive peut-être à l'entraîneur messin de se dire, comme Coluche, qu'il a bien raison de penser ce qu'il pense. Enterrés le lundi, les Messins sont réhabilités le mardi. Promis à la déchéance avant Caen, à l'accession après Caen. « De nouveau, remarque De Taddeo, nous vivons dans l'euphorie. A condition de la canaliser, c'est porteur. » Tellement porteur qu'il ne se trouve plus personne, sur l'île Saint-Symphorien, pour déplorer l'incongruité d'une programmation qui a permis à Dijon de bénéficier de trois jours de plus que son hôte pour préparer son affaire. « Une équipe qui gagne récupère plus vite qu'une équipe qui perd », affirme Francis De Taddeo. En plus, elle récupère plus de points. Quatre jours après son vertueux succès sur Caen, Metz pourrait donc aligner les mêmes, et dans le même schéma, histoire aussi de contourner le problème supplémentaire que lui pose l'état calamiteux de son terrain d'expression. Selon la tournure que voudront bien prendre les événements, face à Dijon, les changements en cours de match arriveront peut-être plus vite. « Nous n'avons pas vraiment pu travailler depuis mardi, reconnaît De Taddeo, en revanche toutes les possibilités tactiques ont déjà été vues depuis des semaines. Là, il nous faut les mettre en situation. » Le tout prononcé sans trembler, autre exemple d'un lundi au soleil. Les Messins, en effet, viennent de retrouver leur droit à l'erreur, donc un confort d'esprit qui leur permet de dédramatiser le prochain match, où qu'il se passe, quel qu'en soit l'adversaire. « Si nous n'avions pas battu Caen, résume l'entraîneur de Metz pour en rester à de seules considérations comptables, nous serions dans l'obligation de battre Dijon. Là, nous bénéficions de plus de calme, de plus de tranquillité d'esprit. » Donné battu lundi matin, Metz ne part pas vainqueur aujourd'hui. Surtout pas ! « En deuxième partie de championnat, estime Francis De Taddeo, la compétition devient encore plus âpre. Là, s'ajoute un sentiment de revanche chez notre adversaire. » A l'aller, épatant de solidité et insolent de réussite, Metz avait réalisé un carton en Bourgogne : 3-0. « Je persiste à penser que notre jeunesse nous oblige à nous adapter à l'adversaire, ajoute De Taddeo. Aucun sentiment de supériorité ne nous est permis. Nous sommes en progrès physiquement et, à condition d'y mettre l'engagement nécessaire, nous devrions réussir. » Au fond, rien ne change.
Ludovic Asuar : « Je ne suis pas si vieux ! »
Cinq ans après son départ de Metz, où il dit avoir manqué « un tournant » dans sa carrière, Ludovic Asuar repasse par Saint-Symphorien et parle des ambitions de Dijon.
Même si vous avez quitté Metz il y a déjà plus de cinq ans, y revenir vous laisse-t-il insensible ? « Non, forcément. Je garde de nombreux souvenirs de mes trois ans à Metz et, surtout, ma fille y est née. Après, tout ne s'est pas forcément passé au mieux mais cela reste une expérience. » • Synonyme de regrets ? « C'est la première fois que je partais de chez moi, de Marseille. J'étais alors international espoirs, il s'agissait d'un tournant dans ma carrière mais il a finalement freiné ma progression. Au moins, ça m'a fait mûrir en tant qu'homme. Et tout n'a pas été négatif : j'ai goûté à la Ligue des champions (en 1998, Metz a été éliminé au tour préliminaire par Helsinki), nous avons atteint la finale de la Coupe de la Ligue (perdue contre Lens) au Stade de France... C'est sûr, je ne me suis pas imposé. J'en suis pour partie responsable. Et puis, il y a eu les choix des gens en place. » • Entre vos trois saisons à Metz et vos trois saisons à Sedan, où avez-vous pris le plus de plaisir ? « Sportivement, je me suis plus éclaté à Sedan, puisque j'y ai davantage joué. A Metz, j'ai surtout pris du plaisir en dehors du terrain. Et je me suis forgé un caractère. » • Vous en êtes à votre troisième saison à Dijon. La Ligue 1 vous manque-t-elle ? « Automatiquement, lorsque vous avez connu le haut niveau, vous avez envie d'y regoûter. Est-ce que je suis un joueur de Ligue 2, un joueur de Ligue 1 ? Ce sont des étiquettes. Le constat est là : je joue en Ligue 2. Pour retrouver la Ligue 1, il faut déjà évoluer dans une équipe possédant les moyens de monter. » • Parlez-nous de Dijon, justement... « C'est un club ambitieux à moyen terme. Dijon part de très loin : en 2000, il évoluait encore en CFA. L'objectif, c'est la Ligue 1 d'ici trois ans. Après tout, je n'ai que trente ans. Je ne suis pas si vieux même si, en France, passé ce cap, un joueur est souvent considéré sans avenir. » • Votre équipe traverse quelques difficultés depuis le début de l'année. Faut-il s'en inquiéter ? « Dans l'immédiat, je ne crois pas. Il nous faut rapidement reprendre goût à la victoire, notamment à domicile. C'est évident. Chez nous, nos adversaires ferment souvent le jeu. Il faut trouver la réponse. » • Metz, c'est finalement l'endroit idéal pour se relancer ! « D'une certaine manière, oui. Nous n'avons rien à perdre. Puisque Metz n'a jamais perdu chez lui, pourquoi ne pas devenir les premiers à le faire tomber à Saint-Symphorien ? » • Vous reconnaîtrez quelques têtes ? « Surtout celles des jeunes qui, à l'époque, étaient au centre de formation. Cela peut surprendre mais, finalement, les moments passés avec Francis De Taddeo en CFA font partie de mes bons souvenirs. »
Dans la même formule ?
Changer une formule ayant triomphé ? La question se pose rarement, en temps normal. Et avec un délai de quatre jours seulement entre deux rencontres ? « La victoire agit positivement sur les organismes », indique Francis De Taddeo. L'entraîneur messin est probablement tenté par l'idée de reconduire les mêmes joueurs, dans la même configuration, que lundi face à Caen. Le 4-3-3 consommateur d'énergie aligné lundi présente aussi le mérite de contourner au mieux la difficulté supplémentaire imposée par l'état de l'ex-pelouse de Saint-Symphorien en permettant une récupération plus haute du ballon donc en évitant les passes superflues. En attendant, Francis De Taddeo a convoqué les dix-sept mêmes joueurs que lundi. Dijon sans David Linares. Ayant ressenti une douleur musculaire à la cuisse, hier, lors de la dernière séance d'entraînement, David Linares a rejoint Ba, Masson et Magallanes au rang des absents dijonnais. A Metz, les Bourguignons devraient se présenter en 4-2-3-1, avec Mangione en pointe, Boudarène et Larcier à la récupération devant une ligne de trois milieux dont deux passés par Metz : Asuar et Avezac.
Ce soir Bastia Montpellier 20h Brest Guingamp Caen Niort Gueugnon Châteauroux Istres Tours Libourne-St-Seurin Amiens Reims Ajaccio Strasbourg Créteil METZ Dijon 20h30 Lundi Grenoble Le Havre 20h30 La 27e journée se déroulera le vendredi 2 mars à 20h avec Montpellier METZ, Ajaccio Grenoble, Amiens Istres, Châteauroux Libourne-St-Seurin, Créteil Brest, Dijon Gueugnon, Guingamp Reims, Niort Bastia ; à 20h30, Le Havre Strasbourg. Elle s'achèvera lundi 5 avec Tours Caen (20h30).
A Libourne le 23 mars
La commission d'organisation des compétitions de la Ligue de football professionnel a confirmé la date du vendredi 23 mars pour la tenue de Libourne - Metz. Reportée, le 26 janvier dernier, en raison des chutes de neige qui avaient alors perturbé la région Aquitaine, cette rencontre compte pour la 22e journée. Il s'agit, à ce jour, du seul match en retard à déplorer en Ligue 2.
Rudi Garcia : « Tout à gagner » Les Dijonnais restent sur une très mauvaise série depuis le 12 janvier avec deux défaites et deux nuls et, surtout, aucun but marqué ! A Metz, demain soir, ils auront évidemment tout à gagner... Le moins que l'on puisse dire est que Dijon ne va plus très fort depuis la trêve... « En octobre et novembre, nous avions pris 19 points possibles sur 21 », se rappelle Rudi Garcia. A l'époque, les Bourguignons avaient même été à deux doigts de monter sur le podium. Il s'en est fallu d'une victoire face à Grenoble... Revers de la médaille, Dijon a peut-être été surestimé. Dijon a peut-être été placé au rang des favoris. A tort. Depuis le 12 janvier et la dernière victoire à domicile face à Istres (1-0), les Dijonnais n'ont plus gagné la moindre rencontre. Pire, ils n'ont plus marqué le moindre but. Deux défaites 1-0 dans un premier temps face à Reims puis Libourne, deux 0-0 ensuite, à Brest et, dernièrement, à domicile face à Bastia. Le tout ayant provoqué une chute à la septième place... « Notre objectif de début de saison, rappelle l'entraîneur général du club, c'était de finir dans la roue des favoris que sont Metz, Caen, Strasbourg ou Le Havre. On s'en est un peu éloigné, mais nous ne sommes pas si loin. Nous traversons une mauvaise passe, comme Metz vient de la vivre, mais ça va revenir... »Excessivement confiant Rudi Garcia ? Non, tout simplement réaliste. L'ancien joueur lillois, il est vrai, connaît parfaitement la maison dijonnaise. Les fondations du club, c'est lui. En CFA, en National, il a bossé dur pour amener voilà maintenant deux ans et demi le club dans l'antichambre de l'élite. Avec une certaine réussite. « Nous avions le 20e budget la première saison, puis le 16e la deuxième. Et cette fois, nous disposons du 12e », insiste-t-il. Les classements des deux dernières saisons, dans ces conditions, tiennent presque du miracle. Quatrièmes lors de la saison 2004-2005, cinquièmes en mai dernier. Difficile de faire mieux... Autant dire que, demain soir, les Dijonnais n'attendent pas monts et merveilles de leur petit périple messin. « Nous aurons tout à gagner, c'est clair. Dans notre tableau de marche, Metz, c'est zéro point. Mais si nos chances sont très réduites, nous les jouerons à fond. Mes joueurs ne manquent pas de fierté. Ca, je le sais. Et pour peu qu'ils reviennent à leur meilleur niveau... » Rudi Garcia, qui a obtenu son DEPF en même temps que Francis De Taddeo, a observé avec beaucoup d'intérêt la victoire de lundi soir face à Caen. Une victoire qui ne l'a pas surpris : « Sur le plan athlétique, de la puissance physique, les Messins sont au dessus de tout le monde. Caen n'a pas existé. Pour moi, c'est inconcevable qu'ils ne soient pas dans les trois en fin de saison... », observe-t-il. Mais ne comptez pas sur lui pour éprouver une peur quelconque à l'idée de se rendre à Saint-Symphorien. Au fil du temps, Dijon a appris l'ambition. Un budget en constante augmentation, un projet de Grand Stade, une accession programmée en Ligue 1, Dijon sait où il va et y va tout droit. « Croyez-moi, si nous pouvons faire parler de nous sur ce coup-là, on ne s'en privera pas... C'est franchement un match très intéressant à jouer. Et on le jouera ! »
Le Bien Public :
La croix ou la bannière ? A priori, un leader messin impressionnant contre Caen, revigoré par ce succès et invaincu à domicile ne devrait faire qu'une bouchée d'un DFCO qui ne marque plus. A posteriori, la chanson sera-t-elle la même ?
A priori, un leader messin impressionnant contre Caen, revigoré par ce succès et invaincu à domicile ne devrait faire qu'une bouchée d'un DFCO qui ne marque plus. A posteriori, la chanson sera-t-elle la même ? Il est le dernier dans l'effectif dijonnais à avoir porté le maillot messin (lors de la saison 2004-2005). Christophe Avezac parle pourtant plus de ce qui attend son équipe que de son retour à Saint-Symphorien : « C'est un match charnière. Nous avons tous envie de le jouer et de prouver que le score de l'aller (0-3) n'était pas mérité et que nous valons mieux que nos prestations depuis la reprise. Metz veut faire le trou, ils sont intraitables à domicile. C'est à nous de montrer qu'il ne faut pas nous oublier trop vite. » Une performance en terre lorraine nécessitera plusieurs ingrédients. D'abord être capable de répondre au défi athlétique de la formation la plus grande et la plus puissante de Ligue 2. Sur le papier, c'est impossible. Il faudra donc compenser par la solidarité et l'envie. Autre souci, celui de marquer, ce que le DFCO n'a plus fait depuis une éternité. Christophe Avezac réfute pourtant toute idée de problème offensif : « Nous attendons juste d'avoir plus d'occasions et nous avons hâte de les mettre au fond. » Son coach ne semble pas plus inquiet : « Nous avons déjà eu des périodes fastes, nous savons marquer des buts, il faut juste que certains trouvent ou retrouvent la forme. » Pour ne pas dépendre seulement de cet éventuel regain de flamme en attaque, le mieux serait encore de tenir le coup derrière. « Le match de ce soir sera un bon révélateur pour savoir si notre animation défensive est toujours aussi fiable », souligne d'ailleurs Rudi Garcia. Mental et fatigue Un match se joue aussi beaucoup dans les têtes. Du côté messin, le succès contre Caen est venu à point nommé pour faire taire les critiques extérieures après quatre rencontres sans victoire. Les joueurs lorrains considèrent même avoir réussi lundi leur meilleure prestation de la saison, notamment grâce au recours à un 4-3-3 qui leur a permis de défendre en avançant. Avec six points d'avance sur le quatrième et un match en retard, ils disposent en plus d'une marge suffisante pour ne pas se sentir sous pression. Du côté de Dijon, Rudi Garcia estime qu'il n'y a pas non plus d'impératif de résultat : « Notre seule pression, c'est celle que les joueurs doivent se mettre pour être performants et réussir un match plein. Nous allons chez le leader, qui est invaincu et qui vient de battre sèchement le deuxième. Il est donc logique que nous n'ayons pas beaucoup d'espoir. J'évalue nos chances à une sur dix. Cela peut suffire. Nous voulons surtout ne pas sortir frustrés de ce match. » Reste à savoir si les trois jours de récupération en moins des Messins, au sortir d'un combat très intense contre Caen, serviront les desseins dijonnais. Sans doute le DFCO serait-il avisé de ne pas trop compter là-dessus. Les Messins ont gagné, ils ne bougent pas de chez eux. En général, cela suffit à faire oublier la fatigue.
"Une chance sur dix de gagner à Metz."
Devant les caméras d'Eurosport, le DFCO se devra de saisir cette chance, pour se rapprocher d'un podium qui le fuit ces derniers temps.
Le groupe dijonnais
Abasse Ba, François Masson, Romain Poyet, Helder Esteves et Fédérico Magallanes ont été rejoints à l’infirmerie par David Linarès (alerte musculaire jeudi matin) et Alexis Zywiecki.
Mouko, Perraud, Vosahlo, Lotiès, Jarjat, Tacalfred, Grégoire, Asuar, Larcier, Boudarène, Avezac, Sahnoun, Regragui, Bugnet, Abwo, Mangione, Yenga.
"On doit garder confiance"
A la veille d'un déplacement intéressant chez le leader de Ligue 2, Rudi Garcia a répondu aux questions de la presse.
Un fois n’est pas coutume, le DFCO n’a presque pas de pression, car il est n’est pas favori … Effectivement. La seule pression qu’auront les joueurs sera celle d’être performants et montrer notre vrai visage. Metz vient de battre le second, Caen, de manière claire et nette. La logique voudrait qu’on ait peu d’espoir. J’estime qu’on a 1 chance sur 10 de prendre les 3 points à Metz… et c’est ce qui est magique dans le football car on peut croire en cette chance. L’important sera de ne pas se sentir frustré. Le match est télévisé. On pourra compter sur le soutien de supporters qui penseront à nous devant leurs télévisions… et leurs postes de radio. 4 matchs que le DFCO ne marque plus. Des solutions en vue ? On doit garder confiance. On a connu des périodes fastes, donc on doit continuer à travailler, ça va revenir. Certains joueurs reviennent à leur niveau, d’autres l’atteignent. Il faut rester solides derrière. On encaisse peu de buts,.. Metz sera un bon révélateur de la solidité de notre défense. A l’aller, le DFCO n’avait pas démérité et s’était incliné 3-0 sur sa pelouse. Un sentiment de revanche ? Metz est redoutable en contre. On avait perdu après avoir fait une première mi-temps de très bonne tenue. On avait pris un but en contre en fin de première. Il faudra être très présent athlétiquement. Ils sont très physiques, parfois limites. Metz n’est pas premier par hasard. Ils sont sortis d’une mauvaise série, ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour les prendre ... mais tout est possible.
La vision transversale de Jérémy Moureaux
Jérémy Moureaux, 28 ans, avait quitté Dijon, où il était venu passer un DESS d'entraînement et de management sportif, pour Metz à l'été 2002. En Lorraine, celui qui avait été l'entraîneur de Mirebeau au niveau régional pendant une saison est rapidement devenu le préparateur physique du staff messin. Il l'est toujours et sa longévité en son sein en fait évidemment un observateur privilégié de la formation mosellane. « En fait, j'avais été recruté en tant qu'entraîneur du centre de formation, de juillet 2002 à juin 2003 », explique-t-il. « Ca devait continuer comme ça, je devais prendre les 15 ans, mais Jean Fernandez m'a emmené en stage de début de saison avec les pros. Comme il était content de moi, j'ai continué un an et j'ai effectué la deuxième saison avec Fernandez. J'ai été conservé dans le staff lorsque Joël Muller est arrivé, puis avec le nouvel entraîneur. » Résultat, il retrouve aujourd'hui dans le groupe pro, des jeunes qui étaient déjà au centre de formation du FC Metz lorsqu'il est arrivé. « Au centre de formation, j'avais plusieurs casquettes. J'étais également préparateur physique de la réserve et j'intervenais dans toutes les catégories. C'est très enrichissant. Ca me permet d'avoir une approche transversale. » Et de pouvoir travailler avec les pros en connaissance de cause. « Je les connais mieux à tous points de vue, depuis les tests physiques jusque dans l'approche psychologique », explique Jérémy. « Avec la moitié des joueurs qui viennent de la formation, c'est une grande fierté pour le club à chaque fois que l'équipe gagne. » L'inquiétude ne gagne pas non plus le préparateur physique quant à la baisse de régime enregistrée jusqu'au succès contre Caen. « Nous n'avions plus gagné, mais nous faisions des nuls. Nous ne perdions pas. » Si baisse de rendement il y a eu, elle est plutôt à mettre en regard du parcours assez exceptionnel effectué précédemment. « Il n'y a rien de changé depuis le début de la saison », constate Jérémy Moureaux.
February 22
La Commission d'Organisation des Compétitions de la LFP a fixé la rencontre Libourne-StSeurin/Metz (match en retard de la 22ème journée de Ligue 2 Orange) au vendredi 23 mars 2007 à 20h00.
Site officiel :
Metz à quitte ou double Les Grenats doivent confirmer, vendredi soir devant Dijon, la solide prestation effectuée face à Caen lors du sommet de la Ligue 2. Ce match arrive seulement quatre jours après ce rendez-vous intense. Il faudra pourtant le négocier au mieux. « Belle, bonne et nécessaire » ; ce sont ces trois adjectifs que Francis De Taddeo emploie pour qualifier la victoire des siens contre Caen lundi dernier (2-0). Les effets bénéfiques de la mise au point effectuée par le leader sur sa pelouse sont nombreux. Ils se lisent dans les chiffres comme sur les visages des joueurs messins qui, même s’ils n’avaient pas sombré dans le catastrophisme, commençaient à trouver le temps long. Leur côte auprès du public de Saint-Symphorien a également bénéficié du résultat et de la manière employée. Après que les plus exigeants aient signifié leur mécontentement face à Brest, l’enceinte des Grenats est redevenue enthousiaste. « C’était un match dangereux, rappelle De Taddeo. Nous pouvions perdre notre première place. Le fait de le remporter, après une période de frustration qui a aussi touché nos supporters, a donné du bonheur à tout le monde. Nous espérons le dupliquer contre Dijon. » A 14 journées de la fin de la saison, Metz semble de nouveau armé pour tenir la distance. Devant Caen et son jeu offensif souvent cité en exemple, la défense messine revenue à quatre éléments a réalisé l’une de ses meilleures performances de l’année, bien aidée dans sa tâche par les lignes du milieu et de l’attaque. « Nous étions à l’unisson, renchérit le coach messin. Cela confirme une chose que nous observons à l’entraînement depuis quelques temps : l’équipe est en train de retrouver son meilleur niveau physique. » Ce qui lui permet d’exprimer au mieux ses qualités. Outsider de la L2, le DFCO occupe aujourd’hui la 7ème place du classement à huit points du podium. Au match aller, les Mosellans s’étaient imposés 3-0. « Nous avions bien débuté la partie en nous créant plusieurs occasions de buts, se rappelle Ludovic Asuar. Malheureusement, nous avions subi trois contres menés de fort belle manière. Un tel score à domicile est difficile à digérer, c’est une partie qui nous a marqués. » L’ancien Messin, qui évolue au milieu de terrain aux côtés de Christophe Avezac, va retrouver la pelouse de Saint-Symphorien une nouvelle fois. Dans un moins bon état que la précédente, sans doute. « Cela ne facilite pas le jeu, certes, mais on sait très bien qu’en Ligue 2, du jeu, il n’y en a pas beaucoup. » Ce n’est pas vraiment la faute de la formation dirigée par Rudy Garcia, qui a pour habitude d’évoluer vers l’avant. Et à ce titre, subit bien des désagréments à domicile face à des formations plus regroupées. A l’extérieur, toutefois, elle est plutôt à l’aise (4 victoires et 5 nuls pour 4 défaites). Francis De Taddeo a sans doute noté ses statistiques depuis longtemps. « Nous devons être confiants et pas méprisants, conclut-il. Cette victoire face à Caen nous servira si nous parvenons à enchaîner par une victoire, et il est rare de l’emporter deux fois de suite à domicile. Cette semaine, nous nous sommes attachés à récupérer, tant sur le plan physique que mental. Le staff médical a fait un gros travail pour aider les joueurs à y parvenir. J’espère que les efforts que nous avons fournis ne nous seront pas préjudiciables en fin de rencontre. » Le coach messin conserve le même groupe que lundi dernier. Il a ajouté qu’il pourrait y avoir un ou deux changements dans le onze de départ. 26ème journée de Ligue 2, Metz – Dijon Stade Saint-Symphorien, vendredi 23 février à 20h30 Arbitre : Monsieur Gautier
Agouazi, le sens du combat
Metz a produit face à Caen une partie pleine de solidarité et de pugnacité. La prestation de Laurent Agouazi, repositionné plus bas au sein de l’entrejeu, est à l’image de celle de son équipe, courageuse et déterminée. Entretien avec un garçon dans le coup.
