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    September 30

    Bientôt l'ouverture de la chasse aux sangliers...

    La petite phrase du jour : « Bon vent de sable, monsieur Feindouno ! Votre place est dans le football que vous méritez : vous auriez du faire banquier, pas footballeur !Êtes-vous bien sûr que l’argent fait le bonheur ? »

    Platini UEFAb2008  Platini UEFA2008

    (Quotidien l’Equipe) : Platini : « Oui, on va tuer les arbitres ! »

     Le président de l’UEFA réplique à Frédéric Thiriez, en reprenant ses bons mots. Et accable de nouveau la vidéo.

    HABITUÉ À ÊTRE mis en cause pour son opposition à l’usage de la vidéo, Michel Platini, président de l’UEFA, a subi une nouvelle attaque de Frédéric Thiriez, hier, dans nos colonnes. « La vidéo, tout le monde est pour (...), expliquait le président de la Ligue. Seules deux personnes sont contre : Sepp Blatter (le président de la FIFA) et Michel Platini. Michel ferait mieux d’être à l’écoute du foot européen car il en est le patron. (...) On veut empêcher le progrès dans le sport de haut niveau ? (...) On tue les arbitres et le jeu en même temps. » La réplique du président de l’UEFA est venue hier : « Il faudrait quand même qu’on finisse par comprendre que ce n’est pas Michel Platini qui fait les lois du jeu, mais l’International Board. Moi, j’exprime simplement mon opinion. » La semaine dernière, en marge du comité exécutif à Bordeaux, il avait déjà répété son opposition à l’usage de la vidéo : « Je ne peux pas être pour la vidéo. J’ai vu un match, où deux arbitres internationaux n’étaient pas d’accord sur un hors-jeu. Moi, je pense aux hommes, pas à la technologie. S’il y a la vidéo, ce ne sera plus mon football. Je le dis clairement : s’il doit y avoir la vidéo, je ne serai plus là ! » Il est toutefois un point où Michel Platini rejoint Frédéric Thiriez. Ce dernier a lancé : « On tue les arbitres. » « Oui, affirme Platini, on va tuer les arbitres... si on introduit la vidéo. Dès qu’il y aura la vidéo, il n’y aura plus d’arbitres. » Le président de l’UEFA maintient que la solution est dans un apport humain supplémentaire.

    Il confirme d’ailleurs que des tests avec cinq arbitres auront lieu, en octobre et en novembre, lors de tournois de moins de 19 ans, et fait une proposition à Thiriez. « Si le test est un succès et si la Ligue française veut demander l’autorisation au Board d’instaurer l’arbitrage à cinq, je n’y vois pas d’inconvénient. » L’idée ne fait pourtant pas l’unanimité. Sepp Blatter, le président de la FIFA, a même indiqué, dans France Football, ce mardi, qu’il croyait que « cette idée ne donnerait pas de résultats ». Il entend, lui, proposer au Board un projet instituant deux arbitres sur la pelouse. Il y a quelques années, la FIFA avait déjà autorisé des expérimentations de ce système en Malaisie, au Brésil et en Italie, lors de matches de Coupe d’Italie notamment. L’expérience était restée sans lendemain.

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    (R.L.) : Metz, des absences en vue

    Calendrier international oblige, plusieurs Messins manqueront le déplacement à Châteauroux programmé la semaine prochaine.

    Reprise dans l'eau. Pas de terrain et pas de ballon, hier, pour les joueurs d'Yvon Pouliquen. En guise de reprise, après leur journée de repos dominical, les Messins ont pris la direction du complexe thermal de la Villa Pompéi, à Amnéville, pour y profiter d'une séance de relaxation « Après la série de trois matches que nous venons de disputer, cela me paraissait important de faire souffler les gars », explique l'entraîneur. Les choses sérieuses reprennent aujourd'hui, avec une séance matinale qui donnera le coup d'envoi d'une semaine qui trouvera son point d'orgue vendredi, à Saint-Symphorien, face à Sedan. Encore des incertitudes. Pour préparer ce prochain rendez-vous à domicile, Yvon Pouliquen devra composer avec les incertitudes liées aux blessures de certains éléments. Touché à la cheville, mercredi dernier en Coupe de la Ligue, Laurent Agouazi va mieux, « mais il est encore trop tôt pour affirmer qu'il sera opérationnel » indique Patrice L'Huillier, le médecin de la maison grenat. Réserve identique concernant Julien Cardy. Samedi, le milieu de terrain est revenu de Dijon avec une plaie au genou : « Il a aussi une douleur à la hanche. Nous allons voir comment les choses évoluent. » Les choses sont plus claires pour Pascal Johansen. Victime d'une entorse à la cheville, face à Troyes lui aussi, ce dernier est assuré de ne pas pouvoir tenir son poste en fin de semaine.
    Du côté des internationaux. Aux questions qui entourent la composition du groupe appelé à affronter Sedan en succéderont d'autres : la semaine prochaine, l'entraîneur messin sait déjà qu'il devra composer sans quelques-uns de ses internationaux pour se déplacer à Châteauroux. Damien Chrysostome rejoindra, en effet, la sélection béninoise. Dans la foulée, Babacar Gueye et Cheikh Gueye s'envoleront ensemble vers le Sénégal. « Et Luis Delgado devrait lui aussi être logiquement appelé avec l'Angola », indique Yvon Pouliquen. Autre joueur concerné par le calendrier international, le Luxembourgeois Jeff Strasser devrait quant à lui réussir à concilier son devoir national avec son quotidien messin. « Si tout se passe comme prévu, je pourrai compter sur lui. »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : une séance. Aujourd'hui : une séance d'entraînement à 10h. Demain : une séance à 9h30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Dijon - Metz, (8e journée de Ligue 2), samedi 27 septembre : 0-1. Prochain match : Metz - Sedan (9e journée de L2), vendredi 3 octobre à 20h30. A suivre : Châteauroux - Metz (10e journée de L2), vendredi 10 octobre (20h30).
    A l'infirmerie. Agouazi (cheville), Cardy (genou), Gestede (dos), Johansen (cheville).
    Buteurs. Cissé (3), Agouazi, Chapuis, Mendy, Rocchi, Vivian (1).
    Suspendu. Aucun.

    Echo

    Bien qu'on soit plus habitué à les voir évoluer dans un stade, ce sera bien dans les Arènes que les deux joueurs du FC Metz, Sébastien Renouard et Cédric Barbosa, seront présents demain soir. Dans le hall d'accueil, ils répondront entre 19h et 20h aux questions de Direct FM.

    September 29

    Semaine de l'arbitrage, l'arbitre rage, la maladie progresse, parait-il !

    La petite phrase du jour : « On aurait  volé l’O.M d’un but…..Et combien de fois L’O.M. a volé les autres clubs, ça, on ne le dit pas !!!on vole toujours  au secours de ce club, quelquefois aux détriments d’autres, bien plus méritants ; l’O.M. fait vendre du papier, et c’est cela qui intéresse la presse écrite en général : le million potentiel de lecteurs prêts à tout pour lire, ne serait-ce que des mensonges, pourvu qu’il leur reste la gloire !Ainsi, sachez, chers amis, que Ribéry est « né » au stade vélodrome, par exemple !Entre autres inepties qui n’ont plus rien à voir avec le sport et relève bp plus des faits d’hiver que du carré vert ! »

    4054  Landry Bonnefoi et Christophe Marichez2008  4044

    Metz, un plus large choix

    L'effectif messin affiche aujourd'hui complet, ou presque. Postes doublés, concurrence réelle : Yvon Pouliquen dispose d'un choix appréciable. Revue de détail.

    Le retour immédiat de Pascal Johansen à l'infirmerie, où Laurent Agouazi l'a aussitôt rejoint, trouble légèrement le constat, mais pas assez pour nier l'évidence : fin septembre, trois mois après la reprise de l'entraînement et deux mois après le début du championnat, l'état de l'effectif messin offre une large palette de choix à Yvon Pouliquen. Lequel ne s'en cache pas : « Aujourd'hui, disait-il au lendemain de la qualification de son équipe pour les 8es de finale de la Coupe de la Ligue, jeudi, il existe une concurrence qui doit rendre le groupe plus compétitif. C'est l'un de mes objectifs : avoir le choix en permanence. » La veille, l'entraîneur messin avait déjà expliqué pourquoi il comptait sur une victoire face à Troyes : « Nous devons aspirer à un parcours dans les deux Coupes car nous disposons d'un effectif susceptible de jouer sur tous les tableaux. »
    Guillaume Rippert offre une illustration parmi d'autres des rotations possibles dans l'équipe messine : titulaire contre Reims le vendredi, hors du groupe contre Troyes le mercredi, de nouveau titulaire le samedi à Dijon. « Tous les postes sont doublés, constate l'arrière gauche, qui partage la place avec Luis Delgado. C'est une bonne chose pour deux raisons : la concurrence oblige à se transcender. Et il faut un effectif de cette taille-là pour prétendre à quelque chose, Metz l'a bien vu l'an dernier. » Metz, l'an dernier, a surtout vu qu'un effectif de quarante-cinq joueurs ne garantissait pas un niveau homogène : c'était même tout le contraire. Recalibré façon Yvon Pouliquen, un groupe d'une vingtaine de joueurs suffit, à moins d'une hécatombe, à parer à de nombreuses éventualités, comme le retour de Vincent Bessat et Julien François à Dijon samedi vient de le démontrer. Etat des lieux, ligne par ligne, après huit journées de championnat et deux tours en Coupe de la Ligue...Derrière Christophe Marichez, toujours capitaine et encore déterminant à Dijon, l'encadrement messin maintient Oumar Sissoko sous pression : le Malien a disputé les deux matches de Coupe de la Ligue. Dans l'axe, la charnière Damien Chrysostome - Matheus Vivian a jusqu'ici la préférence d'Yvon Pouliquen, qui utilise Jeff Strasser avec parcimonie. Romain Brégerie peut également évoluer en défense centrale mais, jusqu'ici, il a surtout occupé le côté droit de la défense, en alternance avec Cheikh Gueye. A gauche, Luis Delgado « montre enfin son vrai visage », aux dires d'Yvon Pouliquen : l'Angolais est un candidat crédible au poste, au même titre que Guillaume Rippert. Jusqu'à la semaine dernière, la ligne médiane se révélait immuable : Cédric Barbosa à gauche, Romain Rocchi dans l'axe, Julien Cardy et Laurent Agouazi alternant entre l'autre place axiale et le côté droit. Les trois premiers sont indiscutables ; le quatrième, plus performant à l'extérieur qu'à domicile jusqu'ici, est pour l'heure arrêté par une entorse à la cheville. Apparu contre Troyes, mercredi dernier, Pascal Johansen s'est de nouveau blessé. Mais la semaine a marqué le double retour de Vincent Bessat et de Julien François. Dans l'esprit d'Yvon Pouliquen, le jeune Sénégalais Diagne Fallou n'est plus très loin du compte, Nicolas Farina non plus. A Dijon, la composition d'équipe a confirmé une sorte de hiérarchie parmi les attaquants : Papiss Cissé et Victor Mendy se détachent. Mais Cissé, inefficace lors des deux derniers matches de championnat, est soumis au retour de son complice d'il y a deux ans, Babacar Gueye, double buteur quant à lui mercredi face à Troyes. Rudy Gestede, titulaire lors des premiers matches, et Cyril Chapuis, qui revient de blessure, élargissent le champ des possibilités en attaque, où Sébastien Renouard vient de réapparaître avec succès en Coupe de la Ligue.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : entraînement à 10 h.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Dijon - Metz (8e journée de Ligue 2) samedi 27 septembre, 0-1. Prochain match : Metz - Sedan (9e journée) vendredi 3 octobre (20 h 30). A suivre : Châteauroux - Metz (10e journée) vendredi 10 octobre (20 h 30).
    A l'infirmerie. Sorti sur blessure samedi à Dijon, Julien Cardy est touché au genou ; la gravité de la blessure sera précisée aujourd'hui. Victimes tous les deux d'une entorse à la cheville mercredi contre Troyes, Laurent Agouazi et Pascal Johansen sont à l'arrêt.
    Suspendu. Aucun.

    Football 18 ans nationaux : Course-poursuite payante

    Stade Municipal de Cattenom. Arbitre : M. Da Silva Pacheco Antony. Avertissements à Metz : N'Ganvala (85e). Expulsion à Sochaux : Faty (27e). Buts pour Metz : Faucher (24e), Fostier (80e) ; pour Sochaux : Bafambu (23e, 36e).
    Malgré plusieurs tentatives messines ne s'avérant guère dangereuses pour le portier sochalien, ce sont les visiteurs qui ouvraient la marque. Lancé en profondeur, Bafambu profitait d'une mésentente entre M'Fa et Reydel ainsi que de la sortie du gardien messin pour envoyer le ballon au fond des filets (0-1, 23e). Les Mosellans réagissaient dans la minute qui suivait. Faucher égalisait d'un très beau tir de loin (1-1, 24e). Malheureusement pour les grenats, le même Faucher était sévèrement taclé par Faty qui écopait d'un carton rouge tandis que le joueur messin était évacué par les pompiers.
    Après plus d'un quart d'heure d'arrêt, les débats reprenaient. Bafambu, qui a donné du fil à retordre aux défenseurs messins tout au long de la partie, partait ensuite en contre, se défaisait de ses adversaires directs et ajustait M'Fa pour redonner l'avantage aux siens (1-2, 36e). Les protégés d'Olivier Perrin ont couru après le score durant toute la seconde période et sont enfin parvenus à revenir à la 80e minute de jeu. Suite à une faute de main sochalienne, Metz bénéficiait d'un bon coup franc que Fostier se chargeait d'exécuter. Sa frappe allait se loger en pleine lucarne (2-2, 80e). Les Messins continuaient alors à pousser mais sans succès.

    September 28

    Metz sait engranger les points...

    La petite phrase du jour : « Mais arrêtez donc de reculer comme ça, bon sang ! »

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    (Quotidien l’Equipe) : Dijon 0 Metz 1

    4 575 spectateurs. Arbitre :M. Buquet. But : Vivian (9e). Avertissements. – Dijon : Vosahlo (8e), Jarjat (56e) ; Metz : Brégerie (41e).

    DIJON : Perraud – Lebrun (Batomenila, 63e), Zywiecki, Vosahlo (cap.), Jarjat – Loties, Morisot (Valencia, 71e), M. Robail – Carrière – Aubameyang (Souyeux, 82e), Ribas. Entraîneur : F. Hadzibegic

    METZ : Marichez (cap.) – Brégerie, Vivian, Chrysostome, Rippert – Cardy (François, 59e), Barbosa, Rocchi, Bessat (Renouard, 65e) – V. Mendy, P. Cissé (Strasser, 77e). Entraîneur : Y. Pouliquen.

    CES DERNIÈRES SEMAINES, Dijon s’était spécialisé dans les fins de match animées. Hier, les Bourguignons ont innové en scellant leur propre sort au bout de neuf minutes. Il aura suffi d’un corner de Cardy et d’un marquage plus que coulant de la défense pour que Vivian inscrive de la tête l’unique but de la rencontre. Face à un client comme Metz, invaincu à l’extérieur cette saison, il s’agit précisément du genre d’écart à éviter. Dijon amis plus de vingt minutes pour entrer dans la partie, le temps pour Marichez d’être confronté à un premier tir d’Aubameyang (23e), puis à des tentatives de Robail (33e, 37e). En seconde période, Metz s’est surtout contenté de gérer. Comme lors des quarante-cinq premières minutes, le gardien lorrain n’a pas eu un travail fou à effectuer, mais il a fait ce qu’il fallait sur deux têtes de Ribas (60e, 61e). Et, à vingt minutes de la fin, Loties, pourtant bien placé, n’a pas réussi à cadrer sa reprise après un cafouillage dans la surface messine.

    Faruk HADZIBEGIC (entraîneur de Dijon) : « Hormis les quinze premières minutes, durant lesquelles l’équipe était crispée, nous avons fait jeu égal avec Metz. Je pense que nous méritions le match nul et il nous a surtout manqué l’efficacité dans le dernier geste. »

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Sans faire un grand match, nous avons su gérer notre avance. L’équipe est solide défensivement, même si on a reculé après avoir marqué. Cette victoire vient conclure une semaine globalement positive. »

    (R.L.) : Une belle tête de vainqueur

    Quatrième victoire à l'extérieur pour Metz, cette fois grâce à un coup de tête précoce de Vivian. La solidité messine et son meilleur allié, la maladresse dijonnaise, ont fait le reste.

    Un jour, le scénario dérapera peut-être, et plus personne ne parlera de solidité, maître mot employé et réemployé par chaque Messin croisé après un match à proximité d'un vestiaire de Ligue 2. Hier, à Dijon, le scénario n'a pas dérapé : Metz a marqué le premier, très tôt, et Metz a gagné, à la fin. C'est la quatrième fois, en cinq apparitions loin de leurs bases, que les Lorrains empochent l'intégralité de la mise. Ils continuent leur bonhomme de chemin, le trio de tête à portée de fusil, sans jamais décrocher. Un jour, les Messins gagneront peut-être deux matches de suite à Saint-Symphorien, et ils auront alors droit au faux-pas à l'extérieur. L'exigence escortant forcément la moindre foulée d'un candidat à la remontée en Ligue 1 quand ses pairs avancent sans fausse note, impossible de nier que Metz a eu chaud, hier après-midi, à Dijon. Ce n'est pas une remarque de rabat-joie, juste une question de bon sens : très tôt portés aux commandes du match grâce à un coup de tête gagnant de Matheus Vivian, sur le premier corner décisif de la saison, œuvre d'un Julien Cardy qui se retrouve, les Messins ont reculé et subi plusieurs franches alertes. « Reculer après avoir marqué, à part à Lens (0-1, 6e journée), c'est symptomatique de ce que nous faisons à l'extérieur », remarque Yvon Pouliquen. L'entraîneur messin, alors grenoblois, pourrait aussi ajouter qu'il s'agissait même de la marque de fabrique du précédent FC Metz en version Ligue 2, froidement réaliste et terriblement hermétique, à l'époque, lorsqu'il menait pareillement au score. « C'est un peu inconscient, poursuit Pouliquen. Quand nous menons, nous devenons un peu craintifs et, en même temps, nous nous sentons solides. » Voilà, ce que réalisent les Messins, partout où ils ouvrent le score, cette saison, est inscrit dans leur ADN. Cette attitude défensive, cette « solidarité » très justement mise en avant par l'entraîneur messin, « pour l'instant, dit-il, ça suffit... » Tout est dans le « pour l'instant ».
    A Dijon, entre deux grues, une tribune qui s'élève déjà très haut, une autre qui sort à peine de terre et des gradins d'un autre âge, les événements ont donné l'impression tenace que le but dijonnais n'interviendrait pas avant l'inauguration du futur nouveau stade. La faute à Christophe Marichez, décisif aux moments voulus. La faute à l'inefficacité de l'Uruguayen Sebastian Ribas, prêté par l'Inter Milan, qui a trouvé le gardien messin sur sa route à trois reprises en deuxième mi-temps. La faute, enfin, à la maladresse de Jordan Loties, défenseur de son état, en position idéale d'attaquant, en pleine deuxième mi-temps, quand Metz n'en menait pas large. Papiss Cissé, il est vrai, venait de manquer la balle de break, le but qui aurait mis les Lorrains à l'abri. Qu'importe, à condition d'en tirer tous les enseignements : à l'arrivée, avec sa belle tête de vainqueur, Metz s'est donc imposé, comme toujours ou presque quand il ne joue pas chez lui. Vendredi, le calendrier a placé Sedan sur sa route. A Saint-Symphorien.

    Romain Rocchi en impose

    A l'image de Romain Rocchi, les Messins ont manifesté une solidité leur permettant de préserver leur avance.

    Marichez. Impeccable en première mi-temps sur une frappe d'Aubameyang, il s'est surtout montré décisif à trois reprises, en deuxième période, face à Ribas, enlevant notamment un ballon parti pour se loger en pleine lucarne.
    Brégerie. A quelques exceptions près, il ne s'est guère laissé déborder par Jarjat et Robail. Improductif offensivement, en partie à cause de la menace grandissante soumise par Dijon.
    Chrysostome. En difficulté face à Ribas en deuxième mi-temps, seul bémol à une partie solide, comme d'habitude.
    Vivian. Judicieusement placé et libre de marquage, il n'a pas laissé passé l'occasion de convertir, de la tête, un corner de Cardy, le premier but du Brésilien sous le maillot messin. En dehors d'une alerte lorsqu'il a laissé filer Aubameyang en milieu de première mi-temps, un match sans fausse note face aux poussées dijonnaises.
    Rippert. Si Metz a très tôt abandonné ses velléités offensives, il a quand même cherché à exploiter chaque brèche sur son côté gauche, sans jamais renier ses impératifs défensifs.

    Barbosa. Passé de gauche à droite pour les besoins de la cause, il a semblé branché sur courant alternatif. Emoussé, peut-être, à son troisième match en huit jours.
    Rocchi. De retour de suspension, il en a imposé dans les duels, tout en montrant de la clairvoyance dans ses passes, à l'image d'un ballon en profondeur mal exploité par Cissé à l'heure de jeu. Du début à la fin, son activité ne s'est jamais démentie.
    Cardy. Auteur du corner déposé sur la tête de Vivian, son premier coup de pied arrêté décisif depuis son retour aux affaires. Il a ensuite manifesté l'engagement nécessaire en milieu de terrain avant de sortir, juste avant l'heure de jeu, le genou touché dans une collision avec Jarjat. François l'a remplacé, sans fioriture, pour sa première apparition cette saison.
    Bessat. Réapparu trois jours plus tôt en Coupe de la Ligue, titulaire cette fois, il n'a logiquement pas tenu la distance après un peu plus d'une heure d'efforts louables. Remplacé par Renouard, qui s'est cantonné à un travail de récupération.

    Mendy. Préféré à Babacar Gueye, il a obtenu intelligemment le corner amenant le premier but, avant de multiplier les courses et de proposer quelques combinaisons intéressantes à Cissé. Moins fringant en deuxième mi-temps.
    Cissé. Un tir à bout portant sur le gardien en toute fin de première mi-temps mais, surtout, une occasion gâchée semblable à celles bâclées huit jours plus tôt contre Reims : idéalement lancé par Rocchi (61e), il a de nouveau manqué le cadre. La réussite le fuit, ou il fuit la réussite.

    « Je ne vais pas me plaindre... »

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « A l'extérieur, nous sommes extrêmement solides, nous venons encore de le prouver sans réussir un grand match. Après avoir ouvert le score, notre jeu a perdu de sa fluidité, c'est dommage, mais nous avons pu nous appuyer sur une énorme solidarité. Nous avons aussi bénéficié d'un peu de chance, il en faut de temps en temps. Au sortir d'une semaine à trois matches, je ne vais donc pas me plaindre... »
    Faruk Hadzibegic (entraîneur de Dijon) : « A part au cours des quinze premières minutes, nous avons fait jeu égal avec Metz. Mais notre adversaire avait pris une avance qui s'est avérée déterminante : il a su couper le rythme du match, y compris par des dégagements en touche, des simulations de blessures... Metz n'est pas la meilleure équipe à l'extérieur par hasard. De notre côté, nous avons eu des manques dans le dernier geste. Ce déchet technique nous a déstabilisés. »
    Matheus Vivian (défenseur de Metz) : « C'est parce que nous avons arrêté de jouer que nous avons reculé. Nous avons commencé à perdre des duels, l'équipe a subi et connu des moments difficiles, sans être mise extrêmement en danger. D'ailleurs, nous avons eu une balle de break mais nous n'avons pas su en profiter. Marquer sur coup de pied arrêté, cela m'arrive quatre ou cinq fois par saison en général. Là, j'ai eu la chance d'être à la retombée de la balle. Mais je me consacre surtout à finir le match sans que mon équipe n'encaisse de but, que ce soit moi ou un autre qui marque. »

    (Site officiel FC Metz) : Le match. Metz reste maitre loin de chez lui

    Grâce à un but marqué très tôt dans la partie par Matheus Vivian, les Grenats l’ont emporté à Dijon sur le plus petit des scores. Ils prolongent ainsi leur excellente série à l’extérieur, où ils n’ont encore jamais perdu. Quatre victoires, un match nul, six buts marqués pour deux encaissés. Au classement des matches disputés à l’extérieur, le Club à la Croix de Lorraine est un leader incontestable. Après être allé décrocher la timbale sur les pelouses de Montpellier et Lens, il est revenu de Côte d’Or avec un nouveau succès en poche. Ce dernier s’est dessiné au cours du premier quart d’heure, que les Grenats ont entamé tambour battant. Dijon n'a ensuite jamais réussi à égaliser malgré de bonnes intentions.
    Dès les premières minutes de jeu, les visiteurs affichaient leurs intentions. Victor Mendy faisait admirer sa vitesse sur le côté droit avant de centrer à l’intention de Papiss Cissé. Détourné, le ballon donnait des sueurs froides à Alexis Zywiecki, préféré à Landry Bonnefoi dans le but dijonnais (2°). Puis, au terme d’une action développée depuis l'aile opposée, un centre de Vincent Bessat mal repoussé par Anthony Vosahlo parvenait à Cédric Barbosa, dont la volée terminait sa course sur la transversale (3°). La troisième occasion allait être la bonne pour les siens. Un corner de Julien Cardy trouvait la tête au second poteau de Matheus Vivian pour l'ouverture du score (0-1, 10°).
    Parfaitement entré dans la partie, comme face à Troyes quelques jours plus tôt, l’équipe mosellane allait ensuite quelque peu déserrer son étreinte. Dijon mit du temps à relever la tête, mais la fin de première période vit les locaux se montrer dangereux. A chaque fois, le numéro neuf Pierre Aubameyang fut dans le coup. Peu avant la demi-heure de jeu, il était le premier à solliciter Marichez d’une frappe pied gauche après s’être infiltré plein axe dans la surface (24°). Puis il vit son centre en retrait coupé par le gardien messin (29°). Enfin, il manqua sa reprise, succédé par Robail, pas plus en réussite (38°). Cette dernière occasion était la plus chaude pour les Rouges.
    Au cours de la seconde période, ceux-ci tentèrent de revenir à la marque, mais parvinrent très rarement à prendre à défaut la défense messine. Quand ce fut le cas, le capitaine mosellan intervint avec le calme qu’on lui connaît. Face à Ribas, notamment, contre qui il remportait son face à face (60°) avant de sortir un coup de tête qui prenait le chemin de sa lucarne (61°). Sur corner, Loties aurait pu lui aussi égaliser, mais sa reprise passa au dessus (69°). Passé ses dix minutes de flottement, les Grenats terminèrent la partie beaucoup plus sereins. Les entrées de François (qui suppléa Cardy, touché dans un choc) et Strasser rendirent toute tentative aérienne utopique. Et comme Dijon n’avait pas la solution au sol, on en resta là et Metz put rentrer en Moselle avec les trois points de la victoire.

    CFA/Metz concède le nul

    Pourtant bien partis, les Messins ont vu Lens revenir à leur hauteur.

    Défaits à Montceau, le nouveau leader, malgré une belle prestation, les Messins n'ont pas tardé à trouver le chemin du but face à la réserve pro lensoise qui venait pourtant de passer cinq buts à Besançon. Dès la 3e, Farina centrait de la droite pour Bourgeois dont la reprise faisait mouche pour le deuxième but de l'international cette saison. Bien lancés, les Mosellans conservaient leur mainmise... pendant un quart d'heure. Les Nordistes prenaient alors le ballon et le gardaient dans les pieds mais sans inquiéter vraiment Ruffier, butant dans les dernières passes. Les Lorrains étaient au contraire prêts à faire feu en deux occasions. Farina décalait Sakho pour une frappe trop molle (11e). Le tir d'Aribi, après une série de passements de jambe, était boxé par Goeman (18e). Même si les Nordistes se montraient plus pressants après la pause, les données ne changeaient guère. Le ballon tournait dans la moitié de terrain messine mais Ruffier n'était pas mis en danger, captant sans souci une tête de Roux (59e). Goeman était par contre tout heureux de réussir à boxer une reprise de Farina (61e).
    Néanmoins à force de pousser, Camille parvenait à ses fins. Il éliminait deux Messins obligeant Ruffier à aller chercher le ballon au fond des filets (70e). Piqués au vif, les Mosellans retrouvaient alors le sens de la marche. Ils montaient aux avant-postes dans les dernières minutes. Sans rien changer au tableau.
    « C'était notre match le moins abouti à domicile », regrettait l'entraîneur José Pinot après les débats. « Nous étions bien dans le premier quart d'heure et à la fin. Mais même si les gars y ont mis de la bonne volonté, cela n'a pas suffit. Nous nous contenterons des deux points aujourd'hui mais il faudra imiter nos aînés et aller en chercher à l'extérieur. »

    Stade Saint-Symphorien. Mi-temps : 1-0. Arbitre : M. Simon. Une centaine de spectateurs. Buts pour Metz : Bourgeois (3e) ; pour Lens : Camille (70e). Avertissements à Metz : Diagne (49e), Ch. Gueye (73e).
    Les équipes :
    FC Metz B : Ruffier, Ch. Gueye, Léoni (cap.), Schmisser, Delgado, Sakho puis Dj. N'Diaye (69e), Patin, Diagne, Aribi puis Sommer (80e), Farina, Bourgeois puis I. Gueye (80e).
    RC Lens B : Goeman, Blanc, Remy, Jean, Camille, Gaillard, Nakache puis Gomis (38e), Diakite puis Pottier (58e), Roux, Joseph-Monrose, Guezoui puis Leclerc (58e).

    September 27

    Dijon a décidé de faire la fête AVANT le match…Un signe ?

