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September 30
http://dl-3.free.fr/52616e646f6d4956dcecf5d3f8dd66eb100051a7e41298a7a5e8b248c309c619/LégèrepluieorageusesurlestoitsdeMetz3.mp3
Le soir, lorsque j’étais enfant, et que j’étais envoyé par mes parents me coucher, je ne trouvais pas le sommeil : j’écoutais le temps s’égrener à l’horloge de la Cathédrale :
Les quarts-d’heure sonnaient un coup…
La demi-heure, deux coups…
À trois-quarts d’heure, cela sonnait trois coups…
Puis venait l’heure :
Tout d’abord quatre coups et autant de coups que l’heure qu’il sonnait :
- neuf heure du soir,
-neuf heure et quart,
-neuf heure et demie,
- neuf heure trois-quarts, puis, un peu avant dix heure, sonnait « la demoiselle », cette cloche avait été donnée, m’avait expliqué mon père, par une dame messine pour signaler aux hommes qu’il était temps de rentrer à son domicile, que la nuit n’était tranquille qu’en apparence, qu’elle recelait plein de mystères et aussi des dangers,
Comme le raconte l’histoire de son libertin fiancé, qui avait oublié l’heure, et fut retrouvé assassiné, dans les fossés qui bordaient l’enceinte de la ville
Ce dont elle ne s’était jamais consolée !
« La Turmelle ! »
Alors, rue Paul Besançon, les lumières de la ville s’éteignaient
Et seuls les néons de la pâtisserie d’en face envoyaient encore leurs reflets qui dansaient sur le plafond de ma chambre,
Y découpaient, en rencontrant les frises et rosaces du plafond, des ombres mystérieuses, silhouettes fantômes qui, quand on les fixait un certain temps, s’agitaient, prenaient formes et me racontaient leurs histoires !
En ce temps là, je n’avais pas la télé, mais je me créais avec mon imagination, des légendes : je montais de fougueux destriers, j’étais un chevalier !
Quelquefois aussi, envoyé « au lit, sans souper ! », parce que j’avais oublié de rentrer à l’heure, ou fait quelque bêtise, ces ombres devenaient d’ignobles monstres qui me proposaient du pain, là , sous le nez, avant de me l’enlever : ce pain que je n’arrivais jamais à attraper !
J’essayais de penser à la vitrine de jouets, place Saint-Jacques, pleines des petites voitures, des « Dinky-toys », des vraies, en acier, alors que les « Norev » étaient en plastique, et si mal imitées !
Quand je serais grand, je m’achèterai toute la collection, me promettais-je !
Mais, pour en obtenir une, de ces miniatures, il fallait attendre le temps de Noël, et encore, parce que parfois le cadeau était « collectif », comme ce tourne-disque ou ce magnétophone à bandes qui ne servait qu’aux « grands », moi, j’étais trop jeune pour savoir m’en servir ! …
Non, décidément, je n’arrivais pas à m’endormir : alors je me relevais, et j’allais vers la fenêtre regarder au dehors les ombres qui se pressaient dans la rue plus bas : J’y cueillais des bribes de sons, des éclats de voix, parfois les chansons des derniers chanteurs de rue accompagnés de leur accordéon : les pas se faisaient rares, des grilles de magasins qu’on fermait grinçaient, un volet claquait, le vent faisait balancer les ampoules des lampes de la place du marché, il faisait de plus en plus noir : un orage s’annonçait !
J’adore l’orage !
Qui découpe ses éclairs zébrés sur les pierres de la cathédrale ! Un. Deux, trois et le grondement du tonnerre arrive, claquement sec qui se répercute sur la ville, au-delà des toits ! Les derniers passants se mettent à courir…
Puis la pluie qui arrive, drue, serrée ! J’ouvrais « grand » les fenêtres, pour bénéficier à plein du spectacle : ces grands craquements, ce sourd roulement ! J’étais le chef d’orchestre, le grand Merlin en personne !...
-« Tu vas aller te coucher, mais t’es malade, c’a n’est pas possible ! Ouvrir les fenêtres en plein orage, mais t’as le diable au corps ! Demain, j’achète un martinet ! »
-Zut, encore pris en flagrant délit ! Si « elle » achète un martinet, il va encore falloir que je coupe ces satanées lanières avant qu’elles ne me frottent les mollets !
Et je courais me réfugier sous les draps et les couvertures, évitant de peu la baffe qu’on me promettait au passage : faire le mort, attendre que ça se passe, cinq minutes, dix, au plus ! Je compte jusqu’à cent, puis je me relève, je vais chercher la torche électrique que je me suis payé en aidant les commerçants du BOF(beurre -œufs- fromages) à monter leurs tréteaux, au marché, avant de partir à l’école : J’ai récolté ainsi une petite fortune : de quoi me payer ces bandes dessinées de « Bleck-le-roc »et de « Pim-Pam-Poum » , et le journal « Pilote », que je revendais , une fois lus, à mes copains de classe, contre deux ou trois paquets de P4, que je repassais, ou plutôt que j’ échangeais avec les plus grands de la rue contre des « montures »d’hameçons qui finissaient leur vie dans les pierres qui jonchaient le fond de la Moselle à la « digue de la Pucelle »…
Ou au « lac des cygnes », réserve de pêche toute théorique, qui m’a valu les plus belles courses de ma vie avec les gardes municipaux aux trousses, et m’a révélé mon don pour la course à pieds : tiens, des « pointes » en « peau de veau retourné », comme Michel Jazy, ça aussi, j’en rêvais !
-« Paf ! » En voilà une qui ne m’a pas ratée !
-D’où elle vient, cette lampe ? Mais qu’est ce qui m’a fait un gosse pareil ! Ça vient d’où, ça ? On va au lit pour dormir, pas pour lire !
J’ai été obligé de tout dire ! Lampe confisquée, bande dessinées au panier : j’aurais mieux fait de m’acheter un billet pour le foot, dimanche : Metz-Rennes, avec l’avant-centre Takac ! Comment je vais faire, maintenant ? On va encore être obligés de rentrer à deux avec un billet, moi et mon copain Gaspard !
Demain, je serais de corvée de charbon : je devrai ramener deux seaux pleins, de la cave ! Ça fait 120 marches fois deux à remonter avec deux fois 10 kilos, pendant que les copains vont s’amuser… Quelle galère : vivement que je sois grand ! Moi, chez moi, j’aurais un chauffage central, tout automatique !
La porte qui grince, hésite, puis s’ouvre, comme à regret…
Tiens, ma petite sœur !
-«Chut, je t’ai ramené un morceau de pain pour manger ! »
-« Merci, mais je n’en veux pas, comme ça, ils pleureront, quand je serais mort de faim et que je serais inanimé ! »
L’orgueil, déjà l’orgueil !
Elle est partie, en laissant la tranche de pain sur la couverture : ça sent si bon… tant pis pour l’orgueil !
Tiens, l’horloge qui sonne !…
Une fois…
-En ce temps-là, je ne savais pas que c’était dix ans après la guerre, que c’était dur pour un jeune couple,
Deux fois…
-Qu’il n’y avait pas « cent-sous » pour l’inutile, qu’il fallait d’abord penser au quotidien,
Trois fois…
Tiens, la « demoiselle » qui sonne !…
Les meubles sont saufs !
Pris à froid dès le début de la partie par un but de Rivière, les Grenats ne sont véritablement rentrés dans ce match contre Niort qu’à dix minutes de la fin. Heureusement, ils avaient déjà sauvé l’essentiel en égalisant par Obraniak.
Les Chamois Niortais de Philippe Hinschberger ne sont décidément pas vernis face aux grosses écuries de la L2. Face à Strasbourg, ils avaient menés de deux buts avant d’être rejoints au score (2-2). Devant Caen, ils obtinrent le même résultat dans des circonstances similaires. Ce soir, contre Metz, ils peuvent encore regretter de ne pas être parvenus à conserver leur avance ni à l’amplifier. Car leur adversaire, à part dans les derniers instants de la partie, s’est montré plutôt emprunté et n’a pratiquement jamais inquiété David Klein.
Rivière vs Marichez A l’inverse, le buteur local Jean-François Rivière a été la source de plusieurs occasions. Sans la vista d’un Christophe Marichez en grande forme, il en aurait sans doute converti davantage que la toute première de la partie, huit petites minutes après le coup d’envoi. Un ballon mal renvoyé par l’arrière-garde lorraine lui parvenait en effet et le score était ouvert de même que son compteur personnel (1-0, 8°). La tête sous l’eau, les Mosellans faillirent encaisser un second but dans la foulée. Une frappe de Leroy mettait une première fois Marichez en lumière. Le temps pour Obraniak d’égaliser sur une ouverture de Cissé (1-1, 27°) et Rivière reprenait le relais. Une volée depuis le côté gauche passait tout prêt (33°), une tête au premier poteau également (37°) et une dernière tentative faisait encore briller le gardien lorrain (45°). Les Mosellans peuvent remercier ce dernier, déjà décisif contre Montpellier, pour sa nouvelle envolée face à Rivière (70°). En seconde période, les débats s'équilibraient néanmoins. Et si les Grenats manquaient de jambes pour se montrer réellement dangereux, ils eurent le mérite de se regrouper pour conserver ce résultat nul. En fin de partie, ils faillirent même assommer leur adversaire. Alors que Niort tentait d’arracher la victoire, l’équipe lorraine retrouvait un peu de vivacité en accueillant N’Diaye puis Agouazi. Le numéro dix, en quelques minutes, eut plus d’occasions que l’ensemble de ses coéquipiers. A deux reprises, de la tête, il faillit permettre aux siens de réaliser ce qui aurait ressemblé à un petit hold-up. Mais la transversale sauva Klein et sa seconde tentative passa au dessus. Comme les derniers instants de la rencontre restèrent stériles, Metz put repartir avec l’essentiel. Ce point du match nul, s’il ne couronne pas une performance de haut vol, permet aux hommes de Francis De Taddeo de laisser à distance égale la majeure partie des candidats à la montée. Seul Caen, vainqueur de Guingamp 3 buts à 1, a gagné du terrain sur le leader ; Grenoble, Strasbourg et Châteauroux ayant également partagé les points. Pour effacer cette performance légèrement en deçà de son niveau habituel, l’équipe messine pourra utiliser la venue de Créteil, à qui elle doit une revanche après son élimination en Coupe de la Ligue. Ce sera vendredi 13 octobre à 20h au stade Saint-Symphorien. Sans Franck Béria, qui a été exclu dans les arrêts de jeu pour avoir reçu deux cartons jaunes. Les Grenats ayant quinze jours pour bien préparer ce match, ils ont été laissés au repos tout le week-end et reprendront l'entraînement lundi matin.
La feuille de match 10ème journée de Ligue 2, Niort 1-1 Metz (1-1) Stade René Gaillard Environ 6000 spectateurs Arbitre : Monsieur Grelot
Buts : Niort : Rivière (8°) Metz : Obraniak (27°)
Avertissements : Niort : Périatambée (12°), Chapuis (29°) Metz : Delhommeau (11°), Béria (80° et 90°+1)
Expulsion : Metz : Béria (90°+1)
Les équipes : Niort : Klein – Ferrier, Biger, Couturier, Konaté – Chapuis, Périatambée (Bouard 79°), Fradin, Leroy – Rivière (Obiorah 75°), Gonzalez (Nikiema 86°) Metz : Marichez – Béria, Delhommeau, Diop, Bassong, Leoni – Cardy, François, Obraniak – Cissé (N’Diaye 55°), Gueye (Agouazi 80°)
Metz, le coup de pompe
Quatre jours après leur victoire face à Montpellier, les Messins ont souffert, hier, pour récolter le point du nul à Niort. La mini-trêve arrive à point...
La meilleure équipe à l'extérieur face à une formation invaincue à domicile depuis le mois de mai 2005. L'affiche offerte hier soir au public du stade René-Gaillard opposait aussi le leader du championnat à un promu niortais désireux de faire oublier sa triste escapade en Corse, la semaine passée. Ecrasée à Bastia (4-1), en quête de victoire depuis le 8 août, la formation de Philippe Hinschberger pouvait néanmoins s'appuyer sur ses dernières apparitions maison face aux fortes têtes de la compétition pour aborder cette nouvelle rencontre avec un esprit de conquête: vainqueur de Grenoble (2-1), Niort avait ensuite contenu les ardeurs de Strasbourg (2-2) et de Caen (2-2). Hier, huit minutes ont suffi aux joueurs de Francis De Taddeo pour comprendre les difficultés qu'avaient pu rencontrer leurs concurrents directs à l'accession.
Reconduit dans son intégralité, le onze messin victorieux de Montpellier, lundi, a éprouvé bien du mal à entrer dans la partie. En face, pas la moindre trace de timidité ou d'hésitation. A défaut d'offrir un football léché, Niort est parti à l'abordage. Sans se poser de questions, laissées au camp adverse. D'hésitations en pertes de balles, ce que souhaitaient les cinq mille spectateurs de René-Gaillard a fini par arriver. Un ballon mal relancé par Malick Diop dans les pieds de Jean-François Rivière, lequel profitait de l'aubaine pour aller tromper Christophe Marichez d'une frappe croisée du gauche (1-0, 8e). Ouverture du score logique. Bousculé et inquiété durant les dix dernières minutes, quelques jours plus tôt déjà à Saint-Symphorien, les Messins laissaient l'inquiétude les gagner. Incapable de remonter le ballon et de poser le jeu, le leader se laissait déborder par l'enthousiasme du douzième du championnat.
Un seul sursaut à signaler. Ce fut le bon pour les Messins. Parti du milieu du terrain, Babacar Gueye lançait Ludovic Obraniak dans le dos de deux défenseurs adverses. Parvenu dans les dix-huit mètres, le milieu de terrain permettait aux siens de revenir au score, d'un tir qui ne laissait aucune chance à David Klein. Le deuxième but d'Obraniak ne pouvait pas mieux tomber.
La deuxième période allait suivre la même tonalité. De nombreuses incursions niortaises, auxquelles les Grenats avaient peine à répondre. Eprouvés, sans doute, par l'enchaînement de ce deuxième rendez-vous de la semaine, ils profitaient néanmoins de la rentrée de Laurent Agouazi pour se montrer plus dangereux et offrir une image plus rassurante. Le milieu de terrain aurait même pu signer le hold-up si son ballon, repris de la tête, n'avait pas été renvoyé par la barre transversale (86e).
Au final, Metz enregistre son deuxième résultat nul de la saison. Celui de Caen (0-0) pouvait avoir l'air d'une victoire. Moins glorieux, celui-ci permet aux Messins de terminer septembre sur une note somme toute positive. Huit points sur douze possibles dans le panier. De quoi profiter de la mini-trêve en toute sérénité. Quinze jours pour recharger les accus...
Obraniak signe l'essentiel
Menés au score, les Messins ont trouvé l'énergie pour arracher le point du nul. Une satisfaction qui ne doit pas cacher un constat: le leader est fatigué.
Marichez. Ancien de la maison niortaise, Christophe Marichez n'a rien pu faire sur le premier but de Rivière. Il s'est largement rattrapé ensuite. Deux parades décisives : sur la frappe de Biger (45e+2) et un tir de Rivière dévié sur la barre (72e).
Béria. Il a conservé son calme dans les moments difficiles et tenté d'apporter son soutien dans la partie de terrain adverse. Un deuxième avertissement lui a valu de rentrer au vestiaire avant les autres.
Delhommeau. Très sollicité, Pascal Delhommeau a limité la casse. Son gabarit a servi la cause messine (averti à la 11e).
Diop. Il est apparu fatigué. Sa mauvaise relance (8e) a profité à Rivière, auteur de l'ouverture du score niortaise. Une fin de match plus conforme à son niveau.
Bassong. Dixième titularisation d'ensemble correct, malgré quelques approximations à la relance.
Léoni. Dépassé, parfois, par la vitesse de son attaquant, il est apparu moins à l'aise que lors de ses dernières sorties. Fatigué, lui aussi.
LE MILIEU
Cardy. Une soirée difficile. Visiblement émoussé, il a perdu un nombre de ballons inhabituel.
François. Beaucoup d'activité, de l'abnégation, mais un rendement moindre qu'il y a quatre jours face à Montpellier.
Obraniak. Buteur à Dijon, Ludovic Obraniak a retrouvé le chemins des filets, profitant d'une passe de Babacar Gueye pour remettre Metz en selle (26e). Son apport est allé en grandissant.
L'ATTAQUE
B. Gueye. Il a montré une grande générosité dans le devoir de repli défensif. A son actif, surtout, une passe décisive pour Obraniak. Remplacé par Agouazi (81e). Le milieu de terrain a donné de l'air à son équipe. A la réception d'un coup franc de Cardy, il a vu son ballon s'écraser sur la transversale niortaise (86e).
Cissé. Il a signé la première frappe messine (3e)... Trop écrasée. Le scénario du match ne lui a ensuite laissé que très peu d'occasions de s'exprimer. Remplacé par N'Diaye (55e). Troisième apparition frustrante pour l'attaquant, très peu fourni en ballons exploitables.
Metz a bien résisté
Face à une formation niortaise très remuante, les Messins ont prouvé leur solidité défensive.
NIORT. Une position de leader affirmée grâce à une victoire sur Montpellier lundi dernier (la septième en neuf matches), un bloc défensif quasiment hermétique (quatre buts encaissés seulement avant le coup d'envoi), les statistiques des Messins formaient un ensemble assez effrayant pour des Chamois niortais plutôt mal en point après six matches sans victoire.
Pourtant, l'équipe d'Hinschberger prit courageusement le problème par le bon bout, Jean-François Rivière se décalant lui-même en feintant idéalement Diop. Dès l'entame ou presque, Niort se retrouvait donc dans une situation rarement connue, de mener au score, sauf face aux ténors Strasbourg (2-0) ou Caen (2-1) mais avec les deux égalisations à 2-2 que l'on connaît. Mieux même, Rivière, qui ouvrait en la circonstance un compteur de buteur encore vierge de toute réalisation, aurait pu nettement doubler la mise deux minutes après, mais l'ex-Niortais Marichez veillait cette fois au grain sur sa ligne. Cet avantage semblait pouvoir subsister sereinement dans les pieds des Niortais, mais décidément, les Niortais ont un mal fou à préserver un quelconque gain. Un quart d'heure après l'ouverture au score providentielle, les Messins, pourtant sans fond de jeu, sans rien montrer du niveau qui a été le leur en début de saison, avaient réussi à égaliser (1-1, 26') !
Au moins, cette parité ne coupait pas les jambes des Niortais, repartant tant bien que mal vers le but de Marichez. Après la demi-heure, les Chamois eurent même la possibilité de reprendre le score en main, trois fois par le même Rivière. Il plaça d'abord une reprise légèrement enroulée, instantanée et puissante qui manqua d'un rien le cadre (34'), adressa une tête puissante sur un service de Leroy (37'), et enfin reprit de façon croisée un service de Periatambee (42'). Et lorsque Rivière - encore - adressa un long centre à destination de Biger qui tirait sous la transversale, ballon que détourna Marichez d'une manchette, on se dit que le scénario aurait dû être couronné au moins d'un 2-1 en faveur des Chamois.
Les Chamois insistent
Sensation renforcée dès la reprise par une nouvelle reprise fulgurante de... Rivière bonifiant un centre de Gonzalez (46'), mais visiblement, les « Grenat » qui jouaient pour l'occasion tout en blanc, avaient solidement fermé leur cage, eux qui n'avaient été surpris jusque-là que par Reims (deux buts, seule défaite), Bastia et Montpellier. Les Chamois entreprenants mettaient en évidence un gros volume de déchet dans le jeu des Lorrains totalement exsangues en occasion, mais pas de quoi au final côté niortais faire transpirer toutefois le tableau d'affichage. C'était bien l'ambiguïté d'une partie où Niort avait eu toutes les situations de creuser l'écart, mais qui se mettait au fil de minutes à regretter ses temps forts non couronnés de succès. Et l'on rageait encore lorsque Rivière, encore lui, plaçait une reprise qui frappait la transversale après que Marichez l'eut touché du bout des doigts (72') !
Visiblement, Niort insistait lourdement pour obtenir les trois points qui les fuient depuis le 8 août et une lointaine victoire à Gueugnon. Mais rien n'y fit au total malgré l'apport d'Obiorah en attaque, tandis qu'Agouazi, également rentré en cours de jeu fut bien près du hold up d'un coup de tête après coup-franc qui heurta le haut de la transversale de Klein.
Niort domine le leader messin et pouvait prétendre à plus
Après Strasbourg et Caen, Niort a réalisé une partie plaisante face à Metz, mais n'a pas su creuser l'écart en profitant de ses nombreuses occasions, notamment celles du buteur Rivière. Chamois niortais : 1 Metz : 1 Une position de leader affirmée grâce à une victoire sur Montpellier lundi dernier (la septième en neuf matches), un bloc défensif quasiment hermétique (quatre buts encaissés seulement avant le coup d'envoi), les statistiques des Messins formaient un ensemble assez effrayant pour des Chamois niortais plutôt mal en point après six matches sans victoire. Pourtant, l'équipe d'Hinschberger prit courageusement le problème par le bon bout, Jean-François Rivière se décalant lui-même en feintant idéalement Diop. Dès l'entame ou presque, Niort se retrouvait donc dans une situation rarement connue, de mener au score, sauf face aux ténors Strasbourg (2-0) ou Caen (2-1) mais avec les deux égalisations à 2-2 que l'on connait. Mieux même, Rivière, qui ouvrait en la circonstance un compteur de buteur encore vierge de toute réalisation, aurait pu nettement doubler la mise deux minutes après, mais l'ex-Niortais Marichez veillait cette fois au grain sur sa ligne. Cet avantage semblait pouvoir subsister sereinement dans les pieds des Niortais, mais décidément, les Niortais ont un mal fou à préserver un quelconque gain. Un quart d'heure après l'ouverture au score providentielle, les Messins, pourtant sans fond de jeu, sans rien montrer du niveau qui a été le leur en début de saison, avaient réussi à égaliser (1-1, 26e) ! Au moins, cette parité ne coupait pas les jambes des Niortais, repartant tant bien que mal vers le but de Marichez. Après la demi-heure, les Chamois eurent même la possibilité de reprendre le score en main, trois fois par le même Rivière. Il plaça d'abord (34e) une reprise légèrement enroulée, instantanée et puissante qui manqua d'un rien le cadre (34e), adressa une tête puissante sur service de Leroy (37e), et enfin reprit de façon croisée un service de Periatambee (42e). Et lorsque Rivière - encore - adressa un long centre à destination de Biger qui tirait sous la transversale, ballon que détourna Marichez d'une manchette, on se dit que le scénario aurait dû être couronné au moins d'un 2-1 en faveur des Chamois. Les Chamois insistent mais rien n'y fait Sensation renforcée dès la reprise par une nouvelle reprise fulgurante de… Rivière bonifiant un centre de Gonzalez (46e), mais visiblement, les « grenat » qui jouaient pour l'occasion tout en blanc, avaient solidement fermé leur cage, eux qui n'avaient été surpris jusque-là que par Reims (deux buts, seule défaite), Bastia et Montpellier. Les Chamois entreprenants mettaient en évidence un gros volume de déchet dans le jeu des Lorrains totalement exsangues en occasion, mais pas de quoi au final côté niortais faire transpirer toutefois le tableau d'affichage. C'était bien l'ambiguïté d'une partie où Niort avait eu toutes les situations de creuser l'écart, mais qui se mettait au fil de minutes à regretter ses temps forts non couronnés de succès. Et l'on rageait encore lorsque Rivière, encore lui, plaçait une reprise qui frappait la transversale après que Marichez l'eut touché du bout des doigts (72e) ! Visiblement, Niort insistait lourdement pour obtenir les trois points qui les fuient depuis le 8 août et une lointaine victoire à Gueugnon. Mais rien n'y fit au total malgré l'apport d'Obiorah en attaque, tandis qu'Agouazi, également rentré en cours de jeu fut bien près du holdup up d'un coup de tête après coup-franc qui heurta le haut de la transversale de Klein. Si bien que si les Messins restent solides en tête, les Chamois niortais, eux n'avancent plus qu'au rythme d'un point par match à domicile (le quatrième consécutif) et de la défaite à l'extérieur. En dépit de tout le beau jeu déployé, c'est évidemment peu satisfaisant d'un strict point de vue comptable.
