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    April 30

    Inventaire : Ruffier...entre ambition et la réalité, il reste le travail...

    La phrase du jour. « J'ai énormément de regrets sur la manière avec laquelle nous avons abordé la deuxième mi-temps. J'aurais aimé voir beaucoup plus de folie... » D'Yvon Pouliquen, concernant la prestation de son équipe, samedi dernier, contre Saint-Étienne.

    Que risque le PSG ?

    La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) se prononcera, aujourd'hui, au sujet du Paris SG, et de son éventuelle responsabilité, dans l'affaire de la banderole anti-Ch'tis déployée lors de la finale de la Coupe de la Ligue le 29 mars. « Si sanction il y a, cela peut être un retrait de point(s), un match avec sursis à huis clos, un match ferme, il peut y avoir tout un éventail de sanction (y compris financières), il peut aussi n'y avoir aucune sanction de notre part », avait expliqué Pierre Attali, vice-président de la commission de la LFP, le 3 avril, avant l'ouverture d'une « procédure d'instruction » par la Ligue. Seule certitude : le match, remporté par le PSG (2-1) face à Lens, ne pourra pas être rejoué, la Ligue excluant cette possibilité dans le cas de rencontres parvenues à leur terme.

    METZ DEVANT LE CNOSF.

    Patrick Razurel, le directeur général délégué du FC Metz, se rend aujourd’hui devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), à Paris, accompagné de Me Reiss, l’avocat du club. Les deux représentants messins seront entendus à 15 h 30. Condamné à disputer un match à huis clos par la commission supérieure d’appel de la FFF dans le cadre de l’affaire Ouaddou, Metz a sollicité la conciliation du CNOSF, ce qui a eu pour effet de suspendre cette décision. Metz a encore deux matches à domicile au programme avant la fin de la saison, le 10 mai contre Lorient et le 17 mai contre Le Mans. En première instance, le club mosellan avait aussi été sanctionné d’un point de pénalité par la commission de discipline de la Ligue, mais cette décision avait été annulée en appel.

    ÉQUIPE DE FRANCE ESPOIRS : Mombaerts remplace Girard

    ÉRICK MOMBAERTS a été nommé sélectionneur des Espoirs à la place de René Girard, qui lui succédera à la tête des moins de 18 ans. Cet échange standard prendra effet à partir du 1er août. Cette décision a été prise à « l’occasion d’une réunion de la DTN tenue hier matin au siège de la FFF », où « Gérard Houllier, directeur technique national, a redistribué ou confirmé la responsabilité des sélections nationales entre les entraîneurs nationaux », explique la fédération dans un communiqué. Sous les ordres de René Girard, les Bleuets n’avaient pas réussi à se qualifier pour l’Euro 2007 et, par conséquence, pour les Jeux Olympiques de 2008 de Pékin. À la surprise générale, Israël s’était qualifié pour la première fois pour un Championnat d’Europe des nations, en battant la France 1-0 en barrage retour (1-1 à l’aller à Caen) en octobre 2006. Demi-finalistes du précédent Euro au Portugal, les Espoirs tricolores étaient tombés de haut malgré la présence dans leurs rangs de joueurs tels que Lassana Diarra, Samir Nasri, Karim Benzema ou encore Hatem Ben Arfa, convoqués aujourd’hui régulièrement avec les Bleus de Raymond Domenech. La situation n’est guère plus réjouissante pour l’Euro 2009 en Suède. À deux matches de la fin, la France n’est que troisième avec quatre longueurs de retard sur les Gallois et à égalité de points avec la Roumanie, qui compte un match en retard. Seul le premier du groupe sera qualifié directement, les meilleurs deuxièmes disputant un barrage. Erick Mombaerts aura donc pour mission de Réussir en deux matches (contre Malte et en Bosnie) à ramener les Bleuets dans les deux premiers.

     LES ENTRAÎNEURS DES SÉLECTIONS MASCULINES.

    Moins de 16 ans : Guy Ferrier ; moins de 17 ans : Philippe Bergeroo ; moins de 18 ans : René Girard ; moins de 19 ans : Francis Smerecki ; moins de 20 ans : Luc Rabat ; Espoirs (moins de 21 ans) : Erick Mombaerts.

    SÉLECTIONS FEMININES.

    Moins de 17 ans : Paco Rubio ; moins de18 ans : Gérard Sergent ; moins de 19 ans : Stéphane Pilard ; Espoirs (moins de 21 ans) : Yvan David ; Équipe de France : Bruno Bini.

    Pouliquen : « La tension existe elle ne me dérange pas »

    Des signes extérieurs de tension ont jalonné ces derniers jours. Condamné, le FC Metz n'échappe pas à la logique de sa situation. Son entraîneur, Yvon Pouliquen, s'en accommode.

    C'est normal dans la vie d'un groupe. Il arrive que ça pète, comme dans un couple ! » Midi, hier, à Saint-Symphorien. Maltraités durant deux heures, les ballons messins viennent de trouver le repos. Impossible, pour l'entraîneur, de nier la tension perçue sur la pelouse tout au long de la matinée. Dans la salle réservée à la presse, Yvon Pouliquen évoque le sujet sans ambages. Le gros coup de gueule poussé par un de ses joueurs, sa réplique, après avoir convié le groupe à migrer, loin, loin des oreilles indiscrètes... Rien de bien anormal aux yeux de l'entraîneur messin. « La tension existe, c'est vrai, et elle ne me dérange pas. Ceci dit, je n'ai pas vu d'animosité, mais simplement de l'agressivité. Ç'a donné le ton, la séance a été de qualité. » Sourire de conclusion. Difficile, pour autant, de s'arrêter là et de ne pas se laisser aller au questionnement. Le ciel est électrique au-dessus de Saint-Symphorien. Comment pourrait-il d'ailleurs en être autrement ? A seulement trois journées de la fin du championnat, la certitude constituée par la relégation du FC Metz en Ligue 2 tranche grossièrement avec les doutes qui entourent l'avenir de nombreux éléments et, ce faisant, celui du club à la Croix de Lorraine. Préservée, jusqu'ici, par certains résultats, entretenue par le contenu de récentes prestations tout autant que par l'enjeu représenté par la Coupe de France, jusqu'à l'élimination à Lyon, la bonhomie locale laisse aujourd'hui apparaître quelques fissures. Rien de bien anormal aussi, sans doute... Ligoté à un présent sans horizon depuis sa sortie de route à Gerland, il y a tout juste deux semaines, Metz devra entretenir l'illusion de la liberté jusqu'au 17 mai prochain. Samedi dernier, face à Saint-Etienne, la tache s'est révélée trop lourde. La lanterne rouge est retombée dans ses travers. La sanction s'est matérialisée par une vingt-troisième défaite. Anecdotique pour beaucoup. Pas pour l'entraîneur messin, lequel a tout simplement refusé de s'exprimer devant la presse après le coup de sifflet final, laissant à son adjoint le soin de revenir sur le déroulement de la soirée. « J'étais fâché. Quelque fois, il vaut mieux rester seul. Je ne voulais pas que mes mots dépassent mes pensées. Il n'est pas question pour moi de critiquer qui que ce soit dans ces circonstances. Cela ne regarde que le vestiaire. »
    L'intermède silencieux n'a rien à voir avec l'absence d'Yvon Pouliquen, lundi, à la reprise. « C'était prévu, je devais rentrer chez moi. Cela ne se serait pas vu si nous avions gagné contre Saint-Etienne, les joueurs auraient eu deux jours de repos. » Ils n'en ont eu qu'un, preuve supplémentaire de l'intérêt porté par l'entraîneur à cette fin de saison. Pouliquen ne lâche pas la bride. De là à dire que le trait de caractère agace, il y a un pas, que l'intéressé franchit. « Oui, certains joueurs sont tendus. Pourquoi ? Il y a un peu de tout : la fin d'une saison éprouvante, les doutes personnels... et l'attitude de l'entraîneur qui ne veut pas qu'on fasse n'importe quoi et qui ne laisse pas de passe-droit. » Rien de bien anormal en somme.

     FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance (10h). Demain : une séance (10h).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Saint-Étienne (35e journée de Ligue 1), samedi 26 avril : 0-1. Prochain match : Sochaux - Metz (36e journée de L1), samedi 3 mai à 20h. A suivre : Metz - Lorient (37e journée de L1), samedi 10 mai à 20h45 ; Metz - Le Mans (38e et dernière journée de L1), samedi 17 mai à 20h45.
    A l'infirmerie. Ménagé depuis le début de la semaine, Éric Cubilier pourrait renoncer au déplacement à Sochaux : aligné face à Saint-Étienne, le défenseur se plaint, depuis, de douleurs aux ischios-jambiers. Pas de soucis, en revanche, pour Matheus Vivian (cuisse). Le Brésilien retrouvera le groupe ce matin, tout comme Cheikh Gueye (ischios) et Momar N'Diaye (cheville).
    Suspendu. Aucun.
    (Site officiel FC Metz) : Ruffier, ambition et lucidité

    Le nom du jeune gardien messin est apparu pour la première fois à Auxerre. Au club depuis près de quatre ans, Romain Ruffier sort de l’ombre, l’occasion pour nous de présenter un garçon pas forcément connu des supporters.

    Fils de Richard Ruffier, ex-gardien notamment de Nîmes et Bordeaux et ancien international espoir, Romain est, dès son plus jeune âge, destiné à suivre les traces de son père. Il endosse donc le costume de portier pour les couleurs de l’AS Béziers. Préférant les sports individuels (tennis, judo), il trouve dans cette position la solitude à laquelle il aspire sur le terrain. Puis, dans sa quatorzième année, il effectue ses premiers essais : Montpellier tout d’abord, puis Lyon et Metz. Ce dernier décroche la timbale et fait signer dans son centre de formation le jeune espoir.
    Après une année d’adaptation difficile (loin de sa famille et de la douceur du climat héraultais), Romain finit par s’accommoder à sa nouvelle vie, bien aidé par Jean-Claude Nadon, alors entraîneur des gardiens du centre. Les exercices quotidiens imposés sont extrêmement physiques et l’adolescent peine mais parvient finalement à satisfaire son préparateur, grâce à une grande force mentale : « Il arrivait parfois que j’en pleure le soir après l’entraînement, avoue t-il. Mais je n’ai jamais abandonné car je savais où je voulais arriver. ‘Quand on veut, on peut’. C’est ce que mon père, qui m’entraînait tous les soirs après les cours, m’a appris. »
    Avec les 16 ans du FC Metz, il est sacré Champion de France dès sa première année bien qu’il ne joue que neuf matches avec l’équipe, Vincent Degré étant alors titulaire. Cette concurrence, Romain la vit toutefois bien, s’entendant parfaitement avec son homologue. Passé en moins de dix-huit ans, il change de coach particulier (Jean-Marc Rodolphe s’occupe désormais de lui) mais pas de situation. Cette fois, c’est une « concurrence saine mais difficile » qui règne avec Joris Delle.
    Vient le 18 avril dernier, Yvon Pouliquen l’appelle : « Rendez-vous 15h45, tu pars avec nous à Auxerre ». Le voilà lancé dans le grand bain. Il raconte son épopée en Bourgogne : « Arrivé dans le bus, je me suis installé à l’avant, en vérifiant bien que je ne prenais la place de personne. J’étais assez impressionné même si je connaissais pas mal de jeunes de l’équipe comme Rudy ou Miré (ndlr : Gestede et Pjanic). Durant le voyage, j’ai commencé à m’intégrer et je me suis retrouvé à l’arrière du car. Une fois à l’hôtel, pendant le repas du soir, Sébastien Bassong a demandé la parole en cognant son verre et a annoncé que j’allai chanter ! J’ai du me prêter à la tradition et entonner Petite Marie de Francis Cabrel, devant les coachs et les autres joueurs. Mon intégration passait par là, et je l’ai fait avec plaisir. Le lendemain, nous nous sommes rendus au stade de l’Abbé Deschamps. C’était la sixième fois que je jouais face à Auxerre, toutes compétitions et catégories confondues ! Mais là, nous étions escortés par des policiers, ce à quoi je n’étais pas franchement habitué. Pendant que j’échauffais Christophe (Marichez), j’ai senti l’ambiance dans les tribunes et remarqué les caméras sur le bord du terrain : ça m’a donné une drôle de sensation. Ma bonne intégration dans l’effectif m’a permis de me rapprocher des autres, et pendant tout le match, je n’ai pas cessé de les encourager. Je m’imaginais même rentrer sur le terrain et prendre ma place dans les buts. Je m’y étais préparé physiquement et psychologiquement. »
    Romain Ruffier ne rentrera finalement pas, mais cette expérience lui a certainement donné l’envie de redoubler d’effort. A l’image de Fabien Barthez, dont il admire le style de jeu et les dégagements rapides, il souhaite faire au plus vite la différence pour s’imposer l’année prochaine dans le groupe professionnel. « J’espère pouvoir m’entraîner régulièrement avec la CFA pour m’adapter au milieu professionnel, et pourquoi pas jouer un ou deux matches en Ligue 2. » Même s’il devrait y avoir à nouveau beaucoup de prétendants au poste de gardien. « Certes, j’ai moins d’expérience que les autres et je ne suis pas sélectionné en équipe de France des 17 ans. Mais c’est à moi de faire mes preuves. Cela ne me pose pas de problème. Depuis que je suis arrivé, j’ai toujours dû passer par là. » En dehors des terrains, Romain n’a pas abandonné les études et passé son bac (scientifique) l’année dernière. Il suit encore des cours d’Anglais régulièrement, conscient que « tout peut s’arrêter du jour au lendemain. » Un mélange d’ambition et de lucidité. Deux vertus pour un gardien de but.
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    April 29

    Les vautours planent autour du club : Pjanic les fait saliver !

    (R.L.) : INTÉRÊT. – Bernard Lacombe, le conseiller du président Aulas, a annoncé hier sur RTL l’intérêt de l’OL pour le milieu de Metz Miralem Pjanic, dix-huit ans. « On est très intéressés depuis pas mal de mois, a-t-il assuré. On a beaucoup parlé avec Michel Ettorre (entraîneur adjoint de Metz), Yvon Pouliquen (entraîneur) et M. Molinari (président), qui doit rencontrer Jean-Michel Aulas prochainement. » Dans la journée, Lacombe a confirmé au téléphone cet intérêt à Joël Muller, le directeur sportif messin. Aucune offre n’est pour l’instant parvenue au siège du club lorrain. L’entourage du joueur doit de nouveau évoquer son avenir avec le club lorrain en fin de semaine prochaine.

    Ettorre aux commandes

    Laissés au repos au lendemain de leur défaite face à Saint-Etienne, samedi (0-1), les joueurs messins ont repris le chemin de l'entraînement hier après-midi. Avec un certain nombre d'absents : Vivian (cuisse), Bessat (dos), Cubilier (mollet), N'Diaye (cheville) et Pjanic ont travaillé à l'écart du groupe après une matinée consacrée aux soins. A noter que la séance s'est déroulée sous la houlette du seul Michel Ettorre. Parti rendre visite à sa famille, dimanche, Yvon Pouliquen a, en effet, prolongé son séjour de vingt-quatre heures. Il reprendra normalement du service ce matin (9h30). Avec, à l'horizon, le dernier déplacement de la saison, samedi, à Sochaux.

    (Quotidien l’Equipe) : Lyon veut Pjanic dès cet été

    L'Olympique Lyonnais est « très intéressé » par Miralem Pjanic et cherche à le recruter dès cet été, a déclaré, hier sur RTL, Bernard Lacombe, le conseiller du président lyonnais Jean-Michel Aulas. « On est très intéressé depuis pas mal de mois, a révélé Bernard Lacombe. On a beaucoup parlé avec Michel Ettorre, Yvon Pouliquen et M. Molinari, qui doit rencontrer Jean-Michel Aulas prochainement. »
    Interrogé sur la volonté lyonnaise d'engager le milieu de terrain de dix-huit ans dès cet été, Bernard Lacombe a répondu : « Oui. On va essayer d'y arriver. »

    (Site officiel FC Metz) : Des nouvelles de …Baptiste Schmisser

    Après Nicolas Farina, nous avons décidé de prendre quelques nouvelles d’un autre de nos expatriés. Agé de 22 ans, le défenseur messin Baptiste Schmisser passe la saison loin de Metz. Le FC Pau l’a accueilli pour un prêt d’un an au cœur du National.

    Baptiste, vous êtes prêté à Pau depuis septembre 2007. Comment votre saison se déroule-t-elle ?
    Baptiste Schmisser : « Je dois avouer que cette année n’est pas terrible : depuis mon arrivée, je n’ai joué que cinq matches. En début de saison, j’ai été blessé et opéré du genou. Lorsque je suis revenu, l’entraîneur m’a fait confiance et j’ai disputé deux rencontres. Malheureusement, le coach a été limogé en raison des mauvais résultats, et son adjoint, David Vignes, un ancien joueur du club, l’a remplacé et ne m’a plus fait jouer. Il fait ses choix, mais pour ma part j’ai l’impression que le principe de la concurrence n’est pas spécialement appliqué. Tout le monde n’a pas sa chance dans l’équipe. »
    Quelle est la position du FC Pau en National ?
    B. S. « Nous sommes derniers depuis pas mal de temps. Il reste trois matches et nos chances de nous maintenir sont faibles. Nous ne sommes plus maîtres de notre destin. L’équipe a fait un très mauvais début de championnat, et la chance nous a souvent tourné le dos. Nous avons depuis essayé de rétablir le tir mais un peu trop tard, ce qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes toujours la tête sous l’eau. Depuis la défaite 3-0 contre Arles samedi, nous sommes quasiment condamnés. »
    Parlez-nous un peu du National et de votre club actuel…
    B. S. « Ce championnat ressemble assez au CFA, même si ce dernier est pour moi plus difficile, notamment à cause des réserves des équipes professionnelles, qui manient bien le ballon. Mis à part Vannes, le leader, peu de formations m’ont impressionné. Quant à Pau, l’équipe est constituée de bons joueurs. Ils sont plusieurs à venir du haut niveau, comme Aristouy, qui a connu Delhommeau à Nantes. Malgré les qualités individuelles, nous n’avons pas réussi à nous maintenir. »
    Comment s’est passée votre intégration en Aquitaine ?
    B. S. « Très bien, il y a une bonne ambiance dans l’équipe. L’entente est sympathique entre les joueurs, je me suis donc facilement acclimaté. Sinon, la vie est agréable à Pau car il fait toujours beau dans le Sud. Ca me change de Metz… Le club est doté d’un beau stade malheureusement peu fréquenté. Il y a en moyenne six cent personnes qui viennent nous voir. Dans le Sud-ouest de la France, le rugby attire plus les gens que le football. »
    Que retiendrez-vous de cette expérience ?
    B. S. « Malgré mon peu de temps de jeu, cela m’a fait du bien de partir, de voir d’autres choses. Avant, je ne connaissais que Metz et son club. Même si l’éloignement avec la famille n’est pas facile, cette aventure m’aura été bénéfique. J’ai compris que j’avais de la chance d’être dans une équipe professionnelle, car plusieurs joueurs de Pau ont échoué là où j’en suis actuellement. Je sais ce qu’il me reste à faire, et j’espère resigner au FC Metz. »
    Justement, parlons de votre club formateur. Comment avez-vous vécu sa saison cauchemardesque ?
    B. S. « J’ai été extrêmement surpris. En Ligue 2, nous étions au-dessus du lot, et au niveau supérieur, nous sommes au plus bas… Mais le coach nous avait prévenus en début de saison : nous avions beau être bons en deuxième division, cela faisait pas de nous une bonne équipe de Ligue 1. Il nous fallait tout de même bien nous préparer. Finalement, il avait sans doute raison de nous mettre en garde. »
    Comment voyez-vous votre avenir ?
    B. S. « Il me reste encore un an de contrat avec le FC Metz, et j’aimerais pouvoir y tenter ma chance. Il y a un nouveau coach qui ne me connait pas encore, c’est donc à moi de lui montrer ce que je vaux. J’espère participer au stage de préparation pour cela. Si je lui plais, tant mieux, sinon, il me faudra trouver un nouveau club. En général, Metz fait confiance aux jeunes, d’autant qu’il faut compter sur eux pour la montée. A moi de faire le nécessaire pour rester, et j’espère que la saison à venir sera bonne. »

    schmisserb2008

    April 28

    Puisque certains semblent déjà "en vacances", on va faire le bilan...

     

    La protestation du jour : « Pourquoi faudrait-il sauver le PSG ? » (NICOLAS DIEUZE, milieu de terrain de Toulouse -Haute-Garonne)

    « JE NE VOIS PAS pourquoi il faudrait sauver le PSG plus qu’une autre équipe. » Après la défaite à Lille (3-2), Nicolas Dieuze, le milieu de terrain du TFC, a estimé que son club n’avait pas à subir un traitement de défaveur par rapport au club parisien. Il a confirmé ses propos hier matin lors du traditionnel décrassage, une semaine avant un brûlant… TFC - PSG.

    Vous avez dénoncé une opération SOS PSG, au micro de Canal +, des la fin du match a Lille. Ces propos ont-ils été tenus sous le coup de la colère ?

    Nicolas Dieuze. Absolument pas. J’assume complètement ce que j’ai dit. Je ne vois pas ce que mes propos ont d’extraordinaire. Il ne faut plus que cette situation perdure.

    Cette saison, si on fait le cumul de tout ce qui s’est passé (NDLR : décisions arbitrales), ça me paraît trop gros. Samedi soir, ce n’était pas des actions grossières, mais l’accumulation fait que l’on sort frustré. Mais quel est le rapport avec Paris ?

    Quand j’entends qu’il faut sauver le PSG, je me dis que l’on pourrait très bien faire un SOS Lens, un SOS Strasbourg, un SOS TFC. Pourquoi un SOS Paris ? Parce qu’une radio parisienne (RMC) décide qu’il faut que le PSG reste dans le gotha du foot français ? Mais nous avons autant notre place en L 1 qu’eux.

    « Le terrain doit être le seul juge »

    Votre opinion est-elle partagée par vos coéquipiers ?

    Pour l’instant, personne ne rebondit sur mes propos. A Lille, c’est sorti comme ça. Cest quelque chose que j’ai sur le cœur. Je me demande pourquoi faudrait-il que le PSG reste absolument en L 1 ? Je n’en veux ni au PSG ni à personne, mais le terrain doit être le seul juge. Nous, nous n’attendons rien de personne. Samedi, le TFC reçoit Paris.

    Y a-t-il un risque d’agressivité négative ?

    Absolument pas. Nous n’avons rien contre les Parisiens. C’est un match important et un concurrent direct à la relégation en L 2. Nous n’avons plus gagné à la maison depuis le 8 décembre. Il faut stopper cette série. Nous ferons tout pour faire la meilleure prestation possible. On espère que tout se passera dans la plus juste impartialité. Que le meilleur gagne, c’est tout.

     (R.L.) : finale de la Gambardella

    Ce sera Rennes-Bordeaux

    Rennes a dominé Strasbourg en puissance, poussant les Alsaciens à la faute alors que Le Havre et Bordeaux faisaient le spectacle jusqu'au bout.

    Lors de la première demi-finale, les Rennais de Laurent Huard appuyés sur une défense extrêmement puissante, se sont imposés grâce à deux coups du sort. Alors que le match était très fermé, compte tenu de l'enjeu, Lasimant profitait d'une longue relance pour battre Sommer d'un revers du pied. L'attaquant rennais était peut-être en position de hors jeu. Très fébriles derrière, dans la relance, les Strasbourgeois chez lesquels Damour et Schneiderlin ne trouvaient pas de soutien, allaient se faire harakiri dès le début de la deuxième période quand Sommer, leur gardien, offrait sur une glissade le deuxième but à Le Tallec. Jouant de malchance, les Alsaciens perdaient alors Damour pour deux cartons jaunes peu après l'heure de jeu. Le Stade Rennais pouvait terminer la partie en déroulant. La deuxième demi-finale allait offrir un véritable spectacle. Plus de rythme, plus de vivacité, et des buts ! Sous l'impulsion d'un Sertic des grands jours, les Girondins s'offraient deux buts d'avantage. Sur le premier, le pied magique de Sertic trouvait la tête de Saivet pour un lob millimétré (13e). Sur le deuxième, le milieu de terrain bordelais servait Krychowiak pour une tête smashée cette fois. Les Havrais avaient fauté en défense. Ils se reprenaient progressivement et dans les arrêts de jeu de la première période, l'intenable Manset réduisait le score d'une volée d'anthologie. La deuxième mi-temps serait normande. Le HAC poussait, mais se faisait surprendre sur une nouvelle hésitation par Sertic au four et au moulin. Quelques minutes plus tard, Chalali, l'entrant, trouvait le petit filet de Meslien pour la réduction du score. Et au bout des arrêts de jeu, après que Chalali eut manqué l'immanquable, Kanabiyik monté aux avant-postes égalisait miraculeusement. Mais Bordeaux s'en sortait pourtant aux tirs au but. La finale opposera donc le 24 mai la très puissante défense rennaise à l'imagination bordelaise.

    Les fiches

    Stade de Guéntrange. 2000 spectateurs. Arbitres : MM. Gazagnes, Kutscheck et Torchia (Ligue de Lorraine). Mi-temps : 1-0. Buts : Lasimant (15e), Le Tallec (50e) pour Rennes. Avertissements à Rennes : Pivaty (76e) ; à Strasbourg : Damour (47e, puis expulsé à la 63e).
    RENNES : Petit, Théophile Catherine, Olivieri, Souprayen, Louhoungou, M'Vila, Le Tallec (Julienne, 85e), Pajot, Lasimant, Brahimi (Caro, 68e), M'Laab (Pivaty, 75e). Ent. : Laurent Huard.
    STRASBOURG : Sommer, Rivieyran (Lacoste, 71e), Kirch, Apraku, Satli, Picot, Dje, Damour, Gueye (Ketkeophomphone, 60e), Schneiderlin, Brahmia (Fabert, 51e). Ent. : Claude Fichaux.

    Bordeaux vainqueur aux tirs au but 7-6.
    Stade de Guentrange. 2000 spectateurs. Arbitres : MM. Coppens, Husadzic et Da Silva Pachelo. Mi-temps : 1-2. Buts : Manset (45e+1), Chalali (75e) et Kanabiyik (90e+5) pour Le Havre ; Saivet (9e), Krykowiak (32e), Sertic (71e) pour Bordeaux.
    LE HAVRE : Vanhamel, Kanabiyik, Hanin, Mary, Le Bourg, Fettoui, El Baillal, Fontaine (Rakokotoharisoa, 67e), Manset, Martin (Chalali, 45e), Ecoublet (Lacroix, 83e). Entraîneur : Bruno Rohart.
    BORDEAUX : Meslien, Esor, Lasne, Gaston, Saunier, Blonbou, Krychowiak, Sertic, Saivet, Gueye (Seck, 71e), Insou (Lawani, 82e). Entraîneur : Philippe Lucas.

    CFA/Metz relance Epernay

    Avec huit professionnels dont Chapuis, Françoise et Gygax, les Messins s annonçaient redoutables « sur le papier » hier à Paul-Chandon. L’effectif lorrain n’effrayait pas pour autant Bruno Scipion. « A l aller (défaite 2-3), il y en avait 16 et nous leur avions fait peur », rappelait l entraîneur sparnacien. Sans Calton, l arrière droit blessé à la cheville lors de l échauffement, les Messins ne faisaient pas preuve d un enthousiasme débordant. L envie était manifestement du côté sparnacien. Sur un service de Boudaud, Rodrigues qui avait réussi un crochet dans la surface, ne cadrait pas sa frappe (8e). Les Grenats répliquaient timidement, un centre de Diagne parvenait à Pouye. La reprise de la tête frôlait la lucarne gauche de Lorentin (14e).
    Les Marnais jouaient sans complexes. Ils parvenaient à ouvrir le score. Rodrigues, alerté par Luissint, était contré dans la surface de vérité et Boudaud, en embuscade, ajustait Mayebi (23e). L’équipe messine évoluait sans conviction. Elle montrait le bout du nez une deuxième fois avec Pouye contré par Lorentin dans le petit rectangle. Les Champenois maîtrisaient leur sujet et inquiétaient à nouveau l arrière-garde visiteuse.
    Juste avant la pause, Rodrigues, mis sur orbite par Boudaud, était bousculé sèchement dans le dos par Diagne sans réaction du sifflet franc-comtois. Dès la reprise, une action collective des Ciel et Blanc se soldait par un tir des 25 mètres de Bocart capté en deux temps par Mayebi.
    Inévitablement remontés par le staff technique (José Pinot et Cyril Serredszum), les Lorrains haussaient légèrement le rythme sans toutefois mettre en péril le dernier rempart sparnacien. Epernay conserve dès lors de petites chances de maintien ; Metz, de son côté, finit en roue libre...

    200 spectateurs. Arbitre : M. Pretot (Ligue de Franche-Comté). But : Boudaud (23e).
    EPERNAY : Lorentin ; Coltel, Poulain, Lautoa ; Luissint, Osselaer (cap., Papavéro, 84e), Bocart, Rodrigues (Ndiaye, 60e), Boudaud ; Robert, Ferreira.
    METZ : Mayebi (cap.) ; Françoise (Biaudet, 65e), Diagne, Anastassowa, Delgado (Anton, 83e) ; Belson, Betsch, Pouye (Reydel, 86e), Andres ; Gygax, Chapuis.

    Pros/FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : repos et soins pour les blessés. Aujourd'hui : entraînement à 16 h 30. Demain et mardi : séance à 10 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Saint-Étienne (35e journée de Ligue 1), samedi 26 avril : 0-1. Prochain match : Sochaux - Metz (36e journée de L1), samedi 3 mai à 20 h. A suivre : Metz - Lorient (37e journée de L1), samedi 10 mai à 20 h 45 ; Metz - Le Mans (38e et dernière journée de L1), samedi 17 mai à 20 h 45.
    A l'infirmerie. Le staff médical fera un état des lieux, ce matin, avec Miralem Pjanic (tendon), Matheus Vivian (cuisse) et Éric Cubilier (tendon), touchés, samedi, face à Saint-Étienne. Cheikh Gueye (ischio-jambiers) et Manuel Corrales (genou), toujours en phase de reprise, feront également le point.
    Suspendu. Aucun.

    METZ FAIT DES ESSAIS.  Le jeune milieu du Stade Tunisien Oussama Boughamni et le défenseur latéral sénégalais de Génération foot Victor Demba Bindia sont actuellement à l’essai. Deux autres joueurs de Génération foot, Mohamed N’Diaye et Mouhamed Diop, s’entraînent avec la réserve.

    Vivian : « Trop de déchets »

    Même s'il reconnaît que son équipe a étrangement baissé le pied en seconde période, samedi face à Saint-Étienne, le défenseur messin Matheus Vivian estime que le FC Metz « méritait un meilleur sort. »

    Matheus Vivian, à l'issue de la rencontre face à Saint-Étienne, Michel Ettorre a estimé que le FC Metz n'avait pas su prendre le match par le bon bout. De l'intérieur, comment avez-vous jugé la prestation de votre équipe en première période ? « J'ai le sentiment que nous l'avons abordé correctement et que rapidement nous avons pris le dessus sur une équipe stéphanoise qui ne nous a pas mis en danger. Samedi, j'ai d'ailleurs sans doute vécu la mi-temps la plus tranquille depuis mon retour à la compétition. » • Mais Metz n'est pas parvenu à trouver l'ouverture... « Encore une fois ! Pourtant nous nous sommes créés quelques situations intéressantes. Mais nous avons failli dans la vitesse d'exécution, le changement de rythme en phase offensive et surtout dans le dernier geste. C'est malheureusement devenu un thème récurent. C'est dommage, car nous méritions sans doute un meilleur sort... »
    • Même au vu de la seconde période, beaucoup moins consistante ? « Oui, si on considère que les opportunités de revenir au score ont bien existé. Et c'est le cas. Malheureusement, la production générale était, il est vrai, de plus faible qualité. »
    • Comment expliquez-vous ce changement de visage, alors même que vous avez disputé plus de quarante-cinq minutes en supériorité numérique (Dernis a été expulsé à la 41e minute) ? « Le but de Gomis nous a fait très très mal... Saint-Étienne a repris confiance en plus de compenser la perte d'un joueur par une plus grande activité. Parallèlement, peut-être que nous avons, à l'inverse, cru, de manière inconsciente, que le fait d'être un de plus nous autorisait à fournir un peu moins d'efforts. Ce qui est certain, c'est que notre jeu s'est brutalement déréglé et que nous avons perdu le contrôle de la situation. Cela s'est traduit par trop de déchets. »
    • La volonté de certains joueurs a également été remise en cause. Est-ce une autre explication ? « Je ne veux pas y croire. Je suis même persuadé du contraire. Ce serait d'ailleurs sortir de mon rôle que de juger de l'état d'esprit de mes coéquipiers. Mais si les dirigeants estiment qu'il existe réellement une faillite dans ce domaine, ils nous le feront savoir, à nous, joueurs. Et cela restera au sein du vestiaire... »
    • A titre plus personnel, vous avez déclaré qu'après votre longue période d'indisponibilité, vous preniez désormais beaucoup plus de plaisir sur le terrain. Est-ce toujours le cas ? « Disputer des matches face à des équipes telles que Lyon, l'OM, Nancy et Saint-Étienne, reste effectivement un grand plaisir. N'oubliez pas que je n'ai pas eu beaucoup de rencontres de Ligue 1 à me mettre sous la dent cette saison (10 au total). Cela dit, mon plus grand plaisir, c'est de gagner. Alors, évidemment quand on n'arrive pas à finir un match sans prendre un but, la fête est forcément gâchée. »
    • Mais la motivation est intacte ? « Oui ! J'ai toujours autant envie d'aller à l'entraînement, de jouer. Et puis, même dans la difficulté, n'importe quel joueur doit pouvoir encore et toujours progresser. C'est mon cas. Entendre dire que je monte peu à peu en puissante, me conforte dans l'idée de ne rien lâcher, même si au final, ma production personnelle se noie logiquement dans le collectif. »

    Nicolas Dieuze 

    April 27

    Certains, à Metz, n'y sont plus ! A l'image de la saison,leur "coeur" est ailleurs...

      

    (Quotidien l’Equipe) : METZ - SAINT-ÉTIENNE : 0-1

    Le souffle des Verts

    Revenu à deux points de l’OM et trois de Nancy, qui jouent aujourd’hui, Saint-Étienne peut toujours croire à l’Europe avant d’accueillir Lille. 0-1 : B. Gomis (48e)

    C’EST ENCORE dans le jeu que Saint-Étienne a inscrit, hier soir, un but capital pour sa fin de saison. Pour la onzième fois d’affilée, les Verts n’ont pas eu besoin d’un coup de pied arrêté pour marquer (voir L’Équipe d’hier) et pourtant, leur jeu fut longtemps sans relief. Il aura fallu, en fait, que les Stéphanois se retrouvent à dix, après l’expulsion de Dernis pour une claque sur la nuque d’Agouazi (41e), pour qu’ils affichent cohésion et fluidité. « On a fait une première mi-temps de très mauvaise facture, reconnaissait Christophe Landrin. Après l’expulsion, bizarrement, on s’est sentis libérés. » Feindouno, Landrin et Gomis profitèrent aussi de la passivité du bloc défensif messin pour prendre le dessus (48e) avant que celui de Saint-Étienne ne résiste à la pression adverse en fin de rencontre, notamment sur un long cafouillage dans la surface où Viviani puis Tavlaridis s’interposèrent (82e). « C’est un très bon résultat, surtout à dix, appréciait Pascal Feindouno. On a souffert mais on a tenu. C’est une bonne opération puisque le classement n’a pas changé. »

    Deux matches à Geoffroy-Guichard

    Grâce à ce succès chez le dernier, Saint-Étienne est toujours cinquième ce matin alors que ses poursuivants ont aussi gagné. « On était les seuls à se déplacer, remarquait Laurent Roussey. On reste sur notre dynamique, c’était important de prendre trois points avant un gros choc contre Lille, qui sera un match décisif puisqu’on aura la possibilité de les mettre à 4 points. » Une finale pour la cinquième place ? « À mon avis, oui, sourit Feindouno. Ils sont juste derrière, ce n’est pas un match à minimiser. »

    Avec deux matches à Geoffroy-Guichard et un déplacement au Parc, Saint-Étienne peut clairement entrevoir l’Europe. Rappelons que la cinquième place sera qualificative pour la Coupe de l’UEFA si le Paris-SG gagne la Coupe de France ou si Lyon et le PSG se retrouvent en finale. Mais avant que Marseille et Nancy ne jouent ce dimanche, Saint-Étienne s’est aussi rapproché à trois points de la troisième place et à deux de la quatrième. Avant le coup d’envoi, l’OM et l’ASNL auront peut-être senti le souffle des Verts dans leur dos. « Nous, on n’y pense vraiment pas, balaie Landrin. Mathématiquement, c’est possible mais on regarde plus derrière. On s’est battus à moment donné pour éviter la relégation. Beaucoup de gens au club nous parlaient d’Europe alors qu’on sortait à peine la tête de l’eau et même aujourd’hui, on a du mal à en parler. »

    Gomis sur le podium

    L’HOMME CLÉ : B. Gomis (Saint-Étienne), 6,5

    L’attaquant des Verts a inscrit son quatorzième but de la saison et rejoint Cavenaghi (Bordeaux) à la troisième place du classement des buteurs, à deux longueurs de Niang (Marseille). Même s’il fut souvent signalé hors jeu en début de match, il posa tout de suite des problèmes à l’axe central messin. Il manqua le cadre (39e) avant de bien se démarquer pour transformer la passe de Landrin (48e). Sans un réflexe de Marichez, il aurait réussi un doublé (55e).

    LOIN DE JUSTIFIER son classement à onze, Saint-Étienne a affiché plus de consistance en infériorité numérique, à l’image de P. FEINDOUNO, sans influence en première période où il gâcha deux contres (14e, 36e), beaucoup plus concerné ensuite, puisqu’il amena le but de Gomis (48e).MATUIDI et LANDRIN, passeur décisif, furent actifs au milieu et la défense resta solide. Vigilant en début de match (5e, 8e), VIVIANI garda aussi le contrôle de sa surface, même sous la pression.

    Bien entré dans le match, dans le sillage de BESSAT et surtout de BARBOSA, dont l’engagement ne faiblit pas, Metz pâtit ensuite de la performance médiocre de PJANIC, diminué semble-t-il par quelques semelles.

    L’entrée de Momar N’DIAYE apporta de la percussion, mais le Sénégalais manqua l’égalisation (82e). Malgré les bonnes intentions de BASSONG, la défense afficha la même fragilité que depuis le début de la saison et fut complètement inoffensive sur l’action du but stéphanois, où VIVIAN relâcha son marquage sur Gomis. MARICHEZ limita les dégâts (55e, 75e).

