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    February 28

    Pas de quoi faire des bulles, mais des raisons d' être en colère !

    La petite phrase du jour : « Semaine blanche ou noire, c’est selon… Pourtant, on connait la musique de Luis : ce n’était pas l’heure de faire une pause ! Espérons que ce n’était qu’un contretemps qui ne durera que le temps d’un contre point…! » "A la saint Romain, ils étaient où, les romains ?"

    (Quotidien l’Equipe) Metz adore les nuls

    Le club lorrain n’a pris qu’un point à Reims, mais ses concurrents, sauf Boulogne, n’ont pas fait mieux. Il reste donc deuxième.

     

    REIMS, STADE AUGUSTE-DELAUNE, HIER. – 45e minute du match. Coup franc pour Metz. Un choc vient de survenir entre Jonathan Liébus (à dr.), le gardien rémois, et son défenseur, Ibrahim Thiam (en l’air à ses côtés). L’incident est à l’origine du but de Laurent Agouazi (absent de la photo), dont le lob va donner l’avantage à Metz.

     

    L’HOMME CLÉ : KERMORGANT (Reims), 7

    Grâce à sa clairvoyance et à sa justesse technique, il a souvent éclairé le jeu de son équipe. Il aurait pu réussir un superbe coup franc (63e), mais ne renonçant jamais, c’est finalement par sa huitième passe décisive cette saison en L 2 (pour Fauré, 84e), qu’il contribua grandement au point précieux arraché par Reims.

     

    « LA SEULE BONNE nouvelle de la soirée, c’est que tout le monde a fait match nul ! » La réaction du buteur messin, Laurent Agouazi, hier soir, à Reims (1-1), résume bien le sentiment des Lorrains. Ils n’ont pas été très fringants, ni productifs dans le jeu et ils ont réalisé une opération blanche, quatre jours après avoir perdu contre Lens (1-2). Tous les concurrents directs de Metz, toujours deuxième (mis à part Boulogne- sur-Mer, qui revient à quatre longueurs), ayant enregistré des nuls à l’extérieur, le statut quo s’impose. Dans le bas du classement aussi, d’ailleurs, car le club champenois demeure à cinq longueurs du premier non-relégable, l’AC Ajaccio.

    Au vu de leur production, les hommes de Luis Fernandez – qui avait décidé de reconduire le dispositif (en 5-4-1), ayant permis à son équipe de l’emporter largement (3-0) à Boulogne-sur-Mer – peuvent encore nourrir beaucoup d’espoirs.

    Évoluant comme à l’extérieur, en laissant le ballon aux Messins, les Rémois ont beaucoup gêné leurs adversaires en première période, en défendant bien. Les locaux n’avaient concédé qu’une seule véritable occasion, la reprise de Johansen étant bien captée par Liébus (31e). Le Stade s’était même procuré les deux possibilités les plus nettes, en contre, Vailati devant réaliser deux belles parades, sur un tir rasant de Sankharé (29e), puis sur une frappe de Fauré (35e).

    Ça chauffe entre Fernandez et Pouliquen

    Mais Reims accusa quand même un retard d’un but à la pause. Sur ce coup, vraiment malheureux, Fernandez, qui avait plaisanté avant le coup d’envoi à grand renfort de tapes dans le dos avec son ami Bernard Zénier, chargé du marketing du FC Metz, perdit son sourire. Sur un coup franc excentré de Barbosa, Thiam, le défenseur rémois, télescopait violemment son gardien, Liébus, cloué au sol. Le ballon revenait sur Agouazi, qui marquait d’un lob du droit (45e). Difficile de reprocher un quelconque manque de fair-play aux Lorrains, même si c’est ce que fit vertement Fernandez auprès d’Yvon Pouliquen, sur le chemin des vestiaires.

    En seconde période, le balancier passa logiquement de l’autre côté, avec des Rémois dominateurs et des Messins procédant en contres.

    Devant un public survolté, on assista alors à dix minutes de folie, mais Gragnic ratait une énorme occasion après un tir de Fauré repoussé par Vailati (60e), qui sortait ensuite un coup franc enroulé du droit par Kermorgant (63e), puis se voyait suppléé, devant sa ligne, par Ripper sur une tête de Fauré (67e), avant d’en bloquer une autre, de Martinez (68e). Et après avoir trouvé la barre, de la tête, sur un coup franc de Kermorgant (80e), Fauré égalisait logiquement, servi par le même passeur, d’un tir du droit après une grosse erreur de Vivian (84e).

    À ce moment-là, Luis Fernandez ne se priva pas d’aller chambrer Yvon Pouliquen, qui le repoussa sèchement.

    « Mais c’est du folklore, dû à la passion et à la pression. Ne vous inquiétez pas, avec Luis, on repart très bons amis ! » , assurait l’entraîneur messin. En souhaitant « voir monter Metz en fin de saison », Fernandez confirmait cette version des faits.

    Fernandez : « Ce point vaut de l’or »

    Luis FERNANDEZ (entraîneur de Reims) : « Je suis vraiment content de la réaction de Mes joueurs en seconde période, car ils se sont alors vraiment lâchés, en produisant du jeu et en montrant de la conviction et de l’envie. Ce point acquis contre le deuxième vaut de l’or, car on dispute surtout un Championnat de la deuxième partie de tableau. Sur le but qu’on prend, c’est dur car Thiam, avant de percuter Liébus, est peut-être poussé par un Messin. »

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Je suis en colère et je ressens beaucoup de frustration :on n’a pas le droit d’encaisser un but comme ça à cinq minutes de la fin .On commet une erreur inacceptable, qui nous coûte deux points. On avait bien maîtrisé en première période et on avait su tenir en seconde mi-temps, en particulier grâce à notre gardien, Vailati, même si on avait été bousculés. »

     

     

    (RL) La sale semaine de Metz

     Vincent Bessat, plus en vue avant la pause, à l'image d'une équipe messine qui a fini par trop reculer.

    Défait lundi par Lens, Metz a achevé sa semaine sur une note pleine de frustration : hier, à Reims, l’équipe d’Yvon Pouliquen a lâché les fruits de la victoire à cinq minutes du coup de sifflet final.

    Les gesticulations de Luis Fernandez… L’entraîneur rémois a longtemps assuré l’essentiel de l’animation sur le terrain sablonneux offert, hier soir, à deux adversaires aux préoccupations radicalement opposées. Si Reims, relégable en puissance, jouait une partie de son avenir, le FC Metz, deuxième au classement, se devait surtout de se remettre en marche après le coup d’arrêt du début de semaine. Lundi, le leader lensois était, en effet, venu interrompre une série de cinq matches proche de la perfection, au niveau comptable tout au moins (quatre victoires, un nul)… Yvon Pouliquen attendait donc une réaction, et avait pour cela confié le chantier à une formation méconnaissable par rapport à sa devancière : pas moins de six changements avaient, en effet, été opérés par l’entraîneur messin. Le résultat s’est dans un premier temps matérialisé par un jeu décousu et improductif. Heureusement pour lui, face à un adversaire rémois frileux et pas vraiment plus inspiré que lui, Metz a eu le temps de se trouver. Sous l’impulsion du remuant Nicolas Farina, notamment, il a signé les principales occasions d’une première période insipide, que tout destinait à s’achever sans le moindre but. Tout, sauf la confondante naïveté rémoise : sur un coup franc excentré frappé par Cédric Barbosa, Thiam, à la lutte avec Jeff Strasser, tamponnait son propre gardien, Johan Liébus. L’ancien Messin au sol, ses coéquipiers s’arrêtaient brusquement de jouer, ce dont profitait Laurent Agouazi, à l’affût, pour pousser le ballon au fond des filets (45e). Opportuniste à souhait, la deuxième réalisation du milieu messin provoquait l’ire de Luis Fernandez et de ses joueurs, mais l’arbitre validait logiquement le but messin.

    Fauré signe la sanction

    Ce que Reims percevait comme une injustice eut le mérite d’apporter de la franchise aux débats. La seconde période fut, en effet, nettement plus animée. Porté par son public du stade Auguste-Delaune, Reims ne ménageait pas ses efforts pour revenir dans la partie, ce qu’il aurait réussi si Guillaume Rippert n’avait pas renvoyé un ballon repris de la tête par Kermorgant sur sa ligne (67e) et si la barre de Germano Vailati ne s’était pas trouvée sur le chemin de la tête signée Fauré (80e)… Les avertissements étaient nombreux, trop pour des Messins qui reculaient depuis longtemps sous la pression locale. Fauré s’y repris alors une deuxième fois pour remettre les compteurs à zéro : l’attaquant rémois profitait d’une maladresse de Vivian pour chiper le ballon et s’en aller tromper le gardien messin de l’intérieur du pied (84e). 1-1, score final. Beau joueur battu à la loyale, lundi par Lens, Metz n’a sans doute pas été aussi entreprenant cinq jours plus tard. Mais il n’a surtout pas été assez résistant, hier, pour supporter la pression des vagues rémoises. Le point du nul ramené de la Marne n’a pas d’effet catastrophique - Metz reste deuxième du championnat - mais il confirme ce que chacun se plait à rappeler du côté de Saint-Symphorien : la saison sera longue… Hier soir, le dix-neuvième de Ligue 2 est venu le rappeler au dauphin du championnat. Charge à lui de se souvenir de la leçon de cette dernière semaine de février. Demain, le mois de mars débarque.

     D’un stade à l’autre : Une soirée pour rien

    Les quatre poursuivants du leader lensois, Metz, Angers, Montpellier et Strasbourg, ont été contraints au nul, respectivement à Reims (1-1), Nîmes (1-1), Sedan (1-1) et Vannes (2-2) lors de la 25e journée de Ligue 2. Si les Grenats ont longtemps pu espérer revenir victorieux de Reims, Angers, qui restait sur deux revers d'affilée après une série de 14 matches sans défaite, a été neutralisé chez la lanterne rouge, Nîmes. Montpellier, qui a ramené un point de Sedan, reste en embuscade alors que Strasbourg a concédé le nul à Vannes, . Boulogne-sur-Mer a mis fin à sa série noire de quatre défaites et un nul en s'imposant 3-1 à Bastia, notamment grâce à un doublé de Thil. Les Nordistes, sixièmes à trois points d'Angers, sont les grands bénéficiaires de la journée et peuvent encore rêver à la montée.

    BASTIA - BOULOGNE : 1-3

    Stade de Furiani. Arbitre : M. Ruffray. 2. 388 spectateurs. Mi-temps : 1-1. Buts pour Bastia : Genest (24e) ; pour Boulogne : Thil (42e, 77e), Blayac (59e).

    BREST - AMIENS : 1-2

    Stade Francis-Le-Blé. 4.497 spectateurs. Arbitre : M. Rainville. Mi-temps : 1-1. Buts pour Brest : Socrier (21e) ; pour Amiens : Kadir (32e, 67e).

    CHÂTEAUROUX - TOURS : 1-1

    Stade Gaston-Petit. 6.852 spectateurs. Arbitre : M. Bien. Mi-temps : 0-0. Buts pour Châteauroux : Sako (51e) ; pour Tours : Keserü (52e).

    CLERMONT - AJACCIO : 1-1

    Stade Gabriel-Montpied. 4.141 spectateurs. Arbitre : M. Fautrel. Mi-temps : 0-0. Buts pour Clermont : Grougi (90e+2) ; pour Ajaccio : Darbion (60e).

    DIJON - GUINGAMP : 2-3

    Stade Gaston-Gérard. 3.400 spectateurs. Arbitre : M. Lamarre. Mi-temps : 1-0. Buts pour Dijon : Robail (6e), Ribas (48e) ; pour Guingamp : Rivière (62e, 67e), Edouardo (84e).

    SEDAN - MONTPELLIER : 1-1

    Stade Louis-Duguauguez. 9.055 spectateurs. Arbitre : M. Chat.. Mi-temps : 0-0. Buts pour Sedan : Allaert (79e) ; pour Montpellier : Camara (62e).

    NÎMES - ANGERS : 1-1

    Stade des Costières. 7.278 spectateurs. Arbitre : M. Jaffredo. Mi-temps : 0-1. Buts pour Nîmes : Mostafa (82e) ; pour Angers : Vinicius (19e).

    VANNES - STRASBOURG : 2-2

    Stade de la Rabine. 3.714 spectateurs. Arbitre : M. Guillard. Mi-temps : 2-2. Buts pour Vannes : Guimbert (5e), Khiter (39e) ; pour Strasbourg : Fanchone (11e, 25e).

     

     Réactions : «On n’a pas le droit»

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «Je ressens beaucoup de frustration : prendre un but comme nous le prenons, c’est interdit quand on prétend avoir des ambitions, ce qui est notre cas. Nous avions eu la chance avec nous, une barre, un sauvetage sur la ligne, des arrêts décisifs du gardien, tout ça pour commettre une erreur inacceptable à cinq minutes de la fin : on n’a pas le droit. Nous ne sommes pas allés au bout de nos actions offensives et, en deuxième mi-temps, nous avons souffert de l’impact athlétique.» Luis Fernandez (entraîneur de Reims) : «Je suis content de notre réaction. C’est une belle deuxième mi-temps, avec une équipe pleine de conviction et d’envie. Nous avons pressé plus haut, ce qui nous avait manqué en première période. Il n’y a pas à rougir car nous ne disputons pas le même championnat que les équipes de tête, or nous prenons des points contre Strasbourg, à Boulogne, contre Metz : maintenant, il ne va pas falloir se relâcher.» Laurent Agouazi (milieu de terrain de Metz) : «C'est dommage de prendre un but comme celui-là sur la fin. Nous avons contrôlé les trois quarts de la rencontre. Par rapport à la débauche d'énergie et à notre état d'esprit, on méritait peut-être mieux. On a beaucoup défendu ? Oui, mais nous étions à l'extérieur, face à une équipe qui joue sa survie. La seule bonne nouvelle de la soirée est que les autres équipes, derrière nous, ont aussi fait match nul.» Germano Vailati (gardien de Metz) : «Il y a évidemment beaucoup de frustration. On prend encore un but sur une erreur individuelle, mais c'est comme ça : c'est le moment de se montrer solidaire. Il faudra l'emporter chez nous, la semaine prochaine contre Dijon...»

     

    (Site officiel du FC Metz) Metz a longtemps résisté 

    Bousculés en seconde période, les Grenats ont été rejoints en toute fin de partie par Reims (1-1). Ils avaient pourtant fait le plus dur en ouvrant la marque juste avant la mi-temps. Mais les Rouge et Blanc n'ont pas volé le point du match nul.

    C'est désormais connu : Yvon Pouliquen aime à faire tourner son effectif pour disposer d'un onze de départ au niveau de fraîcheur maximum. Les nombreuses modifications opérées dans sa composition n'étonnèrent donc personne au moment de la parution de la feuille de match. Johansen, Agouazi, Rippert, Strasser, Bessat et Farina, ils étaient six à ne pas avoir débuté contre Lens lundi dernier.
    Les premières minutes de jeu donnaient raison au technicien messin. Car sa formation pratiquait un jeu de qualité, faisant circuler jusqu'à la surface rémoise. Mais elle manquait par contre d'idées à l'approche du but adverse. Cela permettait à Johan Liébus de se réchauffer les gants en captant les nombreux centres adressés dans sa zone. Et du coup, la première véritable occasion était à mettre à l'actif des locaux. Le rugueux milieu de terrain Younousse Sankharé parvenait à s'ouvrir une fenêtre de frappe mais Germano Vailati la refermait en se couchant (28°).
    Metz répondit par une frappe plus convaincante de Pascal Johansen, dans une position similaire à l'orée de la surface, mais l'ancien gardien messin était de nouveau présent (32°). Puis Cédric Barbosa hérita d'un ballon traînant au second poteau, mais sa frappe fut contrée (37°). Malgré une possession de balle supérieure, les visiteurs ne trouvaient pas la faille et on semblait s'acheminer vers la mi-temps quand survint l'ouverture du score. Très à l'aise dans les airs, Liébus cueillit un nouveau ballon sans grand avenir plus haut que tout le monde. Mais Brahim Thiam le percuta et Laurent Agouazi, d'un coup de patte réflexe, expédia le ballon relâché au fond des filets (0-1, 45°). Bronca au Stade Delaune, mais l'arbitrage de monsieur Buquet était pourtant le bon.
    Efficace, le Club à la Croix de Lorraine avait réussi l'essentiel au moment de rentrer au vestiaire. Face à des Rouge et Blanc dos au mur, rudes dans les duels, il valait mieux ne pas laisser le tableau d'affichage trop longtemps vierge. D'autant que le Stade Delaune, maintenant qu'il compte quatre tribunes, s'embrase rapidement. C'est ce qui s'est passé lorsque les Rémois eurent une bonne période, au cours de laquelle ils faillirent égaliser à plusieurs reprises. Vincent Gragnic manqua l'immanquable au terme d'une partie de billard dans la surface (61°), Yann Kermorgant frappa un joli coup-franc sur lequel Vailati dû déployer ses ailes (64°) puis Guillaume Rippert suppléa le gardien suisse sur sa ligne (67°). Cédric Fauré trouva même la transversale (80°).
    Metz souffrait et tentait de mettre le nez à la fenêtre de temps à autre. Les espaces étaient là et Victor Mendy n'était pas rentré pour rien. Lancé côté droit, il trouvait Papiss Cissé dans la surface mais le portier adverse était sorti à son encontre (74°). Puis Romain Rocchi était à la conclusion d'une attaque placée, sa frappe trouvait à nouveau Liébus (82°). C'est peut-être le tournant du match, puisque dans la foulée Cédric Fauré égalisa au forceps, d'une frappe croisée du pied gauche venue mourir dans le petit filet (1-1, 85°). Le match nul rémois était loin d'être volé. Les Grenats pourront regretter de ne pas avoir tué la partie en inscrivant un second but qui aurait achevé leur adversaire.

     

    Le foot espagnol mêlé à un trafic de drogue…

    Onze personnes ont été arrêtées en Espagne, dans le cadre d'une enquête policière après la saisie de 600 kg de cocaïne hier. Un agent FIFA et plusieurs footballeurs seraient impliqués.

    Un agent de footballeurs, français d'origine serbe (Zoran Matijevic selon le quotidien espagnol El Pais, un temps lié avec l'OGC Nice, saison 2001-2002) est soupçonné par la police d'être à la tête d'un réseau de trafiquants de drogue. Il a été arrêté en Espagne après la saisie de 600 kg de cocaïne, hier à Madrid, dans le cadre de l’Opération Ciclón.
    La cargaison de drogue saisie serait partie d'Argentine, à la mi-février. Transportée à Tanger (Maroc), cachée dans une cargaison de matériel pour moulins à vent, elle aurait ensuite été acheminée à Algesiras (Espagne) pour être à terme écouler à Madrid. Selon les premiers éléments de l'enquête, cet agent de joueurs (et sa femme Magdalena Subotic) aurait profité de ses nombreux voyages professionnels en Amérique du sud pour "prendre des contacts et organiser le transport de stupéfiants jusqu'en Europe".
    Dix autres personnes auraient été arrêtées dans le cadre de l'opération menée en Espagne. Sept à Madrid, trois à Valence, une autre à Alicante. La presse espagnole précise qu'il pourrait s'agir de certains (anciens) joueurs de l'Atlético Madrid, du Rayo Vallecano (D2) et du Poli Ejido (D3).
    L'opération Ciclón a débuté en 2008. Elle est menée par les agents de l'Unidad de Drogas y Crimen Organizado, appuyés par ceux des Grupos de Respuesta Especial para el Crimen Organizado (groupes de lutte contre la drogue et le crime organisé) et dirigée par le juge d'instruction espagnol Baltasar Garzon et par le parquet antidrogue. La police espagnole poursuit l'enquête et n'exclut pas de procéder à de nouvelles arrestations.

    February 27

    Metz : il était une foi !Leur rentrer dedans, sans états d'âme !...

    La petite phrase du jour : (J.P.Masseret) «Une région Alsace- Lorraine avec Strasbourg comme capitale, imaginez les poussées d’urticaire à Metz et Nancy.... »

    Gérard Longuet, membre du comité Balladur, est formel : «La fusion de l’Alsace et de la Lorraine ne figure pas dans le rapport ». Pourtant, régulièrement, des fuites font état de ce regroupement au même titre que pour le Poitou-Charente et l’Aquitaine ou encore pour les deux Normandie, la basse et la haute. «C’est vrai que lors d’une conversation, j’ai lancé cette idée de l’Alsace et de la Lorraine en plaisantant, c’était une blague, une conversation de bistrot mais en aucun cas une proposition sérieuse », poursuit Gérard Longuet.

    (Quotidien l’Equipe) Lens et les autres

    Les enjeux : DÉSORMAIS, pour ne pas monter en L 1, il faudrait presque que Lens le fasse exprès ! En effet, 65 points suffisent, en moyenne, pour terminer dans les trois premiers. Les Sang et Or en totalisent déjà 50 et il reste treize journées. Autant dire qu’il n’y a plus que deux places à prendre dans l’ascenseur. La lutte promet d’être particulièrement acharnée et un club encore totalement inattendu il y a peu pourrait s’y inviter. Après un départ catastrophique, Sedan a réussi un redressement spectaculaire. Il est deuxième sur les quatorze dernières journées (avec 27 points) et reçoit Montpellier (4e) ce soir, puis Metz (2e), le 13 mars, après un voyage à Amiens.

    En attendant, Metz et Angers, qui se Déplacent à Reims et Nîmes, les deux derniers, vont tenter de garder leur place sur le podium et de se relancer. Le club lorrain, qui restait sur treize points pris sur quinze, a été stoppé par Lens (1-2), lundi, dans le choc au sommet, tandis que le SCO vient de subir deux revers d’affilée après une série de quatorze matches sans défaite.

    Avec seize points pris sur les quinze dernières journées, Strasbourg, à la trajectoire diamétralement opposée à celle de Sedan, effectuera un déplacement périlleux à Vannes. Les Bretons n’ont été battus qu’une seule fois et n’ont encaissé que quatre buts en douze matches à domicile. Septième à six longueurs du troisième, le VOC, finaliste de la Coupe de la Ligue, le 25 avril contre Bordeaux, peut encore rêver d’une fin de saison doublement historique…

    Reims-Metz, 20h30 Stade Auguste-Delaune, en direct sur Ligue 2 multicanaux. Arbitre : M. Buquet.

    REIMS : Liébus – Tacalfred ou Gamiette, Thiam,W.Martinez, Fontaine ou Giraudon – Kamissoko, H. Baldé, Y. Sankharé – Kermorgant (cap.), Gragnic – Fauré.

    Remplaçants : Agassa (g.), Gamiette ou Tacalfred, Giraudon ou Fontaine, Sy. N’Diaye, D. Touré, Samson ou S. Didot. Entraîneur : L. Fernandez.

    METZ : Vailati – Ch. Gueye, Vivian, Strasser, Rippert – Barbosa, Johansen, Rocchi – Farina, P. Cissé, Bessat.

    Remplaçants : Renouard ou R. Ruffier (g.), Chrysostome, Agouazi, Jestrovic, V. Mendy. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    « C’EST VRAI QUE nous avons dépensé de l’énergie en enchaînant deux matches, Montpellier (2-2) et Amiens (1-3), en trois jours. Résultat, contre les Picards, je n’ai pas reconnu mon équipe, rapporte Luis Fernandez. Elle a cédé physiquement et mentalement. » L’entraîneur champenois espère, sans trop se faire d’illusions, que les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets sur les Lorrains, qui se sont dépensés lundi face à Lens, en vain (1-2). Metz pourrait ainsi manquer de carburant pour contrer des Rémois revigorés après leur belle et large victoire à Boulogne (3-0). « Nous devons aborder ce match avec détermination, reprend le technicien. Nous avons aussi des atouts à faire valoir. » Cédric Fauré veut, lui, « obliger les Messins à nous craindre et non le contraire. »

    Battus malgré leurs efforts à Lens, lundi, les Lorrains ne sont pourtant pas abattus.« J’ai vu un bon match de mon équipe devant Lens, en particulier une très bonne heure de jeu », assurait Pouliquen, l’entraîneur de Metz. « Nous n’avons peut-être pas été récompensés des efforts fournis mais c’était surtout un match plein. Les joueurs étaient frustrés après le match et mardi matin. Mais, mercredi matin, je les ai retrouvés souriants. Nous allons tout mettre en œuvre pour repartir et repartir sur une nouvelle série. » Quatre jours après la réception de Lens, Pouliquen fera largement tourner son effectif, Cardy, toujours gêné à une épaule, Delgado, tracassé par de petites douleurs, et Brégerie étant laissés au repos.

    (RL) La carte de la fraîcheur

    Quatre jours après la défaite contre Lens, Yvon Pouliquen va procéder
    à plusieurs changements à Reims, mal classé qui vient de l’emporter
    à Boulogne.

    Le contexte. Après une série d’insuccès de quatre matches qui avait suivi la nette victoire obtenue face à Strasbourg le 22 janvier (4-1), Reims vient de renouer avec le succès en l’emportant à Boulogne, sur le même écart (0-3). Trois jours plus tard, Metz s’est incliné face à Lens, leader costaud et réaliste venu briser la dynamique messine à Saint-Symphorien (1-2). Yvon Pouliquen a cependant le sentiment que ses joueurs n’ont pas étiré la déception jusqu’à la préparation du court déplacement en Champagne : «Elle était encore palpable mardi, typique d’une déception de lendemain de match, indique l’entraîneur messin. Mais, dès mercredi, le sourire était revenu. Le sourire, et l’engagement. A l’entraînement, je n’ai pas ressenti l’expression du doute, ni la moindre baisse de régime. »
    L’enjeu. Chacun sa route : tandis que Reims, avec Luis Fernandez à sa tête, a engagé l’opération maintien, Metz est redevenu en 2009 un postulant avéré à la montée. Mais en laissant filer les trois points lundi contre Lens, les Messins n’ont pas seulement laissé le leader s’échapper ­ au fond, ce n’est pas le plus grave : ils sont restés à portée de fusil de leurs poursuivants. Ainsi privé de joker, Metz a tout intérêt à empocher l’intégralité de la mise à Reims, où il renoue avec les équipes du bas de tableau. «Je ne m’attends pas à ce que nous soyons à la fête, prévient Yvon Pouliquen. Cette équipe de Reims possède de solides arguments, quatre nouveaux joueurs, un nouvel entraîneur, elle ne devrait pas se trouver à ce classement-là.» Le retour à l’ordinaire après trois confrontations avec des adversaires directs n’est plus un motif d’inquiétude, pour Yvon Pouliquen : «Les changements, à l’aller, ne donnaient pas toujours les résultats escomptés car les garçons n’étaient pas tous animés du même objectif commun. Mais je ne sens plus ce risque de décompression, cette diminution de la motivation qui avaient pollué nos matches aller.» A vérifier, à quatorze matches du verdict, ce soir, dans la Marne.
    Les acteurs. A Reims, Luis Fernandez pourrait être tenté d’évoluer dans le schéma défensif habituellement employé à l’extérieur, avec les vainqueurs de Boulogne, vendredi dernier. A Metz, qui a bénéficié de trois jours de récupération de moins que son adversaire, Yvon Pouliquen a promis du changement. Brégerie, Cardy, Delgado sont d’ailleurs tous les trois invités à souffler : ils ne figurent pas dans le groupe retenu pour Reims - Metz. Il y aura donc au moins trois modifications dans l’équipe de départ, par rapport à celle alignée contre Lens. Il devrait y en avoir plus : «Je vais essayer de constituer l’équipe la plus fraîche possible. Ces derniers temps, cela n’a pas nui aux performances de l’équipe.» On voit mal l’entraîneur messin, qui pourrait revenir au 4-2-3-1 parfois utilisé à l’extérieur, se passer de Papiss Cissé, son buteur en forme du moment, ce dont Nenad Jestrovic pourrait de nouveau faire les frais.

    (Site officiel FC Metz)  Luis Fernandez : se montrer à la hauteur de Metz

    Arrivé le 1er janvier pour sauver la tête d’une équipe promise alors à la relégation, Luis Fernandez a entamé « l’opération maintien ». Cette dernière se poursuit par la réception du FC Metz vendredi soir. Petit tour d’horizon avec le nouvel homme fort du Stade Rémois.

    Luis Fernandez, on vous a aperçu au stade Saint-Symphorien lundi à l’occasion de Metz-Lens. Qu’avez-vous pensé de cette rencontre ?
    Luis Fernandez : Je n’en ai pensé que du bien ! J'ai assisté à un spectacle hyper intéressant, offert par deux clubs qui ont la même ambition, celle de remonter en Ligue 1. Ils ont démontré qu’il y avait un potentiel d’un côté comme de l’autre. La victoire de Lens ne se joue pas à grand-chose mais c’était un bon match avec pas mal d’intensité.
     Avez-vous détecté au sein de cette équipe de Metz des points faibles, des failles que vous allez essayer d’exploiter vendredi ?
    LF : Je n’y suis pas allé pour détecter des failles mais pour voir un beau match entre les deux plus belles équipes de Ligue 2. Au vu des débats, je me suis aperçu qu’elles n'étaient pas là par hasard. Elles ont plus de qualités que de défauts. Des faiblesses ? Je n’en ai pas trouvé beaucoup du côté de Lens comme du côté de Metz. Je pense qu’ils ont peut-être 95% de forces et 5% de faiblesses.
    De votre côté, vous avez frappé un grand coup en vous imposant à Boulogne (0-3). C’est la seconde victoire de votre équipe depuis la reprise. Êtes-vous satisfait de son rendement ?
    LF : Depuis mon arrivée, nous comptons deux victoires, deux nuls et deux défaites. Je savais très bien en venant que lorsqu’on est dernier avec 12 points, c’est une mission délicate car il faut remotiver tout le monde. Il faut trouver des solutions le plus rapidement possible. Je crois qu’en travaillant au sein d’un collectif ou chacun parle le même langage, on peut réussir à gagner des points. C’est un championnat dur, particulier, difficile. On ne peut pas considérer la venue de Metz comme un match où l’on va prendre trois points. Nous partons avec un désavantage. Nous allons essayer d’être à la hauteur, de faire un bon match et ensuite on verra ce qu’il adviendra. Le favori c’est Metz. Nous, nous sommes les outsiders.
    Vous semblez aimer cette position d’outsiders. Vous avez gagné contre Strasbourg, fait match nul face à Montpellier et battu Boulogne. Votre équipe est-elle plus à l’aise face aux formations de haut de tableau ?
    LF : Je ne sais pas. Ce que je vois, c’est qu’elle est assez régulière. A Ajaccio, déjà, nous avions fait pas mal de bonnes choses, et après nous avons enchaîné. Nous n’avons pas toujours pu travailler dans de bonnes conditions. Pour les équipes du bas de classement, il n’est jamais évident de retrouver rapidement un certain équilibre. On essaie de le faire tant bien que mal. Lorsqu’on est opposé à des équipes comme Strasbourg ou Boulogne, on essaie juste d’être à la hauteur. Nous avons su rattraper certains points perdus. Désormais, je souhaite que nous fassions un gros match et que nous battions Metz demain soir.

    February 26

    Un duo qui s'éclate....

    Mendy –Cissé : le duo s’est formé

    Impliqués dans onze des quatorze buts inscrits par les Grenats en 2009, Victor Mendy et Papiss Cissé partagent la particularité de ne pas avoir suivi un cursus de formation complet. Ce qui induit des manques qu’ils sont en passe de combler.

    Le bonheur n’a certes pas duré longtemps, mais il est de nouveau arrivé des pieds de Victor Mendy et Papiss Cissé. Contre Lens, lundi soir en début de seconde période, le premier a délivré au second une nouvelle passe décisive, permettant ainsi à Metz d’égaliser. Il s’agit du quatrième but de Cissé et de la quatrième ‘passe déc’ de Mendy depuis la reprise. Des statistiques impressionnantes qui n’étonnent pas franchement leur entraîneur. « Papiss avait effectué une préparation de très haut niveau, se souvient ce dernier. En fait, il était au top avant les autres et il en a subi le contrecoup plus vite également. Quant à Victor, c’est un garçon qui travaille discrètement depuis le début de la saison. Il prend ses marques petit à petit à un poste qui n’était pas le sien et devient efficace. Ces deux joueurs ont de grosses qualités physiques, ils arrivent à les exprimer au mieux en ce moment. Ce n’est pas si étonnant de les voir marquer. Dans le passé, ils ont toujours réussi à faire trembler les filets. » Cissé a passé le cap des dix réalisations et occupe la seconde marche du classement des buteurs, à égalité avec Buengo (Troyes) et Maoulida (Lens). Mendy est le meilleur passeur de l’effectif messin (sept passes réalisées dont cinq en championnat).

     
    Formés sur le tas…
    Quelques années en arrière, il était bien difficile de prévoir aux deux hommes en forme du moment une telle réussite. Lorsqu’il avait cinq ans de moins, Papiss Cissé évoluait à l’AS Douanes, en première division sénégalaise. « J’ai grandi en Casamance, dans le sud du Sénégal, raconte-t-il. C’est un ami de mon père qui m’a initié au football. Puis j’ai commencé à jouer dans les tournois de quartier. Ce n’est qu’à seize ans que j’ai rallié Dakar. » Puis la structure de Génération Foot. Dès qu’il est en âge, Cissé joue avec les adultes. « Le championnat sénégalais est très rugueux, poursuit le buteur messin. Y participer m’a permis de me forger un mental. Je n’ai pas peur d’aller au contact désormais. » Un apprentissage à la dure, auquel il a ajouté un an de CFA au sein du FC Metz sous les ordres de Francis De Taddeo.
    Victor Mendy est passé par des sensations similaires, bien que son parcours soit radicalement différent. L’ailier droit des Grenats est en effet arrivé dans l’Hexagone beaucoup plus jeune. Lorsque Papiss Cissé a posé le pied en Lorraine, au mois de janvier 2005, Victor venait de monter de Division d’Honneur en CFA 2 avec Villemomble, club de la région parisienne. « Le haut niveau est tactiquement beaucoup plus difficile, commente-t-il. Mais le championnat de DH est aussi très exigeant, il y a beaucoup de duels et il faut répondre présent. » L’ascension de Mendy s’est poursuivie division par division. Jusqu’à la Ligue 2, qu’il a d’abord découverte sous le maillot du Clermont Foot la saison passée.

    … mal formés ?

    Yvon Pouliquen a travaillé plusieurs années au Centre de Formation de Strasbourg. Il regretterait presque de ne plus pouvoir se comporter en « formateur » désormais. « En ‘pros’, explique-t-il, on pense uniquement aux moyens qui nous permettront d’obtenir un résultat à la fin de la semaine. Et si j’ai de temps à autre une remarque plus ciblée pour les plus jeunes du groupe, je ne peux plus m’inscrire dans une logique de formation. »

    Que seraient donc devenus Cissé et Mendy s’ils avaient pu suivre un cursus classique comme celui, par exemple, de Thibaut Bourgeois ? « Je pense que la technique s’acquiert à un certain âge, poursuit le technicien. Par la suite, on l’entretient mais il est plus difficile de progresser. Dans ce sens, c’est dommage qu’ils n’aient pas fait de formation car ils auraient pu ainsi travailler davantage leurs bases. Mais il est difficile d’être affirmatif. Ces deux joueurs n’auraient-ils pas, à l’inverse, perdu de leur spontanéité et de leur fraîcheur ? Un garçon qui intègre un Centre à l’âge de 12 ans arrive en ‘pro’ avec plusieurs années de football intensif derrière lui… »
    La fraicheur compenserait les manques techniques et tactiques ? « En France, indique Cissé, les exigences tactiques sont importantes. Tout est calculé jusqu’au moindre détail ! Il faut être toujours hyper concentré. Il a fallu m’adapter et ce n’était pas évident au début. Mais je pense avoir comblé ce déficit. Même si parfois, je vois certains de mes coéquipiers faire des gestes qui sortent du centre. Alors que les miens, ils viennent de la rue. » « J’ai rattrapé un peu mon retard mais ce n’est pas encore tout à fait cela, admet Mendy. Heureusement, il y a beaucoup de joueurs expérimentés dans le groupe qui me conseillent et me replacent quand il le faut. Parfois, je fais des choses par réflexe, comme ça, instinctivement... Qui peuvent être gênantes. »
    Mendy – Cissé en Ligue 1 ?
    Mal formés ou pas, entre ‘pas formés’, en tous cas, les deux joueurs se comprennent à merveille sur la pelouse. Comme ils cartonnent en Ligue 2, la question se pose de savoir s’ils auront un jour ou l’autre le niveau pour évoluer au sein de l’élite. Pour le moment, leur histoire avec la L1 ressemble à un rendez-vous manqué. Arrivé à l’été 2007, Victor Mendy avait immédiatement été prêté à Clermont sans jouer le moindre match. Quant à Papiss Cissé, il n’est resté sur les pelouses que 484 petites minutes au cours de l’exercice 2007-2008, sans inscrire le moindre but. « Ils peuvent réussir au niveau du dessus, estime le coach messin. Lorsqu’on a un gros point fort, il est possible de faire son trou en première division malgré des lacunes dans d’autres domaines. Et ils sont tous les deux dans ce cas de figure. Leurs qualités athlétiques sont au dessus de la norme. Papiss sait jouer dos au but et Victor est très puissant. » A 24 et 27 ans, ils feraient des joueurs de Ligue 1 tardifs comme on n’en fait plus beaucoup. Leur meilleure chance de débuter la saison suivante au soleil est de continuer sur leur lancée actuelle.