CFA* : Metz, réaction attendue
L'enjeu. A Mulhouse, le FC Metz achève un cycle de trois déplacements concécutifs. Si les Messins ont séduit à Sochaux, ils doivent en revanche faire oublier l'échec spinalien. La tâche ne s'annonce toutefois pas des plus faciles face à une formation de Mulhouse, invaincue depuis quatre journées.
L'avis de José Pinot. " J'attends une réaction. Après chaque défaite, le constat est identique. Il faut corriger nos erreurs, faire preuve d'un état d'esprit irréprochable d'autant que nous nous déplaçons encore une fois. "
L'effectif. Si Françoise rejoint Farina à l'infirmerie, José Pinot pourra compter sur le péruvien Wilmer Aguirre, laissé à sa disposition par Francis De Taddeo afin qu'il engrange du temps de jeu.
FC Metz. 14e avec 16 pts (2V, 3N, 3D). Dernières rencontres: victoire contre Schiltigheim (3-1), nul à Sochaux (1-1), défaite à Épinal (3-0).
Mulhouse. 6e avec 20 pts (3V, 3N, 2D). Dernières rencontres: nul à Strasbourg (2-2), victoire contre Besançon (1-0), nul à Sochaux (1-1).
* Mulhouse - FC Metz : cet-après-midi, à 18h.
September 29
Seul vainqueur dans le haut du classement, Caen, qui a battu Guingamp (3-1), s’empare de la deuxième place aux dépens de Grenoble, tenu en échec (0-0) par Brest. Les Normands sont à un point du leader Metz, qui a fait match nul à Niort (1-1). Dès cinq équipes de tête, Caen est la seule à s’être imposée (2-1) sur le terrain de Guingamp et fait la bonne opération de la journée en s’emparant de la deuxième place. Le leader Metz a été tenu en échec (1-1) à Niort. Grenoble a laissé échapper ses deux premiers points à domicile contre Brest (0-0). Après avoir ouvert le score dès la 10eme minute par Sidibé, Châteauroux s’est fait rejoindre par Reims (1-1). Mauvaise opération pour Strasbourg. Les Alsaciens menaient 2-0 à cinq minutes de la fin sur la pelouse d’Ajaccio et se sont fait égaliser en une minute (2-2). Le Havre a mis fin de très belle manière à une série de quatre matchs nuls en écrasant Gueugnon (6-1) grâce notamment à un triplé de Lesage et un doublé de K. Traoré. En bas de tableau, Libourne Saint-Seurin a remporté le duel des promus sur la pelouse de Tours (2-1). Montpellier s’est offert une petite bouffée d’oxygène après un probant succès (3-0) face à Dijon. Créteil a enfin décroché sa première victoire de la saison aux dépens d’Istres (2-0) et abandonne la place de lanterne rouge à Guingamp. Longtemps dans les cinq premiers, Bastia n’est plus aujourd’hui que huitième malgré son carton face à Niort de la dernière journée (4-1). Même s’ils n’ont plus gagné hors de leurs bases depuis la troisième journée (4-2 à Libourne Saint-Seurin), les Bastiais ont bien l’intention de se reprendre en déplacement à Amiens pour rattraper leurs nombreux points perdus ces derniers temps. Les Amiénois restent sur un beau succès à Istres (3-1) mais il faut remonter à la deuxième journée pour trouver trace de la dernière victoire des hommes de Ludovic Batelli.
Niort doit mettre la gomme face à du haut de gamme.
Sans victoire depuis le 8 août et un déplacement à Gueugnon, les Chamois savent ce qu'il leur reste à faire face à l'étincelant leader messin. Décalquer leur entame de championnat et aussi l'essentiel de leurs prestations face à Strasbourg et Caen, mais cette fois, gagner !
l n'y a pas encore le feu à la maison bleue, mais il est grand temps de mettre la main sur l'extincteur des fois que des odeurs de brûlé remonteraient un peu trop vite aux narines. Cette image un peu « pompier » va pourtant comme un gant actuellement à des Chamois désorientés par le rythme bien trop lent du « nul » à domicile (Strasbourg, Reims et Caen à suivre) suivi de la défaite à l'extérieur (Istres), voire de la déroute (Libourne, Bastia). Déjà six journées que les Niortais n'ont plus gagné dans ce championnat, leur dernier fait d'armes en date étant relégué déjà au mardi 8 août ! « Bien sûr que l'équipe a un besoin impératif de gagner un match, convenait Philippe Hinschberger au sortir de la séance de mise en place d'hier. Metz, avec sa place de leader, n'est peut-être pas le meilleur adversaire qui se profile pour nous, mais en tout état de cause, il faudra bien faire avec ! » Rien n'est encore cassé, les Chamois ont encore largement le temps de se refaire (voir aussi notre article ci-dessous). Mais la courbe de leur parcours ressemble nettement à celle d'un Tourmalet avec descente à tombeau ouvert, celle de Metz est presque toute plate (deux positions sur neuf seulement en dehors des trois premières places). Pour coller avec la meilleure feuille de match possible, Philippe Hinschberger a cherché des solutions. Certaines lui ont été dictées, comme les adducteurs de Vincelot qui conduisent à la titularisation de Djibril Konaté au poste d'arrière droit, ou la fin de suspension de Couturier qui fait de lui un rentrant par rapport à Cellier. D'autres appartiennent à des choix, comme ce placement de Biger dans le couloir gauche, et le passage de Fradin en relanceur en remplacement de Bouard. En attaque, c'est décidé, Obiorah va un temps sur le banc, tandis que Leroy et Rivière feront la paire en attaque comme ils l'ont si souvent formée en National. On sait Niort capable. De réaliser des moments de jeu proches de la perfection et de malmener des équipes huppées (Strasbourg puis Metz, malheureusement, à chaque fois, 2-2). De rester tristement stérile aussi (au quart du championnat, Obiorah n'a marqué qu'un but, Rivière n'a pas ouvert son compteur !) ou de manquer singulièrement de couverture derrière. « Il est sûr, précise Hinschberger, que l'on peut s'inspirer de la tonalité de certains passages de matches qui ont été réussis, mais qu'au niveau comptable, on n'y est pas. Le rapport occasions/buts joue vraiment trop en notre faveur. De même qu'il faut tendre vers le degré zéro de l'erreur qui nous coûte des points à répétition. Chacun doit vraiment faire un effort supplémentaire, dans les deux zones de vérité, offensive et défensive. » En gros, tout l'état d'esprit du tout début de saison est à retrouver. Pas mince, l'étendue de la tâche qui attend ce soir les Chamois !
AU COUP D'ENVOI. – Match ce soir à 20 heures au stade René-Gaillard entre Niort, 10 points, 12e, et Metz,. La rencontre sera arbitrée par Julian Grelot, 35 ans (Ligue d'Aquitaine). Cette saison, il a déjà officié à trois reprises en L2, distribuant 16 cartons jaunes.
Christophe Marichez : “ Revenir me fait quelque chose ”
les Lorrains renaissent. Muller a fait un pas en arrière, le ménage a été fait et aujourd'hui, l'équipe a retrouvé enthousiasme et cohésion. « Ce n'était pas évident de rebondir après la relégation. Dès les premières heures de la préparation, on a senti chez les uns un esprit revanchard et de la part des nouveaux une envie d'apporter beaucoup. C'est bien parti pour nous. Le travail paye mais on mesure qu'il n'y a rien d'acquis tellement les écarts sont réduits. » Christophe Marichez, 32 ans, papa pour la troisième fois le mois prochain, nous revient serein, un peu plus endurci. « J'ai eu un moment de doute lorsqu'après avoir quitté Niort relégué en National, je me suis retrouvé chômeur aux stages de l'UNFP. Puis Michel Ettorre (NDRL, entraîneur des gardiens au FC Metz) m'a proposé de venir comme troisième gardien. Je n'ai pas hésité. Ettorre m'a dit que ce ne serait pas une année de perdu. Si tu travailles, ta chance viendra. C'est exactement ce qui est arrivé. » “ Nous nous méfions de la réaction des Niortais après ce qu'ils viennent de subir ” Dans l'ombre, l'ex-gardien de Lens et de Niort a mis les bouchées doubles et accepté le jeu de la concurrence. « Il faut y croire et bosser dur, ton tour vient forcément. » Wimbée blessé, le Togolais Agasse à la CAN, « Marich » est entré en pleine lumière. Il a réalisé quelques matches de grande qualité. Contre l'OM notamment. De quoi se faire remarquer. Sa cote a grimpé en interne. « Metz m'a proposé dès janvier une prolongation. Mais sportivement, on ne savait pas où on allait et il y avait une incertitude sur l'entraîneur pour la L2. Alors j'ai fait traîner. » À l'heure de la redistribution des cartes, son téléphone a sonné. « J'étais en vacances à Niort. Francis De Taddéo m'a proposé d'être numéro un. J'ai dit oui, heureux de cette confiance témoignée et parfaitement conscient des exigences d'implication au quotidien. » Un passage à vide et hop tout peut être remis en cause. Christophe le sait. Alors il répond présent. En neuf matches, il n'a encaissé que quatre buts. Mieux, son professionnalisme et sa maturité ont conquis ses coéquipiers qui l'ont élu capitaine. « Je suis un des plus anciens, je m'implique beaucoup. J'ai vécu deux relégations. Ça dégage un mental. J'ai une expérience voilà. Mais on est trois ou quatre piliers dans cette équipe. » Une équipe qui tourne bien déjà. « Bien démarrer comme on l'a fait, c'est idéal pour construire derrière. On a cette chance-là. Ceci dit, comme tout le monde, nous aurons peut-être un creux à un moment. » Comme c'est le cas actuellement pour les Chamois dont le parcours est suivi de près par Christophe Marichez. « Revenir jouer à Niort vendredi, ça va me faire quelque chose. J'ai passé là-bas de belles années. Ça ne s'oublie pas. » La remontée du club en Ligue 2 l'a enchanté. Et Christophe croît les Chamois capables de tirer leur épingle cette saison. « Si cette équipe a su accrocher Strasbourg et Caen ce n'est pas par hasard et le petit creux actuel ne devrait pas durer. En tout cas, nous nous méfions de la réaction des joueurs de Philippe Hinschberger après ce qu'ils viennent de subir en Corse. »
Aujourd'hui (20 heures)
Ajaccio (11-10 pts) - Strasbourg (5-16 pts)
Châteauroux (4-18 pts) - Reims (6-16 pts)
Créteil (20-4 pts) - Istres (14-9 pts)
Grenoble (2-20 pts) - Brest (18-7 pts)
Le Havre (7-14 pts) - Gueugnon (13-10 pts)
Montpellier (17-7 pts) - Dijon (9-13 pts)
Niort (12-10 pts) - Metz (1-22 pts)
Tours (16-8 pts) - Libourne (15-8 pts)
A 20 heures 30
Guingamp (19-6 pts) - Caen (3-19 pts) (Sur Eurosport)
Lundi (20 heures 30)
Amiens (10-11 pts) - Bastia (8-14 pts) (Sur Eurosport)
Metz, marquer le coup
Dans la foulée d'un septième succès obtenu lundi à Saint-Symphorien, le FC Metz se déplace aujourd'hui à Niort. Avant la coupure imposée par le calendrier international, le leader a l'occasion de peaufiner son premier bilan.
Des certitudes, pour l'instant, il vaut mieux ne pas trop en avoir. Attendons cinq ou six matches, nous y verrons plus clair." Les mots remontent au 28 juillet, veille des retrouvailles messines avec la Ligue 2. A Gueugnon, Francis De Taddeo partait dans l'inconnu. Son équipe avec lui. Une première victoire obtenue à l'arraché et deux mois plus loin, chacun y voit effectivement plus clair. A l'heure de franchir la frontière du premier quart du championnat, aujourd'hui à Niort, et avant la mini-trêve de quinze jours voulue par le calendrier international, le FC Metz agite l'étendard du leader. Deux points de plus que Grenoble, son poursuivant direct: en l'espace de neuf rencontres, l'ancien pensionnaire de l'élite a fait fondre une partie des doutes et des interrogations qui pouvaient encore obscurcir son horizon au cœur de l'été.
Chamboulé - et le terme est faible -, l'effectif mis à la disposition du successeur de Joël Muller a d'ores et déjà un succès à son actif. Et celui-ci est de taille: les nouvelles têtes de Saint-Symphorien se sont en effet acquittées de cette double mission consistant à apprendre à se connaître et à évoluer ensemble, tout en accumulant suffisamment d'arguments pour prétendre faire partie du trio de tête, le 25 mai prochain. En cette fin septembre, et avant son sixième déplacement de la saison, Metz a ramassé vingt-deux des vingt-neuf points mis en jeu. En l'état, ceux-là ne constituent pas une assurance inébranlable. "Les choses peuvent aller très vite, dans un sens comme dans l'autre", se plaît souvent à rappeler l'entraîneur messin. Effectivement. Reims l'a montré il y a quelques semaines de cela en infligeant sa première, et unique, défaite à l'équipe de Francis De Taddeo. Pas plus tard que lundi, Montpellier, dépassé une heure vingt durant, a profité des dix dernières minutes pour titiller la tranquillité des Messins. Le lendemain, De Taddeo rappelait: "Le danger est partout". Niort, en quête de succès depuis le 8 août dernier, se fera sans nul doute un plaisir d'en apporter une preuve supplémentaire dès ce soir.
Attendu au début de la saison, Metz le relégué l'est tout autant, sinon plus, à l'heure de négocier le virage d'octobre. Derrière cette constante, la difficulté a changé de nature et consiste pour lui, aujourd'hui, à tenir le rythme qu'il est parvenu à imposer aux dix-neuf autres écuries. Avec sept victoires, Julien Cardy et ses coéquipiers ont placé la barre haut. Meilleure défense du championnat, avec Strasbourg (4 buts encaissés), invaincu à domicile, Metz a retrouvé les sentiers de la confiance. Mais ceux-ci n'ont peut-être jamais semblé aussi escarpés. Le déplacement à Niort, ce soir, sera l'occasion de s'y aventurer encore plus vaillamment. En attendant octobre...
"Il reste des obstacles"
Christophe Marichez, capitaine messin, mesure le potentiel de son équipe... Tout autant que le chemin restant à parcourir.
Le brassard a-t-il modifié votre façon d'aborder la compétition? "Non, être capitaine n'a foncièrement rien changé. La saison passée, déjà, sans être sur le terrain, j'essayais de m'impliquer dans la vie du groupe. Je suis dans le même état d'esprit aujourd'hui, j'essaye de tirer l'équipe vers le haut. Comme tout le monde d'ailleurs, du plus jeune au plus âgé."
* A l'heure de la dixième journée, Metz a gagné en certitudes... "C'est vrai, nous avons avancé. Avant le premier match à Gueugnon, nous avions besoin de nous situer. Nous l'avons fait en remportant trois premiers points, un peu dans la douleur, en toute fin de partie. Mais ce bon départ nous a aidés. Maintenant, nous avons conscience de notre potentiel, mais nous mesurons aussi tout le travail qu'il reste à faire. De ce côté-là, la défaite à Reims et les dix dernières minutes contre Montpellier nous ont remis les pieds sur terre. Ce sont des petits signaux qui nous maintiennent en alerte..."
* Ces "dix minutes", comment les expliquez-vous? "C'est difficile... Peut-être la fatigue? Quand j'ai encaissé ce but, je me suis dit que la fin allait être longue. Mais la défense a tenu bon. Heureusement, l'égalisation nous aurait fait très mal."
* A l'inverse, la victoire vous donne une certaine marge de manœuvre avant le déplacement à Niort? "Une contre-performance face à Montpellier nous aurait mis une pression différente, c'est vrai. Mais nous sommes dans une bonne dynamique et nous avons envie que ça continue. Nous irons donc à Niort pour faire un résultat, sans nous reposer sur ce que nous avons pu faire jusque-là."
* Plus encore qu'au début du championnat, Metz est attendu. A l'exception de Reims, l'équipe a toujours fait face à cette situation... "Le piège est là. Se croire imbattable. Il faut rester prudent. Nous avons commencé une bonne série, à nous de faire en sorte qu'elle dure le plus longtemps possible. Nous avons franchi des obstacles, que ce soit à Caen, ou Dijon, mais il en reste d'autres. Le fait d'être attendu? Ça ne sert à rien de se focaliser là-dessus. On continue notre petit bonhomme de chemin."
Aguirre épargné
On ne change pas une équipe qui gagne... Partant de là, Francis De Taddeo reconduira vraisemblablement le même onze que celui aligné face à Montpellier (victoire 2-1), ce soir à Niort. Un seul changement à signaler dans le groupe des seize joueurs désignés hier par l'entraîneur messin. Celui-ci concerne le banc, où Wilmer Aguirre cède sa place à Daniel Gomez. Entré en fin de partie, lundi à Saint-Symphorien, l'attaquant péruvien manque encore de temps de jeu pour prétendre à une place de titulaire. D'où le choix de son entraîneur de lui épargner un déplacement et de privilégier ainsi la possibilité de le faire jouer ce week-end avec l'équipe réserve.
6
Les Niortais n'ont plus remporté la moindre victoire depuis le mardi 8 août. Ce jour-là, l'équipe de Philippe Hinschberger avait arraché trois points sur le terrain de Gueugnon (0-1), une semaine après s'être imposée devant Grenoble (2-1). A l'heure de recevoir le leader messin, les Chamois restent donc sur une série de six matches consécutifs sans succès. Leurs trois dernières apparitions à domicile se sont toutes achevées par un résultat nul.
EN UN COUP D'OEIL
L'adversaire. Chamois Niortais Football Club. Fondé en 1925. Stade René-Gaillard. Capacité: 10 798 places, dont 9453 assises. Budget prévisionnel: 7,7 MEur. Président: Jacques Prévost, 75 ans. Entraîneur (depuis 2005): Philippe Hinschberger, 46 ans. La saison dernière: 1er de National.
L'arbitre. M. Julian Grelot.
Les trois dernières journées. Metz: victoire contre Montpellier (2-1), victoire à Dijon (0-3), nul à Caen (0-0). Niort: défaite à Bastia (4-1), nul contre Caen (2-2), défaite à Libourne (3-1).
Les trois prochaines journées. Metz: reçoit Créteil, va à Guingamp, reçoit Tours. Niort: va à Dijon, reçoit Montpellier, va à Brest.
Défenses. Metz: 4 buts encaissés, dont 2 à l'extérieur. Niort: 14 buts encaissés, dont 5 à domicile.
Attaques. Metz: 13 buts marqués, dont 5 à l'extérieur. Niort: 10 buts marqués, dont 6 à domicile.
Buteurs. A Metz: B. Gueye (6), Cissé (3), Cardy (2), Obraniak, Diop (1). A Niort: Leroy (3), Chapuis (2), Ferrier, Gonzalez, Couturier, Obiorah, Gagnier (1).
Les absents. A Metz: Belson, Renouard, Walasiak, Walter, Thomas, Contout (blessés), Diakité, Djiba, Lanteri (reprise), Aguirre, Delgado, Corrales (choix de l'entraîneur). A Niort: Vincelot, Gagnier (blessés), Cellier (choix de l'entraîneur).
Cardy, la bonne pioche
L'ex Toulousain rayonne dans l'entrejeu messin. Une trouvaille parmi d'autres.
NANCY. Certes, le FC Metz devait assainir son vestiaire et revoir son train de vie à la baisse (de 24 à 10 M€ de budget). Deux obligations à prendre en compte. Mais son recrutement laissait néanmoins perplexe. Aucun nom connu dans le cabas. Juste une ribambelle de jeunes joueurs désireux de se relancer. Plus un guide expérimenté pour stabiliser la défense, à savoir le Sénégalais Malik Diop. Tout cela n'était pas « flashy » sur le papier. Mais force est de constater que le staff messin a mis dans le mille.
Les résultats sont là bien sûr. Mais ce n'est pas tout. Francis de Taddéo a réussi à constituer une équipe parfaitement équilibrée qui ne cesse de progresser depuis ses premiers pas à Gueugnon. On a pu le constater lundi dernier face à Montpellier. Le leader possède une épine dorsale sacrément musclée avec Diop (ex Guingamp), Delhommeau (ex Nantes) et François (ex Grenoble). Complice et pas économe de ses efforts (l'avantage de la jeunesse), son duo d'attaquants sénégalais Cissé (retour de prêt Cherbourg) - Gueye fait des ravages. Une base solide.
Mais la grande trouvaille de l'été, c'est assurément Julien Cardy. Par sa qualité technique, son activité et sa capacité à distiller la dernière passe décisive, dans le jeu ou sur coup de pied arrêté, le milieu de terrain, qui fête aujourd'hui ses 25 ans, rayonne dans l'entrejeu. Francis De Taddéo ne peut plus s'en passer. Huit matches, huit titularisations, des caviars et deux buts en prime. Pas mal pour un garçon qui n'avait pas trop fait parler de lui jusque-là, malgré un cursus de joueur de Ligue 1 (71 matches disputés en trois saisons sous les couleurs du TFC).
