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    May 24

    Pas de révolution au château, mais Molinari ne sera plus seul !

    *Je serai absent toute cette semaine, donc, pas de billet pendant cette période...Confus

    La phrase du jour : vent d’est sur Saint Symphorien, pas encore de mort…Au serin de démontrer qu’il chante bien !

    (R.L.) : CFA/Metz, cure de jeunesse

    FC Metz. 11e avec 71 pts (10v, 5n, 15d). Les trois dernières rencontres : victoire face à Raon (4-1), défaite à Belfort (1-0), victoire face à Vesoul (2-3).
    Besançon. 2e avec 100 pts (19v, 10n, 4d). Les trois dernières rencontres : nul face à Croix-de-Savoie (0-0), défaite à Vesoul (2-1), nul à Jura-Sud (0-0).
    A l'aller. Metz - Besançon : 1-3 (12 août 2007). Buts pour Metz : Baldé (64e) ; pour Besançon : Loukhiar (21e), Bourillon (65e), Gégout (82e).
    L'enjeu. Metz assuré de son maintien. Besançon ayant laissé échapper ses derniers espoirs de montée en National le week-end dernier. Sur le papier, aucun enjeu à déclarer.
    Le groupe. Ruffier, Mfa Mezui ­ Zimmer, Accerani, Siebert, Laine, Yteng ­ Pattin, Nativel, Haddadji, Aribi, Metanire, Sommer ­ Bourgeois, Sakho, Diagné.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « C'est avec un groupe très rajeuni que nous allons défier Besançon. Pour ces joueurs, essentiellement issus des rangs des dix-huit ans, il s'agit de découvrir le championnat de CFA face à l'une des grosses cylindrées du groupe. Je regrette simplement que Besançon ne soit plus dans le coup pour la montée car nous aurions disputé la rencontre dans un tout environnement, avec énormément de public. »
    Besançon - Metz, stade Léo-Lagrange (18h)

    FC Metz : Serin en première ligne

    Changement de tête au FC Metz : Bernard Serin va « progressivement » devenir l'actionnaire majoritaire du club. Carlo Molinari reste président et annonce un fonctionnement plus collégial

    La voix est forte, le ton posé, le propos structuré. Bernard Serin, cinquante-sept ans, patron dans la sidérurgie, a aussi livré un cours d'économie, hier après-midi, au stade Saint-Symphorien, où Carlo Molinari venait de l'adouber comme son futur successeur à la tête du capital du FC Metz. Sujet du jour : le fonctionnement d'une société. La question : comment peut-on être actionnaire majoritaire d'une entreprise sans en être le président ? La réponse : tout simplement parce que la désignation en revient aux actionnaires. La preuve par l'exemple : « Le président de Renault n'est pas l'actionnaire majoritaire de Renault. »En clair, une fois devenu numéro un de la Sofime, la holding financière possédant les trois quarts du capital du club, « dans les prochains jours » selon Carlo Molinari, Bernard Serin lui demandera de continuer à occuper la présidence du FC Metz. « Je serai l'actionnaire de contrôle, et un vice-président exécutif. Des décisions, il y en a mille à prendre chaque semaine. Elles le seront par un comité de direction, par un conseil d'administration ; on réunit, on discute, on adopte une position commune. Si, exceptionnellement, il n'y a pas d'accord, alors l'actionnaire de contrôle est là pour trancher. Quant à Carlo, il incarne ce club, sa disponibilité lui est totale depuis plus de quarante ans, et la place du FC Metz dans le concert européen, c'est à Carlo que nous la devons. Son expérience est irremplaçable. C'est pourquoi il est souhaitable qu'il reste président le plus longtemps possible. » Cette issue aux tractations dans les coulisses du FC Metz révélées par Le Républicain Lorrain dès mardi donne une lecture nouvelle à la démission de Jean-Louis Petruzzi, actionnaire depuis un an, qui a annoncé mercredi son départ du conseil d'administration. « Il était peut-être déjà sur le départ lorsqu'il est arrivé l'année dernière ! », a simplement réagi Carlo Molinari, estimant que l'orientation annoncée hier se trouvait dans l'air depuis de longs mois, révélant ensuite que la décision remontait à novembre dernier. Via un communiqué rédigé à l'issue du tour de table des actionnaires et lu à la presse, Carlo Molinari a cependant consenti cette précision : « Il serait vain de dire que ces divergences ne nous ont pas amenés à évoquer les perspectives d'avenir du club et de ses dirigeants ». Il en résulte la création d'un comité de direction dans lequel les actionnaires auront « un rôle exécutif », comme l'a précisé Bernard Serin en rappelant « qu'il y a dans le football une dimension économique » et, par conséquent, la nécessité de « faire évoluer la gouvernance du club ».
    Patron de CMI, un groupe liégeois spécialisé dans l'ingénierie et la maintenance dans le secteur de l'énergie, Bernard Serin emploie deux mille cinq cents salariés dont plus de trois cents en Lorraine. Son entrée dans le capital du FC Metz, en 2006, avait permis à Carlo Molinari de bénéficier de son regard d'industriel : très vite, il lui avait confié le pilotage d'un projet de développement ambitieux, lancé début 2007. Bernard Serin est alors, concrètement, passé de l'autre côté de la barrière, après avoir longtemps été « l'animateur naturel » du partenariat entre le club et son sponsor, Sollac, où il a lancé sa carrière de dirigeant d'entreprise. Aujourd'hui, Bernard Serin ne scrute pas seulement l'horizon 2010, comme le stipule le projet : « La priorité, dit-il, est de mettre à la disposition d'Yvon Pouliquen un groupe de vingt-quatre ou vingt-cinq joueurs capables de ramener Metz en Ligue 1 et de bien jouer au football. » Vaste programme.

    Molinari : « Assurer la visibilité future du club »

    Son retrait sera progressif et ne concernera que l'aspect financier : hier, Carlo Molinari a fait savoir qu'il n'avait pas l'intention de lâcher les rênes du FC Metz

    Président, l'annonce de votre désengagement progressif au niveau financier fait écho à l'augmentation de la participation de Bernard Serin. Pourquoi aujourd'hui ? « Jusqu'ici, les choses ne reposaient que sur moi. Or, j'ai un patrimoine, des enfants, je n'ai pas le droit de compromettre tout ça. Je laisse la place à des jeunes loups ! Et puis, c'est surtout la confirmation d'une longue réflexion, l'aboutissement d'un parcours de vingt-trois ans avec Bernard Serin, qui fait que nous nous connaissons parfaitement. »• Rien à voir, donc, avec les résultats sportifs et la relégation en Ligue 2 ? « Non, rien à voir. »
    • Ni avec la décision de Jean-Louis Petruzzi de quitter le conseil d'administration ? « Non, Jean-Louis Petruzzi, croyant agir dans l'intérêt du club, s'est exprimé ouvertement. Il vient d'ailleurs de nous confirmer sa position ce matin (hier), au cours de la réunion des actionnaires. Il a décidé de donner sa démission en tant qu'administrateur de la SASP, mais il restera actionnaire. Il a d'une part la passion de notre club et d'autre part la volonté de ne pas donner le sentiment de quitter le navire. »
    • A quelle hauteur se chiffrera l'investissement de Bernard Serin ? « A la hauteur de ce que nous déciderons prochainement. Pour l'instant, rien n'est fixé. Il y a la question de l'argent, mais il y a aussi l'esprit : nous allons inverser la tendance, il était important pour moi que Bernard devienne actionnaire majoritaire. C'est un moyen d'assurer la visibilité future du FC Metz. »

    • Cette évolution ne doit-elle pas être perçue comme un premier pas vers l'accession de Bernard Serin à la présidence ? « Non, je ne pars pas et je reste président. Je souhaite participer activement au redressement que je dessine. »
    • A titre personnel, comment vivez-vous le changement qui se profile ? « Bien, très bien. Je me sens rassuré, soulagé. Il me semble que c'est dans la logique des choses. Céder ma place d'actionnaire majoritaire, c'est aussi une façon d'éviter une éventuelle rupture de crédit au club : autour de moi, pour le futur, je sais qu'il y a des gens de qualité. Cette nouvelle orientation me paraît raisonnable, naturelle. S'il m'arrive un pépin, il y a un équipage dans l'avion. »
    • Une question sur le plan sportif pour terminer : Yvon Pouliquen, votre entraîneur, s'est dit inquiet de la situation actuelle. Aujourd'hui, êtes-vous en mesure de le rassurer ? « Mettez-vous à la place d'un garçon qui n'est là que depuis quelques mois et qui lit la presse en ce moment ! Mais c'est un Breton, il a l'habitude de traverser des tempêtes. Il ne faut pas s'étonner des inquiétudes qu'il peut ressentir. Il va se rassurer par lui-même. Je me souviens, il y a quelque temps de cela, il m'a demandé "président, est-ce que vous allez rester ?". Il le sait, ma présence est acquise. »

    • Il fait partie du vent de changement insufflé hier par la voix du président Molinari : un « comité exécutif » verra prochainement le jour au FC Metz. Que lire derrière cette entité ? Un organe interne, destiné à améliorer « la visibilité structurelle, opérationnelle, financière et sportive à tous ceux qui nous entourent. Je pense en premier lieu à nos supporters, mais également à nos partenaires publics et privés qui ont aujourd'hui besoin de perspectives positives. » Dans la pratique, le comité exécutif devra se réunir « fréquemment » et sera l'occasion pour chacun des dirigeants de « participer activement à l'évolution du club. »
    • Aux côtés de Carlo Molinari et Bernard Serin, le comité exécutif réunira également Patrick Razurel, Alain Falc, Jean-Luc Muller. Joël Muller dans tout ça ? Son cas est à l'étude. Sa fin de contrat est imminente, et le directeur sportif ne s'est pas exprimé publiquement sur son avenir. La zone d'ombre devrait rapidement disparaître : « Sa présence ou pas est un sujet important dans l'optique de la création du comité exécutif, explique le président. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes en Ligue 2 et qu'il y aura des impératifs financiers. D'ici huit à dix jours, nous devrions pouvoir annoncer les orientations pour tout le monde. »
    • Evoquée hier aussi, la situation financière du FC Metz : la « saison catastrophique » a laissé des traces. Qu'il s'agira d'éponger en vue du passage programmé devant la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG), le 4 juin prochain... La perspective ne semble pas effrayer Carlo Molinari : « Nous passerons de manière tout à fait normale, les fonds propres seront positifs. » Le transfert de Miralem Pjanic pourrait faciliter la tache du comptable messin. Le dossier « avance gentiment. En France, Lyon semble plus intéressé que les autres. Nous avons rencontré les dirigeants lyonnais la semaine passée mais depuis, nous n'avons pas pu avancer, pour des raisons d'ordre pratique. »
    • Le dossier du jeune milieu de terrain bosniaque n'est pas le seul à l'ordre du jour. Or, une semaine après l'issue du championnat, aucun mouvement n'a été signalé du côté de Symphorien, où l'abondance de joueurs sous contrat empêche le lancement officiel du chantier de la reconstruction sportive. « Je regrette d'avoir quarante et un joueurs à charge, concède le président, on doit être un des seuls clubs dans ce cas, sinon le seul... Francis De Taddeo avait une conception particulière de manager, ça partait d'un bon sentiment, mais dans la pratique, les choses ont mal tourné. » Le FC Metz et son ancien entraîneur, limogé fin décembre, sont toujours aux prud'hommes. Autre dossier.

    Nouvelle ère

    Qu'en termes élégants, ces choses-là sont dites. Réfutant tout avis de tempête dans le ciel de Saint-Symphorien, l'aréopage du FC Metz a cherché hier à montrer une cohésion et une clarté retrouvées : il faut lui reconnaître qu'il y est plutôt bien parvenu. Ou, plus précisément : ils y sont plutôt bien parvenus, tant l'acte un de la nouvelle histoire du FC Metz a été conduit à part égale ­ ce n'est pas un jeu de mots ­ par l'actuel actionnaire majoritaire et par son successeur. Carlo Molinari et Bernard Serin commentant, à tour de rôle, les questions de la très tourmentée actualité du football à Metz : c'est la formule, ici novatrice, d'un club à deux têtes et une seule voix. En soi, il s'agit même d'une révolution : un club quasiment incarné par un seul homme depuis près d'un demi-siècle devient une entreprise fonctionnant en collégialité.
    Devenu président au temps des associations, donc au temps du patronage, Carlo Molinari personnifie le FC Metz comme Guy Roux personnifiait l'AJ Auxerre, le Général De Gaulle la Résistance, Daniel Cohn-Bendit Mai-68. En une décennie de flops, l'image s'est écornée : hier salué et même plébiscité pour ses qualités de dirigeant malin et performant, Carlo Molinari était devenu un président raillé, décrié, parfois même bruyamment, en tout cas de moins en moins doucement : depuis hier, il se pose en visionnaire raisonnable, puisqu'il s'apprête à céder la majorité de sa participation à un homme qui est son cadet de dix-huit ans, et dont la réussite en affaires est éclatante, qui plus est dans un secteur ­ la sidérurgie ­ réputé pour se porter à peu près aussi bien que le FC Metz. A destination des supporters, des observateurs, des partenaires et des banques, le message est clair. Il n'efface pas ce constat, en creux : les échecs qui s'accumulent depuis 1998 semblent prouver que Metz a tardé à basculer dans le nouveau millénaire.
    Puisqu'il s'agit de regarder devant, la mission incombant aux propriétaires d'un club relégué en deuxième division pour la troisième fois en six ans et d'une entreprise en mauvaise santé financière les ramène à une réalité renvoyant les sourires d'hier après-midi à l'état de façade : tout est à réinventer, à commencer par une équipe de football. La remise en ordre des coulisses effectuée, le FC Metz peut se recentrer sur l'essentiel. Le plus dur recommence.

    Bernard Serin en bref

    1950. Naissance, le 17 septembre, à Montpellier. Ses parents s'installent en Lorraine deux ans plus tard.
    1968. Attaquant à Florange, il évolue trois saisons en Division d'Honneur.
    1975. Diplômé de l'Ecole de Physique-Chimie de Paris, il entre chez Sacilor, à Gandrange.
    1984. Bernard Serin est responsable clientèle chez Sollac.
    1988. Directeur commercial adjoint chez Sollac, avant d'en devenir le directeur industriel adjoint en 1993 puis, en 1997, le directeur général adjoint.
    2002. Rachète Cockerill, filiale sidérurgique belge appartenant à Usinor et créé CMI (Cockerill maintenance et ingénierie).
    2006. Entre, à hauteur de 5 %, dans le capital du FC Metz, et pilote le projet de développement du club présenté début 2007.

    L2 : les Messins ouvriront à Guingamp

    Fraîchement relégué, le FC Metz sait depuis hier où il débutera son parcours : ce sera sur la pelouse de Guingamp, club où Yvon Pouliquen avait exercé ses fonctions d'entraîneur au cours de la saison 2004-2005, en Ligue 2 déjà. « Nous commençons par un déplacement difficile, mais ils le seront tous », a sobrement commenté l'intéressé. Programmé le vendredi 1er août, ce rendez-vous sera suivi une semaine plus tard, le 8 août, par la première marche à domicile : la nouvelle équipe messine accueillera Tours, l'un des trois promus de National.
    L'aventure aura commencé. Elle s'achèvera le vendredi 29 mai 2009. Face à Guingamp, à Saint-Symphorien.

    May 23

    La "Famille", prépare la révolution de 2008 au FC Metz...

    (R.L.) : Décision historique ?

    Le président Carlo Molinari rencontre ses actionnaires aujourd'hui, au terme d'une semaine jalonnée par plusieurs bouleversements internes. Des événements qui chargent le ciel messin d'interrogations. Tout a commencé mardi, quatre jours à peine après la dernière apparition du FC Metz en Ligue 1. Tout avait commencé mardi, donc, avec une annonce signée Michel Ettorre. Un "Je pars" dégoulinant d'amertume : « Je ne reconnais plus ce club », déclarait dans nos colonnes celui qui était revenu au club fin décembre 2007, dans le sillon tracé par la nomination d'Yvon Pouliquen en lieu et place de Francis De Taddeo. L'entraîneur messin est pour l'heure sans adjoint. Metz, lui, vient de perdre une figure charismatique, une aura sur laquelle il avait misé, l'hiver dernier, pour participer à l'effort de réanimation entrepris après un semestre de désolation.
    On n'entendra plus la voix d'Ettorre sur le terrain. On ne reverra pas non plus Cyril Serredszum, victime de la double peine : écarté du vestiaire professionnel par la force des choses ­ au moment même où Francis De Taddeo en était dépossédé ­, il avait été invité à prêter main forte à José Pinot, en charge de l'équipe réserve. Son expérience messine s'arrêtera là : en dépit de son passé au sein de la maison, où il a joué de 1989 à 1998, le club a décidé de s'en séparer. Son contrat, expirant en juin, ne sera pas reconduit.
    Tout a continué mercredi. Avec un nouveau coup de tonnerre, relayé hier dans nos colonnes, faisant état du départ de Jean-Louis Petruzzi, actionnaire entré au sein du conseil d'administration en mai 2007. Il y a un an, seulement.
    Aussi éloignés les uns des autres qu'ils puissent paraître, ces trois départs se rejoignent sous le sceau d'une certitude : le vent souffle sur Saint-Symphorien.
    Fort, très fort. Derrière la notion de changement induite par les événements évoqués ci-dessus, s'engouffrent des questions, sans réponse, et une interrogation : où va Metz ? Sur le terrain, sa troisième relégation depuis 2002 accentue le caractère nébuleux de son avenir. Et les considérations sportives ne sont pas les seules à l'entretenir : financièrement, le FC Metz avoue une santé fragile, qu'il devra présenter le 4 juin à la Direction nationale de contrôle de gestion, sachant que le transfert prévisible de Miralem Pjanic ne saurait constituer un remède assez puissant pour assainir les comptes du navire grenat. Le cas du jeune prodige messin devrait d'ailleurs être évoqué aujourd'hui, par Carlo Molinari et ses actionnaires, même si l'on doute que ce soit le point numéro 1 inscrit à l'ordre du jour. Et si l'avenir messin passait par une décision historique ?

    Petruzzi : « Restructurer l'entreprise »

    L'entrepreneur, démissionnaire du conseil d'administration tout en demeurant actionnaire, avoue à la fois sa tristesse et son incompréhension quant à la manière dont est géré le club grenat. Du tac au tac avec Jean-Louis Petruzzi.

    Il paraît que vous avez beaucoup de choses à dire sur le FC Metz... « Je suis un homme discret et je ne veux pas mettre de l'huile sur le feu. » • Parce qu'il y a le feu ? « En tant qu'administrateur, je dis simplement ce que je pense. Je n'aime pas la langue de bois. »
    • Et vous pensez quoi ? « Qu'il y a des décisions à prendre par l'ensemble des actionnaires pour soutenir une entreprise en difficultés. »
    • Votre départ du conseil d'administration est-ce un coup de force ou un... faux départ ? « Ni l'un, ni l'autre, mais il est important de dire ce qui ne va pas. »
    • Mais pourquoi s'en aller ? « Je suis un entrepreneur que l'on a appelé pour entreprendre. Je ne peux pas mettre en œuvre des moyens que l'on ne me donne pas. »
    • Etes-vous inquiet ? « Beaucoup de choses me lient historiquement au FC Metz, je suis lorrain, j'aime ce club. Nous venons de vivre la troisième relégation en peu d'années... »
    • Urgence financière ? « Les droits TV sont énormes. On passe de 15-16 millions à 7. Il est urgent de ne plus faire l'ascenseur. »
    • Qui peut trouver la solution ? « On a intérêt à faire appel à un professionnel de la restructuration de l'entreprise. C'est un vrai problème. »
    • Vendre des joueurs pour combler le déficit est-ce une bonne méthode ? « En tant qu'entrepreneur, je ne comprends pas que l'on vende les actifs pour mettre d'équerre les comptes. Et les joueurs sont les actifs ! Il faut recapitaliser autrement. Tout le monde a compris depuis longtemps que l'on agissait ainsi. Dommage. »
    • Tout n'est quand même pas à jeter dans ce FC Metz ! « Non, la formation est une base excellente. Elle est la première richesse du club. Il y a aussi ce public de connaisseurs qui vient en nombre au stade. »
    • En parlant de stade, la construction d'une autre enceinte vous séduit-elle ? « Il faut mettre en face les moyens. Or, ce n'est pas le cas. Il n'y a pas que le grand stade. Travaillons sur un plan d'ensemble, stade, équipe, économie. »
    • Vous prétendez, au FC Metz, qu'il y a peu de conseils d'administration, pas d'ordre du jour... Vrai ? « On se voit demain (aujourd'hui). J'ai été entendu ! Sinon, cela a marché comme ça pendant trente-cinq ans, tout le monde était content. Désormais, le milieu du foot a évolué. Il tient plus du privé que de l'association. Ce n'est pas un homme seul qui peut se bagarrer dans ce contexte. »
    • Etes-vous le leader de la contestation ? « Non, je ne suis pas le FC Metz à moi tout seul ! Peut-être que les autres ne se sont pas exprimés. C'est comme lors du départ de Francis De Taddeo. Certains n'ont pas assumé leurs responsabilités. »
    • Mais que peut apporter Jean-Louis Petruzzi ? De l'argent ? « Oui. J'ai déjà investi, de l'argent de mon travail. Les finances, dans un club, ne sont pas tout. Il y a des problèmes de management, de coaching. Des problèmes humains à régler. »
    • Vous visez le président Carlo Molinari ? « Le FC Metz est un patrimoine qui mérite que l'on s'occupe de lui. J'ai proposé d'aider Carlo Molinari dans ce virage difficile à prendre. Il le sait. »
    • Ce matin, on lave son linge sale en famille lors de ce conseil d'administration ? « C'est plutôt une réunion d'actionnaires... »

    Evolution de palais

    Trois descentes en Ligue 2 en six ans, un budget devenu l'un des plus petits de l'élite du football français, une difficulté grandissante à s'adapter au foot business des années 2000, le FC Metz est bel et bien en crise. Qu'il le veuille ou non. Le palais présidentiel tremble sur ses bases, la maison grenat est en danger.
    Qu'une figure emblématique du club comme Michel Ettorre s'en aille est du reste assez symptomatique. Entre les tenants de la modernité, que chacun appréciera comme il l'entend, et ceux des valeurs d'antan, au rang desquels figurait le désormais ex-adjoint d'Yvon Pouliquen, le débat fait rage.
    Carlo Molinari, plus que jamais, a le séant entre deux chaises. Ou le trône qui vacille. C'est selon. L'incompréhension enfle. La contestation monte. Et voilà que Jean-Louis Petruzzi, l'un des nouveaux actionnaires dont il vantait voilà peu les mérites, le lâche en plein vol. Une sorte de coup de semonce dont on se demande cependant ce qu'il pourra bien provoquer.
    La révolution de palais, qu'on soit bien clair, n'est pas pour demain. Carlo Molinari n'est plus de ces présidents-kleenex qu'une collectivité locale, naguère, pouvait faire ou défaire. Il est chef d'entreprise et actionnaire majoritaire. A moins qu'un homme très riche sonne à la porte dudit palais, point donc de révolution à attendre. Carlo Molinari a beaucoup donné, donne encore beaucoup et a encore envie de donner. Mais ses plus proches collaborateurs ont clairement envie de changements, fût-ce dans la continuité. Le conseil d'administration d'aujourd'hui devrait nous éclairer.

    Pouliquen : « Oui je suis inquiet... »

    Aujourd'hui, je suis toujours dans la même optique : mettre en œuvre une équipe capable de remonter en Ligue 1 ». Yvon Pouliquen n'est pas insensible aux remous qui ont marqué la semaine messine. « Le départ de Michel Ettorre, je le regrette énormément. c'était un adjoint très compétent. » Est venu s'y ajouter celui de l'actionnaire Jean-Louis Petruzzi...
    Un fait supplémentaire dans la nasse d'interrogations qui accompagnent les premiers jours de l'intersaison. « Elle va être très compliquée », estime celui qui sera chargé d'accompagner le navire messin en Ligue 2. « Je sais qu'il y a des impératifs économiques, mais j'espère qu'ils ne nous enlèveront pas toute marge de manœuvre. » L'entraîneur, lui, a fait ses premiers choix : Marichez, Vivian, Strasser, Cheikh Gueye, Cardy, François, Bessat, Gestede sont autant d'éléments sur lesquels il souhaite pouvoir s'appuyer la saison prochaine. Dans un peu plus de deux mois en l'occurrence. Et pour l'heure, toujours rien à signaler sur le front commun des départs et des arrivées. « On n'a fait signer personne... »
    « Oui, je suis inquiet, lâche Yvon Pouliquen, je mentirais si je disais le contraire. Nous sommes dans une situation difficile au vu du nombre de contrats professionnels à charge et de la situation financière du club. » Quelques secondes de silence plus loin : « Nous sommes un peu à la croisée des chemins. »

    « Une première bombe »

    La démission de Jean-Louis Petruzzi du conseil d'administration du FC Metz provoque stupeur et inquiétude en tribunes : « Une vraie première bombe, image Xavier Schmitt, porte-parole de Génération Grenat. Cette démission fait peur. Petruzzi a ramené de l'argent frais dans le capital la saison dernière. On ne peut que déplorer la perte d'un chef d'entreprise dynamique. » Plus douloureux encore, c'est le retrait de Michel Ettorre, figure emblématique du club, qui affecte les supporters. « Le départ de Michel est dur à encaisser. C'est nous qui avions réclamé son retour à Metz, car il incarne les valeurs du club. Aujourd'hui, on sent que des choses très graves se trament en coulisses ».
    Déjà affecté par la saison sportive du FC Metz, le groupe de supporters vit mal l'agitation qui gagne l'extra-sportif. Actuellement, le mot d'ordre est patience : « On va attendre les conclusions de la réunion extraordinaire du conseil d'administration qui se tiendra demain (aujourd'hui). On tient juste à réitérer notre attachement à Carlo Molinari. On l'a toujours soutenu et on n'acceptera jamais qu'une personne vienne s'immiscer entre le président et le club ».

    (Quotidien l’Equipe) : PRÉCISION. – À la suite de l’article « Malaises à Metz », qui évoquait son départ et la possible arrivée d’un nouvel adjoint au côté d’Yvon Pouliquen, en l’occurrence Christian Mattiello, Michel Ettorre a tenu à apporter la précision suivante : « Christian Mattiello est un ami et son arrivée était prévue depuis le mois de janvier, avec ou sans moi. »

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    May 22

    Un vendredi de crise en perspective au FC Metz ?

    La Phrase du jour : « Il en est des clubs de foot comme du vin : certains vieillissent bien et donnent de bons crus, d’autres, conservés dans des bouteilles mal bouchées, perdent leurs substances, leurs qualités et finissent par oublier leurs arômes et  tourner  en  vinaigre ; le cru 2008 de Metz est même du pisse-vinaigre : la faute aux propriétaires qui n’ont pas su prendre soin de leurs chais! Les vingt de Metz sont devenus une vulgaire piquette, loin du Bordeaux ou même d’un côte du Rhône !»

    Albert Cartier (ex-FC Brussels, L 1 belge) et Ludovic Batelli ont été approchés par Troyes (L 2), qui recherche un entraîneur depuis le départ de Denis Troch. Batelli, en partance d’Amiens (L 2), a refusé le poste à Lens (relégué en L 2) et est en contact avec Sedan (L 2).

    Francis De Taddeo, ex-entraîneur de Metz (relégué en L 2), est en lice pour succéder à Alain Giresse à la tête du Gabon. Deux autres techniciens français (Jean-François Jodar et Pierre Lechantre) sont également candidats.

    (Quotidien l’Equipe) : Malaises à Metz

    ADJOINT DU COACH MESSIN, Yvon Pouliquen, depuis son arrivée en Lorraine fin décembre, Michel Ettorre a annoncé hier dans le Républicain lorrain qu’il quittait le club mosellan. Les déclarations qu’il a faites pour justifier cette décision révèlent l’étendue du malaise qui existe au sein du FC Metz : « Avec Yvon et le staff, nous étions seuls avec Joël (Muller, directeur sportif) et le président. Pour le reste, je n’ai ressenti aucune solidarité, ou très peu. »

    Ettorre vise implicitement le centre de formation, qui entretient des relations difficiles avec le secteur professionnel depuis plusieurs années et que le limogeage en cours de saison de Francis De Taddeo, ancien directeur du centre, n’a peut-être pas améliorées. Mais le départ d’Ettorre serait aussi lié à l’arrivée probable d’un nouvel adjoint, Christian Mattiello, déjà aux côtés de Pouliquen à Lorient, Guingamp ou Grenoble. « Il n’y a rien de fait », assure cependant l’entraîneur messin.

    Au départ d’Ettorre, s’est ajoutée dans la journée la démission d’un administrateur du club, Jean-Louis Petruzzi, que celui-ci a notifiée par le biais d’un communiqué de presse. « J’ai simplement voulu marquer ma divergence par rapport au management actuel, nous a-t-il expliqué. Il faut rebâtir un projet cohérent, le club a besoin d’être recapitalisé, restructuré. On n’a même pas préparé la descente... » Entré au conseil d’administration en septembre, Petruzzi est actionnaire du FC Metz à hauteur de 7 %, des parts qu’il dit vouloir conserver « par attachement au club et à la ville ».

    Son départ est une surprise car, à son arrivée, il était pressenti comme le futur homme fort du club au côté du vice-président actuel, Bernard Serin. Mais Carlo Molinari, président et actionnaire majoritaire, aurait beaucoup moins l’intention de prendre du recul aujourd’hui, alors qu’il envisageait cette possibilité il y a quelques mois.

    La démission d’un de ses actionnaires, même s’il est très minoritaire, devrait cependant agiter son club dans les prochains jours et le conseil d’administration prévu demain s’annonce mouvementé.

    (Site officiel FC Metz) : Le collège Arsenal de Metz vice-champion de France UNSS…

    Le collège Arsenal a terminé à la deuxième place de la phase finale du Championnat de France UNSS.
    A Poitiers, les jeunes Mosellans sont arrivés jusqu’à la finale, grâce notamment à leur victoire sur Nîmes (six buts à zéro) au tour précédent. Mais ils ont du s’incliner lors de leur dernière partie contre le Mans. Le temps règlementaire s’étant achevé sur la marque de zéro à zéro, c’est aux tirs aux buts que les Manceaux ont fait la décision (6-5).

    Metz : un administrateur démissionne

     Le conseil d'administration du FC Metz a perdu un de ses membres, démissionnaire à la suite de la descente du club en Ligue 2 de football, a-t-il indiqué mercredi dans un communiqué.
    Jean-Louis Petruzzi, PDG de Hominis, une société de conseil en ressources humaines, reste toutefois actionnaire du club, a-t-il assuré dans ce texte.
    "Aujourd'hui je ne vois pas la valeur ajoutée de ma présence au conseil d'administration, aussi je préfère donner ma démission. Je reste néanmoins actionnaire du club parce que je crois au FC Metz", a déclaré M. Petruzzi, qui était entré au conseil d'administration en mai 2007.

    (R.L.) : FC Metz : Petruzzi quitte la table

    Pour marquer sa « divergence de vue », Jean-Louis Petruzzi quitte le conseil d'administration du FC Metz mais reste actionnaire.

