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    August 12

    En Ligue 1 : Jouer, pas danser !

    Renouer le fil du succès

    Pour le retour de la Ligue 1 à Saint-Symphorien, Metz doit vaincre sa timidité, ses malheurs, et Lille par la même occasion. Courage !

    Après le bal des débutants, le bal des éclopés. Battu au Mans (1-0) dimanche à l'occasion de sa réapparition en Ligue 1, le FC Metz effectue ses débuts domestiques, aujourd'hui, face à Lille, mais le promu lorrain déplore l'absence de quatre titulaires reconnus (Barbosa, Bassong, Cardy, Gygax), tous blessés. Son premier adversaire à Saint-Symphorien se trouve, sur ce plan-là, à peine mieux loti. Mais la comparaison entre Metz et Lille s'arrête au relevé de fréquentation de l'infirmerie : aux prémices d'un exercice à multiples inconnues, un gouffre sépare le champion de Ligue 2 du récent locataire de la Ligue des champions. Grand saut imposé, grand écart espéré. Parce qu'il arrive qu'une aube contrariée génère de réelles promesses, le bizut messin est rentré rassuré du Mans, en dépit de la défaite (1-0) ayant ponctué son retour en première division. Pour synthétiser, Metz a « contrôlé les points forts » de son adversaire, et ce match lui a conféré « des repères utiles face à une bonne équipe de Ligue 1 », Francis De Taddeo dixit. L'entraîneur messin attend maintenant de son équipe qu'elle passe à l'étape suivante, celle d'initiatives plus franches pour aller de l'avant, sans remettre en cause une solidité seulement mise en défaut une fois dimanche dernier, et ce fut une fois de trop. Feuille de route soumise par Francis De Taddeo à ses joueurs : « Trouver l'équilibre entre nos intentions offensives et notre cohérence défensive. » Ou, pour résumer : vous vous êtes rassurés, eh bien jouez, maintenant ! Seulement, en cet été de tous les dangers, deux des principaux chargés de mission dans la création et l'orientation du jeu messin ­ Barbosa et Gygax ­ doivent momentanément quitter le navire à leur tour et, comme le moment durera au moins deux semaines, c'est-à-dire pendant quatre voire cinq matches, il y a de quoi perturber les plans les plus ambitieux. « Mais, insiste Francis De Taddeo, être inquiet ou désespéré n'arrangerait rien. Ce match face à Lille nous imposait d'être méfiant avant même ces deux nouveaux coups durs. Les Lillois défendent bien et contre-attaquent très vite. Nous sommes chez nous, c'est à nous de prendre des initiatives. Dans notre situation, il n'est pas question de spéculer sur un match fermé. L'équipe est remaniée, notre initiation continue, mais il faut y aller sans se poser trop de questions. » Devenir télégénique, alors que le FC Metz bénéficiera de sa deuxième diffusion en une semaine sur un canal parallèle.
    Pour lancer leur saison et susciter, chez eux, l'engouement qui ne semble pas encore installé, puisque Saint-Symphorien n'affichera pas complet, loin de là, malgré une programmation idéale, un dimanche, en fin d'après-midi, les Messins savent la nécessité d'une victoire qui les aiderait aussi à abandonner leurs complexes. Elle seule matérialiserait le lien entre la saison passée et celle qui démarre tout juste. Il est grand temps de renouer le fil du succès : Metz n'a plus gagné depuis qu'il a décroché le titre de champion de la France d'en bas, le 27 avril dernier, en battant Le Havre (1-0). Il a même systématiquement perdu, quatre fois en Ligue 2, une fois en Ligue 1. Un regard sur ce qui l'attend jusqu'en septembre suffit à s'en convaincre : il n'est jamais trop tôt pour bien faire.

    Leoni : « Ne pas vivre avec la peur »

    Envoyé au feu en dépit d'une préparation réduite, Stéphane Leoni symbolise le penchant solidaire du FC Metz. Et repousse toute idée de complexe.

    Stéphane Leoni, trente et un ans, formé à Metz, exilé pendant une décennie à travers l'Europe, dispute aujourd'hui son premier match de Ligue 1 à Saint-Symphorien. Un an après son retour au bercail, et tandis que ses huit apparitions dans l'élite, avec Sedan, remontent à plus de cinq ans, l'arrière droit déporté à gauche relativise la dimension émotionnelle du rendez-vous à venir. L'heure n'est pas aux sentiments personnels...• Ressentez-vous une émotion particulière à l'idée de connaître enfin la Ligue 1 sous le maillot de Metz ? « Non, contrairement à la saison dernière au moment de disputer mon premier match à Saint-Symphorien. De toute façon, ce n'est pas le moment d'ajouter une pression supplémentaire à celle du résultat. »
    • Vous avez débuté dimanche dernier au Mans, malgré une préparation tronquée à cause d'une blessure. Comment estimez-vous vous en être sorti ? « Je ne pensais pas tenir 90 minutes. Et puis, finalement... C'est sûr, je n'ai pas apporté grand-chose offensivement, comme Cheikh Gueye qui se trouvait dans le même cas. Mais Francis (De Taddeo) nous avait demandé de bien défendre. Le risque de passer au travers était réel, mais c'était pour la bonne cause, même s'il est toujours frustrant de ne pas se trouver à cent pour cent et de ne pas pouvoir trop attaquer, pour un latéral, alors que la défense à cinq le permet. » • Après ce premier match, vous vous accordiez tous à dire qu'il vous fallait davantage porter le danger chez l'adversaire. Les blessures de Cédric Barbosa et Daniel Gygax survenues entre-temps obligent-elles à amender ce discours ? « Se montrer plus offensifs, déborder, frapper, tout cela reste d'actualité. C'est sûr qu'il y a des blessés, et pas n'importe lesquels, mais il ne faut pas non plus vivre avec la peur. Il y a un an, beaucoup prétendaient que Metz ne remonterait jamais. Finalement, la situation est comparable. Laissons-nous bosser. Moi, en tout cas, je suis optimiste. »
    • Votre programme du mois d'août a quelque chose de vertigineux. En imaginant le pire, comment pourriez-vous remédier à un mauvais départ ? « Mieux vaut commencer en prenant des points, évidemment, mais nous avons un groupe suffisamment étoffé pour faire face. A partir de septembre, il restera 31 matches, des joueurs reviendront de blessure, la concurrence sera profitable. Souvenons-nous du départ des Nancéiens, il y a deux ans, quand ils avaient perdu leurs quatre premiers matches. »
    • Du coup, vous réclamez l'indulgence du public ? « Son soutien ! Nous espérons que nos supporters seront derrière nous, donc compréhensifs. Puisque, sur le terrain, nous devons nous lâcher, le public doit nous aider à nous décomplexer. C'est primordial. »
    • Vous sentez-vous encore diminué ? « Je ne suis pas à 100 % et la première division ne permet pas de jouer en boitillant. Mais si je joue, c'est que je suis capable de faire abstraction de mes soucis personnels. C'est d'ailleurs l'état d'esprit de tout le groupe. Nous sommes soudés et il n'y a que comme ça que nous pourrons nous en sortir. »

    Un demi huis clos

    Retour sur le site du stade Saint-Symphorien, hier, pour les joueurs messins jusqu'ici habitués à s'entraîner sur les installations du centre de formation, à la Plaine de jeux. Inconvénient, pour les supporters habitués à assister aux séances de leurs favoris : le terrain menant à celui utilisé hier venant tout juste d'être ensemencé, l'accès est interdit au public. Un demi huis clos, en quelque sorte, contraint et non voulu comme c'est désormais le cas presque partout dans les clubs de Ligue 1...

    Le LOSC deuxième de son championnat, puis troisième l'année suivante, le LOSC qui brille en Ligue des Champions face au Milan AC ou Manchester United, ce LOSC-là appartient depuis quelques mois au passé. Après l'élimination face aux Anglais de Sir Alex Ferguson, en février dernier, les Lillois sont devenus méconnaissables. Multipliant les défaites en championnat, dégringolant au classement, ils regagnèrent l'anonymat aussi vite qu'ils s'étaient construit une jolie notoriété. Pour terminer à la dixième place et entamer la grande lessive... Nouveau cycle. L'expression a souvent cours dans le sport, elle est pour le moins appropriée... Les "stars" ou présumées devenues telles, les Bodmer et Keita partis à Lyon, Odemwingie émigré au Lokomotiv Moscou, Schmitz, envolé à Birmingham, Chalmé, revenu à ses origines girondines, et Tavlaridis, devenu Stéphanois, n'ont cédé la place, pour la plupart, qu'à de jeunes inconnus. Seul Franck Béria connaissait la Ligue 1...
    Les pousses lilloises comme Cabaye, Debuchy, Mirallas, Franquart ou Rami, sont pétries de talent. Mais certains manquent singulièrement d'expérience et il faudra certainement du temps, une ou deux saisons complètes peut-être, avant que le nouvel amalgame se fasse pleinement.
    Ambiance. Le vestiaire lillois était devenu assez irrespirable en fin de saison dernière et le départ d'un certain nombre de cadres, devenus parfois encombrants, a régénéré l'ensemble. L'ambiance est redevenue ce qu'elle était du temps de la splendeur du club nordiste. Avec des anciens comme Dumont, Malicki ou Tafforeau qui montrent le bon exemple.
    L'homme fort. C'est incontestablement Claude Puel. L'entraîneur lillois est désormais le plus ancien en exercice en Ligue 1. Il règne en maître sur le secteur sportif du club. Provoque quelques grincements de dent mais a prouvé qu'il pouvait faire des miracles. Cette saison, avec un groupe qu'il a donc voulu profondément renouvelé, il est évidemment attendu au tournant.
    Coupe de France. Le dernier Lille-Metz est tout récent puisque les deux équipes se sont confrontées en janvier dernier dans le cadre des 32es de finale de la Coupe de France (0-2). De l'équipe de l'époque, six joueurs lillois sur les quatorze ayant joué ont disparu, en l'occurrence Tavlaridis, Vitakic, Chalmé, Bodmer, Keita et Odemwingie. Et a priori, ce soir, au coup d'envoi, ils ne seront que cinq à avoir foulé Saint-Symphorien la dernière fois : Plestan, Makoun, Debuchy, Mirallas et un certain Bastos. Le jeune Brésilien avait inscrit le premier but et offert le second à Bodmer.

    Lille : une défense inédite

    Si Francis De Taddeo hésite encore pour quelques postes, son homologue lillois n'est pas mieux loti. La faute aux nombreuses blessures survenues ces derniers jours. Le premier point d'interrogation se situe en défense centrale. Franquart et Rami sont blessés, ne reste que Plestan. Pour l'accompagner, le choix est à opérer entre Stéphane Dumont "l'ancien", qui a déjà occupé la place, et le jeune et prometteur Jérémy Taravel. Si Dumont descend d'un cran, on devrait retrouver alors Maric en milieu défensif, aux côtés de Jean II Makoun, dont ce sera le retour. Les ex-Messins ? Franck Béria débutera en défense à droite et Ludovic Obraniak sera certainement positionné dans l'axe, derrière le jeune Mirallas. Où il devrait croiser un certain Agouazi... Quand à Souleymane Youla, si d'aventure Puel optait finalement pour deux attaquants, il pourrait être associé à Mirallas, devant.

     

    10

    Metz n'a plus battu Lille à Saint-Symphorien depuis plus de 10 ans, depuis le 24 mai 1997 précisément. Ce soir-là, un but de Bruno Rodriguez à l'heure de jeu avait rapproché les Lorrains de la 5e place, leur classement à l'arrivée. Depuis, les temps ont bien changé et, en cinq confrontations, le LOSC s'est imposé à trois reprises et décroché deux nuls, sans compter sa victoire en 32es de finale de la Coupe de France, en janvier dernier.

    15 000 pour l'ouverture ?

    Le FC Metz, pour son retour à Saint-Symphorien en Ligue 1, ne fera pas le plein. Mais devrait pouvoir compter, selon les responsables de la billetterie, sur 15 000 supporters environ. Dont 5000 abonnés. Voilà deux ans, lors de la réception du Mans, 18 131 spectateurs avaient répondu présent.

    Metz - Lille : les échos

    Plus de dix ans que ça dure !
    Lille ne réussit pas aux Grenats, à l’extérieur comme à domicile, c’est le moins qu’on puisse dire. Pour retrouver trace d’une victoire mosellane dans les confrontations entre les deux équipes, il faut effectuer un sacré voyage dans le temps. Certes, les deux clubs ont plusieurs fois figuré dans des divisions différentes. Il n’en reste pas moins que c’est en 1997 que le Club à la Croix de Lorraine a pour la dernière fois vaincu le LOSC. Sur un but de Bruno Rodriguez, lors de la dernière journée de championnat. Un succès 1-0 qui ouvrait aux Messins les portes de la Coupe de l’UEFA.
    Trivino ou Marichez ?
    Christophe Marichez étant rétabli de la blessure qui l’avait privé du match inaugural au Mans, la question se pose désormais. Qui de lui ou de Richard Trivino gardera les cages messines face à Lille ? Les pronostics restent ouverts, puisque samedi soir, Francis De Taddeo n’avait pas encore tranché.

    Retour au bercail
    La réception de Lille est également l’occasion de retrouver deux anciens Messins ayant participé à l’opération remontée : Ludovic Obraniak et Franck Béria. Le second, s’il on s’en tient à l’équipe alignée par Puel face à Lorient et aux forfaits qui dépeuplent la défense lilloise, a plus de chance de débuter que le premier. Entré en jeu à la place de Bastos à quelques minutes du terme de la partie, Obraniak a toutefois de bonnes chances d’être titulaire si son coach opte pour un milieu à cinq.
    La rencontre sur Canal + sport
    Comme la semaine dernière, les Messins jouent le dimanche et seront donc à nouveau diffusés sur Canal + Sport.

     Le groupe pour Metz-Lille

    Francis De Taddeo a divulgué, à l'issue de la dernière séance d'entraînement de la semaine, le groupe qui affrontera Lille dimanche.

    Le groupe : Marichez, Trivino – Delgado, Delhommeau, Diop, C. Gueye, Leoni, Vivian, Strasser – Bessat, Djiba, François, Renouard, Agouazi – Aguirre, Cissé, B. Gueye, N’Diaye

    L'équipe B reçoit par ailleurs Besançon au stade Delaitre à Marly, coup d'envoi 15h.
    Le groupe CFA : Mayebi, Sissoko, Anastassowa, Andres, Aribi, Baldé, Betsch, Corrales, Fernandes, Françoise, I. Gueye, Mendy, Nativel, Ou, Pouye, Thomas

     Première à domicile

    Les Grenats retrouvent leur antre de Saint-Symphorien dimanche soir dans des conditions pas vraiment optimales. Ils y affrontent Lille, une valeur sûre de l’élite, privés de quatre joueurs majeurs.

    Le premier match à domicile est un événement important d’une saison. Pour les Messins, la réception du LOSC représente également le retour de la Ligue 1 au Stade Saint-Symphorien. Cette élite qu’ils avaient quitté sur une victoire inutile contre le Paris Saint-Germain, voici un peu plus d’un an. Les stigmates du cauchemar vécu en 2005/2006 ne sont pas tout à fait disparues. La courageuse bande formée par Francis De Taddeo a enchanté par son unité et sa volonté de redorer le blason du Club à la Croix de Lorraine. Mais aujourd’hui, tout ce qu’elle a pu produire est remis en cause.
    Les Grenats doivent en effet prouver, après avoir survolé la Ligue 2, qu’ils ont le niveau de la L1. Dans cette entreprise, ils doivent composer, déjà, avec les nombreux handicaps qu’on connaît. Leur entraîneur n’avait eu que quelques jours pour repenser son équipe après les forfaits de Bassong et Cardy, il dispose d’encore moins de temps pour imaginer son équipe sans Barbosa ni Gygax. Deux joueurs parmi les plus expérimentés de son groupe, deux joueurs à vocation offensive. Heureusement, il n’est pas sûr que le LOSC soit imbattable en ce début d’exercice.
    Metz - Lille, même combat ?
    A l’occasion de l’ouverture du Championnat de France de Ligue 1, la semaine passée, il a été reconnu coupable par nombre d’observateurs du même délit d’austérité que Metz. Si la troupe de Francis De Taddeo a bénéficié de circonstances atténuantes, la chaleur notamment, celle de Claude Puel et son 0-0 ont recueilli bien peu de louanges. La prudence des deux formations, que les esthètes préfèrent appeler frilosité, s’expliquent pourtant facilement : l’une comme l’autre se cherchent encore.
    Le LOSC, entré en phase de reconstruction depuis le départ de plusieurs de ses cadres, a poussé la similitude avec son hôte jusqu’à accuser les mêmes soucis de blessures. Ainsi, son entraîneur devra recomposer sa charnière centrale compte tenu des forfaits de ses défenseurs Adil Rami et Peter Franquart. Il dispose pour se faire de solutions sur lesquelles son homologue aimerait pouvoir compter. Tafforeau a déjà effectué ce type d’intérim aux côtés de Plestan, tandis que Béria connaît un petit peu les attaquants messins.
    La nature de l’équation à résoudre par Francis De Taddeo est bien différente. Comment bâtir une équipe capable de mettre en danger l’une des formations les plus solides du championnat, alors que ses créateurs sont presque tous sur le flanc ? A l’issue de l’ultime séance d’entraînement de la semaine, le coach messin est logiquement resté évasif sur ses plans. Il est d’ailleurs permis de croire qu’il hésitait encore sur la marche à suivre. « Le système utilisé au Mans pourrait être reconduit, a-t-il simplement indiqué, puisqu’il y a eu des choses positives au cours de la partie. Mais je n’exclue pas de le modifier, car je ne suis pas certain que ce soit le meilleur moyen de battre Lille. » Au milieu de terrain, François, Renouard et Djiba, pas ou peu utilisés au Mans, pourraient se voir offrir une chance de démontrer leurs qualités. On sait déjà qu’ils ne sont pas du genre à rechigner lorsqu’il s’agit d’aller au combat. Contre Lille, cette vertu est en général plutôt bienvenue.
     

    August 11

    La poisse,la poisse,la poisse!

    En terrain connu

    Metz-Lille, ce sera demain le premier match de Ligue 1 de la saison à Saint-Symphorien (18h). Un match pas tout à fait comme les autres pour Franck Béria (à gauche) et Ludovic Obraniak dont le cœur est resté Grenat mais qui coulent désormais des jours heureux dans le Nord...