    METZ - SAINT-ÉTIENNE (0-1)

    Michel ETTORRE (entraîneur adjoint de Metz) : « Si Yvon (Pouliquen, l’entraîneur principal) n’a pas souhaité venir s’exprimer c’est parce qu’il est plus qu’agacé. Le public mérite une meilleure fin. On a fait une séance d’entraînement exceptionnelle hier (vendredi) et derrière on produit un match vide, sans vie, sans cœur. Quand on parle de reconstruction, ça passe par des matches comme ça et si aujourd’hui on n’a pas eu l’attitude conforme à nos objectifs, c’est parce que les garçons ont la tête ailleurs. »

    Laurent ROUSSEY (entraîneur de Saint-Étienne) : « On a eu quelques difficultés en début de match. Ensuite, comme souvent, l’expulsion nous a contraints à faire preuve de solidarité et peut-être qu’il y a aussi eu un peu de relâchement chez l’adversaire. C’est un groupe jeune et il a pu ressentir un peu de stress parce qu’il voulait défendre cette cinquième place. On est heureux ensemble, on poursuit une aventure qui dure depuis huit mois maintenant et qui peut se terminer de belle manière mais il faut rester serein. »

    (Site officiel FC Metz) : attaque en berne

    Auteurs d’une première mi-temps encourageante, les Messins ont été battus par Saint-Etienne après avoir manqué la seconde. Le but inscrit par Gomis dès le retour des vestiaires s’est finalement avéré suffisant pour des Verts à un de moins.

    On savait les Grenats dans une mauvaise passe au niveau de l’efficacité. Ils n’en sont pas sortis, face à une équipe stéphanoise pourtant réduite à dix peu avant le repos à cause d’un geste d’humeur du milieu de terrain Dernis. A ce moment-là de la partie, on pensait les hommes de Pouliquen en mesure de renouer avec le succès. Au regard du débat de match, ils méritaient en effet de mener au score. Bien que les visiteurs aient davantage de raisons de prendre les trois points, les premières occasions furent à mettre à l’actif des locaux, entreprenants et décidés à retrouver le chemin de la victoire. Mais Strasser, qui plaça deux jolis coups de tête, fut contré la première fois (8°) et signalé hors-jeu la seconde (31°).
    Paradoxalement, c’est lorsque les Verts se retrouvèrent à dix qu’ils se montrèrent plus tranchants, agacés sans doute par l’expulsion de Dernis. Cela se ressentit dès les premiers instants du second acte. Landrin s’échappa côté droit et servit idéalement Gomis, dont le plat du pied ne laissa aucune chance à Marichez (0-1, 48°). Une véritable leçon de réalisme ! De cette ouverture du score, les Mosellans ne se remirent jamais. Leur supériorité numérique fut de plus annulée par la bonne couverture du terrain de l’équipe de Laurent Roussey.
    Yvon Pouliquen tenta bien de donner du poids aux offensives des siens en lançant Gestede, N’Diaye puis Renouard dans la bataille. Mais aucun d’entre eux n’apporta le brin de justesse supplémentaire qui aurait permis d’inscrire un but. Les coups de pieds arrêtés ne furent pas non plus mis à profit. Malgré les douze corners obtenus par le FC Metz, Viviani parvient à conserver sa cage inviolée. Il le doit à son talent autant qu’à la maladresse des attaquants messins, symbolisée par un dernier cafouillage dont personne ne parvint à profiter (81°). Alors qu’il reste trois matches au programme du Championnat de France, l’inefficacité offensive semble être le défaut à corriger en priorité. Histoire de voir encore quelques fois les Grenats fêter un but en Ligue 1 avant de retrouver l’échelon inférieur.
     (R.L.) : Coupe Gambardella : demi-finales à Thionville

    Les demi-finales de la Coupe Gambardella se disputeront aujourd'hui au stade de Guentrange à Thionville. Dès 15h, les 18 ans strasbourgeois seront opposés à ceux de Rennes. Suivra, à partir de 17h30, la rencontre entre Bordeaux et Le Havre.
    Un rendez-vous à ne pas manquer avec la présence sur la pelouse thionvilloise de quelques uns des espoirs du football français.
    Afin d'assurer le succès de cette manifestation, les jeunes de moins de 16 ans auront l'accès gratuit au stade ainsi que les ayants droit sur présentation de leur carte. Prix des billets : 8 € en tribunes et 5 € dans les gradins.

    Metz, une œuvre en trompe l'œil

    Malgré une bonne entrée en matière, les Messins ne sont pas parvenus à montrer un visage suffisamment solide pour renverser une équipe stéphanoise réaliste.

    En course pour une investiture européenne, Saint-Etienne a rarement été en mesure, hier, de proposer un programme digne de ce nom. Pourtant, les marques de soutien n'ont pas manqué, une bonne partie du Chaudron stéphanois s'étant invité dans l'antre grenat. Trop de pression sur les épaules du candidat stéphanois ? La sortie prématurée de Dernis (41e), auteur d'une gifle sur Laurent Agouazi - que Lino Ventura ne lui aurait pas enviée ? L'absence d'enjeu censé avoir libéré les Messins depuis quelques semaines ? Pas seulement. Si pendant de longues minutes, le cinquième du championnat a erré, l'âme en peine, sur la pelouse du bon dernier de la classe, c'est qu'il a eu à faire à une équipe déterminée à toucher les dividendes de ses récentes sorties olympique et lensoise. Mais la patience et l'opportunisme stéphanois ont rapidement eu raison de la bonne volonté messine. Si Metz a, en effet, barbouillé quelques ébauches de jeu - parfois séduisantes - sur la toile de Saint-Symphorien, c'est bien Gomis, d'un coup de pinceau aussi spontané que violent, qui a achevé l'œuvre des Verts et les illusions messines (48e). Une bonne dose de réalisme reste, encore et toujours, le meilleur ingrédient pour tracer les contours d'une saison haute en couleur.
    En supériorité numérique, les hommes d'Yvon Pouliquen ont alors doucement, mais sûrement lâché prise. Et là où Gomis y avait mis tout son cœur et sa spontanéité, les Messins ont cruellement manqué d'inspiration et d'opportunisme. Un arrêt sur image de la triple occasion " gaspillée " par N'Diaye, Renouard et Gestede en est la parfaite illustration (78e). Mais pas la seule. Auparavant, Bessat, sur coup-franc (5e), Agouazi, de la tête (6e), ou encore Strasser (14e) - dont les plans ont été contrariés par François, tout un symbole... - avaient tenté de tromper la vigilance de Viviani, que Laurent Roussey avait, une nouvelle fois, préféré à Jérémie Janot pour garder les buts de l'ASSE.
    Le gardien stéphanois a d'ailleurs profité de son passage sur les bords de la Moselle pour étoffer ses statistiques. Une opération arithmétique que Christophe Marichez et ses partenaires auraient également voulue plus positive. Au lieu de cela, les Lorrains ont enregistré leur vingt-troisième défaite de la saison. Cela ne change évidemment rien à l'histoire. Il n'empêche, visiblement agacé par le comportement de ses troupes, Yvon Pouliquen n'a pas souhaité venir s'exprimer devant la presse. « C'est peut-être mieux pour les joueurs », a expliqué Michel Ettorre venu le suppléer. « On attendait effectivement autre chose après les bonnes séances d'entraînement observés tout au long de la semaine, a poursuivi l'entraîneur adjoint. Au final, le vide ou presque. J'ai le sentiment que les joueurs n'étaient pas là... » Et les absents ont toujours tord.

    Gomis est passé par-là

    Auteur d'une bonne première période, le FC Metz a une nouvelle fois payé ses errements défensifs au retour des vestiaires.

    Marichez. Une première période pleine de quiétude pour le portier messin. Il n'a rien à se reprocher sur le but de Gomis. Un arrêt réflexe salvateur sur sa ligne devant ce même Gomis (54e) a entretenu l'espoir d'un retour au score.
    Bassong. Appliqué, comme le reste de ses partenaires, lors de la première période. Coupable, au retour des vestiaires, de ne pas avoir fermé la porte à Landrin sur l'ouverture du score stéphanoise (48e). Actif offensivement mais sans réussite dans ses centres.
    Vivian. Le Brésilien a compensé son manque de vitesse par un placement intelligent. Utile face à un Gomis explosif.
    Strasser. Le jeu de tête du longiligne luxembourgeois s'est révélé précieux sur coups de pied arrêtés. Et plus particulièrement en phase offensive, en témoigne ce coup de tête qui prenait le chemin des filets sur corner (14e). Du mal dans la relance, à l'image de cette passe dans le dos de Cubilier (39e). Enfin, son marquage, trop large sur le but de Gomis, ternit un engagement de tous les instants.
    Cubilier. Sobre et efficace en première période. Dernis, son vis-à-vis, n'a pas vu le jour. Averti à la 49e pour une charge sur Payet, il s'est rarement aventuré au-delà de la ligne médiane malgré la supériorité numérique de son équipe.

    Barbosa. Une talonnade pleine d'à-propos sur François (12e), symbole d'une grande maîtrise technique hier soir.
    Agouazi. Du déchet dans son jeu long en première mi-temps comme sur cette transversale échouant en touche (37e). A l'aise dans les petits espaces, ses enchaînements techniques ont eu raison de la patience de Dernis, expulsé suite à une gifle assénée sur la nuque du milieu de terrain (41e). Remplacé par Gestede (56e), qui a perdu son défi physique face à Tavlaridis.
    François. De l'engagement, comme à l'accoutumée. Tout aussi prévisible, ses quelques mauvais choix dans la relance et son faible apport offensif. Valeureux, il a bien contenu Blaise Matuidi, grand absent des débats côté stéphanois.
    Bessat. Vif, combatif, souvent inspiré, il a littéralement étouffé Loïc Perrin, son adversaire direct. Un coup franc direct enlevé du bout des gants par Viviani (5e), un débordement rageur ponctué d'un centre bien tendu pour B. Gueye (20e) en font l'homme de la première période messine. Plus discret après la pause.

    Pjanic. Il a payé, de sa personne, sa médiatisation soudaine. Les Stéphanois lui ont réservé un traitement de faveur durant les quarante-cinq premières minutes. Sous surveillance, le jeune Messin a tout de même réussi à de défaire du marquage pour orienter, avec justesse, le jeu de son équipe. Préservé par son entraîneur et remplacé à la 62e par N'Diaye, incapable de convertir une occasion en or devant Viviani (78e).
    B. Gueye. Malheureux dans ses choix, il a éprouvé des difficultés à se défaire du marquage de Tavlaridis et Benalouane. Une sale soirée pour le buteur sénégalais, qui n'est jamais parvenu à se mettre en situation de but. Remplacé par Renouard (78e), actif mais en manque de repères sur le front de l'attaque messine.

    «Jamais dernier par hasard»

    Michel Ettorre (entraîneur-adjoint de Metz): « Nous n'avons pas su prendre le match comme il le fallait et, même en infériorité numérique, Saint-Étienne nous a gênés. Tout nous agace parce que je pense que le public messin méritait une autre prestation. Je pense qu'on n'est jamais dernier par hasard et si nous sommes derniers, c'est que nous le méritons. Le match était vide, sans vie, sans cœur. Je pense que les garçons ont la tête ailleurs. Toutefois, on se doit de bien terminer cette saison, simplement pas fierté.»
    Laurent Roussey (entraîneur de l'ASSE) : « On est tombé sur une équipe du FC Metz qui descend et on pouvait espérer un peu moins d'agressivité de sa part. Cela dit, on est mal entré dans le match. On a su profiter d'un relâchement du FC Metz pour ouvrir le score. C'était important de rester dans une bonne dynamique d'autant que par rapport à nos poursuivants, nous étions les seuls à évoluer en déplacement. »
    Miralem Pjanic (joueur de Metz) : « Ce soir, on n'a pas été à 100 %. En première mi-temps, j'ai été victime de nombreuses fautes non sanctionnées. Des mauvais coups qui auraient mérité des sanctions. (à propos de son départ en fin de saison) Lyon ? Pourquoi pas... »
    Vincent Bessat (joueur de Metz) : « Il y avait quelque chose à faire ce soir... Ce résultat est décevant dans la mesure où Saint-Etienne ne s'est procuré qu'une demi-occasion en première période. A la reprise, au lieu de rester sérieux, on a eu l'impression de déjouer. »

    le film du match

    5e. Le coup-franc enroulé de Bessat est détourné du bout des gants par Viviani.
    6e. Sur le corner, Agouazi, laissé libre de tout marquage, croise trop sa tête.
    14e. Le corner de Pjanic trouve la tête de Strasser qui file droit au but. François, sur la trajectoire du ballon, l'empêche, involontairement, d'ouvrir la marque.
    MI-TEMPS : METZ 0, SAINT-ETIENNE 0
    48e.
    Gomis, servi en retrait par Landrin, trompe Marichez d'une reprise pleine de spontanéité.
    METZ 0, SAINT-ETIENNE 1.
    54e.
    Marichez, livré à lui même, détourne la reprise à bout portant signée Gomis.
    75e. Tiene, d'une frappe soudaine, met à nouveau Marichez en difficulté.
    78e. Dans la confusion la plus totale et au milieu d'une défense stéphanoise paniquée, ni N'Diaye, ni Renouard, pas plus que Gestede, ne parviennent à ajuster leurs tentatives.
    METZ 0, SAINT-ETIENNE 1

    Pjanic supervisé

    Décidément, l'excellente prestation de Miralem Pjanic en Coupe de France face à Lyon a largement dépassé les frontières hexagonales. L'OL, l'OM et le FC Barcelone ne sont plus seuls en lice pour s'octroyer les services du Bosniaque. En témoigne le nombre d'émissaires dépêchés, hier, à Saint-Symphorien : Blackburn, Arsenal, Athletico Madrid, Real Madrid, Bayern Munich, Wolfsburg et les Italiens de la Fiorentina. Le bal des courtisans s'allongent pour le milieu de terrain messin

    Le Havre piste Agouazi

      Selon plusieurs sources, Laurent Agouazi, sous contrat avec le FC Metz jusqu'en 2009, ne laisserait pas insensible les dirigeants havrais. Le HAC, assuré de retrouver la Ligue 1 la saison prochaine, songerait au milieu de terrain de 24 ans pour renforcer son entrejeu. Il se murmure également que Le Mans, Auxerre, Caen et Valenciennes suivraient également le dossier.

    Metzasse2008PjanicMetz-ASSE Gomis2008Metzasse2008fran

    April 26

    Eviter la volée de bois vert...Question de motivation !

    La question du jour : Paris en L2 ? Ils l'auront bien mérité !

    Pjanic bientôt lyonnais ?

    MIRALEM PJANIC, 18 ans, le talentueux milieu offensif de Metz, est l’une des priorités du prochain recrutement de Lyon. Selon nos informations, les deux clubs ont déjà entamé des discussions. Pour le moment, aucun accord n’a été trouvé d’autant que Metz aurait émis le souhait auprès de l’OL de conserver le joueur encore une saison sous forme de prêt. Sur ce dossier, Lyon a pour principal rival Marseille. Pour le moment, Pjanic semble préférer Lyon. Mais rien n’est acquis. Sauf surprise, il ne devrait pas échapper à l’un de ces deux clubs. En outre, l’OL a trouvé un accord avec les deux perles de son centre de formation, Clément Grenier et Yanis Tafer (17 ans) pour signer leur premier contrat professionnel de trois ans. Enfin, Rémi Vercoutre, en fin de contrat et sollicité par Nantes, a reçu une offre de prolongation. Il n’a pas encore tranché.

    Un entraineur bientôt prolongé. Depuis les départs de Guy Roux et Gérard Bourgoin, le président Jean-Claude Hamel est seul, décisionnaire. Il s’entoure de nouveaux collaborateurs qui devraient être amenés à lui succéder. Sur le plan sportif, dans l’hypothèse plausible du maintien, Jean Fernandez devrait voir son contrat prolongé de deux saisons. Un autre ancien Messin, Francis De Taddeo, ex entraîneur et formateur, pourrait prendre la direction du centre de formation.

    (Quotidien l’Equipe) : Gygax mis à l’écart

    « JE NE LÂCHERAI PAS ! » Dans la ligne de mire d’Yvon Pouliquen, l’entraîneur messin, l’international suisse Daniel Gygax, qui n’a pas été retenu dans le groupe pour la venue de Saint-Étienne. Le milieu de terrain, toujours présent avec son équipe nationale (32 sélections) même blessé et qui devrait disputer l’Euro en juin, paye vraisemblablement pour son dilettantisme.

    Bien que son équipe soit assurée d’évoluer en L 2 la saison prochaine, le coach lorrain a été clair : « Il n’est pas question non plus que mes joueurs lâchent quoi que ce soit. J’aligne l’équipe la plus compétitive possible. En fonction du match précédent et des entraînements de la semaine, jouent ceux qui ont montré le plus de capacités et d’envie. »

    Depuis cinq rencontres, Gygax, au potentiel incontestable, n’a plus disputé un match complet. Contre Toulouse (le 30 mars), il est sorti après cinquante-sept minutes de jeu. À Lens (le 5 avril), il a été remplacé dès la vingt-cinquième. Les deux matches suivants (devant Marseille et à Lyon en quarts de finale de Coupe de la Ligue), il n’est rentré en jeu que pour trente-deux et quatorze minutes. Enfin à Auxerre, samedi dernier, pour le compte de la 34e journée, il a été remplacé à six minutes de la fin. Cette fois, l’absence sera totale. – M. Tu.

    METZ - SAINT-ÉTIENNE

    Saint-Étienne, du jeu et des buts

    L’ASSE N’A PAS EU besoin du moindre coup de pied arrêté pour marquer ses treize derniers buts. Avec 41 buts inscrits à ce jour (26 à domicile, 15 à l’extérieur), Saint-Étienne s’honore aussi d’aligner la quatrième attaque la plus performante de L 1. Ce qui en dit long sur sa philosophie de jeu. « Ma passion et mon fonds de commerce, c’est le jeu. Mais il n’y a rien de neuf en ce qui me concerne, car c’était déjà le cas quand j’entraînais en CFA, en Ligue 2 ou à Sion, fait remarquer Laurent Roussey. En ce qui concerne ma philosophie de jeu, je me suis toujours efforcé de faire jouer mes équipes selon ma conception du football, celle que j’avais déjà lorsque j’étais joueur. »

    Pour ceux qui l’auraient oublié, Roussey jouait avant-centre. Et il aura peut-être bien fallu attendre Karim Benzema pour retrouver un jeune buteur français aussi complet, aussi adroit et aussi efficace que l’était l’actuel entraîneur des Verts à la fin des années 1970. « À l’entraînement, j’insiste beaucoup sur le mouvement, les déplacements, la réflexion, la coordination entre les lignes, la fluidité. C’est même une recherche permanente. » Évidemment, ces chiffres, laudateurs à première vue, interpellent le technicien : « Cette statistique signifie aussi qu’on a du mal à marquer sur coup de pied arrêté. Probablement parce que nous manquons de vrais spécialistes, y compris dans le jeu aérien en phase offensive. Cela prouve qu’on a encore le moyen d’améliorer quelque chose de façon très précise dans notre jeu. L’avantage, c’est qu’il est plus facile d’améliorer l’efficacité offensive sur coups de pied arrêtés que dans le jeu. » Une conclusion qui traduit bien l’esprit qui l’anime. Saint-Étienne se déplace à Metz, plus mauvaise défense de L 1, avec une réputation de joueur à honorer et une cinquième place à préserver.

     G U A R I N F I L E À L’ANGLAISE.

     Fredy Guarin ne sera pas ce soir à Metz. Le joueur colombien a quitté le Forez depuis mardi, sans en demander l’autorisation, ni à son entraîneur ni à ses dirigeants. Pour Laurent Roussey, c’est une absence pour « raisons personnelles : il est parti mardi. On attend son retour », a seulement commenté l’entraîneur stéphanois. En fait, Guarin, très peu utilisé depuis le début de la saison, a répondu à une convocation de son équipe nationale, qui affrontera mercredi soir le Venezuela. Alors que l’ASSE lutte pour conserver sa cinquième place, le joueur a sans doute craint de ne pas avoir le feu vert. Mais en agissant de la sorte, il compromet aussi son aven i r sous l e mail lot vert.

    Metz

    Les cinq derniers matches : P. P. N. P. N.

    Remplaçants : O. Sissoko (g.) (30) ou R. Ruffier (g.) (50), Bong (33), Bessat (8) ou Barbosa (22), Djiba (23), Delhommeau (4), Gestede (9) ou Renouard (26), Mo. N’Diaye (25).

    Entraîneur : Y. Pouliquen.

    Absents : Cardy (pied), Corrales (reprise), Ch. Gueye (ischio-jambiers), Léoni (genou), Baldé, Belson, Chapuis, Diakite, Djiba, Ebede, Effa-Owona, Gygax, Mayebi, L. Delgado (choix de l’entraîneur).

    Suspendus : aucun.

    Inquiétudes pour Marichez

    En raison d’incertitudes entourant Marichez (dos), Pouliquen a préféré retenir trois gardiens dont le jeune Ruffier. L’incertitude porte sur le côté gauche où Barbosa et Bessat sont en balance.

    Saint-Etienne

    Les cinq derniers matches : G. G. G. N. G.

    Remplaçants : Janot (g.) (16) ou Viviani (g.) (1), Tiéné (15), Nivaldo (3), Varrault (2), Gigliotti (9), Douala (17),Ma.Faye (29), Ilan (8) ou P. Feindouno (14).

    Entraîneur : L. Roussey. Absent : Guarin (raisons personnelles). Suspendu : Sall.

    Feindouno incertain

    L’entraîneur stéphanois a convoqué dix-neuf joueurs pour ce déplacement. Feindouno, qui souffre légèrement de la cuisse gauche depuis le début de la semaine, est toujours incertain. En cas de forfait du Guinéen, le Brésilien Ilan serait sans doute appelé dès le coup d’envoi. Le doute subsiste pour savoir qui, de Viviani ou Janot, gardera le but ce soir. Sall suspendu, Roussey titularisera le jeune Benalouane en défense centrale.

    (RL) : CFA Metz, garder la forme

    FC Metz. 10e avec 64 pts (9v, 8n, 12d). Les trois dernières rencontres : défaite face à Montceau (0-1), défaite à Auxerre (3-1), victoire face à Saint-Priets (1-0).
    Épernay. 18e avec 50 pts (5v, 7n, 16d). Les trois dernières rencontres : défaite à Raon (3-0), défaite face à Belfort (0-1), nul à Vesoul (2-2).
    A l'aller. Le 9 décembre 2007. Metz - Épernay : 3-2. Buts pour Metz : Françoise (5e), N'Diaye (25e), Diakité (59e) ; pour Épernay : Robert (3e, 10e).
    L'enjeu. En s'imposant face à Saint-Priest (1-0), dimanche dernier, les Messins ont (enfin) mis un terme à leur funeste série de sept matches sans la moindre victoire. Toujours pas véritablement fixés sur leur sort, les hommes de José Pinot seraient donc bien inspirés d'aller toucher les dividendes de ce succès sur la pelouse de la lanterne rouge.
    Le groupe. Mayebi, Delgado, Anastassowa, Calton, Anton, Françoise, Diagne, Reidel, Belson, Betsch, Pouye, Andres, Biaudet, Gygax, Chapuis.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « A défaut d'être parvenu à soigner le fond, nous n'avons pas péché dans la forme, dimanche, face à Saint-Priest. Jamais nous ne nous sommes relâchés. C'est avec cet état d'esprit que nous devons aborder ce déplacement à Épernay. »
    Épernay - Metz, stade Paul-Chandon (18h)

    L'avenir se conjugue au présent

    Yvon Pouliquen l'affirme : « Le FC Metz jouera le jeu, ce soir, face à Saint-Étienne ». Le chantier de la reconstruction peut bien attendre le 23 juin, date de la reprise officielle en Ligue 2.

    Yvon Pouliquen n'a pas l'âme d'un spéculateur : « J'ai toujours le souci de la compétitivité ». A quelques marches de l'épilogue du championnat, quatre exactement en comptant celle de ce soir face à Saint-Étienne, l'entraîneur du FC Metz reste fidèle à ses principes : le présent prime sur l'avenir. Bâtir l'équipe qui reprendra le collier la saison prochaine en Ligue 2 peut attendre : « Jusqu'au 23 juin précisément, date de la reprise ». En attendant cette échéance estivale, le Breton assure que ses hommes joueront le jeu du championnat avec application, soin et détermination : « Et tant pis pour ceux qui lâcheront en route ! » Qu'importe la valeur marchande des uns ou les liens d'affection noués par le passé avec d'autres, seule la semaine d'entraînement fait foi à l'heure de constituer son groupe. Une (double) illustration : « Daniel Gygax et Cyril Chapuis ne sont pas retenus pour Saint-Étienne. La raison ? Choix de l'entraîneur ». Yvon Pouliquen n'a vraiment pas l'âme d'un spéculateur...Faisant fi des préoccupations internationales du Suisse (Euro 2008) et de l'avenir de son ancien protégé à Grenoble, ces mises à l'écart traduisent parfaitement sa philosophie du moment : « Ligue 2 ou non, j'ai toujours à cœur d'obtenir les meilleurs résultats possibles. Car les regrets sont là : par rapport aux prestations que nous sommes capables de fournir, nous sommes largement déficitaires en terme de points. Je sens mes joueurs déçus par ce constat ». La déception est louable dans son esprit. L'abattement, ou pire l'indifférence, a priori inexcusables... Visiblement remise à plus tard, la relégation entérinée du FC Metz en Ligue 2 ne servira donc pas de faire-valoir en cas de faux pas, ce soir, face à d'ambitieux Stéphanois. Fort de ses certitudes dans le jeu, une nouveauté qui dure depuis la prise de commande d'Yvon Pouliquen, Metz a déjà marqué les esprits, tant en championnat contre Marseille ou Auxerre, qu'en Coupe de France face à l'OL. Reste désormais à concrétiser sur le plan comptable. Des buts, des points... « Avant tout, il faut gommer notre problème d'efficacité, pointe Yvon Pouliquen. Plusieurs éléments sont en cause : une certaine maladresse des attaquants et surtout un manque de confiance dans la surface de vérité. Mais je ne suis pas inquiet. On se crée des occasions. Sur la durée, cela paye toujours à un moment ou à un autre ».
    L'addition sera donc présentée à l'AS Saint-Étienne, boulimique de victoires en cette fin d'exercice. Un hôte prestigieux, comme pouvaient l'être l'OM ou l'OL, de nature à transcender ses hommes : « L'affiche est palpitante ». Pour le club, mais également ses supporters, finalement autorisés à prendre place dans leur enceinte : « Ceux qui décident des huis clos n'ont clairement jamais joué au football, ni peut-être mis les pieds dans un stade, s'emporterait presque le Breton. L'esprit d'un huis clos, c'est bien de sanctionner financièrement un club, non ? Et bien on n'a qu'à le faire à la source, en infligeant une simple amende ! »
    A défaut de spéculer, Yvon Pouliquen sait parfois se montrer calculateur...

    François : « Tort de gâcher cette fin de saison »

    Si l'intérêt collectif ne prime plus aujourd'hui au FC Metz, Julien François appelle toutefois à la mobilisation en cette fin de saison.

    • La suspension du huis clos doit vous rassurer ? « C'est une décision intelligente. Recevoir Saint-Étienne constitue toujours une belle affiche, pour les joueurs comme pour les supporters. Personnellement, je n'ai jamais évolué dans un stade sans public. Cela doit être plutôt glauque... »
    • Que vous inspire cette équipe de l'AS Saint-Étienne ? « Cette formation est actuellement en plein boum. Elle vient d'aligner quatre victoires consécutives et a repris la 5e place du championnat. Bref, un adversaire à prendre très au sérieux. En course pour l'Europe, les Stéphanois ne viendront pas chez nous animés d'intentions défensives. Le match devrait être ouvert, des espaces seront libérés. »
    • Après le bon comportement affiché face à l'OM et l'OL et le point glané en Bourgogne, vous avancez fort de certaines certitudes dans le jeu aujourd'hui ? « Cela dit, quand on reste 20e, on se doit de craindre tout le monde. Il est vrai qu'actuellement, on s'inscrit dans une bonne dynamique. Cela ne se traduit malheureusement pas sur le plan mathématique. Le coach insiste pour qu'on ne lâche rien, pour qu'on poursuive sur cette voie. Après avoir connu tant de mois difficiles, pour ne pas dire médiocres cette saison, nous aurions tort de gâcher cette fin de saison. »
    • Notamment à titre individuel... « Concrètement, les objectifs collectifs n'existent plus. Mais cela ne pèsera pas sur la motivation des joueurs. On a coutume de dire que les périodes les plus importantes pour l'avenir d'un professionnel se situent dans les deux premiers et deux derniers mois de compétition. C'est là où on marque les esprits. Dans le contexte actuel, tous les joueurs du FC Metz veulent prouver qu'ils ont les qualités requises en Ligue 1. »
    • Et vous n'y faites pas exception ? « Je suis dans la même optique que le reste du vestiaire. Une fois qu'on a goûté au haut niveau, à ces ambiances, à ces stades, on a envie d'y rester le plus longtemps possible. Dans le cas contraire, il me reste ici une année de contrat. La majorité de ma carrière, je l'ai passée en Ligue 2. Je connais donc bien ce championnat, très exigeant. S'il faut repartir avec le FC Metz, je le ferais sans traîner des pieds. Ce n'est pas dans mes habitudes ! »

    Une histoire de gardiens

    Satisfait du rendement de ses joueurs en Bourgogne, Yvon Pouliquen ne devrait modifier qu'avec parcimonie son équipe de base. L'arrière-garde messine sera vraisemblablement reconduite, avec une charnière centrale composée de Vivian et Strasser. Sébastien Bassong rempilera sur le côté gauche, le flanc droit restant la propriété d'Éric Cubilier. L'incertitude plane sur la participation de Christophe Marichez dans les buts messins. Se ressentant d'une côte douloureuse cette semaine, le capitaine messin pourrait céder sa place au jeune Ruffier.
    Dans l'entrejeu, la mise à l'écart de Daniel Gygax réhabilitera certainement Miralem Pjanic dans son costume de titulaire. Rudy Gestede, esseulé à la pointe de l'attaque à Auxerre, devrait cette fois pouvoir compter sur le renfort de Babacar Gueye. Comme Metz, Saint-Étienne entretient le doute sur l'identité de son gardien titulaire. Viviani a su profiter de la blessure de Janot pour gagner du crédit auprès de Laurent Roussey. Pour le reste, le technicien stéphanois ne devrait pas opérer de changements significatifs. Perrin semble avoir gagné ses galons de titulaire sur le flanc droit de la défense des Verts, tout comme Payet au milieu de terrain. La seule d'interrogation des Stéphanois se porte en attaque. Pascal Feindouno, touché à la cuisse gauche, ne s'est que très peu entraîné cette semaine. Ilan ou Gigliotti pourrait le suppléer.

    Les 14 ans en phase finale

    La sélection de Lorraine des 14 ans s'est qualifiée hier pour la phase finale de la Coupe Nationale, les 7 et 8 juin au Touquet. A l'issue des matches de la poule B, qui ont eu lieu cette semaine à Clairefontaine, l'équipe lorraine, composée de 9 joueurs du FC Metz (sur 16 au total) et dirigée par le Conseiller Technique Régional Serge Mularoni, a terminé deuxième. Elle retrouvera Paris-Ile-de-France, la Franche-Comté et le Nord-Pas-de-Calais

    (Site officiel) FC Metz : une sortie à soigner

    Yvon Pouliquen a retenu dix neuf joueurs en vue de la rencontre face à Saint-Etienne samedi. Christophe Marichez, touché au dos, fera un essai dans la matinée pour voir s'il peut tenir sa place. Sissoko et Ruffier se tiennent prêts à le remplacer.
    Gardiens de but : Marichez, Sissoko, Ruffier
    Défenseurs : Delhommeau, Strasser, Vivian, Bassong, Cubilier, Bong
    Milieux de terrain : Djiba, Barbosa, François, Bessat, Pjanic, Agouazi
    Attaquants : Gestede, B. Gueye, Renouard, N’Diaye
    En reprise : C. Gueye
    Choix de l’entraîneur : Gygax, Chapuis

     Face à une formation stéphanoise en réussite, Yvon Pouliquen espère que ses hommes montreront le même état d’esprit qu’à Auxerre. Même si la saison touche à sa fin, le coach messin n’entend pas baisser sa garde. Il faut (toujours) gagner !

    On savait que Metz n’avait plus que son image à sauver en cette fin d’exercice. L’officialisation de la relégation s’est d’ailleurs effectuée dans une relative indifférence générale. Mais il y avait cette Coupe de France, et le rêve fou de visiter un stade mythique dans lequel plusieurs Grenats avaient déjà soulevé un ou plusieurs trophées. Le rêve s’est envolé dans le ciel de Gerland, où les Mosellans réalisèrent pourtant une prestation aboutie, sans doute la meilleure de cet exercice 2007/2008, face aux Champions de France en titre.
    Quelques jours après ce coup dur, le déplacement à Auxerre s’accompagnait d’une question légitime : les Messins vont-ils subir le contrecoup de cette douloureuse élimination ? Et bien non. « J’ai été assez surpris, admet Pouliquen, car je pensais que nous allions plonger physiquement au cours de la seconde période. Et finalement, on a presque eu l’impression que l’inverse s’est produit. » Auxerre ne s’est pas vraiment montré dangereux, Metz a réalisé une bonne prestation et s’en est retourné en Lorraine avec un point mérité. « Je dis bravo aux joueurs pour les efforts qu’ils ont fourni et leur force mentale. » Mais ce n’est pas fini.
    Yvon Pouliquen attend en effet de ses hommes qu’ils clôturent de la plus belle des manières leur saison ; qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, bien que les dés soient jetés, au cours des quatre rencontres à venir. La première l’oppose à un club dont il a porté les couleurs, et pour qui il conserve encore une affection particulière. C’est peut-être aussi pour cela qu’il a préparé la partie comme les précédentes, avec la ferme envie de la remporter. « Le but est d’aligner l’équipe la plus compétitive qui soit, confirme-t-il. Je l’ai dit aux garçons : je n’accepterai pas que l’un d’eux abandonne. » Contre Saint-Etienne, il sera avant tout question de plaisir. Comme le match ne se déroulera pas à huis clos, les Messins pourront en prendre autant qu’en donner.

    Metz - Saint-Etienne, 35ème journée de Ligue 1
    Stade Saint-Symphorien, samedi 26 avril à 20h
    Arbitre : Olivier Lamarre
    La Lorraine en finale

     La sélection de Lorraine s’est qualifiée pour la phase finale de la Coupe Nationale des 14 ans qui se jouera au Touquet les 7 et 8 juin.
    Fortement composée de joueurs Grenats (9 sur 16), la Lorraine a terminé à la deuxième place du groupe B, derrière Paris Ile-de-France, qu’elle retrouvera donc au Touquet. Avec sept points au compteur, l’équipe dirigée par Serge Mularoni était à égalité avec d’autres formations. Mais elle doit sa qualification à de meilleurs résultats aux tests préliminaires passés lundi.
    Les autres régions qualifiées pour la phase finale sont la Franche Comté et le Nord Pas de Calais.
    Le parcours des Lorrains :
    Mardi 22 avril : Lorraine 5-2 Mayotte
    Mercredi : Paris Île de France 1-1 Lorraine
    Jeudi : Lorraine 1-2 Rhône-Alpes (but du Messin Thibault Vion)
    Vendredi : Lorraine 2-1 Midi-Pyrénées (buts des Messins Coignard et Sosso M’Bia)

    La sélection de Lorraine s’est qualifiée pour la phase finale de la Coupe Nationale des 14 ans qui se jouera au Touquet les 7 et 8 juin.
    Fortement composée de joueurs Grenats (9 sur 16), la Lorraine a terminé à la deuxième place du groupe B, derrière Paris Ile-de-France, qu’elle retrouvera donc au Touquet. Avec sept points au compteur, l’équipe dirigée par Serge Mularoni était à égalité avec d’autres formations. Mais elle doit sa qualification à de meilleurs résultats aux tests préliminaires passés lundi.
    Les autres régions qualifiées pour la phase finale sont la Franche Comté et le Nord Pas de Calais.
    Pjanic et Sissoko aux manettes :

    Oumar Sissoko ont eu plus de mal à imposer leur science du jeu, jeudi en fin d’après-midi à la Fnac, au centre ville de Metz.
    Les deux jeunes Messins étaient à l’affiche d’une compétition de football virtuel, au terme de laquelle ils ont affronté les deux meilleurs joueurs de la journée. Pourtant habitués à la célèbre simulation ‘Pro Evolution Soccer’, ils ont tous deux dû s’incliner face à leurs jeunes adversaires !
    On préfèrera taire l'ampleur de certains scores. Gageons simplement que les buts encaissés virtuellement seront marqués par les Grenats sur les pelouses de Ligue 1 dans les semaines à venir.

     MetzPjanicetSissokoauxmanettesMetzsteunesortie àsoigner

    April 25

    Objectif : les rendre verts de peur !!!

    La phrase du jour : Les médias parisiens veulent sauver le PSG : bien ! Imaginez RMC monter une telle opération pour sauver la capitale de la Lorraine : « SOS FC Metz » ou bien encore : « SOS Auxerre »…IMPOSSIBLE : tout le monde crierait au scandale, à la magouille ! Quand donc ces gens accueilleront-ils le verdict sportif avec sérénité ? Le PSG a été nul et chiant à voir cette saison ; ses supporters ont été, comme d’habitude insupportables : ils méritent la L2 ? Qu’ils descendent, cela les aidera à grandir ! La L1 c’est de la compétition, du sport, pas du favoritisme !!!

    (R.L.) : Les Verts ont mûri

    Après avoir côtoyé les bas-fonds du classement, Saint-Étienne, qui s'invite demain à Saint-Symphorien, a refait surface. Au point de briguer, à quatre journées de la fin, un passeport européen.

