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    September 22

    Soutenez la candidature de Metz pour l'Euro

    Des journaux parisiens, comme "l'équipe" et "le Parisien" tentent actuellement d'orienter d'une manière totalement subjective et partisane le choix de la FFF en faveur de certains stades : c'est inadmississible, car nous ne sommes pas en république banannière!!!(Voir photocopie de l'aticle du journal du jour ci contre)
    La FFF a réagi et vous aussi réagissez en signant cette pétition et en argumentant sur le choix et les valeurs de la candidature messine en cliquant sur le lien ci-dessous!!!!!
    Merci à vous !!!
    roro
    May 31

    Le temps des comptes (à rendre) et des bilans !

    La petite phrase du jour : « Tout est dit ! Ciao ! »

    Football ligue 2 : Metz, après la tempête

    Yvon Pouliquen présentera son analyse de l’échec à ses patrons, qui auront sans doute beaucoup de questions à lui poser.

    Son printemps infernal enfin achevé, le FC Metz va maintenant chercher comment ne pas renouveler pareil gâchis, la saison prochaine. Vaste chantier !

    Une équipe à (re) construire

    C’est devenu l’activité estivale préférée du FC Metz : revoir le calibrage de son effectif en conciliant projet sportif et réalité économique. Vaste chantier, quand il s’agit par exemple aujourd’hui encore de devoir composer avec l’inflation d’embauche des dernières années, une erreur plusieurs fois commise, déjà, depuis dix ans. Car enfin, le football ne se pratique pas à quarante et la saison qui vient de s’achever a montré les nuisances que pouvaient produire, inconsciemment ou non, des joueurs plus ou moins tenus à l’écart. Quelques uns «n’ont pas été sur la même dynamique de projet», «ont tiré le groupe vers le bas», a consenti à dire Yvon Pouliquen, à la veille du Metz - Guingamp terminal, sans toutefois étayer son propos.
    Réduire un groupe pléthorique, parvenir éventuellement à le débarrasser de ses poids morts, qui n’arrivent sans doute pas tous en fin de contrat, voilà la mission première qui incombe au club messin. En parallèle, il va falloir aussi penser à renforcer l’effectif, non à le compléter, nuance. Il y a encore un mois, les recruteurs maison travaillaient sur la perspective de la Ligue 1. Le projet n’est plus le même, les moyens non plus, et l’intérêt que Metz est susceptible de susciter a radicalement changé, en quelques semaines. Là-dessus, il va pourtant bien falloir (re) construire une équipe qui devra réussir là où sa devancière a échoué, c’est-à-dire être capable de gagner un match de plus, d’en perdre un de moins : avec soixante-neuf points, Metz se serait réveillé hier matin en champion de la Ligue 2…

    Un entraîneur pour remonter

    Lié contractuellement avec le FC Metz jusqu’en juin 2010, Yvon Pouliquen souhaite affronter l’échec et «monter avec ce club», comme il l’a répété depuis la défaite fatale à Ajaccio, le 22 mai. Mardi, il présentera son analyse de l’échec à ses patrons, qui auront sans doute beaucoup de questions à lui poser avant, probablement, de le maintenir en place : sur la nature de la panne subite qui a éjecté Metz du podium ; sur la gestion de son groupe, en interne comme en externe ; sur le parcours des joueurs qu’il a souhaité recruter, comme Cyril Chapuis, Pascal Johansen ou Guillaume Rippert.
    Yvon Pouliquen devra surtout convaincre Bernard Serin et les autres actionnaires du club qu’il a tiré les leçons de cet échec en forme de gâchis, pour ne pas le voir se reproduire, dans un an.

    Un club à réinventer

    Vendredi soir, sur tous ces sujets, l’entraîneur messin a semblé vouloir réserver à sa hiérarchie, qu’il rencontrera mardi, ses réponses à nos questions. Son analyse est-elle prête ? «Bien sûr.» L’échec complique-t-il sa mission, s’il reste en place ? «Non. Dans ce métier, la défaite vous en apprend au moins autant que la victoire.» Yvon Pouliquen et ses adjoints ont dû beaucoup apprendre, depuis avril…
    Parallèlement au volet sportif, l’aréopage messin planche, depuis huit jours, sur la structure même d’un club dont le fonctionnement n’a pas vraiment été modifié par le changement intervenu à sa tête, en mai 2008. Le partage du pouvoir entre Bernard Serin, nouvel actionnaire majoritaire, et Carlo Molinari, toujours président, a parfois donné une impression de confusion admise, à mots couverts bien sûr, jusque dans les arcanes du club. Ces jours-ci, les administrateurs du club planchent sur une répartition nouvelle du capital, induise par la nécessité de réinjecter des fonds nouveaux dans les caisses. Lundi dernier, dans les colonnes du Républicain Lorrain, Bernard Serin a lancé un ballon d’essai : «Il y a des réflexions à mener sur la structure même de ce club qu’il faut remettre sur les rails […]. Ce coup de semonce nécessite un électrochoc et cet électrochoc, il est temps de le provoquer.»
    Des décisions de quelle nature ? Des changements de quelle ampleur ? Les patrons de l’entreprise FC Metz y travaillent. Une chose est sûre : un statu quo ressemblant au changement dans la continuité d’il y a un an ne constitue pas exactement le signal attendu par un public gagné pour partie par la colère et, plus grave, par l’indifférence. Vendredi soir, les spectateurs pacifiques (une écrasante majorité) ont assisté au meilleur match du printemps, en troisième mi-temps : il opposait quelques excités du fumigène aux forces de l’ordre proportionnellement équipés de flash-ball !
    Alors que le projet de développement à l’horizon 2010, lancé en janvier 2007, n’en finit plus de donner l’impression de ne pas avancer, le FC Metz engage une autre bataille, qui s’étend au-delà des limites du terrain de jeu : il s’agit de retrouver une crédibilité. Car en dix ans, il est passé du statut de club envié dans toute la France à celui de modèle à ne pas reproduire. Montpellier vient de lanterner pendant cinq saisons en Ligue 2, avant de remonter, un même long chemin déjà emprunté par Nancy, aux virages des siècles. En un an, Troyes est passé des portes de la Ligue 1 à la descente en National. En 2009, Metz a découvert qu’il n’y avait pas d’automaticité à rebondir après la chute. Alors, on fait quoi ?

     Cfa : Tout ça pour ça

    RAON 1 METZ 3

    Stade Paul-Gasser. Arbitre : M. Schneider. Mi-temps : 1-2. Avertissements à Metz : Patin (56e), Haddadji (59e). Buts pour Raon : Violant (31e s. p.) ; pour Metz : Bousbaa (5e), Bourgeois (38e), Sakho (82e). Partant de là, l’ouverture du score, dès la 5e minute, était saluée comme il se doit par le camp mosellan. Une absence de Crillon dans son replacement permettait à Sakho de déborder et de servir sur un plateau Bousbaa. Loin de se résigner, les Vosgiens ne lâchaient pas l’affaire avec un ballon dans l’axe pour Benkajjane qui était déséquilibré par Sissoko (31e). Le penalty justifié était transformé par Violant (31e). Manquant singulièrement d’imagination, les joueurs de José Pinot trompaient leur monde en inscrivant un deuxième but ; Crillon, décidément aux abonnés absents sur son côté gauche, lâchait Bousbaa qui centrait pour Bourgeois, trompant Scolan, livré à lui-même (38e). Les bleus de Raon se signalaient tout de même par un centre de Salles, repoussé par Sissoko et surtout par cette frappe en première intention de Dillain déviée d’une claquette par le goal visiteur (77e, 79e). C’était plutôt trompeur puisque ce sont les joueurs du FC Metz qui profitaient d’un certain laxisme défensif vosgien pour marquer le 3e but. Sakho débordait pour tromper Scolan dans un angle impossible (82e). Un but qui libérait les Messins mais qui ne les sauvait pas dans la mesure où Moissy venait de s’imposer face à Montceau. Metz, vainqueur pour du beurre.

    (Quotidien l’Equipe) : Semaine chargée pour Metz

    APRÈS AVOIR ÉCHOUÉ À REMONTER illico en Ligue 1 (*), le FC Metz va vivre une semaine cruciale pour son avenir. Mardi, les dirigeants recevront Yvon Pouliquen et son staff, qui devront s’expliquer sur les raisons de ce fiasco, notamment ces sept matches sans victoire entre les 31e et 37e journées, alors que Metz avait cinq points d’avance sur Montpellier (4e) et sept sur Boulogne (5e). Jeudi, le club lorrain passera devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) de la Ligue, un rendez-vous pour lequel l’actionnaire principal, Bernard Serin, se dit « raisonnablement confiant ». Il manque à Metz autour de 5millions d’euros pour boucler son budget. « On atteindra l’équilibre avec quelques transferts, il ne manque pas grand-chose », assure Serin. Vendredi, enfin, le comité exécutif se réunira et devrait annoncer dans la foulée s’il maintient ou non sa confiance à Yvon Pouliquen, qui a encore un an de contrat.

    – L. D.

    (*) Victorieux vendredi de Guingamp (2-0) à domicile, les Messins terminent à la cinquième place.

    May 30

    A Metz, les dirigeants font la leçon aux supporters, les CRS font le spectacle : quelle déchéance !

    La petite phrase du jour : « Certains feraient mieux de la fermer et d’assumer leurs responsabilités en remettant leur démission ; interdiction de diriger un club pro, cela devrait exister : en disant cela, je pense à monsieur Razurel ...Ce « calife à la place du calife », qui n’a jamais assumé son rôle et ses responsabilités, tant il aspire au poste suprême, lui qui n’a jamais été fichu de trouver les sponsors susceptibles de régler les problèmes financiers du club grenat,alors que c'était son boulot, ferait mieux de faire place nette, afin que l’on ait un peu plus de visibilité sur l’avenir du club grenat ! J'aurais aimé entendre cet homme se remettre un jour en cause et reconnaître ses erreurs!Un club n'a que les supporters qu'il mérite, un club n'a que l'équipe que ses dirigeants recrutent!Un club dirigé par des incompétents expose ses incompétences!!!!Une chose que j’ai oublié de dire : merci pour le "spectacle"donné en permanence cette année à Saint Symphorien, avec le clou d'hier soir : des supporters tirés à bout portant aux flashbolls !Du grand spectacle, assurément, digne des augmentations du prix des places....C'est vrai : Metz termine avec la meilleure défense de L2 !  Merci,pour tout, monsieur Razurel, ....Vous partez quand ? Allons : un peu de lucidité et de courage : Metz a d'abord un problème de gouvernance à règler ! »

     

    Quatre supporters interpellés

    Quatre personnes ont été interpellées après le match entre Metz et Guingamp alors qu'environ 200 supporters messins ont tenté d'envahir le terrain et ont lancé des sièges sur la pelouse, vendredi lors de la 38e journée de L2, a constaté l'AFP. «Il y a eu 4 interpellations, et deux stadiers ont été blessés, dont un qui a reçu un siège dans la mâchoire», a déclaré Jacky Ancel, directeur de la sécurité du FC Metz. Les supporters ont été repoussés vers les tribunes par des policiers casqués, armés de matraques et de boucliers.

    Des petits groupes ont alors mis le feu à des banderoles au bas d'une tribune, ont tenté de démonter un but avant de lancer une trentaine de sièges sur le terrain. Les stadiers ont poussé les dernières personnes vers la sortie après 20 minutes. La rencontre avait été interrompue cinq minutes en seconde mi-temps à la suite de jets de feux d'artifices, pétards et fumigènes sur le terrain par des supporteurs messins.

    (Quotidien l’Equipe) Metz-Guingamp 2 à 0 (0-0)

    10 325 spectateurs. Arbitre : M. Husset. Buts : V. Mendy (76e, 82e). Avertissements. – Metz: Johansen(54e), L. Delgado(59e), Farina(74e) ;Guingamp: Bassila (45e + 1), Felipe (67e). Expulsion. – Guingamp : Y. Rivière (6e, coup de coude sur Vivian).

    METZ :Marichez (cap.) – Diagne (Barbosa, 33e), Chrysostome, Vivian, L. Delgado – Rocchi (Farina, 70e), Cardy, Johansen – V.Mendy, P. Cissé, Bessat. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    GUINGAMP : Trévisan – O. Coulibaly, B. Koné, Bassila (cap.), Felipe – Mathis, Colleau (Pinto Borges, 68e) – Ogunbiyi (Sène, 68e), Liabeuf, Gilson Silva – Y. Rivière. Entraîneur : V. Zvunka.

    MALGRÉ sa victoire, Metz a terminé dans la confusion. Les deux kops avaient manifesté en ville avant le match et ont ensuite multiplié les slogans et les banderoles hostiles à l’égard de leurs joueurs et dirigeants. Celle-ci a même été interrompue pendant cinq minutes en seconde période après le jet de pétards et de fumigènes.

    Côté foot, les Messins ont eu un mal fou à dominer les vainqueurs de la Coupe de France, avec deux buts tardifs de Mendy (76e, 82e), malgré l’expulsion sévère de Rivière (6e). Cela n’a pas suffi à calmer quelques dizaines de mécontents qui sont entrés sur la pelouse au coup de sifflet final alors que les joueurs étaient protégés par des stadiers et des policiers. Les forces de l’ordre ont mis une dizaine de minutes à rétablir le calme sur le terrain.

    Elles ont procédé à quatre interpellations.

    L’HOMME CLÉ : V. MENDY (Metz)

    Plusieurs fois maladroit ou auteur de mauvais choix en bonne position, l’attaquant sénégalais De Metz a fini par jouer juste en reprenant d’une talonnade acrobatique un centre de Bessat (76e) puis en profitant d’un service en profondeur de Papiss Cissé (82e).

                     Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « Les joueurs ont fait le job même si ce n’était pas facile de faire abstraction du contexte. C’est bien de terminer sur une victoire. Cela m’était déjà arrivé de vivre ce genre de match comme joueur, mais je n’ai pas vu les banderoles. C’est regrettable. »

                     Victor ZVUNKA (entraîneur de Guingamp) : « L’expulsion de Rivière a tué notre match et notre fin de Championnat. Je m’attendais à de la tension pendant ce match,mais on n’a pas le droit d’avoir ce genre de comportement. Ce n’est pas le football. En ce qui me concerne, les derniers détails ont été réglés avec mon président et je signerai demain (aujourd’hui) un contrat d’un an. »

     

     

    (Site officiel FC Metz) Un drôle d'au revoir

    Vainqueur deux buts à zéro de Guingamp, les Grenats ont terminé la saison sur une bonne note. Une victoire qui n'a été bien accueillie que par une petite partie du public de Saint-Symphorien.

    Après avoir enterré leurs chances de montée la semaine passée sur l'île de beauté, les Grenats ne s'attendaient pas spécialement à être accueillis chaleureusement par leurs supporters. Comme prévu, cela n'a pas été le cas. L'équipe mosellane a subi les lazzis tout au long de la partie. Dans ce contexte, le succès décroché dans les derniers instants du match représente tout de même quelque chose, même s'il ne change rien au destin du Club à la Croix de Lorraine et que les visiteurs étaient réduits à dix.

    D'entrée de jeu, c'est en effet une expulsion qui surprenait l'assistance. Celle de l'attaquant Yohann Rivière, apparemment coupable d'un mauvais geste sur Mattheus Vivian, qui venait d'intervenir face à lui. Les vainqueurs de la Coupe de France étirent ainsi contraints d'évoluer à dix dès le premier quart d'heure. Metz prit naturellement la direction du jeu, sans parvenir à ouvrir la marque malgré des opportunités dont Victor Mendy notamment ne profitait pas.

    Au cours de la seconde période, les espaces s'élargirent dans la défense guingampaise, inspirée jusqu'alors autour de la solide charnière Bassila Koné. Très volontaire, Vincent Bessat parvint finalement à délivrer une passe en or au terme de l'un de ses nombreux débordements. C'est Victor Mendy qui en profita pour marquer du pied gauche (1-0, 80°). Le Sénégalais récidiva quelques minutes plus tard, cette fois lancé dans la profondeur par Papiss Cissé (2-0, 84°).

    Il n'eut malheureusement pas le loisir de fêter dignement son premier doublé en Grenat, puisque l'après-match donna lieu à un début d'envahissement de terrain. Certains exprimèrent leur déception avec beaucoup trop de virulence. C'est la seule chose que l'on peut regretter de cette soirée, l'échec sportif étant déjà préalablement consommé. Allez, à l'année prochaine !

    (RL) Bon débarras !

    Damien Chrysostome et Metz ont manifesté assez de bon goût pour finir sur une victoire.

    Conspué par des supporters vindicatifs, Metz a le bon goût de terminer sa saison sur une victoire, 2 à 0, face à Guingamp. Trop tard pour bien faire.

    A force de ne plus rien accomplir de très rationnel en ce printemps qui déchante, les Messins ont fini par remporter le match qu’ils avaient le droit de perdre. Confrontée à leur série fatale de sept matches d’insuccès, cette victoire sur Guingamp permet juste de finir sur une bonne note, côté terrain, une soirée qui a bien été celle des récriminations, depuis les tribunes. Donc, voilà, c’est fini. Et s’ils veulent partir, destination vacances, un casque sur les oreilles, un air de Jean-Louis Aubert dans la tête, les joueurs messins pourront toujours poursuivre le refrain. «Voilà c’est fini. T’as eu ce que t’as voulu, même si t’as pas voulu ce que t’as eu.» En attendant, l’atmosphère du dernier soir a oscillé entre ambiance d’enterrement et revendications vengeresses. Harmonieux, pour une fois, supporters de la tribune ouest et supporters de la tribune est ont rejoint en même temps leur emplacement habituel, cinq minutes après le dernier coup d’envoi de la saison. Pendant cinq minutes, un silence apaisant a donc accompagné les prémices de Metz - Guingamp. Sur le terrain, la sixième a été marquée par l’exclusion de l’attaquant breton Yohann Rivière, auteur d’un vilain geste sur le visage de Mattheus Vivian. Mais dans le même temps, il y avait de la lecture dans les gradins. «Montée gâchez, joueurs dégagez », côté autoroute. «FC Metz m’a tuer, tous coupables », ou le très pertinent «Projet 2010, belle réussite », côté canal. Il y avait à entendre, aussi, des slogans peu chastes qui ne remporteront pas le prix spécial du printemps des poètes. Allez, juste un, pour la politesse de sa formulation et la justesse de la revendication : «On veut une équipe de foot ! » L’équipe de foot présentement alignée, quant à elle, allait devoir faire avec les quolibets, ultime sanction d’une chute finale conclue par sa stagnation en enfer.

    Mendy, deux fois

    Nul besoin, du coup, d’en s’en aller, angélique et primesautier, sonder l’échelon représentatif des derniers fidèles de Saint-Symphorien sur leur opinion profonde. Equipe trop comme ci, club pas assez comme ça, joueurs machin, entraîneur truc, dirigeants bidule. Ça va, tout le monde avait compris, et depuis plusieurs jours. En avoir fini avant l’heure avec l’ambition et les désirs d’avenir présentait, en effet, au moins un mérite : l’analyse avait déjà été faite, quoi qu’encore trop parcellaire de la part des acteurs du fiasco, comme s’ils actaient celle des observateurs. Tenu éloigné du suspense haletant qui aurait presque fait passer le championnat de Ligue 2 pour l’acmé du spectacle sportif, le FC Metz a traversé la soirée dans une sorte d’indifférence assez fidèlement reproduite, sur le terrain. Autour de la demi-heure de jeu, les réalisations messines ont pu se résumer à une reprise de Vivian miraculeusement repoussée par la défense guingampaise sur un corner de Bessat, et à un coup de tête de Bessat sur un centre de Barbosa, arrière droit pour sa dernière apparition en Grenat, à la suite de Fallou, blessé. Puisque la lumière n’arrivait toujours pas, en deuxième mi-temps, quelques fumigènes sont tombés de la tribune est, dont le principal avantage a consisté à interrompre cette parodie de match. Bientôt, le club paiera le prix fort pour ce que les instances assimileront à des failles dans le système de sécurité. En écho, ont répondu quelques échauffourées, dans la tribune d’en face. La belle affaire ! Olivier Husset, l’arbitre, a fait reprendre la partie, après cinq minutes d’interruption, et les esprits sont redevenus calmes. Et, après avoir peiné dans ce match qui ne devait pas être très agréable à jouer, même à onze contre dix, Metz a manifesté assez de bon goût pour finir sur une victoire, grâce à Victor Mendy, buteur à deux reprises dans le dernier quart d’heure, sur un service de Bessat d’abord (81e), de Cissé ensuite (87e). Pendant que le terrain est envahi et que les CRS ripostent, accessoirement, Metz termine cinquième de Ligue 2. Bon débarras.

     Les joueurs messins : Mendy juste à temps

     Victor Mendy a mis fin à une série de sept matches consécutifs sans victoire des Messins.

    Climat pesant, Messins éreintés. Heureusement, Victor Mendy est passé par là : l’attaquant a inscrit les deux derniers buts de la saison messine.

    LA DÉFENSE

    Marichez. Aux premières loges pour apprécier la leçon de vocabulaire offerte, hier soir, par le public messin, il n’a pas eu grand-chose à faire. Sinon à assister, impuissant, au labeur de ses partenaires de champ. Diagne. Il y est allé au courage. Dans un contexte hostile ? Et à l’heure de sa troisième titularisation ?­ il a répondu présent, jusqu’à la demi-heure de jeu. Touché à l’épaule dans un duel, le Sénégalais a cédé sa place à Cédric Barbosa (33e). Le milieu de terrain a assumé sa reconversion d’un soir en défenseur latéral. Engagé, il a signé deux centres intéressants à destination de Bessat et Mendy (38e, 40e). Vivian. Du sérieux, beaucoup de sérieux, comme toujours. Le Brésilien a manqué d’ajouter une note de fantaisie à son bilan : sa reprise à bout portant a été renvoyée sur la ligne par un défenseur breton (29e). Chrysostome. Présent dans les duels… On ne lui en a pas demandé davantage hier. Delgado. L’Angolais a soigné ses relances. Il a aussi déposé le ballon sur la tête de Victor Mendy (28e), qui n’a pas pu cadrer.

    LE MILIEU

    Johansen. Un bon crochet qui lui a permis de pénétrer dans la surface, mais il a tardé à frapper et s’est fait reprendre par un défenseur (51e). Assez discret pour le reste. Averti à la 54e. Cardy. Cible privilégiée de la rancœur qui s’est déversée hier sur Saint-Symphorien, il a eu le mérite de rester sur la pelouse jusqu’au coup de sifflet final. Il fallait du caractère. Rocchi. Sur le banc, la semaine passée en Corse, il a retrouvé sa place pour la dernière marche d’une saison qu’il a achevée avec rigueur, mais sur les rotules… Il a d’ailleurs quitté la pelouse avant les autres : Nicolas Farina lui a succédé à la 75e minute.

    L’ATTAQUE

    Mendy. Le grand gagnant d’une soirée à oublier. Il a mis fin à une série de sept matches consécutifs sans victoire en inscrivant les deux buts de la rencontre (81e, 87e). Cissé. Il termine meilleur buteur messin de la saison. Hier, il a ajouté une passe décisive à son actif : il a donné le ballon du deuxième but à son compère Victor Mendy (87e). Bessat. Il s’est battu, énormément. Comme toujours. Son abnégation a été récompensée : il est à l’origine du premier but : servi par Cissé à l’origine, il a débordé avant d’offrir le centre de la délivrance à Mendy (81e).

    «Ce club n’est pas mort»

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz). «Les joueurs ont fait le job, même s’il n’était pas facile de faire abstraction du contexte. C’est bien de finir sur une victoire, même si tout n’a pas été parfait puisque l’efficacité n’est venue que dans le dernier quart d’heure, après avoir rencontré beaucoup de déchets. La suite ? Nous allons nous voir dans les prochains jours. Ce club n’est pas mort. Ses fondations sont solides. Regardez Strasbourg, qui se retrouve aujourd’hui dans la même situation que nous la semaine dernière. C’est le sport, avec ses joies et ses déceptions.»

    Mattheus Vivian (défenseur de Metz). «Il fallait s’attendre à une ambiance difficile, hostile. Mais il y avait un match à jouer, du plaisir à prendre et à donner, et je suis content de l’état d’esprit affiché, du professionnalisme manifesté. L’ambiance ? Elle fait partie du métier, de la passion, que les gens vivent à fond. La réaction des supporters est logique. Pas l’attitude de ceux qui viennent pour se bagarrer, mais les messages des supporters qui veulent un club en Ligue 1 et voir un meilleur spectacle.»

    Victor Zvunka (entraîneur de Guingamp). «Je suis peiné pour mes joueurs. C’était compliqué. Le scénario, avec cette expulsion dès le début du match, nous a un peu tué notre fin de championnat. La tension ? Je m’y attendais un peu, je savais que le public messin était déçu, mais cela dit, on n’a pas le droit d’avoir ce genre de comportement. Ce n’est pas ça le football.»

    Victor Mendy (attaquant de Metz). «C’est triste de finir comme ça. Je pense que nous avons quand même fait une bonne saison, même si les choses se sont mal terminées. C’est le foot, c’est la vie. Regardez, Strasbourg n’a pas démérité et pourtant ils seront en Ligue 2 la saison prochaine. On aurait aimé être soutenu jusqu’au bout, et non pas être pris à la gorge. C’est comme ça, c’est à nous de rebondir avec d’autres objectifs.»

    Christophe Marichez (gardien et capitaine du FC Metz). «La victoire n’effacera pas les regrets que nous pouvons avoir cette saison. Il faut vite tourner la page et tirer les enseignements de tout ce qui s’est passé. On doit revenir regonflé à bloc. La vie ne s’arrête pas ce soir.»

    May 29

    Bienvenue aux vainqueurs de la Coupe de France, les autres n'y coupent pas !

    Les petites phrases du jour : (Y. Pouliquen) « Je l’avais dit en début de saison : ce qui pouvait plomber notre saison, c’est que des joueurs ne souhaitent pas monter. »Des noms, des noms, des noms !

    (Philippe Montanier, entraîneur de Boulogne, élu meilleur entraîneur de L 2) : «  On n’est pas programmé pour être là. Mais c’est toujours le terrain qui détermine le résultat. Ça ne me dérange pas d’être dans un club pas “glamour”. Il y a une chose qui ne s’achète pas, c’est la ferveur de notre public !

     

    Communiqué : Le Club à la Croix de Lorraine souhaite que la rencontre Metz - Guingamp, vendredi à Saint-Symphorien, se déroule dans de bonnes conditions.
    Conscient de l’énorme déception que la défaite à Ajaccio a suscitée vendredi dernier dans le cœur de ses supporters, le FC Metz comprend leur tristesse et ne peut que regretter avec eux l’issue de cette saison qui le voit se maintenir en Ligue 2.
    Toutefois, dans la perspective du dernier match à domicile qui se déroulera demain soir au stade Saint-Symphorien et pour d’évidentes raisons de sécurité, le FC Metz prie son public de bien vouloir garder une attitude calme et raisonnée, et de ne pas envahir le terrain au coup de sifflet final.
    Le FC Metz remercie les responsables des associations de supporters ainsi que les différents médias de s’associer au FC Metz dans cette démarche de prudence et de bien vouloir relayer ce message auprès de leurs adhérents, téléspectateurs, auditeurs et lecteurs.

     

    Attention, terrain miné !
    L'habituelle invasion festive du stade Saint-Symphorien pourrait-il laisser place, ce soir, à des moments de tension ? Le FC Metz, ses supporters et les forces de l'ordre appréhendent la rencontre face à Guingamp, sans trop savoir à quoi s'attendre.

    Il n'est plus tout à fait question de sport et de ballon rond, seulement de déceptions et « d'écœurement », à lire certains forums de discussion. Il y a bien une rencontre à jouer ce soir, face à Guingamp. Il y a surtout onze hommes vêtus de grenat appelés à comparaître face à leurs « juges » pour ce qui s'annonce comme une explication de texte franche et sérieuse. Vous avez dit rencontre houleuse ? Beaucoup la redoutent. Des hautes sphères du club messin aux autorités judiciaires. Le groupe de supporters Génération Grenat responsabilise ses adhérents en demandant que le mécontentement, face à cette saison ratée, s'exprime pacifiquement. Il paraît qu'un cercueil pourrait déambuler autour du stade Saint-Symphorien. Mais les autres, les moins contrôlables ?La vérité, c'est que ce matin encore, personne n'est capable de dire comment va se dérouler cette dernière rencontre que l'on rêvait festive et joyeuse, et finalement ouverte à la tristesse et la frustration. Le cocktail inquiète, forcément. « On a prévu ce qu'il faut en nombre d'agents, préviennent les autorités policières, notamment des CRS. On va dire que c'est un dispositif de match de fin de saison avec risque d'envahissement. Et forcément, si ça se produit, ça ne se fera pas dans la joie et la bonne humeur… »
    Dans l'histoire récente de ce sport, les plus vilains supporters ont déjà montré comment le cap de la violence pouvait être franchi facilement lorsque l'exaspération est grande. A Metz, ce soir ? Il n'est peut-être pas superflu de se rappeler que tout ceci n'est que du sport.