Laurent, quel sentiment prédomine après la victoire sur Caen lundi soir ? Laurent Agouazi : « Nous sommes heureux d’avoir gagné et surtout, d’avoir réussi à produire un tel match. Cela prouve que nous avons du caractère, des ressources. Pas mal de critiques avaient accompagné nos précédentes prestations. Nous voulions les démentir, je trouve que nous l’avons plutôt bien fait. » Ces critiques vous ont-elles touché ? L.A. : « Bien sûr. Lorsqu’on est joueur, les compliments nous apportent de la confiance. Et inversement, les critiques nous touchent dans notre orgueil. C’est humain. En ce qui nous concerne, celles que nous avons subies étaient plus ou moins justifiées. D’un côté, on ne gagnait plus nos matches. Mais il y avait aussi pas mal de paramètres qui jouaient en notre défaveur. Il fallait s’adapter au départ de ‘Ludo’, aux conditions de jeu difficiles. Par exemple, comment peut-on nous juger sur le match de Bastia ? » Vous avez opéré une réorganisation au milieu de terrain. En quoi votre rôle a-t-il évolué ? L.A. : « Contre Brest et Bastia, j’étais à un poste très avancé. J’évoluais quasiment en tant que deuxième attaquant. Face à Caen, nous sommes passés à un 4-3-3. Avec Cardy et François, nous étions quasiment sur la même ligne. Être placé de la sorte, presque comme un milieu défensif, me permet d’être face au jeu. On trouvait d’avantage de solutions car le porteur du ballon avait toujours 3 ou 4 appuis. Compte tenu de l’état du terrain et de notre forme physique, c’était la bonne façon de procéder. Ce système nous permettait aussi de défendre en avançant, en allant les chercher. » C’est l’un de vos meilleurs matches cette saison ? L.A. : « J’irai même plus loin. A mon avis, c’est le meilleur que nous avons fait jusqu’à maintenant. Certes, on peut parler du match de Strasbourg où nous avions mis 4 buts. Mais je trouve que notre mérite est plus important encore sur cette partie. Nous sortions d’une période difficile, il fallait s’adapter au terrain ; et pour finir, Caen est la meilleure attaque de Ligue 2, elle n’a eu qu’une demie occasion sur un coup franc que ‘Seb’ (Bassong) a détourné. D’entrée de jeu, nous avons mis un impact physique très important et le rythme était élevé. » C’est d’abord sur le plan physique que vous avez battu Caen ? L.A. : « Ce match était spécial : c’était la meilleure défense du championnat contre la meilleure attaque. Le coach nous en avait parlé avant le match : dans ces cas-là, c’est souvent la meilleure défense qui l’emporte. On sait que lorsqu’on défend bien, on arrive à se créer quelques occasions. Nous avons tous fait un boulot important, ensemble, pour préserver notre cage inviolée, que ce soit les défenseurs, les milieux ou les attaquants. Quand on voit ‘Papiss’ faire un pressing sur Traoré à la 90ème… »
Cette façon de jouer nécessite une grosse débauche d’énergie. Francis De Taddeo nous a d’ailleurs confié qu’il ne vous avait jamais vu demander à sortir avant la fin d’un match ? L.A. : « J’étais complètement ‘cramé’. Il fallait que je sois honnête avec moi-même et avec le groupe. Je pouvais faire une faute dangereuse, me blesser ou prendre un avertissement. C’est pourquoi j’ai préféré sortir. Cela a surpris Francis car il me connaît, il sait que je n’ai pas l’habitude de terminer les matches aussi fatigué. Mais nous avons mis la barre tellement haut physiquement, dans les courses, dans les duels. Nous avons tout donné sans calculer, c’est ce qu’il faut continuer de faire jusqu’à la fin de la saison. »
Comment se passe l’intégration de Daniel Gygax ? L.A. : « Sur le terrain, il a retrouvé une place qui lui convenait mieux face à Caen. Il peut davantage faire parler sa vitesse et sa percussion. Après Bastia, où il n’avait pas joué, nous avons beaucoup travaillé tout au long de la semaine avec lui. Dans le vestiaire, il s’est très bien intégré car il chambre beaucoup. Je pense que les joueurs comme le staff n’ont pas fait l’erreur de le comparer à ‘Ludo’, ce que les observateurs peuvent être tentés de faire. Il faut le prendre comme il est, avec ses défauts et ses qualités. En tout cas, on peut dire qu’une fois de plus, le club ne s’est pas trompé dans son recrutement : bon joueur sur le terrain, bon mec en dehors. »
Après cette période délicate, doutiez-vous de votre capacité à être à la hauteur d’une telle affiche ? L.A. : « Il faut déjà rappeler une chose : notre phase aller a été exceptionnelle. Elle est unique depuis que la Ligue 2 existe. Au cours de celle-ci, le coach nous avait prévenu que nous aurions une panne. Cela nous a permis de rester sereins lorsque c’est arrivé. Nous avons toujours gardé à l’esprit que nous restions leaders, avec plusieurs points d’avance et un match en retard. A partir de là, ce n’était pas à nous d’avoir la pression mais à Caen, Le Havre ou Strasbourg. C’est eux qui se pouvaient se retrouver dans une position délicate en cas de faux-pas… » Il vous fallait un « gros » pour vous relancer ? L.A. : « Je pense en effet que ce match arrivait à point nommé. De plus, les Caennais ont ouvert le jeu, c’est dans leurs habitudes et ils avaient besoin d’aller chercher la victoire. Nous avions envie de montrer qu’une fois de plus, il n’y avait pas photo entre nous et nos concurrents directs… » Trois petits jours suffisent-ils pour vous remettre d’aplomb afin d’affronter Dijon ? L.A. : « On récupère mieux après une victoire. La fatigue, c’est dans la tête. Et puis, nous restons à la maison, ce n’est pas comme s’il fallait se déplacer à l’autre bout de la France ; comme cela avait été le cas lorsque nous étions allés à Niort quelques jours après la réception de Montpellier. Je ne me fais pas de soucis, il faut démarrer le match de Dijon à bloc, sans se poser de question. Si au bout d’une heure, l’un ou l’autre est cuit, il peut sortir. D’ailleurs, peut-être que le coach fera des changements dès le départ. »
R.L. :
Rudi Garcia : « Tout à gagner »
Les Dijonnais restent sur une très mauvaise série depuis le 12 janvier avec deux défaites et deux nuls et, surtout, aucun but marqué ! A Metz, demain soir, ils auront évidemment tout à gagner...
Le moins que l'on puisse dire est que Dijon ne va plus très fort depuis la trêve... « En octobre et novembre, nous avions pris 19 points possibles sur 21 », se rappelle Rudi Garcia. A l'époque, les Bourguignons avaient même été à deux doigts de monter sur le podium. Il s'en est fallu d'une victoire face à Grenoble... Revers de la médaille, Dijon a peut-être été surestimé. Dijon a peut-être été placé au rang des favoris. A tort. Depuis le 12 janvier et la dernière victoire à domicile face à Istres (1-0), les Dijonnais n'ont plus gagné la moindre rencontre. Pire, ils n'ont plus marqué le moindre but. Deux défaites 1-0 dans un premier temps face à Reims puis Libourne, deux 0-0 ensuite, à Brest et, dernièrement, à domicile face à Bastia. Le tout ayant provoqué une chute à la septième place... « Notre objectif de début de saison, rappelle l'entraîneur général du club, c'était de finir dans la roue des favoris que sont Metz, Caen, Strasbourg ou Le Havre. On s'en est un peu éloigné, mais nous ne sommes pas si loin. Nous traversons une mauvaise passe, comme Metz vient de la vivre, mais ça va revenir... »Excessivement confiant Rudi Garcia ? Non, tout simplement réaliste. L'ancien joueur lillois, il est vrai, connaît parfaitement la maison dijonnaise. Les fondations du club, c'est lui. En CFA, en National, il a bossé dur pour amener voilà maintenant deux ans et demi le club dans l'antichambre de l'élite. Avec une certaine réussite. « Nous avions le 20e budget la première saison, puis le 16e la deuxième. Et cette fois, nous disposons du 12e », insiste-t-il. Les classements des deux dernières saisons, dans ces conditions, tiennent presque du miracle. Quatrièmes lors de la saison 2004-2005, cinquièmes en mai dernier. Difficile de faire mieux... Autant dire que, demain soir, les Dijonnais n'attendent pas monts et merveilles de leur petit périple messin. « Nous aurons tout à gagner, c'est clair. Dans notre tableau de marche, Metz, c'est zéro point. Mais si nos chances sont très réduites, nous les jouerons à fond. Mes joueurs ne manquent pas de fierté. Ca, je le sais. Et pour peu qu'ils reviennent à leur meilleur niveau... » Rudi Garcia, qui a obtenu son DEPF en même temps que Francis De Taddeo, a observé avec beaucoup d'intérêt la victoire de lundi soir face à Caen. Une victoire qui ne l'a pas surpris : « Sur le plan athlétique, de la puissance physique, les Messins sont au dessus de tout le monde. Caen n'a pas existé. Pour moi, c'est inconcevable qu'ils ne soient pas dans les trois en fin de saison... », Observe-t-il. Mais ne comptez pas sur lui pour éprouver une peur quelconque à l'idée de se rendre à Saint-Symphorien. Au fil du temps, Dijon a appris l'ambition. Un budget en constante augmentation, un projet de Grand Stade, une accession programmée en Ligue 1, Dijon sait où il va et y va tout droit. « Croyez-moi, si nous pouvons faire parler de nous sur ce coup-là, on ne s'en privera pas... C'est franchement un match très intéressant à jouer. Et on le jouera ! »
Les Messins récupèrent
Travail technique et tournoi de tennis-ballon. A mi-chemin de leur victoire contre Caen, lundi (2-0), et de la venue de Dijon, vendredi, les Messins ont continué à privilégier la récupération. Comment digèrent-ils leurs efforts, alors que leur prochain adversaire a bénéficié de trois journées supplémentaires pour préparer son déplacement chez le leader ? « Mieux que mardi, et moins bien que vendredi », répond Francis De Taddeo. Hier, pendant que les titulaires de Metz-Caen s'adonnaient à leurs jeux, l'entraîneur messin assistait à une opposition interne entre la formation de CFA et les 18 ans. Une opposition à laquelle ont participé plusieurs joueurs susceptibles de figurer dans le groupe retenu contre Dijon, demain : entrés en jeu face à Caen, Wilmer Aguirre, Pascal Delhommeau et Sébastien Renouard y ont participé dans les rangs de l'équipe de CFA. Victoire des 18 ans, un but à zéro. Aguirre, le retour. Sa seule et unique apparition en Ligue 2 remontait au 25 septembre, lorsqu'il avait remplacé Papiss Cissé dans le dernier quart d'heure de Metz-Montpellier (2-1). Saint-Symphorien a donc revu Wilmer Aguirre, lundi, et pourrait revoir l'attaquant péruvien, demain, face à Dijon. Après le faux-départ du mercato, place au nouveau départ ? Trois absents à Dijon. Déjà absents vendredi dernier face à Bastia (0-0), trois Dijonnais manqueront encore à l'appel à Metz : le défenseur Abasse Ba, le milieu François Masson et le nouvel attaquant uruguayen Federico Magallanes.
Le Bien Public :
Metz a répondu du tac au tac
En venant s'imposer à Dijon à la mi-septembre, sur un score assez large lors de la 8e journée (0-3), Metz s'était hissé dans le même temps à la première place du championnat de Ligue 2. Dix-sept journées plus tard, au moment d'accueillir le DFCO au stade Saint-Symphorien demain (20h30), le FC Metz occupe toujours la place de leader, sans jamais l'avoir quittée. Du parcours depuis le départ - deux défaites (à Reims et à Bastia) seulement - jusqu'aux dernières stats - une moyenne d'un but encaissé tous les deux matches à domicile comme à l'extérieur -, les Messins sont en train de réaliser une saison exceptionnelle sur de nombreux tableaux. Si bien qu'il est difficile de s'imaginer ce qui pourrait empêcher les Lorrains de retrouver la Ligue 1 un an après l'avoir quittée. « On ne va pas s'affoler », rétorque Francis De Taddéo, l'entraîneur des Messins depuis cette saison. « Il y a quelque temps, on nous voyait déjà en L1 et la semaine dernière, on nous annonçait que nous allions plonger. Tout reste encore fragile, instable. Nous devons continuer à jouer avec beaucoup de sérieux, comme nous l'avons fait depuis le début. Mais il nous reste beaucoup de travail, beaucoup de soucis, dans les quatorze journées à venir. » Conscient de la voie royale sur laquelle ils se sont placés, les Messins mesurent aussi le chemin qu'il leur reste à parcourir pour réintégrer l'élite. Autant dire que Metz ne va pas lâcher le morceau en cours de route. Pour preuve sans doute la victoire 2-0 face à son dauphin caennais en début de semaine, qui a fait suite à deux nuls à domicile - les deux premiers - face à Reims et Brest, et une défaite à Bastia - la deuxième de la saison. Réagir face aux injustices « On savait que l'on était menacé », explique De Taddéo. « Les médias nous avaient fait des éloges injustifiés depuis le début de la saison et nous déstabilisaient. Ils ne nous voulaient pas de mal, mais ils nous ont vus plus beaux que l'on était. Ensuite, il y a une remise en cause externe. Le groupe, qui est jeune, a dû le gérer. La façon dont on nous a encensés, puis descendus, était injuste. Il a fallu digérer tout ça. Nous avions des explications objectives - comme les formes de Papiss Cissé et de Babacar Gueye qui ont fléchi un peu, une présence moindre en attaque, Brest qui joue très défensif, l'obligation de jouer devant les télés à Bastia alors que les conditions étaient injouables -, mais même si nous n'avions perdu qu'un match, il fallait quand même que l'on puisse réagir, pour nous-mêmes. » Toujours est-il que Metz a peut-être déjà tué dans l'œuf un avenir annoncé moins rose. Pour autant, les Mosellans vont encore s'avancer prudemment. « Au départ, nous nous sommes positionnés comme des outsiders. Nous avons fait de bonnes choses, ce qui nous a permis d'effectuer une entame intéressante », rappelle De Taddéo. « Une bonne organisation de jeu », « beaucoup de solidarité » pour se rassurer dans un premier temps. « De la réussite ensuite », pour emmagasiner des points. La fusée messine était partie, sans même que l'on ait prêté attention au compte à rebours. Ce n'est pas maintenant que les Lorrains vont s'enflammer, au moment d'accueillir des Dijonnais comptant deux jours de récupération supplémentaires et qui auront sans doute envie de faire oublier la déconvenue du match aller.
Metz en bref Classement : 1er avec 52 points en 24 matches (15 victoires, 7 nuls, 2 défaites). 34 buts marqués (1,4 but par mach ; 4e attaque), 12 buts encaissés (0,5 bpm ; 1re défense). A domicile : 3e avec 32 points après 12 matches (10 victoires, 2 nuls, 0 défaite). 23 buts marqués (3e attaque), 6 buts encaissés (2e défense). Buteurs : Gueye 13, Cissé 9, Cardy 5, Agouazi 2, Obraniak 2, Diop 1, François 1. Mouvement : Ne déplorant aucun suspendu, l'entraîneur messin Francis De Taddéo a annoncé qu'il pourrait reconduire la formation alignée lors du dernier match face à Caen (victoire 2-0), même s'il pourrait procéder à quelques ajustements selon la forme ou méforme physique du groupe qui a joué lundi. Seule certitude, Stéphane Léoni, victime d'une déchirure depuis le déplacement à Bastia, ne sera pas sur la feuille de match. Le groupe : Marichez, Sissoko ; Bassong, Béria, C. M. Gueye, Delhommeau ; Agouazi, Cardy, Diop, François, Renouard ; B. M'B. Gueye, Gygax, Aguirre, N'Diaye, Cissé.
February 21
Site officiel :
Opération récupération Après le combat physique mené face à Caen hier soir, la troupe messine a un besoin urgent de recharger les accus. Dans trois petits jours, les hommes de Francis De Taddeo reçoivent Dijon pour le compte de la 26ème journée. Du coup, le staff technique a concocté un programme allégé pour les onze titulaires de Caen. Ce matin, ils eurent le droit à un bref décrassage suivi de soins. Demain et après-demain, ils se retrouveront au cours de l’après-midi, à 16h. Le « groupe 2 », composé des éléments peu utilisés et des joueurs ayant évolué avec la CFA ce week-end, restera sous la direction de José Pinot pour des séances plus chargées. Demain, il participera à une opposition interne face aux moins de 18 ans.
Retour Metz - Caen
Les Grenats ont remporté une victoire très importante sur Caen hier soir au Stade Saint-Symphorien. Nous vous proposons de revenir sur cette rencontre aujourd'hui via quelques brèves
Béria, père comblé Après Julien François, c’est au tour du défenseur messin Franck Béria de découvrir les joies de la paternité. La petite « Meloé » est née dimanche, à la veille du match face à Caen. Un événement qui a privé de sommeil le latéral droit. Heureusement, cela ne s’est pas vu lors de la partie. Tous nos vœux de bonheur à la famille. Les buteurs se sont réveillés On pouvait donc croire Babacar Gueye lorsqu’il nous avouait il y a quelques jours ne pas douter. La paire d’attaquants du FC Metz, redoutable lors de la première partie de saison, est sortie de sa torpeur après une période un peu plus difficile. Les deux Sénégalais n’avaient plus eu le plaisir de marquer dans la même partie depuis le 19 novembre. C’était face à Ajaccio lors de la 17ème journée de championnat. Si Gueye a entre-temps marqué sur coup-franc (Grenoble) et converti deux penalties (Strasbourg et Reims), Cissé ne s’est plus montré décisif depuis cette date. Son retour au premier plan fait donc particulièrement plaisir à son entraîneur. « Tous les garçons ont fait un match énorme, congratule De Taddeo, Papiss en particulier. Depuis quelques semaines, il commençait à retrouver ses repères, cela s’est confirmé hier soir. Décembre n’avait pas été un bon mois pour lui. Après le match de Grenoble et cette occasion manquée du 2-0, il avait subi une sorte de déclic négatif. Là, on commence à le retrouver. » Gueye pointe à la 3ème place du classement des buteurs de la L2 avec 13 réalisations dont 3 sur penalty, Cissé à la 8ème avec 9 buts tous marqués dans le jeu. « El Zorito » pointe le bout du nez On avait pas revu Wilmer Aguirre à Saint-Symphorien depuis le passage de Montpellier le 25 septembre dernier. Le Péruvien, pour qui le club avait un temps envisagé un prêt afin qu’il puisse jouer d’avantage, est réapparu en fin de partie. Malgré un temps de jeu minimum, il est tout de même parvenu à se créer une occasion, sur laquelle Planté s’est interposé ; et à délivrer une passe en retrait à Papiss Cissé qui aurait peut-être mérité meilleur sort.
