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April 30 Inventaire : Ruffier...entre ambition et la réalité, il reste le travail...La phrase du jour. « J'ai énormément de regrets sur la manière avec laquelle nous avons abordé la deuxième mi-temps. J'aurais aimé voir beaucoup plus de folie... » D'Yvon Pouliquen, concernant la prestation de son équipe, samedi dernier, contre Saint-Étienne. Que risque le PSG ? La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) se prononcera, aujourd'hui, au sujet du Paris SG, et de son éventuelle responsabilité, dans l'affaire de la banderole anti-Ch'tis déployée lors de la finale de la Coupe de la Ligue le 29 mars. « Si sanction il y a, cela peut être un retrait de point(s), un match avec sursis à huis clos, un match ferme, il peut y avoir tout un éventail de sanction (y compris financières), il peut aussi n'y avoir aucune sanction de notre part », avait expliqué Pierre Attali, vice-président de la commission de la LFP, le 3 avril, avant l'ouverture d'une « procédure d'instruction » par la Ligue. Seule certitude : le match, remporté par le PSG (2-1) face à Lens, ne pourra pas être rejoué, la Ligue excluant cette possibilité dans le cas de rencontres parvenues à leur terme. METZ DEVANT LE CNOSF. Patrick Razurel, le directeur général délégué du FC Metz, se rend aujourd’hui devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), à Paris, accompagné de Me Reiss, l’avocat du club. Les deux représentants messins seront entendus à 15 h 30. Condamné à disputer un match à huis clos par la commission supérieure d’appel de la FFF dans le cadre de l’affaire Ouaddou, Metz a sollicité la conciliation du CNOSF, ce qui a eu pour effet de suspendre cette décision. Metz a encore deux matches à domicile au programme avant la fin de la saison, le 10 mai contre Lorient et le 17 mai contre Le Mans. En première instance, le club mosellan avait aussi été sanctionné d’un point de pénalité par la commission de discipline de la Ligue, mais cette décision avait été annulée en appel. ÉQUIPE DE FRANCE ESPOIRS : Mombaerts remplace Girard ÉRICK MOMBAERTS a été nommé sélectionneur des Espoirs à la place de René Girard, qui lui succédera à la tête des moins de 18 ans. Cet échange standard prendra effet à partir du 1er août. Cette décision a été prise à « l’occasion d’une réunion de la DTN tenue hier matin au siège de la FFF », où « Gérard Houllier, directeur technique national, a redistribué ou confirmé la responsabilité des sélections nationales entre les entraîneurs nationaux », explique la fédération dans un communiqué. Sous les ordres de René Girard, les Bleuets n’avaient pas réussi à se qualifier pour l’Euro 2007 et, par conséquence, pour les Jeux Olympiques de 2008 de Pékin. À la surprise générale, Israël s’était qualifié pour la première fois pour un Championnat d’Europe des nations, en battant la France 1-0 en barrage retour (1-1 à l’aller à Caen) en octobre 2006. Demi-finalistes du précédent Euro au Portugal, les Espoirs tricolores étaient tombés de haut malgré la présence dans leurs rangs de joueurs tels que Lassana Diarra, Samir Nasri, Karim Benzema ou encore Hatem Ben Arfa, convoqués aujourd’hui régulièrement avec les Bleus de Raymond Domenech. La situation n’est guère plus réjouissante pour l’Euro 2009 en Suède. À deux matches de la fin, la France n’est que troisième avec quatre longueurs de retard sur les Gallois et à égalité de points avec la Roumanie, qui compte un match en retard. Seul le premier du groupe sera qualifié directement, les meilleurs deuxièmes disputant un barrage. Erick Mombaerts aura donc pour mission de Réussir en deux matches (contre Malte et en Bosnie) à ramener les Bleuets dans les deux premiers. LES ENTRAÎNEURS DES SÉLECTIONS MASCULINES. Moins de 16 ans : Guy Ferrier ; moins de 17 ans : Philippe Bergeroo ; moins de 18 ans : René Girard ; moins de 19 ans : Francis Smerecki ; moins de 20 ans : Luc Rabat ; Espoirs (moins de 21 ans) : Erick Mombaerts. SÉLECTIONS FEMININES. Moins de 17 ans : Paco Rubio ; moins de18 ans : Gérard Sergent ; moins de 19 ans : Stéphane Pilard ; Espoirs (moins de 21 ans) : Yvan David ; Équipe de France : Bruno Bini.
Pouliquen : « La tension existe elle ne me dérange pas » Des signes extérieurs de tension ont jalonné ces derniers jours. Condamné, le FC Metz n'échappe pas à la logique de sa situation. Son entraîneur, Yvon Pouliquen, s'en accommode. C'est normal dans la vie d'un groupe. Il arrive que ça pète, comme dans un couple ! » Midi, hier, à Saint-Symphorien. Maltraités durant deux heures, les ballons messins viennent de trouver le repos. Impossible, pour l'entraîneur, de nier la tension perçue sur la pelouse tout au long de la matinée. Dans la salle réservée à la presse, Yvon Pouliquen évoque le sujet sans ambages. Le gros coup de gueule poussé par un de ses joueurs, sa réplique, après avoir convié le groupe à migrer, loin, loin des oreilles indiscrètes... Rien de bien anormal aux yeux de l'entraîneur messin. « La tension existe, c'est vrai, et elle ne me dérange pas. Ceci dit, je n'ai pas vu d'animosité, mais simplement de l'agressivité. Ç'a donné le ton, la séance a été de qualité. » Sourire de conclusion. Difficile, pour autant, de s'arrêter là et de ne pas se laisser aller au questionnement. Le ciel est électrique au-dessus de Saint-Symphorien. Comment pourrait-il d'ailleurs en être autrement ? A seulement trois journées de la fin du championnat, la certitude constituée par la relégation du FC Metz en Ligue 2 tranche grossièrement avec les doutes qui entourent l'avenir de nombreux éléments et, ce faisant, celui du club à la Croix de Lorraine. Préservée, jusqu'ici, par certains résultats, entretenue par le contenu de récentes prestations tout autant que par l'enjeu représenté par la Coupe de France, jusqu'à l'élimination à Lyon, la bonhomie locale laisse aujourd'hui apparaître quelques fissures. Rien de bien anormal aussi, sans doute... Ligoté à un présent sans horizon depuis sa sortie de route à Gerland, il y a tout juste deux semaines, Metz devra entretenir l'illusion de la liberté jusqu'au 17 mai prochain. Samedi dernier, face à Saint-Etienne, la tache s'est révélée trop lourde. La lanterne rouge est retombée dans ses travers. La sanction s'est matérialisée par une vingt-troisième défaite. Anecdotique pour beaucoup. Pas pour l'entraîneur messin, lequel a tout simplement refusé de s'exprimer devant la presse après le coup de sifflet final, laissant à son adjoint le soin de revenir sur le déroulement de la soirée. « J'étais fâché. Quelque fois, il vaut mieux rester seul. Je ne voulais pas que mes mots dépassent mes pensées. Il n'est pas question pour moi de critiquer qui que ce soit dans ces circonstances. Cela ne regarde que le vestiaire. » FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance (10h). Demain : une séance (10h). Le nom du jeune gardien messin est apparu pour la première fois à Auxerre. Au club depuis près de quatre ans, Romain Ruffier sort de l’ombre, l’occasion pour nous de présenter un garçon pas forcément connu des supporters. Fils de Richard Ruffier, ex-gardien notamment de Nîmes et Bordeaux et ancien international espoir, Romain est, dès son plus jeune âge, destiné à suivre les traces de son père. Il endosse donc le costume de portier pour les couleurs de l’AS Béziers. Préférant les sports individuels (tennis, judo), il trouve dans cette position la solitude à laquelle il aspire sur le terrain. Puis, dans sa quatorzième année, il effectue ses premiers essais : Montpellier tout d’abord, puis Lyon et Metz. Ce dernier décroche la timbale et fait signer dans son centre de formation le jeune espoir.
Après une année d’adaptation difficile (loin de sa famille et de la douceur du climat héraultais), Romain finit par s’accommoder à sa nouvelle vie, bien aidé par Jean-Claude Nadon, alors entraîneur des gardiens du centre. Les exercices quotidiens imposés sont extrêmement physiques et l’adolescent peine mais parvient finalement à satisfaire son préparateur, grâce à une grande force mentale : « Il arrivait parfois que j’en pleure le soir après l’entraînement, avoue t-il. Mais je n’ai jamais abandonné car je savais où je voulais arriver. ‘Quand on veut, on peut’. C’est ce que mon père, qui m’entraînait tous les soirs après les cours, m’a appris. » Avec les 16 ans du FC Metz, il est sacré Champion de France dès sa première année bien qu’il ne joue que neuf matches avec l’équipe, Vincent Degré étant alors titulaire. Cette concurrence, Romain la vit toutefois bien, s’entendant parfaitement avec son homologue. Passé en moins de dix-huit ans, il change de coach particulier (Jean-Marc Rodolphe s’occupe désormais de lui) mais pas de situation. Cette fois, c’est une « concurrence saine mais difficile » qui règne avec Joris Delle. Vient le 18 avril dernier, Yvon Pouliquen l’appelle : « Rendez-vous 15h45, tu pars avec nous à Auxerre ». Le voilà lancé dans le grand bain. Il raconte son épopée en Bourgogne : « Arrivé dans le bus, je me suis installé à l’avant, en vérifiant bien que je ne prenais la place de personne. J’étais assez impressionné même si je connaissais pas mal de jeunes de l’équipe comme Rudy ou Miré (ndlr : Gestede et Pjanic). Durant le voyage, j’ai commencé à m’intégrer et je me suis retrouvé à l’arrière du car. Une fois à l’hôtel, pendant le repas du soir, Sébastien Bassong a demandé la parole en cognant son verre et a annoncé que j’allai chanter ! J’ai du me prêter à la tradition et entonner Petite Marie de Francis Cabrel, devant les coachs et les autres joueurs. Mon intégration passait par là, et je l’ai fait avec plaisir. Le lendemain, nous nous sommes rendus au stade de l’Abbé Deschamps. C’était la sixième fois que je jouais face à Auxerre, toutes compétitions et catégories confondues ! Mais là, nous étions escortés par des policiers, ce à quoi je n’étais pas franchement habitué. Pendant que j’échauffais Christophe (Marichez), j’ai senti l’ambiance dans les tribunes et remarqué les caméras sur le bord du terrain : ça m’a donné une drôle de sensation. Ma bonne intégration dans l’effectif m’a permis de me rapprocher des autres, et pendant tout le match, je n’ai pas cessé de les encourager. Je m’imaginais même rentrer sur le terrain et prendre ma place dans les buts. Je m’y étais préparé physiquement et psychologiquement. » Romain Ruffier ne rentrera finalement pas, mais cette expérience lui a certainement donné l’envie de redoubler d’effort. A l’image de Fabien Barthez, dont il admire le style de jeu et les dégagements rapides, il souhaite faire au plus vite la différence pour s’imposer l’année prochaine dans le groupe professionnel. « J’espère pouvoir m’entraîner régulièrement avec la CFA pour m’adapter au milieu professionnel, et pourquoi pas jouer un ou deux matches en Ligue 2. » Même s’il devrait y avoir à nouveau beaucoup de prétendants au poste de gardien. « Certes, j’ai moins d’expérience que les autres et je ne suis pas sélectionné en équipe de France des 17 ans. Mais c’est à moi de faire mes preuves. Cela ne me pose pas de problème. Depuis que je suis arrivé, j’ai toujours dû passer par là. » En dehors des terrains, Romain n’a pas abandonné les études et passé son bac (scientifique) l’année dernière. Il suit encore des cours d’Anglais régulièrement, conscient que « tout peut s’arrêter du jour au lendemain. » Un mélange d’ambition et de lucidité. Deux vertus pour un gardien de but. April 29 Les vautours planent autour du club : Pjanic les fait saliver !(R.L.) : INTÉRÊT. – Bernard Lacombe, le conseiller du président Aulas, a annoncé hier sur RTL l’intérêt de l’OL pour le milieu de Metz Miralem Pjanic, dix-huit ans. « On est très intéressés depuis pas mal de mois, a-t-il assuré. On a beaucoup parlé avec Michel Ettorre (entraîneur adjoint de Metz), Yvon Pouliquen (entraîneur) et M. Molinari (président), qui doit rencontrer Jean-Michel Aulas prochainement. » Dans la journée, Lacombe a confirmé au téléphone cet intérêt à Joël Muller, le directeur sportif messin. Aucune offre n’est pour l’instant parvenue au siège du club lorrain. L’entourage du joueur doit de nouveau évoquer son avenir avec le club lorrain en fin de semaine prochaine. Ettorre aux commandes Laissés au repos au lendemain de leur défaite face à Saint-Etienne, samedi (0-1), les joueurs messins ont repris le chemin de l'entraînement hier après-midi. Avec un certain nombre d'absents : Vivian (cuisse), Bessat (dos), Cubilier (mollet), N'Diaye (cheville) et Pjanic ont travaillé à l'écart du groupe après une matinée consacrée aux soins. A noter que la séance s'est déroulée sous la houlette du seul Michel Ettorre. Parti rendre visite à sa famille, dimanche, Yvon Pouliquen a, en effet, prolongé son séjour de vingt-quatre heures. Il reprendra normalement du service ce matin (9h30). Avec, à l'horizon, le dernier déplacement de la saison, samedi, à Sochaux. (Quotidien l’Equipe) : Lyon veut Pjanic dès cet été L'Olympique Lyonnais est « très intéressé » par Miralem Pjanic et cherche à le recruter dès cet été, a déclaré, hier sur RTL, Bernard Lacombe, le conseiller du président lyonnais Jean-Michel Aulas. « On est très intéressé depuis pas mal de mois, a révélé Bernard Lacombe. On a beaucoup parlé avec Michel Ettorre, Yvon Pouliquen et M. Molinari, qui doit rencontrer Jean-Michel Aulas prochainement. » (Site officiel FC Metz) : Des nouvelles de …Baptiste Schmisser Après Nicolas Farina, nous avons décidé de prendre quelques nouvelles d’un autre de nos expatriés. Agé de 22 ans, le défenseur messin Baptiste Schmisser passe la saison loin de Metz. Le FC Pau l’a accueilli pour un prêt d’un an au cœur du National. Baptiste, vous êtes prêté à Pau depuis septembre 2007. Comment votre saison se déroule-t-elle ? April 28 Puisque certains semblent déjà "en vacances", on va faire le bilan...
La protestation du jour : « Pourquoi faudrait-il sauver le PSG ? » (NICOLAS DIEUZE, milieu de terrain de Toulouse -Haute-Garonne) « JE NE VOIS PAS pourquoi il faudrait sauver le PSG plus qu’une autre équipe. » Après la défaite à Lille (3-2), Nicolas Dieuze, le milieu de terrain du TFC, a estimé que son club n’avait pas à subir un traitement de défaveur par rapport au club parisien. Il a confirmé ses propos hier matin lors du traditionnel décrassage, une semaine avant un brûlant… TFC - PSG. Vous avez dénoncé une opération SOS PSG, au micro de Canal +, des la fin du match a Lille. Ces propos ont-ils été tenus sous le coup de la colère ? Nicolas Dieuze. Absolument pas. J’assume complètement ce que j’ai dit. Je ne vois pas ce que mes propos ont d’extraordinaire. Il ne faut plus que cette situation perdure. Cette saison, si on fait le cumul de tout ce qui s’est passé (NDLR : décisions arbitrales), ça me paraît trop gros. Samedi soir, ce n’était pas des actions grossières, mais l’accumulation fait que l’on sort frustré. Mais quel est le rapport avec Paris ? Quand j’entends qu’il faut sauver le PSG, je me dis que l’on pourrait très bien faire un SOS Lens, un SOS Strasbourg, un SOS TFC. Pourquoi un SOS Paris ? Parce qu’une radio parisienne (RMC) décide qu’il faut que le PSG reste dans le gotha du foot français ? Mais nous avons autant notre place en L 1 qu’eux. « Le terrain doit être le seul juge » Votre opinion est-elle partagée par vos coéquipiers ? Pour l’instant, personne ne rebondit sur mes propos. A Lille, c’est sorti comme ça. Cest quelque chose que j’ai sur le cœur. Je me demande pourquoi faudrait-il que le PSG reste absolument en L 1 ? Je n’en veux ni au PSG ni à personne, mais le terrain doit être le seul juge. Nous, nous n’attendons rien de personne. Samedi, le TFC reçoit Paris. Y a-t-il un risque d’agressivité négative ? Absolument pas. Nous n’avons rien contre les Parisiens. C’est un match important et un concurrent direct à la relégation en L 2. Nous n’avons plus gagné à la maison depuis le 8 décembre. Il faut stopper cette série. Nous ferons tout pour faire la meilleure prestation possible. On espère que tout se passera dans la plus juste impartialité. Que le meilleur gagne, c’est tout. (R.L.) : finale de la Gambardella Ce sera Rennes-Bordeaux Rennes a dominé Strasbourg en puissance, poussant les Alsaciens à la faute alors que Le Havre et Bordeaux faisaient le spectacle jusqu'au bout. Lors de la première demi-finale, les Rennais de Laurent Huard appuyés sur une défense extrêmement puissante, se sont imposés grâce à deux coups du sort. Alors que le match était très fermé, compte tenu de l'enjeu, Lasimant profitait d'une longue relance pour battre Sommer d'un revers du pied. L'attaquant rennais était peut-être en position de hors jeu. Très fébriles derrière, dans la relance, les Strasbourgeois chez lesquels Damour et Schneiderlin ne trouvaient pas de soutien, allaient se faire harakiri dès le début de la deuxième période quand Sommer, leur gardien, offrait sur une glissade le deuxième but à Le Tallec. Jouant de malchance, les Alsaciens perdaient alors Damour pour deux cartons jaunes peu après l'heure de jeu. Le Stade Rennais pouvait terminer la partie en déroulant. La deuxième demi-finale allait offrir un véritable spectacle. Plus de rythme, plus de vivacité, et des buts ! Sous l'impulsion d'un Sertic des grands jours, les Girondins s'offraient deux buts d'avantage. Sur le premier, le pied magique de Sertic trouvait la tête de Saivet pour un lob millimétré (13e). Sur le deuxième, le milieu de terrain bordelais servait Krychowiak pour une tête smashée cette fois. Les Havrais avaient fauté en défense. Ils se reprenaient progressivement et dans les arrêts de jeu de la première période, l'intenable Manset réduisait le score d'une volée d'anthologie. La deuxième mi-temps serait normande. Le HAC poussait, mais se faisait surprendre sur une nouvelle hésitation par Sertic au four et au moulin. Quelques minutes plus tard, Chalali, l'entrant, trouvait le petit filet de Meslien pour la réduction du score. Et au bout des arrêts de jeu, après que Chalali eut manqué l'immanquable, Kanabiyik monté aux avant-postes égalisait miraculeusement. Mais Bordeaux s'en sortait pourtant aux tirs au but. La finale opposera donc le 24 mai la très puissante défense rennaise à l'imagination bordelaise. Les fiches Stade de Guéntrange. 2000 spectateurs. Arbitres : MM. Gazagnes, Kutscheck et Torchia (Ligue de Lorraine). Mi-temps : 1-0. Buts : Lasimant (15e), Le Tallec (50e) pour Rennes. Avertissements à Rennes : Pivaty (76e) ; à Strasbourg : Damour (47e, puis expulsé à la 63e). Bordeaux vainqueur aux tirs au but 7-6. CFA/Metz relance Epernay Avec huit professionnels dont Chapuis, Françoise et Gygax, les Messins s annonçaient redoutables « sur le papier » hier à Paul-Chandon. L’effectif lorrain n’effrayait pas pour autant Bruno Scipion. « A l aller (défaite 2-3), il y en avait 16 et nous leur avions fait peur », rappelait l entraîneur sparnacien. Sans Calton, l arrière droit blessé à la cheville lors de l échauffement, les Messins ne faisaient pas preuve d un enthousiasme débordant. L envie était manifestement du côté sparnacien. Sur un service de Boudaud, Rodrigues qui avait réussi un crochet dans la surface, ne cadrait pas sa frappe (8e). Les Grenats répliquaient timidement, un centre de Diagne parvenait à Pouye. La reprise de la tête frôlait la lucarne gauche de Lorentin (14e). 200 spectateurs. Arbitre : M. Pretot (Ligue de Franche-Comté). But : Boudaud (23e). Pros/FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : repos et soins pour les blessés. Aujourd'hui : entraînement à 16 h 30. Demain et mardi : séance à 10 h. METZ FAIT DES ESSAIS. Le jeune milieu du Stade Tunisien Oussama Boughamni et le défenseur latéral sénégalais de Génération foot Victor Demba Bindia sont actuellement à l’essai. Deux autres joueurs de Génération foot, Mohamed N’Diaye et Mouhamed Diop, s’entraînent avec la réserve. Vivian : « Trop de déchets » Même s'il reconnaît que son équipe a étrangement baissé le pied en seconde période, samedi face à Saint-Étienne, le défenseur messin Matheus Vivian estime que le FC Metz « méritait un meilleur sort. » Matheus Vivian, à l'issue de la rencontre face à Saint-Étienne, Michel Ettorre a estimé que le FC Metz n'avait pas su prendre le match par le bon bout. De l'intérieur, comment avez-vous jugé la prestation de votre équipe en première période ? « J'ai le sentiment que nous l'avons abordé correctement et que rapidement nous avons pris le dessus sur une équipe stéphanoise qui ne nous a pas mis en danger. Samedi, j'ai d'ailleurs sans doute vécu la mi-temps la plus tranquille depuis mon retour à la compétition. » • Mais Metz n'est pas parvenu à trouver l'ouverture... « Encore une fois ! Pourtant nous nous sommes créés quelques situations intéressantes. Mais nous avons failli dans la vitesse d'exécution, le changement de rythme en phase offensive et surtout dans le dernier geste. C'est malheureusement devenu un thème récurent. C'est dommage, car nous méritions sans doute un meilleur sort... » April 27 Certains, à Metz, n'y sont plus ! A l'image de la saison,leur "coeur" est ailleurs...