     

    Béria et Obraniak : les mots pour le dire

    Les deux anciens Messins seront de retour à la maison, demain, avec leur nouveau club. Pour un match, qu'ils le veuillent ou non, pas tout à fait comme les autres. Séquence émotions.

    Il y a quelques mois encore ils portaient tous les deux et fièrement la tunique grenat. Mais si Franck Béria et Ludovic Obraniak sont partis tous les deux au LOSC, le FC Metz, ils n'en font pas mystère, restera à jamais le club de leur cœur. Celui où ils ont grandi, celui qui leur aura permis de construire leur rêve. Autant dire, dans ces conditions, que le Metz-Lille de demain ne peut les laisser indifférents.
    Metz hier, Lille aujourd'hui, Metz-Lille demain; les émotions, pour l'un comme pour l'autre, se succèdent et se bousculent. Une image ?
    F. B. : « De toutes celles que j'ai connues, y compris en équipes de jeunes, la plus forte, c'est celle du trophée qu'on a reçu pour notre titre de Ligue 2, le soir de Metz-Gueugnon. Je revois encore le moment où je le soulève... »
    L. O. : « Quand mon transfert a été acquis, je suis venu un matin, dans le vestiaire, dire au revoir à tout le monde. Ça a été émotionnellement très dur. J'ai essuyé quelques larmes. Quand j'ai quitté la ville, aussi... »
    Un souvenir ?
    F. B. : « Pas un, mais beaucoup. Tous ceux que j'ai partagés en fait avec tous les joueurs que j'ai côtoyés. Meyrieu, Baticle, Songo'o au début, jusqu'à ceux de la saison dernière. Huit ans de bonheur... »
    L. O. : « Je me souviens du Metz-Strasbourg de la saison dernière (4-1). Le stade était plein. Une soirée parfaite ! On faisait taire tous ceux qui doutaient de nos possibilités. On a pris un kiff énorme tous ensemble. »
    Un regret ?
    F. B. : « De ne plus voir Sébastien Renouard plus aussi souvent qu'avant ! Et plus largement toutes les personnes que je voyais régulièrement. La belle famille, les amis... »
    L. O. : « Celui d'avoir vécu la descente en Ligue 2. On était à la rue. C'était le 2000e match du club parmi l'élite, la fête aurait dû être énorme. On a plongé le club dans la galère. »
    Un remord ?
    F. B. : « Aucun, franchement. Je ne garde que du positif de tout mon parcours à Metz. Et pour mon départ, tout était clair. Je suis parti la tête haute. »
    L. O. : « Non, je n'en vois pas non plus. Je n'ai que des bons trucs en tête. Ce que j'ai fait, je devais le faire. Et je l'ai toujours fait en écoutant mon cœur. »Une sensation ?
    F. B. : « De découverte... Venir à Lille, c'était tout changer. Une sorte de récompense pour moi. Un soulagement aussi. Je voulais quitter mon cocon. J'y suis parvenu. J'appréhendais, mais tout s'est bien passé. »
    L. O. : « J'ai vécu tout de suite en arrivant des choses fortes. J'ai joué la Ligue des champions et je ne m'y attendais pas. Depuis le début, ce n'est que du positif, même si j'ai eu un "coup de mou" ensuite. »
    Une impression ?
    F. B. : « Que l'état d'esprit qui règne au LOSC me convient bien. Personne ne m'a pris de haut. Aujourd'hui, Bodmer ou Keita sont partis. Mais il y a un nouveau projet. Et c'est à nous d'y participer. »
    L. O. : « Celle du nouveau groupe. On nous voit en difficultés. Moi, je sais qu'il y a un énorme potentiel. Le coach fait confiance aux jeunes, à nous de prendre notre chance. »
    Une anecdote ?
    F. B. : « Avec les autres joueurs, on s'entend super bien. On rigole ! Je peux vous raconter que j'ai chanté du Carlos à table par exemple... »
    L. O. : « Ah, oui, pour ça on rigole bien ! Mais je préfère citer mon premier match. A Bordeaux. Je rentre, je fais marquer. Ça a accéléré mon intégration. »
    Un objectif ?
    F. B. : « Ce qui compte, pour moi, c'est de parvenir à m'imposer sur la durée. Claude Puel fait jouer la concurrence, je vais travailler, travailler, pour devenir un titulaire indiscutable. »
    L. O. : « Faire le maximum de matches possibles, en étant le meilleur possible. Et nous qualifier pour une Coupe d'Europe. Personne ne croit en nous, mais à tort... » L'accueil ?
    F. B. : « Rien d'anormal... Ce sera un match comme un autre. Il n'y aura pas de copains sur la pelouse. On ne me fera pas de cadeaux et je n'en ferai pas non plus. J'espère simplement que le public ne sera pas trop "vache" avec moi. Metz, c'est le club de mon cœur »
    L. O. : « Ce n'est pas un souci. Je sais que des supporters n'ont pas apprécié mon départ, je les comprends. Mais l'important, ce sont tous les gens que j'aime. Et qui seront dans les tribunes et sur la pelouse. »
    Le match ?
    F. B. : « On viendra pour gagner. Comment sera le match ? On le saura après... Mais il ne faut surtout pas sous-estimer les Messins, je sais de quoi ils sont capables. »
    L. O. : « Ce sera intense. Les Messins vont vouloir battre Béria et Obraniak avant de battre Lille. Ce sera sans doute assez fermé et il y aura de l'agressivité. »
    L'état d'esprit?
    F. B. : « Je ne me mettrai pas de pression particulière. Certains vivent ça difficilement, mais ce n'est pas pour moi. Je serai concentré comme d'habitude. »
    L. O. : « Ce match-là a une saveur particulière, c'est évident. Mais je ne me prends pas la tête. Ce qui compte, c'est que je le joue et que je m'éclate. »
    Le Mans ?
    F. B. : « Les Messins ont fait un match costaud là-bas. En dehors du but, ils n'ont pas été plus inquiétés que ça. Ils n'ont pas montré qu'ils venaient de Ligue 2, mais qu'ils constituent désormais une équipe de Ligue 1. »
    L. O. : « J'ai vu la dernière heure. Francis (De Taddeo) avait privilégié la sécurité en attendant de bien connaître le potentiel de son groupe. On a revu les vertus du FC Metz. Ce sera compliqué... »

    Lille : beaucoup d'interrogations...

    Claude Puel n'a encore rien dévoilé du visage qu'aura sa formation demain. Quelques interrogations subsistent et non des moindres, concernant le dispositif tactique d'abord, concernant la défense centrale et le poste de gardien de but ensuite. Sylva ou Malicki dans la cage ? Difficile de savoir. En défense, l'option Plestan-Dumont semble primer. Enfin, l'entraîneur lillois jouera-t-il, comme il aime le faire, en 4-5-1, ou optera-t-il pour un 4-4-2 plus classique ? Dans le premier cas de figure, on devrait retrouver Obraniak dans l'axe, derrière Mirallas, avec Bastos et Debuchy sur les côtés, et devant deux milieux défensifs qui devraient être Makoun et Maric. A suivre...

    Chantier ouvert au public

    Les grands travaux d'été terminés, le FC Metz remet l'ouvrage sur le métier. Avec comme objectif, le maintien. Et plus si affinité.

    Une semaine à peine après sa grande sœur, l'équipe réserve du FC Metz fait sa rentrée. Dimanche, face à Besançon. Impatient de passer à l'action, après plus d'un mois de préparation, José Pinot sait qu'il s'agit là d'un premier examen de passage pour le moins délicat. La première pierre d'un nouvel édifice. « On rentre dans le vif sujet face à une équipe qui m'a laissé une forte impression, assure l'entraîneur messin. La saison dernière, les Bisontins ont fait la course en tête pour finalement se faire coiffer sur le poteau par Calais. C'est dire la qualité de cette équipe. » C'est dire également combien ce premier rendez-vous sur la pelouse de Delaitre est important. « On se doit de répondre présent dès notre première sortie. Pour marquer les esprits. Pour booster notre capital confiance. »Car José Pinot sait l'ampleur de la tâche qui l'attend. Cinquième à l'issue de l'exercice 2006-07, le candidat messin repart dans l'inconnu. Ou presque. Lille et Lens ne figurent plus dans le viseur du FC Metz. Non, dans sa ligne de mire, c'est Auxerre et Lyon qui se profilent. « Deux équipes qui joueront la première place», prévoit le coach lorrain. La concurrence risque donc d'être lourde au sein d'un groupe que José Pinot estime « bien plus difficile que l'an passé. Raon, Jura-Sud ou Croix de Savoie, notamment, sont des valeurs sûres. Et le passé récent nous a prouvé qu'il n'existe pas de petites équipes. Chacun aura son rôle à jouer. »Quel sera celui de Metz ? Celui d'un élève studieux, appliqué. À l'image de sa sœur aînée, la réserve messine n'a aucune intention de se prendre pour ce qu'elle n'est pas. En l'occurrence un favori sur l'échiquier. « L'objectif reste le même que la saison dernière : assurer notre maintien le plus tôt possible. Après... on avisera. »
    Maître d'œuvre de ce vaste chantier, José Pinot compte bien impliquer tous ses ouvriers. « Il n'y a aucun joueur de CFA ou joueur de Ligue 1. La même chance est donnée à tout le monde. Ce qui compte, c'est que chacun tire dans le même sens. Pour le bien du club. » Bref, les Messins sont invités à enfiler le bleu de travail.
    Premiers coups de pioche demain. Réception de l'ouvrage, le 24 mai prochain. • Le groupe messin : Mayebi, Sissoko ­ Anastassowa, Anton, Bong, Fernandes, Schmisser, Fernandes, ­ Andres, Belson, Betsch, Calton, Etien, I. Gueye, Nativel, Thomas ­Aribi, Françoise, Gestede, Makengo, Mendy, Ou, Pouye.
    FC Metz ­ Besançon demain (15 h) stade Delaitre à Marly

     
    August 10

    ça tombe comme à Gravelotte !......

     

    Julien François : « Apprendre à devenir un joueur de Ligue 1 »

    Écarté du onze de départ lors de la première journée, le milieu de terrain messin reste rivé sur les efforts réclamés par la découverte de l'élite.

    Crachin puissant, mercure automnal. Sale temps pour une rencontre... Bientôt midi, Julien François quitte la séance d'entraînement mise sur pied à la Plaine de Jeux, à un jet de pierre de Saint-Symphorien. La matinée a réservé son lot quotidien de mauvaises nouvelles : cette fois, c'est Daniel Gygax qui manque à l'appel. A deux jours de la réception de Lille, les Messins se déplument à vitesse vertigineuse. Pas de quoi démoraliser Julien François, vingt-sept ans, néophyte en Ligue 1. L'ancien Grenoblois, revenu en Moselle l'été dernier pour tenir le pari de la remontée, fut avec trente matches disputés (pour deux buts inscrits) l'un des piliers du groupe sacré champion de France de Ligue 2. Aujourd'hui, il est prêt à tourner la page pour une nouvelle aventure. Prêt à monter au feu.
    • Comment avez-vous vécu votre absence au Mans ? « Ce n'est jamais agréable de suivre un match depuis le banc de touche. On fait le dos rond dans ces cas-là. Mais c'est aussi une source de motivation qui décuple l'envie de se préparer à répondre présent. »
    • Manifestez-vous de l'impatience ? « J'ai travaillé pour connaître ça, la Ligue 1. A mon âge, j'ai même l'impression d'entamer une nouvelle carrière. Alors, oui, je suis impatient de prendre la mesure d'un match de L1. Ce sera une étape importante à franchir. »
    • A titre personnel, qu'a représenté la montée ? « La concrétisation d'un travail bien fait et la validation de mon choix de carrière. J'ai derrière moi cinq années de Ligue 2, un championnat dont il est difficile de s'extirper. J'y ai appris certaines valeurs. A présent, je dois apprendre à devenir un joueur de Ligue 1, apprendre à diminuer autant que possible la marge qui distingue les joueurs issus des deux échelons. » • Cet apprentissage s'accompagne-t-il d'une forme de complexe ? « Si c'est le cas, c'est inconscient. A force d'entendre qu'on n'a pas d'expérience, qu'on est les plus jeunes, qu'il y a des absents, on en arrive peut-être à devenir des victimes désignés. Mais il faut laisser tout ça dernière nous et prendre conscience que notre position nous interdit de prendre un départ moyen. »
    • La Ligue 1 peut-elle changer le groupe ? « A ce niveau, c'est l'environnement qui change. Tout à coup, les projecteurs sont à nouveau en marche... Quant à nous, on ne doit pas oublier la notion d'équipe. Il n'y a pas de stars à Metz. On a coutume de dire que la star, ce doit être l'équipe. »
    • Vous préparez-vous à des moments difficiles ? « On sait qu'ils arriveront. La saison dernière, on était du début à la fin dans une dynamique positive. La victoire appelait la victoire. Cette fois, ce sera une autre histoire. »
    • Que vous a enseigné le premier déplacement au Mans ? « Il a montré qu'une certaine rigueur défensive n'empêche pas la défaite. Ce qui fait la différence, ce sont les situations devant le but. »
    • La venue de Lille, dimanche, a-t-elle valeur de test ? « Il faut prendre des points pour s'installer dans une dynamique. C'est donc un match qui devient décisif. »

    Lille : Dumont en défense, en attendant Mario Yépès ?

    Les Messins ont beaucoup de soucis d'effectif, mais, maigre consolation, ils ne sont pas les seuls. Les Lillois, qui ont lâché des défenseurs centraux à l'intersaison et qui déplorent plusieurs blessés dans ce secteur de jeu (cf notre édition d'hier) recherchent donc un défenseur central désespérément. Nous évoquions la piste du Marseillais Zubar, hier, mais il n'est évidemment pas le seul placé sur la "short list" de Claude Puel. Y figure aussi le nom largement plus prestigieux du Parisien Mario Yepes. Le montant du transfert paraît abordable pour les Nordistes (3 à 4 millions d'euros), restent deux écueils : le salaire, qui se monte actuellement à plus de 100 000 euros mensuels, et la volonté du joueur de rejoindre un club qui n'est pas qualifié en Ligue des champions cette saison. Le Colombien cherche plutôt actuellement à se caser à l'étranger... En attendant l'arrivée d'un renfort, l'entraîneur lillois va devoir cependant composer. Dimanche, face aux Messins, c'est vraisemblablement Stéphane Dumont, habituellement milieu défensif, qui reculera d'un cran aux côtés de Nicolas Plestan.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 16 h. Demain : une séance d'entraînement à 16 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Le Mans-Metz, 1re journée de Ligue 1, dimanche 5 août : 1-0. Prochain match : Metz-Lille, 2e journée de Ligue 1, dimanche 12 août à 18 h. A suivre : Monaco-Metz, le mercredi 15 août à 20 h 30 ; Metz - Paris SG, le samedi 18 août à 20 h.
    A l'infirmerie. Sébastien Bassong (déchirure à une cuisse), Julien Cardy (fracture d'un pied), Rudy Gestede (déchirure à une cuisse), Cédric Barbosa (lésion musculaire à une cuisse), Daniel Gygax (adducteurs).
    Suspendu. Aucun.
    La phrase du jour. « Il y a des saisons, comme ce fut le cas pour nous l'an dernier, où les équipes sont globalement épargnées, Et d'autres, où de manière ponctuelle de gros nuages s'installent dans le ciel. Espérons qu'un coup de vent viendra bientôt chasser ces nuages... » De Francis De Taddeo, réagissant à la blessure de Gygax, une de plus...

    Gygax incertain pour Lille

    Nouveau coup dur pour l'équipe messine, qui devra probablement se passer des services de Daniel Gygax (notre photo) pour la réception de Lille, dimanche. Le Suisse a quitté prématurément l'entraînement hier matin en raison de douleurs aux adducteurs. Des examens complémentaires définiront aujourd'hui la nature exacte du mal, ainsi que l'éventuelle période d'indisponibilité. Sa possible absence s'ajoute à celle de Cédric Barbosi, forfait pour les trois prochaines rencontres, et à celles, longue durée, de Sébastien Bassong et Julien Cardy. Hécatombe, hécatombe...

    August 09

    En attendant le Losc...

    Pjanic ne se sent pas prêt à jouer en équipe nationale

    Le Quotidien : Hier, le sélectionneur national a dit vouloir une réponse quant à votre éventuelle intégration à l'équipe luxembourgeoise, maintenant que vous êtes passé chez les seniors du FC Metz...
    Miralem Pjanic : Et je le comprends tout à fait. Il veut savoir où j'en suis et c'est normal. Mais il doit aussi me comprendre. J'ai 17 ans, et je ne me sens pas encore prêt.
    Ce sont vos premières séances avec la réserve pro des Grenats qui vous l'indiquent?
    Oui, ça, c'est un frein à mon intégration. Je me rends compte de la différence d'intensité physique qu'il existe entre les juniors et les seniors. À Metz, on me demande parfois de sauter des séances pour récupérer. On m'oblige. J'ai vraiment envie de jouer avec le Luxembourg, mais ma ligne de conduite dès le début, je l'ai annoncée : j'attends d'avoir été intégré au groupe pro pour y penser.
    Parce que cela signifiera alors que vous serez prêt?
    Quand je vois Gilles (Bettmer) jouer avec la sélection, je trouve ça super. Cela veut dire qu'il se sent capable de le faire, qu'il n'a pas peur, je n'ai pas atteint cet état d'esprit. Moi, j'ai l'impression qu'il faut que je patiente. Être dans le groupe pro me semble être un bon indicateur. J'attends le bon moment, comme je l'ai toujours dit.
    N'avez-vous pas peur que l'on vous force la main?
    Franchement non. Ma seule peur, c'est de commencer trop tôt. Que cela me handicape dans mes objectifs personnels.
    Justement, cela ne commence-t-il pas à vous agacer d'entendre des commentaires sur votre envie d'intégrer cette sélection?
    Est-ce que ça m'agace? Non. Mais les gens qui en parlent semblent mieux le savoir que moi. La dernière fois que l'on en a parlé (NDLR : il y a quelques semaines, un journal bosniaque avait lancé la rumeur selon laquelle Pjanic préférerait jouer pour la Bosnie), j'ai bien dit qu'il n'y avait rien. Ce n'est vraiment pas le genre de choses auxquelles je pense.

