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Ballade italienne pour les 13 ans.  

 Les jeunes Messins ont terminé troisièmes du tournoi de Livourne qui avait lieu lors du week-end pascal. Une bonne performance et une expérience très enrichissante pour les Grenats qui se sont frottés à de belles écuries. Le Bayern en quart, le Milan AC en demi et la Roma en finale, c’était le parcours dont rêvaient les jeunes Messins et leur entraîneur Romuald Giamberini. Ils n’ont finalement pas eu le loisir de rencontrer les deux clubs italiens les plus performants de la Ligue des Champions. La faute notamment à la formation d’Empoli, contre qui les Messins sont tombés en demi-finale sur un penalty à quelques minutes de la fin.
Cette défaite (2-1) est la seule enregistrée par l’équipe mosellane au cours d’un tournoi où elle s’est particulièrement distinguée. « C’était une compétition de très bon niveau, juge leur entraîneur. Les équipes italiennes ne se basent pas énormément sur l’aspect physique mais semblent plutôt raisonner dans une optique de prospection. Elles alignent des joueurs d’avenir qui en général, ont de grosses qualités techniques. » Ces aptitudes ne sont pas les seules à caractériser le football transalpin.
La ruse, la stratégie et la gagne à tout prix sont également des caractéristiques que l’on retrouve aussi chez les jeunes. L’équipe messine, composés de joueurs nés en 1993, en a fait l’expérience dès la première rencontre face à l’Inter Milan. Les dernières minutes, tendues, n’ont pas permis de réveiller le tableau d’affichage : 0-0 en guise d’entrée en matière. « En Italie, poursuit Giamberini, tous les moyens sont bons pour l’emporter. Il y a une pression constante sur l’arbitre et les joueurs. Sur le plan de l’état d’esprit, c’est très enrichissant d’être confronté à ce contexte. La première partie a été assez difficile mais au final, nous nous en sommes bien tirés. Nous avons évité la défaite, c’était donc une mise en garde sans conséquence. »
La suite des opérations fut rondement menée. Victoire 4-0 contre Livourne, 4-2 contre le Torino et 4-0 devant le Bayern Munich en quart de finale. Battus par Empoli aux portes de la finale, les Messins se sont vengés sur Lecce (victoire 5-0) en match de classement. Au total, ils ont disputé six matches de 50 minutes en trois jours après un voyage en bus long de dix heures. Romuald Giamberini ne trouve que des points positifs à ce déplacement : « En dehors des matches, il y a eu de beaux moments. Par exemple, nous avons joué dans le stade de Livourne où ont lieu des matches série A toutes les deux semaines. Notre hôtel était situé près de la mer, nous faisions les décrassages sur la plage et les pelouses étaient de bonne qualité. » Depuis ce périple ensoleillé, les jeunes Grenats se sont remis dans le bain de la compétition. Ils ont battu Thionville (3-0) la semaine suivante et sont désormais fixés vers un objectif des plus motivants : réaliser le doublé. En Coupe de Lorraine, ils rencontreront Sarrebourg en demi finale ; en championnat, leur principal concurrent est l’ASNL, à qui ils rendront visite mardi 1er mai.

Le FC Metz en toutes lettres :

De A comme accession, déjà assurée, à Z comme zéro, soit le nombre de buts encaissés par Christophe Marichez au cours des six derniers matches, la saison messine passée en revue.

A comme accession, acquise à six journées de la fin, un record de précocité, après la victoire à Amiens le 20 avril. B comme buteurs. Avec seize réalisations, Babacar Gueye accompagne les Havrais Lesage et Traore, dix-sept buts chacun, sur le podium actuel du classement des buteurs. Papiss Cissé a lui inscrit douze buts et, au total, onze joueurs se partagent les cinquante buts messins.
C comme capitaine. Christophe Marichez n'est pas seulement le garant de l'état d'esprit messin. Il est aussi le gardien de but efficace de la meilleure défense de Ligue 2.
D comme défaites, deux seulement concédées jusqu'ici, à Reims (3e journée) et à Bastia (24e journée). Metz a aussi été éliminé dès le tour préliminaire de la Coupe de la Ligue, par Créteil, et en 32es de finale de la Coupe de France, par Lille.
E comme entraîneur, une première au niveau professionnel cette saison pour Francis De Taddeo. Coup d'essai, coup de maître pour celui qui discute actuellement d'une prolongation de contrat (il est actuellement lié jusqu'en juin 2008).
F comme François, Julien de son prénom, de retour dans son club formateur après quatre saisons à Grenoble. Un retour gagnant, comme celui de Stéphane Léoni. Seul échec chez les revenants messins : Daniel Gomez, d'ailleurs transféré à Maastricht.
G comme Gygax. L'attaquant suisse s'est rapidement blessé après son arrivée début février, mais il est en train de finir en flèche : un but splendide contre Châteauroux, un autre décisif face au Havre. Prêté par Lille, Daniel Gygax aimerait être transféré à Metz.
H comme humilité, trait de caractère manifesté par les Messins, même lorsque la montée ne faisait plus de doute. Elle s'est souvent traduite par une identité de jeu défensive.
I comme inexpérience. Celle des joueurs et celle de leur entraîneur ressemblaient au principal défaut de Metz, sur la ligne de départ. L'argument n'a pas passé l'été !
J comme jusqu'au bout. Il reste quatre matches avant les vacances : à Ajaccio, contre Grenoble, à Strasbourg et contre Gueugnon.
K comme K.-O, parfait, réussi face à Caen, le 19 février. Metz marquait alors le pas. Son succès face au deuxième l'a définitivement relancé.
L comme Laurent Agouazi, blessé en début de saison et devenu titulaire indiscutable, des galons confirmés après le départ de Ludovic Obraniak.
M comme Muller, devenu directeur sportif dans la foulée de la relégation en Ligue 2. L'avenir de Joël Muller n'est, à ce jour, toujours pas connu.
N comme nuls. Metz n'en a concédé que dix en trente-quatre journées, et le dernier remonte au 16 mars, à Créteil.
O comme Obraniak, prénom Ludovic. Auteur d'une première partie de saison de très haut niveau, il a été courtisé par Lille, qu'il a fini par rejoindre fin janvier, disputant au passage deux matches de Ligue des champions face à Manchester.
P comme projet. Piloté par Bernard Serin, qui a rejoint Carlo Molinari au sein de l'aréopage du FC Metz, un plan de développement prévoit notamment l'extension du stade Saint-Symphorien.
Q comme quatorze buts encaissés en trente-quatre journées, soit une moyenne de 0.4 but par match. Impressionnant !
R comme records, ceux que visent les Messins pour occuper leur fin de saison : le plus petit nombre de buts encaissés, le plus petit nombre de défaites, le plus grand nombre de points.
S comme spectateurs. Il reste certes deux rencontres à domicile, mais l'érosion de l'affluence au stade Saint-Symphorien n'est pas une vue de l'esprit : la moyenne actuelle (11862 spectateurs par match) est inférieure à celle de la précédente saison en Ligue 2 (13115, en 2002-2003).
T comme Tours. D'un extrême à l'autre : sur le dernier de Ligue 2, Metz compte une avance vertigineuse de cinquante-trois points.
U comme unité, vertu régulièrement mise en avant pour décrire les raisons du succès messin. Une véritable marque de fabrique !
V comme victoires, vingt-deux sur trente-quatre à ce jour. Metz reste sur une série de six succès d'affilée, un record cette saison.
W comme Wilmer Aguirre, l'attaquant péruvien recruté l'été dernier en compagnie de Manuel Corrales. Longtemps blessé puis devancé par le duo Gueye-Cissé, Aguirre a fini par avoir sa chance. Et par la saisir.
X comme le mystère qui entoure, pour l'heure, la nature du recrutement messin. Exercice au cours duquel il s'agira de concilier le besoin de se renforcer pour tenir la route en Ligue 1, la nécessité de ne pas briser l'unité du groupe qui a obtenu l'accession et des moyens financiers qui ne sont pas ceux de Lyon...
Y comme yo-yo, un jeu qui illustre assez bien les mouvements entre Ligue 1 et Ligue 2 puis Ligue 2 et Ligue 1 opérés par le FC Metz depuis 2002.
Z comme zéro but encaissé depuis le déplacement à Créteil, le 16 mars, soit six rencontres d'invincibilité.

CFA :

VESOUL - FC METZ (2) : 1-2

Stade René-Hologne. 900 spectateurs environ. Arbitre : M. Bouillet (Rhône-Alpes). Mi-temps : 2-0. Les buts pour Vesoul : José (8e, 21e) ; pour Metz : Françoise (71e).
VESOUL : Cabassud, Lux, Moumé-Etondé (puis F. Nicot, 82e), J.-P. Nicot, Maire, Faivre, Dupré, Cakir (puis Jeanney, 75e), José, Belhaj, Abda.
METZ : Sissoko, Turnau, Anton, Schmisser, Mangane, Walter, Diakité (puis Betsch, 53e), Corrales, Farina, Françoise (puis Kavdanski, 83e), Contout (puis Makengo, 69e).

Passage à vide

A la traîne durant de longues semaines, Vesoul est aujourd'hui assuré de jouer l'an prochain en CFA. Et bien malgré elle, c'est la réserve messine qui lui a offert les points nécessaires à son bonheur. Une affaire ficelée en une petite vingtaine de minutes. Le tout orchestré par José. L'attaquant vésulien soignait tout d'abord sa tête plongeante (8e) avant de partir à la limite du hors-jeu et réussir un lob imparable sur Sissoko (21e). Quelques minutes plus tard, l'Argentin se présentait seul devant le gardien grenat qui, cette fois, remportait son duel. Plus à l'aise techniquement, le FC Metz ne parvenait toutefois pas à créer le danger et seul le coup franc signé Corrales faisait trembler Cabassud (43e), qui était secondé quelques secondes plus tard par J.-P. Nicot sur sa ligne (44e).
A la reprise, Belhaj obtenait la balle du KO (67e), mais, nettement plus inspirés offensivement, les hommes de José Pinot réduisaient le score grâce à Françoise (70e). Malheureusement, Vesoul remettait le couvert et Sissoko devait repousser le missile signé Maire. Le dernier mot revenait à Farina, mais J.-P. Nicot suppléait son gardien (85e).

 

Blog


    April 30

    Le FC Metz en alphabet

    Bessat, un pari sur l’avenir.  

    Le milieu de terrain de Louhans Cuiseaux Vincent Bessat est la première recrue du FC Metz version 2007/2008. Il a signé aujourd’hui un contrat de trois saisons en faveur du Club à la Croix de Lorraine.

    Le titre de Champion de France de Ligue 2 à peine savouré, le club messin a enregistré lundi la signature de son premier renfort estival. Il s’agit de Vincent Bessat, un milieu âgé de 21 ans évoluant actuellement au sein du club de Louhans Cuiseaux. Club avec lequel il réalise une bonne saison comme en témoignent ses statistiques : 34 matches joués, 6 buts et 13 passes décisives. Gaucher, percutant et déterminé : telles sont selon Francis De Taddeo les caractéristiques de ce joueur formé à Toulouse, qui voit en lui des similitudes avec un ancien de la maison : « Dans l’esprit, il ressemble un peu à Ludovic Obraniak. C’est un jeune joueur qui a une grosse envie et une capacité d’accélération intéressante. Il ne sera peut-être pas tout de suite titulaire mais il est pour nous un pari sur l’avenir. A son poste, en National, il est certainement celui qui a le potentiel le plus important. On peut compter dessus pour les saisons à venir. » L’autoportrait que dresse le joueur lui-même rejoint les propos de son futur entraîneur : « Je suis vif, rapide et je ne lâche jamais rien, murmure-t-il timidement. Je peux jouer milieu gauche ou milieu défensif gauche. »
    Quand Bessat arrive, en 2001, au terme de sa formation au TFC, la porte de l’équipe première reste close. Il prend alors la direction de Louhans Cuiseaux pour faire ses preuves au sein du championnat National. Une expérience dont le FC Metz connaît toutes les vertus. Dernier exemple en date : le prêt à Cherbourg de Papiss Cissé, qui a été largement bénéfique au Sénégalais. Au fil des matches, les performances de Vincent ont attiré l’œil de plusieurs clubs professionnels. Le plus rapide et le plus convaincant fut celui de Metz. « Le discours de l’entraîneur m’a plu, confie l’intéressé. Il y a ici une équipe jeune, je pense que je n’aurais pas de problème pour m’intégrer. Le FC Metz est un club prestigieux qui n’a pratiquement connu que la première division. Il possède un passé. Mon objectif est d’accumuler un maximum de temps de jeu. Intégrer un groupe comme celui-là va me tirer vers le haut. J’ai besoin de travailler pour me hisser au niveau de la première division. » Vincent Bessat devrait rejoindre le groupe messin dès la semaine suivant la rencontre Metz – Gueugnon. D’ici là, il lui reste quatre matches à jouer avec Louhans Cuiseaux. Avant de débuter sa nouvelle vie…
    Vincent Bessat en bref
    Né le 8 novembre 1985 à Lyon
    Milieu de terrain
    Français
    1m73, 60kg
    Formé à Toulouse
    Son parcours :
    2005/2006 : Louhans Cuiseaux (National), 29 matches, 0 but
    2006/2007 : Louhans Cuiseaux (National), 34 matches, 6 buts

     Musculation 

     

    Les joueurs messins ont repris le chemin de l'entraînement après avoir fêté leur titre de Champion de L2.

    Ambiance détendue ce matin à l’occasion de la première séance d’entraînement des Grenats. Laurent Agouazi, qui s’est occasionné face au Havre un hématome au tibia, est resté aux soins de même que Franck Béria (talon) et Daniel Gygax (coût). Julien François est toujours à l’arrêt. Babacar Gueye et Momar N’Diaye ont pu courir quelque peu.
    L’après-midi, une séance de musculation était au programme. Les Grenats s’entraîneront mardi et mercredi à 10h, jeudi à 16h.
    April 29

    Recherches de motivations sportives statistiques

    R.L. :

    Metz, ivre de records
    Pas rassasiés par leur sacre si précoce, les Messins se lancent d'autres défis pour les escorter jusqu'au 25 mai. La Ligue 2 s'en souviendra.
    Carrément méchant, jamais content. Si, un jour, Alain Souchon décide de se pencher sur le cas du FC Metz, version printemps 2007, il pourra toujours recycler un vieux tube. Dotés d'un appétit de carnassiers, les tout frais promus en Ligue 1 ont clairement annoncé leurs intentions de fin de saison : battre tous les records à leur portée. Tant pis pour Ajaccio, Grenoble, Strasbourg et Gueugnon, leurs quatre derniers adversaires par ordre d'apparition : s'ils espéraient une accalmie sur le front des assauts messins, ils risquent d'être déçus. La mansuétude n'appartient pas au champion tout puissant de la Ligue 2.
    Après quoi courent-ils encore ? Après tout ce qui leur a tenu lieu d'escorte, vendredi soir, bouteilles d'eau à la main pour tout asperger sur leur passage, tout et tout le monde : Metz, champion en toute humidité. Mais encore ? Après des tas de détails qui transformeront leur épopée en légende, la légende de la Ligue 2 certes, mais la légende quand même. Défense de fer soutenue par un gardien aux gants d'acier, Metz n'a jusqu'ici encaissé que quatorze tout petits buts : à quatre journées de la fin, personne ne voit comment l'actuel record de vingt-deux buts pourrait résister. Mécaniquement, puisqu'ils ne prennent quasiment jamais de buts, les Messins perdent peu et ils visent donc aussi le record du plus petit nombre de défaites (cinq). Pour échouer, il faudrait qu'ils essuient en moins d'un mois un revers de plus qu'en neuf mois. Enfin, Metz compte faire mieux que Lille qui, en 2000, est monté avec 83 points : il en reste huit à récolter, sur douze possibles. « Nous voulions nous assurer de la montée puis du titre le plus rapidement possible, nous y sommes parvenus, rappelait Malick Diop, samedi soir, juste avant la transformation des couloirs de Saint-Symphorien en piscine olympique. Désormais, nous allons essayer de compléter le tableau. » Débarrassés du poids de l'enjeu, comme leurs futurs adversaires, les Messins viennent de prouver vendredi soir face au Havre leur capacité à aérer leur jeu, souvent caractérisé par le souci - gagnant - de barrer l'accès à leur propre but. En bon défenseur, Malick Diop a ainsi remarqué « plus de facilités » dans l'expression offensive de ses partenaires. « Le bonheur continue » se félicite Francis De Taddeo, entraîneur comblé et louangé. Le bonheur continu, plus précisément.
    Devant l'accumulation des chiffres qui décrivent ce parcours exceptionnel et leur sécheresse, on en oublierait l'histoire humaine qu'ils dissimulent. Ses acteurs, il est vrai, s'en ouvrent rarement. Vendredi, dans une dérogation exceptionnelle au régime de la langue de bois qui a transformé le FC Metz en plus grande menuiserie de Lorraine, Laurent Agouazi s'est laissé aller à cette confidence : « Nous pouvons vous le dire aujourd'hui : au départ, nous nous étions donnés deux ans pour monter. » Metz est aussi le champion de la précocité.

    Séries en cours
    S'il l'emporte, vendredi soir, à Ajaccio, le FC Metz améliorera sa plus grande série de victoires : six d'affilée, contre cinq entre les 11e et 15e journées. Face au Havre, les Lorrains ont porté à dix le nombre de rencontres sans défaite, leur dernier revers remontant à la vingt-quatrième journée, à Bastia. Enfin, ils n'ont plus encaissé de buts depuis la 29e journée, soit six matches d'invincibilité pour Christophe Marichez et ses coéquipiers. Le dernier à avoir trouvé le chemin des filets messins est l'attaquant de Créteil, Rui Pataca. Metz assuré du titre à quatre journées de la fin, la performance a finalement quelque chose de très mécanique.

    Tableau de bord

    D'un match à l'autre. Hier et aujourd'hui : repos. Lundi : reprise de l'entraînement.

    Les quatre dernières journées. Vendredi 4 mai (20 h) : Ajaccio-Metz (35e journée) ; vendredi 11 mai (20h) : Metz-Grenoble (36e journée) ; vendredi 18 mai (20 h) : Strasbourg-Metz (37e journée) ; vendredi 25 mai (20 h) : Metz-Gueugnon (38e journée).

    Suspendus. Aucun.

    A l'infirmerie. Babacar Gueye, Cheikh Gueye, Julien François, Landry Bonnefoi.

     

     

    April 28

    Si ce n'était pas la fête, cela y ressemblait fort!Ils sont champions!

    R.L. :

    FC METZ 1 LE HAVRE AC 0

    Stade Saint-Symphorien. Mi-temps : 1-0. Temps estival, pelouse agréablement correcte, 18412 spectateurs ravis et debout pour finir. Arbitre : Pascal Viléo. But pour Metz : Gygax (22e). Avertissements à Metz : Renouard (57e) ; au Havre : Baca (48e), Ducrocq (81e).
    Les équipes
    METZ. Marichez ­ Béria, Diop, Bassong, Delgado ­ Renouard, Cardy (puis Djiba, 72e), Agouazi, Gygax, Aguirre (puis Delhommeau, 90e+1) ­ Cissé. Entraîneur : De Taddeo.
    LE HAVRE. Mandana ­ Baca, Ducrocq, Hénin, Bedimo ­ Devaux (puis Alassane, 72e), Laurant, Aït Ben Idir, Digard (puis Kharbouchi, 46e) ­ Traore, Lesage. Entraîneur : Uvenard.

    HIER

    Brest - Istres 0-0
    Dijon - Créteil 1-1
    Niort - Tours 0-0
    Reims - Grenoble 0-1
    Amiens - Guingamp 3-1
    Bastia - Ajaccio 4-1
    Montpellier - Châteauroux 1-3
    Libourne/St-Seurin - Strasbourg 1-0
    METZ - Le Havre Caen - Gueugnon (20h30)
    La 35e journée se disputera le vendredi 4 mai. Au programme : Ajaccio - METZ, Châteauroux - Caen, Grenoble - Bastia, Gueugnon - Libourne/St-Seurin, Guingamp - Niort, Istres - Reims, Le Havre - Dijon, Tours - Amiens (20h), Strasbourg - Brest (20h30). Le match Créteil - Montpellier se jouera le lundi 7 mai (20h30).

    Agouazi - Gygax, sacré duo

    Le milieu de terrain et l'international suisse ont mis les Grenats sur orbite. Pour une copie fluide dans la lignée du match d'Amiens.

    Dans une configuration offensive en 4-5-1, les Messins n'ont pas attendu longtemps pour se mettre sur la voie du succès. Passé un premier quart d'heure ouvert de part et d'autre, le leader a en effet profité de l'entente naissante entre Laurent Agouazi et Daniel Gygax pour prendre les commandes de la partie. Une passe délicieuse de précision du numéro 10, suivie d'une tête de l'international suisse, et le tour était joué (22e).
    Ce but allait libérer l'équipage de Francis De Taddeo. Dans la lignée de leur prestation à Amiens, la semaine dernière, les Messins ont livré une copie fluide, rassurante à quelques mois de leur retour au sein de l'élite. Tout en profitant de ce nouveau passage à domicile pour confirmer l'excellente tenue de route de leur défense : bien muselé par Malick Diop et ses coéquipiers, le duo des meilleurs buteurs havrais du championnat est resté sans voix.

    Marichez. Décisif, encore une fois. Il a eu la main juste sur la frappe lointaine de Laurant (2e) et a bondi de sa cage pour dévier le ballon du bout des doigts sur un tir de Digart (45e+1). Christophe Marichez a aligné, hier, son sixième match consécutif sans prendre de but.
    Béria. Très peu sollicité sur le registre défensif, il a déployé beaucoup d'énergie dans la partie de terrain adverse.
    Diop. De la sérénité, comme toujours. Malick Diop achève sa saison comme il l'a déroulée. Sans trembler et avec un métier précieux.
    Bassong. Un travail net et précis. Sébastien Bassong a évité à son camp de devoir gérer une égalisation havraise : sur une frappe repoussée par Marichez, il est arrivé sur le ballon plus rapidement que Lesage pour dégager en corner.
    Delgado. Dans un couloir habituellement confié à Cheikh Gueye (forfait), l'Angolais a eu du mal à soutenir la comparaison, en dépit d'une deuxième période un peu plus solide. Titularisé pour la quatrième fois cette saison, Luis Delgado n'a toujours pas convaincu.Aguirre. De l'envie, le Péruvien en avait à revendre. Mais il a trop souvent péché par manque de lucidité à l'heure du dernier geste. Remplacé par un défenseur, Pascal Delhommeau, dans le temps additionnel.
    Renouard. Auteur de la première frappe messine (3e), captée par le gardien havrais, et d'une autre tentative non cadrée (26e), il a réalisé une première période d'excellente facture. Averti à la 57e.
    Agouazi. Un geste d'école pour le but du sacre : son caviar de passe, du pied droit, a laissé à Daniel Gygax tout le temps de placer sa tête hors de portée du gardien havrais (22e). En baisse de régime lors de ses dernières sorties, le numéro 10 a retrouvé ses jambes au bon moment. Respect !
    Cardy. Il saute, il tacle, il court : l'abattage de Julien Cardy a encore été impressionnant. Il est sorti sous les applaudissements de Saint-Symphorien, pour céder sa place à Dino Djiba (72e). Deuxième apparition sous le maillot messin pour le Sénégalais.
    Gygax. Le Suisse se sent décidément bien sur la pelouse de Saint-Symphorien... Auteur d'un doublé face à Châteauroux, il a signé l'unique but de la soirée, de la tête pour changer, à la réception d'une passe de Laurent Agouazi. Cissé. Auteur du doublé de l'ascension, la semaine passée à Amiens, Papiss Cissé s'est montré plus discret hier. Esseulé à la pointe de l'attaque, il a eu le mérite de ne jamais relâcher ses efforts pour créer des brèches, à l'image de cette percée, au milieu de plusieurs défenseurs havrais, conclue par une frappe trop enlevée de Daniel Gygax (45e).

    Une belle tête de champion.

    Acquise grâce à un but de Daniel Gygax face au Havre, sa vingt-deuxième victoire de la saison est la bonne : le FC Metz est champion de Ligue 2.

    Un match spectaculaire, de ceux qui réconcilient la Ligue 2 avec l'idée qu'il faut se faire du jeu, a donc fini de consacrer l'impressionnante saison du FC Metz, qui n'est pourtant pas terminée. Vainqueur du Havre, hier soir, dans un stade Saint-Symphorien chaud bouillant, Metz est assuré de finir à la première place, le 25 mai, par l'action combinée de son succès et du revers strasbourgeois à Libourne. Une semaine après le récital à Amiens, trois semaines avant un derby de l'Est à Strasbourg, support d'une probable répétition générale avant la Ligue 1, on finirait même par regretter que cette saison longtemps imbuvable et d'ailleurs consommée avec beaucoup de modération touche à sa fin. On sait toujours ce que l'on quitte, jamais ce que l'on va trouver.
    Longtemps, les chiffres ont constitué le meilleur slogan de l'efficacité messine. Les chiffres portent toujours en eux quelque chose de diabolique : hier, le leader récurrent de la Ligue 2 a décroché sa sixième victoire d'affilée, bouclé sa dixième rencontre sans défaite, la sixième sans encaisser de but, spéciale dédicace à Christophe Marichez. Mais, en ces temps d'euphorie, le football pratiqué par cette équipe libérée lui permet aussi de laisser une empreinte joyeuse sur ce championnat qu'elle aura survolé de toutes ses forces. Metz champion. Le reste, c'est du bidon. Tout le reste ou presque. Animé du droit d'y croire encore, au moins au coup d'envoi, Le Havre a effectivement jeté de belles forces dans la bataille, et c'est aussi sa détermination qui a poussé Metz à sortir le grand jeu. Il arrive que le quatrième homme d'une compétition porte en lui des idées rafraîchissantes. De deux tentatives pleines de culot, une frappe lointaine de Benjamin Laurant détournée par Christophe Marichez (2e) puis une reprise instantanée de Jamel Aït Ben Idir flirtant avec la barre transversale (16e), Le Havre a effectivement contraint Metz à trouver la parade. Elle n'a pas tardé, dans un condensé de vision du jeu, de talent et d'efficacité. Plein axe, Julien Cardy a écarté sur sa droite vers Laurent Agouazi qui, le temps d'un contrôle, a placé une merveille de centre au deuxième poteau où Daniel Gygax a victorieusement placé sa tête (22e). Roulez jeunesse !
    Longtemps, le duel a conservé son niveau d'intensité, parce que Le Havre n'a jamais renoncé et parce que Metz n'avait naturellement pas envie de gâcher son plaisir, et celui de ses 18000 fans, deuxième affluence de la saison. Christophe Marichez a donc encore sorti le grand jeu pour détourner une frappe de Didier Digard, héritier d'une ballon offert de manière acrobatique, en pleine surface, par Jean-Michel Lesage (45e + 1).
    La deuxième partie de soirée a servi de mode de transport au public messin, rarement gâté en ce début de siècle. Pendant que, sur le terrain, Metz continuait à opposer le répondant nécessaire à la pression havraise, les tribunes exultaient. C'est beau, un stade debout. C'est aussi la moindre des choses pour saluer le dépoussiérage d'un palmarès à l'arrêt depuis la victoire en Coupe de la Ligue, en 1996. Qui oserait regimber sur un sacre en Ligue 2 ? Trouver un titre, c'est en effet un métier.

    « On a remis les pendules à l'heure »

    Laurent Agouazi savoure. Un plaisir non feint pour le passeur providentiel de cette sacrée soirée. Et le milieu de terrain messin en redemande.

    A quel moment avez-vous senti que la mayonnaise pouvait prendre au sein du groupe messin ? « Dès le stage d'avant saison à Vichy. Nous étions en pleine reconstruction. Il fallait remettre les choses à plat, crever l'abcès et oublier cette saison particulièrement éprouvante. »
    • Une solidarité qui ne s'est jamais démentie... « Effectivement. Ici, il n'y a pas de star. C'est l'équipe qui compte. Même les joueurs n'ayant jamais intégré le groupe pro se sont toujours sentis concernés. C'est un signe qui ne trompe pas. »
    • Quelle était l'ambition du FC Metz en début de saison ? « Le challenge était de retrouver l'élite dans les deux ans. Nous avons donc largement rempli notre mission. Avec une grosse marge d'avance. »
    • Beaucoup doutaient pourtant de vos capacités à relever le défi... « C'est vrai et cela nous a rendus sans doute encore plus forts. Au final, on a remis les pendules à l'heure. » • Le but est désormais atteint. Avez-vous déjà la tête en Ligue 1 ? « On a remis le bateau à flot. Il est donc difficile de ne pas se projeter sur la saison prochaine. Mais le championnat n'est pas encore terminé. Il nous reste encore quatre matches à disputer avant de mettre le nouveau chantier en route. Il n'empêche ! On savoure... »
    • Un engouement partagé avec un public que vous êtes parvenus à reconquérir... Ça fait du bien ? « Oui. J'ai eu des frissons pendant une grande partie du match. Je n'ai pas pu m'empêcher de regarder et d'écouter les supporters. L'aventure en L1, on va la vivre avec et grâce à eux. Je compte sur ce public. »
    • L'intersaison va forcément entraîner quelques changements. Qu'espérez-vous de cette période ? « J'ai envie de lancer un appel aux joueurs qui sont ou seront sollicités. Je leur demande de rester. J'espère que les dirigeants feront le maximum pour conserver un maximum de monde. Le FC Metz est aujourd'hui un vrai groupe. Ce serait dommage de briser cette belle dynamique. »

    D’un stade à l'autre

    Mi-temps : 1-0. Spectateurs : 3.137. Arbitre : M. Derrien. But pour Libourne-Saint-Seurin : Déranja (11e). Avertissements : à Libourne-Saint-Seurin : Livramento, Faivre, Potel ; à Strasbourg : Lacour.Mi-temps : 0-2. Spectateurs : 9090. Arbitre : M. Lecellier. Buts pour Montpellier : Aït-Fana (50e) ; pour Châteauroux : Kébé (16e), Mulenga (42e), Ahamada (72e). Avertissements à Montpellier : Mainfroi ; à Châteauroux : Koné.Spectateurs : 4639. Arbitre : M. Buquet. Avertissements à Niort : Gagnier, Rivière ; à Tours : Carmona, Mandanne, Leray.Spectateurs : 6.644. Arbitre : M. Ruffray. Avertissements à Istres : Maurel, Mobulu.Mi-temps : 1-0. Spectateurs : 5.352. Arbitre : M. Poulat. Buts pour Bastia : André (18e, 47e, 71e sur pen), Cherrad (75e) ; pour Ajaccio : Rodrigo (79e, sur pen.). Avertissements à Bastia : André, Cherrad ; à Ajaccio : Rodrigo.Mi-temps : 0-0. Spectateurs : 4.745. Arbitre : M. Cotrel. Buts pour Dijon : Mangione (60e) ; pour Créteil : Rui Pataca (86e). Avertissements à Dijon : Sahnoun, Regragui, Zywiecki ; à Crréteil : Loja, Domoraud, Gregori.Mi-temps : 0-0. Spectateurs : 7239. Arbitre : M. Gasquet. But pour Grenoble : Akrour (58e). Avertissements à Reims : H. Baldé, Fontenette ; à Grenoble : Dja Djedje. Mi-temps : 0-0. Spectateurs : 9560. Arbitre : M. Fraise. Buts pour Amiens : Heitzmann (46e), Régnier (52e), Buron (73e) ; pour Guingamp : Sheremi (79e).

    «Le bonheur continue»

    Francis De Taddeo (entraîneur du FC Metz) : «C'est d'abord un grand bonheur pour nos supporters, qui se sont mis à l'unisson des joueurs. Quant au match, il n'a pas été facile mais notre organisation a bien fonctionné, puisque nous avons neutralisé le potentiel offensif du Havre. Notre efficacité a fait le reste. Mon cas personnel ? On en reparlera plus tard. Disons que la réflexion avance.»
    Malick Diop (défenseur du FC Metz) : «De derrière, c'était un régal ! Nous étions déjà sûrs de la montée, donc nous avons joué libérés. Il y avait plus de facilités dans le jeu. Vu les qualités individuelles, vu le travail fourni, c'était sûr que cela allait payer.»
    Julien Cardy (milieu de terrain du FC Metz) : «Le contrat est rempli, c'est une grande fierté collective et personnelle. On a fait une grosse première mi-temps, grâce au Havre aussi, qui n'a pas fermé le jeu. Maintenant, nous comptons bien finir la saison en restant invaincus à Saint-Symphorien.»
    Christophe Marichez (capitaine du FC Metz) : «Cette victoire est la récompense amplement méritée d'un groupe revanchard. Nous sortions d'une saison compliquée mais tout le monde a répondu présent dès le début. Ce ne sont pas seize, mais quarante joueurs qui ont participé à la montée et à ce titre.»
    Daniel Gygax (milieu de terrain du FC Metz) : «C'est extraordinaire. Je suis très heureux d'avoir contribué au succès de l'équipe. Malheureusement, je n'ai pu disputer que six matches depuis mon arrivée... J'aimerais bien poursuivre l'aventure ici, mais les choses ne dépendent pas de moi.»

     

      

    Site de la Ligue :Metz - Le Havre 1-0
    Calés cinq points derrière Caen (3e) qui affrontera Gueugnon lundi, les Havrais avaient cinq journées pour inverser la tendance et espérer rejoindre l'élite. Première étape de cette folle course-poursuite, un déplacement corsé chez le leader messin déjà assuré de rejoindre l'élite. Pas une mince affaire lorsque l'on sait que les hommes de Thierry Uvenard restaient sur quatre défaites consécutives à l'extérieur. Et la série noire semblait ne plus vouloir s'interrompre pour des Havrais plutôt dominateurs (frappes de Laurent (2e) et d'Ait Ben Idir (12e) non loin d'aboutir), mais inefficaces. Tout le contraire des Messins qui marquaient sur leur première action grâce au « petit Suisse » Daniel Gygax qui trompait Steve Mandanda…de la tête après un service d'Agouassi (1-0, 22e). Les Havrais tentaient bien de réagir mais les tentatives de Lesage manquaient le cadre d'un rien (70e, 75e). Metz maîtrisait incontestablement son sujet, manquant d'un rien de doubler la mise par Djiba (78e) avant de crier de joie aux trois coups de sifflet de M. Pascal Viléo. Avec 15 points d'avance sur ses poursuivants, Metz est officiellement champion de France de Ligue 2 Orange ! Le Havre voyait pour sa part ses chances de montée se réduire sérieusement.