D'origine paloise, mais façonné au centre de formation de Nantes, Julien Cardy a signé son premier contrat pro à Toulouse en 2000. Il a ensuite activement pris part à la remontée du club de National en Ligue 1. Son premier match de L1, il le joua au Parc des Princes le 14 septembre 2003. « On m'a fait totalement confiance durant trois saisons. Puis celle-ci s'est effritée », explique-t-il. D'où son « besoin de changement » et sa venue à Metz. « Passer de la L1 à la L2 ne signifie pas manquer d'ambition. Il faut aider le club à rebondir », ajoute-t-il.
Le nouveau chef d'orchestre du FC Metz s'exprime tout aussi bien sur les pelouses qu'en dehors. La « faute » à des parents professeurs qui l'ont poussé à continuer ses études. « J'ai passé le bac normalement et j'ai une licence STAPS, ce qui me permettra de me reconvertir le moment voulu », confie-t-il. En attendant, sa nouvelle mission est loin d'être terminée. Après Toulouse, c'est Metz qu'il rêve d'accompagner en Ligue 1. Nouvel épisode ce soir à Niort.
Faire durer le plaisir
Leaders et sans doute en avance sur les temps de passages prévisionnels de bien des équipes de L2 y compris la leur, les Grenats se déplacent à Niort ce vendredi avec l’envie de prolonger cette spirale positive au maximum. Wilmer Aguirre n’ira pas à Niort. Comme son entraîneur le lui a expliqué à l’issue de la séance d’entraînement de jeudi, il ne peut lui offrir suffisamment de temps de jeu compte tenu de la forme actuelle de ses attaquants. « Ce n’est pas une sanction par rapport à la rentrée qu’il a faite contre Montpellier, justifie le coach messin. J’ai voulu lui faire comprendre car il aurait pu le penser. Quand il est entré, l’équipe dans son ensemble s’est mise à souffrir et il n’a pas eu de ballons exploitables. Seulement, il a besoin de temps de jeu et je ne veux pas lui faire faire un voyage en avion pour quinze minutes. » De Taddeo n’aurait pu dissocier la paire Gueye-Cissé en attaque pour aligner Aguirre d’entrée et il possède déjà un banc suffisamment fourni pour voyager tranquille. Son équipe obtient de si bons résultats en ce début d’exercice qu’il lui est désormais difficile de la modifier. Depuis la claque infligée par Reims au soir de la troisième journée, celle-ci n’a lâché que deux petits points aux six adversaires qui se sont dressés sur sa route. C’était à Caen, un prétendant à la montée. Loin de lui l’idée de penser que l’objectif est atteint mais tout de même, voilà l’entraîneur mosellan confronté à un problème que nombre de ses confrères lui envient. Que faire de ses garçons, tous internationaux, puisque les places sont prises ? Aller les superviser à Mulhouse, contre qui ils évolueront avec la réserve, au lendemain du déplacement niortais. « Leur valeur n’est pas remise en cause, ajoute De Taddeo, mais notre équipe tourne bien. Je ne vois pas comment je pourrais écarter un garçon à l’heure actuelle sans que cela ne soit une injustice. » Du coup, on devrait retrouver sur la pelouse du stade René Gaillard le même onze de départ que celui qui a eu raison de Montpellier lundi. Niort, de son côté, accuse le coup après un bon départ agrémenté de deux victoires en trois matches. Le tournant, selon Philippe Hinschberger, est le match nul concédé face à Strasbourg alors que les Chamois ont mené 2-0. Depuis, aucune victoire malgré quelques prestations honorables, notamment grâce aux équipes de tête. Sur sa pelouse, toutefois, l’adversaire des Grenats est invaincu. Une bonne raison pour se méfier de cette équipe qui a remporté le titre de champion du National l’année passée. Toutes les bonnes choses ont une fin. Les Messins espèrent sans doute que celle-ci interviendra le plus tard possible. September 28
Arrangement personnel sur le thème du « seigneur des anneaux ».
Si vous êtes intéressés par son acquisition, vous me laissez une adresse, à :
roroetfrancine@hotmail.fr
Je vous enverrai un lien pour l’enregistrer.
Metz affiche complet
Le soleil a accompagné les joueurs messins, hier après-midi, pour leur unique séance d'entraînement de la journée, axée sur le travail de finition devant le but. Quarante-huit heures après la victoire acquise aux dépens de Montpellier (2-1), le leader lorrain ne déplore aucun blessé. Francis De Taddeo devrait donc être en mesure de reconduire le même groupe, demain soir, pour le déplacement à Niort. Malade durant une partie de la semaine dernière, Daniel Gomez compte à nouveau au nombre des postulants. De même que le défenseur angolais Luis Delgado, que Francis De Taddeo pourrait retenir. Metz s'entraînera une dernière fois aujourd'hui, à 16 h. De son côté, l'équipe de Niort sera privée demain de son attaquant Laurent Gagnier (cheville) et du défenseur Jérôme Cellier (élongation). Atteint aux adducteurs, le défenseur Romain Vincelot reste très incertain.
Niort en bref
Le club Le « Chamois Niortais Football Club » a été fondé en 1925 par Charles Boinot, grand patron de la chamoiserie locale de l’époque. A ses débuts, le club s’est longuement d’occuper une place au niveau départemental. Ce n’est qu’après la guerre que les Chamois se mettent à briguer le haut de l’affichage régionale. En 1946, 47 et 48, ils enlèvent le titre de champion de la Ligue du Centre-Ouest. Le club a connu la Ligue 1 à une seule reprise, lors de la saison 1987-1988. Promus en Ligue 2 cette saison après un bref passage à l’étage du dessous, les hommes de Philippe Hinschberger entendent s’y maintenir. Le Centre de Formation, en catégorie 2, tient une place importante au sein du club. La construction d’un « Grand Stade », qui s’insère dans un projet de pôle sportif d’envergure, est actuellement en suspend. La mairie de Niort a assuré que ce dernier serait opérationnel en 2010. Pour le moment, les ‘Bleu et Blanc’ occupent donc le stade René Gaillard.
Le stade Stade René Gaillard 105 avenue de la Venise Verte Inauguré le 3 août 1974 Capacité : 10 798 personnes Record d’affluence : 16 748 spectateurs
Site internet www.chamoinsniortais.fr
L’effectif Gardiens : Klein, Ott, Pontdemé Défenseurs : Konaté, Vincelot, Chapuis, Couturier, Cellier, Ichane, Ferrier Milieux : Gonzalez, Nikiema, Périatambée, Durand, Bouard, Fradin, Delavaud, Biger, Gamboa, Leroy Attaquants : Gagnier, Obiorah, Rivière, Vieira, Seidou
Transferts Départs : Lauret (fc), Jallet (Lorient), Barro (fc), Dissa (fc), Lalaoui (Rouen), Martinelli (fc), Jacuzzi (Vannes, prêt) Arrivées : Obiorah (Graz), Klein (Valenciennes), Périatambée (Le Mans), Gagnier (Sedan), Gonzalez (Guingamp)
Derniers résultats 9ème j : Bastia 4-1 Niort 8ème j : Niort 2-2 Caen 7ème j : Libourne 3-1 Niort 6ème j : Niort 0-0 Reims 5ème j : Istres 1-0 Niort Forme du moment : DNDND
Calendrier 10ème j : Niort – Metz 11ème j : Dijon – Niort 12ème j : Niort – Montpellier 13ème j : Brest – Niort 14ème j : Amiens – Niort
Classements Domicile : 13ème avec 6 points : 1 victoire, 3 nuls ; 6 buts marqués, 5 encaissés. Extérieur : 11ème avec 4 points : 1 victoire, 1 nul et 3 défaites ; 4 buts marqués, 9 encaissés. Général : 12ème avec 10 points : 2 victoires, 4 nuls et 3 défaites ; 10 buts marqués, 14 encaissés.
Dernières oppositions 8 février 2003, 26ème journée de Ligue 2 : Metz 2-1 Niort Buts de Borbiconi (79°) et Adebayor (92°) contre un but d’Azzopardi (68°) >> Lire le compte-rendu 13 février 1996, quart de finale de la Coupe de la Ligue : Niort 0-2 Metz Buts de Blanchard (31ème) et Adam (77ème) L’équipe messine : Songo’o – Song, Terrier, Kastendeuch, Gaillot – Blanchard, Serredszum, Arpinon, Pires – M’Boma, Pouget Entrés en cours de jeu : Adam et Meyrignac
Les disciples d’Ettorre face à face…
La rencontre Niort – Metz de ce vendredi sera l’occasion d’opposer deux gardiens confirmés de la Ligue 2 : Christophe Marichez et David Klein. Tous deux passés entre les mains de Michel Ettorre, ils ont joué le jeu de l’interview croisée.
Connaissez-vous votre vis à vis ? David Klein : « Je ne le connais pas personnellement mais nous nous sommes croisés lorsqu’il était à Niort. » Christophe Marichez : « Très peu. Je suis ses performances car il évolue à Niort. Je connais son parcours car je m’intéresse à tous les gardiens. Je sais qu’il est monté avec Valenciennes l’année passée. Il était un peu dans le même cas que moi. Pas prévu comme titulaire au départ et finalement, il a participé à tous les matches. Il a également été entraîné par Michel, ce doit être quelqu’un qui a le goût du travail. »
Sur le plan personnel, comment jugez-vous votre début de saison ? D.K. : « Mon arrivée à Niort s’est très bien déroulée. J’ai été bien accueilli par tout le monde. Sur le plan des performances individuelles, je suis moyennement satisfait. Il y a eu du très bon et du moins bon. Il y a des choses que j’aurais pu mieux faire. » C.M. : « C’est difficile de juger. J’ai parfois eu assez peu d’interventions à effectuer au cours des matches. Cela m’oblige à être déterminant lors des périodes où je suis plus sollicité comme contre Montpellier lundi. Je le travaille à l’entraînement pour pouvoir y parvenir. »
Un mot sur votre adversaire de ce vendredi ? D.K. : « Metz fait un début exceptionnel. 22 points en neuf matches, c’est un rythme plus élevé que celui d’une équipe qui monte. C’est une formation solide et efficace. Les voir à ce niveau est une bonne chose, la place du club n’est de toute façon pas en Ligue 2. » C.M. : « Je connais encore pas mal de joueurs qui évoluent à Niort. Il faut s’attendre à un match difficile. Le stade est un peu atypique, avec une piste d’athlétisme autour, on est loin du public. Les Chamois n’ont pas perdu depuis longtemps chez eux. Leur entraîneur est un ancien Messin (ndlr : Philippe Hinschberger). Nul doute qu’il aura envie de faire bonne figure face à nous. »
Ce qui vous plait le plus dans le rôle de gardien de but ? D.K. : « Je pense que c’est le fait de devoir assumer de grandes responsabilités. Les joueurs de champ en ont également mais pour un gardien, elles sont encore plus lourdes. C’est ce qui rend le poste attrayant. » C.M. : « Tout ! On dit souvent que c’est un poste à pression, c’est vrai qu’il y en a une puisque nous n’avons pas le droit à l’erreur. Mais cela a un côté stimulant puisqu’on a également la possibilité d’être décisifs. Et puis… j’aime bien me rouler dans la boue aux entraînements, me mettre minable ! Dès fois, on bosse toute la semaine pour faire un arrêt le week-end. »
Quelles sont les qualités essentielles pour évoluer à votre poste ? D.K. : « Il faut des qualités techniques, c’est évident. Mais çà, les gardiens - du National à la Ligue 1 - en ont tous. Après, c’est dans la tête que la différence se fait. Il faut être capable de faire le vide après une erreur et de se remettre sans cesse en question. » C.M. : « Beaucoup de gens pensent qu’il faut être fou car en général, avant de se jeter dans les pieds d’un attaquant, on y réfléchit à deux fois. Mais ce n’est pas vrai, même si nous sommes peut-être différents des autres. Je pense qu’il faut être téméraire et surtout très concentré. »
Quelle importance accordez-vous à la relation avec vos défenseurs ? D.K. : « Celle-ci est primordiale. Il est nécessaire qu’une confiance mutuelle existe entre le gardien et son arrière garde. Cela doit aller dans les deux sens. Ainsi, on parvient à mieux dialoguer, à se comprendre plus vite. » C.M. : « Il faut une grande confiance réciproque. J’aime beaucoup parler, je le fais peut-être trop parfois. A l’entraînement, je donne de la voix. Mes coéquipiers doivent sentir que je suis derrière eux et ils ont besoin d’être bougés de temps en temps. Maintenant, je ne suis pas non plus du genre à crier pour crier. Lorsqu’un défenseur fait une erreur, je ne vais pas l’enfoncer. »
Les valeurs les plus importantes dans le football professionnel ? D.K. : « L’humilité. Dans ce sport, on est vite en haut et très vite en bas. Lorsqu’on est joueur, on a l’impression d’être des vedettes mais il ne faut pas oublier que nous sommes des êtres humains comme tout le monde. » C.M. : « La solidarité et la combativité. Il faut avoir l’envie constante de se dépasser. Pour illustrer, un joueur très doué, s’il n’a pas la volonté de réussir, ne parviendra pas à percer. J'ai connu de nombreux exemples. Le talent ne suffit plus à ce niveau. »
Votre plus beau souvenir de joueur jusqu’à maintenant ? D.K. : « La montée en Ligue 1 avec Valenciennes la saison passée. Cela m’a marqué à tous les niveaux, que ce soit par rapport aux prestations que nous étions capables de produire sur la pelouse, l’ambiance qui régnait au sein du groupe ou les supporters, qui sont toujours particuliers dans le Nord. » C.M. : « Même si je n’ai pas joué, il s’agit du titre de Champion de France avec le RC Lens. C’était le premier de l’histoire du club. Et puis, je me rappelle aussi forcément de mon premier match en Ligue 1, un 19 octobre contre Rennes, en 1996 ou 1997. »
Et le plus mauvais ? D.K. : « La blessure. Lorsque cela te tombe dessus, tu n’es plus rien. C’était une pubalgie lors de mon passage à Metz. J’ai du subir une opération et j’ai ainsi manqué les trois derniers mois de la saison. » C.M. : « Les relégations que j’ai connues avec Metz et Niort. Dans ces cas là, on se dit qu’on a pas été à la hauteur, qu’il y a des choses qu’on a raté au cours de la saison. C’est une grosse frustration, même si on cherche à relativiser en se disant qu’il y a des choses plus grave dans la vie. Heureusement, l’envie de rebondir reprend vite le dessus. »
Quel souvenir gardez-vous de votre ancien club ? D.K. : « Un souvenir assez mitigé. Il y a des côtés positifs. J’ai notamment apprécié la ville, les gens et le club en lui-même. La saison que nous avions réalisée était globalement intéressante même s’il nous avait fallu batailler jusqu’au bout pour obtenir le maintien. A côté de cela, il y avait eu la blessure et le départ en cours de saison de Joël Muller. Cela a terni le tableau. » C.M. : « De très bons ! C’est grâce à Niort si je suis ici aujourd’hui même si je suis parti sur une relégation. J’y garde beaucoup d’amis, à l’intérieur comme à l’extérieur du club. L’esprit était assez familial, je m’y suis très bien trouvé. »
Vous avez connu la Ligue 2 plusieurs années auparavant. Comment jugez-vous son évolution ? D.K. : « J’ai découvert la L2 en 1998 avec Ajaccio. Je pense que le niveau est désormais bien plus élevé, ce championnat est en nette progression. Toutes les équipes sont mieux armées physiquement et tactiquement. Les rencontres sont très disputées et les écarts se resserrent. Il est très rare que des équipes survolent la compétition. Même si certaines se détachent au fil des matches, à la fin, il n’y a que six ou sept points entre le trio de tête et le milieu de tableau. » C.M. : « Il a pris de la valeur. Il y a plus de jeunes joueurs et plus de talent. On compte également davantage de formations ayant goûté à la première division. L’écart entre L1 et L2 a diminué, peut-être aussi car la L1 s’est un peu affaiblie. Mais certainement car le niveau de la L2 s’est rehaussé. »
Quel regard portez-vous sur votre carrière aujourd’hui ? Regrettez-vous certains choix ? D.K. : « On peut toujours remettre en question ses décisions et se dire qu’on a fait les mauvais choix. De mon côté, j’en ai peut-être fait un très mauvais. Mais celui-ci m’a permis, au final, de vivre cette belle expérience avec Valenciennes et d’être à Niort aujourd’hui. J’ai fait les choix qui me paraissaient être les bons sur le moment, je n’ai donc aucun regret. » C.M. : « Je ne regrette rien, j’ai connu trois clubs jusqu’à maintenant et cela me convient car je suis quelqu’un de fidèle. J’aime la stabilité, je n’aurai pas pu faire dix clubs comme le font d’autres. Niort m’a fait venir de Lens, je m’y suis affirmé. Ensuite, je suis venu à Metz, où malgré les difficultés de l’an dernier, je vis quelque chose de bien. Je me vois bien rester longtemps ici. Si je faisais six ans, ça serait sympa. J’aurais fais trois club durant six ans chacun ! »
Êtes-vous frustré de ne pas évoluer en L1 en ce moment ? D.K. : « J’ai été déçu de ne pas pouvoir continuer l’aventure avec Valenciennes. Si le club n’était pas monté, ce serait la même chose. Mais je ne le suis pas de jouer en L2. Il n’y a pas à en rougir, c’est un très bon niveau.» C.M. : « C’est sûr, j’aurais ardemment souhaité que nous parvenions à nous maintenir l’an dernier. Mais c’est fini, nous avons échoué. Le fait que certains joueurs aient choisi de rester prouve bien combien ils sont revanchards. Nous avons envie de montrer que c’était un accident. »
Pensez-vous rester dans le monde du football à l’issue de votre carrière de joueur ? D.K. : « J’aimerais bien. Je ne sais pas exactement à quel poste, sur le terrain ou en dehors. Au fil de mon évolution, j’ai rencontré quelques personnes qui m’ont donné envie d’y rester. Je peux citer Michel Ettorre, que je connais très bien depuis mes débuts à Strasbourg. Je vais attaquer un diplôme de « Gestion des organisations sportives », cela peut éventuellement me mener à quelque chose d’intéressant. » C.M : « Oui, mais pas en tant qu’entraîneur. Cela me plairait d’intégrer un club ou toute autre association sportive, davantage dans le domaine du marketing ou de l’évènementiel. Ou peut-être éventuellement, côté terrain, m’occuper des gardiens. »
Le côté chambreur de Michel Ettorre n’est plus un secret. Avec autant de blagues qui fusent pendant les séances, arrive t-on à s’entraîner normalement ? D.K. : « Oui bien sûr ! Cela permet d’être continuellement dans une bonne ambiance. A l’époque, pour un jeune gardien comme moi, c’était parfois un peu déroutant. Mais rapidement, on parvient très vite à faire la part des choses, à savoir quand il faut se concentrer et quand on peut se lâcher. En tout cas, il a un don. Celui de mettre à l’aise les gens avec qui il travaille. C’est quelque chose d’important. » C.M. : « Il est habile, il balance ses vannes pendant les temps morts. Cela contribue à l’idée qu’il se fait de l’entraînement, à savoir travailler dans la bonne humeur, être sérieux sans se prendre au sérieux. Parfois, il ne fait rire que lui mais c’est marrant quand même ! »
Avez-vous un modèle, un gardien que vous admirez ? D.K. : « Non, je n’en ai jamais eu. Maintenant, certains portiers avec qui j’ai travaillé m’ont impressionné. A Metz, Faryd Mondragon était assez bluffant. Tout au long de la semaine, il était totalement décontracté lors des séances, à la limite de la nonchalance. Et une fois sur la pelouse, il savait être très performant. Autrement, j’ai côtoyé Alexander Vencel. Tant le gardien que l’homme m’ont marqué. Il avait une hygiène de vie exceptionnelle qui lui a permis de durer. » C.M. : « Lorsque j’étais plus jeune, j’étais fan de Barthez. Mais avec l’âge, c’est différent. Je suis admiratif de la progression de Gregory Coupet. Je le suis également depuis assez longtemps. Il dégage désormais une sérénité, une force. Je serais curieux de voir la façon dont il travaille car sa courbe est impressionnante. C’est un garçon qui se révèle grâce au travail, c’est ce qui me plait chez lui. »
Jusqu’à quand vous voyez vous jouer au haut niveau ? D.K. : « J’espère pouvoir jouer le plus longtemps possible, tant que physiquement, j’en suis capable. J’ai signé un contrat de deux ans à Niort, ce qui m’emmène jusqu’à 35 ans. Ensuite, je pense que cela se fera au coup par coup, en fonction des opportunités. C’est le physique qui décidera. » C.M. : « Je n’ai pas réfléchi à cela. J’ai 31 ans, mais je me sens encore jeune ! D’autant que je suis entouré de jeunes. En tout cas, je ne me fixe pas de limite. Quand mon corps en aura marre, il me donnera les signes nécessaires à ce que je comprenne. »
Hinschberger: "Niort aurait pu disparaître"
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Entraîneur Général : Philippe HINSCHBERGER Né le 19 novembre 1959 à Algrange (57) Sous contrat jusqu'en juin 2007
Après avoir entraîné Niort de 2001 à 2004 en obtenant des places plus qu'honorables de 11e, 6e et 8e de Ligue 2, Philippe Hinschberger a tenté l'aventure Le Havre sans réussite.
De retour au club avec le terrible défi de faire remonter les Chamois Niortais immédiatement en Ligue 2 après une saison 2004/2005 catastrophique sous l'ère de Vincent Dufour, "Philou" réussi son pari et redonne aux Chamois la chance de revenir dans les sphères pros de l'antichambre de l'élite. |
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Philippe Hinschberger, c'est une carrière exemplaire en tant qu'attaquant-ailier du FC Metz de 1975 à 1992. Avec le club de sa vie, il est vainqueur de la Coupe de France en 1984 et 1988 (capitaine),
5e du championnat de France en 1985, international Espoirs (2 sélections) et A’ (1 sélection). Il débute sa carrière d'entraineur au centre de formation de Metz de 1992 à 1996
pour devenir adjoint de F.Hadzibegic à Sochaux en 96-97.
Entraineur de Louhans-Cuiseaux de 1998 à 2001 (champion de National en 99),
il incarne les valeurs du football que l'on aime : esprit offensif, amitié, solidarité et amour du maillot |
Les Chamois de retour en Ligue 2. Après une saison à l'échelon inférieur.
Philippe Hinschberger, l'artisan du renouveau, souhaite maintenant stabiliser la situation de Niort.