(Quotidien l’Equipe) : METZ - SAINT-ÉTIENNE : 0-1 Le souffle des Verts Revenu à deux points de l’OM et trois de Nancy, qui jouent aujourd’hui, Saint-Étienne peut toujours croire à l’Europe avant d’accueillir Lille. 0-1 : B. Gomis (48e) C’EST ENCORE dans le jeu que Saint-Étienne a inscrit, hier soir, un but capital pour sa fin de saison. Pour la onzième fois d’affilée, les Verts n’ont pas eu besoin d’un coup de pied arrêté pour marquer (voir L’Équipe d’hier) et pourtant, leur jeu fut longtemps sans relief. Il aura fallu, en fait, que les Stéphanois se retrouvent à dix, après l’expulsion de Dernis pour une claque sur la nuque d’Agouazi (41e), pour qu’ils affichent cohésion et fluidité. « On a fait une première mi-temps de très mauvaise facture, reconnaissait Christophe Landrin. Après l’expulsion, bizarrement, on s’est sentis libérés. » Feindouno, Landrin et Gomis profitèrent aussi de la passivité du bloc défensif messin pour prendre le dessus (48e) avant que celui de Saint-Étienne ne résiste à la pression adverse en fin de rencontre, notamment sur un long cafouillage dans la surface où Viviani puis Tavlaridis s’interposèrent (82e). « C’est un très bon résultat, surtout à dix, appréciait Pascal Feindouno. On a souffert mais on a tenu. C’est une bonne opération puisque le classement n’a pas changé. » Deux matches à Geoffroy-Guichard Grâce à ce succès chez le dernier, Saint-Étienne est toujours cinquième ce matin alors que ses poursuivants ont aussi gagné. « On était les seuls à se déplacer, remarquait Laurent Roussey. On reste sur notre dynamique, c’était important de prendre trois points avant un gros choc contre Lille, qui sera un match décisif puisqu’on aura la possibilité de les mettre à 4 points. » Une finale pour la cinquième place ? « À mon avis, oui, sourit Feindouno. Ils sont juste derrière, ce n’est pas un match à minimiser. » Avec deux matches à Geoffroy-Guichard et un déplacement au Parc, Saint-Étienne peut clairement entrevoir l’Europe. Rappelons que la cinquième place sera qualificative pour la Coupe de l’UEFA si le Paris-SG gagne la Coupe de France ou si Lyon et le PSG se retrouvent en finale. Mais avant que Marseille et Nancy ne jouent ce dimanche, Saint-Étienne s’est aussi rapproché à trois points de la troisième place et à deux de la quatrième. Avant le coup d’envoi, l’OM et l’ASNL auront peut-être senti le souffle des Verts dans leur dos. « Nous, on n’y pense vraiment pas, balaie Landrin. Mathématiquement, c’est possible mais on regarde plus derrière. On s’est battus à moment donné pour éviter la relégation. Beaucoup de gens au club nous parlaient d’Europe alors qu’on sortait à peine la tête de l’eau et même aujourd’hui, on a du mal à en parler. » Gomis sur le podium L’HOMME CLÉ : B. Gomis (Saint-Étienne), 6,5 L’attaquant des Verts a inscrit son quatorzième but de la saison et rejoint Cavenaghi (Bordeaux) à la troisième place du classement des buteurs, à deux longueurs de Niang (Marseille). Même s’il fut souvent signalé hors jeu en début de match, il posa tout de suite des problèmes à l’axe central messin. Il manqua le cadre (39e) avant de bien se démarquer pour transformer la passe de Landrin (48e). Sans un réflexe de Marichez, il aurait réussi un doublé (55e). LOIN DE JUSTIFIER son classement à onze, Saint-Étienne a affiché plus de consistance en infériorité numérique, à l’image de P. FEINDOUNO, sans influence en première période où il gâcha deux contres (14e, 36e), beaucoup plus concerné ensuite, puisqu’il amena le but de Gomis (48e).MATUIDI et LANDRIN, passeur décisif, furent actifs au milieu et la défense resta solide. Vigilant en début de match (5e, 8e), VIVIANI garda aussi le contrôle de sa surface, même sous la pression. Bien entré dans le match, dans le sillage de BESSAT et surtout de BARBOSA, dont l’engagement ne faiblit pas, Metz pâtit ensuite de la performance médiocre de PJANIC, diminué semble-t-il par quelques semelles. L’entrée de Momar N’DIAYE apporta de la percussion, mais le Sénégalais manqua l’égalisation (82e). Malgré les bonnes intentions de BASSONG, la défense afficha la même fragilité que depuis le début de la saison et fut complètement inoffensive sur l’action du but stéphanois, où VIVIAN relâcha son marquage sur Gomis. MARICHEZ limita les dégâts (55e, 75e). METZ - SAINT-ÉTIENNE (0-1) Michel ETTORRE (entraîneur adjoint de Metz) : « Si Yvon (Pouliquen, l’entraîneur principal) n’a pas souhaité venir s’exprimer c’est parce qu’il est plus qu’agacé. Le public mérite une meilleure fin. On a fait une séance d’entraînement exceptionnelle hier (vendredi) et derrière on produit un match vide, sans vie, sans cœur. Quand on parle de reconstruction, ça passe par des matches comme ça et si aujourd’hui on n’a pas eu l’attitude conforme à nos objectifs, c’est parce que les garçons ont la tête ailleurs. » Laurent ROUSSEY (entraîneur de Saint-Étienne) : « On a eu quelques difficultés en début de match. Ensuite, comme souvent, l’expulsion nous a contraints à faire preuve de solidarité et peut-être qu’il y a aussi eu un peu de relâchement chez l’adversaire. C’est un groupe jeune et il a pu ressentir un peu de stress parce qu’il voulait défendre cette cinquième place. On est heureux ensemble, on poursuit une aventure qui dure depuis huit mois maintenant et qui peut se terminer de belle manière mais il faut rester serein. » (Site officiel FC Metz) : attaque en berneAuteurs d’une première mi-temps encourageante, les Messins ont été battus par Saint-Etienne après avoir manqué la seconde. Le but inscrit par Gomis dès le retour des vestiaires s’est finalement avéré suffisant pour des Verts à un de moins. On savait les Grenats dans une mauvaise passe au niveau de l’efficacité. Ils n’en sont pas sortis, face à une équipe stéphanoise pourtant réduite à dix peu avant le repos à cause d’un geste d’humeur du milieu de terrain Dernis. A ce moment-là de la partie, on pensait les hommes de Pouliquen en mesure de renouer avec le succès. Au regard du débat de match, ils méritaient en effet de mener au score. Bien que les visiteurs aient davantage de raisons de prendre les trois points, les premières occasions furent à mettre à l’actif des locaux, entreprenants et décidés à retrouver le chemin de la victoire. Mais Strasser, qui plaça deux jolis coups de tête, fut contré la première fois (8°) et signalé hors-jeu la seconde (31°). Les demi-finales de la Coupe Gambardella se disputeront aujourd'hui au stade de Guentrange à Thionville. Dès 15h, les 18 ans strasbourgeois seront opposés à ceux de Rennes. Suivra, à partir de 17h30, la rencontre entre Bordeaux et Le Havre. Metz, une œuvre en trompe l'œil Malgré une bonne entrée en matière, les Messins ne sont pas parvenus à montrer un visage suffisamment solide pour renverser une équipe stéphanoise réaliste. En course pour une investiture européenne, Saint-Etienne a rarement été en mesure, hier, de proposer un programme digne de ce nom. Pourtant, les marques de soutien n'ont pas manqué, une bonne partie du Chaudron stéphanois s'étant invité dans l'antre grenat. Trop de pression sur les épaules du candidat stéphanois ? La sortie prématurée de Dernis (41e), auteur d'une gifle sur Laurent Agouazi - que Lino Ventura ne lui aurait pas enviée ? L'absence d'enjeu censé avoir libéré les Messins depuis quelques semaines ? Pas seulement. Si pendant de longues minutes, le cinquième du championnat a erré, l'âme en peine, sur la pelouse du bon dernier de la classe, c'est qu'il a eu à faire à une équipe déterminée à toucher les dividendes de ses récentes sorties olympique et lensoise. Mais la patience et l'opportunisme stéphanois ont rapidement eu raison de la bonne volonté messine. Si Metz a, en effet, barbouillé quelques ébauches de jeu - parfois séduisantes - sur la toile de Saint-Symphorien, c'est bien Gomis, d'un coup de pinceau aussi spontané que violent, qui a achevé l'œuvre des Verts et les illusions messines (48e). Une bonne dose de réalisme reste, encore et toujours, le meilleur ingrédient pour tracer les contours d'une saison haute en couleur. Gomis est passé par-là Auteur d'une bonne première période, le FC Metz a une nouvelle fois payé ses errements défensifs au retour des vestiaires. Marichez. Une première période pleine de quiétude pour le portier messin. Il n'a rien à se reprocher sur le but de Gomis. Un arrêt réflexe salvateur sur sa ligne devant ce même Gomis (54e) a entretenu l'espoir d'un retour au score. Barbosa. Une talonnade pleine d'à-propos sur François (12e), symbole d'une grande maîtrise technique hier soir. Pjanic. Il a payé, de sa personne, sa médiatisation soudaine. Les Stéphanois lui ont réservé un traitement de faveur durant les quarante-cinq premières minutes. Sous surveillance, le jeune Messin a tout de même réussi à de défaire du marquage pour orienter, avec justesse, le jeu de son équipe. Préservé par son entraîneur et remplacé à la 62e par N'Diaye, incapable de convertir une occasion en or devant Viviani (78e). «Jamais dernier par hasard» Michel Ettorre (entraîneur-adjoint de Metz): « Nous n'avons pas su prendre le match comme il le fallait et, même en infériorité numérique, Saint-Étienne nous a gênés. Tout nous agace parce que je pense que le public messin méritait une autre prestation. Je pense qu'on n'est jamais dernier par hasard et si nous sommes derniers, c'est que nous le méritons. Le match était vide, sans vie, sans cœur. Je pense que les garçons ont la tête ailleurs. Toutefois, on se doit de bien terminer cette saison, simplement pas fierté.» le film du match 5e. Le coup-franc enroulé de Bessat est détourné du bout des gants par Viviani. Pjanic supervisé Décidément, l'excellente prestation de Miralem Pjanic en Coupe de France face à Lyon a largement dépassé les frontières hexagonales. L'OL, l'OM et le FC Barcelone ne sont plus seuls en lice pour s'octroyer les services du Bosniaque. En témoigne le nombre d'émissaires dépêchés, hier, à Saint-Symphorien : Blackburn, Arsenal, Athletico Madrid, Real Madrid, Bayern Munich, Wolfsburg et les Italiens de la Fiorentina. Le bal des courtisans s'allongent pour le milieu de terrain messin Le Havre piste Agouazi Selon plusieurs sources, Laurent Agouazi, sous contrat avec le FC Metz jusqu'en 2009, ne laisserait pas insensible les dirigeants havrais. Le HAC, assuré de retrouver la Ligue 1 la saison prochaine, songerait au milieu de terrain de 24 ans pour renforcer son entrejeu. Il se murmure également que Le Mans, Auxerre, Caen et Valenciennes suivraient également le dossier. April 26 Eviter la volée de bois vert...Question de motivation !La question du jour : Paris en L2 ? Ils l'auront bien mérité ! Pjanic bientôt lyonnais ?
MIRALEM PJANIC, 18 ans, le talentueux milieu offensif de Metz, est l’une des priorités du prochain recrutement de Lyon. Selon nos informations, les deux clubs ont déjà entamé des discussions. Pour le moment, aucun accord n’a été trouvé d’autant que Metz aurait émis le souhait auprès de l’OL de conserver le joueur encore une saison sous forme de prêt. Sur ce dossier, Lyon a pour principal rival Marseille. Pour le moment, Pjanic semble préférer Lyon. Mais rien n’est acquis. Sauf surprise, il ne devrait pas échapper à l’un de ces deux clubs. En outre, l’OL a trouvé un accord avec les deux perles de son centre de formation, Clément Grenier et Yanis Tafer (17 ans) pour signer leur premier contrat professionnel de trois ans. Enfin, Rémi Vercoutre, en fin de contrat et sollicité par Nantes, a reçu une offre de prolongation. Il n’a pas encore tranché. Un entraineur bientôt prolongé. Depuis les départs de Guy Roux et Gérard Bourgoin, le président Jean-Claude Hamel est seul, décisionnaire. Il s’entoure de nouveaux collaborateurs qui devraient être amenés à lui succéder. Sur le plan sportif, dans l’hypothèse plausible du maintien, Jean Fernandez devrait voir son contrat prolongé de deux saisons. Un autre ancien Messin, Francis De Taddeo, ex entraîneur et formateur, pourrait prendre la direction du centre de formation.
(Quotidien l’Equipe) : Gygax mis à l’écart
« JE NE LÂCHERAI PAS ! » Dans la ligne de mire d’Yvon Pouliquen, l’entraîneur messin, l’international suisse Daniel Gygax, qui n’a pas été retenu dans le groupe pour la venue de Saint-Étienne. Le milieu de terrain, toujours présent avec son équipe nationale (32 sélections) même blessé et qui devrait disputer l’Euro en juin, paye vraisemblablement pour son dilettantisme.
Bien que son équipe soit assurée d’évoluer en L 2 la saison prochaine, le coach lorrain a été clair : « Il n’est pas question non plus que mes joueurs lâchent quoi que ce soit. J’aligne l’équipe la plus compétitive possible. En fonction du match précédent et des entraînements de la semaine, jouent ceux qui ont montré le plus de capacités et d’envie. »
Depuis cinq rencontres, Gygax, au potentiel incontestable, n’a plus disputé un match complet. Contre Toulouse (le 30 mars), il est sorti après cinquante-sept minutes de jeu. À Lens (le 5 avril), il a été remplacé dès la vingt-cinquième. Les deux matches suivants (devant Marseille et à Lyon en quarts de finale de Coupe de la Ligue), il n’est rentré en jeu que pour trente-deux et quatorze minutes. Enfin à Auxerre, samedi dernier, pour le compte de la 34e journée, il a été remplacé à six minutes de la fin. Cette fois, l’absence sera totale. – M. Tu.
METZ - SAINT-ÉTIENNE
Saint-Étienne, du jeu et des buts
L’ASSE N’A PAS EU besoin du moindre coup de pied arrêté pour marquer ses treize derniers buts. Avec 41 buts inscrits à ce jour (26 à domicile, 15 à l’extérieur), Saint-Étienne s’honore aussi d’aligner la quatrième attaque la plus performante de L 1. Ce qui en dit long sur sa philosophie de jeu. « Ma passion et mon fonds de commerce, c’est le jeu. Mais il n’y a rien de neuf en ce qui me concerne, car c’était déjà le cas quand j’entraînais en CFA, en Ligue 2 ou à Sion, fait remarquer Laurent Roussey. En ce qui concerne ma philosophie de jeu, je me suis toujours efforcé de faire jouer mes équipes selon ma conception du football, celle que j’avais déjà lorsque j’étais joueur. »
Pour ceux qui l’auraient oublié, Roussey jouait avant-centre. Et il aura peut-être bien fallu attendre Karim Benzema pour retrouver un jeune buteur français aussi complet, aussi adroit et aussi efficace que l’était l’actuel entraîneur des Verts à la fin des années 1970. « À l’entraînement, j’insiste beaucoup sur le mouvement, les déplacements, la réflexion, la coordination entre les lignes, la fluidité. C’est même une recherche permanente. » Évidemment, ces chiffres, laudateurs à première vue, interpellent le technicien : « Cette statistique signifie aussi qu’on a du mal à marquer sur coup de pied arrêté. Probablement parce que nous manquons de vrais spécialistes, y compris dans le jeu aérien en phase offensive. Cela prouve qu’on a encore le moyen d’améliorer quelque chose de façon très précise dans notre jeu. L’avantage, c’est qu’il est plus facile d’améliorer l’efficacité offensive sur coups de pied arrêtés que dans le jeu. » Une conclusion qui traduit bien l’esprit qui l’anime. Saint-Étienne se déplace à Metz, plus mauvaise défense de L 1, avec une réputation de joueur à honorer et une cinquième place à préserver.
G U A R I N F I L E À L’ANGLAISE.
Fredy Guarin ne sera pas ce soir à Metz. Le joueur colombien a quitté le Forez depuis mardi, sans en demander l’autorisation, ni à son entraîneur ni à ses dirigeants. Pour Laurent Roussey, c’est une absence pour « raisons personnelles : il est parti mardi. On attend son retour », a seulement commenté l’entraîneur stéphanois. En fait, Guarin, très peu utilisé depuis le début de la saison, a répondu à une convocation de son équipe nationale, qui affrontera mercredi soir le Venezuela. Alors que l’ASSE lutte pour conserver sa cinquième place, le joueur a sans doute craint de ne pas avoir le feu vert. Mais en agissant de la sorte, il compromet aussi son aven i r sous l e mail lot vert.
Metz
Les cinq derniers matches : P. P. N. P. N.
Remplaçants : O. Sissoko (g.) (30) ou R. Ruffier (g.) (50), Bong (33), Bessat (8) ou Barbosa (22), Djiba (23), Delhommeau (4), Gestede (9) ou Renouard (26), Mo. N’Diaye (25).
Entraîneur : Y. Pouliquen.
Absents : Cardy (pied), Corrales (reprise), Ch. Gueye (ischio-jambiers), Léoni (genou), Baldé, Belson, Chapuis, Diakite, Djiba, Ebede, Effa-Owona, Gygax, Mayebi, L. Delgado (choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Inquiétudes pour Marichez
En raison d’incertitudes entourant Marichez (dos), Pouliquen a préféré retenir trois gardiens dont le jeune Ruffier. L’incertitude porte sur le côté gauche où Barbosa et Bessat sont en balance.
Saint-Etienne
Les cinq derniers matches : G. G. G. N. G.
Remplaçants : Janot (g.) (16) ou Viviani (g.) (1), Tiéné (15), Nivaldo (3), Varrault (2), Gigliotti (9), Douala (17),Ma.Faye (29), Ilan (8) ou P. Feindouno (14).
Entraîneur : L. Roussey. Absent : Guarin (raisons personnelles). Suspendu : Sall.
Feindouno incertain
L’entraîneur stéphanois a convoqué dix-neuf joueurs pour ce déplacement. Feindouno, qui souffre légèrement de la cuisse gauche depuis le début de la semaine, est toujours incertain. En cas de forfait du Guinéen, le Brésilien Ilan serait sans doute appelé dès le coup d’envoi. Le doute subsiste pour savoir qui, de Viviani ou Janot, gardera le but ce soir. Sall suspendu, Roussey titularisera le jeune Benalouane en défense centrale.