R.L. :
TABLEAU DE BORD
D'un match à l'autre. Hier : décrassage pour les joueurs de Metz - Caen ; aujourd'hui (16 h) : entraînement allégé pour les joueurs de Metz - Caen, opposition contre les 18 ans pour les autres ; demain (16 h) : entraînement. Les trois prochaines journées. Vendredi 23 février (20 h 30) : Metz - Dijon (26e journée) ; vendredi 2 mars (20 h) : Montpellier - Metz (27e journée) ; vendredi 9 mars (20 h, à confirmer) : Metz - Niort (28e journée). Match en retard (22e journée) : Libourne - Metz (vendredi 23 mars, 20 h). Suspendus. Léoni (3e avertissement à Bastia) suspendu contre Dijon. A l'infirmerie. Bong, Corrales, Lanteri, Léoni, Walaziak, Walter.
Metz : la victoire qui change tout
Confronté à l'insuccès depuis deux mois, le FC Metz a repris sa marche en avant en dominant Caen, son premier poursuivant. Une victoire de prestige. Une victoire instructive. Une victoire nécessaire
Personne, lundi, n'a reconnu le leader poussif, tremblant et emprunté qui, dix jours auparavant, s'était amplement contenté du partage des points avec Brest. D'une prudence unanimement jugée excessive face à l'un des mal classés de Ligue 2, Metz a radicalement changé ses batteries pour recevoir son premier poursuivant, qui menaçait de le doubler en cas de victoire. En 4-3-3 en phase offensive se muant en 4-5-1 en phase défensive, les Lorrains ont posé d'insurmontables problèmes à leur adversaire, tout en accentuant leur pression au long de la deuxième mi-temps, au prix d'une débauche d'énergie acceptée et supportée par tous. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? « Je ne regrette pas de ne pas avoir aligné la même organisation contre Brest, car je ne nous sentais pas prêts », réplique Francis De Taddeo. A l'automne, déjà, l'entraîneur messin confiait son projet de faire évoluer sa stratégie, laquelle reposait jusqu'alors sur une volonté de n'accuser aucune faille, puisque le reste suivrait... Son ambition a été mise à mal par le départ de Ludovic Obraniak. Sans lui, les Messins viennent de prouver leur capacité d'évolution, d'ouverture et d'adaptation. De la part d'une équipe entièrement construite il y a huit mois et amputée de son meilleur élément il y a un mois, pareille prouesse étonne. Se trouve-t-elle facilitée par le niveau de l'adversité ? Jusqu'en mai et une accession redevenue probable en une soirée, le débat ne se situe pas sur ce terrain-là.
La dernière victoire du FC Metz remontait au 8 décembre, face à Strasbourg. Depuis ? Depuis, une qualification de raccroc en Coupe de France face aux amateurs de Villemomble suivie d'une élimination implacablement logique face à Lille, un nul à Istres, un autre face à Reims, un troisième contre Brest, une défaite à Bastia et, au milieu de tout ça, le report du déplacement à Libourne. L'avance qui était la sienne a permis à Metz de conserver son rang de leader de la Ligue 2 avant la venue de Caen. Sa victoire lui permet de reprendre le large. Au-delà de l'aspect comptable, les vertus du séduisant succès de lundi présente de nombreuses vertus. « Gagner était devenu nécessaire pour balayer deux mois au bout desquels le doute commençait à s'installer », affirme Francis De Taddeo. L'entraîneur messin ne cache pas une certaine inquiétude rétrospective : « Lorsque l'on ajoute du doute au doute, on finit par avoir peur de son ombre et par oublier ses qualités. Nous les avons affichées et que cela arrive à ce moment-là, face à cet adversaire-là, c'est idéal. Nous ne sommes pas morts, il faudra compter avec nous. » Le succès apaise aussi les incontournables questionnements et les inévitables tensions propres à de telles périodes. « Bien sûr que des remises en cause individuelles et collectives ont été nécessaires, témoigne Christophe Marichez. Caen, c'est la victoire qu'il nous fallait en souhaitant qu'elle nous donne un nouvel élan. »
Les buteurs
1. Lesage (Le Havre) 14 buts ; 2. Traoré (Le Havre), GUEYE (Metz) 13 buts ; 4. Gouffran (Caen), Akrour (Grenoble), Deranja (Libourne/Saint-Seurin) 10 buts ; 7. Cissé (Metz) 9, Leroy (Niort) 9, Fauré (Reims) 9 buts ; 10. Mandrichi (AC Ajaccio) 8, Heitzmann (Amiens) 8, Samson (Caen) 8, Meslin Christophe (Guingamp) 8 buts ; 14. Feret (Reims) 7 buts ; 15. Khiter (AC Ajaccio) 6, Scarpelli (AC Ajaccio) 6, Socrier (Brest) 6, Compan (Caen) 6, El Jadeyaoui (Châteauroux) 6, Cohade (Strasbourg) 6, Tum (Strasbourg) 6 buts.
Heureux papas
L'émulation fonctionne à plein dans le vestiaire messin. La preuve : juste avant le déplacement à Bastia, Julien François est devenu le papa d'une petite Scarlett ; du coup, à la veille de Metz - Caen, Franck Béria a accueilli Méloé. Elodie, madame François, comme Jennifer, madame Béria, se portent bien. Tous nos vœux de bonheur aux nouvelles venues.
Renouard en reprend pour trois ans
Alors qu'il arrivait en fin de contrat en juin prochain, Sébastien Renouard vient de s'accorder avec les dirigeants messins pour une prolongation de trois ans. Prochain dossier à traiter : celui du défenseur Franck Béria, particulièrement courtisé.
Rentrée différée pour Pires
Initialement prévu ce week-end, le retour de Robert Pires à la compétition est finalement différé à la mi-mars. Victime d'une rupture des ligaments croisés du genou gauche lors d'un match de préparation avec Villeréal, sa nouvelle équipe espagnole, en août dernier, Pires a été opéré en septembre. « La rééducation et la préparation se sont passées normalement, indique l'ancien milieu de terrain messin, mais les médecins préfèrent attendre encore un peu. » Battu samedi à Saragosse, Villeréal n'occupe plus que la 13e place du championnat espagnol.
|  |
February 20
Ils vont bien finir par l’annoncer, même si cela ne doit pas trop faire plaisir dans certaines sphères parisiennes : le jeu messin est de retour, n’en déplaise à certains lecteurs sudistes, et Metz risque fort de recroiser Nice dans l’ascenseur, les derniers nominés aux oscars de la descente annoncée !Que ces gens là donnent le bonjour à Signorino et aux sangliers !
Caen par-ci, Caen par là, Caen-ci, Caen ça : dis moi Caen, quand reviendras-tu ?
Le père Dumas espérait bien que le réveil des Messins n’auraient pas lieu hier soir, parce que, comme il le prédisait : cela va être terrible !
Bien sûr, il y avait ce début d’après fêtes qui avait fait mal, parce que mal fait, intersaison mal gérée : pour moi, le faute à Taddéo, qui n’a pas su ou pas voulu gérer les choses d’une autre manière, parce qu’il savait bien que, de toute façon, à un moment ou à un autre, il y aurait une dépression au sein du groupe ! et elle a eu lieu, cette dépression, faute d’un « touche pas à mon groupe, un départ –malvenu-, une arrivée pas tout à fait désirée, des jeunes devant qui se sont alors posé de (bonnes) questions « sommes-nous désirés ? »…(entre-nous, moi j’apprécie assez qu’on leur fasse voir que personne n’est indispensable dans un groupe, mais il y a un revers à chaque médaille, et là : réponse en Juin !)
Avec les terrains qui deviennent moins gras, l’herbe qui reverdit, certains sentent la sève qui remonte, la fin de saison qui s’annonce avec des contrats à envisager : il est temps de se montrer, peut-être plus encore pour ceux dont le contrat à court terme n’est pas encore prolongé (que vais-je devenir ?)
Tout, tout cela annonçait une résurrection proche : parce que cela ne pouvait continuer ainsi et qu’il fallait retrouver d’autres automatismes avec « le », qu’on le veuille ou non, « départ » d’un joueur à l’identité très régionale, l’arrivée d’un autre au poste pas très en rapport avec les supposées faiblesses du jeu messin ;
La machine à broyer serait donc de retour ! Attendons encore un peu, mais, il faut l’avouer, les nuages semblent s’éloigner du groupe, de grenat qui n’attendent pas Pâques pour ressusciter ou « faire l’œuf » (cette position de recherche de vitesse si chère aux skieurs, pas l’autre, quoique !)
Le temps semble donc s’arranger, mais, vendredi, il ne faudra pas jouer aux cornichons, mais chercher le condiment nécessaire à épicer un peu plus le tapis de choucroute, éviter de patauger dans la mayonnaise à l’ancienne : l’exploit, ce sera de faire deux résultats consécutifs positifs à domicile : trois points, afin de conforter une émergence de montée qui n’était pas aussi clairement annoncée au début de cette saison qu’il n’apparaît aujourd’hui !
Pour faire –enfin- rêver ? N’en demandons pas trop, même si Metz ferait un bon, à défaut d’un beau champion de cette ligue 2 ! Savourons le plaisir du jour, parce que, à voir le classement de L1, je me doute que l’an prochain, à supposer que tout va bien jusque là, cela va être du sport pour se maintenir, tant les équipes semblent proches les unes des autres, Lyon mis à part !
Le temps est peut-être venu de réfléchir à renforcer ce groupe dans ses points faibles pour l’avenir !
Mais l’avenir semble appartenir, sauf contrats pas en rapport au niveau de la durée, aux Gueye, Cardy et Cie !
Alors, soyons fous : Metz…Champion ?...J’ose le dire, même si ce sera plus dur de confirmer la première partie de cette saison si particulière! |  |
Site officiel :
On a retrouvé Metz !
Au terme d'une partie intense et disputée, les Grenats l'ont emporté devant leur dauphin, Caen, qui est sans doute la meilleure équipe qu'ils aient eu à affronter au Stade Saint-Symphorien. Metz reprend ainsi ses distances au classement et retrouve le sourire.
Cette fois, ça y est. La disette hivernale du FC Metz est terminée. En battant son plus proche poursuivant à l'issue d'un duel serré et indécis, les hommes de Francis De Taddeo y ont mis un terme de fort belle manière. En imposant à Caen un défi physique de tous les instants, ils sont parvenus à conserver l'avantage rapidement donné par Papiss Cissé sur l'un des premiers corners de la partie. L'équipe de Franck Dumas, bien que diminuée, a longtemps semblé en mesure de revenir dans la partie. Mais les attaques placées de Gouffran et consorts, face à un bloc messin retrouvé, n'ont jamais inquiété Marichez. Dès le début de la partie, les siens s'étaient mis dans des conditions optimales, comme ils savaient si bien le faire en première partie de saison. Julien Cardy, en déposant sur le crâne de Papiss Cissé un corner qu'il avait lui-même obtenu, restaurait son statut de fin tireur tandis que le Sénégalais retrouvait la joie de marquer (1-0, 5°). La défense normande, attentiste sur ce coup, s'en mordra les doigts tout au long de la partie... Car Metz, une fois devant au marquoir, pouvait s'adonner à son exercice préféré. Le repli défensif de l'équipe mosellane a été d'une efficacité sans faille; François aboyant en milieu de terrain, Diop régnant dans les airs et Bassong au duel. Du coup, Caen n'eut qu'une seule occasion franche au cours du premier acte. Sur un coup-franc vicieux, Bassong s'interposa in extremis mais faillit détourner le cuir dans ses propres filets (40°). Plus de peur que de mal pour l'arrière-garde messine qui retrouva sa sérénité au retour des vestiaires. Au fil des minutes, le moral des Caennais subissait une érosion croissante. En (re)montrant le bout de son nez une première fois (71°), Papiss Cissé mettait en lumière cet état de fait. Mais sa frappe, dans un angle trop fermé, ne trompait pas Planté. Puis c'est une double occasion qu'Agouazi puis Gueye manquèrent de peu qui finit de persuader le public de Saint-Symphorien que le deuxième but était proche (76°). Dans le dernier quart d'heure, on assista au fléchissement de la formation de Dumas, lassée de voir sans cesse ses offensives repoussées avec pertes et fracas sur la muraille messine. Daniel Gygax, qui avait été peu en veine jusque là, en profita pour réaliser sa première passe décisive. A destination de Babacar Gueye, sa remise de la tête fut une offrande à laquelle on ne peut que succomber (2-0, 78°). Coup de poignard pour Proment et ses coéquipiers, ce deuxième but venait mettre un terme au suspense. La lutte avait été si intense que les visiteurs n'avaient plus la force de se relever. Les Grenats, en remportant ce combat des chefs avec force et solidarité, n'ont pas seulement renoué avec la victoire, ils se sont aussi retrouvés.
Metz-Caen : les réactions Francis De Taddeo : « Le doute est un carburant dont il est parfois utile de se servir mais il est un frein lorsqu'il s'installe trop longtemps. Nous avions manqué de réussite sur les derniers matches, notamment à Bastia, nous sommes récompensés de nos efforts ce soir. Nous avons notamment très bien défendu. Je savais qu'il serait difficile pour Caen de venir nous chercher après le premier but. Nous avons également été meilleurs dans les transmissions de balle vers l'avant. Nous avions besoin d'oxygène. Maintenant, nous allons nous concentrer sur le match de Dijon. »
Julien François : « Cette victoire nous fait beaucoup de bien. Elle met un terme à une série négative. De plus, nous n'avons pris de but. Il faut se servir de ce succès pour construire et enchaîner avec le match de Dijon vendredi. Il nous reste des points à prendre pour atteindre notre objectif. Nous finissons cette partie la tête haute en ayant retrouvé nos valeurs et notre efficacité. » Nicolas Florentin : « Nous avons malheureusement encaissé un but très tôt dans le match. Cela nous a fait très mal. Pourtant, par la suite, nous sommes bien revenus notamment au niveau de la maîtrise du ballon mais nous n'avions pas pour autant d'occasions franches. C'est toujours douloureux de perdre un match mais le championnat ne s'est pas joué ce soir. »
R.L. :
Aux buteurs retrouvés
Papiss Cissé d'emblée, Babacar Gueye en deuxième mi-temps : les buteurs maison ont opportunément retrouvé leur efficacité. Et Caen n'a jamais pu déjouer la maîtrise messine.
Le leader habite toujours à l'adresse indiquée. Servi par le but inscrit sur corner par Papiss Cissé après moins de cinq minutes de jeu, Metz a d'abord imposé son autorité et sa solidité à des Caennais démunis de solution. Les Lorrains ont ensuite renoué avec des intentions véritablement offensives pour finir par asséner le coup de grâce, par Babacar Gueye, dans le dernier quart d'heure. Convaincants dans un schéma ambitieux ne négligeant pas la solidité, les Messins semblent inspirés par le parfum des grands soirs puisque Caen est leur première victime depuis Strasbourg
.Marichez. Face à des Caennais réputés dangereux, le gardien messin s'attendait certainement à une soirée plus agitée. Il n'a pas eu à sortir le grand jeu, juste à conserver la vigilance nécessaire, à peine écornée sur une sortie à contretemps (53e). Béria. Outre la surveillance de Gouffran, scrupuleusement effectuée, il n'a jamais été mis en difficulté sur son côté, la nouvelle organisation messine ne réclamant pas de sa part les débordements imposés dans une défense à cinq. Diop. Pas fâché de retrouver des conditions de jeu plus académiques qu'à Bastia, il a aisément accompli son travail, coupant à deux reprises la trajectoire à Toudic (42e, 65e). Bassong. Comme Diop, il a facilement assimilé le passage à une charnière classique. Une intervention précieuse, de la tête, pour détourner un ballon chaud de Gouffran (40e). Cheikh Gueye. Arrière gauche d'une défense à quatre, il a lui aussi contenu les quelques velléités caennaises pour ne se découvrir qu'en fin de match, réussissant même un débordement ayant poussé Hengbart à la faute (88e).Agouazi. Beaucoup d'activité, parfois au détriment de ses transmissions de balle. En position de défenseur, il a opportunément enlevé un ballon transmis par Deroin (68e) avant de dévisser une reprise de la tête, au deuxième poteau (77e). Remplacé par Delhommeau (84e), propre dans ses interventions. Cardy. Il n'a pas traîné pour retrouver son efficacité sur coup de pied arrêté, délivrant le ballon sur la tête de Cissé dès son deuxième corner (5e). Moins heureux dans cet exercice par la suite, il a relayé beaucoup de ballons et glissé un bon service mal exploité par Gygax (59e). François. Quelques pertes de balle pour commencer, entachant un engagement de tous les instants. Hésitant en position idéale pour frapper (52e), il a ensuite tenté sa chance à ras de terre (57e) et offert un bon ballon à Cissé (71e). Gygax. S'il a longtemps gâché ses possibilités offensives, il s'est surtout montré utile au pressing avant de remiser le ballon du 2-0 pour Babacar Gueye (78e). Remplacé par Aguirre (88e), aussitôt auteur de sa première frappe (arrêtée) en Ligue 2. La deuxième apparition seulement du Péruvien. Babacar Gueye. A gauche comme à droite de Cissé, il a beaucoup cherché son partenaire. Capable de temporiser, il a souvent poussé les Caennais à la faute. Et inscrit le deuxième but de la soirée, reprenant sur la ligne le ballon remisé par Gygax (78e). Son treizième but de la saison juste avant son remplacement par Renouard, qui a préféré frapper dans le temps additionnel alors qu'Aguirre réclamait le ballon. Cissé. Libre de tout marquage, il a tranquillement placé sa tête pour reprendre victorieusement un corner de Cardy (5e) et renouer, lui aussi, avec le chemin des filets. Egalement à l'origine du deuxième but, d'une longue transversale vers Gygax (78e), et auteur d'un match généreux.
Metz, le retour du patron
Sommé de réagir après un intermède en pente douce, Metz a facilement contrôlé son dauphin caennais (2-0), hier soir, reprenant ses distances en tête du peloton.
Un sommet et ça repart. Ou comment transformer l'affiche la plus prisée du moment en opération réhabilitation aboutie. Devant une équipe de Caen méconnaissable dans son rôle de dauphin, réduite au rendement minimal du fait de nombreuses absences, Metz n'a pas manqué l'occasion de rompre avec l'érosion de ses résultats, confiant aux oubliettes une série de quatre matches sans victoire (trois nuls, une défaite). De fait, la situation comptable du leader mosellan va en prospérant, lui octroyant désormais une marge de quatre points sur son poursuivant immédiat, matelas porté à six unités en ce qui concerne Le Havre et Strasbourg, les deux autres candidats au podium. Le tout avec une rencontre en retard, sur le terrain de Libourne, où Metz pourrait se trouver en position de break. En attendant, il y avait ce tournant à ne pas gâcher, cette conquête en altitude que les joueurs messins ont abordée par son versant le plus pertinent, prenant d'emblée le contrôle des opérations. Comme un symbole du retour en grâce opéré hier soir, Papiss Cissé profitait après cinq minutes d'un corner expert de Julien Cardy, un temps convoité par Grégory Leca, victime d'une glissade, pour marquer, de la tête, son premier but depuis trois mois. Derrière, Metz s'est reposé sur une organisation qui avait contribué à son envol durant une première moitié de saison décoiffante, se débrouillant parfaitement pour confisquer à l'adversaire toute velléité digne de ce nom. A telle enseigne que Christophe Marichez patienta près d'une heure avant d'effleurer enfin le ballon, au bout d'une expédition aérienne qui fit d'abord le bonheur des chasseurs d'images. Solide et consciencieux en première période, le FC Metz n'a pas éprouvé plus de difficultés par la suite. Incité par le faible appétit normand, il s'est même permis de céder à quelques instincts joueurs, attrayants, accordant une plus-value appréciable au spectacle fourni jusqu'alors. De sorte que Babacar Gueye, appelé à quitter sa place juste après, trouva le temps de convertir un remarquable travail collectif en treizième but personnel. Gueye restait sur un mois de disette. Autant dire qu'en récupérant tout ou partie de son allant offensif, en retrouvant son duo-mitraillette du début de championnat, Metz peut à nouveau aviser le futur sous des contours rieurs. La Ligue 2 étant ce qu'elle est, exigeante et peu regardante sur les intervalles de repos accordés à ses acteurs, le regain de forme observé hier soir sur une pelouse impropre à la répétition des efforts demandera confirmation dès vendredi. Avec cette fois l'accueil d'un outsider, Dijon, septième, qui vaut mieux que son classement à l'extérieur où les Bourguignons se sont déjà imposés quatre fois cette saison. Un test destiné à éprouver les vertus retrouvées du patron.
Cissé : « J'avais faim de ballon »
L'attaquant sénégalais n'avait plus marqué depuis quatre mois. Papiss Cissé, à nouveau titulaire, a ouvert la voie du succès messin hier soir, point d'orgue d'un match plein.