    Cinq équipes pour deux places

    Strasbourg a besoin d'un nul pour retrouver la Ligue 1. (L'Equipe)

    Même si Tours et Metz ont perdu presque tout espoir, ils sont toujours mathématiquement cinq clubs à se disputer les deux places pour l'accession en L1 dans le sillage de Lens. Les dix derniers matches de la saison, vendredi à 20h45.

    La course à la montée

    - Strasbourg sera en Ligue 1 s'il ne perd pas à la Mosson ou s'il perd mais que Boulogne ne gagne pas face à Amiens. «On est en danger, admet l'entraîneur du Racing Jean-Marc Furlan, mais l'esprit de groupe, le côté match à élimination directe me font dire que les garçons trouveront les ressources pour décrocher un nul. Il y a des choses qui nous rassurent et d'autres qui nous font penser qu'on peut échouer
    - Montpellier rejoindra l'élite s'il gagne contre les Alsaciens ou s'il fait match nul et que Boulogne ne gagne pas, ou encore s'il perd mais que Boulogne perd aussi et que Tours, en déplacement à Sedan, ne gagne pas. «On a l'avantage de recevoir, mais celui qui est en meilleure position pour retrouver la Ligue 1, c'est Strasbourg puisqu'un nul lui suffit», estime Rolland Courbis, qui fera ses adieux au public montpelliérain.

    Un budget doublé et une nouvelle tribune attendent Boulogne en cas de montée

    - Boulogne-sur-Mer montera dans l'ascenseur pour la L1 s'il gagne contre Amiens. Ces trois points lui permettraient de doubler Montpellier ou Strasbourg, voire les deux en cas de nul dans le choc. Boulogne monterait aussi en cas de nul contre les Picards, mais à condition que Montpellier perde et que Tours ne gagne pas. En cas de montée, Boulogne doublerait son budget (de 9 à 20 ou 21 millions d'euros) et mettrait en chantier une tribune supplémentaire de 6000 places au stade de la Libération.
    - Tours, 5e à deux points du podium, a encore une petite chance d'accession. Le TFC doit d'abord l'emporter et espérer que Montpellier perde et que Boulogne ne gagne pas. Il reste aussi une possibilité infinitésimale à Metz, 6e à trois points du 3e. Mais même une victoire contre Guingamp, combinée à une défaite de Montpellier et à une non-victoire de Tours, ne suffirait pas, les Grenats devant également combler un retard considérable à la différence de buts (11 contre 24 à Montpellier).

     

    (Quotidien l’Equipe) EAG-FC Metz

    Stade Saint-Symphorien. Arbitre : M. Husset.

    METZ : Marichez (cap.) – Diagne, Vivian, Chrysostome, Delgado – Cardy, Agouazi, Barbosa – V.Mendy, P. Cissé, Bessat. Remplaçants : Vailati, Bourgeois, Farina, Johansen, Rocchi. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    GUINGAMP: Trévisan– Coulibaly, Koné, Bassila (cap), Felipe –Mathis, Colleau – Ogounbiyi, Eduardo, Silva Gilson – Rivière. Remplaçants : Gauclin (g), Sène, Pinto- Borgès, Djoman, Liabeuf. Entraîneur : Victor Zvunka.

    Pouliquen connaît les coupables

    MUET DEPUIS trois semaines, Yvon Pouliquen s’est exprimé, hier, avant le dernier match de la saison face à Guingamp. Une rencontre qui comptera sans doute pour du beurre même si les supporters avaient prévu, en début de semaine, de manifester leur mécontentement.

    « Mais les gars qui seront sur le terrain ne vont pas se défiler, assure l’entraîneur. Nous avons loupé la montée face à des équipes de bas de tableau, cela s’est joué dans les têtes parce que nous avons manqué de caractère, nous avons failli. Pas tout le groupe, mais certains joueurs n’ont pas tout donné dans ces moments.

    Dans l’effectif ont cohabité, pendant onze mois, des joueurs qui ont adhéré à la dynamique du projet et d’autres qui ont tiré le groupe vers le bas car ils ne voulaient pas monter, ils savaient qu’ils se mettaient en difficulté, parce qu’ils n’avaient pas le niveau de la L 1. C’était le fait de six ou sept joueurs.

    Maintenant on va rebondir, ce ne sera pas facile. Mais j’ai bien l’intention de monter avec Metz. »

    À Guingamp, Oruma, Deroff, Bellugou etSoumah sont forfait. Victor Zvunka a fait appel au jeune Coulibaly pour pallier l’absence de Deroff au poste de latéral droit.

     

    (RL) C’est votre dernier mot

    Papiss Cissé, Nicolas Farina, Vincent Bessat (de gauche à droite) ont encore quelques mètres à parcourir pour toucher à la fin de saison. Une dernière course sans enjeu les attend ce soir contre Guingamp.

    Le FC Metz traînera sa terrible désillusion, ce soir, face au vainqueur guingampais de la Coupe de France… Et face au public du stade Saint-Symphorien. L’heure du dernier match a sonné.

    C’était donc pour ça. Pour «protéger » son groupe en attirant «l’attention des médias » sur sa propre personne, qu’Yvon Pouliquen s’était délibérément mis en mode silence… Plus un mot, ou presque, depuis le match nul concédé devant Troyes, le 15 mai dernier. A l’époque, il est vrai, l’espoir existait encore, au niveau comptable tout au moins. Et c’est sans doute parce qu’il s’est définitivement envolé, la semaine passée à Ajaccio, à l’issue d’une nouvelle nuit noire, que l’entraîneur messin a décidé, hier, de rouvrir les vannes de la parole. La pression n’est plus, la question de l’échec de ses troupes ne se pose plus : dans quelques semaines, le FC Metz apparaîtra bel et bien sur le calendrier de Ligue 2, saison 2009-2010. Preuve que face aux maux, le silence a ses limites.

    Avant de prendre connaissance de sa prochaine feuille de route, Metz doit néanmoins s’attacher à terminer ce qu’il a commencé il y a environ un mois et demi et savamment maîtrisé par la suite, à savoir se détourner de l’horizon ensoleillé qui lui tendait les bras. Oui, aujourd’hui, Metz doit soigner sa propre fin. Il lui reste un match ­ le dernier d’une aventure achevée sous l’emprise de «l’impuissance », pour reprendre les mots du milieu de terrain Cédric Barbosa ­ pour boucler la boucle. Un match et deux adversaires. Ce soir, le premier quittera quoi qu’il arrive Saint-Symphorien avec la satisfaction du devoir accompli : Guingamp peut bien devenir la première équipe à s’incliner devant Metz depuis le 5 avril, dans la mémoire collective, il restera le vainqueur heureux de la Coupe de France. La fin de soirée de l’autre adversaire désigné est également toute tracée : sur les coups de 22h30, le public messin, puisqu’il s’agit bien de lui, repartira main dans la main avec la déception. Quoi qu’il arrive aussi. Metz peut bien s’amuser et prouver, enfin, qu’il sait encore gagner un match… Il a trop perdu en chemin, ces dernières semaines, pour s’autoriser à la seule satisfaction de terminer son chemin sur une bonne note.

    «Pas envie de se cacher»

    Les tribunes risquent d’ailleurs de le lui rappeler. Vidées ou non de leurs occupants habituels ­ Génération Grenat a officiellement fait savoir qu’il boycotterait la rencontre ­, les tribunes ne devraient pas passer à côté de l’occasion qui leur sera offerte d’exprimer leur mécontentement aux principaux intéressés. «Je le comprendrai, ils ont longtemps cru à la Ligue 1, comme nous », anticipe Yvon Pouliquen, avant d’insister sur la nécessité, pour les siens, «de ne pas se défiler. De toute façon, ceux qui seront là demain (aujourd’hui) n’ont pas envie de se cacher. Ils sont prêts à aller au feu.» Et les autres ?
    «On a failli. Pas tout le monde, il y a des garçons qui ont tout donné. Et d’autres qui n’ont pas été sur la même dynamique de projet. Je l’avais dit en début de saison : ce qui pouvait plomber notre saison, c’est que des joueurs ne souhaitent pas monter. C’est difficile à comprendre, peut-être, mais ça a été le cas.» Les jours et les semaines à venir devraient permettre à Yvon Pouliquen de préciser ses dires. En attendant, il lui revient ainsi qu’aux joueurs qu’il alignera ce soir, d’assumer les manquements des uns et le ratage auquel ils ont malgré tout contribué. D’assumer le trou noir du mois de mai en plein jour. Guingamp, c’est votre dernier mot.

     Barbosa : «De l’impuissance…»

    De retour dans le groupe pour l’ultime rendez-vous de la saison, Cédric Barbosa revient sur l’échec messin. En assumant.

    Jouera ? Jouera pas ? Hier matin, à l’issue de la dernière séance d’entraînement de la semaine et de la saison, Cédric Barbosa ne savait toujours pas s’il allait prendre part à la réception de Guingamp. De retour de blessure, absent forcé la semaine passée à Ajaccio, où le FC Metz a connu une nouvelle chute qui s’est avérée fatale, le milieu de terrain sait, de toute façon, que ce match face aux Bretons ne changera rien au tableau final d’une formation condamnée à une nouvelle année de Ligue 2.

    De Guingamp ou de l’accueil qui risque d’être réservé à votre équipe, qu’appréhendez-vous le plus ? «Le résultat. On sait très bien que cela ne rendra pas le sourire aux gens, mais nous avons envie de finir sur une bonne note. Même si tu ne peux pas faire oublier une saison et un échec sur un seul match, l’emporter serait un peu comme un message adressé à tout le monde, aux dirigeants, au public…»
    Comment expliquez-vous cette issue, entérinée par la défaite à Ajaccio ? «C’est un ensemble de choses. L’envie, tout le monde l’avait. Personnellement, c’est ce sentiment d’impuissance ressenti lors des sept derniers matches qui me chagrine, que je ne parviens pas à expliquer.»
    Metz n’a-t-il simplement pas coulé sous la pression ? «La pression, elle fait partie du job. Mais à certains moments, certains ont peut-être oublié qu’il y avait des jeunes dans notre effectif, et que les mots pouvaient avoir beaucoup d’impact sur eux.»
    Vous avez donc un peu l’impression d’avoir été envoyés au front ? «Un peu, oui. Chacun, aujourd’hui, peut faire ses analyses, affirmer "c’est ça qui n’a pas été, et ça aussi…". Moi, j’aurais préféré qu’on en parle il y a quatre ou cinq semaines. Maintenant, c’est trop tard.»
    Parler, n’est-ce pas ce qu’auraient dû faire les cadres, le capitaine ? «Oui, sans doute. Il y a un staff, un capitaine, des joueurs comme moi qui sont là pour ça normalement. J’ai essayé, à ma façon, pas devant tout le monde, comme j’ai essayé de faire le relais avec l’entraîneur. Ce n’était pas évident pour lui non plus.»
    Vous êtes en fin de contrat. Avez-vous rencontré les dirigeants pour évoquer l’avenir ? «Non et à mon avis, c’est qu’ils ne veulent pas continuer. Enfin, on verra bien.»
    Et vous là-dedans ? Avez-vous envie de repartir en L2 avec Metz ? «Il faut voir. Qui sera l’entraîneur, quelles seront les ambitions, les moyens…»

     (Site officiel FC Metz) Finir sur une bonne note

    Vendredi soir, le FC Metz jouera le dernier acte de sa saison 2008/2009 au stade Saint-Symphorien contre l’En Avant de Guingamp. Une occasion pour les joueurs messins d’adoucir la déception d’une montée ratée.

    Avant que ne résonne le gong final marquant la fin de la saison en Ligue 2, les Grenats ont un match à jouer contre les joueurs des Côtes-d’Armor. Cette rencontre, sans réel enjeu, hormis celui de terminer la saison par une victoire, s’annonce dans une ambiance un peu spéciale au sein des vestiaires selon Yvon Pouliquen, « car les joueurs étaient extrêmement abattus cette semaine, et bien qu’ils se soient montrés un peu plus fringants au fil des jours, la déception est encore bien présente ». Une déception engendrée par la défaite contre Ajaccio qui a anéanti les chances lorraines de rejoindre l’élite l’année prochaine. « C’est une tristesse énorme, d’autant plus que nous avions les cartes en main et que nous n’avons pas su saisir nos chances ». Mais selon le propre aveu de leur entraîneur, les Messins sont fermement décidés à terminer la saison sur une bonne note : « Tous ceux qui sont dans le groupe sont prêts à répondre présents pour cette rencontre ».
    Ce vendredi, c’est Guingamp, le vainqueur de la Coupe de France, qui se présente en Moselle. Encore euphoriques de leur épopée, les hommes de Victor Zvunka, par ailleurs ancien de la Maison grenat, partageront certainement l’objectif de ce match avec leurs homologues lorrains. Car la saison fut loin de tout repos pour le club de Noël Le Graët. Il a en effet passé la première partie du championnat à flirter avec le bas du classement. Et ne doit son salut qu’à un beau parcours lors de la phase retour.
    Pour ce match, Yvon Pouliquen devra se passer des services de Jeff Strasser, Romain Brégerie et Cheikh Gueye, tous blessés, et laissera Guillaume Rippert à disposition de José Pinot et de la CFA, qui se déplace à Raon-l’Etape dimanche. En revanche, il pourra compter sur le retour de blessure de Mattheus Vivian et tentera d’engranger la onzième victoire de la saison sur la pelouse de Saint-Symphorien, qui permettrait aux Grenats de finir comme ils avaient commencé : par un succès contre Guingamp*.

    * A l’aller, le FC Metz avait gagné un à zéro au stade du Roudourou.

     Le groupe pour Metz – Guingamp

    Pour le dernier match de la saison contre l’En Avant de Guingamp, Yvon Pouliquen a convoqué seize joueurs.
    Gardiens : Marichez, Vailati
    Défenseurs : Delgado, Diagne, Vivian, Chrysostome
    Milieux : Cardy, Rocchi, Agouazi, Barbosa, Bessat, Farina, Johansen
    Attaquants : Cissé, Mendy, Bourgeois
    Blessés : Brégerie, Gueye, Strasser
    A noter que Rippert, Ruffier, Leoni, Sissoko et Anastassowa évolueront avec l’équipe CFA dimanche à Raon-l’Etape.

    May 28

    Après demain, je passe à autre chose ! Je me mets au tennis ...

    La petite phrase du jour : « Ce blog terminera son existence bientôt, profitez-en encore quelques jours, parce qu’après, ce sera fini ! »

    « Ce ne sont pas ceux qui seront sur le terrain demain soir qu’il faut siffler ou huer !... »

    METZ - GUINGAMP (demain)

    METZ. – Les plus jeunes devraient avoir une chance de se montrer. « Les meilleurs joueront », a lancé Yvon Pouliquen. Anastassowa, Bourgeois, Diagne et Farina devraient donc débuter. Brégerie (cuisse) et Ch. Gueye (genou) sont forfait. Agouazi ne s’est pas entraîné hier.

    L’équipe probable : Marichez – Anastassowa, Vivian, Diagne, Delgado ou Rippert – Barbosa, Cardy, Johansen - Farina, P. Cissé, Bessat.

    GUINGAMP. – Deroff, Bellugou et Soumah sont forfait. Oruma (cheville) est incertain.

    L’équipe probable : Trévisan – Bodin ou Felipe, B. Koné, Bassila, Vergerolle – Mathis, Colleau – Ogounbiyi, Eduardo, Silva Gilson – Rivière.

    (RL) Metz, élagage en vue

    L’équivalent d’une équipe entière arrive en fin de contrat. De quoi ramener l’effectif messin à des proportions conventionnelles et alléger la masse salariale. De quoi affaiblir le futur candidat à la montée ?

    A la veille d’un dernier match pour rien, demain soir, face à Guingamp, l’inventaire de l’effectif messin apporte un début de possible explication sur l’une des raisons qui ont conduit Metz à l’échec : sa trop grande homogénéité en terme de niveau, son mauvais équilibre dans la répartition des postes. Bien sûr, cette double caractéristique n’a pas empêché le candidat à la remontée de passer seize journées sur le podium de Ligue 2, et de compter cinq points d’avance sur le premier poursuivant, à huit étapes de l’arrivée. Mais l’impossibilité de dégager une équipe type et le souci de maintenir un maximum de joueurs sous pression n’ont pas joué en faveur de la candidature messine. La donne s’apprête à changer, la saison prochaine, la deuxième d’affilée en Ligue 2. Soumis à l’obligation de réduire son budget, le FC Metz s’accommodera sans mal d’une particularité qui embarrasserait n’importe quel club, en temps normal : douze joueurs arrivent en fin de contrat en même temps. Une équipe entière, puisqu’un joueur déjà parti depuis janvier (Julien François, prêté à Tours) appartient à la liste. Emprunté au FC Sion, le temps de la convalescence de Christophe Marichez, Germano Vailati appartient à ses joueurs qui passent leurs derniers moments messins, avant les vacances et avant le grand départ.

    Alléger la masse salariale

    L’exode massif qui s’annonce va sensiblement alléger la masse salariale, une nécessité évoquée ici-même, lundi matin, par Bernard Serin, l’actionnaire majoritaire du club. Jusqu’ici, un seul de ces joueurs en fin de contrat après Metz - Guingamp avait déjà été approché pour une éventuelle prolongation, en cas de montée : Cédric Barbosa. La perspective d’un nouveau séjour en Ligue 2 modifie évidemment la situation. Combien de joueurs dont l’engagement arrive à terme se verront proposer un nouveau contrat ? «Je ne m’attends pas à recevoir une proposition de la part de Metz », résume Laurent Agouazi, déjà souvent donné partant, au cours des précédentes périodes de transferts. Agouazi devrait donc quitter la Lorraine, comme Cyril Chapuis, Nenad Jestrovic, Cédric Barbosa, Luis Delgado, Stéphane Leoni, Jeff Strasser et le jeune Baptiste Schmisser, qui se trouvent tous dans son cas. Seuls deux espoirs maison, Arnaud Anastassowa et Nicolas Farina, pourraient se voir proposer un nouveau contrat. Contraint de trouver quelques millions d’euros supplémentaires pour boucler son budget, le FC Metz doit aussi réaliser des ventes de joueurs. Lesquels ? Evidemment, les éventuelles propositions concerneront des éléments en vue cette saison, ceux sur qui Metz comptera pour réussir à partir de juillet prochain ce qu’il vient de manquer. Eternelle quadrature du cercle… D’un strict point de vue financier, la meilleure opération pourrait provenir d’un transfert de Cheikh Gueye, sous contrat pour encore trois ans, qui a déjà suscité quelques convoitises, par le passé. Déjà sollicité, dans la foulée du précédent passage par la Ligue 2, conservé puis prêté, Papiss Cissé se sera peut-être fait remarquer, au cours d’une saison à quinze buts.

    Douze joueurs en fin de contrat

    En fin contrat. Vailati (gardien, prêté par le FC Sion) ; Anastassowa, Delgado, François (prêté au Tours FC), Leoni, Schmisser, Strasser (défenseurs) ; Agouazi, Barbosa, Farina (milieux de terrain) ; Chapuis, Jestrovic (attaquants). Sous contrat jusqu’en juin 2010. Marichez, Sissoko (gardiens) ; Chrysostome, Vivian (défenseurs) ; Belson (prêté à Milton Keynes Dons, Angleterre), Bessat, Cardy, I. Gueye, Ou (prêté à Seongman Ilhwa Chunma, Corée du Sud), Johansen (milieux de terrain) ; Mendy, Renouard (attaquants). Sous contrat jusqu’en juin 2011. Brégerie, Rippert, Siebert (défenseurs) ; Rocchi (milieu de terrain) ; B. Gueye (prêté à Sedan), Cissé (attaquants). Sous contrat jusqu’en juin 2012. Delle (gardien) ; C. Gueye (défenseur) ; Bourgeois (attaquant).

    Et aussi…

    Contrat Elite. Jusqu’en 2010 : N’Diaye (attaquant, prêté à Châteauroux) ; jusqu’en juin 2011 : Gestede (attaquant), Bong (milieu de terrain, prêté à Tours). Contrat stagiaire. Jusqu’en juin 2009 : Fallou, Ruffier.

    May 27

    Réunions prévues remises : ils se défilent, tous ces "courageux" !

    La petite phrase du jour : "Souffrez, belle dame aux cheveux grenats, que je sussure à votre oreille quelques petites vérités : cette affaire n'a que trop duré, plus de 10 ans que vous nous trompez!Aujourd'hui, c'est fini! Bas les masques, cela m'a trop coûté en larmes et en argent!Je vous laisse vous sortir vous-même de de la fange où vous vous êtes vous même enlisée!Trouvez-vous des amants moins exigeants que je l'ai pu être : pour vous, je voulais , je voulais le meilleur,l'absolu, vous vouliez tout de moi: mon argent ne suffisait pas et vous rêviez de millionnaires : vous devrez désormais, éxigeante enfant, vous contenter de l'ordinaire, voire du précaire : salut et bon vent !Je vais, de ce pas, voir ces filles plus légères qui soulagent davantage de leurs mains mes mots de tête et vous laisse à vos maux et discours éculés !"

    «Pas de deuxième chance ! Nous devons faire la démonstration dans six à huit mois que nous savons mettre en place les moyens de construction ou rénovation de neuf stades. Il n'y aura pas de deuxième chance.» De Jacques Lambert, Directeur général de la Fédération française de football qui a, par ailleurs, indiqué que «faire naître un vrai élan porteur, une envie», sera une des clés de la candidature française à l'Euro 2016. »

     

    Metz face à ses juges

    Dernier rendez-vous entre le FC Metz et son équipe, vendredi. De son côté, Génération Grenat appelle au boycott pur et simple de la rencontre.

    La question a pris le pas sur l’intérêt sportif, envolé depuis la déroute corse du FC Metz : quel accueil sera réservé à Yvon Pouliquen et ses joueurs, vendredi, lors du dernier rendez-vous de la saison ?

    Un climat vicié

    Vendredi 1er mai. Face à Nîmes, encore lanterne rouge à l’époque, le FC Metz vient de signer son quatrième match d’affilée sans victoire. Dans la nuit qui s’abat sur Saint-Symphorien, près de 200 supporters se rassemblent aux abords du parking réservé aux joueurs pour exprimer leur mécontentement. Venus à leur rencontre, Carlo Molinari, Joël Muller et Patrick Razurel prendront tour à tour la parole pour tenter de rassurer ce monde. C’est le premier acte du divorce qui se dessine entre l’équipe d’Yvon Pouliquen et ses fidèles. D’autres suivront. Moins apaisés, plus tranchés. Au lendemain de la réception de Troyes, à nouveau mal négociée par les Messins (1-1), le 17 mai, des inscriptions d’un ton résolument menaçant voient ainsi le jour sur le chemin menant aux vestiaires de Saint-Symphorien. Quelques heures auparavant, à l’issue de la rencontre, une poignée de mécontents avaient tenté de forcer l’entrée des vestiaires après avoir pénétré sur la pelouse…

    Ajaccio, la goutte de trop

    Jusqu’ici sans conséquences majeures, ces événements de fin de saison interpellent, aujourd’hui, alors que se rapproche la perspective de l’ultime rendez-vous entre les acteurs messins et leur public. La défaite concédée la semaine passée à Ajaccio (1-0), et la mise en bière de l’espoir de remontée en Ligue 1, offrent en effet une lecture nouvelle des incidents qui ont balisé ce mois de mai. Une victoire messine en Corse n’aurait pas ôté à la réception de Guingamp sa part de tension, mais elle lui aurait assurément donné un caractère tout autre que celui qui couve depuis le coup de sifflet final de vendredi dernier. Inutile de se voiler la face : refoulée à l’entrée du forum de discussion du site internet officiel ­ momentanément fermé après le fiasco de vendredi dernier ­ la déception du public n’a pas disparu pour autant. Et à défaut de pouvoir augurer de la forme qui lui sera donnée, son seul terrain d’expression sera bel et bien celui de la 38e journée…

    Et maintenant ?

    Annoncée pour mercredi, avant d’être envisagée jeudi, la réunion programmée entre les dirigeants messins et les associations de supporters n’aura finalement pas lieu : la faute à une incompatibilité d’emploi du temps qui a rendu impossible l’organisation de ce rendez-vous. Il faudra donc attendre vendredi pour mesurer l’ampleur du malaise entre cette équipe messine et son public. Hier, un peu plus de 8 000 places avaient trouvé preneurs, sachant, précise le service vente du FC Metz, «que plusieurs opérations avaient été conduites avant Ajaccio.» De son côté, Génération Grenat, section de supporters la plus garnie, appelait au boycott de la rencontre par la voix de son porte-parole, Xavier Schmitt. «Nous sommes très, très, très fâchés, explique ce dernier. On ne met pas tous les joueurs dans le même sac, que ce soit clair, mais on le dit haut et fort, nous avons le sentiment d’avoir été abusés par les trois quarts d’entre eux. Entre les belles déclarations des uns, le silence de l’entraîneur, c’est trop. Nous appelons les gens à rester chez eux, ce sera la meilleure façon à nos yeux de montrer leur insignifiance aux joueurs.» D’autres choisiront peut-être une autre voix. Quoi qu’il en soit, et même si cela ne changera rien à sa sanction sportive, Metz n’a pas le choix. Vendredi, il lui faudra passer une dernière fois devant ses juges.

    [FF] La crise couve Metz

    Metz a (presque) perdu toutes ses chances d'accéder à la Ligue 1 vendredi prochain. Certes, mathématiquement, rien n'est encore fait. Le club lorrain ne possède que trois points de retard sur le troisième, Montpellier, et une victoire combinée à des défaites de la concurrence pourrait encore suffire. Sauf qu'à cause d'une différence de buts largement insuffisante (+11 quand Montpellier est à +24), le club lorrain n'a plus l'ombre d'une chance. Un cataclysme pour un club qui n'envisageait pas un tel scénario.
    Pour Metz, enchaîner deux saisons consécutives en L2 est une première depuis 1966. Mais, au-delà de la symbolique historique, il y a la réalité, brute, froide et morose. Elle s'annonce inquiétante, surtout sur le plan économique. Le club a déjà commencé à faire ses comptes et se prépare au pire. Il s'attend notamment à devoir boucher une trou compris entre 5 et 6 millions d'euros afin d'équilibrer, d'ici au 4 juin, date de son passage devant la DNCG (Direction Nationale de Contrôle de Gestion), son budget de 13 millions d'euros pour la saison qui s'achève.
    Pouliquen sur le départ ?
    En cas de remontée, le FC Metz tablait sur un budget de l'ordre de 24 millions d'euros. Avec cet échec, il sera finalement réduit aux alentours de 11,5 millions d'euros, sachant que la prime d'aide à la relégation instaurée par la Ligue passe de 2 millions d'euros la première saison à 1 millions d'euros la suivante. Sans compter la désaffection prévisible de certains sponsors et d'un public lassé du spectacle proposé et des résultats insuffisants. La moyenne de spectateurs était de 12 300 il y a deux saisons. Elle n'a pas atteint les 10 000 cette saison. Cela ne devrait pas aller en s'améliorant ...
    "Il est clair qu'une deuxième année en L2 nous amènerait à changer de train de vie", déclarait la semaine dernière Bernard Serin, vice-président exécutif et actionnaire principal du club. Environ 120 personnes travaillent actuellement pour le FC Metz. Le club devrait logiquement réduire la voilure. Le staff technique et les joueurs devraient également subir les conséquences de cet échec. L'entraîneur Yvon Pouliquen pourrait quitter le club à l'issue de la saison. Les dirigeants et actionnaires doivent se réunir prochainement afin d'analyser les raisons de cet échec et de prendre les décisions nécessaires pour l'avenir. Il s'annonce sombre.

    May 26

    Metz doit faire sa révolution !

    La petite phrase du jour : « Ce n’est pas d’un électrochoc qu’a besoin le FC Metz, mais d’une révolution de palais ! »

     

    METZ

    Petite séance d’entraînement hier, matin, après deux jours de repos. Rippert et Anastassowa ont effectué un décrassage. Strasser (entorse accromio- claviculaire), Jestrovic (mollet), Chapuis (adducteurs) et Renouard (cheville) sont forfait. Battue par Besançon (1-6) samedi, l’équipe réserve se dirige vers le CFA 2.

    (RL) Peuvent-ils rester ensemble ?