    Gygax touché aux adducteurs !!!!

    L’hécatombe continue du côté du FC Metz. Jeudi, Daniel Gygax a mis fin prématurément à sa séance d’entraînement.

    Une pluie maussade a accompagné le pas lourd de Daniel Gygax vers les vestiaires messins, ce matin au bout d’un gros quart d’heure d’entraînement. Orphelin depuis hier de Cédric Barbosa, son membre le plus expérimenté en L1, le groupe messin va vraisemblablement devoir faire sans son milieu de terrain suisse pour affronter Lille dimanche. Et peut-être également pour les échéances suivantes.
    L’ancien joueur du LOSC s’est ajouté bien malgré lui à la liste noire des malchanceux de ce début de saison. Au bout de quelques minutes, il a ressenti une vive douleur aux adducteurs et passera des examens dans les jours à venir afin de déterminer l’étendue de sa blessure.

    « Lille, déjà un match important »

    Arrivé en provenance de Créteil cet été, Richard Trivino n’avait jamais joué en Ligue 1 avant Le Mans – Metz. Il revient sur ses premières impressions et évoque la mission maintien confiée aux Grenats.

    Richard, revenons sur le match du Mans. Il s’agissait de votre première rencontre en Ligue 1. Comment l’avez-vous abordée ?

    Richard Trivino : « Sans aucune pression, vraiment. C’était pour moi un match normal, comme les autres. Il y a sans doute plusieurs paramètres expliquant ma décontraction. Déjà, le Stade Léon Bollée ne représentait pas une nouveauté pour moi, j’y étais déjà allé à plusieurs reprises en Ligue 2. Et puis, j’ai trente ans et pas mal de matches au compteur. Pour un gardien de but, je pense par ailleurs qu’il n’y a pas énormément de différences entre la L2 et la L1. Certes, le jeu est plus rapide mais notre rôle reste le même. »

    Que retenez-vous de la partie ?
    R.T. : « La défaite, déjà. Lorsqu’on perd, on est toujours frustré ; et généralement on ne retient que cela. Sur le match, je n’ai pas eu énormément de ballons à négocier. J’aurais préféré avoir plus de travail ! Le but, pour l’instant, je ne vois pas comment j’aurais pu l’éviter. Si Basa frappe ce ballon franchement, je peux sans doute l’avoir. Mais là, avec cette trajectoire un peu lobée, cela me paraît impossible. A vitesse réelle, j’ai la sensation qu’il est imparable. Je vais visionner la vidéo pour avoir des informations supplémentaires. »
    Vous revoyez toujours les buts que vous encaissez ?
    R.T. : « Oui, j’aime bien regarder les images. Depuis la tribune ou devant un écran, on trouve toujours quelque chose à redire, sur le positionnement notamment. Je m’en sers surtout pour les penalties et les coups de pieds arrêtés. Je pense que ce sont les situations les plus difficiles à gérer pour un gardien. A ce niveau, c’est utile. Mais pour le reste, en match, les parades se font surtout par instinct, par réflexe. Cela va tellement vite qu’on ne peut pas réfléchir. »
    Collectivement, que pensez-vous de la prestation de l’équipe ?
    R.T. : « J’ai entendu ça et là que nous étions venus ‘uniquement pour défendre’. Ceux qui disent cela auraient certainement fait pareil à notre place ! Nous restions sur des matches amicaux où nous avions encaissé beaucoup de buts, cela commençait à nous mettre un peu dans le doute. Je conçois que cela paraisse étrange car nous avons perdu, mais la physionomie de la partie nous a en partie rassuré. Tout le monde s’est 'arraché' dans les taches défensives. Nous nous sommes montrés solides derrière et nous avons eu quelques opportunités de marquer. C’est paradoxal, mais au moins, nous en savons désormais plus sur notre capacité à rester hermétiques et à marquer. »

    Vous aviez devant vous une défense inédite. Qui avait la charge de la diriger ?
    R.T. : « Il n’y avait pas de rôles prédéfinis. Nous avions insisté avant la rencontre sur le fait qu’il fallait beaucoup communiquer entre nous. Chacun pouvait le faire. Nous devons encore progresser dans la concentration. C’est à ce niveau que nous avons pêché, nous le payons sur le but. Ce sont petits détails à régler mais dans l’ensemble, cela s’est bien passé entre nous. Pour ma part, j’ai tendance à beaucoup parler, je suis comme ça depuis toujours. Ce n’est pas maintenant qu’on va me changer, je crois ! »
    Dimanche, première à domicile, vous affrontez Lille. Comment aborder ce match ?

    R.T. : « Je crois que nous n’avons pas trop le choix. Nous devons prendre des points à domicile. Lille reste une équipe solide malgré le départ de plusieurs joueurs. On peut faire confiance à Claude Puel pour cela. Il ne s’agit pas d’un match crucial, mais c’est déjà un match important pour nous, sur le plan comptable comme sur le plan de la confiance. »
    Vous avez trois matches en six jours au programme…
    R.T. : « Et ce sont trois parties pas évidentes ! Il va falloir les digérer. Aucune ne sera facile cette saison, il suffit de voir les résultats de la première journée avec des clubs réputés plus faibles qui l’ont emporté. Alors là, en négocier trois d’affilée représente une belle épreuve. Monaco, je pense que nous n’aurons pas grand chose à perdre puisque sur le papier, ils nous sont supérieurs. Ensuite, recevoir le PSG, c’est toujours un match particulier où tout peut arriver… Mais pour l’instant, concentrons-nous sur Lille et mettons tout en œuvre pour gagner.»
    L’équipe est considérée par beaucoup comme outsider, n’est-ce pas une étiquette qui pourrait vous avantager ?
    R.T. : « Je ne sais pas pour mes coéquipiers, nous n’en avons pas parlé. Mais personnellement, je pense que oui. Je l’ai dit ironiquement à un journaliste, comme tout le monde nous voit derniers, on ne peut que mieux faire ! Bien sûr, comme tous les clubs qui montent, nous voulons obtenir au plus vite le maintien. C’est notre seul objectif, certes. Mais aujourd’hui, qu’est ce qui permet d’affirmer que nous ne pouvons pas faire mieux qu’une 17ème place ? A chaque bonne performance, nous ferons mentir beaucoup de gens, c’est ce qu’il faut se dire… »

    Jeff Strasser, no limit

    A partir de dimanche, Saint-Symphorien va redécouvrir Jeff Strasser. Huit années d'exil ont nécessairement changé le défenseur luxembourgeois, prêt à jouer « jusqu'à quarante ans ».

    Au siècle dernier, Jeff Strasser a appris le football dans un club, le FC Metz, décrié pour les conditions de travail que l'on y trouvait, peu adaptées au haut niveau ­ « critiques justifiées », ajoute-t-il. Aujourd'hui, Jeff Strasser retrouve le même club, doté d'infrastructures un peu plus dignes de son rang ­ « une évolution positive », juge-t-il. A l'époque, sur le terrain, le FC Metz tenait la dragée haute aux plus grosses écuries de première division, au point de disputer le titre de champion de France au RC Lens, et de le perdre. Désormais, le FC Metz oscille entre Ligue 1 et Ligue 2, un coup en haut, un coup en bas. « C'est la preuve que des installations de qualité ne garantissent pas le succès, relève pertinemment le défenseur luxembourgeois. Simplement, il faut vivre avec son temps. »Dans sa trente-troisième année, donc « à 32 ans », corrige-t-il, Jeff Strasser interrompt l'évocation de son âge d'un « c'est bien français, ça, de considérer qu'on est vieux après trente ans », sans même attendre la suite de la question. Il s'agissait juste de savoir s'il se fixait une limite, ayant été élevé sous l'ère Kastendeuch, du nom de ce symbole de longévité qui a quitté les terrains à trente-sept ans révolus. « J'ai la chance de ne pas avoir connu de graves blessures. Tant que le corps supportera les charges de travail imposées, je continuerai. Si c'est jusqu'à quarante ans, eh bien, ce sera jusqu'à quarante ans. »
    Le projet de développement récemment lancé par le FC Metz comprenant un rapprochement économique et populaire avec le Grand-Duché, on devine l'intérêt qu'il peut susciter auprès du joueur vedette de la sélection luxembourgeoise. « Je vais aider le club le plus possible, cela va de soi », assène-t-il. Une piste vers une possible reconversion ? « J'ai des idées en tête, répond-il. Mais la seule qui me préoccupe aujourd'hui, la priorité, c'est le maintien de Metz en Ligue 1. » Va pour le maintien de Metz en Ligue 1, alors. « Notre valeur, dit-il, nous allons la découvrir avec le temps. Mais les autres aussi vont monter en puissance. Tout le monde a pris peur après la série de matches de préparation. Je l'ai ressenti à mon arrivée ; de toute façon, il n'y avait qu'à lire la presse. Malgré la défaite, le match au Mans a donné une certaine assurance. Il y a encore des automatismes à prendre et nous pouvons perfectionner tous les systèmes. Il y a une bonne assise défensive de toute l'équipe, il faut aller davantage de l'avant sans partir la fleur au fusil. Mais au total, la différence avec les autres n'est pas tellement grande. Ça se jouera sur des détails, comme on l'a vu au Mans, mais aussi au moral. Et l'on a pu remarquer la saison dernière que Metz n'en manquait pas. »
    Six ans après avoir disputé une demi-finale de Coupe de l'UEFA à Kaiserslautern, Jeff Strasser s'apprête, en principe, à lutter pour ne pas descendre avec Metz. En Allemagne, il a aussi connu ce combat-là avec M'Gladbach. « En Bundesliga, raconte-t-il, les supporters ont coutume de dire que jouer le haut de tableau, c'est super, le bas de tableau, moins drôle mais excitant et qu'entre les deux, c'est inintéressant. Quant à moi, je suis un homme de défis. Celui-là ne me déplaît pas. » Saint-Symphorien découvrira, dimanche, le nouveau Jeff Strasser. « J'ai vécu beaucoup de choses depuis mon départ. J'ai évolué, c'est sûr. Mais il n'y a pas à comparer. » Juste à constater.

    Et maintenant, Barbosa !

    Christophe Marichez revient. Mais Metz a perdu Cédric Barbosa pour les trois prochains matches.

    Il est cette fois permis de parler d'hécatombe. Ligne après ligne, la chronique du FC Metz égrène à un rythme quasi quotidien la liste des joueurs out en plein mois d'août. Alors que Cheikh Gueye et Stéphane Léoni sont revenus juste à temps pour la reprise du championnat, dimanche dernier au Mans, alors que Sébastien Bassong et Julien Cardy sont absents jusqu'à la fin septembre en raison respectivement d'une déchirure à la cuisse et d'une fracture de compensation au pied survenues dans la dernière ligne droite de la préparation, la deuxième semaine de compétition est marquée par deux mauvaises nouvelles supplémentaires. La première : membre de l'équipe de France des 19 ans aux portes du groupe professionnel, le jeune attaquant Rudy Gestede souffre également d'une déchirure à la cuisse ; six à huit semaines d'arrêt. La deuxième : Cédric Barbosa manquera les trois prochaines rencontres de championnat, contre Lille, à Monaco, face au Paris SG, victime d'une lésion musculaire de la cuisse droite. Le milieu de terrain messin, arrivé cet été en provenance de Troyes, a ressenti une douleur en début de match, dimanche au Mans, au point de demander à sortir en fin de première mi-temps. Barbosa avait finalement terminé la rencontre, mais en grimaçant, et sans pouvoir effectuer de longues frappes. Après Julien Cardy, Francis De Taddeo perd l'autre joueur expérimenté de son milieu de terrain, ce qui va de nouveau contraindre l'entraîneur messin à trouver une nouvelle alchimie. Pas sûr que De Taddeo se console à la vue des soucis similaires rencontrés par Claude Puel, son confrère et prochain adversaire (lire par ailleurs)...
    Un retour a tout de même été enregistré, hier : celui de Christophe Marichez, qu'une cruralgie a contraint à manquer le coup d'envoi du championnat. Son rétablissement suppose que Francis De Taddeo désigne qui de Christophe Marichez ou de Richard Trivino jouera dimanche contre Lille.

    FC Metz express

    Tableau de bord. Hier : deux séances d'entraînement. Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 9 h 30 à la Plaine de jeux. Demain : une séance d'entraînement à 16 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Le Mans - Metz, 1ère journée de Ligue 1, dimanche 5 août : 1-0. Prochain match : Metz - Lille, 2e journée de Ligue 1, dimanche 12 août à 18 h. A suivre : Monaco - Metz le mercredi 15 août à 20 h 30 ; Metz - Paris SG le samedi 18 août à 20 h.
    A l'infirmerie. Sébastien Bassong (déchirure à la cuisse) et Julien Cardy (fracture du pied) ont été rejoints sur la liste des absents de longue durée par le jeune attaquant Rudy Gestede, également victime d'une déchirure à la cuisse et absent pour six à huit semaines. Victime d'une lésion musculaire à la cuisse droite, Cédric Barbosa devra quant à lui observer un arrêt complet de dix jours : il est d'ores et déjà forfait pour les trois prochains matches.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Lui-même ne s'en souvenait plus : averti dimanche au Mans, Laurent Agouazi pensait traîner deux cartons reçus en fin de saison dernière et manquer, par conséquent, le déplacement du 15 août à Monaco. Vérification faite, le milieu de terrain a déjà purgé sa peine, le 25 mai, en ne jouant pas face à Gueugnon.

    Lille sans charnière piste Zubar

    Lille qui ne dispose plus que d'un seul défenseur central après les blessures d'Adil Rami et Peter Franquart, recherche activement un joueur de charnière « prêt à s'investir » avec le LOSC cette saison, a indiqué l'entraîneur nordiste Claude Puel. Le Losc a enregistré face à Lorient (0-0) la blessure sérieuse de son jeune défenseur Adil Rami (rupture partielle d'un ligament croisé du genou). Comble de malchance, son remplaçant, Peter Franquart a vu ressurgir une blessure contractée durant le stage de préparation, une déchirure au niveau des ischio-jambiers. Il sera indisponible trois semaines. Lille a par ailleurs laissé partir deux autres de ses défenseurs centraux, le Brésilien Rafael Schmitz et le Grec Stathis Tavlaridis. Il ne lui reste donc plus qu'un seul central de métier : Nicolas Plestan. La piste du défenseur de Marseille Ronald Zubar, barré par Julien Rodriguez et Gaël Givet, a été évoquée.
    Par ailleurs, deux autres Lillois sont blessés. Yohan Cabaye souffre d'une déchirure au quadriceps gauche. Enfin, la recrue colombienne Luis Yanes souffre d'une fracture d'un métatarse et sera indisponible deux mois.

     

    August 08

    Le Centre reprend...

     

    Reprise au centre

    Les membres du groupe CFA et les 18 ans avaient repris l’entraînement dans la foulée de l’effectif pro. Les 16 ans leur ont emboîté le pas la semaine dernière. La reprise des hostilités est prévue début septembre.

    L’heure de la rentrée des classes n’a pas encore sonné pour les jeunes pousses messines, mais c’est tout comme. Depuis plusieurs semaines déjà, les effectifs de CFA et 18 ans s’entraînent aux côtés du groupe professionnel. Récemment, ce sont les 16 ans de Jean-Robert Faucher qui ont pris le chemin des pelouses. L’ancien joueur de Laval découvre donc un nouveau groupe, puisqu’il accueille en son sein une flopée de jeunes joueurs ici du cycle de préformation (de 12 à 14 ans). « C’est une découverte pour moi mais aussi pour eux, explique-t-il. Ils vont devoir s’adapter, le niveau d’exigence ne sera plus le même qu’avant. Je suis heureux de constater déjà qu’ils possèdent des acquis en termes de principes de jeu sur lesquels nous allons pouvoir travailler. Par ailleurs, le groupe est assez hétérogène sur le plan de la maturité et du potentiel physique. En tous cas, l’esprit est bon. » Une bonne chose, puisque les joueurs avalent actuellement trois séances d’entraînement par jour, une cadence similaire à celle de professionnels en pareille époque.
    Si le Championnat de France Amateur reprend ses droits dès ce week-end (voir ci dessous), les championnats nationaux des 18 et 16 ans ne débuteront qu’au mois de septembre. Le mois d’août sera donc consacré aux matches amicaux pour ces deux catégories d’âge. Les 16 ans effectueront leur première sortie samedi à Rombas contre Sochaux (16h). Ce sera le premier d’une série de tests devant les amener dans les meilleures conditions pour le déplacement à Schiltigheim le 9 septembre. Faucher indique qu’il se servira de ce match comme d’un « observatoire ». Sacrés champions la saison passée, les Grenats auront une étiquette tout au long de la saison et seront certainement attendus.

    Reprise du CFA ce dimanche
    La formation de José Pinot renoue avec la compétition ce dimanche. Pour la première journée du Championnat de France Amateur, Metz reçoit Besançon au Stade Delaître de Marly dimanche à 15h. De quoi s’offrir une belle après-midi de football pour les passionnés en enchaînant par Metz – Lille, 18h. A Saint-Symphorien bien sûr.
    Les 18 ans joueront un match amical contre Thionville à Manom, samedi à 17h
    Les 16 ans joueront un match amical contre Sochaux à Rombas, samedi à 16h

    Carlo Molinari : « Une marge de progression importante »

    Alors que son équipe s'apprête à effectuer sa première apparition à domicile, dimanche, Carlo Molinari se dit « optimiste ». Le tour d'horizon du président messin...

