roro10's profileLes contes de RoroPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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March 31 Certains travers, que l'on pensait disparus, réapparaissent...Ma phrase du jour : « Vous avez vu des photos de cette banderole, vous ? A croire que des journaux comme « « l’Equipe » et « Le Parisien » n’avaient aucun photographe au Stade de France, et ces journaux sont beaucoup plus discrets quand au « récit des évènements », alors que dans d’autres circonstances ils en avaient fait des tonnes !!!…Mais, c’est vrai, cette fois, c’est Paris qui est mis en cause : touche pas à la Capitale, hein ! Ce n’est pas bon pour l’image ! Y aurait-il des « collabos » (selon les termes employés par P. Ménès ) dans la Capitale ?... On verra si la Ligue a le même courage que face à Metz ou à Bastia. Après tout, racisme anti-noirs, anti-arabes ou anti-Ch’tis, ou anti-messins, même combat. Encore une ch’tiote question : que va faire la commission de discipline à l’encontre de La Ligue professionnelle de football organisatrice de l’évènement ? Quelle position ladite commission va avoir vis-à-vis des « célèbres « ho-hisse, enculés » qui accompagnent chaque dégagement des gardiens au stade vélodrome ? » (R.L.) : 16 ans nationaux Metz sans coup férir Mi-temps : 1-0. Buts pour Metz : Faucher (39e), Bussmann (48e), Torcy (c.s.c. 58e). Les conditions de jeu étaient rendues difficiles par le vent pour cette rencontre entre Metz et Torcy. Après un premier but de Faucher refusé pour hors-jeu (32e), les Messins ouvraient la marque par le même Faucher sur un bel enchaînement (39e). Ce but inscrit juste avant la mi-temps faisait mal psychologiquement aux joueurs de Torcy. Les Mosellans maîtrisaient alors mieux leur affaire en seconde période et Bussmann doublait la mise suite à un corner combiné de Zénier (48e). Ils bénéficiaient ensuite de l'aide de leurs adversaires qui marquaient contre leur camp (58e). Zénier parvenait lui aussi à envoyer le ballon au fond des filets de Tonnet mais voyait une nouvelle fois l'arbitre refuser son but pour hors-jeu. Le score en restait donc là pour les protégés de Jean-Robert Faucher. (18 ans nationaux) Merci Bourgeois Mi-temps : 0-0. Buts pour Metz : Bourgeois (56e, 90e+4). Les joueurs messins se déplaçaient en Saône-et-Loire pour affronter l'équipe de Louhans-Cuiseaux. Sur un terrain en très mauvais état et avec beaucoup de vent, la tâche s'avérait difficile. Jouant contre le vent en première période, les Messins ont essayé d'empêcher leurs adversaires de marquer ce qu'ils parvinrent à faire puisque le score était toujours de 0 à 0 à la pause. Bourgeois reprenait un corner de Fostier pour le premier but messin (56e). Sommer doublait la marque pour les Mosellans mais l'arbitre refusait le but pour un hors-jeu (70e). Les Louhannais se créaient alors une grosse occasion mais Ruffier, le portier lorrain, sortait une magnifique claquette avant de voir Laine sauver sur sa ligne. Dans les arrêts de jeu, le même Laine offrait le ballon du doublé à Bourgeois qui réussissait une frappe croisée pour le 2 à 0 Messin (90e+4). (Pros) : Ouvert, même le dimanche Retombés dans leurs vieux travers, laxistes, sans envie et sans idée, les Messins ont offert à Toulouse sa première victoire de l'année. « J'ai honte de ce que j'ai vu », a lâché Yvon Pouliquen. Il restait assez de spectateurs, dans les travées encore pas totalement désertes de Saint-Symphorien, hier, en début de soirée, pour qu'une généreuse bordée de sifflets accompagne le retour des joueurs messins aux vestiaires. De son banc, Yvon Pouliquen a dû trouver le concert de huées mérité : devant la presse, l'entraîneur messin n'a pas mâché ses mots pour qualifier la prestation de son équipe, dans une intervention qui laisse à penser que les murs des vestiaires trembleront, ce matin, avant l'entraînement. Morceaux choisis : « Nous avons été décevants dans le jeu comme dans l'esprit [...]. C'est une défaite logique [...]. Je suis déçu pour les gens qui s'étaient déplacés [...]. J'ai l'impression d'être revenu deux mois en arrière [...]. J'ai honte de ce que j'ai vu [...]. Il est inacceptable de perdre en lâchant prise de cette façon [...]. Il s'agit du match le plus catastrophique depuis mon arrivée. » Emana, le remède toulousain Metz en est resté au stade des promesses. Son jeu s'est liquéfié et le doublé d'Achille Emana a fait le bonheur de Toulouse. Marichez. Il a traversé la première mi-temps sans encombre, avant de retarder l'échéance en s'interposant avec autorité devant Emana (48e) et Dieuze (54e). Impuissant et surtout abandonné par sa défense, le capitaine messin a finalement cédé par deux fois en fin de match. François. Moins incisif qu'à son habitude, il a surtout pâti de la désunion de son équipe. Esseulé entre deux lignes qui se sont éloignées au fil des minutes, il n'a pas échappé à la faillite collective du FC Metz. B. Gueye. Un bon débordement pour servir Gestede (1re). Son seul véritable fait d'arme, hier. Remplacé par Chapuis (70e). La dernière recrue messine quatre ballons seulement à son actif a traversé vingt minutes en solitaire. Le film du match 3e. Dans la surface, Pjanic se défait de Mathieu et frappe, en finesse, du droit. Le poteau renvoie le ballon, repris par Gygax ; Douchez repousse et, après une relance toulousaine approximative, la reprise de François file en sortie de but. « Faillite collective et faillites individuelles » Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Nous avons réussi quoi, dix bonnes minutes, et nous avons subitement perdu le fil. On a vite senti que Toulouse, sans être transcendant, allait pouvoir marquer, et sa victoire est logique. J'avais senti un certain relâchement après la défaite dans le derby et le tirage de la Coupe de France (Metz jouera à Lyon, en quarts de finale, le 15 avril), mais le propre d'un joueur professionnel est de savoir se relever. On a assisté à une faillite collective, et à certaines faillites individuelles. » Indignations et plaintes contre une banderole anti-Ch'tis Une banderole stigmatisant les habitants du Nord déployée au Stade de France a soulevé une vague d'indignations, qui se traduira notamment par les plaintes de la Ligue et du député-maire de Lens Guy Delcourt. La banderole proclamait : « Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Cht'is », en référence au film à succès de Dany Boon. « Je porte plainte contre X au Tribunal de grande instance de Béthune comme maire de Lens et au Tribunal de grande instance de Paris comme député », a annoncé Guy Delcourt en précisant qu'il allait aussi saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). L'élu PS a assuré que Nicolas Sarkozy, présent en tribune officielle, avait « réagi très vite » et « exigé que la banderole soit retirée ». Guy Delcourt a d'ailleurs demandé la citation comme témoins du chef de l'Etat, de la ministre de la Justice Rachida Dati et du secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a souhaité que « la lumière soit faite sans délai sur ces agissements imbéciles afin que leurs auteurs soient sanctionnés comme il se doit ». La Ligue (LFP) a également annoncé son intention de porter plainte pour « incitation à la haine et à la violence », plainte à laquelle « s'associeront » les deux clubs finalistes. Le meilleur du pire Février 2008 : lors d'un match de Ligue 2 entre Bastia et Libourne-Saint-Seurin, Boubacar Kébé, victime d'insultes racistes au match aller de la part de supporteurs bastiais, est absent. Le club de Bastia avait été condamné à un point de pénalité au classement pour ces insultes. Mais certains Bastiais lui avaient tout de même concocté une banderole d'accueil : « Kébé on n'est pas racistes », suivie d'une autre : « La preuve, on t'enc... ». March 30 Un parfum de violette...C'est l'printemps ?Les questions du jour : vu la teneur des banderolles exhibées hier soir, en finale de la Coupe de la Ligue, -Pourquoi ce match n'a-t-il pas été arrêté par l'arbitre, comme cela aurait du être ? -Quelles sanctions seront prises contre les supporters parisiens? -Combien de matches de suspension pour le parc des Princes ? -Le résultat du match sera-t-il homologué? -Pourquoi le président Sarkosy et les clowns gouvernementaux n'ont-ils pas mis leurs actes en adéquation avec leurs discours et n'ont-ils pas quitté l'enceinte sportive et, surtout : -Pourquoi se sont-ils tous tus ? ....Mais, hier soir,c'était "Paris", pas Metz, n'est ce pas ? (Site officiel FC Metz) : Un bon dimanche ? Après deux défaites d’affilée en Ligue 1, le FC Metz doit relever la tête à domicile face à Toulouse ce dimanche. Bien mal loti également, l’ancien club de Julien Cardy et Vincent Bessat joue quant à lui le maintien. Il n’est pas aisé pour les Grenats de ne pas céder à l’abattement par les temps qui courent. Après une belle qualification en Coupe de France à Lorient, les coups durs se sont succédés sur les bords de la Moselle. Tout d’abord, une cruelle défaite dans le derby lorrain. Ensuite, un tirage au sort de Coupe de France de nature à alimenter toute forme de paranoïa. Enfin, une sanction lourde de la commission de discipline de LFP envers le Club à la Croix de Lorraine : Un match à huis clos à Saint-Symphorien et un point au moins au classement, rien que cela ! Metz-Toulouse, le groupe Voici les dix huit joueurs sélectionnés pour affronter Toulouse dimanche 16 au Stade Symphorien. (Site officiel Toulouse) : Point Presse Elie Baup On le répète avant chaque match, mais il faut aller gagner à Metz... (Quotidien l’Equipe) : Baup en questions
Annoncé sur le départ en fin de saison, l’entraîneur toulousain est-il encore l’homme de la situation ?
TOULOUSE
TREIZE, le chiffre est suffisamment symbolique pour ne pas interpeller. Face au Mans, samedi dernier (1-1), les Toulousains ont aligné leur treizième match d’affilée sans victoire (douze en Championnat, un en Coupe de France). Le TFC est aujourd’hui la seule équipe de l’élite à ne pas avoir remporté le moindre succès en 2008, toutes compétitions confondues. Si, en fin d’après-midi à Metz, l’équipe d’Élie Baup ne parvient pas à briser cette infernale spirale, la descente en L 2 sera quasiment une réalité. Cette situation d’urgence pose de multiples questions.
BAUP ET LES JOUEURS
Si des tensions existent forcément quand on ne décolle de la 19e place, le vestiaire ne lui est pas hostile. Personne, même à mots couverts, ne tient Baup pour responsable de cette spectaculaire dégringolade. L’heure est à l’union sacrée et à la dédramatisation. Signe de cette évolution, la soirée bowling de mardi soir a été bien plus détendue que l’insipide repas en commun du 21 février pour regarder, à la télé, le 16e de finale retour de Coupe de l’UEFA entre le Spartak Moscou et l’OM, adversaire des Toulousains quelques jours plus tard. « Les fautifs, c’est nous, insiste Pantxi Sirieix. Mais personne ne se tire dans les pattes et, depuis deux matches, le groupe a su réagir. C’est la preuve que le message du coach passe encore. » « La confiance est toujours là, assure Albin Ébondo, sinon des changements auraient déjà été décidés. » Propos validés par Olivier Sadran, le président, qui affirme que « se séparer de Baup n’est pas la solution ». Enfin, Nicolas Douchez est plus formel : « Savoir si l’entraîneur peut partir ou rester à la fin de la saison ne me fait ni chaud ni froid. Ce n’est vraiment pas un sujet d’actualité. »
BAUP ET LE PRÉSIDENT
En début d’année, l’épaisseur des divergences entre Olivier Sadran et Élie Baup avait créé toutes les conditions pour déclencher une procédure de divorce. Mais le coût d’un licenciement – 1,5 million d’euros au bas mot – se serait révélé dissuasif. Depuis, les relations entre le président toulousain et son entraîneur ont évolué dans le bon sens. Au nom de l’intérêt supérieur d’un club à la dérive, les deux hommes ne vivent plus dans deux logiques opposées et ils ont beaucoup appris l’un de l’autre. Une complicité de façade ? Pas sûr. « On est aujourd’hui dans une cohérence sur le plan du jeu mais pas sur le plan comptable », souligne Sadran. En clair, il a le sentiment que les attitudes sur le terrain et les discours en dehors sont plus conformes aux valeurs dont il se veut le garant. « Cette période difficile a servi de révélateur et elle m’a permis de voir les choses différemment, admet Baup. Le président est très présent et, par sa façon d’être, il a ouvert des portes. C’est vrai, ce que nous traversons aujourd’hui nous a rapprochés. »
BAUP ET SON CONTRAT
Voici quelques semaines encore, de confidences en petites phrases, Baup avait tellement dénigré la politique sportive du club qu’une séparation était devenue irréversible. Nécessaire, même. L’amère défaite face à Sochaux (1-2, 28e j.) le 8mars et un état de crise sans éclat de voix pour l’extérieur ont sublimé des rancœurs sans cesse sous-jacentes.
La récente nomination de Jean-François Soucasse – que Baup a connu au centre de formation du TFC – au poste de directeur général a également modifié le paysage. « C’est un footballeur », dit Baup qui reconnaît que « ce qui se passe en ce moment peut effectivement jouer en fin de saison ». Olivier Sadran, de son côté, annonce qu’il ne dérogera pas à une règle d’or : « J’ai toujours respecté les contrats que j’avais signés. » Dans ce contexte, une seule chose pourrait accélérer une séparation prématurée entre Toulouse et Baup : une descente en L 2 à la fin de la saison. On sera vite fixé…
Metz, obstacle imprévu
METZ = 3 POINTS. Il y a encore quelques semaines, au soir d’une défaite, on pouvait toujours se rassurer en se disant que Metz était l’adversaire du week-end suivant. À la trêve, la lanterne rouge était un pathétique dernier, avec une seule victoire, aucune à domicile. Les choses ont bien changé puisque Valenciennes et Caen sont tombés coup sur coup (1-2) à Saint-Symphorien. Même si Nice s’y est imposé (2-1) il y a deux semaines, Metz n’est plus une victime expiatoire. Son bilan de 2008 contre des équipes de L 1 (cinq victoires, deux nuls, six défaites) annonce même une opposition coriace à ses adversaires. « Aujourd’hui, Metz est capable de rivaliser avec les autres équipes de L 1 et de les battre », juge Yvon Pouliquen, l’entraîneur. « Metz, c’était peut-être 3 points sans trop forcer mais, maintenant, ce n’est plus le cas, ajoute Christophe Marichez, le capitaine. Les autres équipes se disent qu’il va falloir batailler. »
Voilà un paramètre nouveau pour Toulouse, Lens, Auxerre et Sochaux, qui luttent pour le maintien et sont au programme du FC Metz. « J’imagine bien que les équipes se rendent compte que ce n’est pas aussi facile de nous rencontrer », admet Pouliquen. Ses confrères battus ont parfois cru déceler de l’insouciance chez ses joueurs, condamnés à la L 2.
« Parce qu’on n’aurait plus rien à perdre, tout d’un coup on serait devenus meilleurs ? Je n’y crois pas. Quand on gagne, c’est parce qu’on a été plus performants, c’est tout. »
March 29 Elie Baup ne voit pas la vie en rose : to loose ?
La phrase du jour. « On comptait sur ce point pour nous sauver... », Allusion ironique de Michel Ettorre à propos de l'unité retirée au FC Metz suite à l'affaire Ouaddou.
(R.L.) : Metz, la bonne étoile ?
FC Metz. 9e avec 57 pts (8v, 8n, 9d). Les trois dernières rencontres : défaite à Lyon (1-2), nul à Croix de Savoie (0-0), nul face à Jura Sud (1-1). Douchez : « Un échec collectif »
Nicolas Douchez, le gardien du Téfécé, porte un regard lucide sur la situation de son club. Depuis 2008, « Toulouse glisse doucement vers la Ligue 2 ». Comme Metz...
Nicolas, Toulouse n'a pas quitté la zone rouge depuis la 22e journée. Ne semblez-vous pas promis à la Ligue 2 ? « On est relégable depuis si longtemps ? Sérieusement, je suis un minimum réaliste par rapport à notre situation. Il ne faut pas se mentir : Toulouse glisse doucement vers la Ligue 2. Dans notre malheur, on a la chance que les équipes qui nous précèdent ne parviennent pas à creuser l'écart. Cela permet d'entretenir l'espoir du maintien. Sans compter que ces derniers temps, le groupe ne vit pas trop mal. Face au Mans, nous parvenons à revenir au score, ce qui constitue une belle preuve de caractère. »
• Elie Baup, en dépit de votre classement, jouit toujours de la confiance de votre président et des supporters. Les joueurs seraient-ils les seuls responsables ? « Non, la situation actuelle du club relève d'un échec collectif. Au même titre que l'année dernière, il fallait parler de victoire collective après notre qualification pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions. Président, entraîneur et joueurs, nous avons tous notre part de responsabilité. Si le président n'a jamais placé le coach sur la sellette, c'est aussi en raison de son expérience. Il a vécu avec Toulouse des maintiens sur le fil, il croit encore en nous. » FC Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance matinale. Aujourd'hui : entraînement à 16h à Saint-Symphorien. Demain : Metz-Toulouse à 16h. Si le match Metz-Valenciennes ne se rejouera pas sur le terrain sportif, en revanche, il connaîtra des prolongations du côté des tribunaux.
Conformément à ce que Carlo Molinari laissait entendre hier dans nos colonnes, le FC Metz fera bien appel de la décision, « sévère », de la commission de discipline relative à l'affaire Ouaddou. En l'espèce, la sanction prévoit de retirer un point au classement et la révocation du sursis d'un match à huis clos, prononcé après les incidents intervenus lors de la rencontre Metz-Strasbourg : « Le FC Metz paye un lourd tribut à la médiatisation de cette affaire. Dès lundi, nous déposerons un appel. Et pas seulement pour obtenir le report de ce match à huis clos qui, en principe, doit s'appliquer à la réception de Marseille. Mais simplement car nous sommes convaincus que ce jugement est disproportionné ! » Le président s'en remet donc à l'examen de la Commission centrale d'appel de la Fédération, « qui aura certainement plus de recul que la Ligue. J'espère qu'elle prendra en compte les efforts consentis par le club après ces événements ». Bien décidé à obtenir gain de cause en seconde instance, Carlo Molinari se réserve également le droit de poursuivre « les fauteurs de troubles » en cas d'appel rejeté : « Il n'est pas impossible que nous réclamions des dommages et intérêts, à hauteur de la recette perdue, aux responsables si le huis clos se confirmait ». Excessive du point de vue messin, la sanction infligée par la Ligue est par contre minimisée dans le camp valenciennois : « Elle n'est ni appropriée, ni pertinente », affirmait hier le VAFC dans un communiqué, estimant que « les instances françaises du football sont en décalage avec la FIFA et les instances internationales qui exigent la plus grande sévérité dans la condamnation des actes racistes ». Faisant part de « sa déception », le club nordiste rappelle qu'il avait « proposé, dans un esprit de fair-play, que le match soit rejoué pour "sortir de cette affaire par le haut" » et précise « réfléchir avec ses avocats sur les suites à donner à cette affaire ».
Ex-Messins en colère
Les deux anciens messins et actuels lillois Franck Béria et Ludovic Obraniak ont commenté hier les sanctions infligées au FC Metz. « C'est n'importe quoi. Ils se battent pour prendre des points et on se permet de leur en enlever un. Je trouve ça nul », a lancé Ludovic Obraniak, interrogé à la fin de l'entraînement du LOSC. « On a pris une sanction pour prendre une sanction. Le motif est louable car le racisme n'a pas lieu d'être. Mais Metz est déjà dans une situation délicate et on retire le fruit du travail des joueurs qui n'y sont pour rien » a déclaré de son côté Franck Béria.
(Site officiel FC Metz) : Je suis sur le grill
Le coach toulousain Elie Baup a rarement dû sauver son équipe de la relégation. Il ne pensait sans doute pas devoir accomplir cette mission avant le début de la saison. Malgré tout, l’homme à la casquette garde son sang froid avant de se rendre à Metz.
