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日志


4月30日

Il faudra des titulaires d'attaque....

La petite phrase du jour : « Restent les boulonnais à déboulonner et, à moins d’un Tours de cochon…La blessure de Mendy ouvre des perspectives au joueur Jestrovic, qui doit être mort de faim et qui a fait montre d’un état d’esprit exemplaire jusqu’ici ! »

METZ - NÎMES

METZ. – Un changement est obligatoire (Mendy, touché à une cuisse, est forfait), mais il y en « aura entre un et huit », souriait l’entraîneur breton hier matin. Agouazi (cuisse), qui a repris la course hier matin, est incertain.

L’équipe probable : Vailati – C. Gueye, Brégerie, Vivian, Delgado – Barbosa, Cardy, Rocchi – Farina, P. Cissé, Bessat.

NÎMES. – Ayité, Mandrichi et Cavalli, tout comme Mostefa et Liron, suspendus demain, se sont contentés de quelques tours de terrain, hier matin. Cavalli récupère Zarabi et titularisera Ichalalène.

L’équipe probable : Puydebois – Ichalalène, Roumégous, Zarabi, Sidibé – Maisonneuve, Keita, Cavalli, Ech-Chergui – Malm, Collorédo.

 

Eviter les heurts supplémentaires

Si Yvon Pouliquen procède à des rotations dans son équipe de départ, Nenad Jestrovic pourrait vivre sa première titularisation, quatre mois après son arrivée à Metz.

Metz reste sur trois journées d’insuccès : le 1er mai, deux semaines après sa défaite contre Clermont, une victoire contre Nîmes s’avère impérative.

Le contexte. Quatre jours après un derby de l’Est dépensier d’énergie mais de petit profit (0-0) à Strasbourg, Metz retrouve Saint-Symphorien et un contexte plus ordinaire : il reçoit Nîmes, dernier de Ligue 2, mais toujours en course pour le maintien. En l’emportant face à Montpellier et Dijon, en avril, les Nîmois viennent d’entretenir cet espoir qui passe par un exploit à Metz. Les Lorrains, quant à eux, sont prévenus : avant de se montrer à la hauteur de l’enjeu à défaut de faire preuve d’efficacité offensive à Strasbourg, ils ont lourdement chuté à Saint-Symphorien, face à Clermont : «Un accident », pour reprendre le discours officiel, qu’il est interdit de répéter au cœur de la lutte effrénée pour la montée en Ligue 1. Le dernier succès des Messins remonte désormais au 5 avril, face à Brest : à ce stade de la saison, ils n’ont pas le droit d’enchaîner une quatrième rencontre sans victoire : même un jour férié, le temps n’est pas aux heurts supplémentaires.
L’enjeu. Pour se maintenir dans le trio de tête, «à un moment où il vaut mieux être poursuivi que poursuivant », dixit Yvon Pouliquen, Metz doit donc montrer un tout autre visage qu’à l’occasion de sa dernière apparition devant son public et éviter le piège de la décompression, pour finir un 1er mai une semaine entamée sous les projecteurs d’un derby au sommet : «Je ne crains pas cette décompression, pas là, plus maintenant, affirme l’entraîneur messin, car on se rapproche de la fin et parce que les joueurs sont passés à côté contre Clermont. Il y a eu réaction à Strasbourg, mais elle ne peut pas et ne doit pas rester sans suite. Au-delà de la médiocrité d’ensemble de notre prestation contre Clermont, j’ai détesté le manque de détermination dont ont fait preuves certains joueurs. Sur ce plan-là, c’était nettement mieux à Strasbourg, et j’en attends confirmation contre Nîmes. »
L’opposition. En passant de Strasbourg à Nîmes, Metz change aussi de type d’opposition : il faut ­ hélas pour le spectacle ­ craindre un adversaire regroupé dans son camp, campé sur le bénéfice du 0-0 en espérant un contre, un coup de pied arrêté, ou toute forme de miracle. «Peu importe, balaie Yvon Pouliquen. Nous devrons forcer un verrou, probablement, nous montrer déterminés pour déstabiliser les Nîmois, patients peut-être, également. » A l’aller, dans le Gard, les Lorrains ont pensé avoir fait le plus dur, en ouvrant la marque par Pascal Johansen dans le premier quart d’heure. Le scénario avait dérapé, l’égalisation nîmoise relevant même alors du moindre mal. Quelques jours après les victoires à Lyon en Coupe de la Ligue et contre Strasbourg en championnat, les Messins semblaient choisir leurs matches en fonction du contexte : un luxe qu’ils ne peuvent plus se payer, aujourd’hui.
Les acteurs. Yvon Pouliquen procédera au moins à un changement par rapport à l’équipe alignée à Strasbourg : Victor Mendy est blessé. Il en effectuera sans doute deux ou trois autres, liés à la fraîcheur des uns et des autres. A court de compétition comme il l’a vérifié en fin de match lundi, Pascal Johansen devrait céder sa place, tandis que Romain Rocchi revient de suspension. Devant, enfin, Nenad Jestrovic pourrait très bien débuter pour la première fois de la saison, à la suite de Papiss Cissé, émoussé et fui par la réussite depuis trois matches.

L’adversaire en chiffres : Nîmes vit encore

Certaines constances sont trompeuses : si le Nîmes Olympique occupe la vingtième et dernière place du championnat depuis octobre, ne l’ayant quittée que le temps d’une journée (en février, après une victoire sur Troyes), il n’a jamais été aussi près de pouvoir quitter la zone de relégation, se trouvant à trois points du dix-septième, Reims. Son niveau de performance a changé radicalement depuis la mi-décembre, et l’arrivée de Jean-Michel Cavalli en remplacement de Jean-Luc Vannuchi. Avec l’entraîneur corse, qui a ouvert son mandat par un succès contre Bastia, les Nîmois ont pris vingt-trois points en quinze journées, après en avoir seulement acquis treize au cours des dix-huit premières journées. Ils viennent notamment d’engranger quatre victoires lors des six dernières journées. Mais la situation du dernier de Ligue 2 se trouve encore plombée par son comportement à l’extérieur, où il n’a trouvé qu’à dix reprises le chemin des filets : avec onze défaites pour seulement deux victoires et trois nuls, Nîmes est l’équipe la moins performante en déplacement, avec une moyenne de 0,56 point par match.

4月29日

Nîmes doit ajouter des soucis judiciaires aux soucis sportifs...

La petite phrase du jour : « vendredi, on reçoit un club en pleine crise (voir plus bas), ce qui sera de bon augure ! »

Sportfive au chevet des stades

La société de marketing va aider les instances à préparer le dossier de candidature de la France à l’Euro 2016.

LE 15 FÉVRIER 2010, la France doit remettre à l’UEFA son dossier de candidature à l’Euro 2016. Ce qui laisse finalement peu de temps à la Fédération française (FFF) et à la Ligue de football professionnel (LFP) pour finaliser un document susceptible d’emporter l’adhésion de la confédération européenne.

D’autant qu’il s’agira d’être extrêmement convaincant pour triompher des autres pays candidats : l’Italie, la Turquie et le duo Norvège- Suède. Échaudée par les difficultés de la Pologne et de l’Ukraine pour organiser la prochaine édition, en 2012 (voir L’Équipe des 25 mars et 16 avril), l’UEFA sera sans pitié pour 2016. Pour faire face aux échéances, les instances du football français tentent actuellement de fédérer toutes les compétences. Et elles s’apprêtent à confier à Sportfive, la société de marketing sportif contrôlée par Lagardère Sports, une mission sur la construction et la rénovation des stades susceptibles d’accueillir la compétition.

Dotée d’une filiale spécialisée (Stadium Consulting), Sportfive a en effet une certaine expérience en la matière. Un contrat de trois ans devrait être signé dans les prochains jours, pour un montant d’environ 750 000 euros.

Des projets de stades au point mort

« Sportfive est déjà partenaire d’un certain nombre de clubs et possède de très bons spécialistes en matière de stades, confirme Jean-Pierre Hugues, le directeur général de la Ligue. Ils seront bien utiles, car il va falloir prouver à l’UEFA que l’on ne bluffe pas. En collaboration avec la Fédération, le but est de rédiger un dossier costaud, pas juste de dire qu’on aura neuf stades et trois autres en secours. »

Avant de convaincre l’instance européenne, il s’agira de persuader les décideurs politiques locaux de se lancer dans l’aventure. « Les maires des villes concernées par la candidature française doivent donner formellement leur accord, précise Jean-Pierre Hugues. Frédéric Thiriez (le président de la LFP) et Jean-Pierre Escalettes (son homologue de la FFF) vont donc entamer, début mai, une tournée pour sensibiliser les élus. Puis il faudra les aider à rédiger leur dossier. » En attendant, le directeur général de la Ligue espère qu’un texte de loi va donner un coup d’accélérateur à des projets de stades aujourd’hui au point mort. « Un projet de loi ou une proposition de loi émanant d’un parlementaire pourrait introduire la notion d’intérêt général pour les stades. On aimerait que cela puisse être voté avant l’été. Mais malheureusement, même si on s’agite beaucoup, on ne maîtrise pas le calendrier. »

Le directeur général de Nîmes en garde à vue

Huit personnes, dont le préparateur physique du Nîmes Olympique, club de Ligue 2, Jérôme Arpinon(ex joueur de Metz, club avec lequel il a gagné la Coupe de France entre-autres…), et le directeur général Alain Gazeau, fils du président Jean-Louis Gazeau, ont été placées en garde à vue hier à Nîmes. Les policiers tentent de cerner les responsabilités dans une affaire qui pourrait impliquer des membres du club et le principal club des supporters, les Gladiators. Le 27 février, en pleine crise ouverte entre les ultras et la direction du Nîmes Olympique, une dizaine d’hommes étaient venus intimider les supporters dans leur tribune, lors du match face à Angers (1-1). Selon certains supporters, des responsables des Gladiators auraient également reçu la visite de ces gros bras sur leur lieu de travail.

Agouazi et Mendy touchés

Sortis en cours de match à Strasbourg, Laurent Agouazi et Victor Mendy n'ont pas pu s'entraîner mardi matin.
Les Grenats ont pris part à un léger décrassage au lendemain du derby de l'Est contre Strasbourg. Victor Mendy et Laurent Agouazi n'y ont pas participé.
Le premier passera des examens mercredi pour déterminer la gravité de sa blessure à la cuisse.
Le second est resté aux soins en raison d'un genou douloureux.
Tous deux sont incertains pour la réception de Nîmes vendredi.

Metz, points de suspense

 Muet depuis trois matches, Papiss Cissé fait partie des questions qui entourent la fin de saison messine.

S'il lui permet aujourd’hui de conserver sa troisième place, le contenu de la réaction messine observée à Strasbourg n’a pas totalement répondu aux questions nées de l’accroc clermontois…

Nous avons les cartes en main

 L’expression est redevenue à la mode dans les vestiaires de Julien Cardy et de ses coéquipiers. Vidée de son sens par la gifle qu’avaient infligée les Clermontois à l’équipe d’Yvon Pouliquen, il y a bientôt deux semaines (1-3), elle a retrouvé un peu de sa (fragile) raison d’être en Alsace, lundi, au terme d’un derby qui a finalement épargné les susceptibilités des uns et des autres (0-0) : Strasbourg s’est évité une troisième défaite de rang et Metz, lui, s’est rassuré. En signant son quatrième résultat nul à l’extérieur depuis le début de l’année, le postulant lorrain a aussi conservé une position enviée sur l’échiquier de la Ligue 2. Et ce n’est pas la moindre des satisfactions. A cinq longueurs de la ligne d’arrivée…

Metz l’a montré…

Sa capacité de réaction est intacte. Comme il l’avait fait après sa défaite à domicile contre Lens, en ramenant un point de Reims, Metz a su éviter le traquenard qu’aurait pu constituer une deuxième défaite dans la foulée de celle concédée contre Clermont. Pour cela, il a notamment rectifié le tir dans le domaine défensif. Attentiste et fébrile lors de sa dernière apparition à Saint-Symphorien ? Germano Vailati avait encaissé trois buts ? il est seulement le quatrième visiteur à repartir de la Meinau en ayant gardé ses cages inviolées. Le fait n’est pas nouveau, loin de ses bases, Metz reste une valeur sûre du championnat. Sans son échec à Sedan, le 13 mars dernier, son bilan depuis le début de l’année, garni par ailleurs de deux victoires et de quatre nuls, aurait valeur d’exemple dans le manuel de la remontée immédiate. Il peut compter sur un banc mobilisé. Les cinq changements opérés par Yvon Pouliquen dans le onze titulaire, entre Clermont et Strasbourg, n’ont pas affecté le fonctionnement général de la machine. Mais il n’empêche, à cinq longueurs de la ligne d’arrivée…

Metz devra prouver…

Qu’il possède des réserves offensives. Car en cette fin de saison, la formation grenat montre des signes tangibles d’essoufflement dans le registre de l’efficacité : pour preuve, Metz n’a marqué que trois petits buts au fil de ses quatre dernières apparitions. La baisse de régime de son meilleur buteur est intimement liée à ce constat. Auteur de treize buts, Papiss Cissé n’a plus trouvé le chemin des filets depuis le 5 avril dernier et la venue de Brest. A Strasbourg, il a connu son troisième match sans but. Mais les épaules du jeune international sénégalais ne doivent pas, pour autant, porter l’entière charge de la responsabilité. Prétendant à l’élite, Metz doit pouvoir ne pas compter sur un seul pion pour s’y rendre. Dans cette même optique, Metz devra profiter des dernières semaines de compétition pour clarifier son comportement à domicile. Une première occasion lui en sera donnée après-demain, contre la lanterne rouge nîmoise. Or, le déroulé de ses trois dernières apparitions à Saint-Symphorien n’est pas fait pour chasser le doute. Poussives, les deux victoires obtenues contre Châteauroux (1-0) et Brest (1-0) contenaient peut-être en elles les signes annonciateurs de la défaite, logique, qui a suivi contre Clermont. Cinq journées de championnat et trois poursuivants qui épient ses moindres mouvements : pour résumer, Metz devra prouver qu’il a les nerfs bien accrochés pour faire partie du trio de tête. Il a peut-être commencé à le faire lundi, d’ailleurs, sous les projecteurs de la Meinau. Mais aujourd’hui, les points de suspense demeurent…

4月28日

Un résultat qui ne satisfait personne, mais c'était un match à enjeux !

La petite phrase du jour : « Hier soir, Strasbourg a fait la fête, nous, on a fait sérieusement notre match, mais personne ne peut être content de ce nul, de ces points envolés : le suspense continue ! »

(Quotidien l’Equipe) : STRASBOURG - METZ : 0-0

Un derby sans souffle

Incapables de se départager dans ce match fermé, Metz et Strasbourg conservent leurs chances en vue de la montée.

STRASBOURG, STADE DE LA MEINAU, HIER.  Les deux prétendants à la montée se sont neutralisés, à l’image du Messin Jeff Strasser qui tacle le capitaine strasbourgeois Guillaume Lacour.

STRASBOURG

LE SUSPENSE pour l’accession en Ligue 1 devrait bien courir jusqu’à la fin de la saison. Deux points séparaient déjà le deuxième (Boulogne) du cinquième (Tours). Depuis hier soir, plus rien ne sépare les deux dauphins du leader lensois, Boulogne et Metz, sinon leur différence de buts particulière. Logiquement, tout est resté aussi étriqué entre Strasbourg et Metz, hier soir, dans un match qui a singulièrement manqué de souffle. Pour les Alsaciens, éjectés du podium après ce nul à domicile qui suit deux défaites en déplacement, le résultat n’est pas si déprimant, malgré tout. Affronter Metz sans quatre de ses titulaires (Bezzaz, Cohade, Marcos et Shereni) n’avait pas vraiment donné le sourire à Jean-Marc Furlan. Et, ce point, après tout, lui permet de conserver une petite avance sur Tours et de rester tout près du podium. Un moindre mal, même si Strasbourg a eu les meilleures occasions de l’emporter et se retrouve sans grande marge de manœuvre avant de se rendre à Boulogne (36e journée) et Montpellier (38e journée).

Vailati décisif

Metz, dont le programme est plus avenant, a obtenu à peu près ce qu’il cherchait. Un partage des points qui le laisse en position de force pour la fin du Championnat. Au complet, les Lorrains ont évolué en contres en première période avant de passer l’essentiel de la seconde à défendre, hormis sur une frappe tendue de Cissé écartée par Cassard (68e) et sur un mouvement collectif dilapidé par un centre de Gueye (77e). Ils ont donc défendu, avec application, mais en perdant totalement le contrôle du ballon et la plupart des duels au milieu, handicapés par la sortie de Mendy sur blessure (50e) et le coup de fatigue de Johansen, qui avait été la meilleure arme technique de son équipe avant la pause. Mais Metz s’en est sorti indemne. Notamment parce que Strasbourg a laissé passer sa plus forte période de domination, gâchée par deux mauvais contrôles de Kandia Traoré dans la surface, après une longue préparation de ses coéquipiers (63e), puis sur un coup franc de Ducrocq qui l’avait trouvé au second poteau. Il a été abandonné par tout le monde, sauf par Vailati, qui lui sauta dans les pieds pour mettre en échec son tir (70e). L’attaquant ivoirien a raté deux gestes fondamentaux alors qu’il avait impulsé, avec Gargorov, les seuls mouvements strasbourgeois de la première période et semé, tout seul, le désordre dans la défense avant d’être repris par Cardy (38e). Globalement freiné par les mêmes limites techniques ou la même crispation dans les trente derniers mètres, Metz avait aussi mal exploité une poignée de situations favorables, notamment un centre mal assuré de Mendy pour Cissé, intercepté par Cassard (23e). Entre deux équipes très proches, l’imprécision n’a départagé personne.

Traoré manque de self-control

 L’HOMME CLÉ : K. TRAORÉ (Strasbourg), 4

À l’aise en remise dos au but et dans ses passes vers l’avant. Mais, quand il s’est retrouvé en position dangereuse, un mauvais contrôle est venu souvent tout gâcher. Et puis il rata la plus belle occasion strasbourgeoise en butant sur Vailati, alors qu’il était esseulé au second poteau (70e).

STRASBOURG

CASSARD(6) : beaucoup de prises de risques dans ses dégagements au pied. Vigilant sur une frappe de Cissé (68e).

DUCROCQ (5) : pas vraiment en difficulté en un contre un. Plus de mal dans le placement et les relances.

S. PELÉ (7) : des interventions toujours tranchantes.

PAISLEY (6) : il enlève une balle de but à Cissé (40e).

J.-A. FANCHONE(6) : sérieux en première mi-temps. Et plus offensif en seconde.

LACOUR (4) : peu en vue.

M. BAH (6) : des gestes défensifs bien sentis. Un apport devant non négligeable comme sur cette tête ou cette frappe à côté (3e, 69e).

J. FANCHONE (5) : il s’est caché en première période. Mieux en seconde, où il a plus provoqué.

GARGOROV(5) : remuant, il a apporté de la vitesse. Mais ses choix dans le dernier geste n’ont pas toujours été judicieux.

ZENKE (3) : un ballon de but mal négocié dès le début du match (3e). Après, il a manqué à peu près tout.

K. TRAORÉ (4) : voir ci-dessus.

METZ

VAILATI (7) : vigilant sur Zenke (3e), dont la frappe n’était pas surpuissante. Impérial sur Traoré à bout portant (69e).

Ch. GUEYE (5) : une prestation correcte, mais quelques centres mal ajustés.

VIVIAN (6) : seul aux 6 mètres sur un corner, il a manqué le cadre (37e). Défensivement, il fut costaud, notamment de la tête.

STRASSER (6) : un placement sûr.

L. DELGADO (5) : mal positionné à plusieurs reprises en début de match, il s’est rattrapé ensuite.

AGOUAZI (6) : devant la défense, il a harcelé le porteur de ballon adverse avec constance.

V. MENDY (5) : quelques slaloms, où sa vitesse a fait la différence. Une passe pas assez appuyée alors que Cissé attendait le ballon seul dans la surface. Blessé derrière la cuisse droite sur une course défensive et remplacé par

FARINA (50e), qu’on a peu vu.

CARDY (7) : il a taclé un peu partout aux quatre coins du terrain. Des retours défensifs décisifs dans sa surface.

JOHANSEN (6) : de retour de blessure, ses gestes techniques et ses ouvertures ont éclairé la première période. Plus discret après le repos.

BARBOSA (5) : des coups de pied arrêtés bien tirés. S’est éteint peu à peu dans l’animation offensive.

P. CISSÉ (5) : on le sentait capable de faire la différence, mais il ne l’a jamais faite. Trop de mauvais choix.

RÉACTIONS

Jean-Marc FURLAN (entraîneur de Strasbourg) : « On est déçus de ne pas prendre les trois points. Mes joueurs ont fait monter la pression au fil du match, et on aurait pu le gagner sur le plan athlétique. Ils ont mis tout leur potentiel sur le terrain pour emporter ce derby, c’était une affaire d’honneur. On reste sur une situation mi-figue, mi-raisin sur le plan comptable. Après, au niveau du jeu, on a fait le maximum ce soir. »

 Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Sur la première mi-temps, on a deux ou trois opportunités qu’on aurait pu concrétiser. Par contre, en deuxième mi-temps, on a perdu un peu le fil. Mais ça reste un bon point pris face à un concurrent direct, même si on a parfois trop subi à mon goût. L’écart est minime, mais ce point nous permet de rester sur le podium. Il faut récupérer car c’était un gros match sur le plan physique. Ce résultat montre que la contre-performance face à Clermont était un accident. »

(Internet) Strasbourg piétine toujours

  Après deux défaites concédées à Lens (4-1) et à Tours (2-0), Strasbourg a stoppé l'hémorragie face à Metz (0-0) lundi soir à la Meinau en match décalé de la 33e journée. Mais ce résultat nul reste décevant pour une équipe qui vise la remontée en L1. Contre un concurrent direct, le club alsacien peut estimer avoir perdu deux nouveaux points précieux.
Avec 56 unités, il ne voit pas sa situation s'améliorer puisqu'il reste quatrième à un point du podium alors qu'il aurait pu s'emparer du fauteuil de dauphin. Ce nul est une affaire beaucoup plus réjouissante pour les Messins, toujours troisièmes. Après un nul à Vannes (1-1) et une défaite à domicile lors de la dernière journée face à Clermont (1-3), Metz s'est quelque peu rassuré. Une chose est sûre, le suspense est parti pour durer, exactement comme en L1. Boulogne-sur-Mer, Tours et Montpellier sont des outsiders féroces et vont se mêler à la lutte pour les trois premières places jusqu'au bout.
Strasbourg plus à l'aise après la pause
Strasbourg paie actuellement son inefficacité (un seul but en trois matches). Les hommes de Jean-Marc Furlan ont souvent subi les assauts lorrains en première période. Les rapides contres messins auraient pu faire très mal. Dès la première minute, Papis Cissé a trouvé le poteau de Stéphane Cassard. Également très remuant, Victor Mendy a obligé le portier strasbourgeois à une bonne sortie (25e) avant que Cissé, encore lui, ne soit repris au dernier moment par un défenseur alsacien (40e). Souvent en difficulté, le RCS a en revanche bien mieux négocié la seconde période avec quelques occasions franches à son actif. La plus nette : un raté de Traoré à bout portant (70e). « Il nous a manqué du potentiel, a regretté Jean-Marc Furlan, l'entraîneur alsacien, au micro d'Eurosport. Mais on a été au maximum de nos possibilités. Je ne peux pas être satisfait du résultat, car on voulait les trois points. Je suis en revanche satisfait de la prestation de mes joueurs.»

 

(DNA) Juste une étincelle…

Hier soir, dans une Meinau presque pleine, le Racing se devait de renouer avec la victoire après deux défaites de rang. Si les hommes de Furlan ont su relever le gant devant les idoles sanctifiées de 1979, Metz est venu gâcher la fête. A cinq journées du verdict, rien n'est perdu. Mais plus aucun faux pas n'est permis.

Kandia Traoré, ici à la lutte avec le Messin Luis Delgado, avait la balle de la victoire au bout du pied à la 70e'. La reprise de l'Ivoirien sera détournée par Vailati, et le Racing ne fera pas basculer le match.

C'était une ambiance des grands soirs, comme Strasbourg n'en avait plus vécu depuis un bail. En ce lundi printanier, tous les éléments étaient réunis pour que le Racing sorte de l'ornière dans laquelle il s'était embourbé, quelque part entre les déconvenues lensoise (4-1) et tourangelle (2-0).
 Pour revoir la lumière, il fallait donc battre le FC Metz, cet encombrant voisin dont le destin semble étroitement lié à celui des Strasbourgeois. Las, Emil Gargorov et les siens ne sont pas parvenus à rendre la nuit incandescente. « On est déçus de pas avoir pris les trois points, concède Jean-Marc Furlan. Les joueurs ont mis tout leur potentiel sur le terrain. On a manqué de maturité, d'expérience et de ruse. »

Les héros de 1979 sont les seuls à avoir ravivé la flamme des jours glorieux

 Invités à célébrer le trentième anniversaire du seul titre alsacien, les héros de 1979, presque au grand complet (lire en page suivante), sont donc les seuls à avoir ravivé la flamme des jours glorieux. Une douce brise d'euphorie a même parcouru les travées du stade, quand Gilbert Gress et ses hommes sont venus saluer d'un geste auguste le kop en fusion.
 Tout ce petit monde n'a même pas eu le temps de quitter la pelouse des exploits d'antan que l'affaire a failli prendre un tour fâcheux. Papiss Cissé, la meilleure gâchette messine, vient d'expédier un missile sur la base du poteau de Cassard sans que l'aiguille des secondes n'ait eu le temps de faire le tour du cadran.
 Dans la continuité, ou presque, le Racing réplique à travers une frappe trop molle de Simon Zenke et une tête décroisée de Mamadou Bah. Cette entame tonitruante est toutefois trompeuse. Conscientes de s'exposer à un danger trop grand, les défenses strasbourgeoise et messine décident de resserrer leurs mailles.
 Sans être déplaisante, la partie se résume alors à une empoignade musclée en milieu de terrain. A ce petit jeu, Bah et Lacour se montrent plutôt efficaces. Mais leurs équipiers n'ont pas la lucidité suffisante pour porter durablement le danger sur le but de Vailati. Ce sont au contraire les visiteurs qui se montrent les plus pressants à l'autre bout du terrain, Cissé voyant Cassard puis Paisley surgir pour éloigner le ballon au dernier moment.
 Au retour des vestiaires, le Racing tente d'emballer le match. La manière est certes confuse, à l'image de ces frappes lointaines et non cadrées de Bah ou de Jean-Alain Fanchone. Mais la volonté affichée et le cœur mis à l'ouvrage commencent à affoler la défense messine.
 On ne parle pas là d'une peur panique, il ne faut pas exagérer non plus. Mais l'emprise est suffisamment forte pour que les Grenats parent au plus pressé, sans plus se soucier de la construction du jeu, et pour qu'Yvon Pouliquen décrive des cercles concentriques devant son banc.
 L'entraîneur grenat peut aussi lâcher un énorme ouf de soulagement quand Vailati, le gardien suisse, est à la parade sur une reprise à bout portant de Traoré (70e'). Le Racing pousse, la Meinau vibre, les Mosellans sont au bord de la rupture.

Cinq journées pour éviter de basculer dans un cauchemar absolu

 Mais les Bleus ne parviennent pas à asséner le coup de grâce. « On fait preuve d'une énorme solidarité au moment où le ballon nous brûlait les pieds, explique Pouliquen. On prend un bon point qui nous permet de rester sur le podium. »
 Tous les éléments étaient réunis pour que la fête soit belle. Las, les Bleus n'ont pas réussi à la rendre mémorable. Il leur reste cinq journées pour éviter de basculer dans un cauchemar absolu. « La lutte continue », comme dit Furlan. Dès vendredi à Guingamp.

 

 

(Site officiel FC Metz)  Metz et Strasbourg dos à dos

Le choc de la trente troisième journée de Ligue 2 n'a pas trouvé de vainqueur, lundi soir à la Meinau. Les Grenats ont maitrisé le premier acte, pas le second. Ils peuvent donc se satisfaire de ce résultat nul, qui leur permet de rester sur le podium.

Il y a quelques semaines, au regard du classement, on pensait que la montée se résumerait à une course entre trois équipes, qui étaient aussi les trois reléguées du précédent championnat de Ligue 1. Par leurs contre performances respectives, Messins et Strasbourgeois ont depuis contribué à rééquilibrer le haut du tableau. Bien malgré eux, ils ont poussé le vice jusqu'à faire match nul zéro à zéro, lundi soir au Stade de la Meinau, au terme d'une rencontre qui ne manqua pourtant pas d'occasions de marquer. Ce résultat, fort logique au demeurant, fait sans doute plus les affaires des visiteurs que des locaux. Ils conservent en effet leur place sur le podium avant de recevoir Nîmes vendredi soir.

Organisé comme à son habitude, la formation d'Yvon Pouliquen a produit une première période solide. Notamment après un premier quart d'heure décousu qui faillit permettre à l'un et à l'autre d'ouvrir la marque. Dès la première minute, Papiss Cissé trouva en effet le poteau. Avant que Simon Zenke n'écrase sa frappe face à Germano Vailati (2°). Par la suite les Grenats se mettaient en position d'attente et laissaient à Strasbourg le soin d'attaquer. L'option faillit se révéler payante. Victor Mendy prit le meilleur côté droit mais manqua son centre à destination de Papiss Cissé (29°). Puis Matheus Vivian faillit reprendre à pleine vitesse un corner de Cédric Barbosa (37°). Enfin, Papiss Cissé fut repris in extremis dans la surface par Grégory Paisley (40°). Metz avait laissé passer sa chance.

Le second acte fut nettement à l'avantage de Strasbourg, qui imprima un rythme plus élevé à ses offensives. Metz dut alors produire une grosse débauche d'énergie pour conserver sa cage inviolée. Julien Cardy avorta une contre attaque alsacienne, en dernier recourt (60°). Avant que la balle de match soit gâchée par Kandia Traoré. Seul au second poteau, il choisissait la force face à la courageuse sortie de Germano Vailati... et son ballon s'envolait dans les tribunes (70°). Les Alsaciens ne parvinrent plus, par la suite, à se montrer dangereux. C'est aussi car les Mosellans se battaient comme de beaux diables. Un point obtenu de haute lutte s'apprécie ! Il faudra bien sûr le bonifier vendredi à Saint-Symphorien contre Nîmes.

(RL) Panne d'ascenseur à la Meinau

 Cédric Barbosa et les Messins ont eu leur chance en première période mais n'en ont pas profité.

Seul le suspense l'emporte : Metz puis Strasbourg ont tous eu l'occasion de marquer, sans jamais y parvenir, mais les Lorrains sont aujourd'hui un peu plus avancés que leurs voisins.

Derby anxiogène, deux blessés, dont un grave. Ni Strasbourg, ni Metz n'ont réussi à remporter un match disputé sur le fil du rasoir, avec ce qu'il faut d'occasions de le faire basculer, côté messin en première période, côté strasbourgeois en deuxième. Le plus touché dans ce choc violent jouait chez lui. A l'espoir d'une sorte de finale entre les voisins alsaciens et lorrains, a donc répondu le verdict d'un combat sans vainqueur : après d'âpres hostilités, seul le suspense a triomphé, et il triomphera peut-être jusqu'à la fin du mois de mai, si l'on a bien compris le message. Mais si les deux clubs voisins se retrouvent en Ligue 1 l'été prochain, qu'ils pensent à fusionner ! Confronté aux victoires de tous les poursuivants du trio de tête tel qu'il se présentait au matin d'une interminable trente-troisième journée, ce partage des points est une bonne opération pour Boulogne, pour Tours, pour Montpellier, pour Boulogne surtout. Ramené au duel échevelé que se sont livrés hier les deux voisins de palier, redescendus dans le même élan il y a dix mois, ce résultat nul avantage surtout les Messins, s'il avantage vraiment quelqu'un : aujourd'hui, Metz tient toujours debout sur un podium branlant, à égalité parfaite avec Boulogne, dont la présence dans ces eaux-là semble de moins en moins incongrue.

Vailati en sauveur

La menace se précise pour Strasbourg, qui devra bientôt se rendre sur la côte d'Opale, et pas à des fins tout à fait balnéaires. La menace poursuit encore les Messins comme leur ombre : voici que s'avance Nîmes, et la dernière impression laissée à Saint-Symphorien n'indique pas que la venue du dernier de Ligue 2 ôte un quelconque stress aux Lorrains, qui traînent quand même comme un boulet leur dernier échec en date, face à Clermont. Apparus finalement tétanisés plus que désinhibés par l'enjeu vital de leurs retrouvailles printanières, Strasbourgeois et Messins ont livré une première mi-temps inaboutie, marquée par plusieurs occasions manquées, côté messin surtout. Il aurait pourtant pu en être tout autrement, à quelques centimètres près, dès la première minute d'un match lancé par une frappe de Papiss Cissé déviée par le mauvais côté du poteau de Stéphane Cassard. Dans la foulée, Simon Zenke s'est présenté face à Germano Vailati, mais le gardien messin puis Victor Mendy ont réussi à s'interposer : ensuite, manquant de précision dans le dernier geste, Metz n'avait pas su faire fructifier sa domination, illustrée notamment par deux échecs de Cissé, dominé par Cassard d'abord, par Paisley ensuite. La musique n'a pas exactement été la même, en deuxième période, où ce sont cette fois les Strasbourgeois qui ont le mieux maîtrisé leur sujet, privant les Messins de ballon, parfois jusqu'à l'asphyxie. Les Alsaciens n'ont pas été plus adroits que les Lorrains avant eux, ne cadrant quasiment aucune frappe. Ou bien Vailati a endossé l'habit du sauveur, en surgissant héroïquement face à Traore (70e). Cette façon d'en finir laisse un goût étrange à propos de la solidité messine que semble indiquer le score, et la tendance au sauve-qui-peut qui a parfois ressemblé à un mode de fonctionnement. Si Metz est solide, il l'est surtout loin de son but. On sait, on sait, il reste maître de son destin, qui le renverrait en Ligue 1 si ce championnat de toutes les incertitudes se terminait aujourd'hui. On sait, Strasbourg peut envier la situation de son rival lorrain. On sait tout ça, mais on aimerait pouvoir le vérifier, vite, très vite : l'ascenseur reste à réparer.

 Les joueurs messins : Vailati était à l'heure

 A l'image de Jeff Strasser, qui a bien négocié son retour à la Meinau, le FC Metz a tenu la distance défensivement.

Dans un contexte tendu, le gardien messin a fait preuve d’une vigilance précieuse. Le Suisse s’est à nouveau montré déterminant.

LA DÉFENSE

Vailati. Zenke a été le premier, et le dernier, à le solliciter (3e) au cours de la première période. Sa vigilance ne l’a jamais quitté. Elle s’est avérée déterminante face à Traoré, oublié par la défense messine aux portes de sa cage (70e) : le gardien suisse est sorti avec succès pour dévier la frappe de l’attaquant alsacien en corner. C. Gueye. Une prestation en dents de scie. Généreux dans le combat, il n’a que rarement exporté sa fougue au-delà de la ligne médiane. Vivian. Ses interventions ont retrouvé la franchise qui leur avait manqué lors de sa dernière apparition. Elles y ont gagné en efficacité. Surpris de voir le ballon arriver sur lui, à la retombée d’un corner de Barbosa, il n’a pu reprendre autrement qu’avec son tibia. Avec l’imprécision que l’on devine. Averti à la 58e minute, il a connu une seconde période plus délicate. Strasser. Relégué sur le banc ces dernières semaines, il est rentré dans le match avec conviction, parfois mal maîtrisée. Mais, à l’exception du mauvais tour que lui a joué Traoré (38e), l’international luxembourgeois a plutôt bien négocié son retour à la Meinau. Delgado. Poussif au démarrage, il lui a fallu un peu de temps pour prendre la mesure des débats. Sa confiance a pris le dessus après la pause. Il s’est notamment illustré en dégageant de la tête un ballon destiné à Fanchone, idéalement placé aux six mètres (56e).