FC Metz. 10e avec 64 pts (9v, 8n, 12d). Les trois dernières rencontres : défaite face à Montceau (0-1), défaite à Auxerre (3-1), victoire face à Saint-Priets (1-0). L'avenir se conjugue au présent Yvon Pouliquen l'affirme : « Le FC Metz jouera le jeu, ce soir, face à Saint-Étienne ». Le chantier de la reconstruction peut bien attendre le 23 juin, date de la reprise officielle en Ligue 2. Yvon Pouliquen n'a pas l'âme d'un spéculateur : « J'ai toujours le souci de la compétitivité ». A quelques marches de l'épilogue du championnat, quatre exactement en comptant celle de ce soir face à Saint-Étienne, l'entraîneur du FC Metz reste fidèle à ses principes : le présent prime sur l'avenir. Bâtir l'équipe qui reprendra le collier la saison prochaine en Ligue 2 peut attendre : « Jusqu'au 23 juin précisément, date de la reprise ». En attendant cette échéance estivale, le Breton assure que ses hommes joueront le jeu du championnat avec application, soin et détermination : « Et tant pis pour ceux qui lâcheront en route ! » Qu'importe la valeur marchande des uns ou les liens d'affection noués par le passé avec d'autres, seule la semaine d'entraînement fait foi à l'heure de constituer son groupe. Une (double) illustration : « Daniel Gygax et Cyril Chapuis ne sont pas retenus pour Saint-Étienne. La raison ? Choix de l'entraîneur ». Yvon Pouliquen n'a vraiment pas l'âme d'un spéculateur...Faisant fi des préoccupations internationales du Suisse (Euro 2008) et de l'avenir de son ancien protégé à Grenoble, ces mises à l'écart traduisent parfaitement sa philosophie du moment : « Ligue 2 ou non, j'ai toujours à cœur d'obtenir les meilleurs résultats possibles. Car les regrets sont là : par rapport aux prestations que nous sommes capables de fournir, nous sommes largement déficitaires en terme de points. Je sens mes joueurs déçus par ce constat ». La déception est louable dans son esprit. L'abattement, ou pire l'indifférence, a priori inexcusables... Visiblement remise à plus tard, la relégation entérinée du FC Metz en Ligue 2 ne servira donc pas de faire-valoir en cas de faux pas, ce soir, face à d'ambitieux Stéphanois. Fort de ses certitudes dans le jeu, une nouveauté qui dure depuis la prise de commande d'Yvon Pouliquen, Metz a déjà marqué les esprits, tant en championnat contre Marseille ou Auxerre, qu'en Coupe de France face à l'OL. Reste désormais à concrétiser sur le plan comptable. Des buts, des points... « Avant tout, il faut gommer notre problème d'efficacité, pointe Yvon Pouliquen. Plusieurs éléments sont en cause : une certaine maladresse des attaquants et surtout un manque de confiance dans la surface de vérité. Mais je ne suis pas inquiet. On se crée des occasions. Sur la durée, cela paye toujours à un moment ou à un autre ». François : « Tort de gâcher cette fin de saison » Si l'intérêt collectif ne prime plus aujourd'hui au FC Metz, Julien François appelle toutefois à la mobilisation en cette fin de saison. • La suspension du huis clos doit vous rassurer ? « C'est une décision intelligente. Recevoir Saint-Étienne constitue toujours une belle affiche, pour les joueurs comme pour les supporters. Personnellement, je n'ai jamais évolué dans un stade sans public. Cela doit être plutôt glauque... » Une histoire de gardiens Satisfait du rendement de ses joueurs en Bourgogne, Yvon Pouliquen ne devrait modifier qu'avec parcimonie son équipe de base. L'arrière-garde messine sera vraisemblablement reconduite, avec une charnière centrale composée de Vivian et Strasser. Sébastien Bassong rempilera sur le côté gauche, le flanc droit restant la propriété d'Éric Cubilier. L'incertitude plane sur la participation de Christophe Marichez dans les buts messins. Se ressentant d'une côte douloureuse cette semaine, le capitaine messin pourrait céder sa place au jeune Ruffier. Les 14 ans en phase finale La sélection de Lorraine des 14 ans s'est qualifiée hier pour la phase finale de la Coupe Nationale, les 7 et 8 juin au Touquet. A l'issue des matches de la poule B, qui ont eu lieu cette semaine à Clairefontaine, l'équipe lorraine, composée de 9 joueurs du FC Metz (sur 16 au total) et dirigée par le Conseiller Technique Régional Serge Mularoni, a terminé deuxième. Elle retrouvera Paris-Ile-de-France, la Franche-Comté et le Nord-Pas-de-Calais (Site officiel) FC Metz : une sortie à soigner Yvon Pouliquen a retenu dix neuf joueurs en vue de la rencontre face à Saint-Etienne samedi. Christophe Marichez, touché au dos, fera un essai dans la matinée pour voir s'il peut tenir sa place. Sissoko et Ruffier se tiennent prêts à le remplacer. Face à une formation stéphanoise en réussite, Yvon Pouliquen espère que ses hommes montreront le même état d’esprit qu’à Auxerre. Même si la saison touche à sa fin, le coach messin n’entend pas baisser sa garde. Il faut (toujours) gagner ! On savait que Metz n’avait plus que son image à sauver en cette fin d’exercice. L’officialisation de la relégation s’est d’ailleurs effectuée dans une relative indifférence générale. Mais il y avait cette Coupe de France, et le rêve fou de visiter un stade mythique dans lequel plusieurs Grenats avaient déjà soulevé un ou plusieurs trophées. Le rêve s’est envolé dans le ciel de Gerland, où les Mosellans réalisèrent pourtant une prestation aboutie, sans doute la meilleure de cet exercice 2007/2008, face aux Champions de France en titre. Metz - Saint-Etienne, 35ème journée de Ligue 1 La sélection de Lorraine s’est qualifiée pour la phase finale de la Coupe Nationale des 14 ans qui se jouera au Touquet les 7 et 8 juin. La sélection de Lorraine s’est qualifiée pour la phase finale de la Coupe Nationale des 14 ans qui se jouera au Touquet les 7 et 8 juin. Oumar Sissoko ont eu plus de mal à imposer leur science du jeu, jeudi en fin d’après-midi à la Fnac, au centre ville de Metz. April 25 Objectif : les rendre verts de peur !!!La phrase du jour : Les médias parisiens veulent sauver le PSG : bien ! Imaginez RMC monter une telle opération pour sauver la capitale de la Lorraine : « SOS FC Metz » ou bien encore : « SOS Auxerre »…IMPOSSIBLE : tout le monde crierait au scandale, à la magouille ! Quand donc ces gens accueilleront-ils le verdict sportif avec sérénité ? Le PSG a été nul et chiant à voir cette saison ; ses supporters ont été, comme d’habitude insupportables : ils méritent la L2 ? Qu’ils descendent, cela les aidera à grandir ! La L1 c’est de la compétition, du sport, pas du favoritisme !!! (R.L.) : Les Verts ont mûri Après avoir côtoyé les bas-fonds du classement, Saint-Étienne, qui s'invite demain à Saint-Symphorien, a refait surface. Au point de briguer, à quatre journées de la fin, un passeport européen. Longtemps décrié, le capitaine du navire stéphanois, particulièrement chahuté par les querelles intestines ayant alimenté le quotidien de l'ASSE cette saison, a tenu bon. Menacé, en janvier, après les mauvais résultats de son équipe, Laurent Roussey a maintenu le cap. Contre vent et marée, solidement accroché à la barre. Alors que la direction bicéphale, Bernard Caiazzo et Roland Romeyer, voulait recruter un adjoint de poids pour le seconder à l'image de Daniel Leclercq venu prêter main forte à Jean-Pierre Papin à Lens, il a ainsi résisté à la pression d'une présidence insistante. Les résultats lui ont donné raison. Saint-Étienne a fini par larguer les amarres et file droit vers des eaux européennes. Si les Verts reviennent forts en cette fin de saison, ils le doivent, en grande partie, à un réajustement tactique initié par leur entraîneur. Le 4-4-2 poussif a ainsi disparu du tableau noir de Geoffroy-Guichard au profit d'un 4-2-3-1 bien plus efficace. Un nouveau schéma dans lequel Pascal Feindouno, repositionné dans l'axe en soutien de Gomis, peut enfin exprimer ses qualités de passeur et... de finisseur. « La blessure d'Ilan m'avait tout naturellement donné l'opportunité de placer Pascal (Feindouno) à ce poste, explique Laurent Roussey. Il a répondu à notre attente. C'est une position qu'il adore et j'en avais pleinement conscience. » L'ancien milieu de terrain bordelais n'est pas la seule satisfaction de cette fin d'exercice 2007-08. Dimitri Payet, accueilli en grande pompe dans le Forez en provenance du FC Nantes, a fini par s'installer dans le onze de départ après un démarrage assez indolent, alors que le jeune Blaise Matuidi s'est imposé, ces dernières semaines, comme le métronome du jeu stéphanois. « Des matches références tels que la victoire face à Nancy (4-0), Rennes (2-0) ou le derby face à Lyon (1-1) nous ont fait prendre conscience de nos qualités et de notre potentiel, assure l'ex-Troyen. Aussi, au fil des rencontres, les automatismes se sont-ils peaufinés. L'équilibre a été trouvé et les relations se sont bonifiées. Sur et en dehors du terrain, on vit mieux ensemble. »« Cette équipe a une âme », confirme le capitaine Loïc Perrin. Une force de caractère nouvelle. Insoupçonnée. Depuis huit ans, les Stéphanois n'avaient, en effet, plus gagné après avoir été menés au score. L'ASSE a d'abord rectifié le tir à Auxerre (1-3). Bis repetita à Geoffroy-Guichard face au Mans (4-1). Un nouvel état d'esprit qui, malgré un succès sans génie face à Lorient (1-0), samedi dernier, permet à Saint-Étienne de présenter sa meilleure série de la saison : deux nuls et quatre victoires lors de ses six dernières sorties. Au plus bas dans les sondages au début de l'année 2008 après sa défaite à Strasbourg (3-0), Saint-Étienne pointait à une peu enviable 16e place le candidat Vert ne cache désormais plus ses ambitions européennes. Une investiture derrière laquelle il court depuis... 1982. Laurent Roussey y disputait alors sa dernière saison sous le maillot stéphanois. Casquette d'entraîneur solidement vissée sur la tête, ce dernier affiche, aujourd'hui, clairement ses objectifs : « Nous sommes cinquièmes. Une place que nous allons défendre jusqu'au bout. » Roussey pourrait même se muer en supporter... de l'Olympique Lyonnais ! En effet, une finale de Coupe de France entre son voisin rhodanien et le Paris Saint-Germain, qualifierait automatiquement le cinquième de L1 pour la Coupe de l'UEFA. FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : entraînement à 10 h. Aujourd'hui : une séance à 16 h. Tribunes ouvertes Condamné par la Commission supérieure d'appel à disputer un match à huis clos après les insultes proférées racistes par un spectateur messin contre le Valenciennois Abdeslam Ouaddou, le FC Metz est assuré de pouvoir recevoir, demain, Saint-Étienne en présence du public. (CFA) Des buts et des essais L'équipe réserve, entraînée par José Pinot, était à l'œuvre, mercredi, sur la pelouse d'Amanvillers pour le compte de l'Euroligue face à une sélection luxembourgeoise. Les Messins se sont imposés (3-0) grâce à deux réalisations signées Thibaut Bourgeois et un but contre son camp d'un défenseur luxembourgeois. Cette rencontre a également permis au staff technique mosellan de superviser deux jeunes Sénégalais, un attaquant et un milieu de terrain. Ces derniers, tout comme leur compatriote Victor Beinda et le Tunisien Oussama Bouganmi, présents, hier, au sein du groupe professionnel, poursuivront leur période d'essai dans les jours à venir. Sall suspendu Averti face à Sochaux, samedi dernier, Moustapha Bayal Sall, qui a écopé d'une suspension d'un match ferme et d'un match avec sursis après son expulsion face à Toulouse, le 15 mars dernier, sera suspendu face à Metz après validation par la Commission de discipline de la LFP. (Site officiel FC Metz) : Metz-Saint Etienne ne sera pas à huit-clos Le CNOSF a suspendu la décision de la Commission Supérieure d’Appel. Le match se jouera donc dans les conditions habituelles à Saint-Symphorien. C.Gueye : retour différé Cheikh Gueye sera à nouveau forfait contre Saint-Etienne samedi. April 24 Metz attend Saint-Etienne : pas à la cathédrale, mais à Saint-Symphorien !
(R.L.) : Vente ouverte pour Saint-Étienne La menace d'un huis clos semblant s'éloigner pour le match de samedi, la location pour Metz - Saint-Etienne a démarré. Avec dix jours de retard sur le programme habituel, le FC Metz a ouvert hier seulement la vente des billets pour la venue de Saint-Étienne, samedi, à Saint-Symphorien. Suspendu aux différentes procédures disciplinaires, conséquences de l'affaire Ouaddou, le club lorrain n'en pouvait plus d'attendre : hier matin, n'ayant toujours pas reçu la notification de la sanction d'un match à huis clos confirmée vendredi par la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football réunie la veille, ses dirigeants ont décidé de lancer la location. « Dès que nous aurons reçu la notification de la sanction, explique Patrick Razurel, directeur général, nous enverrons notre saisine au CNOSF. Et si, sur le fond, nous ignorons quelle sera la décision, sur la forme, on imagine mal qu'on nous demande vendredi soir d'organiser la rencontre du lendemain 20 h à huis clos. » Pour mémoire, la saisie du Comité olympique implique la désignation d'un conciliateur et présente un effet suspensif à la sanction. Voilà pourquoi, « dans un souci d'organisation et de logistique », le FC Metz a fini par prendre la décision d'ouvrir la billetterie pour la rencontre de samedi d'autant, annonce Patrick Razurel, que « 1200 supporters stéphanois s'impatientent de pouvoir organiser leur déplacement ». « De toute façon, ajoute-t-il, nous n'allions pas attendre le dernier moment pour ouvrir nos guichets. » Selon la formule consacrée, la location a donc débuté dans les points de vente habituels. Pour ce match à fort taux de verte nostalgie, qui suscite traditionnellement l'une des plus fortes affluences de la saison, les prix s'étendent de 8 € à 50 €, sans compter les différents tarifs réduits. Sur le fond du dossier, donc sur la sanction frappant le club et son public pour les injures racistes proférées par un seul de ses spectateurs, le 16 février, à l'endroit du joueur valenciennois Abdeslam Ouaddou, le FC Metz continue à peaufiner ses arguments. Président de la commission d'appel, Xavier Lebray en a peut-être fourni de nouveaux aux dirigeants messins, en expliquant ainsi dans les colonnes du journal L'Equipe, samedi matin, l'annulation du retrait d'un point mais le maintien du match à huis clos : « A Metz [...] il y a un type qui ne se rend même pas compte de ce qu'il dit, qui est arrêté et jugé. Et comme on ne relève aucune faute des dirigeants, qui ont réagi rapidement, il n'y a pas de raison de les sanctionner. En revanche, comme le public a pourri la deuxième mi-temps et caillassé un bus, on doit sanctionner les spectateurs, d'où le maintien du match à huis clos. » Précision : une partie des supporters messins ont sifflé Ouaddou en deuxième mi-temps, et un car valenciennois a effectivement été caillassé, à deux kilomètres du stade. En clair, Metz n'aurait pas été jugé, en appel, pour les mêmes fautes qu'en première instance. Etonnant, non ? Metz « a connu pire » Patrick Razurel, vous êtes directeur général du FC Metz, qui a fait l'objet de cinq retransmissions en championnat cette saison. Que vous inspire ce chiffre ? « Nous n'avons pas tellement à nous plaindre par rapport aux saisons précédentes. On a connu pire. D'habitude, c'est deux ou trois diffusions. On ne se prend pas pour d'autres, surtout compte tenu de notre saison catastrophique. Des clubs mieux classés que nous sont passés moins souvent. » FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : entraînement délocalisé à Saint-Avold. Aujourd'hui : une séance à 10h. Demain : entraînement à 16h. Ambassadeur, le 12e homme Exceptionnellement, le FC Metz a pris ses quartiers, hier, à Saint-Avold. Une délocalisation à mettre au crédit de Gilles Becker, ambassadeur du FC Metz. Ambassadeur ? Sans acclamation, mais aussi, et surtout, sans la moindre animosité. L'arrivée messine, hier, sur la pelouse du stade municipale de Saint-Avold s'est déroulée sans heurts. Avec courtoisie, un millier de spectateurs naboriens a suivi la séance d'entraînement des hommes d'Yvon Pouliquen. Une première pour le club, apparemment très appréciée de l'aréopage messin. "Homme du peuple", Michel Ettorre saluait l'initiative avec la franchise qui le caractérise : « C'est grâce à des actions de la sorte que le public reviendra en masse à Saint-Symphorien ». Gilles Becker, à l'origine de cette délocalisation, voit son travail récompensé. Cet ambassadeur du FC Metz a joué de son influence pour convier le groupe professionnel dans son canton. Ambassadeur, une appellation d'une grande noblesse qui sied à une trentaine de serviteurs du FC Metz. Adoubé en avril 2007 par Joël Muller, directeur sportif, et Alain Faber, président de ces "diplomates" messins, cet entrepreneur créhangeois a, semble-t-il, parfaitement assimilé les contours de sa mission : « Être un colporteur de l'image des Grenats, promouvoir le FC Metz et enfin créer une synergie entre le secteur économique de mon ressort et le club ». Hier, ces deux premiers objectifs ont été largement atteints. Le volet financier est également rempli, depuis quelques mois déjà. Grâce à son entremise, « quatre entreprises ont rejoint le cercle des partenaires du club » à l'orée de la saison dernière. Une adhésion qui se traduit par une contribution globale de 30 000 €. Le prix à payer pour bénéficier, les soirs de match à Saint-Symphorien, de la quiétude du "Carré Grenat"... Conformément aux desseins de Bernard Serin, vice-président du FC Metz, Gilles Becker a levé des fonds et peuplé ce grand chapiteau blanc, installé au pied de la doyenne des tribunes messines, la Sud. Seulement à l'heure des premiers bilans, l'initiative de l'ambassadeur naborien se trouve bien isolée. Même fortement éloignée du modèle lensois en terme de résultat, en témoigne le nombre insuffisant de "VIP" accrédités cette saison, une centaine tout ou plus : « Malheureusement, les résultats sportifs ne contribuent pas forcément à son développement, convient Joël Muller. Sans compter que nous ne bénéficions pas des mêmes conditions que le RC Lens. Le stade Bollaert a profité de la Coupe du monde 1998 pour se restructurer. Actuellement, près de 3 000 partenaires financiers l'ont rejoint ». (Site officiel FC Metz) : séance festive à Saint-Avold L’équipe pro s’est déplacée au grand complet aujourd’hui à Saint-Avold, lors d’une séance d’entraînement délocalisée pour l’occasion. Exercices expliqués par Michel Ettorre en personne, dédicaces, tombola : tout était réuni pour joindre l'utile à l’agréable. Le printemps, que l’on aperçoit subrepticement ces derniers jours en Moselle, a eu le bon goût de pointer son nez quelques heures cet après-midi, réservant un très bon accueil aux joueurs et au staff du FC Metz, partis s’entraîner exceptionnellement sur les installations de la ville de Saint-Avold. Le temps presque ensoleillé ne s’est d’ailleurs pas révélé le seul ni le meilleur allié de cette opération un peu spéciale. Les quelque 1000 spectateurs présents dans les gradins et autour de la main courante n’ont pas boudé l’équipe fanion de notre département. Même les journalistes avaient fait le déplacement.