     

    J’aurais pu devenir un vrai buteur

    Victor Mendy revient sur son parcours dans les championnats amateurs. Il pense qu’il aurait été plus efficace devant le but s’il était passé par un Centre de Formation.

    Victor, il y a quelques années, vous portiez les couleurs de Villemomble en Division d’Honneur. Si on vous avait dit à l’époque que vous feriez une carrière pro, comment auriez-vous réagi ?
    Victor Mendy : « Je ne me projetais pas autant dans le futur il y a cinq ans ! Quand j’évoluais en DH, je ne pouvais pas me dire que je jouerais en Ligue 2 quelques saisons après. Je prenais les matches comme ils venaient, je jouais du mieux que je pouvais et c’est tout. Je voulais être compétitif donc je travaillais très dur. Il y a beaucoup de boulot derrière tout ça. Aujourd’hui, je continue ma progression avec le staff et je poursuis dans la voie qui est la mienne depuis toujours : aller au-delà de mes capacités. »
    Pensez-vous avoir comblé votre retard sur les attaquants de votre âge qui sont passés par un Centre de Formation ?
    VM : « J’ai rattrapé un peu mon retard mais ce n’est pas encore tout à fait cela. Heureusement, il y a beaucoup de joueurs expérimentés dans le groupe qui me conseillent et me replacent quand il le faut. Parfois, je fais des choses par réflexe, comme ça, instinctivement... Cela peut être gênant. Je me concentre sur chaque action pour améliorer tout cela. Petit à petit, j’arrive mieux à me situer et je progresse. Petit à petit, je comble un peu de mes lacunes. »
    Est-ce qu’il vous manque quelque chose dans votre jeu qu’un Centre de Formation aurait pu vous apporter ?
    VM : « Oui, j’aurais pu devenir un vrai buteur. Je n’ai pas cette mentalité de tueur qu’ont les attaquants passés par un Centre. Il me manque aussi le jeu dos au but, ce que travaillent les jeunes joueurs en formation et qui n’est pas toujours naturel. Après, sur le plan physique, je ne pense pas que je puisse être mieux qu’en ce moment. »
    Pensez-vous pouvoir être un jour (l’an prochain) un joueur de niveau Ligue 1 ? Que vous reste-t-il à améliorer pour y parvenir ?
    VM : « Rien n’est jamais acquis et je ne me fixe aucune limite. Mon ambition et de continuer à progresser aux côtés de joueurs de haut niveau. Je pense pouvoir être un joueur de Ligue 1 en continuant de bosser avec la même intensité. Avec du sérieux, tout le monde peut atteindre le haut niveau. Comme je le disais tout à l’heure, il faut que j’améliore mon jeu dos au but qui est mon gros défaut. Si j’arrive à passer ce cap, je pourrais hausser mon niveau de jeu. »

    Faites étalage des valeurs lorraines : courage, solidarité,humilité, efficacité !

    Les petites phrases du jour : « courage, la solidarité, l’humilité….. » «Mais il y a aussi une vraie dimension de fierté » « dénoncer la politique du coup par coup, un jugement assez sévère sur la bataille des chefs, pour un projet véritablement collectif » (valeurs lorraines)

    (Site officiel FC Metz) L’infirmerie est vide

    Les joueurs messins se sont entraînés sous le soleil mercredi matin. Malgré la défaite contre Lens, le moral est bon et l’envie de rebondir est là.
    Peu d’absents à déplorer mercredi matin à l’occasion de la séance du jour. Romain Rocchi s’est contenté de courir, Julien Cardy de pédaler et Victor Mendy est resté aux soins. Mais aucun joueur n’est à l’arrêt. Seul élément manquant : Thibaut Bourgeois. L’attaquant était sélectionné en équipe de France des moins de 19 ans pour un match amical contre l’Ecosse. Les Bleus l’ont emporté trois buts à deux à Clairefontaine mais il n’a pas marqué.
    Pour finir, le printemps approche aussi pour Christophe Marichez, qui a retrouvé depuis quelques jours son coach attitré Jean-Marc Rodolphe. Celui-ci lui concocte chaque après-midi des séances spécifiques. Il lui faudra toutefois s’armer de patience pour retrouver son meilleur niveau. Mais le capitaine se sent déjà mieux !

    REIMS - METZ

    REIMS. – Bertolino a dirigé les attaquants, Fernandez et Lopez ont travaillé avec les défenseurs, hier.

    L’équipe probable: Liébus – Tacalfred, Thiam, Martinez, Fontaine ou Giraudon – Kamissoko, Y. Sankharé – Gamiette, Kermorgant (cap.), Gragnic – Fauré.

    METZ.  L’équipe possible : Vailati – Ch. Gueye, Vivian, Strasser (cap.), Rippert – Barbosa, Johansen, Rocchi – Farina, P. Cissé, Bessat.

     

    Fernandez, bien dans sa bulle

     Luis Fernandez n'a pas tardé à prendre ses marques dans son nouvel environnement : «Je suis heureux d’être à Reims, dit-il, de travailler avec un groupe qui ne demande que cela».

    Son arrivée, fin décembre, a rallumé l’espoir, soufflé par une première partie de saison de misère. A Reims, Luis Fernandez a trouvé un défi taillé pour son caractère. C’est dire…

    Il y a eu l’euphorie des premiers jours. Celle de sa première séance, fin décembre, pour laquelle, nous rapporte une plume autochtone, «il y avait plus de 500 personnes !» Du jamais-vu au complexe sportif des Thiolettes, où la reprise de l’entraînement du Stade de Reims ? bon dernier du championnat de Ligue 2 à l’époque ? s'est détourné des sentiers de l’anonymat pour virer à l’événement. Effet Luis Fernandez immédiat. Avant même d’avoir donné son premier coup de sifflet, le successeur de Didier Tholot a relancé la machine à rêves. «Il a tout de suite su se mettre le public dans la poche», poursuit notre interlocuteur.

    REPORTAGE

    Il y a aujourd’hui la réalité. Mardi matin, dans la grisaille, pas d’embouteillages aux abords de la pelouse rémoise, méchamment écorchée par l’hiver. Bras solidement croisés, double bonnet enfoncé sur le crâne, Luis Fernandez passerait presque inaperçu… Mais les coups de gueule qui déchirent l’atmosphère studieuse ne trompent personne. Luis est là, et «bien» là, confiera-t-il à l’issue de ses travaux dirigés. «Je n’ai pas choisi la facilité en m’engageant ici. Mais je suis heureux d’être à Reims, de travailler avec un groupe qui ne demande que cela. Les situations délicates, je connais. Je sais que c’est risqué, mais je ne vais pas me mettre à douter maintenant.» Il n'en a pas le temps. Nommé le 28 décembre 2008, nanti d’un contrat d’un an et demi, Luis Fernandez et les siens jouent, depuis, leur «survie». Lanterne rouge, avec deux victoires en dix-huit matches à l’heure de la trêve, Reims en a remporté autant au cours de six rencontres disputées depuis janvier, sous la houlette de l’homme aux soixante sélections sous le maillot de l’équipe de France. «A côté, nous avons deux nuls, deux défaites. Nous avons quitté la queue du classement et nous sommes revenus à cinq points du premier non relégable… On commence peut-être à nous regarder différemment… Mais cela ne doit pas nous enlever à notre réalité : nous jouons très gros sur les deux prochains matches, face à Metz et Bastia.»

    «Ou tu es mort…»

    Les mots ne laissent rien deviner du passé d’entraîneur avancé par le héros de Guadalajara, bourreau du Brésil lors de la Coupe du monde 1986. Mais les faits sont là : Luis Fernandez est, encore à ce jour, le seul technicien français lauréat d’une Coupe d’Europe, des Vainqueurs de Coupes, avec le Paris Saint-Germain, en 1996… Un doublé Coupe de France - Coupe de la Ligue l’année précédente avec le même PSG, un titre de vice-champion d’Espagne avec l’Athletic Bilbao en 1998 sont les autres principaux faits d’armes de sa carrière sur le banc. Alors oui, son arrivée à Reims avait de quoi surprendre. Déjà approché par les dirigeants rémois à quelques marches de la fin de saison 2004-2005, Luis Fernandez avait décliné l’offre pour des raisons personnelles. Il n’a pas repoussé la seconde proposition, comme il n’avait pas refusé celle de l’Espanyol Barcelone, en 2003, qu’il avait extirpé des griffes de la relégation. Manches à nouveau retroussées, Fernandez, cinquante ans en octobre prochain, arpente désormais les sentiers de Ligue 2, convaincu que le «mental» y est une des clés essentielles. Dans ce domaine, personne à Reims ne doute de sa capacité à transmettre le message. Et surtout pas lui. L’euphorie de son arrivée passée, Luis s’est enfermé dans sa bulle. En prévenant les siens : «Il faut se mettre une chose dans la tête : dans ce championnat, tu n’as pas le droit de baisser la garde, ou tu es mort…»

    Liébus : «Nous avions perdu la foi»

     «Luis Fernandez nous a amené son enthousiasme, son envie de se battre», témoigne l'ancien Messin Johan Liébus.

    Demain, dans un stade Delaune flambant neuf, Johan Liébus recroisera la route de son ancien club. Avec la volonté, indique le gardien rémois, de confirmer la victoire obtenue la semaine passée à Boulogne.

    Rémois depuis 2006, Johan Liébus gardera les buts de sa formation pour la dix-septième fois cette saison, vendredi contre Metz. «Ça fait toujours quelque chose de jouer contre ton ancien club, précise celui qui a fréquenté les couloirs de Saint-Symphorien entre 2001 et 2004. C’est le FC Metz qui m’a permis de faire mes débuts chez les pros. Mais je n’éprouverai aucune nostalgie ! Il nous faut des points, nous n’avons plus le choix !» En début de semaine, Lens lui a montré la voie…

    Johan Liébus, où étiez-vous lundi soir ? «Devant la télé ! J’ai regardé Metz - Lens, évidemment.»

    Et ? «J’ai vu une belle équipe messine, qui aurait sans doute mérité mieux au regard de ce qu’elle a montré. Mais voilà, les Lensois ont été plus réalistes. C’est ce qui fait la force des leaders.»

    Réaliste, votre formation l’a été la semaine dernière sur la pelouse de Boulogne-sur-Mer (victoire 0-3)… Plutôt idéal avant de recevoir Metz ? «Disons que c’est encourageant. Mais le problème, chez nous, c’est que lorsque nous sommes bien… nous ne sommes pas bien (il sourit) ! Nous ne sommes pas à l’abri d’une rechute, d’où la nécessité " d’oublier " cette victoire à Boulogne et de nous concentrer sur notre sujet, vendredi contre Metz. Il faut rester sur notre lancée.»

    Vous vous êtes pourtant bien comportés, récemment, face aux présumés favoris de ce championnat ? «Oui, il y a eu ce match à Boulogne, notre nul à Montpellier (2-2), notre victoire contre Strasbourg (4-1), même si les Alsaciens n’étaient pas au mieux lorsque nous les avons rencontrés… Jouer contre les gros nous aide peut-être à trouver le supplément de motivation nécessaire.»

    «Les compteurs à zéro»

    Luis Fernandez est aussi là pour ça… Reims a-t-il changé depuis son arrivée à la tête de l’équipe ? «Oui. Dans l’état d’esprit, surtout. Lorsqu’il y a un changement d’entraîneur, les compteurs se remettent toujours à zéro. Chacun a envie de gagner sa place, de prouver. Cela t’oblige à te montrer plus conquérant. Qui plus est lorsque tu as Luis Fernandez devant toi !»

    Qu’a-t-il amené dans vos vestiaires ? «Son enthousiasme, c’est indéniable. Son envie de se battre sur le terrain, jusqu’au bout, sans calculer. C’est un peu ce qui a manqué durant la première partie de saison. Nous avions perdu la foi. Et sans elle, il est impossible d’avancer.»

    Il n’est pas le seul…

    Johan Liébus n’est pas le seul Rémois à avoir déjà porté le maillot à la Croix de Lorraine : pour Carlos Lopez, le rendez-vous de demain sera, en effet, aussi placé sous le thème des retrouvailles. Messin de 1985 à 1988, année qui l’a vu participer à la conquête de la Coupe de France, l’ancien milieu de terrain est aujourd’hui l’adjoint de Luis Fernandez.

    February 25

    En Champagne, pas pour faire des bulles, mais ramener trois points !

    La petite phrase du jour : La phrase qui fait rire les supporters messinsRire, celle de Jürgen Klinsmann  « Franck (Ribéry) est un joueur hors du commun. Nous sommes confiants ; il restera encore longtemps Pensifau Bayern »

    METZ Cardy (épaule), Rocchi (adducteurs) et Victor Mendy (dos) sont restés aux soins hier. Les titulaires de la veille ont fait un décrassage, le reste du groupe s’est entraîné normalement.

    (Site officiel FC Metz) Bernard Serin : « Metz est notre priorité »

    Bernard Serin était l’invité de D!RECT FM lundi, juste avant Metz – Lens. Il a répondu sans détour aux questions de la radio et de ses auditeurs, n’hésitant pas à faire le point sur l’état actuel du projet de nouveau stade et sur l’avenir du club. Morceaux choisis.
    Bernard Serin, quelle analyse faites-vous depuis votre arrivée en tant qu’actionnaire du FC Metz ? (Franck, de Toulouse)
    Bernard Serin : Bonjour à vous Franck, et bonjour à tous les supporters grenats qui, comme vous, habitent loin de Metz. J’en croise beaucoup à travers la France, et même à Marseille où il y a une colonie incroyable de Lorrains qui supportent le FC Metz ! Pour répondre à votre question, cela fait maintenant trois ans que je suis plus proche du FC Metz et du Président Molinari, même si j’ai été près du club pendant plus d’une vingtaine d’années. A l’époque du premier partenariat entre le FC Metz et Sollac en 1984, j’en étais en effet l’animateur, étant directeur de l’usine. Depuis trois ans maintenant, je me suis rapproché du FC Metz pour, dans un premier temps, aider le Président à structurer un projet dans un contexte qui a vu le football énormément changer.
    C’est-à-dire ?
    BS : C’est-à-dire que le FC Metz a manqué un virage déterminant en 1998. Après avoir terminé la saison vice-champion de France de D1, il s’est réveillé en septembre 1998 face à dix concurrents qui disposaient d’un stade Coupe du Monde alors que lui-même n’avait pas su prendre ce virage, parce que les collectivités territoriales à l’époque n’avaient pas souhaité le prendre. Il faut savoir en tirer les conséquences. Aujourd’hui, le budget d’un club est fonction de son potentiel et de l’outil de travail dont il dispose. Le potentiel, le FC Metz l’a. C’est son outil de travail qui est devenu obsolète. En 1986, nous étions les premiers en France à avoir des loges dans notre stade. En 2009, nos loges peuvent accueillir 312 personnes quand à Lens, ce sont 2 400 places qui sont à disposition des VIP. C’est dire le fossé qui s’est creusé entre Metz et ses rivaux du championnat de France.
    Monsieur Serin, quels sont les « plus » et les « moins » du club selon vous ? (Franck)
    BS : Le plus, c’est évidemment le fait qu’il existe un gros potentiel. Ici, nous avons un bassin de population et un bassin économique extraordinaires. Je le qualifie d’ailleurs de cinquième de France probablement derrière Paris, Lyon, Marseille et la région Nord-Pas-de-Calais. Le FC Metz draine toute la Moselle, mais historiquement également le nord de la Meurthe-et-Moselle. Et puis, il y a le Grand-duché du Luxembourg, qui n’a pas de championnat professionnel mais qui a des supporters et de grands amateurs de football ! N’oublions pas que les grands joueurs luxembourgeois ont tous joué à Metz. Au total, c’est donc 1,5 million de personnes qui ne demandent qu’à vibrer pour le FC Metz. Si nous arrivons à capter ce potentiel, si nous arrivons à avoir un budget qui nous permette d’avoir une masse salariale de joueurs suffisante, alors nous atteindrons un niveau cohérent avec les cinq à dix premières places du championnat de France de Ligue 1. Le projet du club est celui-là.
    En cas de remontée en Ligue 1, que comptez-vous faire pour que le FC Metz y reste durablement ? Après le maintien, il faudrait passer à la vitesse supérieure ! (Claude)
    BS : Tout à fait ! Tout le monde, et moi le premier, espère voir une montée en première division à la fin de la saison. Nous sommes bien partis mais il reste encore beaucoup de matches et nous avons beaucoup de concurrents. Quand nous serons en Ligue 1, nous devrons tirer les leçons de notre précédente montée qui ne s’est pas bien passée puisqu’elle s’est soldée par une relégation immédiate. Nous avons fait des erreurs, c’est vrai. Après avoir survolé le championnat de Ligue 2, nous nous sommes peut-être vus trop beaux, l’entraîneur de l’époque a peut-être également surestimé le potentiel de ses jeunes joueurs, et nous avons manqué d’un encadrement par des joueurs d’expérience. Avec, en plus, quelques blessures en début de saison. Nous devrons procéder autrement. Cette saison, nous avons déjà des joueurs cadre en nombre supérieur à celui de la saison passée, des joueurs qui peuvent nous aider à remonter et qui pourront aussi être des cadres de l’équipe la saison prochaine. Enfin, je ne vous le cache pas, il faudra renforcer cette équipe pour bien figurer en L1.
    D!rect FM : Aujourd’hui, on sent une certaine frustration du public. Nous-mêmes, nous sommes un peu surpris que même face à Montpellier, qui est une belle équipe, et alors même que le FC Metz pratique du beau football, il y ait moins de 9 000 personnes au stade Saint-Symphorien.  Ne trouvez-vous pas que le public soit trop exigeant vis-à-vis du club ?
    BS : Le public est exigeant, mais à juste titre. Il a eu l’habitude pendant plus de quarante ans de voir un spectacle de première division et il n’a pas trop envie de voir un spectacle de Ligue 2. Je  rends hommage à tous les supporters qui viennent. Mais, c’est vrai, à Saint-Symphorien l’affluence moyenne cette saison est inférieure à 10 000 spectateurs alors qu’à Lens, elle est de 27 000 ! Trois descentes en une décennie, c’est beaucoup, nous devons reconquérir notre public. Mais je suis sûr que nous le retrouverons, parce qu’il y a un amour pour ce club. Toute la région aime le FC Metz ! Même si le stade n’est pas bien garni, la première chose que fait la plupart des gens tous les samedis matin, est de connaître le résultat du club. Sans oublier que nous sommes dans une situation difficile puisque nous jouons le vendredi ou le lundi soir, les gens travaillent ces jours-là et il est parfois compliqué de venir au stade, surtout pour un club comme nous qui a une dimension régionale et dont les supporters viennent parfois de loin.
    L’actualité en ce moment, c’est bien entendu le nouveau stade. Où en est le projet de construction de ce nouveau stade et où va-t-il se construire ? (Mickaël)
    BS : Il y a un peu plus de deux ans, nous avions lancé l’idée de la rénovation du stade Saint-Symphorien, parce qu’à l’époque, dans le contexte de la municipalité, nous pensions que c’était le seul projet que l’on pouvait présenter. Ce projet englobait la reconfiguration du stade, le passage à 33 000 places et à 2 400 places VIP, et aussi l’ambition de le faire fonctionner en permanence toute l’année avec des séminaires ou des réunions, pour avoir une activité économique annexe au football. Même limitée, parce que le stade ne s’y prête pas trop, que les accès sont difficiles et les places de parking réduites. Nous avons présenté le projet à la municipalité de l’époque. Ensuite, il y a eu beaucoup de questions mais pas vraiment de décisions. Et puis, les élections sont arrivées et nous avons dû mettre ce projet de côté parce que ce n’est pas au moment où chacun présente des projets différents qu’il faut mettre sur le tapis une question que l’on veut consensuelle.
    Nous avons ressorti ce sujet après les élections municipales, en septembre dernier. Dans l’intervalle, un nouveau modèle économique a vu le jour, qui a été expérimenté par plusieurs villes. Beaucoup, aujourd’hui, veulent des stades neufs. Alors, pourquoi des stades neufs ailleurs et simplement une rénovation à Saint-Symphorien à trente millions d’euros ? Nous avons donc, à notre tour, développé un modèle économique faisant appel à plusieurs partenariats :
    -    un partenariat commercial : si l’on construit un stade neuf et qu’on le combine avec un centre commercial, les gens qui financent le centre commercial peuvent, ou doivent, financer une petite partie du stade ; estimons cette partie à un tiers.
    -    ensuite, si l’on construit un stade neuf, il devient polyvalent pour accueillir une quarantaine ou une cinquantaine d’événements dans l’année, cela nécessite donc une société d’exploitation. Cette société, si on lui concède l’exploitation, peut aussi apporter une partie du financement nécessaire au stade.
    -    et, enfin, un partenariat avec les collectivités territoriales. D’ailleurs, au final, on s’aperçoit que pour les pouvoirs publics, c’est équivalent de financer un stade neuf ou de financer la rénovation de Saint-Symphorien.
    D!rect FM : Qu’en est-il du soutien de ces collectivités territoriales ?
    BS : Nous avons donc présenté ce nouveau projet à la municipalité en place, à Philippe Leroy, président du Conseil Général de la Moselle, à Jean-Pierre Masseret ainsi qu’à la CA2M (Communauté d’Agglomération de Metz Métropole, ndlr). Tout le monde se dit intéressé, il faut désormais trouver un terrain suffisant, d’au moins trente hectares pour abriter le stade, les parkings et le centre commercial. Il faut que la municipalité ou les collectivités territoriales soient prêtes à apporter ce terrain au projet. Pour le reste, nous avons déjà l’opérateur commercial et nous savons quelles sont les sociétés d’exploitation qui pourraient être intéressées. Reste donc ce terrain à trouver.
    D!rect FM : Justement, on dit que la municipalité de Metz ne serait pas très favorable au sport professionnel ? Qu’en pensez-vous ?
    BS : Je ne pense pas, nous avons reçu un accueil très positif. Richard Lioger et Thierry Jean, les deux premiers adjoints, ont été désignés par le Maire pour être nos interlocuteurs sur ce sujet, parce que c’est un sujet sportif, certes, mais avant tout économique. On parle ici de 100 millions d’euros de budget, on parle d’implantation commerciale, on parle de connexion avec les infrastructures de transport. C’est très lourd.
    D!rect FM : Quels sont les emplacements possibles pour ce nouveau stade ?
    BS : Par rapport à toutes ces conditions, trois sites sont actuellement à l’étude :
    -    Frescaty : c’est le site qui offre le moins de possibilité parce qu’il se libérera certainement trop tard, surtout si nous voulons être candidat à l’accueil de l’Euro 2016,
    -    Un site à proximité de la Foire Internationale de Metz, proche de la voie rapide,
    -    Un troisième au nord du Pontiffroy, qui sera libéré bientôt par les militaires
    Ces trois sites sont évoqués par la municipalité. J’avoue que plus nous serons dans la direction nord de Metz, mieux ce sera pour les supporters du club, qui viennent à 75 % du nord, des bassins sidérurgiques, du Pays Haut, du Luxembourg, du bassin houiller et de l’est mosellan.
    D!rect FM : Au nord de Metz... Il y aurait un appel du pied de certains politiques d’une zone située autour d’Amnéville, de Talange, de Maizières-lès-Metz, qui seraient favorables à accueillir le stade et prêts à en financer une partie. Quelle est votre réponse à cela ?
    BS: J’ai effectivement connaissance du fait que des collectivités locales de cette région se réunissent pour étudier cette question et peut-être nous faire une proposition. Pour l’instant, je n’ai pas été contacté mais je connais l’existence ce projet sur un site qui se trouve à côté du Parc Walygator, sur les friches industrielles qui cherchent une vocation. C’est un endroit acceptable, mais notre premier choix évidemment est Metz. Nous sommes le Football Club de Metz, nous portons les couleurs de la ville depuis 1932 et nous préfèrerions donc être sur un site de la ville de Metz ou de la CA2M. C’est une question littéralement « existentielle » pour le club, une question de vie ou, peut-être pas de mort, mais de vie dégradée ou de vie en Ligue 2 si nous n’avons pas un outil de travail performant. Il y a dix clubs qui ont eu un stade Coupe du Monde, il y a dix clubs qui auront un stade pour l’Euro 2016 ou équivalant (même si la France n’accueille pas l’Euro, il existe un projet de rénovation des stades dans le cadre des grands travaux de la République Française). Si nous ne faisons pas partie de ces clubs, alors je crois qu’il faudra tirer les conclusions qui s’imposent, à savoir qu’il n’y aura pas eu de volonté politique suffisante pour que le FC Metz ait sa place en tête du football français.
    Que se passerait-il si le FC Metz ne remontait pas en Ligue 1 ? (Sébastien)
    BS : Il faut parler vrai. Si le FC Metz ne remonte pas en Ligue 1, la saison prochaine sera plus difficile encore que celle en cours. Les droits TV diminueront encore – il faut savoir qu’il y existe une aide à la descente la première année suivant la relégation –, nous ne pourront vraisemblablement pas compter sur un public ni sur des sponsors plus nombreux. Mais il faut garder espoir. Nous avons une richesse importante, ici, au FC Metz, c’est notre centre de formation. C’est l’un des meilleurs d’Europe, classé huitième par l’UEFA et troisième par la Fédération Française de Football.  Beaucoup de nos jeunes évoluent dans les équipes nationales. Nous avons de très, très bons joueurs ; il faut simplement, dans le cas où nous serons encore en L2 en 2009/2010, prévoir de les encadrer par des joueurs d’expérience pour les accompagner sur le chemin de la maturité. C’est comme cela que nous arriverons à faire progresser nos jeunes et à remonter le club en Ligue 1. Parce que c’est là sa véritable place.

    (RL) Metz et l’art de la transition

     Nenad Jestrovic a succédé à Sébastien Renouard, lundi, à l'heure de jeu. Inversion des rôles possible, vendredi, à Reims.

    Les Messins ne doivent pas seulement digérer leur déception : il leur faut aussi tout mettre en œuvre pour rebondir à Reims, vendredi. Ces derniers temps, l’enchaînement des matches a été plutôt bien négocié.

    La Ligue 2 n’étant pas une activité du secteur tertiaire, les semaines s’y terminent le lundi et commencent le vendredi. Metz et Lens viennent ainsi de boucler l’épisode 24 du feuilleton qui les tient en haleine et, déjà, ils préparent l’épisode 25. Pour Metz, c’est un enchaînement sans répit, puisqu’il lui faut déjà se rendre à Reims, en voisin, dès vendredi. A l’heure d’assurer la transition entre deux matches programmés à quatre jours d’intervalle, au cœur de l’hiver, Yvon Pouliquen ne réiventera pas le genre. Les mots «récupération », «effectif », «faire tourner » meublent son discours de lendemain de match, qui est aussi un discours d’avant-veille de match.

    Les têtes et les jambes

    L’entraîneur messin possède de bonnes raisons de ne pas céder à la panique, malgré une inégalité de traitement qui offre à l’équipe adverse le luxe de trois jours supplémentaires de préparation. Il peut en effet s’appuyer sur les deux exemples récents d’un enchaînement semblable. Eliminé de la Coupe de la Ligue, en quart, à Vannes, le mardi 13 janvier, et aux tirs au but par dessus le marché, Metz avait ensuite réagi en allant s’imposer à Tours, et dans les grandes largeurs, le vendredi 16. Plus récemment encore, les Lorrains ont successivement dominé Ajaccio le mardi 27 janvier, puis Amiens le vendredi 30.
    Le premier exemple semble montrer que les Messins sont capables de se remettre d’une désillusion et de digérer les regrets : perdre contre Lens, à domicile, dans le sommet de Ligue 2, constitue un revers comparable à une élimination de la Coupe de la Ligue, chez un pensionnaire de L2, après avoir sorti Lyon, à Gerland, au tour précédent. Le second exemple a tendance à rassurer Yvon Pouliquen sur les velléités de ses joueurs, invités à passer d’une affiche de prestige à l’ordinaire d’une confrontation face à un mal classé quand, à l’automne, le débat consistait à savoir si les Messins n’étaient pas du genre à choisir leurs matches… «L’état d’esprit a changé, nous l’avons vu contre Ajaccio et Amiens », constate l’entraîneur messin, échaudé au mois de novembre par le fiasco de Créteil (élimination dès le 7e tour de la Coupe de France par une équipe de National), qui était survenu dans la foulée de l’exploit de Gerland et de la victoire face à Strasbourg, dans un excitant derby de l’Est.
    A l’époque, devant la multiplication des matches, Yvon Pouliquen avait choisi d’accorder sa confiance à plusieurs joueurs qui avaient vu Lyon et Strasbourg de plus ou moins loin. Il avait pu vérifier à travers l’humiliation subie à Créteil le degré de mobilisation de ses troupes. Trois mois plus tard, la donne a changé : en janvier, l’entraîneur messin a procédé à sept changements entre Vannes et Tours, puis cinq entre Ajaccio et Amiens. Cet indécrottable matheux pourrait donc bien être tenté d’effectuer six changements dans l’équipe qui débutera à Reims, par rapport à celle qui a débuté face à Lens. L’état des troupes le lui permet : «Il y a un effectif de vingt joueurs de champ opérationnels, dans les jambes et dans les têtes», soutient Yvon Pouliquen. C’est une possibilité, autant qu’une obligation : «Les trois premières places passent par le groupe », répète l’entraîneur messin. Prochain état des lieux dès vendredi.

     Du monde au portillon

    Actuellement, Yvon Pouliquen disposerait d’assez de joueurs pour aligner une deuxième équipe en Ligue 2, «et elle pourrait fort bien prétendre à jouer la dixième place », s’amuse l’entraîneur messin. Et, en effet, l’infirmerie n’étant plus fréquentée que par le seul Christophe Marichez, qui a entamé un programme de remise à niveau physique, aligner à Reims un onze de départ totalement différent de celui aligné contre Lens serait tout à fait possible avec, par exemple, Ruffier dans les buts, Fallou, Chrysostome, Strasser, Rippert en défense, Agouazi, Bessat, Johansen, Farina au milieu, Chapuis, Jestrovic en attaque. L’ampleur des changements ne sera pas aussi élevée, bien sûr, et l’équilibrer d’un tel ensemble ne serait pas garanti, mais il y a du monde au portillon, y compris des joueurs qui ne figuraient pas même dans les seize, lundi, contre Lens. «Ceux qui étaient sur le banc, voire absents de la feuille de match, peuvent très bien débuter à Reims », confirme Yvon Pouliquen. A priori, et sachant que Thibaut Bourgeois ne rentrera que jeudi d’un stage avec l’équipe de France des moins de 19 ans, les partants les plus probables se nomment, de bas en haut, Chrysostome, Strasser, Rippert, Bessat, Johansen et Jestrovic.

    February 24

    Lens en contre,avec intelligence ; Metz, fin de série !...

    La petite phrase du jour : « coaching perdant : pourquoi faire sortir Renouard (bon jusque là) et supprimer un milieu de terrain (en plus Romain Rocchi !) à cet instant de la partie ? Une faute professionnelle que l’on a payée cash ! On a perdu aussi, parce que, tactiquement on a été inférieurs….»

     « Ils ont plus de joueurs techniques que nous au milieu, un collectif plus fluide; Metz opère par à-coups ! Ils ont su nous contrer et couper l’équipe en deux, après, c’était leur jeu : ils sont meilleurs, rien à dire ! »

    Ils ne savent plus quoi inventer, pour se faire remarquer, ou pour des espaces publicitaires plus juteux ?…

    Il y a quelques jours, le président de la FIFA avait proposé de prolonger les mi-temps de cinq minutes ; l'ancien arbitre Pierluigi Collina a confirmé, aujourd'hui, que les dirigeants du football italien seraient favorables à la création et l'expérimentation du « carton orange » (on voit les espaces publicitaires se dévoiler). Comme l'a proposé la Fédération de football irlandaise...

    Quand le carton rouge semble trop sévère et le jaune pas assez, que faire? Brandir un carton orange et exclure temporairement le footballeur. Telle serait la possibilité que doit étudier l'International Football Association Board (IFAB), l'instance qui détermine et fait évoluer les règles du football, le 28 février prochain à Manchester. L'arbitre italien Pierluigi Collina a confirmé l'information aujourd'hui à l'antenne de Radio anch'io lo sport.  L'objectif de cette "révolution" serait de favoriser une meilleure hiérarchisation des sanctions, en expulsant temporairement (durée d'exclusion à déterminer) le footballeur coupable d'un vilain geste. À la manière d'un carton jaune au rugby...

    Résoudre les cas de conscience
    L'idée, déjà évoquée après le Mondial 2006 (au cours duquel fut distribué le nombre "record" de 345 cartons jaunes et 28 rouges), a été proposée par la Fédération de football irlandaise. Elle a reçu, ce matin, l'appui de Collina qui a remporté, par six fois, le titre de meilleur arbitre de l'année décerné par l'IFFHS. Selon lui, le carton orange pourrait résoudre les "cas de conscience" de certains, et leur permettre de mieux gérer les rencontres.
    Pour ses détracteurs, le carton orange signifierait, pour ses détracteurs, la fin du rouge... Les arbitres, qui rechignent déjà à sortir le rouge, pouvant avoir tendance à plus temporiser les matches en excluant le joueur temporairement qu'en les expulsant directement. 

    Reste qu'un tel changement doit être soumis au vote de l'IFAB et recueillir au moins 75% des suffrages (soit six voix). L’IFAB comprend quatre représentants de la FIFA (quatre voix) et un représentant de chacune des quatre fédérations du Royaume-Uni (une voix chacune).

     

    (La voix du Nord) Deux flèches lensoises qui ouvrent des perspectives rayonnantes

     Le Racing a réalisé une superbe affaire en gagnant à Metz. Cette victoire, hautement symbolique, rapporte gros, très gros même. Les joueurs de Jean-Guy Wallemme ont à présent une voie royale devant eux.

    L'événement n'est pas anodin. Pour la première fois de la saison, les Lensois sont sortis vainqueurs, hier soir, d'une confrontation directe avec l'un de leurs concurrents majeurs pour la montée. Faut-il y voir un signe de nature à les conforter dans l'idée que ce qui n'est encore à leurs yeux qu'un rêve, pourrait bien devenir très rapidement une réalité ? Sans doute. En tout cas, la physionomie arithmétique de la Ligue 2 leur confère désormais un sacré confort de vie. Huit points d'avance sur le deuxième (Metz), neuf sur le troisième (Angers), dix sur le premier candidat au podium (Montpellier). Si ce n'est pas une hégémonie, ça y ressemble furieusement !

    Réalisme lensois

    L'histoire retiendra qu'en la circonstance, le Racing manœuvra finement et avec l'autorité d'un ex-déçu de l'élite qui fourmille d'ingéniosité.

    Deux buts de Doumeng et Maoulida validèrent finalement l'impression que ce Lens-là, fort sur ses bases et opportuniste en diable, est bien sur les bons rails. Ceux de la renaissance.

    Il faut bien avouer qu'avant de voir la lumière, les Lensois n'avaient pourtant guère eu l'occasion d'exprimer leur savoir en matière de finition. D'un début de match enlevé, ils étaient sortis, certes, avec la conviction que leur organisation rigoureuse constituait un socle. Mais au-delà de quelques banderilles, on n'avait rien relevé qui puisse révéler une tendance capitale. C'est d'ailleurs Metz qui s'était alors montré le plus pressant, sans pour autant atteindre des sommets d'inspiration même si deux tirs de Renouard avaient soumis Runje à rude épreuve (15e et 23e).

    Mais, soudain, Doumeng, le feu follet, s'était insinué dans les lignes lorraines. L'homme n'est pas spécialement un « serial buteur ». Son registre préféré se situe plutôt en amont. En l'occurrence, l'ex-Valenciennois se retrouva cependant à point nommé pour valoriser en un éclair tout le travail d'une équipe qui avait mobilisé beaucoup de forces dans le nettoyage de ses lignes. Son habileté, et par extension le froid réalisme artésien, avaient payé. Il paraît que la Ligue 2 se nourrit d'abord de ces valeurs-là. Une fois de plus, Lens était donc dans le ton. Mais pour Metz, il y avait forcément une alternative dès l'instant où son jeu, débarrassé de toutes ses impuretés, allait engendrer des distorsions dans les rangs adverses. L'une d'elles rééquilibra fort logiquement les débats (Cissé, 1-1, 50e).