Après un départ tonitruant, Niort (12e) semble aujourd'hui marquer le pas. Quelles explications? "On a pris trois points sur dix-huit possibles lors des six dernières journées, sans enregistrer une seule victoire. Le tournant s'est produit à la quatrième journée, contre Strasbourg. On mène 2-0, on touche le poteau, on rate un duel, et on se fait reprendre au score en manquant un penalty à dix minutes de la fin. Il en a résulté une petite cassure. Auparavant, l'équipe avait pris sept points en trois matches..."
* Ces difficultés ne sont-elles pas le lot de tout promu? "Elles me rappellent surtout ce que l'on a vécu l'an dernier en National, où nous avions démarré aussi fort. A partir du moment où on s'est rendu compte qu'on avait le niveau pour monter, il y a eu une forme de relâchement. Là, c'est pareil. On sait qu'on a le niveau de Ligue 2. Mais chacun doit fournir des efforts de générosité."
* Une vertu qui avait permis au club de remonter immédiatement la saison dernière? "Oui, car un an de plus en National et Niort aurait pu disparaître... Le président serait parti, les sponsors aussi. Les joueurs l'ont compris, ils ont fait les efforts en conséquence. A l'arrivée, il reste le souvenir d'une aventure humaine très forte. Après la trêve hivernale, l'équipe n'a plus quitté la tête du championnat. Sur le banc, c'est un sentiment spécial. Les victoires s'amoncellent, les défaites sont tellement rares qu'elles en deviennent surprenantes. C'en est presque dangereux."
* L'effectif actuel ne présente qu'un seul joueur étranger (voir notre infographie). Les raisons de cette particularité? "Ce n'est pas un choix délibéré. La saison dernière, on est remonté avec 80% de joueurs issus du centre de formation. Des garçons originaires de la région parisienne souvent. C'était normal de récompenser le même groupe. Quant au recrutement, on n'a pas les moyens des clubs de L1, pas de cellule spécifique en mesure de superviser les joueurs à l'étranger. Ça évite de parler trente-six langues à l'entraînement!"
* Sur le plan personnel, vous avez trouvé votre bonheur à Niort? "Je me suis fait virer du Havre en avril 2005, trop tard dans la saison pour croire que ça va se bousculer. A la limite, il vaut peut-être mieux être limogé en novembre... Derrière, je suis donc reparti en National. Presque logiquement. J'avais besoin de retrouver la confiance. Tous les entraîneurs aspirent à l'élite, mais le plus important reste d'être bien dans ce qu'on fait. Et c'est le cas. Je connais les risques du métier, je ne fais plus de plan de carrière. Désormais, j'avance en fonction des opportunités qui se présentent à moi."
* Un mot sur Metz, que vous retrouvez demain soir. La nostalgie a-t-elle encore une prise sur vous? "Je suis parti il y a dix ans, ce n'est plus un club dans lequel je me reconnais aujourd'hui. Il s'est développé, l'état d'esprit a changé. Cette saison, Metz semble parti pour une remontée confortable. Ce qui me frappe, c'est la puissance qui se dégage de cette équipe. Je me souviens du déplacement à Gueugnon, un adversaire qui n'est jamais tendre: les Messins s'étaient montrés nettement supérieurs. Il faudra donc répondre présent, gommer nos points faibles, s'appuyer sur nos atouts. On a besoin d'une victoire rapidement."
Jérôme Cellier (Niort) absent contre Metz.
Niort. Echographies rassurantes pour David Bouard et Arnaud Gonzalez qui reprennent ce matin tout comme James Obiorah (genou) au sein d'un groupe qui a accueilli l'attaquant Pierre Jamin, auteur d'un triplé avec la réserve. Sorti à la mi-temps corse, Jérôme Cellier (élongation) est out. Heureusement Malik Couturier n'est plus suspendu et revient en défense centrale. Incertitude sur la participation de Romain Vincelot (adducteurs). CENTRE DE FORMATION. Joël Coué a vu son mandat de président de l'Association des Chamois prolongé de trois années et non d'une seule. LE FOOT AMATEUR ASSOCIÉ. – Niort-Metz devrait être suivi par un public nombreux. Le conseil général, partenaire de la soirée, a en effet invité tous les clubs de football du département. September 27
Francis De Taddeo: "Le danger est partout"
Obtenue avec la manière, la victoire face à Montpellier a permis à Metz de renfiler le maillot du leader. Satisfait du rendement de son équipe, Francis De Taddeo reste néanmoins convaincu que le plus dur est à venir.
Mardi matin. Lendemain de victoire à Saint-Symphorien. Le décrassage derrière eux, les titulaires de la veille rentrent au vestiaire. Dans un coin du terrain, Francis De Taddeo, lui, observe le reste de sa troupe achever la séance. L'appréhension liée à la venue de Montpellier est envolée, le FC Metz s'est réinstallé aux commandes de la Ligue 2, reprenant deux points d'avance sur Grenoble, son premier poursuivant. Au-delà de la satisfaction liée au septième succès de son équipe depuis son entrée en lice, le 29 juillet dernier, l'entraîneur messin persévère dans sa façon de négocier la suite des événements. Balisé de mises en garde et d'invitations à la prudence, le discours dégage néanmoins davantage de certitudes qu'il y a encore trois semaines. Un nul à Caen, une victoire à Dijon et ce nouveau succès face à Montpellier sont passés par là...
* Francis De Taddeo, vous redoutiez ce retour à Saint-Symphorien face à Montpellier. Le déroulement de la soirée a dû vous rassurer? "Oui, c'est vrai. Mais nous avons eu raison de ne pas prendre cette équipe à la légère. Les dix dernières minutes nous ont rappelé que le danger est partout dans ce championnat. Chacun a ses arguments, qu'il soit en haut du tableau ou en bas... Hier (avant-hier), à partir du moment où nous avons été moins présents dans le milieu, dès lors que nous ne sommes plus parvenus à sortir des ballons de contre, notre défense a été bousculée par les mouvements montpelliérains."
* Il y a ces dix dernières minutes difficiles mais il y a surtout les quatre-vingt qui ont précédé. Avec un peu de recul, comment appréciez-vous la prestation de votre équipe? "Nous avons placé le match à un niveau physique élevé et Montpellier a eu du mal à trouver la réponse. De notre côté, j'ai vu des garçons bien préparés et généreux les uns avec les autres. Non, vraiment, c'est un plaisir de manager de tels joueurs."
* Vos satisfactions sur ce quatrième match à domicile? "Nous nous sommes créé beaucoup d'occasions, dont certaines auraient dû nous permettre de nous mettre définitivement à l'abri. Les joueurs ont pris des initiatives, à l'image de Franck Béria ou Stéphane Léoni (...). On reste une équipe difficile à manœuvrer. Nous défendons bien, c'est vrai, mais il y a aussi beaucoup d'initiatives offensives."
* Ces trois points évacuent-ils un peu de pression avant le déplacement à Niort? "Nous y allons peut-être avec un peu moins de pression, mais nous y allons surtout avec un sacré paquet d'obligations. Derrière nous, la meute est lancée. Il va falloir être costaud à Niort, et par la suite, pour pouvoir aborder le mois de novembre dans de bonnes dispositions. Ce serait bien de rester maîtres des événements."
Un penalty manqué ne l'a pas empêché de profiter de la venue de Montpellier pour se mettre en évidence: Ludovic Obraniak est dans le coup.
Ludovic Obraniak? "Une condition inoxydable> doublée d'un "mental de gagnant", pour reprendre les mots de Francis De Taddeo. Rien de bien nouveau en fait. L'entraîneur savait, les habitués de Saint-Symphorien savaient. L'évidence avait simplement été noyée, la saison passée, emportée par le torrent des désillusions messines... L'été est arrivé. Obraniak a remonté le courant. Et depuis le 29 juillet, le joueur est devenu l'une des plaques tournantes du renouveau messin.
Lui tempère cette idée: "Si notre milieu de terrain se met en évidence, il ne faut pas oublier qu'il y a cinq joueurs derrière nous et Julien François qui font un boulot dément pour nous mettre dans les meilleures conditions. Et devant, il y a le travail des attaquants. C'est ce que j'apprécie, cette saison, chacun essaye d'aider l'autre.> Le collectif d'abord, donc. Pour le reste, "c'est vrai, j'ai fait une bonne préparation et je me sens bien dans ma tête.> Manque un ingrédient au cocktail, que se sont chargés d'apporter les événements post-relégation: départs des uns, arrivées des autres. L'horizon s'est dégagé. "La saison passée, j'étais peut-être dans l'ombre de certains joueurs plus expérimentés, au même titre que Franck (Béria) ou Laurent (Agouazi). Maintenant, nous avons plus de responsabilités, c'est important.> Tout autant que ce "plaisir", si rare il y a encore quelques mois.
Lundi, face à Montpellier, Ludovic Obraniak a séduit. Malgré ce penalty repoussé par Jourdren: "J'ai mis deux, trois minutes avant de me remettre dans le match." Un coup de patte décisif à l'entrée de la deuxième période pour offrir son premier but à Malick Diop et la victoire finale lui ont permis d'effacer la déception. Obraniak? "Tout n'est pas parfait, conclut son entraîneur, il manque parfois de lucidité, s'énerve un peu trop, mais ce n'est pas grave. Ce sont des choses qui se régulent." Et à seulement 21 ans, Obraniak a tout le temps devant lui.
D'un match à l'autre. Hier: décrassage pour les titulaires de Metz - Montpellier, entraînement avec le reste du groupe pour N'Diaye, C. Gueye, Aguirre, Bonnefoi, Agouazi. Aujourd'hui et demain: entraînement à 16 h. Vendredi: départ pour Niort en matinée.
Les trois prochaines journées. Vendredi 29 septembre (20h): Niort - Metz (10e journée); vendredi 13 octobre (20h): Metz - Créteil (11e journée); vendredi 20 octobre (20h): Guingamp - Metz (12e journée).
A l'infirmerie. Djiba, Thomas, Walter, Renouard.
C’est retour à la case départ pour Montpellier…
C’était trop beau! Le point arraché à Brest, la sarabande dansée contre Bastia et la copie propre rendue contre l’Olympique de Marseille en Coupe de la Ligue ne sont plus que de vagues souvenirs. Montpellier a rechuté à Metz.
Sans ressort, sans jus, à court d’idées, les Héraultais ont traîné leur misère pendant quatre-vingts minutes en laissant la bride sur le cou à une équipe messine heureuse de vivre et de jouer. Mais pas aussi irrésistible que le laisse entrevoir son tonitruant début de saison. Ces notions n’ont hélas plus court sur les bords de La Mosson. Montpellier est toujours sous respiration artificielle à l’image de ces patients luttant contre une maladie incurable. Face à cette situation, Jean François Domergue paraît démuni: «Notre entame de match n’a pas été bonne. On a subi, on a manqué de présence dans les duels. Le penalty arrêté par Jourdren aurait pu être un signe fort. Mais une fois de plus on s’est fait surprendre sur un coup de pied arrêté». A travers ces propos, on croit deviner une certaine lassitude. Montpellier est donc reparti pour une de ces saisons galère qu’il affectionne: «Je ne sais pas si on va galérer jusqu’au bout. En revanche ce que je sais, c’est que les quelques jours qui nous séparent de la visite de Dijon ne vont pas être faciles à vivre». En position de premier non relégable, derrière deux des trois promus, Montpellier jouera pour la énième fois de son histoire avec le couteau entre les dents dans son antre de La Mosson. A l’issue de la neuvième journée, quinze points séparent l’équipe du président Nicollin du leader messin et douze de Caen, actuellement troisième. Un gouffre. Pour la montée, c’est évidemment râpé. Pour le maintien, ce n’est pas gagné! Le constat est amer. Dans un tel cas de figure, toutes les suppositions sont envisageables. De l'indolence à la suffisance, en passant par le physique et le mental défaillants, l’éventail est vaste. Comment sortir de l’ornière? Jean-François Domergue est ouvert au dialogue. En tout cas, jamais on n’a vu l’entraîneur montpelliérain aussi dépité que dans les couloirs de Saint-Symphorien. Il y a encore un mois, il aurait pesté contre le penalty oublié par Monsieur Derrien sur le coup franc de Delaye en fin de première mi-temps. A chaud, il se contenta d’évoquer un fait de jeu avant d’ajouter, lucide: «Ce qui me rend surtout soucieux, c’est le contenu de notre match, ces erreurs de concentration, ces deux buts venus de deux coups de pied arrêtés». Le plus cocasse est qu’en déroulant un football de classe maternelle, Montpellier a bien failli ramener un point de son voyage en Lorraine: «C’est vrai, on a eu une réaction positive après le but de Chakouri. On a retrouvé une forme de confiance, pris des initiatives. J’ai ressenti une volonté de bien faire. Cette attitude est notre marque de fabrique». Ne nous voilons pas la face, l’avenir est sombre. A force de faire du yoyo, Montpellier va finir par rompre le fil ténu qui le relie encore à l’existence. Ce comportement d’intermittent du spectacle est révélateur d’un groupe rongé par le doute, plus ou moins résigné à son triste sort. Il manque un "aboyeur", type Gattuso, à Montpellier. Mais, un Gattuso, cela ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. C’est bien là où le bât blesse.
J’adore le "premier mai" : D’abord, parce qu’on ne va pas à l’école, et puis, parce que c’est jour de fête, de sortie
Tôt, le matin, on se dirige vers la gare, et on prend le train : direction Gorze et sa fête du muguet !
Ou alors, comme aujourd’hui, on s’en va à pieds, vers le Saint Quentin, vers la route de Lorry : Vous savez bien, cette route où l’on trouve de l’or et du riz !
Faut dire, que quand j’étais petit, j’ai souvent cherché ces trésors :
Le plus souvent, je n’ai trouvé que chemins de verdures, de vignes, de bois et d’eau, et je ne doutais pas que ces trésors fussent les plus beaux de la terre : enfin, l’hiver était fini, le soleil osait enfin montrer son museau, et l’on pouvait enfin profiter de cette nature dont on avait été privé de longs mois !
Pourquoi nous allions à Lorry ?
Parce qu’il y avait la fête, avec les trompes de chasse qui appelaient les gens « à la belle fontaine, en plein dans les champs !
Les derniers arrivants étaient accueillis par des cris : « chandelle ! », et ces gens, arrivés en retard, devaient payer "leurs coups" aux premiers arrivés !
C’était souvent le maire du village qui était dans ce cas, et je crois que c’était un peu arrangé, pour donner de l’animation aux gens !
Nous, les enfants, on était moins intéressé, d’abord parce que l’on ne buvait pas, ensuite, parce que nous étions occupés à chercher tout cet « or » et ce « riz »
Dont on nous parlait tant !
Alors, petit à petit, nous nous éloignions du groupe des grands, des adultes, vers le bois environnant, et nous passions de bons moments à construire des cabanes, et à nous amuser.
C’est dans ce bois qu’une année, il m’est arrivé une drôle d’histoire !
A vaquer, loin des premiers, je me suis soudain retrouvé isolé, et j’étais un peu perdu : aussi, je me suis senti enveloppé d’une sensation étrange !
Je n’entendais plus aucun bruit, c’était vraiment bizarre et je commençais à m’inquiéter, quand devant moi, m’apparut une femme étrange, au milieu d’une clairière !
Elle était, je dois le dire, très belle, très peu vêtue, ses longs cheveux flottaient au léger vent frémissant, et elle portait sur son bras droit un enfant… barbu ! Qui lui portait la main sur les tétines !
Je regardais, bouche-bée, fasciné, non pas par la nudité de la jeune femme, n’étant pas à cet âge, attiré par le côté plaisant à voir de la chose, mais par la pilosité de l’enfant, et par l’animal qu’elle tenait dans sa main : un serpent à oreilles saillantes qui lui tétait le sein !
Il y avait aussi un mouton, qui s’était dressé, les deux pattes de derrière sur sa main gauche, et, appuyé contre l’épaule de la femme, broutait une feuille de je ne sais quel arbre, tant sa forme était étrange !
A ses pieds, il y avait un oiseau, étrange, avec un long bec très fin, en forme de courbe, qui cherchait à attraper la queue du reptile !
Pour mieux voir, je fis un pas de côté, ce qui me fit découvrir !
« Bonjour », me dit-elle, nullement gênée d’être en si simple appareil, « je parie que tu cherches un trésor » ?
Je dus avouer que c’était là mon but, mais que, jusqu’à présent…mes recherches n’étaient pas été beaucoup couronnées de succès !
Je sais que tu t’appelles Roland, me dit-elle, et je te présente mon fils « Horus » ! Si tu trouves mon nom à moi, tu trouveras ton trésor ! Et, ceci dit, elle disparut derrière un gros chêne !
Avant de disparaître, le petit ouvrit sa main, et laissa tomber ce qu’elle contenait : une piécette en bronze ! Je la ramassais et courais derrière eux pour la leur rendre, puisque c’était à eux, mais je ne vis que l’oiseau, qui prit son envol, quand il me vit !
Je mis donc la pièce dans ma poche, et …à ce moment précis, j’entendis le son de la trompe, qui rappelait les égarés, signalant le moment du départ : je me dépêchais vers le lieu où stationnait le groupe
Je ne parlais à personne de ma découverte, redoutant d’avoir à expliquer certaines des choses qui m’étaient arrivées !
J’avais pourtant oublié la pièce dans la poche de mes culottes courtes, et ma mère la retrouva, en triant sa lessive !
Je dus m’expliquer et je dis que je l’avais trouvée par terre, que je l’avais ramassée !
Mon père, mis au courant, la considéra sous toutes ses faces, et eut l’air de plus en plus intéressé : « je vais la montrer à mon copain du musée », finit-il par me dire, en la rangeant dans son porte-monnaie !
Le jeudi suivant, m’amenant au conservatoire, le souvenir de la pièce lui revint en remontant la rue du chanoine Colin : nous pénétrâmes au musée, puis mon père dans le bureau du conservateur : « tu m’attends là, et tu ne fais pas le mariole » !
Je m’assis sur une chaise, dans le couloir, espérant que l’attente serait courte, mais je savais déjà, que quand il entrait là, c’était long et ça durait, comme on dit, un certain temps : alors je me promenais, admirant les sculptures de l’ancien temps, du temps des romains et des gaulois…. Soudain, c’est là que je la vis :
La sculpture, avec la même femme qui m’était apparue dans le bois ! L’enfant, le mouton, l’oiseau, « un ibis » disait le panneau ! , Tout y était, même son nom à elle : « Isis, déesse d’origine égyptienne, dont le culte, propagé par les romains, fut particulièrement suivi dans toute la Gaule et particulièrement dans la région messine, où un temple lui était dédié dans la région de Lorry »
Je venais de trouver mon trésor en trouvant son nom, j’avais éveillé en moi ce goût du passé, de l’histoire ! …
Je sais maintenant que dans le sol de ce qui est maintenant la cité messine et qui fut l’antique Divodurum, reposent des trésors à nul autre pareil
Mais je cherche encore un temple, du côté de Lorry : je suis sûr qu’il contient un trésor !
Si, un jour, vous le trouvez, marquez-en bien le lieu et appelez-moi : nous aurons plein de choses à partager, plein d’histoires à raconter !
Et méfiez-vous, mesdames : les barbus ne sont pas tous des enfants ! Surtout le premier mai ! September 26
Metz s'est fait peur, mais Metz reste invaincu à domicile depuis le début du championnat. Quatre matches, quatre victoires. Montpellier, nouvelle victime.
Un mois jour pour jour après sa dernière apparition à Saint-Symphorien, Metz est donc sorti vainqueur de ce quatrième rendez-vous à domicile. La venue de Montpellier était redoutée et elle l'était justement à considérer les dix dernières minutes de la rencontre. Dominée sans conteste jusque-là par l'équipe de Francis De Taddeo, la partie a bien failli déraper en faveur de Montpellier. Heureusement, Malick Diop avait auparavant donné la réplique à Babacar Gueye pour offrir une marge de manœuvre suffisante aux Grenats.
LA DÉFENSE
Marichez. Une belle envolée pour capter un ballon repris de la tête par Robert Malm (56e). Christophe Marichez n'avait jamais été inquiété jusque-là. Et il ne l'a pas davantage été jusqu'à la 81e minute: sauvé consécutivement par la barre et son poteau, le gardien messin n'a rien pu faire pour repousser la frappe de Chakouri.
Béria. Il a été de tous les bons coups sur le flanc droit, où il a souvent créé le surnombre. Sans la parade de Jourdren, son centre en retrait, à l'issue d'un relais avec Cardy, aurait pu permettre à Stéphane Léoni d'inscrire son premier but. Taclé par Cambon dans la surface de réparation. Y avait-il penalty? Averti à la 64e.
Delhommeau. De l'application, de la rigueur. L'ancien défenseur nantais a pollué la vie des attaquants montpelliérains. A la réception d'un coup franc de Julien Cardy (36e), il a bien failli tromper la vigilance de Jourdren, tout heureux de voir filer le ballon à quelques centimètres de son poteau.
Diop. Il a veillé sur sa défense. Malick Diop a surtout offert une bonne bouffée d'oxygène aux siens en inscrivant son premier but de la saison, le deuxième de la soirée: sa tête n'a laissé aucune chance au portier montpelliérain (46e).
Bassong. Rien à redire sur le rendement défensif de Sébastien Bassong. Il a profité de certains boulevards pour participer au travail offensif, à l'exemple de cette tête à la retombée d'un corner de Cardy (38e) et de ce bon relais avec Babacar Gueye (53e).
Léoni. Stéphane Léoni prend de l'assurance. Sa sobriété s'est à nouveau révélée efficace. Sa frappe du droit, à la réception d'une passe en retrait de Franck Béria, aurait sans doute mérité meilleur sort (44e).
LE MILIEU
Cardy. Une activité inlassable à la récupération. Sa vision du jeu a servi la cause messine, sa précision aussi. Son coup franc est à l'origine du premier but messin (28e).
François. Sa présence et son sens du placement ont été précieux. Julien François s'est servi de sa huitième titularisation pour étoffer son rendement au registre offensif. Un bon centre mal exploité par Babacar Gueye (70e).
Obraniak. Son penalty, repoussé par Dourdren (21e), aurait pu l'abattre. Au contraire, ce coup du sort lui a redonné des ailes: omniprésent à la distribution, le milieu de terrain messin a survolé les débats. Son coup franc (46e) a offert le deuxième but messin à Malick Diop. Ludovic Obraniak a gagné en maturité.
