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    July 31

    L'histoire vraie d'un chaussetier de Metz devenu chroniqueur: Philippe de Vigneulles

    Philippe Gérard, s'il avait vécu de nos jours, aurait presque pu faire du cinéma, non pas en tant qu'acteur, mais en tant que cinéaste, tant sa vie est une suite d'aventures extraordinaires, dans sa première partie notamment !

    Né le 07 juin 1471 (Le pays messin était alors en guerre, ravagé par les armées du comte de Bassompierre et les bandes de routiers des petits seigneurs lorrains) dans une famille aisée du hameau de Vigneulles, près de Metz, (son père, Jehan Gérard était maire de Vigneulles, c'est-à-dire représentant du seigneur du lieu, préposé à rendre la justice, sa mère originaire de Noroy.) II sut, par son sens des affaires, sa soif de connaître, sa faculté à tirer les leçons de ses expériences, mais surtout servi par une mémoire sans faille, s'enrichir financièrement, mais aussi intellectuellement, nous laissant en héritage des écrits qui contribuent aujourd'hui encore à nous faire découvrir la splendeur de ce qui fut « la lotharingienne ville de Mets au Moyen Âge.»Car son père, voulut donner à son enfant une instruction quelque peu soignée. Aussi le fit-il entrer des l'âge de trois ans à l'école de son village, confié aux bons soins du maître d'école du village : Jehan Burtault ; celui-ci était aveugle, mais était le plus grand braconnier du pays, expert en pose de lacets et de collets, fabriquant génial de toutes sortes d'engins, hottes et paniers, sonnant de plus les cloches de l'église et chantant le lutrin ; il couronnait enfin tous ces talents en donnant avec une grande habileté des leçons de lecture aux enfants !Se rendant très vite compte des limites de l'enseignement local, le père plaça le fils en 1476 comme pensionnaire à l'abbaye de Saint Martin-devant-les-Metz, pour y suivre les cours alors dispensés. Philippe n'y resta que jusqu'à l'âge de huit ans, car sa mère étant morte, il fut ramené à Lorry-devant-les-Metz pour suivre les leçons de l'école du village ; mais en 1482, il fut conduit à Insming : des loups avaient envahi la région, attaquant les enfants et en dévorant quatorze d'entre eux en très peu de temps. Il resta une année dans ce village, année où les cours du prieur messire Simon, abbé de Saint-Martin lui furent dispensés.

    En 1482, nous le retrouvons à Saulny, pensionnaire chez un prêtre et suivant encore les enseignements des cours de l'école du village. L'instruction qu'il acquiert durant toutes ces années ne manque pas d'une certaine étendue et il est probable qu'il connaissait les auteurs latins, puisqu'il déclare lui-même dans ses « Chroniques » avoir lu Tite-Live et qu'Ovide y est cité en latin. Son parcours scolaire nous éclaire sur les cheminements des écoliers de ce temps là. Il ressentit beaucoup les manques de cette éducation livrée un peu au hasard : il le regretta au point de s'en plaindre et d'en avoir souffert pour la composition de son œuvre artistique, historique et littéraire : ses écrits sont les seuls qui nous soient parvenus de cette époque de l'âge d'or du pays messin : autodidacte volontaire dans l'effort et la constance, il a du certainement faire preuve de ces qualités, lorsqu'il fut placé(1483) en apprentissage chez maître Jeannat d'Hannonville, un notaire, pour y apprendre la procédure ; en fait, il découvre la violence, ainsi qu'il le relate lui-même dans ses écrits :

    «Jeanne d'Hannonville, l'aman(le mari), était un homme si brutal qu'aucun clerc ne le pouvait servir. Ainsi il cassa la jambe à un jeune homme qui demeurait chez lui avec moi, et par surcroît, il avait une domestique de langue allemande plus méchante que le diable. Cette fille, quoique je payasse vingt francs pour ma nourriture, enfermait le pain et les autres vivres et me laissait jeûner. Cependant, comme je savais écrire aussi bien que maintenant, j'apprenais très bien la procédure. Mais il arriva qu'un jour je me pris de querelle avec cette servante: Dans sa colère, elle voulut me frapper sur la tête avec une pelle à feu. J'empoignais la pelle par le manche et je voulus lui en donner un coup avec le plat sur la figure. Pour parer le coup, elle se couvrit de son bras, mais malheureusement je l'atteignis à la main avec l'angle de la pelle et je lui fis au poignet une légère écorchure. Elle se mit à pousser des cris et courut chez le barbier se faire panser. Moi, tout troublé de ce bruit et ne sachant quelle contenance prendre, je montais dans ma chambre faire notre lit. Cependant, ma maîtresse vint bientôt et se mit à me battre bel et bien, croyant apaiser la colère de son mari, ce qui n'empêcha pas que, quand il eut entendu les clameurs de la servante, II monta quatre à quatre près de moi, et, sans m'entendre, me tira brusquement de l'ouverture du dessus de la porte où je m'étais réfugié, me jeta à terre et me foula de ses pieds. Il voulait même me précipiter du haut en bas des escaliers et il en a été empêché par sa femme. En tout cas, après m'avoir frappé, il me chassa honteusement de chez lui, sans s'informer si j'avais tord ou raison. »

    C'était ainsi qu'en ce temps là les gens de la Loi apprenaient aux clercs le droit et la procédure...Aussi ne faut-il pas être surpris qu'après un enseignement pareil, le petit Philippe fusse envahi par des rêves et par le goût des voyages : il avait été chassé honteusement et n'osait reparaître devant son père :Il partit donc à pied, à 13 ans, vers Rome, découvrir l'Italie, malgré l'opposition paternelle qui lui coupe les vivres, pays dans lequel il demeura cinq années, après être passé par la Suisse où un chanoine de Saint-Pierre de Genève, homme de bien et lieutenant de l'évêque au service duquel était resté un moment, essaya, sans succès, de le persuader à cultiver et approfondir son don pour l'écriture et d'apprendre l'orfèvrerie! Que serait-il advenu, si, cédant aux suppliques de l'homme d'église, le jeune Philippe, se serait lancé dans une pleine carrière littéraire, contant, tel Boccace, Pogge, Talla ou Pétrarque, les « vertus » et les « faceciae » rencontrées en ce pays latin ? Nous aurions sans doute été privés de cette partie du Metz au Moyen-âge dont il nous a laissé de si naïves, mais belles traces dans ses volumineux ouvrages comme son « Journal » ou ses « cent nouvelles nouvelles » ou bien encore « la Chronique Universelle» ou « L'histoire du Monde, de sa création à (l’an) 1525. »

    En qualité de valet attaché à différents Maîtres, à commencer par un héraut d'armes du duc de Calabre qui l'emmena chez lui à Naples, il s'engagea ensuite chez un homme de guerre avec lequel il parcourut l'Italie du sud, la Pouille et la Calabre pendant trois années, profitant avec ses compagnons des rencontres et des veillées au coin du feu de chaque soir, lot des voyageurs en transit qui meublent le temps en se racontant des histoires, souvent salaces, destinées à tromper l'ennui et la nostalgie de ceux qui sont loin de chez eux et de leur pays !Trois ans et demi de cette vie avaient donné au jeune Philippe le désir de retrouver le pays natal il prit le parti de revenir en France. Toutefois, le retard des navires de transport l'obligea à entrer au service d'un Napolitain, musicien à la cour, qu'il suivit dans différentes parties du royaume. Profitant du départ d'un gentilhomme qui se rendait en qualité d'ambassadeur auprès du roi de France, il entreprit donc, avec des compagnons, le retour, après s'être engagé comme valet d'écurie chargé de ramener à pieds, en les tenant par la bride, deux chevaux qui étaient promis au roi de France par le roi Fernand d'Aragon. Dans le voisinage de Lyon, las de cet emploi, et désireux de rejoindre au plus vite le Pays Messin, Philippe quitta ses compagnons et rejoignit la cité messine afin de s'y établir, Il traversa donc la dangereuse Lorraine de cette époque, au péril de sa vie, car il est bon de rappeler que la Lorraine était à cette époque en guerre constante avec la cité messine. Il revint donc à Metz, et entre en apprentissage chez un gros drapier : Jedier Baillat, pour y apprendre le métier de drapier et de chaussetier. Avec son patron, se rendit dans les diverses villes de foire qui existaient à l'époque, comme celles d'Anvers, de Francfort, qui faisaient alors office de centres de commerce international : nul ne doute qu'il apprit aussi, après les dialectes parlés en Italie, ne fusse que des rudiments des langues pratiquées dans ces deux pays, lisant aussi dans le texte des passages des aventures de l'espiègle « Till Eulenspiegel » et du roman de « Goupil le Renard ».Ils eussent poussé leur voyage jusqu'à Paris, s'ils n'en eussent été empêchés par les routiers et les bandits qui rendaient les routes de ce temps là fort dangereuses.

    A cette époque sévissait à Metz une épidémie qui avait obligé Jehan Gérard à se retirer à la campagne, contre la volonté de son fils qui semblait pressentir combien cette décision pouvait être funeste de conséquences. C'est donc à Vigneulles que Philippe rejoignit son père au retour de son voyage. Six semaines qu’il passa à faire la cour à une jeune fille du village nommée Zabeline (Isabelle), habitant près du village de Lessy, fille du maire « Le Sarte » et avec laquelle son père désirait le marier. Désireux, avant de se marier, d’aller accomplir le pèlerinage de Saint Nicolas de Port, pour y accomplir un vœu qu'il avait fait en Italie, il accomplit le trajet en compagnie de son père, puis revient à Vigneulles en hiver 1489.C'est à cette époque qu'il fut enlevé, après être tombé, avec son père, entre les mains de bandits de grands chemins, qui les livrèrent au seigneur lorrain de Chauvency, lequel exigea, après les avoir jetés en prison, une rançon assez conséquente (cinq cent florins d'or).Après avoir tenté, en vain, de s'échapper plusieurs fois, son père fut enfin libéré pour pouvoir aller quérir la somme, mais il s'écoula quatorze longs mois avant que le drapier messin puisse recouvrir sa liberté, malgré l'intervention du duc de Lorraine lui-même. Cette période tragique avait calmé le goût du voyage de celui qui allait, dès lors, s'établir, dans le calme relatif de la cité messine (car Metz, ville libre, avait à défendre sa liberté contre les assauts répétés de ses voisins envieux), laissant et déléguant à d'autres le soin de courir les routes. Philippe termina son apprentissage de drapier et de chaussetier et voulut trouver à son foyer le repos et les aises auxquels il aspirait : il décida donc de se marier. La mère de Zabeline l'aimait bien, ainsi que tous ces amis, comme madame Bonne, épouse du seigneur de Moulins, Pierre Baudoche, et tous appuyaient à cette union .Mais le père de Zabeline était hésitant; il aurait aimé marier son fils avant sa fille, le pays était en guerre, la maladie sévissait à l'intérieur des murs de Metz : il donna deux fois et retira deux fois son consentement. Jehan Gérard, le père, qui craignait de voir les projets d'établissement, de son fils indéfiniment, retardés s'en ouvrit lors d'un repas à un de ses amis, Jean d'Hettange, qui était marié avec une fille « du Pays Haut », laquelle avait une sœur qu'il cherchait à faire établir : il fut donc conclu conclut un autre mariage avec la fille du maire Leloup d'Hagondange pour le jeune marchand alors âgé de vingt et un ans. Philippe fut un peu mis devant un fait accompli, mais il se rendit à la décision de son père. Il se maria donc avec cette fille qu'il ne connaissait pas et épousa Mariette !

    « Les noces furent célébrées avec faste au commencement du mois de mai et y vinrent presque tous les seigneurs de Metz et beaucoup d'autres personnes, au nombre de cinq cent, qui toutes furent bien servies en vin, quoique le vin fut alors fort cher alors parce que les vignes avaient gelé. »

    Isabelle eut beaucoup de chagrin de ne pas avoir épousé Philippe, et sa mère et ses amis eurent beaucoup de regrets ! Nos bourgeois d'alors arrangeaient les mariages dans des repas intimes et c'était dans la fête où le vin et la bonne chère étaient dispensés à foison que se célébraient les noces. Philippe s'établit marchand en Pairampol avec sa femme, mais il la perdit presque aussitôt, neuf mois après son mariage, car une épidémie de peste vint ravager la ville et sa femme en fut victime. Philippe la regretta, car c'était une bonne femme et elle avait facilité ses débuts commerciaux, mais que peut tristesse contre nécessité ?Il lui était impossible de surveiller son commerce et de prendre soin de son intérieur : il songea de suite à se remarier et son cœur le ramena à Isabelle : Cette fois ci, on lui donna sa main !Philippe épousa en 1493 Zabeline, fille du maire de Lessey (Lessy).Les noces furent gaies et chacun était joyeux : « Parce qu'il n’y avait plus de guerre ni mortalité, que les vivres étaient bon marché et que l'on était au printemps où l'on se réjouit volontiers. »Quelques mois après, Philippe s'établit au centre de Metz, où il tint boutique derrière Saint Sauveur. Ils eurent beaucoup d'enfants, mais malgré les attentions constantes de ce père soucieux de leur inculquer une éducation dont lui-même n'avait pu bénéficier, il ne put empêcher la peste de lui enlever en 1507, trois de ses enfants, parmi lesquels le petit Jehan, âgé à peine de dix ans, comme il le rapporte dans son « journal ».Seuls deux de ses enfants lui survécurent. Les ateliers de Philippe prospèrent : il se rend chaque année à la foire du « Landit à Saint Denis » (foire prestigieuse, à l'époque !).Il amplifie son goût pour les voyages, allant en pèlerinage à Notre Dame de Liesse, près de Laon, en 1507, revient par Reims pour la fête Dieu, voir la procession faite annuellement, assiste au grand pardon à Aix la Chapelle en 1510, visite les reliques exposées à Trèves, Cologne etc..Il fait fructifier ses biens jusqu'à devenir un des commerçants messins les plus riches et considérés ; il s'abstient, malgré les pressions, à accepter des postes officiels, bien qu'en bons termes avec le gouvernement patriarcal de la ville : « les Paraiges. »De temps à autre, il apporte sa contribution aux finances municipales lorsque celles-ci sont dans une mauvaise passe, et quand le duc de Suffolk vient faire un séjour en bonne ville de Metz, c'est Maître Philippe de Vigneulles qui est charge d'organiser le séjour et le logement de ce seigneur et de sa suite. L'époque où vivait Philippe est une période de grande prospérité pour la bourgeoisie messine. Les dons artistiques qu'avait autrefois pressentis le chanoine de Genève réapparaissent dans les divers aspects de la vie du chaussetier messin, qui a la fierté, du travail bien fait, tant dans son côté matériel, que du côté de l'esthétisme : c'est ainsi qu'il décrit, avec force détails un chef d'œuvre de draperie fort compliquée qu'il expose devant la cathédrale en 1507.Il prend part à la vie associative, présentant et pourvoyant avec sa propre bourse à des manifestations comme des représentations dramatiques, théâtrales ou des processions religieuses ou de carnaval. Il joue d'un instrument le rebec et mentionne son bonheur de savoir jouer de cet instrument. Il dessine aussi avec un certain bonheur des œuvres dont il illustre ses écrits. C'est à lui que nous devons ce que Michelant a appelé : « La seule œuvre littéraire que puisse revendiquer la ville de Metz dans tout le cours du Moyen Âge à l'époque de sa plus grande splendeur ».

    Philippe de Vigneulles meurt au printemps de 1528, entre le 20 mars et le 12 avril : on ne connaît pas la date exacte de sa mort, mais, à la vue d'anciennes quittances et arrêtés de comptes, et compte tenu que l'année nouvelle à Metz commençait à l'élection du Maître Echevin, donc le 19 mars, on peut situer la date de son décès dans cette période. Il quittait une vie pour entrer dans l'histoire messine.  

    "Nouveau maillot" pour Jeff Strasser...qui rejoint son club formateur!

    Strasser à la rescousse

    A quelques jours de la reprise du Championnat de France, le FC Metz a appelé un ancien de la maison, le Luxembourgeois Jeff Strasser, à la rescousse. Laissé libre par le Racing, il s'est engagé pour deux saisons aux côtés des Grenats.

    Son éventuel retour était le serpent de mer de ces dernières saisons. A plusieurs reprises, l’été dernier par exemple, la piste avait été explorée sans pour autant aboutir. Cette fois, c’est fait, Jeff Strasser va de nouveau endosser une tunique messine qu’il avait quittée en 1999 pour rejoindre Kaiserlautern. Formé sur les bords de la Moselle, le Luxembourgeois renoue ainsi avec ses premières émotions de footballeur professionnel. « C’est une drôle d’histoire pour moi, sourit le grand défenseur. Je me revois à 12 ans, lorsque j’étais gosse et que Francis De Taddeo est venu me chercher à l’US Mondorf-les-Bains. Aujourd’hui, je reviens à Metz et il est l’entraîneur de l’équipe A. Je retrouve de plus Joël Muller, qui m’a beaucoup appris lors de mes débuts au sein du groupe professionnel. » A 32 ans, Strasser s’est engagé pour deux saisons en faveur de son club formateur.

    Un joueur et un leader

    Depuis son départ, ce défenseur accrocheur et déterminé a eu le temps de se forger une solide expérience Outre-Rhin. En trois ans à Kaiserlautern et quatre à Mönchengladbach, il a participé à 194 rencontres de Bundesliga. « J’ai eu l’honneur de porter deux saisons le brassard de ‘Gladbach’, se souvient-il. Pour un étranger, ce n’est pas rien. Je me souviens aussi d’une demi-finale de Coupe UEFA avec Kaiserlautern, Djorkaeff était mon coéquipier. J’ai également découvert au fil de ces années une culture football et une culture public extraordinaires. »
    Le FC Metz, en plus de renforcer numériquement son effectif, sait qu’il pourra compter sur un garçon rigoureux et volontaire. « Ce n’est pas seulement un joueur d’expérience, note Philippe Gaillot, qui a évolué à ses côtés à plusieurs reprises, il a également un comportement très positif au sein d’un groupe. » « Jeff doit nous apporter de la sérénité de par son vécu et son attitude sur le terrain, ajoute Carlo Molinari. Avec lui, nous ne partons pas dans l’inconnu puisque nous le connaissons depuis son plus jeune âge. Il était prédestiné à revenir. »
    Libéré par Strasbourg, Strasser rejoindra ses nouveaux coéquipiers mardi. Il est probable qu’il fasse partie du groupe qui se rendra au Mans en fin de semaine. Sa qualification ne devrait pas poser de problèmes. Son état de forme non plus, le staff mosellan ayant pu le vérifier mercredi dernier. Il occupera vraisemblablement le poste habituellement attribué à Sébastien Bassong.

    Jeff Strasser en bref

    Né le 5 octobre 1974 à Luxembourg
    Défenseur axial
    1m89, 80kg
    International luxembourgeois

    Repères :

    A débuté à l’US Mondorf
    - Formé à Metz, il a joué 30 matches de Ligue 1 et 4 de Coupe d’Europe au cours de la saison 1998-1999
    - A joué trois saisons à Kaiserlautern (de 1999 à 2002) : 81 matches, 8 buts en Bundesliga, 14 matches en Coupe de l’UEFA
    - A joué quatre saisons à Mönchengladbach (de 2002 à 2006) : 113 matches, 3 buts en Bundesliga
    - A évolué la saison dernière à Strasbourg : 26 matches, 1 but

     

    Strasser boucle la boucle

    Jeff Strasser devient, à trente-deux ans, la dernière recrue messine avant le coup d'envoi du championnat. Un retour aux sources pour le défenseur luxembourgeois.

    Remariage de raison. En s'attachant les services de Jeff Strasser à moins d'une semaine de l'ouverture du championnat, le FC Metz répond à « une situation d'urgence », pour reprendre les termes de Francis De Taddeo, tout en renouant le fil d'une longue histoire, « un peu la suite d'un livre », selon le joueur luxembourgeois repéré dès ses douze ans par l'actuel entraîneur messin. L'urgence, elle est évidemment liée à la récente blessure de Sébastien Bassong (une déchirure aux ischio-jambiers) qui éloigne l'international espoir des terrains pour environ deux mois. Elle s'accompagne d'une nécessité apparue au fil des matches de préparation, tronqués par une cascade de blessures survenues en défense, mais qui n'en ont pas moins écorné la réputation de solidité du champion de Ligue 2. « Jeff va nous apporter une forme de sérénité », a d'ailleurs affirmé le président Molinari, hier, à l'heure des retrouvailles, et au lendemain de la lourde défaite de ses ouailles face au Standard de Liège (1-3).En une seule journée, mercredi dernier, les Messins ont donc perdu Sébastien Bassong mais aussi Julien Cardy. Parallèlement, ils ont traversé leur campagne d'avant-saison avec des arrières latéraux de remplacement, en l'absence de Cheikh Gueye et de Stéphane Léoni, spécialistes du poste et tout juste revenus de blessure, eux aussi. Pour autant, Francis De Taddeo s'est montré clair sur le sujet du recrutement : l'arrivée de Jeff Strasser est la dernière avant le coup d'envoi de la saison, dimanche au Mans. « Avec Jeff, nous ne recrutons pas qu'un joueur : nous recrutons un chef d'équipe. Pour le reste, attendons. Et laissez-nous travailler ! » Sous-entendu : le marché des transferts reste ouvert jusqu'au 31 août, ce qui laisse la possibilité de procéder à d'éventuelles retouches en fonction des premières indications que la compétition ne manqueront pas de fournir. A bientôt trente-trois ans, Jeff Strasser s'apprête ainsi à retrouver le club de ses débuts professionnels, près de quatorze ans après sa première apparition sous les projecteurs de Saint-Symphorien et de la première division, une entrée en jeu à la place d'Emmanuel Walter à la toute fin d'un hivernal Metz-Sochaux (1-1), le 11 décembre 1993. « En partant d'ici, en 1999, j'avais dit que ce serait beau de revenir. Nous sommes toujours restés en contact, il y a même eu des touches, jusque-là infructueuses. Cette fois, tout était réuni pour que je puisse retrouver mon club formateur. » Tout : les besoins de Metz, et surtout la situation contractuelle d'un joueur ayant gagné en valeur au cours de ses trois saisons à Kaiserslautern. Jugé jusque-là « inabordable », il y a un an déjà et pas plus tard qu'en fin de saison dernière, Strasser l'était beaucoup moins depuis qu'il n'entrait plus dans les plans de Jean-Marc Furlan, le nouvel entraîneur de Strasbourg. Alors que l'international luxembourgeois était encore lié pour un an avec le club alsacien, Metz n'a pas eu à verser d'indemnités de transfert dans l'opération. Le joueur s'est engagé pour deux saisons.
    Pas plus tard que mercredi dernier, à Colmar, Jeff Strasser se trouvait dans le camp d'en face, au moment même où Sébastien Bassong était coupé en plein élan. « J'ai alors pu constater qu'il était prêt », assure Francis De Taddeo, donc « rien ne s'oppose » à ce que Strasser dispute son soixante-septième match de Ligue 1 sous les couleurs du FC Metz, dimanche au Mans.

    « Un autre monde »

    En un septennat de championnat d'Allemagne, Jeff Strasser a notamment disputé une finale de Coupe de l'UEFA avec Kaiserslautern.