LE MILIEU

Mendy. Sa vitesse, le long de la ligne de touche, côté droit, a perturbé l’adversaire : dès la première minute, son centre a trouvé Cissé, dont la reprise instantanée est allée s’écraser sur le poteau gauche de Cassard. Tout aussi intéressant, le deuxième centre de l’attaquant messin a été intercepté à temps par le gardien alsacien. Touché à la cuisse, il a cédé sa place dès le début de la deuxième période (51e) à Nicolas Farina. Agouazi. Une prestation consistante. Premier rideau défensif efficace, il a aussi pris ses responsabilités lorsqu’il a fallu porter le jeu devant. Mais il n’a pas pu aller au bout de ses intentions : le numéro 10 messin a quitté la pelouse en boitillant, au profit de Vincent Bessat (67e). Johansen. Un bagage technique évident. Il a donné de l’air au jeu messin. Mais, à cours de compétition, l’ancien meneur alsacien s’est peu à peu égaré en deuxième période. Cardy. De l’envie, assurément, malgré quelques pertes de balles inhabituelles. Son engagement a été sans faille. Auteur d’un service parfait pour Cissé (40e). Barbosa. Il a montré un peu de précipitations dans certains de ses gestes. Malmené par le jeu dur de ses adversaires, il n’a pas pu s’exprimer pleinement.

L’ATTAQUE

Cissé. Malheureux sur le centre de Mendy ­ sa reprise a été renvoyée par un poteau strasbourgeois ­ il a ensuite manqué de promptitude pour aller au bout de l’action initiée par Cardy. Remplacé par Nenad Jestrovic (89e).

 Strasser : «Encore les cartes en main»

De retour dans le onze de départ, Jeff Strasser se félicite de l'opération réalisée en Alsace.

Jeff, à chaud, quelle analyse tirez-vous de ce résultat nul ? «Je pense que nous avons livré un bon match. Bon, parce que nous avons été solidaires, solides, et que nous avons su réagir après notre défaite à domicile contre Clermont. Nous ne ramenons peut-être qu'un point, mais si le championnat s'arrêtait aujourd'hui, c'est ce point qui nous permettrait d'être en Ligue 1. Strasbourg serait derrière... Alors, oui, nous aurions pu l'emporter, mais aujourd'hui, nous avons encore les cartes en main.» Que vous a-t-il manqué pour faire la différence ? «Si nous avions accentué la pression, en jouant un tout petit peu plus haut, nous aurions peut-être pu faire basculer le match en notre faveur. Mais c'est toujours à double tranchant : en nous livrant davantage dans la moitié de terrain strasbourgeoise, nous aurions ouvert des espaces à l'adversaire. Et quoi qu'il en soit, je ne sais pas ce que ça donnait des tribunes, mais sur le terrain, il y avait une vraie intensité.»

«C'est ça le foot»

Au-delà du bénéfice comptable réalisé, cette soirée doit aussi faire du bien à la confiance collective de votre équipe… «Oui. Nous avons fait un faux-pas contre Clermont. C'est arrivé, et maintenant, c'est fini. Tout ça, c'est derrière. On en a apporté la preuve. Et vous pouvez nous faire confiance, nous ne passerons plus à côté d'un match comme cela a été le cas contre Clermont.»

A titre personnel, comment avez-vous vécu ce retour sur la pelouse de la Meinau ? «Bien, mais j'ai surtout pris plaisir à rejouer. Ça fait du bien. Je dis cela sans prétention, mais j'ai passé une bonne partie de ma carrière dans des stades où il y avait de l'ambiance, des supporters. A mes yeux, c'est ça le foot, un public qui répond présent et qui encourage son équipe jusqu'au bout, quitte à la siffler à la fin si elle n'a pas bien joué.»

La vie de remplaçant ne vous a pas trop perturbé ? «Je ne me considère pas comme un remplaçant, mais comme un joueur qui doit être prêt à entrer lorsqu'on lui demande. Ça a été le cas ce soir.»

«La lutte continue»

Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «C’est un point pris contre un concurrent direct, chez lui, et même si l’écart est minime, nous restons sur le podium. Nous avons subi en deuxième mi-temps, un peu trop à mon goût, en faisant preuve d’une certaine fébrilité qui nous a empêchés de garder le ballon. La déception existe vis-à-vis de notre première mi-temps, et de ces deux ou trois opportunités manquées. Sur le plan psychologique, il est bon de laisser Strasbourg derrière nous. Après notre non match contre Clermont, j’attendais une réaction et elle a eu lieu. Il va maintenant falloir récupérer d’un match aussi intense, repartir au combat et gagner en efficacité.»

 Jean-Marc Furlan (entraîneur de Strasbourg) : «Nous sommes déçus de ne pas avoir pris les trois points car si les Messins ont été dangereux en première mi-temps, mes joueurs ont mis tout leur potentiel dans la deuxième et nous avons manqué de réussite. Metz a aussi fait preuve de maturité et d’audace. Nous étions diminués dans l’impact physique, notamment dans le secteur offensif. La lutte continue. Notre situation est mi-figue, mi-raisin.»

Laurent Agouazi (milieu de Metz) : «En première mi-temps, nous avons quelques occasions que nous pouvions mieux négocier. Mais à l’arrivée, c’est un nul équitable au bout d’un match intense. Nous avons réussi à nous rassurer après Clermont.»

Cédric Barbosa (milieu de Metz) : «Le plus important, ce soir, c’est que nous sommes toujours troisièmes, devant Strasbourg. Maintenant, à nous de bien distribuer les cartes que nous avons à nouveau en mains. Nous avons su nous comporter en groupe, en retrouvant notre solidarité. Cela va être serré jusqu’au bout, mais ça fait un moment que ça l’est. Ce ne sera pas facile, parce que nous allons jouer des adversaires qui luttent pour leur survie en Ligue 2, mais bon à nous de trouver les clés pour répondre efficacement.»

4月27日

Regarde les hommes tomber !...Mais, toi, ne tombe pas !

La petite phrase du jour : « Avoir peur ne préserve pas du danger, mais un premier quart d’heure « à la bordelaise » peut faire se rendre un match facile ! Donc, produire du jeu est une nécessité : prudence, mais détermination et…attention au « non-match » !! »

(Quotidien l’Equipe) :  STRASBOURG-METZ, ÇA VAUT CHER

Sans marge de manœuvre

Rattrapés par Boulogne et Tours, Strasbourg et Metz ont beaucoup à perdre de leur affrontement.

METZ, STADE SAINT-SYMPHORIEN, 17 NOVEMBRE 2008. – Au match aller, Victor Mendy (à gauche) et les Messins avaient dû s’employer pour venir à bout de Jean-Alain Fanchone et des Strasbourgeois (3-2). Les Alsaciens tenteront de prendre leur revanche à la Meinau ce soir, mais plusieurs d’entre eux seront absents, dont Renaud Cohade (à droite), suspendu.

ALORS QUE LENS s’est envolé juste à temps, Strasbourg et Metz sont au point mort. Co leaders avant la 31e journée, les deux équipes de l’Est n’ont pas gagné depuis. Elles ont du même coup transformé Boulogne et Tours en concurrents pressants et l’une d’entre elles sera au pied du podium quel que soit le résultat de ce soir.

À cinq journées du terme, tout retard peut être fatal et, de ce point de vue, Strasbourg joue plus gros que Metz. Les Alsaciens restent sur deux revers en déplacement, à Lens (1-4) et à Tours (0-2), après cinq victoires de suite, et leur calendrier, qui prévoit des déplacements à Boulogne (36e journée) et Montpellier (38e journée), s’annonce plus périlleux que celui des Lorrains, dont Angers, ou disons le fantôme d’Angers, sera ensuite l’adversaire le plus coté et qui observeront en mai une série de duels qui pourraient leur profiter (*).« Une défaite ne serait pas rédhibitoire,  « car il y a des confrontations directes entre nos concurrents, remarque Yvon Pouliquen. Une victoire serait intéressante, car nous récupérerions un joker au classement. »

La marge apparaît plus mince pour Strasbourg, qui se sait aussi très vulnérable Quand il lui manque des titulaires. Aujourd’hui, Cohade et Shereni sont suspendus, Marcos et Bezzaz blessés. « Je me suis demandé comment j’allais faire pour gagner ce match, raconte Jean-Marc Furlan. Mais au fil de la semaine l’enthousiasme est revenu. Les joueurs y croient et moi aussi. » Metz est moins déplumé (suspension de Rippert et Rocchi), mais son raté contre Clermont (1-3) lors de la dernière journée a écorné ses certitudes. Il y a trois semaines, le trio de relégués de la saison 2007-2008 –Metz, Strasbourg et Lens – était sur le point d’imposer une certaine logique. Si Lens a confirmé sa supériorité, les difficultés récentes des deux autres obligent à amender ce jugement. Aujourd’hui, ni Strasbourg ni Metz ne sont plus sûrs de rien.

DES EFFECTIFS PAS SI COSTAUDS

Leur statut de relégués et la supériorité que l’on pouvait déduire de leur effectif par rapport à l’essentiel des autres équipes du Championnat ont pu laisser croire que Metz et Strasbourg étaient une classe au-dessus de la concurrence, comme Lens ou presque. Mais Lens, qui ne s’est pas vraiment promené cette saison, s’est retrouvé en Ligue 2 avec un budget de 28 millions d’euros et des joueurs clés (Runje, Kovacevic, Maoulida) sans équivalent ni à Metz, ni à Strasbourg.

Pour Lens, la relégation était un accident industriel. Pour Metz et Strasbourg, qui se sont bagarrés au même niveau il y a deux ans, une forme de logique sportive et économique. Avec environ 15 millions d’euros de budget prévisionnel, Metz partait d’ailleurs à l’été2008 sur la même ligne que Montpellier (16 millions d’euros) ou Troyes (14 millions d’euros). Un peu mieux doté, Strasbourg (20 millions d’euros) a dû faire face à un renouvellement profond de son groupe à l’intersaison.

Si l’on prend en compte le critère du nombre de matches disputés en Ligue 1, les effectifs de ces deux équipes sont d’ailleurs nettement moins expérimentés que ceux de Lens ou de Montpellier. Dès qu’ils ont été privés de certains cadres (Steven Pelé, Marcos, Shereni, Gargorov, notamment), les Strasbourgeois ont ainsi éprouvé les limites d’un banc un peu tendre.

UN MERCATO POUR RIEN

Pour l’étoffer, les dirigeants strasbourgeois ont consenti des efforts substantiels lors du mercato hivernal, avec quatre recrues. Boubacar Kébé (Nîmes), Yassine Bezzaz (Valenciennes), Franck Dja Djedje (Grenoble) et Rômulo (Cruzeiro) sont venus renforcer une attaque qui manquait de solutions. Mais, à part Bezzaz, blessé en ce moment, aucun d’entre eux ne s’est imposé comme un titulaire indiscutable. Dja Djedje a rejoint le banc après deux titularisations, Kébé doit en général se contenter d’entrées en cours de match et Rômulo, gêné par une pubalgie, n’a pas disputé une seule minute de jeu.

 Avec un effectif plus fourni, Metz n’avait, de son côté, pas souhaité se renforcer dans les mêmes proportions, malgré deux défaites inquiétantes avant la trêve. Seul Nenad Jestrovic (Kocaelispor), censé apporter son expérience à des attaquants en manque de confiance, a débarqué en Lorraine. Depuis, Papiss Cissé (13 buts) se porte comme un charme et Victor Mendy a franchi un palier. Mais Jestrovic, lui, n’apparaît toujours pas, aux yeux de Pouliquen, comme un titulaire en puissance. L’attaquant serbe, qui a disputé 156 minutes depuis son arrivée, n’a pas commencé une seule rencontre sur le terrain.

DES DÉFENSES FRAGILES

Avec la huitième défense de Ligue 2 (38 buts encaissés), Strasbourg n’a pas le profil du parfait promu. Les joueurs de Furlan viennent d’en prendre six en deux matches, mais, au-delà de cette statistique récente, ils présentent une fragilité chronique qui peut les inquiéter. Sans être particulièrement en cause, Stéphane Cassard est rarement décisif. Grégory Paisley, à qui Furlan avait donné le brassard, traverse une saison très médiocre et ne serait pas titulaire ce soir sans la suspension de Shereni. Enfin, Zoltan Szelesi est un latéral droit pas souvent convaincant et il sera remplacé aujourd’hui par Pierre Ducrocq, dont ce n’est pas le poste de prédilection.

Avec 32 buts encaissés, comme Boulogne, Metz est globalement plus performant dans ce domaine, mais la débâcle défensive infligée par Clermont aux Lorrains a rappelé combien ces derniers pouvaient parfois manquer de rigueur et de concentration Pouliquen a du coup écarté Romain Brégerie, qui a joué hier en Championnat de France amateur, et va relancer Jeff Strasser, qui n’a plus été titularisé depuis le 27 février à Reims (1-1).

UN MENTAL ALTERNATIF

Cette saison, les Messins se sont imposés à Lyon (3-1), en Coupe de la Ligue, ou encore à Lens (1-0), comme si les stades de Ligue 1 les transformaient. À Saint-Symphorien, vide aux deux tiers la plupart du temps, c’est souvent plus compliqué. Dernièrement, ils ont terriblement manqué d’allant contre Châteauroux (1-0), Brest (1-0) et Clermont.

« On n’est pas une équipe qui peut se faire violence facilement, admettait Julien Cardy au lendemain de ce dernier match. On a peut-être plus de faculté à se transcender contre les équipes supérieures. C’est notre péché mignon, mais c’est un peu comme ça pour tout le monde et on a toujours montré qu’on savait réagir après une contre-performance. »

Les Strasbourgeois, qui ont résisté aux sifflets de leur propre public cet hiver, ont par contre rarement montré une grande capacité de réaction, avançant par longues séries, positives ou négatives. « Cela correspond aux gènes de cette équipe de fonctionner par séries, concède Furlan. Mais ce n’est pas un problème mental. Cette équipe a vingt-quatre ans de moyenne d’âge et elle manque de maturité. » Il lui faut grandir vite pour surmonter ce qui l’attend.

(*) Tours-Boulogne (35e journée), Boulogne-Strasbourg (36e journée), Tours-Montpellier (37e journée) et Montpellier-Strasbourg (38e journée)

 

 

(RL) Strasbourg-FC Metz : des buts en tête
Duel à distance, ce soir, entre deux des meilleurs buteurs de Ligue 2, le Strasbourgeois Fanchone et le Messin Cissé.

Papiss Cissé n'a plus marqué depuis Metz - Brest (1-0). Le derby l'inspirera-t-il ?
Dans une sorte de respect du principe des vases communicants, l’emballement en tête de la Ligue 2 s’accompagne d’un basculement incessant, aux premières places du classement des buteurs. Avec le retour de Boulogne-sur-Mer sur le devant de la scène, surgit Grégory Thil, auteur d’un triplé remarquable et remarqué, vendredi soir, à Angers, le premier du genre. Avec quinze buts, Thil a rejoint le leader montpelliérain, Victor Hugo Montano, quant à lui resté muet, à Troyes. Mais dans une trente-troisième journée déjà fertile en événements, le Lensois Toifilou Maoulida a marqué, rejoignant Papiss Cissé et James Fanchone sur le podium. C’est dire si le derby de l’Est prête aussi son cadre à la lutte individuelle des chasseurs de but : le Messin comme le Strasbourgeois ont trouvé le chemin des filets à treize reprises, l’un comme l’autre sont restés muets au cours des deux dernières journées, et de leur capacité à redevenir efficaces ce soir ne dépend pas seulement le destin du derby : il en va de l’avenir de leur équipe.
Buteur contre Brest, lors de la trentième journée, pendant que son confrère strasbourgeois marquait face à Ajaccio, Papiss Cissé a d’ores et déjà dépassé son total d’il y a deux ans (douze buts), mais Metz a besoin de plus encore car, derrière l’attaquant sénégalais, le deuxième réalisateur maison compte presque moitié moins de buts (Victor Mendy, sept). «Il me reste six matches pour améliorer mon total », souligne Cissé, qui se dit inspiré par l’exemple donné vendredi par Grégory Thil : «Un triplé, c’est impressionnant ! Quand cela vous arrive, c’est que votre soirée tourne à l’état de grâce. » Il pourrait même se contenter d’un peu moins que ça : Papiss Cissé présente en effet la particularité d’avoir marqué ses treize buts dans treize matches différents ! «Réussir un doublé, c’est mon prochain objectif », assure celui qui a laissé passer bien des occasions de laisser cet objectif derrière lui, à Vannes, le 10 avril.
«La coller au fond»
Devant le constat d’une certaine tendance à l’individualisme révélé par ses deux dernières prestations, Papiss Cissé élude un débat qu’il ne partage pas, «pas du tout » : «Je suis là pour la coller au fond. Manquer des occasions, cela peut arriver. Je marque, je rate, c’est comme ça. » Cissé, vingt-trois ans, prêté à Châteauroux la saison passée après n’avoir pas pu confirmer, en Ligue 1, sa bonne saison de Ligue 2, a décidé de ne plus perdre de temps dans la gamberge, après avoir été confronté à l’inefficacité, au cours de l’automne dernier : «Je me faisais du mal. J’en ai notamment discuté avec un attaquant plus expérimenté, un Sénégalais, qui m’a conseillé de m’arrêter sur ce que je réussissais et non sur ce que je ratais. Je suis là pour la coller au fond, répète-t-il, pas pour gaspiller de l’énergie à propos de ce qui n’a pas marché. »
Comme James Fanchone, qui lui a déjà réalisé quatre doublés cette saison, Papiss Cissé vient donc de rendre deux copies blanches. Jamais encore, en 2009, le Messin n’est resté plus de deux matches sans marquer. Est-ce le signe d’un but à venir, à la Meinau ? «Inch’Allah ! », dit-il avant d’en venir à la réalité du jour : «Il faut prendre des points à Strasbourg. » Comme un but suprême.

L’adversaire : Furlan : «Strasbourg est outsider»
Equipe diminuée, mauvaise série, réussite messine dans le derby depuis un an : pour son entraîneur, Strasbourg ne part pas favori. «La montée se jouera à la 38e journée», prévoit Jean-Marc Furlan.

Jean-Marc Furlan : «Ce serait complètement invivable, si les résultats du vendredi devaient influencer notre comportement !»
A Strasbourg, le jeu des pronostics est un art impossible : le parcours du Racing en Ligue 2 échappe à la linéarité et même son entraîneur, Jean-Marc Furlan, avoue ne pas toujours savoir quoi attendre de son équipe. Maintenu en place malgré la relégation et une série finale de onze défaites, la saison dernière, il en a cependant vu et entendu beaucoup d’autres pour se sentir totalement désemparé face au virage que dessine le derby de l’Est…
Que vous inspirent les résultats de vos concurrents directs, depuis vendredi ?
«Pas grand-chose. Vraiment ! J’ai d’ailleurs pris connaissance des résultats de vendredi en arrivant au stade, samedi matin. Je me concentre sur notre seul parcours, comptable et technique.»
Mais ces résultats peuvent avoir une influence sur votre façon d’aborder le match ?
«C’est la dixième fois que nous allons jouer le lundi, c’est dire si la question revient souvent ! Eh bien non : ce serait complètement invivable, si les résultats du vendredi devaient influencer notre comportement !»
Que vous inspirent alors les deux derniers résultats de Strasbourg ?
«Nous sortions de cinq bons matches, cinq victoires, et nous avons raté notre semaine de façon lamentable en perdant coup sur coup à Lens et à Tours. Cela correspond finalement au morphotype de mon équipe, capable de réussir une série puis de s’écrouler. C’est l’effet de sa jeunesse, à peine vingt-quatre ans de moyenne d’âge, et d’une certaine inexpérience : hormis Boulogne, aucun autre postulant à la montée ne compte aussi peu de joueurs ayant déjà évolué en Ligue 1. Donc, contre Metz, je pense que Strasbourg est outsider, surtout avec les absences de joueurs aussi importants que Cohade, Marcos, Shereni, surtout contre une équipe aussi à l’aise à l’extérieur, surtout avec Yvon (Pouliquen) qui nous a déjà battus trois fois depuis qu’il est à Metz !»
«Je pense que nous serons sur le podium»
Comment éviter que vos joueurs ne soient pas gagnés par l’angoisse, devant un enjeu aussi important ?
«Alors là, je vous coupe tout de suite : dans le domaine de l’angoisse, on a tout connu depuis dix mois. Cette équipe ne joue que des matches de ce genre, parfois même avec bien plus de pression, par exemple après notre défaite à Sedan quand on annonçait que Furlan allait être viré. Les garçons ont réussi ce truc qui leur appartient : rebondir après avoir connu une situation extrême.»
Strasbourg est en effet revenu dans le trio de tête en mars après en avoir disparu pendant trois mois, comme Metz en janvier. Qu’est-ce que cela indique sur ces deux équipes ?
«Une vraie force de caractère, sans aucune doute. Pour les Messins, c’est lié à une certaine maturité. Pour nous, c’est une découverte totale, avec dix-huit nouveaux venus dans l’effectif, dont onze issus de notre centre de formation. C’est une vraie surprise, et je pense y être pour très peu de choses : je dispose d’un groupe solidaire, qui apprécie de vivre ensemble et qui vit son truc à fond. Du coup, je pense vraiment que nous serons sur le podium à l’arrivée et que cela se jouera à la dernière journée, à Montpellier.»
Votre calendrier n’est pas une source d’inquiétude ?
«Quand vous le commentez, il vous semble délicat. J’y vois un avantage : celui d’éviter à l’équipe de s’éloigner de sa mission. Elle ne fonctionne que comme ça : en se trouvant au pied du mur. Pour un entraîneur, c’est assez étonnant. Mais s’agissant de ce match contre Metz, il y a vraiment une réserve importante : nos meilleurs résultats, nous les avons obtenus avec une équipe-type que nous ne pourrons pas aligner cette fois…»
Immanquablement, au moins dans l’environnement du club, le spectre du printemps 2008 ne risque-t-il pas de resurgir ?
«Franchement, si mon équipe a rebondi comme elle l’a fait, c’est qu’elle n’a rien à faire de ce qui s’est passé avant. Et c’est normal : seuls cinq joueurs étaient là la saison dernière. Et puis, la comparaison ne tient pas : sur les douze derniers matches, cette fois, nous en avons déjà gagné cinq !»

 

Metz et Strasbourg à travers le miroir

Décisif dans la course à la montée en Ligue 1, le derby de l’Est oppose deux équipes voisines à plus d’un titre : à la veille de se retrouver à la Meinau, portrait des quasi-jumeaux messins et strasbourgeois.

Leur saison

Strasbourg. Parti au sprint, leader dès la deuxième journée, le Racing est tombé de son piédestal au soir d’une défaite à Metz, quinzième journée, le 17 novembre. Disparus du podium en janvier, les Strasbourgeois ont réussi une série de cinq victoires, de début mars à avril, afin de se réinstaller dans le trio de tête. Mais deux défaites coup sur coup, à Lens et Tours, les fragilisent : ils redeviendront des poursuiteurs, en cas d’insuccès dans le derby de l’Est.
Metz. Cette saison, les Messins ont également joué au yo-yo, mais à un rythme différent : eux, c’est fin décembre qu’ils semblaient perdus pour la tête de course, après une défaite accablante à Troyes les repoussant à la sixième place. En 2009, Metz a actionné le remonte-pente, prenant place sur le podium fin janvier pour ne plus en redescendre. Comme leurs voisins alsaciens, les Lorrains viennent cependant de griller un joker en enchaînant nul à Vannes et défaite contre Clermont : s’ils perdent lundi, ils repasseront sous la ligne de flottaison.

Les confrontations directes

Strasbourg. Les matches au sommet sont indifférents au parcours strasbourgeois : trois victoires, un nul, trois défaites jusqu’ici face aux cinq autres occupants habituels du peloton de tête. A la Meinau, c’est une autre histoire : seulement tenu en échec par Lens, le Racing y a battu Montpellier, Boulogne et Angers. Il lui faudra pourtant bien montrer la même aisance à l’extérieur, pendant le sprint final : après avoir reçu Metz, il partira affronter Boulogne lors de la trente-sixième journée, et Montpellier pour finir.
Metz. Au début, les Messins préféraient les gros. C’est moins vrai depuis la venue de Lens, vainqueur réaliste (1-2) à Saint-Symphorien le 23 février ; c’est moins vrai depuis qu’il faut aussi considérer Boulogne comme un prétendant à la montée : la situation actuelle avive les regrets de la défaite messine face aux Nordistes, à l’aller, à domicile (1-2), et les deux points égarés au retour, dans le temps additionnel (1-1).

Le calendrier

Strasbourg. Le derby de l’Est passé, il ne restera plus que deux matches à domicile aux Alsaciens (Amiens et Reims) pour trois déplacements (Guingamp, Boulogne, Montpellier). A l’extérieur, Strasbourg présente la moins bonne moyenne (1,3 point par match) parmi les cinq derniers postulants à la montée.
Metz. «Nous sommes maîtres de notre destin », répète Yvon Pouliquen, un œil sur le classement, un autre sur le calendrier. La défaite proclamée accidentelle face à Clermont ne remet pas en cause ce constat : Metz doit recevoir Nîmes, Troyes et Guingamp, pour deux déplacements à Angers et Ajaccio.

L’avenir

Strasbourg. En réalisant 8 millions d’euros de vente de joueurs l’été dernier, le Racing a minimisé les effets de la relégation, mais souffrirait de ne pas remonter. Un nouvel entraîneur (à trouver) devrait composer avec une nouvelle équipe (à rajeunir) : les leaders comme Cohade, James Fanchone, Grégory Paisley ne pourraient être conservés.
Metz. Quand il évoque l’objectif de la remontée, Carlo Molinari mêle les mots «espoir » et «nécessité » dans la même phrase : en situation précaire au printemps 2008, le club dont l’actionnariat majoritaire est depuis passé aux mains de l’industriel Bernard Serin devrait revoir ses projets à la baisse, en cas d’échec. Comme son voisin alsacien, le FC Metz doit non seulement revenir en Ligue 1, mais réussir à s’y réinstaller, après quatre saisons de mouvement incessant.

 

 Poulat au sifflet

L’info du jour. Si l’équipe de départ que choisira d’aligner Yvon Pouliquen lundi n’est pas connue, plusieurs joueurs savent d’ores et déjà qu’ils n’en feront pas partie : titulaires ou entrés en jeu lors du dernier match de Ligue 2 perdu face à Clermont (3-1), Romain Brégerie, Sébastien Renouard et Fallou Diagne ont en effet été laissés à la disposition de l’équipe réserve, opposée aujourd’hui à Sainte-Geneviève. Thibaut Bourgeois et Cyril Chapuis disputeront également ce match face au dernier de CFA.
L’homme de la semaine. Au cœur d’une polémique déclenchée par sa mauvaise prestation mercredi lors de Toulouse - Guingamp (1-2), en demi-finale de la Coupe de France, Éric Poulat est pourtant censé arbitrer le derby de l’Est. Notamment contesté par Noël Le Graët, à la fois président guingampais et numéro deux de la Fédération française, Poulat aura-t-il la sérénité nécessaire pour diriger un derby décisif dans la course à la montée en Ligue 1 ? Les instances ont encore quelques heures pour répondre…
Le fait de la journée. Tandis que Lens a effectué un pas de plus vers la Ligue 1en dominant Bastia (1-0), les huit premiers matches d'une 33e journée saucissonnée à outrance a été marquée par une tendance rare : tous les poursuivants de l'actuel trio de tête l'ont emporté. Provisoirement, Boulogne repasse donc devant Metz et Strasbourg, en attendant le derby de l'Est lundi. Vainqueur de Guingamp hier, Tours reste dans la course, avec autant de points que Strasbourg, devançant Montpellier de deux longueurs. Suspense total, et enjeu maximum demain à la Meinau.
Le chiffre du week-end. Combiné à une commémoration du trentième anniversaire du titre de champion de France remporté par le RC Strasbourg en 1979, en présence des héros de l’époque, le derby de l’Est devrait remplir la Meinau : hier, près de 20 000 billets avaient déjà trouvé preneurs. «Nous attendons 21 à 22 000 spectateurs », annoncent les dirigeants strasbourgeois, dans un stade dont la capacité est de 27 000 places assises.

 

Strasbourg (4e) et Metz (3e) s'affrontent ce lundi sous la pression des résultats de la concurrence (20h30). Toutes les équipes du haut du classement ont gagné vendredi et samedi. C'est dire l'importance du derby de l'Est pour deux équipes en quête de relance. Peut-être un tournant pour la montée.
Les chasseurs ne lâchent rien. Vendredi, Boulogne-sur-Mer (2e) a balayé Angers (5-1) et Montpellier (6e) est allé contrarier l'opération sauvetage de Troyes (2-1). Samedi, Tours (5e) a confirmé face Guingamp (1-0) son excellente série actuelle (neuvième victoire en onze matches). Chez le leader lensois, enfin, Toifilou Maoulida a encore été décisif contre Bastia (1-0). Résultat, ça se bouscule au sommet. Si Lens a déjà un pied en Ligue 1, la lutte pour les deux autres accessions est loin d'être terminée. Avant le derby de l'Est, les cinq candidats aux précieux sésames se tiennent en quatre petits points. Seule une victoire peut rétablir Strasbourg sur le podium, tandis qu'un partage des points suffirait à Metz pour y rester.
S'il y en a un, le battu ne serait pas forcément condamné sur le plan comptable. Mais les deux équipes ont le même besoin de retrouver le fil, après deux défaites pour Strasbourg (Lens et Tours) et un revers à domicile pour Metz (Clermont). L'une et l'autre seront diminuées par plusieurs absences. Rippert et Rocchi sont suspendus côté lorrain. Même situation pour les Alsaciens Cohade et Shereni, tandis que Marcos, touché aux cervicales, est indisponible. «Nous serons diminués, ce qui doit nous préparer à un combat contre une équipe redoutable à l'extérieur», commente Jean-Marc Furlan. L'entraîneur de Metz, Yvon Pouliquen, répond en écho à son confrère qu'il craint une équipe efficace... à domicile. Ils ont raison tous les deux : Metz est 3e du classement à l'extérieur et Strasbourg 3e du classement à domicile. Au match aller, spectaculaire, les Messins l'avaient emporté d'une courte tête (3-2).
«On avait été naïf défensivement, se souvient Guillaume Lacourt, le milieu strasbourgeois, mais on ne veut pas de revanche sur Metz, on veut surtout des points !». Son vis-à-vis messin Laurent Agouazi se méfie pour sa part du pressing très haut des Alsaciens mais espère «contourner cette pression pour trouver les joueurs rapides devant». Comme pour donner un peu plus de piment au derby, La Meinau sera en fête lundi en souvenir de son titre de Champion de France 1979. Pour ce trentième anniversaire, d'anciens joueurs de l'époque, dont, entre autres, Raymond Domenech, assisteront à la rencontre. Celle-ci sera arbitrée par M. Poulat, dont la dernière prestation, mercredi à Toulouse en demi-finale de la Coupe de la Ligue n'a pas laissé un grand souvenir à Guingamp, malgré sa qualification pour le Stade de France (2-1).

Les équipes probables

STRASBOURG: Cassard - Ducrocq, Pelé, Paisley, J-A. Fanchone - Lacour, Bah - J. Fanchone, Gargorov, Zenké - Traore
METZ: Vailati - Ch. Gueye, Vivian, Strasser, Delgado - Agouazi - V. Mendy, Cardy, Johansen, Barbosa - P. Cissé

CFA : Metz manque de tranchant

 Par deux fois, les Messins ont mené au score. Par deux fois, Sainte-Geneviève est revenu. Dommage qu'ils n'aient jamais réussi à s'envoler.

Dès les premières secondes de la partie, les jeunes joueurs messins manifestaient énormément d’envie. Sakho s’offrait une première tentative repoussée par le gardien de Sainte-Geneviève (1e). Bourgeois, qui s’était vu piquer le cuir dans les pieds, exécutait le corner qui suivait. La tête de Schmisser était alors sauvée sur la ligne (2e). Metz multipliait les occasions. Diagne effectuait un joli raid, ponctué d’un tir arrêté mais non capté par Caleiras. Sakho, à l’affût, en profitait pour marquer mais voyait son but refusé pour hors-jeu (7e). Sur un corner de Bourgeois, la frappe en force de Diagne n’était pas cadrée (9e). Les Mosellans se voyaient récompensés de leurs efforts quelques minutes plus tard. Sakho contrôlait puis frappait sur le pauvre Caleiras qui touchait le ballon sans pouvoir l’empêcher de rentrer (21e). Sainte-Geneviève réagissait instantanément et créait à plusieurs reprises la panique dans la défense messine. Schmisser aurait pu mettre son équipe à l’abri si sa tête n’avait pas été claquée par Caleiras (43e). Sainte-Geneviève revenait des vestiaires avec la ferme intention de recoller au score.
Abdallah Rkiki obligeait Sissoko à une superbe détente pour sortir sa non moins superbe frappe (57e). C’était un avertissement sans frais qui était pourtant suivi de l’égalisation.

Arbitrage douteux

Suite à un corner de Yesli, un cafouillage permettait à Ekie de tromper Sissoko (58e). Il ne fallait pas plus de quatre minutes aux Lorrains pour reprendre l’avantage d’un magnifique coup franc de Zimmer (62e). La suite de la rencontre s’avérait délicate. Sakho allait seul au but lorsque le gardien de Ste Geneviève sortait de sa surface pour prendre le ballon de la main. L’arbitre ne bronchait pas et sur le contre qui suivait, Sainte-Geneviève remettait les compteurs à égalité. Abdallah Rkiki tentait sa chance de loin et bénéficiait d’un rebond qui surprenait Sissoko (75e). José Pinot, excédé par plusieurs décisions arbitrales douteuses, était contraint par l’arbitre de passer derrière la main courante pour la fin de la partie.
Les joueurs de Sainte-Geneviève auraient pu arracher la victoire puisque Schmisser, en voulant dégager de la tête la balle de Colonnetti, l’envoyait sur la barre (85e) puis que Laifa se retrouvait seul devant le but vide et ne trouvait que le poteau (87e).
Cela aurait été vraiment cruel pour les Messins si la situation avait tournée à la faveur des visiteurs tant ils avaient réussi de jolies choses.

18 ans Le festival messin LOUHANS-CUISEAUX - FC METZ : 0-5

Stade Bernard-Morey. Pelouse inégale. Pluie soutenue. Arbitre : C. Joachim Kaffe-Pierson. Mi-temps : 0-1. Avertissement pour Cuiseaux : Streith (58e). Buts pour Metz : Kayombo (32e et 56e), Diolot (63e csc), Songo (75e), Bussmann (83e).
Face à une équipe lorraine supérieure dans tous les compartiments du jeu, les jeunes Bourguignons ont très bien résisté en première période. Mais avec un gardien de fortune, puisque le titulaire Loïc Fernandez était suspendu, la formation de Jean-Philippe Forest a subi le poids de la rencontre en deuxième période. Sur sa production bressane, le FC Metz, qui est actuellement à la lutte pour la première place du groupe avec les formations du FC Sochaux et de l’AJ Auxerre, semble parfaitement capable de jouer un rôle très intéressant lors de la phase finale nationale.

 (DNA) A quitte ou double

 Le sommet alsaco-mosellan revêt un caractère hautement décisif. Alors qu'un vent de nostalgie, à travers un hommage aux héros de 1979, parcourra les travées d'une Meinau bien garnie, le Racing d'aujourd'hui devra renouer le fil de ses ambitions en domptant le revêche voisin messin. Soit les Bleus doublent les Grenats, un adversaire qui leur réussit si peu ces derniers temps, soit ils risquent de rester à quai quand s'ébranlera le train de la Ligue 1.