    Il était dit toutefois que le Racing ne lâcherait pas le morceau facilement. Au sortir d'une nouvelle panne de secteur défensive des Messins, le duo Dindane - Maoulida se jouait du marquage élastique de ses rivaux pour dessiner les contours d'une autre histoire enjouée (1-2, 66e), annonciatrice, elle, d'une vraie rupture et bien sûr d'un magnifique investissement.

     Les réactions

    « C'est forcément une bonne opération. Ne comptez pourtant pas sur moi pour dire que c'est fini. Ce qui est sûr, c'est qu'on reste sur une série intéressante. Se réjouir des mauvais résultats de ses adversaires, c'est une chose. Mais encore fallait-il en profiter. Contrairement à l'aller où nous avions montré certaines choses sans être efficaces, on a su cette fois exploiter à fond nos rares occasions. » Jean-Guy WALLEMME, entraîneur du RC Lens

     « On fait une bonne première mi-temps. Pourtant, on en sort un peu frustrés. Ensuite, c'est reparti mais on s'est égarés trop vite en perdant notre bloc équipe. Face à Lens, ça ne pardonne pas. » Yvon POULIQUEN, entraîneur du FC Metz.

    (Quotidien l’Equipe) Lens est tout seul

    Réalistes face à Metz, leur dauphin, les Lensois s’envolent en tête du classement et se rapprochent de la Ligue 1.

    METZ, STADE SAINT-SYMPHORIEN, HIER. – Ils n’y arriveront pas : Germano Vailati (à terre), Cédric Barbosa et Luis Delgado n’auront tenu le score que pendant un quart d’heure. Toifilou Maoulida (à droite) vient de redonner l’avantage à Lens, qui file tout droit vers la L 1.

    METZ

    HUIT POINTS D’AVANCE sur le deuxième, dix sur le quatrième, même si les Lensois diront le contraire encore quelques semaines, le retour en Ligue 1 est tout proche.

    Leur dauphin, Metz, a pourtant contesté leur domination sur le Championnat de Ligue 2 avec la meilleure volonté du monde, des intentions offensives louables et quelques belles inspirations. Mais la défense lorraine a laissé, deux fois seulement, un peu trop d’espace à ses vis-à-vis, qui n’auront pas eu besoin de davantage d’opportunités pour assurer ce succès de prestige.

    Avant ce sommet face à son second, Lens avait connu les pires difficultés face aux autres favoris (quatre points pris en cinq matches). Le leader ne s’est pas promené hier soir à Saint-Symphorien mais il a obtenu l’essentiel, grâce à son sang-froid et à son opportunisme. Un centre de Demont repris par Doumeng loba d’abord Vailati avec la complicité involontaire de Brégerie (33e). Au cœur d’une seconde période largement dominée par Metz, un ballon perdu par Jestrovic se transforma, cinquante mètres plus loin, en passe décisive involontaire de Barbosa pour Maoulida et finalement en but grâce à la passivité de l’axe central messin (66e).

    Jestrovic avait la balle d’égalisation

    La fébrilité de leur défense a donc plombé des Messins qui contrôlèrent pourtant les évènements l’essentiel du temps. L’égalisation de Papiss Cissé, après un centre en retrait de Victor Mendy (50e), avait d’ailleurs concrétisé les efforts du duo d’attaquants sénégalais de Metz, dont la vélocité et la puissance furent un problème constant pour Lens. Avant cela, Barbosa (11e) puis Renouard (23e) avaient tenté d’exploiter leur travail sans succès et Mendy avait manqué le cadre après s’être débarrassé tout seul de Ramos et Chelle (37e). Même si Lens parvint souvent à se débarrasser de la pression messine grâce au bon niveau technique de ses joueurs, les Artésiens ne passèrent pas loin de la catastrophe à deux reprises (32e, 59e), poussés à la faute par l’enthousiasme des Lorrains. Mais Metz manqua aussi d’inspiration après le second but lensois, même si Farina, servi par un centre de Mendy (75e), et surtout Jestrovic, qui écrasa son tir seul face à Runje (90e+ 4), auraient pu arracher un point pour leur équipe. Et si Metz eut moins d’idées en fin de rencontre, Lens y est aussi pour quelque chose. Wallemme fut audacieux en lançant Jemaa très tôt à la place de Doumeng (57e) pour passer en 4-4-2. Après le but de Maoulida, l’expérience globale de son équipe et la solidité d’une charnière centrale imprenable dans les airs étouffèrent aussi de nombreux mouvements adverses, avec une organisation sans grande faiblesse. Sur le terrain, cela ne semblait pas si évident, tant les Lensois multiplièrent les échanges tactiques au moindre arrêt de jeu mais, vu d’en haut, la solidité de l’ensemble se conteste peu.

    En s’imposant en Lorraine, Lens a aussi imposé un coup d’arrêt brutal à son poursuivant immédiat, invaincu depuis la trêve. Angers, Montpellier et Strasbourg, qui se tiennent en trois points derrière Metz, n’ont pas dû pleurer devant leur télé.

    L’HOMME CLÉ : Maoulida (Lens), 6 Avec dix buts chacun, Papiss Cissé et Toifilou Maoulida ont rejoint Titi Buengo à la deuxième place du classement des buteurs, mais le dernier but du Lensois vaut plus cher. Placé côté droit dans le 4-5-1 de Wallemme, il a eu peu d’occasions de se mettre en valeur en première période, mais il gêna utilement Vivian pour permettre à Doumeng de marquer (33e). Placé au côté d’Aruna après l’entrée de Jemaa, il profita des atermoiements de la défense messine pour battre Vailati calmement (66e). Efficace.

    Pouliquen : « Lens est déjà en L1»

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Nous étions un peu frustrés de rentrer à la pause avec un but de retard. Même si nous sommes très bien repartis, ça s’est un peu gâté ensuite. Nous avons fait preuve de naïveté après l’égalisation en voulant trop bien faire. Nous leur avons donné des possibilités de contres. Il y a des regrets mais aussi des satisfactions. Toutefois, malgré la déception dans le vestiaire, nous restons dans la course. Ce sera une lutte acharnée pour les deux places restantes, Lens étant déjà en L 1. Ce sera un Championnat à cinq. »

    Jean-Guy WALLEMME (entraîneur de Lens) : « Nous réalisons une bonne opération. Nous devions bien négocier ce match par rapport aux résultats de nos concurrents vendredi. En première période, nous marquons sur une de nos rares occasions alors que la deuxième mi-temps était plus intéressante dans le fonds de jeu. En première période, nous avons subi en jouant trop bas. Quand je l’ai dit à mes joueurs à la pause, les attaquants et les défenseurs se rejetaient la faute. Je leur ai dit de trouver la solution et ça s’est réglé en partie en deuxième mi-temps avec des changements qui ont permis de porter le danger. Maintenant, ne comptez pas sur moi pour vous dire que la montée est acquise. Il reste pas mal de points en jeu, même si nous restons sur une série intéressante. »

     

    Le point : Un entraîneur sur le carreau

    VOYAGER EN PREMIÈRE, la saison prochaine, c’est un luxe qui se mérite. Et il n’est pas certain que les Angevins, battus à domicile (0-1) par Vannes vendredi dernier, aient bien cerné cette exigence. Les joueurs du SCO ont laissé passer une belle occasion de conforter leur avance sur Montpellier qui n’a pas tremblé face à Dijon (4-1). Dans la course à la montée, Rolland Courbis et ses « boys » ont réalisé une bonne opération lors de cette vingt-quatrième journée. Car leurs poursuivants immédiats, Strasbourg et Boulogne-sur- Mer, ont eu tous les deux la même et malencontreuse idée de s’incliner devant leurs supporters. Les Alsaciens sont tombés à la Meinau face à Sedan (1-3) et les Nordistes au stade de la Libération face à Reims (0-3). Grâce à cette victoire, les joueurs de Luis Fernandez n’occupent plus la dernière place du classement et peuvent de nouveau espérer rattraper le premier non-relégable, Ajaccio, qui a changé hier d’entraîneur. José Pasqualetti a en effet cédé son poste à Olivier Pantaloni pour l’opération sauvetage.

    Lors de la prochaine journée, le leader, Lens, qui, grâce à sa victoire à Metz (2-1) hier, compte dix points d’avance sur le quatrième du classement, reçoit Troyes. Tandis que son dauphin battu, Metz, se déplace à Reims pour une rencontre capitale pour les deux formations.

    (Site officiel FC Metz) Lens, le réalisme du leader

    Metz a été battu par Lens (2-1) dans le choc de la 24ème journée de Ligue 2. Plus efficaces, les Sang et Or prennent une avance confortable au classement. Dommage pour les Grenats, qui ont fourni beaucoup d'efforts.

    De la même façon que le Stade Bollaert réussit aux Grenats, Saint-Symphorien est devenu terre d'asile pour les Sang et Or ces derniers temps. Une nouvelle fois, ceux-ci ont justifié leur statut de bête noire du Club à la Croix de Lorraine en s'imposant sur le score de deux buts à un. Et comme souvent, on conservera de cette rencontre un goût amer du côté Mosellan.

    Ce choc débuta sur un rythme très élevé et le premier quart d'heure fut l'occasion de constater que les deux formations figurent parmi les plus en forme du championnat en ce moment. Papiss Cissé plaça le premier sa tête sur corner, immédiatement suivi par Sébastien Renouard, dont la volée trouvait Vedran Runje (12°). Lens répliquait par une frappe lointaine d'Adil Hermach peu dangereuse (19°). Avant que Renouard ne butte une nouvelle fois sur le portier artésien (23°).

    L'ouverture du score vint d'une action un peu confuse, sur laquelle Geoffrey Doumeng trompa Germano Vailati avec la complicité involontaire de Romain Brégerie, jusque là impeccable (32°, 0-1). Et au regard de ce but un brin chanceux, on pensait que dame chance s'était rangé du côté des visiteurs. Ceux-ci été entrés là pour la première fois dans la surface lorraine. D'abord sonnés, les hommes d'Yvon Pouliquen se reprirent au retour des vestiaires. Ils dominèrent largement le début de seconde période. Un bon passage ponctué d'un joli but de Papiss Cissé, décalé par Victor Mendy dans la surface, d'une frappe puissante et bien placée (1-1, 50°). Metz avait réussi à inverser le cours des choses et le public de Saint-Symphorien, venu nombreux, pouvait  fêter la récompense méritée obtenue par les siens.

    Mais les Lensois laissèrent passer l'orage, comme ils ont souvent réussi à le faire cette saison, avant de porter l'estocade. En contre attaque, Toifilou Maoulida n'a pas son pareil et les spectateurs messins sont bien placés pour le savoir. Plein axe, il faisait parler sa vitesse et trompait Vailati (1-2, 67°). Cette fois, le coup était trop dur pour les locaux face à une formation bien regroupée en défense. Entrés en cours de jeu, Nicolas Farina puis Nenad Jestrovic eurent pourtant l'occasion d'égaliser. Le premier vit sa tête stoppée par Runje (74°), le second manqua sa frappe seul face au gardien lensois (90°+4). Lens a pris sa revanche après le match aller. On espère jouer la belle la saison prochaine, à l'étage du dessus ! 

    (RL) Metz rate la marche

    Fin de série pour Metz, qui subit la loi et surtout le réalisme du leader lensois. Occasion(s) manquée(s) et séance de rattrapage dès vendredi à Reims.

    A quoi peut ressembler un sommet de Ligue 2 ? A une démonstration d’irrationalité, pour le bonheur des uns, à la grande frustration des autres. Ainsi, hier soir, Metz a concédé moins d’occasions de but que Lens, le Lensois Vedran Runje a été deux fois plus sollicité que le Messin Germano Vailati, et Lens a quand même trouvé le moyen de s’imposer à Metz. Pour aboutir à ce renvoi d’ascenseur en bonne et due forme, cinq mois et huit jours après la victoire des Lorrains dans le Pas-de-Calais, les Lensois ont donc livré le mode d’emploi du parfait leader, un modèle connu ici puisque Metz l’a essayé deux ans plus tôt, avec un tel succès qu’il avait oublié d’opérer différemment, la saison d’après… Lens figure donc un leader essentiellement robuste, difficile à bouger, un gros bloc bien compact qui s’en est remis à son destin de leader pour virer en tête à mi-parcours, puis à un flottement messin combiné au réalisme de Toifilou Maoulida pour effacer les effets de l’égalisation messine et empocher trois points de plus. Ces trois points-là repoussent à dix bonnes longueurs le peloton des poursuivants, mené par Montpellier. «Il ne suffit pas de se réjouir des résultats des autres », a commenté Jean-Guy Wallemme en allusion aux défaites boulonnaise, strasbourgeoise et angevine du vendredi, «il faut aussi savoir en profiter.» C’est précisément ce que Metz n’a pas réussi hier.

    La vieille ombre de la bête noire

    Toujours deuxième, bien sûr, les Messins n’ont pas réalisé l’écart espéré pour assommer la concurrence et poursuivre sur la dynamique du début 2009. Cette première défaite de l’année en championnat met donc un terme à une série de quatre victoires et un nul ; au fond, elle ne remet rien en cause : elle ralentit juste un processus qu’il faudra réenclencher, dès vendredi à Reims. Pour cela, il faudra avoir rechargé les accus, ce que permet l’étendue de l’effectif messin ; il faudra surtout avoir digéré «la frustration » et «la déception » accumulées hier, à en croire deux mots revenus avec insistance hier soir dans la bouche d’Yvon Pouliquen. La déception tient bien sûr à l’opportunité manquée. La frustration au scénario mal ficelé d’une rencontre qui a fini par échapper à l’équipe qui la dominait le plus, sur un coup du sort, un but malheureux sur un schéma identique à celui de Metz - Montpellier : au but contre son camp de Romain Rocchi, dix jours plus tôt, a succédé un but sur un ballon dévié par Romain Brégerie, ce que le défenseur messin jusque-là très bon a semblé ne jamais digérer : en voulant faire opposition à la frappe de Geoffrey Doumeng, Brégerie l’a au contraire rendue hors de portée de Vailati. Comme toujours ces derniers temps (à Tours, contre Ajaccio, contre Montpellier), Metz est revenu au score, très vite en deuxième période, grâce à Papiss Cissé, buteur comme toujours ces derniers temps. Un moment d’égarement a succédé à un moment d’infortune, l’heure de jeu passée : ballon perdu par Nenad Jestrovic, cinq minutes après son entrée en jeu, contre rapide, ballon dans le dos d’une défense aux abois, face à face de Maoulida avec Vailati : Maoulida, sur ses anciennes terres messines, n’a pas laissé passer cette occasion, de celles qu’il affectionne tant. Cette fois, les Messins ont été trop tendres et trop empruntés pour inverser la tendance, «trop naïfs », selon leur entraîneur. Lens a ainsi redéployé sa vieille ombre de bête noire sur Saint-Symphorien et, tout au bout du temps additionnel, seul face à Runje, Jestrovic a vérifié qu’il n’était pas toujours le sauveur qu’il rêve d’être. Finalement, Metz en aurait bien eu besoin, hier soir, pour ne pas rater la marche.

     Cardy : «Il n’y a pas de régression»

     Malgré la défaite, le capitaine messin reste confiant pour la suite du championnat.

    Julien Cardy, dans quel état d’esprit êtes-vous à l’issue de cette rencontre ? «On est déçu. Je pense que nous avons livré un match intéressant : on a bien bougé l’équipe de Lens, malgré le score en notre défaveur à la mi-temps. Une nouvelle fois, nous avons eu une bonne réaction en début de seconde période. On a repris le match de la meilleure des manières en égalisant, c’était le plus difficile à faire. On savait que Lens excellait dans le jeu de contre et on a peut-être eu des velléités un peu trop offensives, sans assurer la sécurité derrière, ce qui a permis à Lens de marquer. Hormis ces deux occasions, je ne pense pas qu’on a été mis en difficulté.» Les Lensois ont-ils été chanceux à vos yeux ? «Ils ont forcé leur succès. En première mi-temps, ils ont eu une occasion qu’ils mettent au fond. Une frappe contrée… De notre côté, on a eu pas mal d’opportunités et si on avait été un peu plus méchant, on aurait marqué. Il y a des matches durant lesquels on développe du beau jeu, où tout nous réussit, comme contre Montpellier, c’était moins le cas ce soir (hier). Il y a plus de positif que de négatif à retirer de ce match. Maintenant, on passe à autre chose. Il nous reste quatorze matches aussi importants que celui-là pour atteindre l’accession en Ligue 1.» Lens a pris les devants. La suite sera-t-elle plus compliquée avec cinq équipes luttant pour les deux autres accessits ? «Lens n’a pas un pied en Ligue 1. Certes, ils ont un avantage conséquent, mais vont-ils bien le gérer ? Nous, notre problème, c’est de conserver au minimum notre deuxième place tout en prenant le maximum de points au fur et à mesure des journées. Et on verra si la cadence que l’on doit imprimer, Lens la suivra.»

    «Confiant»

    Cette défaite casse-t-elle votre dynamique ? «Sur le plan comptable, oui, puisqu’on restait sur quatre victoires et un nul. Maintenant, au vu du match, de l’état d’esprit, de la volonté de tous les joueurs et du jeu qu’on a produit, il n’y a pas de régression. C’est le plus important.» Le fait d’avoir joué un match au parfum de Ligue 1, ça donne des envies ? «Bien sûr. On ne déroge pas à notre objectif, qui est de finir dans les trois premiers. A nous de faire le maximum pour nous mettre à l’abri le plus rapidement possible. Franchement, je sors de cette rencontre avec des regrets, mais je suis confiant pour la suite. Si on fait une prestation chaque week-end comme ça, il y aura beaucoup plus de points que ce soir à l’arrivée.»

    les joueurs messins Cissé ne peut pas tout

    Malgré un nouveau but de leur attaquant sénégalais Papiss Cissé, les Messins n’ont pas trouvé les clés du coffre lensois.

    LA DÉFENSE

    Vailati. Il n’avait jamais été inquiété jusqu’à cette frappe de Geoffrey Doumeng déviée par Romain Brégerie : le gardien messin s’est détendu, mais pas assez pour stopper la course du ballon (33e). Le même constat d’impuissance sur le second but lensois. Seul face à Maoulida, il n’était pas en mesure de s’opposer au tir de l’ancien attaquant messin. C. Gueye. Volontaire et entreprenant dans la remontée du ballon, il lui a souvent manqué un brin de précision pour faire aboutir ses intentions. Brégerie. Une entame prometteuse : présence physique, jeu long pertinent… L’ensemble a perdu de sa consistance après ce but inscrit contre son propre camp, en contrant la frappe de Doumeng (33e). Il a semblé éprouver beaucoup de difficultés à s’en remettre. Averti à la 69e. Vivian. Une discrétion logique au vu du peu de percussion des attaquants lensois. Il a su hausser le ton lorsque les rares fois où le besoin s’en est fait ressentir, mais s’est fait surprendre, comme toute la ligne défensive, sur le second but lensois. Delgado. Rigoureux, mais sans fantaisie.

    LE MILIEU

    Renouard. Il a osé, à l’image de ces deux frappes, cadrées mais stoppées par le gardien lensois (12e, 23e), et s’est révélé d’un précieux concours dans les tâches défensives. Remplacé par Nenad Jestrovic à l’heure de jeu (61e). Une rentrée difficile. Sa perte de balle, dans la partie centrale du terrain, est à l’origine du deuxième but des Sang et Or. Il a manqué l’occasion de se rattraper juste avant le coup de sifflet final, en écrasant trop sa frappe (90e+4). Rocchi. Il a agi par à coups. Serein dans sa mission défensive, il a eu du mal à se projeter dans la moitié de terrain lensoise. Remplacé par Nicolas Farina (72e). A la réception d’un centre de Mendy, sa tête a été captée par Runje (75e). Cardy. De retour dans le onze messin, plus d’une semaine après sa sortie sur blessure face à Montpellier, il a effectué un retour sérieux. Une grosse débauche d’énergie, notamment en première période. Le capitaine a cédé sa place à Pascal Johansen (81e). Barbosa. Il s’est longtemps cherché, perturbé, peut-être par l’engagement physique des Lensois. Plus tranchant après le retour des vestiaires. Mendy. Une grosse activité, encore une fois. Après avoir essayé la solution individuelle, au prix d’un beau numéro au milieu de trois Lensois conclu par une frappe (37e), il a signé une nouvelle passe décisive pour Cissé (50e).

    L’ATTAQUE

    Cissé. Les Lensois ont du mal à le museler. Ils n’y sont d’ailleurs pas parvenus totalement : le Sénégalais a inscrit son dixième but de la saison, d’une frappe instantanée du pied droit. Cette réalisation a redonné l’espoir à son camp. Un temps seulement…

    Pouliquen : «Nous avons péché par naïveté»

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz). «Nous avons atteint la pause frustrés parce que menés au score. Nous avons ensuite réussi à nous remettre sur la bonne voie. Mais nous avons péché par naïveté après avoir égalisé. C’est le petit regret de cette rencontre… Il ne doit pas enlever les satisfactions : cela a été un vrai bon match. Nous restons dans la course.» Jean-Guy Wallemme (entraîneur de Lens). «Nous réalisons une bonne opération, mais ne comptez pas sur moi pour dire que tout est gagné. Je constate simplement que nous sommes sur une série positive, sur laquelle nous devons nous appuyer pour améliorer ce qui ne va pas. Car nous l’avons encore vu face à Metz : nous alternons le bon et le moins bon.» Matheus Vivian (défenseur de Metz). «Je ne dis pas qu’on méritait mieux, mais nous aurions pu mieux faire. Il faut reconnaître cette qualité aux Lensois de ne pas avoir paniqué lorsque nous avions la maîtrise du ballon. Nous avons fait le plus dur en revenant au score, puis nous avons perdu le fil des événements. Ne cherchons pas d’excuse en insistant sur le fait que nous venons de perdre contre le leader, mais pensons plutôt à nous rattraper vendredi à Reims.» Nenad Jestrovic (attaquant de Metz). «Lens a trois occasions, nous prenons deux buts, c’est dommage. Nous aurions peut-être mérité le point du nul. Si j’avais marqué à la fin, nous l’aurions… J’aurais dû avancer de deux ou trois mètres avant de frapper.»

     

     

     

    February 23

    Jestrovic-le-diable enfer de Lens ?

    La petite phrase du jour : « (hier soir, sur RMC) (D. Riolo :)  « Tu vois quoi, toi, Rolland, comme résultat pour Metz-Lens ? »(R. Courbis) Lens, naturellement !Et je peux te dire que trois jours après, les Messins ne vont pas s’amuser à Reims chez le père Luis… »

    (Journal l’Equipe) Metz-Lens, musique d’ascenseur !

     

    Rendez-vous devant l’ascenseur

    Ni Lens, le leader, ni Metz, le deuxième en pleine forme, ne risquent gros ce soir. Mais le duel entre les favoris à la montée n’est pas sans enjeu.

    QUAND LA MEILLEURE ÉQUIPE de la saison rencontre la meilleure équipe du moment, l’affrontement promet beaucoup, même en Ligue 2. Lens, premier, se déplace à Metz, deuxième, et si chacun est assuré de rester à sa place ce soir, le sommet n’est pas dénué d’enjeux. Au coup d’envoi, la pression sera d’ailleurs plus forte sur Metz que sur Lens, dont l’avance sur le quatrième (Montpellier) resterait confortable (7 points)même en cas de défaite et qui pourrait déjà apercevoir la Ligue 1 en cas de victoire.

    Mal à l’aise avant la trêve, les Messins sont aujourd’hui portés par un souffle nouveau. Ils viennent de prendre treize points sur quinze possibles. Ils ont neutralisé Boulogne (0-0), écarté Montpellier de leur passage (3-1) et, avec les défaites d’Angers (0-1 contre Vannes) et de Strasbourg (1-3 contre Sedan) vendredi, ils ont l’occasion de frapper un grand coup en creusant un écart respectable avec leurs poursuivants.

    « Ces résultats sont forcément positifs pour nous, reconnaît le milieu lorrain, Cédric Barbosa. On sait qu’il n’y aura rien de perdu si on a un accroc mais on doit se concentrer sur notre propre performance. »

    Quand les Messins doutaient de leur potentiel, à la mi-décembre 2008, les Lensois s’étaient solidement installés en tête du Championnat. Mais Lens est aussi un leader à six défaites et dont le bilan face aux autres favoris doit l’inciter à la prudence (voir par ailleurs). « C’est l’effectif le plus complet en quantité et en qualité, avec une majorité de joueurs qui ont un passé en L 1 et, pour certains, un passé important, juge quand même Yvon Pouliquen, l’entraîneur messin. C’est la meilleure équipe de L 2. »

    Metz, pour sa part, dispose de la meilleure défense du Championnat (21 buts, à égalité avec Guingamp) et, si les CV des Lensois Aruna et Maoulida ont peu d’équivalents à ce niveau, l’attaque lorraine a du feu dans les jambes depuis un mois, emmenée par un Papiss Cissé transformé. Tout est donc possible, même d’assister à une soirée de spectacle.

    Jestrovic trépigne

    Revenu à Metz au mercato, le Serbe a très peu joué dans une équipe qui a retrouvé son efficacité sans lui.

    METZ

    RECRUTER NENAD JESTROVIC était une bonne idée. De retour à Metz après un premier passage à l’aube de sa carrière (1998-2000), l’attaquant serbe (32 ans) devait apporter sa science des buts à une équipe qui n’en marquait pas assez. Jusqu’ici, cela marche plutôt bien... mais pour les autres. Depuis qu’il est arrivé, début janvier, Papiss Cissé marche sur l’eau (4 buts) et Metz inscrit 2,6 buts par match en moyenne. Jestrovic, lui, n’a pas encore été titularisé. Après sept minutes en grenat, le 27 janvier, il avait pourtant donné la victoire à son équipe, d’un coup franc, contre l’AC Ajaccio (3-2).

    « Les gens qui connaissent le foot savent que ce but nous a donné de l’élan, estime Jestrovic, qui a passé les six derniers mois de 2008 à Kocaelispor, en Turquie. Si je ne marque pas, on ne prend pas treize points sur quinze. Tous les buts sont importants mais celui-là a fait beaucoup de bien. »

    Mais, même après cela, son auteur a dû se contenter de bouts de matches (51 minutes en trois apparitions).

    Pouliquen : « Aujourd’hui, il est prêt »

    Dans le vestiaire, ce joueur de caractère aurait participé à détendre l’atmosphère, même si un accrochage l’a récemment opposé à Jeff Strasser à l’entraînement. « C’est un gros déconneur, il a apporté de la gaieté », témoigne Cédric Barbosa. « Ma présence a mobilisé nos attaquants et toute l’équipe, juge Jestrovic. Je ne suis pas quelqu’un de jaloux et je sais aussi donner des conseils. » « Peut-être que l’arrivée de Nenad en a débloqué certains, avance Yvon Pouliquen. Peut-être aussi que mon discours plus offensif les a aidés à se libérer. »

    Mais, après s’être remis à niveau physiquement, l’ancien meilleur buteur du Championnat belge (2005) ne veut pas se satisfaire d’un rôle dans les coulisses. « Maintenant, je me sens d’attaque, explique-t-il. J’ai besoin de commencer des matches sinon ça risque d’être difficile par la suite. » Son entraîneur ne dit pas le contraire, même si rien n’indique qu’il s’apprête à changer le onze aligné contre Montpellier (3-1). « Aujourd’hui, il est prêt, ce qui n’était pas le cas il y a un mois, et j’aurai besoin de lui, assure Pouliquen. Je sais qu’il trépigne d’impatience. »

    Ce soir, Jestrovic est aussi excité à l’idée de retrouver Aruna Dindane, « un mec extraordinaire », son partenaire à Anderlecht entre 2001 et 2005. « Il est évident que si nous gagnons, cela nous donnera de l’avance (sur le quatrième) et un droit à l’erreur », assure l’attaquant. Cela conditionnera aussi une partie de son avenir. Jestrovic n’a pour l’instant signé que six mois, avec une option de prolongation, en cas de montée en Ligue 1.

    Lens n’aime pas les gros

    Bien que leader, le club artésien n’ai pris que quatre points sur quinze contre ses cinq poursuivants.

    RAISONNONS PAR L’ABSURDE. Si au cours des quinze matches qu’il reste, Lens perd contre ses cinq concurrents pour la montée mais gagne les dix autres fois, il montera sans problème en Ligue 1, avec 77 points. Ce total suffirait sans doute même à le sacrer champion de Ligue 2. D’ailleurs, ce raisonnement n’est pas si farfelu.

    En effet, non seulement le leader n’enregistre presque jamais de résultats nuls (deux en 23 journées) mais lors de la phase aller, il n’a arraché que quatre points contre ses cinq poursuivants. Les Sang et Or ont chuté à domicile contre Metz (0-1) et Montpellier (0-2) puis à Boulogne-sur-Mer (1-3), pour un nul à Strasbourg (1-1) et une victoire contre Angers (3-0), à Bollaert.

    Alors pourquoi tant de difficultés face au haut du panier ? « Je me demande si on a réussi à faire un match plein depuis le début de saison », reconnaît l’entraîneur nordiste, Jean-Guy Wallemme.

    Il est vrai que sa formation, plutôt portée par ses individualités, ne brille ni par sa constance pendant 90 minutes, ni surtout par la fluidité ou la qualité de son jeu collectif. « Alors quand on ne saisit pas nos occasions dans ce genre de confrontations – et cela s’est souvent produit –, on a ensuite beaucoup plus de chances d’être punis, analyse le technicien artésien. Contre des adversaires expérimentés et de grande valeur, la moindre erreur et le plus petit relâchement ne pardonnent pas. » D’ailleurs, avec les mêmes symptômes, son équipe a aussi été piégée à Vannes (1-2), à Tours (1-3) et chez elle par Sedan (1-3), encore contre des clubs figurant parmi les dix premiers.

    Pour y remédier, l’entraîneur compte sur « la confiance accumulée lors des dernières parties ». Lens reste en effet sur dix points pris lors de ses quatre derniers matches et, surtout, un but inscrit au bout du temps additionnel, lundi dernier à Clermont (2-1), par Toifilou Maoulida.

    Échaudé par ces difficultés contre les cadors, le meilleur buteur artésien cette saison (dix réalisations, dont neuf en Ligue 2), adopte un profil bas en estimant : « Nous allons à Metz en outsiders car ils sont sur une super dynamique », avec treize points glanés sur quinze depuis la reprise. Quant au défenseur latéral Fabien Laurenti, absent ce soir, il conclut, pragmatique : « Je signe tout de suite pour reperdre contre les gros et gagner les autres matches ! Cela ne me dérange pas, tant que nous finissons dans les trois premiers. » Pas si absurde, on vous dit !

    (La voix du Nord) Jean-Guy Wallemme tient bon la barre, contre vents et marées

     METZ - LENS 

    Alors qu'une rumeur parle de l'intérêt de Lens pour Antonetti, Wallemme a les yeux rivés sur Metz.

    On lui a confié la mission de faire remonter Lens en L1. Jean-Guy Wallemme, personnage majeur des grandes années lensoises mais entraîneur neuf à ce niveau de compétition, s'est attelé à la tâche sans sourciller. Et le Racing colle parfaitement à ses objectifs en terme de points. Mais son style de jeu suscite quelques interrogations à l'heure où se profile un match haut de gamme à Metz.

     Jean-Guy Wallemme n'a pas changé, au fond. Il est resté comme il était à l'époque des tacles vigoureux, des envolées magnifiques chevelure au vent pour asseoir l'autorité du Racing : un homme d'une grande générosité mais aussi d'une franchise inaltérable.

    Lui aussi a entendu évidemment la sournoise rumeur qui le renverrait volontiers à ses chères études en juin, quelle que soit l'issue du championnat, qui le briderait dans ses projets d'évolution de carrière sous prétexte qu'il n'a pas le volume requis pour gérer un club potentiellement armé pour la remontée.

    En surface, il ne s'en émeut pas. Les mots dégringolent d'ailleurs instantanément afin de justifier une position qu'il juge très claire. « Depuis le début de ma mission à Lens, je suis concentré sur le projet qu'on m'a proposé : celui d'une remontée rapide. Pour l'instant, je suis dans les clous. J'ai un contrat de deux ans. En juin, il m'en restera un, explique-t-il. Les bilans et les décisions qui les accompagnent, ce n'est pas moi qui les prendrais. Je constate que de nombreux entraîneurs sont aujourd'hui dans ce registre d'interrogation par rapport à leur situation personnelle. Moi, pas. » Et de glisser, dans un sourire : « Finalement, tous ceux qui ont eu cette attitude, à commencer par Laurent Blanc à Bordeaux, ont vu leur contrat prolongé... » S'il n'ignore pas les menaces qui pourraient polluer à terme cette deuxième expérience d'envergure avec le Racing, après celle de joueur-capitaine flamboyant, ni la précarité de la fonction de technicien, Jean-Guy Wallemme se veut néanmoins réaliste dans sa démarche : « Si je réussis dans mon projet, j'en toucherai les dividendes. » Au-delà de cette parenthèse personnelle rendue nécessaire par la propagation récente, du côté de Nice, d'une information relative à l'intérêt que porterait la direction du Racing à Frédéric Antonetti (Gervais Martel a démenti depuis toute implication de sa part dans une telle stratégie de rupture), Jean-Guy Wallemme a les yeux rivés sur Metz. La priorité du moment.

    « Pas de revanche »

    « On s'attend à un match délicat face à un adversaire disposant d'arguments offensifs intéressants, tout en sachant qu'il y aura sûrement des possibilités pour nous sur certaines phases. Je ne parlerai pas de revanche (défaite 0-1, à l'aller) car on avait fait une deuxième mi-temps trop "fouillis en balançant de longs ballons". On doit se servir de ce match-là pour rééquilibrer les débats. »

     

     (R.L.) : Ça ne vous rappelle rien ?

    En 2009, Metz - Lens redevient un choc au sommet, en Ligue 2. Celui de ce soir ressemble donc surtout à une prise de rendez-vous sur le chemin abandonné de l’élite entre le leader et son premier poursuivant.

    On vous parle d’un temps que même les moins de onze ans connaissent, à force d’entendre les nostalgiques de notre espèce leur raconter l’histoire : si, si, promis, un jour, Metz a connu une grande équipe de football ; en l’An de grâce mil neuf cent quatre-vingt-dix-huit, avec un jeune débutant appelé Strasser et un entraîneur nommé Muller qui commençait déjà à se faire des cheveux blancs, cette équipe-là avait carrément disputé jusqu’au bout le titre de champion de France à Lens ; bon, la chute est cruelle, car Lens avait gagné, à la fin. Au siècle suivant, le 23 février 2009, les explications entre footballeurs messins et lensois se déroulent toujours au sommet, mais au sommet de la Ligue 2. L’intérêt populaire s’en trouve amoindri, ici en tout cas, mais au moins ce passage exceptionnel de Lens à l’étage du dessous et celui devenu plus répétitif de Metz permettent de ramener la couleur et le parfum de l’élite à Saint-Symphorien. Etat des lieux…

    Le contexte

    Trois victoires et un nul de chaque côté : au cours des quatre dernières journées, Metz et Lens ont épousé une trajectoire commune. Pourtant, au (lundi) matin des retrouvailles, Metz paraît porté par un élan plus fort : les Lorrains viennent de battre Montpellier après avoir fait match nul à Boulogne-sur-Mer, c’est-à-dire deux équipes du peloton de tête, pendant que les Nordistes ont peiné pour se défaire de Nîmes puis de Clermont, deux mal classés. Vendredi, tandis qu’ils peaufinaient leur préparation, les trois quarts de leurs poursuivants ont chuté : Angers devant Vannes, Strasbourg devant Sedan, Boulogne devant Reims. En dépit d’une programmation élastique qui étend en fait une journée de Ligue 2 sur quatre jours, Metz - Lens oppose bien le leader à son poursuivant, mais un leader qui a déjà perdu six fois et un poursuivant seulement en train de se doter d’une attaque assez efficace pour jouer les premiers rôles. «Ce n’est pas un match de Ligue 1, rappelle Yvon Pouliquen, mais un match de Ligue 2. Un peu particulier parce que c’est Lens, mais il ne génère pas une pression différente de celui de Montpellier : en ce moment, je nous trouve sereins, heureux, et pleins d’envie… »

    L’enjeu

    Ce soir, rien ne changera à l’ordre établi en tête du classement. Mais cette continuité ne se lira pas de la même façon, en fonction du résultat : grand écart pour Lens, statu quo, confirmation du retour de Metz au premier plan, ce sont aussi les autres (Angers et Montpellier en tête) qui attendront le verdict de la soirée avec un certain intérêt. Yvon Pouliquen, quant à lui, ne sépare pas ce match de celui qui a précédé : «Lens est dans la lignée de Montpellier, garantit l’entraîneur messin, c’est-à-dire un match face à un concurrent direct dans lequel les points peuvent prendre un peu plus de valeur. C’est sûr, nous espérons bien nous rapprocher de Lens, et prendre un joker en cas de victoire. Mais, derrière, il en restera quatorze. »

    Les acteurs

    Metz - Lens oppose aussi les deux équipes possédant les effectifs les plus vastes de Ligue 2. A Metz, où l’infirmerie n’est plus fréquentée que par le seul Christophe Marichez, la proximité avec le match suivant, quatre jours plus tard à Reims, ne ressemble donc pas à un problème : «L’équipe que j’alignerai vendredi prochain ne sera pas la même », annonce Pouliquen, qui avait procédé à plusieurs changements entre la victoire contre Ajaccio, un mardi, et la victoire contre Amiens, un vendredi. Dix jours après le succès face à Montpellier, en revanche, la tentation de la continuité semble forte. Et justifiée.