    Site officiel du Havre :

    Metz - HAC : 1 - 0

    Ils ont tout tenté

    Malgré un excellent match,   les Ciel et Marine se sont inclinés sur le plus petit score face au leader messin. Ce soir Metz est champion et le HAC a encore quatre matches pour y croire puisque Strasbourg s’est incliné à Libourne. L’espoir s’amenuise mais l’important c’est qu’il existe encore.

    C’est dans une ambiance survoltée que les deux équipes pénètrent sur la pelouse. Le stade est presque plein et le public ne demande qu’à s’enflammer. Pourtant ce sont les Ciel et Marine qui démarrent plus forts. Dans le premier quart d’heure il y a trois tirs havrais, Laurant à la 2’ tente sa chance de 25 mètres mais Marichez parvient à détourner en corner. Lesage puis Aït Ben Idir l’imiteront mais sans toutefois trouver une meilleure issue.
    Alors que les Ciel et Marine passent le plus clair de leur temps dans le camps adverse, ce sont pourtant les Messins qui à la 22’ vont faire chavirer le stade lorsque sur une interception en milieu de terrain, Agouazi transmet le ballon à Gigax qui place une tête cadrée hors de portée de Mandanda. Metz mène (1-0) mais cela ne reflète pas le bon début de match du HAC.
    La déception passée, le HAC repart de l’avant. A la 27’, Marichez relâche le ballon sur un tir de Lesage. Malheureusement, Traoré est un peu court pour reprendre.

    Ce qui aurait pu être un « prêté pour un rendu ne sera en fait qu’une tête  de Hénin dans les bras de Marichez à la 32’. Le dernier quart d’heure sera équilibré avec deux tentatives Ciel et Marine. La première de  Traoré à la 43’ qui manque de peu la reprise de la tête sur un service de Hénin et la plus belle dans le temps additionnel lorsque Lesage tente un retourné acrobatique, le ballon revient à Digard dont le tir est détourné une fois de plus par le portier local.
    Le HAC est mené à la pause, mais on se dit qu’avec ce qu’ils nous ont montré, tout est encore possible. Si le premier corner est havrais la domination va être de plus en plus messine. Steve Mandanda n’est pourtant pas souvent mis à l’épreuve.  Au fil des minutes, Metz prend le match à son compte. Les Ciel et Marine résistent, mais ils parviennent de moins en moins à s’approcher de la cage de Marichez.

    Lesage, Traoré, les deux pointes normandes bien servi par Devaux et Laurant tentent des choses, mais rien n’y fait les minutes filent et le HAC a toujours son petit but de retard. Dans les tribunes, cela devient de la folie. Les « Ola » succèdent aux « Marseillaise ». Le public veut que son équipe s’impose.
    A la 75’, les Ciel et Marine obtiennent un excellent coup franc pour un gaucher. Une vingtaine de mètres légèrement sur la gauche. Le maître artificier, Lesage se concentre. Son tir est magnifiquement enroulé, mais le ballon une fois de plus termine hors du cadre de Marichez. Trois minutes plus tard, c’est au tour de Mandanda de sauver son équipe sur un tir de Gigax. Le jeune portier normand se déploie parfaitement.
    Dans les dix dernières minutes de jeu, le Ciel et Marine vont pousser de partout. Ducrocq se transforme en milieu de terrain offensif. Kharbouchi sur son côté droit se démène. C’est d’ailleurs lui qui dans le temps additionnel va sonner l’une des dernières charges havraises lorsque après un festival côté droit, il parvient à centrer pour la tête d’Alassane. Ce dernier dévie pour Traoré au second poteau, mais il était dit que ce soir, les Ciel et Marine repartiraient bredouilles. Traoré sur sa reprise ne touchera même pas au ballon.
    L’arbitre prolongera le suspense de quatre minutes. Quatre minutes où tout un public fêtera le titre avec les joueurs. Metz est un beau champion, mais le HAC a fait plus que de la résistance. Les Ciel et Marine ont montré ce soir qu’il ne leur manquait pas grand-chose pour être au même niveau que Metz en tout cas pas le talent. Peut
    -être un peu de régularité.

    « L’équipe » :

    A METZ, Saint-Symphorien (presque) en liesse

    Assuré de remonter en L1 depuis sa victoire à Amiens vendredi dernier (2-0), le FC Metz s'est offert le titre de champion vendredi en enregistrant un 22e succès cette saison face au Havre (1-0, but de Gygax) tout en bénéficiant du revers de Strasbourg à Libourne (0-1). En vue de sauvegarder sa pelouse pour les deux matches qu'il reste encore à disputer à Saint-Symphorien, la direction du club mosellan avait demandé à ses supporteurs de ne pas envahir la pelouse, même en cas d'issue positive. Le message a été entendu, ce qui n'a pas empêché le groupe de Francis de Taddeo d'aller lui-même à la rencontre de son douzième homme. Le club lorrain va finalement attendre l'ultime match de la saison, le 25 mai face à Gueugnon, pour célébrer un parcours exemplaire, seulement marqué par deux revers à l'extérieur, à Reims (2-0, 3e journée) et à Bastia (1-0, 24e journée). Fondé en 1919, le club au maillot grenat ajoute ainsi un deuxième titre de champion de deuxième division à son palmarès, après celui conquis en 1935. A l'image de leur saison, les Messins ont fait preuve d'une grande solidité face à des Havrais qui jouaient pourtant leur saison.

    Le soulagement, l'émotion, la joie, joueurs et dirigeants du FC Metz ont savouré le titre obtenu vendredi soir après un succès (1-0) face au Havre. Pour Carlo Molinari, le président du club lorrain : «Il n'y a pas de mot pour dire ce que nous ressentons. C'est un très grand soir quand on décroche un titre de champion, que ce soit de Ligue 1 ou de Ligue 2. C'est une ligne au palmarès. Nous avions été vice-champions de France (de L1) en 1998, mais là nous avons le titre. C'est une grande, grande satisfaction. Il y a le titre, 34 matches, seulement deux défaites, la meilleure défense du championnat, la deuxième attaque... C'est une superbe récompense pour le FC Metz, les joueurs et tous ceux qui ont aidé à ce succès. Je n'oublie pas les partenaires et les abonnés».

    Un bonheur partagé par Francis De Taddeo, l'entraîneur : «C'est un grand bonheur pour les supporteurs. La montée du FC Metz en Ligue 1 appartient aux joueurs. Le titre appartient aux joueurs, au club, aux 100-150 supporteurs qui nous ont suivi toute la saison, qui l'ont voulu et qui l'ont eu. Pas un joueur n'a tiré au flan cette saison, tout le monde était concerné. Il devrait y avoir une annonce dans la semaine qui vient concernant mon futur».

    Malick Diop (défenseur du FC Metz) est également conscient des efforts fournis toute la saison : «Nous avons réalisé quelque chose de fort. Pour le bien de l'équipe, du collectif, on savait qu'il ne restait que cinq matches et qu'il nous fallait trois points pour prendre le titre, alors autant les prendre tout de suite. Avec la montée acquise depuis la semaine dernière nous sentons moins de pression, nous pouvons jouer plus libéré, nous avons ainsi plus de facilité dans le jeu. Maintenant il faut que le travail que nous réalisons actuellement porte ses fruits l'an prochain».

    Un message que n'a pas manqué d'applaudir Laurent Agouazi (milieu du FC Metz) lui aussi nostalgique du début de saison : «La difficulté qu'il y avait en début de saison c'était la construction d'une équipe, d'un groupe qui s'était effrité l'an dernier. En début de saison nous avons eu une petite réunion entre nous, les anciens se sont adressés aux nouveaux, tout le monde a pris la parole et on s'était fixé deux ans pour retrouver la Ligue 1. Notre moyenne d'âge n'est que de 22 ans et demi mais la sauce a bien pris. J'ai aussi une petite pensée pour Ludovic Obraniak (parti à Lille au mercato)».

    Site officiel :Champions !

    Fidèles à leurs principes, les Grenats ont mis fin au peu de suspense qu'il restait concernant l'obtention du titre de champion de L2. En battant Le Havre dans une superbe ambiance, ils ont aussi et surtout fait plaisir à leur public. Quelle belle soirée !

    Il restait 9 minutes à jouer de ce Metz – Le Havre comptant pour la 34ème journée de L2 quand le Stade Saint-Symphorien, très discret depuis le début de la saison et ce malgré les résultats exceptionnels de l'équipe de Francis De Taddeo, est sorti de sa réserve. Certes, celui-ci n'affichait pas complet pour fêter l'accession et le titre (plus que probable) de Champion de Ligue 2. Mais alors que le jeu était arrêté,  les quelques 18 000 spectateurs présents se sont levés comme un seul homme pour saluer la performance de leur équipe. L'enceinte messine,

    en sommeil depuis de nombreux mois, avait retrouvé la vie.

    Gygax récidive
    Ces Grenats-là méritaient bien de recevoir enfin les signes de reconnaissance que méritait leur formidable saison. Le FC Metz des matches aller emportait tout sur son passage, celui qui a été officiellement été sacré Champion de France de Ligue 2 ce soir n'a plus perdu depuis son voyage à Bastia au mois de janvier. Il vient d'enregistrer sa sixième victoire consécutive sans encaisser le moindre but. Et ce ne sont sans doute pas les seuls records qui tomberont dans son escarcelle cette saison.

    Face au Havre, prétendant à la montée en quête d'une victoire qui lui aurait permis d'espérer, les Lorrains ont une nouvelle fois montré toute leur pugnacité et usé de leur redoutable efficacité. Après un début de partie poussif, ils ont pris l'avantage grâce au duo gagnant de leur précédente rencontre à domicile. La parfaite ouverture de Laurent Agouazi trouvait en effet la tête maligne de Daniel Gygax (1-0, 22°). Décidément en pleine forme, le Suisse donnait là un avantage définitif aux siens. Car même si la volonté d'égaliser du Havre n'a jamais faibli, Marichez parvint à conserver sa cage inviolée, parfois au prix de parades exceptionnelles, comme quand Digard se présenta face à lui juste avant la pause.
    Tandis que le résultat du RC Strasbourg, premier poursuivant du FC Metz, se répandait au sein des tribunes, les hommes de Francis De Taddeo terminaient le travail sans sourciller. Leur assurance, ajoutée à leur rigueur et leur solidarité, finit de ruiner les derniers espoirs du HAC dans les dernières minutes, quand Marichez dû sortir à l'encontre de Traoré, qui comptait exploiter un centre fuyant. Le coup de sifflet final donné, Saint-Symphorien pouvait applaudir ses joueurs. Ils lui offrirent un agréable moment de communion en guise de pré6soirée, au cours duquel certains se découvrirent des dons de speaker. Rendez-vous est donné au soir de Metz – Gueugnon pour fêter comme il se doit cette saison remarquable... à plus d'un titre.

    Metz 1-0 Le Havre (1-0)
    But de Gygax (22°) pour Metz
    34ème journée de Ligue 2
    Stade Saint-Symphorien
    18412 spectateurs

    Metz-Le Havre : les réactions  

    Une bataille d'eau déclenchée par quelques Grenats très joueurs est venue troubler la relative tranquillité du point presse d'après-match. Au péril de sa chemise, notre reporter a tout de même recueilli quelques réactions.

    Thierry Uvenard : « C'est une déception. Notre manque de réussite est rageant, nous méritions mieux. Nous étions venus pour gagner car nous voulons aussi monter en Ligue 1. Il ne nous a pas manqué grand chose pour l'emporter mais il ne manque jamais grand chose dans nos rencontres. Nous n'avons pas su profiter des occasions de revenir au score. Rien n'est joué pour le moment. Nous sommes encore en course mathématiquement. »

    Francis De Taddeo : « Ce soir, on a vu ce que devait être le football de haut niveau : une grande fête. Le match n'était pas facile, Le Havre était difficile à prendre. (Interrompu par l'irruption en salle de presse de plusieurs de ses joueurs, l'entraîneur messin n'a pu s'exprimer davantage) »

    Malick Diop : « C'est un régal, cette soirée, cela fait vraiment plaisir de vivre ces instants. Nous avions moins de pression car la montée était déjà acquise. Cela nous a permis de jouer libérés. Du coup, nous avons eu plus de facilités dans le jeu. Nous sommes premiers depuis le mois de septembre, ce titre est une récompense. Il reste encore des records à battre. Nous avons beaucoup bossé avec le staff et nous sommes vraiment heureux. »

    Christophe Marichez : « Ce soir, j'avais envie de faire ce clin d'œil à l'entraîneur des gardiens, c'est un très grand monsieur. Ce que j'ai réussi, c'est grâce à lui. Je sais d'où je viens, j'ai la tête sur les épaules. Avec lui, nous redoublions de travail jour après jour. Nous avons fait une très grande saison. L'équipe du Havre a tout donné d'entrée de jeu mais nous avons bien sû les gérer. Nous méritons amplement ce titre, il nous reste quatre matches pour finir en apothéose, il faudra les jouer avec la même humilité. »

    Daniel Gygax : « En fin de match, il y avait une magnifique ambiance dans les tribunes, cela s'est poursuivi dans les vestiaires. Je suis vraiment bien intégré dans cette équipe et je me plais beaucoup ici. »

    Julien Cardy : « Nous avons joué ce match avec beaucoup d'envie. Chaque équipe a fait une grosse première mi-temps. Nous étions surmotivés ce soir car l'équipe du Havre était apparemment certaine de pouvoir nous battre. Il nous reste encore beaucoup d'objectifs à atteindre. Dans cette équipe, on se fait mal les uns pour les autres. Il y a de grandes choses à faire la saison prochaine en Ligue 1. »

     

    April 27

    Attention à rester concentrer sur le sujet!!!

    Metz, une histoire à conclure

    Son billet pour l'élite en poche, le leader messin brigue désormais le titre de champion de Ligue 2. Première tentative ce soir, face au Havre.

    Maintenant, nous avons envie d'assurer le titre, le plus vite possible. Ce serait peut-être un peu tôt, cela nous obligerait à trouver d'autres "défis", mais cela nous permettrait surtout de nous consacrer à d'autres choses, de préparer l'avenir. » Les paroles sont celles d'un entraîneur qui, sauf surprise, accompagnera le retour de son équipe en Ligue 1, la saison prochaine. Sans le vouloir, Francis De Taddeo vient de préciser le fossé qui séparera les Messins de leurs adversaires, ce soir, sur les coups de 20h30. A l'heure où le leader partira à la conquête du sacre, les Havrais, eux, joueront en effet une de leur dernières cartes dans la lutte pour l'accession.
    L'enjeu de l'affiche n'est pas pour déplaire à l'entraîneur messin. Assuré de réintégrer l'élite depuis sa victoire sur la pelouse d'Amiens, vendredi dernier (0-2), Metz n'est pas encore confronté à la peur du vide. Et à la dangereuse tentation du relâchement. A cinq journées de la fin, et bien qu'ayant changé de nature, la pression se fait encore ressentir. « Heureusement d'ailleurs, note Francis De Taddeo, il n'y a rien de pire pour des professionnels que d'avancer sans elle. D'où l'importance de nous projetter, dès aujourd'hui, vers la Ligue 1. » Pour les y aider, les carottes ne manquent pas. A commencer par ce titre de champion de France de Ligue 2. L'objectif est à portée de main. Une victoire, voire même un nul, ce soir face au Havre, pourrait permettre à Christophe Marichez et à ses coéquipiers de « marquer l'histoire du club d'une pierre blanche », soixante-douze ans après le dernier titre de champion décroché en division 2 (1934-1935). A cinq journées du clap final, et à un mois de son dernier rendez-vous de la saison avec le public de Saint-Symphorien, le vendredi 25 mai face à Gueugnon, Metz n'est donc toujours pas à court d'ambitions. Préserver son invincibilité à domicile, conserver la palme des défenses, en font partie. Tout comme l'envie de battre le record du plus petit nombre de défaites... Pour l'instant, celles-là se comptent sur les doigts d'une main. Reims (2-0) et Bastia (1-0) ont jusqu'ici été les seuls à venir à bout de la machine messine.
    Des détails auxquels Francis De Taddeo, comme ses joueurs, sont attachés : « Tout cela nous impose de rester concentrés jusqu'au bout ». Dégagé de la mission initiale et prioritaire qui lui avait été confiée aux premiers jours de sa nomination, l'entraîneur messin s'attaque aujourd'hui à d'autres chantiers. La réception du Havre, aujourd'hui, en fait partie. Privé de plusieurs joueurs habituellement titulaires (François, Babacar Gueye, Cheikh Gueye), l'entraîneur en profitera peut-être pour explorer de nouvelles pistes. La route vers la Ligue 1 passe par-là. La route vers le titre aussi.

    Julien Cardy : « Une satisfaction supplémentaire »

    Acteur de la montée avec Toulouse, à l'issue de la saison 2002-2003,Julien Cardy a récidivé sous les couleurs messines. « Une grande joie », explique le milieu de terrain.

    Julien Cardy, votre victoire à Amiens a dû vous soulager d'un gros poids ? « C'est certain. Maintenant, nous savons que nous jouerons en Ligue 1 la saison prochaine, quoi qu'il arrive. Mais nous n'oublions pas ce qu'il nous reste à faire jusqu'à la fin du championnat. Nous n'allons pas négliger nos cinq derniers matches. Pour nous-mêmes, mais aussi parce qu'on se doit de répondre à l'attente de nos supporters. Nous avons déjà la tête tournée vers cet autre objectif qu'est le titre de champion. Et nous espérons vraiment le décrocher très vite, histoire d'être définitivement soulagés. C'est bien de faire la course en tête, mais à force, c'est parfois usant. » • Bref, vous voilà avec une nouvelle source de pression ? « Non, je ne pense pas qu'on puisse parler de pression. Ou alors simplement de "pression positive". Vu d'où nous sommes partis, vu tout le chemin que nous avons parcouru, nous avons quand même le droit d'être plus sereins : il reste cinq journées et la montée est assurée. »
    • Vous avez déjà vécu une accession en Ligue 1 sous le maillot de Toulouse (2002-2003). Un bonheur comparable ? « Non, pas du tout. Je n'ai pas vraiment vécu les choses de la même manière. J'éprouve le même sentiment du devoir accompli, mais aujourd'hui, je tire une satisfaction supplémentaire de celle que je viens de connaître avec Metz. Peut-être parce que je partais complètement dans l'inconnu en choisissant de rejoindre Metz. J'avais envie de prouver, de me prouver quelque chose. Et j'ai tout fait pour y arriver. Il me reste maintenant à ajouter une ligne au palmarès du club. »

    Trois contre trois

    Le voyage à Amiens, la semaine passée, a laissé des traces. Des traces qui vont aujourd'hui contraindre l'entraîneur messin à se passer des services de trois de ses titulaires habituels : Julien François (hanche), Babacar Gueye (cuisse) et Cheikh Gueye (malade) suivront en effet la partie des tribunes.
    Dans le sens inverse, Stéphane Léoni, Laurent Lanteri et Luis Delgado font leur retour au sein du groupe messin. Ces nombreux changements ajoutent aux interrogations (traditionnelles) qui entourent la composition du onze messin.

    La fête attendra

    Qu'ils décrochent ou non le titre de champions de France de Ligue 2, ce soir, les Messins attendront avant de célébrer leur réussite avec leur public. Aucune festivité n'a en effet été prévue par le club, qui invite ses supporters à patienter jusqu'au 25 mai, date de la venue de Gueugnon, afin, dit-on, de « préserver » la pelouse de Saint-Symphorien jusque-là.

    4

    Le Havre ne sait plus voyager : l'équipe de Thierry Uvenard reste, en effet, sur une série de quatre défaites à l'extérieur. Celle-ci avait commencé à Grenoble, le 26 février dernier (2-1). Par la suite, les Normands ont baissé pavillon à Gueugnon (2-1), Reims (3-2) et Brest (2-0). Au total, avec celle enregistrée à Dijon au mois de novembre, Le Havre a concédé cinq de ses huit défaites loin de ses bases.

    AUJOURD'HUI

    Brest - Istres (20h)
    Dijon - Créteil
    Niort - Tours
    Reims - Grenoble
    Amiens - Guingamp
    Bastia - Ajaccio
    Montpellier - Châteauroux
    Libourne/St-Seurin - Strasbourg
    METZ - Le Havre (20h30) Caen - Gueugnon (20h30)
    La 35e journée se disputera le vendredi 4 mai. Au programme : Ajaccio - METZ, Châteauroux - Caen, Grenoble - Bastia, Gueugnon - Libourne/St-Seurin, Guingamp - Niort, Istres - Reims, Le Havre - Dijon, Tours - Amiens (20h), Strasbourg - Brest (20h30). Le match Créteil - Montpellier se jouera le lundi 7 mai (20h30).

    EN UN COUP D'ŒIL

    L'adversaire. Le Havre Athletic Club Football Association. Fondé en 1872. Stade Jules-Deschaseaux (16.400 places assises). Budget : 11M€. Président : Pierre Louvel, 56 ans. Entraîneur (depuis avril 2005) : Thierry Uvenard, 42 ans. La saison dernière : 7e de Ligue 2.
    L'arbitre. : Pascal Vileo.
    A l'aller. Le 13 novembre 2006 (16e journée). Le Havre Ñ Metz : 1-1. But pour Le Havre : Lesage (75e sur penalty) ; pour Metz : Laurent Agouazi (88e).
    Les trois dernières journées. Metz : victoire à Amiens (0-2), victoire contre Châteauroux (2-0), victoire à Tours (0-1). Le Havre : victoire contre Bastia (2-0), défaite à Brest (2-0), victoire contre Libourne-Saint-Seurin (2-0).
    Les trois prochaines journées. Metz : va à Ajaccio, reçoit Grenoble, va à Strasbourg. Le Havre : reçoit Dijon, va à Montpellier, reçoit Niort.
    Attaques. Metz : 49 buts marqués, dont 31 à domicile. Le Havre : 48 buts marqués, dont 16 à l'extérieur.
    Défenses. Metz : 14 buts encaissés, dont 6 à domicile. Le Havre : 29 buts encaissés, dont 17 à l'extérieur.
    Buteurs. A Metz : Babacar Gueye (16 buts). Au Havre : Jean-Michel Lesage et Kandia Traoré (17 buts).
    Absents. A Metz : Bonnefoi, Bong, Belson, B. Gueye, C. Gueye, François (blessés), Thomas (suspendu), Contout, Mangane, N'Diaye, Diakite, Walaziak, Walter (équipe réserve). Au Havre : Mutamba (sélection), Martot, Medaci (blessés), Alla, Davidas, Fouret (choix de l'entraîneur).

     

    Obraniak : « A Lille j'ai changé de statut »

    Avec son nouveau club, l'ancien Messin accueille Nancy, demain soir. L'occasion de prendre quelques nouvelles. Trois mois après son départ.

    Trois mois environ se sont écoulés depuis son départ au LOSC durant le mercato. Ludovic Obraniak, à Metz, avait un statut forcément privilégié. Il y avait grandi, avait recueilli l'adhésion de tous, était devenu, malgré son jeune âge, l'un des leaders de l'équipe. Si ce n'est LE leader. Trois mois ont passé donc, riches déjà d'expériences en tous genres... Qu'est-il devenu depuis ? Petit travelling avant de recevoir Nancy demain soir.
    Ludovic, l'installation dans le Nord, l'intégration dans l'effectif de Claude Puel, ça s'est plutôt bien passé, non ? « Très bien même. J'avoue que j'avais une certaine appréhension. Comment est-ce que j'allais être reçu, comme un joueur qui venait pour prendre la place de quelqu'un qui avait bossé jusque-là ? Je flippais un peu, mais au bout de deux jours, grâce en particulier à Souleymane Youla, j'avais la sensation d'être accepté. »
    Lille, la ville, le club ? « La ville est magnifique, surtout le Vieux Lille. Le club ? Il fonctionne super bien. Et dans quelques mois, nous nous entraînerons dans ce qui sera sûrement l'un des plus beaux centres d'entraînement d'Europe. »
    Qu'est ce qui a vraiment changé pour vous ? « A Metz, j'étais le p'tit Ludo. Tout le monde m'aimait bien. Ici, j'ai forcément changé de statut. Ça n'a pas été le choix de la facilité. Je dois me remettre en question. »
    Pas de chance, vous tombez dans la plus mauvaise période des Lillois... « J'espère que ce n'est pas lié à mon arrivée ! On n'a pas été épargnés par l'arbitrage, les blessures. Mais c'est sûr, nous sommes moins bien, nous n'avons pas la sensation, en ce moment, de tout donner... »
    Il y a eu Manchester aussi ! Des images ? « Je n'étais jamais allé en Angleterre. C'était fabuleux. Cette ferveur, cette discipline, ce respect. J'ai eu beaucoup de chance de jouer ces deux matches-là. A Bollaert, j'ai eu aussi beaucoup d'émotions. Pour revivre çà, je vais bosser deux fois plus ! »
    Voir sa photo à la "Une" de L'Equipe le lendemain... « Ça veut sans doute dire qu'on a jugé que j'avais fait un bon match, dire que ça ne m'a pas fait plaisir, ce serait mentir. »
    La Coupe d'Europe, c'est compromis pour la saison prochaine, non ? « En ce moment, on ne parle plus de Ligue des champions. On ne se fixe plus d'objectif. Ce qui compte, c'est de se faire plaisir de nouveau. De ne rien avoir à se reprocher en quittant le terrain. »
    La période est difficile et vous continuez à vous exprimer régulièrement dans les médias ! « C'est peut-être que j'ai l'expérience de ces moments-là... J'ai donné avec Metz la saison dernière. Je sais comment ça marche... Et puis, parler, c'est normal. En tous les cas pour moi. »
    A titre personnel, vous êtes moins bien ces derniers temps... « Je n'ai pas été très bon à domicile contre Le Mans et Valenciennes (deux défaites 0-2). Je pense avoir laissé pas mal de jus à Metz, puis dans mon déménagement. C'est peut-être le contre coup. De toute façon, j'ai encore beaucoup de choses à apprendre. Je ne me crois pas arrivé ! »
    Nancy, demain ? « On ne se pose plus de questions. Donner le maximum, et après on verra. »
    C'est un quitte ou double ? « Non, je ne pense pas. Déjà, on ne peut que s'améliorer... Et puis nous ne sommes qu'à trois points du quatrième. Notre position est encore privilégiée après les résultats qu'on a eus. »
    Ce sera un match comme les autres ? « Non, pas vraiment. Déjà, j'ai la culture messine en moi : ne pas perdre face à Nancy ! Mais il n'y a pas que de la rivalité. Le plaisir aussi de retrouver les Bracigliano, Chrétien, Zerka... Nancy s'est requinqué face à Valenciennes. On sait que ce sera difficile. Et j'ai dit ce que je savais à mes coéquipiers. »
    Au fait, Franck Béria au LOSC la saison prochaine ? « Joker ! »

     

     

    Metz en roue libre
    Assuré de retrouver la Ligue 1 la saison prochaine, Metz accueille Le Havre pour fêter cette accession devant ses supporters. Beau choc en perspective face au Havre toujours en course pour obtenir son billet. Toutefois, il ne faudra pas compter sur des Messins complaisants pour engranger les trois points. Ces derniers veulent décrocher le titre de champion pour couronner leur superbe parcours.

    Site officiel du Havre :

    Le HAC se déplace chez le leader messin,

    Trois points pour un sommet

    Ce sont des Ciel et Marine très motivés par l’enjeu et le contexte de la rencontre qui se déplacent ce soir chez le leader messin. Forts de leur probant succès vendredi dernier contre Bastia, les hommes de Thierry n’ont toutefois pas le choix : gagner pour se rapprocher du podium.

    L’enjeu sportif sera du côté du HAC et la fête du côté de Metz. Grâce à leur victoire la semaine dernière à Amiens, les protégés de Carlos Molinari sont désormais assurés de retrouver la Ligue 1 la saison prochaine : « Ils peuvent connaître un certain relâchement, » estime Thierry Uvenard mais de poursuivre : « Il est aussi certain qu’ils vont vouloir fêter cette montée avec leur public et que pour cela, les messins vont chercher à nous battre. Comptez sur nous pour ne pas nous occuper des farandoles et des cotillons. »
    Conscient de la difficulté qui attend son équipe, l’entraîneur Ciel et Marine tient à rendre hommage à cette équipe messine qui caracole en tête du championnat de ligue 2 depuis le début de la saison : « Leur supériorité est incontestable. Demain ce sera pour nous un match au sommet que nous allons essayer de gagner à tout prix. » Thierry Uvenard devra se passer des services de Milambo

    Mutamba, retenu avec la sélection du Congo. Henri Bédimo retrouvera son poste sur le côté gauche de la défense.
    Bien que les Havrais vont avoir, à n’en pas douter, un match particulièrement difficile dans un stade Saint Symphorien archi-comble, tout est jouable, notamment ramener trois points qui pourraient permettre au Ciel et Marine de continuer à espérer d’autant que maintenant il n’y a plus une seule équipe à portée de fusil mais deux avec la nette baisse de régime du Stade Malherbe qui a laissé la place de dauphin à Strasbourg.
    Cinq points séparent le HAC de Caen et six de l’équipe de JPP. Il reste cinq matches. Du côté du HAC, tout le monde est mobilisé pour franchir la ligne d’arrivée sur le podium. Tout un club y croit et ne lâchera rien jusqu’à la 38è journée.

     

    Ste officiel :

    La fête contre Gueugnon   Aucune festivité n’est prévue à l’issue de la rencontre Metz – Le Havre, quel que soit le résultat. Mais bien entendu, la fête sera au rendez-vous au soir de la 38ème journée de L2.
    Si l’accession en Ligue 1 est acquise depuis vendredi dernier, le championnat de Ligue 2 est encore loin d’être bouclé. Les Grenats ont plusieurs challenges à relever jusqu’au 25 mai, date du coup de sifflet final de cette saison 2006/2007.
    Le FC Metz souhaite donc informer ses supporters qu’aucune festivité n’est prévue après le match Metz – Le Havre et ce même si son issue est positive.
    En effet, il restera après ce match deux rencontres à disputer à Saint-Symphorien. Il est donc nécessaire de sauvegarder la pelouse afin que celles-ci se déroulent dans de bonnes conditions.
    Nous invitons nos supporters et sympathisants à venir partager notre joie de retrouver l’élite lors de la dernière rencontre face à Gueugnon, le 25 mai prochain. Des animations seront mises en place afin que la soirée soit à la hauteur de la performance réalisée par notre équipe cette saison.

    Nous y croyons encore »   A l’heure d’affronter le FC Metz, le défenseur du Havre Maxime Baca affirme que lui et ses coéquipiers croient toujours en leurs chances. Quatrièmes du classement, les Normands ont besoin d'une victoire en Lorraine vendredi soir.

    Maxime, vous avez remporté la semaine dernière une victoire importante. L’espoir de monter est de nouveau présent dans les rangs du Havre ?
    Maxime Baca : « La montée, nous y croyons encore. Il reste des points à prendre et l’écart avec le troisième n’est pas très important. C’est vrai que nous n’avons pas été très performants à l’extérieur récemment. Mais à domicile, nous parvenons encore à enchaîner les victoires donc tout reste jouable. »
    Vous avez connu une série de trois défaites qui vous handicape aujourd’hui, comment l’expliquez-vous ?
    M.B. : « Cette série nous est préjudiciable puisque nous stagnons à la 4ème place du classement, ce qui difficile à expliquer. Nous avons peut-être manqué de confiance, d’efficacité ou de rigueur notamment à l’extérieur. Nous n’arrivons pas à afficher le même visage loin de nos bases. Sur le plan comptable, les conséquences se font évidemment ressentir. »
    Le Havre a une philosophie de jeu très offensive. N’est ce pas difficile, lorsqu’on est défenseur comme vous, d’évoluer dans cette configuration où la prise de risques est grande ?
    M.B. : « Même en étant défenseur, c’est plus plaisant de faire le jeu plutôt que de se cantonner au travail défensif. D’un autre côté, on laisse plus d’espaces pour nos adversaires et on s’expose donc à des contres. C’est le revers de la médaille. Mais au final, faire partie de cette équipe du Havre qui fait du spectacle et marque des buts, c’est tout de même plaisant pour un joueur. »
    Avec du recul, ne pensez-vous pas que cette attitude vous a desservi sur certains matches ?

    M.B. : « Peut-être qu’à l’extérieur, nous aurions dû faire preuve de plus de rigueur défensive. Mais c’est difficile car nous savons que nous possédons un potentiel offensif très fort. Cela fait partie de nos qualités, donc nous essayons de jouer cette carte à fond. Malheureusement, cela ne nous a pas toujours souri dernièrement mais c’est aussi grâce à cela que nous sommes à cette place au classement. Il ne faut pas renier ce point fort. »
    Dans quel état d’esprit abordez-vous ce déplacement à Saint-Symphorien vendredi ?
    M.B. : « Nous venons simplement pour prendre des points car la lutte pour l’accession est encore ouverte. Nous savons que Metz a atteint son objectif la semaine passée et que l’équipe aura à coeur de l’honorer à domicile ce week-end. Les deux équipes vont vouloir remporter ce match. Je pense que cela va donner une partie agréable. »
    Quel souvenir gardez-vous du match aller (ndlr : 1-1 au stade Jules Deschaseaux) ?
    M.B. : « Nous avions fait l’une de nos meilleures prestations de la saison. C’était un match de haut niveau. Avec un peu plus de réussite, nous l’aurions sans doute emporté mais cela s’est soldé par un match nul grâce à une égalisation messine dans les derniers instants de la partie. C’était un peu rageant pour nous mais je ne considère pas ce match retour comme une revanche. Nous venons avec un état d’esprit conquérant. Nous avons envie de mettre fin à notre mauvaise série à l’extérieur et de prendre un maximum de points sur les 5 derniers matches pour pouvoir accéder à la L1. »
    Quels sont les points forts du FC Metz que vous redoutez le plus ?
    M.B. : « Cette formation peut compter sur une très bonne attaque, c’est aussi grâce à cela qu’elle est en haut du tableau. Metz est une équipe très efficace qui prend peu de buts. C’est un ensemble bien équilibré avec un fond de jeu intéressant. En plus, les Messins sont en pleine confiance. C’est un élément très important dans le football. Maintenant, ils peuvent jouer libérés puisque l’accession est acquise. C’est un bel atout pour eux. »

    Le groupe pour Metz  - Le Havre   16 joueurs ont été sélectionnés par Francis De Taddeo pour la rencontre de vendredi face au Havre.
    Le groupe : Marichez, Sissoko - Bassong, Béria, Delhommeau, Diop, Leoni, Delgado – Agouazi, Cardy, Djiba, Gygax, Renouard – Cissé, Lanteri, Aguirre
    Blessés : François, N’Diaye, Babacar et Cheikh Gueye.