Il avait un peu disparu de la circulation. Metz et le train de la Ligue 2 avaient fini par filer sans lui, sans faire de bruit. Papiss Cissé ? Plus rien ou presque depuis le 19 novembre. Face à Ajaccio, le Sénégalais avait marqué son huitième but personnel. Après, le grand vide. Une longue parenthèse achevée opportunément hier soir. Cinquième minute, un coup de boule dans le petit filet de Planté, avant de lancer l'action du break. Une victoire et trois points qui font du bien. Cissé s'est réveillé quand il le fallait. • Papiss, vous avez retrouvé de chemin des filets. Une délivrance après plusieurs semaines sans avoir beaucoup joué ? « Je l'attendais depuis longtemps, ça fait du bien. Il n'y avait peut-être pas Thiam ou Sorbon en défense centrale en face mais, honnêtement, je m'en moque. Je suis heureux parce que j'ai marqué mais surtout parce mon équipe a renoué avec le succès. Je voulais absolument faire gagner Metz. On s'est accroché jusqu'au bout pour décrocher ces trois points. » • Metz peinait offensivement depuis quelques matches. Face à Caen, vous avez retrouvé de l'allant. Qu'est-ce qui a changé ? « C'est normal qu'à un moment donné, ça aille moins bien. On avait quand même connu une période de réussite incroyable. Ces derniers temps, on avait du mal à construire, à trouver les joueurs dans les espaces. Et puis là, on a réussi à combiner, à créer le danger. Physiquement, on était bien, on avait les cannes pour accélérer quand il fallait. Ça change tout. » • Vous n'aviez pas marqué depuis le 19 novembre. Vous commenciez à douter ? « C'est l'entraîneur qui ne me faisait plus jouer. Il avait ses raisons, je n'avais pas grand-chose à dire. Mais, j'ai continué à travailler. J'avais vraiment faim de ballon. J'ai essayé de beaucoup bouger, d'apporter des solutions dans l'axe. On les savait fragiles, on voulait appuyer sur leur point faible. » • Avec cette victoire, Metz se relance définitivement ? « Les critiques étaient normales. Les gens attendaient autre chose de notre part. Mais de notre côté, on savait que ça allait bientôt passer, que ça allait revenir. C'est bien que ça soit lors de ce sommet. Oui, on reprend notre marche en avant. Nous revoilà sur de bons rails. Il y a eu une révolte du groupe qui voulait montrer autre chose que ce qu'on faisait ces derniers temps. C'est bon pour le moral. On a beaucoup donné et on est récompensé. Maintenant, on peut attendre sereinement Dijon. »
Le Match :
5e : exécuté par Cardy, le deuxième corner messin de la soirée atterrit sur la tête de Cissé, qui profite d'une absence de la défense caennaise et d'une glissade de Leca pour tromper Planté à bout portant. METZ-CAEN : 1-0. 16e : Proment ne cadre pas un coup franc à 25 m, dont la course à ras de terre finit nettement à côté. 40e : Bassong repousse in extremis un coup franc de Deroin à destination de Gouffran, qui venait de placer un coup de tête dangereux. 50e : alerté en profondeur par Gygax, Cissé s'infiltre dans la surface caennais, mais sa frappe contrée par Leca ne pose aucune difficulté à Planté. 53e : Marichez chasse du bout des gants un centre-tir de Lemaître que Florentin ne peut exploiter correctement. 57e : François prend sa chance face au but, de 25 m, une tentative à ras de terre qui n'inquiète pas Planté. 61e : lancé par François, Cissé s'échappe côté droit et bute sur Planté alors que Gueye convoitait le ballon au point de penalty. 77e : consécutive à une percée de Cissé, la frappe tire-bouchonnée de Gygax termine sa course sur la tête d'Agouazi, qui remet involontairement à destination de Cissé, dont la reprise trouve le petit filet. 78e : un centre de Cissé côté gauche trouve la tête de Gygax qui réussit à redresser pour Gueye, seul au second poteau pour reprendre en force. METZ-CAEN : 2-0. 89e : sitôt entré en jeu, Aguirre prend sa chance dans la surface. Planté est impeccable. 90e+1 : Aguirre, encore lui, trouve Cissé au point de penalty, mais l'attaquant messin dévisse.
« Une juste récompense »
Francis De Taddeo : « Après la défaite à Bastia, nous avons énormément travaillé. C'est donc une juste récompense, d'autant que nous reprenons nos distances sur Caen, mais également sur nos autres poursuivants. » Daniel Gygax : « Le premier but marqué rapidement a été important. Après, ça a été un gros combat mais on se sentait de mieux en mieux, notamment en deuxième période. On a pris le pas physiquement sur Caen, on voulait ce deuxième but. Même si ça n'a pas été super techniquement, on peut être satisfait. » Julien François : « C'est un succès qui fait beaucoup de bien, notamment d'un point de vue comptable. C'est également une victoire sur laquelle il faut se reposer pour repartir de l'avant. » Grégory Leca : « C'est un scénario très délicat. Après le premier but, nous avons essayé de jouer, mais sans parvenir à nous créer d'occasion. Cette défaite ne remet toutefois pas tout en question. Nous ne sommes pas là par hasard. » Nicolas Florentin : « Je ne sais pas si on a péché physiquement. Ce qui change la donne, c'est ce premier but trop rapidement encaissé. Ça fait mal de perdre, mais il reste encore beaucoup de rencontres, le championnat ne se jouait pas ce soir. » Grégory Proment : « Ce qui m'énerve le plus ce soir, c'est de ne pas avoir été bon. »
FC METZ...2 SM CAEN...0
Stade Saint-Symphorien. Mi-temps : 1-0. 12 563 téléspectateurs potentiels retranchés à l'audience d'Eurosport. Arbitre : M. Chapron. Temps froid et sec nappé d'une légère brume, pelouse rafistolée par endroits, indigne à d'autres. Buts pour Metz : Cissé (5e), Gueye (78e). Avertissement à Caen : Hengbart (81e). FC METZ. Marichez ; Béria, Diop, Bassong, C. Gueye ; Cardy, François, Agouazi (puis Delhommeau, 84e) ; Gygax (puis Aguirre, 88e), Cissé, B. Gueye (puis Renouard, 79e). SM CAEN. Planté ; Hengbart, Traoré, Leca, Seube ; Proment ; Lemaître (puis Samson, 59e), Grandin, Deroin (puis Florentin, 46e) ; Toudic (puis Valero, 72e), Gouffran.
VENDREDI Créteil - Grenoble 1-1 Dijon - Bastia 0-0 Guingamp - Istres 3-0 Le Havre - Ajaccio 4-1 Amiens - Reims 2-1 Montpellier - Brest 0-0 Niort - Libourne/St-Seurin 2-0 Tours - Gueugnon 2-1 • DIMANCHE Châteauroux - Strasbourg 1-1 • HIER METZ - Caen 2-0 La prochaine journée - Vendredi 23 février : Bastia-Montpellier, Brest-Guingamp, Caen-Niort, Gueugnon-Châteauroux, Istres-Tours, Libourne/St Seurin-Amiens, Reims-Ajaccio, Strasbourg-Créteil (20 h) et METZ-Dijon (20h30). Lundi 26 février (20h30) : Grenoble-Le Havre.
« Le foot, c'est le samedi »
Les supporters de la tribune ouest ont pu s'en apercevoir, hier soir : à Metz, la liberté d'expression a ses limites. Au nom de ce principe, les dirigeants lorrains avaient par exemple autorisé le déploiement, avant la rencontre face à Amiens, début novembre, d'une banderole s'en prenant à l'auteur d'un article paru dans Le Républicain Lorrain. Hier, ils ont empêché les membres de Génération Grenat d'exprimer leur mécontentement devant la programmation inepte des matches de Ligue 2. « Le foot, c'est le samedi », proclamait la banderole interdite. Un rappel plein de bon sens mais qui risquait, crime de lèse majesté, de déplaire au diffuseur de la compétition.
Chute à l'arrière
Fortunes diverses pour Grégory Proment et Grégory Leca, de retour à Saint-Symphorien. En position inhabituelle de défenseur central, Leca a débuté sa soirée de la pire des manières : par une glissade devant Cissé sur le corner amenant le premier but messin. Il s'est ensuite repris, repoussant souvent le danger face à Cissé tout en s'évertuant à soigner sa relance. Très entouré et généralement bien muselé, Grégory Proment n'a pu s'exprimer avec son aisance habituelle, son apport diminuant au fil du temps.
F 365 :
Metz assure et se rassure
A Saint-Symphorien, Metz se relance en remportant 2-0 le choc qui l'opposait à Caen, son dauphin. Les Lorrains confortent ainsi leur place de leader et repoussent les Caennais à quatre points.
Metz reprend le large Après deux mois difficiles et une défaite à Bastia (1-0) la semaine passée, le leader messin se devait de réagir à l'occasion de la réception de son dauphin Caen, lundi soir en clôture de la 25eme journée. Les hommes de Francis de Taddeo ont d'ailleurs d'entrée mis la pression et ouvert le score dès la 5eme minute de jeu avec un but de Papiss Cissé, le Sénégalais auteur d'une belle tête sur un corner de Cardy. Dans une rencontre assez équilibrée, les Messins ont ensuite fait le break à la 79eme minute avec une frappe impeccable de Babacar Gueye. Un opportunisme qui leur permet au final de s'imposer 2-0 et de conforter leur place en tête du classement de la Ligue 2. Les Caennais, eux, font du surplace. Les hommes de Franck Dumas restent deuxièmes, mais comptent désormais 4 points de retard.
L’équipe :
METZ POUSSE UN GRAND OUF
Leader en souffrance depuis deux mois, Metz a retrouvé le chemin de la victoire, lundi à domicile (2-0), contre Caen, un deuxième repoussé à quatre points. En concédant le nul à Châteauroux dimanche (1-1), Strasbourg a laissé la troisième place au Havre, qui a battu Bastia vendredi (4-1).
Lundi : Metz repousse Caen à quatre points
Début décembre, Metz semblait aussi solide en tête de la L2 que Lyon en L1. Les deux équipes ont rencontré un trou d'air depuis ce moment-là, mais comme celui des Lorrains était deux fois plus épais que celui des Gones, le FCM pouvait perdre la tête lundi. L'équipe de Francis de Taddeo n'avait plus gagné depuis le 8 décembre. C'était contre Strasbourg (4-1), à l'époque troisième du championnat. En battant Caen, le deuxième (2-0), les Grenats montrent qu'ils aiment les gros matches. Ils font surtout coup double en reprenant quatre points d'avance sur les Caennais (et six sur le duo Strasbourg-Le Havre) et en effritant le moral d'un adversaire direct qui n'a inscrit qu'un point lors des trois dernières journées. Principal changement côté messin : le passage de cinq à quatre défenseurs. «On a abordé le match avec beaucoup de détermination et d'envie», a noté après coup le gardien et capitaine Christophe Marichez. Et ça s'est vu avec un but dès la 5e minute : corner de Cardy, un défenseur qui glisse sur un terrain gras et usé et Papiss Cissé seul à la réception de la tête. «Leur charnière n'était pas bien synchronisée», a expliqué De Taddeo à la mi-temps. Pas vraiment à l'aise malgré quelques occasions, Caen encaissait un deuxième but par Gueye (78e), qui rejoint le Havrais Traoré à la deuxième place des buteurs (13).
Site Officiel de Caen :
Cueillis à froid en tout de début de rencontre sur un corner, les Malherbistes n’ont jamais réussi à refaire leur retard. Au contraire, les Messins se montraient les plus dangereux en contres. Sur l’un d’entre eux, ils finirent même par doubler la mise. Dans le duel au sommet qui opposait le leader messin à son dauphin, le Stade Malherbe, l’enjeu était de taille et pouvait permettre à l’une des deux équipes de repartir de l’avant après une période difficile. Pourtant redouté par Franck Dumas, les Malherbistes encaissaient un but sur coup de pied arrêté sur la première action du match. Cissé, oublié à 6 mètres, ne laissait aucune chance à Planté. Après cinq minutes de jeu, les Caennais accusaient déjà un handicap et allaient se faire bousculer par une équipe messine plus volontaire et plus agressive dans les duels mais que l’on ne sentait forcément sereine .Menant au score et faisant bien bloc, les hommes de Francis de Taddeo s’appliquaient à cadenasser le milieu de terrain. Une première mi-temps assez triste où pratiquement plus rien n’allait se passer. Au retour des vestiaires, le schéma restait identique. Le duo Cardy et François, bien positionné s’activait devant leur défense et se montrait solide, empêchant le milieu caennais de servir correctement leurs attaquants. Les joueurs de Franck Dumas faisaient parfois preuve de suffisance tant on ne les reconnaissait pas dans le jeu. La construction était souvent aléatoire, les solutions pour le porteur du ballon assez rares, faute de mouvement .En essayant de recoller au score, les Malherbistes laissaient davantage d’espace et donc de possibilités de contres pour des Messins qui jouaient assez bas. Ces derniers se créaient d’ailleurs les meilleures occasions obligeant Planté à se coucher par trois fois. Sur un de ces contres, avec un brin de réussite retrouvée, Babacar Gueye, en renard des surfaces, n’avait plus qu’à pousser un ballon qui circulait dangereusement devant la cage du portier caennais. Il restait moins d’un quart d’heure à jouer, les grenats venaient de réaliser le break. Les Caennais voyaient se profiler leur deuxième défaite consécutive en déplacement. Une fin de match au cours de laquelle plus rien n’allait se passer .Le FC Metz reprenait un peu d'air tandis que la marge de manoeuvre du Stade Malherbe devenait subitement nettement plus restreinte. Une grande partie de ses jokers grillée, une réaction est attendue dès vendredi face à Niort. Le club Normand conserve tout de même sa deuxième place.
France Football :
Au sortir de deux mois difficiles, Metz s'est remis dans le sens de la marche en repoussant (2-0) son dauphin Caen à 4 points. Strasbourg a raté l'occasion de récupérer la troisième place au Havre et de revenir à égalité avec Caen sur la pelouse de Châteauroux (1-1).
Lundi : Metz se rassure
Après quatre dernières journées où Metz, leader depuis la 8e journée, n'avait jamais réussi à s'imposer une seule fois (trois nuls, une défaite), le club lorrain a repris la main lundi soir face à l'un de ses principaux rivaux. Sur la pelouse de Saint-Symphorien, les Caennais, amputés de nombreux titulaires, ont voulu miser sur le défi physique que les Messins ont su parfaitement relever. Les joueurs de Francis De Taddeo ont pris un départ idéal avec un premier but inscrit dès la 5e minute de la tête par Papiss Cissé et ont réussi à protéger longtemps cet acquis. Avant de porter l'estocade en fin de match par l'intermédiaire de Gueye, auteur d'une frappe du gauche après un beau mouvement à trois (78e). Une aubaine que cette victoire pour les Mosellans qui ont encore un match en retard à disputer contre Libourne Saint-Seurin.
Ouest France :
La marge de manoeuvre se réduit sérieusement
Ligue 2 : Metz - Caen (2-0). Plombés par une erreur défensive et un but concédé d'entrée, les Normands n'ont jamais pu inverser la tendance.
METZ (de notre envoyé spécial). Caen a grillé son joker, et voit sa marge de manoeuvre sur le duo havro-strasbourgeois réduite à deux points ce matin. Coupable d'une grosse erreur de marquage d'entrée de jeu, les hommes de Dumas ont concédé en Lorraine leur troisième revers de la saison, le deuxième en trois journées. Même si le leader messin était solide comme un roc hier soir, les Caennais ont trop manqué de percussion offensive et d'idées pour espérer inverser le cours d'une histoire trop mal engagée. Cela accrédite la thèse d'un vrai coup de mou en ce mois de février piégeux à souhait. Une série de trois matches face à des mal classés (Niort, Tours, Guingamp...) va démarrer. Réaction vite attendue. Un sommet de L2 vaut bien quelques innovations, et des surprises. Côté messin, une défense habituée à évoluer à cinq mais redisposée avec quatre éléments à plat, et trois éléments offensifs nommés Gygax, Cissé et Gueye. Un vrai signe d'ambition. Côté caennais, Grandin en soutien d'un duo d'attaque inédit composé de Toudic et de Gouffran, de retour aux postes avancés, comme il aime tant.Face au 4-3-3 messin, Caen allait évidemment devoir défendre. Et assurer le marquage. Sur le 2e corner de Cardy, un des points forts lorrains, c'était vraiment loin d'être le cas. Incroyablement seul au coeur de la surface, Cissé n'avait aucun mal, dès la 5e minute, pour placer à bout portant une tête gagnante. Leca avait glissé sur l'affaire, et Caen était renvoyé d'entrée à ses hésitations défensives loin de d'Ornano. Face à la meilleure arrière-garde de L2, coffre-fort d'une équipe jamais aussi à l'aise que lorsqu'elle mène au score, c'était vraiment le pire scénario imaginable. Car Metz, hyper agressif sur le porteur malherbien, n'était pas disposé à laisser le moindre centimètre d'espace aux Normands. Caen devait vite rentrer dans son match, et mettait progressivement le pied sur le cuir. Toudic bougeait beaucoup à gauche, Grandin tentait de se rendre disponible, les Normands s'installaient à la récupération, mais il y avait embouteillage au milieu. Metz se contentait d'attendre, logiquement, et Malherbe s'en remettait à un coup franc de Deroin, prolongé par Gouffran, pour créer le danger. Mais Bassong sauvait in extremis (39e). L'unique frisson pour Marichez, finalement, dans une première période tristounette, dominée stérilement par une équipe caennaise empêtrée dans la toile d'araignée locale. Metz, à défaut d'être très convaincant, était donc on ne peut plus solide. Tout sauf sur une surprise. Les Caennais avaient de la volonté, mais pas beaucoup d'idées. Et le temps ne jouait surtout pas en leur faveur. Florentin puis Samson rentraient (59e), Malherbe confisquait la sphère, trouvait quelques bons décalages. Mais en dépit de la frappe écrasée de Toudic (63e) ou de la tête de Leca (67e), il peinait toujours à cadrer. Metz évoluait en contre et menait sa barque tranquillement. Cissé venait même chatouiller Planté de près (71e), puis suite à un gros cafouillage (78e). L'affaire ne sentait vraiment pas bon, l'impuissance guettait de plus en plus. Cela se confirmait sur un nouveau contre messin : Cissé centrait, Cardy remisait, Gueye poussait le ballon au fond, au coeur d'une surface désertée (79e). De quoi mettre fin aux espoirs de retour côté normand. Sale période, quand même.Guillaume LAINÉ.
METZ - CAEN : 2-0 (1-0)Arbitre : M. Chapron. Spectateurs : 12 566.BUTS. Metz : P. Cissé (5e), Gueye (79e).AVERTISSEMENT. Caen : Hengbart (semelle sur Agouazi, 80e).METZ : Marichez (cap) - Beria, Diop, Bassong, C. Gueye - Cardy, François, Agouazi (Delhommeau, 84e), Gygax (Aguirre, 88e) - P. Cissé, B. Gueye (Renouard, 79e). Non entrés : Sissoko (g), N'Diaye. Entr. : De Taddeo.CAEN : Planté - Hengbart, Leca, Traoré, Seube (cap) - Proment - Lemaître (Samson, 59e), Deroin, Grandin (Florentin, 46e) - Gouffran, Toudic (Valéro, 72e). Non entrés : Costil (g), O. N'Diaye. Entr. : Dumas.
Renouard prolonge… Sébastien Renouard a prolongé aujourd'hui son contrat avec le FC Metz de trois saisons supplémentaires. Celui-ci arrivait à son terme cet été. Le jeune attaquant, qui peut également jouer au poste de milieu offensif, est donc lié au Club à la Croix de Lorraine jusqu'au mois de juin 2010.
February 19
R.L. :
Au-delà du sommet
Metz, le leader, sous la menace directe de Caen, son dauphin. Ralenties en 2007, les deux équipes phare de Ligue 2 veulent surtout transformer ce sommet en tremplin.
Voici une soirée parfaite pour ceux qui, le lundi soir, prolongent leur week-end en ballon en se plongeant avec condescendance dans les œuvres de la Ligue 2. Une semaine après le parodique et éolien Bastia - Metz dont les téléspectateurs n'ont même pas pu voir la fin, Metz - Caen pourrait promettre de rétablir l'image : le premier contre le deuxième, l'insolent leader de la première partie de championnat face au favori numéro un à la montée, un parfum d'élite, une opposition de styles. Sauf que la programmation d'un match le lundi soir contribue à vider les stades de leurs spectateurs, et un sommet de sa substance festive. Pour ne rien arranger, l'herbe n'est plus vraiment verte à Saint-Symphorien. Au théâtre ce soir, le décor ne s'annonce dont pas forcément à la hauteur de l'affiche. L'affiche reste prometteuse, heureusement, puisqu'elle propose ce qui se fait de mieux, ici-bas, au bout de six mois de représentations. Preuve que Metz tourne au ralenti, en 2007, il peut très bien céder son fauteuil de leader à son adversaire, ce soir, en cas d'insuccès. Il n'a pas toujours joué (match reporté à Libourne), perdu un match qui ne devait pas se jouer (à Bastia), accumulé les matches nuls, ses trois dernières sorties se soldant par la quête de deux points sur six. Pour une équipe avançant, auparavant, à une moyenne de plus de 2.5 points par match, la différence est de taille. Mais c'est aussi parce qu'ils ont tourné à plein régime qu'aujourd'hui, les Messins se trouvent seulement sous l'accessoire menace de ne plus occuper la première place. « Dans notre situation, affirme Francis De Taddeo, il n'est pas grave de perdre. » Pas contre Caen, grandissime favori pour la montée, entend l'entraîneur messin. Mais pourquoi Metz devrait-il perdre, et le match, et son rang, au prétexte d'un sommet proclamé trop grand pour lui ? Son comportement, à l'aller, lui sert de référence ; le solide match nul alors ramené de Normandie où il aurait pu mener au score à mi parcours semble même constitutif du parcours qui a suivi. « Seulement, tempère Francis De Taddeo, fidèle à la modestie de ses discours d'avant match, nos dernières prestations nous privent de nos repères et altèrent notre confiance. Nous devons refaire nos preuves. Du coup, Caen est un très bon test. » Caen n'est pas tout à fait Caen, de surcroît : avec une charnière défensive expérimentale et une ligne offensive décimée, l'épouvantail de la Ligue 2 se déplace en Lorraine avec un potentiel écorné. Mais toujours le même appétit de jeu ? Caen, surtout, a également besoin de se rassurer. Les Normands avancent à peine moins lentement que Metz en 2007 : ils n'ont pris que deux points au cours de leurs trois dernières sorties, perdu à Bastia comme Metz, concédé le nul avec Brest comme Metz, maix eux ont déjà pu vérifier, entre-temps, l'ampleur de l'embellie havraise. Le resserrement en tête est défavorable aux Caennais comme aux Messins, qui ont juste accueilli avec satisfaction le partage des points, hier, entre Strasbourg et Châteauroux. Là-bas comme ici, la thèse de l'inévitable baisse de régime est avancée. L'un l'avancera peut-être encore, en fin de soirée. C'est que l'autre aura transformé le sommet en tremplin.