L'âpre combat que s'étaient livré Guillaume Lacour, Kandia Traoré et Julien Cardy avait tourné à l'avantage de Metz en novembre. Ce soir, le Racing est tenu de prendre sa revanche.

Au moment où le Racing aborde un pic vertigineux en sandalettes et en débardeur, on cherche à se rassurer comme on peut. Un constat donne du baume au cœur : il ne fait pas bon perdre contre Strasbourg.
 Prenez Angers. Défait à la Meinau en mars dernier, l'ex-prétendant à la montée a depuis été ballotté de Charybde en Scylla, jusqu'à se saborder contre Boulogne vendredi (1-5). Et Troyes ?
 L'improbable doublé de Lacour au Stade de l'Aube a précipité la chute de l'ESTAC, un néo-relégable incapable de mettre un pied devant l'autre. Idem pour Ajaccio, qui avait le vent en poupe avant de chavirer face au Racing et de replonger dans les profondeurs du classement.

Furlan : « Nous sommes en quête d'un vrai exploit »

 Force est de constater que ces trois équipes n'ont plus gagné le moindre match depuis que leur chemin a croisé celui des Alsaciens. A croire qu'un sort maléfique les a frappées de plein fouet. Bigre, Grenats, soyez méfiants. Stupeur et tremblements peuvent vous gagner dans l'instant...
 Si, par le plus grand des hasards, Yvon Pouliquen et ses hommes venaient à tomber sur ces quelques lignes, on doute qu'ils soient en proie à une subite crise d'angoisse. Ces divagations ésotériques provoqueraient, sans doute, un rictus amusé.
 Bien que douché par Clermont vendredi dernier (1-3) en son antre - un simple « accident de parcours », aux dires du toujours zen Pouliquen - le Messin ne craint en rien l'adversité alsacienne. Son intime conviction le pousse même à viser la gagne, ce soir. Il a mille fois raison.
 Car si le Racing a déstabilisé quelques adversaires au début du printemps, il a aussi perdu le fil en l'espace de cinq jours. « Nous avons complètement raté notre semaine », reconnaît Jean-Marc Furlan, à l'évocation des défaites subies à Lens (4-1) puis à Tours (2-0). Cette double sortie de route, pitoyable sur le fond comme sur la forme, a causé pas mal de dégâts.
 A tel point que l'entraîneur alsacien considère son équipe, privée de trois pièces maîtresses - Marcos, Shereni et Cohade - et d'un complément appréciable - Bezzaz - « comme un outsider placé dans une situation dangereuse ». Et d'ajouter : « Nous sommes en quête d'un vrai exploit face à un adversaire très efficace à l'extérieur ».

Reste à savoir comment Gargorov et les siens vont éviter l'impasse

 Il est vrai que les récents chapitres, dans la longue et tumultueuse histoire alsaco-mosellane, n'incitent pas à un optimisme béat. Les trois derniers derbys se sont soldés par des revers cuisants, à chaque fois annonciateurs de lendemains douloureux. Comme un symbole, l'ultime déconvenue en date - 3-2 à Saint-Symphorien en novembre - avait durablement éloigné le Racing de la place de leader.
 Aujourd'hui, ce rang symbolique, temporairement récupéré en début de mois, ne constitue plus un objectif pour les Alsaciens. Lens s'en est allé, loin devant, et ne devrait plus être rejoint.
 Le souci vient plutôt de l'arrière, où Tourangeaux et, à un degré moindre, Montpelliérains, maintiennent un souffle brûlant dans les nuques des deux recalés de la Ligue 1. Et que penser des Boulonnais, venus s'immiscer dans le trio de tête et assurés d'y rester à l'issue de cette 33e journée?
 De conserve, Furlan et Pouliquen assurent ne pas se soucier du parcours des rivaux. Contrairement aux deux clubs de l'Est, séparés par un petit point et tenus à une obligation économique de résultats, ces trouble-fête n'ont rien à perdre. Ils n'en sont que plus perturbants.
 Il n'empêche. On voit mal le Racing continuer à parler ouvertement de montée en cas de troisième faux pas consécutif. Même si « quinze points seront encore mis en jeu d'ici la fin », comme le rappelle Furlan, ses hommes auront bien du mal à repartir de l'avant, au regard de leur calendrier éminemment compliqué.
 Reste à savoir comment Gargorov, de retour après sept semaines d'arrêt, et les siens vont pouvoir éviter de s'engouffrer, tête baissée, dans une impasse. Le coach strasbourgeois s'est posé la question tout au long de la semaine. Il ne dispose d'aucune certitude. Seules quelques convictions, assez irrationnelles, ont affleuré.
 Quoi qu'il en soit, la solution appartient entièrement aux joueurs. « Personne d'autre qu'eux n'est venu chercher le podium, martèle-t-il. A chaque fois qu'ils en ont été chassés, ils ont remis le couvert pour se réinviter à la table. En février, plus personne ne croyait en eux. Ils sont revenus, seuls comme des grands ».

Viendront-ils pour soutenir les Bleus d'aujourd'hui ou revoir les glorieux anciens ?

 En s'inspirant de la victoire contre Boulogne (1-0), en décembre dernier, Furlan entend placer ses troupes « dans une configuration de combat ». Tout en croisant les doigts pour que Metz se montre aussi docile que l'actuel épouvantail du Championnat l'avait été à l'époque. Ça n'est pas gagné.
 Face à l'ampleur de la tâche, l'entraîneur en appelle au « soutien du public », dont on ne connaît pas exactement les motivations. Les spectateurs de la Meinau viendront-ils pour soutenir les Bleus d'aujourd'hui ou revoir, la larmette au coin de l'œil, les glorieux anciens de 1979 appelés à donner le coup d'envoi ? Cette commémoration, jugée encombrante par Furlan eu égard au contexte, risque en tout cas d'alourdir l'atmosphère.
 « J'ai du respect pour eux, mais je ne vis pas dans le passé », tranche l'entraîneur. Ça tombe plutôt bien. L'avenir du Racing se conjugue au présent, ce soir, tout de suite et maintenant.

En pensant à Boulogne

Jean-Marc Furlan, dont l'équipe est amoindrie par une cascade de forfaits, s'est souvenu des belles choses pour échafauder un onze de départ destiné à bousculer les Messins. A une exception près, c'est la formation victorieuse de Boulogne, fin décembre, qui sera alignée.ABSENCES. - Jean-Marc Furlan est un homme inquiet : « Je constate que nous sommes performants et constants quand tous nos titulaires sont sur le pont. Déjà que Metz a une équipe plus mature que la nôtre... » Avec quatre joueurs majeurs en moins, l'entraîneur du Racing s'est fait quelques cheveux gris cette semaine. A tel point qu'un match nul, pourrait le satisfaire. « On resterait dans la course », argue-t-il. Vous avez dit inquiet ?
NOËL. - A l'exception de Szelesi, laissé sur le banc et numériquement remplacé par Pelé, ce sera la même formation victorieuse de Boulogne (1-0) qui sera alignée ce soir.
 A quelques jours de Noël, le Racing traversait une mauvaise passe. Cohade, Shereni, Marcos et Othon, mais aussi Pelé, manquaient à l'appel. Le salut alsacien était venu d'une improbable main de Brignoni dans la surface, Gargorov transformant le penalty qui en découlait. « C'était une victoire de rabougri dont on n'était pas fier », rappelle le coach, qui se contenterait toutefois du même scénario ce soir.
RECRUES. - On notera que sur les quatre recrues arrivées cet hiver, seuls Kébé figure sur la feuille de match. Franck Dja Djedje, titularisés lors des deux dernières rencontres, fait les frais de ses sorties sans relief et s'installera dans les tribunes. Quant à Bezzaz, il devrait reprendre l'entraînement cette semaine alors que Rômulo a été vu, pas vraiment à son avantage, pour la première fois samedi avec la CFA.
LA MENACE JOHANSEN. - Il ne disputera que sa dixième rencontre de la saison, mais il faudra le surveiller de près. « Pagalou » Johansen est de retour à la Meinau, près d'un an après l'avoir quittée en mauvais terme. « Je le crains, précise Furlan. Mais il peut aussi déjouer sous la pression. »
 Le retour du Colmarien intervient au bon moment pour Yvon Pouliquen, qui sera privé de Romain Rocchi. Le milieu de terrain corse, considéré comme le meilleur Messin de la saison, est suspendu.
SÉRIE. - Depuis sa prise de fonction, à l'hiver 2008, Yvon Pouliquen a rencontré et battu à trois reprises son ancien club. Le FC Metz était d'abord venu humilier le Racing à la Meinau en Coupe de France (0-3), avant de récidiver dans la foulée en L 1 (2-3). La passe de trois a été réalisée en novembre dernier. Furlan, lui, préfère se souvenir de son premier derby, le 7 novembre 2007. La victoire (1-2) avait mis un terme à près d'un quart de siècle d'insuccès à Saint-Symphorien.
A L'ALLER. - Le 17 novembre dernier, le Racing perdait la place de leader en s'inclinant logiquement en Moselle (3-2). Un Rudy Carlier inspiré, auteur d'un doublé, avait d'abord permis aux siens d'égaliser, à la suite de l'ouverture du score de Renouard. Le second but de celui qui a résilié son contrat cet hiver pour rejoindre Eibar, club de 2e division espagnole, permettait juste d'alléger la note, Cardy et Cissé ayant sévi entre-temps.
 En fin de partie, James Fanchone avait vu rouge pour un méchant tacle à retardement sur Renouard. Quant à Marcos, il quittait ses partenaires avant la mi-temps et restait indisponible de longs mois en raison d’une entorse au genou.

4月26日

Dans les derbys, on laisse des points !...

La petite phrase du jour : « vae victis ! »…Un nul les satisferait bien !

Les Grenats ont pris part à leur avant-dernière séance d'entraînement avant le derby de l'Est. A son issue, Yvon Pouliquen a communiqué le nom des joueurs mis à disposition de l'équipe réserve.

Samedi matin, il a notamment été question de coups de pieds arrêtés sur les pelouses d'entraînement messines. Aucune absence n'était à déplorer au sein de l'effectif.
Dimanche, l'équipe B affronte Sainte-Geneviève à 15h au Stade des Hauts de Blémont à Borny. Sébastien Renouard, Diagne Fallou, Romain Brégerie, Cyril Chapuis et Thibaut Bourgeois devraient participer à la rencontre. Ils ont été laissés à disposition de José Pinot par Yvon Pouliquen.
La séance d'entraînement du groupe pro a par ailleurs été décalée, elle se tiendra finalement en matinée à 10h ce dimanche

 

(Site officiel FC Metz) Barbosa, un goût amer à effacer

Absent contre Clermont, le milieu messin Cédric Barbosa est doublement frustré : le match nul concédé à Vannes est mal passé. Il compte sur le déplacement à la Meinau pour évacuer son amertume.

Cédric, vous avez vécu la défaite de Clermont depuis la tribune de presse*. Commenter une telle prestation des siens est-il difficile ?
Cédric Barbosa : « Se retrouver dans la tribune lorsqu’on est joueur est toujours agaçant. J’avais déjà été consultant pour la télévision mais je ne me souviens pas avoir fait de radio. En ce qui concerne ce match de Clermont, même si l’équipe souffrait, cela n’a pas été plus dur pour moi d’en parler au micro. A partir du moment où l’on est objectif, je ne vois pas pourquoi ce serait un problème. Lorsqu’on fait un non-match, nier l’évidence n’est pas une solution. Mais il y a plusieurs façons de dire les choses. Il faut juste choisir la bonne. »
A-t-on un surcroît de motivation lorsqu’on n’a pas pu aider les siens la semaine précédente ?
C.B. : « Je ne pense pas car de toutes façons, le match qui arrive est Strasbourg. Généralement, même si ça ne devrait pas être le cas, nous sommes plus motivés pour ce type de rencontre. Le fait que le stade soit plein, le contexte… c’est un parfum de Ligue 1. A Lens, nous avions pris beaucoup de plaisir, c’était génial. C’est comme ça, pour les grosses affiches il y a plus d’envie. Pour ma part, j’ai encore en travers de la gorge le match nul de Vannes. Nous avions complètement maitrisé notre sujet du début à la fin. Ne pas gagner dans ces conditions m’a écœuré. J’en suis toujours dégouté, à l’inverse de Clermont, contre qui nous n’avions rien à espérer vue notre prestation. »
La Meinau doit vous rappeler de bons souvenirs…
C.B. : « Oui, ce sont surtout de bons souvenirs pour l’équipe. La victoire en championnat trois buts à deux, l’an passé, nous avait fait du bien même si nous étions déjà certains de descendre à l’échelon inférieur. Ce serait une bonne chose de rééditer une pareille performance. Sur le plan du résultat, j’entends. Car je vous avouerai que la manière, ce lundi, je m’en fiche un peu. Il faut gagner. »

Les résultats des rencontres de vendredi vont-ils accentuer la pression sur les deux équipes ?
C.B. : « Pas forcément, même si on pourrait le penser à première vue. Quelque part, ils sont intéressants car ils permettent à plusieurs équipes de rester concernées par leur fin de saison. Montpellier, en cas de défaite, aurait été distancé. Et il lui reste un match à jouer contre Strasbourg… De la même façon, Boulogne va affronter à la suite Tours, Strasbourg et Lens. Qu’ils soient en forme n’est pas forcément négatif, même si j’aimerais bien comprendre comment Angers a pu encaisser cinq buts sur sa pelouse. En tout cas, jusqu’à la fin, chaque journée sera importante. Nous avons eu plusieurs occasions de creuser l’écart, nous n’y sommes jamais parvenus. Désormais, il faut assumer. Nous avons l’équipe pour réagir et aller au bout. »
Votre calendrier est bien différent de celui de Boulogne, par exemple. Nîmes, Troyes et Ajaccio sont concernés par le maintien, tandis qu’Angers et Guingamp n’auront à priori plus grand-chose à jouer…
C.B. : « Ce sera terriblement difficile et j’aimerais que les gens comprennent bien une chose. Une relégation en National est terrible à vivre pour un club. Un joueur sous contrat peut ne plus l’être l’année suivante si le club n’a plus les moyens. Autour de l’équipe, il y a une mobilisation énorme. Ces équipes entrent sur le terrain avec un état d’esprit très particulier. Il s’agit pour elles de défendre leur but à tout prix. Et qu’est ce qu’il est le plus difficile à faire dans le football actuel ? Marquer. J’ai la sensation que notre entourage ne se rend pas bien compte. Les réceptions de Nîmes et Troyes seront des rencontres extrêmement dures à gagner. »
Pour finir, vous connaissez bien Jean-Marc Furlan, qui fut votre coach à Troyes une saison. Que pensez-vous qu’il puisse mijoter pour un match comme celui de lundi ?
C.B. : « J’ai passé dans l’Aube une belle saison sous sa direction. J’avais pris beaucoup de plaisir à jouer, malheureusement notre objectif n’avait pas été atteint, injustement à mon sens. Je ne sais pas ce qu’il va concocter mais je pense qu’il est dans un état d’esprit proche du nôtre. Strasbourg a davantage la pression car le match se tient chez lui. Je pense qu’il va essayer d’ôter les appréhensions de ses joueurs, il sait le faire en assumant le résultat de la partie. Après, il doit aussi composer avec les absences. C’est son problème. Après, une fois le coup de sifflet donné, un Strasbourg – Metz reste un Strasbourg – Metz… »

* Suspendu, Cédric Barbosa a commenté aux côtés de Dorian la rencontre pour la radio du club D!rect FM.

(DNA) En proie au doute

Simon Zenke, qui tente de déborder le Boulonnais Nicolas Rabuel, sera aligné sur le flanc gauche de l'attaque.

Voilà exactement trois semaines, à l'issue de sa victoire dominicale contre Ajaccio, le Racing pouvait bomber le torse au sommet de la Ligue 2. Deux cuisantes défaites plus loin, les hommes de Furlan sont retombés dans leurs travers, mais aussi au pied du podium. A quelques heures du derby capital contre Metz, ils n'ont jamais paru aussi vulnérables.

 Six buts dans la musette contre un seul déposé dans les filets adverses, et encore par la bonne grâce du Lensois Issam Jemaa, auteur d'un splendide « auto-goal » à Bollaert : en deux sorties, le Racing a chiffonné son joli costume de patron.
 Les revers subis coup sur coup en Artois (4-1) et en Touraine (2-0) ont réveillé les vieux démons et replongé les supporteurs alsaciens dans un océan de perplexité. « Je pensais que le moral des troupes n'était pas touché après Lens, analyse Jean-Marc Furlan. Mais à Tours, on réalise un bon quart d'heure avant d'exploser... »

« Comment vas-tu faire pour gagner ce match ? »

 Leaders au lendemain de la victoire domestique acquise contre Ajaccio (2-1), la cinquième de suite, les Strasbourgeois se retrouvent ce matin en quatrième position. L'US Boulogne, revenue du diable vauvert à la faveur d'une série record de six succès consécutifs - le dernier en date, vendredi à Angers (1-5), marquant particulièrement les esprits -, les a chassés du podium.
 L'étau se resserre autour des Bleus, qui ont aussi vu d'un mauvais oeil les victoires de Montpellier à Troyes ou de Tours, hier après-midi, aux dépens de Guingamp. L'évocation de cette cascade de résultats défavorables provoque l'agacement de Jean-Marc Furlan, dont le langage devient subitement trivial.
 « Franchement, je m'en bats les c..., martèle le coach alsacien. Cela fait dix mois que l'on me parle sans cesse des autres et je réponds invariablement la même chose. Quand j'arrive le matin au stade, je ne connais pas les résultats de la veille. Avec le staff, on prévoit toujours le pire, même si on espère le meilleur. »
 Et le pire, justement, pourrait fort bien prendre les traits et les couleurs du FC Metz, même si Furlan refuse de dramatiser à outrance l'enjeu de ce derby. « Il restera encore quinze points à prendre derrière, ajoute-t-il. Vous me parlez de Boulogne. Il y a un mois de cela, tout le monde les disait hors du coup. Or, moi je répète que tout se jouera lors de la dernière journée. »
 Signe d'une certaine nervosité, l'entraîneur alsacien évoque à deux reprises « la perspective de jouer le maintien fin mai à Montpellier ».Il est ici bien évidemment question d'accession en Ligue 1. A croire que l'ombre envahissante du voisin mosellan perturbe l'esprit cartésien de Furlan. Celui-ci reconnaît d'ailleurs être « un peu dans l'expectative » au moment d'aborder ce sommet, « eu égard aux forces en présence ».
 Il est vrai que les suspensions de Shereni et de Cohade, mais aussi les blessures de Marcos et de Bezzaz, compliquent grandement la tâche alsacienne. « On reste sur deux défaites, on est retombé dans nos travers, on manque de joueurs forts, énumère Furlan. J'ai commencé la semaine en me disant : "Pu... Jean-Marc, comment vas-tu faire pour gagner ce match ?" »
 Les éléments de réponse, le coach est allé les puiser dans les acquis du mois de décembre. Avant la réception de Boulogne, la maison bleue était aussi brinquebalante. L'équipe restait sur deux défaites et un nul alors que Shereni, Cohade et Marcos manquaient déjà à l'appel. Pourtant, la victoire - certes tirée par les cheveux (1-0, penalty de Gargorov) - permettait aux Bleus de passer les fêtes au chaud.

Moins optimiste qu'en décembre avant la venue de Boulogne

 Ce souvenir heureux a poussé Furlan à rebâtir la même équipe - à une exception près, puisque Pelé remplacera numériquement Szelesi - qu'en décembre. Comme contre les Boulonnais, Bah et Gargorov signent leur rentrée, alors que Zenke occupera le flanc gauche de l'attaque.
 Très optimiste à l'époque, l'entraîneur affiche toutefois aujourd'hui moins de certitudes. Peut-être en raison des doutes qui entourent l'état de forme de Gargorov : « Il revient de sept semaines d'arrêt, c'est long, voilà ce qui m'inquiète. »
 Sur le terrain d'entraînement, la bonne humeur du groupe, les blagues de Kandia Traoré et les éclats de rire tranchent avec les doutes du coach. Demain, tout risque de basculer. Du bon ou du mauvais côté.

 « Un match qui rappelle la L 1 »

  Président des Grenats depuis 1967, Carlo Molinari est à la tête d'un club qui souffre. A l'instar du Racing, le FC Metz doit à moyen terme se développer pour demeurer parmi l'élite. A court, il doit l'emporter lors du sommet programmé à la Meinau.

- Quels sont vos sentiments, à quelques heures du sommet qui opposera le Racing au FC Metz ?
- Le premier, c'est le regret de ne pas vivre pareil rendez-vous plus souvent dans la saison. Si on ne peut pas parler de derby, car chez nous il concerne le match de Nancy, c'est tout de même l'une des grandes affiches de la saison, un match qui rappelle la Ligue 1. Même si sportivement, il y a de l'intérêt dans beaucoup d'équipes de L 2, après, ce qu'il y a autour, ce n'est pas toujours emballant. Il y a des moments sympas, mais sur la durée...
 Ensuite, on sait que sur ce match, pour ces deux équipes, il y a un sacré enjeu. A cinq matches de la fin, celui qui va gagner sera en bien meilleure position. Et à ce moment de la saison, ça compte encore plus.
- On pensait le trio de promus défini il y a quelques semaines. Et depuis, Boulogne n'en finit pas de gagner. Cela vous inquiète-t-il ?
- De notre côté, il y a la déception face à Clermont (ndlr : défaite à domicile 1-3). Mais on a été nul, tellement nul. Quelqu'un qui n'y comprend rien en foot, venu ce soir-là à Saint-Symphorien, aurait inversé les classements. C'est une prestation indigeste et inexplicable. Il est évident que si l'on termine la saison de la sorte, si l'on poursuit sur cette lancée, il y a de quoi être inquiet. Mais je pense que l'on saura montrer le visage qui est le nôtre.
- Les conséquences seraient-elles graves si le FC Metz rate la montée ?
- On doit être à peu près dans la même situation que Strasbourg. On a des structures d'un club de L 1 pour des revenus en L 2. On a maintenu le budget, le centre de formation et les dépenses pour une saison, sachant qu'il y a un gouffre entre les deux championnats. Et on doit se relever d'une troisième descente en sept ans.
- Y a-t-il quelque chose d'angoissant dans cette situation ?
- Franchement, je suis confiant. Je considère que l'on a l'équipe pour monter. Ensuite, le foot est tellement irrationnel qu'on ne peut jurer de rien. Après le match de lundi, il y aura encore 15 points à prendre et il faudra sans doute en prendre 9. Sachant que Lens a un pied et demi en L 1, ce sera juste. Et il faut se faire à cette incertitude.
- On a le sentiment que la dernière descente a rompu le fil qui vous liait à une forte base populaire. Est-ce seulement une impression ?
- La relation s'est effilochée, mais il ne faut pas exagérer non plus. On sera à 10 000 spectateurs de moyenne. Par rapport à la première descente, c'est 2 500 à 3 000 de moins. On peut comprendre. Il y a de la déception liée à la répétition des relégations. Il y a aussi la crise, ces catastrophiques matches du lundi, de nombreuses raisons qui expliquent cette situation.
- Comment comptez-vous en finir avec cette récurrence des descentes ?
- On sait que notre partenaire historique, Sollac, ne peut plus nous soutenir. En fait, il est indispensable de trouver des sources de recettes supplémentaires. Pour vivre correctement en L 1, il faut afficher au minimum un budget de 35 millions d'euros, pour pouvoir recruter les trois ou quatre joueurs indispensables et stabiliser une équipe entre les 8e et 13e places.
 De notre côté, cela signifie moderniser ou construire un nouveau stade. On ne peut accueillir que 500 VIP à Saint-Symphorien. Or un VIP, cela correspond à 100 spectateurs "normaux". On a un projet dans ce sens avec la construction d'un stade à sept ou huit kilomètres de la ville de Metz. Pour l'heure, la Municipalité n'y est pas favorable, mais on espère bien avancer dans les mois à venir.

 

  

Metz et Strasbourg à travers le miroir

Décisif dans la course à la montée en Ligue 1, le derby de l’Est oppose deux équipes voisines à plus d’un titre : à la veille de se retrouver à la Meinau, portrait des quasi-jumeaux messins et strasbourgeois.

Leur saison

Strasbourg. Parti au sprint, leader dès la deuxième journée, le Racing est tombé de son piédestal au soir d’une défaite à Metz, quinzième journée, le 17 novembre. Disparus du podium en janvier, les Strasbourgeois ont réussi une série de cinq victoires, de début mars à avril, afin de se réinstaller dans le trio de tête. Mais deux défaites coup sur coup, à Lens et Tours, les fragilisent : ils redeviendront des poursuiteurs, en cas d’insuccès dans le derby de l’Est.
Metz. Cette saison, les Messins ont également joué au yo-yo, mais à un rythme différent : eux, c’est fin décembre qu’ils semblaient perdus pour la tête de course, après une défaite accablante à Troyes les repoussant à la sixième place. En 2009, Metz a actionné le remonte-pente, prenant place sur le podium fin janvier pour ne plus en redescendre. Comme leurs voisins alsaciens, les Lorrains viennent cependant de griller un joker en enchaînant nul à Vannes et défaite contre Clermont : s’ils perdent lundi, ils repasseront sous la ligne de flottaison.

Les confrontations directes

Strasbourg. Les matches au sommet sont indifférents au parcours strasbourgeois : trois victoires, un nul, trois défaites jusqu’ici face aux cinq autres occupants habituels du peloton de tête. A la Meinau, c’est une autre histoire : seulement tenu en échec par Lens, le Racing y a battu Montpellier, Boulogne et Angers. Il lui faudra pourtant bien montrer la même aisance à l’extérieur, pendant le sprint final : après avoir reçu Metz, il partira affronter Boulogne lors de la trente-sixième journée, et Montpellier pour finir.
Metz. Au début, les Messins préféraient les gros. C’est moins vrai depuis la venue de Lens, vainqueur réaliste (1-2) à Saint-Symphorien le 23 février ; c’est moins vrai depuis qu’il faut aussi considérer Boulogne comme un prétendant à la montée : la situation actuelle avive les regrets de la défaite messine face aux Nordistes, à l’aller, à domicile (1-2), et les deux points égarés au retour, dans le temps additionnel (1-1).

Le calendrier

Strasbourg. Le derby de l’Est passé, il ne restera plus que deux matches à domicile aux Alsaciens (Amiens et Reims) pour trois déplacements (Guingamp, Boulogne, Montpellier). A l’extérieur, Strasbourg présente la moins bonne moyenne (1,3 point par match) parmi les cinq derniers postulants à la montée.
Metz. «Nous sommes maîtres de notre destin », répète Yvon Pouliquen, un œil sur le classement, un autre sur le calendrier. La défaite proclamée accidentelle face à Clermont ne remet pas en cause ce constat : Metz doit recevoir Nîmes, Troyes et Guingamp, pour deux déplacements à Angers et Ajaccio.

L’avenir

Strasbourg. En réalisant 8 millions d’euros de vente de joueurs l’été dernier, le Racing a minimisé les effets de la relégation, mais souffrirait de ne pas remonter. Un nouvel entraîneur (à trouver) devrait composer avec une nouvelle équipe (à rajeunir) : les leaders comme Cohade, James Fanchone, Grégory Paisley ne pourraient être conservés.
Metz. Quand il évoque l’objectif de la remontée, Carlo Molinari mêle les mots «espoir » et «nécessité » dans la même phrase : en situation précaire au printemps 2008, le club dont l’actionnariat majoritaire est depuis passé aux mains de l’industriel Bernard Serin devrait revoir ses projets à la baisse, en cas d’échec. Comme son voisin alsacien, le FC Metz doit non seulement revenir en Ligue 1, mais réussir à s’y réinstaller, après quatre saisons de mouvement incessant

 

(Site officiel FC Metz) Ils ont marqué les deux clubs

La liste des joueurs ou entraîneurs ayant connu Strasbourg et Metz est longue. A deux jours de la rencontre, nous vous proposons une série de trois portraits. Pour commencer, celui qui fut sacré champion à Strasbourg et descendit avec Metz : Gilbert Gress.

 

Champion avec le Racing, il descend avec Metz                                                           
Lundi, à l’occasion de la réception du club messin, le RC Strasbourg fêtera le trentième anniversaire de l’unique titre de Champion de France de son histoire. C’était donc en 1978-1979, l’équipe était composée entre autres de Raymond Domenech, Jacky Duguépéroux, Francis Piasecki ou encore Albert Gemmrich. L’entraîneur se nommait Gilbert Gress. Ce dernier, âgé seulement de 37 ans à l’époque, a conservé de cette folle saison une cote d’amour évidemment très élevée auprès des supporters. « Je me rends compte lorsque je passe par Strasbourg que les gens ont encore en mémoire cette saison, raconte l’intéressé. C’est un souvenir merveilleux pour tous les Alsaciens. » Cette année-là, Strasbourg l’avait notamment emporté trois buts à zéro sur Metz, au Stade de la Meinau, devant plus de 33 000 spectateurs, lors de la sixième journée. Les Grenats affichaient pourtant un bilan de quatre victoires en cinq rencontres avant cet écueil (voir la feuille de match) !
Gilbert Gress poursuivit sa carrière d’entraîneur, passant notamment de longues années en Suisse. Ce n’est qu’en janvier 2002 que le Club à la Croix de Lorraine, en bien mauvaise posture, s’attache ses services. En six mois, il appose sa touche technique à la formation mosellane mais l’efficacité n’est pas au rendez-vous et Metz descend en Ligue 2 après 35 saisons de présence parmi l’élite du football français. « J’ai pu rencontrer un public très enthousiaste, qui m’a rappelé celui de Strasbourg de la belle époque, retient Gress aujourd’hui. J’ai eu sous mes ordres des jeunes comme Adebayor ou Signorino, et quelques anciens comme Baticle qui étaient des gens très biens. Mais entre ces deux générations, il y en avait une composée de joueurs à qui on n’avait pas appris à être d’abord des hommes… »  Le bilan messin du technicien est loin d’égaler ses grandes heures strasbourgeoises : 3 victoires, 4 nuls et 8 défaites.

En 1997-1998, il enchanta le public de Saint-Symphorien par ses frappes lourdes qui trouvèrent souvent la lucarne adverse. Comme contre le Paris SG, au cours d’une mémorable victoire (2-1). C’est à Strasbourg que Metz est allé chercher Rodriguez.

 

En échec à Strasbourg, il explose à Metz
A la fin des années 70, la plus spectaculaire ‘relance’ d’un joueur strasbourgeois par le FC Metz fut celle d’André Rey au poste de gardien de but. En quatrième position au Racing, ce dernier était venu suppléer Patrick Barth, gravement blessé, en Moselle. Près d’un an plus tard, il portait le maillot de l’équipe de France…
Vingt ans après, Bruno Rodriguez connut une aventure quelque peu similaire, en retrouvant en Lorraine le football qu’il avait perdu en Alsace. « A l’été 1996, se souvient le président Carlo Molinari, nous nous étions mis sur les rangs car Bruno nous plaisait déjà. Il évoluait à Bastia mais s’était fait suffisamment connaitre pour que nous ne soyons pas les seuls sur le coup. Parmi les plusieurs propositions dont il disposait, il avait finalement fait le choix du Racing. » Une mauvaise pioche. Le puissant buteur n’inscrit que deux buts en 14 rencontres, dont un… à Saint-Symphorien, lors du naufrage des siens (3-1, le 28 août 1996, triplé de Pires).
Lors du mercato d’hiver, le FC Metz parvient à le rallier à sa cause. Un transfert que les Grenats ne regretteront pas. En six mois, Rodriguez s’impose à la pointe de l’attaque, avant de former la saison suivante un trio détonnant avec Vladan Lukic et Robert Pires. Pourtant, les derbies face au Racing lui laissent un souvenir mitigé. « En tant que sportif, explique-t-il, jouer ces rencontres était très excitant. Mais au niveau des résultats, je n’ai pas que des bons souvenirs. En 1997-1998, notamment, nous avions perdu à la Meinau (2-0). » Il s’agissait de la première défaite messine de la saison, lors de la dixième journée.
Entre Strasbourg et Metz, en tout cas, le cœur de Rodriguez ne balance pas. Bien que son retour en Moselle en 2004 se soit révélé infructueux. « J’ai beaucoup plus d’affection pour le club grenat ! J’ai conservé des amis en Lorraine, j’adore ce club. Je souhaite que les deux formations retrouvent l’élite. Mais si je dois faire un pronostic, je préfèrerais que Metz l’emporte ! » Aujourd’hui, le Corse a retrouvé l’Île de beauté, où il coule des jours heureux. Sans doute jettera-t-il un œil sur le derby de l’Est, lundi soir.

 Lorsque le Club à la Croix de Lorraine évolue en Ligue 2, comment ne pas penser à Mamadou Niang ? Quelques mois suffirent au Sénégalais pour marquer le public messin au cours d’une saison 2002-2003 marquée sous le signe de l’offensive.

 

Il se relance en Grenat, confirme en Bleu et Blanc
Pour sa première saison en seconde division depuis 1966, le FC Metz éprouve des difficultés à s’adapter, au cours de la phase aller, à une compétition qu’il ne connait plus. Au mercato d’hiver, l’équipe de Jean Fernandez use du prêt pour se renforcer. Cyril Pouget, Xavier Bécas et Mamadou Niang, trois attaquants, la rejoignent. C’est ce dernier qui s’impose en pointe aux côtés d’Emmanuel Adebayor.
En perdition à Troyes, le Sénégalais devient très vite le chouchou de Saint-Symphorien. Son style de jeu percutant et combatif séduit le public lorrain. « Je ne suis resté que six mois à Metz mais j’en garde un énorme souvenir, confie l’attaquant marseillais, en course pour le titre de Champion de France cette saison. Nous étions parvenus à remonter grâce à une bonne série lors des matches retour. J’ai rencontré en Lorraine des gens chaleureux, qui m’ont redonné goût au football alors que j’étais dans une passe difficile. » Sous l’impulsion d’un duo d’attaque « de niveau Ligue 1 » selon son coach, l’équipe cartonne à domicile (15 victoires, plus de 2 buts marqués par match en moyenne). Elle parvient ainsi à accrocher la troisième place synonyme de montée au cours de la 38ème journée de championnat.
Malheureusement, après avoir profité de ses bienfaits, le Club à la Croix de Lorraine subit en fin de saison l’inconvénient du prêt. Son buteur appartient à l’ESTAC, qui le vendra à plus offrant : le RC Strasbourg, qui évolue en Ligue 1, a des moyens supérieurs. « Ma préférence allait à Metz mais mon transfert n’avait pas pu se concrétiser, se souvient Niang. Finalement, j’ai tout de même passé deux années exceptionnelles en Alsace, sous les ordres de deux entraîneurs différents. Nous avions notamment remporté la Coupe de la Ligue en 2005. » L’association de l’ancien Messin à Mickaël Pagis fait des ravages. L’équipe mosellane n’y résistera pas, le 14 mai 2005 à la Meinau. Elle y encaisse un sévère 3-1, les deux hommes signant une prestation impressionnante.
A ce moment là, Mamadou Niang n’a plus quelques semaines à passer sous le maillot du Racing. Jean Fernandez s’apprête à rejoindre l’Olympique de Marseille, où il y récupèrera le joueur qu’il a relancé, sous les couleurs messines, à l’hiver 2002. On connait la suite…

4月25日

Toute erreur ne sera pas sans conséquences...Défaite interdite !!!!

La petite phrase du jour : « condamnés à gagner lundi !... »

Pas de blessé avant le derby

Yvon Pouliquen peut compter sur l'ensemble de son groupe pour le déplacement à la Meinau, hormis Rocchi et Rippert, tous deux suspendus.