    Révélées par Le Républicain Lorrain, mardi, les grandes manœuvres ont bel et bien lieu, actuellement, dans les coulisses du FC Metz. La preuve : l'annonce de la démission de Jean-Louis Petruzzi, survenue hier soir. Patron d'un groupe de ressources humaines, Jean-Louis Petruzzi ne sera donc resté qu'un an au conseil d'administration du FC Metz, qu'il avait rejoint en mai 2007 en compagnie de Jean-Luc Muller, PDG d'une société de travail temporaire. « Je suis entré au conseil d'administration du club pour participer à la réalisation d'un projet économique viable et cohérent pour le FC Metz, explique-t-il dans un communiqué. Si le retour en Ligue 1 (au moment de son entrée dans le capital du club) était une formidable opportunité, la relégation en L2 doit obliger à reconstruire pour éviter les descentes successives et catastrophiques, comme c'est le cas ces dernières années. Aujourd'hui, je ne vois pas la valeur ajoutée de ma présence au conseil d'administration, aussi je préfère donner ma démission. Je reste néanmoins actionnaire, parce que je crois au FC Metz [...]. » Comme Jean-Luc Muller, Jean-Louis Petruzzi possède 7 % des parts sociales de la Sofime, holding détenant elle-même 73,5 % du capital du FC Metz et dont l'actionnaire majoritaire est Carlo Molinari. Il ne compte pas les céder : « Je ne revends rien pour une raison bien simple : ce serait mal venu. Je ne suis pas un fuyard, je reste dans le capital par solidarité, mais je quitte le conseil d'administration pour marquer une divergence de vue sur la façon de conduire le club », nous a-t-il confié hier soir, joint par téléphone. Divergence sur quoi, donc avec qui ? Jean-Louis Petruzzi ne souhaite pas entrer dans ce débat, évoquant simplement « une position d'entrepreneur, qui laisse l'affectif de côté. » « Je juge une entreprise, c'est mon métier, je mesure ce qu'il est possible de lui apporter et, aujourd'hui, je constate que c'est peine perdue », complète-t-il.
    Pendant ce temps, Carlo Molinari se trouvait à Lyon, hier, afin de rencontrer Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, au sujet du transfert de Miralem Pjanic. Dans cette opération, le FC Metz espère pouvoir décrocher dix millions d'euros, il s'agit même d'une nécessité quasi impérieuse compte-tenu de ses finances actuelles. Toute la soirée, Carlo Molinari est resté injoignable. Présenté comme son vice-président lors du lancement du projet de développement du club, en janvier 2007, Bernard Serin a, quant à lui, avoué ne pas être au courant de la décision de Jean-Louis Petruzzi : «Vous me l'apprenez. Et comme je n'en connais pas les motivations, j'attendrai notre réunion vendredi matin pour en connaître les motivations.» Bernard Serin possède à ce jour environ 5 % des parts du FC Metz. Sa participation, et son importance dans le futur fonctionnement du club, pourraient s'accroître dans les jours qui viennent. Rappelons que Carlo Molinari a effectivement prévu un tour de table, demain. Le dernier de la saison pour Jean-Louis Petruzzi...

    Serredszum en rupture de banc

    Son contrat arrive à son terme le mois prochain. Il ne sera pas renouvelé. Entraîneur adjoint du FC Metz de juin 2006 à décembre 2007, Cyril Serredszum a fait les frais du limogeage de Francis De Taddeo, fin décembre et occupait, depuis, un poste dans l'encadrement de l'équipe de CFA, en duo avec José Pinot. Ou plutôt, en doublon avec José Pinot : « Deux entraîneurs pour finalement assez peu de joueurs, c'était un de trop », résume Serredszum, qui n'avait pas fait partie de la réflexion lors de la prolongation de contrat de Francis De Taddeo, il y a un an. « Vu que la première saison s'était bien passée, et puisque Francis venait d'être reconduit, je pensais être prolongé moi aussi mais, dit-il, je n'étais visiblement pas la priorité. » Douze mois plus tard, Cyril Serredszum arrive donc en rupture de banc de touche, comme le président Molinari le lui a signifié récemment : « Il m'a expliqué qu'en raison du nombre d'entraîneurs sous contrat et de la situation du club, il n'y avait pas de poste pour moi. Je fais les frais de tout ça. » Et du reste, dont il ne se dédouane pas : « A partir du moment où j'ai travaillé avec ce groupe, j'ai ma part de responsabilités dans les résultats. Je ne connais pas un joueur, pas un membre de l'encadrement, pas un dirigeant pouvant affirmer qu'il n'a aucune part dans cet échec. »
    A trente-six ans, dont seize passés au FC Metz (quatorze comme joueur, jusqu'en 1998, deux comme entraîneur), Cyril Serredszum avait « l'idée et l'envie de travailler dans et pour ce club ». Après des débuts dans le métier effectués au niveau amateur, à Amnéville, il envisage un retour à la case départ : « Seulement, relève-t-il, le contexte est difficile, les solutions peu nombreuses. Je n'ai rien prouvé, tout à apprendre, ce n'est pas simple. » Le départ de Michel Ettorre, adjoint d'Yvon Pouliquen, annoncé hier dans nos colonnes, ne devrait rien changer à l'avenir messin de Cyril Serredszum.
    Rencontre Lyon - Metz. Il ne s'agit pas d'une revanche du quart de finale de la Coupe de France, mais de négociations autour d'un transfert, celui de Miralem Pjanic. Une rencontre entre les dirigeants lyonnais et leurs homologues messins a en effet eu lieu hier à Lyon. Rien n'a filtré. En attendant, la révélation messine de la saison ne part pas en vacances. « Pour cela, dit-il, je dois connaître ma date de reprise. » Et, en effet, l'OL n'a pas encore fixé la sienne...
    Cubilier en négociation. Prêté à Metz fin août 2007, Eric Cubilier A négocié avec le FC Nantes afin de résilier son contrat qui courrait  jusqu'en juin 2009 : c’est chose acquise depuis hier. Dès lors, Eric Cubilier n'exclue rien. Prolonger son bail avec Metz, pas spécialement riche en arrières latéraux de métier ? « C'est une possibilité, dit-il, même si elle n'a pas été l'objet de discussions approfondies. En tout cas, je suis ouvert. »
    Cap sur Luxeuil-les-Bains. Après avoir visité plusieurs sites, dont ceux de La Bresse et Vittel, l'encadrement messin a finalement opté pour la Haute-Saône, plutôt que pour les Vosges : le stage d'avant-saison aura lieu à Luxeuil-les-Bains. Après Vichy, une autre station balnéaire accueillera donc les Messins pour leur préparation, une semaine après la reprise de l'entraînement, prévue le 23 juin.

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    May 21

    Changements en vue...

      

    (R.L.) : Ettorre, l'éternel départ

    Revenu à Metz pour accompagner les débuts d'Yvon Pouliquen, Michel Ettorre ne poursuivra pas l'aventure. « Je ne reconnais plus ce club », explique-t-il.

    Leurs histoires d'amour finissent mal, en général. Pour la quatrième fois de sa carrière, la troisième fois en tant que membre de l'encadrement technique et la deuxième fois en un an, Michel Ettorre quitte le FC Metz. Et, c'est décidé, ils ne vieilliront pas ensemble : « Ma décision est ferme, mon départ est définitif, on ne m'y reprendra plus », affirme l'ancien gardien de but, double vainqueur de la Coupe de France en 1984 et 1988. Fin décembre dernier, Michel Ettorre avait paraphé, comme Yvon Pouliquen, un contrat le liant pour deux ans et demi avec son club de presque toujours. Y figurait une clause libératoire au bout de six mois, « le temps de voir si le FC Metz avait changé », s'entend le FC Metz tel qu'il l'avait quitté en juin 2007, période Francis De Taddeo, dont il a été pendant une saison le préparateur des gardiens. Visiblement, Michel Ettorre n'a pas trouvé ce qu'il espérait, sur l'île Saint-Symphorien : « Je savais qu'il serait impossible, mais je savais aussi que mon retour pouvait susciter l'arrivée d'Yvon Pouliquen, permettre un retour au premier plan de Joël Muller et aider le président, notamment pour rapprocher le club de ses supporters. Au bout d'une semaine, j'ai failli m'arrêter. Nos trois gardiens africains partis faire banquette en sélection (Ebede, Mayebi, Sissoko), je suis allé en solliciter un auprès du centre de formation. Si vous aviez vu la réaction de l'entraîneur des dix-huit ans... J'ai alors compris que l'équipe professionnelle n'était pas la priorité de tout le monde, que rien n'avait changé, et que rien ne changerait. Ce club ne ressemble plus à ce qu'il a été dans ses plus belles années, en tout cas je ne le reconnais plus. J'en ai vite eu la confirmation : avec Yvon et le staff, nous étions seuls avec Joël et le président. Pour le reste, je n'ai ressenti aucune solidarité, ou très peu... » Yvon Pouliquen prend acte de la décision de celui qui avait déjà été son adjoint en 2000, à Strasbourg : « Le retour de Michel a facilité ma venue, comme la présence du président Molinari et celle de Joël Muller. Il fait un choix, je ne peux pas aller à l'encontre, je ne peux que le regretter. » Entre autres problèmes, le FC Metz se voit aujourd'hui dans l'obligation de redessiner la composition du staff technique. A Lorient, Guingamp et Grenoble, l'actuel entraîneur messin avait pour habituel adjoint Christian Mattiello, qu'il avait également connu à Strasbourg, et actuellement sans club. Quant à Michel Ettorre, il reconnaît « quelques contacts, dont une proposition concrète », et tourne le dos à Metz sur une dernière remarque qui dit beaucoup de lui, à défaut de dire toute la vérité : « Quelques joueurs surfaits oublient que le président se bat au quotidien pour les faire bouffer. Ils devraient plutôt se dire parfois que, si Metz descend en Ligue 2, c'est un peu, voire beaucoup de leur faute. » Michel Ettorre dans le texte.

     

    May 20

    Bilan(1)...Une année qui s'annonçait calamiteuse ! Qui s'avéra un désastre...

    Bilan…

    Voici venu l’heure de faire et de demander les comptes sur cette année horrible, dont la seule satisfaction, Miralem Pjanic, risque fort d’être éphémère :

    En Lorraine, les boutons prometteurs donnent rarement des fleurs ! Le footballeur n’est, ici, que de passage !

    Mais, comme disait Jeanne, revenons à nos moutons, qui ne sont pas de Panurge, mais qui étaient de De Taddeo, un entraîneur bien plus taillé pour s’occuper d’équipes de jeunes que d’un groupe de professionnels qui se doit d’être compétitif ! Francis avait posé ses conditions, elles avaient été acceptées par un directoire pas très réaliste et qui a manqué de discernement et de projection : « Homère(s) aveuglés par la vision de « 2010 », qui a pris un sacré coup de vieux en une seule année !

    « 2010 » sera au mieux « 2012 », si la nouvelle municipalité, affublée de ses nouveaux élus verts ne vient pas tordre le coup aux espérances des pontes du FC Metz !

    L’avenir grenat s’annonce donc flou et la vision du futur se perd dans le brouillard des incertitudes !

    Remercions, pour faire court, l’homme orchestre qui a su remettre l’équipe sur des rails qu’elle n’aurait jamais du quitter : Yvon Pouliquen a su redonner, à défaut de talent, un semblant d’âme à ce groupe, à en faire une équipe, qui, sans jamais être géniale, a su prouver qu’ici,  certains avaient une certaine dose d’  « Amour Propre »,ce qui n’a pas été sans effets sur le plan du collectif et du jeu : en se resserrant, le groupe a su faire des progrès, même s’il n’a jamais réussi à faire oublier son manque de réalisme devant le but adverse !

    Le défaut criant de cette saison a été le manque de vitesse, au-delà des manques techniques, devant, derrière et au milieu !

    Trop de blessés : le FC Metz a été « orphelin » de ceux qui devaient être ses leaders techniques :

    -Cardy, auteur d’une « saison blanche », que dis-je, « noire » pour cause de blessure !

    On n’aura donc jamais vu le « vrai » milieu du FC Metz, celui qui aurait du nous faire durer, à défaut de nous faire saliver !

    Dure et longue aura été la chute d’un effectif trop court et trop juste pour une compétition où les adversaires n’avaient jamais été si proches les uns des autres !

    Et l’on sait, qu’à défaut d’excellence, la L1 a horreur des faibles et des pauvres : elle fait médiatiquement la part du rêve aux clubs bling-bling, ceux qui font les échos des journaux parisiens pour la majorité d’entre-eux !

    Aussi, ne cherchez pas, aujourd’hui, des nouvelles du FC Metz : dans l’est, c’est Nancy qui a les faveurs des gazettes du centralisme, même si cela ne redore pas l’image d’un est du pays mis à mal par des affaires pas très claires, alors qu’ailleurs on n’en aurait juste fait trois lignes en dernière page.

    « L’affaire Ouaddou », comme on l’appelle aujourd’hui, a eu le tord de se passer à Metz : elle n’aurait pu avoir lieu à Marseille ou à Saint-Etienne, ni même à Lyon ou au PSG : vous voyez le joueur de Valencienne escalader les tribunes de ces stades, vous ? Il n’aurait pas pu franchir le premier rang des supporters et aurait été stoppé pas les stadiers bien avant ! Et on n’en aurait beaucoup moins parlé !

    Non, la faute du FC Metz, ça a été d’avoir ce jour de match contre le club nordiste, un stade qui sonnait le creux, où la moindre parole se répercutait sur le carré vert ! Loin de moi de chercher des excuses à l’envoyeur des propos racistes, mais force est de constater que, dans la masse des supporters habituels dans une saison normale, il aurait vite éteint son moulin à insanités gratuites de ses propos condamnables, quelque fusse leurs destinations : le sieur Ouaddou ou Babacar Gueye !

    Et , pourquoi le stade sonnait creux ?

    Parce que nous avons échoué le recrutement de l’avant-saison, la faute à…

    -Aux recruteurs, tout d’abord ! Carlo Molinari l’a assez répété : à Metz, ce n’est pas l’entraineur qui recrute, mais les recruteurs, avec, à leur tête, le président Carlo Molinari, suivi des sieurs Muller, et d’autres que je ne cite pas ici, tant ils sont pour moi des pantins qui doivent assez vite baisser leur caquet devant les vétos présidentiels !

    -L’entraineur vient après, lui qui n’a pas su transformer la chenille messine en papillon capable de voler à l’étage du dessus, trop obnubilé, englué dans un affectif inconscient, incapable de trancher dans le vif en limitant , dans un premier temps son quota d’élus, afin de travailler avec un groupe capable de faire émerger une équipe ! Une incapacité à intégrer des nouveaux au milieu de ses petits protégés : voilà le péché capital de Francis, celui qui lui a été fatal, et qui aurait du le faire condamner bien plus tôt qu’à la mi-saison, ce qui aurait pu nous éviter cette descente promise dès les premières journées, celles des blessures , qui, bien sûr, n’étaient pas prévues dans le fonctionnement du groupe !

    D’ailleurs, les blessures des joueurs, cela fait plusieurs saisons que cela dure : il faudrait, peut-être, à ce sujet, se poser de bonnes et justes questions !

    Le club n’a donc JAMAIS existé, cette saison, ravalé au rôle de faire-valoir : perdre contre Metz, c’était un véritable faux pas, se mettre ne danger pour les autres équipes de ce championnat ! Ne pas prendre les trois points, c’était la certitude d’être au plus mal ! Regardons nous dans la glace : le club grenat ne, n’a jamais fait peur à personne, même pas à ces clubs qui étaient derrières nous au classement de l’année précédente : oui, je parle de Caen et de Strasbourg !

    Si nous continuons, en comparant avec ceux qui nous accompagnent dans l’ascenseur de la L2 cette saison, il y a, outre le dernier club cité, Lens, celui qui nous a disputé la tête de la L1 en 98, club que nous avons été incapables de mettre en danger cette saison, c’est dire le gouffre qui nous sépare du niveau raisonnable auquel nous aspirions : faire bonne figure en L1 !

    Piètre figure, nous avons donc donné et la France entière du foot faisait des gorges chaudes en parlant des grenats !

    Nous méritions mieux que cela, que cet irrespect, il me semble, si les responsables, les dirigeants avaient fait les efforts qu’ils auraient du faire !

    Le foot a changé, nos dirigeants, eux, n’ont pas changé : ils voient toujours le foot avec leurs yeux des années 1990/2000 !

    Ils vendent les fleurs du centre de formation avant de les faire fructifier, mais ce n’est pas complètement de leur faute : c’est aussi celle d’une législation pas très juste, sportivement parlant ; on forme, et les jeunes s’envolent sans trop se soucier du club des grenat : pas très correct, ces attitudes individuelles et, disons le : individualistes!

    Alors, je suggère : pourquoi ne pas axer la formation sur le collectif, au lieu de privilégier la formation personnelle ?

    Pourquoi est-ce que, dans le football français, on n’est plus capable de former des joueurs capables de délivrer correctement des centres ailleurs qu’au troisième poteau ?

    Pourquoi privilège-t-on toujours la puissance par rapport à la technique ?

    La vitesse est nécessaire, la vivacité indispensable, mais un pro se doit d’être avant tout technique !

    Le FC Metz doit former des footballeurs, pas des coureurs à pied ou des athlètes : éclairer le jeu, rééquilibrer vers l’avant pour produire du jeu et ne pas subir !

    Vastes chantiers, questions à débattre : notre survie en dépend, sinon…On va s’installer dans un confort pépère en L2 et disparaitre définitivement rayés du football de l’élite !

    Après : nouveau stade ou non…On a déjà raté le coche en  1998 : essayons d’accrocher le bon wagon du train qui va passer et qui risque de ne pas passer une troisième fois avant longtemps ! Les bons et grands joueurs viendront s’ils peuvent jouer dans de grands-au moins 50 000 supporters/spectateurs-confortables stades, autrement, ils continueront à émigrer vers la perfide Albion ou vers la botte, à porter des maillots phocéens et à rêver aux émoluments parisiens.

    Il reste peu de temps pour se décider à vivre enfin le meilleur après avoir vécu, cette saison le pire !

    Tout va très vite dans le football, n’est-ce pas, Lens ?

    Sur ce, méditons cela devant un café….Marre de ces descentes à répétitions ! Il nous faut du changement !!!

    Les cartes vont être redistribuées, afin de définir les objectifs du mieux possible...

    (R.L.) : Metz : manœuvres en coulisses

    L'avenir du FC Metz se décide cette semaine : le président Molinari réfléchit, consulte, et réunira ses actionnaires vendredi. Nouvelles orientations en vue ?

    Où va le FC Metz ? En Ligue 2. Il l'a deviné pendant des mois, le sait depuis des semaines, et les derniers jours comme les tout prochains servent maintenant à déterminer comment et avec qui il s'attaquera, pour la troisième fois en six ans, au pari de la remontée immédiate. « Aujourd'hui, toute annonce serait prématurée », affirme le président Carlo Molinari, actionnaire majoritaire de l'entreprise FC Metz. Mais l'ère des changements va peut-être s'ouvrir, à défaut de l'ère du changement : Carlo Molinari parle pour l'heure « de dispositions et d'orientations à prendre ».Vendredi, Carlo Molinari rassemblera les autres principaux actionnaires du club, comme Albin Cavada, Alain Falc, Jean-Luc Muller, Jean-Louis Petruzzi ou Bernard Serin. Une redistribution des cartes ou, plus précisément, des parts détenues par les uns et les autres semble dans l'air du temps. Dans quelle mesure et selon quelle répartition s'opérera ce tour de table ? Très présent depuis le lancement du projet de développement du club, l'année dernière, l'industriel Bernard Serin serait, selon nos informations, sur le point d'élargir sa participation, ce que l'intéressé ne confirme pas. « Le plus important est de bâtir une équipe qui joue et qui remonte, affirme-t-il. Il y a beaucoup à reconquérir : nos supporters, des abonnés, des partenaires... » Un temps, quelques bruits de couloir ont également prêté de nouvelles ambitions à Jean-Louis Petruzzi, entré dans le capital du club en même temps que Jean-Luc Muller ; hier, ce patron d'un groupe de conseils en ressources humaines est resté injoignable. Carlo Molinari le répète à chaque occasion, il n'est pas prêt à renoncer, et pas seulement parce qu'il ne reçoit pas forcément d'offres satisfaisantes pour passer la main : « Le décideur, pour l'instant, c'est moi », a-t-il insisté, hier, rejoignant les propos qu'il nous tenait déjà début avril : « Ma préférence est de voir avec les actionnaires actuels quelles possibilités existent. » Le jour de voir, donc, va arriver. « Cette réunion des actionnaires servira à échanger nos points de vue », confirme le président messin, peu enclin à en dire plus sur des manœuvres internes qui, après tout, concernent d'abord sa propre entreprise. « A mes yeux, il s'agit d'un rendez-vous important. Je sais à peu près ce que je vais soumettre à l'approbation des autres actionnaires, qui vont aussi apporter et confronter leurs points de vue. Par respect envers eux, je ne peux pas vous en dire plus : nous ne sommes plus dans un football associatif, mais dans des sociétés où des gens mettent beaucoup d'argent, en particulier moi. Cela implique des responsabilités, et des devoirs. »
    Relégué en Ligue 2 côté terrain, de santé fragile financièrement au point de retenir son souffle à deux semaines de passer devant la Direction nationale de contrôle et de gestion, en perte de vitesse en termes d'image et d'engouement, en pleine renégociation d'une collaboration qui ne le satisfait pas totalement avec Sportfive dans le secteur commercial, le FC Metz fait coexister ses tracas quotidiens avec un plan de développement ambitieux qui prévoit soit la modernisation du stade Saint-Symphorien soit - ça vient de sortir - la construction d'une nouvelle enceinte. Il s'apprête aussi à se réorganiser, au terme d'une semaine ainsi décrite par Carlo Molinari : « Notre temps est consacré à une large réflexion sur la situation qui est aujourd'hui la nôtre. Il faut une analyse approfondie pour prendre les dispositions qui permettront de reconstruire une équipe qui remonte et qui s'installe durablement en Ligue 1. » Et l'aréopage messin paraît désormais décidé à en passer par un nouveau fonctionnement, afin d'en finir avec le cycle de ses désillusions.

    Pas de peur du gendarme

    Tour de table qui, vendredi, redéfinira les contours du FC Metz nouvelle version n'arrivera pas trop tôt : il restera alors douze jours aux dirigeants du club relégué en Ligue 2 pour préparer leur passage devant l'intransigeante Direction nationale de contrôle de gestion, le gendarme financier du football professionnel français. L'effet de ses fourches caudines est ici connu par cœur : en 2002, année de la première relégation, Metz s'était vu frapper d'une interdiction de recrutement ; depuis décembre, il se trouve également sous étroite surveillance. Carlo Molinari assure aborder l'examen « sans inquiétude » : « La DNCG, ce n'est pas compliqué, exige des fonds propres positifs ; aujourd'hui, nous ne les avons pas. Nous devons donc être capables de leur exposer ce que nous allons faire pour avoir des fonds propres positifs. »
    Concrètement, le mercredi 4 juin prochain, les dirigeants du FC Metz devront présenter aux membres de la DNCG leur bilan au 31 décembre 2007, le budget estimé au 30 juin, et un prévisionnel pour la fin de l'exercice 2008-2009. « Tous les postes importants sont passés en revue, souvent au détail près, explique le directeur général messin Patrick Razurel, rompu à l'exercice. D'une certaine manière, cela ressemble à une audience au tribunal. » La relégation en Ligue 2 présente une première conséquence financière : le budget du FC Metz va passer de 24 millions d'euros aujourd'hui à 13 ou 14 millions demain. La perte des droits télé entre L1 et L2 se chiffre à environ dix millions, ce qui explique à peu de choses près la différence. Dans le dossier qu'il présentera, le FC Metz intégrera la vente de plusieurs joueurs, de trois à quatre. Reste à savoir si de telles spéculations satisferont la DNCG, même si Patrick Razurel rappelle « l'existence d'un vrai potentiel qui va au-delà du cas du seul Miralem Pjanic ». « Nous avons, assure-t-il, deux ou trois joueurs sur lesquels, à défaut de recevoir des offres pour l'instant, on ressent de l'intérêt. » Reste à savoir si, d'ici au 4 juin, Metz pourra apporter des preuves tangibles. Pour mémoire, la DNCG peut prononcer des sanctions allant d'un recrutement surveillé à une rétrogradation. Metz ne s'en trouve bien sûr pas là : sa seule rétrogradation sportive lui complique déjà assez bien l'existence...

    (Site officiel du FC Metz) : Les résultats du week-end

    Les 16 et les 18 ans ont brillé ce week-end pour leur dernière rencontre de championnat.
    CFA
    FC Metz B - Vesoul : 2 – 3
    Le groupe messin : Ebede - Laine, Fernandes (puis Siebert 56°), Fallou, Anton - Belson, Aribi (puis Sakho 70°), Betsch, Nativel - Andrès, Pouye
    Le buteur : Betsch (63° sp, 82°)
    Malgré un doublé de Johan Betsch, l’équipe réserve a du s’incliner face à Vesoul sur sa pelouse. La saison n’est pas terminée pour les hommes de José Pinot, à qui il reste encore une rencontre à jouer. Ce sera à Besançon, samedi prochain à 18h.
    18 ans
    FC Metz - ASNL : 4-1
    Buts pour Metz : Pozder (*2) et Sakho (*2)
    La saison des 18 ans s’est terminée sur un feu d’artifice, dimanche au stade Delaitre à Marly. Les garçons d’Olivier Perrin étaient en effet assurés de ne pas participer à la phase finale depuis leur défaite à Troyes la semaine passée. Ils n’ont pas pour autant négligé ce dernier rendez-vous de l’année face au voisin nancéien et terminent donc à la deuxième place du groupe B du Championnat National, à cinq longueurs de Lyon.
    Le bilan des 18 ans : 26 matches joués, 14 victoires, 8 nuls pour 4 défaites. 55 buts marqués, 24 encaissés.
    16 ans
    FC Metz – SC Schiltigheim : 6-0
    Buts pour Metz : Kehli, Faucher (*2), Melinger (*2) et Pzcsolinski
    Tout comme leurs ainés, les 16 ans mosellans ont proposé un joli spectacle aux curieux venus suivre la partie qui s’est déroulée sur la pelouse de Saint-Symphorien. L’équipe de Schiltigheim n’a pas résisté très longtemps aux assauts mosellans. Malheureusement, la jeune équipe ne pourra défendre son titre de Champion de France en phase finale. Elle boucle en effet également sa saison à la deuxième position de son groupe, devancée de deux points par Nancy.
    Le bilan des 16 ans : 22 matches joués, 17 victoires, 2 nuls et 3 défaites. 52 buts marqués, 13 encaissés.
    14 ans
    Les 14 ans disputent actuellement, pour la plupart d’entre eux, le Championnat National UNSS à Poitiers. Pour leur entrée dans la compétition lundi matin, les élèves du collège Arsenal ont battu ceux de Saint-Denis de la Réunion 11-0. Prochaine rencontre demain face à un collège niçois.
    Autres résultats
    13 ans : Jarville 0-6 Metz
    13 ans B : Clouange 1-2 Metz

    May 19

    Pendant les vacances, les travaux continuent...

    Des Messins renversants

    Arbitres : M. Flament. Buts pour Metz : Sakho (36e, 45e), Pozder (62e sp, 78e) ; pour Nancy : Focki (18e).
    La jolie combinaison Sakho-Bourgeois ponctuée par un tir de Bourgeois à côté du cadre (8e) laissait penser que les jeunes Messins avaient pris le match par le bon bout. Ce sont cependant les Nancéiens qui débloquaient les compteurs par Focki (18e). Les visiteurs auraient même pu inscrire un second but lorsque Futacs se présentait devant Ruffier (27e). Sakho remettait les deux équipes à égalité (36e).
    Le même Sakho voyait sa tête sortie par Pillot alors qu'elle prenait le chemin des filets (42e). Ce n'était que partie remise pour Sakho qui réussissait un doublé juste avant la pause et donnait l'avantage aux siens (45e). Tout comme la première période, la seconde était bien maitrisée par les joueurs d'Olivier Perrin qui avaient la main mise sur le jeu. Ils bénéficiaient d'un penalty transformé par Pozder (62e). Pour achever le spectacle, Pozder s'offrait, lui aussi, un doublé (78e).

    Metz facile

    Buts : FC Metz : Kheli (9e), Faucher (17e, 51e), Melinger (30e, 71e), Pzczolinski (62e).
    Les jeunes pousses messines attaquaient leur match comme il fallait. Dès la 9e minute de jeu, Kehli profitait d'une passe de Ngbakoto pour ouvrir la marque. Sur le débordement de Melinger, Faucher doublait la mise d'un magnifique enchainement aérien (17e).
    Les joueurs de Jean-Robert Faucher continuaient sur leur lancée et à la demi-heure de jeu, Melinger reprenait victorieusement un centre de Bekhadda (30e). Faucher y allait de son deuxième exploit personnel en réussissant un ciseau retourné de toute beauté (51e), puis Pzczolinski d'une reprise de volée imparable inscrivait le cinquième but messin (62e). Melinger récupérait la frappe repoussée de Faucher et s'offrait un doublé pour le 6 à 0 messin (71e).

    METZ/pros

    A l’issue d’un parcours catastrophique, le FC Metz, relégué en L2, a terminé son chemin de croix par un succès devant Le Mans (4-3) qui a résumé les lacunes de la saison et a annoncé son ambition de rebondir immédiatement sinon le club sera en vrai danger. Avec 24 points pour 5 victoires, 9 nuls et 24 défaites ainsi que 28 buts marqués et 64 encaissés, le tableau lorrain n’est pas le pire de l’histoire de la L1, comme le laissait craindre son état à mi-parcours. Mais pour sa troisième descente en sept saisons, il n’en est pas loin.

    Metz, retour au point de départ

    Le FC Metz a entériné sa relégation au terme d'une prestation finale victorieuse mais inégale, concentré des maux qu'il a portés tout au long de la saison. Ligue 2 à l'horizon.

    Comme le 13 mai 2006, le FC Metz a tourné le dos à l'élite en terminant bon dernier de la compétition dans laquelle il s'était engagé. Derrière la similitude, une différence, infime, mais qui témoigne de l'ampleur profonde du désastre : l'équipe reprise par Yvon Pouliquen à la trêve a achevé sa descente aux enfers avec cinq victoires, contre six, il y a deux ans, lorsque Joël Muller officiait encore sur le banc. Le succès de clôture remporté ce week-end face au Mans n'a donc pratiquement rien changé à l'affaire. Si ce n'est qu'il a contribué à rendre cette fin annoncée un brin moins accablante : « Heureusement, cette fois, le scénario a fini par nous sourire. Après la saison de merde que nous venons de vivre, ça ne peut faire que du bien », lâchait Cédric Barbosa, quelques minutes après le coup de sifflet final. Une trace de bonheur à Saint-Symphorien, parfaitement. Palpable, aussi, dans les mots d'Arnaud Anastassowa. Pieds sur terre, le défenseur a saisi l'occasion qui lui a été offerte de faire ses grands débuts en Ligue 1. Un signe pour demain ? L'intéressé ose l'espérer, conscient du contexte bien particulier qui a entouré sa première : « C'est toujours plus facile de faire ses débuts dans ces conditions. Forcément, l'absence d'enjeu m'a aidé à aborder le match en étant un peu plus libéré. » Déjà titularisé par Yvon Pouliquen lors de l'entrée messine en coupe de France, le 5 janvier dernier à Vesoul, Anastassowa, 20 ans, pourrait bel et bien faire partie de l'équipage appelé à composer l'édifice grenat à partir du mois d'août prochain.
    La perspective a beau être relativement lointaine, elle flotte, déjà, dans l'esprit de l'entraîneur messin. Encore ancré au présent, samedi, au point d'avoir « été énervé » devant le spectacle d'une « équipe jouant à se faire peur », Yvon Pouliquen dit aussi s'être déjà laissé happer par la réflexion du lendemain. « Ça fait même un moment... » Depuis samedi soir, le voilà tout entier porté vers l'avenir. Avec certaines précisions, qui l'amènent à considérer le prochain exercice d'un œil méfiant. Surpris par la relégation de Lens - « avec l'effectif qu'ils avaient, c'est dur à comprendre » - celui qui a succédé à Francis De Taddeo estime parallèlement que « le championnat de Ligue 2 sera hyper relevé. Mais c’aurait aussi été le cas avec Paris ou Toulouse. » Tout est fini, tout recommence.

    May 18

    Baisser de rideau sur une saison noire...

    La phrase du jour : que cela serve de leçon aux Nancéens : Il ne faut pas vendre la peau de l'O.M avant d'enpocher les points;Metz a apprit que "qui rit en 2007, peut pleurer en 2008; Paris est averti : la roche Tarpéïenne est toujours proche du Capitole!...Quand à Lens : hier soir, même le ciel pleurait pour la clôture de la saison... 