     

    Yvon Pouliquen lors de Metz - Nîmes, le 1er mai dernier. Songeur, très songeur…

    Yvon Pouliquen et le FC Metz sont liés jusqu’en juin 2010. La catastrophe industrielle et sportive de la fin de saison remet-elle en cause l’union de l’entraîneur et de son équipe ? La question se pose, forcément.

    C’est une façon de procéder plutôt baroque, vieille d’une petite quinzaine de jours. Elle tranche avec la convivialité des quatorze premiers mois du mandat d’Yvon Pouliquen. Pour échanger avec l’entraîneur du FC Metz, les journalistes ne partagent plus son espace fumeur, à l’ombre de la tribune sud : ils lui courent après, sur un chemin menant du terrain de l’autoroute aux vestiaires, quelques hectomètres le long de la piste d’athlétisme du stade Dezavelle. En général, au bout de dix mètres, la conférence de presse ambulante prend fin. Yvon Pouliquen marche plutôt vite, ces temps-ci, et parle peu. Exemple hier midi, sous le soleil. «Parler, mais de quoi ? Le championnat n’est pas terminé. » Tout juste l’entraîneur messin consentira-t-il quelques mots sur les exigences de cette dernière semaine de cinq jours, cinq matins pour rien. La question de son avenir personnel ? «Après le championnat… ». Maintient-il les propos tenus vendredi à Ajaccio ? «Oui, j’ai envie de repartir. » Comprendre : de repartir avec Metz.

    Yvon Pouliquen est comme tous les entraîneurs en situation d’échec : il cherche à comprendre ce qui n’a pas fonctionné, tout en intégrant la soudaine incertitude de sa condition. Il y a encore un mois, le milieu prêtait des contacts intéressants au premier entraîneur vainqueur à Lyon en un an ­ c’était le 11 novembre 2008, en Coupe de la Ligue. Son étoile va forcément pâlir de l’échec aux allures de gâchis venu sanctionner sa première saison complète à la tête du FC Metz, sans compter que les observateurs ne manqueront pas d’établir le parallèle avec deux expériences similaires, à Lorient et à Grenoble. Arrivé en Lorraine en toute fin d’année 2007, Yvon Pouliquen est sous contrat jusqu’en juin 2010. Sa déclaration d’intention de vendredi soir n’est donc pas seulement celle d’un homme soucieux de prendre sa revanche : sans doute compte-t-elle une dimension stratégique.

    Comme Domenech et comme Furlan ?

    La revoici, pour mémoire : «Je envie de repartir avec ce club, de reconstruire avec lui, de viser la montée l’an prochain. J’ai cru en ce groupe, mais il reste des choses à construire.» Dans les heures ou les jours qui viennent, Yvon Pouliquen présentera aux patrons de l’entreprise FC Metz son analyse de la saison et expliquera, de son point de vue, ce qui a soudain déraillé pour empêcher son équipe de remonter en Ligue 1, alors qu’elle comptait cinq points d’avance sur le quatrième, au matin de la trente et unième journée. Il devra leur montrer qu’il a tiré les leçons d’un échec dans lequel, à Ajaccio toujours, il a admis une part «personnelle », et les convaincre d’être encore l’homme de la situation : celui qui reconduira le FC Metz en Ligue 1. «Nous agirons alors en fonction de ce qui semble nous convenir le mieux », indiquait l’actionnaire majoritaire du club, hier, dans les colonnes du Républicain Lorrain.
    Il arrive qu’un entraîneur conserve ses fonctions, après un fiasco. Certains demandent même leur compagne en mariage, dans la foulée. L’exemple de Raymond Domenech, maintenu à la tête de l’équipe de France après la catastrophe de l’Euro 2008, n’est pas un cas isolé : Strasbourg a pareillement gardé Jean-Marc Furlan, la saison dernière, au bout d’une série de onze défaites propulsant le Racing en Ligue 2. Un an plus tard, Furlan reste susceptible de ramener les Alsaciens en Ligue 1, vendredi soir. Yvon Pouliquen ne sera pas entraîneur par défaut : c’est un statut qui n’existe pas, au haut niveau. Mais l’ancien double vainqueur de la Coupe de France bénéficie d’un atout important : la situation financière d’un club qui pourra difficilement se payer le luxe de verser des indemnités à un entraîneur éconduit et un salaire à un entraîneur nouveau dont la réussite ne serait pas davantage garantie sur facture. Yvon Pouliquen et le FC Metz peuvent-ils continuer ensemble ? Réponse dans les prochains jours.

     «Le reste n’est que littérature…»

    Le quasi mutisme de l’entraîneur messin remonte à seulement quinze jours. Pouliquen dans le texte

    «Je suis un homme de défis.» Le 24 décembre 2007, juste avant de s’engager avec le FC Metz, alors dernier de Ligue 1.
    - «Reconquérir un public, c’est un défi sympa.» Mi-janvier 2008, avant son premier match à Saint-Symphorien, conclu par une défaite (1-4).
    - «La saison dernière, le groupe n’a pas très bien vécu. Le premier objectif est là : avoir un collectif sain. Et une équipe joueuse…». Le 23 juin 2008, avec la reprise de l’entraînement sonne l’heure des promesses.

    - «Ce constat me dérange plus qu’il ne m’inquiète.» Le 23 juillet 2008, après cinq matches d'une préparation marquée par l’inefficacité des attaquants.
    - «Il va falloir redonner confiance à nos attaquants.» Même constat, un mois plus tard, après la première défaite de la saison de Ligue 2, à domicile, contre Boulogne-sur-Mer.
    - «Une fois encore, nous payons notre manque d’efficacité.» Toujours les mêmes maux, après un 0-0 à Saint-Symphorien, face à Reims, le 19 septembre.
    - «J’ai trouvé mon équipe apathique, manquant d’allant, de percussion.» Mais Metz vient de dominer Sedan, 2-0, le 3 octobre.
    - «Je note un relâchement, peut-être inconscient, à cause des résultats qui nous sont plutôt favorables. Ce groupe a besoin d’être secoué, de temps en temps…» Après dix journées, Metz est quatrième, sans totalement convaincre son entraîneur…

    - «Je dis bravo !» Le 11 novembre, Metz réalise l’exploit retentissant de s’imposer à Lyon (1-3), en Coupe de la Ligue.
    - «A Lens, à Montpellier, à Lyon, nous avons été capables d’élever notre niveau de jeu pour surpasser nos adversaires. Mais la Ligue 2, c’est aussi Clermont, Brest, Nîmes, Angers…» Mi-novembre, les Messins commencent à donner l’impression de choisir leurs matches.
    - «Des joueurs vont devoir se remettre en cause.» Le 21 novembre, une équipe bis se ridiculise en étant sortie de la Coupe de France dès l’entrée en lice, à Créteil (National).
    - «Nous manquons de caractère.» Un vice souligné par une défaite à domicile, contre Angers, le 5 décembre.
    - «Je considère toujours qu’une équipe doit s’employer à trouver un vrai fond de jeu. Sur la durée, cet élément donne raison.» Le 30 décembre, à l’attaque de la deuxième moitié de saison.
    - «Ce n’est pas une fin en soi.» Le 13 février, vainqueur de Montpellier (3-1), Metz signe sa troisième victoire de rang à domicile, la quatrième en cinq journées, mais Yvon Pouliquen tempère les éventuels excès d’enthousiasme.
    - «C’est un championnat compliqué, où la lutte risque d’être plus rude encore au cours des dernières semaines.» Le 10 mars.
    - «Nous ne méritons pas de gagner.» Le 20 mars, Metz s’en sort par un miracle, face à Châteauroux (1-0).
    - «Depuis la trêve, nous avançons à une moyenne de 2,2 points par match. C’est cette cadence qu’il m’importe de conserver.» Le 5 avril, Metz compte cinq points d’avance sur le quatrième après sa victoire sur Brest (1-0). La dernière, à ce jour.
    - «Des erreurs impardonnables pour un postulant à la montée.» Le 17 avril, Clermont s’impose à Metz (1-3).
    - «Pas besoin de discours, il faut gagner, le reste n’est que littérature.» Le 14 mai, à la veille de Metz-Troyes, une phrase pour justifier une semaine de silence médiatique.
    - «C’est un énorme échec…» Les mots et les maux de la fin, vendredi, à Ajaccio, après la défaite fatale (1-0).

    (Site officiel FC Metz) Les 18 ans ont tenu leur rang

    C’est par un match nul à domicile contre Gueugnon (1-1) que s’est achevée la saison des 18 ans du FC Metz ce week-end. Ils terminent le championnat à une très honorable seconde place derrière Auxerre, avec une seule défaite au compteur.
    Au club depuis 1996, Olivier Perrin a vu défiler bon nombre de générations de joueurs. Pour autant, malgré sa grande expérience, il lui arrive encore d’être surpris par ses garçons. Au lendemain du dernier match de la saison, il doit le reconnaitre et tirer un coup de chapeau à ses élèves : à l’été 2008, il ne les voyait pas réaliser de telles performances : « Nous n’avons perdu qu’une seule rencontre, indique-t-il, alors que nous étions classés douzièmes fin septembre ! Depuis, nous n’avons d’ailleurs plus perdu en Championnat. C’est vrai, je ne m’attendais pas à ce que mon équipe se révèle aussi performante ! » Cette réussite, l’équipe mosellane la doit pour beaucoup à une redoutable efficacité sur le plan défensif. Au cours de la phase retour, elle n’a encaissé que six buts… dont cinq ont été inscrits sur des coups de pieds arrêtés !

    Olivier, quel bilan tirez-vous de la saison de votre équipe ?
    Olivier Perrin : « Il est bon et je suis heureux que nous ayons pu donner une bonne image du club, notamment lors de ces dernières semaines, compte-tenu de la situation dans laquelle il se trouve par ailleurs. Avec un revers seulement, nous sommes l’équipe qui a le moins perdu au sein de notre groupe. Si Auxerre nous devance de quatre points, cela fait tout de même plusieurs saisons que nous terminons à la deuxième place, signe d’une certaine continuité. Pour y parvenir, nous nous sommes appuyés sur une très grosse capacité à récupérer le ballon. Le groupe a bien vécu grâce à cela et nous jouions ces derniers temps en parfaite harmonie ! »
    Pourtant, les débuts ont été difficiles, comment êtes-vous parvenus à redresser la barre ?
    O.P. : « Nous avons très rapidement perdu Jordan Faucher (ndlr : le jeune attaquant a été victime d’une importante blessure au tibia), et dans le même temps nous nous sommes séparés de deux autres éléments offensifs pour des raisons disciplinaires. En deuxième partie de saison, l’équipe a beaucoup moins changé d’une semaine à l’autre. Même si nous étions plus jeunes, il y avait plus de liens entre les joueurs. Certains en ont profité pour exploser. Nos deux latéraux, Gaétan Bussman et Romain Métanire, ont compensé le manque d’attaquants par un très gros apport offensif. Le premier est d’ailleurs le meilleur buteur de mon effectif avec douze réalisations… Et nous avons bénéficié de la forme de Yeni N’Gbakoto, comme par exemple à Troyes où il a inscrit trois buts deux jours après son retour de sélection. »
    Êtes-vous satisfait de la progression individuelle de vos garçons ?
    O.P. : « L’organisation des séances d’entraînement leur a quelque part été bénéfique. Parfois, nous avons combiné les groupes CFA et 18, ce qui apportait un engagement supplémentaire. Ensuite, le rendement d’une équipe provient d’une alchimie difficile à trouver. Nous avons mis du temps mais nous y sommes parvenus. Lorsque les joueurs ont répété des circuits, des mouvements collectifs, les choses se déclenchent d’elles mêmes sur le terrain. Là, c’est un régal pour un entraîneur. Ces dernières semaines, je leur ai dit que je prenais beaucoup de plaisir à les voir évoluer. Je pense qu’ils en ont pris également. »
    La seule déception provient de la Coupe Gambardella…
    O.P. : « Oui, c’est vraiment dommage. Ces derniers temps, nous ne sommes pas aidés par les tirages au sort. De plus, ce match à Lens (ndlr : les Messins ont été éliminés deux buts à zéro) a été un cauchemar du début à la fin. Au cours de la partie, l’un des nôtres s’est sérieusement blessé, ce qui a choqué certains joueurs (ndlr : Romain Métanire avait perdu connaissance et avait été transporté à l’hôpital). De plus, nous n’avions pas pu préparer cette partie de la meilleure des façons. La Coupe se joue vraiment à peu de choses. Si nous étions passés ce jour-là, je suis persuadé que nous aurions eu une belle carte à jouer par la suite. Mais c’est bien mon unique regret. Car pour le reste, nous avons tenu notre rang ! »

    May 25

    Quand le Serin, serein, serine, il promet, mais, lui, ne demande pas pardon !

    La petite phrase du jour : « Un électrochoc ?Serin, ne serait-il que le pare-feu intermitemps du Carlo ordinaire?...Cela fait un certain temps, un peu plus de 10 ans que nous sommes en état de choc permanent , alors il faudra , plus qu’un électrochoc pour faire remuer la bête qui sommeille depuis plus de dix ans, maintenant ! Plus sérieusement, on constate que Metz a perdu son identité au fil des ans, que les "mercenaires" et "les opérations commando" n’ont pas amélioré les choses, loin de là !S’il faut un seul recrutement, c’est celui d’un éducateur-entraîneur qui sache se faire respecter et qui travaille sur le long terme ; l’organigramme doit aussi être rafraichi : à Metz, il y a par exemple trois personnes faisant fonction de directeur sportif,un président honoraire et un président historique(certains disent préhistorique), mais on n’a jamais entendu une seule d’entre-elle taper du poing sur la table quand cela s’avérait nécessaire : Metz ne doit pas être une république où les joueurs font la pluie et le beau temps, ni créer des clans !Le seul clan, ce doit être le groupe et l’équipe !...Ce Lacombe-lorrain existe-t-il ?Si c’est oui, il faut le faire signer en urgence, parce que tout est à reconstruire dans ce club, mais, d’abord, il faut une grande lessive, à commencer par celle des dirigeants et de ceux qui ont échoué !! L’électrochoc, ce sera le prochain match contre Guingamp :  peut-être 1200 spectateurs, et autant de CRS pour une d’équipe de onze courageux obligés d’assumer l’absence des plombeurs du vestiaire ! »

     

    Bernard Serin : «Nous assumerons»

     

    Le patron du FC Metz revient sur le gâchis qui a marqué toute la fin de saison de son club. Et pour lever les doutes qui grandissent sur l'état de ses finances. Il l'assure, les actionnaires vont remettre la main à la poche…  

    Serin : «Provoquer un électrochoc»

    Yvon Pouliquen entraîneur de Metz après y avoir échoué ? «Il est d'abord nécessaire d'écouter son analyse de cet échec», affirme Bernard Serin.

     Bernard Serin revient sur l’échec sportif venu sanctionner sa première année d’actionnaire majoritaire du FC Metz. Il parle finances («Nous assumerons») et avenir («Il y a des réflexions à mener sur la structure même du club»).

    Ce qui va mieux sans dire, ou juste en l’écrivant, va mieux en le disant. Dans la foulée d’un communiqué publié samedi, notamment pour évoquer une prochaine réunion des actionnaires du FC Metz, le premier d’entre eux se livre publiquement. C’est la première fois que Bernard Serin s’exprime depuis vendredi, et la défaite messine à Ajaccio ayant définitivement mis un terme à l’objectif de la remontée en Ligue 1. Un an après son arrivée à la tête du club, l’industriel lorrain est confronté à une situation de crise…

    Maintenant que l’échec est consommé, quelle est votre réaction ?

    «C’est en effet un échec, un échec sur toute la ligne. Mais il comporte quelque chose d’invraisemblable, quand on pense que huit matches plus tôt, nous avions un pied et demi en Première division. En tant que dirigeant, j’en déduis que nous avions fourni les efforts et réuni l’effectif suffisant pour jouer la montée. Ce n’est pas parce que les joueurs et leur encadrement viennent, sept fois de suite, de dilapider les cartes qu’ils avaient en main que le projet de départ n’était pas le bon.»
    Comment allez-vous désormais procéder ?

    «Il ne faut pas, dans l’urgence, émettre des commentaires qui seraient irréfléchis. Il y a lieu, au contraire, d’analyser la situation de manière approfondie, avec l’ensemble des actionnaires. Il y a des réflexions à mener sur la structure même de ce club qu’il faut remettre sur les rails, et sur son projet sportif. Ce coup de semonce nécessite un électrochoc et cet électrochoc, il est temps de le provoquer. Mais cela réclame un temps de réflexion, à l’issue duquel nous communiquerons.»

    «Adapter nos dépenses»

    Pouvez-vous déjà nous dire quelle sera l’attitude des actionnaires, pour faire face à la situation financière du club ? «

    Nous assumerons. De mon point de vue, ce n’est pas un souci. Devant la DNCG (le gendarme financier du football français), je me suis engagé avec les autres actionnaires à faire ce qu’il y avait à faire. Mais les moyens consacrés au recrutement ne seront pas énormes…»
    A cause d’une diminution sensible du budget ?

    «Nous devrons adapter nos dépenses aux limites budgétaires qui seront les nôtres, et non plus subir un déficit. Le déficit de cette saison, il était à la fois voulu car nous avions la volonté de bâtir l’effectif pour remonter, et subi à cause du grand nombre de joueurs sous contrat. Cette fois, beaucoup de joueurs arrivent en fin de contrat, ce qui offre donc la possibilité de dégraisser l’effectif et de réduire la masse salariale. Cela dit, nous comptons bien conserver l’ossature de cette équipe, et la renforcer, en se montrant plus malins que par le passé dans notre recrutement.»

    «D’abord, écouter l’entraîneur»

    Est-il possible d’envisager la suite avec un entraîneur et un encadrement restant sur un tel échec ?

    «Il est d’abord nécessaire d’écouter l’entraîneur sur son analyse de cet échec. Nous agirons alors en fonction de ce qui nous semble convenir le mieux.»
    Il reste un match pour rien, vendredi, contre Guingamp, qui risque de se dérouler dans une ambiance particulière. Le redoutez-vous ?

    «Un contact est envisagé entre nous, dirigeants, et les associations de supporters, probablement mercredi. Il faut qu’ils comprennent que nous aussi sommes déçus, et que nous sommes à l’écoute.»
    Même lorsque vous fermez le forum de discussion sur le site internet du club ?

    «Il faut bien savoir que nous avons pris en compte les messages de nos supporters. Comme nous, ils veulent une équipe qui mouille le maillot, qui gagne ses matches à domicile et qui ramène assez de points de l’extérieur pour remonter en Ligue 1. Nous, nous avions constitué l’équipe et le staff capables de remplir cet objectif. C’est ce que nous pensions, en juillet, et c’était parti pour, on ne peut pas nous enlever ça. L’échec, il est intervenu dans la nature même de la compétition.»

     

    18 ans nationaux : Metz : un nul pour finir

     FC METZ - GUEUGNON : 1-1

    Arbitre : Antony Da Silva Pacheco. Mi-temps : 0-0. But pour Metz : Bussmann (58e) ; pour Gueugnon : Coronas (76e sur pén.)
    Les jeunes pousses messines abordaient leur dernière rencontre du championnat face à Gueugnon sans grand espoir de pouvoir rafler la place de leader aux Auxerrois. Ce sont les Gueugnonnais qui se montraient les premiers dangereux. Fourmann plaçait sa première tête à côté sur un corner (4e) puis il voyait sa seconde repoussée par le poteau de M’Fa (13e). Les Messins réagissaient avec un coup franc de Mohamed que le portier visiteur, Petit, devait boxer en corner (25e). Meligner obligeait, lui aussi, Petit à arrêter son tir quelques minutes plus tard (35e). A la pause, les deux équipes s’étaient parfaitement neutralisées et le score était toujours vierge. Les Mosellans ouvraient la marque sur un corner repris victorieusement par Bussmann (1-0 ; 58e). Malheureusement pour eux, les protégés d’Olivier Perrin concédaient un penalty à leurs adversaires pour une main protectrice dans la surface de réparation. Coronas se chargeait de le transformer et remettait les deux équipes à égalité (1-1 ; 76e). Alors que les Messins auraient pu inscrire un second but par Aniba Matili (83e), les dernières actions étaient gueugnonnaises avec un face à face entre Fourmann et M’Fa qui tournait à l’avantage du gardien messin (92e) puis une tentative du même Fourmann, laissé seul, qui mettait à côté (93e).

    May 24

    Les nouvelles "valeurs" de Metz : "courage, fuyons!"

    La petite phrase du jour : (page d’accueil du forum du site officiel du FC Metz) « Après le mauvais résultat de notre équipe à Ajaccio vendredi soir, le forum restera fermé quelques jours afin d'éviter les commentaires excessifs laissés sous le coup de la déception. Nous informerons nos membres par email de sa réouverture. Merci de votre compréhension, »Ben, non, je ne comprends pas : encore un bon exemple de non-communication et de courage excessif : fuir le courroux des cocus de l’histoire, ce n’est pas très correct, mais symptomatique de la maladie des grenats : personne n’endosse les responsabilités, personne aux commandes! Les supporters restent seuls à avoir mal à leur tête ! Au fait, la CFA aussi est malade ET RELEGABLE : c'est la faute à qui ?»

    (Quotidien l’Equipe) Le fiasco de Metz

    DES JOURS NOIRS S’ANNONCENT À METZ, dont les espoirs de remontée se sont envolés à Ajaccio (0-1), vendredi.

    Favori naturel pour les trois premières places, le club mosellan a enchaîné sept matches sans victoire, qui le plongent aujourd’hui dans l’incertitude et la désolation. « Je suis abattu, c’est très dur à digérer », souffle le milieu Laurent Agouazi. « Il n’y a pas de mot pour décrire ma frustration, réagit aussi le défenseur Matheus Vivian. J’ai la sensation de vivre un grand gâchis, d’avoir raté toute la saison après avoir bossé dix mois pour monter. » Les dirigeants, eux, se sont réfugiés dans le silence médiatique, par la voie d’un communiqué de presse publié hier matin. « On laisse passer le match de Guingamp (vendredi). Ensuite, le lundi, une réunion élargie se tiendra pour prendre les décisions qui s’imposent », a seulement indiqué Carlo Molinari, le président.

    L’entraîneur, Yvon Pouliquen, devrait logiquement être poussé vers la sortie, même s’il bénéficie encore d’un an de contrat.

    Mais la situation financière du club est aussi grandement fragilisée par la deuxième année en L 2 qui s’annonce et le club lorrain va aborder son passage devant la DNCG, le 4 juin, avec la menace d’un encadrement strict de ses dépenses. Molinari a récemment rappelé que les actionnaires seraient sans doute amenés à combler le déficit de trésorerie. Côté joueurs, une grande purge s’annonce, avec une dizaine de joueurs en fin de contrat (Agouazi, Barbosa, Delgado, Farina, Jestrovic et Strasser notamment).

    (RL) Metz, l’abominable gâchis

    Cédric Barbosa et tous les Messins peuvent se prendre la tête. Mais que leur est-il donc arrivé ?

    Aux portes de la Ligue 1 en avril, condamné à une deuxième saison de Ligue 2 en mai, le FC Metz a dilapidé son crédit et ses atouts. Radioscopie d’un échec accablant…

    Une équipe ? Quelle équipe ?

    Bien sûr, les mouvements sont souvent la cause des aléas d’une saison, comme ceux qui ont frappé le poste de gardien de but, ou handicapé la saison de joueurs importants, de Bessat pour commencer à Barbosa pour finir. Après trente-sept journées, pourtant, certains secteurs semblent être restés en jachère, comme la défense en général et la charnière centrale en particulier, territoire épris de stabilité, mais où aucune formule ne s’est dégagée, peut-être parce que tous les candidats au poste sont d’un niveau semblable. Dans un même ordre d’idée, de nombreuses associations ont été tentées, au milieu et devant. Aucune ne se s’est jamais tout à fait dégagée. Identifier une équipe-type de la saison messine ? Mission impossible.

    Un groupe ? Quel groupe ?

    Yvon Pouliquen l’a souligné à son arrivée, en janvier 2008, et l’écrémage n’a pas été suffisant, été comme hiver : lui n’avait pas pour habitude de travailler avec un groupe aussi fourni que celui de son prédécesseur. Et même s’il a contribué à le grossir plus qu’à finalement le renforcer en attirant par exemple Cyril Chapuis et Nenad Jestrovic, l’entraîneur messin a semblé perturbé par l’ampleur de son effectif. Le déséquilibre des forces ne l’a pas aidé : beaucoup de joueurs de même profil, d’autres postes particulièrement pauvres, en joueurs latéraux par exemple.

    Le jeu ? Quel jeu ?

    Les promesses de janvier 2008 sur la pratique d’un jeu ambitieux, porté vers l’avant, pour garantir le retour du spectacle à Saint-Symphorien n’ont pas passé le stade du concept marketing. Malgré de réelles compétences techniques, Metz n’a que trop rarement été une équipe joueuse. L’identité de jeu messine ? Difficile à étiqueter. Peut-être parce qu’elle n’existe plus.

    Des leaders ? Quels leaders ?

    Le retour de Christophe Marichez à Ajaccio constitue une sorte d’aveu : celui du manque de leaders capables de montrer le chemin, celui de la révolte pour briser la spirale infernale de la fin de saison, par exemple. Sinon, pourquoi Yvon Pouliquen serait-il allé se passer de son meilleur joueur en 2009 (Germano Vailati) pour le match à quitte ou double disputé en Corse ? «Sur le terrain, je n’ai entendu personne rameuter les troupes, et je n’ai vu personne aller au combat », nous racontait vendredi un joueur ajaccien. Le combat ? Metz a notamment terminé les matches de Nîmes et Ajaccio sans écoper du moindre avertissement. C’est sans doute la marque d’une équipe correcte. Cela traduit aussi, peut-être, un manque de pugnacité. Et de caractère…

    Un statut ? Quel statut ?

    Metz, équipe descendue de Ligue 1, favorite à la remontée en Ligue 2 ? Sur le papier, oui, assurément. Au classement aussi, où les Lorrains comptaient cinq points d’avance sur le quatrième, au matin de la trente-et-unième journée. Mais, comme à chaque fois que l’occasion s’est présentée de creuser un écart décisif, Metz s’est relâché, n’a jamais fait mieux qu’une série de trois victoires, a distribué des points à ses concurrents et en a cédé à des équipes de bas de tableau : six à Clermont, quatre à Troyes, deux à Nîmes… Une générosité dispendieuse dont on mesure les effets aujourd’hui, et notamment à la lecture d’un classement arrêté aux sept dernières journées. Metz y est dernier.

     Et maintenant, que vais-je faire ?

    Où va le FC Metz ? En Ligue 2. Pourquoi, comment, avec qui ? Pour l’instant, le mystère reste entier.

    Voici, du côté de Saint-Symphorien, le contre-pied le plus réussi du printemps : un communiqué pour dire qu’il n’est pas question de communiquer. Le FC Metz l’a diffusé, hier à la mi-journée, et en voici un extrait : «Une conférence de presse sera organisée après la fin de la saison […]. D’ici là, […] aucun commentaire supplémentaire ne sera apporté par les dirigeants et les actionnaires » du club. Oui, c’est cela même, laissons passer Metz - Guingamp, sait-on jamais, une victoire 14 à 0 est si vite arrivée, surtout cumulée à une défaite de Montpellier, de Boulogne et de Tours, puisqu’il existe encore cette éventualité-là de remonter en Ligue 1. Naturellement sonné par le verdict tombé vendredi à Ajaccio au bout d’une fatale série d’insuccès portée à sept journées, l’aréopage messin va se donner le temps de la réflexion. Il ne viendra à personne, l’idée de contester le bien-fondé de cette prise de recul, qui permettra aussi les prises de contact et les prises de décision : une semaine ne sera pas de trop pour plancher sur les futurs contours d’un club qui s’apprête à passer une deuxième saison d’affilée hors l’élite pour la première fois depuis quarante-deux ans, c’est-à-dire depuis l’époque des patronages, alors que son avenir le situait très près de la Ligue 1, début avril.
    Sauf que le laps de temps (une semaine, dix jours, plus ?) accordé à la mise en œuvre d’un nouveau plan d’avenir va permettre à d’autres de prendre la parole pour extrapoler, vitupérer, s’interroger, s’inquiéter, calculer, s’acharner, se défouler. Un message officiel, au hasard sur le mode de l’autocritique, aurait peut-être contribué à calmer les esprits, par exemple ceux des supporters, échauffés à force d’être échaudés.