    Partir, c'est mûrir un peu. Jeff Strasser qui revient à Metz aujourd'hui s'est épanoui dans le championnat d'Allemagne où, dit-il, il a passé « sept belles années dans un pays où la culture du football est extraordinaire. » En un septennat, le défenseur luxembourgeois a connu deux clubs, la Ligue des champions et une demi-finale de Coupe de l'UEFA perdue face aux Espagnols d'Alavès, en 2001, avec Kaiserslautern « aux côtés de Youri Djorkaeff », puis M'Gladbach et un statut de capitaine. « J'ai quitté le FC Metz qui, à mes yeux, était déjà un grand club, pour un autre monde. Je m'y suis développé en tant que joueur, mais aussi en tant qu'homme. » Revenu en France, Strasser n'aura effectué qu'une saison à Strasbourg, le temps que Jean-Marc Furlan succède à Jean-Pierre Papin. Dès ce week-end, il ragoûtera quand même à la Ligue 1, quittée en 1999 lorsqu'elle s'appelait encore Division 1, puisque Francis De Taddeo lui a manifesté l'intérêt que ne lui accordait pas le nouvel homme fort du RC Strasbourg: après avoir amené Grégory Paisley avec lui, l'ancien entraîneur troyen s'apprête à recruter Damien Perquis, autre ancien défenseur de Troyes. « On m'a fait part d'une situation de concurrence un peu particulière », a-t-il affirmé, préférant rester assez évasif sur le sujet. Plus tard, il y est implicitement revenu à propos de ce qui l'attend à Metz : « Je ne connais pas de club où la concurrence n'existe pas. Mon expérience, je dois déjà la traduire sur le terrain et justifier, chaque jour, ce statut de leader qui a été le mien pratiquement partout où je suis passé. Après, il y a une différence entre une concurrence saine et une concurrence soi-disant saine. »
    Strasser de retour sur les bords de la Moselle, la nouvelle ravira le public luxembourgeois, cible du FC Metz. « Jeff est l'ambassadeur idéal », s'enthousiasme Carlo Molinari. Francis De Taddeo, quant à lui, retrouve un joueur dont le premier souvenir le ramène à ses toutes jeunes années d'entraîneur : « Je l'ai repéré en 1986, lors d'un stage qu'organisait à l'époque Marcel Husson à Batilly. Il avait douze ans, et ressemblait déjà au guerrier, au combattant que tout le monde connaît aujourd'hui. Je l'ai suivi, j'ai opéré un forcing effréné jusqu'à obtenir sa venue à Metz, quatre ans plus tard. » Aujourd'hui l'histoire repasse les plats et, hier, à l'heure d'apposer sa signature au bas d'un contrat, Strasser a aussi retrouvé Joël Muller, l'entraîneur de ses débuts professionnels devenu directeur sportif.

    Le mystère Fejsa

    Ljubomir Fejsa n'est pas rentré à Metz après l'élimination de la Serbie au premier tour du championnat d'Europe des 19 ans, en Autriche. Recruté fin juin par le FC Metz, le jeune milieu de terrain serait rentré au pays, où son dernier club, le FK Hadjuk Kula, conteste le contrat (une saison Elite, trois saisons Pro) qui le lie au club lorrain. Les Serbes demandent des indemnités que Metz estime ne pas devoir verser, quitte à amener le dossier sur le plan juridique. Autre problème : alors que la délégation serbe semble avoir soustrait le passeport du joueur lors du séjour autrichien, le FC Metz peine à lui obtenir un visa pour la France. Bel imbroglio en perspective...

    Jeff Strasser en bref

    Né le 5 octobre 1974 à Luxembourg. 32 ans. 1.89 m, 80 kg. Défenseur. 79 sélections en équipe nationale du Luxembourg, 5 buts.
    Clubs successifs : FC Metz (jusqu'en 1999) ; FC Kaiserslautern (1ère division allemande, de 1999 à 2002) ; Borussia M'Gladbach (1ère division allemande, de 2002 à 2006) ; RC Strasbourg (Ligue 2, de 2006 à 2007).
    Son passé en Première division. 66 matches (tous avec Metz). 1er match : Metz-Sochaux (1-1) le 11 décembre 1993.
    La saison dernière. 26 matches (26 titularisations, 2289 minutes jouées). 1 but, 5 avertissements, 1 exclusion.

     

    July 30

    Encore un couac ! bien sûr, ce ne sont que des matches amicaux : mais...Metz est-il prêt ?

    Amical : Metz 1-3 Standard

    METZ, Moselle (Reuters) - Le défenseur strasbourgeois Jeff Strasser s’est s'engagé lundi, pour deux ans, en faveur du FC Metz, apprend-on de source proche du club lorrain, promu en Ligue 1. L'arrière international luxembourgeois de 32 ans revient dans son club formateur où il avait débuté sa carrière en 1994, avant de rejoindre Kaiserslautern (1999-2002), le Borussia Mönchengladbach (2002-2006), puis le RC Strasbourg. Ce grand gabarit - 1,89m pour 80 kg - compte 224 rencontres au plus haut niveau et 26 matches de Ligue 2 sous le maillot alsacien la saison dernière. Il a inscrit 12 buts depuis le début de sa carrière.

    Le FC Metz a ponctué sa douloureuse campagne de tests amicaux par une nouvelle défaite. Face au Standard de Liège, cette fois, sur la pelouse du stade de Guentrange. Il faudra faire mieux dans les semaines à venir.

    C’était le temps des retrouvailles sur la pelouse du Stade de Guentrange, à Thionville, peu avant le coup d’envoi de la partie. Le Standard de Liège, que les Grenats affrontent assez régulièrement en amical, compte en effet deux joueurs passés par la Moselle. Jonathan Walasiak, qui a fait une pige infructueuse d’une saison ; et Oguchi Onyewu, que Francis De Taddeo avait été chercher à Clemson, aux Etats-Unis. A une semaine de leur retour en Ligue 1, les Messins ne sont pas parvenus à venir à bout des « Rouches ». Dirigés par Michel Prud’homme, ces derniers ont bouclé la précédente ‘Jupiler Ligue’ à la troisième marche du podium. Si le score est sévère, cela tient autant à la qualité de l’adversaire qu’aux erreurs défensives commises. « Ce sont des mésententes, explique De Taddeo, des problèmes de coordination entre des joueurs qui ne se connaissent pas encore très bien. » Dès les premiers instants de la partie, les Grenats encaissèrent un but gag. Marichez boxait un ballon dans le dos de Belson, qui marquait contre son camp (0-1, 9°).
    Metz avait le mérite de réagir immédiatement et de prendre le jeu à son compte. Au terme d’un bon mouvement côté gauche, Gueye croisait un peu trop sa frappe. Ce n’était que partie remise puisque dans les minutes suivantes, le remuant Bessat obtenait un penalty que le Sénégalais transformait calmement (1-1, 17°). Malgré de bonnes intentions, les Mosellans se firent à nouveau surprendre. Un long centre parvenait à Witsel qui redonnait l’avantage aux siens d’une volée du droit imparable. (1-2, 24°).
    A la mi-temps, Francis De Taddeo effectuait cinq changements pour insuffler un peu de sang neuf mais cela ne changeait pas la physionomie de la partie. Si Trivino retardait l’échéance de belle manière sur un coup-franc se dirigeant dans sa lucarne et une tête à bout portant, il devait s’incliner face à Defour, remis en jeu au terme d’une partie de billard (1-3, 72°). Et signe que la déveine était bel et bien restée collée aux basques des Grenats, la belle frappe de Papiss Cissé, des 20 mètres, tapait le poteau belge. « Je ne crois pas qu’il faille être inquiet, commentait le coach messin à l’issue de la partie. Il faut juste se dire que cela sera difficile. Laissons du temps à cette équipe pour travailler. »

    Amical : Metz 1-3 Standard de Liège (1-2)
    Stade de Guentrange
    Environ 2000 spectateurs
    Arbitre : Monsieur Léonard

    Buts :
    Metz : B. Gueye (sp 17°)
    Liège : Belson (csc, 9°), Witsel (24°), Defour (72°)

    Avertissement :
    Metz : B. Gueye (57°)

    Les équipes :
    Metz : Marichez (Trivino 46°) – Renouard, Belson (Delhommeau 46°), Diop, Vivian, Anton (Agouazi 46°) – Barbosa (Gygax 46°), François, Bessat (Delgado 76°) – Gueye (Aguirre 78°), Baldé (Cissé 46°)
    Liège : Renard – Marcos, Onyewu, Sarr, Danté – Toama (Walasiak 74°), Witsel (Felipe 78°), Dembelé (Phibel 84°), Fellaini (Defour 46°) – De Camargo (M’Bokani 64°), Jovanovic (Lukunku 64°)

    Marc Milligan malade

     

    A l'essai à Metz depuis vendredi, Marc Milligan n'a finalement pas joué, hier, à Thionville. Non pas parce que Francis De Taddeo tenait à n'aligner que des joueurs susceptibles de débuter le championnat dimanche au Mans, l'entraîneur messin avait d'ailleurs prévu de voir le défenseur australien à l'œuvre face au Standard. En réalité, Marc Milligan est tombé malade dans la nuit. « Il avait de la fièvre, indique l'entraîneur messin, mais nous allons encore le voir à l'entraînement au cours de la semaine. »

     

     

    Avant de s'en aller retrouver la Ligue 1 dimanche au Mans, Metz a conclu ses matches de préparation par une défaite, due autant à des buts gag qu'à la supériorité du Standard de Liège.

    Les championnats nationaux survivent encore à la construction européenne et, pour le FC Metz, c'est une chance : versés dans la Division 1 belge, les Lorrains se feraient du souci après un mois d'affrontements avec leurs voisins. Ils ont concédé le nul avec Mons (2-2) ainsi qu'à Genk (1-1), perdu contre le FC Brussels (0-4) et, pour finir, face au Standard de Liège (1-3), hier, à Thionville. Après quatre journées en Jupiler League, Metz jouerait le bas de tableau. Les semaines à venir préciseront la valeur de l'indication, en espérant que la projection sur le front de la Ligue 1 ne tourne pas au calque parfait. Enfin, c'est bien connu, une équipe qui traverse douloureusement ses matches de préparation (Metz en a perdu quatre sur huit, pour une victoire et trois nuls) ne rate pas automatiquement son début de championnat.
    Une équipe qui multiplie les bévues derrière doit-elle se faire du mouron ? Histoire de rester dans la lignée de ses précédentes sorties, Metz a encore encaissé un but pittoresque pour démarrer sa prestation devant le public thionvillois, pas vraiment un but standard en tout cas : alerté par un long centre de Santos Dante depuis le côté gauche, Christophe Marichez a choisi de boxer plutôt que de capter le ballon, lequel a rebondi sur Flavien Belson avant d'atterrir au fond des filets. Pas la meilleure façon d'entrer dans une partie, surtout celle des derniers réglages. Mais Metz a dû à l'activité de Vincent Bessat de se remettre dans le droit chemin, l'activité du milieu de terrain arrivé de Louhans cet été permettant même aux Lorrains d'obtenir un penalty, et à Babacar Gueye de le transformer, d'un contre-pied parfait, ce qu'il n'avait pas réussi à Algrange, face à Mons, dix jours plus tôt (16e). Mais le Standard gardait la mainmise sur les débats, notamment grâce une plus grande aisance dans la conduite du ballon. Les Belges n'allaient d'ailleurs pas ralentir en deuxième mi-temps, au cours de laquelle Francis De Taddeo multiplia les changements. Richard Trivino succéda à Christophe Marichez, touché à la cuisse, s'interposa sur un coup franc de Milan Jovanovic (53e) puis remporta un face à face avec Ali Lukunku (66e). Mais il s'inclina face à Steven Defour, qui avait bénéficié d'un contre malheureux de la défense messine sur un centre de Stramawa Dembele (72e). Ces buts « cons », pour reprendre le qualificatif employé par Francis De Taddeo, traduisent selon l'entraîneur messin « un problème de coordination, d'entente, de complémentarité ».
    Hier, comme au cours des rencontres précédentes, Metz a dû déployer une défense de nouveau inédite, perdant à mi parcours le jeune Cédric Anton, titularisé à gauche mais victime d'une béquille, et contraint de céder le poste à Vincent Bessat. A part ça, Metz s'en va au Mans, dimanche, retrouver la Ligue 1. « Nous sommes actuellement accablés mais il ne faut pas s'énerver et croire en nous, a répété Francis De Taddeo. Nous manquons de stabilité mais je préfère m'attacher aux satisfactions individuelles. Reste à améliorer la cohésion entre les uns et les autres. » Pour l'anecdote, le Standard de Liège s'est incliné, 2 à 0, la semaine dernière au Mans.

    Quels latéraux au Mans ?

    Malgré les blessures de Julien Cardy en milieu de terrain et de Sébastien Bassong en défense centrale, tous deux absents pour le début du championnat, les occupants des couloirs de la défense à cinq du FC Metz concentre l'essentiel des interrogations quant à l'équipe alignée dimanche prochain au Mans. Hier, Sébastien Renouard a de nouveau joué à droite, Cédric Anton puis Vincent Bessat puis Luis Delgado se succédant côté gauche. Dans le même temps, Stéphane Léoni et Cheikh Gueye, de retour de blessure, ont repris hier avec la réserve, opposée à son homologue de Nancy. Deux joueurs absents hier à Thionville pourraient donc être alignés au Mans. « Voire trois », a même indiqué Francis De Taddeo, laissant la porte ouverte à un renfort de dernière semaine.

     

    July 29

    Metz – Liège, dimanche 18h à Thionville (Stade de Guentrange)

    Metz : répondre au Standard

    Dernier match de préparation pour le FC Metz avant le coup d'envoi du championnat. A Thionville, dans une configuration qui n'est pas définitive, le promu lorrain se mesure au Standard de Liège.

    Cheikh Gueye et Stéphane Léoni effectuent leur retour aux affaires, aujourd'hui, après blessure et convalescence. Ils n'occuperont pourtant pas les couloirs messins, ce soir, à Thionville, où le promu lorrain boucle sa série de matches de préparation en se mesurant au Standard de Liège : Francis De Taddeo les envoie à Anzeling, près de Bouzonville, où la réserve messine affronte son homologue nancéienne, en amical. « C'est logique par rapport à ceux qui ont beaucoup et bien travaillé ces dernières semaines, explique l'entraîneur messin, et en plus cela permettra à Cheikh Gueye et Stéphane Léoni de jouer au moins une heure. » A Thionville, le jeune Cédric Anton débutera donc côté gauche, après avoir succédé à Luis Delgado en cours de partie mercredi à Colmar face à Strasbourg (1-1), Sébastien Renouard poursuivant sa reconversion en latéral droit. A moins que Francis De Taddeo opte finalement pour la solution australienne : Marc Milligan, à l'essai depuis vendredi, figure finalement dans le groupe de dix-neuf joueurs qui effectue le court déplacement au stade de Guentrange.
    Contrairement à ce qu'il avait un temps projeté, Francis De Taddeo n'alignera pas l'équipe appelée à débuter le championnat, dans une semaine exactement, au Mans. Son effectif a subi trop de soubresauts en raison des blessures pour pouvoir procéder comme la majorité de ses confrères, si près de la compétition. L'observateur manceau envoyé en Moselle risque donc de travailler pour rien : le onze de départ de Metz en Ligue 1 devrait plutôt constituer une synthèse entre l'équipe qui a affronté Strasbourg mercredi et celle qui rencontre le Standard de Liège ce soir. « Des garçons ayant peu joué à Colmar joueront à Thionville », indique Francis De Taddeo. Ainsi, Wilmer Aguirre et Babacar Gueye pourraient prendre le relais de Papiss Cissé et Daniel Gygax. L'organisation, elle, ne changera pas : Metz est parti pour évoluer avec une ligne de cinq défenseurs. « A défaut de répétition générale, indique encore Francis De Taddeo, on peut parler d'un complément de travail. Pour le reste, je ne doute pas de la souplesse et de la malléabilité du groupe qui, une fois au Mans, saura s'adapter. »
    Une bonne nouvelle : physiquement, les joueurs messins semblent avoir ingéré le travail fourni depuis fin juin ; ils devraient donc pouvoir tenir la distance face à Liège. « Ils ont du jus, de la vivacité, du punch, témoigne leur entraîneur. Jusqu'ici, les efforts déployés se faisaient sentir. Depuis quelques jours, ils bossent dans la bonne humeur. C'est bon signe. » Face à eux, les Messins trouveront le troisième du dernier championnat de Belgique et retrouveront deux têtes connues : Jonathan Walaziak, auteur d'un passage furtif la saison dernière sur les bords de la Moselle, et l'Américain Oguchi Onyewu, détecté par Francis De Taddeo en 2002, à Liège depuis 2004. Le Standard, c'est aussi un directeur général qui s'est entiché de Metz et de la place de Chambre au point d'y posséder un pied à terre : Pierre François se sentira un peu chez lui, ce soir, en Lorraine.

    Tout nouveau, tout beau

    Le nouveau maillot du FC Metz a été dévoilé hier matin à la presse à l'occasion de la photo officielle pour la nouvelle saison. Pour l'instant, seule la tenue portée à domicile, en grenat, a été présentée, floquée de frais au nom de Nàsuba Express, le tout nouveau sponsor du club lorrain qui prend la suite d'Arcelor sur le devant du maillot (nos éditions de vendredi).

    Le groupe pour Metz – Standard

    Francis De Taddeo a révisé ses plans à la veille d’affronter le Standard en match amical. C. Gueye et Leoni feront leurs armes en CFA et Milligan pourrait finalement entrer en jeu.

    « L’équipe qui sera alignée contre Liège ne sera pas forcément celle qui débutera face au Mans ». Que Francis De Taddeo cherche à brouiller les pistes par cette déclaration est loin d’être évident. En effet, pour ce dernier test amical, l’entraîneur messin a finalement choisi de se passer de ses deux latéraux fraîchement rétablis : Cheikh Gueye et Leoni. Ceux-ci prennent place dans le groupe CFA dirigé par José Pinot et participeront donc à un amical contre Nancy, dimanche à Anzeling (17h30).

    Dans le même temps, l’équipe pro tentera de faire mieux que contre Strasbourg en milieu de semaine en décrochant la victoire. « Quoiqu’il arrive, prévient De Taddeo, il ne faudra pas accorder une trop grande importance au résultat. Ne pas aller en victime au Mans si nous perdons, et inversement ne pas se croire arrivés si nous l’emportons. » Au cours de la partie, le défenseur australien Marc Milligan pourrait être amené à entrer en jeu. Et ce en dépit de la fatigue occasionnée par le long voyage en avion qu’il a effectué dans la journée de vendredi pour rejoindre la Moselle.

    Le groupe A : Marichez, Trivino – Anton, Delgado, Delhommeau, Diop, Vivian, Milligan – Agouazi, Barbosa, Belson, Bessat, Djiba, François, Renouard – Aguirre, Baldé, Cissé, B. Gueye, Gygax .Metz – Liège, dimanche 18h à Thionville (Stade de Guentrange)

    Le groupe CFA : Sissoko, Mayebi, Anastassowa, Andres, Aribi, Betsch, Corrales, Fernandes, Françoise, C. Gueye, Leoni, Mendy, Nativel, N’Diaye, Pjanic, Pouye, Sarr, Sissoko, Thomas
    Metz – Nancy, dimanche 17h30 à Anzeling
     

    July 28

    Faire face !....

    Metz a mis, depuis quelques jours, cinq joueurs à l'essai : le milieu Mounir Diane (Lens), le défenseur Pascal Pédemonte (Tours), le milieu Bagui Kamissoko (Grenoble), le milieu Samuel Neva (ex-Laval et Grenoble) et l'arrière gauche Vujcic.

    Djiba : « A nous de faire face »

    Aux coups durs qui ont marqué la semaine du FC Metz, Dino Djiba oppose la solidarité de son groupe. « Nous sommes une vraie équipe », assure le milieu de terrain sénégalais.

    Avec le peu de recul qui vous est offert, que vous inspirent les blessures et l'indisponibilité annoncée de Julien Cardy et Sébastien Bassong ? « C'est un vrai coup dur. Il va falloir commencer le championnat sans deux des pièces maîtresses de notre dispositif. Nous en sommes tous désolés... Et puis, deux mois, c'est long. »• Vous êtes bien placé pour évoquer le sujet. Les blessures ne vous ont pas épargné au cours des dernières années... « Oui, c'est vrai, je parle en connaissance de cause. Ce qui m'autorise à dire que dans cette histoire, nous ne sommes pas les plus à plaindre. Lorsque tu encaisses un mois de préparation et que tu es obligé de t'arrêter du jour au lendemain, dans la tête, ce n'est vraiment pas évident à gérer. »
    Ces événements, survenus à moins de deux semaines de la reprise du championnat, sont-ils susceptibles de déstabiliser votre groupe ? « Déstabiliser, non, je ne pense pas. Mais c'est clair, d'un point de vue tactique, perdre deux joueurs peut nous désorienter quelque peu... A nous de faire face. De toute façon, nous n'aurons pas le choix. »
    Dans ce contexte, il apparaît difficile d'exprimer sa satisfaction... Que retenez-vous, dès lors, de votre entrée en jeu et de ce but égalisateur inscrit face à Strasbourg ? « C'est très délicat d'en parler. J'aurais préféré rentrer dans d'autres circonstances, mais c'est la dure loi du football. Contre Strasbourg, j'ai simplement essayé de donner le meilleur de moi-même. » • Dans quel état d'esprit abordez-vous le retour en Ligue 1 ? « Je ne me pose pas trop de questions. Dieu merci, à titre personnel, tout s'est bien passé jusqu'ici. C'est ma dernière année de contrat avec le FC Metz. Je vais donner le maximum. Et j'ai confiance dans ce groupe. Il n'y a peut-être pas de joueur de renommée, mais nous formons une vraie équipe. Nous l'avons déjà démontré la saison passée. Et l'état d'esprit est le même aujourd'hui : nous avons tous envie de prouver que nous méritons notre place en Ligue 1. »
    Les répétitions amicales livrées jusqu'ici n'ont pourtant pas été convaincantes. Quel crédit peut-on leur accorder ? « Si on se base sur les statistiques, une seule victoire en huit matches, qui plus est contre l'UNFP, c'est peu. Mais notre préparation ne se résume pas à cela. De notre côté, nous savons que nous avons bien travaillé durant cette préparation. La réalité, nous y serons confrontés à partir du 5 août. Il nous reste encore quelques jours et un match amical pour être prêts. »
    Ce match contre le Standard de Liège, demain, est donc plus important que les autres ? « Oui, parce que ce sera le dernier et que nous devons le disputer avec le souci de donner une bonne image avant de passer aux choses sérieuses contre Le Mans. »

    « Six à huit semaines » pour Sébastien Bassong

    Les craintes exprimées mercredi soir à Colmar par Francis De Taddeo étaient justifiées : Sébastien Bassong sera bel et bien indisponible durant « six à huit semaines ». Remplacé dix minutes à peine après le coup d'envoi de la rencontre face à Strasbourg (1-1), le défenseur messin souffre d'une déchirure aux ischio-jambiers. Il rejoint Julien Cardy (fracture de fatigue) sur le banc de l'infirmerie. Le milieu de terrain devrait quant à lui être opéré dans le courant de la semaine prochaine.
    C. Gueye et Léoni au rendez-vous. A l'avant-veille de la dernière répétition amicale, demain à Thionville, l'entraîneur messin a enregistré le retour de Cheikh Gueye et Stéphane Léoni. Les deux défenseurs feront partie du groupe qui sera désigné aujourd'hui pour affronter le Standard de Liège. « Ce ne sera pas facile pour eux, ils sont en manque de rythme, mais ils devront essayer d'en profiter pour prendre leurs repères. »
    FC Metz -Standard de Liège, demain à Thionville (18h)

    Un Australien à l'essai

    Il s'appelle Marc Milligan, il est australien et il a fait ses premiers pas à Saint-Symphorien hier matin. Aux portes de ses 22 ans Ñ il les fêtera le 4 août prochain Ñ le jeune international (1,78m) dispose désormais de quelques jours pour convaincre le staff messin. Encore lié pour un an avec le club du Sydney FC (1re div. australienne), le défenseur a participé à la dernière édition de la Coupe d'Asie. Si Francis De Taddeo a préféré ne pas le retenir dans le groupe qui se rendra à Thionville demain, pour le dernier match amical du FC Metz, Marc Milligan aura l'occasion de s'exprimer dans le courant de la semaine prochaine, à l'occasion d'une ultime opposition interne.