Nicolas Florentin : « Pas déterminant »
Originaire de Pagny-sur-Moselle, Nicolas Florentin revient en Lorraine. L'ancien Nancéien relativise l'enjeu de la soirée.
Même si c'est à Nancy que vous avez débuté dans le métier, un retour en Lorraine, un match à Saint-Symphorien ont-il quelque chose de spécial ? « Forcément. C'est le stade que je fréquentais, plus jeune, puisque Metz était le club le plus proche de chez moi. Collégien puis lycéen, j'allais même dans le kop, avec mes potes, puisque je n'ai rejoint l'ASNL qu'à dix-huit ans. J'étais même au Parc des Princes pour la finale de la Coupe de la Ligue, gagnée contre Lyon, en 1996. Un vrai supporter ! » • Ayant grandi à Pagny-sur-Moselle, entre les deux villes, auriez-vous pu vous retrouver à Metz plutôt qu'à Nancy ? « J'ai failli partir au FC Metz. Pupille, j'y ai même disputé plusieurs matches amicaux, des tournois, avec Didier Neumann, Jean-Philippe Caillet, tout en jouant toujours à Pagny. Et puis, avec Pagny, nous avons perdu en demi-finale de la Coupe de Lorraine contre le FC Metz, 5-1, je n'ai pas supporté, je n'avais plus envie de signer dans ce club-là ! Après tout, j'étais peut-être trop jeune pour partir de chez moi. A quinze ans, après une expérience malheureuse à Nancy, j'ai carrément voulu arrêter le football. Mon entourage et les gens de Pagny m'en ont dissuadé. Ils m'ont évité de faire une belle connerie ! A seize ans, je marquais seize buts en PH. La saison d'après, Pagny montait en DHR et je partais à Nancy... » • Entre vos débuts à l'ASNL et Caen aujourd'hui, êtes-vous satisfait de votre parcours ? « Devenir footballeur, c'était mon rêve. A Blénod, en quatrième division ! Finalement, j'ai même connu la première division, avec Nancy et Troyes. Mais je suis un éternel insatisfait, donc j'aspire à regoûter à la Ligue 1. Sans cracher sur la L2, c'est quand même une autre planète. » • Logiquement, vous la retrouverez la saison prochaine... « Nous ne sommes pas sûrs de nous, ce serait dangereux. Il y a ce retour du Havre, notre parcours plus difficile depuis janvier... Mais nous ne manquons pas de qualités, qui nous rendent confiants à long terme. » • Les difficultés nouvelles qu'éprouvent Metz comme Caen depuis quelques semaines confèrent-elles un enjeu supplémentaire à ce match ? « Ce match n'est pas déterminant. A la fin, quel que soit le résultat, personne ne sera sûr de monter, ou sûr de ne pas monter. J'espère déjà qu'il s'agira d'un beau match. Nous, ne changerons pas sous prétexte que les points rentrent un peu moins en ce moment : c'est en jouant que nous nous créons des occasions, et en nous créant des occasions que nous gagnons nos matches. »
Julien Cardy : « Au bon moment »
La période difficile traversée par l'équipe messine n'a pas épargné Julien Cardy, moins décisif sur coup de pied arrêté. Le milieu de terrain croit toutefois à un réveil ce soir dans ce sommet.
Comment vivez-vous la période traversée actuellement par l'équipe ? « C'est le lot de toutes les équipes. Il faut des moments plus difficiles pour réaliser et apprécier une bonne saison. Aujourd'hui, c'est vrai, on est moins bien. On enchaîne les nuls, on perd à Bastia après une rencontre dont on ne peut rien retirer... Le plus gênant, c'est en terme de points car au niveau du travail quotidien et de la volonté, rien n'a changé. On y met toujours beaucoup d'intensité. Tout le monde est très appliqué. C'est le plus important. » • Après la rencontre de Brest, vous étiez apparu touché par les sifflets venus des tribunes. Avec le recul, comprenez-vous le mécontentement des supporters ? « J'avais voulu en parler pour que ces individus comprennent que ces sifflets nous atteignent et que ça ne nous aide pas. Au contraire... Mais je sais que ces comportements ne sont pas ceux des vrais supporters. A Metz, on a la chance d'avoir deux gros kops derrière nous, décidés à nous pousser. On sait qu'on peut compter sur eux. » • Votre avance par rapport à vos poursuivants s'est singulièrement réduite. Ressentez-vous plus de pression avant d'aborder les prochaines échéances ? « Je préfère être aujourd'hui à notre place, celle de leader de Ligue 2. On a toutes les cartes en main. Ceci étant, les autres ont faim, ils nous chassent. Le Havre a réalisé une bonne première partie de saison et connaît, en ce moment, une réussite totale. Mais va-t-il pouvoir continuer sur ce rythme ? De notre côté, on reste premier et on y croit. Il nous faut seulement retrouver le goût de la victoire. » • Metz a perdu de son allant offensif et se montre moins dangereux sur coup de pied arrêté, tâche dont vous êtes chargé. Quel est le problème ? « J'ai péché contre Brest. C'est embêtant car c'est le genre de phase pouvant débloquer la situation face à des équipes regroupées. Pourtant, on travaille beaucoup ces actions mais on est moins en réussite, voilà tout. Il ne faut pas baisser la tête pour autant. Peut-être que ça va à nouveau sourire face à Caen. Il ne manque vraiment pas grand-chose. On doit seulement retrouver ce petit plus qui faisait la différence il y a quelques semaines. » • Metz peut donc rebondir ? « Si on n'y croit pas maintenant, on peut tout laisser tomber. On est moins prolifique mais je suis sûr qu'on fait peur à tous nos adversaires, même à Caen, qui n'est pas spécialement mieux que nous actuellement. Ce match au sommet arrive au bon moment. On va tout faire pour être au rendez-vous car malheur au vaincu... »
« Caen handicapé »
Pascal Janin (entraîneur de Brest, auteur du nul contre Caen le 15 janvier et à Metz le 2 février) : « Caen me paraît déjà très proche d'une équipe de Ligue 1. Peut-être moins hermétiques que les Messins, les Caennais disposent peut-être de plus de cordes à leur arc dans le domaine offensif, avec de nombreuses possibilités pour varier les mouvements. Cette équipe me paraît plus difficile à contrer que Metz, en tout cas Metz tel que je l'ai vu contre nous. En revanche, les Messins sont capables comme personne d'étouffer l'adversaire, de l'empêcher de jouer, d'avancer sur lui pour le pousser à la faute. Mais, dans des styles différents, ces deux équipes me paraissent au-dessus du lot et, selon moi, elles iront au bout. » Mehdi Meniri (défenseur de Bastia, vainqueur de Caen le 2 février et de Metz le 12 février) : « Il m'est difficile de juger Metz sur le match de lundi, peu significatif à cause du vent. Mais je crois que les Messins ont un bon coup à jouer tant Caen est diminué. Caen, avec Le Havre, est l'équipe qui m'a le plus marqué sur le plan du jeu. Metz, c'est davantage un bloc défensif, peut-être abandonné par la réussite qui lui a beaucoup souri en début de saison. » Patrick Remy (entraîneur de Guingamp, ancien joueur de Metz et ancien entraîneur de Caen) : « Je connais suffisamment bien Sorbon et Thiam pour savoir que Caen est handicapé. Ils forment une charnière centrale très solide et leur absence à Metz fausse un peu le débat. Sinon, Caen pratique le meilleur football de Ligue 2 et Metz possède une rigueur, une organisation remarquables. Que les deux connaissent un creux actuellement, c'est humain. »
EN UN COUP D'Œil
L'adversaire. Stade Malherbe Caen Calvados Basse-Normandie. Fondé en 1913. Stade Michel D'Ornano (21500 places assises). Budget : 12 M€. Président : Jean-François Fortin, 57 ans, chef d'entreprise. Entraîneur (depuis mai 2005) : Franck Dumas. La saison dernière : 4e de Ligue 2. L'arbitre. Tony Chapron, 34 ans, Ligue de Rhône-Alpes. A l'aller. Le 7 septembre 2006, 7e journée : Caen - Metz : 0-0. Les trois dernières journées. Metz : défaite à Bastia (1-0), nul contre Brest (0-0), match remis à Libourne-Saint-Seurin. Caen : nul contre Le Havre (1-1), défaite à Bastia (3-2), victoire contre Amiens (3-1). Les trois prochaines journées. Metz : reçoit Dijon, va à Montpellier, reçoit Niort. Caen : reçoit Niort, va à Tours, reçoit Guingamp. Attaques. Metz : 32 buts marqués, dont 21 à domicile. Caen : 42 buts marqués, dont 19 à l'extérieur. Défenses. Metz : 11 buts encaissés, dont 6 à domicile. Caen : 22 buts encaissés, dont 17 à l'extérieur. Meilleurs buteurs. A Metz : Babacar Gueye (12 buts). A Caen : Yoan Gouffran (10 buts). Le passé. En Ligue 2 : 1 match, 1 victoire de Metz (4-0, le 29 novembre 2002) ; en Ligue 1 : 9 matches, 4 victoires de Metz, 3 nuls, 2 victoires de Caen. Absents. A Metz : Bong, Corrales, Lanteri, Léoni (blessés), Walter (convalescent), Bonnefoi, Contout, Delgado, Djiba (choix de l'entraîneur). A Caen : Compan (choix de l'entraîneur), Sorbon (suspendu), Mazure, Raineau, Thiam (blessés).
De Taddeo et « la parano »
Un sommet disputé le lundi qui ne précède que de quatre jours la venue de Dijon sur la pelouse fatiguée et fatigante de Saint-Symphorien : l'étonnante programmation des matches de Metz a le don d'irriter Francis De Taddeo. « C'est un peu particulier, constate l'entraîneur messin. Déjà, il est curieux de faire jouer un tel match après tous les autres, et dans un quasi anonymat. Surtout que, vendredi, nous recevons Dijon, qui aura donc bénéficié de trois jours supplémentaires de récupération. » La programmation ajoutée à l'accumulation d'autres détails, disons, climatiques, et il n'en faut pas plus pour que Francis De Taddeo s'interroge : « Entre un match reporté à Libourne alors qu'il aurait pu se jouer, un match maintenu à Bastia alors qu'il n'aurait pas dû se jouer, sans oublier l'état de notre pelouse, je ne voudrais par verser dans la parano, mais je trouve que les circonstances sont plutôt agaçantes, depuis quatre semaines. » Agaçantes, pour rester correct...
François partant
Contraint à l'inactivité, samedi, en raison d'une contusion, Julien François a pu s'entraîner normalement, hier matin, au milieu de ses coéquipiers, et sous le soleil. Il devrait donc pouvoir débuter, ce soir, devant la défense messine sur laquelle Francis De Taddeo n'a rien dévoilé. Ni, d'ailleurs, sur l'ensemble du dispositif appelé, pour reprendre les termes de l'entraîneur messin, « à contenir leurs attaquants, à contenir leurs latéraux et à neutraliser Grégory Proment dont on connaît l'importance dans la construction ». Victime d'une entorse cervicale, samedi, Momar N'Diaye ne s'est pas entraîné mais a passé « un test encourageant », selon son entraîneur qui a rappelé l'attaquant péruvien Wilmer Aguirre dans un groupe de dix-sept joueurs.
Leca défenseur central
En l'absence de Jérémy Sorbon, suspendu, et de Brahim Thiam, blessé, Caen alignera à Metz une charnière centrale inédite. Aux côtés de Mustapha Traoré, titularisé pour la quatrième fois de la saison, prendra place Grégory Leca, touché au péroné la semaine dernière face au Havre, et rétabli à temps. Comme Grégory Proment, de retour de blessure, l'ancien Messin effectue son retour à Saint-Symphorien au sein d'une équipe caennaise également décimée en attaque : Sébastien Mazure blessé, Lilian Compan en période de reprise, le jeune Julien Toudic devrait être associé à Stéphane Samson, lui aussi de retour de blessure.
4
Dans la chronique de la remontée de Metz en Ligue 1, il y a quatre ans, la venue de Caen à Saint-Symphorien occupe une place de choix. Quinzièmes, un mois plus tôt, les Messins intègrent le trio de tête, en ce 29 novembre 2002, à la faveur d'une très nette victoire sur des Caennais réduits à dix après l'expulsion d'Alexandre Clément. Metz s'impose, 4-0, grace à un penalty de Grégory Proment et un triplé d'Emmanuel Adébayor.
LE POINT DE LA 25e JOURNÉE
• VENDREDI Créteil - Grenoble 1-1 Dijon - Bastia 0-0 Guingamp - Istres 3-0 Le Havre - Ajaccio 4-1 Amiens - Reims 2-1 Montpellier - Brest 0-0 Niort - Libourne/St-Seurin 2-0 Tours - Gueugnon 2-1 • HIER Châteauroux - Strasbourg 1-1 • Aujourd’hui METZ - Caen 20h30, Eurosport La prochaine journée - Vendredi 23 février : Bastia-Montpellier, Brest-Guingamp, Caen-Niort, Gueugnon-Châteauroux, Istres-Tours, Libourne/St Seurin-Amiens, Reims-Ajaccio, Strasbourg-Créteil (20 h) et METZ-Dijon (20h30). Lundi 26 février (20h30) : Grenoble-Le Havre.
18 ans :
Metz mène le jeu
Belfort FC Metz : 0-4
Buts : Pjanic (32e, 75e s. p.), Gestede (61e), Pouye (90e). Après dix minutes d'entrée dans le match difficiles pour les Messins, le jeu s'équilibrait puis Metz prenait le dessus. Malgré plusieurs possibilités d'ouvrir la marque par Gestede, Pjanic, Biaudet ou Pouye, les joueurs d'Olivier Perrin ne parvenaient à inscrire leur premier but qu'à la demi-heure de jeu (32e). Pjanic était à la finition d'un centre de Pouye. Sur une attaque placée côté droit, Nativel centrait pour Gestede qui doublait la mise (0-2, 61e). Pjanic se voyait refuser un but avant de bénéficier d'un penalty à un quart d'heure de la fin de la rencontre. Le gardien belfortain était expulsé et Pjanic se chargeait de conforter l'avance de son équipe (0-3, 75e). Le mot de la fin était pour Pouye qui, sur une passe de Gestede parachevait le travail messin (0-4, 90e).
Site officiel :
Autour de Metz - Caen Les Grenat affrontent Caen, ce soir au Stade Saint-Symphorien. Les deux locomotives du championnat de France de Ligue 2 traversent une période plus difficile actuellement et veulent y mettre un terme. Voici quelques ingrédients de la partie. Caen diminué L’effectif de Franck Dumas souffre pour le déplacement à Metz d’une pénurie de défenseurs centraux. Thiam est blessé et Sorbon est suspendu. L’axe central des Caennais présentera donc un visage inédit. Gregory Leca, de retour de blessure, pourrait l’occuper aux côtés de Mustapha Traoré. En revanche, l’attirail offensif du Stade Malherbe, bien qu’amputé de Compan et Mazure, conserve une allure des plus conquérantes. Samson, Gouffran, Toudic, Proment, Florentin, Lemaître ou encore Deroin seront là pour tenter d’inquiéter Christophe Marichez. Côté Messin, Leoni est forfait. Il rejoint Lanteri, Corrales et Bong au registre des indisponibles. Les chiffres clé 17 / La défense de Caen est la meilleure de Ligue 2 à domicile (seulement 5 buts encaissés contre 6 pour Metz et Strasbourg). Par contre, elle est largement plus perméable à l’extérieur. Avec 17 buts concédés hors de ses bases, Malherbe possède seulement la 8ème défense de L2. 4 / Le FC Metz n’a plus marqué dans le jeu depuis le 8 décembre dernier, date de son succès devant Strasbourg. En quatre rencontres de championnat, les Mosellans ont trouvé le chemin des filets à deux reprises contre Reims. Sur des coups de pieds arrêtés. Des Lorrains de retour Les « deux Greg », Proment et Leca, ne sont pas les seuls Lorrains (d’origine pour Leca, d’adoption pour Proment) à retrouver les terres de leur passé. Le groupe caennais compte également dans ses rangs Nicolas Florentin. Originaire de Pagny-sur-Moselle, le joueur a fréquenté les gradins de Saint-Symphorien avant de signer à Nancy. 0-0 à l’aller Lors de la 7ème journée du championnat, Metz et Caen s’étaient livré une rencontre d’un très bon niveau au stade Michel D’Ornano. Le score final de 0-0 avait permis aux deux équipes de conserver leurs places respectives au classement (1er et 2ème). Un rang qu’elles occupent toujours pour le moment. « C’était un gros match de notre part, se souvient Francis De Taddeo. Nous nous posions pas mal de questions à l’époque, nous cherchions à savoir si nous avions le niveau. Après une période faste, nous sommes revenus un peu dans la même position. Nous avons perdu quelque peu nos repères, notre confiance. Il faut que nous fassions nos preuves de nouveau. C’est pour cela qu’il est bon que ce match arrive maintenant. » Allegro et Tum buteurs Dimanche avait lieu un fameux duel de poursuivants entre Châteauroux et Strasbourg. Celui-ci s’est soldé par un match nul (1-1). Les deux buts ont été inscrit par des anciens de la maison Grenat. C’est en effet Hervé Tum qui a ouvert la marque (18°) avant que Samuel Allegro n’égalise sur corner (75°). Un match nul qui arrange plus le club du Camerounais. Le Racing revient en effet à égalité de points avec Le Havre, actuel troisième à trois longueurs de Metz. Châteauroux est quant à lui maintenu à distance du groupe de tête. La phrase de… … Franck Dumas : « Metz traverse une mauvaise période. Mais lorsque le réveil aura sonné, cela fera aussi mal que lors de la première partie de saison. » (smcaen.fr) … Francis De Taddeo : « C’est un grand plaisir pour moi de participer à un tel match, avec de l’enjeu, un stress positif. C’est un duel au sommet, qui comporte une pression qui pousse les gens à se transcender. » Les équipes probables Metz : Marichez – Béria, Delhommeau, Diop, Bassong, C. Gueye – Cardy, François, Agouazi – Gygax, B. Gueye Caen : Planté – Hengbart, Leca, Traoré, Seube – Proment – Lemaitre, Deroin, Florentin – Samson, Gouffran 25ème journée de Ligue 2, Metz – Caen Stade Saint-Symphorien, lundi 19 février à 20h30 Arbitre : Monsieur Tony Chapron Match à suivre sur D!rect FM (92,8FM) et le FCMetz.com à partir de 20h
|  | |  |
February 18
R.L. :
Francis De Taddeo : « Fiers de ce que Metz accomplit »
Metz - Caen, demain, se pose au sommet de la Ligue 2. Sans nier l'érosion des dernières semaines, Francis De Taddeo rappelle d'où vient son équipe. L'entraîneur messin au parloir...
