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    September 30

    Octobre : les grenats au révélateur des derbys avec Strasbourg et Nancy

    (R.L.) : Metz au révélateur d'octobre

    • Le milieu de terrain de Strasbourg, Yacine Abdessadki, blessé, ne disputera pas la prochaine rencontre de L1 face à Metz.

    Des voisins strasbourgeois en phase de doute, une équipe de Nice invaincue à domicile et un leader nancéien sur un nuage : la nature variée de ses rendez-vous d'octobre devrait préciser la valeur du sursaut observé du côté du FC Metz.

    • STRASBOURG. 9e de Ligue 1, 12 points, 3 victoires, 3 nuls, 3 défaites. Metz - Strasbourg, samedi 6 octobre à 20h. Quatrième au soir de la 5e journée ­ il s'était alors imposé face à Lens (2-1) ­ le promu strasbourgeois pointera à la neuvième place du classement lorsqu'il se présentera sur la pelouse du stade Saint-Symphorien, samedi prochain. Sans aller jusqu'à parler de dégringolade, cette évolution témoigne des difficultés rencontrées ces temps-ci par la formation de Jean-Marc Furlan. En particulier dans le domaine offensif : les Strasbourgeois ont conclu leurs quatre derniers matches de championnat sans marquer le moindre but. Et la Coupe de la Ligue n'a pas apporté d'éclaircie nouvelle à ce niveau (défaite 2-0 contre Amiens).
    « Peut-être étions-nous en surrégime », expliquait récemment l'entraîneur alsacien. Celui-ci attendra quoi qu'il en soit une réaction des siens face à Metz : « Il faut se remettre au travail et retrouver le goût de la lutte. » Et rectifier le tir à l'extérieur : vainqueur à Toulouse (1-3), le 18 août, Strasbourg avait ensuite chuté à Saint-Etienne (2-0) et récolté le minimum à Sochaux (0-0).
    NICE. 7e de Ligue 1, 14 points, 4 victoires, 2 nuls, 3 défaites. Nice - Metz, samedi 20 octobre à 20h. Renforcé par Vincent Hognon et David Hellebuyck à l'intersaison, Nice a bien négocié son été. Surtout au stade municipal du Ray, où les joueurs de Frédéric Antonetti ont récolté onze de leurs quatorze points actuels (deux nuls, trois victoires).
    Seizième à l'issue de l'exercice écoulé, les Azuréens bénéficient aujourd'hui d'une défense qui compte parmi les plus consistantes du championnat (sept buts encaissés en neuf matches). Et ils ne sont pas en reste devant : avec Bakari Koné (quatre réalisations en huit matches), les Niçois semblent se découvrir de nouvelles ambitions en même temps qu'ils abandonnent leurs complexes : vainqueur sur le terrain de Marseille (0-2) il y a un mois, ou plus récemment encore de Saint-Etienne (3-0), ils ne sont plus qu'à quelques encablures des premières loges de la Ligue 1, affichant seulement cinq points de retard sur le leader nancéien et quatre sur son dauphin bordelais.
    NANCY. 1er de Ligue 1, 19 points, 6 victoires, 1 nul, 1 défaite. Metz - Nancy, samedi 26 octobre à 20h. LA surprise par excellence. Mardi, en Coupe de la Ligue, les Nancéiens ont aligné leur neuvième victoire consécutive à domicile de la saison face à Boulogne (L2). Le bilan extérieur pourrait lui aussi faire des jaloux : son passage à Lens (défaite 1-0), le 15 septembre, est la seule fausse note observée du côté de l'ASNL depuis le début du championnat. Leader, Nancy l'était jusqu'hier soir. Un nouvel examen à Monaco et un autre contre une équipe de Sochaux mal en point précéderont sa venue du côté Saint-Symphorien, le 26 octobre.
    Nancy est-il capable de tenir le rythme ? La question n'accapare pas les esprits dans les vestiaires de Pablo Correa. « On est dans notre petit monde, mais on sait ce qu'on fait. On sait que Nancy est encore petit mais nous voulons grandir ensemble », déclarait ainsi Pascal Bérenguer, au lendemain du nul ramené de Marseille (2-2, 4e journée). L'attitude porte ses fruits. Affichant un match de moins que ses deux premiers poursuivants (Bordeaux et Valenciennes), les Nancéiens avancent en direction de Metz nanti d'une marge de manœuvre consistante.

    (Site officiel FC Metz) A.G. de la SASP FC Metz

    L’Assemblée Générale de la SASP FC Metz s’est réunie vendredi sous la présidence de Carlo Molinari. Voici les décisions qui ont été prises ce 28 septembre. Cette Assemblée Générale avait pour objet d’entériner l’augmentation à hauteur de 1,2 million d’euros du capital de la SASP, souscrite par son actionnaire majoritaire, la SOFIME (Société Financière Messine) et proposée par le Conseil d’Administration du 30 Juin 2007.
    Cette Assemblée Générale avait également pour objet d’entériner la nomination de deux nouveaux administrateurs en les personnes de Jean-Luc Muller et Jean-Louis Petruzzi, qui sont désormais membres du Conseil d’Administration de la SASP et associés de la SOFIME.
    Le capital de la SASP s’élève aujourd’hui à 5,918 millions d’euros et est détenu pour 73,5 % par la SOFIME, pour 25,2 % par l’ASSOCIATION FC METZ et pour 1,3 % par le groupe chinois DERUI.

    Une nouvelle tête à la préfo

    Le Centre de Formation des Grenats compte depuis peu un nouvel éducateur. Il s’agit de Bertrand Antoine, un jeune coach plein de tonus occupant également une fonction d’assistant au sein du district mosellan de football.     

    Né à Metz, Bertrand Antoine possède, à 31 ans, une jolie petite expérience en matière de coaching. Il y a un neuf ans, il effectue une pige au sein du Club à la Croix de Lorraine. Olivier Perrin, déjà au club à l’époque, participe à son intronisation. Il s’occupe pendant une saison des poussins du FC Metz avant de rejoindre Magny. Il y passe huit saisons à diriger les 13 ans, les 14 ans puis les 16 ans. Pas de quoi nourrir la moindre défiance vis à vis du club messin, que ses formations affrontent chaque année au cours des championnats nationaux. « J’ai toujours eu de très bonnes relations avec le FC Metz, indique Bertrand. Je pense que les équipes amateurs doivent travailler en étroite collaboration avec le club pro de la région. Certes, nous nous retrouvons régulièrement face à face. Mais bien que nous fassions partie de la même division, nous ne jouons pas dans la même cour. »

    De nouveau sollicité par le club grenat cet été afin de prendre en charge les 12 ans, il choisit de le rejoindre une seconde fois. « Retrouver un club professionnel, après une longue période dans le monde amateur, m’a attiré. L’approche n’est pas la même, on construit ici des joueurs pour l’équipe pro. Cela constitue une remise en question. De plus, je connais tout le monde ici au centre et je sais que je vais travailler avec des gens compétents. » Bertrand Antoine est titulaire du brevet d’état et travaille actuellement à l’obtention du Diplôme d’Entraîneur de Football (le DEF, qui constitue l’étape suivante). Il devrait effectuer un stage à Clairefontaine au mois de janvier en ce sens.
    Parallèlement à ce cursus d’éducateur, le néo-Messin est employé par le district mosellan de football. Il est l’assistant des deux conseillers techniques départementaux de la Moselle : Frédéric Acker et Alain François (le père de Julien). « Je les aide dans leurs différentes missions. Celles-ci concernent la formation des éducateurs, la promotion du football de masse, du football féminin et du football à l’école, des sections sportives comme celle du collège Arsenal. » Aux côtés de Sébastien Muet et Romuald Giamberini, Bertrand Antoine a pour première mission de qualifier ses ’12 ans’ pour la seconde phase du championnat honneur des 13 ans. Au rythme de trois ou quatre séances d’entraînement par semaine sous sa conduite, ceux-ci devraient trouver matière à progresser !

    Bertrand Antoine en bref
    Né à Metz
    Titulaire du BE
    Entraîneur des poussins au FC Metz pendant une saison
    Entraîneur des 13 ans à Magny pendant trois saisons
    Entraîneur des 14 ans à Magny pendant deux saisons
    Entraîneur des 16 ans à Magny pendant trois saisons
    Assistant technique départemental au district mosellan de football

    September 29

    "Fin de crise" au FC Metz ?...

    La piste Diawara bat de l'aile

    Toujours d'actualité, la possibilité de voir l'attaquant Kaba Diawara rejoindre l'effectif messin pourrait ne pas résister aux premiers jours d'octobre.

    Kaba Diawara au FC Metz ? Soulevée à l'approche de la mi-septembre, la perspective ne s'est pas envolée. Mais elle ne s'est pas non plus précisée. Joint hier après-midi par téléphone, Joël Muller indiquait, en effet, n'avoir « reçu aucune nouvelle » de l'attaquant franco-guinéen. Après un bref passage à Metz dont il avait entre autres profité pour s'entretenir avec Francis De Taddeo et le directeur sportif, l'attaquant avait rejoint la Turquie en vue de régler sa situation avec le club de Gaziantepspor, où son contrat court, jusqu'à preuve du contraire, jusque juin 2008. Depuis, l'attente domine. Et le joueur ­ qui n'aurait pas été payé depuis le mois de mai ­ n'est toujours pas officiellement libre, condition sine qua non à son arrivée au sein de la maison grenat. Après avoir joué la carte de la patience, les dirigeants messins semblent sur le point de changer d'attitude. « Sans évolution rapide, nous serons contraints de mettre un terme à l'affaire », explique, pour sa part, Joël Muller. Idée reprise par l'entraîneur messin, lequel met aujourd'hui en avant les inconvénients présentés par Kaba Diawara : « S'il venait, il lui faudrait déjà deux à trois semaines avant d'être au point physiquement. Après, du temps sera nécessaire pour qu'il trouve ses repères au sein de l'équipe... Le tout en sachant qu'il partirait probablement avec sa sélection nationale pour la Coupe d'Afrique des Nations, en février. C'est un aspect du dossier que nous ne pouvons pas négliger. » S'il se dit encore intéressé par le profil de cet attaquant d'expérience, Francis De Taddeo avoue cependant être moins pressé qu'il y a quelque temps encore. « Il n'y a pas le sentiment d'urgence que nous pouvions ressentir fin août. Nous sommes un peu moins en crise. Nos derniers résultats et les quatre buts que nous avons marqués à Caen et contre Bordeaux ont l'avantage de nous laisser du temps, pour ne pas nous énerver et avancer sans empressement. Ça ne veut pas dire que nous ne voulons pas bouger et recruter, mais nous ne voulons pas le faire n'importe comment. »
    « Pour Diawara, il n'est pas trop tard, précise l'entraîneur messin. Mais nous avons mis une date butoir. » Soit une dizaine de jours. Sans nouvelle de l'intéressé d'ici là, Metz pourrait s'engager sur une autre piste, menant à un autre attaquant, ou pourquoi pas, « à un milieu de terrain. »

    Deux nouveaux dans le capital

    Il n'y a pas que sur le terrain que le FC Metz souhaite se renforcer... Dans la coulisse, les choses bougent aussi. Hier après-midi, une assemblée générale de la SASP FC Metz avait été convoquée avec un ordre du jour assez chargé si l'on s'en réfère à la longueur des débats et à l'inaccessibilité soudaine du président Molinari. Deux bonnes raisons de réunir les actionnaires avaient été invoquées : une augmentation sensible du capital de la SOFIME (la société financière messine), présidée également par Carlo Molinari, l'actionnaire majoritaire de la société, et la nomination de deux nouveaux administrateurs qui deviennent tout à la fois associés de la SOFIME et membres du conseil d'administration de la SASP.
    Pour être plus précis, la SOFIME apporte dans la corbeille 1,2 M € supplémentaires et porte désormais sa participation à 73,5 % du capital de la SASP. Ce capital, porté à 5,918 M €, est détenu par ailleurs par l'Association du FC Metz (à hauteur de 25,2 %) et par le Groupe Chinois Derui (1,3 %) qui a rejoint le club Grenat depuis 2005.
    Quant aux deux associés, Jean-Luc Muller, président-directeur général de la société de travail temporaire "Inter Conseil", et Jean-Louis Petruzzi, qui dirige le puissant groupe "Hominis", ils n'ont pour le moment pas communiqué leur implication.
    Quoi qu'il en soit, il s'agit là d'une bonne nouvelle pour le club messin qui semble s'ouvrir davantage que par le passé. Reste à savoir si d'autres manœuvres ne se préparent pas tout doucettement dans ladite coulisse...

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : une séance d'entraînement (9h30). Demain et lundi : repos.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Bordeaux - Metz, 16es de finale de la Coupe de la Ligue, mercredi 25 septembre, 1-2. Prochain match : Metz - Strasbourg, 10e journée de Ligue 1, samedi 6 octobre (20h). À suivre : Nice - Metz, 11e journée de L1, samedi 20 octobre (20h) ; Metz - Nancy, 12e journée de L1, samedi 26 octobre (20h).
    A l'infirmerie. Jeff Strasser (distension du ligament interne latéral du genou droit), Matheus Vivian (distension du ligament interne latéral de la cheville gauche), Christophe Marichez (élongation aux adducteurs).
    Suspendu. Aucun.
    Le chiffre du jour. 9 400. Ou le nombre de billets ayant déjà trouvé preneurs pour le derby de l'Est entre Metz et Strasbourg, le 6 octobre prochain au stade Saint-Symphorien. La saison passée, en Ligue 2, la venue du voisin strasbourgeois avait attiré 20014 spectateurs.

    Dumas persiste

    L'entraîneur de Caen, Franck Dumas, a renouvelé, hier, ses critiques à l'égard de l'arbitre Éric Poulat, l'accusant cette fois de « mauvaise foi. »
    « Ce qui me désole lors des deux matchs arbitrés par Éric Poulat, Caen-Montpellier et Caen-Metz, alors que quatre penalties évidents n'ont pas été sifflés, c'est sa mauvaise foi à ne pas reconnaître ses erreurs qui ne sont pas dignes de son professionnalisme, a déclaré Franck Dumas. Moi je commence une carrière, je fais des erreurs à l'inverse de Monsieur Poulat qui, lui, a un passé d'arbitre qui justifie, apparemment, son honnêteté et ses compétences. »
    Avec ironie l'entraîneur s'est dit par ailleurs « agréablement surpris de l'intelligence et la lucidité des propos de Monsieur Poulat », en réponse aux propos de l'arbitre dans France Football paru hier. Éric Poulat, vilipendé par l'entraîneur de Caen qui lui avait conseillé de « prendre sa retraite », a répondu dans ce journal au technicien : « si je prenais (sa place) ce ne serait pas pire, Caen est déjà dernier. »

    CFA : Metz : confirmer

    FC Metz. 10e avec 16 points (2V, 3N, 2D). Les trois dernières rencontres : défaite à Sochaux (4-0), victoire face à Épinal (3-1), nul à Lyon (1-1).
    Olympique Croix de Savoie 74. 11e avec 15 points (2V, 2N, 3D). Les trois dernières rencontres : victoire face à Raon (6-0), nul à Belfort (1-1), défaite face à Vesoul (1-3).
    L'enjeu. Après la gifle sochalienne, les Messins ont relevé la tête en s'imposant face à Épinal et en tenant tête à Lyon. Reste maintenant à confirmer ces bonnes dispositions, demain, contre Croix de Savoie. Histoire de recoller au groupe de tête.
    L'effectif. Aucun blessé. Aucun suspendu. José Pinot dévoilera son groupe ce matin, à l'issue de la dernière séance d'entraînement.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « En début de saison j'avais fait de cette équipe l'une de mes favorites avec Besançon. Quand on se souvient de la surprise que nous avaient réservée les Bisontins lors de la première journée (défaite 1-3 à Marly, ndlr), il est évident, à mes yeux, qu'il va falloir se méfier de Croix de Savoie. »

    Metz (2) - Croix-de-Savoie Stade Delaitre, demain (15h)

    September 28

    Coup de froid sur Bordeaux : sur prises en d!irect !

    (R.L.) : Metz, un sérieux coup de foi

    Même s'il ne change rien à l'immensité de son chantier en championnat, le succès obtenu contre Bordeaux en Coupe de la Ligue ouvre une nouvelle éclaircie dans le ciel messin.

    Et si c'était vrai ? Et si, comme beaucoup de bouches messines le laissaient récemment suggérer, un nouveau championnat avait bel et bien débuté ? Prononcée au sortir de la trêve internationale, l'idée avait dans un premier temps été contredite, voire tournée en ridicule, par le passage dévastateur de Lyon au stade Saint-Symphorien. Battu 5 à 1 par le sextuple champion de France... La nouveauté annoncée affichait alors des relents de déjà-vu. Bon dernier, admis aux urgences, Metz a mis un pied dehors une semaine plus tard, à Caen, au moyen d'un premier succès (1-2)... Lequel se sent un peu moins seul depuis mercredi soir, grâce à cette victoire remportée face à Bordeaux en Coupe de la Ligue (1-2).Le plaisir est éphémère. Le pain quotidien des Messins, lui, est toujours aussi peu ragoûtant. Samedi prochain, l'équipe de Francis De Taddeo, jouera encore très gros face au voisin strasbourgeois. Mais il jouera avec une certitude après laquelle il a couru en vain de la première à la huitième journée de championnat : une certitude bâtie lors de ses deux dernières sorties. La qualification pour les 8es de finale de la Coupe de la Ligue, décrochée face au tenant du titre girondin, n'aura fait que la renforcer. Certes, Laurent Blanc avait fait tourner son effectif : ainsi, six joueurs présents dans le onze de base n'étaient sur la pelouse du Parc des Princes, quelques jours plus tôt, pour profiter de la malédiction parisienne à domicile. Certes, la priorité girondine n'a jamais été de conserver le trophée acquis en avril dernier face aux Lyonnais. Mais comme ses multiples revers méritaient que l'on s'interroge sur sa consistance réelle, le succès de mercredi autorise d'accorder des perspectives nouvelles au groupe de Francis De Taddeo. Eprouvé par une série de six défaites et deux matchs nuls, le collectif messin s'est extirpé à temps des griffes d'un doute auquel il n'a pas manqué pas grand-chose pour précipiter les raisons d'y croire dans la fosse aux illusions. Les retours effectifs de Cédric Barbosa et Daniel Gygax, et celui programmé de Julien Cardy, l'arrivée de nouveaux visages, ont-ils joué dans l'inconscient messin ? Plausible. Toujours est-il que Metz s'est remis dans le sens de la marche : lors de ses deux derniers matches, le promu a inscrit deux fois plus de buts qu'au cours de ses huit premières rencontres.
    A certains moments, le vent, jusqu'ici souvent défavorable à Metz, s'est même rallié à sa cause. Le Bordelais Cavenaghi en est aujourd'hui le premier convaincu : mercredi soir, la barre transversale de Pierre Ebede est venue contrecarrer le destin d'un coup franc pourtant promis à l'anthologie. Peu après, Babacar Gueye trouvait le chemin des filets et offrait la qualification à son camp. Il y a quelques semaines de cela, le ballon aurait peut-être troué le ciel de Libourne. Qui sait ? Metz a gagné le droit de ne pas s'arrêter sur cette question. Et celui de s'interroger sur son avenir avec une foi retrouvée.

    De Taddeo : « La direction à suivre »

    Francis De Taddeo : « Je crois que cette équipe concrétisera son projet avec vingt-cinq, trente joueurs. »

    Satisfait de la capacité de réaction témoignée par son équipe lors de ses deux derniers rendez-vous, Francis De Taddeo met en garde contre tout excès d'optimisme : « Il reste un long chemin à parcourir. »

    Francis De Taddeo, quel sens donnez-vous à cette qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue ? « Je pense que ce match nous montre la direction à suivre. Il ne faut pas se voiler la face : Bordeaux reste une équipe plus expérimentée et plus talentueuse, je dirais, que la nôtre, et ce n'est pas la seule dans ce championnat, mais nous avons prouvé que nous étions capables de fournir une opposition cohérente et de renverser le cours des choses. À Libourne, ce n'était pas forcément évident. Menés au score, il nous a fallu être intelligents et rester focalisés sur notre projet, à savoir prouver que nous sommes en progrès. »• Comme contre Lyon et comme à Caen, votre équipe a une nouvelle fois été contrainte de courir après le score. Un manque de concentration peut-il expliquer ces buts encaissés dans les premiers instants ? « Lorsque vous changez d'équipe, vous vous exposez à ce genre de risque. L'an passé, cela ne nous est pratiquement jamais arrivé, parce que, justement, la composition ne variait pas souvent. » • Puisque vous parlez de changements : face à Bordeaux, six joueurs présents au coup d'envoi n'étaient pas titulaires à Caen, quatre jours plus tôt. Est-ce le signe que vous cherchez toujours la bonne formule ou était-ce simplement la volonté de faire souffler quelques-uns de vos hommes ? « Il y a un peu des deux. Mais quoi qu'il en soit, je crois que cette équipe concrétisera son projet avec vingt-cinq, trente joueurs. Il n'y a pas " une " équipe de Metz et " une " formule. À Caen, les joueurs ont été méritants, ceux qui ont gagné face à Bordeaux aussi. »
    • La réaction du FC Metz, matérialisée par ces deux victoires, est intervenue au bon moment. Avant qu'il ne soit trop tard en tout cas... « Nous nous étions mis dans un goulot d'étranglement, c'est vrai. Ne pas gagner à Caen aurait déjà pu nous être fatal. Alors oui, aujourd'hui, nous avons plaisir à regoûter à la victoire. Il faut continuer sur cette voie... En restant conscient qu'il reste un long chemin à faire. Nous avons créé une attente. On attend toujours mieux de vous, nous avions déjà eu l'occasion de le comprendre la saison passée. À nous de répondre à nos obligations. Et sans aller jusqu'à parler de transformation, tâchons de montrer à notre public que nous évoluons dans le bon sens. »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : décrassage pour les joueurs de Bordeaux-Metz, sauf pour Cubilier, Barbosa et Bassong (soins). Aujourd'hui : repos. Demain : une séance d'entraînement (10h).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Bordeaux-Metz, 16e de finale de Coupe de la Ligue, mercredi 26 septembre, 1-2. Prochain match : Metz-Strasbourg, 10e journée de Ligue 1, samedi 6 octobre (20h). À suivre : Nice-Metz, 11e journée de L1, samedi 20 octobre (20h) ; Metz-Nancy, 12e journée de Ligue 1, samedi 27 octobre, 20h.
    A l'infirmerie. Francis De Taddeo est toujours privé de Jeff Strasser (distension du ligament interne latéral du genou droit), Matheus Vivian (distension du ligament interne latéral de la cheville gauche) et Christophe Marichez (élongation aux adducteurs). Hier, l'entraîneur a dirigé le décrassage sans Éric Cubilier (torticolis), Cédric Barbosa (contusions) et Sébastien Bassong (douleurs au pied). Aucune inquiétude concernant la participation de ces trois joueurs au match contre Strasbourg.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Présent dans le groupe, mercredi à Libourne, Wilmer Aguirre n'a pas eu l'occasion d'effectuer sa rentrée face aux Girondins. Ce qu'il fera ce week-end : l'attaquant sera, en effet, mis à disposition de José Pinot et de l'équipe réserve pour la réception de Croix de Savoie (CFA)

     Poulat répond à Dumas L'arbitre Éric Poulat, vilipendé par l'entraîneur de Caen, Franck Dumas, qui lui avait conseillé de « prendre sa retraite » après la défaite des siens samedi contre Metz (1-2), a répondu au technicien dans France Football à paraître aujourd'hui : « Si M. Dumas veut prendre ma place, a sifflé entre ses dents l'homme en noir, je n'y vois pas d'inconvénient, mais je pense qu'il y aurait des émeutes à chaque match. De mon côté, si je prenais la sienne, ça ne serait pas pire puisque Caen est déjà dernier. »

    (Site officiel FC Metz) : Troisième Club D!rect : morceaux choisis

    Les invités du Club D!rect de jeudi étaient Cédric Barbosa, capitaine face à Bordeaux ; et Francis De Taddeo. Tous deux sont revenus sur le succès mosellan en Gironde, quelques minutes après le décrassage de lendemain de match.

    Cédric Barbosa « Nous avons produit en seconde période le match de coupe que le coach attendait de nous. Je pense que c’est sur cette deuxième mi-temps que nous avons fait la différence. Au cours des 45 premières minutes, il n’y a pas eu beaucoup d’engagement que ce soit de notre côté ou de celui de Bordeaux. Pourtant, nous avions prévu d’en mettre. A la pause, nous nous sommes bien fait secouer. Cela nous a fait du bien et nous sommes revenus avec plus d’envie au retour des vestiaires.
    Comme Francis De Taddeo l’a très bien dit, nous avions déjà réussi à mettre les Bordelais en difficulté lors du match de championnat. Cette fois, nous y avons ajouté l’efficacité. Peut-être nous ont-ils  pris un peu la légère, du fait que beaucoup estiment cette équipe capable de rivaliser avec Lyon en Ligue 1. »

    Francis De Taddeo à propos…
    … de la victoire à Bordeaux

    « Nous voulions offrir ce match de Coupe de la Ligue en cadeau au président. Il a particulièrement souffert de notre début de saison. Même si cette victoire ne modifie pas notre situation en Ligue 1, le fait de réussir ce coup là est important pour nos dirigeants et nos supporters. Cela prouve qu’ils doivent continuer à être derrière les joueurs, qui n’ont jamais cessé de travailler ni de se remettre en cause. »

    … de la première période en demi-teinte du FC Metz
    « Je pense que nos attaquants n’étaient pas assez agressifs, pas assez ‘guerriers’ au cours du premier acte. Je leur ai dit à la pause que nous avions besoin qu’ils élèvent leur niveau de jeu, que nous ne pourrions pas nous en sortir comme cela. Nous nous sommes mis nous même en difficulté en prenant ce but un peu stupide. Après, il faut reconnaître que nous avons plutôt bien tenu le ballon. Bordeaux ne nous a mis en danger que sur sa qualité individuelle, qui aurait d’ailleurs pu nous être fatale. Simplement, il nous fallait des attaquants un peu plus lucides. Gueye, Effa et Pjanic l’ont été davantage en deuxième mi-temps. Cela nous a permis de faire basculer les choses en notre faveur. »
    … des supporters et de leur attitude depuis le début de la saison
    « Il est beaucoup plus facile pour nous d’aller à Bordeaux que pour nos supporters. Je leur dit merci d’être là à nos côtés. Lorsque les choses vont moins bien comme c’était le cas récemment, nous sommes très heureux de pouvoir compter sur un bon nombre de supporters, en déplacement notamment. Nous comprenons ce que ressent notre public. Nous n’avons pas fait les matches qu’il était en droit d’attendre de nous. Depuis plusieurs semaines, nous demandons, moi le premier, de la patience et de l’indulgence vis à vis des joueurs. Il m’arrive d’avoir des retours sur ce qui se dit en tribunes ou sur internet. Je comprends la déception et j’ai beaucoup apprécié que les gens ne se soient pas ‘enflammés’ comme cela peut être le cas dans d’autres clubs en pareille situation. »
    … de sa situation personnelle après la lourde défaite face à Lyon. S’est-il senti menacé ?
    « Un entraîneur de Ligue 1 est forcément menacé. Perdez deux ou trois matches de suite et une pression s’installe. C’est un métier où vous avez le droit de gagner, à la rigueur de faire de temps en temps match nul, mais pas de perdre. Vous vous imaginez bien qu’avec huit matches sans victoire, on peut envisager d’être sous la menace. Ceci dit, cela reste une décision de dirigeants. Pour ma part, j’essaie d’encadrer au mieux l’équipe tous les jours aux entraînements. Et après, de m’adapter aux évènements : les défaites, les blessures, les bons et les mauvais comportements au sein du vestiaire. Après Lyon, j’ai essayé d’analyser pragmatiquement ce qui s’était passé. D’autres en sont restés à la simple déception du résultat et sont dit qu’il fallait virer l’entraîneur. Je les comprends parfaitement. Mais je pense qu’il faut prendre un peu de recul par rapport aux évènements. C’est ce que j’essaie de faire dans ces moments-là. […] C’est tout de même assez incroyable de voir comment Alain Perrin est controversé en ce moment alors qu’il vient d’aligner quatre succès d’affilée en Ligue 1. Dans le même temps, d’autres coaches, comme moi en particulier, ont été un peu moins mis sous pression. Ceci dit, ce métier comporte le risque d’être remercié à tout moment. Il faut vivre avec. »

    September 27

    Metz renverse la tendance et sort le tenant : merci, capitaine Barbosa !

    (R.L.) BORDEAUX - METZ : 1-2

    Stade Jean-Antoine-Moueix (Libourne). Temps frais et pluvieux. Terrain gras. 3 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Piccirillo. Mi-temps : 1-0. Buts pour Obertan (3e) ; pouer Metz : Barbosa (49e) B. Gueye (77e). Avertissements à Bordeaux : Cavenaghi (48e) ; à Metz : Barbosa (12e), Cubillier (26e), C. Gueye (56e), Effa Owona (70e).
    BORDEAUX. Ramé (cap) ­ Jemmali, Diawara, Planus, Marange (Jussié, 82e) ­ Obertan, Ducasse, Fernando, Wendel ­ Cavenaghi, Chamakh (Bellion, 82e). Entraîneur : L. Blanc.
    METZ. Ebede ­ Cubilier (Leoni, 79e), Bassong, Diop, C. Gueye ­ Delhommeau, François ­ Pjanic (Agouazi, 87e), Barbosa (cap) (Renouard, 90e), B. Gueye ­ Effa Owona. Entraîneur : F. De Taddéo.

    Metz, le bruit et l'honneur

    Quatre jours après sa première victoire en championnat, Metz a réussi son examen d'entrée en Coupe de la Ligue. Hier, l'équipe de Francis De Taddeo a disposé du tenant du titre girondin.