    Les petites phrases du jour : « Ne pas faire comme l’escargot et décider de rentrer dans sa coquille ! »

    « Pour Rothen, Gallas est un « mec attachant » mais un cancre tout juste bon à récolter un 4/20 alors que la prof de maths l’autorise à ouvrir le bouquin lors d’une interrogation écrite. Au centre de formation de Caen, le défenseur avait volé la carte bleue d’Eric Sitruk pour retirer 1 500 F. Avant de se dénoncer. Que Rothen aime balancer, on le savait, à Metz après sa « sortie verbale » lors d’un match de l’équipe de France, quand le public sifflait Domenech pour montrer son mécontentement à propos de la non sélection de Robert Pires ; il nr m’étonnerait pas que ce monsieur se fasse secouer, dans les jours à venir, comme son supporter n°1, un certain Larqué ! ….Au fait, en parlant de cancre, il mérite combien, pour ses réparties couches-culottes,le gars Rothen ? »

     Luc Sonor porte plainte

    Luc Sonor, entraîneur-adjoint de l'AS Saint-Étienne depuis le début de saison, a indiqué, hier, avoir déposé plainte contre Jean-Michel Larqué, ancien joueur stéphanois et désormais journaliste, à la suite de ses propos tenus le dimanche 31 août sur la radio RMC infos. A la suite de la défaite de Saint-Étienne face à Lyon (1-0), Jean-Michel Larqué avait dit au micro de la radio, dont il est l'un des consultants: «Ce n'est pas avec Luc Sonor qui est "une pipe" que le staff technique va progresser. Laurent Roussey a pris un adjoint qui, lorsqu'il était footballeur n'était pas une flèche, et qui par la suite a prouvé qu'il était encore moins compétent.»
    «Même si mes proches ont été très affectés par cette charge inexplicable et inappropriée, je ne tiens pas à polémiquer plus que de besoin. Je demande seulement qu'on respecte le travail que j'effectue quotidiennement aux côtés de Laurent Roussey, lequel a choisi de s'attacher mes services pour mes compétences et mon expérience du haut niveau», a expliqué Luc Sonor.

    (Quotidien l’Equipe) : Dijon -Metz

    Stade Gaston-Gérard, en direct sur Ligue 2 Multicanaux.

    A PRIORI, Dijon s’exprime mieux face aux pointures. Cela tombe bien, puisque Metz, plutôt en forme ces derniers temps, déboule. « Metz, c’est une équipe taillée pour la L 1 », observe Faruk Hadzibegic. Après un succès face à Montpellier (1-0), Dijon est revenu de Guingamp avec un match nul (1-1) plutôt intéressant, tant au niveau du résultat que du contenu. Mais c’est surtout le taux de remplissage de l’infirmerie qui inquiète. Boateng et Linarès, touchés aux adducteurs, sont indisponibles. Des absences qui s’ajoutent à celles de M’Vila, Estevès, Larcier, Mangione, Goulard et Periatambée. En revanche, Lebrun et Perraud, absents à Guingamp, sont de retour. Carrière, incertain à cause d’un coup au genou, tiendra sa place, et Valencia a été appelé pour la première fois.

    Côté messin, Agouazi et Johansen, victimes tous deux d’une entorse, ne seront pas du déplacement. Yvon Pouliquen est donc obligé de remanier le milieu de terrain alors qu’Agouazi était jusqu’à présent titulaire. Bessat, qui a fait sa première apparition mercredi pourrait ainsi débuter à gauche. « Quand un joueur est opérationnel pour évoluer en CFA, il peut aussi jouer en L 2 », a expliqué l’entraîneur Pouliquen, qui a aussi retenu, dans les seize, François, blessé depuis le début de la saison. Avant de poursuivre : « À Dijon, il serait bon que nous poursuivions notre invincibilité. » Les Messins n’ont, en effet, pas perdu à l’extérieur cette saison et ont même remporté leurs deux derniers matches en déplacement, à Montpellier (2-1) et à Lens (1-0).

    D I J O N 17 H M E T Z

    Stade Gaston-Gérard, en direct sur Ligue 2 Multicanaux.

    Arbitre : M. Buquet.

    DIJON : Bonnefoi – Lebrun, Zywiecki, Vosahlo (cap.), Jarjat – Morisot, Loties, M. Robail–Carrière–Ribas, Aubameyang. Remplaçants : Perraud (g.), Batomenila, Fernandes, Valencia, Souyeux. Entraîneur : F. Hadzibegic.

    METZ : Marichez (cap.) – Brégerie, Vivian, Chrysostome, Rippert – Cardy, Barbosa, Rocchi, Bessat – Renouard ou P. Cissé, B. Gueye. Remplaçants : Ou. Sissoko (g.), P. Cissé ou Renouard, François, V. Mendy, Strasser. Entraîneur : Y. Pouliquen

    Babacar Gueye : « J'ai passé le cap... »

    Après un été passé au rythme de son vrai faux départ, Babacar Gueye a entamé l'automne par un doublé, en Coupe de la Ligue. « Je n'arrive pas à faire la gueule », affirme l'attaquant sénégalais avant de renouer avec le championnat, aujourd'hui, lors de Dijon-Metz.

    Babacar Gueye ? Présent ! Aspirant au départ, pressenti un jour à Nuremberg, annoncé un autre jour à Moscou, Babacar Gueye figure toujours au générique messin, au même titre que Laurent Agouazi ou Cédric Barbosa, autres partants finalement restés. La saison de l'attaquant sénégalais démarre donc à peine, mais sur les chapeaux de roue : un doublé, mercredi soir en Coupe de la Ligue, face à Troyes, à sa deuxième titularisation seulement cette saison.

    • Vous n'avez pas tardé à retrouver le chemin du but, vous y êtes même parvenu en réalisant un doublé contre Troyes, dont un but sur coup franc. Première question : vous sentez-vous libéré ? « Marquer, ça fait du bien et c'est important pour la confiance, c'est certain. Il s'agissait de mon troisième match, de ma deuxième titularisation seulement et il n'est jamais bon, pour un attaquant, de tarder à débloquer son compteur. Quant au coup franc, c'est quelque chose que je ne travaille jamais à l'entraînement. Celui-là, je le sentais bien. Peut-être qu'à l'avenir, je ne me ferai pas engueuler par mes coéquipiers ou par l'entraîneur quand je voudrai en retirer un ! »
    • Après le long feuilleton de votre vrai faux départ, pendant tout l'été, a-t-il été difficile de se remettre en route ? « Comme je l'ai déjà dit, partir en sélection (du Sénégal) juste après la fin du marché des transferts m'a permis de me vider la tête. Après, une fois de retour ici, le discours de l'entraîneur a été très clair : tu te remets au boulot, et tu auras ta chance. »
    • Babacar Gueye est-il un Messin contrarié ? « Sur le coup, j'étais déçu. Il y a eu quelques embrouilles avec les dirigeants, c'est inévitable. Mais je suis professionnel, payé par le FC Metz, et il se trouve que j'adore le football : je n'arrive donc pas à faire la gueule. C'est aussi une question de respect vis-à-vis de mes coéquipiers. »

    • Vous vouliez quitter Metz pour fuir la Ligue 2 ou pour voir autre chose ? « Pour changer d'air car, à l'étranger, je serais sans doute parti pour un club de deuxième division. J'avais envie de connaître quelque chose de nouveau, d'autres défis. Mais aujourd'hui, j'ai passé le cap, ma saison commence vraiment, et elle démarre même mieux que prévu. »
    • Vos débuts remontent à la saison 2003-2004, vous avez aujourd'hui vingt-deux ans, vous considérez-vous comme un joueur de Ligue 1 ou de Ligue 2 ? « C'est à vous de me le dire... Moi, ce que je sais, c'est que je joue pour progresser et pour viser toujours plus haut. Après, ce que votre talent vous permet et ce que le club auquel vous appartenez peut vous apporter, c'est autre chose. Je suis persuadé qu'en restant ici, je peux encore progresser. C'est moi qui ai les cartes en main, et personne d'autre. »
    • Mais vous étiez déjà en Ligue 2, il y a deux ans, vous avez d'ailleurs remporté le classement des buteurs. Vous n'avez pas l'impression de reculer ? « Cette saison peut me permettre de faire mieux qu'il y a deux ans. C'est mon défi. »
    • Les sollicitations n'avaient pas suivi, à l'époque. Est-ce une déception ? « Un peu, même si je ne m'attendais pas à être très sollicité en Ligue 1, dans la mesure où j'ai toujours affirmé mon envie de partir à l'étranger. Il y a un autre facteur à prendre en compte : ici, de nombreux joueurs possédant d'autres statistiques que les miennes sont partis pour moins de deux millions d'euros ; pour moi, le club n'a jamais demandé moins de trois millions d'euros. Un club de Ligue 1 ne peut pas forcément dépenser autant pour un joueur comme moi. Mais si je fais mieux cette saison qu'au cours des saisons précédentes, ce sera peut-être différent... »

    Solidaire de Cissé

    A propos de Papiss Cissé. « Papiss est notre meilleur buteur. Il n'a pas été en réussite contre Reims mais je le connais : c'est quelqu'un qui ne lâche pas. Rater des occasions, cela arrive. Je ne me fais pas de souci pour lui : c'est oublié, je m'en rends compte à l'entraînement. »
    A propos de son association avec Cissé : « Avec Papiss, nous n'avons pas besoin de nous parler pour nous comprendre. Mais je ne sais pas si nous jouerons souvent ensemble : ce n'est pas parce que nous avons réussi une bonne saison tous les deux il y a deux ans qu'Yvon Pouliquen nous alignera, mais seulement si nous sommes les meilleurs. »
    A propos de Dijon - Metz : « Gagner là-bas parce que nous n'avons pas battu Reims chez nous ? Tous les matches sont à gagner. Et je ne sais pas si un nul à Dijon constituerait forcément un mauvais résultat, c'est le déroulement du match qui le dira. Si nous évoluons à notre véritable niveau, nous pouvons battre tout le monde. A nous de faire ce qu'il faut. »

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    Metz a faim de série

    Invaincus depuis trois journées et efficaces à l'extérieur, les Messins peuvent poursuivre sur leur lancée. Mais, chez lui, Dijon va mieux.

    Le contexte. Les uns ont joué, et gagné, mercredi en Coupe de la Ligue ; les autres, déjà éliminés, restent sur un match nul à Guingamp et une semaine d'entraînement. Messins et Dijonnais n'ont pas tout à fait abordé leurs retrouvailles dans les mêmes conditions, mais pour rien au monde Yvon Pouliquen n'échangerait sa situation avec celle de Faruk Hadzibegic : « Aujourd'hui, explique l'entraîneur des Lorrains, notre effectif est soumis à une vraie concurrence. Ceux qui ont joué mercredi n'ont pas laissé passer leur chance, preuve que le groupe est compétitif. » Une semaine après Metz - Reims (0-0) mais trois jours après Metz - Troyes (3-1), Pouliquen s'apprête à réaliser la synthèse. « Il nous faut de la fraîcheur, dit-il, or j'ai la possibilité de faire tourner. » L'enjeu. Depuis son revers à domicile face à Boulogne-sur-Mer (1-2) le 22 août, Metz n'a plus perdu, remportant quatre victoires (dont deux en Coupe de la Ligue) pour un nul (contre Reims, en championnat). Hors de ses bases, deux victoires marquantes à Montpellier et Lens ont confirmé son statut de prétendant à la montée. Pour rester dans les temps et imposer le respect, l'emporter à Dijon s'avèrerait judicieux. « Je reste sur la même logique, affirme Yvon Pouliquen : ne tenons pas compte des autres, et continuons sur une moyenne de deux points par match. C'est un peu ce qui me gêne dans notre faux pas contre Reims : par rapport à ce tableau de marche, deux points de plus constitueraient un joker. Nous ne l'avons pas. »
    L'opposition. Dijon a démarré sa saison face aux gros bras de la Ligue 2, et il en est ressorti cabossé : défaite (3-1) à Lens, défaite (1-3) contre Strasbourg. Cinq semaines plus tard, les Dijonnais voudront prouver face à Metz des progrès leur permettant de rivaliser enfin avec une grosse cylindrée du championnat. Entre-temps, Dijon a obtenu des résultats conformes à une équipe de milieu de tableau. « Une équipe expérimentée », souligne Yvon Pouliquen : dans les rangs bourguignons figurent ainsi des joueurs confirmés tels Carrière, Morisot ou Vosalho ­ Linares, Periatambée, Mangione en revanche sont blessés.

    Qui après Agouazi ?

    Le retour de suspension de Romain Rocchi ne permet pas à Yvon Pouliquen de renouveler dans son intégralité le milieu de terrain systématiquement aligné en championnat depuis la première journée : cette fois, c'est Laurent Agouazi, blessé à la cheville, qui manque à l'appel. Son remplacement constitue la principale inconnue de l'équipe alignée cet après-midi à Dijon : poste pour poste, Sébastien Renouard peut lui succéder ou Cédric Barbosa est susceptible de glisser à droite pour laisser place à Vincent Bessat côté gauche. Pour le reste, Romain Brégerie reprend place dans le couloir droit de la défense, et Guillaume Rippert dans le couloir gauche : Cheikh Gueye et Luis Delgado ne figurent même pas dans le groupe de seize qui a pris dès hier après-midi la route de la Bourgogne.
    Carrière bon pour le service. Joueur vedette de Dijon, dont le club fête ses dix ans à l'occasion de la venue de Metz, Eric Carrière tiendra sa place, à un poste de milieu offensif axial : le doute né d'une douleur au genou apparue la semaine dernière après le match nul ramené de Guingamp a été levé hier soir à l'issue de l'ultime séance d'entraînement, organisée à l'heure du match. Touché quant à lui aux adducteurs, le milieu gauche ghanéen Charles Boateng a déclaré forfait ; il sera remplacé par Mathieu Robail au sein d'une équipe pour le reste sans surprise.

    (Site officiel FC Metz) : Et maintenant, Dijon

      Pour ce qui sera leur troisième match en l’espace de huit jours, les Grenats se rendent à Dijon ce samedi (17h). La stratégie d’Yvon Pouliquen est la même que mercredi : faire tourner pour bénéficier d’un état de fraicheur optimal.

    A l’inverse des Messins, les Dijonnais n’ont pas chaussé les crampons en milieu de semaine. Surpris, eux aussi, par l’ardeur des promus vannetais, ils ont été éliminés de la Coupe de la Ligue dès leur entrée en lice (défaite 3-0 en Bretagne) et se sont donc préparés à recevoir le FC Metz de façon classique. Le staff mosellan n’a pas eu ce loisir, mais il ne s’y trouve personne pour s’en plaindre. D’autant que la sortie des Grenats mercredi s’est soldée par une victoire synonyme de qualification.
    Il n’en reste pas moins que l’adversaire qui se dresse sur la route du Club à la Croix de Lorraine bénéficie d’un ‘potentiel fraicheur’ supérieur à l’approche de ce rendez-vous. C’est ce déficit que le coach messin tente d’annuler en modifiant une nouvelle fois son groupe. « Je suis toujours dans le même état d’esprit, explique-t-il. Il s’agit pour moi de former une équipe compétitive, qui pourra rivaliser avec une formation qui a eu davantage de temps de repos. J’ai la chance qu’il existe une véritable concurrence au sein du groupe actuellement, celui-ci étant de plus homogène sur le plan de la qualité. » On sait déjà que Pouliquen en profitera pour changer ses deux latéraux, puisque Cheikh Gueye et Luis Delgado, tous deux titulaires face à Troyes, sont restés en Lorraine.
    L’attaque ayant consacré deux nouveaux buteurs mercredi, les absences de Chapuis (en phase de reprise) et Gestede (touché au dos) se font moins ressentir. Mais il subsiste un secteur où le coach messin n’a pas le luxe de faire tourner : le milieu de terrain, qui a perdu simultanément Johansen et Agouazi, au moment ou Bessat et François pointaient le bout de leur nez. En Côte d’Or, le premier pourrait donc débuter et le second connaître ses premiers pas en compétition cette saison. Leur coach, en tout cas, le laisse entendre : « La case CFA n’est pas un passage obligatoire lorsqu’on revient de blessure. Les joueurs ont pris le temps de se remettre sur pied avec le préparateur physique, ils s’entraînent avec nous. Pourquoi ne seraient-ils pas aptes à jouer ? »
    Après le match nul enregistré à domicile contre Reims, les Grenats vont chercher à surfer sur la vague de leurs précédents succès en déplacement, à Montpellier et Lens. Lorsqu’on piétine dans son antre, il est précieux de ne pas voyager à vide. Metz a démontré qu’il en avait les capacités.
    Voici la liste des joueurs sélectionnés pour la rencontre de samedi entre Dijon et Metz. Julien François, qui n’a participé à aucun match officiel cette saison en raison d’une blessure à la cheville, effectue son retour au sein du groupe.
    Gardiens de but : Marichez, Sissoko
    Défenseurs : Strasser, Chrysostome, Brégerie, Vivian, Rippert
    Milieux de terrain : Rocchi, Cardy, François, Bessat, Barbosa
    Attaquants : Renouard, B. Gueye, Mendy, Cissé
    Dijon – Metz, 8ème journée de Ligue 2
    Stade Gaston Gerard, samedi 27 septembre à 17h
    Arbitre : Ruddy Buquet

    Le programme du week-end

    Belle affiche au Stade Saint-Symphorien ce samedi. En effet, les équipes B du FC Metz et du RC Lens s’y affronteront à 18h. Quant aux 18 ans, ils inaugureront les nouvelles installations (stade et ‘club house’) du club de Cattenom dimanche après-midi.
    CFA : Metz – Lens, samedi 18h à Saint-Symphorien. Entrée libre.
    18 ans : Metz – Sochaux, dimanche 15h, Complexe sportif de Cattenom.
    14 ans : Metz – Haguenau, dimanche 15h, Synthétique Plaine Saint-Symphorien
    15 ans : Metz – Nancy, samedi 15h30, Synthétique Plaine Saint-Symphorien
    13 ans : Magny – Metz, samedi 15h15
    12 ans : Sarrebourg – Metz, samedi 15h45

    CFA/Metz: sortir de sa réserve

    FC Metz. 11e avec 15 points (2v, 2n, 3d). Les trois dernières rencontres: défaite à Sochaux (3-0), victoire face à Mulhouse (3-1), défaite à Montceau (2-0).
    RC Lens. 4e avec 22 points (5v, 0n, 2d). Les trois dernières rencontres: défaite face à Auxerre (0-1), victoire à Vesoul (2-3), victoire face à Besançon (5-0).
    L'enjeu. Après s'être incliné à Montceau, le nouveau leader, le FC Metz accueille Lens, l'une des sept équipes réserves professionnelles que comptent le groupe A. Jusqu'ici, Strasbourg, Nancy, Lille et Sochaux ont coupé l'herbe sous le pied des Messins. «Nous serions bien inspirés d'inverser la tendance», assure José Pinot. Metz doit donc sortir de sa réserve.
    L'effectif. Siebert, expulsé à Montceau samedi dernier, purgera son match de suspension automatique, ce soir face à Lens. Nicolas Farina et Luis Delgado, écartés du groupe professionnel qui se rend à Dijon, sont laissés à la disposition de José Pinot, qui pourrait également compter sur la présence de Cheikh Gueye. Le groupe: Ruffier, M'Fa ­­­ Leoni, Delgado, Reydel, Schmisser, Zimmer ­­­ I. Gueye, Diagne, Patin, Haddadji, Aribi ­ Sakho, Farina, D. N'Diaye, Bourgeois.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « A Montceau, nous avons prouvé que nous étions capables de rivaliser avec une équipe de haut de tableau. Malheureusement, au final nous concédons une nouvelle défaite à l'extérieur. Du coup, on se retrouve un peu dans la même situation qu'avant la réception de Mulhouse, à savoir dans l'obligation de prendre des points à domicile afin de compenser le déficit enregistré à l'extérieur. Le tout, en tenant compte de la valeur des Lensois, qui restent sur une démonstration face à Besançon (5-0).»
    Metz - Lens stade Saint-Symphorien (18h)

    September 26

    Je sens la moutarde monter au nez de certains...

     

    (R.L.) : Miralem Pjanic : « Je suis toujours le même »
    Au bout de son premier semestre à Lyon et avant le déplacement de Nancy à Gerland, premier bilan d'étape avec Miralem Pjanic. L'ex-Messin joue peu, mais il en apprend tous les jours.

     De Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique Lyonnais, à propos de Miralem Pjanic, dans Le Républicain Lorrain de mardi : « C'est du tout bon. Ce garçon est ambitieux, charmant et rigoureux. Il est à l'orée d'une grande carrière. Je suis ravi d'avoir investi autant d'argent sur lui [...]. Le plus éloquent à son sujet, c'est Benzema. Miré et Karim sont pareils, ils respirent le football. »
    Avant OL - Nancy, samedi, l'éloge a évidemment été soumis à l'intéressé, titulaire pour la deuxième fois en championnat le week-dernier au Havre.
    • Votre réaction aux propos tenus à votre sujet, dans nos colonnes, par votre président ? « Je n'étais pas au courant. Ça me fait plaisir. Je commence à le connaître, c'est un super président. Il a beaucoup fait pour que je sois bien accueilli à Lyon, comme tout le monde ici. »
    • Jean-Michel Aulas prétend aussi que Claude Puel est ravi de vos performances. Vous comptez deux titularisations et deux entrées en jeu. C'est peu, vu de Metz... « Mais c'est normal. Je suis le plus jeune joueur de l'effectif, il y a Juninho avant moi. C'est sûr, par rapport à la saison dernière à Metz où j'ai joué trente-deux matches, cela paraît peu mais il ne faut pas oublier que je suis à Lyon, dans le meilleur club de France, avec un effectif bien rempli. Je ne me prends pas la tête, je reste serein pour répondre présent quand l'entraîneur fait appel à moi. Il m'a dit qu'il était content de moi, samedi au Havre. »
    • Lyon joue rarement avec un milieu offensif axial et, du coup, vous êtes souvent positionné sur un côté. Est-ce contrariant ? « A Metz aussi, je jouais souvent sur un côté... C'est sûr, mon poste préféré, c'est derrière l'attaquant. Je me suis régalé, pendant un quart d'heure, au Havre, quand Karim Benzema est rentré. Là, j'ai joué numéro dix. J'avais joué à gauche, contre Toulouse, en début de saison. Le coach a vu que ce n'était pas mon poste. Mais je bosse ! »
    • Racontez-nous justement votre association avec Karim Benzema... « A l'entraînement, quand il y a des exercices par paire, nous sommes souvent ensemble. On s'entend très bien, je connais déjà bien ses déplacements, c'est facile de combiner, de distribuer les bons ballons avec un joueur comme lui. Quand il est entré en jeu, au Havre, j'ai pris beaucoup de plaisir. »
    • Lyon a dépensé 7,5 millions d'euros pour vous recruter. Vous arrive-t-il de penser à ce que représente cette somme et d'en subir une forme de pression ? « Je ne réfléchis plus à ça. Je suis un joueur comme un autre qui travaille, qui a envie de jouer et envie de réussir. Certains pensent que c'est exagéré, car je joue peu, mais je sais ce que le staff a prévu pour moi. Je dois encore beaucoup travailler. D'ailleurs, j'ai des séances supplémentaires avec Robert Duverne, le préparateur physique, notamment pour muscler le haut du corps. »
    • La vie à l'OL et à Lyon ? « C'est vrai que cela change de Metz. Lyon, c'est un autre monde. Dès que vous sortez en ville, vous êtes reconnu, les gens aiment beaucoup le football. Il y a énormément de monde à l'entraînement. Quant aux installations, tout est prévu jusqu'au moindre détail pour atteindre le haut niveau. »
    • Votre vie a-t-elle changé ? « Je suis toujours le même, je fais les magasins en ville avec mes potes, ma copine vient de Metz de temps en temps, mes parents sont avec moi. Ah, par rapport à Metz, j'ai arrêté les études. »
    • Vous parle-t-on souvent de votre prestation en Coupe de France, à Gerland, au mois d'avril ? « Oui. Je ne sais pas si c'est ce match qui a convaincu les Lyonnais de me recruter, mais il y est sûrement pour une grande part. Il m'arrive de penser à un nouveau Lyon - Metz cette saison en Coupe. Même à Saint-Symphorien, où je serais content de rejouer. »
    • Affronter Nancy, même avec Lyon, reste-t-il un rendez-vous particulier pour un ancien Messin ? «Cela me rappellera les matches de jeunes ! Pour Lyon, comme tout match à domicile, c'est un match à gagner, face à une équipe solide.»

    Morisot : « Peur de personne »
    A trente ans, Stéphane Morisot a pris un nouveau virage en s'engageant avec Dijon. Le milieu de terrain se dit « impatient » de recroiser la route de son ancien club messin.
    Mercredi soir, à l'heure où les Messins, ses prochains adversaires, disputaient leur deuxième match de Coupe de la Ligue, Stéphane Morisot et ses coéquipiers, eux, vaquaient librement à leurs occupations. Dijon avait, en effet, quitté la compétition au tour précédent, éliminé par cette étonnante équipe de Vannes. « C'est sûr, il y a toujours un peu de regret lorsqu'on quitte la Coupe prématurément. Mais bon, vu notre calendrier et le nombre de blessés que nous avons eu, ce n'est peut-être pas plus mal. »Cette sortie de route s'est jusqu'ici révélée bénéfique. Depuis leur défaite à Vannes, les joueurs de Faruk Hadzibegic ont remporté leur deuxième succès face à Montpellier (1-0) et ont glané un point sur le terrain de Guingamp (1-1). « Nous avons retrouvé un peu de solidité. Nos deux derniers matches ont été assez durs mais, au final, nous prenons quatre points sur six. Le contenu de nos prestations me rend optimiste. Il y a de la qualité, je prends plaisir à jouer dans cette équipe. »L'ancien Messin est arrivé en Côté D'Or à l'intersaison, un an avant le terme de son contrat avec Niort. Dijon, cinquième étape d'une carrière entamée en 1997-1998 du côté de Saint-Symphorien, a permis à Stéphane Morisot d'associer son activité professionnelle à un « choix de vie. Venir ici me permettait de me rapprocher de ma famille », explique le joueur, originaire de Langres. « A côté de cela, je connaissais l'entraîneur, avec lequel j'avais déjà travaillé à Niort. Je ne regrette pas mon choix, je me sens bien ici. »Parti de Metz en juin 2006, Stéphane Morisot a évidemment suivi l'agonie de son ancien club la saison passée. « Tout a été de travers. Je ne dis pas que leurs déboires m'ont laissé indifférents, mais bon, j'étais loin de tout ça. » Pas assez, cependant, pour ne pas percevoir l'écho des désillusions sportives du FC Metz et ses « histoires de supporters. Ça donnait une mauvaise image du club. Mes collègues niortais m'en ont souvent parlé. Sportivement, ça devait être galère, malgré le mieux de la fin de saison. Et tout ce qui est arrivé autour était un peu désolant... » A quelques heures de recroiser la route de son ancien club, Stéphane Morisot sent l'impatience grandir. Les défaites concédées face aux deux autres anciens pensionnaires de l'élite (Lens, 3-1 ; Strasbourg, 1-3) n'entament pas sa motivation. « Nous n'étions pas dans une bonne passe lorsque nous avons rencontré ces deux équipes, et je trouve même les scores un peu sévères... Aujourd'hui, nous avons l'occasion de nous tester dans de meilleures conditions. Et à titre personnel, c'est toujours bien de jouer contre son ancien club. J'ai envie de faire un bon match. La pression ? Ça reste un match, je n'ai peur de personne. »

    Rechute pour Johansen
    Victime d'une entorse à la cheville, le 2 septembre dernier, à l'entraînement, Pascal Johansen n'avait encore jamais porté ses nouvelles couleurs messines. La première apparition de l'ancien milieu de terrain strasbourgeois n'a pas duré au-delà de la première mi-temps de Metz - Troyes : la même cheville gauche a subi la même entorse dans un choc avec un joueur troyen. Un phénomène de récidive « embêtant », selon l'encadrement médical au club messin, qui mise sur une indisponibilité de trois semaines, comme lors de la première blessure. La cinquième recrue messine, par ordre d'apparition à l'écran, est aussi la plus malchanceuse.
    La ligne médiane inédite alignée ce mercredi soir par Yvon Pouliquen a payé un lourd tribut à ce 16e de finale de Coupe de la Ligue : en plus de Pascal Johansen, Metz a aussi perdu, pour quelques jours, Laurent Agouazi. Egalement victime d'une entorse, mais de moindre gravité selon les premiers examens, Agouazi ne sera cependant rétabli ni pour Dijon - Metz, demain, ni probablement pour Metz - Sedan, vendredi prochain. Demain sur la pelouse du stade Gaston-Gérard, Yvon Pouliquen enregistrera le retour de suspension de Romain Rocchi. Il reste donc une place à prendre en milieu de terrain, notamment convoitée par Vincent Bessat et Nicolas Farina.

    FC METZ EXPRESS
    Tableau de bord. Hier : décrassage pour les joueurs de Metz - Troyes, séance d'entraînement plus longue pour les autres. Aujourd'hui : entraînement à 10 h sur le terrain du bord de l'autoroute ; départ pour Dijon dans l'après-midi.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Troyes (16es de finale de la Coupe de la Ligue) mercredi 24 septembre (3-1). Prochain match : Dijon - Metz (8e journée de Ligue 2) samedi 27 septembre (17 h). A suivre : Metz - Sedan (9e journée de Ligue 2) vendredi 3 octobre (20 h 30) ; Châteauroux - Metz (10e journée) vendredi 10 octobre (20 h 30) ; Metz - Bastia (11e journée) vendredi 17 octobre (20 h 30).
    A l'infirmerie. Blessés lors de Metz - Troyes mercredi, Laurent Agouazi et Pascal Johansen sont à l'arrêt (lire par ailleurs).
    Buteurs. Cissé (3), Agouazi, Mendy, Chapuis, Rocchi (1).
    Suspendu. Aucun. Rocchi (3 avertissements) a purgé son match de suspension mercredi contre Troyes.
    L'info du jour. Le tirage au sort des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue aura lieu mercredi prochain, 1er octobre, à Paris. Les 8es de finale marqueront l'entrée en lice de Lyon et Bordeaux. le tirage déterminera aussi le tableau final de la compétition.