    Carlo Molinari, étiez-vous anxieux avant le coup d'envoi de la saison, dimanche au Mans ? « Perplexe, en tout cas. J'avais l'impression de manquer d'éléments d'appréciation. Les matches de préparation n'avaient d'ailleurs éclairé personne. Disons que j'étais curieux de voir le comportement de notre équipe en Ligue 1. »• Résultat ? « Je crois que, comme moi, les joueurs manquaient de repères et que, du coup, ils ont longtemps regardé Le Mans jouer. Mais après coup, je constate que notre adversaire ne nous a pas été véritablement supérieur. Pour résumer, malgré la défaite (1-0) je suis beaucoup plus rassuré aujourd'hui que je ne pouvais l'être dimanche matin dans la capacité de notre équipe à répondre présent. Elle a donné des signes de solidité et de solidarité. »• Metz n'a pas d'autre ambition que le maintien en Ligue 1. Que vous inspire votre équipe par rapport à cet objectif ? « Nous pouvons, je crois, réussir un championnat correct. Mais il va d'abord falloir passer entre les gouttes d'ici à la fin du mois d'août, avec six matches difficiles, quasiment un tous les trois jours. Charge à Francis De Taddeo de trouver les bonnes solutions en attendant notamment le retour de Julien Cardy. Mais nous disposons d'une marge de progression importante, ce qui me rend optimiste. »
    • Vous disposez du plus petit budget de Ligue 1, avec 24 millions d'euros. Comment ne pas finir dernier aussi sur le terrain ? « Ce championnat s'annonce tellement serré... Derrière Lyon, Marseille, Bordeaux, Monaco, Paris et peut-être Lens, la même équipe peut tout aussi bien finir à la septième place qu'à la dix-septième. Pour répondre à votre question, nous devons compenser en trouvant des joueurs de talent et en misant sur nos jeunes, comme Gestede, Bourgeois, Pjanic. Derrière ceux qui jouent déjà, il y a du beau monde. Mais cela ne nous dispense pas d'investir afin de trouver des recettes complémentaires. »
    • C'est précisément le but de votre projet de développement à l'horizon 2010. Une nouvelle relégation le remettrait-elle en cause ? « Surtout pas ! Si l'on prend l'exemple de Nancy, je rappelle que l'ASNL était tout près du National lorsqu'elle a construit son nouveau stade. Il n'est pas question de lier nos investissements aux résultats sportifs. Il faut absolument que ce projet aboutisse. »
    • Quels sont vos principaux retards ? « Je suppose qu'avec un stade plus confortable, nous pourrons augmenter nos recettes. Nous avons aussi des efforts à faire en matière de marketing, même si des progrès viennent d'être accomplis puisque l'arrivée de Nàsuba comme sponsor maillot s'accompagne du maintien de l'apport d'Arcelor cette saison. Mais cela reste insuffisant. La première étape consistera à arriver à un budget de 30 millions d'euros.»
    ros. » • Si des joueurs se révèlent au cours des six prochains mois, pourrez-vous les conserver en janvier ? « J'ai évidemment envie de répondre oui, sauf que la réalité peut toujours nous rattraper. Tant que les recettes ne compenseront pas nos dépenses, nous ne serons jamais à l'abri de devoir transférer un joueur. C'est aussi simple que ça. Et je ne parle même pas de la volonté du joueur lui-même : en football, un club comme le nôtre trouve toujours plus grand que lui. »
    • Vous peinez à atteindre les 5000 abonnés. Comment expliquez-vous ce faible engouement ? « Apparemment, la plupart des clubs enregistrent une baisse. Ici, la culture de l'abonnement n'a jamais vraiment existé. Peut-être aussi que nous payons une communication qui n'est pas très adaptée. Là aussi, nous avons des progrès à accomplir. »
    • Vous ne croyez pas que cette désaffection tient aussi au spectacle proposé par la Ligue 1 ? Vous allez justement devoir expliquer pourquoi votre équipe adopte un style très prudent... « Si nous jouons comme nous jouons, c'est à cause de l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes, à Metz comme partout : les conséquences économiques d'une relégation sont tellement importantes que ce risque est une préoccupation de tous les instants. Mais si, globalement, la Ligue 1 marque moins de buts, c'est avant tout la conséquence des progrès tactiques de toutes les équipes. »

    FC Metz express

    Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : deux séances d'entraînement, à 9 h 30 et 16 h. Demain : une séance d'entraînement à 9 h 30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Le Mans - Metz, 1ère journée de Ligue 1, dimanche 5 août : 1-0. Prochain match : Metz - Lille, 2e journée de Ligue 1, dimanche 12 août à 18 h. A suivre : Monaco - Metz, le mercredi 15 août à 20 h 30 ; Metz - Paris SG, le samedi 18 août à 20 h.
    A l'infirmerie. Christophe Marichez (hématome à la cuisse), reprise probable aujourd'hui ; Cédric Barbosa (douleur musculaire à la cuisse), examens à venir ; Sébastien Bassong (déchirure à la cuisse) et Julien Cardy (fracture du pied) arrêtés jusqu'en septembre.
    Suspendu. Laurent Agouazi (deux avertissements en fin de saison dernière, un troisième dimanche au Mans) purgera un match de suspension le mercredi 15 août à Monaco.
    L'info du jour. Depuis hier, les billets des abonnés sont à retirer non plus en tribune ouest, mais à la billetterie du club, sous la tribune nord.

    August 07

    Annonce du match FC Metz-Losc

       

    On risque de s'ennuyer, lors du prochain match qui s'annonce très "engagé" !

    Gare aux cartons !

    La semaine passée, les arbitres professionnels ont rendu visite aux clubs de Ligue 1 et Ligue 2 pour expliquer aux joueurs et entraîneurs les nouvelles consignes d’arbitrage en vigueur. Voici ce qui va changer cette saison.

    La LFP a indiqué aujourd’hui que plusieurs directives seraient cette saison appliquées scrupuleusement sur les pelouses de l’élite.
    Au premier rang de celles-ci figure une recommandation importante qui devrait permettre d’éviter les malentendus régulièrement constatés. Il est en effet de coutume que le ballon soit mis en touche lorsqu’un joueur blessé reste sur la pelouse. Dimanche, par exemple, lors de la rencontre Le Mans – Metz, le public du stade Léon Bollée a manifesté son mécontentement lorsque l’équipe messine poursuivit son action bien qu’un joueur sarthois était étendu sur le sol. Les Grenats ont pourtant eu raison de ne pas botter en touche. « Lorsqu’un joueur se blesse, indiqué le communiqué diffusé lundi par la Ligue, il est demandé aux joueurs de ne plus mettre le ballon en touche et de laisser à l’arbitre le soin d’apprécier s’il faut siffler ou non siffler. On joue donc tant que l’arbitre n’a pas sifflé. »

    Par ailleurs, la Direction Nationale des Arbitres a insisté sur l’utilisation des bras, indiquant que celle-ci serait « sanctionnée par un carton jaune dès lors que le visage de l’adversaire est atteint. » Les tacles jugés dangereux retiendront également l’attention des hommes en noir. « Les arbitres seront particulièrement vigilants sur les tacles par derrière non contrôlés qui allient vitesse et intensité. » Les interventions maladroites sont donc susceptibles d’être sanctionnées même si le contact entre deux joueurs n’a pas lieu ou se révèle peu violent.
    Pour finir, un rappel sur les manifestations de joie post-but a également été formulé. Pas plus qu’hier, les buteurs n’auront le droit de soulever leur maillot, de s’accrocher aux éventuels grillages ou de passer un message sur un quelconque support (t-shirt, bandelette) pour fêter leurs réalisations.

    Metz, le sens du sacrifice

    Au Mans, le promu messin a abandonné ses trois premiers points, mais recouvré un peu de sa santé. Notamment grâce à une solidarité digne de celle qu'il manifestait déjà en Ligue 2.

    C'est ce qui s'appelle limiter la casse. Voué à de très délicats débuts en championnat, sur la foi d'une préparation chaotique et d'un potentiel réputé inférieur à la moyenne requise, le FC Metz a finalement traité d'égal à égal avec Le Mans, nouvelle valeur sûre de la Ligue 1. Programmée, sa défaite (1-0) n'a pas pris la tournure redoutée. Surtout, le comportement d'ensemble d'une équipe évidemment perfectible a éloigné les doutes qui escortaient le promu lorrain sur le chemin de son retour aux affaires. Point par point, les raisons de se rassurer et les domaines à améliorer, avant d'entamer dimanche une série de trois matches en six jours... Une solidarité préservée. Un arrière droit (Stéphane Leoni) qui évolue à gauche, un milieu offensif (Laurent Agouazi) qui devient une sorte de libéro devant sa défense, des attaquants qui ne rechignent pas aux tâches ingrates : dimanche, la Ligue 1 a retrouvé le FC Metz uni et soudé qui, la saison passée, a survolé la Ligue 2. Au passage, les joueurs lorrains ont aussi rappelé leur capacité à s'adapter à toute sorte de schéma tactique, ce qui révèle une maturité rassurante devant l'immensité du défi qui s'annonce. « Nous avons peu été mis en danger et nous avons posé beaucoup de problèmes aux Manceaux », constate Francis De Taddeo. L'entraîneur messin attendait de voir dans quelle mesure son groupe saurait « faire face » : malgré la défaite, la première sortie officielle de la saison l'a conforté, sinon rassuré.
    Des absences bien compensées. Survenues à l'avant-dernière sortie des Messins en préparation et à dix jours du déplacement au Mans, les blessures de Sébastien Bassong et Julien Cardy, hors jeu pour au moins deux mois, ont plongé les Messins dans un océan de perplexité. La parade a été trouvée, de deux façons différentes. Derrière, Jeff Strasser recruté à cinq jours du lancement du championnat a apporté une réponse de sécurité à l'absence de Sébastien Bassong, ainsi qu'une présence aérienne appréciable. Au milieu de terrain, Francis De Taddeo a opté pour un redéploiement complet avec, de droite à gauche, Daniel Gygax, Cédric Barbosa, Laurent Agouazi et Babacar Gueye. « Nous n'avons pas de joueurs correspondant au profil de Julien Cardy, explique l'entraîneur messin, il faut donc trouver des solutions qui sont davantage que des palliatifs. » Dimanche, Dino Djiba et Julien François ont pris place sur le banc : « Ils doivent monter en régime, ajoute De Taddeo. Nous aurons besoin de tourner, avec trois matches en six jours. »
    Un complexe d'infériorité. « A force, nous avions fini par nous faire une montagne de cette équipe du Mans. » Laurent Agouazi admet la thèse d'une certaine fébrilité messine face au retour en Ligue 1, qui a pu transformer son nécessaire souci de solidité en trop extrême prudence. Le promu va devoir sortir de sa coquille : si Le Mans l'a effrayé, alors comment réagira-t-il dimanche face à Lille, puis à Monaco, enfin face au Paris SG, ses trois prochains adversaires ?
    Des lacunes coupables. Le but qu'à encaissé Metz et ceux qu'il n'a pas marqué, avant tout en ne s'en créant pas les conditions, dimanche au Mans, traduisent les lacunes classiques d'une équipe à la préparation tronquée. Le manque d'inattention constaté sur l'action amenant l'ouverture du score du Manceau Basa peut par exemple s'expliquer par le déficit de repères et de communication au sein d'une défense renouvelée. Conséquence possible de leur investissement défensif, les carences de Daniel Gygax et Babacar Gueye dans le dernier geste prouvent qu'un temps de rodage est encore nécessaire. Le moins long possible, de préférence. « Nous devons être plus déterminants, assène Francis De Taddeo. Car, en Ligue 1, ce que nous avons vu dimanche est insuffisant. »

    Laurent Agouazi : « Me montrer plus exigeant avec moi-même »

    On a beaucoup vu Laurent Agouazi au Mans. Mais le milieu de terrain messin ne s'en satisfait pas.

    Laurent Agouazi a très exceptionnellement abandonné ses partenaires, hier matin : touché au cou-de-pied, le milieu de terrain messin est resté aux soins. L'après-midi, il a aussi sacrifié à une très longue sieste, indispensable au lendemain d'un match disputé sans retenue, et par une chaleur lourde. Puis il est revenu pour nous sur les enseignements de l'entrée en matière de Metz en Ligue 1... • L'ambiance, au lendemain de cette entrée en matière au Mans ? « Avant le match, on s'était dit que, quoi qu'il arrive, il ne faudrait pas avoir de regrets. A l'arrivée, il y en a. Il y avait un coup à jouer mais nous nous sommes trop placés en situation d'attente. Nous nous sommes attelés à bien défendre, mais il faut aussi réussir à bien attaquer. Si nous voulons gagner des matches, nous devrons concilier les deux. »
    • Personnellement, vous avez beaucoup évolué devant votre défense tout en étant à l'arrivée des principales occasions de but messines. Peut-on parler de match plein ? « Le match plein, c'est Basa (le buteur du Mans) qui l'a réalisé. Lui a marqué, moi pas. Et mon équipe a encaissé un but. Je crois que nous ne sommes pas encore à 100 %, moi le premier, je le ressens quand je vais au pressing ou dans la précision de mes longs centres. Or, 100 %, dans notre cas, c'est un minimum pour espérer s'en sortir... »
    • En l'absence de Julien Cardy, avez-vous reçu des consignes particulières, ou vous-même vous sentez-vous plus d'obligations ? « L'entraîneur m'a demandé d'agir en patron. Et, c'est vrai qu'en l'absence de Julien, je me dois d'être un des leaders sur le terrain, malgré mes vingt-trois ans. De toute façon, je dois me montrer plus exigeant envers moi-même et prendre davantage le jeu à mon compte. »
    • Le Mans a-t-il eu dimanche un aperçu de ce que Metz opposera à ses adversaires tout au long de la saison ? « A l'extérieur, oui. Nous ne pouvons pas partir la fleur au fusil. Nous avons un système de jeu depuis un an : même s'il peut évoluer, il est viable. A domicile, nous devrons plus prendre le jeu à notre compte. Nos attaquants seront davantage dans leur élément. Au Mans, Babacar Gueye et Daniel Gygax se sont sacrifiés, ce qui peut expliquer leurs difficultés dans la dernière passe. »
    • Que devrez-vous renouveler, et que devrez-vous changer ? « Nous avons beaucoup communiqué, notamment entre les lignes, ce qui n'était pas le cas pendant les matches de préparation. Défendre en bloc, ensemble, ça aussi nous l'avons bien fait. En revanche, nous devons gagner en efficacité dans le dernier geste, la dernière passe, être des tueurs dans la surface adverse et plus vigilants dans la nôtre. »
    • Lille, Monaco, Paris, le tout en six jours : effrayant ou excitant ? « Excitant ! Nous allons voir nos ressources. Le mois d'août est déjà déterminant. »

    FC Metz express

    Tableau de bord. Hier : décrassage pour les joueurs du match Le Mans-Metz sauf Laurent Agouazi, Cédric Barbosa et Flavien Belson, restés aux soins. Aujourd'hui : repos. Demain : une séance d'entraînement à 9 h 30, une autre à 16 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Le Mans - Metz, 1ère journée de Ligue 1, dimanche 5 août : 1-0. Prochain match : Metz - Lille, 2e journée de Ligue 1, dimanche 12 août à 18 h. A suivre : Monaco - Metz (3e journée) le mercredi 15 août (20 h 30) puis Metz - Paris SG (4e journée) le samedi 18 août (20 h).
    A l'infirmerie. Christophe Marichez (hématome à la cuisse), reprise probable mercredi ; Cédric Barbosa (douleur musculaire à la cuisse), examens aujourd'hui ; Sébastien Bassong (déchirure à la cuisse) et Julien Cardy (fracture du pied), arrêtés jusqu'à fin septembre.
    Suspendus. Blessé, Julien Cardy a purgé son match de suspension dimanche au Mans. Laurent Agouazi (deux avertissements en fin de saison dernière) a écopé d'un carton jaune et sera suspendu à Monaco.
    L'info du jour. Attaquant prometteur au gabarit impressionnant (1,90 m), Rudy Gestede s'est blessé avec la réserve messine, victorieuse d'Amnéville (5-3) ce week-end en amical. L'international français en moins de 19 ans souffre d'une élongation. « Un coup dur », selon Francis De Taddeo qui venait de l'intégrer au groupe professionnel.

     
    August 06

    Trop timide, le jeu messin !

    Metz n'a pas tout perdu

    Une seule lézarde dans l'épais mur messin a suffi au Mans pour infliger au promu lorrain sa première défaite en Ligue 1. A méditer.

    Qui s'y frotte ne s'y pique plus, ou pas encore. Adoptant sans surprise et très logiquement la même méthode à vocation défensive qui a beaucoup fait pour son succès il y a un an, le FC Metz a perdu le premier combat de son retour en Ligue 1, hier au Mans, comme il lui arrivait de gagner, très souvent, à l'étage inférieur. Dans la touffeur sarthoise, le promu lorrain a donc déjà pu vérifier une vérité archi-connue : le droit à l'erreur n'existe pas, a fortiori quand le réalisme n'est pas au rendez-vous. Voilà comment, au bout d'un ouvrage digne d'une première journée de Ligue 1 tristounette et d'un spectacle appauvri par l'assaut de la chaleur, Le Mans a pris les Lorrains à ce qui constituait il n'y a pas si longtemps leur jeu favori. Un but du Monténégrin Marko Basa, esseulé à la retombée d'un ballon de corner revenu très vite dans la surface messine après avoir été repoussé dans les pieds de Stéphane Sessegnon, a donc suffi aux Manceaux pour débuter par une victoire, comme la saison dernière, sur la même marge (1-0). Il reste à souhaiter aux Messins le même destin que l'OGC Nice, première victime du Mans au cours de l'été 2006, les remous internes en moins... « Nous avons livré une partie typique de ces matches fermés qui se jouent sur un rien, commente Francis De Taddeo. Il a basculé en faveur du Mans. Mais, s'empresse d'ajouter l'entraîneur messin, il y a tout de même quelque chose d'encourageant dans le fait que nous avons su faire face. La preuve : nous avons peu vu les attaquants manceaux. Il faut juste laisser le temps à nos joueurs de se mettre au niveau de la Ligue 1. » Cette défaite inaugurale dispense une première leçon enrichissante au revenant messin, à condition de l'assimiler. Capitaine d'un soir et défenseur appliqué, Malick Diop a aussitôt relevé les enseignements de la soirée : « Nous devons faire plus au niveau de la concentration, de la discipline et de la communication. » Autant d'impératifs pour une équipe toujours en gestation, dans la foulée d'une préparation passablement perturbée. En attendant, les intentions ont paru bonnes, à défaut de s'avérer éblouissantes, mais personne n'attendait de Metz une débauche offensive que Francis De Taddeo aurait de toute façon jugé "suicidaire" par les temps qui couraient, par plus de 35°, hier au Mans. Il est arrivé, par moments, de retrouver les onze messins derrière le ballon ! « Metz a continué à défendre, même lorsque nous avons mené au score », relève Rudi Garcia, le nouvel entraîneur manceau. Mais Metz n'est pas pour grand-chose dans les défauts de créativité de son adversaire : il s'est en revanche beaucoup employé à le tenir à distance respectable. Très logiquement, Le Mans a laissé l'initiative aux Messins, en deuxième mi-temps, mais les Lorrains ont trop péché dans le dernier geste pour en tirer profit. Ils auraient pu, ils auraient alors dû trouver leur salut sur coups de pied arrêtés. Mais à la réception des corners exécutés par Daniel Gygax, il a systématiquement manqué quelques centimètres à Laurent Agouazi, notamment en toute fin de première mi-temps, et en toute fin de match. « C'est toute la différence entre la Ligue 1 et la Ligue 2, constate l'intéressé dans un honnête exercice de plaider coupable. En Ligue 1, lorsque vous avez une occasion, il faut la mettre au fond. » A partir de dimanche prochain, les Messins bénéficieront de trois occasions coup sur coup pour parfaire leur solidité et se doter d'une indispensable efficacité : en six jours, ils s'apprêtent à passer à l'épreuve de Lille, Monaco et Paris. Bienvenue en Ligue 1 !