     
    July 27

    Le point à une semaine de la reprise...

    Gueye et Leoni d'attaque

    Après les blessures, mercredi, de Julien Cardy et Sébastien Bassong, le FC Metz a enregistré aujourd’hui le retour en forme de son latéral Cheikh Gueye, qui a repris l'entraînement avec le groupe. Il sera, de même que Leoni, titularisé contre le Standard dimanche.

    Le diagnostic définitif est tombé en fin de matinée sans surprendre personne. L’international espoir des Grenats Sébastien Bassong souffre d’une déchirure aux ischio-jambiers et observera une période de remise sur pied pouvant aller de six à huit semaines. Pour les deux premiers mois de compétition, les Grenats vont donc devoir se passer des services de deux membres importants de leur effectif. Avec quarante apparitions chacun toutes compétitions confondues, Bassong et Cardy font partie des joueurs que Francis De Taddeo a le plus utilisés l’an dernier. « Les blessures sont inévitables au cours d’une saison, rappelle ce dernier. Seulement, cette fois, il s’agit de deux éléments importants de l’équipe qui se blessent simultanément et pour une durée identique. Cela ne nous était pas arrivé la saison passée. C’est un coup dur, mais la préparation n’est pas en cause. Nous sommes revenus du stage sans aucun blessé et au cours des dernières semaines, nous n’avons eu que des problèmes mineurs et ponctuels. » Stéphane Leoni, touché lors de la victoire en amical face à l’UNFP, et Cheikh Gueye, revenu de sélection avec une entorse au genou, sont d’ailleurs complètement remis de leurs soucis respectifs. De Taddeo va ainsi pouvoir les aligner face au Standard de Liège, dimanche à Thionville (18h), pour ce qui sera son dernier match – test. « Ce ne sera pas facile pour eux, souligne-t-il, car ils sont à court de rythme. Mais cela leur permettra de prendre leurs repères. » Pour finir de mettre en place la formation qui débutera face au Mans, une opposition interne devrait également être programmée au cours de la semaine prochaine. Le retour conjugué des deux latéraux du FC Metz ne résout pourtant pas le problème posé par les forfaits de leurs infortunés coéquipiers. Pour pallier leur absence, le Club à la Croix de Lorraine songe à se renforcer mais ne tombera pas dans la précipitation. Un international australien du nom de Marc Milligan a posé ses bagages aujourd’hui sur les bords de la Moselle. Défenseur central du Sydney FC, il est âgé de 21 ans et a récemment participé à la Coupe d’Asie avec la sélection australienne. Il restera quelques jours afin que le staff technique puisse l’observer, mais ne sera pas testé contre le Standard.

    Nàsuba Express sur le maillot

    Le secret était jusque-là bien gardé, partiellement éventé par les révélations du Républicain Lorrain, la semaine dernière, sur l'origine africaine du nouveau sponsor du FC Metz : à partir du 5 août au Mans, les Lorrains arboreront le sigle de Nàsuba Express, qui succède donc à Arcelor sur leur maillot. Nàsuba Express ? Egalement présent sur les manches du maillot de l'Olympique de Marseille, il s'agit du nom d'une carte de crédit prépayée permettant notamment d'effectuer des appels téléphoniques à très bas prix, ainsi que des achats. Cette carte sera lancée sur le marché français dans le courant de cet automne sur un support produit par le groupe LC2, basé à Paris ainsi qu'à Cotonou, au Bénin.

    Où va le FC Metz ?

    Où va le FC Metz ? Au Mans, le dimanche 5 août, pour le compte de la première journée de championnat. Mais comment, avec qui et pour quoi y faire ? A dix jours de l'échéance très attendue de son retour en Ligue 1, l'équipe lorraine suscite bien des interrogations. Le flou ne doit pas grand-chose aux résultats, globalement décevants, obtenus au cours des matches de préparation (trois défaites, quatre nuls pour une seule victoire) : le passé enseigne qu'il ne faut jamais tirer de conclusions hâtives de ces rendez-vous d'avant-saison. Alors, pourquoi l'ombre du doute planerait-elle au-dessus de Saint-Symphorien ? Parce que Francis De Taddeo n'aura jamais pu aligner l'équipe qui débutera le 5 août, pas même après-demain à Thionville, où le Standard de Liège doit servir d'ultime jauge au FC Metz. Parce que le point fort du champion de Ligue 2 ­ sa défense ­ se trouve décimée, en quête de repères et moins bien protégée depuis que Julien Cardy est passé du terrain à l'infirmerie. Parce qu'un promu n'est jamais complètement rassuré. Parce que les vieux démons de 2005 resurgiront si, comme à l'époque, Metz ne compte que trois points après six journées. Et parce qu'après avoir mangé leur pain blanc pendant une saison entière, les Messins semblent manger leur pain noir : ils ont connu plus de malheurs dans la seule journée de mercredi avec l'annonce de la fracture de fatigue de Julien Cardy et le probable claquage de Sébastien Bassong en début de match face à Strasbourg, qu'au cours des douze mois précédents.
    Francis De Taddeo atténue les conséquences tactiques d'une préparation tronquée. Il trouve un mérite à la période actuelle : celui de « redescendre de notre petit nuage de la Ligue 2 ». Enfin, si l'entraîneur messin admet la nécessité de procéder à un recrutement d'urgence, il s'en remet aux qualités connues et reconnues du groupe qu'il dirigeait la saison dernière : « On est mal, et on le sait. Mais faites-nous confiance : nous allons nous accrocher. Je connais l'aptitude de ce groupe à faire face. Nous n'avons pas à avoir peur de notre ombre. Nous sommes atteints par une forme de mauvais sort, mais nous devons répondre en compétiteurs. » L'espérance en l'homme.

    Les pièces de l'échiquier

    Francis De Taddeo a-t-il ses titulaires en tête ? L'incertitude demeure concernant les latéraux. Cheikh Gueye encore occupé à rattraper le temps perdu aux côtés du préparateur physique, Stéphane Léoni à peine remis d'une élongation qui lui a fait manquer l'essentiel des matches amicaux, l'entraîneur a été contraint de laisser la porte ouverte aux candidatures. Celle de Luis Delgado, à gauche, lui est parvenue, mais le résultat ne semble pas convaincre De Taddeo, qui a lancé Cédric Anton contre Strasbourg. Le flou observé dans ce secteur n'est pas sans déranger : « Je me suis fait avoir sur ces postes. Je regrette de ne pas avoir anticipé. Les absence de Cheikh Gueye et Léoni nous sont préjudiciables. » En défense, depuis la blessure de Sébastien Bassong, seul Malick Diop fait, du reste, figure d'intouchable. La logique reposant sur la fréquence des apparitions en matches amicaux voudrait y associer Pascal Delhommeau. Mais pour l'ancien défenseur nantais comme pour d'autres, l'incertitude plane encore. Bien qu'assuré de débuter la compétition, Christophe Marichez lui-même n'apparaît pas, ainsi, comme le titulaire indiscutable qu'il était encore la saison passée. Mercredi, face à Strasbourg, le capitaine de la remontée immédiate a laissé transparaître une fébrilité assez inhabituelle, alors que la présence de Richard Trivino instaure la concurrence.
    Sur le front messin, à l'exception de Daniel Gygax, difficile de deviner les préférences de l'entraîneur entre Papiss Cissé, Babacar Gueye ou Wilmer Aguirre. Le milieu de terrain est peut-être le secteur d'où se dégagent les tendances les plus marquées : Cédric Barbosa, Laurent Agouazi ou encore Dino Djiba ont posé un premier pied dans le onze messin. Julien François aussi, lequel ressemble à un recours en défense bien que sa place soit assurée dans le milieu. Bref, à moins de deux semaines de la première épreuve, les jeux sont encore loin d'être faits. Seuls Manuel Corrales et Milan Thomas, actuellement à l'essai à Cannes, semblent en être définitivement éliminés.

    Mauvais concours de circonstances...

    Existe-t-il un point commun aux blessures qui s'accumulent actuellement ? Déjà, les diagnostics de comptoir vont bon train, alimentés par le goût prononcé de Francis De Taddeo pour la préparation physique : si autant de blessures surviennent à ce stade précoce de la saison, c'est que l'entraîneur messin a trop tiré sur la corde. La préparation est la même aujourd'hui qu'il y a un an, or elle n'avait quasiment pas été perturbée à l'époque ? Peut-être mais, en fin de saison dernière, De Taddeo a passé son temps à répéter que ses joueurs effectuaient un travail de musculation en vue de la Ligue 1, dès la montée acquise, rétorqueront les esprits chagrins. « Rien à voir », répond un spécialiste de médecine sportive, qui loue au contraire « le travail de renforcement musculaire effectué au printemps ». Reste l'aspect très concentré des pépins ayant succédé au stage de Vichy, qui ont exclusivement touché des défenseurs. Reste aussi le souvenir trompeur de la saison dernière où, en dehors de Laurent Agouazi, Roy Contout, Laurent Lanteri, Sébastien Renouard et Daniel Gygax dès son arrivée, aucun joueur n'a dû observer une absence dépassant deux mois. « Une saison littéralement exceptionnelle », relève Patrice L'Huillier, médecin du club depuis 1999.
    Dans le cas de Sébastien Bassong, qui connaîtra aujourd'hui l'ampleur de sa déchirure à la cuisse et la durée précise de son indisponibilité, qui avoisinera les deux mois, une immobilisation récente due à un mal de dos présente peut-être un lien avec l'incident survenu mercredi à Colmar. Et Julien Cardy ? Dans fracture de fatigue, en effet, il y a fatigue... « Sauf que la dénomination de cette blessure a changé, indique le docteur L'Huillier, et que l'on parle désormais de fracture de contrainte car elle survient lors d'une sollicitation importante sur une partie bien localisée d'un os. La fracture du cinquième métatarse est une pathologie fréquente chez les footballeurs. » L'hypothèse du mauvais concours de circonstances l'emporte donc sur toute autre considération.

    Une équipe en gestation

    Quel profil pour débuter en Ligue 1 ? C'est peut-être la seule certitude dans le paysage messin de cette fin juillet : à l'instar de ce qu'il avait érigé en mode de vie, à son arrivée à la tête du FC Metz, Francis De Taddeo conservera l'identité ouvertement défensive de son équipe. 5-4-1, 5-3-2 : le retour en Ligue 1 ne change rien à la logique d'un entraîneur désireux de faire reposer son onze sur une ligne arrière numériquement consistante. Efficace la saison passée, le système devra, cette fois, s'accommoder d'une préparation durant laquelle la défense ne sera jamais parvenue à afficher le même visage. Privée de Malick Diop contre le FC Brussells (défaite 4-0), expérimentale face à Mons (2-2), confiée à des hommes de passage contre Genk (2-2), la rampe de lancement de Taddeo devra, qui plus est, composer avec l'absence de Sébastien Bassong, tout en misant sur le retour forcément entouré d'inconnues du latéral Cheikh Gueye...
    Etendues à l'ensemble du navire, les questions entourant le profil d'un candidat avoué au maintien ne semblent pas, pour l'heure en tout cas, perturber celui dont le devoir sera d'y répondre. La perspective du déplacement au Mans a beau se rapprocher, « ce ne sera qu'un match à l'extérieur. » La dernière séance amicale, programmée dimanche face au Standard de Liège, pourra toujours donner « quelques indications » supplémentaires à Francis De Taddeo. L'entraîneur, lui, ne dévie pas des sentiers du pragmatisme : « Vous pouvez avoir le sentiment de tenir votre équipe trois jours avant le jour J et être confronté à une blessure au dernier moment. Contentons-nous d'avoir confiance en nous. Nous disposons d'un certain nombre de solutions, chacune présentant ses avantages et ses inconvénients. Il nous reste un peu de temps pour les affiner. »

    Recrutement, acte II

    En l'état actuel, le recrutement du FC Metz est-il suffisant ? A part Cédric Barbosa, 196 matches de Ligue 1 sous trois maillots différents (Montpellier, Rennes, Troyes), et à part Daniel Gygax transféré définitivement de Lille après avoir été prêté en janvier dernier, toutes les recrues messines sont des joueurs dits de complément. Abdoulaye Baldé, Vincent Bessat, Victor Mendy, Matheus Vivian arrivent du National et de Ligue 2 : ils ne sont pas destinés à débuter la saison comme titulaires. Les blessures qui placent Sébastien Bassong et Julien Cardy hors jeu pour au moins deux mois donc neuf à dix journées de championnat montrent, dans l'urgence, les limites d'une politique louable puisque misant sur le long terme. « Nous avons joué serré en recrutant essentiellement des joueurs en devenir, les envoyer en première ligne ne me paraît opportun ni pour eux, ni pour l'équipe », reconnaît Francis De Taddeo.
    Traduction : les joueurs de complément ne peuvent pas et ne doivent pas devenir des titulaires ; des joueurs présentant déjà le potentiel pour évoluer en Ligue 1 sont à trouver. Les cinq défenseurs essayés dimanche à Genk ne présentent pas le profil requis, l'entraîneur messin souhaitant trouver « la gamme au-dessus », et il est probable qu'il demandera également à ses dirigeants de pallier l'absence de Julien Cardy par un renfort extérieur. Mais De Taddeo, garant de l'unité d'un vestiaire dans lequel on ne doit voir qu'une tête, connaît toute la difficulté de l'exercice : « S'attacher trop rapidement les services de joueurs confirmés risque de poser des problèmes d'embolie lorsque les blessés reviendront. » L'acte II du recrutement messin sera encore et toujours une question d'équilibre.

     

    July 26

    Mauvaise gestion des efforts= Cardy out pour deux mois!

     

    Metz tourne en rond

    Opposés, hier, à une formation strasbourgeoise expérimentale, les Messins ont quitté l'Alsace sur un résultat nul guère réjouissant.

    S'il a peut-être rendu l'atmosphère moins lourde dans le vestiaire messin, le but inscrit juste avant la pause par Dino Djiba n'est pas parvenu à éluder le caractère brouillon de la prestation messine au cours des quarante-cinq premières minutes. En concrétisant le centre de Luis Delgado d'un plat du pied plein de précision (45+1), le milieu sénégalais aura, en effet, eu le mérite de transformer la seule véritable occasion de son camp, exception faite d'une frappe non cadrée de l'international suisse Daniel Gygax (26e). Et le film légèrement plus cohérent de la seconde période, face à un adversaire strasbourgeois privé de la quasi-totalité de ses titulaires, ne change rien à l'affaire : à un peu plus de deux semaines de la reprise du championnat et de son déplacement au Mans, le FC Metz se cherche encore. La journée d'hier n'a rien arrangé dans ce domaine. Julien Cardy déclaré " out " dans le courant de la matinée (lire par ailleurs), Francis De Taddeo a dû faire face à un nouveau coup dur, avec la sortie sur blessure de son défenseur Sébastien Bassong. L'on jouait alors la dixième minute de la rencontre. Metz allait éprouver quelques difficultés à s'adapter à cet imprévu, peu aidé en cela par un adversaire strasbourgeois débridé et vite récompensé pour son enthousiasme. Aidé par son poteau sur un coup franc malicieux du dénommé Vergerolle (9e), Christophe Marichez était en revanche trop court sur la frappe à ras-de-terre signée Gasmi (1-0, 29e). Après l'égalisation arrachée avant la mi-temps, les Messins se montraient plus volontaires. Mais les incursions en terre adverse n'aboutissaient encore que trop rarement : la frappe de Daniel Gygax (63e), à la conclusion d'un mouvement initié par Laurent Agouazi et Sébastien Renouard, était trop croisée pour inquiéter Puydebois, préféré à Cassard par Frédéric Hantz. Heureusement pour les joueurs de Francis De Taddeo, leurs homologues alsaciens se montrèrent tout aussi imprécis jusqu'au coup de sifflet final.
    Venu à Colmar en quête de précisions, Francis De Taddeo a dû se contenter des preuves de « générosité » dont ont témoigné les siens. « Nous avons eu du mal à rentrer dans la partie, mais petit à petit, l'équipe s'est mise en place. » Le constat livré à l'issue du match n'empêchera pas l'entraîneur messin de procéder à quelques changements, dimanche, à l'occasion de la dernière répétition amicale programmée face au Standard de Liège.
    Cette échéance devra permettre à Francis De Taddeo de faire ses premiers choix en vue de l'ouverture officielle au Mans. Une chose est sûre : Julien Cardy ne fera pas partie du voyage. Pour le reste, l'entraîneur messin dispose encore de quatre-vingt dix minutes. Il faudra faire avec.

    Déjà des coups durs

    Journée noire : Cardy (fracture du pied) et Bassong (suspicion de claquage à la cuisse) sont absents pour au moins deux mois.

    Fracture de fatigue du cinquième métatarse du pied gauche. La sécheresse du bulletin médical scande le premier gros coup dur de la saison pour le FC Metz, qui devra effectuer ses premiers pas en Ligue 1 sans Julien Cardy. Le milieu de terrain messin se plaignait de douleurs depuis quelques jours, or les examens subis hier matin sont sans équivoque : Cardy passera sur le billard en début de semaine prochaine. « L'opération permettra une reprise dans les quinze ou vingt jours qui suivent », indique l'encadrement médical du club, qui envisage un retour à la compétition d'ici deux mois. Problème : dans deux mois, neuf journées de championnat auront déjà passé, dont sept entre le 5 août et le 1er septembre, plus Metz-Lyon et Caen-Metz. Comment se passer d'un joueur aussi important tout au long d'une période aussi cruciale, le plus expérimenté en Ligue 1 après Cédric Barbosa et Pascal Delhommeau ? « Compte tenu de l'influence de Julien Cardy sur notre jeu, son absence constitue un vrai gros coup dur », a reconnu le président Molinari, qui a évoqué la question avec son entraîneur hier avant même de prendre la route de Colmar, où Metz disputait son avant-dernier match de préparation face à Strasbourg. « Nous avons décidé de ne pas nous précipiter, poursuivait alors Carlo Molinari, car nous ne sommes pas dépourvus de milieux de terrain. Francis va chercher une solution à l'intérieur de son effectif. Nous aviserons en fonction de ce qu'il verra. » Re-problème : la sortie de Sébastien Bassong, après moins de dix minutes de jeu, a encore contraint les Lorrains à improviser. Julien François a reculé d'un cran pour prendre la place de Bassong en défense centrale, ce qui constitue au passage un signal clair à l'égard de Matheus Vivian, défenseur de métier laissé sur le banc, Dino Djiba entrant en milieu de terrain. Quant à l'international espoir, sorti sur une civière, il souffre d'après le premier diagnostic d'un claquage, ce qui le tiendrait éloigné des terrains au moins jusqu'à fin septembre. Si Metz avait décidé de s'accorder le temps de la réflexion pour recruter un défenseur, la donne vient de changer avec la grave blessure de Bassong. « Nous allons sans doute devoir changer d'approche, estime Francis De Taddeo. J'ai sous la main d'autres types de joueurs, mais pas ces joueurs-là. » L'entraîneur messin, qui a fait les quatre cents pas sur le terrain de Colmar longtemps après le coup de sifflet final, le portable collé à l'oreille, n'avait pas besoin de cette journée noire pour passer des nuits blanches.

    RC STRASBOURG - FC METZ : 1-1

    Hier en amical, au Stadium de Colmar (Alsace). Mi-temps : 1-1. Temps estival, pelouse excellente. Un millier de spectateurs environ. Arbitre : M. Kalt. But pour Strasbourg : Gasmi (29e) ; pour Metz : Djiba (45+1).
    RC STRASBOURG : Puydebois ­ Vergerolle (puis Abou, 60e), Tritz, Strasser, Weber (puis Paisley, 45e) ­ Ekobo (puis Mouloungui, 52e), Schneiderlin ­ Gasmi, Gargorov (puis Bah, 74e), Abdessaki (puis Fanchone, 45e), Mathlouthi (puis Ledy, 82e).
    FC METZ : Marichez (cap.) ­ Renouard, Delhommeau, Diop, Bassong (puis Djiba, 15e), Delgado (puis Anton, 75e) ­ Agouazi, François, Barbosa ­ Cissé, Gygax.

    La tuile pour Cardy

    Julien Cardy sera absent des premières rencontres de championnat. Le milieu de terrain souffre d’une fracture de fatigue. Le staff technique messin a appris aujourd’hui une nouvelle des plus embarrassantes. Son milieu Julien Cardy, artisan majeur de la bonne saison des Grenats l’année dernière, ne pourra pas débuter le championnat. Souffrant d’une douleur au pied gauche, il a passé des examens qui ont révélé une fracture de fatigue du cinquième métatarse. Il sera probablement opéré en début de semaine prochaine. Son absence des terrains devrait durer au moins deux mois.