    Longtemps décrié, le capitaine du navire stéphanois, particulièrement chahuté par les querelles intestines ayant alimenté le quotidien de l'ASSE cette saison, a tenu bon. Menacé, en janvier, après les mauvais résultats de son équipe, Laurent Roussey a maintenu le cap. Contre vent et marée, solidement accroché à la barre. Alors que la direction bicéphale, Bernard Caiazzo et Roland Romeyer, voulait recruter un adjoint de poids pour le seconder ­ à l'image de Daniel Leclercq venu prêter main forte à Jean-Pierre Papin à Lens, il a ainsi résisté à la pression d'une présidence insistante. Les résultats lui ont donné raison. Saint-Étienne a fini par larguer les amarres et file droit vers des eaux européennes. Si les Verts reviennent forts en cette fin de saison, ils le doivent, en grande partie, à un réajustement tactique initié par leur entraîneur. Le 4-4-2 poussif a ainsi disparu du tableau noir de Geoffroy-Guichard au profit d'un 4-2-3-1 bien plus efficace. Un nouveau schéma dans lequel Pascal Feindouno, repositionné dans l'axe en soutien de Gomis, peut enfin exprimer ses qualités de passeur et... de finisseur. « La blessure d'Ilan m'avait tout naturellement donné l'opportunité de placer Pascal (Feindouno) à ce poste, explique Laurent Roussey. Il a répondu à notre attente. C'est une position qu'il adore et j'en avais pleinement conscience. » L'ancien milieu de terrain bordelais n'est pas la seule satisfaction de cette fin d'exercice 2007-08. Dimitri Payet, accueilli en grande pompe dans le Forez en provenance du FC Nantes, a fini par s'installer dans le onze de départ après un démarrage assez indolent, alors que le jeune Blaise Matuidi s'est imposé, ces dernières semaines, comme le métronome du jeu stéphanois. « Des matches références tels que la victoire face à Nancy (4-0), Rennes (2-0) ou le derby face à Lyon (1-1) nous ont fait prendre conscience de nos qualités et de notre potentiel, assure l'ex-Troyen. Aussi, au fil des rencontres, les automatismes se sont-ils peaufinés. L'équilibre a été trouvé et les relations se sont bonifiées. Sur et en dehors du terrain, on vit mieux ensemble. »« Cette équipe a une âme », confirme le capitaine Loïc Perrin. Une force de caractère nouvelle. Insoupçonnée. Depuis huit ans, les Stéphanois n'avaient, en effet, plus gagné après avoir été menés au score. L'ASSE a d'abord rectifié le tir à Auxerre (1-3). Bis repetita à Geoffroy-Guichard face au Mans (4-1). Un nouvel état d'esprit qui, malgré un succès sans génie face à Lorient (1-0), samedi dernier, permet à Saint-Étienne de présenter sa meilleure série de la saison : deux nuls et quatre victoires lors de ses six dernières sorties. Au plus bas dans les sondages au début de l'année 2008 ­ après sa défaite à Strasbourg (3-0), Saint-Étienne pointait à une peu enviable 16e place ­ le candidat Vert ne cache désormais plus ses ambitions européennes. Une investiture derrière laquelle il court depuis... 1982. Laurent Roussey y disputait alors sa dernière saison sous le maillot stéphanois. Casquette d'entraîneur solidement vissée sur la tête, ce dernier affiche, aujourd'hui, clairement ses objectifs : « Nous sommes cinquièmes. Une place que nous allons défendre jusqu'au bout. » Roussey pourrait même se muer en supporter... de l'Olympique Lyonnais ! En effet, une finale de Coupe de France entre son voisin rhodanien et le Paris Saint-Germain, qualifierait automatiquement le cinquième de L1 pour la Coupe de l'UEFA.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : entraînement à 10 h. Aujourd'hui : une séance à 16 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Auxerre - Metz (34e journée de Ligue 1), samedi 19 avril : 0-0. Prochain match : Saint-Étienne - Metz (35e journée de L1), demain à 20 h. A suivre : Sochaux - Metz (36e journée de L1), samedi 3 mai à 20 h ; Metz - Lorient (37e journée de L1), samedi 10 mai à 20 h 45 ; Metz - Le Mans (38e et dernière journée de L1), samedi 17 mai à 20 h 45.
    A l'infirmerie. Christophe Marichez, souffrant d'une côte, est resté aux soins, hier. Le staff médical fera le point aujourd'hui avec le capitaine messin afin de déterminer s'il pourra tenir sa place, demain, face à Saint-Étienne. Cheikh Gueye (ischio-jambiers) et Manuel Corrales (genou) ont travaillé, à l'écart du groupe, en compagnie de Luc Labeeu, le kiné du club. Quant à Daniel Gygax, légèrement touché au mollet, il a été dispensé de séance, hier. Sa participation au match face à Saint-Étienne n'est, pour autant, pas remise en cause.
    Suspendu. Aucun.
    La leçon du jour. De Michel Ettorre, entraîneur adjoint. « Après la superbe séance organisée, mercredi, à Saint-Avold, il y avait encore beaucoup de monde ce matin (hier) à l'entraînement et notamment de nombreux enfants. C'est ce qui pouvait arriver de mieux au club actuellement. Au milieu de toutes les polémiques ayant touché le football en général, et le FC Metz en particulier, cette saison, c'est plutôt rassurant de voir des jeunes réclamer des autographes et des photos. Ça, c'est le football tel que je le conçois, que je l'imagine... »

    Tribunes ouvertes

    Condamné par la Commission supérieure d'appel à disputer un match à huis clos après les insultes proférées racistes par un spectateur messin contre le Valenciennois Abdeslam Ouaddou, le FC Metz est assuré de pouvoir recevoir, demain, Saint-Étienne en présence du public.
    Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), saisi par le club lorrain, a accepté sa demande de conciliation et a désigné un conciliateur après la décision de la Commission supérieure d'appel de la Fédération française de football (FFF) le 18 avril dernier de maintenir la sanction d'un match à huis clos à l'encontre du club grenat. « Un conciliateur a été désigné dans la foulée et la date du 30 avril a été fixée pour examiner le dossier. Par ailleurs, le caractère suspensif de la saisine (du CNOSF) a été retenu. La décision de la Commission Supérieure d'Appel est donc suspendue et le FC Metz pourra disputer normalement la rencontre contre Saint-Etienne », indique le club dans un communiqué.

    (CFA) Des buts et des essais

    L'équipe réserve, entraînée par José Pinot, était à l'œuvre, mercredi, sur la pelouse d'Amanvillers pour le compte de l'Euroligue face à une sélection luxembourgeoise. Les Messins se sont imposés (3-0) grâce à deux réalisations signées Thibaut Bourgeois et un but contre son camp d'un défenseur luxembourgeois. Cette rencontre a également permis au staff technique mosellan de superviser deux jeunes Sénégalais, un attaquant et un milieu de terrain. Ces derniers, tout comme leur compatriote Victor Beinda et le Tunisien Oussama Bouganmi, présents, hier, au sein du groupe professionnel, poursuivront leur période d'essai dans les jours à venir.

    Sall suspendu

    Averti face à Sochaux, samedi dernier, Moustapha Bayal Sall, qui a écopé d'une suspension d'un match ferme et d'un match avec sursis après son expulsion face à Toulouse, le 15 mars dernier, sera suspendu face à Metz après validation par la Commission de discipline de la LFP.

    (Site officiel FC Metz) : Metz-Saint Etienne ne sera pas à huit-clos

    Le CNOSF a suspendu la décision de la Commission Supérieure d’Appel. Le match se jouera donc dans les conditions habituelles à Saint-Symphorien.
    Le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a accepté la conciliation qui avait été demandée par le FC Metz, suite à la décision de la Commission Supérieure d’Appel de la Fédération Française de Football de maintenir la sanction d’un match à huis clos à l’encontre du club grenat.
    Un conciliateur a été désigné dans la foulée et la date du 30 avril a été fixée pour examiner le dossier. Par ailleurs, le caractère suspensif de la saisine a été retenu : la décision de la Commission Supérieure d’Appel est donc suspendue et le FC Metz pourra disputer normalement la rencontre FC Metz – AS Saint-Etienne comptant pour la 35e journée de Ligue 1 et permettre ainsi à son public d’assister au match.

    C.Gueye : retour différé

    Cheikh Gueye sera à nouveau forfait contre Saint-Etienne samedi.
    Après s’être éloignés de leurs bases, le temps d’une séance, hier à Saint-Avold, les Grenats ont retrouvé leurs habituelles pelouses d’entraînement aujourd’hui. Sans Matheus Vivian, Rudy Gestede, Christophe Marichez et Daniel Gygax, tous les quatre ménagés pour des petits soucis divers et variés. Le staff technique n’est pas inquiet quant à leur participation au match de ce samedi contre Saint-Etienne.
    Concernant Cheikh Gueye, qui se remet doucement d’un décollement de l’aponévrose, la décision est différente. Le Sénégalais patientera un peu plus avant de faire son retour en Ligue 1. Il a repris la course mais sera trop juste pour jouer samedi. Afin de préparer au mieux la réception des Verts, qui sont actuellement en pleine forme, les Grenats se retrouveront une dernière fois vendredi matin à 10h.

    Cheik Gueye2008Metzasse2008

    April 24

    Metz attend Saint-Etienne : pas à la cathédrale, mais à Saint-Symphorien !

     

    (R.L.) : Vente ouverte pour Saint-Étienne

    La menace d'un huis clos semblant s'éloigner pour le match de samedi, la location pour Metz - Saint-Etienne a démarré.

    Avec dix jours de retard sur le programme habituel, le FC Metz a ouvert hier seulement la vente des billets pour la venue de Saint-Étienne, samedi, à Saint-Symphorien. Suspendu aux différentes procédures disciplinaires, conséquences de l'affaire Ouaddou, le club lorrain n'en pouvait plus d'attendre : hier matin, n'ayant toujours pas reçu la notification de la sanction d'un match à huis clos confirmée vendredi par la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football réunie la veille, ses dirigeants ont décidé de lancer la location. « Dès que nous aurons reçu la notification de la sanction, explique Patrick Razurel, directeur général, nous enverrons notre saisine au CNOSF. Et si, sur le fond, nous ignorons quelle sera la décision, sur la forme, on imagine mal qu'on nous demande vendredi soir d'organiser la rencontre du lendemain 20 h à huis clos. » Pour mémoire, la saisie du Comité olympique implique la désignation d'un conciliateur et présente un effet suspensif à la sanction. Voilà pourquoi, « dans un souci d'organisation et de logistique », le FC Metz a fini par prendre la décision d'ouvrir la billetterie pour la rencontre de samedi d'autant, annonce Patrick Razurel, que « 1200 supporters stéphanois s'impatientent de pouvoir organiser leur déplacement ». « De toute façon, ajoute-t-il, nous n'allions pas attendre le dernier moment pour ouvrir nos guichets. » Selon la formule consacrée, la location a donc débuté dans les points de vente habituels. Pour ce match à fort taux de verte nostalgie, qui suscite traditionnellement l'une des plus fortes affluences de la saison, les prix s'étendent de 8 € à 50 €, sans compter les différents tarifs réduits. Sur le fond du dossier, donc sur la sanction frappant le club et son public pour les injures racistes proférées par un seul de ses spectateurs, le 16 février, à l'endroit du joueur valenciennois Abdeslam Ouaddou, le FC Metz continue à peaufiner ses arguments. Président de la commission d'appel, Xavier Lebray en a peut-être fourni de nouveaux aux dirigeants messins, en expliquant ainsi dans les colonnes du journal L'Equipe, samedi matin, l'annulation du retrait d'un point mais le maintien du match à huis clos : « A Metz [...] il y a un type qui ne se rend même pas compte de ce qu'il dit, qui est arrêté et jugé. Et comme on ne relève aucune faute des dirigeants, qui ont réagi rapidement, il n'y a pas de raison de les sanctionner. En revanche, comme le public a pourri la deuxième mi-temps et caillassé un bus, on doit sanctionner les spectateurs, d'où le maintien du match à huis clos. » Précision : une partie des supporters messins ont sifflé Ouaddou en deuxième mi-temps, et un car valenciennois a effectivement été caillassé, à deux kilomètres du stade. En clair, Metz n'aurait pas été jugé, en appel, pour les mêmes fautes qu'en première instance. Etonnant, non ?

    Metz « a connu pire »

    Patrick Razurel, vous êtes directeur général du FC Metz, qui a fait l'objet de cinq retransmissions en championnat cette saison. Que vous inspire ce chiffre ? « Nous n'avons pas tellement à nous plaindre par rapport aux saisons précédentes. On a connu pire. D'habitude, c'est deux ou trois diffusions. On ne se prend pas pour d'autres, surtout compte tenu de notre saison catastrophique. Des clubs mieux classés que nous sont passés moins souvent. »
    • Par rapport à votre omniprésence sur Eurosport l'an dernier, c'est tout de même le jour et la nuit. « Il faut comparer ce qui est comparable. Les contrats, les contingences et la compétition ne sont pas les mêmes en Ligue 2. L'exposition y est totalement différente. »
    • Craignez-vous qu'une relégation du PSG vous fasse de l'ombre la saison prochaine sur le créneau TV ? « Je ne pense pas. Tout le monde y trouvera son compte, même s'il y a Metz, le PSG, Toulouse ou Strasbourg. En Ligue 1, plus vous êtes diffusé, plus vous gagnez de l'argent. Ce n'est pas le cas en Ligue 2 où il n'y a pas de prime à l'exposition. »
    • La fréquence des retransmissions TV a-t-elle eu une influence sur le remplissage de Saint-Symphorien en Ligue 2 ? « Si vous êtes en tête, ça ne change rien. Les gens vous accompagnent, sauf peut-être si c'est un lundi et que le temps est vraiment mauvais. »
    • L'exposition de Metz en Coupe (4 diffusions) fut-elle plus flatteuse cette saison ? « Oui, car elle a rétabli l'image du club et une grande partie d'une crédibilité qui avait été entamée. Elle a montré la qualité sportive de notre groupe, et une belle image de nos jeunes joueurs. »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : entraînement délocalisé à Saint-Avold. Aujourd'hui : une séance à 10h. Demain : entraînement à 16h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Auxerre - Metz (34e journée de Ligue 1), samedi 19 avril : 0-0. Prochain match : Metz - Saint-Étienne (35e journée de L1). A suivre : Sochaux - Metz (36e journée de L1), samedi 3 mai à 20h ; Metz - Lorient (37e journée de L1), samedi 10 mai à 20h45 ; Metz - Le Mans (38e et dernière journée de L1), samedi 17 mai à 20h45.
    A L'infirmerie. Momar N'Diaye semble remis de sa cheville douloureuse. L'attaquant était, hier, du déplacement à Saint-Avold. Christophe Marichez, côte douloureuse et Matheus Vivian, victime d'une contracture, en étaient, eux, dispensés. Cheikh Gueye (ischio-jambiers) s'est, quant lui, contenté de trottiner en matinée avec le kiné du club.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Oussama Bouganmi, jeune milieu de terrain du Stade Tunisien, n'est pas le seul joueur mis à l'essai par le FC Metz. Hier, il a été rejoint dans le groupe pro par le défenseur latéral Victor Beinda, dix-neuf ans, pur produit de l'académie sénégalaise Génération Foot. Deux autres joueurs en provenance de Dakar s'entraînaient avec la réserve messine.

    Ambassadeur, le 12e homme

    Exceptionnellement, le FC Metz a pris ses quartiers, hier, à Saint-Avold. Une délocalisation à mettre au crédit de Gilles Becker, ambassadeur du FC Metz. Ambassadeur ?

    Sans acclamation, mais aussi, et surtout, sans la moindre animosité. L'arrivée messine, hier, sur la pelouse du stade municipale de Saint-Avold s'est déroulée sans heurts. Avec courtoisie, un millier de spectateurs naboriens a suivi la séance d'entraînement des hommes d'Yvon Pouliquen. Une première pour le club, apparemment très appréciée de l'aréopage messin. "Homme du peuple", Michel Ettorre saluait l'initiative avec la franchise qui le caractérise : « C'est grâce à des actions de la sorte que le public reviendra en masse à Saint-Symphorien ». Gilles Becker, à l'origine de cette délocalisation, voit son travail récompensé. Cet ambassadeur du FC Metz a joué de son influence pour convier le groupe professionnel dans son canton. Ambassadeur, une appellation d'une grande noblesse qui sied à une trentaine de serviteurs du FC Metz. Adoubé en avril 2007 par Joël Muller, directeur sportif, et Alain Faber, président de ces "diplomates" messins, cet entrepreneur créhangeois a, semble-t-il, parfaitement assimilé les contours de sa mission : « Être un colporteur de l'image des Grenats, promouvoir le FC Metz et enfin créer une synergie entre le secteur économique de mon ressort et le club ». Hier, ces deux premiers objectifs ont été largement atteints. Le volet financier est également rempli, depuis quelques mois déjà. Grâce à son entremise, « quatre entreprises ont rejoint le cercle des partenaires du club » à l'orée de la saison dernière. Une adhésion qui se traduit par une contribution globale de 30 000 €. Le prix à payer pour bénéficier, les soirs de match à Saint-Symphorien, de la quiétude du "Carré Grenat"... Conformément aux desseins de Bernard Serin, vice-président du FC Metz, Gilles Becker a levé des fonds et peuplé ce grand chapiteau blanc, installé au pied de la doyenne des tribunes messines, la Sud. Seulement à l'heure des premiers bilans, l'initiative de l'ambassadeur naborien se trouve bien isolée. Même fortement éloignée du modèle lensois en terme de résultat, en témoigne le nombre insuffisant de "VIP" accrédités cette saison, une centaine tout ou plus : « Malheureusement, les résultats sportifs ne contribuent pas forcément à son développement, convient Joël Muller. Sans compter que nous ne bénéficions pas des mêmes conditions que le RC Lens. Le stade Bollaert a profité de la Coupe du monde 1998 pour se restructurer. Actuellement, près de 3 000 partenaires financiers l'ont rejoint ».
    Avec un outil plus moderne, la quête des ambassadeurs messins n'en sera que plus facilitée à l'avenir. L'aboutissement du Projet Grenat 2010, censé porter la capacité du stade Saint-Symphorien à 32 000, 35 000 places, déterminera grandement le futur de Gilles Becker et de sa trentaine d'acolytes. Un futur qui, à court terme, ne s'annonce pas fleurissant, les effets de la relégation en Ligue 2 se propageant jusqu'à cette ramification lointaine du club : « Les dirigeants vont se pencher prochainement sur la prolongation, ou non, du "Carré Grenat" la saison prochaine, indique le directeur sportif du FC Metz. Mais Ligue 2 ou non, ma position personnelle est qu'il faut consolider cette structure. Ne serait-ce que pour préparer, en amont, le club de partenaires qui prendra place dans le nouveau stade ». Teinté de diplomatie, l'argument de Joël Muller servira peut-être la cause de ses ambassadeurs...

    (Site officiel FC Metz) : séance festive à Saint-Avold

    L’équipe pro s’est déplacée au grand complet aujourd’hui à Saint-Avold, lors d’une séance d’entraînement délocalisée pour l’occasion. Exercices expliqués par Michel Ettorre en personne, dédicaces, tombola : tout était réuni pour joindre l'utile à l’agréable.

    Le printemps, que l’on aperçoit subrepticement ces derniers jours en Moselle, a eu le bon goût de pointer son nez quelques heures cet après-midi, réservant un très bon accueil aux joueurs et au staff du FC Metz, partis s’entraîner exceptionnellement sur les installations de la ville de Saint-Avold. Le temps presque ensoleillé ne s’est d’ailleurs pas révélé le seul ni le meilleur allié de cette opération un peu spéciale. Les quelque 1000 spectateurs présents dans les gradins et autour de la main courante n’ont pas boudé l’équipe fanion de notre département. Même les journalistes avaient fait le déplacement.
    Petits et grands, papas et mamans, éducateurs et joueurs amateurs se sont pris au jeu d’une séance d’entraînement professionnelle. Michel Ettorre, micro en mains et improvisé maître de cérémonie, a guidé le public en l’aidant à dénouer les fils parfois compliqués des exercices réalisés par les joueurs. Principes, méthodes et objectifs de chaque atelier ont été énoncés le plus pédagogiquement possible par l’entraîneur adjoint, qui gardait tout de même un œil et une poignée de cils sur ses protégés en action, veillant sans cesse à leur implication et à leur sérieux. Pas de crainte à avoir de ce côté-ci, d’ailleurs les ballons expédiés ci ou là, entre la buvette et le stand de produits aux couleurs grenats, n’ont pas altéré la concentration des hommes d’Yvon Pouliquen. Même si les encouragements des fans ont ajouté un peu de piment et de plaisir à une séance pas comme les autres.
    Différente au point qu’il n’était pas question de rentrer directement sous la douche au coup de sifflet final donné par l’entraîneur, au terme d’ateliers divers conclus par une traditionnelle opposition. Autour du maire de la ville, des dirigeants du club de l’Etoile Naborienne et du club grenat, des ambassadeurs du FC Metz pour les cantons de Saint-Avold – principaux organisateurs de la manifestation, les joueurs se sont ensuite prêtés à une séance de dédicaces très demandée. Vint finalement l’heure de remonter dans le bus, mais pas avant la remise des lots aux heureux gagnants de la tombola… Entre le maillot dédicacé, les places de matches ou la satisfaction simple que le FC Metz se soit déplacé du côté de chez eux, tout le monde est reparti content. Les Grenats aussi, qui ne manqueront pas de réitérer cette initiative ailleurs. Pourquoi se priver ?
    stavold2008stavoldB2008

    April 23

    En plus,au PSG,les joueurs demandent des primes de maintien : des coups de pied au cul, oui !!!!

    L’ineptie du jour : Les joueurs Rothen(international A) et Armand réclamaient des primes de maintien ! Moi, en cas de descente, je refuserai tout transfert et les ferai s'assoir sur le banc, sans jouerFâché

    DANIELHECHTER a donc dit vrai. Les révélations fracassantes de l’ancien président du PSG (1973-1978) au site d’informations Rue89, que nous avons vérifiées, sont exactes : certains joueurs du club ont demandé le vendredi 28 mars, veille de la finale de la Coupe de la Ligue, des primes de maintien pour le championnat. Sylvain Armand et Jérôme Rothen, habituels représentants du groupe pour ce genre de demandes, sont allés voir Alain Cayzac lors de la mise au vert à l’hôtel pour lui soumettre cette idée.

    Refus de l’actionnaire

    Leurs arguments ? Ils venaient d’apprendre que d’autres équipes, comme Sochaux et Strasbourg, concurrentes directes du PSG dans la course au maintien, pratiquaient de telles rémunérations et risquaient donc de se surpasser jusqu’à la fin de la saison, qui plus est quand elles affronteraient Paris. Seconde raison : certains de leurs coéquipiers, ont-ils dit, ne sont pas insensibles à ce procédé. Armand et Rothen ont exposé la situation sans pression ni chantage, juste pour alerter le président et le club.

    Le futur ex-dirigeant s’est à son tour tourné vers l’actionnaire de référence, Sébastien Bazin, pour lui en parler. Le patron de Colony Capital est alors entré dans une colère noire, écœuré par une telle démarche. Après le refus de l’actionnaire, Alain Cayzac a imaginé un autre scénario. Il a d’abord réfléchi à un système de primes en fonction du classement final de la saison avant d’abandonner ce projet. En définitive, il a tranché pour des bonus match par match, en fonction de l’importance de celui-ci.

    Hier matin, en conférence de presse, Cayzac est revenu sur les propos de Hechter. « Il n’y a pas de primes de maintien. J’ai mis au point un système en début de saison : les joueurs ne touchent pas de primes en dessous de la 10e place. Je me suis dit qu’il fallait un nouveau système de primes, match par match, pour la fin de saison. Ça n’a pas été demandé par les joueurs et, malheureusement, ça n’a pas coûté très cher au club. »

    PSG- Strasbourg et Caen – PSG sont, en effet, selon nos informations, les seules rencontres concernées.

    La première, Paris l’a remportée 1- Simon Tahar, nouveau président

    0. Il s’agit à ce jour de sa dernière victoire en championnat.

    SELON nos informations, Simon Tahar est le nouveau président du PSG par intérim. La nouvelle devrait être entérinée lors du prochain conseil d’administration qui aura bien lieu cette semaine, peut-être même aujourd’hui.

    Cet homme connaît le club sur le bout des doigts. Il dirige l’association PSG depuis juin 2006, date à laquelle son ami et son prédécesseur à cette fonction, Alain Cayzac, est appelé à de plus hautes fonctions. Les deux s’entendent à merveille. Ce dernier s’est d’ailleurs souvent épanché auprès de son ami, écoutant d’une oreille bienveillante ses conseils. C’est même lui qui aurait glissé le nom de Tahar pour lui succéder.

    En tant que dirigeant de l’association, Simon Tahar n’a pas ménagé ses efforts pour redorer le blason des couleurs parisiennes. L’année dernière, il a ainsi organisé une compétition des moins de 13 ans avec plusieurs clubs étrangers (japonais, portugais…). Il envisageait aussi de créer un tournoi féminin à l’mage de celui de l’Emirates Cup. Fervent partisan de Paul Le Guen lors de son arrivée, il serait aujourd’hui plus songeur sur les compétences du technicien breton.

    Mais le CV de Tahar au PSG ne s’arrête pas là. Supporteur depuis trente ans, cet avocat proche du milieu du show-business a en effet défendu les intérêts du club de 1978 à 1991 avant d’en devenir l’un des administrateurs. Son frère, le producteur Charles Talar (ex-Tahar, qui a notamment produit « Notre-Dame de Paris »), est aussi l’un des dirigeants historiques du PSG avec Bernard Brochant.

    (Site officiel FC Metz) : Trois questions à …José Pinot

    José Pinot est l’entraîneur de l’équipe B du FC Metz. Au cœur d’un Championnat de France Amateur connu pour sa rudesse, ses hommes ont remporté leur neuvième victoire de la saison, contre Saint-Priest (1-0). Quelques questions au technicien qui œuvre dans l’ombre du groupe professionnel.

    José Pinot, pourriez-vous tout d’abord nous faire un état des lieux de la situation de votre équipe en CFA, avant et après le match de dimanche ?
    José Pinot : « Avant la réception de Saint-Priest, nous restions sur une série de sept matches sans victoire, et surtout sur trois défaites. Nos prestations étaient alors plutôt moyennes. Mais nous sommes restés patients car nous savions que la réussite viendrait dans la difficulté. Nous avons travaillé, et j’ai insisté sur l’importance du résultat du match à venir. Le message est passé : nous avons gagné. Pour l’instant, nous sommes à la neuvième place, mais le championnat regroupant dix-huit participants, notre maintien n’est pas encore assuré. Il nous manque encore quelques points. »
    Sébastien Renouard revenait de blessure et il a fêté son retour en inscrivant un but…
    J. P. « Oui, c’est très bon pour lui. Il était remplaçant à Auxerre et avait à cœur de montrer sa volonté de jouer. Il a fait preuve d’un bon état d’esprit en étant actif et également décisif. Il a joué son rôle. L’équipe CFA est composée de deux catégories : celle des pros, dont fait partie Sébastien, qui doit apporter toute son expérience, et celle issue du centre de formation. Le but d’une équipe B est de faire progresser un maximum les joueurs afin qu’ils deviennent potentiellement sélectionnables en A. »
    N’est-ce pas difficile pour un joueur professionnel de « descendre » et jouer au niveau inférieur ?
    J. P. « Généralement, ça se passe bien, même si ça dépend de la personnalité de l’homme. Ceux qui évoluaient en Ligue 1 et qui rejoignent mon groupe doivent prendre ce choix de leur entraîneur comme une perspective positive. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Mais je démasque facilement ceux qui ne se sentent pas concernés, qui trichent. »
    Le match : FC Metz B – Saint-Priest : 1 – 0
    But de Renouard (27°)
    Avertissement à Andrès (88°) pour Metz
    L’équipe : Mayebi – Françoise, Anastassowa, Diagné, Delgado – Djiba (Calton 75°), Betsch, Belson – Renouard (Pouye 60°), Chapuis (Andrès 78°), Baldé

    (R.L.) : Renouard d'attaque

    Remis de sa déchirure à la cuisse, l'avant-centre messin, buteur dimanche en CFA, entend trouver le chemin des filets en Ligue 1. Avant peut-être d'émigrer vers d'autres cieux...

    La condamnation collective du FC Metz, invité dans quatre matches au purgatoire de la Ligue 2, n'altère pas les ambitions individuelles. Ici ou là, les rumeurs envoient nombre des titulaires messins vers d'autres écuries de Ligue 1 : Pjanic ballotté de l'OM à Lyon ou encore Agouazi sur les tablettes auxerroises, ces deux exemples significatifs traduisent la valeur marchande en hausse des joueurs grenats. La bonne fin de saison des hommes d'Yvon Pouliquen, du moins dans le jeu, est passée par là. Hélas pour Sébastien Renouard, cette reconquête d'un certain crédit au sein de l'élite s'est réalisée sans lui. Victime d'une déchirure à la cuisse le 5 mars dernier à l'entraînement, l'attaquant n'était pas des deux derniers barouds d'honneur olympique (Lyon et Marseille), ni du point ramené, samedi, de Bourgogne : « Ce n'est pas la fin du monde, je vais rebondir ».
    Rebondir, et surtout marquer. Soixante minutes pleines avec la réserve, dimanche face à Saint-Priest, ponctuées d'un but, rassurent déjà sur son état de forme. La quête de l'avant-centre se concentre désormais à l'étage supérieur. Là où il a laissé sa place de titulaire, et la confiance d'Yvon Pouliquen depuis sa nomination à la tête du FC Metz : « Contrairement à la période chaotique vécue lors des matchs aller, ça se passait de mieux en mieux depuis la reprise. Il ne manquait plus que la finition », déplore-t-il. Ce manque de réalisme, dans la surface de vérité, s'explique en partie par son repositionnement tardif à la pointe de l'attaque. Confiné à un rôle de milieu de terrain sous l'ère De Taddeo, Renouard retrouve progressivement ses sensations de buteur. Celles entrevues en janvier lors d'un joli triplé en Coupe de France face à Vesoul : « Retrouver mes repères d'attaquant, gagner du temps de jeu, constituent mes principaux objectifs en cette fin de saison. Il serait de mauvais ton de boucler l'exercice, en mai prochain, sur une année blanche... » Saint-Étienne, Sochaux, Lorient et Le Mans. Le temps, comme les adversaires, sont comptés pour ce pur produit du centre de formation messin. A seulement vingt-quatre ans, il vivra, au soir du 17 mai, sa deuxième descente en Ligue 2. Sa deuxième désillusion au sein d'un club qui l'a lancé dans le grand bain de l'élite il y a six ans déjà.
    Artisan de la remontée immédiate du FC Metz en Ligue 1, le joueur ne s'aventure pas sur le terrain aléatoire des pronostics la saison prochaine : « Le contexte de ces relégations diffère. Déjà, celle-ci arrive très tôt dans la saison. L'avenir du FC Metz est relativement flou. On entend beaucoup de choses dans le vestiaire, des rumeurs de départs, de prolongations. Bref, c'est une période plutôt compliquée ». Sa seule certitude en ces temps agités : « Si Yvon Pouliquen reste, il aura à cœur de constituer une équipe qui lui ressemble ». Sébastien Renouard, fort de deux années de contrat, a-t-il le profil recherché ? « Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait. Après six années de professionnalisme, je pense avoir prouvé à mes différents entraîneurs que j'avais le niveau de l'élite. Je n'ai pas encore fait une croix sur la Ligue 1. » Ni sur un premier but en championnat...

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance matinale. Aujourd'hui : entraînement délocalisé à Saint-Avold (15h). Demain : une séance à 10 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Auxerre - Metz (34e journée de Ligue 1), samedi 19 avril : 0-0. Prochain match : Metz - Saint-Étienne (35e journée de L1). A suivre : Sochaux - Metz (36e journée de L1), samedi 3 mai à 20h ; Metz - Lorient (37e journée de L1), samedi 10 mai à 20h45 ; Metz - Le Mans (38e et dernière journée de L1), samedi 17 mai à 20h45.
    A l'infirmerie. C. Gueye (ischio-jambiers) et N'Diaye (cheville) se sont contentés, hier, de trottiner. Les points de suture posés sur l'arcade sourcilière ont permis à Sébastien Bassong de participer à la séance d'entraînement. Corrales (entorse du ligament interne du genou droit) est resté aux soins. Saison terminée pour Julien Cardy, actuellement en rééducation à Cap Breton.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Un nouveau visage a intégré, hier, l'effectif messin. Il s'agit d'Oussama Bouganmi, milieu de terrain de dix-huit ans en provenance du Stade Tunisien. Sa mise à l'essai avec le groupe pro devrait durer une semaine.

    Le Barça sous le charme de Pjanic

    Après l'OM, l'OL et Schalke 04, c'est désormais le FC Barcelone qui inscrit son nom à la liste, prestigieuse, des courtisans de Miralem Pjanic. Selon le quotidien catalan Sport, Txiki Begiristain, présent mardi dernier dans les tribunes de Gerland lors de Lyon-Metz, serait tombé sous le charme du prodige messin. A l'origine, le directeur sportif des blaugranas avait prévu de superviser Karim Benzema et de prendre connaissance de la situation de Marc Crosas, en prêt aux Gones.

    pinot2008Sébastienmuet2008Simon Tahar

    April 22

    Le FC Metz en recherche de repères...

    Balade de la source au delta, en qualité supérieure :

    http://dl.free.fr/jMefM5TqW/baladesurleNil.wmv

    (R.L.) : Serin : « Le Standard de Liège un exemple à suivre »

    Bernard Serin a suivi de près, dimanche, le sacre du Standard de Liège dans le championnat belge. Liégeois d'adoption, le vice-président du FC Metz souhaite s'inspirer de ce modèle d'outre-quiévrain pour redonner des couleurs aux Grenats.

    Bernard Serin, quelles relations entretenez-vous avec le Standard de Liège ? « Je suis naturellement un spectateur attentif de ce club. Naturellement pour la simple raison que les hauts-fourneaux de PMI, mon entreprise, se situent en face du stade du Standard. Les 1 200 salariés que j'emploie supportent en grande majorité le club, sans compter que l'un des administrateurs de la société, Louis Smal, exerce la fonction de président des "Rouches" (rouges en patois wallon), holding réunissant tous les clubs de supporters de Liège. Je connais donc bien cette équipe du Standard, d'ailleurs je suis certains de ses matchs depuis une loge de l'entreprise. » • Étiez-vous au stade dimanche, soir du sacre ? « Non, malheureusement je n'ai pas participé à cette grande fête. J'ai tenté vainement de contacter des dirigeants du club, mais l'effervescence était telle que personne ne m'a répondu. Pensez, cela faisait 25 ans que le club attendait ce titre ! »
    • La réussite du Standard peut-elle profiter au FC Metz ? En un mot, ne pourriez-vous pas faire l'interface entre les deux clubs ? « Une proximité existe déjà entre nous. Chaque année, nous nous rencontrons lors d'un match de préparation. Ce devrait être encore le cas à l'intersaison prochaine. Ensuite, si un intérêt réciproque se présente, en termes de recrutement, on peut aisément envisager des transferts entre nos deux clubs. D'ailleurs, un joueur messin est susceptible de rejoindre le Standard la saison prochaine. »
    • Inutile de vous demander le nom, la taille et le poids de ce joueur ? « (Rires) En effet, c'est encore un peu trop précoce pour l'annoncer. Mais dans le sens inverse, des éléments de l'effectif du Standard sont susceptibles, à l'avenir, de nous rejoindre. Il peut y avoir un intérêt pour eux de se montrer dans le championnat de France. »
    • Quels points communs cultivent le FC Metz et son illustre voisin belge? « Les deux clubs sont titulaires d'une forte identité. Liège est un fleuron en Wallonie. Quant à l'histoire du FC Metz dans l'élite du football français, elle n'est plus à rappeler. »
    • Des différences ? « Paradoxalement, le FC Metz, avec 23 M €, dispose d'un budget supérieur au Standard (17 M€). Pourtant, les recettes de billetterie, de sponsoring et de produits dérivés se révèlent plus importantes à Liège. Ce qui fait pencher la balance de notre côté provient des ressources issues des droits TV. Notre centre de formation est également plus performant que celui du Standard, l'académie Robert Louis-Dreyfus, relativement récente. »
    • Sur le papier donc, la lanterne rouge de Ligue 1 se révèle supérieure au champion de Belgique... « Oui, mais le niveau global du championnat belge est tout de même inférieur à la Ligue 1. Leurs bons résultats s'expliquent en grande partie par le recrutement, de qualité, mais aussi par leur enceinte. Le stade du Standard, refait à l'occasion de l'Euro 2000, permet d'accueillir de nombreux partenaires économiques. Ce n'est malheureusement pas le cas à Metz. Notre club n'a pas profité de la réfection des stades entreprise lors de la Coupe du Monde 1998. C'est d'ailleurs depuis cette date que nous rencontrons des problèmes sportifs. »
    • Le FC Metz peut-il rêver d'un destin à la liégeoise ? « Je l'espère. Vous savez, il y a dix ans, je m'étais rendu aux festivités du centenaire du Standard en compagnie de Carlo Molinari. En dépit des invités prestigieux conviés à cet anniversaire, Bruel et Patricia Kaas pour ne citer qu'eux, la fête n'avait pas connu un franc succès. Liège était à cette époque à la rue en championnat alors que le FC Metz finissait vice-champion de France. Le sport est fait de hauts et de bas. Aujourd'hui, le Standard est un exemple à suivre... »

    Rendez-vous à Saint-Avold

    Yvon Pouliquen et ses joueurs déserteront demain le complexe Saint-Symphorien. Cap sur les installations du club de l'Etoile Naborienne de Saint-Avold (stade municipal) pour le groupe professionnel en vue d'un entraînement à partir de 15h. 72 clubs amateurs du secteur ont été conviés à l'événement. Cette opération, baptisée "une séance avec les pros", poursuit un double objectif : promotionnel d'abord, avec un souci de rapprocher un peu plus le FC Metz avec les amateurs de football de la région ; pédagogique ensuite, en offrant une découverte de l'organisation d'une séance d'entraînement pro à des éducateurs. Plusieurs animations sont également programmées à l'issue de l'opération : une séance de dédicaces avec les joueurs du FC Metz et une tombola mettant en jeu un maillot officiel du club, dédicacé par les joueurs, ainsi que des places de match.

    FC Metz express

    Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : une séance à 9h30. Demain : entraînement à Saint-Avold à 15h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Auxerre - Metz (34e journée de Ligue 1), samedi 19 avril : 0-0. Prochain match : Metz - Saint-Étienne (35e journée de L1). A suivre : Sochaux - Metz (36e journée de L1), samedi 3 mai à 20h ; Metz - Lorient (37e journée de L1), samedi 10 mai à 20h45 ; Metz - Le Mans (38e et dernière journée de L1), samedi 17 mai à 20h45.
    A l'infirmerie. C. Gueye (ischios-jambiers), Bassong (arcade sourcilière), N'Diaye (cheville).
    Suspendu. Aucun.

    L'esprit est bien là

    La Ligue de Lorraine ne ménage pas sa peine dans la lutte contre toutes formes de violence. Elle valorise aussi les bons comportements au travers de toutes sortes d'opérations tournant autour de la sportivité.