    L'entrée proposée aux Messins était copieuse : pour faire mieux que la saison passée et gagner le droit de ne pas quitter la Coupe de la Ligue dès leur première apparition, ceux-ci devaient mettre fin à une invincibilité bordelaise qui durait depuis le 18 août dernier. Trois nuls, trois victoires en championnat, un succès en Coupe de l'UEFA : tel était le bilan présenté par les Girondins, hier soir, au coup d'envoi d'un seizième de finale qui marquait aussi la deuxième confrontation entre les deux équipes. La première, le 29 août dernier, avait tourné à l'avantage des hommes du "Président" (0-1).
    Laurent Blanc n'était pas encore à sa tête, il y a quelques mois, lorsque Bordeaux s'était emparé d'un trophée qu'il remettait donc en jeu face au promu messin. Et le nouvel entraîneur ne connaîtra pas l'allégresse du Stade de France, tout au moins dans cette compétition : hier, son équipe, deuxième de Ligue 1, a fini par abdiquer devant la volonté des Lorrains, au terme d'un match, il est vrai, assez laborieux de part et d'autre.
    Les événements avaient pourtant facilité la tâche des coéquipiers de Ramé. Dès la troisième minute, Obertan laissait la défense messine à terre et catapultait le ballon de la tête dans les filets de Pierre Ebede. Le pire était à craindre. Sur une surface rapidement détrempée par le ciel de Libourne, les Messins peinaient à contenir les assauts bordelais. Ceux-là manquaient néanmoins de tranchant. Et peu à peu, comme cela avait été le cas, samedi dernier à Caen, où ils avaient été menés dès la neuvième minute, les joueurs de Francis De Taddeo sortaient la tête de l'eau, ajoutant la pincée de cohérence nécessaire au développement de leurs intentions. La récompense intervenait peu après le retour des vestiaires. Avec, à l'origine, un coup franc tiré par Sébastien Bassong. Freiné par le mur bordelais, le ballon atterrissait dans les pieds de Cédric Barbosa. Capitaine d'un soir, le milieu messin était plus prompt que les défenseurs bordelais, et trompait Ulrich Ramé. L'égalisation sonnait les Girondins, déjà en mal d'inspiration. Cette fébrilité allait profiter aux Messins : sur un centre de Cubilier, bien décalé par Pjanic, Babacar Gueye inscrivait son deuxième but de la saison, le plus important, puisqu'il allait qualifier les siens pour le tour suivant. Trop désordonnées, les dernières tentatives bordelaises pour revenir au score restaient, en effet, sans suite.
    Il y a de cela un peu moins d'un mois, Metz n'avait pu que donner du fil à retordre aux Bordelais. Hier, à défaut d'avoir pratiqué un jeu chatoyant, l'équipe de Francis De Taddeo s'est employée à renverser le cours des choses : « Nous avons été moins poètes et plus réalistes. Cette victoire va nous faire un bien fou au moral. » Le tenant du titre est éliminé, la défaite subie contre lui à Saint-Symphorien lavée. Metz, le bruit et l'honneur.

    Babacar Gueye à la finition

    Menés au score dès la troisième minute de jeu, les Messins ont pris leur temps pour reprendre le dessus sur des Girondins mal inspirés. Babacar Gueye a qualifié les siens à la 77e minute.

    Ebede. La tête décroisée d'Obertan ne lui a laissé aucune chance (3e). Cette entrée en matière ne l'a pas placé dans les conditions idéales pour sa première titularisation. Entre prises de balles incertaines et sorties hasardeuses, il n'a pas toujours été rassurant.
    Cubillier. Présent dans les duels, parfois trop au goût de l'arbitre qui l'a averti à la 26e. Il est à l'origine du but de la qualification messine : son centre, dévié par Diawara, a trouvé Babacar Gueye au deuxième poteau. Remplacé par Stéphane Léoni (79e).
    Diop. Quelques incursions dans la moitié de terrain adverse. Et une présence rassurante lors de la ruée bordelaise de fin de match.
    Bassong. Une frayeur sur cette mauvaise passe en retrait à destination de son gardien (22e). Il s'est repris par la suite. Son coup franc, mal repoussé par le mur bordelais, a profité à Cédric Barbosa sur le premier but.
    C. Gueye. Pris de vitesse à plusieurs reprises, ce qui ne lui ressemble pas. Il paye peut-être le prix de son omniprésence depuis le début de saison (averti à la 56e).

    Pjanic. Très discret en première période, il a touché très peu de ballons. Le passage en 4-3-3 au retour des vestiaires lui a donné l'occasion de se mettre un peu plus en évidence, comme sur cette tête captée par Ramé (82e). Remplacé par Laurent Agouazi (87e).
    Barbosa. Promu capitaine, en l'absence de Christophe Marichez, il a signé son premier but sous les couleurs messines en profitant de l'oisiveté de la défense bordelaise (averti à la 12e). Très actif jusqu'à son remplacement par Sébastien Renouard (90e).
    Delhommeau. Dans un rôle nouveau, devant la défense, il s'est montré plutôt à l'aise. Son placement, irréprochable hier soir, lui a permis de récupérer un grand nombre de ballons.
    François. De l'application et de l'engagement. Sans relâchement. Précieux sous la pluie de Libourne.
    B. Gueye. Mal inspiré dans les duels, il lui a manqué quelques centimètres pour intercepter une passe en retrait hasardeuse de Marange (29e). Il aurait pu remettre les deux formations à égalité avec davantage de précision dans sa frappe (45e). Un détail effacé par ce but inscrit à la 77e : bien posté derrière Diawara, sa frappe est allée remuer le plafond de la cage bordelaise.

    Effa-Owona. Esseulé à la pointe de l'attaque, il a dû se contenter de peser sur la défense. Ce qu'il a fait sans rechigner, mais sans trouver la faille.

    « Du bien au moral »

    Francis De Taddeo (entraîneur de Metz) : « Ce n'est jamais facile d'être le tenant, c'est une motivation supplémentaire pour l'adversaire. On n'avait pas grand-chose à perdre, notre préoccupation, c'est surtout le championnat. Les garçons ont été supers ce soir, notamment ceux qui n'ont pas joué à Caen. Ces joueurs valent mieux que leurs statistiques. On fait une bonne série, ils sont récompensés et bossent beaucoup. Cette victoire va nous faire du bien au moral. »
    Laurent Blanc (entraîneur de Bordeaux) : « Metz a montré une envie plus grande que nous et le résultat n'est pas très surprenant. Il faut lui rendre hommage, elle n'a rien lâché, comme quoi en Coupe, ça peut suffire. »

    Quelle belle surprise !

    (Site officiel FC Metz) Le FC Metz est allé éliminer le tenant du titre, Bordeaux, sur terrain neutre au Stade Jean Antoine Moueix. Les Girondins avaient pourtant ouvert la marque très tôt dans la partie. Mais comme à Caen quelques jours plus tôt, les Mosellans ont renversé la tendance.

    Les Messins abordaient ce match avec l'envie de confirmer le succès obtenu sur la pelouse de Caen en montrant des progrès dans leur jeu. "Tout n'a pas été parfait", avait d'ailleurs logiquement concédé Francis De Taddeo à l'issue du déplacement victorieux en Normandie. S'il est une carence qui semble à placer parmi ses priorités, c'est bien la (mauvaise) façon dont les Mosellans entament leurs matches. Lyon (4°, but de Benzema), Caen (10°, but de Gouffran) et ce mercredi soir Bordeaux (3°, but d'Obertan) ont mis le doigt sur cette lacune. L'espoir Bordelais, qui avait déjà donné beaucoup de fil à retordre aux Grenats à Saint-Symphorien, trouva cette fois la lucarne droite d'Ebede de la tête (1-0, 3°).
    Ce but mettait les visiteurs en fort mauvaise posture. Mais, comme c'est parfois le cas en pareilles circonstances, leurs adversaires baissaient le pied. Du coup, les Messins, en orange pour l'occasion, prenaient la possession du ballon et Bordeaux jouait en contres. En fin de première période, ceux-ci eurent leurs premières opportunités. Mais Gueye ne parvint pas à trouver le cadre (44°). Juste avant, Cavenhagi avait tenté une reprise acrobatique, sans succès.
    L'impression laissée par les dernières minutes allait se confirmer au retour des vestiaires. Le manque de fermeté des hommes de Laurent Blanc profitait à Barbosa, qui inscrivait avec opiniâtreté son premier but sous les couleurs messines au terme d'un cafouillage monstre (1-1, 49°). Ce Bordeaux là avait peu de choses à voir avec celui qui était revenu de Saint-Symphorien vainqueur. Sa seule réaction n'en était pas moins superbe. Cavenaghi expédiait un coup-franc sur la transversale d'Ebede (62°).  Metz, comme à Caen, reprenait pourtant confiance au fil des minutes. Et Laurent Blanc commença peut-être à regretter d'avoir laissé Bellion, Jussié et Micoud au chaud. Une impression confirmée lorsque Metz, après avoir échoué par Effa, contré (65°), parvint à prendre l'avantage. Le grand Camerounais déviait cette fois un centre pour Gueye, qui, au second poteau, expédiait d'une volée du gauche le ballon dans la lucarne de Ramé (1-2, 78°). De nouveau solides derrière, la confiance aidant, les coéquipiers de Barbosa parvinrent à conserver leur avance. Ce n'est pas un mince exploit. Après avoir pris le dessus sur Caen dans un match qu'il ne fallait surtout pas perdre, ils ont sorti Bordeaux de "sa" Coupe de la Ligue. Une équipe est peut-être en train de naitre !

    Site officiel des Girondins de Bordeaux) : La douche froide !

    Les Girondins s'inclinent 2-1 face au FC Metz.

     Pour cette entrée en lice dans la Coupe de la Ligue, l’affiche a de quoi intriguer. Bordeaux joue à domicile au Stade Jean Moueix de Libourne alors que le Stade Chaban-Delmas lui fait des infidélités avec l’ovalie. Les Marine et Blanc s’inclinent 1-2 face au FC Metz. Gabriel Obertan avait ouvert le score dès la troisième minute. A la reprise, Barbosa égalise (48e) avant que Gueye ne donne l’avantage aux visiteurs du soir (76e). Les Girondins n’iront pas défendre leur titre au Stade de France en mars prochain.

    Pour remettre son titre en jeu, Bordeaux choisit un traditionnel 4-4-2 avec la titularisation de Fernando Cavenaghi aux côtés de Marouane Chamakh en attaque. Au milieu de terrain, Fernando est associé à Pierre Ducasse derrière Gabriel Obertan et Wendel. En défense, devant Ulrich Ramé, Marc David Jemmali, Marc Planus, Souleymane Diawara et Florian Marange. Les hommes de Laurent Blanc trouveront sur leur route un onze messin déterminé à réaliser la sensation de la soirée. Francis de Taddeo a dû prévenir ses joueurs sur le redoutable réalisme des Bordelais en ce début d’automne.

     Dès le coup d’envoi, les Girondins ne comptent pas se laisser surprendre. Au contraire, dès la première minute, Florian Marange porte le danger sur les buts des visiteurs avec un centre au second poteau repoussé par la défense lorraine. Dans la minute qui suit, Fernando Cavenaghi botte un coup-franc. Metz se rebiffe. Les Marine et Blanc obtiennent un corner. Il est joué rapidement par Wendel vers Fernando qui le frappe au premier poteau sur la tête victorieuse de Gabriel Obertan. Le jeune bordelais inscrit son premier but de la saison et donne l’avantage à ses partenaires (3e, 1-0). Bordeaux est bien en jambe. Le club aquitain passe sur les côtés pour déstabiliser un FC Metz attentif. Les Girondins ont alors l’ascendant psychologique. Une belle combinaison à trois, Cavenaghi-Obertan-Chamakh, se termine dans les bras de Ebede. Metz tente alors de trouver des solutions pour revenir à la portée des Marine et Blanc. Mais Bordeaux lance de vives banderilles à l’image de cette tête placée de Marouane Chamakh que capte le portier lorrain. La rapidité bordelaise porte le danger dans les rangs messins. A la 20ème minute, les Girondins se créent une belle occasion, Fernando Cavenaghi intercepte une passe un peu molle de Bassong, il repique au centre et passe en retrait en direction de Gabriel Obertan. La frappe de l’espoir bordelais passe au-dessus de la barre transversale. La défense aquitaine reste concentrée lors des montées lorraines. Souleymane Diawara s’impose. Gueye se trouve, une minute plus tard, face à Ulrich Ramé. Le portier s’empare du cuir (29e). La pluie fait son apparition sur la pelouse de Jean Moueix. A l’entame du dernier quart d’heure, Metz sort un peu de sa coquille. Sur un coup-franc, Barbosa dépose la balle sur la tête de Gueye qui ne cadre pas (33e). Dans la foulée, Bordeaux réagit. Wendel déboule, côté gauche, il fixe son adversaire et décale Fernando Cavenaghi. L’Argentin lève la tête, s’avance avant de tenter sa chance de 25m. Le tir non cadré n’inquiète pas Ebede (35e). Une minute plus tard, les deux Fernando bordelais sont à la manœuvre. L’Argentin, dans les 16m, glisse en retrait à son comparse Brésilien. La frappe du dernier vainqueur de la Copa America n’est pas cadrée. Les actions s’enchaînent. 37ème minute. David Jemmali, sur son couloir droit, centre pour la volée acrobatique de… Fernando Cavenaghi. L’attaquant ne trouve pas les buts messins mais s’est procuré de franches occasions en cette première période. Bordeaux se fait peur lorsque Florian Marange veut remettre le cuir en retrait à son portier. Le latéral prend à contre pied son gardien mais Diawara dégage en corner. Sur le coup de pied de coin, la balle circule jusqu’à Barbosa. Le lorrain frappe mais Ulrich Ramé capte la balle dans la niche (41e). Le match s’anime. A la 42ème minute, Marc Planus fait un retour de grande classe en piquant le cuir devant Babacar Gueye. Juste avant la pause, Gueye, en pivot, frappe mais sa tentative longe l’extérieur du but de Ramé. M. Piccirillo signale la pause sur cette avance girondine de 1-0.

     La pluie ne faiblit pas en ce début de seconde période. Les équipes reprennent sans changement. Metz met la pression sur les Marine et Blanc. Sur un premier coup-franc, dans l’axe des buts de Ramé, Fernando Cavenaghi est averti pour l’arbitre pour un positionnement illicite. Les Messins frappent mais M. Piccirillo refait frapper le coup-franc. Le ballon est contré, balancé en cloche puis repris par Barbosa lequel, au milieu de la défense bordelaise, propulse le cuir dans les filets d’Ulrich Ramé (48e, 1-1). Bordeaux ne veut évidemment pas en rester là. Les accélérations girondines ne trouvent pas de conclusion heureuse. Gabriel Obertan butte sur une défense messine rigoureuse. Les Girondins font bien circuler la balle mais ne parviennent plus à être dangereux. Les Marine et Blanc soignent la récupération du ballon. 61ème minute, Fernando Cavenaghi dans ses œuvres. Le coup-franc est positionné à 20m des buts d’Ebede. L’Argentin enroule la balle. Elle s’écrase sur la barre transversale, le rebond ne franchit pas la ligne de but. Le match change de tempo. Metz, à son tour, se crée une franche occasion. Owona, seul face à Ramé, voit sa frappe contrée par un retour in extremis d’un défenseur bordelais (64e). Marc Planus sort encore un très bon match ce soir en écartant le danger des bases marine et blanche. Le chronomètre file sans qu’aucune des deux équipes ne se départage. Bordeaux recule petit à petit ne parvenant plus à sortir de ballons. Le milieu de terrain revient au fil du match à la faveur des Messins. La douche froide intervient à la 76ème minute. Les Girondins ne parviennent pas à dégager la balle qui, au second poteau, revient au détour d’un centre mal renvoyé par la défense bordelaise. La reprise de volée de Gueye, de l’intérieur du pied, ne laisse aucune chance à Ulrich Ramé. Metz prend l’avantage, 1-2. Les Lorrain ne stoppent pas leur progression à cet avantage. Laurent Blanc fait intervenir les premiers changements de la partie. Jussiê et David Bellion remplacent Florian Marange et Marouane Chamakh (82e). L’entraîneur bordelais affiche ses ambitions offensives. Les Marine et Blanc comptent toujours un but de retard. Petit frayeur côté bordelais. Ulrich Ramé s’interpose en deux temps sur une tête piquée de Pjanic (82e). Dans les cinq dernières minutes, les données sont simples. Bordeaux veut rattraper son but de retard. A l’inverse, le FC Metz souhaite conserver son avance. Chaque duel devient donc une réelle bataille qu’aucune des deux équipes ne veut lâcher. Les Girondins font le siège du camp visiteur. A l’annonce des quatre minutes de temps additionnel, les espoirs bordelais ne sont pas vains. Les pensionnaires du Haillan jouent long en cherchant rapidement les attaquants. 91ème minute, Metz obtient un bon coup-franc, côté gauche, au niveau de la surface bordelaise. Les Messins conservent la balle tant bien que mal mais Bordeaux essaie néanmoins d’accélérer.

     Quand Wendel s’apprête à botter le dernier coup-franc de la partie, tous les Marine et Blanc sont dans la surface messine. Le ballon est dégagé par la défense des visiteurs. L’arbitre siffle les trois coups fatidiques de la fin de parcours girondine. Le tenant du titre est éliminé. Les Girondins s’inclinent face à une sérieuse opposition lorraine.

     

    September 26

    Voir Libourne, en L1...sans mourir!

    Metz, le tout pour le coup

    Quatre jours après avoir décroché son premier succès en championnat, le FC Metz ouvre la parenthèse Coupe de la Ligue, ce soir face à Bordeaux, tenant du titre. Pas si secondaire qu'il n'y paraît...

    On prend les mêmes, et on recommence. Moins d'un mois après s'être croisés sur la pelouse du stade Saint-Symphorien (0-1), sur les sentiers d'un championnat ou tous deux vaquent à des occupations pour le moins différentes, Metz et Bordeaux ont à nouveau rendez-vous. Exit les soucis quotidiens. Place à la Coupe de la Ligue, et à un billet pour les huitièmes de finale. Sortis par la petite porte dès le deuxième tour, l'an passé, face à Créteil (0-1), les Messins entrent sur la scène d'une compétition qui avait nourri leur bonheur en 1996, face au tenant du titre : le 1er avril dernier, les Bordelais avaient en effet ajouté leur nom au palmarès de la compétition en venant à bout de Lyon. Délicate, la mission conférée aux Messins n'est pas dépourvue d'intérêt : sans aller jusqu'à évoquer l'attrait représenté par la manne financière réservée aux derniers survivants de l'épreuve ­ « loin d'être négligeable pour un club comme le nôtre », mais trop éloignée encore pour y songer sérieusement ­ la Coupe de la Ligue leur offre aujourd'hui l'occasion de confronter le sentiment de progrès engendré par la victoire à Caen à l'une des meilleures écuries de l'élite. Les Bordelais restent, en effet, sur une série de six matches consécutifs sans défaite qui les placent désormais dans la roue du leader nancéien. « A nous de profiter de cette rencontre pour montrer que notre équipe évolue, explique Francis de Taddeo. Après notre match nul à Valenciennes (0-0) et notre victoire à Caen (1-2), ce match, même s'il ne peut être considéré comme une priorité, devra nous permettre de nous projeter sur celui qui nous attend avec la venue de Strasbourg. » L'enceinte de Chaban-Delmas réservée hier soir aux joutes internationales de l'ovalie et à ses représentants canadiens et japonais, c'est à Libourne, à quelques dizaines de kilomètres de là, sur un terrain qu'ils avaient pratiqué la saison passée avec succès (victoire 0-2), que les Messins sont appelés à débuter l'aventure. A l'abri de toute conséquence directe sur le chantier du maintien en Ligue 1, leur dessein consistera à faire mieux que le 29 août dernier, date de leur première confrontation avec les Girondins de Laurent Blanc.
    « Le contexte sera différent », précise Francis De Taddeo. Les équipes aussi. Soucieux, tous deux pour des raisons évidemment différentes, de ménager leur forces vives, l'entraîneur messin et son homologue bordelais profiteront de cet affrontement en terrain neutre pour faire tourner. Dans l'optique, concernant les Girondins, de préparer leur match retour en Coupe de l'UEFA programmé le 4 octobre, et pour Metz, d'attendre sa prochaine échéance en championnat avec « le sentiment d'avoir encore franchi un palier. » Ce qu'il pourrait assurément revendiquer s'il venait à se défaire du tenant du titre et néanmoins deuxième du championnat.

     Bellion : « Notre jeu fonctionne »

    Déjà auteur de six buts en championnat, David Bellion est l'homme en forme de Bordeaux.

    Après le succès à Paris (0-2), Bordeaux semble dégager une sérénité de prétendant au titre. Vous confirmez ? « Oui, vu notre prestation à Paris. On a maîtrisé le match même si c'était équilibré en première mi-temps. Le deuxième but a été un coup de massue pour Paris et après on a pu respirer. Avec le temps, les automatismes se font, ça facilite les passes, les occasions, les buts. On a fait de bonnes choses, on est serein, on a confiance en nous. » • La France du foot se cherche un club capable de bousculer Lyon... « J'espère que ce sera nous. On est un client potentiel. On a les capacités, l'équipe et le jeu pour. Cette année, l'écart avec Lyon est moins large que les précédentes, ça rebooste le championnat, il y a quelque chose à jouer. Pendant deux ou trois ans, il y a eu un écart conséquent, Lyon a pris de l'avance sur un plan sportif et financier avec la Ligue des champions, mais on peut revenir. Ils se sont créés, ils se sont construits, pourquoi pas nous. Maintenant, il y a un bout de chemin à faire, on n'est qu'au quart du championnat. On va les (Lyon) rencontrer la semaine prochaine (le 7 octobre), il va y avoir du jeu. On va voir. »
    • Peut-on considérer que vous vivez votre meilleur début de saison ? « Je pense, même si j'ai déjà eu des périodes, comme l'année dernière, où en un mois j'ai mis cinq buts. Un attaquant, en engrangeant de la confiance, il est de mieux en mieux, il se sent bien. Le but que je mets contre Paris, je n'ai aucune gloire à en retirer, c'est tout le travail de Jussié et la plupart des buts, c'était devant les cages, des caviars. C'est vraiment là qu'on voit que notre collectif fonctionne, notre jeu fonctionne car les buts sont souvent le résultat de trois, quatre, cinq passes et d'un décalage. »
    • Quelle est la principale différence entre le Bellion de Nice et celui de Bordeaux ? « L'année dernière, j'étais un peu trimballé. J'en ai discuté avec l'entraîneur, je sais que ma place est deuxième attaquant, c'est là que je me sens le mieux, que j'ai le plus de liberté. Quand on fait quelque chose contre nature, jouer seul au poste, c'est plus difficile. Je connais mes qualités premières, autant jouer sur celles-là. Mais sachez que je n'ai pas grandi en deux-trois mois entre Nice et maintenant. Il y a un autre discours et puis une autre façon de jouer. »
    • Vous allez défendre la Coupe de la Ligue contre Metz... « C'est un challenge. Une coupe, c'est une gloire collective, c'est bien pour le palmarès, pour notre fierté. J'ai joué une finale (Nancy-Nice en 2006, 2-1), on était complètement amorphe, on n'a pas répondu à l'invitation. Cela m'est resté en travers de la gorge. »

     Première pour Ebede

    Francis De Taddeo a choisi de rester fidèle aux joueurs ayant participé au déplacement à Caen. Tous seront en effet de la partie pour ce seizième de finale annoncé aujourd'hui contre Bordeaux. Tous, sauf Christophe Marichez : blessé samedi en toute fin de rencontre, le gardien messin cède sa place à Pierre Ebede. Le gardien camerounais, arrivé fin août à Saint-Symphorien, sera titularisé pour la première fois face aux Girondins. Pour le reste, l'entraîneur composera avec les besoins de récupération de certains joueurs. Plusieurs changements sont donc à envisager par rapport au onze qui a débuté ce week-end contre Caen.
    Diarra au repos, Chamakh incertain. Côté bordelais, Laurent Blanc fera lui aussi jouer le turn-over. Pierre Ducasse, au milieu, ou encore Fernando Cavenaghi pourraient en profiter pour augmenter leur temps de jeu. En revanche, Alou Diarra sera laissé au repos. Et une décision sera prise aujourd'hui sur la participation ou non de Marouane Chamakh : présent dans la liste désignée hier, l'attaquant était malgré tout incertain en raison d'une douleur à l'abdomen

     21 h, sur France 3En direct du stade Jean-Antoine-Moueix (Libourne).
    BORDEAUX : Ramé ­ Chalmé, Jemmali, Planus, Jurietti ­ Ducasse ­ Obertan, Micoud, Wendel ­ Cavenaghi, Bellion. Remplaçants : Vlaverde, S. Diawara, Marange, Trémoulinas, Fernando, Jussié, Chamakh ou Perea.
    METZ : Ebede ­ Cubilier, Delhommeau, Diop, Bassong, Léoni ­ Agouazi, François, Barbosa, Pjanic ­ Effa. Remplaçants : Sissoko, C. Gueye, Renouard, Gygax, N'Diaye, B. Gueye, Aguirre.
    Arbitre : M. Piccirillo.
     

    September 25

    Voyage au pays des châteaux : la coupe ou la lie ?AOC ou piquette ?

    Certains d’entre vous l’avaient remarqué : pas trop de photos, en ce moment, sur le blog ! C’est, malheureusement vrai : je suis arrivé aux limites de stockage de cet espace et je suis actuellement en pleine réflexion : faut-il , pour perdurer , supprimer des photos archivées, ou bien construire un autre espace, ailleurs, en laissant celui là à disposition des « chercheurs de mémoire » ? Je reste ouvert à toutes propositions dont vous voudrez bien me faire part ! Merci aux fidèles ! Roro

    (R.L.) : N'Diaye, par le bon but

    Buteur contre Lille, l'attaquant sénégalais a récidivé, samedi dernier à Caen. Avec, cette fois, la satisfaction de la victoire en prime.

    Cette fois, son but aura servi la cause messine. Ce qui n'avait pas été le cas face à Lille, lors de la troisième journée de championnat, où l'égalisation qu'il avait signée avait perdu toute sa saveur, six minutes plus tard, Maric redonnant l'avantage aux Nordistes. En trouvant le chemin des filets pour la deuxième fois depuis le début de saison, samedi dernier à Caen, Momar N'Diaye a bel et bien placé son équipe sur la voie d'un succès entériné par la patte de Daniel Gygax. Au cœur du sursaut messin enregistré en Normandie, l'attaquant sénégalais a offert sa prestation la plus aboutie. Mais le "meilleur buteur messin" garde les pieds sur terre. L'expression lui fait d'ailleurs décrocher un large sourire, communicatif...
    Allez, plus sérieusement : « Sur le plan de la confiance, c'est vrai que ce match représente un plus, mon but aussi. Dans la tête, ça va tout de suite mieux. » Comme ses coéquipiers, Momar a traversé un été de doutes, mais « nous n'avons jamais baissé les bras. Il y a des gens qui croient en nous, nous n'avons pas le droit de les décevoir. » Comme les autres, N'Diaye a eu l'occasion de se frotter à la remise en cause. Pas besoin de le lui rappeler : un ballon de contre gâché face au Paris Saint-Germain, une erreur de marquage fatale contre Lille... « Je n'ai pas fait ce qu'il fallait », déclarait, à l'époque, l'intéressé. Un mois plus tard, le malaise intérieur s'est estompé. « Il ne fallait pas que je me focalise là-dessus. Ça ne sert à rien, si ce n'est à te faire perdre ta lucidité. » Relativiser. L'exercice lui a souvent été imposé au cours des semaines écoulées. Du terrain au banc des remplaçants, et vice et versa, Momar N'Diaye a eu pour seul souci d'être « prêt » lorsqu'on faisait appel à ses services. Et ce n'est pas ce deuxième but marqué à Caen qui va changer quoi que ce soit à sa façon d'appréhender le quotidien. « Je ne vais pas aller taper du poing sur la table pour jouer. » Soumis à la forte concurrence de son secteur, l'attaquant s'en remet à son travail et à ce choix qui l'a fait rester à Metz alors que l'option d'un prêt avait un temps été envisagée à l'intersaison : « C'est vrai, j'aurais pu partir pour un club de Ligue 2, dans l'optique de gagner du temps de jeu. A cette époque, je me posais pas mal de questions. Mais j'en ai parlé avec le coach, et il m'a dit qu'il comptait sur moi. Maintenant, je prends les choses comme elles viennent, c'est une situation qui me va bien. »
    Le début de saison lui donne raison. Huit matches, quatre titularisations, la dernière en date sur la pelouse du stade Michel-d'Ornano. Et deux buts, donc. En l'espace de neuf journées, Momar N'Diaye, 20 ans, a déjà fait mieux que tout au long des exercices 2005-2006 (13 matches, 1 but) et 2006-2007 (17 matches, 1 but). Un bon début. Qui en appelle d'autres ?...

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance (16h).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Caen - Metz, 9e journée de Ligue 1, 1-2. Prochain match : Bordeaux - Metz, 16es de finale de la Coupe de la Ligue, demain à Libourne-Saint-Seurin (coup d'envoi à 21h). À suivre : Metz - Strasbourg, 10e journée de Ligue 1, samedi 6 octobre (20h) ; Nice - Metz, 11e journée de Ligue 1, samedi 20 octobre (20h).
    À l'infirmerie. Jeff Strasser (distension du ligament interne latéral du genou droit) et Matheus Vivian (distension du ligament interne latéral de la cheville gauche) sont indisponibles pour trois semaines. Sébastien Bassong et Daniel Gygax (douleurs à la cuisse) sont restés aux soins hier matin. Leur participation au match de Coupe de la Ligue n'est pas remise en cause.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Une échographie pratiquée hier matin a confirmé la nature de la blessure du capitaine messin : celui-ci souffre d'une élongation aux adducteurs qui l'empêchera de participer au déplacement à Libourne-Saint-Seurin programmé demain. Son indisponibilité ne devrait pas excéder une dizaine de jours.

    Blanc fait tourner l'effectif

    Laurent Blanc, bien que satisfait de la prestation de ses hommes à Paris (0-2) samedi, devrait néanmoins procéder à quelques roulements à l'occasion de la réception de Metz, en 16e de finale de la Coupe de la Ligue, demain, à Libourne. L'entraîneur bordelais poursuit sa politique du turn-over adoptée en début de saison : à l'image de ce qu'il avait décidé pour le 1er tour aller de la Coupe de l'UEFA (victoire 3-2 ramenée de Tampere, en Finlande), les joueurs peu utilisés jusque-là seront alignés. Il en va donc de Pierre Ducasse, Benoît Trémoulinas et Fernando Cavenaghi, notamment, qui pourraient débuter. D'autre part, si le défenseur central Henrique reste convalescent (genou) et Alejandro Alonso forfait, en raison d'une entorse au genou droit, l'attaquant Marouane Chamakh, suspendu au Parc, est incertain en raison d'une pointe à un os iliaque.
    Pour le reste, le "Président" disposera de la totalité de son effectif contre une équipe lorraine « qui nous avait mis en grosse difficulté en championnat » (victoire bordelaise 1-0). Seule certitude enfin, il n'y a pas de rotation en vue au poste de gardien de but, toujours tenu par un Ulrich Ramé actuellement en grande forme.