Blessé au genou la semaine passée, Victor Mendy est remis. Il s'est entraîné normalement vendredi et sera sans doute de la partie en Alsace.
Excepté Rudy Gestede, le groupe mosellan ne compte aucun blessé. De quoi satisfaire le coach Yvon Pouliquen, qui a l'embarras du choix pour composer son onze de départ !
Les Grenats se retrouveront samedi dans la matinée à 10h.

Johansen : «Des petites finales»

Pascal Johansen, lors du derby de l'Est, à l'aller. Dans une saison gâchée par les blessures, le milieu messin remarque que «très peu de matches peuvent suffire à garder de bons souvenirs.»

Rétabli à temps pour le derby de l’Est, comme à l’aller, Pascal Johansen s’avance vers Strasbourg
avec gourmandise, en bon Alsacien jouant à Metz…

Séquence anniversaire(s). Lundi, son club de presque toujours fêtera les trente ans du titre de champion de France, dont l’évocation a accompagné sa jeunesse alsacienne. Mardi, Pascal Johansen rejoindra le cercle des trentenaires, puisqu’il est né l’année où le RC Strasbourg a planté son étendard sur le toit du pays. Mais, depuis huit mois, le milieu de terrain né-natif de Colmar bat pavillon grenat et c’est avec l’espoir de contribuer à une victoire de Metz à la Meinau, comme à l’aller à Saint-Symphorien, qu’il aborde le derby de l’Est, version sommet de Ligue 2.
Les jours qui précèdent un match entre candidats à la montée, un derby qui plus est, sont-ils des jours ordinaires ? «Ce qui est surtout différent, c’est le délai entre deux matches, puisque nous n’avons plus joué depuis vendredi dernier. Mais, c’est sûr, il existe un parfum particulier car nous attaquons le dernier virage d’une compétition très serrée. Ce qui nous attend, c’est une sorte de succession de petites finales. Et c’est forcément plus excitant !»
Strasbourg - Metz, à titre personnel ? «Forcément spécial, surtout là-bas, en Alsace, devant le public alsacien, devant mes proches… J’ai toujours aimé la Meinau, un stade fermé, bruyant quand les tribunes sont remplies. La Meinau, pour un joueur alsacien, c’est quelque chose !»
Récemment blessé au tendon d’Achille, avez-vous eu peur de rater ce rendez-vous ? «Cela fait presque trois semaines que je suis rétabli, j’ai pu jouer quatre-vingt-dix minutes avec l’équipe réserve. C’est vrai, je ne suis pas verni cette saison mais, à l’aller déjà, j’étais revenu juste à temps pour jouer ce Metz - Strasbourg (3-2). Le destin, parfois, réserve de bonnes surprises : celle-là ne pouvait pas tomber mieux.»

«Faire tomber l’adversaire»

Vous nous disiez avant le déplacement à Reims, fin février, espérer que votre saison prenne une autre tournure. Depuis ce match, vous n’en avez plus débuté un seul. N’avez-vous pas hâte d’en finir avec cette galère ? «C’est une année de transition. Jamais je n’avais connu autant de blessures dans une saison, en dix années de professionnalisme. Mais je ne passe pas mon temps à broyer du noir, ça va, il reste encore des choses intéressantes à disputer avec la montée en Ligue 1. J’ai quand même participé à la victoire à Lyon en Coupe de la Ligue, ce qui constitue un événement dans une carrière, au derby de l’Est dans la foulée : très peu de matches peuvent suffire à garder de bons souvenirs…»
Où serez-vous la saison prochaine ? «J’espère que je serai à Metz, et en Ligue 1. Je n’ai pas pu m’exprimer comme je l’espérais ici, après quatre saisons à Strasbourg. Avec une bonne préparation, les choses se passeront mieux.»
Une défaite à Strasbourg compromettrait-elle vos chances de montée ? «Je ne crois pas… Déjà, nous aurons l’avantage de connaître les résultats des autres, même s’il n’est pas bon de trop calculer. Défaits, nous ne serons pas décrochés. En revanche, une victoire reléguerait les Strasbourgeois à quatre points. Moralement, ils seraient touchés : au-delà de continuer notre propre chemin, nous avons l’occasion de faire tomber un adversaire.»
Strasbourg et Metz épousent une trajectoire commune, depuis quelques années. Existe-t-il une explication ? «Ce ne sont pourtant pas deux clubs qui se ressemblent. Strasbourg, c’est pas mal d’instabilités, d’histoires extra-sportives, un engouement un peu plus important : ici, personne ne vous reconnaît et ne vous arrête dans la rue. Strasbourg a un côté un peu bourgeois, Metz possède une dimension plus familiale, une identité plus travailleuse. Ce sont deux clubs de Ligue 1, de par leur passé. Il leur reste à retrouver une sérénité sportive.»

 « On ne peut pas passer au travers »

Énervé par la contreperformance des siens face à Clermont, le gardien de but messin Germano Vailati veut chasser ce mauvais souvenir dès lundi à Strasbourg. Pour cela, il prône l’engagement total de chacun. Énervé par la contreperformance des siens face à Clermont, le gardien de but messin Germano Vailati veut chasser ce mauvais souvenir dès lundi à Strasbourg. Pour cela, il prône l’engagement total de chacun. Germano, comment abordez-vous le déplacement à Strasbourg lundi prochain ?
Germano Vailati : « Il faut aller là-bas sans faire de prévision, de calcul. Ce sera une belle soirée de football, dans un stade rempli, avec une bonne équipe en face. Lorsque le contexte est aussi favorable, on ne peut pas passer au travers. J’aimerais qu’on ne pense à rien d’autre qu’à notre performance et que l’équipe joue sans se poser de questions. Aujourd’hui, je ne suis pas encore à la partie. C’est le jour du match qu’il faudra être bon. Ne le jouons pas dans nos têtes avant, c’est ce que nous avons eu le tort de faire la semaine dernière. »
La défense a été chahutée contre Clermont. Si bien que votre parade en début de match face à Murcy n’a finalement servi à rien. Comment faire pour retrouver votre solidité derrière ?

G.V. : « Que chacun joue le match à fond, s’engage au maximum. Si nous respectons tous les principes de jeux de l’équipe, cela se verra moins si l’un d’entre nous est en difficulté car le collectif compensera. Après, un match reste un match. Il y a beaucoup de scénarii possibles, tout peut arriver. Que chacun d’entre nous s’occupe de lui et qu’il donne le meilleur, c’est l’essentiel. Je ne veux pas revivre une semaine comme celle qui s’écoule, où nous avons tous quelque chose à regretter de notre prestation de vendredi dernier. »
On parle souvent de l’importance du charisme d’un gardien de but, dont on attend qu’il en impose à ses coéquipiers. Après quelques mois, vous sentez-vous plus à l’aise dans votre relation avec vos défenseurs ?

G.V. : « J’ai un bon feeling avec eux. Mais c’est vrai que nous prenons pas mal de buts. Sur la phase retour, nous l’avons souvent emporté par un but d’écart. Notre marge de manœuvre est toujours assez réduite. Peut-être que cela joue sur notre confiance. Il y a eu aussi quelques erreurs de commises, mais cela peut arriver. Pour ma part, je veux bien me comporter en leader, mais quand chacun fait son job sur le terrain nous sommes onze leaders. Et avant tout, il faut être performant pour pouvoir être écouté et respecté par ses coéquipiers. »
Sur vos quinze titularisations, il n’y a pas grand-chose à vous reprocher. Quel regard portez-vous sur vos prestations en Grenat ?

G.V. : « C’est dans ma nature : je ne suis jamais satisfait de mes matches. Je pense qu’il faut toujours chercher à s’améliorer. Lors de certaines rencontres, je n’ai pas eu beaucoup de travail à faire et j’ai pourtant encaissé des buts. C’est extrêmement frustrant car je n’avais pas la récompense des efforts effectués tout au long de la semaine. Dans ces cas-là, on peut avoir l’impression de ne pas avoir joué. Il faut se méfier et ne pas trop vouloir jouer les héros le week-end suivant. »
C’est votre premier ‘derby de l’Est’. Avec quelle affiche suisse pourrait-on le comparer ?

G.V. : « A Sion, les rencontres les plus ‘chaudes’ que j’ai vécues étaient les finales de Coupe de Suisse. Autrement, il n’y a pas vraiment de rivalité régionale car le club est un peu seul dans la région. Il y a quelques années, les matches contre le Servette Genève pouvaient être considérés en quelque sorte comme des ‘derbies’, mais ce club est depuis descendu en deuxième division. Plus tôt dans ma carrière, j’ai par contre joué des Lugano – Bellizonna assez chauds ! Pour les Strasbourg – Metz, n’étant pas de la région je ne ressens pas de rivalité. C’est un match comme un autre pour moi. »

(Quotidien l’Equipe) : STRASBOURG - METZ (lundi)

STRASBOURG. – Pour un match qui suscite un certain engouement (18 000 billets ont déjà été vendus), Jean-Marc Furlan a procédé à une mise en place sur le terrain d’honneur hier. Bah devrait remplacer Cohade à la récupération, Zenke tenir le flanc gauche du milieu et la paire Paisley-Pelé constituer la défense centrale. – Fr. N.

METZ. – Yvon Pouliquen aura l’embarras du choix pour composer son équipe lundi. Deux formations de onze joueurs ont pu disputer les oppositions hier matin, seul Gestede était absent à cause d’une blessure (dos). Il y eut un roulement en défense centrale entre Vivien, Strasser et Chrysostome, ainsi que sur le flanc gauche du milieu de terrain entre Farina et Renouard. Rippert et Rocchi seront toutefois suspendus à Strasbourg.

(DNA) Bah, apte au combat

Mamadou Bah - ici face à Laurent Agouazi - a tiré des leçons du match aller, où le RCS avait selon lui, commis l'erreur de « trop laisser jouer Metz ».

Mamadou Bah va retrouver une place de titulaire à la récupération pour la rencontre face à Metz. Et le Guinéen espère bien faire oublier au public strasbourgeois les absences conjuguées de Shereni et Cohade.

 Il avait fini sa première saison de Ligue 1 en trombe et tout le monde prédisait son explosion imminente au plus haut niveau.
 Avec son gabarit de déménageur (1,81m pour 75 kg), tout le monde le voyait nettoyer l'entrejeu strasbourgeois. Mais après un début de saison prometteur, marqué par cinq titularisations successives - pour autant de victoires strasbourgeoises - Mamadou Bah semblait avoir perdu le fil.
 Handicapé par les blessures, souvent absent pour cause de matches internationaux, puis régulièrement barré en milieu de terrain par des « anciens » efficaces (Shereni, Cohade, Lacour et Cie...), le Guinéen avait peu à peu disparu des tablettes de Jean-Marc Furlan.

« Tout s'est accumulé »

 « C'est vrai que depuis le début de la saison, c'est compliqué. J'ai arrêté, repris, arrêté... encore la semaine dernière, j'ai eu des petits soucis aux adducteurs », raconte le milieu récupérateur âgé de 20 ans.
 Bah, qui n'a pour l'instant « pas eu le temps de jeu » qu'il espérait, ne demande donc qu'à rattraper le temps perdu. Histoire de prendre sa revanche sur un sort qui s'est un peu acharné contre lui.
 « J'ai ma part de torts dans cette saison un peu ratée, préfère avancer le joueur, j'ai peut être été un peu mou par moments et ensuite tout s'est accumulé. »
 Mais Mamadou Bah s'est accroché et a eu l'intelligence de patienter sans faire de vagues. « J'attendais juste qu'on me refasse confiance », ajoute le Guinéen dans un sourire.
 Après une bonne rentrée à Nîmes, à la mi-mars, Mamadou Bah a remis le couvert à Lens. Au milieu du marasme, il a montré, durant le dernier quart d'heure, que sa faim était intact. Et qu'il valait peut être mieux que son habituelle place de remplaçant.
 « Je suis très heureux de retrouver une place de titulaire aux côtés de "Guigui" (Lacour, ndlr). Il a de l'expérience et j'aime bien jouer à côté de lui », souligne l'international guinéen.
 Et pas la peine d'évoquer une quelconque « pression » avant la réception de Metz. Lui préfère parler de... plaisir. « Je veux me lâcher et me faire plaisir sans me prendre la tête, précise-t-il encore, et montrer enfin ce que je vaux. »
 Reste que le jeune joueur sait que ce match face à un adversaire direct pour la montée peut aussi se transformer en cauchemar en cas de mauvais résultat. Mais cela ne l'inquiète pas plus que cela.
 « Cette rencontre est vraiment importante. Pas parce que l'on joue face à Metz, mais parce que des équipes reviennent fort derrière et qu'il faut les distancer », précise le Strasbourgeois.
 Et le joueur de citer Tours et Boulogne, les deux poursuivants « les plus menaçants » selon lui. Or seuls les trois points de la victoire peuvent permettre au RCS d'avancer sans se préoccuper des équipes parties en chasse. Mais pour cela, encore faut-il se défaire d'une équipe de Metz qui avait donné du fil à retordre au match aller.
 « A Metz, on les a laissés jouer et c'était une erreur, explique celui qui était entré en cours de jeu, c'est à nous de montrer qu'on peut faire le jeu. Metz est une équipe qui défend bien et procède par contres. A nous d'être attentifs pour empêcher les contre-attaques. Et de toutes façons, on n'a pas le choix, il faut vraiment prendre les trois points. »

4月24日

Il était une fois, dans l'Est...duel entre deux prétendants...

La petite phrase du jour : «Nous sommes confiants, pas suffisants, a-t-il indiqué. La pression demeure d'actualité. Pour monter, il faut viser les 65 points (61 actuellement), même si il n'y a pas de vérité. Nous avons su faire le dos rond, maintenant, il faut profiter de notre élan»(Jean-Guy Wallemme).

 

(Quotidien l’Equipe) L’heure de confirmer

SI LE MAINTIEN mobilise près de la moitié des équipes, les candidats à la montée ne sont pas plus tranquilles. Pour tous ceux qui ambitionnent de connaître l’élite, le moment est venu de frapper un grand coup. Lens a l’occasion d’affirmer une fois pour toutes son leadership face à Bastia, après avoir écarté deux rivaux directs (Strasbourg et Montpellier). Trois points, et les concurrents pourraient abandonner l’idée de viser la première place. Dans les camps messins et strasbourgeois, on parle davantage de rachat. Tous deux battus à l’occasion de la dernière journée, les clubs de l’Est ont intérêt à ne plus traîner. Pour corser l’enjeu, ils s’affronteront à la Meinau lundi. De quoi faire l’affaire des outsiders boulonnais et tourangeaux, prêts à profiter du moindre faux pas. Si près de la ligne d’arrivée, tout le monde se guette. Alors, c’est l’heure de confirmer.

 

Le retour aux sources de David Klein

A 35 ans, le gardien de but natif de Strasbourg a réintégré son club formateur. Il y a signé cet été pour une saison en qualité de… quatrième gardien. Pas de quoi atténuer l’enthousiasme de celui qui fut la doublure de Faryd Mondragon à Metz.

Les années ont passé. Mais, bien qu’il ne soit resté qu’une saison au sein du Club à la Croix de Lorraine, David Klein reconnaît sans peine ses anciens ‘collègues’ de la maison grenat lorsque ceux-ci passent recueillir les impressions alsaciennes à quelques jours du derby de l’Est. Ils avaient de quoi être surpris de le voir encore se jeter dans les pieds des attaquants lors de la séance d’entraînement du Racing ! « David ? C’est notre quatrième gardien », explique un jeune homme drapé de Bleu et Blanc. Il s’agit donc de sa dix-septième saison professionnelle… chapeau !
Après deux années passées à défendre les cages de Niort, fréquentées jadis par Christophe Marichez, David Klein a fait le choix du retour aux sources à l’été 2008. « J’étais en fin de contrat avec les ‘Chamois’, raconte-t-il. Comme l’équipe est descendue, celui-ci n’a pas été prolongé. J’ai donc participé aux stages UNFP pendant l’intersaison. C’est alors qu’Alexandre Vencel (ndlr : l’entraîneur des gardiens du Racing) m’a proposé de revenir au club en tant que 4ème gardien. Je suis d’ici, Strasbourg est mon club formateur… » Suffisant pour décliner les quelques propositions émises par des clubs de National.
Derrière Stéphane Cassard, numéro 1 incontesté, l’effectif alsacien compte deux jeunes gardiens :  Régis Gurtner (22 ans) et Kevin Sommer (19 ans). Auxquels David Klein peut apporter son vécu. Depuis ses débuts sous le maillot bleu ciel, ce dernier a connu le National, la Ligue 2 et la Ligue 1. Avec le FC Metz, au cours de la saison 2000-2001, il avait goûté à l’élite à deux reprises. « A Sedan, pour mon premier match, nous avions décroché un match nul 0-0 alors que l’équipe restait sur six défaites consécutives à l’extérieur. » La suite fut moins heureuse. La semaine suivante, les Grenats encaissaient en effet un sévère 6-1 à Monaco.
Pour David Klein, la fin de saison est suffisamment frustrante pour refuser la prolongation d’un an que lui propose le club grenat. Pendant six mois, il s’entraîne avec l’équipe B alors dirigée par Francis De Taddeo dans l’attente de trouver chaussure à son pied. « J’ai suivi pendant cette période les débuts de sacrés joueurs : Adebayor, Signorino, Obraniak… toute cette génération arrivait à ce moment-là. Il y avait aussi Laurent Agouazi, qui devrait jouer lundi ! » Ce nouveau ‘derby de l’Est’, il l’envisage avec un recul certain. « Pour le public strasbourgeois, c’est toujours un rendez-vous important. Mais de notre côté, il ne faut pas y voir plus que trois points en jeu. Et si nous avions le malheur de perdre, la saison ne serait pas terminée ! Dans notre approche de la rencontre, ce n’est pas parce que c’est Metz que nous allons changer quelque chose... »
 Strasbourg - Metz : l'historique

Le FC Metz est à l'aise au Stade de la Meinau. L'an passé, il y avait gagné à deux reprises, inscrivant à chaque fois trois buts. La dernière victoire alsacienne avait été celle de la montée pour le Racing de 2006/2007.

LES DIX DERNIERS STRASBOURG - METZ
Saison 2007-2008 / Coupe de France / Score : 0-3
Saison 2007-2008 Ligue 1 / Score : 2-3
Saison 2006-2007 / Ligue 2 / Score : 2-1
Saison 2005-2006 / Ligue 1 / Score : 2-1
Saison 2004-2005 / Ligue 1 / Score : 3-1

Saison 2003-2004 / Ligue 1 / Score : 0-2
Saison 2000-2001 / Ligue 1 / Score : 0-1
Saison 1999-2000 / Coupe de la Ligue / Score : 0-0
Saison 1999-2000 / Ligue 1 / Score : 1-1
Saison 1998-1999 / Ligue 1 / Score : 0-0


LE BILAN DES STRASBOURG - METZ

Compétition

Matches

Victoires

Nuls

Défaites

Buts m.

Buts e.

Ligue 1

45

12

14

19

51

75

Ligue 2

3

1

0

2

2

6

Coupe de France

5

1

2

2

8

9

Coupe de la Ligue

2

1

1

0

2

0

Paisley : « Tout est réuni pour faire un bon match

Recruté à l’orée de la saison 2005/2006, Grégory Paisley n’avait pas fait long feu en Lorraine. Dès le mercato hivernal, le défenseur s’en était allé retrouver son football à Troyes sous les ordres de Jean-Marc Furlan. Un coach à qui il resté fidèle.
Grégory, comment se présente ce derby de l’Est ?
Grégory Paisley : « Plutôt bien ! Comme vous le voyez le soleil est de retour. C’est plaisant après l’hiver difficile que nous avons subi dans l’Est de la France. Du coup, nos supporters sortent d’avantage pour venir nous témoigner leur soutien. Tout est réuni pour faire un bon match de football lundi ! »
Comment votre équipe réagit-elle après les deux revers concédés en déplacement ?
G.P. : « C’est une spirale négative qui débute et nous devons l’enrayer. Il ne faut pas s’alarmer excessivement de ces résultats. Perdre à Lens et à Tours, cela aurait pu arriver à n’importe quelle autre formation. Nous voulons nous racheter et montrer un autre visage. Cette partie contre Metz va être rude, il y aura de l’engagement. J’espère que le football sortira vainqueur. »
Quel souvenir gardez-vous de votre cours passage sur les bords de la Moselle ?
G.P. : « Il était difficile, mais je n’ai aucun regret. Ces six mois ont été enrichissants pour moi. La ville de Metz est sympa, agréable, j’ai rencontré des gens bien. Sportivement, ça n’a pas fonctionné. Ma venue était un peu une erreur de casting dans les deux sens. Ce sont des choses qui arrivent dans une carrière. Au final, cela ne m’a pas été dommageable puisque j’ai rebondi à Troyes derrière. »
Le défenseur que vous êtes craint-il la vitesse des attaquants messins ?
G.P. : « Pas du tout, je crois avoir eu affaire depuis le début de ma carrière à des joueurs tout aussi percutants, voir plus. Il faut juste savoir s’adapter à leurs caractéristiques. De manière générale, la défense est une question collective. Cela commence par les attaquants, puis avec les milieux de terrain. Lorsque nous n’avons plus des miettes à récupérer, c’est l’idéal ! »

 

(RL) Pouliquen : «Un groupe réactif»

Yvon Pouliquen, mercredi à Algrange, à l'occasion d'une séance d'entraînement délocalisée. Avant le derby de l'Est, il parle de la défaite contre Clermont comme d'une «bonne piqûre de rappel.»

Jugeant le ratage de Clermont trop gros pour être tout à fait dramatique, Yvon Pouliquen s’en remet à l’enjeu du derby de l’Est pour retrouver le vrai visage de son équipe. Tout en se refusant d’évoquer la Ligue 1.

Hier était un jour rare, pour Yvon Pouliquen : un mercredi sans terrain. Au menu de ses joueurs, soins «obligatoires ». A mi-chemin d’un couac encombrant face à Clermont et d’un derby de l’Est aux accents de Ligue 1 à Strasbourg, l’entraîneur messin a bien voulu effectuer l’état des lieux. Tout en nuance…

La victoire de Lens à Montpellier lundi est-elle une bonne nouvelle ? «Je n’ai pas d’avis là-dessus. Je ne tiens pas compte des autres, vraiment.»
Admettez que ce résultat atténue quand même les effets de votre défaite, à domicile, contre Clermont ! «Oui et non… On peut estimer qu’avec six points de retard, Montpellier est un concurrent direct en moins. Sauf que tout me semble possible dans ce championnat ! Boulogne, enterré un peu vite, vient de remporter ses cinq derniers matches. Seule la régularité au cours des six dernières journées paiera…»
Comment croire, justement, que ce qui vous est arrivé vendredi dernier ne se reproduira plus ? «Parce que c’était un non match, de loin notre plus mauvaise prestation de la saison. Nous avons accumulé trop de faiblesses individuelles et collectives pour qu’il s’agisse de notre vrai visage. C’est pourquoi je mets cette défaite sur le compte d’un accident de parcours qui n’a pas lieu de susciter de réelles inquiétudes.»
Vous optez pour la thèse du mal nécessaire ? «Je pense qu’il s’agit en effet d’une bonne piqûre de rappel ! J’en veux pour preuve l’implication que manifeste le groupe depuis le début de la semaine. Je sens des joueurs concernés, concentrés et revanchards. Ils savent où et comment ils ont péché. Le discours et la vidéo sont aussi passés par là…»

«Notre destin nous appartient toujours»

Finalement, n’existe-t-il pas moins d’inquiétude à l’idée de jouer à Strasbourg, c’est-à-dire chez un concurrent direct ? «C’est effectivement un match excitant, contre une équipe joueuse, c’est forcément très intéressant. Nous avons toujours été à la hauteur de ces matches-là et je suis persuadé que, là aussi, nous serons présents.»
A chaque fois qu’elle peut gagner en confort, votre équipe laisse passer l’occasion. Ce besoin de se trouver dos au mur serait-il inscrit dans ses gênes ? «Peut-être. En tout cas, nous sommes à chaque fois capables de rebondir. C’est un groupe réactif. Nous avons su revenir dans le peloton de tête après nous en être éloignés cet hiver. Nous ne sommes plus dans la peau du chasseur, mais dans celle du chassé.»
Quel est selon vous, aujourd’hui, votre pourcentage de chances d’accession ? «Je n’en sais rien ! Ce que je sais, en revanche, c’est que notre destin nous appartient toujours alors qu’il nous reste trois matches à domicile et trois à l’extérieur.»
Parlerez-vous différemment en cas de victoire à Strasbourg ? «En cas de victoire à Strasbourg, il nous faudra battre Nîmes chez nous. Donc mon discours ne changera pas !»
Au fond, les difficultés que vous rencontrez à l’occasion ne rendent-elles pas service au futur entraîneur de Ligue 1 que vous êtes, puisqu’elles soulignent la nécessité de se renforcer ? «Je n’en suis pas là. Pour l’instant, remportons nos matches, nous verrons le reste en temps voulu.»
C’est de la pure langue de bois ! «La Ligue 1 et ses exigences, nous en reparlerons de manière plus précise lorsque nous y serons. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.»

(DNA) Football / Avant Racing - Metz, lundi

Zen Pouliquen

Il y aurait pourtant de quoi se faire du mouron. En même temps que le Racing - en déplacement à Tours vendredi dernier -, le FC Metz s'est royalement pris les pieds dans le tapis à Saint-Symphorien. Clermont a donné la leçon et le club mosellan s'est donc exposé au retour depuis l'arrière. Au matin de la 33e journée qui débute tout à l'heure,..

Yvon Pouliquen se réjouit de retrouver la Meinau, lundi, un stade où il a laissé moult bons souvenirs. L'entraîneur du FC Metz a confiance dans les qualités de son groupe pour surmonter le défi strasbourgeois. Metz est sous la menace avec seulement deux points d'avance sur le 4e au moment de débouler à la Meinau. Mais son entraîneur, Yvon Pouliquen, ne s'en fait pas, convaincu que son équipe est dans le vrai.

Il y aurait pourtant de quoi se faire du mouron. En même temps que le Racing - en déplacement à Tours vendredi dernier -, le FC Metz s'est royalement pris les pieds dans le tapis à Saint-Symphorien.
 Clermont a donné la leçon et le club mosellan s'est donc exposé au retour depuis l'arrière. Au matin de la 33e journée qui débute tout à l'heure, la bande à Pouliquen ne compte que deux points d'avance sur le 4e.

« Le premier raté en 2009 »

 « On a fait un non match et on a grillé notre joker, admet ainsi l'entraîneur messin à propos du match raté de vendredi dernier. Mais il n'y a pas d'inquiétude particulière. On a été absent, battu dans les duels, des joueurs n'ont vraiment pas été au niveau. Cela ne ressemble tellement pas à mon équipe que je mets ça sur le compte de l'accident. »
 S'il devait nourrir une quelconque angoisse, Yvon Pouliquen, joueur et technicien au Racing de 1991 à 2001, la masque bien. Plutôt que de s'inquiéter du rythme des avions tourangeau (23 points sur 27 possibles) et boulonnais (cinq victoires d'affilée) qui ne cessent de grossir dans le rétro, le Breton du grand Est s'appuie sur quelques certitudes.
 « C'est le premier raté en 2009, souligne-t-il. Il y a peut-être de la tension, mais elle existe tout autant chez nos poursuivants. Le moindre faux pas peut avoir de grosses conséquences. Mais je préfère être à ma place qu'à celle de Tours et Boulogne. » A six matches de la fin, il y aurait de réels avantages à être dans « la position du chassé, plutôt que dans celle du chasseur. » « Les points de retard, encore faut-il les rattraper », relève-t-il.
 Il reste qu'au moins un grand perdant se profile à l'horizon. Ce sera le vaincu. Ce seront les deux si Alsaciens et Lorrains ne parvenaient à se départager. « C'est avant tout un bon match à jouer, préfère se réjouir à l'avance Pouliquen. Il y aura un stade bien garni, ce sera pas loin d'être un match de Ligue 1 entre deux équipes qui prônent le jeu. Une équipe comme le Racing peut nous correspondre. »

« Cela ne me dérangerait pas de faire la passe de trois »

 L'entraîneur des Grenats a quelques raisons de se montrer enjoué à l'idée de retrouver un stade où il a joué pendant cinq saisons. Il y en a au moins deux.
 A la tête du FC Metz, il a remporté les deux matches disputés à la Meinau, en coupe de France (0-3) comme en championnat (2-3). « Cela ne me dérangerait pas de faire la passe de trois, sourit-il, mais il n'est évidemment pas question de compter sur le moindre avantage psychologique. »
 Sa maîtrise du rendez-vous alsaco-lorrain s'est enrichie également de la victoire du match aller (3-2). C'est comme si le technicien se plaisait à corriger un club qui a refusé de le prolonger en tant qu'entraîneur, dans le sillage de la coupe de France décrochée 2001. Y aurait-il une forme de vengeance à l’œuvre ? Cela ne risque pas.
 « Avec Brest, où j'ai passé plus de dix ans, Strasbourg est l'endroit où je suis sûr de croiser des amis, où j'ai pris le plus de plaisir », conclut-il. En gros, le Racing serait bien inspiré de se méfier de l'expression d'amour vache que le sorcier breton ne manque pas de régulièrement lui adresser.

4月23日

Metz à la rencontre de ses supporters du "pays haut" ...

La petite phrase du jour : « Bravo, Victor ! Clin d'oeilTon équipe a fait honneur à la L2 et son entraîneur rappelé de beaux souvenirs au FC Metz et à tes frères ; mais on ne va pas rigoler quand vous viendrez en championnat Sourire: quelle belle équipe que ce Guingamp là avec une doublette d’attaque qui fait envie : Oruma, Eduardo ne dépareraient pas les grenats pour l'an prochain ! Motus et bouche cousue Mais cet arbitre, franchement….Quel...Fâché...Vous avez gagné à treize contre dix : le ciel était avec vous !»

Coupe de France : Guingamp fait merveille

Un but de Badara Sene à la 90e minute a permis à Guingamp, pourtant réduit à dix pendant une heure, de battre (2-1) Toulouse, hier en demi-finale de la Coupe de France, et de se qualifier pour une finale 100 % bretonne face à Rennes, tombeur de Grenoble (1-0) mardi. Alors que l'on se dirigeait vers la prolongation, le Sénégalais, tout juste entré en jeu, a repris un coup franc de l'omniprésent Wilson Oruma et offert à son club, onzième de Ligue 2, la deuxième finale de son histoire après celle de 1997 perdue contre Nice.

 Metz, d'intérêt public

 Metz s'est entraîné, hier, à Algrange, sous les yeux de nombreux supporters. Metz s'est entraîné, hier, à Algrange, sous les yeux de nombreux supporters.

Pour la deuxième fois de la saison, le FC Metz a quitté son antre de Saint-Symphorien. Direction Algrange pour une séance d’entraînement et de dédicaces. Le candidat à la Ligue 1 fait toujours recette.

 Une séance technique en matinée du côté de Saint-Symphorien avant de prendre la direction d’Algrange pour un entraînement délocalisé. Tel était le programme, hier, des joueurs messins. Sur la pelouse du stade du Batzenthal, devant plus de 300 spectateurs, principalement issus des clubs du secteur, Julien Cardy et ses partenaires ont enchaîné les frappes avant de terminer la séance par une série d’opposition. Et si les hommes d’Yvon Pouliquen avaient dû faire face aux sifflets et aux persiflages du public de Saint-Symphorien, vendredi dernier lors de la sévère défaite face à Clermont (1-3), hier, ils ont sans doute apprécié le soutien et l’enthousiasme manifesté par les supporters massés dans les tribunes.
Attentifs et unanimes. Clermont ? «Un simple accident de parcours.» «Regrettable », notent toutefois certains d’entre eux. Mais au grand jeu des pronostics, là aussi, le FC Metz sort gagnant. Toujours. Metz jouera bien en Ligue 1 la saison prochaine. Une autre sorte de délocalisation.

«Une vraie solidarité»

Trois générations derrière une seule équipe : le FC Metz. Simon, soixante-trois ans, Stéphane, trente-trois ans, et Luca, six ans, ont le cœur grenat. «Même si je suis plus aussi assidu ces dernières années, je soutiens le FC Metz depuis 1962. Ce n’est pas rien…, assure Simon. Cette saison est un peu à l’image de ce que le club nous propose depuis quelques saisons : Metz est capable du pire comme du meilleur. Le pire, cette année, a eu lieu vendredi dernier face à Clermont. C’était une équipe largement à notre portée et, surtout, dans l’optique de la montée perdre trois points ce n’est pas vraiment une bonne opération. Mais franchement, malgré ce faux pas, je sens que cette équipe a les moyens de terminer le championnat sur de bonnes bases. Et donc de retrouver la Ligue 1. Par ailleurs, j’espère que Nancy parviendra à se maintenir. C’est important pour le football lorrain. Et les derbys, c’est quand même de grands moments.» Attentif, Luca, son petit-fils, écoute et regrette de ne pas «encore être allé au stade Saint-Symphorien. Mais mon papa va bientôt m’y emmener. Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais vu les joueurs du FC Metz qu’à la télé. Les voir en vrai, c’est mieux.» Stéphane, le papa, prend acte de la doléance de son fils. «La saison prochaine, lorsqu’on sera en Ligue 1, nous irons ensemble, promet-il. Car dans mon esprit, il n’y a aucun doute : le FC Metz va monter. Cette saison, il se dégage de cette équipe une vraie solidarité. Ce n’est pas la somme d’individualités, mais un vrai groupe, pourvu, en plus, d’un milieu de terrain très solide. Et s’ils sont totalement passés à travers contre Clermont, je suis certain qu’ils vont rebondir à Strasbourg. Reste à connaître les contours de l’équipe pour la saison prochaine. Pour moi, il est important de conserver le noyau des jeunes. Mais ces derniers devront absolument être encadrés par deux ou trois joueurs d’expérience. J’espère que des efforts seront faits dans ce sens.»