Elie Baup, comment vivez-vous cette saison ? On ne l’imaginait pas si difficile pour Toulouse… Barbosa ménagé
Cédric Barbosa n’a pas participé à la séance d’entraînement du jour. Le milieu de terrain a simplement été ménagé en vue des échéances à venir. Il est de toute façon suspendu pour la rencontre Metz - Toulouse. March 28 Être fille de l'Est et commenter des matches de foot à la TV : Jézabel Lemonier.Commenter se conjugue aussi au féminin «Je ne me souviens pas de ma vie sans le football. » Cette phrase lâchée spontanément illustre parfaitement le caractère passionné de Jézabel Lemonier. A 31 ans, elle est la première femme à avoir commenté un match en direct dans l’Hexagone pour le compte de Direct 8 (accessible sur la TNT), en août 2007. Elle officiait encore hier soir à L’occasion de Suisse - Allemagne retransmis sur sa chaîne. Alors qu’une vague féminine déferle depuis quelques années sur le journalisme sportif, à l’image d’Estelle Denis ou d’Alessandra Bianchi, elle est pour le moment la seule à avoir endossé un rôle jusqu’ici réservé aux hommes. Certains seront sans doute intrigués à L’idée de suivre une rencontre au son d’une voix féminine, mais le destin de Jézabel a en fait toujours côtoyé l’univers du ballon rond. C’est son père, fidèle supporteur messin, qui l’a initiée. Des terrains de Maizières-Lès-Metz (Moselle), où elle tente ses premiers dribbles dans l’équipe féminine locale, jusqu’au stade Saint-Symphorien qu’elle découvre à seulement 4 ans, il l’a sans cesse accompagnée. Elevée au rythme des exploits d’un Jules Bocandé, meilleur buteur de L 1 en 1986 sous le maillot grenat, sa chambre se tapisse peu à peu de posters d’Eric Cantona, qui reste encore aujourd’hui son idole. A l’âge d’entrer au lycée, lorsque sa mère L’interroge sur son avenir, elle répond en toute logique : « Je veux parler de football ! » Malgré ses convictions, celle qui tient son prénom d’une chanson d’Edith Piaf (NDLR : « Jezebel » enregistré en 1951) sait que le parcours menant à son rêve ne sera pas forcément celui d’une vie en rose. « En tant que femme, j’ai dû en faire dix fois plus », confirme-t-elle. Persévérante, elle a su s’imposer en faisant tomber une à une les barrières machistes dressées sur sa route. « Continuer à progresser » Après des débuts plutôt poussifs derrière le micro, et même « cauchemardesques » selon ses propres termes, la pionnière des commentatrices prend de l’assurance au fil des rencontres aux côtés de consultants tels que Jérôme Alonzo ou Noël Tosi. Elle est influencée par l’école Canal +, et son modèle se nomme actuellement Grégoire Margotton. « Avec Dugarry, il forme le meilleur binôme », souffle-t-elle. Presque un an après le coup d’envoi de sa nouvelle carrière, elle savoure avec modestie sa situation. Consciente de ses lacunes, elle ambitionne simplement de « continuer à progresser ». Un programme à première vue raisonnable pour cette « éternelle amoureuse de sport » qui vit désormais sur un petit nuage. Un petit nuage en forme de ballon, bien sûr… Double peine pour Metz, cadeau pour l'O.M. ?(R.L.) : Metz - Marseille à huis clos ? Le FC Metz paie, et très cher, les excès d'un de ses spectateurs : conséquence de l'affaire Ouaddou, il a écopé d'un match à huis clos, en plus de perdre un point. Le club va faire appel : le match concerné serait celui du 12 avril, face à l'OM. C'est une sorte d'exploit que vient d'accomplir le FC Metz, à son insu, et sans même jouer : dernier de Ligue 1, il vient encore de reculer au classement. Réunie hier, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel a rendu son verdict dans l'affaire Ouaddou (lire ci-dessous), et a décidé d'ôter un point à la lanterne rouge du championnat. Dans sa situation sportive, pareille sanction semblerait évidemment très accessoire, si elle n'était assortie de la révocation du sursis d'un match avec huis clos consécutif aux débordements de Metz - Strasbourg, le 6 octobre. Abasourdi, le président du FC Metz, Carlo Molinari, a reconnu hier soir avoir « un genou à terre ». FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance matinale. Aujourd'hui : entraînement à 10h à Saint-Symphorien. Demain : entraînement à 16h à Saint-Symphorien. L'avant et l'après Ouaddou Les tribunes messines n'ont pas attendu l'affaire Ouaddou pour se signaler cette saison. Avant Valenciennes, il y eut les débordements face à Strasbourg. Après Valenciennes, l'épisode des saluts nazis entrevus à Gerland. Cette accumulation a finalement eu raison de la patience de la commission de discipline. Les faits. A la 52e minute du derby de l'Est, le 6 octobre, Renteria double la mise pour les siens, provoquant du même coup l'ire de certains supporters. Tandis que quelques excités se dirigent vers la partie de tribunes réservée aux spectateurs strasbourgeois, d'autres "sollicitent" un tête à tête musclé avec Carlo Molinari. L'envahissement du terrain provoquera l'arrêt de la rencontre durant six minutes. Ouaddou : « Une plaisanterie ! » Le défenseur de Valenciennes Abdeslam Ouaddou n'a pas vraiment apprécié le verdict. « C'est une plaisanterie », a réagi le joueur, estimant que cette sanction démontre que la Commission de discipline n'a « pas envie de se pencher » sur la lutte contre le racisme. « Ce n'est pas la première fois qu'il y a des insultes racistes », a expliqué le défenseur, qui pensait que le « match allait être donné à rejouer ». Pires prolonge à Villaréal FOOTBALL. Le fantasme essentiellement médiatique d'un retour de Robert Pires à Metz n'aura survécu ni à la triste réalité du club de ses débuts, ni aux prouesses en Liga du désormais ex-international : à trente-quatre ans, le milieu de terrain français vient de prolonger son contrat pour une saison supplémentaire avec les Espagnols de Villaréal. Après une première saison amputée de ses huit premiers mois en raison d'une blessure au genou, l'ancien joueur de Metz, Marseille et Arsenal est devenu un pilier du club de la banlieue de Valence, troisième à deux points seulement de Barcelone et qui disputera, demain, un match capital dans la course à la Ligue des champions en accueillant l'Athletico Madrid, quatrième. « Ici, on m'accorde une immense confiance et j'ai très envie de poursuivre l'aventure », confiait-il récemment. L'aventure espagnole de Robert Pires se poursuivra donc au moins jusqu'en juin 2009. (Site officiel FC Metz) : réactions à la décision de la commission : La Commission de Discipline de la Ligue de Football Professionnel a décidé de retirer un point au classement de Ligue 1 au FC Metz et de sanctionner le club d’un match à huis clos par révocation du sursis. Voici la réaction du Football Club de Metz. « Le Football Club de Metz prend acte de la décision prise par la Commission de Discipline de la Ligue de Football Professionnel. Cependant, nous sommes très surpris par la lourdeur de la sanction. En effet, celle-ci n’a pas pris en compte la réactivité de notre service de sécurité qui a remis l’individu incriminé aux forces de l’ordre dès que son comportement nous a été signalé. Le programme du week-end : Voici le programme des équipes de jeunes du FC Metz ce week-end. Toulouse en bref : Histoire en Ligue 1 (Quotidien l’Equipe) : Double peine pour Metz Le FC Metz va faire appel du retrait d’un point et du match à huis clos dont il a écopé hier dans l’affaire Ouaddou. SUR LE MOMENT, l’affaire Ouaddou, du nom du capitaine valenciennois victime d’insultes racistes proférées par un supporter messin le 16 février dernier au stade Saint- Symphorien (2-1, 25e journée), avait défrayé la chronique. Elle a suscité beaucoup moins d’agitation, hier, à Paris, au siège de la Ligue de football professionnel (LFP), lorsque Jacques Riolacci a énoncé la double sanction frappant le FC Metz : « Retrait d’un point au classement et révocation du sursis. » Après une tentative d’envahissement de terrain et de jets de projectiles au cours de la rencontre face à Strasbourg (1-2, 10e j.), le 6 octobre 2007, le club lorrain avait, en effet, écopé d’un match à huis clos avec sursis. Le président de la commission de discipline de la LFP a parlé de « sanction appropriée » et a réfuté avec fermeté l’idée d’une punition décidée pour l’exemple. « Cela n’existe pas et cela ne sert à rien », a-t-il souligné. Ouaddou : « C’est une plaisanterie » Jacques Riolacci s’est également défendu qu’il y ait eu la moindre « corrélation » entre ces sanctions et l’appel de la Ligue, déçue par la clémence des décisions prises à l’égard du SC Bastia, voici une semaine (*). « La commission est indépendante de tous les pouvoirs, y compris du pouvoir central », a-t-il rappelé. Lorsqu’il en a pris connaissance, Abdeslam Ouaddou a qualifié cette sanction de « plaisanterie ». Pour le défenseur de Valenciennes, cette clémence prouve que la commission de discipline n’a « pas envie de se pencher » sur la lutte contre le racisme. Ouaddou a estimé que « rejouer le match aurait été plus fair-play ». Même si un tel cas de figure n’est pas envisagé dans les règlements de la Ligue. À l’inverse, à l’annonce de cette double peine, Carlo Molinari s’est déclaré « abasourdi ». « C’est lourd pour nous, on est frappés très fort et on nous met un genou à terre, a commenté le président messin. Le club ne mérite pas toute cette publicité négative. » Si le retrait d’un point aura peu d’incidence sur le sort d’une équipe promise à la L 2, le huis clos est perçu comme un coup dur. La date exacte en sera prochainement fixée par la commission d’organisation des compétitions, mais tout indique que le stade sera vide de tout spectateur pour la venue de Marseille, le samedi 12 avril, à 20 heures (33e journée). « Nous condamner sur ce match-là, ce serait nous punir deux fois, sur le plan moral et sur le plan financier, a déploré Carlo Molinari. On va donc certainement faire appel. Mais on va aussi voir avec nos avocats si on ne peut pas obtenir des dommages et intérêts auprès des fauteurs de troubles si on nous prive d’une recette à cause d’eux. » Selon l’article 167 des règlements administratifs de la LFP, un appel est de toute façon suspensif jusqu’à ce que la commission supérieure d’appel ait examiné ce recours. (*) La commission de discipline a infligé un match à huis clos à Bastia à la suite du déploiement de banderoles à caractère raciste lors de la rencontre face à Libourne-Saint-Seurin. À noter que, alors que le Libournais Kébé avait été victime d’insultes racistes de la part de supporters corses à l’aller, Bastia avait fait l’objet d’un retrait d’un point. Plus d’un mois de procédures LE SAMEDI 16 FÉVRIER, pendant la première période de Metz-Valenciennes (2-1), Abdeslam Ouaddou entend des insultes racistes à plusieurs reprises. À la pause, le capitaine de VA, furieux, se dirige vers la tribune pour aller s’expliquer avec l’individu qui l’a injurié. Mais les stadiers l’empêchent de monter dans les gradins avant d’appréhender l’auteur présumé des faits, identifié par un autre spectateur. Alors qu’il rentre au vestiaire, Ouaddou reçoit un carton jaune de la part de M. Ledentu pour avoir franchi les panneaux publicitaires. Le joueur affirme pourtant avoir averti l’arbitre pendant le match, ce que Damien Ledentu conteste le lendemain (L’Équipe du 18 février). À la fin du match, un car de supporters valenciennois est caillassé et un enfant blessé à la tête alors qu’Ouaddou dépose plainte dans un bureau de Saint- Symphorien. Il est imité dans les jours qui suivent par la FFF, la LFP, les deux clubs et plusieurs associations. Lors de son procès, le 18 mars, l’auteur présumé des insultes, Christophe H., un agent de sécurité de trente sept ans, exprime des regrets qu’il a déjà formulés dans les médias, quelques jours après le début de l’affaire. Pendant l’audience, l’avocat de Ouaddou explique, lui, que le joueur a reçu des lettres de menaces. Le parquet de Metz requiert trois mois de prison avec sursis et trois ans d’interdiction de stade à l’encontre de Christophe H. Le jugement sera rendu le 8 avril. Du côté de la Ligue, une instruction est diligentée par la commission de discipline dès le 21 février. Mais la procédure dure un peu plus longtemps que prévu, notamment parce que les dirigeants valenciennois demandent à être entendus. Quelques jours après le match, Francis Decourrière, le président de VA, avait proposé de le rejouer en raison du préjudice subi par son club, tout en plaidant pour un « geste fort » face au racisme.
March 27 La vie n'est pas toujours rose...(R.L.) : Vivian : « Profiter au jour le jour » Eloigné des terrains durant de longs mois, le défenseur du FC Metz savoure, avec délectation, son retour dans le quotidien de Saint-Symphorien. Matheus, l'annonce de votre titularisation à Lorient (le 19 mars en huitièmes de finale de la Coupe de France) après six mois d'absence vous a-t-elle surpris ? « Pas vraiment. Au regard du travail fourni à l'entraînement depuis début février, je savais qu'une opportunité finirait par se présenter. Séance après séance, les sensations revenaient et le coach n'y est apparemment pas resté insensible. Il a donc décidé que c'était le bon moment. » • Un comportement que doit apprécier votre entraîneur, Yvon Pouliquen. Vous, qui l'avez côtoyé la saison dernière à Grenoble, que pensez-vous qu'il ait apporté au FC Metz depuis sa nomination en janvier ? « Jour après jour le vestiaire commence à lui ressembler. Même si personnellement je ne l'ai jamais vu jouer il est trop vieux (rires) Yvon a la réputation d'avoir été un footballeur qui ne lâchait jamais rien. Un guerrier en quelque sorte. C'est cette envie et cet état d'esprit qu'il est en train d'insuffler au FC Metz. Depuis son arrivée, le groupe est plus vivant. C'est sans aucun doute l'un des ingrédients qui nous manquaient après un début de saison pour le moins difficile. Petit à petit, il met en place ses principes de jeu, inculque sa philosophie comme il avait su le faire à Grenoble. Ici, cela prendra sans doute un peu plus de temps, mais il a tellement de choses à apporter au club dans les mois à venir. » FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : deux séances d'entraînement à 9 h et 16 h. Demain et vendredi : entraînement à 10 h à Saint-Symphorien. Samedi : entraînement à 16 h à Saint-Symphorien. A Gerland le 15 avril La rencontre Lyon - Metz comptant pour les quarts de finale de la Coupe de France aura lieu le mardi 15 avril à 20 h 15 au Stade Gerland. Elle sera diffusée en direct sur Eurosport. (Site officiel FC Metz) : Gestede, « un potentiel à exploiter » Samedi dernier, lors du derby lorrain, Rudy Gestede a connu sa première titularisation sous l’‘ère Pouliquen’. Le grand attaquant messin a délivré une passe décisive mais a du mal à s’en réjouir. La défaite a gâché la fête. Tout était réuni pour que ce soit son jour. Alors que plusieurs membres de sa famille avaient pris place en tribune, le natif d’Essey-lès-Nancy* bénéficiait de la première titularisation de son nouvel entraîneur, sur la pelouse du voisin nancéien. Et, lors des dernières minutes d’une partie âpre et intense, il délivrait une passe décisive à destination de Vincent Bessat, qui égalisait. Mais l’évocation de ce tout premier fait d’arme en Ligue 1 ne provoque chez Rudy qu’un sourire très bref. « Je suis heureux d’avoir fait marquer, commente-t-il simplement, mais ce match était un derby et il faut les gagner. » Le compétiteur reprend vite le dessus. * Ses parents ont été mutés en Moselle alors qu’il était âgé de dix ans, c’est pourquoi Rudy a rejoint le FC Metz après deux années au sein de l’US Vigy Quelques absences étaient à déplorer hier, en cette journée de reprise d’entraînement.
March 26 Thierry est parti rejoindre Roger Couderc....Ma phrase du jour : « Aujourd’hui, j’en veux un peu « à celui d’en haut » ! Pourtant, il avait le choix : Guy Carlier, Pierre Ménès, tous candidats physiologiques à l’arrêt cardiaque, mais, voilà, il a encore une fois choisi le meilleur, le meilleur des Thierry…Il faut admettre qu’il a du goût, mais j’ai du mal, ce matin, à l’encaisser ! » Thierry Gilardi: le foot perd une voix L'une des figures du journalisme sportif, Thierry Gilardi, est mort, hier, d'une crise cardiaque. Il avait quarante-neuf ans. Journaliste sportif, Thierry Gilardi, qui assurait les commentaires des grandes rencontres de football sur TF1, est décédé hier après-midi à l'âge de quarante-neuf ans des suites d'une crise cardiaque qui l'a frappé dans la matinée. L'arbitre est en grenat Avec la venue de Toulouse, dimanche, Metz entame une revue des équipes qui luttent pour ne pas l'accompagner en Ligue 2. Le nom de Metz n'apparaît plus depuis longtemps dans la riche chronique de la lutte pour le maintien : c'est tout juste s'il a subrepticement refait surface dans quelques analyses altérées par l'euphorie ayant suivi le spectaculaire succès ramené de Strasbourg, le 8 mars (2-3). Mais le nombre de ceux qui s'escriment à éviter les deux places restantes dans l'ascenseur pour la Ligue 2 est tellement grand que Metz aura son mot à dire jusqu'au bout, du moins jusqu'au 3 mai, date de son dernier déplacement de la saison, à Sochaux. Depuis qu'ils ont admis l'évidence de leur prochaine relégation, les Messins évoquent parfois leur intention de « ne pas fausser le championnat », parmi les quelques raisons d'être de leurs derniers mois en Ligue 1. Et, en effet, ils ne se sont pas mêlés de la course au titre : face aux deux équipes de tête, ils ont pris zéro point, encaissé onze buts et n'ont marqué qu'une fois, sans la moindre conséquence (défaite, 5 buts à 1, contre Lyon le 15 septembre à Saint-Symphorien). Jusqu'ici, ils n'ont pas davantage influé sur la course au podium, ne prenant qu'un point sur six à Nancy. Ils auront cependant l'occasion de servir la cause de leurs voisins lorrains, le 12 avril : poursuivant de l'ASNL, Marseille est la seule équipe du haut de tableau figurant encore au menu printanier du FC Metz. A l'aller, selon une logique alors bien établie, les Messins s'étaient inclinés (3-1) au Vélodrome. « Recevoir l'OM, c'est une occasion unique de se montrer », estime Yvon Pouliquen, qui exhorte ses joueurs à prouver qu'ils possèdent bien le niveau de la Ligue 1, pour ceux qui veulent toujours y jouer la saison prochaine. L'exposition d'un match face à Marseille, en ce sens, est en effet idéale. Mais le reste de son temps, Metz va le passer à arbitrer la compétition à distance que se livrent les huit à dix équipes qui le devancent au classement et que se tiennent en dix points. FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : journée continue à Amnéville (footing en forêt, repas en commun, thalasso, bowling...). Aujourd'hui : deux séances d'entraînement sur le terrain du bord de l'autoroute, à 9 h et 16 h. Demain et vendredi : entraînement à 10 h. Samedi : entraînement à 16 h. (Site officiel FC Metz) : Les treize ans vainqueurs au tournoi de Livourne Les 13 ans du FC Metz ont remporté le tournoi de Livourne (Italie) ce week-end. Leur parcours a été ponctué d’une superbe finale, au terme de laquelle ils sont venus à bout du Milan AC sur le score de quatre buts à deux. Les jeunes Grenats se souviendront sans doute longtemps de ce week-end pascal. Ce qu’ils y ont réalisé ressemble fort à un petit exploit. L’effet de surprise ne peut pas être évoqué pour expliquer leur succès, la précédente édition les ayant vus tomber seulement en demi-finale. Cette fois, après avoir dominé un groupe où figuraient le club organisateur, la Roma et Bologne, ils ont éliminé successivement la Fiorentina, Empoli et surtout le Milan AC en finale. Un tournoi sans faute au cours duquel ils n’auront encaissé que deux buts… sur un penalty et un coup de pied arrêté. Les benjamins également victorieux ! Comme leurs aînés, les petits messins ont ramené un trophée de leur week-end de Pâques. Il s’agit du « minimondialfoot » organisé par Kappa, dont c’était le dixième anniversaire cette saison.
March 25 Les "treize ans" se distinguent, comme d'habitude...Les 13 ans du FC Metz brillent Les 13 ans du centre de préformation du FC Metz disputaient le week-end dernier un tournoi international à Livourne (Italie). Après être sortis des éliminatoires grâce à deux victoires (sur Bologne et Livourne) et un nul (AS Rome), les Messins ont disposé de la Fiorentina en quart de finale (1-0), d'Empoli en demi-finale (1-0). Opposés au Milan AC en finale, ils se sont finalement imposés 4-2 grâce à deux buts de Sannier, un de Monkan, et un de Leblanc. (CFA) : Metz n'est pas récompensé Dominateurs en première période (1-0), les Messins ont payé leurs efforts après la pause pour se faire finalement rejoindre au score (1-1). A 1-0 à la pause, les Messins n'étaient pas vraiment récompensés. Ils avaient eu la mainmise sur les débats et auraient pu mener plus nettement. A 1-1 à la fin du match, ils l'étaient encore moins. Certes, la seconde période avait été à l'avantage des Jurassiens, qui ne s'étaient pour autant pas montrés très dangereux avant de réussir à égaliser. Mais les trois occasions franches et nettes en fin de match avaient de quoi raviver les regrets de José Pinot. « Encore une fois, nous nous faisons rejoindre au score alors que nous aurions pu l'éviter, soupirait l'entraîneur messin. Nous sommes des spécialistes pour encaisser un but dans les dernières minutes. Mais, à l'inverse, j'ai aimé l'énergie que nous avons dépensée pour nous procurer trois réelles occasions de but. La victoire aurait dû logiquement récompenser les joueurs. » Mais ni Betsch - qui a vu son but refusé par l'arbitre (87e) -, ni Bourgeois, ni Diakité ne sont parvenus à faire pencher la balance du bon côté. Les Mosellans avaient laissé passer leur chance pendant les quarante-cinq premières minutes et les dix dernières (en comptant les sept de temps additionnel). Stade André-Delaitre (Marly). Une cinquantaine de spectateurs. Arbitre : M. Deprez. Mi-temps : 1-0. Buts pour Metz : Françoise (12e) ; pour Jura Sud : Ahamadi (80e). FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Dimanche et lundi : repos. Aujourd'hui : journée continue à Amnéville. Demain : entraînement à 15 h à Saint-Avold. Jeudi et vendredi : entraînement à 10 h à Saint-Symphorien. Samedi : entraînement à 15 h 30 à Saint-Symphorien. Bessat : « A moi de confirmer » Buteur à Lorient, buteur à Nancy, l'inattendu Vincent Bessat ne veut pas se contenter du titre d'homme de la semaine. A vingt-deux ans, il espère aussi que Metz comptera sur lui, la saison prochaine, en Ligue 2. Son rituel de buteur, peu de monde le connaissait, sauf du côté de Louhans-Cuiseaux où, en deux saisons, Vincent Bessat n'a pas dû l'effectuer plus de dix fois. Et puis, en l'espace de trois jours, de Lorient à Nancy, le milieu de terrain que Metz apprend à découvrir vient d'embrasser deux fois publiquement son avant-bras droit, où sont tatouées les initiales de ses proches. Retour sur sa drôle de semaine... • Il y a encore huit jours, vous attendiez-vous à avancer un tel bilan : une titularisation, une entrée en jeu, et deux buts ? « Vu ma situation, non. Jusqu'ici, l'entraîneur me retenait souvent dans le groupe mais il ne me faisait jamais jouer. J'ai donc été surpris de débuter à Lorient. J'ai commencé à comprendre la veille du match, mardi, à l'entraînement. Et puis, j'ai douté jusqu'à la causerie, le mercredi, car je n'étais pas dans la composition d'équipe donnée dans le journal. Vous vous trompez rarement... » • Vous arrive-t-il de vous projeter dans la prochaine saison, et de vous dire que vous gagnerez en Ligue 2 le temps de jeu qui vous permettra de progresser ? « Oui, d'autant qu'il y aura sûrement des départs, notamment à mon poste, en fin de saison. Je demanderai alors à mon entraîneur ce qu'il compte faire de moi. J'aimerais suivre l'exemple de deux de mes anciens coéquipiers à Louhans, Romao à Grenoble et Cherfa à Reims, qui sont arrivés de National et qui sont devenus des titulaires en Ligue 2. J'ai vingt-deux ans. Si je ne joue pas en Ligue 2, ce sera catastrophique pour ma progression. J'espère que l'entraîneur comptera sur moi. J'espère donner satisfaction, en ce moment. Mais c'est à moi de confirmer. » Lyon brouille le rêve messin Metz devra aller créer l'exploit à Lyon pour entrer dans le dernier carré. Coquin de sort. Ils voulaient recevoir, et éviter Lyon : les Messins iront donc à Lyon, le 15 ou le 16 avril prochain, disputer un billet pour les demi-finales de la Coupe de France. Tout le monde n'a pas la chance de tomber sur Carquefou...Le suspense n'a pas duré longtemps, dimanche, sur le plateau de l'incomparable France2foot, une émission qui n'épargne décidément pas les Messins : l'Olympique Lyonnais est sorti en premier, le FC Metz en second, et la cote de popularité du comédien Samuel Le Bihian, exécuteur du tirage au sort, a alors enregistré une chute élyséenne, de Pont-à-Mousson à Luxembourg et de Longwy à Bitche . Pas sûr qu'on s'y presse pour aller voir Disco, bientôt dans les salles, et pas seulement pour des raisons artistiques. « Dégoûté ! » Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Lyon a fait de la Coupe de France un objectif prioritaire ? Parfait ! Nous ne serons pas favoris, mais Carquefou ne l'était pas non plus contre Nancy et Marseille. Cela reste la Coupe. »
March 23 Ils étaient plus forts que nous cette année...