     Un mercredi noir

    Privés de Bassong, probablement claqué, au bout d'un quart d'heure de jeu, les Messins sont revenus à hauteur de Strasbourg afin de décrocher un match nul (1-1) qui ne suffit pas à occulter les deux mauvaises nouvelles de la journée Sale journée pour Francis De Taddeo. Face à Strasbourg, ce dernier comptait mettre à l’épreuve un « onze type » susceptible de débuter face au Mans le 5 août. Au bout du compte, il dut se résoudre à composer avec… les blessures. Dans la matinée, l’entraîneur mosellan avait appris la blessure de son milieu de terrain Julien Cardy, victime d’une fracture de fatigue au cinquième métatarse. Il dut ainsi réviser ses plans au moment de composer son onze de départ. Dans l’entre jeu, son habituel triangle fut donc composé d’Agouazi, qui remplaçait l’ex-Toulousain à droite, de Barbosa à gauche et de François dans l’axe.
    Cette configuration dura un petit quart d’heure. Le temps que le second coup du sort de ce mercredi intervienne. Au duel avec Mathlouti, Sébastien Bassong s’arrêtait net. La cuisse du défenseur messin a lâché, un claquage est à craindre. Pris au dépourvu, Francis De Taddeo fit redescendre Julien François au marquage tandis que Dino Djiba intégrait l’entre jeu. Les Messins se montrèrent assez peu entreprenants au cours du premier acte. La première opportunité était d'ailleurs à mettre à l’actif du remuant Gasmi, qui trouvait le poteau sur un astucieux coup-franc. Gygax, côté messin, lui répondit en trouvant le petit filet. Mais le jeune alsacien eut le dernier mot. D’une frappe à ras de terre dès vingt mètres, il trompait Marichez (1-0, 29°). Les Mosellans mirent quelques temps avant de se montrer dangereux à leur tour. Mais en fin de premier acte, ils eurent une bonne période qui se concrétisa par l’égalisation. Après avoir monopolisé le ballon de longues minutes, ils trouvèrent la faille par Djiba, qui reprit parfaitement un centre de Delgado (1-1, 45°). Un but bienvenu, Monsieur Kalt sifflant dans la foulée la mi-temps. La seconde période, équilibrée, fut toutefois relativement pauvre en occasions de buts. Les hommes de Francis De Taddeo eurent d’ailleurs du mal à la terminer physiquement. Mouloungui, fraîchement entré en jeu, aurait pu donner l’avantage aux siens mais il croisa trop sa frappe. Il n’y eut pas davantage de danger sur la case de Marichez, ni sur celle de son homologue Puydebois. Les Grenats repartent donc de Colmar avec un seul enseignement majeur : il va falloir dès les jours à venir s’adapter aux absences de Cardy et Bassong. « C’est un obstacle de taille, avoue Francis De Taddeo, un challenge à relever. La saison passée, nous n’avions souffert d'aucun problème de ce type. Nous allons voir si le groupe est solide. »

    Amical : Strasbourg 1-1 Metz (1-1)
    Mercredi 25 juillet, Colmar Stadium
    Arbitre : Monsieur Kalt
    Buts de Gasmi (29°) pour Strasbourg ; Djiba (45°) pour Metz

    Les équipes :
    Strasbourg : Puydebois – Tritz, Strasser, Weber (Paisley 46°), Vergerolle (Abou 60°) – Ekobo (Mouloungui 52°), Schneiderlin – Gasmi, Gasgorov (Bah 73°), Abdesadki (Fanchone 46°) – Mathlouthi (Ledy 82°)
    Metz : Marichez – Renouard, Delhommeau, Diop, Bassong (Djiba 16°), Delgado (Anton 75°) – Agouazi, François, Barbosa – Cissé, Gygax

     

     

    July 25

    Derniers réglages

    Metz, les touches finales

    Avant-dernière rencontre amicale au programme du FC Metz, aujourd'hui, face au voisin strasbourgeois. Comme un avant-goût de Ligue 1...

     

    Voilà, ils y sont. Trois semaines après une première répétition face à Gueugnon (1-1), les Messins attaquent la dernière ligne droite avant la Ligue 1. L'Alsace et Strasbourg au menu du jour, avant un ultime tir à blanc, à Thionville, dimanche, face aux Belges du Standard de Liège, et Francis De Taddeo ne disposera plus alors que d'une semaine pour poser sur le papier l'équipe appelée à débuter le championnat sur le terrain du Mans. Jusqu'ici, et malgré l'oubli auquel toutes sont promises, les différentes esquisses proposées par le promu mosellan n'ont offert qu'une mince proportion de satisfactions. Une victoire, une seule, face aux chômeurs de l'UNFP, trois nuls, trois défaites... Voilà pour le bilan amical du FC Metz. Confronté à l'absence des uns, à la fatigue des autres, l'entraîneur messin a dû s'employer à traduire les bégaiements d'une formation en perpétuelle recherche d'elle-même. D'où l'attente placée dans l'affiche de ce 25 juillet. « Nous nous rapprochons de la compétition, il faut que les choses se précisent. » Pas d'urgence à traquer derrière les mots de Francis De Taddeo, lequel semble bien décidé à profiter du délai imparti par le calendrier pour peaufiner ses choix : vingt-et-un joueurs monteront ainsi, cet après-midi, dans le car pour Colmar. Et pas trace, dans ceux-là, des quelques défenseurs mis à l'essai ce dimanche.
    L'équipe type est donc à chercher dans un groupe où, exception faite de Victor Mendy, figurent l'ensemble des recrues de l'intersaison et les principaux acteurs de la remontée. L'heure du verdict a-t-elle sonné ? Sans aller jusque-là, Francis De Taddeo précise que « ceux qui joueront contre Strasbourg ont de grandes chances de débuter le championnat. » Candidats, montrez-vous...
    Au-delà des premiers choix, qui resteront quoi qu'il en soit soumis à l'examen du temps et du dernier round face au Standard, l'entraîneur aura surtout un œil attentif sur sa défense. Les expérimentations successives du mois de juillet Ñ neuf buts encaissés en sept matches Ñ ont montré leurs limites. Heureusement, celles imposées au coach par l'indisponibilité de plusieurs de ses cadres touchent à leur fin. En attendant celui de Cheikh Gueye, le retour aux affaires de Stéphane Léoni élargira dès aujourd'hui la marge de manœuvre de Francis De Taddeo. « En Ligue 2, la défense était un peu notre marque de fabrique. Elle était respectée. Nous devons avancer dans ce sens, nous montrer moins fragiles. C'est en partie ce que j'attends de nos deux derniers matches amicaux. » L'objectif est fixé et le temps qui passe l'étend implicitement à l'ensemble de la machine messine. Strasbourg, Liège, touches finales.

    Cheikh Gueye voit le bout

     

    Le bout du tunnel, Cheikh Gueye s'en rapproche. Privé du stage de préparation à Vichy en raison d'une blessure au genou survenue début juin sous le maillot de la sélection nationale sénégalaise, le défenseur vient de franchir une nouvelle étape sur le chemin de son retour au sein du groupe messin. Il travaille depuis lundi sous la houlette de Jérémy Moureaux, préparateur physique du FC Metz. Arrivé l'an passé du côté du stade Saint-Symphorien, le Lyonnais Milan Thomas pourrait poursuivre sa route du côté de l'AS Cannes. Jusqu'ici resté en marge des plans de Francis De Taddeo, le milieu de terrain est, en effet, parti à l'essai sur la Côte d'Azur depuis le début de la semaine. Il y a retrouvé un autre Messin, l'attaquant Nicolas Farina. Ce dernier, auteur d'une prestation remarquée face à Istres (1-1), samedi dernier, devrait incessamment sous peu faire l'objet d'un prêt.

    De Taddeo prend son temps

     

    Les choses se précisent. Preuve qu'il accorde une importance particulière à l'avant-dernière apparition amicale de sa formation, l'entraîneur messin n'a retenu aucun des joueurs actuellement à l'essai dans le groupe divulgué hier matin, à l'issue de l'unique séance du jour. En dépit des satisfactions tirées de leur prestation respective, dimanche contre Genk (1-1), Samuel Neva, Pascal Pédemonte ou encore le Serbe Ivan Vujcic ne participeront pas au déplacement en Alsace. « Nous ne nous précipiterons pas, indique Francis De Taddeo. Nous procéderons sûrement encore à quelques essais au mois d'août. »
    Le groupe messin. Gardiens : Marichez, Trivino. Défenseurs : Anton, Bassong, Diop, Delgado, Delhommeau, Léoni, Vivian. Milieux de terrain : Agouazi, Barbosa, Bessat, Cardy, Djiba, François, Gygax, Renouard. Attaquants : Aguirre, Baldé, Cissé, B. Gueye.

    FC Metz - Strasbourg, aujourd'hui à Colmar (19h)

     
    July 24

    Encore un nul...

     

    Léoni : « Nous avons tous quelque chose à prouver »

    La Ligue 1, le nouveau groupe de Francis De Taddeo, sa saison passée, ses ambitions... Le défenseur messin, Stéphane Léoni, fait son tour d'horizon.

    Stéphane Léoni, vous vous apprêtez à retrouver la Ligue 1, un niveau auquel vous aviez brièvement goûté en 2001-2002, sous le maillot de Sedan (huit apparitions, ndlr). A trente-et-un ans, comment abordez-vous ce nouveau challenge ? « Je suis dans le même état d'esprit que les autres. Il y a un peu d'appréhension, c'est logique, mais nous avons tous envie d'y être. Il faut être confiant. »• Malgré les résultats de certains matches amicaux disputés par le FC Metz ? « C'est vrai, de l'extérieur, les gens peuvent se poser des questions. Mais notre préparation ne se résume pas à ces quelques matches. Il ne faut pas oublier que derrière, il y a eu un gros, gros travail physique. Aujourd'hui, tout ce que je peux vous dire, c'est que nous avons tous les crocs. Mis à part Cédric Barbosa, personne, ici, n'a une véritable expérience de la Ligue 1 : nous avons tous quelque chose à prouver. Ici, il n'y a pas de starlette et c'est tant mieux. L'état d'esprit n'a pas changé par rapport à la saison passée. Chacun sait qu'il va falloir se retrousser les manches. Et je ne me fais pas de soucis de ce côté-là. Les mecs ont faim. »
    • A titre personnel, le fait d'avoir été blessé et d'avoir manqué à l'appel ces derniers jours peut-il être pénalisant ? « Oui, c'est possible. Je vais beaucoup mieux, j'ai repris avec le groupe, mais il faut encore attendre peu, voire comment je vais réagir physiquement dans les jours qui viennent. Ce qui est sûr, c'est que je ne me permettrai pas de tricher. En Ligue 1, si tu n'es pas à 100 %...»
    • A l'heure de votre retour à Metz, en juin 2006, aviez-vous déjà dans l'idée de prolonger l'aventure à l'issue de votre année de contrat ? « Non, j'arrivais surtout avec la volonté de me relancer. Ce n'était pas forcément évident par rapport à ma situation, mais je pense l'avoir bien gérée. » • Par rapport à votre situation ?... «Oui, le fait d'être le beau-fils de l'entraîneur a fait beaucoup parler. Mais voilà, j'ai essayé de faire abstraction de tous les commentaires, j'ai bossé sérieusement et au final, malgré une blessure, j'ai quand même réussi à disputer vingt-cinq matches (23 titularisations). Aujourd'hui, je suis fier d'avoir contribué à la remontée du club en Ligue 1 et j'espère encore tirer mon épingle du jeu. »
    • La durée des discussions qui ont entouré la prolongation de votre contrat n'a-t-elle pas gâché un peu votre plaisir ? « Non. Nous sommes d'ailleurs plusieurs à avoir été dans ce cas. Et quoi qu'il en soit, je suis heureux d'être là et impatient que les choses sérieuses commencent. »
    • Dernière question : ceux qui vous ont vu ces derniers jours ont pu constater que vous aviez adopté un nouveau look. Le cheveu ras, c'est un coup de tête ? « Non, non, c'était tout sauf un coup de tête. Disons que j'avais envie d'en finir avec une certaine image. Aujourd'hui, je veux me concentrer, être à fond dans le ballon. »

    La réflexion continue...

    Toujours susceptible de s'attacher les services d'un arrière latéral, voire d'un défenseur axial, l'encadrement messin a continué, hier, sa réflexion à partir de ce qu'ont fourni les cinq joueurs mis à l'essai dimanche à Genk (1-1). « Mis à part le Lensois Diane, tous ont montré de belles choses », relève d'ailleurs Carlo Molinari, rentré « satisfait » de son déplacement en Belgique. Le président messin doit faire le point aujourd'hui avec Francis De Taddeo, son entraîneur, qui a passé une grande partie de sa journée de lundi à mener une sorte d'enquête de personnalité pour mieux connaître les candidats à un poste : les Français Samuel Neva et Pascal Pédemonte, l'Ivoirien Foussenay Kamissoko et enfin, le Serbe Ivan Vujcic, qui lui aussi a plu au président messin.
    Côté terrain, la plupart des joueurs sollicités vendredi à Saint-Mihiel contre Reims et dimanche à Genk ont bénéficié d'une journée de repos, hier. A partir d'aujourd'hui, les Messins observeront un rythme d'une séance d'entraînement par jour, le matin, sauf mercredi et dimanche : ils disputeront alors leurs deux derniers matches de préparation, le premier à Colmar face à Strasbourg, le deuxième à Thionville contre le Standard de Liège.

    Un nul encourageant

    Largement renforcés par une batterie de joueurs extérieurs mis à l’essai, les Grenats ont fait match nul à Genk dimanche soir. Les deux buts de cette partie équilibrée ont été marqués sur penalty.

    La défense alignée face à Mons au cours de la semaine était inédite, celle qui débuta cette rencontre dominicale en terre belge fut encore plus surprenante. En effet, un seul membre de l’effectif messin figurait dans la ligne de cinq défenseurs chargée de protéger les cages de Trivino. Il s’agit de Pascal Delhommeau, qui eut comme coéquipiers d’un soir des garçons répondant aux noms de Neva, Kamissoko, Pédemonte et Vujcic, tous mis à l’essai pour l’occasion de même que le Lensois Mounir Diane au milieu de terrain. Peut-être que certains d’entre eux ont retenu l’attention du staff messin. Car au cours de la partie, l’équipe locale ne parvint à se procurer qu’assez peu d’occasion. Et ce malgré l’ouverture du score de Soetaers sur penalty (1-0, 21°). Trivino avait été abandonné par sa défense, coupable d’une erreur d’alignement, et contraint de faucher son vis-à-vis.
    Metz avait le bon goût de répliquer juste avant la pause. Gygax fut à son tour déséquilibré en pleine surface, et Cissé rétablit la parité en convertissant la sentence (1-1, 43°). La seconde période vit les Mosellans se procurer quelques belles occasions. Par Vincent Bessat, notamment, qui manqua de conclure un débordement du jeune latéral gauche Cédric Anton (ce dernier effectuait son retour après une période d’indisponibilité). Francis De Taddeo, à l’issue de la partie, se montrait très satisfait du comportement de ses troupes : « Ce fut vraiment une très belle partie à observer. Passé une période de mise en place difficile, nous avons progressivement pris la mesure de notre adversaire et nous aurions pu être récompensés par un second but. Le gardien adverse a fait quelques arrêts déterminants. Les garçons que nous avons mis à l’essai ont montré de bonnes choses. Et les ‘nôtres’ sont en train de monter en puissance. Je suis déçu que les joueurs n’aient pas pu ramener la victoire car ils la méritaient ! »
    Si cette fameuse victoire fuit le FC Metz depuis le 3-0 infligé à une équipe de l’UNFP peu après le stage de préparation, les signes de progression sont de plus en plus visibles. Genk, qui a attiré plus de 10 000 spectateurs pour cette partie amicale, jouera le tour préliminaire de la Ligue des Champions très prochainement et n’est donc pas un client facile. La dernière phase de la préparation messine débute désormais. Au menu, deux derniers tests : face à Strasbourg, dès mercredi à Colmar ; puis le Standard de Liège, dimanche prochain à Thionville.

    Amical : Genk 1-1 Metz
    Dimanche 22 juillet à Genk
    Buts de Soetaers (21°, sur pénalty) pour Genk ; Cissé (43°, sp) pour Metz

    L’équipe messine : Trivino – Kamissoko (Fernandes 84°), Neva, Delhommeau, Pedemonte, Vujcic (Anton 70°) – Diane (Bessat 61°), Cardy, Agouazi – Gygax, Cissé (Mendy 76°)

    July 22

    Et maintenant, Genk

    Metz reprend les essais

    Nouvelle revue d'effectif, à Genk, pour le FC Metz. Cinq défenseurs seront à l'essai dans le fief du vice-champion de Belgique.

     

    Chacun son tour. Les Messins les plus sollicités, avant-hier à Saint-Mihiel (défaite, 1-0, contre Reims) seront au repos aujourd'hui tandis que leurs camarades prendront le relais, à Genk, où les accueille le récent deuxième du championnat de Belgique. Pas ou peu vus vendredi dans la Meuse, Richard Trivino dans les buts, Pascal Delhommeau en défense, Laurent Agouazi, Vincent Bessat, Julien Cardy en milieu de terrain, Papiss Cissé et Victor Mendy en attaque se mesureront donc à une équipe qui prépare son entrée en lice en Ligue des champions, à la fin du mois, à l'occasion du deuxième tour préliminaire. Daniel Gygax, qui n'a disputé qu'une mi-temps ­ la première ­ à Saint-Mihiel sera également de la partie. Les autres ? De nouvelles têtes. Francis De Taddeo reverra le Serbe Vujcic, déjà aligné vendredi, et testera quatre autres défenseurs : le Lensois Mohammed Diame, susceptible d'être prêté, l'Ivoirien Kamissoko, qui évolue actuellement au Maroc, ainsi que deux Français actuellement sans club : l'ancien Tourangeau Pascal Pédemonte et l'ex-Grenoblois Samuel Neva. « Initialement, explique l'entraîneur messin Francis De Taddeo, nous avions choisi cet adversaire pour franchir un palier et durcir notre préparation. Les événements en ont décidé autrement. L'équipe qui démarrera le championnat le 5 août au Mans, nous l'alignerons mercredi contre Strasbourg et dimanche prochain contre le Standard de Liège. En attendant, il ne faudra donc tirer aucun enseignement du résultat à Genk. » S'il reprend les essais et s'il n'accorde qu'une importance relative au score, deux jours après la troisième défaite messine, Francis De Taddeo n'en attend pas moins « quelques indications » de la part de ses joueurs, sur « leur état de forme et les complémentarités entre eux. »
    A la septième étape de leur campagne de matches dits amicaux, les Messins devront aussi lever quelques lacunes apparues ici ou là. Leur entraîneur en dresse l'inventaire : « Devant, nous devons faire mieux en terme d'efficacité, car nous nous créons trop d'occasions que nous ne concrétisons pas. Nous péchons également dans le domaine des coups de pied arrêtés offensifs. Et nous ne négocions pas assez bien nos deuxièmes mi-temps. » Voilà, en quelque sorte, la feuille de route assignée aux joueurs messins qui retrouveront une vieille connaissance en la personne de Jean-Philippe Caillet, parti de Lorraine en 2005. Cet été, Genk s'est attaché les services d'un autre joueur français, l'attaquant Mohamed Dahmane, qui évoluait déjà en Belgique, à Mons. Avec le vice-champion de Belgique, Metz monte d'un cran dans la difficulté avant d'affronter Strasbourg mercredi à Colmar et le Standard de Liège, dimanche, à Thionville.

     
    July 21

    Le jeu en progrès, mais toujours ces sacrés problèmes de finition !

    Dommage…

    Dominateurs jusqu’au début de la seconde mi-temps, les Messins n’ont pas réussi à convertir leurs beaux mouvements offensifs. Ils ont fini par se faire surprendre sur une des rares opportunités rémoises et repartent de la Meuse avec une défaite sur le plus petit des scores. Pour son avant-dernier match amical en terre lorraine, le FC Metz se déplaçait ce soir en Meuse, sur le terrain de Saint-Mihiel. Si Leoni, natif de la bourgade, restait en tribune pour cause de douleur à la cuisse, quelques-uns de ses coéquipiers défenseurs effectuaient ce soir leur retour au sein du onze de Francis De Taddeo. La première ligne messine alignée était ainsi un peu plus conventionnelle que lors des dernières rencontres amicales : Diop, Vivian et Bassong dans l’axe, épaulés par le jeune serbe Vujcic, à l’essai, sur la gauche et par Renouard sur la droite. Au milieu, François retrouvait la place qu’il occupait lors du dernier championnat de Ligue 2, dans un rôle récupérateur devant la défense auquel il était davantage habitué. Gygax et Barbosa complétaient l’entrejeu, tandis que Baldé et Babacar Gueye formaient la nouvelle doublette offensive des Grenats.
    Celle-ci ne mit d’ailleurs que peu de temps à se mettre en branle. Dès la 5ème minute, une remise de la poitrine de Baldé pour Gygax sonnait le lancement des hostilités – ou plutôt, en ces temps de préparation amicale, des festivités –, celui-ci ayant trouvé en une touche de balle Gueye dans la surface de réparation. Un crochet et une frappe détournée en corner ne suffisait pas pour ouvrir la marque, mais le ton était donné.
    Le bon pressing des Messins au milieu de terrain ainsi que le  marquage au plus près des défenseurs rémois permettaient aux hommes de Francis De Taddeo d’exercer une pression certaine au cours de la première période. Gygax, d’une belle frappe en demi-volée (7e), Gueye en solitaire de loin (12e), Vujcic sur un beau mouvement collectif orchestré par Balde, Gygax et Gueye (15e), Barbosa sur corner (16e) ou encore Balde à la limite du hors-jeu (25e) alertaient successivement Johan Liebus et contribuaient à enthousiasmer les nombreux supporters grenat présents dans la tribune saint-mihieloise. Mais l’ancien Messin, très concentré, repoussait tous les assauts adverses. Quant aux quelques incursions rémoises (Ielsch et Tourenne, 37e), elles étaient bien contenues par un Christophe Marichez solidement épaulé par sa défense à la sérénité bienvenue.
    Après un dernier quart d’heure plus calme et le repos de la mi-temps, les Messins repartaient de plus belle à l’attaque du but du Stade de Reims. Sur coup-franc, d’abord, la frappe enroulée de Cédric Barbosa passait quelques centimètres au-dessus de l’angle droit des cages rémoises (47e). Un second coup-franc quelques minutes plus tard provoquait l’émoi dans la défense bleue qui repoussait in extremis le ballon loin devant (53e). Avant de laisser sa place à Djiba, Barbosa, toujours lui, mettait Aguirre sur orbite mais celui-ci se faisait chiper le ballon au dernier moment (56 e). L’occasion la plus franche de la partie allait cependant être à mettre à l’actif de Baldé, seul devant le but adverse, qui enlevait un peu trop sa tête sur un bon centre de Bassong (60e).
    Mais : « dominer n’est pas gagner ». Les Messins allaient l’apprendre cruellement lorsque Yann Kermorgant, entré peu de temps auparavant et parti à la limite du hors-jeu, convertissait superbement l’une des premières occasions de Reims. Sa frappe limpide, en demi-volée et aux vingt mètres, atterrissait directement au fond des filets du capitaine grenat (1-0, 70e). Ce but assommait les hommes de De Taddeo qui baissaient alors le pied et lâchaient du lest à leurs adversaires d’hier soir. Par deux fois, ceux-ci tentaient de doubler la mise : N’Zigou sur une belle frappe de loin (79e) et Frutos, à l’essai en Champagne, dans la surface (82e). Quelques vaines tentatives messines n’y allaient rien changer : le score en restait là.
    Plutôt que les regrets de n’avoir pu convertir au moins une de leurs nombreuses occasions, les Messins préféraient cependant retenir de la partie les très bons enchaînements observés notamment en première mi-temps, ainsi que la bonne entente aperçue lors des mouvements collectifs offensifs lancés par un milieu de terrain créatif. "On a montré un fond de jeu intéressant, surtout en première mi-temps, a commenté Francis De Taddeo à l'issue de la rencontre. Bien sûr, il nous reste encore certaines choses à peaufiner, notamment au niveau de la finition. Il faut qu'on amène davantage de vitesse et d'explosivité, mais cela va venir. J'ai confiance en eux!"