    September 25

    C'était bien le match des "B", Barbosa et Babacar, en leur jardin...

     La petite phrase du jour : " Et ils sont où, en CDL,  les clubs de Ligue 1 ?"
     

    (Quotidien l’Equipe) : Metz était à l’heure

    Metz 3-1 (2-1) Troyes (L 2)

    Temps frais. Pelouse en bon état. 4 464 spectateurs. Arbitre : M. Jaffredo. Buts. –

    METZ: Renouard (9e), B. Gueye (12e, 63e s.p.) ; TROYES : Buengo (25e s.p.). Avertissements. –Metz : Agouazi (49e, tacle à retardement sur Nsakala) ; Troyes : J. Pérez (13e, tacle par-derrière sur Farina).

    METZ : Ou. Sissoko – C.Gueye, Brégerie, Strasser, L. Delgado – Farina (V.Mendy, 68e), Agouazi (Bessat, 56e), Johansen (Cardy, 46e), Barbosa (cap.) – Renouard, B. Gueye. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    TROYES : Westberg – Marester, Drouin, Guillaume (cap.), I. Faye – Guideleye (Mondeguer, 23e), J. Pérez – Ib. Bangoura, O. Sarr (Faussurier, 73e), Nsakala – Buengo (Bettiol, 67e). Entraîneur : L. Batelli.

    EN DIFFICULTÉ sur sa pelouse en Championnat (une victoire, un nul, une défaite), Metz y est plus à l’aise en Coupe de la Ligue. Après Reims (2-1), les Lorrains ont écarté Troyes, qui n’a pas trouvé à Saint-Symphorien la confiance qu’il était venu y chercher. Metz, lui, a gagné et fait tourner. Sébastien Renouard et Babacar Gueye ont même inscrit leurs premiers buts de la saison. « C’est plus facile quand on est capables de décanter la situation sur nos premières occasions », appréciait Pouliquen. La soirée n’a pas été parfaite, malgré tout, puisque l’entraîneur messin a perdu Agouazi et Johansen, qui jouait son premier match avec Metz, victimes tous deux d’une entorse à une cheville. Même en manque de rythme, près de cinq mois après son dernier match, l’ancien Strasbourgeois s’était pourtant signalé d’entrée en lançant un mouvement sauvé par Drouin (2e). Lancé à la limite du hors-jeu par Barbosa, Renouard trompait ensuite Westberg d’un tir du droit (1-0, 9e), puis Johansen obtenait un coup franc, transformé par Gueye d’une frappe enroulée du gauche (2-0, 12e). « J’ai bien regardé, c’était bien 20 heures le coup d’envoi, pas 20 h 15, ironisait Batelli. Ce premier quart d’heure nous a plombés. »

    Une histoire de mains Et puis, hier à Metz, il ne fallait pas laisser traîner ses mains dans la surface. Sur un centre de Bangoura, Delgado se faisait prendre le premier et Buengo transformait le penalty, pour son premier but troyen (2-1, 25e). En seconde période, un coup franc de Cardy rebondissait sur celle de Faye et Gueye appliquait à son tour la sanction (3-1, 63e). Entre-temps, grâce à l’entrée de Mondeguer et le replacement de Sarr au côté de Pérez, avec un peu plus de rigueur et de précision dans ses passes, Troyes avait pourtant bousculé son adversaire, qui multipliait les approximations. Inquiété par Sarr de loin (27e, 45e + 1) et Faye de la tête (35e), Sissoko ne tremblait vraiment que sur une tête de Bettiol en fin de match, sur son poteau gauche (78e). Après ça, Metz ne craignait plus rien pour sa qualification en huitièmes. « Et qui sait ? », souriait Pouliquen.

    (R.L.) Coupe de la Ligue : Metz bat Troyes 3 à 0

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    Stade Saint-Symphorien. Mi-temps : 2-1. Temps frais, pelouse en bon état, 4464 spectateurs pugnaces. Arbitre : L. Jaffredo. Buts pour Metz : Renouard (9e), B. Gueye (12e, 63e sur penalty) ; pour Troyes : Buengo (25e sur penalty). Avertissements à Metz : Agouazi (49e) ; à Troyes : Perez (13e).
    Les équipes
    METZ. Sissoko ­ C. Gueye, Brégerie, Strasser, Delgado ­ Farina (puis Mendy, 67e), Agouazi (puis Bessat, 56e), Johansen (puis Cardy, 46e), Barbosa ­ Renouard, B. Gueye. Entraîneur : Pouliquen.
    TROYES. Westberg ­ Marester, Drouin, Guillaume, Faye ­ Perez, Guideleye (puis Mondeguer, 22e) ­ Bangoura, Sarr (puis Faussurier, 74e), Nsakala ­ Buengo (puis Bettiol, 67e). Entraîneur : Batelli.

    Metz prend les devants

    Deux buts dans le premier quart d'heure ont permis aux Messins de limiter les effets d'une suite beaucoup moins enthousiaste. Les voilà qualifiés, dans la confidentialité, pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue.

    Tout de même, ils sont plutôt curieux, ces Messins. Incapables de marquer contre Reims, cinq jours plus tôt, ils expliquent alors leurs déboires par une impatience grandissant au fil des minutes. Deux fois buteurs dans le premier quart d'heure contre Troyes, ils piétinent, reculent, perdent le fil de leur domination, aussi à l'aise avec deux buts d'avance qu'un touareg au Groenland. A ce stade de la saison, Ligue 2 ou Coupe de la Ligue, cette équipe laisse donc perplexe, même s'ils n'étaient pas nombreux, hier soir, à se pencher sur son cas et, au bout du compte, à la voir se qualifier (3-1) pour les huitièmes de finale de la compétition offrant le plus court chemin vers le Stade de France. Il y avait en effet à peine moins de bruit, et à peine moins de monde, au printemps dernier d'une Ligue 1 finissante, pour la réception de Lorient. La différence tient dans le huis clos imposé de l'époque. Un temps, hier soir, les absents ont risqué de regretter le choix compréhensible de cette grève du stade. Un temps seulement, douze minutes pour être précis au cours desquelles Metz a marqué et re-marqué, c'est remarquable. Relancé par Yvon Pouliquen, dans la foulée de deux apparitions en fin de match contre Reims (au tour précédent) et contre Reims (vendredi en championnat), Sébastien Renouard a d'emblée renoué avec la joie du buteur. Idéalement placé sur orbite grâce à la précision chirurgicale de Cédric Barbosa, auteur d'un long centre parfait, Renouard a ouvert son pied droit, et le compteur, après huit minutes seulement. Trois minutes plus tard, comme en écho, Babacar Gueye a transformé un coup franc obtenu par Pascal Johansen, principal fait d'armes des débuts messins de l'ancien Strasbourgeois. Une frappe précise, là aussi, du gauche, dans la lucarne : Quentin Westberg, le gardien troyen, en est resté interdit. C'est là, à 2-0, quand tous les espoirs de triomphe tranquille devenaient permis, que les ennuis ont commencé. Le milieu de terrain messin, dans une configuration inédite, s'est mis à ne plus peser du tout sur la confrontation. Les Troyens, du coup, se sont ragaillardis. Il leur a fallu un coup de pouce des arbitres, certes, pour obtenir un penalty, Luis Delgado étant sanctionné d'une faute de main pour s'être trouvé sur la trajectoire d'un tir de Bangoura, un penalty transformé par Titi Buengo d'un contre-pied parfait (25e). Mais cette incursion de Troyes dans le camp lorrain comme celles qui allaient suivre résultaient d'un lent délitement du jeu messin... Entamée avec Julien Cardy, vite quittée par Laurent Agouazi victime d'une intervention grossière de Jonathan Perez, agacée par un arbitrage inepte, la deuxième mi-temps a marqué une légère amélioration messine, favorisée par l'impuissance troyenne. Pour une nouvelle faute de main, du Troyen Faye sur un centre de Julien Cardy, Babacar Gueye a inscrit son deuxième but de la soirée. Décisif et forcément bon pour la confiance, à trois jours de revisiter la Ligue 2 du côté de Dijon.

    Babacar est de retour

    Babacar Gueye s'est illustré en signant deux des trois buts messins. Ses premières réalisations en compétition officielle.

    Sissoko. Buengo l'a pris à contre-pied sur le penalty (25e)... Vigilant le reste du temps. Il a été sauvé par son poteau sur la tête de Bettiol (79e).
    C. Gueye. Rien à lui reprocher défensivement. Il a par contre manqué d'intentions dans le domaine offensif.
    Brégerie. De retour dans l'axe, à son poste de formation, il a signé quelques interventions pertinentes. Quelques approximations en seconde période.
    Strasser. Une prudence efficace. L'international luxembourgeois a connu des soirées plus difficiles.
    Delgado. Une faute de main malheureuse, sanctionnée d'un penalty (25e). Jusque-là, l'Angolais s'était acquitté de sa tâche sans encombre, à l'exception de quelques soucis éprouvés à la relance.

    Farina. Une vivacité souvent déroutante pour l'adversaire. Son petit gabarit a ouvert de nombreuses brèches dans le rideau troyen. Remplacé par Victor Mendy (67e).
    Agouazi. Une première période trop quelconque, durant laquelle il a perdu un grand nombre de ballons. Il s'est étrangement égaré, comme la majorité de ses coéquipiers, après le deuxième but messin. Averti à la 49e, il a quitté le terrain cinq minutes plus tard sur une civière, à la suite d'un vilain geste de Jonathan Pérez. Touché à la cheville, il a cédé sa place à Vincent Bessat (56e), auteur d'une rentrée pleine d'entrain.
    Johansen. Privé de compétition depuis plusieurs mois, l'ancien meneur de jeu strasbourgeois a livré une première apparition messine plutôt discrète. Son retour a, de plus, été écourté par une blessure à la cheville. Julien Cardy l'a remplacé au retour des vestiaires (46e).
    Barbosa. Capitaine d'un soir, il s'est distingué rapidement en offrant le ballon du premier but messin à Renouard (9e). Sa position, trop excentrée peut-être, ne lui a pas permis d'user de son influence pour réveiller sa troupe durant sa demi-heure de sommeil. Combatif après le retour des vestiaires. Renouard. Il a ouvert le score d'un but plein de sang-froid : après avoir réussi son contrôle en pleine course, à la réception d'une longue passe de Barbosa, il a trompé Westberg du plat du pied droit (9e). Actif jusqu'au bout.
    B. Gueye. L'homme du match. Son coup franc, parfait, a laissé le gardien troyen de marbre (12e). L'international sénégalais a ensuite évité aux siens de passer une fin de match crispante en transformant le penalty sifflé pour une faute de main de Faye (63e). Il n'avait pas marqué en compétition officielle cette saison. C'est fait.

    Réactions

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «On a vu que c'était plus facile quand on marquait rapidement... Même si nous nous sommes mis dans la difficulté nous-mêmes en oubliant de respecter certains principes après le deuxième but. Inconsciemment, les joueurs ont peut-être fait moins d'efforts, ils ont sans doute été moins agressifs. Mais bref, il y a la qualification et c'est la seule chose qui compte aujourd'hui.»

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    Ludovic Batelli (entraîneur de Troyes) : «J'ai bien regardé, le coup d'envoi était bel et bien à 20 h... Mes joueurs n'ont pas dû avoir la même information que moi. On a raté le premier quart d'heure et ça nous a plombés. Après, nous avons eu une bonne réaction et nous revenons dans le match, mais il y a ce deuxième tournant, après celui du penalty sifflé contre nous, avec cette tête qui finit sur le poteau messin.»
    Vincent Bessat (milieu de terrain de Metz) : «Je ne m'attendais pas à rejouer. J'avais demandé à aller à Montceau avec m'équipe de CFA le week-end dernier, l'entraîneur et les médecins n'avaient pas voulu. Et là, je me retrouve dans le groupe, j'entre en jeu, il y a la victoire au bout... C'est difficile après une si longue absence, c'est sûr, mais qu'est-ce que ça fait du bien !»
    Sébastien Renouard (attaquant de Metz) : «Marquer pour ma première titularisation me libère d'un poids énorme. Je pense que cela va me faire beaucoup de bien. Le coach a vu qu'il pouvait compter sur un groupe de qualité.»
    Romain Brégerie (défenseur de Metz) : «Comme le dit le coach, le plus important était de nous qualifier. C'est fait et nous avons essayé d'y mettre la manière, en dehors de cette période en première mi-temps où nous sommes un peu sortis du match collectivement. Pour la confiance et pour la suite des événements, c'est positif.»

    Deux entorses côté messin

    Derrière le rideau de la qualification messine, deux joueurs sont restés au tapis. Pascal Johansen et Laurent Agouazi ont quitté le terrain prématurément : les deux milieux de terrain souffrent l'un et l'autre d'une entorse à la cheville. Des examens préciseront l'étendue de leur blessure.

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    (Site officiel FC Metz) : Metz, la passe de Troyes

    Les Grenats ont écarté l’ESTAC de leur route en Coupe de la Ligue grâce à leur troisième victoire à domicile de la saison, toutes compétitions confondues. Muets jusqu’à maintenant, Renouard et Gueye ont retrouvé la voie des filets. Deux buts dans le premier quart d’heure, marqués par des garçons ayant failli quitter la Moselle au cours de l’été dernier. Départ réussi, ce soir, pour ceux qui ont tiré un trait sur le leur. Associés pour la première fois à la pointe de l’équipe messine, Sébastien Renouard et Babacar Gueye ont tous deux ouvert leur compteur but lors des premiers instants de la partie grâce à de jolis gestes d'attaquants. « Il n’y a pas de banni, avait précisé Yvon Pouliquen à la veille du match en parlant du premier. Je pensais qu’il était préférable pour ‘Seb’ d’aller tenter sa chance ailleurs cette saison. Son départ n’a pas eu lieu, la page est tournée. Désormais, il lui appartient de me donner tort. » Le jeune homme formé au club, qui entame sa septième saison dans le groupe pro, n’a pas tardé à montrer qu’il avait entendu le message.
    Astucieusement lancé dans la profondeur par Cédric Barbosa, il laissa la défense troyenne sur place avant de battre Westberg de près (1-0, 9°). Quelques minutes plus tard, il fut imité par son compère de l’attaque, Babacar Gueye. Le Sénégalais convertit un coup-franc idéalement placé aux vingt mètres d’une frappe parfaitement enroulée dans la lucarne de Quentin Westberg (2-0, 12°). De quoi mettre la formation messine sur de bons rails tout en affirmant ses intentions, quelques jours après avoir cherché quatre vingt dix minutes durant le chemin du but !
    Le temps d’un penalty accordé pour une main de Luis de Delgado et transformé par Titi Buengo (2-1, 25°), Troyes est revenu dans la partie. La fin du premier acte autorisait d’ailleurs à penser que celle-ci ne serait peut-être pas aussi facile pour Metz que son début ne l’avait laissé entrevoir. Mais en seconde période, les hommes d’Yvon Pouliquen mirent les choses au point suffisamment tôt pour se ménager une paisible fin de rencontre. Il fallut un petit coup de main du destin, ou plutôt d’Ibrahima Faye, qui se vit à son tour sanctionné d’un penalty. Babacar Gueye le convertissait avec un brin de réussite, le gardien troyen ayant choisi le bon côté sans pouvoir s’interposer (3-1, 64°).
    Les locaux pouvaient alors terminer la rencontre en roue libre. Entré en cours de jeu, Victor Mendy faillit corser l’addition (70° et 79°), tandis que Grégory Bettiol trouvait le poteau sur sa route (80°). Grâce à ce succès le Club à la Croix de Lorraine accède aux huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Un bonheur qu’ils n’auront pas le temps de savourer bien longtemps, puisque la Ligue 2 reprend ses droits dans trois petits jours par un déplacement à Dijon. Mais qu’il est bon d’avoir procuré aux spectateurs messins présents ce soir.

    September 24

    « Le » match de Cédric…

    La petite phrase du jour : «Le P.S.G. en Coupe de la Ligue, c’est la France d’aujourd’hui : l’état de droit à la connerie… »

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    JADIS, DANS UN STADE, on regardait le match. Ce n’est plus tout à fait le cas. Au stade, aujourd’hui, on regarde aussi les tribunes, ses fresques mouvantes, ses olas, ses visages sur écrans géants, ses mers d’écharpes, ses effroyables rangées de bras tendus. Et ses banderoles, imprégnées de culture pub, allant du style manif de Nation à Bastille au genre BD pour adultes. Elles dérapent, parfois, dans l’abject assumé. Plus le mauvais goût s’affiche, plus le message semble susurrer : regardez comme nous pouvons être ignobles, comme nous nous en délectons et comme nous adorons que cela vous choque. Cela finit par ne plus choquer. Sauf si c’est une finale, sauf si le président de la République est dans la tribune, sauf si l’insulte vise une région récemment promue au rang d’icône sociale nationale. Le scandale éclate. La bêtise devient affaire d’État. On s’indigne, on moralise, on va faire un exemple. On sanctionne. Puis on sanctionne la sanction. Et le foot, comme on dit, reprend ses droits. Y compris son droit à la connerie…

    CDLMetzToyes2008  coachpetitMetzTroyes2008  Le malchaceux du jour

     (Quotidien l’Equipe) : La première de Johansen) 20

    Stade Saint-Symphorien. Arbitre : M. Jaffredo.

    METZ : O. Sissoko – C. Gueye, Brégerie, Strasser (cap.), L. Delgado – Farina, Agouazi, Barbosa, Johansen – Renouard, V. Mendy. Remplaçants : Marichez (g.), Chrysostome, Cardy, Fallou, Bessat, P. Cissé, B. Gueye. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    TROYES : Westberg –Marester,Drouin, Guillaume (cap.), Ib. Faye – Guidilleye, Faussurier – Ib. Bangoura, Bettiol, Lesoimier – Buengo. Remplaçants : Merville (g.), Guyon, J. Pérez, O. Sarr, N’Sakala, Mondeguer, Shaïek. Entraîneur : L. Batelli

    RETENU pour la première fois dans le groupe messin depuis son arrivée, Pascal Johansen pourrait même faire ses grands débuts sous son nouveau maillot dès ce soir, après avoir été ralenti par une entorse à une cheville. L’ancien Strasbourgeois n’a plus joué depuis le 3 mai, en L 1 à Nancy (0-3). En phase de reprise depuis plusieurs jours, il a finalement été retenu par son entraîneur, qui peut aussi intégrer Bessat, de retour après des problèmes de dos. Pouliquen doit, en revanche, se passer de Vivian (mollet) et a décidé de laisser souffler Rippert. La proximité du prochain match de Championnat, à Dijon samedi, et le retour des blessés devraient entraîneur une rotation importante. « On a un effectif qui nous permet de jouer sur tous les tableaux », souligne l’entraîneur messin.

    Ce n’est pas vraiment le cas à Troyes, qui déplore encore de nouvelles absences depuis la défaite contre Lens (0-1), lundi en Championnat. Le capitaine aubois, Gaël Sanz, sorti en cours de match, est forfait pour une durée de trois semaines en raison d’une lésion musculaire. Beauvue et Bouzid, eux, sont suspendus. Et Fiorèse, Enza-Yamissi, Obaddi ou Lafourcade toujours sur le flanc. Quelques absents importants reviennent quand même (Titi Buengo, Ousmane Sarr et Ibrahima Faye) ; mais Ludovic Batelli a dû appeler deux jeunes joueurs pour compléter son groupe, le défenseur Quentin Guyon et le milieu Adam Shaiek. « On a des joueurs cadres qui rentrent petit à petit, apprécie cependant l’entraîneur troyen. Cela va nous permettre d’en faire récupérer certains et de bien préparer la réception de Tours samedi, le rendez-vous le plus important de la semaine. » Seizième de L 2 avec six points, Troyes est déjà très loin de ses ambitions de l’intersaison. « On va faire tourner mais, quand vous venez de prendre quatre matches en Championnat, mentalement une bonne performance en Coupe peut être bénéfique pour tout le monde, envisage Batelli. On va jouer et on vient pour se qualifier. »

    Cédric Barbosa cherche une solution.

    (R.L.) Cédric Barbosa : «Pourvu que je puisse aider...»

    Il l'avoue : il n'est plus le même depuis la fin du mercato. Cédric Barbosa, qui recroise aujourd'hui la route de son ancien club troyen en Coupe de la Ligue, se consacre pleinement à son devoir messin.

    Il y a encore quelques semaines, la perspective de rencontrer Troyes en seizièmes de finale de Coupe de la Ligue lui paraissait aussi inimaginable que son avenir était flou. Mais le 31 août a sonné, officialisant la fin du marché des transferts. Aujourd'hui, mercredi 24 septembre, Cédric Barbosa recroisera bel et bien la route de son ancien club. Sous le maillot messin. Entretien vérité.
    • Cédric, la fin du mercato a-t-elle changé quelque chose en vous ? «Complètement, oui. Jusque-là, je ne vais pas dire que je ne m'investissais pas totalement, mais inconsciemment, j'avais toujours peur de la blessure. Et l'incertitude qui t'entoure lorsque tu as exprimé l'envie de partir te prend du jus, jus qui te fait parfois défaut sur le terrain. Aujourd'hui, je ne me pose plus la question de savoir où je vais jouer : je suis à Metz et à la fin de la saison, on avisera.»
    • Votre désir d'évoluer en Ligue 1 était connu de tout le monde. Malgré cela, et à la différence de Babacar Gueye, par exemple, Yvon Pouliquen vous a tout de suite inclus dans ses plans... «On ne peut pas comparer ma situation et celle de Bab's. Entre la sélection sénégalaise et les essais qu'il a pu faire, il n'a pas suivi la même préparation que moi. Me concernant, c'était très clair : je m'entraînais pour jouer et pour être prêt pour le premier match à Guingamp.»
    • Aviez-vous déjà connu une situation aussi bancale ? «Oh, j'ai vécu bien pire. Durant ma dernière année de contrat à Rennes, j'ai eu une grave blessure au genou. Je suis resté au chômage jusqu'au 24 août. J'aurais pu signer dans un club de Ligue 2, mais j'avais encore de l'ambition. Et je me suis finalement engagé avec Troyes.» • Comment avez-vous traversé cet été messin ? On vous a parfois senti tendu... «Pas tendu, non. Il y a simplement des choses que je ne comprenais pas. Oralement, tout le monde m'a dit qu'on voulait me garder, mais à côté de ça, on ne m'a pas vraiment montré qu'on tenait à ce que je reste. On ne m'a pas proposé de prolongation de contrat. Moi, je suis foncièrement " quelqu'un de club ", mais à un moment donné, s'il n'y a pas de retour... Et puis, ces situations font beaucoup parler les gens, mais il faut comprendre que la carrière d'un joueur ne dure que dix, douze ans. Et l'argent compte, évidemment, à quoi bon mentir. C'est logique, surtout quand on a trente-deux ans...»
    • Aujourd'hui, comment va Cédric Barbosa ? «Je me sens bien, même si je ne joue pas à mon poste. Reste que le plus important pour moi, c'est de jouer, à gauche, à droite, peu importe, pourvu que je puisse aider le FC Metz à retrouver la Ligue 1 à la fin de la saison.»
    • Avant cela, il y a la Coupe de la Ligue et ces retrouvailles annoncées avec votre ancien club... «Oui, c'est un rendez-vous qui compte. On a envie de passer, évidemment, mais ce n'est pas primordial pour le club. Je préfère perdre demain et gagner vendredi à Dijon. Je me répète, l'essentiel, c'est de remonter à la fin de la saison. C'est ce que je pense en tout cas, sincèrement.»

    Mots pour mots...

    Troyes, son ancien club. «J'en garde un très bon souvenir, terni par la relégation en Ligue 2 (à l'issue de la saison 2006-2007). Il y avait une bonne équipe, un bon staff, et surtout, un bon entraîneur. Il ne nous a vraiment pas manqué grand-chose pour nous sauver, c'est dommage. Troyes est encore un club familial. Tu sens que les gens ont envie de s'investir.»
    Metz, version 2008-09. «Le potentiel qualité de notre équipe est, je crois, plus intéressant qu'il ne l'était la saison passée. Il y a encore quelques détails à régler, mais malgré ça, nous arrivons à capitaliser...»
    Le public messin. «Je ne sais pas s'il a besoin de nous, mais nous, nous avons besoin de lui. Je sais qu'il n'a pas été gâté ces derniers temps, mais aujourd'hui, nous avons besoin de son aide. Si nous arrivons à améliorer notre efficacité à domicile, les choses seront peut-être un peu plus faciles pour tout le monde, non ?»
    La fréquentation à Saint-Symphorien. «Je suis persuadé qu'il y a un potentiel public à Metz, des gens qui ne demandent qu'à venir. Mais il faut leur donner envie. Et ce n'est pas parce que nous allons gagner 3-0 demain que le stade sera plein la prochaine fois. Il faut sans doute que les gens digèrent les années passées.»

    Leur tour de chance ?

    A l'instar de ce qu'il avait tenté face à Reims, pour l'entrée en scène messine en Coupe de la Ligue, Yvon Pouliquen pourrait profiter du seizième de finale pour procéder à plusieurs changements au sein de son onze de départ. Le premier d'entre-eux pourrait avoir lieu dans les buts, où Christophe Marichez ­ ménagé depuis le début de semaine en raison d'une épaule douloureuse ­ est susceptible de céder sa place à Oumar Sissoko. La ligne défensive messine sera par ailleurs amputée de Matheus Vivian et Guillaume Rippert, que le staff a choisi de faire souffler. La charnière centrale pourrait être confiée à Romain Brégerie et Jeff Strasser, lequel n'est plus apparu sous le maillot messin depuis le 1er septembre à Montpellier. Au milieu, Pascal Johansen pourrait profiter de l'absence de Romain Rocchi (suspendu) pour faire ses premiers en grenat. Sébastien Renouard, lui, est attendu sur le front de l'attaque, aux côtés de Babacar Gueye... Beaucoup de modifications, donc, qui répondent, comme l'a suggéré Yvon Pouliquen, « à l'enchaînement qui nous attend avec le déplacement à Dijon. Eux n'auront pas joué trois jours avant. »
    Le tableau devrait être le même côté troyen : Ludovic Batelli doit en effet composer avec l'absence de plusieurs cadres (Sanz, Fiorèse, Kébé, Lafourcade) et la suspension de Bouzid et Beauvue. Quatorzième de Ligue 2 depuis sa défaite à domicile contre Lens, dimanche, Troyes aura, aujourd'hui, surtout à cœur de se rassurer pour la suite des événements en championnat.
    METZ : Sissoko ­ C. Gueye, Brégerie, Strasser, Delgado ­ Cardy (cap.) ­ Agouazi, Johansen, Barbosa ­ Renouard, B. Gueye. Remplaçants : Marichez, Chrysostome, Farina, Bessat, Diagne, Cissé, Mendy. Entraîneur : Yvon Pouliquen.
    TROYES : Westberg ­ Marester, Drouin, Guillaume (cap.), Faye ­ Bangoura, Faussurier, Guidileye, Lesoimier ­ Bettiol, Buengo. Remplaçants : Merville, Farr, Perez, Guyon, N'Sakala, Shaiek, Mondeguer. Entraîneur : Ludovic Batelli.
    Ce soir au stade Saint-Symphorien (20h)

    A l'école du football

    Depuis plus de soixante-dix ans, Roland Steibel analyse, décortique le football. Un véritable sacerdoce pour cet ancien joueur professionnel du FC Metz (1952-1958), Lyon (1958-1960), Grenoble (1960-61) et Troyes (1961-1965). Après plus de 300 matches pros, ce natif de Plantières a, en effet, décider de mettre sa passion et son expérience au service des plus jeunes. Éducateur passionné, il livre aujourd'hui un guide très pédagogique, L'école du football à l'usage des enfants, destinés aux garçons et filles à partir de six ans ­ et à leur formateur ­ dans lequel se côtoient règlements généraux, séances et programmes d'entraînement, schémas, conseils divers et variés, etc.
    Parce que « les écoles de football ont pour objet de favoriser le développement des aptitudes physiques et morales de jeunes garçons en filles », Roland Steibel poursuit son œuvre éducative. Par amour du football.
    Roland Steibel, L'école du football à l'usage des enfants, Chiron Éditeur.