Petits et grands, papas et mamans, éducateurs et joueurs amateurs se sont pris au jeu d’une séance d’entraînement professionnelle. Michel Ettorre, micro en mains et improvisé maître de cérémonie, a guidé le public en l’aidant à dénouer les fils parfois compliqués des exercices réalisés par les joueurs. Principes, méthodes et objectifs de chaque atelier ont été énoncés le plus pédagogiquement possible par l’entraîneur adjoint, qui gardait tout de même un œil et une poignée de cils sur ses protégés en action, veillant sans cesse à leur implication et à leur sérieux. Pas de crainte à avoir de ce côté-ci, d’ailleurs les ballons expédiés ci ou là, entre la buvette et le stand de produits aux couleurs grenats, n’ont pas altéré la concentration des hommes d’Yvon Pouliquen. Même si les encouragements des fans ont ajouté un peu de piment et de plaisir à une séance pas comme les autres. Différente au point qu’il n’était pas question de rentrer directement sous la douche au coup de sifflet final donné par l’entraîneur, au terme d’ateliers divers conclus par une traditionnelle opposition. Autour du maire de la ville, des dirigeants du club de l’Etoile Naborienne et du club grenat, des ambassadeurs du FC Metz pour les cantons de Saint-Avold – principaux organisateurs de la manifestation, les joueurs se sont ensuite prêtés à une séance de dédicaces très demandée. Vint finalement l’heure de remonter dans le bus, mais pas avant la remise des lots aux heureux gagnants de la tombola… Entre le maillot dédicacé, les places de matches ou la satisfaction simple que le FC Metz se soit déplacé du côté de chez eux, tout le monde est reparti content. Les Grenats aussi, qui ne manqueront pas de réitérer cette initiative ailleurs. Pourquoi se priver ? April 23 En plus,au PSG,les joueurs demandent des primes de maintien : des coups de pied au cul, oui !!!!L’ineptie du jour : Les joueurs Rothen(international A) et Armand réclamaient des primes de maintien ! Moi, en cas de descente, je refuserai tout transfert et les ferai s'assoir sur le banc, sans jouer DANIELHECHTER a donc dit vrai. Les révélations fracassantes de l’ancien président du PSG (1973-1978) au site d’informations Rue89, que nous avons vérifiées, sont exactes : certains joueurs du club ont demandé le vendredi 28 mars, veille de la finale de la Coupe de la Ligue, des primes de maintien pour le championnat. Sylvain Armand et Jérôme Rothen, habituels représentants du groupe pour ce genre de demandes, sont allés voir Alain Cayzac lors de la mise au vert à l’hôtel pour lui soumettre cette idée. Refus de l’actionnaire Leurs arguments ? Ils venaient d’apprendre que d’autres équipes, comme Sochaux et Strasbourg, concurrentes directes du PSG dans la course au maintien, pratiquaient de telles rémunérations et risquaient donc de se surpasser jusqu’à la fin de la saison, qui plus est quand elles affronteraient Paris. Seconde raison : certains de leurs coéquipiers, ont-ils dit, ne sont pas insensibles à ce procédé. Armand et Rothen ont exposé la situation sans pression ni chantage, juste pour alerter le président et le club. Le futur ex-dirigeant s’est à son tour tourné vers l’actionnaire de référence, Sébastien Bazin, pour lui en parler. Le patron de Colony Capital est alors entré dans une colère noire, écœuré par une telle démarche. Après le refus de l’actionnaire, Alain Cayzac a imaginé un autre scénario. Il a d’abord réfléchi à un système de primes en fonction du classement final de la saison avant d’abandonner ce projet. En définitive, il a tranché pour des bonus match par match, en fonction de l’importance de celui-ci. Hier matin, en conférence de presse, Cayzac est revenu sur les propos de Hechter. « Il n’y a pas de primes de maintien. J’ai mis au point un système en début de saison : les joueurs ne touchent pas de primes en dessous de la 10e place. Je me suis dit qu’il fallait un nouveau système de primes, match par match, pour la fin de saison. Ça n’a pas été demandé par les joueurs et, malheureusement, ça n’a pas coûté très cher au club. » PSG- Strasbourg et Caen – PSG sont, en effet, selon nos informations, les seules rencontres concernées. La première, Paris l’a remportée 1- Simon Tahar, nouveau président 0. Il s’agit à ce jour de sa dernière victoire en championnat. SELON nos informations, Simon Tahar est le nouveau président du PSG par intérim. La nouvelle devrait être entérinée lors du prochain conseil d’administration qui aura bien lieu cette semaine, peut-être même aujourd’hui. Cet homme connaît le club sur le bout des doigts. Il dirige l’association PSG depuis juin 2006, date à laquelle son ami et son prédécesseur à cette fonction, Alain Cayzac, est appelé à de plus hautes fonctions. Les deux s’entendent à merveille. Ce dernier s’est d’ailleurs souvent épanché auprès de son ami, écoutant d’une oreille bienveillante ses conseils. C’est même lui qui aurait glissé le nom de Tahar pour lui succéder. En tant que dirigeant de l’association, Simon Tahar n’a pas ménagé ses efforts pour redorer le blason des couleurs parisiennes. L’année dernière, il a ainsi organisé une compétition des moins de 13 ans avec plusieurs clubs étrangers (japonais, portugais…). Il envisageait aussi de créer un tournoi féminin à l’mage de celui de l’Emirates Cup. Fervent partisan de Paul Le Guen lors de son arrivée, il serait aujourd’hui plus songeur sur les compétences du technicien breton. Mais le CV de Tahar au PSG ne s’arrête pas là. Supporteur depuis trente ans, cet avocat proche du milieu du show-business a en effet défendu les intérêts du club de 1978 à 1991 avant d’en devenir l’un des administrateurs. Son frère, le producteur Charles Talar (ex-Tahar, qui a notamment produit « Notre-Dame de Paris »), est aussi l’un des dirigeants historiques du PSG avec Bernard Brochant. (Site officiel FC Metz) : Trois questions à …José Pinot José Pinot est l’entraîneur de l’équipe B du FC Metz. Au cœur d’un Championnat de France Amateur connu pour sa rudesse, ses hommes ont remporté leur neuvième victoire de la saison, contre Saint-Priest (1-0). Quelques questions au technicien qui œuvre dans l’ombre du groupe professionnel. José Pinot, pourriez-vous tout d’abord nous faire un état des lieux de la situation de votre équipe en CFA, avant et après le match de dimanche ? (R.L.) : Renouard d'attaque Remis de sa déchirure à la cuisse, l'avant-centre messin, buteur dimanche en CFA, entend trouver le chemin des filets en Ligue 1. Avant peut-être d'émigrer vers d'autres cieux... La condamnation collective du FC Metz, invité dans quatre matches au purgatoire de la Ligue 2, n'altère pas les ambitions individuelles. Ici ou là, les rumeurs envoient nombre des titulaires messins vers d'autres écuries de Ligue 1 : Pjanic ballotté de l'OM à Lyon ou encore Agouazi sur les tablettes auxerroises, ces deux exemples significatifs traduisent la valeur marchande en hausse des joueurs grenats. La bonne fin de saison des hommes d'Yvon Pouliquen, du moins dans le jeu, est passée par là. Hélas pour Sébastien Renouard, cette reconquête d'un certain crédit au sein de l'élite s'est réalisée sans lui. Victime d'une déchirure à la cuisse le 5 mars dernier à l'entraînement, l'attaquant n'était pas des deux derniers barouds d'honneur olympique (Lyon et Marseille), ni du point ramené, samedi, de Bourgogne : « Ce n'est pas la fin du monde, je vais rebondir ». FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance matinale. Aujourd'hui : entraînement délocalisé à Saint-Avold (15h). Demain : une séance à 10 h. Le Barça sous le charme de Pjanic Après l'OM, l'OL et Schalke 04, c'est désormais le FC Barcelone qui inscrit son nom à la liste, prestigieuse, des courtisans de Miralem Pjanic. Selon le quotidien catalan Sport, Txiki Begiristain, présent mardi dernier dans les tribunes de Gerland lors de Lyon-Metz, serait tombé sous le charme du prodige messin. A l'origine, le directeur sportif des blaugranas avait prévu de superviser Karim Benzema et de prendre connaissance de la situation de Marc Crosas, en prêt aux Gones. April 22 Le FC Metz en recherche de repères...Balade de la source au delta, en qualité supérieure : (R.L.) : Serin : « Le Standard de Liège un exemple à suivre » Bernard Serin a suivi de près, dimanche, le sacre du Standard de Liège dans le championnat belge. Liégeois d'adoption, le vice-président du FC Metz souhaite s'inspirer de ce modèle d'outre-quiévrain pour redonner des couleurs aux Grenats. Bernard Serin, quelles relations entretenez-vous avec le Standard de Liège ? « Je suis naturellement un spectateur attentif de ce club. Naturellement pour la simple raison que les hauts-fourneaux de PMI, mon entreprise, se situent en face du stade du Standard. Les 1 200 salariés que j'emploie supportent en grande majorité le club, sans compter que l'un des administrateurs de la société, Louis Smal, exerce la fonction de président des "Rouches" (rouges en patois wallon), holding réunissant tous les clubs de supporters de Liège. Je connais donc bien cette équipe du Standard, d'ailleurs je suis certains de ses matchs depuis une loge de l'entreprise. » • Étiez-vous au stade dimanche, soir du sacre ? « Non, malheureusement je n'ai pas participé à cette grande fête. J'ai tenté vainement de contacter des dirigeants du club, mais l'effervescence était telle que personne ne m'a répondu. Pensez, cela faisait 25 ans que le club attendait ce titre ! » Rendez-vous à Saint-Avold Yvon Pouliquen et ses joueurs déserteront demain le complexe Saint-Symphorien. Cap sur les installations du club de l'Etoile Naborienne de Saint-Avold (stade municipal) pour le groupe professionnel en vue d'un entraînement à partir de 15h. 72 clubs amateurs du secteur ont été conviés à l'événement. Cette opération, baptisée "une séance avec les pros", poursuit un double objectif : promotionnel d'abord, avec un souci de rapprocher un peu plus le FC Metz avec les amateurs de football de la région ; pédagogique ensuite, en offrant une découverte de l'organisation d'une séance d'entraînement pro à des éducateurs. Plusieurs animations sont également programmées à l'issue de l'opération : une séance de dédicaces avec les joueurs du FC Metz et une tombola mettant en jeu un maillot officiel du club, dédicacé par les joueurs, ainsi que des places de match. FC Metz express Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : une séance à 9h30. Demain : entraînement à Saint-Avold à 15h. L'esprit est bien là La Ligue de Lorraine ne ménage pas sa peine dans la lutte contre toutes formes de violence. Elle valorise aussi les bons comportements au travers de toutes sortes d'opérations tournant autour de la sportivité. C'est certes moins excitant qu'une finale de Coupe de la Ligue ou qu'un match de Ligue 1, moins scandaleux qu'une injure raciste ou moins sensationnel qu'une banderole crétine, c'est donc moins médiatisé, mais ça a vraiment le mérite de remettre les vraies valeurs du sport au centre des débats. Du sport en général et du football en particulier. Le football en Lorraine, c'est parfois du racisme, parfois de la violence ou de la bêtise humaine. Parfois. Mais c'est souvent aussi tout simplement des matches de football, d'adultes et de jeunes. Un état d'esprit, des éducateurs, de la sportivité, de la solidarité ou de la fraternité. Et des initiatives intelligentes. Souvent. Bref tout un ensemble de valeurs qui ne sont pas suffisamment mises en... valeur et qui font pourtant l'objet de toutes les attentions. Dans certains clubs plus que dans d'autres évidemment. Mais qui sont en tous les cas prises en compte par l'instance qui gère toutes les compétitions de niveau régional, à savoir la Ligue de Lorraine présidée par Bernard Desumer et, ajouterons-nous, vice-présidée par Fernand Rachel. Ce dernier a mis toute son énergie dans des combats qui n'ont jamais autant été nécessaires et d'actualité. En créant par exemple de toutes pièces la fonction et le poste de Mouss Malek, dont la mission, depuis l'automne dernier, est de répondre à la montée des incivilités, la Ligue a joué les précurseurs au plan national. En favorisant des actions comme « On refait le match » qui, on se souvient, avait permis aux clubs de Woippy et de Devant-les-Ponts de répondre de la meilleure manière qui soit aux incidents qui s'étaient produits quelques jours auparavant, en menant des actions de prévention et de sensibilisation, en récompensant les clubs pour leur comportement, la Ligue se donne les moyens, avec ses partenaires, de lutter contre tous les fléaux qui la minent. Trois belles opérations • Opérations 1000 ballons. Il s'agissait d'attribuer un ballon à chaque fois qu'une équipe concernée par cette opération (seniors, 18 ans, féminines, entreprises) n'était pas sanctionnée en Coupe ou en championnat. Jusqu'à concurrence de 1000 ballons (offerts par Erima et Uhlsport). Plus de 200 clubs ont profité de l'aubaine. Parmi eux, les 18 ans du FC Thionville (12) ou ceux du FC Mondelange (12) ont réussi un joli carton. (Site officiel FC Metz) : Des nouvelles de …Nicolas Farina Le jeune attaquant du FC Metz est prêté à l’AS Cannes, en National, depuis l’été dernier. Il revient sur sa saison dans le Sud et nous raconte comment s’est déroulée son intégration loin des bords de la Moselle. Nicolas, vous êtes actuellement prêté à Cannes depuis juillet 2007. Comment votre saison se déroule-t-elle ? (Quotidien l’Equipe) : Furlan présente ses excuses Jean-Marc Furlan a présenté ses excuses, hier, après ses propos controversés sur Fabio Grosso. « Je tiens à souligner que les propos à l’encontre de Fabio Grosso ont été complètement sortis de leur contexte », a déclaré l’entraîneur de Strasbourg dans un communiqué en rappelant qu’il est le citoyen d’honneur de la ville de Cinto-Camagione en Italie et a été élevé par une famille paternelle italienne. « J’éprouve le plus grand respect et une réelle admiration pour cette nation. Je tiens à présenter mes excuses auprès du joueur Fabio Grosso si ces propos l’ont blessé », a-t-il ajouté. « On ne peut pas dire que l’Italien a renié ses gènes ou sa race », avait déclaré Furlan devant la presse, samedi à l’issue de Strasbourg-Lyon (1-2), reprochant à l’arrière gauche lyonnais Fabio Grosso d’en avoir rajouté sur une faute adverse. Le technicien strasbourgeois a précisé que le mot « racisme » lui est « totalement étranger. » La LICRA avait condamné les déclarations de Jean-Marc Furlan. SIX CONVOCATIONS AU CNÉ. Le Conseil national de l’éthique de la Fédération française a décidé de convoquer, le 13 mai, six personnes. L’identité des convoqués n’a pas été révélée mais ceux-ci devraient être Philippe Ginestet et Jean-Marc Furlan pour leurs déclarations sur l’arbitrage de Strasbourg-Lyon (1-2), Gervais Martel et Jean-Pierre Papin pour leurs commentaires sur le penalty lors de la finale de la Coupe de la Ligue contre le PSG (1-2), Antoine Kombouaré pour ses propos sur la commission de discipline de la Ligue (LFP), et Pierre-Paul Antonetti, le président du directoire de Bastia, pour sa réaction après la décision de la commission supérieure d’appel de la FFF de retirer deux points à son club dans la deuxième affaire Kébé. UCPF-LIGUE En conflit ouvert ! Les présidents de club veulent modifier la gouvernance de la Ligue. À la grande colère des autres familles du foot français. IL AURA SUFFI d’une petite phrase de Jean-Michel Aulas, à la fin de la réunion du bureau du conseil d’administration de la Ligue (LFP), vendredi, pour déclencher un véritable séisme. Le président lyonnais a provoqué la colère des différentes « familles » du foot français en affirmant que l’Union des clubs professionnels (UCPF), réunie la veille en séminaire, avait adopté une proposition de modification de la gouvernance de la Ligue. Selon cette proposition, le conseil d’administration passerait de 25 à 19 membres et compterait10 présidents de L 1, quatre de L 2, un représentant de la FFF, un représentant des joueurs (UNFP), un autre des entraîneurs (UNECATEF) et deux indépendants. « Ils veulent changer la gouvernance et les statuts de la Ligue, dit Philippe Piat, le président de l’UNFP. Le ministère est contre, la FFF et Jean-Pierre Escalettes aussi, Frédéric Thiriez également. Tout le monde est contre, sauf les présidents de club. Depuis qu’Aulas a dévoilé ses intentions au nom de l’UCPF, la guerre est déclarée. S’il y a 10 présidents de L 1 au conseil sur 19 membres, ce sera la Ligue 1 qui dirigera la LFP. » Un avis partagé par Hervé Gorce, président du SNAAF (syndicat des administratifs du football), qui a rédigé un protocole d’accord. Les douze membres de l’actuel conseil, qui ne sont pas présidents de club, s’apprêteraient à le signer (*). Ils s’y engageraient « à recourir à tous les moyens de droit et d’influence dans le cas où il serait intenté quelque action que ce soit visant à diminuer leur représentativité et leurs prérogatives au sein de la LFP et ce dans l’impérieuse nécessité de préserver l’intérêt général face à l’évidente volonté affichée de privilégier les intérêts particuliers ». « Il faut sauver la Ligue, s’exclame Hervé Gorce. Alors, nous disons aux présidents de club : vous nous déclarez la guerre, vous allez l’avoir. » Reste à savoir si les présidents de club sont tous sur la même longueur d’onde. Pas évident après les divergences entrevues lors de la dernière réunion de l’UCPF. (*) Jean-Pierre Denis, Jean-Pierre Hureau, Laurent Vallée, Michel Hidalgo (indépendants), Hervé Gorce (SNAAF), Philippe Piat, Sylvain Kastendeuch (UNFP), Philippe Leduc (UNAF), Joël Muller, Pierre Repellini (UNECATEF), Pierre Rochcongar (médecins), Jean Verbeke (FFF)
April 21 Metz, en manque de points s'occupe de son embonpoint...(R.L.) : 18 ANS Metz en roue libre Terrain Montaigu. Mi-temps : 0-2. Arbitre : M. Gazagnes Yann. Buts pour le FC Metz : Bourgeois (34e et 90e+2), Laine (40'), Biaudet (58'). (CFA/pros) : Metz, couleur mental haut Grâce à un but signé Renouard et surtout à une grosse solidarité, les Messins ont retrouvé des couleurs, hier, face à Saint-Priest (1-0). Toutes les séries ont une fin. Mêmes les plus mauvaises. Hier, non seulement les Messins ont renoué avec la victoire – qui les fuyait obstinément depuis le 1er mars –, mais ils ont surtout su tenir un résultat jusqu'au coup de sifflet final. Spécialistes des fins de matches à suspense, les hommes de José Pinot n'ont pourtant pas dérogé à la règle face à Saint-Priest. « Nous avons une nouvelle fois souffert en fin de match, reconnaît l'entraîneur. Mais grâce à une grosse solidarité, on n'a rien lâché. » A l'image d'Emmanuel Françoise, replacé dans le couloir droit de la défense messine – où son activité et sa détermination ont fait des merveilles – ou de Yohann Betsch, très actif dans l'entrejeu. C'est d'ailleurs lui, au prix d'un petit exploit technique, qui offrait la première occasion à Sébastien Renouard, lequel butait sur Legalle, attentif (18e). Un coup d'essai que les deux hommes transformaient finalement dix minutes plus tard, lorsque la reprise manquée de Betsch atterrissait dans les pieds de Renouard. La reprise en pivot de l'attaquant messin, légèrement contrée, trompait Legalle (28e). Une juste récompense pour un collectif lorrain bien huilé, jamais inquiété et qui aurait même pu faire le break sans un superbe réflexe du gardien rhodanien sur une frappe instantanée signée Baldé (31e). « Nous avons parfaitement géré cette première période, souligne José Pinot. Dans le replacement, dans la discipline défensive et dans l'équilibre entre les lignes. » Stade Delaitre (Marly). Une centaine de spectateurs. Temps ensoleillé. Pelouse bosselée. Arbitre : M. Lieguault (Côte d'Or). Mi-temps : 1-0. But : Renouard (27e). Avertissement à Metz : Andres (88e). (Pros A) : Metz reste sur sa fin Marseille, Lyon et Auxerre : les trois dernières sorties de l'équipe d'Yvon Pouliquen ont remis en évidence une des principales carences messines cette saison : la finition. • Un léger mieux... Susceptible, encore, d'être amélioré. Metz version Pouliquen a déjà été plus pertinent que son prédécesseur sur le terrain de l'efficacité. Neuf buts marqués en dix-neuf matches de championnat au soir du 22 décembre 2007. Aujourd'hui, et alors qu'il reste encore quatre journées avant la conclusion de la saison face au Mans, le 17 mai prochain, les Messins comptabilisent treize réalisations (quinze matches). Plus quatre, donc, pour un total actuel de vingt-trois buts marqués depuis le coup d'envoi de la compétition. Lanterne rouge au général, Metz conserve aussi la dernière place du classement de l'offensive, à six longueurs d'Auxerre (vingt-neuf buts). Huis clos repoussé ? « Ce que nous espérons dans un premier temps, explique Patrick Razurel, c'est que la sanction soit repoussée pour nous permettre d'ouvrir nos portes au public à l'occasion de la venue de Saint-Etienne. » Le nécessaire a été fait dans ce sens dès samedi : la commission d'appel supérieure de la Fédération n'ayant pas donné entière satisfaction à leur requête dans l'affaire Ouaddou, les dirigeants messins ont décidé de saisir le Comité national olympique sportif français (CNOSF). Leur courrier arrivera à destination aujourd'hui. La suite ? « Si le CNOSF accepte de désigner un conciliateur, l'effet suspensif sera automatique, précise le directeur sportif du FC Metz. Cela pourrait intervenir en milieu de semaine. Au-delà, nous souhaitons aussi être rétablis dans notre bon droit et donc, voir la sanction annulée. » FC Metz express Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : repos. Demain : reprise de l'entraînement (horaire non communiqué). April 20 Le bonjour à Jean sans terre...Jean s'enterre ?