    La feuille de match
    Metz-Reims : 0 – 1
    Vendredi 20 juillet, 19h
    Stade Jean Mathieu de Saint-Mihiel
    Arbitre : M. Papillier
    Le but pour Reims : Kermorgant (70e).
    Temps agréable
    Environ 1 000 spectateurs
    Les équipes :
    FC Metz : Marichez, Vujcic (Delgado, 69e), Vivian, Diop, Bassong, François, Gygax (Aguirre, 45e), Barbosa (Djiba, 59e), Renouard, Gueye B., Balde A (Mendy, 84e).
    Stade de Reims : Liebus, Liron, Giraudon, Cherfa, Truchet, Tourenne (Ayasse, 45e), Féret (N’Zigou, 38e), Yachir (Cuvillier, 64e), Baldé H. (Frutos, 75e), Ielsch (Faye, 75e), Fauré (Kermorgan, 64e).

    Albert Cartier perd contre le FC Metz

    JUSTICE S’il y a quelques jours, il a gagné sur le terrain vert, Albert Cartier a définitivement perdu le procès qu’il faisait au FC Metz L'ex-entraîneur du FC Metz, Albert Cartier, a perdu en cassation le procès qui l'opposait au club depuis son départ du 22 avril 2002.Comme l'avait fait la cour d'appel de Metz le 27 ...

     

    Metz, le sérieux mal payé

    Plutôt consistants durant la première heure de jeu, les Messins ont fini par céder devant Reims. Troisième défaite amicale pour l'équipe de Francis De Taddeo.

    Première équipe à avoir battu le FC Metz la saison passée (2-0), mais aussi rare adversaire à avoir quitté le stade Saint-Symphorien autrement que par la petite porte (2-2), Reims aime décidément contrarier les plans messins. Le parfum amical qui flottait, hier, aux abords du stade municipal de Saint-Mihiel n'a rien changé à la tendance. Venu en Meuse avec l'espoir de confirmer le mieux entraperçu il y a quelques jours face à Mons (2-2), l'équipe de Francis De Taddeo est repartie avec une défaite de plus sur les bras (0-1). La troisième d'une campagne amicale lancée début juillet n'accuse évidemment pas le poids de celle concédée la semaine dernière face au FC Brussels (0-4). Il n'empêche. En s'inclinant sur la petite marge face à un pensionnaire de Ligue 2 ­ présent pour une ultime répétition avant d'ouvrir le championnat à Nantes ­ les Messins se sont privés d'une belle occasion de faire le plein de moral.
    A défaut de s'appuyer sur une victoire pour se rassurer, les Messins pourront toujours retenir la consistance de leur production durant une bonne heure de jeu. Jusqu'à cette frappe imparable de Kermorgant nichée dans la lucarne de Marichez (70e), les Grenats ont affiché une volonté constructive. Malick Diop et Sébastien Bassong revenus au sein d'une défense, où Vujcic, joueur serbe à l'essai, a fait une première apparition satisfaisante, Cédric Barbosa dans l'entrejeu, Metz a renoué avec un sérieux empêché jusque-là par l'absence des uns et des autres. Résultat : plus de liant dans le jeu et des automatismes plus convaincants.
    Au-dessus de la moyenne technique, Daniel Gygax signait la première frappe de son camp (7e) et se retrouvait à l'origine de nombreux mouvements. Mais l'inspiration s'envolait à l'approche de la zone de vérité. Le problème a d'ailleurs été retenu par Francis De Taddeo. Quelques minutes après le coup de sifflet final, l'entraîneur reconnaissait en effet « le manque d'efficacité » de ses attaquants. « Il nous reste deux semaines pour peaufiner notre travail. » Le délai offert aux Messins jusqu'au déplacement au Mans, le 5 août prochain, devra aussi être utilisé pour « gagner en fraîcheur. L'équipe n'est pas encore prête pour tenir la route quatre-vingt-dix minutes. » D'où, sans doute, ces vingt dernières minutes durant lesquelles les Rémois se montrèrent plus dangereux. Sans pour autant parvenir à aggraver la marque.
    Inquiet ? Francis De Taddeo ne l'est pas davantage que la semaine dernière. « Il ne faut pas s'énerver. Les motifs de satisfactions existent, notamment en première période. Il faut maintenant amener de la vitesse dans nos enchaînements, c'est indispensable. » Il reste trois matches amicaux aux Messins pour prendre leur élan.

    Un absent par ligne

    Outre Cheikh Gueye, dont le retour à la compétition est espéré pour le dernier match amical, le 29 juillet face au Standard de Liège, trois absences remarquées, hier, dans la Meuse : Pascal Delhommeau, en défense, Julien Cardy au milieu de terrain et Papiss Cissé sur le front de l'attaque messine. Les trois joueurs ont simplement été ménagés par leur entraîneur. Ils devraient être du prochain rendez-vous, demain, à et contre Genk, pour le septième match amical du FC Metz.

     

     

      

    July 20

    A Saint-Mihiel sous l'orage ?

    Babacar Gueye : « Cette saison on se battra ensemble »

    Meilleur buteur des Grenats la saison passée, Babacar Gueye a hâte de retrouver le terrain de la Ligue 1. L'international sénégalais place la solidarité parmi les principaux arguments messins.

    Toucher le poteau à deux reprises sur un seul et même penalty, comme mercredi en match amical, cela n'a pas dû vous arriver souvent ? « Non, c'est la première fois... Mais j'ai vite oublié tout ça en marquant notre deuxième but. »
    • Un beau but selon les commentaires, le deuxième vous concernant depuis le début de la campagne amicale messine. Peut-on en déduire que Babacar Gueye est en forme ? « Disons que je commence à retrouver mes sensations, comme les autres joueurs. Nous récupérons progressivement du stage. Nos quatre derniers matches amicaux devront nous permettre de monter en puissance pour répondre présent lorsque les choses sérieuses commenceront. »
    • Est-il encore trop tôt pour parler de pression ? « Oui, de toute façon, cette pression viendra toute seule. Pour l'instant, je ne ressens que de l'impatience, une grande impatience. »
    • Malgré la difficulté du chantier qui s'annonce ? « Oui. Nous savons que cette saison n'aura rien à voir avec celle que nous venons de vivre. Nous arrivons avec une équipe qui a fini première de Ligue 2, mais notre objectif principal restera le maintien. »
    • Le public attend beaucoup du retour de votre équipe en Ligue 1. Il attendra aussi beaucoup de son meilleur buteur... « Bien sûr, j'en suis conscient. Mais je n'ai pas peur de ça. Au contraire, c'est motivant. »
    • La dernière expérience du FC Metz en L1, en 2005-2006, a tourné au fiasco. Avez-vous le recul nécessaire pour en faire abstraction ? « Je pense que oui. Je me dis que quoi qu'il arrive, cela ne pourra pas être pire. Tout simplement parce que cette saison, on se battra ensemble. Ce n'était pas le cas il y a deux ans. Nous sommes conscients que nous serons attendus au tournant, mais nous sommes déterminés. Mais maintenant, j'aimerais surtout qu'on nous laisse travailler. Le moment n'est pas encore venu de nous juger. » • Vous voulez parler des défaites qui ont ponctué votre parcours depuis la reprise ? « Oui. Physiquement, nous savions que nous allions souffrir. Contre le FC Brussels (défaite 4 à 0), on n'arrivait plus à courir ! »
    • Au chapitre personnel, les négociations entourant votre contrat ont duré un certain temps. On imagine que vous êtes satisfait de leur issue ? « Oui, complètement. Mon souhait numéro un, même si j'étais annoncé partant, a toujours été de rester à Metz. Et je suis d'autant plus content de mettre engagé jusqu'en 2001 que les dirigeants ont fait le nécessaire pour prolonger les contrats de nombreux joueurs. Mis à part Franck (Béria), tous ceux qui ont relevé le challenge de la remontée en L1 sont encore là. »
    • Vos objectifs cette saison ? « Je n'ai pas l'habitude de m'en fixer. J'essayerai d'abord de faire partie des titulaires. Et pour cela, il faudra marquer. Ce sera sûrement moins évident qu'en Ligue 2. »
    • Lors des matches de préparation, Francis De Taddeo vous a transformé en véritable milieu de terrain. Plaisant ? « Personne n'y a prêté attention, mais j'ai déjà joué à ce poste la saison passée. Ça me permet de m'impliquer davantage dans le jeu. Je commence à prendre l'habitude. »

     

    Metz - Reims, sixième étape

    Le FC Metz se rappellera au bon souvenir de son début de campagne en Ligue 2, ce soir, face au Stade de Reims. L'enjeu sera évidemment tout autre que celui qui entourait la troisième journée de championnat, le 8 août 2006. Du côté rémois, Thierry Froger aura l'occasion d'observer un ancien Messin à l'œuvre : après une expérience en Angleterre (2e. division), Alexandre Frutos, à l'essai depuis le début de la semaine, espère en effet se relancer du côté du stade Delaune.
    Dans l'autre camp, à seize jours de l'ouverture du championnat, l'équipe de Francis De Taddeo profitera de ce sixième test pour affiner ses automatismes. Revenus d'Algrange, mercredi soir, avec un match nul (1-1) et, à travers lui, avec la petite satisfaction d'avoir lavé un peu de l'affront subi quelques jours plus tôt face au FC Brussels (0-4), les Messins retrouveront aujourd'hui une certaine cohérence dans le compartiment défensif. Absents face à Mons, Sébastien Bassong, Malick Diop ou encore Matheus Vivian font ainsi partie des dix-huit joueurs retenus pour ce déplacement en Meuse. L'entraîneur messin mettra par ailleurs un défenseur latéral gauche à l'épreuve : un dénommé Vujcic, déjà apparu sous le maillot de l'équipe réserve, dimanche dernier, contre Raon l'Etape.
    FC Metz - Stade de Reims, 19h à Saint-Mihiel

    Un latéral serbe à l’essai

    Les Messins se déplacent à Saint-Mihiel vendredi soir avec la volonté de confirmer devant Reims les progrès entrevus contre Mons. Un joueur serbe du nom de Vujcic sera également mis à l’essai.

    Les plaies ne sont pas encore toutes pansées, mais les retours se font petit à petit au sein de l’effectif messin. Contrairement à mardi dernier, Francis De Taddeo va pouvoir compter sur Cédric Barbosa au milieu de terrain ; et, comble du luxe, sur trois de ses défenseurs que sont Malick Diop, Matheus Vivian et Sébastien Bassong. Il devrait donc aligner une défense plus conventionnelle. « Notre but est de poursuivre progressivement notre montée en puissance, explique le coach mosellan. Après un match nul, nous espérons pouvoir renouer avec la victoire. Ce ne sera pas simple, nous connaissons les qualités de cette équipe rémoise. Et nous sommes sans doute encore un peu justes sur le plan physique. Mais l’essentiel est de continuer dans la bonne voie. »
    Jeudi, son effectif, divisé en deux groupes, a bouclé une séance d’entraînement de deux bonnes heures. Le staff a annulé la séance prévue vendredi matin afin de laisser souffler les joueurs. Dimanche, soit deux jours après Reims, les Grenats se déplacent à Genk pour un autre match amical. Plusieurs éléments à vocation défensive devraient être mis à l’essai à cette occasion. Ce qui permettrait, en plus de les observer, de préserver les garçons les plus en difficulté sur le plan physique. A Saint-Mihiel, il sera aussi question de test. Un latéral gauche serbe répondant au nom de Vujcic participera à la rencontre.

    Le groupe : Marichez, Trivino – Bassong, Delgado, Diop, Fernandes, Vivian, Vujcic – Agouazi, Barbosa, Djiba, François, Gygax, Renouard – Baldé, Aguirre, B. Gueye, Mendy
    L’équipe B jouera une rencontre amicale sur le terrain de Jarville, samedi à 18h30

     

     

     

     

     

    July 19

    Nous serons prêts pour le 05 Août...

    « Nous serons prêts le 5 août »

    Libéro intérimaire face à Mons mardi soir, Laurent Agouazi ne se fait pas de soucis à l’approche de ses retrouvailles avec la Ligue 1. Il promet que les Grenats seront au point pour affronter Le Mans, dimanche 5 août à Léon Bollée.

    Laurent, on vous a vu évoluer au poste de libéro contre Mons. C’est plutôt inhabituel…
    Laurent Agouazi : « C’est vrai, j’avais déjà tenu ce rôle en équipe de jeunes. En moins de 15 ans, notamment, sous la direction d’Éric Leca, lors des phases finales. Cela s’était très bien passé. C’est un poste que j’apprécie. On est aux commandes de la défense et on touche pas mal de ballons puisqu’on est à le premier ‘relanceur’. Je prend plus de plaisir au milieu de terrain, je pense que c’est là où mes qualités s’expriment le mieux. Mais pour rendre service à l’équipe, je suis prêt à renouveler l’expérience avec plaisir. »
    Vous étiez associé à Pascal Delhommeau et Julien François, votre entente s'est-elle bien passée ?

    L.A. : « Je trouve, oui. Mis à part le penalty que j’ai provoqué, derrière, ce n’était pas si mal dans l’ensemble. C’est le genre de situations typiques qu’il faut savoir à gérer. Malick, par exemple, aurait su mieux s’y prendre. Globalement, nous avons fait une bonne première période. Nous avons réussi quelques beaux enchaînements en partant de derrière. Ensuite, nous nous sommes écroulés physiquement, comme on pouvait raisonnablement s’y attendre. »
    La défaite contre Bruxelles la semaine dernière a surpris beaucoup de monde. Comment l’avez-vous vécue ?
    L.A. : « Même s’il s’agit d’un match amical, nous étions touchés, bien sûr. Nous sommes des compétiteurs et n’avons pas l’habitude de prendre quatre buts. Le score ne reflète pas tout à fait la physionomie de la partie. Nous avons surtout souffert de la fatigue en seconde mi-temps, mais la première était équilibrée. Il ne faut pas s’inquiéter. Contre Mons, nous avons été capables de tenir un peu plus longtemps. Nous sommes dans les temps de passage que nous nous étions fixés. »
    Après quelques semaines, les nouveaux venus se sont-ils bien intégrés ?
    L.A. : « Ils ont été bizutés et n’ont pas rechigné, c’est parfait (rires) ! Lors du stage, ils ont également répondu présent dans la difficulté. Comme l’a dit Christophe (Marichez), il n’est pas difficile de s’intégrer dans notre groupe mais ils ont su le faire tout de même. Nous verrons tout au long de l’année si ce dernier conserve sa forte cohésion. Après le match de Bruxelles, on a déjà pu voir l’importance de pouvoir compter là dessus. Nous nous sommes beaucoup parlés pour régler les problèmes rencontrés. »

    Avez-vous joué un rôle particulier auprès dans l’intégration des recrues ?
    L.A. : « Je suis encore jeune, mais cela fait neuf ans que je suis au club. Je n’ai pas de rôle attitré mais j’ai envie que tout se passe bien pour eux. Il y a deux ans, cela n’avait pas été le cas avec les nouveaux arrivants. J’ai surtout aidé ‘Abdou’ (ndlr : Baldé) à trouver un appartement. C’est un garçon que j’apprécie. Des affinités commencent à se créer. Cela peut être un atout une fois sur le terrain, d’autant que c’est un joueur à vocation offensive avec qui je devrais être amené à combiner. »
    Il paraît que vous êtes en négociations pour prolonger votre contrat…

    L.A. : « En effet… C’est surprenant que cela soit sorti, nous étions très peu à en être au courant. Je suis en discussion avec le club pour prolonger de deux saisons supplémentaires, ce qui m’emmènerai jusqu’en 2011. Rien ne presse, bien sûr, puisque je suis encore lié au club pour deux saisons. Je souhaite m’inscrire dans la lignée de mes coéquipiers qui se sont également engagés comme Julien Cardy ou Babacar Gueye. Le club a un projet et un discours qui me plaisent. J’ai 23 ans et tout l’avenir devant moi. Il ne faut pas oublier que je n’en suis qu’à deux saisons de professionnalisme, j’ai encore beaucoup à apprendre. D’où l’idée de ce contrat à long terme. »
    Pour la première rencontre à domicile du championnat, vous retrouverez deux vieilles connaissances puisque Metz affrontera Lille. Ce sera un match particulier pour vous ?
    L.A. : « Lorsque j’ai appris cela, j’ai de suite envoyé un message à ‘Ludo’ et ‘Franck’. On se taquine. Je leur dit qu’ils ne sont plus les bienvenus à Saint-Symphorien, pour plaisanter bien sûr. J’ai vécu pendant plusieurs années au quotidien avec eux. Dans ce sens, on peut dire que cette rencontre est spéciale. Mais une fois sur le terrain, on ne se fera pas de cadeau. Nous aurons besoin de points pour faire un bon départ. Il n’y aura plus de place pour les sentiments. »
    Bien démarrer la saison revêt une importance certaine. Surtout lorsqu’on joue le maintien ?
    L.A. : « Il est difficile d’être derrière et de revenir, les exemples sont nombreux. Mieux vaut faire la couse en tête comme la saison passée. Nous voulons conserver la dynamique de victoires dans laquelle nous nous trouvons et ne pas se mettre une pression supplémentaire d’entrée. C’est pour cela que nous travaillons dur en ce moment. La Ligue 1 est deux fois plus exigeante que la Ligue 2. Notre préparation a donc été encore plus dure que l’an passé. Actuellement, nous en payons le prix lors des matches amicaux. Mais je veux rassurer nos supporters, nous serons prêts le 5 août prochain. »

    Metz attaque sans défense

    Jusqu'ici, Metz traverse l'avant-saison sans les défenseurs qui lanceront le championnat, dans dix-sept jours. Une contrariété ponctuelle plus qu'un souci à long terme, apparemment.

    Hier matin, au retour d'une petite séance de récupération à l'ombre des peupliers de Saint-Symphorien, Laurent Agouazi n'en revenait toujours pas de son intérim de la veille au cœur de la défense messine, face à Mons, à Algrange (2-2). « Franz Beckenbauer ! », s'est-il écrié dans un élan d'autodérision, comme un vent de fraîcheur en ces temps de grosse chaleur. L'épidémie de blessures qui a commencé à décimer la ligne arrière de Metz au retour du stage de Vichy a transformé tour à tour Julien François, Milan Thomas, Sébastien Renouard et, pour finir, Laurent Agouazi, en défenseurs d'un jour, ou de quelques jours. « Ils l'ont fait sans renâcler et sont à féliciter », insiste Francis De Taddeo, entraîneur exceptionnellement magnanime malgré le caractère évitable des buts encaissés au cours des trois derniers matches de son équipe. Autre hommage : celui de Stéphane Léoni, l'un des nombreux éclopés de cette avant-saison. Lui regarde le train des rencontres de préparation passer sans pouvoir utiliser son temps et son énergie autrement qu'à soigner une lésion musculaire à la cuisse droite. « C'est surtout pour ceux qui se sacrifient en ce moment que la situation est la plus compliquée, assure Stéphane Léoni. Je sais ce que c'est : je suis arrière droit, j'ai passé la saison dernière à jouer à gauche. » D'un point de vue collectif, Stéphane Léoni limite les éventuelles conséquences tactiques d'un tel retard à l'allumage : « Nous nous connaissons depuis un an maintenant, les automatismes reviendront vite. Maintenant, c'est sûr, ce serait mieux que tout le monde soit revenu au moins pour les deux derniers matches de préparation. » Ancien défenseur historique du FC Metz avec lequel il a livré 423 matches en Première division, Philippe Gaillot confirme qu'il est temps de se retrouver : après Reims, demain, à Saint-Mihiel, il restera trois rencontres (contre Genk, Strasbourg et le Standard de Liège). « La vocation des matches disputés jusqu'ici consistait à retrouver le rythme, explique Philippe Gaillot. Avec l'arrivée de Vivian, susceptible d'occuper une position importante dans le cas d'une défense à cinq, Francis De Taddeo aurait quand même aimé pouvoir tester différents cas de figure, mais il a dû parer au plus pressé. Trois matches peuvent suffire à condition d'être au complet. Parce que, pour une équipe comme la nôtre, mieux vaut ne pas devoir se régler en début de compétition, même si tout n'est jamais parfait dès la première journée, et même si des réglages restent toujours nécessaires en cours de saison. »
    Au lendemain du nul concédé aux Belges de Mons alors que son équipe semblait reprendre le chemin de la victoire, Francis De Taddeo évoque des désagréments « essentiellement embêtants sur le moment » : « Perdre 4-0 contre le FC Brussels ou être rejoint par Mons sur des buts venus d'ailleurs, c'est ennuyeux plus qu'inquiétant. » La consultation du bulletin médical a dû conforter l'entraîneur messin : Sébastien Bassong, Malick Diop et Matheus Vivian redeviennent opérationnels, en attendant Stéphane Léoni dès dimanche peut-être et, plus tard, Gaëtan Bong et Cheikh Gueye. Seul rescapé de l'été, Pascal Delhommeau va bientôt retrouver ses habituels voisins de jeu.

    Un sponsor venu d'Afrique

    Signe des temps, le maillot du FC Metz orné depuis vingt-trois ans d'un symbole de l'industrie lorraine s'apprête à afficher les couleurs d'un opérateur africain de téléphonie.

    A la recherche d'un sponsor après le retrait d'Arcelor, l'entreprise sidérurgique passée sous le contrôle des Indiens de Mittal, le club lorrain aurait en effet trouvé son bonheur au Sénégal, auprès d'un spécialiste des télécommunications qui, en France, propose notamment des cartes de prépaiement pour les mobiles utilisés à destination du continent africain.
    La présence de nombreux joueurs sénégalais au sein de l'effectif messin et les liens qui unissent le FC Metz et Dakar, où il s'apprête à participer à la construction d'un centre de formation, ont bien sûr constitué un argument de vente tout trouvé pour Sportfive, en charge des intérêts commerciaux du club. Un temps évoquée, la piste de Triangle intérim, société de travail temporaire, ne s'est finalement pas concrétisée. Si les négociations aboutissent, le nom du nouveau partenaire du FC Metz devrait être dévoilé dans le courant de la semaine prochaine. Son sigle figurerait alors sur le devant du maillot où, depuis la reprise, seul le logo de la Moselle apparaissait. Les nouvelles tenues seront-elles prêtes à temps pour être étrennées le 5 août au Mans, pour le coup d'envoi du championnat ? Réponse sous peu.

    Recrutement en attente

    Calme plat. Depuis le 27 juin, et l'officialisation de la venue de l'espoir serbe Ljubomir Fejsa, qui participe actuellement au championnat d'Europe des 19 ans en Autriche, Metz ne s'est plus manifesté dans la rubrique des transferts. La possibilité de s'attacher les services d'un défenseur latéral supplémentaire a été évoquée, mais la piste du jeune Cristolien Thierry Argelier a été abandonnée. L'indemnité exigée par son club, relégué en National, correspondait visiblement assez mal à la valeur supposée du joueur. Depuis, l'aréopage messin est tombé d'accord pour attendre les trois derniers matches précédant la première journée de championnat, « les plus significatifs » aux dires de Francis De Taddeo, pour voir quelle retouche éventuellement apporter à l'effectif. Après avoir affronté Reims (L2) demain à Saint-Mihiel (Meuse), le FC Metz se rendra dimanche à Genk (Belgique), avant de se mesurer au RC Strasbourg (L1) à Colmar mercredi prochain et au Standard de Liège (Belgique) le dimanche 29 à Thionville.