    Avec le gardien messin Germano Vailati : «Une nouvelle marche à gravir»

    La réception du RC Lens ? Rien d’autre qu’une «nouvelle marche à gravir», dans l’esprit du gardien messin, Germano Vailati.

    La venue du leader lensois, aujourd’hui, donnera l’occasion au gardien suisse d’honorer sa sixième titularisation sous le maillot messin, en championnat. Un duel au sommet que Germano Vailati dit aborder «sans pression particulière », sur une pelouse où il a trouvé ses repères. Parole au numéro 50 du FC Metz.
    Plus de public dans les tribunes de Saint-Symphorien, le leader en face de vous… Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette confrontation avec Lens un moment à part. Dans votre esprit, est-ce la cas ? «Non, pas vraiment. C’est sûrement un match spécial pour les supporters, mais à mes yeux, ça reste un rendez-vous comme un autre. Les points que l’on prendra ou pas face à Lens auront la même importance que ceux que nous pourront engranger ou non par la suite. Maintenant, il est clair qu’il est plus alléchant de jouer contre Lens, chez soi, que contre d’autres adversaires…»
    Pas de pression supplémentaire, donc, ces derniers jours ? «Non. Nous sortons d’une bonne période, qui nous permet d’appréhender les événements sereinement. Nous venons de faire un bon bout de chemin, et nous ne le devons qu’à nous. Lens, c’est une nouvelle marche à gravir.»
    Il y aura quand même un léger parfum de Ligue 1 ce soir, non ? «Peut-être, parce que nos deux équipes n’ont rien de moins que certaines formations de l’élite, à cette seule différence que nous n’y sommes pas encore…»

    «J’y penserai le temps venu…»

    Plus d’un mois après votre première apparition officielle dans les buts messins, à Vannes en Coupe de la Ligue, avez-vous pris vos marques ? «Oui, je me sens à l’aise. Le groupe va bien, et cela reste un plaisir de faire ce métier. Bien sûr, nos bons résultats, ces dernières semaines, facilitent les choses.»
    Vous concernant, elles pourraient se compliquer avec le retour imminent de Christophe Marichez dans le circuit. Y pensez-vous ? «Non. C’est une question qu’on me pose souvent et je réponds toujours la même chose : je me contente de faire ce pour quoi je me suis engagé avec Metz. Jouer et essayer d’apporter mon concours à la remontée en Ligue 1. La concurrence, j’y penserai le temps venu, mais c’est un aspect qui ne m’a jamais dérangé, au contraire.»
    Saint-Symphorien vous a réussi depuis le début de l’année. Ce stade vous plaît-il ? «Oui. J’ai trouvé mes repères. Il me rappelle celui de Sion. Pour moi, c’est important : je ne suis pas dans la découverte, comme je peux l’être lorsque nous évoluons à l’extérieur.»

    l'adversaire : Lens est dans les clous

    L'accession en L1 est le seul objectif poursuivi par le Racing pour le moment…

    Centre technique et sportif de la Gaillette, vendredi matin. L’une des dernières séances avant le choc. Trois groupes de six joueurs se relayent. Pendant que Jean-Guy Wallemme et Michel Ettore en observent deux depuis la touche, Christophe Delmotte est au milieu des troupes et Cyril Moine, le préparateur physique, gère la récupération du troisième. L’ambiance est studieuse, la concentration est de mise. Les nerfs parfois tendus. On ne rigole pas trop…
    Les Lensois sont leaders incontestables et depuis longtemps, mais personne n’ose se la jouer. La descente en Ligue 2 a ramené au club quelques-unes des vertus qui l’avaient fui : humilité et travail. Et l’objectif assigné par Gervais Martel, le président, n’a pas bougé d’un iota : «La remontée immédiate ». Premier, deuxième, troisième… Peu importe. « On m’a demandé l’accession, je suis dans les clous», insiste Jean-Guy Wallemme, qui balaye au passage les rumeurs qui l’expédieraient loin de Bollaert la saison prochaine.
    Le RC Lens, qui n’a toujours pas réglé ses problèmes de gros sous puisqu’il manque encore quelques millions d’euros dans ses caisses, a, en tous les cas, retrouvé une forme de sérénité. L’harmonie règne dans le staff, ce qui n’était pas du tout le cas la saison dernière. Dirigeants, entraîneurs, joueurs, semblent sur la même longueur d’ondes. On s’embrasse, on chambre, rien ne peut apparemment troubler le retour du club du Pas-de-Calais parmi l’élite. Pas même Metz qui est pourtant pris très au sérieux…

    «Un coup d’avance»

    Metz ? Le souvenir du match aller est encore présent dans toutes les mémoires… «Les Messins avaient un coup d’avance. Leur équipe était mieux équilibrée, avait plus d’expérience de la Ligue 2», plaide le coach. Depuis, Lens a repris ses aises et Metz a connu une passe difficile. Mais Jean-Guy Wallemme s’attend à souffrir à Saint-Symphorien : «Contre Montpellier, j’ai vu un bon match. Metz a un bon potentiel offensif. Cette équipe a eu quatre ou cinq matches difficiles, mais maintenant elle prouve qu’elle a toute sa place dans le trio de tête
    Nantis d’une avance de cinq points, les Lensois ont assurément un très bon coup à jouer. En cas de victoire, le fossé se creuserait avec le quatrième… Mais pas question de s’attarder sur des considérations arithmétiques : «Si nous avons huit points d’avance à trois journées de la fin, on pourra s’exprimer autrement. Pas avant…»

    trois questions à…Michel Ettore : «Pas des cadors…»

     Entraîneur des gardiens lensois, Michel Ettore prône l’humilité à l’heure de retrouver le poursuivant messin.

    Quelle différence entre le Lens du match aller et celui que l’on verra à Saint-Symphorien ? «Oh, beaucoup… A l’aller, tout l’effectif n’était pas impliqué à 100 % dans le projet. Certains devaient ou pouvaient partir. Là, le mercato est passé. Tout le monde est vraiment concerné. Nous n’arrivions pas à lâcher les chevaux. Désormais, comme à Clermont lundi dernier, nous sommes capables d’aller chercher une victoire dans les arrêts de jeu.»
    Au classement des confrontations entre les six premiers, Lens est sixième. Ça vous inspire quoi ? «Que nous devons absolument rester humbles et travailleurs. Que nous ne devons pas nous prendre pour ce que nous ne sommes pas, nous comporter comme des cadors. Angers donne parfois la leçon, Boulogne l’a fait pendant six mois. Il faut s’en souvenir.»
    Metz-Lens, un match fermé ou ouvert ? «Je préfère aller à Saint-Symphorien et y rencontrer une équipe qui vient de prendre treize points sur quinze. Nous ne serons pas crispés, ni les uns, ni les autres. Un match plutôt ouvert, donc…»

    CFA : Metz renoue avec la victoire

    Après un début d’année au goût d’inachevé entre les matches remis et la défaite à Lille dimanche dernier, les Messins ont retrouvé, hier, le bonheur de gagner.

    Plus de trois mois que cela ne leur était plus arrivé. Depuis le succès sur Moissy-Cramay (2-0) le 15 novembre dernier dans le cadre de la 12e journée. Entre les nuls de fin d’année, les rencontres reportées de ce début et le revers à Lille (1-0) dimanche dernier, les jeunes Messins étaient un peu sous pression hier. «Cela fait du bien de retrouver le goût de la victoire », lâchait ainsi l’entraîneur José Pinot après les débats. «Cela faisait longtemps que cela ne nous était pas arrivé. Ne pas encaisser de but prouve que nous avons été solides. Sochaux s’est procuré peu d’occasions. Dans le contenu et la manière, surtout en première période, on a assisté à un match enlevé, rythmé entre deux formations joueuses.»Technique irréprochable

    Les Mosellans auraient même pu entamer la rencontre de la plus belle des manières. Dès la deuxième minute, Chapuis puis Sakho sollicitaient Dreyer qui repoussait leur frappe. Les débats, qui suivaient, étaient alors d’un bon niveau avec des Sochaliens faisant bien tourner le cuir et des Lorrains se procurant les plus nettes occasions comme cette tête d’Ibrahima Gueye, sur un centre de Sakho, boxée par le portier doubiste  (32e).
    Metz mettait petit à petit le pied sur le ballon et se montrait dangereux sur la moindre de ses accélérations avec Chapuis ou Sakho. L’ouverture du score était dès lors logique et parfaitement amenée. Sur un centre de Sommer, l’amorti de la poitrine de Chapuis était superbe, tout comme la remise pour Rippert qui ne se posait pas de question pour trouver l’intérieur du petit filet opposé (44e). Juste avant la pause, cette réalisation assommait encore plus des Franc-Comtois, qui avaient baissé de rythme progressivement. Ils étaient quasiment inexistants en deuxième période.
    Mais les Lorrains n’en profitaient pas. Ni Sakho, ni C. Chapuis, ni Sommer, ni Bousbaa, auteur d’une belle rentrée. Ils auraient ainsi pu le payer très cher dans les dernières minutes quand les Sochaliens tentaient de sortir la tête de l’eau mais ceux-ci n’étaient pas réellement dangereux. « Logiquement, le résultat vient récompenser la belle partie de l’équipe, concluait le coach messin. Nous devions être efficaces et avions besoin de prendre des points. C’est une belle performance générale de tous les joueurs
    Un beau programme attend désormais ceux-ci avec des mois de mars et d’avril bien chargés après la longue période consacrée uniquement à l’entraînement !

    Bachelot veut« 100 millions d’euros »

    LA MINISTRE de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, a déclaré hier qu’elle souhaitait la création d’un « fonds spécial Euro 2016 de 100 millions d’euros » permettant notamment de construire ou moderniser des stades dans le cadre de la candidature française au Championnat d’Europe des nations. « Nous serons prêts pour être candidats. Il y a des plans de financement et nous voulons avoir ce fonds spécial », a-t-elle déclaré lors du grand jury RTL/Le Figaro/LCI, sans plus de précision.

    La Fédération française (FFF) a officiellement déclaré la candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016 le 13 février dernier, avec le soutien des pouvoirs publics mais aussi l’intention de moderniser le parc des stades, jugé vétuste et inadapté. La Turquie, l’Italie, la Suède ou la Norvège ont émis l’intention de présenter également un dossier de candidature.

    « Nous allons avec Bernard (Laporte, secrétaire d’État aux Sports) lancer un plan de construction de stades. L’UEFA nous demande d’avoir au moins neuf stades entre 30 000 et 50 000 places.

    Actuellement, nous n’avons que cinq stades de plus de 40 000 places * », a déclaré Mme Bachelot. « Il y aura soit des constructions de stades, des nouveaux stades, soit des modernisations comme à Toulouse, Bordeaux ou Lens », a expliqué la ministre. Elle a ajouté qu’un projet de loi serait présenté « dans le courant de l’année pour faire en sorte de faciliter ces constructions de stades ».

    En France, la question des « grands stades » (capacité supérieure à 30 000 places) est à l’agenda depuis de longs mois, et la nécessité de leur modernisation a été notamment pointée dans le rapport de la commission « Grands stades Euro 2016 », présidée par Philippe Séguin. Fin janvier, un amendement octroyant aux stades un caractère d’intérêt général avait été « retoqué » au Parlement. Il s’agissait d’assurer le financement public des infrastructures d’accès aux enceintes, point sur lequel achoppe par exemple le projet de grand stade de Lyon.

    *Stade de France à Saint-Denis, Stade-Vélodrome à Marseille, Parc des Princes à Paris, stade de Gerland à Lyon, stade Félix-Bollaert à Lens.

     

    February 22

    4-2-3-1 ou 4-4-2 pour Lens, lundi, à Metz ?

    La petite phrase du jour : « Si tu interdisais de stade tous ceux qui profèrent des insultes, peut-être qu’il n’y en aurait plus. Tout devrait partir de là. Mais c’est moins grave de dire “enc…” apparemment. Si je devais péter un plomb chaque fois que je me fais insulter, je n’aurais pas fait beaucoup de matches. » (Christophe Revault)

    METZ-LENS (demain) Chelle jouera

    LENS. – Éric Chelle, le capitaine lensois, pourra finalement jouer demain. En délicatesse avec une cheville cette semaine, le défenseur central artésien a passé d’ultimes tests, concluants, hier matin. Sébastien Roudet (fracture d’un pied) pourrait opérer son retour à l’entraînement la semaine prochaine. Wallemme récupère aussi Marco Ramos, suspendu face à Clermont, et pourrait privilégier, en attaque, la piste Maoulida, Aruna Dindane (contusion à la main gauche) portant une attelle.

    L’équipe probable: Runje–Yahiaou Laurenti, Chelleou Yahia, Sartre,Ramos – Hermach, Keita – Demont, Doumeng, Jemaa – Maoulida.

    METZ. – Cardy s’est entraîné normalement hier matin dans un entraînement sans contact. Une décision sera prise sur sa participation après la séance d’aujourd’hui. « Il va demieux en mieux », a quand même indiqué à son propos Yvon Pouliquen. Dix-neuf joueurs postulent à une place dans le groupe, mais pas Rippert, Chapuis ni Chrysostome, qui joueront en CFA aujourd’hui.

    L’équipe probable : Vailati – C. Gueye, Brégerie, Vivian, L. Delgado – Cardy ou Barbosa, Rocchi – V. Mendy, Barbosa ou Johansen, Renouard – P. Cissé.

    Strasser : «Je suis entier»

     Son caractère, bien trempé, n’est un secret pour personne. L’international luxembourgeois le sait,
    s’en accommode, mais le nuance. «Ce n’est jamais méchant», explique le défenseur messin. Avec le sourire !

    Dr Strasser et Mister Jeff… L’aboyeur au regard pierreux d’un côté. Le chambreur souriant de l’autre. A trente-quatre ans, l’international luxembourgeois assume sans complexe le côté double de sa personnalité. «J’ai toujours été et je suis encore, affirme-t-il, leader dans l’âme », pour justifier ses innombrables coups de gueule.

    INTERVIEW

    Ceux-ci se cantonnent à l’aire de jeu : du haut de son statut d’ancien, le défenseur messin accepte les choix d’un entraîneur qui le poussent parfois à enfiler la chasuble du remplaçant. «Il faut penser groupe », estime Strasser, à la veille d’un «rendez-vous d’importance » face au leader lensois.
    Jeudi, à l’entraînement, on vous a vu de très, très bonne humeur. Un trait de caractère que vous ne dévoilez pas souvent sur le terrain… «Qu’on me voit sourire, c’est la preuve que je prends encore du plaisir ! C’est vrai que je donne l’image de quelqu’un d’autoritaire, que mes coups de gueule peuvent parfois paraître démesurés, mais ce n’est jamais méchant. Il y a aussi le fait de ma langue maternelle, qui me donne une intonation forte.»
    Mais alors, qui est le vrai Jeff Strasser ? «Le vrai Jeff, c’est quelqu’un qui a un caractère honnête. J’ai un franc-parler, je le sais. Je suis capable de péter un plomb quand je perds un jeu à l’entraînement, mais je suis aussi le premier à encourager. On m’aime pour ça ou on me hait. Et je préfère que les choses soient ainsi. Je suis quelqu’un d’entier.»

    «Nous en profiterons tous»

    Capitaine à deux reprises depuis le début de l’année, vous avez aussi débuté plusieurs rendez-vous sur le banc. Comment vivez-vous la situation ? Avec frustration ? «Ce n’est pas le mot. Je parlerais plutôt de déception. Mais c’est comme ça, je ne dis pas que c’est toujours simple, mais on se doit de respecter les choix du coach. Il ne faut pas perdre de vue l’objectif du club : la remontée en Ligue 1. A mes yeux, c’est une obligation. Nous sommes en ce moment dans une bonne spirale, avec un groupe harmonieux, étoffé, ce qui impose à l’entraîneur de faire mal à certains joueurs au moment de composer son équipe. Mais au final, si nous atteignons notre mission, nous en profiterons tous.»
    C’est le côté sage qui parle ? «Je ne sais pas… L’expérience m’aide peut-être à relativiser certaines choses, à ne pas gaspiller mon énergie pour rien. Personne n’aime être remplaçant, mais lorsque c’est le cas, il faut quand même essayer d’apporter ton énergie au groupe, d’une autre façon. Moi, je n’arrive pas à faire la gueule quand je m’assois sur le banc. Je vis le match…»
    Et cela ne vous empêche pas de hausser le ton de temps à autre… «(Il sourit) Oui, c’est vrai, je gesticule beaucoup. On ne me changera pas. C’est mon caractère, celui qui m’a permis de réaliser la carrière qui est la mienne.»

     

    (La voix du Nord) LENS : et si Lens se lâchait enfin ?

    Cinq points d'avance sur Metz (deuxième), huit points sur Montpellier (quatrième) : Lens avance, mais le match ficelé dans les derniers instants à Clermont (2-1) a aussi rappelé que le plus grand adversaire des Artésiens reste bien eux-mêmes...

    Jean-Guy Wallemme l'a immédiatement reconnu : tout n'a pas tourné rond en Auvergne. Son équipe a montré davantage de consistance que la semaine précédente contre Nîmes, mais il ne faut pas encore se gargariser malgré l'avance au classement.

    Ce qui a marché pour eux. - On reconnaîtra aux Lensois qu'ils n'ont jamais lâché l'envie de repartir avec trois points du Puy-de-Dôme. « On était quand même venus pour ça », rappelle l'entraîneur, qui a achevé la partie avec cinq attaquants (Boukari, Maoulida, Doumeng, Jemaa, Dindane). Un point sur lequel on reviendra plus loin.

    Autre signe soulevé par Toifilou Maoulida : « Tout le banc s'est levé comme un seul homme après le second but. » Wallemme insiste sur le talent de ses joueurs, tout en répétant à ses hommes les vertus de la concurrence : « S'ils comprennent que le turnover est une nécessité et qu'il offre sa chance à chacun, ce sera un gros plus pour l'équipe. » Dernier détail pour le fun : Lens a aussi vaincu le signe indien en faisant le trou au classement après un match décalé.

    Ce qui n'a pas marché pour eux. - On l'a déjà dit plusieurs fois : les Lensois doivent d'abord se méfier d'eux-mêmes. Ce match est venu étayer le sentiment de Wallemme qui regrettait lundi soir quelques comportements dérangeants avant la pause : « On a voulu passer par la solution individuelle, on s'est mis à multiplier les roulettes et des passements de jambes. On s'est pris pour ce qu'on n'était pas. » La semaine passée, l'entraîneur artésien soutenait que son équipe avait connu ses périodes les plus intéressantes « contre Lorient, Sochaux ou le PSG » en coupes. Normal, Lens part en infériorité hiérarchique et ne cherche pas à jouer les cadors.

    Ce qu'ils peuvent tenter. - Grégory Vignal parle d'un « joli petit matelas » pour qualifier le déplacement de lundi à Metz. Autant en profiter ! Si Lens semble tenir son système (4-2-3-1 qu'on peut aussi envisager en 4-4-2), il semble encore hésitant à aller au bout de ses idées. La réussite en fin de match contre Clermont a évidemment placé l'association en attaque entre Maoulida et Dindane (« mon joker du mercato », selon Wallemme) sur le tapis. Les deux joueurs sont proches sur le terrain et leur collaboration a pesé sur la défense auvergnate.

    « Sur mon but, je suis vraiment content que ce soit Aruna qui me fasse la passe, détaillait longuement le Mahorais dans les couloirs du stade clermontois. On a seulement joué dix minutes ensemble et on a trouvé des affinités. Dans le jeu, c'est un plaisir : il décroche et je prends la profondeur. Ça s'est fait naturellement. C'est de bon augure pour la suite. » L'expérience saura-t-elle être reconduite dès le coup d'envoi à Metz ?

    February 21

    Strasbourg à nouveau en panne, Boulogne qui coule, Montpellier revient, Metz attend son heure !

    La petite phrase du jour : Entraîneur de Guingamp et Messin de cœur, Victor Zvunka est notre guide pour une journée dominée par le choc de lundi entre Metz, deuxième, et Lens, leader avec cinq points d'avance (20h30). Vendredi, hier, les quatre premiers poursuivants jouaient à domicile. Angers (3e) recevait Vannes pendant que Strasbourg (4e) accueillait Sedan (20h30).
    Avec ses frères aînés Georges et Jules, Victor Zvunka co-détient un record peu banal du football français. Tous anciens joueurs de première division, ils ont disputé à eux trois plus de 1000 matches dans l'élite. «Vous pouvez chercher, aucune famille n'a fait mieux», s'esclaffe l'entraîneur de Guingamp, né il y a 57 ans dans la banlieue de Metz et défenseur grenat avant de connaître l'OM, le Stade Lavallois et le Matra Racing. L'ancien international (une sélection) garde toujours un œil sur son premier club.
    «L'affiche arrive pile au moment où Metz revient dans le coup. L'équipe s'est retrouvée et remonter Montpellier (3-1) l'a confortée dans sa dynamique. C'est un client pour Lens.» Avec l'En Avant, Zvunka a perdu contre les deux premiers lors des matches aller (1-0 à chaque fois). «La force de Metz, c'est son bloc équipe, sa défense, la meilleure de L2... après nous ! (21 buts concédés contre 20). En face, vous avez les Maoulida, Demont, Jemaa, Boukari... Des joueurs niveau L1 décisifs chaque semaine.» Un duel de futurs promus ? «Oui pour Lens, je le dis depuis le début. Et oui aussi pour Metz, à nouveau difficile à battre.»

     METZ Cardy décidera

    Les Messins ont retrouvé leur terrain d’entraînement habituel hier matin et l’effectif était presque au complet, Brégerie, V. Mendy et Cardy (épaule) ayant participé aux exercices. Seul Marichez, opéré de l’épaule fin octobre, manquait encore à l’appel.

    « Cardy dira s’il se sent en état ou pas de jouer en fonction de la douleur », précisait Yvon Pouliquen.

    LENS Roudet (fracture du pied droit) est aux soins tout comme Chelle (contusion à une cheville). Ce dernier est très incertain pour la rencontre face à Metz lundi. Dindane s’est entraîné avec une attelle à son poignet gauche, il ne devrait pas être titulaire en Lorraine.

    (RL) Toifilou Maoulida revient en terrain conquis

    Le meilleur buteur lensois de la saison rappellera de bons souvenirs aux supporters messins. Les douze buts de la saison 2003-2004 inscrits sous le maillot grenat sont passés par là…

    A Lens, il n’y a pas que Michel Ettore, l’entraîneur adjoint du Racing, qui pourrait passer de longues heures à évoquer ses bons vieux souvenirs messins. Il ne faut pas beaucoup insister, à vrai dire, pour que Toifilou Maoulida en fasse tout autant. Une simple évocation suffit pour que le passé se conjugue de nouveau au présent. Lundi, à Saint-Symphorien, ce ne sera pas tout à fait un scénario comme les autres…
    A vingt-neuf ans, Toifilou a pourtant pas mal bourlingué sur les terrains de l’élite. Montpellier, Rennes, Monaco, Marseille, Auxerre, Lens et… Metz jalonnent, en effet, une carrière déjà bien remplie. Mais son passage en Moselle occupe apparemment une place à part… «Je me suis vraiment régalé là-bas », résume-t-il. Il cite alors, pêle-mêle, son entraîneur de l’époque, Jean Fernandez, qu’il retrouvera plus tard à Marseille, le public et des dirigeants comme Carlo Molinari, pour lequel il semble vouer une véritable admiration.
    «J'y ai vécu l’une de mes plus belles années », assure-t-il. Le Lensois, on le sait depuis longtemps, n’est pas avare de bons sentiments. C’est dans sa nature, dans sa culture aussi. Il n’oubliera donc pas de sitôt la saison 2003-2004 et les douze buts affichés par son compteur personnel. Douze buts, dont deux infligés aux Lensois au Stade Bollaert, lors d’une victoire mémorable… Il s’en souvient comme si c’était hier.

    «C’est pour vous, coach»

    Avec près de trois cents matches de Ligue 1 et une bonne cinquantaine de buts au plus haut niveau, Toifilou Maoulida fait désormais partie des attaquants expérimentés, et donc redoutés, sur tous les terrains français. A Lens, où il est entré dans l’histoire du club, la saison dernière, en inscrivant le but le plus rapide de tous les temps face à Caen, après dix-sept secondes, le Mayottais poursuit son bonhomme de chemin en Ligue 2 et continue à dérouler ses bandelettes après chacun de ses buts ou presque. Une curieuse habitude qui date de la saison 2005-2006, à l’occasion d’un match Marseille-Nice de Ligue 1 disputé au stade Vélodrome, au cours duquel il voulut rendre hommage à son entraîneur. «C’est pour vous coach Fernandez», avait-il alors écrit.
    Depuis les messages se sont multipliés au rythme de ses buts. Pour ses parents, sa famille, ses amis, ses entraîneurs, ses potes ou les supporters. N’imaginez pas une seconde, cependant, que l’intéressé court après les buts. Ce qui le préoccupe davantage, c’est la victoire des siens. Et le retour parmi l’élite. Metz ou pas Metz en face. «Lundi, ce sera vraiment l’occasion de frapper un grand coup. On pourrait faire le trou… », lâche-t-il avec un large sourire. Tout en ayant à l’esprit le camouflet du match aller. Quelques minutes plus tôt, son entraîneur, Jean-Guy Wallemme, évacuait toute notion de revanche. Lui, non. «Ça m’est resté en travers de la gorge. Je ne l’ai toujours pas digéré.», explique le Lensois.
    Pas question pour lui de s’attarder sur les cinq points d’avance que compte aujourd’hui le Racing sur Metz. «Nous ne sommes à l’abri de rien du tout. Nous ne sommes pas encore en Ligue 1… », plaide-t-il. L’heure n’est pas encore aux cadeaux. «Ce que je crois, c’est que ce sera un match agréable à jouer. L’équipe de Metz est assez joueuse. Ce devrait être un beau spectacle, on fera plaisir au public.», assure-t-il. Avec ou sans bandelette…

    coup de griffe

    La barre des 10 000…

    La meilleure affluence de l’année 2009 à Saint-Symphorien, enregistrée lors de la venue de Montpellier la semaine passée ­ 8 928 spectateurs ­ sera battue ce lundi 23 février à l’occasion du choc entre le leader lensois et son dauphin messin. Hier, plus de 10 500 billets avaient déjà trouvé preneurs.

    Face à face Rippert-Chelle

    Amis à Valenciennes, le Lensois Eric Chelle et le Messin Guillaume Rippert sont désormais au coude à coude pour la montée. Le match de lundi nous donne l’occasion d’une interview croisée… très franche du collier.

    Eric, Guillaume, quels souvenirs gardez-vous de votre période commune sous le maillot du VAFC ?
    Eric Chelle : « Houlalah, j’en ai plein… tant sur le terrain qu’en dehors ! Nous nous sommes bien amusés dans les sens du termes… Côté pelouses, il y a eu la montée en L1, j’ai pris beaucoup de plaisir aux côtés de Guillaume. Je suis très heureux de l’avoir rencontré et qu’on puisse se revoir lundi. »
    Guillaume Rippert : « C’était que du bonheur. Nous avons joué en défense tous les deux dans différentes configurations. A un moment, nous étions tous les deux dans l’axe, pendant une dizaine de matches. Il y a eu de tout, des embrouilles, des fou rires, des coups de gueule… Mais la victoire fut souvent au bout, surtout à domicile. »
    Quel est le meilleur souvenir de match que vous conservez l’un de l’autre ?
    E.C. : « Contre Bordeaux à Nungesser, il était latéral gauche et avait fourni une grosse prestation juste derrière Sébastien Roudet, qui évoluait dans son couloir. Nous l’avions emporté face à une belle équipe, c’est le ‘Guillaume’ que je préfère garder en tête. »
    G.R. : « Nous devions enchaîner Lyon et Marseille et des blessures avaient contraint le coach à m’aligner dans l’axe à ses côtés. Au Stade Gerland, nous faisons une grosse partie mais nous perdons finalement 2-1 après avoir longtemps mené au score. Et contre l’OM derrière également, malheureusement sans plus de résultat (défaite 1-0). »
    Et le pire ?
    E.C. : « Contre Lorient, il s’embrouille avec Rafik Saïfi. Comme c’est mon pote, je vais le défendre obligatoirement et dans l’histoire, c’est moi qui prend le carton rouge… »
    G.R. : « Tous les matches contre Nice. A chaque fois qu’on jouait contre eux, il nous arrivait un truc. L’un ou l’autre se faisait expulser ou sortait sur blessure. C’était un calvaire. »

    Quelle est sa principale qualité ?
    E.C. : « L’endurance. Il fait beaucoup d’aller retour et parfois, il figure même comme un deuxième attaquant ! Après, il est doué techniquement, certains gestes sont innés et il les fait naturellement. Mais je retiens surtout son abattage. »
    G.R. : « Il est rapide et de la tête, c’est un phénomène ! Sa détente est telle qu’il aurait pu être basketteur. Ensuite, il est dur sur l’homme. En général, je le laissais aller au duel et je prenais la couverture derrière. »
    Et le défaut qu’il doit corriger ?
    E.C. : « Son mental. Il ne sait pas se contrôler. Je ne le comprend pas. Pourtant, il a 23 ans et a déjà pu faire deux saisons de Ligue 1. Moi, j’ai attendu 28 ans pour goûter à ce niveau ! S’il arrive à s’améliorer à ce niveau, il peut évoluer dans un des clubs majeurs du championnat. Ce défaut lui porte d’autant plus préjudice que le monde du football est petit et que les réputations sont vite faites. Maintenant, ça plait aussi à certains. En tout cas, moi, si j’étais coach, je le prendrai ! »
    G.R. : « Il s’enflamme un peu à dribbler derrière. Neuf fois sur dix, ça passe. Et la dixième, il est obligé de couper le gars en deux pour qu’il ne file pas marquer ! Il me semble même que c’est arrivé en match. Tiens, ça devait être contre Nice. Il avait pris un rouge. »
    Lens l’a emporté in extremis lundi dernier à Clermont (2-1). Quelle analyse faites-vous de cette partie ?
    E.C. : « Mon analyse, c’est qu’on a trois points de plus. Après, on entend dire que notre équipe ne joue pas bien… ça me fait un peu rigoler. Est-ce que Metz fait mieux ? Je n’en suis pas sûr. En Ligue 2, il ne s’agit pas de faire le jeu. Le spectacle, on s’en préoccupera lorsqu’on aura ce qu’il faut pour être surs de monter. Contre Clermont, nous n’étions pas au dessus du lot mais il y a tout de même eu quelques bonnes phases de jeu. »
    G.R. : « Eric sait ce que j’en pense, voilà ce que je lui ai dit au téléphone : ‘Vous avez eu eu un bol monstre. Il ne peut rien vous arriver puisque même en étant mauvais vous gagnez’. Plus sérieusement, Clermont les a bien bougés, mais bon. A la fin, ils ont pris des risques, fait entrer cinq attaquants et les occasions se succédaient. Ce but arrive à la 94ème, tant mieux pour eux. »

     

    Vous avez tous les deux rejoint la Ligue 2 l’été dernier après deux ans de L1 à Valenciennes. Est-ce le signe que vous avez un état d’esprit similaire ?
    Eric Chelle : « Oui, nous nous ressemblons. Mais si nous sommes en L2 c’est surtout car nous n’avions pas d’autre choix (rires) ! En tous cas en ce qui me concerne, je n’ai pas eu beaucoup de solutions. Quant à Guillaume, il en avait peut-être plus mais vaut-il mieux jouer la montée dans une grosse équipe de L2 ou le maintien en L1 ? Et puis, il lui fallait aussi changer d’air. »
    Guillaume Rippert : « Nous recherchions tous les deux un nouveau défi. Des contacts à l’étage du dessus, il y en a toujours, mais ils ne garantissaient pas une place de titulaire et je risquais de jouer beaucoup moins. Et puis il faut dire que Lens et Metz sont des clubs au fort passé en L1. De notre côté, nous avions vécu la montée avec Valenciennes et c’était une superbe aventure. Nous savions qu’une année de Ligue 2 n’était pas forcément un purgatoire. »
    Que pensez-vous de votre adversaire de lundi ?
    E.C. : « Le FC Metz est une très grosse équipe, qui compte de bons joueurs dans tous les secteurs du jeu. Dans mon domaine, je trouve Matheus Vivian très fort. Le coach fait du bon boulot, les attaquants sont en pleine forme. Il s’agit d’une formation complète qui mérite d’être à la place qu’elle occupe. »
    G.R. : « Lens est nettement au dessus du lot cette année, et ce dans tous les domaines. Le stade, les affluences, les moyens financiers. Ils n’ont rien à voir avec le reste du championnat. Après, bien que leurs joueurs soient meilleurs techniquement, la L2 est aussi un combat physique et ils souffrent régulièrement même si les résultats sont toujours au bout. Peut-être qu’ils ne s’attendaient pas à une telle intensité. »
    Quel joueur redoutez-vous le plus dans l’effectif adverse ?
    E.C. : « Rippert ! Non, sérieusement, si je suis sur la pelouse (ndlr : Chelle était incertain au moment de l’interview), je vais plutôt me concentrer sur les attaquants Mendy et Cissé, qui sont en pleine bourre. Mais bon, ils ne sont pas les seuls à amener le danger… quand je vois le milieu de terrain avec Barbosa, Agouazi, Rocchi. Ou encore le petit Bourgeois qui est en train d’arriver. Ca peut venir de partout ! »
    G.R. : « Aruna Dindane… et Kevin Monnet Paquet. »
    Quel souvenir gardez-vous du match aller à Bollaert ?

    E.C. : « Nous avons encore beaucoup de frustration par rapport à cette rencontre. Nous avions fait une bonne première période avec quelques occasions, et Metz s’était montré solide et efficace en marquant en contre. Ensuite, nous n’avions pas su provoquer la réussite. Les Lorrains avaient mérité leur succès, ce n’était pas volé. Mais nous allons à Saint-Symphorien pour leur rendre la monnaie de leur pièce ! »
    G.R. : « Je suis entré en cours de jeu, il s’agissait de mes premières minutes en Grenat. Jouer à Bollaert, c’est pas mal pour un début ! Lens avait dominé mais nous avions tenu et marqué grâce à Papiss. Je pense que cette fois, ce ne sera pas la même histoire. Sans doute vont-ils venir d’abord pour défendre. A nous de faire un match dans la lignée de ceux que nous réalisons à domicile ces derniers temps. Le seul bémol et que nous encaissons à chaque fois au moins un but. Il serait idéal de parvenir à gommer ce défaut lundi, car dans ce genre de rencontre la première équipe qui marque l’emporte souvent. »
    Pour finir, deux petits pronostics : Le trio de tête à la fin de la saison, et le score du match de lundi ?

    E.C. : « Lens sera dans les trois, bien sûr. Avec Metz… et Angers ou Strasbourg, j’hésite. Pour le match : une victoire des Sang et Or. C’est tout ce que je peux dire. »
    G.R. : « Lens, Metz, Angers. Et 3-1 pour Metz lundi ! »

    Kastendeuch entre dans le débat

    La Fédération nationale des associations et des syndicats sportifs (Fnass) s’est exprimée, hier, par la voix de son président Sylvain Kastendeuch, sur la nouvelle procédure de localisation imposée par l’Agence mondiale antidopage depuis le 1er janvier. «La Fnass est bien évidemment favorable aux contrôles, pour que s’intensifie la lutte contre le dopage, mais exclusivement sur les lieux de travail des professionnels des sports collectifs», a expliqué l’ancien capitaine du FC Metz. Des représentants de la Fnass, qui regroupe les footballeurs, rugbymen, handballeurs, basketteurs, cyclistes et athlètes, ont rencontré ceux de l’Agence française de lutte contre le dopage il y a quinze jours pour faire part de leur désaccord. «Il est facile de venir contrôler, onze mois de l’année, le sportif sur le terrain, alors pourquoi vouloir le suivre sur son lieu de vacances et porter atteinte à sa vie privée ?», s’interroge Sylvain Kastendeuch.