    (Site officiel FC Metz) : Autour de Metz-Troyes

    Le FC Metz reçoit Troyes, mercredi soir au Stade Saint-Symphorien. Calée entre deux rendez-vous de Ligue 2, cette partie revêt un bel enjeu puisqu’elle peut permettre aux Grenats d’accéder aux huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue.
    Avantage Metz
    Le FC Metz et l’ESTAC ne se sont jamais rencontrés en Coupe de la Ligue sur le sol messin. En championnat, en revanche, la balance penche en faveur des Grenats. En onze confrontations, Ligue 1 et Ligue 2 confondues, les locaux l’ont emporté à cinq reprises, laissant deux petites victoires à leurs homologues troyens qui sont tout de même repartis de Lorraine avec le point du match nul quatre fois.
    Parcours
    Comme Metz, Troyes s’est imposé face à une autre formation de Ligue 2 sur sa pelouse au tour précédent. Les hommes de Batelli l’ont effet emporté face à Angers (2-1) au Stade de l’Aube, grâce à des buts inscrits par Benoit Lesoimier et Gaël Sanz. Ce dernier a libéré les siens dans le temps additionnel, évitant la prolongation qui se profilait, alors que le SCO était réduit à dix depuis la 70ème minute.
    Forme du moment (L2 et CDL) :
    Troyes : DDVDD
    Metz : DVVVN

    Le malchanceux du jour

    Titulaire depuis le début de la saison au sein de la charnière centrale troyenne et auteur d’un but lors de la sixième journée à Clermont, l’ancien Messin Ismaël Bouzid va manquer ses retrouvailles avec Saint-Symphorien. Il est en effet suspendu pour cette rencontre de même que Romain Rocchi côté Grenat.
    Formé au sein du Club à la Croix de Lorraine, Bouzid était du doublé Coupe-Championnat réalisé en 2001 par les moins de 17 ans Grenats. Depuis son départ du club en juin 2004, il a successivement évolué à l’Union Berlin, au MC Alger, à Kaiserlautern puis à Galatasaray. Recruté cet été par Troyes, il lui reste une seconde chance de fouler la pelouse de son club formateur, le 15 mai prochain à l’occasion de la 36ème journée de Ligue 2.
    Le(s) bienheureux du jour
    Vincent Bessat, blessé au dos juste avant que le championnat ne débute ; et Pascal Johansen, recrue de dernière minute, n’avaient jamais figuré dans le groupe sélectionné par Yvon Pouliquen. C’est désormais chose faite (voir ci-dessous). S’ils ne sont sans doute pas encore prêts à tenir un match entier, il n’est pas impossible d’apercevoir l’un où l’autre sur la pelouse de Saint-Symphorien mercredi soir. Nul doute que goûter, même partiellement, à la compétition, leur ferait un bien fou. Le premier n’a en effet plus joué de match officiel depuis le 17 mai dernier et la victoire messine face au Mans lors de la 38ème journée (4-3). La dernière apparition du second remonte au 3 mai, un sévère 3-0 encaissé par les Strasbourgeois au stade Marcel Picot.
    Ils l’ont dit…

    Ludovic Batelli (sur www.estac.fr) : « On a tous envie de jouer le prochain tour. Au vu du classement, ce serait logique que Metz, 5e, se qualifie. La pression sera sur les Messins. Nous, nous allons à Metz, l’esprit libéré et avec la folle envie de passer. »
    Yvon Pouliquen : « L’équipe de Troyes ne ressemblera pas forcément à celle qui a évoluée contre Lens dimanche dernier. Mais ce qui est sûr, c’est que nous affronterons une formation en proie au doute, qui éprouve des difficultés notamment à cause d’une infirmerie bien remplie. »

    Le groupe pour Metz-Troyes

    Voici les joueurs sélectionnés pour affronter Troyes en Coupe de la Ligue mercredi soir à Saint-Symphorien (20h). Il y a du changement au sein du groupe, la répétition des matches y est pour quelque chose.
    Après Reims, Troyes. Comme les Grenats ont eu le bonheur de se qualifier pour les seizièmes de finale de la Coupe de la Ligue, leur calendrier se trouve particulièrement chargé ces temps-ci. Ce mercredi, l'équipe qui présentera le FC Metz devrait donc différer assez largement de celle alignée vendredi dernier. ''Ce match n'est pas moins important que celui de Dijon, insiste Yvon Pouliquen, nous avons tous envie de passer ce tour et de continuer notre parcours. Mais je dois aussi prendre en compte la proximité du déplacement à Dijon. Il s'agit de trouver de la fraîcheur aujourd'hui, et d'en conserver pour samedi !''
    Le défenseur brésilien Matheus Vivian, légèrement touché au mollet, n'a pas pu participé à la séance de mardi soir. Il restera donc au repos afin de recharger les accus de même que Guillaume Rippert. Derrière, Jeff Strasser réapparait dans le même temps au sein du groupe. Au milieu de terrain, si Romain Rocchi est suspendu, Pascal Johansen et Vincent Bessat vivront leur première sélection de la saison. Sur le front de l'attaque, Sébastien Renouard pourrait se voir accorder une chance de montrer ses qualités.
    Le groupe : Marichez, Sissoko - Brégerie, Strasser, Delgado, C. Gueye, Chrysostome - Agouazi, Barbosa, Farina, Johansen, Fallou, Cardy, Bessat - B. Gueye, Renouard, Cissé, Mendy

    September 23

    Ne pas faire les andouilles, se faire les andouillettes...

    La petite phrase du jour : (à Aulas) Que vous inspirent les premiers pas de Miralem Pjanic à Lyon ? « C'est du tout bon. Ce garçon est ambitieux, charmant et rigoureux. Il est à l'orée d'une grande carrière. Je suis ravi d'avoir investi autant d'argent sur lui et Claude (Puel) est ravi de ses performances. Le plus élogieux à son sujet, c'est Benzema. Miré et Karim sont pareils, ils respirent le football. »

    Rippert de haut en bas

    Il a quitté Valenciennes et la Ligue 1 pour Metz et la Ligue 2. Guillaume Rippert, vingt-trois ans, défenseur offensif, refuse l'embourgeoisement. Ici, il est servi.

    D'un côté ou de l'autre, Guillaume Rippert aurait pu participer à l'un des sommets renversés de la sixième journée de Ligue 1, le week-end dernier. Nantes - Valenciennes figurait à l'affiche, samedi, soit la confrontation entre le club formateur du nouveau défenseur messin et l'équipe de ses débuts professionnels. Calendrier de Ligue 2 aidant, Guillaume Rippert pouvait regarder la rencontre à la télé. Il a fait mieux : « Je suis allé au match ! Les joueurs de Valenciennes me saoulaient pour venir les voir. Voilà, c'est fait. » Première impression ? « Un sacré match de deuxième division ! ». Deuxième impression ? « Envieux, quand même. »Au passage, Guillaume Rippert a assisté à la première mi-temps du match Pascal Praud - Valenciennes, conséquence des propos tenus par l'ancien, comment dire, journaliste de TF1, aujourd'hui directeur délégué du FC Nantes, associant les joueurs valenciennois à « des trompettes ». « Je l'ai vu venir dire aux Valenciennois qu'il n'avait jamais tenu de tels propos. Déjà qu'ils venaient tout juste de perdre ! Ils l'ont envoyé ch... et ils lui ont dit d'aller voir le coach (Antoine Kombouaré). Ça, je ne l'ai pas vu, mais ça devait être drôle. En tout cas, quand j'ai eu connaissance de cette histoire, je me suis mis à la place de mes anciens coéquipiers. C'est injurieux. Si encore il (Praud) se trouvait à la tête de l'Olympique Lyonnais. Mais là, il n'est quand même pas très bien placé pour parler. » Ces dérives futiles, vaguement marrantes et furieusement Ligue 1, n'expliquent évidemment pas pourquoi Guillaume Rippert se sentait « envieux », samedi soir, au sous-spectacle de Nantes - Valenciennes (2-0). « Le stade, le public, le rythme, dit-il, tout cela donne envie. Mais j'ai fait un choix et je ne le regrette pas. » Son choix, son choix de carrière, ressemble à un contre-pied quand un joueur de son âge (vingt-trois ans) quitte un club de Ligue 1 avec lequel il lui reste deux années de contrat, pour s'engager avec un club de Ligue 2, relégué certes et donc promis à la remontée. Version officielle, fournie début août au moment du mariage : « J'ai bien réfléchi. Entre viser le maintien avec Valenciennes sans être assuré de pouvoir jouer et me battre pour la montée avec Metz avec des perspectives de temps de jeu plus intéressantes, j'ai opté pour la deuxième solution. » A voir les titulaires du flanc gauche valenciennois, il est permis de se demander ce que Mater, Ducourtioux ou d'autres ont d'effrayant pour un joueur de sa trempe. Aujourd'hui amputé de la langue de bois exigée par les discours de bienvenue, Guillaume Rippert précise sa vérité : « En fait, ce n'était pas un problème de concurrence. J'ai eu une discussion avec Antoine Kombouaré, le courant ne passait plus et il valait mieux que je change de club. »
    Grenoble, Le Havre, deux des trois promus, l'ont approché, Rennes aussi mais « pour un rôle de doublure », Auxerre enfin, intéressé par un prêt ; lui a finalement privilégié la piste messine. « Un stade de Ligue 1, des structures de Ligue 1, un passé, la volonté de remonter, je ne suis pas dépaysé, dit-il. Changer permet de ne pas s'embourgeoiser, ce qui arrive peut-être aux Valenciennois, qui se sont installés dans une forme de confort depuis qu'ils ont intégré un nouveau centre d'entraînement. » De Guillaume Rippert, recruté pour combler un manque de joueurs de couloir, Yvon Pouliquen apprécie « le bagage technique » renforcé par ses passages à l'INF Clairefontaine et à Nantes, et « l'apport offensif intéressant » d'ailleurs plus qu'entrevu vendredi soir pour sa première titularisation en Ligue 2. « Il doit maintenant s'extérioriser », estime pour finir l'entraîneur messin.

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : entraînement en matinée. Aujourd'hui : entraînement à 16 h 30 sur le terrain du bord de l'autoroute.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Reims (7e journée de Ligue 2, 0-0) vendredi 19 septembre. Prochain match : Metz - Troyes (16es de finale de la Coupe de la Ligue) demain (20 h). A suivre : Dijon - Metz (8e journée de Ligue 2) samedi 27 septembre (17 h) ; Metz - Sedan (9e journée) vendredi 3 octobre (20 h).
    A l'infirmerie. Marichez (épaule), Rocchi (cuisse), et Vivian (mollet) ont été dispensés d'entraînement, hier matin : la participation de Marichez et de Vivian au match de Coupe de la Ligue demain, pour lequel Rocchi est suspendu, n'est pas remise en cause. Chapuis et Johansen poursuivent un programme de reprise.
    Buteurs. Cissé (3), Agouazi, Mendy, Chapuis, Rocchi (1).
    Suspendus. Rocchi (3 avertissements) a écopé d'un match de suspension ferme : il ne participera pas à Metz - Troyes, demain soir.

    Metz assure ses arrières

    Mi-temps : 1-1. Buts pour Vincennes : Thevaux (25e) ; pour Metz : Baada (18e, 60e). Robert Faucher peut être soulagé. Sans réaliser une grande performance, ses protégés ont su puiser dans leurs réserves pour glaner une précieuse victoire. Il ne fallait pas longtemps aux Mosellans pour s'illustrer. Baada, suite à un coup franc, trompait Zibette, le portier parisien, d'une frappe au second poteau (18e). Les Messins ne profitèrent guère de leur avantage. Suite à un mauvais dégagement de la défense, Thevaux se jouait d'Ayong. Finalement, le salut vint de Baada. Se jouant de la défense, ce dernier reprenait victorieusement un corner du plat du pied.

    Un nul équitable (2 à 2)

    Mi-temps : 1-1. Buts pour Strasbourg : Fabert (15e), Ezikian (80e) ; pour Metz : Faucher (30e), Belameri (46e). Techniquement moyen, le derby s'est terminé par un partage des points logique. Strasbourg a ouvert la marque à la 15e par Fabert, mais Metz a fort bien réagi et, suite à une interception en milieu de terrain, ses joueurs ont lancé un mouvement offensif qui a permis à Faucher de battre le gardien alsacien (1-1). Les Messins ont pris ensuite l'avantage après la reprise par Belameri, qui a exploité une erreur défensive des Alsaciens (1-2). Les visiteurs tenaient le bon bout... jusqu'à la 80e, quand Ezikian est parvenu à égaliser (2-2).

    September 22

    Maintenant, les autres Champenois...Une Coupe ?

    Les deux  petites phrases du jour : « Avec deux jours de récupération de plus que Metz, Lens va prendre trois points à Troyes !Troyes que Metz va rencontrer mercredi en Coupe ; Troyes qui aura deux jours de récupération de moins que Metz : une qualification est donc attendue, sinon , je ne comprends plus rien au foot ! »

    « Qu’il traite mon équipe de pompe à vélo, qu’il fasse le barbeau, je ne le juge pas….Si Nantes a gagné (2-0), c’est qu’il le mérite. J’aime trop ce club pour lui souhaiter du mal. Je suis son premier supporter. En revanche, que Pascal Praud ose se pointer pour me serrer la main, me demander si je vais bien et me poursuive en me disant qu’il n’a jamais dit ça… Je n’aime pas les menteurs, les hypocrites, les faux-culs, les mielleux. Qu’il assume plutôt que venir me chercher des embrouilles. Je suis respectueux avec les gens respectueux et con avec les cons ! Maintenant, l’incident est clos. Je ne vais tout de même pas perdre mon temps avec Pascal Praud ! »

    agouazisurlabonne voie2008

    Laurent Agouazi : « Sur la bonne voie »

    Dans les propos de Laurent Agouazi, le goût amer du nul concédé devant Reims a cédé sa place à celui de l’ambition. Le milieu de terrain évoque la Coupe de la Ligue avec appétit et ne s’alarme pas outre mesure des soucis d’efficacité rencontrés.

    Laurent, la déception est-elle évacuée depuis vendredi soir ?
    Laurent Agouazi : « Oui, nous nous sommes re-concentrés assez vite sur la Coupe de la Ligue, même s’il ne faut pas oublier de tirer les enseignements de cette partie. Je pense qu’elle contient aussi des aspects positifs. Sur le plan défensif, notamment, nous avons concédé très peu d’occasion à notre adversaire, qui n’a frappé qu’une seule fois au but, me semble-t-il. Par rapport au match de Boulogne, nous sommes en progression à ce niveau. Après, nous avons eu aussi pas mal d’occasions de marquer. »
    Comment peut-on expliquer ce manque d’efficacité offensive ?
    L.A. : « Je ne crois pas qu’il faille se poser trop de questions. Au cours du match, nous étions concentrés, appliqués. Nous sommes restés bien en bloc, comme nous avions prévu de le faire, et nous avons joué les coups offensifs à fond. Malheureusement, ce n’est pas rentré. Mais en continuant de cette façon, je suis persuadé que allons remporter davantage de matches à domicile. Nous sommes sur la bonne voix. »
    Le paradoxe provient des prestations de l’équipe à l’extérieur. En quatre déplacements, vous avez à chaque fois marqué au moins un but alors que les occasions sont moins nombreuses…
    L.A. : « Lorsque nous évoluons hors de nos bases, notre adversaire nous laisse plus d’espace. Comme nous disposons d’une plus grande liberté, nous sommes beaucoup moins dans la précipitation. A domicile, nous avons cette envie de bien faire sur notre pelouse qui nous pousse parfois à faire de mauvais choix ou à manquer des gestes. Peut-être que nous devrions jouer un peu plus bas et laisser venir nos adversaires par moment. C’est dans cette configuration, contre Reims, en Coupe, que nous nous sommes créés les occasions les plus nettes. Pour le moment, notre équipe est plus adaptée à subir le jeu et à jouer en contre attaque. Je pense que par la suite, nous parviendrons davantage à imposer notre jeu. Cela viendra naturellement. »
    Vous faites partie des garçons qui avaient affirmé leurs envies de départ cet été. Aujourd’hui, personnellement, comment vous sentez-vous au sein de cette équipe ?
    L.A. : « Très très bien. J’ai évacué la déception de la saison dernière. Aujourd’hui, je suis en pleine possession de mes moyens physiques et mentaux. Le jour où j’ai su que je ne partirai pas, je me suis immédiatement remis dans le bain. Maintenant, je ne pense pas que ce soit un crime, lorsqu’on est joueur professionnel, de chercher à évoluer en Ligue 1. Chacun d’entre nous espère figurer dans ce championnat. J’ai essayé, cela ne s’est pas fait, tant pis. Peut-être que je n’avais pas le niveau à l’époque pour intégrer un effectif de première division. C’est à moi de faire une bonne saison désormais pour retrouver l’élite. Pour cela, monter avec Metz reste le meilleur moyen. »
    L’effectif composé par Yvon Pouliquen est bien fourni. Le milieu de terrain a jusqu’à maintenant été épargné par la concurrence. Mais les retours prochains de Johansen, Bessat et François vont changer la donne…
    L.A. : « Je vois cela très positivement. Jusqu’à maintenant, j’occupais un poste qui n’est pas le mien, sur le côté droit. Ces retours me permettront peut-être de revenir à un positionnement qui m’est plus familier, dans l’axe du milieu de terrain. Bien sûr, cela voudra aussi dire que chacun devra augmenter son niveau de jeu. Car il faudra être le meilleur pour être titulaire. Mais la concurrence ne me pose aucun problème. Cela nous 'boostera', ce sera un bien pour l’équipe. »
    Concernant ce rôle de milieu excentré, l’aviez-vous déjà tenu par le passé ?
    L.A. : « Très peu. Je ne pense pas avoir les qualités requises pour le faire. J’ai plus tendance à revenir vers l’intérieur et à laisser l’espace au défenseur latéral ou à un attaquant sur l’aile. Mais jouer à ce poste a des côtés sympa. Cela me permet d’être un plus haut sur le terrain et de finir parfois dans la surface de réparation. C’est ce qui m’a permis d’être en position d’égaliser contre Reims, en Coupe. De toute façon, je ne me pose pas de question. Je jouerai là où on me dira de jouer. »
    Quelle importance accordez-vous cette saison à la Coupe de la Ligue ?
    L.A. : « Une très grande importance. Il ne faut pas se le cacher, pour le club, cette compétition représente un bel apport financier. Pour nous, joueurs, c’est une belle aventure. Contre Troyes, nous nous devons de l’emporter pour la prolonger. Nous avons la possibilité de faire un beau parcours. La saison passée, nous avons prouvé que nous en étions capables. Et peut-être que nous tirerons ensuite une Ligue 1, ce qui nous permettrait de nous étalonner tout en jouant un match plus excitant. »
    Avez-vous regardé Troyes - Lens, qui était diffusé dimanche soir ?
    L.A. : « Oui, Troyes est une équipe en plein doute mais ce ne sera pas simple pour autant. Elle aura sans doute le réflexe de se replier en défense en cherchant à exploiter la moindre faille. Ce sera sans doute le même type de rencontre que face à Reims. Il faut s’attendre à ce que nos adversaires se comportent souvent comme cela cette saison à Saint-Symphorien. Cette fois, il s’agit de la Coupe, un contexte différent du Championnat, où une équipe peut se libérer en oubliant ses soucis habituels. Il faudrait donc, si possible, inscrire un but assez tôt dans la partie. Cela faciliterait les choses. »

    Pouliquen : « Vaincre cette appréhension »

    Si Metz n'affiche pas le rendement espéré à Saint-Symphorien, Yvon Pouliquen refuse de s'alarmer. L'entraîneur n'accable pas ses attaquants, trop peu efficaces à domicile, et attend une victoire contre Troyes, mercredi, en Coupe de la Ligue.

    Relâche ! Au surlendemain du nul concédé face à Reims (0-0) et à trois jours de recevoir Troyes en 16es de finale de la Coupe de la Ligue, Yvon Pouliquen a finalement permis à ses joueurs de ne pas voir Saint-Symphorien, hier. Un dimanche de repos et de décompression : ce matin, les Messins reviendront dans ce quartier qu'il leur faudra bien réapprivoiser pour de bon, les soirs de match...
    • Les raisons à cause desquelles vous n'avez pas battu Reims vendredi sont facilement identifiables. Mais sont-elles vraiment compréhensibles ? « C'est sûr, il y a une part d'irrationnel dans le fait de se créer autant d'occasions franches et de n'en convertir aucune. Le match d'après, vous pouvez très bien ne vous créer qu'une occasion et marquer. Mais il n'y a pas de remède miracle. La seule chose à faire, dans ces cas-là, pour un attaquant, est de continuer à travailler et, pour son entraîneur, de trouver les mots justes. »
    • Qu'avez-vous dit à Papiss Cissé, l'auteur principal des occasions manquées contre Reims ? « Rien encore, d'autant qu'il était malade samedi matin et qu'il ne s'est donc pas entraîné. Mais il n'est pas question de l'accabler. Ses coéquipiers non plus ne doivent pas lui en vouloir : tous savent très bien qu'un jour, c'est le contraire qui se produira, un défenseur passera à côté et c'est un attaquant qui permettra de gagner le match. A tout le monde de faire en sorte que ce soit oublié sous quarante-huit heures. »
    • Difficile, désormais, de ne pas abonder dans le sens d'une sorte de crispation de vos joueurs, à Saint-Symphorien. Partagez-vous cet avis ? « Il n'y a pas de vérité. La pression est-elle plus grande à domicile ? La prochaine fois, on peut très bien marquer trois ou quatre buts, surtout dans une telle physionomie de match... Mes joueurs ne me donnent pas l'impression d'être crispés. Ils sont plus simplement conscients de l'attente qu'ils suscitent ; je parlerai donc d'appréhension, plutôt que de crispation. Il faut franchir ce cap, vaincre cette appréhension. Cela viendra des joueurs, en premier lieu, mais avec l'aide de tout le monde. Je comprends la déception du public, qui reste sur l'impression catastrophique de la saison dernière et sur plusieurs saisons insatisfaisantes. Le spectacle était déjà moins engageant, contre Reims, en deuxième mi-temps, mais je ne peux pas m'empêcher de faire référence à l'ambiance au stade Bollaert, lundi dernier, alors que Lens se trouvait en moins bonne posture que nous vendredi... »

    • Il existe un moyen de débloquer un match, dans ces cas-là : les coups de pied arrêtés. Mais votre équipe ne l'a pas utilisé... « C'est clair, nous sommes moins performants dans ce domaine que nous devrions l'être. Là aussi, il faut travailler. J'ai toujours pensé que c'était le tireur qui déterminait l'efficacité d'une équipe sur les coups de pied arrêtés. Il faut encore que Julien Cardy retrouve son coup de pied et toute sa confiance après une saison blanche. Petit à petit, il retrouve son jeu, le reste va suivre. »
    • Avant ce match contre Reims, vous affirmiez attendre des progrès dans la construction et dans la concrétisation. A défaut d'avoir répondu à la deuxième exigence, vos joueurs ont-ils satisfait à la première ? « En première mi-temps, oui, incontestablement. Il y a eu des choses intéressantes. Après, l'équipe a trop manifesté son impatience en voyant s'échapper deux points qui tendaient les mains. Le problème est dans les têtes. La confiance aidant, nous deviendrons performants. Je ne suis pas inquiet : j'ai trouvé des joueurs non pas abattus, mais frustrés. Nous avons compté nos occasions nettes en trois matches à domicile : une vingtaine. Pour trois buts seulement. »
    • Comptez-vous sur le 16e de finale de Coupe de la Ligue, mercredi contre Troyes, pour gagner en efficacité, dans un contexte différent du championnat ? « Pas plus sur ce match là que sur un autre. D'autant que je vais devoir tenir compte de l'aspect physique, puisque nous jouons à Dijon, trois jours plus tard, qui lui n'aura pas joué le mercredi. Y compris avec les attaquants. Mais la Coupe de la Ligue, comme la Coupe de France, constitue un objectif : à terme, quand Bessat, Chapuis, François, Johansen seront revenus, nous aurons un effectif susceptible de jouer sur plusieurs tableaux. »

     FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd'hui : entraînement à 9 h 30. Demain : entraînement à 16 h 30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Reims (7e journée de Ligue 2, 0-0) vendredi 19 septembre. Prochain match : Metz - Troyes (16es de finale de la Coupe de la Ligue) mercredi 24 septembre (20 h). A suivre : Dijon - Metz (8e journée de Ligue 2) samedi 27 septembre (17 h) ; Metz - Sedan (9e journée) vendredi 3 octobre (20 h).
    A l'infirmerie. De retour de blessure, Cyril Chapuis et Pascal Johansen poursuivent un programme de remise à niveau. Vincent Bessat et Julien François viennent de reprendre l'entraînement parmi leurs coéquipiers.
    Buteurs. Cissé (3), Agouazi, Mendy, Chapuis, Rocchi (1).
    Suspendus. Rocchi (3 avertissements) a écopé d'un match de suspension ferme ; il le purgera mercredi à l'occasion de Metz - Troyes, en Coupe de la Ligue. Cardy (2 avertissements) se trouve sous la menace d'une suspension en cas de nouveau carton jaune.

    September 21

    Règler ce problème d'inefficacité est une urgence, sous peine de graves déboires...

    La petite phrase du jour : « ils avaient oublié la journée du patrimoine….. »

    Metz piétine son jardin

    Tenu en échec, par Reims et surtout par sa propre inefficacité, Metz continue à cultiver le paradoxe d'une équipe performante en déplacement, quelconque à domicile. Il faudra bien y remédier...

    Il n'existe qu'un classement de Ligue 2, établi à ce jour avec les résultats des sept premières journées de championnat. Metz y figure à la quatrième place, en attendant la confrontation dominicale à venir entre Troyes et Lens. Le seul classement qui comptera sera celui du 29 mai 2009, livraison aux environs de 22 h. Mais deux autres classements en disent long sur les caractéristiques messines de cette fin d'été : Metz est la meilleure équipe à l'extérieur, et de loin (10 points), mais seulement la quinzième en termes de performances à domicile (3 points). Analyse d'une situation singulière...
    Comment expliquer les difficultés messines à domicile ?
    La part la plus rationnelle relève prioritairement de l'opposition fournie par l'adversaire : comme Tours déjà, Reims a manifesté vendredi une prudence considérable. Quelques contres, très peu de tirs, zéro action construite, des changements en cours de jeu visant exclusivement à renforcer le compartiment défensif : le modèle d'un visiteur de Ligue 2 est rémois. Face à Tours, Cyril Chapuis avait fini par délivrer l'équipe messine, dans le temps additionnel. Cette fois, Metz a trop perdu la maîtrise de la rencontre pour réussir à trouver une solution, un vice déjà fatal face à Boulogne-sur-Mer (1-2). Impatients, les Lorrains ont fini par tomber dans le piège de la précipitation. Mais au préalable, ils avaient surtout laissé passer plusieurs occasions d'ouvrir la marque et, par conséquent, de changer le cours du match : l'inefficacité de ses attaquants est l'autre explication, beaucoup moins rationnelle, aux maux domestiques du FC Metz.
    Quelles sont leurs conséquences ?
    Pour l'instant, les effets du parcours quelconque des Messins à Saint-Symphorien ne s'accompagnent pas d'un recul dans les eaux troubles du classement, à la différence de l'automne 2003, Ligue 2 épisode un. Ce rendement négatif (quatre points sur neuf) suscite juste, pour l'heure, des regrets : si Metz se comportait aussi bien chez lui qu'à l'extérieur, il posséderait déjà deux orteils dans l'ascenseur pour la Ligue 1. « Si je sais toujours compter, à ce rythme, relève Yvon Pouliquen, nous compterons 76 points à la fin. Ce ne sera pas forcément le cas mais, avec 76 points, je ne pense pas que nous trouverons trois équipes devant la nôtre. » Faire le plein à l'extérieur ne sera pas forcément le cas toute la saison, non plus, aussi Metz sera bien inspiré, au plus vite, de refaire de ses performances à domicile la locomotive de ses ambitions.
    Comment y remédier ?
    Mystère et boule de gomme ! Papiss Cissé, qui a eu tendance à manquer l'immanquable avant-hier, vient plus facilement de trouver le chemin des filets, coup sur coup, à Montpellier et à Lens. Il y aurait donc un capital- confiance loin de Metz, et un autre bien moins créditeur à Metz ? Il y a deux ans, en Ligue 2 déjà, le même Papiss Cissé avait inscrit douze buts dans la saison et son entente avec Babacar Gueye avait fait des merveilles. A part le travail, technique et psychologique, aucune recette miracle n'existe.

    CFA/Les Messins tombent

    Metz a longtemps résisté. Mais a fini par céder à Montceau.

    Stade des Alouettes. Mi-temps : 0-0. Arbitre : M. Mzorek assisté de MM. Thouviot et El Idrissi. Environ 900 spectateurs. Buts pour Montceau : Chanlon (81e), Ben Hassine (90e+1). Avertis à Metz : Patin (36e), Schmisser (44e), Siebert (80e, 83e), Sakho (90e+2) ; à Montceau : Ducloux (72e), Bon (79e). Expulsé à Metz : Siebert (83).
    MONTCEAU : Langlois, Brugniaud, N'Goma, Beaucaire, Berger, Bon (puis Correia, 90e), Cortambert, Ducloux (puis Chanlon, 77e), Abda (puis Ben Hassine, 69e), Serpry, El Azzouzi. Entraîneurs : Lionel Large et Yannick Chandioux.
    METZ 2 : Ruffier, Leoni, Siebert, Schmisser, Patin (puis N'Diaye, 85e), Zimmer, Gueye (puis Haddadji, 60e), Bourgeois (puis Fostier, 87e), Aribi, Sakho. Entraîneur : José Pinot.

    Montceau voulait confirmer son succès glané à Besançon et conserver son invincibilité. Mission accomplie pour les Bourguignons. Et pourtant, le score est toujours vierge lorsque Chanlon sort du banc à la 77e. Mais 4 minutes plus tard, une faute lorraine offre un coup franc idéal à l'entrée de la surface. C'est le moment que choisit Chanlon pour entrer en scène. Le milieu de terrain montcellien s'élance. Puis il transperce la balle qu'il expédie en pleine lucarne en enroulant sa frappe (1-0, 81e). La rencontre, très fermée jusque là, vient de basculer. Car les visiteurs perdent pied en fin de match.
    Siebert écope de deux cartons jaunes en 3 minutes (80e et 83e) et doit quitter ses partenaires. Et la vague rouge finit par submerger le bloc messin sur un dernier contre emmené par l'intenable Chanlon qui déborde dans le couloir droit avant d'adresser un centre parfait pour Ben Hassine, entré en jeu à la 69e. Du plat du pied, il trompe aisément Ruffier qui ne peut que constater les dégâts (2-0, 90+1).
    Terrible constat pour les protégés de José Pinot qui, après l'heure de jeu, avait semblé prendre le dessus en se créant deux occasions. La première est à mettre à l'actif de Sakho (62e), stoppé dans les derniers mètres par N'Goma. La seconde est un coup franc enroulé et à ras de terre de Bourgeois obligeant Langlois à se détendre (74e). Mais il est écrit que l'heure de la première défaite n'a pas encore sonné pour le FCMB. Dommage pour Metz qui a parfaitement tenu le choc lors d'une première période très fermée. « Le match bascule lorsque l'on a l'opportunité d'ouvrir le score à deux reprises, regrette José Pinot. Ceci-dit, malgré l'expulsion de Siebert, je n'ai pas la sensation que l'on ait lâché le match. On a simplement manqué d'efficacité offensive et un peu de rigueur défensive alors que l'on avait ciblé le danger sur coup de pied arrêté contre une équipe comme Montceau. »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : séance de décrassage pour les titulaires de Metz - Reims la veille sauf Cissé (malade) et entraînement pour les autres ; aujourd'hui : repos ; demain : entraînement à 9 h 30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Reims (7e journée de Ligue 2, 0-0) vendredi 19 septembre. Prochain match : Metz - Troyes (16es de finale de la Coupe de la Ligue) mercredi 24 septembre (20 h). A suivre : Dijon - Metz (8e journée de Ligue 2) samedi 27 septembre (17 h) ; Metz - Sedan (9e journée) vendredi 3 octobre (20 h).
    A l'infirmerie. De retour de blessure, Cyril Chapuis et Pascal Johansen observent un programme de remise à niveau. Comme Vincent Bessat avant lui, Julien François a quant à lui repris un entraînement normal, hier.
    Buteurs. Cissé (3), Agouazi, Mendy, Chapuis, Rocchi (1).
    Suspendus. Rocchi (3e avertissement à Lens) a écopé d'un match de suspension ferme qu'il purgera mercredi contre Troyes, en Coupe de la Ligue. Cardy a écopé de son deuxième avertissement de la saison contre Reims : il se trouvera donc sous la menace d'une suspension au prochain avertissement

    September 20

    Metz, petite mine, n'avait pas récupéré et fait preuve d'inefficacité...