     

    July 18

    préparation,réparation,récupération : Metz reprend son souffle!

    Amical : Metz 2-2 Mons

    Les Grenats ont montré de signes de progression face à Mons, mardi en match amical à Algrange. Cardy et Gueye ont marqué les deux buts lorrains en première période. Avant que leur équipe ne baisse le pied au cours de la seconde.

    Forfaits obligent, la composition du onze de départ a certainement surpris quelques uns des spectateurs venus nombreux assister à ce nouveau test amical sur la pelouse d’Algrange. Outre le positionnement assez reculé dans le couloir droit de Sébastien Renouard, la défense à cinq du FC Metz était dirigée par… Laurent Agouazi, reconverti libéro pour 90 minutes.
    Les débats furent animés d’entrée de jeu. Christophe Marichez, pour son retour dans les cages mosellanes, dût sauver les siens dès la première minute. Puis, dans la foulée, Wilmer Aguirre obtînt un penalty que Babacar Gueye manqua… en touchant les deux poteaux !
    Pas en veine, le Sénégalais allait pouvoir se rattraper au sein d’un premier acte où sa formation montrait des dispositions à se rapprocher du but adverse. Ce fut d’abord Julien Cardy qui ouvrit la marque en reprenant de volée un centre mal renvoyé par la défense belge (1-0, 25°). Puis Gueye s’en alla alourdir le score au terme d’un joli numéro solitaire (2-0, 43°). A la mi-temps, on pensait les Messins bien engagés pour renouer avec la victoire. C’était oublier les quelques flottements défensifs aperçus. S’ils n’avaient rien coûté aux Grenats dans un premier temps, ceux-ci allaient permettre à Mons de refaire son retard au cours de la deuxième mi-temps.
    Dès le retour des vestiaires, les Belges bénéficiaient d’un penalty logique consécutif à une charge d’Agouazi et ne manquaient pas l’aubaine (2-1, 48°). Puis, passé l’heure de jeu, une action développée sur le flanc droit de l’arrière-garde messine aboutissait à l’égalisation (2-2, 67°). La fin de match fut sans grosses frayeurs de part et d’autre. « Notre défense était très expérimentale et très peu expérimentée, observe Francis De Taddeo. Peut-être que nous n’aurions pas encaissé ces deux buts avec des défenseurs de métier. Sur le plan physique, nous ne sommes pas encore tout à fait au point, comme en témoigne la deuxième mi-temps où nous avons un peu baissé le pied, mais nous remontons un peu la pente. La première mi-temps a été encourageante. » Mercredi, le groupe messin se retrouvera en matinée pour un décrassage. La prochaine rencontre amicale est programmée vendredi à Saint Mihiel contre Reims (19h). Pour ce rendez-vous, l’entraîneur messin pourra peut-être de nouveau compter sur Diop, Bassong et Vivian.

    Amical : Metz 2-2 Mons
    A Algrange, mardi 17 juillet
    Buts de Cardy (25°) et B. Gueye (43°) pour Metz
    L’équipe messine : Marichez – Renouard, Delhommeau, Agouazi, François, Delgado (Cissé 64°) – Cardy, Djiba (Fernandes 77°), Bessat – Aguirre (Baldé 62°), B. Gueye (Gygax 62°)

     18 ans : Nancy - Metz en ouverture

    Les 18 et les 16 ans du Club à la Croix de Lorraine connaissent la composition de leurs groupes respectifs pour la saison 2007/2008 ainsi que leur calendrier.

    18 ans
    Metz fait partie du Groupe B du Championnat National également composé des clubs suivants :
    Auxerre, Gueugnon, Lyon, Reims, Strasbourg, Clermont Ferrand, Jarville, Sedan, Troyes, Dijon, Louhans Cuiseaux, Nancy, Sochaux
    Premier match : Nancy - Metz, le 2 septembre.

    16 ans
    Metz fait partie du Groupe B du Championnat National également composé des clubs suivants :
    Florange, Nancy, Schiltigheim, Strasbourg, Illzach Asim, Racing 92, Sedan, Torcy, Reims, Saint Julien JSFC, Troyes
    Premier match : Schiltigheim - Metz, le 9 septembre.

    Metz remonte la pente

    Après deux défaites, Metz a inversé la tendance face aux Belges de Mons, à Algrange, en attendant de retrouver sa vraie défense.

    Pas de panique. Battu coup sur coup par présumé plus faible, à savoir Coblence (1-2) puis le FC Brussels (0-4), le FC Metz a redressé la courbe de confiance en faisant match nul avec Mons, hier, à Algrange (2-2). Cette parité ne contient pas davantage d'enseignements sur le long terme que les deux revers l'ayant précédée, ou les deux victoires qui avaient lancé la campagne messine, à Vichy, mais elle présente le mérite d'éloigner tout éventuel accès de scepticisme. Comme souvent à ce stade précoce de la saison, Metz a affiché deux visages très distincts, qui doivent moins aux changements opérés en deuxième période qu'à la fatigue ayant fini par gagner les rangs. Ce que Francis De Taddeo résume en ces termes : « Nous avons réussi une bonne première mi-temps, puis la deuxième a été moins bien conduite car, physiquement, nous commençons juste à remonter la pente. J'ai apprécié les enchaînements du début de match. Nous avions plus de jus, plus de vivacité. La suite a été plus pénible. »
    L'entraîneur messin avait surpris son auditoire, avant la rencontre, en dévoilant la composition de sa défense à cinq, au sein de laquelle Sébastien Renouard allait occuper le couloir droit, et Laurent Agouazi la charnière centrale, entouré de Pascal Delhommeau et Julien François. Deux milieux offensifs sacrifiés en raison de l'hécatombe actuellement rencontrée dans le domaine défensif. Difficile, dans ces conditions, de parler de match de préparation. « Ce sera au moins l'occasion de mettre à l'épreuve l'unité du collectif », annonçait Francis De Taddeo. Sur ce plan là, il n'a pas été déçu. Aidés par la mollesse des velléités offensives de Mons, les défenseurs d'un soir du FC Metz ont plutôt bien tenu la boutique pour commencer, le temps pour Christophe Marichez d'intervenir dans les pieds de Wilfried Dalmat, d'entrée de jeu (2e). Les Lorrains auraient même dû ouvrir la marque, sur un penalty obtenu par Wilmer Aguirre, mais la frappe de Babacar Gueye a connu le destin singulier de toucher les deux poteaux (4e). Partie remise : d'une volée impeccable à la réception d'un centre de Laurent Agouazi, Julien Cardy a ouvert la marque (25e), imité avant la pause par Babacar Gueye, auteur d'un grand numéro pour dribbler deux défenseurs belges et tromper Cédric Berthelin (43e).
    La machine s'est donc grippée après la pause, sous le double effet d'une baisse de régime et du réveil montois. Grâce à une faute de Laurent Agouazi sur Alliyudatti, Wilfried Dalmat a réduit le score, en force, sur penalty (47e). Vingt minutes plus tard, bénéficiant d'un centre précis de l'ancien Nancéien Zoko, Alessandro Cordaro a laissé la défense messine sur place, il n'est pas le premier cet été (67e). « Avec une défense plus habituelle, suppose Francis De Taddeo, nous n'aurions pas pris de tels buts. » Sébastien Bassong, Matheus Vivian et Malick Diop, peut-être, sont espérés vendredi à Saint-Mihiel, contre Reims, Stéphane Léoni dimanche à Genk (Belgique), en attendant Cheikh Gueye. « Nous devons trouver une solidité défensive », affirme l'entraîneur messin, qui doit surtout retrouver une défense tout court.

     

    July 17

    FF : Les clubs qui montent...

    Carlo Molinari est un monument. N'est-il pas arrivé en 1967 au FC Metz ? Toute sa vie ou presque, il l'a dédiée au club mosellan et à son épanouissement. Aujourd'hui, à soixante-quatorze ans, l'ancien champion de France de motocross fait partie du cercle, de plus en plus restreint, des dirigeants fidèles à leur équipe, quand bien même celle-ci éprouve des difficultés. Mais le dirigeant lorrain regrette le « bon vieux temps » où il était encore possible de parler football dans les réunions au sommet. « En L1, à part avec quelques anciens dirigeants, on évoque de moins en moins le jeu. Il est surtout question de business et  de résultats. C'est comme ça... »

     Cette évolution des mœurs et du milieu n'a en tout cas pas dérouté le boss messin, de retour au plus haut niveau après une saison au purgatoire. Un passage à l'étage du dessous qui ne l'a pas laissé indifférent : « De la L2, je regretterai sans doute la convivialité, un esprit qu'on n'a pas ou plus en Li, ainsi qu'une certaine dimension humaine. Beaucoup de clubs de l'élite appartiennent à des holdings et s'inscrivent dans une stratégie globale. En Ligue 2, j'ai en tout cas rencontré des gens très intéressants et dévoués à leur club. Je pense notamment au président libournais, M. Laydis. » Fidèle à une histoire et surtout à des valeurs, le FC Metz version 2007-08 s'appuie sur un socle solide, avec la ferme intention de profiter d'une recette gagnante mise sur pied l'été dernier. « On sortait alors d'une saison traumatisante, par bien des aspects. Cela ne nous a pas empêchés de bâtir une équipe et un groupe avec une mentalité irréprochable. Un homme comme Francis De Taddeo a su créer une émulation et bouleverser le fonctionnement de l'équipe. » Sportivement, Metz a tiré les leçons d'un recrutement passé partiellement raté, qui l'a conduit en enfer. Exit, donc, les joueurs éloignés de l'esprit maison. L'éclosion d'une génération talentueuse issue de la formation, puis son épanouissement ont permis au club lorrain de traverser sans souffrance la saison 2006-07. Paradoxalement,
    Metz a moins souffert de cette seconde relégation que de la première, en 2002-03. «A l'époque, c'est vrai, on avait été un peu choqués, déstabilisés même, après trente-cinq années en Ligue 1. On découvrait la L2, tout simplement. La saison dernière, ce fut tout autre chose : on était plus confiants, plus sereins. Il n'y a jamais eu vraiment de doute, et nous n'avons pas connu de problème de vestiaire. »Sans jamais évoquer la perspective du maintien, qui sera la préoccupation majeure de l'encadrement conduit par Francis De Taddeo, Carlo Molinari s'inscrit totalement dans la politique de développement du club, dont le centre de formation a été récemment classé troisième en France par la Direction technique nationale. Désireux de rompre avec une image figée, le FC Metz a défini, dans le cadre de « Grenat 2010 », les axes de sa politique future : s 'insérer dans le deuxième tiers des budgets de L1 avant 2010, puis dans le deuxième quart après 2010, tout en espérant atteindre un potentiel de 40 à 50 M€. Le club compte également remplir régulièrement le stade Saint-Symphorien pendant les deux saisons à venir. La partie la plus importante concernera les tra vaux d'aménagement et de modernisation de ce stade qui devraient être terminés en 2010. Le Saint-Symphorien nouveau possédera 32 000 places, contre 26 600 actuellement ; il sera intégralement couvert et abritera un hôtel, des espaces VIP  supplémentaires, un centre de remise en forme et un parking supplémentaire de 600 places. Résolument tournée vers le futur, c'est ainsi que se voit cette équipe heureuse de retrouver la Li, avec en tête l'ambition de se professionnaliser toujours plus. Patrick Razurel, le directeur général délégué, résume ainsi la philosophie nouvelle du club lorrain : « Appuyons-nous sur notre histoire et nos fondations, même si notre moteur doit être l'avenir. Et sans oublier qu'on ne peut être un grand club sans puissance de feu économique. ».

     LE PROJET SPORTIF PAR FRANCIS DE TADDEO

     « Sur la lancée de la saison écoulée »

    Il  y a quelques semaines, Francis De Taddeo, grand artisan de la remontée, tant par la taille que par l'énergie investie, a poussé une petite gueulante. Alors que le recrutement estival avait à peine commencé, l'éventualité de perdre quelques cadres n'était pas à écarter. Depuis, tout est rentré dans l'ordre et Francis De Taddeo s'est attelé, depuis le stage de Vichy, à sa mission : réinstaller Metz en Ll. « L'idée directrice, saison écoulée. On sortait alors d'un exercice très douloureux. Il fallait repartir en s'appuyant sur des éléments d'avenir. Tout cela reste d'actualité.» Pour valider ce retour parmi l'élite, Metz dispose d'un atout majeur : son centre de formation, parmi les plus réputés de France, si l'on en juge par le nombre de joueurs issus de cette structure évoluant en équipe première. Et les 16 ans viennent, quant à eux, de remporter le titre national. « Metz peut difficilement espérer recruter des joueurs renommés ou de premier plan. On mise donc sur des joueurs confirmés ou sur des garçons d'avenir qu'on accompagne dans leur développement. On sait faire. C'est le   cas des jeunes lancés en L2 qui vont continuer leur apprentissage cette saison. Tous sont restés, hormis Béria.» Bâtir un groupe compétitif et le faire « vieillir » harmonieusement sera donc la tâche principale de l'encadrement technique. « Il faut repartir en L1 avec toute l'humilité et la prudence nécessaires, en espérant évidemment de belles satisfactions. » Heureux et rassuré de pouvoir disposer d'éléments ayant, pour certains, prolongé jusqu'en 2011, De Taddeo met en avant l'image d'excellent club de promotion du FC Metz. « Nous donnerons cette saison encore une place importante aux jeunes. Avec eux, on a vraiment les moyens de bien figurer, même si le palier de la L1 est difficile à franchir.» Le maintien, d'entrée, ne paraît donc pas un objectif hors d'atteinte, avec un effectif stable et renforcé.

    LE BUDGET :

    « On ne fera certainement pas de folies »

    « Notre budget sera de 24 M€, le plus modeste de Ligue 1, soit une augmentation de 14 millions par rapport à l'exercice précédent, relève le président Carlo Molinari. La saison dernière, nous avions évidemment dû diminuer notre train de vie, ce qui n'est jamais simple quand on est un club structuré pour la Ligue 1. N'oublions pas qu'on possède un centre de formation très performant, dont le coût de fonctionnement avoisine les 3 à 3,5 M€. Nous avions alors, à tous les niveaux, un fonctionnement de L1 avec des recettes de L2. Aujourd'hui, on repart sur des bases connues. On souffrira moins que la saison dernière, où on avait perdu la moitié de nos recettes. Fort heureusement, nous n'aurons pas à redimensionner le club à la baisse, ce qui est souvent le cas lorsqu'on reste une saison supplémentaire en L2. On a su éviter cet écueil, ce qui n'était pas évident. On ne fera certainement pas de folies pour notre retour en Ligue 1, d'autant que nous travaillons sur notre grand projet " Grenat 2010 ".

    LES INFRASTRUCTURES :

    Saint-Symphorien bientôt réaménagé

     « L'avenir du club à moyen terme, explique Patrick Razurel, directeur général délégué du FC Metz, est défini à travers notre projet " Grenat 2010 ".  Il doit se concrétiser dans les trois ou quatre années à venir et concerne le réaménagement du stade Saint-Symphorien. Pour le reste, nous disposions déjà d'infrastructures de niveau L1. Ce n'est pas notre passage en L2 qui a modifié la donne. Notre projet aura valeur de révolution culturelle pour le club, une remise à niveau générale et structurelle. Si nous voulons grandir et faire partie à moyen ou long terme des dix clubs qui comptent en France, nous devons nous adapter aux nouveaux besoins de l'économie du football. En attendant, nous nous attelons à doter l'équipe de quelques outils. On a posé courant juin une nouvelle pelouse et nous sommes en train de refaire les terrains d'entraînement. Par ailleurs, nous développons notre technologie vidéo. Le service existait depuis la saison dernière, nous l'étoffons. L'idée, c'est évidemment de donner au staff technique les moyens de travailler correctement. »

     LES SUPPORTERS :

     Ambitieux mais lucides

    Xavier Schmitt est le porte-parole de Génération Grenat, association qui compte un millier de membres. « Mais nous sommes 500 actifs, précise-t-il. Après une période un peu floue depuis 1999, nous attendons du FC Metz un retour à la stabilité. Concrètement, ajoute-t-il, on espère que le club terminera entre la douzième et la quinzième place et qu'il assurera son maintien avant la dernière journée. Une petite aventure dans l'une des Coupes nationales, jusqu'en demi-finales ou mieux, serait formidable, parce que ce genre de parcours draine toujours beaucoup de public au stade. On attend évidemment qu'on parle plus encore de Metz, qui était tombé ces dernières saisons dans les travers d'un club moyen, après une place de vice-champion en 1998. Nous sommes lucides, cependant : le club dispose de peu de moyens et revient tout juste en L1. Quelques départs nous ont attristés, comme ceux d'Obraniak et de Béria, mais le club a su conserver Agouazi, Cardy et ses Sénégalais. Inspirons-nous de Lorient, qui a stabilisé son groupe après la montée en Ligue 1. Enfin, on regrette le départ de Michel Ettorre, figure charismatique du club, qui n'a pas été reconduit dans le staff... »

    En "baver"pour être au top le 05 Août...

     
    Une préparation soignée

    Entre le 25 juin et le 5 août, les Messins auront eu quarante-et-un jours pour se préparer à affronter la saison de Ligue 1. Jusqu’alors très axée sur l’amélioration des capacités physiques des joueurs, la préparation va évoluer pour les amener à leur meilleur niveau technique et tactique contre Le Mans.

    Francis De Taddeo a été clair, samedi à l’issue de la défaite de ses hommes face au FC Brüssels : « On demande beaucoup aux joueurs en ce moment ». Depuis la reprise il y a aujourd’hui trois semaines, les Messins enchaînent en effet les séances d’entraînement chargées et les rencontres amicales. Déjà quatre au compteur, durant lesquelles, entre gestion du temps de jeu et blessures, on n’aura pour l’instant rarement vu l’équipe-type qui devrait débuter le championnat le 5 août. Il en reste encore cinq à venir d’ici le 29 juillet.

    Il faut dire qu’une intersaison ne s’aborde pas à la légère. Tout y est anticipé, prévu, programmé afin que les joueurs montent progressivement en puissance. « Dès avant la fin de leurs vacances, explique Jeremy Moureaux, le préparateur physique du FC Metz, les joueurs devaient se plier au programme de remise en route musculaire et cardiaque que nous leur avions transmis. Ensuite, la reprise à Metz a été l’occasion de travailler en ‘capacité aérobie’, tout en réalisant en parallèle beaucoup de gainage et de renforcement musculaire sur les jambes et les bras. » L’objectif affiché est d’amener chaque joueur à sa meilleure forme possible, par le biais d’une individualisation du travail importante qui a déjà porté ses fruits. Après de nombreux tests physiques personnalisés (notamment l’évaluation de la VMA, la vitesse maximale aérobie), le staff technique messin établit un programme individualisé au maximum pour chaque membre de l’effectif afin de lui proposer une courbe de progression la plus adaptée possible.

    Le stage à Vichy n’a d’ailleurs pas échappé à cette méthodologie efficace, le tout à un rythme et sur une intensité encore renforcés. « Vichy, ce fut dix jours où l’on a tapé assez fort, continue Moureaux. Mais si on leur demande beaucoup, c’est parce que l’on considère qu’ils ont déjà une base athlétique correcte. » Avec quatre séances de ‘PMA’ (puissance maximale aérobie, c’est-à-dire un travail de courses), une musculation en extérieur tout à la fois orientée sur la force et la vitesse (fréquence gestuelle rapide pour améliorer la coordination, les appuis, les déplacements) complétée par des séances sur appareils pour ce qui concerne le haut du corps, sûr que Vichy n’a pas été une cure de tout repos ! « Durant le stage, on s’est davantage occupé de l’individu que de l’équipe. Les joueurs n’ont pas beaucoup touché le ballon. En contrepartie, on a augmenté petit à petit l’intensité et le volume du travail demandé pour arriver au maximum à la fin des dix jours. Une fois rentrés à Metz, on a diminué le volume tout en gardant l’intensité : on privilégie désormais les efforts courts et intenses pour arriver rapidement à l’explosivité et la préparation des matches. » Depuis leur retour de l’Allier, les Grenats ont ainsi enchaîné les exercices de vitesse et d’explosivité sous toutes leurs formes, y compris le matin des matches amicaux disputés contre Koblenz et Brüssels.

     Rien d’étonnant, donc, à ce que les joueurs aient quelque peu souffert durant ces rencontres après avoir accumulé les efforts auparavant. Aujourd’hui, tout juste trois semaines après avoir repris et trois semaines avant son premier match officiel de Ligue 1, l’équipe entre dans une nouvelle phase de sa préparation. Celle davantage orientée sur l’aspect « technico-tactique », et qui devrait permettre de commencer la mise en place collective en vue de la prochaine saison. Jusqu’à maintenant, les matches amicaux ont plus été l’occasion d’une revue d’effectif complète – hors blessés – alors qu’ils vont désormais s’orienter, au fur et à mesure, vers une expérimentation des schémas de jeu possibles. Du physique à la technique, de l’individu au collectif : c’est aussi cela, le cheminement d’une préparation soignée.

    Après Bruxelles, Mons

    Pour affronter Mons, demain à Algrange, les Grenats seront à niveau privés de nombreux joueurs.

    Les temps sont durs pour Francis De Taddeo. A l’heure où chacun effectue ses réglages, le coach messin doit composer avec un nombre conséquent d’absences.
    Après la sévère défaite enregistrée samedi dernier face à Bruxelles, sa formation va être de nouveau opposée à un club de première division belge : le RAEC Mons. Pour ce rendez-vous, l’entraîneur messin ne dispose pas de l’intégralité de ses troupes, c’est le moins qu’on puisse dire. Au registre des absents figurent plusieurs titulaires potentiels : Barbosa (victime d’une infection), Bassong (repris par des douleurs dorsales) et Vivian (qui participera à un entraînement physique) sont venus s’ajouter aux Diop, Leoni et C. Gueye, blessés de plus longue date. Si tout ce beau monde devrait être rétabli assez rapidement, il n’en reste pas moins indisponible pour le moment.
    Devant Mons, les Mosellans chercheront malgré tout à effacer leur précédent revers. « Nous vivons une période un peu délicate, reconnaît De Taddeo, cela s’est vu contre Bruxelles. Mais il faut s’adapter. Nous avons un peu relâché à l’entraînement. Nous comptons bien montrer un autre visage désormais. » En attendant des jours meilleurs.

    Amical : FC Metz – Raec Mons
    A Algrange, coup d’envoi 19h30

    Le groupe : Marichez, Trivino – Betsch, Corrales, Delgado, Delhommeau, François, Fernandes – Agouazi, Bessat, Cardy, Djiba, Renouard, Thomas, Gygax – Aguirre, B. Gueye, Baldé, Cissé

    CFA : Metz 2-0 Raon

    L'équipe B a battu Raon l'Étape en match amical dimanche après-midi. Les deux buts messins ont été marqués par Momar N'Diaye et Emmanuel Françoise. Après sa victoire 4-0 sur une sélection du Bas Rhin, la formation de José Pinot poursuit sa préparation avec un nouveau succès face à une équipe qui évoluait la saison passée en National et qui a malheureusement été reléguée.