    Forum impraticable

    D’habitude, quand le FC Metz descend en Ligue 2, il remonte aussitôt en Ligue 1. Cette fois, le yo-yo est cassé, et ce sont deux désillusions en un an que le public messin doit ingérer. Comment réagira-t-il, vendredi soir ? En attendant, on lui coupe le sifflet. En tout cas, on rend impraticable l’un de ses terrains d’expression : le forum de discussion, sur le site internet officiel du club, «afin d’éviter les commentaires excessifs laissés sous le coup de la déception ». On a connu le FC Metz moins regardant avec certains messages, inscrits sur des banderoles par exemple.
    Sur le front de la communication, le club mosellan n’a pas attendu la défaite de son équipe, vendredi soir en Corse, pour évoluer en Ligue 2. Une semaine, c’est l’entraîneur qui se tait. La suivante, ce sont les joueurs, lesquels réclament l’autorisation pour la rouvrir, le soir du match, à Ajaccio (scène vécue). Pour finir, ce sont les dirigeants qui décrètent le silence radio. L’intention louable d’éviter la désunion et la dispersion, le principe naturel de respecter le fonctionnement interne d’une entreprise, tout cela se frotte cependant à la réalité d’un club de football qui déchaîne toujours les passions, malgré les preuves de désamour. Et s’il s’agit d’un problème marginal, la confusion entretenue en matière de communication illustre tout l’embarras actuel d’une petite entreprise qui ne connaît plus que la crise.
    Le FC Metz va donc très rapidement devoir trouver : petit a, les 5 à 6 millions qui lui manquent pour boucler l’exercice actuel au-dessus de la ligne de flottaison ; petit b, comment réduire sa masse salariale tout en bâtissant un groupe compétitif ; petit c, un entraîneur, qui pourrait très bien être Yvon Pouliquen : s’il a très ouvertement admis sa part dans l’échec, vendredi soir, Pouliquen a aussi affirmé sa volonté de poursuivre sa mission. Les jours qui viennent diront si l’entraîneur a conservé assez de crédit auprès de ses dirigeants. Et eux nous diront, peut-être, ce qu’ils en pensent.

     Cfa : Metz prend l’eau

    Les Mosellans débutaient la partie dans le camp bisontin, Rippert bénéficiait d’un coup franc au poteau de corner, sans suite (2e). Sur un centre de Rippert, Haddadji mettait au-dessus (7e). Sur un centre de la gauche de Belhaj, Ahamadi coupait bien la trajectoire de la tête et mettait le ballon hors de portée de Ruffier (16e). Les Messins tentaient de réagir. Leoni trouvait la tête piquée de N’Gbakoto qui passait au-dessus (25e). Ahamadi pouvait doubler la mise mais voyait son tir passer à côté (30e). Ce n’était que partie remise puisque, dans la minute qui suivait, Golliard plaçait sa tête sur corner et trompait Ruffier (31e). Metz obtenait un penalty que le capitaine Patin transformait (1-2, 36e). Au retour des vestiaires, les Grenats étaient cueillis à froid avec un but inscrit par Ahamadi (1-3 ; 46e). Besançon n’était pas venu faire de la figuration et corsait encore l’addition par Hamouma (1-4, 49e). Sonnés, les Messins encaissaient même un cinquième but. Perrin partait seul dans le dos de la défense messine pour défier Ruffier (1-5 ; 62e). Besançon parachevait son festival offensif avec une ultime réalisation de Perrin laissé seul (1-6, 89e). José Pinot, à l’issue de la rencontre confiait : «Leur deuxième but sur coup de pied arrêté nous a mis KO. Le penalty nous a redonné espoir mais de grosses erreurs tactiques et de communication leur ont permis de montrer qu’ils possèdent un potentiel offensif bien supérieur ».

    May 23

    Metz : le gros bide ! Une équipe de joueurs et de dirigeants censée jouer la montée, ça ?

    La petite phrase du jour : « l'ambiance des vestiaires et la république des joueurs s'est vue sur le terrain ! Un groupe sans âme, battu dans tous les duels C’était la semaine de l’ascension, mais on savait que ce n’était pas pour Metz : plusieurs étaient déjà entrain de négocier ailleurs ou déjà en vacances; quel esprit de corps dans ce groupe ! …Carlo, qu’as-tu fait du FC Metz ? « 10 années sans remise en question d’une politique passéiste, des joueurs dénués d’esprit de club, un vestiaire d’indigents, des dirigeants transparents et cacophoniques et sans projet sportif qui tienne la route : la lente chute de la maison grenat peut nous mener en national, voire plus ! Metz, l’an prochain, pourra compter ses VIP, mais il n’aura plus de supporters ! A force d’être menés en bateau, les habitants de cette région en crise vont se tourner vers des gens plus sérieux et se détourner des « has been » ! Le nombre de « spectateurs-siffleurs » assistant à la confrontation contre Guingamp augurera bien des affluences de l’an prochain …»

     

    (Quotidien l’Equipe) Pour Metz, c’est cuit

    4 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Malige. But. – Guerriero (24e). Avertissement. –

    AC Ajaccio : Debes (89e).

    AC AJACCIO : Debes (cap.) – Martins-Pereira (Charvet, 76e), Uras, R. Fournier,C. Aubameyang – Guerriero – B. André, Asuar, Medjani, Moura (Krstic, 66e) – Ch. Diabaté (Lesueur, 53e). Entraîneur : O. Pantaloni.

    METZ : Marichez (cap.) – Fallou, Vivian, Strasser (Brégerie, 31e), L. Delgado – Cardy, Agouazi, Johansen (Farina, 58e) – V. Mendy, P. Cissé, Bessat. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    L’AC AJACCIO a pratiquement assuré son maintien en L 2.Metz, candidat à l’accession, redoublera, et n’aura donc pas réussi, comme il y a deux ans, à remonter immédiatement en L 1. Les Lorrains n’ont jamais su par quel bout prendre le match. Ils n’ont jamais montré le visage d’un prétendant à l’accession, alors qu’en face, Ajaccio s’est montré très volontaire et dynamique. « Nous avons montré que nous étions des hommes après avoir été si souvent décriés » , estimait Ludovic Guerriero. Le natif de Nancy a inscrit le seul but de la rencontre d’un magistral extérieur du pied droit en pleine lucarne (24e). Plus entreprenants, les Ajacciens ont parfaitement géré leur avantage au score. Debes dut cependant se détendre de tout son long pour détourner le ballon sur un centre tendu de Bessat (45e). En seconde période, les Messins reprirent le contrôle des opérations. Les Ajacciens perdirent sur blessure leur meilleur buteur, Diabaté (déchirure à l’adducteur gauche) puis Martins-Pereira (contracture). Au fil des minutes, ils reculèrent mais les Lorrains ne surent pas en tirer profit. Aubameyang eut même l’occasion d’aggraver la marque, mais son tir heurta la transversale (90e+ 3). Trop timorés, les Messins sont passés à côté de leur match, le septième d’affilée sans victoire.

    L’HOMME CLÉ : GUERRIERO (AC Ajaccio)

    Très remonté, Ludovic Guerriero a montré l’exemple. Placé devant la défense, il a récupéré un grand nombre de ballons et réussi quelques incursions dans le camp adverse. Et sur l’une d’entre elles, il a inscrit le seul but du match.

    Olivier PANTALONI (entraîneur de l’AC Ajaccio) : « Nous n’avions plus gagné depuis deux mois à domicile et avons comblé cette lacune au bon moment. Même si notre maintien n’est pas encore tout à fait assuré, nous avons fait un grand pas. »

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) :« Ajaccio a parfaitement mérité sa victoire. On n’y était pas. L’engagement que je vois au cours des entraînements n’a pas été répercuté dans le match. Nous avons perdu trop de points contre les mal classés. »

    (RL) Metz porté disparu

     

    Pour Julien Cardy (à gauche) et les Messins, l'espoir de la remontée en Ligue 1 s'est envolé, hier soir, en Corse.

    Plus rien ne s’oppose à la nuit : battu à Ajaccio, Metz ne retrouvera pas la Ligue 1, conséquence implacable d’un printemps désastreux.

    Les actes ont fini par rejoindre les paroles. Silencieux la semaine, muets le vendredi, les Messins ont définitivement abandonné le chemin d’une Ligue 1 qui se dérobe sous leurs pieds depuis un mois et demi. La défaite ramenée hier soir d’Ajaccio sanctionne pour de bon le lent naufrage d’une équipe qui n’en était plus tout à fait une, plus assez en tout cas pour rivaliser avec des Ajacciens dominateurs en tout. Cela fait maintenant quarante-sept jours, depuis son ultime victoire face à Brest, que Metz n’est plus bon à rien. Il sera temps, bientôt, d’inventorier les motifs d’un incommensurable fiasco, qui constitue aussi un immense gâchis. Mais l’heure, hier soir, n’était même pas aux regrets : sous la touffeur corse, Metz n’a rien fait, rien du tout, pour éviter le pire et se donner le droit de passer une semaine supplémentaire sous le berceau de ses illusions. Metz - Guingamp, vendredi prochain, ne servira à rien. Les Lorrains peuvent toujours déclarer forfait : on ne verra guère de différences. Laurent Agouazi nous pardonnera de reprendre à notre compte une phrase prononcée par lui-même, une semaine plus tôt, qui lui a valu la réprimande de ses pairs et entraîné la mise en sommeil de la liberté d’expression. Personne ne nous interdira donc d’affirmer que l’envie d’Ajaccio de lutter pour son maintien en Ligue 2 a tranché avec celle de Metz d’en sortir par le haut. «Le football, c’est avant tout l’engagement », a lâché Yvon Pouliquen, puisqu’il convient encore de rappeler les bases du jeu, un 22 mai de bout de saison. Terrible constat que celui d’une équipe qui choisit de lâcher prise, à l’instant où sa vie ne dessine plus qu’un carrefour entre le salut ou le grand saut dans le bide. Les Messins sont tombés. Bas. Très bas. «La volonté et la qualité technique n’étaient pas au rendez-vous, alors que nous avions des arguments bien supérieurs à ceux de l’adversaire », dira encore Yvon Pouliquen.

    Ersatz d’équipe

    Comme si la Corse sous le soleil les avait incités à anticiper sur leurs vacances, la plupart des joueurs messins n’ont pas livré les efforts réclamés par l’urgence simplissime de leur situation. Combien de duels gagnés ? Combien de passes bien assurées ? Quelles idées pour quelles solutions ? On en était là des tourments suscités par cet ersatz d’équipe quand Ludovic Guerriero a troué la nuit tombante et la toile d’araignée qui pendait à la lucarne du but, côté mer. On a vite compris que le Mosellan de naissance, Nancéien de formation, venait non seulement de servir sur un plateau le maintien d’Ajaccio tout en portant un coup fatal au club qui n’est pas exactement son club préféré. Autre commentaire d’Yvon Pouliquen : «Nous sommes menés sur un but venu d’ailleurs et comme nous n’étions pas dans le match depuis le coup d’envoi, il était difficile de renverser la vapeur.» Metz, ou l’impossibilité d’une île. Les changements tactiques et les changements tout court opérés pour dépasser un adversaire diminué par des absences majeures et qui a encore perdu son meilleur joueur (Diabaté) en cours de route n’y ont rien changé. Rien ! La note aurait même pu être plus salée. Et il ne se trouve personne pour s’appesantir sur le but tardif refusé à Cissé, en fin de match : comme toujours depuis plus d’un mois, le mal était fait. Il faut dire qu’il s’avère profond. Metz, depuis avril, épouse la trajectoire d’une équipe de bas de tableau de Ligue 2. Plus rien ne s’oppose à sa nuit. Rien ne justifie sa candidature à la remontée, pourtant tenue pour acquise, début avril. Ce matin, Metz se réveille en Ligue 2. Il l’a bien cherché.

     les joueurs messins : Engagez-vous, qu'ils disaient...

    Battus dans les duels, donc dans l'envie, les Messins n'ont jamais rassemblé les qualités requises pour inverser le cours de leur destin. Navrant.

    LA DÉFENSE

    Marichez. La frappe de Guerriero en pleine lucarne a très vite assombri son retour aux affaires. Le capitaine messin a ensuite gagné un face à face important avec Moura, puis deux autre avec Lesueur et Krstic dans le dernier quart d'heure. Fallou. Finalement appelé pour pallier l'absence de Cheikh Gueye, blessé au genou, le jeune Sénégalais a plutôt bien tenu son rang face à Moura, et il s'est même désinhibé en deuxième mi-temps. Sans succès. Vivian. Bougé d'importance par le très remuant Diabaté, il a su s'opposer avec courage, lui enlevant notamment un ballon brûlant des pieds (7e). C'est dire si la sortie sur blessure de l'attaquant corse (53e) lui a retiré une belle épine du pied. Strasser. Touché à l'épaule dans un duel avec Diabaté, il n'est resté qu'une demi-heure sur le terrain, où il a cédé sa place à Brégerie. Le ballon perdu par ce dernier face à Moura a entraîné un contre qui aurait pu faire très mal (40e). Brégerie a rectifié le tir en deuxième mi-temps, à l'exception d'une ultime frayeur face à Krstic. Delgado. Comme Fallou à droite, il a tenu son couloir, mais il est resté discret offensivement jusqu'à sa sortie (74e) et son remplacement par Bourgeois, dont les courses et les appels n'ont abouti à rien.

    LE MILIEU

    Cardy. Peu inspiré, hésitant dans ses passes, il n'a pas fait montre de l'engagement requis en première mi-temps, s'effaçant notamment devant la frappe victorieuse de Guerriero. Plus appliqué ensuite, sans toutefois peser, notamment sur coup franc. Agouazi. Le milieu de terrain messin le plus combatif, qui a terminé en défense centrale après la sortie de Delgado et le passage de Vivian à gauche. Son sens du sacrifice n'a pas suffisamment inspiré ses partenaires. Johansen. Effacé, il n'a apporté aucune solution en première période, qu'il a achevée en étant devancé par André à la retombée d'un centre de Bessat (45e). Logiquement remplacé, juste avant l'heure de jeu, par Farina, qui a souffert de l'engagement adverse.

    L'ATTAQUE

    Mendy. Après avoir beaucoup couru pour pas grand-chose en position d'ailier droit, il a pu se montrer plus utile en repassant dans l'axe, d'où il a réussi la première frappe messine, stoppée par Debès. Il a ensuite constamment buté sur la défense ajaccienne. Cissé. Avec zéro ballon exploitable et seul en pointe, sa première mi-temps a tourné à la traversée du désert. Le passage en 4-4-2, aux côtés de Mendy, lui a permis de toucher un peu plus de ballons. Le seul qu'il a réussi à convertir en but lui a abusivement été retiré pour un hors jeu inexistant (89e). Bessat. S'il a eu du mal à prendre ses marques, il est ensuite vite devenu le Messin le plus actif, peut-être aussi le plus concerné. Il n'y est pour rien si personne n'a réussi à exploiter son centre tendu, en toute fin de première période. Il a cependant continué sur sa lancée, malgré une énergie diminuant naturellement.

     «C’est un énorme échec»

    Yvon Pouliquen (entraîneur de Metz) : «Ajaccio a mérité sa victoire. Il aurait fallu être bien plus présent, dans l’engagement et sur le plan technique. C’est ce qui résume notre match. Quand on voit notre saison, c’est un énorme échec, un échec personnel au même titre qu’un échec pour les joueurs. Je regrette l’issue de cette saison, énormément, et j’ai envie de repartir avec ce club, de reconstruire avec lui, de viser la montée l’an prochain. J’ai cru en ce groupe, mais il reste des choses à construire.» Olivier Pantaloni (entraîneur d’Ajaccio) : «Cet esprit de conquête nous a souvent manqué, nous l’avons trouvé à temps. Ce n’était pas facile compte tenu des nombreuses absences de joueurs, je félicite donc le groupe pour son investissement total. Eux voulaient monter ; nous, nous maintenir : nous y avons mis plus d’engagement qu’eux.» Matheus Vivian (défenseur de Metz) : «Une seule chose comptait : le résultat. Il n’est pas au rendez-vous. Nous avons raté notre saison, car ce n’est pas à Ajaccio que cela s’est joué. Mais ce match est le symbole de ce mois et demi qui vient de tout gâcher. Une équipe qui prétend monter ne peut pas rester sept matches sans gagner.» Christophe Marichez (gardien de but de Metz) : «Au niveau de l’envie, il n’y a pas eu photo. Nous nous sommes fait bouger ; dans les duels, nous n’y étions pas. On a essayé de recadrer les choses à la mi-temps mais, sur l’ensemble du match, nous avons montré trop de lacunes, et ce n’est pas la première fois, contre une équipe qui lutte pour le maintien. Ce n’est pas la défaite à Ajaccio qui nous mène à notre perte. C’est avant.»

     Cfa : Metz n'a plus le choix

    FC METZ. 17e avec 64 points (7 victoires, 11 nuls, 14 défaites). Les trois derniers matches: défaite à Vesoul (1-0), victoire contre Auxerre (2-0), défaite à Noisy-le-Sec (1-0). Prochain match (dernière journée de championnat): Raon L'Étape - Metz.
    BESANÇON. 1er avec 98 points (20 victoires, 6 nuls, 6 défaites). Les trois derniers matches: défaite contre Raon L'Étape (0-1), nul contre Vesoul (2-2), victoire à Auxerre (1-3). Prochain match (dernière journée de championnat): Besançon - Strasbourg.
    L'enjeu. Il brille d'évidence du côté messin: à l'heure de disputer son avant-dernier rendez-vous de la saison, l'équipe de José Pinot, qui reste sur un échec à Vesoul, pointe à l'avant-dernière place du classement. Et sachant que les trois derniers sont appelés à redescendre en direction du CFA 2, la victoire serait de bon goût…
    L'avis de l'entraîneur, José Pinot. «Il ne faut pas compter sur la démobilisation de notre adversaire, je n'y pense même pas. Ils sont venus aujourd'hui (hier),
    deux cars de supporters font le déplacement et seront derrière eux… De toute façon, dans notre situation, nous n'avons pas à réfléchir ou à faire les comptes avant l'heure. Il va falloir poser des problèmes à cette équipe de Besançon, nous sommes au pied du mur, un peu comme nous l'étions déjà avant de reçevoir Auxerre. Espérons que la chance, qui ne nous a pas souvent sourit cette année, soit aussi avec nous.»
    Le groupe. Ruffier, Sissoko, Zimmer, Rippert, Schmisser, Anastassowa, Léoni, Patin, Siebert, Fostier, Haddaji, Diaudet, Bousbaa, Sakho.

    C. B. Metz - Besançon (18h), stade du Haut de Blémont

     (Site officiel FC Metz) Metz sort de la course à la montée

    De nouveau battu, Metz a laissé sur l'île de Beauté ses illusions de montée. L'incroyable série noire débutée au mois d'avril a plombé la saison des Grenats. Qu'il faudra tout de même tenter de finir en beauté vendredi contre Guingamp.

    Il est des spirales dont il est difficile de sortir. Celle qu'a engagée le Club à la Croix de Lorraine sous la forme d'un humiliant revers à domicile contre Clermont, le 17 avril, s'est prolongée sur la pelouse d'Ajaccio vendredi. Le bilan est lourd et invite à l'honnêteté : avec 4 points pris en sept rencontres, les Grenats ne méritaient pas d'accéder à l'élite cette saison.

    Contre Ajaccio, un autre club luttant pour son maintien, Metz a éprouvé les mêmes difficultés que lors de ces précédentes sorties. Menés au cours de la première période, ils n'ont pas réussi à inverser la tendance, face aux coéquipiers de Ludovic Asuar et Carl Medjani. Il faut dire que l'ouverture du score avait de quoi les toucher au moral. D'une frappe des trente mètres imparable, Ludovic Guerriero trouva le chemin de la lucarne (1-0, 26°).

    Christophe Marichez, de retour dans les buts messins après de longs mois d'absence, ne put rien sur ce coup de génie. Au retour des vestiaires, les siens eurent la possession du ballon. La formation corse voulait conserver un résultat qui lui permettait d'assurer son maintien. Elle y est parvenu et aurait pu allourdir le score à plusieurs reprises. Il fallut un grand Marichez pour entretenir l'espoir.

    Dans les dix dernières minutes, la rencontre aurait pu basculer mais les décisions arbitrales n'ont pas été en faveur des Lorrains. Une main dans la surface ajaccienne ne fut pas sanctionnée d'un penalty, et un hors jeu imaginaire annula l'égalisation de Papiss Cissé (85°). Pas de quoi crier au scandale, toutefois, les locaux s'étaient également vus refuser un but auparavant. Et, au regard de l'ensemble de la partie, ils méritaient davantage la victoire.

    May 22

    Metz acteur, mais Metz spectateur contre son gré...

    La petite phrase du jour : « Pas de droit à l’erreur, plus de droit à rien du tout, rien que des devoirs… Cela implique qu’il nous faut trois points et le plus de buts possibles ! »

    Tous les espoirs sont permis

     Si Lens est pour l'instant le seul club fixé sur son avenir, d'autres ne peuvent pas en dire autant à deux journées de la fin. La 37e journée disputée en intégralité vendredi (20h30) peut leur permettre d'y voir un peu plus clair. En haut comme en bas, c'est très serré. Tour d'horizons des différentes possibilités.

    La course à la montée
    - Montpellier et Strasbourg seront officiellement en Ligue 1 dès vendredi si les deux clubs gagnent respectivement contre Tours et Reims, et que Metz et Boulogne ne gagnent pas. Dans ce cas, avec au moins quatre points d'avance à une journée du terme, Héraultais et Alsaciens ne pourraient plus être rejoints par leurs poursuivants.
    - Metz, Tours et Boulogne ne peuvent pas monter dès la prochaine journée, même en cas de défaite de Montpellier et Strasbourg. Avec deux points de retard sur leurs rivaux, trois équipes peuvent au mieux leur passer devant, en attendant le dernier acte.
    La lutte pour le maintien
    - Amiens sera sauvé vendredi si... le club l'emporte face à Dijon. Le SCO totaliserait ainsi 45 points, soit quatre de plus que le premier relégable, et ce même si Troyes et Nîmes s'imposent dans le même temps.
    - Ajaccio et Châteauroux décrocheront leur maintien vendredi s'ils battent Metz et Angers, mais aussi que Troyes et Nîmes, leurs rivaux le plus dangereux ne gagnent pas. Avec respectivement 44 et 43 unités au compteur, les Corses et Castelroussins n'auraient plus rien à craindre d'un retour de leurs poursuivants.
    - Troyes et Nîmes seront relégués s'ils perdent et que Châteauroux gagne. En cas de match nul de la Berrichonne, il restait un infime espoir de maintien à l'ESTAC et aux Crocodiles. Avec trois points de retard avant la dernière journée, rien ne serait mathématiquement joué.
    - Reims sera relégué vendredi si Châteauroux s'impose, et même si le Stade rémois bat Strasbourg. Car avec cinq points de moins que le premier non-rélgable, l'équipe de Luis Fernandez ne pourrait plus alors sortir de la zone rouge.

     

    Yvon Pouliquen a sélectionné dix sept joueurs pour le déplacement à Ajaccio de ce vendredi.
    Gardiens : Vailati, Marichez
    Défenseurs : C. Gueye, Vivian, Chrysostome, Strasser, Delgado, Brégerie
    Milieux : Agouazi, Cardy, Rocchi, Johansen, Bessat, Farina
    Attaquants : Mendy, Cissé, Bourgeois

    Toutes les rencontres de la 38ème journée de Ligue 2 se joueront à 20h45.

    A l'occasion de la 38ème journée de Ligue 2, Metz recevra Guingamp au Stade Saint-Symphorien. Le coup d'envoi de la rencontre sera donné à 20h45, le 29 mai. 

    Tous les autres matches de cette 38ème journée débuteront à la même heure.

     

     (Quotidien l’Equipe) Quel suspense !

    MÊME SI EN THÉORIE tout peut être réglé dès ce soir, en haut du classement (avec Montpellier et Strasbourg rejoignant Lens en L 1), comme en bas (Troyes, Nîmes et Reims pouvant être relégués), ce cas de figure apparaît hautement improbable. Le moins étonnant serait la tombée d’un seul nouveau verdict (la relégation de Reims), tout le reste se jouant lors de la dernière journée.

    En haut, c’est du jamais-vu avec cinq clubs en deux points pour deux billets parmi l’élite. Une confrontation directe opposant Tours à Montpellier, Strasbourg et Metz (qui reste sur seulement cinq points pris en six matches !) seraient très mal inspirés de lâcher des points contre Reims et à Ajaccio. Quant à Boulogne, il devra réaliser un exploit à Lens, déjà promu, mais qui veut assurer le titre. En bas, Troyes, Nîmes et Châteauroux rencontrent des équipes en roue libre (Sedan, Vannes et Angers ). Un avantage par rapport à Ajaccio ? Rien n’est moins sûr…

    Ajaccio-Metz

    Stade François-Coty. Sur Ligue 2 Multicanaux. Arbitre : M. Malige.

    ACAJACCIO:Debès (cap.) –Martins-Perreira,Uras, R. Fournier, C. Aubameyang – B. André, Medjani, Guerriero, Moura – Asuar, Ch. Diabaté. Remplaçants : Quiévreux (g.), Charvet, Modeste, Krstic, Lesueur. Entraîneur : O. Pantaloni.

    METZ : Vailati – Ch. Gueye, Vivian, Strasser, L. Delgado – Cardy (cap.), Agouazi, Johansen – V.Mendy, P. Cissé, Bessat. Remplaçants :Marichez (g.), Brégerie ou Chrysostome, Rocchi, Farina, Bourgeois. Entraîneur : Y. Pouliquen.

    « ILNE FAUDRA pas perdre. »

    Olivier Pantaloni donne peut-être le ton d’un match où l’objectif des deux équipes est opposé. Ajaccio ne peut pas se permettre de perdre si elle veut assurer son maintien. Metz se doit de s’imposer pour conserver intactes ses chances d’accession. Amoindrie par une vague de suspensions (Dohin, N’Diaye, Abou et Grégori), minée par les blessures (Viale et Darbion), l’équipe corse pèche, d’une part, par inattention en défense et, d’autre part, par insuffisance d’agressivité et d’efficacité en attaque. « C’est l’état d’esprit qui pourrait faire la différence », estime Guerriero.

    Pour les Messins, après une série de six matches sans victoire (cinq nuls, une défaite), la situation s’est considérablement dégradée, même si la défaite de Strasbourg à Boulogne (0-1) leur a redonné espoir.« On est dos au mur et, jusqu’à présent, on a toujours été capables de réagir dans cette situation », estime Yvon Pouliquen, toujours privé de Barbosa (reprise), Renouard (cheville) et Jestrovic (mollet).

    Cette semaine, seul Marichez a été autorisé à s’exprimer. « On a eu plusieurs occasions de finaliser notre objectif mais cela n’a pas été le cas, analyse le gardien. On a laissé passer notre chance mais je suis persuadé qu’en prenant six points, ça va passer.»

     

     

     En direct et en simultané

      A deux journées de la fin, Christophe Marichez revient en première ligne, ce soir, à Ajaccio, où Metz devra surtout et enfin renouer avec la victoire.

    Avant de compter sur les autres, puisque son actuelle série noire ne l’empêche pas de continuer à postuler à la montée, Metz doit se remettre à gagner enfin, ce soir, à Ajaccio. C’est ici que l’affaire se corse.

    L’imagination prend le pouvoir. Pas le choix. Entre des Messins réfugiés dans leur bulle, qui distillent paroles ou informations au compte-gouttes d’une eau bien tiède comme il faut, et une Ligue 2 entièrement dévouée à la cause d’un suspense sadique, fabulation et affabulation remplacent chronique et analyse. La chronique messine prend ici ou là, là surtout, une bien singulière tournure, quand l’unique priorité du moment consiste à envisager un match à gagner absolument, ce soir, à Ajaccio. Voilà donc que le nom du futur entraîneur du FC Metz s’invite dans l’actualité, alors qu’Yvon Pouliquen n’a encore ni réussi, ni échoué dans sa mission consistant à ramener en Ligue 1, cet été, le club aux abois qu’il a bien voulu prendre en main, en janvier 2008.
    Il a suffi qu’un entraîneur quittant Dudelange, Luxembourg, après cinq années de bons et loyaux services, fasse acte de candidature pour qu’une démarche individuelle parmi plein d’autres devienne projet. Mais, quoi qu’en dise l’intéressé et les gazettes grand-ducales, Michel Leflochmoan a autant de chances de devenir entraîneur de Metz qu’Yvon Pouliquen de retourner à Strasbourg ou d’aller s’asseoir à Valenciennes. Hier, à sa sortie de terrain, Pouliquen a contesté les rumeurs le concernant, à sa façon, c’est-à-dire d’une sorte d’éclat de rire signifiant «n’importe quoi ». Joël Muller, son directeur sportif, a quant à lui balayé l’hypothèse Leflochmoan d’un qualificatif poli : «Fantaisiste ». Voilà. Basta. Ajaccio, plutôt.