    C'est certes moins excitant qu'une finale de Coupe de la Ligue ou qu'un match de Ligue 1, moins scandaleux qu'une injure raciste ou moins sensationnel qu'une banderole crétine, c'est donc moins médiatisé, mais ça a vraiment le mérite de remettre les vraies valeurs du sport au centre des débats. Du sport en général et du football en particulier. Le football en Lorraine, c'est parfois du racisme, parfois de la violence ou de la bêtise humaine. Parfois. Mais c'est souvent aussi tout simplement des matches de football, d'adultes et de jeunes. Un état d'esprit, des éducateurs, de la sportivité, de la solidarité ou de la fraternité. Et des initiatives intelligentes. Souvent. Bref tout un ensemble de valeurs qui ne sont pas suffisamment mises en... valeur et qui font pourtant l'objet de toutes les attentions. Dans certains clubs plus que dans d'autres évidemment. Mais qui sont en tous les cas prises en compte par l'instance qui gère toutes les compétitions de niveau régional, à savoir la Ligue de Lorraine présidée par Bernard Desumer et, ajouterons-nous, vice-présidée par Fernand Rachel. Ce dernier a mis toute son énergie dans des combats qui n'ont jamais autant été nécessaires et d'actualité. En créant par exemple de toutes pièces la fonction et le poste de Mouss Malek, dont la mission, depuis l'automne dernier, est de répondre à la montée des incivilités, la Ligue a joué les précurseurs au plan national. En favorisant des actions comme « On refait le match » qui, on se souvient, avait permis aux clubs de Woippy et de Devant-les-Ponts de répondre de la meilleure manière qui soit aux incidents qui s'étaient produits quelques jours auparavant, en menant des actions de prévention et de sensibilisation, en récompensant les clubs pour leur comportement, la Ligue se donne les moyens, avec ses partenaires, de lutter contre tous les fléaux qui la minent.
    Nul doute que Patrick Wincke, l'invité d'honneur de cette manifestation, qui est chargé de la coordination des actions liées à la lutte contre les incivilités, la violence, le racisme dans le football et qui est responsable de l'Observatoire des Comportements à la Fédération Française de Football, aura été favorablement impressionné. La Lorraine ne manque ni d'idées ni de ressources. En attestent les trois opérations menées durant la saison dernière et qui ont trouvé leurs épilogues samedi, avec la remise des dotations en matériel.
    Trois opérations qui n'ont pas été les seules à être "honorées" puisque deux initiatives ont été également valorisées, celles des présidents d'Algrange et de Mont-Saint-Martin, qui ont dit "Non à la violence" à la suite d'un match de 15 ans entre leurs clubs. Un match émaillé d'incidents qui a provoqué l'organisation quelques semaines plus tard, d'une action citoyenne. Celle ensuite des élèves d'une école de Neuves-Maisons qui ont rédigé un texte intitulé "Ensemble, protégeons nos enfants de la violence des stades" et qu'ils s'apprêtent à lire avant le coup d'envoi de différents matches organisés dans leur secteur.

    Trois belles opérations

    • Opérations 1000 ballons. Il s'agissait d'attribuer un ballon à chaque fois qu'une équipe concernée par cette opération (seniors, 18 ans, féminines, entreprises) n'était pas sanctionnée en Coupe ou en championnat. Jusqu'à concurrence de 1000 ballons (offerts par Erima et Uhlsport). Plus de 200 clubs ont profité de l'aubaine. Parmi eux, les 18 ans du FC Thionville (12) ou ceux du FC Mondelange (12) ont réussi un joli carton.
    • Challenge de la sportivité. Il intéresse les équipes de jeunes de la Ligue qui accumulent des bons points au fil des matches à partir de tout un ensemble de critères, prenant en compte à la fois le comportement dans le jeu, le respect des acteurs (arbitres, dirigeants, partenaires et public) et la notion de convivialité. A ce jeu-là, récompensé par des équipements, le CSO Amnéville, le FC Sarrebourg et l'US Boulange (13 ans), la RS Magny, l'ES Est Moselle et l'AS Florange-Ebange (15 ans), l'AS Sarreguemines, l'AS Pagny-sur-Moselle et le FC Thionville (18 ans) ont décroché les gros lots.
    • Challenge du fair-play. Il est ouvert à tous les clubs disputant l'un des championnats régionaux seniors. Il récompense les équipes particulièrement respectueuses du corps arbitral, des dirigeants, des partenaires, des adversaires et du public. Dans ce domaine, c'est Thionville (Honneur), Mondelange (DHR), l'AS Vagney (PH) et l'AS Girancourt (PHR) qui se sont illustrés.

    (Site officiel FC Metz) : Des nouvelles de …Nicolas Farina

    Le jeune attaquant du FC Metz est prêté à l’AS Cannes, en National, depuis l’été dernier. Il revient sur sa saison dans le Sud et nous raconte comment s’est déroulée son intégration loin des bords de la Moselle.

    Nicolas, vous êtes actuellement prêté à Cannes depuis juillet 2007. Comment votre saison se déroule-t-elle ?
    Nicolas Farina : « Personnellement, ma saison se passe bien, car je m’entends bien avec tout le monde, que ce soit avec les joueurs ou avec l’entraîneur, sur le terrain ou en dehors. Au début, je jouais au poste de milieu droit, et peu à peu le coach m’a fait avancer. Il a vu que c’était en attaque que je me sentais le mieux. Pour l’instant, je totalise cinq buts en une vingtaine de matches. Collectivement, c’est plus décevant. L’objectif du club était la montée mais ça ne s’est pas déroulé comme nous l’espérions, et nous n’avons actuellement que six points d’avance sur le premier reléguable à quatre journées de la fin. »
    Pensez-vous que ce prêt d’un an en National vous est bénéfique ?
    N. F. « Je n’avais pas eu l’occasion d’intégrer le groupe pro l’année dernière, et je n’ai jamais pu faire une saison complète à cause des nombreuses blessures qui m’ont touché. A Cannes, je suis titulaire, j’enchaîne les matches, et j’acquière de l’expérience, c’est donc très bénéfique. Le championnat de National est d’un bon niveau. On m’avait qu’il était très physique mais je trouve finalement les contacts un peu moins rudes qu’en CFA. J’ai aussi l’impression que les défenses laissent plus d’espaces aux attaquants. »
    Comment s’est déroulé votre changement de région et de club ?
    N. F. « Pour moi, ça a été difficile au début car je n’étais jamais parti loin de Metz et de ma famille auparavant. Je me souviens même qu’en arrivant à Cannes, je ne me voyais pas y jouer à cause du climat, des palmiers, et du soleil, qui donnaient plus une ambiance de vacances que de travail. Mais cette délocalisation m’a fait beaucoup de bien : j’ai découvert une nouvelle région, rencontré d’autres gens… Et au niveau du football, elle m’a aidé à me remettre en question suite à la saison dernière, durant laquelle je n’avais pas eu ma chance. »
    Quel regard portez-vous sur cette saison cauchemardesque de votre club formateur ?
    N. F. « Pour moi, ça a surtout été une surprise, vu le niveau de jeu que nous affichions après la montée. Je pensais qu’on allait se sauver, ou du moins qu’on serait en lutte pour le maintien, mais dernier avec de tels résultats… c’est étonnant. »
    Vous sentez-vous prêt à repartir du bon pied avec le FC Metz, en Ligue 2 donc ?
    N. F. « Il me reste un an de contrat et je n’ai pas encore parlé de mon avenir au sein du club, mais si on me donne ma chance dans l’équipe, je me sens tout à fait apte à revenir en Moselle pour aider le groupe à relancer le club. »

    (Quotidien l’Equipe) : Furlan présente ses excuses

    Jean-Marc Furlan a présenté ses excuses, hier, après ses propos controversés sur Fabio Grosso. « Je tiens à souligner que les propos à l’encontre de Fabio Grosso ont été complètement sortis de leur contexte », a déclaré l’entraîneur de Strasbourg dans un communiqué en rappelant qu’il est le citoyen d’honneur de la ville de Cinto-Camagione en Italie et a été élevé par une famille paternelle italienne. « J’éprouve le plus grand respect et une réelle admiration pour cette nation. Je tiens à présenter mes excuses auprès du joueur Fabio Grosso si ces propos l’ont blessé », a-t-il ajouté. « On ne peut pas dire que l’Italien a renié ses gènes ou sa race », avait déclaré Furlan devant la presse, samedi à l’issue de Strasbourg-Lyon (1-2), reprochant à l’arrière gauche lyonnais Fabio Grosso d’en avoir rajouté sur une faute adverse. Le technicien strasbourgeois a précisé que le mot « racisme » lui est « totalement étranger. » La LICRA avait condamné les déclarations de Jean-Marc Furlan.

    SIX CONVOCATIONS AU CNÉ.

    Le Conseil national de l’éthique de la Fédération française a décidé de convoquer, le 13 mai, six personnes. L’identité des convoqués n’a pas été révélée mais ceux-ci devraient être Philippe Ginestet et Jean-Marc Furlan pour leurs déclarations sur l’arbitrage de Strasbourg-Lyon (1-2), Gervais Martel et Jean-Pierre Papin pour leurs commentaires sur le penalty lors de la finale de la Coupe de la Ligue contre le PSG (1-2), Antoine Kombouaré pour ses propos sur la commission de discipline de la Ligue (LFP), et Pierre-Paul Antonetti, le président du directoire de Bastia, pour sa réaction après la décision de la commission supérieure d’appel de la FFF de retirer deux points à son club dans la deuxième affaire Kébé.

    UCPF-LIGUE En conflit ouvert !

    Les présidents de club veulent modifier la gouvernance de la Ligue. À la grande colère des autres familles du foot français.

    IL AURA SUFFI d’une petite phrase de Jean-Michel Aulas, à la fin de la réunion du bureau du conseil d’administration de la Ligue (LFP), vendredi, pour déclencher un véritable séisme. Le président lyonnais a provoqué la colère des différentes « familles » du foot français en affirmant que l’Union des clubs professionnels (UCPF), réunie la veille en séminaire, avait adopté une proposition de modification de la gouvernance de la Ligue. Selon cette proposition, le conseil d’administration passerait de 25 à 19 membres et compterait10 présidents de L 1, quatre de L 2, un représentant de la FFF, un représentant des joueurs (UNFP), un autre des entraîneurs (UNECATEF) et deux indépendants.

    « Ils veulent changer la gouvernance et les statuts de la Ligue, dit Philippe Piat, le président de l’UNFP. Le ministère est contre, la FFF et Jean-Pierre Escalettes aussi, Frédéric Thiriez également. Tout le monde est contre, sauf les présidents de club. Depuis qu’Aulas a dévoilé ses intentions au nom de l’UCPF, la guerre est déclarée. S’il y a 10 présidents de L 1 au conseil sur 19 membres, ce sera la Ligue 1 qui dirigera la LFP. »

    Un avis partagé par Hervé Gorce, président du SNAAF (syndicat des administratifs du football), qui a rédigé un protocole d’accord. Les douze membres de l’actuel conseil, qui ne sont pas présidents de club, s’apprêteraient à le signer (*). Ils s’y engageraient « à recourir à tous les moyens de droit et d’influence dans le cas où il serait intenté quelque action que ce soit visant à diminuer leur représentativité et leurs prérogatives au sein de la LFP et ce dans l’impérieuse nécessité de préserver l’intérêt général face à l’évidente volonté affichée de privilégier les intérêts particuliers ».

    « Il faut sauver la Ligue, s’exclame Hervé Gorce. Alors, nous disons aux présidents de club : vous nous déclarez la guerre, vous allez l’avoir. »

    Reste à savoir si les présidents de club sont tous sur la même longueur d’onde. Pas évident après les divergences entrevues lors de la dernière réunion de l’UCPF.

    (*) Jean-Pierre Denis, Jean-Pierre Hureau, Laurent Vallée, Michel Hidalgo (indépendants), Hervé Gorce (SNAAF), Philippe Piat, Sylvain Kastendeuch (UNFP), Philippe Leduc (UNAF), Joël Muller, Pierre Repellini (UNECATEF), Pierre Rochcongar (médecins), Jean Verbeke (FFF)

    farinab2008

    April 21

    Metz, en manque de points s'occupe de son embonpoint...

    (R.L.) : 18 ANS Metz en roue libre

    Terrain Montaigu. Mi-temps : 0-2. Arbitre : M. Gazagnes Yann. Buts pour le FC Metz : Bourgeois (34e et 90e+2), Laine (40'), Biaudet (58').
    La première vraie occasion messine n'intervenait qu'après la demi-heure de jeu et se concrétisait par un but : à la suite d'un corner tiré par Fostier, que Bourgeois reprenait par une tête croisée que le portier ne pouvait atteindre (34e). A la suite d'un autre corner, tiré par Sommer, c'est Laine, esseulé au cœur d'une défense désorganisée, qui doublait le score d'un plat du pied peu avant la pause (40e).
    De retour des vestiaires, Biaudet, après avoir récupéré un ballon sur le coté droit, s'infiltrait avec aisance dans le bloc défensif Meurthe-et-mosellan, enchainant une belle frappe croisée qui trompait le gardien pour la troisième fois de l'après-midi (58e). Juste avant le coup de sifflet final, Bourgeois faisait la démonstration de toute sa technique, mettant trois défenseurs dans le vent dans la surface adverse, avant de conclure par un ultime but (90e+2).

    (CFA/pros) : Metz, couleur mental haut

    Grâce à un but signé Renouard et surtout à une grosse solidarité, les Messins ont retrouvé des couleurs, hier, face à Saint-Priest (1-0).

    Toutes les séries ont une fin. Mêmes les plus mauvaises. Hier, non seulement les Messins ont renoué avec la victoire – qui les fuyait obstinément depuis le 1er mars –, mais ils ont surtout su tenir un résultat jusqu'au coup de sifflet final. Spécialistes des fins de matches à suspense, les hommes de José Pinot n'ont pourtant pas dérogé à la règle face à Saint-Priest. « Nous avons une nouvelle fois souffert en fin de match, reconnaît l'entraîneur. Mais grâce à une grosse solidarité, on n'a rien lâché. » A l'image d'Emmanuel Françoise, replacé dans le couloir droit de la défense messine – où son activité et sa détermination ont fait des merveilles – ou de Yohann Betsch, très actif dans l'entrejeu. C'est d'ailleurs lui, au prix d'un petit exploit technique, qui offrait la première occasion à Sébastien Renouard, lequel butait sur Legalle, attentif (18e). Un coup d'essai que les deux hommes transformaient finalement dix minutes plus tard, lorsque la reprise manquée de Betsch atterrissait dans les pieds de Renouard. La reprise en pivot de l'attaquant messin, légèrement contrée, trompait Legalle (28e). Une juste récompense pour un collectif lorrain bien huilé, jamais inquiété et qui aurait même pu faire le break sans un superbe réflexe du gardien rhodanien sur une frappe instantanée signée Baldé (31e). « Nous avons parfaitement géré cette première période, souligne José Pinot. Dans le replacement, dans la discipline défensive et dans l'équilibre entre les lignes. »
    Au retour des vestiaires, le FC Metz s'offrait deux nouvelles occasions grâce à Chapuis (51e) et Djiba (53e), avant de perdre progressivement de sa superbe. « C'est vrai que nous avons fait preuve de moins de fluidité, concède le coach. Mais nous sommes parvenus à compenser ce manque par un mental à toute épreuve. » Et les rares incursions san-priotes, à l'initiative de Erteck (65e) et Chapdaniel (71e), ne sont, au final, que pures anecdotes... Tout comme les deux duels perdus face à Legalle par un Abdoulaye Baldé peu inspiré (85e, 87e). Peu importe, hier, Metz a renoué avec la victoire et fait « preuve de cœur ». Dixit José Pinot, qui après la rencontre semblait bien dans sa peau, avec ses joueurs couleur mental haut.

    Stade Delaitre (Marly). Une centaine de spectateurs. Temps ensoleillé. Pelouse bosselée. Arbitre : M. Lieguault (Côte d'Or). Mi-temps : 1-0. But : Renouard (27e). Avertissement à Metz : Andres (88e).
    METZ. Mayebi – Françoise, Anastassowa, Diagné, Delgado – Djiba (Calton, 75e), Betsch, Belson – Renouard (Pouye, 60e), Chapuis (Andres, 78e), Baldé.
    SAINT-PRIEST. Legalle – Diallo, Moukoko, Velut, W. Jacmot – K. Jacmot, Archimbaud, Varsovie (Colloredo, 78e), Tomasevic (Ertek, 58e), Definod – Chapdaniel.

    (Pros A) : Metz reste sur sa fin

    Marseille, Lyon et Auxerre : les trois dernières sorties de l'équipe d'Yvon Pouliquen ont remis en évidence une des principales carences messines cette saison : la finition.

    • Un léger mieux... Susceptible, encore, d'être amélioré. Metz version Pouliquen a déjà été plus pertinent que son prédécesseur sur le terrain de l'efficacité. Neuf buts marqués en dix-neuf matches de championnat au soir du 22 décembre 2007. Aujourd'hui, et alors qu'il reste encore quatre journées avant la conclusion de la saison face au Mans, le 17 mai prochain, les Messins comptabilisent treize réalisations (quinze matches). Plus quatre, donc, pour un total actuel de vingt-trois buts marqués depuis le coup d'envoi de la compétition. Lanterne rouge au général, Metz conserve aussi la dernière place du classement de l'offensive, à six longueurs d'Auxerre (vingt-neuf buts).
    • Pas étonnant, donc... Que la confrontation entre Bourguignons et Mosellans, samedi, ait débouché sur un score nul et vierge. Le film du match résume les difficultés éprouvées par les Grenats à l'approche du but. Celles-ci ne datent pas d'hier : au cours de la phase aller, onze des dix-neuf rencontres se sont achevées sans que les Messins n'aient trouvé le chemin des filets. La tendance a certes fléchi depuis le mois de janvier - six matches sur quinze sans but - mais elle reste marquée. Et la prestation à l'Abbé-Deschamps est venue la conforter. Des neufs tirs messins répertoriés à l'issue de la soirée, deux, seulement, étaient cadrés. Aucun n'a trompé la vigilance de Vincent Riou, le gardien auxerrois.
    • Apprendre à finir... Yvon Pouliquen avait dû le constater une nouvelle fois, avant-hier, après le coup de sifflet final : « Il nous manque parfois le geste juste, ou il y a parfois le pied ou la main d'un gardien qui traîne. » « Des attaquants, j'en ai beaucoup, ce n'est pas le problème. Par contre, souligne l'entraîneur messin, je n'ai pas de vrai finisseur ». Dans ce domaine, l'international sénégalais Babacar Gueye domine les débats avec huit réalisations (quatre buts en Ligue 1, trois en Coupe de France et un autre, en Coupe de la Ligue). Momar N'Diaye suit juste derrière avec six buts, toutes compétitions confondues... Aucune trace, ici, des attaquants recrutés durant l'été 2007 : Jean-Emmanuel Effa-Owona s'est envolé la semaine dernière pour la Qatar sans avoir signé le moindre but ; Abdoulaye Baldé, lui, n'a pas su convaincre. Prêté, l'Amiénois est appelé à poursuivre son chemin avec l'équipe réserve, où il côtoie d'ailleurs Cyril Chapuis, arrivé début janvier.
    • Un chantier parmi d'autres... L'indigence constatée tout au long de ce parcours finissant viendra prochainement étoffer la liste des questions qui devront être traitées lorsque la relégation sera effective. Qui pour animer le front messin la saison prochaine ? Pour l'heure, Yvon Pouliquen n'est pas en mesure d'apporter le moindre élément de réponse. Trop tôt. Oui, trop tôt pour augurer de ce que sera le compartiment offensif du FC Metz d'ici à quelques mois. Babacar Gueye sera-t-il de la partie ? Rudy Gestede, titularisé samedi pour la cinquième fois de la saison, Momar N'Diaye ou encore Wilmer Aguirre, actuellement prêté à Lima (Pérou), sauront-ils s'imposer à l'échelon inférieur ?... Les inconnues sont nombreuses. Metz, mauvais finisseur, n'en est qu'au début.

    Huis clos repoussé ?

    « Ce que nous espérons dans un premier temps, explique Patrick Razurel, c'est que la sanction soit repoussée pour nous permettre d'ouvrir nos portes au public à l'occasion de la venue de Saint-Etienne. » Le nécessaire a été fait dans ce sens dès samedi : la commission d'appel supérieure de la Fédération n'ayant pas donné entière satisfaction à leur requête dans l'affaire Ouaddou, les dirigeants messins ont décidé de saisir le Comité national olympique sportif français (CNOSF). Leur courrier arrivera à destination aujourd'hui. La suite ? « Si le CNOSF accepte de désigner un conciliateur, l'effet suspensif sera automatique, précise le directeur sportif du FC Metz. Cela pourrait intervenir en milieu de semaine. Au-delà, nous souhaitons aussi être rétablis dans notre bon droit et donc, voir la sanction annulée. »

    FC Metz express

    Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : repos. Demain : reprise de l'entraînement (horaire non communiqué).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Auxerre - Metz (34e journée de Ligue 1), samedi 19 avril : 0-0. Prochain match : Metz - Saint-Etienne (35e journée de L1). A suivre : Sochaux - Metz (36e journée de L1), samedi 3 mai à 20h ; Metz - Lorient (37e journée de L1), samedi 10 mai à 20h45 ; Metz - Le Mans (38e et dernière journée de L1), samedi 17 mai à 20h45.
    A l'infirmerie. C. Gueye (ischios-jambiers), Bassong (arcade sourcilière), N'Diaye (cheville).
    Suspendu. Aucun.

    MetzrestesursafaimGESTEDE lundi2008

    April 20

    Le bonjour à Jean sans terre...Jean s'enterre ?

    (Quotidien l’Equipe) : Auxerre fait du surplace

    Incapables de gagner à domicile et de marquer des buts, les Bourguignons n’ont toujours pas assuré leur maintien.

    L’OCCASION ÉTAIT pourtant belle. Après les défaites de leurs concurrents directs, Strasbourg face à Lyon (1-2) et Paris-SG à Caen (0-3), les Bourguignons pouvaient faire un grand pas vers le maintien, hier soir. Il suffisait pour cela de marquer ce petit but nécessaire à la concrétisation de tous leurs rêves. Mais l’AJA a une nouvelle fois déçu sur sa pelouse du stade de l’Abbé-Deschamps. Après s’être procuré de nombreuses occasions de but, notamment par son attaquant polonais Niculae, désespérant de maladresse, les partenaires de Pedretti sont retournés au vestiaire la tête basse et quelque part légèrement soulagés de ne pas s’être fait surprendre par le bel enthousiasme messin. « Oui, on peut le dire, reconnaissait Jean Fernandez, nous avons disputé notre plus mauvais match de la saison à domicile. Les joueurs étaient nerveux. Nous avons raté beaucoup de passes et d’occasions, et nous n’avançons pas, même si nous confortons notre avance sur Strasbourg et le Paris-SG. Compte tenu de l’évolution de la rencontre, je peux même vous dire que je suis finalement assez satisfait de prendre un point face à Metz. »

    Quand on n’arrive pas à trouver la solution face à la lanterne rouge du Championnat, quand on ne parvient pas à éprouver physiquement une formation lorraine qui vient de disputer trois rencontres en huit jours, on peut raisonnablement se poser des questions sur l’avenir de cette formation auxerroise qui va devoir se déplacer prochainement au Parc des Princes puis à Monaco, avant de recevoir Valenciennes et l’ogre lyonnais.

    Mignot : « Une spirale négative »

    Jean-Pascal Mignot admettait hier soir son impuissance : « Nous sommes dans une spirale négative. Pourtant, nous avons tout donné. C’est en première période que nous avons laissé passer notre chance. »,Cela fait trop longtemps, en fait, que les Bourguignons ne parviennent pas à élever leur niveau de jeu. Un peu à l’image de Kahlenberg, seul face à Marichez (15e) et qui se trompe de côté au moment de tirer. Ou de Niculae, qui collectionne les ratés malgré sa générosité dans l’effort. Peu après la pause, Kahlenberg, déséquilibré par Bong dans la surface, aurait même pu bénéficier d’un penalty (59e), mais l’arbitre, M. Ruffray, en décida autrement.

    L’AJA pouvait alors commencer à douter, car l’attaquant lorrain Gestede allait entamer son grand numéro. Par trois fois, (61e, 80e et 86e), le Messin allait laisser passer l’occasion d’ouvrir le score. « Ce soir (hier soir), nous avons cruellement manqué d’efficacité », admettait Yvon Pouliquen. Tout était dit.

    JEAN-PHILIPPE COINTOT

    Riou, l’ange gardien

    L’HOMME CLÉ : R. RIOU (Auxerre) 7,5

    Toujours aussi impressionnant dans ses sorties aériennes, le gardien auxerrois a réalisé un sans faute hier soir à l’Abbé-Deschamps. Ses arrêts réflexes, notamment sur ses face-à-face avec Gestede, ont permis à l’AJA d’éviter une victoire messine qui commençait à se dessiner en fin de match.

    AUXERRE

    R. RIOU (7,5) : voir ci-dessus.

    JAURÈS (5) : sérieux défensivement dans son couloir gauche, hors quelques relances approximatives.

    GRICHTING (5,5) : sobre, n’a pris aucun risque offensif.

    S. TRAORÉ (5,5) : de bonnes interventions défensives. Remplacé sur blessure par OLIECH (53e) qui a beaucoup bougé. En vain.

    MIGNOT (5) : s’est parfois montré un peu fébrile dans son placement.

    CHAFNI (5) : des montées énergiques, mais sans résultat concret.

    PEDRETTI(4,5) : a grandement manqué de vivacité, Même s’il a tenté plusieurs fois de mettre en évidence ses partenaires.

    LEJEUNE (5) : des dribbles incisifs, souvent percutants. A baissé de rythme en fin de rencontre.

    KAHLENBERG (4) : n’est jamais parvenu à orienter le jeu. Remplacé logiquement par F. THOMAS (64e).

    QUERCIA (3,5) : c’est simple, on ne l’a pas vu en première période. Remplacé par le Polonais JELEN (46e), lequel a juste apporté son enthousiasme.

    NICULAE (3,5) : a trop souvent joué en déviation et raté, encore une fois, de très nombreuses occasions de buts. Sa maladresse devient préoccupante.

    METZ

    MARICHEZ (6) : un superbe arrêt sur une belle frappe de Kahlenberg et une déviation salvatrice sur une tête de Niculae (91e).

    BASSONG (non noté) : remplacé rapidement par

    BONG (17e, note : 4,5) suite à un choc à la tête avec Niculae, lequel a tenu son rôle.

    STRASSER (4,5) : ne s’est jamais affolé dans ses rares interventions.

    VIVIAN (4,5) : un match sans aucune pression pour le défenseur central.

    CUBILIER (5) : plus à l’aise offensivement que défensivement.

    AGOUAZI (5) : disponible dans le jeu, une belle frappe à la 39e minute.

    FRANÇOIS (4) : un travail obscur, sans grand relief. Peu d’apport.

    BARBOSA (5,5) : sa belle vision du jeu a parfois gêné les Auxerrois. Remplacé par PJANIC (69e).

    GYGAX (4) : assez décevant dans son jeu. En très nette baisse de forme. Remplacé par B. GUEYE (85e).

    BESSAT(5,5) : l’un des rares Messins dangereux. Un beau slalom dans la défense de l’AJA en première période.

    GESTEDE (4,5) : s’est créé beaucoup d’espaces, mais n’a jamais su les exploiter. A failli marquer d’un tir puissant (61e) et, en fin de match, d’une tête lobée. Beaucoup de déchet devant le but. – J.-Ph. C.

    AUXERRE - METZ (0-0)

    _ Jean FERNANDEZ (entraîneur d’Auxerre) : « Nous avons eu des occasions en début de rencontre, mais nous ne sommes pas parvenus à les concrétiser. Cela devient difficile pour nous de marquer des buts. J’ai senti un peu de pression et de nervosité chez mes joueurs et cela explique en partie notre désorganisation. »

    _ Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Nous avons joué libéré avec le souci et la volonté de nous faire plaisir sur le terrain. Je regrette simplement que nous n’ayons pas été récompensés de nos efforts. Malgré tout, cela reste un résultat positif, mais nous aussi avons fait preuve d’un manque cruel d’efficacité. »

    (R.L.) : Le plaisir du condamné

    D'ores et déjà relégué en Ligue 2, Metz joue le jeu et l'a encore démontré hier soir à Auxerre. Avec assez de pertinence pour colorer son retour de regrets.

    Un point vendredi, un point samedi : le FC Metz n'aura que très rarement connu week-end aussi prolifique... Après avoir récupéré, par voie administrative, le bien qui lui avait été enlevé en guise de sanction dans l'affaire Ouaddou, c'est sur l'aire de jeu auxerroise que les joueurs d'Yvon Pouliquen sont allés cueillir une nouvelle portion de satisfaction. Valeureux, il y a une semaine face à Marseille, mais défaits, surprenants, mardi à Lyon, mais éliminés de la Coupe de France, les Messins ont, cette fois, réussi à ne pas quitter la scène les mains vides. Et ils se réveilleront ce matin avec les jambes moins lourdes. Ce ne sera probablement pas le cas de leurs adversaires.Sortis sous les sifflets nourris de l'Abbé-Deschamps, les Auxerrois n'ont toujours pas rétabli le courant avec leurs supporters. Incapables de prendre la mesure d'une formation avançant pourtant avec certitude vers la Ligue 2, les Bourguignons ont perdu une belle occasion de prendre leurs distances avec la zone rouge. La faute à un attentisme trop marqué : à l'exception de deux interventions successives au quart d'heure de jeu, Christophe Marichez a traversé la première période sans encombre. Son homologue auxerrois aussi, du reste. Vincent Riou a juste fait preuve de la vigilance nécessaire pour ne pas se laisser surprendre par la volée du droit de Laurent Agouazi, idéalement servi par un Vincent Bessat remuant (38e). La suite des débats, après la pause, fut plus animée pour le gardien de l'AJA. Sans lui, Auxerre aurait même pu enregistrer sa seizième défaite de la saison : la frappe de Rudy Gestede prenait en effet le chemin des filets avant d'être déviée en corner par la main de Riou (59e)... La précision manquait ensuite à l'attaquant messin pour cadrer sa tête (80e). Une demi-heure et une parade de Marichez plus tard (90e), les deux formations rentraient au vestiaire avec, chacune, un point supplémentaire au compteur. Maigre bénéfice pour les Auxerrois ? Pas si sûr que cela aux dires de leur entraîneur, Jean Fernandez : « Vu la qualité du match que nous fournissons, et vu la prestation de Metz, il faut s'en contenter. »
    Oui, hier, les regrets étaient dans les vestiaires messins. Tempérés, peut-être, par l'issue connue de la saison, mais palpables dans les mots d'Yvon Pouliquen : « C'est rageant... Il nous a parfois manqué le geste juste. Mais je ne vais pas reprocher quoi que ce soit à mes joueurs. Je serais plus inquiet si nous ne nous étions pas créé d'occasions. Les garçons ont démontré qu'ils n'avaient pas l'intention de fausser le championnat. Et je crois qu'ils ont pris du plaisir. » Une victoire dont Metz devra se satisfaire jusqu'au 17 mai prochain.

     Metz avait l'envie

    Les Messins ont eu assez de répondant pour contraindre leurs homologues auxerrois au partage des points. Une nouvelle fois, il n'a manqué que l'efficacité...

    Marichez. Le capitaine a sauvé la baraque en première période (14e) et en toute fin de match, déviant en corner une tête musclée de Niculae (90e). Du beau travail.
    Cubilier. Sous pression, il a connu une entame difficile, marquée par plusieurs pertes de balle. Sans conséquence fâcheuse. Il a progressivement retrouvé des sentiers plus sereins. Incisif quand le besoin s'en est fait ressentir, à l'image de ce tacle dans les pieds Niculae, parvenu à l'entrée des six mètres messins (27e).
    Vivian. Combatif, mais il a semblé émoussé physiquement. Le Brésilien a compensé ce manque de fraîcheur par un engagement souvent irrégulier, et d'ailleurs sanctionné par plusieurs coups-francs à l'approche du but messin.
    Strasser. Privé des deux derniers rendez-vous, il a effectué un retour plutôt tranquille au cœur de la défense. Averti pour une faute sur Lejeune, qui s'était ouvert le champ (18e).
    Bassong. Remplacé dès la quatorzième minute après un violent tête à tête avec Niculae. Bong a pris le relais sur le flanc gauche. Avec sobriété, à l'exception de cette intervention litigieuse sur Kahlenberg dans les seize mètres messins (54e). Tout l'Abbé-Deschamps a cru au penalty, sauf l'arbitre.Barbosa. Un bon retour dans les pieds de Jehlen, idéalement placé dans la surface de réparation messine (7e), un service judicieux pour Gestede le long de la ligne de touche... Deux exemples parmi d'autres illustrant une activité généreuse. Usé, il a fini par céder sa place à Pjanic (69e). Averti à la 78e, il a accéléré la production de son équipe.
    Agouazi. Travailleur inlassable. Il a une fourni une preuve supplémentaire de son retour en forme. Sa volée, à la réception d'un centre de Bessat, aurait mérité meilleur sort que les bras du gardien auxerrois (38e).
    François. Il a muselé Kahlenberg avec efficacité et s'est montré utile à la récupération.
    Gygax. Un rendement trop vague. L'international suisse a attendu la seconde période pour faire parler de lui, en signant deux services non exploités par Gestede (59e, 80e). Remplacé par B. Gueye (85e), auteur d'une rentrée aussi courte que positive.
    Bessat. Le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a pas volé le patron... Son envie et son culot ont souvent fait la différence. Gestede. Dans un rôle ingrat, seul au front, il ne s'est pas ménagé. Mais il a éprouvé beaucoup de difficultés à apprivoiser le ballon. Plus présent après le retour des vestiaires, il s'est distingué par une frappe bien placée à l'entrée de la surface auxerroise : Riou l'a déviée du bout des doigts en corner (59e). Il lui a ensuite manqué quelques centimètres pour trouver le cadre sur ses deux reprises de la tête (80e, 87e).

    Le film du match :

    15e. A la conclusion d'un mouvement auxerrois amorcé côté gauche, Kahlenberg hérite d'un ballon relayé de manière involontaire par Quercia, mais le Danois trouve Marichez sur sa route.
    18e. Coup franc de Mignot des trente mètres, à côté des buts messins.
    23e. A la lutte avec Traoré dans la surface, Gestede ne parvient pas à se défaire du défenseur auxerrois, suppléé par son gardien, Riou.
    27e. Niculae prend de vitesse Cubilier sur le côté gauche et malgré le tacle du défenseur messin, parvient à une déclencher une frappe qui termine à côté.
    38e. Consécutive à un centre de Bessat depuis la droite, la volée réalisée par Agouazi oblige Riou à se coucher.
    40e. Un ballon perdu par François devant la surface profite à Lejeune, qui frappe au-dessus.
    58e. A la suite d'une relance ratée de Barbosa, Kahlenberg s'empare du ballon dans la surface avant de buter sur Bong. L'arbitre ne siffle pas.
    59e. Gestede sème la panique dans la défense auxerroise, obligeant Riou à détourner le ballon au ras de son poteau gauche.
    62e. Mignot est tout près de tromper son propre gardien en manquant un dégagement qui termine sa course au ras du poteau droit.
    64e. Le même Mignot, à la retombée d'un coup franc de Kahlenberg, place une tête hors du cadre de Marichez.
    73e. Coup franc d'Agouazi facilement capté par Riou.
    79e. Centre impeccable de Gygax à droite repris par Gestede, dont la tête croisée frôle la lucarne de Riou.
    87e. Le centre de Bessat est repris de la tête par Gestede, un rien au-dessus de la transversale auxerroise.
    90e+1. Manchette de Marichez pour chasser un coup de tête à bout portant de Niculae.

    Yvon Pouliquen: «Encore des regrets»

    Jean Fernandez (entraîneur d'Auxerre): «On peut avoir des regrets, parce qu'on a eu quelques occasions de but, mais c'est vrai que Metz en a eu aussi. C'est dommage, dans les 20 premières minutes, nous avons eu les occasions pour libérer l'équipe. Cela devient difficile de marquer des buts. Je ne sais pas si on méritait vraiment les trois points.»
    Yvon Pouliquen (entraîneur du FC Metz): «On aurait dû l'emporter, et c'est encore des regrets. Une fois encore, mon équipe a fait preuve de beaucoup de caractère et d'envie dans le jeu. On s'est créé énormément de situations, peut-être pas d'occasions, mais surtout beaucoup de situations de concrétiser.»
    Sébastien Bassong (défenseur de Metz) : « Nous pouvions espérer plus... Défensivement, nous avons livré un match sérieux. Après, il ne nous a manqué que la réussite devant le but adverse. Ce n'est pas faute d'avoir essayé. On ne va pas épiloguer : il faudra corriger le tir à la maison face à Saint-Etienne. Même si nous n'avons plus rien à gagner, il faut aller chercher la motivation, c'est ce que tout le monde a fait aujourd'hui. »
    Laurent Agouazi (milieu de terrain de Metz) : « C'est dommage, je pense que nous aurions pu ramener les trois points. Mais on ne va pas cracher sur ce match nul : on a prouvé que nous sommes encore capables de prendre du plaisir ensemble sur un terrain. »

    Cinq points pour Bassong

    Plus de peur que de mal pour Sébastien Bassong. Victime d'un choc avec l'attaquant auxerrois George Niculae, le défenseur messin a quitté le terrain sur une civière un quart d'heure seulement après le coup d'envoi. Touché à l'œil gauche, il a été soigné sur place. Il a regagné la Moselle avec deux points de suture sur l'arcade et trois autres sur la pommette.

    (Site officiel du FC Metz) : Metz garde la tête haute

    Malgré la fatigue, les Messins n’ont pas baissé les bras face à Auxerre. Pour ce qui était leur troisième match en une semaine, ils ont partagé les points avec leurs adversaires du soir. Et auraient même pu décrocher la timbale en seconde période.
    Après deux matches éprouvant, tant par leur intensité physique que mentale, on pouvait logiquement craindre que les Grenats aient un coup de mou au Stade de l’Abbé Deschamps, dans un climat beaucoup plus confidentiel que celui qui a accompagné leur élimination de la Coupe de France. Face à eux, l’AJ Auxerre de Jean Fernandez espérait confirmer un maintien en Ligue 1 qui n’est aujourd’hui pas encore assuré. La faute aux hommes d’Yvon Pouliquen, dont la partie volontaire a privé les Bourguignons d’un succès qui les auraient soulagés.
    En première période, peu d’occasions vinrent égailler la soirée du public auxerrois. Un choc aérien entre Bassong et Niculae, qui contraint le premier à céder sa place, donna juste le ton des débats. Ce soir, les coups de têtes seraient à l’honneur. Après la pause, c’est donc par ce biais que Rudy Gestede, aligné seul en pointe, faillit ouvrir la marque à deux reprises. En reprenant un ballon piqué de Gygax au deuxième poteau, puis un bon centre de Bessat en pleine surface. A chaque fois, le grand attaquant messin manqua le cadre, tandis que Niculae, toujours de la tête, trouva dans les arrêts de jeu un excellent Marichez sur sa route.
    Il aurait été cruel pour Metz d’encaisser un but à ce moment là de la partie. Car au cours du second acte, ce sont bien les Grenats, en orange pour l’occasion, qui se montrés les plus entreprenants. Auxerre a paru émoussé. C’est d’autant plus surprenant que les coéquipiers de Pedretti n’étaient pas en lice en Coupe de France cette semaine. Chafni, pour un geste d'humeur envers Pjanic, et Mignot, pour avoir discrètement marché sur le talon de Gygax, auraient même pu voir rouge.
    Malgré la grosse déception qu’a représentée le quart de finale de Gerland, la lanterne rouge continue en tout cas de jouer son rôle d’arbitre sans tricher. Contre Saint-Etienne, la semaine prochaine, il sera à nouveau question de ne pas fausser le championnat. Les Verts, en plein boum, entendent bien se qualifier pour l’UEFA. Mais ils savent au moins, à la lumière des prestations lorraines de la semaine, que se déplacer à Saint-Symphorien ne sera pas chose aisée.