(R.L.) : Un voisin sans pitié A peine revenu à hauteur de Nancy grâce à un but de Bessat, Metz a perdu sur le fil un derby lorrain qui a surtout valu par sa deuxième partie. Chacun sa route, chacun son chemin. La Lorraine en sait encore un peu plus, depuis hier soir, sur ce qui sépare Nancy de Metz. Une petite soixantaine de kilomètres, c'est entendu ; une couleur désormais différente sur l'échiquier politique ; sur le terrain du jeu, une réussite qui fait beaucoup pour la gloire de la ville du sud et des limites qui expliquent en grande partie les déboires de la capitale régionale. Une semaine après avoir arraché un point en fin de match à Sochaux, Monsef Zerka en a offert trois d'un coup, hier soir, à la réception du quatorzième corner nancéien. L'ASNL avance ainsi, à son rythme, vers son destin européen. A la moitié d'un derby lorrain longtemps fermé, pour ne pas dire renfermé, il aurait pourtant fallu beaucoup d'imagination pour deviner que le troisième du championnat de France se produisait là, sous les yeux d'un peu moins de vingt mille témoins directs plus les téléspectateurs de Canal +, qui ont sans doute cédé à la tentation du zapping, ou de la sieste. « Nancy craignait certainement de se faire surprendre en contre et, quant à nous, nous avons cherché à lui laisser le moins d'espace possible », analyse Yvon Pouliquen à propos d'une première mi-temps digne des brouets que sert la Ligue 1, plus souvent qu'à son tour. Conscient qu'un nul « n'aurait pas constitué une bonne opération », son confrère nancéien a répété le mot « joie », qui ne sautait ni aux yeux, ni aux oreilles, sans doute parce qu'il dissimulait plus sûrement une forme de soulagement. Il a fallu un corner, quand Nancy s'en était déjà procuré la bagatelle de cinq au cours des dix premières minutes, pour enfin ouvrir les hostilités, en début de deuxième mi-temps. Youssouf Hadji a alors été le plus prompt sur le ballon, et son but inscrit de la cuisse a permis de donner du corps à un derby jusque-là sans âme. Il a ragaillardi Nancy, et poussé Metz à mieux lâcher ses coups, à l'image d'un Rudy Gestede qui, à dix-neuf ans, a traversé sans complexe son tout premier derby en Ligue 1. Gestede a d'ailleurs aussi délivré sa première passe décisive, à sa troisième titularisation. Son destinataire ? Vincent Bessat bien sûr, déjà buteur de la qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France, trois jours plus tôt, à Lorient, et récidiviste hier, à trois minutes de l'issue du temps réglementaire. L'ancien milieu de terrain de Louhans-Cuiseaux aurait donc dû devenir le héros de la moitié d'une région. Un flottement de plus devant le but de Christophe Marichez en a décidé autrement, alors que le rencontre touchait à sa fin, et Monsef Zerka ne s'est donc pas privé d'exploiter l'aubaine. La signature marocaine Les trois internationaux marocains ont marqué la rencontre de leur sceau. Avec bonheur pour Hadji et Zerka. Et la perspective d'une suspension pour Michaël Chrétien. L'effet CAN ? Indirectement oui. L'ASNL n'a plus le même visage depuis qu'elle a récupéré ses internationaux africains. Le Camerounais Landry N'Guémo avait annoncé cette renaissance à la faveur de ses dernières prestations, vivifiantes. Ses compères marocains ont pris le relais hier. Tous ont été impliqués sur les actions décisives de la rencontre. Avec plus ou moins de bonheur d'ailleurs. « On a eu un public excellent ce soir. » La hache de guerre est enterrée entre Picot et Monsef Zerka. Sifflé dès son entrée en jeu contre Valenciennes, le 8 décembre, l'attaquant est sorti sous les acclamations de son stade hier. Zerka n'a jamais compté à la dépense en effet. Enfin de retour dans les rotations de son entraîneur, il a surtout renvoyé l'ascenseur à Pablo Correa en inscrivant son deuxième but décisif en deux semaines. « J'ai la chance d'être au bon endroit au bon moment », savourait-il. « Il a une fraîcheur que les autres n'ont pas et qui l'amène à être décisif », appréciait le coach en retour. Réponse de l'intéressé : « Dès qu'on me donne ma chance, je mouille le maillot. » Le meilleur pour la fin Il a fallu attendre l'entame de la seconde période pour voir se débloquer une confrontation insipide. Nancy s'est adjugé la victoire en toute fin de match sur un énième corner. Le film du match 4e. A la réception d'un long centre de Biancalani côté gauche, Zerka place sa tête. Marichez dévie en corner. Bessat, récidiviste malheureux Marichez. Il a détourné la première salve de Zerka en corner (4e) et il était idéalement placé pour capter un ballon repris de la tête par André Luiz (39e). Sa sortie décisive devant Hadji (46e) n'a fait que repousser l'échéance : l'international marocain a trouvé la faille cinq minutes plus tard de la cuisse gauche... Le gardien messin n'a rien pu faire. Difficile d'en dire autant sur le second but nancéien : il a semblé absent sur le corner de Gavanon repris de la tête par Zerka (89e). Agouazi. Il s'est démené et aurait pu agrémenter une première mi-temps consistante en étant plus précis de la tête, à la réception d'un coup franc signé Barbosa (45e+1). Il a quitté le terrain à l'heure de jeu, remplacé par Pjanic (59e). Sa rentrée, dans un contexte difficile, ne lui a pas laissé le temps de se distinguer. Hadji était partout Coupable sur le but messin, l'international marocain a aussi débloqué le score et évité un but aux siens. Un match plein. Bracigliano. Le capitaine nancéien fut peu sollicité malgré le but de Bessat sur lequel il ne peut rien. S'est tout de même signalé en repoussant un tir de Gygax (69e). Auparavant, il avait pu regarder le match tranquillement. Rousselot : «Cette équipe a du cœur » Jacques Rousselot (président de Nancy) : « J'avais parié sur un match nul, les garçons ramènent trois points, ce n'est que du bonus. L'ASNL est bien partie pour décrocher le podium. La route est encore longue jusqu'à la fin de la compétition, mais cette équipe a du cœur et elle l'a encore montré contre Metz. La pression sur l'OM ? Je ne sais pas, on ne regarde pas derrière nous. Et la Ligue des Champions, nous en parlerons le 17 mai s'il y a lieu. » Vivian : «C'est regrettable » Vincent Bessat (milieu de terrain de Metz) : « C'est une grosse frustration. Je l'avais dit au soir de la qualification en Coupe de France, à Lorient, un derby ça ne se perd pas, et là... » Pour quelques vitres de moins... Les services d'ordre se sont montrés rassurants hier à l'issue de la rencontre. Les débordements redoutés n'ont pas réussi à gâcher l'événement, qui a réuni près de 19 000 personnes à Picot. Pourtant, avant le coup d'envoi du derby, une centaine de supporters messins avaient annoncé une tout autre couleur. Arrivés en gare de Nancy, ils ont été transportés jusqu'au stade dans deux bus de réserve et en ont profité pour briser quelques vitres. Premier avertissement suivi, à l'entrée des tribunes, par des violences sur un stadier blessé au visage. Les supporters messins, échauffés en gare de Nancy, sont repartis à pieds du stade, escortés par la police jusqu'au train. Sauget « c'est fini » Le président de l'ASNL a confirmé, hier, la mise à l'écart définitive de David Sauget. « C'est fini, explique Jacques Rousselot. Les dirigeants de Saint-Étienne m'ont dit qu'il avait signé chez eux. On va lui payer les deux mois qui lui restent. Mon problème, ce n'est pas qu'il soit allé voir ailleurs, c'est qu'il ne nous l'ai pas dit. » Pablo Correa avait écarté le joueur de son groupe vendredi et ne l'avait d'ailleurs plus utilisé depuis sa sortie commentée à Saint-Étienne malgré une exception à Lorient. (Site officiel FC Metz) : Metz a lutté jusqu’au bout Nancy a remporté le derby lorrain sur sa pelouse à l’issue d’un match très disputé. Si le résultat n’est pas au rendez-vous, les Grenats peuvent se féliciter d’avoir poussé leur adversaire dans ses derniers retranchements. La Ligue 1 est un championnat où les coups de pieds arrêtés ont de beaux jours devant eux. La façon dont Nancy a remporté ce derby lorrain en atteste. C’est sur deux corners, au cours d'une seconde période plus intense que la première, que les hommes de Pablo Correa ont fait la différence. A chaque fois, l’action ne fut pas limpide. Mais à chaque fois, le ballon termina au fond des filets de Christophe Marichez. Que la décision se soit faite sur ces phases de jeu n’a rien d’un concours de circonstance. Au cours de la partie, la majorité des occasions de buts furent le fruit de corners ou de coups-francs. Nancy a commencé par mal les tirer, puis les a utilisé pour battre Metz au terme d’une fin de match très intense où les Mosellans avaient bien cru pouvoir s’en tirer avec le point du nul. (Quotidien l’Equipe) : NANCY - METZ (2-1) Pablo CORREA (entraîneur de Nancy) : « On est bien entrés dans le match, mais après on s’est installés dans un faux rythme qui convenait à l’adversaire. Dans ce domaine, il faut encore qu’on s’améliore. À la mi-temps, on est restés calmes. On savait que ce match pouvait se jouer sur des coups, et c’est ce qui s’est passé. On réussit quelque chose qui passe inaperçu mais qui est très intéressant. Les joueurs ont fait de ce stade une forteresse (Nancy est invaincu à domicile depuis le 7 avril 2007). » Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) :« C’est dur, je suis déçu pour les joueurs qui ont fait tant d’efforts. On avait le match de mercredi dans les jambes (à Lorient, 1-0, en Coupe de France), mais ils ont tout donné. Malheureusement, ils ne sont pas récompensés. Je pensais qu’on avait fait le plus dur en égalisant, mais il y a ce deuxième coup de pied arrêté qui nous fait très mal. On ne va pas lâcher, il y a encore des échéances qui nous attendent. Aujourd’hui, on arrive à rivaliser avec des équipes de L 1. Et, dans un mois, il ya un autre rendez-vous avec un quart de finale de Coupe de France. » Nancy a la foi Vainqueur in extremis d’un derby lorrain fermé puis renversant, l’ASNL a affiché des vertus morales et une réussite qui lui permettent de croire au podium. IL VA FALLOIR aller les chercher. Les Nancéiens ont démontré, hier après-midi, dans le derby lorrain, qu’ils possédaient quelque chose comme une foi inébranlable en leur destin. De grandes ressources morales en tout cas. Après une première période d’une grande tristesse, Nancy était d’abord ressorti de son vestiaire un peu plus libéré, dans le sillage de Nguemo et Hadji. « En première mi-temps, c’était fermé des deux côtés, analysait Yvon Pouliquen, l’entraîneur messin. On a resserré les lignes pour leur laisser un minimum d’espaces et on l’a relativement bien fait. Ils ont eu très peu d’occasions dans le jeu. Mais ils ont été plus performants sur coups de pied arrêtés. » Nancy ouvrait donc le score sur corner (51e). Pas vraiment illogique, c’était déjà le dixième que Gavanon frappait. Ce qui est plus exceptionnel en revanche, c’est que les Nancéiens aient réussi à arracher leur victoire dans la minute qui suivit l’égalisation messine (87e). Une accélération de Nguemo, un centre contré, un corner et un but plein de malice de Zerka, au milieu d’un cafouillage (89e). « On croyait que tout était perdu, réagissait Pablo Correa. Mais encore une fois, il y a quelque chose qui se passe dans ce groupe. L’esprit, cela compte beaucoup dans le foot. On peut appeler ça de la chance mais, au départ, il faut une grande force intérieure. » Rousselot : « Avec des béquilles et un bandeau sur les yeux… » Responsable sur le but messin, venu d’un ballon qu’il avait mal dégagé, Youssouf Hadji raconte : « Tout de suite j’ai pensé à la troisième place. J’ai eu ce flash : “ On perd deux points ! ” Derrière on se regarde avec Genna (Bracigliano) et il me dit qu’il reste cinq minutes, qu’il faut tout donner. » « Quand on prend le but, on baisse la tête un dixième de seconde mais ensuite on la relève, relatait aussi Frédéric Biancalani. C’est une équipe qui a un caractère extraordinaire. » Du tempérament et aussi un peu de réussite. « On savait qu’on aurait une ou deux occasions, la réussite ça se gagne », appuyait Pascal Bérenguer. Les Nancéiens ont aussi fait l’étalage de la force de leur esprit collectif dans les derniers instants d’un match qu’ils vécurent très diminués. Après l’expulsion de Chrétien (90e + 2), Bérenguer, qui dépannait hier au poste d’arrière droit, se retrouvait dans l’axe pendant que Guerriero, un autre milieu, se plaçait sur le côté de la défense. Correa, qui était privé hier de Puygrenier, suspendu, et qui avait décidé d’écarter Sauget, devait aussi se passer de Fortuné, malade quelques heures avant le match… Mais Jacques Rousselot veut croire que ses joueurs iront au bout de leur rêve, malgré ces infortunes. « Dans mon tableau de marche, je n’avais prévu qu’un point contre Metz, révélait le président nancéien. L’ASNL est bien partie pour accrocher cette troisième place même si la route est longue. L’équipe est encore un peu désintégrée puisqu’on vient de perdre deux joueurs (Chrétien et Dia, sorti en raison d’une pointe derrière la cuisse gauche). Mais elle a vraiment du cœur. On ira peut-être avec des béquilles, un bandeau sur les yeux mais on ira ! » Guidé par ses certitudes morales, grand vainqueur de la journée d’hier dans le haut de tableau, Nancy peut espérer vivre une fin de saison historique. « Ce qui fait notre force, c’est notre mental, il faut qu’on le conserve pour cette dernière ligne droite », soulignait Moncef Zerka. Marseille désormais relégué à six points, l’ASNL peut préparer son déplacement bordelais l’esprit libre. Avec même une petite idée derrière la tête : se rapprocher de la deuxième place. « Tant qu’il y aura de l’espoir il faut y croire et moi j’y crois, assurait Biancalani, même si on sait qu’elle sera difficile à aller chercher. Mais si on l’obtient, on ne l’aura volée à personne. » Hadji sur tous les fronts L’HOMME CLÉ : Y. HADJI (Nancy), 6,5 Auteur du premier but, marqué de la cuisse gauche (51e), il sauva ensuite son équipe en repoussant sur sa ligne une reprise de Gestede (76e). Mais c’est aussi lui qui perdit un ballon près de sa surface, exploité par Gestede puis Bessat pour l’égalisation (87e). Très percutant, il aurait pu tuer le suspense un peu plus tôt (81e). ZERKA avait déjà décroché l’égalisation à Sochaux (1-1), la semaine dernière. Il a encore été décisif hier. Il s’est d’abord démené sur le front de l’attaque, jouant essentiellement en pivot pour Dia et Hadji. Et il s’est trouvé au bon endroit pour pousser de la tête un ballon que n’a pu renvoyer Vivian sur corner (89e). Ce but doit aussi beaucoup à NGUEMO qui accéléra dès le coup d’envoi qui suivit l’égalisation. Poussif en première période, le Camerounais éleva nettement son niveau de jeu après la pause et fut l’initiateur de la plupart des mouvements nancéiens. BÉRENGUER s’est, lui, bien sorti de son intérim comme latéral droit, qu’il poursuivra à Bordeaux malgré le retour de Puygrenier puisque CHRÉTIEN, par ailleurs efficace dans l’axe, a été expulsé (90e + 2). Enfin GAVANON, qui a frappé un nombre considérable de coups de pied arrêtés, est à l’origine des deux buts de Nancy. Côté messin, deux satisfactions ressortent d’un collectif courageux mais qui a trop subi. GESTEDE a ainsi beaucoup pesé sur la défense nancéienne, grâce à sa taille et sa technique, et donna une passe décisive à BESSAT, déjà buteur mercredi à Lorient (1-0) en Coupe de France.