«Je ne suis pas inquiète»

Couleur du FC Metz chevillé au… cœur, Nathalie, trente-neuf ans, assure n’avoir jamais manqué un seul match à Saint-Symphorien «depuis très longtemps… » «J’ai découvert le football en même temps que le club messin, à l’âge de seize ans. C’est devenu une passion. J’espère vraiment que nous allons retrouver la Ligue 1 la saison prochaine. L’équipe en a les moyens, même après la défaite face à Clermont. Je n’ai pas pour habitude de critiquer mon club, mais là, je dois bien avouer que ce match était nul. Je ne sais pas ce qui c’est passé, mais c’est sans aucun doute la plus mauvaise prestation du FC Metz cette saison. Cela dit, je ne suis pas inquiète. On va rattraper le coup dès lundi à Strasbourg. J’imagine que ce match ne sera pas facile, mais Julien Cardy ­ mon préféré ­ et ses partenaires feront tout pour s’imposer à la Meinau. Il le faut. Car, pour les trois premières places, c’est encore très serré. Notre milieu de terrain est très fort cette saison, alors que la défense, exception faite du match contre Clermont, est très solide. On devrait donc s’en sortir lundi.
Reste l’attaque. À mon goût, ce secteur est un peu faible, même si Cissé a déjà marqué treize buts. Il faut changer quelque chose. Si nous montons en Ligue 1, fin mai, il faudra absolument que les dirigeants se penchent sur ce dossier. Acheter un ou deux attaquants ne serait pas du luxe…»

«C’est impressionnant»

 Il n’aurait manqué ça pour rien au monde. Hier, Luigi, neuf ans, n’avait d’yeux que pour ses idoles messines. «J’adore le FC Metz. Et j’adore encore plus aller au stade. Même si j’aime beaucoup Julien Cardy, toute l’équipe me plaît. Nicolas Farina aussi… Il a joué à Florange, mon club. En plus j’occupe le même poste que lui, milieu droit. Peut-être qu’un jour je jouerai aussi au FC Metz. C’est impressionnant de voir d’aussi près des joueurs professionnels. Même à l’entraînement, ils sont très forts. En plus, cette année, ils ont gagné beaucoup de matches et sont toujours en course pour la montée en Ligue 1.
Même s’ils ont perdu contre Clermont, ils restent deuxièmes. J’espère que Metz terminera premier. Ce sera sans doute difficile car Lens a pris de l’avance, mais j’y crois. De toute façon, on va monter et, surtout, nous allons gagner, lundi, à Strasbourg. Je n’y serai pas, mais je vais regarder à la télévision. Je penserai très fort à eux. Cela va faire bizarre de les voir à la télé après les avoir vus en vrai…»

(Site officiel FC Metz) Metz chez eux, à Algrange

Une fois n’est pas coutume, les hommes d’Yvon Pouliquen se sont entraînés mercredi après-midi à Algrange, au stade du Batzenthal. Et ceci dans le but de faire plaisir à leurs fidèles, qui sont nombreux près de Thionville

Comme l’an passé, où il s’était rendu à Saint-Avold, le club lorrain a organisé un entraînement décentralisé en région afin de partir à la rencontre de ses supporters. Cette fois, la ville d’Algrange a accueilli les Grenats pour une séance ouverte au grand public, qui s’est tenue mercredi après-midi sur les installations du Batzenthal.
Tout acquis à la cause des Messins, le public algrangeois, pour beaucoup composé d’équipes de jeunes des alentours, n’a eu de cesse de supporter les joueurs lorrains, les acclamant et les encourageant tout au long de la séance d’entraînement. Les footballeurs en herbe et spectateurs avisés ont ainsi pu assister à des exercices devant le but et à un petit tournoi entre trois équipes, le programme qu’avait concocté le staff technique messin.
Les cent cinquante personnes venues profiter de la fête ont ensuite pu apprécier la disponibilité des Grenats qui ont parfaitement joué le jeu, n’hésitant pas à venir à la rencontre de leurs fans. Nicolas Farina, touché à la cheville lors d’un choc le matin même, Victor Mendy (laissé au repos afin de ne pas forcer sur la blessure l’ayant privé du match contre Clermont) et Sébastien Renouard (légère entorse de la cheville) n’ont pas participé à la séance sur la pelouse de l’AS Algrange, mais avaient tout de même effectué le déplacement.
Disponibles et souriants, les joueurs ont participé à l’issue de l’entraînement à la traditionnelle séance de dédicaces, faisant le bonheur de leurs (jeunes) supporters, souvent vêtus du célèbre maillot frappé de la Croix de Lorraine. Avant de repartir sous les acclamations, les Lorrains ont continué par des dédicaces individuelles et se sont prêtés au jeu des photos souvenirs, répondant ainsi à la forte demande. Nul doute qu’en partant, ils ont laissé derrière eux un public conquis et heureux de son après-midi. C’est cela, le but de l’entraînement décentralisé. Mission accomplie ! Comme l’an passé, où il s’était rendu à Saint-Avold, le club lorrain a organisé un entraînement décentralisé en région afin de partir à la rencontre de ses supporters. Cette fois, la ville d’Algrange a accueilli les Grenats pour une séance ouverte au grand public, qui s’est tenue mercredi après-midi sur les installations du Batzenthal.
Tout acquis à la cause des Messins, le public algrangeois, pour beaucoup composé d’équipes de jeunes des alentours, n’a eu de cesse de supporter les joueurs lorrains, les acclamant et les encourageant tout au long de la séance d’entraînement. Les footballeurs en herbe et spectateurs avisés ont ainsi pu assister à des exercices devant le but et à un petit tournoi entre trois équipes, le programme qu’avait concocté le staff technique messin.
Les cent cinquante personnes venues profiter de la fête ont ensuite pu apprécier la disponibilité des Grenats qui ont parfaitement joué le jeu, n’hésitant pas à venir à la rencontre de leurs fans. Nicolas Farina, touché à la cheville lors d’un choc le matin même, Victor Mendy (laissé au repos afin de ne pas forcer sur la blessure l’ayant privé du match contre Clermont) et Sébastien Renouard (légère entorse de la cheville) n’ont pas participé à la séance sur la pelouse de l’AS Algrange, mais avaient tout de même effectué le déplacement.
Disponibles et souriants, les joueurs ont participé à l’issue de l’entraînement à la traditionnelle séance de dédicaces, faisant le bonheur de leurs (jeunes) supporters, souvent vêtus du célèbre maillot frappé de la Croix de Lorraine. Avant de repartir sous les acclamations, les Lorrains ont continué par des dédicaces individuelles et se sont prêtés au jeu des photos souvenirs, répondant ainsi à la forte demande. Nul doute qu’en partant, ils ont laissé derrière eux un public conquis et heureux de son après-midi. C’est cela, le but de l’entraînement décentralisé. Mission accomplie !

 

Lacour : « Nous sommes toujours dans la course »

Battus à Lens puis à Tours, les Strasbourgeois préparent sereinement la venue de Metz lundi. Un choc qui pourrait déterminer leur fin de saison selon Guillaume Lacour, élément le plus ‘ancien’ de l’effectif alsacien.
Les beaux jours sont de retour, le Racing est dans le trio de tête et le futur adversaire des Alsaciens n’est autre que le FC Metz… Aux abords de la Meinau, les raisons de venir encourager les hommes de Jean-Marc Furlan étaient nombreuses ce mercredi.  Comme en témoigne l’importante assistance accoudée à la main courante de la pelouse d’entraînement, le match à venir n’est pas tout à fait comme les autres. L’ancien Messin David Klein, dont nous reparlerons plus tard sur nos pages, se montrait pourtant pragmatique : « aujourd’hui l’enjeu pour les deux équipes est tel que l’aspect ‘derby’ est peut-être un peu en retrait. Il s’agit avant tout pour nous de l’emporter pour reprendre notre marche vers la montée. » Son capitaine, le milieu de terrain Guillaume Lacour, ne pense pas autre chose, même si ses huit saisons passées au Racing font de lui un habitué des ‘derbies de l’Est’. Nous l’avons rencontré à l’issue de la séance d’entraînement du jour.

Le plus mauvais souvenir de Guillaume Lacour, au Racing depuis 2002 ? Un déplacement à Metz, lors de la saison 2006-2007. Le meilleur ? La réception du Club à la Croix de Lorraine, la même saison.

Guillaume, comment le groupe strasbourgeois prépare-t-il la prochaine rencontre face à Metz ?
Guillaume Lacour : « De façon classique ! En tous cas comme chaque match ayant lieu un lundi. Nous venons de faire trois séances importantes. Jeudi, nous couperons un peu avant de préparer plus en profondeur la partie lors des trois derniers jours. Lorsqu’il s’agit de Metz, c’est toujours un peu différent. Vous avez vu que pas mal  de gens sont venus nous saluer à la fin de l’entraînement. Je ne pense pas que le doute se soit immiscé dans nos têtes suite aux défaites concédées à Lens et Tours. Nous avons manqué ces deux matches mais nous sommes toujours dans la course. Et même si nous ne comptons qu’un point d’avance, nous nous battrons jusqu’au bout pour le conserver. »
A six journées de la fin, les prétendants à la montée sont toujours aussi nombreux. La forme actuelle d’outsiders tels que Boulogne ou Tours vous surprend-t-elle ?

G.L. : « Boulogne est dans le coup depuis le début. L’équipe a vécu une mauvaise période, comme s’est arrivé à chacune des formations de tête, et elle revient bien en ce moment. Depuis janvier, son rythme est impressionnant ! Mais cela ne me surprend pas du tout. Que nos poursuivants s’accrochent me parait logique, ils ne sont pas distancés au classement. A nous d’être plus forts qu’eux. »
Que pensez-vous du Club à la Croix de Lorraine, qui avait remporté le match aller trois buts à deux ?

G.L. : « Metz est une équipe qui reste toujours bien en place, agressive, avec de très fortes individualités. Nous devrons être vigilants et ne pas leur donner trop de ballons comme à Saint-Symphorien. Nous avions quasiment donné des buts aux Lorrains. En général, ils sont plutôt du genre à laisser venir leur adversaire et profiter de sa première erreur. Leurs joueurs ont les caractéristiques pour évoluer de la sorte, notamment des attaquants rapides qui sont à l’aise dans les contres. Nous devrons nous montrer beaucoup moins naïfs qu’au match aller. »
Ce ‘derby’ contre Metz est-il un match différent des autres ?

G.L. : « Ca l’est forcément, même si nous poursuivons chacun un objectif qui occupe davantage notre attention. Ce match, pour nous, est surtout celui qui peut permettre de repartir de l’avant. En le gagnant, nous débuterions au mieux notre fin de saison. Le résultat peut conditionner les semaines à venir. »
Vis-à-vis du public strasbourgeois, vous sentez-vous redevables des deux défaites enregistrées à la Meinau l’an passé contre Metz ?

G.L. : « Elles nous avaient fait très mal en effet, surtout celle concédée en Championnat (ndlr : 2-3, le 8 mars 2008). Nous en avions souffert et nous étions ensuite entrés dans une spirale de résultats négatifs qui avait fait basculer notre saison. Il faudra aussi prouver aux supporters strasbourgeois que nous avons envie de nous racheter de ces deux désillusions. »
Les deux formations restent sur des prestations décevantes. A quel type de partie peut-on s’attendre ?

G.L. : « C’est très difficile de le prévoir. La physionomie peut varier selon la tournure que prend le match d’entrée de jeu. Souvent, cela se joue à des petits détails. Les coups de pieds arrêtés peuvent débloquer les choses, ou bien un surcroit de fraicheur de l’une des deux équipes. Pour espérer l’emporter, il faut avant tout être rigoureux et concentré. Ce sera un des facteurs clé. »
Guillaume, comment le groupe strasbourgeois prépare-t-il la prochaine rencontre face à Metz ?
Guillaume Lacour : « De façon classique ! En tous cas comme chaque match ayant lieu un lundi. Nous venons de faire trois séances importantes. Jeudi, nous couperons un peu avant de préparer plus en profondeur la partie lors des trois derniers jours. Lorsqu’il s’agit de Metz, c’est toujours un peu différent. Vous avez vu que pas mal  de gens sont venus nous saluer à la fin de l’entraînement. Je ne pense pas que le doute se soit immiscé dans nos têtes suite aux défaites concédées à Lens et Tours. Nous avons manqué ces deux matches mais nous sommes toujours dans la course. Et même si nous ne comptons qu’un point d’avance, nous nous battrons jusqu’au bout pour le conserver. »
A six journées de la fin, les prétendants à la montée sont toujours aussi nombreux. La forme actuelle d’outsiders tels que Boulogne ou Tours vous surprend-t-elle ?

G.L. : « Boulogne est dans le coup depuis le début. L’équipe a vécu une mauvaise période, comme s’est arrivé à chacune des formations de tête, et elle revient bien en ce moment. Depuis janvier, son rythme est impressionnant ! Mais cela ne me surprend pas du tout. Que nos poursuivants s’accrochent me parait logique, ils ne sont pas distancés au classement. A nous d’être plus forts qu’eux. »
Que pensez-vous du Club à la Croix de Lorraine, qui avait remporté le match aller trois buts à deux ?

G.L. : « Metz est une équipe qui reste toujours bien en place, agressive, avec de très fortes individualités. Nous devrons être vigilants et ne pas leur donner trop de ballons comme à Saint-Symphorien. Nous avions quasiment donné des buts aux Lorrains. En général, ils sont plutôt du genre à laisser venir leur adversaire et profiter de sa première erreur. Leurs joueurs ont les caractéristiques pour évoluer de la sorte, notamment des attaquants rapides qui sont à l’aise dans les contres. Nous devrons nous montrer beaucoup moins naïfs qu’au match aller. »
Ce ‘derby’ contre Metz est-il un match différent des autres ?

G.L. : « Ca l’est forcément, même si nous poursuivons chacun un objectif qui occupe davantage notre attention. Ce match, pour nous, est surtout celui qui peut permettre de repartir de l’avant. En le gagnant, nous débuterions au mieux notre fin de saison. Le résultat peut conditionner les semaines à venir. »
Vis-à-vis du public strasbourgeois, vous sentez-vous redevables des deux défaites enregistrées à la Meinau l’an passé contre Metz ?

G.L. : « Elles nous avaient fait très mal en effet, surtout celle concédée en Championnat (ndlr : 2-3, le 8 mars 2008). Nous en avions souffert et nous étions ensuite entrés dans une spirale de résultats négatifs qui avait fait basculer notre saison. Il faudra aussi prouver aux supporters strasbourgeois que nous avons envie de nous racheter de ces deux désillusions. »
Les deux formations restent sur des prestations décevantes. A quel type de partie peut-on s’attendre ?

G.L. : « C’est très difficile de le prévoir. La physionomie peut varier selon la tournure que prend le match d’entrée de jeu. Souvent, cela se joue à des petits détails. Les coups de pieds arrêtés peuvent débloquer les choses, ou bien un surcroit de fraicheur de l’une des deux équipes. Pour espérer l’emporter, il faut avant tout être rigoureux et concentré. Ce sera un des facteurs clé. »

D.N.A. : « Un match particulier »

 A quelques jours de la réception de Metz à la Meinau, Guillaume Lacour revient sur les enjeux d'un match dont le résultat pourrait bien sceller le destin du Racing, dans cette dernière ligne droite du championnat de Ligue 2.

Guillaume Lacour - ici face à Victor Mendy, au match aller - pense que la « rigueur » et la « concentration » seront deux des clés de la rencontre face à Metz.

Au sein de l'effectif strasbourgeois, Guillaume Lacour fait figure « d'ancien ». A tel point que le milieu de terrain, aujourd'hui âgé de 28 ans, est l'un des Racingman qui a disputé le plus de derbys face à Metz.
 Et même si le joueur n'est pas forcément concerné par cette rivalité alsaco-lorraine - il est originaire de Lyon -, Lacour mesure tout de même l'importance de l'événement pour le public de la Meinau.
 « Avant Metz, il y a toujours un peu plus de monde à l'entraînement. Tout notre entourage nous parle de ce match. On sent une forte envie que ce soit du côté des supporters, du staff... », raconte le capitaine du Racing.

« Envie de se racheter»

 Reste qu'à quelques jours de ce Racing - Metz, Lacour ne veut pas faire de ce match autre chose qu'il n'est, à savoir une rencontre qui vaut trois points. Ni plus, ni moins.
 « On se prépare de la même façon que d'habitude. Depuis que je suis en Alsace, je sais que ce match est particulier, mais notre objectif est de monter, pas seulement de gagner ce match-là, poursuit-il. En début de saison, je me fixe sur les 38 rencontres à disputer, je ne me focalise pas sur Metz ».
 Mais Guillaume Lacour n'a toutefois pas la mémoire courte. Et il sait mieux que personne que le résultat de ce derby de l'Est s'est souvent avéré déterminant ces dernières années.
 L'an passé, la défaite à domicile avait précipité le Racing en L 2. A contrario, sous l'ère Jean-Pierre Papin - en 2006/2007 - la victoire à la Meinau, face au rival historique, avait propulsé les Strasbourgeois en L 1.
 « Il y a deux ans, c'était un match capital. C'était l'avant-dernière journée et on avait Amiens aux trousses. Là, c'est un peu différent, parce que le résultat ne sera pas définitif. Mais on veut tout de même gagner, pour prouver aux gens qu'on n'est pas 3e par hasard. Et on sait que si on fait un bon résultat lundi, si on relance une série, ce sera très positif pour la fin de saison », ajoute encore Lacour.
 Il balaye toutefois tout « esprit de revanche » quand on évoque la défaite à Saint-Symphorien (3-2) au match aller. « On a envie de se racheter, mais c'est plus par rapport aux deux défaites de l'an passé à domicile (en Coupe et en L 1, ndlr) que celle de cette saison à Metz », poursuit le milieu de terrain.
 Et, si Lacour a gardé en mémoire la défaite du mois de novembre, c'est surtout pour essayer de corriger ce qui n'avait pas fonctionné côté strasbourgeois.
 « Metz est une équipe agressive, bien en place, qui va très vite en contre grâce à de bonnes individualités, analyse-t-il. A l'aller, on leur avait donné trop de ballons et on avait été trop naïfs. Sur les trois buts qu'ils marquent, on en a offert deux ».

« Des petits détails feront la différence »

 Plus inquiétant, le Racing s'était littéralement fait « manger » dans le combat du milieu de terrain. Et l'absence de Cohade et Shereni (suspendus) rend cette question encore plus cruciale.
 « On sait depuis Lens que Coco et Harli seront absents, rétorque pour sa part Lacour. Mais ça ne me pose pas de soucis. Je suis sûr que le ou les remplaçants feront avec leurs qualités et seront au top ». Et pour ne pas retomber dans les travers aperçus à St-Symphorien, le récupérateur préfère parler de « concentration » et de « vigilance ».
 « Je pense que ce sont de petits détails qui feront la différence, comme la fraîcheur ou les coups de pieds arrêtés. Il va falloir beaucoup de rigueur. Connaissant Metz, ils risquent d'être attentistes. A nous d'arriver à les perturber », conclut le capitaine.

 

4月22日

L'heure de la remise en cause et des réflexions...Comment bien assaisonner une choucroute moyenne ?Poivre et sel, naturellement !

La petite phrase du jour : « Le petit peut surprendre, c'est le charme de la Coupe », rappelle Victor Zvunka(entraineur de Guingamp). « Nous n'avons rien à perdre dans ce contexte, mais au contraire tout à gagner, d'autant que nous avons bien préparé cette rencontre en faisant tourner notre équipe. Pour préserver nos chances de qualification, il faudra impérativement avoir du répondant sur le plan physique. Je m'attends à un vrai défi dans ce domaine Nous sommes prêts. Dans ces conditions, notre espoir est d'atteindre la finale. Ce serait pour tout le monde à Guingamp. » « Le petit peut surprendre, c'est le charme de la Coupe », rappelle Victor Zvunka. « Nous n'avons rien à perdre dans ce contexte, mais au contraire tout à gagner, d'autant que nous avons bien préparé cette rencontre en faisant tourner notre équipe. Pour préserver nos chances de qualification, il faudra impérativement avoir du répondant sur le plan physique. Je m'attends à un vrai défi dans ce domaine Nous sommes prêts. Dans ces conditions, notre espoir est d'atteindre la finale. Ce serait pour tout le monde à Guingamp. » …. A méditer pour le championnat et les Messins  aussi !

METZ Deux séances d’entraînement, aujourd’hui. Celle de l’après-midi est délocalisée à Algrange. Hier, Agouazi (cuisse) et Mendy (genou) ont participé à tous les exercices. Rippert et Rocchi seront suspendus à Strasbourg. Pour Gestede (dos), la saison est terminée.  

Nicollin résigné

COURBIS A DIRIGÉ la séance de décrassage, hier, sans Carotti (genou), Saihi (genou) et Yanga-Mbiwa (ischiojambiers), tous forfait pour le déplacement à Troyes, vendredi. Le président Louis Nicollin a affirmé sur RMC que son entraîneur resterait sur le banc jusqu’à la fin de saison. « Je pense qu’il faudrait que je sois vraiment con pour virer un type à quatre ou cinq journées de la fin », souligne celui qui est meurtri depuis le fiasco de Nîmes (1-2).

« On a perdu la montée il y a une semaine chez nos amis. Alors là, on a été brillants. »Au-delà du cas Courbis – « trop superstitieux, c’est un phénomène... mais un brave mec » – c’est surtout après ses joueurs que Nicollin est remonté. Il vise sans les nommer ceux qui ont refusé le combat dans l’arène des Costières. « Des gars ne sont plus à la hauteur. Laissez-les prendre une place en National et qu’ils ne nous fassent plus chier. » Le président n’a pas démenti la venue de René Girard pour remplacer Courbis la saison prochaine et a confirmé celle d’Henri Émile. Mais l’ancien intendant de l’équipe de France « ne s’occupera pas de l’équipe première ».

Plus simple, ça peut se compliquer

Solide vainqueur, après Strasbourg, de Montpellier, Lens fonce vers la L 1. À condition de ne pas tomber dans la facilité d’un calendrier favorable.

SELON LES DERNIERS examens, l’heureux événement attendu par les Lensois est pour bientôt. Cette fois, on ne voit pas bien comment le club du Pas-de- Calais pourrait passer à côté de la remontée en L 1. En accrochant la victoire à Montpellier (1-0), lundi, il a su être la seule équipe du trio de tête à s’imposer lors de la 32e journée. Conséquences : Lens a creusé l’écart sur son premier poursuivant et maintenu le quatrième, Boulogne-sur-Mer, à une distance de sécurité (7 points).

Mais en allant battre les Héraultais, le leader a réussi bien plus qu’une bonne opération arithmétique. Il a apporté des réponses à tous ceux qui s’interrogeaient sur son subit regain de forme contre Strasbourg (4-1), une semaine plus tôt. Non, la correction infligée aux Alsaciens n’était pas qu’un feu de paille. Non, Lens n’a plus rien d’une équipe fragilisée par son mois de mars inquiétant (cinq nuls, une défaite). Eh oui, il se pose désormais comme le prétendant le plus naturel au titre de champion de L 2. Car au moment où les contours de l’élite se dessinent à l’horizon, l’équipe de Jean-Guy Wallemme sait trouver ce supplément d’âme qui fait la différence. « À Montpellier, on a été vraiment costauds, atteste le milieu Sébastien Roudet.

Finalement, on n’a été mis en danger que sur coups de pied arrêtés. »

À six journées de la fin, les Lensois donnent l’impression d’une équipe sereine, sûre de sa force. Quand la défense n’a encaissé qu’un but en cinq rencontres, l’attaque s’est trouvée un nouveau leader avec Issam Jemâa, une nouvelle fois décisif lundi, malgré un but qui fait débat sur la question du hors-jeu.

De quoi donner confiance à tout un groupe, qui s’est retrouvé hier après-midi pour le décrassage avec le sentiment d’avoir frappé un grand coup. Même si Roudet ne veut pas trop le crier : « Il vaut mieux ne pas encore parler de la Ligue 1. Je vous dirai que c’est fait dans trois ou quatre journées. On doit encore jouer des matches importants. »

L’une des dernières incertitudes concerne en fait le calendrier lensois (*), dénué de chocs à l’exception d’un derby à domicile lors de l’avant-dernière journée contre Boulogne (où il avait lourdement chuté à l’aller, 1-3, le 8 janvier). Un programme qui peut presque apparaître trop simple pour les Artésiens.

Ces dernières semaines, ils ont répondu présent dans les grands rendez-vous (à Montpellier, contre Strasbourg ou à Metz, 2-1, le 23 février). Il s’agit maintenant de rester conquérant dans des confrontations de moindre envergure.

Le Stade de Reims a sorti la tête de l'eau et de la zone rouge, mardi, en dominant Brest (3-2) en match en retard de la 11e journée de Ligue 2 (le résultat de cette rencontre jouée une première fois le 17 octobre 2008, avait été annulé en raison de l'ajout au dernier moment d'un joueur brestois sur la feuille de match, sans en avoir informé l'arbitre, NDLR). L'équipe de Luis Fernandez grimpe donc à la 16e place, son meilleur classement de la saison, après une soirée épique où elle fut rapidement réduite à 10 suite à l'expulsion de Lucas Deaux (31e). Kermorgant avait ouvert la marque (34e) d'une reprise de l'intérieur du pied. Libérés par ce but, les locaux ont pris l'avantage sur un doublé de la tête du capitaine du club (45e+2, 52e), Alexandre Barbier (photo Presse-Sports). De Carvalho a réduit la marque pour les Bretons (54e).

4月21日

Ce sera dur jusqu'au bout....

La petite phrase du jour : « Restent 18 points à prendre… »

METZ

Hier, les Messins ont effectué plusieurs jeux avec le ballon. Agouazi (cuisse) est resté aux soins. Delgado et Mendy (genou) ont juste couru. Chapuis, Bourgeois et Chrysostome, qui ont joué en CFA, samedi, se sont contentés d’un décrassage. Rippert et Rocchi seront suspendus à Strasbourg.

Podiums maudits

CE WEEK-END, les chasseurs ont d’abord pris le pas sur les chassés. Le podium était maudit. C’est comme si la course à la L 1 s’était muée en course cycliste, quand personne ne veut prendre la tête pour emballer le sprint final.

Metz ou Strasbourg pouvait devenir leader provisoire, ils ont perdu. Pas sûr qu’une telle occasion se présente encore puisque Lens n’est pas du genre à attendre dans les roues. Sa victoire à Montpellier ressemble à une opération parfaite, puisqu’elle brise aussi les illusions héraultaises. Les hommes de Courbis n’ont pas su remporter leur cinquième rencontre à domicile d’affilée, quand Boulogne enchaînait un cinquième succès contre des Troyens en chute libre. Avec Tours, vainqueur contre… Strasbourg,

les Boulonnais incarnent maintenant les outsiders parfaits. De l’autre côté du classement, le podium repousse plus qu’il n’attire, mais il faudra bien trouver trois clubs pour l’occuper. À ce jeu dangereux, l’anti-sommet de la L 2 allait forcément faire un malheureux. Ce sont les Nîmois, qui ont passé une sale soirée à Reims. Les Crocodiles ont été battus dans les arrêts de jeu (1-2), se sont battus avec les Rémois sitôt la fin du match sifflée et voient maintenant le premier relégable, Châteauroux, s’éloigner à quatre points. Les Berrichons ont beau avoir affolé les compteurs à Sedan (4-3), ils ne dépassent pas Brest.

Après cinq matches sans succès, les Bretons se sont réveillés à Bastia (2-0). Ils aiment les défis difficiles. Leur dernière victoire, ils l’avaient acquise à Boulogne-sur- Mer (1-0). Il en faudra encore pour repousser le podium maudit des promis au National

Cardy : «Faire la part des choses»

 Julien Cardy n'est pas vraiment inquiet. «Face à Clermont, ce n'était pas nous…»

Le capitaine messin ne s’alarme pas après la défaite enregistrée contre Clermont et dresse un constat lucide de la situation à l’approche du derby face au voisin strasbourgeois.

Avec un week-end de recul, quelle analyse faites-vous de la défaite face à Clermont (1-3) ? «C’est simple : on est tombé contre une équipe qui avait un objectif moins important que le nôtre, celui du maintien, mais elle a eu plus d’envie que nous d’atteindre son but. On a eu trop de lacunes individuelles et collectives pour mettre à mal notre adversaire. Clermont a fait un bon match, mais, même à 120 %, si elle tombe sur une équipe de Metz à 100 % et dans laquelle chacun des joueurs qui la composent fait son boulot correctement, normalement, il n’y pas le résultat de vendredi.»

Difficile à digérer ? «C’est une défaite rageante, énervante, parce qu’on n’a pas vu le vrai visage du FC Metz.»
En effet, l’équipe a affiché d’incroyables lacunes. Une explication ? «On savait que Clermont allait être bien regroupé, solidaire défensivement et allait jouer les coups à fond. Pourtant, dès qu’on a marqué, on n’a pas eu l’impression d’être plus en danger que ça. C’est nous, une nouvelle fois, qui les remettons dans le match avec une bêtise qui amène le premier but. Cela nous a bien touchés. A la mi-temps, même menés, on n’était quand même pas effondrés. On savait qu’on avait fait des erreurs mais on avait tout à espérer. Si on avait été ensuite plus pressants, il y avait possibilité de faire basculer la rencontre, cela n’a pas été le cas.»
Les dernières prestations à domicile avaient été compliquées, mais s’étaient soldées par une victoire… «Cela ne nous a pas alertés plus que ça. Effectivement, Châteauroux nous avait donné du fil à retordre. Nous avions eu la chance de ne pas prendre de but et de pouvoir faire la différence à la fin avec la rentrée déterminante de Nicolas Farina. Après, contre Brest, c'était différent puisqu’on avait ouvert le score rapidement : un match sur un faux rythme qu’on avait maîtrisé du début à la fin. Est-ce que notre bon match à Vannes nous a desservis contre Clermont dans le fait que l’on s’est bien senti, bien trouvé et que l’on a montré que si on voulait développer du jeu, on pouvait le faire ? Je ne pense pas, non plus. Il est vrai qu’on a plus de mal à domicile. Les équipes viennent ici d’abord pour nous imposer un défi athlétique et un bloc défensif compact. Les derniers temps, on a eu du mal à le contourner. Il va falloir mettre les choses en place et ne pas être inhibé par quoi que ce soit.»

«Un goût de Ligue 1»

Clermont a mis un terme à une série de quatre matches sans défaite. Un accident ? «Metz n’est pas entré dans une mauvaise période. Mais on peut être deuxième et avoir des problèmes de jeu, de consistance et d’être capable de tenir un match de la première à la quatre-vingt-quinzième minute, ce qui n’est pas le cas. Ile ne faut pas se voiler la face parce qu’on est deuxième. Mais cela ne veut pas dire non plus qu’il y a le feu. Il faut faire la part des choses. On connaît les problèmes que l’on rencontre en ce moment, tout comme notre objectif : on est toujours en course, même s’il y a des poursuivants de plus en plus pressants. Il y a eu des périodes sombres, d’autres plus prolifiques, c’est le gage de chaque saison. Il y a deux ans, on a survolé le championnat et, à cette époque de l’année, on savait déjà que l’on montait, mais c’est inhabituel. Cette saison est plus commune.»
A six étapes de l’arrivée, ce coup d’arrêt vous inquiète-t-il ? «Non, parce que ce n’était pas nous vendredi. Il y a eu trop de faiblesses individuelles qui se sont répercutées sur le collectif. Les joueurs qui étaient bien n’ont pas su remettre sur le droit chemin ceux qui étaient moins bien. Cela passera par l'équipe toute entière pour avoir les points nécessaires à la remontée.»
La semaine qui s’annonce va se conclure par un match au sommet à Strasbourg. Décisif pour l’accession ? «Oui, parce que, comme Strasbourg, on a perdu lors de la dernière journée. On va aller là-bas avec un objectif minimum : les laisser derrière nous et, pourquoi pas, creuser l’écart car d’autres équipes frappent à la porte avec insistance. Cela peut être un tournant. Et Strasbourg-Metz, ça a un goût de Ligue 1.»

  Entraînement à Algrange mercredi

Mercredi après-midi, le groupe pro du Club à la Croix de Lorraine se déplacera exceptionnellement à Algrange pour s'y entrainer.

Afin de se rapprocher de ses supporters ne résidant pas à Metz, l'équipe professionnelle du FC Metz s'entraînera Mercredi 22 avril sur les terrains de l'AS Algrange, au stade du Batzenthal à partir de 15H00.

Cet entraînement sera ouvert à tous, particulièrement aux jeunes licenciés des clubs de football amateur, et sera suivi d'une séance de dédicaces sur place.

4月20日

Pjanic a perdu une année en allant à Lyon !

 

Exceptionnellement, les Grenats se sont entraînés lundi après-midi sur le terrain de l’autoroute. Hormis Laurent Agouazi, Yvon Pouliquen a pu compter sur la totalité de son effectif.

L’infirmerie messine était pratiquement vide lundi après-midi à l’occasion de la séance de reprise.
Victor Mendy, absent la semaine dernière en raison d’une légère entorse du genou, a repris la course et devrait reprendre normalement dès mardi matin.
Cédric Barbosa, lui aussi touché ces derniers temps aux cervicales, a également repris ce jour. Sont restés aux soins Laurent Agouazi (douleur à une cuisse) et Stéphane Leoni.
Le groupe messin était coupé en deux : ceux qui ont pris part au match de CFA hier contre Moissy (1-1) se sont contentés d’un léger décrassage. Ceux qui ont joué contre Clermont vendredi ont suivi la séance sous les ordres d’Yvon Pouliquen.

 

METZ

Chapuis a marqué lors du match de l’équipe réserve à Moissy-Cramay (1-1), samedi, en CFA. Il a disputé tout le match, tout comme Anastassowa, Bourgeois, Chrysostome et Ruffier. Les Messins, qui se rendront à Strasbourg lundi prochain, retrouveront les terrains d’entraînement cet après-midi.

16 ans Metz espérait mieux : METZ - REIMS : 1-1

Arbitres : M. Mathias Roth. Avertissements à Metz : Bernardelli (13e); à Reims : Bernatowicz (65e et 75e), Gilibert (92e). Expulsion à Reims : Bernatowicz (75e). Buts pour Metz : Bernardelli (56e); pour Reims : Semroud (37e).
Dès l'entame de la partie, les Rémois montraient leur but : repartir de Metz avec au minimum le match nul. Ils étaient d'ailleurs les premiers dangereux: Bernatowicz, en bonne position, tirait à côté (3e). Les Messins avaient quelques occasions avec une tête de Sosso Mbia sur un centre de Farssane (4e), une tentative de Moscato (11e) ou encore une tête de Farssane sur un corner de Giuliano (21e). Malgré tout, ce sont les Champenois qui ouvraient la marque par Semroud (37e). Menés à la pause, les Mosellans revenaient sur le terrain avec la ferme intention d'égaliser. Ils pressaient et arrivaient à leurs fins à la 56e: Bernardelli sautait plus haut que tout le monde sur un corner et trompait Roy, le portier rémois, de la tête. Les Messins continuaient à pousser. Sur un corner de De Sousa, Sosso Mbia contrôlait et frappait le ballon qui, malheureusement pour lui, était bien capté par Roy (65e). Les protégés de Jean-Robert Faucher réussissaient une dernière belle action: Sosso Mbia passait à Moscato qui devançait son défenseur direct mais manquait la conclusion (72e).

 

4月19日

Metz : qu'as tu fait de ta jeunesse ?...Metz, un destin de Sisyphe…

La petite phrase du jour : « Dans cette équipe, trois, voire quatre joueurs ont le mental nécessaire à la L1 : Cardy, malgré sa gourde d’hier, Romain Rocchi, un des meilleurs de L2 à sa place, et Vivian, les autres !...  le reste est juste, trop juste pour l’étage du dessus ! Farina mérite qu’on lui donne une chance, mais c’est un joker, Papiss Cissé devra convaincre, et ca n’est pas gagné, Renouard a montré hier soir ses limites physiques et surtout cela fait dix ans que l’on cherche une défense centrale qui ne soit pas bancale ! Ajoutez que Marichez aura un an de plus, tout comme « l’indispensable Barbosa »…. Vendredi, certains étaient à la rue, physiquement parlant, et cela fait quatre matches que cela dure : que fait Pouliquen pour leur donner du jus ? Clermont, un « non match », Vannes, des « absences mentales », etc.…  On peut se poser des questions sur la préparation de l’équipe ! Si l’on regarde à quel niveau sont les réservistes, il y a du souci à se faire…ou alors, refuser de monter !...Mais, si on continue à jouer comme ça, la question de la montée ne se présentera même pas, parce que l’on s’est fait la spécialité de relancer les autres, et lundi, c’est justement un autre prétendant à la montée : Strasbourg ! Une équipe qui doute et ne demande qu’à ce qu’on la relance….»

(Quotidien l’Equipe) Metz joue à se faire peur

Battus par Clermont (1-3) après avoir raté le coche à Vannes (1-1) une semaine plus tôt, les Lorrains se sont mis en difficulté avant d’aller à Strasbourg.

EN DEUX JOURNÉES, Metz a perdu trois points d’avance sur la quatrième place et cinq sur Boulogne, qui en a profité pour revenir au pied du podium. Un nul à Vannes (1-1) alors qu’ils auraient pu l’emporter et une défaite logique contre Clermont (1-3) ont placé les Lorrains dans une situation inconfortable.