    On n’a jamais su…

    Pour débuter la semaine de la dernière chance, qui deviendra une avant-dernière chance en cas de victoire ce soir en Corse, les Messins ont donc décrété le silence radio. Du moins, cette mesure a-t-elle été décrétée pour eux, en haut lieu, lundi. Dans la situation qui est celle du FC Metz, à la fois forcé de remporter ses deux ultimes rencontres et contraint de s’en remettre au comportement de ses concurrents pour espérer remplir son objectif, éviter de se disperser en paroles ressemble à une idée opportune. Il n’est plus temps de parler. Du moins, il est trop tard pour se dire les choses.
    Porte-parole désigné, Christophe Marichez a donc fait le métier, hier encore, devant la presse : «La situation n’est pas évidente, mais nous avons bien travaillé cette semaine et nous sommes conscients des devoirs qui nous incombent » ; «nous n’avons pas envie de regarder derrière nous, le résultat de lundi (la défaite de Strasbourg à Boulogne) nous permet de nouveau de croire à nos chances » ; etc. En aparté, le capitaine messin ne s’est pas senti autorisé à confirmer l’information parvenue à nos oreilles, selon laquelle il retrouverait sa place dans les buts, pour finir la saison : «Je n’en ai pas parlé, parce que ce n’est pas à moi de l’annoncer ». Ici se situent les limites de la politique du repli sur soi, qui n’empêche pas les fuites : sorti du mutisme qu’il s’était imposé, Yvon Pouliquen n’a ni confirmé, ni démenti : «Je confirme que je ne démens pas », a-t-il répondu. Germano Vailati cède donc sa place à Christophe Marichez dans le but messin.
    Pendant le temps de cette agitation à la marge, les Messins ont donc travaillé sur eux-mêmes dans l’espoir de renouer enfin avec la victoire, premier préalable à l’espèce de miracle que représenterait leur remontée en Ligue 1, toujours possible en dépit d’une série d’insuccès en cours de six rencontres. Yvon Pouliquen continue, comme après le nul face à Troyes, de considérer son équipe «débarrassée d’une part de pression », maintenant que son destin ne dépend plus seulement d’elle. On ne sait pas. En fait, on n’a jamais su, avec cette drôle d’équipe capable de gagner à Lyon mais de se ratatiner, deux fois, contre Clermont. Désormais, il n’y a plus longtemps à attendre. Mais beaucoup à espérer : une victoire, en direct d’Ajaccio et, en simultané, un score nul entre Tours et Montpellier, par exemple, puisque l’imagination prend le pouvoir.

     Et pendant ce temps-là…

    Tours reçoit Montpellier dans un choc peut-être décisif pour la montée, que Strasbourg
    peut valider dès ce soir.

     Dans une fin de saison haletante où ils sont encore cinq à guigner deux places, actuellement occupées par Montpellier et Strasbourg, la donne peut encore changer avant la dernière journée. Ainsi Montpellier, qui reste sur quatre victoires d’affilée, aura la tâche ardue à Tours, promu qui n’en finit pas de monter. «On va voir s’il n’y a pas la possibilité de gagner à Tours, même si on connaît sa valeur et son classement, a relevé Rolland Courbis, l’entraîneur montpelliérain. Si on réussit un exploit à Tours et selon les autres résultats, on pourrait ne pas avoir besoin de battre Strasbourg lors de l’ultime journée. Une semaine de vacances supplémentaire serait une bonne chose, car cette saison est éprouvante sur le plan nerveux. »
    «C’est une finale de Coupe de France puisque celui qui va gagner sera en excellente position pour monter, estime en écho son homologue tourangeau Daniel Sanchez. Montpellier a un avantage sur nous puisqu’il peut se contenter du nul. Nous, c’est la victoire, sinon rien… Nos atouts, c’est de jouer à domicile, puisque nous sommes la première équipe de Ligue 2 à la maison, on reste sur 13 matches sans défaite… Il faut finir le travail
    Actuellement sur le podium comme Montpellier, Strasbourg reçoit la lanterne rouge, Reims. Les Rémois seront-ils échaudés par la décision administrative de mercredi (retrait de trois points dans le litige l’opposant à Brest) ou, au contraire, remontés par un sentiment d’injustice ? C’est en tout cas «une équipe performante et hermétique depuis quelques mois », selon Jean-Marc Furlan. L’entraîneur strasbourgeois s’en méfie d’autant que son équipe reste sur une défaite (lundi à Boulogne, 1-0) : «Ce sont les joueurs qui sont allés chercher cette fin de championnat, ce n’est pas le moment de les traiter de blaireaux. Notre motivation est proportionnelle à la déception ressentie à Boulogne lundi
    Boulogne a battu Strasbourg lundi mais doit désormais s’imposer à Lens pour continuer à rêver à la Ligue 1. Mais les Sang et Or, eux, auront à cœur de s’emparer définitivement du titre de champion de L2. «Une saison c’est usant mentalement, alors ça fait du bien, une fois que l’objectif est atteint, avance Eric Chelle, le capitaine lensois. Maintenant, on veut le titre de champion. On est l’équipe qui a le plus souvent occupé la tête. Alors, il n’y a pas de raison qu’on laisse cette place. » Les Lensois ont des problèmes que bien d’autres peuvent leur envier…

    May 21

    La bataille pour l'accession se corse...

    La petite phrase du jour : « Condamner Reims et Nîmes pour leurs débordements : OK ! Mais quelle motivation pour de rémois condamnés au national à jouer devant les strasbourgeois ? On fausse, une fois de plus le championnat ! »

     

    (Quotidien l’Equipe) Ajaccio très affaibli

    AC AJACCIO. – Dohin, Grégori, Abou, N’Diaye suspendus, Viale (cheville) et Darbion (contracture) blessés, Martins Pereira (contracture) incertain, c’est une équipe très amoindrie qui affrontera les Messins. Uras et Aubameyang effectueront leur rentrée.

    L’équipe probable : Debès – Martins Pereira (ou Charvet), Uras, R. Fournier, Aubameyang – B. André, Medjani, Guerriero, Moura – Ch. Diabaté, Asuar.

    METZ. –Farina (dos) et Gueye, qui ont couru hier, devraient intégrer le groupe ce matin et être du déplacement. Barbosa (ischio-jambiers), qui a seulement repris un entraînement individuel hier, Chapuis (adducteurs), Rippert, Renouard (cheville) et Jestrovic (mollet), qui sont restés aux soins, sont forfait.

    L’équipe probable : Vailati – Ch. Gueye, Vivian, Strasser, L. Delgado – Cardy, Agouazi, Johansen – V. Mendy, P. Cissé, Bessat.

    METZ : LEFLOCHMOAN APRÈS POULIQUEN ? – Selon le journal luxembourgeois le Quotidien, Michel Leflochmoan, l’entraîneur de Dudelange, champion du Luxembourg, sous ses ordres, pour la cinquième fois de suite, pourrait succéder à Yvon Pouliquen si le FC Metz n’accédait pas à la L 1 en fin de saison. Leflochmoan, qui a déjà entraîné Sedan en L 2 et a choisi de quitter Dudelange, serait, toujours d’après le Quotidien, également sur les tablettes de Virton (D 2belge).  

    Le tribunal administratif de Rennes a donné raison au Stade Brestois, hier, dans le litige l’opposant au Stade de Reims, en permettant au club breton de récupérer trois points qui lui assurent son maintien. Avec quarante-cinq points, Brest possède désormais sept longueurs d’avance sur le premier relégable Troyes (18e, 38 pts), à deux journées de la fin. Les Bretons pointent à la dixième place du championnat. Pour Reims en revanche, cette décision signifie une probable descente en National. Désormais lanterne rouge, avec trente-cinq points, les Champenois comptent, en effet, cinq points de retard sur Châteauroux, premier non relégable (17e, 40 pts), alors qu’il n’y a plus que six points à prendre. Leur calendrier (déplacement à Strasbourg puis réception d’Angers) apparaît de surcroît difficile. Reims a fait appel en référé d’urgence !

     

    Leurs intérêts divergent

     Carl Medjani à la poursuite de Papiss Cissé, à l'aller, le 27 janvier. «Que Metz traverse sa plus mauvaise série de la saison ne change rien», dit-il.

    Carl Medjani (Ajaccio) face à Metz, Kossi Agassa (Reims) à Strasbourg jouent leur maintien en Ligue 2, demain, face à des équipes en course pour la montée. Matches à enjeu (x), mode d’emploi…

    Kossi Agassa a succédé à Johan Liébus dans les buts rémois. Carl Medjani est régulièrement titulaire à Ajaccio, en milieu de terrain. D’anciens joueurs messins au cœur de la lutte pour le maintien en Ligue 2 qui, demain, se mêle au sprint pour la montée. Voici comment est ressentie cette divergence des intérêts, de Reims à Ajaccio…
    Jouer le maintien contre une équipe en course pour la montée, à l’avant-dernière journée de championnat, vous complique-t-il la tâche ?
    Kossi Agassa (Reims, 20e, 35 points) : «Notre situation est de toute façon délicate. Jouer à Strasbourg ne change pas grand-chose à notre approche : nous n’avons plus le droit à l’erreur, il faut prendre des points, quel que soit l’adversaire.»
    Carl Medjani (Ajaccio, 16e, 41 points) : «Non, ce n’est pas plus compliqué : il nous faut gagner, ce serait pareil contre Nîmes ou Brest. Que Metz traverse sa plus mauvaise série de la saison ne change rien non plus : tout ça, c’est du pipeau. Il reste deux matches, les compteurs sont remis à zéro et c’est au mental que ça va se jouer.»
    Affronter un adversaire dont la saison n’est pas terminée vous prémunit-il d’un éventuel relâchement ?
    Kossi Agassa : «Strasbourg, comme nous, a besoin des trois points. L’équipe la plus solide mentalement s’en sortira. Nous, malgré le contexte (trois points retirés dans l’affaire du match contre Brest, lire par ailleurs), nous tenons le coup. Mais même si l’entraînement se passe bien, on ne peut jamais savoir quelle sera la réalité du terrain.»
    Carl Medjani : «Avec trois points de plus, nous aurions peut-être connu ce cas de figure d’une équipe démobilisée. Mais là, la question ne se pose pas : nous devons tout mettre en œuvre pour gagner, histoire de ne pas aller à Châteauroux pour la dernière journée avec le trouillomètre à zéro.»

    «Il n’y a pas à calculer»

    A l’inverse, votre statut change-t-il selon vous la perception que votre adversaire a de vous ?
    Kossi Agassa : «Strasbourg doit se méfier de nous comme nous nous méfions de Strasbourg. Les Strasbourgeois savent que, s’ils sont menés, les choses deviendront pour eux très compliquées. Mais c’est pareil pour nous : en fait, il n’y a pas à calculer.»
    Carl Medjani : «Les Messins ont besoin de six points, ils n’ont donc pas à chercher midi à quatorze heures. Après, peut-être le fait de venir jouer en Corse est-il perçu comme un piège. Mais ça, c’est n’importe quoi ! Ici, ce n’est pas la jungle. L’engagement, le soutien du public, ça n’existe qu’en Corse ? Je ne crois pas. Nous avons joué à Montpellier, vendredi dernier. Il fallait voir les joueurs se battre sur tous les ballons, et cette ambiance…»
    Que vous inspire le comportement récent de votre avant-dernier adversaire de la saison ?
    Kossi Agassa : «J’ai regardé Boulogne - Strasbourg, lundi soir, à la télévision. Les Strasbourgeois ne méritent pas de perdre. Ils vont vouloir réagir à domicile.»
    Carl Medjani : «Encore une fois, il n’y a pas à tenir compte de la nature de l’adversaire et de ses derniers résultats. Notre salut ne passe que par nous-mêmes. Nous éprouvons quelques difficultés à domicile (5 victoires, 6 nuls, 7 défaites), nous devons les surmonter : le problème, c’est notre jeu. Et la force de caractère qu’il nous faudra manifester.»
    Quel est votre principal atout, dans la lutte pour le maintien ?
    Kossi Agassa : «Nos attaquants. Nous comptons sur eux !»
    Carl Medjani : «Nos 41 points, un de plus que Châteauroux, trois de plus que les autres : nos rivaux aimeraient se trouver dans notre situation.»

     

     Catégories : nouvelles donnes chez les jeunes

    A compter de la saison prochaine, toutes les catégories de jeunes ou presque connaîtront d’importants bouleversements. Ainsi en a décidé la Fédération Française de Football par la voix de sa Ligue du Football Amateur.

    La fin du Championnat Fédéral 14 ans
    Les noms, d’abord, vont changer. Ceux des catégories et ceux des licences. Exit les appellations bien françaises des « Benjamins », « 12 ans » et autres « Débutants » ; place désormais à la règle très anglaise du « U » : U9, U11, U13, etc. avec U pour « Under », signifiant « moins de ». Ceux qui en étaient restés aux « Minimes » ou aux « Cadets » n’auront qu’à s’adapter !
    Ce n’est pas qu’une histoire de noms, bien sûr. Parce qu’en passant, les instances nationales du foot français ont également supprimé le Championnat Fédéral des 14 ans, que le FC Metz disputait avec la plupart des autres clubs pros et quelques clubs amateurs. Désormais, les nouveaux « U15 » n’auront plus la possibilité de s’affronter dans une compétition nationale fédérale, la FFF ayant choisi de passer le relais aux Ligues régionales ou aux districts pour cette catégorie. Gênant, a priori, pour les équipes de « préfo » des centres de formation ; en effet, il est toujours bon à cet âge de pouvoir se mesurer à des formations de son niveau. Le mal est moindre pour le FC Metz, les Ligues de Lorraine et d’Alsace ayant d’ores et déjà pris soin de s’associer pour organiser la saison prochaine un championnat interligues réservé aux meilleurs U15 des deux régions. Et on sait que l’Alsace et la Lorraine sont plutôt bien pourvues en équipes de qualité dans cette catégorie. Les clubs situés sur le territoire de ligues plus ‘pauvres’ en ce domaine devront, eux, trouver des solutions palliatives.
    Le foot à neuf jusqu’à 13 ans
    Mais la principale modification concerne certainement les jeunes qui appartiendront la saison prochaine à la catégorie U13. Celle-ci rassemblera en effet les joueurs nés en 1998 (qui seraient « Benjamins 2ème année » selon la classification aujourd’hui en vigueur) – et les joueurs nés en 1997. Ces derniers, qui auraient normalement joué au sein d’équipes de « 12 ans » dans un championnat de ligue de football à onze, seront donc rassemblés avec les Benjamins 2ème année au sein d’une même catégorie, dans des compétitions de football à neuf. Et c’est là que le bât blesse.
    Car si la fédération semble avoir induit cette nouveauté avec l’objectif de redonner chez les plus jeunes la part belle à la pratique et au plaisir, relativement à la compétition – intention louable par ailleurs –, il semble pourtant assez difficile d’imaginer former un futur professionnel en lui proposant simplement cinq ou six années de football à onze. Reste donc à voir comment, dans la pratique, les centres de formation et de préformation s’adapteront à cette nouvelle réforme du football. Et pour cela, on ne peut que vous donner rendez-vous dans quelques mois.

    May 20

    Aller chercher les points comme de vieux grognards : "à la fourchette" !

    La petite phrase du jour : « Se sortir les tripes, chercher au fond de soi-même…Mais ça fait combien de fois qu’on le répète ? »

    (Quotidien l’Equipe) La Ligue 1, ça se mérite !

    À deux journées du terme, cinq clubs jouent encore la montée derrière Lens, déjà promu. Du jamais-vu.

    METZ

    Seul Marichez parlera à la presse d’ici le match à Ajaccio. Le mot d’ordre : silence, on bosse. En ce qui concerne l’effectif, Barbosa (ischio-jambiers), Chapuis (adducteurs) et Rippert ont couru hier. Farina (dos), Renouard (cheville), Jestrovic (mollet) et Gueye (par précaution) sont restés aux soins.

    38e journée :

    Vendredi 29 mai, 20 h 30 :

    Dijon-Lens ; Montpellier-Strasbourg ;

    Bastia-Troyes ; Châteauroux-AC Ajaccio ;

    Metz-Guingamp ; Boulogne-Amiens ;

    Brest-Nîmes ; Vannes OC-Clermont ;

    Sedan-Tours FC ; Reims-Angers.

    37e journée :

    Vendredi, 20 h 30 : Clermont-Bastia ;

    Angers-Châteauroux ; Troyes-Sedan ;

    Amiens-Dijon ; Guingamp-Brest ;

    Nîmes-Vannes OC ; Tours FC-Montpellier

    (Ligue 2 multicanaux) ; AC Ajaccio-Metz

    (Ligue 2 multicanaux) ; Strasbourg-Reims

    (Ma Chaîne Sport) ; Lens-Boulogne

    (Eurosport).

    Classement

    Pts J. G. N. P. p. c. Diff.

    1. Lens 68 36 20 8 8 47 33 +14

    2. Montpellier 62 36 18 8 10 59 35 +24

    3. Strasbourg 62 36 17 11 8 53 41 +12

    4. Metz 60 36 16 12 8 46 34 +12

    5. Tours FC 60 36 17 9 10 50 39 +11

    6. Boulogne 60 36 18 6 12 46 36 +10

    7. Angers 51 36 13 12 11 45 41 +4

    8. Vannes OC 50 36 14 8 14 33 43 -10

    9. Dijon 48 36 13 9 14 41 45 -4

    10. Sedan 45 36 11 12 13 41 47 -6

    11. Bastia 45 36 12 9 15 36 44 -8

    12. Guingamp 43 36 9 16 11 35 33 +2

    13. Clermont 43 36 11 10 15 43 49 -6

    14. Amiens 42 36 9 15 12 34 35 -1

    15. Brest 42 36 12 6 18 45 49 -4

    16. AC Ajaccio 41 36 10 11 15 42 54 -12

    17. Châteauroux 40 36 10 10 16 37 44 -7

    18. Troyes 38 36 9 11 16 36 43 -7

    19. Reims 38 36 8 14 14 41 49 -8

    20. Nîmes 38 36 9 11 16 29 45 -16

    LENSA ÉTÉ BIEN INSPIRÉ de s’extraire du magma au bonmoment. Le club artésien a déjà sécurisé sa remontée et est presque assuré de rafler le titre, il va donc s’épargner les terribles angoisses des autres favoris. Un scénario qui ne verrait ni Montpellier, ni Strasbourg, ni Metz monter, n’a rien d’impossible. Avec les deux invités surprises Tours et Boulogne-sur-Mer, ces cinq équipes se disputant seulement deux accessits se tiennent en deux points à deux journées de la fin ! Ce suspense absolu est une grande première depuis que la L 2 se joue en une poule (1993). Bonus supplémentaire : deux confrontations directes sont au programme (Tours - Montpellier vendredi, et Montpellier - Strasbourg, le 29 mai).

    MONTPELLIER

    (2e, 62 points, + 24)

    Au soir de la 32e journée, après une défaite à domicile contre Lens (0-1), les Héraultais, séduisants mais désespérants d’irrégularité, pointaient à cinq points du podium. On les croyait perdus. Quatre victoires plus tard, les voici deuxièmes, avec une différence de buts tellement favorable qu’elle vaut presque un point de plus. Pourtant, ils n’ont sans doute pas encore réussi le plus difficile. Ils ont le calendrier le plus ardu, avec deux « finales » contre des concurrents directs, à Tours, vendredi, puis contre Strasbourg, à la Mosson, le 29 mai. Leurs deux atouts maîtres, Montaño (15 buts, 7 passes) et Costa (7 buts, 10 passes), ne devront pas se relâcher.

    La cote de L’Équipe : 50 %

    STRASBOURG

    (3e, 62 points, + 12)

    Shereni et Gargorov, blessés, ne devraient pas rejouer, et c’est un vrai souci. Jean- Marc Furlan, l’entraîneur, le déplore souvent : son équipe, très inconstante, apparaît immédiatement moins performante quand deux ou trois titulaires sont absents. Toutefois, vaincre Reims, relégable, vendredi à la Meinau, n’apparaît pas insurmontable pour une équipe qui reste sur quatre succès et un nul à domicile. Selon les autres résultats, cela pourrait suffire pour monter. Dans le cas contraire, le Racing devra réussir un « exploit » inédit cette saison : ramener un résultat de chez un

    concurrent direct. Battu à Metz (2-3), Lens (1-4), Tours (0-2) et à Boulogne-sur-Mer (0-1), il terminera à Montpellier.

    La cote de L’Équipe : 40%

    METZ

    (4e, 60 points, + 12)

    Seul des cinq candidats à ne pas affronter de concurrent direct en cette fin de saison, le club lorrain, qui ira à Ajaccio, avant de recevoir Guingamp, devrait inciter à un grand optimisme. Or, c’est loin d’être le cas. Pourquoi ? Parce qu’il est décevant dans le jeu et dans les résultats : depuis plus d’un mois, le FC Metz a pris seulement cinq points en six matches. Son comportement à domicile (défaite 1-3 contre Clermont, puis nuls 0-0 contre Nîmes et 1-1 contre Troyes) inquiète au plus haut point.

    Comme l’a constaté le président, Carlo Molinari, les deux joueurs clés du milieu (Rocchi et Cardy) sont fatigués. Et Metz n’a plus son destin entre ses pieds…

    La cote de L’Équipe : 35%

    TOURS

    (5e, 60 points, + 11)

    Le promu est le club le plus surprenant de ce quintette. Mais c’est surtout le plus en forme, puisqu’il est leader de la phase retour (32 points) et reste sur une série de treize matches sans défaite, avec neuf succès et quatre nuls ! Quasi irrésistible à domicile, où elle est, de loin, la meilleure (44 points en 18 rencontres), l’équipe entraînée par Daniel Sanchez, qui prône un jeu porté vers l’avant, reçoit Montpellier, vendredi, pour une « finale » très attendue.

    Si elle parvient à maintenir le niveau technique et mental déployé contre Boulogne- sur-Mer (3-1), le 8 mai, elle aura toutes ses chances. En cas de succès, il lui restera à l’emporter à Sedan pour espérer accomplir un authentique exploit.

    La cote de L’Équipe : 50%

    BOULOGNE-SUR-MER 6e, 60 points, + 10)

    Damien Perrinelle, auteur du but qui a maintenu l’USBCO en L 2 à l’ultime seconde de la dernière journée en 2007-2008 contre Niort (1-0), rêve de surgir à nouveau, contre Amiens, le 29 mai.

    Cette fois, ce serait pour envoyer son club en L 1, une première historique. Cela reste envisageable, mais pour cela il faudra d’abord gagner à Lens, vendredi. Cette mission n’a rien de simple car le club artésien, certes déjà promu, aura à cœur de s’assurer le titre de champion devant son public. Boulogne, vainqueur (3-1) à l’aller, reste toutefois capable de tout : perdre lourdement chez lui contre Montpellier (0-3) et Reims (0-3), mais aussi gagner à Metz (2-1) ou à Angers (5-1). Alors…

    La cote de L’Équipe : 25%

    METZ Seul Marichez parlera à la presse d’ici le match à Ajaccio. Le mot d’ordre : silence, on bosse. En ce qui concerne l’effectif, Barbosa (ischio-jambiers),Chapuis (adducteurs) et Rippert ont couru hier. Farina (dos), Renouard(cheville), Jestrovic (mollet) et Gueye (par précaution) sont restés aux soins.

    LES SANCTIONS LIGUE 2. Deux matches de suspension ferme : L. N’Diaye (AC Ajaccio) ; un match ferme : Leray (Angers), De Carvalho (Brest), Scaramozzino (Sedan), Fiorèse (Troyes),Hervé, Quintin (Vannes).Pourson attitude envers le corps arbitral lors de Bastia- Nîmes, le Bastiais Nicolas Marin est convoqué le 4 juin devant la commission.

     

     

     

    (Site officiel FC Metz) 14 ans : Muet « Satisfait du travail accompli »

    Les 14 ans fédéraux de Sébastien Muet sont devenus champions de leur groupe, avant même leur dernier match face à Magny dimanche. L’entraîneur messin a ainsi remporté son quatrième titre consécutif de la catégorie.

    Sébastien Muet est aux anges. Son équipe des 14 ans fédéraux a enlevé le titre à l’occasion de son déplacement à Torcy, en région parisienne. Cette rencontre au sommet opposait le leader grenat à son dauphin. Les deux équipes n’étaient séparées que d’un seul petit point au classement. Dans une atmosphère de fête, « où de nombreuses banderoles avaient été accrochées dans les tribunes », la méfiance était toutefois de rigueur. « L’US Torcy est une bonne équipe, qui a battu à domicile des équipes de clubs professionnels comme Nancy ou Strasbourg. C’est la première année que ce championnat est aussi indécis ».
    Après une première mi-temps sans but, les jeunes Grenats ont accéléré et l’ont emporté trois à zéro. Avec quatre point d’avance sur son rival du jour, l’équipe de Sébastien Muet est d’ores et déjà assurée de finir en tête du groupe. C’est la septième fois de rang que les 14 ans y parviennent, pour autant d’années d’existence du Championnat Fédéral. Pour l’éducateur messin, c’est un quatrième titre : « Je suis vraiment satisfait du travail qui a été accompli. Mais il nous reste encore un match à disputer dimanche face à la RS Magny. Et je compte bien conclure cette saison avec une nouvelle victoire ».

    Car ce championnat fédéral des 14 ans ne débouche sur aucune finale nationale où se retrouveraient les champions des huit groupes. « D’un point de vue ‘compétition’, cela peut être un peu lassant et frustrant que ce titre ne débouche pas sur une phase finale nationale. Mais dans un sens, nous participons aux Championnats de France UNSS qui regroupe les meilleures sections sportives de l’Hexagone ; et donc forcément, les équipes de préformation des clubs professionnels, comme Bordeaux, Saint-Étienne, Sochaux ou encore Lille ». Malheureusement, les jeunes joueurs lorrains ont échoué cette fois aux portes de la finale, éliminés par Saint-Étienne aux tirs au but, alors qu’ils n’avaient pas perdu un seul match de tout le tournoi. Ils se sont classés troisièmes après leur victoire sur Sochaux (1-0) en match de classement.
    « Ce qu’il faut retenir de nos performances, précise Sébastien Muet, c’est surtout la qualité de la formation. Plusieurs générations intéressantes se sont succédées. La compétition doit être un outil d’apprentissage comme l’est l’entraînement. Bien sur, l’entraîneur que je suis a toujours la même envie de gagner des titres. Mais je porte avant tout la casquette de formateur et j’ai le devoir de me mettre au service de mes joueurs pour qu’ils puissent progresser ». Cependant, la réforme qui sera appliquée dès la saison prochaine concernant la refonte des catégories risque de compliquer la tâche de l’éducateur. « Concrètement, l’élimination du championnat fédéral ne changera pas grand-chose en ce qui me concerne puisque nous évoluerons dans le Championnat Alsace-Lorraine et que les équipes seront sensiblement les mêmes que cette année. Mais il va falloir repenser la programmation technique, puisque le football se jouera à 9. Il faudra donc inculquer une approche du foot à 11 mais les joueurs évolueront le week-end à 9 sur le terrain ».
    Cette réforme posera quelques problèmes aux Centres de Formation des clubs professionnels puisqu’elle retardera l’arrivée des jeunes joueurs dans le football à 11. « De nos jours et très logiquement, justifie Muet, on peut demander à un joueur de dix-sept ou dix-huit ans de s’entraîner avec le groupe pro, comme ce fut le cas pour Miralem Pjanic ou Thibaut Bourgeois. Avec cette refonte des  catégories, cela signifie que ce joueur n’aura que quatre ans de football à 11 derrière lui, ce qui est bien trop peu. Mais nous avons de bonnes générations qui arrivent et avec le travail que fournissent les éducateurs du Centre de Formation, on devrait pouvoir combler ce déficit. Personnellement, je n’ai qu’une envie : que le travail formateur effectué au FC Metz continue d’être respecté en France ». Nul doute qu’il le sera encore si les Grenats de Sébastien Muet continuent de gagner !

    Marichez : «Je retrouve un peu le rôle qui était le mien»

     

    «Beaucoup de conclusions ont été tirées ces derniers temps, indique Christophe Marichez, moi je crois qu'avec six points, ça peut passer.»

    En attendant de retrouver la compétition, Christophe Marichez se pose en gardien de la tranquillité messine. Etat des lieux avec le porte-parole désigné cette semaine à Saint-Symphorien.