    (site officiel FC Metz) : «Travailler en groupe»

    Auteur d’un but malheureusement inutile face à Lille, Momar N’Diaye a de nouveau trouvé le chemin des filets à Caen. Cette fois, le Sénégalais a permis aux siens de se remettre sur les rails du succès. Ses impressions.

    Momar, le premier succès est enfin arrivé. On imagine qu’il fait du bien dans les têtes messines…
    Momar N’Diaye : « Oui, nous sommes soulagés car nous attendions tout de même cette première victoire depuis pas mal de temps. Nous l’avons en faisant je pense une bonne prestation. Nous nous sommes tous montrés solidaires. C’est donc un bon bol d’oxygène. Maintenant, il faut qu’on reste soudés et qu’on travaille en groupe. C’est ce qui nous a permis de l’emporter sur Caen. Continuons dans cet esprit et nous pourrons progresser tous ensemble. »
    Vous n’étiez pas souvent titulaire l’an passé. En ce début de saison, vous êtes plus souvent sollicité, et vous marquez !

    M.N. : « Effectuer la préparation complète était important pour moi. Ce n’était qu’à partir de là que je pouvais faire une bonne saison et cela s’est plutôt bien passé. J’ai eu la chance de marquer samedi soir, mais c’est grâce au travail effectué par toute l’équipe. Je suis à la finition, tant mieux pour moi. Mais l’important n’est pas que je marque. Si nous gagnons, c’est l’essentiel. »
    Il avait été question de vous prêter. Pour quelles raisons cela ne s’est pas fait ?
    M.N. : « C’est vrai qu’à un moment, je me suis posé pas mal de questions. Je ne savais pas ce qui était le mieux pour moi : rester ou partir. Les deux solutions étaient envisageables. J’en ai discuté avec Francis De Taddeo qui m’a dit qu’il comptait sur moi. C’est à moi de travailler encore plus afin de rendre la confiance qu’il m’a accordée. »
    Vous aviez joué quelques matches au cours de la saison 2005/2006. Cette expérience vous aide-t-elle aujourd’hui ?
    M.N. : « Je pense que toutes les expériences sont utiles, que ce soient en équipe pro ou même avec l’équipe de CFA. Mon arrivée dans le groupe professionnel a été très rapide. Peut-être que c’était trop tôt, mais cela m’a permis de côtoyer pas mal de joueurs, de prendre des conseils qui m’ont permis de progresser. Cela s’est toujours bien passé, c’est ce qui me permet d’être là aujourd’hui. »
    La Coupe de la Ligue n’est pas une priorité du club cette saison. Comment allez-vous aborder le match contre Bordeaux mercredi ?
    M.N. : « On prend les rencontres comme elles viennent, que ce soit en championnat ou en coupe. Nous sommes là pour jouer et remporter des matches. Bordeaux nous attend. Nous allons essayer de jouer notre jeu et de rester dans la continuité du match de Caen. Cela permettra aussi de préparer le match contre Strasbourg la semaine suivante. »

    M'Fa sélectionné pour Suisse-France

    Anthony M'Fa va rejoindre les Bleus prochainement.

    Le jeune gardien de buts messin Anthony M'Fa fait partie de la sélection des 17 ans français qui affrontera la Suisse en match amical la semaine prochaine. Il rejoindra le rassemblement dimanche 30 septembre et sera de retour à Metz le 5 octobre.

    Gygax et Bassong ménagés

    Pas de répit pour les Grenats. Il faut récupérer pour affronter Bordeaux

    « Nous avons allégé les charges de travail, explique Francis De Taddeo. Hier (dimanche), nous nous sommes contentés d’un décrassage et de soins. Aujourd’hui, nous avons fait une séance intermédiaire permettant aux organismes encore un peu fatigués de se libérer des dernières petites douleurs. » Daniel Gygax et Sébastien Bassong n’y ont pas participé. Les deux joueurs ont été ménagés.
    Dans l’après-midi, soins et balnéothérapie étaient au programme. Mardi, le coach messin prévoit de « monter en régime sur le plan de la tonicité et en vivacité. » Il récupèrera au sein du groupe les joueurs ayant fait match nul avec l'équipe B à Lyon ce week-end.
    Mercredi, les joueurs mosellans se déplacent à Libourne pour y affronter Bordeaux en Coupe de la Ligue.

    Élongation pour Marichez

    Christophe Marichez a passé des examens dans la journée de lundi. Ceux-ci ont révélé une élongation aux adducteurs. Il restera toute la semaine aux soins et devrait pouvoir reprendre l'entraînement normalement lundi. Il serait ainsi disponible si son entraîneur décide de faire appel à lui pour la réception de Strasbourg samedi 6 octobre.  

    September 24

    Contre Caen, Metz a doublé son capital points...à suivre !

    (R.L.) : Metz, une affaire à suivre

    La victoire ramenée de Caen a offert une grosse bouffée d'oxygène aux Messins. Mais le contenu même de leur prestation impose de placer l'espoir sous surveillance.

    Les faits. Deux buts, les premiers à l'extérieur, et la victoire au bout, la première de la saison. Le temps d'une soirée, samedi à Caen, Metz est sorti du bain des mauvaises habitudes qui commençait sérieusement à friper son espoir. Comment ? Pour résumer - et sans s'attarder ici sur la méthode employée, parfois laborieuse - en reniant un principe établi sur l'incapacité éprouvée jusque-là par l'équipe de Francis De Taddeo à se relever une fois menée au score. Le Mans, Lille, Monaco, Bordeaux et Lyon en avaient tiré profit. Et Caen, neuf minutes après le coup d'envoi, semblait bien parti pour étoffer la liste. « Mais, relève l'entraîneur, cette fois-ci nous ne nous sommes pas jetés dans la gueule du loup, comme cela avait été le cas contre Lyon. Nous avons su nous montrer patients. » Plus efficaces, aussi. Grâce à Momar N'Diaye et Daniel Gygax, les Messins ont inscrit autant de buts en quatre-vingt-dix minutes qu'au cours des huit journées précédant leur déplacement en Normandie. L'effet. Il se lit d'abord sur le classement de la Ligue 1. En s'imposant sur la pelouse caennaise, Metz s'est débarrassée d'une dernière place qu'il occupait depuis sa défaite à Monaco, au soir de la 3e journée. Le gain doit être relativisé : après tout, un seul petit point sépare Metz de Caen, et la nouvelle lanterne rouge affiche deux matches en retard qui faussent, pour un moment encore, le sens du tableau actuel. Reste que pour les têtes messines, cette victoire ne pouvait pas mieux tomber : « Pour les joueurs et pour l'environnement, il était important de revenir avec quelque chose. C'est un peu comme la police ou la Sainte Vierge, quand tu ne les vois pas arriver, tu commences forcément à ne plus croire au miracle, image Francis De Taddeo. Aujourd'hui, nous sommes autorisés à avancer avec un peu plus de sérénité, à nous décomplexer. »
    Et maintenant ? « Mais, poursuit l'entraîneur messin, il ne faut pas tomber dans le trop, trop positif. Nous n'avons pas complètement maîtrisé les débats. Tout n'a pas été parfait, et Caen a parfois fait preuve de maladresse. Ceci dit, cela ne doit rien enlever au mérite des joueurs, ils ont mis de l'allant dans ce qu'ils ont tenté. » Le sort n'y est pas resté insensible. A contre-courant d'une formule affirmant qu'il est des destins dont on ne s'enfuit pas, les Messins ont ouvert la porte du leur, jusque-là restée de marbre. Le plus dur sera maintenant de s'y engouffrer.
    Le voyage qui s'annonce à Libourne-Saint-Seurin, mercredi, sera l'occasion de poursuivre cette marche vers l'éclaircie entamée avant-hier. Contre Bordeaux, en Coupe de la Ligue, « nous devrons confirmer que nous sommes en progrès, franchir un pallier. » Dénuée d'enjeu vital pour une équipe de Metz qui sera avant tout jugée sur sa capacité à enchaîner une deuxième saison en Ligue 1, la rencontre de ce 26 septembre peut aussi être envisagée comme une façon de préparer la venue de Strasbourg, le 6 octobre prochain, à Saint-Symphorien. Une autre affaire, à ne pas manquer.

    Christophe Marichez : « Nous étions au fond du trou »

    Victorieux, le FC Metz respire un peu mieux. Son capitaine aussi. « Mais il faudra s'imposer contre Strasbourg pour bonifier notre résultat à Caen », insiste Christophe Marichez.

    Christophe, on imagine que cette première victoire fait du bien dans les têtes messines ? « Oui. On l'attendait depuis un moment. Elle nous fait d'autant plus de bien qu'elle arrive tout de suite derrière le match de Lyon, où nous étions complètement passés à côté. »• Dans ces moments-là, le doute s'installe forcément ? « Un peu, oui... Nous nous sommes remis en question. J'avoue que la claque reçue contre Lyon nous a abasourdis. Nous nous sommes réunis dans les jours qui ont suivi, on s'est parlé franchement. Il fallait qu'on évacue la frustration, qu'on reprenne notre destin en mains. »
    • Finalement, cette claque lyonnaise vous a peut-être fait du bien ? « Je ne crois pas qu'on puisse dire ça de cette façon, mais elle nous a remis en face de nos lacunes. Encaisser cinq buts... Ça nous a peut-être davantage fait prendre conscience du fait que nous étions au fond du trou. Et nous l'étions encore à Caen. Imagine, tu es dernier et tu es mené au score au bout de dix minutes... Heureusement, nous avons su réagir à temps. » • Votre succès à Caen ne s'est pas construit dans la facilité. La manière a parfois été laborieuse. Une confirmation s'impose ? « Evidemment, ce n'est qu'un début. Dès mercredi, face à Bordeaux, je dirais " malheureusement " en Coupe de la Ligue, il va falloir repartir de l'avant. La semaine suivante, le championnat reprendra face à Strasbourg... Après cette première victoire, il nous faut maintenant remporter notre premier match à domicile. Là, nous sommes libérés, mais il faut absolument bonifier le résultat de Caen. »
    • A titre personnel, la rencontre de samedi vous a-t-elle permis d'oublier ce samedi noir vécu face à Lyon ? Les propos d'après match avaient laissé apparaître un Christophe Marichez remonté... « Non, pas remonté, j'étais plutôt abattu. Quand j'ai dit que nous n'avions pas le droit de commettre de telles erreurs défensives, je me mettais dans le lot des responsables. Maintenant, c'est vrai que ce match à Caen m'a fait du bien, un peu comme celui de Valenciennes. Jusque-là, je n'avais jamais réussi à être décisif... »
    • Un dernier mot sur votre blessure ? « Je ressens une douleur aux adducteurs. Je passe une échographie demain (aujourd'hui, ndlr). Je vais probablement manquer la Coupe de la Ligue. J'espère que ce n'est qu'une contracture et que je pourrais jouer contre Strasbourg. J'en ai très envie. »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : décrassage pour les joueurs de Caen - Metz. Aujourd'hui : une séance d'entraînement (9h30). Demain : une séance (horaire non communiquée).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Caen - Metz, 9e journée de Ligue 1, 1-2. Prochain match : Bordeaux - Metz, 16es de finale de Coupe de la Ligue, mercredi 26 septembre (21h, à Libourne-Saint-Seurin). A suivre : Metz - Strasbourg, 10e journée de Ligue 1, samedi 6 octobre (20h, à confirmer) ; Nice - Metz, 11e journée de L1, samedi 20 octobre (20h).
    A l'infirmerie. Jeff Strasser (distension du ligament interne latéral du genou droit), Matheus Vivian (distension du ligament interne latéral de la cheville gauche) sont indisponibles pour trois semaines encore. Stéphane Léoni (dos), Laurent Agouazi et Sébastien Renouard (cuisse), sont revenus de Caen avec quelques contusions. Rien qui ne puisse a priori les empêcher de tenir leur poste, après-demain, en Coupe de la Ligue. Christophe Marichez (élongation aux adducteurs) sera en revanche indisponible.
    Suspendu. Aucun.

    Mauvais perdant ?

    Franck Dumas, l'entraîneur de Caen, mécontent après la défaite des siens samedi, s'est lancé dans une charge contre Eric Poulat, l'arbitre de la rencontre. « L'arbitre doit avoir une dent contre nous, a lancé l'entraîneur normand. Je conseille à M. Poulat de prendre vite sa retraite car ça commence à me gonfler. Les parodies de films ça me plait bien mais les parodies d'arbitrage, je n'aime pas, et c'en a été une ». Aucun de ses joueurs, dont Gouffran, n'a en revanche semblé reprocher à l'arbitre sa prestation...

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    Ou le nombre de joueurs messins ayant trouvé le chemin des filets depuis le début de la saison. Ils étaient deux jusqu'au coup d'envoi de la rencontre face à Caen : à Momar N'Diaye, auteur de son second but samedi et Babacar Gueye, buteur contre Lyon, s'est ajouté Daniel Gygax. Un première réalisation d'importance pour l'international suisse puisque celle-ci a offert la victoire au FC Metz.

    16 ans nationaux Le FC Metz à sa main

    FC METZ - ILLZACH : 2-0

    Mi-temps : 0-0. Buts: Mohamed (75e sp), Kheli (90e). Les jeunes pousses messines se sont créé des situations intéressantes au cours de la première période de cette opposition contre Illzach. Malheureusement pour les Mosellans, le manque de vitesse dans le jeu et des enchaînements techniques trop lents n'ont pas permis de trouver l'ouverture avant la pause. Avec deux ou trois changements en seconde période, les choses s'arrangeaient. Songo'o, tout seul, ratait une occasion puis Kehli butait sur le gardien d'Illzach, auteur d'une belle parade. Les protégés de Jean-Robert Faucher se voyaient ensuite offrir la possibilité d'ouvrir la marque avec un penalty accordé pour une grossière faute sur Bekhada. Mohamed s'en chargeait et le transformait (1-0, 75e). A la dernière minute, sur contre, Kheli réussissait un but plein de sang-froid et d'une grande précision dans des cages laissées vides par le gardien d'Illzach (2-0, 90e). Sur l'ensemble du match, les Messins méritaient leur victoire même si la qualité de jeu est encore à améliorer.

     CFA : Metz gagne le respect

    Un but de Françoise a permis à l'équipe de José Pinot de contrarier le dessein lyonnais.

    À défaut d avoir trouvé la clé des portes messines, Robert Valette a su tirer le constat de la rencontre opposant deux centres de formations finalement assez proches l un de l autre : à chacun sa mi-temps. Globalement, les Lyonnais se sont assuré la mainmise technique en début de partie, avec une accélération de Mounier, une remise de Rémy, une frappe trop peu appuyée de Karaboué et une remarquable reprise de la tête de Paillot. Et c'est donc fort justement que Karaboué ajustait Mayebi à la suite d une combinaison bien emmenée par Gonalons et relayée par Rémy (1-0, 30e). L OL menait mais s exposait aux contres éclairs de Anastassowa et Baldé : ce dernier manquait deux bonnes occasions de remettre les deux équipes à égalité (31e et 39e, à bout portant). Juste avant la pause, le coup franc pleine lucarne de Mounier aurait pu faire du bien aux Olympiens. Mais il était dévié d une manchette par Mayebi. Dès lors, le doute s installera étonnamment du côté de l OL, incapable d agir, voire de réagir. Comprenne qui pourra. Les réservistes messins, eux, en profitaient pour s assurer la direction des opérations et l essentiel des offensives. La récompense allait intervenir à la suite d un exploit technique de Françoise. Sur un ballon aérien, l'attaquant contrôlait et mettait deux défenseurs dans le vent : sa reprise en pivot sera suffisamment bien placée pour qu Hartock soit battu (1-1, 62e). Légèrement émoussés après leur domination territoriale, les Grenats finiront en roue libre, avec même une ultime occasion pour faire la différence. Mais Hartock s interposait sur la frappe de ce même Françoise (81e). Au vu du nombre d occasions, Metz aurait mérité un petit bonus offensif... Qui n existe pas. Heureusement pour les Lyonnais.

     LYONb-FC METZb : 1-1

    Plaine des jeux de Gerland. Mi-temps : 1-0. But pour Lyon : Karaboué (30e) ; pour Metz : Françoise (62e). 481 spectateurs. Arbitre : M. Batta, assisté de MM. Ben El Hadj et Amchachti. Avertissement à Lyon : Gonalons (83e) ; à Metz : Belson (87e).
    LYON : Hartock,­ Abenzoar, Paillot, Charvet, Migliore, Gonalons, Dedola, Rémy, Mounier, Karaboué, Chiacchio (puis Ettien, 62e).
    METZ : Mayebi, Betsch, Anastassowa, Fernandes, Delgado (puis Belson, 60e), Thomas, Bessat, Djiba (puis Nativel, 74e), Françoise, Pouye, Balde (puis Andres, 60e).

      

    September 23

    FC Metz : le réveil ! Ce fut dur, mais maintenant Strasbourg...

    R.L. : Metz : le meilleur pour l'enfin

    Dos au mur, les Messins ont décroché leur première victoire de la saison sur le terrain de Caen. Ils abandonnent la dernière place du championnat.

    Se méfier des mots. Et de l'euphorie qui accompagne parfois les découvertes. S'il se sait désormais capable de quitter le terrain autrement que par la petite porte, Metz doit en effet veiller à ne pas se laisser griser par le premier succès qu'il a obtenu, hier soir, à Caen. D'une, parce que celui-ci a été décroché face à un adversaire éprouvant lui aussi de grandes difficultés à s'adapter au niveau requis par l'élite, et de deux parce que la manière avec laquelle il s'est forgé ne suffira pas à balayer les doutes accumulés depuis son entrée en scène, le 5 août au Mans. Metz a gagné, oui, mais le soulagement attendra. « J'espère surtout que cela va nous servir pour avancer, explique Cédric Barbosa, pour nous convaincre que nous sommes capables de mieux. » Suivez le guide.
    Ce matin, quoi qu'il en soit, Metz se réveille pour la première fois avec la satisfaction du devoir accompli. Et ce n'est pas là le moindre de ses mérites. Accablés par le but de Gouffran dès la neuvième minute, à la suite d'une énième absence - constatée cette fois-ci au milieu de terrain - les Messins renouaient, en effet, avec un scénario qui ne leur avait jamais été favorable jusqu'ici. Dernier exemple en date, la semaine dernière face à Lyon. Menée au score après quatre minutes de jeu, l'équipe de Francis De Taddeo n'avait ensuite pas tardé à sombrer. Mais Caen n'est pas sextuple champion de France. Nantis d'une seule victoire depuis l'ouverture des festivités, les Normands n'ont pas su profiter des largesses de la production messine pour se mettre à l'abri. Au point de laisser à l'un des deux seuls buteurs messins de la saison l'opportunité de remettre les siens sur le bon chemin : la frappe de Julien François contrée, Momar N'Diaye récupérait le ballon avant de le planter dans les filets du gardien caennais (37e). L'attaquant sénégalais avait déjà œuvré dans ce sens, il y a quelques semaines, face à Lille. Un coup d'épée dans l'eau puisque les Nordistes avaient dans la foulée repris l'avantage. Rien de tout cela hier soir. Désarticulé tout au long de la première période, le jeu messin offrait davantage de cohérence au retour des vestiaires. Et un éclair de Cédric Barbosa, à la passe, allait permettre à Daniel Gygax de signer la deuxième réalisation messine de la soirée, la quatrième depuis le début du championnat (67e). Barbosa-Gygax. Longtemps l'absence de ces deux joueurs est revenue sur le tapis des explications à l'improductivité des Messins. Aujourd'hui opérationnels, les deux joueurs sont venus étayer le discours de Francis De Taddeo.
    En attendant le retour de l'autre grand absent de l'été, Julien Cardy, l'entraîneur messin sait désormais qu'il dispose de nouveaux arguments pour mener à bien le chantier qui lui a été confié. Son premier succès en poche, Metz a gagné le droit de se remettre à y croire. Fragile, peut-être, puisque soumis à l'examen des prochaines échéances, mais précieux. Il permet à Metz de quitter la queue du classement. Enfin. Le plus dur recommence aujourd'hui.

     

    le film du match

    1er. Gouffran sert Deroin, esseulé au second poteau. L'attaquant manque sa reprise.
    9e. François se présente seul devant Planté qui met en échec le milieu de terrain messin.
    9e. Sur le contre, Gouffran, servi dans la profondeur par Nivet, place son ballon entre les jambes de Marichez. CAEN - METZ : 1-0.
    16e. Le coup franc signé Barbosa ne pose aucun problème à Planté.
    22e. Sur un centre de Leoni, Agouazi tente une demi-volée pleine de finesse qui passe de peu au-dessus du but caennais.
    29e. La frappe contrée de N'Diaye flirte avec le montant gauche de Planté.
    37e. Agouazi, à l'entrée de la surface de réparation tente sa chance. La frappe du milieu messin passe entre les jambes de Sorbon. À l'affût, N'Diaye remet les deux équipes à égalité. CAEN-METZ : 1-1.
    42e. Cheik Gueye intervient dans les pieds de Samson qui se présentait seul devant Marichez.
    43e. Samson, à la réception d'un centre de Gouffran, mal jugé par Marichez, ne parvient pas à redresser sa frappe.
    44e. N'Diaye, en pleine course, voit sa frappe puissante détournée par Planté.
    MI-TEMPS : CAEN-METZ : 1-1.
    55e. Belle combinaison dans la surface entre Gouffran et Deroin. Marichez se couche parfaitement.
    62e. Double exploit de Marichez : le gardien messin détourne tout d'abord la tête de Nivet, avant de stopper la frappe à bout portant signée Eluchans.
    67e. Gygax, profitant d'un service au millimètre de Barbosa, pique sa balle au-dessus de Planté. CAEN-METZ : 1-2.
    77e. En pleine course, Proment coupe le centre d’Eluchans. Diop se jette pour éviter l'égalisation caennaise.
    90e. Eluchans, à droite, centre instantanément pour Gouffran, qui manque le ballon. CAEN-METZ : 1-2.

     

    Le sang froid de Daniel Gygax

    Dominé et très vite mené au score, Metz a trouvé l'énergie pour renverser la vapeur.

    Utilisée une première fois à Monaco, sans succès (2-0, 3e journée), la configuration en 4-5-1 employée hier soir à Caen a conduit le promu messin à décrocher sa première victoire de la saison. Contre toute attente : longtemps sur la réserve, les Grenats ont, en effet, d'abord bénéficié des lacunes défensives de leur adversaire caennais pour se remettre dans le sens de la marche. Revenus au score par l'intermédiaire de Momar N'Diaye, les Messins ont livré une seconde période de meilleure facture, récompensée par le but de Daniel Gygax. Marichez. Impuissant sur le but de Gouffran (9e), il a répondu présent au plus fort de la tempête. En repoussant la frappe de Deroin (56e) dans un premier temps et grâce à un double sauvetage devant Nivet et Eluchans (63e). Blessé, il a cédé sa place à Pierre Ebede dans les dernières minutes de la soirée (avertissement, 90e+1).
    Léoni. De retour dans le onze messin, il a livré une copie conforme à celles de son début de saison, alliant sobriété et efficacité. Averti à la 52e.
    Diop. Un sauvetage in extremis devant Proment (78e). Appliqué, il a paru plus en jambes que lors de ses dernières sorties.
    Bassong. Abandonné à lui-même, il a perdu son duel face à Gouffran sur l'action menant à l'ouverture du score (9e). Mais il a su s'en remettre. Son gabarit a été précieux à l'heure d'entrer dans la résistance.
    C. Gueye. Il a empêché Samson de redonner l'avantage aux siens (42e) grâce à un tacle rageur. Combatif jusqu'au bout (avertissement, 90e+2).François. On l'a souvent vu aux avant-postes. C'est d'ailleurs sur sa frappe, contrée, que Momar N'Diaye a égalisé. Une rentrée positive dans son ensemble.
    Agouazi. Au four et au moulin, il s'est dépensé sans compter (averti à la 15e). Remplacé par le buteur de la semaine dernière, Babacar Gueye (83e).
    Barbosa. Plus discret qu'à l'accoutumée, il est monté en puissance. Et a adressé une passe décisive à Daniel Gygax sur le but de la victoire.
    Renouard. Généreux dans son devoir défensif. Ses tentatives à l'approche de la surface caennaise ont en revanche souvent manqué de spontanéité. Remplacé par Effa Owona (70e). Le Camerounais est entré dans un contexte difficile qui ne lui a pas donné l'occasion de s'exprimer. N'Diaye. Esseulé à la pointe de l'attaque, Momar N'Diaye a eu le mérite de transformer l'une des premières occasions messines. Son deuxième but de la saison a remis les siens en selle. Très présent, il a fait vivre une sale soirée à Sorbon.
    Gygax. Il a éprouvé beaucoup de difficultés à trouver son rythme... Mais son sang froid a fait la différence face à Planté. Bien lancé par Cédric Barbosa, l'international suisse a offert la victoire à son camp en piquant astucieusement le ballon. Caen n'y arrive pas. A la recherche de son deuxième succès, après celui remporté face à Nice lors de la première journée, l'équipe de Franck Dumas a laissé échapper une belle occasion de respirer. Alors qu'ils menaient pourtant au score, les Caennais ont peu à peu perdu le fil de la maîtrise, laissant transparaître une fébrilité défensive dont ont su profiter leurs adversaires messins.

     

    De Taddeo : « Une récompense »

    Francis de Taddeo (entraîneur de Metz) : « C'est sûr que c'était un match important pour les deux équipes, surtout au plan psychologique. Contre une équipe très offensive qui nous a fait peur et nous a bousculés, on n'a pas baissé la tête et la réussite a tourné en notre faveur. Après une bonne 1re période, la 2e a été plus difficile et on a reculé. Ils ont eu les bonnes occasions mais n'ont pas su les mettre. Nous on a été plus efficaces. On a su retenir les leçons des matches précédents. Cela faisait très longtemps, depuis avril, que l’on n’avait pas gagné. C'est une belle récompense pour les joueurs et leur travail qui est sain alors qu'ils ont beaucoup souffert. J'ai vu des choses intéressantes se mettre en place. Il faut faire confiance à ce groupe. Le cœur est là. En 2e période, on savait qu'on aurait moins d'occasions car le physique ne jouerait pas en notre faveur mais on a su rester organisé. Quand on ne met pas ses occasions au fond, on ne met pas de point. C'est peut-être ce qui est arrivé à Caen ce soir. Cette victoire va achever ce nous décomplexer. On n'est peut être pas encore au niveau de la L1 mais on devient plus respectable. »
    Franck Dumas (entraîneur de Caen) : « Je suis énormément déçu pour les joueurs car ils ont fait énormément d'efforts dans le jeu et la mentalité. On prend l'avantage mais ils égalisent sur un but bizarre puis il y a un manque d'attention. Qu'est ce que vous voulez que je vous dise ? On a essayé, ça n'a pas marché. Titi (Deroin, ndlr) nous fait du bien mais à 25 mètres du but, on n'a pas le droit de perdre le ballon comme ça. C'est un coup de couteau dans le dos.. C'est important de pouvoir se regarder dans les yeux et de pouvoir se dire qu'on n'a pas triché. Ils peuvent le faire. C'est le destin, on n'est pas dans une bonne passe. »

     

    buteurs

    8 buts : Benzema (Lyon). 5 buts : Audel (Valenciennes), Bellion (Bordeaux), De Melo (Le Mans). 4 buts : Hadji (Nancy), Koné (Nice), Piquionne (Monaco), Saïfi (Lorient), Vahirua (Lorient). 3 buts : Birsa (Sochaux), Elmander (Toulouse), P. Feindouno (Saint-Etienne), Fortuné (Nancy), Ilan (Saint-Etienne), Kim (Nancy), Menez (Monaco), Niculae (Auxerre), Renteria (Strasbourg), Savidan (Valenciennes), Sessègnon (Le Mans), Wendel (Bordeaux). 2 buts : Mo. Ndiaye (Metz); 1 but : B. Gueye (Metz), Gygax (Metz), etc.

     

    Marichez forfait

    Christophe Marichez, remplacé à la 89e minute de la rencontre, hier soir, souffrirait d'un « claquage » ou d'une « forte élongation » et sera forfait pour le match de Coupe de la Ligue mercredi à Bordeaux, a indiqué Francis de Taddeo.
    Le gardien messin, qui avait déjà été blessé, avant le début du championnat, et qui n'avait pas pu disputer les deux premières rencontres, devrait être suppléé en Gironde par Pierre-Romain Ebede, qui l'a remplacé dans les dernières minutes.

     

    La neuvième journée

    La dixième journée débutera le vendredi 5 octobre avec le match Monaco-NANCY (21h). Se poursuivra le samedi 6 octobre avec les matches Saint-Étienne-Marseille (17h10), Paris SG-Rennes, Lille-Valenciennes, Le Mans-Nice, METZ-Strasbourg, Lorient-Caen, Lens-Auxerre (20h). Et se finira le dimanche 7 octobre avec Bordeaux-Lyon et Sochaux-Toulouse (18h).

     

    Site officiel du FC Metz :

    Ca y est !

    Ce ne fut pas toujours très académique, mais les Grenat l’ont fait : Ils sont allés chercher à Caen leur première victoire de la saison. Rapidement menés, ils ont réussi à retourner la situation. C’était moins une !