    La petite phrase du jour : « Faudrait voir à remballer les sifflets, à Saint- Symphorien ! Jouer deux fois de suite et remporter six points à l’extérieur, être récompensé de cette moisson par un match à domicile avec trois jours de moins de récupération, ce la risque de laisser des traces ! Alors, s’il vous plait et même si cela ne vous plait pas, ayez, pour le moins,  un peu de respect ! Vous en serez plus respectables….On sait que cette équipe pêche par manque de finisseurs : c’est au dirigeants de faire l’effort et résoudre cette question…faire la preuve par neuf qu’être avant-centre ne s’improvise pas !»

    (R.L.) CFA : Metz, mine de rien

    Pour leur troisième déplacement de la saison, les Messins se rendent à Montceau avec l'espoir de «réussir un truc.»

    FC Metz. 10e avec 14 points (2v, 2n, 2d). Les trois dernières rencontres : nul face à Lille (1-1), défaite à Sochaux (3-0), victoire face à Mulhouse (3-1).
    Montceau-les-Mines. 2e avec 20 points (4v, 2d, 0d). Les trois dernières rencontres : victoire à Auxerre (0-1), nul face à Vesoul (2-2), victoire à Besançon (1-2).
    L'enjeu. Metz avait besoin de points. Mission accomplie après son succès face à Mulhouse le week-end dernier. Rassurés sur le plan arithmétique, les Messins se rendent, ce soir, chez une formation montcellienne également en confiance après leur succès à Besançon, l'un des principaux prétendants à la montée. Un challenge difficile pour les hommes de José Pinot, toujours à la recherche d'un résultat positif à l'extérieur.
    Le groupe. Ruffier, M'Fa ­­ Leoni, Reydel, Schmisser, Zimmer, Siebert ­­ I. Gueye, Diagne, Patin, Haddadji, Aribi ­­ Gestede, Sakho, D. N'Diaye, Bourgeois.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « Même si le championnat est encore long, Montceau possède déjà des arguments dans la perspective de la montée. Les Montcelliens sont invaincus et pourront sans doute compter sur un public nombreux et enthousiaste. Ils devraient être entre 500 et 1 000 dans les tribunes... C'est un élément supplémentaire qu'il va falloir gérer. Sur le papier, peu de paramètres sont en notre faveur. Mais le défi est beau. On va tenter de le relever dignement, de réussir un truc. D'autant que nous n'avons pas été en réussite, jusqu'ici, loin de nos bases. »
    Montceau - Metz Stade des Alouettes (18h)

    de taddeo2008

    De Taddeo : « Le terrain n'a jamais été mon obsession »

    L'ancien entraîneur messin se fond dans le décor de sa nouvelle vie auxerroise. Rencontre avec Francis De Taddeo, au bord du terrain...

    Ciel gris. Bruine agaçante. Une grande silhouette, surmontée d'un parapluie, est postée devant les grillages de l'un des terrains synthétique d'Auxerre. Poignée de mains. Francis De Taddeo invite à partager son abri. Un œil sur le match qui se joue devant lui. L'autre se promène sur cette nouvelle vie, la sienne, que l'ancien entraîneur messin, nouveau délégué général à la formation de l'AJA, découvre depuis bientôt trois mois. Nous sommes le samedi 13 septembre. Dans moins de deux heures, Francis De Taddeo prendra place dans la tribune officielle de l'Abbé-Deschamps pour assister à la confrontation entre son nouveau club et l'AS Nancy-Lorraine. Le 19 avril dernier, le FC Metz était venu récolter un de ces derniers points sur la pelouse bourguignonne avant de plier bagages pour la Ligue 2. Francis De Taddeo, lui, était parti depuis longtemps. Dans la peau du limogé. L'entraîneur est tombé. L'homme, depuis, s'est relevé. Les cicatrices sont encore palpables. Elles s'exhibent, avec beaucoup de retenue. Le passé, oui, mais pas de trop près quand même : « Il y a des choses qui ont été faites et dites avec plus ou moins d'élégance, mais c'est comme ça, c'est le milieu. Il faut essayer de regarder ces événements avec philosophie. A quoi bon réveiller les vieux souvenirs ? »Dans sa bouche, le présent a meilleure saveur. Ses bagages, Francis De Taddeo les a posés à une poignée de kilomètres d'Auxerre. Dans un pavillon, « à dix minutes du stade », « pas loin du collège » où son fils, un footeux il va de soi, est désormais scolarisé. Saint-Georges-sur-Baulches, point d'ancrage d'un nouveau chapitre familial et professionnel. L'ancien Messin a l'honnêteté de l'avouer : si la cité bourguignonne est charmante, elle est aussi exiguë. « Le tour, du centre ville vous l'avez vite fait. Du coup, il nous arrive d'aller à Paris, histoire de découvrir d'autres choses. » Mais le foot dans tout ça ?
    Francis De Taddeo le respire toujours. Avec un peu plus de distance qu'auparavant. « Je travaille avec la cellule de recrutement. Ma mission consiste à coordonner les moyens mis en œuvre pour tout ce qui touche à la formation. » Mais encore ? « L'idée est de redonner une identité forte à la formation de l'AJ Auxerre, d'organiser la progression des jeunes jusqu'à leur passage en réserve et, pour certains, chez les professionnels. Il y a une vraie attente. L'entraînement des jeunes ne doit pas simplement être le moyen de les faire gagner le dimanche. Il doit déboucher sur du plus long terme. » On a beau relire les notes en diagonale. Aucune trace de terrain dans l'histoire. Non. De Taddeo indique simplement qu'il travaillera prochainement sur le contenu des entraînements de la formation. Rien de plus. Le banc, la scène professionnelle ne le rebutent pas, mais, dit-il, « j'ai le sentiment qu'il ne faut pas bousculer les choses. Cela ne veut pas dire que je n'aurais pas envie, demain, mais pour l'instant, non. De toute façon, le terrain a d'abord été un plaisir, il n'a jamais été une obsession. » Ciel gris. Et toujours la même bruine.

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    Metz reste sur sa faim

    Les Messins n'ont pas bonifié le succès ramené de Lens en début de semaine. Reims a profité du manque d'efficacité affichée, une nouvelle fois hier, par l'équipe d'Yvon Pouliquen.

    Lundi soir, dans les vestiaires de Félix-Bollaert, Yvon Pouliquen avait clairement reproché à ses joueurs d'avoir trop longtemps donné dans l'attentisme. Le résultat s'était fait sentir dès le retour des vestiaires : moins de soixante secondes après le coup d'envoi de la seconde période, Papiss Cissé trouvait le chemin des filets lensois. Un but d'importance : hier, le FC Metz retrouvait Saint-Symphorien dans le costume, nouveau pour lui, de deuxième de Ligue 2. Cinq jours plus tard, celui-ci s'est révélé insuffisant pour venir à bout du dix-huitième du championnat.
    Il y a un peu moins de deux semaines, Reims avait quitté la Moselle en ayant préalablement cédé le ticket des seizièmes de finales de la Coupe de la Ligue à son adversaire. Hier, l'équipe de Didier Tholot Reims a effacé un peu de sa déception en contrariant les ambitions en championnat de son bourreau. Metz a pourtant beaucoup tenté. Avec maladresse, le tableau d'affichage en attestera à l'issue des débats, mais avec une volonté indéniable, à l'image du duo Babacara Gueye - Papiss Cissé, reconstitué pour la première fois de la saison. Les deux attaquants sénégalais ont eu maintes occasions de se rappeler au bon souvenir de leur expérience passée en Ligue 2, en 2006-2007. Mais ni l'un ni l'autre n'est parvenu à forcer le verrou à l'apparence pourtant friable de la défense champenoise. Les quarante-cinq premières minutes ont dessiné le mal qui allait durer tout au long de la rencontre. Comme certaines de ses prestations depuis le coup d'envoi du championnat l'avaient déjà suggéré, Metz a démontré un fort penchant pour l'inefficacité. Avec un peu plus de précision, Papiss Cissé aurait pu briser le constat, mais sa reprise, à la réception d'un centre d'un Julien Cardy inspiré hier, était déviée par un ancien de la maison grenat, Yohan Liébus (21e). Huit minutes plus tard, le gardien rémois usait du soutien de la chance et voyait la frappe enroulée du même Papiss Cissé filer à quelques centimètres de son poteau gauche (29e)... Le jeu messin, fluide par instants, n'aboutissait pas.
    Et pour la deuxième fois de la saison, Metz a laissé passer chez lui une occasion de faire fructifier le bilan de ses prestations à l'extérieur. Défaite par Boulogne-sur-Mer, après être difficilement venue à bout de Tours, l'équipe d'Yvon Pouliquen a, cette fois, butté sur un adversaire qui n'aura pratiquement jamais inquiété Christophe Marichez. A l'exception de cette tête de Deaux hors cadre (58e), le capitaine messin aura en effet passé une soirée plus que tranquille. Mais celle-ci est chargée de regrets.
    Ce deuxième résultat nul repousse sous les projecteurs la difficulté des Messins à s'imposer sur leur pelouse. Mercredi, la Coupe de la Ligue et Troyes leur offriront une occasion de soigner le mal. Mais même en imaginant qu'un succès grenat vienne clôturer le seizième de finale qui s'annonce, celui-ci ne permettra pas à Metz de rattraper les points perdus, hier, en championnat.

    Efficacité en berne

    Faute de saisir leurs opportunités, les Messins ont traîné en longueur, trop crispés et pas assez adroits pour prendre le dessus sur de pâles joueurs rémois.

    Marichez. Peu d'interventions sur sa ligne, son rôle a surtout consisté à anticiper sur les ballons arrivant près de surface. Sans fausse note.
    Cheikh Gueye. Il a retrouvé le côté droit de la défense, à la suite de Brégerie, en montrant d'emblée envie et tonicité. Sa première incursion dans la surface a peut-être été entachée d'une faute de Giraudon, non signalée.
    Chrysostome. Devant le peu de pression imposé par les Rémois, le défenseur béninois a passé une soirée sans stress.
    Vivian. Solide quatre jours plus tôt à Lens, il n'a pas tout à fait connu le même genre de soirée contre Reims. Sa sobriété a suffi.
    Rippert. Entrevue dix jours plus tôt face au même adversaire en Coupe de la Ligue, sa faculté à déborder côté gauche s'est confirmée pour sa première titularisation en championnat. Moins en vue en deuxième mi-temps, même s'il a utilement coupé quelques contres.

    Agouazi. Plus discret que ses partenaires du milieu de terrain, à un poste excentré qui n'est pas sa tasse de thé, il a montré plus d'enthousiasme en deuxième mi-temps. Insuffisant. Renouard l'a remplacé en fin de match, c'est-à-dire trop tard.
    Cardy. Alternant jeu court et jeu long, il a tenté de varier les possibilités d'approche. Averti, il n'a plus affiché la même aisance ni la même sérénité en deuxième période, où ses coups de pied arrêtés se sont avérés improductifs.
    Rocchi. La qualité de ses ballons en profondeur a apporté de réelles solutions, hélas mal exploitées. Sa solidité manifestée depuis le début de la saison ne s'est pas démentie.
    Barbosa. En mouvement sur son côté gauche, il a distillé de bons ballons, en a récupéré un en or mal exploité par Cissé (28e), et souvent poussé les Rémois à la faute. Un peu trop seul pour finir.

    Cissé. D'une maladresse édifiante, il a notamment manqué le cadre, dans des conditions idéales, seul face à Liébus (28e), après avoir déjà gâché un premier bon ballon de Rocchi (12e) et buté sur le gardien rémois (21e). Victor Mendy lui a succédé à l'heure de jeu, sans créer le danger.
    Babacar Gueye. Moins de possibilités de tirs que son compatriote sénégalais, et pas davantage d'efficacité : un tir non cadré à la réception d'un bon centre de Rippert dès la 8e, une frappe du gauche au bout d'une belle course balle au pied contrariée par la barre transversale (51e).

    « Forcer les verrous »

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : « Une fois encore, nous payons notre manque d'efficacité. Les occasions sont là pourtant. Ne pas les transformer donne de l'espoir à l'adversaire. Il faut apprendre à forcer les verrous. Le regret, c'est la première mi-temps : si nous la terminons avec un voire deux buts d'avance, ce que la physionomie du match autorise, le match prend une autre tournure. Après, nous nous sommes mis à balancer et à ne plus porter le danger par un jeu construit. Il va falloir y remédier car c'est une situation qui risque de se présenter de nouveau. »
    Guillaume Rippert (défenseur de Metz) : « On avait à cœur de confirmer notre prestation à Lens, mais au final on ne repart qu'avec un point... Maintenant, il faut relativiser et surtout nous attacher à revoir certains points. Il va falloir qu'on arrive à marquer plus vite, histoire de jouer plus libéré. Là, comme cela a déjà été le cas à domicile, nous avons deux ou trois grosses occasions, nous les manquons et nous finissons par nous impatienter. »
    Didier Tholot (entraîneur de Reims) : « Je suis satisfait de point que nous venons de prendre. Je ne vais pas faire la fine bouche. Nous avons beaucoup subi, mais les joueurs ont fait preuve de solidarité, d'abnégation et de concentration sur les coups de pieds arrêtés. Pour la suite des événements, c'est plutôt encourageant. Nous n'avons pas connu les cinq minutes de relâchement qui, d'habitude, nous plombent. »
    Damien Chrysostome (défenseur de Metz) : « On pouvait s'attendre à un match difficile. Nous avons mis du rythme, nous avons eu des occasions, mais nous ne les avons pas concrétisées, malheureusement. Ce n'est pas un faux pas, le championnat est encore long, même si je suis déçu, bien sûr. »
    Cédric Barbosa (milieu de terrain de Metz) : « Le rapport entre occasions et buts marqués est meilleur à l'extérieur, c'est forcément frustrant mais en même temps, ça ne se joue pas à grand-chose. C'était plus difficile sur la fin car nous avons eu deux jours de récupération de moins que nos adversaires et cela s'est ressenti sur notre jeu. »

    (Site officiel FC Metz) : Coup de frein à Saint-Symphorien

    Les Grenats n’ont pas réussi à prolonger leur belle série de victoires. Ils ont manqué de réalisme au cours de la première période et de percussion lors de la seconde face à une équipe rémoise compacte et accrocheuse.

    La septième journée du Championnat de France de Ligue 2 a été prolifique en buts. L’AC Ajaccio, qui repasse devant le Club à la Croix de Lorraine au classement, a été l’auteur du carton du soir en l’emportant sur Clermont cinq buts à un. Quant à Montpellier et Tours, ils ont tous deux inscrit trois buts sur leur pelouse face à Sedan et Châteauroux.
    Revenu auréolée par un double succès de périlleux déplacements dans l’Hérault et le Pas de Calais, l’équipe du FC Metz n’a pas réussi à se joindre à la fête. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé, notamment au cours du premier acte. Mais les attaquants Grenats ont trouvé sur leur route Johan Liébus, la barre transversale… et la malchance.
    Papiss Cissé a été le plus malheureux d’entre eux. Hyper réaliste à Lens, où il avait marqué sur sa première opportunité, le Sénégalais a eu les plus belles occasions. Une première fois, il écrasa sa frappe du gauche (12°), avant de voir Liébus s’opposer joliment à sa reprise de volée (21°) puis de manquer le cadre (29°). Au passage, son compatriote Cheikh Gueye aurait pu obtenir un penalty à l’issue d’un débordement tout en vivacité, mais Christian Guillard jugea la charge licite (18°).
    Le FC Metz n’avait pas été payé de ses entreprises au cours de cette première demi-heure de domination. La partie allait ensuite peu à peu changer de physionomie. Au fil des minutes, Reims prit confiance grâce à une bonne assise défensive. L’équipe de Didier Tholot avait retenu la leçon du match de Coupe, elle ne laissa que très peu de place aux Grenats. Babacar Gueye faillit pourtant trouver la faille mais la transversale renvoya sa frappe du gauche (51°). Malgré les entrées de Victor Mendy, Romain Brégerie et Sébastien Renouard, les siens ne parvinrent plus à se montrer suffisamment dangereux, en dépit de deux coups francs cadrés par Barbosa et Cardy en fin de partie.
    « Cette rencontre est un peu à l’image des matches de Tours et de Boulogne où nous avons manqué d’efficacité à domicile, analysa Yvon Pouliquen. Mais contrairement à ce dernier, nous ne nous sommes pas désorganisés et n’avons pas laissé d’espaces en contre à notre adversaire. » Cela permet au moins à Metz d’engranger un petit point. Il faut parfois savoir s’en contenter.

    (Quotidien l’Equipe) : Temps doux. Pelouse en bon état. 8 121 spectateurs. Arbitre : M. Guillard. Avertissements. – Metz : Cardy (50e, tacle sur Kermorgant), Rippert (83e, tacle sur Gamiette) ; Reims : Kermorgant (48e, tacle sur Cardy), Arrache (64e, tacle sur Rocchi), Gamiette (72e, antijeu).

    METZ : Marichez – Ch. Gueye (Brégerie, 83e), Chrysostome, Vivian, Rippert – Agouazi (Renouard, 83e), Cardy, Rocchi, Barbosa – P. Cissé (V. Mendy, 64e), B. Gueye. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    REIMS : Liébus – Tacalfred, Liron, Déaux, Giraudon – S. N’Diaye (cap.), Gamiette –Mandanne, Gragnic (H. Baldé, 66e), Arrache (Moimbe, 71e)– Kermorgant (Burle, 83e). Entraîneur : D. Tholot.

    INCAPABLES de marquer quand les occasions se sont présentées, les Messins ont perdu deux nouveaux points. Reims, lui, est reparti avec le point qu’il était venu chercher. Les Messins semblent être frappés d’un syndrome Saint-Symphorien, leur dernière rencontre de Championnat s’étant soldée par une défaite (face à Boulogne, 1-2). Une occasion immanquable mais ratée, puis deux, puis trois, les Messins cultivent les mauvaises habitudes. À trois reprises, Papiss Cissé aurait dû assommer des Rémois bien timides. Le ballon partait à côté alors qu’il était plus facile de le mettre au fond (12e, 29e) ou Liébus sortait la parade idoine (21e). Mis en confiance, les Champenois commençaient alors à croire en leurs chances. Arrache réalisait un petit festival et la tête de Gragnic était repoussée par Marichez (43e). C’était pourtant à nouveau Metz qui avait le ballon de la victoire mais Gueye trouvait la transversale (52e). La suite ne ressemblait plus vraiment à grand-chose avec des actions sans construction réelle.

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Nous payons notre manque d’efficacité offensive. Les occasions sont là mais nous ne concrétisons pas. »

    Didier THOLOT (entraîneur de Reims) : « J’ai bien aimé notre solidarité. Nous avons souffert mais c’était quand même Metz en face. Et nous n’avons pas encaissé de buts. »

    September 19

    Le retour gagnant de l'enfant prodigue Babacar Gueye ?

    La petite phrase du jour : « Nous voulons voir du football champagne, pas du football à bulles ! »

    Rocchi se decriper a st symphorien2008

    Rocchi : « Se décrisper à Saint-Symphorien »

    Titulaire systématique en milieu de terrain, le néo-Messin Romain Rocchi évoque les difficultés domestiques de sa nouvelle équipe.

    Au matin de Metz - Reims, Romain Rocchi est l'un des cinq joueurs de champ ayant débuté les six rencontres de championnat disputées jusqu'ici. En comptant un autre Metz - Reims, pour le compte de la Coupe de la Ligue celui-là, le milieu de terrain de vingt-six ans, arrivé d'Ajaccio cet été, apparaîtra pour la quatrième fois à Saint-Symphorien.
    • Yvon Pouliquen dit de vous que vous avez « la haine de la défaite ». Quel souvenir gardez-vous de la dernière en date, à domicile, face à Boulogne-sur-Metz ? « Sur le terrain, malgré tout le respect dû à Boulogne, qui a très bien joué le coup, je me demandais comment nous pouvions être menés 2-0. C'est vrai, j'avais la haine. Avec le recul, nos erreurs sont connues : nous avons cherché à revenir à tout prix, sans penser à notre organisation et à nos bases. Quand nous oublions nos principes de jeu, la punition est immédiate. Il faut se servir de cette leçon pour ne pas rééditer un tel faux pas. Perdre, cela peut arriver ; mais pas dans n'importe quelle condition. »
    • Derrière, vous avez enchaîné par deux victoires à Montpellier et Lens, pas forcément évidentes au départ. Faut-il en déduire que Metz est bien à sa place dans le haut du tableau ? « Nous sommes deuxièmes et nous ne l'avons pas volé. Maintenant, le match de Reims va montrer si nous sommes capables, mentalement, de prétendre à rester à cette place. En faisant preuve d'assez de rigueur, nous avons obtenu de bons résultats à Montpellier et à Lens. Il n'y a pas de raison de ne pas y parvenir contre Reims, à condition de se remettre d'emblée dans le bain et de ne pas se relâcher. » • Que retenez-vous de la victoire d'il y a dix jours, en Coupe de la Ligue, contre cette même équipe ? « Il faut se décrisper à Saint-Symphorien, toute victoire est donc la bienvenue. Surtout qu'il y a eu du mieux, ce jour-là, par rapport à Boulogne. Nous avons été menés et nous avons su réagir puis gagner. Cela nous a fait du bien. »
    • Cette crispation que vous évoquez, en tant que nouveau venu, comment la ressentez-vous ? « Lors du premier match surtout (contre Tours, 1-0, le 8 août), il y avait un contexte peu serein, ce que je comprends. Il y avait notamment une certaine défiance du public, pas vraiment d'osmose entre joueurs et supporters. Mais, là aussi, c'est de mieux en mieux. »
    • Vos difficultés à domicile tiennent aussi et même surtout au jeu. Le vôtre est-il plus adapté aux matches à l'extérieur ou souffrez-vous des manières défensives de vos adversaires ? « Il y a un peu des deux. Pour l'instant, nous avons une équipe solide pour laquelle il a été plus simple d'évoluer en bloc et de provoquer la désorganisation de son adversaire. Petit à petit, nous serons plus forts à la maison, où les rôles sont inversés. Mais à une condition : gérer raisonnablement l'obligation de résultat, c'est-à-dire ne pas se livrer de façon inconsidérée. »

    Metz : soigner la réception

    Moins de dix jours après l'avoir sorti de la Coupe de la Ligue, Metz retrouve Reims. L'occasion, sur le front du championnat, de renforcer à domicile un statut de candidat à la montée habilement entretenu à Montpellier et Lens.

    Le contexte. Après six journées, Metz vient d'apparaître dans le trio de tête pour la première fois de la saison, à la faveur d'un carton plein remarquable loin de ses bases, à Montpellier puis à Lens. A l'opposé, Reims se situe toujours sous la ligne de flottaison, à la dix-huitième place, nanti d'une seule victoire qui remonte à la troisième journée et restant, depuis, sur deux défaites et un nul. Entre-temps, Metz et Reims ont déjà croisé le fer, pas plus tard que le 9 septembre, en Coupe de la Ligue. Menés au score, les Lorrains avaient réussi à se rétablir et à l'emporter (2-1, buts d'Agouazi et Cheikh Gueye). « Ce n'est pas nécessairement un avantage, estime Yvon Pouliquen. Reims a une connaissance plus approfondie de notre équipe et, surtout, un grand besoin de points. Je ne m'attends pas à rencontrer tout à fait la même équipe. »
    L'enjeu. Les deux succès ramenés de Montpellier et Lens correspondent mieux au statut d'un prétendant à la montée, passablement écorné dès la quatrième journée par le revers subi face à Boulogne-sur-Mer, quand bien même Boulogne-sur-Mer n'a toujours pas perdu le moindre match. Pour Metz, l'enjeu de la septième étape de son tour de la Ligue 2 est donc tout trouvé : confirmer, à Saint-Symphorien, les bonnes dispositions affichées en déplacement. « Il était important de bien débuter le championnat, précise l'entraîneur messin en refusant cependant d'établir de quelconques perspectives avant d'atteindre le premier quart de la compétition. Maintenant, l'équipe va se libérer, se montrer plus conquérante. » Les Rémois, quant à eux, espèrent s'inspirer du modèle fourni ici même par Boulogne, le 22 août. Il y a du boulot, à en croire cette réaction du président Jean-Pierre Caillot la semaine passée à l'issue du nul concédé à l'appétit de Boulogne, précisément : « Avant, nous étions complètement nuls ; aujourd'hui, nous sommes juste mauvais. »
    L'objectif. Jusqu'ici, à Saint-Symphorien surtout où il ne s'est cependant produit qu'à deux reprises en championnat, Metz a essentiellement péché dans la finition. Mais le rapport entre occasions créées et buts marqués semble s'améliorer, comme le relève Romain Rocchi : « A Lens, note le milieu de terrain messin, nous marquons un but pour, grosso modo, trois occasions. Contre Boulogne, si nous avions marqué un but toutes nos trois occasions, nous aurions gagné le match ! » « Nous devons nous montrer plus performants, et dans la construction, et dans l'efficacité, surtout dans l'efficacité », ajoute Yvon Pouliquen à l'heure de déterminer l'objectif. Dans ses manœuvres d'approche aussi, Metz est en progrès : son but, à Lens, a résulté d'une action de jeu à quatorze passes. Bien sûr, personne ne trouvera non plus à redire si deux ou trois passes suffisent, ce soir, pour écraser le dix-huitième de Ligue 2 un but à zéro...

    De seize à dix-huit

    Yvon Pouliquen reprend les mêmes, les seize mêmes qu'à Lens pour débuter la semaine, en ajoute deux (Jeff Strasser et Sébastien Renouard), puis il en retranchera de nouveau deux aujourd'hui à l'heure du choix. Avec quatre jours seulement de battement entre les deux matches, deux de moins que l'adversaire du jour, l'entraîneur messin pourrait être tenté de procéder à quelques rotations. « Ou pas », précise-t-il, décidé à en dire le moins possible. Sauf à modifier un 4-4-2 qui vient d'établir les preuves de son efficacité, les retouches pourraient intervenir poste pour poste. Guillaume Rippert est ainsi candidat à une titularisation côté gauche de la défense. Devant, Babacar Gueye est susceptible de succéder à Victor Mendy aux côtés de Papiss Cissé, buteur adroit et plein de sang-froid lundi à Lens. Le milieu de terrain, le même depuis la première journée à Guingamp, ne devrait toujours pas subir de modification, il n'y a pas lieu : ce sera différent cinq jours plus tard contre Troyes, en Coupe de la Ligue, puisque Romain Rocchi sera suspendu.
    Reims avec Giraudon. Peu de changements à attendre à Reims, par rapport à l'équipe tenue en échec par Boulogne lors de la sixième journée, d'autant que l'infirmerie ne se vide pas. Didier Tholot n'emmène qu'un gardien à Metz, où Marc Giraudon pourrait débuter à gauche de la défense en lieu et place de Julien Ielsch.

    (Quotidien l’Equipe) : Metz-Reims

    Stade Saint-Symphorien. En direct sur Ligue 2 Multicanaux.

    Arbitre : M. Guillard.

    METZ : Marichez (cap.) – Brégerie, Chrysostome, Vivian, L. Delgado ou Rippert –

    Cardy, Agouazi, Rocchi, Barbosa– P. Cissé, B. Gueye. Remplaçants: Ou. Sissoko

    (g.), C. Gueye, Rippert ou L. Delgado ou Strasser, Farina ou Renouard, V. Mendy.

    Entraîneur : Y. Pouliquen.

    REIMS: Liébus– Takalfred, Devaux, Liron, Giraudon– Gamiette, S. N’Diaye (cap.)

    – Mandanne, Gragnic, Arrache – Kermorgant. Remplaçants : Moimbé, Ielsch,

    Fortes, Burle, Ha. Baldé. Entraîneur : D. Tholot.

    VAINQUEUR À LENS (1-0) cette semaine, Metz a l’occasion de conforter sa place en haut du classement contre Reims, déjà battu à Saint-Symphorien il y a dix jours en Coupe de la Ligue (1-2). Pouliquen a reconduit le même groupe que lundi, sans Gestede (choix) ni les milieux Johansen, François et Bessat (reprise), ce qui donne une idée de ses ressources pour la suite de la saison. « Ce que je crains le plus, c’est un excès de confiance, souligne Pouliquen. Ce groupe a besoin d’être sous pression en permanence. Pour moi, cette concurrence est vraiment intéressante. » Son équipe est cependant encore à la recherche d’une prestation aboutie à domicile. « L’équipe va se libérer au fil des matches, avance l’entraîneur messin. On doit être plus performants dans la construction et l’efficacité. »

    À Reims, la semaine a été studieuse. Le point, le premier de la saison à domicile, arraché face à Boulogne (1-1) a déridé des Rémois rendus fébriles par une entame de saison ratée. « Ils semblent mieux dans leur tête », explique Didier Tholot, qui a beaucoup insisté sur la récupération défensive et l’exploitation des phases statiques. Toujours privée de son capitaine, Barbier, l’équipe champenoise, battue il y a dix jours en Coupe de la Ligue à Saint-Symphorien (1-2), espère que ses progrès défensifs lui permettront de résister à des Lorrains dont la discipline tactique et la solidarité ont  impressionné Tholot, présent lundi à Bollaert.