    FF : Metz, les clés d'une résurrection

    Metz est un club déroutant qui cherche inlassablement sa place et une étiquette conforme à son identité. Bombardé favori pour la montée, cet été, le club lorrain a entretenu l'illusion avant de glisser dans l'urgence en décembre. Soudain relégué au rang des favoris décevants, promis à rester une saison de plus en L2, il s'est réveillé, comme vexé par les avis défavorables. Une résurrection en trois temps.
    Le joli tour
    C'est le tournant de la saison. Le match qui a changé la destinée du groupe lorrain, qui l'a peut-être décomplexé. "On avait le couteau sous la gorge, reconnaît Julien Cardy. On sortait d'une fin d'année 2008 très décevante. On savait que, s'il n'y avait pas de bons résultats là-bas, la situation risquait de devenir très compliquée." Metz traînait en queue du peloton de tête, prêt à être décroché par les leaders, qui maintenaient alors un rythme effréné. Cardy encore : "On ne faisait peut-être plus les efforts les uns pour les autres, et, dans ces cas-là, on redevient forcément une équipe comme les autres. Et puis, la trêve a été mal gérée, il y avait beaucoup de rumeurs de départ, des joueurs qui discutaient de leur contrat. Maintenant c'est fini." Papiss Cissé parle du soleil plutôt que des euros. L'attaquant pense d'abord que "les vacances ont fait du bien. On a revu nos parents, nos amis pendant sept jours. C'était nécessaire". La reprise en Championnat l'a confirmé, Tours a explosé (1-4) et Metz s'est relancé. Yvon Pouliquen ose même : "J'ai vu les prémices d'une renaissance."
    Le réveil des attaquants
    Depuis, Metz cuisine ses éternelles recettes. C'est Julien Cardy qui le dit : "On entend de plus en plus : "Metz, c'est une équipe chiante à jouer." C'est que l'on fait bien notre boulot ! On sent qu'on a retrouvé notre solidité, qui est notre force." Malgré les absences de certains titulaires (Marichez, Rippert), les Grenat sont sûrs de leurs forces, même s'ils ont encaissé six buts sur les cinq derniers matches. Yvon Pouliquen ne se limite pas à cette analyse défensive : "On entend aussi qu'on est dangereux." Metz tourne à une moyenne de 2,6 buts par match depuis le début de l'année. Ses attaquants semblent métamorphosés. Après un passage sur le banc et des matches en tribune, Papiss Cissé a retrouvé son efficacité (9 buts). Replacé dans le couloir droit, Victor Mendy, lui, change le visage de Metz, plus percutant sur ses côtés. L'arrivée de Nenad Jestrovic, la confirmation de Nicolas Farina ou l'explosion de Thibault Bourgeois offrent aussi des solutions nouvelles à Yvon Pouliquen, qui semble prendre plus de risques. "Il fallait du temps pour que les choses prennent, dit-il. Je suis peut-être aussi plus offensif dans mon discours."
    Le turnover de Pouliquen
    Ce technicien de quarante-six ans ne doit d'ailleurs pas être un sentimental. Le coach messin aime changer ses équipes, modifier sa tactique et accessoirement piquer l'orgueil de ses joueurs. Il s'évertue ainsi, depuis le début de la saison, à maintenir sous pression un groupe étoffé et renforcé cet hiver (Jestrovic, Vailati). Le coach ne distribue pas les passe-droits et n'hésite pas à chambouler les certitudes des titulaires. "C'est à double tranchant, pense Cardy. Le coach déçoit forcément certains joueurs, mais ce sont les lois du foot. Ca crée une émulation dans le groupe puisqu'il faut se battre pour gagner sa place. Mais il faut faire très attention." Pouliquen le sait bien. "La concurrence a peut-être inhibé certains joueurs. Mais j'avais l'impression qu'ils mettaient surtout de l'implication lors des entraînements pour être sûrs de jouer le week-end, pas forcément pour gagner." Aujourd'hui, les esprits ont évolué et Metz a grimpé au classement. Mais Cardy prévient déjà : "Le club fait le yo-yo depuis cinq-six ans et rien n'a été fait pour éviter cela. J'espère qu'on en a retenu les leçons." Nouvel élément de réponse, contre Lens, pour le choc des prétendants.

     Delgado pas conservé

    Le latéral gauche de Metz, Luis Delgado, ne sera pas conservé en fin de saison.

    February 20

    A la saint Aimée, Jestrovic n'aime pas trop le banc ....

    La petite phrase du jour : «Des petits Ribéry…» «Quand les jeunes sont considérés comme des pop stars et que pendant trois mois on les interroge sur Dieu et le monde, enfin sur tout sauf sur le foot, c'est tout à fait compréhensible qu'ils finissent par croire qu'ils sont des petits Ribéry.» L'entraîneur de l'équipe d'Hoffenheim, Ralf Rangnick, a critiqué, hier, ses joueurs qui ont pris la grosse tête depuis leurs exploits en championnat où ils ont terminé la phase aller à la place de leader pour leur première saison dans l'élite.

    Forcés de réagir

    TROIS des six prétendants à la montée ont chuté lors de la 23e journée et doivent donc impérativement réagir à domicile. Pour Boulogne, qui n’a pris que huit points sur trente et reçoit le dernier, Reims, cela s’avère carrément indispensable pour mériter encore l’appellation de « prétendant ».

    Une longueur devant, Montpellier doit maintenant arrêter de gâcher à la Mosson, où il a déjà lâché treize points. Quant à Angers, qui a vu se briser à Brest (1-2) une série de quatorze matches sans revers (neuf succès, cinq nuls), il veut mater Vannes, très peu performant en déplacement (huit défaites en onze sorties), pour solidifier à nouveau sa place sur le podium. Strasbourg, lui, a enfin gagné en 2009, la semaine passée, à Châteauroux (1-0), alors qu’il restait sur treize points pris en treize rencontres et tentera donc de confirmer ce léger renouveau, contre Sedan, présent dans les dix premiers pour la première fois cette saison.

    Les quatre clubs chercheront donc à se replacer en attendant le sommet de lundi, Metz-Lens. Peu à l’aise dans ce type de confrontations (trois défaites, un nul, une victoire), le club artésien, qui vient de prendre dix points sur douze, voudra inverser la tendance face à des Lorrains encore plus en forme (treize unités sur quinze). Tout en bas, Reims, décroché, jouera déjà l’une de ses dernières cartes (à Boulogne), tandis que Nîmes voudra continuer à grignoter sur Clermont, Ajaccio et Châteauroux, qui n’avancent pas.

    (Site officiel FC Metz) Brégerie et Mendy ménagés

    Les Grenats se sont de nouveau retranchés sur la pelouse synthétique de Moulins les Metz ce matin. Deux absents seulement à signaler.
    Victor Mendy et Romain Brégerie ont tous deux été ménagés jeudi matin en vue du match de lundi contre Lens. Les deux joueurs sont restés aux soins par précaution. Si le soleil a fait une chaleureuse apparition aux abords de Saint-Symphorien, les pelouses d'entraînement font toujours grise mine et le programme des séances se compose au jour le jour. En dehors de Julien Cardy, l'effectif ne compte aucun blessé. Une vraie chance au regard des conditions d'entraînement. Pourvu que ça dure...

     

    Belson aime les Dons

    Apparu à sept reprises la saison passée sous le maillot messin, Flavien Belson a pris la direction de l’Angleterre en août dernier. Et si son club de Milton Keynes n’est pas le plus connu outre Manche, le milieu de terrain ne regrette pas son prêt.

    Flavien, les « MK Dons » ne sont pas vraiment populaires en France, pouvez-vous nous présenter le club pour commencer ?
    Flavien Belson : « Les ‘Dons’ sont issus de la fin du club de Wimbledon. Criblé de dettes, celui-ci a dû mettre la clé sous la porte et il est en passe de renaître à Milton Keynes, qui est une ville en pleine expansion. Sur les dernières années, la population a très largement augmenté, il s’agit d’une ville nouvelle, quelque peu atypique puisqu’elle n’a pas de quartiers anciens. Tout y est neuf, notre stade y compris. Financièrement, le club a été remis à flots et il a de gros moyens désormais. L’an passé, Paul Ince en était l’entraîneur et il a remporté le titre en quatrième division. Depuis cet été, Roberto Di Matteo* nous dirige… Ce n’est pas n’importe qui ! »
    Vous évoluez actuellement en troisième division anglaise. Quel est le niveau de cette compétition ?
    F.B. : « Le championnat est coupé en deux. Les dix derniers ne jouent pas au football mais pratiquent un bon vieux ‘Kick and rush’ à l’ancienne. Le haut du tableau est par contre assez relevé. A l’inverse du football français, il n’y a jamais de temps mort et on ne peut pas souffler. L’intensité des rencontres est toujours importante, le ballon va plus vite d’un camp à l’autre. Il y a une volonté de construire, mais il faut le faire vite ! Heureusement, notre coach insiste beaucoup sur le jeu, il veut imprimer un style, une touche technique. C’est donc plus intéressant pour nous au milieu de terrain. »
    Sur le plan personnel, comment se passe votre saison ?
    F.B. : « Je suis arrivé au mois d’août et j’ai commencé immédiatement à jouer, jusqu’à novembre. Malheureusement, un pépin physique m’a tenu éloigné des terrains pendant un moment et je commence seulement à revenir. Mais je ne perds pas mon temps ici. J’apprends tous les jours ! Le coach et son adjoint ont chacun un riche passé au plus haut niveau. Et comme le jeu est rapide, je progresse sur le plan technique. Les conditions étant plus difficiles, je suis forcé de transmettre plus vite le ballon. J’ai la sensation de m’être amélioré à ce niveau. »

    Quels sont les objectifs du club ?
    F.B. : « Nous sommes actuellement deuxièmes. Et sans trop le dire, nous aimerions bien figurer dans les deux premiers, ce qui permet de monter directement sans passer par des matches de barrage. L’ambition, de toute façon, était d’accéder à l’étage supérieur. Il y a en moyenne un peu plus de 10 000 spectateurs lorsque nous jouons à domicile. Cela dépasse les 20 000 lors des rencontres décisives. Notre stade est vraiment magnifique, très récent, il est même mieux que le Parc des Princes ! En Angleterre, le football est partout, c’est autre chose. Tout le monde vit pour son équipe. »
    Suivez-vous le parcours de celui qui était votre meilleur ami au FC Metz, Sébastien Bassong ?
    F.B. : « Bien sûr… C’est magique ce qui lui arrive ! Je ne sais pas comment cela va se passer pour lui par la suite, mais j’ai l’impression qu’il commence à s’imposer comme titulaire en défense. J’ai pu le voir quelques fois sur SkySports, mais pas encore au stade. Pourtant, on est facilement à Newcastle par avion. Mais nos calendriers sont si chargés que je n’ai pu trouver le temps pour le moment ! »
    Et la saison de Ligue 2 des Grenats ?
    F.B. : « Là, par contre, c’est difficile pour moi de voir quoi que ce soit. En Angleterre, n’importe quel match des quatre premières divisions est retransmis. Mais pour les championnats étrangers : rien ! Ils ne diffusent que la Liga, je connais juste les scores. Après un début de saison en demi-teinte, il semble que Metz ait trouvé son rythme de croisière ces derniers temps. Si tout va bien, cela se terminera par une remontée, comme à chaque fois que le club a fréquenté la seconde division… »
    Cet été, votre prêt sera terminé. Vous êtes toujours sous contrat avec le FC Metz. Comment voyez-vous la suite de votre carrière ?
    F.B. : « Je n’y réfléchis pas encore. Déjà, j’essaie de retrouver mon meilleur niveau. Je reviens seulement de blessure et j’ai besoin de lever mes doutes. Après, je ne vais pas cacher que je me plais ici. Il règne un état d’esprit différent et je commence à bien parler anglais. Mais rentrer à Metz ne sera pas un problème non plus. Loin de là. »

    * Ancien joueur, Roberto Di Matteo a porté les couleurs de la Lazio de Rome, de Chelsea et de la sélection italienne (34 matches, 2 buts).

     

     Jestrovic en veut plus

     Revenu à Metz début janvier, Nenad Jestrovic attend désormais davantage de temps de jeu. Leçon de franc-parler avec l’attaquant serbe.

    Quarante-huit minutes. Un peu plus d’une mi-temps… Voilà le temps de jeu dont Nenad Jestrovic a bénéficié depuis son retour en terre messine, dans le sillon des premiers jours de l’année. Rien de bien scandaleux. Le Serbe l’avouait d’ailleurs lui-même, au moment de reposer ses valises à Saint-Symphorien : «Il me faudra quelques semaines avant d’être opérationnel.» Les semaines sont passées : sept depuis sa signature, trois depuis ses retrouvailles officielles avec la compétition, face à Ajaccio, le mardi 27 janvier. Entré en jeu à la place de Nicolas Farina, ce soir-là, Jestrovic avait offert la victoire à son camp d’un coup franc magistral, planté sept minutes à peine après avoir quitté le banc des remplaçants. Rien de bien anormal : «Je suis là pour ça ! », estimait l’attaquant au lendemain de son coup d’éclat…
    Présage heureux, ce but reste désespérément seul, depuis, sur le tableau des statistiques affichées par le joueur. Dix minutes de jeu contre Amiens, suivies de quinze autres à Boulogne-sur-Mer n’ont pas donné à Jestrovic l’occasion de refaire parler de lui. Pas plus que la venue de Montpellier, vendredi dernier : remplaçant au coup d’envoi, Jestrovic l’est resté jusqu’au coup de sifflet final. La victoire des siens l’a consolé, mais elle n’a pas éteint le feu de l’impatience qui couve dans l’esprit de cet homme de tempérament. «J’ai très peu joué. Je ne suis pas venu ici pour rester sur le banc. Je le dis franchement. Je m’entraîne sérieusement depuis plus d’un mois et demi, j’ai joué et marqué avec l’équipe réserve, j’ai inscrit un autre but qui a changé beaucoup de choses face à Ajaccio. Je me dis que je mérite peut-être un peu plus de respect

    «Si ça explose…»

    A quelques jours du choc programmé face au leader lensois, le propos n’est forcément pas innocent. «C’est un match au parfum de Ligue 1, explique Nenad Jestrovic. Évidemment, j’ai envie de le jouer, mais ce sera à l’entraîneur de décider. Même si je me sens de mieux en mieux physiquement, je suis là pour travailler et répondre présent si on a besoin de moi.» Entre revendication personnelle et respect affirmé de la hiérarchie, Jestrovic se dévoile. A trente-deux ans, les contours de son caractère se sont arrondis : «J’accepte plus de choses qu’il y a encore quelques années.» Mais le cœur reste tranchant. «Je peux garder beaucoup de choses en moi, mais si ça explose…»
    Nenad n’en est pas encore là. Salué comme un enfant du pays, à chacune de ses apparitions, par le public de Saint-Symphorien, le Serbe a profité des semaines écoulées pour trouver sa place dans le groupe messin. «Certaines choses ont changé, notamment dans le respect que les jeunes accordent aux "anciens", mais je me sens bien ici, oui. Je remercie par ailleurs les supporters pour leur accueil. Qu’ils continuent à rester derrière nous. Rien ne sera facile. Il ne faut pas s’enflammer aujourd’hui. »

    Ne pas s’enflammer. Un conseil à méditer…

      Pouliquen : «Il va beaucoup mieux…»

    Recruté à la trêve, pour apporter du poids et de l’expérience au secteur offensif messin, Nenad Jestrovic avait ouvert sa mission sur une note enthousiasmante, inscrivant le troisième et dernier but de la victoire, le 27 janvier face à Ajaccio. Avant cette rencontre, Metz avait marqué vingt-trois buts. Il en compte désormais neuf de plus. Cette réussite retrouvée explique sans doute, en partie, le peu de temps de jeu accordé au renfort serbe depuis sa première apparition sous le maillot messin. Dans ses choix, Yvon Pouliquen est évidemment contraint de prendre en compte la santé virevoltante de Papiss Cissé : meilleur buteur de la maison à ce stade de la compétition, l’attaquant sénégalais a trouvé le chemin des filets lors de ses quatre dernières apparitions, portant le nombre de ses réalisations à neuf… «Papiss ? Il vole en ce moment», souligne l’entraîneur messin, satisfait, par ailleurs, des progrès physiques réalisés par Nenad Jestrovic. «Lorsqu’il est arrivé, il n’était pas au niveau exigé par la compétition. Il n’avait pas disputé de matches depuis un bout de temps. C’est clair, il va beaucoup mieux de ce côté-là aujourd’hui.»

    February 19

    rencontre entre deux "meilleurs ennemis"...

    La petite phrase du jour : « BESSON A APPELÉ MENSAH. » Moi je serais Mensah, je me méfierais ... » « A la saint Gabin, rester l’acteur du jeu et ne pas faire de cinéma »

    (RL)Farina : «Le foot ne s’est pas imposé tout de suite»

     Plus jeune, la révélation messine de ces dernières semaines a hésité à se consacrer à la pratique exclusive du ballon rond. Voici les premières fois de Nicolas Farina.

    Son premier contact avec le sport. «Entre cinq et dix ans, j’ai pratiqué la natation, l’athlétisme et le football, à Nilvange. J’adorais les trois disciplines, et le foot ne s’est pas imposé tout de suite. Lorsque j’ai rejoint le club de Florange, j’ai dû faire un choix. Ce n’était pas évident.»

    Son premier entraîneur. «James, un ami de la famille que je considère comme mon oncle. C’était à Nilvange.»
    Sa première paire de chaussures de foot. «Peut-être une vieille paire de Umbro… Plus jeune, je ne prêtais pas attention à ça. C’est devenu plus important aujourd’hui !»
    Sa première idole. «Bebeto. Ce n’est sans doute pas le meilleur joueur brésilien de ces dernières années, mais j’aimais son style. Il avait un jeu à la fois simple, efficace et flamboyant. En plus, j’ai adoré son geste lors de la Coupe du monde 1994 pour célébrer son but en quarts de finale contre les Pays-Bas (il a joint ses bras pour bercer un bébé imaginaire).»
    Son premier autographe. «Que j’ai sollicité ? Frédéric Meyrieu. C’était un joueur charismatique. Le premier que j’ai signé ? En mars 2004 à l’issue d’un match amical avec les pros à Virton. Cela m’a fait bizarre.»
    Ses premiers pas au FC Metz. «À l’âge de treize ans, après quelques tests et un entretien avec Denis Schaeffer (directeur du centre de formation). Moi, je n’étais pas très chaud… Je trouvais que c’était trop loin de chez moi. Trente minutes de trajet, vous vous rendez compte (rires) !»
    Son premier pote à Metz. «Emmanuel Françoise, mon meilleur ami. On s’est connu au centre de formation. Il vient de signer à Kaiserslautern et dès qu’il peut, il squatte chez moi. Et il est là souvent (rires). Sérieusement, créer des amitiés durables, c’est difficile dans ce milieu. Plus jeune, je voyais mes copains quitter le centre d’une année sur l’autre. C’est dur.»
    Son premier titre. «Avec les treize ans du FC Metz : champion de France. Cette même année, nous avons gagné la Coupe de Lorraine. Un bon souvenir, puisque nous avions battu Nancy 7-0 en finale.»
    Premier salaire, première folie. «Ce n’est pas vraiment une folie. Je me suis débarrassé de mon vieux téléphone portable pour en acquérir un plus sophistiqué.»
    Son premier entraînement avec les pros. «Au tout début de la saison 2005-06. J’ai effectué toute la préparation avec les pros sous la direction de Jean Fernandez. Un beau souvenir. Tous les entraîneurs ont leur particularité. Jean Fernandez, lui, ne parlait pas beaucoup durant les séances. Mais le peu qu’il disait m’a beaucoup marqué.»
    Sa première interview. «La saison dernière à Cannes (club de National où il était prêté). Cela ne me dérange pas, mais ce n’est pas l’exercice dans le lequel je me sens le plus à l’aise : j’ai toujours peur de dire une bêtise ou de répondre à côté.»
    Sa première apparition chez les pros. «En Ligue 1, le 13 mai 2006 contre le Paris Saint-Germain (victoire de Metz 1-0). C’était une grosse et belle surprise. La veille, un joueur m’avait félicité, mais je ne comprenais pas pourquoi… Et puis j’ai appris que j’étais dans le groupe. J’ai immédiatement appelé ma famille. Bizarrement, j’ai vécu ce moment sans aucune pression. J’ai joué dix minutes, c’était magnifique.»
    Son premier but chez les pros. «Lors de la venue de Vannes en championnat, le 31 octobre dernier. C’est sans aucun doute la plus grosse joie de ma jeune carrière. Sur le moment, je n’y croyais pas. Il m’a fallu près de cinq minutes avant de réaliser… D’ailleurs, juste après le but, je ne savais pas quoi faire ! Dans les semaines à venir, si j’ai la chance d’inscrire un nouveau but, je le dédierai à mon frère qui va bientôt être papa…»
    Sa première titularisation à Saint-Symphorien. «Le 9 octobre dernier en Coupe de la Ligue face à Reims. Je ne m’attendais pas à débuter la rencontre. J’étais un peu stressé, d’autant que le coach m’a fait jouer dans le couloir gauche. Nous avons gagné, mais ma prestation fut moyenne.»

     

     Platini craint une «implosion financière»

    Le président de l’UEFA prône des mesures d'économie pour éviter une «implosion financière» des clubs européens.

    Michel Platini, le président de l’Union européenne de football a estimé mercredi à Bruxelles que «le football est menacé à moyen terme d’imploser financièrement» si des mesures d’économie ne sont pas prises rapidement. Invité par le Parlement européen, le Français a assuré que «les clubs européens nous disent aujourd’hui que notre système est menacée à moyen terme d’une implosion financière» et a prôné des mesures de réglementation.

    «Nous examinons actuellement l’idée de lier les dépenses de personnel d’un club, la masse salariale et les transferts, à un pourcentage à définir de ses revenus», a-t-il expliqué, faisant notamment référence au "Salary Cap" (plafond des salaires) pratiqué dans certains sports aux Etats-Unis.
    «Depuis vingt ans, on nous répète que le marché s’autorégule parfaitement, que les excès et les déséquilibres disparaîtront d’eux-mêmes. Nous savons aujourd’hui que tout cela n’est pas vrai. Il faut agir», a-t-il ajouté. «Nos amis américains ont compris depuis des décennies qu’une compétition sportive n’était attrayante que si elle était équilibrée. Ils ont introduit au fil des décennies de nombreuses mesures destinées à maintenir cet équilibre compétitif, mesures sportives assorties d’instruments financiers garantissant la bonne gestion des clubs», a encore dit le président de l’UEFA.
    Michel Platini a demandé «à l’Europe» de lui permettre de mettre en œuvre ces mesures et de ne pas empiéter sur les règlements de la Ligue des champions si la compétition impose des restrictions financières et une limitation des salaires aux clubs. «Je pense que légitimement l’UEFA doit pouvoir déterminer de façon autonome les conditions de participation des clubs aux compétitions qu’elle organise», a-t-il insisté en appelant au respect «de la spécificité sportive» mentionnée dans le traité européen.

    (site officiel FC Metz) Metz Lens : une vieille histoire

    Pionniers du football professionnel, le Racing Club de Lens et le FC Metz se sont souvent croisés sur le sol de Saint-Symphorien. Ces derniers temps, l’avantage est nettement aux Sang et Or.

    Le bilan des confrontations

    Le FC Metz a reçu le RC Lens à 44 reprises sur la pelouse de Saint-Symphorien dans le cadre du Championnat de France de première division..L’affiche ne s’est jouée qu’une seule fois à l’étage inférieur, alors que le football professionnel faisait ses premiers pas, au cours de la saison 1934/1935. Lens l’avait emporté un but à zéro, le 20 janvier 1935.

    Bilan en première division

    Victoire de Metz : 20
    Matches nul : 10
    Victoire de Lens : 14
    Buts marqués par Metz : 65
    Buts marqués par Lens : 54

    Les dix derniers Metz - Lens

    Fait marquant, Metz n’a plus gagné à domicile contre Lens depuis la saison 2000-2001. Alors que le Stade Bollaert lui a plutôt souri ces derniers temps. Le 29 octobre 2000, les Messins l’emportèrent donc grâce à des buts de Jonathan Jager et Gérald Baticle Sur les dix dernières rencontres, ils n'ont signé que deux petites victoires. Une statistique à corriger.

    2007-2008, 14e journée : 1-2
    2005-2006, 33e journée : 0-1
    2004-2005, 35e journée : 1-1
    2003-2004, 27eme journée : 0-2
    2001-2002, 4ème journée : 0-1
    2000-2001, 13ème journée : 2-1
    1999-2000, 14ème journée : 0-0
    1998-1999, 27ème journée : 0-1
    1997-1998, 30ème journée : 0-2
    1996-1997, 29ème journée : 2-0

    Ils sont passés par les deux clubs

    Voici la liste des joueurs (ou entraîneurs) qui sont passés par le Racing Club de Lens et le FC Metz. Notre base de données en dénombre 21.

     Christophe MARICHEZ : Gardien de but, à Lens de 1996 à 2000, à Metz depuis 2005 Toifilou MAOULIDA : Attaquant, à Metz en 2003-2004, à Lens depuis juin 2007
    Eric CUBILIER : Défenseur, à Lens en 2004-2005, à Metz en 2007-2008
    Joël MULLER : Défenseur, joueur à Metz entre 1966 et 1978 puis responsable de la formation et entraîneur entre 1989 et 2000, et en 2005-2006. Entraîneur à Lens de 2001 à 2005
    Michel ETTORRE : Gardien de but. Joueur à Metz entre 1973 et 1980, puis de 1981 à 1988 ; entraîneur adjoint entre 1991 et 1996, 2005 et 2007. Entraîneur adjoint à Lens entre 2001 et 2004, et depuis juin 2008
    Jocelyn BLANCHARD : Milieu de terrain, à Metz de 1995 à 1998, à Lens de 1999 à 2003
    Bruno RODRIGUEZ : Attaquant, à Metz de janvier 1997 à janvier 1999 puis de janvier à mai 2004, à Lens entre 1999 et 2002
    David REGIS : Défenseur, à Lens au cours de la saison 1996-1997, à Metz de 1998 à 2002
    Frédéric MEYRIEU : Milieu de terrain, à Lens de 1993 à février 1997, à Metz de 1997 à 2002
    Didier SIX : Milieu de terrain, à Lens au cours de la saison 1977-1978, à Metz en 1985-1986
    Joseph Désiré JOB : Attaquant, à Lens en 1999-2000, à Metz en 2001-2002
    Sébastien CHABBERT : Gardien de but, à Lens entre 1999 et 2007. Prêté à Metz six mois en 2000-2001
    Rigobert SONG : Défenseur, à Metz entre 1994 et 1998, à Lens entre 2002 et 2004
    Philippe VERCRUYSSE : Milieu de terrain, à Lens entre 1980 et 1986, et en 1987-1988. A Metz en 1994-1995
    Fathi CHEBEL : Milieu de terrain, à Metz au cours de la saison 1979-1980, à Lens en 1989-1990
    Bernard LAMA : Gardien de but, à Metz en 1989-1990, à Lens en 1991-1992
    Jules BOCANDE : Attaquant, à Metz entre 1984 et 1986, à Lens en 1991-1992
    José SOUTO : Milieu de terrain, à Metz entre 1977 et 1981, à Lens en 1987-1988
    Philippe PIETTE : Milieu de terrain, à Metz entre 1980 et 1982, à Lens entre 1982 et 1984
    Richard KRAWCZYK : Milieu de terrain, à Lens entre 1963 et 1968, puis entre 1976 et 1979. A Metz de 1968 à 1971
    Marcel HUSSON : Défenseur puis entraîneur. Joueur à Metz de 1960 à 1967, puis entraîneur de 1984 à 1989 ; a entraîné Lens au cours de la saison 1989-1990
    Ignace KOWALCZY : Milieu de terrain puis entraîneur. A Lens entre 1931 et 1933. A Metz entre 1937 et 1939, 1945 et 1950 ; puis entraîneur entre 1948 et 1950

    February 18

    Un sommet, un nouveau stade qui se profile à l'horizon...penser à récupérer et à se concentrer !

    La petite phrase du jour : « Metz au pied de la montagne…c’est ainsi qu’il faudra aborder ce match : ne as se voir trop beau, mais être conscients qu’en face aussi, ils auront peur de mal faire et qu’on les a déjà battus et chez eux !!  »

     

    Collectivités locales et investisseur

    Le stade Saint-Symphorien, quoiqu'implanté sur le territoire de Longeville-lès-Metz, appartient aujourd'hui à la ville de Metz et est loué par le FC Metz. Le futur stade, s'il est construit un jour, ce qui suppose que les quatre collectivités locales "concernées" (Région, Conseil général de la Moselle, CA2M, ville de Metz) acceptent de mettre (un peu, beaucoup, passionnément...) la main à la poche, sera quant à lui issue d'un partenariat public-privé.

    Pour autant, le club messin est pour le moment suspendu à la décision des collectivités locales. Et en particulier de la ville et de la CA2M. « Nous attendons leur proposition en matière de terrains », signale Bernard Serin.

    Dans ce projet. les collectivités locales ont plusieurs rôles à jouer. Ce sont elles qui disposent des terrains, elles vont participer au montage financier et ce sont encore elles qui pourront, dans les meilleurs délais, donner les autorisations d'ouvertures de surfaces commerciales. Faut-il rappeler que les Commissions départementales d'aménagement commercial (CDAC), souveraines en la matière, sont notamment composées de représentants de la commune d'implantation, de la commune la plus peuplée de la zone, de la communauté de communes et du conseil général ? « Il y a une volonté unanime d'avancer », souligne Bernard Serin. Mais il faudra que tout le monde avance en même temps et à la même vitesse.

    Dans ce projet "commercial". il importe également que le FC Metz puisse être en cheville avec un opérateur commercial. « Nous l'avons trouvé. Il est d'une envergure comparable à celui qui va investir dans le stade de Strasbourg », annonce Bernard Serin. Dès que possible, élus et investisseurs pourront donc se retrouver à la même table.

    Le plus vite sera le mieux.

    Projet du futur stade de Metz : Encore une idée… de Génie (???Agressif....)Qu'est ce qu'on perd comme temps!!!!

    La mairie de Metz vient d'émettre une nouvelle idée d'implantation pour le futur stade du FC Metz : sur les terrains bientôt abandonnés par le 2e Régiment du Génie. Il commence à y avoir urgence.

    L'entrée du 2e Régiment du Génie, tout prés du centre-ville de Metz : un nouvel emplacement possible pour le futur stade ?

    Un projet de stade qui en est surtout au stade du projet. En tout cas, le futur stade du FC Metz, encore loin d'exister, a déjà beaucoup voyagé : parti de l’ile Saint-Symphorien, où le plan initial de modernisation de l'enceinte déjà existante semble bel et bien mort aux pluches, son itinéraire a depuis beaucoup slalomé, dans l'agglomération et alentour : Augny et Marly au Sud, Grigy à l'Est. Amnéville (très) au Nord dessinent le parcours en pointillé d'un dossier qui rebondit aujourd'hui beaucoup plus près du centre-ville, mais par la face Nord.

    Premier adjoint au maire chargé de l'Urbanisme, Richard Lioger a récemment évoqué la possibilité des terrains actuellement occupés par le 2e Régiment du Génie, qui fermera ses portes en 2010.

    Jusqu'ici, respectueux disent- ils des promesses formulées par le président Sarkozy en septembre dernier, les élus messins espéraient l'arrivée d'un régiment venu d'Allemagne, en lieu et place du 2e Génie. Ils ne verront rien venir et réfléchissent donc à l'utilisation de ce site, parmi d'autres bientôt libérés par l'armée. Voilà pourquoi ce que Richard Lioger appelle « une idée » lancée « dans une discussion » intervient seulement aujourd'hui : « Cet endroit offre l'avantage de drainer le flux des spectateurs les plus nombreux en provenance du Nord de Metz, détaille le premier adjoint de Dominique Gros. Les terrains de manœuvre de ce site représentent une trentaine d'hectares et, avec les bâtiments, on en est à soixante hectares, qui ouvrent donc la possibilité à l'adossement d'emplacements commerciaux.

    « Nous n'avons plus de temps à perdre »

    Au FC Metz, on prend acte de cette hypothèse supplémentaire, tout en relevant qu'il est : « un peu trop tôt pour en parler : L'espace semble assez grand pour accueillir le stade, des parkings, et les surfaces commerciales attenantes, affirme Bernard Serin, actionnaire majoritaire et pilote du projet de développement du club, mais il en existe d'autres. compte-tenu de la nouvelle donne foncière à Metz. S'agissant de celle-là,  il faut déjà lancer les études de faisabilité. » Riverain de la Moselle, le site est également proche de l'autoroute, mais actuellement accessible par une seule voie. Bernard Serin parle aussi de desserte «  ferroviaire », car « il faut anticiper sur les futurs modes de déplacement ». Richard Lioger précise quant à lui le passage à proximité du futur transport en commun en site propre. La réflexion continue. Les idées se suivent. Les études se poursuivent et, pendant ce temps, l'urgence grandit. Vendredi, jour de la dernière rencontre entre mairie et club ainsi qu'entre les équipes de Metz et Montpellier, en Ligue 2, devant 8928 spectateurs, la Fédération française de football a officiellement présenté la candidature de la France à l'organisation du championnat d Europe. en 2016. Pour ne pas laisser passer l'effet d'aubaine ainsi suscité, rattraper le retard sur le projet voisin de Strasbourg, par exemple, et ne pas connaître le même échec qu'avant la Coupe du monde 1998. Metz doit faire vite. Au moins cette nouvelle possibilité d'implantation prouve-t-elle que la ville n'a pas envie de voir son club quitter ses murs. A la mairie. assure Richard Lioger, nous sommes tous conscients que le FC Metz constitue un vecteur d'image essentiel! Nous ne souhaitons d'ailleurs qu'une chose, qui ne dépend pas de nous : sa remontée en Ligue 1. J'espère maintenant que l'unanimité va rapidement se faire sur la volonté d'accompagner ce projet, sur une contribution financière et sur l'emplacement du stade, reprend Bernard Serin, Nous n'avons plus de temps à perdre. »

    METZ en bref : Vivian (cheville) a quitté ses partenaires avant la fin de l’entraînement, hier, sans que cela n’inquiète son entraîneur. Cardy (épaule) est resté aux soins. Bessat (cuisse) a couru.

     

     

    (Site officiel FC Metz) Les échos du mardi

    Après deux jours de repos, les Grenats se sont retrouvés mardi matin du côté de Saint-Symphorien. Ils entament une semaine de préparation importante avant la réception de Lens. Voici les nouvelles du groupe.

    Anastassowa retouche le ballon…
    Un petit événement s’est produit mardi à l’occasion de la reprise de l’entraînement : Arnaud Anastassowa, qui s’entraîne sous la conduite de Jeremy Moureaux depuis trois semaines, a pu toucher un peu le ballon. Cela ne lui était plus arrivé depuis sa blessure aux ligaments croisés, le 9 septembre 2008, au cours du match de Coupe de la Ligue Metz – Reims. « Je n’ai pas trop perdu, plaisante le Forbachois. J’avais déjà connu la blessure, je savais donc à quoi m’attendre au niveau de la rééducation. Mais ce coup d’arrêt a été difficile à vivre pour moi, moralement plus que physiquement. »
    Si Arnaud a gambergé, c’est également car son histoire rappelle furieusement celle de son père. Lui aussi passé par les équipes de jeunes du Club à la Croix de Lorraine, il s’était occasionné une rupture du LCA une semaine seulement après sa première sélection dans le groupe pro. Tandis qu’Arnaud est sorti sur civière quelques minutes après son entrée en jeu contre Reims, alors qu’il vivait ses premières minutes de jeu de la saison. « Pour le moment, conclut-il, Jeremy gère mon évolution au jour le jour et m’accompagne dans ma progression. A la fin du mois, je verrai un spécialiste. On jugera à ce moment là si je peux reprendre avec le groupe. »
    …Gestede renoue avec la compétition
    Autre espoir du club messin issu de la génération ‘1988’, Rudy Gestede a lui aussi retrouvé le sourrire. Le numéro 9 a pu jouer en équipe B le week-end dernier à Lille (défaite 1-0 des hommes de José Pinot). Il est resté sur la pelouse durant une heure. Après avoir débuté la saison aux côtés de Papiss Cissé à la pointe de l’attaque messine, Gestede s’était occasionné une blessure dorsale qui a nécessité plusieurs mois de soins et de remise en forme.
    Bessat sur le retour
    Suspendu contre Montpellier, Vincent Bessat souffre de la cuisse depuis quelques jours mais il a pu trottiner mardi matin. Son retour au sein du groupe est prévu ce jeudi. Guillaume Rippert est quant à lui remis de son problème musculaire au mollet. Et si Matheus Vivian a dû quitter la séance un peu plus tôt que prévu, le staff messin ne s’en inquiète pas outre mesure. Julien Cardy est quant à lui dans l’attente après sa rechute lors de Metz – Montpellier. Il est retombé sur l’épaule qui l’avait déjà contraint à quitter les siens à Vannes en début d’année. Il n’y a rien de cassé. « C’est l’évolution de sa douteur qui déterminera son retour », a indiqué Yvon Pouliquen. Pour finir, Nenad Jestrovic, excusé, était absent.