Plus que la défaite, c’est la manière, affligeante, dont Metz a coulé vendredi qui ravive les doutes autour de son avenir. « On s’est plantés, on est passés au travers », avoue Julien Cardy. L’équipe d’Yvon Pouliquen s’était déjà montrée médiocre dans le jeu dernièrement, mais elle avait réussi à l’emporter grâce à son réalisme, contre Dijon (2-0), Châteauroux (1-0) et Brest (1-0). Pas cette fois, notamment parce qu’elle a aussi subi la détermination et l’impact athlétique adverses. « Je suis énervé quand je vois qu’on se met en difficulté bêtement par manque de concentration et de rigueur, alors qu’on a la chance d’ouvrir la marque, souligne Romain Rocchi. On n’a pas le droit d’être défaillant là-dessus. »

Un comportement inquiétant aussi près du terme, car si le programme messin paraissait très abordable, avec notamment les réceptions de Nîmes, Troyes et Guingamp, la déconvenue clermontoise l’éclaire différemment.

Marichez a fait son retour

À huit jours d’un déplacement devenu bouillant à Strasbourg, Metz aurait pu se passer de ces sueurs froides. « Je ne m’inquiète pas parce qu’on vient de faire un non-match, assure pourtant Pouliquen. Ce serait le deuxième ou le troisième, oui. Mais là, non. » « Cela peut-être un mal pour un bien, espère aussi Rocchi.

Au moins, ça va remettre les pendules à l’heure à tout le monde. On a un bel objectif, important pour le club et pour nous individuellement. Il faut en prendre conscience. »

Pour ce sommet, Metz sera privé de Guillaume Rippert, sorti par son entraîneur avant la pause vendredi, et de Rocchi, suspendu, mais retrouvera Cédric Barbosa, de retour de suspension, et peut-être Victor Mendy (genou), qui ont manqué dans l’animation contre Clermont. Christophe Marichez, lui, était de nouveau dans le groupe après près de six mois d’absence (épaule). Son remplaçant, Germano Vailati, est performant mais le capitaine messin peut-il le repousser sur le banc ? « Alors là…, évite Pouliquen. Il était de retour parce qu’il est important sur et en dehors du terrain. Pour le reste, on a le temps de voir venir. Un gardien n’a pas une énorme influence sur le terrain. Son rôle est tout aussi important dans le vestiaire, peut-être même plus. » Celui de Metz vient de récupérer l’un de ses leaders et c’est la seule bonne nouvelle de son week-end.

Metz, la part d’ombre

 Vendredi soir, Fallou Diagne et les Messins ont remis en jeu leurs poursuivants directs dans la course à la Ligue 1.

En s’inclinant vendredi face à Clermont, Metz a provisoirement tiré un trait sur son confort. Il a aussi accentué le mystère entourant sa capacité à s’installer durablement sous la lumière.

Les Clermontois n’avaient jamais inscrit plus de deux buts au cours d’un même match depuis le coup d’envoi du championnat. C’est désormais chose faite. Avant-hier, un FC Metz tout bonnement déconcertant leur a offert cette première, synonyme d’un espoir nouveau dans l’optique du maintien en Ligue 2.

ZOOM

En trois coups, portés dans l’ordre par Hamdani, auteur d’un doublé, et Murcy, l’équipe de Didier Ollé-Nicolle a envoyé le onze messin dans les cordes. Sonné et incapable d’agir comme de réagir, celui-ci a fini par rendre les armes.
La huitième défaite de la saison, la quatrième enregistrée sur la pelouse de Saint-Symphorien, n’empêche pas ce constat, rappelé à l’issue de la débâcle par Matheus Vivian : «Nous sommes deuxièmes, ne l’oublions pas. A part Lens, toutes les équipes voudraient être à notre place». Exact. Et d’ailleurs, certaines d’entre-elles ne se sont pas gênées pour s’en rapprocher. Posté à cinq longueurs du quatrième, Boulogne-sur-Mer, avant la 32e journée, Metz a vu fondre son avance. Une seule unité sépare désormais le postulant messin de son homologue boulonnais. Derrière eux, Tours a aussi avancé au prix d’une nouvelle victoire sur Strasbourg. Le fait est là : Yvon Pouliquen et les siens ont perdu leur joker.

Le public gronde

Embarrassante, cette nouvelle donne l’est surtout au regard de ses origines : alors qu’il restait sur une série de trois victoires à domicile et de quatre matches sans défaite, Metz n’a pas montré la consistance et l’appétit qu’aurait pu et dû susciter la venue d’un adversaire mal en point(s). A ce titre, le discours de Germano Vailati a résonné comme un exemple de pertinence : «Nous avons réalisé un non-match».
Quelques instants avant le gardien messin, le public l’avait remarqué, arrosant son équipe de sifflets et réservant ses applaudissements aux joueurs clermontois… Conciliants, jusqu’ici, et il faut le dire peu regardants sur la manière employée récemment encore pour venir à bout de Châteauroux ou de Brest, les supporters grenats n’ont visiblement pas apprécié la tonalité de la dernière prestation messine. Yvon Pouliquen non plus, du reste.
Sans doute surpris, lui aussi, par la fébrilité de son équipe, qui avait pourtant réussi à ouvrir le score, l’entraîneur messin a signifié son mécontentement en procédant à des changements et ce, plus rapidement qu’à l’accoutumée. Diagne pour Rippert dès la 39e minute, Jestrovic pour Renouard dès le retour des vestiaires… Idée sans résultat. Metz a poursuivi son chemin hagard, dépourvu d’imagination.
Sanctionné par l’échec, son comportement pose inévitablement question, aujourd’hui, à six marches de la fin de la compétition. Certes, Metz a montré à plusieurs reprises, par le passé, qu’il savait se remettre de ses accidents de parcours. Certes, le plus important consiste désormais à se pencher sur la préparation du derby de l’Est, lundi prochain à Strasbourg. Un résultat positif en Alsace ramènerait, il est vrai, un brin de sérénité sous le ciel messin. Mais il en faudra peut-être davantage pour éclaircir le mystère d’une formation qui a encore une fois montré sa part d’ombre face à Clermont. Il lui reste maintenant six rendez-vous pour revenir sous la lumière. Seul, sans joker pour nourrir sa torche.

 Cfa : Metz à point nomméSur le terrain, la pluie continue n’a pas vraiment facilité le beau jeu entre deux formations en panne de réalisme offensif (21 buts pour Metz, 13 pour Moissy, plus faible attaque de tout le CFA) et la délivrance ne pouvait venir que sur coup de pied arrêté. Moissy frappe en premier après quarante-cinq premières minutes sans saveur, Afaki tire le corner qui est repris de la tête par Tourville, défenseur auteur de son premier but de la saison. Devant, les recrues Jovial et Vigier ont bien du mal avec la défense messine renforcée depuis le match de Strasbourg par Damien Chrysostome. Si la défense lorraine est sereine, l’attaque l’est beaucoup moins mais la juste récompense arrive sur un coup franc direct de Chapuis, dévié légèrement par un joueur du mur. Le gaucher aura été décisif à l’aller (1 passe, 1 but) et donc au retour en trompant le portier Casagrande. Juste après le but de Moissy, un centre de Zimemr (55e) avait bien failli être repris par Bourgeois (7 buts cette saison) puis Bouabaa. «Dans le jeu, on n’arrive pas à se créer des occasions. Ce nul contre une équipe qui a plus de possibilités et de moyens que nous est logique. Cyril Chapuis fait du bien à cette équipe. On n’avance pas et cela devient de plus en plus difficile pour nous» analysait Manuel Abreu, le coach Seine-et-Marnais. «On garde l’avantage sur Moissy dans notre duel à distance avec ce club. On a bien géré cette partie, il y a eu beaucoup de maturité dans notre gestion après le but de Moissy. j’ai aimé l’implication et l’investissement de mes joueurs. Ce nul est une juste récompense et reflète bien la partie, ce fut un match joué à la loyale dans un bon état d’esprit» remarque José Pinot. Metz garde quatre points d’avance sur Sénart-Moissy qui reste dans la zone rouge menant tout droit au CFA

4月18日

Clermont roule un FC Metz sans idée et sans jus dans la farine...

La petite phrase du jour : « L’ascension du Puy de Dôme, ce n’était pas le Saint Quentin ; c’était trop dur pour des gens manquant de convictions, dominés techniquement et mentalement, physiquement à la rue : des manques partout ! Pathétique ! C’est dans les têtes que ça se passe, et, hier, certains étaient absents, pas concernés…Il nous faudrait 12 Farina pour ne pas être roulés dans la farine ! »

 

Metz se ramasse !

(Quotidien l’Equipe) : Ça tombe mal pour Metz

Une semaine avant d’aller à Strasbourg, les Lorrains ont sombré face à des Clermontois inspirés et voient leurs rivaux se rapprocher.

METZ, STADE SAINT-SYMPHORIEN, HIER. – Rachid Hamdani (à gauche), ici à la lutte avec Romain Rocchi sous les yeux de Nicolas Farina, a joué un rôle essentiel dans la victoire clermontoise.

METZ

À UNE SEMAINE de se rendre à Strasbourg, Metz a perdu une bonne occasion de lâcher un peu de pression. Les Lorrains ont concédé une défaite, la quatrième de leur saison à domicile, qui met en danger leur position dans le trio de tête alors que Boulogne et Tours se sont rapprochés, avant Montpellier peut-être. Solide et inspiré, Clermont, lui, a bien mérité son exploit.

L’équipe de Didier Ollé-Nicolle n’a pas remporté le jackpot du bas de tableau puisque Brest, Châteauroux et Reims ont aussi gagné, mais elle doit surtout apprécier d’avoir éloigné ces menaces, grâce à ce succès inattendu.

Pour Metz, rien n’est encore dramatique mais, à ce stade de la saison, une équipe en route vers la Ligue 1 a plutôt l’habitude d’écarter la concurrence sans ménagement, au moins par son réalisme, si ce n’est par le jeu. Mais, hier, Clermont ne ressemblait pas beaucoup à une équipe qui doute, bien calée dans une organisation cohérente et intelligente dans ses projections en contre. Sauvé en de semblables circonstances par un but de Farina en fin de match contre Châteauroux (1-0) le 21 mars, les Lorrains n’ont pas su profiter cette fois du but de leur ailier, qui a eu la bien mauvaise idée de marquer trop tôt (1-0, 28e), sortant de sa torpeur une équipe qui s’est alors cru sauvée. Nicolas Farina, 1,68 m, a même marqué de la tête, au-dessus d’Abdoulaye, après un tir de Rocchi repoussé par Fabre, une reprise de Cissé sur le poteau et un centre de Rippert.

Le festival d’Hamdani

Mais les Messins étaient déjà dominés dans les duels, par manque d’agressivité, et dans le jeu, en raison d’une lenteur effroyable de leurs mouvements, comme si les absences conjointes de Barbosa et Mendy étaient de trop pour leur animation offensive. Clermont, lui, était bien dans son match et manqua seulement de précision pour exploiter ses situations favorables, par Murcy (5e) et Loriot (8e, 26e), qui avaient déjà dévoilé la passivité des défenseurs lorrains. Sur une touche trop molle, Rippert offrait ainsi à Hamdani un ballon dangereux, que le milieu franco-marocain exploita d’une action individuelle de grande classe (1-1, 34e). Lancé en contre, Murcy déposait ensuite Cheikh Gueye pour centrer et Hamdani passait devant Renouard pour inscrire son doublé (1-2, 44e).

Un peu plus impliqué après la pause, alors que Pouliquen avait lancé Jestrovic et Bessat, Metz retrouva aussi un peu de spontanéité dans le jeu mais sans trouver de véritables décalages, manquant d’idées ou de précision. Fabre s’interposa sans difficulté sur les tentatives lointaines de Rocchi (61e, 65e) et Bessat (69e), alors que Cissé avait oublié Jestrovic au point de penalty (55e). Encore une fois trahi par sa défense, Metz sombrait définitivement quand Murcy exploitait d’un tir tendu une frappe contrée de Loriot qui s’était encore joué de Vivian et Brégerie (1-3, 70e).

Comme hébétés, les Messins n’allaient même plus croire à un hypothétique retour et il leur fallut subir l’ironie de leur public, ses « olé »saluant les passes clermontoises et ses applaudissements nourris pour les sorties de Murcy et d’Hamdani, un ancien Nancéien.

C’est dire.

 FARINA TOUCHÉ À UN COUDE.– Remplacé à la pause par Vincent Bessat, le milieu offensif de Metz Nicolas Farina s’est blessé en fin de première période, en rentrant dans un panneau publicitaire, étant emporté par son élan. Il a une grosse entaille au niveau d’un coude.

L’HOMME CLÉ : HAMDANI (Clermont), 8

Formé à Nancy, le milieu clermontois a dû savourer son derby personnel avec ce doublé décisif. Virevoltant, il a d’abord exploité une mauvaise touche de Rippert et la passivité d’Agouazi pour passer entre Vivian et Brégerie d’une percée pleine d’aisance conclue d’un tir croisé du droit (34e), avant de couper au premier poteau un bon centre de Murcy (44e).

RÉACTIONS : Pouliquen : « Un rappel à l’ordre »

Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : «La victoire de Clermont est logique, nous avons affiché trop de lacunes ce soir, surtout des lacune défensives en offrant des possibilités à Clermont, qui en a profité. Quand on fait un début de match aussi moyen et qu’on a l’opportunité d’ouvrir la marque, on n’a pas le droit de gâcher ces bonnes conditions.

C’est un rappel à l’ordre, à nous de ne pas réitérer pareille contre-performance. Il ne s’agit pas de fébrilité. Quand on est chasseur, on a le droit d’être fébrile, pas dans notre position. Maintenant nous avons notre destin entre nos pieds, nous avons grillé notre joker ce soir. »

Didier OLLÉ-NICOLLE (entraîneur de Clermont) : « Je pense qu’il s’agit de la plus belle prestation de mon équipe cette saison et la plus belle à l’extérieur depuis trois ans que je suis à Clermont. Les treize joueurs se sont mis au service du collectif. Maintenant je l’ai dit aux joueurs : nous avions sept étapes, il y en a une de franchie, point à la ligne. »

 

Gros coup de pompe des Grenats

Les Messins sont complètement passés à côté de leur partie contre Clermont. L'ouverture du score de Nicolas Farina n'a pas suffi à masquer leur étonnante fébrilité. Score final : trois buts à un pour les visiteurs.

Il y a des soirs où rien ne va. Opposés à une formation en quête de maintien en Ligue 2, les hommes d'Yvon Pouliquen en ont connu un en cette trente deuxième journée de Ligue 2. Privés de Cédric Barbosa, suspendu, et Victor Mendy, blessé, ils se sont ratés comme rarement cette saison en encaissant pour la première fois trois buts sur leur pelouse. Un gros coup de mou qui succède à une série de quatre matches sans défaite, qui avait propulsé le Club à la Croix de Lorraine dans le trio de tête.

 L'équipe auvergnate, décidée et enthousiaste, n'a pas tardé à semer la zizanie dans l'arrière garde mosellane. Mickaël Murcy fila au but dès la cinquième minute et obligea Germano Vailati à un arrêt de grande classe (5°). Puis Guillaume Loriot tenta une frappe lointaine (8°). Metz avait du mal à rentrer dans sa partie et ne se manifesta qu'à la 14ème minute, quand Nicolas Farina trouva la tête de Papiss Cissé (14°). Avant d'ouvrir la marque sur sa seconde opportunité. Farina était à l'origine et à la conclusion de l'action. Malgré sa petite taille, il s'imposait de la tête sur un centre de Guillaume Rippert (1-0, 28°). C'est dans les minutes suivantes que Metz perdit la partie.

Au regard du début de partie, mener de la sorte était une aubaine, dont les Grenats n'ont pas su profiter. Clermont les a poussés à la faute, notamment Rachid Hamdani, auteur d'un doublé en un quart d'heure. Pour commencer, il profitait de la fébrilité mosellane pour s'infiltrer plein axe et battre Vailati d'une frappe puissante (1-1, 35°). Ensuite, il concluait une contre attaque menée côté gauche par Guillaume Loriot (1-2, 44°). La percussion de hommes d'Olle Nicole avait parlé.

Déboussolés, les Messins tentaient de se reprendre au retour des vestiaires, d'où Nicolas Farina, blessé, n'est pas ressorti. Ils y parvinrent petit à petit, sans se montrer suffisamment dangereux pour battre Michael Fabre. Sur le flanc droit, Papiss Cissé parvint pourtant à percer le dernier rideau auvergnat. Mais sa frappe puissante ne trouvait pas le cadre (54°). Une preuve de plus que la réussite n'était pas du côté lorrain, Murcy ajouta un troisième but d'une frappe croisée des dix huit mètres (1-3, 70°). La coupe était pleine pour les coéquipiers de Cédric Barbosa, au micro de D!rect FM ce soir. Un resserrement s'est opéré en tête de la Ligue 2, il faudra produire une toute autre prestation à la Meinau lundi 27 avril !

Strasbourg - Metz : Rocchi et Rippert suspendus

Deux joueurs messins et deux joueurs strasbourgeois seront absents pour le derby de l'Est.

Ayant reçu trois avertissements en moins de dix rencontres, Romain Rocchi et Guillaume Rippert sont suspendus pour le déplacement des Grenats à la Meinau.

Du côté alsacien, deux absences de marque pour les mêmes raisons sont également à signaler : les milieux de terrain Renaud Cohade et Harlington Shereni ne pourront tenir leur place.

La deuxième manche du derby de l'Est se tiendra lundi 27 avril à 20h30 au Stade de la Meinau.

 Metz tout flou, sans flamme

 Julien Cardy est à la peine avec le défenseur clermontois Abdoulaye. Le capitaine messin, cela dit, a plutôt surnagé.

Metz a laissé filer une nouvelle occasion de distancer ses poursuivants en s’inclinant lourdement, hier, face à Clermont. Rien d’autre que la conclusion logique d’une prestation fade et inquiétante.

Il y a une semaine, à Vannes, au soir d’un match nul qui faisait de lui le leader provisoire du championnat, Metz pouvait encore évoquer ses insuffisances avec une certaine légèreté, le sourire au coin des lèvres. Deux jours plus tard, au prix d’une belle leçon administrée à Strasbourg (4-1), Lens reprenait son bien et l’équipe d’Yvon Pouliquen renfilait son costume de dauphin, sérénité accrochée au veston. Mal accrochée en l’occurrence… Hier, Metz s’est en effet pris les pieds dans le tapis de ses certitudes face à une formation clermontoise qui aura trouvé le moyen de s’attirer les applaudissements de Saint-Symphorien. Le monde à l’envers. A la pause, le score inscrit au tableau d’affichage était, lui, bel et bien à l’endroit : 1-2. En l’espace de quarante-cinq minutes, les Messins venaient de dresser l’inventaire de tous les maux à proscrire pour s’extirper du quotidien de la Ligue 2. Privée, certes, de la pointe technique de Cédric Barbosa (suspendu) et de la pointe de vitesse de Victor Mendy (blessé), l’équipe d’Yvon Pouliquen a d’abord trouvé le moyen de perdre l’avantage que lui avait offert Nicolas Farina. Au terme d’une action enclenchée par une frappe de Romain Rocchi repoussée par le gardien, poursuivie par un raté de Papiss Cissé, l’attaquant messin reprenait de la tête un centre signé Guillaume Rippert (28e). Passeur décisif, celui-ci quittait le terrain dix minutes plus tard. Et difficile de ne pas y lire une sanction : sur une touche effectuée par le défenseur messin, Rachid Hamdani s’emparait du ballon et filait au but pour remettre les compteurs à zéro (38e). Rien d’illogique. Sans âme, sans flamme, Metz se laissait mener par le bout du nez par une formation pointant au dix-huitième rang du classement des performances à l’extérieur.

Dans six journées…

Bourreau de Metz à l’aller, en novembre (1-0), Clermont a remis le couvert cinq mois plus tard. Sans complexe aucun, l’équipe de Didier Ollé-Nicolle a su profiter des carences affichées hier par le camp messin. Hamdani, encore lui, remuait le couteau dans la plaie juste avant que les équipes ne soient invitées à rejoindre les vestiaires. A l’origine, un corner exécuté par Cardy. Le ballon revenait dans les pieds de Murcy, qui transperçait la moitié de terrain messine avant de centrer pour son coéquipier, plus prompt que Germano Vailaiti (44e). Les changements opérés par Yvon Pouliquen après le repos n’eurent pas l’effet escompté. En mal d’inspiration, Metz a laissé baigner son jeu dans une léthargie inquiétante. Avant de sombrer, clairement, après la troisième réalisation clermontoise signée Murcy (70e). A un peu plus d’une semaine du déplacement programmé à Strasbourg, la défaite messine ne pouvait pas plus mal tomber. A défaut de sanctionner son comportement au classement ? Metz reste deuxième ?, cet échec jette, en effet, un épais voile de doute sur la crédibilité du postulant messin à l’élite. Simple accident de parcours ou mal plus profond ? Metz n’a peut-être plus le temps de se pencher sur la question. Dans six journées, la réponse tombera d’elle-même.

 

 Les joueurs messins : Liquidation des biens

 Après avoir ouvert la marque, Nicolas Farina s'est ouvert l'avant-bras. Sa sortie a fait un mal fou au FC Metz.

Bousculés par une équipe de Clermont volontaire, les Messins ont totalement sombré après avoir pourtant mené au score. Une faillite autant collective qu’individuelle.

LA DÉFENSE

Vailati. Inspiré dans son duel face à Murcy dès la sixième minute, il a ensuite été abandonné par sa défense. Au final, le Suisse n’a pas grand-chose à se reprocher sur les trois buts clermontois. Rippert. Pris de vitesse et bousculé physiquement, l’ancien Valenciennois a très vite perdu le fil, en étant, notamment, à l’origine de l’égalisation clermontoise (38e). Dans la foulée, Yvon Pouliquen a mis fin à son calvaire en le remplaçant prématurément par Diagne (39e). Un peu plus tranchant, ce dernier est rentré dans la partie avec ses armes de jeune premier. Vivian. Les quelques interventions entrevues ça et là ne peuvent effacer la fébrilité affichée, hier, par le défenseur brésilien. Brégerie. Sa progression évidente lors des dernières sorties du FC Metz a pris un sacré coup dans l’aile hier soir. Jamais dans le coup, l’ex-Bordelais a paru bien fragile, à l’image de son association, dans l’axe, avec Matheus Vivian. Gueye. La vitesse des Clermontois lui a posé d’énormes problèmes. Son placement, parfois hasardeux, a notamment permis à Murcy d’offrir sur un plateau un doublé à Hamdani (44e).

LE MILIEU

Agouazi. A l’image de son équipe, Laurent Agouazi a connu un début de match particulièrement délicat. Il a ensuite fait preuve d’une activité plus marquée devant sa défense. Rocchi. Loin de son rendement habituel, le milieu messin a eu le mérite de ne jamais renoncer, tentant, à l’occasion, sa chance. En vain… Cardy. Une grosse activité de la part du capitaine messin. Un dynamisme qui s’est malheureusement noyé dans l’inconsistance et le peu de disponibilité de ses partenaires. Farina. Pour sa cinquième titularisation en championnat, Nicolas Farina a été la seule véritable satisfaction messine en première période. Disponible, à l’origine de la première occasion messine (14e), il a ouvert la marque d’une tête pleine de volonté (28e). Victime d’une entaille au bras juste avant la pause, il a fini la soirée à l’hôpital et cédé sa place à Jestrovic (46e), qui n’est jamais parvenu a pesé sur la défense auvergnate. Renouard. Hors du coup, il a manqué à peu près tout ce qu’il a tenté. Une soirée cauchemardesque pour le milieu messin. Remplacé par Bessat (46e) qui a apporté un soupçon de vitesse et de spontanéité. Malheureusement insuffisant pour sortir ses partenaires de leur torpeur.

L’ATTAQUE

Cissé. Deux bonnes têtes en première mi-temps sont les seuls faits d’armes du meilleur buteur lorrain. Rarement placé en situation favorable, ses choix ont manqué de pertinence après la pause.

Réactions : «Un non-match»

Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «Malgré un début de match très, très moyen de notre part, nous avons eu les cartes en mains. Lorsque nous avons mené au score, je pensais que les joueurs allaient gagner en sérénité, mais ça n’a pas été le cas. Nous avons affiché trop de lacunes défensives pour espérer nous en sortir. C’est un rappel à l’ordre : nous avons commis des erreurs impardonnables pour un postulant à la montée.»

Matheus Vivian (défenseur de Metz) : «Nous avons perdu notre joker. Maintenant, nous n’avons plus droit à l’erreur. Et nous n’avons surtout pas le temps d’analyser les raisons de cet échec : dans dix jours, nous avons un match très important à Strasbourg. Nous sommes deuxièmes, ne l’oublions pas. A part Lens, toutes les équipes voudraient être à notre place.»

Germano Vailati (gardien de Metz). «Que retenir ? Simplement que nous avons réalisé un non-match face à une équipe de Clermont qui mérite amplement sa victoire. Ce soir, nous avons grillé notre dernier joker. Il faut surtout que nous rangions nos calculettes. Arrêtons de regarder ce qui se passe derrière nous et reconcentrons-nous sur notre jeu.»

Didier Ollé-Nicolle (entraîneur de Clermont). «C’est sans aucun doute la meilleure prestation de mon équipe cette saison. Parvenir à faire déjouer cette formation messine est une énorme satisfaction. C’est une excellente réaction d’orgueil après la contre-performance à domicile face à Boulogne.»

 Marichez de retour… sur le banc

Six mois après sa dernière apparition sous le maillot messin, face à Bastia, le 17 octobre dernier, Christophe Marichez a fait son retour dans le groupe d'Yvon Pouliquen. Une surprise : à la veille de la réception de Clermont, le numéro 1 n'apparaissait pas, en effet, sur la liste des joueurs retenus par l'entraîneur breton, le rôle de doublure devant être assumé par le jeune Romain Ruffier. Ce choix de dernière minute a, quoi qu'il en soit, permis à Marichez de faire un nouveau pas en direction de la compétition. Eloigné des terrains en raison d'une blessure à l'épaule qui avait nécessité une intervention chirurgicale, le gardien messin devra maintenant répondre à la concurrence de Germano Vailati, titulaire depuis début janvier.

4月17日

Faudra faire sans Barbosa....Ni Mendy : 1 but, ce sera bien, trois points très bien !

La petite phrase du jour : «Fluctuat nec…Ben, si, ils ont sombré ! Le boxeur Landreau, ce matin, doit avoir la tête dans le sac ! Mais il ne faudrait pas oublier que ses défenseurs ont été en dessous de tout, comme le reste de cette équipe, d’ailleurs ! Quant aux Marseillais, n’en déplaise aux journalistes-supporters, ils n’ont toujours rien gagné en 2009 !»

Du stress pour tous

OUTRE LES DEUX rendez-vous décisifs : Tours- Strasbourg et Reims-Nîmes), trois autres matches de cette journée valent extrêmement cher. C’est inévitable lorsque le classement est aussi serré et que la fin de saison approche. Ce sera bien sûr le cas de Montpellier-Lens, lundi, qui peut permettre au leader lensois de s’envoler vers la L 1 ou au club héraultais, en détresse à l’extérieur mais plus à l’aise chez lui, de reprendre espoir.

Il en va de même pour Boulogne-sur-Mer - Troyes. Les Boulonnais, qui restent sur quatre succès consécutifs, vont tenter de se rapprocher du podium, tandis que l’ESTAC, venant d’aligner neuf matches sans victoire (trois nuls, six défaites), voudra freiner sa chute vers la zone de relégation. Le match Metz-Clermont est capital lui aussi, avec des Lorrains qui essaieront d’enchaîner à domicile (trois succès de rang) et des Auvergnats qui doivent se reprendre, surtout en déplacement ! (trois revers de suite).

Stade Saint-Symphorien. En direct sur Ligue 2 multicanaux. Arbitre : M. Rémy.

METZ : Vailati – C. Gueye, Brégerie, Vivian, Rippert – Cardy (cap.), Agouazi, Rocchi – Farina, P. Cissé, Bessat (ou Renouard). Remplaçants : Bourgeois (ou Ruffier), Diagne, Jestrovic, Renouard (ou Bessat), Strasser (ou Chrysostome). Entraîneur : Y. Pouliquen.

CLERMONT : Fabre – Bockhorni, Benatia, Mienniel, Abdoulaye – Ngoyi, Chaussidière (cap.) – Murcy, Hamdani, Loriot – Poté. Remplaçants : Lambay (g.), Martin, Bru, Badiane, Yatabaré. Entraîneur : D. Ollé-Nicolle.

BARBOSA SUSPENDU, V. Mendy légèrement blessé au genou : l’équipe messine aura ce soir une physionomie différente de celle qui n’a ramené qu’un point de Vannes il y a huit jours (1-1). « Au vu des occasions que nous nous sommes créées, de la mainmise que nous avons affichée, nous avons effectivement perdu deux points dans le Morbihan, analysait Yvon Pouliquen, dont la philosophie reste inchangée. Nous devons gagner pour conserver notre joker de cinq points d’avance sur le quatrième. Après, que ce soit Boulogne ou Montpellier ne change pas grand-chose, si ce n’est que les Héraultais ont un goal-average très favorable. »

Avec seulement quatre points pris lors des cinq dernières journées, Clermont a des allures de proie idéale. Si le club auvergnat possède encore trois longueurs d’avance sur Châteauroux (18e), l’inquiétude concernant son avenir est réelle. « Il ne faut pas noircir le tableau, tempère cependant Didier Ollé-Nicolle. Pour s’en sortir, on devra simplement faire aussi bien que nos concurrents directs. » L’entraîneur clermontois ne part pas battu en Lorraine : « Mais pour espérer ramener quelque chose, nous devrons gagner nos duels dans les zones de vérité. Et surprendre les Messins. » Pour y parvenir, il pourra compter sur le retour de Fabre dans les buts et de l’international béninois Poté à la pointe de l’attaque, qui avaient fait défaut la semaine dernière contre Boulogne (2-3).

Le groupe pour Metz – Clermont

Yvon Pouliquen a retenu dix huit joueurs pour la réception de Clermont, vendredi à 20h30 au Stade Saint-Symphorien.
Gardiens : Vailati, Ruffier
Défenseurs : Brégerie, Vivian, Rippert, Strasser, Fallou, C. Gueye, Chrysostome
Milieux de terrain : Rocchi, Cardy, Renouard, Farina, Bessat, Agouazi
Attaquants : Bourgeois, Cissé, Jestrovic

Romain Brégerie : «Nous sommes plus sereins»

 Romain Brégerie : «Je me suis battu pour gagner la confiance du staff et aujourd’hui j’en touche les dividendes en enchaînant les matches.»

L’ancien Bordelais ne boude pas son plaisir d’avoir trouvé sa place au sein de la défense messine et aborde «sans appréhension» la dernière ligne droite menant vers la Ligue 1.

Romain, la déception causée par le nul concédé à Vannes est-elle digérée ? «Oui, car au-delà de l’aspect purement mathématique, ce qu’il faut retenir c’est notre prestation. Personnellement je l’ai trouvée très convaincante. Vu de derrière, c’était impressionnant d’observer l’énorme travail de récupération des milieux et leur capacité à se projeter rapidement vers l’avant.»

Défensivement, le FC Metz semble également avoir retrouvé ses marques… «L’une des priorités du coach (Yvon Pouliquen), ces dernières semaines, était que la défense retrouve sa sérénité. Je crois que c’est chose faite. Vendredi dernier, Vannes ne nous a jamais inquiétés. D’ailleurs, le but breton est inscrit sur un exploit personnel (de Lebouc) et non sur une véritable occasion.»
Votre replacement dans l’axe est-il l’une des explications de ce renouveau ? « Je n’ai jamais caché que l’axe central de la défense était mon poste de prédilection. Je suis donc heureux que l’on me fasse aujourd’hui confiance dans cette position. Mais, pour autant, je ne suis évidemment pas le seul responsable de la bonne marche défensive du FC Metz. Aujourd’hui, les automatismes sont acquis, que se soit dans l’axe ou avec les latéraux. Nous sommes donc plus sereins, plus costauds. Cela facilite également la communication, les anticipations, etc. Évoluer dans cette configuration me permet de poursuivre mon apprentissage du haut niveau. Car je dois encore progresser.»
Dans quels domaines ? «Je dois rendre mon jeu plus propre qu’il ne l’est actuellement. Je pense notamment à la relance, un domaine où malheureusement il subsiste encore beaucoup de déchets. Dans l’engagement aussi. Pour cela, la Ligue 2 est une très bonne école. Depuis mon arrivée à Metz, je ne cesse d’emmagasiner de l’expérience, notamment aux côtés de Jeff (Strasser) et Matheus (Vivian).»

«Une pression positive»

Vous ne regrettez donc pas d’avoir quitté la Gironde pour la Moselle ? «Bien au contraire. Tous les jours je me dis que c’était le bon choix, d’autant que Metz joue les premiers rôles en championnat. A Bordeaux, certains joueurs de ma génération ont un mal fou à s’imposer. Ici, je me suis battu pour gagner la confiance du staff et aujourd’hui j’en touche les dividendes en enchaînant les matches.»
On devrait ainsi vous retrouvez au centre de la défense messine, ce soir, face à Clermont. Comment appréhendez-vous cette rencontre face à une équipe qui lutte pour sa survie en Ligue 2 ? «Pourquoi s’occuper de la situation de notre adversaire ? Les Clermontois ont sans aucun doute besoin de points pour se rassurer, mais nous en avons tout autant besoin pour assurer notre place dans le trio de tête. La seule chose qui compte, c’est d’avoir la mainmise sur la rencontre et de remporter ce match. Il en sera de même lors de la prochaine journée à Strasbourg qui, lui, lutte pour la montée.»
A sept journées de la fin du championnat, la pression est-elle palpable au quotidien ? «Oui, mais il s’agit d’une pression que je qualifierais de positive. Au quotidien, c’est plutôt plaisant de se dire qu’on joue pour une montée en Ligue 1. Ce qui est également palpable, c’est le plaisir que nous avons tous, sans exception, à nous retrouver à l’entraînement. Le jeu en vaut vraiment la chandelle.»

 Les deux font la paire

Avec vingt-quatre titularisations, Romain Brégerie est à ce jour le défenseur messin le plus sollicité en championnat par Yvon Pouliquen, juste devant son désormais compère de l’axe central, Matheus Vivian, qui a débuté une rencontre à vingt-trois reprises cette saison. «Nous avons des affinités en dehors du football, explique Romain Brégerie. C’est un atout indéniable… » Le Brésilien opine. «C’est évident que notre relation sur le terrain en sort renforcée. Romain est venu à Metz pour acquérir du temps de jeu. Dans le couloir droit, en début de saison, il nous a sacrément aidés. Aujourd’hui replacé dans l’axe, il monte en puissance. Je suis d’ailleurs persuadé qu’il a le potentiel pour aller encore plus loin.» En Ligue 1, par exemple.

Conserver notre joker

Après le match nul ramené de Vannes (1-1) la semaine passée, les Mosellans reçoivent vendredi soir au Stade Saint-Symphorien la formation de Clermont Foot, toujours en lutte pour le maintien.