    Son épaule, opérée fin octobre 2008, va mieux. Beaucoup mieux même. La preuve ? Depuis près d’un mois, Christophe Marichez a retrouvé le groupe messin et hume à nouveau le parfum des soirs de match. Et l’ancien titulaire a beau devoir se contenter du statut de doublure, dans l’ombre de Germano Vailati, son autorité dans les vestiaires de Saint-Symphorien ne semble pas avoir pris une ride. La preuve ? C’est à lui qu’a été confié le rôle de porte-parole du FC Metz, le reste des joueurs et l’encadrement technique ayant décidé de se soustraire à l’exercice verbal au lendemain du raté de Troyes (1-1). A Marichez, donc, de donner le pouls du patient messin à trois jours d’un déplacement crucial du côté d’Ajaccio… Pas forcément compréhensible, pas vraiment facile pour l’intéressé, mais c’est bien connu, Marichez a les épaules…
    Christophe Marichez, qu’est-ce que cela vous fait de vous retrouver là ? «Rien de particulier. Je retrouve un peu le rôle qui était le mien avant ma blessure.»
    Comment a été prise la décision de vous confier la mission de porte-parole ? «C’est un choix interne au club. Mais nous avons eu une discussion à ce sujet ce matin (hier), et il se peut que les joueurs qui le souhaitent soient autorisés à s’exprimer face à la presse.»
    En attendant, c’est à vous, qui n’avez pas joué depuis longtemps (le 18 octobre, face à Bastia), d’assumer le poids de la situation messine… «Non, ce n’est pas "assumer". Simplement, il y a eu beaucoup de battage médiatique autour de l’équipe, certains commentaires étaient justifiés, d’autres non et plutôt que de nous disperser, nous voulons tout mettre en œuvre pour nous concentrer sur le match de vendredi, à Ajaccio. Beaucoup de conclusions ont été tirées ces derniers temps, moi je crois qu’avec six points, ça peut passer. Dans ce sens, le match de Guingamp peut être une finale, mais d’abord, il y a une demi-finale à gagner en Corse.»

    «On s’est peut-être mis la pression»

    Metz ne gagne plus depuis six matches, Metz se retranche dans le silence… On ne peut pas vraiment dire que ces éléments incitent à l’optimisme pour la dernière ligne droite… «C’est vrai, on ne peut pas dire que tout va bien. Mais les bilans, on les fera dans les temps. Je comprends les supporters qui sont mécontents, je comprends que le club se pose la question de savoir ce qu’il fera en cas de deuxième année de Ligue 2, mais là, nous, nous n’avons qu’une chose à avoir en tête : remporter les deux prochains matches. Ils ne vont pas nous tomber du ciel. Alors ne nous mettons pas de pression négative.»
    Metz est-il capable de s'imposer à Ajaccio ? «Bien sûr, nous en sommes capables ! Et la victoire de Boulogne sur Strasbourg ne peut que nous faire du bien en vue de ce déplacement.»
    Avec le recul qui vous a été imposé par la blessure, comment expliquez-vous que le FC Metz en soit arrivé là ? «Ça tient à pas grand-chose. Contre Brest, on ne mérite peut-être pas de gagner, mais on prend les trois points. A Vannes, on doit se contenter du nul alors que nous avions les occasions pour vaincre… Après, on s’est peut-être mis la pression et voilà où nous en sommes.»
    Et lorsque l’envie de certains joueurs est directement remise en cause par Laurent Agouazi, vous dites quoi ? «Si vous faites allusion à ce qui a été dit après le match contre Troyes, nous avons eu une discussion là-dessus. C’était sur le vif, sur le coup de la déception, il n’y a pas de souci.»

     
    May 19

    Penser au goal-avérage : les Strasbourgeois relancent la course à l'accession !

    La petite phrase du jour : « Strasbourg, battu, se met en danger et  permet à Boulogne de recoller, relance Metz et Tours dans la course à l’accession ! »

     

    (Quotidien l’Equipe) METZ Barbosa (ischio-jambiers) et Chapuis (adducteurs) ont repris la course hier matin pendant que leurs coéquipiers, dont Cardy, retrouvaient les terrains après un dimanche de repos. Farina (cheville), Renouard (cheville) et Jestrovic (mollet) sont restés aux soins.

    VOUS VOULIEZ du suspense ? En dominant Strasbourg (1-0), Boulogne- sur-Mer, qui ne veut décidément pas abdiquer, s’est octroyé le droit de rêver encore à un fabuleux exploit : monter en Ligue 1 pour la première fois de son histoire. Surtout, ce succès mérité provoque un resserrement inédit à deux journées de la fin, derrière Lens, déjà promu et presque champion. Cinq équipes se tiennent en seulement deux points, ce qui promet un final passionnant.

    Même s’ils gardent leur destin entre leurs pieds, les Strasbourgeois, troisièmes, vont devoir arrêter de perdre face à leurs concurrents directs. Car après avoir cédé à Lens (1-4), puis contre le trio qui les chasse à deux points (2-3 à Metz, 0-2 à Tours et, donc, à Boulogne), ils se rendront à Montpellier lors de la dernière journée.

    Ils devront surtout montrer autre chose dans le jeu et l’engagement, même contre Reims, relégable, dès vendredi. Privés de Pelé (suspendu), Shereni et Gargorov (blessés), ils ont montré trop de lacunes, surtout en première période.

    (RL) Metz et l’exemple niçois

    En dix ans, une seule équipe classée quatrième de Ligue 2 à deux journées de la fin a réussi à se glisser dans l’ascenseur : Nice, en 2002. Un unique précédent qui peut toujours inspirer Metz…

    Dans l’ambiance de pessimisme morose qui lui tient lieu d’actualité printanière, même le passé ne suffit plus à éclairer le présent du FC Metz. Les archives sont formelles : en Ligue 2, depuis dix ans, les équipes classées aux trois premières places à deux journées de la fin du championnat ont toutes conservé leur rang et grimpé dans l’ascenseur pour la Première division. Toutes, sauf une, sorte d’exception venue confirmer la règle : Le Havre, en 2002. Encore deuxièmes au coup d’envoi de la toute dernière journée, les Havrais avaient finalement été doublés par Nice, sur le poteau. Il s’agit, au cours de la décennie passée, de la seule trace d’un tel exploit, puisqu’il faut bien lui donner un nom.
    Nice en 2002, Metz en 2009, même combat ? Possible. Des similitudes existent : même nombre de points (soixante), même retard de deux longueurs sur le troisième. Surtout, il y a sept ans, les deux équipes qui précédaient l’OGC Nice avant l’ultime étape de la saison s’étaient croisés dans une confrontation directe qui avait donc fini par laisser Le Havre sur le carreau, battu (1-0) à Strasbourg. Le 29 mai prochain, Montpellier accueille Strasbourg, qui ne se trouve décidément jamais très loin de l’ascenseur. Un signe ? Encore faudrait-il que Montpellier et Strasbourg comptent toujours le même nombre de points, au moment de boucler la saison face à face. Encore faudrait-il que d’autres ne repassent pas devant Metz, d’ici là, puisque les Lorrains ne sont pas seuls à chasser derrière le trio de tête. Encore faudrait-il, surtout, que Metz préserve ses chances en allant s’imposer, vendredi, à Ajaccio…

    Cobos : «Je compare plutôt avec Tours»

    Capitaine de l’OGC Nice, en 2002, José Cobos assure ne pas avoir considéré comme une chance, à l’époque, la tenue de ce Strasbourg - Le Havre final : «Nous ne pensions pas aux autres matches. Alors, bien sûr, les Messins peuvent toujours se dire qu’il y a un Montpellier - Strasbourg qui peut leur être favorable, mais le mieux est de ne pas trop compter dessus. De la même façon, nous ne nous étions posé aucune question quant à notre calendrier. Metz doit aller à Ajaccio, qui joue son maintien ? Ce n’est pas plus mal : cela évite de penser que l’on va affronter un adversaire démobilisé. Pour la concentration, c’est mieux. De toute façon, dans cette situation où il ne faut compter que sur soi, le premier adversaire, c’est soi-même
    Depuis six journées, le FC Metz figure donc un adversaire particulièrement redoutable pour le FC Metz : six journées, cinq nuls, une défaite. Cette tendance dessine d’ailleurs une différence de taille entre les Niçois de 2002 et les Messins d’aujourd’hui, deux trajectoires très opposées mises en avant par José Cobos, à l’heure des comparaisons : «Fin février, rappelle-t-il, Nice pointait encore à la huitième place ! Nous avions donc su créer la dynamique nécessaire pour nous montrer aussi performants dans les toutes dernières journées. Les Messins ne se trouvent pas du tout dans le même cas de figure puisqu’eux viennent au contraire de tomber du podium. Je compare plutôt notre exemple avec Tours, qui a longtemps occupé le milieu de tableau, comme nous à l’époque. » José Cobos trouve quand même un avantage à la situation de Metz : «Quatrième, vous ne calculez plus, vous ne jouez pas le nul, vous donnez tout de la première à la dernière minute.» Il en reste cent quatre-vingts aux Messins pour tenter d’imiter leurs anciens confrères niçois.

     Boulogne fait les affaires des Messins

    Dominé par Tours lors de la journée précédente (3-1), Boulogne retrouvait, hier soir, son stade de la Libération. Au programme, un duel avec des Strasbourgeois qui espéraient faire un pas supplémentaire vers la Ligue 1. Pour ce faire, les hommes de Jean-Marc Furlan devaient trouver un plan pour neutraliser Grégory Thil. Mission manquée ! Le meilleur buteur de L2 a une nouvelle fois frappé. Une seule fois. Mais le 17e but de l’attaquant boulonais permet à son équipe de revenir dans la course à la montée. Ce faux pas strasbourgeois profite à Montpellier, mais fait également les affaires du FC Metz qui conserve ainsi un mince espoir. Avec désormais trois équipes (Metz, Tous, Boulogne) au pied du podium avec 60 points, le suspense reste entier…

     

    May 18

    A Metz, la crise couve !

    La petite phrase du jour : « A Metz, l’attaque tique, le milieu est cramé par les efforts fournis depuis le début de saison, la défense…défense d’en parler ! Le banc, il n’y a qu’à voir le classement de la CFA : il parle de lui-même… Les renforts n’ont servi qu’à renforcer le déficit du club et les dirigeants sont toujours aussi contents de leurs petites personnes ! Ce club glisse vers les abysses dans l’indifférence générale, à commencer par la municipalité, pas mécontente de la situation actuelle. Bref, la foire de Mai bat son plein !»

    METZ

    La réserve, avec Brégerie et Diagne, a concédé à Vesoul, samedi, une défaite (0-1) qui la rapproche un peu plus de la relégation en CFA 2. Les Messins se retrouvent ce matin pour préparer un déplacement à Ajaccio, qui peut encore entretenir l’espoir en cas de victoire. Barbosa (élongation aux ischiojambiers), Chapuis (élongation aux adducteurs) et Renouard (entorse de la cheville) ne devraient pas être du voyage si Jestrovic (contracture au mollet) n’est pas encore forfait.

    Les autres résultats du week-end :

    14 ans : Torcy 0-3 Metz
    Buts de Moukam, Cornet et Sannier
    Grâce à cette victoire les 14 ans finissent à la première place du groupe C du Championnat Fédéral

    15 ans : Metz 4-0 Creutwald

    13 ans : Creutzwald 0-11 Metz

    12 ans : Thaon 1-6 Metz

     

    (RL)  La foire de mai

     Souleymane Camara et les Montpelliérains viennent opportunément de prendre position sur le podium : les revoilà parmi les favoris à la montée.

    Derrière Lens, assuré de retrouver la Ligue 1 depuis vendredi, cinq équipes revendiquent encore les deux dernières places dans l’ascenseur : Montpellier, Strasbourg, Metz, Tours et Boulogne. Etude comparative…

    Montpellier, Strasbourg, Metz, Tours et Boulogne piquent un sprint. A chacun sa façon d’avancer : rétropédalage à Metz, retour d’enfer pour Montpellier. L’ultime rendez-vous de la trente-sixième journée, ce soir, à Boulogne, permettra peut-être d’y voir plus clair dans cette incroyable foire d’empoigne. Surtout en cas de victorie strasbourgeoise. En attendant, tentative de décryptage des tendances actuelles…

    Strasbourg

    Le parcours printanier du RC Strasbourg sert à mieux comprendre pourquoi, derrière Lens, l’incertitude règne toujours à deux journées de la fin : les Alsaciens ont perdu deux de leurs cinq derniers matches et, pourtant, ils sont toujours en très bonne place pour figurer sur le podium le 29 mai. Succédant à un nul avec Metz (0-0) alors considéré comme un mauvais résultat, deux courtes victoires à Guingamp (1-2) et sur Amiens (2-1) ont suffi à Strasbourg pour se trouver en position de force. Un succès, ce soir à Boulogne-sur-Mer, ouvrirait la perspective de ne pas devoir tout jouer sur la dernière journée, à Montpellier : entre-temps, les Strasbourgeois accueilleront Reims, vendredi, à la Meinau…

    Montpellier

    Eux-mêmes se considéraient hors course, le 20 avril, après deux revers de suite, à Nîmes et contre Lens. Depuis, les Montpelliérains ont inversé la tendance en manifestant un cran certain : court succès à Troyes (1-2), victoire obtenue dans le temps additionnel contre Angers (1-0), avant de confirmer en profitant de la fatigue des vainqueurs guingampais de la Coupe de France, mardi (0-1), et de l’ineptie de la programmation. Encore vainqueurs d’Ajaccio, toujours sur la plus courte des marges (2-1), vendredi, voici les Montpelliérains sur le podium pour la quatrième fois seulement de la saison. Après un dernier déplacement à Tours, Montpellier recevra Strasbourg en clôture de la saison, pour ce que Rolland Courbis appelle depuis longtemps «une finale devant 35.000 spectateurs ». Dans un sprint aussi intense, son équipe bénéficie d’un autre atout : une différence de buts plantureuse (+ 24) qui pourrait très bien lui être décisive.

    Metz

    L’équipe en méforme du moment. Tenu en échec par Troyes (1-1), Metz connaît sa pire série de la saison : il reste sur six matches sans victoire et vient donc de disparaître du podium, au pire moment. Yvon Pouliquen a estimé, vendredi soir, qu’une «pression moindre » pesait «peut-être » sur les épaules de ses joueurs, maintenant qu’ils sont quatrièmes. Les Messins se trouvent surtout dans une situation toute nouvelle à deux journées de la fin : même en empochant les six points qui restent en jeu, ils ne monteront pas forcément. Contraints de compter sur les autres en plus de devoir trouver par eux-mêmes la façon de se relancer, les Lorrains peuvent même redouter ce scénario du pire : qu’un partage des points suffise à Montpellier et Strasbourg pour monter ensemble, le 29 mai.

    Tours

    Ceux que personne n’attendait sont là, et bien là, avec le même nombre de points que Metz, malgré le nul enregistré vendredi à Reims (0-0). Les Tourangeaux n’ont plus perdu depuis le 13 février, à Bastia (2-0). Depuis, ils ont enchaîné neuf victoires et trois nuls, et cet élan inquiète jusqu’à Jean-Marc Furlan, l’entraîneur strasbourgeois : «C’est l’équipe qui me fait le plus peur, en raison de sa dynamique. Elle représente un danger pour tout le monde.» Notamment pour Montpellier, qui s’y rend vendredi…

    Boulogne-sur-Mer

    Equipe surprise de la première partie de saison, Boulogne est toujours dans le coup, malgré une deuxième partie de parcours bien plus poussive. Dans un premier temps, les Nordistes se posent surtout en arbitre, puisqu’ils reçoivent Strasbourg ce soir. Meilleur buteur de Ligue 2, Romain Thil parle de «match de la dernière chance ».
    En cas de victoire, ils recolleront au peloton des poursuivants qui comptent soixante points, sans pour autant redevenir maîtres de leur destin.

     18 ans nationaux : Metz sans forcer :

    Stade de l'Aube, terrain d'honneur. Metz bat Estac 4-0 (2-0).
    Arbitre M. Jourdhier, assisté de MM Salingue et Remy.
    Buts pour Metz : Ngbakoto (29e et 67e), Songoo (42e), Wang (84e). Avertissements, pour l'Estac, Thomas (35e). Pour Metz, Yi (39e), Fostier (61e).
    Estac : Nazzari, Valton, Thomas, Kitambala, Simpara, Camara, Barreto, Moutsila, Vieillot puis Michely (75e)
    Metz : MfaMezvi, Matanire, Busmann, Yi puis Diallo (88e), Kayombo, Haddadji, Fostier puis Mohamed (75e), N'ganvala, Songoo, Ngbakoto puis Wang (75e), Meligner

    TROYES - METZ : 0-4

    Stade de l’Aube. Mi-temps : (0-2). Arbitre M. Jourdhier. Buts pour Metz, Ngbakoto (29 et 67e), Songoo (42e), Wang (84e). Avertissements à Troyes : Thomas (35e) ; à Metz, YI (39e), Fostier (61e).
    En consultant le résultat final de cette rencontre qui opposait l’Estac à Metz, on pourrait croire que les Aubois n’ont pas touché terre durant 90 minutes, que les Messins ont fait cavaliers seuls. Rien de tout cela, les jeunes Aubois ont présenté un beau football et ce ne sont pas les visiteurs qui diront le contraire. Seulement voilà, il suffit de faire preuve d’un peu plus de réalisme pour faire la différence et Metz n’en a pas manqué hier après-midi. Deux buts par mi-temps, une note salée mais rien à redire quand au résultat. En fait, l’Estac a sans doute passé plus de temps dans les 18 mètres adverses que son adversaire. Seulement si, collectivement, Vieillot et ses copains amenaient parfaitement le ballon à hauteur de la surface, ces belles actions ne trouvaient pas de finalité, dommage. Ce n’était pas faute d’avoir tout tenté, mais l’excellent gardien messin et deux fois la transversale stoppaient les ardeurs locales. L’Estac produisait le jeu et Metz profitait de toutes les situations de contres, avec une belle réussite mais aussi beaucoup de talent.

    16 ans nationaux : Les Messins contrariés

    FC METZ - TROYES : 0-0

    Les dix premières minutes suffisaient aux Troyens pour étaler leurs intentions. Keita, très remuant, transperçait la défense messine mais trouvait Cappa, le portier grenat sur son passage qui déviait son ballon en corner (7e). Cappa était à nouveau sollicité par un tir d’Aubriot (16e). Les Messins obtenaient deux coups francs exécutés par De Sousa (19e) et Croizet (26e) sur lesquels Mannoni, le gardien troyen s’interposait. Au terme d’une première période équilibrée, Metz avait une dernière occasion grâce à un centre de Moscato repris de volée par Nya Ngatcha (46e). Malgré quelques pétards mouillés, les Messins éprouvaient bien des difficultés à inquiéter à nouveau Mannoni. Troyes, de son côté, poussait pour ouvrir la marque. Le retourné de Touré passait juste à côté des cages de Cappa (74e). Les visiteurs avaient investi le camp messin et sur le tir de loin de Meslem, ils touchaient même du bois (84e). Les Grenats tenaient bon et conservaient leur cage inviolée jusqu’au coup de sifflet final.

    May 17

    Carlo s'obstine...Il fera : "comme toujours" !!!

    La petite phrase du jour : «Quand on observe le visage de Pouliquen pendant le match, on voit que cet homme-là n’est pas des plus heureux ! Mais les visages que j’aimerai observer : Carlo, Serin, Razurel, eux, on ne les voit point ! En fait, « les constructeurs de la maison messine » sont invisibles…On savait déjà qu’ils étaient muets et, avec les sifflets, on se doute qu’ils doivent aussi être sourds !»

     

    (Quotidien l’Equipe) : « Notre sort ne nous appartient plus »

    CARLO MOLINARI, le président du FC Metz, reconnaît que la montée en L 1 est devenue problématique après le nul contre Troyes (1-1).

    Le sixième match sans victoire de Metz, vendredi contre Troyes (1-1), s’est terminé dans la confusion, avec l’intervention des forces de sécurité pour repousser quelques dizaines de supporters en colère. Relégué à deux points de la troisième place pour la première fois depuis la fin janvier, Metz est tout près d’une énorme désillusion. Pour espérer remonter en L 1, les Lorrains doivent désormais compter sur une conjonction de résultats favorables et sur deux victoires, à Ajaccio (37e j.) et contre Guingamp (38e j.). Le président messin, Carlo Molinari, analyse les difficultés de son club et assure qu’il survivrait à une deuxième année d’affilée en L 2.

    « COMMENT analysez-vous le nul contre Troyes vendredi soir (1-1) ?

    – On est passés complètement à travers en première mi-temps, comme de coutume ces derniers temps... Mais ce n’est pas la peine de s’éterniser sur ce match. On a commis beaucoup d’erreurs, on a laissé filer trop de points et notre sort ne nous appartient plus. Il faut prendre six points et attendre de voir ce qui va se passer lors de la dernière journée.

    Vous croyez encore à la montée ?

    – Il faut y croire, il reste des confrontations entre nos adversaires et il n’y a rien de définitif. On est quatre pour deux places. Cela dépend déjà du résultat de Boulogne-Strasbourg (demain). Si Strasbourg venait à perdre, il ne serait pas à l’abri non plus.

    Metz vient d’aligner cinq nuls et une défaite, comment l’expliquez-vous ?

    – C’est difficile à expliquer. Il y a une baisse de régime de nos deux milieux défensifs, Cardy (Julien) et Rocchi (Romain), qui ont beaucoup donné depuis le début de la saison mais qui sont moins bien. Vendredi, on a pris le bouillon au milieu. On manque aussi d’efficacité offensive. Sinon, le climat est bon et la volonté des joueurs est là.

    Mais on a trop de déchet technique.

    « Éventuellement, on pourrait resserrer le groupe »

    Quelle est la responsabilité d’Yvon Pouliquen dans cette mauvaise passe ?

    – Yvon Pouliquen est comme tous les entraîneurs, il fait l’équipe en fonction de ce qu’il voit à l’entraînement la semaine. C’est quelqu’un de très professionnel et de très sérieux.

    Comptez-vous prendre des mesures pour les deux matches qui restent ?

    – On va voir, on va faire un tour d’horizon. On pourrait éventuellement resserrer le groupe, il faut en discuter.

    La survie du FC Metz serait-elle en danger avec une seconde saison en L 2 ?

    (Amusé.)Triste Non, quand même pas ! Mais on serait amenés à prendre des orientations pour réduire notre train de vie. On a toujours fonctionné comme un club de L 1 en espérant remonter immédiatement.

    En fin de saison dernière, vous avez équilibré vos comptes grâce aux indemnités de transfert( 7,5 millions d’euros), essentiellement celui de Miralem Pjanic. Si vous avez maintenu le même train de vie, comment allez-vous faire cette fois ?

    – S’il y a un trou, il faudra le combler avec les actionnaires ou avec le transfert Fâchéd’autres joueurs, comme on l’a toujours fait. »

    (RL) Football ligue 2 : Comment Metz a déraillé

     A l'image de Vincent Bessat, irréprochable, les Messins sont en train de tourner le dos à la Ligue 1…

    En un mois et six matches, Metz a dilapidé des chances de remontée jusqu’alors élevées. Nous avons identifié quatre de ces maux printaniers, comme autant de péchés capitaux et probablement rédhibitoires.

    Excentricité d’une Ligue 2 n’ayant identifié qu’un patron (Lens) pour une palanquée d’aspirants plus ou moins crédibles et plus ou moins légitimes, enchaîner six matches sans en gagner un seul, en fin de championnat, n’élimine pas automatiquement de la course à la montée l’auteur de ce drôle d’exploit. Enfin, ça, ce sont les chiffres qui le disent. En théorie, Metz reste donc candidat au retour en Ligue 1, à deux journées de la fin. Dans la pratique, les Messins viennent d’accomplir une série qui défie l’entendement : nul à Vannes, défaite contre Clermont, nul à Strasbourg, nul contre Nîmes, nul à Angers, nul contre Troyes. Fidèle pensionnaire du trio de tête jusqu’au début du mois d’avril, prétendant naturel à la remontée, Metz n’en finit plus de dérailler. Pour au moins quatre raisons, facilement identifiables : les voici…

    1. Confort trompeur

    Mea culpa ! Le 5 avril, au sortir d’une troisième victoire de rang sur la plus courte des marges, face à Brest (1-0) en l’occurrence, Metz semblait posséder l’entière panoplie du futur promu, réussite comprise, et nous ne nous étions pas gênés pour l’écrire. Les observateurs avaient, notamment, sous-estimé la capacité de quelques poursuivants à tenir le rythme. Leur prêter une influence réelle sur le comportement de l’équipe messine reviendrait cependant à leur accorder une importance qu’ils ne sont pas réputés avoir : les joueurs se sont installés seuls dans une sorte de confort permis par le classement, au mépris de ce qu’indiquait le terrain. A force de s’entendre dire qu’ils restaient maîtres de leur destin, à un moment de la saison ne tolérant aucun relâchement, ils ont fini par se préoccuper des résultats de leurs concurrents et par y voir une possibilité de se rassurer à bon compte. Moralité : conserver la deuxième place malgré l’accroc à domicile contre Clermont (1-3) a agi comme un leurre. Quatre matches plus tard, Metz n’est plus que quatrième, à la merci de ce que voudront bien réussir ou manquer les équipes qui l’entourent. La belle affaire…

    2. Pauvreté du jeu

    Au non-match complet déploré face à Clermont, ont suivi des morceaux de bonnes choses, mais des morceaux seulement, comme la première période à Strasbourg, la deuxième à Angers, un quart d’heure contre Nîmes, vingt minutes face à Troyes : dans ces cas-là, c’est l’inefficacité qui a plombé les desseins messins. «A Vannes, ressasse le gardien Germano Vailati, nous avons les possibilités pour gagner 3-0. Et nous faisons 1-1… » Le coup d’envoi d’une série noire dont personne ne voit le bout. Le reste du temps, les Lorrains butent sur des murs, sans parvenir à résoudre le problème. Parce que Lens ou Strasbourg n’affrontent jamais d’équipes défensives, peut-être ? La fréquente pauvreté du jeu messin s’explique d’abord par une faillite d’idées, un affaissement technique troublant et une frilosité déconcertante : vendredi, Metz a démarré avec deux milieux défensifs (Cardy et Rocchi) pour finir avec un seul (Agouazi), plus Johansen pour apporter sa plus-value technique. Comme par hasard, c’est dans la deuxième configuration que les Messins ont le plus dominé.

    3. Faillite des cadres

    Sur le terrain, certaines défaillances individuelles sautent aux yeux. Julien Cardy est actuellement méconnaissable, au bout d’une saison pleine qui succède à une saison blanche. Romain Rocchi affiche également un rendement en baisse. Cheikh Gueye n’en finit pas de ne pas confirmer ses débuts prometteurs chez les pros. Cadre espéré, Nenad Jestrovic accomplit une traversée du désert en guise de retrouvailles avec son ancien club : son absence, vendredi, a précipité le retour de Thibaut Bourgeois, ce qui ne ressemblait pas spécialement à un cadeau fait à un jeune joueur disparu des plans depuis trois mois. Mais au-delà du terrain, la situation actuelle ramène à la surface un trait de caractère propre au groupe messin, où aucune tête ne devait dépasser, un principe antérieur à la venue d’Yvon Pouliquen, il y a seize mois. «Ce vestiaire, c’est un encéphalogramme plat », confie un visiteur régulier des lieux pour expliquer qu’aucune voix ne se soit élevée pour faire passer les messages et prévenir du danger qui guettait.

    4. Défaillance mentale

    Finalement, l’angoisse a pris le dessus sur la nécessaire maîtrise des événements. Dos au mur, après avoir enchaîné les contre-performances, les Messins ont visiblement avancé à reculons vers ce match contre Troyes qu’il leur fallait gagner. «Beaucoup d’énergie a été perdue dans les jours ayant précédé la rencontre», a reconnu Yvon Pouliquen, avec beaucoup de franchise, pointant le décalage entre ce qu’il voit à l’entraînement et ce qu’il a vu vendredi. Depuis le banc des remplaçants, en première mi-temps, Laurent Agouazi dit quant à lui avoir été pris d’un doute : «J’avais parfois l’impression que Troyes avait plus envie de se maintenir que nous de monter ». Mécaniquement, la tension aurait fini par altérer l’état d’esprit des Messins, loué jusqu’ici comme la plus belle preuve d’optimisme ? Avant de se rendre à Ajaccio, qui pourrait assurer son maintien en cas de victoire, le constat n’a rien de rassurant.

     Les joueurs messins : Metz s’y est mis trop tard

     S'il s'est montré tranchant, Luis Delgado n'a pas pu empêcher le FC Metz de concéder le nul…

    Passée au travers d’une première période qu’elle a négociée avec une indigence désarmante, l’équipe d’Yvon Pouliquen a une nouvelle fois attendu d’être menée au score pour réagir. Il était trop tard.