    April 26

    Des mots, des maux, des pressions....

     

     

    L'entraîneur du FC Metz, Francis De Taddeo, a indiqué jeudi qu'il avait obtenu des garanties de la part de ses dirigeants et qu'il allait certainement rester à la tête de l'équipe la saison prochaine. «Tout n'est pas fini de ce côté-là mais disons que j'ai obtenu un certain nombre d'engagements du président et des actionnaires et je suis tenté de continuer», a déclaré le technicien lorrain.

    Francis De Taddeo, 49 ans, a passé sa première saison à la tête de l'équipe première du FC Metz, qui a décroché son billet pour la montée en L1 vendredi dernier. Il avait auparavant passé 10 ans au poste de directeur du centre de formation. (Avec AFP)

     

    Émission « total-foot : spéciale-montée''  

    Le « Total Foot » de ce dimanche, sur RTL9, sera en grande partie consacré à la montée des Grenats, un reportage de l’intérieur à la clé.
    Une équipe de journalistes de la chaine RTL9 avait effectué le déplacement à Amiens la semaine dernière en compagnie des Grenat afin de capter des images inédites.
    Vous pourrez voir le résultat ce dimanche dans l’émission « Total Foot ». Programmée à 20h10, elle durera exceptionnellement 26 minutes. Après un retour sur le match Metz – Le Havre, un documentaire de onze minutes consacré au déplacement à Amiens sera diffusé.

     

    La phrase qui choque :

    Carlo Molinari : « nous ne sommes pas riches ». (Pauvres de nous : tout est relatif, président, tout est relatif !)

    La phrase du jour : « Amos, la bière de Metz » : arrêtes de mettre J. Muller en boite, fossoyeur ! (cela fait un certain temps qu’elle n’est plus de Metz, cette bière tiède ! Des pressions pas de dépression, nom de nom !De Taddeo : voilà une pression qu’elle est bonne !

    Tiens, à propos de « pressions », au risque de nous donner des boutons, Carlo, ce sont les oranges que l’on presse au deuxième tour, pas les « grenat » !(ni les grenades : elles, elles sautent ; personnellement, on préfère les bouchons de Champagne !) : rentre ton bide, serre les fesses et tiens ta langue, tu vas encore « sortir des conneries » !

     Une bouteille de vin, « goutte » d’eau d’un déficit qui coûte…6 mois : pas cher payé!…et ça ne valait pas une mise en bouteille au « château » ?

    Reconnu coupable de « faux, usage de faux et entrave à la mission du commissaire aux comptes », Claude Simonet a été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 10 000 € d’amende. 

    C’est donc finalement un jugement sans surprise. Comme l’avait demandé le Procureur de la République Romain Victor lors d’une audience le mois dernier, Claude Simonet a été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 10 000 € d’amende par le tribunal correctionnel de Paris. L’ancien président de la Fédération française de football a été reconnu coupable de « faux, usage de faux et entrave à la mission du commissaire aux comptes ». Des malversations et des manipulations comptables qui ont permis de dissimuler un déficit de 14 M€ au 30 juin 2003.

    Bernard Bacourt, désormais vice-président de la FFF et qui officiait comme trésorier à l’époque des faits, a lui été condamné à une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis et 5 000 € d'amende. Un jugement à peine plus clément pour celui qui n’était poursuivi que pour « usage de faux ». Présent à l’audience, au contraire de Claude Simonet, Bernard Bacourt s’est contenté d’une brève déclaration devant les journalistes. « Il faut savoir respecter une décision de justice même quand elle n'est pas agréable, rapporte l’AFP. Je pensais quand même que les juges seraient un petit peu moins sévères. »

    A priori, ni Claude Simonet, ni Bernard Bacourt ne devraient faire appel de ce jugement, permettant ainsi de tourner la page sur un épisode peu glorieux de la FFF. Jean-Pierre Escalettes, nouveau patron de l’instance française, avait d’ailleurs récemment réagi sur ce procès. « Quand un président et un trésorier se retrouvent en correctionnelle, ce n'est jamais bon. On est allé trop loin dans ce procès et cela m'a ému. On est allé trop loin car cela concerne le football, un sport tellement médiatisé ! Je retiens qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel et que cela ne s'est pas fait au détriment de la FFF. La Fédération n'a pas perdu d'argent. Quand des hommes, qui se sont engagés personnellement dans le football pendant cinquante ans, terminent à près de 70 ans avec cette histoire sur le dos, ça me fait mal (…) Il s'agit d’hommes qui ont fait une erreur et ils vont être punis. Mais ils n'ont pas profité de la FFF comme cela pourrait arriver vu les sommes en jeu. » On se rassure comme on peut…

    Europe 1 : « Pires pense à Metz… pour 2008 » ! (rappelons que le FC Metz n’a pas pour vocation d’être un club pour jeunes retraités !)

    Robert Pires, actuellement à Villeréal, a indiqué mercredi sur Europe 1 qu'il envisageait de terminer sa carrière à Metz, le club où il s'est révélé entre 1992 et 1998. «Quand je suis parti, on s'était dit avec M. Molinari qu'on signerait à nouveau ensemble. Je ne ferme jamais les portes. Toutes les opportunités, je les étudie. Retourner à Metz n'est pas d'actualité. Mais j'y pense. Pour 2007-08, ce n'est pas possible. On en reparlera en avril 2008» a déclaré l'ex-international, mis en relation avec le président des Grenats, promus en Ligue 1 pour la saison prochaine.
    «Je m'étais fixé 32-33 ans pour arrêter le foot, mais maintenant j'ai 33 ans..., a aussi précisé Pires. Je peux continuer encore, j'ai toujours l'envie, le plaisir. Je pense pouvoir continuer pour trois saisons encore.» Toujours sur l'antenne d'Europe 1, Carlo Molinari a a demandé à Pires de convaincre son club de venir jouer en amical à Metz dans le cadre de la préparation du club lorrain, aux alentours du 21 juillet.
    Victime d'une rupture des ligaments croisés en début de saison, Pires a repris la compétition le 18 mars dernier sur la pelouse de la Real Sociedad (1-1), son premier match officiel depuis la finale de la Ligue des champions 2006. Depuis, il a inscrit deux buts, dont celui de l'ouverture du score lors de la victoire sur Barcelone ce week-end (2-0).

     F 35 : Metz y est ! : Le FC Metz a réussi son incroyable pari. Un an après leur relégation en Ligue 2, les Lorrains ont conquis vendredi contre Amiens (2-0), d'une jolie manière, leur place parmi l'élite à la rentrée prochaine. Mieux, avec 73 points alors qu'il ne reste que quatre matches à disputer cette saison, ils sont assurés de terminer au minimum vice-champions de Ligue 2. Même à quelques 350 km de Saint-Symphorien, les confettis volaient, une chenille s'improvisait et Francis de Taddeo avait grand mal à dissimuler un large sourire : « C'est une vraie récompense pour ce groupe de joueurs. Elle n'est pas usurpée, on avait pris beaucoup d'avance. C'est merveilleux de commencer comme ça. Mais je sais que des années plus difficiles m’attendent.» Julien François préférait, lui, savourer cette 21e victoire de la saison, et encenser son confrère Papiss Cissé, auteur d'un doublé : « C'était un match important qu'on a bien su négocier. On s'est montrés réalistes, ce qui était notre point fort cette saison. Cette montée est une juste récompense, vu les efforts fournis. » Quant aux Amiénois, le coup d'arrêt constaté la semaine dernière à Niort se confirme. Il leur coûte déjà leur 4e place.

    R.L.

    Julien François à l'arrêt Cheikh Gueye incertain

    Privé de son meilleur buteur, Babacar Gueye, blessé à la cuisse, le FC Metz devra également se passer des services de Julien François. Touché à la hanche, vendredi à Amiens, le milieu de terrain ne pourra en effet pas tenir son poste pour la venue du Havre, demain. Au tableau, s'ajoute l'incertitude Cheikh Gueye : malade depuis le début de la semaine, le défenseur semble lui aussi promis au forfait. Pas de souci, en revanche, pour Malick Diop et Franck Béria : absents mardi, les deux joueurs se sont entraînés normalement hier matin. Francis De Taddeo désignera son groupe à l'issue de la séance d'entraînement programmée cet après-midi à 16 h.
    Le Havre au complet. Pas de problème d'effectif, en revanche, du côté du Havre. Thierry Uvenard, rassuré par la prestation des siens face à Bastia (victoire 2-0), pourra notamment compter sur ses deux attaquants, meilleurs buteurs du championnat associés. Jean-Michel Lesage et Kandia Traoré, dix-sept buts chacun, seront de la partie.
    FC Metz - Le Havre, demain.
    (20h30, en direct sur Eurosport)

    Uvenard : « A Metz pour gagner »

    A cinq journées du clap final, Thierry Uvenard, entraîneur du Havre, mesure l'importance du rendez-vous fixédemain chez le leader messin. « Nous venons pour gagner, nous n'avons plus le choix. »

    Votre équipe s'est réappropriée la quatrième place après sa victoire face à Bastia. A cinq journées de la fin de saison, cela suffit-il à votre satisfaction ? « Non, pas vraiment. Je pense sincèrement que nous ne sommes pas à notre place. Lorsque je regarde notre parcours, je constate qu'il y a eu un avant et un après Grenoble (26 février, défaite 2-1). Nous en parlons encore... Ce match n'aurait jamais dû avoir lieu, la pelouse ressemblait à un vrai marécage. Même en PH, les équipes ne jouent pas dans ces conditions. Bref, nous avons perdu alors que nous avions ouvert le score, dépensé une grande énergie et trois jours après, Strasbourg est venu nous battre à la maison (0-1). »
    • Vous êtes désormais à cinq points de Caen, mais Amiens reste dans votre roue. Votre position n'est pas des plus confortables... « C'est vrai. Mais nous n'avons plus le temps de nous poser des tas de questions. Il reste quinze points à prendre, il nous les faut. Avec soixante-dix points, on ne devrait pas être loin du compte, non ? »
    • Le Havre recalé aux portes de la Ligue 1. Le scénario vous a-t-il déjà effleuré l'esprit ? « Bien sûr. Nous nous sommes mis en difficulté nous-mêmes et aujourd'hui, nous nous retrouvons à cinq points de cette troisième place. C'est beaucoup, mais c'est peu à la fois. Caen marque un peu le pas, tout est jouable. Quoi qu'il en soit, nous ne lâcherons pas. Le renoncement n'est pas dans mon caractère. »
    • Joueur en revanche ? Vous revendiquez le penchant offensif de votre formation ? « Oui. J'aime le jeu, le beau jeu. Peut-être parce que je n'avais pas moi-même de grandes qualités techniques lorsque j'étais joueur ! » • Le classement actuel du Havre ne vous amène-t-il pas à le regretter ? « Si, j'avoue qu'il m'arrive de me poser la question. Le jeu que je prône est-il adapté à la Ligue 2 ? Je n'irai pas jusqu'à dire que nous aurions dû montrer un visage plus défensif, mais certaines fois, nous aurions peut-être gagné en nous contentant d'être efficaces. Quelquefois, un bon ballon dégagé en tribunes, ça ne fait pas de mal. »
    • L'heure des retrouvailles avec Metz a sonné. Au match aller, vous aviez évoqué un adversaire chanceux. Beaucoup y ont lu une critique du jeu messin... « Je le répète, Metz a parfois eu de la chance. Chez nous, notamment : nous bénéficions peut-être d'un penalty généreux, mais sur l'ensemble du match, nous avions dominé. Il faut dire les choses comme elles sont. Maintenant, il ne faut pas y voir une critique gratuite. La chance ne vous sourit pas sur toute une saison. Si les Messins sont déjà en Ligue 1, c'est avant tout parce qu'ils avaient les qualités pour. J'ai d'ailleurs envoyé un message de félicitations à Francis De Taddeo après leur victoire à Amiens. »
    • Ce match face au leader peut-il constituer un tournant pour Le Havre ? « Je ne sais pas... Nous irons à Metz pour gagner, simplement parce que nous n'avons plus le choix. Le challenge est excitant : ils n'ont jamais perdu à domicile, ils ont la meilleure défense du championnat, ils sont en tête depuis longtemps, etc. »

     

     

    April 25

    Et, maintenant ??? Doutes et incertitudes

    Site officiel : 50-50 pour François  

     Julien François est incertain pour la réception du Havre vendredi.
    Le milieu de terrain des Grenats Julien François est incertain pour la réception du Havre ce vendredi. Touché à la hanche, il pourrait déclarer forfait. « C’est du 50-50 », selon son entraîneur Francis De Taddeo qui envisage pour le remplacer de faire appel à Dino Djiba, Stéphane Leoni ou encore Luis Delgado. Le second, de retour de blessure, a joué une heure avec l’équipe B ce week-end sans rencontrer le moindre problème.
    Le numéro 5 messin n’était pas le seul à manquer à l’appel ce matin. Babacar Gueye, qui souffre d’une petite déchirure musculaire, sera indisponible au minimum deux semaines. Malick Diop (pointe à la cuisse) et Cheikh Gueye, toujours malade, ont été exemptés de même que Franck Béria (talon).
    Momar N’Diaye, quant à lui, ne pourra pas jouer ce week-end en raison d’une légère distension du ligament interne du genou. Il devrait pouvoir retrouver l’entraînement en début de semaine prochaine.

    R.L. :

    Béria, une fin de loup

    En fin de contrat, Franck Béria quittera probablement le FC Metz à l'issue de la saison. En attendant de préciser ses choix d'avenir, le défenseur affiche encore des ambitions sous le maillot grenat.

    Il faut encore avoir les dents longues, jusqu'au bout. Vouloir tout prendre, ne rien laisser aux autres. La saison passée, on ne nous a fait aucun cadeau... » Parole d'un survivant. Franck Béria, 24 ans le 23 mai prochain, n'a pas oublié d'où il revient. Galère sportive, ambiance délétère, l'ensemble parachevé par la relégation en Ligue 2 au printemps 2006. D'où, sans doute, cet appétit manifesté, près d'un an plus tard. Accession en poche, titre de champion en ligne de mire. Le défenseur ne lâche rien. Va jusqu'à se trouver d'autres défis, plus personnels ceux-là : « Si je joue jusqu'à la fin du championnat, je ne devrais pas être loin des cent matches en professionnels, coupe et championnat confondus. » Un cap, oui. Et un tournant, puisque tout porte à croire que le joueur vit (plus que) probablement ses dernières heures sous le maillot grenat. A un mois de l'échéance de son contrat avec le FC Metz, Franck Béria n'a, en effet, toujours pas levé le voile sur son aspiration, ni-même donné suite à l'invitation aux négociations lancées par ses dirigeants, avant la trêve déjà... D'aucuns lui prêtent un avenir lillois, aux côtés de son compagnon de formation, Ludovic Obraniak. D'autres évoquent son arrivée sous le maillot sochalien. Lui se contente d'un bref « je sais ce que je vais faire », en réponse à la curiosité ambiante, plus marquée depuis que l'équipe de Francis De Taddeo est allée cueillir son billet pour l'accession, vendredi soir à Amiens. « Un très grand moment, qui va nous permettre de terminer sans pression négative, estime le défenseur. Je préfère être à ma place qu'à celle de Caen ou de Strasbourg. Maintenant, nous avons la chance de pouvoir nous concentrer exclusivement sur le titre. Nous le voulons tous celui-là. » La récompense pourrait intervenir dès après-demain, sur la pelouse de Saint-Symphorien. Tout dépendra ici de l'issue de la confrontation avec Le Havre. En attendant l'éventuelle consécration, Franck Béria tient déjà sa satisfaction à bras-le-corps : « Cette saison, dit-il, j'ai pris mon pied. Le temps est passé très vite comparé à l'année dernière...» Trente titularisations ­ pallier qu'il avait déjà atteint au terme de l'exercice 2005-2006 ­ le placent parmi les joueurs les plus utilisés depuis le 29 juillet. Une régularité qui en dit long sur les dispositions actuelles de l'arrière latéral : « Je me sens très bien. Je me suis nourri de cette ambiance pour me refaire une santé, physique et psychologique. »
    « Oui, j'ai le sentiment d'avoir progressé. Mais je ne veux pas m'arrêter là. » Les propos, ambitieux, ouvrent grand la porte à l'interprétation. Franck Béria la referme : « Ce qui est important, aujourd'hui, c'est que nous remportions le titre. Après, et après seulement, on pourra parler de moi. » Certains, du côté de Saint-Symphorien, n'attendent que cela.

    Un doute pour François

    Touché à la hanche, la semaine dernière à Amiens, Julien François n'a toujours pas retrouvé le groupe messin. Le milieu de terrain s'est jusqu'ici contenté de trottiner. Hier, il devait passer une échographie pour préciser l'étendue de sa blessure. Le résultat devrait permettre à Francis De Taddeo de se prononcer sur la participation de son joueur au match contre Le Havre, après-demain à Saint-Symphorien. Pour le reste, et à l'exception de Babacar Gueye, indisponible pour une quinzaine de jours (cuisse), l'entraîneur messin devrait pouvoir compter sur tout le monde. Absents hier encore, Franck Béria (talon), Cheikh Gueye (malade) et Malick Diop devrait en effet pouvoir tenir leur place.

     

     

     

    April 24

    Metz, premier de cordée (FF)

     

    FF :

    À Amiens, au pied de la tribune sud du stade de la licorne, où s'était massée la cinquantaine de supporters lorrains célébrant un retour en Ligue 1 acquis grâce à une victoire (0-2) en terrain picard, les Messins ont retrouvé les automatismes du bon vieux temps. Mais  la chenille ne fait que passer. L'heure n'est pas aux débordements exaltés. Dans les vestiaires, sous le regard déçu et envieux de l'Amiénois Nicolas Raynier, Julien Cardy s'essaie bien à quelques pas de danse et Oumar Sissoko sacrifie au rituel en réunissant autour de la table les Grenat pour une' chanson dont il assure la scansion : « L'année prochaine, on va jouer en ligue 1 à Saint-Symphorien. On n'a pas peur de Lyon ! »

    Passé ce moment de communion, un Messin en quête d'ivresse interroge: «Il 1 est où le champagne ? » Seuls les yeux pétillent, la courte célébration se faisant à l'eau. Par superstition, les festivités n'étaient de toute façon pas au programme du soir, mais pour fin mai, lors du dernier match de la saison, à domicile, contre Gueugnon. Francis De Taddeo, le maître du bel ouvrage, s'est effacé, laissant ses joueurs tenter de profiter du moment et baptiser cameramen 1 et photographes. « Le bonheur, c'est le regard des joueurs», apprécie le coach, qui, par la même occasion, s'est évité un bain auquel n'a pu échapper Cyril Serredszum, son adjoint. « Ils sont contents d'eux, fiers de leur club, de leur comportement et du travail accompli, ça se voit dans leur regard. »

    Le décryptage s’imposerait presque car l’ambiance est rapidement retombée. Il y a bien un Laurent Agouazi hilare et presque aphone, qui ne cesse de répéter : «  c’est un truc de fou. »Mais Metz et la perspective d’une belle nuit mosellane sont encore à plus de trois heures de route et la délivrance du billet pour la Ligue 1 relève presque de la formalité. Un compostage pour l’élite qu’ils retrouvent avec joie contenue et le sentiment du devoir accompli grâce à une victoire –dont ils avaient fait un point d’honneur- sur les terres d’un prétendant à la montée. »On avait été laborieux Depuis quelques semaines, on voulait donc mettre les points sur les « i », explique Christophe Marichez, le capitaine du FC Metz, avant de verser enfin dans une douce euphorie : «  on a saisi l’opportunité de monter à cinq journées de la fin, c’est quand même exceptionnel ! On va savourer. »A voir, car, insatiables, les Messins ont encore des cibles en ligne de mire. « On ne veut surtout pas fausser le championnat. Maintenant qu’on a atteint l’objectif principal, il nous en reste encore quatre : devenir champion, en terminant avec le plus grand nombre de points, la meilleure défense et le record du plus petit nombre de défaites. Autant tout rafler aujourd’hui et ne rien laisser pour demain », se délecte Cardy, le fin gourmet. Content mais pas contenté, Metz veut faire encore sauter les records avant le bouchon de champagne.

     

    Metz, premier de cordée…

    Comme en 2002-03, le club de Carlo Molinari n'aura passé qu'une saison en Ligue 2 avant de retrouver l'élite. Il mise à présent sur ses jeunes pour éviter de revivre le cauchemar d'une relégation.

    Un peu sur le mode évangélique, les derniers (de la saison 2005-06) sont donc remontés les premiers. Mais le mystère, cette fois, aura été infime, tant les Messins ont survolé cet exercice qui leur permet de signer superbement leur retour dans une élite qu'ils avaient honteusement quittée avec une lanterne rouge accrochée dans le dos. Premiers sans interruption depuis la huitième journée, les joueurs de Francis De Taddeo ont réussi leur pari de rester dans l'ascenseur et de remonter illico. Comme il y a quatre ans, lors de la première chute d'une formation lorraine qui entamera, l'été prochain, sa 57e saison en Ligue 1. Pourtant, au cœur de l'intersaison 2006, alors que la troupe, préparait sa saison à Vichy, personne n'aurait osé croire à une telle issue. En cure, le FC Metz s'est toutefois refait une santé. Un groupe régénéré par la promotion de jeunes Lorrains et agrémenté par des joueurs de qualité revanchards y est né, acquérant de la maturité au fil des matches sous les ordres d'un De Taddeo pourtant néophyte. Une croissance accélérée par une dynamique victorieuse initiée dès la première journée et un succès à Gueugnon (1-0), obtenu à l'arraché alors que l'effectif avait été renouvelé à 90 % et partait dans l'inconnu. Les ingrédients de la bonne recette lorraine sont déjà présents: une défense à cinq hermétique, une abnégation hors norme et une attaque à l'accent sénégalais en verve. Le tout saupoudré d'un brin de réussite, ferment des succès à venir. « Nous avons mis la pression sur les autres équipes, car nous nous sommes déclarés outsiders. C'était le cas: avec quatorze changements (pour trente mouvements au total), ce n'était pas évident de trouver l'amalgame », reconnaît, trente-deux journées plus tard, le capitaine Christophe Marichez, promu gardien n° 1 en début d'exercice.

    De Taddeo est sans complexe. Face à des concurrents guettant la baisse de régime du déchu, le club lorrain, outsider autoproclamé et pourtant patron d'emblée, fait bloc et maintient sa cadence infernale, jouant, à l'étage inférieur, le rôle d'un OL. Redoutable d'efficacité et d'imperméabilité, selon un scénario bien rodé : marquer tôt, gérer ensuite. « La première moitié de saison, tout nous réussissait, témoigne Julien Cardy, la plaque tournante. On a écœuré les autres équipes. » Bien encadrée par les Diop, Marichez, François et donc Cardy, la jeunesse messine des Béria, Bassong, Obraniak, Cissé, Agouazi et des deux Gueye, qui a fait ses premières armes dans le grand bain de la L1, ne s'en laisse pas compter. Pas de place pour la prétention, seulement pour l'ambition et la rédemption. « La saison dernière, on avait été sortis sans rien faire. Cette fois, on a eu la chance de bien commencer, rappelle la gâchette Babacar Gueye, seize buts au compteur, encore marqué par cette dernière saison en L1 à exorciser. On a réussi à tenir le rythme. »

    Et quel rythme ! Vingt et une victoires pour seulement dix nuls et deux défaites malgré une reprise après la trêve hivernale un peu plus poussive au lendemain du départ du maître à jouer, Ludovic Obraniak, pour Lille.

    L écrasante supériorité messine suscite néanmoins son lot de réticences, notamment sur un jeu manquant de flamboyance et porté par une rare puissance athlétique. Des critiques qui piquent au vif plus d'un Messin. « Ne prendre que quatorze buts, ce n'est pas le fruit du hasard. Après, on peut toujours dire que le jeu défensif, ce n'est pas beau, mais la défense est un art. Pour moi, le FC Metz défend avec une certaine qualité artistique, ironise De Taddeo. Metz est la deuxième meilleure attaque. Je ne nourris aucun complexe par rapport au style de jeu. On peut dire que je ressemble au PSG d'Ivic ou d'Artur Jorge, cela me convient très bien. Je ressemble surtout au FC Metz, qui a toujours une défense difficile à manœuvrer et de grands attaquants. »

    Quatre joueurs d'expérience attendus. Le garant de la tradition maison, qui a façonné Pouget, Pires ou Saha, peut être satisfait de son opération remontée qui assure la survie d'un club qui a « fonctionné avec un budget de L1 et des recettes de L2 » (Carlo Molinari) et qui n'aurait peut-être pas résisté à une seconde saison à ce niveau. « Cette montée couronne tout le travail des personnes qui se sont arrachées pour remettre ce club où il était et montrer que ce qui s'était passé l'année dernière était un accident, salue Francis De Taddeo. C'est une grande fierté pour moi d'avoir mené ce groupe qui a grandi très vite. Gare à la vieillesse maintenant. »

    Au futur proche, donc. Car, si le FC Metz est toujours en lice pour le titre de champion et l'établissement de nouveaux records pour baliser son passage express, la précocité de ce ticket pour l'élite a précipité les chantiers de l'été. Ils devront évidemment s'articuler autour de cette jeunesse triomphante qui ne va pas manquer d'être sollicitée. Daniel Gygax, le milieu offensif prêté par le LOSC sans option d'achat, va repasser par le Nord et Franck Béria, le défenseur formé au club, n'a encore jamais accepté de discuter d'une éventuelle prolongation alors qu'il est en [m de contrat. « La saison prochaine ne sera pas comme celle-là. Il faut se remettre au travail pour être à la hauteur, appelle déjà Babacar Gueye, un buteur très convoité qui doit rencontrer prochainement les dirigeants. La plupart des joueurs qui sont là ont envie de continuer avec le club. » Pour s'en donner les moyens et assurer le maintien, quatre arrivées de joueurs d'expérience sont envisagées. « Avant de penser à tout ça, on a besoin de libérer nos énergies malmenées par la saison dernière, la pire de ma carrière, évacue dans un premier temps le président Molinari, qui évalue son prochain budget aux alentours de 23 M€. Il y aura forcément des départs, mais la question du maintien de Francis De Taddeo ne se pose pas. Il fait partie du FC Metz depuis tellement longtemps que l'on souhaite bâtir un projet sur quatre, cinq ans dont il serait l'architecte. »Afin d'effacer définitivement cette douloureuse blessure encore vivace, vieille de moins d'un an.

    • L'ENTRAÎNEUR

    Francis De Taddeo

    Si la saison de Metz a ressemblé à une tournée du patron, elle le doit en grande partie à son entraîneur à la casquette. A bientôt cinquante ans, après dix années dans l'ombre grenat vierges de toute expérience avec des pros, l'homme du sérail est sorti de sa réserve pour succéder à un Joël Muller rincé et affecté par la descente. I:accoucheur de talents messins a élargi son groupe à la CFA et l'ancien barman a obtenu la quintessence de ses jeunes pousses et de ses quelques joueurs de bouteille.

    • LES HOMMES CLÉS

    Julien Cardy, 25 ans, milieu, 31 matches, 6 buts

    Relayeur et passeur patenté, le pitchoun toulousain, arrivé en Lorraine à l'intersaison, n'a cessé de dynamiser l'entre jeu messin par sa technique, son agressivité et son coup (J'œil. Piston de la locomotive grenat dont il est devenu le leader technique et moral après le départ d'Obraniak, il s'est vu confier les clés de l'animation par De, Taddeo. Infatigable travailleur de l'entre jeu, le blondinet s'est même découvert des talents de buteur.

    Babacar Gueye, 21 ans, attaquant,

    32 matches, 16 buts

    A tout juste vingt et un ans, le vif attaquant sénégalais a changé de statut. Son entente avec son compatriote et compère d'attaque Papiss Cissé lui a permis d'affoler les défenses de Ligue 2 (28 buts à eux deux) et de faire oublier son maigre capital parmi l'élite: sept buts en trois saisons. Calme et posé, le longiligne buteur de sang-froid, lancé en L 1 il Y a quatre ans comme un successeur d'Adebayor, a profité de cette saison à l'étage inférieur pour faire preuve d'une régularité décisive et franchir un palier. Christophe Marichez, 32 ans, gardien, 33 matches

    I’ ancien gardien niortais pourrait presque se demander s'il n'a pas changé de poste, tant les occasions de rechercher le ballon dans ses filets auront été rares. Numéro 3 la saison passée, il s'est vu attribuer le premier rôle et le brassard.

    Petit gabarit, tonique, le doyen, avec son compère Pape Malik Diop (32 ans l'un et l'autre), a rassuré ses jeunes partenaires et apporté sa pierre à l'édification du mur lorrain (seulement 14 buts encaissés). Julien François, 27 ans, milieu, 29 matches, 2 buts .Engagé pour sécuriser le milieu, l'ancien capitaine de Grenoble, parti tenter l'aventure pro hors du nid faute d'avoir pu s'y imposer, a fait un retour gargantuesque dans son club d'origine. Sa taille (1,93 m) et son expérience ont largement contribué à stabiliser I’ équipe messine. Dans l'entre jeu ou en défense, la tour de contrôle a considérablement pesé

    • LES 28 JOUEURS UTILISÉS Marichez (33 matches), Bassong (32), B. Gueye (32), Cardy (31), Diop (31), Béria (30), Cissé (29), François (29), Agouazi (27), C. Gueye (26), Delhommeau (23), Leoni (21), Obraniak (20), N'Diaye (17), Renouard (14), Aguirre (9), Delgado (6), Gygax (5), Diakité (4), Gomez (4), Lanteri (3), Bong (2), Bocandé (1), Bonnefoy (1), Contout (1), Djiba (1), Farina (1), Walasiak (1).

    • LES 11 BUTEURS

    B. Gueye (16 buts), Cissé (12), Cardy (6), Agouazi (3), Aguirre (2), François (2), Gygax (2), Obraniak (2), Diop (1), N'Diaye (1), Renouard (1). c.s.c.:

    Deroff (Strasbourg).

    ·    LES DIX DERNIÈRES

    SAISONS DE METZ t 1996-97 (L 1): 5'.

    1997-98*(L1): 2'.

    1998-99* (L 1): 10'.

     1999-2000* (L 1): 11'. t 2000-01* (L 1): 12'.

     2001-02* (L 1): 17' (relégué). t 2002-03 (L2) : 3' (promu).

     2003-04 (L 1): 14'.

     2004-05 (L 1): W.

     2005-06 (L 1) : 20' (relégué). t 2006-07 (L2) : 1"** (promu).

    * Saison à 78 clubs. ** Après 33 journées.

    Chiffres

    6

    C’est sur les dix dernières saisons, le nombre de clubs qui, comme Metz, sont remontés en L1 un an seulement après avoir été relégués à l’échelon inférieur, à savoir Nancy(1er de L2 en 1997-98), Toulouse(3ème en 1999-2000), Montpellier ( 3ème en 2000-01), Strasbourg ( 2ème en 2001-02), Metz déjà (3ème en 2002-03) et Le Mans( 2ème en 2004-05).Rappelons que Strasbourg, relégué en L2 il y a un an et actuellement sur le podium de la L2, pourrait lui aussi prochainement imiter les Lorrains dans cet aller-retour express.

    La saison continue tant qu'elle n'est pas terminée....

    R.L. :

    Quinze jours d'arrêt pour Babacar Gueye

    Six des joueurs titulaires, vendredi à Amiens, n'ont pas participé, hier matin, aux premiers travaux de la semaine. Sur la liste des absents : Franck Béria (talon), Sébastien Bassong (excusé), Christophe Marichez (dos), Cheikh Gueye (malade), Julien François (hanche) et Babacar Gueye (cuisse). L'attaquant sénégalais avait quitté la pelouse du stade de la Licorne au bout de huit minutes de jeu, en raison d'une douleur à la cuisse gauche. Le week-end et un examen médical ont permis de rassurer l'entraîneur sur la période d'indisponibilité de son joueur, qui redoutait de devoir faire une croix sur la fin de saison : « Il souffre d'une élongation, c'est moins grave que prévu. Il pourra peut-être reprendre d'ici quinze jours. » Le meilleur buteur messin sera quoi qu'il en soit absent, vendredi pour la réception du Havre.
    Prochains entraînements des Messins : aujourd'hui et demain (9h30), jeudi (16h).

    En vacances le 30 mai

    Les Messins seront en vacances le 30 mai au soir. C'est ce qu'a annoncé hier leur entraîneur, précisant que la semaine qui suivrait le dernier match de championnat, le 25 contre Gueugnon, serait déjà mise à profit pour préparer la saison prochaine.
    Le match amical programmé contre l'équipe nationale du Luxembourg, le 30 à Canach, servira donc de premier test. « Nous n'avons pas de temps à perdre. Il faudra travailler dur physiquement. La Ligue 1 exigera plus de nous à ce niveau », explique Francis De Taddeo.
    Le début des opérations est fixé au lundi 25 juin.

    Carlo Molinari : « Toutes les bonnes raisons de positiver »Soulagé par la brièveté du passage de son club en Ligue 2, Carlo Molinari y décèle les garanties d'un « tremplin » pour l'avenir. « A nous de mettre toutes les chances de notre côté » explique le président du FC Metz.