    Entre, Lens

    (R.L.) : CFA/Metz tombe sur la fin

    Messins et Vésuliens se retrouvaient pour un match de fin de saison sans aucun enjeu. L'entame de rencontre s'en ressentait avec deux équipes qui s'observaient sans se montrer dangereux. La domination était sensiblement messine avec deux premières banderilles lancées dans les deux premières minutes de jeu. Nativel et Betsch ne trouvaient cependant pas le cadre.
    Contre toute attente, ce sont les Vésuliens qui trouvaient le chemin des filets. Hacquard profitait d'une défense messine attentiste pour placer le ballon au ras du poteau d'Ebedé (0-1, 12e). La suite ne proposait pas beaucoup plus de spectacle à la faible affluence présente dans la tribune de Delaitre. Il fallait attendre la 44e pour voir Metz inquiéter Si Mohamed, le portier de Vesoul. Aribi, tout d'abord, lui donnait des sueurs froides. Son superbe tir prenait en effet la direction du but mais Si Mohamed le déviait sur la transversale à la 44e. C'était ensuite au tour de Pouye de s'essayer à une frappe malheureusement légèrement trop croisée à la 45e.
    Tandis que Pouye avait quasiment la même occasion à la 48e, Vesoul touchait du bois. Au terme d'une jolie montée, Clavier trouvait, en effet, le poteau au bout de son action (51e). Pouye avait encore une superbe occasion d'égaliser, mais il voyait Si Mohamed sortir sa tentative en corner (57e). Ce n'était que partie remise pour les Mosellans qui parvenaient à réduire la marque grâce à un penalty de Betsch (1-1, 63e).
    L'espoir messin était de courte durée puisque José redonnait l'avantage à Vesoul une minute plus tard (1-2, 69e). Les jeunes messins n'abdiquaient toutefois pas. Fakho et Pouye trouvaient encore Si Mohamed sur leur chemin à la 72e et à la 81e avant que Betsch, aidé par le poteau, ne trompe, pour la deuxième fois, Si Mohamed (2-2, 82e).
    Volontaires, les Grenats avaient réussi à revenir mais craquaient sur la fin. Un penalty tiré par Hacquard offrait la victoire à Vesoul (2-3, 82e). Au terme de la partie, José Pinot qualifiait le match « d'ouvert, de plaisant.. Malheureusement, on a perdu alors qu'on a eu beaucoup d'occasions et que le match nul aurait été plus équitable. Nous avons fait une meilleure deuxième période et cela n'a pas été suffisant ».

    Arbitre : M. Boillet. Mi-temps : 0-1. Une cinquantaine de spectateurs. Avertissements à METZ : Pouye (46e), Fiebert (73e). Buts pour METZ : Betsch (63e sur penalty et 82e) ; pour VESOUL : Hacquard (12e, 89e), José (69e).
    METZ : Ebede, Laine, Anton, Fernandes (puis Siebert, 56e), Biagne, Belson, Aribi (puis Fakho, 70e), Betsch, Nativel, Andres, Pouye.
    VESOUL : Si Mohamed, Diompy, Misut, Jeanney, Maire, Faivre, Hacquard, Clavier, Diedhiou (puis José, 63e), Etonde, Abda.

    Pros : Feu d'artifice à Metz

    Saint-Symphorien disparaît de la Ligue 1 sur un festival de buts marqués et de buts encaissés : 4-3 face au Mans. Sur ce, rideau !

    Avec un classement tenant compte de la seule trente-huitième journée de Ligue 1, Metz aurait presque pu prétendre à devenir champion de France, hier soir, dix ans après avoir manqué le titre à la différence de buts. Problème : Metz a nettement mieux entamé son dernier rendez-vous de l'année qu'il n'a conduit tout le reste de son ersatz de saison. Aussi, son triomphe d'hier face au Mans ne sert à rien d'autre qu'à se quitter dans la bonne humeur, le pas léger, mais le bagage bien lourd, quand même. Restons sérieux : il y a dix ans, Metz a effectivement manqué le sacre d'un rien mais son seul point commun avec Lens, son bourreau de l'époque, revient aujourd'hui à partager avec lui l'ascenseur vers la Ligue 2.
    Il est arrivé cette saison, du moins en 2008, que Metz entame un match avec la même énergie, le même aplomb, et les mêmes intentions. Souvent, les beaux projets n'avaient servi à rien, sinon à susciter les regrets, sans parler du quart de finale de Coupe de France, cruellement perdu, à Lyon, le mois dernier. Mais jamais encore le panache maison n'avait trouvé une répercussion aussi immédiate, et aussi ample. Une bonne demi douzaine d'occasions en un quart d'heure, deux buts, Saint-Symphorien a cru rêver, et ses derniers occupants ont même eu matière à donner de la voix au point de ne pas entendre les clameurs susceptibles d'arriver de Nancy.
    Dès les premières secondes de cette aimable partie de campagne, primesautière à souhait, Daniel Gygax idéalement lancé par Laurent Agouazi dans le dos de la défense mancelle a trouvé le poteau au bout de sa frappe. Trois minutes plus tard, Cédric Barbosa n'a pas laissé passer sa chance, précisément en exploitant un centre en retrait de Daniel Gygax, après un tir devant le but de Babacar Gueye. Babacar Gueye, justement, a réussi un grand numéro dans la surface du Mans avant de servir Miralem Pjanic, qui a ainsi pu fêter dans l'allégresse ses très probables adieux au maillot messin. Quelques autres salves plus tard, Babacar Gueye a poursuivi son festival en marquant, du gauche, le troisième but messin de la soirée, grâce à une ouverture de Cédric Barbosa. Le chronomètre n'annonçait alors que trente-trois minutes de jeu, Jean Calvé n'avait pas encore remplacé Sabeur Frej. Il n'est pas resté longtemps sur le terrain : pour un tacle aussi spectaculaire que le plongeon qu'il provoqua de Cédric Barbosa, l'arbitre décida d'exclure le défenseur du Mans sept minutes après son entrée en jeu. En général, c'est là que les ennuis commencent pour Metz, battu à onze contre dix par Saint-Etienne, le 26 avril dernier, et malmené d'importance par Le Mans en deuxième mi-temps.
    Jusque-là, les Sarthois avaient donné l'impression d'être venus en Lorraine comme on part en villégiature. Ils ont dû être rappelés à la matérialité de leur voyage, pendant la pause. Au bout d'un cafouillage ponctué d'un ballon détourné sur le poteau par Jeff Strasser, Tulio De Melo s'est donc exécuté : 3-1. Pascal Delhommeau a donné un coup de main, plus exactement un coup de pied aux plans manceaux, en déviant dans le but de Christophe Marichez une frappe de Mathieu Coutadeur : 3-2, le tout en dix minutes chrono. Et puis, finalement, tout est rentré dans l'ordre, puisque Vincent Bessat est entré en jeu. L'habituel joker messin a inscrit le quatrième but de son équipe, à six minutes de la fin, et la nouvelle réduction du score par Le Mans, signée Ludovic Baal, passera par pertes et profits. Metz a quitté la Ligue 1 par une soirée joyeuse et riche en buts. Il ne sait pas ce qu'il trouvera, dans moins de trois mois, à l'étage inférieur.

    Bessat ferme la marche

    Les Messins ont quitté la Ligue 1  en s'imposant sur la plus petite des marges (4-3). Après avoir mené par trois buts d'écart...

    Marichez. Une première période traversée sans encombre majeure, à l'exception de cette incursion dans la surface de réparation signée Gervinho (20e). Il a ensuite dévié la frappe de Le Tallec sur son poteau, mais n'a pu se relever à temps pour empêcher Di Melo de reprendre le ballon (51e). Delhommeau a trompé sa vigilance sur le second but (55e). Abandonné par sa défense sur le troisième but (84e).
    Anastassowa. La pénurie de latéraux l'a propulsé dans le clan des titulaires : sans rechigner, il a assumé ses responsabilités sur le flanc droit de la défense. Appliqué, il a obligé Pelé à se coucher en reprenant une passe astucieuse de Daniel Gygax (40e).
    Delhommeau. Quarante-cinq premières minutes propres, durant lesquelles sa rigueur a servi la cause messine (averti à la 37e). Mal placé, il a trompé son propre gardien en déviant une frappe de Coutadeur (55e).
    Strasser. De la présence dans les airs. Moins vigilant après la pause, où il a parfois semblé céder à la facilité. Il a laissé sa place à Dino Djiba (80e).
    Bong. Sa bonne volonté ne s'est jamais démentie. Mais ses intentions sont restées sans lendemain. Gaëtan Bong devra prendre de l'ampleur pour s'imposer.

    Gygax. Un début de match prometteur : moins de soixante secondes après le coup d'envoi, sa frappe est allée mourir sur le poteau de Pelé. Remuant, il a tenté d'ouvrir des brèches. Une volonté récompensée : il a trouvé Barbosa, auteur du premier but grenat. Il a malheureusement sombré dans ses travers après la pause. Yvon Pouliquen l'a remplacé par Vincent Bessat (69e). Le milieu de terrain a profité de son dernier rendez-vous avec la Ligue 1 pour démontrer son envie. Il a clôturé la marque en toute fin de match.
    Agouazi. Sérieux et appliqué. On aurait simplement aimé le voir plus entreprenant. Pour sa dernière à Metz ?....
    François. Une prestation dans la lignée de celles réalisées tout au long de la saison. Hier encore, Julien François a brillé par sa sobriété. Auteur d'un but de la tête refusé pour une position de hors jeu (27e).
    Pjanic. Un but est venu ponctuer ce qui sera sans doute sa dernière apparition sous le maillot grenat. Le meneur de jeu manque déjà...
    Barbosa. Il a montré la voie en inscrivant le premier but messin, idéalement servi en retrait par Daniel Gygax. Par la suite, on l'a en revanche connu plus actif à la manœuvre... Remplacé par un attaquant, Momar N'Diaye (76e). Averti à la 80e.

    B. Gueye. Il a fait preuve d'assez d'intelligence pour offrir le ballon du second but à Pjanic. Avant d'achever le travail lui même, bien lancé par Barbosa (33e). Averti à la 90e, il a réalisé une de ses prestations les plus abouties. En dépit d'une cause perdue depuis longtemps.

    Réactions

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Ce match est un résumé des quatre derniers mois, avec des périodes fastes, une équipe qui joue, qui va de l'avant et qui, en plus, se montre efficace, puis capable de gâcher tout son travail en dix minutes. J'ai donc eu l'impression de vivre en quatre-vingt-dix minutes ce que je vis depuis janvier. A 3-0, et en supériorité numérique, j'aurais aimé voir une équipe solide, combative, discipliné. J'ai été entendu... »
    Rudi Garcia (entraîneur du Mans) : « En première mi-temps, j'ai eu l'impression de voir des joueurs en vacances. Une fois leurs billets d'avions confisqués, à la mi-temps, ils ont enfin joué. Remporter la deuxième mi-temps 3 buts à 1 et à dix contre onze nous permet de finir sur une note positive. Nous finissons à la neuvième place, le meilleur classement de l'histoire du club, nous sommes contents de notre saison. »

    (Site officiel FC Metz : Des buts à la pelle

    Auteurs d’une entame de match exceptionnelle, les Grenats se sont fait peur au cours de la seconde période, qu’ils ont pourtant joué à un de plus. Mais la victoire comme que le spectacle furent au rendez-vous. Une belle sortie, en somme.

    Au cœur de cette 38ème journée de Ligue 1 pleine de suspense, la rencontre entre Metz et Le Mans figurait à priori parmi les moins attrayantes. Entre les deux formations, seuls les « Manceaux » avait quelque chose à accrocher : une qualification en Coupe Intertoto. Tandis que la formation d’Yvon Pouliquen, une semaine après avoir perdu le premier match à huis clos de son histoire sur sa pelouse, ne cherchait qu’à soigner sa sortie devant son public.
    Bien que les visiteurs aient un intérêt bien plus concret à remporter la partie, ce sont les locaux qui entrèrent de la meilleure façon dans le match. En quelques minutes, ils se procurèrent trois occasions. Daniel Gygax en fut l’acteur principal. Il trouva le poteau sur la première (1°), fut contré sur la seconde (2°) et décida de délivrer une passe en or sur la troisième. Il revint à Cédric Barbosa de conclure facilement devant Pelé (1-0, 4°).
    Les Manceaux étaient apparemment restés au vestiaire. Une impression confirmée par la suite des débats. Moins de dix minutes plus tard, Babacar Gueye, en plein cœur de la surface, fit preuve d’altruisme en servant Miralem Pjanic sur un plateau. Le jeune milieu de terrain, en connaisseur, sait que ce type d’offrande ne doit pas être gaspillé. Il ouvrit donc son pied gauche pour tromper le gardien adverse (2-0, 13°). Ce n’était pas fini pour Le Mans, qui buvait complètement la tasse au cours du premier acte. Passeur, Gueye se muait en buteur et venait lui aussi marquer sur une passe bien dosée de Barbosa (3-0, 33°). Pour couronner le tout, Calvé était exclu dans la foulée (41°) pour avoir retenu ce dernier.
    A la pause, on voyait mal comment les débats pouvaient changer d’âme. Et Pourtant ! A un de plus, ce furent cette fois les Messins qui firent preuve de largesses. De Melo, dans la confusion, en profita le premier (3-1, 51°), avant que Coutadeur ne l’imite, bien aidé par Delhommeau (3-2, 55°). Il faut dire que l’arrière garde lorraine présentait un visage inédit avec les titularisations sur les côtés de Gaétan Bong et surtout Arnaud Anastassowa, dont c’était le premier match en Ligue 1 ce soir.
    Le suspense complètement relancé, mais les Grenats ne paniquèrent pas pour autant. Leur supériorité numérique leur conférait une certaine facilité à tenir le ballon et à porter le danger. En fin de partie, Vincent Bessat crut porter le coup fatal en battant Pelé en force (4-2, 83°). Mais le Manceau Baal marqua lui aussi dans la foulée (4-3, 84°). Tout était donc encore possible lors des dernières minutes. Mais l’avalanche de buts s’arrêta finalement sur ce score de 4-3. Un bien beau spectacle pour les quelques milliers de spectateurs présents, qui méritaient bien une sortie de ce calibre.

    (Quotidien l’Equipe) : Le Mans était en vacances

    Cueillis à froid, les Manceaux sont tombés sur des Messins joueurs.

    Metz : Remplacements. – 69e : Gygax par BESSAT ; 75e : Barbosa par Mom. N’DIAYE ; 80e : Strasser par DJIBA.

    Non utilisés : Ou. Sissoko (g.), Bourgeois, L. Delgado, Renouard.

    Entraîneur : Y. Pouliquen.

    Le Mans : Remplacements. – 34e : Ben Frej par CALVÉ (non noté) ; 76e : Le Tallec par BALL ; 85e : De Melo par MAÏGA.

    Non utilisés : Roche (g.), Paulo André, Loriot, Douillard.

    Entraîneur : R. Garcia.

    LES BUTS

    1-0 : BARBOSA (4e, passe de Gygax). – Côté droit, Gygax intercepte un centre tir et passe en retrait vers Barbosa qui, au premier poteau, trompe Y. Pelé de près d’une frappe du pied droit.

    2-0 : PJANIC (13e, passe de B. Gueye). – Lancé dans l’axe, B. Gueye pénètre dans la surface, élimine Louvion et décale sur la gauche Pjanic qui place une frappe du plat du pied gauche à droite de Y. Pelé.

    3-0 : B. GUEYE (33e, passe de Barbosa). – Côté droit, Barbosa lance en profondeur B. Gueye qui passe entre Geder et Louvion avant de battre Y. Pelé d’une frappe du pied gauche.

    3-1 : DE MELO (51e). – Le Tallec profite d’un ballon mal dégagé dans la surface par Strasser pour placer une frappe au premier poteau. Le ballon rebondit sur la transversale et revient sur De Melo qui pousse le ballon dans le but vide du droit.

    3-2 : COUTADEUR (54e, passe de Sessegnon). – Venu de la droite, Sessegnon à l’entrée de la surface, décale sur la gauche Coutadeur qui bat Marichez d’une frappe du pied gauche malgré la tentative de Delhommeau pour dévier le ballon.

    4-2 : BESSAT (83e, passe de B. Gueye). – Dans l’axe, B. Gueye décale sur la gauche Bessat qui s’infiltre et place une frappe croisée du pied gauche dans le petit filet gauche de Y. Pelé.

    4-3 : BAAL (85e, passe de Gervinho). – Gervinho s’infiltre côté droit et adresse une longue transversale à Baal qui, au deuxième poteau, marque d’une puissante frappe du pied gauche.

    LES CARTONS

    5 AVERTISSSEMENTS. – Metz : Mom. N’Diaye (80e, obstruction sur Coutadeur), B. Gueye (89e, antijeu) ; Le Mans : Romaric (26e, tacle par-derrière sur François), Sessegnon (49e, tacle en retard sur Pjanic), Maïga (89e, charge sur Agouazi).

    1 EXPULSION. – Calvé (41e, charge sur Barbosa en position de dernier défenseur).

     

    1-0 : Barbosa (4e)

    2-0 : Pjanic (13e)

    3-0 : B. Gueye (33e)

    3-1 : De Melo (51e)

    3-2 : Coutadeur (54e)

    4-2 : Bessat (83e)

    4-3 : Baal (85e)

    TROIS BUTS en une demi-heure, un poteau en prime, Metz n’avait jamais réussi pareille entame, cette saison. En face, les Manceaux perdus, déboussolés, qui ne savaient pas gagner un duel, n’avaient jamais affiché une telle passivité.

    Trois buts, c’était trop à remonter, surtout à dix contre onze, après l’expulsion de Jean Calvé, entré pour sept minutes à la 34e. Et au courage, dans un dernier sursaut, alors que les hommes de Rudi Garcia, enfin sortis de leur torpeur, poussaient de plus en plus dans une seconde période pleine de rebondissements, ceux de Pouliquen ont fait la différence grâce à un but du jeune Bessat (83e) qui arrive tout droit de Louhans-Cuiseaux, en National.

    Un match fou, donc, que Metz méritait de gagner, malgré une grosse panne de jambes et de lucidité, en seconde période. Cédric Barbosa, lumineux en début de match, regrettait « qu’on se soit mis en danger tout seul. Enfin après cette saison de m…, pour une fois, le scénario nous a souri. » Contre Le Mans, Metz n’a signé en effet que sa cinquième victoire en trente-huit rencontres. Pour relancer le match, réveiller les Manceaux, les voir jouer, il aura donc fallu cette expulsion de Calvé après une faute sur Barbosa. Là, Sessegnon, a fait apprécier son répertoire, Romaric sa solidité et sa science, De Melo son jeu de tête et son efficacité. Revenus à 3-2 en cinq minutes (par De Melo et Coutadeur), à une demi-heure de la fin, les copains de Romaric pouvaient encore espérer recoller, voire plus. Ils n’auront pas été assez disciplinés pour cela. Et le but de Baal (85e) ne sera pas suffisant. « Je ne sais pas ce qui s’est passé dans nos têtes, commentera le Brésilien De Melo. On n’était pas là. Le discours du coach à la mi-temps nous a réveillés. » Trop tard.

    Le numéro de Barbosa

    L’HOMME CLÉ : BARBOSA (Metz) : 7

    Auteur du premier but (4e) et d’une passe décisive (33e), BARBOSA a été le bourreau du Mans, qui a perdu la tête en première période. Dansson couloir gauche, il a effectué un joli numéro de funambule, provoquant les sorties prématurée de BEN FREJ (33e) puis de CALVÉ, qui a écopé d’un rouge direct (41e) pour l’avoir descendu en position de dernier défenseur. Il a été plus surveillé en seconde période. L’accélérateur au plancher, les Messins ont facilement pris le meilleur sur des Manceaux d’abord lents et maladroits. Avant d’encaisser deux buts contre lesquels il ne pouvait pas grand-chose,

    MARICHEZ s’est montré très sûr et a gagné deux duels importants, face à Sessègnon (20e) et De Melo (30e). Devant lui, la charnière DELHOMMEAU- STRASSER a tout stoppé jusqu’au premier but manceau (51e) et a eu plus de mal face au jeu de tête de De Melo ensuite. Au milieu, les accélérations de GYGAX, auteur d’une passe décisive (4e), ont donné du souci à une défense mancelle trop vite débordée. PJANIC et Babacar GUEYE, un but chacun et deux passes décisives pour le second, ont été brillants en première période, un peu moins percutants en seconde. Le but de BESSAT (83e) a permis aux Messins de garder une courte avance. Les Manceaux, d’abord en vacances, ont encaissé trois buts contre lesquels

    Yohann PELÉ, par ailleurs auteur d’un arrêt de classe (70e), n’a rien pu faire. On n’en dira pas autant de la défense centrale GEDER-LOUVION, prise de vitesse avant de se reprendre un brin en seconde période. ROMARIC, quand il a retrouvé son sang-froid, en seconde période, a été impérial e n d é f e n s e  c e n t r a l e.

    COUTADEUR, toujours bien placé, a inscrit un but plein d’à-propos (54e) et la technique en mouvement de SESSEGNON en a fait une fois de plus le Manceau le plus dangereux. BAAL a inscrit son premier but chez les pros (85e) tandis que DE MELO a signé son départ pour la Série A d’un treizième but (51e).

    METZ - LE MANS (4-3)

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Ce match est un résumé de notre saison. On a d’abord vu une équipe de Metz aller de l’avant qui a su marquer des buts, et ensuite, en dix minutes, qui a failli tout gâcher. Je les avais pourtant prévenus à la mi-temps. Mener 3-0 et à onze contre dix, il faudra de la discipline pour garder le résultat. Et malgré tout, on a failli se faire surprendre. »

    Rudi GARCIA (entraîneur du Mans) : « C’est à croire que mes joueurs avaient déjà les billets d’avion pour les vacances dans les sacs. Encaisser trois buts en une demi-heure, chez le dernier, il y a longtemps que cela ne nous était pas arrivé. À la mi-temps, je les ai mis devant leurs responsabilités et nous avons réussi la deuxième période. Finir neuvième avec 53 points, Le Mans n’avait encore jamais fait ça. C’est ma grande satisfaction. »

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    May 17

    Deux "sauvés", "trois enterrements"...

    La réflexion du jour : qu'aurait fait le FC Metz d'aujourd'hui face au Havre (champion de l2) : pas grand-chose, tant les normands donnent un impression de maîtrise collective ahurissante pour une équipe de L2! Que ses hommes de couloirs sont bons!!! Bonne chance à eux, qu'ils profitent bien...

    ascenseur pour l'échafaud(Quotidien l’Equipe) : METZ - LE MANS c'est comme une soirée électorale

    Quelle motivation ?

    CLAPDEFIN. – Il est temps que la saison se termine à Metz, où l’effectif se réduit comme peau de chagrin, sous l’effet des blessures et de quelques états d’âme. Relégable depuis la 2e journée et reléguée officiellement depuis la 33e, l’équipe messine ne fait même plus impression malgré les efforts de son entraîneur. « Ce n’est pas évident de préparer ce match, reconnaît aisément Yvon Pouliquen. Parce qu’il y a pas mal de blessés, d’incertitudes, de joueurs qui ne veulent pas prendre de risques. Ce n’est pas toujours facile, mais mon ambition sera d’aligner la meilleure équipe possible avec ceux qui se sentent le plus concernés. Nous jouons devant notre public, ce qui, d’ailleurs, fait peut-être peur à certains. Mais quand on est pro, on a des devoirs. »

    DÉPARTS. – Malgré cette saison catastrophique, il est certain que nombre de joueurs espèrent encore évoluer au plus haut niveau l’an prochain, ailleurs qu’à Metz, donc. Mais si un talent comme Pjanic ne rencontrera aucun problème pour trouver un club, le siège messin n’a encore reçu aucune proposition pour qui que ce soit…

    DESMANCEAUX SOLLICITÉS. – Ce déplacement à Metz sera le dernier sous le maillot du MUC pour De Melo (Palerme) et Matsui (Saint-Étienne). Il devrait en être de même pour Basa, Pelé et Calvé, qui ont un bonde sortie. Et Le Tallec, prêté par Liverpool, ne sait pas si l’option d’achat sera levée par Le Mans. Si les contacts se multiplient pour Romaric et Gervinho, en revanche, Sessegnon, le plus sollicité, est parti pour rester, car le club ne négociera pas à moins de 10 M€. Quant à Yebda, il a lui-même annoncé qu’il devrait être manceau à 90 %la saison prochaine. Le dernier match de la saison risque aussi d’être le premier pour le Brésilien Paulo André, appelé en défense centrale.

    LA SAISON DES RECORDS. – Rudi Garcia assure que ses hommes resteront « concentrés et ambitieux jusqu’au bout ». Le fait est que la saison du Mans, qui reste sur cinq matches sans défaite, sera de toute façon la meilleure de son histoire. Le MUC va tenter de porter à quinze son total de victoires, d’améliorer son meilleur classement (11e en 2006) et d’atteindre les 56 points.

    (R.L.) : La France trouve son maître

    Grosse désillusion pour les moins de 17 ans tricolores. Hier, l'équipe de Francis Smerecki s'est inclinée en finale de l'Euro 2008 face à l'Espagne.

    L'équipe de France des moins de 17 ans a largement perdu la finale de l'Euro 2008, hier à Antalya (Turquie), en s'inclinant contre l'Espagne (0-4), emmenée par un joueur prometteur, Keko Gontan, dribbleur blond surdoué comme son modèle, Fernando Torres, formé lui aussi à l'Athletico Madrid. Dominés dans tous les secteurs de jeu pendant la quasi totalité de la rencontre - le match se jouait en deux mi-temps de quarante minutes chacune -, les mini-Bleus n'ont jamais été mesure d'arrêter Keko, auteur du premier but (31e) et inspirateur du second, marqué par Sergio Garcia quelques minutes après le retour des vestiaires (46e). Ce même Keko ne s'est pas arrêté là puisqu'il a également offert le dernier but à son camp, en déposant le ballon sur la tête de Manuel (69e). Auparavant, Thiago, sur penalty, avait marqué le troisième but (63). Keko, émule d'"El Nino" Torres, la nouvelle idole de Liverpool, a crevé l'écran, comme le Barcelonais Bojan Krkic l'an dernier, qui avait déjà conquis le titre européen des - de 17 ans en marquant en finale (1-0 contre l'Angleterre).
    Les Espagnols, déjà vainqueurs du tournoi en 1999 et 2001, règnent sur la compétition. Leur sélectionneur, Juan Santisteban, entraîneur des sélections de jeunes depuis 20 ans, a été champion d'Europe des - de 17 ans et des - de 19 ans l'an dernier ! Les Français, dont l'entraîneur Francis Smerecki vantait « la force mentale », n'ont pas résisté. Ils avaient pourtant sérieusement accroché l'Espagne durant la phase de poules (3-3), en ayant même mené trois fois au score. Mais hier, les prodiges Bleus, et notamment Gaël Kakuta (Chelsea) et Yannis Tafer (Olympique Lyonnais), n'ont pas pu s'exprimer. La solidité de la défense espagnole a été une des clés du succès final.

    Des affrontements entre supporters ont fait deux blessés graves et cinq légers, hier, en marge de la rencontre Sedan-Grenoble, comptant pour la 38e journée de Ligue 2. L'un des deux blessés graves, transférés à l'hôpital de Charleville-Mézières, souffre d'un traumatisme crânien. Les deux souffrent de traumatismes faciaux. L'un serait âgé de 18 ans. Les cinq autres blessés, plus légèrement atteints, « sont sortis ou vont sortir » de l'hôpital de Sedan, précisait-on hier soir. Les incidents se sont produits vers 19h, près de la gare de Sedan : à leur descente du train, une cinquantaine de supporters de Grenoble étaient attendus par autant de supporters de Sedan, du groupe des Young Boys.

    (CFA) : Metz, soigner la fin

    FC Metz. 11e avec 70 points (10 victoires, 8 nuls, 14 défaites). Les trois dernières rencontres : défaite à Belfort (1-0), victoire contre Raon (4-1), défaite à Epernay (1-0).
    Vesoul. 3e avec 87 points (15 victoires, 10 nuls, 7 défaites). Les trois dernières rencontres : victoire contre Besançon (2-1), défaite contre Belfort (1-2), victoire à Raon (0-3).
    A l'aller. Le 19 janvier 2008. Vesoul - Metz : 2-1.
    L'enjeu. Il sera limité pour chacun des deux camps : Vesoul, beau troisième, n'a plus rien à espérer si ce n'est une vingtième victoire qui ne lui suffira pas pour se mêler à la lutte en vue de l'accession... Et le FC Metz, onzième, n'a pour sa part plus vraiment grand-chose à craindre. Reste un enjeu de "prestige": les réservistes messins de José Pinot (photo) auront l'occasion de clôturer leur cycle de rendez-vous à domicile mieux qu'ils ne l'avaient commencé (défaite contre Besançon).
    Le groupe. Calton et Françoise sont blessés. José Pinot devra par ailleurs se passer des services d'Anastasowa, retenu aujourd'hui avec le groupe professionnel.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « Ce match, et le dernier déplacement à Besançon, qui jouera probablement encore pour l'accession en National, tiennent un peu notre fin de parcours. Nous venons de perdre face à deux mal classés, ce serait bien de corriger le tir. » Y'aurait-il un peu de démobilisation dans les rangs messins ? « Oui, il y a sans doute un peu de ça. A Epernay, par exemple, on s'était fait rentrer dedans, et on n'avait pratiquement jamais eu le ballon... J'espère qu'on terminera mieux à la maison. »

    Anastassowa première !

    Metz, la subite pénurie de défenseurs permet un baptême du feu : celui du jeune défenseur Arnaud Anastassowa. Ce natif de Forbach occupera le couloir droit, Gaëtan Bong réapparaissant quant à lui à gauche. Un autre produit de l'école messine effectue quant à lui son apparition dans le groupe : il s'agit de l'attaquant Thibaut Bourgeois, dix-huit ans. La dernière composition d'équipe de la saison recèle quelques incertitudes, au milieu et en attaque où Yvon Pouliquen ne reconduira pas nécessairement la formule ­ perdante ­ appliquée contre Lorient. « Je pense que nous serons à la hauteur », affirme l'entraîneur messin, soucieux de terminer la saison sur une bonne note.

    Du mouvement au Mans

    Le Mans sera privé de Basa, Matsui et Yebda, tous trois blessés mais également incertains sur leur avenir dans la Sarthe. Une ancienne blessure de Basa à un tendon d'Achille s'est réveillée, tandis que Matsui est victime d'un problème musculaire et que Yebda s'est blessé à un mollet jeudi lors de l'entraînement.
    L'absence de Basa, bénéficiaire d'un bon de sortie, pourrait profiter à Paulo André, blessé de longue date et qui n'a pas joué de l'année, qui formerait alors avec Geder une charnière 100 % brésilienne.
    Le milieu japonais Matsui, qui devrait rejoindre Saint-Etienne, devrait pour sa part être suppléé par Le Tallec dans le couloir gauche.
    Enfin, l'absence de Yebda, en fin de contrat et en pleine réflexion sur son avenir, pourrait profiter à Coutadeur.

    (Site officiel du FC Metz) Les seize ans à Saint Symphorien

    Les 16 ans joueront dimanche face à Schiltigheim sur la pelouse du Stade Saint-Symphorien.
    Une fois n'est pas coutume, les 16 ans joueront leur rencontre de championnat ce week-end au Stade Saint-Symphorien. Opposés aux alsaciens de Schiltigheim, ceux-ci doivent impérativement l'emporter pour conserver une chance de participer à la phase finale.
    Deuxièmes à deux points de Nancy, ils peuvent finir en tête si le voisin fait un faux pas; ou se qualifier en faisant partie des meilleurs deuxièmes des différents groupes.
    L'entrée au stade sera libre côté tribune Sud, le coup d'envoi sera donné à 15h.

    Metz-Le Mans : le groupe

    Yvon Pouliquen a dévoilé la liste des dix huit joueurs qui affronteront Le Mans samedi soir.
    Gardiens : Marichez, Sissoko
    Défenseurs : Delhommeau, Delgado, Anastassowa, Strasser, Bong
    Milieux de terrain : François, Gygax, Pjanic, Barbosa, Bessat, Agouazi, Djiba
    Attaquants : Renouard, B. Gueye, N'Diaye, Bourgeois

    Un bilan mitigé

    A l’heure de boucler la saison par Metz – Le Mans, samedi 20h50 à Saint-Symphorien, Yvon Pouliquen fait le bilan de la deuxième phase du championnat. L’entraîneur messin n’est que partiellement satisfait du parcours de ses hommes.