March 22 Le dernier Derby...(R.L.) : « La Lorraine a besoin de deux grands clubs » A l'heure du derby, les présidents nancéien et messin, Jacques Rousselot et Carlo Molinari, ont accepté de se prêter au jeu de l'interview croisée. Quel regard portez-vous sur la situation actuelle de votre voisin ? Jacques Rousselot : « Je suis très malheureux pour le président Molinari que je connais depuis bien longtemps. Il a apporté beaucoup au FC Metz qu'il a construit pierre par pierre et il ne mérite pas ça. J'espère que la saison qui arrive lui permettra de se sortir de ce mauvais pas. La Lorraine a besoin de deux grands clubs et Nancy aussi. La saveur des derbys est incomparable. » Stéphane Bré. Désigné pour diriger Nancy - Metz, Stéphane Bré en sera à son troisième derby de la saison après Lyon - Saint-Etienne (1-0) et Monaco - Nice (1-1). Cet officier de police de quarante-deux ans originaire de Saint-Brieuc vient récemment d'arbitrer le sommet du championnat entre Lyon et Bordeaux (4-2). Il a officié à deux reprises sur des matches de l'ASNL (Nancy - Bordeaux, 1-0, et Nice - Nancy, 1-0), mais c'est la première fois qu'il arbitrera le FC Metz depuis son déplacement à Ajaccio, en Ligue 2, la saison dernière (2-1).11. Onze années se sont écoulées depuis la dernière victoire messine, en Première division, au stade Marcel-Picot. Le 25 janvier 1997, Metz avait battu Nancy grâce à des buts signés Jocelyn Blanchard (deux fois) et Robert Pires contre un doublé d'Eric Rabesandratana. Depuis, les Lorrains du Nord ont tout de même triomphé à deux reprises chez leurs voisins du Sud, au cours de la même saison 2002-2003 : en Ligue 2 (1-2) et en Coupe de France (0-1). En dix ans, ils ne se sont en fait croisés qu'à trois reprises en Ligue 1, pour une victoire nancéienne et deux nuls. Cadeaux. De Monsef Zerka, peut-être inspiré par le week-end pascal : « Le derby, ce n'est pas ma came. C'est un match à gagner à tout prix, et nous ne ferons pas de cadeaux. Si les Messins en veulent, on leur en offrira à la fin du match. » CFA : Metz veut se placer FC Metz. 10e avec 55 points (8v, 7n, 9d). Les trois dernières rencontres : nul à Croix de Savoie (0-0), défaite contre Lyon (1-2), nul à Raon-l’Etape (0-0). L'Equipe change de tête Le journal L'Equipe a annoncé hier le départ de son directeur des rédactions, Claude Droussent. Ce départ survient après celui du directeur général du groupe, Christophe Chenut. Pour enrayer l'érosion des ventes (l'audience du journal a chuté de 2,7% l'an dernier), la direction a décidé d'accélérer de passage au format tabloïd, qu'elle souhaite effectif pour l'ouverture de l'Euro 2008, le 7 juin. Nous deux, une dernière fois Sur le podium, Nancy veut renforcer sa candidature à la Ligue des champions. Devenu un bon dernier, Metz peut jouer les trouble-fête, comme en Coupe de France. La donne est inhabituelle pour le dernier derby lorrain en Ligue 1 avant au moins seize mois. L'Europe, ce sont parfois ceux qui en parlent le plus qui la pratiquent le moins. Nancy, par exemple, possède sur le sujet une expérience très limitée quoi que récente (douze matches européens en tout et pour tout), mais n'a plus que ce mot-là à la bouche. « L'Europe, l'Europe, l'Europe ! », s'époumona De Gaulle entre deux tours d'une élection présidentielle, il y a plus de quarante ans. A y regarder de près, entre deux tours de Coupe de France, c'est à Metz que la proximité européenne s'avère la plus grande, sans même parler de géographie : là où l'ASNL doit encore négocier neuf journées de championnat, deux étapes peuvent suffire à son voisin du Nord lorrain pour renouer avec ses anciennes habitudes continentales et disputer, l'été prochain, son vingt-septième sommet européen. La semaine qui s'achève par un bruit de cloches et des envies de chocolat a beaucoup fait pour la réhabilitation de l'image du FC Metz, tout en améliorant aussi celle de Nancy, mine de rien. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le FC Metz est rentré en vainqueur de Lorient, où il venait de se hisser en quarts de finale de la Coupe de France. Dans le même temps, bien que tenu éloigné de telles affaires subalternes, Nancy a dû pour sa part se trouver moins grotesque en voyant Marseille subir la loi des amateurs de Carquefou, une mésaventure qui lui était survenue début février. Mais lorsque Pablo Correa répète, hier encore, qu'il ne veut pas entendre parler de Marseille, l'entraîneur nancéien fait d'abord référence au premier poursuivant de son équipe dans le peloton de tête de la Ligue 1. Les gazettes parleront donc à sa place du duel à distance que se livrent Nancy et Marseille. Metz en devient l'arbitre, en fin d'après-midi, avant de passer le relais à Sochaux, un peu plus tard. Les (très, très) nombreux supporters de l'OM auront tous le cœur (un peu) grenat, devant la télé, sur les coups de 17 h 10 : si, dans la foulée d'un exploit messin en la forteresse jusqu'ici imprenable des Nancéiens, les Marseillais font le métier un peu plus sérieusement qu'en milieu de semaine, alors Nancy s'effacera du podium pour la première fois depuis le 4 août. Depuis Saint-Symphorien, Yvon Pouliquen tempère cependant les éventuelles ardeurs marseillaises : « Nancy n'est pas troisième pour rien, de même que nous ne sommes pas derniers par hasard », a rappelé l'entraîneur messin. Inutile de souligner que son équipe a plutôt traité d'égal à égal, précédemment, avec Bordeaux puis Lyon : « Nous allons essayer de rivaliser avec Nancy aussi, mais cela ne servira à rien si nous ne sommes pas capables d'allier le résultat à la manière. » Gourmand, avec ça ! Julien François : « On mesure l'importance... » Après la défaite contre Nice, samedi dernier, la première chose à laquelle j'ai pensé, c'était la Coupe de France et le déplacement à Lorient. Cette compétition est la seule où nous pouvons encore briller. Je ne me suis donc pas du tout projeté sur Nancy, ni lundi, ni mardi : la qualification pour les quarts passait au-dessus de tout. Avant cette rencontre, j'ai pu lire les déclarations de Christian Gourcuff. Comme beaucoup de nos adversaires, ces temps-ci, l'entraîneur lorientais estime qu'il est aujourd'hui plus difficile de jouer car nous n'avons plus aucune pression. Je trouve cette communication moyenne, et je ne suis pas d'accord : nous, nous sentons la fin et la relégation arriver, nous nous devons de terminer sur une meilleure note. Nous sommes rentrés tard dans la nuit de mercredi à jeudi. Avec notre billet pour les quarts en poche. C'est bien : cette victoire à Lorient nous laisse dans une trajectoire de confiance, même si la défaite contre Nice a sonné comme un petit coup d'arrêt. La perspective de participer au prochain tour, mi-avril, va booster encore un peu plus le vestiaire et tous nos supporters. Le derby commence à être présent dans nos esprits. Si on pouvait être les premiers à s'imposer, cette saison, sur la pelouse de Marcel-Picot, ce serait une bonne chose. On ferait un peu parler de nous, en des termes meilleurs que ceux que nous avons entendus tout au long de la phase aller du championnat. On s'est fait tailler uun peu partout, mais vu nos prestations, il a fallu apprendre à accepter. Samedi, nous aurons l'occasion de prouver que nous avons bel et bien le niveau de la Ligue 1 et que nous vallons mieux que ce que peut suggérer notre vingtième place au classement. Le derby sera retransmis sur Canal + en fin d'après-midi : d'habitude, c'est nous qui sommes devant la télévision, au moins pour regarder la première mi-temps... Cette fois, nous serons observés. La séance, jeudi après-midi, a été assez courte. On a encore un peu le match de Lorient dans les jambes. Jonathan Brison : « Que trois points en jeu » « Ça y est, c'est enfin la semaine tant attendue. Le derby contre Metz... Enfin surtout attendue par les supporters nancéiens. Ils me semblent surmotivés à l'idée de ce match. Il m'est arrivé d'entendre « Il faut le gagner ce derby » ou « On n'a pas le droit de perdre contre Metz à Picot » Pour dire l'engouement : on n'avait même pas encore joué contre Monaco et Sochaux. Cubilier revient • L'un s'en va, l'autre revient, à Metz : par rapport au groupe de dix-huit joueurs retenu mercredi à Lorient, Yvon Pouliquen remplace Manuel Corrales, blessé, par Eric Cubilier, de retour de suspension. Automatiquement, le même changement intervient dans le onze de départ. C'est la seule quasi-certitude dans l'équipe qu'alignera l'entraîneur messin, qui dispose de nombreuses options, et qui s'en réjouit : « Plus j'ai le choix, mieux c'est ». Le choix derrière, entre Matheus Vivian et Pascal Delhommeau pour former la charnière centrale avec Jeff Strasser. Le choix au milieu et devant, alors que Metz devrait revenir au 4-4-2 abandonné en milieu de semaine, le temps de la Coupe de France. Remplaçant à Lorient, Cédric Barbosa semble en balance avec Vincent Bessat et, en attaque, Rudy Gestede pourrait vivre sa première titularisation sous l'ère Pouliquen. Bérenguer à droite ? • A Nancy, les absences conjuguées de Puygrenier (suspendu) et Sauget (puni) devraient entraîner une composition inédite en défense. Autour d'un axe Chrétien-André Luiz, Pablo Correa pourrait titulariser Bérenguer (voire Guerriero) à droite. Option B : positionner deux gauchers sur les côtés, Biancalani à droite et Brison à gauche. Ce dernier pourrait toutefois évoluer un cran plus haut, conformément à ses dernières apparitions (efficaces). Suspense. En attaque, Issiar Dia devrait tenir sa place, malgré son absence hier à l'entraînement. Il souffrait d'une otite. Eau absorbée Avec ou sans bâche ? Les intempéries tombées hier sur Nancy ont conduit l'ASNL à s'interroger sur la nécessité de couvrir la pelouse. Ses dirigeants se sont finalement ravisés à la faveur des quelques éclaircies entrevues dans l'après-midi, préférant alors absorber les flaques d'eau apparues sur le terrain. Classé « sensible » Policiers et préfecture annonçaient hier un dispositif de sécurité renforcé autour du stade et dans le centre-ville de Nancy. Quelque 250 policiers et CRS seront mobilisés pour la cause. « Match sensible », le derby est inscrit au niveau trois des classements à risques. « C'est normal qu'il y ait une vigilance accrue, explique Michel Ponsard-Chareyre, le patron de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP). On attend 800 supporters messins environ, dont certains sont classifiés à risques moyens ou supérieurs. Mais bon, ce n'est pas Feyenoord. » La préfecture prévoit pour sa part 1 500 supporters mosellans. « On va surveiller attentivement les pointages des vingt interdits de stade nancéiens et des cinq messins. » Aucune information ne fait état de l'organisation de fight. Enfin, le personnel à Picot obtiendra des renforts : près de 270 stadiers nancéiens et 50 messins seront mobilisés. Encore un millier de places Il restait un peu plus d'un millier de places hier pour le derby. L'ASNL prévoit d'ouvrir sa billetterie aujourd'hui de 10 heures à midi et à partir de 14 heures. Avis aux intéressés. (Quotidien l’Equipe) : Metz tient au derby QUAND ON EST DERNIER et que l’espoir n’est plus permis, quand on vient de se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe de France, le piment d’un derby est singulièrement affadi. Nancy ou ailleurs finalement... Babacar Gueye est abasourdi qu’on ose le blasphème. « Nancy ? Non… C’est impossible », s’exclame l’attaquant messin avec un sourire qui en dit long. Un seul match pouvait sans doute stimuler les Messins trois jours après leur huitième de Coupe à Lorient (1-0) et c’est justement ce déplacement à Nancy. Après le coup de sifflet final du match contre Nice (1-2), samedi dernier, leurs supporters ont d’ailleurs demandé une seule chose – « Une victoire à Nancy » – sans se soucier de Lorient, dont l’enjeu semblait pourtant primordial. « Tous les matches sont importants jusqu’à la fin de la saison, estime Jeff Strasser. Ceux de la Coupe ont bien sûr un parfum particulier mais le derby reste quelque chose de spécial. Nos supporters y attachent une grande importance. » « On a éprouvé beaucoup de plaisir à aller battre Strasbourg (3-2), rappelle Gueye. Les supporters étaient heureux, c’est super important pour eux. Après la galère qu’ils ont vécue, on aimerait bien leur donner ce plaisir. » Malgré les apparences, Metz débarque donc à Marcel-Picot plein d’envie et sans complexe. « Ils sont invaincus chez eux, commente le Sénégalais. Mais vu comment on joue en ce moment, on a les moyens de faire quelque chose. J’espère qu’on aura le niveau des quatre ou cinq derniers matches et si on l’a, ils peuvent s’inquiéter. » Correa écarte encore Sauget Comme Ziani à Marseille, le latéral nancéien est écarté du groupe par son entraîneur, qui lui reproche de s’être déjà engagé avec Saint-Étienne. NANCY LE CONFLIT entre David Sauget et son entraîneur vient de connaître un nouveau rebondissement hier matin. Le latéral nancéien ne figurait pas dans le groupe qui a préparé la venue de Metz, lors du dernier entraînement en salle dirigé par Pablo Correa. En sortant du vestiaire des pros, Sauget a rejoint l’effectif de la réserve, à la grande surprise de ses coéquipiers. Ce matin, il s’entraînera de nouveau avec les jeunes Nancéiens, mais il ne participera pas à leur match, demain contre la réserve lyonnaise… Sauget, dont le contrat à l’ASNL arrive à terme en juin, n’a pas souhaité le prolonger. Selon les dirigeants de l’ASNL, il se serait même déjà engagé avec Saint-Étienne. Au soir de la débâcle de Geoffroy-Guichard (0-4), le 16 février, Correa s’était donc attribué la responsabilité de la défaite, se reprochant de manière implicite la titularisation de Sauget. Ce dernier avait cependant été de nouveau aligné à Lorient « Je pensais que l’abcès était crevé », indique le joueur, qui s’était entretenu avec son entraîneur quelques jours après l’épisode stéphanois, et sa présence dans le onze de départ était attendue , aujourd’hui, en l’absence de Puygrenier, suspendu. « Je pensais au moins faire partie du groupe », s’étonne Sauget. Sauget : « Il en fait une affaire personnelle » « Il n’est pas écarté, soutient Correa. Mais pour jouer à Nancy il faut le mériter physiquement, et mentalement être prêt. On part avec les joueurs qui le sont. » Réponse de Sauget : « Physiquement et mentalement je me sens très bien. Il n’y a pas de problème. » Correa assure que son choix n’est pas lié avec l’affaire de Saint-Étienne. « On baisse le niveau d’un groupe quand on part avec des joueurs qui ne sont pas capables de tenir mentalement, rétorque Correa. Je suis payé pour défendre les intérêts de l’ASNL et je ne dérogerai jamais à cette règle. Pour gagner des matches, il faut un état d’esprit. » Si l’on suit Correa, Sauget ne l’a pas, ou plus. « Il est toujours persuadé que j’ai signé à Saint-Étienne et que j’ai lâché le match là-bas, regrette celui-ci. Je pense qu’il en fait une affaire personnelle. Mais, à moment donné, je crois qu’il faut mettre ses rancœurs et ses états d’âme de côté et penser au groupe. »Interrogés sur cet épisode, plusieurs de ses équipiers n’ont pas souhaité le commenter. « Il doit y avoir un souci, mais David et le staff font tout pour que cela ne nous touche pas », a seulement assuré Michaël Chrétien.
Le dernier derby..."Veritas odium parit, obsequium amicos" (Hebdomadaire FF) : Nancy et ses Grands Pairs … En prélude au derby Nancy-Metz, FF a réuni les trois présidents de l'Est, Jacques Rousselot, Philippe Ginestet et Carlo Molinari, pour les faire disserter sur les raisons et la perception de l'hégémonie nancéienne. Samedi, Nancy reçoit Metz. Derby de l'Est, des extrêmes, presque dépassionné. Lun découvrira peut-être la ligue des champions l'an prochain, l'autre goûtera de nouveau à la L2. Il ya dix ans, c'était l'inverse. Entre les deux, Strasbourg joue les équilibristes, cherche sa place. Trois villes de l'Est, trois clubs en LI. Et trois présidents, trois générations aussi: Carlo Molinari (75 ans), dernier des Mohicans, Jacques Rousselot (59 ans), l’entrepreneur-novateur, Philippe Ginestet (41 ans), «le jeune loup qui sait se faire entendre », selon son homologue nancéien. Des conceptions différentes, des moyens, des publics, des infrastructures disparates, mais le même respect mutuel. De l'amitié, aussi. En apparence du moins. Dans un restaurant du XVe arrondissement de Paris, à deux pas du siège de la Fédération, Carlo Molinari ouvre le feu: «Vous ne le voyez pas sous la table, mais nous avons tous des protège-tibias! » Le cadet embraye: « Philippe, c'est un têtard. » Lequel menace : « J’espère devenir une grenouille un jour, car on ne grandit pas assez vite. Comprendre pas aussi vite que Nancy. « Que vous inspire la rréussite de Nancy depuis trois saisons ? De l’agacement ? De la jalousie ? » Philippe Ginestet (président de Strasbourg) : C’est étonnant. Et cela ne concerne pas seulement le foot, mais aussi le basket, qui a de bons résultats également. Il y a des ondes magiques à Nancy (rires). Je lui souhaite vraiment de jouer la Ligue des champions l’an prochain. Carlo Molinari (président de Metz) : C’est très surprenant, car il y a cinq ou six ans, les Nancéens étaient en difficulté. On disait que Nancy n’était pas une ville de foot et certains mettaient même la pression pour qu’ils abandonnent le foot au profit du basket. Il ne faut jamais avoir de jugement définitif. Jaques Rousselot (président de Nancy) : Je sens que Nancy dérange, emmerde. Pas Carlo et Philippe, mais les médias et certains gros clubs. Quand je vous vois, Carlo et Philippe, je sens de la chaleur, de la sincérité. Pas avec les autres. Quand je discute avec certains « collègues », je me dis : « Toi, mon con, j’espère rester sur le podium jusqu’à la fin de la saison pour te faire chier ! » -A quoi attribuez-vous les résultats de Nancy depuis trois ans, entre une Coupe de la Ligue (2006), une qualification en Coupe d’Europe l’an dernier et cette troisième place provisoire cette saison ? Carlo Molinari : Le renouveau de Nancy correspond à celui de son stade. L'Est a raté la Coupe du monde en 1998 parce que nos politiques n'en ont pas voulu. Cela a été une erreur fondamentale, alors qu'un des trois clubs aurait pu bénéficier d'un nouvel équipement. Un nouveau stade fait naître un élan. Il contribue aux résultats car le budget augmente. Pas au niveau de la billetterie, mais des espaces commerciaux puisque un VIP rapporte autant que dix spectateurs. Lens a par exemple 2 600 VIP ; nous, à peine 600. GINESTET:C'est un cercle vertueux. Le stade ne fait peut-être pas les résultats, mais les moyens financiers qui vont amener les résultats. Sans oublier qu'avec de nouvelles installations vous améliorez aussi le confort de tous les spectateurs, vous leur offrez des animations qu'ils n'ont pas aujourd'hui. Si, demain, on ne parvient pas à bâtir un nouveau stade, c'est clair que l'on va jouer avec des sabots en bois. -Outre Marcel-Picot, quels sont les autres atouts de l’ASNL ? MOLINARI: En 1998, nous étions dans leur position. Un club connaît des hauts et des bas. GINESTET:L’alchirnie est fragile. La stabilité que connaît Nancy, on ne l'a pas connue à Strasbourg. Mais il ne faut pas la décréter, c'est une histoire d'humains. Il y a également la relation président-entraîneur, la qualité du travail, celle du recrutement effectué à Nancy. Quand on est un club moyen, on ne peut pas se permettre de se tromper. Enviez-vous la relation entre Correa et Rousselot, quasiment fusionnelle ? MOLINARI: Une relation entre un président et un entraîneur est toujours affective. Je ne comprends pas trop l'enthousiasme des médias autour d'eux ... Avec Joël (Muller), nous avons aussi formé pendant dix ans un couple avec d'excellents résultats, avant de connaître un mauvais passage. GINESTET: Président-entraîneur, c'est le couple le plus important dans un club. MOLINARI : Mais ce n'est pas une garantie absolue. GINESTET: Je ne suis pas d'accord, il faut savoir résister à la pression de l'extérieur, même si ce n'est pas évident. L’an dernier, j’ai pris le risque de me séparer de Jean-Pierre (papin). Cela n'a pas été facile car nous étions montés avec lui en LI. Mais, de l'intérieur, on voyait que l'on ne pouvait plus. Il y a des moments clés invisibles dans la vie d'un club, et qui font sa réussite. Avec Jean-Marc (Furlan), nous avons une relation de confiance, d'hommes, avec un même idéal: bâtir un club. Je ne compare pas avec Pablo Correa. De toute façon, nous ne sommes pas jaloux de Nancy, qui est encore un jeune club. MOLINARI: Nous, avec Yvon (Pouliquen), nous reprenons un cycle. C'est un garçon de qualité, très professionnel.. . GINESTET : ... Oui, et qui connaît beaucoup trop bien Strasbourg! (NDLR : Pouliquen a dirigé le Racing en 2001. Avec Metz, depuis janvier, il s'est imposé deux fois à la Meinau : en Championnat, 2-3, et en Coupe de France, 0-3.) Qu'enviez-vous à Nancy? GINESTET: La place Stanislas ! (Rires.) MOLINARI: Son stade. GINESTET: J'ai beaucoup d'estime pour Jacques (Rousselot). Il a fait un super boulot. Il a eu la force de sortir de la L2 après des périodes difficiles. Ce n'est pas pour autant que Nancy est un modèle. Mais son centre d'entraînement, c'est vrai que j'aimerais bien l'avoir. Jean-Marc se plaint souvent des conditions de travail des pros. Nous n'avons pas de terrain synthétique, par exemple. MOLINARI: Actuellement, en L1, il n'y a rien à copier, excepté Lyon, peut-être, pour son modèle économique. Nous n'avons donc rien à envier à Nancy, Sochaux ou Strasbourg. Chacun a ses arguments, ses points forts et ses points faibles. Mais je reconnais que le stade de Nancy est bien conçu, avec de nombreuses places pour les VlP. Et vous, Jacques, qu'aimeriez-vous « piquer » à vos confrères? ROUSSELOT: Moi, je n'envie personne. Je ne regarde pas dans la gamelle de l'autre. Je peux éventuellement prendre des idées à droite, à gauche, qui fonctionnent. A Strasbourg, il y a par exemple un bon potentiel autour de la ville et une certaine richesse à l'échelle de la région. -Quels conseils pourriez-vous donner à vos deux confrères? ROUSSELOT: Je ne vais pas donner de leçons, chacun mène sa barque comme il veut. Ce serait présomptueux. Et puis, il y a des recettes internes (sourire). .. On est dans l'irrationnel. A Strasbourg et à Metz, attendez-vous que Nancy joue un rôle de locomotive régionale? Ginestet: Jacques nous a promis une partie des recettes si nous descendons avec Metz en L2 (rires). On va voir s'il tient sa promesse. MOLINARI : Au nom de l'entente de l'Est que nous venons de créer! GINESTET: Pour rien au monde on n'échangerait notre place avec Nancy, sinon au classement. Nous ne sommes pas jaloux de sa réussite car cela n'empiète pas sur les situations de Metz et de Strasbourg. Peut-on parler de rivalité saine entre vous trois ? ROUSSELOT: Il existe une belle solidarité, même si l'on n'est pas d'accord sur tout. G1NESTET: Surtout sur le prix des joueurs que Jacques veut! (Rires.) Quand on est dans le match, on défend nos couleurs. Devant un verre de bordeaux, les discussions sont différentes. MOLINARI: On ressent de l'affection les uns pour les autres. Lors des derbys, ce n'est pas le genre de la maison de mettre de l'huile sur le feu. On met plutôt la pédale douce, contrairement aux supporters. ROUSSELOY: Quand je n'étais pas encore président de Nancy, la rivalité avec Metz m'irritait. J'ai fait en sorte ensuite que le climat soit sans animosité entre nous. MOLINARI: On ne peut pas trop faire part de notre sympathie réciproque, on nous le reprocherait ! ROUSSELOT: Moi, je m'en fiche! Si je suis venu déjeuner avec vous, c'est parce que vous êtes deux amis. Si vous aviez été deux cons, je ne serais pas là. -Philippe Ginestet, honneur au petit jeune. Quelle question souhaiteriez-vous poser à vos deux aînés? GINESTET: Une question méchante pour Jacques: est-ce que tu me rembourseras un jour ce que nous a coûté le passeport de Garay ? (Rires.) * ROUSSELOT: Ce qui est acquis est acquis. GINESTET: C'est un vrai commerçant! Et vous, Carlo, est-ce que vous pensez encore vous sauver cette saison ? MOLINARI : Même si nous avions gagné face à Nice (1-2) la semaine dernière, c'était mission quasi impossible, alors ... Aujourd'hui, on prépare une équipe pour l'an prochain, en L2. N'est-ce pas contre-productif d'avoir Metz, Nancy et Strasbourg en L1? Y a-t-il de la place pour ces trois clubs dans l'Est? GINESTET: Et même quatre avec Sochaux! Sans oublier Troyes, Sedan ... MOLINARI : On ne fait jamais autant de recettes que contre Strasbourg ou Nancy. Alors que contre Barcelone (en 1984) on n'avait même pas fait le plein ! GINESTET: Ces derbys, ce sont des matches importants, avec de grosses affluences. Mais, bon, j'espère que la saison prochaine il n'y aura pas de derby entre Metz et Strasbourg ... -Mais au niveau commercial, des partenaires, devez-vous partager la manne financière? GINESTET: Avec Strasbourg, Metz et Nancy, on parle de trois grandes villes, quand même ! Il y a des tissus économiques indépendants. Il y a largement de la place pour les trois clubs dans l'Est. Surtout que nous, nous avons 400 000 personnes du côté de l'Allemagne dans un rayon de 30 kilomètres. MOLINARI: Nous, c'est la proximité avec le Luxembourg qui nous laisse espérer. A condition qu'on ait un stade de qualité. ROUSSELOT:A la limite, la rivalité est plus grande lorsque dans la même ville vous avez du basket et du foot de haut niveau. Là, vous partagez un peu les partenaires, les publics. -Et pour le recrutement des jeunes? ROUSSELOT:A Metz, ce sont des salopards, ils venaient chercher nos meilleurs jeunes avant. (Rires.) MOLINARI: (Ironique.) On a toujours fait de bonnes affaires avec Nancy. Pour Bastien, on vous a donné 20 millions de francs. ROUSSELOT: Non, 25 ! (Rires.) MOLINARI: Il y a de la concurrence avec tous les autres clubs concernant les jeunes. Ce n'est plus comme avant. Aujourd'hui, Rennes ou Paris vient aussi chercher des jeunes dans notre région. -Les trois clubs n'ont pourtant connu que dix -huit saisons en commun en L1 depuis la création de l'ASNL, en 1967 ... GINESTET: C'est la faute de Jacques et de Nancy (depuis 1994 et sa nomination comme coprésident de l'ASNL, Rousselot a déjà passé huit saisons en Ligue 2). ROUSSELOT: Metz a connu une longue période de stabilité, avec trente-cinq ans en L l, alors que Strasbourg et Nancy ont eu pas mal de turbulences. Le contexte, les moyens et les hommes étaient différents. C'est cyclique. Quel regard portez-vous sur l'action de Carlo Molinari, votre aîné ? GINESTET: Il faut lui tirer un grand coup de chapeau. ROUSSELOT: Les gens oublient vite ... GINESTET: Il existe deux types de présidents: les salariés et les actionnaires. Nous, nous sommes tous les trois des actionnaires. Quand on descend en L2, on subit une sanction sportive et financière. Alors, en ce moment, j'ai des pensées pour Carlo, car j’ai été dans la même situation que lui. C'est toujours l'actionnaire qui trinque. Les présidents bénévoles, eux, ont le sommeil léger. ROUSSELOT:A Nancy, nous étions dans la nasse en 200203, proche du National. Je me souviens d'un match où Metz était venu gagner chez nous. On était mal. Cela nous scotchait en bas de la L2. Ce soir-là j'avais ressenti la même douleur qu'au moment de la mort de mon père. C'est dire à quel point on est touché, attaché au démon du club. Metz en L2, cela ne me laisse pas indifférent. Cela me peine, même. Je souhaite qu'il remonte en LI. Deux clubs en Lorraine, cela crée une représentation régionale, une émulation. Voilà, je veux voir Metz en LI. .. Mais derrière Nancy! (Rires.) » * En 2000, le Strasbourgeois Diego Garay, recruté sous l'ère Mc Cormack. est accusé de bénéficier d'un faux passeport italien. Nancy, relégué à la fin de la saison 2001, demandera l'annulation du classement, requête rejetée, entre autres, par la LFP et le Conseil d'Etat. Il obtiendra en revanche une indemnité de 2, 1 M€ à la suite du jugement du tribunal de commerce de Nancy. en novembre 2004. Ginestet et Rousselot négocieront finalement une indemnité à l'amiable de 1,2 M€. March 21 Maintenant, "bouffer" du chardon !..