    Président, qu'avez-vous ressenti au coup de sifflet final, vendredi à Amiens ? « Du bonheur, et une forme de soulagement. Vivre une saison de plus en Ligue 2 aurait été très pénalisant pour un club comme le FC Metz, notamment dans le domaine des finances. Parce qu'il ne faut pas oublier que nous avons continué à fonctionner comme un club de Ligue 1, les recettes en moins. »
    Retrouver l'élite à cinq journées de la fin du championnat, c'est... « Remarquable. Et cela va nous offrir un temps de réflexion précieux pour préparer la suite des événements. Nous devons accompagner notre projet sportif, nous donner les moyens de générer de nouvelles possibilités financières. »
    La réussite des joueurs est aussi celle de leur entraîneur. Comment réagissez-vous lorsque Francis De Taddeo indique qu'il ne sait pas encore s'il sera à la tête de l'équipe la saison prochaine ? « Mais bien sûr qu'il sera là ! Je n'ai aucun doute à ce sujet. Francis a besoin d'être rassuré, tout simplement. »
    Et il peut l'être ? « Oui. Je dis bravo aux joueurs pour ce qu'ils réalisent, mais je n'oublie pas que Francis a été l'élément déterminant. Le retour en Ligue 1 récompense son investissement personnel, ses compétences. Il faut bien mesurer la valeur de ce qui se passe en ce moment, et concernant Francis, ne pas réfléchir à moyen terme. Nous allons lui confier la mission de préparer une équipe compétitive. Attention, ça ne veut pas dire faire venir des mercenaires... Je me souviens d'une époque pas si lointaine où notre recrutement avait été accueilli dans l'enthousiasme général. Nous avions commis de grosses erreurs et tout le monde a vu où elles nous ont menés. Aujourd'hui, nous voulons travailler dans la continuité avec, entre autres, l'outil que représente notre centre de formation. »
    Depuis quelques jours, un certain nombre de rumeurs circulent pourtant avec insistance, évoquant le départ probable de plusieurs joueurs... « Il faut balayer ce pessimisme malvenu ! Aujourd'hui, nous avons toutes les bonnes raisons de positiver. Et quoi qu'il en soit, des départs, des arrivées, il y en aura toujours. Je reprends ici une formule de Francis De Taddeo, "la force c'est l'équipe". Cette saison doit nous servir de tremplin. Qu'on nous foute un peu la paix avec toutes les interrogations négatives ! »
    Êtes-vous en mesure de confirmer le départ de Franck Béria ? « Non, je ne peux pas. Mais inversement, s'il avait voulu rester, il nous l'aurait fait savoir non ? A priori, sa décision est prise mais je n'en sais pas plus. Et quelle qu'elle soit, nous ferons avec. Quand Ludovic Obraniak est parti à Lille, certains prédisaient que nous allions droit à l'échec... C'est sûr, j'aurais aimé qu'il reste, j'aimerais que Franck reste, mais voilà, on ne peut pas empêcher les joueurs de tenter leur chance ailleurs. Et aujourd'hui, cela ne doit pas atteindre nos ambitions. Si le FC Metz était fragile, il n'en serait pas là à cette heure. »
    Bref, vous restez optimiste ? « Oui. La dynamique enclenchée au début de la saison, la mentalité de ce groupe mis en place par Francis De Taddeo, notre projet, cet ensemble de choses doit nous permettre de poursuivre la reconstruction. »
    Où se situera l'ambition messine la saison prochaine ? « Continuer à travailler pour donner une autre dimension à l'équipe, au club. A nous de mettre toutes les chances de notre côté pour y parvenir, pour reconquérir notre public... Cela ne se fera pas sans efforts. Ni sans l'aide des collectivités. »
    Vous lancez un appel ? « Oui. Nous avons besoin d'une forme de reconnaissance et d'un coup de pouce pour nous aider à nous envoler. »

    Site officiel :

    La Ligue 1 c’est aujourd'hui !   Les Messins se sont tellement battus pour obtenir leur accession rapidement qu’il serait stupide de ne pas en profiter. Trois jours seulement après Amiens, De Taddeo a donc expliqué à ses hommes qu’il fallait se préparer à la L1.

    Ambiance détendue, ce matin aux abords du vestiaire des Grenats. Le soleil brillait autant dans le ciel que dans les cœurs messins apaisés par la victoire obtenue à Amiens, ou plutôt par sa conséquence : Metz effectue son retour parmi l’élite. « Nous étions encore un peu dans l’euphorie ce matin, avoue Christophe Marichez. Comme tout au long de cette saison, il y a un sentiment de joie auquel s’ajoute celui d’avoir accompli notre devoir. Même s’il nous reste à aller chercher le titre, nous avons atteint notre objectif prioritaire. » « Il y a ce sentiment légitime de fierté du côté des joueurs, confirme Francis De Taddeo. Pour nous, staff, c’est aussi une fierté d’avoir pu conduire ces garçons tout au long de la saison. A côté de cela, nous avons reçu énormément de messages de félicitations, je tiens à témoigner à leurs auteurs toute notre amitié et nos remerciements. » L’élève messin a obtenu les félicitations du jury. Diplôme en poche, il est tout sourire. Pourtant, l’heure est déjà aux révisions.
    Pas un jour à perdre
    Avant de rejoindre les pelouses d’entraînement, le coach mosellan a expliqué à ses troupes comment allaient se dérouler les dernières semaines de cette saison 2006/2007. « J’ai passé un message important aux joueurs ce matin, explique-t-il. Je leur ai dit que nous n’avions pas un jour à perdre. Bien sûr, il faut savourer, être satisfaits de ce que nous avons fait et partager ce bonheur avec les gens qui nous aiment. Mais dans le même temps, nous devons nous remettre tout de suite sous pression car la Ligue 1, c’est aujourd’hui. Je pense qu’ils l’ont bien compris. Nous allons utiliser ce mois de mai pour nous préparer et être à fond dès le mois d’août. »
    Première étape, le « biodex », avec qui les joueurs avaient rendez-vous juste après la séance matinale. Cet appareil permet de jauger les capacités musculaires. Les résultats serviront à établir des programmes de travail correspondant aux points forts et points faibles de chacun. Le but : atteindre un niveau physique optimal à l’ouverture du championnat. « Nous demandons aux joueurs un maximum d’implication, enchaîne De Taddeo. Il y aura sans doute des matches difficiles d’ici la fin de la saison car nous allons faire de la musculation. Cette saison, nous étions bien sur le plan physique mais je pense qu’on peut faire encore mieux. » Après la dernière journée de championnat, le 25 mai, les Grenats ne seront pas en vacances. Ils termineront par un match amical contre le Luxembourg et seront libres le 30 au soir. La reprise de l’entraînement est prévue le 25 juin.
    Ces dispositions, prévues depuis quelques temps, sont à la hauteur du challenge qui attend les Messins. Retrouver la Ligue 1 immédiatement représentait déjà un défi d’envergure, y faire bonne figure l’an prochain paraît tout aussi important pour ce groupe aux vertus éprouvées. « C’était un bon apprentissage d’être en Ligue 2, considère Laurent Agouazi. Monter est une étape parmi tant d’autres. Nous avons remis les pendules à l’heure. Maintenant, c’est à nous de nous construire un bel avenir. Personnellement, j’ai hâte de voir ce dont je suis capable en Ligue 1. J’ai bon espoir que la plupart des joueurs restent. Il faut progresser tous ensemble, garder cet état d’esprit et nous serons capables de belles choses. » Il semblerait qu’au FC Metz, le stage de préparation d’avant saison ait lieu un peu plus tôt que d’habitude…

    Elongation pour Gueye ?   Babacar Gueye passera des examens dans les jours à venir. Il est probable qu'il ne souffre que d'une élongation.

    Blessé au bout de quelques minutes, Babacar Gueye avait quitté les siens lors de la rencontre Amiens – Metz de vendredi dernier. Il passera des examens prochainement afin de constater l’étendue de sa blessure. Le staff messin se montre toutefois relativement confiant à son égard. Il pourrait ne souffrir que d’une élongation, alors qu’on craignait une déchirure. Ce type de blessure entraîne une quinzaine de jours d'arrêt.
    Autres absents de la séance de lundi matin : Cheikh Gueye, malade; Julien François, qui souffre d’un coup reçu à la hanche; Christophe Marichez, d’une douleur dorsale et Franck Béria du talon.

    Les Messins auront entraînement mardi et mercredi matin à 10h, jeudi à 16h.

    Les résultats du week-end   Les 16 ans sont qualifiés pour la phase finale du Championnat de France.
    CFA : Metz 0-0 Lille
    Stade Delaitre, environ 250 spectateurs
    Avertissement à Liard (35°) pour Lille
    Auteurs d’une belle prestation, les hommes de José Pinot n’ont pas réussi à venir à bout du LOSC. Il faut dire que le buteur du match aller, Momar N’Diaye, est sorti au bout de quelques minutes, touché au genou. Malgré de nombreuses offensives, les Grenats ne sont pas parvenus à trouver le chemin des filets. Un match nul qui laisse des regrets compte tenu de la qualité de jeu affichés par ces derniers.
    L’équipe messine : Sissoko – Delgado, Schmisser, Mangane, Leoni (puis Walter 64°) – Betsch, Thomas, Turnau – N’Diaye (puis Françoise 7°), Lantéri (puis Farina 80°), Contout
    18 ans nationaux : Metz 1-1 Nancy

    16 ans nationaux : Metz 3-0 Sedan

    Buts de Reydel, Kheli et Songo’o
    Avec cette victoire, les Messins sont qualifiés pour la phase finale du Championnat de France National des moins de 16 ans.
    15 ans honneur : Thionville 0-1 Metz

    13 ans honneur niveau A : Magny 0-3 Metz
    13 ans honneur niveau B : Villerupt 0-4 Metz B

     

    April 23

    Garder les têtes près du bonnet...Objectif : le titre !

    Site officiel :

    Mission accomplie pour les -16 ans
    FC METZ 3-SEDAN 0
    Mi-temps : 1-0. Buts : Reydel (34e), Kehli (50e), Songo'o (71e). Les jeunes Messins ont décroché leur billet pour les phases finales du championnat de France. Etouffés, les Sedanais s'inclinaient une première fois suite à un coup franc excentré. La passe d'Haddadji était reprise par Reydel qui ouvrait la marque (34e). En début de seconde période, Kehli profitait d'une déviation de la tête de Songo'o pour doubler la mise (50e). Le même Songo'o inscrivait le troisième but messin. Fostier, côté droit, lui offrait un superbe ballon qu'il contrôlait avant de le catapulter au fond des filets sedanais (71e).
    Derby sans vainqueur pour les -18 ans
    FC METZ - NANCY : 1-1

    Arbitre : M. Mike. Mi-temps : 0-0. Buts pour Metz : Arquin (49e, csc) ; pour Nancy : Mpassi (48e).
    La première période ne proposait pas énormément d'occasions franches, même si la reprise de volée de Pouye aurait mérité meilleur sort (23e), tout comme le coup franc d'Andres bien dégagé par Triches, le portier nancéien (25e). Celui de Pjanic connaissait le même sort (29e) et la tête de Gestede ne trouvait pas le cadre (45e).
    La rencontre s'animait en début de seconde mi-temps. Nancy parvenait à surprendre les protégés d'Olivier Perrin. Taubira servait Mpassi qui ouvrait la marque pour les Meurthe-et-mosellans (48e). La réaction messine ne se faisait pas attendre puisque dans la minute suivant, ils étaient à l'attaque. Aribi centrait fort devant le but et voyait le malheureux Arquin inscrire un but contre son camp (49e). Les Nancéiens avaient la possibilité de reprendre l'avantage puisque l'arbitre leur accordait un penalty après une faute de Degré sur Domoraud. Le gardien messin se faisait pardonner son erreur en arrêtant le tir de N'Diaye (64e). Les Mosellans poussaient en fin de partie. Une tête de Bourgeois rasait le poteau nancéien (83e) et celle d'Anastassowa s'écrasait dessus (88e).

    R.L. :

    Questions pour un leader

    Son accession en Ligue 1 entérinée vendredi à Amiens, Metz va désormais devoir s'attaquer aux questions qui entourent son retour au sein de l'élite.

    Reste cinq matches. Cinq rendez-vous à honorer, à l'issue desquels le FC Metz pourra faire ses valises à destination d'une élite qu'il a officiellement retrouvée vendredi, au détour de son succès à Amiens. Au mieux, il le fera avec l'étiquette du champion de France de Ligue 2. Depuis plusieurs semaines, l'ambition n'est plus un secret. Christophe Marichez et ses coéquipiers – aux commandes du championnat depuis le mois de septembre – y sont légitimement attachés. Sans remettre la valeur du titre en cause, celui-ci pourrait néanmoins abandonner une partie de son intérêt dans les semaines à venir. N'est-ce d'ailleurs pas déjà le cas, moins de soixante-douze heures, à peine, après les deux buts de Papiss Cissé, synonymes d'accession ? La question est posée. Et elle n'est pas la seule à faire irruption dans le quotidien du leader messin.
    Concentrées sur le terrain, hier, ces interrogations ont entamé leur transhumance. Francis De Taddeo avait, ici, été le premier à mettre le pied au-delà des frontières tracées par la liesse de la réussite sportive.

    « J'attends qu'on me propose explicitement d'être l'entraîneur du FC Metz [...]. Je veux bien tout donner, mais à condition qu'il y ait une contrepartie. Que je ne sois pas le seul à prendre des risques », disait-il dès vendredi, son année de contrat restante sous le coude. Des mots posés avec habileté, comme souvent au fil d'une saison de communication maîtrisée. Le terme approchant, l'entraîneur a clairement fait le choix de l'anticipation. Dire plutôt que taire, les besoins, les attentes. Dire avant qu'il ne soit trop tard. Comme pour Franck Béria ?... La rumeur, longtemps freinée par les priorités du quotidien, a refait surface : le défenseur devrait poursuivre sa carrière ailleurs que sous le maillot grenat. C'est, en tout cas, ce que pouvaient laisser sous-entendre ses propos dans les couloirs du stade de la Licorne, à Amiens. « J'en parlerai d'ici à quelques jours. » Cette semaine donc ? Destination Lille ? Sochaux ? Injoignables hier, les dirigeants messins et le joueur lui-même, n'ont pas eu l'occasion de répondre aux questions.
    S'il venait à se confirmer, le départ de Franck Béria pourrait inciter Francis De Taddeo à lever sa garde. D'autant plus que le joueur n'est pas le seul concerné dans le vestiaire. Le nom de Babacar Gueye, meilleur buteur messin à cette heure, a souvent échappé au filet des bruits de couloirs. Mais là encore, pas de certitudes officielles.
    Celles-là nécessiteront peut-être encore un peu de temps. Le temps de savourer le soulagement lié à l'issue de la saison ? Le temps de décrocher le titre de champion ? Une chose est sûre : on en connaît sans doute aujourd'hui plus sur le projet Grenat 2010 que sur l'été qui se prépare à Metz.

    Franck Béria en Ligue 1 la saison prochaine, c'est une certitude. A Metz, ça l'est beaucoup moins.

    Derby sans vainqueur

    FC METZ - NANCY : 1-1

    Arbitre : M. Mike. Mi-temps : 0-0. Buts pour Metz : Arquin (49e, csc) ; pour Nancy : Mpassi (48e).
    La première période ne proposait pas énormément d'occasions franches, même si la reprise de volée de Pouye aurait mérité meilleur sort (23e), tout comme le coup franc d'Andres bien dégagé par Triches, le portier nancéien (25e). Celui de Pjanic connaissait le même sort (29e) et la tête de Gestede ne trouvait pas le cadre (45e).
    La rencontre s'animait en début de seconde mi-temps. Nancy parvenait à surprendre les protégés d'Olivier Perrin. Taubira servait Mpassi qui ouvrait la marque pour les Meurthe-et-mosellans (48e). La réaction messine ne se faisait pas attendre puisque dans la minute suivant, ils étaient à l'attaque. Aribi centrait fort devant le but et voyait le malheureux Arquin inscrire un but contre son camp (49e). Les Nancéiens avaient la possibilité de reprendre l'avantage puisque l'arbitre leur accordait un penalty après une faute de Degré sur Domoraud. Le gardien messin se faisait pardonner son erreur en arrêtant le tir de N'Diaye (64e). Les Mosellans poussaient en fin de partie. Une tête de Bourgeois rasait le poteau nancéien (83e) et celle d'Anastassowa s'écrasait dessus (88e).

     

     

     

    April 22

    Le plus dur commence : l'attente du verdict, du couronnement!!

    TABLEAU DE BORD

    D'un match à l'autre. Hier : repos pour les joueurs du match Amiens Ñ Metz. Aujourd'hui : repos. Demain : reprise de l'entraînement (horaire à déterminer).
    Les trois prochaines journées. Vendredi 27 avril (20h30) : Metz Ñ Le Havre (34e journée), vendredi 4 mai (20h) : Ajaccio Ñ Metz (35e journée), vendredi 11 mai (20) : Metz Ñ Grenoble (36e journée).
    A l'infirmerie. Bonnefoi, Bong, Belson, François, B. Gueye.

    CFA : FC METZ - LILLE OSC : 0-0

    Stade Delaitre (Marly). Temps ensoleillé. Pelouse correcte sans plus. Environ 250 spectateurs. Arbitre : M. Dupuy (Rhône-Alpes). Avertissements à Lille : Liard (35e).
    METZ : Sissoko ­ Delgado, Schmisser, Mangane, Léoni (puis Walter, 64e) ­ Betsch, Thomas (cap), Turnau ­ N'Diaye (puis Françoise, 7e), Lantéri (puis Farina, 80e), Contout. Entraîneur : José Pinot.
    LILLE : Pichon ­ Moro-Mve (puis Nini, 65e), Taravel, Rami, Marien ­ Liard, Leclerq (puis Beuzerga, 64e), Ewane-Elong (cap), Obino ­ Touré, Makiese. Entraîneur : Pascal Plancque.

    Obraniak : « Beaucoup d'émotions »

    Il n'était pas à Amiens, mais c'était tout comme... Ludovic Obraniak, 20 matches jusqu'en janvier, avant de partir à Lille, a largement participé à l'accession.

    Ludovic, vous n'étiez pas au stade vendredi soir... « Non, j'ai préféré ne pas y aller, j'avais un match à Monaco le lendemain et je suis maintenant à 200 % pour mon nouveau club. Mais j'ai regardé le match à la télé avec un copain. Et je dois dire que c'était assez spécial pour moi... »
    • Quelles sensations ?
    « Beaucoup, beaucoup d'émotions en fin de rencontre. J'étais vraiment super heureux pour mes anciens équipiers. Beaucoup de choses me sont alors revenus à l'esprit, la galère de la saison dernière, tout ce que nous avions réussi à faire ensemble jusqu'à mon départ. »
    • Des regrets ?
    « D'être parti, non, parce que je savais ce que j'allais perdre mais aussi ce que j'allais gagner. Simplement le regret de ne pas pouvoir faire la fête avec eux en fin de match. Ils m'ont appelé depuis le bus, je les ai tous eus au téléphone. On a prévu de se voir tous ensemble, prochainement. Ca va être un grand moment... »

    Metz : le résultat d'une alchimie

    La réussite du FC Metz, officiellement en Ligue 1 depuis vendredi soir, c'est avant tout celle de tout un groupe sorti de nulle part et construit de main de maître par Francis De Taddeo.

    Depuis vendredi soir, 22h25 environ, le FC Metz est donc en Ligue 1. Onze mois après l'avoir quittée la tête basse et le moral dans les chaussettes. Ou comment passer du cauchemar au rêve, puis du rêve à la réalité en quelques coups de baguette magique, tours de passe-passe et autres secrets d'alchimiste. Face à pareille réussite, on ne peut qu'être admiratif ! Le plomb qui pesait dans toutes les godasses, il a su l'instiller dans toutes les cervelles des footballeurs qu'il avait d'abord soigneusement triés sur le volet. Et le transformer finalement en or... Ce tour de magie, il faut croire que seul Francis De Taddeo, qui avait troqué son tablier de patron de bar qu'il fut naguère, contre celui d'un druide étonnamment inspiré, pouvait l'opérer. Bravo et merci pour tout.
    En quelques mots, en quelques mois, Franck Béria, l'un des rares finalement à être passé de l'enfer au paradis, synthétise parfaitement le scénario. « Si nous somme descendus la saison dernière, ce n'était pas un hasard, si nous sommes remontés, un an plus tard, ce n'est pas un hasard non plus... ». A lire entre les lignes, des mots chargés de sous-entendus. Pas un hasard ? Modeste, ou faux modeste, comme on voudra, le coach s'en amuse. Ce groupe renouvelé dans les grandes largeurs, ces jeunes qui montent en puissance, ces anciens qui retrouvent leurs esprits et ces recrues, qu'ils jouent ou pas, qui se fondent dans le décor, c'est évidemment lui, en grande partie. « La chance du débutant... », dira-t-il. Le gros lot, oui. Et d'ajouter... « En L1, je le serais aussi ». Une phrase qui lui a échappé. De Taddeo, entraîneur du FC Metz la saison prochaine, ce n'est après tout pas encore une information que le club a pris la peine de divulguer. Mais elle sonne comme une évidence. « Nous discutons », prendra-t-il la peine de préciser. Un tantinet gêné. Carlo Molinari, qui sait ce qu'il lui doit, n'est tout de même pas assez sot pour ne pas poursuivre l'aventure avec lui.
    Il est donc loin le temps du scepticisme ! De toutes ces questions qui hantaient les coulisses, qui taraudaient les esprits. De Taddeo, Muller, Ettorre, la conjugaison des trois pourra-t-elle marcher ? Eh bien oui... La résolution des contradictions internes chère à Karl Marx a fonctionné à plein. La dialectique version grenat.
    Car cette accession, c'est avant toute chose la réussite d'un groupe en acier inoxydable, staff compris. « C'est l'état d'esprit qui nous a conduits là. On l'a eu du début à la fin... », souligna Christophe Marichez, le capitaine. Qui vanta encore les mérites de tout un chacun. Ceux qui jouaient et ceux qui ne jouaient pas. « Tout le monde a répondu présent ! ». Oumar Sissoko, le gardien abonné au banc, lui répondait presque en écho... « Les remplaçants ont toujours apporté ce qu'on attendait d'eux. C'est la victoire d'un groupe, des grands, des petits, des jeunes, des vieux. De tout le monde... » « Et des jeunes provenant du centre de formation en particulier », ajouta Laurent Agouazi. « Aux trois-quarts, nous venons de là, nous avons une moyenne d'âge de 22 ans et demi... Et pourtant, nous avons constitué une équipe très mature. » La preuve...

     

     

    April 21

    Le sacre de Metz

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    De Taddeo ne veut pas voir son club pillé!

    L'entraîneur de Metz tout juste promu en Ligue 1 affirmé déjà qu'il ne veut pas voir son club jouer «le pigeon de service» en laissant partir ses meilleurs joueurs, comme cela fut si souvent le cas dans son histoire. «Le club passe pour le pigeon de service, il est régulièrement dépouillé, a ainsi regretté Frédéric De Taddeo. Que Ludovic Obraniak soit parti (à Lille), soit. Mais là, le joueur n'a rien gagné. Pour sa progression, je lui avais dit qu'il devait rester à Metz et je pensais qu'il le ferait. Le FC Metz n'a pas plus gagné. A 1,2 million d'euros c'est cadeau ! Et le cadeau, c'est Lille qui l'a reçu. Les dirigeants doivent montrer aux joueurs qu'ils sont appréciés. L'effectif ne doit pas être dépecé. Les dirigeants doivent faire leur maximum pour conserver leurs joueurs.» Joël Muller, directeur sportif, a déjà annoncé que son défenseur latéral Franck Béria aurait un bon de sortie en fin de saison.

    Francis De Taddeo laisse par ailleurs planer un doute sur sa présence à la tête de l'équipe la saison prochaine: «Je ne sais pas si je serai entraîneur du club l'an prochain. Je n'ai peut-être pas les compétences pour exercer en L1. Mais je pourrais aller ailleurs en L1 ou même repartir dans la formation ou prendre un club en National». Avant de prendre la tête de l'équipe professionnelle en début de saison, de Taddeo était le patron de la formation à Metz. (Avec AFP)

     

    Journal l'Equipe :

    CARLO MOLINARI, le président du FC Metz, savoure la remontée en L 1 mais prévient déjà : son club jouera le maintien.
    « Nous ne sommes pas riches »
    « QUE RESSENTEZ-VOUS, alors que Metz va retrouver la Ligue 1 ?
    – Une très forte émotion intérieure. C’est une récompense majeure pour l’investissement du staff, des joueurs, des dirigeants, qui nous permet d’oublier la saison catastrophique de l’année dernière. Pendant quarante ans, on n’est descendus que deux fois. On ne peut pas prétendre qu’on est un club de L 2.
    – La saison dernière est-elle vraiment oubliée ? La fracture avec une partie du public, qui a sifflé parfois même les soirs de victoire, ne semble pas résorbée…
    – C’est vrai que le public n’a pas répondu à nos attentes. On doit être à un petit 11 000 spectateurs de moyenne (11 262, troisième meilleure affluence de L 2 derrière Caen et Strasbourg). En 2002-2003, on avait fini à 13 000. Il y a effectivement une petite rupture de confiance. On doit le reconquérir mais il faut aussi que le public comprenne que s’il marque son désintérêt, ce n’est pas la meilleure manière d’avoir une équipe compétitive. On n’a peut-être pas l’équipe la plus spectaculaire du Championnat mais faut-il être spectaculaire et terminer sixième ou être réaliste et retrouver la L 1 ?
    – Depuis dix ans, Metz a du mal à tenir son rang en L 1. Qu’allez-vous faire pour que votre club soit plus compétitif ?
    – Déjà il faut bien se rendre à l’évidence que, depuis dix ans, le foot a changé. Beaucoup d’argent est arrivé. Mais nous ne sommes pas riches et ceux qui ont les mêmes moyens que nous ne sont pas meilleurs. L’objectif que l’on peut se fixer, c’est d’être l’un des premiers parmi les clubs moyens.
    – Ce qui veut dire que vous êtes voués à jouer le maintien…
    – La deuxième partie du tableau, c’est une évidence économique. Mais cela ne veut pas dire qu’on est sans ambitions. On ne revient pas en L 1 la queue entre les jambes.
    – Si le club a besoin de ressources, pourquoi n’ouvrez-vous pas le capital ?
    – On souhaite effectivement élargir le capital mais on n’a pas M. Pinault ou Canal +, dans la région. On sera donc condamnés, comme une dizaine de clubs, à jouer un rôle moins important que dans les années où tout le monde était à peu près sur la même ligne, où la grande partie des recettes venait du guichet et des subventions. Aujourd’hui, elles viennent surtout de la télé mais comme la répartition est pour beaucoup liée au classement, il y a un déséquilibre.
    – Vous n’avez aucune proposition d’investisseur ?
    – Non. On sait bien que s’il y en avait, on ne fermerait pas la porte. On est ouverts à tout mais à condition d’amener ce qu’il faut. Parce qu’il y a des gens qui s’imaginent qu’avec 1 million d’euros, ils peuvent devenir un partenaire important du club… On a besoin de beaucoup plus que cela.
    – Quel sera votre budget la saison prochaine ?
    – Autour de 22, 23 millions d’euros. Donc, on sera encore entre le seizième et le dix-neuvième budget.
    – Vous avez annoncé en janvier le “Projet grenat 2010”, qui prévoit l’agrandissement du stade Saint-Symphorien, la construction d’un hôtel et d’un centre d’affaires, avec pour objectif un budget de 40 millions d’euros d’ici à trois ans. Où en êtes-vous ?
    – Pour l’instant, au stade des consultations. Il nous faut déjà obtenir un bail emphytéotique de la ville pour être “propriétaires” de nos installations. D’autre part, on a besoin de trouver des investisseurs privés. On travaille mais, à mon avis, on ne sera pas prêts avant 2010-2011, si toutefois cela se fait.
    – Serez-vous obligés de vendre un ou deux joueurs à l’intersaison pour des raisons financières ?
    – Pas forcément deux. Un, oui (voir par ailleurs). Il faut qu’on soit créatifs, qu’on ait un bon staff, un entraîneur qui fait confiance aux jeunes, qui ne demande pas des joueurs venus d’ailleurs. Avec l’équipe que l’on a, on a la chance de pouvoir progresser dans les deux ou trois ans qui viennent. »

    Déjà  des incertitudes

    À PEINE REVENU en Ligue 1, Metz doit déjà se poser plusieurs questions sur le profil de son équipe la saison prochaine. Sur celui de son entraîneur, d'abord. Francis De Taddeo a réussi sa mission, mais l'ancien directeur du centre de formation, qui n'a plus qu'un an de contrat, reste flou sur son avenir. "Je ne suis pas obligé d'entraîner en L 1, assure+il. Cela peut me faire du bien, mais aussi du mal. J'irai si j'ai des garanties, si je sens qu'il y a un engagement fort. »Véritable interrogation ou habile communication? En tout cas, Carlo Molinari n'a toujours pas évoqué de prolongation de contrat avec lui. « Avec Francis, je n'en ai même pas besoin, élude le président messin. Il fait partie intégrante du FC Metz. Bien sûr qu'on va lui proposer de resigner, c'est une évi­dence. Je pense même qu'il pourrait être dans le futur à la fois entraîneur et directeur technique. " La durée du contrat fera partie de mon analyse comme la "constructibilité" (sic) du projet, répond De Taddeo. Le club est dans une fragilité extrême. » Si ce dernier acceptait le rôle qu'a imaginé pour lui son président, le poste de Joël Muller serait aussi à redéfinir.

    L'ancien entraîneur, devenu directeur sportif, pourrait devenir "conseiller du président », selon Molinari, "un peu comme Bernard Lacombe à Lyon ». À moins qu'il n'ait envie de retrouver un banc la saison prochaine ...

    Béria et Gueye partants?

     S'il reste sur le banc messin, De Taddeo souhaite "garder tous les joueurs du noyau fort ». Plusieurs éléments en fin de contrat ne seront pas conservés et Daniel Gygax, prêté par Lille, devrait aussi s'en aller puisque sa venue n'était pas assortie d'une option d'achat. Autre départ annoncé, celui du latéral droit Franck Béria, qui n'a pas donné suite aux propositions de prolongation de son club et qui pourrait rejoindre Sochaux ou Lille. "Son départ est pratique­ment consommé », avoue Molinari. Babacar Gueye pourrait également s'en aller: "S'il est vraiment demandé, on étudiera son départ », concède son président. Pour le remplacer, De Taddeo a repéré l'attaquant de Louhans-Cuiseaux (N)  Alexis Allart, vingt ans. C'est d'ailleurs vers ce type de joueurs, jeunes et bon marché, que Metz devrait se tourner. De Taddeo souhaite un joueur de plus par ligne et un gardien, sorte de « numéro 1 bis» derrière Marichez. Le retour de Robert Pires, qui a indiqué récemment qu'il aimerait terminer sa carrière à Metz, semble par contre encore improbable. « Je vais l'appeler un de ces jours, dit Molinari. Mais j'ai eu David Terrier (le joueur de Créteil est un proche de Pires) qui m'a dit qu'il ne lui en avait pas parlé. »

     

    Metz en apothéose

    Leader incontesté de la L2, le FC Metz a validé hier sa montée en L1.La saison prochaine, le club lorrain jouera sa 57è saison dans l’élite.

    Amiens - de notre envoyé spécial

    PAS DE SCÈNE DE JOIE effrénée ni de course folle. Au coup de sifflet final, les Messins se sont arrêtés avec la simple satisfaction du devoir accompli. Il y avait bien longtemps que tout était plié, leur montée comme la victoire à Amiens (2-0), lequel a laissé passer une occasion de s~ rapprocher du podium. Quelques secondes plus tard, les vainqueurs .étaient quand même devant leurs supporters pour fêter ce bonheur. La place du FC Metz est bien en ligue 1.

    Si on en doutait après leur dernière saison, catastrophique, les Lorrains l'ont prouvé en survolant leurs neuf mois de L 2. Leur victoire, hier, a ressemblé à ce parcours: ils ont marqué tôt, sur un beau mouvement collectif (12"), puis tué le suspense sur un contre d'école (24'), les deux fois avec Cissé à la conclusion.

    Plus tard, dans le vestiaire, Julien Cardy et Christophe Marichez rassemblaient tout le monde autour d'une table pour un chant de victoire mené par le gardien remplaçant, Oumar Sissoko. « On est en Ligue 1 ! On n'a pas peur de Lyon! » Scandèrent vingt Messins survoltés, aspergeant d'eau photographes et cameramen. « J'ai déjà vécu des moments comme ça (avec Toulouse en 2003) mais je les savoure comme il se doit, souriait Cardy. Je sais que cela peut être, exceptionnel dans une carrière. »

    Un titre et des records ?

    Très vite, dans la saison, la maîtrise collective de cette équipe a surpris, parce que Metz avait bouleversé son  effectif à l'intersaison avec plus de trente mouvements de joueurs. Pour remonter, Metz s'est appuyé sur ses jeunes (Agouazi, Béria, Bassong, Cissé, les deux Gueye), des anciens revanchards (Léoni, François) et trois patrons (Cardy, Diop, Marichez). Et même au moment où son leadership semblait menacé, avant et après le départ de Ludovic Obraniak, Metz a tenu bon. »Le plus important, je crois, c’est qu’on a bien su gérer les moments difficiles dans notre saison », estimait Babacar Gueye. Premier depuis la 8ème journée, Metz était trop fort. » On s’attendait à une saison difficile mais on a fait un bon début qui nous a mis dans une dynamique positive et notre rythme de croisière est resté assez impressionnant », savourait Julien François. Il est aussi difficile de ne pas voir dans cette réussite collective, le succès d’un staff et de son entraîneur principal, qui vivait sa première saison sur le banc d’une équipe professionnelle. »Pas que la mienne, dit Francis De Taddeo .C’est la réussite de tout le monde au club. On a un centre de formation de qualité et on a montré que ce travail là pouvait être une assurance- vie. On a toujours bien travaillé au centre et, pendant dix ans, on s’est demandé à quoi cela servait. »

    Désormais, l’horizon des Messins est simple : un titre de champion de L2, qu’ils pourraient obtenir dès vendredi prochain. Alors Metz s’est déjà fixé d’autres objectifs. Depuis que la deuxième division est à 20 clubs(1998), le Lille de Vahid Halihodzic (1999-2000) est une référence qui n’a jamais été dépassée. Pour l’instant, les Messins sont dans les temps du record de points (83) comme du plus petit nombre de défaites (5) et de buts encaissés (25).Si ça les intéresse, on ne voit pas pourquoi ils n’y arriveraient pas.