L'ATTAQUE
Cissé. Quelques déchets ont entaché une partie généreuse. Buteur à Dijon, Papiss Cissé s'est cette fois-ci contenté d'une passe décisive. Sa remise du droit, en extension, à la réception d'un coup franc de Cardy, a permis à Babacar Gueye d'ouvrir la marque (28e). Remplacé par Aguirre (76e). Première apparition officielle pour le Péruvien.
B. Gueye. Et de six pour Babacar Gueye. L'attaquant sénégalais a pris la tête du classement des buteurs de Ligue 2 en transformant du plat du pied la remise de Cissé (28e). Remplacé par Agouazi (79e).
L'ADVERSAIRE
Résistant quelques jours plus tôt face à Marseille en Coupe de la Ligue, Montpellier a montré un visage inquiétant hier à Saint-Symphorien. Timorée, empruntée, l'équipe de Jean-Fançois Domergue s'est réveillée à dix minutes du coup de sifflet final, sur un but de Chakouri. Trop tard pour espérer renverser le cours des choses.
Cardy: "Retenir les trois points"
Julien Cardy (milieu de terrain du FC Metz): "Nous avons livré une bonne première mi-temps et nous les avons mis sous pression dès le retour du vestiaire avec ce but de Malick (Diop). Par la suite, on a manqué deux ou trois occasions de se mettre à l'abri et cela a bien failli nous coûté cher. Nous sortons de dix jours de travail, avec de gros entraînements, nous l'avons peut-être payé ce soir. Mais il faut surtout retenir les trois points, c'est le principal. On s'installe tranquillement dans le groupe de tête du championnat."
Francis De Taddeo (entraîneur du FC Metz): "Difficile d'expliquer ce flottement en fin de match. Nous en parlerons avec les joueurs. C'est peut-être la fatigue... Quoi qu'il en soit, on a pu voir que nous n'avions pas encore la maturité nécessaire pour nous permettre de lever le pied de cette façon. Maintenant, c'est tout de même l'aspect comptable que je retiens: nous avons pris trois nouveaux points."
Ludovic Obraniak (milieu de terrain du FC Metz): "Le relâchement en fin de partie? Ce n'est pas la première fois que ça nous arrive. Ça fait partie des choses que nous devrons éviter à l'avenir. Mais cette équipe a une marge de progression, il faut juste continuer à travailler."
Forte tête
Le FC Metz a repris la tête de la Ligue 2, à l'issue de sa victoire à domicile (2-1) face à Montpellier, hier soir, en match décalé de la 9e journée. Les Messins ont décroché la victoire grâce à des buts signés Babacar Guey (28e) et Diop (46e) et retrouvent la tête du classement avec vingt-deux points, soit deux unités de plus que Grenoble, leader éphémère depuis vendredi soir et son succès face à l'AC Ajaccio (2-0). L'équipe de Caen complète le podium actuel du championnat avec dix-neuf points.
Montpellier, qui enregistre en revanche sa sixième défaite de la saison, a réduit le score à la 82e minute grâce à un but de Chakouri et compte le même nombre de points (7) que Brest, le premier relégable.
METZ - MONTPELLIER: 2-1
Stade Saint-Symphorien. Mi-temps: 1-0. Arbitre: M. Derrien. Météo automnale, pelouse endommagée. Spectateurs: 10.435. Buts pour Metz: Gueye (28e), Diop (46e); pour Montpellier: Chakouri (81e). Avertissements: Béria (64e) à Metz; Cambon (33e), Mendy (44e) et Atik (90e) à Montpellier.
Les équipes:
* METZ. Marichez; Béria, Delhommeau, Diop, Bassong, Léoni - Cardy, François, Obraniak - B. Gueye (Agouazi, 79e), P. Cissé (Aguirre, 76e).
* MONTPELLIER. Jourdren; N'Gambi (Darbion, 61e), Cambon, Mendy, Clément (Chakouri, 46e) - Carotti - Mainfroi, Delaye, Atik - Malm, Montano (A. Cissé, 65e).
CFA : Nancy et Metz : 0-0
TOMBLAINE. Tout aurait dû basculer à la 36' hier sur le synthétique de Picot. Auparavant, les locaux avaient bien allumé quelques mèches, notamment par Bellanger à la réception d'un bon service Rolland (35'), mais tout aurait dû se décanter sur l'action suivante. Sur un corner à gauche de Thiébaut, le Messin N’Gbakoto fut en effet victime d'une farouche envie de jouer au volley et détourna le ballon du poing. D'où un penalty aussi indiscutable qu'étonnant dont Bellanger se chargea bien volontiers, avec des airs déterminés. Sauf que la frappe trop molle de ce dernier fut détournée avec fermeté par Zibette. Ambiance vendange tardive.
Pas étonnant dès lors que les débats furent plus équilibrés à la reprise. Avec néanmoins quelques banderilles, comme à la 50', avec Ossombia. Puis tout s'accéléra encore juste avant la fin. A la 78', les Nancéiens réclamèrent ainsi légitimement un nouveau penalty pour une faute de main visiteuse dans la surface. Juste avant que Mousisian ne sauve ses couleurs en dégageant sur la ligne de Barrel (79'). Soit un épilogue mouvementé qui, dans la soirée, inspirait néanmoins ce bilan mitigé au coach nancéien Franck Vautrin : « Ces matches contre Metz sont toujours des révélateurs. Après, je suis partagé, parce qu'on a montré une grosse maîtrise du jeu. Donc autant je pense que notre prestation est encourageante, autant le résultat aurait pu être meilleur
METZ PREND UN PEU DE MARGE
Metz garde la tête et plombe Montpellier Le chassé-croisé au sommet de la L2 ne s'est pas poursuivi lundi. Pour la deuxième journée consécutive, Metz occupe la première marche du podium. A la faveur de leur succès devant Montpellier (2-1), les Lorrains comptent désormais deux points d'avance sur Grenoble.
Metz est désormais la seule équipe à compter sept victoires... et Montpellier l'unique club à enregistrer six défaites en neuf matches. Saint-Symphorien a pourtant retenu son souffle jusqu'au bout, les protégés de Francis De Taddeo subissant en fin de partie la pression d'Héraultais enfin tranchants. Les trois buts de la soirée ont été inscrits à la suite de coups francs. Gueye ouvrait la marque sur un ballon remis par Cissé, son complice de l'académie Génération Foot de Dakar (27e), puis Diop sautait plus haut que la défense montpelliéraine (47e) avant que Chakouri ne réduise la marque pour Montpellier sur une frappe en force (81e). Coup de chapeau à Babacar Gueye, sixième fois buteur en sept rencontres. Quinze points séparent désormais les adversaires du soir. Passé en tête à trois reprises cette saison, le FC Metz réussit pour la première fois à s'y stabiliser. Premiers non-relégables, les Héraultais, qui restaient sur une belle réaction contre Bastia (4-0) et une résistance intéressante face à Marseille en Coupe de la Ligue (2-0) n'auront pas réussi à enchaîner.
LE CLASSEMENT 1. Metz, 22 (+9) 2. Grenoble, 20 (+7) 3. Caen, 19 (+7) .............................. 4. Châteauroux, 18 (+5) 5. Strasbourg, 16 (+7) 6. Reims, 16 (+6) 7. Le Havre, 14 (+3) 8. Bastia, 14 (+1) 9. Dijon, 13 (-1) 10. Amiens, 11 (+0) 11. AC Ajaccio, 10 (-1) 12. Niort, 10 (-4) 13. Gueugnon, 10 (-5) 14. Istres, 9 (-9) 15. Libourne/Saint-Seurin, 8 (-3) 16. Tours FC, 8 (-5) 17. Montpellier, 7 (-3) ............................... 18. Brest, 7 (-3) 19. Guingamp, 6 (-1) 20. Créteil, 4 (-10)
Metz reprend la tête
En s’imposant face à équipe de Montpellier qui a fait le forcing en fin de match pour égaliser (2-1), les Messins reprennent la tête de la Ligue 2 Orange à Grenoble. Les Héraultais restent dans une position difficile, premier non reléguable. Les Lorrains avaient les cartes en main avant que ne débute ce dernier match de la neuvième journée de championnat. En cas de victoire, ils reprenaient la tête du classement à Grenoble. Montpellier, après sa belle victoire lors de la dernière journée de championnat (4-0 face à Bastia) et une courte défaite en Coupe de la Ligue à Marseille, voulait rester sur un bon rythme.
Metz mène malgré Jourdren La rencontre démarrait fort et Metz installait son jeu face à une équipe de Montpellier très défensive. Cette domination se traduisait par un penalty obtenu par Metz pour une faute de NGambi sur Cissé. Obraniak se présentait devant le portier héraultais qui sortait la tentative du milieu messin d'une main ferme (19e). Quelques minutes plus tard, Obraniak lançait Cissé dans l'axe qui perdait son duel face à Jourdren (22e). Juste avant la demi-heure de jeu, Metz ouvrait le score. Cardy frappait un coup franc côté gauche à 30 mètres du but qui semblait trop long au second poteau mais Cissé tendait la jambe pour remettre devant le but, surprenant la défense héraultaise mais pas Gueye qui marquait là son sixième but de la saison (1-0, 28e). Juste avant la pause, l'ancien pensionnaire du centre de Clairefontaine, Geoffrey Jourdren sauvait les siens sur une tentative de Leoni après un débordement de l'autre arrière latéral Beria (42e). Dans les arrêts de jeu, Delaye frappait un coup franc aux 18 mètres que Gueye, dans la surface, semblait toucher du bras.
Metz se fait peur Dans les vestiaires de Montpellier, Jean-François Domergue demandait à ses hommes de se lâcher un peu plus, car la première période avait été très calme pour Marichez le portier messin. Mais malheureusement pour les visiteurs, Metz décidait de pousser et doublait la mise. Sur un coup franc d'Obraniak côté droit, sorte de corner ouvert, Diop sautait plus haut que tout le monde au premier poteau et plaçait une tête imparable pour Jourdren (2-0, 47e). Les choses se compliquaient vraiment pour Montpellier et Domergue changeait ses plans pour passer à une défense à trois joueurs. La réaction suivait sur une tête de Malm bien captée par Marichez (55e). Attik essayait à son tour de tromper le portier messin, mais sa frappe passait de justesse à côté (71e). A un quart d'heure de la fin, le Péruvien Aguirre faisait ses grands débuts sous le maillot messin. Les Héraultais reprenaient du poil de la bête petit à petit et finissaient par réduire la marque sur une action confuse. Delaye déposait le ballon sur la tête de Malm qui lobait Marichez mais heurtait la barre, le ballon revenait ensuite sur Chakouri qui frappait en force pour marquer (2-1, 82e). Les dix dernières minutes se jouaient sur le but de Marichez qui était impérial devant Chakouri (83e) et Attik (85e). Metz préservait le résultat et s'imposait pour la quatrième fois en quatre matchs à Saint-Symphorien. Montpellier en marquant en fin de match évite de passer reléguable mais reste en situation périlleuse.
Metz retrouve son fauteuil
Les Messins ont été souverains durant 75 minutes avant de se faire peur en fin de match. Mais l'essentiel est là.
METZ. Deux matches à l'extérieur, ajoutés à une mini-trêve de treize jours pour cause d'élimination en Coupe de la Ligue, cela faisait un petit moment que les Messins n'étaient pas revenus à Saint-Symphorien. Entre-temps, Manolo s'en est allé. Les deux kops et le club lui ont rendu un bel hommage juste avant le coup d'envoi.
Si le tambour du célèbre supporter des Grenats ne résonnera plus dans l'enceinte messine, des djembés sénégalais ont pris le relais dans les travées de Saint-Symphorien. Et il faut croire qu'ils inspirent le duo Gueye - Cissé. Sur une pelouse labourée (la faute à Johnny ? ), les deux attaquants messins n'ont cessé de harceler une arrière-garde héraultaise guère inspirée, à l'image de toute l'équipe du président Nicollin.
Profitant du travail d'une formation mosellane encore en progrès, le tandem formé à l'Académie Génération Foot de Dakar s'est retrouvé dans tous les bons coups, grâce à ses incessants déplacements sur le front offensif. Ce mouvement constant, orchestré par un Cardy distillant d'excellents ballons, dans le jeu comme sur coups de pied arrêtés, a permis aux Messins de se procurer quatre grosses occasions et d'obtenir un penalty. Contre deux misérables frappes lointaines côté montpelliérain...
L'addition aurait pu être sévère au repos. Mais Jourdren, le jeune portier héraultais, retarda l'échéance en repoussant le tir au but (19') et un petit extérieur (24') de Cissé, avant de parader sur une reprise de Léoni, consécutive à un déboulé de Béria sur le côté droit (43'). Dans l'intervalle, une tête de Delhommeau avait frôlé le cadre.
Le FC Metz obtint tout de même l'essentiel sur un coup-franc de Cardy remisé par Cissé à destination de Gueye (27'). Sixième but personnel pour le goleador messin, meilleur réalisateur de la Ligue 2. Un avantage doublé dès la reprise sur un modèle de coup-franc enveloppé par Obraniak. Diop n'avait plus qu'à détourner (2-0, 46').
Une fin pénible
Domergue tenta de modifier la disposition de son équipe. Mais cela ne fit que semer le trouble au sein de sa défense qui continua à subir les assauts répétés d'un ensemble messin serein et joueur. Au milieu de ce déluge, une tête de Malm obligea enfin Marichez à s'employer. A l'inverse, Jourdren dû encore jouer les pompiers de service devant Gueye, avant que que M. Derrien n'oublie un second penalty sur un nouveau raid de Béria.
Bizarrement, Metz éprouva de grandes difficultés à finir le match. Coup de pompe ? Peut-être. En tout cas, le dernier quart d'heure fut un calvaire pour la défense grenat, aux abois face à des Montpelliérains soudainement plus fringants. Sur un corner, Marichez fut sauvé à deux reprises par ses montants, mais Chakouri, en embuscade, réduisit le score (2-1, 81'). Puis le portier messin sauva la maison sur une tête du même Chakouri (82') et une demi-volée d'Atik (85'). Il était temps que ça se termine pour des Messins souverains durant plus de 80 minutes, puis curieusement en difficulté...
Pouget vers Esch ?
Pour ses anciens co-équipiers, rumeur de vestiaire ou ressenti de joueur, c'est une évidence. Après avoir quitté en juin le club luxembourgeois de ''La Jeunesse d'Esch'' pour raisons familiales afin de rejoindre Marly et la PHR, Cyrille Pouget va redevenir leur avant-centre.
La conséquence de plusieurs entrevues qui auraient récemment réuni l'ancien international, buteur ce week-end face à Revigny-sur-Ornain, et le président eschois Jean Cazzaro. Un dirigeant forcément désireux d'améliorer la situation sportive de son club, actuellement avant-dernier de l'élite luxembourgeoise. Et cela d'autant plus qu'il vient de signer un gros contrat de sponsoring avec le groupe Arcelor.
Soit un contexte qui pourrait rendre légitimement optimiste Marc Léonard, le secrétaire d'Esch. Sauf que, sur ce point, il préfère parler règlement : « C'est sûr qu'on serait intéressé. Mais nos règlements n'autorisent qu'un transfert international durant l'année et Cyrille est parti en juin. Donc ce n'est pas possible ». Du moins pour le moment, car cet argument tombera lors du mercato hivernal.
De son côté, Franck Marchal, le patron des Marliens, est loin d'être désarçonné quand l'interroge sur ce point : « Vous m'apprenez ces contacts. Je ne suis au courant de rien. Mais je peux vous garantir que Cyrille va rester chez nous ». L'affaire est donc à suivre...
Metz a retrouvé la première place à la faveur d'une victoire contrastée sur Montpellier. Maîtres de leur sujet durant la majeure partie de la rencontre, les Grenats ont énormément souffert lors du dernier quart d'heure qui aurait pu donner lieu à un cruel épilogue.
Il faudra s'en rappeler au moment du décompte final. Il est heureux que ce match face au Montpellier de Louis Nicollin n'ait pas duré quelques minutes de plus. Peut-être que dans ce cas, les attaquants héraultais seraient parvenus à battre Christophe Marichez, décisif gardien du temple d'une garde lorraine poussée dans ses derniers retranchements. Lors du 'money-time', celui-ci a repoussé pas moins de trois tentatives adverses après s'être avoué vaincu face à Chakouri (82°). Sans cela, les sourires auraient certainement été moins nombreux du côté du FC Metz. Ce succès, qui s'était dessiné en première période et avait pris des traits quasi-définitifs dès le retour des vestiaires, n'a pas été aisé. Les hommes de Francis De Taddeo ont livré une partie curieuse. Ultra dominateurs jusqu'au dernier quart d'heure, ils ont étrangement baissé le pied dans les derniers instants et durent batailler pour conserver les trois points de la victoire... Pourtant, leur entame de match laissait augurer du meilleur. Même si Ludovic Obraniak voyait son penalty repoussé par Jourdren (20°), les Mosellans semblaient bien plus déterminés. Le numéro 13 messin ne tardait d'ailleurs pas à se rattraper de son échec. Dans la foulée, il donnait un ballon à Cissé, qui perdait également son duel face au portier adverse (24°). Quelques instants plus tard, le Sénégalais se rachetait de sa maladresse en offrant l'ouverture du score à Babacar Gueye sur un coup-franc tiré au second poteau par Julien Cardy (1-0, 27°). Metz soignait le tableau d'affichage et son jeu; Gueye s'essayait au coup-franc, au dessus (33°); Delhommeau (35°) puis Bassong (38°) manquaient de peu le break de la tête; et Leoni, en reprenant un bon centre en retrait de Béria, faillit marquer son premier but en Grenat (43°). Seule opportunité à mettre au crédit de Montpellier : un coup-franc tiré par Delaye et dévié de la main par Gueye. Monsieur Derrien aurait pu indiquer le point de penalty... Il n'en fut rien, et Metz rejoignit le vestiaire nanti d'un but d'avance. Dès la reprise, Malick Diop billa en tête sur une nouvelle caresse de Ludovic Obraniak (2-0, 46°). Les Mosellans étaient alors au zénith. En confiance, ils multiplièrent les incursions dans la surface de vérité adverse. Jourdren s'interposa devant Gueye (58°). Il fut heureux de voir Cissé manquer sa conduite de balle passé un petit pont sur son vis-à-vis (63°) et de ne pas avoir à arrêter un second penalty. Une sanction qui semblait s'imposer quand Franck Béria, débordant côté droit, fut déséquilibré dans la surface (67°). Ces occasions manquées allaient finalement coûter aux Lorrains une fin de match tranquille. Car à partir de ce moment, ce sont bien les Montpelliérains qui prirent le jeu à leur compte. Cela commença par une frappe d'Atik aux vingt mètres, à côté (72°). Puis il y eut la réduction du score de Chakouri, au terme d'une partie de pingpong entre les attaquants du MHSC et les montants de Marichez (2-1, 82°). Les dernières minutes furent un supplice pour les Messins, qui parurent très touchés physiquement. Leur gardien repoussa une tête adverse puis une nouvelle frappe d'Atik en s'envolant dans le ciel de Saint-Symphorien (84°). Un coup-franc de Philippe Delaye, pour finir (89°), et les siens pouvaient lever les bras. Ils retrouvent avec ces trois points le plus haut rang du championnat de Ligue 2.
La feuille de match 9ème journée de Ligue 2, Metz 2-1 Montpellier (1-0) Lundi 25 septembre 2006, Stade Saint-Symphorien Arbitre : Monsieur Derrien 10 435 spectateurs September 25
Face à Montpellier, lundi-soir, Metz a fait parler son talent pendant 80 minutes. Même le penalty raté par Ludovic Obraniak, ou plutôt dévié par Jourdren, n’a pas déréglé la machine. Neuf minutes après le penalty manqué, les Messins voient leur domination récompensée par un but de Babacar Gueye, le 6eme cette saison. Sur un coup franc de Cardy, Papiss Cissé seul au second poteau offre un caviar au buteur lorrain. Lésé d’un penalty juste avant la pause pour une main dans sa surface de Gueye, Montpellier accuse le coup au retour des vestiaires. Obraniak trouve alors Diop pour le 2-0. S’ensuit 35 minutes d’une intense domination messine, avec un excellent Béria dans le couloir droit. Lésé lui aussi d’un penalty pour une faute sur Béria, Metz va alors craquer inexplicablement en fin de match. Chakouri, à la suite d’un cafouillage devant le but messin, réduit le score à la 81eme minute. Puis pendant dix minutes, Metz recule et laisse Marichez jouer les stars d’un soir. Le gardien lorrain et capitaine montre l’exemple en sauvant son camp devant Chakouri puis Atik (84eme). Le FC Metz s’est donc fait peur, mais mérite dans l’ensemble ce succès qui lui permet de reprendre la place de leader de la L2. Montpellier reste 17eme.
- C'est terminé ! Malgré dix dernières minutes difficiles, Metz prend la tête de la Ligue 2 grâce à sa septième victoire de la saison contre Montpellier (2-1), lors de la 9e journée.
90e Il y aura trois minutes de temps additionnel.
89e Atik prend un carton jaune pour un tirage de maillot sur Aguire qui filait en contre.
88e Sur un coup franc de la gauche, Marichez sort parfaitement pour dégager des deux points.
85e MARICHEZ ! Encore une parade sumblime de Marichez sur une frappe de 25 m d'Atik. La confiance a changé de camp. Et Metz qui dominait tranquillement n'arrive plus à tenir la balle.
83e Ce but relance le match. Et Marichez doit réaliser un nouvel arrêt devant Chakouri.
82e BUT DE MONTPELLIER ! Après une tête de Malm sur la barre, Cissé surgit et tire sur le poteau mais Chakouri reprend pour trouver l'ouverture.
79e METZ : Gueye sort pour Agouazi.
78e Dominateurs au milieu, les Messins gèrent tranquillement leur avance.
76e METZ : Aguirre, qui fait ses débuts en Ligue 2, remplace pour Papiss Cissé.
74e Après un bon débrodement d'Obraniak, Gueye tente sa chance sans contrôle mais le ballon est détourné en corner.
71e ATIK ! Après un bon décalage de Carotti, Atik place une grosse frappe de 25m qui passe à côté du but. La première frappe des Héraultais.
67e Après une belle incursion, Beria s'écroule dans la surface après un contact avec Darbion mais l'arbitre ne bronche pas. C'est très limite...
64e MONTPELLIER : Cissé remplace Montano.
63e Carton jaune pour Beria qui empêche Metz de jouer vite un coup franc.
63e Après un joli petit pont en pleine course, Cissé tombe dans la surface davent une sortie de Jourden. Le gardien ne le touche pas et Derrien demande à l'attaquant de se relever.
60e MONTPELLIER : Darbion remplace N'Gambi.