    Les nerfs des 17883 spectateurs du stade Michel D’Ornano ont été mis à rude épreuve, ce soir à l’occasion du duel de mal classés entre Metz et Caen. Les deux promus se sont livrés une partie très ouverte et riche en occasions de buts. Un nombre important d’opportunités qui tient autant à la fébrilité de leurs défenses respectives qu’à leur engagement offensif. Au final, ce sont les hommes de Francis De Taddeo qui ont empoché les trois points. C’est la première fois que cela leur arrive cette saison. C’est même la première fois depuis leur succès face au Havre en avril dernier, qui leur avait permis d’être sacrés Champions de Ligue 2…
    Pourtant, cette partie avait commencé comme les autres pour les Grenats. Leur première occasion de but avait donné lieu à une contre attaque caennaise que Gouffran avait converti (1-0, 10°). Et on commençait déjà à se poser la légitime question : à Caen la victoire ? Sauf que cette fois, les Messins sont parvenus à revenir dans la partie. Cela, ils le doivent à une abnégation et à un goût du combat constant. A la réussite, aussi ; à la maladresse des attaquants de Caen, également ; et à leur gardien Christophe Marichez surtout.
    Auteur d’une bévue en fin de première mi-temps, celui-ci s’est magnifiquement repris en stoppant coup sur coup des tentatives à bout portant de Nivet et d’Eluchans (62°). La parité avait été rétablie préalablement par Momar N’Diaye au cœur des approximations caennaises (1-1, 37°). Ce double arrêt décisif est peut-être le signe que la roue est en passe de tourner pour les Lorrains. Car cinq petites minutes plus tard, Barbosa trouvait Gygax dans la surface adverse. Le Suisse battait Planté d’un piqué et donnait l’avantage aux siens (1-2, 67°).
    La troupe messine se trouva alors dans une situation inédite. Jusque là, elle n’avait jamais mené au score. Sa fin de partie fut donc des plus difficiles, et Malherbe eut mainte fois l’occasion d’égaliser. Diop empêcha Proment de marquer (77°). Et Gouffran manqua deux fois le cadre dans les dix dernières minutes. Marichez dut même céder sur blessure sa place à Ebede au cœur de la bataille. Mais, poussés dans leurs derniers retranchements, les Messins ne cédèrent pas. Ils peuvent savourer avec soulagement ce succès mérité. Même si les Caennais, très fragiles derrière, ont donné le bâton pour se faire battre. Espérons que les promus réussissent aux Grenats. Samedi prochain, c’est le Racing Club de Strasbourg qui rend visite à Saint-Symphorien.
     

    September 22

    Debout, vous n'êtes pas encore morts !...

    « Metz n’est pas à son niveau »

    L’ancien capitaine messin Gregory Proment a accordé quelques minutes à D!rect FM. Il estime que les soucis caennais sont essentiellement liés à un manque d’efficacité offensive et qualifie le match de samedi de « très important ».

    Grégory, quel bilan faites-vous du début de saison de Caen ?
    Grégory Proment : « Au niveau comptable, nous ne sommes pas au mieux. Nous n’avons pas le total de points auquel nous pouvions prétendre compte tenu de nos prestations. Excepté à Saint-Etienne, où nous étions à la rue, nous avons toujours produit de bonnes choses. Nous aurions mérité deux ou trois points de plus. Mais c’est la Ligue 1, c’est comme ça. Il nous faut juste retrouver l’efficacité offensive que nous avions la saison passée. Je pense qu’il n’y a que ça qui cloche. »
    Caen et Metz ont survolé la Ligue 2 l’an passé et se retrouvent en difficulté. Comment l’expliquez-vous ?
    G.P. : « Il y a tout de même une sérieuse différence entre les deux compétitions. Les attaquants de L1 savent marquer au bout d’une ou deux occasions. En L2, nous avons peut être parfois bénéficié d’un peu plus de maladresse de la part de nos adversaires et d’un peu de chance. Ceci dit, il ne faut pas enterrer nos deux équipes. Elles ont fait un gros travail l’an dernier et cette saison n’est pas terminée. »
    Peut-on dire que la rencontre de samedi est capitale ?
    G.P. : « Capitale, je ne sais pas ; mais très importante, oui. Caen et Metz ont tous les deux le même objectif, nous sommes des concurrents directs. A domicile, nous nous devons de ne pas perdre de points dans ce type de match. Et je ne pense pas que Metz se satisferait d’un match nul. »
    Vous retrouvez la Ligue 1 après un intermède d’une saison à l’étage du dessous. Le niveau a-t-il changé ?
    G.P. : « Non, il est identique. Les formations de L1 sont toujours aussi sérieuses et bien en place. Elles font très peu d’erreurs. Pour des équipes comme nous, c’est difficile au début car il s’agit de trouver la faille. Metz est dans le même cas que nous, lorsqu’ils sauront comment marquer des buts, cela ira mieux je pense. »
    Justement, que pensez-vous de l’équipe messine ?
    G.P. : « Elle n’a pas beaucoup changé, en fait. Il y a toujours un travail défensif effectué. L’équipe joue sur son envie, son agressivité. Ces caractéristiques ne datent pas d’aujourd’hui. Je pense que l’équipe n’est pas à son niveau en ce moment et elle peut mieux faire. J’espère qu’elle se réveillera après être passée à Caen. »
    Affronter votre club formateur reste un événement particulier pour vous ?
    G.P. : « La saison passée, mon départ était encore tout chaud, donc les deux matches étaient plus compliqués à gérer. Mais maintenant, ça fait un peu plus d’un an, c’est plus simple pour moi. Et j’ai une priorité : c’est de remporter ce match. »

    Le groupe pour Caen – Metz

    Le groupe : Marichez, Ebede - Bassong, Cubilier, Delhommeau, Diop, C. Gueye, Leoni - Agouazi, Barbosa, François, Gygax, Pjanic, Renouard - Aguirre, N'Diaye, B. Gueye, Effa

    L'équipe B se rend à Lyon dimanche
    Le groupe CFA : Anastassowa, Andres, Balde, Bessat, Betsch, Calton, Corrales, Delgado? Dino, Fernandes, Françoise, Mayebi, Nativel, Pouye, Sissoko, Thomas, Belson

     Choc des profondeurs

    En difficulté au classement, le FC Metz se rend à Caen samedi soir. Les Normands sont des concurrents directs des Messins dans la course au maintien et n'ont gagné qu'une fois. La partie promet donc d’être musclée…

    Quand Francis De Taddeo rejoint la salle de presse pour y tenir la traditionnelle conférence de veille de match, vendredi à l’issue de la dernière séance de la semaine, le président Carlo Molinari est au vestiaire en train de s’entretenir avec ses joueurs. Situation de crise ? Non, certainement pas, alors que la Ligue 1 n’a vécu que huit journées. Mais la patience n’est plus à l’ordre du jour. S’ils concèdent une nouvelle défaite face à Caen, samedi soir au Stade d’Ornano, les Grenats aggraveront leur position.
    Leur posture après huit journées de championnat est déjà bien fâcheuse. Sans parler du rang qui revient généralement aux équipes sans le moindre succès, la troupe de Christophe Marichez totalise en effet en compagnie de Lens le plus petit nombre de buts marqués (mais les Artésiens comptent deux matches de moins). Et après la gifle lyonnaise, les statistiques jusque-là honorables de la défense sont moins reluisantes. A l’heure de retrouver le Stade Malherbe de Caen, beaucoup de voyants sont au rouge.
    Plus le même contexte
    Il en est un, toutefois, qui semble être en mesure de passer au vert bientôt. Celui du potentiel de l’équipe messine, dans le domaine offensif notamment. Daniel Gygax était sans doute encore un peu à court de compétition face à l’OL la semaine dernière. Le Suisse va monter en puissance progressivement. L’arrivée de Jean Emmanuel Effa offre quant à elle une solution supplémentaire à Francis De Taddeo sur le front de l’attaque. Le Camerounais a un profil de pivot complémentaire à celui de Wilmer Aguirre, qui réintègre le groupe ce samedi.
    Les Grenats seront opposés à une formation qu’ils connaissent bien pour l’avoir affrontée deux fois la saison passée : le SM Caen. La solidité défensive du club messin avait alors pris le pas sur le jeu résolument offensif adverse. « Ce n’est pas du tout le même contexte, prévient De Taddeo. Nous jouions tous deux pour la montée et désormais, il s’agit de sauver notre place en L1. Ce sera un match différent. Il n’est d’ailleurs pas exclu que nous changions de façon de jouer, tout comme Caen pourrait le faire d’ailleurs. »
    L’équipe de Franck Dumas doit composer avec des soucis d’effectif. Aux absences de Jemaa et Mazure s’est ajoutée celle du capitaine Seube en début de semaine. Pas de quoi nuire au niveau de jeu déployé par les Caennais, sans doute ; peut-être un peu à leur assurance. « L’équipe qui parviendra à faire abstraction de l’enjeu et de la pression fera sans doute la différence », précise De Taddeo. Si ce n’est pas un match de la peur, cela y ressemble grandement. Les Messins doivent l’aborder avec l’envie d’en découdre, celle-là même qui leur a permis de se hisser en Ligue 1, afin de laisser derrière eux leur série de mauvais résultats.

    R.L. :

    Metz : debout les gars !

    Ecrasée par la machine lyonnaise, il y a tout juste une semaine, l'équipe de Francis De Taddeo doit se relever dès aujourd'hui : Caen, un voyage qui en dira long sur la capacité du promu messin à prendre son destin en main.

    Tomber six fois, se relever une... Et ce soir, autant que possible. Parce que l'été s'achève sans qu'il ait pu une seule fois goûter au fruit de la victoire et parce qu'il se voit aujourd'hui proposer un adversaire courant après la même étoile que lui, Metz a perdu le droit du choix.Certes, tout ne s'arrêtera pas sur la pelouse du stade Michel-d'Ornano s'ils venaient à y enregistrer leur septième défaite de la saison... Mais les Messins ont-ils seulement la possibilité de regarder le ciel sous cet angle ? Catastrophique, leur départ commande plus que jamais d'aborder ce cinquième déplacement avec l'ambition de se mêler activement à une histoire au milieu de laquelle ils n'ont jusqu'ici été capables de figurer qu'en qualité de victimes désignées. Un exploit face à Lyon, la semaine dernière, n'aurait rien changé à l'affaire. Francis De Taddeo l'avait d'ailleurs signalé, quelques minutes après la fin du long calvaire imposé à ses troupes par le sextuple champion de France (1-5). « Nous aurions dû gagner notre prochain match à Caen. »
    Caen — Metz, donc ? Une affiche de ligue des sans pion. Ou presque : vainqueurs de Nice (1-0, 1re journée), les hommes de Franck Dumas n'ont rien décroché de plus depuis. Pire, les Normands ont tout perdu, à l'exception d'un point décroché face à Sochaux (2-2, 7e journée). Les Messins, eux, n'ont que deux résultats nuls glanés au Paris Saint-Germain et Valenciennes (0-0, 4e journée ; 0-0, 7e journée), pour étayer un discours maison ayant jusque-là profité de l'absence de joueurs cadres pour se persuader de l'imminence de jours meilleurs. Daniel Gygax, Sébastien Bassong et Cédric Barbosa revenus de l'infirmerie, Jean-Emmanuel Effa Owona arrivé en renfort aux avant-postes, Metz a retrouvé, depuis peu, la consistance présumée qui lui a fait défaut jusqu'ici. Or, une nouvelle fois mise à l'épreuve face à Lyon, samedi dernier à Saint-Symphorien, celle-là n'a pas apporté de garantie supplémentaire quant à la capacité messine à s'adapter au nouvel environnement représenté par la Ligue 1.
    Se présente aujourd'hui une nouvelle occasion. Face un adversaire contre lequel il avait récolté quatre points sur six possibles la saison passée, Metz se doit de battre en brèche les maux qui l'ont conduit à la dernière marche du championnat depuis sa défaite à Monaco, il y a un peu plus d'un mois (défaite 2-0). Le temps presse, oui. Plus que jamais. A l'heure où l'on sent poindre, subrepticement, à l'intérieur même du groupe messin, une certaine mise en cause du système instauré par Francis De Taddeo, le promu n'a jamais semblé aussi proche de l'heure de vérité. Et sa capacité à renverser le cours des choses jamais aussi difficilement palpable...
    Une partie de la réponse à cette inconnue sortira peut-être de sa prestation du jour. A défaut de replacer le candidat messin sur la voie d'une sérénité abandonnée sur les sentiers de Ligue 2, un succès, ce soir, sur un terrain où seuls les Marseillais ont été capables de s'imposer (1-2, 5e journée), donnerait corps à sa raison d'espérer.
    Debout les gars, réveillez-vous. Il va falloir en mettre un coup. Gagnant, évidemment.

    Agouazi : « A la vie à la mort, ou presque »

    Caen, Strasbourg, Nice et Nancy : le milieu de terrain messin ne fait pas de différence entre ces quatre prochains rendez-vous. « Ils seront cruciaux pour la suite des événements ».

    Laurent, la défaite concédée il y a une semaine face à Lyon est-elle digérée ? « Non, elle est toujours présente dans les esprits. Déjà, encaisser autant de buts n'arrange pas nos affaires au niveau de goal-average et le fait que ce soit passé devant nos supporters ne nous a pas aidés à avaler la pilule. Ce genre de match est toujours traumatisant. Lorsque vous y êtes, vous n'avez qu'une envie, que l'arbitre siffle la fin. »• Dans quel état d'esprit l'aviez-vous achevé ? « Avec beaucoup de regrets. Nous avions eu quinze jours pour nous y préparer. A l'arrivée, tu encaisses un but au bout de quatre minutes de jeu. A partir de ce moment, nous avons eu du mal à nous en remettre au plan de jeu que nous avions mis en place. »
    • Cet échec place le FC Metz dans une position très délicate. Peut-on déjà parler de tournant pour évoquer le déplacement de Caen ? « Tout le monde le voit comme ça... Moi je préfère me dire que nous avons quatre rendez-vous à ne pas manquer, à partir de demain et jusqu'au derby face à Nancy. Ce ne sera pas "à la vie à la mort", ça reste un match de foot, mais presque... » • Ce tableau explique peut-être la venue et le discours du président à l'issue du dernier entraînement de la semaine ? « Oui, sans doute, mais il ne nous a pas mis de pression supplémentaire. Tout ce qu'il nous a dit restera entre nous. Je peux juste vous dire qu'il nous a apporté son soutien, et qu'il nous a affirmé qu'il croyait en nous. Ça nous a touchés. A nous de répondre présent dès demain face à Caen, pour prouver à ceux qui en doutent que le club existe et qu'il existera demain. »
    • A votre avis, les réserves émises récemment sur le dispositif tactique employé par Francis De Taddeo, et en particulier sur sa défense à cinq éléments, sont-elles justifiées ? « Non, le coach fait son schéma, mais c'est à nous, joueurs, de le faire vivre. Nous avons fait un bon match face au Paris Saint-Germain et produit du jeu face à Bordeaux et pourtant nous avions une défense à cinq ! Tout comme nous avions livré de bons matches avec quatre défenseurs la saison passée. »

    Caen veut rebondir

    La tendance. Après avoir créé une demi-surprise en s'imposant face à Nice (1-0), lors de la première journée, le Stade Malherbe de Caen a nettement ralenti la cadence, ne prenant qu'un petit point lors de ses cinq dernières sorties (2-2 face à Sochaux). Pour le promu caennais, la donne est simple : ne pas laisser - un peu plus - le doute s'installer. Après le revers concédé à Saint-Étienne la semaine passée (3-0), une défaite mettant en exergue un manque patent de réalisme offensif, les Normands ont pris conscience de l'urgence de la situation.
    Dix-huitièmes de Ligue 1, les hommes de Franck Dumas auront donc à cœur de se racheter, ce soir, pour la réception de Metz à d'Ornano. Conscient des points faibles actuels de l'équipe, Vincent Planté, le gardien caennais, espère que son équipe va, très vite, « rebondir. À Saint-Étienne, on a fait un non-match. C'est la première fois que ça nous arrive depuis le début de la saison. Vraiment... » Metz ? « Cela reste un match important, mais comme a pu l'être aussi la rencontre à domicile contre Sochaux. Chez nous, nous avons les qualités pour repartir de l'avant. J'espère qu'on se servira de la claque reçue à Saint-Étienne et des matches contre Marseille, Auxerre et Nancy pour progresser et gagner. »
    Leca et Boucansaud de retour. Grégory Leca, absent depuis le déplacement à Nancy (élongation à une cuisse), réintègre le groupe, tout comme Florian Boucansaud, qui s'était blessé lors de sa seule apparition de la saison contre Marseille. Les Caennais se sont néanmoins entraînés à effectif réduit jeudi. Mazure (adducteurs) était au repos et ne sera pas dans le groupe qui recevra Metz. Blessé à un genou en sélection il y a une dizaine de jours avec la sélection tunisienne, Issam Jemaa a trottiné mercredi et demeure incertain.
    Gouffran vers Paris ? Le Paris Saint-Germain aurait trouvé un accord avec Caen pour le transfert, en décembre, de son milieu offensif droit Yoan Gouffran pour une indemnité de mutation avoisinant les 4,5 millions €, rapportait, hier, le site de Ouest-France citant une source proche du dossier. Les dirigeants du Stade Malherbe auraient néanmoins démenti l'information se bornant à répéter que le club n'avait pas réussi à garder son joueur en août pour le céder quelques mois plus tard. Toujours est-il que Yoan Gouffran fait parti du groupe désigné par Franck Dumas pour la réception de Metz. Débutera-t-il ?

    « Plus ambitieux offensivement »

    Du changement à signaler dans le camp messin. Outre Jeff Strasser et Matheus Vivian, tous deux indisponibles pour un mois, Luis Delgado et Milan Thomas, tous deux titulaires la semaine dernière contre Lyon, ne font eux non plus pas partie du groupe de dix-huit joueurs désignés hier par Francis De Taddeo.
    Y figurent en revanche Cheikh Gueye, de retour de suspension, Wilmer Aguirre, remis de son déplacement avec la sélection nationale péruvienne ainsi que Miralem Pjanic, absent depuis sa deuxième titularisation de la saison face à Bordeaux (6e journée).
    Schéma possible pour ce cinquième déplacement messin ?
    Les indications données hier par l'entraîneur messin n'ont pas été suffisantes pour résoudre une énigme entretenue jusqu'à la dernière minute. « C'est plus un match à gagner qu'un match à ne pas perdre. Derrière ? Nous pouvons jouer à quatre, mais aussi à cinq, avec l'option Delhommeau... Le tout sera de nous libérer du poids de la défaite contre Lyon et d'être plus ambitieux offensivement ». A l'inverse de son homologue messin, l'entraîneur caennais n'a toujours pas récupéré l'essentiel de ses troupes : Mazure, Jemaa, Svensson et Seube pointent encore à l'infirmerie.

    La confiance du président...

    Du président Molinari, à propos de la situation difficile de son club : « Il y a 3 ou 4 ans, peu de gens nous disaient que nous allions nous en sortir. On inspirait les mêmes doutes. Ce qui nous plombe, ce sont les blessures et le fait de n'avoir pas obtenu une première victoire Avec tous nos joueurs, on retrouvera le chemin du succès ».

    4

    Ou le nombre de buts inscrits en six matches par le stade Malherbe de Caen. Ce chiffre place les Normands parmi les plus mauvaises attaques de Ligue 1, à égalité avec Auxerre, et juste devant Metz et Lens (2 buts). Les réalisations caennaises ont été signées par quatre joueurs différents

    CFA :

    Metz, garder la ligne

    FC Metz. 10e avec 14 points (2V, 2N, 2D). Les trois dernières rencontres : nul face à Strasbourg (0-0), défaite à Sochaux (4-0), victoire face à Épinal (3-1).
    Olympique Lyonnais. 5e avec 15 points (2V, 3N, 1D). Les trois dernières rencontres : victoire à Raon (3-4), victoire face à Belfort (3-1), nul à Vesoul (1-1).
    L'enjeu. Après l'indigestion sochalienne, les Messins ont parfaitement réagi face à Épinal. Menés dès la quatrième minute, ils ont non seulement renversé la tendance, mais ils se sont surtout offert un petit festin offensif. Un régime indispensable s'ils veulent bousculer l'équipe lyonnaise, demain, à Gerland.
    L'effectif. Outre les joueurs présents au sein de l'infirmerie des pros, aucun bobo n'est à déplorer. Côté suspension, rien à signaler non plus. Comme à son habitude, José Pinot dévoilera, aujourd'hui, les noms des joueurs appelés à rencontrer Lyon, à l'issue de l'ultime entraînement. À noter que les Messins prendront la direction du Rhône dès cet après-midi.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « Rencontrer des équipes réserves professionnelles est toujours très intéressant. Ce sont généralement des matches très ouverts, comme ce fut le cas à Sochaux, il y a quinze jours. Malheureusement, dans le Doubs, nous n'avions pas su faire la différence lors de nos bonnes périodes... C'est cette efficacité qu'il va falloir retrouver. Ce sera, de toute façon, un match difficile. Peut-être un peu plus que les autres. Mais, même si le groupe sera sans doute différent, si nous parvenons à garder l'état d'esprit affiché face à Épinal, nous aurons un bon coup à jouer. »
    Lyon (2) - Metz (2) Stade Gerland 10 demain (15 h)

     

    September 21

    à Caen le maintien ?

    (R.L.) : Florentin : « Le maintien ne se jouera pas samedi »

    Le départ très mitigé de sa formation n'inquiète pas Nicolas Florentin. Originaire de Pont-à-Mousson, le milieu de terrain estime que Caen possède les moyens de quitter la zone rouge.

     Nicolas, la rencontre de demain s'annonce importante pour votre formation, dix-septième au classement, et carrément très importante pour celle de Metz, lanterne rouge... « Oui, c'est un match à fort enjeu, mais je crois qu'il ne faut pas exagérer sa portée. Même s'il est toujours souhaitable de s'imposer face à un concurrent direct, le maintien ne se jouera pas samedi soir. L'équipe qui l'emportera sera peut-être tout simplement mieux dans ses baskets. Après, il restera encore de nombreux rendez-vous à négocier. »
    • Comment expliquez-vous votre début de saison difficile ? « Il est surtout difficile d'un point de vue comptable. Une seule victoire, c'est maigre (contre Nice, 1re journée, ndlr). Mais en dehors de cela, nous sommes plutôt satisfaits du contenu de notre jeu. Nous n'avons pas renié les principes qui nous ont permis de décrocher notre place pour l'élite. Il nous a simplement manqué un peu de sérénité dans les deux surfaces de vérité. Mais nous restons dans la continuité de ce que nous avons produit ces deux dernières années en Ligue 2. Ce qui compte avant tout, à Caen, c'est le jeu. Il faut juste tout mettre en œuvre pour que notre adaptation au niveau supérieur ne nous prenne pas trop de temps... »
    • On pourrait parler de passage obligé pour un promu, mais les Strasbourgeois, huitièmes, démontrent que certains y arrivent... « Oui, c'est vrai. Ils ont sans doute été plus efficaces que nous, que ce soit défensivement ou offensivement. » • Les résultats ont-ils déteint sur l'ambiance au sein de votre groupe ? « Pas du tout. Que ça aille ou pas, ici, la solidarité ne change pas. Et puis, au-delà de notre classement actuel, nous savons que nous avons encore deux matches de retard (contre Toulouse et à Lens, ndlr) sur nos adversaires du bas de tableau. Ce n'est pas une garantie, mais ils nous laissent tout de même une marge de manœuvre appréciable. »
    • Une marge que vous avez l'occasion d'améliorer en cas de victoire face à une équipe de Metz qui, elle, court toujours après son premier succès... « Il faut éviter de tirer des plans sur la comète. Malgré sa situation, Metz reste une équipe difficile à jouer. »
    • Un mot sur votre ancien club, Nancy, le leader surprise ? « Je suis très content pour eux ! Leurs résultats récompensent l'énergie déployée par le président et les dirigeants ces dernières années. »
    • Le parcours des Nancéiens, les bons résultats de Lorient, Le Mans ou encore Valenciennes, ajoutés aux débuts délicats de certains favoris... Ne doit-on pas y lire une détérioration du niveau du championnat de France ? « C'est sûr qu'à force de laisser partir les meilleurs joueurs, le niveau n'est plus le même. Mais nous savons les raisons qui sont derrière cette évolution... En même temps, c'est plutôt bien pour les équipes présumées plus faibles : certaines ont un peu plus de chances de faire leur trou. »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à huis clos (16h).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Lyon (8e journée de Ligue 1), samedi 15 septembre : 1-5. Prochain match : Caen - Metz (9e journée de L1), samedi 22 septembre à 20h. A suivre : Bordeaux - Metz, 16es de finale de la Coupe de la Ligue, mercredi 26 septembre à 21h (à Libourne-Saint-Seurin) ; Metz - Strasbourg (10e journée de L1), samedi 6 octobre (20h, à confirmer).
    A l'infirmerie. Jeff Strasser (distension du ligament interne latéral du genou droit) et Matheus Vivian (distension du ligament interne latéral de la cheville gauche) occupent toujours les bancs de l'infirmerie, de même que Papiss Cissé. Touché au pied ce week-end avec l'équipe réserve, l'attaquant sénégalais n'a toujours pas repris l'entraînement.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Blessé au genou et ménagé avant-hier, Babacar Gueye a retrouvé ses coéquipiers jeudi matin. Sa participation au déplacement à Caen n'est cependant toujours pas assurée. Le staff prendra sa décision cet après-midi.

    (Site officiel FC Metz) : Le FC Metz rencontre la presse

    Reprenant une tradition interrompue la saison passée, les dirigeants messins avaient convié la presse, hier, à un déjeuner-rencontre. Organisé en présence d'une vingtaine de joueurs professionnels et du staff technique, ce rendez-vous a été l'occasion pour le président Carlo Molinari de présenter deux nouveaux visages apparus dans le pôle des actionnaires du club à la Croix de Lorraine : Jean-Luc Muller, président directeur général de la société de travail temporaire "Inter-Conseil" et Jean-Louis Petruzzi, à la tête du groupe "Hominis". « Je leur tire un grand coup de chapeau car ils nous rejoignent dans une période qui n'est pas spécialement enthousiasmante, a déclaré le président. C'est la preuve qu'ils ont de l'affection et de l'ambition pour le club. »

    Avec les moyens du bord

    Sévèrement battu à Saint-Etienne (3-0) lors de la dernière journée, Caen a en plus perdu son capitaine Nicolas Seube. Victime d'une élongation aux adducteurs, le défenseur devra observer une période de repos de quatre à cinq semaines. Cette blessure est survenue alors que la liste des joueurs indisponibles étaient déjà copieuse : outre Sébastien Mazure et Karl Svensson ­ tous deux viennent seulement de reprendre l'entraînement ­ Franck Dumas a aussi été contraint de préparer la venue de Metz sans Issam Jemaa. L'international tunisien souffre d'une entorse du ligament interne du genou droit

    Le Messin N'Gbakoto sélectionné

    Le jeune attaquant messin Yeni N'Gbakoto a été sélectionné en équipe de France des 16 ans.
    Il rejoindra le rassemblement lundi 24 septembre. Les Bleus doivent affronter le Pays de Galle en match amical

    Comme on se retrouve...

    Les positions du FC Metz et du Stade Malherbe de Caen ont souvent été proches au cours des dernières saisons. Si bien que les confrontations directes entre les deux clubs donnent régulièrement lieu à des ‘matches à six points’

    Depuis la relégation du Club à la Croix de Lorraine à l’issue de la saison 2001/2002, Caen et Metz ont figuré dans la même division à trois reprises. Trois fois, ils se sont battus pour atteindre le même but. Les oppositions directes entre les deux formations furent souvent lourdes de conséquences. Les Mosellans ont l’avantage pour le moment.

    Saison 2002-2003, Ligue 2 : le triplé d’Adebayor
    17ème journée : Metz 4-0 Caen
    Buts de Proment (35° sp), Adebayor (41°, 46°, 82°)
    Auteurs d’un début de saison poussif, les Grenats de Jean Fernandez cherchent à recoller au peloton de tête juste avant la trêve. Caen, vite handicapé par l’expulsion d’Alexandre Clément (35°), boit la tasse à Saint-Symphorien. Grégory Proment transforme un penalty avant que Manu Adebayor ne fasse parler son talent.
    > Metz accède à la troisième place du classement et repousse à distance respectable son adversaire, qui rétrograde en milieu de tableau à la 14ème place.
    35ème journée : Caen 1-0 Metz

    But de Deroin (59° sp)
    Il ne reste plus que quatre matches avant le verdict final. Metz, usé par un long parcours en Coupe de la Ligue, éprouve de plus en plus de difficultés à l’extérieur. Deroin et les Caennais en profitent pour l’emporter 1-0 et préserver leurs chances de montée.
    > Caen se replace au sixième rang mais reste bien loin de Metz, qui figure toujours sur la dernière marche du podium.
    A la fin de la saison : Objectif atteint pour Metz qui finit 3ème avec 67 points ; Caen termine 7ème avec 52 points et reste en Ligue 2.

    Saison 2004-2005, Ligue 1 : Ogbeche, un but en or 14ème journée : Metz 1-2 Caen
    But de Gueye (40°) pour Metz ; Mazure (45°+1 et 82°) pour Caen
    Après un départ tambour battant qui lui vaut de figurer à la première place du classement pendant un temps, les Messins accusent le coup et débutent une lente chute. L’objectif reste toutefois le maintien. Malgré l’ouverture, ils se font surprendre à deux reprises par Mazure et manquent l’occasion de mettre Caen à six points.
    Au lieu de cela, le club normand revient à hauteur de Metz . Les deux équipes sont à égalité de points (18) après cette partie et figurent en bonne position (8èmes à égalité).
    32ème journée : Caen 0-1 Metz

    But d’Ogbeche (54°)
    Le match retour n’est plus un duel de milieu de tableau mais bien une authentique rencontre pour le maintien. Caen est dans la zone rouge mais peut à nouveau revenir à hauteur de Metz en cas de victoire. L’équipe de Jean Fernandez n’a plus gagné depuis huit matches et semble attirée vers le fond du classement. Au terme d’un véritable combat, les Mosellans sortent vainqueurs à la faveur de l’unique marqué par Ogbeche au cours de son prêt de six mois à Metz. Le Nigérian, en battant Planté après avoir chipé un ballon à Seube, marque un but crucial.
    Metz met Caen à six points, il reste six matches à jouer.
    A la fin de la saison : Malgré une exceptionnelle série de cinq victoires d’affilée, Caen, battu par Istres lors de l'ultime journée, redescend en Ligue 2. Le miracle profite à Nantes, qui conserve sa place en Ligue 1 in extremis à la faveur d’un succès contre… Metz, qui termine seizième et atteint son objectif.
    Saison 2006-2007, Ligue 2 : la muraille messine

    7ème journée : Caen 0-0 Metz Ce Caen – Metz est un véritable choc de la Ligue 2 doublé d’une opposition de style. Les Normands entendent remonter en pratiquant un jeu tourné vers l’offensive. Les Lorrains s’appuient sur un système défensif et une efficacité redoutable. De ce déplacement, considéré comme l’un des plus périlleux de l’année, les coéquipiers de Ludovic Obraniak ramènent un bon point et beaucoup de confiance. Ils sont parvenus à juguler la meilleure attaque de Ligue 2.
    Metz reste à la première place du classement, Caen suit de très près le leader, à deux points derrière.