     Partis de trop loin

    Menés au score après moins d'une demi-heure de jeu, les Messins ont gâché sur leur seul moment d'absence une prestation par ailleurs solide.

    Avec une ligne de cinq défenseurs et une autre de quatre milieux de terrain, Metz a clairement annoncé la couleur. Mais la cuirasse a présenté un seul défaut. Il s'est avéré fatal, car si Le Mans ne s'est plus jamais procuré d'occasions franches, les Messins n'ont quant à eux pas su trouver la faille. La chaleur, accablante, n'a pas aidé à l'intensité du spectacle. C'est donc à la sueur du front de Basa que Le Mans a remporté sa première victoire. Mais Metz n'a pas volé en éclats, effaçant en partie les craintes suscitées par les préparatifs de son retour en Ligue 1.Trivino. Un seul ballon cadré, qu'il n'a pas pu toucher : peu mis à contribution mais battu une fois, le remplaçant de Marichez gardera un souvenir amer de sa première apparition en Ligue 1, achevée par une sortie victorieuse au devant de Douillard (90e).
    Cheikh Gueye. Le long de la ligne de touche, côté droit, il a beaucoup dédoublé avec Gygax et même provoqué une faute de Camara (16e). Défensivement, il a fini par s'imposer face à Matsui après quelques difficultés à l'allumage (26e).
    Delhommeau. Il a négocié ses premiers ballons avec une sobriété rassurante, avant d'être devancé par Basa, plus prompt que lui sur l'ouverture du score.
    Diop. Clairvoyant, il a repoussé nombre de ballons chauds et réussi ses interventions dans les pieds, notamment dans ceux de Sessegnon, dangereux dans la surface (37e).
    Strasser. Imperturbable face à Grafite, notamment dans les airs où son ascendant a fait énormément de bien, il a aussi beaucoup parlé pour favoriser la cohérence d'une défense messine composite.
    Léoni. Titularisé à gauche, il s'est longtemps gardé de se découvrir et a parfois souffert lorsque Calvé venait le défier. Plus à l'aise en deuxième période.Gygax. Remuant, généreux, constant, il a usé la défense mancelle par ses multiples accélérations. Mais ses scories dans le dernier geste l'ont empêché de placer Cissé en position favorable.
    Barbosa. Souffrant d'une douleur à la cuisse au point de demander à sortir, il est finalement resté sur le terrain où sa deuxième mi-temps l'a montré sous un meilleur jour, actif et volontaire comme sur ce retour énergique dans les pieds de Grafite, à défaut de pouvoir s'exprimer par de longues passes. Remplacé par Djiba (80e).
    Agouazi. Lui aussi s'est multiplié, tant pour venir prêter main forte à ses défenseurs que pour aller perturber l'arrière garde du Mans. Trois fois, il est passé tout près de trouver la faille à la réception des corners de Gygax (16e, 45e, 90e).
    Babacar Gueye. Positionné côté gauche, d'où il n'a guère apporté le danger, c'est en partant de la droite qu'il a réussi son incursion la plus franche (45e). Il a surtout beaucoup décroché participant, lui aussi sans rechigner à l'œuvre défensive des Messins. Cissé. Un rôle évidemment ingrat, qui consiste à tenter des appels et à beaucoup courir dans l'espoir de recevoir des ballons qui arrivent rarement. Remplacé par Momar N'Diaye (77e), qui n'a pas eu plus d'opportunités que son compatriote. Revenant de blessure et longtemps incertain, Basa a finalement été aligné d'entrée et son but de la tête confortera Rudi Garcia dans son choix. Pour le reste, Le Mans a manqué d'imagination pour percer ou contourner le mur messin. Grafite et De Melo n'ont jamais réellement porté le danger. Mais l'essentiel a quand même été atteint.

    le film du match

    7e. Après une combinaison entre Coutadeur et De Melo à l'entrée de la surface messine, Basa, monté aux avant-postes, intercepte le ballon. Seul face au but, il tente un crochet, mais perd l'équilibre.
    17e. Agouazi, seul au second poteau, est à la réception du centre tendu de Barbosa. La tête du milieu de terrain messin termine dans le petit filet.
    27e. Côté droit, Sessegnon trouve la tête de Basa dans la surface de réparation messine. Le Serbe devance Delhommeau dans les airs et trompe Trivino. LE MANS - METZ : 1-0.
    38e. Percée dans le couloir droit de Sessegnon qui s'invite dans l'axe, mais l'ancien Cristolien est repris avec autorité par Diop.
    45e+1. Sur un corner frappé par Barbosa, Agouazi s'élève au premier poteau, mais sa tête passe juste au-dessus du but de Pelé. MI-TEMPS : 1-0.
    47e. Tentative de Cheikh Gueye aux vingt mètres. La frappe du défenseur lorrain n'est pas assez enroulée pour inquiéter Pelé.
    49e. Romaric sert Matsui côté gauche. Le Japonais tente sa chance, mais Trivino, d'une claquette, détourne en corner.
    73e. Gygax, alerté dans la profondeur, est bien repris par Cerdan, alors que le Suisse pensait pouvoir devancer la sortie de Pelé.
    75e. Grafite, sollicité aux vingt mètres, s'appuie sur Matsui, signalé hors-jeu, alors qu'il allait défier Trivino.
    90e+1. Sur un corner de Gygax, Agouazi surgit au second poteau, mais son coup de tête passe de peu à côté.
    90e+2. Accélération dans l'axe et frappe puissante de Gervinho qui passe au-dessus du but de Trivino.
    90e+3. Douillard, lancé dans la profondeur par Gervinho, s'enfonce dans la surface lorraine mais perd son duel avec Trivino. LE MANS - METZ : 1-0.

    réactions

    • Rudi Garcia, entraîneur du Mans : « On aurait aimé se mettre à l'abri rapidement, mais la défense messine est restée bien regroupée. Comme Metz n'est sorti qu'en toute fin de match, on n'a pas eu d'opportunité de contre.»
    • Francis De Taddeo, entraîneur de Metz : « C'était la première fois qu'on évoluait avec cette défense et je trouve que l'on a bien contenu des Manceaux qui possèdent une belle expérience de la L1. Ces derniers ont contrôlé le match, on est toujours resté à portée. Mais il nous a manqué la dernière passe pour espérer revenir sur la fin. Cette courte défaite renferme du positif, elle nous indique les secteurs à travailler, comme le dernier geste. »
    • Malick Diop, défenseur de Metz : «Dommage que nous encaissions ce but de bonne heure : c'est la preuve que les petites erreurs ont de gros effets. Globalement, nous n'avons guère été inquiétés mais nous n'avons pas eu la chance de concrétiser nos quelques occasions. Je ne dirais pas que nous sommes rassurés. En revanche, il y a des enseignements à tirer de cette défaite.»
    Laurent Agouazi, milieu de terrain de Metz : «Je ne sais pas si l'on peut prononcer le mot satisfaction car nous ne sommes jamais satisfaits d'une défaite, mais nous avons quand même montré un bon visage, celui que nous avions prévu de montrer. Beaucoup nous prédisaient un match difficile. Il l'a été, mais nous avons su répondre présent en faisant bloc et en manifestant une grosse solidarité.»

    Diop capitaine

    En la double absence de Christophe Marichez et Julien Cardy, respectivement capitaine et vice-capitaine l'année dernière, c'est finalement Malick Diop qui a hérité du premier brassard de la saison. Le défenseur sénégalais n'avait encore jamais connu cette promotion depuis son arrivée à Metz, en juillet 2006, mais il a déjà occupé la fonction en sélection nationale du Sénégal.

    Agouazi suspendu

    Averti, d'ailleurs très sévèrement pour une faute peu évidente, Laurent Agouazi manquera le troisième match des Messins, le 15 août, à Monaco. Contrairement aux années précédentes, la Ligue de football professionnel a en effet décidé de ne pas amnistier les joueurs avertis la saison dernière. Or, Laurent Agouazi se trouvait sur le coup de deux cartons jaunes reçus en mai dernier.

    Site officiel : Des premiers pas sans point

    Les Messins ont débuté leur saison par une défaite face au Mans sur la plus petite des marges. Ils peuvent en être déçus, car il y avait sans doute quelque chose à ramener du stade Léon Bollée, où ils ont été peu bousculés par leurs adversaires.

    L’efficacité est un maître mot. Les Messins, qui fêtaient dans la Sarthe leurs retrouvailles avec la première division, ont pu le constater face au MUC 72. Bien qu’ils aient avancé à tâtons une bonne partie de la rencontre, ils pouvaient largement revendiquer un point, voire plus, pour leur première sortie de la saison. Si leurs hôtes semblaient davantage rôdés dans leur jeu collectif, ils ne furent finalement que très rarement inquiétants. Et au regard du nombre d’occasions enregistré de part et d’autre, les Grenats méritaient autant que les Sang et Or de marquer un petit but sur coup de pied arrêté. Cela aurait d’ailleurs certainement suffi à leur bonheur, à l’heure où nombre de supporters ne demandent qu’à être rassurés.
    Compte tenu de ce contexte, la prudence adoptée par les Grenats au coup d’envoi n’avait rien d’illogique. Devant les caméras de Canal + sport, en une fin d’après-midi dominicale étouffante de chaleur, ils débutèrent dans une configuration relativement défensive : un 5-4-1 qui laissait Cissé seul en pointe. Il ne manqua vraiment pas grand-chose pour que ce choix s’avère payant. Sous un soleil implacable, la densité était en effet la meilleure alliée des Mosellans, qui gênaient les hommes de Garcia en défendant de la manière compacte qu’on leur connaît. Revers de la médaille : les solutions n’étaient pas légion lorsqu’ils venaient à récupérer le ballon.
    Pourtant, passée une première alerte endiguée par Delhommeau devant Grafité, ce furent bien les visiteurs qui se créèrent la première occasion de la partie. Laurent Agouazi, esseulé au second poteau, manquait de peu de convertir une combinaison développée sur un coup franc côté droit (17°). Un manqué payé cash quelques minutes plus tard, Basa trompant de la tête Trivino à l’issue d’un corner (1-0, 26°). Peu avant la mi-temps, c’était encore Gygax qui trouvait la tête d’Agouazi sur un coup de pied de coin, mais la réussite n’était toujours pas au rendez-vous.
    Au fil des minutes, les Manceaux laissèrent progressivement le soin aux Messins de tenir le ballon afin de procéder par contres. Matsui, s’il n’avait pas été hors-jeu, aurait réglé l’affaire avant de sortir (75°). Mais c’est la seule opportunité que se créèrent les siens jusqu’aux arrêts de jeu. Les Grenats, de leur côté, s’efforcèrent de construire leurs offensives mais se montrèrent rarement dangereux. On crût pourtant que leur patience allait être récompensée quand Agouazi, dans le temps additionnel, surgit à nouveau au deuxième poteau sur un corner de Gygax (90°+1). Mais le cuir se refusa encore à faire trembler les filets manceaux.
    Du coup, c’est avec une défaite que la troupe de Francis De Taddeo rentre en Lorraine. Un résultat frustrant au regard des progrès défensifs effectués par rapport aux récentes sorties amicales.
     

    August 05

    Le premier jour...

    Metz en outsider

    Retour en Ligue 1, dimanche au Stade Léon Bollée, pour les Grenats. Après une préparation tronquée par les absences, la prudence et l’humilité sont plus que jamais de mise. D’autant que des zones d’ombre subsistent dans le camp messin.

    Être Champion de Ligue 2 n’autorise aucun laisser aller. Comme une évidence, ce principe trouve sans doute peu de contestataires au sein de la jeune troupe de Francis De Taddeo à l’orée d’une nouvelle saison qui s’annonce aussi passionnante que périlleuse. S’ils ne valent pas les échanges intenses et musclés de l’élite, les matches amicaux effectués depuis la reprise ont renforcé cette conviction que rien ne serait facile pour les Messins.
    Les intouchables leaders de la saison passée vont probablement devoir troquer leur costume de chassé pour la panoplie du chasseur. Changement de niveau, changement de statut. « En Ligue 1, rappelle leur entraîneur, nous n’avons rien prouvé pour le moment. Il est grand temps pour nous de rentrer dans la réalité des choses. » La douce euphorie ayant bercé les derniers mois de l’exceptionnelle aventure mosellane a trouvé sa place au placard des bons souvenirs. Place à la lutte, à la souffrance, au don de soi.

    Coup de jeune sur Le Mans
    Face au Mans, les Grenats ne s’attendent à rien de plus. Le MUC n’est certes pas à ranger parmi les plus grosses écuries du championnat. Mais il possède un vécu supplémentaire à son premier adversaire de la saison. « Ils ont deux ou trois saisons d’avance sur nous, indique De Taddeo. Certes, leur histoire en L1 n’est pas très importante. Mais il faut regarder sur les trois, quatre dernières saisons. Et là, nous sommes bien obligés de reconnaître que le FC Metz est devenu un outsider face une équipe de ce type... » Avec le départ d’une flopée de cadres (Bonnart, Fischer, Thomas, Bangoura), la formation passée aux mains de Rudy Garcia est, comme Metz, l’une des plus jeunes de L1. Mais elle a conservé une ossature solide et semble être dans les temps de passage qu’elle s’était fixés. « Toute notre préparation était tournée vers un objectif : être à 100% pour ce premier match, commente l’attaquant Tullio De Melo, bourreau des Grenats en janvier 2005. Les rencontres amicales se sont bien passées. Le coach a pu effectuer les tests qu’il désirait et prendre connaissance de son effectif, puisqu’il vient d’arriver. Nous avons eu peu de blessés, c’est très important. Débuter la saison avec un groupe au complet est idéal. »
    Ce n’est pas Francis De Taddeo, qui doit composer avec trois forfaits majeurs (Marichez, Bassong et Cardy) qui le contredira. Son capitaine, toujours en délicatesse avec sa cuisse, observera une période de soins de deux jours supplémentaires. A cette situation délicate, le technicien messin trouve un mérite : « Cela nous met d’entrée dans le dur. Nos matches de préparation n’ont pas été très clinquants. Ils ont même été inquiétants parfois. Mais il y a un point positif : le groupe a su garder son unité malgré ces résultats décevants. Son goût du travail n’en a pas été écorné. Ceci me permet de croire que nous saurons répondre présents dans la tempête et que le navire restera stable. » Le Stade Léon Bollée fait partie de ces eaux agitées où le FC Metz a été quelques fois ballotté. C’est pourquoi les Grenats entreront sur sa pelouse en laissant derrière eux l’insouciance du Champion. Avec l’humilité du promu. Une page s’est tournée.

    1ère journée de Ligue 1, Le Mans – Metz
    Stade Léon Bollée, dimanche 5 août à 18h
    Arbitre : Monsieur Fautrel

    Metz repart de zéro

    Un an après avoir entamé son survol de la Ligue 2, le FC Metz redécouvre un autre monde, à partir d'aujourd'hui, au Mans, où il doit déjà explorer la profondeur de ses ressources.

    Vingt-deux heures après le gros de la troupe, puisque sa constance à attirer les caméras lui garantit une sorte de transition de la Ligue 2 vers la Ligue 1, le FC Metz s'élance du Mans, et dans l'inconnu. Non pas qu'il s'apprête à découvrir un nouveau monde : Metz ne se produira jamais que pour la 2009e fois de sa longue histoire à ce niveau de compétition. Le promu lorrain doit l'ampleur de ses incertitudes et la perplexité qu'il suscite à ses caractéristiques propres : un, il a beaucoup tâtonné lors de ses manœuvres d'approche ; deux, les artisans de la remontée immédiate ne possèdent pour la plupart qu'une idée lointaine de ce qui compose la Ligue 1 ; trois, l'élan qui pousse souvent les nouveaux arrivants dans la cour des grands n'a peut-être pas survécu à l'été messin. Parfois, les promus surfent sur la vague de leur succès printanier. Mais Metz a passé son mois de mai à perdre avec une constance aussi impressionnante que celle avec laquelle il s'était employé à gagner, d'août à avril. Adepte de l'autodérision, Francis De Taddeo avait alors suggéré que son équipe se préparait à la Ligue 1 jusque dans les résultats. Nous y voilà. Sauf que démarrer par quatre défaites aurait des conséquences immensément plus fâcheuses que les quatre revers accessoires qui ont parachevé la saison du champion de Ligue 2. L'entraîneur messin adapte donc son discours au format de la compétition qui s'ouvre : « Depuis Le Havre (et la victoire du sacre, 1-0, le 27 avril), c'est un peu comme si nous marchions sur l'eau. On perd, on perd, et personne n'y trouve à redire. Eh bien, il est temps de revenir à la réalité et de faire nos preuves ! ». Réputés sans signification, les résultats des rencontres d'avant-saison ne seraient pas à négliger, tout bien réfléchi, dans le cas particulier du FC Metz ? En tout cas, Francis De Taddeo se sert du bilan peu flatteur de son équipe au mois de juillet (quatre défaites, quatre nuls, une seule victoire) pour rappeler le promu à sa modeste condition. Devenu jongleur au gré des blessures qui ont déjà passablement décimé son effectif et perturbé ses plans, l'entraîneur messin est surtout le mieux placé pour savoir qu'au-delà des résultats, c'est bien l'impossibilité de prendre efficacement ses marques qui fait douter de Metz, sur la ligne de départ : « Tactiquement, nous n'avons pas trop pu travailler. Nous avons encore besoin d'ajustements, nous risquons de tâtonner en espérant que cela ne prête pas trop à conséquences au Mans. Heureusement, ajoute-t-il, l'unité du groupe et sa capacité à travailler dur n'ont pas été entamées. »
    Jusqu'au 17 mai sans doute, et a fortiori au cours d'un premier mois de compétition surchargé (sept journées d'ici au 1er septembre), Metz devra convoquer les vertus ayant composé sa marque de fabrique pour survoler la Ligue 2, tout au long de la saison dernière. Mais avec les blessures de Sébastien Bassong et Julien Cardy, hors-jeu pour le reste de l'été, plus l'absence de Christophe Marichez, son habituel capitaine, l'équipe messine n'est plus tout à fait la même aujourd'hui qu'hier. Que faut-il en déduire ? Le Mans apportera un premier élément de réponse. Après tout, malgré « les deux ou trois ans d'avance » que Francis De Taddeo prête à son adversaire, tout le monde repart toujours de zéro quand s'avance l'heure de la rentrée.