Francis De Taddeo, vous avez repris une équipe en chantier, en juin dernier. Huit mois plus tard, la première place de la Ligue 2 est l'un des enjeux de Metz - Caen. L'envisagiez-vous, à l'époque ? « Pas vraiment. Dans la période difficile que nous traversons actuellement, revenir en arrière permet d'ailleurs de relativiser pas mal de choses. A un moment, l'été dernier, la tendance était plutôt à dire qu'il ne fallait pas rêver, que ce n'est pas avec cette équipe-là que Metz risquait de remonter. A cette période de la saison, quant à moi, je nous imaginais plutôt à quatre ou cinq points du troisième. Mais, attention, ce n'est pas une raison pour s'endormir ! » • Sur le papier, Caen en impose plus que vous et, au départ, ses ambitions étaient plus nettes, plus crédibles. Votre mérite est-il plus grand ? « Je ne vois pas les choses comme ça. Simplement nos mérites sont différents : chacun joue d'une manière différente, avec ses avantages, ses inconvénients. Mais, c'est sûr, Caen possède davantage d'expérience et de vécu commun que Metz, des attaquants qui sont ce qui se fait de mieux en Ligue 2 derrière Le Havre. Nous, effectivement, nous disposons de trois ou quatre cadres, les autres sont des enfants, notamment nos attaquants. Du coup, nous sommes fiers de ce que le FC Metz accomplit. » • Si vous deviez perdre la première place lundi soir, de quel ordre serait l'inconvénient ? Psychologique ? « Nous serions déçus. Mais cela voudrait dire que Caen a été très fort. J'ai l'impression que tout le monde nous voit déjà perdre ce match. Mais il va falloir le jouer ! » • Quelles traces a laissé la défaite subie lundi soir à Bastia ? « Compte-tenu des conditions (un vent violent ne permettant pas la pratique normale du football), nous ne pouvons pas tirer de véritables conclusions de ce match, c'est d'ailleurs ce qu'il y a de plus frustrant. Dans des circonstances normales, la défaite aurait pu laisser des traces. Mais quels enseignements tirer d'un tel match ? » • Vos difficultés à jouer avec le vent trahissent-elles des limites tactiques, des lacunes techniques ? « Il s'agissait déjà de s'adapter à des conditions exceptionnelles. En deuxième mi-temps, les deux équipes s'étaient mieux habituées. Je ne déments pas que Bastia a réussi quelque chose en plus. Mais je n'ai jamais dit que nous n'avions aucune insuffisance au niveau technique. Et le manque de maturité est l'une de nos caractéristiques. » • Pour répondre à l'érosion de vos résultats, l'heure est-elle venue d'injecter du sang neuf ? L'effectif est ample, mais le nombre de titulaires plutôt restreint... « C'est défini par le travail de la semaine. Les joueurs savent très bien qu'ils gagnent leur place par leur comportement quotidien et leurs prestations avec la réserve. Voilà, par exemple, comment Cheikh Gueye a émergé, ou pourquoi Momar N'Diaye a récemment été préféré à Papiss Cissé. Quoi qu'il en soit, il est toujours plus compliqué de lancer des joueurs quand les résultats sont bons. » • Vous effectuez votre retour à Saint-Symphorien, lundi, une dizaine de jours après avoir été sifflés pour votre prestation contre Brest. Qu'avez-vous envie de dire au public ? « Qu'ils sont nos supporters et que nous avons tous, tous intérêt à voir Metz en Ligue 1. Les choses ne sont pas toujours aussi faciles qu'elles le semblent, vues de tribunes. Vendredi, je suis allé voir Dijon contre Bastia (0-0). Malgré ses difficultés, je n'ai pas entendu un nom d'oiseau. Le mécontentement, je le comprends. Ce sont les insultes que je n'admets pas. »
Aguirre dans le groupe
Victime d'une mauvaise contusion, Julien François ne s'est pas entraîné, hier, à l'avant-veille de Metz - Caen. La participation du milieu de terrain lorrain au choc du lundi en Ligue 2 ne semble cependant pas compromise. L'entorse cervicale contractée par Momar N'Diaye hier matin pendant la séance d'entraînement suscite davantage de réserves. L'attaquant sénégalais, qui porte une minerve, figure dans le groupe d'ores et déjà arrêté par Francis De Taddeo mais l'entraîneur messin, par précaution, a retenu dix sept joueurs. Parmi eux, Wilmer Aguirre, l'attaquant péruvien qui n'est jusque-là apparu qu'une fois, en cours de match. Des Messins partis lundi à Bastia, seul manquera Stéphane Léoni, blessé et suspendu. Le groupe messin. Gardiens : Marichez, Sissoko ; défenseurs : Cheikh Gueye, Béria, Diop, Bassong, Delhommeau ; milieux de terrain : Agouazi, François, Cardy, Diakité, Renouard ; attaquants : Gygax, Cissé, N'Diaye (?), Aguirre, Babacar Gueye.
Enfin hors écran !
Ce n'était plus arrivé depuis son déplacement à Istres, fin décembre : Metz n'aura pas l'honneur des caméras d'Eurosport lors de la 27e journée et se déplacera bien à Montpellier le vendredi 2 mars. Le diffuseur de la Ligue 2 a jeté son dévolu sur Le Havre - Strasbourg (le vendredi 2 à 20 h 30) et sur Tours - Caen (le lundi 5 à 20 h 30).
CFA :
Bonne réponse de Dino Djiba
Besançon, le leader de CFA, a mené à Metz, mais les Lorrains ont trouvé la parade et Dino Djiba a égalisé.
Hémorragie stoppée. Restant sur deux derbys sanctionnés par autant de défaites, face à Strasbourg puis à Nancy, la réserve de Metz a restauré une partie de son autorité, hier, et pas devant n'importe qui. Certes diminué, le leader bisontin a mené, d'entrée de deuxième mi-temps, mais il a ensuite subi la domination messine, légitimement récompensée par l'égalisation de Dino Djiba. Au cours d'une première période ouverte et agréable, Metz aurait même pu ouvrir la marque, à quelques centimètres près, ceux qui ont voulu qu'une frappe de Roy Contout s'écrase sur le poteau (24e). Mais quelques moments d'absence de la défense messine auraient tout aussi bien pu coûter cher sans la vigilance de Landry Bonnefoi, bien sorti par exemple au devant de Mathieu Gégout (20e) ou auteur d'un bon réflexe sur un coup de tête de l'attaquant franc-comtois (33e). Le gardien messin n'avait donc fait que retarder l'échéance : Mustapha Loukhiar profita du premier ballon traînant dans la surface, en deuxième mi-temps, perdu par Moktar Mangane, pour ajuster Bonnefoi à bout portant (47e). « Alors que nous étions menés, nous n'avons rien lâché et nous sommes même très bien revenus dans le match, se félicite José Pinot, l'entraîneur de la réserve messine. Alors que nous avions manqué de présence lors des matches précédents, nous avons cette fois manifesté de bonnes intentions. » Dino Djiba y est pour beaucoup. A un poste très avancé, juste derrière Emmanuel Françoise puis Nicolas Farina, le milieu de terrain sénégalais a beaucoup perturbé les Bisontins. Et Djiba a marqué, un très joli but, contrôle en pivot et frappe sèche, très symbolique de sa prestation. Son égalisation est survenue à l'heure de jeu, juste après une nouvelle intervention de Bonnefoi, cette fois pour détourner un coup franc puissant exécuté par Sébastien Marchandé. Insatiable, Dino Djiba a, jusqu'au bout, conclu les principes occasions messines : une frappe astucieuse lobant le gardien bisontin et passant de peu au-dessus de la barre (65e), une demi-volée au terme d'un mouvement initié par Farina et relayé par Françoise (76e). La victoire a pourtant failli revenir au leader, sur une toute dernière reprise d'Akim Benkara après un ballon repoussé par Bonnefoi (87e). « Vu le contenu de notre match, perdre aurait eu quelque chose de cruel », relève José Pinot. Pas faux !
FC METZ - BESANÇON RC : 1-1
Stade Delaître à Marly. Mi-temps : 0-0. Temps agréable, pelouse satisfaisante, 200 spectateurs environ. Arbitre : A. Lallemang. Buts pour Metz : Djiba (60e) ; pour Besançon : Loukhiar (47e). Aucun avertissement. METZ. Bonnefoi - Kavdanski, Mangane, Schmisser, Delgado - Betsch, Thomas - Contout, Djiba, I. Gueye (puis Farina, 71e) - Françoise. Entraîneur : Pinot. BESANÇON. Gouget - Bourillon, Boillon, Castillo (puis N'Diaye, 43e), Vuillemot - Benkara, Marchande, Djebaïli, Nogueira (puis Visiedo, 77e) - Gégout (puis Djellal, 65e), Louhkiar. Entraîneur : Genêt.
|  | |  |
February 17
Proment : « Rentrer dans une bulle »
Comme Grégory Leca, Grégory Proment revient à Saint-Symphorien, lundi, sous le maillot de Caen. En jeu : la première place de Ligue 2 mais, surtout, « trois points ». De quoi laisser les sentiments de côté.
Grégory Proment, vivez-vous une semaine particulière avant de revenir à Metz, et en avez-vous parlé avec Grégory Leca ? « Ce qui est spécial, c'est que nous avons, ensemble, engagé une course contre la montre puisque nous relevons de blessure. L'adversaire, nous n'en avons pas parlé plus que d'habitude. Il faut d'ailleurs éviter de trop y penser afin de ne pas jouer le match avant qu'il ne commence. » • Le but est de ne pas se laisser submerger par les émotions ? « Il s'agit en effet de ne pas oublier l'essentiel : il y a un match à jouer, point. Dans ces cas-là, le risque existe de détériorer son jeu en accordant trop d'importance au contexte. Je vais donc rentrer dans une bulle. Mais les sollicitations sont tout de même moins nombreuses qu'à l'aller. En septembre, mon départ de Metz était plus frais... » • Au point d'avoir influé sur votre rendement, à l'aller (0-0) ? « Je ne crois pas. Comme toute l'équipe, j'ai passé une première mi-temps difficile avant de mieux négocier la deuxième. Au début, les Messins nous avait perturbés tactiquement car nous ne pensions pas qu'ils ouvriraient autant le jeu. La deuxième période avait davantage répondu à nos prévisions ! » • Vous revenez donc à Saint-Symphorien, où vous avez vécu de bons et de mauvais moments. Lesquels l'emportent aujourd'hui ? « Tous. Les mauvais moments sont constructifs. Vous n'aimez pas les vivre, mais ils vous font grandir. Mais j'ai bien sûr apprécié d'atteindre les objectifs, comme la remontée en Ligue 1 ou les maintiens qui ont suivi. » • Lorsque vous avez rejoint Caen, l'été dernier, pensiez-vous revenir à Metz pour y disputer la première place ? « Oui et non. Non, parce que Metz devait faire le ménage, reconstruire une équipe. Oui, parce que Francis De Taddeo me semblait être l'entraîneur idéal pour relever un tel défi. Quant à nous, compte-tenu de la saison précédente et vu notre effectif, nous ne pouvions pas viser autre chose que la montée. » • Ce début de parcours quasi-parfait du FC Metz constitue-t-il, selon vous, une surprise ? « Ce qui est sûr, c'est que Metz a finalement fait du meilleur travail que nous. Chapeau ! Mais je ne suis pas spécialement impressionné parce que je m'attendais à ce que Francis De Taddeo mette au point une stratégie défensive efficace. Metz a logiquement pris peu de buts. Et puis, il y a ce facteur chance qui est moins présent depuis quelques semaines. » • S'agit-il de la différence essentielle entre la première partie de saison des Messins et leurs dernières prestations ? « Oui. Je ne rate pas un match de Metz à la télévision. C'est une équipe solide capable de très bonnes séquences de jeu. Quand la réussite reviendra, tout rentrera dans l'ordre. Après notre visite à Metz ! » • Vos deux équipes traversent une passe difficile. Les raisons vous paraissent-elles similaires ? « Nous suivons effectivement la même trajectoire, mais je ne pense pas qu'il y ait matière à s'inquiéter. Nous concernant, nous n'avons été épargnés ni par les blessures, ni par les suspensions, or notre effectif est assez restreint. Nous sommes moins bien dans le jeu mais, comme les Messins je suppose, nous savions bien qu'une baisse de régime était inévitable, à un moment ou un autre. Pour autant, il n'y a pas de raison de tirer la sonnette d'alarme. » • Votre position, en embuscade, ne s'avère-t-elle pas plus confortable que celle de Metz, leader depuis presque six mois ? « Non, parce que Metz a longtemps bénéficié de l'effet de surprise. Caen, en revanche, avait d'entrée annoncé la couleur. Désormais, les deux équipes seront attendues. Lundi, c'est moins la rencontre du premier contre le deuxième qu'une occasion de prendre trois points. Nous avons quand même, les uns et les autres, plus de chances de monter que de ne pas y parvenir. Il faut juste faire attention. Et reprendre notre rythme... »
Greg, la face cachée
Franck Béria et Francis De Taddeo dépeignent un Grégory Proment à l'opposé de l'image véhiculée par le milieu de terrain à son époque messine. Souvenirs, souvenirs.
Il créait l'harmonie, l'unité. » En quelques mots, Francis De Taddeo balaye l'image qu'avait pu laisser à certains l'ancien capitaine messin, il y a quelques mois, en refermant derrière lui la porte de Saint-Symphorien. Grégory ? Tout le contraire de Proment, version officielle. A la réserve, à la froideur apparente, le souvenir de ceux qui l'ont côtoyé dans l'intimité de Saint-Symphorien se substitue une face cachée. Celle dont le vestiaire grenat était le seul témoin privilégié. « On ne choisit pas toujours l'image que l'on peut dégager », justifie son pote, Franck Béria. Evoquer Proment, avec lui, c'est fouiller dans le grenier du passé. Celui de ses débuts. Celui de son premier match en Ligue 1. « Ça devait faire trois jours que j'étais dans le groupe professionnel, précise le défenseur messin. A l'époque, il y avait des joueurs comme Meyrieu, Baticle, Gaillot. Des noms, quoi, pour un jeune comme moi... J'arrivais là, et j'avais bien besoin d'un visage accessible, de quelqu'un capable de faciliter mon intégration. Je m'en rappelle, j'avais le casier numéro 13, juste à côté de Greg. Et il avait été formidable avec moi. » Solidarité d'anciens du 9-5 ? Non, rétorque, sans le vouloir, Francis De Taddeo. Lui qui fut un des premiers, sinon le premier, à remarquer le potentiel de Grégory Proment, confirme : « Il a des qualités morales remarquables. » « Je l'ai recruté, avec Louis Saha, lorsqu'il avait treize ans. Quand ils sont revenus à Metz, (un titre de vice champion avec l'INF Clairfontaine en poche), nous n'avions qu'un seul contrat pro disponible. Il a été pour Louis, qui était déjà en équipe de France. Greg l'a très bien compris. L'argent n'était pas en tête de ses priorités. » Aspect parmi d'autres d'un caractère animé par le sens du dévouement : « J'avais des problèmes en défense. Milieu de terrain, véritable numéro 10 comme on disait, il n'a pas hésité à se proposer pour remplir l'intérim. Et il est devenu l'un des leaders de l'équipe. » Le palmarès de la réserve messine s'en souvient, à la lueur de ce titre de champion de France décroché en 1997. Acteur, impuissant parmi d'autres, de la descente aux enfers conclue en mai 2006 par la relégation du FC Metz en Ligue 2, Grégory Proment a choisi la Normandie, et le maillot caennais, pour relancer sa carrière. Et c'est donc en visiteur qu'il regoûtera, lundi, au parfum de Saint-Symphorien. En visiteur bienvenu. « Nos contacts se sont estompés. Normal, il a dû s'habituer à un nouvel environnement, faire face à de nouvelles priorités. Mais il n'empêche, Greg reste un de mes amis ». Le mot de la fin est pour Franck Béria. Après-demain, les deux potes se recroiseront. Sur une pelouse qui regorge de souvenirs partagés.
Léoni, la déchirure
Les doutes se sont confirmés. Stéphane Léoni ne sera pas de la 25e journée de championnat. Remplacé au retour des vestiaires, lundi à Bastia, Stéphane Léoni souffre d'une déchirure aux ischios-jambiers. Le défenseur sera donc absent, lundi soir à Saint-Symphorien, pour le duel entre le leader messin et son dauphin caennais. Pas de soucis, en revanche, pour Julien François : absent hier matin à la Plaine de Jeux, en raison d'une douleur aux muscles fessiers, le milieu de terrain devrait pouvoir tenir sa place après-demain. A Caen, repos était décrété hier, Grégory Leca et Grégory Proment en profitant pour parfaire leur rétablissement afin de pouvoir effectuer le déplacement. Le premier était touché à la jambe, le second à la cheville. En revanche, Sébastien Mazure et Brahim Thiam ne seront pas du voyage : l'attaquant et le défenseur souffrent tous les deux d'une déchirure aux ischio-jambiers.
Site officiel :
« Mettre le paquet »
Buteur prolifique en première partie de saison, Babacar Gueye affiche pour le moment un compteur bloqué à un but, marqué sur penalty devant Reims, lors de la phase retour. Il revient pour nous sur la mauvaise période des Grenats.
Babacar, comment vivez-vous la passe actuelle de l’équipe ? Babacar Gueye : « Il ne faut pas douter. Il n’y a pas le feu. Nous restons sur une défaite et deux matches nuls mais nous savons ce qu’il ne nous manque pas grand chose. Nous allons jouer contre toutes les équipes qui nous talonnent à domicile. Notre objectif est de faire le plein sur notre pelouse. Sur le plan personnel, je ne me pose pas trop de questions. On ne peut pas faire toute une saison au top. Je n’ai pas joué pendant longtemps à cause de cette suspension et du report de la rencontre à Libourne. J’ai besoin d’accumuler les matches. Une chose est sûre, je ne me prends pas la tête. » Votre expérience vous aide-t-elle à relativiser ce mauvais passage ?
B.G. : « Peut-être, oui. En tous cas, les joueurs qui, comme moi, ont vécu les saisons précédentes, ont le devoir de transmettre leur savoir au reste du groupe. Nous savons ce qu’est la difficulté, les saisons à jouer le maintien à l’arrachée, la descente. Chacun de nous doit en faire un plus pour éviter que le doute ne s’installe. Si nous sommes là aujourd’hui, premiers du championnat, ce n’est pas pour rien. Nous avons fait un parcours extraordinaire en première partie de saison. On ne peut pas tout effacer à cause de trois matches. » Le risque est que le groupe de désolidarise au fil des contre performances… B.G. : « Alors là, je n’ai aucune appréhension à ce niveau. Même si cela se passait encore plus mal, ce groupe resterait uni. Il comporte des gens très bien. Nous allons puiser dans nos réserves, car nous en avons. Nous ne laisserons pas les gens nous faire croire qu’il y a un malaise dans le vestiaire, que nous doutons. Nous n’avons jamais dit que nous étions les plus forts ou une équipe invincible. Les équipes qui sont derrière nous ont autant de qualités. » Comment expliquez-vous que Metz marque moins de buts que lors de la première phase du championnat ? Une baisse de forme du duo Cissé – Gueye ? B.G. : « Déjà, à domicile, il y a l’état du terrain. Contre Brest, j’étais dans les tribunes, c’était vraiment flagrant. Cela nous empêche de jouer. Nous concernant, ce n’est pas juste Papiss et moi qui somment moins bien, c’est toute l’équipe. Lorsque nous marquions à chaque match, c’est parce que le bloc venait nous soutenir et inversement que nous aidions au travail défensif. Il nous manque peut-être un déclic, mais c’est tous les joueurs qui doivent mettre le paquet désormais. » Que pensez-vous de Caen, votre adversaire de lundi ? B.G. : « C’est une des meilleures formations de L2, mais nous sommes capables de les battre. Je n’ai pas grand chose à dire. Parler pour parler ne sert à rien. »
CFA :
Une question de prestige
• FC METZ. 6e avec 48 points (8v, 6n, 5d). Les trois dernières rencontres : nul face à Epernay (2-2), défaite face à Strasbourg (1-2), défaite à Nancy (2-0). • BESANÇON. 1er avec 61 points (11v, 8n, 1d). Les trois dernières rencontres : victoire face à Lesquin (1-0), victoire à Dunkerque (2-0), victoire face à Strasbourg (2-0). • A l'aller. Victoire de Besançon (2-1). • L'enjeu. Battus lors des deux dernières journées, les Messins marquent le pas après une belle série de neufs rencontres sans défaite. Face au leader, le FC Metz voudra, non seulement faire bonne figure, mais également regoûter aux douces saveurs de la victoire. • L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « C'est une superbe affiche. Un match de prestige. La dernière défaite de Besançon date du 16 septembre (1-0 à Mulhouse), c'est dire si le potentiel de cette équipe, plus que jamais candidate à la montée. Rencontrer le leader est une excellente occasion de se situer, surtout après deux contre-performances. Une excellente occasion, aussi, de rectifier le tir. » • Le groupe. Mayebi, Bonnefoy Mangane, Schmisser, Delgado, Kavdanski, Betsch Thomas, Djiba, I. Gueye, Contout Françoise, Farina (plus un ou deux dix-huit ans).
FC Metz-Besançon, stade Delaitre (14 h 30)
|  | |  |
February 16 Site officiel :
Le vent doit tourner !