    Yvon, à la veille de la 38ème et dernière journée de Ligue 1, quel bilan tirez-vous de vos cinq mois de présence au FC Metz ?
    Yvon Pouliquen : « Le bilan est mitigé. J’avais fixé quelques objectifs à mon arrivée. Il fallait commencer par retrouver le sourire. Nous l’avons en partie retrouvé, et de temps à autre perdu à nouveau. C’était cyclique. Ce groupe ne vit pas tous les jours très bien ensemble et cela se ressent malheureusement dans le travail quotidien comme en compétition. Notre deuxième but était de monter une équipe qui joue au ballon. Sur certains matches, nous y sommes parvenus, notamment dans les deux ou trois derniers mois. On a vu une formation capable de rivaliser, mais conservant des lacunes, un manque d’efficacité surtout. Je pense que nous méritions de prendre plus de points au regard des prestations que nous avons fourni. Le dernier objectif était de faire évoluer chacun des joueurs. A ce niveau, le bilan est également mitigé. Certains ont avancé, progressé, montré le bout de leur nez. Pour d’autres, cela n’a pas été le cas. Nous avions la capacité de faire mieux, beaucoup mieux que ces quatorze points. Je pense qu’il y avait la place pour en prendre vingt. Lorsqu’on est entraîneur, ce sont tout de même les résultats qui parlent le plus. Même si notre qualité de jeu était bonne sur certaines parties, nous ne l’avons que rarement emporté. C’est une leçon à méditer pour l’année prochaine. »
    A la mi-saison, les joueurs étaient marqués psychologiquement. Le mental leur a-t-il manqué au cours de la deuxième phase du championnat ?
    Y.P. : « Il y a un peu de cela. On ne peut que vivre difficilement un début de saison si catastrophique. A la trêve, on prédisait à Metz de battre tous les records de médiocrité. Psychologiquement, le groupe était atteint. Mais ce n’est pas la seule raison de nos carences mentales. Peut-être aussi que les garçons ne se sentaient pas bien au sein du vestiaire, ou que les objectifs collectifs et individuels n’étaient pas en phase. A partir de là, c’était difficile de gagner. Si on veut qu’un groupe avance, obtienne des résultats, il faut qu’il soit solidaire et possède des objectifs communs à tous les joueurs. »
    Quels joueurs souhaiteriez-vous recruter pour relever le défi de la remontée ?
    Y.P. : « Cela dépendra déjà de l’aspect financier, qui rentre évidemment en ligne de compte. Nous sommes dans l’attente, avec l’ensemble du staff, d’en savoir plus à ce niveau là. Mon envie est de recruter des garçons revanchards, qui ont quelque chose à prouver et viendront à Metz pour redorer leur image peut-être ternie par un temps de jeu moins important dans les clubs ou ils se trouvent. Ensuite, il faut que cela soit des joueurs de football. J’aime les joueurs techniques, qui permettent de prôner un jeu offensif. Nous allons nous attacher à ce que ce soit le cas. Mais il faudra être aussi solide défensivement car les victoires passent par là également. »
    Le staff technique pourrait-il être élargi ou modifié ?
    Y.P. : « Ce sont des discussions que nous allons avoir dans les prochains jours. Pour l’instant, nous voulons finir la saison du mieux possible. En ce moment, ce n’est pas évident. A l’extérieur, nous arrivons à faire des résultats mais pas à domicile, où nous avons des difficultés. Il y a toujours cette peur de mal faire devant notre public. Certains joueurs doivent avoir envie que cette saison se termine bien vite. C’est parfois difficile de remobiliser les troupes, d’autant que pour ce dernier match, il y aura pas mal d’absents… »
    Quel discours leur tiendrez-vous avant la rencontre ?
    Y.P. : « Qu’ils sont des professionnels et qu’en tant que tels, ils se doivent de montrer leur meilleur visage pour le dernier match. C’est mon discours depuis que je suis arrivé ici. Lorsqu’on est joueur, on a des devoirs et l’un d’entre eux est de donner le maximum. Il y a des déceptions individuelles, certains garçons n’ont pas donné tout ce qu’ils pouvaient et ils ont à mon sens régressé. A eux d’en tirer les leçons. Pour ma part, j’attends d’avoir une équipe qui rentre sur le terrain avec la ferme volonté de mouiller le maillot et de défendre les valeurs du FC Metz. »

    pouliq2008

    May 16

    vacance avant les vacances : ça se disperse, ce n'est pas très "pro"!

     La question du jour :  On s'en fout, on est déjà morts

    Metz, la dernière séance

    La liste des joueurs indisponibles s'est allongée. Heureusement pour Yvon Pouliquen, la fin du championnat n'a jamais été aussi proche : dernier match demain contre Le Mans.

    Surprises contre Le Mans ? C'est Yvon Pouliquen qui le laisse entendre. Hier matin, l'entraîneur messin a en effet indiqué que la composition de l'équipe appelée à affronter Le Mans, demain à Saint-Symphorien, pourrait comporter « une ou deux » nouveautés... Cette perspective est confortée par la liste des joueurs indisponibles : outre Cheikh Gueye, Cyril Chapuis et Rudy Gestede, dont le forfait était déjà établi, Matheus Vivian, Eric Cubilier et Sébastien Bassong sont eux aussi assurés de ne pas pouvoir prendre part au dernier rendez-vous de la saison. La dernière de Pjanic ? La réception du Mans, demain, pourrait marquer la dernière apparition de Miralem Pjanic sous le maillot messin. Les rumeurs de son transfert vers Lyon se font de plus en plus insistantes. « Mais je n'en sais pas plus que vous, assure le milieu de terrain. Et quoi qu'il arrive, ce ne sera pas facile de quitter le club. Ça fait cinq ans que je suis ici. » « On sait que nous aurons toutes les peines du monde à la conserver, a répété son entraîneur, ainsi que d'autres joueurs. Mais pour l'instant, Joël Muller ne reçoit pas beaucoup de faxes sur son bureau de clubs souhaitant s'attacher les services de nos joueurs. »
    Reprise le 23 juin. Les joueurs messins seront officiellement en vacances au coup de sifflet final du match contre Le Mans. Ils bénéficieront alors de cinq semaines de repos... « C'est assez rare, mais ça va permettre à chacun de bien récupérer », a expliqué Yvon Pouliquen, avant d'annoncer que la reprise de l'entraînement aurait lieu le lundi 23 juin. « Ça nous laissera six semaines avant le coup d'envoi du championnat. Logiquement, ça doit être suffisant pour bien nous préparer. » Le site choisi pour le stage d'avant-saison, lui, n'a pas encore été déterminé.
    Signorino en visite. Le championnat espagnol n'est pas encore achevé, mais Franck Signorino, lui, est déjà en vacances. Le défenseur était hier à Metz : il a en profité pour faire un petit passage sous le toit de son ancien club et discuter avec quelques-unes de ses connaissances, comme Sébastien Renouard ou encore Pascal Delhommeau, avec lequel il avait joué sous les couleurs nantaises (2005-2006). A Getafe depuis la saison passée, Franck n'a pas oublié la maison de ses débuts. « Je suis triste de ce qui arrive au club, après la saison exceptionnelle réalisée en Ligue 2, on espérait évidemment autre chose ».

    Robert Pires tacle Domenech

    L'ancien Messin stigmatise le « manque de respect » à son égard du sélectionneur français.

    L'international de Villaréal, 34 ans, 79 capes, champion du monde 1998 et d'Europe 2000, dont la dernière sélection remonte à octobre 2004, compare son cas à celui de l'attaquant espagnol Raul, écarté de la sélection par l'entraîneur Luis Aragones. Domenech « ne m'a jamais dit pourquoi il ne m'a jamais appelé » pour expliquer cette mise à l'écart, a déclaré à El Mundo Robert Pires, qui vient de renouveler pour un an à Villaréal, 2e cette saison du championnat d'Espagne.
    « Si j'avais joué deux ou trois matches avec la France, je le comprendrais. Mais avec 79 (sélections), un titre mondial, un Euro ! C'est un manque de respect », a ajouté le joueur, qui a largement contribué à la bonne performance de son équipe cette année, laquelle s'est qualifiée pour la Ligue des champions.
    Il estime par ailleurs que l'attaquant français du FC Barcelone Thierry Henry a été décevant cette année avec son club parce qu'il ne « jouait pas à sa place » (dans l'axe) et qu'il sera bien meilleur en juin lors de l'Euro-2008.
    Une première liste de 29 joueurs sera dévoilée dimanche par Raymond Domenech. Robert Pirès n'en sera pas...

    Pjanic vu par ses coaches

    Miralem Pjanic refuse rarement une interview. Mais s’il est déjà très ‘pro’, le jeune milieu n’est pas encore très loquace. Finalement, ce sont donc ses observateurs les plus réguliers qui sont les mieux placés pour le décrire. En voici quatre.

    Philippe Gaillot (responsable du recrutement au Centre de Formation) : « Mon premier souvenir avec Miré, c’était lors d’un match avec les 16 ans, à Delaître (Marly). Je ne le connaissais pas bien et ne l’avais vu évoluer qu’à l’entraînement. Il se trouvait sur le côté gauche, le long de la ligne de touche, à trente mètres des buts et dos à eux, lorsqu’il a reçu le ballon. J’ai alors vu Thibault Bourgeois lancer un appel à l’opposé du terrain, côté droit, hors de l’angle de vue de Miré. Pour moi, ça faisait une solution de moins, mais au même moment, Pjanic a envoyé le ballon d’un extérieur du pied sur Bourgeois – qu’il ne pouvait pas voir – et celui-ci s’est retrouvé seul pour marquer. C’est la première action que j’ai vue de Miré. Elle résume parfaitement le garçon : une passe aveugle, imprévisible et impossible à imaginer vu de l’extérieur. Il est l’un des rares joueurs à pouvoir faire de telles passes. Il est hors norme par rapport aux autres. De plus, sa maturité précoce est impressionnante : il peut continuer de vivre au Centre de Formation tout en jouant avec les pros. Voilà pour moi ce qui rend Miré différent des autres. »
    Olivier Perrin (entraîneur des 18 ans) : « Il est le seul joueur qui a réussi à me surprendre tous les jours. Il peut faire des passes là où personne ne les sent arriver. Sa rapidité d’exécution et sa capacité de lecture sont exceptionnelles, presque anormales, comme chez les grands joueurs. Mais avant d’être une star, Miré est un footballeur, un vrai : tous les théâtres de jeu sont pour lui des champs d’expression. Que ce soit à l’entraînement, en match pro, ou dans la rue. Il a ce quelque chose en plus qui sera une de ses principales forces plus tard. Il est également le coéquipier modèle, le mec qui rend les autres meilleurs. Je dis souvent qu’on ne l’entraine pas… c’est lui qui entraine les autres. De plus, il ne se laisse pas marcher sur les pieds et cherche toujours le côté positif des choses. Ses qualités humaines sont également étonnantes : il gère aussi bien son terrain que sa vie. Il écoute et absorbe tout ce qu’on lui dit, c’est pourquoi je le compare souvent à une éponge. J’ajouterai aussi que le formateur n’a pas de véritable emprise sur le football d’un tel joueur, car tout est inné chez lui, il serait donc ridicule d’affirmer être le père de Miré. »
    Jean-Robert Faucher (entraîneur des 16 ans) : « La première chose qui m’a marqué chez Miré, c’est sa capacité à vivre avec le ballon. Je pense que cette gestuelle et cette malice qui le caractérisent lui viennent de ses origines, de son histoire. Les moments difficiles qui ont, j’imagine, suivi son départ de Bosnie, ont pu lui donner cet état d’esprit de gagneur, de compétiteur. Il est sans cesse à la recherche de la performance et il met tout en œuvre pour arriver à ses fins. Au cours de son enfance, il s’est formé une sorte de carapace autour de lui, qui lui empêche d’avoir trop d’états d’âme. Mais malgré cela, il sait être à l’écoute et se rendre disponible. Il peut recevoir un grand nombre de consignes, mais en même temps réaliser un geste non demandé au bon moment. Il est capable de prendre ses responsabilités. Il se fixe également des objectifs, individuels bien sûr, mais aussi collectifs, car il n’est pas individualiste. Il est un as du déséquilibre individuel* mais ne nuit pas à l’équilibre collectif, ce qui est plutôt rare. Miralem est avant tout un professionnel. Je me souviens d’un match Lyon-Auxerre en moins de 16 ans, que j’avais filmé pour préparer les phases finales… Il m’a tout de suite après demandé la cassette afin de la regarder. A même pas 16 ans, il avait déjà une conscience professionnelle ! »
    Denis Schaeffer (entraîneur des 14 ans quand Pjanic y évoluait) : « ‘Miré’ et Thibault Bourgeois se trouvaient très facilement sur le terrain. Ils avaient cette capacité de marquer à tout moment, même lorsque l’équipe souffrait. Au fur et à mesure, on savait que même si nous faisions un mauvais match, il allait se passer quelque chose avec ces deux-là. Si je dois conserver de Miralem une action, je choisirais un but qu’il a inscrit, ou plutôt qu’il a permis d’inscrire, sans toucher le ballon ! C’était lors de la finale du tournoi international de Croix face à Lille. Un ballon lui a été donné en profondeur plein axe. Il a, d’un passement de jambes, éliminé un premier défenseur, d’une feinte de corps un second, et le gardien de la même façon ! Ce but ressemble un peu à celui qu’il a marqué avec les pros contre Strasbourg cette saison. »

    * Mettre l’équipe en position de supériorité numérique en éliminant un joueur ou en effectuant une passe difficile.

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    May 15

    réponses présidentielles à certaines questions...

        

    La phrase du jour. « Tout se passe bien, je commence même à retoucher le cuir sans appréhension », de Julien Cardy, blessé de longue date aperçu hier matin à Saint-Symphorien 

    Info du jour/7h42 : Miralem Pjanic, 18 ans, le jeune prodige du FC Metz, s’engagera avec Lyon dans les prochains jours pour une durée de cinq ans. Le montant du transfert avoisine les 7 millions d’euros.

    Pas de vacances pour Bassong retenu dans la sélection pour le tournoi de Toulon

     La sélection des vingt joueurs retenus par Jean Gallice pour le Festival international de Toulon (20-29 mai). Gardiens : Costil (Caen), S. Ruffier (Monaco) ; défenseurs : Bassong (Metz), Baysse (Sedan, L 2), Bouhours et Louvion (Le Mans), Chakouri (Charleroi, BEL), Muratori (Monaco), Sissoko (Udinese, ITA) ; milieux : Abdoun, Bonnet (Sedan, L 2), Ducasse (Bordeaux), R. Faty (Nantes, L 2), Mounier (Lyon), Mulumbu (Amiens, L 2), Quercia (Auxerre) ; attaquants : Boukari, Monnet-Paquet (Lens), Kembo-Ekoko (Rennes), Sow (Sedan, L 2).

     

    (Site officiel du FC Metz) : Au stade de la réflexion

    Alors que les projets de stade alimentent les conversations aux abords de Saint-Symphorien, le président Carlo Molinari explique la démarche du Club à la Croix de Lorraine. Mal comprise par beaucoup de supporters.

    Président, l’annonce de la possibilité d’un nouveau stade en périphérie de Metz a surpris. Qu’en est-il exactement ?
    Carlo Molinari : « Nous n’en sommes qu’au stade de la réflexion. Aucune décision n’a été prise à ce sujet. Mais on ne peut pas nous reprocher d’explorer toutes les pistes qui s’offrent à nous. L’idée qui se dégage actuellement rejoint ce qui se fait ailleurs : construire une nouvelle enceinte et l’intégrer dans un centre de vie où l’on peut imaginer ouvrir un cinéma, un hôtel, un centre d’affaire. On n’aurait plus alors qu’un simple stade de football, qui vit au rythme des rencontres toutes les deux semaines, mais un véritable pôle d’activités. »
    Pourquoi s’écarter de l’idée de refonte de Saint-Symphorien, clé de voute du « Projet Grenat 2010 » dévoilé au mois de février 2007 ?
    C.M. : « Cette solution n’est pas abandonnée. Nous pesons le pour et le contre. Si nous restons à Saint-Symphorien, nous disposons d’un stade urbain avec ses charmes et ses inconvénients. On sait que les accès ne sont pas aisés et qu’il est difficile de les améliorer. De plus, il est situé dans une zone déjà occupée. Nous n’avons donc aucune possibilité d’extension du site, il sera par conséquent impossible de construire tout autour ce lieu de vie que j’ai évoqué. La rénovation de Saint-Symphorien coûterait moins cher, mais parviendrions-nous à attirer les investisseurs ? Aujourd’hui, il semble que ceux-ci soient plus intéressés par l’autre solution. »
    Le « Projet Grenat 2010 » n’est donc pas mis au placard…
    C.M. : « Non, bien sûr ! Quel que soit l’emplacement, la philosophie générale reste la même. Simplement, nous nous posons la question : serait-ce mieux ailleurs ou ici ? Le nouveau stade, c’est une idée, il ne faut pas tirer de plans sur la comète. Dans tous les cas, ce qu’il faut retenir, c’est la nécessité de continuer à se battre pour réaliser ce projet et avoir ce nouvel outil. La région, par l’intermédiaire de son président, s’est montrée favorable. Je n’en ai pas encore discuté Philippe Leroy (ndlr : président du Conseil Général) mais nous avons par contre reçu une délégation d’élus de la municipalité la semaine dernière. Il me semble qu’ils ont été intéressés par nos idées. »
    La relégation du club ne risque-t-elle pas de mettre en péril ce projet ?
    C.M. : « Il ne faut surtout pas tenir compte de la situation sportive. Les exemples de clubs qui ont construit leur stade en Ligue 2 sont nombreux. Nancy était plus proche du National que de la Ligue 1 lorsqu’il a rénové Marcel Picot. Grenoble a quant à lui construit le Stade des Alpes alors qu’il n’avait plus connu l’élite depuis près de quarante ans. Même si nous n’avions pas le bonheur de remonter immédiatement, il ne faudrait pas pour autant abandonner. Ériger une enceinte de cette envergure prend deux ou trois ans à partir du moment où le cahier des charges est établi. C’est un projet d’avenir pour la ville de Metz. Car si on le pense bien, ce stade, on pourra y faire autre chose que du football. »

    Passons à un sujet plus actuel, quelle est la situation financière du FC Metz ?
    C.M. : « Elle est celle d’un club qui descend. Il nous faut, comme souvent, recourir à des transferts afin d’équilibrer notre budget. Mais la situation n’est pas pire qu’il y a deux ans ou sept ans. Ce déficit incombe à des recettes moins importantes que prévues, à la prime de classement que nous pensions supérieure et à l’excès de joueurs présents au sein de notre effectif. Tout cela implique des pertes importantes. Voilà pourquoi il nous faut vendre et faire des efforts pour réduire notre masse salariale. Mais nous ne sommes pas plus en danger aujourd’hui qu’hier. »
    Quels contours souhaitez-vous donner à l’équipe qui sera appelée à relever le défi de la remontée immédiate ?
    C.M. : « Yvon Pouliquen souhaite travailler avec un groupe oscillant autour de 26 contrats professionnels. Nous allons faire confiance aux 18 ans actuels pour évoluer en Championnat de France Amateur, épaulés par les ‘pros’ qui seront disponibles. On ne pourra inscrire l’an prochain que seize noms sur les feuilles de match de Ligue 2. Cela laisse donc dix garçons de côté, même s’il y en aura forcément moins en raison des blessures et des suspensions. Nous allons donc chercher à réduire nos effectifs, mais nous recruterons également sur deux à trois postes clé, qui nous semblent importants : un buteur confirmé, ce qui nous a manqué cette année, et des joueurs ‘extérieurs’ pour occuper les côtés. C’est ce qui nous fait défaut principalement. »
    Du côté des départs, celui de Miralem Pjanic a logiquement été évoqué ces derniers jours. Où en est ce dossier ?
    C.M. : « Il n’y a rien de neuf. Nous ne pouvons pas cacher l’intérêt que nous ont manifesté plusieurs grands clubs, mais nous n’avons pas encore reçu d’offre concrète, matérialisée. Nous savons qu’il a rencontré deux clubs, un français et un étranger. Avec la maturité dont il fait preuve sur les pelouses, il pourrait être titulaire dans beaucoup d’équipes et il en est conscient. Je ne sais pas si c’est un bien pour nous, car il est de fait peu motivé à l’idée d’évoluer en Ligue 2. En ajoutant à cela les contraintes économiques qui sont les nôtres, son départ devient difficilement évitable. »
    Il y a deux ans, Francis De Taddeo avait bâti une équipe extrêmement efficace, mais dont la façon de jouer laissait parfois les spectateurs indifférents. Quelle sera la ligne de conduite l’an prochain ?
    C.M. : « Ce n’est pas trahir un secret que d’affirmer qu’Yvon Pouliquen a une prédilection marquée pour le football offensif. Néanmoins, cela ne permet pas toujours d’avoir les résultats escomptés. Il faudra peut-être parfois sacrifier le jeu au profit de l’efficacité, quitte à jouer contre nature. Mais Yvon n’est pas fou, avec le but avoué de monter en Ligue 1, il sait qu’il faut savoir faire l’impasse sur la manière quand la situation l’exige. C’est un compromis à trouver. »
    Les supporters qui suivront à nouveau le club en Ligue 2 méritent en tout cas un geste…
    C.M. : « Cette saison a laissé des traces, inévitablement, au sein de notre public, dont on peut comprendre la déception. Nous tenons à remercier nos fidèles. Pour cela, les mots ne suffisent pas toujours. Bien évidemment, la descente implique une baisse sensible du prix des billets. Mais nous avons réfléchi à une politique d’abonnements qui permette, en plus, de privilégier les abonnés de cette saison qui resteront à nos côtés, tout en valorisant également les anciens abonnés qui reviendraient vers nous. Aujourd’hui, c’est bien Saint-Symphorien qu’il s’agit de faire vivre… »

    (R.L.) : FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 9h30. Demain : une séance à 9h30.
    Dernier match. Metz - Lorient, 37e journée de Ligue 1, samedi 10 mai : 1-2.
    Prochain match. Metz - Le Mans, 38e et dernière journée de Ligue 1, samedi 17 mai à 20h45.
    A l'infirmerie. Absents lors de la réception de Lorient, Cheikh Gueye (ischios-jambiers) et Cyril Chapuis (cuisse) ne participeront pas au dernier match de championnat. Saison terminée également pour Rudy Gestede, souffrant d'un tendant rotulien. Laissés hier aux soins, Cédric Barbosa (genou), Matheus Vivian (dos), Eric Cubilier (tendon d'Achille), Pascal Delhommeau (pied) et Sébastien Bassong (genou) reprennent aujourd'hui du service.
    Suspendu. Aucun.
    .

    Un Suisse à l'heure européenne

    Daniel Gygax s'apprête à vivre une fin de saison exaltante. Retenu dans une liste élargie de 26 joueurs dévoilée mardi par son sélectionneur, le Messin a de bonnes chances de participer à l'Euro 2008: « Après, seulement, il sera temps de penser à mon avenir. »

    Même s'il s'en défend, Daniel Gygax traîne, ces derniers mois, un certain vague à l'âme sur les bords de la Moselle. Le milieu de terrain affiche parfois un visage fermé, limite glacial. Sur le terrain de l'Autoroute, quelques gestes, de désinvolture, ponctuent régulièrement ses entraînements. En réalité, de l'aveu de l'intéressé, aucun malaise n'expliquerait cet abattement perceptible de l'extérieur : « Ce "masque", d'apparence strict, provient de ma nature. Sur un terrain, je ne suis pas quelqu'un de très expansif, je ne rigole pas toutes les cinq minutes. »Hier, pourtant, un joli rictus illuminait son visage. Les nouvelles du pays sont bonnes. Très bonnes, même. Mardi, son nom a été retenu sur la liste des 26 joueurs appelés, dans vingt-cinq jours, à défendre les couleurs de la Suisse lors de l'Euro. Köbi Kuhn, le sélectionneur helvète, ne l'a pas oublié. Le technicien ne s'est pas fié à la noirceur collective du parcours messin en Ligue 1, ni à la saison en demi-teinte de son exilé à l'heure de coucher une première ébauche de sélection : « A vrai dire, je n'ai jamais trop douté, confie l'ancien Lillois. Le contact n'a jamais été coupé avec le sélectionneur. Ces derniers temps, il me téléphonait toutes les deux semaines pour prendre des nouvelles. En somme, il n'y avait pas de quoi s'alarmer ». Le dernier voile d'inquiétude n'est toutefois pas encore levé. D'ici une quinzaine de jours, trois joueurs présélectionnés devront quitter le groupe pour former la fameuse liste des 23. Ici aussi, Daniel Gygax s'avance fort de ses certitudes. Les raisons ? « J'ai disputé les deux dernières rencontres internationales avec la Suisse, en février face à l'Angleterre et en mars contre l'Allemagne. Sans compter que le concurrent à mon poste, Vonlanthen, appartient à une équipe (Red Bull Salzbourg) qui n'a pas réussi une grande saison ».
    Au crépuscule d'une saison cauchemardesque, l'air vivifiant des alpages suisses offrira au Zurichois la possibilité d'étaler ses qualités intrinsèques. De libérer enfin son jeu, jusqu'ici étouffé par le poids d'une échéance internationale sur ses terres. Avec franchise, l'intéressé reconnaît que son apport, dans le collectif messin, s'est révélé en deçà du potentiel entrevu lors de la remontée du FC Metz en L1 : « D'un point de vue personnel, cette année a été difficile avec le club ». Titulaire indiscutable sous l'ère De Taddeo, son statut s'est étiolé à l'arrivée d'Yvon Pouliquen. Régulièrement sur le banc, voire sorti du groupe pour la réception de Saint-Étienne en avril dernier, l'Helvète a sans doute payé son manque d'investissement, sinon d'engagement à l'approche de l'Euro : « Comme beaucoup d'internationaux, j'ai pas mal cogité dernièrement. La peur de la blessure a influé sur mon rendement. »
    Une quelconque indifférence à la cause messine n'expliquerait donc pas ses prestations teintées de suffisance sous le maillot grenat. Au contraire, l'ancien joueur du FC Zurich n'exclut pas de reprendre du service en Ligue 2. A défaut de mieux... « Il me reste encore deux années de contrat. Ici, je me sens bien. Maintenant, si la possibilité de rester dans l'élite se présente, il faudra réfléchir ». La réflexion interviendra après le Championnat d'Europe. D'ici là, à la faveur d'éventuelles bonnes prestations face à la République Tchèque, le Portugal et la Turquie, les trois équipes de son groupe éliminatoire, Daniel Gygax aura peut-être fait grimper sa cote sur le marché des transferts. Ensuite, le Suisse n'aura plus qu'à faire ses comptes...

    Euro moins de 17 ans. Francis Smerecki : « De l'espoir »

    L'équipe de France des moins de 17 ans retrouve l'Espagne, demain, en finale de l'Euro. Son sélectionneur est confiant.

    Francis Smerecki, vous retrouvez l'Espagne en finale, que vous avez déjà affrontée en poule (3-3). Est-ce un avantage ou un inconvénient ? « Cela nous donne de l'espoir, c'était notre match référence. On a toujours mené à la marque, même s'ils nous ont rejoints à chaque fois. L'avantage sera pour l'équipe qui aura le mieux récupéré. Et on est un petit peu en avance (sur le ton de la boutade) : on a commencé à jouer (notre demi-finale) à 18 h, ils ont fini à 23 h ! »

    • Yannis Tafer, le meilleur buteur du tournoi (4 buts), a été peu inspiré contre les Turcs en demi-finale, ratant plusieurs occasions et son tir au but... « Yannis donne tellement, ne s'économise pas, qu'on ne peut pas lui en vouloir. Il faut apprendre à vivre avec ces absences. Gaël Kakuta non plus n'a pas été en réussite contre les Turcs. Il faut les rassurer, et c'est fait en partie par la qualification. Il vaut mieux une absence de ces joueurs et qu'on soit qualifié que le contraire. »
    • Vos leaders d'attaque (Tafer, Lacazette) sont lyonnais, comme l'équipe championne d'Europe en 2004 (Hatem Ben Arfa et Karim Benzema)... «Oui, et les Lyonnais ont pris toutes les précautions avant d'envoyer leur joueurs : ils leur ont fait signer un contrat professionnel avant de partir à l'Euro. S'il y a une ressemblance avec la génération 1987 (avec aussi Samir Nasri), c'est le potentiel offensif : on a toujours marqué un but. »
    • Votre poids en attaque est-il votre atout majeur ? « Avec le mental. Ça va faire deux ans que j'ai l'équipe, elle a franchi un palier en février lors d'un match contre l'Angleterre. On s'était fait bouger en première mi-temps, dans les contacts directs, dans la rivalité psychologique.
    On avait été battus 2-0, mais on ne le méritait pas. Ce jour-là, ils ont vraiment pris conscience d'un autre domaine que technique où il fallait aller piocher : le mental. J'ai demandé à Gaël Kakuta (Chelsea) et Gilles Sunu (Arsenal), qui jouent en Angleterre, de nous faire part de la mentalité des Anglais en compétition. »
    • Et la leçon a porté ? « A l'Euro, on a battu l'Eire (2-1) alors qu'on été menés, et contre les Turcs aussi on est revenu au score. L'équipe ne se désunit pas. »
    France - Espagne, demain à Antalya (Turquie)

    Obraniak bientôt polonais

    Ludovic Obraniak, vingt-trois ans, a indiqué espérer acquérir la nationalité polonaise dès le mois de septembre afin de pouvoir porter les couleurs de l'équipe du pays dont sa famille est originaire. « J'espère que j'obtiendrai le passeport polonais dès septembre », a dit le milieu de terrain de Lille qui a déposé un dossier en octobre dernier pour obtenir sa naturalisation et a recommencé à prendre des cours de Polonais après en avoir déjà suivi lorsqu'il a débuté sa carrière à Metz. « Si je deviens Polonais, ma famille va boire le champagne », a souligné Obraniak qui veut rejoindre la sélection de la Pologne, pays coorganisateur de l'Euro 2012 avec l'Ukraine. « Mais je n'ai eu aucun contact avec le sélectionneur », a-t-il précisé.

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    May 14

    Les esprits sont ailleurs, pourtant il reste un match !

    (R.L.) : Trois ans sans match pour le supporter messin

    Le tribunal correctionnel de Metz a rendu, hier, sa décision dans l'affaire du supporter messin qui avait insulté Abdeslam Ouaddou. Christophe H., a été condamné à trois mois avec SME et trois ans d'interdiction de stade.

    Poursuivi pour injures à caractère racial à l'encontre d'Abdeslam Ouaddou, le capitaine marocain du FC Valenciennes, Christophe H. a été condamné, hier, par le tribunal correctionnel de Metz à trois mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve (voir RL du 17 février). Il devra, en outre, se soumettre à deux obligations : ne plus se rendre dans un stade où se tient une manifestation sportive pendant trois ans, et indemniser les parties civiles. Une condamnation qui est conforme aux réquisitions prononcées à l'audience du 18 mars. Christophe H. devra donc verser 1 500 € de dommages et intérêts à Abdeslam Ouaddou, 200 € à la Licra, 200 € à la Ligue des Droits de l'Homme et du citoyen. SOS Racisme, l'association "Valenciennes sport développement", la Fédération française de football et la Ligue de football professionnel recevront chacune l'euro symbolique. Les constitutions de partie civile du FC Metz et de "Planète sport couleur universelle" ont été déclarées irrecevables.
    Rappelons que cet agent de sécurité woippycien avait été interpellé lors de la mi-temps du match Metz-Valenciennes du 16 février, au stade Saint-Symphorien. S'il avait reconnu les insultes, l'homme avait aussi tenté de les minimiser. Quelques jours après ce match, qui avait suscité une vague d'indignation et un déferlement médiatique hors du commun, Bernard Niquet, le préfet de Lorraine, avait infligé au supporter une interdiction administrative de stade de trois mois. L'affaire avait ensuite été évoquée à l'audience correctionnelle du 18 mars et mise en délibéré au 8 avril, puis prorogé à la date d'hier. Le ministère public avait souligné que « le supporter du FC Metz a profité de la tribune et de la foule pour régler ses rancœurs face à la tristesse de voir son équipe vaincue ». Puis Emmanuel Dupic avait alors mis en garde les magistrats : « Cette personne, qui a profité d'un moment de débordement, ne doit pas être la victime de tous les racismes ». Un délit passible de six mois de prison et 22 500 €. A la barre, le prévenu avait nié avoir adressé ces insultes au capitaine de Valenciennes. « C'était pour un joueur de Metz. C'est vrai je l'ai dit mais une fois seulement et je ne sais pas pourquoi c'est sorti comme ça », avait-il murmuré lors de l'audience.
    Hier, à la sortie du tribunal, son défenseur Me Arnaud Vauthier a indiqué qu'il déconseillerait à son client de faire appel. « On pouvait redouter le pire. Mon client craignait d'aller en détention. Une rencontre avec Abdeslam Ouaddou serait un beau geste pour que le sport reprenne ses droits. Le capitaine valenciennois voudrait rencontrer mon client et le faire assister à un match. Mon client n'y est pas opposé. Il faudrait, dans ce cas, saisir la justice pour un aménagement de peine puisqu'il est sous le coup d'une interdiction de stade... »

    Ouaddou : « La justice a bien fait son travail »

    « La justice a bien fait son travail. Une sanction est tombée sur ce qu'il est convenu d'appeler un fléau », a souligné Abdeslam Ouaddou qui avait été la cible des propos racistes lors du match entre Metz et Valenciennes le 16 février dernier. Estimant que cette affaire a permis de mettre en évidence un « acte non isolé », le joueur valenciennois a souhaité que « les arbitres, dirigeants, délégués, stadiers, supporteurs et pouvoirs publics agissent avec fermeté pour éradiquer le racisme ». Abdeslam Ouaddou, averti par l'arbitre pour avoir grimpé dans les tribunes vers l'auteur des insultes, s'est également adressé aux directeurs de jeu et aux supporteurs. « Je souhaite que les arbitres n'hésitent plus à arrêter un match ou que les supporteurs fassent acte de citoyenneté », a-t-il affirmé. Le capitaine de Valenciennes s'est enfin adressé à ses collègues et a plaidé pour que « tous les joueurs insultés saisissent, comme je l'ai fait, la justice ». « J'aurais aimé que (le Messin) Babacar Gueye, également insulté, porte plainte avec moi », a-t-il conclu.