    September 18

    Avant Metz - Reims en ligue 2 : histoires de gardiens

    La petite phrase du jour : « Qui a dit que Bordeaux, un bon cru au goût de piquette avait une défense difficile à prendre en défaut, que Marseille existait surtout par son attaque de feu, que Lyon avait beaucoup d’expérience et ne craignait rien en ce premier tour de Coupe d’Europe avec son maillot jaune de premier du tour de France ? Qui ? Le Sun, qui titrait

    hier en une « French Fried », que l’on pourrait traduire– grâce à un jeu de mots sur les frites (French Fries) –par « les Français passent à la casserole ». »

    Liebus 2008   liebus_tingry2008

     Liébus : « Pas d'esprit revanchard »

    Le portier rémois, ancien de la maison grenat (2001-2004), affiche ses ambitions à la veille d'un second retour à Saint-Symphorien.

    Johan Liébus, quels enseignements tirez-vous de votre défaite à Metz la semaine dernière en Coupe de la Ligue (2-1) ? « Ce n'est pas tant la valeur de l'adversaire qui a fait la différence, mais plutôt nos propres insuffisances. Le FC Metz a affiché le visage qu'on lui connaît : un jeu en profondeur avec des attaquants très mobiles. Après une bonne entame de match et avoir ouvert le score, nous sommes retombés dans nos travers en manquant de rigueur et d'application. On commet deux erreurs et on les paye cash. »
    • Dans quel état d'esprit abordez-vous ce second rendez-vous à Symphorien. Avec abattement ou envie ? « Avec l'envie de se rassurer définitivement dans le jeu. Des progrès ont déjà été entrevus lors de notre dernière rencontre à domicile face à Boulogne (1-1). Certes, on concède le nul, mais on a retrouvé certaines vertus dans l'état d'esprit. A Metz, l'objectif sera au minimum de prendre un point. Et plus si affinités... »
    • Un discours ambitieux qui tranche avec votre classement actuel (Reims est 17e avec 4 points)... «Dans ce championnat, l'écart entre les équipes demeure très réduit. Regardez Vannes qui l'emporte contre Lens ; ou encore Boulogne face à Metz. Je reste persuadé que si l'on parvient à dissiper nos absences, on est en mesure de gêner cette équipe de Metz, modèle de solidité. »
    • Ce qui n'est pas le cas de Reims, défense la moins hermétique du championnat avec 13 buts encaissés... « Ce bilan est symptomatique de nos errements. La faute n'est pas imputable à la seule défense mais à toute l'équipe. A des détails car sur le papier, Reims a une formation cohérente. Avec Gragnic et d'autres, on a vocation à évoluer au minimum en milieu de classement, pas dans cette position de relégable. »
    • L'intégration de Didier Tholot, votre nouvel entraîneur, semble plus longue que prévue ? « Nos mauvais résultats ne sont pas imputables au coach. Ce sont nous, les joueurs, les principaux responsables. Didier Tholot essaye de nous recentrer sur nos erreurs techniques, avec notamment un travail spécifique sur les coups de pied arrêtés. Après, c'est nous qui évoluons sur le terrain, pas lui... »
    • Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à Metz (2001-2004) ? « Il y a du bon et du mauvais. Sur le plan humain, il n'y a rien à redire. Que ce soit avec le président ou l'encadrement technique, les rapports ont toujours été cordiaux. J'entretiens également encore des relations avec un supporter. Par contre, sportivement, tout n'a pas été parfait. Je me suis blessé au bout de quatre matches en Ligue 1 et j'ai laissé passer ma chance. J'éprouve une certaine forme de frustration : celle de ne pas avoir fait valoir mes qualités. »
    • Un sentiment que doit partager le deuxième gardien du Stade de Reims, Kossi Agassa, que vous avez fréquenté au FC Metz ? « Sans doute, oui. Mais attention : nous ne sommes pas animés d'un esprit revanchard. Avec Kossi, tout ce que l'on souhaite, c'est décoller au classement. Pourquoi pas en l'emportant à Metz... »

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord : Hier : une séance d'entraînement dans la matinée. Aujourd'hui : une séance à 10h30.
    D'un match à l'autre. Dernier match : Lens - Metz (6e journée de Ligue 2), lundi 15 septembre : 0-1. Prochain match : Metz - Reims (7e journée de L2), vendredi 19 septembre à 20h30. A suivre : Metz - Troyes (16e de finale de la Coupe de la Ligue), mercredi 24 septembre à 20h.
    A l'infirmerie. Cyril Chapuis, Julien François et Pascal Johansen poursuivent leur programme de remise à niveau. Légèrement touché à la cuisse, lundi à Lens, Cédric Barbosa s'est entraîné normalement. Sa participation à Metz - Reims, demain, n'est pas remise en question.
    Avertissements. Agouazi (1, 4e journée), Anastassowa (1, 2e tour de la Coupe de la Ligue), Cardy (1, 2e j.), Marichez (1, 6e j.), Mendy (2, 4e et 5e j.), Rocchi (3, 1re, 3e et 6 j.), Vivian (1, 3e j.).
    Suspendu. Aucun. Contrairement à ce que nous indiquions dans notre édition d'hier, Romain Rocchi n'est pas suspendu automatiquement pour la venue de Reims, vendredi. Averti pour la troisième fois en moins de dix matches, lundi à Lens, le milieu de terrain messin sera fixé sur son sort après que la commission de discipline de la LFP, qui se réunie ce soir, ait rendu son verdict.

    Ribéry gagne en justice

    FOOTBALL. L'international français Franck Ribéry devrait toucher 340 000 € de dédommagements de son ancien agent, a décidé, hier, la Cour suprême suisse. Le tribunal a confirmé ainsi une décision du Tribunal arbitral du Sport. Le TAS avait jugé que l'ex-Messin était dans son bon droit lorsque ce dernier a mis un terme au contrat le liant à son ancien agent Bruno Heiderscheid quelques semaines avant son transfert de Marseille au Bayern Munich en juin 2007. Ce transfert aurait atteint la somme de 25 millions €.
    Heiderscheid avait demandé au TAS de juger que Ribéry avait rompu son contrat et qu'il devait verser à l'agent basé au Luxembourg 6 millions € en dommages et intérêts. Mais le TAS avait au contraire estimé que le contrat signé avec Ribéry en 2005 était nul et non avenu et que le joueur de vingt-cinq ans devait être indemnisé à hauteur de 340 000 €, une somme correspondant aux émoluments déjà perçus par l'agent, débouté à cause de son casier judiciaire.

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    Une concurrence va s’instaurer

    A Reims, gardien rime avec ancien Messin. Johan Liébus (2001-2004) et Kossi Agassa (2002-2006) y sont en effet entraînés par Olivier Tingry, un autre portier passé par la Lorraine (1995-1996), qui a récemment mis ses gants de côté.

    Olivier, pour commencer, quels souvenirs gardez-vous de votre passage au FC Metz ?
    Olivier Tingry : « Il m’a laissé une impression mitigée. J’avais été recruté après quatre années passées à Troyes par Michel Ettorre, en tant que doublure de Jacques Songo’o. Mais sportivement, je n’ai pas été très heureux. Je me suis blessé à deux reprises et j’ai du passer sur le billard à chaque fois. Le club avait fait venir Stéphane D’Angelo pour me suppléer. Toutefois, le groupe était de qualité avec des jeunes talentueux comme Cyril Pouget ou Robert Pires, et nous avions remporté la Coupe de la Ligue. Même sans jouer, vivre ces moments était agréable. »
    Vous avez récemment mis un terme à votre carrière de joueur pour devenir entraîneur des gardiens. Pourquoi avoir fait ce choix ?
    O.T. : « Je voulais rester dans le milieu. Et à un moment, il faut savoir céder sa place ! J’avais cette possibilité de partager mon expérience, d’en faire bénéficier d’autres garçons. Le métier d’entraîneur des gardiens est un peu à part, c’est très pointu et notre relation avec les joueurs est plus amicale. Entre gardiens, on se comprend facilement et très vite. D’ailleurs, c’est un peu à Metz que j’ai découvert ce poste. A l’époque, le ‘spécifique gardiens’ n’était pas aussi répandu que maintenant. »
    Avez-vous établi une hiérarchie entre vos gardiens ?
    O.T. : « Non. Simplement, Périca Radic savait lorsqu’il a signé qu’il venait en tant que doublure. Après, jusqu’à maintenant, je n’ai pas eu à choisir entre Johann et Kossi. Nous avions recruté le second lorsque le premier s’étais blessé. Puis, ce fut à son tour de subir une blessure, et Johann a donc retrouvé sa place dans les buts. Pour le moment, Kossi est en phase de reprise après une opération au tendon d’Achille. Il n’est pas en pleine possession de ses moyens. Lorsque ce sera le cas, une concurrence va s’instaurer entre les deux. »

    Quelles sont les forces et faiblesses de ces deux joueurs ?
    O.T. : « Johann possède une grosse puissance au niveau des jambes, de très bons réflexes. Kossi a une grande envergure, il impressionne toujours lors de ses sorties. C’est un garçon calme. Leur tempérament est assez opposé. Johann est un perfectionniste, qui se pose beaucoup de questions. Il n’arrive pas toujours à faire le deuil de ce qu’il a mal fait la fois précédente. Tandis que Kossi est quelqu’un d’assez tranquille, qui a besoin de s’entraîner sereinement, d’évoluer sans pression. Ce sont en tous cas deux bons gardiens, qui peuvent encore s’améliorer pour atteindre un niveau supérieur. »
    Reims retourne à Saint-Symphorien deux jours après y avoir perdu. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?
    O.T. : « Tous les matches sont différents. En jouant deux fois la même opposition, on obtient jamais deux fois la même partie. Nous avons une revanche à prendre, c’est toujours plus difficile d’y parvenir lorsqu’on joue à l’extérieur. Mais nous n’allons pas trop cogiter. Notre prestation en Coupe de la Ligue comportait aussi de bonnes choses. Nous allons nous en servir pour fournir un bon match et essayer de ramener au moins un point. »

    Les gardiens ne sont pas à la fête à Reims depuis le début de la saison. Comment vivez-vous ce départ avec beaucoup de buts encaissés ?
    O.T. : « Lorsque l’équipe tourne mal, il n’y a pas que les joueurs de champ qui doivent se remettre en question. Les gardiens font la même chose et moi aussi. Nous avons encaissé beaucoup de buts sur des coups de pieds arrêtés. Il y a un travail collectif à fournir dans ce domaine. On essaie de redoubler de vigilance, de reprendre ce qui n’a pas fonctionné sur chacun des buts que nous avons pris. Après, personnellement, cela me fait toujours mal de voir mon gardien prendre beaucoup des buts. »
    Pour finir, que pensez-vous du gardien… de Metz, Christophe Marichez ?
    O.T. : « Nous nous sommes affrontés à plusieurs reprises alors qu’il jouait à Niort. Il a su rebondir, ce qui n’était pas évident car il s’est retrouvé libre au moment où son équipe descendait en National. Le FC Metz lui a fait confiance et il est passé du statut de troisième gardien à celui de premier. Cela prouve bien que rien n’est figé dans le football. On peut aussi passer de premier à troisième très vite. Ce qu’il a fait est plus sympa ! »

    September 17

    Metz attend les Rémois sans émoi...

    La petite phrase du jour : « Huit supporters de l'AS Nancy-Lorraine étaient hier soir en garde à vue à l'hôtel de police de Nancy. Parmi eux se trouve un mineur. Ils ont été interpellés à la suite des violences qui avaient émaillé le match entre l'ASNL et Rennes, dernière rencontre de la saison 2007-2008 de Ligue 1. Deux stadiers avaient été blessés dans des affrontements avec le public et vingt-quatre sièges arrachés dans une des tribunes. L'ASNL avait perdu son match 2-3. La plupart des supporters entendus demeurent dans l'agglomération nancéienne, à l'exception d'un Vosgien. »

    Les tendances de la rentrée

    Metz nouveau deuxième grâce à sa victoire à Lens, s'installe derrière le leader strasbourgeois. Une tendance parmi d'autres du premier quart de championnat.

    Les trois anciens pensionnaires de l'élite n'ont pas manqué leur retour à l'étage inférieur. « Toutes les équipes » ont beau être « relativement performantes », comme l'indiquait Yvon Pouliquen avant-hier, peu après la quatrième victoire messine en six matches, la sienne a déjà pris ses distances avec une bonne partie du peuple de Ligue 2. Strasbourg en a fait de même, en mieux : les Alsaciens se sont, en effet, adjugé la place du leader dès la deuxième journée. Ils y figurent encore, aujourd'hui, à l'heure où se présente leur septième rendez-vous de la saison. Et malgré son échec, lundi, face à l'équipage messin, Lens, troisième ex aequo, confirme la tendance qui prend forme alors que la compétition touchera bientôt à la fin de son premier quart : les gros bonnets sont là et visiblement bien décidés à ne pas y croupir trop longtemps. Metz et Lens, encore eux, sont bien placés pour en parler : le statut de favori ne leur donne aucun droit à la suffisance. Boulogne est venu le rappeler à l'équipe d'Yvon Pouliquen (victoire 1-2 à Saint-Symphorien), Vannes en a fait de même avec celle de Jean-Guy Wallemme (victoire 2-1). Les Boulonnais, seizième à l'issue de la saison passée, montrent qu'ils ont retenu un certain nombre de leçons : postée à une petite longueur, seulement, du dauphin messin, la formation de Philippe Montanier serait acceptée en Ligue 1 si le championnat s'arrêtait aujourd'hui. Vannes, lui, le promu, manquerait le coche pour une simple question de goal-average... Les surprises de ce début de saison résident ici : dans la réussite d'équipes auxquelles on prédisait les pires difficultés au début du mois d'août. Boulogne-sur-Mer et Vannes ne sont pas les seuls à figurer là où on ne les attendait pas. Mais pour les autres clubs concernés par le constat, la surprise a un goût beaucoup plus amer. Et même franchement désagréable du côté de Montpellier : le président Nicollin attendait plus ­ beaucoup plus ­ de l'entame de cette cinquième saison consécutive en Ligue 2. Or aujourd'hui, ses joueurs pointent à la dixième place du classement, en ayant perdu trois de leurs six premiers matches. Un nouveau revers montpelliérain, ce vendredi contre Sedan, pourrait conduire le charismatique Nicollin à signer le premier limogeage de l'exercice. L'entraîneur Rolland Courbis aura, en tout cas, été prévenu... Guingamp, lanterne rouge à deux points, Amiens, seizième ou encore Sedan, premier non-relégable et Reims, condamné potentiel, complètent la liste des déceptions.
    Pour eux, l'avenir est déjà rempli d'incertitudes. Et ce ne sont pas les mots de l'entraîneur messin, évoquant le cas des siens, qui pourront rassurer l'arrière-ban de la Ligue 2 : « Je ne dirais pas que nous avons rattrapé les points perdus face à Boulogne, les points ne se rattrapent jamais, mais nous avons réalisé une bonne opération ».

    FC METZ EXPRESS

    Tableau de bord. Hier : décrassage pour les joueurs de Lens - Metz, séance d'entraînement pour les autres joueurs. Aujourd'hui : une séance (10h). Demain : une séance (16h30).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Lens - Metz (6e journée de Ligue 2), lundi 15 septembre : 0-1. Prochain match : Metz - Reims (7e journée de L2), vendredi 19 septembre à 20h30. A suivre : Metz - Troyes (16e de finale de la Coupe de la Ligue), mercredi 24 septembre à 20h.
    A l'infirmerie. Cyril Chapuis, Julien François et Pascal Johansen poursuivent leur travail de remise à niveau en attendant de rejoindre le groupe. Vincent Bessat, lui, est passé à l'étape supérieure : le milieu de terrain s'est entraîné avec ses coéquipiers hier matin.
    Avertissements. Agouazi (1, 4e journée). Anastassowa (1, 2e tour de Coupe de la Ligue). Cardy (1, 2e j.). Marichez (1, 6e j.). Mendy (2, 4e et 5e j.). Rocchi (3, 1re, 3e et 6e j.). Vivian (1, 3e journée).
    Suspendu. Romain Rocchi, averti pour la troisième fois en mois de dix matches, avant-hier à Lens, purgera sa suspension automatique à l'occasion de la venue de Reims, vendredi.

    Metz, presque aussi bien que lui...

    En empochant trois points supplémentaires, lundi dans le Nord, le FC Metz version Pouliquen s'est rapproché de celui de Francis De Taddeo. En 2006-2007, après six journées de championnat, les Messins occupaient déjà la position de leader, avec un total de quinze points (5 victoires, 1 défaite/8 buts marqués, 3 encaissés). Deux ans plus tard, leurs successeurs en présentent treize (4 victoires, 1 nul, un défaite/7 but marqués, 4 encaissés). Avec ce détail d'importance : le cru nouveau a joué quatre de ses six premières rencontres à l'extérieur. Il y a deux ans, l'équipe messine n'avait quitté Saint-Symphorien qu'à trois reprises.,
    • Il y a deux ans, toujours, deux des trois équipes figurant dans le trio de tête après six journées de championnat avaient été invités à regagner l'élite au terme de la saison. Il s'agissait de Metz et de Caen. Grenoble, troisième à l'époque, avait vu ses illusions de début de championnat voler en éclat. L'équipe ­ dirigée alors par Yvon Pouliquen ­ avait achevé sa course en cinquième position. A onze points du troisième Strasbourgeois.

    September 16

    Metz avait plus "la frite"...et remporte trois points en or...

        

    Lens sait reçevoir, Metz sait se servir...Bienvenue au FC Metz !

    La petite phrase du jour : “ l’acier vainqueur du terril a passé avec succès l’épreuve du feu pour avoir été au charbon ! »…

    STRASBOURG - CHÂTEAUROUX : AUDITION LE 25 SEPTEMBRE.

    La réserve technique déposée par Châteauroux lors de son match de la 5e journée de L 2 à Strasbourg (1-2) sera examinée le jeudi 25 septembre, à 11 heures, au siège de la FFF. La commission « lois du jeu et appel » de la Direction nationale de l’arbitrage (DNA), présidée par Michel Girard, doit auditionner les représentants des deux clubs, l’arbitre de la rencontre, Alain Hamer, ainsi que l’un de ses assistants, Cyril Saint-Cricq. Selon le club de Châteauroux, sur l’action amenant le premier but strasbourgeois, Emil Gargorov avait joué un corner avec lui-même, ce qui n’est pas autorisé, son partenaire Pierre Ducrocq ayant laissé passer le ballon entre ses jambes sans le toucher, ce que les images paraissent confirmer. La commission de la DNA, qui ne peut en théorie faire appel à la vidéo pour motiver sa décision, devrait donc s’appuyer sur le témoignage des arbitres pour déterminer si le match doit être rejoué on non.

     

    Toifilou Maoulida devant Marichez Lens Metz 2008  vignette_lenssMetz 1 Lens 0

    (Quotidien Le Parisien) : Lens - Metz 0-1

    Le réalisme était lorrain

    IL Y A DIX ANS, Lens et Metz luttaient pour le titre en L 1. Désormais à l’étage inférieur, les deux clubs relégués au printemps dernier se disputaient hier soir le fauteuil de dauphin de Strasbourg.

    A ce petit jeu, les Lorrains, grâce à un but de Cissé (47e), étaient les plus forts. Invaincus en déplacement, ils ont su parfaitement contenir le pressing artésien désordonné pour mieux frapper en début de seconde période. La dernière victoire du FC Metz à Bollaert remontait à la saison 2003-2004. Les Grenats l’avaient emporté (2-0) grâce à un doublé de Toifilou Maoulida, le meilleur buteur des… Sang et Or (3 réalisations). Ce dernier a bien eu l’égalisation au bout du pied, mais son audacieux retourné a été détourné en corner par Marichez (79e). « On a péché dans la finition. La défaite est injuste. Ça s’est joué à peu de chose », déplore Jean-Guy Wallemme, l’entraîneur lensois.

    (Site officiel de Lens): Lens - Metz : Dominer n'est pas gagner

    C'est un Racing dominateur comme il l'a rarement été mais manquant cruellement d'imagination qui, ce lundi soir, s'est incliné (0-1) face des Messins ultra réalistes, inscrivant l'unique but de la partie par Cissé, quarante secondes seulement après la pause.

     Plus de deux semaines après la victoire face à Clermont,  le Racing, privé notamment de Sébastien Roudet (contusion au pied gauche), retrouvait le championnat avec une équipe quelque peu modifiée : Runje dans les buts, Chelle et Sartre en défense centrale, Demont et Vignal remplaçant l’habituel duo Laurenti-Ramos sur les côtés, Hermach et Sablé à la récupération, Doumeng à l’animation, Boukari et Monnet-Paquet sur les ailes et Maoulida en pointe.

    Dans une première mi-temps jouée sur un faux rythme, le Racing, soutenu par 27000 supporters, dominait les débats sans toutefois parvenir à réellement inquiéter son ancien poulain, Christophe Marichez, bien protégé par une solide défense. L’occasion la plus nette était d’ailleurs à mettre au crédit des Lorrains. Après plus d’une demi-heure de jeu, Vedran Runje qui n’avait jusque là pas touché le ballon, parvenait à repousser une frappe puissante de Barbosa. Le ballon était récupéré par Cissé, heureusement en position de hors-jeu, devant le but lensois (33e).

    Au retour des vestiaires, les Sang et Or, joueurs comme supporters, étaient cueillis à froid, quarante secondes après le coup d’envoi : Barbosa débordait sur la droite et adressait un centre millimétré qui permettait à Cissé de se jeter entre Sartre et Vignal pour, du bout du pied, propulser le ballon dans les filets artésiens (0-1, 46e). A l’heure de jeu, Jean-Guy Wallemme donnait un visage plus offensif à son équipe en remplaçant Vignal et Hermach par Ramos et Milovanovic. Dans les secondes qui suivaient, ce dernier manquait d’ailleurs de peu l’égalisation sur coup franc (61e).

    Puis c’était au tour de Roux, en remplacement de Doumeng, de venir soutenir Maoulida en attaque (69e). Un choix qui aurait pu s’avérer payant avec une tête à bout portant du jeune attaquant lensois, contrée par un défenseur et suivie d'un retourné de Maoulida à un mètre du but, dévié in extremis en corner par Marichez (79e). Le Racing continuait en vain de faire le siège du camp lorrain non sans s’exposer à quelques dangereuses contre-attaques. Bien que soutenus par leur public jusqu’au terme des six minutes d’arrêts de jeu, les Sang et Or ne parvenaient pas à fléchir le destin et s’inclinaient pour la première fois à domicile dans un match qu’ils dominèrent pourtant de bout en bout.

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    (Quotidien l’Equipe) : Metz en grand voyageur

    En arrachant à Lens son troisième succès en quatre déplacements, le club lorrain se hisse à la deuxième place.

    CERTAINS BUTS valent plus cher que les autres. Celui inscrit par Papiss Cissé, hier soir, son troisième de la saison, pourrait bien marquer un tournant. Car il a permis à Metz de remporter le choc des relégués à Lens (1-0), mais aussi de s’emparer de la deuxième place, à trois longueurs du leader strasbourgeois. Pourtant, le calendrier proposé au club lorrain en ce début de saison était loin d’être évident, puisque Metz s’est déplacé à quatre reprises sur les six premières journées. Or, après avoir gagné à Guingamp (1-0) et à Montpellier (2-1), sans oublier un nul à Amiens (1-1), les hommes d’Yvon Pouliquen ont donc su s’imposer à Lens, au terme d’un match bien maîtrisé. Leur accroc à domicile contre Boulogne-sur- Mer (1-2) a donc été largement compensé.

    Quant aux Lensois, battus pour la deuxième fois de la saison, la première à domicile, après trois victoires de suite en L 2, ils quittent le podium en raison d’une moins bonne différence de buts que Boulogne-sur-Mer. Pour le retrouver durablement, ils devront être « plus efficaces, aussi bien sur le plan défensif qu’offensif », comme le remarque Julien Sablé.

    Sablé : « Une minute de trop dans les vestiaires… »

    En première période, face à des Messins prudents, ses coéquipiers ne semblaient pas souhaiter prendre de risques excessifs, afin de ne pas s’exposer aux contres. Ainsi, les locaux dominaient assez nettement la partie, disputée sur un rythme moyen, mais sans se créer d’occasions vraiment franches. Les Artésiens se montraient surtout dangereux par Monnet-Paquet, percutant sur son côté gauche. Après un tir tendu de Demont repoussé par Marichez (9e), l’international Espoirs sollicitait le portier adverse sur une reprise de la tête cadrée (18e) et sur trois centres vicieux en l’espace de quatre-vingt-dix secondes (21e, 22e). Laissant donc l’initiative à leurs adversaires, les Lorrains se rappelaient tout de même à leur souvenir par une frappe enroulée du gauche de Barbosa, entraînant une belle (+ 1) (Metz), 3 buts. parade de Runje (33e). Puis, profitant du retard à l’allumage des Lensois juste après la pause, les Grenat se montraient d’un réalisme implacable en ouvrant le score au terme d’une action d’école. « On est restés une minute de trop dans les vestiaires », ironisait Sablé. Mendy lançait sur la gauche Barbosa, dont le centre parfait, à ras de terre, trouvait la reprise de l’intérieur du droit de Cissé, qui avait plongé au premier poteau (46e). Le Sénégalais aurait même pu récidiver d’une superbe volée sur un centre de Cardy, mais Runje s’envolait (66e). Intraitables en défense, grâce à un placement idéal et des interventions tranchantes, les Messins maîtrisaient la partie, la réaction lensoise se révélant trop désordonnée. Il y eut bien une frappe de Doumeng au-dessus (51e), un coup franc de Milovanovic juste à côté (61e), ou encore une tête cadrée de Chelle (75e) et même une double occasion pour Roux et Maoulida (80e). « Mais on s’est trop précipités, reconnaissait Sablé. C’est un coup d’arrêt… »

    RÉACTIONS

    Jean-Guy WALLEMME (entraîneur de Lens) : « Metz a su se montrer plus réaliste que nous. On avait plutôt réussi une bonne première mi-temps, même si on ne faisait pas les bons choix dans les vingt derniers mètres. Et puis, après avoir encaissé le but d’entrée en seconde période, on savait que la défense adverse serait encore plus âpre. On a joué de manière trop directe et on n’est pas assez passés par les côtés. On ne méritait pas de perdre. Maintenant, il va falloir réagir, surtout mentalement, dès dimanche, à Troyes. »

     Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « On vient de ramener six points de deux déplacements difficiles contre des concurrents directs, Montpellier (2-1) et Lens, ce qui est excellent sur le plan comptable, mais aussi mental. J’avais des regrets à la pause car on n’avait pas joué. On a su le faire dès la reprise pour prendre un avantage qu’on a gardé en restant sereins et agressifs ».

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    (RL) : Bien vu chez les Ch'tis !

    Metz a réalisé le coup parfait, hier, en s'imposant sur le terrain de son concurrent lensois. L'équipe d'Yvon Pouliquen remonte à la deuxième place du championnat.

    Tout était réuni. Sur scène, des acteurs ambitieux, au début de saison prometteur. Côté décor, des tribunes copieusement garnies et la voix inépuisable des supporters lensois. Mais voilà, dans le monde imparfait du ballon rond et de la Ligue 2, cela n'a pas suffit. Hier soir, Félix-Bollaert est longtemps resté le stade d'une promesse embrumée. Pas d'ennui, non, mais de part et d'autre, des intentions trop confuses pour aboutir. A ce jeu-là, Lens s'est montré le plus fort. Très présents dans la moitié de terrain messine, les joueurs de Jean-Guy Wallemme ont été les premiers à se montrer dangereux... à la trente-et-unième minute, Boukari se présentait seul devant Marichez, qui remportait son duel. Metz répliquait dans la foulée : idéalement servi par Laurent Agouazi, Cédric Barbosa enroulait une frappe du gauche, mais Runje la déviait du bout des doigts dans les pieds de Papiss Cissé qui réussissait le plus difficile en manquant le ballon (34e). Pas de regret : le Sénégalais avait été signalé hors-jeu. Ce ratage n'a pas déstabilisé l'attaquant messin. La preuve, il l'a amenée lui-même, moins de soixante secondes après le coup d'envoi de la deuxième période de jeu. Les chants lensois venaient à peine de reprendre qu'ils s'éteignaient brutalement, lorsque Papiss Cissé reprenait victorieusement un centre signé Julien Cardy (46e). Déjà buteur à Montpellier, lors de la dernière journée, l'attaquant plaçait les siens sur la bonne voie. Metz, qui avait semblé passer les quarante-cinq premières minutes à attendre sa proie, la tenait.
    Les Lensois bougeaient encore. Mais l'énergie n'était pas employée à bon escient. Milovanovic fut le premier à inquiéter véritablement le gardien messin : le coup franc du milieu de terrain frôlait le montant gauche de Christophe Marichez (61e). Metz répliquait cinq minutes plus tard. A la manœuvre, Cardy, encore lui, servait le buteur de la soirée, mais sa reprise de volée était déviée par Runje, au prix d'une jolie parade (65e).
    Bien en place et batailleurs, les Messins tenaient le choc. Maoulida, très réservé hier, avait beau tenter sa chance de manière acrobatique, Christophe Marichez veillait au grain. Le score en restait là, malgré les six minutes de temps additionnel accordé aux Lensois.
    Septième, hier, à l'heure du coup d'envoi, l'équipe d'Yvon Pouliquen occupe ce matin la deuxième place du championnat, et ce après avoir disputé quatre de ses six rendez-vous en terrain adverse. Hésitant il y a peu encore - il s'était incliné à Saint-Symphorien, face à Boulogne, lors de la quatrième journée - le FC Metz a affiché hier une maturité rassurante. Face à un adversaire présenté comme l'un de ses principaux concurrents dans la course à la montée, le fait n'est pas anecdotique. Lens n'est plus invaincu chez lui. Metz, lui, vient d'empocher sa troisième victoire à l'extérieur. Bien vu chez les Ch'tis !