Metz ne gagnait plus, il commence à perdre. Devant l’accumulation des performances en demi-teinte de sa formation, Francis De Taddeo laisse entendre que le roulement prévu en début de saison pourrait avoir lieu prochainement.
au Stade Armand Cesari, deuxième défaite de la saison pour le FC Metz. Lundi soir, pour ce qui était l’une des affiches, avec Caen – Le Havre, de la 24ème journée de Ligue 2, les Mosellans ont de nouveau connu l’amertume de ce résultat. Un goût relevé par les conditions si particulières de cette partie. Balayés par la tempête, les espoirs lorrains ? Pas seulement. Si la décision d’autoriser le déroulement de ce match peut prêter à discussion, ce n’est pas vraiment le cas de l’authenticité de la victoire locale
Sans la colère d’Éole, Metz aurait-il pour autant remporté la partie ? « Je ne sais pas, répond De Taddeo. Le vent a nivelé les valeurs. Ce n’était pas évident de trouver des enchaînements offensifs. Mais il faut l’accepter et arrêter de se lamenter. Bastia a mis plus d’impact, plus d’engagement. Ils se sont mieux adaptés que nous. Dans l’attitude des joueurs, il y avait un côté un peu gentillet… » « Tout le monde en concurrence avec tout le monde » Si l’entraîneur des Grenats ne manque pas de noter les circonstances atténuantes à la mauvaise passe des siens, il réaffirme si besoin était que la concurrence au sein de son groupe n’est pas une chimère. Même si, depuis le début de la saison, les excellents résultats de son onze-type l’ont conduit à ne pas le modifier souvent. « Tout le monde est en concurrence avec tout le monde. Si nous étions chacun à notre meilleur niveau, nous remporterions nos matches. Peut-être que la phase actuelle est aussi due au fait que les performances individuelles de chacun sont un peu moins bonnes. Quand tout va bien, on a la tentation de ne pas toucher l’équipe pour éviter de la déstabiliser. C’est d’ailleurs peut-être parfois un tort. Par contre, lorsque survient une baisse de régime de ce type, la tendance est plutôt à la remise en question des éléments. Mais c’est la règle du jeu et les joueurs le savent. » Ainsi, Daniel Gygax, qui avait manqué trois jours d’entraînement en raison d’un petit problème physique, était-il remplaçant lundi soir. Pour battre Caen lundi prochain, Metz a besoin de retrouver son efficacité dans les surfaces de vérité mais aussi d’avantage de percussion et de liant. La première des deux séances de ce jeudi était de ce fait consacrée aux jeux et aux enchaînements offensifs. Julien Cardy et Malick Diop ont pu s’entraîner normalement avec le groupe. Il reste trois séances avant la réception de Caen. Trois séances pour que Francis De Taddeo se fasse une idée de l’équipe à aligner pour triompher de son dauphin. Stéphane Leoni sera vraisemblablement forfait. Gaétan Bong est également blessé. Tandis que Luis Delgado émerge petit à petit (il a joué avec l’équipe B à Nancy), Cheikh Gueye représente la solution la plus évidente pour occuper le côté gauche. A moins que l’émergence d’éléments peu utilisés jusqu’à maintenant ne pousse le coach lorrain à modifier sa composition plus en profondeur…
FF
Lundi : L’heure de vérité pour Metz
Il y a quelques temps, on voyait du Lyon en Metz, tellement les Lorrains survolaient leur Ligue à l'image des Rhodaniens en L1. Aujourd'hui, les hommes De Taddéo font toujours comme ceux d'Houllier et sont en train de traverser une mauvaise passe. Sauf que là où Lyon possède onze points d'avance sur Lens, Metz n'en a qu'un sur Caen. D'où, l'importance de cette rencontre face aux Normands, même si les leaders restent invaincus à domicile et ont un match en retard à jouer face à Libourne/Saint-Seurin. Les Messins espèrent bien que cette rencontre leur permettra de renouer avec ce succès qui les fuit depuis quatre journées. L'entraîneur, lui, reste confiant face au manque de réussite de ses troupes : «Ce n'est pas inquiétant, même si sur le plan comptable c'est moins brillant. Sur le plan défensif, cela va quand même pas mal. Nous devons retrouver nos qualités offensives». Les meilleurs buteurs du club, Babacar Gueye (12 buts) et Papis Cissé (8) sont interpellés.
R.L.
Renouard : « Se poser les bonnes questions »
La défaite à Bastia? Un regret... Et un rappel à l'ordre, aux yeux de Sébastien Renouard. A l'heure où le FC Metz traverse des heures difficiles, son milieu de terrain affiche un discours plein de bon sens.
Les vents violents n'ont pas empêché la tenue du match, lundi à Bastia. De votre point de vue, était-ce jouable ? « Je ne pense pas, mais bon. Il y avait la télé, le report n'était donc pas envisageable... Mais quoi qu'il en soit, on ne peut pas se retrancher derrière ça aujourd'hui : les conditions étaient difficiles, mais elles étaient surtout les mêmes pour les deux équipes. »• Quel sentiment dominait à l'issue de la rencontre ? « Les regrets. D'avoir laissé s'échapper trois points, ou tout au moins le match nul. On aurait peut-être pu éviter le but... Nous n'avons pas su profiter du vent en première période pour nous mettre en position idéale, pour frapper de loin, par exemple. » • Cette deuxième défaite de la saison accentue l'aspect délicat de votre parcours ces dernières semaines... « Oui, c'est vrai, on est un peu moins bien depuis quelque temps, mais il y a aussi des bonnes choses. Il ne faut pas noircir le tableau. Il faut travailler, travailler encore et encore, sans se poser de question. » • Est-ce franchement possible de ne pas s'en poser ? « Ce n'est pas ce que je veux dire. Des questions, il faut toujours s'en poser, mais nous concernant, il faut que ce soit les bonnes. Nous remettre en cause, chacun de notre côté, d'accord, mais il ne faut surtout pas verser dans le catastrophisme. C'est dans ce genre de période qu'on voit la qualité d'un groupe. » • Jusqu'ici, Metz avait plus ou moins été épargné par la critique. De l'intérieur, comment vit-on son apparition ? « Personnellement, j'arrive à faire la part des choses. C'est normal que les gens s'interrogent, mais nous, nous n'avons pas le droit de nous arrêter sur cet aspect des choses. Nous devons redoubler d'efforts au quotidien, parce que nous voyons bien que ce que nous faisons aujourd'hui n'est plus suffisant. » • A titre personnel, Bastia vous a permis d'honorer votre deuxième titularisation depuis le début de la compétition. Comment avez-vous vécu cette longue absence ? « Moins difficilement que celle de la saison passée, parce que cette fois, les résultats étaient là. Enfin, maintenant, la blessure, l'absence, tout cela appartient au passé. J'essaye d'en tirer les enseignements. C'est aussi ce qui construit une carrière, un homme. Quand tout va bien, tu finis par ne plus progresser. On peut d'ailleurs faire un rapprochement avec la situation que traverse le groupe en ce moment. » • A savoir ? « Tu as beau être leader, tout n'est pas toujours rose pour autant. Nous ne sommes pas seuls sur notre petit nuage ! Il y a d'autres prétendants à la montée en Ligue 1, voilà, c'est aussi simple que cela... Il faut gérer cette période, nous adapter à des adversaires pour lesquels nous ne sommes plus une surprise. Nous devons composer avec tout ça. Et avec un seul objectif : gagner et avancer. »
Les deux font la paire
Les Havrais Lesage et Traoré, respectivement 13 et 12 buts, constituent une paire atypique de buteurs. La meilleure de la L2.
Simples collègues en dehors du terrain, les deux buteurs les plus prolifiques de Ligue 2 aux profils radicalement différents ont su passer outre pour nouer une véritable complicité autour du ballon. Le Havre sait qu'il tient là un diamant à deux faces, qui présentent la particularité de briller alternativement. Ainsi, quand l'un souffle, l'autre prend le relais, le binôme pesant plus de 70 % des buts de l'équipe. Réaliste lors des quatre premières journées, Lesag a ensuite laissé le relais à son compère qui lui a rendu le bâton lors du feu d'artifice de la 10e journée (6-1 contre Gueugnon, triplé de Lesage, doublé de Traoré). Le grand voyageur ivoirien a attendu la dix-septième journée pour reprendre le costume du héros, alors que Lesage était suspendu puis blessé. « Sur le terrain, il y a une complicité naturelle. On se trouve, on se sent. », explique l'Africain. Une déclaration d'amour complétée par le Normand. « En fait, je crois que nous jouons dans un registre différent, mais complémentaire où chacun apporte de la liberté de mouvement à l'autre. Mais il faut aussi voir le nombre de passes décisives qu'il m'a adressées et vice-versa. » Complicité d'autant plus étonnante qu'elle se cantonne aux pelouses. « En dehors du terrain, on n'a pas trop d'affinités, commente Jean-Michel Lesage. Mais on fait notre boulot. » Plutôt bien même, puisque leur entraîneur loue également leur investissement collectif. « Outre leurs qualités de buteurs, ils assurent parfaitement leur rôle de premier rideau, même si c'est contre-nature », se réjouit ainsi Thierry Uvenard. L'élite peut maintenant trembler car les deux roues du carrosse havrais ont déjà annoncé qu'elles feraient encore une paire royale l'an prochain en L1.
Diop et Cardy ont repris
Deux séances figuraient, hier, au programme des joueurs messins. Dispensés et laissés aux soins, la veille, Malick Diop et Julien Cardy ont comme prévu réintégré le groupe de Francis De Taddeo. L'entraîneur pourra donc compter sur eux pour la réception de Caen, lundi soir à Saint-Symphorien. Cela ne sera probablement pas le cas avec Stéphane Léoni. Le défenseur ressent une gêne aux ischios-jambiers depuis le match de Bastia. Les Messins s'entraîneront ce matin à la Plaine de Jeux (10h).
En coulisses, on discute
Sébastien Renouard messin ? Une réalité qui prendra fin à l'issue de la saison. A moins que les discussions ouvertes entre les dirigeants et le milieu de terrain n'aboutissent à une prolongation de contrat. Ce qui ne serait pas pour déplaire à Renouard : « J'ai encore des choses à apprendre et à apporter. Le club a un projet et j'ai vraiment envie d'y participer. »
February 15
R.L. :
Metz en perte d'affluence
Avec Metz - Caen, lundi, la Ligue 2 s'apprête à atteindre son sommet. Mais, effet secondaire de leur succès télévisuel, les Lorrains attirent de moins en moins de monde au stade.
Metz abonné à Eurosport : la chaîne du câble et du satellite a diffusé tous les matches de championnat disputés à Saint-Symphorien au cours des trois derniers mois. Il faut remonter à fin octobre et à la venue de Tours pour retrouver la trace d'une rencontre du leader non télévisée à domicile. Depuis, le derby de l'Est a offert à la Ligue 2 sa meilleure affluence de la saison : c'était Metz - Strasbourg, un vendredi soir, avec un goût très prononcé de Ligue 1. Une exception, donc, car Saint-Symphorien a surtout tendance à se dépeupler au fil des semaines. A deux reprises (Metz - Amiens début novembre, Metz - Brest début février) l'assistance a même été inférieure à huit mille spectateurs, un score très inhabituel par ici... Leader, Metz attire les caméras presque mécaniquement, plus sûrement que pour son jeu, qui n'est pas le plus spectaculaire de Ligue 2. Mais, tout aussi mécaniquement, une partie nombreuse de son public se détourne du stade, préférant le confort douillet des salons. On peut aussi comprendre sa désorientation : alors que le lundi est quasiment devenu le jour exclusif des matches de Metz à l'extérieur, Brest, Reims et Strasbourg ont été reçus un vendredi, Ajaccio un dimanche, Amiens un lundi. Vivement la semaine des quatre jeudis. Preuve que les souhaits du diffuseur de la Ligue 2 passent avant toute autre considération, y compris le remplissage des stades et l'ambiance censée y régner, le sommet de la saison entre le leader et son premier poursuivant a été décalé afin de fournir à Eurosport son « affiche du lundi » que tout le paysage audiovisuel français lui envie. Hier, sept mille places seulement avaient trouvé preneur. « Nous ne pensons pas dépasser les dix ou onze mille spectateurs, regrette Sébastien Mumler, régisseur du stade Saint-Symphorien. Logiquement, Metz - Caen est une rencontre susceptible d'attirer plus de vingt mille personnes. Mais c'est un lundi soir et le match est télévisé... » Déjà contraints d'évoluer sur une pelouse impropre à la pratique du football, les Messins se produisent donc de plus en plus souvent dans un stade à moitié vide. Ce n'était pas aussi vrai lors de leur précédent séjour en Ligue 2, où l'impressionnante remontée de l'équipe alors entraînée par Jean Fernandez avait attiré une moyenne de plus de treize mille spectateurs par match. Ce Metz-là était moins diffusé. Il était pourtant plus télégénique !
Inquiétude pour Léoni
De retour de leur périple prolongé pour cause de tempête puis d'avarie dans l'avion qui les ramenait enfin de Bastia mardi, les Messins se sont entraînés hier après-midi, et sans ballon, sous le toit de la tribune du stade Dezavelle. Touché aux ischio-jambiers et d'ailleurs remplacé à la mi-temps lundi soir à Furiani, Stéphane Léoni doit passer des examens qui préciseront la nature de sa blessure mais son cas suscite l'inquiétude avant Metz - Caen, lundi. Julien Cardy, qui a reçu un coup à Bastia, est quant à lui resté aux soins mais le milieu de terrain messin devrait retrouver ses partenaires, sur le terrain, dès aujourd'hui.
Site officiel :
Site officiel :
Metz-Sochaux en Gambardella
Les moins de 18 ans du FC Metz ont hérité d'un tirage très difficile en Coupe Gambardella. Ils affronteront en effet Sochaux sur leur pelouse, le 4 mars prochain. L'évocation du club doubiste ramène les Messins à un douloureux souvenir. Celui-ci est en effet leader du groupe de championnat national dans lequel figurent les garçons d'Olivier Perrin. Et son dernier passage sur le sol mosellan s'est terminé par une cuisante défaite pour les Grenats (5-2). Pour réussir à franchir le cap des 16èmes de finale, les jeunes mosellans devront se montrer beaucoup moins perméables et réussir un grand match face à l'une des meilleures équipes françaises.
Proment de retour à Metz
Parti au Stade Malherbe à l’intersaison, l’ancien capitaine des Grenats Gregory Proment repasse par la Lorraine lundi prochain. Pour un sommet de la Ligue 2 qu’il aborde avec sérénité.
Gregory Proment, vous revenez de blessure de même que Greg Leca, serez-vous tous les deux présents à Saint-Symphorien lundi ? Gregory Proment : « On court tous les deux en ce moment. Pour ma part, je progresse tout doucement. Je ressens encore une douleur mais elle n’est plus très importante. J’ai jusqu’à lundi pour me refaire, j’espère pouvoir participer. Normalement, cela devrait aller, pour ‘Greg’ aussi. En fin de compte, il n’a qu’une béquille. Sur le coup, il a eu très mal mais il a passé toutes les radios et ce n’est pas trop grave. En tout cas, il a vraiment envie d’être là également. » Comment analysez-vous vos récents résultats ? G.P. : « Nous avons perdu un match que nous méritions de perdre contre Bastia. Nous y avons fait un non match, je pense que Metz a vécu un peu la même chose. Sinon, en Coupe, nous aurions dû l’emporter contre Valenciennes, en toute logique. A Brest, nous faisons match nul en ratant pas mal d’occasions. Puis, Le Havre fut un derby compliqué. Nous n’avons pas été très bons en 1ère mi-temps, un peu meilleurs en 2ème. Quoiqu’il en soit, notre niveau de jeu actuel n’est pas celui que nous avions auparavant. Je pense que nous traversons un passage similaire à celui de Metz. Il y a des périodes au cours desquelles on est moins bien, cela arrive dans une saison. »
A quel type de match peut-on s’attendre ? G.P. : « Je ne sais pas trop. De notre côté, nous ne savons pas défendre. Commencer un match en se disant qu’il faut aller chercher un nul, que nous allons rester derrière n’est pas notre truc. Nous misons tout sur l’attaque, sur le jeu. Après, il faut voir comment Metz va réagir. A l’aller, je pensais qu’ils allaient se contenter de rester derrière et de bien défendre. Mais en fin de compte, je m’étais trompé. Ils nous avaient posé beaucoup de problèmes surtout lors de la première période, durant laquelle ils avaient eu le monopole du ballon. Ensuite, nous nous étions rattrapés. Je pense que la rencontre va être engagée. Mais je ne sais pas dans quel état d’esprit sont les Messins. En tout cas, nous allons jouer comme d’habitude. » Si vous l’emportez, vous accéderez à la plus haute marche du classement... G.P. : « C’est juste, nous prendrions la première place en cas de victoire mais Metz conservera un match en retard. Et ce qui nous importe, avant tout, c’est de prendre des points. On cherche toujours à avancer. Après si nous terminons 1ers, 2èmes ou 3èmes, c’est secondaire. Le principal est de monter. » Que représente cette partie pour vous ? G.P. : « Je reviens dans mon club, dans ma ville. Même si je suis Parisien d’origine, je pense que je peux dire que Metz est aussi ma ville. Je vais revoir pas mal de monde que j’apprécie. C’est toujours intéressant pour un joueur de revenir « chez lui ». Mais c’est à double tranchant. Soit on fait un bon match, soit on passe à travers. Il n’y a pas de juste milieu dans ces cas là. »
Inquiétude pour Léoni
Le défenseur messin Stéphane Leoni pourrait de nouveau être indisponible durant plusieurs semaines. Au cours de la rencontre face à Bastia, il a ressenti une nouvelle douleur aux ischio-jambiers, ce qui l'a contraint à laisser sa place. Il passera des examens complémentaires dans les jours à venir pour déterminer la gravité de sa blessure. Également touchés pendant la partie, Julien Cardy et Malick Diop suscitent moins d'interrogations. Le premier est resté aux soins aujourd'hui par précaution. Le second a pu prendre part à la séance du jour qui comprenait en majorité des exercices de musculation du haut du corps. Les Grenats se retrouveront demain à 10h et 15h30.
Le SM Caen à la loupe :
Lundi prochain, le leader de la Ligue 2 reçoit son dauphin au Stade Saint-Symphorien. Pour Metz, qui n’a jamais perdu sur sa pelouse, la rencontre est très importante. Nous passons ici son adversaire, le redoutable Stade Malherbe, au peigne fin.
Né à l’automne 1913 de la fusion de l’ « Union Athlétique du Lycée Malherbe » et du « Club Sportif Caennais », le SM Caen a longtemps évolué dans l’antichambre des divisions professionnelles. Il parvint à se hisser au sein de l’élite en 1988 en triomphant d’Alès, de Lyon puis de Niort aux barrages (le second de L2 devait, à cette époque, passer par là). Depuis, les structures du club n’ont cessé de s’améliorer avec la construction d’un Centre de Formation et la rénovation du stade Michel D’Ornano, une enceinte sportive d'un peu plus de 20 000 places souvent citée en exemple. Si Caen n'a que très rarement pu rivaliser avec les meilleures formations de l’hexagone, il s’est forgé au rythme de ses coups d’éclat un public fidèle et nombreux. Lorsque le club vient à descendre en Ligue 2, le stade ne désemplit pas pour autant comme en témoignent ses affluences actuelles.
Malherbe, un brin de poésie
Côté terrain, le style de jeu des Caennais colle plutôt bien au patronyme que contient le nom du club : le mystérieux « Malherbe », néanmoins commun à tout amateur de football. Malherbe, François de son prénom, fut en son temps poète officiel de la cours du Roi Henri IV. Un titre que le monarque lui décerna après que celui-ci ait composé une ode particulièrement à son goût pour une campagne militaire. Sur les pelouses de L2, les Normands rendent souvent hommage aux talents artistiques de leur ancêtre en pratiquant un football léché et tourné vers l’offensive. Une rareté dans ce championnat où le combat physique prend souvent le dessus sur la technique. Avec 42 buts marqués (10 de plus que les Grenats), Caen possède évidemment l’attaque la plus prolifique de L2.
Néanmoins, cet esprit offensif n’a pas toujours permis aux Normands d’atteindre leurs objectifs. Notamment lors des dernières saisons, au cours desquelles ils restèrent à quai à plusieurs reprises. En 2004-2005, ils furent battus par Strasbourg en finale de la Coupe de la Ligue (2-1) avant de redescendre à l’échelon inférieur à l’issue de l’ultime journée de championnat. La saison dernière, après un mauvais départ, ils manquèrent l’accession pour deux petits buts. Le palmarès du club ne contient par ailleurs qu’un titre de Champion de France de Ligue 2 en 1995/1996.
Taillé pour monter, l’effectif de Caen comprend un bon nombre de joueurs expérimentés (Proment, Deroin, Samson, Mazure, Seube) auxquels s’ajoutent les meilleurs éléments du centre de formation (Gouffran, Toudic). L’entraîneur, Franck Dumas, a directement rejoint le banc après avoir terminé sa carrière de joueur au sein du onze caennais. Le 'Stade' compte bien ne pas échouer au pied du podium cette saison et retrouver l’élite.