    Au stade de l'incompréhension

    Un nouveau stade à Metz ? Le projet, révélé la semaine passée dans les colonnes du Républicain Lorrain, est loin d'avoir remporté le pari de la séduction. A l'heure de l'échec sur le terrain sportif, l'ambition de l'infrastructure passe plutôt mal...

    Grand stade pour quelle équipe ? » En quelques mots, Fabrice Cozzolino se pose en rassembleur de l'incompréhension exprimée par les lecteurs du Républicain Lorrain. Ceux-ci ont été nombreux à nous faire part de leurs remarques depuis mercredi dernier, jour choisi par les dirigeants messins pour annoncer leur intention de doter le FC Metz d'un nouveau stade. Si le projet fait grand bruit, il suscite aussi le doute. Tout autant qu'il nourrit l'interrogation face à la stratégie d'un club en passe de vivre sa troisième relégation en Ligue 2 depuis 2003.« Il faut rester sérieux, remarque A.Z. Après trois descentes en moins de dix ans, on veut nous faire croire que le nouveau stade réglera tous les problèmes, financiers et accessoirement sportifs ! [...] Que les dirigeants messins s'attachent à reconstruire une équipe compétitive. » Ce lecteur-supporter du FC Metz s'interroge par ailleurs sur la nécessité de construire une nouvelle enceinte alors que « les investissements des tribunes Est et Ouest ne sont sans doute pas amortis » et que « l'outil Saint-Symphorien est loin d'être saturé » les jours de match. « Pourquoi ne pas organiser l'accès au stade actuel, c'est possible ! Economisons de l'argent et des espaces », suggère, pour sa part, Gérard Barbe.
    Parmi les principaux arguments avancés par le club en faveur d'une reconfiguration du Projet grenat 2010, celui de l'amélioration de l'accueil VIP est perçu avec beaucoup moins d'enthousiasme par le supporter lambda. A l'image de Denise Lagoutte : « J'ai fréquenté des loges VIP, je n'y ai pas rencontré beaucoup de sportifs [...] ». « Sponsors et VIP, est-ce vraiment le fond du problème ?, renchérit A.Z. Il vaudrait mieux réfléchir à l'amélioration des transports en commun menant à Saint-Symphorien »... « Délicat, ce dossier, poursuit Serge Rigo. D'un côté, Saint-Symphorien, le cœur de la ville, c'est là que s'est écrite l'histoire du sport messin. Et de l'autre, un nouveau stade, oui, pourquoi pas. Je le verrais bien au Nord, mais avec une nouvelle équipe dirigeante. »
    L'accumulation de déconvenues sur le terrain sportif rejaillit aujourd'hui, entourée de nombreuses inconnues quand à la capacité de la future équipe messine à réitérer l'exploit de la remontée immédiate. Alors que les plans sportifs peinent, en effet, à sortit de terre, beaucoup s'interrogent sur l'importance accordée à d'hypothétiques nouvelles infrastructures. « Je trouve que le projet est très bon, mais il aurait dû être proposé bien avant, pour la Coupe du monde 1998. Les résultats du FC Metz étaient positifs, se souvient Christian Lampson. J'espère en tout cas que cette histoire ne fera pas oublier aux dirigeants messins, que je soutiens à 100 %, que la remontée en L1 est la priorité absolue. Avoir un stade hyperfonctionnel et un club en Ligue 2, cela ferait désordre. » Le débat est lancé.

    Ce qu'ils en disent...

    «Un nouveau stade, NON! Saint-Symphorien est très bien. S'il y a de moins en moins de monde, c'est à cause des prestations de l'équipe (...). Le stade est génial: on est proche de la pelouse. Il ne fait pas dépassé: il fait classique, authentique. Il est en pleine ville. Il fait partie de Metz. Souvent, les nouveaux stades sont trop propres, trop lisses.» D'Humbert Gamelon.
    • « Pourquoi un nouveau stade ? Construisez d'abord une nouvelle équipe, de dirigeants, de joueurs, et là, seulement, on pourra penser à rattraper la concurrence. Faute de quoi, le FC Metz sera appelé à jouer le maintien. En National... » De Régis Fraund.
    • « Pourquoi enterrer Saint-Symphorien, lieu de belles victoires ? Pensez plutôt à faire revenir le public à Metz. Cette saison, avec 5000 abonnés et la relégation... Ça risque d'en écœurer les gens et les supporters qui se sentent trahis depuis plusieurs saisons. » De la famille Millot.
    • « Je suis un ancien supporter du FC Metz. Il faudrait que ce club évolue très vite pour que je retourne au stade. Un nouvel équipement, au Sud de Metz, pourrait être une bonne chose. Pourvu, simplement, que le débat ne dure pas aussi longtemps que pour l'A32, l'aéroport régional, la gare TGV... » De Daniel Desreux.
    • « Un grand stade pour quelle équipe ? Comment ce club pourrait-il avoir de l'avenir en vendant systématiquement ses meilleurs éléments et en conservant les plus mauvais faute d'acheteurs ! ? » De Francis Cozzolino.
    • « On peut être pour ou contre un projet. Ce qui est important, c'est que les collectivités territoriales n'aillent pas au-delà du raisonnable lorsqu'elles sont sollicitées. Les clubs professionnels ne sont pas des nécessiteux [...]. Que les dirigeants messins s'attachent à reconstruire une équipe compétitive au lieu de vouloir construire un nouveau stade aux vertus issues du développement durable. » D'A. Z.
    • « Monsieur Serin devrait avant tout penser aux vrais supporters plutôt que de réfléchir à la façon d'attirer les VIP. Je sais bien que l'argent est important pour les clubs, mais il ne fait pas toujours leur bonheur. » De Gabriel Sind.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 10h. Demain : une séance à 10h.
    Dernier match. Metz - Lorient, 37e journée de Ligue 1, samedi 10 mai : 1-2.
    Prochain match. Metz - Le Mans, 38e et dernière journée de Ligue 1, samedi 17 à 20h45.
    A l'infirmerie. Déjà forfaits pour la venue de Lorient, le week-end dernier, Cheikh Gueye et Cyril Chapuis ne participeront pas au dernier match de championnat : blessés, le défenseur (ischios-jambiers) et l'attaquant (cuisse) en ont terminé pour cette saison. Hier, une pléiade de joueurs manquait avec eux à l'appel : Cédric Barbosa (genou), Matheus Vivian (dos), Eric Cubilier (tendon d'Achille), Pascal Delhommeau (pied), Sébastien Bassong (genou) et Rudy Gestede (tendon rotulien) n'ont pas participé à la séance dirigée par le seul Michel Ettorre... Des raisons familiales ont en effet contraint Yvon Pouliquen à s'absenter. L'entraîneur sera de retour dès ce matin.
    Suspendu. Aucun.
    L'essai de la semaine. Damien Koffi, défenseur axial, est mis à l'essai cette semaine. Le joueur, international béninois, est âgé de 26 ans.

    Opération invitations

    Ayant été dans l'impossibilité d'accueillir ses abonnés pour la réception de Lorient, joué à huis clos, le FC Metz a décidé d'offrir deux invitations à chacun de ses abonnés pour la dernière rencontre de championnat programmée face au Mans, samedi 17 mai à 20h45. Ainsi, sur présentation d'un coupon d'abonnement saison 2007-2008, chaque abonné se verra remettre deux billets, à valoir, selon disponibilités, dans les tribunes suivantes : Ouest Haute et Ouest Basse, Est Haute et Est Basse. Le retrait des invitations se fera uniquement à la Boutique du FC Metz à partir d'aujourd'hui et jusqu'au coup d'envoi de la rencontre.

    (Site officiel FC Metz) : Metz brille en tournois

    Les équipes de jeunes du Club à la Croix de Lorraine ont connu des fortunes diverses ce week-end. Si l’équipe B et les 18 ans se sont inclinés, les 14 et les 13 ans sont revenus victorieux de leurs tournois respectifs.
    Tournoi de Saint Germain en Laye
    Les 14 ans messins de Sébastien Muet n’ont pas fait le voyage en Ile-de-France pour rien. Grâce à un excellent parcours, ils ont accédé à la finale du tournoi international organisé par le club de la capitale pour la sixième fois d’affilée, finissant meilleure attaque (16 buts marqués), et surtout meilleure défense (aucun but encaissé). Plusieurs formations européennes de gros calibre se sont cassées les dents sur les jeunes mosellans (voir ci dessous), qui ont terminé en apothéose (2-0) face aux locaux, devant 3000 personnes, dont un certain Pedro Pauleta, au Camp des Loges. C’est la troisième fois que l’équipe messine soulève ce trophée. Les précédentes générations à l’avoir remporté sont celles de 1988 (les Gestede, Anton ou Andrès) et de 1992.
    Parcours
    Poules : Newcastle (4-0)
    Bordeaux (4-0)
    FC Valence (2-0)
    Quart de finale : Lyon (1-0)
    Demi-finale : Nice (3-0)
    Finale : PSG (2-0)
    Meilleur buteur de la compétition : Willy Monthé (Metz, 7 buts)
    Tournoi de Mer
    Les 13 ans ont également brillé ce week-end, mais dans le Loir-et-Cher : emmenés par Bertrand Antoine, ils ont remporté le tournoi de Mer, battant notamment le CSO Angers, Troyes, et surtout l’AJ Auxerre en finale.
    Autres résultats
    CFA : Belfort 1-0 Metz
    But pour Belfort : Atasoy (76°)
    L’équipe messine : Ebede – Acerani (Metanire 84°), Patin, Fernandes (Reydel 71°), Anton – Betsch, Belson, Andres, Nativel – N’Diaye (Aribi 63°)
    18 ans : Troyes 3-2 Metz
    16 ans : Repos
    15 ans (Coupe Roussel) : Metz 7-1 Jarville

    Un messin en finale de l’Euro des moins de 17 ans…

    Le jeune messin Anthony M’Fa participera à la finale de l’Euro des moins de 17 ans qui a lieu actuellement en Turquie.

    Face au pays organisateur de la compétition, le gardien de but du Centre de Formation des Grenats s’est montré décisif au cours de la demi-finale qui s'est jouée mardi en fin d'après-midi.

    La décision s’est faite aux tirs-aux-buts, alors que les deux équipes n’avaient pu se départager à l’issue du temps imparti (1-1). M’Fa a stoppé deux tentatives turques. Ce qui, conjugué à la réussite des frappeurs tricolores, a permis à la France de se qualifier pour la finale. Celle-ci aura lieu vendredi.

     Beau fixe pour le concours d’entrée à Arsenal :

    La journée de détection annuelle de la section sportive du collège Arsenal s'est tenue mardi.

    Le carré synthétique de la Plaine Saint-Symphorien était inhabituellement peuplé en ce mardi 13 mai. Non pas que le beau temps et la chaleur aient attiré les foules sur les bords humides de la Moselle. Les raisons de cet envahissement soudain du complexe sportif des Grenats de demain sont tout autres : une centaine de footballeurs en herbe, inscrits via le site officiel, passaient des tests de détection dans le but d’intégrer la section sportive du collège Arsenal l’année prochaine.
    Cette journée d’évaluation, qui a lieu tous les ans au sein des installations du FC Metz, a mobilisé l’ensemble des techniciens du Centre de Formation, de Sébastien Muet, responsable de l’opération à Denis Schaeffer en passant par José Pinot, pour ne citer qu’eux. Très attentifs aux gestes et au comportement des garçons, ils ont été assistés par deux de leurs joueurs : Romain Ruffier et Benoit Patin, qui se sont donc mués en éducateurs.
    Des exercices divers et variés étaient proposés aux postulants : jonglage classique, slalom, jeu et test de vitesse. Ils s’y adonnèrent avec sérieux et sans doute un brin impressionnés, devant un public venu lui aussi en nombre. Parmi les participants, seuls quelques uns, qui présenteront le meilleur potentiel, auront la chance de passer un entretien individualisé fin mai. Et peut-être mieux par la suite…

     Absences multiples

    La dernière semaine d’entraînement de la saison ne dérogera pas à la règle qui semble s’être instaurée cette année : de nombreuses absences étaient à déplorer ce matin sur les pelouses d'entraînement.
    Tout d’abord, Yvon Pouliquen a du rejoindre Grenoble pour raisons personnelles, Michel Etorre a donc assuré seul la séance.
    Cédric Barbosa (genou), Pascal Delhommeau (pied), Matheus Vivian (dos bloqué), Sébastien Bassong, Rudy Gestede (tendon rotulien), et Eric Cubilier (tendon d’Achille) viennent s’ajouter à la liste des possibles absents pour l’ultime rendez-vous à Saint-Symphorien, samedi face au Mans.
    Notons également que Damien Koffi, un défenseur axial, est à l’essai actuellement. International béninois âgé de 26 ans, il évolue au sein de l’AS Casale Calcio.

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    May 13

    Certains montent, d'autres descendent, tout le monde se croise un jour !

    La question du jour: Depuis l’affaire Ouaddou, on passe pas mal de choses à V.A., par ailleurs le club de L1 ayant reçu le plus de cartons rouges ! Pour quelles raisons ?

    Fumigènes

    Les supporteurs valenciennois avaient quelques fumigènes à craquer pour ce dernier match. Si le délégué avait paru tolérant pour le premier (pourquoi tant de mansuétudes ?), il ne fait pas de doute que vue la quantité allumée, le VAFC va devoir payer une grosse amende et expliquer comment les supporters ont pu en faire entrer autant dans le stade. Les supporteurs ont montré de leur côté une certaine nervosité avec quelques mouvements de foule dans les tribunes qui attestaient d’esprits échauffés autant par le match que par les rapports avec le club en dents de scie.

     (La voix des sports) : Metz

    Molinari veut rebondir

    LE président du FC Metz, Carlo Molinari, a estimé que son club, déjà relégué en L2, devait « faire preuve d’une volonté farouche de rebondir » et a écarté l’idée de son départ comme d’un changement de l’encadrement technique, dans un entretien récent avec le Républicain Lorrain. « Nous devons faire preuve d’une volonté farouche de rebondir. Dans le football, la seule vérité, c’est celle de l’équipe première. De ces résultats dépend notre crédibilité. Nous n’avons pas le droit de nous laisser gagner par la morosité », a-t-il affirmé.

    Joël Muller dans le flou

    Concernant son éventuel départ, le président messin a répondu par la négative car « on n’a pas le droit d’abandonner, ce serait trop facile ». Il a également écarté l’idée d’un remaniement des cadres techniques. En revanche, M. Molinari est resté vague sur l’avenir de Joël Muller, dont le contrat de directeur sportif arrive à échéance en fin de saison. « Pour l’instant, il est là », a-t-il simplement répondu. Côté finances, le président a reconnu que le club allait devoir être prudent. « C’est la première des obligations. Avant de penser à recruter, nous devons aller vers une diminution de l’effectif », a précisé Carlo Molinari.

    Par ailleurs, malgré la descente en L2, le président messin a confirmé, selon le Républicain Lorrain, l’ambition du directeur général, Patrick Razurel, de construire un nouveau stade plutôt que de modifier l’actuel dans le cadre du projet Grenat 2010.

    (L’Essentiel) : Trophées UNFP: Pjanic cité parmi les grands

     Le Schifflangeois Miralem Pjanic était dimanche soir à l'espace Cardin à Paris pour assister à la remise des trophées UNFP qui récompensent les meilleurs joueurs et entraîneurs de Ligue 1 et de Ligue 2.
    Choisi par ses pairs pour figurer parmi les quatre nominés au titre de meilleur espoir de L1 (avec Hatem Ben Arfa, Yohan Cabaye et Mevlut Erding), Pjanic n'a pas eu la chance de rejoindre au palmarès Zidane, Henry, Trezeguet ou encore Ribéry. Le Lyonnais Ben Arfa lui ayant été préféré. Pourtant, cette nomination vient couronner l'ascension exceptionnelle, cette saison, du Messin de 18 ans.
    Propulsé meneur de jeu d'un FC Metz en pleine déroute, Pjanic a pris ses responsabilités, éclairant à de nombreuses occasions un jeu mosellan plus que moribond. «Je suis déjà content d'avoir été élu parmi les quatre meilleurs espoirs. Je ne suis pas déçu. Il ne faut pas oublier que c'est ma première année», a-t-il déclaré à L'essentiel à la sortie de la cérémonie. Ce moment restera en tout cas gravé dans sa mémoire tout comme son «premier match de Ligue 1 face au Paris Saint-Germain le 17 août dernier». «C'est comme un rêve d'être là aux côtés de Zidane et tous les autres» (NDLR: récompensés pour les dix ans du titre mondial de 1998), ajoute le jeune Messin. Appelé à partir vers d'autres cieux cet été, Pjanic devrait rejoindre à Lyon Karim Benzema, élu meilleur joueur de Ligue 1. Son transfert devrait être définitivement entériné en début de semaine prochaine
    .

    (Le Parisien ) : Affaire Ouaddou

    Le supporteur raciste espère la clémence

    L’INCIDENT a marqué la saison L du Championnat de football de Ligue 1. Le 15 février, un supporteur avait lancé des insultes racistes lors du match Metz - Valenciennes. S’estimant visé, Abdeslam Ouaddou, le capitaine marocain du club valenciennois, était intervenu dans les tribunes à la mi-temps. Jugé par le tribunal correctionnel le 19 mars, l’auteur des injures sera fixé sur son sort aujourd’hui, à 14 heures. Le parquet avait requis à l’encontre de Christophe H. trois mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve et trois ans d’interdiction de stade.

    « Si je me trouvais en face de M. Ouaddou, je lui dirais que je regrette à 100 % les paroles que j’ai prononcées et que je m’en excuse vraiment auprès de lui », avait confié au « Parisien » et à « Aujourd’hui en France » Christophe H., un mois avant son procès. A l’audience, ce supporteur messin de 37 ans, salarié d’une société de sécurité, a de nouveau émis des regrets.

    « Il s’agit d’un homme un peu simple »

    Le prévenu, qui a toujours reconnu les faits, a admis avoir crié « sale Négro », « sale Arabe » ou encore « espèce de singe » durant la première mi-temps de la rencontre. L’homme a toutefois prétendu que ces insultes n’étaient pas destinées à Abdeslam Ouaddou, mais à un joueur lorrain. Considérant que cette affaire illustrait les fléaux du racisme dans les stades et de la haine ordinaire, de nombreuses associations, dont SOS Racisme et la Licra, s’étaient constituées parties civiles. « Christophe H. représente un phénomène de société, même si celui-ci le dépasse », a ainsi plaidé Maître Raphaël Nisand pour la Licra. Cette dimension d’exemplarité, alliée au retentissement médiatique autour de cet incident, n’a pas facilité la tâche de la défense. « Ce n’était pas le procès du racisme dans le foot, soutient aujourd’hui encore Maître Arnaud Vauthier. Les faits sont graves, nous ne les minimisons pas. Mais nous n’avons pas à faire à un fasciste. Il s’agit d’un homme un peu simple, ses insultes ont dépassé sa pensée. » L’avocat du prévenu espère que la condamnation sera moins sévère que les réquisitions et que la peine ne sera pas inscrite au casier judiciaire de son client. « C’est capital pour son emploi », ajoute Maître Vauthier, qui ne désespère pas par ailleurs d’organiser une rencontre entre Christophe H. et Abdeslam Ouaddou. Histoire de clore définitivement ce déplorable incident.

    Le Mans pour boucler

    Les Messins seront bientôt en vacances... Mais avant de pouvoir profiter du soleil librement et de passer à la digestion de leur calamiteuse saison, les joueurs d'Yvon Pouliquen passeront par un ultime rendez-vous, ce samedi à Saint-Symphorien. Le Mans, sur le terrain duquel les Messins avaient débuté la saison par une défaite (1-0), s'invite en effet en Moselle pour la trente-huitième journée de championnat. Pas d'absence notoire à prévoir côté grenat, à l'exception de Cheikh Gueye et Cyril Chapuis, déjà indisponibles samedi dernier pour la venue de Lorient. L'entraîneur messin retrouvera ses joueurs ce matin, après quarante-huit heures de pause. « Ce serait bien de terminer sur une bonne note, souligne Yvon Pouliquen. On va travailler dans ce sens cette semaine... Même si je sens bien que les gars sont pressés d'en finir. »

     La dernière journée

    Samedi 17 mai (20h50) : Marseille - Strasbourg, NANCY-Rennes, Lens-Bordeaux, Auxerre-Lyon, Saint-Étienne - Monaco, Sochaux - Paris SG, METZ - Le Mans, Nice - Caen, Lorient - Lille, Toulouse - Valenciennes.
    Multiplex sur Canal + (St-Etienne - Monaco sur Canal + Sport)

    13 ans : Metz s'impose à Paris

    L'équipe 13 ans du FC Metz a conservé son titre au tournoi du Paris Saint-Germain, qui s'est déroulé durant tout le week-end sur les installations du Camp des Loges. Les jeunes messins coachés par Sébastien Muet et Romuald Giamberini ont vaincu le PSG en finale (2-0), devant près de 1500 spectateurs, et ce après un parcours élogieux : premiers de leur groupe éliminatoire, les espoirs messins se sont imposés en quart de finale face à Lyon (1-0), puis en demi-finale contre Nice (3-0). Outre la victoire finale, les grenats se sont vus décerner les trophées de la meilleure attaque et la meilleure défense. Ce résultat dans le tournoi "référence" de cette catégorie d'âge s'inscrit dans la continuité du travail effectué par le club. En effet, le FC Metz présente un bilan remarquable, en ayant atteint six fois la finale au cours des sept dernières éditions, pour trois victoires. Rudy Gestede, Gaétan Bong, Miralem Pjanic, Thibaut Bourgeois, Cédric Anton... font partie des nombreux joueurs qui ont pu profiter de cette belle expérience sportive.
    Pendant le même temps, la deuxième équipe 13 ans du club s'est imposée au tournoi de Mer, après avoir disposé successivement de Louhans-Cuiseaux, Romorantin, le SCO Angers, l'ESTAC Troyes, et vaincu l’AJ Auxerre en finale.

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    May 12

    Huit-clos sans Sartre : les chemins de la Liberté passent par la L2

    La phrase du jour : "faisons comme les joueurs : un tour de stade en applausissant les tribunes vides !"

    (R.L.) : CFA Metz se fait piéger

    Stade Roger Serzian. 150 spectateurs. Mi-temps : 0-0. Arbitres : Deprez, Torres et Tsatsas. But pour Belfort : Atasoy (76e). BELFORT : Dutoit, Grosperrin, Tahiri, Arisi, Martiny, Hadj Salem, Balon, Faivre, Atasoy, Kuznick (Somphouchanh, 62e), Cuskic (Sebbah, 68e). METZ : Ebede, Owono, Aclerani (Metanier, 84e), Patin, Fernandes (Reydel, 71e), Anton, Betsch, Belson, Andres, N'Diaye (Aribi, 63e), Pouye, Nativel.
    Cette rencontre mettait de longues, très longues minutes à démarrer. On peut même affirmer que l'on n'a rien vu du tout au cours du premier acte. Entre des Belfortains maîtres du ballon et batailleurs mais imprécis dans leurs quelques centres, et des Messins qui jouaient pratiquement à l'arrêt, les occasions de vibrer étaient inexistantes. On en venait ainsi à considérer un coup franc de Faivre largement au-dessus (31e) et un ballon donné à Hadj Salem au cœur de la surface (37e) comme les principaux temps forts de cette période...
    Pourtant, Belfort ne pouvait se contenter d'un tel score nul et vierge. Pour croire au maintien, un succès face aux Lorrains constituait une obligation contractuelle. Alors, les hommes de Goldman revenaient sur la pelouse avec la ferme intention de faire la différence. Une volonté qui permettait de voir enfin du spectacle. Si Metz était d'abord en action, Pouye, d'un tir croisé, contraignant Dutoit à la parade (48e), c'est l'ASMB qui allait manquer d'un rien l'ouverture du score. A la 54e, Faivre récupérait et servait Kuznick ; ce dernier enroulait sa frappe qui allait s'écraser lourdement sur la transversale.
    Revigorés, les joueurs de la cité du lion reprenaient nettement des couleurs. Dans la foulée, Martiny centrait ainsi et trouvait au second poteau Hadj Salem, dont la reprise de la tête n'était pas assez appuyée (56e). Les entrées en jeu successives de Somphouchanh puis Sebbah semblaient alors suffisantes pour faire pencher la balance. Et, d'un coup d'un seul, Serzian explosait ! Quelques secondes après une superbe claquette de Dutoit devant Pouye, Faivre envoyait un long centre dans la surface de réparation. Les Messins se trouaient, et laissaient le cuir filer jusqu'à Atasoy qui, du point de penalty, fusillait Ebede-Owono (1-0, 76e).

    L1/Le silence de l'amer

    Le FC Metz n'a pas eu suffisamment de répondant, hier, pour contrarier les plans d'une équipe de Lorient qui en a grandement profité.

    Silence, on joue. Si Saint-Symphorien sonnait - douloureusement - le creux, hier soir, un match de Ligue 1 avait pourtant bien lieu. « On s'y était préparé, dira Sébastien Bassong à l'issue de la rencontre, mais franchement, c'est bizarre. » Bizarre, l'entrée en matière des deux équipes l'était tout autant. Peu de rythme et un jeu, lui aussi, condamné au silence. « Le contexte explique sans doute ce début de match difficile, explique Christian Gourcuff, l'entraîneur lorientais. Nous étions étrangement absents et c'est, paradoxalement, le but messin qui nous a réveillés. »
    Une mise en sommeil que Jeff Strasser, côté lorrain, avait pourtant tenté de rompre. Mais la tête du défenseur luxembourgeois, légèrement déviée par François, était bien captée par Audard. Côté Merlus, Saïfi pointait alors le bout de sa tête, mais Delhommeau - appelé en renfort après la sortie de Vivian, touché au dos -, veillait au grain (32e). Longtemps muré dans son silence, le collectif messin sortait enfin de sa réserve, avec aux manettes, l'inévitable Miralem Pjanic. Au terme d'un beau mouvement à trois, le jeune milieu de terrain décochait une frappe aussi soudaine que puissante qu'Audard ne parvenait pas à maîtriser. Une offrande pour Babacar Gueye qui inscrivait son cinquième but de la saison (34e) dans un silence de cathédrale. Mais la messe était loin d'être dite. Marichez, qui avait jusque-là passé une soirée tranquille, devait intervenir dans les pieds de Jouffre (39e), avant de voir débouler un ovni nommé Saïfi. Le capitaine messin ne pouvait alors que constater les dégâts (45e+2). « Ce but nous fait mal, très mal, assure Yvon Poulinquen. Mais en aucun cas, il ne peut expliquer un début de seconde période aussi catastrophique. Pendant vingt-cinq minutes nous avons été totalement absents. » « Comme d'habitude, on passe totalement à travers après la mi-temps, peste Vincent Bessat. On y arrive décidément pas... » Une apathie providentielle pour des Merlus qui ont alors offert un tout autre visage. Séduisant celui-là. « On a produit un football de très bonne qualité, se félicite Christian Gourcuff. Notre deuxième but est une juste récompense de cette grosse période de domination. » Chahutée, la défense messine a, en effet, fini par craquer, même si Marichez avait tout fait pour retarder l'échéance. Parfaitement servi par Jouffre, Abriel, omniprésent après la pause, s'en allait tranquillement battre le capitaine messin d'un judicieux extérieur du pied (67e). « Défensivement, c'est une faillite collective », lâche, laconique Yvon Pouliquen. Certes, en fin de match, les Messins ont manifesté un peu plus d'envie, ont eu « une réaction d'orgueil », mais ni Babacar Gueye, dont les plans ont été contrariés par la barre lorientaise (80e), ni N'Diaye, peu inspiré dans son duel face à Audard (90e) ne sont parvenus à leurs fins.
    Non, c'est en silence, en silence, sans une excuse mal formulée, sans même un billet d'absence, que doucement la porte s'est refermée.

    Fallait pas gâcher

    Les Messins, qui avaient pourtant ouvert la marque grâce à Babacar Gueye, ont une nouvelle craqué face au réalisme lorientais.

    Marichez. Le capitaine messin a payé de sa personne sur une sortie dans les pieds de Jouffre (39e), en première période avant de retarder l'échéance après la pause face à Abriel (57e) et Saïfi (60e), notamment.
    Cubilier. Gêné par la vivacité du duo Jouffre-Le Pen, il a souffert tout au long de la rencontre.
    Vivian. Une douleur au dos l'a contraint à quitter ses partenaires après un quart d'heure de jeu. Remplacé par Delhommeau. L'ancien Nantais s'est immédiatement distingué en enlevant une balle de but au remuant Saïfi (18e).
    Strasser. Il a failli ouvrir la marque de la tête (17e). Une première mi-temps tranquille pour le Luxembourgeois, qui s'est révélé moins à l'aise à la reprise.
    Bassong. Son intéressante contribution offensive s'est souvent faite au détriment d'un replacement défensif parfois hasardeux.

    Agouazi. Travailleur de l'ombre, le n° 10 messin a peu pesé sur le jeu. Mais son placement s'est souvent révélé précieux. Auteur d'une frappe trop molle pour inquiéter Audard (50e) et d'une tête trop croisée (86e).
    François. S'il n'a jamais rechigné à la tâche devant sa défense, il s'est révélé beaucoup plus brouillon lorsqu'il s'agissait de porter le jeu vers l'avant. Remplacé par N'Diaye (72e). Auteur de quatre buts avec la réserve, dimanche dernier, l'attaquant messin n'a pas connu la même réussite, hier, sa bonne frappe en pivot flirtant avec le montant droit d'Audard (89e) avant qu'il ne perde son duel avec le gardien lorientais (90e).
    Barbosa. Peu en vue dans l'animation offensive, il a, par ailleurs, manifesté une bonne volonté dans la récupération.
    Gygax. Du retard à l'allumage pour l'international suisse qui est finalement sorti de sa réserve en fin de première période avant de retomber dans l'anonymat après la pause. Remplacé par Bessat (63e), qui a apporté un peu de vivacité et de fraîcheur. En vain.
    Pjanic. Sa clairvoyance n'est plus à démontrer. Véritable métronome de la formation messine, il a souvent été dans les bons coups, notamment sur le but de Babacar Gueye.

    B. Gueye. Très remuant, l'attaquant sénégalais a posé beaucoup de problèmes à la charnière centrale lorientaise. Ses efforts ont été récompensés d'un but plein de spontanéité (34e). Beaucoup plus discret en seconde période, son splendide coup-franc a malheureusement terminé sa course sur la transversale d'Audard (80e).