(Quotidien l’Equipe) : Auxerre fait du surplace Incapables de gagner à domicile et de marquer des buts, les Bourguignons n’ont toujours pas assuré leur maintien. L’OCCASION ÉTAIT pourtant belle. Après les défaites de leurs concurrents directs, Strasbourg face à Lyon (1-2) et Paris-SG à Caen (0-3), les Bourguignons pouvaient faire un grand pas vers le maintien, hier soir. Il suffisait pour cela de marquer ce petit but nécessaire à la concrétisation de tous leurs rêves. Mais l’AJA a une nouvelle fois déçu sur sa pelouse du stade de l’Abbé-Deschamps. Après s’être procuré de nombreuses occasions de but, notamment par son attaquant polonais Niculae, désespérant de maladresse, les partenaires de Pedretti sont retournés au vestiaire la tête basse et quelque part légèrement soulagés de ne pas s’être fait surprendre par le bel enthousiasme messin. « Oui, on peut le dire, reconnaissait Jean Fernandez, nous avons disputé notre plus mauvais match de la saison à domicile. Les joueurs étaient nerveux. Nous avons raté beaucoup de passes et d’occasions, et nous n’avançons pas, même si nous confortons notre avance sur Strasbourg et le Paris-SG. Compte tenu de l’évolution de la rencontre, je peux même vous dire que je suis finalement assez satisfait de prendre un point face à Metz. » Quand on n’arrive pas à trouver la solution face à la lanterne rouge du Championnat, quand on ne parvient pas à éprouver physiquement une formation lorraine qui vient de disputer trois rencontres en huit jours, on peut raisonnablement se poser des questions sur l’avenir de cette formation auxerroise qui va devoir se déplacer prochainement au Parc des Princes puis à Monaco, avant de recevoir Valenciennes et l’ogre lyonnais. Mignot : « Une spirale négative » Jean-Pascal Mignot admettait hier soir son impuissance : « Nous sommes dans une spirale négative. Pourtant, nous avons tout donné. C’est en première période que nous avons laissé passer notre chance. »,Cela fait trop longtemps, en fait, que les Bourguignons ne parviennent pas à élever leur niveau de jeu. Un peu à l’image de Kahlenberg, seul face à Marichez (15e) et qui se trompe de côté au moment de tirer. Ou de Niculae, qui collectionne les ratés malgré sa générosité dans l’effort. Peu après la pause, Kahlenberg, déséquilibré par Bong dans la surface, aurait même pu bénéficier d’un penalty (59e), mais l’arbitre, M. Ruffray, en décida autrement. L’AJA pouvait alors commencer à douter, car l’attaquant lorrain Gestede allait entamer son grand numéro. Par trois fois, (61e, 80e et 86e), le Messin allait laisser passer l’occasion d’ouvrir le score. « Ce soir (hier soir), nous avons cruellement manqué d’efficacité », admettait Yvon Pouliquen. Tout était dit. JEAN-PHILIPPE COINTOT Riou, l’ange gardien L’HOMME CLÉ : R. RIOU (Auxerre) 7,5 Toujours aussi impressionnant dans ses sorties aériennes, le gardien auxerrois a réalisé un sans faute hier soir à l’Abbé-Deschamps. Ses arrêts réflexes, notamment sur ses face-à-face avec Gestede, ont permis à l’AJA d’éviter une victoire messine qui commençait à se dessiner en fin de match. AUXERRE R. RIOU (7,5) : voir ci-dessus. JAURÈS (5) : sérieux défensivement dans son couloir gauche, hors quelques relances approximatives. GRICHTING (5,5) : sobre, n’a pris aucun risque offensif. S. TRAORÉ (5,5) : de bonnes interventions défensives. Remplacé sur blessure par OLIECH (53e) qui a beaucoup bougé. En vain. MIGNOT (5) : s’est parfois montré un peu fébrile dans son placement. CHAFNI (5) : des montées énergiques, mais sans résultat concret. PEDRETTI(4,5) : a grandement manqué de vivacité, Même s’il a tenté plusieurs fois de mettre en évidence ses partenaires. LEJEUNE (5) : des dribbles incisifs, souvent percutants. A baissé de rythme en fin de rencontre. KAHLENBERG (4) : n’est jamais parvenu à orienter le jeu. Remplacé logiquement par F. THOMAS (64e). QUERCIA (3,5) : c’est simple, on ne l’a pas vu en première période. Remplacé par le Polonais JELEN (46e), lequel a juste apporté son enthousiasme. NICULAE (3,5) : a trop souvent joué en déviation et raté, encore une fois, de très nombreuses occasions de buts. Sa maladresse devient préoccupante. METZ MARICHEZ (6) : un superbe arrêt sur une belle frappe de Kahlenberg et une déviation salvatrice sur une tête de Niculae (91e). BASSONG (non noté) : remplacé rapidement par BONG (17e, note : 4,5) suite à un choc à la tête avec Niculae, lequel a tenu son rôle. STRASSER (4,5) : ne s’est jamais affolé dans ses rares interventions. VIVIAN (4,5) : un match sans aucune pression pour le défenseur central. CUBILIER (5) : plus à l’aise offensivement que défensivement. AGOUAZI (5) : disponible dans le jeu, une belle frappe à la 39e minute. FRANÇOIS (4) : un travail obscur, sans grand relief. Peu d’apport. BARBOSA (5,5) : sa belle vision du jeu a parfois gêné les Auxerrois. Remplacé par PJANIC (69e). GYGAX (4) : assez décevant dans son jeu. En très nette baisse de forme. Remplacé par B. GUEYE (85e). BESSAT(5,5) : l’un des rares Messins dangereux. Un beau slalom dans la défense de l’AJA en première période. GESTEDE (4,5) : s’est créé beaucoup d’espaces, mais n’a jamais su les exploiter. A failli marquer d’un tir puissant (61e) et, en fin de match, d’une tête lobée. Beaucoup de déchet devant le but. – J.-Ph. C. AUXERRE - METZ (0-0) _ Jean FERNANDEZ (entraîneur d’Auxerre) : « Nous avons eu des occasions en début de rencontre, mais nous ne sommes pas parvenus à les concrétiser. Cela devient difficile pour nous de marquer des buts. J’ai senti un peu de pression et de nervosité chez mes joueurs et cela explique en partie notre désorganisation. » _ Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Nous avons joué libéré avec le souci et la volonté de nous faire plaisir sur le terrain. Je regrette simplement que nous n’ayons pas été récompensés de nos efforts. Malgré tout, cela reste un résultat positif, mais nous aussi avons fait preuve d’un manque cruel d’efficacité. » (R.L.) : Le plaisir du condamné D'ores et déjà relégué en Ligue 2, Metz joue le jeu et l'a encore démontré hier soir à Auxerre. Avec assez de pertinence pour colorer son retour de regrets. Un point vendredi, un point samedi : le FC Metz n'aura que très rarement connu week-end aussi prolifique... Après avoir récupéré, par voie administrative, le bien qui lui avait été enlevé en guise de sanction dans l'affaire Ouaddou, c'est sur l'aire de jeu auxerroise que les joueurs d'Yvon Pouliquen sont allés cueillir une nouvelle portion de satisfaction. Valeureux, il y a une semaine face à Marseille, mais défaits, surprenants, mardi à Lyon, mais éliminés de la Coupe de France, les Messins ont, cette fois, réussi à ne pas quitter la scène les mains vides. Et ils se réveilleront ce matin avec les jambes moins lourdes. Ce ne sera probablement pas le cas de leurs adversaires.Sortis sous les sifflets nourris de l'Abbé-Deschamps, les Auxerrois n'ont toujours pas rétabli le courant avec leurs supporters. Incapables de prendre la mesure d'une formation avançant pourtant avec certitude vers la Ligue 2, les Bourguignons ont perdu une belle occasion de prendre leurs distances avec la zone rouge. La faute à un attentisme trop marqué : à l'exception de deux interventions successives au quart d'heure de jeu, Christophe Marichez a traversé la première période sans encombre. Son homologue auxerrois aussi, du reste. Vincent Riou a juste fait preuve de la vigilance nécessaire pour ne pas se laisser surprendre par la volée du droit de Laurent Agouazi, idéalement servi par un Vincent Bessat remuant (38e). La suite des débats, après la pause, fut plus animée pour le gardien de l'AJA. Sans lui, Auxerre aurait même pu enregistrer sa seizième défaite de la saison : la frappe de Rudy Gestede prenait en effet le chemin des filets avant d'être déviée en corner par la main de Riou (59e)... La précision manquait ensuite à l'attaquant messin pour cadrer sa tête (80e). Une demi-heure et une parade de Marichez plus tard (90e), les deux formations rentraient au vestiaire avec, chacune, un point supplémentaire au compteur. Maigre bénéfice pour les Auxerrois ? Pas si sûr que cela aux dires de leur entraîneur, Jean Fernandez : « Vu la qualité du match que nous fournissons, et vu la prestation de Metz, il faut s'en contenter. » Metz avait l'envie Les Messins ont eu assez de répondant pour contraindre leurs homologues auxerrois au partage des points. Une nouvelle fois, il n'a manqué que l'efficacité... Marichez. Le capitaine a sauvé la baraque en première période (14e) et en toute fin de match, déviant en corner une tête musclée de Niculae (90e). Du beau travail. Le film du match : 15e. A la conclusion d'un mouvement auxerrois amorcé côté gauche, Kahlenberg hérite d'un ballon relayé de manière involontaire par Quercia, mais le Danois trouve Marichez sur sa route. Yvon Pouliquen: «Encore des regrets» Jean Fernandez (entraîneur d'Auxerre): «On peut avoir des regrets, parce qu'on a eu quelques occasions de but, mais c'est vrai que Metz en a eu aussi. C'est dommage, dans les 20 premières minutes, nous avons eu les occasions pour libérer l'équipe. Cela devient difficile de marquer des buts. Je ne sais pas si on méritait vraiment les trois points.» Cinq points pour Bassong Plus de peur que de mal pour Sébastien Bassong. Victime d'un choc avec l'attaquant auxerrois George Niculae, le défenseur messin a quitté le terrain sur une civière un quart d'heure seulement après le coup d'envoi. Touché à l'œil gauche, il a été soigné sur place. Il a regagné la Moselle avec deux points de suture sur l'arcade et trois autres sur la pommette. (Site officiel du FC Metz) : Metz garde la tête haute Malgré la fatigue, les Messins n’ont pas baissé les bras face à Auxerre. Pour ce qui était leur troisième match en une semaine, ils ont partagé les points avec leurs adversaires du soir. Et auraient même pu décrocher la timbale en seconde période. April 19 La Messe est dite ! Merci à Diop...MERCI à Pouliquen ...La réflexion du jour : on rend son point à Metz ?....ou bien on prépare le terrain pour ne pas à avoir à sanctionner le PSG de retrait de points ? (Quotidien l’Equipe) : L’AJA n’a pas le choix LE MATELAS DE SÉCURITÉ. –Après deux défaites de suite (0-1 à domicile contre Sochaux et 0-3 au Mans samedi), les Auxerrois doivent encore assurer leur maintien. « C’est un match très important, où il est nécessaire de prendre les trois points, assure Jean Fernandez. Il nous faut conserver notre petit matelas d’avance sur la zone de relégation. » Pour cette rencontre, l’entraîneur de l’AJA ne pourra toujours pas s’appuyer sur le Roumain Tamas, pas assez rétabli après sa fracture d’un métatarse, mais enregistrera le retour de Jean-Pascal Mignot, qui a purgé son match de suspension. FRAÎCHEUR PHYSIQUE. – Les Messins ont disputé deux grosses rencontres en cinq jours, à Marseille en Championnat (1-2) et à Gerland en Coupe de France mardi (0-1) et risquent de connaître quelque fatigue ce soir à l’Abbé-Deschamps. « Oui, la fraîcheur physique peut être un élément important, confirme Jean Fernandez. Je ne sais pas si les Messins vont faire beaucoup de changements, mais cela peut jouer en notre faveur. » PENSER À SOI. – Metz, qui a eu la confirmation qu’il jouerait bien en L 2 la saison prochaine après sa défaite contre Marseille samedi dernier, a aussi perdu mardi son dernier objectif, la Coupe de France, après sa défaite en quarts de finale à Lyon. « Il reste encore des objectifs collectifs et individuels pour chacun d’entre eux, dit Yvon Pouliquen à propos de ses joueurs. Il y a trois mois, on était au fond du trou et personne n’est venu chercher des joueurs à Metz au mercato. » Encore cinq matches pour s’offrir un avenir en L 1 ou à l’étranger dès la saison prochaine. INTÉGRITÉ MESSINE. – Chez les joueurs messins, ne pas fausser l’issue du Championnat est aussi une préoccupation qui compte. « On ne l’a pas fait jusqu’à présent », souligne Pouliquen. Les Lorrains affrontent ce soir un candidat au maintien avant de jouer, peut-être, les arbitres dans la course à la C 3 (Saint-Étienne, Lorient, Le Mans). (R.L.) : Le mois le plus long La saison messine s'achèvera le 17 mai. Devenu limité côté terrain où Metz se rend à Auxerre, l'enjeu se déplace en coulisses. Quand je pense que cette équipe est vingtième avec dix-neuf points... » L'une des toutes premières remarques d'Yvon Pouliquen, mardi soir à Lyon, où son équipe venait de faire trembler le sextuple champion de France et pour rien, à l'arrivée, fournit l'une des clés de la fin de saison messine sur le terrain de la Ligue 1. C'est bien sûr très dérisoire mais, avec cinq journées à disputer d'ici au 17 mai, dont la première ce soir à Auxerre, Metz peut au moins améliorer son nombre de points, non plus pour éviter le ridicule, mais pour se doter d'un capital un peu plus conforme à ce qu'il a souvent laissé entrevoir et parfois même clairement démontré, en 2008. L'enjeu ? Eviter les trois dernières places au classement Yvon Pouliquen, du nom du tableau affiché dans le vestiaire par le nouvel entraîneur à son arrivée, début janvier : un classement spécifique des matches retour. Pour l'heure, Metz est dix-huitième... « Il y a quinze points à prendre », coupe-t-il à propos de l'intérêt à trouver à une fin de compétition en roue libre. « Dès la fin du match à Lyon, expose Yvon Pouliquen, je me suis adressé aux joueurs en ces termes : s'il vous plaît, finissez la saison en jouant de la même manière ». Carlo Molinari, son président, lui a emboîté le pas : « Je leur ai demandé de confirmer les capacités affichées à Lyon, de ne surtout pas fausser le championnat et, pour ceux qui en ont besoin, de se montrer. » Depuis mardi, le FC Metz est sans doute un club un peu moins nécessiteux, en ce sens que la plus-value prise par la prestation immense de Miralem Pjanic garantit quelques millions supplémentaires quand arrivera l'heure de transférer le petit génie bosniaque, à Lyon ou ailleurs. L'opération permet d'envisager de vendre moins de joueurs par obligation économique, sauf bien sûr ceux que Metz ne tient pas spécialement à conserver. En tout cas, c'est désormais en coulisses, et non plus sur le terrain, que se joue l'avenir du club, qui ambitionne une nouvelle remontée immédiate dans un an. Auxerre tend le dos Rien n'est fait à Auxerre : l'équipe de Jean Fernandez se doit de retrouver la voie de l'efficacité à domicile pour tirer profit de son calendrier. La tendance. Quinzième à cinq journées de l'issue du championnat, Auxerre ne peut toujours pas s'offrir le luxe d'avancer sans jeter un œil attentif dans son rétroviseur. Si les cinq points d'avance affichés sur Lens, premier non relégable, offrent une marge de manœuvre appréciable à l'équipe de Jean Fernandez, ceux-ci ne contiennent pour autant aucune garantie d'avenir. A l'heure de recevoir Metz, la pression est, qui plus est, entretenue par l'issue des dernières prestations bourguignonnes à domicile : la défaite contre Sochaux (0-1) enregistrée la semaine passée s'est ajoutée à un faux pas face à Saint-Etienne (1-3) deux semaines plus tôt et à un nul concédé contre Lens (0-0), le 8 mars dernier. Il faut ainsi remonter au 16 février, et à la venue de Toulouse, pour retrouver trace du dernier succès de l'AJA à l'Abbé-Deschamps (1-0). Pour ajouter au brouillard ambiant, les Auxerrois ont été balayés par Le Mans lors de la dernière journée (3-0). Kahlenberg au départ. Cette mauvaise passe - à peine nuancée par le succès à Lille (0-2) il y a deux semaines - se traduira aujourd'hui sur la feuille de match : pas moins de quatre changements devraient en effet être apportés au onze de base. En quête d'une formule capable de lui faire gagner les berges du maintien au plus vite, l'entraîneur auxerrois misera beaucoup sur le retour aux affaires de Thomas Kahlenberg : blessé et absent depuis le 26 janvier, le Danois est entré en cours de match lors des deux dernières journées. Sa titularisation, ce soir, aura valeur de test. Elle s'ajoutera au retour de suspension de Mignot et à la présence de Julien Quercia et de Kevin Lejeune dès le coup d'envoi. Jugés décevants au Mans, Jelen (4 buts) et Oliech (3 buts) débuteront quant à eux sur le banc. La pointe de l'attaque sera sans surprise confiée au meilleur buteur, Daniel Niculae (11 buts). Du mouvement en vue • Bassong et Pjanic incertains. Aux forfaits de Cheikh Gueye (ischios-jambiers) et Momar N'Diaye (cheville) se sont ajoutées deux incertitudes : hier matin, Sébastien Bassong et Miralem Pjanic ne sont pas allés au terme de la séance d'entraînement. Touché au pied, mardi à Lyon, le défenseur devrait céder sa place à Jeff Strasser. Pjanic, lui, se plaint toujours des adducteurs. Yvon Pouliquen pourrait donc l'inviter à souffler. Diop au Qatar C'est officiel depuis hier : Malick Diop n'évoluera plus sous le maillot grenat. Parti pour disputer un tournoi au Qatar au lendemain de l'élimination messine en Coupe de France, mardi à Lyon, le défenseur messin terminera la saison dans un club des Émirats, le FC Metz ayant en effet accepté de résilier le contrat qui les liait jusqu'au 30 juin prochain. Agé de 33 ans, Diop était arrivé à Saint-Symphorien au cours de l'été 2006. Il aura disputé 71 matches pour le club à la Croix de Lorraine. (CFA) : Metz : enrayer la spirale FC Metz. 10e avec 60 pts (8v, 8n, 12d). Les trois dernières rencontres : défaite au Red Star (1-0), défaite face à Montceau (0-1), défaite à Auxerre (3-1). Fernandez : « Si Metz joue comme ça, on est mal ! » Spectateur de Lyon - Metz, Jean Fernandez s'est dit « impressionné ». Mais l'AJ Auxerre de l'ancien entraîneur messin doit renouer avec la victoire à domicile, demain, pour se rapprocher du maintien. Jean Fernandez, avez-vous établi une estimation de vos chances de maintien ? « Une estimation, non, mais il est permis d'imaginer qu'il nous manque trois ou quatre points. J'ai l'impression que Strasbourg va descendre. Après, on a coutume de dire que Monaco, Lens, Toulouse, Paris ne descendront pas. Mais il faudra bien un troisième relégué. » Dissolution de la Faction La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé, hier, la dissolution de deux groupes de supporters, les Boulogne Boys après l'affaire de la banderole injurieuse du Stade de France, et la Faction Metz après des incidents lors de Lyon-Metz du 23 février. « J'ai signé les décrets de dissolution administrative, et ils ont été transmis au Premier ministre », a précisé la ministre lors d'un bref point de presse organisé Place Beauvau. La Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives, saisie le 4 avril, s'est réunie mercredi et elle a « rendu un avis favorable » à ces dissolutions, a-t-elle ajouté. FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : soins, pas de séance sur le terrain. Aujourd'hui : une séance à 9 h 30 sur le terrain du bord de l'autoroute. Huis clos et point retiré : délibéré aujourd'hui FOOTBALL. Saisie par le FC Metz dans l'affaire Ouaddou, du nom du capitaine valenciennois insulté par un spectateur le 16 février à Saint-Symphorien, la commission d'appel de la Fédération Française de football rendra son délibéré aujourd'hui. Représenté hier à Paris par son directeur général, Patrick Razurel, par Jacky Ancel, directeur de la sécurité, et par Me Guy Reiss, son avocat, le FC Metz a exposé ses arguments dans l'espoir de voir sa sanction levée : la commission de discipline de la Ligue de football professionnel lui a en effet infligé un point de retrait et un match à huis clos, ce que le club lorrain juge disproportionné, ne s'estimant pas responsable des propos tenus par un individu isolé et rappelant l'avoir remis à la police dès ses agissements connus. Metz : huis clos confirmé Metz récupère son point mais devra s'acquitter d'un match à huis clos. Deux mois et deux jours après l'affaire Ouaddou qui avait émaillé le déroulement du match face à Valenciennes, le verdict de la commission supérieure d'appel de la Fédération Française de football est tombé. Oublié le retrait d'un point au classement qui a pendu un temps au nez du club messin. Evoquant des « circonstances atténuantes », contenues dans la réaction rapide des services de sécurité le 16 février dernier à Saint-Symphorien - l'individu qui avait proféré des insultes à l'adresse du capitaine franco-marocain de Valenciennes avait été remis aux forces de l'ordre - les instances ont décidé de rendre son bien au FC Metz. Ce premier volet n'a pas été jugé suffisant par les dirigeants messins. Hier, Carlo Molinari s'est, en effet, attardé sur la deuxième partie de la décision rendue par la commission : prise en première instance, la sanction d'un match à huis clos a, elle, été maintenue. Pour le président messin, la perspective de voir son équipe jouer face à Saint-Etienne dans un stade vide le 26 avril prochain - et donc celle de devoir tirer un trait sur la recette d'un des derniers rendez-vous de la saison - est « incompréhensible ». « Nous allons saisir le CNOSF (Comité national olympique sportif français), tout simplement parce que nous trouvons la décision injuste. Au soir de l'incident, notre service de sécurité avait fait le nécessaire pour minimiser l'incident. Nous avons fait tout notre possible. » L'argument, précisé une nouvelle fois, jeudi, par les responsables messins, n'a visiblement pas été suffisant. « Il faut vraiment faire attention : ce genre d'histoire ouvre la porte à n'importe quel excès. Vous pouvez empêcher un supporter d'entrer dans un stade avec un fumigène ou une banderole, mais comment faire pour savoir ce qui se passe dans sa tête ? » Moins deux pour Bastia Bastia a vu sa sanction aggravée vendredi en appel, dans le cadre de l'affaire Kébé 2, en perdant deux points au classement. Comme Metz, le club corse a annoncé son intention de déposer un recours devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). La Commission supérieure d'appel a jugé « condamnable la passivité des dirigeants du club bastiais dans la gestion de l'incident » lié à la banderole à caractère raciste, et a donc assorti la sanction prononcée en première instance (un match à huis clos) d'un retrait de deux points. L'appel avait été interjeté par la Ligue (LFP), qui avait estimé « insuffisante » la décision de sa commission de discipline sanctionnant le déploiement par des supporters corses de la banderole "Kébé, on n'est pas racistes. La preuve, on t'enc...", lors de Bastia-Libourne, le 22 février. Ce message faisait écho à la condamnation à un point de pénalité infligée au même club corse pour des insultes racistes de la part de supporters îliens dont avait été victime le Burkinabé de Libourne Boubacar Kébé lors du match aller, le 14 septembre. April 11 Pour contrer l'O.M., il faudra des hommes!La phrase du jour : Je serai absent, pour cause de déplacement, du 12/04/2008 au 20/04/2008…Donc, pas de blog durant cette période ! Bon match La Metz est dite ? Un petit tour et puis s'en va. Samedi (20h00), Metz reçoit Marseille. Les Lorrains pourraient, s'ils ne gagnent pas, être mathématiquement relégués en Ligue 2. A cinq journées de la fin du Championnat... Valbuena : « Ne rien lâcher» Absent des terrains depuis une quinzaine de jours, Mathieu Valbuena « espère » pouvoir retrouver la Ligue 1 samedi (20h00) à Metz. Avant d'aborder la dernière ligne droite du Championnat, le milieu de terrain marseillais se confie à francefootball.fr. Signorino : aller voir ailleurs… Sous contrat au Getafe CF depuis le début de la saison, Franck Signorino effectue un exercice 2007-2008 mi-figue mi-raisin. Rarement titularisé par son entraîneur Michaël Laudrup, l'ancien arrière gauche de Nantes et de Metz, auteur d'une prestation encourageante à Munich (1-1) il y a une semaine, espère que la qualification pour les demi-finales de la Coupe de l'UEFA sera au bout du match retour ce soir en Espagne. En se confiant à franceFootball.fr, il laisse entendre que si sa situation personnelle ne s'améliore pas, il pourrait partir. (R.L.) : FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 16h30. "Le petit" abdique Le doute du début de semaine s'est mué en certitude : Mathieu Valbuena ne participera pas au déplacement de son équipe à Saint-Symphorien. Le milieu de terrain se plaint de douleurs aux adducteurs depuis son apparition face à Sochaux le 22 mars dernier (30e journée). « Vu la forme de nos attaquants en ce moment, on pourrait penser que ce n'est pas trop grave, mais j'aurais quand même aimé avoir le petit sur le banc » a déclaré Eric Gerets, hier, lors du point presse hebdomadaire. Deux autres forfaits sont annoncés côté olympien : Karim Ziani (reprise) et Laurent Bonnart (douleur à la jambe). Eric Gerets : « J'exige le même comportement » L'entraîneur marseillais attend beaucoup du déplacement de son équipe à Metz. Passée l'euphorie du succès face à Lyon, l'OM jouera gros sur le terrain de la lanterne rouge. Un parcours de champion. Une élimination en Coupe de l'UEFA face au Zénith Saint-Petersbourg, suivie d'une autre sortie de route face aux amateurs de Carquefou (CFA) en Coupe de France... En laissant filer deux de ses objectifs à la casse en l'espace d'une semaine, à la mi-mars, Marseille a conforté le regard de ses pourfendeurs en même temps qu'il entretenait sa réputation d'équipe immature. Déjà évincé de la Coupe de la Ligue par Auxerre, début janvier, l'OM a vu fondre son champ d'action. Aujourd'hui, celui-ci se limite au seul championnat de France : un domaine où la maîtrise phocéenne aurait presque pu passer inaperçue, si Lyon n'en avait pas pâti, pas plus tard que dimanche dernier. Le succès obtenu face au futur sextuple champion de France a marqué les esprits et replacé sous les projecteurs le parcours marseillais en Ligue 1 depuis la fin de la trêve. Deux défaites (Rennes, Sochaux), trois nuls et huit succès : les Marseillais ont glané vingt-sept points sur trente-neuf possibles. Soit un de moins, à peine, que leurs homologues lyonnais (trois défaites, un nul, neuf victoires). Un parcours de champion... Record en vue La venue de l'Olympique de Marseille à Saint-Symphorien est d'ores et déjà appelée à faire date : le record d'affluence associé à la venue de Lyon, le 15 septembre dernier, volera en effet en éclat demain soir. Hier, le service billetterie du FC Metz ne disposait plus que d'un petit milliers de places à vendre (dont 500 dans les emplacements occupés par les différentes associations de supporters). 