    Francis De Taddeo : "Etre modestes, mais sans complexe"
    L’entraîneur messin aborde sa première saison parmi l’élite. Comme la plupart de ses joueurs. Ses impressions.

    -C’est votre première saison en Ligue 1. Comment abordez-vous la reprise ?
    De la même manière que je l’appréhendais l’an dernier pour ma première saison en Ligue 2 : avec modestie. On ne va pas commencer à fanfaronner, il faut garder les pieds sur terre et être conscient que la tâche ne sera pas facile.
    -Entraîner en Ligue 1, vous pensez que c’est différent ?
    Comme pour les joueurs, la Ligue 1 est plus exigeante. Tout va plus vite, il faut être davantage attentif, la moindre décision peut avoir des conséquences. L’erreur ne pardonne pas.
    -Quelles seront vos ambitions pour cette saison ?
    Le maintien, bien sûr. Metz est l’une des équipes les moins expérimentées. Au total, les joueurs de l’effectif n’ont pas plus de 700 matches de Ligue 1 dans les jambes, le plus faible total de L1. Il faudra donc être très vigilants et être conscients que l’on ne pourra pas rivaliser avec les grosses écuries. Mais il faut aussi savoir qu’avec autant de jeunes, on a une grosse marge de progression. Etre modestes, donc, mais sans complexe. J’aimerais voir cette équipe progresser et peut-être qu’au cours de la saison, on pourra ‘déranger’ quelques équipes.
    -Quelles sont les qualités de votre groupe ?
    On l’a vu l’an dernier, les joueurs savent souffrir, se fixer des objectifs et les atteindre.
    -Comment avez-vous géré le recrutement ? Qu’apportent les nouveaux ?
    On a essayé de bien faire les choses avec peu de moyens. On a donc privilégié des jeunes évoluant en Ligue 2 ou en National et des joueurs d’expérience en quête d’un nouveau challenge. Dans les buts, Richard Trivino nous a rejoints : c’est un gardien d’expérience. Avec Marichez, nous serons bien armés. On a aussi recruté Barbosa au milieu, qui devrait nous apporter toute son expérience. Ensuite, ce sont des paris, avec le jeune Mendy, du Paris FC, Baldé, prêté par Amiens, ou le Serbe Fejsa.
    -Le fait que l’on vous attende moins qu’il y a quelques années, cela vous ôte un peu de pression ?
    Nos supporters, eux, attendent beaucoup de nous. A nous de ne pas les décevoir.
    -Parmi les jeunes que vous comptez, lesquels pourraient se révéler aux yeux du grand public ?
    Je suis certain qu’il y en aura quelques-uns. L’an dernier, Bassong s’était imposé en défense centrale et il est devenu, depuis, international espoirs, Papiss Cissé avait élevé son jeu à un niveau que l’on n’attendait pas, Gueye avait confirmé… Cette saison, le public va encore découvrir quelques très bons jeunes.
    -L’équipe vient de s’incliner lourdement contre le FC Brussels, 4-0...
    Il n’y a rien d’inquiétant, il ne faut pas attacher trop d’importance aux matches de préparation. On a beaucoup mis l’accent sur la préparation physique, il est tout à fait normal de subir un contrecoup aujourd’hui. Je préfère souligner le fait que tout le monde travaille et se donne du mal.

    Molinari: "Là jusqu'à 90 ans"

    Le retour du FC Metz en Ligue 1 sera aussi l'occasion d'apercevoir non loin du rectangle vert la silhouette joviale de Carlo Molinari, qui préside aux destinées du club à la croix de lorraine depuis 1967 à l'exception d'un petit intermède entre 1978 et 1983. Heureux de voir son club de toujours évoluer de nouveau parmi l'élite, le président lorrain sait néanmoins qu'en raison d'un budget limité la saison à venir s'annonce difficile. Il a toutefois répondu aux exigences de son entraîneur, Francis De Taddéo, qui désirait conserver la même ossature.

    Après avoir fréquenté les pelouses de L2 la saison dernière, Molinari est de retour.
    -Président, quel est votre sentiment à l'heure de retrouver l'élite ?
    Je suis très heureux, c'est une évidence. Vous savez, un club comme le nôtre, sur les 40 dernières années, a été 38 ans en Ligue 1 donc on peut se considérer comme un club de l'élite à tous les niveaux. Sur le plan des structures, sur le plan du fonctionnement, sur le plan général, on est un véritable club de Ligue 1. Maintenant, la Ligue 2 fait aussi partie des «risques du métier». On l'accepte quand elle arrive même si c'est pénalisant pour un club comme le nôtre. Je n'ai rien voulu changer à la masse salariale extra-sportive, c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu un licenciement. Résultat, on a fonctionné comme un club de Ligue 1 mais avec des recettes de Ligue 2. A la sortie, le compte d'exploitation en L2, ça génère un coût. Ce coût est compensé généralement soit par le transfert d'un joueur soit par une augmentation de capital. Cette année, nous n'avons pas vendu de joueurs pour essayer de conserver le groupe qui s'était brillamment «qualifié» pour la L1. Donc, on a procédé à une augmentation de capital.
    -Quel sera donc le budget du club pour la saison à venir ?
    Il sera de 23 ou 24 millions d'euros. Malheureusement, on n'arrive pas à avoir un budget supérieur à celui-là. On a prévu un budget à minima. On n'a pas pris en compte d'éventuelles places importantes, c'est-à-dire que l'on s'est basé sur une dix-septième place en fin de saison.
    -Les droits télés qui seront bientôt renégociés pourraient vous permettre de revoir votre budget à la hausse ?
    Ce n'aura pas d'incidence pour cette saison puisque nous sommes dans le cadre d'anciens contrats. On verra l'année prochaine. Mais, même une hausse ne changerait pas grand-chose à la réalité puisque tout le monde en bénéficierait. Donc, si on est 15e, 16e ou 17e budget aujourd'hui, on sera toujours 15e, 16e ou 17e avec les nouveaux droits de télévision. En revanche, on essaie de se donner les moyens de créer des recettes nouvelles, notamment avec le projet du stade que nous avons, avec un développement de notre activité commerciale, en essayant d'élargir le champ de nos partenaires, de manière à atteindre un budget de 28 ou 29 millions. En termes clairs, nous souhaitons améliorer nos recettes de l'ordre de 20%.
    -La relégation a-t-elle freiné le projet du nouveau stade ?
    En Ligue 2, il y a toujours une déperdition en termes de spectateurs. Du côté des partenariats, Dieu merci, nous n'en avons perdu aucun. Par contre, chez les spectateurs lambda, la moyenne est passée de 18000 à 13000. Mais, ce n'est pas un scoop et ce n'est pas surprenant. C'est le lot commun des clubs qui passent de Ligue 1 en Ligue 2.
    "Satisfaire De Taddéo"
    -Vous allez en retrouver pour le coup cette saison...
    Oui, mais malheureusement, cela ne va pas nous permettre de faire des recettes supplémentaires spectaculaires. Je pense qu'on va retrouver entre 17000 et 18000 spectateurs de moyenne pour des recettes comparables à celles que nous avions avant de descendre en 2005-2006.
    -Sur le plan de l'effectif, la stabilité a-t-elle été dictée par des impératifs économiques ou pas la volonté de poursuivre sur la dynamique de la montée ?
    Dans un premier temps, le recrutement a été effectué en fonction des desideratas de l'entraîneur. On a essayé de le satisfaire sur tous les points et, aujourd'hui, il ne peut pas dire qu'on lui a refusé le moindre joueur. On a raté Moutawakil, le joueur de Châteauroux qui a fini par choisir Charlton. Sur le plan économique, nous avions trouvé un accord avec Châteauroux qui nous paraissait intéressant mais le joueur a préféré partir en Angleterre car les conditions salariales qu'on lui proposait n'avaient, ma foi, rien à voir avec celles du FC Metz même en Ligue 1. On peut le comprendre. Pour le reste, les joueurs sont là parce que les entraîneurs les a voulus.
    -David Hellebuyck était annoncé à Metz avant de signer à Nice...
    Il faisait partie des trois ou quatre joueurs sur lesquels le coach était orienté. Il voulait un milieu de terrain d'expérience. David Hellebuyck faisait partie de ceux-là. Mais notre choix s'est finalement porté sur Cédric Barbosa. A partir de là, la venue de David Hellebuyck n'était plus d'actualité.
    -Conserver Babacar Gueye et Daniel Gygax sont des jolis coups.
    Gygax et Gueye sont deux joueurs hyper importants dans notre effectif donc on a essayé de ne pas toucher à ces joueurs là. On a dû mener un combat psycho-économique avec Lille pour conserver Gygax pour qui nous avons réalisé un effort considérable sur le transfert. Nous sommes très heureux qu'il fasse partie de notre effectif car c'est un joueur qui nous a conquis par son jeu mais aussi par sa personnalité. Babacar Gueye fait également partie des joueurs sur lesquels le club souhaite s'appuyer pour la saison à venir.
    -Ces derniers temps, les mouvements ont été nombreux entre Lille et Metz. On a l'impression que le club nordiste, de part son histoire, pourrait servir de modèle au FC Metz, non ?
    Pendant très longtemps, Lille s'est inspiré du FC Metz, se demandait toujours comment on pouvait avoir les résultats que l'on avait. Aujourd'hui, la roue a tourné: eux sont en pointe et nous un peu en recul. C'est vrai que Lille aujourd'hui est un exemple à suivre. Ils ont bâti leur collectif en partant de très loin. On n'oublie pas non plus qu'il n'y a pas si longtemps Claude Puel était contesté, pas par les dirigeants mais par le public. On sait où Claude a mené cette équipe. Pourquoi ne pas s'inspirer de ce qu'a fait Lille. Il y a un autre exemple qui est plus près de nous: Nancy qui a conservé tout son effectif de Ligue 2 en l'améliorant un petit peu. C'est ce que nous avons essayé de faire. Nous avons préféré faire confiance à des jeunes joueurs à potentiel plutôt que des anciens qui n'ont pas, peut-être, les motivations nécessaires pour s'engager dans le dur combat qui va être le nôtre.
    "Avec Guy Roux, on apprend toujours quelques chose"
    -Ce retour en Ligue 1 est aussi un pari réussi de votre part après avoir confié les rênes de l'équipe à Francis De Taddeo plutôt que Patrick Rémy.
    Rémy est un excellent entraîneur qui a fait ses preuves partout où il est passé. Il a connu un début de saison difficile l'année dernière avec Guingamp mais je suis persuadé qu'il reste un très bon entraîneur. Nous avons souhaité prendre une solution différente avec Francis De Taddéo qui est là depuis 20 ans mais devait attendre d'obtenir son diplôme d'entraîneur pour s'asseoir sur le banc.
    -D'un point de vue personnel, vous allez retrouver votre statut de dernier dinosaure au sein de la Ligue 1. Y ressentez-vous une certaine fierté ?
    Je m'attache très peu à tout ça. Je retrouve la Ligue 1 avec grand plaisir, ça c'est une évidence. Je pense surtout à nos supporteurs qui ont été merveilleux la saison dernière. Une chose est sûre, je serais là jusqu'à 90 ans s'il le faut, tant que la santé et le désir seront là, que ma passion pour les joueurs et le jeu seront intactes.
    -En parlant d'ancien, que pensez-vous du retour de Guy Roux et de la polémique qui s'en est suivi ?
    C'est une affaire délicate. Il faut se libérer de ces contraintes là (les clauses). Chacun doit pouvoir exercer librement tant que ses dirigeants lui font confiance et que l'homme se sent suffisamment en forme, suffisamment disponible et surtout ne pas être usé. Je pense que, s'il était usé ou fatigué, Guy ne serait pas revenu. Ses deux années de recul lui ont fait un bien énorme et il est totalement revigoré et remis en selle. Il y avait un règlement qui existait auquel Guy était fortement attaché jusqu'alors. La meilleure des choses est de le supprimer de manière à éviter toutes ces polémiques dommageables.
    -Heureux donc de le retrouver cette saison sur les pelouses de Ligue 1 ?
    Toujours heureux d'avoir un personnage de cette dimension dans le football et d'avoir l'occasion de le côtoyer. Avec Guy Roux, on apprend toujours quelque chose.

    Marichez : « Ni certitude ni problème de conscience »

    Nouveau défi, nouveau préparateur des gardiens, nouvelle concurrence : Christophe Marichez évoque le retour du FC Metz en Ligue 1 et les enjeux personnels qu'il implique.

    Christophe Marichez est l'un des rares joueurs messins à avoir doublé la dose, hier : alors que Francis De Taddeo avait supprimé la séance matinale, son gardien de but a quand même eu droit à une séance particulière. Blessé, Marichez a été dispensé des deux derniers matches perdus par ses partenaires contre Coblence (2e division allemande, 1-2) et le FC Brussels (1ère division belge, 0-4). Il pourrait effectuer sa rentrée, ce soir, à Algrange.• Vos pépins musculaires trahissent-ils une préparation plus exigeante ? « Je viens de reprendre l'entraînement et, je touche du bois, tout semble être rentré dans l'ordre. J'ai ressenti des douleurs aux adducteurs après le match contre l'UNFP (à Vichy, le 8 juillet) et j'ai préféré couper. Mais je n'ai aucun souci. »
    • Les deux défaites que viennent de concéder vos coéquipiers peuvent-elles installer le doute ? « Je peux concevoir qu'elles fassent désordre, vu de l'extérieur. Mais nous, nous savons où nous voulons aller. Pour cela, nous devons travailler encore plus qu'avant et c'est précisément parce que nous sortons d'une grosse période de préparation physique que nous lâchons prise dans les matches. Il faut remettre les choses dans leur contexte. »
    • Malgré tout, ces deux revers n'ajoutent-ils pas une pression supplémentaire autour du match face à Mons ? « Il n'y a toujours pas d'obligation de résultat, juste l'obligation de trouver ses repères. Le groupe va s'affiner, les temps de jeu augmenter. Si les résultats suivent, c'est mieux, évidemment. Mais il est des défaites dont on peut tirer des enseignements même si, 4-0, ça fait lourd. »
    • Comment jugez-vous la préparation, jusqu'ici, en terme de consolidation des liens ? « Le stage à Vichy s'est avéré très riche, comme l'an dernier. L'ambiance est dans la lignée de l'an dernier et, d'ailleurs, nous étions contents de nous retrouver : ça ne suffira pas à gagner des matches, mais cela y contribuera. »
    • Avez-vous remarqué un point commun à tous les nouveaux ? « Leurs efforts pour s'intégrer, vraiment. Personne ne reste dans son coin. En même temps, je crois qu'il n'est pas très compliqué de s'adapter à notre groupe, jeune, vivant. »

     • Parmi ces recrues figure un gardien, Richard Trivino. Par rapport à la saison dernière, l'arrivée d'un gardien confirmé change-t-elle la donne pour vous ? « Je n'ai ni certitude, ni problème de conscience. Je suis arrivé ici il y a trois ans comme troisième gardien... Comme les autres, je dois encore travailler plus car nous revenons en Ligue 1. Après, Richard est effectivement un gardien d'expérience, avec les mêmes envies de jouer, ce qui est normal et ce qui va m'inciter au dépassement. Tant mieux. »
    • Dans la foulée d'une saison réussie, vous ne vous êtes pas senti autorisé à revendiquer un statut de numéro un ? « Je souhaite jouer, comme la saison dernière, mais à aucun moment je n'ai dit : je ne reste ici qu'à condition d'avoir la certitude de jouer. Cela n'a jamais été mon état d'esprit. J'ai un principe : pour jouer, il faut le mériter. Je vais donc donner le meilleur de moi-même, tous les jours. »
    • Et de Michel Ettorre à Jean-Claude Nadon, de quelle nature est le changement au poste d'entraîneur des gardiens ? « Chacun a sa façon de travailler. Jean-Claude est peut-être moins volubile mais il sait être présent à mes côtés lorsque c'est nécessaire. Nous avons joué ensemble à Lens, j'ai déjà travaillé avec lui ici, il n'y a aucun souci. »
    • Le terrain tranchera la question du numéro un. Celle du capitanat a-t-elle été évoquée ? « Vaguement mais rien n'a encore été établi. Comme l'an dernier, je me sens capable d'assumer la fonction mais je ne cours pas absolument après le brassard. De toute façon, l'effectif comprend plusieurs leaders. »
    • Vous avez joué six matches de Première division avec Lens, il y a dix ans, et sept avec Metz, en 2006. Etes-vous prêt ? « Oui ! J'ai trente-deux ans. A vingt-deux ans, c'était différent. Je sais où je mets les pieds, même si je suis conscient de la difficulté. »

    Mons pour rectifier le tir

    Nouveau test belge pour le FC Metz, corrigé d'importance, samedi, par le FC Brussels (4-0). Trois jours après, l'occasion de dissiper le léger malaise se présente déjà face au RAEC Mons mais la difficulté suscitée par l'adversaire s'accroît, à en juger par le dernier championnat de Belgique. Dans la zone rouge à la trêve, le club du Hainaut a réussi une deuxième partie de saison quasi irréprochable, en partie grâce au renfort hivernal de Benjamin Nicaise, l'ancien milieu de terrain de Nancy et Metz, et grâce à une colonie de dix autres joueurs français, dont Eric Rabésandratana, Mons se hissant pour finir à la neuvième place.
    Ce soir à Algrange, pour sa deuxième apparition en Lorraine et déjà son cinquième match de préparation, Metz devra toujours composer sans la quasi-totalité de ce qui s'imagine comme sa défense type : Sébastien Bassong, Cheikh Gueye, Malick Diop, Matheus Vivian mais aussi Stéphane Léoni, qui relèvent tous de blessure, ne pourront pas se joindre à leurs coéquipiers. Nouvelle ligne arrière expérimentale en vue, devant Christophe Marichez, qui quant à lui effectue son retour, comme Julien Cardy en milieu de terrain. Touché à l'aine, Cédric Barbosa doit céder sa place.
    « Avec autant de monde sur le flanc, il faut de nouveau s'adapter et s'attendre à un match difficile, commente Francis De Taddeo. Même si elle s'explique, la défaite contre le FC Brussels reste une défaite et nous avons à cœur de l'effacer. » Cette fois, l'entraîneur messin procédera à moins de changements en cours de match, promettant « 90 minutes à une bonne partie de l'équipe. » Le Mans - Metz, jour J moins 19.
    *19 h 30 à Algrange (stade du Batzenthal)

    July 16

    Allègements...

    Et maintenant, place au jeu

    Trois semaines après avoir repris l'entraînement, les Messins attaquent un nouveau virage dans leur préparation. La défaite de samedi face au FC Brussels (0-4) a précisé les priorités de Francis De Taddeo.

    Ce FC Metz-là n'a rien à voir avec celui de la saison passée, et rien à voir avec ce qu'il pourra être d'ici à trois semaines. Les joueurs donnent tout ce qu'ils sont capables de donner en ce moment. » En l'occurrence pas assez pour répondre à l'opposition musclée que leur ont offerte les joueurs du FC Brussels, avant-hier, sous le généreux soleil d'Hespérange. Menés au score au bout de vingt-cinq minutes, les Messins ont terminé genou à terre et têtes basses. En prime, un cinglant 4-0 d'autant plus difficile à digérer qu'infligé par une équipe qui avait quitté la compétition au treizième rang de son championnat. Et sans vouloir dénigrer le niveau de la compétition en Belgique...Il y a de cela un an, à quelques jours près, la même affiche amicale s'était achevée sur un tableau d'affichage beaucoup plus rassurant. Ou en tout cas beaucoup moins inquiétant (1-1, le 22 juillet à Namur). Le rappel n'aurait pas d'intérêt si l'on ne précisait pas qu'à l'époque, cette rencontre avait marqué la fin du cycle de préparation des deux formations. La semaine suivante, le FC Metz s'en allait, en effet, cueillir ses trois premiers points de la saison sur le terrain de Gueugnon (0-1). A l'heure d'aujourd'hui, les Messins ont encore trois semaines devant eux avant d'entrer dans le vif du sujet, au Mans. Bienvenu, certes, mais le délai ne sera pas de trop. Francis De Taddeo en est conscient, lorsqu'il relève, pêle-mêle, les manques affichés par sa formation, pas plus tard que samedi. « Lorsqu'on prend autant de buts, c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond [...], nous allons devoir progresser dans nos automatismes, nous améliorer au niveau de la récupération du ballon. » Autant de domaines auxquels les séances qui se sont succédé depuis la reprise, le 25 juin, ont accordé un minimum de place. Tout, ou presque, pour le physique. La donne est appelée à changer. L'heure de la « bascule » a sonné : « Nous avons été exigeants avec les garçons. Il va maintenant falloir leur permettre de gagner en fraîcheur et en tonicité, pour être de plus en plus compétitif. Ce ne sera peut-être pas encore le cas cette semaine, prévient l'entraîneur messin, mais ça ne saurait tarder. Il nous reste cinq matches amicaux. »
    Au milieu du vocabulaire étonnamment rassurant employé samedi, au sortir de la déconvenue enregistrée face au FC Brussels, Francis De Taddeo a su profiter de cette quatrième mise en situation pour situer les maux avec davantage de précision. Parmi eux, la défense se présente comme l'un des principaux points noirs. A Hespérange, outre Cheikh Gueye, absent depuis la reprise, le FC Metz a évolué sans Malick Diop, Matheus Vivian et Stéphane Léoni. Et le moins que l'on puisse dire est que l'arrière-garde expérimentale, bien que forte de cinq éléments, n'a pas donné satisfaction. Il est à parier qu'elle n'aura pas grand-chose à voir avec celle qui se présentera sur le terrain du Mans, dans trois petites semaines. Tic-tac, tic-tac...

     Mons, Reims prochaines étapes

    Francis De Taddeo s'adapte. Considérant que ses joueurs ont « besoin de souffler », l'entraîneur a mis une croix sur la séance initialement prévue ce matin. Les Messins ne se retrouveront finalement que cet après-midi (16h30). Le groupe enregistrera le retour de Christophe Marichez, ménagé en fin de semaine et dispensé du match amical contre le FC Brussels en raison de douleurs musculaires.
    Cheikh Gueye, en revanche, attendra avant de retrouver ses coéquipiers. Blessé au genou début juin, le défenseur poursuivra son travail en solo tout au long de la semaine. « J'espère qu'il pourra jouer contre le Standard, indique le coach messin, mais ce n'est pas encore fait... » Le match contre les Belges de Liège clôturera le cycle amical d'avant-saison le dimanche 29 juillet, à Thionville. Cette semaine, celui-là comporte deux rendez-vous : attendus à Algrange, mardi, pour y affronter Mons (D1 belge) à 19h30, les Grenats poursuivront leur périple à Saint-Mihiel, vendredi, face au Stade de Reims, pensionnaire de Ligue 2 (19h).

    July 15

    Albert ne fait pas de quartier ni d'artifices face à une équipe à retoucher d'urgence !

    Un 14-Juillet à oublier

    Lourde défaite messine, hier à Hespérange où l'équipe de Francis De Taddeo s'est laissée dominer par le FC Brussels (0-4). L'échec est sans conséquence, mais il fait désordre.