    Cathédrale à huis clos

    Les rideaux de fer tirés, des forces de police en petit nombre, les sandwicheries en vacances forcées, et des stadiers toujours aussi vigilants, au cas où... Bref, un stade Saint-Symphorien orphelin de son public, si ce ne sont les vingt-deux protagonistes de la séance et les journalistes tout heureux de disposer de l'hémicycle pour eux tout seuls !
    Non, vraiment, hier soir, il manquait quelqu'un dans l'arène. Même aux entraînements les Grenats ont droit à davantage d'ovations. Quelques timides applaudissements venus d'on ne sait où, au coup de sifflet engageant la rencontre, ont à eux seuls rappelé toute la réalité du huis clos. Alors côté supporters, on apprécie moyennement.
    Dans un angle du stade, derrière les grilles, Sébastien et ses copains n'ont pas voulu manquer le rendez-vous. Maillot à la croix de Lorraine sur le dos, l'étudiant messin est un abonné mordu, fidèle jusqu'au bout. « Je ne vois d'ici que la moitié du terrain, mais c'est pas grave. Ce qui est grave, c'est de devoir se plier à la décision de la Fédération. D'autres clubs ont fait des conneries, et nous, on trinque parce que nous sommes petits ». A ses côtés, Sylvain et son fils Alexandre ont une meilleure vue. Il leur manque juste un coin de corner. « On a pensé à se séparer de chaque côté des tribunes, et à communiquer par téléphone », ironisent-ils. Pour la première fois de leur vie de supporters, le père et son fiston ne verront pas la fin du match. La position est trop difficile à tenir... Alors, qu'elle était finalement, hier soir, la meilleure place à Saint-Symphorien ? Certainement devant le petit écran, dans un des cafés de Metz qui ont retransmis le match. En centre-ville, Mike, Yoannis et Alexandre, ont opté pour cette solution. L'occasion d'analyser l'histoire entre deux cacahuètes. « Un supporter fait une connerie, et tout le club est pénalisé, se plaint Mike. Les Parisiens, eux, ils s'en sortent bien, tout ça parce que c'est le club de la Capitale. Alors qu'à Paris, on ne parle pas d'un acte isolé. Merde, la banderole avait été déployée par tout un kop ! ». « Ouais, mais bon, relativisons, poursuit Alexandre. Ce soir, il n'y a pas d'enjeu sportif. On a quand même réussi à faire le plein contre Marseille, et on accueille Le Mans la semaine prochaine pour le dernier match de la saison ».
    Et cette fois, Saint-Symphorien ne ressemblera pas à une cathédrale vide.

    (Quotidien l’Equipe) : Lorient pour du beurre

    1-0 : B. Gueye (33e)

    1-1 : Saïfi (45e + 3)

    1-2 : Abriel (67e)

    METZ

    LE JEU, seulement le jeu. Il n’y aura que cela à retenir de l’opposition pour rien que se sont livrée hier Metz et Lorient dans un stade Saint-Symphorien à huis clos. Une cinquantaine de privilégiés à peine (médias, dirigeants, stadiers et ramasseurs de balle) ont assisté au match qui marquait la sanction infligée au FC Metz à la suite de l’affaire Ouaddou. Dans une ambiance très étrange, quelque part entre une séance d’entraînement et une rencontre amicale, Lorient a quand même remporté un vrai match de foot, plutôt alerte et vivant, qu’il a largement dominé grâce à sa maîtrise collective et à ses individualités. Abriel d’abord mais aussi Jallet, Jouffre ou Saïfi. Une victoire qui ne comptera pas pour grand-chose en raison des autres résultats de la soirée. Malgré ce succès, les Lorientais reculent même d’une place au classement (11e) car après son carton à Strasbourg (4-1), Caen les devance ce matin grâce à une meilleure attaque. La Coupe de l’UEFA et même la Coupe Intertoto sont donc hors de portée pour des Merlus qui joueront seulement un rôle d’arbitre en recevant Lille samedi prochain. Metz aussi sera un peu un arbitre contre Le Mans, dans un stade ouvert cette fois. Mais après avoir autant subi face à une équipe du ventre mou, les Lorrains savent encore mieux aujourd’hui pourquoi ils retourneront en Ligue 2 la saison prochaine. Grâce à une bonne entente entre Pjanic et Gueye et quelques montées de Bassong, Metz a rivalisé pendant une demi-heure seulement, avant de céder dans les grandes largeurs. Audard fut donc inquiété par Babacar Gueye (5e) puis par Strasser sur un corner de Pjanic (17e), et Gueye réussit même à le tromper, profitant d’un tir puissant du jeune milieu messin (33e). Les Lorientais avaient pourtant déjà pris le dessus dans le jeu mais ils n’avaient pas encore concrétisé cette domination car Saïfi et Le Pen étaient interrompus par l’arbitre assistant pour plusieurs hors-jeu, pas toujours justifiés d’ailleurs (7e). Après avoir logiquement égalisé sur un corner d’Abriel (45e+ 3), Lorient s’en remit au show de son milieu de terrain, bien aidé par Jouffre et Saïfi. Un peu court devant le gardien messin (53e), un peu maladroit (56e), il finit par donner l’avantage à son équipe sur un service en profondeur de Jouffre (67e). Malgré un coup franc de Gueye sur la barre (80e) et un face à face perdu par N’Diaye devant Audard (90e+ 2), Metz ne peut pas vraiment regretter d’avoir perdu. Son jeu prévisible et les immenses lacunes de sa défense ne l’autorisent pas à autre chose. Mais ce n’est pas nouveau.

    Abriel au firmament

    L’HOMME CLÉ : ABRIEL (Lorient), 7,5

    Indispensable pour fluidifier le jeu et omniprésent, surtout dans une seconde période où il évolua un peu plus haut. Il donna le ballon de l’égalisation à Saïfi sur corner (45e + 3) avant de se retrouver plusieurs fois devant le but. Sanctionné justement d’une simulation (53e), il croisa un peu trop sa frappe sur une passe de Jouffre (56e) avant de tromper Marichez d’un splendide extérieur du droit (67e).

    METZ

    MARICHEZ (4,5) : un peu court sur le but de Saïfi (45e + 3), il ne put détourner suffisamment le tir d’Abriel (67e).

    CUBILIER (4) : brouillon, il réussit un sauvetage (57e).

    VIVIAN (non noté) : blessé au dos et remplacé par DELHOMMEAU (15e , note : 5) décisif devant Saïfi (18e) mais qui manqua de rythme.

    STRASSER (4,5) : solide dans les duels mais il laissa beaucoup d’espaces aux attaquants lorientais.

    BASSONG (5) : il réussit plusieurs raids dans le camp adverse mais souffrit parfois face à Jallet et Hautcoeur.

    AGOUAZI (5) : appliqué mais il n’a pas assez pesé.

    FRANÇOIS (3,5) : très insuffisant. Remplacé par Momar N’DIAYE (72e) qui manqua l’égalisation seul face à Audard (90e + 2).

    GYGAX (3) : on espère pour lui qu’on le verra davantage à l’Euro.

    PJANIC (5,5) : tranchant en début de match, il amena le but de Gueye grâce à une frappe puissante (33e) puis baissa d’un cran et fit preuve de nervosité.

    BARBOSA (5) : discret.

    B. GUEYE (6,5) : très actif d’entrée, il fut à l’origine et à la conclusion du but messin (33e) puis trouva la barre sur coup franc (80e).

    LORIENT

    AUDARD (6,5) : sollicité très tôt (1re, 5e , 17e), il fut battu par Gueye après avoir repoussé une fusée de Pjanic (33e) et se montra décisif devant N’Diaye (90e + 2).

    JALLET (7) : de l’énergie à revendre et une technique irréprochable.

    MARCHAL (6) : sûr, même s’il fut surpris par Gueye sur son but.

    GENTON (5,5) : Gueye l’a bousculé mais il s’est accroché.

    CANTAREIL (5,5) : porté vers l’avant, il s’acquitta correctement de son travail défensif.

    HAUTCOEUR (5,5) : il se montra par intermittence.

    MANSOURI (6) : il a perdu peu de ballons et a bien orienté le jeu.

    ABRIEL (voir ci-dessus).

    JOUFFRE (7) : il est monté en puissance, provoquant le corner de l’égalisation (45e + 3), frôlant le poteau (55e) et servant Abriel dans une position idéale mal exploitée (56e) avant de le lancer en profondeur pour son but (67e).

    LEPEN(5,5) : avec Saïfi, il a exploité les flottements de l’axe messin mais a souvent subi le hors jeu.

    SAÏFI (7) : sa classe technique lui a permis de se défaire de ses adversaires et son timing de marquer de la tête (45e + 3).

    METZ - LORIENT (1-2)

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Le regret n’est pas dans les occasions manquées mais dans le secteur défensif où nous avons failli pendant vingt-cinq minutes. La seconde mi-temps a été catastrophique, nous avons été transpercés par cette équipe lorientaise. Nous avions pourtant réalisé une première période très correcte mais l’égalisation juste avant la pause a fait du mal sur le plan psychologique. On n’est pas derniers avec 21 points par hasard ; il y a des lacunes. »

    Christian GOURCUFF (entraîneur de Lorient) : « Un huis clos est un match vraiment particulier. C’est un contexte difficile. On l’a ressenti en début de match : pendant vingt minutes, la partie était sans rythme. Le but messin nous a réveillés et nous avons eu la chance d’égaliser juste avant la pause. Ensuite, nous avons développé pendant vingt minutes un football de très grande qualité. Nous avons peut-être été aidés par la passivité des Messins. Nous avons mis du mouvement. Le deuxième but est logique. »

    Site officiel FC Metz : Les grenats restent sans voix.

    Dans une enceinte vidée de ses supporters, les Messins n’ont pu s’opposer au retour de Lorient. Ils avaient pourtant ouvert le score par l’intermédiaire de B. Gueye. Mais Abriel et les siens ont renversé la vapeur.
    Drôle d’ambiance à Saint-Symphorien. A son entrée, côté Ouest, l’habituel barrage voué à contrôler l’accès des véhicules aux parkings ne laisse même pas passer les piétons. « Il n’y a pas de match, ce soir ». Pas de match ? Pourtant, la Ligue 1 s’apprête à entrer en ébullition, quelques instants plus tard, à 20 heures 45 précisément. Et le FC Metz, promis à la relégation à l’issue de la saison, figure tout de même au programme de cette 37ème journée riche en suspense.
    Mais au Stade Saint-Symphorien, les quelques vingt six milles sièges disponibles sont vides. Désespérément vides. Le fait de recevoir Lorient n’évoquait déjà pas de bons souvenirs aux supporters mosellans. C’est en effet devant ces mêmes Merlus que le Club à la Croix de Lorraine avait perdu sa place en Ligue 1, le 4 mai 2002. Ce soir là, le stade était, par contre, archicomble. Et la tristesse fut à la hauteur des attentes du peuple grenat.
    Le Metz – Lorient de ce soir est, comme celui que nous venons d’évoquer, à ranger au registre des mauvais souvenirs. Non pas que le spectacle y fut inexistant, les deux formations ayant montré de belles choses au cours de la partie. Mais à cause de son atmosphère crépusculaire. Dans la tribune sud, où les quelques personnes autorisées prirent place, les seuls commentateurs radios eurent du mal à couvrir le silence assourdissant qui entourait la partie. Dans le coin Nord-Ouest, quelques supporters, sans doute par dépit, passèrent les quatre vingt dix minutes accoudés au grillage leur bloquant l’accès au stade...
    Ne bénéficiant que d’un angle de vue limité, ils ne virent pas le premier but de la partie, œuvre de Babacar Gueye côté Est. Le Sénégalais reprit un ballon relâché par Audard, surpris par la puissance d’une frappe lointaine de Miralem Pjanic (1-0, 33°). Mais Metz fut rejoint juste avant la pause. Saifi devança Marichez sur un corner (1-1, 45°). Cette égalisation agaça les Lorrains, qui perdirent leur application du premier acte. Lorient, relancé, en profita pour porter le danger, grâce notamment à un excellent Fabrice Abriel. Le milieu de terrain fut récompensé de ses efforts peu après l’heure de jeu, lorsqu’il trompa de l’extérieur du pied le gardien messin (1-2, 67°). Les Grenats tentèrent bien de revenir. Momar N’Diaye faillit y réussir, mais ses tentatives restèrent veines. Ce soir, à tous les niveaux, Metz a été réduit au silence.

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    May 10

    Huis clos..................

    La phrase du jour : merci au connard à qui on doit ce huis-clos…

    Metz sur le terrain de la reconquête

    Quand l'enceinte accouchera-t-elle ? Et où ? Nul ne le sait mais une chose est certaine : l'idée de la construction d'un grand stade a déjà fait son chemin dans toutes les têtes. Aussi bien en tribunes que du côté institutionnel. Comme le Républicain Lorrain vous l'avez révélé dans son édition du 7 mai, l'avenir du FC Metz est intimement lié avec ce projet ambitieux. Réactions.

    Un nouveau stade écolo

    Moderne, le nouveau stade qui germe dans l'esprit des dirigeants messins ne répondrait pas qu'aux attentes des amoureux de ballon rond. L'enceinte devrait également prendre en considération un phénomène très en vogue actuellement : l'écologie. La confession est de Patrick Razurel, directeur général délégué du FC Metz : « Si nouveau stade il y a, il serait de bon ton de l'inscrire dans un projet de développement durable. Le mettre en adéquation avec des réalités écologiques représenterait une originalité française ». Pour le reste, les références de Patrick Razurel dépassent les frontières hexagonales : « Le modèle à suivre est à chercher du côté de l'Allemagne ou des Pays-Bas. Un stade comme celui de Kaiserslautern ferait l'affaire ».

    Bernard Serin: «Rattraper la concurrence»

    Leitmotiv du vice-président du FC Metz ces dernières années, la reconfiguration du stade Saint-Symphorien n'a plus aujourd'hui ses faveurs. Conformément au vœu présidentiel, Bernard Serin milite désormais pour la construction d'un nouveau stade, « vitale pour rattraper notre retard. La plupart de nos concurrents, comme Valenciennes, Le Mans, Lille ou Grenoble, sont partis sur des projets de stade neuf ». Une solution idéale, selon lui, pour donner un nouvel essor économique au FC Metz : « Ce n'est pas en terme de capacité que le bât blesse, mais du point de vue de l'accueil de nouveaux partenaires ou de VIP. Saint-Symphorien ne nous offre pas la possibilité d'étoffer notre cercle de sponsors. Aujourd'hui, c'est inutile d'aller sonder par exemple le Grand-duché du Luxembourg car nous ne sommes pas en mesure de lui offrir de bonnes prestations ».
    Projet résolument moderne, la délocalisation du FC Metz sonnerait le glas du "mythe Saint-Symphorien". Très en vogue actuellement, le "naming", dispositif consistant à mettre en vente le nom d'un stade, aurait les faveurs du dirigeant messin : « A l'instar de l'Emirates Stadium à Arsenal, ou de MMA au Mans, nous pourrions nous associer à un sponsor privé. Cela permettrait de dégager entre 1 et 2 M € par saison, sachant que les contrats prévoient, dans ce type d'accord, des durées relativement longues ».
    Nouvelle enceinte, nouvelle dénomination, autant d'innovations ne laisseront pas insensibles les supporters historiques du FC Metz. Déjà, certaines âmes chagrines s'insurgent contre cette politique ambitieuse, qui remiserait au second plan l'intérêt sportif du club. Une critique que Bernard Serin balaye d'un revers de main : « Pourquoi ne serions-nous pas capables de mener de front le sportif et les infrastructures ? Toutes proportions gardées, on prédisait bien à Arsenal un déclin en championnat avec leur nouveau stade. Cela n'a pas été le cas. Au contraire, disposer d'une nouvelle structure permet de dégager des fonds pour constituer une belle équipe ». Reste plus qu'à convaincre les collectivités territoriales...

     Jean François (conseil général) : « Ce n'est pas farfelu »

    Parlez au vice-président, délégué aux sports du Conseil général, d'un grand stade pour le FC Metz, il ne sera pas « surpris. En aucune façon, l'idée flotte dans l'air. Ce n'est pas récent... » Bon... Mais il s'empresse de préciser la position officielle de l'assemblée départementale : « Ce projet n'a pas encore été l'objet d'un débat. Nous n'en sommes pas encore là mais tout le monde est conscient que le football a besoin d'un renouveau. Celui-ci ne passe par uniquement par le renouvellement de l'équipe. On ressent la nécessité d'une évolution : il faut que cela bouge, notamment au niveau de l'infrastructure. »
    Alors un stade gigantesque accoucherait-il d'un club pouvant tenir les premiers rôles ? « Je n'ai pas de religion précise. C'est l'éternelle question. Est-ce l'organe qui créée la fonction ? Dans mon collège, où je travaille, on m'a fait cette réflexion : un nouvel établissement augmente-t-il le niveau des élèves ? Ce genre d'affirmation reste à vérifier ! » Jean François, à l'instar d'autres élus et responsables, a été amené à établir des constats évidents au sujet de la réalité actuelle : Saint-Symphorien présente des accès délicats pour les automobilistes. « Reconnaissons qu'il n'est pas tellement pratique. » Qu'en ferait-on alors de cette enceinte légendaire ? « On lui trouvera d'autres vocations ! »
    Le conseiller général, en tout cas, de prendre très au sérieux les propos des dirigeants du FC Metz : « Si on veut vraiment relancer le club, il faut envisager positivement cette éventualité. Donc, je ne considère pas cette démarche farfelue. Je dis : pourquoi pas ? » Tant d'enthousiasme amènerait-il les politiques mosellans à participer au sacro-saint financement... « Il faut se mettre autour d'une table pour réfléchir à la possibilité d'un partenariat public-privé car l'un sans l'autre, ce sera impossible. » Il reste à trouver le lieu. Jean François d'avoir son idée, comme s'il y avait déjà mûrement réfléchi ! « Je vois bien le Sud de Metz, près de la rocade qui fait le lien entre l'A4 et l'31. La gare TGV et l'aéroport seraient proches, non ? »

    Saint-Symphorien priez pour lui

    Où ? En voilà une question épineuse ! Où ce grand stade sera-t-il implanté ? Côté club, par la voix du n°2 Bernard Serin, on admet volontiers une attirance vers le nord de Metz (où en est la rumeur Amnéville ?). Le vice-président du Conseil général Jean François préférerait le sud. La base de discussion est lancée... Mais n'enterrons pas trop vite Saint-Symphorien. Les solutions pour une seconde vie existent. En voici une : en faire un stade couvert, de 10 ou 15 000 personnes (Lyon planche actuellement sur 20 000). C'est le minimum de capacité demandée par les fédérations, maintenant, pour accueillir des rencontres entre équipes nationales. Ce stade pourrait bénéficier d'un toit rétractable construit déjà à Melbourne (tennis), prévu à Wimbledon et Roland-Garros. Ajoutons une piste d'athlétisme à huit couloirs. Naissance d'un Bercy mosellan à Metz entre match NBA, duels de coupe Davis, motocross, championnat de France ou d'Europe d'athlétisme sans oublier les concerts ou grand-messes de toutes sortes. Saint-Symphorien, priez pour lui !

    Bekhir Belhaddad (mairie de Metz) : «Une solution intéressante»

    Evidemment que l'équipe municipale, récemment élue, est dans la confidence ! L'adjoint aux sports de la Ville se trouvait encore hier en contact avec le FC Metz : « Nous dialoguons avec lui comme avec d'autres associations mais c'est vrai, on a parlé de ce projet. Aujourd'hui, il en est à un stade où on ne peut pas se prononcer. Mais les dirigeants messins nous en ont parlé. Nous sommes donc à l'écoute en sachant qu'une nouvelle construction nécessite un tout autre budget qu'un réaménagement de l'enceinte existante : 60 ou 70 millions € environ, peut-être plus. » Pour Bekhir Belhaddad, il est urgent d'attendre : « Nous avons pris connaissance des desiderata du club. On étudie. Se prononcer à l'heure actuelle serait un manque de professionnalisme. Néanmoins, ce genre de projet peut dynamiser le FC Metz. Il est une solution intéressante et permettrait de nourrir d'autres ambitions. Envisageons donc la possibilité d'un nouveau stade. Le lieu ? Au nord vraisemblablement, proche des axes routiers. Il n'en existe pas 50 000 ! »

    Génération Grenat botte en touche

    L'amertume d'une saison cauchemardesque pas encore dissipée, Génération Grenat vit aujourd'hui mal les projets d'exode du FC Metz. L'annonce d'une possible délocalisation du club provoque, en tribunes, un fort désarroi mêlé à un sentiment d'incompréhension : « On n'y entend plus rien, confie Xavier Schmitt, en charge de la communication du club de supporters. Il y a dix ans, on nous vendait la nouvelle tribune Ouest comme une tribune à l'anglaise. Et aujourd'hui, la direction du FC Metz nous annonce que le stade n'entre plus dans une bonne configuration ! » Attaché au mythe fondateur de Saint-Symphorien, le porte-parole loue les mérites de la localisation actuelle du stade : « On a la chance d'avoir une enceinte au centre-ville, dans un coin sympa de Metz. Quant aux considérations économiques mises en avant, nous, on préférait largement que de l'argent soit investi pour rebâtir une équipe compétitive ! » A bon entendeur...

    (CFA) : Metz : un bel effort...

    FC Metz. 11e avec 69 pts (10v, 8n, 13d). Les trois dernières rencontres : victoire face à Saint-Priest (1-0), défaite à Epernay (1-0), victoire face à Raon (4-1).
    Belfort. 17e avec 58 pts (6v, 9n, 16d). Les trois dernières rencontres : défaite face à Raon (0-1), défaite face à Besançon (2-6), victoire à Vesoul (1-2).
    A l'aller. Le 13 janvier. Metz - Belfort : 1-0. But : N'Diaye (11e).
    L'enjeu. En s'imposant à Vesoul (1-2), Belfort a gagné le droit d'espérer encore un peu au maintien. Ce soir, sur leur pelouse, les Belfortains doivent donc impérativement face au FC Metz. Pour vivre encore.
    Le groupe. José Pinot sera une nouvelle fois privé de Françoise et Calton, blessés. Il ne dévoilera son groupe que ce matin, peu avant le départ pour le Territoire de Belfort.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « Comme face à Epernay, il y a quinze jours, il va falloir gérer l'engagement et la motivation extrême de Belfort. Ils jouent leur survie en CFA et ne lâcheront sans doute rien. S'ils nous privent de ballon, je crains que nous ne puissions pas nous exprimer. Face à cette envie que les Belfortais vont manifester, il va falloir, nous aussi, aller au combat. Avec conviction et détermination. »
    Belfort - Metz stade Roger-Serzian (18h)

    22 acteurs pour un huis clos

    Sans enjeu et sans supporters, le huis clos prononcé ce soir pour Metz-Lorient draine son lot de mécontentement. Quand les paroles d'un homme provoquent de graves dommages collatéraux...

    « Une horreur », pour Laurent Agouazi, « la pire des choses pour un footballeur » selon Dino Djiba ou tout simplement « glauque », dixit Julien François, le champ lexical usité, hier, par les Messins pour désigner ce huis clos tourne autour de la notion de dépression. Une fois n'est pas coutume, Yvon Pouliquen ne sanctionnera pas cet abattement généralisé. Pourquoi ? Simplement parce que lui-même a déjà goûté à la saveur insipide d'un tel dispositif. Ironie du sort, le technicien a vécu cette drôle d'expérience en 2001, à ses débuts professionnels sur le banc du RC Strasbourg face à un certain... FC Metz. Le huis clos faisait alors écho au fameux pétard lancé à l'encontre de Nelly Viennot, seule "femme-arbitre" à s'être aventurée le long d'une ligne de touche de Ligue 1. « Ce match rejoué dans un stade vide avait été abominable, se remémore le Breton. Nul, nullissime ». Pas pour tout le monde, puisque Metz avait empoché le gain de la victoire. Une précision anecdotique, tout comme l'est le sort de l'opposition sans enjeu face à Lorient, assuré du maintien en L1. En dépit de ce contexte dénué d'intérêt, Yvon Pouliquen garde tout de même sa ligne de conduite : « On doit se montrer professionnel. La motivation, il faut aller la chercher au plus profond. Trois points sont en jeu ». Anecdotique...Patrick Razurel a beau mettre en avant le préjudice moral qui affecte le FC Metz, parler « d'atteinte à l'image de marque du club, à son honneur », le huis clos touche également là où ça fait mal. Au portefeuille, déjà pas très garni pour l'un des plus petits budgets de Ligue 1. A la louche, la perte sèche de la recette du soir s'élève à environ 300 000 €, "toutes taxes comprises": « Ce montant n'englobe pas que la billetterie. Il concerne tous les acteurs d'une rencontre de Ligue 1 à Metz, toutes les composantes qui travaillent les soirs de match ». Dans ce lot de laissés-pour-compte, une mention particulière est réservée aux abonnées et habituels partenaires du club, les VIP : « On va devoir réfléchir à un mode d'indemnisation », souligne le directeur général du FC Metz. Maigre consolation, le huis clos ne jouera pas sur la manne provenant des droits TV : « De ce côté-là, il n'y a pas d'incidence. La rencontre sera retransmise sur payperview et fera partie du multiplex sur Canal + ». Pas de banderoles déployées aux abords du stade, ni de "sit-in" de protestations envisagés ce soir par le 12e homme. Les supporters, certes mécontents du sort « injuste » réservé à leur club, feront l'impasse sur ce triste Metz-Lorient. Cette indifférence à la cause messine trouve naissance dans la pâle copie rendue par les hommes d'Yvon Pouliquen face à Saint-Étienne : « Notamment en seconde période, fustige Xavier Schmitt, porte-parole de Génération Grenat. Certains joueurs n'ont pas montré beaucoup d'envie ni de respect envers nos tifos. Donc on restera à la maison. » Chacun son huis clos...

    Circulez, y'a rien à voir ce soir !

    Ils seront une poignée, demain, à pouvoir se targuer d'avoir assisté à la rencontre Metz-Lorient. Conformément à l'article 359 du règlement sportif, seuls les dirigeants des deux clubs, plus les personnes chargées de travailler les soirs de match, disposent d'un accès au stade dans le cadre d'un huis clos. Dans le détail, il s'agit des jardiniers, des professionnels affectés à la sécurité (médecin, ambulancier, pompier) ainsi que de la presse. Outre la presse écrite, les caméras de Canal + déploieront leur dispositif habituel. La rencontre sera en effet retransmise en direct sur payperview ainsi qu'en vue du multiplex habituel de la chaîne crypté lors des deux dernières journées de championnat.
    Enfin, la dernière caste autorisée à suivre ce Metz-Lorient est celle des stadiers. Un "passe-droit" à première vue surprenant mais qui a en réalité une bonne explication. Outre la surveillance des entrées, les stewards devront s'acquitter d'une tâche d'ordinaire dévolue au public : renvoyer les ballons envoyés malencontreusement par les joueurs dans les tribunes. Quand on vous dit qu'un public, ça compte...

    Gestede incertain

    • Metz affichera un visage classique, ce soir à Saint-Symphorien. Huis clos ou non, Yvon Pouliquen ne profitera pas de ce match particulier pour se lancer dans de savantes expérimentations. La seule incertitude plane sur l'attaque. Rudy Gestede, touché au genou gauche, a été contraint hier de quitter prématurément l'entraînement. En son absence, les avant-postes devraient être tenus par Babacar Gueye et Sébastien Renouard. • Lorient récupère deux blessés de longue date. Outre Namouchi, qui effectue son retour dans le groupe, l'attaquant Ulrich le Pen a recouvert toutes ses capacités physiques. Le premier nommé débutera la rencontre sur le banc, le second étant appelé à conduire l'attaque lorientaise aux côtés de Saïfi. Une petite alerte à signaler: Jouffre souffrant hier n'est pas assuré de disputer la rencontre.

    • Lorient récupère deux blessés de longue date. Outre Namouchi, qui effectue son retour dans le groupe, l'attaquant Ulrich le Pen a recouvert toutes ses capacités physiques. Le premier nommé débutera la rencontre sur le banc, le second étant appelé à conduire l'attaque lorientaise aux côtés de Saïfi. Une petite alerte à signaler: Jouffre souffrant hier n'est pas assuré de disputer la rencontre.

    La mort de Jacques Favre

    Jacques Favre, ancien joueur puis entraîneur du FC Nancy, entraîneur du FC Metz à trois reprises s'est éteint à Sélestat à l'âge de 87 ans. Ce Roubaisien d'origine, gardien de but talentueux a disputé la finale de la Coupe de France avec le FC Nancy en 1953 (défaite 2-1 devant Lille) avant de s'installer sur le banc du club Meurthe-et-mosellan de 1953 à 1955. Raymond Herlory le sollicite alors pour venir entraîner le FC Metz (1955-1958). Sa première expérience du côté de Saint-Symphorien. Deux autres suivront en 1966-1967 puis en 1971quand Carlo Molinari fera appel à lui pour succéder à René Fuchs. « Je le connaissais depuis longtemps, se souvient le président messin. C'était une vraie relation amicale qui date de l'époque où il a joué au FC Nancy. »
    Jacques Favre conseillera ensuite Antoine Redin, alors jeune entraîneur de l'AS Nancy-Lorraine fraîchement promue dans l'élite avant de devenir CTR (Conseiller technique régional) de la Ligue Lorraine de Football. La rédaction sportive du Républicain Lorrain présente ses sincères condoléances à ses proches.

    (Site officiel FC Metz) :

    Lorient : du bon football

    A deux journées de la fin du championnat, l’entraineur grenat fait un bilan de la saison, évoque la médiatisation de Pjanic et s’exprime sur la rencontre de championnat à venir, contre Lorient, son ancien club.

    Êtes-vous satisfait de la réaction de vos joueurs à Sochaux, après la deuxième mi-temps du match contre Saint-Etienne ?
    Yvon Pouliquen : Oui, les joueurs ont fait un match très sérieux. Certes nous n’avons toujours pas réussi à concrétiser nos actions et à marquer le but victorieux, mais le groupe n’a rien lâché. Les garçons étaient désireux de faire un bon match et de ramener un résultat de Sochaux.
    En arrivant à Metz, vous aviez dit que votre objectif était de redonner le sourire à l’équipe messine… Mission accomplie ?
    Y.P. : Je ne peux pas vous dire si la mission a été accomplie ou non, mais depuis quelques matches, l’équipe joue bien au football et va de l’avant, même si les joueurs ne sont pas toujours récompensés de leurs efforts. C’est un groupe qui prend plaisir à l’entraînement, et cela se traduit en match, c’est donc clairement un point positif.
    La popularité grandissante de Miralem Pjanic a-t-elle des répercutions sur le groupe, que ce soit en positif ou en négatif ?
    Y.P. : S’il y a des répercutions, elles sont clairement positives. Les joueurs sont contents de voir que l’on parle d’un des leurs positivement dans les médias, ils se réjouissent pour lui. Évidemment, il y a toujours un côté négatif pour l’entraineur puisque je risque de le perdre en fin de saison. Par contre, au niveau des adversaires, il est clair que Miralem est de plus en plus la cible des équipes adverses qui sont plus attentives à lui qu’il y a encore quelques mois.
    Pouvez-vous nous décrire la formation lorientaise ?
    Y.P. : Elle peut être définie en un mot : football ! C’est une équipe qui joue très bien au ballon. Elle est bien organisée, solide défensivement, et en même temps désireuse d’aller de l’avant.
    Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à Lorient ?
    Y.P. : Ce que je retiens principalement, c’est qu’avec mon groupe, nous avons écrit le seul palmarès du club en gagnant la Coupe de France. C’est un moment qui restera à tout jamais dans l’histoire du FC Lorient. Et même si je n’attends pas ce match plus qu’un autre, cela me fait plaisir de revoir des joueurs et certains membres du staff qui feront le déplacement à Metz et que j’ai côtoyés là-bas.

    Sylvain Marchal : Terminer le plus haut possible

    L’ancien défenseur messin revient pour la première fois à Saint Symphorien depuis son départ, il y a 4 ans. Il nous livre ses impressions sur le parcours de sa propre formation et sur celui du FC Metz.
    A deux journées de la fin du championnat, quel bilan personnel dressez-vous de cette saison ?
    Sylvain Marchal : Je suis satisfait de ma saison. J’ai progressé dans tous les domaines par rapport à la saison précédente, et du coup, j’ai également accumulé de la confiance ainsi que des automatismes avec mes partenaires de la défense. Nous sommes actuellement la quatrième meilleure défense du championnat, cela prouve que nous sommes solides et qu’il y a de bonnes relations entre les joueurs. Il fallait confirmer notre saison dernière et je pense que c’est chose faite.
    Et sur un plan collectif ?
    S.M. : Autant l’an passé nous avions pas mal de réussite, autant cette année nous sommes réguliers et constants dans les rencontres de championnat. Nous avons réussi à faire des gros matches contre les meilleures équipes du championnat, ce qui a démontré notre solidité. Je pense donc que l’on peut tirer un bilan positif de cette saison.
    Quel est l’objectif défini par votre entraîneur en cette fin de compétition ?
    S.M. : L’objectif est de ne pas renouveler notre baisse de régime de l’an passé où l’on avait fini très doucement le championnat. Cette année, le but est donc de terminer le plus haut possible au classement, c'est-à-dire entre la 8ème et la 10ème place, et de réussir nos deux derniers matches. Au-delà des points, nous voulons également développer un bon jeu et prendre du plaisir sur le terrain pour profiter de cette fin de saison.
    De Lorient, quel sentiment portez-vous sur la saison du FC Metz ?
    J’ai été assez déçu du parcours des Grenats. Ils restaient sur une excellente série en Ligue 2 où ils ont clairement survolé le championnat. Et même si l’on sait qu’il y a une grande différence entre les deux niveaux, je ne pensais pas que la saison allait être si pénible pour eux. Ils n’ont pas eu de chance cette année, entre les blessés et tous les événements extra sportifs qui ont tourné autour du club, c’est très difficile pour un groupe de ne pas se démobiliser ni de perdre confiance.