    LA DÉFENSE

    Vailati. Il a limité la casse. Impuissant sur le but de Kébé (52e), il avait auparavant dévié celle de Guillaume (45e+1) juste avant la pause. Le gardien s’est à nouveau distingué sur le coup franc de Fiorèse (71e) dévié en corner.

    Gueye. Un début prometteur, à l’image de ce corner obtenu dès la troisième minute. Puis il a très vite rejoint les berges de l’anonymat. Et le Sénégalais ne les a quittées que trop rarement par la suite.

    Chrysostome. Son gabarit lui a permis de faire le poids dans les duels. Parfois mal à l’aise au moment de relancer.

    Strasser. Bien placé pour empêcher Fiorèse de filer au but (32e), il a livré une première période de bonne facture. Il a poursuivi sur le même ton après la pause, à l’exception de cette action sur laquelle Kébé l’a devancé pour ouvrir le score de la tête (52e). Une nouvelle fois monté aux avant-postes sur le corner de Bessat (77e) : le gardien troyen n’a pu que renvoyer sa reprise de la tête dans les pieds de Cissé.

    Delgado. Plus tranchant qu’à l’accoutumée, malgré quelques incursions inachevées dans la moitié de terrain troyenne. Un retour bienvenu dans les pieds de Kebé, qui s’était joué de Strasser aux portes de la surface de réparation messine (48e).

    LE MILIEU

    Farina. Une activité intense, jusqu’au bout de la rencontre. Son abnégation aurait pu trouver récompense si le poteau de Merville ne s’était pas trouvé sur le chemin de sa frappe dans le temps additionnel (90e+2).

    Cardy. Choix hasardeux, erreurs techniques… Le capitaine messin est passé au travers de sa soirée.

    Pascal Johansen lui a succédé (60e). Il a apporté sa vision et sa touche technique à une production messine qui en avait cruellement manqué jusque-là.

    Rocchi. Il paye peut-être le prix des efforts répétés tout au long de la saison. Irréprochable dans son rôle de rideau défensif, il n’avait pas le jus pour peser davantage dans l’effort de construction.

    Remplacé par Victor Mendy, de retour de blessure (65e). Il a ouvert des brèches dans le rideau troyen.

    Bessat. Le seul à oser frapper en première période : sa première tentative a manqué de mordant (34e), la seconde, plus franche, de précision (41e). Déjà décisif la semaine passée à Angers, il a récidivé hier : son corner est à l’origine du but de Cissé.

    L’ATTAQUE

    Bourgeois. Relancé dans le bain à une heure cruciale, alors qu’il n’avait pas été titularisé depuis le 30 janvier, le jeune attaquant n’a pas suffisamment pesé. Il a cédé sa place à un milieu de terrain défensif, Laurent Agouazi (45e) au retour des vestiaires. Auteur d’une frappe appliquée passée de peu à côté du but troyen (63e), il n’a pas ménagé ses efforts.

    Cissé. Il n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. Mais il a su être patient : il était là au bon moment pour reprendre le ballon renvoyé par le gardien troyen sur une première tête de Strasser. Du pied, il a inscrit son quinzième but, celui de l’égalisation messine (77e).

    May 16

    Intelligenti pauca (à qui sait comprendre, peu de mots suffisent !)

    FC Metz In articulo mortis… errare humanum est, Carlo !  perseverare diabolicum !!!(Metz, à l’article de la mort…L’erreur est humaine, persévèrer dans cette voie-là serait diabolique !)

    Toutes les heures blessent, dit le proverbe ; la dernière tue !

    Une certaine idée du FC Metz est morte, hier soir, sur le coup de 22 heures 15 : le club des grenats rebondit toujours ! Hier soir, ce sont des sifflets qui ont rebondis des travées de tribunes à moitié désertées par un peuple déçu, une fois de plus, dans ses attentes !

    Qui habet aures audiendi, audiat, (Que ceux qui ont des oreilles entendent) disaient les romains : Quo non descendet ? Oui, Jusqu’où va-t-il descendre… ?

    Il est toujours triste de voir que certains hommes, en vieillissant, font preuve d’obstination aveugle, alors qu’ils devraient avoir acquis avec le temps qui passe une certaine dose de sagesse !

    L’homme sage sait quand il doit céder le volant de sa voiture à celui, plus jeune, qui saura la mener à bon port …Le vieillard laissera la femme jeune à l’homme qui saura la combler, sous peine de connaître l’infâme trahison

    Le vieux footballeur, lui, est souvent convaincu que l’expérience accumulée tout au long des années écoulées lui donne un avantage inégalé qui fera défaut à l’autre, ce jeune homme, qui revendique la place de l’élu et se considère comme un titulaire à vie au service de l’entrejeu…Le vieux sportif-dirigeant se prendrait-il pour un dieu à jamais frappé d’éternité ?

    Pourtant, chacun devrait savoir que la seule expérience qui compte, c’est sa propre expérience ? QUE TOUTE EXPERIENCE ET ENTREPRISE HUMAINE EST PERISSABLE!

    Il faut, à défaut de vérité, savoir se remettre en question, puis en cause POUR QUE LA CHOSE PERDURE !

    Or, dans ce club, qui sait se remettre en cause ?...Que d’erreurs commises et répétées depuis ces dernières années ! Que de promesse faites, non tenues !  Que de leçons, soi-disant retenues, et sitôt oubliées qu’elles aient été dites !

    Le club est aujourd’hui acculé face au vide, tel le condamné en haut de la roche tarpéienne !

    Allez-vous sauter, président en emmenant avec vous votre club dans le vide abyssal ?

    Ou saurez-vous, tel l’homme sage que vous devriez être, passer enfin le flambeau à celui qui a les qualités de la charge proposée ?

    Ce club, pour continuer à vivre, a besoin de sang neuf, de méthodes nouvelles, parce que le football d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier !

    L’argent n’est pas tout, il ne rend pas heureux automatiquement celui qui le possède, mais il en faut pour pouvoir vivre ! Il faut savoir tourner ne page, sans rancœur, afin que l’histoire, elle puisse continuer ! »

    Le club de Carlo est mort ? Vive le FC Metz du peuple mosellan !

    Finalement, VOUS ËTES QUOI ?..., vous n'êtes rien !
    Ah si seulement un des joueurs pouvait passer dans le coin et simplement par le hasard du clic, tomber sur ce petit post, post dans lequel il pourrait lire tout le mépris que je ressens. Vous n'êtes rien, mis à part de petits branleurs, des arrivistes du ballon rond, des croutes dont le vernis part en charpies ne laissant apparaitre qu'une misère professionnelle et humaine dont vous n'avez sans doute même pas l'once d'intelligence nécessaire pour le remarquer.
    Vous vous répandez dans la presse (parce évidemment, on vous tend le stylo ou le micro, jeu de dupe, on le sait tous...), vous vous masturbez l'esprit, et dieu que ça doit être dur, pour mieux faire ressortir des poncifs éculés qui ne résistent pas longtemps à la réalité d'un terrain où vous ne faites pas simplement preuve de faiblesse, tellement humaine et souvent compréhensible, pardonnable, mais de lâcheté. Vous n'êtes rien, rien à part des lâches. D'aucuns diront que ces termes sont forts, qu'ils n'ont pas leur place pour ce qui n'est qu'un sport après tout. Objection recevable, mais en partie seulement, car d'un point de vu tout personnel, le sport, et à plus forte raison le football, c'est l'école de la vie et lorsqu'on est capable d'afficher un tel mépris comme à nouveau affiché hier soir, c'est que, sur un terrain comme en dehors, on a encore rien compris...
    Petits prétentieux parvenus, vous vous mentez à vous-mêmes, vous vous êtes persuadés avoir réussi sans doute votre vie professionnelle parce que bien qu'évoluant à ce jour pour un club dont vous vous contre-tapez, ce métier vous fait grassement gagner votre vie. Je sais, surement moins qu'ailleurs et que d'autres. Dans le fond, comment vous envier? Pourquoi vous envier? J'envie, moi, les Hommes (vous saisissez la majuscule?) de respect, de courage, peu importe qui ils sont, ce qu'ils font, mais ils s'y emploient avec passion, rage, dépassement de soi, et, sans tomber dans le pathos à deux sous et les violons, ceux-là, eux, peuvent se regarder dans la glace sans craindre y voir le reflet de l'impudeur.
    Le plus affligeant, dès fois qu'un footeux en short grenat passerait dans le coin, c'est que je me dis que vous n'en avez même pas conscience...
    Ne retenez qu'une chose : vous n'êtes rien……

    Fin de règne difficile pour celui qui fut un grand dirigeant à une époque, qui n'a pas su passer la main à temps !

    La petite phrase du jour : « La fin du système Molinari ? Hier soir, on a vu le niveau de Metz, sans plus de commentaires ; ce serait trop long : un grand coup de balai s’impose à tous les étages ! Les chicaneries de succession des dirigeants ont abouties à cet effectif là : faible derrière, dépassé au milieu, inefficace devant, dominé dans les duels, incapables de faire correctement une passe ou de doser correctement une balle ! Marquer dans ce groupe est toujours un exploit, individuel, parce que le jeu à deux, à trois, ça ne fait pas partie de la culture messine, hein ! C’est chiant  voir, c’est inefficace ! Du jeu pendant 20 minutes, en fin de match, et c’est tout ! « Cette équipe a montré ses lacunes et ses limites….Nous sommes donc à la place que nous méritons, nous, public contestataire et siffleur, sans véritable caractère et au mauvais esprit : au niveau d’un relégable de L2 ! »

     

    (Quotidien l’Equipe) METZ - TROYES : 1-1

    Metz n’y est plus

    Incapables de battre les relégables de Troyes, dans une ambiance houleuse, Metz quitte le podium.

    Metz 1 Troyes 1 (0 à 0)

    13 654 spectateurs. Arbitre :M. Rainville. Buts. –METZ : P. Cissé (76e) ; TROYES : Y. Kébé (53e). Avertissements. – Troyes : Lesoimier (36e, antijeu) ; Fiorèse (83e, tirage de maillot sur Johansen).

    METZ : Vailati - C. Gueye, Chrysostome, Strasser, L. Delgado - Farina, Rocchi (V. Mendy, 65e), Cardy(cap.) (Johansen,60e), Bessat - Bourgeois(Agouazi,46e), P. Cissé.Entraîneur : Y. Pouliquen.

    TROYES:Merville -Marester,Baudry, Guillaume,Prempeh- Fiorèse (cap.),Obbadi (Guidileye, 69e), A. Sissoko,O. Sarr (Beauvue, 79e) - Y. Kébé, Buengo (Lesoimier, 18e). Entraîneur : C. Robin.

    ABATTUS AU COUP de sifflet final, les Messins ont quitté la pelouse sous les protestations des deux kops et dans la confusion : une trentaine de supporters ont tenté de pénétrer dans les vestiaires avant d’être repoussés par la sécurité et plusieurs dizaines d’entre eux ont ensuite essayé d’entrer sur le parking des joueurs avant d’être éloignés par un cordon de CRS et les chiens du personnel de sécurité. Les plus remontés des supporters messins n’ont pas accepté le sixième match sans victoire de leur équipe qui la renvoie à deux points du podium. Hier, comme contre Clermont (1-3) et Nîmes (0-0), Metz a affiché trop d’insuffisances. En première période, ses joueurs de couloir n’ont pas fait de différence et ses milieux axiaux ont manqué d’inspiration. Sur un contre lancé par Obbadi, Kébé profitait d’un bon centre de Fiorèse pour marquer de la tête (53e). Avec les entrées de Johansen et Mendy, et un jeu résolument direct, Metz finissait par mettre du désordre dans la défense troyenne et profitait d’un corner pour égaliser, sur une reprise à bout portant de Cissé après une tête de Strasser repoussée par Merville (76e). Troyes aurait pu l’emporter sur un coup franc de Fiorèse (70e) et une reprise ratée de Lesoimier (85e), mais Metz manquait de peu le but salvateur en fin de match quand Farina tapait le poteau (90e+ 2).

    L’HOMME CLÉ : MERVILLE (Troyes)

    Battu par Cissé après une parade sur une tête de Strasser (76e), le gardien troyen est resté maître de sa surface pendant le reste de la rencontre et a sauvé les siens sur une tête de Mendy (79e) et sur un tir de Cissé (90e+ 2).

    Yvon POULIQUEN (entraîneur de Metz) : « J’ai le sentiment qu’on s’est fait manger par la pression. On a fait preuve d’un déchet technique inhabituel. C’est une grosse déception, les joueurs sont très abattus mais on est toujours dans la course. Si on lâche aujourd’hui, on n’a pas notre place en L 1. »

    Claude ROBIN (entraîneur de Troyes) : « Avant le match, si on nous avait promis un point nous aurions été satisfaits, mais sur la physionomie du match, je suis un peu déçu pour les joueurs parce que je pense qu’ils méritaient la victoire.

    Depuis quelque temps, on voit qu’ils ont de la valeur. J’espère que ce n’est pas trop tard. »

     

     

    (Site officiel FC Metz) Metz ne s'en sort pas

    Paralysés par l'enjeu, les Grenats ont manqué leur match face à Troyes. A deux matches du terme du championnat, la montée en Ligue 1 est fortement compromise. Le second, Montpellier, a deux points d'avance qu'il sera dur de rattraper.

    Décidément, recevoir l'ESTAC n'inspire pas les Grenats. En 2005-2006, l'affiche correspondait au 2000ème match en Ligue 1 de l'histoire du Club à la Croix de Lorraine. Elle s'était transformée en fiasco, sous la forme d'une sévère défaite synonyme de relégation. Cette fois, les Lorrains n'ont pas perdu mais ce match nul, le quatrième en six journées, a des airs de défaite. Il permet à Montpellier, vainqueur contre Ajaccio, de prendre deux points d'avance, tandis que Strasbourg et Boulogne s'expliqueront lundi.

    En début de partie, les coéquipiers de Julien Cardy eurent toutes les peines du monde à se libérer. Ce qu'un penalty sur le capitaine messin aurait permit. Mais l'homme en noir Nicolas Rainville jugea la charge de Sissoko licite (4°). La pression qui pesait sur leurs épaules lorraine semblait trop dure à supporter. Pourtant, petit à petit, les hommes d'Yvon Pouliquen parvinrent à prendre le dessus sur leur adversaire. Les coups de pieds arrêtés se multiplièrent sur la cage de Merville, qui dut s'employer à plusieurs reprises pour empêcher l'ouverture du score. Le danger, malheureusement, ne se concrétisa pas au tableau d'affichage. Yahhia Kebe eut même la plus belle occasion du premier acte. Sans un grand Germano Vailati, il aurait converti un centre en retrait de Fabrice Fiorese.

    Véritable poison pour l'arrière-garde messine, l'ancien Guingampais semait le trouble par ses appels bien sentis. Au retour des vestiaires, il se faufila côté droit puis adressa un centre parfait à destination de Kebe. Ce dernier ne manqua pas l'occasion de mettre les siens sur les bons rails (0-1, 54°). Un véritable coup de massue pour les Grenats, qu'Yvon Pouliquen tenta de réanimer en effectuant des changements. L'équipe mosellane termina avec le duo Cissé – Mendy en pointe. Le premier parvint à égaliser sur un corner reprit par Strasser et repoussé par Merville (1-1, 75°). Le second mit la défense auboise sur le grill à plusieurs reprises sans parvenir à forcer le destin. Signe que ce n'était pas le soir du FC Metz, la balle de match fut manquée par Nicolas Farina, habituel sauveur du onze grenat, dans les arrêts de jeu. Pour espérer monter, il faudra remporter les deux derniers match et rester l'oreille collée à la radio.

     (RL) les joueurs messins : Metz s’y est mis trop tard            

    Passée au travers d’une première période qu’elle a négociée avec une indigence désarmante, l’équipe d’Yvon Pouliquen a une nouvelle fois attendu d’être menée au score pour réagir. Il était trop tard.

    LA DÉFENSE

    Vailati. Il a limité la casse. Impuissant sur le but de Kébé (52e), il avait auparavant dévié celle de Guillaume (45e+1) juste avant la pause. Le gardien s’est à nouveau distingué sur le coup franc de Fiorèse (71e) dévié en corner. Gueye. Un début prometteur, à l’image de ce corner obtenu dès la troisième minute. Puis il a très vite rejoint les berges de l’anonymat. Et le Sénégalais ne les a quittées que trop rarement par la suite. Chrysostome. Son gabarit lui a permis de faire le poids dans les duels. Parfois mal à l’aise au moment de relancer. Strasser. Bien placé pour empêcher Fiorèse de filer au but (32e), il a livré une première période de bonne facture. Il a poursuivi sur le même ton après la pause, à l’exception de cette action sur laquelle Kebé l’a devancé pour ouvrir le score de la tête (52e). Une nouvelle fois monté aux avant-postes sur le corner de Bessat (77e) : le gardien troyen n’a pu que renvoyer sa reprise de la tête dans les pieds de Cissé. Delgado. Plus tranchant qu’à l’accoutumée, malgré quelques incursions inachevées dans la moitié de terrain troyenne. Un retour bienvenu dans les pieds de Kebé, qui s’était joué de Strasser aux portes de la surface de réparation messine (48e).

    LE MILIEU

    Farina. Une activité intense, jusqu’au bout de la rencontre. Son abnégation aurait pu trouver récompense si le poteau de Merville ne s’était pas trouvé sur le chemin de sa frappe dans le temps additionnel (90e+2). Cardy. Choix hasardeux, erreurs techniques… Le capitaine messin est passé au travers de sa soirée. Pascal Johansen lui a succédé (60e). Il a apporté sa vision et sa touche technique à une production messine qui en avait cruellement manqué jusque-là. Rocchi. Il paye peut-être le prix des efforts répétés tout au long de la saison. Irréprochable dans son rôle de rideau défensif, il n’avait pas le jus pour peser davantage dans l’effort de construction. Remplacé par Victor Mendy, de retour de blessure (65e). Il a ouvert des brèches dans le rideau troyen. Bessat. Le seul à oser frapper en première période : sa première tentative a manqué de mordant (34e), la seconde, plus franche, de précision (41e). Déjà décisif la semaine passée à Angers, il a récidivé hier : son corner est à l’origine du but de Cissé.

    L’ATTAQUE

    Bourgeois. Relancé dans le bain à une heure cruciale, alors qu’il n’avait pas été titularisé depuis le 30 janvier, le jeune attaquant n’a pas suffisamment pesé. Il a cédé sa place à un milieu de terrain défensif, Laurent Agouazi (45e) au retour des vestiaires. Auteur d’une frappe appliquée passée de peu à côté du but troyen (63e), il n’a pas ménagé ses efforts. Cissé. Il n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. Mais il a su être patient : il était là au bon moment pour reprendre le ballon renvoyé par le gardien troyen sur une première tête de Strasser. Du pied, il a inscrit son quinzième but, celui de l’égalisation messine (77e).

     Et voilà le travail !

    L’espoir ne tient même plus à un fil : tenu en échec par Troyes et condamné pour ses insuffisances fatales, Metz ne retrouvera la Ligue 1 qu’à la condition d’un miracle. Le mérite-t-il vraiment ?

    Grave. Pas totalement battu mais complètement abattu, le FC Metz a continué hier soir à disparaître corps et biens de la course à la remontée, trop rapide pour ses petites jambes et trop relevée pour ses frêles idées. Jusqu’à un réveil bien trop tardif, il n’a pas même pas su comment s’y prendre, ne serait-ce que pour caresser l’espoir de prendre le dessus sur Troyes, candidat au maintien en Ligue 2. Voilà, c’est presque fini : à force de jouer impunément avec le feu, les Messins vont finir par se brûler. Ce début d’une fin quasi consommée avant l’heure se dessinait depuis un bon mois, depuis que Metz avait perdu le fil de l’histoire, installé dans le confort d’un discours lénifiant, bien trop persuadé de rester maître de son destin, quand d’autres allaient se charger de torpiller sa cuirasse en papier et de le faire tomber de son fragile piédestal. La dernière victoire messine remonte au 5 avril, face à Brest. Depuis, Metz a oublié de jouer plus pour gagner plus, se contentant d’une réaction par ci, d’une bonne mi-temps par là et, au total, de matches nuls à l’extérieur entre deux désillusions à domicile. A ce rythme-là, il a fini par tout perdre, gâchant un potentiel humain qui vaut objectivement au moins autant que celui des équipes qui l’entourent, désespérant ce qui lui restait de fidèles, à force de bafouer les règles essentielles qui permettent de gagner un match en imposant sa loi. Mais la logique, au cœur d’un printemps aussi glaçant, consistait peut-être à ne pas voir remonter une équipe et un club excessivement empotés. Et voilà le travail : sauf improbable concours de circonstances, qui passerait par exemple par une défaite de Strasbourg lundi et de tas d’autres résultats favorables qui tiendraient autant d’un miracle qu’une victoire messine au printemps, les Lorrains s’aligneront l’été prochain sur la ligne de départ de la Ligue 2 pour la deuxième année de suite. Pareil doublé n’était plus arrivé au FC Metz depuis quarante-deux ans. Beaucoup d’entre nous n’étaient pas nés, incapables de décrire un aussi glauque horizon.

    Il était trop tard…

    Hier, les joueurs messins ont fini par prendre la mesure de l’impasse dans laquelle ils s’engageaient. A ce moment là, Troyes menait, 1 à 0, pas même contre le cours du jeu, puisque le jeu était de longue date devenu une notion bien floue. Le but troyen symbolisait une partie des insuffisances messines, en l’espèce une défense dépassée par Fiorèse puis par Kébé, buteur de la tête. A l’entrée dans le dernier quart d’heure, Cissé a égalisé, au bout d’un corner de Bessat, puis Metz s’est enfin jeté à l’assaut, mais un assaut trop désordonné pour inverser le cours de l’histoire. Il était trop tard… La première mi-temps ? Comment dire ? Blanche, neutre, insipide, inutile, agaçante, atterrante. Incapables de se créer la moindre occasion, ce qui leur évitera plus tard de les comptabiliser, les Messins n’ont pas tout à fait déroulé le scénario attendu et espéré de la part d’une équipe dos au mur. Ou alors, par intermittence. Problème : l’intermittence concernait la façon même de se porter vers l’avant puisque, quand le ballon partait, il n’arrivait pas. Un régal pour des Troyens qui n’en demandaient pas tant pour tenir le danger à distance, et pour saisir les quelques espaces ouverts à leur attente. Ils ont même réussi à susciter la panique dans les rangs messins, sur une percée achevée par un étrange raté de Lesoimier face au but, et à solliciter Vailati, sur un coup de tête de Guillaume à la réception d’un coup franc de Fiorèse. Evidemment, le seul semblant d’éclair dans la grisaille, une frappe de Bessat filant à côté du but troyen, n’a pas suffi à empêcher que des sifflets nourris accompagnent le retour des Messins aux vestiaires… Une heure plus tard, le score était toujours aussi nul et la colère de quelques supporters envahissant le terrain avait succédé aux sifflets. La réalité, quant à elle, était plus funeste que jamais. Abusé !

     «Soit on réagit soit on coule»

    Germano Vailati (gardien de but de Metz) : «Cela fait un moment que la réussite n’est pas avec nous, et que nous n’arrivons pas à finaliser nos actions. Nous faisons les efforts, nous donnons tout, mais nous ne sommes pas récompensés. Les mathématiques sont encore avec nous, nous pouvons encore espérer à condition de gagner à Ajaccio et de battre Guingamp. Soit on réagit, soit on coule. C’est dommage car il nous faut un déclic et il n’a pas lieu.» Jeff Strasser (défenseur de Metz) : «Je ne pense pas que ce soit mort. Attendons déjà le résultat de Strasbourg, gagnons impérativement nos deux derniers matches, et attendons les résultats des autres, mais je ne pense pas que le championnat soit fini. Il y a de la frustration et de la déception. Ces derniers temps, on a l’impression de devoir être mené au score pour se lâcher. Il faut s’accrocher, jouer les deux derniers matches : personne ne doit s’avouer battu.»

    Laurent Agouazi (milieu de terrain de Metz) : «Nous n’avons pas fait le match qu’il fallait. C’est compliqué d’analyser ce qui s’est passé en première période. Sur le terrain, nous sommes onze contre onze et s’il y en a qui n’ont pas envie de jouer, il faut qu’ils restent chez eux. J’avais parfois l’impression que Troyes avait plus envie de se maintenir que nous de monter… Maintenant, tout n’est pas perdu, on ne va pas lâcher. Il nous reste deux matches, il faudra se battre.»

    Claude Robin (entraîneur de Troyes) : «Je le vois depuis quelques temps : mes joueurs n’ont pas envie de mourir. Ils l’ont encore une fois prouvé ce soir (hier), en allant au bout d’eux-mêmes. Au-delà de cette satisfaction, il y en a une autre avec le contenu, en amélioration par rapport à la semaine passée. Maintenant, il faut attendre la fin du championnat pour savoir si ce point que nous ramenons de Metz est bon ou mauvais.»

    Pouliquen : «Je n’ai pas reconnu mon équipe»

    L’entraîneur messin reconnait que son équipe a affiché trop de lacunes techniques pour espérer sortir du piège troyen.

    Yvon Pouliquen, comment expliquez-vous que votre équipe soit passée ainsi à côté de son match ? «Nous avons peut-être été mangés par la pression. On a perdu beaucoup d’énergie dans les jours qui ont précédé le match. Je n’ai pas reconnu mon équipe. Quand je vois le déchet technique qui a été le nôtre, par rapport à ce que j’ai pu observer à l’entraînement tout au long de la semaine… Nous nous sommes battus avec le cœur, cela n’a pas été suffisant, même si l’opportunité de Nicolas Farina en toute fin de rencontre aurait pu nous permettre d’arracher les trois points.»

    Dans ces conditions, croyez-vous encore au maintien ? «Oui. Nous sommes toujours dans la course, même si nous n’avons effectivement plus notre destin en mains. Mais il reste six points à prendre, il va falloir aller les chercher. On fera le compte à la fin.»

    Comment votre groupe encaisse-t-il ce résultat ? «C’est une grosse déception. Les garçons sont abattus. Il va falloir trouver les ressources mentales pour repartir. Au final, nous avons peut-être une pression moindre aujourd’hui, parce que nous sommes quatrièmes.»

    Au vu de cette série de six matches consécutifs sans victoire, pensez-vous que votre équipe a le niveau pour évoluer au-dessus ? «Je ne me pose pas la question. Je les sais capables de mieux faire. Je regrette simplement ces derniers matches nuls. La défaite contre Clermont avait sanctionné un non-match de notre part. Mais ne pas avoir pris les trois points face à Nîmes, à Angers, c’est ça qui est dommage.»

    May 15

    Vivre ou mourir ? Surtout, ne lâchez rien !!!

    La petite phrase du jour : « Une équipe a les supporters qu’elle mérite !…Vaincre ou devenir une équipe de L2 comme les autres : insignifiante et banale ! »

     

    (EST ECLAIR)  FOOT  Metz - Estac, ce soir / Tous les points valent de l'or

    Même si elle n'est pas favorite, il serait bon que l'Estac revienne de Metz avec au moins un point pour préserver sa petite dynamique...