Lanterne rouge condamnée à la L 2, le club lorrain peut encore vivre une belle fin de saison grâce à son parcours inespéré en Coupe. DERRIÈRE CARQUEFOU, Metz est sans doute la plus belle surprise des huitièmes de finale de la Coupe. Après avoir sorti Strasbourg (3-0) en seizièmes, l’équipe d’Yvon Pouliquen s’est qualifiée chez une autre équipe de L 1, Lorient (1-0), mercredi soir. L’entraîneur messin vient donc d’éliminer deux de ses anciens clubs avec lesquels il avait remporté la Coupe de France en 2001 et 2002. Deux succès accompagnés d’une relégation qui sanctionnera également Metz à la fin de ce Championnat. Mais tout ne sera peut-être pas encore terminé le 17 mai. « J’espère que la saison s’arrêtera le 24 mai (date de la finale de la Coupe) », avance Jeff Strasser. Les quarts de finale des 15 et 16 avril devraient donc monopoliser les esprits messins. « Ils peuvent y penser toute la semaine, mais pas le samedi soir, sinon ils rateront le quart de finale », prévient pourtant Pouliquen, qui veut encore considérer chaque match de L 1 comme une échéance importante. Ce sera facile demain, pour le derby lorrain. Après… Gueye : « Il faut avoir de la chance au tirage » À deux matches du Stade de France, la Coupe est un moyen désormais tangible de sauver une saison désespérante. « Il faut déjà avoir de la chance au tirage, tempère Babacar Gueye. Si on tombe sur Lyon à Gerland ou Bordeaux chez lui, c’est autre chose… » Mais redouter l’identité de son adversaire en quarts, c’est déjà un miracle pour une équipe qui n’a gagné que quatre fois en vingt-neuf matches de L 1. « Il faut considérer notre parcours en Championnat depuis janvier, considère Strasser. Et il n’est pas si mauvais que ça (trois victoires, deux nuls, cinq défaites). Malheureusement, on a perdu six mois qui vont nous coûter très cher à la fin. Mais c’est bien d’avoir la Coupe et de s’y accrocher. » « Je ne suis pas surpris, analyse aussi Babacar Gueye. Depuis janvier, ça se passe très bien, et comme la Coupe de France a commencé en janvier… On est vraiment bien en ce moment. On prend du plaisir à défendre et attaquer. On a beaucoup progressé.» La Coupe a même permis à Metz de se découvrir des ressources insoupçonnées. À Lorient, Pouliquen a dû se passer de Bassong et Renouard (blessés), Cubilier et Diop (suspendus), et il a laissé Barbosa et Delhommeau sur le banc. Le technicien a donc aligné une charnière défensive inédite, Strasser-Vivian, qui s’est montrée solide, et le milieu Vincent Bessat, cinq titularisations en L 1, qui a inscrit le but victorieux. « Quand l’équipe tourne bien, les changements ne se font pas sentir, c’est plus facile pour tout le monde », note Babacar Gueye. « On a beaucoup galéré et on voit que quand ça gagne c’est plus simple à vivre », juge aussi Strasser. Et avec un peu de chance au tirage, tous les espoirs sont permis. (R.L.) : Nancy - Metz, si près, si loin Derrière leur quarante et une années d'histoire commune dans le professionnalisme, Nancy et Metz ont souvent avancé à distance l'un de l'autre. A l'exemple de la saison qui s'achève... L'un rêve encore, l'autre non. L'un peut encore espérer disputer la Ligue des Champions, l'autre a déjà réservé son billet pour la relégation. Nancy - Metz ? Sur la carte, cinquante-six kilomètres séparent les deux villes. Une distance insignifiante au regard du fossé creusé, entre elles, par le destin respectif des deux clubs qui y ont grandi. Entre 1967, année de création de l'ASNL, et aujourd'hui, Nancéiens et Messins ont partagé pas moins de vingt-quatre saisons au même niveau : vingt-trois en Première division, l'autre à l'échelon inférieur, au cours de l'exercice 2002-2003. Le pendant de cette observation donne une première explication à la différence des trajectoires empruntées par les deux voisins lorrains : Nancy et Metz ont souvent joué sur des terrains assez éloignés l'un de l'autre pour ne pas être comparables. Ou alors au désavantage des défenseurs du Chardon lorrain : ces derniers ont connu seize saisons de deuxième division, contre deux, seulement, pour leurs homologues messins (2002-2003, 2005-2006).Beaucoup plus jeune que Metz, fondé en 1932, soit trente-cinq ans avant lui, Nancy a connu une adaptation relativement aisée. Autorisé à rejoindre l'élite au terme de sa troisième année en Deuxième division (1969-1970), le club meurthe-et-mosellan a maintenu le cap jusqu'en 1987, ne connaissant qu'une seule rétrogradation entre-temps (1974-1975). La faute est rapidement digérée : deux ans plus tard, Nancy termine à la quatrième place du championnat, devant son rival messin, huitième. En 1979-1980, un an après sa victoire en Coupe de France, il termine onzième alors que Metz sent le souffle de la relégation (17e). Expliquer cette ébauche de passation de pouvoir ? L'exercice est délicat. « Je crois que c'est tout simplement une histoire de cycles », indique Bernard Zénier. L'attaquant a porté les deux maillots : celui de Metz de 1974 à 1978, celui de Nancy les cinq années suivantes, avant de revenir finir sa carrière dans le club de ses débuts. Quatre ans après son départ pour les Girondins de Bordeaux, l'ASNL rechute. Et ce ne sera pas un accident de parcours. Entre 1987 et 2005, les Nancéiens passent treize saisons dans l'antichambre de l'élite. 2005-2006 marque un tournant dans le combat symbolique pour la suprématie lorraine. A l'issue de cette saison, Nancy, alors promu, achève sa course à la douzième place du championnat, nanti d'une Coupe de la Ligue qui lui ouvre les portes de l'UEFA. Metz, lui, est retrogradé, pour la deuxième fois en quatre ans. Le fait n'est pas anodin. Dauphin du roi lensois en 1997-1998, le club du président Molinari a vu sa constance s'évaporer. Laborieux, son parcours traduit aujourd'hui une certaine usure de la méthode employée à Saint-Symphorien. C'est aussi ce qu'estime Jean-Philippe Séchet, lequel a également porté les couleurs des deux clubs lorrains (de Nancy en 1991-1992 et 1996-1997, de Metz entre 1992-1994) : « Ce qui se passe aujourd'hui est en grande partie le résultat de la politique mise en place il y a dix ans, notamment au niveau de la formation. Lorsqu'un club figure parmi les plus stables et qu'il connaît deux descentes en quatre ans, bientôt trois, il faut se poser des questions. » L'issue du derby, demain, ne changera rien à l'affaire. Défaite ou pas, Nancy restera loin, loin, des soucis de son voisin messin. Le tourbillon de l'envie La qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France n'a pas le temps de polariser les préoccupation messines : le derby, demain, est un défi à la nouvelle mesure du dernier de Ligue 1. Guingamp et Grenoble éliminés, aucun club anciennement entraîné par Yvon Pouliquen ne tombera plus sous les griffes de son équipe messine, cette saison, en Coupe de France. Strasbourg ? A la machine ! Lorient ? A la machine. Tordus, lessivés, essorés, asséchés. Le bientôt relégué en Ligue 2 campe parfaitement le rôle de l'empêcheur de tourner en rond dès lors qu'il s'en va défier ses futurs ex confrères en leurs fiefs. Comme si plus personne ne craignait le FC Metz ? « Finalement, observe Julien François, il n'était peut-être pas plus mal de tomber sur des clubs de Ligue 1, qui ne se focalisent pas trop sur la Coupe de France, voire qui nous prennent un peu de haut, comme Strasbourg ou Lorient. » Sans présager du tirage au sort des quarts de finale, effectué dimanche, l'effet de surprise de fonctionnera plus, le mois prochain. « Déjà, on nous regarde d'un autre œil », suppose Babacar Gueye. Les superstitieux se méfieront d'autant plus d'une équipe entraînée par un vainqueur systématique de l'épreuve parallèle, dès lors que la relégation lui est promise.Dimanche, Metz connaîtra donc son prochain adversaire en Coupe de France. Yvon Pouliquen souhaite « jouer à Saint-Symphorien », Babacar Gueye préfère « éviter Bordeaux, Lyon et Paris », Jeff Strasser rappelle prosaïquement que eux, joueurs, n'ont « aucune influence sur le tirage au sort ». Samedi, lorsque le championnat reprendra ses droits (onéreux, les droits du championnat), les Messins ne sauront donc pas encore ce que le hasard leur réserve pour la mi-avril. « Ce n'est pas plus mal, même si je ne me fais pas de souci quant à l'état d'esprit des joueurs. On ne peut pas les empêcher de penser à la Coupe de France, affirme l'entraîneur messin, sauf le samedi. Le samedi, c'est championnat ! » Et ce samedi, c'est derby. « Un derby, ça se gagne », lance Vincent Bessat. « En tout cas, ça ne se perd pas », atténue Yvon Pouliquen. « Vu la tournure de notre saison, ajoute-t-il, le derby est un moyen de donner une autre image de Metz. » Y parvenir à Nancy aurait quelque chose d'assez inspiré. « Nous venons de gagner deux fois à Strasbourg (3-0 en Coupe de France puis 3-2 en championnat), nous sommes en quarts de finale de la Coupe de France : dans la foulée, un bon résultat à Nancy, ce serait d'autant plus parfait que le match est décalé et diffusé », confirme Babacar Gueye. A l'opposé des idées noires qui rendaient le quotidien chagrin, moins de trois mois en arrière, l'enthousiasme de Babacar Gueye illustre les nouvelles dispositions messines emportées par un inespéré et rafraîchissant tourbillon d'envie. « On se sent mieux, cela se retrouve dans notre jeu, précise-t-il. Par exemple, dans notre façon de bien défendre ou de bien attaquer ensemble. A Lorient, l'entraîneur avait procédé à de nombreux changements, de joueurs et d'organisation, mais ça ne s'est pas ressenti. » Ou alors, positivement : la charnière Vivian - Strasser a fait autorité ; titulaire surprise, Vincent Bessat a inscrit le but de la qualification ; la densification du milieu de terrain voulue par Pouliquen a réduit le champ d'expression des Lorientais. « Je voulais gagner la bataille du milieu », justifie l'entraîneur jusqu'ici fidèle au 4-4-2. Son équipe assimile donc les changements, s'adapte à l'adversité, accepte la concurrence interne, avec six mois de retard pour figurer un candidat crédible au maintien, mais assez tôt pour retrouver un peu de sourire. De Lorient à Nancy, et d'Ouest en Est, un bonheur longitudinal. Séchet : « Si on s'efforce de tirer les leçons...» Ancien milieu de terrain passé par Nancy et Metz, Jean-Philippe Séchet ne s'étonne qu'à moitié de la relégation promise aux Mosellans. Comment expliquez-vous la disparité des trajectoires messines et nancéiennes ? Signifient-elles qu'il n'y a pas de place pour deux en Lorraine ? « Non, à mes yeux, je ne pense pas que les bons résultats de l'un empêchent l'autre de faire aussi bien. Si Nancy s'est retrouvé dans les bas-fonds à un moment, c'était en raison de la politique qui avait été choisie. Celle-ci a changé avec l'arrivée du président Rousselot, qui s'est appuyé sur la région et la formation, en rejetant le principe du recrutement tapageur. »• Si on vous suit, vous dites que c'est ce qui fait défaut au FC Metz aujourd'hui ? « Oui. Il n'y a qu'à voir combien de jeunes issus de la région composent l'équipe réserve. Metz est en train de payer une politique très élitiste, qui l'a conduit à recruter partout, parfois sans discernement. Parallèlement, le club n'a pas réussi à conserver ses joueurs cadres. Il ne faut pas remonter très loin pour le voir : Ludovic Obraniak, Franck Béria, des gens qui connaissaient la maison par cœur, sont partis. Où sont les joueurs qui ont gagné la Coupe Gambardella en 2001 ? Ce qui se passe aujourd'hui est le résultat de la politique mise en place il y a dix ans. » DERBY EXPRESS Nancy. Hier : entraînement matinal, en salle. Aujourd'hui : entraînement à 10 h en Forêt de Haye, puis mise au vert en soirée. Le premier quart depuis treize ans L'intimité entre la Coupe de France et le FC Metz commençait à relever de l'histoire ancienne : le club lorrain n'avait plus atteint les quarts de finale depuis treize ans. En 1995, alors vainqueur de Mulhouse (deuxième division), Metz s'était même hissé en demi-finale, battu à Strasbourg sur un but inscrit par un certain Pouliquen Yvon ! Au cours du quart de siècle écoulé, c'est la quatrième fois seulement que les Messins s'invitent dans le grand huit. Avant l'année 1995, pareille performance a été accomplie en 1984 et en 1988. A chaque fois, Metz avait franchi toutes les étapes et remporté la finale, écrivant ainsi les plus belles lignes de son palmarès. Après le Parc des Princes dans les années 80, la Coupe de France enverra-t-elle le FC Metz au Stade de France en 2008 ? Metz a déjà visité le monument de Saint-Denis : c'était en 1999, lors d'une finale de Coupe de la Ligue (perdue) face au RC Lens. Affaire Kébé II : huis clos pour Bastia FOOTBALL. La commission de discipline de la LFP a infligé hier un match à huis clos à Bastia (L2) pour "banderoles injurieuses déployées par des supporteurs bastiais" avant le début de Bastia-Libourne le 22 février, mais la Ligue, indépendante de son organe disciplinaire, a fait appel devant la commission supérieure d'appel de la FFF (Fédération française de football) de cette décision pour demander l'aggravation de cette sanction qu'elle estime "insuffisante". Car, que fout Metz en Coupe ? Il gagne ! Encore trois...LORIENT - METZ : 0-1 Metz s’accroche à sa bouée Décrochés en Championnat, les Messins vont pouvoir miser sur la Coupe pour animer leur fin de saison. Temps frais. Pelouse en bon état. 5 704 spectateurs. Arbitre : M. Coué. But : Bessat (64e). LORIENT : Audard – Boutruche, Marchal (cap.), Ciani, Morel – Jallet, Ewolo (Hautcoeur, 57e), Mansouri, Jouffre (Marin,74e)– Vahirua(Le Pen,57e), Saïfi. Entraîneur: C. Gourcuff. METZ: Marichez (cap.)–C. Gueye, Vivian, Strasser, Corrales– Bessat, Agouazi, François, Gygax( Mo. Ndiaye,88e)–Pjanic - B.Gueye(Gestede,77e).Entraîneur: Y. Pouliquen. LORIENT – de notre envoyé spécial permanent PASDE PASSION dans les gradins, guère plus sur le terrain : c’est à un curieux malentendu auquel on a assisté, hier soir, au Moustoir. Bien calés dans le milieu du tableau de la Ligue 1 avec 39 points à neuf journées de la fin, les Lorientais n’ont vraisemblablement plus grand-chose à craindre en Championnat. Derniers avec quatorze longueurs de retard sur le premier rescapé, les Messins, eux, n’ont plus rien à espérer. Pour pimenter leur fin de saison, la Coupe de France paraissait donc appropriée. Logiquement, on s’attendait donc à voir les Bretons et les Lorrains aborder ce huitième de finale avec appétit. Longtemps, trop longtemps, il n’en fut rien. Ce scénario d’une rare platitude a fini par faire le bonheur des Messins. Très repliés, alors que les défaillances du collectif lorientais leur avaient très vite offert de larges plages de répit, ils n’ont vraiment mis le nez à la fenêtre que durant les vingt premières minutes de la seconde période. François plaça une frappe terrible sur la barre d’Audard (52e). Bessat, qui n’avait pu reprendre un centre de Babacar Gueye (54e), surgit idéalement pour bonifier les restes du jeune Sénégalais (64e). Et à deux reprises (67e et 71e), Gueye aurait pu doubler la mise. Après Vesoul et Strasbourg, Metz s’offrait un troisième succès à l’extérieur en Coupe de France. « On est toujours heureux quand on gagne, commenta Yvon Pouliquen. En Championnat, les carottes sont cuites depuis longtemps. Notre victoire n’est pas imméritée. On est de mieux en mieux dans le jeu. Ce quart de finale va permettre au groupe de rester concerné. Je suis catalogué comme un entraîneur de Coupe mais ça ne me dérange pas de retourner au Stade de France si les joueurs le veulent bien. » « Quand on se qualifie pour un quart de finale, apprécia Julien François, c’est difficile de se prendre la tête. C’est bien pour le club, ça valorise les joueurs. » Gourcuff : « Jamais de match aussi facile que celui-là » Heureusement, quand même, que la rencontre n’était pas télévisée. Surtout pour les Lorientais. Privé d’Abriel, sa rampe de lancement, pas encore remis d’une charge de l’Auxerrois Oliech samedi dernier, Christian Gourcuff, habituellement réfractaire au turn-over, avait également revu l’occupation de ses couloirs, avec Jouffre à gauche plutôt que Le Pen, et la paire Boutruche-Jallet à droite, plutôt que Jallet-Hautcoeur. Après la sortie d’Ewolo (57e), les Merlus terminèrent la rencontre avec un entrejeu totalement inédit. Il serait injuste de mettre l’élimination sur le dos des remplaçants. Jouffre et Boutruche n’ont pas été les plus mauvais. En mettant un peu plus de rythme et de conviction dans ce qu’ils entreprenaient, les Lorientais auraient pu se jouer d’une défense messine loin d’être impériale. C’est vrai, ils n’ont pas toujours été heureux, notamment quand la tête de Ciani (7e) puis la reprise très pure de Jallet (62e) heurtèrent la barre. Mais à l’heure du constat, leur entraîneur s’est montré nettement plus cinglant qu’il n’avait pu l’être un peu plus tôt. « La déception, ce n’est pas seulement l’élimination, c’est également notre comportement, a dit Gourcuff. Ça reflète les manques et, quelque part, la valeur de l’équipe. Dès que la motivation et l’intensité baissent, on tombe à un niveau vraiment très bas. Ce fut un match d’une pauvreté technique incroyable. Il n’y avait aucun rythme, pas de pression. À tel point qu’à la mi-temps j’ai dit à mes joueurs qu’il n’y aurait jamais de match aussi facile que celui-là. » Ils ont quand même trouvé le moyen de le perdre… Bessat passait par-là L’HOMME CLÉ : BESSAT (Metz) ILN’AVAITPLUS débuté un match depuis la venue de Rennes (1-1), le 26janvier. Mais Vincent Bessat revient en forme. Auteur d’une passe décisive à Strasbourg il y a deux semaines, il a fait mieux, hier, en marquant le but de la qualification d’un tir croisé bien ajusté (64e). Travailleur increvable sur le côté gauche à défaut d’être toujours lumineux, il a également adressé quelques bons centres. Bien organisés, les Messins ont fait preuve d’une grande discipline. Longtemps blessés, STRASSER et VIVIAN, qui formaient une charnière centrale inédite, ont tenu le choc. Heureusement car, sur les côtés, C. GUEYE puis CORRALES ont rivalisé d’approximations. Au milieu, FRANÇOIS a fourni un travail consciencieux. Il aurait même pu signer un but magnifique, mais sa frappe a trouvé la barre (52e). GYGAX s’est énormément démené comme B. GUEYE, dans l’axe. Quand le Sénégalais terminera ses actions aussi bien qu’il les lance, il fera très mal. Côté lorientais, MOREL a bien débuté avant de baisser de rythme. Au milieu, MANSOURI n’a jamais été en mesure de compenser l’absence d’Abriel. Devant, VAHIRUA a semblé dans un jour sans. Le problème, c’est qu’ils se multiplient, ces derniers temps. Esseulé et pas toujours bien servi, SAÏFI a davantage râlé que pesé. Finalement, seul JALLET, à droite, s’est vraiment montré à la hauteur. Pratiquement tous ses rushs ont été dangereux. En fin de rencontre, MARCHAL a bien tenté de monter aux avant-postes. Mais il n’a pas été suivi par un collectif hors sujet. (R.L.) : Metz poursuit l'aventure Après Strasbourg, Metz épingle Lorient à son tableau de chasse et se qualifie pour les quarts de finale de la Coupe de France. Le vent de l'épopée se lève sur la Lorraine. Après ça, Yvon Pouliquen va finir par ne plus pouvoir parler de coïncidence et admettre un signe du destin dans l'aventure que le nouvel entraîneur messin est en train de vivre : vainqueur de la Coupe de France mais relégué à chaque fois en Ligue 2, avec Strasbourg en 2001 puis Lorient en 2002, il postule toujours au même curieux doublé. Après avoir rempli les formalités d'usage à Vesoul (CFA, 1-6) puis après avoir triomphé à Strasbourg (0-3), c'est encore hors de ses bases que le dernier du championnat est allé entretenir ses rêves épiques, hier soir, dans le Morbihan. Lorient n'y a vu que du feu. Au cœur de la seconde mi-temps, un but inscrit