58e Nouvelle belle intervention de Jourden sur une frappe de Gueye. Les Messin jouent plus vite et font la différence dès qu'ils le souhaitent.
55e Belle envolée de Marichez sur une tête de Malm. Les Montpelliérains tentent de refaire surface.
53e Hors jeu de Montpellier sur un coup franc. Les Héraultais vont devoir prendre des risques.
49e Belle prise de balle de Jourden sur une tentative de Babacar Cissé.
46e BUT DE METZ ! Sur le premier coup franc (un mini corner) de la deuxième mi-temps, Pape Malik Diop passe au dessus de tout le monde et donne deux buts d'avance pour Metz.
46e C'est reparti !Ludovic Clément, blessé, a été remplacé par à Chakouri à Montpellier.
- C'est terminé ! Metz a largement dominé cette première période. Les Lorrains sont bien en place et peuvent espérer augmenter le score si le match reste sur la même physionomie.
45e Dernier coup franc pour Montpellier mais le tir de Delaye est contré par le bras de Gueye. M. Derrien n'a pas vu et siffle la mi-temps. Mi-temps, 1/0 pour le FC Metz
43e Frédéric Mendy écope d'un carton jaune après un tacle violent.
41e JOURDREN ! Nouvelle belle parade de Jourden sur une frappe de Leoni après une superbe passe de Béria.
39e L'équipe de Montpellier est toujours dans la réaction. Elle attend ce que va faire l'équipe adverse et a toujours un temps de retard.
37e Sortie difficile de Jourden sur corner mais le gardien de Montpellier dégage toutefois en touche.
36e Aucune attaque de balle de Montpellier sur un nouveau coup franc de Cardy de 30 m sur la gauche. Le ballon passe toutefois devant le but de Jourden.
34e Babacar Gueye tente sa chance mais son tir part dans les tribunes.
32e Carton jaune pour Cambon pour un tacle dangereux. Une faute qui offre un bon coup franc aux Messins de 25 m.
29e Les défenseurs montpelliérains ont été très passifs sur l'action alors que Cissé s'est bien battu. Le duo infernal de Metz (9 buts en 9 matches) a encore frappé.
28e BUT DE METZ ! Sur un coup franc de la gauche, Cissé remet au deuxième poteau pour Babacar Gueye qui marque sans souci à bout portant.
24e Montpellier rend les ballons trop vite et Metz tente d'appuyer sur l'accélérateur.
22e Nouvelle belle occasion pour Metz ! Obraniak lance Gueye dans le dos des défenseurs mais l'attaquant rate son duel devant Jourdren.
19e JOURDREN ! Obraniak s'élance et frappe en force mais Jourden part du bon côté et sort le ballon en corner.
18e Penalty pour Metz. N'Gambi a crocheté Cissé, qui s'écroule dans la surface et M. Derrien n'hésite pas après une indication de son juge arbitre.
14e Robert Malm est devant le but en bout de course. Il est sur son pied faible et préfère tenter une passe au lieu de frapper. Mais Montano n'est pas sur la trajectoire.
12e Premier corner pour Metz mais Obraniak rate complètement son centre.
10e Après une belle fixation, Cissé tente sa chance dans la surface montpelliéraine mais il manque le cadre.
8e Montpellier a bien commencé le match et ne recule pas trop mais Metz commence à prendre la direction des opérations.
7e Frappe de Delaye de 25 m qui part trop sur la droite.
4e Delaye tente de faire la différence sur la droite mais la défense de Metz stoppe l'initiative sans souci.
2e Les approximations s'accumulent depuis quelques minutes.
20:31 C'est parti !
« Assumer notre statut »
L’entraîneur des Grenats Francis De Taddeo ne cache plus ses ambitions. Selon lui, le FC Metz doit désormais ‘assumer’ le statut que lui octroie son excellent début de championnat. Et battre Montpellier ce soir, évidemment. Pas une mince affaire.
Francis, vous restez sur quatre points en deux déplacements. C’est plutôt une bonne opération, n’est-ce pas ?
Francis De Taddeo : « On a toujours une légère appréhension lorsqu’on se rend chez des concurrents. Finalement, ces deux sorties ne se sont pas trop mal passées puisque nous ramenons quatre points sur six. On aurait pu être mieux lotis, le match de Caen nous laisse des regrets, mais on aurait également pu laisser des points à Dijon. Il faut se satisfaire de ce bilan tout en gardant à l’esprit que cela ne sert à rien si nous ne sommes pas capables de nous remettre en question pour la prochaine rencontre : contre Montpellier à domicile. »
Le fauteuil de leader : quels sont les avantages et inconvénients ?
F.D.T. : « Le gros plus est que cela apporte un vent de bonne humeur, d’optimisme dans le club. Les joueurs avaient déjà un bon état d’esprit au départ de cette saison, celui-ci se renforce avec les résultats que nous enregistrons. L’inconvénient est que nous avons désormais une forme de pression due à notre rang. Nous sommes condamnés à avancer de manière tangible. Cela rend les défaites plus difficiles à encaisser et transforme les matches nuls en petites déceptions. Nous sommes pratiquement calés sur une ambition de victoire à chaque rencontre. »
Quels sont vos objectifs, maintenant, après huit journées de Ligue 2 ?
F.D.T : « Nous ne pouvons plus trop nous permettre d’avancer masqués. Il faut maintenant que nous ayons pour objectif d’assumer notre rang. Nous avons l’ambition de rester dans le trio de tête. Si nous pouvons rester leaders, ce sera d’autant plus satisfaisant. Maintenant, il ne faut pas se mettre une pression négative par rapport à cela. On a plaisir à y être, mais cela ne doit pas nous changer s’il nous arrive de mal négocier un match à un moment donné. Aujourd’hui, nous avons 19 points, il nous reste encore beaucoup à prendre pour monter en Ligue 1. »
Vous avez tout de même joué cinq de vos huit rencontres à l’extérieur…
F.D.T. : « C’est vrai, nous avons une équipe qui vit bien hors de ses bases. Maintenant, nous allons aussi être attendus chez nous. Les équipes qui vont venir chercheront à nous poser un maximum de problèmes selon le schéma connu du bloc défensif regroupé et accrocheur. Il faut que nous travaillions à ce niveau pour être capables de fournir des gros matches sur nos terres car les formations qui viennent n’ont pas l’intention de nous laisser des points. »
Les lampions de la fête se sont éteints. Cinq jours après un 16e de finale de Coupe de la Ligue ayant attiré 22 000 personnes à La Mosson, et perdu avec les honneurs face à l'OM (2-1), Montpellier retrouve la lumière plus tamisée de la L2.
A Metz, chez l'un des leaders, elle aura certes quelques éclats nostalgiques de L1. Mais ne nous y trompons pas : il faudra bien que le MHSC ressorte le bleu de chauffe pour espérer étoffer son bilan à l'extérieur : un seul point, ramené de Brest lors du dernier déplacement.
Cette expédition rédemptrice en Bretagne a signé le point de départ d'une embellie confirmée par le succès contre Bastia (4-1) puis une deuxième mi-temps assez énorme contre l'OM pour laisser la place à des regrets. Montpellier a stabilisé son embarcation mais navigue encore sur des impressions, pas assez loin des eaux troubles de la zone de relégation.
Pour Mohammed Chakouri - finalement du déplacement malgré un coup à la cheville -, le dialogue et la solidarité ont été restaurés : « On se parle plus, on est plus solidaires, on a envie de bien faire les choses. On s'est fait "casser" par les critiques mais on est restés unis et on ne veut pas lâcher cette dynamique. »
« Il n'y a pas de hasards. Quand on a la confiance des présidents, le travail se fait dans la sérénité et il paye », renchérit Jean-François Domergue. L'entraîneur du MHSC reste conscient, toutefois, que le relâchement couve sournoisement derrière tout sentiment de mieux être.
Comme l'an passé, Montpellier va se voir prié de renouveler en championnat les performances clinquantes étalées en coupes face aux grosses cylindrées de L1. « Cela ne tient qu'à nous, assure Philippe Delaye. Il n'y aura évidemment pas 20 000 personnes pour nous pousser à chaque match mais on doit être capables de trouver la motivation pour le faire. »
A ce sujet, l'expérience incite Domergue à se faire adepte d'un roulement habile pour que la machine ne se grippe pas : « Quand on a fait jouer la même équipe deux fois de suite en moins d'une semaine on s'est toujours planté, dit-il. Il faut faire tourner, impliquer tout le groupe, et je pense que cela se fait dans le respect des décisions. »
Colombo (grippé) forfait, Carotti et Cambon, ménagés contre l'OM, retrouveront certainement leurs places dans l'axe. Il est vrai qu'avec 16 pros valides, le choix n'est pas trop large. Quels que soient les hommes, il faudra se serrer les coudes face à un adversaire passé maître dans l'art de piéger l'adversaire. « Metz est une équipe pas très joueuse, solide athlétiquement mais qui aime contrer ses adversaires », prévient Domergue.
Dans ce contexte, un point ramené de Lorraine maintiendrait l'état encourageant du baromètre héraultais, trop longtemps bloqué sur "tempête".
Troisième journée, le 8 août. Metz n'a pas encore encaissé de buts en L2. C'est un leader serein qui se déplace à Reims. Il en revient battu et piteux (2-0). Moins de trois semaines plus tard, les Lorrains ont enchaîné avec trois victoires. Les revoilà en tête. Mais un match nul lors d'un choc à Caen (0-0), il y a deux semaines, a permis à Grenoble de prendre le commandement. La réaction ne s'est pas faite attendre : un 3-0 contre Dijon huit jours plus tard. Les Isérois ont provisoirement repris ce fauteuil de leader tant convoité, vendredi, grâce à une victoire sur une équipe d'Ajaccio pourtant en regain de forme (2-0). Les protégés d'Yvon Pouliquen sont d'ailleurs toujours invaincus au Stade Lesdiguières avec cinq succès en autant de rencontres. Mais le chassé-croisé pourrait ce poursuivre ce lundi puisque Metz accueille Montpellier pour clore la journée. Un match nul peut même suffire aux joueurs de Francis de Taddeo, qui ne pointent qu'à un point du GF38 avec une meilleure différence de buts. Premiers non-relégables, les Héraultais restent sur une belle réaction contre Bastia (4-0) et une résistance intéressante face à Marseille en Coupe de la Ligue (2-0). Douze points séparent les Lorrains du MHSC. Un écart qui n'évoque pourtant pas d'excès de supériorité à l'entraîneur messin : «La marge qu'il y a avec des équipes comme Montpellier reste ténue. Il faudra être à notre meilleur niveau».
Troisième, Caen (un autre ancien leader) reste en embuscade à un point de Grenoble. Les Normands se sont offert une courte victoire (1-0) vendredi aux dépens de Tours et restent invincibles en surfant sur une série de quatorze matches sans défaite à d'Ornano. Au pied du podium, Châteauroux a disposé de Libourne/Saint-Seurin dimanche (1-0), la cinquième défaite du promu cette saison. Cinquième, Strasbourg a laissé filer une belle occasion de se rapprocher du trio de tête samedi en concédant un match nul chez lui devant Le Havre (1-1). Eric Mouloungui, de retour de prêt à Gueugnon, avait ouvert la marque peu après l'heure de jeu, mais Fouret à égalisé pour le HAC à huit minutes de la fin. Ce partage des points laisse l'équipe de Jean-Pierre Papin à la cinquième place à trois points de Caen.
Sixième, Reims demeure au contact grâce à un but de Faure (1-0, 75e) face à Guingamp, qui affiche un bilan comptable guère rassurant pour un prétendant à l'élite. Bastia, leader après la quatrième journée, mais qui n'a plus gagné depuis, s'est réveillé en écrasant Niort (4-1). Dijon a confirmé sa préférence pour les déplacements à Gueugnon (2-0). Samedi, Brest a remporté sa première victoire de la saison contre Créteil, la seule équipe qui n'avait rien gagné non plus depuis le début de la saison (4-1). L'intérim d'Olivier Frapolli après la mise à l'écart d'Albert Rust n'a pas eu l'effet escompté sur l'effectif francilien, mis la tête sous l'eau, d'entrée, par un doublé de Jawad El Hajri.
Dos à dos ASNL - FC METZ: 0-0
Le derby a tenu toutes ses promesses. Les deux équipes faisaient preuve d'une grande détermination dès les premiers instants de la rencontre. La première occasion de but était messine et faisait suite à un bel enchaînement collectif conclu par un tir de N'Gbakoto qui passait très près des buts nancéiens. Quelques minutes plus tard, ce même joueur commettait une grossière faute de main dans sa surface de réparation. Le penalty était toutefois brillamment détourné par Zibette (30e). La fin de la mi-temps permettait à nouveau au gardien messin de s'illustrer à plusieurs reprises.
Au cours de la seconde période, les débats restaient équilibrés. Les meilleures occasions étant toutefois à mettre à l'actif des Messins qui se montraient dangereux par Baada et N'Gbakoto. Le score restait pourtant inchangé et le match se terminait sur un nul équitable entre les deux équipes.
Si près du but... FC METZ - AUXERRE: 2-2
Mi-temps: 2-1. Arbitre: M. Basler (Ligue d'Alsace).
Les buts pour Metz: Nativel (18e), Pjanic (22e sur pénalty); pour Auxerre: Messiba (15e sur pénalty, 90e).
Alors que les deux équipes se mettaient en jambes sans s'être créé de véritables occasions de but, l'arbitre de la rencontre offrait aux joueurs d'Auxerre la possibilité d'ouvrir le score. Il sifflait un étonnant penalty pour les visiteurs. Messiba ne tremblait pas et trompait Degré, le gardien messin (15e). Les joueurs d'Olivier Perrin réagissaient rapidement et égalisaient dès la 18e par l'intermédiaire de Nativel. Pjanic tirait un corner et trouvait Nativel au second poteau pour une reprise de volée croisée imparable (18e). Les Messins bénéficiaient eux aussi de la générosité de l'arbitre qui désignait une seconde fois le point de penalty. Pjanic ne se faisait pas prier pour donner l'avantage aux siens (22e). Le même Pjanic aurait pu tripler la marque à la 34e mais son superbe coup franc était sorti d'une claquette par Petric, le portier auxerrois. Les Messins revenaient bien lors de l'entame de la seconde période puis se voyaient dominés par une solide équipe d'Auxerre. Ils se créaient les occasions pour tuer le match dans le dernier quart d'heure, mais ni Aribi ni Pjanic n'y parvenaient. Ce sont au contraire les joueurs de Gérald Baticle qui arrachaient le match nul dans les dernières minutes. Sur un coup franc côté gauche, Messiba inscrivait son doublé (90e). Malgré le manque de réalisme dont a fait preuve l'équipe messine, ce résultat devant Auxerre n'est pas négatif puisque les Lorrains ont livré un bon match.
Metz: la confiance à l'épreuve
Un mois après y avoir battu Bastia, le FC Metz retrouve la pelouse de Saint-Symphorien. L'équipe de Francis De Taddeo ferme la boucle la neuvième journée, ce soir face à Montpellier.
De l'assurance à la suffisance, la frontière est parfois étroite. Assez pour que Francis De Taddeo ait pris soin, ces derniers temps, d'atténuer l'optimisme entourant la venue de Montpellier, aujourd'hui à Saint-Symphorien. Le nul flatteur obtenu à Caen (0-0) et la large victoire remportée par sa formation à Dijon (0-3) n'ont pas écorné la prudence de l'entraîneur messin. Face au dix-septième du championnat, dit-il, "il faudra s'arracher. Oui, il faudra une grande équipe pour s'en sortir." La Coupe de la Ligue en témoin: mercredi, la troupe de Jean-François Dommergue a longtemps contrarié les ambitions de l'Olympique de Marseille. Et bien qu'éliminé au final (1-2), Montpellier a profité de cet intermède pour confirmer ses bonnes dispositions actuelles, matérialisées par quatre points obtenus lors des deux dernières journées (nul à Brest, 0-0; victoire contre Bastia, 4-1).
Christophe Marichez et ses coéquipiers sont prévenus. Un mois après leur dernière apparition sur la pelouse de Saint-Symphorien, soldée par une victoire sur Bastia (2-1), les voilà au pied d'un nouvel obstacle. Loin d'être insurmontable, celui-ci présente un caractère décalé ajoutant un brin de pression supplémentaire au rendez-vous. Ce soir, Metz boucle en effet la boucle d'une neuvième journée qui a, entre autres, vu Grenoble s'accaparer du fauteuil de leader, grâce à sa victoire face à Ajaccio, vendredi. Metz n'est plus leader, mais il dispose d'une heure et demi pour le redevenir. Il en possède en tout cas les arguments: affichant la meilleure défense du championnat, l'équipe de Francis De Taddeo dispose aussi d'une attaque généreuse et d'une confiance rehaussée par l'issue de ses deux dernières prestations. Quatre points sur six possibles emmagasinés à l'extérieur... Flatteur, mais insuffisant pour se croire épargné du devoir de vigilance: "Personne n'est à l'abri d'un faux pas", glisse l'entraîneur.
A défaut d'être cruciaux, les enjeux de ce lundi soir sont nombreux. Sans parler de la perspective qui leur est offerte de reprendre les commandes, les Messins ont aussi l'occasion de mettre leur réussite maison à l'épreuve. Istres, Libourne et Bastia sont repartis de Saint-Symphorien les mains vides. Seul Créteil est parvenu à forcer le verrou grenat, le 22 août en Coupe de la Ligue (0-1). "Une victoire demain (aujourd'hui), nous permettrait aussi de faire fructifier les résultats de Caen et Dijon", poursuit De Taddeo.
D'autant plus important qu'un autre rendez-vous attend Metz, dès vendredi à Niort. "C'est une équipe qui se comporte plutôt bien à domicile. Et vu leur défaite à Bastia (4-1), les Niortais auront certainement envie de se racheter." Face au leader?
Momar N'Diaye: "Je suis confiant"
Débarrassé de ses soucis lombalgiques, Momar N'Diaye a regoûté la compétition à Caen avant de participer au succès à Dijon. Aujourd'hui, l'attaquant retrouve Saint-Symphorien.
Blessé, vous avez manqué toute la préparation. Comment avez-vous vécu ce début de saison? "Cette blessure au dos est venue au mauvais moment, c'est vrai. Après ce que nous avions traversé la saison dernière, j'avais vraiment envie de retrouver le terrain... Mais j'ai ressenti les premières douleurs le jour de la reprise de l'entraînement. Je suis ensuite resté deux mois sans rien faire. C'est très, très long, mais ça ne m'a pas empêché de partager la réussite de mes coéquipiers et d'être heureux pour eux."
* Aujourd'hui, où en êtes-vous? "Ça va beaucoup mieux, je n'ai plus mal, mais il me reste beaucoup de travail pour rattraper le temps et essayer de gagner ma place."
* Babacar Gueye et Papiss Cissé marquent, et la concurrence est plutôt importante dans le secteur offensif messin... "C'est vrai, il y a pas mal de monde et pour l'instant, ceux qui jouent marquent beaucoup: c'est bien, j'espère même que ça continuera le plus longtemps possible. Il ne faut pas oublier l'objectif: remonter en Ligue 1. Maintenant, c'est à moi de faire tout ce qu'il faut pour aider l'équipe à y parvenir."
* Comment s'est déroulée votre première titularisation à Caen? "Je ne m'y attendais pas! J'ai essayé de profiter de cette occasion, en donnant le maximum. Au final, pour moi comme pour l'équipe, je pense que ça s'est plutôt bien passé. Nous avons pris un bon point."
* Un mot sur Wilmer Aguirre, nouveau venu dans le groupe à l'occasion de ce match contre Montpellier? "C'est une bonne chose pour lui. Il doit avoir envie de découvrir la compétition et de montrer ses qualités au public messin. C'est un attaquant qui ne lâche rien, et comme tous les joueurs sud-américains, c'est un gagneur. Il peut nous apporter beaucoup, j'en suis sûr."
* A quand le premier but de Momar N'Diaye? "C'est important de marquer mais ça l'est plus encore de gagner, que ce soit grâce à moi ou à un autre joueur. Alors on verra bien. Je ne suis pas impatient, mais je suis confiant."
Aguirre est prêt
Quel onze messin, ce soir à Saint-Symphorien? Les derniers éléments - et en particulier la dernière sortie fructueuse de Dijon (0-3) - favorisent l'option de la continuité. S'il ne dit pas le contraire, Francis De Taddeo n'écarte pas non l'hypothèse du changement, en particulier aux avant-postes... Où le public du stade Saint-Symphorien pourrait bien découvrir la première recrue péruvienne de l'été 2006: après une longue période d'indisponibilité, Wilmer Aguirre fait en effet sa première apparition dans le groupe grenat. "Il est prêt. Il peut rentrer en cours de match, il peut aussi débuter." Reste à savoir aux dépens de quel autre attaquant: Babacar Gueye? Papiss Cissé? Les deux joueurs ont des arguments, renforcés il y a dix jours en Bourgogne. Réponse à 20h30.
Gomez cède sa place. L'arrivée d'Aguirre coïncide avec la sortie de Daniel Gomez. Entré en cours de jeu à Dijon, le milieu messin a été malade cette semaine. Le staff a donc trouvé logique de le laisser au repos. Pour le reste, aucune nouveauté. Quinze des seize vainqueurs de Dijon sont concernés par ce quatrième rendez-vous à domicile.
EN UN COUP D'OEIL
L'adversaire. Montpellier Hérault Sport Club. Fondé en 1974. Stade de la Mosson (32 500 places assises). Budget prévisionnel: 14 MEur. Président: Louis Nicollin, 63 ans. Entraîneur (depuis 2005): Jean-François Domergue. La saison passée: 12e de Ligue 2.
L'arbitre. M. Derrien. 41 ans, Ligue Paris-Ile-de-France. En Ligue 1 depuis 1996.
Les trois dernières journées. Metz: victoire à Dijon (0-3), nul à Caen (0-0), victoire contre Bastia (2-1). Montpellier: victoire contre Bastia (4-0), nul à Brest (0-0), défaite contre Libourne (0-1).
Les trois prochaines journées. Metz: va à Niort, reçoit Créteil, va à Guingamp. Montpellier: reçoit Dijon, va à Caen, va à Niort.
Attaques. Metz: 11 buts marqués, dont six à domicile. Montpellier: 11 buts marqués, dont à 3 à l'extérieur.
Défenses. Metz: 3 buts encaissés, dont 1 à domicile. Montpellier: 13 buts encaissés, dont 9 à l'extérieur.
Buteurs. A Metz: Gueye (5), Cissé (3), Cardy (2), Obraniak (1). A Montpellier: Malm, Montano (3), N'Gambi, Delaye, Clément, Darbion (1).