21988 personnes avaient assisté au large succès lyonnais lors de la 8e journée (1-5). Elles devraient être près de 25000 à se rassembler pour l'un des derniers rendez-vous en Ligue 1 à domicile de la lanterne rouge messine. (Site officiel FC Metz) : Nous venons chercher la victoire ! Benoit Cheyrou fait partie des artisans de la victoire sur l’ogre lyonnais et ne souhaite pas s’arrêter là. En déplacement sur les terres messines, son équipe ne compte pas laisser Nancy se qualifier pour la Ligue des Champions. Benoit, Marseille a réalisé un grand match face à Lyon. On imagine que la semaine d’entraînement à la Commanderie s’est bien passée… Les anciens distribuent leur récolte : Tout au long de l’année, l’association des anciens du Club à la Croix de Lorraine collecte des fonds par le biais de matches de gala. Cette semaine, ils ont remis à plusieurs associations le fruit de leur ‘tournée’. Ils ne sont plus sur les projecteurs, mais continuent de mettre leur talent au service des autres. Jadis, c’étaient les spectateurs qui se régalaient de leurs gestes et de leurs succès. Aujourd’hui, ce sont des associations caritatives qui en profitent, avec un bonheur que peu de leurs représentants ont réussi à masquer lors d’une soirée organisée au Stade Saint-Symphorien dans la galerie des loges, lundi 7 avril. April 10 Cyril Chapuis : un homme discret...La phrase du jour. A. Wenger : « La réussite d’une équipe se joue à 90 % lors du recrutement » (R.L.) : Chapuis : « Enchaîner les matches » Trois mois après son arrivée à Metz, Cyril Chapuis présente un bilan maigrelet. Demandeur de temps de jeu, l'ancien attaquant marseillais voit aussi à plus long terme : « Je prépare un peu la prochaine saison ». Six apparitions sous le maillot grenat, dont deux comme titulaire, la première écourtée au bout d'une mi-temps. Arrivé à Metz début janvier dans le sillage d'Yvon Pouliquen, Cyril Chapuis joue peu et, mécaniquement, il ne marque pas. Le public messin connaît d'autant moins l'ancien joueur de Rennes et Marseille, notamment, qu'il est discret de nature. Réputé taiseux, Cyril Chapuis se livre rarement. Voici une exception... • Vous êtes Messin depuis trois mois, et vous avez finalement assez peu joué. Beaucoup moins que vous l'imaginiez ? « J'étais sans club depuis six mois et je voulais me refaire une santé : sur ce plan-là, c'est chose faite. En revanche, c'est vrai, j'ai le regret de n'avoir pas pu enchaîner les matches. Mais j'ai signé un contrat d'un an et demi, disons que je prépare un peu la saison prochaine. » • Que pouvez-vous attendre des six semaines qui vous séparent de la fin de saison ? « Jouer, enchaîner les matches, devenir titulaire. Et en jouant, je marquerai. La vérité, c'est le match qui la fournit. Il me manque cette vérité du match. » « Le potentiel est là » Yvon Pouliquen, son entraîneur la saison dernière à Grenoble, a fait venir Cyril Chapuis à Metz en janvier : « Cyril est un joueur possédant le label Ligue 1, avec les qualités de vitesse et de technique requises. Ces dernières saisons, il a subi des retards dans sa progression, notamment à cause des blessures, comme à Ajaccio. Il traîne aussi une réputation qui ne correspond pas à la réalité : on croit qu'il ne met pas tout en œuvre pour réussir, mais ce n'est pas vrai. Le problème, c'est qu'il est trop introverti pour répondre. Le potentiel est là. Ici, je l'ai sans doute lancé trop vite. Mais il revient. On le verra avant la fin de la saison, tout dépend de lui. Mais la saison prochaine, avec une préparation, il aura toutes les cartes en mains pour réussir. » FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement en matinée. Aujourd'hui : entraînement à 9 h sur le terrain du bord de l'autoroute. Demain : entraînement à 16 h 30. Du pain sur la planche La commission de discipline de la LFP a un programme très chargé, aujourd'hui, avec l'audition de dirigeants du Paris SG dans le cadre de l'affaire de la banderole anti-Ch'tis lors de la finale de la Coupe de la Ligue, la convocation du milieu de terrain girondin Johan Micoud pour une simulation lors de Bordeaux-Nancy et l'examen du cas Antoine Kombouaré, l'entraîneur de Valenciennes, après sa troisième exclusion en un an. (Quotidien l’Equipe) : AFFAIRE DE LA BANDEROLE Les responsables du PSG convoqués LA COMMISSION de discipline de la Ligue, qui a pris connaissance, la semaine dernière, des rapports officiels, va écouter ce soir la version des responsables parisiens sur la banderole. Sa décision ne devrait pas être rendue avant trois semaines (30 avril). Le samedi 29 mars, en finale de la Coupe de la Ligue, opposant le PSG à Lens (2-1), une poignée de supporters parisiens avaient déployé une longue banderole insultante pour les Nordistes. On pouvait y lire « Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch’tis. » Par le passé, des messages aussi insultants et visibles n’avaient jamais entraîné une telle désapprobation. Mais ce samedi-là, en finale, au Stade de France, en présence du président de la République, le tollé fut à la mesure du succès du film de Dany Boon et de ses personnages, auxquels les Français se sont identifiés. Désormais, les responsables doivent payer. Trois supporters ont déjà été mis en examen pour « provocation à la haine et à la violence » lors d’une manifestation sportive. Deux autres affaires à examiner Parallèlement à l’enquête policière déclenchée rapidement après les plaintes de la Ligue, de la FFF, du RC Lens, de la ville de Lens et du PSG, la Commission de discipline va examiner, ce soir, la responsabilité du club vis-à-vis de ses supporters (art. 129-1 des règlements généraux de la FFF). Comment ? Elle va d’abord entendre les explications de Philippe Boindrieux, le directeur général délégué, et de Jean-Philippe d’Hallivillée, officiellement « directeur des relations avec les supporters ». Elle va aussi chercher à savoir s’il y a eu la moindre complaisance entre le club et le groupe des Boulogne Boys ayant permis à cette banderole d’exister, la moindre négligence de la part du club ou une réaction tardive au moment des faits. Jean-Philippe d’Hallivillée affirme que « l’ordre d’enlever la banderole a été donné rapidement et que les stadiers sont intervenus en trois minutes » et qu’il ignorait qu’une partie du message avait été écrite dans le stade. La Commission va demander l’ouverture d’une instruction avant de rendre sa décision. Deux autres affaires seront examinées ce soir et donneront lieu à décision. Le 30 mars contre Nancy, le Bordelais Johan Micoud avait accroché un adversaire dans la surface et provoqué un penalty qui avait donné la victoire à Bordeaux (2-1). Dans son rapport, l’arbitre M. Poulat a signalé une « tricherie extrêmement grave et inadmissible ». Le joueur est convoqué ce soir, contrairement à Antoine Kombouaré, qui a livré ses explications par écrit. Le 30 mars contre Lyon, l’entraîneur valenciennois avait été exclu après une altercation avec le quatrième arbitre. April 09 Pouliquen a de l'avenir à Metz...(R.L.) : Simonet jugé coupable La cour d'appel de Paris a jugé, hier, Claude Simonet, ancien président de la Fédération française (de 1994 à 2005), coupable « d'entrave à la mission d'un commissaire aux comptes » dans le cadre des comptes falsifiés de la FFF, mais l'a dispensé de peine. Simonet avait été relaxé en première instance sur ce point le 24 avril 2007, mais le procureur de la République avait interjeté appel le 4 mai. FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui et demain : entraînement à 10 h. Carlo Molinari, lundi soir, au milieu de ses anciens joueurs (Casini, Vagneur, Gaillot...). Hommes généreux, les ex ont aussi un avis éclairé. Les anciens ont de l'avenir Dans la famille FC Metz, voici les patriarches, unis sous la houlette de Marcel Husson. Au-delà de la convivialité, perce la générosité. Et une volonté affirmée de servir le présent et le futur d'un club qui les passionne. Coursives du stade Saint-Symphorien, à tribord, lundi soir. L'association des anciens joueurs du FC Metz a convié tout un tas de représentants d'associations caritatives pour une remise de dons. Océane, ELA, 1,2,3 soleil, Noël de Joie, et d'autres encore. Au total, onze mille euros répartis pour la bonne cause, fruit d'une activité généreuse. « Depuis quatre ans, explique Marcel Husson, nous avons réussi à verser 35 000 euros à différentes œuvres. Le tout récolté à travers une petite douzaine de matches, en mai, en juin, en août, et à l'occasion de quelques tournois en salle. L'idée consiste à se servir de notre petite notoriété pour servir des causes qui nous sensibilisent. C'est dérisoire, mais nous estimons que nous pouvons bien rendre à la vie ce que le football nous a apporté. »Marcel Husson, soixante et onze ans, ancien joueur et ancien entraîneur du FC Metz, époque glorieuse, victoire en Coupe de France et tremblement de terre européen éternel à Barcelone, un soir d'automne 1984. Figure emblématique toute trouvée pour rassembler sous sa houlette plusieurs générations de porteurs du maillot grenat. « C'est marrant, glisse-t-il, pour certains, ils me paraissent plus disciplinés aujourd'hui que lorsqu'ils étaient en activité. » Tenue de sortie, équipements uniformes, tableau noir et troisième mi-temps : les anciens du FC Metz sont à ce point organisés qu'ils passent, dans toute la France, pour les mieux structurés de leur catégorie. Ils possèdent même un lien sur le site internet du club. « Il faut voir l'accueil que nous recevons là où nous nous déplaçons, surtout dans les villages, ajoute Marcel Husson. Merveilleux. La convivialité fait beaucoup pour la pérennité de notre association. » Matches de bienfaisance, inaugurations de terrains, jubilés, anniversaires, l'association des anciens du FC Metz pourrait s'en tenir à cette sorte de vocation, qu'elle remplit avec constance et bonhomie. Ses tenanciers voudraient aussi être plus écoutés, mieux entendus, convaincus d'avoir été tenus à l'écart, hier, ce qui pourrait expliquer les malheurs d'aujourd'hui. En tout cas, estime Marcel Husson, « à un moment, le fossé s'est creusé entre les éducateurs choisis par le club et les anciens joueurs ». « Or, ajoute-t-il, jamais nous ne les avons attaqués. La preuve : j'ai proposé mes services, bénévolement, ponctuellement, pour animer des ateliers sur la finition ou le contrôlé orienté, par exemple. Je n'ai jamais eu de réponse. » (Site officiel FC Metz) : Réaction de Pouliquen Plusieurs sites Internet se sont fait l'écho ce matin d'une déclaration d'Yvon Pouliquen, selon laquelle le technicien breton serait tenté de quitter la Moselle à la fin de la saison en cours. Celui-ci a tenu à démentir fermement le contenu de ces articles. Yvon Pouliquen a ainsi souhaité réagir aux propos qui lui ont été attribués : "Mes paroles ont été largement sorties de leur contexte. Il n'y a aucun doute possible, je serai bel et bien l'entraîneur du Football Club de Metz la saison prochaine, avec l'objectif de faire remonter le club en Ligue 1 le plus rapidement possible, et à la tête d'une équipe la plus compétitive possible. J'ai un contrat de deux ans et demi et je compte bien l'honorer." On ne sait pas se qui peut se passer… Sébastien Bassong est rentré du périple nordiste des Grenats avec le point du match nul. Il revient avec nous sur cette rencontre de la 32ème journée durant laquelle il a fait sa réapparition, et évoque la venue de Marseille samedi. Sébastien Bassong, vous fêtiez votre grand retour contre le RC Lens. Vos pépins physiques sont-ils définitivement derrière vous ? April 08 Dossier arbitrage : une question d'hommes...(R.L.) : FC METZ EXPRESS Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 10 h. Demain : une séance à 10 h. Affaire Ouaddou : l'appel messin examiné le 17 avril Pour les insultes racistes proférées par un de ses supporters à l'encontre du joueur de Valenciennes Abdeslam Ouaddou, le 16 février dernier, le FC Metz a été sanctionné du retrait d'un point au classement de Ligue 1, et de la révocation du sursis d'un match à huis clos qui le menaçait depuis octobre et les débordements survenus lors du derby de l'Est face à Strasbourg. Le club lorrain a décidé de faire appel de ces deux décisions, et c'est le 17 avril prochain que la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football se penchera sur son cas. Metz - OM, samedi, n'est donc plus menacé de se disputer à huis clos, l'appel messin étant suspensif. Le match suivant à Saint-Symphorien aura lieu deux semaines plus tard, face à Saint-Etienne. « Tu viens prendre notre place ! » Seul exemple de footballeur professionnel devenu arbitre, le Messin Jean-Marc Rodolphe a abandonné le sifflet, lassé de l'ostracisme dont il s'estimait victime. Il suggère un changement profond dans la formation et l'évaluation des arbitres. « Le règlement même de la Direction technique nationale de l'arbitrage encourage un ancien joueur à accéder à l'arbitrage, peut-être faudrait-il remettre cette disposition au goût du jour. Mais je suis bien placé pour comprendre le peu d'empressement des joueurs à suivre cette voie : d'emblée, en devenant arbitre, je me suis retrouvé confronté à la jalousie de ceux qui étaient déjà en place. Les arbitres sont protectionnistes et m'ont clairement fait comprendre que je n'étais pas le bienvenu, craignant un appel d'air. « Qu'est-ce que tu viens faire dans l'arbitrage ? », « Tu viens prendre notre place », j'ai tout entendu. Cet ostracisme est en fait très révélateur des pratiques actuelles de l'arbitrage français, qui sont la source de tous les maux dénoncés aujourd'hui. Bertrand Layec : « Nous allons nous ouvrir » Arbitre de Nancy-PSG, dimanche, Bertrand Layec est aussi l'un des initiateurs du futur débriefing d'après-match. Il monte au créneau pour défendre ses pairs. Le corps arbitral a connu une nouvelle période de turbulences et une volée de critiques au soir du de la 31e journée de championnat. Ont été ciblés, pêle-mêle, le penalty parisien en finale de la Coupe de la Ligue (2-1), la prestation d'ensemble d'Eric Poulat et "l'affaire Micoud" pour Bordeaux-Nancy (2-1), l'exclusion de l'entraîneur valenciennois Antoine Kombouaré contre Lyon (1-2) ou encore deux penaltys oubliés pour Monaco contre Rennes (1-2). Devant l'avalanche de critiques, les arbitres ont décidé de réagir en instaurant, à partir du 12 avril, une réunion d'avant-match avec entraîneurs et capitaines ainsi qu'un débriefing à l'issue de chaque rencontre. Histoire d'apaiser les débats. • Avez-vous senti une pression autour de ce Nancy-PSG ? « Disons plutôt une tension particulière. Moi je n'avais pas la pression. Vous savez, à partir d'un certain niveau et d'un certain âge... » « Le contact renforce le respect » Le regard d'un arbitre de rugby sur les dérives du football. « Les mentalités doivent changer » Pour Cédric Andrien, président de la section lorraine de l'UNAF (*), sans dialogue, le « climat ne pourra pas s'apaiser. » Les récentes critiques qui se sont abattues sur les arbitres d'élite ont-elles des répercussions sur le milieu amateur ? « Évidemment que cette campagne de dénigrement a un impact chez nous. Inconsciemment, les différents acteurs - joueurs, dirigeants, spectateurs - ont tendance à reproduire ce qu'ils voient au niveau professionnel. L'image de l'arbitre est écornée. Mais ce phénomène n'est pas nouveau. »• Le SAFE (Syndicat des arbitres de football d'élite) a récemment émis le vœu d'instituer une réunion entre les quatre arbitres, les entraîneurs et les capitaines avant et après chaque match. Une telle initiative est-elle envisageable au niveau amateur ? « Pourquoi pas ? En janvier dernier, la Ligue a d'ailleurs posé les jalons d'un tel processus en invitant les entraîneurs de Division d'honneur à venir dialoguer avec le corps arbitral. Le débat s'est d'ailleurs révélé constructif. Peut-être faudrait-il multiplier ce genre de rencontres. Sans communication, nous ne pourrons pas avancer. Encore faut-il que les mentalités évoluent. On pointe sans cesse du doigt les arbitres, mais les clubs ont également leur rôle à jouer, notamment en matière de formation. Dans le milieu amateur, ce sont eux les principaux pourvoyeurs d'arbitres. » « Définir clairement l'utilisation de la vidéo » Le Messin Laurent Stien est arbitre-assistant en Ligue 1 depuis le début de saison. Ou comment la science soutient que sans l'apport de la vidéo, les arbitres sont condamnés à se tromper en toute bonne foi. Le révélateur de Canal + a encore de beaux jours devant lui. Utilisée les soirs de retransmission, la doyenne des palettes graphiques proposées aux abonnés de la chaîne cryptée s'évertue à passer au tamis de la technologie les décisions arbitrales dans les situations de hors-jeu. Souvent, ça ne pardonne pas. Car ce que l'œil ne voit pas - ou interprète mal -, les logiciels le diagnostiquent avec une froide efficacité. Toute la difficulté pour un arbitre-assistant aux prises avec un jugement de hors-jeu provient de la simultanéité de deux actions situées en des endroits différents du terrain : il lui faut dans le même instant analyser le déclenchement de la passe et la position de son destinataire. Résultat : gros bug oculaire, « puisque le changement de focale nécessite un délai d'une seconde pendant lequel le cerveau devient aveugle », explique Jean-François Stein, chercheur à l'INSEP. « L'autre problème tient à la position des arbitres de touche, qui ne sont jamais à la perpendiculaire de la ligne de hors-jeu, mais deux mètres au-delà. Cette position génère une erreur de parallaxe. » Une étude menée par des chercheurs néerlandais met la lumière sur l'effet flash lag, phénomène amenant à estimer un objet en mouvement spatialement en avance par rapport à sa position réelle définie par un marqueur temporel. Dans le cas du hors-jeu, « le moment où le passeur délivre son ballon est un événement brusque qui joue le rôle de marqueur temporel et définit l'instant où la position du receveur doit être jugée par l'arbitre assistant. » Bref, ça ne colle pas. Le lever de drapeau intervenant sur la foi de renseignements approximatifs fournis par des mirettes paresseuses. Et ça, aucune formation d'arbitre ne le résoudra. L'union fait la Task Force « L'immobilisme peut conduire au discrédit de l'arbitrage et, par la même, au déclin du football. » Dixit Frédéric Thiriez. En réaction aux critiques qui s'abattent sur le corps arbitral depuis le début de la saison, le président de la Ligue professionnelle, avec l'agrément du président de la Fédération, Jean-Pierre Escalletes, a ainsi décidé d'agir en créant une Task Force sur l'arbitrage professionnel. Balle au centre Comme les banderoles de mauvais goût, les erreurs d'arbitrage existaient déjà, « avant » : avant l'ère de la surexposition et des enjeux financiers. Il en va de ce débat-là de ce déballage comme de tout ce qui touche au football, à l'époque qu'il traverse, et aux nouvelles pratiques médiatiques qui vont avec. Les erreurs existaient, existent toujours, existeront encore : simplement, elles sont davantage vues aujourd'hui qu'hier, mais moins que demain. Philippe Sigu, en tant qu'arbitre de rugby, quel regard portez-vous sur les polémiques qui frappent actuellement les arbitres de L1 ? « Le problème, c'est que je ne suis pas vraiment ce qui se passe dans ce sport. Pour tout vous dire, ses valeurs me dépassent... Que leur reproche-t-on au juste ? » • Une recrudescence d'erreurs de jugement, une certaine arrogance avec les joueurs et les dirigeants. Bref, ils ne sont guère ménagés par la critique. « Vous savez, c'est aussi le cas pour les arbitres de rugby. Il y a toujours des événements dans le jeu qui amènent des "échanges" entre arbitres et joueurs. Il est vrai, cependant, qu'ils n'atteignent pas les mêmes proportions qu'au football. » « Le respect, peut-être ? Il existe au rugby, pas au foot : quand tu siffles, tu as dix joueurs sur le paletot ! A croire qu'ils oublient qu'ils sont avant tout sur un terrain pour jouer... On pourrait présumer que c'est le jeu, lui-même, qui veut ça ? Lorsque vous arbitrez une rencontre de rugby, vous devez ni plus ni moins gérer un combat, autour d'un ballon, certes, mais un combat quand même. La notion de contact a, ici, toute son importance : ça peut paraître paradoxal, mais je suis persuadé que ce contact renforce le respect. Que ce soit entre adversaires ou entre joueurs et arbitres. » « Ce que je sais, c'est que nous, nous avons de vraies armes. Celle, par exemple, qui consiste à pouvoir faire sortir un joueur dix minutes. Son application dans le foot changerait les comportements : on ne réagit pas de la même façon lorsqu'on sait que l'on va pénaliser son équipe. Une partie du problème est là : tant que vous laissez toute latitude aux joueurs, ils ne changeront pas. La vidéo, dans ce sens, peut aussi être un argument. Au rugby, les joueurs se savent surveillés, je n'ai pas l'impression que cela soit le cas pendant un match de foot. Ceci dit, si la vidéo est un atout, elle n'en conserve pas moins des limites, comme l'humain. On a parfois tendance à l'oublier. » (Site officiel FC Metz) : Champions de la progression Depuis ce week-end et sa victoire trois à zéro sur Magny, la jeune équipe des 14 ans de Sébastien Muet est assurée de finir cette année encore en tête de son groupe en Championnat. Mais le coach messin ne se trompe pas d’objectif. Grâce à son seizième succès de l’année, le FC Metz compte désormais quinze points d’avance sur son dauphin, Nancy, à quatre journées de la fin. Cette performance offensive (57 buts marqués) et défensive (6 encaissés) permet aux 14 ans de soulever une nouvelle fois le trophée, mais leur éducateur reste néanmoins mesuré. « En équipes de jeunes, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser filer des titres, explique-t-il, d’autant que le club souffre actuellement et que son image est écornée. Néanmoins, la compétition ne doit jamais être favorisée par rapport à la progression individuelle des joueurs ». L’effectif : Weber, Korczak, Diallo, Monthe, Babit, Boulanger, De Sousa, Winterstein, Coignard, Hernandez, Le, Schoenecker, Sosso, Abdelli, Martin, Tastan, Courvoisier, Vion, Moukam. Aguirre prêté à Lima L’attaquant messin Wilmer Aguirre a été prêté à l’Alianza Lima jusqu’à la fin de la saison. Rêve de Coupe fait escale à Metz Dans le cadre des festivités liées au 90ème anniversaire de la Coupe de France, la Fédération Française de Football a mis sur pied une grande tournée nationale, intitulée "Rêves de Coupe". Entre le 15 mars et le 19 avril, cette tournée fera étape dans huit villes, dont sept dont le club phare est encore aujourd'hui qualifié pour les 1/4 de finale de l'édition 2008.