    AJAMetz2008

    April 19

    La Messe est dite ! Merci à Diop...MERCI à Pouliquen ...

    La réflexion du jour : on rend son point à Metz ?....ou bien on prépare le terrain pour ne pas à avoir à sanctionner le PSG de retrait de points ?

    (Quotidien l’Equipe) : L’AJA n’a pas le choix

    LE MATELAS DE SÉCURITÉ. –Après deux défaites de suite (0-1 à domicile contre Sochaux et 0-3 au Mans samedi), les Auxerrois doivent encore assurer leur maintien. « C’est un match très important, où il est nécessaire de prendre les trois points, assure Jean Fernandez. Il nous faut conserver notre petit matelas d’avance sur la zone de relégation. » Pour cette rencontre, l’entraîneur de l’AJA ne pourra toujours pas s’appuyer sur le Roumain Tamas, pas assez rétabli après sa fracture d’un métatarse, mais enregistrera le retour de Jean-Pascal Mignot, qui a purgé son match de suspension.

    FRAÎCHEUR PHYSIQUE. – Les Messins ont disputé deux grosses rencontres en cinq jours, à Marseille en Championnat (1-2) et à Gerland en Coupe de France mardi (0-1) et risquent de connaître quelque fatigue ce soir à l’Abbé-Deschamps. « Oui, la fraîcheur physique peut être un élément important, confirme Jean Fernandez. Je ne sais pas si les Messins vont faire beaucoup de changements, mais cela peut jouer en notre faveur. »

    PENSER À SOI. – Metz, qui a eu la confirmation qu’il jouerait bien en L 2 la saison prochaine après sa défaite contre Marseille samedi dernier, a aussi perdu mardi son dernier objectif, la Coupe de France, après sa défaite en quarts de finale à Lyon. « Il reste encore des objectifs collectifs et individuels pour chacun d’entre eux, dit Yvon Pouliquen à propos de ses joueurs. Il y a trois mois, on était au fond du trou et personne n’est venu chercher des joueurs à Metz au mercato. » Encore cinq matches pour s’offrir un avenir en L 1 ou à l’étranger dès la saison prochaine.

    INTÉGRITÉ MESSINE. – Chez les joueurs messins, ne pas fausser l’issue du Championnat est aussi une préoccupation qui compte. « On ne l’a pas fait jusqu’à présent », souligne Pouliquen. Les Lorrains affrontent ce soir un candidat au maintien avant de jouer, peut-être, les arbitres dans la course à la C 3 (Saint-Étienne, Lorient, Le Mans).

    (R.L.) : Le mois le plus long

    La saison messine s'achèvera le 17 mai. Devenu limité côté terrain où Metz se rend à Auxerre, l'enjeu se déplace en coulisses.

    Quand je pense que cette équipe est vingtième avec dix-neuf points... » L'une des toutes premières remarques d'Yvon Pouliquen, mardi soir à Lyon, où son équipe venait de faire trembler le sextuple champion de France et pour rien, à l'arrivée, fournit l'une des clés de la fin de saison messine sur le terrain de la Ligue 1. C'est bien sûr très dérisoire mais, avec cinq journées à disputer d'ici au 17 mai, dont la première ce soir à Auxerre, Metz peut au moins améliorer son nombre de points, non plus pour éviter le ridicule, mais pour se doter d'un capital un peu plus conforme à ce qu'il a souvent laissé entrevoir et parfois même clairement démontré, en 2008. L'enjeu ? Eviter les trois dernières places au classement Yvon Pouliquen, du nom du tableau affiché dans le vestiaire par le nouvel entraîneur à son arrivée, début janvier : un classement spécifique des matches retour. Pour l'heure, Metz est dix-huitième... « Il y a quinze points à prendre », coupe-t-il à propos de l'intérêt à trouver à une fin de compétition en roue libre. « Dès la fin du match à Lyon, expose Yvon Pouliquen, je me suis adressé aux joueurs en ces termes : s'il vous plaît, finissez la saison en jouant de la même manière ». Carlo Molinari, son président, lui a emboîté le pas : « Je leur ai demandé de confirmer les capacités affichées à Lyon, de ne surtout pas fausser le championnat et, pour ceux qui en ont besoin, de se montrer. » Depuis mardi, le FC Metz est sans doute un club un peu moins nécessiteux, en ce sens que la plus-value prise par la prestation immense de Miralem Pjanic garantit quelques millions supplémentaires quand arrivera l'heure de transférer le petit génie bosniaque, à Lyon ou ailleurs. L'opération permet d'envisager de vendre moins de joueurs par obligation économique, sauf bien sûr ceux que Metz ne tient pas spécialement à conserver. En tout cas, c'est désormais en coulisses, et non plus sur le terrain, que se joue l'avenir du club, qui ambitionne une nouvelle remontée immédiate dans un an.
    Le discours officiel continue de répandre l'idée de l'intérêt individuel à briller ensemble, jusqu'au 17 mai, pour ceux qui aspirent à évoluer encore en Ligue 1, la saison prochaine. La réalité est un peu différente, évidemment : quel club attend les cinq derniers matches de championnat d'une équipe classée vingtième pour se renseigner sur un Cédric Barbosa, un Sébastien Bassong, un Laurent Agouazi ? Pour bâtir ses cinq dernières compositions d'équipe, Yvon Pouliquen reconnaît ne s'attacher qu'à un seul et unique critère : « L'objectif reste le même, à savoir aligner l'équipe la plus compétitive possible. Il ne s'agit pas de tourner pour tourner ou de constituer une équipe en tenant compte de ceux qui seront là, de ceux qui ne seront plus là, de ceux qui risquent de partir et de ceux qui sont susceptibles de rester ! »

    Auxerre tend le dos

    Rien n'est fait à Auxerre : l'équipe de Jean Fernandez se doit de retrouver la voie de l'efficacité à domicile pour tirer profit de son calendrier.

    La tendance. Quinzième à cinq journées de l'issue du championnat, Auxerre ne peut toujours pas s'offrir le luxe d'avancer sans jeter un œil attentif dans son rétroviseur. Si les cinq points d'avance affichés sur Lens, premier non relégable, offrent une marge de manœuvre appréciable à l'équipe de Jean Fernandez, ceux-ci ne contiennent pour autant aucune garantie d'avenir. A l'heure de recevoir Metz, la pression est, qui plus est, entretenue par l'issue des dernières prestations bourguignonnes à domicile : la défaite contre Sochaux (0-1) enregistrée la semaine passée s'est ajoutée à un faux pas face à Saint-Etienne (1-3) deux semaines plus tôt et à un nul concédé contre Lens (0-0), le 8 mars dernier. Il faut ainsi remonter au 16 février, et à la venue de Toulouse, pour retrouver trace du dernier succès de l'AJA à l'Abbé-Deschamps (1-0). Pour ajouter au brouillard ambiant, les Auxerrois ont été balayés par Le Mans lors de la dernière journée (3-0). Kahlenberg au départ. Cette mauvaise passe - à peine nuancée par le succès à Lille (0-2) il y a deux semaines - se traduira aujourd'hui sur la feuille de match : pas moins de quatre changements devraient en effet être apportés au onze de base. En quête d'une formule capable de lui faire gagner les berges du maintien au plus vite, l'entraîneur auxerrois misera beaucoup sur le retour aux affaires de Thomas Kahlenberg : blessé et absent depuis le 26 janvier, le Danois est entré en cours de match lors des deux dernières journées. Sa titularisation, ce soir, aura valeur de test. Elle s'ajoutera au retour de suspension de Mignot et à la présence de Julien Quercia et de Kevin Lejeune dès le coup d'envoi. Jugés décevants au Mans, Jelen (4 buts) et Oliech (3 buts) débuteront quant à eux sur le banc. La pointe de l'attaque sera sans surprise confiée au meilleur buteur, Daniel Niculae (11 buts).
    Le chiffre. 3. Comme le nombre de matches que les Auxerrois disputeront à la maison d'ici à la fin de saison. Après Metz, aujourd'hui, Valenciennes (36e journée) et l'Olympique lyonnais, pour la clôture du bal, sont au programme de l'équipe de Jean Fernandez. "L'avantage" ne les dispensera pas d'un nécessaire effort de précaution : deux délicats déplacements figurent par ailleurs à l'agenda bourguignon. De ce côté-là, l'incertitude n'existe pas : le Paris Saint-Germain et Monaco, en situation délicate eux aussi, ne feront aucun cadeau à leur hôte bourguignon.

    Du mouvement en vue

    • Bassong et Pjanic incertains. Aux forfaits de Cheikh Gueye (ischios-jambiers) et Momar N'Diaye (cheville) se sont ajoutées deux incertitudes : hier matin, Sébastien Bassong et Miralem Pjanic ne sont pas allés au terme de la séance d'entraînement. Touché au pied, mardi à Lyon, le défenseur devrait céder sa place à Jeff Strasser. Pjanic, lui, se plaint toujours des adducteurs. Yvon Pouliquen pourrait donc l'inviter à souffler.
    • Bong à gauche. Une semaine après la défaite concédée devant l'OM et quatre jours après l'élimination en Coupe de France, plusieurs changements sont à attendre dans le onze messin. Absent depuis décembre, Gaëtan Bong devrait profiter de la blessure de Cheikh Gueye pour retrouver le flanc gauche de la défense. Dans ce cas, Eric Cubilier, lui, glisserait à droite. Difficile, en revanche, de présumer de la composition du milieu de terrain. Seule piste : la perspective de voir Pjanic sur le banc devrait permettre à Daniel Gygax de débuter. L'international suisse était remplaçant lors de deux derniers matches. Notons par ailleurs les retours dans le groupe de Cyril Chapuis et Sébastien Renouard, ainsi que la première apparition de Romain Ruffier (18 ans). Ce dernier a été préféré à Oumar Sissoko pour assumer le rôle de doublure de Christophe Marichez.
    • « Je les sens concernés ». Pour retrouver les voies de l'efficacité, Yvon Pouliquen pourrait être tenté de repasser à un schéma avec deux attaquants. L'idée l'avait déjà effleuré avant le déplacement à Gerland, mardi. Indépendamment de cela, l'entraîneur messin espère que son équipe sera capable de maintenir le rythme affiché lors de ses deux dernières sorties. « Je l'en crois capable. Je sens mes joueurs concernés. »

    Diop au Qatar

    C'est officiel depuis hier : Malick Diop n'évoluera plus sous le maillot grenat. Parti pour disputer un tournoi au Qatar au lendemain de l'élimination messine en Coupe de France, mardi à Lyon, le défenseur messin terminera la saison dans un club des Émirats, le FC Metz ayant en effet accepté de résilier le contrat qui les liait jusqu'au 30 juin prochain. Agé de 33 ans, Diop était arrivé à Saint-Symphorien au cours de l'été 2006. Il aura disputé 71 matches pour le club à la Croix de Lorraine.

    (CFA) : Metz : enrayer la spirale

    FC Metz. 10e avec 60 pts (8v, 8n, 12d). Les trois dernières rencontres : défaite au Red Star (1-0), défaite face à Montceau (0-1), défaite à Auxerre (3-1).
    Saint-Priest. 4e avec 76 pts (12v, 13n, 2d). Les trois dernières rencontres : victoire face à Raon (2-1), nul à Belfort (0-0), victoire face à Vesoul (4-4).
    A l'aller. Le 1er décembre 2007. Saint-Priest - Metz : 2-2. Buts pour Saint-Priest : Belvito (53e sp), Grand (56e) ; pour Metz : Renouard (29e), Françoise (73e).
    L'enjeu. Si les Rhodaniens restent sur une série de sept matches sans défaite (dont quatre victoires), les Messins ont réalisé un parcours totalement inverse : sept matches sans le moindre succès dont quatre défaites. Une spirale que les coéquipiers d'Emmanuel Françoise tenteront d'enrayer, demain, à Delaitre.
    Le groupe. José Pinot désignera son groupe ce matin. Seule certitude, les forfaits de Stéphane Leoni (genou) et Thomas Nativel (cheville) qui ont rejoint, cette semaine, Amine Aribi (ischio-jambier) et Cédric Anton (cheville) à l'infirmerie.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « Saint-Priest n'a concédé que deux défaites cette saison. C'est dire le match qu'il faudra sortir pour espérer bousculer cette formation. Mais j'ai l'habitude de dire que c'est dans la difficulté et la douleur que les équipes se révèlent. La réussite nous fuit depuis de longues semaines. J'espère que nous aurons les moyens d'enfin renverser la tendance. Mais ce sera un match difficile... »
    Metz - Saint-Priest stade Delaitre, demain (15h)

    Fernandez : « Si Metz joue comme ça, on est mal ! »

    Spectateur de Lyon - Metz, Jean Fernandez s'est dit « impressionné ». Mais l'AJ Auxerre de l'ancien entraîneur messin doit renouer avec la victoire à domicile, demain, pour se rapprocher du maintien.

    Jean Fernandez, avez-vous établi une estimation de vos chances de maintien ? « Une estimation, non, mais il est permis d'imaginer qu'il nous manque trois ou quatre points. J'ai l'impression que Strasbourg va descendre. Après, on a coutume de dire que Monaco, Lens, Toulouse, Paris ne descendront pas. Mais il faudra bien un troisième relégué. »
    • Pour quelles raisons Auxerre ne serait pas celui-là ? « Nous avons un atout important : nos cinq points d'avance sur le dix-septième. Cela donne un droit à l'erreur. Le week-end dernier, nous avons perdu au Mans (3-0) mais, dans le même temps, Paris, Lens, Strasbourg, Monaco se sont tous inclinés. Nous subissons donc moins de pression, même s'il faut rester très vigilant. »
    • D'où proviendraient vos craintes éventuelles ? « Ce qui m'embête le plus, actuellement, c'est que nous ne sommes pas dans une bonne dynamique. Dans le jeu, nous manquons d'efficacité défensive et, surtout, de réalisme offensif. Les absences de Kallenberg et Jellen, blessés depuis janvier, nous sont très préjudiciables. Ils nous faisaient jouer dans le bon tempo et se trouvaient souvent à la finition. »
    • C'est ce qui explique vos déboires à domicile, où vous n'avez plus gagné depuis le 16 février ? « Oui. Au cours des six derniers matches à l'Abbé-Deschamps, nous n'avons gagné qu'une fois, contre Toulouse, pour trois nuls et deux défaites. C'est l'inverse des matches aller. » • Que s'est-il passé après votre mois de février parfait, au cours duquel vous aviez gagné trois fois de suite ? « En février, nous étions bien physiquement, et nos trois victoires nous ont donné de l'oxygène. En ce moment, c'est moyen, il y a un petit coup de mou. J'espère et je pense que nous allons reprendre le dessus. Après, nos qualités techniques et tactiques me font dire que nous aurons les moyens d'aller chercher le maintien. »
    • Est-une chance de recevoir Metz dans la foulée de son élimination en Coupe de France et alors que la descente est maintenant mathématiquement acquise ? « On peut le penser, un contrecoup est possible après deux gros matches, Marseille et Lyon, avec de grosses ambiances. Mais si Metz évolue au même niveau, ce sera très, très compliqué. J'étais à Gerland mardi. Les Messins m'ont fait forte impression. Nous, actuellement, nous ne sommes pas à ce niveau-là. Avec un peu plus d'adresse, Babs (Babacar Gueye) pouvait faire basculer le match. Et le petit (Miralem Pjanic) ! Lui, personne ne l'arrête, et il est très intelligent, il fait les bons choix. Je le savais fort, mais là ! J'ai dit à David (Carré, son adjoint) : si Metz joue comme ça, on est mal ! »
    • D'autant que vous avez besoin des trois points en jeu ? « C'est une obligation. En principe, contre Metz, nous devons gagner. Plus vite nous prendrons les points, mieux ce sera. A l'avant-dernière journée, nous allons à Monaco. A la dernière, nous recevons Lyon. Mais attention ! »
    • Connaissez-vous Yvon Pouliquen ? Le président Molinari vous trouve des similitudes... « Il est le mieux placé pour le dire. Mais à chaque fois que j'ai rencontré Yvon, le courant est bien passé, assez pour que je m'autorise à lui envoyer mes vœux de réussite quand il a signé à Metz. Il a un vécu, ne se la joue pas : c'est un entraîneur qui convient bien au FC Metz. »

    Dissolution de la Faction

    La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé, hier, la dissolution de deux groupes de supporters, les Boulogne Boys après l'affaire de la banderole injurieuse du Stade de France, et la Faction Metz après des incidents lors de Lyon-Metz du 23 février. « J'ai signé les décrets de dissolution administrative, et ils ont été transmis au Premier ministre », a précisé la ministre lors d'un bref point de presse organisé Place Beauvau. La Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives, saisie le 4 avril, s'est réunie mercredi et elle a « rendu un avis favorable » à ces dissolutions, a-t-elle ajouté.
    La ministre a rappelé que le 29 mars, lors du match Paris-SG - Lens, une banderole « incitant à la haine et à la provocation (avait) été déployée au Stade de France », et que cet acte « faisait suite à de très nombreux incidents survenus lors de cette saison et au cours des saisons précédentes. » Ces incidents mettaient « en cause des supporters du PSG, membres de l'Association des Boulogne Boys », a poursuivi Michèle Alliot-Marie, en justifiant sa décision.
    Quant à la Faction Metz, sa dissolution a été prononcée en raison d' « incidents graves et répétés (qui) se sont produits en marge des matches du FC Metz », a-t-elle ajouté. Entre temps,

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : soins, pas de séance sur le terrain. Aujourd'hui : une séance à 9 h 30 sur le terrain du bord de l'autoroute.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Lyon - Metz (quart de finale de la Coupe de France) mardi 15 avril, 1-0. Prochain match : Auxerre - Metz (34e journée de Ligue 1) samedi 19 avril, 20 h. A suivre : Metz - Saint-Etienne (35e journée de Ligue 1) samedi 24 avril, 20 h.
    A l'infirmerie. Souffrant de divers bobos au retour de Lyon, Laurent Agouazi (cheville), Miralem Pjanic (adducteurs) et Sébastien Bassong (pied) reprendront l'entraînement ce matin. Cheikh Gueye, victime d'une élongation aux ischio-jambiers, a quant à lui été arrêté ; il est d'ores et déjà forfait pour le déplacement à Auxerre samedi.
    Suspendu. Aucun.
    Le chiffre du jour. Sept joueurs ont participé à l'intégralité des deux matches intenses disputés par Metz, samedi contre Marseille puis mardi à Lyon : Marichez, Vivian, Bassong, Cubilier, Pjanic, Agouazi et Barbosa. « Il y aura quelques changements à Auxerre, prévient Yvon Pouliquen, car certains ont besoin de souffler. »

    Huis clos et point retiré : délibéré aujourd'hui

    FOOTBALL. Saisie par le FC Metz dans l'affaire Ouaddou, du nom du capitaine valenciennois insulté par un spectateur le 16 février à Saint-Symphorien, la commission d'appel de la Fédération Française de football rendra son délibéré aujourd'hui. Représenté hier à Paris par son directeur général, Patrick Razurel, par Jacky Ancel, directeur de la sécurité, et par Me Guy Reiss, son avocat, le FC Metz a exposé ses arguments dans l'espoir de voir sa sanction levée : la commission de discipline de la Ligue de football professionnel lui a en effet infligé un point de retrait et un match à huis clos, ce que le club lorrain juge disproportionné, ne s'estimant pas responsable des propos tenus par un individu isolé et rappelant l'avoir remis à la police dès ses agissements connus.
    Autre affaire à propos de laquelle la commission d'appel annoncera sa décision aujourd'hui : l'affaire Kébé 2. Dans ce dossier, c'est la LFP qui a fait appel, estimant insuffisante la condamnation du club de Bastia à un match à huis clos pour le déploiement d'une banderole injurieuse par ses supporters à l'encontre du joueur burkinabé de Libourne, Boubacar Kébé.

    Metz : huis clos confirmé

    Metz récupère son point mais devra s'acquitter d'un match à huis clos.

    Deux mois et deux jours après l'affaire Ouaddou qui avait émaillé le déroulement du match face à Valenciennes, le verdict de la commission supérieure d'appel de la Fédération Française de football est tombé. Oublié le retrait d'un point au classement qui a pendu un temps au nez du club messin. Evoquant des « circonstances atténuantes », contenues dans la réaction rapide des services de sécurité le 16 février dernier à Saint-Symphorien - l'individu qui avait proféré des insultes à l'adresse du capitaine franco-marocain de Valenciennes avait été remis aux forces de l'ordre - les instances ont décidé de rendre son bien au FC Metz. Ce premier volet n'a pas été jugé suffisant par les dirigeants messins. Hier, Carlo Molinari s'est, en effet, attardé sur la deuxième partie de la décision rendue par la commission : prise en première instance, la sanction d'un match à huis clos a, elle, été maintenue. Pour le président messin, la perspective de voir son équipe jouer face à Saint-Etienne dans un stade vide le 26 avril prochain - et donc celle de devoir tirer un trait sur la recette d'un des derniers rendez-vous de la saison - est « incompréhensible ». « Nous allons saisir le CNOSF (Comité national olympique sportif français), tout simplement parce que nous trouvons la décision injuste. Au soir de l'incident, notre service de sécurité avait fait le nécessaire pour minimiser l'incident. Nous avons fait tout notre possible. » L'argument, précisé une nouvelle fois, jeudi, par les responsables messins, n'a visiblement pas été suffisant. « Il faut vraiment faire attention : ce genre d'histoire ouvre la porte à n'importe quel excès. Vous pouvez empêcher un supporter d'entrer dans un stade avec un fumigène ou une banderole, mais comment faire pour savoir ce qui se passe dans sa tête ? »
    L'affaire Ouaddou est donc appelée à continuer. Et pour Metz, la perspective du huis clos restera d'actualité jusqu'à ce que « le CNOSF désigne un conciliateur, précise Patrick Razurel, directeur sportif. A partir de là, et seulement à partir de cet instant, la décision de la commission pourra être suspendue. » «Quelles que soient les suites juridiques, précise enfin Carlo Molinari, nous nous réservons le droit de poursuivre en justice les fauteurs de trouble, estimant que les incidents survenus nous ont causé différents préjudices: la dégradation de l'image du club et une perte financière dans le cas où le huis clos serait maintenu.»

    Moins deux pour Bastia

    Bastia a vu sa sanction aggravée vendredi en appel, dans le cadre de l'affaire Kébé 2, en perdant deux points au classement. Comme Metz, le club corse a annoncé son intention de déposer un recours devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). La Commission supérieure d'appel a jugé « condamnable la passivité des dirigeants du club bastiais dans la gestion de l'incident » lié à la banderole à caractère raciste, et a donc assorti la sanction prononcée en première instance (un match à huis clos) d'un retrait de deux points. L'appel avait été interjeté par la Ligue (LFP), qui avait estimé « insuffisante » la décision de sa commission de discipline sanctionnant le déploiement par des supporters corses de la banderole "Kébé, on n'est pas racistes. La preuve, on t'enc...", lors de Bastia-Libourne, le 22 février. Ce message faisait écho à la condamnation à un point de pénalité infligée au même club corse pour des insultes racistes de la part de supporters îliens dont avait été victime le Burkinabé de Libourne Boubacar Kébé lors du match aller, le 14 septembre.

    AFFAIRE OUADDOUUUUUUUUUUUUUThiriez2008

    April 11

    Pour contrer l'O.M., il faudra des hommes!

    Le petit Poucet

    La phrase du jour : Je serai absent, pour cause de déplacement, du 12/04/2008 au 20/04/2008…Donc, pas de blog durant cette période ! Bon match

    La Metz est dite ?

    Un petit tour et puis s'en va. Samedi (20h00), Metz reçoit Marseille. Les Lorrains pourraient, s'ils ne gagnent pas, être mathématiquement relégués en Ligue 2. A cinq journées de la fin du Championnat...
    Le F.C. Metz (20e avec 19 points) vit ses dernières heures en Ligue 1. Remonté l'été dernier, le club Lorrain n'aura goûté aux joies de l'élite que le temps d'une saison. Les hommes d'Yvon Pouliquen vont ainsi rejouer un scénario familier à la Ligue 1, celui de l'aller-retour.
    Depuis dix ans, six clubs (Toulouse en 1999 et 2001, Lorient en 1999, Le Havre en 2003, Le Mans en 2004 et Caen et Istres en 2005) ont en effet fait une brève apparition au plus haut niveau français avant de redescendre. Contre Marseille, les Messins tenteront de repousser l'échéance, ce qui passe obligatoirement par une victoire sur l'OM. Sinon, ils quitteront officiellement la Ligue 1 au soir de cette trente-troisième étape. Jamais ces dernières saisons un club n'avait été condamné aussi tôt dans la saison. Le précédent club à avoir joué plus de deux matches « pour du beurre » est Istres en 2005, mathématiquement relégué à trois journées de la fin.
    Coutumier du fait
    Le club de Carlo Molinari sait qu'il va connaître les affres d'une descente pour la seconde fois en cinq ans. En 2001/2002, les Grenats étaient, avec Lorient, un des deux relégués de la 1ère Division. La compétition devenait alors la Ligue 1 et repassait à 20 clubs. Messins et Lorientais s'étaient neutralisés (1-1) lors de la 34e, et dernière journée, et validaient tous deux leur billets pour l'échelon inférieur.
    Dans l'ascenseur se croisent d'ailleurs souvent les mêmes formations. Outre Metz, Caen, Sochaux, Lorient, Le Mans ou encore Strasbourg ont ainsi été pensionnaires à plusieurs reprises de la Ligue 2 lors de la dernière décennie. Le club Alsacien, également promu et actuellement relégable, pourrait dans quelques semaines suivre la trajectoire du voisin Lorrain.

     Valbuena : « Ne rien lâcher»

     Absent des terrains depuis une quinzaine de jours, Mathieu Valbuena « espère » pouvoir retrouver la Ligue 1 samedi (20h00) à Metz. Avant d'aborder la dernière ligne droite du Championnat, le milieu de terrain marseillais se confie à francefootball.fr.
    «Mathieu, où en êtes-vous de votre blessure ?
    Ça va beaucoup mieux. Depuis Sochaux (ndlr : 30e journée, 0-1), je souffrais d'une douleur au niveau du bassin, qui se prolongeait jusqu'à l'adducteur. C'était sans gravité, mais j'étais gêné dans mes courses et mes accélérations. Maintenant, cela fait près de deux semaines que je suis absent. J'ai couru lundi matin. Mardi j'ai travaillé individuellement ma condition physique. Si tout va bien, je devrais pouvoir reprendre l'entraînement collectif en milieu de semaine. Et je pense, en tout cas j'espère pouvoir jouer samedi à Metz. Je n'ai pas trop envie de m'avancer. On va voir comment tout ça évolue.
    Comment jugez-vous la prestation de l'OM dimanche contre Lyon (3-1) ?
    Très, très... bonne. La première mi-temps a été parfaite. On a pratiqué un très beau football. Après, en deuxième période, on a eu un peu plus de mal. Mais dans l'ensemble ce fut une très belle prestation. Et puis surtout il y a les trois points au bout. C'est la plus important. Cela nous permet de rester dans la course à la troisième place. On ne va rien lâcher.
    Les éliminations en Coupe de l'UEFA ( en huitième de finale contre le Zénith Saint-Pétersbourg, 3-1, 0-2) et en Coupe de France (en huitième de finale contre Carquefou, 0-1) sont-elles oubliées ?
    Ça restera deux grosses déceptions. Ces deux compétitions nous tenaient vraiment à cœur. En Coupe de France, nous aurions aimé aller en finale et nous aurions voulu faire encore de belles choses en Coupe de l'UEFA. Mais voilà en une semaine et demie, on a presque tout perdu. Ces deux éliminations nous ont fait douter bien sûr. Quand vous vous faites éliminer coup sur coup, cela pèse sur le moral. Il ne faut pas le nier. Mais il faut savoir se remettre de telles désillusions. On a su le faire en redressant la barre tout d'abord à Lorient (2-1, 31e journée) puis en confirmant contre Lyon (3-1, 32e journée). Maintenant, il nous reste le Championnat. Il faut se concentrer sur ce dernier objectif du club, qui est la qualification en Ligue des champions. Je peux vous assurer que nous n'allons rien lâcher.
    A six journées de la fin de la saison, vous comptez toujours trois points de retard sur Nancy. Pensez-vous avoir un calendrier (à Metz, contre Lille, à Monaco, contre Bordeaux, au Mans et contre Strasbourg) favorable pour conquérir cette troisième place ?
    C'est faisable. Ce ne sera pas facile. Parce que toutes les équipes que nous allons rencontrer ont certes des objectifs différents pour cette fin de saison. Le maintien pour certains, la Ligue des champions pour d'autres, voire le titre pour Bordeaux. Mais une chose est sûre : chacune de ses équipes sera à fond contre nous. C'est une fin de Championnat compliquée et excitante. Mais à notre portée. Si on arrive à faire une dernière ligne droite comme la saison dernière, on peut avoir de belles choses au bout. Bref, rien n'est fait, tout reste possible.
    Samedi (20h00), l'OM se rend à Metz, qui devrait sauf miracle jouer en Ligue 2 la saison prochaine. Comment abordez-vous cette rencontre ?
    Avec sérieux. C'est le match piège par excellence. A nous de ne pas tomber dedans. On se devra d'être concentré durant les 90 minutes. Et si on arrive à reproduire des prestations comme contre Lyon ou à Lorient, tout devrait bien se passer. En tout cas, il nous faut ces trois points ».

    Signorino : aller voir ailleurs…

    Sous contrat au Getafe CF depuis le début de la saison, Franck Signorino effectue un exercice 2007-2008 mi-figue mi-raisin. Rarement titularisé par son entraîneur Michaël Laudrup, l'ancien arrière gauche de Nantes et de Metz, auteur d'une prestation encourageante à Munich (1-1) il y a une semaine, espère que la qualification pour les demi-finales de la Coupe de l'UEFA sera au bout du match retour ce soir en Espagne. En se confiant à franceFootball.fr, il laisse entendre que si sa situation personnelle ne s'améliore pas, il pourrait partir.
    «Franck Signorino, après un résultat prometteur à l'Allianz-Arena, dans quel état d'esprit abordez-vous cette seconde manche face au Bayern Munich ?
    Déjà, avoir obtenu ce score d'égalité à Munich fut amplement mérité, tant nos occasions franches furent nombreuses en seconde période. Nous n’avons rien lâché. Mais à nous de rester sérieux. Ce ne sera pas facile, car le Bayern est une équipe pleine de qualités.
    Alors que votre club n'est pas très connu hors d'Espagne, comment expliquez-vous qu'aujourd’hui, Getafe soit la seule équipe espagnole à être encore engagée sur trois tableaux (Championnat (12e), finale de la Coupe du roi et quarts de finale de la Coupe de l'UEFA) ?
    Cela fait désormais trois saisons que Getafe évolue en première division et à chaque fois, il a terminé dans la première moitié de tableau ; il a aussi été finaliste de la Coupe du roi la saison dernière (0-1 face au FC Séville). Le secret de cette réussite, c'est que nous formons une vraie bande de copains. On a un groupe soudé ; cela se retrouve dans notre jeu avec une certaine agressivité. Nous possédons plusieurs joueurs capables de faire la différence à tout moment.
    En revanche, sur un plan individuel, vous ne jouez pas beaucoup. Comment le vivez-vous ?
    C’est vrai que ce n'est pas évident, car je n'étais pas habitué à me retrouver sur le banc des remplaçants. Mais je tente de profiter de chaque minute de jeu, notamment en Coupe de l'UEFA où je suis régulièrement aligné. Mes performances m'aideront soit à retourner la situation en ma faveur ici, soit à aller voir ailleurs.
    Vous pourriez donc envisager de quitter Getafe ?
    Je ne peux pas me permettre d'effectuer un deuxième exercice avec aussi peu de matches. Depuis le début de la saison, je n'ai pris part qu'à onze rencontres, ce qui est très peu. J'ai envie de jouer davantage.
    Pourriez-vous vous imaginer revenir en Ligue1 ?
    Tout est possible. A 26 ans, j'ai la gnac. J'ai envie d'être davantage impliqué dans un projet que je ne le suis actuellement. »

    (R.L.) : FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 16h30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Lens - Metz (32e journée de Ligue 1), samedi 5 avril : 1-1. Prochain match : Metz - Marseille (33e journée de L1), samedi 12 avril à 20h. A suivre : Lyon - Metz (quart de finale de la Coupe de France), mardi 15 avril à 20h45 ; Auxerre - Metz (34e journée de L1), samedi 19 avril à 20h.
    Blessés. Matheus Vivian (douleurs aux ischios-jambiers) et Malick Diop (excusé), n'ont pas participé à la séance de jeudi matin. La décision quant à leur participation à la réception de l'OM sera prise aujourd'hui. Manuel Corrales, lui, poursuit son programme de remise à niveau en solo. Le défenseur (entorse du ligament interne latéral du genou droit) devrait retrouver le groupe la semaine prochaine. La saison de Julien Cardy est terminée.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Attribué dans un premier temps à Miralem Pjanic, le but messin inscrit à Lens, samedi dernier, est en fait l'œuvre de Momar N'Diaye. Ainsi en a décidé la Commission d'Organisation des Compétitions, notifiant que « l'auteur du but est le dernier joueur de l'équipe attaquante à avoir touché le ballon. Ce cas implique également le joueur de l'équipe attaquante ayant touché en dernier le ballon de manière non intentionnelle ». Le Sénégalais totalise donc cinq buts en championnat depuis le début de la saison. Le compteur de Miralem Pjanic, lui, reste bloqué à deux unités.

    "Le petit" abdique

    Le doute du début de semaine s'est mué en certitude : Mathieu Valbuena ne participera pas au déplacement de son équipe à Saint-Symphorien. Le milieu de terrain se plaint de douleurs aux adducteurs depuis son apparition face à Sochaux le 22 mars dernier (30e journée). « Vu la forme de nos attaquants en ce moment, on pourrait penser que ce n'est pas trop grave, mais j'aurais quand même aimé avoir le petit sur le banc » a déclaré Eric Gerets, hier, lors du point presse hebdomadaire. Deux autres forfaits sont annoncés côté olympien : Karim Ziani (reprise) et Laurent Bonnart (douleur à la jambe).

    Eric Gerets : « J'exige le même comportement »

    L'entraîneur marseillais attend beaucoup du déplacement de son équipe à Metz. Passée l'euphorie du succès face à Lyon, l'OM jouera gros sur le terrain de la lanterne rouge.

    Un parcours de champion. Une élimination en Coupe de l'UEFA face au Zénith Saint-Petersbourg, suivie d'une autre sortie de route face aux amateurs de Carquefou (CFA) en Coupe de France... En laissant filer deux de ses objectifs à la casse en l'espace d'une semaine, à la mi-mars, Marseille a conforté le regard de ses pourfendeurs en même temps qu'il entretenait sa réputation d'équipe immature. Déjà évincé de la Coupe de la Ligue par Auxerre, début janvier, l'OM a vu fondre son champ d'action. Aujourd'hui, celui-ci se limite au seul championnat de France : un domaine où la maîtrise phocéenne aurait presque pu passer inaperçue, si Lyon n'en avait pas pâti, pas plus tard que dimanche dernier. Le succès obtenu face au futur sextuple champion de France a marqué les esprits et replacé sous les projecteurs le parcours marseillais en Ligue 1 depuis la fin de la trêve. Deux défaites (Rennes, Sochaux), trois nuls et huit succès : les Marseillais ont glané vingt-sept points sur trente-neuf possibles. Soit un de moins, à peine, que leurs homologues lyonnais (trois défaites, un nul, neuf victoires). Un parcours de champion...
    Horizon Ligue des Champions. Oui mais voilà, à six journées du clap de fin, Marseille pointe à seize longueurs derrière le club du président Aulas. La faute à un début de parcours calamiteux : au soir de la treizième journée, début novembre, l'OM pointait, en effet, à la dix-neuvième place du classement... Un souvenir lointain pour cette formation qui n'a toujours pas dit son dernier mot dans la course à la troisième place synonyme de tour préliminaire de Ligue des Champions. L'entretien de l'espoir passera, demain soir, par un succès sur le terrain de la lanterne rouge messine. Le rendez-vous fixé à Saint-Symphorien est pris très au sérieux par l'entraîneur belge, parachuté aux commandes le 25 septembre dernier. « Après la prestation collective que nous avons livrée face à Lyon, on ne peut pas se permettre de faire un demi-match à Metz. J'exige le même comportement, le contraire serait inadmissible. » Ou comment placer ses troupes face à leurs responsabilités.
    Le modèle anglais. Eric Gerets a beau avoir assisté au « meilleur match » de son équipe, la semaine dernière au Vélodrome, Marseille a beau être la seule équipe à s'être imposée à deux reprises face à Lyon, le doute inhérent aux chutes abruptes ayant ponctué son parcours reste vivace. Il n' y a pas si longtemps, Lens avait profité d'un de ces moments d'absence phocéen pour rattraper deux buts de retard et finalement décrocher le match nul (3-3, le 16 mars). Une déconvenue parmi d'autres, pointée du doigt par l'entraîneur : « Je suis satisfait de ce que j'ai pu voir cette saison à 90 %. Il va falloir aller chercher les 10 % manquant. Et pour cela, il faudra que mes joueurs affichent un mental irréprochable onze mois durant. Le mental, c'est ce qui fait la différence entre le foot français et le foot anglais. » Se dessine aujourd'hui un test intéressant : après avoir brillé face au champion lyonnais, Marseille est appelé à en faire de même face à Metz, un adversaire dont il ne croisera plus la route la saison prochaine.