    25ème journée : Metz 2-0 Caen
    Buts de Cissé (5°) et Gueye (78°)
    La réception de Caen au cours de la phase retour du championnat marque un net tournant pour le FC Metz. Auteur d’une première partie de championnat exceptionnelle, les Grenats ne gagnent plus depuis la reprise. Leurs concurrents en profitent pour combler quelque peu leur retard. L’importance de cette partie leur permet de retrouver leurs qualités. Encore une fois, le Stade Malherbe est privé d’occasions. Le premier corner messin est converti par Cissé (5°) et Gueye profite de la première passe décisive de Gygax pour corser l’addition au terme d’une prestation aboutie (78°).
    Ce succès est le point de départ d’une série de onze matches sans défaite qui aboutira à la montée et au titre de Champion de France de Ligue 2 du FC Metz. Il permet à l’équipe messine de repousser Caen à huit points.

    A la fin de la saison : Metz (1er) et Caen (2ème) remontent en Ligue 1 et se retrouveront pour deux nouveaux duels…

    Rencontre avec la presse

    Le staff technique et les dirigeants messins, accompagnés d’une partie du groupe professionnel, ont rencontré la presse régionale ce midi

    Il est de coutume que le Club à la Croix de Lorraine reçoive les journalistes amenés à le suivre en début de saison. Légèrement retardée, la traditionnelle rencontre a eu lieu ce jeudi.
    Carlo Molinari en a profité pour présenter deux hommes qui viennent de rejoindre le pôle des actionnaires du club : Jean Luc Muller et Jean Louis Petruzzi. Le premier est le président directeur général de la société de travail temporaire « Inter-conseil » ; le second est celui du groupe « Hominis ». « Je leur tire un grand coup de chapeau car ils nous rejoignent dans une période qui n’est pas spécialement enthousiasmante, a déclaré le président Molinari. C’est la preuve qu’ils ont une affection pour le club et des ambitions. »
    En matinée, les joueurs messins s’étaient entraînés avec Babacar Gueye, de retour après quelques jours de soin. Le Sénégalais n’est pas encore assuré de faire partie du groupe ce week-end.
    Son compatriote Papiss Cissé, par contre, n'a toujours pas pu reprendre l’entraînement normalement et ne devrait donc pas faire partie du voyage à Caen.

    Metz retrouve Lyon

    Déplacement groupé pour les équipes de CFA et 18 ans du FC Metz. Celles-ci affronteront toutes deux l’Olympique Lyonnais à Lyon ce dimanche

    Le programme
    CFA : Lyon – Metz, dimanche 15h
    18 ans nationaux : Lyon – Metz, dimanche 13h
    16 ans nationaux : Metz – Illzach, dimanche 15h à Rombas
    15 ans honneur : Metz – Forbach Marie, samedi 15h30, synthétique Plaine Saint-Symphorien
    14 ans fédéraux : Metz – Jarville, mercredi 18h, synthétique Plaine Saint-Symphorien
    13 ans honneur : Forbach – Metz, samedi 15h30 à Marienau
    13 ans honneur niveau B : Plantières – Metz, samedi 15h30 à Plantières.

    Tournoi CIC Decathlon – Résultats

    Le classement final

    1. FC Metz
    2. RS Magny
    3. Ennery
    4. ES Metz
    5. Jarny
    6. Marly
    7.
    Blenod
    8. Talange
    9. Saint Avold
    10. Amnéville
    11. Thionville
    12. Hagondange
    13. Petite Rosselle
    14. Plantières
    15. Montigny
    16. Woippy
     

    September 20

    Interlude...

     

    (R.L.) Pas de nouvelle...

    Le FC Metz est toujours sans nouvelle de Kaba Diawara. Susceptible de venir renforcer les rangs messins, l'attaquant franco-guinéen devait au préalable retourner en Turquie, en fin de semaine dernière, afin d'y négocier la rupture de son contrat avec Gaziantepspor, club de première division avec lequel le joueur était encore lié pour un an. Or, pour l'heure, rien n'indique que les choses aient avancé dans ce sens. « Nous attendons », a simplement commenté Joël Muller, directeur sportif du FC Metz.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance à 10h. Demain : une séance à huis clos (16h).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz Ñ Lyon (8e journée de Ligue 1), samedi 15 septembre : 1-5. Prochain match : Caen Ñ Metz (9e journée de L1), samedi 22 septembre à 20h. A suivre : Bordeaux Ñ Metz, 16es de finale de Coupe de la Ligue, mercredi 26 septembre à 21h (à Libourne-Saint-Seurin) ; Metz Ñ Strasbourg (10e journée de L1), samedi 6 octobre (20h à confirmer).
    A l'infirmerie. Jeff Strasser (distension du ligament interne latéral du genou droit) et Matheus Vivian (distension du ligament interne latéral de la cheville gauche) seront indisponibles durant un mois environ. Babacar Gueye, touché au genou à l'entraînement, mardi, se plaignait hier encore de douleurs au genou. Une décision sera prise demain quant à sa participation au déplacement à Caen. Il en sera de même pour Papiss Cissé : l'attaquant ne s'est pas encore remis d'un coup sur le pied reçu dimanche contre Epinal.
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Touché aux cervicales, ce week-end lors de son apparition avec l'équipe messine des 18 ans, Miralem Pjanic a fait son retour dans le groupe professionnel hier matin. « Une bonne chose », a commenté Francis De Taddeo...

    Babacar, un présent qui bégaye

    Elément clé de la réussite messine en Ligue 2, Babacar Gueye connaît un début de saison délicat. Trois titularisations, un but... « Je ne peux pas me contenter de ça », explique l'attaquant sénégalais.Ça fait du bien sur le moment, mais quand tu en prends cinq, tu te dis que ça n'a servi à rien. » Plaisir gâché. En inscrivant son premier but, samedi face à Lyon, Babacar Gueye avait pourtant trouvé ce après quoi il courait depuis le 23 mars dernier : ce jour-là, à Libourne-Saint-Seurin, l'attaquant avait signé le seizième et dernier but d'une saison qu'il avait achevée avec la palme du meilleur réalisateur messin. Honorifique, et déjà loin, très loin, d'un nouveau quotidien où le Sénégalais cherche encore sa place. Trente-sept matches, trente titularisations en Ligue 2, sept matches pour trois titularisations depuis l'accession. « Je n'ai pas encore été aligné au départ à domicile. » Où l'on sent poindre l'incompréhension. Babacar Gueye ? Joueur déçu : « Je ne peux pas ne pas l'être. Je ne m'attendais pas à ce que les choses se passent de cette façon. Je pensais que j'allais jouer plus souvent, oui... Et quand ça a été le cas, je n'ai pas vraiment évolué dans un rôle d'attaquant. Moi, c'est ce poste qui me convient le plus. » Comme il l'avait fait à plusieurs reprises l'an passé, Francis De Taddeo a, en effet, souvent placé le bonhomme sur le flanc gauche de son milieu de terrain, assujetti à un devoir défensif qui ne sied guère à son attirance pour le but adverse. « Je m'y sens moins à l'aise, je le reconnais. » Bab's ne va pas jusqu'à remettre en cause le choix de son entraîneur, « le groupe s'est étoffé », mais sa frustration lui échappe : « Je ne peux pas me contenter de ça. Je vais tout faire pour jouer. » Aux doutes personnels qui l'accompagnent sur les sentiers de sa quatrième saison en première division, s'ajoutent les difficultés rencontrées par son équipe. « Le coach nous l'a souvent répété pendant la préparation, il le dit encore aujourd'hui : nous devons faire beaucoup plus que les autres équipes pour prétendre nous en sortir. Maintenant, nous avons l'opportunité d'affronter Caen samedi. Ils ne sont pas plus forts que nous. » Strasbourg pointe aussi le bout de son nez... « Je ne sais pas de quelle manière, peu importe au fond, mais il faut prendre des points sur ces deux matches. Après, tout peut s'enchaîner très vite. »
    L'optimisme s'impose encore dans l'esprit de l'international sénégalais. Dans la course qu'il a entamée pour retrouver le crédit qui était le sien, il y a quelques mois encore, Babacar n'a de toute façon pas d'autres choix que de se débarrasser du surpoids de l'inquiétude. Et d'avancer à son tour l'argument d'une solidarité de vestiaires sans faille : « Le groupe ne s'est pas désuni, comme cela avait été le cas il y a deux ans. Il nous faut juste ce petit plus de confiance que nous n'avons pas réussi à trouver jusqu'ici. » Alors, quand ? Comment ? Babacar Gueye n'a pas la recette miracle. Juste une piste, sur laquelle il espère évidemment se frayer un chemin : « Notre situation peut s'améliorer, mais ce sera en prenant des risques et en donnant le maximum devant. »

    September 18

    Marre de la lente et continuelle décadence de la maison grenat

    Marre de la lente et continuelle décadence de la maison grenat…. (Pourquoi on va, encore une fois redescendre ! et pour longtemps)

    Depuis 1998, on en a, des raisons de pleurer après les occasions perdues ! Ca a même commencé avant, à l’attribution des stades pour le Coupe du monde : on avait alors une occasion unique d’avoir un stade grand, beau et moderne ; résultat des oppositions larvées : on est resté avec le vieux stade de Saint-Symphorien que l’on essaie de moderniser un tant soit peu un peu plus chaque saison avec des fonds propres du club : de l’argent qui n’est pas mis pour l’amélioration du groupe des équipes pro ; on a tout misé sur la formation, mais on vend chaque année deux, voire trois éléments moteurs qui devraient constituer l’apport de la formation au groupe pro ! Alors, on augmente le prix des places et des abonnements, alors que Nancy fait l’inverse et est assuré de 13 000 supporters pour soutenir ses chardons à Marcel Picot !

    A Metz, on a fait venir ou formé des Adebayor, Saha, Pires, Obraniak, tous joueurs qui font les beaux jours ou remplissent les caisses de clubs plus huppés !

    Bref, depuis 1998, le club montre les limites de ses dirigeants, qui n’ont pas su ou pas voulu faire grandir l’équipe !

    En fait, le degré d’incompétence de certains qui se cachent derrière les jupes d’un Carlo Molinari, n’a d’égal, depuis une dizaine d’années, que celui, tout relatif, des dirigeants d’un Olympique de Marseille !

    -Un directeur administratif, chargé de trouver des sources de financement : quel apport, depuis dix ans ?

    Parce que l’argent, nerf de la guerre est, pour le club des grenat, la chose qui fait le plus défaut ! Mais, à qui fera-t-on croire qu’il est plus facile à des clubs comme Nancy, Troyes, Auxerre, voire Lorient et Valenciennes ou le Mans, de trouver des financements, alors que, de tous temps, la région Lorraine a été en pointe pour ce qui est du commerce et de la richesse régionale ?

    Donc, déjà, un dirigeant qui ne fait pas son boulot ! Alors, s’il ne sert à rien, qu’il dégage !

    Un système de jeu anachronique par les temps qui courent : à quoi ça sert de jouer pour ne pas perdre, si, au bout du compte on perd quand même ? Autant avoir un système de jeu agréable à voir, qui fera plus pour l’image régionale que celle qu’on offre tous les week-ends : celle d’un hérisson où dix bonshommes défendent becs et ongles sans jamais avoir le souci qui devrait être le leur : développer leur jeu dans le but de marquer un but de plus que l’adversaire !

    Résultat, des défaites par 1 à zéro et …zéro points, un spectacle « nul et à chier » !

    Essayez, messieurs de vous mettre à la place d’un footballeur « type normal » : préfèrera-t-il jouer là où on tripote bien le ballon, là où il va prendre son pied, ou là où il va se faire monter inutilement la tension, alors que les dés sont pipés dès le début ?

    Des valeurs régionales mises en défaut ! On connait les exigences du football moderne : plus de puissance, plus de vitesse, plus de détente !...Et moins de football, peu de footeux dribleurs, plus du tout de gabarits moyens ! On peut, avec de la volonté, changer tout cela : redonner leur places aux jeunes régionaux talentueux !La taille n’est pas synonyme de talent (je n’ai pas dit « talents » d’or !)

    Pourtant, à Barcelone, il existe des Messie, en Italie, il y a des Giuly, tous footballeurs reconnus, comme pouvait l’être un Hausknecht, il y a quelques années à Metz !

    A Lyon, on fait jouer Ben Harfa, voire d’autres très jeunes, qui viennent nous planter des pions ! Nous, on « protège » nos jeunes pousses en les laissant à la disposition de la CFA !

    Quand va-t-on faire jouer les meilleurs, à Metz ? Où sont passés les jeunes lorrains, dans les équipes de jeunes ? Où sont passés les successeurs des Zvunka, Battiston, Zénier, et autres ?

    Quand va-t-on cesser de recruter fin Juin, des gens que l‘on revend en septembre, sans les avoir fait jouer ?

    Cessons ces magouilles et errements en tous genre : recrutons sérieux, selon les manques de l’équipe : cela fait dix ans qu’il n’y a personne de valable dans le couloir droit ! Cela fait dix ans que l’on cherche un véritable gardien, un véritable avant-centre au niveau de la L1 : mais, à Metz, on recrute uniquement des Numéro 6 et des défenseurs ! Pourtant, le football se joue AUSSI devant, non ?

    Depuis le démembrement du système de jeu collectif messin : quel fond de jeu, actuellement ?

    L’entraineur en place n’a pas su, ou pas pu, vu les faiblesses techniques de l’effectif mis à sa disposition- donner un fond de jeu à une équipe qui avait pourtant une avance conséquente en championnat l’an dernier ; alors : quand un véritable technicien de L1 au FC Metz ?

    Et je pourrai continuer comme cela jusqu’à ce soir ! Les ravages de la vieillesse sur Dom Carlo, la prise de pouvoir de certains du C.A., l’incrustation d’autres ayant atteint leurs limites d’incompétences, alors que l’on a fait partir du club d’autres qui portaient, eux, les valeurs dont nous sommes fiers !

    Oui, tout cela donne l’impression d’un énorme gâchis et me fait dire : partez, messieurs, que l’on puisse vite réparer ce navire en perdition !!!

    Partez, tant qu’il est encore temps, on vous en conjure : ce n’est pas en plaçant la proche famille, en parlant de valeurs familiales que l’on fera progresser le FC Metz !

    On veut des compétences compétitrices, de véritables footballeurs et techniciens de L1 à Metz !

    Soit vous pouvez nous les donner, soit vous laissez la place à d’autres, plus à même de nous donner de quoi combler nos manques sportifs et financiers actuels !

    Les supporters en ont marre d’être toujours les marrons de la farce, de payer toujours plus pour un jeu toujours moins attractif ! Pourtant, ils ne demandent pas la lune : juste qu’on les respecte un minimum !

    Ils veulent une équipe, une vraie ! Une équipe qui joue le même jeu, des dirigeants aux joueurs !

    Quel jeu jouez-vous, vous, les dirigeants ?

    Et que ceux qui ne sont pas content de mes propos, qu’ils aillent boire un café à Nancy, à Gala-tasse-à-raille ou ailleurs ! 

    Certains rigolent, d'autres moins...Jouer pour ne pas perdre ou jouer pour gagner ?

    (site officiel FC Metz) Les résultats du week-end

    L'équipe de CFA de José Pinot s'est bien reprise en battant Epinal à domicile sur le score de 3-1. Les 18 ans ont quant à eux obtenu leur première victoire de la saison en déplacement à Sedan (2-0).

    CFA : Metz 3-1 Epinal
    Buts de Cissé (44°), N’Diaye (60°) et Françoise (69°) pour Metz ; Jahier (4°) pour Epinal
    Avertissements à Djiba (62°), François (70°), Delhommeau (90°) pour Metz.
    Les équipes :
    Metz : Sissoko (cap) – Corrales, Fernandes, Delhommeau, Leoni – Djiba, François (Betsch 76°), Diakité – Baldé (Andrès 61°), Cissé (Françoise 46°), N’Diaye
    Épinal : Robin – Menaï, Pinto, Demangeon, Régui – Corvino (Goncalves 55°), Asbabou, Condi (cap), Tekendo (Jacques 84°) – Danglades, Jahier
    Metz est 10ème avec 14 points : 2 victoires, 2 nuls et 2 défaites ; 6 buts marqués, 9 encaissés.
    18 ans : Sedan 0-2 Metz
    Buts de Fostier (9°) et Haddadji (60°) pour Metz
    Pour leur premier déplacement, les garçons d’Olivier Perrin ont ramené trois points mérités de Sedan. Renforcés par les retours d’Aribi, Bourgeois ou encore Pjanic, ils ont signé un succès important après le nul concédé à domicile la semaine dernière. « Nous aurions pu tuer le match, note leur coach. Nous avons eu quelques occasions très nettes que nous n’avons pas su convertir. Dans ce domaine, il nous faut encore progresser. » Miralem Pjanic, victime d’un choc violent avec le gardien de buts, a terminé la journée à l’hôpital. Rien de grave, toutefois, pour le jeune milieu messin qui reprendra le chemin de l’entraînement après un jour de repos.
    Metz est 7ème avec 6 points : 1 victoire, 1 nul ; 2 buts marqués, aucun encaissé.
    16 ans : Sedan 1-0 Metz
    Metz est 5ème avec 5 points : 1 victoire, 1 défaite ; 4 buts marqués, 1 encaissé.
    14 ans : Metz 4-0 Schiltigheim
    Metz est premier à la différence de buts après une journée de championnat.
    13 ans honneur : Metz 7-1 Petite Rosselle
    13 ans honneur niveau B : Metz 13-0 Montigny

    (R.L.)

    Julien Cardy : Toulouse et Metz, même combat...

    Le milieu de terrain du FC Metz a déjà connu la galère pour l'avoir vécue avec le Téfécé. Dépassés lors de la première partie de la saison, les Toulousains s'étaient finalement maintenus...

    L'histoire, parfois, repasse les plats. Au risque cependant de provoquer l'indigestion. Julien Cardy, écarté bien malgré lui de la compétition depuis la fin du mois de juillet, n'a pas pu goûter à la Ligue 1 depuis. Repos complet, rééducation, course à pied, soins, musculation constituent en gros son menu. Pas très ragoûtant... Mais l'ancien Toulousain s'efforce de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Partagé entre l'idée de rester proche du groupe et celle de rester à sa place, entre le besoin de fréquenter ses équipiers et l'envie de ne pas les déranger, Julien Cardy joue les équilibristes. Et semble y parvenir. « Il y a effectivement un juste milieu à trouver. Et ce qui compte, c'est de pouvoir discuter avec les uns et les autres. Ne serait-ce que pour leur amener le regard que j'ai de la situation, vu de l'extérieur. » Un regard qui présente d'autant plus d'intérêt que le chemin de croix vécu par les Lorrains s'apparente étrangement à celui que, Toulousain, il avait subi lors de la saison 2003-2004. Le Téfécé venait de gravir les échelons, du National à la Ligue 1, en deux ans. Et en Ligue 2, il avait dominé la compétition, comme le FC Metz la saison dernière. « Nous avions aussi une équipe jeune. Et en Ligue 1, nous avons eu beaucoup de mal à nous imposer pendant de longs mois», se souvient-il. Les images défilent, les souvenirs reviennent à la surface, la comparaison est saisissante. « Lors des matches aller, ce n'est pas compliqué, nous avions pris 12 points en tout et pour tout. Et puis au retour, 29 de plus ». A l'arrivée, Toulouse, sous la baguette d'Erik Mombaerts, avait terminé au seizième rang et s'était maintenu avec 41 points. Comme quoi...
    Si l'on y regarde d'un peu plus près, le Toulouse de l'époque et le Metz d'aujourd'hui, à ce stade du championnat, en étaient quasiment au même point. A une victoire près. Après huit journées, Toulouse comptait en effet cinq points, soit une victoire, deux nuls et cinq défaites. Une victoire qui pourrait peut-être venir garnir l'escarcelle des Messins samedi, à Caen... La recette de ce retournement de situation ? « Rien de miraculeux, assure-t-il. Sincèrement, c'est une véritable copie conforme de ce que j'ai connu à Toulouse. Il faut savoir se dire les choses, ne pas se mentir et rester solidaires. C'est le cas ici. La victoire, on y a droit aussi, elle va venir. »
    Julien Cardy qui s'apprêtait à recourir hier, après une semaine d'interruption due à une inflammation, affiche une patience d'ange. Si tout va bien, dans quinze jours, trois semaines tout au plus, il redeviendra opérationnel. Il pourra alors réintégrer pleinement un groupe dont les qualités ne se sont pas effilochées au fil des défaites. Son diagnostic ne souffre pas la moindre hésitation : « Depuis le début, on met en avant le groupe. Et rien n'a été chamboulé. Je peux vous assurer qu'il y a beaucoup de garçons ambitieux et qu'il vivent très mal tout ça. Mais l'état d'esprit n'a pas changé, rien ne s'est effrité, vraiment. Et rien n'est joué, bien au contraire. Il reste trente journées... »

    FC Metz express

    Tableau de bord. Hier : une séance l'après-midi. Aujourd'hui : deux séances d'entraînement à 9 h 30 et 16 h. Demain : une séance le matin.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz ­-Lyon (8e journée de Ligue 1), samedi 15 septembre, 1-5. A suivre : Caen - Metz, 9e journée de L1, samedi 22 à 20h ; Bordeaux ­ Metz, 16es de finale de la Coupe de la Ligue, mercredi 26, à 21h à Libourne-Saint-Seurin ; Metz-Strasbourg (10e journée) le samedi 6 octobre (20 h, à confirmer).
    A l'infirmerie. Blessés samedi face à Lyon, Jeff Strasser (genou) et Matheus Vivian (cheville) sont toujours aux soins. Le premier subira une IRM aujourd'hui, le deuxième a passé des examens hier soir. Blessé avec la réserve en CFA, Papiss Cissé est quant à lui aux soins pour deux jours encore. Julien Cardy reprenait la course hier après-midi et Gaëtan Bong, qui réintégrait l'entraînement hier, a de nouveau ressenti des douleurs musculaires et s'est arrêté.
    L'info. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Le dossier Kaba Diawara n'est pas refermé et est toujours suivi attentivement par le club.

     
    September 17

    Depuis 10 ans : l'ascenseur pour seule ambition ...?

    (Journal L'Equipe) : Metz- de notre correspondant permanent.

    Metz déjà dos au mur

    L'URGENCE DE LA SITUATION a éclaté comme une évidence dans la foulée de la gifle retentissante (Lyon (1-5). " On ne fait pas le même métier qu'eux," lâchait un Laurent Agouazi désabusé. Le retour des blessés n'y a rien fait. Metz, aujourd'hui, n'a pas le niveau requis. Et, avec deux points en huit tournées, sa situation est déjà compromise. A froid, hier soir, Francis De Taddeo relativisait pourtant l'ampleur des dégâts: "J'ai envie de repartir avec ce qui est positif. Déjà, on est malheureux sur les deux premiers buts puisque Vivian el Strasser se blessent .On a été surclassés mais, avec nos moyens, on a vu qu'on était aussi capables de leur poser des problèmes."  Malgré les circonstances atténuantes relevées par son entraineur, Metz a bien explosé en défense alors que ce secteur était le seul épargné jusque-là (huit buts encaissés en sept matches). Après la rencontre, Alain Perrin et les attaquants lyonnais soulignaient qu'ils avaient étudié les faiblesses de Metz dans l'axe. "Buts de gamins ", " défaillances individuelles" : De Taddeo reconnait aussi ces manques. Hier matin, il a reçu une demi-douzaine de ses joueurs pour des entretiens individuels. "Ce n'est pas lié au 5-1, précise-t-il. Je l'avais fait avec d'autres la semaine dernière. Mais quand on est dans une situation délicate, il faut se parler plus pour évacuer et se projeter vers l'avenir."

    Un futur synonyme, déjà, de match capital samedi à Caen. "Il faudra gagner sinon ça sera très difficile", anticipait Agouazi samedi à Caen puis contre Strasbourg, les Grenat seront placés devant un objectif simple: décrocher une première victoire. Obligatoire? " Oui, répond De Taddeo. Caen doit se dire la même chose, il y aura une pression mutuelle mais il est urgent de faire des points." Pour les Messins, si tout n'est pas encore perdu, il faut faire vite. Le Mans, dernière équipe à avoir connu un tel départ, en 2003-2004, avait réussi une belle fin de saison, sans réussir à éviter la relégation. À un point près. Un simple exemple pour dire que l'avenir de Metz en L 1 ne tient plus qu'à un fil. - L D.

    • INQUIETUDE POUR STRASSER ET VIVIAN, - Sortis tous les deux en première période samedi, Jeff Strasser et Matheus Vivian souffrent respectivement d'une entorse au genou et à la cheville. Ils passeront aujourd'hui des examens, mais leur absence pourrait se compter en semaines. -L. D.

     

    (R.L.) Au fond, rien ne change

    Remanié et censé démarrer un nouveau championnat, Metz est plus vingtième que jamais après le passage dévastateur de Lyon. Ses deux prochains matches décideront du cours de son destin.

    Les journées du patrimoine rencontrent décidément un grand succès populaire : samedi, plusieurs milliers de Lorrains ont encore visité l'un de leurs monuments préférés, en bordure d'autoroute. Mais à moins d'être spécialement venus pour l'Olympique Lyonnais, les étincelles de Karim Benzema ou les coups francs de Juninho, les 21 988 curieux de Saint-Symphorien ont surtout eu la tristesse de constater l'ampleur du péril guettant le FC Metz : beaucoup n'étaient même pas nés, lors du précédent 5 à 1 concédé à domicile, il y a tout juste quarante ans. En ces temps-là, Metz terminait quand même sixième, à la fin. Si un nouveau championnat est censé avoir commencé avant-hier, selon l'illusion comptable du moment, alors Metz l'a très mal démarré. Par une défaite, comme le précédent. Par une humiliation en règle, ce qui ne lui était jamais arrivé cette saison ni même au vingt-et-unième siècle. Mais puisque la compétition du mois d'août et celle du mois de septembre ne font qu'une, Metz compte bien six revers pour deux matches nuls, donc deux points sur vingt-quatre possibles, et se trouve plus dernier que jamais depuis qu'Auxerre et Lens ont enregistré leur premier succès de la saison, pendant que Sochaux grappillait son quatrième point.
    Deux petites semaines de trêve auraient suffi à accréditer l'hypothèse d'un autre championnat que disputerait un autre FC Metz ? Non, évidemment. La raison tient dans l'explication la plus souvent avancée par le promu, au moins dans sa communication vers l'extérieur, pour justifier son surplace au ras de la Ligue 1 : trop de joueurs clés blessés, un effectif à rééquilibrer. L'effectif a donc été renforcé, et les blessés ont fini par retrouver le terrain : le cas échéant, il faudra passer à autre chose, désormais, pour expliquer ce qui ne va pas. A moins de considérer que, dernier absent de longue date toujours pas opérationnel, Julien Cardy soit capable de changer le cours du destin messin à lui tout seul. En temps normal, le retour des blessés et l'arrivée de plusieurs nouveaux nécessitent réglages et délais d'adaptation. La situation d'extrême urgence qui est aujourd'hui celle du FC Metz n'autorise plus la moindre marge de manœuvre : les Lorrains s'apprêtent à retrouver coup sur coup leurs deux compagnons de promotion, caennais et strasbourgeois, et ces deux rendez-vous les situent à la croisée des chemins, au pied du remonte-pente ou tout au bord du précipice.
    « Il faut se dire que nous ne rencontrerons pas tous les jours des équipes comme Lyon », affirme Francis De Taddeo. Mais l'évidence ne doit surtout pas masquer une autre réalité : c'était Lyon, en effet, mais Metz s'y est étrangement mal pris pour contrarier le sextuple champion de France, en lui offrant des boulevards, peu de répondant et en ne devant ses quelques occasions qu'à un relâchement justifié par le score à mi parcours (3-0, déjà). Il ne reste plus qu'une semaine pour trouver la bonne proportion de nouveaux et de revenants à injecter à l'équipe du début de saison, quand six changements sont survenus de Valenciennes - Metz à Metz - Lyon. Une semaine pour se rendre compte que multiplier les défenseurs n'évite pas les erreurs, même si l'on ne tardera pas à entendre qu'Auxerre vient de sortir de la zone rouge en adoptant une défense à cinq. Une semaine pour permettre par exemple à Jean-Emmanuel Effa et Daniel Gygax ­ respectivement lancé et relancé ensemble et en même temps face à Lyon ­ de mieux faire connaissance. Au fond, tout au fond de la Ligue 1, tout change, mais rien ne change : Metz a bien besoin de l'électrochoc que constituerait sa première victoire. Bientôt, il sera trop tard.

    Barbosa : « Il manque quelque chose »

    Contre Lyon, Cédric Barbosa fêtait sa 200e apparition en Ligue 1. Une anecdote balayée par l'amertume palpable hier dans les mots du milieu de terrain.