    METZ - LORIENT

    (Quotidien l’Equipe) : Sans public ni enjeu

    HUIS CLOS. – Faire le plein dans un stade vide. Telle est l’ambition des Lorientais, qui aimeraient bien profiter de leur déplacement chez la lanterne rouge messine pour signer leur troisième succès à l’extérieur de la saison. « Depuis Lens (33e j. 1-0), on a du mal à gagner, explique Benjamin Genton. Nous voulons terminer dans la première partie du classement. Ce serait une bonne chose pour les finances et l’image du club. Cette saison, on a quasi tout le temps figuré parmi les dix premiers. Terminer au-delà de la dixième place, ce serait une grosse déception. » Les Messins, eux, ne sont pas ravis d’évoluer dans un stade vide. « C’est une aberration, indique le capitaine lorrain, Christophe Marichez. Nous payons par rapport à l’attitude d’un supporter. Jouer au football dans un stade vide, cela va nous faire très, très bizarre, ça va être très compliqué. » « Un match à huis clos, cela ne devrait pas exister, juge encore Yvon Pouliquen. Dans ce cas, la motivation, il faut aller la chercher au plus profond de soi-même. »

    BOUT DU TUNNEL. – Hamed Namouchi est récompensé de ses efforts et de sa patience. Après un début de saison prometteur, l’international tunisien s’était rompu les ligaments croisés d’un genou lors de la venue de Nice (12e j., 0-0). Après une longue rééducation, il a repris avec le groupe il y a une quinzaine de jours. Autres retours, ceux de Rafael Moura et d’Ulrich Le Pen. Ce dernier n’a plus joué depuis le 30 mars et la défaite contre Marseille (1-2, 31e j.). En son absence, les Merlus, avant-dernière attaque de L 1 (29 buts), n’ont marqué que deux buts en cinq matches.

    MOTIVATION ET AVENIR. – Yvon Pouliquen n’a pas l’intention que ses joueurs se relâchent. Alors il leur rappelle que pour ne pas rester à Metz en L 2, ils ont tout intérêt à se montrer.« Il reste cent quatre-vingts minutes à jouer, rappelle-t-il. Pour certains, ça peut être décisif. Il y va de leur intérêt personnel, de l’image du club, de leur propre image. Il ne doit donc pas y avoir de baisse de régime. »

     

    FC METZ Huit clos2008Jacquesfavre2008kaiserlautern-stadiumok2008pouliq2008Sylvain Marchal

    May 09

    L'or manquant,comment marquer L'or riant ? FC Metz recherche buteur, désespérément...

    La phrase du jour : « C’est honteux qu’un entraîneur qui obtient des résultats avec Lyon ne soit pas nommé, estime Blanc. Alain Perrin le mérite sans problèmes. Que je sache, Lyon ne réussit pas une saison au rabais. Je trouve son absence très, très, limite. Si ça ne tenait qu’à moi, je lui aurais même décerné ce prix. »

    (Nommé avec Correa (Nancy), Gerets (Marseille) et Puel (Lille), pour le titre de meilleur entraîneur de L 1 de la saison qui sera décerné dimanche, le technicien girondin s’insurge de l’absence de son homologue lyonnais dans cette short liste)

    (R.L.) : Lorient « continue de grandir »

    Assurés de poursuivre l'aventure en Ligue 1 la saison prochaine, les Merlus ont un dernier challenge à relever : terminer dans la première moitié du tableau. Et cela passe par un succès, demain, à Metz.

    En commettant un petit hold-up face à Lens (1-0), Lorient oblitérait, le 12 avril dernier, son ticket pour une troisième saison consécutive au sein de l'élite. « On est soulagé, déclarait alors Christian Gourcuff, l'entraîneur lorientais. Mais on va tout faire pour terminer le plus haut possible. » « L'objectif initial était le maintien, poursuit Benjamin Genton. On peut donc parler d'une très bonne saison. Maintenant, il nous reste un dernier challenge à relever : terminer dans les dix premiers. Si nous n'y parvenons pas, ce serait une petite déception. Nous nous situons dans la première partie du classement depuis si longtemps... » Depuis la dix-neuvième journée très exactement et une victoire au Moustoir face à... Metz (2-0). « Demain, ce sera un tout autre match, prévient le défenseur. A l'aller, les Messins jouaient avec la peur au ventre puisqu'ils abattaient l'une de leurs dernières cartes en vue du maintien. Depuis, la donne a changé. Officiellement relégués, ils n'ont plus de pression. D'ailleurs, ils l'ont démontré en nous éliminant en Coupe de France (0-1, en huitièmes de finale, le 19 mars). On s'attend donc à un match difficile, mais on vient à Saint-Symphorien pour gagner. » Les Lorientais ne passeront donc pas par la Lorraine pour y faire de la figuration. « On veut encore prendre des points, assure Christian Gourcuff. On doit bien finir ce championnat et surtout se faire plaisir. » D'autant que depuis leur victoire face à Lens, les Merlus n'ont plus gagné : défaite à Saint-Étienne (1-0), nul à Sochaux 1-1 et nul face au Mans (0-0). Une dernière sortie que le technicien morbihannais n'a d'ailleurs que très peu apprécié... « Avez-vous vu un match ? On devrait rembourser le public après un tel spectacle, car il n'y en a pas eu, pestait-il à l'issue de la rencontre. On a fait preuve de trop nombreuses insuffisances techniques pour peser sur la partie. »
    Il n'empêche, s'il n'a plus vraiment les ressources techniques et athlétiques pour briller en cette fin de saison, le groupe lorientais, fait cependant preuve d'une belle solidarité. Le FC Lorient s'applique d'abord à bien défendre collectivement. Une vertu qui lui a permis de traverser tranquillement sa deuxième saison consécutive en Ligue 1. Un parcours à peine perturbé par un automne poussif. « On était conscient dès le départ que notre entame de championnat conditionnerait le reste de notre saison, analyse Christian Gourcuff. Les points que l'on a pris durant le mois d'août (Monaco et Lyon, notamment, ont alors mordu la poussière au Moustoir) nous ont servis tout au long de la saison, surtout en terme de confiance. On continue de grandir. » Certes, les Morbihannais ont laissé filer le wagon européen. Cependant, il n'y aura personne, au sein du club, pour s'en plaindre sérieusement. Car le FC Lorient souffre logiquement aujourd'hui des ses limites financières et d'un effectif réduit en quantité, puisque Christian Gourcuff arrive tout juste, depuis quelques semaines, à aligner dix-huit pros. Dans ces circonstances, le miracle aurait été de pouvoir éviter les coups durs tout au long de la saison pour pouvoir présenter un visage conquérant en fin d'exercice. Mais sans Namouchi, Le Pen, Vahirua, le potentiel créatif de l'équipe repose essentiellement sur Rafik Saïfi, qui ne peut tout porter à bout de bras, même si ce dernier réalise sans doute sa meilleure saison sous les couleurs lorientaises (12 buts).
    Reste, que Saint-Symphorien n'a jamais franchement réussi aux Bretons. Depuis 1996 et la première rencontre en Coupe de la Ligue contre les Messins, les Merlus espèrent renverser la tendance voulant qu'ils ne s'imposent jamais en Moselle. Seul un match nul synonyme de descente en Ligue 2 en 2002 est à mettre au crédit des Morbihannais.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement à 10 h. Aujourd'hui : une séance à 17 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Sochaux - Metz (36e journée de Ligue 1), samedi 3 mai : 0-0. Reste à jouer : Metz - Lorient (37e journée de L1), demain à 20 h 45 (à huis clos) ; Metz - Le Mans (38e et dernière journée de L1), samedi 17 mai à 20 h 45.
    A l'infirmerie. Victimes respectivement d'une élongation et d'un claquage à la cuisse, Cheikh Gueye et Cyril Chapuis, sont forfaits pour les deux dernières journées de championnat. De son côté, Sébastien Bassong (victime d'entorse au genou) s'est entraîné, hier matin, mais il demeure toutefois incertain pour la réception de Lorient, alors que Rudy Gestede (genou) est resté au soin.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Invité à disputer une rencontre amicale, mercredi soir, face à Virton (2e division belge) dans le cadre des célébrations du centième anniversaire des Young Boys de Diekirch, le FC Metz, essentiellement composé de joueurs de l'équipe réserve, s'est incliné 2-0.

    Mauvaise blague pour Gourcuff

    Nominé puis retiré de la liste des meilleurs entraîneurs de Ligue 1 de l'année pour les trophées de l'Union des footballeurs professionnels, Christian Gourcuff, l'entraîneur de Lorient, a été remplacé par Pablo Correa, son homologue de Nancy. Gourcuff avait, en effet, été sélectionné par erreur par l'UNFP. « Je n'ai plus l'âge de m'exciter pour ce genre de trucs, a commenté le coach des Merlus. Cette affaire est anecdotique, elle ne va pas m'empêcher de dormir. »

    Pjanic à Lyon ?

    Selon Lyon-Capitale, Miralem Pjanic était mercredi à Lyon. Accompagné de son agent, le jeune milieu de terrain du FC Metz aurait rencontré Bernard Lacombe et Jean-Michel Aulas au siège de l'Olympique Lyonnais en vue de la saison prochaine. Le site Internet du magazine précise également que le transfert de l'espoir luxembourgo-bosniaque à l'OL pourrait être officialisé dans les prochains jours.

    May 08

    Finalement, plutôt qu'un lifting, mieux vaut une nouvelle enceinte...

    Metz au stade de la rupture

    C'est officiel : le FC Metz rêve d'un nouveau stade. Le projet, en phase de gestation, offre un surprenant contraste avec les interrogations qui hantent un club appelé à rejoindre la Ligue 2. Dans dix jours...

    Le projet est impératif. Et aujourd'hui, il n'est d'ailleurs pas interdit de penser que le club abandonne l'idée de reconfigurer son stade pour en construire un nouveau. » Les mots sont tombés hier, à l'issue d'une interview censée faire le jour sur les zones d'ombre entourant la politique sportive du FC Metz. Dans dix jours, le club aura les deux pieds en Ligue 2. Et à en croire les propos tenus hier par Patrick Razurel - confirmés dans la foulée par le président Carlo Molinari -, la perspective n'a rien d'incompatible avec l'ambition. Contenue dans le Projet Grenat 2010, celle-ci prend aujourd'hui une nouvelle tournure. Avec la volonté exprimée par son directeur général de se doter d'une nouvelle enceinte, et donc d'abandonner Saint-Symphorien à son sort, le FC Metz entend ni plus ni moins se raccrocher à un futur que lui interdisaient les diverses déconvenues sportives accumulées au cours des dernières années.

    « Regardez ce qui se fait ailleurs. Tous les projets se font à partir de nouveau stade. Repenser Saint-Symphorien serait possible, mais en choisissant un site vierge, nous pourrions nous exonérer des contraintes actuelles liées à l'accès, au stationnement, etc. Tous ces paramètres sont importants si l'on veut accueillir plus de monde, améliorer l'accueil VIP... D'où cette nouvelle grande réflexion visant à nous installer à la périphérie de Metz. » Il est évidemment trop tôt pour en savoir davantage sur la localisation. « Nous en avons clairement parlé entre dirigeants, maintenant, il faudra évoquer la question avec les collectivités locales, avec l'idée de créer un consensus. Nous devons être capables de développer une nouvelle pensée pour la vie du club, poursuit Patrick Razurel, il faut mettre un pied dans la modernité. Nous avons assez pris de retard comme ça. Dans un an et demi, Valenciennes, qui n'était pas en Ligue 1 il y a trois ans, aura son nouveau stade. Nous n'avons pas le droit de regarder les autres avancer sans rien faire. Il faut que nous soyons capables d'être des entrepreneurs. » Le discours est volontariste. Impossible, pour autant, de le soustraire à la réalité présente de la maison grenat. En attendant de déménager, Metz devra, avant tout, réapprendre à vivre sur le terrain du jeu, et pour cela faire preuve d'assez d'ingéniosité pour se relever de sa troisième relégation depuis 2002. Dans dix jours, l'équipe d'Yvon Pouliquen quittera l'élite. Avec, dans ses valises, une pléiade d'interrogations, où s'entremêlent considérations sportives et financières.
    Ce n'est plus un secret depuis longtemps : le FC Metz va devoir se serrer la ceinture, faire preuve « d'humilité financière ». Il devra donc faire son chemin vers la France d'en-bas en prenant soin de se séparer de plusieurs joueurs. « C'est la première des obligations. Avant de penser à recruter, nous devons aller vers une diminution de l'effectif », précise Carlo Molinari. Or, à cette heure, trente-neuf contrats figurent encore dans le listing salarial. Au sortir d'une saison calamiteuse en tous points, trouver preneur ne sera pas chose aisée. Le Messin se vend mal de nos jours...
    Le contexte actuel, fait de non-dits et d'attente, nourrit l'interrogation autant que la perplexité. Carlo Molinari peut affirmer que les « travaux avancent », qu'ils donnent lieu à des « échanges quotidiens » entre les dirigeants et le staff technique, le président peut s'en remettre « à la roue qui tourne » pour espérer des lendemains meilleurs... A l'extérieur, le flou s'empare de l'œil qui se hasarde du côté de Saint-Symphorien. Là où les réponses devront sortir de terre. Quitte à partir ailleurs, un jour, Metz a tout intérêt à ne pas négliger le toit de son présent.

     Metz-Lorient à huis clos

    Le match de la 37e journée de Ligue 1 entre Metz et Lorient se déroulera à huis clos, le CNOSF ayant proposé de maintenir la décision de la Commission supérieure d'appel de la FFF dans l'affaire Ouaddou, a indiqué le club lorrain. « Le FC Metz avait la ferme intention de procéder aux recours qui s'offraient à lui, précise le communiqué de presse. Malheureusement, l'information trop tardive de cette décision, conjuguée au calendrier des jours fériés, ne lui permettent pas d'introduire le recours en référé auprès du Tribunal administratif avant la rencontre concernée. En conséquence, le FC Metz, contraint et forcé, doit se résoudre à accepter cette décision qu'il persiste à trouver injuste et inéquitable », poursuit le communiqué. « Malgré tout, il se réserve le droit de donner toute suite utile, notamment au regard du préjudice financier et moral subi. D'ores et déjà, Maître Reiss, l'avocat du club, a été chargé d'introduire les recours en indemnisation du préjudice financier d'une telle décision. »
    Le FC Metz avait été condamné le 18 avril par la Commission supérieure d'appel à disputer un match à huis clos après les insultes proférées par un spectateur messin contre le Valenciennois Abdeslam Ouaddou, le 16 février. Le club mosellan avait alors saisi le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), qui avait annoncé qu'il rendrait sa décision le 6 mai. Le FCM avait ainsi pu disputer la rencontre suivante à domicile, samedi 26 avril face à Saint-Étienne, en présence de spectateurs, la saisine ayant un caractère suspensif.

    Carlo Molinari : « Pas à ma connaissance »...

    «Nous devons faire preuve d'une volonté farouche pour rebondir. Dans le football, la seule vérité, c'est celle de l'équipe première. De ces résultats dépend notre crédibilité. Nous n'avons pas le droit de nous laisser gagner par la morosité. » Carlo Molinari dans le texte. Hier, le président a, quant à lui, une nouvelle fois rejeté l'idée de raccrocher. « On n'a pas le droit d'abandonner, ce serait trop facile. » Pas de changement à prévoir, donc, à la tête du club, pas plus qu'au niveau des actionnaires. La réponse a été plus évasive, en revanche, concernant Joël Muller. Le contrat du directeur sportif, qui arrive à échéance, sera-t-il prolongé ? « Pour l'instant, il est là... » L'intéressé, présent, n'a pas commenté. Quant au staff de l'équipe professionnelle ? Pas de bouleversement à attendre de ce côté-là. « Non, pas à ma connaissance. »

    Pjanic

    Interrogé sur une éventuelle évolution dans le dossier Pjanic, le président messin n'a apporté aucune précision. A l'exception de celle-ci : interrogé sur la probabilité de voir le jeune milieu de terrain poursuivre sa carrière à Metz, Carlo Molinari a indiqué que cela ne lui semblait pas « dans le domaine du possible. D'une, parce que le joueur a clairement indiqué qu'il voulait continuer en Ligue 1 et de deux, parce que les clubs qui s'intéressent à lui ne sont pas des clubs de seconde zone. Financièrement, ça ne peut être qu'attractif. » Lyon fait partie de ceux-là.« Ils nous ont approchés, mais non, nous ne nous sommes pas encore rencontrés pour en parler.Mais quoi qu'il en soit, il ne partira pas si son transfert ne représente pas un vrai plus économique pour nous. »

     FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement et un match amical pour certains joueurs professionnels. Aujourd'hui : entraînement à 10h. Demain : entraînement à 10h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Sochaux - Metz (36e journée de Ligue 1), samedi 3 mai : 0-0. Reste à jouer : Metz - Lorient (37e journée de L1), samedi 10 mai à 20h45 ; Metz - Le Mans (38e et dernière journée de L1), samedi 17 mai à 20h45.
    A l'infirmerie. Corrales (douleurs aux ischios-jambiers), Bassong (entorse externe du genou), Cheikh Gueye (élongation aux ischios-jambiers), Chapuis (élongation à la cuisse), Gestede (douleurs au genou). Vincent Bessat, ménagé mardi en raison de douleurs au dos, a, quant à lui, repris l'entraînement normalement.
    Suspendu. Aucun.
    Le forfait du jour. Après Cheikh Gueye, Cyril Chapuis... L'attaquant messin a rejoint son coéquipier sénégalais sur la liste des joueurs déclarés indisponibles jusqu'à la fin de saison. Motif : une élongation à la cuisse, survenue hier matin lors d'une séance de frappe.

     (Site officiel FC Metz) : finalement Metz-Lorient à huit-clos

    Le FC Metz vient de prendre connaissance de l’avis de conciliation du CNOSF. Celui-ci propose de maintenir la décision de la Commission Supérieure d’Appel de la FFF, à savoir la sanction d’un match à huis clos pour la rencontre Metz – Lorient de ce samedi.
    Le Club à la Croix de Lorraine avait la ferme intention de procéder aux recours qui s’offraient à lui. Malheureusement, l’information trop tardive de cette décision, conjuguée au calendrier des jours fériés, ne lui permettent pas d’introduire le recours en référé auprès du Tribunal Administratif avant la rencontre concernée.
    En conséquence, le FC Metz, contraint et forcé, doit se résoudre à accepter cette décision qu’il persiste à trouver injuste et inéquitable. Malgré tout, il se réserve le droit de donner toute suite utile, notamment au regard du préjudice financier et moral subi. D’ores et déjà, Maitre Reiss, l’avocat du club, a été chargé d’introduire les recours en indemnisation du préjudice financier d’une telle décision.

    Cardy revient sur son absence

    Après deux semaines de rééducation à Capbreton, le grand absent messin de cette saison 2007/2008 est de retour sur les terrains de l’île Saint-Symphorien depuis le début de la semaine.

    Au terme d’une longue séance de massage, nous l’avons interrogé sur cette année catastrophique aussi bien pour lui que pour le FC Metz. Il nous raconte avec précision ces nombreux et pénibles mois passés dans l’ombre… « Après mon opération le 29 février dernier, j’ai du supporter quarante-cinq jours de plâtre. Je suis ensuite parti à Cap Breton pour effectuer une rééducation sur quinze jours. Nous étions près de cent vingt personnes là-bas, la plupart étant des sportifs de plus ou moins haut niveau. J’ai fait pas mal de travail physique et cardiaque, parfois en piscine, par des exercices d’aquagym. Vers la fin du séjour, j’ai pu recommencer à trottiner, mais mon pied a rendu la course difficile. Il a un peu gonflé, mais c’est une réaction normale. Lorsque je suis revenu à Metz, mercredi dernier, et que j’ai repris l’entraînement avec le kiné, j’ai réessayé de courir et ça s’est, cette fois, très bien déroulé. Je retrouve peu à peu de bonnes sensations. La semaine prochaine, je vais continuer de travailler avec Luc Labeeu, et peut-être vais-je pouvoir retoucher le ballon à petite dose pour reprendre contact et un peu de plaisir. Le but de mes séances est de bien me préparer pour les vacances, afin que je puisse me rétablir physiquement avant le début de la saison. Je vais partir me ressourcer, mais je poursuivrai en parallèle un programme spécifique afin d’être au point pour la reprise.
    Personnellement, cette année a été très difficile à vivre, tout d’abord à cause de l’enchaînement des opérations, puis bien sûr aux vues des résultats plutôt médiocres de l’équipe. Nous avions fourni de gros efforts l’année dernière, et je pensais que ça se répercuterait cette saison… C’était frustrant, éprouvant même, mentalement, mais je n’ai jamais perdu espoir. A cause des nombreuses blessures, nous avons pris un mauvais départ qui nous a fait couler dans le fond du classement. A aucun moment le coach n’a pu aligner l’équipe dite « type ». Quoi qu’il en soit, les vacances arrivent, je vais pouvoir un peu oublier le foot, tout en me préparant pour la saison prochaine. Et je compte bien me donner à fond. »

     Fin de saison pour Chapuis et Cheik Gueye

    En cette fin de championnat peu mouvementée, plusieurs blessures sont à signaler dans l’effectif messin, à l’image d’un début de saison tout aussi marqué par les galères physiques. Ainsi, Cheikh Gueye et Cyril Chapuis, victimes respectivement d’une élongation et d’un claquage à la cuisse, ne pourront jouer les deux derniers matches, tandis que Sébastien Bassong, touché par une entorse au genou, est incertain pour la réception de Lorient.
    Rudy Gestede, quant à lui, a quitté l’entraînement avant ses coéquipiers par précaution, alerté par une douleur au genou. Par contre, Vincent Bessat, absent hier, a pu retrouver les pelouses sans problème.

    (Quotidien l’Equipe) : EURO MOINS DE 17 ANS :

    MATCH NUL POUR LES BLEUS. – L’équipe de France des moins de 17 ans, qui, rappelons le fait jouer le Messin M’fa dans les buts (Ballon de footvoir photo ci-dessous), a fait match nul avec l’Espagne (3-3, mi-temps : 1-1) lors de son deuxième match de poules de l’Euro en Turquie. Buts. – FRANCE : Tafer (11e), Grenier (43e), Remy (48e) ; ESPAGNE : Thiago (31e, 67e), Pulido (45e). Lors de son premier match, la France avait battu l’Eire (2-1). Samedi, elle affrontera la Suisse.

    INCIDENTS À AMIENS :UN SUPPORTER INTERDITDE STADE. L’un des deux supporters du PSG interpellés mardi soir, après les incidents en marge de la demi-finale de Coupe de France Amiens-PSG (0-1), a été condamné hier, à Amiens, à soixante-dix heures de travail d’intérêt général (TIG) et un an d’interdiction de stade. Âgé de dix-huit ans et n’appartenant à aucun groupe de supporters, il a été jugé en comparution immédiate. Il a reconnu avoir jeté des pierres – sans faire de blessés – sur des CRS qui refoulaient un groupe d’environ 200 supporters du PSG, venus, comme lui, sans billet, alors que le match se disputait à guichets fermés. Lui aussi interpellé mardi soir, un autre supporter du PSG, âgé de vingt-neuf ans et venu du Val-de-Marne, a reconnu avoir cassé les rétroviseurs de trois voitures après le match. Il a été convoqué devant le tribunal le 19 septembre.

    Metz-Lorient à huis clos

    SAINT-SYMPHORIEN sera vide samedi. Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a suivi hier la commission supérieure d’appel de la FFF qui, le 18 avril, avait condamné Metz à disputer un match à huis clos dans l’affaire Ouaddou.

    « Nous sommes révoltés, a réagi Patrick Razurel, le directeur général délégué du club. On expie les fautes de l’ensemble du football français. Alors on a trouvé le club qu’il fallait, le dernier de la classe, le mauvais des mauvais et on lui remet la tête sous l’eau… Ça commence à bien faire ! C’est trop facile, c’est de la justice expéditive. »

    Le 16 février, lors de Metz-Valenciennes (2-1), Abdes Ouaddou avait été la cible d’injures racistes. Metz avait d’abord été sanctionné par la commission de discipline de la Ligue d’un retrait d’un point et d’un match à huis clos, par révocation du sursis qui courait depuis les incidents de Metz-Strasbourg (1-2), le 6 octobre. En appel, les Lorrains avaient obtenu satisfaction sur le point de pénalité mais pas sur le huis clos. « On a pourtant été exonérés de nos responsabilités, peste Razurel. C’est indiqué dans les attendus. » Comme le CNOSF n’a communiqué sa décision qu’hier, les Messins n’ont plus le temps d’introduire un recours en référé auprès du tribunal administratif et doivent se résoudre à accueillir Lorient sans spectateur. « Le foot, cela ne se dispute pas dans un stade vide, déplore Christian Gourcuff, l’entraîneur des Merlus. C’est une aberration que l’appel de Metz soit rejeté. Si on doit être responsables de tous les abrutis qui entrent dans les stades, il va falloir filtrer sec... » Metz a, de son côté, affirmé son intention de donner des suites à cette affaire. « Nous subissons un préjudice financier lié à l’absence de recette et au dédommagement que nous devons à nos abonnés, mais aussi un préjudice moral », justifie Razurel. Cette saison, la rencontre Bastia-Châteauroux (2-3), en L 2, s’est déjà disputée à huis clos à la suite de l’affaire Kébé II. En L 1, le dernier match joué dans ces conditions remonte au Marseille-Auxerre (3-1) du 24 janvier 2007.

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    May 07

    Muller à Kaiserslautern hier : le fc Metz travaille sur l'équipe de la saison prochaine...

    La question du jour : 250 supporters parisiens, qui avaient déjà créés des exactions en ville dans l’après-midi-un « non évènement », selon les médias parisiens- ont essayé, hier soir de rentrer dans le stade d’Amiens sans payer ; ils ont été refoulés par des jets de gaz lacrymogène qui ont interrompu le match pendant près de 10 minutes !!!...Mais, c’est un « non-évènement » !...PSG doit-il être exclu de la Coupe de France, ses supporters interdits de déplacements ?

    (Le Parisien) : Le match interrompu à cause de fans du PSG…

    Amiens

    CERTAINS « SUPPORTEURS parisiens » se sont une nouvelle fois signalés hier soir à Amiens. Et comme bien souvent, ce n’est pas de la meilleure des façons. A la 34e minute, Tony Chapron, l’arbitre, a été contraint d’arrêter temporairement le match en raison du gaz lacrymogène incommodant les joueurs.

    Cette interruption a duré onze minutes. Cet incident s’est produit à la suite de la tentative d’une centaine de supporteurs parisiens, non munis de billets, de forcer l’entrée de la tribune visiteurs. Les forces de l’ordre ont fait usage de bombes lacrymogènes pour les repousser.

    Pendant cet arrêt, des provocations ont eu lieu entre les ultras des deux clubs. Quelques supporteurs du PSG ont même tenté de passer dans les travées amiénoises, mais ils ont été repoussés dans la zone tampon séparant la tribune parisienne du reste du stade de la Licorne. Les CRS sont entrés sur le terrain avant D’en repartir et de stationner dans les coursives au pied du kop du PSG. Un cordon de stewards locaux a également été réquisitionné. En attendant que le match ne reprenne, Pedro Pauleta a signé des autographes comme Mendy, Rothen et Sakho, venus en Picardie soutenir leurs partenaires. Simon Tahar, le nouveau président, affichait une mine dépitée devant ce nouveau « spectacle » de ses supporteurs, deux mois après laffaire de la banderole anti-Ch’tis en finale de la Coupe de la Ligue, contre Lens, au Stade de France. Ces nouveaux événements qui salissent encore l’image du PSG interviennent à la veille d’une conférence de presse du président parisien et de Philippe Boindrieux, le directeur général. Ils doivent y expliquer pourquoi le PSG fait appel de l’exclusion du club de la prochaine édition de la Coupe de la Ligue. Les dirigeants envisageraient aussi de porter plainte contre la Ligue pour diffamation après les attendus de la commission de discipline.

    Les nouveaux débordements des supporteurs parisiens n’ont pas eu d’échos après la reprise du jeu. La mi-temps a été calme. Seuls quelques fumigènes ont été allumés au début de la seconde période.

    (Quotidien l’Equipe) : UCPF : La guerre ouverte

    Estimant être méprisés par les « grands » clubs, les « petits » ont provoqué de nouvelles élections à la tête du syndicat des clubs pros.

    EN CETTE FIN de saison, la bataille n’a pas seulement lieu sur le terrain. Elle fait aussi rage en coulisses entre les sept membres de Football avenir professionnel (FAP), un groupe de pression créé en octobre dernier par sept « ténors » de Ligue 1 (Lyon, PSG, Lens, Toulouse, Monaco, Bordeaux et Lille) et le reste de la troupe. Le 17 avril dernier, un séminaire de l’UCPF, le syndicat des clubs, tournait déjà au vinaigre, les « petits » clubs quittant les lieux après le déjeuner en dénonçant « les humiliations » et les « provocations » infligées par leurs collègues.

    Dans l’après-midi, une nouvelle organisation, prévoyant la création de deux collèges distincts, un pour la L 1 et un autre pour la L 2, devait être débattue. Elle ne le sera jamais. Le 30 avril dernier, les « sans-grade » sont allés plus loin en décidant de provoquer des élections anticipées.

    L’assemblée générale élective de l’UCPF a été fixée au 15 mai prochain, alors qu’elle aurait dû se tenir en décembre. Ce scrutin s’annonce mal pour les membres du FAP, qui font désormais l’unanimité contre eux. Il leur sera donc difficile, s’ils le souhaitent, d’intégrer le comité de gestion du syndicat. Une chose est sûre : Gervais Martel (Lens), le président actuel de l’UCPF, ne se représentera pas. Il a déjà dit dans nos colonnes son intention de passer la main. Il aurait eu de toute façon bien du mal à conserver son fauteuil, car peu ont apprécié qu’il soit en même temps président de l’UCPF et membre du FAP. Quant à Jean-Michel Aulas, le président de l’OL, certains voudraient lui faire payer la création de cette association contestée, dont il est à l’origine. Mais Jean-Pierre Louvel (Le Havre), qui a de grandes chances de devenir président de l’UCPF le 15 mai prochain en remplacement de Martel, se veut magnanime : « Si Jean-Michel Aulas veut rester au comité de gestion de l’UCPF, il lui convient de se présenter et d’être élu. Il n’y aura pas de chasse aux sorcières. Il a ses excès, mais il ne doit pas être mis d’emblée hors circuit. Dans notre esprit, il n’est pas question d’exclure tel ou tel. »

    Aulas, lui, ne sait pas encore s’il sera candidat. « La décision n’est pas prise, annonce-t-il. On verra mercredi soir à l’issue d’une discussion avec Jean- Pierre Louvel. »

    Pour le reste, le président havrais, conscient d’avoir la main, trace la ligne à suivre : « Il faut tirer les choses au clair une fois pour toutes, en finir avec les doubles langages. Il faut donner une légitimité, une force à l’UCPF. »

    À en pleurer.