Les absents. A Metz: Walter, Thomas, Walasiak, Contout, Diakité, Renouard (blessés). Djiba, Lanteri (reprise), Corrales, Delgado, Gomez (choix de l'entraîneur). A Montpellier: Lafourcade, Taouil, Pionnier, Colombo (blessés ou convalescents).
Garder la main
Pour récupérer et occuper seul son fauteuil de leader, Metz doit s'imposer. Prudence, Montpellier va mieux.
Comme tous les clubs qui connaissent le même sort, Montpellier s'était promis de ne pas s'attarder en Ligue 2 lorsqu'en 2004 l'équipe de Louis Nicollin a dû rendre les armes. Et comme beaucoup, Montpellier a déchanté, au grand dam de son truculent président que l'on ne détesterait pas croiser à nouveau sur les bancs de l'élite. Pour s'extirper de l'antichambre, il faut malheureusement beaucoup plus que la simple volonté. Il faut, entre autres, des circonstances et, accessoirement, un bon début de saison.
Cette troisième saison en L2 sera-t-elle la dernière ? Difficile à croire si l'on juge Montpellier sur son entame. Une défaite rocambolesque contre Grenoble (3-2) en ouverture a méchamment installé la troupe de Jean-François Domergue sur le chemin du doute. Les jambes coupées d'entrée, les partenaires de Carotti se sont très vite enfoncés dans les profondeurs du classement (17e) en faisant notamment preuve d'une drôle de fragilité à l'extérieur (3 défaites et un nul).
« Mais attention. Montpellier n'est pas l'équipe abattue que l'on pourrait imaginer », prévient l'entraîneur messin Francis De Taddéo. Vrai. Du moins, on imagine que ces dix derniers jours ont permis au groupe de Jean-François Domergue de retrouver un peu le sourire. Résultats à l'appui. Montpellier reste sur une étincelante victoire en championnat au dépens de Bastia (4-0) et sur une défaite plutôt encourageante face à Marseille en coupe de la Ligue. Un nouvel élan initié, entre autre, par son buteur colombien Victor Hugo Montano ?
La meilleure défense de Ligue 2 (3 buts encaissés en huit matches) devra évidemment se méfier de cet homme. A moins que le principal adversaire des Grenats ce soir ne se révèle être cette longue période ''d'inactivité'' (10 jours sans matches). Eliminé prématurément de la coupe de la Ligue, le FC Metz a disputé sa dernière rencontre vendredi dernier, à Dijon (victoire 3-0).
Une coupure plutôt malvenue, surtout pour une équipe qui semblait avoir trouvé son rythme de croisière.
Or Metz n'a pas le choix. En dominant Ajaccio vendredi (2-0), Grenoble s'est à nouveau (et provisoirement ? ) assis sur le fauteuil de leader, obligeant ainsi les Grenats à s'imposer à Saint-Symphorien pour récupérer leur bien. Ce soir, Metz courra après sa quatrième victoire consécutive à la maison... et une place de leader qui semble lui aller si bien. September 24
Seize joueurs ont été convoqués par Francis De Taddeo pour disputer le match contre Montpellier, qui aura lieu demain soir à Saint-Symphorien :
Marichez, Bonnefoi, Bassong, Béria, Delhommeau, Diop, Gueye Cheikh, Leoni, François, Agouazi, Cardy, Obraniak, Aguirre, Cissé, Gueye Babacar, N'Diaye.
L'attaquant péruvien Wilmer Aguirre effectue ainsi sa première apparition dans le groupe en championnat. Daniel Gomez, quant à lui, a été victime ces derniers jours d'un syndrome grippal et ne sera donc pas de la partie.
Le bonheur de Pascal Delhommeau
L'ancien Nantais s'est parfaitement intégré à sa nouvelle vie messine. Et Francis De Taddeo a fait de lui un quasi-titulaire. Bonne pioche!
A peine trois mois que Pascal Delhommeau a fini par quitter ses terres nantaises. Celles qui, côté cour, l'ont vu grandir, celles qui, côté jardin, l'ont accueilli dès l'âge de 14 ans. C'était au centre de formation des Canaris. A l'exception d'une petite parenthèse de six mois lors de la saison 2001-2002, qui l'ont conduit à Lorient, Pascal Delhommeau n'avait connu, avant de débarquer à Saint-Symphorien, qu'une ville et qu'un club. Pratiquement quatorze années en jaune ! La moitié de sa vie...
Quitter Nantes était donc forcément un déchirement! Du moins le croyait-t-on... "Détrompez-vous ! Je me suis installé à Metz avec mon épouse et ma petite fille (Méline, 1 an et demi), et notre intégration s'est fort bien passée. Franchement, tout va bien.> Passer de la douceur atlantique au dur climat lorrain, de la Ligue 1 à la Ligue 2, que de changements, tout de même. Pascal Delhommeau n'en a cure. Ne retient que le positif. "Si je suis parti, c'est qu'à Nantes, je ne jouais plus. Il me restait un an de contrat, mais à quoi bon..."
Pas de proposition d'un club de l'élite, pas vraiment d'autre club de Ligue 2 en vue, le voilà à Metz. Et sans le moindre regret. "Ce qui compte vraiment, c'est que je puisse jouer. Et pour le moment, on peut dire que ça se passe très bien !", affirme-t-il. En effet.
Huit matches de Ligue 2 pour le FC Metz, six titularisations, deux rentrées en cours de match pour Pascal Delhommeau. Depuis fin juillet, il est dans tous les bons coups. Qu'il savoure, avec beaucoup de sagesse et d'humilité. L'ancien Nantais, qui assiste de loin, non sans amertume, à la dégringolade de la maison jaune, possède les vertus de l'expérience. 134 matches de Ligue 1 ont forgé le caractère du bonhomme. "C'est vrai, on a bien commencé, mais on est toujours en construction. Restons les pieds sur terre. Travaillons, travaillons encore...", plaide-t-il pour dribbler les compliments qui s'abattent sur son club.
Timide et réservé, Pascal Delhommeau n'en fait pas moins l'unanimité chez les "grenats". Francis De Taddeo le confirme. "Pascal, au delà du fait qu'il a un gros potentiel physique et qu'il est techniquement très posé et très propre, est un garçon intelligent, agréable à vivre et de cœur. Il est unanimement apprécié dans le groupe."
Bonne pioche ! Et pas tout à fait un hasard. "Je m'étais renseigné notamment du côté de Franck Signorino (NDLR : ancien Messin devenu Nantais). On ne s'est pas trompé!", se réjouit l'entraîneur messin.
Aujourd'hui, Pascal Delhommeau se sent de mieux en mieux. Il joue, il gagne. Et surtout, il n'a qu'une envie : retrouver la Ligue 1 la saison prochaine. Et une certitude aussi... "Nous sommes encore fragiles. On l'a vu à Reims par exemple...". Autant dire qu'il sait combien ce sera difficile, demain soir, face à Montpellier. Le message du coach est passé...
Une journée bien remplie...
Francis De Taddeo aurait pu être devant sa télévision, hier soir, il a choisi de prendre la direction de Strasbourg, pour y voir Alsaciens et Havrais, deux futurs adversaires. Il n'y a pas de supervision inutile...
Le tout après avoir concocté, avec son staff, les vidéos qui serviront, demain, à éclairer ses joueurs; et animé une séance consacré aux stratégies à employer. Un entraînement qui s'acheva par une séance de coups de pied arrêtés.
Tout le groupe retenu pour la rencontre de demain soir face à Montpellier en était. Plus le jeune Bocande, qui avait joué la veille en CFA, plus Corrales qui est suspendu. Par ailleurs, comme prévu, Gomez reprendra ce matin.
Francis De Taddeo a une idée assez claire de ce qui attend ses joueurs. "Attention, Montpellier n'est pas l'équipe abattue qu'on pourrait imaginer. Elle est même très concernée..." September 23
Signorino : «désespérant»
Promu au poste d'entraîneur du FC Nantes, George Eo va devoir cravacher pour remonter le moral de ses joueurs, avant-derniers en L1 avant la venue de l'OM ce dimanche (21h). Un exemple avec le défenseur Franck Signorino, qui ne cache pas sa peine actuelle. «Je n'en dors plus la nuit, assure l'ancien Messin. La situation du club me tracasse et j'y pense sans cesse. Je me battrai jusqu'au bout, même si la situation est devenue désespérante.»
«Franck Signorino, croyez-vous au fameux choc psychologique dû au changement d'entraîneur ? Non. Sauf si, nous les joueurs, on se dit : p... à cause de nous, un entraîneur s'est fait virer, a perdu son travail. Sauf si ce limogeage nous interpelle et que nous prenons conscience que c'est nous, qui sommes sur le terrain et que nous devons nous bouger le c... Le coach avait sa part de responsabilité, tout comme les joueurs et les dirigeants.
Etant donné le contexte nantais, ne regrettez-vous pas d'avoir quitté Metz à la fin de la saison 2004-2005 pour venir ici ? C'est l'histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. Au niveau des résultats, j'en suis au même point qu'avec le FC Metz ! En fait, je suis un peu fatigué de vivre des saisons très difficiles. En dix ans de carrière, je n'ai même connu que ça si on excepte la remontée en L1 avec Metz (en 2003). Je ne me sens pas épanoui dans ce FC Nantes là. Je suis comme un employé dont l'entreprise ne marche pas.
D'un point de vue personnel, vous semblez en revanche être dans une dynamique beaucoup plus positive que celle du club. Individuellement, j'ai beaucoup appris sur la façon de travailler, d'appréhender le foot, dans ma réflexion, dans ma manière de gérer la pression médiatique plus forte qu'en Lorraine.
On parle de plus en plus de vous pour endosser le brassard de capitaine. Cela vous tente-t-il ? Je trouve le sujet déplacé vis-à-vis de Loïc Guillon (l'actuel capitaine, confirmé par Eo), que j'apprécie. On subit les rumeurs sur ce fameux brassard. La question ne se pose pas. Je n'ai pas envie de scier la branche à un coéquipier.
L'émotion transparaît souvent sur votre visage. Pouvez-vous expliquer comment vous ressentez les choses de l'intérieur ? J'ai tellement tendance à m'impliquer, à m'investir, à faire les choses avec cœur que je n'en dors plus la nuit. La situation du club me tracasse et j'y pense sans cesse. Je gamberge. Mais je me battrai jusqu'au bout, même si la situation est devenue désespérante.
Selon vous, quelles sont les solutions pour sortir Nantes de cette crise ? J'ai déjà connu cela. Je sais quels sont les remèdes. Il n'y a rien d'original dans ma réponse. Ce sont les valeurs que m'ont inculqué Jean Fernandez, Gilbert Gress, Francis de Taddéo : beaucoup de travail, de la rigueur, de l'humilité. Dans la difficulté, on doit s'investir encore plus. Je ne parle pas forcément du terrain mais de l'entraînement invisible, du sommeil, des étirements à la fin des séances, de la concentration. On ne pense pas au match seulement la veille. Par un investissement total, on parviendra à rétablir la situation. Il ne s'agit pas d'une question de talent, car il y en a ici. Il faut savoir souffrir pour récolter les fruits de ce dur labeur.
Pensez-vous pour autant que l'investissement de chacun et la volonté de se faire mal pour les autres ne sont pas suffisants ? Peut-être... Je suis petit-fils de mineur. Mon père a commencé à travailler à l'âge de seize ans : il s'agit de valeurs que l'on m'a inculquées. Nantes a longtemps été habitué à gagner par le beau jeu, à éviter la confrontation directe par le collectif. On doit apprendre à s'arracher les uns pour les autres. Je ne dis pas que l'on ne veut pas le faire mais ce n'est pas dans la nature nantaise, pas dans les germes. Le recrutement opéré à l'intersaison s'inscrivait pourtant dans cette réflexion. Il suffit peut-être d'un déclic.»
Grenoble, vainqueur d'Ajaccio dans les Alpes (2-0), a repris la tête de la L2 à la faveur d'une 9e journée qui se clôt lundi par Metz-Montpellier, les Lorrains pouvant déloger les Isérois en cas de match nul. D'un coup de talon et de génie, Nassim Akrour (32e) a dévié une frappe pour marquer le premier but du match. Puis Franck Dja Djedje (66e) a assuré la victoire et replacé le GF38 à la première place. Derrière, Caen, vainqueur de Tours (1-0), rejoint Metz mais reste troisième à la différence de buts (+7 contre +8). Reims, vainqueur d'un Guingamp toujours 18e (1-0), s'efforce de garder le contact avec la tête et Bastia s'est bien ressaisi après sa déroute à Montpellier (0-4) en écrasant Niort (4-1). Enfin, Amiens a remporté à Istres un précieux succès (3-1).
La 9 ème journée de Ligue 2
Vendredi 22 septembre 2006 à 20h Caen 1 - Tours 0 Reims 1- Guingamp 0 Bastia 4 - Niort 1 Gueugnon 0 - Dijon 2 Istres 1 - Amiens 3 à 20h30 Grenoble 2 - AC Ajaccio 0
Samedi 23 septembre 2006 à 20h Strasbourg - Le Havre Brest - Créteil
Dimanche 24 septembre à 18h Libourne/Saint-Seurin - Châteauroux
Lundi 25 septembre 2006 à 20h30 Metz - Montpellier
Grenoble sur sa lancée
Vendredi
Bastia (8-11 pts) - Niort (10-10 pts)
Caen (3-16 pts) - Tours (16-8 pts)
Gueugnon (11-10 pts) - Dijon (12-10 pts)
Istres (13-9 pts) - Amiens (15-8 pts)
Reims (6-13 pts) - Guingamp (18-5 pts)
Grenoble (2-17 pts) - Ajaccio (9-10 pts)
Samedi
Brest (20-3 pts) - Créteil (19-4 pts)
Strasbourg (4-15 pts) - Le Havre (7-13)
Dimanche (18 heures)
Libourne/Saint-Seurin (14-8 pts) - Châteauroux (5-15 pts)
Lundi (20 heures 30)
Metz (1-19 pts) - Montpellier (17-7 pts) (Sur Eurosport)
Domergue: "Les joueurs ont été marqués"
A Montpellier pour la deuxième saison de rang, Jean-François Domergue a connu un début de saison douloureux, traduit par une dix-septième place. "Mais nous sommes dans une dynamique nouvelle", assure l'entraîneur héraultais.
Un mot, pour commencer, sur votre élimination en Coupe de la Ligue, face à Marseille. Quels premiers enseignements en tirez-vous? "Mon équipe a eu un très bon comportement, dans la lignée de celui qu'elle avait affiché lors des deux derniers matches, à Brest (nul, 0-0) et contre Bastia (victoire, 4-0). Il faut continuer à travailler dans cette direction. Malgré la défaite, il faut positiver: nous aurions pu égaliser mais retenons plutôt que nous avons marqué face à une défense qui n'a jusqu'ici encaissé que deux buts en Ligue 1. La différence? Elle s'est faite sur la qualité individuelle et sur le potentiel offensif marseillais. Nous les avons peut-être trop longtemps respectés."
* A quoi attribuez-vous le début de saison difficile de votre formation, dix-septième après huit journées? "Les choses sont très simples: à la différence de certains, nous avons pris un mauvais départ. Nous avons payé ce premier match, perdu à Grenoble (3-2), alors que nous avions la maîtrise totale des débats. L'arbitre a commis des fautes professionnelles, je le dis. Deux penaltys sifflés contre nous, un but hors-jeu, etc. Les joueurs ont été marqués, vraiment. Aujourd'hui, Grenoble est en haut, et nous..."
* Comment le club a-t-il traversé cette période? "Quand vous connaissez des moments difficiles, vous avez deux solutions: flancher ou être plus que jamais solidaires. C'est ce que nous avons réussi à faire, en gardant une cohésion sans faille entre toutes les composantes du club. On a continué à bosser et il y a eu une première bonne réaction à Brest, avant cette victoire face à Bastia. Maintenant, il va falloir que ça dure, et pour cela, continuer à être consciencieux et appliqués. Nous avons des qualités offensives, mais nous éprouvons encore des difficultés à l'arrière. Il nous reste à trouver l'équilibre. Sur la durée, évidemment. Il ne faut pas tomber dans l'épisodique."
* Prochain test à Metz. Qu'attendez-vous de ce déplacement? "C'est un match très important pour nous, comme l'était celui de Brest, comme l'était celui de Bastia. Nous savons que Metz est en confiance, à nous de savoir répondre au duel. Nous sommes dans une dynamique nouvelle, profitons-en."
Bruno Carotti : interview
« Saint-Symphorien fleure bon la L1 »
Après être passé à Nantes, Paris, Saint-Etienne puis Toulouse, Bruno Carotti a rejoint son club d’origine, Montpellier, pour y terminer, semble-t-il, une carrière bien remplie. Il revient sur le début de saison des siens et le match à venir contre Metz.
Après huit journées, quel bilan dressez-vous de ce début de saison ?
Bruno Carotti : « Nous avons très mal démarré et notre situation est pour le moment assez difficile. Mais nous restons sur une bonne performance face à Bastia (victoire 4-0) et un match de Coupe contre Marseille qui a été intéressant malgré la défaite. Notre moral est donc en hausse en ce moment. »
Avez-vous des explications quant à ce faux départ ?
B.C. : « Nous avions fait des matches amicaux intéressants. Mais lors de notre premier match, nous avons été confrontés à certains aléas (ndlr : alors qu’ils menaient 2-0 à la pause à Grenoble, les Montpelliérains ont été battus 3-2 après une fin de match houleuse). Cela a conditionné les rencontres suivantes, où les résultats ont été mauvais. Malgré tout, il nous reste beaucoup de travail à accomplir dans le jeu et sur le plan mental pour nous hisser dans le haut du tableau. »
Lorsque vous gagnez, vous ne faites pas dans la dentelle…
B.C. : « C’est là le paradoxe. Nous parvenons parfois à faire de belles prestations avec des scores fleuves mais il nous arrive également de prendre des buts sur des erreurs d’inattention, des relâchements coupables. Après, une fois que nous encaissons un voire deux buts, nous sommes déboussolés, on ne sait jamais comment cela peut se terminer. »
Vous présentez davantage le profil d’une équipe de L1. Avez-vous du mal à vous acclimater à ce championnat de L2 ?
B.C. : « Par rapport au rythme qu’on peut mettre dans les matches, on serait peut être plus à l’aise en Ligue 1 en effet. Maintenant, nous sommes en L2 et l’élite, il faut la mériter. On doit s’adapter à ce jeu qui est différent en termes de pressing et d’engagement. Nous savons très bien que si nous arrivons à nous mettre au niveau dans ces domaines là, nous parviendrons à nous exprimer techniquement. Mais il faut déjà être là physiquement et dans l’impact. »
Un petit mot sur votre prochain adversaire, le FC Metz ?
B.C. : « Déjà, je suis content de retourner à Saint-Symphorien car c’est un stade qui fleure bon la Ligue 1. Nous y avons joué pas mal de fois. Metz fait un très bon début de saison. C’est une équipe assez jeune mais qui possède une bonne ossature. Je ne suis pas très surpris de les voir à ce niveau là. On sait très bien que cela va être difficile, il nous faut leur poser un maximum de problèmes. »
En tant que défenseur, craignez-vous le duo Cissé – Gueye, qui est très en forme en ce moment ?
B.G. : « Il est vrai que sur les matches qu’on a pu voir, ils m’ont parus très complémentaires. Ils ont une certaine confiance qui leur permet de tenter pas mal de choses. Cela les rend assez imprévisibles, il va falloir faire très attention à eux.
Le FC Metz en pétard contre les « insupporters » trop explosifs
Plus de 10 000€ d'amende depuis le début de saison en L2 : le FC Metz paie cher les débordements de ses supporters trop explosifs, qui balancent fusées, pétards, fumigènes sur la pelouse et dans les tribunes de St-Symphorien ou d'autres stades.
Des amendes qui sont variables : 7 000€ pour la rencontre Metz-Bastia pour un pétard jeté sur la pelouse mais qui heureusement ne blessa personne, 500€ pour le match contre Gueugnon, 1 500€ dans la rencontre contre Libourne, 1 000€ à Reims. Ça commence à compter ! « Contrairement à ce que nous pourrions penser, de tels débordements ne sont pas liés ou tributaires des résultats du club. L'équipe tourne bien en ce début de championnat, nous sommes leader de L2, les gens voient du football, des buts, les joueurs témoignent d'un bon esprit entre eux. Alors pourquoi ces gestes inconsidérés, qui peuvent être dangereux pour les joueurs, les arbitres, les spectateurs ? », s'interroge Jacky Ancel directeur du stade et de la sécurité. « Il est certain que la LFP (Ligue de football professionnel) n'autorise guère ce genre d'enthousiasme des supporters. Nous avions demandé des autorisations pour les festivités liées aux anniversaires de la Horda Frénétik et de Génération Grenat dans l'enceinte du stade St-Symphorien. Artificier, expert, sécurité étaient sur le pont. Les présidents et responsables de nos clubs de supporters déplorent ces agissements irresponsables qui peuvent s'avérer dangereux et qui obèrent les finances du club à travers les amendes répétées. Je pense qu'ils sauront faire entendre raison aux lanceurs de pétards et autres fusées et fumigènes, que l'autodiscipline fonctionnera. Ils ont tout à y gagner, car il serait dommage qu'une mauvaise réputation s'attache à nos supporters et qu'ils se retrouvent dans le collimateur des responsables de sécurité d'autres stades. Ils auraient tout à gagner à freiner leur ardeur explosive. »Malgré les palpations à l'entrée du stade, la fouille des sacs, des hampes creuses de drapeaux, malgré le fait que les stadiers font dérouler aux entrées de St-Symphorien les bâches et banderoles dans lesquelles pourraient être roulés, dissimulés des pétards, fusées et autres projectiles, vingt-cinq fumigènes furent découverts dernièrement, cachés dans le stade. Cela tendrait à dire que certains se glissent dans les gradins et tribunes avant l'ouverture des portes pour cacher leurs artifices. « S'il y a encore débordement, nous serons contraints de déposer plainte avec constitution de partie civile. Il y aura action en justice car il n'y a aucune raison que ce soit le club qui paie chaque fois les pots cassés. » Avant le coup d'envoi du prochain match contre Montpellier au stade St-Symphorien, ce lundi à 20h30 (télévisé sur Eurosport),
une minute de silence sera respectée en hommage à Roger Carpi, ancien vice-président et trésorier du FC Metz, et à Manolo alias Félix Atlan, le « Mexicain » emblématique de St-Symphorien, dont le sombrero et la grosse caisse seront déposés dans le rond central pendant cette minute de silence par les jeunes qui l'accompagnaient dans ses animations du stade, telle la célèbre chenille, qui fit le tour de France du football à l'époque glorieuse des « P.P. » flingueurs, Pirès et Pouget, dans les années 97-98, notamment celle de la première place ex-æquo avec Lens. Manolo, qui est décédé accidentellement le 3 septembre à 68 ans, était né à Alger et venu à Metz faire son service militaire. Ebéniste habitant Gorze, il avait travaillé aux Galeries Pasteur de Metz puis à BUT. Les supporters de ses Grenats bien-aimés lui rendront un vibrant hommage et les joueurs sauront se transcender pour offrir une victoire en hommage à ces deux grands serviteurs du FC Metz que furent, chacun à sa manière, Roger Carpi et Manolo.