April 07 Savoir garder le Nord...La phrase du jour : « Que monsieur Molinari arrête les grands discours dans les journaux nationaux! Qu’il réfléchisse un peu plus ! Qu’il tire les bonnes conclusions de cette année de non-football ! Qu’il arrête de vendre les futures forces vives du vivier messin pour trois sous six francs, et il lui sera dit merci ! Carlo, dans la presse nationale, ça ne me fais pas bander…Il aurait du rester à la FFF : le FC Metz aurait eu plus de poids ! Il faut que les petits clubs touchent autant de droits TV que le gros ; c’est comme cela que les clubs se développeront harmonieusement : ne pas tout donner aux Lyon, Marseille, Lens, Bordeaux et laisser dans le fossé les Metz, Nancy, Valencienne ! » R.L. (18 ans) : Metz, net et sans bavure Buts pour Metz : Biaudet (2e), Dijon (csc), Bourgeois (35e), Pozder (65e), Diagne (84e, 89e), Fostier (88e) ; pour Dijon : Navarro (75e). Stade Delaitre (Marly). Temps froid et pluvieux. Pelouse bosselée. Une centaine de spectateurs. Arbitre : M. Rouinsard (Ligue de Paris). But : N'Goma (88e). Avertissement à Metz : Chapuis (50e). Metz en état de marche Totalement amorphes contre Toulouse, les Messins ont aussitôt réagi à Lens. Croiser la route de Marseille et partir défier Lyon doit leur permettre d'entretenir la flamme, pour dix jours au moins. Etat des lieux. La capacité de réaction. En retombant dans leurs pires travers, six jours plus tôt, en s'inclinant face à Toulouse (0-2), les Messins avaient laissé s'installer une impression de démobilisation qui n'annonçait rien de bon, à un mois et demi du terme du championnat. Ils ont rectifié le tir, samedi à Lens, où la capacité de réaction affichée cadre un peu mieux avec les vertus réapparues en 2008 : « L'équipe a retrouvé un état d'esprit plus conforme aux attentes, relève Yvon Pouliquen, notamment en respectant les consignes et en manifestant plus de rigueur tactique. » En partie permise par l'extrême docilité lensoise, l'égalisation survenue juste avant l'entrée dans le temps additionnel tend effectivement à démontrer que Metz n'a pas baissé les bras. « J'ai même un regret, ajoute l'entraîneur : celui de ne pas avoir égalisé à vingt minutes de la fin. J'aurais bien aimé voir à quoi alors aurait ressemblé ce match... » FC METZ - EXPRESS Tableau de bord. Hier : retour de Lens en bus à 3 h 15 ; repos. Aujourd'hui : reprise de l'entraînement à 17 h. Demain : entraînement à 10 h.
April 06 ...Et Bollaert s'arrêta de chanter...
(Quotidien l’Equipe) : Lens-Metz : 1 à 1 LES BUTS 1-0 : MONTERRUBIO (33e s.p.). – Penalty pour Lens à la suite d’une faute de Marichez sur Aruna. Monterrubio le transforme d’une frappe de l’intérieur du gauche à ras de terre. Parti sur sa gauche, Marichez est trop court. 1-1 : PJANIC (90e, passe de Barbosa). – Corner côté gauche. Barbosa centre à ras de terre à l’entrée de la surface pour Pjanic, qui, esseulé, reprend de l’intérieur du droit. La frappe du meneur messin est déviée du torse par Momar N’Diaye au point de penalty et prend Runje à contre-pied. LES CARTONS 3 AVERTISSEMENTS. – Lens : Kovacevic (73e, coup involontaire sur Barbosa), Hilton (88e, charge sur Momar N’Diaye) ; Metz : Barbosa (75e, tacle à retardement sur Monterrubio). Papin: «Ça commence à faire beaucoup Jean-Pierre PAPIN (entraîneur de Lens) : « C’est un scénario catastrophe et ce n’est pas la première fois que cela arrive. Ça commence à faire beaucoup. Cette égalisation dans les dernières secondes fait très mal. Mais cela nous pendait au nez car nous n’arrêtions pas de reculer. On a joué un peu la peur au ventre en deuxième mi-temps. On manque surtout d’expérience. Les occasions, on les a pourtant eues et on aurait dû tuer le match dès le départ. Malheureusement, on n’a pas pu les mettre. Désormais, on se retrouve dos au mur avec une fin de saison très compliquée. » Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Cette égalisation vient de loin mais elle n’est pas imméritée car nous avons fait jeu égal avec Lens. Notre démarrage a été poussif mais nous nous sommes bien repris. En deuxième mi-temps, Lens ne s’est pas créé la moindre occasion. On sentait que tout était possible car les Lensois étaient fébriles. Même si le week-end dernier face à Toulouse nous avons fait un non-match, nous sommes professionnels et nous nous devons de montrer notre vrai visage. » Lens craque, Runje aussi À force de reculer, les Lensois, inopérants en seconde mi-temps, ont été rejoints à la 90e, provoquant l’exaspération de leur gardien. 1-0: Monterrubio (33e s.p.). 1-1: Pjanic (90e). LENS « CE N’EST PAS NORMAL. Un mec tout seul, libre, dans la surface à ce moment-là… Si on continue comme ça, la Ligue 2 sera méritée » , a lâché au micro de Foot + le gardien lensois Runje de dépit, en quittant la pelouse de Bollaert. Un peu plus tard, Belhadj résumait bien le sentiment général : « On a fait un match pourri, mais on devait le gagner. » Le RC Lens était dix-huitième avant cette 32e journée. Il est seizième avant de jouer son match en retard mercredi prochain à Saint-Étienne. Mais c’est un classement en trompe-l’œil pour le Racing qu’il doit surtout à la défaite de Strasbourg (0-2) et au nul de Toulouse (0-0). Car, hier, il a réalisé une mauvaise opération en abandonnant deux points devant Metz (1-1), tout à la fin. Comme il l’a déjà fait à l’automne face à Caen (1-1), cet hiver contre Toulouse (1-1) et plus récemment, avec Marseille (3-3). C’est le sixième match de suite à Bollaert que le RCL n’arrive pas à gagner, et cela fait plus de deux mois qu’il est à la recherche d’une victoire en Championnat (Caen, 4-1). Forcément, ces statistiques laissent planer un doute profond sur l’avenir des Lensois. Surtout si l’on se réfère à leur deuxième mi-temps où ils ont semblé jouer avec la peur au ventre. Une impression confirmée par Jean- Pierre Papin. « En première mi-temps, ils n’ont pas réussi à faire le break, puis ils ont arrêté de jouer et ils nous ont laissé le ballon », résumait le gardien messin Marichez, performant face à son club formateur. À Lens, Aruna et Maoulida étaient titularisés pour la première fois ensemble. Mais leur entente reste à démontrer. Cette équipe n’est jamais aussi bonne que lorsqu’elle tient le ballon et joue haut. On en a eu la confirmation en première période. Après les opportunités manquées par Aruna (4e) et Maoulida (5e et 18e), Lens a trouvé l’ouverture sur un penalty généreux. Il y a bien eu un contact entre Marichez et Aruna, mais celui-ci n’était pas forcément du fait du gardien lorrain, qui n’a même pas protesté. Et il fallut beaucoup de sang-froid à Monterrubio pour ne pas trembler (33e). Le néant offensif et l’erreur fatale Mais en seconde période, plus rien. Le jeu offensif lensois était proche du néant. Cette équipe éprouve les pires difficultés à défendre. Pourtant, elle amis le frein à main, elle a abandonné à la lanterne rouge la direction du jeu. Elle a reculé, reculé, reculé. Elle a concédé des corners, des coups-francs. Et Bollaert, qui n’avait jamais cessé de chanter, a fini par se taire. Cette course à l’abîme s’est faite à la suite d’un enchaînement d’erreurs. « Je n’aurais pas dû jouer un coup franc si vite », reconnaissait Belhadj. « Il y a eu une passe en retrait inadéquate », relevait également Papin. Celle de Monterrubio qui mit Hilton en difficulté et le conduisit à commettre une faute sur N’Diaye (89e).Le coup franc de Barbosa termina en corner et ce dernier se chargea de le tirer. À l’entrée des seize mètres, Pjanic était étrangement seul. Sa frappe fut déviée par N’Diaye et, là-haut dans la tribune, Martel alluma la cigarette censée contenir sa colère. « Je suis inquiet, bien sûr, soulignait le président. C’est compliqué. La pression sur les joueurs est forte. Combien de points on peut prendre la semaine prochaine à Saint-Étienne et à Lorient ? Je n’en sais rien. Je ne suis pas Nostradamus. » Pjanic, le bourreau L’HOMME CLÉ : PJANIC (Metz), 6,5 On l’a peu vu en première période. Il s’est enhardi à l’image de Metz au fil du match. Il a récupéré une mauvaise relance d’Hilton mais son tir a été dévié en corner par Runje (82e). Sur un dernier corner de Barbosa, libre de tout marquage, il a égalisé après que son tir eut été dévié du torse par Momar N’Diaye (90e). LENS RUNJE (5,5) : un duel gagné face à B. Gueye (26e) et un ballon sorti en corner sur une frappe de Pjanic (82e). Il a raté une relance (40e) et pris Gueye trop à la légère (46e). Ne peut rien sur l’égalisation messine. LAURENTI (5) : un match sobre. Souvent bien placé, mais un apport offensif nul. A. COULIBALY (5) : solide dans les airs. HILTON (5,5) : deux erreurs – dont une faute lourde de conséquence – (82e et 89e) qui ternissent un match correct. Précis dans ses longues relances. BELHADJ (5,5) : les rares étincelles lensoises sont venues de lui. Mais moins offensif que d’habitude. Si. KEITA (4,5) : une entame délicate pour sa première titularisation depuis deux mois. Remplacé par MANGANE (71e). KOVACEVIC (5) : toujours aussi actif à la récupération, moins efficace dans la distribution. DEMONT (5) : de l’abattage mais pas d’action déterminante. MONTERRUBIO (5) : buteur sur penalty (33e). Fébrile en fin de match où sa passe en retrait à N’Diaye conduit à l’égalisation. ARUNA (4,5) : il a obtenu le penalty, mais peine à retrouver son jeu. Remplacé par CARRIÈRE (85e). MAOULIDA(5) : très remuant en première période, on l’a beaucoup moins vu ensuite. METZ MARICHEZ (6,5) : un duel gagné (5e) et une frappe de Maoulida déviée (18e), de bonnes prises de balles, il a réussi son match. CUBILIER (5,5) : une entame saignante et un match sérieux. VIVIAN(4,5) : parfois fébrile, des soucis dans le jeu aérien. STRASSER (4,5) : il a défendu avec courage, mais pas toujours avec sérénité. BASSONG (5) : une prestation honnête à gauche. FRANÇOIS (5) : il s’est beaucoup dépensé devant sa défense. Remplacé par Momar N’DIAYE (78e), qui a dévié la frappe de Pjanic dans le but lensois (90e). GYGAX (non noté) : remplacé prématurément en raison d’un excès de nervosité (25e). Son remplaçant, BESSAT (note : 6) a apporté sa vivacité. AGOUAZI (5,5) : très combatif, jamais battu, mais la relance a parfois laissé à désirer. PJANIC (6,5) : voir ci-dessus. BARBOSA (5,5) : il a bien fini. Metz a égalisé sur son corner, obtenu après une bonne frappe sur coup franc. B. GUEYE (5,5) : seul en pointe, souvent hors-jeu de peu, il ne s’est pas ménagé. Remplacé par GESTEDE (70e). LE MAIREDE LENS ATTAQUELE PSG. Dans l’affaire de la banderole anti-Ch’tis du Stade de France, le député-maire de Lens Guy Delcourt a annoncé, hier, son intention de porter plainte contre le Paris-SG pour « hébergement illicite d’associations prônant la discrimination ». (R.L.) : Metz fait un malheur Lens est toujours susceptible d'accompagner Metz en Ligue 2 : l'égalisation de Miralem Pjanic a plongé les Nordistes dans le doute. Finalement, les Lorrains bougent encore. A six journées de la fin du championnat, Metz garde toujours un petit bout d'orteil en Ligue 1 : son match et son résultat en témoignent, hier soir à Lens, où le froid et même la neige apparue en deuxième partie de soirée ont de quoi susciter des doutes sur le passage à l'heure d'été et l'arrivée du printemps.Grâce au troisième but de Miralem Pjanic en Ligue 1, trois jours après son accession à la majorité, Metz a même entretenu le suspense de la course effrénée au maintien. Pas le sien, qui n'est plus possible depuis bien longtemps, mais celui de Lens, par exemple, un adversaire qui n'a pas donné l'impression de lutter pour sa survie en Ligue 1, hier, lors d'une deuxième mi-temps frileuse. A part ça ? A part ça pas grand-chose : six jours après avoir bafouillé leur football et bafoué leurs engagements de sursaut au point de réussir l'exploit de perdre contre Toulouse, les Lorrains ont retrouvé un peu de couleurs, et obtenu un point rassurant alors qu'on était en droit de se demander ce qu'ils allaient faire de leur fin de saison. Pas question de remettre en cause le penalty sur lequel Lens a dangereusement tenté de prospérer : aucun ralenti, sous aucun angle, ne tranche vraiment le débat consistant à savoir si Christophe Marichez est venu faucher Aruna Dindane ou si c'est Aruna Dindane qui est venu s'écraser sur Christophe Marichez. Et puis, le dossier noir de l'arbitrage français est déjà suffisamment épais, et le grand déballage assez bruyant. En tout cas, d'un samedi à l'autre, les Lensois auront pu vérifier qu'une faute prêtant à discussion dans la surface pouvait bel et bien provoquer un penalty : s'ils ont beaucoup commenté celui qui a permis au Paris SG de remporter la Coupe de la Ligue sept jours plus tôt au Stade de France, aucun d'entre eux n'a jugé opportun de s'attarder sur celui qui, hier, leur a offert un point, un tout petit point qui constitue un bien trop maigre bénéfice quand on vit dans la zone rouge. Pjanic au bon moment En égalisant en toute fin de match, Miralem Pjanic a renversé le scénario lensois. Un partage équitable au terme d'une partie engagée mais sans véritable relief. Marichez. Un retour au pays frustrant. Ses sauvetages devant Maoulida (5e, 18e) ont été relégués au second plan par son intervention sur Dindane dans la surface de réparation. Coupable a estimé l'arbitre : Olivier Monterrubio a transformé la sentence (33e). Gygax. Belhadj lui a fait perdre la boule. Physique, son duel avec le défenseur lensois a vite basculé sur le terrain de la provocation. Où l'international suisse a dû abdiquer : son entraîneur l'a invité à retrouver son calme sur le banc dès la vingt-troisième minute. Vincent Bessat lui a succédé. Auteur d'une remise en retrait judicieuse mais mal exploitée par Babacar Gueye (45e), il a montré une abnégation exemplaire. Et empêché au passage un deuxième but lensois en enlevant le ballon promis à la tête de Balmont (50e). Yvon Pouliquen : « J'ai vu une équipe » Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Nous avons manqué de percussion offensive. Dans ce secteur, on a encore du mal à prendre des décisions. Mais je félicite mes joueurs malgré tout. J'attendais une réaction, elle est arrivée. Ce soir, j'ai vu une équipe, et de la solidarité. Metz ne vaut peut-être pas mieux que son classement, on n'est jamais là par hasard, mais il vaut mieux que son nombre de points. » Le film du match 4e. Esseulé dans la surface, Dindane exécute une demi-volée à la retombée d'un coup franc de Demont. Au-dessus. Banderole : le Paris SG veut savoir Le Paris SG demandera demain à être reçu par le Procureur de Bobigny afin de connaître la véracité des diverses informations publiées dans la presse concernant l'enquête dans l'affaire de la banderole anti-Ch'tis. Le club parisien, qui se dit « principale victime de ces agissements », rappelle avoir « déposé plainte dans cette affaire » et regrette de n'avoir « été destinataire d'aucune information concernant le déroulement des investigations et les découvertes qui ont pu être faites, notamment sur les auteurs présumés de cette banderole. » (Site officiel du FC Metz) : Un beau sursaut d’orgueil ! Les Grenats ont arraché le match nul au Stade Bollaert à la dernière minute de jeu. Face à une formation lensoise trop crispée pour assurer sa victoire, les hommes d’Yvon Pouliquen ont eu le mérite d’y croire jusqu’au bout. Le FC Metz voulait effacer sa mauvaise prestation de la semaine passée, il y est parvenu en revenant sur le Racing Club de Lens de belle manière. Si la victoire ne fut pas au rendez-vous, Metz a fait preuve d’un bon état d’esprit au cours de la seconde période et en a été récompensé. Cela lui a permis de revenir à hauteur de Sang et Or beaucoup trop effacés, sans doute en raison de la pression qui entourait cette rencontre. La réaction d'Yvon Pouliquen : « Cette fois, c’est nous qui avons profité des dernières minutes. Cela change, un peu ! A Nancy, lors de notre dernier déplacement, nous avions été victimes d’un but fatal au même moment. Ce match fait du bien pour le mental. Celui de Toulouse m’avait énervé, fâché. La réaction que j’attendais est arrivée. Les joueurs ont fait une prestation dans le style de celles qu’ils produisaient depuis un mois et demi avant Toulouse. Bravo à eux. Ils ont retrouvé la volonté de jouer, ont été performants dans le domaine offensif comme dans le domaine défensif, même s’il a manqué un peu de percussion devant et que certaines situations auraient pu être mieux gérées. (interrogé sur le remplacement de Gygax au bout d’une vingtaine de minutes) Daniel était déjà sorti de son match, il se préoccupait trop de son conflit avec Belhadj. Il fallait prendre une décision, je l’ai fait. Si un des joueurs sort du match, d’autres attendent sur le banc comme Vincent Bessat, qui, ces derniers temps, n’avaient pas démérité. »