    Quel suspense ! Il reste trois matches et les quatre dernières équipes du classement sont revenues sur la ligne de départ. Prêtes, plus ou moins, pour un sprint improbable duquel a priori ne sortira qu'un seul « vainqueur ». On ajoutera encore Brest, deux points devant, et Ajaccio, quatre longueurs d'avance mais avec une fin de championnat brûlante.
    Revenu de l'enfer, Nîmes a la bave aux lèvres. Un temps sortis de la zone rouge, Châteauroux et Reims doivent remettre un coup de collier, trouver un second souffle. À l'agonie toute la deuxième partie de saison, l'Estac sort juste la tête de l'eau. Qui va s'arracher ?
    On scrute le calendrier, on échafaude des plans qui se basent souvent sur une logique compliquée à trouver dans ce championnat. Combien faudra-t-il encore de points pour s'en sortir ? 5, 6 ou 7 ? Ça ne sera pas moins en tout cas.
    Et vu la configuration exceptionnelle cette saison, comme le dit Gaël Sanz depuis un bon moment, « Il faut se préparer à ce que tout se joue lors du dernier match à la dernière minute. »
    Ce sera à Bastia pour l'Estac, et le but est bien sûr d'arriver en terre corse avec son destin en main.
    C'est dire si chaque point vaut de l'or désormais, surtout ceux qu'on n'attend pas forcément. On imagine bien sûr les Troyens empochant plutôt la mise contre Sedan et à Bastia, deux équipes qui n'ont plus rien à jouer. Mais c'est évidemment un raisonnement à bannir lorsque les joueurs vont fouler la pelouse de Saint-Symphorien ce soir. Le maintien, ils doivent aller le chercher à Metz. Pour conserver la petite dynamique de la victoire contre Dijon (2-1), pour laisser les doutes à la porte du vestiaire. Pour montrer également aux concurrents que Troyes ne va pas fléchir.
    Claude Robin : « Il nous faut deux victoires en trois matches. On me dit qu'on a encore un joker, mais ce match-là est aussi important que les autres. » Avec quelle ambition ? « Il y a des entraîneurs qui peuvent dire : je vais chercher un point ou trois points. Je respecte ça, mais moi, je ne peux pas. On va aller à Metz pour jouer et être conquérant. Et on verra ce qui se passera. »
    Subir serait d'ailleurs le plus mauvais scénario car, avec les forfaits de Sanz et Faussurier, l'équipe troyenne va encore présenter une défense new-look, sans aucune garantie donc.
    Pas très rassurant, mais pour autant, la situation de Metz n'est guère brillante non plus, et c'est ce qui invite à croire à un possible exploit. Cinq matches sans victoire au mauvais moment, et le podium qui s'échappe doucement sous vos pieds, ça rappelle quelque chose… Aux Troyens de laisser les Messins à leur fragilité.
    Mécaniquement, si l'Estac parvenait à faire un résultat positif, elle briserait du même coup les rêves de remontée immédiate des Lorrains.
    Et Metz, deux ans de suite en Ligue 2, ce n'est pas arrivé depuis… 42 ans. Ça donne tout de même une idée de l'ampleur de la tâche proposée.

    (Quotidien l’EQUIPE) Du jamais-vu !

    CINQ ÉQUIPES qui se tiennent en cinq points, du deuxième au sixième, dont trois qui affichent 59 points à trois journées de la fin, c’est du jamais-vu depuis que la L 2 se joue sur une poule (1993). Seul Lens semble aujourd’hui assurer de retrouver la L 1. Pour pimenter encore cette fin de saison, le calendrier offre une confrontation directe entre ces clubs à chaque journée : Boulogne-sur-Mer - Strasbourg lundi, Tours- Montpellier vendredi 22 mai et Montpellier-Strasbourg, vendredi 29 mai !On le voit, seul Metz est épargné par ces chocs et ferait donc forcément une bonne opération en battant Troyes, ce soir. Montpellier, qui reste à domicile, sur cinq succès en six matches, doit dominer l’AC Ajaccio, dangereux chez les prétendants (vainqueur 1-0 à Lens puis à Boulogne), tandis que Tours, dans la forme de sa vie avec une série d’invincibilité de douze matches, dont neuf succès et trois nuls, doit l’emporter à Reims. Héraultais et Tourangeaux donneraient ainsi un enjeu encore plus palpable à leur prochaine confrontation.

    Metz a peur

    Quatrième à la différence de buts après cinq matches sans victoire, les Lorrains n’ont plus le droit à l’erreur.

    METZ 20 H 30 TROYES

    DIJON 20 H ANGERS

    STRASBOURG, STADE DE LA MEINAU, 27 AVRIL 2009. – Les Messins de Papiss Cissé (à droite) n’ont plus gagné depuis le 5 avril (face à Brest, 1-0). Du coup, les Lorrains ont chuté du podium au plus mauvais moment et n’ont pas le droit à l’erreur, ce soir, s’ils veulent continuer à rêver d’accession. M

    ONTPELLIER 20 H AC AJACCIO BREST 20 H 30

    METZ.

    CE N’EST PAS en déplacement, à Vannes (1-1), Strasbourg (0-0) ou Angers (1-1), que Metz s’est mis en danger. Mais à domicile, où un crash contre Clermont (1-3) et un brouillon contre Nîmes (0-0) pèsent comme des boulets aux pieds des Lorrains. Metz n’a plus gagné depuis le 5 avril, contre Brest (1-0), et ces cinq matches sans succès l’ont relégué à la quatrième place, à égalité de points avec Montpellier mais avec une différence de buts nettement inférieure (+ 23 contre + 12), alors que Tours est quasiment à hauteur (+ 11).

    Les Messins ont presque un point de retard sur les Héraultais et même si le calendrier prévoit encore Tours-Montpellier (37e journée) et Montpellier-Strasbourg (38e journée), ils avancent désormais sur un fil, juste au-dessus d’un grand vide : une deuxième saison à ce niveau serait catastrophique pour les finances du club.

    « On n’a plus de joker, souligne Carlo Molinari, le président, qui est venu assister au dernier entraînement de ses joueurs, hier après-midi. La victoire est forcément impérative mais je crois que l’importance de ce match est palpable pour tout le monde. »

    La pression est montée d’un cran, cette semaine, aux abords de Saint-Symphorien, et Yvon Pouliquen n’a pas souhaité s’exprimer sur les enjeux de la rencontre. À l’issue de la séance d’hier, l’entraîneur messin est tout de même apparu souriant, presque détendu, au moment de donner son groupe, où figurent Mendy, Vivian et Johansen, de retour de blessure, mais pas Barbosa (ischio) ni Rippert, toujours écarté.

    « Pas besoin de discours, il faut gagner, a-t-il lancé. Le reste n’est que littérature. »

    « Paradoxalement, je trouve qu’on a moins de pression depuis nos trente dernières minutes à Angers, vendredi dernier, analyse de son côté Julien Cardy, le capitaine. On est sortis de ce match en étant convaincus que chaque joueur de l’équipe se battait pour la même chose. On était menés mais on ne s’est pas effondrés. »

    Metz glisse dangereusement, mais s’accroche à ce qu’il peut.

    TROYES

    Guillaume revient

    LES FORFAITS DES ARRIÈRES Sanz et Faussurier obligent l’entraîneur de Troyes, Claude Robin, à modifier sa défense. Pour occuper le couloir gauche, il a rappelé Guillaume, remis de sa blessure aux adducteurs, et va sans doute confier le poste de défenseur central au milieu défensif Guidilleye, qui s’en était bien sorti, vendredi dernier, face à Dijon (2-1). Le onze de départ devrait ressembler à celui qui avait évolué en seconde période contre les Bourguignons. Au métier de Fiorèse pourrait être préférée la force de percussion de Beauvue. Et la bonne rentrée de Sarr conduira peut-être Lesoimier à s’asseoir sur le banc. –

    EURO2016

    Le tour de France d’Escalettes et Thiriez

    JEAN-PIERRE ESCALETTES et Frédéric Thiriez entament, aujourd’hui à Lille, leur tournée des villes candidates à l’Euro 2016. Martine Aubry, la maire de la ville, devrait leur présenter dans la journée le projet « Grand stade de Lille », déjà bien avancé. Les présidents de la Fédération et de la Ligue seront ensuite à Nice (27 mai), Lyon et Saint-Étienne (10 juin), Bordeaux (15 juin), Marseille (sans doute le 17 juin), Strasbourg (19 juin), Nantes (9 juillet). Les dates pour Saint-Denis (Stade de France), Paris (Parc des Princes), Lens, Metz, Nancy, Rennes, Montpellier et Toulouse restent à confirmer. « C’est une tournée politique, explique Jean-Pierre Escalettes. Il y a des projets dans toutes les municipalités. Maintenant j’attends de voir et de savoir si c’est sérieux ou pas, s’il s’agit de la construction d’une nouvelle enceinte ou de la rénovation du stade existant, quelles sont les échéances, etc. » Il s’estime confiant, notamment après l’annonce d’Alain Juppé à Bordeaux de construire un stade de cinquante mille places. « Je sens qu’il y a une prise de conscience. Mais, pour nous, il est aussi question de motiver les gens et de mettre en lumière, médiatiquement notamment, ce projet qui doit montrer que la France bouge, ce qui n’est pas forcément le cas chez nos concurrents. » Fort du soutien de Nicolas Sarkozy – « il me l’a répété lors de la finale de la Coupe de France, samedi dernier »–, le président de la FFF n’est toujours pas favorable à une association avec l’Italie (la Turquie et le binôme Suède-Norvège sont également candidats). « Je suis déterminé à ce qu’on fasse cet Euro tout seul. Mais par honnêteté, je ne peux pas dire de quoi demain sera fait. Moi, je pars sur neuf stades et trois de réserve. Si à la fin de l’année, seuls cinq projets tiennent la route ou si des événements qui ne relèvent pas de notre ressort se produisent, on avisera. »

    (RL) Savez-vous gagner un match ?

    Pour préserver ses chances de revenir en Ligue 1, Metz doit enfin renouer avec la victoire, tout en surmontant un adversaire encore plus dangereux que Troyes : l’angoisse.C’est peut-être l’affiche qui veut ça, comme si un Metz - Troyes offert à la ferveur du printemps devait forcément s’acoquiner d’angoisse. Le précédent, en avril 2006, avait accessoirement coïncidé avec le 2000e match du FC Metz en Première division. Il l’avait surtout propulsé en Ligue 2, sur une lourde défaite (2-4) bien bruyante et bien déchirante. Celui qui s’annonce, ce soir, sur fond d’orage qui gronde, ne figurera pas une chute : mêmement perdu, il signifierait la fin d’une illusion, d’une équipe et d’une époque. La fin d’un label, également, en classant parmi les locataires ordinaires de la France d’en bas un club catalogué Ligue 1, malgré ses soubresauts contemporains.Dans ce championnat livré à toutes les bizarreries, la trente-cinquième étape d’une course qui en compte trente-huit a passablement changé la donne, pour les Messins : ajouté à la troisième victoire d’affilée de Montpellier, sur Guingamp, le cinquième numéro de leur actuelle série d’insuccès vient de les bouter hors du podium. Abusivement répété, si loin de l’arrivée, le fameux «nous sommes maîtres de notre destin » n’a donc plus cours, à un moment où il serait si agréable à entendre. Rien ne l’a remplacé. Ou alors, la formule reste mystérieuse : Yvon Pouliquen a décidé d’observer un silence médiatique qui ne lui ressemble pas, jusqu’à ce soir, 22 h 30. «Pas besoin de discours, il faut gagner, le reste n’est que littérature », a simplement lancé l’entraîneur messin. Comme le propre désaveu d’une communication qui n’aurait finalement pas été la bonne, dans l’incroyable bagarre qui orchestre cette furieuse fin de saison, où le refus louable de céder à la panique a surtout détourné ses auteurs d’une bien glissante réalité.
    Qu’aurait dit Yvon Pouliquen, hier, à l’heure habituelle d’évoquer le match du lendemain ? «Avec un tel état d’esprit, nous gagnerons des matches » ? C’est en tout cas son antienne, depuis Vannes - Metz (1-1) le 10 avril, et jusqu’à Angers - Metz (1-1) le 8 mai ­ nous avons relu nos fiches ! Eh bien, il est effectivement temps de gagner, il s’agit même d’une urgence : tout autre résultat qu’une victoire, face à Troyes, sonnerait probablement le glas des espoirs de remontée immédiate, qui relèvent aussi de l’impérieuse nécessité, sur le terrain économique.

    Dans la brume électrique

    Un entraîneur mutique ; un président qui clamait déjà avant le match précédent l’obligation de le remporter, sans être entendu ; un actionnaire majoritaire qui admet «des tensions » ; des attitudes peu sereines chez les uns, des confidences peu rassurantes chez les autres : tout, dans l’approche de Metz - Troyes, démontre que les Lorrains nagent en plein brouillard. Mais il y a de l’électricité dans l’air, et c’est une brume électrique qui bouche l’horizon de ce drôle de mois de mai.
    Ce soir, Metz doit donc administrer la preuve par Troyes qu’il est redevenu capable, par exemple, de contourner le piège d’une équipe regroupée dans son camp, au lieu de s’y jeter à corps perdu. Ses attaquants doivent compter les buts qu’ils marquent, plutôt que les occasions qu’ils manquent, lesquelles n’ont jamais fait gagner un match, sans quoi Metz se trouverait déjà mathématiquement en Ligue 1. Ses défenseurs doivent apprivoiser l’anxiété qui gagne les rangs et y répondre par une vraie assurance. De bas en haut, les Messins doivent imposer à cet adversaire parmi d’autres une supériorité athlétique qui ne soit pas de papier mâché, dès le début, et une mainmise technique à même de provoquer la différence, à la fin.
    «A quoi joue Metz ? », c’était un titre de cours de saison, ici-même, fin octobre. A quoi joue Metz ? Presque sept mois plus tard, personne ne le sait avec exactitude, ce qui en dit long sur le flou peu artistique qui a succédé aux belles promesses. A quoi joue Metz ? A se faire peur, sûrement. Sait-il encore gagner un match, puis deux, puis trois ? Il n’a plus le choix. C’est ça, ou le vide sidéral et le bide absolu.

     

    (Site officiel FC Metz) Voici les joueurs messins sélectionnés par Yvon Pouliquen pour la réception de Troyes vendredi soir (20h30) à Saint-Symphorien.

    Gardiens : Vailati, Marichez
    Défenseurs : Chrysostome, Strasser, C. Gueye, Brégerie, Vivian, Delgado, Fallou
    Milieux : Cardy, Rocchi, Agouazi, Johansen, Bessat, Farina
    Attaquants : Cissé, Bourgeois, Mendy

    Blessés : Barbosa, Jestrovic, Renouard, Chapuis, Gestede
    Mis à la disposition de l'équipe B : Rippert

     

    « Se lâcher complètement »

    Ce vendredi, le FC Metz reçoit Troyes à Saint-Symphorien à l’occasion de la trente-sixième journée de Ligue 2. Motivés à l’idée de mettre un terme à une série de cinq matches sans victoire, les Grenats entendent bien récolter les trois points.

    Mardi, suite à la victoire de Montpellier sur Guingamp mardi, les Messins sont passés de la troisième à la quatrième place du classement de Ligue 2. Un changement qui n’a en rien installé un quelconque doute dans les rangs lorrains. A l’image de Jeff Strasser, « tout le monde fait preuve d’une grande détermination » et « est prêt à rentrer dans la bataille ». Car bataille il devrait y avoir vendredi soir au stade Saint-Symphorien. Troyes est à la lutte avec quatre autres équipes, qui comptent toutes le même nombre de points. L’équipe auboise devrait tout donner dans ce match et jouera certainement son va-tout pour continuer à évoluer au niveau professionnel l’an prochain.
    La semaine passée, le FC Metz avait ramené un bon point de son déplacement angevin (1-1) même si les Messins « pouvaient nourrir quelques regrets » selon Yvon Pouliquen, « notamment sur le fait de ne pas avoir su marquer le deuxième but alors que l’équipe maîtrisait parfaitement son sujet ». Les Lorrains avaient donc vu revenir Tours et Montpellier à leur hauteur. Vendredi soir, l’objectif sera avant tout de gagner afin, d’une part, de garder le contact les autres prétendants à la montée, et d’autre part, de prendre une revanche par rapport au match aller, où le FC Metz avait été battu trois buts à un. « Ce match est pratiquement le plus important de l’année car en cas de contre-performance, cela va devenir compliqué » selon Romain Rocchi, qui poursuit : « C’est sûr, il y a une grosse pression qui plane sur l’équipe mais il faudra faire abstraction et arriver à se lâcher complètement. Méfions-nous toutefois de cette équipe de Troyes, qui est pour nous un gros point d’interrogation ».
    En effet, l’ESTAC dispose d’un gros effectif sur le papier mais n’arrive pas à matérialiser ce potentiel sur le terrain. Dix-septièmes au moment d’affronter les Grenats à Saint-Symphorien, les Aubois sont dans une bien mauvaise posture. Malgré la présence de Titi Buengo et de Fabrice Fiorèse, Troyes n’arrive pas à décoller de la zone dangereuse. Une situation périlleuse qui obligera les Grenats à beaucoup de vigilance, car l’équipe entraînée par Claude Robin abattra certainement une de ses dernières cartes en Moselle. De côté lorrain, « les trois points s’avèrent indispensables dans la course à la montée » dixit Yvon Pouliquen. « Si nous sommes dans les mêmes dispositions que face à Angers, mais avec un peu plus d’efficacité offensive, on gagnera ce match ».
    Rassemblement Victor Genson le 24 mai

    Le traditionnel rassemblement de débutants organisé par le FCMetz se tiendra le 24 mai sur la pelouse de Saint-Symphorien.

    Entre 10h et 17h, 64 équipes de la région s'affronteront sur la pelouse du Stade Saint-Symphorien, le dimanche 24 mai à l'occasion du rassemblement Victor Genson. Un bon moyen de clôturer la saison dans la bonne humeur.

    Par ailleurs, le Club à la Croix de Lorraine ouvre, jusqu'à fin juin, les séances d'entraînements des débutants à tout le monde. Les enfants nés en 2002 ou 2003 peuvent y participer librement. Il leur suffit de se rendre à la Plaine Saint-Symphorien, munis de leur équipement de footballeur. Ils y seront accueillis par les éducateurs messins.

    Les séances débutent à 13h et finissent à 15h.

    May 14

    Seuls ceux qui gagnent sont heureux : les supporters perdent trop souvent en tirant sur leur camp !

    La petite phrase du jour : « Barbosa forfait !... »(ancien joueur de Troyes, ce garçon ne fait pas de sentiments : arguments sonnants dans les journaux, mais trébuchants dans la vie sportive messine ; dommage, le joueur,lui, n’a pas d’équivalent technique à Metz…. »

     

    METZ-TROYES

    METZ. – Barbosa (ischio-jambiers), Chapuis (adducteurs), Renouard (cheville) et Jestrovic (mollet) sont forfait.

    Vivian (dos), Johansen (adducteurs) et V. Mendy seront opérationnels. Pouliquen, qui a choisi de ne pas s’exprimer sur le match, fera-t-il appel à eux ?

    L’équipe probable : Vailati – C. Gueye,Vivian, Strasser, L. Delgado – Cardy,Agouazi ou Johansen, Rocchi – V. Mendy,P. Cissé, Bessat.

    TROYES. – Grosse frayeur pour Merville.Il a dû aller à l’hôpital de Troyes en raison de coliques néphrétiques.

    Tout est rentré dans l’ordre. Faussurier (mollet) est resté aux soins.

    L’équipe probable : Merville – Marester,Sanz, Baudry, Faussurier ou Shaïek –Beauvue, Guidilleye, Obbadi, O. Sarr –Buengo, Y. Kébé.

    « Nous allons gagner vendredi ! »

     

     Jeff Strasser, ne s’est jamais désolidarisé du groupe et est toujours resté totalement impliqué au sein du club, sur le terrain ou dans le vestiaire. Il est aujourd’hui le symbole de la volonté collective et du désir de remontée qui animent les Grenats

    Jeff, quel est l’état d’esprit du groupe messin ? Est-il sous tension ?
    Jeff Strasser : « Il y a forcément plus de pression maintenant. Nous sommes à trois journées de la fin du championnat, nous avons perdu quelques points en cours de route donc obligatoirement la pression est plus forte aujourd’hui qu’il y a quelques semaines. Mais je pense qu’elle peut se révéler positive dans notre situation. Si près du but, nous avons l’obligation de répondre présent et de remporter tous nos matches. La pression doit nous permettre de réaliser un parcours sans faute jusqu’à la fin. »
    Comment les joueurs, notamment les plus jeunes, gèrent-ils cette tension quotidienne ?
    JS : « Gérer la pression fait partie du métier de footballeur professionnel. Pour ceux qui n’ont jamais connu une telle situation, y faire face n’est jamais facile. Ce sont aux joueurs les plus expérimentés de bien les entourer, de les aider à assumer au mieux la pression. Mais tout le monde fait preuve d’une grande motivation : ça fait maintenant dix mois que nous travaillons dur pour atteindre notre objectif et personne n’a envie de lâcher. Ce serait grave s’il n’y avait plus de motivation ! »
    La victoire de Montpellier mardi a-t-elle changé la donne, puisque l’équipe de Roland Courbis vous est passée devant ?
    JS : « Aujourd’hui, nous ne sommes tributaires de personne. Montpellier a gagné à Guingamp, d’accord. Mais il ne faut pas oublier qu’ils vont jouer Strasbourg lors de la dernière journée. Il faut arrêter de regarder les autres équipes, de vouloir faire des bilans avant la fin de la saison. Ce n’est pas le moment. Je le répète, nous devons remporter nos trois derniers matches. Nous avons encore toutes les cartes en main. Il y a beaucoup de choses en jeu, que ce soit la survie du club ou l’avenir des joueurs. C’est simple, il n’y a aucun calcul à faire, il faut remporter trois points dès vendredi à domicile. »
    Devant vos supporters, qui n’ont pas toujours été très ravis…
    JS : « Les spectateurs ont le droit de siffler quand nous ne sommes pas bons. Je trouve qu’ils ont bien répondu présents contre Nîmes, ils nous ont bien encouragés tout au long du match. Et on aura besoin de cela vendredi. Quand on voit que Lens a joué lundi contre Reims devant trente mille spectateurs, et que les gens repartent satisfaits du stade, non pas parce que leur équipe a bien joué, mais parce qu’ils ont gagné, je me dis que j’aimerais bien voir cela à Saint-Symphorien. Nous avons besoin de notre public, car c’est cela qui fait aussi que l’on gagne. Je connais bien les supporters messins, j’étais là quand le stade était plein. Je sais que les sifflets sont dus à la déception. Mais je promets aux supporters que vendredi, ils ne seront pas déçus d’être venus ! »
    Comment abordez-vous la venue de Troyes vendredi ?
    JS : « Sur le terrain, comme en dehors d’ailleurs, ce n’est plus l’heure de calculer. Il faut rentrer sur la pelouse avec la « gnac ». Il faudra davantage jouer vers l’avant, être à 150 % de nos possibilités et surtout ne rien lâcher. C’est sûr que dans les cinq premières minutes, on ne va pas partir à l’abordage et risquer de tout gâcher. On ne peut pas espérer mener trois à zéro au bout de trente minutes. La Ligue 2 est un championnat serré, la preuve étant qu’il n’y a pas beaucoup de scores fleuves. Mais nous sommes prêts à affronter la bataille. Troyes joue son maintien en Ligue 2 et nous, nous jouons pour pouvoir la quitter. Si on ne parvient pas à battre cette équipe de Troyes vendredi, cela signifiera que nous ne méritons peut-être pas de monter à l’étage au-dessus. Moi, je ne me concentre pas sur cette équipe auboise. Je ne regarde que le FC Metz. Nous voulons monter en Ligue 1 et nous allons montrer que nous avons le mental et le physique pour y parvenir. Et nous allons le gagner ce match ! »

     

     

    Football ligue 2 Metz, une histoire d’argent

     Cheikh Gueye, Vivian, Brégerie ont une mission pas seulement sportive : hisser le pavillon grenat en Ligue 1. Prier est une possibilité. Gagner un match, une priorité. Cheikh Gueye, Vivian, Brégerie ont une mission pas seulement sportive : hisser le pavillon grenat en Ligue 1. Prier est une possibilité. Gagner un match, une priorité.

    Montée ou pas, les ressources du FC Metz ne seront pas les mêmes : son directeur général, Patrick Razurel, nous guide dans les méandres financiers d’un club de Ligue 2 qui aspire à la Ligue 1…

    La situation actuelle

    A force, Patrick Razurel s’étonne que l’on s’étonne des difficultés que rencontre un club relégué en Ligue 2 pour boucler ses fins de mois : en l’occurrence, il manque à ce jour entre 5 et 6 millions d’euros au FC Metz pour présenter des comptes positifs à l’issue de l’exercice en cours. «C’est mécanique, affirme le directeur général du club, dès l’instant où nous descendons en Ligue 2 sans bouleverser nos structures, qui sont celles d’un club de Ligue 1. Or, les droits TV s’élèvent à 7 ou 8 millions d’euros, contre 15 en Ligue 1, à quoi il faut ajouter une déperdition des recettes aux guichets et des rentrées commerciales. »

    GRAND ANGLE

    Au titre de sa première saison de Ligue 2, le FC Metz a reçu une sorte de prime compensatoire, «une aide à la relégation » de 2 millions d’euros. D’où, selon le dirigeant, «cette impasse prévisible » d’environ 6 millions que devront compenser des ventes de joueurs, et l’intervention des actionnaires. Des transferts ? A ceux de Bassong et Gygax en août, au bonus obtenu sur le transfert de l’ex-Messin Huszti de Hanovre à Saint-Pétersbourg, à l’intéressement à venir sur une qualification européenne de Lyon dans le cadre de la vente de Pjanic, s’ajoutera peut-être la vente de «un ou deux joueurs » actuellement sous contrat. Le reste viendra, ou pas, des actionnaires actuels, et d’éventuels nouveaux ­ c’est une autre affaire. Le but : présenter un exercice équilibré devant la DNCG. Le passage du FC Metz devant le gendarme financier du football professionnel français est prévu le 4 juin prochain.

    En cas de montée

    Toute la difficulté rencontrée par un club désireux de s’installer durablement en Ligue 1 symbolisée par cette indication de Patrick Razurel : «Nous aurons un budget de maintien, au ras des pâquerettes, l’un des plus petits budgets de Ligue 1, autour de 24 millions d’euros ». Le FC Metz table en effet sur une moyenne basse de spectateurs, des rentrées marketing minimales, des droits TV équivalents à ceux d’une dix-septième place, soit 15 millions d’euros. «Nous devrons calibrer la masse salariale », précise-t-il, pour éviter que la DNCG s’en charge, comme en 2004-2005 où le gendarme financier avait assorti l’encadrement de la masse salariale d’une interdiction de recruter. Comment composer un effectif qui tienne la route avec de telles exigences drastiques ? Eternelle alchimie… «En étant plus malins, plus originaux, en faisant davantage appel à des prêts de joueurs, en recrutant là où les autres ne vont pas, répond Patrick Razurel. L’entraîneur a établi un effectif de vingt-deux joueurs, pas plus, ce qui permet de limiter les dérapages ». Les leçons d’un passé récent et accablant semblent retenues…

    En cas d’échec

    «Il a bien fallu y travailler, le contraire n’aurait pas été professionnel », explique le directeur général messin pour aborder le cas de figure auquel personne ne veut se résoudre : une deuxième saison de Ligue 2. L’aide à la relégation passerait à 1 million d’euros ; des partenaires reverraient leur engagement ; le stade se viderait. De 13 millions cette saison, le budget passerait à 11,5, incluant le centre de formation, «car il est indispensable à notre pérennité », précise Patrick Razurel. «Il y aurait plus de départs que prévu, il faudrait promouvoir de jeunes joueurs plus vite que prévu, être plus malins encore. Il faudrait aussi digérer un tel coup sur la casserole… » Deux années de suite de Metz en Ligue 2, ce n’est en effet plus arrivé depuis quarante-deux ans. Une manière de cauchemar, par-delà les considérations économiques.

     L’exemple à ne pas suivre

     Adversaire de Metz demain, Troyes flirte avec le National, un an après avoir échoué aux portes de la remontée en Ligue 1. Effrayant !

    Un avertissement, un vrai : toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé n’est pas forcément fortuite. Retour au printemps 2008. Début mars, installé dans le trio de tête et vainqueur à Clermont, Troyes compte neuf points d’avance sur le quatrième. Suivront onze journées d’insuccès, une remontée immédiate manquée dans le sprint final, conclu par une ultime défaite face à Guingamp. Un an et deux entraîneurs plus tard (Claude Robin vient de succéder à Laurent Batteli qui avait succédé à Denis Troch), le même club ferraille pour ne pas descendre en National. Loin, très loin de ses fastes années de Ligue 1, au début des années 2000.
    Printemps 2009, donc. Pensionnaire du podium à seize reprises depuis le début de la saison, et notamment depuis sept journées, Metz vient tout juste d’en être chassé, à trois matches de la fin. Les Messins restent sur une série de cinq rencontres sans victoire et, avant de boucler l’exercice face à Guingamp, avant un ultime voyage à Ajaccio, l’antépénultième étape leur offre de recevoir Troyes, et d’affronter la réalité en face : celle d’un ancien club de Première division totalement embourbé dans sa deuxième saison de suite en Ligue 2. Si elle n’est pas définitive, puisque Metz peut encore gagner ses trois derniers matches, contrairement à Troyes l’an passé, la comparaison occupe surtout le terrain sportif. En coulisses, c’est un peu différent. Là où Metz a vendu Miralem Pjanic à Lyon pour plus de sept millions d’euros, en juin dernier, afin d’assurer sa survie, Troyes a pu recruter des joueurs comme Buengo et Fiorèse, grâce à la vente un an plus tôt de Matuidi à Saint-Etienne pour cinq millions d’euros. Metz, en cas d’échec semblable, devra alléger son effectif avant de penser à le renforcer. Cela dit, Troyes ne ressemble pas spécialement à l’exemple à suivre.