Aguirre dans le groupe?
Les Messins se sont entraînés hier matin, s'entraîneront à nouveau ce matin et une dernière fois demain matin avant de recevoir Montpellier, lundi soir. Une rencontre à haut risque, selon Francis De Taddeo, qui aura à choisir ses seize joueurs parmi dix-sept: à savoir les auteurs de la victoire à Dijon plus l'international péruvien Aguirre, qui monte tout doucement en puissance. Son compatriote, Coralles, aurait peut-être pu aussi prétendre être de la revue, mais son expulsion à Sochaux en CFA, le week-end dernier, lui vaut d'être suspendu. Enfin, Gomez, légèrement grippé, reprendra, si tout va bien, l'entraînement demain matin.
CFA : Metz s'effondre
Le SAS a infligé aux réservistes messins la même punition que celle qu'il avait reçue six jours plus tôt.
En atteignant la pause sur un score nul et vierge, les Spinaliens pouvaient s'estimer heureux. La maladresse de Turnau y était pôur beaucoup. L'ailier droit mosellan avait en effet vendangé une occasion unique (17e). Se voyant adresser une passe en retrait, Pinto ratait son contrôle et laissait filer l'attaquant messin vers le but vosgien. Mais Turnau, gêné par la sortie de Robin, optait pour une tentative de lob qui atterrissait dans les bras du gardien local. Ouf! La frayeur du clan vosgien était à la hauteur de la déception mosellane. Car les réservistes messins se contentaient, durant cette première période, de gérer leur affaire sans vraiment appuyer leurs actions offensives. Cela laissait donc l'opportunité aux Spinaliens de tenter leur chance. Tout d'abord sur une tête de Jahier que Sissoko, le gardien visiteur, était bien inspiré de détourner en corner (25e). C'était encore Jahier, de la tête puis d'une frappe de trente mètres, qui mettait la défense des Grenats sur des charbons ardents (28e et 38e).
Comme souvent, à trop buter sur la défense adverse, les Spinaliens s'exposaient à la catastrophe. Et celle-ci était tout proche quand Françoise était lancé dans la surface vosgienne. Sa reprise instantanée partait droit dans la lucarne mais c'était sans compter sur une somptueuse claquette de Robin qui écartait le danger (69e). Paradoxalement, à la suite de cette grosse occasion, les Mosellans levaient le pied. Pas les Spinaliens. Qui trouvaient la récompense de leurs efforts sur un corner de Goncalves, repris de la tête par Pinto (1-0, 83e). Si Danglades ratait le break seul devant Sissoko (85e), c'est Vairelles qui mettait la dernière touche. Le Spinalien glissait tout d'abord un long ballon sur la droite du gardien messin (2-0, 88e) et dans la foulée, le même Vairelles reprenait des seize mètres un ballon en retrait par Hsini (3-0, 90e). La meilleure manière de remettre les pendules à l'heure après le 3-0 encaissé en Alsace six jours plus tôt.
SA SPINALIEN-FC METZ 2 : 3-0
Stade de la Colombière. 500 spectateurs. Arbitrage de M. Wernert (Ligue de Paris). Mi-temps: 0-0. Buts pour Epinal: Pinto (83e), Vairelles (88e et 90e). Avertissements à Epinal: Condi (23e); à Metz: Schmisser (42e), Mangane (57e), Bocandé (60e).
* EPINAL: Robin, Regui, Menaï (puis Moulin, 70e), Condi O., Pinto, Celik, Mohamed (puis Hsini, 88e) Corvino, Jahier, Goncalves (puis Vairelles, 85e), Danglades.
* METZ: Sissoko, Kaudanski (puis Ferandes, 77e), Delgado, Mangane, Schmisser, Bocandé (puis Andres, 70e), Turnau, Bong (puis Nativel, 71e), Françoise Carlton, Betsch. September 22
Mercredi, Montpellier a quitté la Coupe de la Ligue la tête haute après avoir bousculé Marseille... Pour tout vous dire, Jean-François Domergue nous a fait peur. Alors que l'on s'attendait à voir Albert Emon jouer la carte du turn-over pour ménager des joueurs sollicités sur tous les fronts - UEFA, championnat de L1, coupe de la Ligue et même sélections nationales pour certains -, c'est l'entraîneur montpelliérain qui a pris tout le monde à contre-pied.
Au coup d'envoi de ce 16e de finale face à Marseille, Jean-François Domergue avait en effet laissé quatre titulaires habituels - Carotti, Malm, Chakouri et Cambon -, sur le banc. Le pari paraissait sacrément osé. Il a failli réussir. En seconde mi-temps, les Montpelliérains ont tout simplement bougé le grand OM. Mais comment diable une équipe moribonde en L2 peut-elle hisser ainsi son niveau de jeu ? Explications...
Un véritable groupe.- A la veille de ce match de gala, Louis Nicollin avait clairement défini les priorités. « La coupe, je m'en tamponne. Le plus important, c'est le championnat et le match de lundi prochain contre Metz », avait martelé le Président. Le message avait le mérite d'être clair. Et Jean-François Domergue qui n'en finit pas d'insister sur la notion de groupe a trouvé là une occasion unique de faire souffler quelques-uns de ses cadres dans la perspective de ce retour aux affaires courantes. Après une bonne engueulade au soir de la défaite contre Libourne-Saint Seurin et trois semaines de travail appliqué pendant la trêve internationale, les Montpelliérains ont, semble-t-il, pris conscience de leurs responsabilités. Mercredi, chacun, titulaire ou remplaçant, a tiré dans le même sens. Il ne faudra pas s'arrêter en si bon chemin...
Un système qui se met en place.- A Grenoble lors de la première journée de Ligue 2, Montpellier avait bousculé son adversaire en s'appuyant sur un 4-3-3 résolument offensif. Après avoir tâtonné, expérimenté sans grand succès une défense à cinq, un milieu de terrain à quatre, Domergue est revenu au schéma initial depuis le match de Bastia. Résultat des courses : un succès probant contre les Corses (4-0) et une prestation convaincante contre les Marseillais. C'est certainement la voie à suivre.
La complémentarité du duo Atik-Delaye.- Ce schéma en 4-3-3 fonctionne d'autant mieux que Delaye et Atik, enfin associés, sont capables d'orienter le jeu de leur équipe mais aussi d'épauler leur récupérateur, qu'il se nomme Godemèche ou Carotti. Delaye n'a rien perdu de ses qualités de passeur. Quant à Atik, il semble avoir oublié ses velléités de départ. Au mercato, il avait fait un essai infructueux en Allemagne. A terme, chacun y trouvera son compte. Le club bien sûr mais aussi le joueur qui, en retrouvant la confiance de Domergue et de son président, a l'occasion de confirmer un indéniable talent.
Une équipe joueuse.- On l'avait pressenti contre Istres et Bastia balayés 4-0 en championnat à La Mosson, on en a eu la confirmation mercredi. Le MHSC version 2006-2007 est bien une équipe faite pour aller de l'avant. Le but passé aux Marseillais sur une action de jeu, les occasions ratées d'un cheveu par Montano, Malm ou Carotti viennent confirmer les bonnes dispositions offensives des Montpelliérains. Cette équipe n'est certainement pas faite pour se recroqueviller sur son but.
Le choc entre le leader de L2, Metz, et Montpellier, 17e, deux clubs ayant évolué récemment en élite, sera à l'affiche de la 10e journée, lundi, alors que ce week-end, Grenoble, Caen et Strasbourg tenteront à domicile de réduire, au moins provisoirement, l'écart avec la tête.
A deux points de Metz, Grenoble, l'équipe surprise de ce début de saison, accueille Ajaccio, 9e avec dix points. Yvon Pouliquen, l'entraîneur grenoblois, se méfie des Corses: "C'est une équipe qui descend de la L1 avec quasiment le même effectif. Ajaccio est en pleine montée en puissance, donc ce n'est pas le meilleur moment pour les rencontrer mais c'est toujours important de gagner à domicile". Avec une victoire, Ajaccio pourrait se relancer.
Caen, relégué il y a deux ans, espère que cette année sera la bonne: après une année d'adaptation, les Normands sont bien partis (3es avec 16 points et 0 défaite) et veulent confirmer aux dépens de Tours (16e avec 8 points). "Les trois points sont obligatoires", estime Stéphane Samson. "On doit gagner à tout prix", poursuit le gardien Vincent Planté, qui souligne que Caen reste sur une série de treize matches sans défaite à d'Ornano.
Eliminé par Auxerre en Coupe de la Ligue, Strasbourg va maintenant se concentrer sur la L2. Quatrièmes à un point de Caen et quatre de Metz, les Alsaciens accueillent Le Havre, lors d'un duel entre deux des clubs comptant le plus de saisons en L1. Septième avec treize points, Le Havre peut aussi viser la remontée. A suivre aussi, Istres et Créteil, dont les entraîneurs, Jean-Louis Gasset et Albert Rust, ont été limogés cette semaine.
Ils courent, ils courent...
Ecarté des terrains depuis plusieurs mois par un genou douloureux, Dino Djiba a repris récemment le chemin de l'entraînement. Le milieu de terrain poursuit son travail de remise en forme, à l'écart du groupe, mais aux côtés d'un autre absent de ce début de saison messin, Laurent Lanteri. Arrivé à l'intersaison, l'attaquant avait vite rejoint l'infirmerie en raison d'une pubalgie. Prévue cet après-midi, la séance d'entraînement d'aujourd'hui débutera finalement à 10h.
CFA : Metz l'épreuve vosgienne
L'enjeu. Auteur de "son meilleur match de la saison", dixit José Pinot, la semaine dernière à Sochaux (1-1), le FC Metz enchaîne avec un deuxième déplacement, à Epinal. Un nouveau test face à une formation vosgienne qui aura certainement à cœur de faire oublier sa lourde défaite à Schiltigheim (3-0).
L'avis de José Pinot. L'entraîneur le devine: "Ce sera un match compliqué, en nocturne. Epinal va chercher à s'imposer, et pas seulement à travers le résultat." Aux Grenats de trouver la réponse.
L'effectif: Forfait la semaine passée à Sochaux, Betsch fait son retour au sein du groupe désigné hier par José Pinot. A noter aussi la présence de plusieurs éléments pros: Bong, Schmisser, Bocandé, Turnau et le Péruvien Delgado seront du voyage.
FC Metz: 7e avec 17 pts (2V, 4N, 1D). Dernières rencontres: nul à Sochaux (1-1), victoire contre Schiltigheim (3-1), défaite à Besançon (2-1).
Epinal: 9e avec 17 pts (3V, 1N, 3D). Dernières rencontres: défaite à Schiltigheim (3-0), victoire contre Nancy (1-0), victoire à Calais (0-1).
Face à Face… avec Pascal Delhommeau
Arrivé de Nantes cet été, le défenseur central Pascal Delhommeau s’est parfois mué en milieu de terrain sous la tunique des Grenats. Il a bien voulu se prêter au jeu du ‘Face à Face’. Pas sûr, néanmoins, qu’il recommencera.
Ton avis sur…
… les tirages de maillot sur corner, qui ont été plusieurs fois sanctionnés en ce début de saison « Je trouve que c’est une bonne chose dans la mesure où tous les arbitres jugent ce type d’action de la même manière. Il faut que cela soit fait à tous les niveaux et sur chaque pelouse. Bien sûr, il n’est pas évident de détecter l’intégralité des accrochages car il se passe énormément de choses dans les surfaces de réparation. A ce niveau, les juges de touche pourraient sans doute être utiles en intervenant lorsqu’ils sont mieux placés que l’arbitre principal. En tant que défenseur, il m’est arrivé d’accrocher des joueurs. Désormais, je fais beaucoup plus attention. Je pense que dans l’ensemble, les autres joueurs vont réagir de la même façon. »
… la période difficile que traverse le FC Nantes « Je n’aime pas trop parler de cela maintenant que je n’y suis plus. Je peux juste dire que je trouve cela dommage. Je suis toujours en contacts avec quelques joueurs et des membres du staff médical. Je suis resté huit années à Nantes, cela ne peut me laisser insensible, j’espère qu’ils sauront rebondir. La base du club est son Centre de Formation. Je pense qu’il faut s’appuyer dessus, faire confiance aux jeunes qui en sortent pour repartir. Par le passé, c’est toujours comme ça que le club a réussi… »
… les élections présidentielles à venir « (il sourit) C’est quand déjà ? Cette année ou l’an prochain ? […] Je dois avouer que cela fait longtemps que je ne suis pas allé voter et c’est un tort que je vais tâcher de réparer. Ce n’est pas par désintérêt et je n’ai aucune excuse, tout le monde a le temps pour cela. C’est véritablement important de le prendre. »
Le plus chambreur du vestiaire ?
« Julien Cardy » Le joueur qui tombe qui tombe tout le temps ?
« Julien François » Celui qui met le plus de coups à l’entraînement ?
« Moktar Mangane » Le plus professionnel ?
« Christophe Marichez » Le plus fashion ?
« Ludovic Obraniak » Celui qui se pomponne le plus après les séances ?
« Je crois que c’est ‘Puerte’ Daniel Gomez ! » Le plus mauvais perdant ?
« J’en vois plusieurs… je dirais surtout Christophe Marichez et Ludovic Obraniak. » Le pire défaut de ton camarade de chambre en déplacement, Daniel Gomez ?
« Il dort tout le temps ! Parfois, je suis avec lui dans la chambre, c’est comme si j’étais tout seul. » Ton activité favorite en déplacement ?
« Je regarde la télé. » Ton émission préférée ? « Koh Lanta. » Quel membre de l’effectif tu verrais bien y participer ?
« Je ne sais pas… Sébastien Bassong ? » Ton meilleur souvenir de match ?
« Ma première rencontre en Ligue 1. C’était un Nantes – Sochaux en 1998, nous l’avions remporté 2-0. » Et ton pire souvenir ?
« Nantes – Guingamp : 0-4. En face, il y avait Malouda et Drogba. » Si tu ne devais emmener qu'un objet sur une île déserte ?
« Un ballon » Le dernier film que tu es allé voir ?
« Camping-car » La question qu’on ne t’a jamais posée et que tu aimerais qu’on te pose ?
« Quand voudriez-vous que cette interview se termine ? » Et la réponse, donc ?
« Maintenant »
Présidence de l'UEFA: Platini veut "assurer la primauté du jeu
PARIS (AFP) - Michel Platini veut assurer "la primauté du jeu sur toute autre considération", selon un courrier adressé aux 52 présidents des associations de football de l'UEFA dans le cadre de sa candidature à la présidence de cette instance, dont l'AFP a eu copie jeudi.
L'ancien capitaine de l'équipe de France et co-président du comité d'organisation du Mondial-1998 s'était déjà déclaré candidat il y a un an, mais n'avait pas encore dévoilé ses grandes orientations, qui tiennent en cinq points, axés sur la "primauté du jeu".
"Je ne suis pas le candidat de la rupture mais celui de l'évolution du football qui saura s'adapter aux réalités du XXI e siècle sans renier ses principes fondamentaux», explique Michel Platini.
Le 1er point est "rassembler, réunifier la famille du football", Michel Platini insistant sur le fait que ce n'est pas "aux juges de décider de l'avenir du football" mais "c'est aux responsables du football de le faire."
Le 2e point est de "redonner le pouvoir aux élus et principalement aux présidents des associations nationales".
Le 3e objectif du candidat français est de "renforcer la solidarité des échanges entre les associations et les membres". Il est "indispensable" pour M. Platini pour "corriger les inégalités et établir une véritable égalité des chances dans l'Europe du football" de poursuivre et d'amplifier "une grande politique de solidarité et d'échange entre les fédérations."
Cela suppose "le maintien du principe de la gestion centralisée par l'UEFA des droits commerciaux et télévisés."
Le 4e chantier sera de "faire reconnaître la spécificité du sport, et notamment du football, dans le droit européen". L'ancien joueur de la Juventus précise que le football "n'est pas une activité économique comme une autre, c'est un jeu dont la vérité, la simplicité, la sobriété ne peuvent être totalement soumises aux lois du marché et encore moins ternie ou altérées par les dérives de celles-ci."
M. Platini veut aussi intensifier la lutte contre "les fléaux" que sont "le racisme et la xénophobie, les diverses formes de fraude et notamment celles liées aux paris, les dérives de la profession d'agent, le dopage, l'utilisation potentielle du football comme vecteur de blanchiment d'argent douteux".
"Je suis pour un football propre", poursuit le candidat, qui insiste: "aucun soupçon ne doit peser sur l'équité des compétitions ou la validité des performances, car la tricherie dans le football, c'est un crime contre l'esprit du jeu".
Enfin, le 5e et dernier objectif sera "d'assurer l'avenir de nos compétitions et de développer toutes les pratiques du football", et Michel Platini, dans cette optique, dit "oui à la (Ligue des champions) ouverte, non à une pseudo-NBA fermée".
L'actuel président de l'UEFA, le Suédois Lennart Johansson, est le seul autre candidat déclaré à la présidence de l'UEFA. L'élection est prévue le 27 janvier 2007 à Düsseldorf (Allemagne).
Léoni: "La vérité se lit sur le terrain" Arrivé à l'intersaison, sans garantie de temps de jeu, Stéphane Léoni compte aujourd'hui parmi les joueurs messins les plus utilisés. L'ancien défenseur de Sète savoure, sans prétention.
Après plusieurs expériences à l'étranger et une saison à Sète, vous êtes reparti en Ligue 2 avec le club de vos débuts. Comment cela s'est-il déroulé? "J'étais tout simplement en fin de contrat à Sète et Metz cherchait un joueur de complément. Lorsque j'ai reçu la proposition, je n'ai pas trop hésité et j'ai signé à la veille de la reprise, pour une année."
* A trente ans, comment avez-vous abordé ce nouveau départ? "Sans me poser de question, avec la volonté de faire au mieux. Ce qui s'était passé la saison passée, au club, je ne m'y suis pas attardé. C'était derrière. J'aime ce maillot, j'aime cette région, et c'est ce qui m'a conduit ici... comme Julien François et Daniel Gomez."
* Si l'on vous dit que votre début de saison et vos premières prestations ont paru difficiles... "C'est vrai, je le sais, j'étais fatigué, j'ai mal digéré la préparation. Rien à voir avec ce que j'avais pu connaître ailleurs. Oui, ça fait des années que je n'avais pas été confronté à ce rythme. Mais aujourd'hui, je me sens mieux depuis plusieurs matches; je ne suis pas encore à 100% mais ça viendra."
* Ce démarrage délicat ne vous empêche pas de figurer parmi les joueurs les plus utilisés... Une surprise? "Je ne sais pas. Au départ, je ne pensais pas jouer tout de suite, c'est vrai. Mais il y avait des blessés et voilà, j'ai commencé à Gueugnon et on a continué à me faire confiance. Par la suite, on verra. Des joueurs vont arriver, la concurrence va augmenter, mais c'est une bonne chose."
* Le fait d'être le beau-fils de Francis De Taddeo, l'entraîneur, vous a-t-il perturbé à un moment donné? "Non, non. J'avais déjà rencontré cette situation lors de mes premières années à Metz. Ça peut donner lieu à quelques raccourcis, mais franchement, je ne m'y arrête pas. De toute façon, la vérité se lit sur le terrain. Si je suis mauvais, je sais que je sortirai, point barre."
* Revenons au terrain, justement: Montpellier arrive lundi, plutôt mal classé... "Leur place ne reflète pas leur valeur. Ils ont de la qualité, il suffit de regarder leur victoire contre Bastia (4-0). Avec Sète, nous avons été relégués à l'issue de la saison, mais cela ne nous a pas empêchés de faire souffrir plusieurs équipes de la première partie de tableau. Méfions-nous."
* Imaginons que Metz retrouve l'élite dans quelques mois. Que fera Stéphane Léoni? "C'est loin, je ne me pose pas encore la question. Aujourd'hui, je suis dans un groupe heureux, avec des joueurs à l'esprit revanchard. L'avenir dans tout ça? Si je peux participer à la remontée, ce serait déjà bien. Après..."
Petits arrangements avec le jeûne
Difficile pour un sportif de haut niveau de respecter le ramadan. Malick Diop, patron de la défense du FC Metz, s'est aménagé un fonctionnement qui lui permet de suivre le Coran et d'assurer sur le terrain.
Le footballeur professionnel Malik Diop, 31 ans, ancien international sénégalais et patron de la défense du FC Metz, "ne peux plus physiquement assumer tous les jours" le jeûne du ramadan: "Ce n'est pas possible. Tu es épuisé, tu es obligé de puiser dans tes réserves, c'est dangereux pour un sportif de haut niveau, tu t'exposes aux blessures, aux malaises". Il l'a fait pourtant "plus jeune, entre 20 et 22 ans". Mais avec l'âge, le corps devient plus exigeant.
Pendant les 29 jours que dure le ramadan, Malik s'alimente normalement "les jours de match et les jours d'entraînements intensifs". Car il n'est pas question ni pour le joueur, ni pour le club, d'accepter qu'un professionnel se mette en congé de terrain pour des raisons religieuses. "Les dirigeants sont compréhensifs, mais ils nous demandent d'être aussi performants que d'habitude, c'est normal", admet Malik.
Quatre jours par semaine, par contre, il profite de séances d'entraînement plus douces pour jeûner entre le lever du soleil et son coucher: "Le plus difficile ce n'est pas la nourriture, c'est l'interdiction de boire de l'eau". Après la fête de Laïd qui marque la fin du ramadan, Malik Diop, en bon musulman, fait scrupuleusement le compte des jours manquants qu'il rattrapera à raison d'un à deux jours par semaine.
"Dieu nous permet de faire comme cela, il est compréhensif", plaisante le joueur, musulman pratiquant, qui écoute avec assiduité sur son MP3 des khassidas, poèmes écrits par le fondateur d'une confrérie musulmane au Sénégal.
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