    Record en vue

    La venue de l'Olympique de Marseille à Saint-Symphorien est d'ores et déjà appelée à faire date : le record d'affluence associé à la venue de Lyon, le 15 septembre dernier, volera en effet en éclat demain soir. Hier, le service billetterie du FC Metz ne disposait plus que d'un petit milliers de places à vendre (dont 500 dans les emplacements occupés par les différentes associations de supporters). 21988 personnes avaient assisté au large succès lyonnais lors de la 8e journée (1-5). Elles devraient être près de 25000 à se rassembler pour l'un des derniers rendez-vous en Ligue 1 à domicile de la lanterne rouge messine.

    (Site officiel FC Metz) : Nous venons chercher la victoire !

    Benoit Cheyrou fait partie des artisans de la victoire sur l’ogre lyonnais et ne souhaite pas s’arrêter là. En déplacement sur les terres messines, son équipe ne compte pas laisser Nancy se qualifier pour la Ligue des Champions.

    Benoit, Marseille a réalisé un grand match face à Lyon. On imagine que la semaine d’entraînement à la Commanderie s’est bien passée…
    Benoit Cheyrou : « Oui, généralement ça se déroule bien lorsque l’on gagne le week-end. Il est toujours plus facile de préparer un match quand on a remporté celui de la semaine précédente. Le moral est bon, nous travaillons donc mieux. »
    Après un tel match, n’y a-t-il pas un risque de relâchement, d’autant que vous vous déplacez ce week-end chez la lanterne rouge messine ?
    B.C. « Non, justement. Nous voulons nous qualifier pour la Ligue des Champions et les trois points de Lyon sont aussi chers que ceux que nous espérons prendre à Metz. Nous venons chercher la victoire afin d’atteindre notre objectif. »
    L’OM a pris six points sur Lyon cette saison. Cette statistique est flatteuse, mais ne risque-t-elle pas d’accentuer vos regrets ?
    B.C. « Il est vrai que nous avons réalisé un mauvais début de saison, mais nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes. Ensuite, nous avons fait ce qu’il fallait pour devenir plus performants et revenir dans le coup. Au calcul des points gagnés en deuxième partie de saison, on n’est pas loin des premiers. Maintenant, il reste six journées pour atteindre ce qu’on vise, et on ne parlera de regrets qu’en fin de saison en cas d’échec. »
    Il s’agit de votre première saison sur la cannebière, vous êtes arrivé cet été en provenance d’Auxerre. Comment vous êtes-vous adapté au contexte marseillais, si particulier ?
    B.C. « C’est un club bien différent d’Auxerre au niveau de la médiatisation. Après, mon travail est identique et sur le terrain, c’est la même chose. De toute façon, étant milieu défensif, je n’ai jamais été trop exposé aux médias et cela continue à Marseille. C’est le fait de la médiatisation actuelle du football. J’y suis habitué depuis le début de ma carrière. Je pense que ce statut me convient bien. »
    En tous cas, une personne s’intéressera quoiqu’il arrive à vos prestations : le sélectionneur Raymond Domenech. Pensez-vous à l’Equipe de France en cette fin de saison ?
    B.C. « Je suis comme tous les sportifs de haut niveau. Je crois que pour progresser, il faut regarder vers le haut. Et vers le haut, c’est forcément vers l’équipe nationale. Encore une fois, les médias parlent beaucoup de ça mais la seule personne qu’il faut séduire est le sélectionneur et ce n’est pas encore fait. J’ai encore beaucoup de travail à faire pour être meilleur que ceux qui jouent actuellement à mon poste en équipe de France. Pour l’instant, je suis satisfait de ma saison même si on peut toujours faire mieux. J’essaie de me concentrer sur mes prestations en club. Je me rend compte que je suis déjà plus médiatisé qu’à Auxerre en évoluant quasiment au même niveau. Savoir que l’œil de Raymond Domenech est braqué sur moi me pousse à travailler encore plus, c’est une source de motivation supplémentaire. »
    Venons-en au match de samedi à Metz. Comment l’abordez-vous du côté de Marseille ? Cela a tout du match piège, non ?
    B.C. « Oui, c’est sûr, d’autant qu’on sent Metz plus libéré ces temps-ci. Certes, tout le monde voie ce club en Ligue 2 et il sera difficile aux Grenats de se maintenir. Mais ils ne ferment plus le jeu et commencent à avoir de bons résultats. Voilà pourquoi nous savons que ce match sera difficile. Mais quoiqu’il en soit, notre objectif est de ramener les trois points pour rester dans la course pour la Ligue des Champions. Nous devons continuer sur notre lancée et enchaîner les victoires. »

    Les anciens distribuent leur récolte :

    Tout au long de l’année, l’association des anciens du Club à la Croix de Lorraine collecte des fonds par le biais de matches de gala. Cette semaine, ils ont remis à plusieurs associations le fruit de leur ‘tournée’.

    Ils ne sont plus sur les projecteurs, mais continuent de mettre leur talent au service des autres. Jadis, c’étaient les spectateurs qui se régalaient de leurs gestes et de leurs succès. Aujourd’hui, ce sont des associations caritatives qui en profitent, avec un bonheur que peu de leurs représentants ont réussi à masquer lors d’une soirée organisée au Stade Saint-Symphorien dans la galerie des loges, lundi 7 avril.
    L’association des anciens du Club à la Croix de Lorraine a vu le jour il y a quelques saisons avec des objectifs multiples. Se retrouver, garder le contact entre ex-défenseurs de la bannière grenat, et rechausser les crampons. Pour le plaisir, mais aussi pour mettre la notoriété au profit d’autres associations engagées dans des combats qui demandent autant de courage que de moyens financiers. Un coach ? Marcel Husson. Des joueurs ? Didier Casini, Philippe Gaillot, Bernard Zénier, Didier Lang… pour ne citer qu’eux. Yvon Pouliquen s’est récemment joint à l’équipe, à l’occasion d’une rencontre amicale contre le racisme à Forbach. « Un match d’essai », souriait le coach messin.
    Ce lundi soir, il n’était pas l’heure de marquer des buts mais de distribuer les gains accumulés, qui s’élevaient au total à 11 000 euros. Une dizaine d’associations caritatives se sont donc vues remettre des chèques. Les « anciens » espèrent que ceux-ci les aideront dans leurs entreprises. Ils repartiront sans doute sur les routes prochainement. On savait que leur passion ne s’éteindrait pas de sitôt. Alors en plus, si l’agréable est aussi utile…

    anciens_assoc2008cheyrou2008cheyroub2008Metz-Marseillebannière

    April 10

    Cyril Chapuis : un homme discret...

    La phrase du jour. A. Wenger : « La réussite d’une équipe se joue à 90 % lors du recrutement »

    (R.L.) : Chapuis : « Enchaîner les matches »

    Trois mois après son arrivée à Metz, Cyril Chapuis présente un bilan maigrelet. Demandeur de temps de jeu, l'ancien attaquant marseillais voit aussi à plus long terme : « Je prépare un peu la prochaine saison ».

    Six apparitions sous le maillot grenat, dont deux comme titulaire, la première écourtée au bout d'une mi-temps. Arrivé à Metz début janvier dans le sillage d'Yvon Pouliquen, Cyril Chapuis joue peu et, mécaniquement, il ne marque pas. Le public messin connaît d'autant moins l'ancien joueur de Rennes et Marseille, notamment, qu'il est discret de nature. Réputé taiseux, Cyril Chapuis se livre rarement. Voici une exception...

    • Vous êtes Messin depuis trois mois, et vous avez finalement assez peu joué. Beaucoup moins que vous l'imaginiez ? « J'étais sans club depuis six mois et je voulais me refaire une santé : sur ce plan-là, c'est chose faite. En revanche, c'est vrai, j'ai le regret de n'avoir pas pu enchaîner les matches. Mais j'ai signé un contrat d'un an et demi, disons que je prépare un peu la saison prochaine. »
    • Yvon Pouliquen reconnaît vous avoir sans doute lancé trop tôt. Partagez-vous ce sentiment ? « Nous en avons effectivement parlé ensemble. Mais quand il m'a fait débuter contre Monaco, l'équipe restait sur de mauvais résultats à domicile et il a voulu essayer quelque chose. Je comprends mon remplacement à la mi-temps, je manquais encore de rythme. Il aurait peut-être mieux valu que je dispute des bouts de matches avant d'être titularisé. Les entraînements, ça ne suffit pas. »
    • Qu'est-ce qui vous a été préjudiciable ? Les blessures, la concurrence ? « Les blessures non. J'ai juste été victime d'une déchirure, mais c'est vrai qu'elle est tombée à un mauvais moment, à la veille de Metz-Caen, que je devais jouer ? J'aurais alors pu enfin enchaîner des matches, ce qui n'a finalement toujours pas été possible. Quant à la concurrence, je n'y pense pas vraiment. »
    • Vous sentez-vous redevable à l'égard d'Yvon Pouliquen, qui s'est engagé personnellement pour votre venue ? « Oui, c'est logique, mais un joueur cherche toujours à rendre la confiance qui lui est accordée. En plus, Metz s'était déjà montré intéressé par ma venue en début de saison, mais l'entraîneur de l'époque n'avait pas donné suite (plus précisément, Francis De Taddeo avait décidé d'accorder sa confiance aux attaquants de la remontée en Ligue 1). »

    • Que pouvez-vous attendre des six semaines qui vous séparent de la fin de saison ? « Jouer, enchaîner les matches, devenir titulaire. Et en jouant, je marquerai. La vérité, c'est le match qui la fournit. Il me manque cette vérité du match. »
    • C'est essentiellement une question de rythme ? « Oui. Cela fait quatre ans que je n'ai plus démarré une saison par une préparation physique normale. Je le ressens forcément. C'était déjà le cas la saison dernière mais, en Ligue 2 (à Grenoble), c'était plus facile à gérer, d'autant que je jouais beaucoup. »
    • Samedi, vous retrouvez l'OM, où vous êtes resté un an et demi, de 2002 à 2003. Un bon souvenir ? « Depuis que j'ai quitté Marseille, j'ai pris une sorte de mauvais chemin. J'aurais dû rester, le club le souhaitait et j'aurais disputé la Ligue des champions. J'étais jeune (vingt-quatre ans), et je rêvais de partir en Angleterre. J'ai signé à Leeds, où je jouais finalement peu. Après, je suis revenu en France, à Strasbourg, une expérience catastrophique, puis à Ajaccio, où je me suis blessé avant de passer un an sans jouer... Mais Marseille, oui, c'est un bon souvenir. »
    • Vous avez l'image d'un joueur et d'un garçon, disons, nonchalant. Est-ce conforme à la réalité ? « J'ai cette image de tout petit. C'est chiant, parce que c'est faux. Avant, ça me saoulait. Je m'y suis fait et je m'en accommode. »
    • Serez-vous toujours à Metz la saison prochaine ? « Oui. Dans ma tête, je suis à Metz, sauf si l'entraîneur venait à partir. Depuis trois ans, j'ai connu plus de bas que de hauts et j'ai envie de rebondir. J'ai eu des propositions farfelues, comme le Qatar ou les Etats-Unis, la nouvelle destination à la mode. Mais j'ai vingt-huit ans, c'est jeune pour envisager la préretraite. »

    « Le potentiel est là »

    Yvon Pouliquen, son entraîneur la saison dernière à Grenoble, a fait venir Cyril Chapuis à Metz en janvier : « Cyril est un joueur possédant le label Ligue 1, avec les qualités de vitesse et de technique requises. Ces dernières saisons, il a subi des retards dans sa progression, notamment à cause des blessures, comme à Ajaccio. Il traîne aussi une réputation qui ne correspond pas à la réalité : on croit qu'il ne met pas tout en œuvre pour réussir, mais ce n'est pas vrai. Le problème, c'est qu'il est trop introverti pour répondre. Le potentiel est là. Ici, je l'ai sans doute lancé trop vite. Mais il revient. On le verra avant la fin de la saison, tout dépend de lui. Mais la saison prochaine, avec une préparation, il aura toutes les cartes en mains pour réussir. »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement en matinée. Aujourd'hui : entraînement à 9 h sur le terrain du bord de l'autoroute. Demain : entraînement à 16 h 30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Lens - Metz (32e journée de Ligue 1) samedi 5 avril : 1-1. Prochain match : Metz - Marseille (33e journée de L1) samedi 12 avril (20 h). A suivre : Lyon - Metz (quarts de finale de la Coupe de France) mardi 15 avril (20 h 45) ; Auxerre - Metz (34e journée de L1) samedi 19 avril (20 h).
    Blessés. Sébastien Renouard, rétabli après une déchirure à la cuisse, reprendra l'entraînement normalement avec ses coéquipiers aujourd'hui. Manuel Corrales (entorse du ligament interne latéral du genou droit) poursuit quant à lui un programme de reprise adapté.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Il restait environ 5000 places en vente, hier, pour Metz - Marseille, qui se jouera donc, probablement, à guichets fermés.

    Du pain sur la planche

    La commission de discipline de la LFP a un programme très chargé, aujourd'hui, avec l'audition de dirigeants du Paris SG dans le cadre de l'affaire de la banderole anti-Ch'tis lors de la finale de la Coupe de la Ligue, la convocation du milieu de terrain girondin Johan Micoud pour une simulation lors de Bordeaux-Nancy et l'examen du cas Antoine Kombouaré, l'entraîneur de Valenciennes, après sa troisième exclusion en un an.
    La Ligue ne devrait cependant statuer aujourd'hui que sur les incidents ayant impliqué Micoud et Kombouaré, le PSG devant vraisemblablement encore attendre plusieurs semaines et les conclusions d'une procédure d'instruction ouverte dans la foulée de la réunion.

    (Quotidien l’Equipe) : AFFAIRE DE LA BANDEROLE

    Les responsables du PSG convoqués

    LA COMMISSION de discipline de la Ligue, qui a pris connaissance, la semaine dernière, des rapports officiels, va écouter ce soir la version des responsables parisiens sur la banderole. Sa décision ne devrait pas être rendue avant trois semaines (30 avril).

    Le samedi 29 mars, en finale de la Coupe de la Ligue, opposant le PSG à Lens (2-1), une poignée de supporters parisiens avaient déployé une longue banderole insultante pour les Nordistes. On pouvait y lire « Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch’tis. » Par le passé, des messages aussi insultants et visibles n’avaient jamais entraîné une telle désapprobation. Mais ce samedi-là, en finale, au Stade de France, en présence du président de la République, le tollé fut à la mesure du succès du film de Dany Boon et de ses personnages, auxquels les Français se sont identifiés. Désormais, les responsables doivent payer. Trois supporters ont déjà été mis en examen pour « provocation à la haine et à la violence » lors d’une manifestation sportive.

    Deux autres affaires à examiner

    Parallèlement à l’enquête policière déclenchée rapidement après les plaintes de la Ligue, de la FFF, du RC Lens, de la ville de Lens et du PSG, la Commission de discipline va examiner, ce soir, la responsabilité du club vis-à-vis de ses supporters (art. 129-1 des règlements généraux de la FFF). Comment ? Elle va d’abord entendre les explications de Philippe Boindrieux, le directeur général délégué, et de Jean-Philippe d’Hallivillée, officiellement « directeur des relations avec les supporters ». Elle va aussi chercher à savoir s’il y a eu la moindre complaisance entre le club et le groupe des Boulogne Boys ayant permis à cette banderole d’exister, la moindre négligence de la part du club ou une réaction tardive au moment des faits. Jean-Philippe d’Hallivillée affirme que « l’ordre d’enlever la banderole a été donné rapidement et que les stadiers sont intervenus en trois minutes » et qu’il ignorait qu’une partie du message avait été écrite dans le stade. La Commission va demander l’ouverture d’une instruction avant de rendre sa décision.

    Deux autres affaires seront examinées ce soir et donneront lieu à décision.

    Le 30 mars contre Nancy, le Bordelais Johan Micoud avait accroché un adversaire dans la surface et provoqué un penalty qui avait donné la victoire à Bordeaux (2-1). Dans son rapport, l’arbitre M. Poulat a signalé une « tricherie extrêmement grave et inadmissible ». Le joueur est convoqué ce soir, contrairement à Antoine Kombouaré, qui a livré ses explications par écrit. Le 30 mars contre Lyon, l’entraîneur valenciennois avait été exclu après une altercation avec le quatrième arbitre.

    chapuissssssss2008CyrilChapuis2008

    April 09

    Pouliquen a de l'avenir à Metz...

    (R.L.) : Simonet jugé coupable

    La cour d'appel de Paris a jugé, hier, Claude Simonet, ancien président de la Fédération française (de 1994 à 2005), coupable « d'entrave à la mission d'un commissaire aux comptes » dans le cadre des comptes falsifiés de la FFF, mais l'a dispensé de peine. Simonet avait été relaxé en première instance sur ce point le 24 avril 2007, mais le procureur de la République avait interjeté appel le 4 mai.
    La cour d'appel « infirme le jugement déféré sur la déclaration de relaxe », « déclare Claude Simonet coupable du délit d'obstacle aux vérifications ou au contrôle du commissaire des comptes » et « confirme le jugement déféré sur le prononcé de la peine ». Lors de l'audience en appel le 4 mars devant la 9e Chambre, l'ancien dirigeant de la FFF avait nié les faits qui lui sont reprochés. L'avocat général avait demandé une « déclaration de culpabilité » sans peine.
    Claude Simonet avait par ailleurs été condamné à six mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende pour faux et usage de faux, pour avoir dissimulé un déficit dans les comptes de la Fédération. « J'ai une femme malade, j'ai 78 ans : si je n'ai pas fait appel, c'était pour avoir la paix », avait-il expliqué. Il a été reconnu coupable d'avoir masqué un déficit de 13,9 millions d'euros pour la période 2002-2003, ne laissant apparaître, grâce au maquillage comptable, qu'un trou de 63.000 euros, soit une somme 224 fois moins importante que la réalité.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui et demain : entraînement à 10 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Lens - Metz (32e journée de Ligue 1), samedi 5 avril : 1-1. Prochain match : Metz - Marseille (33e journée de L1) samedi 22 avril (20 h). A suivre : Lyon - Metz (quarts de finale de la Coupe de France) mardi 15 avril (20 h 45) ; Auxerre - Metz (34e journée de L1) samedi 19 avril (20 h).
    Blessés. Sébastien Bassong (déchirure à la cuisse) et Manuel Corrales (entorse du ligament interne latéral du genou droit) poursuivent leur programme de reprise et réapparaîtront dans le groupe en fin de semaine. La saison de Julien Cardy est terminée.
    L'info du jour. A l'arrêt depuis OM - Sochaux, le 22 mars, et forfait pour France - Angleterre alors que Raymond Domenech l'avait retenu, Mathieu Valbuena, touché aux adducteurs, reste incertain pour le déplacement à Metz.

    Photo*ANCIENS PHOTO

    Carlo Molinari, lundi soir, au milieu de ses anciens joueurs (Casini, Vagneur, Gaillot...). Hommes généreux, les ex ont aussi un avis éclairé.

    Les anciens ont de l'avenir

    Dans la famille FC Metz, voici les patriarches, unis sous la houlette de Marcel Husson. Au-delà de la convivialité, perce la générosité. Et une volonté affirmée de servir le présent et le futur d'un club qui les passionne.

    Coursives du stade Saint-Symphorien, à tribord, lundi soir. L'association des anciens joueurs du FC Metz a convié tout un tas de représentants d'associations caritatives pour une remise de dons. Océane, ELA, 1,2,3 soleil, Noël de Joie, et d'autres encore. Au total, onze mille euros répartis pour la bonne cause, fruit d'une activité généreuse. « Depuis quatre ans, explique Marcel Husson, nous avons réussi à verser 35 000 euros à différentes œuvres. Le tout récolté à travers une petite douzaine de matches, en mai, en juin, en août, et à l'occasion de quelques tournois en salle. L'idée consiste à se servir de notre petite notoriété pour servir des causes qui nous sensibilisent. C'est dérisoire, mais nous estimons que nous pouvons bien rendre à la vie ce que le football nous a apporté. »Marcel Husson, soixante et onze ans, ancien joueur et ancien entraîneur du FC Metz, époque glorieuse, victoire en Coupe de France et tremblement de terre européen éternel à Barcelone, un soir d'automne 1984. Figure emblématique toute trouvée pour rassembler sous sa houlette plusieurs générations de porteurs du maillot grenat. « C'est marrant, glisse-t-il, pour certains, ils me paraissent plus disciplinés aujourd'hui que lorsqu'ils étaient en activité. » Tenue de sortie, équipements uniformes, tableau noir et troisième mi-temps : les anciens du FC Metz sont à ce point organisés qu'ils passent, dans toute la France, pour les mieux structurés de leur catégorie. Ils possèdent même un lien sur le site internet du club. « Il faut voir l'accueil que nous recevons là où nous nous déplaçons, surtout dans les villages, ajoute Marcel Husson. Merveilleux. La convivialité fait beaucoup pour la pérennité de notre association. » Matches de bienfaisance, inaugurations de terrains, jubilés, anniversaires, l'association des anciens du FC Metz pourrait s'en tenir à cette sorte de vocation, qu'elle remplit avec constance et bonhomie. Ses tenanciers voudraient aussi être plus écoutés, mieux entendus, convaincus d'avoir été tenus à l'écart, hier, ce qui pourrait expliquer les malheurs d'aujourd'hui. En tout cas, estime Marcel Husson, « à un moment, le fossé s'est creusé entre les éducateurs choisis par le club et les anciens joueurs ». « Or, ajoute-t-il, jamais nous ne les avons attaqués. La preuve : j'ai proposé mes services, bénévolement, ponctuellement, pour animer des ateliers sur la finition ou le contrôlé orienté, par exemple. Je n'ai jamais eu de réponse. »
    En résulte, devant le constat édifiant d'un échec devenu habituel, un sentiment de gâchis. « J'aimerais, parfois, qu'on nous demande notre avis », affirme Marcel Husson sans dire qui se cache derrière le pronom indéfini. Il admet des progrès : Michel Ettorre, Philippe Gaillot, Joël Muller, Jean-Marc Rodolphe, Cyril Serredszum, Bernard Zénier œuvrent tous au FC Metz, tout en adhérant à l'association des anciens. Un lobby ? « Sûrement pas », dit-il. Un peu, quand même : Francis De Taddeo, qui n'était pas issu du sérail, en sait quelque chose. Et son successeur, Yvon Pouliquen, qui n'a jamais porté le maillot du FC Metz, a lui déjà été adopté. « Il y a des garçons comme Marco Morgante, Pascal Raspollini, Jean-Philippe Séchet, Thierry Pauk, José Souto, François Zdun, qui entraînent dans la région ou qui écument les stades et qui vivent pour ce club, en plus de connaître le football, explique Marcel Husson. Ils en voient, des joueurs. Ne pourraient-ils pas au moins être chargés d'une mission de détection ? » Lundi soir, le président Carlo Molinari a conclu son intervention devant l'association des anciens du FC Metz en rappelant que, « sans passé, il n'y avait pas d'avenir ». Une façon de répondre à la question.

     (Site officiel FC Metz) : Réaction  de Pouliquen

    Plusieurs sites Internet se sont fait l'écho ce matin d'une déclaration d'Yvon Pouliquen, selon laquelle le technicien breton serait tenté de quitter la Moselle à la fin de la saison en cours. Celui-ci a tenu à démentir fermement le contenu de ces articles.

    Yvon Pouliquen a ainsi souhaité réagir aux propos qui lui ont été attribués : "Mes paroles ont été largement sorties de leur contexte. Il n'y a aucun doute possible, je serai bel et bien l'entraîneur du Football Club de Metz la saison prochaine, avec l'objectif de faire remonter le club en Ligue 1 le plus rapidement possible, et à la tête d'une équipe la plus compétitive possible. J'ai un contrat de deux ans et demi et je compte bien l'honorer."

     On ne sait pas se qui peut se passer…

    Sébastien Bassong est rentré du périple nordiste des Grenats avec le point du match nul. Il revient avec nous sur cette rencontre de la 32ème journée durant laquelle il a fait sa réapparition, et évoque la venue de Marseille samedi.

    Sébastien Bassong, vous fêtiez votre grand retour contre le RC Lens. Vos pépins physiques sont-ils définitivement derrière vous ?
    Sébastien Bassong : « Jusqu’à preuve du contraire, oui, il semble que tout cela soit terminé. J’ai eu deux mois pour me remettre de cette blessure et je n’ai senti aucune gêne durant le match. Je souffrais d’une déchirure aux ischio-jambiers. A priori, les soins prodigués ont porté leurs fruits, tout va bien maintenant. »
    Aviez-vous quelques appréhensions quant au marquage des attaquants lensois, connus pour leur vitesse, d’autant que vous occupiez un poste inhabituel ?
    S.B. : « A partir du moment où je me sentais opérationnel pour jouer, il n’y avait pour moi aucune raison d’appréhender. Les attaquants, rapides ou non, n’avaient pas plus de liberté. J’ai compensé mon manque de fraîcheur et il n’y a pas eu de soucis. Le fait que je joue à gauche était un peu inédit pour moi mais je l’ai bien vécu. Il a fallu que je prenne mes repères car le poste de latéral est bien différent de celui de stoppeur. Sur le côté, on est plus à l’étroit et on ne met pas les mêmes qualités en valeur. Il y a moins de duels que dans l’axe mais plus de courses, et la technique à afficher n’est pas la même. »
    Un match nul à Bollaert, connaissant les difficultés actuelles de Lens, est-il un bon résultat ?
    S.B. : « Je pense que c’en est plus un mauvais pour eux qu’un bon pour nous. Vue la situation dans laquelle ils se trouvent, ils se devaient de gagner devant leurs supporters pour sortir du gouffre. Certes ils ont été dangereux en début de première période, mais en seconde, ils nous ont peu inquiétés, et nous aurions pu faire davantage la différence. Le point du match nul est toujours le bienvenu, même s’il y avait la place pour espérer plus. »
    Nous en venons à ce nouveau penalty sifflé contre vous…
    S.B. : « Encore une fois, c’est un éternel débat. Pour moi, Aruna pousse le ballon, Christophe (Marichez) sort, et après… Chacun pourra dire ce qu’il veut : soit c’est l’attaquant qui touche le gardien, soit c’est l’inverse. De toute façon, l’arbitre a pris une décision, même s’il faut avouer qu’Aruna joue bien le coup. »
    Quels changements notez-vous par rapport au match de votre équipe face à Toulouse ?
    S.B. : « En comparaison avec le match de Toulouse ? C’est le jour et la nuit. Cette soirée était à oublier et la semaine précédant le match à Lens nous a permis d’effacer ce revers sportif et moral. Après notre mauvaise prestation, nous avions tous en tête qu’il fallait se ressaisir et chacun s’est remis en question. L’occasion était belle dans un stade mythique, face à un bon public, et contre une équipe de Lens en plein doute. Pour moi, il y a eu une réaction d’orgueil : on ne pouvait se permettre de faire deux mauvais matches de suite. »
    Marseille s’invite samedi à Saint Symphorien après une belle victoire contre le leader lyonnais. Vos prévisions pour ce match qui s’annonce d‘ores et déjà difficile ?
    S.B. : « Marseille est une très bonne équipe, mais une confrontation oppose onze personnes à onze autres. Certes, ils ont fait un grand match face à Lyon, mais la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. A nous de faire la meilleure prestation possible, et ensuite, on ne sait pas ce qui peut se passer… On va peut-être gagner ! Il faudra tout de même faire attention à Mamadou Niang qui est en forme en ce moment, comme il l’a montré contre les Lyonnais. Pour l’instant, ça marche bien pour lui et pour l’OM, à nous de leur résister à Saint-Symphorien et de faire bonne figure. »

     basbass2008on ne sait paspouliquen2008

    April 08

    Dossier arbitrage : une question d'hommes...

    (R.L.) : FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 10 h. Demain : une séance à 10 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Lens - Metz (32e journée de Ligue 1), samedi 5 avril : 1-1. Prochain match : Metz - Marseille (33e journée de L1), samedi 12 avril à 20 h. A suivre : Lyon - Metz (quarts de finale de Coupe de France), mardi 15 avril à 20h45 ; Auxerre - Metz (34e journée de L1), samedi 19 avril à 20 h.
    Blessés. Sébastien Renouard (déchirure à la cuisse) et Manuel Corrales (entorse du ligament interne latéral du genou droit) poursuivent leur programme de remise à niveau. Ils réintégreront le groupe d'ici à la fin de la semaine. La saison de Julien Cardy est terminée.
    L'info du jour. Retour au pays pour Wilmer Aguirre : l'attaquant péruvien a, en effet, été prêté à son ancien club, l'Alianza Lima, jusqu'à la fin de saison. Cette décision répond à la requête du joueur, auquel il restera une année de contrat avec le FC Metz à l'issue de l'exercice en cours.

    Affaire Ouaddou : l'appel messin examiné le 17 avril

    Pour les insultes racistes proférées par un de ses supporters à l'encontre du joueur de Valenciennes Abdeslam Ouaddou, le 16 février dernier, le FC Metz a été sanctionné du retrait d'un point au classement de Ligue 1, et de la révocation du sursis d'un match à huis clos qui le menaçait depuis octobre et les débordements survenus lors du derby de l'Est face à Strasbourg. Le club lorrain a décidé de faire appel de ces deux décisions, et c'est le 17 avril prochain que la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football se penchera sur son cas. Metz - OM, samedi, n'est donc plus menacé de se disputer à huis clos, l'appel messin étant suspensif. Le match suivant à Saint-Symphorien aura lieu deux semaines plus tard, face à Saint-Etienne.

    « Tu viens prendre notre place ! »

    Seul exemple de footballeur professionnel devenu arbitre, le Messin Jean-Marc Rodolphe a abandonné le sifflet, lassé de l'ostracisme dont il s'estimait victime. Il suggère un changement profond dans la formation et l'évaluation des arbitres.

    « Le règlement même de la Direction technique nationale de l'arbitrage encourage un ancien joueur à accéder à l'arbitrage, peut-être faudrait-il remettre cette disposition au goût du jour. Mais je suis bien placé pour comprendre le peu d'empressement des joueurs à suivre cette voie : d'emblée, en devenant arbitre, je me suis retrouvé confronté à la jalousie de ceux qui étaient déjà en place. Les arbitres sont protectionnistes et m'ont clairement fait comprendre que je n'étais pas le bienvenu, craignant un appel d'air. « Qu'est-ce que tu viens faire dans l'arbitrage ? », « Tu viens prendre notre place », j'ai tout entendu. Cet ostracisme est en fait très révélateur des pratiques actuelles de l'arbitrage français, qui sont la source de tous les maux dénoncés aujourd'hui.
    « Le grand déballage du moment sur le niveau des arbitres est inévitable : l'erreur d'un joueur ou d'un entraîneur se règle en interne ; stigmatiser celle d'un arbitre passe par l'utilisation des médias. Mais il ne faudrait pas se tromper de cible : les arbitres font leur maximum, l'erreur est inévitable, et je suis persuadé qu'on ne peut pas douter de leur honnêteté. Le problème provient de la façon dont ils sont formés et évalués, qui n'intègre pas la connaissance du jeu. En me lançant dans l'arbitrage, j'espérais apporter quelque chose dans ce domaine. Or, ma compréhension du jeu n'a pas été retenue dans l'évaluation de mes matches. C'est logique, dès l'instant où les arbitres sont uniquement jugés par d'anciens arbitres. L'apport de techniciens, d'entraîneurs, d'anciens joueurs pourrait donc constituer une piste, qui n'a encore jamais été explorée. « Aujourd'hui, le contrôleur a été lui-même arbitre et ses critères sont purement formels. Idem dans la formation du jeune arbitre : on insiste pour qu'il vérifie, par exemple, la validité d'un équipement ; on se soucie peu de sa faculté à saisir les faits de jeu. Tout doit se faire dans le respect des règles, bien sûr. Mais au-delà de la lettre, il y a l'esprit, et les arbitres ne le possèdent pas. Associer un technicien du football à un technicien de l'arbitrage me paraît intéressant. Lourd à mettre en place ? Onéreux ? Il faut savoir ce que l'on veut, et rassembler les compétences. La famille du football est divisée en deux, avec les arbitres d'un côté et, de l'autre, le reste du monde.
    « Ce sont donc les instances de l'arbitrage et non les arbitres eux-mêmes qui doivent d'abord se remettre en cause : arrêtons par exemple d'expliquer aux arbitres qu'ils ont toujours raison et que, par conséquent, ils n'ont pas à discuter. Du coup, ils renvoient une image hautaine, qui agace ; si, à chaud, il faut plutôt passer à autre chose pour ne pas perdre le fil de son match plutôt que chercher à se justifier, le dialogue reste toujours possible, ensuite. Autre facteur d'ambiguïté : l'argent. Aujourd'hui, les arbitres sont bien lotis. Mais, pendant trop longtemps, l'enjeu salarial a occulté le reste, au point de desservir la cause.
    « L'utilisation de la vidéo est un faux débat, et un prétexte derrière lequel il est facile de se réfugier en cas d'erreur. Je partage assez le point de vue de Michel Platini : la vidéo ne pouvant pas concerner tous les matches, son apport serait compliqué et disproportionné. En revanche, la présence d'un assistant derrière le but n'est peut-être pas idéale, sauf à mieux définir son rôle que celui du quatrième arbitre. L'arbitrage doit d'abord et surtout commencer à en appeler à ceux qui possèdent un certain niveau de pratique, comme c'est le cas dans beaucoup de disciplines, en judo notamment. Pourquoi le football ne serait-il pas jugé lui aussi par ceux qui savent de quoi ils parlent ? »

    Bertrand Layec : « Nous allons nous ouvrir »

    Arbitre de Nancy-PSG, dimanche, Bertrand Layec est aussi l'un des initiateurs du futur débriefing d'après-match. Il monte au créneau pour défendre ses pairs.

    Le corps arbitral a connu une nouvelle période de turbulences et une volée de critiques au soir du de la 31e journée de championnat. Ont été ciblés, pêle-mêle, le penalty parisien en finale de la Coupe de la Ligue (2-1), la prestation d'ensemble d'Eric Poulat et "l'affaire Micoud" pour Bordeaux-Nancy (2-1), l'exclusion de l'entraîneur valenciennois Antoine Kombouaré contre Lyon (1-2) ou encore deux penaltys oubliés pour Monaco contre Rennes (1-2). Devant l'avalanche de critiques, les arbitres ont décidé de réagir en instaurant, à partir du 12 avril, une réunion d'avant-match avec entraîneurs et capitaines ainsi qu'un débriefing à l'issue de chaque rencontre. Histoire d'apaiser les débats. • Avez-vous senti une pression autour de ce Nancy-PSG ? « Disons plutôt une tension particulière. Moi je n'avais pas la pression. Vous savez, à partir d'un certain niveau et d'un certain âge... »
    • L'arbitrage n'a pourtant pas été épargné lors de la 31e journée de championnat. « Il y a eu une prise de conscience de la situation en effet, avec l'objectif, pour certains, de déstabiliser l'arbitrage. Ils ont essayé d'opposer les arbitres aux joueurs, aux entraîneurs et aux présidents de club. »
    • Serait-ce une attaque contre la presse ? « Elle est un relais intéressant mais elle a un devoir d'exemplarité. Chacun doit prendre ses responsabilités. Quand on arrive à ce point de vomissement médiatique, c'est grave. Vous vous rendez compte, l'arbitrage a fait l'objet de quatre pages dans notre quotidien sportif national la semaine dernière. Quatre pages et avec quel degré de vomissement ! Il ne faudrait pas que certains journalistes se croient seuls au monde ! »
    • Faites-vous allusion au sondage des joueurs sur l'arbitrage publié par L'Equipe ? « Le sondage est une chose. Demandez aux gens ce qu'ils pensent des gendarmes ou des huissiers de justice, vous aurez le même résultat. L'arbitrage est une catégorie critiquée et critiquable. Ce que je trouve déplorable, c'est le classement et les noms mis en avant. C'est un outil pour déstabiliser le corps arbitral, pour nous opposer aux joueurs. »
    • Le scénario de Bordeaux-Nancy (*) ne plaide pourtant pas en faveur de la maison. « On ne peut pas remettre en cause l'autorité morale ni l'intégrité de l'arbitre en le dynamitant comme ça. Et puis, je pose la question : à qui profite le crime ? »
    • L'arbitre ne doit-il pas aussi faire sa critique ? « Le corps arbitral est le premier témoin d'une situation, le premier responsable des erreurs et des décisions. Nous avons souhaité tirer la sonnette d'alarme pour remettre l'autorité des arbitres au milieu du débat avec les instances fédérales. En plus, il y a beaucoup moins d'erreurs depuis un certain nombre d'années. C'est mon avis. »
    • Ne péchez-vous pas dans la communication ? « Nous aurons peut-être besoin de mettre un peu plus les formes dans ce domaine. »
    • D'où le débriefing d'après-match prévu à partir de samedi... « Nous voulons tendre la main à des entraîneurs qui se croient spoliés à tort. Jusqu'à la fin du championnat, nous allons les recevoir, avec les joueurs, pour faire le point sur l'arbitrage, que l'on en pense du bien ou du mal. Entraîneur et joueurs, ça suffit, nous n'avons pas besoin des présidents ou des actionnaires, mais oui, nous allons nous ouvrir. Ça ne change pas grand-chose pour nous parce que nous sommes très, très sereins. Et puis, vous savez, nos portes ont toujours été ouvertes. »

    « Le contact renforce le respect »

    Le regard d'un arbitre de rugby sur les dérives du football.

    « Les mentalités doivent changer »

    Pour Cédric Andrien, président de la section lorraine de l'UNAF (*), sans dialogue, le « climat ne pourra pas s'apaiser. »

    Les récentes critiques qui se sont abattues sur les arbitres d'élite ont-elles des répercussions sur le milieu amateur ? « Évidemment que cette campagne de dénigrement a un impact chez nous. Inconsciemment, les différents acteurs - joueurs, dirigeants, spectateurs - ont tendance à reproduire ce qu'ils voient au niveau professionnel. L'image de l'arbitre est écornée. Mais ce phénomène n'est pas nouveau. »• Le SAFE (Syndicat des arbitres de football d'élite) a récemment émis le vœu d'instituer une réunion entre les quatre arbitres, les entraîneurs et les capitaines avant et après chaque match. Une telle initiative est-elle envisageable au niveau amateur ? « Pourquoi pas ? En janvier dernier, la Ligue a d'ailleurs posé les jalons d'un tel processus en invitant les entraîneurs de Division d'honneur à venir dialoguer avec le corps arbitral. Le débat s'est d'ailleurs révélé constructif. Peut-être faudrait-il multiplier ce genre de rencontres. Sans communication, nous ne pourrons pas avancer. Encore faut-il que les mentalités évoluent. On pointe sans cesse du doigt les arbitres, mais les clubs ont également leur rôle à jouer, notamment en matière de formation. Dans le milieu amateur, ce sont eux les principaux pourvoyeurs d'arbitres. »
    • La Ligue professionnelle et la Fédération ont décidé de créer un groupe de réflexion sur l'arbitrage professionnel (la Task Force). Des réunions de ce genre ont-elles lieu en Lorraine ? « Pour le moment, pas sur le thème de l'arbitrage proprement dit. Le problème de la violence a, par contre, fait l'objet d'une réflexion plus approfondie entre la Ligue, les arbitres, les délégués et différents représentants du football régional. Cela dit, des réunions, certes informelles, sont régulièrement organisées. »
    • Un mot sur l'éventuelle l'introduction de la vidéo... « Le recours à la vidéo soignera-t-il tous les maux ? Personnellement, je n'en suis pas persuadé. Peut-être pour la question du hors-jeu... Encore faut-il se mettre d'accord sur sa mise en place, qui, obligatoirement, ne concernera pas tous les matches et surtout pas les rencontres amateurs. Non, j'ai plutôt tendance à croire que ce sont, je le répète, les mentalités qui doivent changer. Il faut que l'ensemble des acteurs admette que l'arbitre est toujours le mieux placé. Tant que l'on remettra en cause ses décisions, pour un oui ou pour un non, le climat restera malsain. » (*) Union nationale des arbitres de football.