    Un exploit signé Cissé

    Avec rigueur, les Messins ont passé l'écueil lensois grâce au coup de patte de Papiss Cissé.

    Marichez. Bien placé sur la frappe lourde et fuyante signée Demont (18e), le capitaine messin s'est ensuite illustré dans les pieds de Boukari (30e). Il a ensuite préservé la victoire messine sur une tête à bout portant de Chelle (75e) puis d'un arrêt réflexe face à Maoulida (79e).
    Brégerie. Une première mi-temps très délicate pour le jeune défenseur messin, souvent pris de vitesse par le remuant Monnet-Paquet. Maladroit dans la relance, l'ex-Bordelais s'est repris en seconde période, sans briller outre-mesure.
    Vivian. Sobre dans ses interventions, le Brésilien s'est, de surcroît, montré plus appliqué qu'à son habitude dans la relance. Décisif face à Maoulida (63e) et Monnet-Paquet (68e) au plus fort de la domination lensoise.
    Chrysostome. Maître de sujet en première période, il a ensuite tenu la baraque. Avec rigueur.
    Delgado. Très propre dans les duels. En témoigne celui gagné face à Maoulida qui filait au but (64e).Cardy. Un peu moins en vue dans l'animation offensive que mardi dernier en Coupe de la Ligue face à Reims, Julien Cardy n'a, par ailleurs, jamais rechigné à la tâche, à l'image de cette intervention rageuse dans les pieds de Boukari (22e).
    Rocchi. De l'abattage et de la volonté, comme à son habitude, il n'a guère été épargné par l'engagement lensois. Précieux.
    Agouazi. Très présent à la récupération, Laurent Agouazi s'est montré, à l'occasion, inspiré dans l'animation offensive en première période. Après l'ouverture du score, le n° 10 lorrain s'est mis au service de la cause défensive messine. Avec application.
    Barbosa. Une activité et un sens du jeu jamais démentis. D'une frappe enroulée du gauche, il a signé la meilleure occasion messine de la première période (33e) avant de servir sur un plateau, juste après la pause, Papiss Cissé pour l'ouverture du score (46e). Touché à la cuisse, il a cédé sa place à Guillaume Rippert (70e). Cissé. A la peine dans le jeu aérien durant les quarante-cinq premières minutes, l'attaquant sénégalais a ensuite fait preuve de sang-froid et d'adresse à l'image de son but (46e) et de cette reprise acrobatique remarquablement détournée par Runje (66e). Remplacé par Babacar Gueye (76e).
    Mendy. Peu d'occasions de tirer la couverture à lui. Il a cependant pesé sur la défense lensoise en multipliant les appels.
    Remplacé par Cheikh Gueye (84e).

    Cardy : « De mieux en mieux »

    Bénéfique au point de vue comptable, la victoire remportée à Lens est surtout encourageante pour la suite aux yeux du milieu de terrain messin.

    Vous avez réalisé le coup parfait... « Effectivement, c'est une excellente opération. On peut toutefois nourrir quelques regrets par rapport à notre première mi-temps que l'on a laissé un peu filer. Cela dit, Lens ne nous a pas vraiment mis en difficulté, et ce, grâce à une grosse solidarité de notre part. En seconde période, on s'est lâché, et même après le but de Papiss (Cissé) nous avons continué à produire du jeu tout en bousculant, par moment, les Lensois. C'est très encourageant pour la suite. »
    • Avec dix points sur douze possibles, Metz présente un bilan à l'extérieur presque parfait. Une explication ? « J'espère surtout que cette belle série va se poursuivre. Cette réussite s'explique surtout par une extrême solidité défensive. Nous l'avons encore démontré, ce soir (hier) à Bollaert, malgré une équipe lensoise volontaire et poussée par un public extraordinaire. De toute façon, si le FC Metz veut prétendre jouer les premiers rôles dans ce championnat de Ligue 2, il est indispensable de prendre des points à l'extérieur. Reste que nous devons maintenant nous attacher à être plus productifs à Saint-Symphorien. C'est important sur le plan arithmétique et pour notre public. »
    • Après une saison blanche, Yvon Pouliquen vous fait confiance depuis le début de la saison. Comment vous sentez-vous ? « A l'image de l'équipe : de mieux en mieux. C'est vrai qu'au cours des deux premières journées j'ai souffert physiquement. Rien de plus normal. On ne rattrape pas neuf mois d'inactivité comme ça, d'un claquement de doigts. Il faut être patient. Je le suis avec moi-même, mes coéquipiers et le coach le savent, ils doivent l'être aussi.
    Mais je sens que cela revient. »

    « Mon équipe m'a fait plaisir»

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «Oui, nous réalisons une bonne opération. J'aurais préféré que l'on marque dans les arrêts de jeu (il sourit), ça m'aurait évité de souffrir mais bon, je ne vais pas faire le difficile aujourd'hui. Notre première période m'a laissé des regrets, dans le sens où l'on n'a pas joué alors que nous en avions les moyens. Je l'ai dit aux garçons dans les vestiaires et ils ont saisi le message, on l'a vu après la pause. On manque peut-être de percussion dans les couloirs, mais ce soir, mon équipe m'a encore fait plaisir (...) La deuxième place ? Aujourd'hui, c'est anecdotique. Il reste trente-deux journées. Quoi qu'il en soit, ce succès est bon au niveau comptable et psychologique.»
    Jean-Guy Walemme (entraîneur de Lens) : «Nous avons livré une première mi-temps de bonne facture, mais nous n'avons malheureusement pas fait les bons choix dans les vingt derniers mètres. Après nous sommes très mal rentrés dans la seconde mi-temps. Le but messin a évidemment compliqué les choses. Les joueurs ont été trop impatients dans leur façon de réagir. Est-ce qu'on mérite de l'emporter ? Je n'en suis pas sûr. Mais je crois que nous ne méritons pas de perdre. Enfin, c'est le cas et c'est un coup d'arrêt. Il va falloir l'encaisser.»

    Une prochaine fois...

    Appelé pour la première fois dans le groupe professionnel du FC Metz - en raison des doutes entourant la participation de Christophe Marichez - Romain Ruffier n'a pas eu l'occasion de voir son nom apparaître sur la feuille de match de cette sixième journée de championnat. Hier, à Lens, le rôle de doublure a été confié à Oumar Sissoko. Ruffier, lui, a regardé le match des tribunes posté dans les tribunes du stade Félix-Bollaert. Son premier match, ce sera pour une prochaine fois.

    (Site official FC Metz) : Metz double Lens

    Remarquables de solidité et d’abnégation, les Grenats ont ramené une courte mais précieuse victoire de Lens grâce à un but de Papiss Cissé. C’est leur troisième en quatre déplacements, et sans doute pas la moins belle !

    Il fallait être solide pour revenir du Stade de la Mosson un succès en poche. Lorsqu’ils sont rentrés de leur périple héraultais, les Messins le savaient : toutes les équipes de Ligue n’iraient pas glaner trois points sur cette pelouse. Ils pouvaient être heureux du résultat qu’ils y avaient obtenu. Lundi soir, en sortant du Stade Bollaert, ils ont éprouvé la même satisfaction. Car une nouvelle fois, leurs aptitudes défensives, alliées à une efficacité offensive retrouvée, ont fait des ravages.
    Les « Sang et Or » furent cette fois les victimes du onze d’Yvon Pouliquen. Organisée à nouveau en 4-4-2, ce schéma que le coach breton n’a encore jamais abandonné cette saison, la formation mosellane s’est montrée intraitable. Au cours de la première période, notamment, elle a complètement éteint le feu artésien. On sentait que celui-ci pouvait jaillir des pieds de Monnet Paquet, qui sur son côté multipliait les appels ; ou encore de Toifilou Maoulida. Mais le premier n’a jamais réussi à trouver un partenaire à l’issue de ses chevauchées, tandis que le second a souvent joué dos au but sans parvenir à se retourner, bien serré par Matheus Vivian et Damien Chrysostome. Dans le même temps, Metz n’avait pas eu la moindre occasion de but.
    C’est au retour des vestiaires que les visiteurs mirent pour la première fois le nez à la fenêtre. Côté gauche, Cédric Barbosa déborda et centra parfaitement dans le tempo vers Papiss Cissé. Le Sénégalais ne laissa pas passer l’occasion et fusilla Runje (1-0, 46°). Pris à froid, les Lensois eurent du mal à reprendre leurs esprits. Ils auraient pu encaisser un second but suite à une volée de Cissé, mais sur ce coup le portier nordiste se montra impérial (64°). Jean-Guy Wallemme apporta du sang neuf à sa formation à l’heure de jeu. Et la fin de match fut à l’avantage des locaux. Par deux fois, ils se retrouvèrent en surnombre face à la défense messine. Mais Luis Delgado (65°) puis Matheus Vivian (66°) se montrèrent décisifs dans leurs face à face.
    Leur travail défensif n’aurait pas pu être efficace sans des interventions bien ciselées de Christophe Marichez, qui joua à plusieurs reprises les pompiers de service (63°, mésentente avec Brégerie ; et surtout à la 80°, sur un retourné de Maoulida). Le régional de l’étape a terminé proprement le travail et fait bien du mal à son ancien club. Car, Metz n’ayant pas su profiter des contres qui se présentaient à lui, la partie se termina sur ce score d’un but à zéro. Un excellent résultat pour le Club à la Croix de Lorraine, qui pointe à la seconde place du classement.

    September 15

    Ce n'est pas l'heure de la braderie...

    La petite phrase du jour : « Sans pression, pour garder la frite… »

    Tooafilou Maoulia a vite refait surface

    (La voix des Sports) : Maoulida, un rescapé qui a vite refait surface

    LES Sang et Or attaquent ce soir, à Bollaert, leur premier sommet de la saison, face au FC Metz, recalé lui aussi de Ligue 1 à l’issue de la saison dernière. La bande à Jean-Guy Wallemme, qui a réalisé pour l’instant un parcours presque sans faute (une seule défaite en six matchs officiels), pourra notamment compter sur Toifilou Maoulida comme chef de cordée. Après avoir vécu un été assombri par les incertitudes liées à son avenir, l’avant-centre lensois affiche désormais une mine épanouie. Auteur de quatre buts lors de ses trois dernières sorties avec le Racing, Maoulida surfe désormais sur la bonne vague. « En ce moment, je me sens en totale confiance, et cela tombe bien car je marche à cela. Je me sens bien dans cette équipe et cela me permet de tenter des trucs que je n’aurais pas osé auparavant. »

    Le RC Lens peut aujourd’hui se frotter les mains de l’avoir finalement conservé dans son effectif. Plutôt pro-Papin la saison dernière, Maoulida s’était un peu grillé tout seul au sein du club, en affichant publiquement ses dissensions avec Daniel Leclercq, le directeur technique du Racing. Il y a à peine un mois, on n’aurait d’ailleurs pas parié grand-chose sur l’avenir en Sang et Or de Maoulida. Mais, faute d’avoir des touches sérieuses en L1, l’attaquant originaire de Mayotte a donc fait le choix de rester, quitte à accepter de diminuer son salaire. « Cela m’aurait tout de même gêné de quitter Lens seulement six mois après mon arrivée, convient-il. C’est vrai que j’aurais pu partir, j’ai notamment eu des contacts à l’étranger, mais je ne me sentais pas prêt pour franchir le pas. Et dès l’instant où j’ai choisi de rester ici, je me suis immédiatement concentré sur l’objectif de la remontée en L1. »

    Pour le RC Lens, qui s’activait alors pour dénicher un attaquant supplémentaire susceptible d’épauler Boukari et Monnet- Paquet, la renaissance de Maoulida sous la tunique Sang et Or ressemble finalement presque à un renfort inespéré. Rescapé inattendu du naufrage de l’an dernier, Maoulida a promis à Gervais Martel qu’il marquerait au moins quinze buts cette saison. Il tient pour l’instant le rythme.

    Ce soir, il ne devra toutefois pas faire de sentiments face à Metz, un club pour qui il a déjà mouillé le maillot et planté 12 buts en L1, en 2003-2004. « Je n’y suis resté qu’un an, mais cela reste un super souvenir », explique-t-il, heureux de croiser le fer contre les Lorrains pour l’affiche de la journée. « Metz a des joueurs de niveau L1, je ne pense pas qu’ils vont jouer à dix derrière, ce serait tant mieux pour le spectacle. »

    Spectaculaire ou non, une victoire de Maoulida et de ses partenaires leur permettrait en tout cas de marquer encore un peu plus les esprits et de remonter à la deuxième place, à un petit point seulement du leader strasbourgeois.

    Martel et Molinati equipe du 15092008

    (Quotidien l’Equipe) : « C’est trop stressant ! »

    GERVAIS MARTEL et CARLO MOLINARI, présidents de Lens et Metz, évoquent leurs imposantes responsabilités.

    APRÈS UNE RÉUNION de l’UCPF (Union des clubs professionnels de football), jeudi à Paris, L’Équipe a convié Gervais Martel, cinquante-trois ans, président de Lens depuis vingt ans, et Carlo Molinari, soixante-quinze ans, à la tête de Metz depuis 1967 (avec une interruption de 1978 à 1982), à confronter leurs sentiments sur la situation de leurs clubs, qui s’affrontent ce soir en L 2. Il y a dix ans, ils luttaient pour le titre en L 1…

    SOUVENIRS DE 1998« Je me souviens surtout de notre victoire A Metz (2-0), le 29 mars 1998, qui nous a permis de passer devant et qui a fait la différence pour le sacre, à quatre journées de la fin, raconte Gervais Martel. Un an plus tard, on les battait (1-0) en finale de la Coupe de la Ligue. Lens et Metz étaient alors en vogue. » « Pour le sacre, ça s’était malheureusement joué à rien du tout, à cinq buts de différence (+ 20 contre + 25) », répond Carlo Molinari. Mais on avait fait plaisir à la France entière, nos deux clubs sortaient des sentiers battus. Ils étaient populaires en montrant qu’on pouvait réussir sans stars, avec du travail. »

    REGARDS CROISÉS

    « Quand je suis devenu président en 1988, Carlo était déjà une institution. J’allais le voir pour lui demander des conseils. Vingt ans plus tard, je suis émerveillé de le voir encore tenir le coup ! Moi, c’est certain, je ne resterai pas président quarante ans. C’est trop stressant », estime Martel. Molinari acquiesce et reprend : « Gervais s’est énormément investi comme président de l’UCPF pendant quinze ans (il a passé la main à Jean-Pierre Louvel, président du Havre, en juin), un poste où il y a beaucoup plus à perdre qu’à gagner. Cela a sans doute été parfois au détriment de son club… » « Mais ça lui a aussi offert une grande notoriété », rétorque Martel, qui a « décidé de se concentrer sur Lens ».

    LES AFFRES DE LA L 2

    Le président lensois a vécu une douloureuse relégation en mai : « Je viens de connaître trois mois extrêmement difficiles. Il a fallu réduire le budget de plus de la moitié, de 59 à 27 M€, et suspendre le projet d’extension du stade Bollaert à 52 000 places, car ce n’est pas viable en L 2, alors que j’allais déposer le permis de construire le 26 juin. On a rebâti pour remonter tout de suite et même si le club y survivrait, je ne préfère pas penser à une « installation » en L 2. Mais, comme depuis le début de la saison, je m’attends à des matches durs chaque semaine et je ne me projette pas plus loin que sur le prochain. » Ayant subi sa troisième relégation en six ans (le club lorrain étant remonté immédiatement les deux premières fois), Molinari déplore surtout « l’érosion du public à Saint-Symphorien. En revanche, notre projet de rénovation ou de construction d’un nouveau stade à l’horizon 2010 n’est pas conditionné à une remontée. On pourra le faire en L 2 ». De son côté, Martel loue le fabuleux soutien de son public : « On a 20 000 abonnés et on fait 32 000 de moyenne. » « C’est phénoménal ! », admire le Lorrain.

    L’USURE

    Carlo Molinari, certes toujours président, n’est plus majoritaire : « C’est Bernard Serin, nanti de 57 %des parts, qui me succédera sans doute. Le fait qu’il soit président exécutif me permet d’avoir l’esprit un peu plus libre. Je ne sais pas si je vais rester encore une, deux ou trois saisons, mais ce fonctionnement est viable. » En attendant, sa lassitude, surtout née des problèmes de violence ayant marqué la saison dernière, est bien présente : « Ça me fatigue. Le foot est victime de ce phénomène et je regrette que les jeunes supporters pensent parfois plus aux « fights » qu’à la fête et à l’amitié qui régnaient auparavant. » Martel ressent aussi durement l’usure de sa fonction : « Il y a deux ans, j’ai été opéré trois fois pour un problème au dos et, comme je ne voulais pas m’arrêter, je me suis " auto-médicalisé " et j’y ai laissé mes deux hanches. À cause du foot, qu’est-ce qu’on peut être con ! »

    Remplaçants : Brocard (g.) (16), Vignal (3) ou Ramos (2), Sablé (27), Monnet-Paquet (14), N. Roux (28).

    Entraîneur : J.-G. Wallemme.

    Absents : Dindane (rééducation), Roudet (pied), Al. Yahia (cuisse), Jemaa, Veselinovic, Kovacevic, Si. Keita (choix de l’entraîneur).

    Suspendus : aucun.

    Remplaçants : O. Sissoko (g.) (30) ou R. Ruffier (g.) (16), Chrysostome (25), P. Cissé (18) ou V. Mendy (20), L. Delgado (29), Farina (23).

    Entraîneur : Y. Pouliquen.

    Absents : Bessat, C. Chapuis, François, Johansen (reprise), Anastassowa (genou), Fallou Diagne, Gestede, Léoni, Renouard, Strasser (choix de l’entraîneur) Suspendus : aucun.

    metzattend son nord lens2008

    (R.L.) : Metz attend son Nord

    Invaincu à l'extérieur et rassuré par l'issue de ses deux dernières prestations, le FC Metz rend aujourd'hui visite aux Lensois. « Sans pression », aux dires de l'entraîneur Yvon Pouliquen.

    Il y a deux semaines, Metz prenait la direction de Montpellier le ventre noué. Hier après-midi, il a mis cap sur Lens dans une apparente décontraction. « Je ne ressens pas de pression, explique l'entraîneur. Au contraire, ce n'est même que du plaisir. » Une quinzaine de jours est passée par-là. Comme si, au fil de son voyage, qui l'a conduit du Sud au Nord, aujourd'hui, l'équipe d'Yvon Pouliquen avait récolté ce qui aurait pu lui manquer à l'heure de la soirée entre prétendants à laquelle il s'invite, ce soir, sur la pelouse de Félix-Bollaert.En amont de ce quatrième rendez-vous à l'extérieur depuis le début de la saison, Metz a commencé par se rassurer. La victoire remportée à Montpellier a, en effet, permis aux Messins de recoller au peloton de tête, elle leur a aussi permis de ranger la défaite qui avait précédé contre Boulogne-sur-Mer (1-2) au registre des accidents de parcours. Puis est venue la Coupe de la Ligue, et ce billet pour les seizièmes de finale arraché à Reims (2-1). « A nous, maintenant, de confirmer », poursuit Yvon Pouliquen.
    Il n'en faudra pas moins. L'hôte du jour affiche un bilan à domicile aux frontières de la perfection. Quatre matches, quatre victoires. En ce début de saison, Lens a su s'y prendre pour se racheter une conduite et se réconcilier avec ses supporters. Ceux-ci seront encore plus de 30000, dans quelques heures, pour rajouter à l'atmosphère de choc entourant cette rencontre entre le troisième et le septième du championnat de Ligue 2. Le fossé est trompeur : deux points, seulement, séparent les deux formations, reléguées ensemble à l'issue de l'exercice écoulé. « Je ne sais pas si c'est un choc, tempère l'entraîneur messin. Plutôt une confrontation entre deux équipes qui veulent jouer les premiers rôles et qui ont réalisé un bon début de parcours. » En effet, Lens et Metz n'ont laissé échapper qu'un seul de leurs cinq premiers rendez-vous : les Nordistes ont posé un genou à Vannes, le promu, Metz s'est laissé piéger sous son propre toit par Boulogne-sur-Mer. « Mais nous avons su réagir tout de suite », rappelle Yvon Pouliquen.
    Cette qualité fait office d'argument. Et il n'est pas le seul. « Sur le plan physique, on est proche de notre rythme de croisière, précise le technicien. Avec le retour progressif des blessés, je dispose de plus en plus de joueurs. La concurrence augmente et la qualité des entraînements aussi. Je m'en félicite. Je sens que l'équipe monte en puissance. »
    Une belle occasion se présente de le vérifier face au RC Lens. La saison passée, Metz avait rejoint Félix-Bollaert au mois d'avril, dans l'habit du condamné. Il y retourne aujourd'hui dans la peau d'un candidat ayant tout à gagner. Cette fois, oui, Metz attend son Nord.

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    Christophe Marichez : « Important, pas décisif »

    Un choc, oui, mais rien de plus : le capitaine messin, ancien de la maison lensoise, relativise l'importance du match qui attend son équipe.

    Christophe, que ressentez-vous à l'idée de refouler la pelouse de Félix-Bollaert ? « Beaucoup de joie, comme l'an passé. Malheureusement, cette fois, ce sera en Ligue 2, mais l'idée de jouer devant 30000 personnes est toujours super motivante. Tous les ingrédients sont réunis pour que ce soit un match intéressant à vivre. »• Durant l'intersaison, la rumeur vous a longtemps prêté des contacts avec Lens... « C'est vrai. Mais il n'y a jamais rien eu d'officiel. C'était des spéculations. Mais je le reconnais encore aujourd'hui : si elle s'était vraiment présentée, la possibilité d'évoluer à Lens ne m'aurait pas laissé insensible. C'est mon club formateur, ma famille habite là-bas... Il était humain que je sois attiré. »
    • Déçu que les choses n'aient pas abouti ? « Non. Metz m'offre un challenge aussi intéressant que celui que j'aurais pu trouver dans le Nord. Et ceux qui me connaissent savent que je n'ai jamais gambergé. Cela ne s'est pas fait, point barre. »
    • Ce Lens - Metz revêt-il, à vos yeux, une plus grande importance que les autres matches disputés jusqu'ici ? « Disons que c'est un rendez-vous important, mais il ne sera pas décisif. Ce n'est que la sixième journée de championnat... Je pense que les Lensois doivent penser la même chose. Pour les deux équipes, c'est surtout une occasion de se jauger. »

    • Une victoire vous replacerait pourtant devant Lens, dans le trio de tête... « Oui, c'est clair que ce serait une belle opération. Mais un nul le serait aussi. Il ne faut pas oublier que ce soir, au coup de sifflet final, on aura disputé notre quatrième match à l'extérieur. »
    • Comment le capitaine voit-il le FC Metz aujourd'hui ? « Notre succès à Montpellier, où beaucoup nous prédisaient de grosses difficultés, et notre victoire contre Reims, nous ont offert quelques certitudes. Cela a été un peu plus laborieux en Coupe, mais tout de même, je sens que la confiance commence à s'installer. »
    • Si vous deviez comparer l'équipe actuelle à celle de 2006-2007 ? « Après six journées de championnat, c'est difficile de dire si nous sommes plus ou moins forts qu'il y a deux ans. Nous avons peut-être simplement un peu plus d'expérience. Il y a des joueurs qui ont une saison de Ligue 1 derrière eux, et d'autres qui sont arrivés avec leur maturité... »

    B. Gueye avec Mendy ?

    Dix-sept joueurs messins ont pris la destination du Nord, hier, dans le courant de l'après-midi. Yvon Pouliquen s'est en effet accordé une marge de manœuvre, en choisissant de convoquer trois gardiens de but, parmi lesquels Romain Ruffier, dont c'est la première apparition dans le groupe professionnel. A l'origine de ce choix, Christophe Marichez, qui s'était plaint de douleurs à l'épaule, devrait néanmoins tenir sa place.
    Pour le reste, beaucoup d'incertitudes planent sur la composition du onze majeur. En défense, où l'entraîneur a choisi de se passer des services de Jeff Strasser, «pour lui permettre de souffler» et en attaque. Rudy Gestede est lui aussi sorti du groupe. Babacar Gueye, lui, y fait son entrée pour la première fois en championnat. Le Sénégalais, aligné contre Reims en Coupe de la Ligue, pourrait honorer sa première titularisation en L2 cette saison, aux côtés de Victor Mendy, buteur à Montpellier lors de la dernière journée. Papiss Cissé, touché à la cheville en début de semaine dernière, débuterait alors sur le banc.

    Lens par les chiffres

    Les Lensois ont déjà disputé trois rencontres à domicile. Ils ont signé autant de victoires (3-1 face à Dijon; 1-0 face à Châteauroux; 2-1 face à Clermont).
    • Neuf buts ont été inscrits jusqu'ici par les Lensois : trois par le tout récent international espoir Kévin Monnet-Paquet, trois autres par l'ancien Messin Toifilou Maoulida et les trois derniers par Roudet, Milovanovic et Boukari.
    • Six des neuf buts marqués par les Lensois l'ont été dans la dernière demi-heure, dont trois dans le dernier quart d'heure.
    • Si les Lensois marquent beaucoup en deuxième mi-temps (7/9), ils concèdent également beaucoup de buts : 4 sur 5. Dont deux dans le dernier quart d'heure.
    • Jean-Guy Wallemme a utilisé seize joueurs lors des cinq premières rencontres. Neuf d'entre eux ont participé à chacune de ces cinq rencontres. Deux sont partis en cours de route : Mounir Diane et Kader Mangane.

    Le groupe pour Lens-Metz

    Les Grenats ont un déplacement délicat à négocier lundi soir au Stade Bollaert de Lens. Voici les joueurs sélectionnés par Yvon Pouliquen pour ce choc du Championnat de France de Ligue 2.
    Gardiens : Marichez, Sissoko, Ruffier
    Défenseurs : Brégerie, Chrysostome, Delgado, Gueye C., Rippert, Vivian
    Milieux de terrain : Agouazi, Barbosa, Cardy, Farina, Rocchi
    Attaquants : Cissé, Gueye B., Mendy
    En phase de reprise : Bessat
    A l’arrêt : François, Anastassowa, Johansen
    Rudy Gestede et Diagne Fallou faisaient partie de l’équipe B qui a battu samedi Mulhouse à Saint-Symphorien sur le score de trois buts à un. Les buts messins ont été inscrits par Sakho (24° et 87°) et Aribi (75°).

    September 14

    FC Metz : as-tu du coeur ?...Il en faudra !

    La petite phrase du jour : « L’acier à l’épreuve du charbon »

    ETTORRE WALLEMME2008

    Michel Ettorre : « Mon erreur c'est d'être parti de Lens »

    Partir, revenir. L'ex-Messin et néo-Lensois connaît le scénario par cœur. Homme de passion et de convictions, Michel Ettorre ne fait pourtant pas de cinéma. Authenticité garantie...

    Impossible de passer à côté du sujet ! Le plus lensois de toute l'histoire messine, c'est assurément Michel Ettorre. Et le plus messin de tous les Lensois itou. Retourné à ses dernières amours durant l'intersaison, l'ancien fidèle adjoint de Joël Muller est évidemment le trait d'union tout indiqué pour évoquer le Lens - Metz de demain soir. Un rendez-vous pas tout à fait ordinaire pour deux des plus réguliers pensionnaires de l'élite ; un rendez-vous très chargé en émotions pour le nouveau complice de Jean-Guy Wallemme...• Michel Ettorre, pas trop difficile de revenir après être parti ? « Sincèrement, c'est comme si je n'avais jamais quitté Lens. J'ai été accueilli avec beaucoup de spontanéité et de gentillesse. C'est vrai que j'avais gardé beaucoup de contacts. J'ai retrouvé les amis que j'avais déjà, comme le kiné Frédéric Mankowski ou Georges Tournay, le responsable du centre de formation. Et puis, dans le Nord, on n'est jamais seul... »
    • Vous aviez imaginé revenir un jour à Lens ? « Déjà, il faut savoir que j'aurais pu rester quand Joël Muller a dû en partir. Gervais Martel me l'avait proposé. Mais je ne me voyais pas ne pas assumer moi aussi l'échec. C'eût été indécent. Il m'avait cependant dit à ce moment-là que je reviendrais un jour. Il a tenu parole ! »
    • Pas de regrets donc d'avoir volontairement quitté Metz ? « De regrets, non. Malgré tout l'amour que je porte à ce club. Mon erreur, en revanche, c'est d'être parti de Lens... Ça, je le regrette. Revenir à Metz, surtout la deuxième fois, en milieu de saison dernière, je m'étais juré de ne pas le faire. Mais je n'ai pas su dire non au président Molinari... »
    • Quelles sont les raisons qui vous ont amené à plier bagages ? « Un jour, je les donnerai, pas maintenant. J'ai peut-être d'ailleurs choqué des gens en décidant de partir. Certains ne m'appellent plus... J'ai aussi des excuses à faire aux supporters. Ils n'ont sans doute pas vraiment compris. Ce que je peux dire néanmoins, c'est que j'ai la sensation que tout n'avait pas été fait pour me mettre dans les meilleures conditions. La première fois, puis la deuxième. Je n'ai pas ressenti beaucoup de chaleur. Mais j'y suis peut-être pour quelque chose. Mais c'est comme dans un couple, il ne faut pas faire semblant, il vaut mieux arrêter... »

    • Vous avez du mal à tourner la page ? « Du mal, oui. D'autant que les copains sont restés. Joël (Muller), Yvon (Pouliquen) entre autres. Yvon passait son temps à me répéter que j'en faisais trop. C'était sans doute utopique de vouloir recoller les morceaux à droite, à gauche... Mais j'étais trop respectueux de notre public pour ne pas agir comme ça. »
    • Votre sentiment sur le nouveau staff lensois ? « L'avantage, c'est que je connaissais déjà du monde. Jean-Guy Wallemme était joueur à l'époque. Et puis avec un garçon comme Christophe Delmotte (l'autre adjoint), c'est facile de travailler. Il est posé, intelligent, agréable, il a moins d'expérience que nous, mais il a l'avantage de savoir prendre du recul justement. »
    • Avec la venue de Metz, les sollicitations n'ont pas dû manquer ? « C'est vrai, mais j'ai refusé quasiment tout en bloc (une émission sur Canal +, un micro toute la soirée pour le site du club par exemple...). Je sais que ça va être difficile pour moi, même si j'ai vécu des matches dans le genre en étant à Lens, déjà, ou à Strasbourg. J'essaie de faire abstraction, mais bon... Je ne crois pas que j'irai les voir à l'hôtel avant le match, je sais que je ne serai pas bien dans ma peau. Heureusement, Jean-Guy ne me fera pas jouer... J'aurais été fébrile ! »
    • Le résultat ? « Franchement, je n'aurais aucun plaisir à battre Metz. Mais nous ferons tout pour prendre les trois points... »

    CFA/Metz monte en puissance

    METZ - MULHOUSE : 3-1

    Stade Saint-Symphorien. 50 spectateurs. Arbitre : M. Millot. Mi-temps : 1-0. Buts pour Metz : Sakho (24e, 87e), Aribi (75e) ; pour Mulhouse : Benali (87e). Avertissements à Metz : Schmisser (45e), Fallou (67e) ; à Mulhouse : Kecha (33e).
    METZ. Ruffier ­ Leoni, Fallou, Siebert, Schmisser, Zimmer ­ Patin, I. Gueye (N'Diaye, 56e) ­ Gestede (Aribi, 56e), Bourgeois (Reydel, 82e), Sakho.
    MULHOUSE. Potel ­ Kecha (Benali, 81e), Demuth, Frossard, Milazzo ­ Holbein, Perianayagom, Matter, Mastroianni, Chirouf ­ Regnier.