    Richard Trivino : « Montrer qu'on peut compter sur moi »

    La blessure de Christophe Marichez place Richard Trivino en première ligne. A trente ans, le nouveau gardien messin s'apprête ainsi à découvrir la Ligue 1.

    Richard Trivino, vous vous apprêtez à disputer votre premier match de Ligue 1, avec Metz, au Mans. Quel est votre état d'esprit ? « C'est quelque chose que j'attendais depuis un moment et puis, finalement, je ne pensais pas que cela se produirait aussi vite. Pour moi, l'expérience messine commence donc plutôt bien. Découvrir la Ligue 1, à trente ans, c'est original. J'aurais peut-être pu y toucher plus tôt, car j'ai eu plusieurs opportunités de devenir doublure en première division il y a un an. J'avais finalement choisi Créteil parce que je voulais jouer et prendre du plaisir. » • Votre approche du match a-t-elle changé depuis que vous savez Christophe Marichez incertain ? « Pas plus tard que vendredi, j'ignorais que j'allais jouer. Je l'ai compris avant le dernier entraînement (hier matin, avec le groupe de dix-huit retenu pour le déplacement au Mans). Ma préparation n'a donc pas pu être différente. De toute façon, cela reste un match de football face à une équipe que j'ai affronté en Ligue 2 il n'y a pas si longtemps. Je vais donc essayer de prendre mon pied ! »
    • Au-delà de l'enjeu collectif, ce match ne présente-t-il pas, pour vous, une importance particulière ? « Je n'ai pas pour habitude de raisonner individuellement. Pour résumer, j'espère que nous obtiendrons un super résultat au Mans et que je réussirai un bon match. J'ai l'occasion de montrer qu'on peut compter sur moi. A moi de la saisir. »
    • Une règle est-elle formellement énoncée s'agissant de la hiérarchie des gardiens de but ? « Non. Pour autant, il n'y a aucune ambiguïté. Quand je suis arrivé, l'entraîneur m'a laissé entendre que Christophe débuterait, ce qui est tout à fait normal compte-tenu de la saison qu'il vient de réaliser. Maintenant, je ne vais pas aller trouver l'entraîneur en lui disant : je dois jouer. La décision lui appartient, c'est tout. »
    • Le FC Metz vous semble-t-il prêt à entrer dans la bataille de la Ligue 1 ? « Nous avons connu des matches compliqués, il ne faut pas se le cacher. Du coup, tout le monde nous voit déjà à l'une des trois dernières places. Tant mieux, nous ne pourrons que faire mieux. Je sais par expérience qu'il ne faut pas se baser sur les résultats obtenus pendant la préparation. Trois cadres de la saison précédente (Bassong, Cardy et Marichez) qui se blessent juste avant la première journée de championnat, c'est sûr, c'est compliqué, notamment pour l'entraîneur. Mais les blessures font partie du football. A nous d'y faire face. »

    Le Mans tend le dos

    La tendance. Au Mans, Rudi Garcia a pris la suite de Frédéric Hantz et les résultats obtenus lors des matches d'avant saison ont permis à l'ancien entraîneur de Dijon de débuter sa mission dans un climat serein. Une seule défaite (face aux Grecs du Panathinaïkos), deux nuls et trois victoires, dont l'une particulièrement appréciée face à Rennes : Le Mans entame sa troisième saison d'affilée en Ligue 1 avec quelques certitudes.
    Et si sa défense a beaucoup changé avec les départs de Laurent Bonnart, Yannick Fischer et Olivier Thomas, en revanche le club sarthois a conservé son duo d'attaquants brésiliens : cette saison, Le Mans comptera toujours sur Grafite, auteur de douze buts la saison dernière, et son compatriote Tullio De Melo.
    La suite. Le Mans n'envisage pas de démarrer son championnat autrement que par une victoire face à un promu, concurrent direct dans la course au maintien : après la réception de Metz, les Manceaux se rendent coup sur coup à Sochaux puis Bordeaux, avant d'accueillir Lille, de se rendre à Monaco puis de terminer le premier mois de compétition par la venue du Paris SG et une visite à Lyon.
    L'homme fort. A vingt-quatre ans, Romaric s'est-il acheté une conduite ? Il faut le croire, puisque l'international ivoirien vient d'être désigné capitaine par Rudi Garcia, qui a par ailleurs désigné quatre « joueurs consultants » (Pelé, Basa, Cerdan et Grafite). Le milieu de terrain du Mans assure lui-même s'être « assagi » : jusque-là, il était surtout connu pour ses retards à l'entraînement ou ses excès de vitesse. « Je veux me conduire en leader », a-t-il affirmé.
    Les séries. 3-0 à l'aller, 5-0 au retour : Rudi Garcia pourrait garder un mauvais souvenir de ses deux confrontations avec Metz, la saison dernière, alors qu'il entraînait Dijon. « Mais, dit-il, je n'accorde pas plus d'importance à ça qu'au fait que Le Mans reste sur trois victoires face à Metz », deux en Ligue 1, une en Ligue 2. En novembre 2003, Le Mans avait même remporté le premier succès de son histoire en première division, face à Metz, à la treizième journée de championnat.

    Basa sur le banc

    Louvion dans l'axe ? Touché aux ischio-jambiers, Marko Basa ne s'est quasiment pas entraîné de la semaine après n'avoir joué en tout et pour tout qu'une mi-temps des six rencontres de préparation disputées par Le Mans. Du coup, le jeune Cyriaque Louvion (vingt ans) pourrait reculer d'un cran et prendre place aux côtés de Grégory Cédran en charnière centrale. Le Mans alignera un 4-4-2 traditionnel, avec Romaric et Coutadeur en milieux axiaux.
    Qui avec Gygax ? Tandis que Richard Trivino vient suppléer Christophe Marichez dans les buts messins, les couloirs du probable 5-3-2 messin devraient être occupés par Cheikh Gueye et Stéphane Léoni : reste à savoir lequel de ces deux arrières droit de métier basculera à gauche. Autre incertitude que lèvera Francis De Taddeo en livrant son onze de départ : le nom de l'attaquant aligné aux côtés de Daniel Gygax, l'homme en forme de l'avant-saison.

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    Parmi les dix-huit joueurs retenus pour le déplacement au Mans, huit n'ont jamais joué en première division. De Richard Trivino dans les buts à Papiss Cissé en attaque en passant par Flavien Belson, Vincent Bessat, Julien François, Cheikh Gueye et Joslain Mayebi, les bizuts ne manqueront pas, ce soir, sur la première feuille de match de la saison. Francis De Taddeo, quant à lui, a déjà dirigé Metz en Ligue 1 : c'était à Bastia, en 2002, le temps d'un intérim victorieux entre la mise à l'écart d'Albert Cartier et l'arrivée de Gilbert Gress.

    Quel capitaine ?

    En l'absence de Christophe Marichez, le capitaine, et de Julien Cardy, son vice-capitaine, qui portera le premier brassard de la saison ? « Ce n'est pas encore décidé », a répondu Francis De Taddeo, hier, à l'issue de la séance d'entraînement. Parions sur Malick Diop, qui possède l'expérience de la Ligue 1 et qui était déjà messin la saison dernière. Mais Julien François, Laurent Agouazi, Cédric Barbosa sont d'autres candidats possibles, pour diverses raisons.

     

    August 04

    Le lever du jour sur la Ligue 1

          
     

    Metz en outsider

    Retour en Ligue 1, dimanche au Stade Léon Bollée, pour les Grenats. Après une préparation tronquée par les absences, la prudence et l’humilité sont plus que jamais de mise. D’autant que des zones d’ombre subsistent dans le camp messin.

    Être Champion de Ligue 2 n’autorise aucun laisser aller. Comme une évidence, ce principe trouve sans doute peu de contestataires au sein de la jeune troupe de Francis De Taddeo à l’orée d’une nouvelle saison qui s’annonce aussi passionnante que périlleuse. S’ils ne valent pas les échanges intenses et musclés de l’élite, les matches amicaux effectués depuis la reprise ont renforcé cette conviction que rien ne serait facile pour les Messins.
    Les intouchables leaders de la saison passée vont probablement devoir troquer leur costume de chassé pour la panoplie du chasseur. Changement de niveau, changement de statut. « En Ligue 1, rappelle leur entraîneur, nous n’avons rien prouvé pour le moment. Il est grand temps pour nous de rentrer dans la réalité des choses. » La douce euphorie ayant bercé les derniers mois de l’exceptionnelle aventure mosellane a trouvé sa place au placard des bons souvenirs. Place à la lutte, à la souffrance, au don de soi.

    Coup de jeune sur Le Mans
    Face au Mans, les Grenats ne s’attendent à rien de plus. Le MUC n’est certes pas à ranger parmi les plus grosses écuries du championnat. Mais il possède un vécu supplémentaire à son premier adversaire de la saison. « Ils ont deux ou trois saisons d’avance sur nous, indique De Taddeo. Certes, leur histoire en L1 n’est pas très importante. Mais il faut regarder sur les trois, quatre dernières saisons. Et là, nous sommes bien obligés de reconnaître que le FC Metz est devenu un outsider face une équipe de ce type... » Avec le départ d’une flopée de cadres (Bonnart, Fischer, Thomas, Bangoura), la formation passée aux mains de Rudy Garcia est, comme Metz, l’une des plus jeunes de L1. Mais elle a conservé une ossature solide et semble être dans les temps de passage qu’elle s’était fixés. « Toute notre préparation était tournée vers un objectif : être à 100% pour ce premier match, commente l’attaquant Tullio De Melo, bourreau des Grenats en janvier 2005. Les rencontres amicales se sont bien passées. Le coach a pu effectuer les tests qu’il désirait et prendre connaissance de son effectif, puisqu’il vient d’arriver. Nous avons eu peu de blessés, c’est très important. Débuter la saison avec un groupe au complet est idéal. »
    Ce n’est pas Francis De Taddeo, qui doit composer avec trois forfaits majeurs (Marichez, Bassong et Cardy) qui le contredira. Son capitaine, toujours en délicatesse avec sa cuisse, observera une période de soins de deux jours supplémentaires. A cette situation délicate, le technicien messin trouve un mérite : « Cela nous met d’entrée dans le dur. Nos matches de préparation n’ont pas été très clinquants. Ils ont même été inquiétants parfois. Mais il y a un point positif : le groupe a su garder son unité malgré ces résultats décevants. Son goût du travail n’en a pas été écorné. Ceci me permet de croire que nous saurons répondre présents dans la tempête et que le navire restera stable. » Le Stade Léon Bollée fait partie de ces eaux agitées où le FC Metz a été quelques fois ballotté. C’est pourquoi les Grenats entreront sur sa pelouse en laissant derrière eux l’insouciance du Champion. Avec l’humilité du promu. Une page s’est tournée.

    1ère journée de Ligue 1, Le Mans – Metz
    Stade Léon Bollée, dimanche 5 août à 18h
    Arbitre : Monsieur Fautrel

    dans 24 heures, la course commence au Mans...

        Rodolphe redécouvre Metz

    Ancien portier du Club à la Croix de Lorraine dans les années 80, Jean-Marc Rodolphe a retrouvé « son club » avec émotion. Il va y entraîner les jeunes gardiens du Centre de Formation.

    Au cours de cette intersaison, la grande confrérie des gardiens de buts s’est livrée à un petit jeu de chaises musicales sur les bords de la Moselle. Celui-ci a pris fin avec la nomination de Jean-Marc Rodolphe, qui remplace au Centre de Formation Jean-Claude Nadon, parti de l’autre côté du canal combler le poste laissé vacant par Michel Ettorre… ancien coéquipier de Rodolphe au FC Metz.
    Ce transfert (de compétences) relève de la plus pure des logiques. Le club messin n’hésite en effet jamais à puiser dans son réservoir d’anciens pour les rôles d’encadrement de ce type. L’intéressé, pourtant, ne semble pas encore remis de sa surprise : « J’étais chez ‘Gaille’ (Philippe Gaillot) lorsque celui-ci a appris que Michel (Ettorre) ne continuait pas, raconte-t-il. Pour rire, il m’a demandé si ça m’intéressait. Je n’ai même pas relevé. » Quelques semaines plus tard, pourtant, le téléphone sonne. « Quand Denis Schaeffer m’a contacté, c’était pour moi une énorme surprise. Je n’étais pas demandeur, d’une part ; et en plus, je n’étais plus dans le circuit. Depuis, je dois avouer que je suis sur un petit nuage ! » Aujourd’hui, Jean-Marc Rodolphe a apposé sa signature au bas d’un contrat de deux saisons. Il retrouve donc le Club à la Croix de Lorraine dix huit ans après l’avoir quitté. Au cours de cette période, ce natif de Laxou a successivement usé ses gants à Bastia, au Mans, à Sedan et trois mois au Paris Saint-Germain avant d’embrasser une carrière d’arbitre. Un choix qu’il est le seul ancien joueur professionnel à avoir fait jusqu’à maintenant. « C’est un gros regret de constater que personne derrière moi n’a suivi le même chemin, commente-t-il. Peut-être que les conditions pour amener les joueurs pro à l’arbitrage ne sont pas toutes réunies. Il existe des passerelles, mais cela ne suffit pas. » Après huit années de bons et loyaux services, Rodolphe rend donc son sifflet. Il revient alors à une activité plus ‘classique’ : entraîneur des gardiens. Au Stade de Reims, à Châlons-en-Champagne ou encore à Sainte-Anne de Reims, il joue parfois également un rôle d’adjoint. Et passe ses diplômes pour intégrer le CREPS de Reims, où il officiait encore cette année en tant que professeur de sport.
    Au FC Metz, Jean-Marc aura la charge de douze jeunes gardiens de but. Pour ses débuts, il ne compte pas chambouler les habitudes d’une maison qui tourne plutôt bien. « Je dois dans un premier temps redécouvrir ce club, précise-t-il. Il y a quelques jours, je ne connaissais encore aucun des éducateurs en place, excepté Jean-Robert Faucher que j’ai croisé au Variété Club de France. » Lui qui n’a jamais coaché que des adultes va aussi devoir s’adapter à un nouvel auditoire : « Je n’ai pas de principes particuliers, de philosophie. J’essaie juste d’amener les joueurs à se perfectionner. Je leur ai dit d’entrée de jeu : ‘je ne suis pas votre entraîneur’. Afin de bien leur faire comprendre que ce sont Olivier Perrin, Jean-Robert Faucher qui prennent les décisions, pas moi. Je pense qu’à ce poste très spécifique, il est aussi important de savoir les écouter. » Après les gants et le sifflet, Jean-Marc Rodolphe s’attaque à une nouvelle discipline. Un sérieux défi à relever !

    Garcia : «Un challenge passionnant»

    Tout comme Francis De Taddeo, le nouvel entraîneur manceau effectuera ses véritables débuts, demain en Ligue 1. Avec le même enthousiasme et sans angoisse.

    Question : quels sont les points communs entre Francis De Taddeo, le coach messin, et Rudi Garcia, le successeur de Frédéric Hantz au Mans ? Ils sont plus nombreux qu'on ne croit ! Tous les deux exerçaient leurs talents, la saison dernière, en Ligue 2, à Metz et à Dijon ; tous les deux ont suivi la même formation (le DEPF) en 2005 à Clairefontaine ; et tous les deux, enfin, ont déjà fait un stage parmi l'élite voilà quelques années. Dans les deux cas pour suppléer un collègue écarté par son président : Albert Cartier, côté grenat, le temps d'un match, et John Toshack, côté "Verts". Rudi Garcia avait été associé à l'époque à l'ancien Lensois Jean-Guy Wallemme pour toute la fin de saison. Sans parvenir à éviter la relégation. Demain, dans la capitale sarthoise, l'histoire va donc s'écrire de nouveau pour les deux hommes, lesquels vont se croiser pour la troisième fois après les deux matches de Ligue 2 de la saison dernière. Et si l'on doit se fier aux statistiques, il y a de quoi se rassurer. A l'aller, en septembre 2006, le Dijon de Garcia avait été battu chez lui par 3-0 ; au retour, le Metz de De Taddeo avait écrabouillé son adversaire bourguignon lors d'une soirée mémorable achevée sur la marque sans appel de 5-0. Ces stats-là, heureusement, en feront volontiers oublier une autre puisque par le passé les deux formations qui s'affronteront demain se sont seulement retrouvées trois fois au stade Bollée. Pour trois victoires mancelles...
    • Rudi Garcia, retrouver la L1, ça représente quoi ? « Déjà, à Dijon, j'avais vraiment l'ambition de la retrouver. Et je pensais pouvoir y parvenir avec ce club. Par le passé, j'avais déjà eu plusieurs propositions que j'avais refusées. Cette fois, dans la mesure où les deux présidents ont réussi à trouver un terrain d'entente, j'ai eu la chance de pouvoir franchir le pas. Et puis, j'insiste, je ne quitte pas Dijon, où je n'ai que de bons souvenirs, je suis venu au Mans. Ce n'est pas tout à fait la même chose. »
    • Le Mans, c'est un autre monde pour vous ? « La facilité, ça aurait peut-être été de rester à Dijon. Là, il y a un challenge difficile qui m'attend. Difficile mais aussi passionnant. J'ai retrouvé là-bas les mêmes valeurs qu'à Dijon. Et puis je vais travailler avec des dirigeants de grande qualité. Je m'en doutais un peu... Rester en D1, avec ces moyens-là, ça ne peut passer que par là »
    • a Ligue 1, ça vous angoisse ? « Franchement, non. J'ai découvert un groupe jeune, le plus jeune de Ligue 1 d'ailleurs avec une moyenne d'âge de 22 ans. Bangoura, Bonnart, Thomas, Fischer sont partis. C'est un groupe réceptif, qui possède la culture du travail.»
    • Un peu comme Metz ? « Peut-être. La différence, c'est que la plupart de mes joueurs ont un vécu de deux ans en Ligue 1. C'est important. Et durant la préparation, on a engrangé de la confiance. On a très envie maintenant de bien débuter devant notre public.»
    • Quelle différence avec votre expérience de Saint-Etienne ? « Cette fois, c'est en début de saison et avec une équipe que j'aurai préparée. Ca n'a donc rien à voir !»