par Vincent Bessat, titulaire surprise au sein d'une équipe messine inédite et inattendue, a donc suffi au bonheur du FC Metz. Le voilà en quarts de finale d'une épreuve qui a décidément le don d'égayer son quotidien, cette saison. Il paraît que c'est à ce stade de la compétition qu'il est permis de fixer la victoire finale comme objectif. On n'est même plus sûr que jouer à l'extérieur, au prochain tour, constituerait un obstacle sur le joyeux chemin des Messins, surtout s'ils doivent partir venger Nancy dans les environs de Carquefou ! Le paradis de Bessat Invité surprise, Vincent Bessat a inscrit le but de la qualification messine. Yvon Pouliquen possède non seulement un goût certain pour la Coupe de France, mais aussi l'art du contre-pied. Afin de priver au maximum les Lorientais des espaces qu'ils affectionnent, l'entraîneur messin avait abandonné son habituel 4-4-2 au profit d'un système densifiant le milieu de terrain et comptant un seul attaquant. Du coup, si le spectacle n'a été que très intermittent, hier soir, Metz a trouvé la réplique à donner à son adversaire. Et, en ayant marqué les premiers grâce à Vincent Bessat, titulaire inattendu, les Lorrains ont assurément accompli le plus dur. Marichez. Sauvé deux fois par sa barre transversale, il s'est montré décisif sur une reprise de la tête de Le Pen, à 1-0. Vigilant et sûr. Agouazi. Il a joué intelligemment et proprement, à l'image d'une remise pour François, qui a frappé sur la barre (52e). Sur la bonne voie, donc, après un passage à vide de deux mois. Réactions Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Même si nous n'avons pas assisté à un grand match, enlevé comme c'est parfois le cas en Coupe, nous n'avons pas spécialement subi la domination lorientaise et notre qualification ne me paraît pas imméritée. Nous avons su concrétiser une fois, cela suffit à notre bonheur. Notre objectif ? Le prochain match, samedi, contre Nancy. » Deux Messins interdits de stade Deux supporters du FC Metz ont été interdits de stades pour avoir « accompli et proféré des gestes et propos à caractère extrémiste » à la fin de la rencontre de L1 entre Lyon et le club lorrain, au stade Gerland le 23 février, a annoncé, hier, la Préfecture. Le premier supporter avait été interdit dès le 1er mars et jusqu'au 1er juin. Le second s'est vu lui notifier, hier, par le Préfet de la Moselle la même sanction de trois mois jusqu'au 19 juin. Ces deux personnes ont fait l'objet chacune d'une mesure administrative d'interdiction de stade de trois mois, soit le maximum de la peine encourue, précise encore la Préfecture. DERBY EXPRESS Coup d'envoi à 17 h 10Nancy. Hier : entraînement à 9 h 30. Demain : entraînement à 9 h 30. Supporters sous contrôle Metz n'a pas l'exclusivité des tribunes turbulentes. Les supporters nancéiens alimentent la chronique régulièrement mais généralement hors du stade. Car l'ASNL pratique une politique rigoriste. Le patron, c'est le club. On ne veut pas que les groupes de supporters prennent du poids et qu'ils gèrent la tribune. A partir du moment où ça se passe bien, on tolère beaucoup de choses. Il y a un travail de fond et un dialogue. Mais dès qu'il y a un fumigène, on interdit un tifo. » Parole de stadier, Nancy pratique avec ses supporters la politique de la main de fer dans un gant de velours, de la ligne de fermeté enrobée d'une épaisse couche de dialogue. Autrement dit, la tolérance zéro est livrée avec une notice à l'ASNL. (Site officiel du FC Metz) : Et ça continue… Victorieux ce soir, le FC Metz poursuit son très beau parcours en Coupe de France. Grâce à un but de Vincent Bessat à la 64e minute, les Grenats se sont qualifiés pour les quarts de finale au terme d’une partie très bien menée. Bravo ! C’est avec un onze de départ quelque peu remanié que le FC Metz se présentait ce soir au stade du Moustoir de Lorient. Cubilier et Diop suspendus, Yvon Pouliquen accordait sa confiance à Vivian et Strasser au sein de l’axe de la défense. Dans un milieu à cinq éléments, Vincent Bessat débutait la partie, Barbosa étant laissé sur le banc, et Babacar Gueye restait seul en pointe. En face, Gourcuff procédait également à quelques changements par rapport à l’équipe alignée la semaine passée en championnat face à Auxerre. L’ancien messin Sylvain Marchal, de retour de blessure, retrouvait notamment sa place de capitaine. La feuille de match March 19 Metz rêve de la finale.....
(Quotidien l’Equipe) : Pouliquen revient sur ses pas
L’entraîneur de Metz vient maintenant défier Lorient, avec qui il a aussi remporté la Coupe mais où on l’avait étiqueté entraîneur « défensif ».
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE DU MOUSTOIR
LORIENT : Audard – Boutruche, Marchal (cap.), Ciani,Morel – Jallet, Ewolo, Mansouri ou Abriel,Jouffre–Vahirua, Saïfi.
Remplaçants:Cappone(g.),Genton,Hautcoeur,Marin,Moura, Le Pen, Abriel ou Mansouri. Entraîneur : C. Gourcuff.
METZ : Marichez (cap.) – C. Gueye, Delhommeau, Strasser, Corrales – Barbosa, François, Agouazi – Pjanic – B. Gueye, Gestede.
Remplaçants : O. Sissoko (g.), Vivian, Bessat, Gygax, Mom. N’Diaye, Ab. Baldé, Aguirre. Entraîneur : Y. Pouliquen. Arbitre : M. Coué.
APRÈS STRASBOURG, Lorient.
Comme si le sort avait décidé d’offrir à Yvon Pouliquen un retour accéléré sur sa carrière d’entraîneur, en deux tours de Coupe de France. « Un clin d’œil », sourit l’entraîneur messin. Mais, à Lorient, on tremble car Pouliquen vient d’éliminer Strasbourg (3-0) au tour précédent. Avec le Racing comme avec Lorient, l’ancien milieu a connu le même destin, paradoxal : victoire en Coupe et descente en L 2 (*). Lors de la dernière journée de la saison 2001-2002, c’est d’ailleurs à Metz (1-1) que Lorient avait validé sa relégation. De Lorient, Pouliquen se rappelle d’abord un « groupe exceptionnel », où figuraient Pascal Feindouno, Jean- Claude Darcheville, Seydou Keita ou Élie Kroupi. « Une équipe de malades », rigole-t-il. « Yvon est un homme très chaleureux, qui passe très bien auprès des joueurs, répond en écho Rolland Bourse, son adjoint à l’époque, aujourd’hui chargé du recrutement lorientais. Au niveau des relations humaines, il est vraiment très bon. » Mais l’aventure s’était terminée un an plus tard, avec l’échec de la remontée. Lorient avait fini quatrième, à deux points de… Metz. « L’équipe avait été renouvelée à 80 %, rappelle Pouliquen. Ensuite, il y a les circonstances. Il y avait un entraîneur sans travail dans le coin… » Un entraîneur nommé Christian Gourcuff qui, après un passage par Rennes et le Qatar, reprend alors les commandes de son club. « Il l’a façonné, il lui a donné une identité », reconnaît Pouliquen.
Il a gardé une maison près de Lorient
« Yvon est différent de Christian (Gourcuff), explique Rolland Bourse. Ils n’ont pas la même approche. Mais dire qu’Yvon est un anti-Gourcuff ou l’inverse, c’est n’importe quoi. Ils ont chacun leur personnalité et leur méthode. Il ne sert à rien de les opposer. » Pouliquen, qui n’a que le « jeu » à la bouche depuis son arrivée à Metz, a pourtant été étiqueté « entraîneur défensif » lors de son passage dans le Morbihan. Avec lui, les Merlus défendaient à cinq. « J’ai toujours dit que je faisais avec l’effectif que j’avais à disposition, souligne-t-il. C’est comme ça qu’on était le plus performants, notamment parce que j’avais des joueurs de couloir, Le Lan et Druon, qui étaient de formidables contre-attaquants. Alors on dit qu’on jouait à cinq derrière mais non : c’était un 3-4-3 ! »
« À Lorient, il y a un système de jeu très connu, qui est notre marque de fabrique, notre label, analyse Rolland Bourse. Yvon est arrivé avec des conceptions différentes. Ça changeait et c’est dans la durée, seulement, qu’on aurait pu voir si ça fonctionnait. » Le Moustoir est cependant resté sur la réserve. « C’est un public qui connaît le football et qui est davantage spectateur que supporter, estime Pouliquen. Il était habitués à un système et le public, c’est comme les joueurs, il a parfois du mal à changer… Mais il était quand même là quand on a fait les deux finales (Lorient avait aussi disputé et perdu la finale de la Coupe de la Ligue, contre Bordeaux, 0-3) ! » « Il y a eu la victoire en Coupe de France, la finale de la Coupe de la Ligue mais aussi la descente d’un rien en L 2, rappelle Rolland Bourse. C’était exceptionnel mais la relégation a atténué beaucoup de choses. C’est vraiment dommage. » Pouliquen, lui, n’a gardé que les bons souvenirs. Et il a toujours une maison à Larmor Plage, à l’ouest de la rade de Lorient.
(*) Les deux fois, il avait repris l’équipe en cours de saison.
AFFAIRE OUADDOU
Trois ans d’interdiction de stade requis
HIER, LE PARQUET de Metz a requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d’interdiction de stade à l’encontre de Christophe H., accusé d’avoir proféré des insultes racistes visant Abdeslam Ouaddou, le capitaine de Valenciennes, lors de Metz-VA (2-1) le 16 février. Le jugement, mis en délibéré, sera rendu le 8 avril. Neuf parties civiles étaient représentées au tribunal correctionnel de Metz dont Ouaddou, absent, les clubs de Metz et Valenciennes, la LFP, la FFF et des associations (LICRA, Ligue des droits de l’homme et SOS Racisme). Christophe H. a eu du mal à expliquer des insultes qu’il a pourtant reconnues (« sale Arabe », « sale Négro », « espèce de singe »). Il a de nouveau soutenu qu’elles n’étaient pas destinées à Ouaddou mais à des joueurs messins. « J’étais énervé parce que Metz perdait et je me suis emporté », a-t-il lâché.
Me Arnaud Vauthier, son avocat, a rappelé les excuses de son client, au « tempérament un peu simplet », selon lui. Il a aussi fustigé le « déferlement médiatique » et la « récupération politique » qui ont accompagné l’affaire. Me Michel Tubiana, pour la Ligue des droits de l’homme, a dénoncé la « haine ordinaire » du prévenu, « dans une affaire qui le dépasse largement ». Enfin, Me Dominique Henneuse, l’avocat de Ouaddou, a indiqué que le défenseur de VA avait reçu, dans les jours qui ont suivi l’incident, des menaces de mort et des bananes pourries dans une enveloppe.
(R.L.) : Strasser : «Je me tiens prêt»
La blessure est derrière lui. Aujourd'hui, le défenseur messin attend l'heure de son retour. La patience chevillée à l'âme.
On ne l'a plus vu sous le maillot grenat depuis le mois de décembre et son apparition à Saint-Étienne. Depuis, beaucoup de choses ont changé à Metz. Sans Jeff Strasser. Éloigné des terrains par une fracture au pied, le défenseur a emprunté les sentiers de la solitude pour se retaper. Chose faite. La suspension de Malik Diop pourrait lui ouvrir la porte du onze d'Yvon Pouliquen, aujourd'hui, en Coupe de France. « C'est probable, mais il n'y a rien de sûr... »• Jeff, ça fait un bail... Comment vous sentez-vous, trois mois après votre blessure ? « Mieux, même si tout n'est pas facile. Se blesser au pied, lorsque tu es footballeur, ce n'est pas rien : ça reste ton principal outil de travail. Toutes les sensations ne peuvent pas revenir du jour au lendemain. » Metz sort de son trou
Lorient se pose aujourd'hui sur la seule route offrant encore un horizon au FC Metz. Derrière l'obstacle, un quart à prendre et l'intérêt d'une fin de saison à entretenir.
Aujourd'hui, tout recommence. Ce soir, le temps d'un match, le FC Metz redeviendra une équipe comme une autre. Avec un but, un vrai, en ligne de mire : décrocher un billet pour les quarts de finale de la Coupe de France. La perspective est alléchante. Elle est aussi dangereuse, puisque contenant en elle seule tout l'intérêt de la fin de saison qui se dessine. Rien de moins, vu de dehors en tout cas. Car à l'intérieur de la maison grenat, Yvon Pouliquen, lui, s'amuse à clamer que « chaque match à son importance », que le derby lorrain, programmé samedi, n'est pas moins important dans son esprit que le déplacement au stade du Moustoir... Quoi qu'on en dise, la couleur du ciel, demain à Symphorien, ne sera pas la même selon que les Messins le retrouveront en ayant trébuché, ou non, dans le Morbihan. Le 22 décembre dernier, Lorient avait scellé le sort de Francis De Taddeo en même temps qu'il avait porté un coup de plus à la fragile destinée des Messins en Ligue 1. Le hasard d'un tirage au sort les ramène au même endroit, moins de trois mois plus tard. Difficile, pourtant, d'évoquer l'idée d'une quelconque revanche face à un adversaire qui, derrière ses trente-neuf points, s'est d'ores et déjà assuré une place au soleil la saison prochaine. Christian Gourcuff a beau nier l'évidence à son tour, en plaçant la Coupe de France au deuxième rang de ses priorités, derrière le maintien, son homologue messin ne tombe pas dans le panneau : « Je n'y crois pas. Si j'étais dans leur position, ma priorité serait la Coupe. » Attaché à sa logique - « prendre les matches les uns après les autres » - avec la même détermination, l'entraîneur messin a laissé derrière lui la déception engendrée par la défaite contre Nice. Et il attendra le coup de sifflet final du huitième de finale de la Coupe de France pour accorder son attention au voisin nancéien. Lorient en tête. Après avoir visité Vesoul (CFA), où il avait débuté son mandat par un large succès (1-6), après être revenu à Strasbourg, son ancien club, où son équipe avait surpris tout son monde (0-3), Yvon Pouliquen espère désormais jouer un tour à son ancien club. DERBY EXPRESS
Coup d'envoi samedi à 17 h 10Nancy. Hier : entraînement. Aujourd'hui : entraînement à 9h30. Demain : entraînement à 9h30. Hier : entraînement. Aujourd'hui : 8es de finale de Coupe de France à Lorient. Demain : séance de décrassage.Nancy. Nul à Sochaux (1-1) samedi. Metz : défaite contre Nice (1-2) samedi.
Nancy. Se déplace à Bordeaux (31e journée de Ligue 1), samedi 29 mars, 17h10. Metz. Reçoit Toulouse (31e journée de Ligue 1), dimanche 30 mars, 16 h. A Nancy. Damian Macaluso (genou), Emmanuel Duchemin (talon) et Kim (cheville) sont forfaits. Les mystères de l'Ouest
Ménagera-t-il quelques-uns de ses éléments en vue du derby face à Nancy ? Quels attaquants sollicitera-t-il ?... Yvon Pouliquen est resté fidèle à lui-même, hier, se gardant bien de dévoiler ses plans à l'issue de l'ultime répétition. Seule certitude : Malik Diop et Éric Cubilier, tous deux suspendus, manqueront à l'appel ce soir. L'absence du Sénégalais pourrait profiter à Jeff Strasser. Quant au côté gauche de la défense, il devrait à nouveau être confié à Manuel Corrales. A moins que le Péruvien ne fasse les frais de son apparition mitigée, samedi dernier, face à Nice... Stade du Moustoir (20 h)
Les équipes probables : (Site officiel FC Metz) : Pour rêver encore…
A quelques jours du derby, les Messins auront mercredi soir, exceptionnellement, la tête ailleurs. Ils l’auront à ce huitième de finale de Coupe de France qu’ils disputent à Lorient et qui pourrait les emmener plus loin encore dans le petit bout de rêve qu’ils se sont déjà offert. A condition de tout donner.
Vingt ans, déjà. Vingt ans qu’on l’a vue fouler le sol messin, cette si belle Coupe de France ! Il est peut-être temps de rajeunir un peu les statistiques… C’est un beau rêve qu’ont été cherché les hommes d’Yvon Pouliquen en Alsace, il y a un mois et demi, en enlevant de belle manière une qualification pour ces huitièmes de finale. Un rêve, seulement, car il reste encore trois matches pour aller tâter la pelouse du Stade de France, et quatre pour caresser le trophée. Autant dire qu’il y du pain sur la planche ! FC Lorient – FC Metz, 1/8e de finale de la Coupe de France Yvon Pouliquen a communiqué ce soir à l'issue du traditionnel point-presse d'avant match la liste des 18 joueurs qui effectueront le déplacement demain à Lorient, pour le compte des 1/8e de finale de la Coupe de France. Suspendus, Malick Diop et Eric Cubilier ne seront pas du voyage, tout comme Sébastien Bassong, qui ressent encore quelques douleurs à la cuisse. Abdoulaye Baldé, quant à lui, effectue son retour dans le groupe.
Le groupe pour Lorient - Metz : March 18 Dernières cartouches avant travaux...(R.L.) Gourcuff : « Lorient connaît ses priorités » Lorient retrouve Metz, demain, moins de trois mois après l'avoir battu en championnat. Christian Gourcuff, son entraîneur, s'attend à trouver un adversaire différent et rappelle la préoccupation essentielle de son équipe : le maintien. Christian Gourcuff, moins de trois mois après votre victoire, 2 à 0, en championnat, vous attendez-vous à affronter la même équipe de Metz ? « Non. Fin décembre, nous avions battu une équipe en situation de crise, qui venait de laisser passer ses ultimes chances de maintien, entraînée pour la dernière fois par Francis De Taddeo... Le changement d'entraîneur a provoqué une situation nouvelle, et la Coupe de France rend le contexte de nos retrouvailles encore plus différent. » DERBY EXPRESS Coup d'envoi samedi à 17 h 10Nancy. Hier : repos. Aujourd'hui et demain : entraînement à 9h30 en Forêt de Haye. Nancy. Nul à Sochaux (1-1) samedi. Metz : défaite contre Nice (1-2) Samedi. Nancy. Va à Bordeaux. (31e journée de Ligue 1) samedi 29 mars, 17h10. Metz. Reçoit Toulouse (31e journée de Ligue 1) dimanche 30 mars, 16 h. A Nancy. Damian Macaluso (genou), Emmanuel Duchemin (talon) et Kim (cheville) sont forfaits. A Nancy. Puygrenier est suspendu pour le derby. A Metz. Cédric Barbosa se ressentait encore, hier, d'une douleur à la cuisse apparue samedi lors du match de championnat contre Nice. Sa participation au déplacement à Lorient sera déterminée cet après-midi. A Nancy. Pablo Correa va-t-il titulariser Sauget contre Metz ? Le défenseur est mis au ban pour transfert présumé (vers Saint-Etienne), mais la suspension de Puygrenier pourrait inciter l'entraîneur à le solliciter. La Coupe de France et eux... Metz et Lorient, deux des huit rescapés de Ligue 1 en huitièmes de finale, ont en commun d'avoir déjà inscrit la Coupe de France à leur palmarès. Petit comparatif... (Quotidien l’Equipe) : AFFAIRE OUADDOU Décision reportée au 27mars La commission de discipline de la LFP avait diligenté trois instructions sur des affaires remontant maintenant à quelques semaines. La première concernait la banderole adressée à Boubacar Kébé lors du match de L 2 Bastia - Libourne-Saint-Seurin, la deuxième avait trait à la bagarre ayant opposé des joueurs dans le tunnel après la rencontre de L 2 AC Ajaccio - Angers, et la dernière portait sur les insultes à caractère raciste proférées à l’encontre du défenseur valenciennois Abdeslam Ouaddou lors du match de L 1 Metz-Valenciennes (2-1, le 16 février). Si les trois instructions ont été bouclées, seules les deux premières affaires feront l’objet d’une décision ce jeudi 20 mars, le « verdict » du dossier Ouaddou étant reporté au 27 mars. « Le 10 mars, nous avons reçu une demande des conseils du club de Valenciennes souhaitant être entendus, ce qui, dans notre esprit, ne nous était pas apparu comme indispensable puisque c’est d’abord Metz qui est concerné. Nous allons donc recevoir ce jeudi 20 mars les Valenciennois pour écouter ce qu’ils auront à nous dire au lieu de rendre notre verdict comme nous prévu », explique Jacques Riolacci, le président de la commission de discipline. LE SUPPORTER JUGÉ AUJOURD’HUI. – Christophe H., le supporter de Metz qui avait proféré des insultes contre Abdeslam Ouaddou lors du match de Metz-Valenciennes le 16 février (2-1), comparaît aujourd’hui devant le tribunal de grande instance de Metz pour « injures publiques à caractère raciste ». Il encourt une peine pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement et 22 500 euros d’amende. Plusieurs plaintes avaient été déposées après l’incident. Après celles d’Abdeslam Ouaddou et du FC Metz, la LFP, la Fédération française et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) s’étaient constituées partie civile.