    Bien que dominé par Mulhouse, les Messins trouvaient l'ouverture par Sakho qui parvenait à éliminer le portier mulhousien (24e). « Nous avons fait une entame prudente sans trop d'occasions ni de rythme pour nous rassurer collectivement, explique José Pinot, l'entraîneur mosellan. Le premier but a redonné confiance à tout le monde. » Les Mulhousiens avaient beau camper dans la partie de terrain messine, ils ne se créaient pas d'occasions, à l'image de la frappe de Régnier qui passait largement à côté des buts de Ruffier (32e). Peu de temps après, Schmisser ne cadrait pas sa tête (33e), alors que Diagne, trouvait, quant à lui, la transversale (43e). Les visiteurs avaient la possibilité de revenir au score juste avant la pause, mais Régnier, parti à la limite du hors-jeu ne cadrait pas sa frappe (45e).
    A la reprise, malgré une succession de corners de part et d'autre, il fallait attendre la 75e minute pour voir les Messins doubler la mise. Sur un ballon perdu au milieu de terrain par Mulhouse, Aribi partait en contre pour tromper Potel (75e). Alors que les Lorrains pensaient avoir fait le plus difficile, les Mulhousiens parvenaient tout de même à réduire la marque, en deux temps, par Benali (83e). Les protégés de José Pinot se mettaient définitivement à l'abri grâce à Sakho (87e). « J'ai senti les garçons concentrés et concernés tout au long du match au cours duquel on est monté en puissance » concluait l'entraîneur grenat.

    September 13

    Les bébés dragon ont assuré, leurs aînés ont-ils la frite?

    La petite phrase du jour : « En remportant la Danone Nations’ Cup des benjamins, avec une majorité de jeunes Mosellans issus de Metz, Thionville, Bouzonville ou quelques autres villes du département , ces « jeunes pousses » permettront-elles de faire prendre conscience à ce club qu’il n’est pas nécessaire de chercher ailleurs, dans d’hypothétiques pays exotiques les footballeurs de l’avenir grenat ? On dépense beaucoup d’argent pour recruter et former des jeunes qui ne rêvent que de s’exiler très vite dans des clubs Anglais, Espagnols ou Italiens (entre autres !): on forme pour nos futurs adversaires sportifs !Autant scier la branche sur laquelle on est perchée ! »

    (R.L.) : Metz sur la voie lactée

    En remportant la coupe internationale des benjamins, les jeunes Messins inscrivent une nouvelle ligne au palmarès du club à la croix de Lorraine.

    Des images indélébiles. De celles qui n'auront de cesse d'apparaître sur l'écran géant de leurs souvenirs. « C'est trop dur de ne sortir qu'une seule image. » Gauthier Hein cherche. Réfléchi. Se torture les méninges, sourire aux lèvres. Tout se bouscule dans la tête de l'un des buteurs de la finale. « Le but, les nombreux supporters, euh... l'ambiance, Zidane... Ah oui, avoir serré la main des malades atteint de leucodystrophie... »Dimanche 7 septembre 2008. Une date que Gauthier et ses partenaires ne sont pas prêts d'oublier. Celle où l'équipe benjamine du FC Metz, parée de bleu pour l'occasion ­ la couleur de l'équipe de France qu'elle représentait officiellement ­, a raflé le titre de champion du monde. Un an après avoir échoué en finale, la nouvelle génération grenat s'est, en effet, permis de ravir la Danone Nations Cup à la Russie devant 30 000 spectateurs. « Un véritable exploit », coupe Carlo Molinari, le président messin. « Nous sommes une équipe de club avec une majorité de joueurs issus de la région, poursuit Pascal Humbert, le responsable de l'équipe de football. Et face à de véritables sélections nationales nous nous sommes tout de même imposés. » A ses côtés, Jean-Pierre Goujard, l'entraîneur de ces jeunes champions, écoute. Déguste encore. Une douce saveur dont les arômes demeurent. Persistantes. Enivrantes. « Je n'ai pas encore réalisé, lâche-t-il finalement. C'est trop d'émotions... » Et derrière l'homme, un brin émotif, se cache l'éducateur pour qui le seul trophée remporté, dimanche au Parc des Princes, ne fait pas tout. « Demandez donc à mes joueurs ce que je leur dis avant de rentrer sur un terrain. » A peine le temps de se retourner vers les intéressés que la réponse fuse... « Il nous demande, à chaque fois, même avant la finale, de prendre du plaisir. » Dixit Guillaume Kremer. Une pincée de plaisir, un soupçon de rigueur et une grosse dose de talent. Voilà la recette de la réussite des benjamins du FC Metz. « Ce sont des enfants, mais lorsqu'ils disputent un match, ils savent qu'ils doivent se comporter comme des grands, comme de véritables compétiteurs, explique Pascal Humbert. Et tout cela est le fruit du travail de l'ensemble de l'école de football au sein de laquelle on communique énormément en respectant les compétences de chacun. » Pour mener à bien les projets sportifs... et « éducatifs, comme l'a rappelé le président Molinari. L'accompagnement scolaire est primordial pour leur épanouissement personnel. Car l'avenir leur appartient. Au sein du FC Metz, je l'espère. »
    En attendant d'emprunter le sillage doré tracé par leurs glorieux aînés, ils leur restent des images indélébiles. De celles qui n'auront de cesse d'apparaître sur l'écran géant de leurs souvenirs. « Avoir serré la main de Zidane » pour Guillaume Kremer, « soulever la Coupe » pour Nicolas Schwartz ou « avoir partagé un grand moment avec mes copains » pour Quentin Keldenich...

    babacar-gueye_joueurfoot2008

    Gueye, la foi d'après

    L'attaquant sénégalais a fait sa première apparition sous le maillot messin, mardi, en Coupe de la Ligue. Un nouveau point de départ pour Babacar Gueye, qui a rangé ses envies d'ailleurs au placard.

    Quatre-vingt-deux minutes. Les premières pour Babacar Gueye cette saison. Mardi, la Coupe de la Ligue a sonné la rentrée de l'international sénégalais sur la scène messine. « Ça commençait à faire long »... Son dernier match sous le maillot grenat remontait au 18 mai dernier. La venue du Mans, ce jour-là, clôturait le long chemin de croix messin. Dans l'esprit de l'attaquant, elle marquait une autre fin. Celle, souhaitée, de son expérience sur les bords de la Moselle. A vingt-deux ans, sept ans après son arrivée à Metz, Babacar Gueye avait, en effet, clairement exprimé à ses dirigeants son envie d'aller tenter sa chance ailleurs. Ce sera pour plus tard. Ses essais, en Russie, au FC Saturn, puis en Allemagne, à Nuremberg, n'ont pas connu l'issue espérée par le joueur. Et la porte du mercato s'est refermée, avec un claquement de déception. « J'avais vraiment envie de partir vers quelque chose de nouveau, explique Babacar Gueye. Mais voilà, ça ne s'est pas fait, je m'y suis fait. » Yvon Pouliquen aussi, qui a profité du deuxième tour de Coupe pour relancer son attaquant dans le bain de la compétition. « Le meilleur moyen de lui éviter de gamberger, c'était de le faire jouer. » Entre l'entraîneur et le Sénégalais, la confiance règne : « Il a toujours été honnête avec moi, souligne Yvon Pouliquen. Il a encore l'ambition de quitter le club, mais il est conscient que cela passe maintenant par de bonnes prestations ici. » A lui de s'imposer. Le premier défi de Bab's sera celui-là. Trouver sa place dans les choix d'un entraîneur qui avait volontairement décidé de composer sans lui jusqu'ici, sachant que ses valises étaient prêtes. Mais voilà, l'attaquant les a défaites et le souvenir de son passage en Ligue 2, il y a deux ans ­ au cours duquel il avait inscrit dix-sept buts ­ ne pourra pas laisser Yvon Pouliquen insensible bien longtemps. « C'est un potentiel, note le technicien, qui doit encore s'affirmer. Je suis persuadé qu'il possède les capacités pour franchir un palier. » A Metz, de préférence...
    En attendant de pouvoir exprimer son ambition sur les pelouses, le Sénégalais la dévoile dans les mots : « Aujourd'hui, j'ai la possibilité de jouer la montée, c'est un vrai défi. La Ligue 2, c'est dur, on va être attendu tout au long de la saison. L'équipe est bien en place, le groupe sain, ça peut faciliter mon arrivée et celles des deux dernières recrues, Pascal (Johansen) et Guillaume (Rippert). » Oublié, donc, les envies d'ailleurs ? Aujourd'hui, oui. Babacar Gueye reconnaît avoir ressenti une pointe de contrariété lorsque le mercato s'est achevé, « mais, dit-il, je suis parti en sélection, ça m'a fait du bien. Maintenant, tout est plus clair dans ma tête. J'ai tout fait pour donner un autre virage à ma carrière, ça n'a pas marché. C'est que ce n'était pas le bon moment pour moi... Je crois en Dieu vous savez. » L'ailleurs, ce sera peut-être une prochaine foi.

    CFA / Remonter la pente

    FC Metz. 12e avec 10 pts (1v, 2n, 2d). Les trois dernières rencontres : défaite à Nancy (2-1), nul face à Lille (1-1), défaite à Sochaux (3-0).
    Mulhouse. 6e avec 15 pts (3v, 1n, 1d). Les trois dernières rencontres : victoire face à Auxerre (2-0), victoire à Vesoul (1-2), défaite face à Besançon (0-1).
    L'enjeu. Après avoir rencontré quatre réserves professionnelles d'affilée, les Messins retrouvent, ce soir, une "vraie" équipe de CFA. Le challenge n'est pas, pour autant, plus simple. Toujours est-il que Metz court toujours après un deuxième succès cette saison. Histoire de ne pas glisser vers les profondeurs du classement.
    Le groupe. Ruffier, M'Fa ­ Leoni, Reydel, Schmisser, Zimmer, Siebert ­ I. Gueye, Diagne, Patin, Haddadji, Aribi ­ Gestede, Sakho, D. N'Diaye, Bourgeois.
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. « Mulhouse possède des joueurs expérimentés et au à fort potentiel, à l'image de Regnier, l'actuel meilleur buteur du championnat. Après une série de matches décevants sur le plan comptable, il est primordial pour nous de retrouver le chemin de la victoire. Face à une équipe dangereuse, il va donc falloir se montrer à la hauteur. »
    Metz - Mulhouse, stade Saint-Symphorien (18h)

    FC Metz express

    Tableau de bord. Hier : une séance d'entraînement. Aujourd'hui : une séance (9h30). Demain : une séance (16h30).
    D'un match à l'autre. Dernier match : Metz - Reims (2e tour de la Coupe de la Ligue), mardi 9 septembre, 2-1. Prochain match : Lens - Metz (6e journée de Ligue 2), lundi 15 septembre à 20h30. A suivre : Metz - Reims (7e journée de L2), vendredi 19 septembre à 20h30.
    A l'infirmerie. L'infirmerie messine se vide. A l'exception de Guillaume Rippert, dispensé d'entraînement en raison de douleurs au pied, les anciens blessés reprennent tous progressivement le chemin de la compétition : Julien François, Cyril Chapuis, Pascal Johansen poursuivent leur travail à l'écart du groupe. Vincent Bessat, lui, a participé à une large partie de la séance dirigée par Yvon Pouliquen.
    Avertissements. Agouazi (1, 4e journée). Anastassowa (1, 2e tour de Coupe de la Ligue). Cardy (1, 2e journée). Mendy (2, 4e et 5e journées). Rocchi (2, 1ère et 3e journée). Vivian (1, 3e journée).
    Suspendu. Aucun.
    L'info du jour. Le match comptant pour les seizièmes de finale de la Coupe de Ligue, opposant le FC Metz à Troyes, aura lieu le mercredi 24 septembre à 20h, au stade Saint-Symphorien.

    Trois rencontres ont lieu à domicile ce week-end pour les jeunes du FC Metz.
    CFA : Metz - Mulhouse, samedi 18h, Stade Saint-Symphorien (entrée libre, accès Tribune Sud)
    16 ans : Metz - Paris CF, dimanche 15h, Synthétique Plaine Saint-Symphorien
    15 ans : Metz - Nancy Haut du lièvre, samedi 15h30, Synthétique Plaine Saint-Symphorien
    13 ans A : Sarreguemines - Metz, samedi 14h
    13 ans B : Saint-Dié - Metz B, samedi 15h30

    Les Bleuets à l'affiche à Saint-Symphorien

    L'équipe de France Espoirs jouera sa place à l'Euro 2009, à Saint-Symphorien, face au voisin allemand. Une belle affiche !

    L'histoire se répète. Comme il y a douze ans, la pelouse du stade Saint-Symphorien s'apprête une nouvelle fois à accueillir l'équipe de France Espoirs et son homologue allemande. Le mercredi 15 octobre, ces deux grandes nations du ballon rond disputeront, en effet, le match retour d'une confrontation qui débouchera pour l'une d'entre elles sur un billet pour l'Euro 2009. La première manche, elle, se disputera cinq jours plus tôt dans l'enceinte de Magdebourg (19h). « Nous sommes évidemment très heureux du choix qui a été fait, a expliqué hier Bernard Desumer, annonciateur de la bonne nouvelle. France - Allemagne, il n'y a pas mieux comme affiche ». Le président de la Ligue Lorraine de Football a lui-même poussé la candidature de Metz et du stade Saint-Symphorien, « après avoir consulté le président Carlo Molinari. C'est un joli clin d'œil à l'histoire. En 1996, nos Espoirs avaient déjà affronté l'Allemagne sur la pelouse messine. Le match avait à l'époque été organisé dans le cadre du 75e anniversaire de la Ligue. » L'issue, victorieuse (4-1, 0-0 à l'aller), avait surtout permis aux Bleuets de l'époque ­ parmi lesquels figuraient Robert Pires et Lionel Letizi ­ de décrocher leur place aux Jeux Olympiques d'Atlanta.
    Ce 15 octobre, l'enjeu sera différent. L'équipe dirigée par Erick Montbaerts, successeur de René Girard, tentera de se qualifier pour l'Euro Espoirs programmé en juin 2009. Une perspective rendue possible après la victoire remportée mardi en Bosnie (0-1), victoire qui a permis à la France de se placer en deuxième position de son groupe, derrière le Pays de Galles.

    (Quotidien l’Equipe) : ESPOIRS (Euro 2009, barrages)

    L’Allemagne pour les Bleuets

    POUR ESPÉRER disputer le prochain Championnat d’Europe Espoirs, qui se déroulera en Suède du 15 au 29 juin prochain, les Bleuets, deuxièmes du groupe 10, devront se défaire, lors des barrages, de l’Allemagne, qui a terminée n tête de sa poule. Le tirage au sort, effectué par Henrik Larsson, l’attaquant de Helsingborg, a eu lieu hier à Malmö. Le match aller se disputera le 10 octobre à Magdebourg, ville située dans l’ancienne RDA. « Pour le retour, croit savoir Érick Mombaerts, le sélectionneur tricolore, on jouera à Metz, vraisemblablement le mercredi 15. C’est une belle affiche, totalement équilibrée. Je ne connais pas encore très bien l’adversaire. On va aller chercher quelques informations mais sans toutefois se focaliser sur l’adversaire. On va surtout se concentrer sur notre projet de jeu. »

    Entraînée par le champion d’Europe 1996 Dieter Eilts, en poste depuis 2004, la jeune Nationalmannschaft est essentiellement composée de joueurs évoluant de façon régulière en Bundesliga. C’est le cas de Markus Steinhöfer, milieu de terrain de Francfort et coéquipier d’Habib Bellaïd, buteur héroïque face à la Bosnie-Herzégovine (1-0). « Quand je suis rentré de sélection, explique le défenseur français, j’ai dit à Markus que j’étais persuadé qu’on allait les jouer. C’est fait. Je lui ai aussi assuré qu’on allait gagner. Je suis content. Il y aura du monde. L’Allemagne est une équipe qui ne ferme jamais le jeu. Ça doit nous convenir. »

    Maoulida2008

    (Site officiel RC Lens) : Maoulida: "Une saison magnifique à Metz..."

    Metz te rappelle t-il de bons souvenirs ?
    De très bons, même si je n’y suis resté qu’une année. Pour moi, cela reste ma meilleure saison en Ligue 1. J’ai marqué 13 buts, ça s’est bien passé et nous avons maintenu le club en Ligue 1. J’y ai rencontré l’entraîneur Jean Fernandez et le président Carlo Molinari de l’époque. Que ce soit sportif ou extra sportif, ce fut une saison magnifique !
    Quand on demande « Qui est l’homme en forme du moment ? », beaucoup nous répondent « Toifilou Maoulida ! »...
    C’est vrai que je me sens bien actuellement. Je suis totalement confiant ! Je suis un joueur qui marche énormément à la confiance et l’affectif. Les coachs, mes coéquipiers et les supporters ont confiance en moi. Tout va bien ! Pourvu que cela dure. C’est pour ça que je continue à travailler. Le plus important reste quand même le collectif. Il faut gagner des matchs et aller de l’avant. Si je vais bien, c’est que l’équipe va bien.
    C’est cette confiance qui fait que tu tentes des gestes lors des matchs ?
    Quand on est en manque de confiance, on va moins tenter de choses pour se dire de jouer plus simplement. Mais, en ce moment, je me sens bien dans cette équipe. J’essaye donc de frapper, de dribbler et de faire des gestes que je ne ferai pas sans cette confiance.
    Vous jouez maintenant les vendredi et lundi. Est-ce que cela change les repères des joueurs ?
    C’est un changement radical ! La semaine de préparation est beaucoup plus longue quand nous jouons le vendredi. Nous sommes des compétiteurs et nous aimons jouer ! Mais nous commençons à nous adapter. Ce qui est bien, c’est qu’avec les matchs de la coupe de la Ligue, nous allons jouer tous les trois jours.
    Regrettes-tu d’être resté à Lens ?
    En aucun cas je ne regrette mon choix ! Dès l’instant où j’ai dit que je restais à Lens et que j’étais à 500% Lensois. J’ai mis tout le reste de côté, que ce soit les propositions et les contacts que j’ai eus. J’étais concentré sur mon objectif numéro 1 : la remontée en Ligue 1 ! Au contraire, je savoure ! Nous gagnons, nous sommes bien placés dans le classement, je marque des buts… Tout va bien ! Comme je dis : « C’est à la fin du bal que l’on paye les musiciens. » Nous verrons bien à la fin du championnat... Si nous continuons comme cela, ça ne peut qu’aller !
    Lens-Metz est une grosse affiche. Penses-tu que Metz va jouer différemment des autres équipes qui sont venues jusqu’à présent à Lens ?
    Je n’espère pas. Metz est une équipe de Ligue 1 qui est descendue en Ligue 2, tout comme nous. Ils ont des joueurs qui ont un niveau de Ligue 1. J’espère que les Messins vont jouer libérés et non à dix derrière. Il faut qu’il y ait du spectacle. Ce sera l’affiche et le stade sera pratiquement plein.
    Le fait qu’il y aura un peu plus d’espaces face à Metz t’arrangera t-il ?
    La Ligue 2 est différente de la Ligue 1. Il y a beaucoup moins d’espaces, les joueurs sont vraiment plus regroupés, le marquage est beaucoup plus strict et le jeu est plus physique. Avec Metz, je pense qu’il y aura un peu plus d’espaces...

    ettore_michel2008

     Michel Ettorre : « Heureux comme un gosse ! »

    Disputer un match contre le FC Metz n'est jamais chose anodine pour Michel Ettorre qui aura effectué l'essentiel de sa carrière, joueur comme entraîneur, au sein du club lorrain. A trois jours de ce rendez-vous, l'entraîneur des gardiens nous confie ses souvenirs et nous parle, sans détour, du présent à l'occasion de la conférence de presse tenue ce vendredi à la Gaillette...
    Entretien
    Te reste t-il des connaissances à Metz ?
    Je connais tout le monde à part Romain Brégerie et Romain Rocchi. Il y a 98% des gens que je connais très bien ! Je suis en contact permanent avec eux. Je n’y ai pas que des amis mais j’en ai laissé beaucoup ! Du jardinier à la secrétaire, en passant par les intendants et le staff technique…
    Quels sont les qualités et les défauts de Metz ?
    Les Messins ont beaucoup de qualité ! C’est ce que je disais à Yvon Pouliquen [Ndlr. Entraîneur de Metz] : « Même sans être très bon, tu as une très bonne agressivité ! » Il a gardé une certaine rage. Son équipe lui ressemble un petit peu. Bien qu’il n’ait pas de muscles sur lui, c’est un mec hargneux, combatif et travailleur. C’est un sorcier. Il essaye de faire jouer ses hommes. Il a une équipe qui est complètement faite pour la Ligue 2. Ce n’est pas pour être péjoratif. Ils ont des gabarits. Ils sont prêts physiquement. Ils ont dans les gènes une agressivité naturelle que nous n’avons peut être pas à 100% dans nos matchs depuis le début de la saison. Ils sont très performants dans leurs jeux aériens défensif et offensif. Ils ont été pas mal sauvés sur leurs coups de pied arrêté, domaine dans lequel ils excellent.
    Cela va te faire forcément bizarre de retrouver Metz en tant qu’adversaire ?
    Bien sûr. J’ai déjà fait des Lens-Metz. La première année où je suis arrivée avec Joël Muller [Ndlr. Ancien entraîneur de Lens et de Metz], nous avions eu le bonheur de gagner là-bas. C’est toujours difficile de rentrer en compétition face des potes. Il va falloir que je fasse abstraction de pas mal de choses mais j’essaye de me dire que ce sera un match comme un autre. Yvon va tout faire pour me battre, même si nous sommes amis ! Je regrette que Joël ne soit pas présent à l’occasion de ce match. C’était un symbole de l’inviter à cette rencontre car je lui dois, en partie, ma première venue à Lens. Je n‘oublierai jamais les années formidables que nous avons passées ensemble.
    Comment jugez-vous la situation du club messin, aujourd'hui ?
    Il y a beaucoup de choses qui ont changé depuis quelques temps. La situation économique a beaucoup changé et a fait évoluer les mentalités. Pendant presque 40 ans, le président Molinari a fait du funambulisme en maintenant son équipe parmi l’élite. Maintenant, ça devient de plus en plus dur. La preuve c’est qu’il y a eu trois descentes en l’espace de six ans ! Malgré cela, ils essayent de garder le même état d’esprit. Il y a eu une grande cassure, un changement catégorique lorsque Francis De Taddeo, que je n’apprécie pas d’ailleurs, a pris les rênes du club, et j’ai bien dit du club et non de l’équipe. Maintenant, ils essayent de faire marche arrière. Je suis heureux que Joël ait récupéré ce poste de directeur sportif qui n’existait pas à Metz. Yvon, Joël et le président Molinari, en quatuor avec Bernard Serin, s’entendent très bien, ce qui est un avantage pour que Metz redevienne ce qu’il était à l’époque.
    Malheureusement, de bons éléments ont dû être libérés…
    On peut dire ça de tous les clubs. Malheureusement pour vivre, nous sommes obligés de vendre nos meilleurs éléments. Cela en devient une question de survie. Mais c’est frustrant, c’est sûr.
    As-tu bien vécu le fait de partir de Lens la première fois ?
    Je reste un mec foncièrement positif. Malgré mon grand amour pour le FC Metz et mon grand respect pour mes amis et le président, il est difficile de faire semblant. Il y avait une cassure. Partir de Lens fut une grosse erreur ! Je m’y sentais très bien. Je suis parti par respect pour mes amis. Nous étions un staff d’amis : Joël Muller, Georges Tournay et moi. Normalement, je devais rester en place alors que tous les deux quittaient l’équipe première, en janvier 2005. Je ne pouvais pas continuer alors que les autres étaient pénalisés. C’était une question d’honneur, de respect et d’amitié ! Le président Gervais Martel l’avait bien compris.
    Et là, retour à Lens ! Es-tu heureux ?
    Heureux comme un gosse ! J’ai fait un triple salto quand j’ai appris que je pouvais revenir. Le président Martel m’avait contacté depuis un certain temps. Malgré tous les changements et la descente, je suis content ! Nous sommes bien sûr perfectibles avec le staff. Nous apprenons et nous sommes heureux de travailler et de souffrir ensemble. Je suis vraiment satisfait de la tournure que cela prend ! Même si les entraîneurs restent des éternels insatisfaits. Tout me plait ici ! Nous n’avons pas perdu en qualité du jour au lendemain parce que nous sommes descendus ! Tout le monde s’en serait bien passé mais quand on voit la ferveur populaire ! Pour l’instant, nous ne sommes pas à la hauteur des exigences du public qui est merveilleux. Quand nous n’avons pas été bien sur les derniers matchs, soit Vedran, soit le public nous a boosté ! Il faut continuer de l’avant. Je suis très confiant et ce n’est pas un excès !
    Vedran Runje est un réel atout dans le groupe !
    Le signe fort est apparu quand il a annoncé qu’il restait à Lens ! Je pense que cela a été décisif pour les joueurs, pour le groupe, pour ceux qui ont voulu faire marche arrière comme Toifilou Maoulida ou d’autres. Un homme avec son statut, son passé et son crédit, qui dit : « On a mis le club a ce niveau, on va tout faire pour qu’il remonte ! »… Les gens ne s’y sont pas trompés ! Vous avez vu l’accueil qu’ils lui ont réservé. Sa présence dans le vestiaire et sur le terrain est un plus ! J’ai été surpris qu’il reste. Je le pensais très sollicité. Mais d’un côté, je sais que le président Martel peut être très persuasif. De toutes façons, maintenant que je connais Vedran, je peux dire que c’est un homme de paroles ! Entre parenthèses, je suis déçu qu’il n’ait pas été récompensé de son bon début de saison en étant titulaire avec sa sélection croate. Je n’aime pas le gardien Stipe Pletikosa, et j’ai été surpris que Vedran n’ait pas joué.
    Et Arnaud Brocard ?
    Après Sedan, j’ai aimé son exigence ! Je suis allé le voir et il m’a parlé, de lui-même, et m’a dit qu’il aurait dû sortir sur le but sedanais. Tant qu’il est exigeant avec lui-même et qu’il se sentira toujours insatisfait, il progressera. C’est ce que je lui ai dit. J’ai aussi rajouté qu’i l fallait qu’il continue à faire des erreurs sinon on aurait bientôt plus besoin d’entraîneur des gardiens à Lens ! [Ndlr. Rires] Je suis heureux pour lui. C’est un super gosse ! Il est adoré dans tous les couloirs de la Gaillette. Je ne souhaitais pas qu’il soit remplaçant cette saison. Ma conception est qu’Arnaud aurait dû être prêté avant pour franchir un pallier. Là, il se retrouve en fin de contrat et, malheureusement, il va cirer le banc pendant la plupart de la saison. Cela ne correspond pas à ce que je souhaite faire. Je préfèrerai avoir un gardien plus expérimenté sur le banc et deux jeunes derrière. Ainsi, le gardien remplaçant ne freine pas la progression des gosses. Il est illogique qu’Arnaud soit le remplaçant ! C’est une période de la post-formation lors de laquelle il doit se faire péter la lèvre ! Ils doivent jouer, jouer et encore jouer ! Malheureusement, Arnaud ne jouera pas cette année et cela m’ennuie un petit peu. Derrière, nous avons deux bons jeunes. C’était donc incohérent qu’il soit là et qu’il reste là. Maintenant, je suis content pour lui. Vedran a essayé de l’appeler avant Sedan. Mais, sur mes conseils, Arnaud avait coupé son portable. Vedran était sincèrement très heureux pour lui. Pour le chambrer je lui ai dit : « Tu as vu, il t’a piqué ta place ! ».

    September 12

    Souvenirs 2008 de la Danone Cup...Best off !