    Tel un TGV

    Tel un TGV…

    Le FC Metz, en atteignant son objectif premier, a, lui aussi, battu un record de vitesse, mais surtout, pris un avantage conséquent sur ses poursuivants immédiats et va donc pouvoir, sereinement, préparer l’accession à l’étage du dessus, tout en ne négligeant pas ce qui devrait être la cerise sur le gâteau de cette saison : un titre, fut-il n’être que celui de L2, le titre de Champion de cette division devrait –logiquement- récompenser un groupe qui, même s’il n’est, parait-il pas le plus spectaculaire de cette division, s’avère avoir été, jusqu’à présent, celui qui a le plus respecté « l’esprit » qui devrait animer chaque membre d’un club sportif : repousser ses propres limites chaque jour, avancer !

    Je l’avoue : au mois de Mars, j’étais assez inquiet, parce que, avec les négociations qui s’engageaient avec certains joueurs, on sentait bien que certaines têtes étaient ailleurs et qu’il pouvait arriver n’importe quoi à tout moment !

    L’esprit du groupe a été le plus fort, grâce à Francis De Taddeo et Joël Muller, qui connaissaient le danger d’une telle période et qu’il fallait faire prendre conscience aux uns et aux autres que le pain n’était pas encore cuit, bien qu’il s’avérait être un pain béni par les circonstances et la réussite !

    Bref, à cette heure, savourons !

    Savourons quoi, au fait : un retour à la maison d’origine, de laquelle nous avons été chassé, expulsé même, tels ceux de 1940 : condamnés à l’exil et à regarder souvent la petite lucarne pour pouvoir avoir accès à des bouts de matchs, parce que les horaires, hein, les horaires ne permettent pas un accès normal à ce qui est notre passion !

    Lors de la descente annoncée de l’an passé, je m’étais bien promis, comme certains ici,  de ne plus mettre les pieds à Saint Symphorien, tant que nous n’aurions pas réintégré notre étage légitime : l’impression d’être floué, considéré comme le cochon de payant jamais payé de retour, enfin…Plein de sombres ressentiments m’habitaient, qui cohabitaient avec la colère légitime envers ceux qui étaient censés nous représenter sur le carré vert !

    Avec le déroulement de la saison, et malgré l’incompréhensible sous médiatisation du club, j’ai senti qu’il se passait quelque chose au niveau de ce groupe qui, s’il n’a pas le meilleur gardien, les meilleurs défenseurs, milieux ou attaquants, ce groupe était une équipe, une vraie, qui prouvait, en étant presque toujours au top de sa volonté, que un plu un, cela pouvait, en certaines circonstances, faire le chiffre trois !

    Et je me suis mis à rêver : si les supporters se mettaient au diapason, on pourrait faire encore mieux encore !

    Hélas, la lecture du forum officiel de ce club rend moins optimiste : le nombre de « post » détournés de leur sujet originel, le non respect des autres, comme dans la société actuelle, me laissent songeur quant à la possibilité d’une possible fédération des forces destinées à faire progresser le club !

    Loin de chercher l’union, ceux qui s’expriment la bas, cherchent à tout prix à jouer les originaux branchés, vampires assoiffés de la reconnaissance particulière, quitte à ce qu’elle soit aux dépends des autres !

    Peu de créateurs, beaucoup de pseudos zappeurs que l’on sent beaucoup plus proches des box de jeux que de la réalité du terrain sportif !

    Arriverons-nous un jour à transformer ces états d d’esprits peu propices à une saine progression ? L’avenir le dira, mais j’ai toujours quelques doutes !

    Je disais donc que je m’étais promis de ne pas mettre les pieds au stade tant que nous n’aurions pas réintégré « notre » place légitime de L1 : aujourd’hui, c’est fait et, dès le prochain match, je réintègrerai ma place au café de Nancy, afin de vérifier si le petit noir est sucré, si la bière est toujours aussi bonne !

    Bonne journée à toutes et à tous

    Bienvenue chez vous! Que la chenille devienne papillon et prenne son envol!

    L'Equipe :

    Peut-être plus que la joie, c'est le soulagement qui a envahi les vestiaires du FC Metz à l'issue de la victoire à Amiens (2-0), synonyme de montée en L1 la saison prochaine. Pour Francis De Taddeo surtout, le triste souvenir de la descente l'an passé est désormais oublié : «On n'était pas forcément très inquiet, on savait qu'on avait plusieurs chances, on pouvait se rattraper. Mais c'était bien de pouvoir terminer ce championnat dès la première occasion. Les souffrances endurées depuis le début de la saison sont terminées et les joueurs vont maintenant pouvoir se projeter vers le titre. Mais le plus important est là. Ce soir c'était vital pour le club, important pour la carrière de ces jeunes joueurs, important pour certains de se rattraper après la descente de l'année dernière, de tirer un trait sur ce qui s'était passé

     

    Soulagement aussi pour le président, Carlo Molinari, qui pense à ses finances : «Aujourd'hui, on va faire dans la modestie, comme on a su le faire depuis le début de la saison. C'est vrai que c'est une soirée particulière, on est assuré de jouer en L1 la saison prochaine. Mais la fête, on la garde pour nos supporteurs. Je suis surtout soulagé parce que le club avait besoin de monter en L1 pour un tas de raisons, surtout financières. On a fonctionné avec un budget de L1 et des recettes de L2. Il y avait forcément une impasse

    Peut-être plus que la joie, c'est le soulagement qui a envahi les vestiaires du FC Metz à l'issue de la victoire à Amiens (2-0), synonyme de montée en L1 la saison prochaine. Pour Francis De Taddeo surtout, le triste souvenir de la descente l'an passé est désormais oublié : «On n'était pas forcément très inquiet, on savait qu'on avait plusieurs chances, on pouvait se rattraper. Mais c'était bien de pouvoir terminer ce championnat dès la première occasion. Les souffrances endurées depuis le début de la saison sont terminées et les joueurs vont maintenant pouvoir se projeter vers le titre. Mais le plus important est là. Ce soir c'était vital pour le club, important pour la carrière de ces jeunes joueurs, important pour certains de se rattraper après la descente de l'année dernière, de tirer un trait sur ce qui s'était passé


    Soulagement aussi pour le président, Carlo Molinari, qui pense à ses finances : «Aujourd'hui, on va faire dans la modestie, comme on a su le faire depuis le début de la saison. C'est vrai que c'est une soirée particulière, on est assuré de jouer en L1 la saison prochaine. Mais la fête, on la garde pour nos supporteurs. Je suis surtout soulagé parce que le club avait besoin de monter en L1 pour un tas de raisons, surtout financières. On a fonctionné avec un budget de L1 et des recettes de L2. Il y avait forcément une impasse

    Peut-être plus que la joie, c'est le soulagement qui a envahi les vestiaires du FC Metz à l'issue de la victoire à Amiens (2-0), synonyme de montée en L1 la saison prochaine. Pour Francis De Taddeo surtout, le triste souvenir de la descente l'an passé est désormais oublié : «On n'était pas forcément très inquiet, on savait qu'on avait plusieurs chances, on pouvait se rattraper. Mais c'était bien de pouvoir terminer ce championnat dès la première occasion. Les souffrances endurées depuis le début de la saison sont terminées et les joueurs vont maintenant pouvoir se projeter vers le titre. Mais le plus important est là. Ce soir c'était vital pour le club, important pour la carrière de ces jeunes joueurs, important pour certains de se rattraper après la descente de l'année dernière, de tirer un trait sur ce qui s'était passé


    Soulagement aussi pour le président, Carlo Molinari, qui pense à ses finances : «Aujourd'hui, on va faire dans la modestie, comme on a su le faire depuis le début de la saison. C'est vrai que c'est une soirée particulière, on est assuré de jouer en L1 la saison prochaine. Mais la fête, on la garde pour nos supporteurs. Je suis surtout soulagé parce que le club avait besoin de monter en L1 pour un tas de raisons, surtout financières. On a fonctionné avec un budget de L1 et des recettes de L2. Il y avait forcément une impasse
    Peut-être plus que la joie, c'est le soulagement qui a envahi les vestiaires du FC Metz à l'issue de la victoire à Amiens (2-0), synonyme de montée en L1 la saison prochaine. Pour Francis De Taddeo surtout, le triste souvenir de la descente l'an passé est désormais oublié : «On n'était pas forcément très inquiet, on savait qu'on avait plusieurs chances, on pouvait se rattraper. Mais c'était bien de pouvoir terminer ce championnat dès la première occasion. Les souffrances endurées depuis le début de la saison sont terminées et les joueurs vont maintenant pouvoir se projeter vers le titre. Mais le plus important est là. Ce soir c'était vital pour le club, important pour la carrière de ces jeunes joueurs, important pour certains de se rattraper après la descente de l'année dernière, de tirer un trait sur ce qui s'était passé


    Soulagement aussi pour le président, Carlo Molinari, qui pense à ses finances : «Aujourd'hui, on va faire dans la modestie, comme on a su le faire depuis le début de la saison. C'est vrai que c'est une soirée particulière, on est assuré de jouer en L1 la saison prochaine. Mais la fête, on la garde pour nos supporteurs. Je suis surtout soulagé parce que le club avait besoin de monter en L1 pour un tas de raisons, surtout financières. On a fonctionné avec un budget de L1 et des recettes de L2. Il y avait forcément une impasse

    Peut-être plus que la joie, c'est le soulagement qui a envahi les vestiaires du FC Metz à l'issue de la victoire à Amiens (2-0), synonyme de montée en L1 la saison prochaine. Pour Francis De Taddeo surtout, le triste souvenir de la descente l'an passé est désormais oublié : «On n'était pas forcément très inquiet, on savait qu'on avait plusieurs chances, on pouvait se rattraper. Mais c'était bien de pouvoir terminer ce championnat dès la première occasion. Les souffrances endurées depuis le début de la saison sont terminées et les joueurs vont maintenant pouvoir se projeter vers le titre. Mais le plus important est là. Ce soir c'était vital pour le club, important pour la carrière de ces jeunes joueurs, important pour certains de se rattraper après la descente de l'année dernière, de tirer un trait sur ce qui s'était passé


    Soulagement aussi pour le président, Carlo Molinari, qui pense à ses finances : «Aujourd'hui, on va faire dans la modestie, comme on a su le faire depuis le début de la saison. C'est vrai que c'est une soirée particulière, on est assuré de jouer en L1 la saison prochaine. Mais la fête, on la garde pour nos supporteurs. Je suis surtout soulagé parce que le club avait besoin de monter en L1 pour un tas de raisons, surtout financières. On a fonctionné avec un budget de L1 et des recettes de L2. Il y avait forcément une impasse

    Peut-être plus que la joie, c'est le soulagement qui a envahi les vestiaires du FC Metz à l'issue de la victoire à Amiens (2-0), synonyme de montée en L1 la saison prochaine. Pour Francis De Taddeo surtout, le triste souvenir de la descente l'an passé est désormais oublié : «On n'était pas forcément très inquiet, on savait qu'on avait plusieurs chances, on pouvait se rattraper. Mais c'était bien de pouvoir terminer ce championnat dès la première occasion. Les souffrances endurées depuis le début de la saison sont terminées et les joueurs vont maintenant pouvoir se projeter vers le titre. Mais le plus important est là. Ce soir c'était vital pour le club, important pour la carrière de ces jeunes joueurs, important pour certains de se rattraper après la descente de l'année dernière, de tirer un trait sur ce qui s'était passé


    Soulagement aussi pour le président, Carlo Molinari, qui pense à ses finances : «Aujourd'hui, on va faire dans la modestie, comme on a su le faire depuis le début de la saison. C'est vrai que c'est une soirée particulière, on est assuré de jouer en L1 la saison prochaine. Mais la fête, on la garde pour nos supporteurs. Je suis surtout soulagé parce que le club avait besoin de monter en L1 pour un tas de raisons, surtout financières. On a fonctionné avec un budget de L1 et des recettes de L2. Il y avait forcément une impasse
    Site officiel :

    Bravo !

    Alors qu'il reste plus d'un mois de compétition, les Messins ont composté leur billet pour la première division et de quelle manière ! Ce déplacement à Amiens s'annonçait périlleux, ils l'ont transformé en festival. Chapeau !

    Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas du côté de Saint-Symphorien. Il y a un an jour pour jour, les protégés de Carlo Molinari connaissaient leur funeste destin. Aujourd'hui, ils sont également en avance sur tout le monde mais le constat est autrement plus réjouissant. Au soir la 33ème journée, les hommes de Francis De Taddeo sont assurés de rejoindre une élite qu'ils n'auront donc quittée qu'une saison. Comme il y a quatre ans, lorsque la bande à Proment avait terminé sur la troisième marche à la faveur d'un 4-0 infligé à Gueugnon une semaine après avoir manqué sa chance... à Amiens.

    Intenable Cissé
    Théâtre des courtes désillusions lorraines en 2003, le stade de la Licorne a été celui de son éclatante suprématie en 2007. Bien que très tôt privés de leur meilleur buteur*, les Mosellans ont porté d'entrée deux coups fatals à leur adversaire. Cela grâce à un Papiss Cissé dans tous les bons coups et une confiance visiblement au zénith. Le quart d'heure de jeu n'était même pas atteint quand celui-ci ouvrit la marque au terme d'une action remarquablement amenée par son ainé Malick Diop. Plus habitué à fréquenter sa propre surface, le roc sénégalais a débordé côté droit afin d'offrir un but qui échappa d'abord à Renouard, mais pas à Cissé (0-1, 12°). Sur ce coup-là, le onze grenat avait fait admirer sa circulation de balle.
    Il en fut de même quelques instants plus tard, mais Renouard écrasa trop sa frappe (15°). Gygax, dans la foulée, s'essaya à une frappe de 20 mètres qui mit Merville dans l'embarras (21°). Puis, alors que les Picards avaient cru pouvoir égaliser par Heitzmann (22°), le héros de Châteauroux délivra un centre parfait qui échappa d'abord à Merville... mais pas à Cissé (0-2, 24°). Si bien qu'à la demi-heure de jeu, il ne restait plus grand chose du suspense de cette partie.
    Les Messins, pour qui défendre un score est une spécialité, ont revisité un classique de leur saison :  Une fin de match émaillée d'occasions adverses souvent bien construites, mais jamais au fond. Il y eut toujours un pied messin pour détourner le ballon du but de Marichez, quand ce n'était pas ce dernier qui sauvait les siens (56° et 58°, sur deux coups-francs des locaux). Preuve s'il en fallait que rien ne pouvait empêcher cette équipe de monter. Caen ayant une fois de plus baissé sa garde, devant Créteil (défaite 4-3), Metz peut être sacré champion de Ligue 2 dès la semaine prochaine face au Havre, à Saint-Symphorien. Vraiment, les saisons se suivent et ne se ressemblent pas...

    Amiens 0-2 Metz
    Buts de Cissé (12° et 24°)
    Stade la Licorne, 10638 spectateurs

    * Babacar Gueye, blessé à la cuisse, a dû céder sa place à Sébastien Renouard au bout de huit minutes.

    Amiens-Metz les réactions   Le vestiaire messin débordait de joie à l'issue de la rencontre. Et les couloirs du stade de la Licorne de journalistes soucieux de recueillir les réactions des premiers promus en Ligue 1 de la saison à venir. A cette occasion, le président Molinari s'est montré élogieux à l'égard de son entraîneur.

    Carlo Molinari : « En début de saison, à l'intérieur du club, nous nous étions fixé comme objectif de remonter mais nous n'avons jamais laissé transpirer la moindre prétention. La façon dont nous avions été relégués nous avait traumatisés et nous n'avions pas le courage d'affirmer clairement notre volonté. Je pense qu'il faut rendre hommage à Francis De Taddeo qui a cru en le groupe qui a été formé. On ne peut que le féliciter. Je lui tire un grand coup de chapeau. Même s'il a été aidé par tout un staff, il a su avoir le bon feeling. Les joueurs m'ont surpris par leur investissement, leur sérieux et leur attitude de travail. Ils sont restés solidaires tout au long de l'année, même ceux qui ne jouaient pas ou peu, cela prouve que la gestion du groupe faite par Francis a été formidable. »

    Francis De Taddeo : « Nous avions en nous cette détermination à l'image de Malick Diop qui amène le premier but ou de Papiss Cissé, qui a retrouvé le chemin des filets après une période de frustration. Pourtant, le début de la partie n'avait pas été à notre avantage, puisque Babacar Gueye s'était de suite blessé. L'ouverture du score nous a bien installés dans le match. Je vois dans les yeux des joueurs qu'ils sont contents d'eux, fiers de ce qu'ils réalisent et cela me rend très heureux. Cette montée vient également récompenser le travail effectué en interne au club et ce à tous les étages. Nous avions envie de remettre ce club au niveau où il était, de montrer que la saison passée était un accident et qu'au FC Metz, on sait y faire. Désormais, je pense que les joueurs ont énormément à cœur de décrocher le titre. » Papiss Cissé : « C'était le match parfait pour tout le monde et en particulier pour moi. Marquer ces deux buts m'a fait très plaisir. Et en pus, ce sont les buts qui nous permettent de monter. Je vois que mes coéquipiers sont contents grâce à ça, alors je le suis moi aussi. Dans le vestiaire, l'ambiance était superbe, nous voulons que cela continue comme cela. (Questionné sur son premier but) On peut dire que c'est bien Malick qui m'a fait une passe décisive. C'est la première fois que cela arrive ! Là vraiment, je me suis dit qu'il fallait absolument que je la mette au fond car sinon, cela allait être coton pour moi tout au long de la semaine suivante. »

    R.L. :

    C'est la chenille qui redémarre...

    Les Messins ont fêté comme il se doit la remontée en Ligue 1. Sur la pelouse et dans le vestiaire. Avec un maître mot, la fierté... Et la volonté de marquer désormais l'histoire en battant tous les records de Ligue 2 !

    En quarante ans, on est descendu deux fois, on est remonté deux fois aussi vite, ça prouve que la place du FC Metz est en Ligue 1. » Signé Carlo Molinari. Bousculé par Julien Cardy – « C'est un fou celui-là, mais on va le garder ! » – félicitant ses joueurs avec une belle sincérité – « Merci Séb » en s'adressant à Sébastien Renouard–, prenant bien soin de souligner tout le travail effectué depuis le mois de juillet par Francis De Taddeo, le président est aux anges. Une joie mesurée, contenue, mais une joie très intense qui lui a fait oublier le cauchemar vécu la saison dernière. « La pire que j'aie jamais connue... »
    Carlo Molinari peut être fier. Comme peuvent l'être tous les Messins qui ont participé à l'aventure. Le match à peine terminé, la victoire face à Amiens entérinée, tous se sont dirigés vers le virage qui accueillait les supporters Grenat. Première communion... Aussi sobres avant la rencontre qu'excités après. La tension évacuée, le rêve atteint, la fête pouvait commencer. Scènes classiques de joueurs en liesse. S'embrassant, sautillant de joie. Et puis le must messin, celui qui rappelle les grandes heures du club, l'époque des PP flingueurs, les Pires, Pouget and Co. C'est la chenille qui redémarre. Comme un symbole de la splendeur retrouvée.
    La communion, les joueurs la vécurent de nouveau dans le vestiaire. Oumar Sissoko à la baguette... Autre symbole. Pas une minute de jeu en Ligue 2 cette saison. Mais pas le moins heureux. Il est là, frappe sur la table, est repris en chœur. « On est en Ligue 1, on va jouer contre Marseille, contre Lyon, on a pas peur. » L'ambiance monte d'un cran. L'eau se déverse, la tradition se respecte... Francis De Taddeo, qui a déjà gagné des titres chez les jeunes, avait anticipé la manœuvre. Il est resté sagement dans le couloir. La chemise est intacte, le pantalon aussi. Il savoure à sa manière. Ses premiers mots, au coup de sifflet final ? « C'est bien, je suis content... » Presque les seuls. Presque surréaliste. Quelques minutes plus tard, il s'attarde plus volontiers... « Ce que je ressens surtout ? C'est de voir que les joueurs sont heureux, je lis beaucoup de fierté ans leur regard. C'est ma récompense... » Le coach messin, fidèle à son image, n'en fera pas trop. Soulignera qu'il est très fier d'être l'entraîneur de ces joueurs-là. Sans perdre de son humour... « L'équipe a grandi très vite. Mais il faut faire attention, la vieillesse nous guette... » Sous-entendu, remettons-nous au travail très vite.
    C'est déjà demain. Cinq matches au compteur et d'autres challenges en vue. Francis De Taddeo a potassé ses archives. Ses joueurs ont compris le message. Julien Cardy, qui a quitté la L1 avec Toulouse et qui la retrouve aussi vite, lui a prêté une oreille attentive. « On va tenter de marquer l'histoire... » Premier objectif, dès vendredi, face au Havre. En cas de victoire, Metz deviendrait déjà, à quatre journées de la fin, champion de Ligue 2. Et puis les titres de meilleure défense (22 à battre) du club ayant marqué le plus de points (83, Lille, à battre) et du club ayant concédé le moins de défaites (5) leur tendent les bras.
    Partis comme ils sont, avec l'état d'esprit qui les anime, c'est sûr, Metz n'en a pas fini.

    Metz monte en flèche

    A cinq journées de la fin, les Messins scellent leur fabuleux destin à la faveur d'une franche victoire devant Amiens (0-2). Ligue 1, les revoilà !

    Retour en grâce. Un an et neuf jours après l'avoir quittée au tournant d'une sortie parodique devant Troyes (2-4), point culminant d'une saison vouée aux quolibets, le FC Metz a renoué avec l'élite, hier soir, sur le terrain d'Amiens. Cela ne doit rien à l'effet de surprise : positionné en tête du classement depuis la 8e journée, pourvu d'une avance douillette sur ses poursuivants immédiats, et pour tout dire sûr de son affaire, le leader s'est comporté en tant que tel. Il a satisfait au plus vite à l'impératif de résultat qui lui imposait de récolter un minimum d'un point pour toucher au but. En toute logique, il est allé au-delà du minimum. L'avidité avec laquelle ils se sont engouffrés dans le match ne tolère aucun doute, aucun soupçon : c'est bien ici, à Amiens, sur la pelouse du quatrième, à cinq journées du terme (luxe suprême), que les Messins avaient choisi de finaliser leur trajectoire irréprochable. Après douze minutes, ils menaient déjà 1-0, à la faveur d'un mouvement d'école à une touche de balle ponctué par le réalisme de Cissé, qui convertissait un centre cristallin de Diop. Tout suspense semblait alors évacué. D'autant que le jeune attaquant sénégalais récidivait dans la foulée, ou presque : à l'origine du renversement de jeu qui avait permis le décalage de Gygax, il signait le plus tranquillement du monde un doublé aux saveurs de billet retour pour la Ligue 1 (24e). Pour situer sa marge de confort, on soulignera que Metz a dû réviser ses batteries en cours de route, handicapé dès la huitième minute par la sortie de Gueye, son meilleur buteur, probablement victime d'un claquage à la cuisse gauche. Renouard l'a suppléé au pied levé, sans que cet impondérable n'entrave la marche en avant d'une équipe tendue vers son destin, obsédée par son désir d'avenir.
    Il y eut bien, pour solde de toute réaction, quelque appétence amiénoise à la révolte, mais celle-ci se heurtait de manière systématique à la détermination affichée d'un Diop aussi athlétique qu'autoritaire ou à la vigilance d'un Marichez insubmersible sur sa ligne. A partir de là, quoiqu'entreprenant, l'outsider picard ne pouvait qu'abdiquer, vaincu par la présence physique et l'emprise morale d'un groupe décidé à en terminer. Dans une semaine, à l'heure de réceptionner Le Havre, l'humeur n'en sera que plus badine. Demeurera un dernier objectif à convoiter, honorifique celui-là : le titre de champion de L2. Elève appliqué, Metz ne devrait pas le négliger.
    Au coup de sifflet libérateur, hier soir, les scènes de joie ont déroulé leur cortège coutumier : embrassades, accolades et effusions sur fond d'ambiance délicieusement potache. Le bonheur avant l'heure, exact au rendez-vous.

    Cissé bon comme ça

    Muet depuis le 23 février, Papiss Cissé a signé les deux buts de la soirée de l'accession en l'espace de douze minutes. Derrière, Metz a géré sans trembler.

    L'enjeu était d'importance. Il n'a pas empêché les Messins de jouer sans complexe : le résultat s'est très vite matérialisé au tableau d'affichage. Après vingt-quatre minutes de jeu, l'équipe de Francis De Taddeo avait déjà creusé le trou. Papiss Cissé était passé par là, trompant la vigilance du gardien amiénois à deux reprises. La suite, les Messins l'ont maîtrisé sans grande difficulté, avec le soutien d'un Christophe Marichez auteur d'un très grand match hier soir.

    Marichez. Le gardien messin s'est mis en confiance sur son premier arrêt, en repoussant la frappe de Vairelles (23e). Il s'est ensuite illustré au retour des vestiaires, notamment sur deux coups francs amiénois en seconde période (56e, 59e). Un Marichez des grands soirs.
    Béria. Un premier quart d'heure pour marquer son territoire et rassurer le bateau messin. Et le reste du temps pour apporter une nouvelle preuve de son importance dans le rideau défensif.
    Delhommeau. Quelques relances imprécises en début de match auraient pu plomber le reste de sa soirée... Le défenseur a au contraire relevé la tête. Concentré dans les duels, il a empêché Heitzmann de réduire le score juste en déviant sa frappe en corner (43e). Averti à la 71e.
    Diop. Intraitable dans les airs, Malick Diop s'est fendu, hier, d'une passe décisive pour Papiss Cissé, à l'issue d'un relais avec Franck Béria sur le flanc droit.
    François. Repositionné dans l'axe de la défense, il a mis du cœur à l'ouvrage. Judicieux dans son placement, il est sorti vainqueur de la plupart de ses duels. Remplacé par Sébastien Bassong (68e), auteur d'une rentrée pleine d'assurance.
    C. Gueye. Une passe en retrait mal assurée qui aurait pu profiter à Heitzmman (28e)... Pour le reste, le Sénégalais a passé une soirée tranquille.

    Gygax. Son doublé, la semaine dernière contre Châteauroux, lui a donné des ailes. En jambes et très inspiré, l'international suisse a donné une ampleur certaine au jeu messin. Et s'est gratifié, au passage, d'un centre parfait pour Papiss Cissé sur le second but messin (24e). Un bilan remarquable pour un joueur qui honorait seulement sa quatrième titularisation depuis son arrivée.
    Cardy. Du jus, de l'abnégation et une frappe à l'entrée de la surface, repoussée par le gardien picard (21e). Julien Cardy a beaucoup œuvré à la récupération. Des poumons précieux, une nouvelle fois, pour le leader messin.
    Agouazi. Averti pour protestation (31e), le numéro 10 messin a mis du temps à trouver le rythme juste. Son influence sur le jeu ne s'est exercée que par intermittence.
    B. Gueye. Il a foulé la pelouse du stade de la Licorne huit minutes, le temps de se blesser (cuisse gauche) et d'être remplacé par Sébastien Renouard. Très actif sur le front de l'attaque. Il aurait pu doubler la mise avec plus de précision (15e), et si Merville n'avait dévié sa frappe en corner (27e). Cissé. Sur le banc la semaine passée, Papiss Cissé a saisi l'occasion de sa vingt-sixième titularisation pour retrouver le chemin des filets. Près de deux mois après son dernier but, face à Dijon, le Sénégalais a profité d'un centre de Diop pour ouvrir la marque (12e). Il a ensuite conclu le mouvement qu'il avait lui-même initié de la gauche, en reprenant instantanément le centre de Gygax (24e). Un doublé d'importance qui a permis aux Messins d'assurer l'accession en Ligue 1. Averti à la 45e, il a cédé sa place à Wilmer Aguirre dans le temps additionnel.

    Respect !

    Fin juillet 2006. Après une campagne de matches amicaux mi-figue, mi-raisin, le FC Metz s'en allait signer sa première victoire de la saison à Gueugnon. Et que lisait-on alors dans le mare de Bourgogne ? Que les Messins ne manquaient pas d'afficher toutes les qualités susceptibles de les emmener plus loin que le simple temps des cerises. Solidité défensive, humilité, abnégation, intelligence tactique, tout y était, déjà. Robert Vicot, de la génération des grands entraîneurs des années soixante-dix et quatre-vingt, qui fit notamment monter le PSG, le Paris FC et Rouen en D1, avait coutume de dire « comme on faisait son premier match, on faisait sa saison... » L'expert en accessions de l'époque ne croyait pas si bien dire. Leur lit ? Les joueurs de Francis De Taddeo l'ont « fait » dans les meilleurs délais. Et face à eux, tous les adversaires, un par un, se sont couchés.
    Balayés en Ligue 1 la saison précédente, vidés de leur substance, les Messins semblaient pourtant s'embarquer dans une galère. Et ce ne sont pas les statistiques, implacables, qui incitaient à se bercer d'illusions. Sur les vingt dernières années, 19 % seulement des équipes descendues de l'élite étaient parvenues à retrouver leur place un an plus tard. Mieux, jamais un club n'avait réussi deux fois de suite à reprendre l'ascenseur aussi vite et dans le bon sens. Le FC Metz, promis par certains au National, s'est tout simplement mis à affoler tous les compteurs. Là où Marseille, Strasbourg ou Toulouse ont échoué, Metz a réussi. Et ce n'est pas un mince exploit.
    Avec un groupe bouleversé de moitié mais une équipe-type finalement composée pour l'essentiel de Messins pur jus, avec un état d'esprit remarquable et de saines valeurs, le FC Metz a relevé le défi. Respect. Puisse-t-il désormais ne plus s'écarter du droit chemin et s'attaquer aux nouveaux challenges qui l'attendent animé des mêmes intentions.

    • HIER

    Ajaccio - Brest 2-1
    Châteauroux - Niort 0-0
    Créteil - Caen 4-3
    Grenoble - Libourne 2-1
    Gueugnon - Istres 3-3
    Guingamp - Dijon 2-2
    Le Havre - Bastia 2-0
    Tours - Montpellier 1-1
    Amiens - METZ 0-2 Strasbourg - Reims 20 h 30 (Eurosport)
    Le programme de la 34e journée ­ Vendredi 27 avril : Bastia - Ajaccio, Niort - Tours, Libourne - Strasbourg, Brest - Istres, Montpellier - Châteauroux, Reims - Grenoble, Amiens - Guingamp, Dijon - Créteil (20 h), METZ - Le Havre (20 h 30). Lundi 30 avril : Caen -Gueugnon (20 h 30).

    AMIENS - METZ : 0-2

    Stade de la Licorne. Temps doux, bonne pelouse. Mi-temps : 0-2. Arbitre : M. Didier Falcone, assisté de MM. David Durussel et Nicolas Pottier. 10 638 spectateurs. Buts pour Metz : Cissé (12e, 24e). Avertissements à Amiens : Fayolle (47e) ; à Metz : Agouazi (31e), Cissé (45e), Delhommeau (71e).
    • AMIENS : Merville ­ Lahaye, Sami, Vairelles, Boche (puis Fayolle, 28e) ­ De Freitas (cap.), Levrat, Buron, Giresse (puis Kikela, 69e) ­ Heitzmann, Buengo (puis Raynier, 54e). Non entrés en jeu : Hamed, Leye. Entraîneur : Patrick Abraham.
    • METZ : Marichez (cap.) ­ Béria, Delhommeau, Diop, Cheikh Gueye ­ François (puis Bassong, 76e), Agouazi, Gygax, Cardy ­ Babacar Gueye (puis Renouard, 8e), Cissé (puis Aguirre, 90e +1). Non entrés en jeu : Sissoko (g.), Djiba. Entraîneur : Francis De Taddeo.

    « Pas de hasard »

    Franck Béria (défenseur de Metz) : « Il n'y a pas de hasard au fait qu'on soit descendu la saison dernière, il n'y en a pas non plus au fait que l'on monte aujourd'hui. Cette victoire récompense tout le travail fourni depuis le stage de préparation, l'état d'esprit d'un groupe, l'amitié qui nous lie. C'est la preuve qu'on n'a pas besoin de se connaître depuis vingt ans pour être proches. Seule compte l'envie de faire un pas vers l'autre et de surclasser l'adversaire. »
    Francis De Taddeo (entraîneur de Metz) : « L'équipe a montré de la détermination au cours de cette rencontre, bien épaulée par des leaders qui ont montré l'exemple. Mon bonheur, ce soir, c'est le regard des joueurs. Je suis heureux pour tous les gens qui ont travaillé au rétablissement du club. »

    Libre arbitre

    En cas d'accession, hier soir, rien de particulier n'avait été prévu... Si ce n'est un retour immédiat à Metz en bus. Libre aux joueurs d'aller faire la fête sur leurs terres. D'autant que le décrassage n'était programmé qu'en cas de défaite face à Amiens.

    De Taddeo : «Une très grande fierté»

    Trente-trois journées de championnat auront suffi à Francis De Taddeo et à ses joueurs pour retrouver les sentiers de la Ligue 1.« La communion qui existait dans mon groupe a tout emporté », constate l'entraîneur messin qui a transformés on coup d'essai en coup de maître.