     

    Gaétan Bussman, monsieur plus des 18 ans
    Les 18 ans ont battu le Paris Saint-Germain ce week-end sur le score de deux buts à zéro. Le latéral gauche Gaétan Bussman (photo) a été l’acteur principal de la partie en délivrant une passe décisive et en marquant un but. Il aurait même pu en inscrire deux si la transversale n’avait pas repoussé sa première tentative. C’est sa sixième réalisation cette saison… pas mal pour un défenseur de formation ! Vous retrouverez dans le prochain numéro du Feu Sacré son portrait, dans la rubrique « Espoir grenat ».
    Des Messins vers la Coupe d’Afrique
    Damien Chrysostome et Oumar Sissoko sont au coude au coude pour la qualification à la Coupe du Monde et à la Coupe d’Afrique. Le Bénin et le Mali sont en effet dans le même groupe lors du dernier tour de qualification de la zone Afrique. Au terme de cette phase, le 1er de la poule jouera les deux compétitions, tandis que les deuxième et troisième participeront à la CAN uniquement. La semaine dernière, les deux Messins ont tous deux porté le maillot de la sélection à l’occasion de rencontres amicales. Ils ont connu des fortunes diverses. Chrysostome et le Bénin se sont inclinés en Algérie (2-1). Le défenseur a joué l’ensemble de la rencontre. Sissoko et le Mali ont battu Angola quatre buts à zéro, le gardien messin est resté trente minutes sur la pelouse. Une rencontre à laquelle n’a pas participé Luis Delgado.


      (RL) Mendy s’affranchit au milieu

    Attaquant axial de formation, Victor Mendy a été repositionné ces dernières semaines au milieu de terrain. Un poste qui lui réussit bien, en dépit de ses quelques réserves…

    La chose semble actée : Victor Mendy, classifié en début de saison dans la catégorie "attaquant" du FC Metz, recule d’un cran. Depuis cinq matches, il officie dans un autre registre, en qualité de milieu de terrain. "Choix de l’entraîneur", selon la formule usitée dans le milieu. Etonnant à première vue, tant la complicité naissante entre Mendy et Cissé semblait s’affirmer sur le front de l’attaque, ce repositionnement se fonde sur les qualités intrinsèques du natif de Dakar.
    Son volume de jeu, impressionnant, son dynamisme et son sens «du respect des consignes », dixit Yvon Pouliquen, justifient cette reconversion récente. «Victor amène de la vitesse sur l’extérieur, de la profondeur dans le couloir. Il percute et pique souvent dans l’axe ». Un profil qui diffère de celui de Laurent Agouazi, plus à l’aise dans la conservation du ballon. Et qui se démarque encore de Nicolas Farina, capable, de par ses qualités de dribbles, de débloquer des situations dans des petits périmètres.

    «En phase d'apprentissage»

    Abondance de biens ne nuit jamais. Le technicien messin ne se plaindra donc pas de cette nouvelle option qui s’offre à lui. Le dernier succès signé vendredi à Saint-Symphorien contre Montpellier (3-1) le conforte même dans cette configuration : «Progressivement, il va s’affirmer dans ce nouveau rôle qui ne le prive d’ailleurs pas de situations de buts. La preuve, il en a inscrit deux sur les cinq derniers matchs». Un bon ratio, de nature à lever les quelques réserves qui habitent l’intéressé.
    «Je n’ai pas encore tous les repères pour évoluer au milieu. Je me situe encore en phase d’apprentissage. » L’ancien joueur du Paris FC apprivoise actuellement les contours de sa nouvelle affectation, se familiarise avec les droits et devoirs des hommes du milieu : «Mon replacement défensif ne se fait pas encore naturellement. Heureusement, l’abattage de Julien (Cardy) et Romain (Rocchi) permet de colmater les brèches».
    Les rappels à l’ordre de Cédric Barbosa, «qui anticipe bien les coups», lui servent encore de garde-fou lorsque d’instinct, le Sénégalais se laisse happer par l’axe offensif messin. Là où s’épanouit Papiss Cissé, son "ancien" voisin sur le terrain. Homme de devoir attaché aux valeurs collectives - «Victor ne se plaint pas, il ne dit jamais un mot plus haut que l’autre» - Mendy ne souhaite pas troubler le fragile équilibre dégagé en attaque : «Papiss est en réussite. Offensivement, on a retrouvé l’efficacité qui nous faisait défaut avant la trêve. Notre dynamique est bonne, il n’y a aucune raison de changer le système. Moi, je me satisfais de jouer, de la confiance que m’accorde l’entraîneur ». Des propos qui ne sauraient toutefois effacer son aspiration la plus profonde : «Je n’ai pas fait une croix sur le poste d’attaquant ». Yvon Pouliquen semble penser le contraire…

    Angers et Metz préfèrent les gros

    Des six équipes à la lutte pour la montée en Ligue 1, Angers et Metz se révèlent les plus à l’aise dans les confrontations directes. Le point entre la venue de Montpellier et celle de Lens à Saint-Symphorien…

    En Ligue 2 aussi, les loups se dévorent entre eux. Mais tous ne manifestent pas le même appétit. A la table des grands, Lens n’est pas très gourmand ; à côté de l’actuel leader du championnat, Angevins et Messins passent même pour de redoutables carnassiers.

    Au classement des confrontations directes entre les six candidats actuellement en lice pour la montée en Ligue 1, les premiers deviennent les derniers : Lens ferme en effet la marche, avec une moyenne inférieure à un point par match. Sur cinq rencontres dites au sommet, expression un rien galvaudée en cette saison de grande densité en tête du championnat, les Lensois n’en ont remporté qu’une seule, face à Angers, à une époque où Angers n’était encore qu’un pensionnaire anonyme du milieu de tableau. Leader au général malgré six défaites, Lens en a concédé la moitié à ses concurrents : Metz, Montpellier, Boulogne. Ce manque d’autorité est évidemment une cause essentielle à une présence aussi massive de postulants aux trois premières places, à quinze journées de la fin du championnat.
    La loupe placée sur le haut du classement grossit évidemment les traits de certains. Ainsi, Metz déplore deux défaites en sept matches, deux revers subis à Saint-Symphorien en 2008 : l’un, stupéfiant, en août face à Boulogne ; l’autre, préoccupant, en décembre face à Angers. Loin de chez eux, les Messins réalisent un parcours sans faute, et même quasi parfait : victoires à Montpellier puis à Lens, nul à Boulogne.

    Un certain Metz-Lens…

    Mais en 2009, Metz a aussi réapprivoisé son terrain, il vient de le démontrer en infligeant un nouveau revers à Montpellier, grimpant sur la deuxième marche du podium pour la première fois depuis la sixième journée, mi-septembre. C’est dire si l’ex-classique de Ligue 1 entre Metz et Lens suscite bien des attentes et bien des promesses ; il est prévu lundi prochain, à Saint-Symphorien.
    Mais il y a donc plus performant encore que Metz face aux autres gros bras de Ligue 2 : Angers. Véritablement apparus aux premières loges en décembre, dans la foulée de leur victoire à Saint-Symphorien, les Angevins avaient préalablement battu Strasbourg et Boulogne, avant de partager les points avec Montpellier. Un seul faux pas donc à leur actif, à Lens, qu’ils reçoivent très bientôt, une occasion de mesurer la pertinence de leur nouveau statut. En attendant, avec une moyenne de deux points par match face aux cinq autres équipes de tête, Angers justifie à la fois sa présence sur le podium, et ses nouvelles ambitions. Des ambitions auxquelles Strasbourg n’a pas renoncé, bien qu’ayant marqué le pas ces dernières semaines : dans le mini-championnat de tête, les Alsaciens affichent un bilan moyen, qu’ils auront bientôt l’occasion d’améliorer, ou pas, en peu de temps, puisqu’ils passeront en revue Angers, Lens et Metz entre les 28e et 33e journées. Enfin, beaucoup moins bien qu’Angers et Metz mais mieux que Lens, Montpellier et Boulogne tirent leur épingle du jeu. Le pire, c’est que la situation n’est peut-être pas à la veille de se décanter : Montpellier - Strasbourg, lors de la trente-huitième et dernière journée, pourrait par exemple très bien servir de balle de match.

     PLATINI AU PARLEMENT EUROPÉEN. – Michel Platini interviendra ce matin au Parlement européen, qui rassemble, à Bruxelles, les 785 députés élus dans les 27 pays membres de l’Union européenne. Le président de l’UEFA répétera un souhait déjà développé à Biarritz, en novembre dernier, lors de la réunion informelle des ministres des Sports de l’Union européenne : l’interdiction des transferts pour les moins de 18 ans. Il devrait défendre le projet basé sur un enseignement sportif et scolaire des joueurs. Enfin, il devrait s’exprimer sur l’organisation conjointe de l’Euro 2012 par la Pologne et l’Ukraine, ce dernier pays ayant accumulé un retard inquiétant susceptible de remettre en cause l’accueil de la compétition.

    February 17

    Lens creuse l'écart et semble à l'abri...

    Les  petites phrases du jour : « Ben Arfa, je l’aurais envoyé trois mois en CFA »  (Christophe Dugarry dans l’équipe) : purée, tu as vraiment la mémoire courte, mon p’tit gars ! Tu fais la démonstration que l’on peut être un vieux joueur et un jeune con…. (Rappelles toi tes coups de sang et tes coup de boules, ton image dans le championnat de France de ligue 1 !) T’as vraiment attrapé le melon… tu fais preuve de condescendance, mec ! L’hôpital  se fout de la charité ! Tu ressembles de plus en plus à ces anciens de 58 qui vous critiquaient en 98, faute de résultats probants ! Au fait, pour « parler foot », comme tu dis : à t’entendre critiquer les uns et les autres, tu attends quoi, pour faire l’entraineur, toi qui semble avoir la science infuse ? Arrêtes de baver et deviens grand !

    -« Mauvaise »  « dominée », l’équipe de France contre l’Argentine ? Allons donc : il se serait passé quoi, selon toi, à la mi-temps, si on avait simplement échangé les deux n° 10 ? Un joueur fatigué, en manque de fraicheur contre un joueur hors du commun ? Deux, voire trois buts dans les filets de la « fantastique » équipe adverse, certainement !!!

     

    A deux secondes près !

    Lens tire le gros lot : Grâce à un but de Maoulida dans les ultimes instants, le leader a désormais huit points d’avance sur le quatrième. Dommage : lundi prochain, la place de leader aurait été en jeu, s’il n’y avait eu ces trois minutes de jeu supplémentaires ! Là, on devra se contenter d’un match de prestige et se méfier de deux joueurs : Aruna et Maoulida

    Sans être géniaux, les Lensois furent finalement récompensés de leur montée en puissance et le coaching de Jean-Guy Wallemme, qui empila les attaquants à la fin, se révéla payant. Sur un ultime assaut d’Aruna, vraiment de retour, Maoulida, entré en jeu, marquait d’une reprise du droit son neuvième but de la saison en L 2 (90e + 4).

     

    Un sommet à venir

    LE LEADER LENSOIS a bien fait d’engranger des points contre Clermont (2-1) hier. Lundi prochain, il se rendra chez son dauphin à Metz pour un sommet de la Ligue 2. Les Messins ont confirmé, vendredi, leur spectaculaire redressement en dominant Montpellier, un autre prétendant à la montée (3-1). Ils doublent Angers, le perdant de cette 23e journée, qui reste néanmoins sur le podium. Après quatorze matches consécutifs sans défaite (neuf victoires et cinq nuls), les Angevins ont chuté à Brest (1-2), leur bête noire cette saison (deux défaites). Ils voient revenir Strasbourg, qui a pris les trois points, contre Châteauroux (1-0), pour la première fois en 2009. Les hommes de Furlan, qui a sauvé sa place de coach la semaine dernière, restaient sur treize points gagnés en treize matches, un rythme de relégable qui ne leur a pas porté préjudice puisqu’ils sont encore dans la course.

    Au contraire de Boulogne-sur-Mer, qui décroche de plus en plus, comme le montre sa défaite à Dijon (0-1). L’équipe surprise du début de saison a glané seulement huit points lors de ses dix derniers matches. En bas du classement, tous les espoirs de maintien sont encore permis pour Nîmes, vainqueur de Troyes.

    Reims, l’équipe de Luis Fernandez, aura, elle, bien des difficultés pour éviter la relégation si elle se laisse piéger à domicile, comme ce week-end par Amiens (1-3).

    Cardy rassuré

    Rippert (mollet) devrait retrouver le groupe ce matin et Bessat (cuisse) pourrait l’imiter rapidement. Cardy, dont l’épaule a de nouveau lâché vendredi, reprendra en fonction de l’évolution de la douleur, les examens complémentaires n’ayant rien révélé de grave.

    A méditer : ils l’ont dit hier soir :

    Didier OLLÉ-NICOLLE (entraîneur de Clermont) : « Cela fait deux fois en quinze jours qu’on prend un but dans le temps additionnel, après celui de Nîmes (1-1). Mais là, c’est vraiment dur à avaler, car ce deuxième but, on l’a pratiquement donné aux Lensois. On tenait un résultat nul qui aurait été mérité, et on a joué à la 93e minute comme si c’était la 35e ou la 50e, on s’est fait piéger comme des bébés ! »

     Jean-Guy WALLEMME (entraîneur de Lens) : « On avait bien entamé le match, mais on a redonné confiance à nos adversaires beaucoup trop vite et on a déjoué pendant quinze minutes. En seconde période, ça a été un peu mieux, et on a eu des situations qu’on aurait dû mieux gérer. Au final, on gagne à l’arraché, ce qui est cruel pour Clermont, surtout dans ce contexte. Les cinq points d’avance sur Metz, deuxième, m’importent peu. Ce qui compte c’est de remonter, et si on termine troisièmes, je m’en satisferai. »

    February 16

    Insultes racistes à Lyon : quelles sanctions sportives ?

    La petite phrase du jour : « Un spectateur interpellé à Lyon pour insultes racistes…Metz avait été suspendu de stade pour ça, il y a un an et avait fait la une des journaux pendant au moins quinze jours ! Quelles sanctions sportives pour Lyon et pour Le Havre ?.... Allz, je prends les paris : aucunes, parce que ça s'est passé à Lyon, n'est ce pas ?»

    METZ

    Reprise demain matin, le match face à Lens n’étant programmé que lundi prochain. Bessat (cuisse) devrait, lui, reprendre la course aujourd’hui.

     

    CFA : Dure reprise pour les Messins

    Après six semaines sans jouer. Metz se déplaçait chez une équipe lilloise en plein doute. Le duel entre une équipe messine en manque de repères et un LOSC qui enchaîne les défaites a tourné en faveur des Nordistes. Dure reprise pour les hommes de José Pinot qui restent dans le mauvais wagon.

    Dans un championnat de CFA rendu illisible par une multitude de matchs en retard. il est difficile de juger du niveau de chaque équipe. Après un mois et demi sans compétition, les lorrains se demandaient légitimement où ils en étaient. Le match d'hier, sans apporter toutes les réponses. donne un premier aperçu des points forts et faiblesses de l'équipe. Au rayon des satisfactions, une bonne entame de match avec un coup-franc à la limite de la surface que Sakho expédiait dans le mur (5e). Petit à petit, l'emprise lilloise au milieu de terrain se faisait plus grande et la surface adverse plus lointaine. « Après notre bonne entame on a subit un gros coup de tempête pendant vingt minutes. déplorait José Pinot, ils étaient plus puissants que nous dans les duels et récupéraient tous les deuxièmes ballons ». Au milieu de l'orage pourtant : un éclair arrivait signé Bourgeois (33e). On ne le savait pas encore, mais le face-à-face perdu par le milieu messin face à Butelle restera la plus grosse occasion du match pour les visiteurs.

    Juste avant la pause, et alors que Metz revenait dans la rencontre. Baseya obligeait Sissoko à une parade réflexe sur sa ligne (44e). Il ne fallait pas plus d'une minute à l'attaquant lillois pour obtenir sa revanche d'un tir croisé au rebond malheureux (1-0, 45e). « Dans ces matchs très équilibrés la différence se fait souvent sur le premier but. poursuit l'entraîneur messin. Malheureusement pour nous on l'encaisse juste avant la mi-temps et après ça devient beaucoup plus difficile ». Car si à 0-0 le match pouvait basculer à tout moment, une fois mené il faut faire le jeu. Chose trop dure pour une équipe en manque de rythme. Un deuxième acte qui ne se résumait plus qu'à une bataille physique que technique. et où Butelle ne fut jamais inquiété. Rien n'est pourtant perdu. Avec quatre matchs en retard à disputer, les chances de maintien sont bien réelles. Même si José Pinot préfère se concentrer uniquement sur les matchs à venir : « Ce serait un mauvais raisonnement que de penser aux matchs en retard. On doit d'abord penser à gagner nos matchs et on verra où ça nous mène ». Autre adversaire et autre calibre, dimanche prochain c'est à l'armada sochalienne qu'il faudra se frotter.

    LILLE (B) - METZ (B): I -0

    Arbitre : Mme. Bonnin. 144 spectateurs. But : Baseya (45e) pour Lille. Avertissement au Lillois Souare (58e) : au Messin Fallou (79e).

    LILLE (B) : Butelle Vandam. Moro Mve. Souare. Sauvage : Sou- guet. Lyng. Obino. Baseya (Nini. 76e) Salibur. Sofiane (Baherle. 82e). Entraîneur : Pascal Planque

    METZ (B) : Sissoko Zimmer. Fallou. Siebert. Schmisser : Patin. Gueye. Bourgeois. Gestede (Haddadji. 63e) ; Sommer. Sakho. En­traîneur : José Pinot.

     

    18 ans La patience messine

    FC METZ - PARIS SAINT-GERMAIN : 2-0

    Buts : FC Metz : Ngbakoto (59e), Bussmann (85e).
    Dès l’entame, on sentait que les joueurs parisiens allaient poser problème aux Messins, qui éprouvaient des difficultés à conserver le ballon face à cette équipe rapide et bien organisée. Il fallait attendre la 18e minute pour voir la première action dangereuse, et elle était parisienne. Kamghai centrait pour la tête de Qasmi, dont la reprise passait à côté des buts de Delle. Metz était à deux doigts d’ouvrir la marque sur un coup franc de Mohamed. Les reprises successives de Bussmann et Songo’o étaient sauvées in-extremis par les défenseurs parisiens (24e).
    La première période fut celle des occasions manquées puisqu’à la demi-heure de jeu, le PSG voyait lui aussi une balle sauvée sur la ligne par Meligner (31e). Les protégés d’Olivier Perrin débloquaient enfin la situation à la 59e minute. Sur un centre venu de la gauche, Songo’o ratait sa tentative tandis que Ngbakoto était là pour pousser le ballon au fond des filets (1-0 ; 59e). Les visiteurs avaient la possibilité d’égaliser sur une sortie de Delle, mais Qasmi envoyait sa balle au dessus (73e). Metz se mettait définitivement à l’abri d’un tir en force de Bussmann après un bon décalage (2-0 ; 85e).

    Aruna est bien là

    Éloigné des terrains huit mois, convoité au mercato, l’Ivoirien est resté à Lens. Avec de l’ambition.

    LENS – (Pas-de-Calais)

    SA LONGUE ABSENCE n’a rien changé. En ce frais matin de février, à la Gaillette, le Lensois le plus sollicité par les enfants pour signer des autographes après l’entraînement demeure Aruna Dindane. Ils n’ont pas oublié qu’au moment de sa rupture des ligaments croisés antérieurs du genou gauche, le 3mai 2008, contre Monaco (0-0), l’attaquant commençait à retrouver le chemin de la forme et de la confiance. Il restait sur un doublé contre Sochaux (3-2) puis un but au Mans (2-3). Le président artésien, Gervais Martel, le répète souvent : « Sans cette blessure, nous ne serions pas descendus en L 2. » Après cette relégation traumatisante et avec ce genou détruit, il était compliqué pour Aruna de partir l’été dernier, même si certains clubs, comme Nice, s’y intéressaient. C’est donc à Lens que l’Ivoirien a parcouru l’interminable chemin de la rééducation, des soins et de la remise à niveau. « Cela m’a paru extrêmement long », avoue-t-il.

    Les Éléphants en point de mire

     Surtout que l’entraîneur des Sang et Or, Jean-Guy Wallemme, l’a réintégré avec une infinie prudence; D’abord, par une réapparition dans le groupe sans sortir du banc, le 19 décembre contre Brest (2-0) ; puis, par deux entrées en jeu d’une demi-heure, le 8 janvier, à Boulogne-sur-Mer (1-3), et le 30 janvier, à Châteauroux (0-0). Il fut enfin titularisé contre Nîmes (1-0), le 6 février, disputant 78 minutes sans relief et sans occasion. « Mon retour n’a pas été précipité, car l’équipe tournait bien et c’est une bonne chose. Mais aussi pour ne plus éprouver d’appréhension dans les contacts et me lâcher totalement, cela nécessite un peu de temps. » Il lui en faudra sans doute davantage pour retrouver son meilleur niveau, les médecins l’estimant souvent du même ordre que celui de l’absence (six à huit mois). « On est tous différents et j’espère bien que ce sera beaucoup moins long », explique Aruna, qui a marqué à nouveau, mais en amical, contre Valenciennes (1-1), le 23 janvier. « Mon objectif est d’inscrire au moins dix buts d’ici à la fin de saison et d’assurer la remontée. » Il est donc « content d’être resté », alors qu’au mercato d’hiver des clubs anglais, comme Tottenham et Stoke City, le convoitaient sous forme de prêt avec option d’achat, une solution rejetée par Gervais Martel, désireux d’obtenir un transfert définitif pour encaisser de l’argent frais. L’intérêt sportif du club semble coïncider avec celui du joueur, conscient qu’à Lens, où il est sous contrat jusqu’en juin 2010, « toutes les conditions sont réunies pour bien se relancer », car il bénéficie de « davantage de soutiens » que dans un éventuel nouveau club.

    À vingt-huit ans, Aruna aspire à retrouver les Éléphants de Côte d’Ivoire (40 sélections, 14 buts) le plus vite possible, pourquoi pas dès le 29 mars contre le Malawi, en qualifications pour la Coupe du monde 2010. Surtout, armé de la devise « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort », il veut désormais, en priorité, « prendre un maximum de plaisir ».

    Lyon-le havre : Un spectateur interpellé pour «insultes racistes» à Mensah

     Un spectateur a été arrêté par les forces de l'ordre pendant le match Lyon-Le Havre, pour avoir proféré des «insultes racistes» contre le défenseur ghanéen de Lyon John Mensah.

    L'homme, qui soutenait Le Havre, a été ensuite placé en garde à vue dans les locaux de l'hôtel de police de Lyon où il a été entendu. «Une nouvelle audition est prévue ce matin », a-t-on indiqué au parquet qui a évoqué «des attitudes désobligeantes» à l'égard du footballeur. « Il fera ensuite l'objet de poursuites pénales de la part du parquet à l'issue de l'enquête », a-t-on ajouté.

    «Dès l'échauffement, des supporteurs du Havre ont proféré des insultes racistes envers John Mensah mais aussi Kader Keita, Frédéric Piquionne ou encore Karim Benzema », a expliqué le président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, devant la presse. «John a très mal pris la chose. Cela a continué durant la rencontre. Cela l'a amené à avoir une attitude de rébellion », a précisé le président de l'OL, alors que John Mensah a été exclu à la 71e minute du match après deux cartons jaunes.
    «Nous avons sans doute fait une erreur au niveau du club de ne pas avoir prévenu les délégués et l'arbitre de ce qui se passait. Nous avons fait un certain nombre d'annonces dans le stade. La police a décidé d'interpeller les auteurs de ces cris de singes. Il s'agit essentiellement d'un supporteur du Havre qui était dans la tribune et qui a été arrêté», a ajouté Jean-Michel Aulas, qui a quitté la tribune présidentielle avant le terme de la rencontre.
    Le spectateur a été interpellé dans la tribune Jean-Bouin. Le speaker du stade en a fait l'annonce en début de seconde période, vers la 55e minute, avant de rappeler les termes de la loi en matière d'insultes racistes dans un lieu public.
    L'entraîneur de l'OL Claude Puel, qui n'a pas entendu les insultes, a déclaré au micro de Foot+ avoir fait une «faute» en ne sortant pas Mensah plus tôt.

    Deux sanctions à Metz

    Lors de la saison 2007-2008, 14 interpellations pour actes racistes autour des matches de L1 avaient été effectuées, dont 5 hors des stades, a indiqué le commissaire divisionnaire Michel Lepoix, ancien coordinateur national football, lors d'un colloque intitulé «football professionnel, racisme et engagement citoyen», le 9 février à l'Assemblée nationale.
    Parmi les dernières affaires jugées pour insultes racistes, deux avaient concerné des supporteurs du FC Metz. Le premier avait été condamné le 13 mai à trois mois avec sursis et trois ans d'interdiction de stade pour avoir insulté Abdeslam Ouaddou, Franco-marocain alors capitaine de Valenciennes. Le second avait été condamné le 14 août à six mois de prison avec sursis et un an d'interdiction de stade pour avoir proféré en avril des insultes racistes à l'encontre du joueur albanais de Marseille Lorik Cana, et avoir frappé un stadier.
    Le 7 août, enfin, un supporteur lillois a été condamné à trois
    mois de prison avec sursis pour injure à caractère racial proféré lors d'un match entre Valenciennes et Lille.

    February 15

    Lundi, Lens se lance...On regardera !

    La petite phrase du jour : «A la saint Valentin, tout finit bien, à la saint Claude, on ne prend plus Metz pour des pipes »

     

    METZ. Le match contre Lens n’étant programmé que lundi prochain, les Messins bénéficient de deux jours de repos. Ils reprendront l’entraînement mardi. Dès la fin du match face à Montpellier (3-1), la pelouse de Saint-Symphorien a été bâchée en prévision des températures très basses attendues les prochaines nuits.

     

    (Midi libre) Une bien mauvaise semaine pour le club montpelliérain

     Battu hier soir à Metz (3-1), tenu en échec lundi contre Reims (2-2), Montpellier a bel et bien perdu le rythme d'un candidat à l'accession qu'il affichait avant la trêve de Noël. Et beaucoup plus que ça. Cette défaite, sévère, est d'autant plus difficile à avaler que les Lorrains, qui remontent à la 2e place, Angers ayant été battu à Brest, en profitent pour creuser un écart conséquent - cinq points -, avec un adversaire direct dans la course à la montée. Pire, le MHSC se fait doubler par Strasbourg, vainqueur de Châteauroux... Et pourtant, pour « ramener quelque chose de Saint- Symphorien », Rolland Courbis avait installé Saihi et Deruda en sentinelles devant la défense où Sabo faisait sa rentrée et confié l'animation des couloirs à Marveaux, à droite et Costa, à gauche. Dans ce schéma pour le moins inhabituel, Lacombe était chargé d'épauler Compan en attaque.
    En début de match, les Montpelliérains se montraient dangereux sur les coups de pied arrêtés : un corner de Costa pour la tête de Marveaux au-dessus de la transversale (10e ), un coup-franc de l'Argentin pour une tête de Dzodic au ras du cadre (14e ). Mais la plus belle occasion était à mettre au crédit des Messins. Sur un contre rapidement mené, Carrasso devait sortir dans les pieds de Mendy qui parvenait toutefois à centrer pour Renouard. Sabo, sur sa ligne, repoussait miraculeusement la reprise du milieu de terrain lorrain alors que tout le stade s'était déjà levé ! Revenu de cette frayeur, Montpellier prenait le match à son compte. Sur une ouverture millimétrée de Costa, Sabo piquait un sprint et obtenait un corner. La suite ? Un ballon déposé sur la tête de Bocaly et dégagé par Rocchi dans ses propres filets pour l'ouverture du score (0-1, 34e) . Les Montpelliérains pensaient avoir fait le plus difficile mais dans la minute suivante, Bocaly commettait une faute inutile, sanctionnée par un coup-franc. Carrasso repoussait le tir de Barbosa mais Cissé en embuscade égalisait dans un angle fermé (1-1, 35e). Les malheurs héraultais ne s'arrêtaient pas là. Juste avant la mi-temps, Renouard sollicitait Carrasso qui parvenait à repousser son tir, mais une fois encore un Messin avait suivi. Et Mendy donnait l'avantage à son équipe (2-1, 44e). Le MHSC était bien mal payé de ses efforts.
    Face à ce scénario cruel, Courbis chamboulait ses plans à la mi-temps. Il faisait sortir Saihi, qui éprouvait le besoin de souffler après avoir joué 75 minutes avec la Tunisie, mercredi contre les Pays-Bas, et rentrer Montaño. Les Montpelliérains n'avaient malheureusement pas le temps de prendre leurs marques. Cissé, décidément intenable, trouvait une nouvelle fois la faille dans la défense héraultaise. Sur l'un de ses centres, Mendy mettait en retrait pour Renouard qui déclenchait une frappe terrible à l'entrée de la surface. Carrasso se détendait en vain et Metz s'envolait (3-1, 55e) . Montpellier tentait alors le tout pour le tout au risque de se faire surprendre par les Messins comme sur cette frappe dévissée de Cissé (78 e ).
    La bonne volonté y était, pas la réussite. Compan croisait trop son tir, et Montaño écrasait trop sa frappe pour espérer tromper Valaiti et atténuer l'ampleur de la défaite.

     

    Renouard : «Bon pour le moral»
    En s'imposant face à Montpellier (3-1), vendredi, le FC Metz s'est hissé sur la deuxième marche du podium. Sébastien Renouard, de retour sur le front de l'attaque messine, n'y est pas étranger…
    Sébastien, le FC Metz poursuit sa belle série. Pourtant, l'ouverture du score de Montpellier aurait pu tout remettre en cause.
    «On ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes. Durant la première demi-heure, l'équipe était coupée en deux, nous étions trop timides, timorés. Je ne sais pas pourquoi. Mais étrangement, ce but montpelliérain nous a réveillés. Nous nous sommes lâchés et nous avons à nouveau prouvé que ce groupe n'était pas en proie au doute, que sa cohésion ne se dément pas.»
    Vous avez surtout offert un visage très offensif après l'égalisation...
    «C'était une option absolument nécessaire face à une équipe aussi ambitieuse que Montpellier qui ne pouvait se contenter d'un match nul. A aucun moment, les Montpelliérains n'ont fermé le jeu. Il fallait donc les harceler, ne pas leur laisser l'initiative. Après la demi-heure de jeu, nous sommes enfin parvenus à nous projeter rapidement vers l'avant, le tout grâce à un bloc défensif très efficace. Au final, je pense que le score aurait même pu être plus lourd.»
    Votre équipe serait-elle plus à l'aise face à des formations ne fermant pas le jeu ?
    «Oui. Le match de vendredi soir était bien différent de ceux disputés face à Ajaccio ou Amiens, des équipes hermétiques, difficiles à bouger. Or, notre force, actuellement, c'est cette capacité à produire du jeu, du beau jeu même par moment. Cette mise en œuvre est grandement facilitée lorsque vous avez en face de vous une équipe possédant le même état d'esprit. Du coup, le travail des attaquants n'en est que plus facile. La preuve en a été fournie avec les buts de Papiss (Cissé), Victor (Mendy) et le mien.»
    «On avance»
    Ce but a dû vous faire du bien...
    «J'en suis même très heureux. Vendredi, j'ai non seulement marqué, mais j'ai également offert une passe décisive. C'est bon pour le moral.»
    Vous n'aviez plus débuté une rencontre depuis la déroute à Troyes, le 19 décembre dernier. Le doute s'était-il immiscé dans votre esprit ?
    «Non pas vraiment, même s'il n'est pas agréable d'être relégué sur le banc. Ce n'est évident pour personne. Cela va paraître simpliste, mais je n'ai jamais cessé de travailler afin de répondre présent lorsque le coach décide de me lancer. Je ne voulais pas qu'on me colle l'étiquette du mec qui rentre en cours de jeu et qui plombe le match (sourires). Je crois avoir prouvé ma capacité à rebondir...»
    A l'image de votre équipe, désormais dauphin du leader lensois...
    «Grâce aux faux pas d'Angers et de Boulogne, on se hisse effectivement à la deuxième place. Cela prouve à tous ceux qui nous voyaient au fond du trou en décembre qu'il faudra bel et bien compter sur nous. Si Lens perd demain à Clermont, nous pourrions même jouer la première place lors de la prochaine journée. Le chemin vers la Ligue 1 est encore long, mais on avance. Sereinement.»

     

    Les incidents en baisse

    Les policiers français chargés de la lutte contre le hooliganisme, réunis hier pour leur séminaire annuel à Nancy, ont constaté une baisse des incidents violents depuis le début de la saison, notamment des « fights », ces bagarres rangées qui opposent des hooligans à l’extérieur des stades. « Nous en avons recensé deux, à l’occasion de Lyon-Lille et Lyon-Nice, contre une quinzaine la saison passée à la même époque, indique le capitaine de police Sylvain Husak, chef du Point national information football, l’organe en charge de ce dossier. Tout le monde va dans le même sens, les clubs, les instances, les policiers, les parquets, pour neutraliser ces gens qui n’ont rien à faire dans le football. » Fin août, des hooligans nancéiens avaient aussi attaqué des supporters havrais et messins réunis à Louvigny, un village mosellan, quelques heures avant Nancy-Le Havre. Plusieurs d’entre eux ont été identifiés et seront jugés, fin mars, à Metz.

     

    Euro 2016 : c'est parti !

    Après l'Euro 84 et la Coupe du Monde 98, la France rêve d'être le théâtre d'une nouvelle grande compétition internationale : l'Euro 2016. Sa candidature, pressentie depuis quelques mois, est désormais officielle. Jean-Pierre Escalettes (FFF), Frédéric Thiriez (LFP) et Fernand Duchaussoy (LFA) ont commenté cette décision au terme du Conseil Fédéral de ce 13 février.

    La candidature de la France à l'organisation de l'Euro 2016 ? "C'est parti", a confirmé le président de la FFF à l'issue du Conseil Fédéral réuni vendredi à Paris, quelques minutes après la publication du communiqué de presse annonçant la nouvelle. "Nous sommes partis pour une bataille et pour gagner cette bataille", a indiqué Jean-Pierre Escalettes, entouré de Frédéric Thiriez (président de la LFP) et de Fernand Duchaussoy (président de la LFA). "Tout le monde doit être réuni derrière ce projet, tout le pays doit être mobilisé pour cet événement qui, pour la première fois, accueillera vingt-quatre équipes. Nous connaîtrons bientôt les autres candidats (ndlr : le dépôt des dossiers sera clos le lundi 9 mars 2009) et le cahier des charges. L'UEFA ne se contentera pas de promesses, elle voudra des assurances."

    Parmi les conditions à remplir, figure notamment la mise à disposition de 9 stades d'une capacité de 30 à 50 000 places (plus 3 stades de réserve) pour recevoir l'épreuve. "Ce projet est de nature à susciter l'enthousiasme et à réveiller les forces vives de notre pays, a estimé Frédéric Thiriez. La rénovation de nos stades peut très largement contribuer à la relance économique avec 15 000 créations d'emplois entre 2010 et 2014. C'est une opération d'intérêt national et une belle réponse à la crise. Nous sentons qu'il existe un réel appui des pouvoirs publics. Cela nous rend optimistes."

     La décision de l'UEFA pour l'attribution de cet Euro 2016 sera connue vers la fin mai 2010. "Le football amateur est tout entier derrière cette candidature extrêmement motivante, a souligné Fernand Duchaussoy. Tous nos jeunes footballeurs ont besoin de rêver."

     Au cours de cette réunion, le Conseil Fédéral s'est par ailleurs penché sur la question des Pôles Espoirs dédiés à la préformation des jeunes. Ce thème fera l'objet d'un point régulier lors des prochaines séances, la FFF réaffirmant sa volonté de maintenir et de consolider le maillage des structures existantes.

    February 14

    Metz : la peau de l'Hérault !Ouadah, la peur du zéro, est resté sur son pot !