March 17 Maintenant la dernière cartouche : une coupe, sinon, rien...(R.L.) : Metz, retour à l'extra ordinaire La défaite face à Nice replonge Metz dans ses anciennes habitudes, mais la Coupe de France à Lorient puis le derby à Nancy lui offrent deux occasions de confirmer son embellie. Serait-ce possible alors ? Eh bien non. Contrairement à une idée folle diffusée dans la foulée de la victoire pleine de panache ramenée de Strasbourg, il y a huit jours, le FC Metz ne se maintiendra pas en Ligue 1 au terme de ce qui constituera bien l'expérience la plus calamiteuse de sa longue histoire dans l'élite. Une année se compose de deux semestres, malheureusement indivisibles : les nets progrès apparus début 2008, entachés par la défaite concédée avant-hier à la bonne fortune niçoise, ne suffiront pas à effacer les effets dévastateurs des six derniers mois catastrophiques de 2007. FC Metz Express Tableau de bord. Hier : décrassage pour les titulaires de Metz - Nice, entraînement pour les autres. Aujourd'hui : entraînement à 10 h sur le terrain du bord de l'autoroute. Demain : entraînement à 15 h 30. March 16 Metz : Quand ça ne veut, ça ne veut pas :ne plus rêver, rester concentrésLa phrase du jour : "Nous prenons certes des claques, mais il faut savoir se relever."
(CFA) : Metz fait de la résistance Face à une formation toujours en course pour la montée, les Messins n'ont pas flanché. Croix de Savoie qui était dans l'obligation de s'imposer sur ses terres Besançon s'étant incliné à Saint-Priest (2-1), les Haut-Savoyards avaient l'occasion de revenir à un point du leader attaquait pourtant la partie avec prudence. C'est bien simple, il n'y avait rien à signaler dans le premier quart d'heure. La première mi-temps était globalement équilibrée, mais les occasions nettes étaient exclusivement haut-savoyardes. Perrin, bien malheureux hier soir, échouait plusieurs fois devant le but messin. Servi au deuxième poteau par Di Tommaso, sa reprise passait tout près du but de Sissoko (32e). Deux minutes plus tard, lancé dans la profondeur, l'ex-Cannois butait sur le même Sissoko. Auparavant, Bouby en pivot ne faisait trembler que les filets extérieurs (28e). Alors que la tête de Cavaglia passait au-dessus (45e). Stade Joseph-Moynat (Thonon). 500 spectateurs environ. Mi-temps : 0-0. Arbitre : M. Simon. (R.L.) : Metz coupe son élan Longtemps dominateurs, et même archi dominateurs, les Messins se laissent surprendre par Nice, qui rétablit la tradition des équipes venant se relancer à Saint-Symphorien. C'était trop beau. Après deux victoires à Saint-Symphorien et dans la foulée d'un brillant succès ramené de Strasbourg, Metz a rétabli le fil de ses déboires domestiques en cédant face à Nice, hier soir. A sa domination franche, il a joint un manque d'efficacité se confondant le plus souvent avec un manque de réussite, ou avec l'efficacité du gardien adverse, au choix. Et puis, si les Lorrains ont offert sur un plateau l'ouverture du score aux Niçois, en fin de première mi-temps, leur réaction n'a pas suffi cette fois à inverser le cours d'un destin de surcroît brouillé par un arbitrage accablant. Il y a des soirs, comme ça...A mi parcours, la tournure des événements avait vraiment quelque chose de cruel pour les Messins, capables de se créer une bonne demi-douzaine de vraies occasions de buts, soit quasiment autant qu'au cours des six premiers mois de championnat, mais pourtant menés au score. Pour deux bonnes raisons, le but niçois aurait pu être évité. Premièrement, il a été inscrit avec la docilité d'une défense messine spectatrice, tout au bout d'une première mi-temps à sens unique. Deuxièmement, tout est parti d'un débordement de Cyril Rool côté gauche. Or, à cet instant du match, Rool n'aurait plus dû figurer sur le terrain : cinq minutes plus tôt, il avait retourné une baffe cinglante au visage de Miralem Pjanic, sous le triple regard de l'arbitre, de son assistant et de son remplaçant. Laissé en liberté, pas même averti, Rool a donc pu servir Baky Koné, auteur d'une pichenette à destination de Bamogo, dont la reprise instantanée, du droit, a laissé Christophe Marichez sans réaction (41e). En une poignée de secondes, venaient de voler en éclats les manœuvres d'approche des Messins, qui maîtrisaient le match en avançant là où, longtemps, ils n'ont rien maîtrisé en reculant. A chaque occasion de but, pourtant, il y avait eu un défenseur niçois (Kanté revenant dans les pieds de Babacar Gueye à la 21e, Ederson écartant de la tête un ballon repris par Laurent Agouazi à la 25e) ou, surtout, un Hugo Lloris en état de grâce face à Laurent Agouazi (24e) puis Babacar Gueye (28e). Convaincants dans leur domination, mais inefficaces, les Messins allaient ainsi pouvoir se frotter de nouveau aux joies de la course poursuite, après avoir excellé dans cet exercice un mois plus tôt devant Valenciennes (2-1), et la semaine précédente à Strasbourg (2-3). Le penalty transformé par Miralem Pjanic (48e) après une sortie un peu trop musclée du gardien niçois au devant de Babacar Gueye, dès le retour des vestiaires, aurait pu laisser croire que Metz allait encore renverser la vapeur. Mais il faut croire que Lionel Jafredo avait réajusté sa vue pendant la pause : l'arbitre a ainsi sifflé un deuxième penalty, estimant que Cheikh Gueye avait ceinturé Bamogo et, cette fois, c'est Ederson qui a réservé à Christophe Marichez le même sort que Miralem Pjanic à Hugo Lloris (56e). Cette fois, Metz a couru en vain après le score, mettant un peu moins d'adresse dans ses intentions et un peu d'agacement, aussi, devant un arbitrage curieux, à considérer que la Ligue 1 soit encore capable de surprendre, sur ce terrain-là. Mais la dix-neuvième défaite messine a au moins le mérite de la clarté : il ne se trouvera plus beaucoup de doux rêveurs, à partir d'aujourd'hui, pour calculer les probabilités du maintien. Et Metz a accompli un autre pas en arrière, hier soir : comme au temps des soirées pleines d'ennui et de morosité, le dernier de Ligue 1 a poussé le sens de l'hospitalité jusqu'à relancer un adversaire qui restait sur une série d'insuccès de huit rencontres. Les Niçois disent merci. Fallait pas gâcher Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz): « C'est surtout une déception d'arriver à la mi-temps en étant menés 0-1 alors que nous avions pratiquement toutes les opportunités pour marquer un but. Le gros regret, c'est de ne pas avoir concrétisé les occasions que nous nous sommes créées. (...) En ce qui concerne l'arbitrage, comme nous sommes derniers du championnat, je ne vais pas m'en plaindre. Mais je dirais juste que ce n'est pas un hasard si l'arbitrage français n'est pas représenté à l'occasion du prochain championnat des nations en juin en Suisse.» (Site officiel FC Metz) : Metz mal payé Victimes de leur manque d’efficacité, les Grenats ont été battus par l’OGC Nice à Saint-Symphorien deux buts à un. Ils peuvent nourrir de gros regrets, car les occasions de marquer furent nombreuses. L’enjeu était simple, une semaine après un superbe succès décroché à la Meinau : faire durer le plaisir devant les fidèles qui se déplacent encore voir jouer le FC Metz alors que celui-ci est condamné à retrouver l’échelon inférieur la saison prochaine. Les Messins ont échoué dans cette entreprise. Mais on ne pourra leur reprocher que leurs carences dans le domaine de la finition. Car ils ont par ailleurs dominé l’ensemble de la partie face à des Niçois parfois empruntés mais dont l’expérience aura eu raison de l’enthousiasme mosellan. CFA : Metz - Croix de Savoie la CFA de Metz est allé faire 0-0 sur le terrain de croix de Savoie actuellement 2ème du championnat de CFA Nice redémarre Après sept matches sans victoire, les hommes de Frédéric Antonetti se sont relancés dans la course aux accessits européens 1-1 : Pjanic (47e s.p.) 1-2 : Ederson (54e s.p.) ET VOILÀ. Lilian Laslandes est de retour et Nice gagne à nouveau. Avec son attaquant trentenaire, qui a disputé l’intégralité de la rencontre pour la première fois depuis le 21 janvier contre Nancy (1-0), l’équipe d’Antonetti a remporté un succès qui lui permet de rompre avec une série de sept matches sans victoire. La dernière remontait justement à la réception de l’ASNL... Nice peut donc aimer la Lorraine même si Metz lui a longtemps posé des problèmes hier, réussissant notamment le meilleur mouvement collectif du match (28e). Sauvé deux fois par Lloris (24e, 28e) et par la maladresse messine (10e, 25e, 26e, 45e + 1), l’OGCN a su se montrer réaliste en marquant sur sa première occasion (41e). La deuxième période fut plus équilibrée, y compris dans le domaine des penalties puisque M. Jaffredo en accorda un de chaque côté, aussi contesté l’un que l’autre. « Il n’y a pas de surprise, ironisait Yvon Pouliquen en salle de presse. Il n’y aura pas d’arbitre français au Championnat d’Europe, ce n’est pas un hasard. Mais on est derniers, alors on ne va pas commencer à se plaindre de l’arbitrage. » Réponse d’Antonetti quelques secondes plus tard, au même micro. « J’ai entendu mon collègue sur l’arbitrage. On peut comparer les deux penalties s’il veut. » « Pour moi, les deux n’y sont pas », coupera plus tard Florent Balmont. Le second a quand même permis aux Niçois de prendre une place au classement. Désormais assurés du maintien, même si Antonetti le conteste, ils peuvent aborder la fin de saison avec d’autres ambitions. « Il y a peut-être un coup à jouer, admet Balmont. L’objectif est presque atteint, on ne va pas le cacher. Être cinquième à neuf journées de la fin c’est important, mais on ne va pas dire qu’on vise l’Europe. » Son entraîneur, qui estime que Nice n’en a pas les moyens, ne le contredira pas. « Il faut préparer le mois d’avril où on disputera des matches de prestige avec Bordeaux, Monaco, le PSG, etc., anticipe Antonetti. Pour les jouer libéré, il faut des points et ceux de ce soir nous font du bien. » Pour rester aux avant-postes, Nice doit maintenant retrouver son autorité au Ray Bamogo au bon endroit L’HOMME CLÉ : BAMOGO (Nice), 6 L’attaquant niçois n’a pas forcément réussi le match de sa vie mais il a eu le mérite d’être au bon endroit, au bon moment. D’abord bien démarqué derrière Corrales pour recevoir la passe de Koné et la transformer avec sang-froid (41e), puis pour obtenir un penalty après avoir été légèrement bousculé par Cheikh Gueye (53e). Le jeu messin a profité de la justesse de PJANIC, qui a cependant eu du mal à effectuer les bons choix à l’approche de la surface et qui baissa en seconde période. Très précis sur coup de pied arrêté, BARBOSA a aussi trouvé les décalages côté gauche et mis son équipe dans le bon sens. En attaque, B. GUEYE et Momar N’DIAYE se sont démenés, mais sans trouver le bon geste devant le but. Malgré les deux buts encaissés, Metz est plutôt resté solide derrière mais les approximations défensives de CORRALES, notamment sur le but de Bamogo (41e), ont été criantes. Sur ce mouvement niçois, on a pu apprécier la feinte de corps de LASLANDES, très précieux. En début de match, le côté droit niçois avait été très performant, avec JEUNECHAMP et BALMONT. Les accélérations de B. KONÉ, auteur d’une belle passe décisive pour Bamogo, ont souvent été coupées, régulièrement ou non. Nice n’aurait sans doute pas pu l’emporter sans LLORIS, auteur de deux grandes parades en première période (24e, 28e). Mais le gardien niçois commit aussi une erreur sur un corner messin (25e) et fut sanctionné d’un penalty sévère pour une sortie un peu vive dans les pieds de Babacar Gueye (47e). Metz : Remplacements. – 61e : Agouazi par GYGAX ; 68e : Mo. N’Diaye par AGUIRRE ; 80e : Barbosa par GESTEDE. Non utilisés : Mayebi (g.), Strasser, Vivian, Bessat. Entraîneur : Y. Pouliquen. Nice : Remplacements. – 46e : D. Diakité par ECHOUAFNI (note : 5) ; 67e : Bamogo par MODESTE ; 90e : B. Koné par GACE. Non utilisés : Letizi (g.), Al. Yahia, Ma. Traoré. Entraîneur : F. Antonetti. LES BUTS 0-1 : BAMOGO (41e, passe de B. Koné). – Laslandes laisse filer un centre de Rool venu de la gauche. Dans l’axe à l’entrée de la surface, B. Koné contrôle le ballon et lance sur la droite Bamogo qui trompe Marichez d’une frappe croisée du pied droit. 1-1 : PJANIC (47e, s. p.). – Penalty pour une sortie de Lloris dans les pieds de B. Gueye. Pjanic le transforme d’une frappe de l’intérieur du pied droit à droite du gardien. 1-2 : EDERSON (54e, s.p.). – Faute de Ch. Gueye sur Bamago dans la surface. Ederson s’avance pour tirer le penalty et le transforme d’une frappe du pied droit à ras de terre côté droit. LES CARTONS 2 AVERTISSEMENTS. – Metz : Ch. Gueye (57e, tacle par-derrière sur Bamogo) ; Nice : Jeunechamp (70e, charge sur Ch. Gueye). Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « C’est une déception d’arriver à la mi-temps en étant menés0-1 alors qu’on a eu presque toutes les opportunités. Le gros regret c’est de ne pas concrétiser et d’être battus alors que, sur l’ensemble du match, on ne le mérite pas je crois. Les derniers temps, les résultats nous étaient favorables et la qualité de jeu s’améliorait. Il me semble qu’on a encore progressé ce soir et je ne pense pas que la meilleure défense à l’extérieur (avant cette journée) ait souvent été bougée comme ça. » Frédéric ANTONETTI (entraîneur de Nice) : « C’était difficile pour nous. Dans ce genre de match, le plus dur c’est d’avoir la capacité à se motiver. On l’a eue par intermittences. Metz a le niveau de la L 1. C’est une équipe qui nous a posé des problèmes sur coups de pied arrêtés. Elle joue complètement libérée et je suis satisfait.