    Francis De Taddeo, le FC Metz est en Ligue 1. A quel moment avez-vous su que c'était jouable ? « Assez tôt. Mais je ne voulais pas attiser l'appétit de nos adversaires en le disant... Après une quinzaine de matches, lorsque vous constatez que votre équipe n'encaisse presque pas de buts, vous êtes à peu près sûr qu'elle ira au bout. »• Cette rapidité avec laquelle vous décrochez la montée vous impressionne-t-elle ? « Elle ne m'impressionne pas, elle m'étonne. Je pensais que ce serait plus compliqué, surtout dans la première phase du championnat. Nous avons profité de vents favorables, sans traverser de véritables tempêtes. Ce qui fait que nous arrivons au port avec un peu d'avance. »
    • En mai 2006, le chantier de la reconstruction semblait immense. Où se situaient vos doutes ? « L'audit était clair. Le club était sinistré. Outre l'état physique des troupes, les préoccupations concernaient surtout l'état d'esprit de joueurs qui avaient joué et souffert la saison passée. A cela s'ajoutaient les interrogations liées aux arrivants. En fait, l'environnement tout entier posait question. Une équipe est un être vivant, sensible aux manifestations de l'extérieur. Et vu ce qui avait conduit à la relégation... »
    • A l'époque, quelles étaient vos priorités ? « Qu'on nous laisse en paix ! Ma principale richesse, c'était le temps. Il a fallu créer une carapace autour du groupe pour lui permettre de grandir. »
    • Vous n'avez connu qu'une période de turbulences, en janvier-février. Comment l'avez-vous traversée ? « Mes joueurs ont été très bons, inoxydables. Je leur ai dit : vous voyez, nous ne sommes pas arrivés ! Ils ont été hyper réactifs. »

    • Le FC Metz a opté pour un style de jeu bien précis, une identité très défensive... Pourquoi ?
    « Parce qu'il s'agissait de la meilleure façon de sortir de la Ligue 2. L'important était de mettre les joueurs dans les meilleures conditions, j'en ai parlé avec eux. Ce n'était pas de la frilosité, mais du pragmatisme. De toute façon, la situation démontre que nous avons eu raison. »
    • La valeur de la concurrence a-t-elle joué en votre faveur ? « Je ne suis pas là pour juger de la valeur de nos adversaires. Je suis là pour permettre à mon équipe de s'imposer. Si nos adversaires n'ont pas été capables de sortir de notre piège, c'est que notre fonctionnement était le bon. »
    • En tirez-vous une fierté personnelle ? « Une très grande fierté, oui. Pour toutes les composantes du club. Les gens de l'intérieur avaient beaucoup souffert l'an passé. Ce que nous avons réussi démontre que nous ne sommes pas des tocards... Oui, je suis très fier du travail réalisé pour et autour de ce groupe. »
    • Il y avait pourtant un certain scepticisme à votre arrivée... « Oui. Et j'avoue que ce scepticisme m'excitait... »
    • Aujourd'hui, estimez-vous avoir remis le FC Metz à flots ? « Non, ce serait une erreur de le penser. Nous avons simplement fait une partie du travail. Le FC Metz a pris un retard phénoménal ! Regardez simplement les infrastructures, l'état des terrains sur lesquels nous nous sommes entraînés et nous avons joué. Si nous avons réussi dans ces conditions, c'est uniquement parce que la communion qui existait dans mon groupe a tout emporté sur son passage. Mais elle ne pourra pas suffire éternellement. »

    • Justement, la personnalité de l'équipe devra-t-elle évoluer pour tenir la route en Ligue 1 ?
    « Oui, mais sans trahir ses gênes. Que Saint-Symphorien redevienne un bastion difficile à prendre, voilà la direction à prendre. Je préfère être efficace et craint, que brillant et pas respecté... Mais j'ai confiance en ces joueurs-là. »
    • Encore faudra-t-il les garder, ce qui n'a pas été le cas avec Ludovic Obraniak. Avez-vous des craintes de ce côté-là ? « Si j'ai un conseil à donner à ce club, c'est d'arrêter de passer pour le pigeon de service. Aujourd'hui, à Metz, on sent un gros potentiel de joueurs. Tous ont remis le club sur les rails, tous ont gagné en considération. La balle est dans le camp des dirigeants. »
    • Pressé d'enchaîner avec la Ligue 1 ? « Chaque chose en son temps. Il y a des choses à voir d'ici là, constituer une équipe, un encadrement. J'attends qu'on me propose explicitement d'être l'entraîneur du FC Metz. »
    • C'est votre souhait ? « Oui. Mais il me reste un an de contrat. Alors je veux bien mettre ma notoriété sur la table, je veux bien tout donner, mais à condition qu'il y ait une contrepartie. Que je ne sois pas le seul à prendre des risques. Ce qui m'intéresse, moi, c'est construire. Ici ou ailleurs. »
    • Si vous deviez retenir une image de votre saison ? « Les premières séances d'entraînement, à sept heures du matin, pendant le stage d'avant saison à Vichy, le cul dans la rosée. La plupart connaissaient. Les autres ont fini par aimer. »

    - « L'important, pour des joueurs, pour un groupe, c'est d'avoir le droit de s'exprimer et de prendre plaisir à le faire. » Francis De Taddeo, le 11 juin, à quelques jours de son premier entraînement aux commandes du FC Metz.
    - « C'est peut-être ça qui a manqué, une véritable unité. Je pense que tout le monde n'a pas tout donné. » Cyril Serredszum, adjoint de Francis De Taddeo, au sujet de la saison 2005-2006.
    - « Le président souhaite retrouver la Ligue 1 dès la saison prochaine. C'est logique. Mais il sait aussi qu'il ne faut pas forcément prendre ses désirs pour une réalité. » Francis De Taddeo à l'avant-veille du premier match de championnat à Gueugnon.
    - « On va se faire rentrer dedans, il faut en être conscient. » Christophe Marichez, nouveau capitaine messin, le 26 juillet 2006.
    - « Ce n'est peut-être pas plus mal d'avoir pris une gifle maintenant. » Ludovic Obraniak, après la première défaite messine à Reims, le 8 août 2006.
    - « Si je n'étais pas bon, vous croyez vraiment qu'il me ferait jouer ? ». Stéphane Léoni, le 1er novembre, à propos des choix de Francis De Taddeo, son entraîneur et son beau-père.
    - « Quand je pense que, l'an dernier, certains avaient réussi à dresser certains supporters contre eux ! » Carlo Molinari, président, au lendemain de Caen-Metz, le 9 septembre.
    - « La compétition me manque [...]. Mais personne ne pourra me reprocher de faire la gueule. » Michel Ettorre, le 11 septembre 2006. Désormais en charge exclusivement des gardiens, l'ancien adjoint de Joël Muller n'apparaît plus sur le banc messin.
    - « Pour moi, la soirée a été vraiment belle, j'ai réussi le premier doublé de ma carrière. » Julien Cardy le 8 décembre. Metz vient de remporter le derby de l'Est face à Strasbourg (4-1).
    - « Je suis conscient de réaliser une bonne saison, mais je n'ai encore rien prouvé au plus haut niveau. Et surtout pas dans un club aussi huppé. » Le 18 décembre 2006, le Républicain Lorrain révèle l'existence d'un contact entre Ludovic Obraniak et Lille, que le joueur ne dément pas.
    - « Installer le FC Metz dans les dix meilleurs clubs français, comme son potentiel et son histoire nous y autorisent. » Le 19 janvier, Bernard Serin, vice-président, présente les arcanes du Projet Grenat 2010.
    - « Je n'ai jamais triché avec ce club, avec ce maillot. » Le 20 janvier, après un mois de pourparlers, Ludovic Obraniak rejoint le Losc. Daniel Gygax, international suisse, fait, lui, le voyage inverse.
    - « Maintenant, il faut arrêter avec Ludo. C'est mon pote, mais Metz, ce n'est pas lui. » De Laurent Agouazi, au lendemain du match nul concédé face à Brest, premier rendez-vous officiel sans Obraniak.
    - « Non, nous n'avons pas peur ! » Christophe Marichez, le 4 février. Metz n'a alors plus gagné en championnat depuis la venue de Strasbourg, le 8 décembre 2006.
    - « Les critiques étaient normales, les gens attendaient autre chose de notre part. » Papiss Cissé, auteur du premier des deux buts messins, le 19 février, lors du sommet face à Caen.
    - « De nouveau, c'est l'euphorie. » Metz a renoué avec la victoire en battant Caen, son dauphin et, le 22 février, avant de recevoir Dijon, Francis De Taddeo ironise sur l'enthousiasme que suscite de nouveau son équipe.
    - « Mon kiff, c'est le couloir, ma ligne de touche ! » Franck Béria, le 26 février, à propos de son poste de prédilection.
    - « Franchement, c'est comme si j'avais recommencé le foot. » Le 6 mars, après vingt-deux mois d'absence et quatre interventions chirurgicales, Christophe Walter réintègre le groupe de Francis De Taddeo.
    - « Je ne vais pas m'amuser à la jouer perso pour finir meilleur buteur. » Babacar Gueye, le 20 mars.
    - « Quand une équipe se balade comme le fait le FC Metz cette saison, il n'y a pas grand-chose à dire, si ce n'est bravo. » Didier Tholot, entraîneur de Libourne-Saint-Seurin, le 21 mars.
    - « Dans l'attitude, dans le travail comme dans la communication, Metz a fait preuve d'humilité. » Julien François, le 4 avril.
    - « C'est notre petite sauce interne. » José Pinot, entraîneur de l'équipe de CFA, à propos de sa collaboration avec Francis De Taddeo.
    - « Le titre de champion, nous le voulons. Comme nous voulons conserver notre invincibilité à domicile jusqu'à la fin. » Laurent Agouazi à quelques jours du déplacement à Amiens.

    Metz, droit devant « Nous devrions être solides. » Ni plus, ni moins. Lorsqu'il prend place sur le banc du stade Jean-Laville, le 29 juillet 2006 à Gueugnon, deux mois, à peine, après l'issue d'une saison calamiteuse sanctionnée par la relégation, Francis De Taddeo carbure encore au subjonctif. Quatre-vingt-dix minutes et une victoire plus tard (0-1), les Messins abandonnent une bonne partie des fantômes de la saison passée. A pieds joints dans le présent, Metz redécouvre l'horizon du possible. A peine contrariée par une défaite à Reims au soir de la troisième journée de championnat (2-0)... suivie par une série de trois victoires, la renaissance endosse l'habit de la certitude à Caen. Le 8 septembre, en contraignant au nul, sinon Le favori, l'un de ses concurrents les plus légitimes, Metz s'adresse un signal fort. « Ce match, osait alors l'entraîneur messin, me paraît riche d'enseignements. De match en match, nous trouvons nos automatismes, les enchaînements se font de mieux en mieux. » Déclaration, action : huit jours plus tard, son équipe prend seule les commandes de la L2 grâce à un succès retentissant sur la pelouse de Dijon (0-3). Elle ne les lâchera plus. Metz s'entête. Entre le 25 septembre et le 8 décembre, date de clôture de la phase aller, le leader récolte vingt-sept des trente-trois points mis en jeu. Solides à l'extérieur, assez pour décrocher le nul au Havre, autre prétendant à l'accession, après avoir pourtant été menés au score (1-1), les Messins sont intraitables sur la pelouse du stade Saint-Symphorien : Montpellier, Créteil, Tours, Amiens, Ajaccio et Strasbourg repartent les mains vides, et la tête à l'envers, en prime, pour les Alsaciens. Le premier derby de l'Est en L2 tourne, en effet, à la démonstration : les Grenats s'imposent sur un score fleuve (4-1) et n'en finissent pas d'étonner le petit monde de la Ligue 2. « Que voulez-vous que je vous dise ? Que nous avons travaillé dur, assurément. » Lorsqu'il prononce ces mots, Francis De Taddeo vient de décrocher son premier titre (symbolique) depuis son entrée dans le monde professionnel : Metz est champion d'automne et affiche six points d'avance sur Caen, son dauphin. A l'heure de la trêve, passé un dernier match nul à Istres (0-0), Metz possède quatorze longueurs d'avance sur le quatrième, Le Havre. La satisfaction générale et l'optimisme ambiant sont bousculés par l'annonce, faite le 19 décembre, du possible départ de Ludovic Obraniak, cible des recruteurs lillois. Clin d'œil du destin, le Losc de Claude Puel débarque à Saint-Symphorien le 6 janvier et cueille sa qualification pour les 16es de finale de la Coupe de France (0-2). Cinq jours plus tard, le milieu de terrain messin, pièce maîtresse du dispositif mis en place par Francis De Taddeo l'affirme : « Ma décision est prise. Au mois de juin, au plus tard, je signerais à Lille. » Les choses ne traîneront pas aussi longtemps. Face à Reims, le 13 janvier, Metz concède son premier nul à domicile (2-2). Obraniak vient de disputer son dernier match sous le maillot grenat. « Nous sommes redevenus ordinaires », dira Francis De Taddeo. Un match remis à Libourne en raison des intempéries, un nul face à Brest et une défaite, la deuxième de la saison, à Bastia, accentuent le trouble. La Havre, quatrième, s'est rapproché du leader. Six points séparent les deux formations. Ludovic Obraniak, lui, n'est plus là depuis le 22 janvier. En une semaine, les Messins vont définitivement quitter la zone de turbulences : Caen, le 19 février et Dijon, le 23, font les frais de la révolte. Tous deux sont battus à Saint-Symphorien (2-0, 5-0). L'ombre du doute s'est envolée. Meilleure défense du championnat, Metz possède à cet instant le meilleur buteur de Ligue 2 : grâce à son doublé réalisé face aux Dijonnais, Babacar Gueye fait mieux que le Havrais, Lesage. Papiss Cissé n'est pas loin derrière... Rassurés, mais rejoints en tête par Caen, les Messins prennent une sérieuse option à Libourne-Saint-Seurin, en match en retard de la 22e journée : leur victoire en Gironde (0-2), grâce notamment à un but de Wilmer Aguirre, les remet sur orbite. Une victoire face à Guingamp (1-0), suivie de deux autres à Tours (0-1) et face à Châteauroux (2-0) laisse entrevoir l'accession. Celle-là intervient au soir de la 33e journée. A Amiens, Metz a décroché son billet pour la Ligue 1. Et peut déjà repartir en chasse d'un nouvel objectif en toute sérénité : le titre de champion de France de Ligue 2.

    Ensemble, c'est tout

    Cohésion du groupe et cohérence du travail ont permis de transformer l'incertitude en évidence : Metz a finalement survolé la Ligue 2. Succès, mode d'emploi.

    Avant de devenir simple, tout a été compliqué. Club traumatisé, équipe à inventer, environnement sceptique : depuis juin 2006, le FC Metz s'est reconstruit sur les ruines de ses illusions perdues. Dix mois plus tard, bien avant terme, le pavillon grenat flotte de nouveau au sommet du football français. Le résultat possède quelque chose d'exceptionnel, rien que pour sa linéarité : les Messins sont partis au sprint, puis ils ont accéléré, avant de terminer en roue libre ! De l'importance d'être constant... Un temps, vent dans le nez, ils ont ralenti, bénéficiant alors de la clémence d'une concurrence bien moins performante que prévu, un ressort parmi d'autres du succès d'aujourd'hui. Rien n'a été simple, non, comme à chaque fois qu'il faut constituer une équipe. Les travaux d'assainissement passés, Francis De Taddeo a jeté son dévolu sur ses joueurs, le possessif est de rigueur : aux jeunes du centre de formation qu'il dirigeait encore au printemps, se sont ajoutés des revenants (avec succès pour Julien François et Stéphane Léoni, pas pour Daniel Gomez). L'entraîneur fraîchement intronisé a aussi admis la nécessité d'accueillir des cadres tels que Malick Diop ou Julien Cardy. Leur personnalité l'a vite rassuré : ils ont favorisé l'émergence d'un groupe homogène, obéissant, poli, attentif. Un groupe élevé dans le culte de la solidarité, devenue sa marque de fabrique, et dans la crainte de « l'ennemi extérieur », puisque c'est ainsi que Francis De Taddeo présente la presse à ses jeunes troupes, tout en admettant l'utiliser pour servir sa communication, généreuse mais très maîtrisée. Dans le joyeux vestiaire messin, aucune tête n'a jamais dépassé. Ou une seule : celle de Ludovic Obraniak, lorsque le talentueux gaucher a annoncé son envie de rejoindre Lille, l'européen. Francis De Taddeo reconnaît aujourd'hui avoir volontairement dramatisé les conséquences d'un tel départ : « J'avais besoin d'un levier pour en responsabiliser certains. » Sauf que ceux-là, alors mis en cause en creux, ne retiennent sur le sujet qu'un « battage médiatique » qui permet le maintien de l'ordre, à l'intérieur. Lorsque, à l'occasion, la très grande partie d'un public de plus en plus restreint a manifesté son mécontentement à propos du style de jeu adopté par un leader opposé à plus faible que lui, une posture identique a été observée. Feignant l'incompréhension, les cadres du vestiaire ont alors répandu l'idée selon laquelle personne ne croyait en ce groupe, ce qui était faux, bien sûr, en tout cas très exagéré. Ensemble, c'est tout : la méthode a encore consolidé les liens intimes, et Metz est sorti indemne de la tempête.
    Erigée en règlement intérieur, l'union s'est également appliquée sur le terrain, au quotidien, avec un goût prononcé pour le travail acharné. Alors, une fois par semaine, Metz a opposé à ses rivaux une solidité sans faille, un bloc incassable, et une efficacité glaciale qui a envoyé Babacar Gueye, talent en sommeil au cours des mois précédents, tout en haut du classement des buteurs, où Papiss Cissé l'a accompagné avec gourmandise. Effet de contagion. Relation de cause à effet ? L'incontestable réussite du début a laissé la place à un réalisme édifiant. Il y en a à peine fallu plus pour tenir les commandes : un brin de folie, par exemple, pour transformer le derby de l'Est en festival fantastique. Au soir de son large succès sur Strasbourg (4-1) le 9 décembre, soit à mi-championnat, le FC Metz comptait treize points d'avance sur le quatrième, du jamais vu. « Ne pas monter relèverait presque de la faute professionnelle », estimait alors le président Molinari. Jamais ses ouailles ne l'ont déçu, et surtout pas en cette semaine de cinq jours, fin février, où Caen, dauphin douché (2-0), puis Dijon, prétendant atomisé (5-0), sont passés à la casserole de Saint-Symphorien. La faute professionnelle, aujourd'hui, consisterait à ne rien construire sur des bases redevenues saines et solides. Avant de devenir compliqué, tout paraît toujours simple.

    Deux fois en quatre ans

    Pour la deuxième fois en quatre ans, Metz remonte donc en Ligue 1 dès la saison qui suit sa descente. Depuis 1990, neuf équipes seulement ont réussi ce qui s'apparente à un véritable tour de force, et Metz est la seule à réaliser le doublé. Seuls Bordeaux (1992), Cannes (1993), Caen (1996), Nancy (1998), Toulouse (2000), Montpellier (2001), Strasbourg (2002) et donc Metz (2003 et 2007) ont donc accompli cet exploit. Strasbourg, relégué en même temps que Metz il y a un an, pourrait à son tour signer le coup double. Sur quarante-neuf équipes reléguées en deuxième division depuis 1990, seules dix seraient alors parvenues à remonter automatiquement.

     

     

     

     

    April 20

    Le Grenat est "attendu" : puisse-t-il entendre...

    Ca va être une belle rencontre''  

     A 27 ans, David De Freitas n’a jamais joué en Ligue 1. Autant dire que le capitaine amiénois jouera plus que quiconque sa chance à fond. Les Messins sont prévenus.

    David, vous restiez sur une belle série avant d’être battus, la semaine dernière, à Niort…
    David De Freitas : « Cette défaite est un coup d’arrêt. Cela nous a fait mal dans un premier temps mais nous sommes repartis avec l’intime conviction que nous pouvions encore espérer compte tenu des résultats de Caen et Strasbourg. Nous n’avons pas tellement perdu de notre avance, finalement. »
    Monter était-il un objectif en début de saison ?
    D.D.F. : « Pas du tout, le premier objectif était de se maintenir ; puis, nous espérions terminer dans les 9 premiers du classement car le club n’a jamais réussi à obtenir un aussi bon classement. Aujourd’hui, il reste six journées, nous sommes à la 4ème position, nous allons nous donner à fond pour ce challenge. »
    A partir de quand l’idée que la montée était possible a germé ?
    D.D.F. : « Nous avons commencé à y croire lorsque nous nous sommes aperçus que nous n’avions que sept points de retard sur le troisième et que nous étions capables de répéter les bons résultats. A partir de là, nous nous sommes dit qu’il y avait certainement un coup à jouer. Aujourd’hui, on peut dire que ce n’était pas une erreur puisque l’écart est seulement de 4 points. Nous espérons une chose, désormais, c’est que Strasbourg ou Caen lâchent du lest et que nous arrivions à enchaîner les victoires. »
    Qu’est ce qui a changé, au sein de votre équipe, entre la phase aller où vous étiez au milieu de tableau et cette fin de saison où vous jouez la montée ?
    D.D.F. : « La plupart des joueurs ont pris conscience de notre qualité. Nous avions pris 34 points sur les matches aller. Nous nous sommes dit que si nous étions capables des mêmes prestations sur la phase retour, tout en faisant moins d’erreurs, nous pouvions progresser. A partir de là, nous avons réussi cette série de 8 matches sans défaite qui nous a permis de recoller à la 4ème place. »
    Ce match contre Metz suscite-t-il un engouement particulier ?
    D.D.F. : « Au niveau des supporters, oui. Ca va être une belle rencontre, ils comptent sur nous pour prouver qu’Amiens n’a rien à envier à personne. Jouer le leader provoque toujours de l’enthousiasme, d’autant que Metz est supérieur à toutes les équipes en L2. Au niveau du staff et des joueurs, par contre, nous préparons cette rencontre comme une autre en gardant à l’esprit l’objectif de recoller à Strasbourg. »
    Quel souvenir gardez-vous du match aller (ndlr : victoire 1-0 de Metz sur Amiens à Saint-Symphorien) ?
    D.D.F. : « Ce match nous avait laissé un goût d’inachevé. Nous avions pris un but sur coup de pied arrêté à cause d’une erreur individuelle. Cela nous a un peu plombé notre début de saison. Nous avions également vendangé énormément d’occasions sur la fin de match. A cette période, le FC Metz avait ce petit brin de réussite qui leur permettait d’enchaîner les victoires. »

     

     

    Journal :

    Le Monde

    METZ (Reuters) - Le FC Metz, qui caracole en tête du championnat de Ligue 2 depuis la mi-septembre, assurera sa remontée dans l'élite, vendredi, en cas de match nul ou de victoire à Amiens lors de 33ème journée.
    Les Grenats réussiraient ainsi leur incroyable pari du début de saison de retrouver la Ligue 1, un an seulement après l'avoir quittée au terme d'une saison qui restera comme l'une des plus noires du club lorrain.
    "On va à Amiens sans calculer, en étant rigoureux et concentrés. C'est un match comme un autre, car la saison n'est pas finie", déclare Franck Béria, visiblement soucieux de ne pas céder à un excès d'enthousiasme.
    "L'enjeu ne doit pas tuer le match. Amiens n'est pas simple à jouer à domicile", ajoute-t-il.
    Si l'euphorie n'a pas gagné le groupe, les joueurs veulent en finir au plus vite avec ce marathon entamée en août et qu'ils ont parfaitement négocié en ne concédant que deux défaites pour 20 victoires et 10 nuls.
    "Peu de gens pariaient sur nous. On a vite vu qu'il y avait un gros potentiel et qu'il fallait donc prendre le plus de points possibles, le plus rapidement possible", déclare le milieu de terrain Julien Cardy. "Ca a marché mais ça n'a pas été facile comme ça en donne l'impression."
    Autant que la montée, la formation à la Croix de Lorraine vise le titre de Ligue 2 pour offrir une fin de championnat en apothéose à ses supporters sevrés de moments forts depuis la 2ème place de Ligue 1 arrachée en 1998.
    "On voulait monter, être la meilleure défense et être champion. On est bien parti sur ces trois tableaux", note Julien Cardy. "Le fait d'être premier depuis une éternité nous donne l'envie de le rester jusqu'au bout. On va tout faire pour que personne ne passe devant."
    Entraîneurs et joueurs affichent avec fermeté leur volonté de jouer sans calculer jusqu'à la fin du championnat de Ligue 2 pour ne pas fausser la fin de la compétition des autres formations en course pour la montée ou le maintien.
    "Le FC Metz a la culture de la gagne et sait ce que c'est que d'être en position difficile", dit l'entraîneur Francis de Taddeo. "Cette année, on est du bon côté. On ne gagnera pas les six derniers matchs mais on fera tout pour soigner notre bonne image."
    Même si les Lorrains assurent leur montée dès vendredi, il leur restera plusieurs beaux matches à jouer, notamment face au Havre et à Strasbourg qui luttent également pour l'accession en Ligue 1.

    L’équipe :

    METZ EN ROUTE POUR L'ÉLITE

    S'ils ne perdent pas à Amiens, vendredi (20h30), les Messins seront officiellement les premiers à prendre l'ascenseur pour la L1. Caen peut également s'en approcher en cas de résultat à Créteil (20h00). Le Havre n'a d'autre choix que de s'imposer face à Bastia pour espérer revenir sur Strasbourg, qui accueille Reims, lundi (20h30).

    METZ en même temps que Lyon ?

    Un an à peine après avoir quitté l'élite par la petite porte, avec une dernière place à la clé, Metz s'apprête à la retrouver par la grande, cette fois. Avec seize points d'avance sur le 4e, Amiens, qu'ils s'apprêtent à visiter, les Messins n'ont plus besoin que d'un petit point pour valider définitivement leur billet retour pour la Ligue 1. Une véritable performance réalisée au prix d'un pari risqué, mais finalement

    Un an à peine après avoir quitté l'élite par la petite porte, avec une dernière place à la clé, Metz s'apprête à la retrouver par la grande, cette fois. Avec seize points d'avance sur le 4e, Amiens, qu'ils s'apprêtent à visiter, les Messins n'ont plus besoin que d'un petit point pour valider définitivement leur billet retour pour la Ligue 1. Une véritable performance réalisée au prix d'un pari risqué, mais finalement payant. En destituant l'été dernier, au lendemain de la relégation, Joël Muller pour confier les rênes de l'équipe à Francis de Taddeo, Carlo Molinari, le président lorrain, a alors privilégié la fibre locale à l'expérience. Même chose sur le terrain. Ouadah, Tum, Youla, Morisot et autre Medjani ont quitté le club pour laisser la place aux jeunes. Avec succès, puisque onze des seize joueurs les plus utilisés cette saison sont issus du centre formation messin. Devant, De Taddeo a fait confiance au jeune duo Babacar Gueye (meilleur buteur du championnat avec Lesage et Traoré) - Papys Cissé, auteurs de 26 des 47 buts inscrits par l'équipe. Clin d'œil du destin, Metz, dont on a souvent comparé le parcours à celui de Lyon à l'étage supérieur, pourrait être promu en même temps que l'OL sera sacré champion. Les deux équipes ont tracé exactement la même courbe : un début de saison époustouflant, un léger creux entre la fin 2006 et le début 2007, et un retour en grâce depuis début février. Metz, comme, Lyon reste sur neuf matches sans défaite. Il faudra prolonger la série à Amiens, 4e, qui tente par tous les moyens de s'accrocher à son rêve de L1. Après leur faux pas à Niort (0-2), le week-end dernier, les Picards sont quasiment dans l'obligation de l'emporter pour espérer recoller sur Strasbourg.

    FF :

    LA DERNIÈRE MARCHE

    Un petit match nul à Amiens suffit à Metz, vendredi (20h30), pour s'assurer sa place parmi l'élite la saison prochaine. La lutte pour les seconde et troisième places continue entre Caen, en visite à Créteil, et Strasbourg, qui reçoit Reims lundi.

    VENDREDI : Metz, une faim de Lyon

    Un homme pressé, Francis de Taddeo. Du genre à réserver, dès vendredi soir, son coin de banc en Ligue 1 la saison prochaine. « Pourquoi attendre , reconnaît l'entraîneur de Metz . Si nous y arrivons, nous pourrons terminer la saison plus tranquilles.» Un match nul contre Amiens  vendredi assurerait aux Lorrains, couronnés depuis la 8e journée, 19 points d'avance sur leur adversaire du jour, quatrième au classement. Un bouclier comptable amplement suffisant pour une accession à l'élite la saison prochaine. Mathématiquement, l'enjeu est clair, comme il l'est pour Lyon au même moment. Sportivement, en revanche, la tâche se complique, car le client du jour veut aussi sa place chez les cadors. Si la fulgurante remontée au classement des Amiénois (cinq places gagnées entre février et avril) a certes été stoppée, lors de la dernière journée, à Niort (2-0), l'équipe de Ludovic Batelli a plutôt tendance à positiver cette baisse de régime. « Nous avons eu une grosse piqûre de rappel et je pense que cela va nous faire du bien. Maintenant, nous repartons sur une nouvelle série avec deux matches à la maison. Et pourquoi ne pas terminer par une série de six matches sans défaite?  », Lance le gardien Cyrille Merville. Francis de Taddeo lui accorde un certain crédit : « C'est une équipe d'autant plus redoutable qu'elle est obligée, après sa défaite à Niort, de s'imposer face à nous pour rester dans la course à la montée. Elle possède à la fois un fond de jeu et des qualités individuelles. Ce match sera une grosse épreuve.  »

     

    R.L. :

    Metz, un point c'est tout

    Un match nul, ce soir à Amiens, suffirait au leader pour s'assurer une place sous le soleil de la Ligue 1 la saison prochaine. « Première balle de match » pour l'équipe de Francis De Taddeo.

    Un pur bonheur pour toutes celles et ceux qui conjuguent le double point commun de ne pas être licencié en mathématiques et de s'intéresser aux travaux du FC Metz : jamais, en effet, la question de son avenir n'aura été aussi simple qu'en cette fin de semaine. A l'heure où il s'apprête à négocier le premier de ses trois derniers déplacements de la saison, le leader sait exactement ce qui le sépare de la zone d'embarquement à destination de la Ligue 1. En l'occurrence, un point, un seul, à récolter d'ici au 25 mai prochain. Le fruit d'un match nul, goûté à dix reprises cette saison, la dernière fois à Créteil, le 16 mars (1-1)...A portée de main, le billet de l'accession se présentera une première fois à l'équipe de Francis De Taddeo, aujourd'hui à Amiens. « Une équipe en pleine euphorie, qui sait ce qu'elle veut. » Une équipe qui s'est surtout montrée capable de profiter des moments d'égarement du Havre pour se positionner dans la roue du trio de tête, à trois longueurs seulement de Strasbourg. Autant dire loin, très loin des préoccupations de son adversaire. Au-delà de toute la considération accordée aux Picards, l'entraîneur messin est sensible à l'étendue du confort grenat : « Nous avons désormais un certain nombre de droits à l'erreur. Il faudrait être très... maladroit, dirais-je, pour ne pas prendre un point, ou deux, au cours des six prochaines journées. C'est un peu comme si nous avions six balles de match en poche. » Le tableau est efficace. Il masque néanmoins une partie de l'ambition ouvertement affichée, depuis peu, par Christophe Marichez et ses coéquipiers. A six journées de la clôture des débats, les Messins ne se contentent plus de regarder en direction de ce point manquant à la concrétisation de l'objectif fixé en début de saison. La quête s'est élargie et installe aujourd'hui le titre de champion en condition sine qua non à l'accomplissement total. Légitime pour des joueurs occupant seuls la tête du championnat depuis leur succès face à Montpellier, le 26 septembre à Saint-Symphorien. « Ce serait gratifiant. La dernière fois que c'est arrivé, c'était en 1935. »
    « Il faut les comprendre, explique Francis De Taddeo. Ce serait une grosse déception pour eux. Moi, je suis un peu plus cartésien, je pense d'abord à la montée. Chaque chose en son temps... » Ses priorités énoncées, l'entraîneur ne se refuse pas au plaisir de la détermination affichée par ses ouailles. « Ils ne se font pas de cadeaux à l'entraînement. Je dois dire que cela m'impressionne. Mais cela correspond à l'idée qui est la mienne : ceux qui montent doivent le mériter. »
    A six rendez-vous du clap final, à une marche, une seule, de l'élite, le FC Metz a trouvé de quoi pimenter les quelques semaines qui s'annoncent. Ajouter une ligne au palmarès du club. Un point c'est tout.

    Marichez : « Nous ne nous en contenterons pas »

    Au stade de la Licorne, aujourd'hui, Christophe Marichez disputera son trente-troisième match de la saison. Un rendez-vous que le capitaine messin aborde avec une ambition intacte.