    Cédric, la préparation du match de Lyon a occupé les deux semaines de trêve internationale. On a senti un groupe très concentré, très motivé avant la rencontre. Et tout s'est effondré au bout de quatre minutes, avec le premier but de Benzema. Votre réaction à cet instant précis ? « Tu prends un gros coup sur la tête. C'était le schéma que nous voulions à tout prix éviter. Nous avons quand même réussi à réagir en nous créant quelques occasions, mais le deuxième but est arrivé. »• Le plus difficile à supporter sur la pelouse : le score ou la démonstration lyonnaise ? « C'est un ensemble, c'est difficile à dire. Quand les perles s'enfilent, que tu prends un bouillon, tu n'as qu'une envie, que tout s'arrête. »
    • La venue de Lyon a souvent été évoquée comme le début d'un nouveau championnat... « Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a mal commencé. »
    • Avez-vous pris la parole dans le vestiaire à l'issue du match ? « Pour dire quoi ? Il vaut parfois mieux laisser chacun faire son autocritique. Quand tu perds de cette façon, le climat est sensible. Et un mot, une phrase peut quelque fois faire tout sauter. C'est justement ce qu'il faut éviter. »
    • Vous disputiez samedi votre 200e match en Ligue 1. Le scénario est d'autant plus dur à avaler ?... «Non, la priorité, c'était les trois points. Deux cents, trois cents ou quatre cents matches ? A la fin, tu pars aux oubliettes comme tout le monde. »
    • On vous sent abattu. « C'est dur, oui. La saison passée (à Troyes, ndlr), j'avais quand même pris un minimum de plaisir sur le terrain, malgré la relégation. Là, j'ai trente-et-un ans et je retombe dans la galère. J'essaye de tirer l'équipe vers le haut, mais tout seul je n'arriverai à rien. » • Les rendez-vous à Caen et contre Strasbourg peuvent être déterminants pour la suite des événements... « Oui, ils seront importants. Mais même si on les gagne, il ne faudra pas tomber dans le piège et se dire "tranquille, on va terminer douzième du championnat". Il faut être conscient qu'on va devoir s'accrocher jusqu'au bout. Maintenant, il faut que le groupe avance. »
    • Vous voulez dire qu'il se cherche encore ? « Oui. Et c'est normal. Dans certaines équipes, tu enlèves un ou deux joueurs et ce n'est plus la même. Nous, quand tu vois qu'on a utilisé une quarantaine de mecs... J'exagère, mais c'est pour situer où nous en sommes. Ce n'est pas évident pour construire. On a vraiment l'impression de traverser une série noire : des petits détails d'arbitrage, les blessés, les défaites qui s'accumulent... »
    • Et maintenant ? « Nous n'avons pas le choix, il faut qu'on s'en sorte. Ce n'est pas tout de se dire "putain, Lyon, c'est vraiment fort, Benzema, il est talentueux..." Il faut regarder pourquoi ils nous ont mis en difficultés, se servir de nos erreurs, piocher un peu partout pour relever la tête. On ne peut pas dire que tout le monde ne s'arrache pas, c'est donc qu'il manque quelque chose. Il faut trouver quoi. A partir d'aujourd'hui, il va falloir, entre guillemets, adopter un état d'esprit de guerrier. »

    Tableau de bord. Hier : décrassage pour les joueurs de Metz - Lyon sauf Strasser et Vivian (soins), match de CFA pour Delhommeau, Leoni, Djiba, François, Baldé, Cissé, N'Diaye. Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 16 h. Demain : deux séances d'entraînement à 9 h 30 et 16 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Lyon samedi 15 septembre, 1-5. Prochain match : Caen - Metz (9e journée de L1) samedi 23 septembre (20 h). A suivre : Bordeaux - Metz (16es de finale de la Coupe de la Ligue) mercredi 26 (21 h) ; Metz - Strasbourg (10e journée) le samedi 6 octobre (20 h, à confirmer)
    A l'infirmerie. Deux entorses au programme : Matheus Vivian (cheville) et Jeff Strasser (genou) sont tous les deux « assez sérieusement touchés », selon leur entraîneur. Le Brésilien est sorti après seulement sept minutes, samedi, remplacé par Strasser également remplacé pour débuter la deuxième mi-temps. Hier, Papiss Cissé a reçu un coup au cou-de-pied en marquant le premier but de la réserve messine, en CFA. Opéré d'une fracture de compensation au pied fin juillet, Julien Cardy est le seul blessé de longue durée à ne pas avoir repris l'entraînement avec ses coéquipiers.
    Suspendu. Aucun. Cheikh Gueye a purgé son match de suspension contre Lyon.

    Les chiffres

    Saint-Symphorien a longtemps été considéré comme une forteresse quasi imprenable, à juste titre : le 5 à 1 concédé samedi face à Lyon n'est que le quatrième de l'après-guerre. Le précédent remontait même à près de quarante ans, infligé par Sedan le 3 décembre 1967, les deux premiers à 1956 (face à Lens) et 1954 (contre Toulouse). Quant à la dernière défaite à domicile par quatre buts d'écart, elle datait du 22 octobre 2005, face à un certain Olympique Lyonnais.Avec la première apparition de Milan Thomas en Ligue 1, le retour de blessure de Sébastien Bassong, les arrivées d'Eric Cubilier et Jean-Emmanuel Effa, Francis De Taddeo a désormais titularisé vingt-quatre joueurs différents depuis la première journée. A Valenciennes, lors de la rencontre précédente, Matheux Vivian était quant à lui devenu le vingt-et-unième titulaire de la saison. Le but inscrit par Babacar Gueye samedi soir n'est que le deuxième à porter au crédit du FC Metz après celui de Momar N'Diaye le 12 août contre Lille. Metz marque peu, donc, et pour rien : à chaque fois qu'ils ont trouvé le chemin des filets, les Lorrains ont perdu.

    Mendy transféré définitivement

    Victor Mendy, l'attaquant sénégalais du FC Metz débarqué à l'intersaison en provenance du Paris FC et qui devait être prêté cette saison au Clermont Foot (Ligue 2), a finalement fait l'objet d'un transfert. Mendy ne pouvait être réglementairement prêté à Clermont car il était dans la première de ses trois années de contrat avec le club messin. Un accord, sans transaction financière, a donc été trouvé entre les deux clubs, avec possibilité pour le joueur de réintégrer le FC Metz en fin de saison.

    Metz a de l'orgueil

    Menés après seulement quatre minutes de jeu, les Messins ont démontré une belle capacité de réaction. Pour obtenir une première victoire à domicile méritée.

    José Pinot avait prévenu. Le challenge risquait d'être compliqué. Il frisait même l'insoluble dès la quatrième minute lorsque Jahier, d'une superbe reprise dans la lucarne droite de Sissoko, ouvrait la marque. Épinal, bourreau des Messins à deux reprises la saison dernière, allait donc remettre le couvert... « Je l'ai craint pendant quelques instants, confesse l'entraîneur mosellan. Dans ce genre de situation, deux options sont possibles : sombrer ou réagir le plus rapidement possible. » Emmené par Delhommeau, François, Leoni et Cissé, le FC Metz a eu la bonne idée d'opter pour la seconde solution. « J'ai vraiment apprécié notre réaction collective, souligne José Pinot. On est revenu dans le match petit à petit. »Pour finalement prendre la mesure de Spinaliens sans grand relief, mais particulièrement accrocheurs et volontaires. Cissé, d'une belle frappe enroulée, sonnait ainsi la charge à la demi-heure de jeu. Dans son sillage, Diakité faisait apprécier sa puissance de feu à Robin, contraint de détourner le boulet de canon du milieu de terrain messin... du visage (34e). Quatre minutes plus tard, Djiba s'essayait de la tête (38e), alors que Baldé, à l'entrée de la surface de réparation, avait quelques soucis pour régler la mire (42e). Finalement, à la conclusion d'un très beau mouvement, Cissé trompait ­ enfin ­ Robin (44e). Juste avant la pause. Au meilleur moment comme on dit à la télé... « À partir de là, nous avons véritablement repris confiance, assure le technicien messin, tout en parvenant à concrétiser nos occasions, ce qui nous faisait grandement défaut depuis l'ouverture du championnat. » En effet, même s'ils ont baissé le pied en fin de match, les Messins ont rendu une copie très propre, variant souvent les séquences de jeu. « Avec une pelouse digne de ce nom, nous aurions même pu imprimer un plus de vitesse à nos actions » regrette, un brin perfectionniste, José Pinot. De vitesse, le magnifique coup franc enroulé, signé Djiba n'en manquait pas. Pas assez, apparemment, pour laisser coi M. Cloix, qui refusait le but pour une faute imaginaire sur Jahier (51e). Qu'à cela ne tienne, N'Diaye, en force, vengeait son pote (60e), avant de servir Françoise ­ entré à la pause à la place de Cissé, touché au pied ­ qui plaçait sa frappe hors de portée de Robin (69e). La messe était dite. Ou presque. Étrangement, alors qu'il avait toutes les clés en main, le FC Metz s'offrait quelques frayeurs durant le dernier quart d'heure. Sissoko entrait alors en scène, gagnant ses duels face à Asbabou (72e) puis Goncalves (82e).

    16 ANS NATIONAUX/Contre le cours du jeu

    SEDAN - METZ : 1-0

    Dominer n'est pas gagner... Les 16 ans Nationaux de Metz l'ont appris à leurs dépens à Sedan où ils ont été battus par la plus courte marge (1-0) et contre le cours du jeu par une équipe ardennaise, plus réaliste. Les Lorrains qui avaient pourtant inscrit quatre buts lors de la journée inaugurale à Schiltigheim (4-0) ont cette fois buté sans cesse sur une défense intransigeante. Pourtant, Baada, Songo'o, Kheli, N'Gaboko et Bekhada ont eu tour à tour les occasions pour marquer. Mais sans jamais connaître la réussite. Alors que Sedan sur une de ses rares contres parvenait à tromper M'Fa sur un coup franc. Les Messins, à la fois maladroits et malchanceux, ont bu le calice jusqu'à la lie lorsqu'un but apparemment valable était refusé à Bussmann en fin de match (85e). Pour Jean-Roger Faucher, l'entraîneur mosellan, « le réalisme fait partie du football. Et nous avons malheureusement trop souvent gâché. »

    18 ANS NATIONAUX / Les Messins ouvrent leur compte

    SEDAN - FC METZ : 0-2

    Mi-temps : 0-1. Buts : Fostier (9e), Haddadji (60e). Privés de match à Nancy lors de la journée inaugurale et tenus en échec la semaine suivante par les Clermontois (0-0), les 18 ans nationaux de Metz ont obtenu un premier et précieux succès, hier, à Sedan (2-0). Après un début de match en faveur des Lorrains et marqué par l'ouverture du score signé Fostier, bien lancé par Pjanic (9e), la partie s'équilibrait jusqu'à la pause. À la reprise, Metz haussait le ton et dominait copieusement en se créant plusieurs bonnes opportunités via Fostier et Bourgeois. Suite à un corner de Fostier, Haddadji s'y reprenait en deux en temps pour faire le break (60e). Le gardien messin, Delle, préservera cette avance en se sortant sans dommage de la seule occasion ardennaise.

    CFA / FC METZ (2) - ÉPINAL : 3-1

    Stade Delaitre (Marly). Temps ensoleillé. Pelouse bosselée et inégalement tondue. 150 spectateurs environ. Arbitre : M. Cloix. Mi-temps : 1-1. Les buts pour Metz : Cissé (44e), N'Diaye (60e), Françoise (69e) ; pour Épinal : Jahier (4e). Avertissements à Metz : Djiba (62e), François (70e), Delhommeau (90e).
    FC METZ. Sissoko (cap) ­ Corrales, Fernandes, Delhommeau, Leoni ­ Djiba, François (puis Betsch, 76e), Diakité ­ Baldé (puis Andres, 61e), Cissé (puis Françoise, 46e), N'Diaye.
    ÉPINAL. Robin ­ Menaï, Pinto, Demangeon, Régui ­ Corvino (puis Goncalves, 55e), Asbabou, Condi (cap), Tekendo (puis Jacques, 84e) ­ Danglades, Jahier.

     
    September 16

    "L'Europe" vous salue bien, président Molinari!...5 à 1 !

    le film du match

    4e. Au milieu de Messins immobiles, Benzema s'appuie sur Juninho. Le Brésilien décale Govou qui redonne le ballon à Benzema. Le meilleur buteur du championnat ajuste tranquillement Marichez, du gauche. METZ 0 - LYON 1.
    14e. Cubilier déborde côté droit et place un très bon centre devant le but où Vercoutre devance Effa.
    17e. Juninho se débarrasse de Thomas et frappe, de vingt-cinq mètres. Le ballon, lifté, passe juste au-dessus de la lucarne de Marichez.
    24e. Lancé par Barbosa, Effa est victime d'une charge de Bodmer dans la surface mais l'arbitre ne siffle pas penalty.
    36e. Ben Arfa hérite d'un long ballon de Kärllström avant d'alerter Benzema sur sa gauche. L'attaquant lyonnais s'avance dans la surface et, d'une pichenette, devance la sortie de Marichez. METZ 0 - LYON 2.
    38e. Au milieu de trois défenseurs, Ben Arfa libère le ballon d'une superbe passe courte. Benzema, du droit, inscrit son troisième but de la soirée. METZ 0 - LYON 3.
    46e. De la tête, Effa dévie un long ballon de Diop vers Agouazi, à gauche. Le centre du milieu de terrain messin trouve Babacar Gueye, tout juste entré en jeu qui, du droit, lobe Vercoutre. METZ 1 - LYON 3.
    47e. Parti de loin balle au pied, Ben Arfa se présente dans la surface où Bassong le fauche. L'arbitre laisse jouer.
    53e. Devant Benzema, Marichez ne parvient pas à capter un ballon frappé par Ben Arfa, mais le buteur lyonnais ne peut contrôler.
    59e. Ben Arfa, libre de toute pression, s'infiltre plein axe et joue sur sa gauche avec Benzema, qui lui remet aussitôt le ballon. Du droit, Ben Arfa place le ballon sous la barre de Marichez. METZ 1 - LYON 4.
    66e. Au point de penalty, Govou frappe sur la barre à la réception d'un centre de Benzema. Grosso reprend, Marichez repousse.
    69e. Ouverture d'Agouazi pour Delgado. Dans la surface, côté gauche, le défenseur angolais frappe sur Vercoutre.
    75e. De la gauche, Babacar Gueye trouve Effa, devant le but, mais la frappe de l'attaquant camerounais est repoussée par Vercoutre, tout comme la reprise de volée d'Agouazi.
    79e. Marichez détourne une frappe lourde de Grosso.
    87e. Coup franc de Juninho, du droit, hors de portée de Marichez. METZ 1 - LYON 5.

    Super trempe à Saint-Symphorien

    Sous le poids de ses largesses et du talent lyonnais incarné par le duo Benzema - Ben Arfa, Metz s'est effondré face au sextuple champion de France. A Caen la première victoire ?

    Il est des soirs où une panne de tableau d'affichage a quelque chose de salutaire. Battu 5 buts à 1 sur son propre terrain, hier soir, le FC Metz a essuyé son plus lourd affront domestique depuis plus d'un quart de siècle. C'était Lyon, bien sûr, fort d'un duo Benzema - Ben Arfa en état de grâce, mais une gifle d'une telle ampleur ne constitue assurément pas la meilleure façon d'aborder deux rendez-vous qui indiqueront clairement si le promu conserve des chances de se maintenir en Ligue 1, dans huit mois. A Caen pour commencer, face à Strasbourg ensuite, les Lorrains joueront gros. Cette fois, ils en sont conscients. Ils jouaient déjà gros, hier soir. Trop gros pour eux.
    Trois minutes ont suffi au sextuple champion de France pour ôter toute illusion au promu. Trois minutes pour que Karim Benzema entame son festival au cœur d'une défense messine aux abois. Trois minutes pour pointer le doigt sur d'assez inhabituelles faillites individuelles et collectives qui ont fait voler la solidité lorraine en éclats : alors que Francis De Taddeo avait finalement décidé de densifier la présence messine dans l'axe, son équipe a encore encaissé deux autres buts avant la pause suivant le même schéma. Metz n'est pas l'Ecosse, mais Lyon est un peu l'équipe de France : au passage, s'il a vu les images de la soirée, Raymond Domenech a peut-être regretté d'avoir laissé Karim Benzema sur la touche et envoyé Sidney Govou dans les tribunes, l'autre soir, au Parc des Princes.
    En mai prochain, à l'heure de la distribution des prix, il faudra se souvenir que le naufrage de la défense messine a beaucoup fait pour installer Benzema dans les sommets du classement des buteurs : son triplé en une mi-temps hier soir aura aussi permis à l'OL d'effectuer un retour remarqué dans le trio de tête. Il lui reste une marche à gravir. Il faudra certainement plus de temps à Metz pour commencer à remonter la pente et pointer au-dessus de la ligne de flottaison. Le but de Babacar Gueye, lancé à mi parcours dans la partie la plus déséquilibrée du début de saison messin, a seulement permis de reculer l'échéance à défaut d'entretenir un semblant de suspense : le duo Benzema - Ben Arfa a poursuivi sa balade des gens heureux et Juninho en a profité pour reprendre le fil de ses coups francs victorieux sous le maillot lyonnais : le dernier remontait à un match de Coupe de France, au début de l'année, le trente-troisième a donc été réussi hier soir, donnant au revers messin les allures d'une super trempe. L'allusion évoquera de vieux souvenirs pop rock à ceux qui ont assisté à un inoubliable concert, au même endroit, au début des années 80, à une époque où le FC Metz n'encaissait jamais cinq buts à Saint-Symphorien.
    Six buts d'un coup à Saint-Symphorien, deux de plus qu'au cours des trois matches qui avaient précédé : le problème, c'est que le retour de l'efficacité n'a pas pris le sens escompté. « Il faut rester réaliste, demande Francis De Taddeo, c'était l'Olympique Lyonnais. » Mais ce n'était pas Metz, en tout cas pas le FC Metz obligé de lutter : incapables de bien défendre, et étrangement peu décidés à se jeter dans les duels, les Messins n'étaient « pas à la hauteur », comme l'a affirmé Laurent Agouazi devant l'évidence du résultat. « Nous ne faisons pas le même métier, tout simplement », a poursuivi le milieu de terrain messin. Quand il a dit ça, Laurent Agouazi a tout dit.
    Le pire, c'est qu'il faudra disputer un match retour, le 23 février à Gerland, et l'on se demande bien dans quel état se trouvera alors le FC Metz. En attendant, leurs routes se séparent. Les uns restent sur le chemin du doute, les autres prennent celui de Barcelone où ils renouent, mercredi, avec la Ligue des champions. Mais les Lyonnais ne doivent surtout pas croire qu'ils ont battu le FC Metz vainqueur au Nou Camp, par une très lointaine soirée de l'automne 1984.

    Metz, le souffle coupé

    Il n'aura fallu que quatre minutes pour voir le mince espoir messin s'envoler. Dépassé dans tous les compartiments, l'équipe de Francis De Taddeo s'est inclinée face à beaucoup plus fort qu'elle.

    Le FC Metz a marqué son deuxième but de la saison et le fait est passé presque inaperçu... La réalisation de Babacar Gueye aura simplement ajouté une frêle touche de couleur à une soirée noire de bout en bout. Présentant six nouveaux éléments au coup d'envoi par rapport à l'équipe alignée il y a quinze jours à Valenciennes, le promu messin était resté fidèle à une formule dont on cherche aujourd'hui encore la finalité. Cinq défenseurs n'ont rien changé à l'affaire.
    Face à une équipe de Lyon venue préparer son entrée européenne, Metz a volé en éclats quatre minutes seulement après le coup d'envoi. Et le premier coup d'assommoir signé Benzema, a suffit à démontrer la fragilité de l'édifice. Celui-là a été transpercé à quatre autres reprises par la suite, malgré le mieux palpable côté messin, dans les intentions tout au moins, en seconde période. Lorsque la défense messine était passée à quatre éléments...

    De Taddeo : « Gagner à Caen... »

    Francis De Taddeo (entraîneur de Metz) : « Il n'est jamais agréable de perdre à domicile, mais notre adversaire n'était quand même pas n'importe-qui. Encaisser un but d'entrée nous a fait très mal. Marquer dès la reprise aurait pu nous permettre de faire douter nos adversaires, mais je déplore notre manque d'efficacité à ce moment. Cependant, malgré l'ampleur du score, il faut retenir ce qui a bien fonctionné ce soir, il y a eu des choses intéressantes. Maintenant, même si nous avions battu Lyon, nous aurions dû gagner notre prochain match. Il n'y a donc rien de changé, il nous faudra gagner à Caen. »
    Alain Perrin (entraîneur de Lyon) : « Le match s'est parfaitement déroulé. Nous avions l'intention de faire une bonne entame pour pouvoir gérer la suite des opérations. C'est ce qui s'est passé. Nous étions venus dans l'intention de gagner et marquer. Benzema est certes buteur ce soir, mais il avait déjà débloqué son compteur. Il continue donc et c'est bien. Maintenant il faut rester lucide. Notre deuxième période a été loin d'être parfaite, et nous avons offert des occasions à nos adversaires, qui ne sont pas parvenus à les concrétiser. Une semaine difficile nous attend. »
    Christophe Marichez (capitaine du FC Metz) : « C'est une grosse déception, notamment à titre personnel. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas pris cinq buts. Mais ce qui me désole le plus, c'est notre prestation collective, particulièrement dans le domaine défensif. Certes, Lyon joue une classe au dessus de nous, mais de telles erreurs défensives, ce n'est pas admissible. Il va vite falloir relever la tête. »
    Cédric Barbosa (milieu du FC Metz) : « Là, maintenant ? J'ai envie de rentrer chez moi. Retrouver ma famille. La déception est immense. Mais, nous devons vite la digérer et tenter de corriger les grossières erreurs d'hier soir. »
    François Clerc ( défenseur de Lyon) : « On s'est fait plaisir ce soir. C'est une excellente répétition pour le match de Barcelone. Il faut profiter de cette belle dynamique pour encore monter en puissance.»
    Laurent Agouazi (milieu de terrain de Metz) : «Le premier but nous a fait beaucoup de mal et il a permis à Lyon de dérouler. Vous avez beau tout mettre en place pendant deux semaines, quand une équipe comme Lyon marque après trois minutes, il n'y a plus grand-chose à faire et, à l'arrivée, il n'y a pas grand-chose à dire. Je trouve beaucoup de mérite à notre public de venir aussi nombreux alors que nous sommes derniers.»
    Milan Thomas (milieu de terrain de Metz) : «Le plus regrettable, c'est de jouer à cinq derrière et de prendre autant de buts dans l'axe. Pour ma part, je garderai un souvenir mitigé de mon premier match en Ligue 1 : je retrouvais d'anciens coéquipiers, mais il y a cette défaite, lourde. Nous n'avons plus le choix : il nous faut vite décoller.»

    Messieurs les bourreaux...

    Quatre buts. Trois passes décisives. A eux deux, Karim Benzema et Hatem Ben Arfa ont fait plier une pâle équipe messine.

    Larges sourires. Sentiment du devoir bien accompli. Refus polis de tirer la couverture à eux. Le mimétisme est de mise chez les deux petits joyaux lyonnais, Karim Benzema et Hatem Ben Arfa. « Trois buts, c'est bien, mais le plus important, c'est la victoire du groupe », assure le premier. « Collectivement, on a fait une grosse prestation » s'empresse d'ajouter le second. Le discours est entendu. Pourtant, la sincérité qui se dégage de leurs propos n'est pas feinte. La modestie de ces deux-là est à la hauteur de leur talent.
    Associés pour la première fois dans un schéma en 4-4-2, le duo a fait des merveilles. Messieurs les bourreaux, régalez-vous. « C'est une grande joie de jouer à ses côtés, assure Ben Arfa. On se connaît par cœur. » Histoire d'une complicité née au centre de formation rhodanien. « Les trois buts... pfff..., souffle Benzema. Je préfère retenir la construction de l'action dans sa globalité et celui qui m'a permis de briller ce soir. » Bel hommage. Quant à la victime messine ? « C'est dur pour eux, mais face à une défense évoluant aussi haut, jouer dans la profondeur, c'est un vrai bonheur », analyse le meilleur buteur du championnat (8 réalisations).
    Hier, dépassé par l'assurance de ces jeunes lionceaux, le promu messin n'a eu d'autre choix que de leur laisser le choix des armes. Pied gauche, pied droit. Balle piquée ou petite caresse délicate. Faite votre choix. Finalement, seule la tête est sagement restée au fond de l'armurerie lyonnaise.
    Pirouette du destin, c'est au Nou Camp que les deux hommes devront écrire les prochaines lignes de leur aventure lyonnaise. Là, où Metz était rentré dans l'Histoire en 1984. Hartem et Karim n'étaient encore, à cette époque, qu'un vague projet dans l'esprit de leurs parents. Barcelone ? « Un gros rendez-vous comme tout footballeur en rêve », affirme Ben Arfa. Avec un passage éclair par la Lorraine en guise de préparation. « Cette victoire, largement méritée va nous permettre d'aborder la Ligue des champions sereinement », analyse Benzema. Bien dans leur tête. Bien dans leurs jambes. Messieurs les bourreaux... à vous de jouer !

    Inquiétude pour Strasser

    Touché à la cheville et remplacé sept minutes après le coup d'envoi, Matheus Vivian souffre d'une entorse à la cheville. Jeff Strasser, qui lui a succédé sur la pelouse, a également rejoint l'infirmerie à la pause. « Petite entorse du genou » selon les mots de Francis De Taddeo. La gravité de la blessure sera précisée dans les prochaines heures, après examen médical. L'entraîneur messin ne verra donc pas ses deux défenseurs ce matin, lors de la séance de décrassage (10h) . Au repos lundi, les Messins reprendront les travaux mardi matin (9h30).

    (SITE OFFICIEL FC Metz) Une classe d’écart…

    Metz a hypothéqué ses chances bien trop tôt pour pouvoir prétendre à contester la supériorité lyonnaise. Les hommes de Perrin ont ensuite fait parler leur talent. L’addition est extrêmement salée…

    Au petit jeu consistant à deviner la composition de l’équipe messine, bien malin qui avait vu juste. Il faut dire que Francis De Taddeo s’était appliqué à brouiller les pistes, à moins que la titularisation de Gygax ne soit le fruit d’une décision de dernière minute. Il n’était en effet pas prévu que le Suisse, qui n’a plus joué depuis le match d’ouverture au Mans, soit aligné d’entrée. Il le fut, pourtant, avec pour mission de soutenir l’unique pointe Jean-Emmanuel Effa. C’était la première du massif attaquant camerounais. Idem pour Eric Cubilier et le Lyonnais d’origine Milan Thomas. Sébastien Bassong retrouvait quant à lui la place qu’il avait occupée tout au long de la saison dernière.
    Cette équipe messine ‘new-look’ a montré, tout au long de la partie, des aptitudes à tenir le ballon et à le faire circuler. Mais elle a été battue sur un score sans appel. Qu’on ne s’y trompe pas : cette partie, les Mosellans l’ont perdue à la 4ème minute. Quand Benzema a filé dans le dos de Vivian, couvert par la défense messine, et battu Marichez du pied gauche (0-1, 4°). C’était sans aucun doute le pire scénario pour les locaux. En se découvrant pour tenter d’égaliser, ils donnaient au duo d’attaquants lyonnais le terrain de jeu propice à laisser éclater leur talent et à faire parler leur vitesse. En deux minutes, les « 87 » se jouèrent de l’arrière-garde des Grenats. Ben Arfa offrit deux occasions à Benzema. Celui-ci convertit la première d’un piqué parfait (0-2, 36°), la seconde d’une frappe en force (0-3, 38°). Pied gauche, pied droit, finesse, puissance, toute la palette de l’attaquant y était passé. Il restait au jeune international à réaliser une passe décisive pour que le tableau soit complet. Il eut le tact d’attendre le second acte pour s’y atteler.
    Entre-temps, les Messins parvinrent à réduire la marque. Babacar Gueye, entré en jeu à la mi-temps, ne mit que quelques secondes à reprendre un centre de Laurent Agouazi (1-3, 46°). Puis ils s’étaient appliqués à construire leurs offensives comme si de rien n’était. Les relations avec Effa ne sont pas encore parfaitement réglées. Il est permis de penser qu’elles vont s’améliorer dans les semaines à venir. Après que Benzema eut rendu la pareille à Ben Arfa pour le but du 4-1 (61°), il faillit marquer sur un service parfait de Babacar Gueye mais Vercoutre s’imposa, comme il s’était imposé devant Delgado peu avant. Metz ne parvint donc pas à inscrire le second but que sa faculté à porter le danger l’autorisait à revendiquer. Juninho en profita pour s’inviter à la fête, en inscrivant un superbe coup-franc dont il a le secret (1-5, 81°). De quoi finir d’assommer l’équipe messine qui devra se refaire une santé morale avant de se rendre à Caen la semaine prochaine.
     

    September 15

    La trève internationale est finie : rattraper le temps et les points perdus?

    (Site officiel FC Metz) : Une nouvelle saison ?

    Metz – Lyon, 8ème journée de Ligue 1
    Samedi 15 septembre à 20h, Stade Saint-Symphorien
    Arbitre : Monsieur Malige

    Après une coupure qu’ils espèrent régénératrice, les Grenats retrouvent la Ligue 1 avec l’envie de repartir du bon pied en laissant derrière eux ce mauvais départ. La nature de leur adversaire n’est pas pour leur faciliter la tâche

    A l’agitation d’un 31 août mouvementé sur le front des transferts et d’un 1er septembre de labeur sur la pelouse de Valenciennes ont succédé deux semaines de calme sur les bords de la Moselle. Ces derniers jours, les regards étaient largement tournés vers les sélections. Cela n’était sans doute pour déplaire au FC Metz. « Nous nous sommes remis à niveau sur le plan physique, indique De Taddeo. Le match contre Le Havre a permis de donner du temps de jeu à ceux qui en manquaient tout en faisant souffler les autres. Nous en avons également profité pour travailler sur le plan tactique, ce que nous ne pouvons pas faire lorsque les matches s’enchaînent. » Dans le même temps, les retours de blessure et l’incorporation des trois dernières recrues (Cubilier, Ebede, Effa) sont venus renforcer  les rangs du groupe professionnel. Tout ce qu’il faut pour débuter une nouvelle saison…
    Après un départ manqué (2 points en 7 rencontres), les Grenats ont l'obligation de passer à un rythme plus élevé dans les semaines à venir s’ils veulent combler leur retard. Une nécessité qui risque forcément d'être mise à mal alorsque l’on s’apprête à affronter l’Olympique Lyonnais. Mais il paraît que le club rhodanien a manqué son début de championnat. C’est vrai : il ne compte que quatre victoires en six rencontres. Et reste sur trois succès dont une partie devenue folle face au Mans (3-2). Nul doute que Francis De Taddeo aurait apprécié manquer ses débuts d'une manière identique…
    Il existe pourtant autant de zones d’ombres sur le onze de départ d’Alain Perrin que sur celui de son homologue messin. Le technicien lyonnais a avoué être tenté de faire tourner son effectif afin de préserver ses forces pour le déplacement à Barcelone en Ligue des Champions la semaine suivante. Côté messin, la composition d’équipe sera "forcément" inédite. Si Ebede prendra place sur le banc, Cubilier et Effa devraient débuter. L’attaquant arrivé en provenance de Créteil pourrait évoluer en pointe, où son envergure peut se révéler précieuse. « Il donne l’impression d’être un peu plus mature que les autres attaquants dont nous disposons », note De Taddeo.
    Quoiqu’il en soit, le Stade Saint-Symphorien sera presque complet pour cette affiche. Vendredi soir, la barre des 20 000 spectateurs était quasiment atteinte.