March 15 Recette pour un miracle : ça commence par 3 points ce soir !La phrase du jour : Robert Pires, trente-quatre ans, espère jouer deux ans de plus à Villaréal, où il était arrivé en 2006, en provenance d’Arsenal. Le milieu français a indiqué qu’il attendait de savoir si le club allait lui proposer un ou deux ans de plus. « Ce n’est pas une question d’argent, a assuré Pires. Pour moi, l’important est d’être à l’aise pendant les années qui me restent, de même que ma famille. Je crois que les dirigeants de Villaréal sont intelligents et qu’on trouvera une solution. » (R.L.) : Metz y croit FC Metz B. 9e avec 53 pts (8v, 6n, 9d). Les trois dernières rencontres : victoire à Épinal (0-3), nul à Raon (1-1), défaite face à Lyon (1-2). (Site officiel FC Metz) : La passe de trois Face à Nice, le FC Metz veut réaliser la passe de trois. Trois succès d’affilée, trois succès de rang à domicile. La défaite concédée à Lyon resterait ainsi la seule exception à une série en cours qui commencerait à avoir de l’allure. Drôle de situation pour les supporters et observateurs du Club à la Croix de Lorraine. Avec ses récents succès, on se prendrait presque, si l’on était un peu moins bons en mathématiques, à rêver. Et bien oui, après-tout, la relégation n’est pas encore définitivement consommée ; les miracles ont lieu en football et l’équipe messine est plus fringante que lors de la phase aller. Mais un simple coup d’œil sur les écarts suffit à se faire une raison. Non, le maintien en Ligue 1 n’est plus accessible à moins de réaliser un parcours de champion. Du coup, on se prendrait presque, si l’on négligeait le simple plaisir que procure une victoire, à espérer que la formation d’Yvon Pouliquen n’engrange pas trop de points, histoire de ne pas nourrir de regrets ! Le programme du week-end : Les 18 ans peuvent bonifier le bon point ramené de Sochaux le week-end dernier en s'imposant devant Reims, au Stade Delaitre dimanche. (Quotidien l’Equipe) : METZ « Peut-être 5% de chances » ET SI METZ restait en L 1 ? On plaisante, on plaisante mais, en maintenant son rythme actuel – trois victoires sur les quatre derniers matches – la lanterne rouge ne finirait pas très loin du maintien. Pour vraiment s’assurer un avenir en L 1, il faudrait que les Messins remportent neuf de leurs dix derniers matches. Huit pourraient suffire. « C’est vrai qu’après le match de Strasbourg (3-2), quand on a vu les résultats, on s’est dit qu’il restait 30 points à prendre d’ici à la fin de la saison… », avoue Laurent Agouazi. Yvon Pouliquen écarte cette éventualité d’un revers de main. « Je n’y pense pas, coupe l’entraîneur messin. On ne peut pas finir la phase aller avec sept points et se sauver. On a remporté quatre matches en vingt-huit journées, cela paraît inconcevable d’en remporter sept ou huit sur les dix dernières. » Ses joueurs, conscients de l’incongruité de l’hypothèse, ne ferment pas encore tout à fait la porte, ce qui était impensable début janvier. « Bien sûr qu’il y a une chance, soutient même Miralem Pjanic. Tant que mathématiquement ce n’est pas fini, il y a une chance. » « Il y a peut-être 5 % de chances mais si on commence à y penser, on va se casser la gueule, ajoute prudemment Agouazi. Tout le monde nous a condamnés. Ce serait un miracle, du jamais vu dans le foot français voire mondial. » Maintenant que Metz ne peut plus battre les pires records du Championnat (plus petit nombre de points, plus petit nombre de victoires, plus petit nombre de buts marqués), c’est son seul moyen d’entrer dans l’histoire. FC Metz : Les cinq derniers matches : P. G. P. G. G. Remplaçants : Mayebi (g.) (50), Strasser (24), Vivian (12), Bessat (8), Gestede (34), Gygax (14), Aguirre (9). Entraîneur : Y. Pouliquen. Absents : Bassong (reprise), Cardy (pied), C. Chapuis et Djiba (adducteurs), Renouard (quadriceps). Suspendu : Cubilier. N’Diaye d’entrée ? Cubilier suspendu deux matches après son exclusion à Strasbourg (3-2), Corrales retrouvera le côté gauche de la défense. Un autre changement pourrait intervenir avec la titularisation, à la place d’Aguirre qui semble à court de forme actuellement, de son remplaçant en Alsace, Mom. N’Diaye, buteur à la Meinau et meilleur réalisateur du club à égalité avec B. Gueye (4 unités chacun). O.G.C.N. : Les cinq derniers matches : P. N. P. N. N. Remplaçants : Letizi (g.) (16), Al. Yahia (3), Gace (18), Modeste (15), Ma. Traoré (29), Bamogo (22). Entraîneur : F. Antonetti. Absents : Hellebuyck (métacarpe), Job (cuisse), Cid (nez et mâchoire), D. Asamoah (hanche), Hognon (reprise), Yahaya (pied). Suspendus : aucun. Chassé-croisé au milieu Balmont, suspension purgée, revient alors que Hellebuyck, victime d’une fracture à la main gauche, sort d’une équipe invaincue en déplacement depuis neuf matches. Antonetti relancera- t-il son milieu de terrain en losange, avec Diakité comme quatrième homme, ou maintiendra-t-il la formule à trois pointes lancée samedi dernier devant Le Mans (0-0) ? Metz-Nice : L’indispensable M. Laslandes GÊNÉ depuis plusieurs semaines par des problèmes aux deux cuisses, Lilian Laslandes effectuera sa rentrée ce soir à Metz, chez la lanterne rouge, et c’est tout le Gym qui respire mieux. Car il y a très clairement deux Nice : celui avec Laslandes et celui sans Laslandes. Des preuves ? Sur les 18 matches de Championnat joués cette saison avec l’ancien Bordelais dans l’équipe, Nice n’en a perdu que 3 (pour 7 victoires et 8 nuls). Une autre : la dernière victoire du Gym remonte au 21 janvier et c’est le dernier match joué par Laslandes en intégralité. « Pour moi, c’est évident, Lilian est indispensable, assène Frédéric Antonetti en pesant ses mots. Son apport psychologique et son apport technique sont énormes. Mentalement, c’est un ancien qui a une grosse influence sur le groupe. Il est écouté et il rassure tout le monde. Au niveau du jeu, ses caractéristiques équilibrent l’équipe. Il joue juste, il est très altruiste, il fait le liant et met tous ses coéquipiers en valeur. » Baky Koné, qui lui doit quelques-uns de ses neuf buts inscrits, souscrit à cette analyse : « On est complémentaires et je me régale à jouer avec lui. » Ederson, lui, répète souvent tout ce qu’il doit à son aîné : « Pour l’équipe, pour moi, Lilian est un joueur très important. Dans le jeu, je m’appuie beaucoup sur lui. Soit ses déplacements lui permettent d’écarter les défenseurs adverses et je m’engouffre, soit je sollicite le une-deux et je sais que le ballon va me revenir propre. » Dommage, donc, que Laslandes, qui va vers ses trente-sept ans, ne soit pas éternel. Mais Frédéric Antonetti balaie cet argument d’un revers de main : « Il a un âge peut-être avancé pour un joueur mais il est encore très compétitif et c’est tout ce qui m’importe. Ses statistiques, ses performances et son aura parlent pour lui. Dans son style, on ne fait guère mieux en France et il n’y a pas beaucoup de joueurs qui ont cette qualité comme point d’ancrage. Chez nous, seul Modeste a le profil mais il doit encore se structurer car il est très jeune. » Anthony Modeste, vingt ans, a dix-sept ans de moins que Lilian Laslandes, doyen du Gym et doyen des pros français. Il apprend le métier à la vitesse grand V avec un tel professeur, mais il va peut-être aussi devoir apprendre la patience. Car si Laslandes, en fin de contrat en juin, le souhaite, il restera au moins un an de plus à Nice. Son entraîneur y est largement favorable et ses dirigeants, aussi, aimeraient le voir ajouter quelques matches de L 1, sous le maillot rouge et noir, aux quatre cent un qu’il a déjà disputés. LFP : Tout le pouvoir aux clubs ? Le rapport qui préconise une majorité pour les clubs au conseil d’administration de la Ligue et un président salarié va mettre le feu aux poudres. DÉMARRÉE en novembre 2006, la mission confiée à Jean-Luc Gripond, l’ancien président du FC Nantes, sur la « gouvernance de la LFP » a enfin abouti. Elle risque de faire du bruit au vu des recommandations qui figurent dans le « rapport final » remis mardi dernier au président Thiriez. Dans ce document de cinquante pages, certains points s’avèrent de véritables déclarations de guerre. Le rapport Gripond recommande en effet de recruter, à l’avenir, un « président salarié » pour la Ligue alors que ce poste est aujourd’hui bénévole. « Le président devenant le patron à plein temps de la LFP doit être rémunéré (plein temps ou temps partiel conséquent) », est-il écrit en dépit des « réserves » formulées par Jean-Pierre Hugues, actuel directeur général de la LFP, et de Hervé Gorce, président du SNAAF, le syndicat des administratifs. Ces deux-là (*) ont participé à ce travail et sont opposés à un changement majeur qui « porterait atteinte à l’indépendance dont doit faire preuve » le président de la Ligue. Si une telle réforme était menée à bien, Frédéric Thiriez, le titulaire du poste, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, serait mis hors jeu. Il est d’ailleurs farouchement attaché au bénévolat, comme il l’expliquait l’été dernier dans nos colonnes : « Moi, je suis un bénévole et j’en suis fier. Je pense que le lien électif est plus noble que le lien salarial. Il ne faut pas le polluer par des considérations financières. Je ne tiens pas à être rémunéré. Il y a 350 000 bénévoles dans le football. Nous, les dirigeants, devons donner l’exemple. Le bénévolat assure mon indépendance et ma liberté, même si cela implique beaucoup de sacrifices sur le plan professionnel. » Une deuxième « bombe » est contenue dans le rapport : la volonté de donner une majorité aux présidents de clubs au sein du conseil d’administration de la LFP. Actuellement, les employeurs ont douze places sur vingt-cinq. Pour les autres « familles » du football (joueurs, entraîneurs, médecins, arbitres, administratifs), il n’est évidemment pas question de modifier le rapport de forces. Elles l’ont dit avec vigueur il y a quelques semaines lorsqu’elles ont eu vent d’un tel projet. « Sous le faux prétexte d’améliorer la gouvernance de la LFP, les dirigeants veulent agir à leur guise, sans le moindre contre-pouvoir et sans avoir de comptes à rendre », estimaient elles en cœur. Maintenant que le rapport est publié, elles ne devraient pas tarder, après s’être concertées, à revenir à la charge pour dénoncer le « plan de bataille » des présidents qui voudraient « réduire l’influence des familles au delà du raisonnable ». Dès lors, ceux qui veulent faire aboutir ces nouveautés ont intérêt à jouer serré. Dans un courrier adressé à l’ensemble des représentants du football, Frédéric Thiriez a d’ailleurs prévenu que certaines propositions de réforme « supposent un changement des statuts de la Ligue et donc une procédure lourde (une assemblée générale extraordinaire statuant à la majorité des deux tiers, puis une approbation par l’assemblée de la FFF, enfin un arrêté du ministre des Sports) ». Autant d’étapes que les présidents de clubs devront franchir les armes à la main s’ils veulent arriver à leurs fins. (*) Outre Jean-Luc Gripond, Jean- Pierre Hugues et Hervé Gorce, six autres personnalités ont participé à cette mission : Jean-Pierre Louvel, le président du Havre, Henri Legarda, son homologue du Mans, Francis Collado (directeur général de Lens), Philippe Diallo (directeur de l’UCPF, le syndicat des présidents) et Arnaud Rouger, directeur . March 14 Tavail, sacrifices et respect,Humilité, non ?La phrase du jour (Laureen P., collégienne) : « Travailler et se sacrifier » « Didier Six, ancien footballeur professionnel m'a raconté sa vie sportive. Il a joué 10 ans en équipe de France de Football. Aujourd'hui, il pratique ce sport avec d'anciens joueurs (environ 25 matchs par an) et il participe à des manifestations sportives. Il est ainsi, actuellement, à la tête d'une société d'événements, qui organise notamment « les Arènes du foot » à Metz. J'étais très contente de rencontrer une vedette sportive et de pouvoir lui demander quelques conseils, moi qui aime tant le sport. Mais, ses recommandations étaient plutôt classiques : « Pour réussir, il faut travailler, se sacrifier au profit d'autrui et persévérer », ou « il faut savoir gérer l'échec avant qu'il n'arrive » et enfin « il faut apprendre à se battre, avoir envie de gagner quand on est sur le terrain ». Je regrette que pendant l'entretien il n'ait pas coupé son téléphone portable. Cette attitude m'a un peu déçue. Ce qui m'a fait prendre conscience du décalage entre la vie et la personnalité d'un grand sportif. Ce qui ne m'empêche pas de poursuivre mon désir de mener une carrière sportive. »
Villaréal prépare déjà la saison prochaine. Si Javi Venta a eu une nouvelle offre de contrat et que Pascal Cygan ne sera pas conservé, l'incertitude plane autour de Robert Pires. Le milieu français n'a reçu aucune offre pour le moment et le club s'interroge. A 35 ans, son âge est un handicap, de même que ses récentes performances. Mais sa polyvalence et son influence au sein du Sous-marin Jaune jouent en sa faveur. Quelle va être la décision de l'équipe espagnole ? Alors : retour à Metz ?
Les vautours prennent leur envol : « Après Miralem Pjanic, c'est au tour de Babacar Gueye de faire un appel du pieds aux clubs de L1 qui n'auraient pas envie de voir son talent s'enfuir en L2 avec Metz. L'homme qui vient de marquer trois buts en quatre matches veut quitter la Lorraine pour «un bon club en France qui joue le haut du tableau». Les décisions du 13 mars 2008 Réunie le 13 mars, la Commission de Discipline de la LFP a pris les décisions suivantes : LIGUE 1 ORANGE Un match ferme + un match avec sursis : Un match ferme : INCIDENTS : Julien François ne veut plus regarder en arrière. Les récentes victoires de son équipe le poussent à se projeter sur les objectifs qui restent à remplir. Même si, excepté la Coupe de France, ils n’ont rien d’enthousiasmant à première vue. Julien, après cette victoire à Strasbourg, le moral est-il remonté ? La Coupe de France est-elle votre priorité en cette fin de saison ? Au regard de vos dernières prestations, ne nourrissez-vous pas quelques regrets ? Arsenal passe la première étape… Les jeunes Messins ont battu le collège Lassalle de Metz et celui de Georges de Latour de Nancy. Ils accèdent ainsi au tour suivant du championnat UNSS. Le mercredi 12 mars à la plaine Saint-Symphorien, les jeunes pousses grenats du collège Arsenal ont donné le coup d'envoi d'un championnat UNSS dont ils détiennent le titre de Champion de France obtenu sur la pelouse du stade Saint-Symphorien la saison passée. (R.L.) : Antonetti : « Nice n'est pas programmé pour l'Europe » Nice traverse actuellement une période délicate. « Rien de dramatique » selon l'entraîneur niçois, qui veut croire en des jours meilleurs. • Frédéric, le dernier succès de Nice remonte au 20 janvier (victoire 1-0 face à Nancy). Comment expliquez-vous ce (long) passage à vide ? FC Metz Express Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement (à la carte). Aujourd'hui : entraînement à 15h30 précédé d'une séance vidéo. March 13 Les gens d'alérions reçoivent les aiglons...La phrase du jour : "Comportements racistes" (quand je vous disais que certains allaient se servir de ça pour masquer leurs manques sportifs !) Le défenseur de Marseille Ronald Zubar a dénoncé, hier soir, le comportement raciste de certains spectateurs du stade de Saint-Pétersbourg. « On nous a lancé une banane, avec des cris de singe, a déclaré Zubar après le match. C'est pas terrible... Cela rajoute une couche à la défaite, alors qu'ils avaient tout pour faire la fête. Ces spectateurs nous ont regardés ouvertement, en faisant des cris de singe. Avec des choses comme cela, on aurait bien aimé que le match soit arrêté, pour mettre dehors ces individus. » Zubar a été victime de ces quolibets et actes racistes pendant qu'il s'échauffait avec deux autres joueurs noirs de l'OM en seconde mi-temps, Charles Kaboré et André Ayew.
(Quotidien l’Equipe) : NICE LAVÉ DE TOUT SOUPÇON ? Le parquet de Nice ne s’est pas encore prononcé officiellement, mais l’enquête préliminaire concernant les transferts d’Ederson et Moussilou devrait aboutir à un classement sans suite. En avril 2007, Franck Giudicelli, l’un des actionnaires de la SASP OGC Nice (27 % des parts), avait déposé une plainte contre X pour « escroquerie et abus de confiance » laissant à penser l’existence de rétro-commissions sur ces transferts au profit des dirigeants niçois. Le compte rendu de l’enquête préliminaire ne ferait pas état d’infraction pénale. Pjanic préfère la L 1 Le jeune prodige de Metz ne devrait pas accompagner son club en L 2. Mais ses proches souhaitent qu’il poursuive sa carrière en France. DANS TROIS SEMAINES, il aura dix-huit ans. Comme d’autres avant lui, Miralem Pjanic n’a pas attendu d’être majeur pour se faire remarquer. Repéré au Luxembourg, le milieu est arrivé à Metz à quatorze ans et, cette saison, il est passé directement des moins de 18 ans à la L 1. C’était le 18 août, contre le Paris-SG (0-0). Depuis, il est devenu un titulaire indiscutable, profitant des blessures mais surtout d’un talent que l’on devine immense. International Espoirs bosniaque, il compte déjà dix-neuf titularisations à Metz pour un but et une passe décisive. Les observateurs de toute l’Europe suivent ses performances et, même si ses dirigeants ont réussi à lui faire signer un contrat de trois ans sans clause de départ, son destin se dessine ailleurs qu’en L 2. « J’aimerais bien rester en L 1, concède-t-il. On verra à la fin de la saison ce qui est le mieux pour le club et pour moi. » Pour préparer cet avenir proche, une première réunion a lieu aujourd’hui à Metz entre ses dirigeants et ses agents, dont l’ancien international allemand de l’OM Karlheinz Förster. « Il y a plusieurs éléments auxquels il faut réfléchir, précise Joël Muller, le directeur sportif messin. D’abord, quelle est la position du joueur et de son entourage concernant la descente en L 2 ? Ensuite, doit-il partir dans un club plus huppé au risque de freiner sa progression ou bien peut-il rester à Metz un ou deux ans pour continuer à apprendre ? » Metz doit dégraisser Cette dernière hypothèse a très peu de chances de voir le jour. En difficulté financière, le club devra alléger sa masse salariale de manière drastique en fin de saison. Il a aussi besoin de rentrées financières. La vente de plusieurs joueurs, au premier rang desquels figurent Babacar et Cheikh Gueye, Gygax, Aguirre, Bassong ou Agouazi, est donc inéluctable. En raison de son âge et de son talent, Pjanic sera sans doute la tête de gondole de cette vente forcée. forcée. Un proche du dossier estime son prix aux alentours de 3 millions d’euros sur le marché français. Pour le moment, le club assure n’avoir reçu aucune offre, mais Muller confesse l’intérêt d’équipes « allemandes, italiennes, espagnoles et portugaises ». Pourtant, si l’on en croit son père, ancien joueur pro en Bosnie, l’avenir de Miralem Pjanic passe plutôt par la L 1. « On veut trouver un club où il va jouer, c’est très important, assure Fahrudin Pjanic. En Allemagne, en Angleterre, en Espagne, s’il reste sur le banc, ce n’est pas bon. Je pense qu’il va rester en France, c’est le plus simple. » Une tendance que confirme Förster. « C’est une bonne solution pour Miralem. Il connaît le Championnat, alors pourquoi pas ? Le plus important, pour lui, c’est d’avoir des matches dans les jambes. » Si elle se confirme en mai, cette voie obligera sans doute Metz à un compromis entre ses aspirations financières et l’intérêt du joueur. « Comme on l’a fait avec Robert Pires il y a dix ans, on va réfléchir pour que le joueur ait la meilleure trajectoire possible », assure Muller. Si elle est bien pensée, elle peut le mener loin.
(R.L.) : Platini : « Une responsabilité sociale » Au cours d'une conférence de presse organisée, hier à Vienne, le président de l'UEFA a placé l'Euro sous le signe du respect et de la lutte contre le dopage. A 87 jours du coup d'envoi de l'Euro 2008 (7-29 juin en Autriche et en Suisse), le président de l'UEFA, Michel Platini, a annoncé qu'« il est important que cet événement serve à faire passer un message social, civique et humanitaire », faisant de la notion de « respect » un dénominateur commun pour l'Euro 2008, avec toutes ses déclinaisons possibles, y compris le « respect de soi », qui sous-entend pour un footballeur de refuser le dopage, selon M. Platini. Rarement ce mot, tabou dans le monde du ballon rond, n'aura été autant utilisé dans le cadre d'une préparation d'une grande compétition. Dans l'esprit de l'ancien meneur des Bleus, il n'est cependant nullement question de gangrène. « Je ne crois pas au dopage organisé dans le football, a-t-il asséné. Les joueurs aujourd'hui voyagent beaucoup, changent souvent de club, ça se saurait. Qu'un joueur fasse une erreur, ça peut, ça pourrait arriver. Mais le dopage organisé par des médecins de club, je n'y crois pas, ça a pu peut-être exister dans le passé. »« Cela dit, nous combattrons le dopage de toutes nos forces », a-t-il promis, laissant le soin à Marc Vouillamoz, responsable de la lutte antidopage à l'UEFA, de dévoiler le dispositif prévu pour le tournoi. A l'instar de ce qui se fait déjà en Ligue des Champions, mais pas dans un Euro jusqu'ici, des tests sanguins viendront compléter les prélèvements urinaires. Le but est de traquer « hormone de croissance (hGH), transfusions sanguines ou encore EPO », a détaillé M. Vouillamoz. Au total, 160 joueurs devraient être contrôlés avant le tournoi et 124 pendant la compétition, selon une charte signée par les 16 présidents des fédérations de football dont les sélections sont qualifiées pour l'Euro. Concernant les contrôles sur les sites des entraînements avant la compétition -10 joueurs de chaque équipe, soit 160 contrôles inopinés - l'UEFA s'est engagée à ce que les résultats soient disponibles « avant le premier match du tour final. » Pour les tests durant la compétition, un laboratoire (accrédité AMA) de Lausanne (Suisse) « travaillera 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour fournir des résultats 48 heures après réception des échantillons », a assuré M. Vouillamoz. Outre cette chasse au dopage, Michel Platini, soucieux de redonner sa place à un « football qui a toujours dégagé de fortes valeurs », a donc délivré à l'Euro 2008 le label « respect. » FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : entraînement à 9h45 (terrain de l'autoroute). Demain : entraînement à 15h30. Bessat entre deux étages Vincent Bessat navigue entre deux eaux, celles du CFA et de la Ligue 1. Auteur d'une passe décisive, samedi à Strasbourg, le milieu de terrain a parfaitement rempli son rôle de joker. « En attendant mieux... » Le dilemme est connu, et cruel, pour les footballeurs de sa "caste": évoluer en CFA avec l'assurance de gagner du temps de jeu, ou se contenter de quelques miettes sur les terrains de Ligue 1. A bien y réfléchir, le mieux pour Vincent Bessat est de rendre la pareille à Yvon Pouliquen. De le plonger, lui aussi, dans l'incertitude avant chaque match. De contester ses choix sportivement, en profitant de chaque incursion dans l'élite pour marquer les esprits. Ce fut le cas samedi à Strasbourg où, appelé à prendre le relais d'un Pjanic émoussé, il a illuminé de sa patte gauche le derby. Auteur d'une offrande victorieuse pour Momar N'Diaye, habituel compagnon d'infortune du banc messin, le milieu de terrain a changé le cours d'une soirée engagée sur des bases paritaires. Et peut être donné un sérieux coup de pouce à son propre destin : « Me montrer décisif, alors que je ne rentre que très rarement en jeu ces derniers temps, suffit à mon bonheur. En attendant mieux », tempère-t-il avec la pointe d'impatience qui caractérise ses vingt-deux printemps.Décisif en Ligue 1, le transfuge de Louhans-Cuiseaux l'est tout autant à l'étage inférieur. Sacrifié sur l'autel de la concurrence lors du déplacement à Lyon, le joueur n'a pas pris ombrage de cette "régression": « Lorsque j'évolue en CFA, je profite du temps de jeu offert. D'ailleurs, j'ai la sensation de m'être plutôt bien comporté lors de chacune de mes apparitions avec la réserve ». Une passe décisive contre Belfort, deux réalisations face à Sochaux et Nancy, Bessat a mis du cœur à l'ouvrage : « Je reste pro », confession d'un jeune footballeur qui a longtemps couru après ce statut décliné par Toulouse, son club formateur. D'apparence, le Lyonnais de naissance n'affiche aucun état d'âme sur son statut de joker. Ni ne formule la moindre revendication. Logique, pour un joueur fraîchement débarqué du National. Surprenant alors qu'il n'a pas toujours été bloqué entre deux étages. Sous l'ère De Taddeo, Bessat a fait huit apparitions en Ligue 1, ponctuées de deux titularisations consécutives face à Marseille. Bilan prometteur si l'on tient compte de ses deux périodes d'indisponibilité (entorse et blessure aux ischio-jambiers) : « De ce point de vue, je devrais presque regretter Francis de Taddeo. Mais honnêtement, je préfère le jeu pratiqué aujourd'hui. Nous nous montrons plus offensifs, nous affichons une meilleure maîtrise technique et collective. Le discours a changé et notre jeu s'en ressent », témoigne-t-il sans complaisance. Miralem Pjanic un talent s'éveille Vendredi 1er février 2008, Strasbourg. Le FC Metz égaye son quotidien aux dépens d'Alsaciens dépassés. La victoire est nette (0-3). Elle qualifie surtout l'équipe d'Yvon Pouliquen pour les huitièmes de finale de la Coupe de France. L'exploit en cache un autre, né de l'inspiration et du culot d'un gamin âgé de dix-sept ans à peine, auteur d'un but qui a régalé les yeux braqués ce soir-là sur la pelouse de la Meinau. Epatant Miralem Pjanic. "Il n'a que dix-sept ans..." Indispensable, Pjanic ? Derrière la réponse négative avancée du bout des lèvres par son entraîneur, se devine la volonté de ménager le trésor naissant. En quelque sorte de lui laisser le temps de grandir... "J'ai peur que l'on finisse par oublier qu'il n'a que dix-sept ans". Ce souci n'est pas le seul : huit mois après avoir fait ses premiers pas sur l'échiquier de l'élite, "Miré" a déjà brisé les barrières de la discrétion qui le laissaient à l'abri des chercheurs d'or, de l'Hexagone et du continent. Ribéry au Bayern Munich à vie ? FOOTBALL. L'international français du Bayern Munich, Franck Ribéry, a prévenu dans la presse allemande qu'il ne concevait pas son passage dans le club bavarois comme « un intermède », laissant même entendre qu'il pourrait rester en Bavière jusqu'à la fin de sa carrière. « Je ne suis pas venu au Munich pour que le Bayern soit un intermède. J'ai signé un contrat de quatre ans et je suis content », a confié Ribéry à l'hebdomadaire Sport Bild, paru hier. (Site officiel F Metz) : Gygax de retour. Le Suisse Daniel Gygax, blessé au mollet, a repris la course en compagnie du kiné Luc Labeeu mercredi. Il devrait effectuer son retour au sein du groupe dans les jours à venir. Les Grenats se retrouvent jeudi à 10h. Nice en bref : Le FC Metz reçoit l'OGC Nice ce samedi à l'occasion de la 29ème journée de Ligue 1. Solides sixièmes du championnat, les coéquipiers de Lilian Laslandes accusent toutefois une baisse de régime. De plus, ils se sont rarement imposés en Moselle. Histoire en Ligue 1 |
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