    « Définir clairement l'utilisation de la vidéo »

    Le Messin Laurent Stien est arbitre-assistant en Ligue 1 depuis le début de saison.
    « Je ne suis absolument pas contre le recours à la vidéo pendant les rencontres. Bien au contraire. A condition que tous les stades soient équipés de manière identique (ce qui suppose des moyens financiers supplémentaires) et que l'on puisse définir clairement son utilisation. Si chaque action doit être décortiquée, je ne suis pas certain que le football en sorte grandi. Reste alors à identifier le ou les cas précis nécessitant le soutien des images. Personnellement, placer une caméra sur la ligne de but ne serait pas pour me déplaire. Juger si un ballon a entièrement franchi la ligne est un exercice de plus en plus délicat. Par contre, en ce qui concerne le hors-jeu, je suis plus sceptique. Certes, les erreurs d'appréciation existent, le plus souvent en raison d'un problème de concentration. Les arbitres restent des êtres humains. De plus, en début de saison, tous les joueurs et les entraîneurs de Ligue 1 ont été informés qu'en cas de léger doute, l'avantage serait laissé à l'attaquant. Visiblement, ces informations se sont volatilisées au fil des matches. Alors peut-être que les cas les plus litigieux peuvent être passés au crible... Mais quoi qu'il en soit, la vidéo ne pourra pas résoudre l'ensemble des problèmes et surtout pas les dérives de comportements. »

    Ou comment la science soutient que sans l'apport de la vidéo, les arbitres sont condamnés à se tromper en toute bonne foi.

    Le révélateur de Canal + a encore de beaux jours devant lui. Utilisée les soirs de retransmission, la doyenne des palettes graphiques proposées aux abonnés de la chaîne cryptée s'évertue à passer au tamis de la technologie les décisions arbitrales dans les situations de hors-jeu. Souvent, ça ne pardonne pas. Car ce que l'œil ne voit pas - ou interprète mal -, les logiciels le diagnostiquent avec une froide efficacité. Toute la difficulté pour un arbitre-assistant aux prises avec un jugement de hors-jeu provient de la simultanéité de deux actions situées en des endroits différents du terrain : il lui faut dans le même instant analyser le déclenchement de la passe et la position de son destinataire. Résultat : gros bug oculaire, « puisque le changement de focale nécessite un délai d'une seconde pendant lequel le cerveau devient aveugle », explique Jean-François Stein, chercheur à l'INSEP. « L'autre problème tient à la position des arbitres de touche, qui ne sont jamais à la perpendiculaire de la ligne de hors-jeu, mais deux mètres au-delà. Cette position génère une erreur de parallaxe. » Une étude menée par des chercheurs néerlandais met la lumière sur l'effet flash lag, phénomène amenant à estimer un objet en mouvement spatialement en avance par rapport à sa position réelle définie par un marqueur temporel. Dans le cas du hors-jeu, « le moment où le passeur délivre son ballon est un événement brusque qui joue le rôle de marqueur temporel et définit l'instant où la position du receveur doit être jugée par l'arbitre assistant. » Bref, ça ne colle pas. Le lever de drapeau intervenant sur la foi de renseignements approximatifs fournis par des mirettes paresseuses. Et ça, aucune formation d'arbitre ne le résoudra.
    « Sans l'appui de la vidéo, les erreurs continueront d'être commises en toute bonne foi », tranche donc Jean-François Stein. Solution de repli: « Ajouter un arbitre supplémentaire en charge de l'observation du passeur, qui avertirait son collègue par signal sonore. Une solution néanmoins imparfaite, car la transmission du signal sonore susciterait elle aussi un décalage temporel... » Et du côté de la Ligue, qu'en dit-on ? « J'ai présenté les résultats de cette étude devant le président Frédéric Thiriez. En m'écoutant, il faisait des yeux bizarres. » Décidément...

    L'union fait la Task Force

    « L'immobilisme peut conduire au discrédit de l'arbitrage et, par la même, au déclin du football. » Dixit Frédéric Thiriez. En réaction aux critiques qui s'abattent sur le corps arbitral depuis le début de la saison, le président de la Ligue professionnelle, avec l'agrément du président de la Fédération, Jean-Pierre Escalletes, a ainsi décidé d'agir en créant une Task Force sur l'arbitrage professionnel.
    Ce groupe de réflexion, dont la première réunion s'est tenue le 26 mars dernier, a pour mission « de faire toute proposition ou recommandation tendant à l'amélioration de l'arbitrage dans les championnats professionnels. » La Task Force « étudiera notamment les questions liées au statut, au recrutement, à la formation, à l'évaluation et à la carrière des arbitres et des assistants. Elle se penchera sur les échanges internationaux et les diverses innovations susceptibles de moderniser l'arbitrage. Elle assurera également la liaison avec le ministère des sports dans le cadre des états généraux (29 mai). » Il s'agirait également d'affilier les arbitres à la FFF, un vœu qu'a aussi formulé le secrétaire d'État aux sports, Bernard Laporte.
    Autour de Thiriez et Escalettes, dix personnes ont été invitées à mener à bien cette vaste réflexion : Gérard Houllier (DTN), Marc Batta (DTN de l'arbitrage), Frédéric de Saint-Sernin (président de Rennes), Philippe Ginestet (président de Strasbourg), Sylvain Kastendeuch (syndicat des joueurs), Jean-Louis Piette (président du conseil supérieur de l'arbitrage), Henri Monteil (chargé de mission au conseil fédéral), Pierre Repellini (syndicat des entraîneurs), Gérard Ernault (ancien rédacteur en chef de France Football) et Philippe Doucet (Canal +).

    Balle au centre

    Comme les banderoles de mauvais goût, les erreurs d'arbitrage existaient déjà, « avant » : avant l'ère de la surexposition et des enjeux financiers. Il en va de ce débat-là ­ de ce déballage ­ comme de tout ce qui touche au football, à l'époque qu'il traverse, et aux nouvelles pratiques médiatiques qui vont avec. Les erreurs existaient, existent toujours, existeront encore : simplement, elles sont davantage vues aujourd'hui qu'hier, mais moins que demain.
    Reste que le niveau de l'arbitrage, dans ce championnat que personne ne nous envie, a bel et bien reculé, ce que sanctionne la très révélatrice absence de sifflets français lors du prochain championnat d'Europe. De quoi, au juste, souffre l'arbitrage en France ? Dans le désordre, et sans exhaustivité : de ses luttes intestines, pour le pouvoir, pour les postes et pour l'argent ; de l'obsession de la note, qui garantit le maintien en Ligue 1 et le maintien des revenus (6000 euros nets, les mauvais mois) ; de la peur de la caméra, contre laquelle le combat est perdu d'avance ; de l'essence même d'une fonction qui, culturellement, déchaîne les contestations et entraîne la suspicion ; d'une incapacité tout aussi culturelle à refuser l'autocritique, à trop considérer que, l'enfer, c'est toujours les autres.
    A force de se savoir indispensable, l'arbitre a fini par oublier qu'il n'était jamais qu'un mal nécessaire, comme dirait l'autre. Mais le football français a aujourd'hui atteint un tel point de rupture avec ceux qui tentent d'en appliquer les règles, sur le terrain, qu'il est grand temps de siffler la fin de la partie. Balle au centre. Et puisque ­ on sait, on sait ­ le football appartient aux footballeurs, espérons aussi des joueurs, ces grands chanceux adulés, riches et célèbres, une contribution exemplaire à l'amélioration des mœurs. Le jour où un mauvais geste ayant échappé à l'arbitre sera sanctionné après-coup, le jour où les commissions de discipline retireront les cartons injustes, les acteurs du jeu deviendront peut-être plus sereins, plus respectueux. L'affreux déballage du printemps 2008 aura, au moins, servi à quelque chose.

    Philippe Sigu, en tant qu'arbitre de rugby, quel regard portez-vous sur les polémiques qui frappent actuellement les arbitres de L1 ?

    « Le problème, c'est que je ne suis pas vraiment ce qui se passe dans ce sport. Pour tout vous dire, ses valeurs me dépassent... Que leur reproche-t-on au juste ? »

    • Une recrudescence d'erreurs de jugement, une certaine arrogance avec les joueurs et les dirigeants. Bref, ils ne sont guère ménagés par la critique.

    « Vous savez, c'est aussi le cas pour les arbitres de rugby. Il y a toujours des événements dans le jeu qui amènent des "échanges" entre arbitres et joueurs. Il est vrai, cependant, qu'ils n'atteignent pas les mêmes proportions qu'au football. »
    • Comment expliquer cette différence ?

    « Le respect, peut-être ? Il existe au rugby, pas au foot : quand tu siffles, tu as dix joueurs sur le paletot ! A croire qu'ils oublient qu'ils sont avant tout sur un terrain pour jouer... On pourrait présumer que c'est le jeu, lui-même, qui veut ça ? Lorsque vous arbitrez une rencontre de rugby, vous devez ni plus ni moins gérer un combat, autour d'un ballon, certes, mais un combat quand même. La notion de contact a, ici, toute son importance : ça peut paraître paradoxal, mais je suis persuadé que ce contact renforce le respect. Que ce soit entre adversaires ou entre joueurs et arbitres. »
    • Quels sont, selon vous, les remèdes susceptibles de faire évoluer les comportements sur les terrains de football ?

    « Ce que je sais, c'est que nous, nous avons de vraies armes. Celle, par exemple, qui consiste à pouvoir faire sortir un joueur dix minutes. Son application dans le foot changerait les comportements : on ne réagit pas de la même façon lorsqu'on sait que l'on va pénaliser son équipe. Une partie du problème est là : tant que vous laissez toute latitude aux joueurs, ils ne changeront pas. La vidéo, dans ce sens, peut aussi être un argument. Au rugby, les joueurs se savent surveillés, je n'ai pas l'impression que cela soit le cas pendant un match de foot. Ceci dit, si la vidéo est un atout, elle n'en conserve pas moins des limites, comme l'humain. On a parfois tendance à l'oublier. »

    (Site officiel FC Metz) : Champions de la progression

    Depuis ce week-end et sa victoire trois à zéro sur Magny, la jeune équipe des 14 ans de Sébastien Muet est assurée de finir cette année encore en tête de son groupe en Championnat. Mais le coach messin ne se trompe pas d’objectif.

    Grâce à son seizième succès de l’année, le FC Metz compte désormais quinze points d’avance sur son dauphin, Nancy, à quatre journées de la fin. Cette performance offensive (57 buts marqués) et défensive (6 encaissés) permet aux 14 ans de soulever une nouvelle fois le trophée, mais leur éducateur reste néanmoins mesuré. « En équipes de jeunes, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser filer des titres, explique-t-il, d’autant que le club souffre actuellement et que son image est écornée. Néanmoins, la compétition ne doit jamais être favorisée par rapport à la progression individuelle des joueurs ».
    L’important suivi individuel effectué au Centre de Formation est le fruit d’un travail et d’une collaboration sur le long terme entre les différents entraîneurs. « Nous élaborons un planning d’entraînement depuis l’école du foot jusqu’à la formation, indique Muet. Il s’agit de franchir une étape après l’autre. La progression passe avant la compétition. Par exemple, en catégorie '14 ans', les joueurs sélectionnés en équipe de Lorraine peuvent être amenés à jouer trois rencontres par semaine. Si nous voulions uniquement axer notre stratégie sur les matches, ils s’entraîneraient très peu afin de récupérer. Nous pensons qu’il est préférable de faire parfois l’impasse sur un match afin de proposer aux garçons un programme adapté. » A la lecture du tableau mis à jour quotidiennement par le responsable de la préformation messine, on devine que l’accompagnement technique et individuel l’emporte sur la recherche de résultats sportifs. Tous les joueurs comptent en effet un temps de jeu conséquent, signe du 'turn over' opéré au sein de l'effectif, tandis que les volumes d’entraînement sont contrôlés.
    Par ailleurs, Sébastien Muet ne cache pas que sa fonction est avant tout d’éduquer ses jeunes pousses, en adaptant au maximum ses séances aux besoins de ses garçons, à l’image d’Olivier Perrin, son homologue des moins de dix-huit ans qui travaille depuis plusieurs saisons sur l’individualisation du travail : « C’est en cela que réside toute la complexité de la tâche d’entraîneur, qui doit créer une sorte d’environnement formateur où chaque joueur doit trouver son compte ». Il ajoute également qu’ « au fur et à mesure de leur évolution, les joueurs trouveront à chaque étape de leur parcours des personnes complémentaires les unes des autres, qui leur apporteront toutes les clés pour intégrer, dans l’esprit du club, l’équipe première du FC Metz ». Comme preuve de la réussite de cette recette interne, qui allie cohérence des contenus des entraînements et anticipation sur les besoins individuels de chacun, le « taux de pénétration » du centre de préformation : 75%. Soit trois joueurs sur quatre passant du « cycle préformation » (12-14 ans) au « cycle formation » (14-18). Une statistique qui se prolonge dans l’effectif professionnel. En début de saison, quinze garçons passés par la « préformation » figuraient sur le poster de l’effectif 2007/2008. Un beau succès auquel vient s’ajouter l’explosion de Miralem Pjanic, arrivé sur les bords de la Moselle à treize ans. Le seul qui ait nettement brûlé les étapes !

    Photo14_stage2008

    L’effectif : Weber, Korczak, Diallo, Monthe, Babit, Boulanger, De Sousa, Winterstein, Coignard, Hernandez, Le, Schoenecker, Sosso, Abdelli, Martin, Tastan, Courvoisier, Vion, Moukam.
    Entraîneur : Sébastien Muet
    Les meilleurs buteurs : Moukam (14 buts), Vion (9), Tastan (5), Courvoisier et Martin (4).

    Aguirre prêté à Lima

    L’attaquant messin Wilmer Aguirre a été prêté à l’Alianza Lima jusqu’à la fin de la saison.
    Pour des raisons personnelles, le Péruvien Wilmer Aguirre a souhaité rejoindre son pays d’origine. Le FC Metz a trouvé un accord avec le club de l’Alianza, d’où il est issu, afin de permettre au joueur de s’entraîner et de jouer jusqu’à la fin de la saison.
    La signature est intervenue aujourd'hui, Wilmer Aguirre en portera donc les couleurs jusqu’au 10 juillet. Il lui restera à l’issue de ce prêt une année de contrat avec le Club à la Croix de Lorraine.
    Cette saison, le petit attaquant, très apprécié du public de Saint-Symphorien, a participé à 17 matches de Ligue 1 et une rencontre de Coupe de France. Il a inscrit un total de quatre buts toutes compétitions confondues.
    Le FC Metz espère que ce prêt lui sera profitable à tous points de vue.

    Rêve de Coupe fait escale à Metz

    Dans le cadre des festivités liées au 90ème anniversaire de la Coupe de France, la Fédération Française de Football a mis sur pied une grande tournée nationale, intitulée "Rêves de Coupe".

    Entre le 15 mars et le 19 avril, cette tournée fera étape dans huit villes, dont sept dont le club phare est encore aujourd'hui qualifié pour les 1/4 de finale de l'édition 2008.
    Le mercredi 9 avril 2008, la tournée "Rêves de Coupe" fait étape à Metz. Vingt ans tout juste après que le FC Metz ait remporté sa dernière Coupe de France !
    De 14H00 à 19H00, sur l'Esplanade (à côté du Tribunal de Metz), des animations seront proposées gratuitement : tournoi de baby-foot, essai au métier de commentateur sportif, quizz sur l'histoire de la Coupe, structure gonflable pour réaliser des gestes techniques de rêve... Sans oublier que la véritable Coupe de France, celle qui se transmet d'année en année, sera exposée au public.
    Des personnalités ayant marqué l'histoire grenat de la Coupe de France se relaieront sur le site des animations tout au long de l'après-midi pour raconter leur aventure personnelle ou collective avec ce trophée mythique. Des places pour la rencontre Lyon - Metz (quart de finale) et la finale au Stade de France seront également à gagner tout au long de la manifestation.

     reves de coupe à Metz2008Sébastienmuet2008

     

     

    April 07

    Savoir garder le Nord...

    La phrase du jour : « Que monsieur Molinari arrête les grands discours dans les journaux nationaux! Qu’il réfléchisse un peu plus ! Qu’il tire les bonnes conclusions de cette année de non-football ! Qu’il arrête de vendre les futures forces vives du vivier messin pour trois sous six francs, et il lui sera dit merci ! Carlo, dans la presse nationale, ça ne me fais pas bander…Il aurait du rester à la FFF : le FC Metz aurait eu plus de poids ! Il faut que les petits clubs touchent autant de droits TV que le gros ; c’est comme cela que les clubs se développeront harmonieusement : ne pas tout donner aux Lyon, Marseille, Lens, Bordeaux et laisser dans le fossé les Metz, Nancy, Valencienne ! »

    R.L. (18 ans) : Metz, net et sans bavure

    Buts pour Metz : Biaudet (2e), Dijon (csc), Bourgeois (35e), Pozder (65e), Diagne (84e, 89e), Fostier (88e) ; pour Dijon : Navarro (75e).
    Les jeunes joueurs messins pressaient d'entrée de jeu. Ils voulaient marquer très rapidement et c'est ce qu'ils faisaient en inscrivant un premier but dès la deuxième minute de jeu par Biaudet (1-0, 2e). Aidés par des Dijonnais qui marquaient contre leur camp peu de temps après, les Mosellans menaient déjà 3 buts à 0 à la pause après une réalisation de Bourgeois sur un centre d'Haddadji (3-0 ; 35e). Malgré de très grosses opportunités, il fallait attendre la 65ème minute pour voir le festival messin se poursuivre. Biaudet se retrouvait seul face au gardien dijonnais qui relâchait devant Pozder pour le 4 à 0 (4-0 ; 65e). Dijon sauvait alors l'honneur par Navarro (4-1 ; 75e). Les Messins, qui maîtrisaient leur match, continuaient leur marche en avant grâce à deux ballons envoyés au fond des filets dijonnais par Diagne (5-1 ; 84e) puis par Fostier (6-1 ; 88e). Diagne s'offrait même un doublé à une minute de la fin de la rencontre et permettait à son équipe de l'emporter très facilement (7-1, 89e).

     Stade Delaitre (Marly). Temps froid et pluvieux. Pelouse bosselée. Une centaine de spectateurs. Arbitre : M. Rouinsard (Ligue de Paris). But : N'Goma (88e). Avertissement à Metz : Chapuis (50e).
    METZ. Meyebi ­ Leoni (Anastassowa, 82e), Belson, Delgado, Bong ­ Pouye, Betsch, Calton (Natival, 77e), Françoise ­ Baldé, Chapuis (Andres, 65e). Entraîneur : J. Pinot.
    MONTCEAU. Mey ­ Guillaud, Beaucaire, Brugniaud, Devillard ­ Ben Hassine (Arslan, 59e), Bagrowski (N'Goma, 73e), Chanlon, Ducloux, Cortambert ­ Alidor (Cartier, 77e). Entraîneur : Y. Chandioux

    Metz en état de marche

    Totalement amorphes contre Toulouse, les Messins ont aussitôt réagi à Lens. Croiser la route de Marseille et partir défier Lyon doit leur permettre d'entretenir la flamme, pour dix jours au moins. Etat des lieux.

    La capacité de réaction. En retombant dans leurs pires travers, six jours plus tôt, en s'inclinant face à Toulouse (0-2), les Messins avaient laissé s'installer une impression de démobilisation qui n'annonçait rien de bon, à un mois et demi du terme du championnat. Ils ont rectifié le tir, samedi à Lens, où la capacité de réaction affichée cadre un peu mieux avec les vertus réapparues en 2008 : « L'équipe a retrouvé un état d'esprit plus conforme aux attentes, relève Yvon Pouliquen, notamment en respectant les consignes et en manifestant plus de rigueur tactique. » En partie permise par l'extrême docilité lensoise, l'égalisation survenue juste avant l'entrée dans le temps additionnel tend effectivement à démontrer que Metz n'a pas baissé les bras. « J'ai même un regret, ajoute l'entraîneur : celui de ne pas avoir égalisé à vingt minutes de la fin. J'aurais bien aimé voir à quoi alors aurait ressemblé ce match... »
    Le calendrier. Pour une équipe appelée à valider sa relégation en Ligue 2 d'un match à l'autre, le contexte a ­ inconsciemment ou non ­ une importance particulière sur le comportement. Metz a ainsi complètement raté son rendez-vous avec Toulouse, dix-neuvième, dans un stade qui sonnait le creux, une semaine après une double désillusion sous la forme d'une défaite dans les dernières secondes du derby à Nancy et d'un tirage au sort l'envoyant à Lyon disputer son quart de finale de Coupe de France. Il s'est réveillé dans l'ambiance chaleureuse du stade Bollaert. La venue de Marseille samedi à Saint-Symphorien puis le déplacement à Gerland trois jours plus tôt garantissent, a priori, toute baisse de tension au sein de l'effectif messin. « J'espère que Toulouse n'a été qu'un accroc, confirme Yvon Pouliquen, et que nous sommes repartis pour une bonne série. » Laquelle ferait donc du bruit, vu l'identité des deux prochains adversaires. Le taux de performance. Sur un plan strictement comptable donc complètement accessoire compte tenu de sa situation, Metz a seulement stoppé une série de trois défaites de rang, samedi à Lens, comme il n'en avait plus accompli depuis décembre : pour le premier match de championnat sous le mandat d'Yvon Pouliquen, les Messins avaient partagé les points avec Lille, à la reprise, début janvier. « Notre baisse de régime est incontestable et d'autant plus ennuyeuse que nous aurions dû prendre des points, notamment contre Nice et à Nancy », déplore l'entraîneur. Son défi consistant à se classer au-dessus de la dix-huitième place sur l'ensemble des matches retour prend, du coup, du plomb dans l'aile : seul Strasbourg (11) a pris moins de points que Metz (12) depuis la dix-neuvième journée.
    Spectateur de la lutte. Vainqueur de Caen et de Strasbourg mais aussi de Valenciennes, auteur d'un nul à Lille, contre Rennes et à Lens, Metz démontre depuis janvier qu'il aurait tout à fait pu se mêler à la lutte intense pour le maintien, qu'il suit finalement de très loin. Au lieu de disputer sa chance jusqu'au bout, l'équipe lorraine est la seule assurée de descendre, bien avant le terme de la compétition. De quoi aviver des regrets, ceux d'être partis de trop loin en janvier, par exemple. Yvon Pouliquen pour sa part voit les choses différemment : « Je ne peux pas avoir de regrets puisque je n'étais pas là pendant les six premiers mois. Et si l'équipe avait compté assez de points à mi-parcours pour pouvoir se sauver aujourd'hui, je ne serais pas là... »

    FC METZ - EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : retour de Lens en bus à 3 h 15 ; repos. Aujourd'hui : reprise de l'entraînement à 17 h. Demain : entraînement à 10 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Lens - Metz (32e journée de Ligue 1) samedi 5 avril : 1-1. Prochain match : Metz - Marseille (33e journée de Ligue 1) samedi 12 avril (20 h). A suivre : Lyon - Metz (quarts de finale de la Coupe de France) mardi 15 avril (20 h 45) ; Auxerre - Metz (34e journée de Ligue 1) samedi 19 avril (20 h).
    Blessés. Le retour dans le groupe de Sébastien Renouard, rétabli d'une déchirure à la cuisse gauche, est prévu dans le courant de la semaine, tout comme celui de Manuel Corrales (entorse du ligament latéral interne du genou droit). La saison de Julien Cardy est terminée.
    Suspendu. Cheikh Gueye (3 avertissements en moins de dix journées) a purgé son match de suspension samedi à Lens.

     

    April 06

    ...Et Bollaert s'arrêta de chanter...

          

    (Quotidien l’Equipe) : Lens-Metz : 1 à 1

    LES BUTS

    1-0 : MONTERRUBIO (33e s.p.). – Penalty pour Lens à la suite d’une faute de Marichez sur Aruna. Monterrubio le transforme d’une frappe de l’intérieur du gauche à ras de terre. Parti sur sa gauche, Marichez est trop court.

    1-1 : PJANIC (90e, passe de Barbosa). – Corner côté gauche. Barbosa centre à ras de terre à l’entrée de la surface pour Pjanic, qui, esseulé, reprend de l’intérieur du droit. La frappe du meneur messin est déviée du torse par Momar N’Diaye au point de penalty et prend Runje à contre-pied.

    LES CARTONS

    3 AVERTISSEMENTS. – Lens : Kovacevic (73e, coup involontaire sur Barbosa), Hilton (88e, charge sur Momar N’Diaye) ; Metz : Barbosa (75e, tacle à retardement sur Monterrubio).

    Papin: «Ça commence à faire beaucoup

    Jean-Pierre PAPIN (entraîneur de Lens) : « C’est un scénario catastrophe et ce n’est pas la première fois que cela arrive. Ça commence à faire beaucoup. Cette égalisation dans les dernières secondes fait très mal. Mais cela nous pendait au nez car nous n’arrêtions pas de reculer. On a joué un peu la peur au ventre en deuxième mi-temps. On manque surtout d’expérience. Les occasions, on les a pourtant eues et on aurait dû tuer le match dès le départ. Malheureusement, on n’a pas pu les mettre. Désormais, on se retrouve dos au mur avec une fin de saison très compliquée. »

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Cette égalisation vient de loin mais elle n’est pas imméritée car nous avons fait jeu égal avec Lens. Notre démarrage a été poussif mais nous nous sommes bien repris. En deuxième mi-temps, Lens ne s’est pas créé la moindre occasion. On sentait que tout était possible car les Lensois étaient fébriles. Même si le week-end dernier face à Toulouse nous avons fait un non-match, nous sommes professionnels et nous nous devons de montrer notre vrai visage. »

    Lens craque, Runje aussi

    À force de reculer, les Lensois, inopérants en seconde mi-temps, ont été rejoints à la 90e, provoquant l’exaspération de leur gardien.

    1-0: Monterrubio (33e s.p.).

    1-1: Pjanic (90e).

    LENS

    « CE N’EST PAS NORMAL. Un mec tout seul, libre, dans la surface à ce moment-là… Si on continue comme ça, la Ligue 2 sera méritée » , a lâché au micro de Foot + le gardien lensois Runje de dépit, en quittant la pelouse de Bollaert. Un peu plus tard, Belhadj résumait bien le sentiment général : « On a fait un match pourri, mais on devait le gagner. » Le RC Lens était dix-huitième avant cette 32e journée. Il est seizième avant de jouer son match en retard mercredi prochain à Saint-Étienne.

    Mais c’est un classement en trompe-l’œil pour le Racing qu’il doit surtout à la défaite de Strasbourg (0-2) et au nul de Toulouse (0-0). Car, hier, il a réalisé une mauvaise opération en abandonnant deux points devant Metz (1-1), tout à la fin. Comme il l’a déjà fait à l’automne face à Caen (1-1), cet hiver contre Toulouse (1-1) et plus récemment, avec Marseille (3-3). C’est le sixième match de suite à Bollaert que le RCL n’arrive pas à gagner, et cela fait plus de deux mois qu’il est à la recherche d’une victoire en Championnat (Caen, 4-1). Forcément, ces statistiques laissent planer un doute profond sur l’avenir des Lensois. Surtout si l’on se réfère à leur deuxième mi-temps où ils ont semblé jouer avec la peur au ventre. Une impression confirmée par Jean- Pierre Papin. « En première mi-temps, ils n’ont pas réussi à faire le break, puis ils ont arrêté de jouer et ils nous ont laissé le ballon », résumait le gardien messin Marichez, performant face à son club formateur.

    À Lens, Aruna et Maoulida étaient titularisés pour la première fois ensemble. Mais leur entente reste à démontrer. Cette équipe n’est jamais aussi bonne que lorsqu’elle tient le ballon et joue haut. On en a eu la confirmation en première période. Après les opportunités manquées par Aruna (4e) et Maoulida (5e et 18e), Lens a trouvé l’ouverture sur un penalty généreux. Il y a bien eu un contact entre Marichez et Aruna, mais celui-ci n’était pas forcément du fait du gardien lorrain, qui n’a même pas protesté. Et il fallut beaucoup de sang-froid à Monterrubio pour ne pas trembler (33e).

    Le néant offensif et l’erreur fatale

    Mais en seconde période, plus rien. Le jeu offensif lensois était proche du néant. Cette équipe éprouve les pires difficultés à défendre. Pourtant, elle amis le frein à main, elle a abandonné à la lanterne rouge la direction du jeu. Elle a reculé, reculé, reculé. Elle a concédé des corners, des coups-francs. Et Bollaert, qui n’avait jamais cessé de chanter, a fini par se taire. Cette course à l’abîme s’est faite à la suite d’un enchaînement d’erreurs. « Je n’aurais pas dû jouer un coup franc si vite », reconnaissait Belhadj. « Il y a eu une passe en retrait inadéquate », relevait également Papin. Celle de Monterrubio qui mit Hilton en difficulté et le conduisit à commettre une faute sur N’Diaye (89e).Le coup franc de Barbosa termina en corner et ce dernier se chargea de le tirer. À l’entrée des seize mètres, Pjanic était étrangement seul. Sa frappe fut déviée par N’Diaye et, là-haut dans la tribune, Martel alluma la cigarette censée contenir sa colère.

    « Je suis inquiet, bien sûr, soulignait le président. C’est compliqué. La pression sur les joueurs est forte. Combien de points on peut prendre la semaine prochaine à Saint-Étienne et à Lorient ? Je n’en sais rien. Je ne suis pas Nostradamus. »

    Pjanic, le bourreau

    L’HOMME CLÉ : PJANIC (Metz), 6,5

    On l’a peu vu en première période. Il s’est enhardi à l’image de Metz au fil du match. Il a récupéré une mauvaise relance d’Hilton mais son tir a été dévié en corner par Runje (82e). Sur un dernier corner de Barbosa, libre de tout marquage, il a égalisé après que son tir eut été dévié du torse par Momar N’Diaye (90e). 

    LENS

    RUNJE (5,5) : un duel gagné face à B. Gueye (26e) et un ballon sorti en corner sur une frappe de Pjanic (82e). Il a raté une relance (40e) et pris Gueye trop à la légère (46e). Ne peut rien sur l’égalisation messine.

    LAURENTI (5) : un match sobre. Souvent bien placé, mais un apport offensif nul.

    A. COULIBALY (5) : solide dans les airs.

    HILTON (5,5) : deux erreurs – dont une faute lourde de conséquence – (82e et 89e) qui ternissent un match correct. Précis dans ses longues relances.

    BELHADJ (5,5) : les rares étincelles lensoises sont venues de lui. Mais moins offensif que d’habitude.

    Si. KEITA (4,5) : une entame délicate pour sa première titularisation depuis deux mois. Remplacé par MANGANE (71e).

    KOVACEVIC (5) : toujours aussi actif à la récupération, moins efficace dans la distribution.

    DEMONT (5) : de l’abattage mais pas d’action déterminante.

    MONTERRUBIO (5) : buteur sur penalty (33e). Fébrile en fin de match où sa passe en retrait à N’Diaye conduit à l’égalisation.

    ARUNA (4,5) : il a obtenu le penalty, mais peine à retrouver son jeu. Remplacé par CARRIÈRE (85e).

    MAOULIDA(5) : très remuant en première période, on l’a beaucoup moins vu ensuite.

    METZ

    MARICHEZ (6,5) : un duel gagné (5e) et une frappe de Maoulida déviée (18e), de bonnes prises de balles, il a réussi son match.

    CUBILIER (5,5) : une entame saignante et un match sérieux.

    VIVIAN(4,5) : parfois fébrile, des soucis dans le jeu aérien.

    STRASSER (4,5) : il a défendu avec courage, mais pas toujours avec sérénité.

    BASSONG (5) : une prestation honnête à gauche.

    FRANÇOIS (5) : il s’est beaucoup dépensé devant sa défense. Remplacé par Momar N’DIAYE (78e), qui a dévié la frappe de Pjanic dans le but lensois (90e).

    GYGAX (non noté) : remplacé prématurément en raison d’un excès de nervosité (25e). Son remplaçant, BESSAT (note : 6) a apporté sa vivacité.

    AGOUAZI (5,5) : très combatif, jamais battu, mais la relance a parfois laissé à désirer.

    PJANIC (6,5) : voir ci-dessus.

    BARBOSA (5,5) : il a bien fini. Metz a égalisé sur son corner, obtenu après une bonne frappe sur coup franc.

    B. GUEYE (5,5) : seul en pointe, souvent hors-jeu de peu, il ne s’est pas ménagé. Remplacé par GESTEDE (70e).

    LE MAIREDE LENS ATTAQUELE PSG.

     Dans l’affaire de la banderole anti-Ch’tis du Stade de France, le député-maire de Lens Guy Delcourt a annoncé, hier, son intention de porter plainte contre le Paris-SG pour « hébergement illicite d’associations prônant la discrimination ».

    (R.L.) : Metz fait un malheur

    Lens est toujours susceptible d'accompagner Metz en Ligue 2 : l'égalisation de Miralem Pjanic a plongé les Nordistes dans le doute. Finalement, les Lorrains bougent encore.

    A six journées de la fin du championnat, Metz garde toujours un petit bout d'orteil en Ligue 1 : son match et son résultat en témoignent, hier soir à Lens, où le froid et même la neige apparue en deuxième partie de soirée ont de quoi susciter des doutes sur le passage à l'heure d'été et l'arrivée du printemps.Grâce au troisième but de Miralem Pjanic en Ligue 1, trois jours après son accession à la majorité, Metz a même entretenu le suspense de la course effrénée au maintien. Pas le sien, qui n'est plus possible depuis bien longtemps, mais celui de Lens, par exemple, un adversaire qui n'a pas donné l'impression de lutter pour sa survie en Ligue 1, hier, lors d'une deuxième mi-temps frileuse. A part ça ? A part ça pas grand-chose : six jours après avoir bafouillé leur football et bafoué leurs engagements de sursaut au point de réussir l'exploit de perdre contre Toulouse, les Lorrains ont retrouvé un peu de couleurs, et obtenu un point rassurant alors qu'on était en droit de se demander ce qu'ils allaient faire de leur fin de saison. Pas question de remettre en cause le penalty sur lequel Lens a dangereusement tenté de prospérer : aucun ralenti, sous aucun angle, ne tranche vraiment le débat consistant à savoir si Christophe Marichez est venu faucher Aruna Dindane ou si c'est Aruna Dindane qui est venu s'écraser sur Christophe Marichez. Et puis, le dossier noir de l'arbitrage français est déjà suffisamment épais, et le grand déballage assez bruyant. En tout cas, d'un samedi à l'autre, les Lensois auront pu vérifier qu'une faute prêtant à discussion dans la surface pouvait bel et bien provoquer un penalty : s'ils ont beaucoup commenté celui qui a permis au Paris SG de remporter la Coupe de la Ligue sept jours plus tôt au Stade de France, aucun d'entre eux n'a jugé opportun de s'attarder sur celui qui, hier, leur a offert un point, un tout petit point qui constitue un bien trop maigre bénéfice quand on vit dans la zone rouge.
    Des sifflets ont finalement raccompagné les Lensois aux vestiaires, tandis que les Messins s'attardaient sur la pelouse pour aller saluer leurs quelques supporters, témoins privilégiés du corner qui a permis aux Lorrains de mettre fin à une série de trois défaites. C'est sous leur tribune, en effet, que Cédric Barbosa a brossé son tir. Face au but, la reprise impeccable de Miralem Pjanic a été déviée légèrement, par Momar N'Diaye selon les intéressés, assez pour faire mouche et transformer le glacier de Bollaert en banquise.
    Si les Messins ont presque pu s'estimer heureux d'atteindre la fin de la première mi-temps avec le seul débit d'un but, qui a beaucoup dû à l'inefficacité de Toifilou Maoulida au cœur d'une défense parfois brouillonne, les Lensois ont bien cherché ce qui leur est arrivé, au bout du compte. Au cours d'une deuxième période soporifique, l'équipe nordiste n'a rien entrepris qui risquait de lui permettre de se mettre à l'abri : zéro occasion, et quasiment pas d'envie. Metz en a bien profité. Pjanic aurait déjà pu trouver la faille une première fois, sur une frappe détournée in-extremis par Runje. Avec l'aide de Momar N'Diaye, qui venait de le rejoindre en prenant le relais de Babacar Gueye, la dernière occasion a été la bonne, pour le plus grand malheur lensois. Enfin, aucune banderole d'aucune sorte n'est venue polluer la soirée : les gens du Nord connaissent les bonnes bannières. En plus, ça fera des économies de papier.

    Pjanic au bon moment

    En égalisant en toute fin de match, Miralem Pjanic a renversé le scénario lensois. Un partage équitable au terme d'une partie engagée mais sans véritable relief.

    Marichez. Un retour au pays frustrant. Ses sauvetages devant Maoulida (5e, 18e) ont été relégués au second plan par son intervention sur Dindane dans la surface de réparation. Coupable a estimé l'arbitre : Olivier Monterrubio a transformé la sentence (33e).
    Cubilier. Vigilant et maître de ses gestes. Il a livré une de ses apparitions les plus abouties sous le maillot messin.
    Vivian. Combatif, il a empêché Dindane, lancé par Demont, de filer seul au but (16e). Parfois perturbé par la vivacité d'exécution de Maoulida, il est alors apparu emprunté.
    Strasser. Son placement, judicieux, lui a souvent permis de se tirer de situations délicates.
    Bassong. Plus de deux mois après son dernier match, il a effectué un retour dans l'ensemble probant. D'autant plus que celui-ci s'est déroulé sur le côté gauche de la défense, poste inhabituel pour lui cette saison.