     Ils ont dit…
    Francis De Taddeo : « Lyon est une formation comptant de nombreuses qualités mais aussi quelques défauts. Il ne faut pas consacrer toute notre énergie à l’empêcher de jouer mais aussi s’attacher à leur poser des problèmes. Nous allons essayer de faire les deux. C’est un bras de fer palpitant pour les joueurs. Ce doit être notre match de Coupe d’Europe à nous. Notre adversaire est certes talentueux et prestigieux mais ne doit pas être redouté plus qu’un autre. »
    Mathieu Bodmer : « Qu’il s’agisse de Metz ou d’une autre équipe, nous devons prendre des points. L’important est de gagner le match quelque soit l’adversaire : il ne faut mésestimer personne. Parfois, il est plus difficile d’aller jouer chez un promu en difficulté que chez une grosse équipe qui est dans une bonne phase. On sait pertinemment que les promus sont toujours très motivés lorsqu’ils affrontent des équipes comme l’Olympique Lyonnais. »

    Le groupe pour Metz – OL

     Plusieurs nouveautés sont à signaler dans le groupe messin à l’occasion de la réception de l’Olympique Lyonnais

    De retour de blessure, Bassong et Gygax le réintègre. Les trois derniers arrivants Cubilier, Effa et Ebede effectuent leur première apparition. Plusieurs joueurs font les frais de cette vague d’arrivées. Aguirre est rentré tardivement du Pérou et a joué deux rencontres avec la sélection. Il n’est pas complètement remis du voyage.
    Pjanic, quant à lui, retourne faire ses gammes à l’étage du dessous après quelques sorties remarquées. Francis De Taddeo s’est montré satisfait de ce qu’il avait produit mais préfère qu’il « digère ce qu'il vient de vivre et se consacre à sa rentrée des classes », précisant également qu'il ferait sans doute à nouveau appel à lui plus tard dans la saison.
    Delhommeau et Cissé évolueront avec l’équipe B qui reçoit Epinal dimanche à 15h au Stade Delaitre. C. Gueye est suspendu

    Le groupe : Marichez, Ebede - Bassong, Cubilier, Delgado, Diop, Vivian, Leoni, Strasser - Agouazi, Barbosa, François, Gygax, Renouard, Thomas – Effa, B. Gueye, N’Diaye

     Trois questions à Jeff Strasser

    Parti en rejoindre la sélection luxembourgeoise ces derniers jours, Jeff Strasser a rejoint les siens deux jours avant d’affronter Lyon. Il aborde brièvement pour nous cette affiche et la situation actuelle de l’équipe messine

    Jeff, quels points forts de l’équipe lyonnaise craignez-vous le plus ?
    Jeff Strasser : « Je n’aime pas trop parler de crainte. Si on a peur, cela signifie qu’on se sent inférieurs à nos adversaires. Il ne faut jamais prendre qui que ce soit de haut mais la peur ne doit pas faire partie du football. Nous devons être concentrés, conscients des capacités de Lyon. Ils possèdent de grosses individualités mais n’ont peut-être pas fait le début de saison qu’on attendait d’eux. Il doit y avoir des raisons, à nous d’exploiter les failles pour obtenir un résultat positif. Cela passera bien sûr par une bonne assise défensive dans un premier temps. »

    Francis De Taddeo estime que l’équipe est en train de faire des progrès. Comment faire pour décrocher enfin cette première victoire ?
    J.S. : « Je pense que nous devons avoir davantage la maîtrise du jeu, que nous parvenions à garder un peu plus le ballon pour permettre à l’équipe de jouer plus haut et de se procurer des occasions de buts franches. Je pense que le retour de joueurs tels que Barbosa ou Gygax va nous y aider. Ce sont des garçons un peu plus expérimentés en L1 qui nous permettront sans doute d’équilibrer notre milieu de terrain. Après, nous possédons des attaquants qui ont prouvé l’année dernière qu’ils étaient capables de marquer des buts. L’adaptation à la Ligue 1 a peut-être mis plus de temps que prévu. Désormais, il n’est plus question d’en perdre. Le mieux, actuellement, est de ne pas regarder le classement et de jouer les matches à fond. »
    Metz – Lyon est une belle affiche à Saint-Symphorien, l’appréhendez-vous avec une certaine excitation ?
    J.S. : « Des matches de ce type, j’en ai joué quelques uns maintenant. Je les abordent surtout avec beaucoup de concentration. Il faut que nous arrivions à faire un résultat et offrir ainsi quelque chose de positif au public messin. Par moment, il se montre très critique, souvent à juste titre. Mais le connaissant bien, je sais qu’il est toujours derrière son équipe à partir du moment où celle-ci mouille le maillot. Ce sera à nous de mettre ce stade en feu samedi en nous donnant à fond. »

    (R.L.) : Mystère sur toutes les lignes messines

    Qui, comment, pour quoi ? L'équipe qu'alignera Francis De Taddeo face à Lyon est sujette à de nombreux mystères que l'entraîneur messin n'a évidemment pas éclairés, hier soir, à l'issue de la séance d'avant match organisée sur la pelouse de Saint-Symphorien. Bassong, Leoni, Gygax réintègrent le groupe, Thomas, Effa et Cubilier l'intègrent, Cheikh Gueye est suspendu, Delhommeau, Pjanic et Aguirre sont écartés, c'est peu dire que l'équipe proposée ci-dessus l'est sous toute réserve.

    Metz joue très gros

    Après deux semaines de répit, la venue de Lyon ramène les Messins à leur stricte réalité : condamnés à l'exploit, pour mieux aborder leurs retrouvailles avec Caen et Strasbourg, les deux autres promus.

    Puisqu'un autre championnat commence, paraît-il, après sept journées disputées en moins d'un mois puis deux semaines de trêve, Metz a au moins l'honneur de recevoir le champion sortant, le sextuple champion sortant, ce qui fera beaucoup pour sa gloire, et un peu pour l'opération maintien, en cas d'exploit. Mais cet autre championnat qui commence n'efface pas celui qui a précédé : dernier de cette Ligue 1 qu'il retrouve à peine et à grand peine, Metz se retrouve effectivement condamné à l'exploit, lequel ne consiste pas seulement à battre Lyon, ce soir, à Saint-Symphorien, mais également à gagner « quasiment un match sur deux », comme a bien voulu le reconnaître son entraîneur, hier, devant l'évidence des chiffres, l'abondance des questions et la vérité des premières semaines de compétition.Gagner, gagner, gagner : confrontés à l'ampleur de leur mission, les Messins savent qu'ils doivent commencer le plus tôt possible ; or le plus tôt sera le mieux. Gagner là où on ne les attend pas, pour mieux aborder la suite de leur ascension de septembre, qui se poursuivra par une visite à Caen et la venue de Strasbourg. Ils l'attaquent par la face la plus abrupte, certes. Mais ce n'est rien, question pression et obligation de résultat, par rapport à ce qui arrive derrière. « Lyon, reconnaît Francis De Taddeo, c'est un match à gagner, et non un match pour préparer Caen et Strasbourg. » Question préparation, son équipe a déjà donné : elle y a laissé des plumes, des joueurs et des points. Elle a raison de penser qu'un autre championnat commence : ce soir, Metz pourrait très bien débuter avec trois blessés majeurs du début de saison (Barbosa, Bassong, Gygax) et deux nouveaux arrivants (Cubilier et Effa). Maintenant que l'absence de joueurs clés et le constat d'un effectif insuffisant ne peuvent plus constituer des excuses valables - elles l'étaient, jusqu'ici - toute la difficulté consiste à trouver le bon dosage entre ceux qui n'ont pu empêcher le promu de figurer un excellent dernier de la classe, et ceux qui arrivent ou qui reviennent pour inverser le cours de l'histoire. « Tout est possible », a lâché Francis De Taddeo à la question de savoir qui jouerait contre Lyon : il réserve sa réponse aux joueurs, cet après-midi, à leurs supporters et accessoirement à l'adversaire, ce soir. « Le groupe s'étoffe, explique l'entraîneur messin après deux petites semaines de répit, mais cela ne nous donne pas le droit de rêver, tout juste celui d'être plus confiants. » Du droit de rêver au devoir de s'imposer, il y a un pas à franchir qui passe nécessairement par davantage d'audace sans négliger ce qui a permis aux Lorrains, jusqu'ici, de ne pas présenter la pire défense de France, loin s'en faut. « Avec un milieu plus consistant, confirme Francis De Taddeo, nous avons davantage les moyens de nous lâcher. En tout cas, il est possible de répondre d'une façon différente à notre disette. » Car si Metz présente une différence de buts de moins sept, ce matin, c'est surtout parce qu'il n'a marqué qu'une fois en sept journées. Coupet ou Vercoutre, Cris ou Bodmer, le Lyon balbutiant du début ou le Lyon systématiquement vainqueur depuis trois journées, Metz doit enfin devenir efficace. L'interruption du championnat lui a permis de travailler dans ce domaine, comme dans d'autres. « Ce break était nécessaire, affirme De Taddeo, le match nous dira s'il a été profitable. » Mais de grâce, si Lyon vient à s'imposer 4 à 0, suivant une logique finalement implacable, comme il y a deux ans, que personne ne vienne pourrir l'existence des insoupçonnables messins avec une histoire de corruption, comme il y a deux ans : ça fait vendre des journaux au début, puis ça ne fait que quelques lignes dans les brèves quand l'affaire est classée. Metz joue assez gros comme ça.

    Juninho : « Les moyens de l'emporter »

    Chaque chose en son temps : Juninho, le capitaine lyonnais, songe d'abord à réussir son passage à Metz avant de penser à Barcelone et à la Ligue des Champions

    Effervescence ? Aucune. L'Olympique Lyonnais s'est barricadé. La pression ou les questions entourant son entrée en Ligue des Champions, mercredi face à Barcelone, restent pour l'heure à l'écart des vestiaires du champion de France en titre. Après avoir récupéré l'ensemble de ses internationaux, l'équipe d'Alain Perrin concentre toute son attention sur le déplacement au stade Saint-Symphorien. « Metz arrive et un gros match de Ligue des champions va suivre. C'est bien de pouvoir passer ce bon test pour se remettre dans la compétition en essayant d'améliorer ce qui peut l'être. Nous étions restés sur un jeu en progrès et une dynamique de résultats, mais il y a la coupure internationale à digérer, souligne le successeur de Gérard Houiller. Il nous faut afficher de la maîtrise à l'extérieur et se souvenir que nous ne sommes pas en avance dans la course aux points en championnat. Il nous faut donc être à 100 % tout de suite ». Un point de vue partagé par Juninho, capitaine d'une formation qui pointe aujourd'hui à la cinquième place du championnat. • Lyon reste sur trois succès consécutifs obtenus avant la trêve internationale. Dans quel état d'esprit se trouve l'OL avant le déplacement à Metz ? « Il y a toujours un risque pour chaque match. Chaque fois que l'on aborde une rencontre de Ligue des Champions, on a l'habitude de dire qu'il est important de bien réussir le match de championnat qui précède. C'est ce que nous allons tenter de faire face à Metz, une équipe qui n'a pas encore gagné cette saison. Les Messins ont eu deux semaines pour bien préparer ce match qu'ils joueront à fond. Nous devons de notre côté confirmer nos progrès. Notre effectif a été dispersé depuis deux semaines mais les joueurs lyonnais n'ont pas trop joué en équipe de France. C'est positif pour nous. »
    • Pensez-vous déjà au match de Ligue des Champions contre le FC Barcelone ou êtes-vous vraiment concentré sur le déplacement à Metz ? « Non, je pense que l'objectif est vraiment le championnat et Metz. Nous avons réellement besoin de continuer à prendre des points. Nous sommes encore un peu loin de la tête au niveau du classement. Nous allons affronter une équipe qui n'a pas gagné et qui aura la pression du résultat. Ce sera à nous d'en profiter. Toutefois, on peut aussi perdre si l'on ne débute pas bien cette rencontre... Mais depuis nos défaites à Toulouse et Lorient, l'OL a progressé. Nous avons les moyens de nous imposer à Metz ».
    • Avez-vous déjà parlé de ce match à Barcelone entre vous ? « Pas trop. Beaucoup de joueurs n'étaient pas présents ces quinze derniers jours. Et nous sommes tout de même expérimentés vis-à-vis de cette situation. Il ne faut pas trop penser au FC Barcelone avant de jouer contre Metz. Si nous ne livrons pas un bon match ce week-end, nous aurons plus de pression à Barcelone. »

    Appelez-le Effa !

    A 23 ans, l'attaquant camerounais Jean-Emmanuel Effa Owona pourrait faire ses débuts sous le maillot messin aujourd'hui, face au champion lyonnais

    De Créteil à Metz. Il a posé ses bagages à Metz dans la plus grande discrétion, juste avant que les portes du marché des transferts ne se referment derrière lui. Entre Eric Cubilier, l'ancien défenseur nantais et Pierre Ebede, la nouvelle doublure de Christophe Marichez. Jean-Emmanuel Effa Owona ? Un gabarit, 1,90 m pour 83 kg, un statut d'international camerounais, et un passé trouble, pour tout dire, à peine éclairé par quelques apparitions sous le maillot de Créteil, l'an passé en Ligue 2, où il a inscrit quatre buts en douze matches. Jusque-là ? Son nom avait surtout circulé en Turquie : c'est là, en 2002, après avoir fait ses classes au Cameroun, que l'attaquant a fait ses premiers pas dans le monde professionnel. Quatre saisons, quatre clubs différents... Fin de l'aventure. Premiers pas en grenat. A Metz, Effa, « c'est plus court comme ça », arrive dans un contexte plus que délicat. L'équipe qu'il rejoint est dernière d'un championnat au milieu duquel il n'a lui-même jamais mis les pieds. Et pourtant. Là pour apprendre, Jean-Emmanuel est surtout attendu pour combler un manque matérialisé par la place occupée par les promus messins au classement de l'offensive : un seul but marqué en sept matches... « Mais tout le monde bosse pour améliorer les choses », assure poliment le nouveau venu. Une première mise en situation, la semaine dernière, en amical face au Havre, lui aura permis de constater que cela n'était pas encore assez. Ni lui, ni les autres ne sont parvenus à trouver la faille dans la défense normande. Et Metz s'est une nouvelle fois incliné (1-0).
    Et maintenant, Lyon. De ce match, l'entraîneur messin aura pourtant ramené des satisfactions. Certaines d'entre elles situées aux avant-postes, où Effa avait été aligné, sur l'aile gauche, aux côtés de Papiss Cissé et Abdoulaye Baldé. « Il nous offre des perspectives intéressantes », avait dit de lui Francis De Taddeo. « J'ai eu du mal à me positionner au début de la rencontre, mais les autres m'ont aidé à prendre mes marques », commente l'intéressé.
    Ce soir, Cissé et Baldé ne seront pas même sur le banc. A vingt-trois ans, Effa, lui, fera peut-être ses premiers pas en Ligue 1, face aux Lyonnais, champions de France en titre. Cherchez l'intimidation : « Si l'entraîneur me fait confiance, je ferai tout pour répondre présent. C'est mon métier, que ce soit face à Lyon ou à un autre adversaire. » Appelez-le Effa!

    Lyon : on prend les mêmes...

    Grégory Coupet, Cris et Patrick Müller toujours à l'infirmerie, Fred pas encore opérationnel, Alain Perrin reprend la route du championnat sans modification majeure au sein de son groupe. Et le onze lyonnais devrait être le même que celui qui avait débuté face à Lorient, lors de la 7e journée de championnat (3-2). La seule incertitude concerne Cleber Anderson, le défenseur brésilien engagé avant la fermeture du marché des transferts, lequel pourrait débuter sur le banc. Fidèle à son 4-3-3, l'entraîneur lyonnais alignera Keita, Benzema, meilleur buteur du championnat, et Govou, aux avant-postes. Les deux derniers nommés avaient permis aux Lyonnais de renverser la vapeur face aux Lorientais, il y a deux semaines sur la pelouse du stade de Gerland.

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    Point commun entre Le Mans, Sochaux et Auxerre ? Ces trois équipes possèdent une défense plus perméable que celle de la lanterne rouge messine. Le constat est fragile, encore vide de sens Ñ il n'empêche pas les Messins de figurer en bas, tout en bas de l'échelle Ñ mais il mérite d'être souligné : en ces temps de disette où il court désespérément après son premier succès, le promu n'a pas à rougir de sa défense. Aussi bon dernier soit-il, Metz, avec huit buts encaissés, demeure pour l'instant à distance respectable du groupe des mauvais élèves constitué par Auxerre (15 buts encaissés), Sochaux (14) et Le Mans (11).

    CFA : Metz, chasser les vieux démons

    FC Metz. 14e avec 10 points (1V, 2N, 2D). Les trois dernières rencontres : victoire à Nancy (0-1), nul face à Strasbourg (0-0), défaite à Sochaux (4-0).
    Épinal. 10e avec 11 points (1V, 3N, 1D). Les trois dernières rencontres : victoire face à Raon (2-0), nul à Belfort (0-0), nul face à Vesoul (2-2).
    L'enjeu. Épinal, la bête noire du FC Metz... « Les Spinaliens nous ont battus à deux reprises la saison dernière », rappelle José Pinot. Une raison suffisante à ses yeux pour que « le groupe soit gonflé à bloc. » D'autant que les Messins sont toujours à recherche de leur premier succès à domicile.
    L'effectif. Ou, convalescent, est le seul forfait à déplorer côté messin. José Pinot dirigera une dernière séance, ce matin, à l'issue de laquelle il désignera le groupe appelé à affronter Épinal.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « La déconvenue de Sochaux est avalée. Reste à savoir si elle est digérée. Nous attaquons la sixième journée et notre situation comptable n'est pas spécialement satisfaisante. Une réaction est donc attendue, notamment dans le domaine offensif. Face à Épinal, il va donc falloir trouver le compromis idéal entre vigilance et audace. »
    FC Metz - Épinal Stade Delaitre demain (15h)

    (Le Progrès de Lyon) : Alain Perrin: «Une dynamique à retrouver»

    L'entraineur lyonnais retrouve son groupe après la trêve internationale et évoque le «bon test de Metz», pour reprendre la compétition par le bon bout

    Présent au Parc des Princes aux côtés de Bernard Lacombe mercredi soir, Alain Perrin a au moins eu une satisfaction: Ses joueurs n'ont pas risqué de se blesser, pour la simple et bonne raison, qu'ils n'ont quasiment pas été concernés par les deux matches de l'équipe de France contre "Italie et "Ecosse. Professionnel, il en a profité aussi pour observer cette vaillante équipe écossaise au sein de laquelle évoluent quatre joueurs des Glasgow Rangers, "un des adversaires de son équipe en Ligue des Champions. Hier, il a retrouvé un groupe, pas encore au complet évidemment, mais beaucoup plus conséquent que ces derniers jours.»          

    Dans quel état de forme avez-vous retrouvé vos internationaux?

    La première chose est de considérer les temps de jeu des uns des autres, de s'enquérir des éventuels pépins physiques. On sait qu'on a deux jours seulement pour remettre tout le monde en concentration sur les objectifs du club. Aujourd'hui (hier), on était dans le sas de la première journée, le retour des internationaux met un peu d'animation dans le vestiaire, mais à partir de demain (aujourd'hui), an mante en puissance, en se projetant sur le programme chargé de trais matches en une semaine, qui nous attend, avec Metz, Barcelone et Lille.»

    Certains ont très peu, ou pas joué du tout. Est-ce un handicap?

    Ils ont travaillé avec leur sélection, même Si ce n'est pas très intense. Certains sont revenus assez contents, d'autres moins, en fonction des résultats. L1important, c'est la fraicheur physique et mentale. Metz arrive, et un gros match de Ligue des Champions à Barcelone va suivre. C'est bien de pouvoir passer par ce ban test de Metz, pour se remettre dans la compétition en essayant d'améliorer ce qui peut l'être. Nous étions restés sur un jeu en progression et une dynamique de résultats, mais le break international a causé une coupure qu'il faut maintenant digérer.»

    Qu'attendez-vous de l'opposition des Messins?

    Metz a été un peu comme nous, victime de blessures à répétition en début de saison, et mise sur un effectif jeune, enthousiaste. Pour avoir vu les matches de cette équipe, je sais qu'elle peut être dangereuse à domicile, elle avait du reste joué un très bon match contre Bordeaux, malgré la défaite. Quant à nous, il nous faut afficher de la maîtrise à l'extérieur, et se souvenir qu'on n'est pas en avance dans notre course aux points en championnat. Si on a la tête à Barcelone, on sera en difficulté. Il faut être au top tout de suite, et ne pas anticiper le match suivant»

    C'est tout de même difficile de ne pas y penser?

    On sait que ce match va arriver, mais c'est celui face à Metz qui doit nous donner une première réponse. Pour moi, Barcelone c'est loin, chaque match apporte son lot d'informations et de vérités.»

    Vous ne semblez pas encore prêt à titulariser Anderson Cleber samedi?

    Il sera dans le groupe. Titulaire? Je verrai demain (aujourd'hui). Il s'ouvre au groupe, commence à bredouiller quelques mots de français, s'adapte au langage technique. Il est très proche de rentrer. Si on l'emmène à Metz et à Barcelone, c'est qu'il peut avoir du temps de jeu et il faudra bien le lancer à un moment ou à un autre, mais on ne va pas le mettre en difficulté. La réflexion viendra du match de Metz. »

    Metz est déjà dans le dur

    Francis De Taddeo, J'entraineur messin, espère que le début de saison difficile de son équipe n'a pas cassé la dynamique de la remontée dans l'élite, et attend un déclic. Contre l'OL ? Deux points péniblement gagnés en sept matches, un seul but inscrit. Le début de saison du FC Metz ressemble à un chemin de croix. Comme si les Lorrains, à peine de retour en Ligue 1, avaient déjà compris qu'ils auraient du mal à y rester. Avant la réception de « l’ogre lyonnais », Francis De Taddeo a eu une quinzaine de jours pour remobiliser tout son monde, et surtout pour positiver. «Après notre difficile mois d'août, il faut maintenant monter en puissance. Les premiers matches n'ont pas été florissants, on est dans le dur d'entrée. Parfois un début de saison moyen peut vous endormir, là au moins, les choses sont claires ... », remarque l'entraîneur messin. Pour autant, Metz est-il déjà promis à la relégation? A titre de comparaison, en 2003-04, Le Mans, auteur du même début (un point en sept matches), n'avait pu se maintenir, et en 2005-06, Metz, avec pourtant trois points de plus au même stade de la saison, était aussi tombé en Ligue 2. De tout cela, Francis De Taddeo est conscient, mais il n'est évidemment pas question pour lui déjà de baisser les bras: «on essaie de s'adapter à la Ligue 1, avec un effectif où peu de joueurs ont connu un statut de titulaire à ce niveau. Avant le début du championnat, il a aussi fallu faire face à une cascade de blessés, et même si de ce côté là, les choses s'améliorent, on se dirige vers trente-huit journées de souffrance, et on n'a qu'un devoir, réagir.» Demain à Saint-Symphorien, où même le public semble un peu résigné, le FC Metz tentera donc de réussir un exploit face au sextuple champion de France: «pour ce match, on aura du monde dans les tribunes, des spectateurs qui viendront peut-être plus voir Lyon que Metz du reste, dans une opposition pot de terre contre pot de fer. Ce match, on devra le jouer sans complexe, prouver qu'on vaut mieux que notre classement actuel (20ème). On ne va pas porter notre croix tout le temps», ajoute l'entraîneur. Lyon, l'adversaire en cette Be journée, semble mieux rodé qu'en tout début de saison, et provoque donc quelques inquiétudes côté messin: «pour une équipe qui se cherche soi-disant, je trouve que Lyon s'en sort très bien. A la façon dont ils ont inversé le score (0-2, puis 3-2) contre Le Mans, on se dit que les Lyonnais ont bien des ressources, et qu'ils comptent toujours parmi eux un joueur hors classe, Juninho. La logique veut que l'on perdre contre Lyon, mais c'est aussi très excitant de se mesurer à cette équipe», conclut De Taddeo, qui attend avec Impatience le premier dédie de la saison pour son équipe.  

    September 14

    Demain, une étape de "montagne" se profile....

    R.L. : Lyon, les pendules à l'heure

    Blessée, la bête lyonnaise s'est relevée à temps pour chasser le doute. Un moindre mal : après Metz, l'équipe d'Alain Perrin met le cap sur Barcelone.

    La tendance. Les trois dernières prestations lyonnaises lui ont redonné des couleurs. Surprise à Toulouse lors de la deuxième journée (défaite 1-0) et à Lorient dans la foulée (défaite 2-1), l'équipe d'Alain Perrin a trouvé les ressources nécessaires pour se débarrasser d'une encombrante inquiétude avant de toucher à la trêve internationale. Blessée dans son orgueil, la bête a d'abord réagi contre Saint-Etienne (1-0), avant d'enfoncer Sochaux (1-2) et de revenir de nulle part face au Mans. Menés deux à zéro sur leur pelouse, les champions de France en titre ont fini par remporter un quatrième succès d'importance, qui les place aujourd'hui à la cinquième place du championnat, à quatre points du leader nancéien... le tout avec un match en retard. Une intersaison à digérer. Comptable, le bénéfice enregistré au cours des dernières semaines est aussi d'ordre moral. Turlupinés par les départs d'Eric Abidal, Florent Malouda et Tiago à l'intersaison, sonnés par les blessures de Grégory Coupet et Cris, les Lyonnais ont, qui plus est, entamé la marche devant mener à leur propre succession dans un climat pollué par les chamailleries de vestiaire. Relent de l'année passée, l'abcès Govou-Juninho a été crevé à temps. Allez, on oublie tout, on se fait la bise et on recommence...
    Barcelone en vue. Après avoir réussi à ramener son équipage sur des eaux plus calmes, et surtout plus conformes à ses ambitions sur le territoire national, Alain Perrin devra maintenant passer par l'épreuve phare du mandat qui lui a été confié : la Ligue des Champions. La tache s'annonce redoutable pour le successeur de Gérard Houiller, lequel aura cependant l'avantage de mesurer assez rapidement les chances de son propre camp : mercredi, les Lyonnais débuteront leur huitième campagne européenne sur le terrain de Barcelone. D'où l'importance du déplacement qui précédera, demain à Saint-Symphorien : « Avant de penser à notre rendez-vous au Nou Camp, pensons d'abord à soigner notre match face à Metz », expliquait à la presse locale le capitaine Juninho.
    Le chiffre. 5. Ou le nombre de buts inscrits par Karim Benzema. Titularisé à six reprises depuis le coup d'envoi du championnat, l'international français s'est déjà positionné en tête du classement des buteurs. Et tout indique qu'il sera présent samedi du côté de Metz...

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : séance à huis clos (16h).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Le Havre (L2) - Metz : en amical, vendredi 7 septembre (1-0). Prochain match : Metz Ñ Lyon, 8e journée de Ligue 1, samedi 15 septembre à 20h. A suivre : Caen Ñ Metz, 9e journée de Ligue 1, samedi 22 septembre à 20h ; Bordeaux Ñ Metz, 16es de finales de Coupe de la Ligue, mercredi 26 septembre à 21h (à Libourne-Saint-Seurin).
    A l'infirmerie. Julien Cardy (fracture de compensation du 5e métatarse du pied droit) poursuit son travail de remise en forme en solo. Retrouvailles avec le groupe messin prévues fin septembre.
    Suspendu. Cheikh Gueye, qui a reçu un troisième avertissement contre Bordeaux (6e journée), est suspendu pour la venue de Lyon demain à Saint-Symphorien.
    Sélectionnés. Après s'être acquitté de son devoir international avec le Luxembourg, Jeff Strasser a retrouvé Saint-Symphorien hier après-midi. Ne manque plus que Wilmer Aguirre : l'attaquant péruvien est attendu aujourd'hui. Il pourrait figurer dans le groupe qui sera désigné en vue de la réception de Lyon, demain.
    La phrase du jour. « Il est opérationnel, mais il est fort probable qu'il ne débute pas la rencontre. Nous devons encore être prudents. » De Francis De Taddeo, à propos de son milieu de terrain, Daniel Gygax.

    (site officiel FC Metz : Diawara : retour à l'employeur

    Les choses n'ont guère évolué depuis la première entrevue qui s'est déroulée mercredi dans les bureaux de Saint-Symphorien. Hier en fin de journée, Joël Muller et Kaba Diawara devaient une nouvelle fois se retrouver pour poursuivre une discussion censée aboutir au recrutement de l'attaquant franco-gabonais. Mais sans espoir fondé de concrétiser l'affaire dans la foulée. Encore lié au club turc de Gaziantepspor pour une saison, le joueur ne pourra en effet répondre aux sollicitations du club messin qu'à condition de se libérer de toute obligation avec son employeur. C'est d'ailleurs dans cette optique que Kaba Diawara devrait reprendre les airs, aujourd'hui, en direction des Balkans. Un motif d'optimisme tempéré par Joël Muller : « A cette heure, il ne peut signer ni à Metz ni ailleurs. S'il venait à résilier son contrat, il pourrait s'engager à Metz, ou ailleurs... »

    « L’équipe est en progrès »

    Le président messin Carlo Molinari était l’invité du Club D!rect hier. A quelques encablures de l’affiche Metz – Lyon, il est revenu à l’antenne sur la situation des Grenats avant d’évoquer l’avenir avec le projet Grenat 2010.