    • Un seul point sépare désormais le FC Metz de la Ligue 1. Cela a-t-il changé quelque chose, cette semaine, dans l'approche du rendez-vous d'Amiens ? « Pas du tout. Nous sommes entrés dans la dernière ligne droite, nous voulons régler la question de l'accession au plus vite. Il ne nous manque qu'un point pour cela, mais nous ne nous en contenterons pas. Le titre est notre autre objectif. L'idéal serait de s'assurer la première place rapidement, histoire de savourer pleinement les deux ou trois derniers matches de la saison. »
    • "Non, nous n'avons pas peur". Vous déclariez cela au début du mois de février, alors que votre équipe marquait le pas. Était-ce vraiment le cas ? « Oui, ce n'était pas de la langue de bois. La pression que certains voulaient bien nous mettre sur les épaules, à cette période de la saison, était injustifiée. Nous étions conscients de traverser un petit creux, mais nous avons toujours continué à travailler en respectant nos valeurs, le sérieux, la solidarité, sans nous occuper de ce qu'on pouvait dire sur nous. »
    • Si l'on vous avait dit que vous joueriez votre place en L1 à six journées de la fin de saison ?... « A mi-parcours, lorsque nous avions quatorze points d'avance sur la quatrième, oui, je me disais qu'on pouvait peut-être espérer toucher au but avant la fin du championnat. Mais nous n'en parlions pas. Au contraire, on laissait les autres le faire pour nous. A côté de ça, certains nous critiquaient, parlaient de la pauvreté de notre jeu, etc. Nous ne nous y sommes pas attardés et nous avons trouvé la meilleure réponse possible, sur le terrain.
    Nous avons été présents. Notre équipe était peut-être jeune, mais elle a acquis beaucoup de maturité, je crois qu'il faut vraiment le souligner. »

    Djiba est de retour

    Seize joueurs messins ont pris hier après-midi la direction de la Picardie. Parmi eux, dans le bus, un certain Dino Djiba. Le milieu de terrain sénégalais fait en effet son retour dans le groupe plus de deux mois après sa seule et unique apparition sous le maillot grenat. Le 2 février, face à Brest (0-0), Djiba était entré en jeu face à la 82e minute, en lieu et place de Laurent Agouazi. La probabilité de le voir intégrer le onze de base aujourd'hui, à Amiens ? « Elle existe. Dino peut nous aider dans sa capacité à garder le ballon. Son jeu de tête peut également s'avérer utile ». Pour la certitude, rendez-vous ce soir, sur les coups de 20h30. Fidèle à ses principes, l'entraîneur messin est resté très évasif quant à la formule choisie pour cette 33e journée. Concernant l'attaque, à l'exception de Daniel Gygax, auteur des deux buts de la victoire contre Châteauroux, que l'on devrait retrouver au coup d'envoi, le choix ne manquera pas : Babacar Gueye, Papiss Cissé et Wilmer Aguirre postuleront à une place de titulaire.
    Batelli privé de banc. Abdoulaye Baldé a fait les frais de la défaite concédée la semaine dernière à Niort. L'attaquant ne sera pas de la partie ce soir. Son entraîneur, lui, la suivra des tribunes : sanctionné par la commission de discipline, Ludovic Batelli ne sera pas autorisé à prendre place sur le banc pour la venue du leader messin. C'est son adjoint, Patrick Abraham, qui prendra les rênes sur le banc. Ce dernier avait déjà suppléé Ludovic Batelli récemment à Dijon, quand l'entraîneur amiénois avait été prié de regagner les vestiaires.

    en un coup d'œil

    L'adversaire. Amiens Sporting Club Football. Fondé en 1901. Stade la Licorne (12.097 places). Budget : 7,7 M€. Président : François Gossart, 55 ans. Entraîneur (depuis mars 2006) : Ludovic Batelli, 43 ans. La saison dernière : 16e de Ligue 2.
    L'arbitre. Didier Falcone.
    A l'aller. Lundi 5 novembre 2006. Metz Ñ Amiens : 1-0. Le but messin : Babacar Gueye (52e).
    Les trois dernières journées. Amiens : défaite à Niort (2-0), victoire contre Montpellier (4-1), victoire à Dijon (1-2). Metz : victoire contre Châteauroux (2-0), victoire à Tours (0-1), victoire contre Guingamp (1-0).
    Les trois prochaines journées. Amiens : reçoit Guingamp, va Tours, reçoit Châteauroux. Metz : reçoit Le Havre, va à Ajaccio, reçoit Grenoble.
    Attaques. Amiens : 45 buts marqués, dont 23 à domicile. Metz : 47 buts marqués, dont 16 à l'extérieur.
    Défenses. Amiens : 38 buts encaissés, dont 12 à domicile. Metz : 14 buts encaissés, dont 8 à l'extérieur.
    Buteurs. A Amiens : Thibault Giresse, Sébastien Heitzmann (9 buts). A Metz : Babacar Gueye (16 buts).
    Absents. A Amiens : Baldé (choix de l'entraîneur). A Metz : Bonnefoi, Mayebi, Bong, Belson (blessés), Diakité (suspendu), Contout, Delgado, Lanteri, Léoni, Thomas, Walasiak, Walter, N'Diaye, Mangane, Corrales (CFA).

    Cas de figure

    Victoire de Metz : l'affaire est réglée, Metz comptera 19 points d'avance sur Amiens et au "pire" 18 sur Le Havre si les Normands l'emportent.
    Match nul : Metz comptera 71 points, Amiens 55. Donc 16 de moins que le leader. Et comme il ne restera que quinze points en jeu, l'accession serait également en poche.
    Victoire d'Amiens : Metz compterait toujours 70 points, Amiens grimperait à 57. Donc 13 de moins. Il faudrait attendre au moins la journée suivante (réception du Havre à Saint-Symphorien) pour que les Messins s'assurent de l'accession.

    • AUJOURD'HUI
    Ajaccio - Brest 20h
    Châteauroux - Niort
    Créteil - Caen
    Grenoble - Libourne/Saint-Seurin
    Gueugnon - Istres
    Guingamp - Dijon
    Le Havre - Bastia
    Tours - Montpellier
    Amiens - METZ 20h30, Eurosport
    • LUNDI
    Strasbourg - Reims 20h30, Eurosport
    Le programme de la 34e journée. Vendredi 27 : Amiens-Guingamp, Bastia-Ajaccio, Brest-Istres, Dijon-Créteil, Libourne Saint-Seurin-Strasbourg, Montpellier-Châteauroux, Niort-Tours, Reims-Grenoble (20 h) ; METZ-Le Havre (20h30). Lundi 30 : Caen-Gueugnon (20 h 30).

     

    April 19

    Certains, qui en veulent plus...

    Site officiel :

    Le groupe pour Amiens - Metz   Francis De Taddeo a communiqué le groupe de 16 joueurs qui partira pour Amiens dans l’après-midi.
    Le groupe : Marichez, Sissoko – Béria, C. Gueye, Bassong, Delhommeau, Diop – Cardy, Agouazi, Djiba, François, Gygax, Renouard – B. Gueye, Aguirre, Cissé

    Les Messins effectueront le trajet en bus dans l’après-midi.
    Coup d’envoi de la rencontre vendredi à 20h30.

    Balle de match

      Il suffit d’un point au FC Metz, en déplacement à Amiens, pour être assuré de monter en Ligue 1. Le staff et les joueurs grenat restent pourtant mesurés à l’approche de ce rendez-vous qui peut s’avérer décisif.

    L’image du jour est de Francis De Taddeo. Calqué sur la constance affichée par ses joueurs, le technicien messin a servi aux journalistes une métaphore de plus pour qualifier la rencontre à venir : « Nous sommes comme dans un match de tennis. Nous avons fait une très belle partie et nous possédons six balles de match pour la conclure. Ce déplacement à Amiens est la première et sans doute pas la plus facile à convertir. » Joli revers pour ouvrir le point presse. Ce déplacement en Picardie est donc un match comme les autres. Au moins jusqu’au coup de sifflet final…
    Car si les Messins venaient ne serait-ce qu’à confirmer leur imperméabilité en conservant leur cage inviolée, ils repartiraient du stade de la Licorne en ayant atteint un objectif qu’ils osaient à peine murmurer l’été dernier. La perspective posée, on peut en effet difficilement se priver d’un bref retour en arrière. Lorsque le FC Metz, affublé d’une saison catastrophique, venait de redescendre en Ligue 2 et de chambouler son effectif, qui aurait cru que sa fin de saison puisse se résumer à une course aux records ? Conserver la meilleure défense de l’histoire de la seconde division, rester l’équipe ayant concédé le moins de défaites en une saison de L2* et bien sûr, décrocher le titre de champion ; tels seront les buts poursuivis par les Mosellans au retour d’Amiens s’ils n’y concèdent pas leur troisième défaite de l’année.
    Ce luxe qui leur tend les bras n’est toutefois pas encore acquis. Quatrièmes du championnat, les Picards s’apprêtent à passer leur habit de gala pour accueillir le leader. Plus qu’un match de prestige, cette rencontre est pour eux l’occasion de se relancer dans une course inespérée à la troisième place après une défaite à Niort (2-0). « Nos supporters comptent sur nous pour prouver qu’Amiens n’a rien à envier à personne, indique le capitaine David De Freitas. Jouer le leader provoque toujours de l’enthousiasme, d’autant que Metz est supérieure à toutes les équipes en L2. Ce sera une belle rencontre. »
    On peut raisonnablement croire en cette prévision optimiste. D’une part, les Amiénois savent depuis le match aller qu’ils sont capables de mettre en danger leurs adversaires du soir. D’autre part, l’effectif lorrain ne pâtit presque de plus aucune absence. De Taddeo a l’embarras du choix pour composer une équipe compétitive. Alors pourquoi diable les joueurs messins et leur staff ne manifestent ils pas plus d’excitation ? Le coach messin en a livré, au cours d’une des nombreuses interviews qu’il a accordées cette semaine, une explication. « Depuis sa création, le FC Metz est déjà remonté plusieurs fois de L2 en L1, comme il y a quatre ans lorsque Jean Fernandez en était l’entraîneur. Si nous montons, nous ne ferons que répéter l’histoire qui veut que ce club soit en première division. » Savoir d’où on vient est une vertu, savoir où on va est un privilège qui ne revient qu’aux méritants. Aux Messins de montrer qu’ils en font partie.

    * Le record, pour l’instant, est de 5 défaites.

     

    R.L. :

     Mort de Raymond Kaelbel

    Bassong incertain

    Hormis Sébastien Bassong – et Stéphane Léoni (reprise) qui dispose d'un programme aménagé –, Francis De Taddeo a pu compter sur l'ensemble de son effectif lors de la séance matinale d'entraînement, hier. L'international espoir, qui ressent une douleur à l'aine, a été ménagé avant de passer des examens plus approfondis. « C'est le seul point d'incertitude », reconnaît l'entraîneur lorrain, qui retrouvera ses joueurs ce matin (10 h) à la Plaine de Jeux avant de prendre la direction d'Amiens, l'après-midi, par la route. Au bout de ce voyage attend peut-être l'accession en Ligue 1 : « Le groupe vit très bien, affiche beaucoup de maturité, sans se préoccuper de la distance restant à parcourir, assure De Taddeo. Cette semaine, il y a eu autant de sérieux et d'application à l'entraînement que les précédentes. »

     

    Gygax n’est pas rassasié  

     Blessé après seulement trois apparitions au sein du onze grenat, Daniel Gygax a effectué un retour à la lumière fracassant vendredi dernier face à Châteauroux. Nous avons interrogé ce joueur de talent qui court après le temps perdu. Il a dû attendre le mois d’Avril et la réception de Châteauroux pour briller. Prêté par le LOSC pour participer à la phase retour du championnat 2006/2007 aux côtés des Grenats, Daniel Gygax ne sera, quoiqu’il arrive, pas totalement comblé de ces six mois en Lorraine. Une blessure l’a tenu éloigné des terrains pendant plusieurs semaines, il aurait aimé participer davantage.
    Au sein du vestiaire, en tout cas, le Suisse a marqué pas mal de points. « C’est quelqu’un de très gentil, estime Julien Cardy. Il ne fait pas beaucoup parler de lui mais n’est pas le dernier pour chambrer. Sa situation est particulière, il est arrivé en cours de saison et il tient à rester à sa place. » Sur les pelouses, il aimerait la conserver. Avec l’Euro en ligne de mire, Gygax a plus que jamais envie de faire ses preuves.
    Daniel, vous avez rejoué avec l’équipe A après une période d’absence, comment vous êtes-vous senti ?

    Daniel Gygax : « Bien que j’ai eu le bonheur de marquer, je ne suis pas encore à 100% de mes capacités. Cette blessure est vraiment mal tombée. J’ai perdu du temps, je suis resté à l’écart, c’est dommage. Maintenant, il ne reste que six matches à jouer alors que j’ai encore besoin de travailler pour retrouver mes sensations. On peut presque dire que je suis en train de me préparer pour la saison prochaine. J’aurais aimé apporter d’avantage à l’équipe. »
    Vous êtes arrivé fin janvier, comment vous sentez-vous au sein du groupe, en dehors et sur le terrain ?
    D.G. : « Vraiment, c’est super. Cela ne fait pas longtemps que je suis ici et pour l’instant, j’ai l’impression d’y être depuis plusieurs saisons. Pour m’intégrer, ça n’a pas du tout été un problème. Et il faut dire que je ne suis pas quelqu’un de difficile à vivre. Sur le terrain, au départ, j’ai eu un peu de mal à me faire à la façon de jouer de l’équipe. Je ne comprenais pas toujours comment je devais agir par rapport à mes coéquipiers. Désormais, cela se passe mieux mais vous savez, il y a toujours quelque chose à améliorer. Le match parfait n’existe pas. Bien sûr, il y a des Manchester – Roma, mais c’est extrêmement rare. On peut toujours apprendre quelque chose. »
    Même lorsque, comme vous, on a évolué en Ligue 1 et qu’on repasse par la case Ligue 2 ?

    D.G. : « Bien sûr. Pour moi, le niveau n’est pas important. Par rapport à Lille, plein de choses sont différentes. Metz est un club tranquille, la ville est agréable. Bien sûr, je suis là pour faire mon métier de footballeur professionnel, mais ces ‘à côté’ ont leur importance. Être bien en dehors aide à se sentir mieux sur le terrain. »

    Vous aimeriez poursuivre l’aventure la saison prochaine ?
    D.G. : « Oui, mais je n’ai pas mon destin entre les mains. Pour cela, il faudrait que les deux clubs s’entendent puisqu’il me reste une année de contrat au LOSC. Et dans un premier temps, il faut aussi que le FC Metz décide de continuer avec moi. Bref, nous n’en sommes pas là, pour l’instant je peux simplement dire que je me plais ici. »
    Que pensez-vous du niveau de la Ligue 2 ?
    D.G. : « Les formations de haut de tableau comme nous sont assez joueuses. Après, celles qui luttent pour leur maintien exercent un football beaucoup plus rugueux. C’est vraiment difficile de les battre, le jeu est très heurté, il y a beaucoup de duels. Mais c’est une bonne expérience pour moi. Cela me donne des références. Je pourrai dire qu’au cours de ma carrière, j’ai vécu cela aussi. »

    Vous avez goûté à la Ligue 1 avec Lille. A votre avis, le groupe messin dont vous faites partie peut-il rivaliser à ce niveau ?
    D.G. : « Pour moi, il peut figurer au milieu de tableau. Bien sûr, la Ligue 1, c’est autre chose. Mais si nous continuons à travailler comme nous le faisons, je prédis un bel avenir à cette équipe. Après, il y a un autre élément qui entre en ligne de compte, c’est l’intersaison. Il faudrait que l’effectif ne soit pas trop diminué par les départs, que le groupe reste quasiment intact. »
    Sur quoi vous basez-vous pour émettre ce pronostic ?
    D.G. : « Ici, quand tu es sur le terrain, tu sens vraiment que tu fais partie d’une équipe. Chaque joueur joue pour l’autre. Cette notion est très importante en L1. Lorsqu’on observe le championnat, on s’aperçoit que certains clubs possèdent beaucoup de noms mais qu’ils ne forment pas toujours des équipes. Le Paris SG en est un bel exemple. Ils ont beaucoup de difficultés cette saison alors que les individualités sont là. Lorsqu’on veut réussir quelque chose sur la durée, c’est essentiel de fonctionner en équipe. Et cela ne vaut pas seulement pour le onze de départ mais pour tout le groupe. »

    L’Euro en Suisse, c’est dans un peu plus d’un an. Y a t-il une effervescence particulière autour de cet événement dans votre pays ?
    D.G. : « La dernière fois qu’une compétition de ce niveau a eu lieu en Suisse, il me semble que c’était en 1954. Il y a quelques années, les Suisses avaient du mal à s’enthousiasmer pour le football mais la sélection, ces derniers temps, a beaucoup œuvré pour la notoriété de ce sport. Nous nous sommes qualifiés pour l’Euro en 2004 et pour la Coupe du Monde en 2006. Nous avons vu des scènes de joie qui n’existaient pas avant. Cet Euro est une chance inouïe pour les joueurs de ma génération. Personnellement, j’avoue y penser régulièrement. Je sais que je n’ai pas beaucoup joué cette saison et le fait d’être absent des dernières sélections me trotte un peu dans la tête. Aller au Portugal et en Allemagne était déjà très fort ; mais jouer cette compétition à domicile est un rêve. »
    De quel niveau est le championnat suisse ?
    D.G. : « Il y a trois grands clubs en Suisse : les Grasshopers, qui connaissent des difficultés en ce moment ; le FC Bâle, qui a été champion quatre fois lors des six dernières saisons ; et le FC Zurich, d’où je suis issu. C’est un club qui a une riche histoire, notamment dans les années 70 lorsque Jakob Kuhn, l’actuel sélectionneur national, y jouait. Je trouve que le niveau global a augmenté. Je pense que les grosses cylindrées, si elles évoluaient en France, seraient classées au milieu de tableau. Bien sûr, en Coupe d’Europe, sur quelques matches, on peut rivaliser avec Lyon par exemple. Mais sur la durée, cela me paraît plus difficile. »
    Pour finir, vous semblez aimer les symboles. Un jour, on vous a vu former une sorte de « Z » avec vos doigts. Puis après vos deux buts contre Châteauroux, vous avez réalisé de nouvelles figures inédites…
    D.G. : « Ah le ‘Z’, c’est un truc pour les Zurichois ! Je leur fait un petit clin d’œil quand je peux. Par contre, après un but, je fais parfois n’importe quoi. En fait, je ne me rappelle plus de ce que j’ai fait vendredi dernier, en tout cas cela n’a aucune signification. »

    April 18

    Nostalgie…

    Nostalgie…

    C’était mieux, aavant : vous vous souvenez ?

    C’est toujours mieux avant, comme la soupe est toujours meilleure chez le voisin, comme les amours adolescentes étaient plus « vraies », plus sincères ou plus charmantes !

    « Foutaises » me direz-vous ! En fait, nos souvenirs n’appartiennent qu’à nous, et à nous seuls : nous nous sommes construits avec, ils sont devenus des certitudes !

    Et tant pis, si « les autres » ne pensent pas comme vous !...N’empêche, avant : c’était bien mieux ! Les filles étaient plus jolies, au foot, on voyait des buts ; chaque année voyait au moins un, voire deux joueurs « à forte notoriété arriver au club et tout le monde salivait d’avance à ce qu’il allait apporter au jeu, à notre compte de points : personne ne disait : « celui-là, on ne le verra plus à la fin de cette saison ! »…Pourtant, souvent, la saison finie, il partait ailleurs, monnayer son talent devenu « immense », sa notoriété avait augmentée et cela faisait rentrer quelques sous dans la cassette commune réservée aux transferts et cela recommençait avec une autre histoire !

    Rares sont ceux qui, d’ailleurs, nient cet épisode de leur histoire : les gens étaient bons et gentils en ces temps là : ils trouvaient normal que la notoriété se paie, à condition qu’ils y trouvent leur compte eux aussi !

    Et Carlo, comme d’autres avant lui, savait y faire, sans jamais déplaire !

    Puis il y eut « le Matra » et l’inflation des salaires façon « Luis Fernandez »…Le Matra fut le premier à se casser la gueule (j’ai osé !)

    Plus tard, une affaire belge allait encore précipiter le mouvement : l’inflation des talents était mise en jachère sur le terrain des sous bien comptés !

    Bien comptés, mais souvent pas comptants : certains vécurent au-dessus de leurs moyens, fiers de leur notoriété qui les mettait à l’abri de toutes mauvaises surprises, tant ils s’avéraient indispensables au bon fonctionnement des affaires en tous genres : presse, médias, produits dérivés…

    Ce qui a dérivé aussi, c’est le talent, qui, dès lors, s’est monnayé à prix d’or, en francs, puis, avec le changement, en euros !

    Heureux les millionnaires : les vannes du ciel vont s’ouvrir et arroser vos vertes prairies d’argent bien compté !

    Parlons en, aujourd’hui, des « vertes prairies » ! Ceux qui ont pu assister au dernier match en bordelais ont du avoir le mal de mer toute la soirée, à la vue de ce ballon qui sautillait sur les vagues ondulées d’un terrain pourtant détrempé !

    Sans aller jusque là-bas, regardons notre terrain, et il le vaut bien !

    Argent versé comptant, spectateurs peu contents : dans toute cette affaire, il y a ceux qui font leur beurre et ceux qui voudraient un peu de celui-ci pour dorer leur tartine !

    « Messieurs, maintenant que l’objectif prévu se profile, on aimerait un peu de spectacle, de flammes, de jeu au-delà de l‘envie et de la gagne ! »

    Pensez déjà à l’année prochaine, pour une fois, et laissez aux autres le jeu austère !

    Les matchs à venir sont matchs à vernir et peaufiner le jeu de devant, afin que l’on puisse plus souvent voir, comme l’autre soir, des buts de légendes !

    Vous savez, des buts comme ceux de Combin, dans les années…Mince, tout ça, ca parait si loin ! Un peu comme mes amours enfantines, vous savez, celles qui ont mal vieillies et se sont étiolées au fil du temps et de la vie ! Pourtant, dieu sait que Nadine était jolie en ces temps bénis : elle n’a jamais été remplacée ! Comment, elle s’appelait Marianne ? Alors, choisissez la bonne à élire, dimanche, mais, par pitié, vendredi, pensez à ce qui vous attend l’an prochain, loin de la Somme : ce n’est vraiment pas le moment de piquer un roupillon, ni de flirter avec la bonne !

    L’an prochain, ce sera bien, mais ce sera moins bien qu’aujourd’hui, car aujourd’hui, demain, s’appellera hier !

    Mal de tête avec tout ce soleil : un bon café bien frais, avec un œuf en chocolat, pour rappeler les bons souvenirs au bord du lac de Madines : dédié à ceux des villages en « ange » : Nilvange, Clouange, Algrange ! Avec une pensée particulière pour Hagondange…Villes et villages chers à mon cœur : mais ça, ce sont « mes » souvenirs, parce que moi, je me souviens : hier, c’était bien !

    Ce sera mieux demain ?Promis ?

    Rester humbles, lucides et penser à lâcher les chevaux

    Bourgeois et Delle à l'Euro   Les jeunes Messins Bourgeois et Delle joueront l'Euro des moins de 17 ans.
    L'attaquant Thibault Bourgeois et le gardien de but Joris Delle font partie de la sélection française qui se rendra en Belgique afin de disputer la phase finale de la Coupe d'Europe des moins de 17 ans.
    Ils rejoindront le groupe France le 25 avril au Touquet pour un stage de 5 jours. La compétition débutera le 2 mai. Dans sa poule, la France, entraînée par François Blaquart, sera opposée à l'Allemagne, l'Espagne et l'Ukraine. De sérieux clients pour les jeunes Grenats !

    FDT : Ne nous surestimons pas »  

    Alors que la montée peut être assurée dès vendredi, Francis De Taddeo estime que l’humilité est l’une des principales vertus de son groupe. Et que celui-ci a le potentiel pour croiser le fer avec des formations de L1.

    Francis, avez-vous regardé Brest – Le Havre hier soir ?
    Francis De Taddeo : « Oui, c’est encore une rencontre qui prouve qu’il est très difficile de parvenir à monter en première division. Dans ce championnat, toutes les équipes sont dures à jouer. Le Havre n’a pas eu la réussite avec lui dans un premier temps. Après, lorsqu’on est mené, l’adversaire s’organise en conséquence. Revenir au score n’est pas évident du tout. Mais c’est vrai pour tout le monde, qu’on soit Metz, Caen ou Le Havre. »
    Vous parlez de réussite, votre équipe en a justement eu contre Châteauroux. Elle semblait intouchable…
    F.D.T. : « Oui, lorsqu’on est en tête, les joueurs sont portés par une forme d’assurance et les éléments ‘irrationnels’ sont souvent à votre avantage. A l’inverse, lorsqu’on est animé d’une pression négative, on a tendance à être accablés par les avatars en tout genre. »
    Le risque, dans ce cas précis, n’est-il pas de surestimer le potentiel de votre équipe ?
    F.D.T. : « Mais nous ne nous surestimons pas ! Notre réussite est basée sur la mesure dont nous faisons preuve à chaque rencontre. Nous savons bien que notre marche de manœuvre est très étroite. Nous avons un grand respect pour nos adversaires, que nous étudions tous de manière aussi pointue. C’est une des raisons pour lesquelles nous prenons si peu de buts. A partir de là, il n’est pas nécessaire d’en marquer excessivement pour l’emporter. Encore une fois, on peut prendre l’exemple de Brest – Le Havre. Menés 2-0, arriverions-nous à revenir au score ? »
    En prenant pour hypothèse que le club parvienne à garder tous les joueurs, ce groupe peut-il tenir la route à l’étage du dessus ?
    F.D.T. : « En admettant que tout le monde reste et que l’état d’esprit qui le caractérise perdure, oui. Si certains chopent la grosse tête ou deviennent trop individualistes, ce n’est plus pareil. Mais dans la mesure où cette cohésion subsiste et se renforce, je pense même que ce groupe peut surprendre en Ligue 1. »
    Vous partez au vert la veille du match contre Amiens, est-ce une façon de prévenir les risques de relâchement ?

    F.D.T. : « Les joueurs n’ont pas besoin de cela. Je voulais juste les mettre dans les meilleures conditions de préparation pour ce match. A Créteil, nous avions fait le voyage le matin même en bus et je les avais trouvés un peu émoussés. Partir la veille est un plus. Un match nul nous propulserait en Ligue 1 alors pourquoi attendre ? Si nous y arrivons, nous pourrons terminer la saison plus tranquilles. »
    Un mot sur votre adversaire de vendredi, pour finir ?
    F.D.T. : « C’est une équipe d’autant plus redoutable qu’elle est obligée, après sa défaite à Niort, de s’imposer face à nous pour rester dans la course à la montée. Elle possède à la fois un fond de jeu et des qualités individuelles. Ce match sera une grosse épreuve pour nous. »

     

    Renouard : « Le début d'une belle histoire »

    Alors que l'accession en Ligue 1se précise, Sébastien Renouard en veut plus pour le FC Metz.

    Comme il y a quatre ans, le FC Metz s'apprête à retrouver la Ligue 1 une saison après l'avoir quittée. Quels sentiments cela vous procure-t-il ? « On n'y est pas encore tout à fait, même si c'est bien parti. Il faut profiter de ces moments-là, en être fier, c'est la récompense de tous nos efforts. La saison est extraordinaire : nous avons pratiquement atteint le premier objectif, la montée ; maintenant, il y a le deuxième, le titre, qui la rendrait encore plus accomplie. Nous avons encore de belles choses à vivre. »
    • Contrairement à la saison 2002/2003, le parcours s'est avéré plus simple... « A chaque saison sa vérité. Il y a quatre ans, c’avait été plus compliqué : on avait mis plus de temps à trouver la cohésion, les résultats étaient venus plus tard. Cette année, le groupe a vécu dans une bonne ambiance, a démontré d'entrée une grosse envie, c'est ce qui a fait notre force. La qualité de l'investissement de chacun ­ joueurs, staff technique, dirigeants ­ a été déterminante. »
    • Vu de l'intérieur, quelles similitudes trouvez-vous entre ces deux parcours ? « C'est complètement différent. Il n'y a pas de secret pour monter. Simplement, Metz est un club de Ligue 1. En L2, il n'est pas à sa place. Il y avait une motivation énorme des joueurs qui avaient goûté à la L1 à y retourner au plus vite, pour tout ce qu'elle représente. Le groupe était déterminé à réussir. »
    • A partir de quel moment, vous êtes-vous mis à y croire ? « Personnellement, je pense que l'objectif a pris forme dès le départ. On le sent tout de suite quand un groupe vit bien ensemble, qu'il adhère aux méthodes d'entraînement, qu'il partage des moments en dehors du terrain. On sent qu'on a une force commune. Les résultats se sont ensuite enchaînés, cela donne confiance. Il y a un effet boule-de-neige, qui peut aller dans un sens comme dans l'autre, on l'a vu l'année passée. »
    • Le traumatisme de la relégation s'est-il vite estompé ? « Ceux qui sont restés ont mûrement réfléchi, ont tous donné de leur personne pour ne pas revivre ça et ont affiché un bon état d'esprit. Les recrues se sont ouvertes aux valeurs du club et ont adhéré à notre façon de faire. On voit aujourd'hui où ça nous a menés. C'est le début d'une belle histoire, je l'espère. »
    • A titre personnel, comment avez-vous vécu votre retour à la compétition après en avoir été privé pendant de longs mois ? « J'ai eu une année blanche à cause deux grosses blessures. Quand on est footballeur, ne pas jouer, c'est la pire des choses. Mais jamais je ne me suis senti exclu, je contribuais à ma manière à la vie du groupe. Et je suis revenu dans un collectif qui fonctionnait, ç'a été plus facile. »
    • Rapidement, vous avez repris vos marques et été titularisé. Une satisfaction ? « Cette fois, j'ai pris le temps de revenir, et pour de bon. L'entraîneur m'a fait confiance. J'ai prolongé mon contrat avec le club jusqu'en 2010, j'ai envie de m'investir dans le projet du FC Metz et de progresser encore. Je veux aller le plus haut possible avec ce club. »
    • Comment préparez-vous la rencontre à Amiens, où vous pourriez valider l'accession parmi l'élite ? « Très sereinement, avec beaucoup de confiance, sans euphorie. On fonctionne comme depuis le début de la saison. On sait nos qualités, nos forces. Et que la vérité d'un jour n'est pas celle d'une saison. L'objectif, c'est trois points. Après, on verra... »

    En route vers Amiens

    Franck Béria dispensé (soins) et Julien François ménagé. A l'exception de ces deux joueurs et des blessés de plus ou moins longue date (Belson, Bong, Bonnefoi), Francis De Taddeo disposait hier de la totalité de ses troupes. Les acteurs de la veille ­ battus en amical par Sarrebrück ­ ont eux aussi pris part à la séance d'entraînement. Les Messins se retrouveront aujourd'hui (10 h) et demain (16 h) avant de prendre la direction d'Amiens vendredi. Pour un rendez-vous qui pourrait officialiser leur retour en Ligue 1.

    Classement :

    1.       Metz 70 ; 2. Caen 60 ; 3. Strasbourg 58 ; 4. Amiens 54 ; 5. Le Havre 52 ; 6. Grenoble 46 ; 7. Bastia 46 ; 8. Châteauroux 46 ; 9. Reims 45 ; 10. Dijon 45 ; 11. Ajaccio 40 ; 12. Gueugnon 40 ; 13. Libourne/St-Seurin 37 ; 14. Guingamp 36 ; 15. Brest 35 ; 16. Niort 35 ; 17. Montpellier 34 ; 18. Créteil 33 ; 19. Istres 29 ; 20. Tours 21.

    April 17

    La tête ailleurs ?

    FF : Questions à …Francis de Taddeo

    « Metz a su rester sur une bonne dynamique»

    Les contre-performances de ses poursuivants (Caen, Strasbourg et Amiens) offrent un avenir dégagé à Metz puisque le club lorrain pourrait assurer sa remontée en Ligue 1 dès vendredi prochain à Amiens. Pas de quoi enflammer le technicien lorrain.

    " Francis De Taddeo, difficile de rêver d'une meilleure soirée que celle de vendredi dernier"

    Les résultats montrent surtout que le Championnat est plus serré qu'on ne veut bien le dire. Nous avons bien fait de rester humbles et prudents. On n'a peut-être pas été bons dans nos derniers matches, mais nous n'avons jamais fait les fiers non plus. Nous n'avons pas beaucoup de qualités, mais nous disposons au moins de celle-là!

    Vous êtes à un pas de la L 1."'Ce n'est pas un hasard, non?

     Nous avons su rester sur une bonne dynamique, mais on pourra toujours trouver à redire sur la manière. Je reconnais que nous sommes sans doute l'équipe la plus embêtante à jouer du Championnat et nous avons eu de la réussite. Mais j'avais confiance dans ce groupe car j'avais choisi les joueurs recrutés et j'avais eu une grande partie des autres en formation. J'étais optimiste mais pas naïf. Nous nous sommes toujours considérés comme des challengers.

     A Amiens, vendredi prochain, vous pourriez déjà décrocher votre billet pour la L 1. Comment aborde-t-on ce genre de rendez-vous?

    Je pense que ce match sera d'autant plus compliqué qu'Amiens a perdu à Niort, vendredi. Je fais confiance à Ludovic Batelli pour nous préparer une réception comme il sait les faire! Seule une victoire pourra leur permettre de garder l'espoir. Nous ne serons pas favoris.

    Pour la seconde fois, Metz pourrait remonter aussitôt après sa relégation (après 2002-03). Avez-vous trouvé la recette miracle?

    Les deux parcours ont été différents, puisqu'en 2003, l'équipe avait raté son départ avant de faire une seconde partie de saison exceptionnelle. Nous avons eu l'avantage de démarrer très fort et d'être capables de garder le rythme. Ce qui est sûr, c'est que j'ai beaucoup appris au côté de Jean Fernandez et je ne peux que l'en remercier. Je m'en suis inspiré. Cela m'a donné des raccourcis et permis de gagner du temps. »

     

    FC METZ - FC SARREBRÜCK : 0-1

    Hier soir en match amical. Stade municipal de Saint-Avold. Mi-temps : 0-0. Un bon millier de spectateurs. Temps estival, pelouse bosselée. But pour Sarrebrück : Rasp (65e s.p.)
    L'équipe messine
    . 1ère mi-temps : Lucchini , Turnau, Bassong (cap.), Delgado, Corrales , Walasiak, Diakite, Walter, B. Gueye  Cissé, Thiago. 2e mi-temps : Lucchini  Anton, Kavdanski, Delgado, Corrales , Walasiak (puis Thiago, 80e)  Djiba, Walter, I. Gueye ,Cissé (puis Makengo (60e), Contout.

    Un petit jeu sans conséquence

    Metz n'a pas gagné et Metz a même perdu, hier en amical, face à Sarrebrück. Une défaite sans conséquence : à Saint-Avold, l'intérêt était ailleurs.

    Les intentions étaient intéressantes en première période, sur un terrain pourtant difficile, mais nous n'avons pas su concrétiser. Après le retour des vestiaires, ça s'est moins bien passé. Ils nous ont battus à l'envie. Nous avons réagi trop tardivement. » De l'amertume, mais pas de gravité dans le propos de Cyril Serredszum : le FC Metz s'est bel et bien incliné, mais la défaite, concédée hier soir face à Sarrebrück (3e Division allemande), ne risque pas de venir troubler le quotidien de l'équipe de Francis De Taddeo. Celui-ci avait d'ailleurs cédé sa place à son adjoint, sur le banc du stade municipal de Saint-Avold.
    Organisé à des fins caritatives, ce match de gala aura surtout permis au staff messin de procéder à une revue d'effectif. Bref, un rendez-vous symbolique, mais pris au sérieux par le camp grenat, comme en témoignait la présence de plusieurs titulaires habituels à l'heure du coup d'envoi : Sébastien Bassong élevé au rang de capitaine, le duo Babacar Gueye Ñ Papiss Cissé reconstitué, quelques jours seulement après sa mise au banc, en championnat face à Châteauroux... Pour le reste, beaucoup de joueurs traditionnellement confiés aux soins de José Pinot, chef d'orchestre de la réserve messine, et quelques visages nouveaux dans le paysage grenat. Dans les buts notamment, où Florian Lucchini a saisi l'occasion qui lui était offerte de faire une apparition remarquée. A l'exception d'un penalty, encaissé à l'heure de jeu, le gardien Ñ à l'essai depuis deux semaines Ñ s'est en effet illustré à plusieurs reprises face aux attaquants allemands, essentiellement en seconde mi-temps.
    Jusque-là, Sarrebrück s'était contenté de concentrer ses efforts sur l'engagement physique. Les rares occasions de buts offertes au public de Saint-Avold étaient messines : sur l'une d'entre elles, initiée par Babacar Gueye, Papiss Cissé, aurait très bien pu ouvrir le score... si la pelouse bosselée n'en avait pas décidé autrement (42e). Manque de réussite fatal. Chamboulée à la mi-temps, l'équipe messine se faisait bousculer. Et sur un cafouillage dans la surface de réparation, les Allemands obtenaient un penalty. Transformé (65e). La réaction messine était palpable, mais ni Contout, très remuant, ni Thiago, un attaquant brésilien à l'essai lui aussi, ne trouvaient l'ouverture.
    « Sur la seconde période, notre défaite est logique », soulignait Cyril Serredszum. Explication ? « Certains joueurs n'avaient pas l'habitude d'évoluer ensemble et d'autres manquaient de temps de jeu. » Les voilà servis.