Revenus de Bretagne avec un point en poche, les Messins restent sur une série de quatre matches sans défaite. Et même s’ils ont eu l’opportunité de revenir en Lorraine avec les trois points de la victoire, les Grenats et leur coach ne nourrissent aucun regret. « Au vu du match, on peut se dire que ce sont deux points de perdus tant on avait la mainmise sur le jeu. On aurait pu tuer le match. On ne l’a pas fait et au final on prend un point. Néanmoins, on conserve toujours notre joker sur le quatrième ». Préserver le matelas de points qui sépare le FC Metz de la quatrième place, tel sera encore l’objectif qu’Yvon Pouliquen fixera à ses joueurs avant le match. « Il faut gagner pour nous maintenir dans le trio de tête. Et puis si on peut faire fructifier notre avance, ce sera encore mieux. »
Cette fois-ci, c’est Clermont Foot qui se présente à Saint-Symphorien. Tout comme Brest et Châteauroux, qui se sont rendus avant eux sur les bords de la Moselle, les Auvergnats sont en difficulté cette saison. Pourtant si euphorique l’année dernière, l’équipe entraînée par Didier Ollé-Nicole ne parvient pas à s’éloigner de la zone rouge. Actuellement quinzième, la formation clermontoise reste sur deux défaites de rang, dont une concédée à domicile dans les dernières minutes face à Boulogne. Malgré le classement de son adversaire, Yvon Pouliquen ne s’attend pas à une partie de plaisir. « Cette équipe traverse une passe difficile, notamment avec la défaite de la semaine dernière. Ils viendront certainement avec l’ambition de récupérer ces points. Ce ne sera pas une rencontre facile, c’est une certitude. D’ailleurs en cette fin de saison, il n’y a plus de match facile. »
Obligé de recomposer en partie son équipe en raison de la suspension de Cédric Barbosa et de la blessure de Victor Mendy (lire par ailleurs), l’entraîneur lorrain n’est pas inquiet pour autant puisqu’il juge qu’il dispose « d’un effectif capable de pallier les blessures et les suspensions et que de ce fait, l’absence de l’un ou l’autre n’est pas préjudiciable ». Yvon Pouliquen s’attend à affronter une équipe athlétique (Clermont est la formation qui possède la plus grande taille moyenne de Ligue 2)  qui aura le souci de former un bloc compact et qui jouera certainement le contre. « Au match aller, on s’était fait bouger. Mais nous n’avions pas les arguments dont nous disposons actuellement, c'est-à-dire un jeu posé et une sérénité qui nous permettent de pouvoir gérer ce genre de match ».

4月16日

Ollé : "hola,là !"...Hé...Las ?

La petite phrase du jour : «Je veux dissiper définitivement les rumeurs : non, nous ne voulons pas recruter Ribéry» …(Laporta)… « Je suis invité à aller voir la demi-finale contre Chelsea au Camp Nou. Et j’y serai. »…(Beckenbauer)…Nous non plus, on ne veut pas recruter Robert Pires !

METZ - CLERMONT

METZ. – Deux Messins sont "forfait" : Mendy souffre d’une entorse du genou, Barbosa est suspendu. Marichez, Anastassowa, Chapuis, Delgado, Johansen et Léoni, qui ont évolué hier en CFA à Strasbourg, sont susceptibles d’être alignés.

L’équipe possible : Vailati – C. Gueye, Brégerie, Vivian, Rippert – Agouazi – Farina, Cardy, Rocchi, Bessat ou Renouard – P. Cissé.

CLERMONT. – Ollé-Nicolle annonce trois ou quatre changements dans l’équipe de départ par rapport à celle qui s’est inclinée la semaine dernière contre Boulogne (2-3). Fabre, suspendu la semaine dernière, effectuera son retour ainsi que Loriot. Poté est encore incertain, de même que Badiane (adducteurs).

L’équipe probable : Fabre – Bockhorni, Mienniel, Benatia, Loriot – NGoyi, Chaussidière – Poté ou Murcy, Hamdani, Badiane – Yatabaré

Légère entorse pour Mendy

Victor Mendy, blessé au genou, est forfait pour la réception de Clermont vendredi.

L'attaquant des Grenats Victor Mendy a passé des examens médicaux, qui ont révélé une légère entorse du genou. Il est par conséquent forfait pour Metz - Clermont ce vendredi. La durée de son indisponibilité ne peut pas encore être établie.

Mercredi, Cédric Barbosa est de nouveau resté aux soins pour calmer une douleur aux cervicales. Plusieurs éléments du groupe étaient en déplacement à Strasbourg avec l'équipe B. Les Grenats se sont inclinés en Alsace sur le score de deux buts à zéro.

 Ligue 2 : Clermont en état de manques

En passant totalement à travers face à Boulogne (2-3), les Clermontois ont perdu une belle occasion de se rassurer avant un délicat déplacement, demain, à Metz.

Défensive passive

En s’inclinant, vendredi dernier, face à Boulogne (2-3), les Clermontois ont probablement grillé leur dernier joker à domicile en vue de la lutte pour le maintien. Dans ce deuxième match de son triptyque face à des prétendants à la montée (Montpellier, Boulogne et Metz), Clermont a, selon Didier Ollé-Nicolle, «offert la victoire » aux Boulonnais. «Ce fut la soirée des cadeaux, peste l’entraîneur auvergnat. Dans ces conditions, il est difficile d’envisager la moindre victoire et donc d’assurer notre survie en Ligue 2.» Pointée du doigt, la défense clermontoise, la plus mauvaise du championnat avec quarante-cinq buts encaissés, juste derrière Ajaccio (49). «C’est à l’image de notre saison, poursuit Ollé-Nicolle. On met beaucoup de cœur dans nos prestations, mais pas suffisamment de rigueur défensive. D’ailleurs, face à Boulogne, le collectif n’a pas failli. Au contraire, dans la maîtrise du jeu nous n’avons pas été ridicules et nous sommes même parvenus à revenir au score à deux reprises. Cela prouve que mon équipe possède des ressources physiques et mentales. Malheureusement, derrière, on a touché le fond individuellement. C’est un problème de personnalité, un manque de talent de la part de certains défenseurs et du gardien (Pierre Bouysse). Ils se sont montrés bien trop laxistes, trop gentils, oubliant sans doute qu’on lutte pour ne pas descendre… »

«Une nouvelle formule»

Remonté, Didier Ollé-Nicolle a promis trois ou quatre changements pour le déplacement, demain, en Lorraine. «Il me semble nécessaire de trouver une nouvelle équipe, en tout cas une nouvelle formule face à Metz.» Directement mis en cause par son entraîneur, Pierre Bouysse laissera logiquement sa place dans les buts à Mickaël Fabre, l’habituel titulaire suspendu face à Boulogne. En défense, malgré les lacunes observées, le technicien clermontois ne dispose pas vraiment de solutions de rechange. «Il faudra cependant que chacun face preuve de plus fermeté », prévient ce dernier. Au milieu, Guillaume Loriot, remplaçant vendredi dernier, devrait être aligné d’entrée dans le couloir gauche, alors que Mickaël Poté, forfait face à Boulogne en raison de douleurs aux adducteurs, pourrait effectuer son retour dans l’animation offensive. Auteur de six réalisations cette saison, Poté n’est pas un inconnu de la maison grenat puisque c’est lui qui avait signé le but de la victoire de son équipe au match aller (1-0), le 7 novembre 2008.

Forcer le destin

Quinzième avec trente-quatre points (8v, 10n, 13d), à seulement trois longueurs de Châteauroux, le premier relégable, Clermont n’a, selon la formule consacrée, plus le droit à l’erreur. «Il faut que l’on cesse de regarder dernière nous, coupe Guillaume Loriot. C’est à nous de prendre notre destin en main.» Dès demain à Saint-Symphorien ? «Ce n’est certainement pas le meilleur endroit pour rebondir, mais pourquoi pas, s’interroge l’attaquant Lhadji Badiane. De toute façon, nous n’avons plus le choix. Dans notre situation, il faut récupérer les points perdus à la maison.» «La défaite face à Boulogne a laissé des traces physiques et psychologiques, assure Didier Ollé-Nicolle. Mais même face à une équipe qui joue la montée, voire le titre, nous devons réagir.» Un passage par la Lorraine qui s’annonce cependant délicat pour des Clermontois qui accueilleront ensuite Reims au stade Gabriel-Montpied, un duel sans doute décisif pour leur survie en Ligue 2.

Football CFA : Une mauvaise opération

«On était venu ici pour profiter de notre dernier match en retard pour faire le plein de points et avancer dans le classement. On peut dire que l'objectif est raté, dira José Pinot, l'entraîneur, à l'issue de la défaite de la réserve messine chez le voisin strasbourgeois. Notre entame de match a été catastrophique. On a eu l'art de se mettre tout seul en difficulté. Quand on prend un but aussi rapidement, sur un ensemble de petites erreurs, on se complique forcément la suite. A 2-0, Strasbourg nous a laissé l'initiative, mais a continué à défendre férocement.» Les Strasbourgeois étaient bien entrés dans leur match. Sur un coup franc excentré (5e), Ekwe-Ebele trouvait Ketkeophomphone, esseulé dans la surface, dont la reprise était claquée en corner par Marichez. Sur le corner, le gardien messin se trouait. Ses défenseurs aussi, et Ketkeophomphone ouvrait le score d'un plat du pied. Sur une nouvelle offensive, Ekwe-Ebele décalait Dje, dont le centre devant le but était repoussé par Schmisser... sur Ledy, qui doublait la mise (25e). Vigilants jusqu'au coup de sifflet final, les Strasbourgeois décrochaient un succès précieux. Quant aux Messins, ils repartaient forcément déçus. «On a réussi à se procurer beaucoup d'occasions sans les convertir, par manque de rythme, de concentration, d'agressivité dans la dernière passe et dans le dernier geste, terminait José Pinot. Il faudra aller chercher les points ailleurs. »

4月15日

Rattrapages...ce qui cloche...

La petite phrase du jour : « Retour sur un passé récent…Un passé qui aurait pu être décisif, qui aurait du être décisif ! »

(Site officiel FC Metz) Mattiello : «Traçons notre route»

Christian Mattiello : «Je suis heureux de vivre une telle fin de saison.»
Il n’aime pas être dans la lumière et préfère se définir comme un «homme de l’ombre.» Pourtant, Christian Mattiello, l’adjoint d’Yvon Pouliquen, est l’une des pièces essentielles à la bonne marche du FC Metz.
Christian, le FC Metz est plus que jamais dans la course pour la montée en Ligue 1. Une situation que vous avez déjà connue lors de vos passages à Lorient et à Strasbourg. Est-ce important à l’heure d’aborder la dernière ligne droite ? «Il s’agit de deux expériences bien distinctes, puisqu’en 2002, avec Strasbourg, nous sommes parvenus à monter, alors que la saison suivante, avec Lorient, nous avions raté le coche lors de la dernière journée. Il est évident que je me nourris aujourd’hui de ces deux épreuves. Mais il n’est pas question de se regarder le nombril. Il s’agit d’une aventure différente que nous comptons bien mener à son terme. Comme les joueurs et l’ensemble du staff, je suis un compétiteur et je suis heureux de vivre une telle fin de saison. Il n’y a rien de plus ennuyeux que de n’avoir plus rien à jouer à sept journées de la fin.»
Lors du passage à vide de votre équipe, fin 2008, avez-vous douté de ses capacités à jouer les premiers rôles ? «Pas du tout… Ce fut effectivement un mauvais passage, sans doute dû à une forme de lassitude : après avoir remporté des matches dits importants, nous avons inconsciemment négligé l’ordinaire. Un entraîneur m’a dit un jour que "certaines victoires rendaient idiots." Après les succès face à Lyon (3-1, en Coupe de la Ligue, le 11 novembre 2008) et Strasbourg (3-2, en championnat le 17 novembre 2008), il a fallu redescendre sur terre. Le coach (Yvon Pouliquen) a alors tenu un discours plus ferme, plus terre à terre. On ne s’est pas remis au travail, puisque nous n’avons jamais cessé de le faire, mais la manière d’aborder les matches a changé.»
«C’est lui le chef !»
En tant qu’entraîneur adjoint vous avez forcément votre mot à dire. Comment travaillez-vous avec Yvon Pouliquen ? «C’est lui le chef ! L’ensemble du staff s’adapte à ses besoins, à ses revendications. Personnellement, j’ai l’avantage de connaître par cœur sa conception du jeu (il a déjà travaillé à ses côtés à Lorient, Guingamp, Strasbourg et Grenoble). Du coup, notre relation est plus simple.»
Pourtant, si les soirs de matches Yvon Pouliquen donne de la voix, lors des séances d’entraînement, c’est souvent vous qui dirigez la manœuvre… «C’est vrai. Nous travaillons la mise en place des séances ensemble, mais la plupart du temps, l’animation me revient. L’explication est très simple : cela permet à Yvon de prendre du recul, d’observer plus attentivement ses joueurs. Je compare volontiers notre collaboration à celle d’un grand cuisinier avec ses commis. Le chef possède un savoir-faire que son staff doit appliquer afin que la sauce puisse prendre.»
La recette semble la bonne, même si le FC Metz a laissé échapper deux précieux points à Vannes lors de la dernière journée. Une défaite à domicile, vendredi, face à Clermont, est interdite ? «On ne peut pas dissocier ces deux rencontres. En Bretagne, malgré le score (1-1), nous avons sans aucun doute réalisé le match le plus abouti de la saison. Nous devons nous appuyer là-dessus pour la venue de Clermont. Si tel est le cas, la victoire sera au bout.»
Un pronostic pour la montée en Ligue 1 ? «Non… Actuellement, même si Lens semble dans une position assez confortable, cinq voire six équipes peuvent prétendre au podium. Nous en faisons partie. L’objectif du FC Metz est d’atteindre le total de soixante-six ou soixante-sept points. Traçons notre route sans nous préoccuper des autres.»

Les échos du mardi

Plusieurs éléments du groupe d'Yvon Pouliquen rejoindront l'effectif CFA demain pour un déplacement à Strasbourg.
- Cédric Barbosa, gêné aux cervicales, est resté aux soins mardi matin. Le milieu de terrain aurait tort de ne pas souffler puisqu'il sera suspendu vendredi pour le match contre Clermont.
- Laurent Agouazi, qui se plaignait d'adducteurs douloureux, va mieux et a pu s'entraîner.
- Touché dans un choc vendredi dernier à Vannes, Victor Mendy va passer des examens médicaux complémentaires.
- Mercredi, l'équipe B se rend à Strasbourg en match en retard. Christophe Marichez, Cyril Chapuis, Pascal Johansen, Stéphane Leoni, Arnaud Anastassowa et Luis Delgado seront du voyage en Alsace. Ils ont été laissés à la disposition de José Pinot.

 

V. Mendy a passé des examens pour connaître la nature de sa blessure au genou. Barbosa, suspendu vendredi, est resté aux soins en raison de douleurs aux cervicales. Marichez, Anastassowa, Chapuis, Delgado, Johansen et Léoni évolueront demain en CFA, à Strasbourg, et se sont entraînés avec l’équipe réserve.

Nous avons appris avec beaucoup de tristesse le décès de Michel Lagarde, un fidèle du Club à la Croix de Lorraine.
Michel Lagarde était chargé de l'équipe B des Benjamins du FC Metz. Il s'est éteint dans la journée de vendredi. Ses obsèques seront célébrées mardi à 14h30 en l'église Jeanne d'Arc de Montigny-Lès-Metz. Le FC Metz adresse à ses proches et à sa famille ses plus sincères condoléances.

Ce à quoi vous avez échappé du fait de mon absence :

L’Est joue la tête

Strasbourg et Metz peuvent s’emparer provisoirement de la première place aujourd’hui, et maintenir Montpellier à distance.

QUAND LENS s’est imposé à Metz (2-1), le 23 février, portant son avance sur son dauphin à huit points, et à onze sur Strasbourg, la première place de L 2 ne semblait pas sujette au suspense. Six semaines plus tard, le décor a complètement changé, et Lens n’est plus sûr de rien, après cinq matches sans victoire (4 défaites, 1 nul). Dans le même temps, Strasbourg a presque tout gagné (4 victoires, 1 nul) et Metz a conservé son rythme de promu en puissance (3 victoires, 1 nul, 1 défaite). Tous les deux ne sont plus qu’à deux points derrière les Nordistes, Strasbourg un peu plus près grâce à une plus grande différence de buts.

« Personnellement, je veux la première place », a d’ailleurs déclaré cette semaine le latéral alsacien, Jean-Alain Fanchone. « En fin de saison, tous les symboles sont bons, estime aussi Jean-Marc Furlan, son entraîneur. Et une place de leader peut survolter une équipe. » « On pense simplement à terminer dans les trois premiers, assure de son côté le milieu messin Laurent Agouazi, même si la première place serait bonne pour le palmarès et les finances du club. »

Le sommet de l’OTAN à Strasbourg, qui a monopolisé les forces de sécurité du grand Est et obligé à décaler les deux rencontres d’aujourd’hui, a donc rendu un petit service à la dramaturgie de la Ligue 2. Avant le déplacement de Lens à Amiens, demain, Metz et Strasbourg jouent cet après-midi une place de leader provisoire face à deux équipes qui luttent pour leur maintien. Abordable, même si la forme récente de l’AC Ajaccio, qui vient de gagner à Lens (1-0) et Angers (1-0), doit inciter les Strasbourgeois à la prudence.

Pouliquen : « Un joker d’avance »

« Cela nous inquiète beaucoup, assure d’ailleurs Furlan. C’est une équipe en net regain de forme et qui défend très bien. » Lors de la séance vidéo hebdomadaire, Agouazi, lui, a vu à Brest « de bons attaquants » et une équipe habile en contre. Des deux côtés, on n’oublie donc pas de regarder derrière soi.

Vendredi soir, Montpellier est revenu à deux points du podium et les deux équipes de l’Est vont surtout tenter de conserver le break acquis la semaine dernière, tout en rejetant les autres poursuivants, Boulogne et Angers, à des distances presque insurmontables. « On est dans une position qu’on n’a pas encore connue depuis le début de la saison, avec un joker d’avance, apprécie Yvon Pouliquen, l’entraîneur du FC Metz. Jusqu’à présent, on avait toujours été en chasse derrière les autres, ou bien dans le trio de tête, mais sans droit à l ’erreur. Aujourd’hui, on en a un et notre objectif est de le conserver le plus longtemps possible. » « À partir de maintenant, le plus important, c’est de ne dépendre que de nous-mêmes, considère aussi son défenseur brésilien, Matheus Vivian. On a cet avantage et aussi l’effectif, en quantité et en qualité, pour conserver la même dynamique. » Celle de Metz est un peu moins impeccable que celle de Strasbourg, mais les Lorrains se sont rassurés à Bastia (2-1) après une prestation très faible contre Châteauroux (1-0), le vendredi précédent. « On a retrouvé l’envie de gagner chaque duel, chaque ballon », explique Vivian. « C’était bien meilleur, beaucoup plus solide, acquiesce Pouliquen. Mais ce qui compte, aujourd’hui, ce sont les points. Parfois, on peut occulter la manière. »

Strasbourg s’en est contenté aussi, après l’avoir emporté à Troyes (2-1) grâce aux deux premiers buts chez les professionnels de Guillaume Lacour, mais l’équipe alsacienne ne pourra pas compter sur son Lilian Thuram tous les week-ends. « Le danger, ce serait de se relâcher, indique Furlan. Mais cette équipe a tellement galéré, on lui a accordé si peu de crédit et d’indulgence... Et quand on gagne les matches si près du but, cela crée une forme de doping légal... » À une semaine de se rendre à Lens, pour y jouer directement la première place, son équipe doit entretenir cette euphorie.

11 353 spectateurs. Arbitre :M.Castro. But : P. Cissé (8e). Avertissements. –Metz :

Jestrovic (tacle irrégulier sur Kantari, 58e), Barbosa (73e, charge irrégulière sur

J. Lachuer) ; Brest : Kantari (7e, tacle irrégulier sur V. Mendy).

METZ : Vailati – C.Gueye, Brégerie, Vivian, Rippert –Agouazi – V.Mendy (Farina,

76e), Rocchi, Cardy (cap.), Barbosa (Renouard, 85e) – P. Cissé (Jestrovic, 56e).

Entraîneur : Y. Pouliquen.

BREST : J. Lachuer – Bourgis (Poyet, 85e), Borne (Fabien, 72e), Kantari (cap.),

Lorenzi – Bigné, Ferradj – De Carvalho, Al. Traoré (B. Leroy, 63e), El Jadeyaoui –

Socrier. Entraîneur : G. Baticle.

METZ - BREST : 1-0

Metz maintient l’écart

Vainqueurs sans briller grâce à un coup de pied arrêté, les Lorrains conservent, comme Strasbourg, cinq points d’avance sur le quatrième, Montpellier.

METZ

LE TREIZIÈME BUT de la saison de Papiss Cissé a suffi à Metz, hier après-midi, pour poursuivre un chemin qui semble mener vers la L 1. Les Lorrains ont conservé leur break d’avance sur le quatrième, Montpellier, un écart qui leur laisse au moins un droit à l’erreur dans les semaines qui viennent. Metz reste aussi dans les pas de Strasbourg et devance provisoirement Lens. Ce soir, Metz s’intéressera à Lens et Brest regardera Amiens, qui le précède de peu au classement. Car les Bretons n’ont toujours que deux points d’avance sur le premier relégable (Châteauroux) et restent dans une situation très complexe avant d’accueillir Dijon vendredi.

Vainqueurs, les Messins n’ont pourtant pas brillé, même s’ils ont bouclé un troisième match à domicile sans encaisser de but, et sont restés jusqu’au bout sous la menace d’une égalisation, qui s’est finalement envolée dans les tribunes de Saint-Symphorien sur une volée de El-Jadeyaoui, seul au second poteau, après un centre de Lorenzi (90e + 3). La marge était donc étroite mais Metz n’a pas véritablement souffert non plus et a su contrôler le rythme de la rencontre, après le but précoce de Cissé, à la suite d’un coup franc obtenu par Mendy (8e). Brest peut avoir l’impression d’avoir fait jeu égal avec son adversaire l’essentiel de la rencontre mais avec trop peu de vitesse et de conviction à l’approche du but de Vailati, qui n’aura eu aucun arrêt à effectuer. Et, contrairement à Metz, sans pouvoir exploiter ses coups de pied arrêtés les plus dangereux (35e, 45e), ni une bourde de Brégerie corrigée par Rippert devant De Carvalho (33e). Dans une seconde période où les Lorrains se mirent en danger en jouant la ligne très haut, les attaquants messins manquèrent, eux, de lucidité pour exploiter leurs contres. Après l’un des seuls mouvements lorrains aboutis, initié par Gueye et Rocchi côté droit, Cardy crut avoir marqué mais Lachuer repoussa sur sa ligne, et même derrière selon les Messins (76e). Une incertitude finalement sans conséquence.

L’HOMME CLÉ : P. CISSÉ (Metz)

DE NOUVEAU DÉCISIF, l’attaquant sénégalais a inscrit son treizième but de la saison, d’une tête croisée sur un service de Cardy (8e). Pour faire la fine bouche, on pourrait lui reprocher de ne pas avoir mis son équipe à l’abri, alors qu’il avait parfaitement été lancé par Barbosa (45e). Mais il fut aussi le meilleur animateur du jeu messin, avec notamment deux numéros personnels mal terminés (21e, 28e). Sorti en seconde période après avoir reçu un coup sur un pied, son état n’inspirait pas d’inquiétude à Pouliquen.

RÉACTIONS

 Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « On a raté beaucoup d’opportunités de marquer ce deuxième but et de se mettre à l’abri. C’est ce que je regrette. Après, il y a eu beaucoup de hors jeu, je ne sais pas s’ils y étaient tous ; il y a le but refusé à Cardy, je ne sais pas s’il y était… On a pris vingt-six points lors des douze dernières rencontres.

Si on conserve ce rythme, on atteindra l’objectif que se sont fixé les joueurs. »

 Gérald BATICLE (entraîneur de Brest) : « La rencontre s’est disputée sur un faux rythme et le match était plus facile pour Metz après leur but. Une nouvelle fois, on a dû courir après un coup de pied arrêté toute la rencontre... Ce n’est pas que la situation commence à être difficile, elle est difficile...»

 

Metz rate le grand écart

Les Lorrains gardent cinq points d’avance sur le quatrième, mais avec plus de réalisme, ils auraient pris le large.

VANNES : « UN MAUVAIS BON POINT. » Voici le concept bizarroïde inventé par l’entraîneur messin, Yvon Pouliquen, pour caractériser l’opération réalisée hier par son équipe. « Mauvais », parce qu’au vu du nombre d’occasions, elle aurait largement dû se mettre à l’abri d’un retour vannetais. Mais « bon », car dans le Morbihan, Lens et Montpellier, battus (1-2 et 0-1) ont fait pire, tandis que Strasbourg (2-2) n’a pas fait mieux. Surtout, le club héraultais a chuté à Nîmes (1-2) et Metz – qui perdra forcément son éphémère place de leader lundi soir, quel que soit le résultat de Lens-Strasbourg – a toujours cinq longueurs d’avance sur le quatrième, Boulogne-sur-Mer.

L’esprit tourné vers leur finale de Coupe de la Ligue, le 25 avril, contre Bordeaux, les Vannetais avaient clairement décidé d’attendre les Messins.

Méfiants, ces derniers avaient la maîtrise du jeu, mais ne profitaient pas assez des innombrables approximations techniques des locaux. Lancé par Rocchi, Mendy plaçait un tir vicieux au premier poteau que Revel détournait de justesse (33e), puis Cissé s’infiltrait dans l’axe avant de frapper du droit juste à côté (39e). Bref, en première période, le spectacle s’avérait des plus tristes.

Un but casquette

Cela tombe « bien », le but messin, inscrit dès la reprise, allait symboliser cette pauvreté. Sur un centre-tir anodin du droit de Rocchi, Leugueun, pas inspiré, était trompé par le rebond et le ballon entrait dans le petit filet opposé de Revel (47e). Ce but casquette réveillait quelque peu les Vannetais, qui tentaient d’imprimer un rythme supérieur : Vivian contrait Lebouc (56e), qui ratait ensuite de justesse une tête sur un centre de Sammaritano (73e). Mais cela offrait surtout davantage d’espaces aux Lorrains. Mendy trouvait Cissé dont la tête piquée était bloquée par Revel (63e). Un gardien contraint d’intervenir devant Barbosa sur un centre de Rippert (66e), avant que Cissé ne rate une occasion immanquable sur un centre de Mendy (75e).

Ce dernier servait ensuite en retrait Barbosa, qui frappait du gauche juste à côté (77e). Les Grenats allaient amèrement regretter ces énormes possibilités.

Bien servi par Diguiny à l’entrée de la surface, Lebouc égalisait d’un tir précis du droit (78e). Cissé ne concrétisant pas sa dernière accélération (90e), Metz devait donc se contenter, après trois succès de rang, d’un résultat nul.

Et surtout d’un écart de cinq points là où il y aurait pu en avoir sept...

4月14日

Retour des cloches...histoires de clochers...

Jeux décisifs

L’AFFRONTEMENT entre deux concurrents directs pour le titre, Lens et Strasbourg, a tourné en faveur du club artésien, qui s’est rapproché de la L 1, en l’emportant largement hier soir au stade Félix-Bollaert. Strasbourg a subi, de son côté, un coup d’arrêt et devra réagir dès vendredi à Tours. Un déplacement délicat puisque le club tourangeau, vainqueur à Ajaccio (2-0), est la meilleure équipe sur les huit dernières journées.

L’autre bonne affaire de cette 31e journée revient à Boulogne-sur- Mer. Son succès à Clermont (3-2) lui permet de recoller au peloton de tête. En revanche, après sa défaite à Nîmes (1-2), Montpellier a perdu du terrain et c’est sous haute pression que les joueurs de Rolland

Courbis recevront le leader lensois lundi prochain.

En bas de tableau, aussi, le suspense est intense. Pour les Nîmois, la victoire obtenue face à Montpellier, conjuguée au nul entre Châteauroux et Reims (0-0) et aux défaites de Brest (1-2) et Troyes (0-1), est synonyme d’espoir. Six équipes se tiennent désormais en quatre points, ce qui promet une fin de saison haletante. Prochain épisode vendredi, avec le duel entre les deux derniers, Reims et Nîmes. ,À sept journées du terme du Championnat, les confrontations directes ont des allures de jeux décisifs. –

METZ

Reprise hier, y compris pour Cissé et Agouazi. Touché à un genou, Mendy n’était pas sur le terrain. Il passera, dans les prochains jours, des examens complémentaires.

Messins de milieu huppé

 Cédric Barbosa et Julien Cardy (en arrière plan) ont déjà fait leurs preuves en Ligue 1, comme Romain Rocchi. Continuer à les associer, en cas d'accession, ferait gagner du temps au promu messin…

Cédric Barbosa, Julien Cardy et Romain Rocchi forment l’ossature d’un FC Metz qui, avec eux, assurerait une continuité utile vers la Ligue 1, conforme à leur vécu et à leur niveau.

A eux trois, ils pèsent 360 matches en Première division et, cette saison, ni blessés, ni suspendus, Yvon Pouliquen les intègre systématiquement à son équipe, quelle que soit l’organisation choisie. Cédric Barbosa, Julien Cardy et Romain Rocchi forment l’ossature du FC Metz. C’est une question de charpente, s’agissant de leur positionnement sur le terrain. C’est aussi une affaire de hiérarchie, non démentie et même assumée par son auteur : «Chaque entraîneur possède quelques joueurs sur qui s’appuyer, reconnaît ainsi Yvon Pouliquen, et je ne suis pas différent des autres ». Voici son inventaire : «Julien retrouve progressivement le niveau qui a été le sien il y a deux ans (avant une saison blanche en raison d’une blessure), Romain confirme le bien que nous pensions de lui au moment de le recruter, et Cédric ajoute aux qualités que nous lui connaissons de réelles capacités d’adaptation à un poste excentré qui n’est pas le sien. »

Metz avance donc vers la Ligue 1 porté par des joueurs de Ligue 1. «Ils y ont prouvé leur valeur », note Yvon Pouliquen, d’accord avec le label attribué à son trio d’hommes du milieu. Cédric Barbosa tempère le constat : «Je pense que nous avons les qualités pour évoluer en Ligue 1, dit-il, comme d’autres dans cet effectif : parachutés individuellement, cette notion de valeur ne veut plus rien dire. » Le plus expérimenté des trois élargit donc le débat à l’échelle du collectif : «L’équipe est mieux structurée, plus mûre, de meilleure qualité que celle de la saison dernière, en Ligue 1. » Leur plus-value technique y est pour beaucoup, sinon pour l’essentiel : «Ils sont dotés de qualités techniques au-dessus de la moyenne en Ligue 2, confirme leur entraîneur, ce qui permet d’avoir la mainmise sur un match et sur un adversaire, comme à Vannes vendredi dernier. »

Sans oublier Johansen…

A sept étapes de l’arrivée, à l’heure où les Messins entretiennent l’espoir d’une remontée qui pourrait même devenir effective avant la date limite du 29 mai, se pose immanquablement la question du futur effectif. Saute notamment aux yeux la pertinence de conserver, la saison prochaine, ceux qui ont bien fonctionné ensemble en Ligue 2 et qui ont déjà fait leurs preuves, séparément, en Ligue 1. «Nous avons nos automatismes et on sait l’importance de conserver une dynamique », affirme Romain Rocchi. «Avec des joueurs d’expérience, vous gagnez du temps. J’intègre d’ailleurs Pascal Johansen à ce raisonnement, même si sa saison est perturbée par les blessures : on a vu à Lyon, en Coupe de la Ligue, que nous étions capables de nous hisser au niveau technique de la meilleure équipe française », rappelle Yvon Pouliquen. «S’il y a continuité, ajoute Julien Cardy, elle sera bénéfique pour le club. Mais les joueurs concernés doivent également faire le nécessaire pour être au niveau à l’étage supérieur. Il faut aussi se souvenir des erreurs passées et savoir que la continuité seule ne suffit pas.» «La continuité est l’un des ingrédients, mais pas le seul. Des peaufinages sont nécessaires, avec des éléments nouveaux qui viennent apporter quelque chose et non combler un effectif », poursuit Cédric Barbosa.
Cédric Barbosa se trouve au cœur du débat autant qu’à un carrefour : des milieux de terrain estampillés Ligue 1, il est le seul dont le contrat expire en juin prochain. Pour l’heure, il n’a reçu aucune proposition de la part du FC Metz, concède quelques touches «en Ligue 2 et quelques unes aussi à l’étranger », dit «tout étudier », à trente-trois ans, même s’il est urgent d’attendre : «Joël Muller, le directeur sportif, m’a expliqué que tout était lié à la remontée du club. » Un objectif auquel Cédric Barbosa continue à s’atteler même si, vendredi, il manquera exceptionnellement à l’appel de Metz - Clermont : il purgera une suspension d’un match.

Cédric Barbosa

Profil. 33 ans. Milieu de terrain.
Parcours. Alès de 1994 à 1997, Montpellier de 1997 à 2003, Rennes de 2003 à 2006, Troyes en 2006-2007, Metz depuis juin 2007.
Bilan. 216 matches en Ligue 1 ; 86 matches en Ligue 2.
Cette saison. Ligue 2 : 26 matches (23 titularisations, 3 entrées en jeu), 4 passes décisives, 7 avertissements. Coupe de la Ligue : 2 matches (2 titularisations).
Situation. En fin de contrat en juin prochain.

 18 ans nationaux : Metz sans forcer

FC METZ - RACING 92 : 3-0

Arbitre : M. Huentz (Alsace). Buts : Kehli (44e), Zénier (71e), Bussmann (90e+2).
Le Racing avait les deux premières occasions avec un tir de loin de Berahil qui passait à côté (18e) et un centre tir (32e). De leur côté, les Messins auraient pu ouvrir la marque sur une passe d’Haddadji pour Songo’o mais la tête de ce dernier passait au ras du poteau (40e). Quatre minutes plus tard, la passe en retrait de Songo’o était reprise victorieusement par Kehli (1-0 ; 44e). Les Mosellans se créaient encore quelques belles occasions en deuxième période : Wang se retrouvait en situation idéale mais le portier du Racing s’interposait (56e), Zénier tirait dans les bras de ce même gardien (63e) et enfin, la tête de Kehli manquait le cadre (69e). La délivrance messine arrivait à la 71e minute de jeu avec un contrôle suivi d’une frappe imparable de Zénier (2-0 ; 71e). Les protégés d’Olivier Perrin inscrivaient même un troisième but dans les arrêts de jeu sur un corner repris de la tête par Bussmann.

4月4日

Metz : conserver son avance : jouer avec confiance !

La petite phrase du jour : « Je pars et serai donc absent une semaine…Désolé, mais je vais jouer au lapin de Pâques ! »

 

Metz : Bessat out !

Touché au quadriceps, Vincent Bessat est contraint de déclarer forfait pour le match de dimanche.

Les Grenats ont retrouvé tous leurs internationaux à l'occasion de la séance d'entraînement de jeudi matin. Jeff Strasser, Cheikh Gueye, Victor Mendy et Papiss Cissé ont tous rejoint le groupe messin, de retour de leurs sélections respectives.

Pascal Johansen (tendon d'Achille) et Vincent Bessat (quadriceps) ne pourront pas tenir leur place dimanche. Joris Delle sera quant à lui opéré à Strasbourg mercredi prochain. Il passera ensuite quelques semaines à Thionville avant de prendre la direction de Capbreton pour sa rééducation.

Demain, les Messins ont une dernière séance de préparation au programme, elle se tiendra dans la matinée (10h). 

Victor Mendy, le lionceau de la Teranga

L’attaquant messin, reconverti milieu de terrain, a connu sa première sélection avec le Sénégal à l’occasion du match amical disputé contre l’Iran à Téhéran cette semaine (1-1).