    Les petites phrases du jour : « Le doute n’est plus permis : à la saint Valentin, le FC Metz ne doute de rien et devient dauphin ; Pouliquen a son groupe, Metz une équipe ! Reste à acquérir un style pour retrouver son public et ses supporters, avant de retrouver l’étage qu’ils n’auraient jamais du quitter ! »

    « Ouadah s’est dégonflé ! Dommage ! Encore « blessé » ?... Lui qui ne peut nous voir en peinture, aurait été bluffé par le travail de notre peintre à nous : Renouard ! »

     

    (FF) Metz fait la loi !

    Dans le choc de la 23e journée de L2, Metz (3e) a fait la loi à domicile (3-1) face à Montpellier (5e). Profitant de la défaite d'Angers à Brest (2-1), les Lorrains sont désormais deuxièmes au classement. Strasbourg s'est ressaisi en allant s'imposer à Châteauroux (0-1). L'étau se resserre sur le leader lensois, qui ira à Clermont lundi (20h30). (Photo Presse-Sports)

    Efficaces les Messins. Toujours invaincus en 2009, les coéquipiers de Victor Mendy ont réussi un match plein face à Montpellier qui restait pourtant sur un gros succès à l'extérieur à Boulogne (0-3). Malgré un excellent début de rencontre ponctuée par une ouverture logique du score (Rocchi csc, 33e), les Héraultais n'ont pas fait le poids face aux Lorrains. Piqué au vif, Metz est rapidement revenu dans le match, grâce à Cissé (35e) et Mendy (44e). Avant de porter l'estocade à la 57e minute, sur un joli but de Renouard. Avec désormais quatre points de retard sur Angers, les hommes de Rolland Courbis vont devoir rapidement se ressaisir s'ils veulent continuer à rêver de L1.
    Surprise du côté de BrestAngers s'est incliné (2-1). Après 14 matches sans défaite, les Angevins sont donc tombés, perdant au passage leur place de dauphin de Lens, au profit de Metz. Les Brestois ont montré qu'ils n'avaient pas la « tête dans les chaussettes », après leur match nul face à Strasbourg (2-2) lors de la précédente journée, alors qu'ils menaient 2-0. Ils sont désormais dixièmes.

    Strasbourg soulagé

    Jean-Marc Furlan doit être soulagé. Après une période de turbulences, Strasbourg a remporté une précieuse victoire (0-1) à Châteauroux. Sa 3e de la saison à l'extérieur. Les Alsaciens remontent du coup à la 4e place du classement, à seulement trois points de Metz (2e). Les coéquipiers de Grégory Paisley ont naturellement fait taire les critiques et montré qu'ils ne connaissaient pas la crise.
    Dans les autres matches de la soirée, le Reims de Luis Fernandez a déçu. Après être allés chercher le point du nul à Montpellier (2-2) lors de la précédente journée, les Rémois se sont lourdement inclinés à domicile face à Amiens (1-3). Les coéquipiers de l'ex-Marseillais Vincent Gragnic sont désormais derniers de L2, à 7 points du premier non relégable.
    Autre déception du côté de DijonBoulogne est reparti bredouille, s'inclinant par le plus petit des scores (1-0). C'est désormais officiel : les hommes de Philippe Montanier n'avancent plus. Ils n'ont pris qu'un maigre point sur 12 possibles.

      

     (Quotidien l’Equipe) Metz prend l’ascendant

    Les Lorrains ont nettement remporté leur duel avec un concurrent direct pour la montée, Montpellier, relégué à cinq points.

    MONTPELLIER ARRIVERA peut-être à se relever de la défaite concédée hier soir à Metz, quatre jours après son nul contre Reims (2-2), et à combler l’écart qui le sépare aujourd’hui du podium (4 points).

    Mais les joueurs de Rolland Courbis, dépassés au classement par Strasbourg, devront pour cela montrer davantage de conviction. S’approcher, par exemple, de l’impression de force collective dégagée par leurs adversaires lorrains. Car le Metz du moment, plus ambitieux et plus efficace, ne ressemble en rien à celui qui avait terminé 2008. L’équipe d’Yvon Pouliquen a remporté hier sa quatrième victoire en cinq matches et s’est donc rapprochée de Lens, qui jouera lundi à Clermont et à Saint-Symphorien la semaine suivante.

    Montpellier pourra certes considérer que l’avantage acquis par Metz à la pause était heureux après une première période équilibrée. Mais les Messins ont dominé la seconde période sans partage et, pour tout dire, ils ont démontré, dans les deux surfaces, une détermination nettement supérieure. Même sur l’ouverture du score de Montpellier, un corner de Costa dévissé dans son propre but par Rocchi… (0-1, 33e). Le milieu argentin aura d’ailleurs été la meilleure et seule arme offensive de son équipe, amenant le danger sur chacun de ses coups de pied arrêtés (9e, 14e, 28e, 52e).

    P. Cissé- V. Mendy-Renouard, le trio infernal

    Mais, en face, Papiss Cissé était le premier à récupérer un ballon renvoyé par Johann Carrasso sur une volée de Barbosa (1-1, 35e) et Cheikh Gueye sautait plus haut que Sabo pour donner à Renouard une chance de tir, manqué, toutefois repris au deuxième poteau par un Victor Mendy opportuniste (2-1, 44e).Au milieu, le choix de Courbis de renforcer son milieu avec Deruda, au détriment de Montaño, n’aura pas été lumineux, notamment en raison de la petite forme de Saihi, sorti à la pause, mais aussi à cause de l’activité de Cardy et de la créativité de Barbosa. Devant eux, V. Mendy, P. Cissé et Renouard ont multiplié les courses et les initiatives et fini par se retrouver sur le dernier but messin : un débordement de Cissé après une merveille de contrôle orienté, un centre en cloche pour la tête de V. Mendy au-dessus de Sabo et une reprise de Renouard trop puissante pour Carrasso (3-1, 56e). Le gardien montpelliérain avait auparavant sauvé les siens devant V. Mendy (38e), Sabo aussi, de la tête, sur une reprise de Renouard (15e). En dehors de deux situations litigieuses dans la surface (49e, 65e) et de quelques idées dans le jeu, Montpellier n’aura rien proposé d’aussi marquant. Courbis a senti son équipe émoussée par son match de lundi. Il faut l’espérer pour elle.

    CARDY TOUCHÉ À UNE ÉPAULE.- Sorti en début de seconde période après être mal retombé sur un tacle de Bocaly, le milieu messin Julien Cardy s’est donné une luxation à l’épaule gauche, déjà touchée en début de saison. « On va voir comment elle réagit dans les heures qui viennent », a commenté son entraîneur, Yvon Pouliquen.

     

    L’HOMME CLÉ : V. MENDY (Metz), 7

    Après avoir commencé la saison comme attaquant axial, le Sénégalais est en train de trouver ses marques comme ailier, un poste où sa vitesse et son audace ont encore fait des étincelles hier. Buteur (44e) et passeur (56e), il a aussi manqué le cadre de peu face à Carrasso (62e), qui avait repoussé une autre de ses tentatives (38e). En fin de match, il a même tenté – et raté – une « Madjer » sur un centre de Delgado.

    RÉACTIONS  

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « J’ai trouvé mon équipe timide pendant la première demi-heure, on n’accompagnait pas assez nos offensives. On savait que Montpellier serait dangereux sur les coups de pied arrêtés de Costa et on l’a vu. Heureusement, on égalise dans la foulée, ce qui a lancé notre match. C’est une bonne opération comptable et psychologique, mais il n’y a pas encore de gros écart. Il faudra garder cet allant jusqu’au bout. »

    Rolland COURBIS (entraîneur de Montpellier) : « On peut toujours avoir des regrets. Malgré une prestation moyenne, on a eu la chance d’ouvrir le score, mais on n’a pas eu le temps de savourer. Je crois que l’égalisation est le tournant de la rencontre. Le match de lundi nous a pénalisés, quand je vois que Reims a aussi pris trois buts. Il nous a manqué de la fraîcheur. On est un peu distancés mais ça peut aller très vite. »

     

    (L’Equipe.fr) : Metz tient le choc !

    C'est une bonne affaire. Doublement même. Metz a remporté sans trembler vendredi soir à Saint-Symphorien le match au sommet de la 23e journée face à Montpellier, autre prétendant à la (re)montée (3-1). Les Lorrains profitent aussi de la première défaite en quinze matches d'Angers pour s'emparer de la deuxième place, à deux points de Lens qui joue lundi à Clermont en fermeture.
    La soirée avait pourtant mal commencé pour les Grenats avec un c.s.c de Romain Rocchi sur un corner héraultais, encore un but inscrit sur coup de pied arrêté par l'équipe de Rolland Courbis (33e). Mais la réplique venait très vite par Papiss Cissé, l'homme en forme du FC Metz, à l'affût d'une frappe de Cédric Barbosa repoussée par Johan Carrasso, la neuvième réalisation de l'attaquant sénégalais (35e). Les Messins renversaient la vapeur juste avant la pause grâce à Victor Mendy, opportuniste dans un angle fermé sur une reprise dévissée de Sébastien Renouard (44e). Ce même Renouard était à la conclusion d'un centre de Mendy remis en retrait par Cissé pour le but du break (57e). «Nous avons su réagir par le jeu» se réjouissait Yvon Pouliquen après la victoire des siens, la quatrième en cinq matches.
    Pour Montpellier, c'est un nouveau coup d'arrêt après le nul concédé lundi face à Reims (2-2). Le MHSC perd sa quatrième place au profit de Strasbourg, enfin vainqueur en 2009 sur la pelouse de Châteauroux (0-1, but du Bulgare Emil Gargorov à la 31e minute). Si les Alsaciens se sont relancés dans la course à la L1 -tout en sauvant la mise à leur entraîneur Jean-Marc Furlan-, Boulogne-sur-Mer, autre cador fragilisé, n'a pas su réagir : battu (1-0) à Dijon, les protégés de Philippe Montanier concèdent leur troisième défaite consécutive. Les Boulonnais restent sixièmes, à cinq points du podium et d'Angers, autre battu de la soirée.

    (RL) Metz impose sa marque !

    Cette fois, Metz n’a été mené qu’une fois, et pendant une minute : Montpellier n’a pas résisté à sa réaction (3-1). A suivre, une explication au sommet avec Lens, le 23 février.

    Si, ce matin, Montpellier est et reste un candidat sérieux à la montée, Metz n’y est pour rien. Comme à l’aller, les Lorrains lui ont imposé leur loi (3-1), assez nettement et à un moment suffisamment important de la saison pour, cette fois, ne plus apparaître comme des postulants incertains et fragiles. Le lundi 23 février prochain, Metz sera porté par son élan du début d’année au moment de recevoir Lens dans une explication au sommet : vainqueurs pour la troisième fois de rang à Saint-Symphorien, les Messins restent sur une série d’invincibilité de cinq matches, dont un nul, un seul. Si ce n’est pas une voie royale, cela y ressemble fort.

    Avant d’être redevenue une machine à gagner, qui a ajouté Montpellier à son tableau de chasse domestique après avoir successivement battu Ajaccio et Amiens à Saint-Symphorien, Metz est devenue une équipe à réaction. Pour remporter une victoire finalement logique au vu de la physionomie des débats, les Messins ont encore dû remonter au score, comme face à Amiens déjà. L’affaire n’a pas traîné, Metz n’a même pas eu le temps de s’apitoyer sur son sort malgré les circonstances du but montpelliérain : sur un corner frappé par Costa, le sol gelé s’est dérobé sous les pieds de Romain Rocchi qui, dans sa glissade, a entraîné et le ballon, et son infortuné gardien (33e).
    Papiss Cissé n’a pas attendu plus d’une minute, dans la foulée, pour respecter scrupuleusement son rythme actuel d’un but par match : si, à la retombée d’un coup franc excentré de Julien Cardy, la reprise de Cédric Barbosa a trouvé Johann Carrasso sur sa route, le gardien montpelliérain n’a rien pu en revanche face à l’attaquant sénégalais, d’une efficacité remarquable en ce début d’année, auteur de son neuvième but de la saison, le quatrième en cinq matches (35e).

    Cardy, épaule maudite

    Victime d’une mauvaise réception au sol après un duel avec le Montpelliérain Bocaly, à la 50e minute, Julien Cardy n’est jamais réapparu sur le terrain : blessée à Vannes le 13 janvier en Coupe de la Ligue, son épaule gauche a de nouveau été touchée. De prochains examens préciseront la gravité de la blessure.

    CFA Metz : place au terrain

    FC Metz. 17e avec 31 pts (3v, 7n, 5d). Les trois dernières rencontres : nul à Auxerre (0-0), nul à Sainte-Geneviève (0-0), nul face à Noisy-le-Sec (0-0).
    Lille. 8e avec 39 pts (6v, 2n, 11d). Les trois dernières rencontres : défaite face à Sainte-Geneviève (0-1), nul face à Vesoul (2-2), défaite à Besançon (2-1).
    A l’aller. Metz - Lille : 1-1. Buts pour Metz : Patin (55e) ; pour Lille : Nini (72e).
    L’enjeu. Il est très simple : retrouver le chemin de la compétition, perdu depuis le 13 décembre. «On part dans l’inconnu, reconnaît José Pinot, l’entraîneur messin. Mais la perspective d’enfin rejouer nous réjouit véritablement. On repart à zéro, un nouveau championnat débute pour nous… »
    Le groupe. Aribi, blessé, et Leoni, suspendu, ne seront pas du voyage dans le Nord. Pour le reste, José Pinot dessinera, aujourd’hui, à l’issue d’une ultime séance d’entraînement, les contours de son équipe. Rudy Gestede devrait toutefois faire son retour, tout comme Cyril Chapuis, à condition que le corps médical lui donne son accord.
    L’avis de l’entraîneur, José Pinot. «S’entraîner, c’est bien, mais rien ne vaut les matches officiels. Rejouer : on attend cela depuis le mois de décembre. Cela commence à faire long, d’autant qu’en raison de tous ces reports nous avons dangereusement glissé au classement. Cela dit, celui-ci ne veut pas dire grand-chose. Pour le moment, il ne faut pas nous en occuper. Nous restons sur trois matches sans défaite, mais les repères ne sont aujourd’hui plus les mêmes.»

    (Midi libre) Dzodic, capitaine exemplaire du MHSC

    FOOTBALL - Ligue 2 : Montpellier s'incline 3 à 1 à Metz et rétrograde à la 5e place

      Le défenseur serbe a connu la Ligue 1 avec le MHSC à la fin des années quatre-vingt dix.
    Nenad Dzodic a joué lundi soir contre Reims son 202 e match de championnat de France sous le maillot de Montpellier. Un bail. Impliqué sur les deux buts concédés face aux Rémois, ça ne restera pas son meilleur souvenir à La Mosson. « Je suis responsable sur deux dégagements ratés. J'assume complètement mais un autre match arrive et il faut se reconcentrer », reconnaît le capitaine montpelliérain avec une belle franchise. Nenad est comme ça. Exemplaire sur le terrain et dans la vie. C'est bien pour ça que Rolland Courbis en a fait la tour de contrôle de sa défense depuis que Bruno Carotti est moins utilisé. Nenad Dzodic qui a joué tous les matches cette saison est l'un de
    ses relais, capable d'encadrer et de recadrer la jeune troupe montpelliéraine. Les Yanga-Mbiwa, Bocaly qui évoluent à ses côtés et qui n'ont pas trente rencontres de Ligue 2 au compteur.
    « Avec eux, je n'ai bien évidemment pas les mêmes automatismes qu'avec Bruno. On échange beaucoup pendant les matches et lors des entraînements. Il faut communiquer, imaginer toutes les situations, savoir comment l'autre va régir », témoigne le patron de la défense montpelliéraine qui ne ménagera ni ses conseils, ni ses encouragements, ce soir à Metz, chez un concurrent direct dans la course à l'accession. Car Nenad Dzodic est (re) venu à Montpellier en juillet 2007 pour aider le club de Louis Nicollin à rejoindre la Ligue 1. Le MHSC sortait alors d'une saison cauchemardesque. Le club avait failli descendre en National. Rolland Courbis et Michel Mézy voulaient rebâtir une équipe composée de joueurs de devoir. Montpellier et Dzodic étaient faits pour se retrouver.
    Originaire de Belgrade et formé à Zemun, un club de Division 1 de l'ex-Yougoslavie, le longiligne défenseur avait découvert la capitale languedocienne à vingt ans. Le bel âge pour se fondre dans un groupe et s'imposer sans faire de bruit. Pendant sept saisons, Dzodic est un titulaire indiscutable. Il vit ses plus belles heures avec six sélections en équipe de Serbie quand Dejan Savicevic prépare les éliminatoires de la Coupe du Monde 2004 et une victoire en Coupe Intertoto. Il finit meilleur buteur de cette compétition avec quatre réalisations, à égalité avec Patrice Loko, son équipier. « Cette année-là, j'ai joué avec la meilleure équipe de Montpellier sur le papier », se rappelle-t-il. La meilleure peut-être mais aussi l'une des plus fantasques. Tout s'entremêle les joies et les peines.
    La qualification contre Hambourg pour la Coupe de l'UEFA à l'issue d'une mémorable séance de tirs au but et la relégation en fin de saison ! Nenad Dzodic n'est pas du genre à quitter le navire. Il reste et remonte aussitôt. Mais le MHSC de cette époque a du mal à assurer son statut et Dzodic ouvre à Ajaccio, une parenthèse dans son histoire de footballeur. C'est là-bas qu'il rencontre Rolland Courbis. Il l'apprécie au point de le rejoindre à la première sollicitation. Il ne le regrette pas.
    A 32 ans, celui qui porte le brassard de capitaine quand Bruno Carotti n'est pas là, relève un dernier (?) défi qui lui tient à cœur. Remonter en Ligue 1, c'est redonner sa fierté à Montpellier, sa "deuxième" ville. Là, où sont nés ses enfants. Deux garçons, Stefan et Viktor...

       

    (Site officiel FC Metz) Les Messins font la loi

    Metz a parfaitement négocié la réception de Montpellier en remportant une victoire nette et sans bavure (3-1). Grâce à ce résultat, le club lorrain accède à la seconde place. A deux points de son prochain adversaire, Lens.

    Entre le 4-5-1 composé par Rolland Courbis et le 4-3-3 d'Yvon Pouliquen qui y ressemblait furieusement en phase défensive, les débats se sont d'abord cantonnés au milieu de terrain. Le technicien messin l'avait pressenti et déclaré, au cours de la semaine, qu'il voyait mal son homologue venir à Saint-Symphorien la fleur au fusil. Une bonne intuition puisque celui-ci avait carrément décidé de se passer de son duo d'attaque habituel Montano - Camara.

    En termes d'anticipation, l'ancien coach de l'ACA n'est sans doute pas moins habile. Il avait sans doute imaginé le scénario du début de match : Montpellier attend Metz et marque sur un contre ou un coup de pied arrêté. Tino Costa et son pied gauche étaient priés de s'exprimer. Les premières tentatives du Portugais semaient la panique dans la défense messine. Sur l'un de ses corners, le malheureux Rocchi manquait son dégagement et trompait Vailati (0-1, 33°).

    C'était sévère pour Metz, qui avait jusque là essayé de bouger un adversaire bien calé sur ses bases défensives. L'injustice a-t-elle aidé les Grenats à se lâcher ? Toujours est-il qu'ils égalisèrent dans la foulée, sur un coup-franc tiré par Cardy, repris par Barbosa. Carrasso relâchait le ballon dans les pieds de Cissé, en embuscade (1-1, 35°). Dès lors, la confiance avait changé de camp et les locaux finissaient en trombe. Renouard manquait sa reprise de volée, ce dont profitait Mendy, lui aussi à l'affût (2-1, 44°).

    A la mi-temps, Montpellier pouvait regretter sa timidité. Montano venait apporter des solutions supplémentaires sur le front de l'attaque. Mais c'est Metz qui continuait sur sa lancée, malgré la sortie sur blessure de Cardy. Touché à l'épaule, le capitaine messin voyait ses coéquipiers se mettre à l’abri. Suite à un bon débordement de Cissé, Mendy remisait pour Renouard, qui, cette fois, ajustait parfaitement sa volée (3-1, 57°). De quoi tuer les dernières velléités montpelliéraines.

    La fin de match était en effet totalement à l'avantage des Grenats, en pleine confiance. A deux reprises, Victor Mendy aurait pu ajouter un quatrième but mais il manqua de justesse  dans le dernier geste. Puis Sébastien Renouard gratifia l'assistance d'un joli retourné malheureusement contré par la défense adverse. Un tel but aurait parfaitement clôturé le spectacle. Celui-ci fut de qualité. Metz peut en être fier, il a associé efficacité et qualité de jeu, face à un concurrent direct, quelle belle soirée !

    18 ans : Metz reçoit PSG dimanche

    Belle affiche ce samedi à la Plaine Saint-Symphorien. Les 18 ans reçoivent le Paris Saint Germain. L'équipe B se déplace quant à elle dans le Nord pour affronter le LOSC.

    CFA : Lille - Metz, dimanche 14h30
    La formation dirigée par José Pinot va jouer son premier match officiel de l'année 2009 à l'extérieur. Après un mois d'inactivité, les jeunes Messins ont des fourmis dans les jambes. Ils essaieront de faire oublier le classement du groupe, complètement chamboulé par les reports, qui les placent à la 17ème position.

    18 ans : Metz - Paris SG, samedi 15h
    A l'occasion de la 17ème journée du Championnat National des 18 ans, l'équipe d'Olivier Perrin accueille son homologue du PSG, samedi 15h sur le terrain synthétique de la Plaine Saint-Symphorien. Deuxième à six longueurs du voisin nancéien avec un match de moins, le FC Metz a l'opportunité de rester dans la course en tête.

    16 ans : Paris CF - Metz remis

    Tournoi FC Metz - Walygator : l'avant dernière étape du tournoi se tiendra à Toul dimanche.

    February 13

    héros contre Hérault, Zorros contre Zozos : à la saint Béatrice,c'est Montpellier glisse!

    Les petites phrases du jour : « Montpellier semble plus à l’aise quand ils jouent à l’extérieur, mais tout a une fin : Ouadah n’a jamais rien foutu à Saint Symphorien, et on est vendredi treize ! »

    « Qui profitera du choc ? »

    L’INFERNALE BATAILLE à six pour trois places en L 1 va encore faire rage. Metz, troisième et du bon côté de la ligne, reçoit son poursuivant immédiat, Montpellier, qui, à l’image de son entraîneur, Rolland Courbis, enrage de ne pas s’y trouver avec, de loin, la meilleure différence de buts et la meilleure attaque.

    Comme les deux clubs ne glaneront pas trois points chacun, les quatre autres prétendants, les chassés, Lens et Angers, aussi bien que les chasseurs, Strasbourg et Boulogne-sur-Mer, peuvent tous en profiter. Ce dernier, qui a nettement ralenti depuis plusieurs semaines puisqu’il reste sur huit points pris lors de ses neuf derniers matches, se voit proposer a priori la tâche la plus difficile en se rendant à Dijon, de plus en plus à l’aise, surtout à domicile (trois succès et un nul sur ses quatre dernières sorties). Lens, équipe la plus efficace à l’extérieur (1,70 point glané par match en moyenne), ne voyageant à Clermont que lundi, le SCO, invaincu depuis quatorze matches (neuf victoires, cinq nuls), prendra la tête ce soir en cas de succès à Brest, 18e sur les rencontres à domicile, mais qui a gagné à Angers à l’aller (2-1).

    Quant à Strasbourg, qui n’a remporté qu’un seul de ses huit derniers matches, mais où le coach, Jean-Marc Furlan, a obtenu un sursis, il tentera d’enfoncer le premier non relégable, Châteauroux, qui, lui non plus, n’a pas gagné en 2009. Une éventualité qui séduit beaucoup Luis Fernandez et Reims, qui, en cas de victoire contre Amiens, autre concurrent direct, pourraient revenir à trois longueurs…

     

    (RL) le match FC Metz-Montpellier : Metz, l’étoffe des Hérault ?

    Le contexte. Contraint au nul dans les ultimes secondes à Boulogne, les Messins ont laissé passer une belle occasion de se rapprocher du leader lensois. «C’est frustrant mathématiquement, mais le jeu proposé m’a plu. A nous de nous rattraper face à Montpellier.» Et sans doute qu’Yvon Pouliquen aurait aimé préparer dans de meilleures conditions la réception des hommes de Rolland Courbis. La météo en a décidé autrement, notamment mardi puisque les Lorrains ont été contraints de se replier du côté des Arènes. «Ils se sont bien amusés et au moins avons-nous pu faire une vraie séance la veille du match… »
    L’objectif. «Rester dans la dynamique et la lignée de nos dernières sorties.» Le discours d’Yvon Pouliquen est simple. Mais loin d’être simpliste tant les Messins ont su redresser la barre après un mois de décembre particulièrement délicat. «Depuis la reprise, je sens vraiment que l’ensemble du groupe a en tête le même objectif : la montée. Cela ne veut pas dire que les joueurs n’étaient pas concernés jusqu’ici, mais ils avaient du mal à reproduire en match les très bonnes choses réalisées à l’entraînement. Aujourd’hui tout le monde est concerné, même ceux qui sont sur le banc… Je dispose d’un VRAI groupe
    L’enjeu. Premier chapitre du diptyque proposé aux Messins dans leur antre de Saint-Symphorien, la venue de Montpellier, concurrent direct dans la course à la montée, pourrait permettre au FC Metz de prendre «un ascendant mathématique, mais également psychologique » sur son adversaire du jour, assure Yvon Pouliquen. En effet, une victoire, ce soir, reléguerait les hommes de Rolland Courbis à cinq points et permettrait aux Lorrains d’aborder sereinement la réception du leader lensois le 23 février.
    Les acteurs. Seul sur le front de l’attaque à Boulogne, Papiss Cissé devrait, ce soir, se produire en duo. Nenad Jestrovic, remplaçant lors des trois dernières journées pourrait ainsi connaître sa première titularisation aux côtés du Sénégalais. Au milieu de terrain, Yvon Pouliquen, qui doit se passer des services de Laurent Agouazi et Vincent Bessat, suspendus, optera sans doute pour un quatuor composé de Cardy et Rocchi dans l’axe, Barbosa glissant quant à lui dans le couloir gauche, alors que Mendy pourrait débuter côté droit, «un poste où il est très à l’aise », dixit Yvon Pouliquen. Un choix justifié également par la probable présence de Nicolas Farina, malade et absent de l’entraînement hier, sur le banc. Du côté de Montpellier, Rolland Courbis procédera vraisemblablement à quatre changements par rapport à l’équipe auteur du nul face à Reims. Parmi eux, le retour de Lilian Compan, qui pourrait être préféré à Camara, l’auteur du but montpelliérain à l’aller.

     

    METZ, STADE SAINT-SYMPHORIEN, 17 NOVEMBRE 2008. – Papiss Cissé (à droite) aime les grands rendez-vous. Contre les Strasbourgeois Jean-Alain Fanchone (à gauche) et Marcos Dos Santos, il avait marqué le troisième but mosellan (3-2).

     

    (Quotidien l’Equipe) Papiss Cissé hisse Metz

    L’attaquant sénégalais symbolise le renouveau lorrain. Et espère être encore décisif dans ce choc entre candidats à la Ligue 1.

    METZ

    PAPISS CISSÉ s’est réveillé. Au moment où on ne l’attendait plus.

    Buteur lors des trois derniers matches de son équipe, l’attaquant sénégalais de Metz (23 ans) a provisoirement fait taire les doutes nés de la première partie de saison des Lorrains, marquée par une inefficacité chronique. Cissé a donc marqué contre l’AC Ajaccio (3-2), Amiens (2-1) et Boulogne (1-1), vendredi dernier, comme un symbole de la renaissance collective d’une équipe qui vient de prendre dix points sur douze possibles.

    Paradoxalement, le retour de flamme du meilleur buteur messin (huit buts, dont deux penalties) a coïncidé avec la venue de Nenad Jestrovic, recruté au mercato pour améliorer le ratio occasions/buts de l’équipe mosellane. « Je crois que ça l’a boosté, estime son entraîneur, Yvon Pouliquen. Il a eu envie de montrer qu’il était là et bien là. Il peut encore rater des choses, comme en début de match à Boulogne, où il a eu une grosse occasion en un contre un, mais cela ne le perturbe pas. Au-delà de ces buts, il “percute” beaucoup et il effectue un gros travail défensif. »

    « La pression, moi, je ne sais pas ce que ça veut dire »

    « C’est dû au travail que j’ai fait pendant les six premiers mois, même s’ils n’étaient pas extraordinaires, prolonge Cissé. Aujourd’hui, ça commence à payer, grâce à la solidarité de mes coéquipiers. Quand je suis revenu ici (il avait été prêté à Châteauroux la saison dernière), j’ai beaucoup travaillé pour prouver au coach qu’il pouvait m’intégrer dans son groupe. Mais, au fur et à mesure, la fatigue a commencé à s’installer et j’ai eu une baisse de forme. »

    Même dans les moments difficiles, il a cependant cultivé une particularité qui devrait plaire à ses équipiers au moment d’affronter Montpellier, qui n’est que deux points derrière eux. Il a déjà marqué contre Boulogne, deux fois (1-2, 1-1), à Montpellier (2-1), à Lens (1-0) et contre Strasbourg (3-2). Le goût des grands rendez- vous. «Je me suis demandé pourquoi j’étais plus à l’aise dans ces matches - là , indique - t-il. Je n’ai pas la réponse mais la pression, moi, je ne sais pas ce que ça veut dire. Je n’ai que de l’excitation. (Contre Montpellier), j’espère encore marquer, comme j’ai eu la chance de le faire à l’aller. On est tous conscients de l’importance de ce match. » S’il suit la cadence, les douze buts qu’il a inscrits il y a deux ans, lors de la saison qui l’avait révélé, ne résisteront pas longtemps. Et l’attaquant messin, sous contrat jusqu’en 2011, pourra de nouveau tenter sa chance en Ligue 1.

    FARINA DOUTEUX. –Malade, l’ailier messin Nicolas Farina (22 ans) ne s’est pas entraîné hier après-midi. Un point sera fait sur son état de forme aujourd’hui mais sa participation à la rencontre est incertaine.

    Montpellier voyage en « business »

    Solide à l’extérieur, en échec à domicile, Montpellier cultive le contraste entre ses performances abouties chez ses concurrents directs (1) et des points abandonnés face à des équipes concernées par la relégation (2). Face à Reims (2-2) lundi, la troupe de Rolland Courbis a abandonné son treizième point à domicile, ce qui l’oblige à réaliser un parcours impeccable hors de l’Hérault. La troisième équipe à l’extérieur (1,55 point par match) y parvient jusqu’à présent en s’appuyant sur une organisation rigoureuse : « Un milieu consolidé, ce qui n’exclut pas de disposer d’un vrai potentiel offensif », souligne l’entraîneur, qui songe notamment à la capacité de ses relayeurs Costa et Marveaux de se projeter rapidement vers l’avant. Pour répondre au milieu messin qui l’avait étouffé physiquement à l’aller (1-2), il envisageait d’aligner pour la première fois un duo de « récupérateurs », Deruda et Saihi, en premier rideau. L’état de fraîcheur du Tunisien, buteur contre les Pays-Bas (1-1) mercredi après avoir disputé soixante quinze minutes, pourrait remettre son choix en question.

    (1) Victoires notamment à Lens (2-0) et à Boulogne (3-0).

    (2) Hormis Reims, nuls contre Nîmes (1-1) et Guingamp (0-0), défaite face à Châteauroux (1-2).

     

    La France veut l’Euro 2016

    La candidature française à l’organisation du premier Championnat d’Europe à 24 équipes sera officialisée ce matin.

    JEAN-PIERRE ESCALETTES l’a annoncé hier après-midi. Le Conseil fédéral, qui se réunit ce matin à Paris, en validera le principe.

    La France sera officiellement candidate à l’organisation de la phase finale de l’Euro 2016, le premier à regrouper vingt quatre équipes. « Je vous le confirme, nous allons poser notre candidature, a précisé le président de la FFF. Il n’est pas question de s’associer à l’Italie. Nous y allons en solitaire et pour gagner. »

    Le 11 décembre, le comité exécutif de l’UEFA a fixé la procédure et le calendrier du dépôt des candidatures. Les associations nationales ont jusqu’au 9 mars pour signifier leur intérêt par courrier. Passée cette date, l’UEFA se réserve le droit d’établir une short liste de « trois ou quatre candidats ».

    Certains critères du cahier des charges ont déjà été clairement définis. « Nous demandons que les dossiers présentent neuf stades d’une capacité de 30 000 à 50 000 places, avec la possibilité de trois stades de réserve », a précisé Giorgio Marchetti, le responsable du département compétitions au sein de l’instance européenne.

    À partir de mars 2010, l’UEFA organisera une série de visites d’inspection avant d’établir un rapport final d’évaluation. Le comité exécutif a prévu de rendre sa décision vers la fin mai 2010.

    Gagner le pari des grands stades

    Même si ce n’est pas officiel, la France devrait être en concurrence avec l’Italie, la Turquie et sans doute un pays scandinave (Suède, Norvège ?). Mais elle sait déjà qu’elle aura le soutien de l’Allemagne, les deux pays ayant passé un accord tacite.

    Pour que cette candidature aboutisse, la France doit maintenant se doter de stades modernes et adaptés. Ce vaste chantier sous-entend une intervention des pouvoirs publics afin d’alléger les lourdeurs administratives.

    Le 21 novembre 2008, la commission « grands stades Euro 2016 » a remis son rapport au Premier ministre, François Fillon. « Une candidature française à l’Euro 2016 n’a de sens et d’utilité que si elle est l’occasion d’un nouveau partage des responsabilités entre les pouvoirs publics et les acteurs privés », avait alors résumé Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes et président de cette commission.

    Parmi les dix recommandations émises par la commission figurait notamment la nécessité de reconnaître les enceintes et leurs équipements connexes comme ayant « un caractère d’intérêt général ».

    Douze projets de grands stades (d’une capacité supérieure à 30 000 places) avaient été présentés à la commission : quatre projets de création (Lille, Lyon, Nice et Strasbourg), quatre projets de rénovation d’envergure (Lens, Marseille, Saint-Étienne et Nancy) et quatre projets d’aménagement en cas de candidature (Nantes, Rennes, Bordeaux et Toulouse). Quatre autres sites possibles avaient été retenus, le Stade de France, le Parc des Princes, le projet de stade du Racing-Métro 92 en région parisienne et le stade de la Mosson à Montpellier.

     

    (Site officiel FC Metz) Le groupe pour Metz-Montpellier

    Yvon Pouliquen a sélectionné dix huit joueurs en vue du match de vendredi contre Montpellier. Rentré seulement jeudi de sélection, Chrysostome reste à l'écart du groupe. Agouazi et Bessat sont par ailleurs suspendus.
    Gardiens : Vailati, Ruffier
    Défenseurs : C. Gueye, Delgado, Strasser, Brégerie, Vivian
    Milieux de terrain : Rocchi, Cardy, Barbosa, Johansen, Fallou Diagne
    Attaquants : Renouard, Mendy, Cissé, Farina, Bourgeois, Jestrovic
    Suspendus : Agouazi, Bessat
    Absents : Chrysostome (retour de sélection), Chapuis (reprise), Rippert (reprise), Gestede (CFA)

     

     

    Les petits grenats futurs entraineurs ?

      Afin de compléter l’apprentissage de ses jeunes footballeurs, le FC Metz a mis en place, en collaboration avec le District Mosellan de Football, une formation de « jeune animateur » destiné aux joueurs du cycle préformation (12-14 ans).

    Il n’y a pas d’âge pour susciter une vocation. Le Club à la Croix de Lorraine est peut-être en train de le faire en offrant à ses joueurs la possibilité de s’initier au coaching. Même s’il s’agit là d’un bien grand mot pour qualifier la formation de « jeune animateur », cette dernière est concrètement la première étape du chemin vers le métier d’entraîneur. Le diplôme permet en effet à ses détenteurs d’accompagner une équipe de débutants… et de passer le suivant : l’ « Initiateur 1 ».

    Proposées par le District Mosellan de Football, les séances sont tenues par Frédéric Acker et Sébastien Dany, tous deux cadres techniques, chaque jeudi jusqu’à la fin du mois de mars. Elles contiennent des cours théoriques et épreuves pédagogiques.. Tous les joueurs appartenant au groupe « 14 ans » y participent, sur les installations de la Plaine Saint-Symphorien (photo).
    Pour le FC Metz, l’intérêt est d’orienter ces jeunes footballeurs vers une autre vision du jeu et de leurs propres performances. « Nous avons la vocation de former des jeunes adolescents équilibrés, commente Sébastien Muet, le responsable du cycle ‘préformation’, qui sont de bons footballeurs. Pour leur connaissance plus globale du ballon rond, les premiers diplômes d'éducateur sont un plus. Ils sont sources de découverte des facteurs de réussite dans le sport de haut niveau comme la rigueur, le travail, l’intelligence ou le leadership. Des qualités nécessaires à l'épanouissement du jeune éducateur. »

    Qui sait ? Il se trouve peut-être dans l’effectif de Sébastien Muet un futur entraîneur du Club à la Croix de Lorraine !