    Tableau de bord. Hier : séance l'après-midi pour les pros consacrée aux coups de pied arrêtés, le groupe CFA s'étant entraîné le matin. Aujourd'hui : entraînement à 10 h, puis vol en fin d'après-midi pour Le Mans.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Standard de Liège (amical) : 1-3 dimanche dernier à Thionville. Prochain match : Le Mans - Metz (1re journée de Ligue 1) demain, 18 h.
    A l'infirmerie. Christophe Marichez (cruralgie, fera un essai aujourd'hui) ; Julien Cardy (fracture de compensation au pied, reprise fin septembre) ; Sébastien Bassong (déchirure à la cuisse, reprise possible mi-septembre).
    L'info du jour. Cardy et Bassong absents, Francis De Taddeo a choisi Vincent Bessat et Cédric Barbosa pour s'occuper des coups de pied arrêtés. Pour ce qui concerne le capitanat, en l'absence probable de Christophe Marichez, l'interrogation subsiste...

    Un essai pour Marichez

    Christophe Marichez, le gardien messin, qui souffre d'un gros hématome à une cuisse et qui ne s'est pas entraîné de la semaine, est toujours incertain pour le match du Mans. Selon Jean-Claude Nadon, l'entraîneur des gardiens, il effectuera un essai aujourd'hui pour décider ou non de sa participation. En cas de forfait, Richard Trivino, arrivé à l'intersaison en provenance de Créteil, est prêt à lui succéder.

    Le groupe probable

    Francis De Taddeo, en anticipant le probable forfait de Marichez, a déjà composé son groupe de dix-huit joueurs pour Le Mans. Un groupe qui comprend donc Jocelyn Mayebi, au cas où... : Trivino, Mayebi, Ch. Gueye, Léoni, Delhommeau, Diop, Strasser, Belson ; Agouazi, François, Bessat, Djiba, Barbosa, Renouard, Gygax ; Cissé, Ba. Gueye, N'Diaye.

     

    August 03

    Le Mans : dans 48h chrono...

    Droite, gauche, mode d'emploi

    Le FC Metz retrouve la Ligue 1, dimanche, au Mans. Il prétend s'appuyer sur du solide, mais avec quels latéraux ?

    Sauf à posséder un entraîneur facétieux à l'infini ou des joueurs malléables à souhait, Metz jouera dimanche au Mans en 5-3-2, ou en 5-4-1. Bref, avec une ligne de cinq défenseurs censée poser les fondements du retour de Metz en Ligue 1. Oui, mais encore ? Les aléas de sa préparation, les absences pour blessure de ses titulaires présumés, l'urgence de la situation et la nécessité de ne pas laisser trop de points en route trop vite obligent le FC Metz à trouver la solution consistant à ne pas sombrer comme un avion sans ailes. Les voici...Profil. 31 ans. 8 matches en Ligue 1.
    Le plus. Arrière latéral de métier, polyvalent par obligation : ce spécialiste du couloir droit a prouvé la saison dernière qu'il pouvait s'en sortir à gauche.
    Le moins. Une préparation tronquée par une blessure, doublée d'une attente particulière en raison de son parcours essentiellement effectuée dans des divisions subalternes. Profil. 19 ans. 0 match en Ligue 1.
    Le plus. Pur latéral, depuis son plus jeune âge, côté gauche.
    Le moins. L'inexpérience mais, au-delà, aucune garantie qu'il peut se hisser au niveau de la Ligue 1. Un risque, par conséquent, pour démarrer le championnat. Profil. 20 ans. 0 match en Ligue 1.
    Le plus. Décomplexé par une saison réussie en Ligue 2, habile, costaud. Capable d'évoluer à droite comme à gauche.
    Le moins. Relevant de blessure, n'a pas encore joué avec ses partenaires. Profil. 23 ans. 59 matches en Ligue 1.
    Le plus. Milieu de terrain offensif, il a été préparé au poste de latéral droit occupé pendant tous les matches d'avant saison.
    Le moins. Milieu de terrain offensif, il accuse parfois en situation défensive un retard par rapport à son vis à vis. Profil. 28 ans, 0 match en Ligue 1.
    Le moins. Quelques apparitions inabouties en matches de préparation au point de déboussoler son entraîneur : l'Angolais est tantôt percutant, tantôt maladroit.
    Le plus. Physiquement au top. Mais après ? Profil. 21 ans. 0 match en Ligue 1.
    Le moins. Absolument pas habitué au poste.
    Le plus. Un sens du sacrifice illustré par sa prestation dimanche dernier face au Standard de Liège. Du coup, son aisance technique ressemble à la suite logique de son activité dans les couloirs.

    Tableau de bord. Hier : soins, récupération. Aujourd'hui : entraînement à 10 h. Demain : entraînement à 10 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Standard de Liège (amical) : 1-3 dimanche dernier à Thionville. Prochain match : Le Mans - Metz (1ère journée de Ligue 1) dimanche à 18 h.
    A l'infirmerie. Christophe Marichez (cruralgie, reprise possible aujourd'hui) ; Julien Cardy (fracture de compensation au pied, reprise fin septembre) ; Sébastien Bassong (déchirure à la cuisse, reprise possible mi-septembre).
    L'info du jour. Un tour du monde pour rien : Metz n'a finalement pas donné suite à l'essai du défenseur australien Marc Milligan, 21 ans, arrivé de Sydney jeudi dernier et reparti à Sydney avant-hier.
     

    August 02

    Récapitulatif, en bref...

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    Le FC Metz en bref

    Date de fondation : 1932.
    Statut : SASP (Société anonyme sportive professionnelle).
    Stade : Saint-Symphorien (26 700 places). Record d'affluence (ancienne configuration) : 28766 spectateurs pour Metz-Marseille, le 7 décembre 1991)
    Couleurs : maillot grenat à domicile ; maillot orange à l'extérieur.
    Président : Carlo Molinari (74 ans, gérant de société)
    Directeur sportif : Joël Muller.
    Entraîneur : Francis de Taddeo.
    Palmarès : champion de France de 2e division en 1935 et 2007 ; vainqueur de la Coupe de France en 1984 et 1988 ; vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1986 et 1996.
    La saison dernière : 1er de Ligue 2 avec 76 points ; éliminé en 32es de finale de la Coupe de France par Lille, 2-0 ; éliminé en 32es de finale de la Coupe de la Ligue par Créteil, 1-0.
    Site officiel : www.fcmetz.com
    Budget prévisionnel : 24 M€.

    « Faire corps, être solidaires »

    Alors qu’il approche de ses 28 ans, Julien François pourrait jouer sa première rencontre de Ligue 1 dimanche au Mans. Le combatif milieu de terrain messin dresse le bilan de la préparation et évoque la saison à venir.

    Julien, la première journée de Ligue 1 approche à grand pas. Ressentez-vous sa proximité lors des séances d’entraînement ?
    Julien François : « D’une certaine manière, oui. Le travail n’est pas le même. Ce matin, la séance était axée sur la vivacité, la tonicité. Cet après-midi, nous avons une opposition interne au programme (ndlr : l’entretien a eu lieu juste avant celle-ci). Chacun d’entre nous doit y montrer son envie d’être sur la pelouse contre Le Mans. Après cette dernière étape, on pourra dire que le championnat est lancé, puisque les derniers jours permettront de préparer spécifiquement le match. Je pense que nous avons tous donné le meilleur de nous même individuellement depuis la reprise. Même si collectivement, le bilan n’est pas très positif. »
    Vous ne comptez qu’une victoire en huit tests amicaux, cette statistique vous dérange-t-elle ?

    J.F. : « On ne peut tirer aucune conclusion, car chacune de ces parties a eu sa vérité. Nous ne les avons pas jouées dans les meilleures conditions. Il a fallu composer avec les absences ponctuelles, les tests de joueurs, les expérimentations tactiques ou les changements de postes. Faire une série négative ne permet pas d’emmagasiner de la confiance. Et celle-ci vient s’ajouter à la succession de défaites qui a clôturée la saison passée. Je suis de ceux qui estiment qu’on se construit d’avantage dans la victoire. Maintenant, la compétition va débuter, elle peut être un révélateur. »
    En parlant de changement de poste, on vous a vu plusieurs fois redescendre d’un cran…
    J.F. : « Je pense que je peux faire l’affaire en défense centrale. Maintenant, il faut aussi compter avec l’arrivée de Jeff Strasser, qui devrait remplacer poste pour poste Sébastien Bassong ou même nous permettre de passer à une défense à quatre. Quoiqu’il en soit, je pense que ma polyvalence peut être utile. En tout cas, si le coach en éprouve le besoin, je répondrai présent sans aucune arrière pensée. »
    Il s’agit de votre première saison en Ligue 1, comment l’appréhendez-vous ?
    J.F. : « Je prend cela, dans un premier temps, comme la réponse du travail que j’ai accompli. Mon cas est assez typique, puisque je vais découvrir l’élite à presque 28 ans. J’avais fait le choix de revenir ici afin d’y goûter le plus rapidement possible. On peut dire qu’une première partie du contrat a été remplie. La seconde, pour moi, est de montrer que j’ai le niveau et la capacité d’y rester sur un plus long terme. C’est en quelque sorte une seconde carrière qui débute. A moi de bien négocier le virage que représente cette première saison. »
    Un scepticisme assez important règne chez les supporters messins à l’approche de votre entrée en scène. Le groupe le ressent-il ?
    J.F. : « Ceux qui y prêtent attention doivent le ressentir, sans doute. Pour ma part, j’ai l’avantage de bien connaître le club. Je sais que beaucoup de nos supporters restent nostalgiques des années 90. Certains ont du mal à se passionner pour ce qu’on leur propose ces derniers temps. On s’en est aperçu l’an dernier. La mayonnaise a mis du temps à prendre, d’autant que les séquelles de la descente étaient très importantes. En Ligue 1, le niveau d’exigence augmente, que ce soit auprès du public comme des médias. Il faut le prendre en compte. Néanmoins, nous possédons quelque chose d’essentiel : des joueurs qui portent haut les couleurs du club, un groupe qui se bat et fait honneur au maillot. Même si sur le papier, il ne paraît enthousiasmant à première vue. »
    Les valeurs sur lesquelles vous vous êtes appuyés en Ligue 2 peuvent elles vous être aussi utiles en Ligue 1 ?
    J.F. : « Nous possédons peut-être moins de joueurs déterminants que les autres formations de L1. Mais l’important, pour nous, est d’avoir conscience de la chance que nous avons cette année d’évoluer à ce niveau. Il faudra faire corps, être solidaires et ne pas se laisser griser par notre titre de champion de l’année dernière. C’est du passé désormais. Un autre défi totalement différent se présente à nous, nous ne nous en sortirons pas sans le collectif. »

    de Metz à Rome  

    Vincent Degré : le pari de la Lazio

    Le jeune gardien formé au FC Metz, originaire de Saint-Avold, s'est engagé pour cinq ans dans le prestigieux club romain. Il intégrera le groupe pro dès le 5 août.

    Dans quelles conditions quittez-vous le FC Metz ?

    « J'ai passé cinq belles années de formation à Metz. Ça s'est toujours bien passé. Mais j'ai 18 ans et ce qu'on me proposait à l'aube de cette saison restait trop vague. J'ai fait une apparition avec les pros en Ligue 2 et je ne me voyais pas repartir pour plusieurs années de CFA. Et puis des clubs français, espagnols, anglais ou italiens ont manifesté leur intérêt.
    Et vous avez fait le choix de la Lazio de Rome...
    « Oui, pour un contrat de cinq ans. Avec la perspective de jouer dans le Calcio. Le club est aussi qualifié pour la Champion's League. Magnifique. Je viens d'arriver dans la capitale italienne. C'est un nouveau départ pour moi. J'ai rencontré le président Claudio Lotito. Les installations du centre d'entraînement de Formello sont luxueuses. Je dois intégrer le groupe pro à partir du 5 août... et parfaire mon italien. Le championnat ne reprend que le 28 août ici. Mais déjà, mes camarades d'entraînement me parlent du derby contre la Roma. »
    Partir à 18 ans pour une première expérience pro dans un club et championnat aussi huppé, n'est-ce pas risqué ?
    « Le projet sportif est limpide ici. Il y a une vraie opportunité d'évoluer rapidement. J'aurais pu faire d'autres choix de clubs pour un salaire bien supérieur. Mais pour être sixième gardien, non merci. Je suis troisième gardien à la Lazio et je dois devenir le deuxième l'an prochain. Angelo Peruzzi est parti et sera remplacé par l'Argentin Juan Pablo Carrizo comme titulaire. Marco Ballotta, le deuxième gardien actuel, a 43 ans. Entre lui et Carrizo, qui est international et vient de jouer la Copa America, je vais pouvoir bénéficier des conseils de garçons expérimentés. C'est bien, j'ai envie de progresser. »

    FC Metz express

    tableau de bord. Hier : deux séances d'entraînement (travail de vitesse et vivacité en matinée, jeux l'après-midi). Aujourd'hui : repos et soins.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Standard de Liège (amical) : 1-3 dimanche dernier à Thionville. Prochain match : Le Mans - Metz (1re journée de Ligue 1) dimanche à 18 h.
    A l'infirmerie. Christophe Marichez (cruralgie, reprise possible demain) ; Julien Cardy (fracture de compensation au pied, reprise fin septembre) ; Sébastien Bassong (déchirure à la cuisse, reprise possible mi-septembre).
    L'info du jour. Deux jours après avoir signé un contrat de deux ans, Jeff Strasser a disputé ses premières séances d'entraînement, hier, parmi ses nouveaux coéquipiers. Rien ne s'oppose à une titularisation du défenseur luxembourgeois dès dimanche au Mans.

    Metz : Trivino « se tient prêt »

    Touché en haut de la cuisse, une douleur l'ayant contraint à ne pas revenir sur le terrain en deuxième mi-temps dimanche à Thionville où le FC Metz a joué, et perdu, face au Standard de Liège, Christophe Marichez n'est pas encore fixé sur la durée de son indisponibilité. Le capitaine et gardien messin souffre d'une cruralgie, en clair de la compression d'un nerf. « Ce n'est pas gravissime », affirme Francis De Taddeo qui a par conséquent différé de quarante-huit heures le choix du gardien aligné dimanche au Mans. « Christophe Marichez doit encore observer un peu de repos mais il est trop tôt pour prendre une décision, explique l'entraîneur messin. Mais Richard Trivino se tient prêt et, même, il me semble prêt. » Le gardien arrivé de Créteil en juin dernier a d'ailleurs eu droit à un petit supplément de travail, hier, à la Plaine de jeux.

    Francis De Taddeo : « Metz est une toute petite équipe »

    Le champion de Ligue 2 débarque à l'étage supérieur sur la pointe des pieds. Mais Francis De Taddeo, l'entraîneur de la reconstruction, attend qu'« un climat de sérénité » entoure son équipe.