    Tout bon pour Metz

    BREST 2 - LE HAVRE 0

    Mi-temps 2-0. Spectateurs : 4343. Arbitre : M. Letendu. Buts pour Brest : Socrier (10e), De Carvalho (25e).
    Le Havre a décidément du mal à finir la saison. Les Normands ont abandonné des points précieux dans la lutte pour la montée en s'inclinant à Brest. Un résultat qui fait l'affaire du FC Metz, auquel un match nul suffira vendredi à Amiens pour être assuré de remonter en L1.

    Les résultats du week-end  

    Belle victoire pour les 16 ans de Jean-Robert Faucher à Nancy sur le score de 3-1.
    CFA : Saint-Quentin 1-1 Metz
    But de Lanteri (8°) pour Metz ; Mangane (csc 16°) pour Saint-Quentin.
    Avertissements : Diakité (27°, 34°), Sissoko (41°) et Thomas (82°) pour Metz ; Canédo (41°) pour Saint-Quentin.
    Exclusion : Diakité (34°)
    L’équipe messine : Sissoko – Turnau, Schmisser, Mangane, Françoise – Diakité, Thomas, Farina (Walter 85°) - N’Diaye, Lanteri (Anton 66°), Contout (Betsch 46°)
    Metz est 5ème avec 70 points.
    16 ans : Nancy 1-3 Metz
    But de Futas (2°) pour Nancy ; Pjanic (25°) et Bourgeois (45° sp, 68°) pour Metz
    Expulsion à Nancy : Da Costa (50°)
    Pris à froid par un but d’entrée, les Messins ont très bien réagi pour finalement l’emporter à Nancy sur le score de 3-1. Cela grâce à un arrêt de Delle qui priva Nancy du 2 à 0 ; puis à la bonne prestation de son duo Pjanic – Bourgeois, le premier égalisant avant d’offrir un penalty et une passe décisive au second.
    Avec cette victoire, Metz reste premier de son groupe et possède désormais 9 points d’avance sur Strasbourg, qui compte un match en moins.
    15 ans honneur niveau A : Metz 2-2 Creutzwald
    Benjamins : Metz champion de Moselle
    Ce week-end avait lieu la finale départementale de la coupe des benjamins à Créhange. Metz l’a emporté devant Forbach. La finale régionale aura lieu à Villers les Nancy le 6 mai.

     

      

    April 16

    Encore quelques petits efforts...

    Classement des buteurs :

    16 buts. Lesage (Le Havre), Kandia Traore (Le Havre), Babacar Gueye (Metz).
    14 buts. Fauré (Reims). 12 buts : Gouffran (Caen). 11 buts : Mandrichi (Ajaccio), Samson (Caen), Deranja (Libourne). 10 buts : Scarpelli (Ajaccio), Akrour (Grenoble), Meslin (Guingamp, dont 6 avec Bastia), Cissé (Metz). 9 buts : Giresse (Amiens), Heitzmann (Amiens), Compan (Caen), Leroy (Niort). 8 buts : Rivière (Guingamp), Féret (Reims). 7 buts : Khiter (Ajaccio), Socrier (Brest), Kebe (Libourne), Mouloungui (Strasbourg), Tum (Strasbourg), Mandanne (Tours).

    Football /16 ans  Les Messins évitent le piège

    ASNL - FC METZ : 1-3

    Synthétique Forêt de Haye. Mi-temps : 1-2. Arbitre : Rumpler (Alsace). Buts à Nancy : Futas (2e). A Metz : Pjanic (25e), Bourgeois (45e s.p., 68e). Expulsion à Nancy : Da Costa (50e, mauvais geste).
    Un déplacement chez son voisin nancéien n'est jamais une mince affaire. Cependant, les Messins ont fait preuve d'une grande lucidité et de maturité pour venir à bout d'une équipe de Nancy réduite à dix après l'expulsion logique de Da Costa (50e). Bourgeois et ses partenaires ne s'y trompaient pas à la fin du match, cette victoire était primordiale pour conserver la tête du championnat.
    Et pourtant, les choses n'allaient pas démarrer de la plus belle des façons pour le FC Metz qui encaissait un but très rapidement. L'Hongrois Futas (2e !) profitait d'une hésitation de Delle pour ouvrir le score. Huit minutes plus tard, heureusement, Delle évitait le KO en repoussant la tentative de Futas.
    Après cela, plus grand-chose à se mettre sous la dent du coté nancéien. Ce sont au contraire les Mosellans qui campaient la partie adverse avec Pjanic et Bourgeois, auteurs d'une excellente prestation. La preuve au fil des minutes avec Pjanic (25e) qui égalisait suite à une belle action collective. Mieux encore, le numéro dix messin jouait bien le coup en s'écroulant dans la surface juste avant la pause. Bourgeois transformait le penalty logique accordé par l'arbitre.
    A dix contre onze, l'étau se resserrait manifestement pour les Nancéiens. Metz, en revanche, en redemandait davantage. Bourgeois ne s'en privait pas. Il inscrivait le troisième but grâce à une ouverture lumineuse de... Pjanic.

    Laurent Agouazi : « Une marche à gravir »

    A quelques jours d'un déplacement à Amiens qui pourrait s'avérer décisif, Laurent Agouazi ne s'en cache plus : le titre de champion fait aussi partie des ambitions messines.

    Laurent Agouazi, la victoire contre Châteauroux a clarifié beaucoup de choses. Vous voilà plus que jamais aux portes de la Ligue 1... « Oui, ce succès nous a rassurés. Nous restions sur deux matches à domicile pas forcément très convaincants (Niort, Guingamp) et sur un déplacement à Tours (0-1) où nous avons assuré au niveau comptable, mais où nous n'avons pas vraiment été bons dans le jeu. Contre Châteauroux, notre entame a été difficile mais nous avons réussi à marquer à deux reprises avant de rentrer aux vestiaires. Il ne nous reste plus qu'une marche à gravir. On va voir si nous avons les nerfs solides. »• Vous évoquez la qualité de jeu. Dans votre situation et malgré votre confort au classement, vous y êtes toujours sensible ? « Encore plus, et surtout devant notre public. Mais, dans sur une saison, il y a toujours des moments où le jeu passe au second plan, comme à Tours, par exemple, où la maturité du groupe nous a quand même permis de conserver le bénéfice de la soirée. »
    • Vendredi, vous avez atteint le cap des vingt titularisations. Une satisfaction supplémentaire ? « Oui. Quand j'ai resigné à Metz, c'était avec cet objectif, devenir titulaire. Les premiers mois ont été difficiles, ce n'était pas facile de rentrer dans le groupe. Je crois que "ma saison" a débuté à Grenoble. Dans la foulée, l'entraîneur m'a fait confiance pour la venue de Strasbourg. C'était un signal fort à mes yeux. On m'a souvent dit que j'avais profité du départ de Ludo Obraniak, c'est vrai dans un sens, mais ça n'explique pas tout. » • Contre Châteauroux, vous avez été remplacé après un peu plus d'une heure de jeu, au cours de laquelle vous avez semblé fatigué. Vrai ? « Je le reconnais, oui. Je ne m'étais pratiquement pas entraîné dans la semaine qui a précédé le déplacement à Tours et on a enchaîné deux matches en quatre jours... »
    • Au-delà de ses résultats, l'équipe montre elle aussi quelques signes d'usure... « C'est vrai, mais c'est compréhensible. Nous avons débuté le 20 juin, et en dehors de dix jours de vacances en décembre, il n'y a pas eu de coupure. Au-delà de la fatigue physique, il a aussi une sorte d'usure psychologique. Aujourd'hui, nous avons hâte d'en finir. Et de bien finir. A Amiens, nous irons chercher la victoire. Le titre de champion, nous le voulons. Comme nous voulons conserver notre invincibilité à domicile jusqu'à la fin du championnat. Je ne sais pas si beaucoup d'équipes y sont parvenues. »
    • Que vous inspire la perspective de retrouver la Ligue 1, un an après seulement l'avoir quittée ? « C'est une très grande satisfaction. D'autant plus que c'est avec mon club formateur, avec mes potes... »
    • L'esprit de groupe, toujours... « Oui, cette réussite ne revient pas seulement à ceux qui ont aligné les matches. Tout le groupe, le staff, les dirigeants y ont contribué. J'en profite pour tirer un grand coup de chapeau à ceux qui ont peu joué, voire pas joué du tout. Si l'équipe en est là, c'est aussi grâce à eux. Le parcours de la réserve en dit long, de toute façon, sur l'esprit qui règne. On s'entraîne ensemble, on avance ensemble. Un dernier mot, pour Christophe Marichez : il a souvent été décisif, ces dernières semaines en particulier. Metz possède un des meilleurs buteurs de L2, il a la meilleure défense, mais il a aussi un très bon gardien. Il ne faut pas l'oublier. »

    Metz, intermède amical à Saint-Avold

    Au repos dimanche, les Messins attaquent la semaine ce matin à 9h30. A l'issue de la séance d'entraînement, certains referont leur sac pour rejoindre le stade municipal de Saint-Avold, pour y disputer une rencontre amicale face aux Allemands de Sarrebrück, pensionnaires de 3e division, où évoluent plusieurs joueurs français dont les anciens messins Jager et Zydko. A cinq jours du déplacement à Amiens, Francis De Taddeo mise sur ce rendez-vous pour offrir du temps de jeu à quelques éléments. Stéphane Léoni, Luis Delgado, Papiss Cissé ou encore Sébastien Bassong pourraient, ainsi, être du voyage. « Daniel Gygax, aussi. Il se peut qu'il fasse une mi-temps », indiquait hier l'entraîneur messin.
    FC Metz - Sarrebrück, aujourd'hui à Saint-Avold (18h30)

    Metz devance Forbach

    Après les qualifications des tours précédents, 16 équipes se disputaient la finale départementale de la coupe des benjamins, hier, sur les installations de Créhange. En début de matinée, tous les joueurs étaient soumis à l'épreuve des jonglages pour se départager en cas d'égalité à la fin des rencontres. Les 16 équipes, répartis en deux groupes se rencontraient ensuite selon la formule de l'échiquier. Chaque équipe a effectué quatre matches puis la journée s'est terminée sur les matches de classement. Le FC Metz s'est imposé devant Forbach en finale.

    classement

    1. FC Metz, 2. Forbach, 3. Florange, 4. Plantières, 5. Saint-Avold 1, 6. Thionville, 7. Saint-Avold 2, 8. Amnéville, 9. Saint-Julien, 10. Trémery, 11. Yutz, 12. Hettange, 13. Sarrebourg, 14. Jeunesse 2000, 15. Achen, 16. Bouzonville.
    Les huit premiers sont qualifiés pour la finale régionale qui se déroulera le 6 mai à Villers les Nancy. A noter qu'une seule équipe du même club pouvant participer à la finale régionale, Saint-Julien (9e) est également qualifié.

     

    Quoi de neuf, depuis 10 jours?

    CFA : Metz en quête d'efficacité

    FC Metz. 5e avec 68 pts (11v, 9n, 7d). Les trois dernières rencontres : nul contre Levallois (0-0), nul à Compiègne (1-1), victoire contre Mulhouse (2-0).
    Saint-Quentin. 14e avec 56 pts (8v, 8n, 11n). Les trois dernières rencontres : victoire contre Compiègne (3-0), victoire à Epinal (1-2), victoire à Nancy (0-2).
    L'enjeu. Tenus en échec par la lanterne rouge, la semaine passée, les Messins ont l'occasion de mettre leur capacité de réaction à l'épreuve, face à une équipe de Saint-Quentin qui reste sur trois victoires de rang.
    L'effectif. Bong et Belson, blessés, sont forfaits, tout comme Dino Djiba, malade. Le groupe : Sissoko — Anton, Schmisser, Betsch, Mangane, Turnau — Thomas, Walter, Contout, Diakité, Françoise, — N'Diaye, Lanteri, Walasiak, Farina.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « Saint-Quentin reste sur une très belle série qui lui a permis de sortir de la zone rouge. C'est une équipe dont le capital confiance est donc en hausse et qui n'a pas perdu chez elle depuis octobre. On devra retrouver l'efficacité offensive qui nous a fait défaut la semaine dernière face à Levallois. Dans ce genre de rencontre, typique de CFA, il faut avant tout privilégier l'efficacité au détriment du spectacle. »

     

    Pour mémoire :

     

    FF du 10/04/2007 :

    Au nom du père : Babacar Gueye

    Le meilleur buteur actuel de Ligue 2 ne se destinait pas au poste d'avant-centre. Poussé par son père, il incarne, aujourd'hui, la génération montante des Mosellans.

    Aba Gueye, le papa, a dû se montrer drôlement persuasif, il y a quelques années, quand son fils Babacar ne se prédestinait pas au métier de goleador. Du côté de « Gueule Tapée », à Dakar, le jeune homme se voyait plutôt dans la peau d'un milieu offensif, voire d'un attaquant de soutien, des positions qu'il lui arrive parfois d'occuper à Metz comme en sélection sénégalaise. «Avec mes potes des quartiers voisins, on avait l'habitude de se retrouver sur un terrain. C'est là que Mady Touré nous a repérés. Il a créé ensuite Génération Foot. »Autour de lui gravitent ses amis, tous de futurs internationaux, comme Rahmane Barry (Lorient), Pape Waïgo Ndiaye (Cesena) ou encore son cousin Momar Faye (Nancy, prêté à Raon l'Etape). Bon sang ne saurait mentir, et l'adresse de Baba le distingue déjà des autres.

    Ancien international du Dial Diop et de la SEIB passé par le Maroc, papa Gueye avait toutefois repéré chez son rejeton les qualités propres à un chasseur de buts. « C'est sûr, il a beaucoup pesé pour que je joue à ce poste ... »

    C'est en tant qu'attaquant qu'il débarque à Saint-Symphorien, en 2001. Avec les 18 ans comme dans les rangs de la CFA, le jeune Sénégalais claque vite pas mal de buts. Ses premiers pas en L1, en 2003, ne confirmeront pas forcément qu'il est le buteur attendu. A l'arrivée, il n'inscrit même que 7 buts en trois saisons parmi l'élite. Maigre, bien maigre. Voilà pourquoi son association, cette saison, avec son jeune « frère» Papiss Cissé a surpris par son efficacité. A eux deux, les deux hommes ont inscrit 26 buts, sans compter les passes décisives. Le duo fait peur, tandis que Gueye, à tout juste vingt et un ans, a pris une autre dimension. « Au départ, j'aurais signé tout de suite pour terminer à 10 buts, sourit l'intéressé. Maintenant, pour moi, cela ne changerait pas grand-chose d'être meilleur buteur. A mes yeux, la base pour avancer, c'est le collectif. Ce qui m'a fait du bien, aussi, cet été, c'est de suivre une bonne préparation. J'ai besoin de me sentir au top physiquement pour être performant. » Polyvalent, « Babs» a souvent frappé quand ses adversaires s'y attendaient le moins, notamment lorsqu'il déboulait sur l'aile gauche, un poste excentré qu'il affectionne particulièrement. Considéré comme le père spirituel de tous les Sénégalais de Metz, qu'il a contribué à faire venir, Francis De Taddeo, l'entraîneur messin, porte naturellement un regard bienveillant sur Babs, qu'il a formé:« Il fait preuve d'énormément de maturité, et ses statistiques sont exceptionnelles, dans la passe comme dans l'efficacité devant le but. Dans la surface, il sait rester calme et choisit souvent le geste adéquat. » Non retenu par le Sénégal lors de la dernière Coupe d'Afrique des nations, en Egypte - il avait alors donné la priorité à son club, qui tentait d'éviter la relégation en L2 -, Baba Gueye se projette déjà sur la prochaine édition au Ghana. Un rendez-vous qu'il ne veut surtout pas manquer. « Je souhaite vraiment y prendre part. Mais, pour cela, il faudrait que je joue en club. » Calme et réfléchi, le jeune homme n'envisage pas encore de quitter Metz, où il se sent parfaitement à l'aise. « Je suis sous contrat jusqu'en juin 2008, et je ne ferai pas n'importe quoi. Le club grandit, pourquoi ne pas continuer? » Avec 16 buts au compteur, le Dakarois ne laisse évidemment pas insensibles les observateurs français ou européens, un peu comme Emmanuel Adebayor, qui l'a précédé à Metz en son temps.

    « Calme, je le suis un peu trop, parfois. C'est parce que je me dis que les choses peuvent aller vite, dans un sens comme dans l'autre. »

    Metz peut donc espérer conserver pour une saison supplémentaire ce talentueux élément, à la tête bien faite, qui n'est pas sans rappeler le jeune Didier Drogba, lorsqu'il apprenait le métier du côté du Mans. Une référence continentale - et internationale - qu'il apprécie sans limite : « Que ce soit lui, Kanouté ou Eto'o, ils font du bien à l'Afrique. » On l'a compris, Baba Gueye se rêve lui aussi un grand destin. Mais, pour y parvenir, il est bien décidé à prendre son temps. D'ici là, Baba Gueye va continuer de prodiguer conseils et encouragements à son jeune frère, Ibrahima, qui évolue en CFA. Et tout donner pour convaincre  Henri Kasperczak, le coach du Sénégal, qu'il fa l'étoffe d'un futur cador de la sélection.

    Repères

    Né le: 2 mars 1986, à Dakar (Sénégal). 1,86m;71 kg.

    Poste: attaquant.

    International sénégalais.

    • PARCOURS

    Clubs: Génération Foot (1999-2001). FC Metz (depuis 2001) .

    • CHIFFRES

    16. Comme le nombre de buts marqués cette saison par Babacar Gueye, meilleur réalisateur de Ligue 2 après 30 journées. A signaler que la saison dernière, à la même période, le Havrais Jean-Michel Lesage occupait la tête du classement des buteurs de L2 avec

    14 réalisations.

     

    (13/04/2007) FC METZ 2-CHÂTEAUROUX 0

    Stade Saint-Symphorien. Mi-temps : 2-0. Temps estival. Pelouse correcte. Arbitre : M. Lamarre. 11474 spectateurs.
    Avertissements à Châteauroux : Vandenbossche (33e), Mulenga (90+2).
    Buts pour Metz : Gygax (38e, 41e).
    Les équipes
    METZ : Marichez (cap.) - Béria, Delhommeau, Diop, C. Gueye - Cardy, François, Agouazi (puis Bassong, 68e) - Renouard (puis B. Gueye, 52e), Aguirre (puis Cissé, 86e), Gygax.
    CHÂTEAUROUX : Debec - Moutaouakil, Bates (puis Babin, 73e), Bertin (cap.), Allegro - Kebe, Grauss, Vandenbossche, El Jadeyaoui (puis Bayod, 62e) - Ahamada, Mulenga.

    L'avenir clés en main

    Quatre jours après sa victoire à Tours, Metz a bouclé sa semaine avec un nouveau succès, hier, face à Châteauroux. Les portes de la Ligue 1 sont grandes ouvertes.

    Une semaine. Dans une petite semaine, sur la pelouse d'Amiens, le leader aura la possibilité d'oblitérer son ticket pour la Ligue 1. Tout, ou beaucoup du moins, dépendra du comportement du Havre d'ici-là. Avant de partir en campagne, le 29 juillet dernier à Gueugnon, les Messins ne s'autorisaient à y songer que dans le silence imposé par le devoir de reconstruction. Près de neuf mois plus tard, la perspective de voir le club du président Molinari réintégrer l'élite n'a jamais été aussi criante. Un peu plus encore depuis hier. En décrochant leur treizième succès de la saison à domicile, face à Châteauroux, les joueurs de Francis De Taddeo ont en effet effectué un pas de géant vers l'accession. Celui-là a pourtant mis du temps à se dessiner. Trente-six minutes exactement. Le temps pour les Castelroussins de conforter leur réputation d'équipe joueuse et difficile à manœuvrer. Dans une configuration inédite qui le privait de ses deux meilleurs buteurs - Babacar Gueye et Papiss Cissé, ayant été désignés remplaçants de luxe - Metz a peiné pour prendre son élan. Châteauroux a été tout prêt d'en profiter par l'intermédiaire de El Jadeyaoui : heureusement pour Christophe Marichez et les siens, la frappe de l'attaquant finissait sa course derrière la cage (21e). Rien jusque-là, d'un côté comme de l'autre. Le vide allait être comblé par Daniel Gygax. En l'espace de quelques minutes, l'international suisse, dont la dernière titularisation remontait à la venue de Caen, le 19 février, allait dessaper la soirée de son costume terne. La première fois, sur une passe millimétrée de Laurent Agouazi : Daniel Gygax s'y reprenait à deux fois pour tromper le gardien castelroussin (1-0, 38e). La seconde à la réception d'un centre venu de la gauche et du pied de Sébastien Renouard : d'un ciseau parfaitement maîtrisé, à l'angle de la surface de réparation, l'ancien lillois faisait se lever Saint-Symphorien comme un seul homme (2-0, 41e). Un geste venu d'ailleurs qui aurait peut-être mérité que l'arbitre siffle la fin de la rencontre...
    Et M. Lamarre aurait très bien pu le faire au vu du reste de la production. Confortés par le tableau d'affichage mais l'esprit peut-être ailleurs, déjà, les Messins retombaient dans une certaine facilité. Brouillons, imprécis, ils laissaient leurs adversaires reprendre leur aises au milieu du terrain. Les quelques tentatives castelroussines restèrent vaines.
    « Il faut rester conscient que l'important, c'est l'efficacité », disait Francis De Taddeo à la veille de cette 32e journée. A ce petit jeu-là, il faut bien reconnaître l'étendue des capacités messines. Vainqueurs à Tours en début de semaine, les Messins ont signé, hier, leur deuxième succès de la semaine au terme d'une partie qu'ils ont maîtrisé sans se risquer à flamber. Ils attendront peut-être l'issue de leur prochain rendez-vous, vendredi à Amiens, pour évoluer pleinement libérés.

    « Un courant favorable »

    Francis De Taddeo (entraîneur de Metz) : « L'équipe de départ correspondait à une volonté d'aligner des joueurs frais, ce qui explique qu'il nous ait fallu du temps pour se trouver. Le talent de Daniel Gygax est venu à point nommé. Châteauroux est une équipe joueuse face à laquelle il est devenu difficile pour nous de récupérer le ballon, mais tout le monde a été généreux, avec plus ou moins de bonheur. Un bon Christophe Marichez nous a aidés à ne pas prendre de but. Les organismes sont éprouvés, mais nous sommes portés par un courant favorable. »
    Daniel Gygax (attaquant de Metz) : « Je n'ai pas vu tous les buts marqués en Ligue 2, je ne peux donc pas vous dire si le deuxième que j'ai inscrit est le plus beau de la saison. Je ne me suis posé aucune question. Ce qui est sûr, c'est que ça fait du bien de réussir un tel geste.»
    Laurent Agouazi (milieu de terrain de Metz) : « Nous gagnons grâce à deux beaux buts. Après, il a fallu gérer, il y avait la fatigue accumulée lundi à Tours. Il faut féliciter Christophe Marichez qui sait se montrer décisif dans les moments chauds. »
    Frédéric Zago (entraîneur de Châteauroux) : « Nous avons privilégié le jeu sur l'enjeu mais je suis partagé entre la déception de perdre et la satisfaction d'avoir réussi un bon match. Metz a fait preuve de réalisme. »

    Heureusement, Gygax...

    Pour son retour aux affaires, Daniel Gygax a réussi un doublé qui offre au leader une victoire suffisante pour masquer le reste : une prestation d'ensemble terriblement poussive.

    Dans la gestion des efforts qui le conduiront très bientôt en Ligue 1, le FC Metz a encore excellé, hier soir, face à Châteauroux. Après des débuts poussifs, qui l'ont vu s'exposer au contre et mal finir ses actions, le leader a plié l'affaire en deux temps et trois mouvements, à l'approche de la pause. Daniel Gygax, blessé depuis février, a merveilleusement exploité un centre de Laurent Agouazi puis un autre de Sébastien Renouard. Dépossédés du ballon, les Messins ont passé la deuxième mi-temps à subir et à reculer. Un jeu a priori dangereux mais, dans leur situation, un risque d'autant plus limité que Châteauroux a manqué d'efficacité. Toute la différence entre un futur promu et une bonne équipe de Ligue 2...

    Marichez. Alerté par intermittence, puis plus franchement sollicité, il n'a jamais relâché sa vigilance, stoppant par exemple une frappe vicieuse d'Ahamada (61e), une reprise de Bayod (65e), ou un tir en pivot de Mulenga (69e). Décisif enfin dans un face à face avec Ahamada (81e).
    Béria. Coupable de précipitation après avoir réclamé un penalty pour une charge de Grauss dans la surface (27e), il a dû retrouver assez de lucidité pour faire face à la domination adverse en deuxième mi-temps. Avec plus ou moins de bonheur.
    Delhommeau. Préféré à Bassong, en charnière centrale, aux côtés de Diop, il a trop eu tendance à gâcher de judicieuses interventions défensives par une relance déficiente. Est monté d'un cran après l'entrée en jeu de Bassong (68e), ce qui n'a pas empêché Metz de continuer à céder du terrain.
    Diop. Après avoir joué les pompiers de service lors des moments de flottement du début de match, sa présence a été très utile quand Châteauroux a acculé Metz sur son but.
    Cheikh Gueye. D'une intransigeance remarquable et remarquée sur son côté gauche, où il avait repris sa place cédée à Luis Delgado lundi à Tours. Heureusement, puisque le travail n'a pas manqué en deuxième mi-temps.

    Cardy. Cette fois en manque de réussite sur ses coups de pied arrêtés, sa présence à la récupération du ballon a décliné avec le temps après plusieurs interventions précieuses en début de match.
    François. Comme son voisin du milieu, il n'a pu contenir les assauts castelroussins de la deuxième mi-temps.
    Agouazi. Après avoir mal exploité une offrande d'Aguirre (35e), il s'est aussitôt repris en adressant une longue ouverture à destination de Gygax sur le premier but (38e). Il a enchaîné par un très bon service vers Aguirre (39e). Remplacé par Bassong (68e), qui a repris sa place au cœur de la défense messine au plus fort moment de la tempête.

    Renouard. Des débuts hésitants, marqués par une mésentente criarde avec Aguirre (29e), jusqu'à cette passe décisive, d'un lift précis, à destination de Gygax sur le deuxième but. Il a encore ajusté un centre parfait sur la tête d'Aguirre (53e) avant de céder sa place à Babacar Gueye (52e). En dehors d'une combinaison avec Aguirre, l'attaquant sénégalais a étrangement manqué de conviction et trop ouvert son pied droit sur une frappe en toute fin de match.
    Aguirre. Titularisé dans l'axe d'une ligne de trois attaquants, le Péruvien a d'abord peiné à sortir de la nasse avant de se signaler par une belle ouverture mal utilisée par Agouazi (35e) et une tête piquée stoppée par Debec (43e). Metz dominé, sa conservation de balle a parfois fait du bien en deuxième mi-temps.
    Gygax. Troisième titularisation, la dernière remontant à Metz-Caen le 19 février, et premier doublé, réussi en trois minutes seulement. Il s'y est repris à deux fois sur le premier, avant de réussir un ciseau exceptionnel sur le deuxième. Le Suisse avait déjà sonné le réveil messin en ouvrant les premières brèches. Plus effacé en deuxième partie de programme, ce qui lui sera amplement pardonné.

    Contre Sarrebrück, à Saint-Avold

    La rencontre amicale prévue lundi entre le FC Metz et Sarrebrück (3e division allemande) aura lieu non pas à Creutzwald, mais à Saint-Avold, contrairement à ce qui nous avait d'abord été indiqué par erreur. A cette occasion, Metz alignera les joueurs les moins utilisés ce week-end face à Châteauroux et, en CFA, à Saint-Quentin. Il s'agira aussi du match de reprise de Stéphane Léoni, dernier blessé de longue date de l'effectif lorrain. Coup d'envoi à 18 h 30, lundi, au stade municipal de Saint-Avold.

    Les "14 ans" qualifiés

    Les "14 ans" lorrains se sont qualifiés pour la phase finale de la Coupe nationale (9 et 10 juin à Angoulême). Pour leur dernier match de poule à Clairefontaine, les jeunes Lorrains ont battu l'Aquitaine (1-0). Avec 9 points, ils terminent à la deuxième place derrière Rhône-Alpes (12). Un beau succès pour la LLF dont la sélection féminine des "16 ans" a été éliminée. Hier, à Vichy, les filles ont fait match nul (0-0) avec Rhône-Alpes. Dans cette poule, Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon ont arraché leur ticket pour la phase finale.

     

    Les résultats du week-end du 10/04/2007 :  Les 13 ans ont fait bonne figure au tournoi international de Livourne en battant notamment l'Inter Milan et le Bayern Munich.
    CFA : Metz 0-0 Levallois
    Avertissements à Walasiak (35°), Thomas (72°) et Contout (90°)
    L’équipe B recevait le dernier du groupe au Stade Delaitre ce week-end. La rencontre pouvait paraître facile, il n’en a rien été. « Même si cette équipe se situe en bas de classement, elle restait sur deux victoires consécutives », note José Pinot. Sa formation aurait pu s’imposer en toute fin de partie en convertissant un penalty accordé à Lanteri, mais Djiba n’y est pas parvenu.
    L’équipe messine : Degré – Turnau, Betsch, Mangane, Corrales (puis Françoise 70°) – Contout, Walasiak (puis Walter 57°), Djiba, Thomas – Lanteri, Gygax (puis Farina 74°)
    18 ans : repos
    16 ans : Metz 0-0 Magny
    Malgré une bonne prestation, l’équipe menée par Jean-Robert Faucher, malchanceuse, n’a pas réussi à faire la différence devant Magny. Par deux fois, les montants adverses ont repoussé les tentatives messines. Ce derby mosellan a donc accouché d’un match nul, Magny s’étant créé très peu d’occasion.
    15 ans honneur régional : Metz 3-1 Nancy
    13 ans : Metz termine 3ème du tournoi de Livourne
    En déplacement à Livourne, les 13 ans ont réalisé une très bonne performance en se plaçant à la troisième marche du podium. Leur seule défaite intervint face à Empoli en demi finale. Le reste du parcours Grenat est des plus satisfaisants, de grands clubs étant en lice dans le tournoi :
    Qualifications :
    Metz 4-2 Torino
    Metz 0-0 Inter Milan
    Metz 4-0 Livourne
    Quart de finale :
    Metz 4-0 Bayern Munich
    Demi finale :
    Metz 1-2 Empoli
    Petite finale :
    Metz 5-0 Lecce
    12 ans : Metz termine 6ème du tournoi de Sens
    Les Grenats, battus par Nancy en match de classement, ont terminé à la 6ème place du tournoi de Sens. Le week-end avait pourtant bien débuté avec des victoires sur Bordeaux (2-0), cette même équipe de Nancy (2-1) et Auxerre (1-0) en matches de poule.
    La deuxième phase fut plus mitigée avec une défaite (contre Lille 2-0), un nul (0-0 devant Marseille) et une victoire (3-0) contre Nantes.

    (09/04/2007)Tours sous contrôle Malgré une performance moyenne, les Grenats ont fait le travail devant le dernier de la classe, Tours, en match décalé de la 31ème journée. Vainqueurs grâce à un but sur corner de Julien François, ils continuent leur marche vers la Ligue 1. Un match se joue souvent dans les surfaces de réparation. Leaders de L2 depuis de longs mois, les Messins de Francis De Taddeo le savent éperdument. Une fois de plus, ils ont été on ne peut plus efficaces dans les zones de vérité à l'image de Julien François, auteur de l'unique but de la partie à quelques instants de la mi-temps. Le milieu de terrain messin est monté plus haut que tout le monde pour détourner de la tête un corner tiré au premier poteau par son coéquipier Julien Cardy (0-1, 43°). Ce but a été un véritable coup de massue pour les Tourangeaux, auteurs d'une entame courageuse.
    Pour le reste, le public du Stade de la Vallée du Cher n'a pas eu grand chose à se mettre sous la dent. Ses protégés, qui sont plus proches que jamais du National, avaient pourtant de bonnes intentions. Mais quand la défense messine cédait, Mandane, l'attaquant le plus en vue de la partie, manquait de chance ou d'à propos. Peu après l'heure de jeu, il buta sur Marichez après avoir pris Diop de vitesse (63°). Puis il lui manqua quelques centimètres pour reprendre un centre venu de la gauche (77°). Par deux fois, Tours aurait pu égaliser.
    Metz, prévenu, restait pourtant très serein et se contentait de gérer la partie. Seul C. Gueye, en toute fin de partie, eut l'occasion de doubler la marque, mais Catherine intervint dans ses pieds. Ce fut la seule réelle occasion des Lorrains après le but de François. « Nous avons déjà montré un meilleur visage, reconnaissait Julien Cardy à l'issue de la rencontre, mais l'essentiel était de gagner. Nous avons fait un grand pas vers la réussite de notre objectif, qui est de monter en Ligue 1. Il nous manque peut-être encore trois points, j'espère que nous les prendrons à domicile. » Vendredi, Metz reçoit Châteauroux à Saint-Symphorien.