Les premières fois ne s’oublient pas. C’est ce que doit se dire Victor Mendy. Lui qui est né à Dakar et a néanmoins passé la majeure partie de sa vie dans la région parisienne, a redécouvert ses racines au travers de la sélection nationale sénégalaise. « Cela fait dix-neuf ans que je ne suis plus retourné au Sénégal, explique t-il, et j’ai pris un réel plaisir à m’entraîner avec mes compatriotes et à me retrouver immergé dans l’ambiance de mon pays ». Invité à honorer le blason des « Lions », Victor Mendy a fait fi de la distance séparant la Lorraine de l’Iran, lieu du rendez-vous amical.
Ainsi, il partit de Metz, accompagné des autres internationaux Papiss Cissé et Cheikh Gueye, pour un trajet en voiture qui devaient les conduire à Paris et l’aéroport Charles de Gaulle. Direction Doha, au Qatar, puis Téhéran, où ses nouveaux partenaires étaient déjà regroupés. Il savoure son bonheur. « C’est une très grande fierté que de se sentir reconnu par son peuple. Au Sénégal, on suit particulièrement les joueurs évoluant dans des clubs européens. Alors, quand un d’entre eux est appelé en sélection, cela signifie qu’on parle beaucoup de lui au pays ».
Alors, pour ses grands débuts, de surcroît en tant que titulaire, forcément, il s’est mis beaucoup de pression sur les épaules. Mais encadré par les anciens, « qui ont su trouver les mots pour le mettre en confiance », la tension a fait place à l’immense fierté qu’un joueur peut éprouver au moment des hymnes nationaux. Dans un rôle de milieu droit qui lui réussit si bien chez les Grenats, son début de match est « timide » : « A Metz, on joue avec une seule pointe, ce qui me permet de m’engouffrer dans les espaces. Avec les Lions, le schéma est différent. Il y a deux attaquants. Je dois faire plus attention dans mon placement et couvrir le latéral s’il monte. J’ai dû m’adapter ». Au fil du match, le Grenat va se débrider au même titre que ses coéquipiers. « Je me suis un peu plus lâché qu’en début de match, même si j’ai été un peu trop timide sur certaines actions. Je voulais réussir mes débuts alors j’ai fait en sorte de ne pas me déchirer, ce qui impliquait forcément de me retenir un peu dans les attaques ». Au total, Victor Mendy aura joué quatre-vingt minutes. Et a tellement aimé l’expérience qu’il « fera tout pour y retourner. Je vais continuer à travailler dur avec le FC Metz. J’ai à cœur de démontrer toutes mes qualités aux Sénégalais ». On lui souhaite de connaître un match qualificatif de Coupe du Monde à Dakar. Ce qui le rapprocherait encore plus de ses origines.

 

 

Gérald Baticle : «Mon passé de joueur m'aide chaque jour»

Gérald Baticle a quitté Auxerre pour Brest. Un choix réfléchi.

A trente-neuf ans, Gérald Baticle vit sa première expérience d'entraîneur d'une équipe professionnelle à la tête du Stade Brestois, adversaire de Metz demain. Evocation d'une vocation.

Plus tout à fait trentenaire mais pas encore quadra, Gérald Baticle passe pour ce que le milieu du football appelle un jeune entraîneur : sa première expérience à la tête d'une équipe professionnelle, l'ancien attaquant vedette d'Auxerre, Strasbourg et Metz l'exerce à Brest, auprès de son ami Corentin Martins, dans un club qui lutte pour ne pas descendre en troisième division. Son métier le ramène à Saint-Symphorien, dimanche. L'occasion d'évoquer avec lui une nouvelle vie finalement peu éloignée de celle d'avant, quand le métier de Gérald Baticle joueur consistait, déjà, à tenter de faire gagner son équipe.

Avant d'arriver à Brest, vous dirigiez les 18 ans d'Auxerre. Vos nouvelles fonctions sont-elles très différentes ? «A la formation, je préparais de jeunes joueurs à franchir les paliers qui permettraient aux meilleurs d'entre eux d'être lancés un jour chez les professionnels. Le court terme, c'est-à-dire la compétition, n'était alors qu'une vitrine. Désormais, si le but reste d'aider les joueurs à progresser, c'est la compétition qui prime.»
Est-ce plus excitant, plus fatigant ? «C'est plus excitant. Je reste un formateur dans l'âme, mais l'adrénaline que procure chaque week-end, cette remise en cause constante donne à mon quotidien une dimension différente. C'est tout aussi fatigant, et tout aussi passionnant.»

«Le maintien, j'ai connu»

Les procédures engagées à l'automne dernier pour pouvoir quitter Auxerre et rejoindre Brest traduisaient-elles une forme d'impatience ? «Non, elles traduisaient une motivation. Une opportunité se présentait, je me sentais prêt, bien dans mes baskets, et voilà. Le président Hamel a défendu les intérêts de son club, en bien ou en mal c'est une autre histoire, et moi je défendais les miens. Il n'en reste aucune animosité entre nous, la vie a repris son cours, la preuve : Auxerre nous a prêté un joueur (le milieu de terrain Alain Traore) cet hiver...»
Que découvrez-vous, à la tête d'une équipe de Ligue 2 qui lutte pour le maintien ? «En fait, un tel changement implique certaines capacités de réadaptation. Mais quand j'ai pris les 18 ans d'Auxerre, mes repères étaient ceux de la Ligue 1, et j'ai été confronté à d'autres réalités, techniques et sociales. Cette fois, à Brest, je redécouvre le milieu pro. Je n'en avais pas oublié les caractéristiques. Et puis, jouer le maintien, j'ai bien connu ça avec Metz, avec Strasbourg, et même avec Auxerre. J'ai aussi connu la Ligue 2 au Havre, mon dernier club en tant que joueur. Mon passé de joueur m'aide d'ailleurs beaucoup, chaque jour.»
Arrivé en cours de saison, vous avez donc pris la place de quelqu'un, Pascal Janin en l'occurrence. Sans état d'âme ? «C'est le propre de ce métier. Pascal, que j'ai connu et apprécié à Metz, avait lui-même pris la place d'un autre et quelqu'un prendra la mienne, le plus tard possible je l'espère. Alors, les états d'âme...»

«Je n'invente rien»

A quand remonte la naissance de votre vocation d'entraîneur ? «A loin. Avant d'aller à Auxerre, je suivais des études qui me destinaient au métier de professeur de sport. Ensuite, joueur, je me suis toujours intéressé à tout ce qui touche à l'entraînement. J'ai d'ailleurs multiplié les entretiens avec mes anciens entraîneurs, Guy Roux, Joël Muller, Jean Fernandez, Jacky Duguépéroux... Après une année de formation à Auxerre, c'était parti.»
Vos modèles ? «Je suis naturellement très inspiré par le modèle auxerrois, qui consiste à chercher à faire simple : plus c'est simple, plus c'est efficace. Mais c'est très compliqué de vouloir faire simple !»
Un ancien attaquant est-il un entraîneur offensif ? «Sûrement. Je prends en tout cas beaucoup de plaisir à voir mes joueurs attaquer. Mais une bonne équipe, c'est d'abord une bonne base défensive à partir de laquelle attaquer en nombre, et sereinement. Je n'invente rien. Les résultats ne viennent qu'avec le jeu, mais le jeu, c'est aussi savoir contrer, profiter des coups de pied arrêtés. Il faut avoir toutes les cordes à son arc.»

 

CFA Metz : mordre à l’hameçon

COMPIÈGNE. 3e avec 67 points (24 matches joués, 12 victoires, 7 nuls, 5 défaites). Trois dernières rencontres : défaite à Besançon (2-1), nul contre Vesoul (1-1), victoire à Auxerre (1-2).
METZ. 12e avec 50 points (24 matches joués, 6 victoires, 8 nuls, 10 défaites). Trois dernières rencontres : défaite contre Colmar (2-5), défaite à Besançon (2-0), nul à Lens (1-1).
A l’aller. Metz - Compiègne : 1-1. Les buts pour Metz : Bourgeois (90e +3) ; pour Compiègne : Gamboa (76e).
L’enjeu. Engranger de l’expérience face aux cadors du championnat, tout en grappillant quelques points au passage. Tel est l’objectif des jeunes Messins cette saison. Un challenge qui s’avère délicat en terme comptable, Metz venant, notamment de s’incliner à Besançon et face à Colmar. Compiègne, candidat déclaré à la montée en National et qui fait partie de ces «gros poissons » comme le souligne José Pinot, sera donc une étape supplémentaire dans ce long apprentissage du CFA.
L’effectif. Joris Delle a rejoint Aribi et Sommer à l’infirmerie, alors que Fallou Diagne est suspendu. A noter qu’Arnaud Anastassowa, touché au genou en septembre dernier, est de retour dans le groupe désigné par José Pinot. Le groupe : Sissoko ­ Leoni, Anastassowa, Reydel, Zimmer, Siebert, Schmisser ­ I. Gueye, Bousbaa, Haddadji, Patin, Fostier, N’Diaye, Sakho, Biaudet.
L’avis de l’entraîneur, José Pinot. «Encore un gros ! Pour le moment la pêche au gros ne nous réussit pas vraiment. Face à Compiègne, ce sera d’autant plus compliqué que cette équipe n’a plus le droit à l’erreur si elle veut encore se mêler à la course à la montée. C’est une équipe expérimentée et il faudra donc être vigilant, mais surtout être plus constant que lors de nos dernières sorties.»

J.-S. G. Compiègne - Metz stade Paul-Cosyns (18h30)

4月3日

Ribéry-Jestrovic : l'un rit, l'autre pleure !Grandeur et décadence...

Les petites phrases du jour : « Jestrovic titulaire contre Brest ?Jestrovic espère-t-il en vain ? »

Dimanche, Franck Leboeuf avait déclaré sur un ton pas tout à fait ironique qu'il «voulait être président de la Fédé» : y a déjà pas assez de bourrins comme ça,dans le foot français ?

 

Plus de temps à perdre

POUR EMPÊCHER LA REMONTÉE immédiate – et inédite depuis le rétablissement de la poule unique en 1993–des trois relégués de la saison passée (Lens, Strasbourg et Metz), les poursuivants n’ont plus de temps à perdre. Afin de donner du sel à sa fin de saison, qui le verra recevoir Lens, Angers et Strasbourg, Montpellier (4e)doit commencer par battre Clermont ce soir à  la Mosson. Un défi pas insurmontable, les Auvergnats restant sur quatre défaites lors de leurs six derniers voyages. Pour le SCO, qui pointe à six longueurs des Héraultais, ce sera plus difficile de relancer le suspense, car les Angevins, en plein doute, se déplacent à Tours, meilleure équipe à domicile cette saison (32 points pris sur 42).

Dimanche, c’est Metz, appelé à recevoir des Brestois désormais au bord du gouffre (deux défaites et un nul lors des trois dernières journées), qui semble avoir la tâche la plus « facile ». Car Strasbourg vient certes d’aligner quatre victoires de suite mais devra se coltiner un AC Ajaccio en plein redressement, qui, pour ses deux dernières sorties loin de ses bases, a fait chuté deux prétendants : Lens (1-0, le 13 mars) puis Angers (1-0, le 27). Lundi, quoi qu’il se soit passé ce week-end, Lens, après cinq matches sans succès (quatre nuls, une défaite), aura tout intérêt à gagner à Amiens... qui pourrait se retrouver sous forte pression si Châteauroux, Nîmes et Reims, tous loin d’avoir renoncé au maintien, prenaient des points ce soir.

Les nouvelles grenat du jour : Nenad Jestrovic a réintégré le groupe messin à l’entraînement. Christophe Marichez est légèrement à la cheville. Cheikh Gueye, Papiss Cissé et Victor Mendy sont attendus jeudi dans la soirée.
Pascal Johansen n’est toujours pas remis de sa blessure au talon d’Achille. Il s’est contenté de soins jeudi matin. Christophe Marichez s’est quant à lui occasionné une légère entorse à la cheville. Si la participation du premier au match de Brest semble compromise, le gardien de but messin pourrait être contraint de repousser sa reprise programmée avec la CFA ce week-end.
Vincent Bessat, victime d’une élongation au quadriceps, a trottiné à l’écart du groupe et sa présence dimanche pour la 30ème journée de Ligue 2 dépendra de l’évolution de sa blessure. Yvon Pouliquen a par ailleurs enregistré le retour de Nenad Jestrovic, malade ces derniers jours.
Pour finir, les internationaux sénégalais Papiss Cissé et Victor Mendy sont attendus jeudi dans la soirée. Ils passeront aux soins dans la foulée et participeront à la séance programmée vendredi matin. A noter que le Sénégal a fait match nul face à l’Iran mercredi soir à Téhéran et que Papiss Cissé a égalisé à la 57ème minute, répondant ainsi à l’ouverture du score de l’Iranien Mehrzad Madanchi à la 28ème minute.
Jeff Strasser, quant à lui, a subi avec le Luxembourg une courte défaite en Lettonie (2-0). Oumar Sissoko, appelé en équipe nationale du Mali, n’a pas été utilisé par son sélectionneur.

 

«Franck remportera le Ballon d’Or»

En deux matches, Franck Ribéry vient de sauver la vie de l'équipe de France. «Son jeu a progressé dans le sens d'une plus grande efficacité», souligne Jean Fernandez, son ancien entraîneur à Metz et Marseille.

Jean Fernandez, qui a lancé la carrière de Franck Ribéry à Metz, promet le meilleur au double buteur de France - Lituanie. «L’homme et le joueur ont mûri», constate l’entraîneur auxerrois.

Bien qu’il n’avait aucun joueur auxerrois a ramené avec lui, Jean Fernandez a bien sûr assisté à France - Lituanie, mercredi, dans les tribunes du Stade de France. L’ancien entraîneur de Metz, qui est allé chercher Franck Ribéry à Brest pour le lancer en Première division avant de le retrouver à l’Olympique de Marseille, avait évidemment un regard un peu plus soutenu pour son ancien protégé. Notamment parce que, souvent, on ne voit que lui !

Comment avez-vous jugé la prestation de Franck Ribéry mercredi ? «J’ai vu un bon Ribéry qui, sans être un super Ribéry, est apparu au-dessus des autres. Il a beaucoup tenté, il n’a pas tout réussi, comme déjà lors du match précédent le samedi en Lituanie, mais heureusement qu’il est là : c’est quand même lui qui vous fait gagner le match ! Même s’il y a eu pas mal de déchet dans son jeu, on sentait dès qu’il touchait le ballon que quelque chose pouvait se passer.»
Il vient d’être décisif à trois reprises, en Roumanie et lors des deux matches contre la Lituanie. Etes-vous surpris ? «C’est la preuve que Franck a acquis une nouvelle dimension. En fréquentant des joueurs de haut niveau, en disputant les compétitions les plus relevées, il a pris conscience de ses capacités à être décisif, il est devenu plus buteur. Avant, son jeu privilégiait l’aspect spectaculaire : petits ponts, crochets, une-deux, centres, mais peu de tirs. Maintenant, il cherche davantage a frappé, comme son but à Kaunas l’a prouvé. Celui de mercredi est différent, parce qu’il n’a plus qu’à pousser le ballon, mais il faut être là, devant le but, et je pense qu’il serait peut-être resté en retrait, il y a deux ou trois ans. Tout ça, ce sont des signes qui montrent combien le jeu de Franck a progressé dans le sens d’une plus grande efficacité.»
Il a revendiqué un statut de leader et l’assume dans ses actes. L’imaginiez-vous capable d’atteindre cette dimension ? «Oui, il a ça en lui. Franck est un leader naturel dans son jeu, et pour sa capacité d’intégration. A Metz, au bout de deux jours, vous aviez l’impression qu’il était là depuis dix ans. C’est aussi, je m’en souviens, ce que disaient Zinedine Zidane et Thierry Henry à ses débuts en équipe de France, pour la Coupe du monde 2006. En plus d’être un leader sur le terrain, c’est un mec extraordinaire dans le vestiaire, humble, qui ne boude personne. Aujourd’hui, il inspire également un grand respect. Quand Zidane dit de lui qu’il est le meilleur joueur du monde, meilleur que Cristiano Ronaldo, Ribéry emmagasine de la confiance mais acquiert aussi une aura particulière.»
Malgré son côté farceur, voire parfois bouffon ? «Si, demain, il hérite du brassard de capitaine, je suis persuadé qu’il en assumera les responsabilités. S’il doit prendre position pour l’équipe, il le fera. A sa façon, mais il le fera. Et puis, l’homme et le joueur ont mûri. C’est un déconneur, mais ce n’est pas l’unique facette de sa personnalité.»

«Très pote avec Zidane»

Jusqu’où le voyez-vous aller ? Tout en haut ? «Je pense que Franck remportera le Ballon d’Or. Il en a toutes les qualités, reste ensuite à se trouver dans un club qui réussit une saison exceptionnelle, dans une sélection qui remporte une grande compétition… C’est un compétiteur qui mettra tout en œuvre au service de son équipe : atteindre la finale de la Coupe du monde en 2006, alors que personne ne l’attendait, a dû aiguiser son appétit.»
Pour franchir un nouveau palier, devra-t-il quitter le Bayern Munich ? «J’avoue avoir été surpris, à Marseille, en apprenant qu’il allait signer au Bayern. C’est un grand club, mais Beckham était sur le point de quitter le Real et je le voyais bien lui succéder. Il en a les moyens. C’est pourquoi je le vois bien dans un grand club espagnol ou anglais, le top aujourd’hui en Europe. Je ne me fais pas de soucis pour lui, il est désormais bien entouré et, en plus, il est très pote avec Zidane.»
Sa cote de popularité peut-elle aider l’équipe de France à redresser la sienne ? «Oui, Franck passe très bien auprès du public et ça ne peut faire que du bien à l’équipe de France…»

 

 Jestrovic, de l’eau dans son "Je"

 «Il n’y a pas de problème Jestrovic.» Disparu du terrain de la Ligue 2 depuis le 7 mars, l’attaquant serbe place aujourd’hui l’intérêt collectif du FC Metz au-dessus de ses revendications personnelles.

Je ne suis pas venu ici pour rester sur le banc. Je le dis franchement. Je m’entraîne sérieusement depuis plus d’un mois et demi, j’ai joué et marqué avec l’équipe réserve, j’ai inscrit un but qui a changé beaucoup de choses face à Ajaccio. Je me dis que je mérite peut-être un peu plus de respect.» C’était il y a plus de deux mois. Dans la foulée de ses propos, Nenad Jestrovic allait profiter de ce qui reste à ce jour sa plus longue apparition sous le maillot messin : vingt-neuf minutes de jeu, face à Lens. Aujourd’hui, le compteur du Serbe en affiche à peine une de plus ­ récoltée dans le temps additionnel à l’occasion de la victoire messine contre Dijon ­ pour plafonner à cent cinquante-deux unités.

Près de quatre semaines se sont écoulées depuis le passage des Bourguignons. Quatre semaines durant lesquelles Nenad Jestrovic n’est plus réapparu sur l’écran de l’actualité messine… Venues ajouter au trouble entourant le cas du joker arrivé début janvier, des douleurs aux cervicales l’ont tenu à l’écart des vestiaires de Saint-Symphorien. Un bref retour, dimanche dernier, le temps d’inscrire un but pour le compte de l’équipe réserve, et le Serbe pointait à nouveau au registre des absents au début de la semaine. Motif : malade. Un simple concours de circonstances. «Il ne faut pas chercher de problème où il n’y en a pas », expliquait son entraîneur, il y a quelques jours.

Un but, zéro titularisation…

A défaut de problème, Yvon Pouliquen a bien voulu reconnaître l’aspect «délicat » de la situation. Recruté pour marquer, à une époque où l’efficacité messine exacerbait le flou généré par une fin d’année 2008 poussive, Nenad Jestrovic n’a pas eu souvent l’occasion de passer de la théorie à la pratique. Buteur providentiel face à Ajaccio, au soir de son premier match, le meilleur buteur du championnat belge (2005) court, depuis, après sa deuxième réalisation. Tout autant, du reste, qu’après sa première titularisation. Sa principale réussite, jusqu’ici, aura été de réveiller ses pairs, Papiss Cissé en tête.
Le constat est douloureux pour le joueur, revenu dans le club de ses débuts nanti d’une popularité certaine auprès du public, mais il semble l’accepter. Dans un élan de sagesse ­ auquel l’invite peut-être l’imminence de ses trente-trois printemps, début mai ­ Nenad dit avoir compris ce qui lui échappait encore il y a peu : «J’ai discuté avec le coach, l’équipe tourne bien, c’est difficile de changer. Il m’a expliqué tout ça, tout en me demandant d’être plus sérieux à l’entraînement. Je reconnais qu’il m’est arrivé de ne pas me donner à fond. Je ne jouais pas, je n’étais pas bien dans ma tête. »

Un an en cas de remontée

Envolé l’accent revendicatif. A neuf journées de l’issue d’une saison bien partie pour sonner le retour de Metz parmi l’élite, l’attaquant prône l’intérêt collectif : «Ma mission, lorsque je suis arrivé, était d’aider le club à retrouver l’élite. Elle n’a pas changé. Nous sommes sur la bonne voie. Je ne vais pas m’amuser à tout gâcher. Je suis un professionnel, je n’ai jamais refusé de jouer avec l’équipe réserve et je travaille sérieusement. Un jour, on aura peut-être besoin de moi.» Demain, en Ligue 2, ou plus tard, à l’étage supérieur. «Si Metz remonte en Ligue 1, mon contrat sera reconduit pour un an.» Un problème Jestrovic, vous disiez ?

 

 Face à face Baticle Gaillot

Coéquipiers sous le maillot Grenat, Philippe Gaillot et Gérald Baticle étaient aussi de bons amis dans la vie. Avant de se serrer la main dimanche, ils ont répondu à une interview commune au micro de D!rect FM. Voici la retranscription de leur discussion

Philippe Gaillot : « Gérald, on m’a demandé de faire croustillant ! Mais je crois qu’à quelques jours d’un match aussi important j’aurais du mal à te faire dire beaucoup des ‘phrases choc’. »
Gérald Baticle : « Oh, tu sais, lorsqu’on est mal classé comme nous et qu’on s’apprête à se déplacer à Metz qui est bien placé sur le podium, c’est toute la semaine de préparation qui est croustillante ! »
P.G. : « Il y a aussi cette décision à venir au sujet du match Reims – Brest*. »
G.B. : « Si cette histoire n’avait pas eu lieu et que nous pouvions compter ces trois points de plus, il n’y aurait pas l’atmosphère pesante qu’il y a en ce moment. Nous ne sommes sûrs de rien à ce sujet et restons tout de même sur deux résultats négatifs d’affilée en Ligue 2… »
FCMetz.com : Philippe, lorsque vous étiez joueur, étiez-vous persuadé que Gérald pouvait devenir entraîneur ?
P.G. : « En tous cas, il en avait les capacités. Il a toujours eu une idée précise du football. C’est d’ailleurs un des points qui nous réunit. Je crois que nous voyons les choses un peu de la même façon. Du joueur qu’il a été, même avant de venir à Metz, à l’entraîneur qu’il est aujourd’hui, il y a une grande continuité dans sa façon de voir le football. »
Gérald, avez-vous des souvenirs de match particuliers avec Philippe ?
G.B. : « Le meilleur, ce doit être ton doublé, Philippe, non ? (ndlr : Metz 2–0 Lyon,  le 22 septembre 2001 ) »
P.G. : « Oui, d’ailleurs j’ai une photo de ce soir là, où nous sommes avec Geoffrey Toyes et Pascal Pierre (ci dessus) ! »
G.B. : « Mon pire souvenir de toi, sinon, c’est lorsque tu te blesses la dernière saison, après avoir fait le plus dur pour revenir au sein de l’équipe et apporter ton vécu pour décrocher le maintien. Tu avais fait beaucoup d’efforts et en quelques secondes, ils étaient réduits à néant. Ca fait mal de voir son pote subir un tel coup d’arrêt. C’était à combien, quatre journées de la fin, Gaille ? »
P.G. : « A peu près, en tout cas j’avais subi une succession de blessures cette année. »
G.B. : « Oui, sauf que la dernière, elle plombait toute la fin de saison. Louper des matches, cela peut arriver, on est déçu sur le moment et ça passe. »

Philippe, quels sont les points forts de Gérald Baticle, l’entraîneur ?
P.G. : « Il a une idée claire de ce qu’il attend de ses garçons. Lorsqu’on est joueur et qu’on sent que son coach sait parfaitement ce qu’il veut et comment il va l’obtenir dans l’organisation de ses séances, c’est beaucoup plus facile de tout donner pour que cela fonctionne. »
Gérald, êtes-vous d’accord avec ce point de vue ? Quelle est cette idée claire dont parle Philippe ?
G.B. : « Il a raison, mais j’espère tout de même conserver quelques secrets qu’il n’a pas pu déceler afin de pouvoir le surprendre ce week-end ! Suivre une direction, c’est ce que j’essaie de faire. Je pense aussi qu’il faut présenter les choses simplement afin que ce soit facile à comprendre pour les joueurs. Il faut toujours être ‘foot’. A l’entraînement, on va travailler une situation de match, la répéter, essayer de s’améliorer. Mais on doit le faire dans le but de pouvoir la retrouver en compétition. Pour cela, cette situation ne doit pas être abstraite mais concrète, bien comprise par les garçons. Lorsqu’on y met l’application nécessaire, cela donne les automatismes qu’une équipe a pendant en match. »
Gérald, sous le maillot messin, vous avez inscrit beaucoup de buts. Voyez-vous un élément de l’effectif actuel des Grenats capable d’égaler votre total de quinze buts marqués en une saison de Ligue 1 (ndlr : en 2000-2001) ?
G.B. : « Évidemment. Il y a déjà les deux attaquants en forme du moment : Cissé et Mendy, qui marquent beaucoup ces derniers temps. Ces garçons ont selon moi encore une marge de progression. S’ils franchissent les paliers, ils peuvent y arriver. Ils ont un potentiel qui peut les mener à être de très bons joueurs de L1. »
Philippe, pour finir, avez-vous une question à poser à Gérald ?
P.G. : « Oui, j’en ai une : Gérald, malgré le contexte de ce match, revenir au Stade Saint-Symphorien en tant qu’entraîneur va-t-il te procurer une émotion particulière ? »
G.B. : « Avant le match, oui. Je le sais pour l’avoir vécu. Lorsqu’on se rend dans un stade, avant la partie, on rencontre beaucoup de monde, il y a un moment de nostalgie important. Puis, quand l’échauffement démarre, je ne vois plus rien et je n’entend plus rien. Je suis concentré sur mon équipe. Lorsque les joueurs rentrent au vestiaire, j’observe tout, je suis en prise totale avec mes hommes. Une part de ma concentration est aussi portée sur l’équipe adverse. Donc le reste, je ne le ressent pas. Je conçois que c’est assez étrange, mais parfois il se passe des choses dans le stade et je suis le seul, à la fin, à n’avoir rien remarqué. Tant que le rectangle vert ne m’obsèdera pas, avant la partie, je serai peut-être ému… Mais après, désolé, c’est fini ! »

* Au match aller, Brest l’a emporté 1-0 à Reims. Mais ce résultat a été annulé et la partie sera finalement rejouée. A l’heure où l’interview a été réalisée, la LFP n’avait pas encore prise communiqué cette décision.

4月2日

Papys Cissé buteur, Pirès menteur...Déçus ?

La petite phrase du jour : « Un jour, je reviendrai à Metz… » parole de footballeur !Paroles, paroles, paroles….Déjà qu’ils n’honorent pas les signatures qui paraphent leurs contrats, on ne va pas être surpris de leurs décisions, hein !Pour une fois qu’ils en prennent, qu’ils font un choix de vie !On peut regretter, mais c’est comme ça !en tous cas, moi j’y ai jamais cru, donc…Je suis moins déçu !

 

(Quotidien l’Equipe) Pires prolonge à Villeréal...

LE CHAMPION du monde 1998, Robert Pires, 35 ans, arrivé en 2006 à Villeréal – après six saisons pleines à Arsenal – et dont le contrat expire en juin, a replongé pour un an avec le « Sous-marin jaune ».

« J’avais envie de rester, ils avaient envie de me garder, explique l’ancien Gunner. Nous avons discuté sur la forme, mais comme les discussions avec le président Fernando Roig père, ou avec son fils, ont toujours été rapides, claires et nettes, nous avons trouvé un accord rapidement. J’ai consenti une baisse de salaire, je le savais et je le sentais. Mais, à mon âge, je n’allais pas non plus demander une folie. »

Le milieu de terrain international (79 sélections), qui était déjà le doyen des joueurs de champ en Liga – seuls les gardiens Coupet (36 ans) et Palop (une semaine plus vieux que Pires) le devancent dans le privilège de l’âge –, s’est engagé pour disputer une dix-septième saison (dont six à Metz et deux à Marseille) au plus haut niveau : « Mes dirigeants ne regardent pas l’âge mais les performances sur le terrain, a commenté l’intéressé. Je joue moins, c’est un fait, mais j’ai toujours la confiance de Manuel Pellegrini, mon entraîneur. » Pires n’apparaît plus systématiquement sur les deux fronts de la Liga et de la C 1, mais son temps de jeu reste conséquent. Cette saison, il a disputé 23 matches de Liga, dont 17 fois titulaire et 6 fois le match en entier et a inscrit deux buts. En Ligue des champions, sur les 6matches joués, il a été titularisé à quatre reprises et a marqué un but. « Tout a été pesé de part et d’autre dans cette décision, a poursuivi le Rémois. Pellegrini sait que je fais profiter les plus jeunes de mon expérience. Dans un vestiaire ça compte, surtout quand il s’agit d’aborder un match de C1. » Le Français a également avoué que « pour la première fois de (sa) carrière, (il a) fait un choix de vie, pas un choix personnel. J’aurais pu gagner beaucoup plus d’argent en allant jouer au Qatar, mais ma famille se sent très bien ici. Et puis, en restant dans la Liga, je serai compétitif sur un plan sportif. »

 

METZ - BREST

METZ. – Bessat (élongation cuisse) a repris la course. Johansen (tendon d’Achille), toujours aux soins, est d’ores et déjà forfait pour dimanche, face à Brest. Chrysostome a repris hier, les internationaux P. Cissé, Ch. Gueye, V. Mendy(Sénégal), Strasser (Luxembourg) et Sissoko (Mali) rentrent ce soir.

BREST. – Décrassage pour Socrier, de retour de sélection (Guadeloupe). L’échographie passée par Bouard (ischiojambiers) n’a rien révélé. Brou Apanga (fracture à la pommette), gêné par la douleur, s’est entraîné à part. D. Stinat (déchirure au mollet) poursuit sa rééducation.

 

(Site officiel FC Metz) : Les échos du mercredi

Les Grenats se sont retrouvés mercredi matin, un retour de sélection était à signaler : celui de Damien Chrysostome.

- Battu sur une courte marge par le Ghana (1-0, but de Prince Tagoe dès la première minute), le Béninois Damien Chrysostome a fait son retour au sein du groupe messin. Sa sélection a deux rencontres pour se ressaisir et accrocher une qualification à la Coupe d'Afrique, voir au mondial 2010. Ce sera face au Mali et au Soudan, qui ont dans le même temps partagé les points (1-1).

- Éloigné des terrains depuis plusieurs jours, Vincent Bessat souffre d'une petite élongation au quadriceps. Il est de nouveau resté aux soins de même que Pascal Johansen, gêné au talon d'Achille. Nenad Jestrovic est quand à lui toujours malade.

- Joris Delle va subir une opération dans les jours à venir à Strasbourg. Touché au Ligament Croisé Antérieur, le jeune gardien devrait par la suite prendre la direction de CapBreton pour un programme de rééducation de trois semaines. Il est revenu mercredi sur la curieuse action qui a provoqué sa blessure : "C'est un ballon donné dans la profondeur, je sors à l'encontre de l'attaquant et je suis en avance. Je ralentis donc ma course pour voir si je peux relancer proprement. C'est à ce moment, sur le changement d'appuis, que le genou a cédé". Champion de France avec les 16 ans messins en 2007, Delle va devoir faire preuve de patience à nouveau.

 

Concours d’entrée au collège Arsenal de Metz

Le FC Metz organise comme chaque année un concours d'entrée à la section sportive du collège Arsenal de Metz. Pour y participer, inscrivez-vous dès maintenant en remplissant notre formulaire en ligne.

Le FC Metz organise un concours d’entrée à la section sportive football du collège Arsenal, le 17 mai prochain sur les installations de la Plaine de Jeux. Celui-ci est réservé aux joueurs nés en 1995, 1996, 1997, 1998 et 1999 ; susceptibles d’intégrer les classes de 6ème à 3ème lors de la prochaine rentrée scolaire*.

Les joueurs nés en 95 et 96 seront évalués entre 9h et 12h.
Les joueurs nés en 97, 98 et 99 seront évalués entre 14h et 17h.

Pour rappel, le collège Arsenal entretient un partenariat avec le Club à la Croix de Lorraine. Il propose aux jeunes joueurs licenciés des programmes d’études aménagés pour leur permettre de poursuivre à la fois leur apprentissage du football et leurs études.

 * Les joueurs nés en 1999 ayant un an d’avance dans leur parcours scolaire peuvent éventuellement s’inscrire. Nous vous remercions de  téléphoner au 03 87 66 10 37 .

300ème match en pros pour Barbosa

Le milieu de terrain du FC Metz Cédric Barbosa a franchi un cap à l'occasion de la rencontre Bastia - Metz de vendredi dernier : celui des 300 matches en 'pro', Ligue 1 et Ligue 2 confondues.

Passeur décisif sur le second but messin, inscrit par Laurent Agouazi consécutivement à l'un de ses corners, Cédric Barbosa a atteint la barre des 300 rencontres en championnat professionnel à Bastia.

Âgé de 33 ans, Barbosa a fait ses débuts à Alès avant de prendre la direction de Montpellier. C'est au sein du club de Louis Nicollin qu'il s'est révélé. Il y est resté six saisons d'affilée. Depuis son arrivée en Lorraine, il totalise cinq buts et six passes décisives toutes compétitions confondues. Il a porté le maillot grenat à 48 reprises.

 Football - Amical Iran -Sénégal 1-1 : (Cissé marque ! C’est bon pour la suite)  

Les « Lions » ont bien fini leur mini-tournée en orient en arrachant le résultat nul 1-1 face à l’Iran à Téhéran. Pour sa première titularisation avec les « Lions », c’est Papiss Cissé qui a égalisé à la 57è mn répondant ainsi à l’ouverture du score par les iraniens à la 28è mn. Certes le bilan est relativement négatif avec une défaite (0-2) face à Oman et ce nul d’hier, mais, selon les informations, le contenu du match d’hier était assez bon et puis, il fallait bien recommencer à jouer pour sortir de cette sinistrose aiguë dans laquelle était plongé le football sénégalais depuis la déconvenue du 11 octobre. Car on n’a jamais vu une équipe progresser sans jouer.

Ces deux matches, malgré de nombreux forfaits au départ, ont permis au sélectionneur intérimaire de poser les bases de la reconstruction d’une nouvelle équipe autour des cadres que sont Bayal Sall, Ousmane Ndoye, Diagne Faye, Kader Mangane et Souleymane Diawara. Un amalgame avec des locaux (Mamadou Ba, Alpha Oumar Sow), de nouveaux bi-nationaux (André Senghor, Victor Mendy, Rémy Gomis, Papiss Cissé , Djiby Fall), et quelques intermittents de la tanière (cheikh Ndiaye, Modou sougou, Cheikh Gueye) qui veulent y creuser leur trou. Lors du premier match, c’était un peu l’inconnu avec seulement trois séances d’entraînement entre des joueurs dont la majeure partie ne se connaissaient pas ou jouaient ensemble pour la première fois. Malgré la défaite à Oman, la tenue d’ensemble n’était pas mal, elle était même par moments prometteuse. Surtout qu’avec les forfaits, Amsatou Fall n’avait que 16 joueurs sur la feuille de match, donc une possibilité de manœuvres très réduite .Avec cinq renforts (Papiss Cissé, Victor Mendy, Kader Mangane, Cheikh Ndiaye et Badara Séne) des joueurs qui se connaissent bien et quelques séances d’entraînement en plus, l’équipe avait certainement plus de gueule et de cohésion, d’où ce résultat de Téhéran qui est bon pour la suite.

Maintenant, il faut continuer à jouer des matches, rassembler assez souvent les joueurs qui ne se connaissent pas bien, leur donner le plaisir d’être ensemble, pour reconstituer un groupe solide et solidaire. Au moins, le prochain entraîneur national (étranger ou local), ne partira pas à l’aventure comme a été obligé de le faire Amsatou Fall qui lui aura défriché le terrain et il trouvera une bonne base de travail.