April 05 Paroles, Paroles,paroles : des actes pour mettre fin aux maux!Lettre ouverte à l’intention de Monsieur Rémy Lacombe, de France- Football… J’ai lu, avec « amusement » (j’essaie d’avoir de l’humour), votre dernier éditorial dans le journal FF du 04 Avril 2008… Avec amusement, car celui-ci est intitulé : « Paroles, paroles… », Mais avec agacement, parce qu’en sous-titre, il y avait : « non, Le P.S.G. n’a pas le monopole des odieux du stade » Titre et sous-titre qui amène certains commentaires : Messin de naissance, comme j’aurais pu être Bastiais, si le sort en avait voulu ainsi, je me demande, à la lecture de vos articles, où vous vous faites l’avocat du diable, si vous êtes bien conscient de la teneur desdits éditoriaux : vous volez à la défense, ou du moins, pour essayer de rester un tant soi peu objectif, à la « vaporisation » des faits reprochés à certains supporters parisiens, dans le but évident de blanchir le club du P.S.G., qui est un peu votre pain quotidien, la crèmerie d’à côté, dans laquelle on va faire son beurre, ou du moins son marché tous les matins que dieu fait, parce que c’est pratique, parce que cela rapporte, à peu de frais, quelques sous destinés à moudre le pain quotidien destiné à nourrir le personnel-parisien-dudit journal…Je peux comprendre cela, parce que cette action est humaine, quoique pas très objective, pour ce qui est du reste : j’explique ! Il y a deux, trois semaines, les incidents survenus Bastia à Metz et à, petits clubs provinciaux (beurgh,la province, disent les bobos et les bofs…)n’ont opas amené autant de lectures à décharge, essayant de procurer au lecteur une vue d’ensemble générale plus apte à faire la part des choses : Bastia et Metz étaient tombés dans la piscine et vos journaux appuyaient, sans état d’âme, leur pied sur la tête, afin d’enfoncer les provinciaux au fond de la piscine et qu’enfin, ils s’y noient, coupables, tous coupables, mis en exergue, montrés au pilori : la honte de la France, à vos dires !!! Et, aujourd’hui, le Parisien que vous êtes, a « la gueule de bois » (comment, nous aussi ?), cherche à minimiser, à diluer les insanités parisiennes placardisées au stade de France ! Comme si vous ne le saviez pas : mais vous fermiez les yeux ! Pourtant, souvenez vous, les cris de singe accompagnant les Messins il y a quelques années au parc, un match où ceux de Boulogne avaient essayé de précipiter une machine à boisson sur les supporters messins situés en bas de la tribune-On peut se demander pourquoi ils avaient été placés en dessous des supporters parisiens-pour les intimider ? Ce jour-là, cela avait fait moins de bruit dans les journaux ! Alors France Football coupable aussi ? Oui, » FF et tous les médias », ceux qui ont traité les Messins et Mosellans de « collabos » (Mon père, porteur de diverses croix de la résistance a du se retourner dans sa tombe), de « gros cons », par omission ou par défoulement, ou par rôles télévisuels (Sackomano sur RTL, Ménès sur M6, G. Carlier et R. Courbis sur France 2, pour les citer) Coupables eux aussi et pourquoi ? Par la place exagérée faite dans les médias aux clubs considérés comme de gros clubs, alors que souvent, ils n’en ont que le statut, bien qu’ayant un potentiel spectateur conséquent ! -Une insulte, une injustice, un non-sens pour les clubs alors en pointe du classement par leur travail et leur réussite au niveau sportif !!!! Bastia, Lorient en L1, sont les égaux du P.S.G, de Lyon, de Marseille, ni plus, ni moins : parce que le football est avant-tout un sport, le championnat est avant-tout une compétition sportive, où le résultat n’est, ne doit jamais être inscrit à l’avance !Chaque club a ses chances, au début du championnat : en favorisant « les trains qui arrivent à l’heure », en faisant preuve de mansuétude vis-à-vis de certains, alors que l’on ne pardonne ni n’excuse aucun faux-pas à d’autres, avant de les mettre en exergue, on crée, artificiellement, sous un prétexte « économique »(qui oserait nier que l’Equipe et FF font plus de chiffre à Paris et à Marseille qu’à Bastia, Nancy ou Valencienne ?), des différences non objectives en termes sportifs ! Cela a des influences sur « les lecteurs », « les arbitres », « les joueurs » et les spectateurs, dont certains, que l’on nomme « supporters »sont - détenteurs des racines de leurs clubs- !! Les « lecteurs »prennent souvent leurs lectures comme « la vérité » du jour : d’ailleurs, F.F. ne se fait-il pas appeler « la bible du football »… (Faut-il entendre par là : « Les seules détenteurs de la vraie vérité » ?) Metz : les, le spectateur a sorti une connerie ? , le FC Metz a, va payer ! Bastia : des ados se sont fait manipuler, le club les couvre ? Le SC Bastia doit payer ! Paris : Une tribune, « victime » ? Allons donc ! Passifs, actifs : coupables : le P.S.G doit être puni et doit payer !!!...Comme les autres, ni plus, ni moins ! ….et les journalistes parisiens, Rigolo(RMC) en tête, comme Rémy Lacombe, rectifier le tir et asséner les mêmes vérités aux parisiens qu’ils le font à ceux de la province : parce que la province, c’est la France profonde, celle des vraies valeurs, pas le bling-bling, ni la chienlit ou le caniveau : un peu de respect, s’il-vous plait pour les clubs formateurs des Zénier, Battiston, Saha, Pirès, Adebayor, les découvreurs de Ribéry ,et de tant d’autres ; que seraient les grands clubs sans l’apport de ces joueurs là ?.....!!!!! Un peu de respect, et d’objectivité, s’il vous plait ! Nous sommes tous coupable de ce qui se passe, mais chacun, à son niveau, doit œuvre pour que cela passe ! Et, pour les journalistes dignes de ce nom, cela passe par des considérations un peu moins économiques et un peu plus objectives ne répétant pas à l’excès, l’info produite par le voisin : recouper ses sources !!! « Paroles, paroles » : des actes, oui, afin de mettre fin aux maux en mots ! On paie, aujourd’hui les mansuétudes que l’on a eue un temps dans nos écrits, nos positions sur l’attitude à avoir après le coup de boule de Zidane (rappelez-vous : on ne touche pas à Dieu !) ; les politiques paient aujourd’hui leurs manques de réaction après les sifflets des hymnes nationaux, les joueurs leurs manques de respect aux arbitres, aux joueurs de l’autre camp etc…etc… Tant que l’on ne sera pas tous persuadés que le foot, c’est un jeu sportif, pas la guerre, cet espace transitionnel restera le théâtre de toutes les exactions et incivilités d’une société qui, elle-même ne respecte pas ses propres acteurs, ne respecte pas les gens ! Bien à vous ! Moi, je vais boire un café… Hanen Roland (blog : Les contes de Roro à http://roroetfrancine.spaces.live.com/ , site : http://en.moselle.free.fr/ ) Vous mourrez,mais montrez leur que vous aussi, vous êtes des Hommes!!La phrase du jour : « Chaque match, les Parisiens en rajoutent, dans l’insulte et l’arrogance ! Au dernier match, ils ont traité les Strasbourgeois de paysans ! Que seraient les bobos sans paysans ? Ils boufferaient quoi, à part leur coke et autre cannabis ? Marichez : « Lens ne mérite pas ça » Enfant du Nord, gardien issu de l'école lensoise, Christophe Marichez n'est pas resté insensible aux événements qui ont émaillé la finale de la Coupe de la Ligue. Retour au pays dans une drôle d'ambiance pour le capitaine messin. Bout à bout, le dégoût. « Nous étions au vert, la finale nous l'avons regardé. Sur le coup, je n'ai pas trop prêté attention à la banderole, tout simplement parce qu'on ne la voyait que par morceaux. Quand j'ai compris, je me suis dit qu'ils abusaient, vraiment. Je suis originaire d'Hazebrouck, ma famille habite encore dans le Nord... Comme moi, tout cela les a beaucoup choqués. Je suis triste pour le public de Lens, il ne mérite pas ça. » Six jours après, Christophe Marichez n'a toujours pas compris le pourquoi de la bêtise contenue dans l'insulte proférée à l'encontre des Ch'tis, samedi dernier, au Stade de France. « C'est dommageable pour le foot, aussi. Ces derniers temps, c'était Metz, maintenant Lens... »Hasard du calendrier, les deux clubs se retrouvent aujourd'hui avec, en filigrane, la lourde tache de redonner toute sa place au ballon... Lens - Metz, donc. La priorité du jour ne brouille pas la mémoire du gardien messin, formé à Lens, où il a évolué entre 1996 et 2000. Sanctionné, avec les siens, d'un point de pénalité et d'un match à huis clos, après l'affaire Ouaddou, Christophe Marichez ose espérer que la logique l'emportera et que le Paris Saint-Germain payera : « Pourquoi y'aurait-il deux poids deux mesures ? Bastia a été puni, nous l'avons été. Il faut que les supporters parisiens responsables soient condamnés, mais aussi le club. » Lens - Metz, donc... Gervais Martel : « On aura du mal à digérer » Marqué par les incidents de la finale de la Coupe de la Ligue, le président lensois espère que son équipe saura profiter de la venue de Metz pour rebondir. Une défaite en finale de la Coupe de la Ligue, l'affaire de la banderole... La semaine qui vient de s'écouler à dû vous paraître bien longue ? « Oui, elle a effectivement été compliquée. Ce qui s'est passé est extrêmement grave et nous nous en serions bien passés. On aura du mal à digérer, c'est certain... Notre saison avait déjà été assez difficile comme ça jusqu'ici. Mais bon, maintenant, le sport doit reprendre ses droits. » • Côté terrain, le tableau n'est pas forcément réconfortant : votre équipe fait partie du trio des relégables. Dans ce sens, la venue de Metz, lanterne rouge, peut vous donner l'occasion de vous oxygéner tout en atténuant un peu de l'amertume liée à la finale de la Coupe de la Ligue... « Oui, ce match face à Metz tombe bien. Nous ne sommes pas des gens de prétoire, nous sommes là pour jouer au football ! Et pour essayer de sauver notre place en Ligue 1. » • On vous sent encore remonté ? « Oui, la manière avec laquelle nous avons été insultés a dépassé les bornes. Ce qui me choque, entre autres, c'est la préméditation de l'acte. Je suis révolté. » Metz, l'effet Toulouse « C'est un groupe fragile, tant individuellement que collectivement, un groupe incapable de se prendre en charge... Il y a donc parfois des rappels à l'ordre qui s'imposent. » Le sien, Yvon Pouliquen l'a adressé à ses joueurs au lendemain de la défaite concédée contre Toulouse, dimanche dernier (0-2). « Le match le plus catastrophique » depuis son arrivée, avait balancé le successeur de Francis De Taddeo. Sa mise au point a été suivie d'effets, comme l'a laissé entendre l'annonce des dix-huit joueurs retenus appelés pour l'opération rachat, aujourd'hui à Lens. Metz en Ligue 2 si... Vingtième, avec dix-sept points, Metz pourrait officiellement être en Ligue 2 à l'issue de son match à Lens. Une défaite en terre nordiste, combinée, ce soir, à une victoire de Toulouse (contre Lorient) ou de Strasbourg (contre Monaco), entérinerait la relégation des Messins. Au cas où Toulousains et Strasbourgeois ne parviendraient pas à s'imposer, le scénario pourrait être validé demain, par une victoire du Paris Saint-Germain à Nancy. (CFA) : Metz : ensemble c'est tout FC Metz. 10e avec 58 pts (8v, 8n, 10d). Les trois dernières rencontres : Nul à Croix de Savoie (0-0), nul face à Jura Sud (1-1), défaite au Red Star (1-0). Inscriptions injurieuses Le maire de Brest François Cuillandre (PS) a déposé plainte après des inscriptions injurieuses découvertes, hier matin, sur l'un des murs du stade Francis Le Blé quelques heures avant la rencontre de ligue 2 entre le Stade Brestois et Guingamp. Les mots « Nos enfants sont dans les stades, les vôtres dans les congèls » avaient été inscrits, dans la nuit de jeudi à vendredi, à l'entrée des supporters des deux équipes, en référence à l'infanticide la semaine dernière de Saint-Nicolas-du-Pélem, à une trentaine de kilomètres au sud de Guingamp, où le corps d'un nouveau-né avait été découvert dans le congélateur d'une ferme. « Trop c'est trop, il y a un moment où il faut savoir taper du poing sur la table devant la bêtise humaine et les comportements inadmissibles et scandaleux », a commenté M. Cuillandre. (Site officiel FC Metz) : Lens-Metz, à 20h… Dans le nord, Metz se doit de montrer un meilleur visage que devant Toulouse. Le contexte ne l’y aidera certainement pas. Mais Yvon Pouliquen attend de ses joueurs une véritable réaction, ce n’est donc peut-être pas une mauvaise chose. Fini de discuter. Après leur douloureux échec en finale de la Coupe de la Ligue et les complications qui l’ont accompagné, les Lensois veulent faire à nouveau parler d’eux sur le terrain. Interrogé par D!rect FM, Jean-Pierre Papin n’avait pas souhaité évoquer la visite de la délégation Sang et Or à l’Elysée. Vendredi, sur le site du Racing, son président Gervais Martel lui a emboité le pas : « Nous devons revenir sur le terrain le plus rapidement possible. Hier soir (jeudi), j’ai eu une réunion exceptionnelle avec les supporters, et tout le monde était d’accord sur le fait que le maintien en Ligue 1 était plus important. » Ainsi, le Stade Bollaert pourrait afficher complet. Vendredi soir, plus de 34000 de ses 42000 places assises avaient trouvé preneurs. Voici le groupe sélectionné pour aller à Lens samedi. C. Gueye suspendu, Bassong effectue son retour au sein de la ligne de défense. (Quotidien l’Equipe) : RC Lens-FC Metz Lens : Les cinq derniers matches : N. N. G. P. P. Remplaçants : Le Crom (g.) (16), Ramos (2), Si. Keita (21), Sablé (28), Boukari (7), Aruna (27), Monnet-Paquet (14) ou Monterrubio (18) ou Demont (26). Entraîneur : J.-P. Papin. Absents : L. Rémy, Bisevac (reprise), Diane, Lacourt (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Peu de changements. Papin et Leclercq ne devraient apporter que peu de modifications à l’équipe battue par le PSG en finale de la Coupe de la Ligue (1-2). Runje retrouve sa place après l’intérim de Le Crom. En l’absence de Rémy, Demont pourrait être associé à Carrière et Monterrubio derrière Maoulida, à moins que l’entraîneur lensois ne choisisse l’option Monnet-Paquet. Metz : Les cinq derniers matches : G. G. P. P. P. Remplaçants : O. Sissoko (g.) (30), M. Diop (21), Strasser (24), Djiba (23), Bessat (8), Gygax (14) ou Agouazi (10),Mom. N’Diaye (25). Entraîneur : Y. Pouliquen. Absents : Cardy (pied), Corrales, Renouard (reprise), Aguirre, Baldé, Bong, Belson, C. Chapuis, L. Delgado, M. Diakité, Ebede (g.), Effa- Owona, Léoni, Mayebi (choix de l’entraîneur). Suspendu : Ch. Gueye. Bassong à gauche. Avec la suspension de Ch. Gueye, Pouliquen ne dispose que d’un latéral (Cubilier) pour deux postes. Bassong va donc retrouver sur le côté gauche une place qu’il a déjà occupée par le passé. Après avoir purgé son match de suspension face à Toulouse (0-2), Barbosa devrait réintégrer l’entrejeu, où Agouazi pourrait être préféré à Gygax. Une question de survie Les Lensois, finalistes malheureux de la finale de la Coupe de la Ligue, doivent battre Metz pour quitter la zone rouge. EN SORTANT de la gare de Lens, deux banderoles s’imposent au regard du voyageur. Sur la façade de sa brasserie, le patron a écrit : « Justice, sanction, réparation » et aussi : « Courage, honnêteté, générosité, bienvenue chez les Ch’tis ». Du courage et de la générosité, le RC Lens ne devra pas en manquer face à la lanterne rouge messine, ce soir, pour espérer quitter la dix-huitième place du Championnat. Les Lensois sont annoncés à l’échauffement avec un tee-shirt personnalisé. Ils ont un message à faire passer après les événements de la finale de la Coupe de la Ligue, perdue face au Paris-SG (1-2), qui ont « dégoûté » Daniel Leclercq et secoué le club artésien comme rarement. Les épouses des joueurs ont même préparé une… banderole d’encouragement qu’elles brandiront parmi les 35 000 supporters de Bollaert. Mais la seule riposte valable à la mauvaise passe du Racing (sept matches consécutifs de L 1 sans un seul succès), ne pourra venir que du terrain. « Au Stade de France, après la finale, Gervais Martel a dit des mots très justes aux joueurs, rapporte Leclercq : “On a perdu une finale, il en reste huit à jouer (*)”. Les joueurs ont écouté, ils ont dit “oui”. Maintenant, on attend que des actes suivent les paroles. Dans la semaine, on leur a dit les choses en face, sans se lamenter ni s’éterniser », confie le directeur technique du RCL. Mercredi, Daniel Leclercq, Jean- Pierre Papin et leur groupe se sont approchés du public avant l’entraînement. Le « Druide » a demandé aux supporters de se regrouper afin de les remercier pour leur soutien indéfectible. Les joueurs aussi. Jeudi, au lendemain de la victoire du Paris- SG face à Strasbourg (1-0), propulsant son club dans la zone rouge, Papin avait perdu son éternel sourire. supportait pas un exercice mal exécuté. « Ça ne va pas, on recommence ! », ordonnait-il à plusieurs reprises. Leclercq : « Montrer qu’on est des hommes » « Si je m’étais mis au niveau des joueurs, on aurait perdu du temps, alors j’ai changé de ton, avoue Leclercq. Si on veut montrer qu’on est des hommes, si on est attachés, comme on le dit, aux valeurs du club, eh bien, c’est le moment ! Il faut compter sur nous-mêmes, ne plus gamberger, ne pas faire n’importe quoi, aller à l’essentiel, mettre du cœur. On en est capables. Dans notre tête, on va “bien” ; je l’ai encore vu cet après-midi à l’entraînement », racontait-il hier. Gervais Martel a demandé que « le football redevienne roi du terrain » après sa visite à l’Élysée, dont il n’aurait jamais soupçonné l’éventualité quelques jours plus tôt. Mais qu’est-ce qui a été vraiment prévisible depuis l’été dernier à Lens ? Guy Roux, qui sort de sa retraite à soixante-huit ans pour entraîner un autre club qu’Auxerre, où il retournera deux mois plus tard ? Jean-Pierre Papin, qui effectue ses grands débuts d’entraîneur en Ligue 1 à la tête d’une équipe en chantier ? Daniel Leclercq, qui revient huit ans plus tard, pour ce qui s’apparente à la dernière cartouche de Martel ? L’honneur des Ch’tis bafoué par d’obscurs individus ? En un an, le président du RCL a semblé en prendre cinq. Après la perte de deux points précieux dans les dernières secondes de Lens-Marseille (3-3), il y a trois semaines, son corps était courbé comme si les mauvais coups s’étaient enchaînés trop rapidement. Son visage était livide. Aujourd’hui, à Lens, tout le monde a un besoin urgent de retrouver des couleurs : la victoire pour l’équipe, une cure de rajeunissement pour le président, la joie retrouvée pour le public. (*) Lens disputera un match en retard mercredi prochain à Saint-Étienne. Metz attend la sentence CE NE SERA PAS l’information du week-end mais Metz sera peut-être officiellement en Ligue 2 ce soir. En cas de défaite à Lens, couplée à un succès de Strasbourg ou de Toulouse (ou du Paris-SG demain), les Lorrains valideraient, à six journées du terme, leur retour à l’étage inférieur. Ce n’est une surprise pour personne car Metz est relégable depuis la deuxième journée et dernier depuis la quatrième. Pour personne, même pour les principaux intéressés, qui attendent eux aussi cette confirmation comme un non-événement. « C’est dans la suite logique des choses, commente Sébastien Bassong. On s’y est préparés depuis un petit moment. » Après un léger sursaut (trois victoires en quatre matches entre les 25e et 28e journées), les trois défaites consécutives que vient de subir l’équipe d’Yvon Pouliquen en Championnat l’ont rappelée à un triste sort que son bon parcours en Coupe de France égaie à peine : en quarts de finale, Metz ira à Lyon. Contre Toulouse (0-2), après une bonne entame, les Messins ont même renoué avec le pire de leur saison. Après le match, Pouliquen a avoué sa « honte ». « Plus que le résultat, ce sont les attitudes qu’il a remis en cause », indique Vincent Bessat. « J’espère qu’ils m’auront entendu, avance l’entraîneur messin. La semaine a été studieuse, le niveau d’engagement élevé mais je sens toujours quelques réticences. Certains joueurs se projettent sur la suite et je comprends qu’ils aient des objectifs personnels mais cela passe par de bonnes performances. » Du coup, le technicien a procédé à un réaménagement de son groupe, dont la principale victime est l’attaquant péruvien Wilmer Aguirre. |
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