    « C'est notre premier vrai test. » Un peu plus de quatre-vingt-dix minutes après avoir prononcé ces quelques mots, Albert Cartier, entraîneur du FC Brussels, affichait le sourire de la satisfaction. Treizième du championnat belge à l'issue de la saison écoulée, son équipe venait, en effet, de donner la leçon au champion de France de Ligue 2 sortant. Un but encaissé en première période, suivi de trois autres après le retour des vestiaires... Le FC Metz a concédé, hier au Luxembourg, sa plus lourde défaite ­ la deuxième en quatre apparitions ­ depuis le coup d'envoi de sa campagne amicale, le 2 juillet dernier face à Gueugnon (1-1). A trois semaines de la reprise officielle, le camp messin se serait évidemment bien passé d'une telle déconvenue. D'où, sans doute, l'empressement à dédramatiser ressenti dans les propos de Francis De Taddeo, quelques instants après le coup de sifflet final. « Le score est déplaisant, je le concède, mais il faut déconnecter du résultat. Il ne faut pas oublier que nous nous préparons dur en ce moment. » Et le 14 juillet, jour férié, n'a rien changé dans ce domaine. En début de matinée, avant de prendre la direction de Hespérange, les Messins ont ainsi eu droit à une séance d'entraînement « plutôt chargée » aux dires de leur entraîneur. Mauvais calcul ? L'entame de match messine ne le démontrait pas. Rafraîchie par les retours de Sébastien Bassong, Julien Cardy et Daniel Gygax, tous trois absents mercredi face à Coblence (défaite 1-2), l'équipe messine s'installait aux commandes de la partie.
    Bien servi par Laurent Agouazi, l'international suisse se distinguait en signant la première véritable frappe messine... Dans le petit filet extérieur (17e). L'alerte réveillait le camp belge, attentiste jusque-là. Moins d'un dizaine de minutes plus tard, Citony profitait d'un ballon envoyé dans le dos de la défense messine pour éviter la sortie de Richard Trivino et ouvrir la marque (0-1, 25e). La défense, bâtie autour de Julien François en l'absence de Malick Diop, allait attendre la deuxième période pour montrer ses limites. Et les promesses entrevues au retour des vestiaires avec l'entrée en jeu de Wilmer Aguirre et Dino Djiba s'envolèrent passé le cap de l'heure de jeu. Quelques minutes après que la frappe de Delgado ait été déviée sur la barre par le gardien belge, Harbaoui s'y reprenait à deux fois pour creuser l'écart (0-2, 59e). Le coup de trop pour les organismes messins.
    Sur une mésentente François-Trivino, Lutula signait le troisième but de Brussels (0-3, 62e), puis le quatrième, cinq minutes plus tard. La frappe de Babacar Gueye pouvait bien aller mourir sur le poteau (70e)... L'entrée en jeu du prodige luxembourgeois, Miralem Pjanic, ne changeait rien à l'affaire messine.
    « Nous ne sommes pas encore au mieux, tout le monde l'a vu. Mais j'assume la programmation de notre préparation. Si nous perdons de cette façon face à Strasbourg ou Liège, dans quinze jours, nous pourrons nous inquiéter mais pas aujourd'hui. Ne tirons pas de conclusions hâtives. Faites-nous confiance. »

    FC METZ - FC BRUSSELS : 0-4

    Hier en match amical à Hespérange (Luxembourg). Stade Alphonse-Theis. Mi-temps : 0-1. Environ 500 spectateurs. Temps estival, pelouse en excellent état. But pour Brussels : Citony (25e), Harbaoui (59e), Lutula (62e, 67e). Avertissement à Metz : Cardy (56e).
    FC METZ : Trivino ­ Betsch (puis Barbosa, 65e), Delhommeau, François (cap.), Bassong, Delgado ­ Gygax (puis Aguirre, 46e), Cardy (Bessat, 65e), Agouazi (puis Djiba, 46e), B. Gueye (puis Pjanic, 80e) ­ Cissé (Baldé, 65e).

    L'addition est salée

    Pour leur seconde rencontre amicale de la semaine, les Grenats se sont à nouveau inclinés. L’ampleur du score, 4 à 0, n’est toutefois pas de nature à inquiéter leur coach, qui appelle à la patience

    Si le même résultat devait se reproduire dans quelques semaines, nul doute que Francis De Taddeo aura la mine bien plus sombre. Quelques jours après avoir subi la loi de Coblence, son équipe s’est vu infliger une sévère claque par le FC Brussels, qui a largement profité des errances mosellanes. L’entraîneur des Messins s’est pourtant voulu rassurant. « Nous demandons beaucoup aux joueurs en ce moment à l’entraînement, a-t-il expliqué. Nous ne pouvons pas en plus leur demander d’être au top lors des matches amicaux. Aujourd’hui, ils sont loin d’être à 100%, mais j’assume mes choix en termes de préparation. Peut-être que nous avons été prétentieux de vouloir affronter cette équipe de Bruxelles si tôt, alors que nous étions entamés physiquement. »
    Avec Gygax, Cardy et Bassong en plus, Diop en moins, le onze de départ messin avait un visage bien plus familier que celui aligné mercredi dernier devant Coblence. Sous une chaleur étouffante, la partie eut du mal à démarrer. Gygax, côté lorrain, ouvrit les débats passé le quart d’heure de jeu, mais sa volée passa de peu à côté (17°). Peu après, le Congolais Matumona s’en allait le dos de la défense messine et devançait Trivino (0-1, 25°). Les Grenats, malgré une bon passage en début de seconde période, ne s’en remirent jamais. L’usure augmentant au fil des minutes, ils passèrent une fin de match douloureuse. Pour son premier match sous le maillot de Bruxelles, Eale Lutula inscrit un doublé (58° et 67°). Une mésentente entre Trivino et François profitait également à Le Postollec (60°). Malgré une belle frappe sur le poteau de Babacar Gueye, le score ne bougeait plus. « Il ne faut pas sortir ce résultat de son contexte, estime De Taddeo. Je ne veux pas que les gens pensent déjà que nous ne nous en sortirons pas en Ligue 1. A partir de maintenant, nous allons lâcher du lest au niveau des entraînements. Nous devrions entrer dans une phase de montée en puissance. » Prochains tests : mardi, à Algrange contre Mons ; et vendredi à Saint-Mihiel contre Reims.

    FC Brussels 4-0 FC Metz
    Samedi 14 juillet à Hespérange
    Environ 500 spectateurs
    Buts de Matumona (25°), Lutula (58° et 67°) et Le Postollec (60°) pour Brussels.
    L’équipe messine : Trivino – Betsch (Bessat 65°), Delhommeau, François, Bassong, Delgado – Gygax (Aguirre 45°), Cardy (Barbosa 65°), Agouazi (Djiba 45°) – Cissé (Baldé 65°), B. Gueye (Pjanic 77°)

     

    July 14

    Bruxelles au Luxembourg pour la fête nationale!

    En route vers le Luxembourg

    Le FC Metz se déplace samedi à Hespérange afin d’y disputer son quatrième match amical contre le FC Brüssels. Organisée par et au Luxembourg, cette rencontre traduit la volonté conjointe et affichée du Grand-duché et du club grenat de renforcer encore leurs liens.

    L’événement n’est pas courant et mérite d’être souligné. Le 27 juin dernier, le club du Swift d’Hespérange, qui accueillera demain la rencontre entre le FC Metz et le FC Brüssels, avait convié les dirigeants grenat à une conférence de presse organisée en ses locaux. L’objectif ? Présenter le club du Président Molinari aux médias luxembourgeois et annoncer le match de gala franco-belge, partie intégrante des festivités prévues pour l’inauguration du terrain Robert Thill. « Le FC Metz n’est pas seulement un club honnête, c’est également un club jovial », a d’emblée débuté Romain Thill, le fils de l’ancien président du Swift aujourd’hui décédé. Romain Thill a d’ailleurs récemment été recruté comme « ambassadeur » du FC Metz pour le Luxembourg, une fonction qui témoigne de son attachement au club lorrain et concrétise son implication dans le renforcement des relations existant entre le Grand-duché et le club à la Croix de Lorraine. « Je serais presque allé à pied à Metz quand ils m’ont proposé de devenir ambassadeur du club ! » plaisante-t-il sérieusement.
    « Le FC Metz est en train de se reconstruire, a repris Patrick Razurel, directeur général du club. Notre réflexion est que nous ne sommes pas le club de foot d’une seule ville, mais au contraire celui de toute la grande région, qui englobe la Moselle, la Sarre, le Pays-Haut, le Luxembourg belge et le Luxembourg. Ce dernier équivaut tout de même à la sixième région française en termes de population ! » L’idée avait été avancée lors de la présentation du Projet Grenat 2010, elle méritait d’être répétée et concrétisée, à un double niveau : celui des supporters et celui des entreprises. Concernant le premier, le club de supporters du FC Metz situé à Dudelange, le « Lëtzebuerger Fan Club FC Metz », pourrait constituer une base fructueuse afin de tisser ou retisser la fidélité des supporters luxembourgeois. « Cette fidélité a toujours existé, continue Patrick Razurel. C’est pourquoi le FC Metz devrait pouvoir devenir le club phare pour les Luxembourgeois, qui ont toujours été attirés par lui. »  
    Remplir le stade, c’est également attirer plus d’entreprises au sein des espaces réceptifs de Saint-Symphorien. « Au Luxembourg, il y beaucoup de grandes sociétés dont les dirigeants aiment le foot et qui ont besoin de lieux pour réaliser des opérations événementielles et de relations publiques. Nous allons bientôt rencontrer des décideurs politiques et économiques du Grand-duché. On avance tout doucement en nous faisant connaître, en échangeant, mais nous avons besoin de relais, de gens qui nous accompagnent et nous ouvrent des portes. » Et c’est là qu’entrent en jeu les ambassadeurs du club. Avis aux personnes intéressées ! « Aujourd’hui, 70 000 personnes traversent la frontière pour aller travailler au Luxembourg. Le football, qui est un sport rassembleur, doit pouvoir permettre de lancer le mouvement inverse, en créant des synergies avec les institutions et les entreprises. »
    En attendant d’aboutir à cette concrétisation, l’une des étapes pour le FC Metz est de se déplacer directement au contact des entreprises et supporters luxembourgeois. Ce sera le cas dès demain, où l’équipe de Francis De Taddeo disputera son quatrième match amical face au FC Brüssels. Et au vu des très belles installations du club d’Hespérange, on a déjà hâte d’y être !

    Les échos de vendredi

    Cardy, Gygax et Bassong sont complètement remis de leur blessure et seront aptes à affronter le FC Brüssels à Hespérange, demain samedi à 18h00. Mais l'incertitude persiste concernant Malick Diop.

    Les Messins se sont entraînés ce matin avant de bénéficier d'un après-midi de repos. Ils en ont profité pour recharger les batteries, car ils devront se plier demain matin à une autre séance  consacrée à l'explosivité, et ce avant d'affronter les Belges du FC Brüssels à 18h00 sur le terrain du Swift d'Hespérange (Lux). 

    Pour cette sortie grand-ducale, le staff technique messin pourra compter sur la présence de Bassong, Cardy et Gygax; par contre, celle de Stéphane Léoni reste toujours incertaine, lui qui se plaignait d'une douleur à la cuisse et n'en est pas complètement remis. L'incertitude plane également sur le déplacement de Sébastien Renouard, souffrant aujourd'hui d'une gastro-entérite. Malick Diop souffre toujours de son talon, le même qui l'avait fait manqué plusieurs séances d'entraînement à Vichy; il sera donc exempté du voyage à Hespérange. Quant à Cheikh Gueye enfin, il reprendra le footing en début de semaine prochaine.

     FC METZ - FC Brüssels
    Samedi 14 juillet à 18H00

    Pjanic, joker de luxe

    A dix-sept ans, Miralem Pjanic est considéré comme l'un des grands espoirs messins. Le milieu de terrain a fait ses premiers pas avec le groupe de Francis De Taddeo.

    Stagiaire depuis 2006, Miralem Pjanic passera pro la saison prochaine.

    Elle est magnifique... » Il n'a pas pu s'en empêcher. Caresser des yeux la nouvelle pelouse du stade Saint-Symphorien. En attendant mieux, en attendant plus. Cette saison, qui sait ? Miralem Pjanic en rêve. Ouvertement, mais avec la sagesse offerte par ses dix-sept printemps : « Jouer mon premier match professionnel ici, j'en ai envie depuis très longtemps. Je sais qu'il va falloir travailler dur avant d'y arriver. » Ça tombe bien, le Luxembourgeois est plutôt volontaire dans ce domaine. Et passe carrément pour un surdoué lorsque le ballon s'invite à la tâche. Dès son plus jeune âge, de grands clubs européens lui font la cour. Cologne, le Borussia M'Gladbach, pour ne citer qu'eux... « Oui, j'avais plusieurs propositions, mais j'ai toujours voulu venir à Metz. » Le Club à la Croix de Lorraine a sauté sur l'occasion : en juin 2006, Pjanic signait un contrat élite de cinq ans.« Vista, qualités techniques exceptionnelles. Il fait ce qu'il faut quand il faut. » Attention, prodige. Francis De Taddeo en oublie sa défiance naturelle à l'encontre de l'éloge individuel. « Il a tout pour faire partie des grands joueurs de demain. » L'horizon est encore trop lointain pour s'y attarder : « Ce que je vis est génial, mais il faut que je reste calme. Ce n'est pas le moment de péter un plomb ! » La vanité repassera. Miralem Pjanic a peut-être de l'or dans les pieds, mais comme le souligne l'entraîneur messin, il a surtout la faculté de faire « des choix pertinents et de garder les pieds sur terre. » De ses premières chevauchées sous le maillot de Schifflange, au Luxembourg, à son arrivée en Moselle, il y a quatre ans, où il atterrit après deux saisons passées sur les bancs de la sélection luxembourgeoise ­ l'équivalent d'un centre de formation ­ Miralem Pjanic a toujours signé ses décisions. Fahrudin, le père, professionnel en deuxième division bosniaque en son temps, s'est contenté d'approuver. « Il m'a beaucoup conseillé mais il m'a toujours laissé faire ce que je voulais. Et je ne regrette rien. Le FC Metz m'a permis de progresser. »
    L'histoire de Pjanic est en marche. Appelé cette semaine, avec d'autres joueurs de sa génération, à venir s'entraîner avec les pros, il fera partie du court déplacement qui mènera, aujourd'hui, les Grenats à Hesperange. Un match amical, sur son sol natal... « Evidemment, j'aimerais bien jouer, même si je ne garde pas un très bon souvenir d'Hespérange. J'y avais marqué un but, mais nous avions perdu avec la sélection nationale en championnat d'Europe, contre l'Espagne. » Score final ? « Je préfère ne pas le dire ! » La cachotterie, il en explique lui-même la raison : « J'ai horreur de perdre. Je joue pour la gagne, toujours. »
    Le trait de caractère est contagieux. « Partout où il y joue, il y a des titres qui tombent », note Francis De Taddeo. Alors, Pjanic à bord du vestiaire pro ? « Il aurait les qualités pour jouer en L1, mais nous n'allons pas le cramer. Il faut agir dans son intérêt. » « Jouer avec l'équipe réserve, ce serait déjà bien. Pour le reste, conclut Pjanic, ça viendra bien un jour. »

    Hécatombe en défense

    Christophe Marichez (adducteurs), Stéphane Léoni (contracture), Malick Diop (cheville), Cheikh Gueye (genou), Matheus Vivian (ménagé), Baptiste Schmisser "out" pour plusieurs mois... Le FC Metz aborde son quatrième match amical avec une défense pour le moins amoindrie. Mais l'utilité de la rencontre programmée à Hesperange, en toute fin d'après-midi, face au FC Brussels, reste entière aux yeux de l'entraîneur : « Ce serait contrariant si nous en étions à un stade plus avancé de la préparation, mais là, nous sommes encore dans la construction physique. » Autrement dit, les automatismes auront le temps de se mettre en place d'ici au 5 août prochain, date du premier match de championnat au Mans.
    Avant de se mesurer à un adversaire qui a terminé sa saison à la 13e place, les Messins s'entraîneront une dernière fois ce matin. Ce qui ne devrait pas bouleverser le groupe désigné dès hier par Francis De Taddeo. Vingt-et-un joueurs feront le déplacement jusqu'au Luxembourg.

    Coup dur pour Schmisser

    Calais, formation de CFA, avait souhaité l'accueillir sous forme de prêt. Mais les dirigeants nordistes ont dû faire une croix sur Baptiste Schmisser : le défenseur messin s'est gravement blessé au genou, mardi, à l'entraînement. La durée de son indisponibilité n'est pas encore précisée, mais Francis De Taddeo, lui, parle déjà « de quatre à six mois d'absence. » Le joueur subira une arthroscopie, ce lundi à Strasbourg.

     

    July 13

    Diop, fragile...???

    Cardy et Gygax reprennent

    Julien Cardy et Daniel Gygax ont repris l’entraînement aujourd’hui.

    Tous deux absents de la rencontre contre Coblence, ils ont pu s’entraîner normalement mercredi. Ce ne fut pas le cas de Sébastien Bassong, toujours gêné au dos ; et de Malick Diop, qui souffre d’une cheville.
    Encore un peu déçu de leur défaite de la veille, les Messins se sont rapidement mis au travail pour oublier ce léger faux pas. Pour finir, la séance prévue vendredi après-midi a été annulée.

     

    Vivian : « Celui qui refuse de progresser n'aspire à rien »

    Brésilien, défenseur, polyglotte, Matheus Vivian s'apprête à découvrir la Ligue 1, sur les traces de beaucoup de ses compatriotes. Premières impressions messines de l'ancien capitaine grenoblois.

    Nous étions prévenus : défenseur brésilien arrivé à Grenoble à l'été 2005, Matheus Vivian, vingt-cinq ans, pratiquerait déjà un français parfait. Vérification faite, la première recrue de l'intersaison messine exprime clairement des propos d'une réelle profondeur. Ses partenaires le chambrent déjà, bien sûr : « En fait, il est en France depuis trente ans. » Vivian dispose de la double nationalité, brésilienne et italienne. Nouvelle affaire de faux-passeport en vue ? « Le mien, je l'avais déjà avant de devenir footballeur », se défend-il, dévoilant une réelle connaissance des dossiers récents du foot français. C'est parti...• Vous venez de réussir, mercredi, face à Coblence, votre première passe décisive. Important ou anecdotique ? « Pour moi, c'est important. La préparation athlétique est, jusqu'ici, la part la plus importante de notre travail. Mais, en match, cela n'empêche pas de vouloir donner le meilleur de soi-même. J'y tenais d'autant plus qu'il s'agissait de mon tout premier match dans la région. Mais j'étais surtout satisfait parce que cela permettait à l'équipe de marquer, et de mener au score. »
    • A l'arrivée, vous avez perdu. Même question : la défaite est-elle importante ou anecdotique ? « Même s'il y a eu de bonnes choses dans ce match, nous sommes là pour gagner et nous n'y sommes pas parvenus. Pour ce que je connais du football, je crois que l'on apprend plus dans la victoire que dans la défaite. Cette théorie d'apprendre en perdant, je n'y adhère pas. »
    • Votre regard de défenseur sur les deux buts encaissés ? « Manque de communication sur le premier, sur corner, puisqu'un adversaire a été laissé libre, ce qui peut arriver à une équipe n'ayant pas encore trop travaillé dans ce domaine. Erreur de concentration sur le deuxième, où nous avons laissé un joueur s'échapper, ce qui est moins pardonnable. Mais d'autres erreurs ont permis à Coblence de se créer des occasions. Il faut donc analyser cette rencontre dans son ensemble. » • Vous avez appris le français dès votre arrivée à Grenoble, en 2005. D'où vous vient ce souci, loin d'être partagé par tous vos confrères, croyez-nous ? « J'ai eu la chance de faire partie des sélections nationales, au Brésil, jusqu'en espoirs, de voyager en Europe, en Asie, en Océanie. Très tôt, j'ai donc considéré le football comme une chance d'élargir ma culture, ce qui n'est possible qu'à condition de pouvoir communiquer. Mais c'est également nécessaire sur un plan purement professionnel : quand je signe à Francfort (en 2002), à Las Palmas (Espagne, en 2004) ou à Grenoble (en 2005), c'est à moi de m'adapter à mon nouvel environnement, et non l'inverse. »
    • Du coup, vous avez déjà pu tout comprendre de ce qui se dit et de ce qui se passe ici, à Metz. Qu'avez-vous découvert de marquant ? « Les effets de la montée. Ils sont encore très présents, mais pas au sens du relâchement que l'accomplissement d'un objectif pourrait provoquer. Au contraire, la montée a donné une envie de toujours faire plus, ce qui tombe bien puisque la Ligue 1 est nettement plus exigeante. »
    • Vous aussi allez découvrir la Ligue 1. Sur un plan personnel, comment appréhendez-vous ce nouvel échelon ? « En venant à Grenoble, malgré l'opportunité d'évoluer dans des clubs plus huppés, j'effectuais un pas en arrière dans l'espoir d'enchaîner par deux pas en avant. J'ai réussi mais je ne veux pas en rester là. Je suis à Metz pour progresser, persuadé que le club, l'encadrement, mes coéquipiers me le permettront. De toute façon, dans le football, celui qui refuse de progresser n'aspire à rien. »
    • Vous intégrez la nombreuse colonie brésilienne de la Ligue 1. Emulation en vue ? « Je n'y ai pas pensé. Pas dans le sens d'une compétition entre nous. En ce moment, ce à quoi je pense, c'est au prochain entraînement. Seul le travail nous permettra, à moi comme aux autres, d'être prêts le 4 août. Et je crois que nous le serons. »

    Diop rechute

    Deux partout : si Julien Cardy et Daniel Gygax ont repris l'entraînement parmi leurs partenaires, Sébastien Bassong et Stéphane Léoni ont quant à eux dû se contenter d'une séance aménagée : le premier soigne son dos, le deuxième sa cuisse. Voilà pour les joueurs de champ absents mercredi à Longeville-lès-Saint-Avold. Ce match perdu face à Coblence a laissé des traces chez Malick Diop. Touché à la cheville lors du tout premier match de l'avant saison, à Vichy, face à Gueugnon, le défenseur sénégalais a ressenti de nouvelles douleurs mercredi ayant conduit à des examens dont les résultats seront connus aujourd'hui. Entre deux journées marathon, les Messins seront laissés au repos cet après-midi : une séance d'entraînement figure au programme, ce matin, à 9 h 30.

    Et maintenant, Hespérange

    Le FC Metz a disputé, mercredi soir, son troisième match de préparation, après avoir affronté Gueugnon (1-1) puis les chômeurs de l'UNFP (3-0) lors du stage d'avant saison à Vichy, concédant ainsi sa première défaite aux Allemands de Coblence (2e division). Six autres rencontres figurent encore au copieux programme du promu en Ligue 1 d'ici au 5 août et le coup d'envoi du championnat, au Mans. Dans l'ordre, Metz doit encore se mesurer au FC Brussels samedi à Hespérange, à Mons le mardi 17 à Algrange, à Reims le vendredi 20 à Saint-Mihiel, à Gens, en Belgique, le dimanche 22, au RC Strasbourg le mercredi 25 à Colmar et, pour terminer, au Standard de Liège dimanche 29 à Thionville.