    En 2006, personne ne savait de quoi était capable votre équipe entièrement recomposée. Aujourd'hui, les doutes paraissent plus grands encore. Au fond, l'approche est similaire ? « Et tant mieux ! Si l'on s'estimait être devenu quelqu'un grâce à notre parcours en Ligue 2, eh bien tout le monde doit être est conscient que ce qui nous attend n'a rien à voir. Nous n'avons plus tout à fait la même équipe et, surtout, la qualité de nos adversaires n'est pas tout à fait la même non plus. Metz est une toute petite équipe de Ligue 1. C'est dans cet état d'esprit que nous devons aborder la compétition, et pas autrement. »• De quelles certitudes disposez-vous aujourd'hui que vous ne possédiez pas il y a un an ? « Nos trente-huit matches de Ligue 2 ne nous autorisent à rien. Et nos résultats en matches de préparation situent l'ampleur des progrès à accomplir pour être conservés en Ligue 1. »
    • Vous gagnerez très probablement moins souvent qu'en Ligue 2. Pensez-vous votre groupe prêt à ce changement radical et à tout ce que la défaite implique ? « Quelle sera son aptitude à répondre à une série noire, par exemple ? Je l'ignore. La saison dernière, en tête du début à la fin, nous n'avons vu que nos vertus. Mais nous n'avons pas le choix. La réalité, c'est ça : nous perdrons des matches. La première réponse est d'éviter le chacun pour soi. Nous allons pouvoir juger les hommes : le don de soi sera impératif. Et il faudra être constructif, en interne comme à l'extérieur. Attiser des regrets ne servirait à rien : les contraintes et les limites du FC Metz sont connues. Il faut faire avec. »• Quel sera le style de jeu du FC Metz en Ligue 1 ? Quelque chose nous dit qu'il ne sera guère différent de ce qu'il était en Ligue 2... « Il sera ce que la Ligue 1 nous permettra qu'il soit. Souvent, ceux qui disent : nous, on joue au football, s'en servent comme excuse à leur échec. Où est Sedan cette saison malgré tous ses buts la saison dernière ? Où est Troyes ? Dans notre situation, compte tenu du manque d'expérience de la plupart des joueurs, compte tenu de leur parcours, il ne faut pas croire que nous donnerons des leçons de football à Lyon ou au PSG. Notre quotidien, ce sera douleur et don de soi. »
    • Vous êtes remontés grâce à votre solidité, déjà passablement écornée par vos matches de préparation. Est-ce un sujet de préoccupation ? « A la décharge de mes joueurs, ces matches-là n'ont qu'une valeur relative : nous avons joué sans défense stable, avec tout ce que cela implique sur le reste du jeu. Nous avons été incohérents, non par folie, mais par contrainte. Nous entrons maintenant dans la période de synchronisation entre les lignes. » • Mais sept matches vous attendent d'ici au 1er septembre. Effrayant non ? « Je suis parfaitement conscient de la possibilité de ce scénario d'un mois d'août négatif. Eh bien, il ne faudra pas s'affoler. Nous ne serons pas en tête, comme en septembre 2004 ou comme l'an dernier. Il faudra nous laisser le temps de nous caler. Pour y parvenir, nous avons besoin d'un climat de sérénité autour de nous. La peur ne nous fera pas avancer, au contraire. »
    • Aguirre, Baldé, Cissé, Gueye, Gygax voire Mendy et N'Diaye : qu'allez-vous faire de ce véritable arsenal offensif ? « Abondance de biens ne nuit pas. Chacun apportera son écot. Je sais bien que l'ego d'un attaquant souffre de ne pas jouer, mais tous ont une bonne raison d'être là. Ils ont leurs qualités propres, qui se complètent. Ils participeront tous, en fonction des défis proposés. »
    • Personnellement, avez-vous le sentiment de jouer gros ? « Je connais la règle du jeu. Mon seul droit est de réussir. Je sais donc ce qui m'attend, le cas échéant. Je serais alors moins peiné pour moi que pour ce groupe, qui continue à se construire. »
    • Spontanément, que répondez-vous si je vous demande ce que vous redoutez le plus en Ligue 1 ? « La désunion du groupe. Tant que les joueurs resteront unis, alors il ne nous arrivera rien. Ensemble, nous n'avons à avoir peur de personne. »
    • Metz dix-septième au bout du compte, vous signez ? « S'il faut s'en contenter, je m'en contenterai. Essayons quand même de faire mieux ! »

    L’effectif :

    Christophe Marichez. Français, 32 ans (1,82 m, 75 kg). 13 matches en L1.
    Richard Trivino. Français, 30 ans (1,83 m, 78 kg). 0 match en L1.
    Oumar Sissoko. Franco-Malien, 20 ans (1,87 m, 84 kg). 0 match en L1.Cédric Anton. Français, 19 ans (1,75 m, 65 kg). 0 match en L1.
    Sébastien Bassong. Français, 21 ans (1,87 m, 77 kg). 23 matches en L1.
    Gaëtan Bong. Camerounais, 19 ans (1,83 m, 74 kg). 3 matches en L1.
    Manuel Corrales. Péruvien, 27 ans (1,80 m, 80 kg). 0 match en L1.
    Luis Delgado. Angolais, 28 ans (1,78 m, 78 kg. 0 match en L1.
    Pascal Delhommeau. Français, 29 ans (1,90 m, 85 kg). 134 matches en L1.
    Pape Malick Diop. Sénégalais, 33 ans (1,87 m, 84 kg). 30 matches en L1.
    Cheikh Gueye. Sénégalais, 21 ans (1.80 m, 70 kg). 0 match en L1.
    Stéphane Leoni. Français, 31 ans (1,80 m, 74 kg). 8 matches en L1.
    Jeff Strasser. Luxembourgeois, 32 ans (1,89 m, 80 kg). 66 matches en L1
    Matheus Vivian. Italo-brésilien, 27 ans (1,88 m, 83 kg). 0 match en L1.Laurent Agouazi. Français, 23 ans (1,84 m, 75 kg). 8 matches en L1.
    Cédric Barbosa. Français, 31 ans (1,79 m, 67 kg). 196 matches en L1.
    Vincent Bessat. Français, 22 ans (1,73 m, 60 kg). 0 match en L1.
    Julien Cardy. Français, 26 ans (1,76 m, 71 kg). 71 matches en L1.
    Dino Djiba. Sénégalais, 22 ans (1,88 m, 77 kg). 47 matches en L1.
    Julien François. Français, 28 ans (1,92 m, 76 kg). 0 match en L1.
    Daniel Gygax. Suisse, 26 ans (1,79 m, 73 kg). 24 matches en L1.
    Sébastien Renouard. Français, 23 ans (1,78 m, 68 kg). 59 matches en L1.Wilmer Aguirre. Péruvien, 26 ans (1,68 m, 68 kg). 0 match en L1.
    Abdoulaye Baldé. Français, 21 ans (1,83 m, 77 kg). 0 match en L1.
    Papiss Cissé. Sénégalais, 22 ans (1,83 m, 73 kg). 1 match en L1.
    Babacar Gueye. Sénégalais, 21 ans (1,86 m, 76 kg). 77 matches en L1.
    Victor Mendy. Français, 26 ans (1,80 m, 78 kg). 0 match en L1.
    Momar N'Diaye. Sénégalais, 20 ans (1,72 m, 68 kg). 17 matches en L1.Arrivées : Abdoulaye Baldé (prêt, Amiens), Cédric Barbosa (Troyes), Vincent Bessat (Louhans-Cuiseaux), Ljubomir Fejsa (Serbie ; Hadjuk Kula), Daniel Gygax (Sui ; Lille, transfert définitif), Victor Mendy (Sénégal ; Paris FC), Richard Trivino (Créteil), Matheus Vivian (Brésil ; Grenoble), Jeff Strasser (Lux, Strasbourg).
    Départs : Franck Béria (Lille), Daniel-François Bocandé (libre), Landry Bonnefoy (retour de prêt Juventus Turin ; Dijon), Roy Contout (Amiens), Daniel Gomez (Maastricht/P-B, transfert définitif), Laurent Lanteri (retour prêt, Monaco ; Legnano/Italie), Moktar Mangane (Tours), Julien Turnau (libre), Christophe Walter (SV Elversberg/All), Jonathan Walasiak (Bel ; retour de prêt, Standard de Liège). Entraîneur: Francis De Taddeo; entraîneur adjoint: Cyril Serredszum; entraîneur des gardiens: Jean-Claude Nadon.

    « Y croire et s'accrocher »

    Metz est son quatrième club en dix saisons de Ligue 1. Si Cédric Barbosa ne possède pas la recette miracle, il connaît quelques ingrédients indispensables pour obtenir le maintien.

    Des neuf recrues messines, Cédric Barbosa est le joueur le plus expérimenté avec Jeff Strasser. A la différence du défenseur luxembourgeois, l'ancien milieu de terrain de Montpellier, Rennes et Troyes vient de passer une décennie en Ligue 1. Avec sa dernière équipe en date, Barbosa, 31 ans, a échoué dans la quête du maintien. Sa parole mérite donc d'être écoutée. Et entendue...

    Ce qu'il dit du FC Metz.

    « Je ne savais pas grand-chose de ma nouvelle équipe en arrivant, l'ayant peu vue évoluer la saison dernière. Mais si Metz a réussi un tel parcours en Ligue 2, c'est que le groupe est de qualité, comme les jeunes qui le composent. Il y a vraiment des choses intéressantes à faire ici. J'ai aussi découvert des infrastructures, un projet et un président qui me font dire que le FC Metz est incontestablement un club de Ligue 1. »
    Ce qu'il dit de l'avant-saison.

    « Plus que les résultats, qui ne veulent pas dire grand-chose tant la différence est grande entre la préparation et la compétition, tous les soucis survenus au sein de l'effectif depuis la reprise sont déstabilisants. D'abord pour l'entraîneur, quand il essaie de mettre en place son équipe. Ensuite pour nous, joueurs, lorsque nous devons trouver nos automatismes. Mais avec la compétition, tout va s'accélérer. »
    Ce qu'il dit du maintien.

    « Si j'avais la recette, je ne serais pas descendu, la saison dernière, avec Troyes. Ce que je sais, c'est que tout en produisant du beau jeu, nous avons péché dans l'efficacité, dans les deux zones de vérité : devant notre but et devant le but adverse. Nous avons également accusé des lacunes sur coups de pied arrêtés, dont on connaît l'importance. 90 % de concentration, ça ne suffit pas : en Ligue 2, une erreur à trente mètres du but peut se rattraper ; en Ligue 1, elle est fatale. Il ne faut pas laisser le moindre centimètre à son adversaire. »
    Ce qu'il dit du changement de contexte pour ses coéquipiers.

    « Dans un sens, nos difficultés dans les matches de préparation ont un avantage : celui de nous rappeler qu'il faudra sans cesse se remettre en question, et prendre conscience que rien ne sera facile. Mais je ne vois pas pourquoi les joueurs qui ont participé à la montée seraient perturbés par ce changement de niveau. Pourquoi devrions-nous forcément prendre un mauvais départ. Il faut s'y croire et s'accrocher. »
    Ce qu'il dit de ses dix ans de première division.

     « Je suis très satisfait de ma carrière, même s'il me manque un titre, une Coupe par exemple. Sinon, je me considère comme un homme de club, même si je n'ai passé qu'un an à Troyes après en avoir passé six à Montpellier et trois à Rennes. En dix ans, l'écart s'est réduit entre les équipes car, tactiquement, la première division a progressé. Cela se reflète sur le nombre de buts marqués. Ce n'est pas pour autant que l'on s'ennuie plus sur le terrain. »

    Permis de reconstruire

    Exactement cent jours après une joyeuse et printanière victoire sur Le Havre concrétisant bien avant l'heure son ébouriffante domination sur la Ligue 2, le FC Metz retrouve l'élite et ses projecteurs, dimanche, au Mans. De la fête, ne subsiste qu'un doux souvenir. L'actualité messine, trois mois plus tard, ne s'embarrasse pas des flonflons d'avril : l'espoir en bandoulière mais le doute pour escorte, Metz revient en Ligue 1 à pas feutrés. L'espoir est de saison ; le doute, de circonstance. Doute partagé : même Lyon ne possède plus la garantie de demeurer roi de France, au bout du compte. Innovation du nouveau millénaire, le FC Metz quant à lui n'est plus un pensionnaire automatique du sommet du football français. La fragilisation de son statut doit beaucoup à ses erreurs d'orientation et personne, aujourd'hui, ne peut prétendre avoir retrouvé la boussole. Mais un nouveau cap a été choisi, qui réussit la synthèse entre la modestie des moyens et la volonté d'un entraîneur épris de sueur plutôt que de clinquant, soucieux d'une discipline partagée de préférence au tout à l'ego. La politique austère et jusqu'ici efficace menée par Francis De Taddeo a permis d'effacer le traumatisme de 2006, cousin du fiasco de 2002. Elle s'apprête à passer l'épreuve d'une première année en Ligue 1, difficile par définition, casse-gueule par habitude.
    L'année où Metz a débarrassé le plancher de la première division, son voisin du Sud a pris le relais en posant les conditions d'un succès durable. Deux ans plus tard, il ne viendrait plus aujourd'hui au plus fervent supporter messin l'idée d'ironiser sur ce qui est rouge et blanc, qui monte et qui descend. De nos jours, en Lorraine, ce qui monte et qui descend bat pavillon grenat. Et Metz, qui ne veut plus jouer au yo-yo, a le droit de s'inspirer des ressorts de la réussite nancéienne : la stabilité sportive, la lisibilité stratégique.
    Son sérieux et son audace ont permis à Nancy, décomplexé, de prendre le relais de la suprématie régionale, et un peu plus que ça. Le glamour et les paillettes n'appartiennent pas à la panoplie de l'ASNL ? Apparemment, Metz adopte le même profil bas pour repartir tête haute à la reconquête des cœurs. A en juger par une campagne d'abonnements dont la maigre audience ­ moins de 5000 souscripteurs, plus de 12000 à Nancy ­ témoigne d'une popularité en berne, le pari s'annonce ardu. Mais il est toujours permis de reconstruire, à condition de procéder dans les règles de l'art, pierre après pierre. Et avec des hommes du bâtiment.

    Les douze dernières saisons

    2006-2007 : 1er en L2
    2005-2006 : 20e en L1
    2004-2005 : 16e en L1
    2003-2004 : 14e en L1
    2002-2003 : 3e en L2
    2001-2002 : 17e en L1
    2000-2001 : 12e en L1
    1999-2000 : 11e en L1
    1998-1999 : 10e en L1
    1997-1998 : 2e en L1
    1996-1997 : 5e en L1
    1995-1996 : 4e en L1

     

     

      

    August 01

    A défaut de voyage dans la lune...

    Cinq semaines en ballon

    Trente-sept jours après la reprise de l'entraînement, Francis De Taddeo a dirigé, hier, la première séance consacrée au déplacement au Mans. A l'usage des juillettistes et des autres, petit bilan de la préparation messine, en chiffres et en lettres.

    Négatif. Entre le 2 juillet (Metz-Gueugnon à Vichy) et le 29 juillet (Metz-Standard de Liège à Thionville), le promu lorrain a disputé neuf matches sur le chemin de la Ligue 1. Le bilan est négatif : Metz a subi quatre défaites (contre les Belges du FC Brussels et du Standard de Liège, les Allemands de Coblence, et face à Reims, pensionnaire de Ligue 2), concédé quatre nuls (Gueugnon, Mons, Genk, Strasbourg) pour une seule victoire, face aux chômeurs de l'UNFP. La différence de buts est, elle aussi, négative : 10 buts pour, 15 buts contre.
    Hécatombe. Fait marquant des cinq semaines d'avant-saison : l'épidémie de blessures ayant ravagé la défense messine. En conséquence, Francis De Taddeo n'a jamais pu aligner deux fois la même ligne arrière, ni même celle qui débutera le championnat dimanche au Mans. Un seul défenseur a échappé à l'hécatombe : Pascal Delhommeau. Du coup, Sébastien Renouard a passé son mois de juillet dans la peau d'un latéral droit, Julien François, Milan Thomas et même Laurent Agouazi ont dû reculer d'un cran au service de la cause. Pour couronner le tout, tandis que Cheikh Gueye et Stéphane Léoni, les latéraux, s'apprêtaient à effectuer leur retour, c'est Sébastien Bassong, défenseur axial, qui quittait le terrain pour six à huit semaines, en raison d'une déchirure subie à Colmar, face à Strasbourg, le jour même où Julien Cardy, milieu de terrain, apprenait qu'une fracture de compensation au pied gauche le privait des deux premiers mois de compétition.
    Retour. L'aréopage messin a décidé de se laisser le temps de la réflexion, c'est-à-dire le premier mois de championnat qui coïncide avec la fin du marché des transferts, pour savoir s'il fallait trouver un remplaçant à Julien Cardy, voire un défenseur latéral. Le poste de Sébastien Bassong a quant à lui été rapidement pourvu : défenseur central, gaucher, Jeff Strasser débutera la saison de Ligue 1 sous ses anciennes couleurs, quittées en 1999. Question personnalité, le même profil que Julien Cardy.

    Nouveaux. De B comme Baldé (Abdoulaye) à V comme Vivian (Matheus), le FC Metz a donc recruté neuf joueurs, en incluant Daniel Gygax, définitivement transféré de Lille après avoir été prêté en janvier dernier. Le Suisse est d'ailleurs l'une des principales satisfactions individuelles des matches de préparation. Le plus expérimenté, Cédric Barbosa, a été rejoint par Jeff Strasser. Richard Trivino se tient prêt au cas où Christophe Marichez, touché à la cuisse, devait se résoudre à déclarer forfait dimanche au Mans. Vincent Bessat a montré une belle activité, dimanche, face au Standard. En revanche, le temps de jeu accordé à Abdoulaye Baldé, Victor Mendy et Matheus Vivian prouve que Francis De Taddeo attend plus d'eux. Reste le cas Ljubomir Fesja, qui n'a pas rejoint Metz mais la Serbie à l'issue du championnat d'Europe des 19 ans. - « Les premières fois sont toujours très excitantes. » Matheus Vivian, le 25 juin, lors de la reprise de l'entraînement.
    - « Nous avons un groupe capable de souffrir. » Laurent Agouazi, le 9 juillet.
    - « J'assume la programmation de notre préparation. Faites-nous confiance ! » Francis De Taddeo, le 14 juillet, au soir du lourd revers infligé par le modeste FC Brussels (4-0), trois jours après une première défaite concédée face à Coblence (2e division allemande, 1-2).
    - « Nous nous connaissons maintenant depuis un an, les automatismes reviendront vite. » Stéphane Léoni, le 18 juillet, alors que la défense messine est décimée.
    - « Jeff va nous apporter une forme de sérénité. » Carlo Molinari, le 30 juillet, à propos du retour de Strasser à Metz.
    - «C'est la première fois en cinq semaines que je peux mettre sur pied une séance tactique avec les joueurs concernés par le match à venir.» Francis De Taddeo, hier.

    FC Metz express

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement, en matinée, à la Plaine de jeux, avec exercices techniques et mise en place tactique ; visite médicale d'arrivée pour Jeff Strasser. Aujourd'hui : deux séances d'entraînement, la première à 10 h, la deuxième à 16 h. Demain : repos et récupération.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz-Standard de Liège (amical) : 1-3. Prochain match : Le Mans - Metz (1ère journée de Ligue 1) dimanche à 18 h.
    A l'infirmerie. Christophe Marichez (douleurs à la cuisse, examens aujourd'hui) ; Julien Cardy (fracture de compensation au pied, opéré lundi, absent jusqu'à fin septembre) ; Sébastien Bassong (déchirure à la cuisse, absent jusqu'à mi-septembre au moins).
    L'info du jour. Comme Laurent Agouazi (à Besançon) et Papiss Cissé (à Cherbourg) avant lui, Nicolas Farina s'apprête à accumuler du temps de jeu en National, la troisième division française. Sous contrat jusqu'en 2009, le jeune attaquant messin vient d'être prêté pour la saison à l'AS Cannes.

    Marichez fixé aujourd'hui

    Sorti après la première mi-temps de Metz-Standard de Liège, dimanche, en raison de douleurs à la cuisse ressentie dès les premiers instants de la partie, Christophe Marichez sera fixé aujourd'hui sur la nature de sa blessure. « Apparemment, dit-il, ce n'est pas musculaire mais mécanique. » En fonction des résultats des examens, Francis De Taddeo pourrait décider dans les prochaines heures du nom du gardien titulaire dimanche au Mans. Si Christophe Marichez devait déclarer forfait, Richard Trivino effectuerait, à trente ans, ses premiers pas en Ligue 1.