    Président, pour commencer, quelle est votre opinion sur les deux matches livrés par l’Equipe de France en éliminatoires de l’Euro 2008 ?
    Carlo Molinari : « Le 0-0 obtenu en Italie était un résultat positif, la France avait fait le match parfait pour ramener quelque chose de ce déplacement périlleux. Suite à ce match, nous avions tous le sentiment d’avoir fait un grand pas vers la qualification. Après la journée de mercredi, c’est devenu moins évident. […] Les Bleus sont tombés sur leur bête noire, l’Ecosse, qui a parfaitement joué le coup. Ils ont évolué en fonction de leurs moyens avec une efficacité exceptionnelle. L’Equipe de France a tout mis en œuvre pour faire la décision. Elle a provoqué, tenté de passer par les côtés, dans l’axe. Une fois menée 1-0, elle était dans une situation encore plus compliquée. Les Écossais ont mis une densité phénoménale en défense. On peut penser, même si les surprises sont courantes dans le football, que les rencontres face aux Iles Féroés et la Lituanie ont de bonnes chances d’être victorieuses et que tout se jouera sur le dernier match en Ukraine. »
    Venons-en au FC Metz. Il y a deux saisons, le club comptait 4 points à pareille époque et était finalement redescendu. Cette fois, le total est encore moins bon. En êtes-vous inquiet ?
    C.M. : « Si l’on s’en tient à l’aspect mathématique, ce bilan après sept matches signifie que nous allons descendre. Je pense personnellement que les choses sont différentes. A l’époque, nous avions une équipe bancale au niveau de la solidarité, de l’état d’esprit. Il n’y avait pas d’ambiance, l’amalgame ne s’était pas fait dans le vestiaire entre des joueurs venant d’horizons divers et variés. Cette saison, ce n’est pas le cas. Le climat est sain, il n’y a pas de tiraillements, de mauvais esprit dans la maison. Par contre, nous avons eu une malchance incroyable avec la blessure de quatre joueurs importants. Ces éléments vont revenir petit à petit, c’est pourquoi je crois au rétablissement sportif de l’équipe.»
    Quelle sera la teneur de votre message à l’encontre des joueurs avant d’affronter Lyon ce samedi ?
    C.M. : « On ne peut pas dire que les garçons ne sont pas sérieux. Ils ont besoin d’être soutenus pour ne pas tomber dans le doute. Je leur dirai qu’ils sont sur la bonne voie. Les pépins que nous avons depuis le début de saison ne vont pas nous pénaliser toute l’année. L’occasion leur est donnée de s’exprimer face à une équipe supérieure, nous n’avons rien à perdre. Je vois parfois les séances d’entraînement et j’ai des discussions avec le staff. Ces deux facteurs me laissent penser que l’équipe est en progrès. Mon message sera donc un message d’encouragement. »
    Quel est l’état d’avancement du Projet Grenat 2010, notamment en ce qui concerne la rénovation du Stade Saint-Symphorien ?
    C.M. : « Avant toute chose, il nous faut pour le moment obtenir un bail emphytéotique* afin que le stade devienne la quasi-propriété du club. Si nous voulons attirer des investisseurs, c’est la condition sine qua none. Il y a donc une démarche administrative à mener de ce côté auprès de la Ville de Metz. Ensuite, nous devons obtenir le concours du Conseil Régional et du Conseil Général. Une fois que nous aurons réuni ces éléments, nous pourrons nous adresser au secteur privé afin de trouver les financements nécessaires à la construction de l’hôtel, du centre d’affaires et des espaces VIP qui constitueront l’essentiel de nos recettes à l’avenir. »
    L’ambition était de s’installer parmi les dix meilleurs clubs français. Est-elle maintenue aujourd’hui alors que les résultats sont en berne ?
    C.M. : « Notre idée est toujours la même, bien évidemment. Le terrain ne suit pas constamment mais le club nourrit tout de même des ambitions. Il ne faut pas se voiler la face. Aujourd’hui, nous sommes parmi les deux ou trois plus petits budgets de Ligue 1. A partir de là, il ne faut pas attendre des miracles. Il est impératif que nos recettes augmentent. On peut y parvenir, d’une part, par le biais des espaces VIP ; et d’autre part, en mettant en place une dynamique commerciale nous permettant d’augmenter nos revenus en termes de merchandising ou autres. Ceci étant dit, cela implique que l’équipe fasse un parcours ‘sympathique’. En ce moment, ce n’est pas le cas. Mais j’ose espérer qu’elle retrouvera des couleurs dans les jours à venir. »
    Votre prochain adversaire en championnat est l’Olympique Lyonnais, que pensez-vous de la façon dont Jean-Michel Aulas a fait évoluer ce club ?
    C.M. : « Je ne peux en penser que du bien. Jean-Michel Aulas a démarré il y à 20 ans, il est allé progressivement vers les sommets. Il a eu la bonne idée de s’appuyer sur les capacités importantes de la région Rhône Alpes, qui est la deuxième de France sur le plan économique. Il possède des associés d’importance. Malheureusement, en Moselle, nous n’avons pas pu trouver les mêmes appuis. Il y a des usines, des annonceurs mais les décideurs sont souvent à Paris. Jean-Michel est allé chercher dans sa propre région des sociétés au fort potentiel. Autour de cela, il a bâti un club qui mérite le respect. Je souhaite à Lyon de pouvoir un jour remporter une Coupe d’Europe. »

    * Il s’agit d’un bail de longue durée permettant au bailleur d’apporter les aménagements qu’il désire à l’équipement ou de le louer sans en référer au propriétaire. En quelque sorte, d’avoir les mains complètement libres. 

    September 13

    Après "la résistance écossaise", retour à des choses plus sérieuses...

    (R.L.) Metz, une pâte à remodeler

    L'arrivée de nouveaux éléments, associée au retour de joueurs jusqu'ici indisponibles, laisse présager une refonte du système mis en place par Francis De Taddeo. Perspectives de la redistribution des rôles.

    Ils sont trois. Trois à avoir échappé à la valse des changements opérés depuis le début de la saison au sein du onze messin : des vingt-et-un joueurs titularisés depuis le 5 août au Mans, Jeff Strasser, Malick Diop et Cheikh Gueye sont les seuls à avoir débuté les sept rencontres disputées par leur équipe. Cette régularité ­ associée à leur appartenance commune à une ligne défensive ayant montré des signes de mieux-être lors du dernier match à Valenciennes Ñ les place en position avantageuse à l'heure où Francis De Taddeo est appelé à prendre en compte de nouvelles candidatures. Il en est de même pour Laurent Agouazi (6 matches, 6 titularisations) et pour Christophe Marichez (5 matches, 5 titularisations). Revenu sur le devant de la scène après un coup de froid de début de saison qui l'avait vu abandonner son brassard et perdre son statut de numéro un, le gardien messin devra simplement s'accommoder d'une concurrence nouvelle apparue avec l'arrivée de Pierre Ebede. Ajoutons enfin, ici, le nom de Cédric Barbosa (3 matches, 2 titularisations) : limité par la blessure, le temps de jeu du joueur le plus expérimenté de Ligue 1 devrait rapidement gagner en consistance. Ils font partie des joueurs que tout plaçait parmi les titulaires potentiels à l'entame de la compétition. Mais passés par la case infirmerie, Sébastien Bassong et Daniel Gygax ont suivi les événements de loin, position qui ne devrait pas survivre longtemps à leur retour sur les terrains d'entraînement. Difficile en effet d'imaginer l'entraîneur messin se priver de solutions dont il a souvent regretté l'absence au cours de ses premières semaines d'exercice au plus haut niveau.
    Julien Cardy fait aussi parti de celles-là. Tout comme Eric Cubilier et Jean-Emmanuel Effa Owona. Si le défenseur latéral et l'attaquant ont sauté dans le train messin, juste avant la fermeture du marché des transferts, ils l'ont fait à l'invitation de dirigeants messins n'ayant que trop eu l'occasion de situer les carences de l'effectif. Pour Francis De Taddeo, tout l'art consistera maintenant à redistribuer les cartes d'un jeu où le nombre de participants a sensiblement augmenté dans les derniers instants du mois d'août... Dans sa réflexion, soumise à l'urgence constituée par le besoin de résultats, l'entraîneur messin pourra aussi inclure l'émergence de plusieurs éléments. S'ils ne sont que très peu apparus jusqu'ici, Matheus Vivian (1 match, 1 titularisation) ou encore Miralem Pjanic (3 matches, 1 titularisation) ont en effet tous deux marqués des points. Ceux-là seront-ils suffisants ? L'importance de la concurrence dans leur compartiment de jeu, ajoutée au jeune âge concernant le milieu de terrain luxembourgeois, laisse encore planer un nuage d'incertitudes quant à la probabilité de les voir prendre part à l'immédiat.
    Idem pour Milan Thomas. Arrivé au commencement d'une saison écoulée qu'il aura vécu sous le maillot de la réserve, titularisé avec l'équipe professionnelle la semaine dernière en amical, le milieu de terrain formé à Lyon ne cache plus ses vues sur la Ligue 1. « Je veux prouver au coach qu'il peut compter sur moi », indiquait-il, hier, dans nos colonnes. Il n'est pas le seul.

     

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : travail spécifique pour les milieux de terrains et les attaquants en matinée ; les défenseurs ont suivi l'après-midi. Aujourd'hui : une séance commune (10h). Demain : une séance d'entraînement à huis clos (16h).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Le Havre (L2) - Metz, en amical, vendredi 7 septembre (1-0). Prochain match : Metz ­ Lyon, 8e journée de Ligue 1, samedi 15 à 20h. A suivre : Caen ­ Metz : 9e journée de L1, samedi à 20h ; Bordeaux ­ Metz, 16es de finales de Coupe de la Ligue, mercredi 26 à 21h (à Libourne-Saint-Seurin).
    A l'infirmerie. Julien Cardy (pied) poursuit son travail de remise en forme à l'écart du groupe. Retour programmé le 30 septembre.
    En sélection. Après les retours, mardi, de Babacar Gueye (Sénégal) et Luis Delgado (Angola), l'entraîneur devrait enregistrer celui du Luxembourgeois Jeff Strasser aujourd'hui. Le Péruvien Wilmer Aguirre, lui, retrouvera la Moselle demain.
    Le chiffre du jour. 16 500. Ou le nombre de personnes détentrices d'un billet pour l'affiche prévue ce samedi entre Metz et le champion de France en titre. Le record d'affluence à Saint-Symphorien tient toujours pour l'instant : 19 018 spectateurs avaient assisté à la rencontre entre le FC Metz et le Paris Saint-Germain (0-0, 4e journée).

    Kaba Diawara : un obstacle sur la piste

    Le FC Metz sera-t-il oui ou non le treizième club de Kaba Diawara ? Ou autrement formulé, Metz trouvera-t-il en Kaba Diawara cet « attaquant de standing » souhaité depuis quelques semaines par Francis De Taddeo ? La question n'avait toujours pas trouvé réponse, hier soir, au sortir des discussions engagées entre l'attaquant Franco-Guinéen de 31 ans et les dirigeants messins, Joël Muller en tête. Hic avancé par le directeur sportif : la situation contractuelle du joueur, encore lié pour une année avec le club turc de Gaziantepspor. « Nous avons dégrossi la situation, mais nous devons maintenant être sûrs qu'il puisse jouer rapidement avant de poursuivre quoi que ce soit. » Le marché des transferts clôturé le 31 août dernier, la résiliation du contrat du joueur avec le club turc se présente donc comme l'unique solution. « Tout est entre les mains du joueur. Nous avons rendez-vous demain (aujourd'hui, ndlr) pour éventuellement donner suite aux négociations. »

    (Site officiel FC Metz) Au tour des 14 ans

    Ce week-end, c'est au tour des 14 ans d'effectuer leur retrouvailles avec la compétition Les Champions de France UNSS recevront Schiltigheim dimanche sur la pelouse synthétique de la Plaine Saint-Symphorien. Par ailleurs, 18 et 16 ans joueront les uns après les autres à Sedan ; tandis que la CFA affrontera Epinal avec l’envie d’effacer le sévère 4 à 0 encaissé à Sochaux il y a deux semaines. José Pinot, leur entraîneur, attend une réaction même s'il se souvient que l'ampleur du score ne reflétait pas forcément la physionomie du match : « Je ne veux pas dramatiser ce résultat, car nous n’avons pas été complètement dépassés par les évènements contrairement à ce que peut laisser penser le score. Néanmoins, nous avons des carences. Dans le domaine offensif, notamment, puisque nous n’avons inscrit que trois buts en cinq matches. Il est grand temps de nous améliorer à ce niveau. »

    Le programme

    CFA : Metz – Epinal, dimanche 15h au Stade Delaitre
    18 ans : Sedan – Metz, dimanche 15h
    16 ans : Sedan – Metz, dimanche 13h
    14 ans : Metz – Schiltigheim, dimanche 15h, Plaine Saint-Symphorien
    15 ans honneur : Trémery – Metz, samedi 15h30
    13 ans honneur niveau A : Metz – Petite Rosselle, samedi 15h30, Plaine Saint-Symphorien
    13 ans honneur niveau B : Metz – Montigny, samedi 14h, Plaine Saint-Symphorien

     Diawara, dossier en cours

    Le Guinéen passé par Bordeaux, Nice ou le Paris SG était aujourd’hui en Moselle pour un premier contact avec le FC Metz, qui souhaite s’attacher les services d’un attaquant d’expérience

    L'avant centre au CV bien fourni Kaba Diawara pourrait enfiler la tunique grenat. Mais sa venue est soumise à des conditions qui ne sont pas réunies aujourd’hui. En effet, le marché des transferts étant terminé, le FC Metz a deux solutions pour recruter un joueur : le transférer sous forme de joker ou engager un joueur libre de tout contrat.

    Or, le principe du ‘joker’ ne fonctionne que si le club de provenance du joueur est français. Et Kaba Diawara a signé au cours de l’été 2006 un contrat de deux saisons en faveur du club turc de Gaziantepspor. Le joueur doit donc préalablement parvenir à se libérer de cet engagement afin d’être en mesure de signer à Metz. En attendant que sa situation contractuelle soit clarifiée, il lui a été proposé de s’entraîner avec le groupe professionnel pendant quelques jours.

    Kaba Diawara en bref
    Né le 16 décembre 1975 à Toulon
    Nationalité : Guinéenne
    1m83 pour 80kg
    International guinéen (16 matches, 8 buts)
    A joué à Bordeaux, Rennes, Arsenal, Marseille, Paris, Blackburn, West Ham, Racing Ferrol, Nice, Al Ittihad, Ajaccio, Gaziantepspor .
     

    September 12

    Ils ne peuvent que progresser...

    (site officiel FC Metz) « Une marge de progression »

    C’est en déplacement, sur la pelouse du stade Nungesser, que Matheus Vivian a connu sa première apparition en Ligue 1 cette saison. Avant cela, il a vécu le début difficile des siens sur le banc. Retour sur ces tardifs premiers pas en Grenat

    Il est plus de 18 heures 30, lundi 10 septembre. Les Grenats en ont terminé avec la première séance d’une semaine qui s’annonce particulière. Alors que ses coéquipiers rejoignent le vestiaire, Matheus Vivian a le droit à un peu de rab. Il va donner une interview sur la pelouse de Saint-Symphorien à deux journalistes brésiliens envoyés par « Sportv », le canal sportif de « Rede Globo », la chaîne la plus regardée au pays de Pelé et Ronaldinho. Caméra au poing, ses anges gardiens le suivent depuis deux jours. Ils ont capté des images de son quotidien, visité Metz et le siège des Grenats. Tout ceci en vue de produire un reportage long d’une demi-heure sur le mode de vie « à la française » adopté par l’un de leurs nombreux expatriés du ballon rond. Cela tombe bien, Matheus Vivian, qui a rejoint cet été la Moselle en provenance de Grenoble, a vécu sa première en Ligue 1 à l’occasion du déplacement des siens à Valenciennes le week-end dernier. Ses impressions.
    Matheus, êtes-vous surpris que la télévision brésilienne s’intéresse à vous ?
    Matheus Vivian : « Dans un sens, oui ! Il y a tellement de joueurs brésiliens plus médiatiques que moi. Mais en ce qui concerne ce reportage, je pense que les journalistes souhaitent apporter un éclairage sur la vie de tous les jours d’un footballeur en Europe. Dernièrement, ils sont allés à Kiev car cinq Brésiliens évoluent au Dynamo. Là, ils sont à mes côtés, ils regardent mes habitudes, ma vie personnelle et le fonctionnement du groupe professionnel. C’est assez plaisant, et c’est aussi positif pour la ville de Metz et le club, que les Brésiliens vont découvrir à travers ces images ! »
    Depuis votre départ du pays, les journaux locaux ont-ils continué à suivre votre carrière ?
    M.V. : « Déjà, au Brésil, c’est très différent d’ici. Il n’y a pas de grand journal national. Par contre, la presse régionale accorde évidemment beaucoup de place au football. Bien sûr, pour qu’on parle de vous, il faut évoluer dans les grands clubs européens. Ou alors, il faut donner soit même de ses nouvelles. De mon côté, j’ai toujours préféré que ce soient mes résultats qui parlent pour moi. Et puis, je n’ai pas d’intérêt à développer mon image là-bas puisque j’ai souhaité dès le départ faire toute ma carrière en Europe. Je me suis vite adapté aux différents pays dans lesquels j’ai évolué alors que la majorité des joueurs brésiliens viennent pour leur carrière et rien d’autre. C’est d’ailleurs peut-être cela qui a intrigué les journalistes de ‘Rede Globo’. »
    Et une fois votre carrière de joueur terminée, vous resterez en Europe ?
    M.V. : « Je ne sais pas, je n’ai pas réfléchi à ma reconversion. Je pense que j’aimerais rester dans le milieu du football par la suite. J’ai le projet de bâtir une école de foot, en partenariat avec une université, dans ma ville natale de Caçapava do Sul, au sud du Brésil. Celle-ci doit ouvrir ses portes l’année prochaine. Je veux m’engager dans ce sens, c’est quelque chose que j’ai envie de faire grandir. » Revenons à l’actualité, vous avez joué votre premier match en Ligue 1 à Valenciennes, quelles sont vos impressions ?
    M.V. : « Cela s’est bien passé. C’était pour moi une belle expérience. En plus, je pense que nous avons réussi une prestation très solide défensivement. C’est la première fois que l’équipe ne prend pas de but à l’extérieur et qu’elle repart avec un point. Nous avons obtenu collectivement un résultat bon pour le moral de l’équipe et qui peut se révéler important par la suite. Je garderai donc de ce match un bon souvenir. »
    Avez-vous noté de grandes différences avec la Ligue 2 ?
    M.V. : « Je n’ai pas été surpris. La L1, c’est un peu plus de vitesse, de technique, de talent ; mais cela reste du football. Ce n’est pas quelque chose que je ne connais pas, tout de même. Que ce soit à Frankfurt, Grenoble ou Las Palmas, même s’il s’agissait de seconde division, c’était toujours un bon niveau. En L1, une erreur se paie plus cher. Disons que si je pouvais jouer à 70 ou 80% à Grenoble, je ne peux plus désormais. Il faut être constamment à 100% pour rivaliser. »
    Cette première titularisation arrive seulement à la 7ème journée. On imagine que vous espériez meilleurs débuts…
    M.V. : « Je ne m’attendais pas à cela, c’est certain. Lorsque j’ai choisi de signer ici, c’était pour l’aspect sportif plus que le financier ou le statut proposé. Dans ces deux derniers domaines, on me proposait mieux ailleurs. J’avais discuté avec Joël Muller et Francis De Taddeo, leurs objectifs et les miens se rejoignaient. Lorsqu’on fait un choix comme celui-là, on mise sur un temps de jeu plus conséquent. Je me suis dit qu’il était important de m’accrocher afin de saisir ma chance quand elle se présenterait. Je devais montrer au groupe et me montrer à moi même que je pouvais apporter quelque chose à l’équipe. Je suis donc très heureux d’avoir pu jouer contre Valenciennes et Le Havre cette semaine. »
    Cette mauvaise passe initiale est-elle désormais derrière vous ?
    M.V. : « Je l’espère. J’ai eu une discussion avec Francis De Taddeo et Cyril Serredszum. Il est vrai que je n’avais pas joué la fin de la saison dernière et que j’ai attaqué ici en donnant tout dans la préparation d’avant saison. Peut-être l’ai-je mal encaissée, d’où ce retard à l’allumage. En tout cas, aujourd’hui, je ne me compare pas à mes coéquipiers. Je me concentre sur mon jeu. Je pense avoir une marge de progression aussi importante que celle de l’équipe. Je veux m’appuyer sur la progression collective de l’équipe pour progresser individuellement. »
    Samedi prochain, Metz reçoit Lyon, une belle affiche…
    M.V. : « On est joueur de Ligue 1 pour pouvoir participer à ce genre de matches. Il y aura en face une très belle équipe, un stade sans doute plein et nous serons bien sûr ultra motivés. Tous les professionnels attendent de ce genre de rencontre. J’aime la semaine qui les précède, l’environnement. On ne peut pas dire que c’est une semaine comme les autres. Après, de notre côté, nous devons rester dans notre logique actuelle. Je ne connais pas une équipe qui change de schéma d’une semaine à l’autre. Nous sommes en train de construire quelque chose. Contre Valenciennes, et même contre Le Havre, bien que nous ayons perdu, on sent une progression. Il est important de poursuivre notre travail contre Lyon. »

    (R.L.) Milan Thomas : « C'est le moment »

    Titulaire en amical face au Havre, Milan Thomas espère enfin effectuer ses premiers pas en Ligue 1 cette saison. Et pourquoi pas samedi face à Lyon, son club formateur ? Le milieu de terrain se sent prêt.

    Quels enseignements avez-vous tiré de votre première année messine ? « Je n'ai pas trouvé que c'était une année perdue mais plutôt une transition entre la fin de ma formation à Lyon et mon arrivée ici. J'ai commencé par une blessure, une pubalgie. J'ai donc été blessé six mois avant de jouer six mois en CFA. Et je me suis entraîné avec le groupe pro. En CFA, j'étais capitaine, ça s'est très bien passé, je n'ai jamais rechigné à y aller. »
    • Avez-vous plus d'ambitions pour cette saison ? « J'en avais déjà beaucoup l'an dernier. J'en avais encore plus en attaquant celle-là, en espérant jouer le plus de matches possibles. J'ai effectué un bon stage d'avant-saison, mais j'ai peu joué lors des matches amicaux, j'en ai d'ailleurs parlé avec le coach. Mais c'est compréhensible, l'équipe a bien marché l'année dernière. Mais c'est le moment pour moi de jouer en Ligue 1, j'en ai envie et je m'en donne les moyens. Je m'entraîne avec les pros, mais j'ai effectué la navette pendant les matches amicaux entre les pros et la CFA. Et puis j'ai été suspendu trois matches en CFA, ça m'a freiné. En tout cas, j'ai été très heureux de revenir dans le groupe, la semaine dernière, et d'être titulaire face à une opposition supérieure contre une bonne équipe du Havre. »
    • Avez-vous eu des doutes à un moment donné ? « Je n'ai jamais douté car, la saison passée, j'étais dans un groupe qui gagnait. En plus, il n'y avait pas de blessé, il n'y avait donc aucune raison apparente pour que le coach fasse appel à moi. C'était difficile, mais j'ai appris à être patient. »
    • Comment avez-vous vécu cette rencontre amicale contre Le Havre. Un nouveau point de départ ? « Ce match m'a permis de retrouver l'équipe première avec les titulaires. Ça m'a également permis de m'évaluer. Je me sens bien intégré dans le groupe. Je trouve que ça s'est très bien passé, mis à part le coup que j'ai reçu à la tête : je suis sorti prématurément. J'ai un peu perdu la mémoire pendant quelques minutes. Mais j'étais content d'être enfin titulaire. »
    • Est-ce un signe pour les prochains matches ? « Je ne sais pas. Je me prépare toujours pour être prêt quand le coach fera appel à moi. Je veux lui prouver qu'il peut compter sur moi. »
    • Vous avez l'opportunité samedi de retrouver l'Olympique Lyonnais, votre club formateur... « Lyon, ça ravive beaucoup de souvenirs : j'y suis né, j'y ai vécu pendant vingt ans, joué durant dix ans. Mes amis et ma famille habitent là-bas. Mais quelle que soit l'équipe adverse, j'attaque les semaines de la même façon : j'ai envie de jouer, j'ai faim ! À Lyon, c'était difficile, j'espère donc que c'est la bonne saison. Ce maillot me rappelle beaucoup de choses, en tout cas. J'espère qu'on arrivera à obtenir un résultat et, moi, faire mes débuts en L1. »
    • Face à des visages que vous connaissez bien ? « Il y a Karim (Benzema). J'ai évolué avec lui depuis le début. On a fait nos classes ensemble. Mais je m'entendais bien avec tout le monde. »
    • Que vous inspire le parcours de l'OL jusqu'à présent ? « Pour une équipe qui a raté son départ, ce n'est pas mal. Les défaites sont arrivées plus vite que prévu. Contrairement aux dernières saisons où ils débutaient fort et finissaient moins fort. Cette année, ils ont subi beaucoup de blessures. Coupet, je ne l'avais jamais vu rater un entraînement. Malgré ce qu'on pense, ils maîtrisent leur sujet. Mais je crois qu'ils sont prenables. »

    FC Metz express

    Tableau de bord. Aujourd'hui : une séance pour une partie du groupe le matin, une autre l'après-midi (16h), pour la deuxième partie. Demain : une séance le matin (10h).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Le Havre (L2) ­Metz : en amical, vendredi 7 septembre (1-0). Prochain match : Metz ­ Lyon, 8e journée de Ligue 1, samedi 15 septembre à 20h. A suivre : Caen ­ Metz, 9e journée de L1, samedi 22 à 20h ; Bordeaux ­ Metz, 16es de finale de la Coupe de la Ligue, mercredi 26, à 21h à Libourne-Saint-Seurin.
    A l'infirmerie. Blessé depuis la fin du mois de juillet, Julien Cardy a recommencé à trottiner. Son retour dans le groupe est prévu pour la fin du mois.
    Suspendu. Cheikh Gueye, qui a reçu un troisième avertissement contre Bordeaux (6e j.), sera suspendu samedi pour la venue de Lyon.
    Sélections. Luis Delgado (Angola) et Babacar Gueye (Sénégal) sont rentrés hier. En revanche Jeff Strasser (Luxembourg), qui joue en Bulgarie dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2008, et Wilmer Aguirre (Pérou) sont de nouveau sollicités aujourd'hui. Ce dernier, s'il est dans le groupe samedi, ne débutera probablement pas.

     
    September 11

    La résistance otage du sport français ?

     Ce que je vois depuis quelques semaines, ce que j'entends depuis quelques jours, interpelle :

    Que monsieur Laporte vante -dans un but tout lucratif- les qualités supposées d'une charcuterie porcine bien connue, passe encore ! Après tout, ce monsieur ne fait qu'engranger avec l'hiver dur qui s'annonce et la perspective d'un duo avec la pharmacienne/commerçante la plus démagogique de France ne s'annonce pas de tout repos! Mais que ce monsieur aille jusqu'à passer la brosse à reluire à son futur employeur-président en prenant en otage un groupe d'internationaux en passe de jouer dix minutes plus tard un match international, qui plus est , en ouverture d'une coupe du monde, en leur lisant une lettre d'un adolescent qui fait ses adieux à sa famille avant de mourir, là, je dis : "stop!"

    En tant que fils de résistant, en tant que lauréat national de la rédaction sur la résistance, je dis : quel rapport peut-il y avoir entre une rencontre de sport international et des adieux d'un jeune à sa famille, alors qu'il sait qu'il va mourir ?

    -Dun côté, il y a des hommes qui ont choisi librement un métier sportif,

    -de l’autre un jeune, encore adolescent, qui a été « contraint et forcé de choisir » d’entrer dans un processus de résistance, parce qu’il n’y avait pas d’autres choix possible, sinon celui des beurre-œufs-fromage de ceux qui, à l’époque déjà, s’enrichissaient sur le dos du commun avec le marché noir !

    Gardons nous de ces excès « nauséabonds et déplacés » qui jouent avec la sensibilité et l’émotion des gens !

    Il est, dans la vie des choses sérieuses et sacrées : la résistance d'une nation à un ennemi potentiel en est une !

    Une rencontre "sportive" se doit être un acte de joie qui ne doit pas être mangé à toutes les sauces, dussent-elles être apprêtées pour servir "ma grange"!

    D’ailleurs, on a tous vu le résultat !

    Ce « monsieur » aurait bien mieux fait de s’en tenir à son rôle de sélectionneur, au lieu de jouer celui d’un opportuniste : on a vu « l’ampleur des dégâts »sur un groupe gagné par l’émotivité, et le coaching : n’en parlons pas !

    Alors : la porte pour Laporte ?

    60 000 personnes mal polies sifflant un hymne national, ça, aussi est inacceptable ! Que quelques unes de ces personnes fassent entendre des cris de singes, c'est inadmissible! Qu’enfin, quelques débiles fassent un salut, bras tendu, lors d'un hymne national, c'est très, très inquiétant!!!

    Je pose la question : que va faire l’U.E.F.A. après avoir normalement sévi contre les propos déplacés de notre sélectionneur national ?

    Parce là, c’est autrement plus grave ! Il s’agit de racisme et de fascisme : ces attitudes doivent être punies, elles aussi, ou alors il y a deux poids, deux mesures !Ne pas prendre des sanctions à l’encontre de ces fauteurs de troubles, avec, par exemple une suspension de terrain, voire une disqualification de cette sélection nationale (comme l’aurait d’ailleurs méritée monsieur Domenech), me semblerait être un acte exemplaire l Autrement, il s’agirait de reculade dangereuse : que se passera-t-il lors de la prochaine rencontre entre ces deux nations ?

    Je pose la question : messieurs Laporte et Domenech vont-ils emmener leurs groupes en pèlerinages au Mont Valérien ou à Douaumont, pour les motiver pour le prochain match ? Que se passera-t-il lors du futur France –Allemagne ? Je m’attends au pire

    Que vous soyez avant out, cireurs de pompes, ou provocateurs, messieurs, bien vous en fasse! Mais, du respect, s’il vous plait ! Même si cela vous déplait !…

    Que vous soyez avant tout assoiffés et pressés de rejoindre le clan des quelques français friqués de la grande bourgeoisie de l'hexagone, cela vous regarde, mais, de grâce, messieurs, de grâce : ayez au moins le respect de la mémoire de vos aînés, de ceux qui étaient prêts à tout donner pour préserver la liberté et la culture de la Nation Française, y compris leur vie : cela n'a rien à voir avec des ambitions toutes personnelles qui remettent leurs auteurs à leurs véritables niveaux : celui d'un cireur de pompes avili et déformé par les dieux fric et Sarkozy, celui d’un ancien joueur qui s’est plus fait remarquer par ses dons de charcutier/comédien que par son supposé talent!

    -Des opportunistes, seulement des opportunistes !

    La France, elle, mérite mieux ! Mais, vous, messieurs, vous !... méritez-vous la France?