    L’utilisation de gaz lacrymogènes pour disperser des supporters du PSG à l’extérieur du stade a entraîné l’interruption du match en première période. À la34e minute, Tony Chapron a décidé d’interrompre la partie et de renvoyer les deux équipes au vestiaire. Pas de banderole injurieuse ni d’insultes, simplement un nuage nauséabond. « Les joueurs sont indisposés, ils ont du mal à respirer et ils ont les yeux qui brûlent. L’interruption peut atteindre dix à quinze minutes avant de reprendre le match. Ça dépendra de l’air. Je pense que cela durera au plus un quart d’heure », expliquait l’arbitre au micro d’Eurosport durant cet intermède lacrymal. Utilisés pour disperser et dissuader des supporters parisiens situés aux abords du stade souhaitant entrer en force, les gaz lacrymogènes se sont répandus dans le stade de la Licorne et sur sa pelouse, rendant les conditions de jeu impossibles. Rien à signaler en effet dans l’espace réservé aux supporters parisiens comprenant 550 places, qui était plein. Mais une centaine d’autres, dépourvus de billet, ont tenté de s’introduire malgré tout dans l’enceinte picarde et se sont heurtés aux forces de l’ordre déployées pour ce match. Selon Pascal Pouillot, le président de l’association du club picard, Amiens avait fait appel à trois compagnies de CRS ainsi qu’à plus de deux cents stadiers. L’interruption aura finalement duré un peu plus de dix minutes. Si ce type de débordement a pu se dérouler hier soir, malgré la réputation peu flatteuse dont jouissent certains supporters du PSG, c’est parce que les clubs de Ligue 2 ne sont pas habitués à ce type de comportement violent. D’autant que la « tradition » des hooligans parisiens consiste à créer des incidents dans des villes encore inexplorées, ce qui était le cas d’Amiens. Rappelons que depuis un arrêt rendu par le Conseil d’État en 2007, les clubs, et donc le Paris-SG, sont considérés comme responsables de leurs supporters tant pour les rencontres disputées à domicile que celles ayant lieu à l’extérieur, comme c’était le cas hier au stade de la Licorne. C’est donc le club parisien qui pourrait être sanctionné pour cet incident. Décidément, chaque fois, cette saison, que le PSG aura eu droit à une bouffée d’air sur le plan sportif, certains de ses supporters se seront arrangés pour lui couper le souffle. Une nouvelle mésaventure pour le club de la capitale, d’autant plus inquiétante que le PSG pourrait, la saison prochaine, évoluer en L 2.Un éventuel territoire à défricher pour le club mais aussi, malheureusement, pour une frange de ses supporters…

    (R.L.) : Bruits et chuchotements

    A l'heure où l'intérêt sportif a perdu l'essentiel de sa consistance, le FC Metz peaufine en coulisses le visage du groupe appelé à repartir sur les sentiers de la Ligue 2.

    Rien ne filtre. Très peu. Et la rengaine n'est pas propre au monde messin. A moins de deux semaines de l'issue du championnat de Ligue 1, le dirigeant, l'entraîneur, bref, la tête pensante ne voit pas la curiosité d'un bon œil. Le joueur non plus. Alors on parle, oui, mais on communique finalement très peu. Ainsi, à Metz, « on travaille sur l'effectif 2008/2009 depuis trois mois », explique Yvon Pouliquen. Et ? On n'en saura pas davantage. Les quelques bribes de certitudes, aujourd'hui, se dénichent surtout sur le trombinoscope de la maison grenat. Plus précisément à la rubrique "joueurs en fin de contrat". Huit éléments y apparaissent. Deux d'entre eux, Malick Diop et Jean-Emmanuel Effa, ont déjà déserté les lieux. Le premier a préféré le soleil qatari à la perspective de repasser par la case Ligue 2. D'autres n'en auront pas la possibilité : Dino Djiba fait partie de ceux-là. Le Sénégalais semble s'en être fait une raison. Ses récentes apparitions dans le groupe d'Yvon Pouliquen n'ont débouché que sur des désillusions. « Je m'entraîne, mais au final, je ne joue pas. Pour ce qui est de la saison prochaine, j'ai quelques contacts, mais rien n'est fait. J'attends... » La restriction budgétaire qui accompagnera le retour du FC Metz dans l'antichambre de l'élite imposera bien d'autres sacrifices. Carlo Molinari l'avait déjà laissé entendre : pour s'éviter des fins de mois difficiles, son club devra se séparer de certains joueurs encore sous contrat. A ce chapitre, les rumeurs vont parfois dans le sens de l'expression des desseins individuels : Cédric Barbosa, qui se sent encore capable d'avaler « une saison au haut niveau », ou encore Laurent Agouazi, qui devrait incessamment sous peu « rencontrer » ses dirigeants, pourraient ainsi être les premiers à pousser la porte de sortie. Et sans même parler ici d'Eric Cubilier (retour de prêt à Nantes) et Abdoulaye Baldé (retour de prêt à Amiens), il se murmure qu'ils devraient être nombreux à s'y engouffrer. Manuel Corrales sera-t-il de ceux-là ? A un an de l'échéance de son contrat, il se dit que le défenseur péruvien aurait le mal du pays... Miralem Pjanic dans tout ça ? Ce n'est plus un secret, le milieu de terrain est (très) convoité. Et la manne financière que représenterait son transfert ne pourra pas laisser insensible bien longtemps.
    A cette heure, Metz aligne vingt-neuf contrats professionnels, trente-six en y ajoutant les joueurs prêtés cette saison, et donc susceptibles de revenir du côté de Saint-Symphorien d'ici peu. Des chiffres qui ne correspondent pas aux plans de l'entraîneur messin, lequel devra en plus gérer le dossier des retours de prêts (six joueurs sont concernés). Pour s'attaquer au défi de la remontée immédiate, défi remporté par son prédécesseur, Yvon Pouliquen souhaite travailler avec « vingt-quatre à vingt-six joueurs, gardiens compris. » On n'en saura évidemment pas plus pour l'instant. Si ce n'est des bruits, dans le brouillard.

    D'Agouazi à Vivian, le point

    Coup d'œil sur les contrats qui composent l'effectif messin actuel.

    • Joueurs en fin de contrat : Betsch, Diop, Diakite, Djiba, Ebede, Effa, Françoise, Mayebi. Malick Diop et Emmanuel Effa ont déjà résilié.
    • Il leur reste un an de contrat : Agouazi, Aguirre, Bassong, Barbosa, Chapuis, Corrales, Delgado, Delhommeau, François, B. Gueye, Léoni, Strasser.
    • Il leur reste deux ans de contrat : Belson, Bessat, Cardy, C. Gueye, Gygax, Marichez, Ou, Renouard, Sissoko, Vivian.
    • Il leur reste trois ans de contrat : Babacar Gueye, Miralem Pjanic.
    • Il leur reste quatre ans de contrat : Bourgeois, Delle.
    • Joueurs prêtés par le FC Metz : Cissé (sous contrat jusqu'en 2011), Farina (2009), Schmisser (2009), Mendy (2010), I. Gueye (2010), Trivino (2009).
    • Joueurs prêtés au FC Metz jusqu'à l'issue de la saison : Cubilier (Nantes), Baldé (Amiens).
    • Contrat Elite : Bong (2011), Gestede (2011).

    FC Metz express

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 10h et match amical à 19h pour une partie des professionnels (lire par ailleurs). Demain : une séance (9h30).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Sochaux - Metz (36e journée de Ligue 1), samedi 3 mai : 0-0. Reste à jouer : Metz - Lorient (37e journée de Ligue 1), samedi 10 mai à 20h45 ; Metz - Le Mans (38e et dernière journée de Ligue 1), samedi 17 mai à 20h45.
    Blessés. Privé du déplacement à Sochaux en raison d'une tendinite, Eric Cubilier a retrouvé ses coéquipiers hier matin. Un retour bienvenu puisqu'Yvon Pouliquen devra composer sans Cheikh Gueye jusqu'à la fin de la saison. Le défenseur, remplacé en cours de match à Sochaux, souffre en effet d'une élongation aux ischios-jambiers. Autre absence prévisible, pour la réception de Lorient, celle de Sébastien Bassong : ce dernier se remet d'une entorse externe du genou. Vincent Bessat a été dispensé d'entraînement : le milieu de terrain se plaint de douleurs au dos. « Un problème de disque intervertébral, précise Patrice L'Huillier, médecin. Il devrait néanmoins pouvoir terminer la saison. »
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Sa phase de rééducation achevée, Julien Cardy a fait hier sa réapparition sur la pelouse d'entraînement du FC Metz. Le milieu de terrain s'attelle désormais à rattraper le temps perdu, aux côtés de Luc Labeeu, le kinésithérapeute.

    Intermède à Diekirch

    Parenthèse luxembourgeoise, aujourd'hui, pour une partie de l'effectif d'Yvon Pouliquen. L'entraîneur messin a désigné un groupe de dix-sept joueurs pour affronter Virton en match amical (2e division belge), ce soir, dans le cadre du centenaire du club de Diekirch. Composée d'une majorité d'éléments de l'équipe réserve, la délégation grenat comprend aussi quelques professionnels, lesquels sont dispensés de la séance d'entraînement du matin.
    Le groupe messin : Sissoko, Ebede, Anastasowa, Delhommeau, Delgado, Bong, Anton, Barbosa, Belson, Betsch, Nativel, Pouye, Andrès, Aribi, Renouard, Ou, Bourgeois.
    FC Metz - Virton, coup d'envoi à 19 h, stade municipal de Diekirch

    Le CNOSF se fait attendre

    Elle était attendue hier, elle tombera sûrement aujourd'hui... Les dirigeants messins n'ont pas encore eu vent de la décision de la commission de conciliation du CNOSF. Saisi la semaine dernière par le FC Metz, le Comité national olympique sportif français avait pourtant indiqué qu'il se prononcerait mardi 6 mai sur l'affaire Ouaddou. Simple contretemps ou pas, Metz ne sait toujours, à cette heure, s'il sera amené à disputer l'un de ses deux derniers matches de la saison à huis clos, comme le lui impose le verdict de la commission d'appel supérieure de la Fédération française.

    L'attaquant Pape Thiaw, qui a notamment porté les couleurs de Metz, Strasbourg et Saint-Etienne, a été condamné hier par le tribunal correctionnel de Grasse (Alpes-Maritimes) à un an de prison ferme pour violence conjugale. Le Sénégalais ne s'est pas présenté à l'audience. Un mandat d'arrêt a été lancé contre lui.

    (Site officiel FC Metz) Repartir du bon pied

    Ex Grenoblois, tout comme Yvon Pouliquen, Cyril Chapuis a eu peu de temps de jeu depuis sa signature au FC Metz. Samedi, à Sochaux, il a enfin pu jouer toute une rencontre. Tour d’horizon sur le passé, le présent et l’avenir du joueur.

    Cyril, vous êtes arrivé en Moselle cet hiver, et vous ne fêtiez que votre troisième titularisation samedi dernier en Franche-Comté. Pourquoi un tel délai avant de vous voir à nouveau sur la pelouse au coup d’envoi d’un match de Ligue 1 ?
    C.C. : « Après quelques apparitions, je me suis fait un claquage aux adducteurs, ce qui m’a arrêté trois ou quatre semaines. Suite à cela, le coach ne m’a pas repris en équipe première. Personnellement, je me suis très bien adapté au groupe et au club, je n’ai donc pas de soucis d’intégration. Je me sens à ma place dans l’effectif, mais c’est l’entraîneur qui décide. »
    Comment avez-vous vécu ces quatre-vingt dix minutes, qui ont vu les deux équipes se séparer sur un match nul, 0-0 ?
    C.C. : « Cela s’est bien passé. J’étais en attaque avec Rudy Gestede, en soutien ou en pointe, et nous nous sommes bien entendus. Le seul soucis est que je n’avais pas quatre-vingt-dix minutes dans les jambes : je n’étais pas censé jouer tout le match, ce pourquoi j’ai eu plus de mal dans la dernière demi-heure. La seconde période a été difficile car nous avons pas mal subi. J’ai du défendre davantage et me suis beaucoup fatigué. Je me serais bien contenté de soixante minutes de jeu car à la fin, j'étais "cuit". En tout cas, ça m’a fait du bien au final. »
    La semaine précédente, vous jouiez en CFA, et vous voilà titulaire avec les pros quelques jours plus tard… Une sacrée promotion !
    C.C. : « Le coach m’avait mis avec l’équipe B pour que je retrouve du temps de jeu, pour que j’enchaîne les matches. En pro, je ne faisais que de courtes apparitions et ce n’est pas très bon à la longue. Je savais que j’y reviendrai, mais pour cela, je devais jouer un maximum afin de me réadapter à la Ligue 1. »
    Depuis 2003, vous n’êtes jamais resté plus d’une saison dans un même club… Pourquoi ?
    C.C. : « J’avais signé un long contrat avec Marseille, et le club n’arrêtait pas de changer d’entraîneur. On me prêtait donc régulièrement un an à d’autres clubs afin que je joue. Cela ne m’a pas franchement aidé à me faire à un endroit précis. Ma saison à Ajaccio, alors que j‘étais en fin de contrat avec l’OM, a été une des plus difficiles puisque je me suis fracturé le pied. Je n’ai pas pu jouer pendant près d’un an, et mon contrat à Marseille n’a pas été reconduit. »
    Pensez-vous continuer l’aventure avec le FC Metz la saison prochaine ?
    C.C. : « Mon contrat court sur un an et demi, et je suis venu ici pour repartir du bon pied. Même si je retrouve la Ligue 2, il sera intéressant d’y jouer avec un club tel que le FC Metz, car il a un beau chalenge : celui de remonter directement. Si l’équipe tient la route l’année prochaine, si elle tourne bien, il n’y a aucune raison pour que la montée nous échappe. »

    Cormontaigne-FC Metz : 10 ans

    Le partenariat entre l’établissement scolaire et le club messin fête ses dix ans mercredi.
    Cela fait dix années que le lycée « Cormontaigne » accueille les jeunes joueurs messins du Centre de Formation. Les deux parties ont décidé de fêter cet anniversaire comme il se doit.
    La journée de mercredi donnera donc lieu à diverses animations. Un footing entre élèves, professeurs, parents et entraîneurs pour bien démarrer la matinée, suivi d’une initiation à divers sports (tennis de table, boxe, judo, volley-ball) assurée par des athlètes de haut niveau.
    L’après-midi se terminera par une conférence-débat sur la scolarité des jeunes sportifs de Haut Niveau en Moselle et ses perspectives d’avenir.

    Cardy réapparait : Après de longues semaines de rééducation à Cap Breton, le milieu messin Julien Cardy a de nouveau foulé les pelouses d’entraînement. Un retour salué comme il se doit par ses coéquipiers.
    Au retour du déplacement sochalien, le groupe messin a eu le droit à deux jours de repos. C’est donc aujourd’hui mardi qu’ils se sont retrouvés à l’entraînement autour d’une bonne nouvelle : le retour de Julien Cardy.
    Bien sûr, l’ancien Toulousain va devoir patienter encore quelques temps pour toucher le ballon et se donner à fond sur le terrain. Il ne fait que débuter une première phase de reprise avec Luc Labeeu et suivra un programme de réathlétisation au cours de la trêve dans le but d’attaquer la saison prochaine normalement.
    Du côté de l’infirmerie, Cheikh Gueye, victime d’une élongation ; et Sébastien Bassong, touché au genou, n’ont pas participé à la séance du jour. Pas plus que Vincent Bessat, gêné par des douleurs dorsales.
    Demain, les Grenats se retrouveront dans la matinée à 10 heures. Une partie d’entre eux effectuera le déplacement à Diekirch (Lux) en soirée (19h) pour affronter Virton en match amical.

    chapuis2008chapuisB2008lacry au stade de la licorne

    May 06

    faim de saison, on feint, pour certains, la fin pour d'autres : pas de coupe, plus d'enjeux, etc,etc...

    Petites phrases de et sur un joueur de football, ex-messin, champion d’Allemagne : Franck Ribéry

     

    (R.L.) Ribéry: petites phrases pour un champion

    De nombreuses petites phrases ont jalonné le première saison de l'international français Franck Ribéry au Bayern Munich. Morceaux choisis.
    • « Je suis venu ici pour gagner des titres, car c'est ce qu'on retient dans la carrière d'un joueur », Ribéry le 7 juin 2007 lors de sa présentation officielle à Munich.
    • « C'est un joueur extraordinaire, qui peut dribbler, faire des passes et centrer. Pour moi, ce sera l'attraction de la Bundesliga 2007-08. Nous avons l'impression à tous les niveaux d'avoir tiré le gros lot », Ottmar Hitzfeld le 7 juillet, déjà séduit par Ribéry.
    • « Frosch Ribéry » (littéralement, la grenouille Ribéry). Surnom donné par le quotidien Bild au Français chaussé de vert et auteur de deux buts lors de son premier match officiel, en Coupe de la Ligue contre le Werder Brême (4-1). Il deviendra ensuite « Franck Rieséry » (le géant) puis « Kaiser Franck » (l'empereur Franck).
    • « Je ne suis pas qu'un rigolo qui fait des blagues à Poldi (Lukas Podolski) et Daniel (van Buyten) », Ribéry avant le coup d'envoi du championnat à propos de ses blagues de potache qui ont contribué à son intégration express dans l'équipe et à sa popularité auprès des supporters.
    • « J'ai eu peur pour Franck après les premiers mauvais gestes », Hitzfeld à propos du marquage très physique des joueurs d'Hanovre le 26 août lors de la 3e journée.
    • « Ribéry est à la fois passeur décisif et buteur : sa créativité est digne d'une partition de musique [...] Il n'y a aucun autre joueur dans le championnat actuel qui joue à ce rythme et avec une telle technique », Franz Beckenbauer le 2 novembre en pleine "Ribéry-mania".
    • « Un ou deux parmi les nouveaux doivent encore comprendre qu'ici, deux ou trois matches ne suffisent pas. Le Bayern, ce n'est pas Marseille et Florence, mais plutôt l'AC Milan, le Real, le Barça et Manchester United », Oliver Kahn hausse le ton contre Ribéry et Toni le 10 décembre alors que le Bayern est la peine.
    • « Ribéry incarne une classe mondiale comme il n'y en avait jamais eu en Bundesliga », le magazine spécialisé Kicker le 31 décembre dressant le bilan de la phase aller du championnat d'Allemagne.
    • « Des joueurs comme lui, il n'y en a vraiment pas beaucoup, c'est une légende », Oliver Kahn au lendemain de la victoire en quart de finale de la Coupe d'Allemagne (1-0 devant 1860 Munich) grâce à un penalty marqué d'une "Panenka" par Ribéry à la 120e et dernière minute de jeu.
    • « Ce petit gars est une bénédiction [...] Je ne me souviens pas que le Bayern ait souffert d'une telle dépendance par rapport à un seul joueur », Franz Beckenbauer le 1er mars.
    • « Ribéry, le petit grand Français », le magazine Sport Bild qui consacre sa Une le 5 mars à l'international français déguisé en Napoléon Ier.
    • « Si tu marques, je te donne 100 €. Si tu échoues, tu me donnes 100 € », le pari scellé le 6 mars entre Mark van Bommel et Ribéry lors du huitième de finale aller de la Coupe de l'UEFA contre Anderlecht (5-0), pari gagné par Ribéry, auteur d'un superbe coup franc en pleine lucarne droite.
    • « On peut le comparer à Zidane. Pas par sa technique, mais par le rythme qu'il instille à la partie et par les choses qu'il fait sur le terrain », Kahn le 9 mars.
    • « Cet homme, un génie du ballon/Ribéry est son nom/Avec lui, victoire après victoire, nous fêtons/et bientôt aussi en Ligue des champions », le poème écrit par un supporter qui a remporté le concours organisé par le Bayern à l'occasion du 25e anniversaire de Ribéry.
    • « Tout le monde me connaît : j'aime rigoler, ça met de l'ambiance dans l'équipe et tout le monde est heureux », Ribéry le 19 avril après avoir piqué, en pleine cérémonie protocolaire, un sprint avec la Coupe d'Allemagne sous le bras pour la présenter au kop bavarois.

    HUIS CLOS DE METZ : DÉCISION DU CNOSF AUJOURD’HUI. – La commission de conciliation du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) doit faire connaître sa décision aujourd’hui dans l’affaire Ouaddou. Le FC Metz a été condamné par la commission supérieure d’appel de la FFF à disputer un match à huis clos. Si le conciliateur confirmait cette sanction, la rencontre Metz-Lorient pourrait donc se dérouler dans ces conditions samedi.

     C. Gueye et Bassong incertains pour Lorient

    Laissés au repos, dimanche et lundi, les Messins reprennent le chemin de l'entraînement ce matin (9h30). Trois titulaires du dernier match à Sochaux devraient figurer sur la liste des absents. Parmi eux, deux défenseurs : Cheikh Gueye souffre d'une élongation aux ischios-jambiers. Une échographie, pratiquée aujourd'hui ou demain, permettra de préciser l'étendue de la blessure. Sébastien Bassong, lui, s'est donné une entorse au genou, samedi, à Bonal. La participation de ses deux joueurs à la réception de Lorient, samedi (37e journée), est d'ores et déjà remise en cause. Concernant Laurent Agouazi, troisième Messin à avoir quitté la pelouse prématurément ce week-end, le staff devrait en savoir plus ce matin. Le milieu de terrain a pris un mauvais coup au genou. Demain, une partie des joueurs messins participera à un match amical organisé dans le cadre du centenaire du club luxembourgeois de Diekirch. Programmée face à Virton (2e division belge), la rencontre aura lieu sur la pelouse de Diekirch. Côté messin, Yvon Pouliquen emmènera un « groupe très, très mixte, avec très peu d'éléments du groupe professionnel. » Les autres s'entraîneront normalement en matinée.

     

    May 05

    Les deux derniers à domicile, pour les stats ?

    La phrase du jour. De Christophe Marichez, à l'issue du match contre Sochaux (0-0) : « Ça fait toujours plaisir de garder sa cage inviolée. Ce n'est pas arrivé souvent cette saison. » Six fois, en l'occurrence, depuis le coup d'envoi du championnat.

    Metz : au fond, des lueurs

    En dépit de sa cause, perdue d'avance, la deuxième partie de saison réalisée par le FC Metz a accouché de plusieurs motifs de satisfaction. De Christophe Marichez à Rudy Gestede, inventaire non exhaustif...

    Marichez, malgré tout. Evidemment, le gardien a eu ses coups de mou. Rapide coup d'œil dans le rétroviseur : stade Marcel-Picot, Nancy, 22 mars. Ce soir-là, Christophe Marichez n'est pas irréprochable : son équipe met genou à terre. Une fois de plus. La relation de cause à effet s'arrête là. Là où la facilité inciterait à évoquer son bilan à travers la liste des défaites messines ayant jalonné la phase retour, se pose le souvenir de prestations abouties. Héros malheureux à Lyon, en Coupe de France, Marichez a aussi connu des jours meilleurs. Lens (1-1), Auxerre (0-0) ou encore plus récemment Sochaux (0-0), ce week-end, lui ont donné l'occasion de faire étalage de qualités souvent passées sous silence ces derniers mois. Sa fin de saison le démontre : condamné ou pas, Marichez ne lâche rien.

    Strasser, le retour. Il a mis le temps pour refaire surface après une première partie de championnat en demi-teinte, mais sa patience est, aujourd'hui, récompensée. Passé par les sentiers vaseux de la blessure, l'international luxembourgeois revient au premier plan depuis plusieurs semaines. Il a notamment su s'engouffrer dans la brèche ouverte par le départ définitif de Malick Diop, titulaire quasi indétrônable depuis l'ouverture du bal, en août 2007. En cette fin de saison, son expérience fait de lui le patron naturel de la défense messine, rôle qu'il assume dans une complémentarité naissante avec Matheus Vivian. Yvon Pouliquen a d'ailleurs aligné cette paire axiale lors des trois dernières journées de championnat. A deux marches de la fin, Strasser avance, pour sa part, quatorze titularisations. Son aura pourrait être profitable au relégué messin, dans quelques mois...
    Agouazi se réveille. Au bord de la déprime, en décembre, il a repris goût au ballon avec l'arrivée du nouvel entraîneur. Le chemin de la renaissance a été délicat et semé d'embûches : il a porté comme un fardeau son penalty manqué, à Strasbourg, en Coupe de France, le 1er février. L'épisode avait alimenté son désamour avec une partie du public messin. S'il éprouve encore des difficultés à se montrer constant tout au long d'un match, son implication dans la production messine est indéniablement plus franche depuis l'arrivée d'Yvon Pouliquen aux commandes. Laurent Agouazi fait partie des joueurs les plus utilisés cette saison (vingt-six titularisations), juste derrière Christophe Marichez (34), Julien François (31) et Cheikh Gueye (28). Pas sûr que cela soit le cas lors cours du prochain exercice : à vingt-quatre ans, et alors qu'il lui reste une saison à honorer, il se murmure qu'il pourrait poursuivre l'aventure ailleurs.
    Pjanic se révèle. LA lueur de cette saison noirâtre. Lancé dans le bain au bout de quatre journées de championnat par Francis De Taddeo, Miralem Pjanic s'est vite installé dans la peau d'un titulaire à part entière. Il n'avait pas encore dix-huit ans. La nomination d'Yvon Pouliquen n'a rien changé à l'affaire : l'entraîneur a fait de lui la véritable plaque tournante de la maison messine. A Lyon, moins de deux semaines à peine après son passage à la majorité, Miralem a donné un entier aperçu de ses capacités ballon au pied. Un match énorme, le plus abouti, qui ne doit cependant pas cacher le reste : son impact dans le rendement général est allé en croissant. Et même s'il avoue à demi-mots commencer à ressentir la fatigue, il est actuellement indispensable au FC Metz. Un jour viendra où il faudra pourtant faire sans...
    Gestede, la promesse. Samedi, à Sochaux, il a honoré sa sixième titularisation. Son gabarit (1,93 m, 86 kg) a causé de lourds problèmes à la défense adverse. Bien que n'ayant pas encore trouvé le chemin des filets, Rudy Gestede se pose comme une belle promesse sur le fil de l'horizon messin. Agé de dix-neuf, le gaillard semble bel et bien taillé pour aller plus haut. « Quand tu as un attaquant comme lui sur le dos, tu dois être pressé que le match se termine. Et puis il ne faut pas oublier qu'il est encore jeune. Il possède une belle marge de progression. Les capacités techniques, il les a », disait de lui son entraîneur, il y a quelques jours. On a hâte de voir grandir le petit Rudy.

     FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : repos. Demain : reprise de l'entraînement à 10h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Sochaux - Metz (36e journée de Ligue 1), samedi 3 mai : 0-0. Les deux dernières journées de Ligue 1 : Metz - Lorient, samedi 10 mai à 20h45 ; Metz - Le Mans, samedi 17 mai à 20h45.
    Blessés. Manuel Corrales (douleurs aux adducteurs) poursuit son travail à l'écart du groupe. En ce début de semaine, l'infirmerie messine devrait recevoir la visite de trois joueurs ayant participé au déplacement à Sochaux. Laurent Agouazi (genou), Sébastien Bassong (genou) et Cheikh Gueye (cuisse) avaient quitté la partie prématurément, samedi, à Bonal.
    Suspendu. Aucun. Cédric Barbosa a purgé son match de suspension samedi, à l'occasion de la 36e journée de championnat.
    (CFA) : Metz, une valse à quatre temps

    Grâce à quatre buts signés Momar N'Diaye et à une grande solidarité, les Messins ont enregistré face à Raon, leur plus large succès de la saison.

    Sous le soleil, exactement. Pas à côté, pas n'importe où... » Fredonnée, du bout des crampons, par Momar N'Diaye, la chanson signée Serge Gainsbourg a refait subitement surface, hier, sur la pelouse du stade Delaitre. L'attaquant messin a, en effet, fait vaciller à lui tout seul ­ ou presque ­ une équipe de Raon accrocheuse, dangereuse et qui n'a jamais renoncé. « Les Raonnais n'ont pas ménagé leurs efforts, confirme José Pinot, l'entraîneur du FC Metz. Il nous fallait donc faire preuve de patience, car il était très peu probable qu'ils tiennent à ce rythme tout au long de la rencontre. » Courageux, Toraman et ses partenaires ont pourtant posé de gros problèmes à une défense messine manquant de repères. Et ce n'est pas le coup-franc enroulé de N'Diaye (1-0, 9e) qui a freiné leurs ardeurs. Souffrant de la chaleur, les Messins ont également dû gérer le cas Chouleur. Plaque-tournante de la formation vosgienne, le milieu de terrain a, lui aussi, offert son petit récital. Bottelin ­ dont les plans ont été contrariés par un Mayebi inspiré (13e) ­ puis Carvigan ­ maladroit (22e) ­ et enfin Ben Mesmoudi ­ lui aussi contré par Mayebi (35e) ­ ont ainsi profité des services millimétrés de leur coéquipier.
    Les Messins ont donc su laisser passer l'orage pour finalement regagner les vestiaires avec deux buts d'avance, puisque N'Diaye, idéalement servi en profondeur par Baldé, avait gagné son duel face à Lambay, peu avant la pause (2-0, 44e). « Mener 2-0 à la mi-temps, est, il est vrai, un peu paradoxal, convient José Pinot. Mais l'efficacité de Momar (N'Diaye) a fait le reste. A partir de là, il nous a été plus facile de gérer la rencontre. »
    En effet, la maîtrise du jeu était messine à l'entame de la seconde période. Des efforts rapidement récompensés par deux nouveaux couplets, œuvres de l'inévitable Momar N'Diaye. Sur une percée de Baldé tout d'abord, l'attaquant messin se jouait de la sortie de Lambay (3-0, 58e) avant de conclure sa valse à quatre temps en se jetant sur un centre tendu de Pouye (4-0, 61e). Profitant « d'un relâchement coupable » de l'arrière-garde mosellane, Vigier, opportuniste, réduisait la marque (4-1, 73e) pour des Vosgiens qui ont fini par refaire surface en fin de rencontre grâce à Bottelin (83e) et Ben Kajjane (86e). Mais la messe, en N'Diaye majeur, était déjà dite !

    Stade Delaitre (Marly). Une centaine de spectateurs. Temps estival. Pelouse fleurie et bosselée. Arbitre : M. Corsini. Mi-temps : 2-0. Buts pour Metz : N'Diaye (9e, 44e, 58e, 61e) ; pour Raon : Vigier (73e). Avertissements à Metz : Belson (34e) ; à Raon : Michon (32e), Chouleur (42e).
    METZ. Mayebi ­ Anastassowa, Diagné, Delgado, Anton (Aribi, 79e) ­ Betsch, Belson (Nativel, 67e) ­ Djiba, Pouye ­ N'Diaye (Andres, 62e), Baldé.
    RAON. Lambay ­ Djeme, Ben Mesmoudi, Toraman (Tagba, 67e), Voinson ­ Carvigan, Marcilly, Michon (Ben Kajjane, 57e), Chouleur, Boulila (Vigier, 65e) ­ Bottelin.

     Metz déroule...4-0 !

    (18 ans nationaux) : Buts pour Metz : Sakho (4e), Bourgeois (18e, 24e), Bousbaa (90e).
    Les jeunes joueurs messins faisaient une bonne entame de match face à une équipe de Strasbourg quelque peu démobilisée après son élimination en Coupe Gambardella. Dès la 4e minute de jeu, sur la seconde action messine de la partie, Sakho ouvrait la marque sur un superbe centre de Sommer (1-0 ; 4e). Bourgeois réussissait ensuite un magnifique exploit individuel et offrait un deuxième but à son équipe (2-0 ; 18e) avant d'inscrire un doublé suite à un contrôle et une frappe du pied droit (3-0 ; 24e).
    Les Mosellans se montraient vraiment très bons pendant les trente-trois premières minutes. Malheureusement, la blessure de Biaudet qui intervenait à ce moment-là allait perturber l'équipe. Les Messins se créaient encore deux nouvelles occasions avant la pause mais il fallait attendre l'ultime minute pour voir Bousbaa reprendre victorieusement un corner de Fostier pour le 4-0 messin (4-0 ; 90e).

    (16 ans nationaux) : Messins en échec

    Les jeunes pousses Messines reviennent de Saint Julien avec un match nul au goût amer. Il est en effet rageant de ne pas parvenir à s'imposer dans une rencontre aussi bien menée que celle réalisée par les joueurs de Jean-Robert Faucher. Auteurs d'une superbe première période, les Mosellans se sont créés pas moins de 22 occasions franches tout au long de la partie. Entre les arrêts du gardien de Saint Julien, les barres et les frappes qui rasaient le poteau, le manque d'efficacité messin s'avérait rarissime. Seul Kheli parvenait à trouver le cadre à la 15e minute de jeu (0-1). Les Messins perdaient le même Kheli sur blessure juste avant la pause et le jeu s'en ressentait. Les joueurs de Saint Julien profitaient quant à eux d'un corner mal renvoyé par la défense messine pour égaliser sur leur seule action de la partie (1-1 ; 45e).
    Les actions construites, les bons enchaînements n'ont pas suffi aux malheureux Messins qui méritaient largement mieux que ce match nul.