    February 12

    A la saint Félix, il faut rester fier: on a refilé le chat noir Ouadah à Courbis...

    La petite phrase du jour : (Rolland Courbis) "Metz a tout pour remonter" …C’est vrai qu’avec Ouadah, Montpellier a tout pour y rester !

    Les clubs Européens contre une DNCG continentale

    L’Association européenne des clubs (ECA), réunie mardi à Genève pour sa première assemblée générale, a fait savoir qu’elle était réticente à la mise en place d’un contrôle des dépenses des clubs et d’un plafond salarial, comme le souhaitent certains responsables de l’UEFA. Président du Bayern Munich et de l’ECA, Karl-Heinz Rummenigge a annoncé : « Nous avons tous conscience que c’est un problème, mais il n’y a pas de solutions simples. » Quatre-vingt-quinze clubs ont pris part à l’assemblée.

     La phrase du jour : « Il n’y a pas qu’à Metz que le projet grand stade soit en panne !Ailleurs, aussi, on est en panne : la faute à Aulas ?La faute à la crise plutôt…Moins de soutiens politiques nationaux, plus de crédit dipensés par les banques, des riverains hostiles au projet ou qui essaient de profiter un maximum de la situation d’un niveau pécuniaire (la preuve qu’une certaine forme de discrétion est indispensable, si l’on ne veut pas que le prix des terrains s’envole…Tout cela augure plutôt bien pour le futur stade de Metz du côté de Frescaty (terrain donné par l’état pour 1 Euro symbolique…Observez les difficultés rencontrées par L’O.L, et vous comprendrez que la construction d’un nouveau stade, à Metz, comme ailleurs : ça prend du temps et de l’énergie, vu le nombre de paramètres qui évoluent avec le temps, qu’il ne suffit pas de brailler des insultes à temps plein sur un site officiel pour avoir raison ;un grand stade , c’est du temps pour la conception, de la patience pur les consommateurs boutonneux ou pré-pubères, de l’abnégation pour les entrepreneurs !Si vous en doutez, prenez le projet en démonstration, remplacez « Lyon » par « Metz » et imaginez au niveau politique , aux problèmes de transport et de circulation; vous verrz pourquoi le site de Frescaty s'impose! De la patience, et encore de la patience est demandée, exigée pour tous ces acteurs et...évitez les raccourcis ! »

    Démonstration :

     (Quotidien l’Equipe)  Lyon en panne de grand stade

    Le projet d’OL Land voulu par Jean-Michel Aulas à Décines s’enlise. À tel point que sa réalisation semble bel et bien menacée.

     

    LYON. Un vaisseau de pierre et de verre au milieu d’un site de loisirs de 70 hectares. Voilà à quoi devrait ressembler le futur stade de l’Olympique Lyonnais. Les premiers documents de travail et images virtuelles ont été rendus publiques en septembre 2007. Aujourd’hui, le permis de construire n’a toujours pas été délivré et les opposants au projet de Jean-Michel Aulas sont de plus en plus nombreux. (Illustration Hok Sport Architecture)

    IL Y A UN AN, Jean-Michel Aulas, le président de l’OL, et Gérard Collomb, le maire de Lyon, n’en démordaient pas : un grand stade de 60 000 places serait bien inauguré à l’aube de la saison 2010-2011 à Décines-Charpieu, dans la banlieue est de Lyon. Une dizaine de mois plus tard, aucun chantier n’a été lancé sur les 70 hectares de friche industrielle, et les nuages se sont accumulés au-dessus du projet. En octobre dernier, l’inauguration a été reportée en mai 2013. Mais aura-t-elle seulement lieu un jour ?

    DÉJÀ CINQ ANS DE DISCUSSIONS.

    – En 2004, le club lyonnais du LOU Rugby reçoit l’aval de Gérard Collomb, maire PS de la ville et président du Grand Lyon (57 communes), pour la construction d’une enceinte sportive à Vénissieux. Réaction immédiate d’Aulas : si un nouveau stade doit être construit dans l’agglomération, ça ne peut être qu’au bénéfice de l’OL. Sur le site de Vénissieux ? Jusqu’en 2006, le maire de Lyon en est convaincu. Mais le projet capote sur des divergences financières et Collomb avance une solution de rechange : le site du Montoud à Décines, dont le maire, Pierre Crédoz, est également socialiste. Cette fois, le projet se dessine sous le nom d’OL Land. Sont prévus un stade ultramoderne de 60 000 places (avec 7 000 places de parking), un terrain d’entraînement, le siège du club, une piscine, un centre de fitness, une salle de sports, une zone de loisirs, deux hôtels, un immeuble de bureaux. Coût estimé : entre 250 et 280 millions d’euros pour le stade et 600 millions pour l’ensemble, l’intégralité de l’investissement relevant de fonds privés. À charge pour les pouvoirs publics de financer les moyens de transport, aucun tramway ou métro n’arrivant aujourd’hui dans cette zone. Selon Gérard Collomb, l’addition s’élèvera à 180 millions d’euros. D’autres estimations tablent sur 400 millions...

    LE MAIRE ALLIÉ D’AULAS. – Aulas et Collomb ont chacun des raisons de tenir au projet. Le premier, déjà artisan de l’entrée en Bourse d’OL Groupe en février 2007, est convaincu que son club peut être une force économique et que Gerland, dont l’OL n’est pas propriétaire, ne correspond plus à la conception moderne des stades en Europe. Le maire, inconditionnel d’une équipe championne de France depuis son accession à la mairie, est persuadé que l’avenir du Grand Lyon passe par l’est de l’agglomération.

    LES RIVERAINS ET UN AGRICULTEURPARTENTENGUERRE.

    –Avec le temps, le front des opposants s’est élargi. Principal motif d’inquiétude pour les riverains : pour rentabiliser le projet, OL Groupe prévoit 120 organisations d’événements par an. Les habitants redoutent donc la répétition des désagréments liés à la circulation et au manque de places de parking. Un stationnement sauvage de plus de 5 000 véhicules par soirée est notamment redouté. Marc Pagano, responsable de l’Association des riverains de la rocade est, en bordure de laquelle est prévue la construction du stade, rappelle que près de 100 000 véhicules empruntent déjà cet axe chaque jour.

    Les élus ayant tout à gagner à défendre leurs populations, huit des neuf municipalités concernées sont aujourd’hui contre le projet (voir ci-dessous), ainsi que le député UMP de la circonscription, Philippe Meunier. Seul Pierre Crédoz, maire (PS) de Décines (25 000 habitants), maintient un soutien discret.

    Deux parkings supplémentaires ont été prévus. Mais ils sont éloignés et nécessiteraient de recourir à de nombreuses navettes pour transporter les spectateurs. « On a calculé que pour acheminer 25 000 personnes, à raison de 100 par navette, il faudrait plus de huit heures. Grotesque et impensable », raconte Joëlle Percet, élue Verts de Chassieu. Et elle rit encore d’avoir entendu dire qu’il faudrait établir des passages à niveau pour laisser passer les 22 000 travailleurs recensés dans le secteur…

    Autre caillou dans le jardin d’OL Land : un agriculteur, Marc Boulud, ne veut pas céder les 3 hectares qu’il possède sur le site pour les 30 euros au mètre carré qui lui ont été proposés. Il en réclame dix fois plus. « Contrairement à ce qu’ils pensent, je ne suis pas un péquenot prêt à accepter n’importe quoi, affirme-t-il. Depuis le début, on m’a pris pour un con dans cette affaire. »

    UNE LOI POUR SAUVER LE STADE ? – Afin de contourner l’obstacle, Michel Mercier, président du conseil général du Rhône, et Gérard Collomb, missionnés en quelque sorte par OL Groupe, ont proposé un amendement visant à classer « d’intérêt général » la construction des enceintes sportives. Mais si le Sénat l’a voté, la commission mixte paritaire l’a rejeté une semaine plus tard, sous la pression de l’UMP.

    Le tandem Collomb-Aulas compte beaucoup sur la prochaine loi sur le sport, appelée à être débattue à l’Assemblée nationale en avril et qui inclut cette fameuse notion d’intérêt général. Les oppositions ne s’éteindront pas pour autant. La semaine dernière, le maire a d’ailleurs décidé de reporter la révision du plan local d’urbanisme, faute d’être assuré du soutien de ses alliés traditionnels (des élus Verts, communistes mais aussi socialistes sont opposés au projet).

    Aujourd’hui, donc, rien ne dit que le permis de construire sera délivré avant 2010, date limite fixée par Jean-Michel Aulas. Et même si ce timing est respecté, de nombreux recours juridiques et administratifs retarderont sans doute le démarrage du chantier. À Décines, le club septuple champion de France, auquel rien ne semble résister dans l’Hexagone, est tombé sur un os.

    80 000 : Le nombre de places prévues dans le futur grand stade de Lyon. 19 500 de plus que dans l’actuel stade de Gerland. À 30 euros le prix moyen de la place, cela représente 11 millions d’euros de recettes potentielles supplémentaires sur une saison de L 1.

    280M€ : Le coût estimé du futur stade lyonnais (hypothèse haute). Cette somme-là ferait vivre l’OL, dont le budget est estimé à 135 millions d’euros hors transferts, pendant deux saisons. La facture de l’ensemble du projet OL Land s’élèverait à 600 millions d’euros.

    93M€ : Ce qu’a rapporté en février 2007 l’introduction en Bourse d’OL Groupe. Le cours (24 euros à l’origine) était monté lors de la première journée de cotation à 26 euros. L’action valait hier 7,99 euros à la fermeture des marchés.

    14ème Le rang de Gerland au classement des stades, selon leur capacité, parmi les 16 qualifiés pour les prochains 8es de finale de la Ligue des champions. Seuls la Juventus et Villeréal accueillent moins de public.

    90,4% : Le taux de remplissage de Gerland cette saison (selon les chiffres de la LFP). Le meilleur score parmi les 20 clubs du Championnat.

    « Il est trop tard pour penser A une autre solution »

    JEAN-MICHEL AULAS, le président de l’OL, lassé des oppositions à son projet de grand stade, aimerait que les choses s’accélèrent.

    « L’AVENIR DU GRANDSTADE de l’OL se jouera-t-il en 2009 ?

    – Il se joue depuis plusieurs années déjà. Mais c’est vrai qu’en 2009 il y a deux passages obligés avec l’obtention du permis de construire et diverses autorisations administratives nécessaires à l’engagement des travaux.

    Un stade peut-il encore être envisagé ailleurs qu’à Décines, si cela devait débloquer le dossier ?

    – Maintenant, c’est trop tard pour penser à une autre solution. Des études avaient d’abord été faites en vue d’une rénovation et d’un agrandissement de Gerland. Elles avaient conclu que ce n’était pas possible, dans la mesure où il aurait fallu que l’OL aille jouer à la Duchère pendant la durée des travaux. Le problème, c’est aussi qu’il n’y pas eu de schéma d’aménagement à Gerland, ni de cohérence. Je pense notamment à l’implantation d’une université. Cela a empêché ensuite de bénéficier des 30 hectares nécessaires pour refaire un stade moderne.

    « Si le projet capote, la France ne pourra pas avoir l’Euro 2016 »

    Êtes-vous sensible aux arguments des opposants, notamment les futurs riverains du stade ?

    – Dieu merci, nous sommes en démocratie. Mais, moi, je préfère regarder un sondage de 2007 : 80 %des personnes interrogées étaient favorables à la construction d’un grand stade à Décines.

    Que les opposants soient appuyés par des élus locaux est de bonne guerre. Mais je suis rassuré quand j’entends François Fillon, le Premier ministre, dire qu’il est favorable à une évolution de la loi, afin que l’argent public puisse appuyer la concrétisation de projets privés servant la cause collective, ce qui est le cas d’un stade. N’oublions pas que la France manque dramatiquement de stades modernes, comme on en trouve chez nos voisins. Il faut bien comprendre que le stade de Gerland est devenu totalement obsolète. Et la France ne pourra pas avoir l’Euro 2016 si le projet capote à Lyon.

    Si ce projet devait encore être bloqué en 2010, envisagez-vous toujours de démissionner de votre poste de président ?

    – Si je laisse entendre que je partirais, on va encore dire que je fais du chantage. Mais vous me connaissez suffisamment pour imaginer que tout ça commence à être un peu lassant. Si les difficultés devaient perdurer, il y a des chances que ça m’intéresse moins. Ce projet-là, en effet, c’est le projet d’une vie.

    La crise financière actuelle peut-elle également mettre le projet en danger ?

    – Jusque-là, nous disposons des moyens financiers. Mais plus le temps va passer, moins nous serons sûrs de pouvoir les conserver, puisque personne ne peut savoir comment se porteront les banques et les entreprises dans les mois à venir. »

    C’est aussi une bataille politique

    Décines et huit autres communes environnantes sont concernées par le projet du grand stade, Cheraumaire PS de Lyon, Gérard Collomb, qui en a choisi l’emplacement. Depuis quelques mois, la bataille bat son plein entre les élus de l’agglomération lyonnaise, faisant de l’OL Land rêvé par Jean-Michel Aulas un véritable enjeu politique.

    MICHEL FORISSIER (maire UMP de Meyzieu, une des communes environnantes du site choisi) est l’un des opposants au projet.

    « JE L’AI DÉJÀ DIT à M. Aulas : son stade ne se fera pas à Décines. Le projet a été vendu sur de la communication, sans véritable études techniques. Je comprends qu’il veuille un grand stade. Mais pas sur le site du Montoud, sur lequel il s’est laissé entraîner il y a deux ans. Cet entêtement est incompréhensible car le site est mal choisi. Est-il par exemple sérieux d’envisager plus d’une centaine de manifestations par an à OL Land, avec autant de problèmes de circulation et de stationnement non résolus ? Et il ne s’agit pas maintenant de faire passer en force qu’un projet de stade privé, voué au profit commercial, puisse être déclaré d’intérêt général. On me dit aussi qu’avec cet OL Land, on pense au développement de l’Est lyonnais. Mais peut-on faire la ville autour du stade ? Bien sûr que non. D’ailleurs, le maire PS de la commune de Chassieu est également à nos côtés. Et j’observe que rien n’a vraiment avancé depuis deux ans, ni la maîtrise du foncier, ni le droit des sols devant déterminer la constructibilité du site, ni le permis de construire… »

    GÉRARD COLLOMB (maire PS de Lyon et président de la communauté urbaine du Grand Lyon) soutient le projet.

    « JE COMPRENDS qu’on puisse appréhender les problèmes de voisinage avec un tel complexe. Mais je peux garantir que, lorsqu’ils (riverains) verront la réalisation architecturale et l’aménagement qui va avec, ils auront, à leur tour, la conviction qu’il s’agit bien d’un élément structurant de cet Est lyonnais pour lequel nous avons d’ailleurs d’autres projets. (…) La note pour les collectivités publiques s’élèvera à 180 millions d’euros. Ce qui confirme qu’aujourd’hui la meilleure solution consiste bien à confier la construction de tels complexes à des capitaux privés, l’argent public pouvant alors aller aux infrastructures routières et aux transports en commun. (…) Le problème est le même pour tous les projets de nouveaux stades de France. Mais nous comptons sur la nouvelle loi sur le sport, qui doit être votée en avril prochain, pour débloquer la situation. Disons alors qu’à trois ou quatre mois près nous resterons dans les temps. »

      

    (RL) Courbis: "Metz a tout pour remonter"

    Alors que Montpellier peut repasser devant Metz demain en cas de victoire à Saint-Symphorien, Rolland Courbis envisage les chances de montée de son équipe, et celles de son adversaire. Vite dit, mais bien dit.
    Mardi soir, Rolland Courbis a occupé l’antenne, depuis l’OM Café, sur le Vieux Port. Hier, il avait tourné le dos à Marseille et à ses occupations de consultant à la radio pour retourner vers son métier d’entraîneur, à Montpellier. Condamné à deux ans de prison ferme dans le cadre du procès dit des comptes de l’OM, Rolland Courbis bénéficiera peut-être d’un aménagement de peine lui évitant de retourner derrière les barreaux, mais il affirme vivre sa dernière saison sur un banc, d’entraîneur s’entend. En attendant, il nous parle du match de son équipe demain à Metz, «vite », très vite…
    Montpellier a concédé le nul (2-2) lundi contre Reims. S’agit-il d’une si mauvaise opération ?
    «Peut-être avons-nous perdu deux points, mais je considère que nous avons surtout perdu de l’énergie par rapport au match à venir à Metz. C’est un peu comme si nous avions dû livrer une rencontre de Coupe, les prolongations en moins. Pendant ce temps, les Messins étaient tranquillement assis devant leur télé. Je ne dis pas que c’est un désavantage pour nous : cela, nous le saurons non pas vendredi soir, mais à l’issue de la 38e journée de championnat…»
    Au moins avez-vous la satisfaction d’avoir remonté deux buts, donc d’avoir manifesté de réelles ressources ?
    «Même pas. Après notre égalisation, nous aurions dû et pu gagner. Nous avons plusieurs occasions, un penalty non sifflé en notre faveur en fin de match : franchement, cela aurait pu être mieux pour nous.»
    «Nous avons fait jeu égal»
    Êtes-vous d’accord pour dire que Montpellier est l’équipe la plus impressionnante de l’hiver en Ligue 2 ?
    «Il est difficile de faire mieux qu’Angers ! Et il y a Metz, qui est revenu sur le podium avec trois victoires d’affilée. Je regarde plutôt devant, je constate qu’il restera quinze journées après ce match à Metz et, avec la victoire à trois points, le nombre de points à distribuer me fait dire que le chemin est encore long, très long.»
    Votre équipe est revenue dans la course à la montée après un départ médiocre. Êtes-vous surpris ?
    «Nous avons le groupe pour. Nous voir faire partie des six équipes qui luttent pour la montée ne constitue donc pas, selon moi, une grosse surprise. Quant à notre début de saison, il se joue à pas grand-chose : une défaite contre Strasbourg en fin de match, un nul contre Boulogne alors que nous méritons de gagner, une défaite à Dijon dans le temps additionnel trois jours après avoir disputé une prolongation, à Ajaccio, en Coupe de la Ligue… Ce sont de vraies explications…»
    Pour l’avoir emporté à Lens, vous ne devez pas spécialement craindre cette autre confrontation avec un concurrent direct, vendredi à Metz ?
    «Nous avons pour habitude non pas de prendre les matches les uns après les autres, comme ils disent tous, mais de considérer nos adversaires à leur juste valeur. La différence au classement entre Montpellier et Metz tient aux 90 minutes du match aller, où un très bon FC Metz s’est imposé. Avec un autre résultat, le classement aujourd’hui serait totalement différent. Cela veut dire que, sur tout le reste de la saison, nous avons fait jeu égal. Vendredi, celui qui prend des points empêche l’autre d’en prendre, c’est tout. Nous ne sommes pas plus soucieux que ça.»
    Quelle impression vous avait fait Metz, à l’aller ?
    «Une assez forte impression, dans la mesure où les Messins avaient gagné à Montpellier et à Lens en une semaine. On va voir s’ils sont capables de renouveler une telle performance à domicile, ce qui n’est pas spécialement facile. Maintenant, les retrouver à la troisième place n’est pas étonnant. Metz a l’effectif, les structures, les dirigeants, l’entraîneur, bref, Metz a tout pour remonter. Même si, pour des clubs comme celui-là, comme le nôtre, comme Lens ou comme Strasbourg, rien n’est simple en Ligue 2 car nous sommes les équipes à battre.»

    Montpellier se déplace à Metz pour un match entre le 3e et le 4e. Quelles sont les ambitions du MHSC ?

    Si aujourd'hui Montpellier est derrière Metz au Classement, ce n'est pas à cause du match nul face à Reims. A mes yeux, c'est à cause de la défaite concédée à l'aller contre le FC Metz. Il est donc indispensable d'y aller pour gagner. Peut-être qu'après la rencontre, je me satisferais d'un nul. S'il y a 0-0 à 10 minutes de la fin, je ne vais pas demander d'attaquer à tout va ! Mais il faut être honnête. Si on va en Lorraine, c'est pour prendre les 3 points.

    Après la belle victoire à Boulogne, Montpellier a, une nouvelle fois, perdu des points à domicile...

    Oui mais je pense que le match contre Reims, on le gagne aux points. Autant après le match face à Guingamp et Tours, je ne pouvais pas être satisfait du résultat mais surtout de la manière, autant là, j'ai vu du mieux. On prend deux buts idiots. On a un joueur de chez nous qui fait une tête, le ballon rebondi sur un de chez nous et ça va sur un de "pas chez nous" qui n'a plus qu'à pousser le ballon au fond des filets. Et puis il faut être réaliste. L'équipe de Reims n'a rien à faire dans une position de relégable. Quand je vois cette équipe, ils n'ont rien à faire en position de 19e. Ou alors je ne comprends plus rien au Football. Ce début du match contre Reims me fait penser à celui contre Boulogne. Là bas, on marque un premier but avec de la chance. Et ça nous a lancé. Comme quoi des petits détails peuvent faire de gros dégâts.

    Le Bilan de Montpellier à domicile est insuffisant quand même, non ?

    Les chiffres sont là. On a fait 5 matchs nuls à domicile, ce qui fait 10 points de perdus. Si on ajoute les 3 points qu'on a laissé filer face à Metz, on arrive à un total de 13 points de perdus à la Mosson. C'est sur qu'il va pas falloir continuer sur cette lancée. D'autant qu'on reçoit Lens, Angers et Strasbourg lors des matchs retour. Rien ne nous dit qu'on va les battre. On a concédé deux matchs nuls contre le dernier et l'avant dernier. Il faudra donc réussir à reprendre des points à la Mosson.et sortir de cette spirale. On est capable de battre tout le monde !

     Ne manquait il pas un attaquant sur le banc face à Reims ?

    Peut être que si je fais rentrer un attaquant on aurait pris un but. Ce sont des choses que l'on ne peut pas savoir. Peut-être qu'un Lilian Compan en forme aurait trouvé la solution là ou les autres ne l'ont pas trouvé. Peut-être... Tout ce que je sais, c'est que j'ai terminé le match avec Costa, Lacombe, Aït-Fana, Ouadah, Camara et Montaño. Et que face à ce schéma là, Reims n'a pas répondu. A la 66e minute, je suis sur que du côté Rémois, ils auraient signé tout de suite pour un score de parité. Moi je peux vous dire que je voulais que le match continue. Mais nous n'avons pas su arracher cette victoire et Reims, qui a une belle équipe, est reparti avec le point du match nul.

    Metz revient bien en forme...

    Oui, c'est une équipe pas mal. A l'aller, ils nous ont battu puis ils avaient enchainés avec une victoire face à Lens. S'ils rééditent cette performance, je crois qu'ils seront difficilement rattrapables. Mais en plus d'être bons, ils ont aussi le brin de réussite. Contre Amiens, sérieusement, il faut reconnaitre que le facteur chance est avec eux. Le Saint Symphorien devait veiller sur Metz. Moi si je le croise, je crois que je vais tourner la tête pour pas le regarder dans les yeux... Au point de vue arithmétique, je fais les calculs. On a pris 3/6 points contre Amiens ce qui est moyen, 4/6 face à Boulogne ce qui est très bien et 4/6 contre Reims. A la veille du match contre Metz, on en a pris 0/3. Il faudra donc impérativement corriger ce manque puisque derrière, nous recevrons Dijon contre qui nous avons empoché 0 points sur 3 pour le moment.

     

    February 11

    Les dieux n'ont pas de mains, mais ils devraient avoir des pieds et un cerveau !

    Les petites phrases du jour : « RMC a l’effectif de journalistes pour devenir la première radio sportive de France, mais leurs origines « bobo » ou « sudiste » de ceux-ci, font de cette radio une radio régionale du sud-est de ce pays ! Quant à monsieur « manque un g, il est digne des gratuits dans lesquels il trempe sa plume : destiné à finir dans les poubelles de Nicollin !»

    « Dites bien à  Ouadah que les supporters messins, que ce monsieur a insultés en les traitant de nazillons, qu’en Moselle on a de la mémoire et qu’ils l’attendent « avec impatience et entre quatre yeux s’il le désire », pour débattre avec lui du sujet du racisme ! »

     

    Quotas : ANGLETERRE. Les clubs anglais de Premier League sont disposés à examiner l'imposition de quotas de joueurs locaux dans les équipes, un souhait des instances internationales auquel ils s'étaient jusqu'à présent opposés.

    METZ Séance en salle hier matin. Ch. Gueye, Cardy, Rocchi, Bessat et Vailati sont restés aux soins tandis que Jestrovic, Vivian, Chapuis et Anastassowa ont travaillé avec le préparateur physique.

    Romain Ruffier en salle d’attente

     Propulsé gardien numéro deux en octobre dernier, Romain Ruffier n’a toujours pas goûté à la Ligue 2. «Une question de temps.»

    Mardi matin, 11 h. Les Arènes, zone de repli du FC Metz. Sa voix puissante résonne dans l’enceinte messine. Avec autorité, Romain Ruffier, dix-neuf ans, dirige la manœuvre de sa ligne de but. Le loup solitaire se mue en chef de meute. «Gardien de but, c’est un poste à part, mais il faut savoir s’imposer.» Sortir du lot. Faire preuve de caractère. «Et surtout beaucoup travailler, coupe le jeune homme. Travailler encore et encore. A mes yeux, c’est la seule recette pour réussir. » Un véritable leitmotiv. «En débarquant à Metz, en 2004, j’ai découvert un autre monde. A Béziers, j’étais le numéro un. Ici, j’étais à la traîne, toujours le dernier. Physiquement, j’étais à la rue. J’ai souffert pendant un bon mois… Le pire souvenir de ma jeune carrière ! » Mais Romain Ruffier ne renonce pas. Il s’accroche. «J’ai horreur de l’échec. Je ne pouvais pas en rester là. Je devais prouver aux dirigeants messins, Francis De Taddeo et Jean-Claude Nadon en tête, qu’ils avaient eu raison de me faire confiance.» Travailler plus, pour gagner plus… Un argument martelé par de son père, l’ancien gardien des Girondins de Bordeaux, bien avant qu’il ne devienne un slogan présidentiel. «Il est lourd avec ça, rigole le gardien messin. Heureusement, je peux parler d’autre chose que de football avec ma mère et ma sœur… » Pourtant, son présent et surtout son avenir sont intimement liés au ballon rond. «Mon contrat stagiaire expire à la fin de cette saison, explique-t-il. Sincèrement, j’espère pouvoir signer mon premier contrat professionnel en faveur du FC Metz. Avant de débarquer ici, je n’étais rien… »

    «Moi, ça me va»

    Aujourd’hui, Romain Ruffier a entrouvert la porte de l’équipe première. Propulsé numéro deux après la blessure de Christophe Marichez en octobre dernier, il patiente toutefois toujours en salle d’attente. Yvon Pouliquen lui a d’abord préféré Oumar Sissoko avant que Germano Vaitali ne débarque de Suisse. «Il existe une hiérarchie établie par le coach. Pour le moment, je n’ai pas eu l’opportunité de jouer une seule minute chez les pros. Mais je n’ai pas peur de la concurrence, assure-t-il. Au contraire, elle me stimule. À terme, cela se jouera sur le terrain. C’est une question de temps. De toute façon, je ne vais pas faire la fine bouche. Pour ma première saison dans un groupe professionnel, je suis deuxième gardien en Ligue 2. Moi, ça me va… » Même si son nom n’apparaît pas toujours sur la feuille de match ? «C’est le choix de l’entraîneur. S’il préfère se passer d’un second gardien au profit d’un joueur de champ, c’est qu’il a ses raisons. Et pour le moment, cela nous réussit plutôt bien.» Mardi matin, 13 h. Stade Saint-Symphorien. Le chef de meute redevient le loup solitaire. Avec le secret espoir, un jour, d’y débuter avec la panoplie de gardien titulaire.

    Metz plutôt que Lyon

    Formé à Béziers, Romain Ruffier a effectué un premier essai du côté de Montpellier avant de se rendre à Lyon puis à Metz. «Montpellier n’a pas donné suite », explique-t-il. Par contre, après deux jours passés sur les bords de la Moselle, il signe une convention avec le club messin. «Entre-temps, Lyon m’a recontacté. Mais j’avais déjà fait mon choix. Les Lyonnais ont de l’argent et donc pas vraiment besoin de formation. A Metz, c’est différent. La formation est une marque de fabrique. Que ce soit d’un point de vue sportif ou au niveau des études… » Titulaire d’un Bac S, Romain Ruffier sait aujourd’hui qu’il ne s’est «pas trompé

    February 10

    Ouadah peut y compter : il sera bien accueilli à Metz où il s'est fait beaucoup, beaucoup d'amis!

     

     

    (Site officiel FC Metz) Barbosa : « Je ne ferai pas de sentiment

    Cédric Barbosa s’apprête à retrouver Montpellier vendredi. Une pointe de nostalgie accompagne son accent chantant lorsque le milieu messin nous parle de son club formateur. Au sujet de l’opposition à venir, il promet de ne pas faire de cadeau.

    Cédric, quels souvenirs gardez-vous de vos débuts parmi l’élite sous le maillot de Montpellier ?
    Cédric Barbosa : « Beaucoup de très bons souvenirs… J’y ai passé six années et connu trois entraîneurs : Mezy, Gasset et Bernardet. Je n’ai pas beaucoup joué la première saison, mais par la suite j’ai pu m’y faire une belle place. L’année suivante, nous avions remporté la Coupe Intertoto et passé un tour de Coupe de l’UEFA. La Corogne, qui allait ensuite devenir champion d’Espagne, nous a éliminés. Je me rappelle qu’ils nous avaient surclassé techniquement, bien que nous ayons eu quelques opportunités de faire basculer les rencontres en notre faveur. Malheureusement, au terme de cette saison, nous étions descendus. Mais le club ayant fait l’effort de garder un maximum de joueurs, nous avions reprit l’ascenseur dès l’année suivante. »
    Comment décririez-vous le Montpellier Hérault Sporting Club ?
    C.B. : « Il a toujours été un club formateur, avec un côté familial à l’image du FC Metz. J’ai l’impression malgré tout que le Club à la Croix de Lorraine est un peu mieux structuré en interne. Du côté de la Mosson, les affluences sont peu élevées cette année mais le public montpelliérain n’a jamais vraiment accroché. Je me souviens qu’à l’époque, nous tournions entre 10 et 14 000 spectateurs en première division, avec des pics à 25 000 pour les gros matches. Peut-être que ce n’est tout simplement pas une ville de foot. Il faut dire que les autres sports sont aussi très bien représentés et les gens ont davantage le choix. »
    Lorsqu’on regarde la liste des joueurs qui ont évolué à vos côtés à la fin des années 90, on a la sensation d’un énorme gâchis. Beaucoup ont réalisé de belles carrières par la suite…
    C.B. : « Le club pouvait-il faire autrement ? Il vit aussi des joueurs qu’il transfère et la plupart lui ont rapporté de l’argent. Peut-être que quand l’équipe tourne bien, le club ne peut plus suivre derrière financièrement. Je ne crois que ce soit un manque d’ambition. Lors de ma deuxième saison à Montpellier beaucoup d’anciens Nantais nous avaient rejoint, ce qui prouve que les investissements étaient fait. Mais à l’époque, la mayonnaise n’avait pas pris. Après, même si le palmarès du club n’est pas génial, il a eu de belles périodes et connu l’Europe. C’est dommage, bien sûr, car on pourrait faire beaucoup de choses là bas. Le climat, la ville, le club sont intéressants. Il y a un potentiel. »
    Étiez-vous devant votre poste lundi soir pour Montpellier – Reims ?
    C.B. : « Oui évidemment, Montpellier reste ‘mon club’, entre guillemets. J’y ai passé les meilleurs moments de ma carrière. Alors dès qu’ils passent à la télé, j’essaie de les regarder. Cette saison, ils ont la possibilité de remonter avec nous. Je pense que pour eux, c’est l’année ou jamais. Techniquement, l’équipe a une belle maitrise du jeu et dispose d’atouts offensifs. Paradoxalement, elle était pourtant avant le match de lundi la meilleure défense du championnat. Alors qu’elle donne l’impression de laisser beaucoup d’opportunités à ses adversaires. Est-ce qu’ils veulent trop jouer ? Nous allons voir ça à la vidéo cette semaine et essayer d’avoir la bonne interprétation. »
    Venons-en à votre saison. A 32 ans, vous retrouvez la Ligue 2. Est-ce difficile de passer à l’étage inférieur après avoir évolué la majeure partie de sa carrière au sein de l’élite ?
    C.B. : « Ce n’est pas évident et je dois avouer que je ne l’ai pas très bien vécu au départ. Je prend cela comme une régression même si ce n’est pas forcément le cas. Malgré tout, j’évolue tout de même à Metz, qui est pour moi un club de Ligue 1 ; et nous jouons la remontée. La Ligue 2 est un championnat qui a bien évolué depuis que je l’ai quitté. Le niveau a augmenté, sans doute car beaucoup de formations ne parviennent pas à remonter en Ligue 1 immédiatement après être descendu. Au final, c’est une compétition assez intéressante à jouer. »
    Et sur la pelouse, comment vous adaptez-vous au changement de style de jeu ?
    C.B. : « Je trouve qu’il y a plus de joueurs capables, intrinsèquement, de faire la différence en un contre un de part leurs capacités physiques. Mais à côté de ça, ils sont régulièrement coupables de largesses tactiques. Pas mal de formations misent sur l’engagement mais ce n’est pas uniquement l’apanage de la Ligue 2. Et lorsqu’on arrive à combiner pression physique et technique, comme nous y sommes parvenus parfois, on parvient vite à produire des choses intéressantes. Pour prendre l’exemple de Reims contre Montpellier, certes ce fut une rencontre accrochée. Dans ces cas là les décisions arbitrales font parfois la différences, ou les coups de pieds arrêtés. »
    Justement, sur ces phases de jeu, Montpellier est particulièrement armé ; à l’inverse de Metz qui semble peu habile dans ce domaine. Comment l’expliquez-vous ?
    C.B. : « Les coups-francs sont effectivement une véritable force pour Montpellier. Ils maitrisent parfaitement cet aspect. Nous serons très attentifs à cela, il s’agira d’éviter de faire des fautes aux abords de la surface. A tous les niveaux, ce genre d’action débloque les situations, que ce soient lors de matches internationaux en championnat. De notre côté, il est vrai que nous ne sommes pas performants à ce niveau. Sur certains matches, nous, les tireurs, avons été maladroits. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Pour marquer de la tête sur une balle arrêtée, il faut aussi le vouloir, aller au contact ; et être coordonné avec le frappeur. Avoir le bon timing. C’est un ensemble de choses à réunir. Contre Boulogne, nous étions proches d’y parvenir à plusieurs reprises. »
    Pour finir, que ressentez-vous à l’idée d’affronter Montpellier vendredi ?
    C.B. : « Ces rencontres restent particulières pour moi. Au sein de l’effectif, je connais pas mal de joueurs, d’autant que je m’étais entraîné avec le groupe CFA juste avant ma signature à Metz pour garder la forme. De longue date, il y a Carotti, Delaye, Dzodic… Ait Fana, que j’avais plus ou moins dirigé vers Montpellier, connaissant des membres de sa famille. Maintenant, vous pouvez me croire, je ne ferai pas de sentiment sur la pelouse de Saint-Symphorien. Aujourd’hui, je suis à Metz et une chose m’importera : remporter ce match. »

    Les Messins aux petits soins

    Il y avait de nouveau pas mal d’absents à déplorer mardi matin du côté de Saint-Symphorien. Avant de recevoir Montpellier pour un match important dans l’optique de la montée, les joueurs messins ne sont pas gâtés par les conditions météorologiques. Ce matin, ce sont des vents violents qui les ont empêchés de sortir fouler leurs habituelles pelouses d’entraînement. Du coup, le groupe mosellan a profité de la pelouse artificielle mise en place aux « Arènes », la salle de sports qui jouxte le chantier du Centre Pompidou, pour s'entraîner. Mardi soir, un tournoi regroupant plusieurs équipes d’anciens pro se tient en effet dans l’enceinte sportive.
    Beaucoup d’éléments n’ont pas participé à la séance dans le but de ménager quelques douleurs musculaires récalcitrantes. C’est le cas de Cheikh Gueye, Romain Rocchi, Julien Cardy, Vincent Bessat et Germano Vailati. Nenad Jestrovic, Matheus Vivian, Cyril Chapuis et Arnaud Anastassowa ont quant à eux suivi un programme aux côtés de Jeremy Moureaux. Pour finir, Guillaume Rippert s’est contenté de courir.