    Gygax. Belhadj lui a fait perdre la boule. Physique, son duel avec le défenseur lensois a vite basculé sur le terrain de la provocation. Où l'international suisse a dû abdiquer : son entraîneur l'a invité à retrouver son calme sur le banc dès la vingt-troisième minute. Vincent Bessat lui a succédé. Auteur d'une remise en retrait judicieuse mais mal exploitée par Babacar Gueye (45e), il a montré une abnégation exemplaire. Et empêché au passage un deuxième but lensois en enlevant le ballon promis à la tête de Balmont (50e).
    Pjanic. Marqué de très près, souvent à la limite de la régularité, il a éprouvé beaucoup de peine à s'exprimer. Son bilan aurait pu se limiter à cette frappe tendue détournée en corner par Runje (81e). Mais l'espoir bosniaque a surgi au bon moment pour reprendre le corner de Barbosa : sa frappe, détournée par un joueur lensois, a permis aux Messins de ramener le point du match nul (90e).
    Agouazi. Deux bons ballons à destination de Babacar Gueye (7e, 35e). Impliqué et appliqué, il n'a jamais baissé les bras.
    François. Le tableau est devenu habituel : derrière sa rigueur défensive, le milieu de terrain a beaucoup de mal à apporter sa pierre à la construction. Remplacé par un attaquant, Momar N'Diaye (78e), auteur d'une rentrée percutante.
    Barbosa. Une soirée sans trop de consistance. Passé sur le flanc droit après la sortie de Gygax (23e), il a attendu la toute fin de match pour sortir de l'anonymat. Son corner pour Pjanic s'est révélé décisif (averti à la 75e).B. Gueye. Dans une position délicate, esseulé à la pointe de l'attaque, il s'est démené pour offrir des solutions à ses coéquipiers. Mais il a parfois manqué de spontanéité, à l'image de ce duel perdu face à Runje : le gardien lensois a profité de son hésitation à frapper pour s'emparer du ballon. Il a cédé sa place à Rudy Gestede (70e). Lens n'en finit plus de se chercher. Pourtant placée sur la voie de la réussite grâce au penalty transformé par Olivier Monterrubio, l'équipe de Jean-Pierre Papin s'est étrangement recroquevillée sur elle-même après la pause. Son attentisme a ouvert une brèche dont les Messins ont su tirer profit. A un moment où le public du stade Félix-Bollaert pensait sans doute pouvoir entonner le chant de la victoire.

    Yvon Pouliquen : « J'ai vu une équipe »

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Nous avons manqué de percussion offensive. Dans ce secteur, on a encore du mal à prendre des décisions. Mais je félicite mes joueurs malgré tout. J'attendais une réaction, elle est arrivée. Ce soir, j'ai vu une équipe, et de la solidarité. Metz ne vaut peut-être pas mieux que son classement, on n'est jamais là par hasard, mais il vaut mieux que son nombre de points. »
    Christophe Marichez (capitaine de Metz) : « Après le but lensois, nous avons réussi à ne pas paniquer. Lens n'est pas parvenu à faire le break. En seconde période, ils nous ont un peu laissé le monopole du ballon, nous avons su en profiter. C'est plutôt positif : après avoir montré de mauvaises choses, dimanche contre Toulouse, nous avions à cœur de nous racheter. »
    Gervais Martel (président de Lens) : « Ce qui nous arrive, c'est un peu le reflet de notre saison... Mais tout n'est pas fini, il reste six matches avant la fin du championnat. Nous tenions à cette victoire, malheureusement, la vérité se lit au coup de sifflet final. Mes joueurs avaient mérité de prendre l'avantage. Un à zéro à la pause, ce n'était pas cher payé pour les Messins... »
    Jean-Pierre Papin (entraîneur de Lens) : « Je crois que mon équipe a joué avec la peur au ventre en seconde période, nous avons trop reculé... Cela n'empêche : le retour de Metz est vraiment cruel. Nous nous étions pourtant bien préparés en essayant de mettre de côté la déception de la finale (en Coupe de la Ligue). Maintenant, il y a un match important mercredi à Saint-Etienne : celui-là, il ne faudra pas le louper. »

    Le film du match

    4e. Esseulé dans la surface, Dindane exécute une demi-volée à la retombée d'un coup franc de Demont. Au-dessus.
    5e. Maoulida devance Vivian dans la surface mais échoue face à Marichez, bien sorti.
    18e. Monterrubio décale Maoulida, dont la frappe instantanée est détournée en corner, des poings, par Marichez.
    27e. Intervention décisive de Laurenti, qui revient à temps pour enlever le ballon des pieds de Pjanic, bien servi par Babacar Gueye.
    34e. Long centre de Hilton à destination de Dindane. Marichez, en plein élan, percute l'attaquant lensois, qui s'effondre. L'arbitre désigne le point de penalty ; du gauche, Monterrubio transforme. LENS 1 - METZ 0
    45e. Bessat déborde sur la gauche et remet devant le but où, bien pris, Babacar Gueye ne peut armer sa reprise.
    72e. Consécutif à une faute provoquée par Gestede, tout juste entré en jeu, un coup franc cadré de Barbosa est stoppé par Runje.
    82e. Frappe puissante de Pjanic, plein axe, de vingt-cinq mètres. Runje doit se détendre pour détourner le ballon en corner.
    90e. Corner de Barbosa, reprise de Pjanic ; N'Diaye dévie la trajectoire du ballon, Runje est trompé. LENS 1 - METZ 1

     Banderole : le Paris SG veut savoir

    Le Paris SG demandera demain à être reçu par le Procureur de Bobigny afin de connaître la véracité des diverses informations publiées dans la presse concernant l'enquête dans l'affaire de la banderole anti-Ch'tis. Le club parisien, qui se dit « principale victime de ces agissements », rappelle avoir « déposé plainte dans cette affaire » et regrette de n'avoir « été destinataire d'aucune information concernant le déroulement des investigations et les découvertes qui ont pu être faites, notamment sur les auteurs présumés de cette banderole. »
    Trois supporters du Paris SG ont en effet été mis en examen vendredi pour « provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive » et leur implication dans l'affaire de la banderole. Ils ont tous les trois écopé d'une "interdiction de fréquenter les stades" durant leur contrôle judiciaire et de rencontrer les autres supporters.
    Côté sportif, « si sanction il y a, cela peut être un retrait de point(s), un match avec sursis à huis clos, un match ferme, selon Pierre Attali, vice-président de la commission de discipline de la Ligue. Il peut aussi n'y avoir aucune sanction de notre part ».

     (Site officiel du FC Metz) : Un beau sursaut d’orgueil !

    Les Grenats ont arraché le match nul au Stade Bollaert à la dernière minute de jeu. Face à une formation lensoise trop crispée pour assurer sa victoire, les hommes d’Yvon Pouliquen ont eu le mérite d’y croire jusqu’au bout.

    Le FC Metz voulait effacer sa mauvaise prestation de la semaine passée, il y est parvenu en revenant sur le Racing Club de Lens de belle manière. Si la victoire ne fut pas au rendez-vous, Metz a fait preuve d’un bon état d’esprit au cours de la seconde période et en a été récompensé. Cela lui a permis de revenir à hauteur de Sang et Or beaucoup trop effacés, sans doute en raison de la pression qui entourait cette rencontre.
    Très fournie offensivement, la formation de Jean-Pierre Papin débutait pourtant la partie armée de belles intentions. Comme on pouvait s’y attendre, les locaux essayaient d’entrée de faire la différence en faisant le siège du but de Marichez. Ce dernier voyait une reprise de Dindane passer au dessus (4°) et devait s’employer à deux reprises devant Maoulida (5°, 18°). On pensait que l’orage était passé quand Gueye, ajustant mal sa passe en direction de Pjanic, manqua d’offrir au jeune milieu un premier ballon de but idéal (26°). Même sentiment quelques instants plus tard lorsque celui-ci fut repris par Runje après s'être débarrassé de son vis-à-vis (29°). Mais monsieur Auriac indiqua le point de penalty pour une faute pas si évidente que cela de Marichez sur Dindane, à qui on ne peut pas reprocher d’avoir bien joué le coup. Et Monterrubio le transformait (1-0, 33°).
    Les Lensois étaient ainsi dans une position idéale. Mais, au fil des minutes, ils laissèrent peu à peu le ballon aux Grenats et accumulèrent les signes de fébrilité. Runje, sur un ballon de relance, se manqua mais cela ne prêta pas à conséquence (47°). A l’autre extrémité d’une mi-temps traversée de part et d’autre sans grandes émotions, Hilton fut contraint de stopper N’Diaye irrégulièrement sur un ballon en retrait mal assuré (89°). En fait, seul Bessat eut l’occasion de marquer, mais sa volée passa à côté (68°). Vint donc cette dernière minute et l’intervention illicite d’Hilton, qui donna lieu à un coup-franc à l’entrée de la surface. Cédric Barbosa le frappa. Le ballon fut dévié par un mur bien trop avancé en corner. Mais les Messins jouèrent celui-ci rapidement, à ras de terre, en direction de Miralem Pjanic. Celui-ci reprit du plat du pied sans contrôle, et trompa Runje avec l’aide de Momar N’Diaye, qui déviait la trajectoire (90°, 1-1). Une récompense loin d’être imméritée pour des Messins dominateurs au cours du second acte, qui replonge Lens dans ses doutes.

    La réaction d'Yvon Pouliquen : « Cette fois, c’est nous qui avons profité des dernières minutes. Cela change, un peu ! A Nancy, lors de notre dernier déplacement, nous avions été victimes d’un but fatal au même moment. Ce match fait du bien pour le mental. Celui de Toulouse m’avait énervé, fâché. La réaction que j’attendais est arrivée. Les joueurs ont fait une prestation dans le style de celles qu’ils produisaient depuis un mois et demi avant Toulouse. Bravo à eux. Ils ont retrouvé la volonté de jouer, ont été performants dans le domaine offensif comme dans le domaine défensif, même s’il a manqué un peu de percussion devant et que certaines situations auraient pu être mieux gérées. (interrogé sur le remplacement de Gygax au bout d’une vingtaine de minutes) Daniel était déjà sorti de son match, il se préoccupait trop de son conflit avec Belhadj. Il fallait prendre une décision, je l’ai fait. Si un des joueurs sort du match, d’autres attendent sur le banc comme Vincent Bessat, qui, ces derniers temps, n’avaient pas démérité. »

     LENS METZ BELHADJ ET AGOUAZ2008LENS METZ GUEYEb2008lens2008Lens-Metz2008Pjanic, la pépite

     

    April 05

    Paroles, Paroles,paroles : des actes pour mettre fin aux maux!

    Lettre ouverte à l’intention de Monsieur Rémy Lacombe, de France- Football…

    J’ai lu, avec « amusement » (j’essaie d’avoir de l’humour), votre dernier éditorial dans le journal FF du 04 Avril 2008…

    Avec amusement, car celui-ci est intitulé :

    « Paroles, paroles… »,

    Mais avec agacement, parce qu’en sous-titre, il y avait :

    « non, Le P.S.G. n’a pas le monopole des odieux du stade »

    Titre et sous-titre qui amène certains commentaires :

    Messin de naissance, comme j’aurais pu être Bastiais, si le sort en avait voulu ainsi, je me demande, à la lecture de vos articles, où vous vous faites l’avocat du diable, si vous êtes bien conscient de la teneur desdits éditoriaux : vous volez à la défense, ou du moins, pour essayer de rester un tant soi peu objectif, à la « vaporisation » des faits reprochés à certains supporters parisiens, dans le but évident de blanchir le club du P.S.G., qui est un peu votre pain quotidien, la crèmerie d’à côté, dans laquelle on va faire son beurre, ou du moins son marché tous les matins que dieu fait, parce que c’est pratique, parce que cela rapporte, à peu de frais, quelques sous destinés à moudre le pain quotidien destiné à nourrir le personnel-parisien-dudit journal…Je peux comprendre cela, parce que cette action est humaine, quoique pas très objective, pour ce qui est du reste : j’explique !

    Il y a deux, trois semaines, les incidents survenus Bastia à Metz et à, petits clubs provinciaux (beurgh,la province, disent les bobos et les bofs…)n’ont opas amené autant de lectures à décharge, essayant de procurer au lecteur une vue d’ensemble générale plus apte à faire la part des choses : Bastia et Metz étaient tombés dans la piscine et vos journaux appuyaient, sans état d’âme, leur pied sur la tête, afin d’enfoncer les provinciaux au fond de la piscine et qu’enfin, ils s’y noient, coupables, tous coupables, mis en exergue, montrés au pilori : la honte de la France, à vos dires !!!

    Et, aujourd’hui, le Parisien que vous êtes, a « la gueule de bois » (comment, nous aussi ?), cherche à minimiser, à diluer les insanités parisiennes placardisées au stade de France !

    Comme si vous ne le saviez pas : mais vous fermiez les yeux ! Pourtant, souvenez vous, les cris de singe accompagnant les Messins il y a quelques années au parc, un match où ceux de Boulogne avaient essayé de précipiter une machine à boisson sur les supporters messins situés en bas de la tribune-On peut se demander pourquoi ils avaient été placés en dessous des supporters parisiens-pour les intimider ?

    Ce jour-là, cela avait fait moins de bruit dans les journaux !

    Alors France Football coupable aussi ?

    Oui, » FF et tous les médias », ceux qui ont traité les Messins et Mosellans de « collabos » (Mon père, porteur de diverses croix de la résistance a du se retourner dans sa tombe), de « gros cons », par omission ou par défoulement, ou par rôles télévisuels (Sackomano sur RTL, Ménès sur M6, G. Carlier et R. Courbis sur France 2, pour les citer)

    Coupables eux aussi et pourquoi ? Par la place exagérée faite dans les médias aux clubs considérés comme de gros clubs, alors que souvent, ils n’en ont que le statut, bien qu’ayant un potentiel spectateur conséquent !

    -Une insulte, une injustice, un non-sens pour les clubs alors en pointe du classement par leur travail et leur réussite au niveau sportif !!!!

    Bastia, Lorient en L1, sont les égaux du P.S.G, de Lyon, de Marseille, ni plus, ni moins : parce que le football est avant-tout un sport, le championnat est avant-tout une compétition sportive, où le résultat n’est, ne doit jamais être inscrit à l’avance !Chaque club a ses chances, au début du championnat : en favorisant « les trains qui arrivent à l’heure », en faisant preuve de mansuétude vis-à-vis de certains, alors que l’on ne pardonne ni n’excuse aucun faux-pas à d’autres, avant de les mettre en exergue, on crée, artificiellement, sous un prétexte « économique »(qui oserait nier que l’Equipe et FF font plus de chiffre à Paris et à Marseille qu’à Bastia, Nancy ou Valencienne ?), des différences non objectives en termes sportifs !

    Cela a des influences sur « les lecteurs », « les arbitres », « les joueurs » et les spectateurs, dont certains, que l’on nomme « supporters »sont - détenteurs des racines de leurs clubs- !!

    Les « lecteurs »prennent souvent leurs lectures comme « la vérité » du jour : d’ailleurs, F.F. ne se fait-il pas appeler « la bible du football »… (Faut-il entendre par là : « Les seules détenteurs de la vraie vérité » ?)

    Metz : les, le spectateur a sorti une connerie ? , le FC Metz a, va payer !

    Bastia : des ados se sont fait manipuler, le club les couvre ? Le SC Bastia doit payer !

    Paris : Une tribune, « victime » ? Allons donc ! Passifs, actifs : coupables : le P.S.G doit être puni et doit payer !!!...Comme les autres, ni plus, ni moins !

    ….et les journalistes parisiens, Rigolo(RMC) en tête, comme Rémy Lacombe, rectifier le tir et asséner les mêmes vérités aux parisiens qu’ils le font à ceux de la province : parce que la province, c’est la France profonde, celle des vraies valeurs, pas le bling-bling, ni la chienlit ou le caniveau : un peu de respect, s’il-vous plait pour les clubs formateurs des Zénier, Battiston, Saha, Pirès, Adebayor, les découvreurs de Ribéry ,et de tant d’autres ; que seraient les grands clubs sans l’apport de ces joueurs là ?.....!!!!!

    Un peu de respect, et d’objectivité, s’il vous plait !

    Nous sommes tous coupable de ce qui se passe, mais chacun, à son niveau, doit œuvre pour que cela passe !

    Et, pour les journalistes dignes de ce nom,  cela passe par des considérations un peu moins économiques et un peu plus objectives ne répétant pas à l’excès, l’info produite par le voisin : recouper ses sources !!!  « Paroles, paroles » : des actes, oui, afin de mettre fin aux maux en mots !

    On paie, aujourd’hui les mansuétudes que l’on a eue un temps dans nos écrits, nos positions sur l’attitude à avoir après le coup de boule de Zidane (rappelez-vous : on ne touche pas à Dieu !) ; les politiques paient aujourd’hui leurs manques de réaction après les sifflets des hymnes nationaux, les joueurs leurs manques de respect aux arbitres, aux joueurs de l’autre camp etc…etc…

    Tant que l’on ne sera pas tous persuadés que le foot, c’est un jeu sportif, pas la guerre, cet espace transitionnel restera le théâtre de toutes les exactions et incivilités d’une société qui, elle-même ne respecte pas ses propres acteurs, ne respecte pas les gens !

    Bien à vous ! Moi, je vais boire un café…

    Hanen Roland (blog : Les contes de Roro à   http://roroetfrancine.spaces.live.com/ , site : http://en.moselle.free.fr/ )

    La fin des Boulogne boys

     

    Vous mourrez,mais montrez leur que vous aussi, vous êtes des Hommes!!

    La phrase du jour : « Chaque match, les Parisiens en rajoutent, dans l’insulte et l’arrogance ! Au dernier match, ils ont traité les Strasbourgeois de paysans ! Que seraient les bobos sans paysans ? Ils boufferaient quoi, à part leur coke et autre cannabis ?

    Marichez : « Lens ne mérite pas ça »

    Enfant du Nord, gardien issu de l'école lensoise, Christophe Marichez n'est pas resté insensible aux événements qui ont émaillé la finale de la Coupe de la Ligue. Retour au pays dans une drôle d'ambiance pour le capitaine messin.

    Bout à bout, le dégoût. « Nous étions au vert, la finale nous l'avons regardé. Sur le coup, je n'ai pas trop prêté attention à la banderole, tout simplement parce qu'on ne la voyait que par morceaux. Quand j'ai compris, je me suis dit qu'ils abusaient, vraiment. Je suis originaire d'Hazebrouck, ma famille habite encore dans le Nord... Comme moi, tout cela les a beaucoup choqués. Je suis triste pour le public de Lens, il ne mérite pas ça. » Six jours après, Christophe Marichez n'a toujours pas compris le pourquoi de la bêtise contenue dans l'insulte proférée à l'encontre des Ch'tis, samedi dernier, au Stade de France. « C'est dommageable pour le foot, aussi. Ces derniers temps, c'était Metz, maintenant Lens... »Hasard du calendrier, les deux clubs se retrouvent aujourd'hui avec, en filigrane, la lourde tache de redonner toute sa place au ballon... Lens - Metz, donc. La priorité du jour ne brouille pas la mémoire du gardien messin, formé à Lens, où il a évolué entre 1996 et 2000. Sanctionné, avec les siens, d'un point de pénalité et d'un match à huis clos, après l'affaire Ouaddou, Christophe Marichez ose espérer que la logique l'emportera et que le Paris Saint-Germain payera : « Pourquoi y'aurait-il deux poids deux mesures ? Bastia a été puni, nous l'avons été. Il faut que les supporters parisiens responsables soient condamnés, mais aussi le club. » Lens - Metz, donc...
    Entre le dix-septième du championnat et son dernier, promis à la relégation, les retrouvailles ne laisseront que peu de place aux bons sentiments. L'équipe du duo Papin-Leclercq bataille, en effet, pour sa survie en Ligue 1 : elle ne s'est plus imposée sur sa pelouse depuis le 20 janvier (contre Lyon, 3-1) et n'a plus gagné en championnat depuis le 10 février (à Caen, 1-4). S'il ne manquait que ça pour rajouter au climat pesant de l'affiche annoncée ce soir à Félix-Bollaert... « C'est sûr, le match risque d'être tendu à plusieurs niveaux, explique Christophe Marichez. Mais concernant l'ambiance dans les tribunes, je n'ai pas trop de craintes, je ne pense pas que les supporters lensois répondront aux Parisiens. »
    « Nous, poursuit le gardien messin, nous avons tout intérêt à rectifier le tir, au moins pour sauver les meubles. Avant cette défaite contre Toulouse, nous étions sur une bonne pente. Il y a eu des défaites imméritées, je pense en particulier à celles concédées face à Nice et Nancy. Aujourd'hui, il va à nouveau falloir prouver que nous avons encore envie de jouer ensemble. »
    Il reste sept matches aux Messins pour cela. Huit, en y ajoutant le quart de finale de Coupe de France, le 15 avril à Lyon. Neuf en imaginant l'exploit. « Pourquoi pas ? Sur un match tout est faisable. Il faut être ambitieux. » En Coupe, au moins, Metz en a encore le droit.

     Gervais Martel : « On aura du mal à digérer »

    Marqué par les incidents de la finale de la Coupe de la Ligue, le président lensois espère que son équipe saura profiter de la venue de Metz pour rebondir.

    Une défaite en finale de la Coupe de la Ligue, l'affaire de la banderole... La semaine qui vient de s'écouler à dû vous paraître bien longue ? « Oui, elle a effectivement été compliquée. Ce qui s'est passé est extrêmement grave et nous nous en serions bien passés. On aura du mal à digérer, c'est certain... Notre saison avait déjà été assez difficile comme ça jusqu'ici. Mais bon, maintenant, le sport doit reprendre ses droits. »

    • Côté terrain, le tableau n'est pas forcément réconfortant : votre équipe fait partie du trio des relégables. Dans ce sens, la venue de Metz, lanterne rouge, peut vous donner l'occasion de vous oxygéner tout en atténuant un peu de l'amertume liée à la finale de la Coupe de la Ligue... « Oui, ce match face à Metz tombe bien. Nous ne sommes pas des gens de prétoire, nous sommes là pour jouer au football ! Et pour essayer de sauver notre place en Ligue 1. »

    • On vous sent encore remonté ? « Oui, la manière avec laquelle nous avons été insultés a dépassé les bornes. Ce qui me choque, entre autres, c'est la préméditation de l'acte. Je suis révolté. »
    • Et vos joueurs, là-dedans ? « Je voudrais qu'on arrête de parler de cette histoire de banderole, de ce qui s'est passé ce soir-là. De toute façon, les joueurs sont des professionnels, ils doivent être capables de mettre ça de côté. Et puis, les insultes ne les visaient pas eux directement... »
    • Mais ce qui s'est passé, samedi au Stade de France, ne risque-t-il pas de rejaillir, d'une manière ou d'une autre, dans le comportement de vos joueurs face à Metz ? Lens a-t-il conscience de disputer un match couperet ? « Vous savez, dans notre situation, les sept matches qui nous séparent de la fin du championnat seront des matches couperet. Rien ne sera simple. Que ce soit en Coupe de France ou en championnat, le FC Metz a démontré qu'il n'était pas encore résigné. Nous avons beaucoup de respect pour cette équipe. Personne ne prendra cette rencontre à la légère sous prétexte que Metz est dernier au classement. »

     Metz, l'effet Toulouse

    « C'est un groupe fragile, tant individuellement que collectivement, un groupe incapable de se prendre en charge... Il y a donc parfois des rappels à l'ordre qui s'imposent. » Le sien, Yvon Pouliquen l'a adressé à ses joueurs au lendemain de la défaite concédée contre Toulouse, dimanche dernier (0-2). « Le match le plus catastrophique » depuis son arrivée, avait balancé le successeur de Francis De Taddeo. Sa mise au point a été suivie d'effets, comme l'a laissé entendre l'annonce des dix-huit joueurs retenus appelés pour l'opération rachat, aujourd'hui à Lens.
    A l'absence programmée de Cheikh Gueye (suspendu), se sont ajoutées celles de Wilmer Aguirre et Cyril Chapuis, dont la semaine n'a visiblement pas convaincu. L'attaquant péruvien cède sa place à Dino Djiba, lequel devrait débuter sur le banc. L'ancien Grenoblois, arrivé à la trêve, est quant à lui remplacé numériquement par Sébastien Bassong. Plus de deux mois après sa blessure à Strasbourg, le défenseur, toujours utilisé dans l'axe cette saison, fera son retour dans le couloir gauche. L'innovation est imposée par les carences humaines dans ce secteur de jeu : « Nous n'avons pas le choix », a indiqué l'entraîneur messin, qui n'a donc pas jugé utile de faire appel à Stéphane Léoni ou encore à Luis Delgado pour combler le manque.
    Dans le milieu de terrain, Yvon Pouliquen récupère Cédric Barbosa, suspendu la semaine passée. Son retour pourrait contraindre Vincent Bessat, titulaire la semaine passée, à regarder le coup d'envoi avec les autres remplaçants. Ceux qui ouvriront le bal, eux, sont prévenus : « J'attends une réaction, j'espère qu'elle aura lieu », a insisté l'entraîneur messin.

    Metz en Ligue 2 si...

    Vingtième, avec dix-sept points, Metz pourrait officiellement être en Ligue 2 à l'issue de son match à Lens. Une défaite en terre nordiste, combinée, ce soir, à une victoire de Toulouse (contre Lorient) ou de Strasbourg (contre Monaco), entérinerait la relégation des Messins. Au cas où Toulousains et Strasbourgeois ne parviendraient pas à s'imposer, le scénario pourrait être validé demain, par une victoire du Paris Saint-Germain à Nancy.

    (CFA) : Metz : ensemble c'est tout

    FC Metz. 10e avec 58 pts (8v, 8n, 10d). Les trois dernières rencontres :  Nul à Croix de Savoie (0-0), nul face à Jura Sud (1-1), défaite au Red Star (1-0).
    Montceau. 8e avec 61 pts (10v, 6n, 9d). Les trois dernières rencontres : victoire à Épernay (0-3), nul face à Raon (0-0), victoire face à Vesoul (2-1).
    A l'aller. Le 10 novembre 2007. Montceau - Metz : 1-2. Buts pour Montceau : Ducloux (11e) ; pour Metz : Cissé (12e, 29e).
    L'enjeu. Au mois de mars, le FC Metz n'était pas d'attaque. Les Messins restent, en effet, sur cinq matches sans la moindre victoire (3 nuls, 2 défaites). L'objectif des hommes de José Pinot est donc tout trouvé...
    Le groupe. Amine Aribi (ischio-jambier) et Cédric Anton (cheville) sont forfaits. Pour le reste, José Pinot désignera son groupe aujourd'hui, en fin de matinée, à l'issue d'une ultime séance d'entraînement.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « Nous sommes convalescents, mais on se soigne. La guérison n'est pas aussi rapide que je le souhaiterais, mais je ne désespère pas. Car, si en terme de résultats nous n'avons pas beaucoup avancé, les prestations fournies sont, elles, satisfaisantes. C'est sur ces bonnes choses entrevues ces dernières semaines que nous devons nous reposer. Je n'attends pas simplement une réaction, mais plutôt de l'action ! Et pour cela, il faut agir ensemble. C'est collectivement que nous parviendrons à faire la différence. »
    Metz - Montceau stade Delaitre demain (15h)

     Inscriptions injurieuses

    Le maire de Brest François Cuillandre (PS) a déposé plainte après des inscriptions injurieuses découvertes, hier matin, sur l'un des murs du stade Francis Le Blé quelques heures avant la rencontre de ligue 2 entre le Stade Brestois et Guingamp. Les mots « Nos enfants sont dans les stades, les vôtres dans les congèls » avaient été inscrits, dans la nuit de jeudi à vendredi, à l'entrée des supporters des deux équipes, en référence à l'infanticide la semaine dernière de Saint-Nicolas-du-Pélem, à une trentaine de kilomètres au sud de Guingamp, où le corps d'un nouveau-né avait été découvert dans le congélateur d'une ferme. « Trop c'est trop, il y a un moment où il faut savoir taper du poing sur la table devant la bêtise humaine et les comportements inadmissibles et scandaleux », a commenté M. Cuillandre.

    (Site officiel FC Metz) : Lens-Metz, à 20h…

    Dans le nord, Metz se doit de montrer un meilleur visage que devant Toulouse. Le contexte ne l’y aidera certainement pas. Mais Yvon Pouliquen attend de ses joueurs une véritable réaction, ce n’est donc peut-être pas une mauvaise chose.

    Fini de discuter. Après leur douloureux échec en finale de la Coupe de la Ligue et les complications qui l’ont accompagné, les Lensois veulent faire à nouveau parler d’eux sur le terrain. Interrogé par D!rect FM, Jean-Pierre Papin n’avait pas souhaité évoquer la visite de la délégation Sang et Or à l’Elysée. Vendredi, sur le site du Racing, son président Gervais Martel lui a emboité le pas : « Nous devons revenir sur le terrain le plus rapidement possible. Hier soir (jeudi), j’ai eu une réunion exceptionnelle avec les supporters, et tout le monde était d’accord sur le fait que le maintien en Ligue 1 était plus important. » Ainsi, le Stade Bollaert pourrait afficher complet. Vendredi soir, plus de 34000 de ses 42000 places assises avaient trouvé preneurs.
    Compte tenu du contexte et de l’adversité à laquelle ils devraient avoir à faire face, les Grenats figurent comme de parfaites victimes expiatoires. Reculant au classement, ceux-ci ont produit une prestation décevante la semaine dernière. « J’attends de mes joueurs qu’ils réagissent, indique leur entraîneur. J’ai de bonnes raisons de croire que cela arrivera. La semaine précédent Toulouse n’avait pas été bonne, le résultat était venu la sanctionner. Cette fois, j’ai eu affaire ces derniers jours à des garçons beaucoup plus concernés. Ce groupe reste fragile et il a besoin d’être mis sous pression pour donner le meilleur de lui même. » Finalement, jouer à l’extérieur face à un public remonté n’est peut-être pas une mauvaise chose.
    A côté de la gestion psychologique de ses troupes, Yvon Pouliquen devra face à un problème d’ordre sportif : la suspension de Cheikh Gueye. Manuel Corrales étant en phase de reprise, le groupe ne compte qu’un défenseur latéral de métier en la personne d’Eric Cubilier. Deux solutions se présentent : confier le rôle à Sébastien Bassong, qui a déjà évolué sur le côté sous les ordres de Joël Muller ; ou faire descendre Vincent Bessat. « Il a les capacités pour reculer d’un cran », estime le coach messin. Au milieu de terrain, le retour de Cédric Barbosa de suspension offre une possibilité supplémentaire. Qui ne sera sans doute pas de trop pour aider les Grenats de revenir indemnes de ce périlleux déplacement et jouer au mieux leur rôle d’arbitre dans la course au maintien.
    Lens - Metz, 32ème journée de Ligue 1
    Stade Bollaert, samedi 5 avril à 20h
    Arbitre : Thierry Auriac

    Voici le groupe sélectionné pour aller à Lens samedi. C. Gueye suspendu, Bassong effectue son retour au sein de la ligne de défense.
    Gardiens : Marichez, Sissoko
    Défenseurs : Cubilier, Delhommeau, Diop, Strasser, Vivian, Bassong
    Milieux de terrain : Djiba, Pjanic, Agouazi, Gygax, Barbosa, Bessat, François
    Attaquants : Gestede, B. Gueye, N’Diaye
    Suspendu : C. Gueye
    En reprise : Corrales, Renouard
    A l’arrêt : Cardy

    (Quotidien l’Equipe) : RC Lens-FC Metz

    Lens : Les cinq derniers matches : N. N. G. P. P.

    Remplaçants : Le Crom (g.) (16), Ramos (2), Si. Keita (21), Sablé (28), Boukari (7), Aruna (27), Monnet-Paquet (14) ou Monterrubio (18) ou Demont (26).

    Entraîneur : J.-P. Papin.

    Absents : L. Rémy, Bisevac (reprise), Diane, Lacourt (choix de l’entraîneur).

    Suspendus : aucun.

    Peu de changements. Papin et Leclercq ne devraient apporter que peu de modifications à l’équipe battue par le PSG en finale de la Coupe de la Ligue (1-2). Runje retrouve sa place après l’intérim de Le Crom. En l’absence de Rémy, Demont pourrait être associé à Carrière et Monterrubio derrière Maoulida, à moins que l’entraîneur lensois ne choisisse l’option Monnet-Paquet.

    Metz : Les cinq derniers matches : G. G. P. P. P.

    Remplaçants : O. Sissoko (g.) (30), M. Diop (21), Strasser (24), Djiba (23), Bessat (8), Gygax (14) ou Agouazi (10),Mom. N’Diaye (25).

    Entraîneur : Y. Pouliquen.

    Absents : Cardy (pied), Corrales, Renouard (reprise), Aguirre, Baldé, Bong, Belson, C. Chapuis, L. Delgado, M. Diakité, Ebede (g.), Effa- Owona, Léoni, Mayebi (choix de l’entraîneur).

    Suspendu : Ch. Gueye.

    Bassong à gauche. Avec la suspension de Ch. Gueye, Pouliquen ne dispose que d’un latéral (Cubilier) pour deux postes. Bassong va donc retrouver sur le côté gauche une place qu’il a déjà occupée par le passé. Après avoir purgé son match de suspension face à Toulouse (0-2), Barbosa devrait réintégrer l’entrejeu, où Agouazi pourrait être préféré à Gygax.

    Une question de survie

    Les Lensois, finalistes malheureux de la finale de la Coupe de la Ligue, doivent battre Metz pour quitter la zone rouge.

    EN SORTANT de la gare de Lens, deux banderoles s’imposent au regard du voyageur. Sur la façade de sa brasserie, le patron a écrit : « Justice, sanction, réparation » et aussi : « Courage, honnêteté, générosité, bienvenue chez les Ch’tis ».

    Du courage et de la générosité, le RC Lens ne devra pas en manquer face à la lanterne rouge messine, ce soir, pour espérer quitter la dix-huitième place du Championnat. Les Lensois sont annoncés à l’échauffement avec un tee-shirt personnalisé. Ils ont un message à faire passer après les événements de la finale de la Coupe de la Ligue, perdue face au Paris-SG (1-2), qui ont « dégoûté » Daniel Leclercq et secoué le club artésien comme rarement. Les épouses des joueurs ont même préparé une… banderole d’encouragement qu’elles brandiront parmi les 35 000 supporters de Bollaert. Mais la seule riposte valable à la mauvaise passe du Racing (sept matches consécutifs de L 1 sans un seul succès), ne pourra venir que du terrain. « Au Stade de France, après la finale, Gervais Martel a dit des mots très justes aux joueurs, rapporte Leclercq : “On a perdu une finale, il en reste huit à jouer (*)”. Les joueurs ont écouté, ils ont dit “oui”. Maintenant, on attend que des actes suivent les paroles. Dans la semaine, on leur a dit les choses en face, sans se lamenter ni s’éterniser », confie le directeur technique du RCL. Mercredi, Daniel Leclercq, Jean- Pierre Papin et leur groupe se sont approchés du public avant l’entraînement.

    Le « Druide » a demandé aux supporters de se regrouper afin de les remercier pour leur soutien indéfectible. Les joueurs aussi. Jeudi, au lendemain de la victoire du Paris- SG face à Strasbourg (1-0), propulsant son club dans la zone rouge, Papin avait perdu son éternel sourire. supportait pas un exercice mal exécuté. « Ça ne va pas, on recommence ! », ordonnait-il à plusieurs reprises.

    Leclercq : « Montrer qu’on est des hommes »

    « Si je m’étais mis au niveau des joueurs, on aurait perdu du temps, alors j’ai changé de ton, avoue Leclercq. Si on veut montrer qu’on est des hommes, si on est attachés, comme on le dit, aux valeurs du club, eh bien, c’est le moment ! Il faut compter sur nous-mêmes, ne plus gamberger, ne pas faire n’importe quoi, aller à l’essentiel, mettre du cœur. On en est capables. Dans notre tête, on va “bien” ; je l’ai encore vu cet après-midi à l’entraînement », racontait-il hier. Gervais Martel a demandé que « le football redevienne roi du terrain » après sa visite à l’Élysée, dont il n’aurait jamais soupçonné l’éventualité quelques jours plus tôt. Mais qu’est-ce qui a été vraiment prévisible depuis l’été dernier à Lens ? Guy Roux, qui sort de sa retraite à soixante-huit ans pour entraîner un autre club qu’Auxerre, où il retournera deux mois plus tard ? Jean-Pierre Papin, qui effectue ses grands débuts d’entraîneur en Ligue 1 à la tête d’une équipe en chantier ? Daniel Leclercq, qui revient huit ans plus tard, pour ce qui s’apparente à la dernière cartouche de Martel ? L’honneur des Ch’tis bafoué par d’obscurs individus ? En un an, le président du RCL a semblé en prendre cinq. Après la perte de deux points précieux dans les dernières secondes de Lens-Marseille (3-3), il y a trois semaines, son corps était courbé comme si les mauvais coups s’étaient enchaînés trop rapidement. Son visage était livide.

    Aujourd’hui, à Lens, tout le monde a un besoin urgent de retrouver des couleurs : la victoire pour l’équipe, une cure de rajeunissement pour le président, la joie retrouvée pour le public.

    (*) Lens disputera un match en retard mercredi prochain à Saint-Étienne.

    Metz attend la sentence

    CE NE SERA PAS l’information du week-end mais Metz sera peut-être officiellement en Ligue 2 ce soir. En cas de défaite à Lens, couplée à un succès de Strasbourg ou de Toulouse (ou du Paris-SG demain), les Lorrains valideraient, à six journées du terme, leur retour à l’étage inférieur. Ce n’est une surprise pour personne car Metz est relégable depuis la deuxième journée et dernier depuis la quatrième. Pour personne, même pour les principaux intéressés, qui attendent eux aussi cette confirmation comme un non-événement.

    « C’est dans la suite logique des choses, commente Sébastien Bassong. On s’y est préparés depuis un petit moment. »

    Après un léger sursaut (trois victoires en quatre matches entre les 25e et 28e journées), les trois défaites consécutives que vient de subir l’équipe d’Yvon Pouliquen en Championnat l’ont rappelée à un triste sort que son bon parcours en Coupe de France égaie à peine : en quarts de finale, Metz ira à Lyon. Contre Toulouse (0-2), après une bonne entame, les Messins ont même renoué avec le pire de leur saison. Après le match, Pouliquen a avoué sa « honte ». « Plus que le résultat, ce sont les attitudes qu’il a remis en cause », indique Vincent Bessat. « J’espère qu’ils m’auront entendu, avance l’entraîneur messin. La semaine a été studieuse, le niveau d’engagement élevé mais je sens toujours quelques réticences.

    Certains joueurs se projettent sur la suite et je comprends qu’ils aient des objectifs personnels mais cela passe par de bonnes performances. » Du coup, le technicien a procédé à un réaménagement de son groupe, dont la principale victime est l’attaquant péruvien Wilmer Aguirre.

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