Caen en bref Les cinq derniers résultats J20 : Caen 3-2 Dijon J21 : Brest 2-2 Caen J22 : Caen 3-1 Amiens J23 : Bastia 2-0 Caen J24 : Caen 1-1 Le Havre Forme du moment : VNVDN Les cinq prochains matches J25 : Metz – Caen J26 : Caen – Niort J27 : Tours – Caen J28 : Caen – Guingamp J29 : Montpellier – Caen L’effectif Gardiens : Branger, Planté, Costil Défenseurs : Seube, Thiam, Sorbon, Hengbart, Traoré, Gillet Milieux de terrain : Deroin, Raineau, Proment, Quellier, Lemaitre, Leca, Florentin Attaquants : Mazure, Samson, Compan, Grandin, Toudic, Gouffran, Valero Joueurs les plus utilisés Hengbart, Planté (24 matches) ; Gouffran, Sorbon, Proment, Florentin (23) ; Seube, Deroin (22) ; Samson (21) ; Thiam, Leca (20) ; Lemaitre (19) ; Compan, Mazure (18) Buteurs Gouffran, 10 buts Samson, 8 Compan, 6 Florentin, 5 Mazure, 4 Grandin, Hengbart, Deroin, 2 Toudic, Lemaitre, Sorbin, 1 Classements Domicile : 1er avec 10 victoires, 3 nuls et 0 défaite ; 23 buts marqués, 5 encaissés. Extérieur : 6ème avec 3 victoires, 6 nuls et 2 défaites ; 19 buts marqués, 17 encaissés. Attaque : meilleure attaque avec 42 buts marqués. Défense : 4ème défense avec 22 buts encaissés.
Le match aller Caen 0-0 Metz
February 14
Site officiel :
Les Messins de retour
Comme on pouvait s'y attendre, l'avion de la délégation messine n'a pas pu décoller hier de la Corse. Les vents soufflaient encore bien trop fort en toute fin de soirée. Il était prévu que les Mosellans prennent le départ mardi en fin de matinée. Mais un nouveau problème technique a contraint l'avion à rejoindre le sol dix petites minutes après son décollage. Francis De Taddeo et ses hommes, à qui rien n'a donc été épargné au cours de ce douloureux périple corse, ont finalement pû effectuer le voyage en fin d'après-midi. La séance de décrassage prévue mardi a été annulée, ils se retrouveront donc mercredi à 15h30.
R .L.
Metz : tout ne va pas si mal...
Les Messins sont toujours en tête du championnat et conservent une avance confortable sur le quatrième. C'est déjà ça ! Mais l'heure, c'est clair, n'est plus aux atermoiements.
Entre le Metz qui ne perdait pas et le Metz qui ne gagne plus, il y a depuis lundi soir une vraie différence. Le premier engrangeait des points à un rythme très élevé, trop élevé même si l'on devait ne s'en référer qu'à la qualité de ses prestations ; le second est en train de dilapider tout le capital qu'il s'était mis de côté depuis la première journée du championnat. Capital points et capital confiance compris. L'un n'allant pas sans l'autre et réciproquement. Deux mois après la démonstration opérée à domicile face à Strasbourg (4-1), que reste-t-il de nos premières amours ? - La place de leader. Metz vient de "ne" prendre que trois points lors des cinq dernières journées de championnat. Ce qui représente le plus petit total, évidemment, de toutes les équipes pouvant raisonnablement encore prétendre à quelque chose. Mais reste en tête, même si l'avance a fondu comme neige au soleil. Au soir de la victoire face à Strasbourg, le leader messin comptait quatorze points d'avance sur le quatrième, Le Havre. Le plus important écart enregistré jusqu'ici. Aujourd'hui, Metz ne compte plus que six points d'avance sur ces mêmes Havrais. Soit l'équivalent de deux victoires à trois points. « C'est important qu'on soit toujours devant, parce que ça évite une frustration de plus », admet néanmoins Francis De Taddeo. Une manière comme une autre de se raccrocher aux branches, mais qui a ses vertus. - Une position privilégiée à quatorze journées de la fin. Qu'on le veuille ou non, ce sont donc bel et bien six points, plus le cas échéant trois de plus en cas de victoire à Libourne, qui séparent Metz du premier non accédant. Le Havre vient de prendre treize points en cinq rencontres et Strasbourg, onze. Metz mange son pain noir, les autres, c'est évident, le mangeront à leur tour... - Un groupe et un club mobilisés sur l'objectif de remontée. Francis De Taddeo l'admet sans détour, pendant de longs mois, son équipe a bénéficié d'une certaine "baraka". Mais cette dernière a quitté les rangs depuis quelques semaines. Cela dit, les Messins, même amputés d'un certain Obraniak, n'ont pas perdu toutes leurs qualités du jour au lendemain. « On peut revenir, il n'y a pas de problème », assure le coach. Les joueurs affirment que le doute ne s'immisce pas. Simplement, on peut imaginer que l'énorme avance qui fut la leur a quelque peu étanché la soif de victoires. Un peu de patience et ça va revenir. Moralité ? Le pire des scénarios serait que le FC Metz se mette à jouer avec la peur au ventre. Comme une équipe menacée de relégation, comme les Messins qui pataugèrent régulièrement, à pareille époque, voilà un an. L'absence d'Obraniak, c'est clair, pèse dans les esprits. C'était un leader, ce que ne peut pas être Gygax, aussi introverti que le néo-Lillois pouvait être "expansif". Mais la nature a horreur du vide. Dans ces difficultés nouvelles, c'est aux joueurs de se faire violence, à de nouveaux leaders d'émerger. Carlo Molinari évoquait « la faute professionnelle » voilà quelques semaines, au cas, très improbable, où le FC Metz ne remonterait pas parmi l'élite. Nous y sommes. Ou plutôt nous y serions si, très vite, les Messins ne revenaient pas à de meilleures intentions. En affichant ses ambitions (budget, stade), le club a montré récemment la voie. Aux joueurs de s'en montrer dignes. Plus dignes que leurs prédécesseurs. Ce ne devrait pas être si difficile. February 13
Ainsi donc, le pauvre malheureux poursuivit ainsi : « il y avait jadis, dans un temps très lointain, un homme et une femme, semblables à vous et à moi, qui aspiraient à devenir riches, afin d’avoir une vie semblable à celle que menaient leurs voisins et, dans ce but, ils faisaient tous les jours nombre de prières à Dieu, afin que celui-ci déverse sur eux, par sa bonté, bienfaits et richesses, et ce, sans qu’ils ne travaillent davantage que les autres afin de gagner plus ! Ils ne cessaient de « souhaiter », « pleurer sur leur condition » et eux-mêmes, envier les biens et les considérations dont les autres semblaient, bien plus qu’eux-mêmes, pourvus !
Tant et si bien, qu’un jour dieu les entendit et les écouta ; considérant que leurs désirs et leurs prières n’étaient pas raisonnablement fondés, parce que sur cette terre, comme chacun peut le constater,il y a nombre de malheureux, il résolut de leur donner une bonne leçon ; il apparut donc à ce couple et leur concéda la réalisation de trois de leurs souhaits les plus chers : à eux de considérer lesquels ils voulaient réaliser : ils n’avaient qu’à souhaiter et lui, Dieu, il exaucerait ceux-ci sur le champs !
La femme et son mari, en entendant cela, furent transportés de joie, et ne ménagèrent pas leur gratitude, mais, quand Dieu eut disparu, il se regardèrent et il y eut un grand silence… puis ils se prirent de querelle, afin de savoir quel allait être le premier à émettre ce souhait :
-l’homme pensait que cela devait être lui-même, « car il était plus sage » et le « plus à même d’émettre un bon souhait », mais sa femme le contredit et rétorque que : « non, que c’était elle qui devait émettre ce souhait », car « elle savait mieux que lui » ce qui était nécessaire à leur maison ;
Le mari la traita de folle, lui répondant que « nul, mieux que lui, ne saurait ce qu’il fallait faire et souhaiter pour leur bien commun ! »
Comme la chose s’envenimait et commençait à faire grand bruit et tapage, elle concéda, afin de restaurer la paix, que son mari aurait la primeur du premier souhait !... Mais quand elle vit que son mari allait parler, elle le devança et dit, tout d’un coup : « si vous voulez œuvrer pour le bien commun, vous devriez souhaiter, « comme moi je le souhaite », que le troisième pied de notre tabouret qui est cassé, soit enfin réparé ! (Ces pauvres gens vivaient loin de la bonne ville et il n’y avait autour d’eux aucun maréchal ferrant qui aurait pu les aider, et c’était la chose au monde qu’elle désirait le plus !)
-Aussitôt dit, aussitôt fait !
Au grand dame du mari, qui, voyant le résultat de ce premier souhait si légèrement émis, entra dans une grand colère, perdant tous sens de la réalité, jusqu’à en devenir comme enragé contre sa femme ! Son courroux était si grand, qu’il eut un mot malheureux, hâtivement et en fureur, sans penser à ce qu’il disait, il lui souhaita : « que ce pied lui rentre dans le ventre afin qu’elle prenne conscience jusque dans ses entrailles de sa légèreté ! »
-Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le trépied fendit l’air et un de ses pieds vint se ficher dans le ventre de la femme, causant grands dégâts, tant et si bien que celle-ci s’affaissa en gémissant sur le sol, criant et en pleurant tant et si fort, que les voisins, attirés par les éclats et les pleurs firent irruption dans la maison et constatèrent les dégâts : le ventre avait été perforé jusqu’aux trippes et la malheureuse allait certainement mourir ! Ils se retournèrent vers l’homme en le sommant de leur raconter comment tout cela était arrivé !
Le pauvre homme raconta alors toute l’histoire, comment la légèreté de sa femme avait été la cause de sa mauvaise colère, comment, en conséquence, les deux souhaits avaient été gaspillés !
En apprenant la vérité, les voisins et les voisines les blâmèrent fort, et lui surtout de son emportement et de ses conséquences, en le sommant d’utiliser alors son troisième souhait pour réparer les dégâts causés, sans quoi, il risquait fort de devenir un meurtrier et de causer la mort de sa femme s’il ne faisait autrement !
Honteux en lui-même de sa conduite et du blâme des gens, l’homme du se résoudre à émettre son troisième souhait en réparation de ses dégâts, afin que tout puisse rentrer dans l’ordre :
-Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le tabouret reprit sa place, la femme pu se relever sans dommage et les voisins se retirèrent, rassurés, en leurs logis !
Ainsi furent perdus et annihilés les trois souhaits !
« Ce par quoi, ma femme », dit l’homme : « nous sommes restés pauvres, mais fortunés »
« Car, qui ne doit avoir que deux blancs* (*pièces de monnaie de l’époque à Metz), jamais n’aura cinq sous de son vivant ! »
Et ainsi ils se consolèrent en tirant les leçons de cette aventure qui demeura en eux pour toujours !
R.L. :
Les Messins bloqués à Bastia
Comme on pouvait s'y attendre, l'avion de la délégation mosellane n'a pas pu décoller hier de la Corse. Les vents soufflaient encore bien trop fort en toute fin de soirée. Il est prévu que ceux-ci rejoignent leurs bases dans la journée. Par conséquent, le décrassage prévu à 10h a été annulé.
BASTIA 1 METZ 0
Stade de Furiani. Mi-temps : 0-0. Arbitre Pascal Vileo, assisté de MM. Jean-Paul Harribey et William Plancon. 2 535 spectateurs. Tempête violente pendant toute la rencontre, pluie intermittente, pelouse correcte. But pour Bastia : Cherrad (65e). Avertissements à Bastia : Lorenzi (5e), Marester (44e) ; à Metz : Léoni (12e), François (26e), Bassong (60e). Expulsion à Bastia : Meniri (61e). Les équipes • BASTIA : Ejidé ; Marester, Meniri, Lorenzi, Bridonneau ; Cahusac (Laville, 63e), Gomez, Ben Saada, Mendy (Coulibaly, 80e) ; Cherrad (Bertin d'Avesnes, 89e), André (cap.). Non entrés en jeu : Leca (g.), Cioni. Ent. Bernard Casoni. • METZ : Marichez ; Ch. Gueye, Béria, Diop, Bassong (puis Gygax, 84e), Léoni (puis Delhommeau, 46e) ; Agouazi, François, Cardy ; Renouard, B. Gueye (puis N'Diaye, 77e). Non entrés en jeu : Sissoko, Cissé. Entraîneur : Francis De Taddéo.
Fin de série pour les Messins
Au petit jeu du chat et de la souris, dans un Furiani balayé par la tempête, les Messins ont fini par se faire croquer par les Bastiais. Fin d'une longue série de dix-neuf matches sans défaite. Et début d'une petite angoisse ?
Joueront, joueront pas ? Telle fut la question qui courut longtemps dans les entrailles de Furiani hier soir. Jusqu'à ce que M. Viléo, décidément peu en veine – c'est lui, la saison dernière, qui avait écourté un Bastia-Caen de triste mémoire – décida que la tempête violente qui sévissait sur toute la Corse ne changerait rien à l'affaire. On était parti pour une heure et demie de Viléo gags ! Et bien malgré l'intéressé. Le vent, aussi puissant soit-il, n'ayant jamais mis en danger l'intégrité physique des joueurs, comme ils disent...Avec des rafales à 140 km/h, comment voulez-vous, cependant jouer vite et bien au football ? Seule solution, jouer à terre. Metz, qui avait hérité du toss, choisit d'entamer la partie vent dans le dos. Mais les bonnes intentions ne suivirent pas vraiment. A vrai dire, ce sont même les Bastiais qui se montrèrent finalement les plus à l'aise. Plus habiles balle au pied, collectivement mieux rodés, les joueurs de Casoni avaient tout compris au film. Par petites touches, avec Ben Saada à la baguette, ils réussirent à se montrer les plus dangereux. Et la tendance qui se dessina tout doucement en première mi-temps finit par aboutir à ce que l'on craignait vraiment : Metz se montra bien incapable de mettre en danger la défense corse. Alors que sa propre défense montra ici et là quelques signes de faiblesse... Franck Béria, le défenseur messin, résuma ainsi la situation après coup : « Le match s'est joué en première mi-temps. Nous n'avons pas fait ce qu'il fallait en fonction du vent. Les Bastiais, eux, avaient bien cerné le problème. » Rideau. Sans Gygax, qui avait loupé trois jours d'entraînement la semaine dernière et avec Renouard sur le côté gauche de l'attaque, Francis De Taddeo avait fait le pari du pressing offensif à deux têtes. Las, le duo Gueye-Renouard fut beaucoup trop timide... Gagneront, gagneront pas ? La messe, à vrai dire, fut dite à la mi-temps. Faute de se bouger davantage, les attaquants messins laissèrent passer leur chance. Après ? Trop tard. Même à onze contre dix, après l'expulsion, justifiée, d'une vieille connaissance en la personne de Mehdi Meniri, les Messins ne trouvèrent pas le bon tempo. Et sur un ballon récupéré au pressing – tiens, tiens – les Bastiais finirent par trouver le chemin des filets de Marichez. André, ce vieux roublard, arracha le ballon, le joua intelligemment en retrait et profita d'une courte hésitation du gardien messin pour servir une offrande à Cherrad (1-0, 65e). Comme si le ciel leur était tombé sur la tête... Certes Metz maîtrisa mieux son sujet en deuxième période, certes Marichez fut ensuite assez tranquille, mais c'est bel et bien Metz qui sortit bredouille de l'affaire. « Il fallait bien que ça arrive », osa Francis De Taddeo au sortir des vestiaires. Evidemment. Mais si les Messins sont toujours en tête de la Ligue 2, ils viennent d'aligner trois nuls et une défaite. Il n'y a pas le feu au maquis, pas encore. Mais ils seraient bien avisés de se remettre dans le droit chemin. Metz tâtonne en 2007, Metz n'a pas encore trouvé la bonne formule pour oublier définitivement Ludovic Obraniak. Metz, en un mot comme en cent, a tout intérêt à battre Caen lundi prochain. Pour chasser le doute qui se glisse, qu'on le veuille ou non, imperceptiblement.
Une absence coupable en défense
Les Messins se sont moins bien adaptés au vent que les Bastiais. Un contre rondement mené a scellé la deuxième défaite de la saison des hommes de De Taddeo.
Marichez. Le gardien messin ne toucha qu'un ou deux ballons en première mi-temps, qu'il négocia parfaitement. Par la suite, il se montra impeccable sur les frappes décochées de loin par André. On lui reprochera une sortie précipitée sur le but bastiais. C. Gueye. Souvent mis en difficultés sur son côté par l'habileté et la vitesse des Bastiais. On ne le vit pas davantage sur le plan offensif. Passa à gauche en deuxième mi-temps, après la sortie de Léoni. Béria. De multiples interventions, dans les pieds, de la tête, sans la moindre fioriture. Le défenseur messin ne se posa pas de questions et "assura" le plus souvent. Sauf sur le but... Occupa le flanc droit à la place de Gueye en deuxième période. Diop. L'expérience, en pareil cas, ça aide. Un placement judicieux, des petites relances propres. L'international sénégalais a rendu une excellente copie. Si l'on excepte le but de Cherrad. Bassong. Beaucoup de présence pour le nouvel international Espoirs. Et un rayonnement précieux sur tout le flanc gauche. Plus discret en fin de rencontre, il céda sa place à Gygax (84e). Léoni. Il écopa d'un premier avertissement très vite et dut ensuite canaliser ses ardeurs. Blessé en fin de première mi-temps, il laissa ses équipiers à dix pendant deux minutes et céda sa place à la pause à Delhommeau. L'ancien Nantais fit ce qu'il put dans un contexte difficile.
François. Pas forcément reluisant, mais bigrement important dans le dispositif défensif. Dans un tel contexte, il fallait aller au charbon et il y alla de bon cœur. Cardy. Il s'efforça de garder le ballon, de diriger la manœuvre, mais fut trop seul dans ce registre-là. Ses coups de pied arrêtés n'eurent évidemment pas la même efficacité qu'à l'accoutumée. Agouazi. On le vit peu en première mi-temps. Et pas davantage en seconde. Désireux de bien faire mais incapable de créer le danger comme il sait si bien le faire.
Renouard. Pour sa deuxième titularisation, le jeune Messin n'a pas été gâté. Combatif à souhait, précieux aux trente mètres, il ne fut jamais, cependant, un danger pour la défense bastiaise. Provoqua néanmoins l'expulsion de Meniri. B. Gueye. Le meilleur buteur messin a beaucoup couru dans le vide, en quête d'un ballon souvent insaisissable. Pas d'occasions, pas de but... Mamar N'Diaye lui succéda à la 77e minute.
Francis De Taddeo : « Ça rigole moins... »
Francis De Taddeo: « Dans un match comme celui-là, il ne fallait pas commettre d'erreur et se montrer opportuniste. Bastia l'a fait mieux que nous... On est toujours en tête, c'est important, ça évite d'ajouter de la frustration. A une époque, ça rigolait vraiment pour nous. Là, c'est sûr, ça rigole moins... » Sébastien Renouard: « Nous n'avons pas su profiter du vent en première mi-temps. Bastia était en confiance et voilà... Cela dit, je peux vous assurer que le doute ne s'installe as. Il nous suffira d'une victoire et tout pourra repartir. » Franck Béria: « Nous n'avons pas été assez agressifs à la fois offensivement et défensivement. On s'est peut-être mis en situation de confort, en pensant que ça allait venir tout seul. Les Bastiais, eux, ont tout compris. »
Site officiel :
Metz pris dans la tempête
Au terme d'une parodie de football, le FC Metz a enregistré sa deuxième défaite de la saison. Dans la tempête du stade Armand Cesari, Eurosport a perdu le signal vidéo, D!rect FM le contact avec son envoyé spécial; les joueurs leurs nerfs et leur football. Une soirée à oublier.
Devant Bastia, qui arborait un visage résolument offensif, Francis De Taddeo avait décidé de relancer Sébastien Renouard aux dépends de Daniel Gygax. Papiss Cissé, dont la préparation avait été perturbée par des petits problèmes physiques, cédait quant à lui sa pace à Babacar Gueye, de retour de suspension. La défense mosellane était composée, comme d'habitude, de cinq éléments. Plus le vent, donc, en première période. Le portier corse Ejide, au cours de ce premier acte (tout comme Marichez lors du second) n'est jamais parvenu à passer le milieu de terrain lorsqu'il dégageait des six mètres. A peine eut-il plus de succès sur les dégagements, quand ceux-ci ne montaient pas trop en altitude. Mehdi Méniri tentait des relances à l'horizontale pour percer le mur qui lui faisait face. Quant aux Mosellans, ils ne savaient pas comment s'y prendre avec ce ballon si capricieux. Vous l'aurez compris, les conditions de jeu n'étaient pas vraiment optimales pour la pratique du football. Et on eut le droit, pendant la majeure partie de la rencontre, à une litanie de ballons sans avenir terminant en tribune, ou au mieux, devant les pieds de leur expéditeur. Restait ces fameux ballons flottant qui pouvaient perturber les défenses, les frappes lointaines ou les coups de pieds arrêtés pour désigner un vainqueur à ce simulacre de match de Ligue 2 aux allures de partie de "balle au camp". A ce petit jeu, Bastia sembla dès le retour des vestiaires plus à son avantage. Pourtant, on crut que les Corses s'étaient mis dans une position difficile quand Méniri accrocha Renouard en position de dernier défenseur. A dix contre onze, ses coéquipiers réussirent malgré tout à ouvrir le score. Sur un long ballon dont profita Pierre-Yves André. L'attaquant local grilla la politesse à Marichez avant d'offrir le seul but de la partie à Cherrad (1-0, 70°). Malgré une fin de partie plus à son avantage, le FC Metz ne réussit pas à recoller au score. C'est la deuxième défaite de la saison pour le Club à la Croix de Lorraine. Mais quelles leçons peut-on retenir d'une telle rencontre ?
|